Motion de libération sous caution d’Aurore Gros-Coissy

"Communiqué de presse par Farid De Lyon. Me. Jose Moirt annonce que Joël Toussaint est prêt à héberger la Française. Ce n’est pas Aurore qui risque de fuir, c’est la police qui fuit le procès!"

Sans visites depuis plus d'un an en prison!
Me. José Moirt a fait appeler à la barre Joël Toussaint, responsable de l’antenne mauricienne du collectif « Victimes du Subutex France-Maurice », qui a confirmé qu’il est prêt à héberger Aurore Gros-Coissy dans le cadre d’une remise en liberté sous caution. Ce nouvel élément est intervenu en réponse à la principale objection de la police à l’effet que la Française n’a pas de lieu de résidence à Maurice en attendant son procès. Aurore Gros-Coissy, interpellée à l’aéroport de Plaisance le 19 août 2011 après la découverte dans sa valise de 1 680 comprimés de Subutex, n’est toujours pas inculpée formellement et demeure en prison depuis plus d’un an, sans avoir même la possibilité de recevoir de la visite. M. Toussaint, en accord avec les parents de la jeune Française, a déjà juré un "affidavit" la semaine dernière pour affirmer qu’il est disposé à héberger Aurore Gros-Coissy dans le cadre d’une remise en liberté conditionnelle en attendant un éventuel procès. La jeune Rhodanienne attend désespérément de pouvoir prouver son innocence et a depuis le début indiqué avoir été abusée par un certain Tinsley Cornell, ex-petit ami d’origine mauricienne qui aurait dissimulé ces comprimés dans des boites de biscuit à son insu.

Fuite de la police Mauricienne
La magistrate du Bail and Remand Court entendra à nouveau l’affaire le 13 novembre en attendant que la police fasse une enquête pour s’assurer, entre autres, que Joël Toussaint habite bien au lieu qu’il a indiqué. Ce dernier estime que la police a épuisé toutes les raisons qu’elle pourrait invoquer pour s’opposer à la remise en liberté d’Aurore : « Ils ont requis un renvoi en août et s’étaient engagés à remettre les conclusions de l’enquête pour que le DPP puisse déterminer s’il y a matière à poursuite et faire part de sa décision le 4 septembre dernier. La police a manqué à cet engagement. Elle a sollicité un nouveau renvoi au motif qu’elle avait fait une demande à Interpol en vue

d’intercepter Tinsley Cornell. Or, nous savons bien qu’il n’existe aucun traité d’extradition entre la France et l’île Maurice. Aujourd’hui, ils viennent dire qu’Aurore n’a pas de lieu de résidence à Maurice, et nous leur répondons que si. Demain, ils viendront dire qu’elle pourrait s’enfuir ; et tout ce que n’importe quelle personne un tant soit peu sensée réalisera, c’est que c’est la police mauricienne qui fuit le procès ! »

Succès de la soirée solidaire pour Aurore Gros-Coissy
Dans une allocution lue à Saint-Romain-de-Popey, commune d’où est originaire Aurore GrosCoissy, et qui avait accueilli une soirée de mobilisation samedi réunissant plus de 400 personnes, dont des élus, des entrepreneurs et des habitants de la région, Joël Toussaint a révélé que le commissaire de police a indiqué que leur demande de pouvoir rendre visite à la jeune fille ne serait considéré qu’à la fin de l’enquête de la brigade anti-drogue. Il a indiqué qu’un deuxième avocat du cabinet Astor Law International, notamment Me. Rex Stephen, se joignait à son confrère pour défendre bénévolement la jeune Française. « Parce que l’affaire est grave. Contrairement à ce qu’en pense le Quai d’Orsay. Car il ne s’agit plus, pour utiliser leur terme, d’une « affaire de droit commun ». Les faits le contredisent : Aurore, n’est que simple prévenue, présumée innocente, et elle fait l’objet d’un refus pour sa remise en liberté sous caution, alors qu’elle y a droit. De même, autant que les détenus mauriciens, elle a droit aux visites. Pourtant ceux-là même qui trainent des pieds pour l’enquête s’autorisent de lui interdire toute visite jusqu’à la complétion de l’enquête ! », déclare Joël Toussaint qui se dit outré de« l’acharnement de la police ».

Manques d'action entre la France et Maurice
Farid Dekhli, animateur du collectif « Victimes du Subutex France-Maurice », interpelle de son côté les autorités françaises pour qu’il y ait des actions concertées entre Paris et Port Louis afin de mettre un terme à ce trafic et pour résoudre les conséquences auxquelles les ressortissants Français ont à faire face par rapport aux procédures policières et de justice à Maurice. Le Subutex, un substitut à l’héroïne proposée dans un cadre thérapeutique en France, est considérée comme une drogue à Maurice en raison d’une classification législative.

Contact Presse
• La victime Subutex France • Farid Dekhli • Tél. : 00 33 6 03 32 85 38

Collectif Victimes du Subutex

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