L’émancipation de la femme

Paroles sélectionnées parmi les ouvrages du
Sheïkh : Mohammed Amân el Jâmi










Allah a élu des Messagers parmi le genre humain. Il leur a chargé de transmettre aux
terriens les messages célestes qui établissent la connexion entre le ciel et la terre.
Ces missions étaient identiques dans les fondements ; le premier commandement
qu’elles ont revendiqué fut :

Cependant, elles étaient distinctes ou variées au niveau de la législation et de la voie
à suivre. Chaque messager en effet, était envoyé spécialement à son peuple. Il
parlait la langue de son peuple et cheminait à la lumière d’une voie précise et d’une
loi particulière et définie. La situation est restée ainsi, selon une certaine sagesse
qu’Allah Seul put pénétrer, pendant une longue période de l’histoire des hommes.
Or, quand le Seigneur a voulu parachever Ses Messages aux terriens, Il a élu parmi
eux un prophète ; le Messager qu’Il a agréé porte le nom de Mohammed ibn ‘Abd
Allah, le Prophète arabe de la tribu hachémite. Sa mission était adressée à
l’humanité entière. Allah l’a créé dans cette ambition.
Pour cela, Il l’a privilégié d’une certaine éducation et lui a conféré Ses propres soins.
Il l’a instruit de la meilleure façon avant de l’envoyer en mission à l’humanité entière,
après lui avoir fait connaître certaines prémices dans sa jeunesse et son enfance, et
lui avoir doté de certaines prédispositions. Il a descendu sur lui le dernier des livres
sacrés, après lequel il n’y a plus aucun message céleste : le noble Coran en
l’occurrence.
Il est le Livre d’Allah prééminent aux écritures précédentes. Son Auteur l’a qualifié
ainsi :


Il s’est chargé personnellement de le préserver :

Il a par ailleurs confié son éclaircissement à Son loyal Envoyé, Mohamed :

Il témoigne ainsi en sa faveur qu’il a effectivement éclairci le Livre, et qu’il a rempli
parfaitement sa mission.

En regard de cette situation et de son rang, Allah a imposé aux hommes de lui obéir
comme il a interdit de lui désobéir à travers Ses Paroles :

Dans cet ordre, le Seigneur a contesté la foi de quiconque ne veut pas se soumettre
à son jugement ou qui ressent une certaine gêne, un certain mécontentement, ou ne
serait-ce une quelconque hésitation face à son jugement. Il a révélé :

...Parmi les erreurs répandues dans les rangs des musulmans à notre époque, c’est
que chaque clan, et parfois chaque personne, désire prendre de l’Islam le côté qui lui
convient, en délaissant les autres. Il considère que la partie de l’Islam qu’il a adopté
lui suffit pour se revendiquer musulman, et que cela lui permet de compenser les
parties qu’il néglige de la religion et du culte. Par exemple, si un individu ou un
groupe d’individus quelconque entend prendre de l’Islam, le côté de l’éducation et
des mœurs, ou bien du culte exclusif à Allah qui consiste à n’invoquer personne
d’autre que Lui (ou à consacrer par exemple ses offrandes et ses vœux à personne
en dehors de Lui), cela ne peut combler les aspects économiques et politiques.
Il peut penser notamment qu’il est primordial d’appliquer les systèmes politiques
étrangers originaires de l’Orient ou de l’Occident ou bien de se contenter des
coutumes locales. Néanmoins, l’Islam tolère-t-il une telle conduite et une telle liberté
de choix ? La réponse est non ! Je dirais même que le Coran a désapprouvé
rigoureusement une telle position, en la considérant comme un acte de mécréance…

En effet, cela signifie qu’il ne veut pas se contenter d’Allah en tant que Seigneur,
Divinité, et Législateur Unique. Cela consiste à ne pas non plus adopter l’Islam
comme religion et comme voie à suivre uniquement ou à ne pas considérer
Mohammed en tant que messager, Imam (chef et modèle), et unique exemple.
L’affiliation d’un individu à la dernière révélation n’est pas valable, s’il ne se soumet
pas à Son Maître à tous les niveaux, en se satisfaisant à Sa Sentence dans toute
chose ; au niveau du dogme, de ses relations avec les autres, de l’économie, de la
politique, aussi bien au cours de sa vie qu’au moment de mourir :


Toutes ces notions sont incluses à travers la parole du musulman : j’atteste qu’il n’y a
point d’autre dieu en dehors d’Allah, et j’atteste que Mohamed est le Messager
d’Allah… elles impliquent aussi ses dires :
« J’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion, et Mouhammed
comme Prophète et Envoyé. »
[1]


Il ressort, en étudiant la religion musulmane que les particularités et les
responsabilités sont partagées entre les deux sexes ; les devoirs étant définis pour
chacun, chacun est responsable de son domaine particulier. L’homme en effet, a des
particularités qu’il ne partage pas avec la femme, elle ne serait d’ailleurs pas capable
de les assumer ni de les mener à bien. À l’inverse, la femme présente des
particularités ne pouvant convenir à l’homme. Si l’une des deux parties veut s’ingérer
dans les affaires de l’autre, la société risque d’en être troublée et de vaciller, en
s’exposant ainsi au désordre. Nous pouvons écouter certains versets du Coran
faisant état de l’organisation du foyer, en désignant les responsabilités réciproques.
Ils assignent à l’homme le maintien et la direction de la famille, en ces termes :

Ce verset explicite octroie à l’homme la gestion et la responsabilité de cette mini
société, comme on peut le constater. Par ailleurs, Il n’a pas négligé de préciser la
raison de ce choix en disant :

De plus, toute entreprise va incontestablement élire pour sa gestion la personne la
plus compétente, la plus expérimentée et la plus douée. Elle devra être dotée d’une
certaine persévérance au travail, et d’un certain savoir-faire dans le domaine propre
à son métier. La cellule familiale est du même ordre ; elle est l’une des structures les
plus importantes de la société, et les plus périlleuses dans l’absolu, étant donné
qu’elle offre à la société des unités apportant chacun sa brique dans l’élaboration de
la collectivité humaine. L’édifice s’imprègne des qualités de sa construction en terme
de force et de faiblesse. Pour toutes ces raisons, l’Islam a confié à l’homme cette
responsabilité, dont la charge n’est pas des moindres, car justement, il est plus apte
et plus capable de remplir cette mission. La femme objective ne peut que reconnaître
ce constat. (…)

Or, s’il est confié à l’homme de représenter la politique et l’économie extérieure du
foyer comme nous l’avons décrit, il incombe à la femme la responsabilité de la
gestion intérieure en veillant à la maison de son mari que ce soit en sa présence ou
en son absence, et en préservant ses biens. Elle doit s’occuper aussi des enfants,
gérer le ménage, et toute autre affaire ménagère. Pour toutes ces raisons, elle
pourra jouir du respect de la part de tous les membres du foyer, tant qu’elle garde sa
charge intérieure, sans chercher à prospecter en dehors de ses compétences, dans
les affaires qui relèvent exclusivement de celles de l’homme.
L’Islam confère à la femme la pleine liberté de se marier. Elle détient entre les mains
le choix du mari qui lui convient sans que son tuteur lui impose un prétendant. Il ne
peut l’a marier sans son consentement verbal et explicite dans le cas où cette
dernière n’est plus vierge compte tenu de son expérience des hommes ; celle-ci n’est
pas gênée de dire oui ou non. Quant à la jeune fille, son silence est synonyme
d’approbation au moment de sa consultation qui est impérative. Si son père la marie
très jeune (avant la puberté), elle jouit de l’alternative, dès son adolescence
d’accepter ou de refuser son mari, conformément à l’opinion de l’Islam dans le
chapitre du mariage. L’Envoyé a déclaré

« On ne peut marié la femme non vierge sans son autorisation ni la fille vierge
sans son consentement ; son silence étant le signe de son consentement. »
[2]

… (Concernant l’héritage), les partisans de l’égalité des sexes se focalisent sur ce
point en particulier. Ils sont parvenus par ce biais, a égaré bon nombre de femmes
musulmanes quelque peu naïves. Ils leur embellissent l’idée que l’Islam favorise
l’homme par rapport à la femme en lui concédant une meilleure part d’héritage. Pour
quelles raisons la part d’un mâle équivaut-elle à celle de deux femelles ? En réponse
à cette question, je peux dire qu’effectivement l’Islam octroie au garçon l’équivalent
de deux parts. Cette préférence dans l’héritage n’implique pas que l’homme soit
privilégié par rapport à la femme à tous les niveaux, comme nous allons le voir par la
volonté d’Allah. Cela n’implique pas non plus que le rang de la femme soit dénigré.
Néanmoins, ce partage est juste et équitable. Pour le démontrer, il suffit de se référer
à certains de nos propos précédents dans lesquels nous avons mis l’accent sur les
responsabilités de l’homme, relatives aux dépenses du foyer (composé de l’homme,
de la femme et des enfants) qui sont seules à sa charge, en comptant également
tous les proches se trouvant dans la nécessité. La femme n’est pas tenue de
subvenir à ses propres besoins, ni à ceux de son mari, même si elle devait être plus
riche que lui. Avant le mariage, son entretien est du ressort de sa famille. Est-il alors
équitable de concéder à la femme entretenue la même part qu’à celui qui
l’entretient ? Je suis persuadé qu’une femme objective va se précipiter de répondre à
cette question avant les hommes en disant : si cela devait arriver, ce ne serait pas
équitable. L’équité se trouve dans la formule promulguée par la religion musulmane
qui répartit des parts équitables à chacun ; qu’Allah soit loué ! Celui à qui les faveurs
reviennent.
… Il est institué à la femme musulmane tous les rituels au même titre que l’homme ;
elle prie, elle jeûne, s’acquitte de l’aumône avec son propre argent, elle effectue le
pèlerinage. Elle bénéficie ainsi pour ses actes d’adorations d’une récompense
identique à celle de l’homme ; en aucun cas sa rétribution n’est moindre.
Néanmoins, il lui est prévu certains allégements du rite, compte tenu de ses
indispositions occasionnelles. Par exemple, lors de ses menstrues, elle est
dispensée de la prière, sans ne devoir aucune compensation après sa période
d’impureté en raison de la difficulté et de la gêne que cela peut engendrer.

Elle doit également, durant cette période se dispenser de jeûner. Cependant, elle
doit récupérer ultérieurement ses jours manquant, dans un cadre plus large et dans
la limite du possible, contrairement à la prière étant donné qu’il n’y a aucune difficulté
à les rattraper. Après l’accouchement, la femme détient les mêmes prérogatives que
durant ses menstrues.
… La femme musulmane libre jouit de toutes les libertés dans le domaine civique au
même titre que l’homme. Elle a le droit d’effectuer des transactions commerciales
(achat/vente), elle reçoit des donations, et peut se permettre d’en offrir, elle peut
prêter, emprunter de l’argent, et disposer de son argent à sa guise. En définitive, elle
bénéficie des mêmes prérogatives financières que l’homme.
… Nous ne disons pas, contrairement à ce que l’on peut penser, que la femme n’a
pas le droit de sortir de chez elle pour exercer un métier. Au contraire, la femme
musulmane a l’initiative de travailler dans de vastes domaines professionnels.
Prétendre que l’Islam empêche la femme de travailler, c’est porter atteinte à l’Islam et
à son image. De dire également que ses opportunités de travail sont réduites, c’est
encore avancer une opinion non fondée. La femme musulmane est en mesure de
participer à la vie active, sans chercher cependant à encombrer son homologue
masculin, ou de se mélanger avec eux, ou encore de s’isoler avec l’un d’entre eux.
Elle peut très bien être fonctionnaire dans une école pour fille, directrice, ou
secrétaire. Elle a la possibilité d’être médecin, infirmière, secrétaire ou d’avoir
n’importe quelle fonction dans un hôpital pour femme, et tout autre emploi qui lui
correspond.
Que dire de la femme qui sort de chez elle sous le prétexte de devoir travailler, alors
que celle-ci est dévoilée, parfumée, et qu’elle marche avec un certain déhanchement
comme pour s’exposer en flânant au milieu des mâles ? L’opinion de l’Islam à son
sujet, c’est qu’elle ressemble à la femme adultère conformément au Hadith confirmé
par Tirmidhî, d’après Abû Mûsa el Ach’arî, selon lequel le prophète a dit :
« Toute femme qui se parfume et qui passe auprès d’un groupe d’hommes, elle
est telle et telle chose, c’est-à-dire : une femme adultère. »
[3]

Il semblerait que les termes « c’est-à-dire : une femme adultère. » proviennent
d’Abû Musa el Ach’arî, en explication à « telle et telle chose », mais Dieu seul le
sait ! Cette femme est comme un plat appétissant ; son cuisinier ayant consacré pour
sa préparation tous les efforts possibles.
Ensuite, il le pose au milieu de la chaussée près des marais. Lorsque le couvercle
est enlevé, celui-ci attire tous les insectes alentour alertés par l’odeur. Les mouches
qui se sont agglutinées autour, viennent choir pour certaines dans ce plat à la vue
des passants écœurés du spectacle, le visage renfrogné. À terme, il devient la pâture
des chiens en bataille avec les insectes qu’ils doivent vaincre absolument.
Cet exemple correspond exactement aux femmes dévoilées et flâneuses. La femme
musulmane doit épargner son honneur d’une telle dépravation en recouvrant le voile
de la pudeur sur son visage, comme le Seigneur lui enjoint. Cela vaut mieux pour elle
auprès d’Allah et aux yeux de la société. L’Islam désire à travers ces enseignements
protéger le tissu familial, car son salut implique celui de la société en général, de la
même façon que sa dépravation implique celle de la société. L’Islam a extrêmement
veillé à ces notions, il n’a pas négligé ce cocon, même quand il s’agit de certains rites
que la femme accomplit dans les assemblées regroupant la gent masculine et
féminine en un même endroit, par exemple à l’occasion du vendredi ou des deux
fêtes de l’Aïd. La religion a en effet, veillé au bon déroulement de ces rituels.
Le Messager bien guidé (»'- و ª-'= -ا '-) a déclaré, alors qu’il alignait les rangs :
« Le meilleur rang pour les hommes, c’est le premier et le pire d’entre eux est
le dernier. Tandis que le meilleur rang pour les femmes, c’est le dernier et le
pire d’entre eux est le premier. »
Sachant pertinemment quel effet peut provoquer la femme parfumée dans le cœur
des hommes, il lui a prescrit la chose suivante :
« Si la femme veut se rendre à la mosquée, elle doit se purifier de son parfum
comme elle se purifie de ses souillures physiques (en ayant perdu la grande
ablution). »
Ce Propos et le précédent sont considérés parmi les meilleurs exemples en matière
de prévention. […]
…(tabarruj) La position de l’Islam à l’encontre de ces pratiques païennes est
évidente. C’est une position logique et naturelle, je dirais même qu’elle est pertinente
pour les personnes à la raison saine. L’Islam est d’une fermeté intransigeante contre
ces pratiques païennes ; surtout concernant le paganisme de s’isoler avec une
femme étrangère. Le Prophète ( '- »'- و ª-'= -ا ) a affirmé à cet effet :
« Un homme ne s’isole pas avec une femme sans que Satan ne soit le
troisième dans cette rencontre.» « Un homme ne doit pas s’isoler avec une
femme sans mahram (homme avec lequel la femme ne peut se marier). »
Voici les paroles du Messager de l’Islam (»'- و ª-'= -ا '-), chers musulmans !
Concernant le paganisme de la parure ou de la nudité, Allah a révélé :

Il a dit aussi en s’adressant à Son Prophète ρ et Son Ami Mohamed :

Tels sont les commandements de l’Islam adressés à la femme, en commençant par
les mères des croyants ; elles sont pourtant pures jusqu’à aujourd’hui et jusqu’au jour
où Allah va rétablir la terre et ramener ses occupants. Il commande la pudeur et la
honte et prohibe la mixité ; la pudeur est une branche de la foi. En même temps, Il
interdit vivement ces pratiques païennes qui constituent des moyens favorables à la
perversion des mœurs, qui lorsqu’elles corrompent un peuple, celles-ci le vouent à la
perte et à la disparition, comme le poète le dit à travers ces vers :
Un peuple perdurera tant qu’il gardera une attitude exemplaire,
Si son bon comportement disparaît, ce peuple périt et se perd !
Le deuxième point sur lequel se polarisent les défenseurs de l’émancipation et de
l’égalité de la femme, est le cas du voyage. Pourquoi prétendent-ils, la religion
musulmane ne permet-elle pas à la femme de voyager librement à l’instar de
l’homme ? Celle-ci n’a même pas le droit de se rendre seule au pèlerinage ! Quelle
en est la raison ? Le plus étonnant chez ces gens-là, c’est qu’ils inversent les valeurs
pour mieux duper les autres. Ils font de la bassesse une dignité et de la dignité une
bassesse, comme précisément pour cette question. Malheureusement, si la femme
musulmane est crédule, elle se laisse abuser par ce genre de revendications, car elle
accuse une certaine méconnaissance de sa religion et elle se laisse notamment
bercer par les sentiments.


En réalité, l’Islam n’empêche pas à celle-ci d’effectuer un voyage dans un cadre
licite. Néanmoins, il soumet cette initiative à une seule condition. Cette restriction est
en fait tout à son honneur, car l’Islam prend soin de préserver sa dignité, si
seulement ils s’en rendaient compte ! Elle doit en fait voyager en présence de son
mari ou d’un proche lui étant interdit en mariage de façon permanente, à l’exemple
de son père ou de son frère. Ces derniers ne vont pas manquer au péril de leur vie
de la défendre et de protéger son honneur. Ils feront écran aux loups, qui ne pourront
ainsi l’atteindre si ce n’est en passant sur leurs corps. De plus, ils prendront soin
d’elle en cours de route. Ils seront à son service sur des tâches qu’elle n’est pas en
mesure d’accomplir seule. Ainsi, cette restriction est-elle établie pour avilir la femme
ou bien pour l’honorer ? C’est vraiment aberrant !
La femme musulmane doit bien méditer la réponse à cette question. Le voyage en
tant que tel n’est nullement défendu. Elle a l’opportunité de partir au Hadj,
entreprendre un voyage d’affaires, ou de visiter sa famille, ses proches, de voyager
pour ses études, et pour toute autre raison tant que la condition initiale est respectée,
celle de la présence du mari ou d’un mahram. Voici donc, l’opinion de l’Islam
concernant le voyage pour la femme, chers musulmans ! Le Prophète (»'- و ª-'= -ا '-)
a dit :
« Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour du Jugement
dernier, de voyager la durée d’un jour, sans la présence d’un homme faisant
partie de ses proches (mahram). »
Il existe divers énoncés et plusieurs versions de ce Hadith ; toutes formulent la
condition sine qua non de la présence du mari ou d’un mahram dont l'interdiction est
permanente. Cela est tout à l’honneur de la femme, si elle en avait conscience. Allah,
est certes le garant de la réussite !
…Il est courant d’entendre des voix incrédules vociférer que l’Islam a privé la femme
de ses droits. Par injustice envers elle, elle lui a brisé ses droits naturels. Dans sa
tyrannie, elle ne lui a pas attribué l’égalité à l’homme, etc. toutes ses revendications
sont reprises des écrits des ennemis de l’Islam dans leurs ouvrages traduits en
arabe. En réalité, l’auteur de telles revendications compte parmi l’une des deux
catégories suivantes : l’un est ignare et naïf. Il répète scrupuleusement des paroles
récoltées de bouches à oreilles. Il se fait ainsi l’écho des rumeurs sans savoir si
celles-ci sont fondées ; sa seule vocation est de rapporter les racontars entendus
dans la foule. Il se vante de connaître des choses qu’en fait il ignore. Beaucoup de
gens se laissent impressionner par ce genre d’individus qui n’ont aucune
connaissance théologique. Ce phénomène est tangible surtout chez les femmes
intellectuelles qui n’ont pas fait d’études islamiques ou bien chez des femmes non
cultivées qui succombent naïvement au discours de leurs compères. Ces individus
sont donc des égarés. Malheureusement, ils égarent par là même les personnes
dupes qui ne savent pas qu’elles sont ignorantes. Les paroles suivantes conviennent
tout à fait à ces gens-là :
Si tu ne sais pas que tu ne sais pas
C’est de l’ignorance ajoutée à de l’ignorance
L’autre est un conspirateur dont les ambitions sont de comploter contre l’Islam et ses
adeptes. Il aspire ainsi à corrompre la religion et les mœurs en s’en prenant à la
cellule familiale. Influencé par les ennemis de l’Islam, il est un parfait instrument pour
mettre leur projet à exécution, dans leurs efforts acharnés en vue de mettre un terme
à cette religion. L’un et l’autre profèrent partout ce slogan néfaste dans l’espoir
d’égarer le maximum de gens. Nombreuses en effet, sont les musulmanes ignares
qui se laissent duper par ces manigances. Ces malheureuses se figurent que ce cri
d’alarme est à même d’assouvir leurs ambitions. Elles ont ainsi ajouté leurs voix à la
leur. La femme musulmane se laisse influencer par les slogans malsains pour sa foi,
car elles se mettent à l’esprit que la religion lui porte atteinte. Cette religion au
contraire lui a rendu sa dignité, si seulement elle s’en rendait compte ! La femme
musulmane instruite doit donc se cultiver dans les affaires de sa religion pour
connaître la position de l’Islam au sujet de la femme et pour savoir quelle place il lui a
réellement concédée afin de ne plus se laisser berner par le premier rabâcheur.
En parallèle, elle devrait jeter un coup d’œil dans les législations non musulmanes,
comme la constitution française ou autre pour constater la différence avec la nôtre.
Elle doit aussi se renseigner sur sa condition avant l’avènement de la dernière des
religions. Elle était considérée comme une vile marchandise dénuée de toute valeur
et de tout respect ; seul l’Islam lui a rendu son rang véritable.



Traduit par : Karim Zentici

Révision : Aux sources de l’Islam





[1]
Rapporté par Muslim (386) selon Sa’d ibn Abî Waqqâs.

[2]
Rapporté par el Bukhârî, selon Abû Huraïra.

[3]
Tirmidhî a fait le commentaire suivant : ce Propos est authentique. Un propos
identique est rapporté par Abû Huraïra, chez Abû Dawûd.











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