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Pénurie des énergies fossiles et GES : Des solutions en agriculture sont possibles (1ère partie) La fin des énergies

fossiles se rapproche à grands pas et les alternatives au tout pétrole et au tout routier ont du mal à émerger. Le secteur des transports a un impact important dans les Gaz à Effet de Serre (26 % des émissions françaises). Des solutions sont envisagées notamment avec les agrocarburants. Toutefois, un problème de disponibilité des terres se pose entre la demande alimentaire et celle de l’énergie. Une hausse des prix inévitable : La hausse du prix des énergies fossiles dans les années à venir est inévitable. Les réserves ne sont pas intarissables et le coût de l’extraction sera de plus en plus élevé. Le prix du pétrole suivra logiquement les lois de l’offre et de la demande. Certains économistes pensent qu’un prix du pétrole élevé rendra rentable l’extraction du pétrole dans les zones inaccessibles….Alors le peak oil, c’est pour quand ? Ce moment à partir duquel la production de pétrole mondiale va baisser, faute de réserves. « Le peak oil pourrait déjà être en cours ? L’ASPO* prévoit un pic pétrolier vers 2010 et un pic gazier vers 2020. La pénurie pourrait se faire sentit petit à petit. Les transports premiers touchés : C’est le secteur des transports qui sera le premier touché. Les grandes surfaces sont ravitaillées par les poids lourds. Les stocks sont souvent gérés à flux tendus. Aujourd’hui, une ville comme Nantes ne peut « tenir » qu’une semaine sur ses stocks. Elle est totalement dépendante des transports routiers. La solution la mieux adaptée aux problèmes de transport et d’approvisionnement des grandes villes serait la présence d’une ceinture maraîchère et d’élevage autour des agglomérations. Produire un de tour partout ! C’est une véritable remise en cause de la spécialisation régionale agricole (élevage en Bretagne, céréales en Beauce) qui pourrait se profiler dans les années à venir. Quels autres carburants sont proposés ? Le pétrole est un liquide qui a une très forte densité énergétique. Il a des propriétés physicochimiques difficilement remplaçables. Les énergies de substitutions possibles sont moins polyvalentes : Le moteur hydrogène : pour fabriquer de l’hydrogène, il faut des hydrocarbures (pétrole) et de l’électricité (électrolyse). Le rendement énergétique est pour l’instant mauvais et le stockage reste difficile. Le moteur électrique : solution plutôt citadine car pour l’instant, l’autonomie est faible (environ 200 km), le poids des batteries est important (environ 450 kg) et le temps de recharge est élevé (environ 8 h). Le charbon liquide : matière organique ou charbon liquéfié, cette solution coûte plus chère en production que le pétrole et ne résout en rien les problèmes de GES (Gaz à Effet de Serre)

la surface agricole ne pourra pas subvenir à la demande des volumes demandés pour se substituer totalement au pétrole.14.07 .23.43. Elles ne participent donc pas au déstockage du carbone et n’émettent pas de nouveau carbone dans l’atmosphère. les plantes restituent uniquement le carbone de l’air qu’elles ont eu besoin pour se construire.Les agrocarburants : ces carburants issus de la biomasse sont intéressants dans la lutte des émissions de GES. Toutefois. En effet. Ludovic Boudeau – Civam 85 (Grapea) Plus d’info : ADEAS-Civam (au Mans) : 02.