Nº 292 8ulletln d'lnformatlon de la commlsslon des Analres etrangeres du Consell natlonal de la Peslstance lranlenne 22 decembre 2008

͕͕͚͔ maires de Irance
et huit présidents de conseils régionaux
solidaires avec la Résistance iranienne
une ìnìtìatìve de maìres et dǯelus de ͟͡ departementsǡ CutreǦmer y comprìs
͕͙͗ députés mairesǡ
͕͗ sénateurs maires ǡ
et la ma[orité des maires
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des signataires
DzUne politique réaliste serait
de soutenir lǯinstauration de
la démocratie en Iran ainsi
que la paix et la stabilité
dans la région prônées par
le Conseil national de la
Résistance iranienne ȋCNRIȌ
et sa présidente élue Mme
Maryam Rad[avidzǡ dit la
déclaration des maires de
IranceǤ
Dzvous avez envoyé un
message très fort aux villes
et aux villages dǯIranǡ au
peuple iranien qui aspire à
la liberté et qui se bat pour
un Ltat démocratique et
laïqueǤdz
Maryam Rad[avi
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|PAN L|8LPAT|ON ʰ www.ncr-lran.org ʰ 22 decembre 2008
L
ors d'une conférence de presse
à Paris, une déclaration signée
par 1160 maires de France en
solidarité avec la Résistance iranienne a
été rendue publique. Dans leur appel,
les maires demandent au gouvernement
français qui préside l'UE d'appliquer la
décision de justice européenne radiant
l'OMPI de la liste noire. Par ailleurs,
cet appel a aussi été signé par une
quarantaine de présidents et de vice-
présidents de conseils régionaux et
généraux.
C'est la première fois qu'autant de
maires et d'élus de 97 départements
y compris l'Outre Mer, prennent une
telle initiative. 135 députés maires et
31 sénateurs maires ngurent au nombre
des signataires.
La conférence s'est tenue à |'initiative
de p|usieurs maires (dont Jean-
Pierre Béquet, maire d'Auvers-sur-
Oise, Maurice Boscavert, maire de
Taverny, Pierre Castagnou, maire du
14e, Dominique Lefebvre, maire de
Cergy, |e sénateur Roger Madec, maire
du 19e et Jacques Sa|vator, maire
d'Aubervi||iers.)
Cette déclaration est rendue publique
une semaine après que le tribunal
européen ait radié l'OMPI de la
liste noire. L'arrêt considère que les
accusations portées par le gouvernement
français comme fondement de
l'inscription n'étaient pas fondées sur
des preuves et des indices crédibles.
De plus les accusations ne portaient
pas contre l'OMPI mais contre des
individus soupçonnés d'être membres
de l'OMPI. Le tribunal a estimé que ces
accusations n'ont pas été formulées par
une autorité judiciaire compétente mais
par le ministère français des AĊaires
étrangères.
Remerciant les maires de France, Mme
Radjavi a déclaré : « Historiquement,
la France occupe une place spéciale
depuis 200 ans. Le peuple iranien
considère la France comme son amie
et veut que cette amitié soit durable.»
Pour |es maires so|idaires de |a
Résistance iranienne
/HVPDLUHVVROLGDLUHV
GHOD5pVLVWDQFH
LUDQLHQQH
/HVPDLUHVDGUHVVHQWXQPHVVDJH
WUqVIRUWDXSHXSOHLUDQLHQ
La confércncc dc prcssc a été l'occasion
pour divcrscs pcrsonnalités dc salucr la
mobilisation dcs maircs dc Francc.
JEANɠPIERRE BÉQUET, maire
d'Auvers-sur-Oise
Je suis très honoré de présenter
l'initiative de maires, d'élus de toutes
tendances et de toutes les régions de
France qui apportent leur soutien à la
Résistance iranienne et à la volonté de
voir l'Iran aller vers la démocratie, la
liberté.
Aujourd'hui je vais remettre à Maryam
Radjavi, la présidente de la Résistance
iranienne, un livre qui
regroupe les signatures de 1160
maires, conseillers généraux
et conseillers régionaux qui
apportent leur soutien. Nous
avons commencé dans le Val-
d'Oise cette initiative qui s'est
propagée très rapidement dans
l'ensemble de la France. Parmi
nous, il y a des maires de tous
petits villages comme Frouville,
dans le Val-d'Oise et de très grandes
villes, comme Strasbourg.
MARYAM RADJAVI, présidente é|ue
de |a Résistance iranienne
Les maires de France apportent un
soutien précieux. Ils envoient un message
très fort aux villes et aux villages d'Iran,
au peuple iranien qui aspire à la liberté
et qui se bat pour un Etat démocratique
et laïque. Malheureusement, à cause
de marchandages économiques et
d'intérêts à court terme, et par faute
de comprendre la nature du fascisme
religieux, certains gouvernements se
sont opposés aux aspirations du peuple
iranien.
Il y a six ans, le principal mouvement
d'opposition, les Moudjahidine du
peuple d'Iran, a été placé sur la liste
terroriste de l'Union européenne pour
satisfaire les mollahs et des groupes
d'intérêts adeptes de la collaboration
avec le fascisme religieux. Non
seulement, cette décision a
fait souĊrir le peuple iranien
et sa Résistance, mais elle a
aussi porté le plus grand tort
à la véritable lutte contre le
terrorisme. Faire d'une cause
saine, un instrument pour un
objectif malsain a toujours des
conséquences désastreuses.
Heureusement, la justice
indépendante en Europe n'a
pas toléré ce mépris des valeurs de la
Déclaration universelle des droits de
l'homme. Dans un jugement vigoureux
sans précédent, le 4 décembre, la
Cour européenne de justice a annulé
cette étiquette sur le fond comme
sur la forme. Concernant la France,
le jugement note qu'aucun élément
du dossier ne permet d'établir que
"Je souha|te
que mon peup|e
reconna|sse |a
France a travers
|es enfants de Zo|a
et non a travers
ceux qu| ont
hum|||é 0reyfus."
0DU\DP5DGMDYL
Maurice Boscavert (assis), maire de Taverny, Maryam Radjavi et Jean-Pierre Béquet,
maire d`Auvers-sur-Oise.
Mauricc Boscavcrt
Maire
de Taverny
Jcan-Picrrc Béquct
Maire
d`Auvers-sur-Oise
3
|PAN L|8LPAT|ON ʰ www.ncr-lran.org ʰ 22 decembre 2008
l'information judiciaire ouverte en
France en avril 2001 serait fondée sur
des preuves ou des indices sérieux et
crédibles. Il est temps aujourd'hui que le
Conseil respecte le jugement. Sinon, il
perdra sa crédibilité et sa légitimité. Ce
régime est voué à disparaître. L'époque
des investissements dans le fascisme
religieux prend nn. Personne ne pourra
empêcher ce changement de régime.
Historiquement, la France occupe une
place spéciale depuis 200 ans. Le peuple
iranien considère la France comme
son amie et veut que cette amitié soit
durable. J'espère que le gouvernement
français, au lieu d'investir dans ce
régime inhumain, se placera aux côtés
du peuple iranien et de sa résistance
et qu'il investira dans l'avenir de l'Iran
et dans l'amitié avec notre peuple. La
France, fondatrice de l'état de droit,
mérite d'être la première à faire revivre
cette valeur piétinée en Europe. Je
souhaite que mon peuple reconnaisse
la France à travers les enfants de Zola
et non à travers ceux qui ont humilié
Dreyfus. Je pense que cette France-là
mérite d'être reconnue à travers vous.
MAURICE BOSCAVERT, maire de
Taverny
La Résistance iranienne est un
mouvement qui est reconnu par tous,
sauf par le gouvernement français.
Pourquoi les maires se sont-ils
mobilisés ? Tout simplement
parce qu'ils croient aux libertés
fondamentales. Or ce que
représente le gouvernement
des mollahs, c'est exactement
le contraire. Alors que
nous commémorons le 60e
anniversaire des droits de
l'homme, il me semble que
le gouvernement français et
particulièrement M. Sarkozy
serait bien inspiré de faire leur
mea culpa et ainsi ils honoreraient la
France, pays des droits de l'homme et
de la liberté.
Les maires qui ont signé cet appel ne
céderont jamais face à un système de
complaisance. Vous pouvez, Madame
la Présidente, compter sur l'appui
ferme et dénnitif des élus de gauche
républicains qui veulent que l'Iran soit
un pays démocratique, laïque.
SID AHMED GHOZALI, ancien
Premier ministre a|gérien
C'est une initiative qui présente un
caractère stratégique dans la voie de la
bataille de l'opinion occidentale autour
de la cause de la Résistance iranienne.
Cette bataille gagnée jusqu'à présent
au niveau des assemblées nationales, est
maintenant en train d'être gagnée au
niveau des opinions. Car qui est plus
près du peuple, de l'opinion, que les élus
qui partagent la vie des citoyens, qui
connaissent les diċcultés où les espoirs
de leurs citoyens et qui sont les mieux
à même de porter la véritable image
de la Résistance iranienne aux yeux
d'une opinion publique internationale
très largement désinformée depuis des
décennies par les médias occidentaux.
PHILIPPE HEURTEVENT, maire
d'Auteui|-|e-Roy
Je suis très ner d'êtredans cettemouvance
des élus de France qui prennent position
pour aider la démocratie à s'instaurer en
Iran. Je suis très ner également de voir
que ce sont des femmes qui sont à la
tête de ce mouvement, car je pense que
les femmes ont un rôle très important
à remplir dans la mise en
ouvre de la démocratie
dans le monde. Je pense
que par rapport à nous
les hommes, elles ont une
sensibilité diĊérente qui
devrait permettre justement
à ce monde de vivre libre
et en paix. La démocratie,
malheureusement, c'est ce
qu'il y a de plus diċcile à
mettre en ouvre. C'est sûr
que la violence, la dictature,
c'est beaucoup plus facile à mettre en
ouvre, mais on en connaît le prix et les
conséquences. Je pense que la menace
nucléaire que fait régner actuellement
le régime iranien est une menace réelle
pour l'humanité. Il nous faut donc nous
mobiliser dans tous les pays d'Europe
et dans le monde entier pour que cette
menace soit éliminée.
FRANÇOIS COLCOMBET,
magistrat, ancien maire
Ce qui me frappe, c'est que partout
où les Moudjahidine du peuple exilés
ont vécu, les gens simples, les voisins,
les commerçants, ont vu que c'était des
gens avec qui on pouvait parler, dont
on partageait les sentiments et des gens
qu'il fallait soutenir. C'est donc un
combat très important et le fait que
de nombreux maires et de nombreux
politiques français s'engagent à vos
côtés, c'est une garantie.
PIERRE BERCIS, président des
Nouveaux droits de |'homme
Il faut que l'on sache que les
Moudjahidine remportent tous leurs
combats judiciaires. Ils sont vraiment
un phare de la démocratie, une lumière
avancée de la démocratie parce que
pour gagner sur le terrain judiciaire
comme ils le font - comme ils l'ont
fait à Luxembourg - il faut vraiment
que la cause soit juste. Surtout que
l'on sait l'hostilité hypocrite des
gouvernements.
L'initiative des maires de France
est essentielle parce que le terrain
municipal, c'est la démocratie de
proximité, c'est la démocratie vivante.
Il faudrait que les médias français, après
les juges et après les maires de France,
se mettent eux aussi de la partie. Le
prochain combat qu'il faut mener c'est
demander aux médias français pourquoi
ils pratiquent l'abstinence au niveau de
l'information sur l'Iran.
DR. SALEH RADJAVI, représentant
en France du CNRI
La Résistance iranienne fait l'objet de
préjugés dans une partie de la classe
politique. Et pour cause : ceux qui ont
essayé de justiner leur lien privilégié
avec le régime des mollahs ces dernières
années, sont entrés dans la politique de
diabolisation du régime des mollahs à
l'encontre de sa résistance. Mais ce qui est
absolument réconfortant et merveilleux,
c'est de voir que les maires se placent aux
côtés de la juste résistance iranienne. Je
voulais vous remercier tous, mais j'ai pensé
que le mot merci n'était pas suċsant. Vous
nous avez apporté votre soutien parce que
vous avez des convictions démocratiques
infaillibles extraordinaires qui honorent
non seulement la France mais toute
l'humanité.
" Je su|s tres ñer
d'ètre dans cette
mouvance des
é|us de France
qu| prennent
pos|t|on pour a|der
|a démocrat|e a
s'|nstaurer en |ran."
3KLOLSSH+HXUWHYHQW
Pourquoi lcs maircs sc sont-ils mobilisés?
Tout simplcmcnt parcc qu'ils croicnt
aux libcrtés fondamcntalcs. Or cc quc
rcpréscntc lc gouvcrncmcnt dcs mollahs,
c'cst cxactcmcnt lc contrairc.
Mauricc Boscavcrt
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|PAN L|8LPAT|ON ʰ www.ncr-lran.org ʰ 22 decembre 2008
C
es derniers mois, des organisations
internationales de défense des
droits de l'Homme ont exprimé à
maintes reprises leur inquiétude vis-à-
vis de l'aggravation de la situation en
Iran, notamment en ce qui concerne
les pendaisons publiques, l'exécution
des mineurs et les arrestations massives
de jeunes et de femmes.
Malgré les résolutions du Conseil de
sécurité de l'ONU, Téhéran continue
son projet d'armement nucléaire. Les
ingérences du régime de Téhéran pour
instaurer en Irak un pouvoir intégriste
inféodé, ont pris une ampleur sans
précédent. L'Iran a poussé la région
au bord de l'explosion en multipliant
ses interventions au Liban, dans
les territoires palestiniens et en
Afghanistan.
Deux décennies de négociations
et de complaisance pour changer
l'attitude du régime iranien ont été
contre-productives et l'ont rendu
plus arrogant dans la répression,
l'exportation du terrorisme et dans sa
quête de l'arme atomique. Ann d'éviter
une nouvelle guerre dans la région,
l'Europe doit remplacer sa politique
de complaisance par une politique de
fermeté qui permettra à un changement
démocratique de voir le jour en Iran.
Une politique réaliste serait de soutenir
l'instauration de la démocratie en Iran
ainsi que la paix et la stabilité dans la
région prônées par le Conseil national
de la Résistance iranienne (CNRI)
et sa présidente élue Mme Maryam
Radjavi. Cette proposition rejette à
la fois la guerre et la complaisance
comme solutions à la crise iranienne
et préconise une troisième voie, celle
d'un changement démocratique par
le peuple iranien et sa Résistance
organisée.
Un obstacle important à ce
changement est l'inscription de la
principale opposition au régime,
l'organisation des Moudjahidine
du peuple d'Iran (OMPI), sur la
liste des organisations terroristes de
l'Union européenne, à l'initiative
de l'Angleterre. Cette inscription a
été annulée le 12 décembre 2006
par la Cour européenne de justice.
Le gouvernement britannique a
oċciellement retiré l'OMPI de sa liste
noire le 24 juin 2008 conformément
à l'arrêt de la Cour d'appel connrmé à
l'unanimité par les deux Chambres du
parlement britannique. Des majorités
parlementaires en France, en Italie,
en Belgique (les deux Chambres)
et 2000 parlementaires dans toute
l'Europe ont appelé au retrait de
l'OMPI de la liste noire européenne
tout en exprimant leur soutien à cette
organisation.
C'est au Conseil de l'Union
européenne, présidé par la France,
d'appliquer les arrêts de justice et
de respecter la volonté des élus des
peuples européens en radiant l'OMPI
de sa liste noire. La maintenir sur cette
liste revient à ignorer les décisions de
justice et à violer l'Etat de droit, ce qui
ternit gravement l'image de la France
à la tête de l'Union européenne.
'pFODUDWLRQGHV0DLUHV
Lettre de
Phi|ippe Esno|,
Maire de
Conßans Ste
Honorine
Je souhaite assurer
de mon total soutien tous ceux qui, en
Iran et ailleurs, se battent pacifquement
pour voir enfn naître, dans ce pays, une
autre politique, démocratique, humaine,
pour voir respecter les principes de laïcité,
de liberté, d`égalité et de fraternité, aux
antipodes du système imposé par l`actuel
régime, fondé sur l`intégrisme et le non
respect des droits de l`homme.
Aujourd`hui, grâce à des personnes
comme Maryam Radjavi, présidente de
la république élue de la résistance, d`un
grand courage et déterminée à tout faire
pour retrouver un Iran où il fait bon
vivre, dans la paix , la liberté et le respect
de l`autre, grâce au soutien de plus en plus
fort de la communauté internationale,
la démocratie a une chance de s`imposer.
Cette chance, le 60e anniversaire de
la Déclaration universelle des droits de
l`homme nous rappelle d`autant plus que
nous avons le devoir de ne pas la laisser
passer ; j`espère donc que tous les pays
démocratiques uniront leurs voix pour
que l`Iran redevienne l`un des leurs.
Tribune dans DNA
d'Adrien Ze||er,
président du Consei|
régiona| d'A|sace
L`expérience a montré que la solution
aux problèmes iraniens ne peut
venir que des Iraniens eux-mêmes,
de la résistance au pouvoir actuel,
du pluralisme politique et donc du
changement démocratique qui devrait
intervenir. Pour donner à cette résistance
les moyens d`agir, il faudrait que l`Union
européenne lève l`important obstacle
qui est cette inscription - injustifée et
désavouée par les tribunaux - sur la liste
des organisations terroristes de l`Union
européenne. Prendre une telle mesure
maintenant reviendrait à reconnaître
les décisions de la justice européenne et
donnerait, en même temps qu`un signe
de fermeté à l`égard du régime iranien,
qui ne dialogue avec personne, une réelle
crédibilité à la résistance iranienne.
A partir de la gauche : François Colcombet, magistrat, Sid Ahmed Ghozali, ancien
Premier ministre algérien, Maurice Boscavert, maire de Taverny, Maryam Radjavi, Jean-
Pierre Béquet, maire d`Auvers-sur-Oise, le Dr. Saleh Radjavi, représentant du CNRI en
France et Philippe Heurtevent, maire d`Auteuil-le-Roy.

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