Vendredi 26 octobre 2012

direction de la FTO, il s’agissait d’une bonne occasion de me présenter à de nombreux intervenants locaux. J’ai rencontré des représentants des services sportifs, récréatifs et sociaux des secteurs

À

la fin septembre, j’ai eu la chance de participer au symposium sur le vieillissement actif tenu par la Fondation Trillium de l’Ontario (FTO) et le programme Older Adults de la ville de Thunder Bay. À titre de nouvelle chef de la

Chef de la direction Fondation Trillium de l’Ontario

public et privé. Par ailleurs, plus de 20 étudiants d’écoles secondaires locales et de l’Université Lakehead se sont joints à la discussion. Je salue de telles occasions de tenir ces événements intergénérationnels et intersectoriels. Selon mon expérience, ces types de collaboration et d’inclusion engendrent des résultats de haute qualité. Ils peuvent constituer des raccourcis vers des solutions novatrices aux enjeux – dans ce cas-ci, trouver des façons d’offrir des services mieux intégrés aux personnes âgées du Nord-Ouest de l’Ontario. Cette région, tout comme le reste de l’Ontario, a une population rapidement vieillissante qui devrait doubler au cours des 25 prochaines années. Cependant, les organismes sans but lucratif (OSBL) du Nord-Ouest font de gros efforts pour être disposés à répondre à une demande toujours croissante de services. La réalité est que de nombreux organismes de l’Ontario subissent déjà une pression pour répondre aux besoins actuels. Cet exemple illustre qu’il n’a jamais été plus important que les bailleurs de fonds et les OSBL travaillent ensemble pour comprendre les écarts de services croissants aux aînés ainsi que de s’y attaquer. Le Nord-Ouest de l’Ontario fait face à un impressionnant défi, sa population d’aînés étant la troisième en importance, par rapport à sa population générale. À cela, il faut ajouter que jusqu’à 30 % de ses personnes âgées vivent seules et sont aux prises avec les résultats négatifs sur les plans de la santé et des relations sociales que cette situation comporte. Thunder Bay a été très progressiste pour trouver des façons d’aborder la question; elle a utilisé le Guide mondial des villes-amies des aînés de l’Ogranisation mondiale de la Santé comme cadre de travail. Bon nombre des idées et besoins partagés au symposium de Thunder Bay étaient dans la lignée de nos nouvelles priorités d’investissement, qui mettent l’accent sur les catalyseurs de communautés saines et dynamiques, comme l’engagement civique, la collaboration, le renforcement de la capacité, l’inclusion, l’innovation ainsi que la sensibilisation aux contextes locaux. Il est formidable de se faire confirmer que nous sommes sur la bonne voie. Deux enjeux précis se sont dégagés de la journée : 1) l’isolement auquel font face les aînés des collectivités rurales et éloignées; 2) le manque d’options de transport appropriées, qui renforce l’isolement des personnes âgées. Pour le système, les coûts de soins de santé aux aînés représentent la majorité des dépenses en santé. Le fait d’éviter que les aînés aient besoin de soins de santé et de les aider à continuer de vivre à leur domicile et dans leur communauté le plus longtemps possible a une incidence positive sur la personne âgée ainsi que sur le système. Nous apprenons que l’une des meilleures façons d’accomplir cela est de réduire l’isolement des personnes vieillissantes ainsi que de les maintenir physiquement actives et pleinement engagées dans leur communauté. L’appui à des programmes inclusifs qui engagent les aînés dans la vie de leur communauté constitue un créneau pour la FTO. Il s’agit d’une sphère dans laquelle nous pouvons travailler avec nos partenaires pour faire une contribution unique à la santé et au dynamisme des communautés de l’Ontario. Au cours des 10 dernières années, nous avons octroyé 70 millions de dollars à des programmes appuyant les aînés aux quatre coins de la province. Cependant, nous reconnaissons que cela est très loin de suffire aux besoins existants. L’un des principes auxquels nous adhérons est de nous assurer que notre bailleur de fonds en a pour son argent; notre défi est donc de choisir les investissements qui auront le plus grand impact sur les communautés. Il est nécessaire de tirer parti des investissements grâce à des partenariats et à la collaboration. Au symposium, nous avons constaté que de nombreux participants n’étaient pas au courant de ce que les autres intervenants présents font pour appuyer les aînés. Les organismes servant des populations ou des groupes démographiques semblables doivent collaborer plus étroitement et établir des liens entre les secteurs. Le fait de travailler ensemble permet d’offrir des services mieux intégrés et plus économiques. J’ai bon espoir que nous pouvons faire mieux. Les personnes âgées des régions urbaines, rurales et éloignées ont des besoins universels. Pour s’épanouir, les aînés ont besoin de faire partie de leur communauté, et les communautés doivent les inclure. Elles doivent apprendre à aider leurs aînés à continuer d'apporter une contribution importante envers leurs familles, leurs amis et voisins, leur communauté et leur économie locale. Voilà ce qui constitue une « communauté-amie des aînés ».