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Loir-et-Cher

Blois le 14 octobre 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE
Suite à votre article du 12 octobre au sujet de la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon, et comme notre opposition "illogique" au milieu d'un concert de louanges faites par des gens sérieux, nous souhaitons rappeler plus précisément notre position, qui repose autant sur des arguments économiques, sociaux, qu'environnementaux. On cherche à faire croire, en proposant quelques arrêts dans les régions traversées, que ce projet amènerait une nouvelle prospérité pour notre région et contribuera à son aménagement. En réalité, c'est pour regarder les trains passer que les habitants de la région Centre mettront la main au portefeuille. Car pour qu'une ligne reste à grande vitesse, les dessertes en région seront très limitées pour répondre à l'objectif principal de doubler l'offre entre Paris et Lyon. Ce projet a un coût exorbitant (15 milliards d'€, plus que le budget total du ministère de l'écologie en 2013), très loin des capacités actuelles de l'Etat et des collectivités. Il ne sera pas possible de réaliser cette ligne sans sacrifier une grande partie des investissements nécessaires à l'amélioration du réseau national et régional qui en a grand besoin. Or, pour nous, la première des priorités c'est l'amélioration de l'existant. Nous proposons une alternative s'appuyant sur le réseau existant, contribuant à améliorer les dessertes régionales et interrégionales, avec des gains de temps très satisfaisants. Cette alternative coûterait 20 fois moins cher qu'une ligne à grande vitesse et contribuerait vraiment à l'amélioration des déplacements quotidiens des habitants de notre région. Les citoyens veulent surtout des trains fiables, accessibles, garantissant une bonne desserte et à des tarifs raisonnables. Nous risquons fort d'avoir demain, avec la logique du tout TGV, une accentuation de ce que nous percevons malheureusement déjà aujourd'hui, un réseau ferré à deux vitesse : d'un côté un réseau à grande vitesse au tarif prohibitif, et de l'autre un réseau de proximité à coût abordable mais délaissé, avec moins de dessertes, et une fiabilité dégradé. Au nom de l'aménagement du territoire, d'une autre vision du développement ferroviaire mais aussi de la bonne gestion, nous sommes opposé à ce projet. Vu son coût, dans un contexte de crise, c'est la fuite en avant qui nous semble "illogique". Il nous semble donc indispensable que le schéma national des infrastructure de transports soit de nouveau discuté, afin qu'il puisse vraiment profiter à une majorité d'entre nous et répondre à de réels enjeux de développement durable.

Pour le conseil politique départemental

Charles Fournier Secrétaire départemental Tel : 06 61 81 39 27 fourniercharles@gmail.com