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CHAPITRE I LA PRODUCTION

PRELIMINAIRE La microéconomie est une science qui cherche à expliquer selon quelle logique des agents économiques (le producteur des biens ou le consommateur des biens) déterminent leurs choix.  le producteur choisira : comment techniquement produire un bien • quelle quantité sera produite

 le consommateur choisira : • ce qu’il veut acheter • en quelle quantité l’acheter

La microéconomie comme tout raisonnement scientifique, se donne des hypothèses de travail.  L’agent économique est égoïste et rationnel  L’agent économique a conscience de la rareté des ressources disponibles Il en résulte l’hypothèse première de microéconomie : le principe de non gaspillage Selon ce principe, le producteur doit :  Soit produire le plus possible avec une quantité limitée de ressources  Soit utiliser le moins de ressources possible pour réaliser son objectif de production la

Section I : La fonction de production I. Comment passer technologique à mathématique ? d’une réalité une fonction

Il s’agit d’exprimer la production comme une relation entre différentes quantités de facteurs de production et la quantité de produits (objets, services) que l’on peut fabriquer avec. ex : avec 2 personnes, 1 machine, 100 litres de fuel, un local de production, un camion, une police d’assurance, etc…, on peut fabriquer 312 bidules.

La fonction de production à un seul facteur On va exprimer la quantité produite (output) grâce à l’utilisation d’un facteur de production (input) Ce facteur unique peut être le travail noté L. On note :  Produit total QT = f ( L)  f ( L) Produit moyen Q M = L dQT Qm = = f '( L) dL Produit marginal .A.

Pause méninges remuefonction croissante puis QM Que se passe-t-il quand on observe que est une décroissante à mesure que L augmente ? Qu’est-ce que ça nous dit des performances du dernier ouvrier embauché ? Représentation de l’évolution supposée logique des courbes de productivité. Pause poitiers 12 septembre Rapport entre les courbes de productivité Q' = L. f '( L)− f ( L) M L2 Q' = 1 [ f '( L)− f ( L)] M L L Q' = 1 (Qm −Q ) M L M .

c’est que l’on est au maximum de la productivité moyenne du facteur. alors la productivité moyenne du facteur décroîtra. si la productivité moyenne du facteur est supérieure à sa productivité marginale à un moment. Fonction de production à plusieurs facteurs Produit total L . B. Quand la productivité moyenne et la productivité marginale du facteur s’égalise. Donc si la productivité moyenne du facteur est plus petite que sa productivité marginale à un stade particulier de son utilisation.1 est toujours positif. Symétriquement. cela signifie que la productivité moyenne est encore croissante à cet instant-là.

On utilise n facteurs de production. x n ) (par exemple : travail. assurances…) Productivité partielle des facteurs  Productivités marginales partielles des facteurs K et L ∂QT ∂K capital. capital.... x 2 . est la productivité marginale du est la productivité marginale du Ce sont les dérivées partielles de la fonction de production par rapport à chacun des facteurs. QT = f ( x1 . ressources naturelles. . ∂QT ∂L travail. locaux. .

 QT est la productivité moyenne apparente du K capital QT est la productivité moyenne apparente du L travail Productivités moyennes apparentes des facteurs K et L .

 Elasticité partielle de la production par rapport à un facteur de production ∂Q T η Q T = L Q T ∂L L = ∂Q T ∂L x L Q T Pause échauffement Niveau petit joueur Calculer les productivités partielles et les élasticités partielles de la production représentée par la relation suivante : QT = 3K + 2 L Niveau petit pro ! .

. Les rendements factoriels Attention à ne pas confondre rendements factoriels et rendements d’échelle.Mêmes questions pour la relation suivante Q = T 1 3 K 1 2 . Comment varie la quantité produite quand on combine une quantité variable d’un facteur avec des quantités fixes des autres facteurs de production ? L’hypothèse décroissants des rendements 1. La notion de rendements A.L 1 5 II.

Est-ce conforme courante ? à l’expérience . en plus. la dernière unité du facteur variable contribue toujours à l’augmentation de la quantité produite mais moins que l’unité précédente Et. Donc.Elle est communément admise par les économistes. la quantité produite par unité de facteur diminue. Si une quantité croissante d’un facteur est combinée avec une quantité donnée des autres facteurs. il arrivera que la productivité marginale et donc la productivité moyenne du facteur variable décroîtront.

La chute de la productivité marginale entraîne celle de la productivité moyenne.  Par contre des rendements toujours décroissants sont envisageables. . Difficile d’envisager des rendements toujours croissants.  Le cas du facteur de production terre est particulier : croissance puis décroissance des rendements liées à la baisse de la fertilité des sols.

L’hypothèse de rendements factoriels constants  Facile ! Les productivités marginales des facteurs variables sont constantes. 2. Chaque unité de facteur supplémentaire augmente la quantité produite. autant que la précédente.La production augmente mais la productivité marginale et la productivité moyenne baissent dès le début de l’utilisation des facteurs. .

Les rendements d’échelle Que se passe-t-il quand le producteur décide par exemple d’utiliser cinq fois la quantité de chacun des facteurs qu’il utilisait lors de la session de production précédente ? . B. Rajouter seulement du facteur variable n’apportera plus rien. Peu réaliste ! A un moment donné les autres facteurs (ceux dont la quantité reste fixe) sont utilisés à plein.

. x2 . QT = f ( x1 . alors les QT est multipliée par α<λ.. xn )  On multiplie les quantités de facteurs utilisées par λ.. un réel positif. . Il n’est pas sûr que la quantité de produits soit multipliée par 5 1. Si rendements d’échelle sont constants. Cas général Soit une fonction de production à n facteurs.  QT est multipliée par λ.. alors d’échelle sont Si les rendements décroissants.

QT est multipliée par α>λ..... x2 . alors d’échelle sont 2. Si les rendements croissants. xn ) Qλ T = (λf est homogène de degré m si 1 ... x λ2 .x. m )xnλ Niveau petit joueur .. Cas des fonctions homogènes  Définition QT = f ( x1 .

.Evaluer les rendements d’échelle de la production représentée par les relations suivantes : QT = K + 2 KL + T 2 2 QT = KL K QT = L QT = K + L Cette dernière relation est une fonction linéaire.

. x2 .Les fonctions linéaires (homogènes de degré 1) sont très souvent utilisées en économie) car elles ont une propriété (application du théorème d’Euler) : Si QT = f ( x1 .... xn ). .

. production Colline et surface de .. + xn ∂xn Section II L’équilibre du producteur Comment représenter le niveau de production en fonction des quantités de facteurs utilisées… I.. ∂x1 ∂x2 ∂f .. A.∂f ∂f QT = x1 + x2 + .

on .  On représente un espace à 3 dimensions : x et y sont les quantités de facteurs utilisées. On raisonnera à partir de seulement deux facteurs de production par souci de simplicité. Q croît avec les quantités de facteurs employées.  Cette colline peut être gravie à partir de l’origine : suivant le chemin choisi.  La figure représente une colline de production et seule une partie de sa surface respecte le principe de non gaspillage. Q est la quantité produite.

. Q2 . Q1 .y). B.augmente la production en utilisant plus d’un facteur ou plus des deux facteurs. Q3 On se place aux trois niveaux de production et on tranche horizontalement la colline. on figure toutes les combinaisons (x. En projetant dans le plan (x.y) qui produisent la même quantité. Les isoquantes ou courbes d’isoproduit Elles correspondent aux courbes de niveau des géographes.

y x 1. Propriétés a) elles ne se coupent pas . Définition Une isoquante est l’ensemble des combinaisons de facteurs de production permettant d’obtenir un même niveau de production. Il est donc impossible que deux isoquantes se coupent. 2.

En utilisant x1 plutôt que x2 on économise le facteur x puisque l’on produit autant.une isoquante n’est pas nécessairement décroissante mais seule sa partie décroissante a un sens économique. . b) y x x1 x2 Les parties à droite et au dessus des limites rouges ne sont pas efficaces. La partie entre les limites rouges ne gaspille pas de facteurs.

plus ce facteur est rare plus il faut compenser sa perte par une grande quantité supplémentaire de l’autre facteur. . On a donc des difficultés de substitution croissantes. Economiquement cela correspond à l’hypothèse des rendements décroissants. c) a) isoquante convexe Quand on renonce à utiliser une unité d’un facteur.On privilégie les isoquantes convexes par rapport à l’origine.

b) isoquante concave Il est de plus en plus facile de renoncer à un facteur rare d) isoquante linéaire .

 Si m<1.  Si m=1. Cas des fonctions homogènes de degré m Les isoquantes sont toujours rigoureusement parallèles par rapport à l’origine des axes. les rendements d’échelle étant croissants.  si m>1. 3. . les rendements d’échelle sont décroissants.Le remplacement d’un facteur par l’autre se fait toujours avec la même facilité. il faut de plus en plus de facteurs pour accroître la quantité produite d’autant. les isoquantes sont équidistantes et les rendements d’échelle sont constants. les isoquantes se rapprochent les unes des autres à mesure qu’on s’éloigne de l’origine : il faut de moins en moins augmenter l’ensemble des quantités de facteurs pour accroître autant la production. Les isoquantes s’écartent les unes des autres.

Définition Le taux marginal de substitution technique entre les facteurs x et y ( TMSTF ou TMS) mesure la quantité de facteur y qui est nécessaire pour compenser la perte de production consécutive à la diminution d’une unité dans l’utilisation de l’autre facteur.6 0.4 exercice tracé des isoquantes. Le taux marginal de substitution technique entre les facteurs de production 1. . Le TMS s’exprime à partir de la pente de l’isoquante correspondant à la quantité produite.Q=K L 0. C.

par définition. si : Q = f ( x. y ) ∂f ∂f dQ = dx + dy = 0 ∂x ∂y ∂f ∂f dx = − dy ∂x ∂y dy ∂f ∂f − = / est le TMS dx ∂x ∂y . la quantité produite ne varie pas. Cela revient à dire que dQ=0 Alors.Le long de l’isoquante.

en un point de l’isoquante. le TMS est égal au rapport des inverses des productivités marginales des deux facteurs en ce point. Donc. dy − dx est l’opposé de la pente de .∂f est ∂x facteur x ∂f est ∂y facteur y la productivité marginale du la productivité marginale du l’isoquante.

isoquantes y TMSTF et forme des O x Isoquantes de Léontieff : TMS non défini .2.

y 0 x Isoquantes linéaires : TMS constant .

Isoquantes concaves : TMS croissant .

y 0 x .

l’hypothèse de convexité des isoquantes correspond à la décroissance du TMS soit encore à des difficultés croissantes de substitution. Le TMS diminue au fur et à mesure qu’on poursuit la substitution (on renonce à y et on le compense par x). très nombreux et petits devant la taille du marché n’ont pas le pouvoir d’influencer individuellement le prix des facteurs qu’ils utilisent. II. Représentation graphique du budget de production A. . Prix constants C’est l’hypothèse en concurrence pure et parfaite. Prix des facteurs 1. Les producteurs.Isoquantes convexes : TMS décroissant Donc. Ce sont donc des données pour eux.

Prix variables Parfois lorsqu’il produit sur une grande échelle. . Il lui est donc possible d’influencer leur prix de vente.C’est aussi notre principale hypothèse de travail. B. C’est un cas de monopsone (ou oligopsone si plusieurs producteurs sont dans la même situation). Représentation graphique du budget de production La pente de la droite d’isocoût est l’opposé du rapport des prix des facteurs de production. 2. La ligne d’isocoût : le budget de production 1. le producteur est le principal demandeur de certains facteurs.

Changement du budget de production .Le producteur a les moyens d’acheter toutes les combinaisons productives représentées en dessous de la droite isocoût 2.

3. Changement du prix d’un des facteurs de production .

position initiale rouge.Prix de y et budget constants. Prix de x augmente Prix de x Pause petit joueur Représentez les cas suivants : • Baisse du prix de x .

• Hausse du prix de y • Baisse du budget de production III. Le calcul du producteur Le producteur va sélectionner sa combinaison productive (ou bien son procédé technique) à partir des informations suivantes :  La carte des isoquantes (c'est-à-dire sa fonction de production)  Son budget de production (combien il peut consacrer à l’achat des facteurs)  Le prix des facteurs .

Maximation (maximisation) de la production sous contrainte du coût a) solution graphique La confrontation de la droite de budget et de la carte des isoquantes permet de déterminer l’optimum du producteur au point de tangence entre la droite de budget et une des isoquantes : celle qui représente le niveau de production le plus élevé possible étant donné les moyens dont dispose le producteur.A. l’entreprise produit le plus possible. . En M on peut dire qu’en utilisant tout son budget. Cas de la concurrence pure et parfaite : les conditions sont imposées au producteur 1. P1. inférieures à Q3. S1. P2. S2 correspondent au budget du producteur mais ne permettent de produire que Q1 ou Q2.

elles ont la même pente en ce point. Si elles sont tangentes en un point.L’isoquante et l’isocoût sont deux courbes. Pour l’isocoût : la pente d’une droite est son coefficient directeur c’est -px/py • Pour l’isoquante : l’opposé de la pente est le TMS donc dy ∂f ∂f − = / dx ∂x ∂y . Calculons donc la pente de chacune d’elles.

Il en résulte que quand le producteur fait de son mieux (il est à l’équilibre) l’égalité suivante est vérifiée : ∂f ∂x = px ∂f py ∂y C’est la producteur. autrement : condition d’équilibre du Elle peut aussi s’écrire ∂f ∂f ∂x = ∂y px p y .

ATTENTION : pour pouvoir l’appliquer afin de calculer les quantités de facteurs qu’il faut acheter pour produire.Il y a égalité des productivités marginales divisées par les prix. cela a-t-il un sens de . il faut s’assurer que chercher un point de tangence a un sens ! D’où une pause pour joueur expérimenté ! A quelle condition concernant la forme des isoquantes.

 METHODE PREMIERE Par substitution (elle ne marche que dans les cas simples – deux facteurs seulement) Le programme du producteur est l’expression des conditions dans lesquelles il forme ses choix. .chercher un point de tangence ? b) solution analytique Deux méthodes peuvent être utilisées.

La production peut alors s’évaluer en fonction de la quantité d’un seul des deux facteurs utilisés. on devine ce qui a été . MaxQ = f ( x. La contrainte de budget peut aussi s’écrire : T px y= − x py py Cela veut dire que y devient une fonction de x. y )  s / c : T = px x + p y y  Il s’agit de produire le plus possible étant donnés les prix des facteurs et le budget disponible. (C’est parce que quand on a une somme à dépenser.

affecté à l’autre facteur dès lors qu’on sait ce qu’on a dépensé pour le premier. nous avons une dérivée première qui s’annule (vous savez ça depuis longtemps !) Calculons donc la dérivée de Q devenue fonction du seul facteur x. (qui est ici un maximum). ∂f ∂f dQ = dx + dy ∂x ∂y dQ ∂f ∂f dy = + dx ∂x ∂y dx . − x) py py A l’optimum.) T px Q = f ( x.

dy px =− dx py Donc ∂f px ∂f − =0 ∂x p y ∂y Ce qu’on peut réécrire .Or d’après la contrainte budgétaire.

∂f ∂x = px ∂f py ∂y RAPPEL ∂f ∂f ou ∂x ∂y = px p y Ceci n’est qu’une condition nécessaire pour avoir un extremum.  METHODE DEUXIEME . Pour être sûr d’avoir un maximum il faut avoir des isoquantes convexes.

y )  s / c : T = px x + p y y  Soit L( x . y . λ ) = f ( x. y ) + λ (T − xpx − yp y ) .Le multiplicateur de Lagrange  MaxQ = f ( x.

Il en résulte : .  ∂L ∂f = − λ px = 0  ∂x ∂x  ∂L ∂f  = − λ py = 0  ∂y ∂y   ∂L = T − xpx − yp y = 0  ∂λ  Remarque : Ceci est une condition nécessaire mais non suffisante pour avoir un maximum.A l’optimum toutes les dérivées partielles du Lagrangien s’annulent. On devrait aussi vérifier que nous sommes bien en présence d’un maximum et non d’un minimum. ce qui reviendrait à vérifier la convexité des isoquantes.

SENS PROFOND ! La variation de la quantité produite s’explique par celle des quantités de facteurs utilisées. ∂f ∂f dQ = dx + dy ∂x ∂y dT = px dx + p y dy .∂f ∂f ∂x = ∂y = λ px p y Alors le multiplicateur de Lagrange λ prend une signification économique.

SENS PROFOND ! La variation de la dépense en facteurs s’explique par celle des quantités de facteurs achetées les prix étant constants. Comme nous savons que ∂f ∂f ∂x = ∂y = λ px p y .

∂f = λ px ∂x et ∂f = λ py ∂y Donc dQ = λ px dx + λ p y dy dQ = λ dT Cela veut dire que quand on dépense un euro de plus (quand dT=1). Le multiplicateur de Lagrange mesure le supplément de production consécutif au desserrement de la contrainte budgétaire. . on produit λ unités de plus.

2. Minimation (minimisation) du coût sous contrainte du niveau de production Cette fois le producteur sait ce qu’il veut produire et cherche à le faire en dépensant le moins possible. Il connaît les différents moyens techniques de produire sa quantitéobjectif et il veut choisir le procédé le moins coûteux. a) solution graphique Les droites d’isocoût ont la même pente car elles correspondent aux mêmes prix de facteurs. Chacune correspond à un budget différent. A l’optimum, l’isoquante Q0, l’objectif de production, est tangente à une seule des lignes d’isocoût : la plus basse. b) solution analytique

Le programme désormais :

du

producteur

s’écrit

 MinC = px x + p y y   s / c : Q0 = f ( x, y )
La fonction de Lagrange s’écrit :

L( x , y , λ ) = px x + p y y − λ (Q0 − f ( x, y ))
A l’optimum toutes les dérivées partielles de L s’annulent simultanément.

 ∂L ∂f = px + λ =0  ∂x ∂x  ∂L ∂f  = py + λ =0  ∂y ∂y   ∂L = −Q0 + f ( x, y ) = 0  ∂λ 
On retrouve donc un résultat connu : à l’optimum le rapport des productivités marginales est égal au rapport des prix des facteurs. La signification économique du multiplicateur de Lagrange change alors.

le coût marginal de production.∂f ∂f dQ = dx + dy ∂x ∂y dC = px dx + p y dy Or à l’équilibre. . ∂f λ = py ∂y Donc ∂f λ = px ∂x et ∂f ∂f dC = λ dx + λ dy = λ dQ ∂x ∂x Lorsqu’on produit une unité de plus. C’est λ. la dépense augmente de λ.

Variation du prix d’un facteur y . les conditions Deux choses peuvent se produire : • Le prix d’un des facteurs change (le prix de ou des autres intrants ne variant pas et le budget restant identique) • Le budget du producteur change 1.Quand changent… B.

Equilibr e initial Equilibr e final 0 x Le prix de x a augmenté : l’équilibre du producteur se déplace :  Il ne peut plus produire autant car il accès a moins de facteurs .

 Il va choisir d’acheter plus de facteur y au détriment de x devenu cher. Petit joueur ! Equilibre initial Equilibre final .

vers le bas si le budget diminue). Variation du budget de production La ligne d’isocoût effectue un déplacement parallèle (vers le haut si le budget augmente.Que s’est-il passé ? 2. Cette ligne est le sentier d’expansion de l’entreprise dite encore eutope. Il est possible de tracer une ligne qui unit tous les points d’équilibre pour chaque niveau de budget possible puisqu’il y en a un seul par budget. y . Rappelons-nous : à l’équilibre isoquante et isocoût sont tangentes.

EUTOPE 0 x Réfléchissons : comment l’entreprise se développe-t-elle selon ce que nous indique ce schéma ? Même question pour le schéma suivant y .

EUTOPE 0 x Cas particulier des fonctions homogènes .

Posons le problème maximation du Produire le plus possible c’est très bien mais est-ce vraiment ce qui intéresse toujours un producteur ? Un producteur sélectionne toujours l’objectif qu’il veut atteindre :  Conquérir un marché nouveau (s’il peut faire son prix de vente…) . La profit 1.EUTOPE C.

il faut s’interroger sur les conséquences du choix d’un niveau de production. Nous allons nous limiter au traitement d’une question simple : faut-il maximiser la quantité produite ou le profit ? Tout dépend de l’évolution du prix du produit :  En concurrence pure et parfaite. le prix de vente de son produit est imposé au producteur. . Lutter contre un concurrent en inondant le marché de son produit vendu moins cher  Protéger l’emploi dans l’entreprise  Améliorer la valeur boursière de l’entreprise s’il veut ouvrir son capital  Etc… Par conséquent avant de décider quoi produire.

y ) C = xpx + yp y Alors on peut réécrire le profit de l’entreprise en fonction de tous les . Avec : Q = f ( x. π = pQ − C P est le prix de vente du produit imposé au producteur. En situation monopolistique. 2. Résolvons le problème On note habituellement П (pi) le profit du producteur. le prix du produit devient une variable commandée par le producteur.

ses autres déterminants étant fixés. π = pf ( x. devenu une fonction de x et y .  ∂f p = px  ∂x   ∂f  p = py  ∂y  .éléments que l’on connaît à propos du processus de production. y ) − xpx − yp y Le profit. est maximum quand toutes les dérivées partielles des facteurs variables s’annulent simultanément.

Question pour petit(e) fûté(e) Qu’est-ce que veut dire ce système d’égalités ? .