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L’HISTOIRE DU PONT

DE CHAMARS

le

Grand Besançon

CHAMARS AU XVIIIe SIÈCLE : UNE GRANDE PROMENADE À LA FRANÇAISE
Les travaux du tram sur le parking de Chamars ont mis au jour un rempart édifié par Vauban à la fin du XVIIe siècle, ainsi qu’un pont, construit entre 1755 et 1782. Celui-ci, situé en avant de l’actuel pont Charles de Gaulle, enjambait non pas le Doubs, mais un canal secondaire qui traversait depuis longtemps Chamars.
Terminé peu avant la Révolution, ce pont reposait : côté ville, sur le rempart intérieur (mur Vauban) côté extérieur, sur un mur de berge contemporain du pont, qui canalisait le bras secondaire. Il permettait aux promeneurs d’atteindre les jardins, grâce à des escaliers dont les fondations ont été retrouvées, ou d’admirer la promenade du haut des remparts.
Vue de la promenade et du pont de Chamars, Gouache de Cornu, autour de 1785 1Fi 1602, Conseil général du Doubs, Archives départementales, cliché G. Antoni

LES TRACES DU PASSÉ

Le sommet des arches du pont de Charmars est encore visible. Des quatre arches, trois sont encore intactes.

Les éperons sur chacune des piles sont visibles sur les plans anciens.

Pont de Chamars, construit sur les remparts Vauban, permettant de traverser le chenal pour accéder à la promenade.

À cette époque, l’absence de pont sur le Doubs (hormis celui de Battant) et la volonté de la Ville d’offrir un lieu de promenade aux Bisontins enfermés dans la cité par le système de fortifications, ont légitimé la construction de ce pont. Tous ces travaux d’embellissement font alors la réputation de Besançon pour sa magnifique promenade de Chamars. À la fin du XIXe siècle, le chenal devient de plus en plus insalubre, notamment à cause de son rétrécissement progressif. Il est alors décidé de raser les remparts intérieurs et de remblayer le canal et le pont. Ce n’est qu’à la fin des années 1960, avec la construction du pont Charles de Gaulle qu’on peut enfin accéder à la ville de ce côté-là.
Plan de l’architecte Longin, daté du 26 juin 1756 : projet pour la construction du pont de Chamars

Le pont de Claude Joseph Alexandre Bertrand Gravure coloriée de Cornu et Mondhare, autour de 1785 Bibliothèque municipale de Besançon

Le Grand Besançon construit le Tram, la Ville l’accompagne

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LE DEVENIR DU PONT

DE CHAMARS

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Grand Besançon

CHAMARS, UN MÉLANGE D’ÉPOQUES ET DE TRANSPORTS
Prochainement, le tram passera au-dessus de cet ancien pont. Ce vestige de la promenade de Chamars devra être protégé afin de demeurer en parfait état de conservation puisqu’il est, comme les fortifications qui le portent, protégé au titre des Monuments Historiques. Grâce aux protections mises en place, le tram pourra entrer sur le pôle d’échanges de Chamars sans dommage pour ces témoins du passé.
Les traces du passé :
Paléochenal Fortifications Vauban (remparts intérieurs) Constructions (les corps de garde sont toujours présents) Ponts (les ponts Canot et Charles de Gaulle sont présents sur le plan pour indication mais n’étaient pas construits à la fin du XVIIIe siècle)
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LES TECHNIQUES UTILISÉES POUR PROTÉGER LE PONT
RENFORCER LE PONT POUR QU’IL CONTINUE À SUPPORTER LES AMÉNAGEMENTS URBAINS
Les 3 arches restantes seront comblées par du remblai et des matériaux auto-compactants et drainants. Cela apportera un renfort pour supporter le poids de la plateforme du tram sans risque pour l’ouvrage ancien. Avant la pose de la plateforme du tram, plusieurs épaisseurs de remblais (avant le béton et l’enrobé) apporteront une protection à la surface du pont.
Schéma de la protection du pont de Chamars

Moulin

Rempart intérieur f fortification Vauban

PROTÉGER LE PONT POUR LE CONSERVER DANS SON ÉTAT
Toutes les parties du pont en contact avec les matériaux servant à le renforcer seront protégées par un géotextile destiné à empêcher les matériaux rapportés de coller à l’ouvrage. Toutes ces techniques s’accordent bien sûr avec le projet initial : les rames passeront exactement à l’endroit prévu, tout en protégeant le pont de Chamars.

Grand Chamars Petit Chamars
Corps de garde Pont de Chamars Doubs (cours actuel)

Les traces du présent :
Bâti actuel Le tracé du tram et les aménagements routiers du futur pôle de Chamars

Rempart intérieur fortification Vauban

Grand Chamars
Moulin

Pont Charles de Gaulle

© Smap, ville de Besançon

À deux siècles et demi d’intervalle, il est plaisant de relever que les deux infrastructures, le pont et le tram, ont la même finalité : faciliter l’accès à l’un des sites les plus emblématiques de la ville. En 2015, grâce au pôle d’échanges de Chamars, la promenade des remparts sera facilement accessible aux cyclistes, piétons, riverains ou utilisateurs des transports en commun.

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Les vases de Boutry (sculptés en 1781) :
clin d’œil à la promenade du XVIIIe siècle dans le nouvel aménagement de Chamars
Plan de Chamars : entre la fin du XVIIIe siècle et aujourd’hui

Pont Canot

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25

50

100 Mètres
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Syst. proj. : RGF 93, zone 6 (CC47)

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À l’origine prévus pour orner le pont de Chamars, ces vases sont actuellement placés dans le parc de Chamars, vers le pont Canot. Ils seront mis en valeur sur le futur pôle de Chamars, à proximité des voies du tram, comme témoins de l’emplacement de l’ancien pont.

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