Radioactivité naturel uranuim torium potassium 40

Emeteur alpha beta

Detecteur

Principe

Rigime proportionnel geiger muler esq comm

Mode de fonctionnemen

Decrire la machiine

Typ panne

Quallification quantification

Comptage comment detecter la radio

Type de compteur

Gharbi_fouad@yahoo.fr

Radioactivité : La radioactivité

Def : Dans la nature, la plupart des noyaux des atomes (constituant la matière) sont stables. Les autres, ont des noyaux instables : ils présentent un excès de particules (protons, neutrons, ou les deux) qui les conduit à se transformer (par désintégration) en d’autres noyaux (stables ou non). On dit alors qu’ils sont radioactifs car en se transformant ils émettent des rayonnements dont la nature et les propriétés sont variables (rayonnements alpha, beta, gamma). Ces atomes radioactifs sont appelés radionucléides. La radioactivité n’a pas été inventée par l’homme. Elle fait partie de l’environnement naturel, aussi bien dans l’écorce terrestre que dans l’air, le corps humain, ou les aliments. Depuis sa découverte par Henri Becquerel, à la fin du XIXe siècle, ses propriétés sont utilisées dans de nombreuses applications industrielles, militaires, médicales, de recherche… Le niveau de radioactivité, appelé activité, se mesure en Becquerel (Bq). Il correspond au nombre d’atomes qui se désintègrent par unité de temps (seconde) L’origine de la radioactivité naturelle de la planète date de sa création et les radionucléides présents dans les sols correspondent aux radionucléides de très longue période ou de décroissance des radionucléides originaux. De ce fait, l’homme a été et est soumis à la radioactivité par son environnement, qu’elle soit d’origine terrestre ou cosmique, et il rencontre ces radionucléides dans son alimentation, et donc dans toutes les cellules de son corps. La notion de radioactivité étant souvent liée à celle de danger, il est important de mieux préciser la nature, l’origine, la quantité et les effets de ces rayonnements. En particulier, la discussion sur les dangers de la radioactivité ne prend tout son sens que si les valeurs prises en considération sont comparées aux valeurs de radioactivité naturelle subie par l’homme dans son quotidien. Nous commencerons par donner quelques éléments de vocabulaire, avant de parler des unités de mesure et d’aborder leurs effets sur les individus. Un radio-isotope est un atome instable se transformant dans le temps en une autre entité, stable ou instable, et en émettant de l’énergie sous forme de particules ou de rayonnements. L’origine de cette émission d’énergie est appelée source radioactive. La radioactivité s’accompagne donc du phénomène de décroissance, qui correspond à la réduction dans le temps de la quantité de rayonnement émis. La période (ou demi-vie) détermine le temps au bout

Rayonnement Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par exemple : radioactivité α). Par conséquent, le transfert peut se réaliser dans le vide. L'exemple caractéristique de rayonnement est celui du soleil dans l'espace. En physique, le terme radiation ou son synonyme rayonnement désigne le processus d'émission ou de transmission d'énergie sous forme de particules ou d'ondes électromagnétiques, ou d'ondes acoustiques. Il comprend les radiations électromagnétiques (ondes radio, infrarouge, lumière, rayons X, rayons gamma) ainsi que les rayonnements particulaires (particules alpha, bêta, neutrons). Le terme de « rayonnement » désigne également l'énergie ainsi émise et propagée, qui est aussi appelée « énergie rayonnante ». On parle aussi de rayonnement lumineux, et de rayonnement calorique.

γ). Les rayonnements particulaires sont souvent désignés par le mot rayonnement suivi     . l'un des trois modes de transfert de chaleur. La transformation la plus facile est la transformation du rayonnement en chaleur. β. Un rayonnement « monochromatique » ou « simple » est défini par sa longueur d'onde lorsqu'il se propage dans la matière ou dans le vide. Dans l'industrie nucléaire.Le rayonnement est. Un tel rayonnement transporte de l'énergie à la vitesse de la lumière. Ce terme désigne également un système matériel (appareil. d'une région.. Mais cette énergie n'est pas directement mesurable sous sa forme rayonnante. Le spectre obtenu. c'est-à-dire pour la mesure de l'indice de réfraction d'un matériau en fonction de la longueur d'onde du rayonnement incident. qui donne de la lumière solaire un spectre de radiations « colorées » par réfraction à travers un prisme de verre. Utilisation du terme Différentes expressions sont dérivées de la notion de rayonnement :   Le rayonnement culturel. substance) susceptible d'effectuer cette transformation. d'une ville désigne non seulement le rayonnement culturel. alors que la contamination radioactive désigne l'absorption de matières radioactives qui provoquent une irradiation à l'intérieur de l'organisme. les travailleurs sont munis d'instruments permettant de mesurer la dose quotidienne de rayonnement reçue par chaque individu. Le rayonnement international d'un continent. mais très radioactif après). L'irradiation consiste à être soumis à des rayonnements ionisants. cela concerne donc les rayonnements ionisants (rayons X. Un rayonnement « corpusculaire » ou « particulaire » est un rayonnement considéré comme formé essentiellement par des trajectoires de particules neutres ou électrisées. Un objet ou un corps irradié ne devient en général pas radioactif lui-même.. le terme « radiation » est associé à la radioactivité. est la première en date à avoir mis en évidence la dispersion du rayonnement optique. est 'improprement' appelé spectre visible. La méthode du prisme est encore actuellement l'une de celles utilisées pour l'étude de la dispersion des radiations. Il faut la transformer pour la rendre mesurable. α. L'expérience classique d'Isaac Newton. d'un pays. Dans le sens commun. Un rayonnement « complexe » est un rayonnement formé d'une somme de radiations simples. : le rayonnement international de la ville de Lyon Une « source de rayonnement » est un processus par lequel se produit la transformation d'une forme d'énergie en énergie rayonnante. mais aussi le rayonnement dans le domaine économique. social. désigne la diffusion d'une culture dans le monde.. avec la conduction thermique et la convection (convection forcée ou convection naturelle). à moins que l'irradiation n'ait provoqué la fabrication de noyaux instables (par exemple le combustible nucléaire est peu radioactif avant utilisation. domaine visible du spectre électromagnétique. dont les longueurs d'ondes et les énergies peuvent être différentes.

La « pression de rayonnement ». terme inventé vers 1898 par Pierre Curie. Les rayonnements électromagnétiques comprennent. Le rayonnement continu de freinage (Bremsstrahlung). en météorologie. les rayons ultraviolets.         Radioactivité La radioactivité. lors de leur passage dans le champ électrique de noyaux ou d'autres particules chargées. désigne le rayonnement électromagnétique provenant de la transformation d'énergie thermique (voir corps noir et infrarouge). désigne le rayonnement émis par la Terre. est un phénomène physique naturel au cours duquel des noyaux atomiques instables se désintègrent en dégageant de l'énergie sous forme de rayonnements divers. est la formule représentant la répartition spectrale de l'énergie du rayonnement entre les différentes longueurs d'onde qui y sont présentes. en thermodynamique. gamma). o Lumière : Le rayonnement infrarouge. par ordre d'énergie quantique croissante. y compris l'atmosphère. o Rayonnement gamma.d'un adjectif ou d'une lettre grecque rappelant la nature des particules constitutives (rayonnement alpha. radiation visible. Le rayonnement « noir » est le rayonnement du corps noir. la loi de Planck. Ce ralentissement de particules accélérées et notamment des électrons. en météorologie. par passage au voisinage de centres chargés produit un rayonnement électromagnétique explique le spectre continu des rayons X. Le rayonnement terrestre.  Un rayonnement « électromagnétique » est un rayonnement caractérisé par des variations de champs électrique et magnétique. Le rayonnement thermique. en astronomie et en électromagnétisme. La loi de répartition du rayonnement noir. les rayons infrarouges. Le rayonnement solaire. béta. les rayons gamma et les rayons cosmiques. La notion de rayonnements corpusculaires est issue de l'étude des rayons issus des substances radioactives et l'analyse de la décharge électrique à travers les gaz raréfiés ont conduit à la découverte de rayonnements d'une toute autre nature que les radiations périodiques connues jusquelà. est synonyme de radiation cosmique. désigne la pression de radiation. est le rayonnement électromagnétique produit par la décélération ou l'accélération de particules chargées. les rayons X. Le rayonnement « ionisant » désigne la radiation ionisante. en astronomie. la lumière visible. désigne la radiation solaire. rayonnement ultraviolet. Le rayonnement « cosmique » en astronomie. pour se transmuter en des noyaux atomiques . La gamme de fréquences (ou de longueurs d'onde) constitue le spectre électromagnétique. les ondes hertziennes.

La radioactivité bêta moins (β-) affecte les nucléides X présentant un excès de neutrons. Les désintégrations α. de sorte qu'il se produit un équilibre dynamique qui fait que la concentration du 14C reste plus ou moins constante au cours du temps dans l'air et dans les organismes vivants qui respirent cet air. étant de l'ordre de 10-9 m ou inférieures.et β+ sont toujours accompagnées de l'émission de photons de haute énergie ou rayons gamma. le phénomène s'accompagnant de l'émission d'un électron (ou particule bêta moins) et d'un antineutrino ν : Z A X → Z+1AY + -10e + 00ν. Il s'agit notamment des éléments instables produits lors de la suite de désintégrations des isotopes mentionnés. Un des radioéléments naturels les plus utilisés par l'homme est l'isotope 235 de l'uranium (235U) qui se trouve dans la nature en concentrations très faibles associées à l'isotope 238U. et surtout l'isotope 40 du potassium (40K). Elle se manifeste par la transformation dans le noyau d'un neutron en proton. selon le cas. la concentration en 14C diminue dans ses tissus. ou encore particule bêta plus) et d'un neutrino ν : Z A X → Z-1AY + 10e + 00ν. l'isotope 232 du thorium (232Th). Ce dernier est constamment produit dans la haute atmosphère par des rayons cosmiques interagissant avec l'azote. ont une charge 2e. et une masse de 4. Les radioéléments les plus fréquents dans les roches terrestres sont l'isotope 238 de l'uranium (238U).plus stables. le phénomène s'accompagnant de l'émission d'un positon (ou positron. il existe dans la nature des isotopes radioactifs en abondances beaucoup plus faibles. Elle se manifeste par la transformation dans le noyau d'un proton en neutron. Cette émission gamma (γ) . c'est-à-dire l'isotope 14 du carbone (14C). des rayons α. des rayons β ou des rayons γ.[1] Outre ces isotopes radioactifs naturels encore relativement abondants. Les rayonnements ainsi émis sont appelés. On parle [2] de radioactivité alpha (α) pour désigner l'émission d'un noyau d'hélium ou hélion : Z A X → Z-2A-4Y + 24He. Ces hélions. par exemple de divers isotopes du radium et du radon. encore appelés particules alpha. mais dont on modifie la concentration par des techniques d'enrichissement de l'uranium pour qu'il puisse servir à la production d'énergie nucléaire civile et militaire. et se détruit par désintégrations radioactives à peu près au même taux qu'il est produit. Une fois un organisme mort. La radioactivité bêta plus (β+) ne concerne que des nucléides qui présentent un excès de protons.001 505 8 unités de masse atomique. β. et permet de dater le moment de la mort. dont les longueurs d'onde sont généralement encore plus courtes que celles des rayons X. Un autre radioisotope naturel est le radiocarbone. Cette datation au radiocarbone est un outil de recherche très prisé en archéologie et permet de dater avec une bonne précision des objets organiques dont l'âge ne dépasse pas cinquante à cent mille ans.

Les rayonnements α. lors de ses travaux sur la phosphorescence : les matières phosphorescentes émettent de la lumière dans le noir après expositions à la lumière. β et γ. tous les composés d'uranium impressionnaient la plaque. fit de la radioactivité le sujet de sa thèse de doctorat. il apparut bientôt que l'impression de l'émulsion photographique n'avait rien à voir avec le phénomène de phosphorescence. . selon les doses de radiation reçues et le type de rayonnement concerné. La direction de la déviation des faisceaux montrait que les particules α étaient chargées positivement.résulte de l'émission de photons lors de transitions électroniques à partir de niveaux d'énergie excités avec des énergies mises en jeu de l'ordre du MeV. y compris les sels d'uranium non phosphorescents et l'uranium métallique. qu'ils baptisaient α. ce nouveau rayonnement était semblable au rayonnement X. car l'impression se faisait même lorsque l'uranium n'avait pas été exposé à la lumière au préalable. En outre. à l'exception de ceux mettant en cause des sels d'uranium. sur le conseil de son mari Pierre Curie (1859-1906). et Becquerel supposait que la lueur qui se produit dans les tubes cathodiques exposés aux rayons X pouvait être liée au phénomène de phosphorescence. ou encore par Ernest Rutherford (1871-1937) et d'autres hors de la France. À première vue. les β négativement. découvert l'année précédente (en 1895) par le physicien allemand Wilhelm Röntgen (18451923). Son expérience consistait à sceller une plaque photographique dans du papier noir et mettre ce paquet en contact avec différents matériaux phosphorescents. Tous ses résultats d'expérience furent négatifs. et que les γ étaient neutres. la magnitude de la déflection indiquait nettement que les particules α étaient bien plus massives que les β. ils trouvaient qu'un champ électrique ou magnétique sépare les rayonnements « uraniques » en trois faisceaux distincts. ? La radioactivité fut découverte en 1896 par Henri Becquerel (1852-1908). Historique Symbole signalant une source de rayons ionisants. β et γ produits par la radioactivité sont des rayonnements ionisants qui interagissent avec la matière en provoquant une ionisation. Cependant. Des études ultérieures menées par Becquerel lui-même. En particulier. Par ailleurs. L'irradiation d'un organisme entraîne des effets qui peuvent être plus ou moins néfastes pour la santé. montraient que la radioactivité est nettement plus complexe que le rayonnement X. ainsi que par Marie CurieSk?odowska (1867-1934) qui. lesquels impressionnaient la plaque photographique à travers la couche de papier.

autrement dit de noyaux d'hélium (4He). constata que les effets aigus de cette irradiation étaient des brûlures qu'il attribua. Marie Curie réussit à isoler quelques milligrammes de radium dont les propriétés chimiques sont tout à fait similaires à celles du baryum (les deux sont des métaux alcalino-terreux). et fut prescrit sous forme d'amulettes ou de pastilles. les effets mutagènes des radiations. était populaire comme tonifiant. D'autres expériences permettaient d'établir que les rayons β sont composés d'électrons comme les particules dans un tube cathodique. » Les dangers de la radioactivité pour la santé ne furent pas immédiatement reconnus. et que les γ sont. la loi de désintégration radioactive est une loi statistique. en soumettant volontairement en 1896 ses propres doigts à une irradiation par des rayons X. le nombre total de désintégrations dN pendant un laps de temps dt à l'instant t est proportionnel au nombre de radionucléides de même . une roche uranifère. et la désintégration ne dépend pas des conditions physico-chimiques dans lesquelles le nucléide se trouve. Loi de désintégration radioactive Un radionucléide quelconque a autant de chances de se désintégrer à un moment donné qu'un autre radionucléide de la même espèce. à base de radium et thorium. « Poudre Tho-Radia. tout comme les rayons X. des photons très énergétiques. Durant les années 1930. Avant que les effets biologiques des radiations ne soient connus. selon la formule du Dr Alfred Curie.. des médecins et des sociétés attribuaient aux matières radioactives des propriétés thérapeutiques : le radium. Par la suite. Ainsi. les nombreuses morts qui ont semblé pouvoir être reliées à l'utilisation de produits contenant du radium ont fait passer cette mode. Soit N(t) le nombre de radionucléides d'une espèce donnée présents dans un échantillon à un instant t quelconque. à la présence d'ozone. en traitant des tonnes de pechblende. en particulier. dans une publication. Ainsi. Nikola Tesla (1856-1943). arguant que les effets des radiations sur le corps n'étaient pas encore bien compris. mais qu'on arrive à distinguer à cause de la radioactivité du radium. ne furent découverts qu'en 1927 par Hermann Joseph Muller (1890-1967). on découvrit que de nombreux autres éléments chimiques ont des isotopes radioactifs.. Marie Curie s'est élevée contre cette mode. on pouvait conclure que le rayonnement α est constitué d'hélions. D'autre part.En faisant passer les rayons α dans un tube à décharge et en étudiant les raies spectrales ainsi produites. en particulier les risques de cancer. Comme la probabilité de désintégration d'un quelconque de ces radionucléides ne dépend pas de la présence des autres radionucléides ni du milieu environnant. En d'autres termes.

On a donc : Propriétés pénétratives des rayonnements α. On a en effet : dN = − λNdt où la constante de proportionnalité λ. On met le signe moins (–) parce que N diminue au cours du temps. comme le plomb. on trouve le nombre N(t) de radionucléides présents dans le corps à un instant t quelconque.espèce N présents et à la durée dt de cet intervalle : c'est une loi de décroissance exponentielle. β et γ Le rayonnement α est arrêté par une feuille de papier. possède la dimension de l'inverse d'un temps. de sorte que la constante λ est positive. En intégrant l'équation différentielle précédente. appelée constante radioactive du radionucléide considéré. sachant qu'à un instant donné t = 0 il y en avait N0 : N(t) = N0e − λt On appelle « période radioactive » (ou demi-vie) la durée au bout de laquelle le nombre de radionucléides présents dans l'échantillon est réduit de moitié. . Le rayonnement β est arrêté par une feuille d'aluminium Le rayonnement γ est arrêté par de grandes épaisseurs de matériaux denses. On a vu ci-dessus que les rayonnements produits par des substances radioactives peuvent prendre trois formes différentes :  rayonnement α : un noyau atomique instable émet une particule lourde chargée positivement (un noyau d'hélium-4) qu'une feuille de papier peut arrêter .

des excitations et des ionisations. toute autre chose étant égale. l'isotope 59 du fer (59Fe) est un émetteur β–γ. En général. in fine. voire quasi indétectable. rayonnement γ : un noyau atomique qui ne souffre pas d'un déséquilibre baryonique. Le rayonnement gamma a un fort pouvoir de pénétration dans la matière (plusieurs dizaines de mètres de béton). des excitations et ionisations dans le matériau traversé. Ces mécanismes produiront.  rayonnement β : un noyau atomique instable émet une particule légère (un électron ou un positon) qu'une feuille d'aluminium peut arrêter . On rencontre donc fréquemment un noyau radioactif émettant simultanément plusieurs types de rayonnement : par exemple. l'émission de rayons γ suit une désintégration α ou β. Le parcours des électrons et des positrons dans la matière est plus important que celui des particules alpha (de l'ordre de quelques mètres maximum dans l'air). Il en sera donc de même du nombre d'excitation et d'ionisation produite par unité de longueur. Ce mécanisme se produit sur une très courte distance : le pouvoir de pénétration des rayonnements alpha est faible (une simple feuille de papier les arrête totalement) et par conséquent le dépôt d'énergie par unité de longueur traversée sera élevé. donc très pénétrant. Il n'y a guère de différence entre les rayons X durs et le rayonnement γ — seul leur source les différencie. il est impossible que des particules puissent être retrouvées. Les rayonnements gamma ne sont jamais complètement arrêtés par la matière. mais qui se trouve dans un état d'énergie instable. . Cette énergie dissipée dans la matière traversée se traduira par des excitations et des ionisations. émet un photon très énergétique. il faut plusieurs centimètres de plomb pour l'arrêter. La façon dont se produisent ces ionisations dépend du type de rayonnement considéré. Le rayonnement alpha est un faisceau de particules lourdes et chargées. généralement d'énergie élevée. Les lois physiques qui traduisent le parcours des rayonnements alpha et bêta montrent qu'au-delà d'une certaine distance. La perte d'énergie du rayonnement bêta par unité de longueur traversée sera. ce faisceau de particules percute les électrons de la périphérie des atomes du matériau traversé ce qui les excite ou les ionise. Il interagit avec la matière en provoquant. pour atteindre un état d'énergie stable . En traversant la matière il provoque trois type d'interactions : l'effet photo-électrique. mais jamais nul. Interaction des rayonnements avec la matière Les rayonnements ionisants provoquent tous au sein de la matière des ionisations et des excitations. et notamment à une réorganisation de la charge électrique à l'intérieur du nouveau noyau. Le rayonnement incident peut donc être complètement bloqué par un matériau qui joue le rôle d'écran. C'est pourquoi le flux de photons émergeant d'un écran sera faible. En traversant la matière. moindre que celle du rayonnement alpha. Le rayonnement bêta. car elle correspond à un réarrangement des nucléons. La nature des lois physiques permettant de calculer les parcours ou l'atténuation des rayonnements dans la matière diffèrent selon les rayonnements considérés. l'isotope 239 du plutonium (239Pu) est un émetteur α–γ. constitué d'électrons ou de positrons est un faisceau de particules légères et chargées. Le rayonnement gamma est un faisceau de photons sans charge ni masse. la création de paires et l'effet Compton. lui aussi.

qui remplace le rad. L'unité du débit de dose est le gray par seconde (Gy/s). mais ne sont pas affectées lorsque quiescentes. Elle est plus souvent appelée demi-vie. Conversion des différentes unités objectives : 1 Ci = 3. c'est-à-dire l'énergie absorbée par kilogramme et par unité de temps. activité. soit 37 Bq = 1 nCi. En effet des phénomènes biologiques relativement lents peuvent être perturbés par les rayonnements. Lors d'une exposition durable. On peut également utiliser le coulomb par kilogramme (C/kg) qui mesure l'exposition aux rayonnements X et gamma (la charge d'ions libérée dans la masse d'air).01 Gy = 10 mGy 1 Gy = 100 rad Grandeurs subjectives La première grandeur subjective est la dose absorbée par l'organisme. Pour les rayonnements ionisants. L'activité d'un nombre donné d'atomes d'un isotope radioactif est proportionnelle à ce nombre et inversement proportionnelle à la période radioactive de l'isotope. soit 37 × 10? désintégrations par seconde. dose et débit de dose sont des grandeurs mesurables. autrement dit l'intensité de sa radioactivité. pour un isotope radioactif. en hommage à Henri Becquerel. . est la durée (exprimée le plus souvent en années) au cours de laquelle son activité radioactive décroît de moitié pour un mode de désintégration donné. Le curie (Ci) était autrefois : il se définit comme l'activité d'un gramme de radium. L'ancienne unité équivalente était le Roentgen qui correspond au nombre d'ionisations par kilogramme d'air.027 nCi 1 rad = 0. qui peuvent être mesurées à l'aide d'appareils de physique (compteurs. ainsi les cellules souches du système hématopoïétique en cour de divisions sont détruites si irradiés. 1 Gy = 100 rad. L'activité d'un corps radioactif à un instant donné est le nombre de désintégrations par seconde à cet instant. unité qui correspond au nombre de désintégrations en 1 seconde. on définit le débit de dose.Mesure de radioactivité Grandeurs objectives La période radioactive. Ces grandeurs. L'ancienne unité était le rad. On utilise quelquefois (en biologie par exemple) le nombre de désintégrations par minute. L'unité de dose de radiation absorbée du Système international (SI) est le gray. horloges). calorimètres. la dose absorbée par la cible est définie comme l'énergie reçue par unité de masse. L'activité d'un échantillon radioactif (source radioactive) se mesure en becquerels (Bq).7 1010Bq 1 Bq = 0. en joules par kilogramme. c'est-à-dire en Grays (Gy) dans le système SI.

Il est égal à 1 pour les rayons gamma et bêta. Le risque d'altération d'un atome est donc de 0. Tous les rayonnements n'ayant pas la même nocivité. D est la dose physique absorbée. le rem est remplacé par le sievert (Sv). L'exposition naturelle à la radioactivité représente 2. mais important pour les gonades. Actuellement. les personnes vivant en Europe occidentale sont soumises à un débit de dose équivalente d'environ 3 mSv/an.01 Gy 1 Gy = 100 rad 1 rem = 0. certaines évaluent le risque pour la santé. Le débit de dose équivalente s'exprime en sieverts par seconde. acronyme de « rad equivalent man ». Lorsque le rad était utilisé comme unité de dose absorbée. selon l'environnement géologique et les matériaux d'habitation.5 mSv sur le total de 3. faible pour les muscles ou la peau. qui font 252 milliards par an sur les quelque 1027 atomes de notre corps. On trouve des traces de ces éléments radioactifs et de leurs descendants dans notre environnement : un roc de granite contient des traces d'uranium qui. et à 20 lors d'une irradiation par les neutrons. Cette grandeur est pertinente pour évaluer les expositions professionnelles des travailleurs du nucléaire. qui est « Gray equivalent Homme » et est une unité du système SI. Q est un paramètre qui dépend de la nature du rayonnement. de la sensibilité du tissu irradié et de la nature du rayonnement.     E est la dose équivalente. Conversion des différentes unités subjectives : 1 rad = 0.25 × 10-17.01 Sv = 10 mSv 1 Sv = 100 rem Origines de la radioactivité Radioisotopes La radioactivité a principalement pour origine les radioisotopes existants dans la nature et produits lors des explosions des supernovae. les cellules de la moelle osseuse ou de l'intestin. .5.Parmi les grandeurs subjectives de la radioactivité. en se désintégrant. le système nerveux. mais elle est évaluée en fonction de la dose reçue. Cette dose peut varier de 1 à 40 mSv. des astronautes. l'unité de dose équivalente était le rem. ou des personnes vivant dans un environnement à risque. La dose équivalente n'est pas mesurable. émettent du radon. on définit une dose équivalente dans laquelle chaque rayonnement doit être pondéré pour tenir compte des différences. La radioactivité naturelle des atomes de notre corps se traduit aussi par environ 8 000 désintégrations par seconde (8 000 Bq). À titre d'exemple. à 5 pour les rayons alpha. S dépend de la sensibilité du tissu.

il s'agit exactement du même phénomène.40 mSv. Le champ magnétique terrestre dévie la majeure partie d’entre elles. traverse les couches rocheuses. on parle parfois de « radioactivité artificielle » pour désigner la radioactivité due à des sources produites par les activités humaines : éléments transuraniens synthétiques. le radon. Radioactivités « naturelle » et « artificielle » On parle parfois. par abus de langage. A contrario. Physiquement. les rayons cosmiques. mais double à 1 500 m d'altitude. production artificielle de rayonnement Gamma (dans un accélérateur de particules par exemple) ou de rayons X (radiographies). Radioprotection Activité naturelle Le rayonnement tectonique dû aux roches (uranium. de « radioactivité naturelle » pour désigner le bruit de fond radioactif. en particulier à cause d'un gaz radioactif. mais il peut être dix fois plus important dans des régions granitiques comme la Forêt-Noire en Allemagne ou la Bretagne et le Massif central en France.Rayons cosmiques La Terre est en permanence soumise à un flux de particules de haute énergie en provenance de l'espace et du soleil. Le risque pour la santé dépend non seulement de l'intensité du rayonnement et la durée d'exposition. L’atmosphère n'absorbant qu’une partie de ces particules de haute énergie. Risque sanitaire Logo de l'AIEA Les conséquences de la radioactivité sur la santé sont complexes. mais également . voire. une fraction de celle-ci atteint le sol.40 mSv au niveau de la mer. La part due au rayonnement cosmique représente environ 0. concentrations artificiellement élevées de matières radioactives. thorium et descendants) est de 0. dû notamment au rayonnement de fond cosmique et à des sols radioactifs comme le granit.

02 mSv/h zone jaune : de 0. partent du principe que le risque pour la santé est proportionnel à la dose reçue et que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique (CIPR 1990). De récentes études de l'IRSN ont montrées que les effets de la contamination radioactive chronique. reproduction). 2.02 à 2 mSv/h zone orange : de 2 à 100 mSv/h zone rouge : > 100 mSv/h Voir l'article détaillé Dose radiative'" Dose équivalente La dose équivalente est mesure de dose cumulée d'exposition continue aux radiations ionisantes durant une année. compensant le préjudice lié à cette irradiation. ne sont pas négligeables. selon le temps auquel on y est soumis. (lien) Dose radiative L'environnement naturel émet un rayonnement inférieur 0. Les effets sont différents selon le vecteur de la radioactivité :   exposition à des rayonnements ionisants par une source radioactive à distance contamination radioactive si l'on avale ou l'on respire un produit radioactif Les normes internationales. Limitation de la dose et du risque individuels : aucun individu ne doit recevoir des doses d'irradiation supérieures aux limites maximum autorisées. les doses équivalentes n'étaient pas mesurées de la même façon en Europe et aux États-Unis .002 mSv/h. et pourraient provoquer différentes pathologies atteignant certaines fonctions physiologiques (système nerveux central. Les doses actuellement tolérées dans les différents secteurs contrôlés des centrales nucléaires françaises sont      zone bleue : de 0. aujourd'hui ces doses sont standardisées.0075 à 0. L'exposition peut devenir dangereuse à partir de 0. Jusqu'en 1992. avec des facteurs de pondération. . même à des faibles doses. respiration.0075 mSv/h zone verte : de 0. Optimisation : l'irradiation doit être au niveau le plus bas que l'on peut raisonnablement atteindre. 3.00012 mSv/h. Justification : on ne doit adopter aucune pratique conduisant à une irradiation à moins qu'elle ne produise un bénéfice suffisant pour les individus exposés ou pour la société. digestion.du type de tissu concerné — les organes reproducteurs sont 20 fois plus sensibles que la peau.0025 à 0. La réglementation pour la protection contre les radiations ionisantes est basée sur trois recommandations fondamentales : 1. basée sur les conséquences épidémiologiques de l'explosion des bombes d'Hiroshima et Nagasaki.

En 1992. bétonner. Les facteurs qui protègent des radiations sont :     Distance (éviter de mettre la tête sur la source). tenues de protection adéquates. 20 Bq/l en Hesse et Hambourg).1 rem) pour la population. les passagers et les pilotes des avions de ligne.. une exposition prolongée accroît le risque d'irradiation.La dose cumulée d'une source radioactive artificielle devient dangereuse à partir de 500 mSv (ou 50 rem). .05 mSv à 15 mSv suivant les organes. Dans certains länder allemands. la source). S'ils répètent ces voyages ou effectuent des missions de longues durées. la dem est passée à 20 mSv sur les 12 derniers mois. Lors d'un scanner médical. Voir articles Équivalent de dose et Équivalent de dose efficace Radioprotection Voir Radioprotection Irradiation En France. . Pour éviter tout symptôme d'altération sanguine. immerger. Certains comportements sont susceptibles d'entrainer une surexposition à la radioactivité : un patient qui effectue 5 radiographies aux rayons X subit une dose d'environ 1 mSv . les normes sont beaucoup plus sévères (100 Bq/l en Sarre. Depuis août 2003.. confinement et isolation des particules dangereuses. la réglementation fixe les limites annuelles de radiation à 20 mSv (2 rem) pour les travailleurs et à 1 mSv (0. Écran (plomber. dose à laquelle on constate les premiers symptômes d'altération sanguine. on se protège par une hygiène très stricte : nettoyage des surfaces de travail. on se limite à un maximum de trois examens de ce type par an. et les astronautes en orbite. Temps (rester le moins longtemps près de la source). Alimentation La Communauté européenne a fixé des doses de radioactivité à ne pas dépasser dans les aliments : le lait ne doit pas dépasser 500 Bq/l pour l'iode 131. Voir article détaillé Irradiation Contamination radioactive En zone contaminée par des poussières radioactives. la dose équivalente maximale (dem) pour une personne travaillant sous rayonnements ionisants était fixée à 15 mSv sur les 12 derniers mois en Europe (CERN et Angleterre) et à 50 mSv sur les 12 derniers mois aux États-Unis. précautions pour éviter de soulever la poussière. le patient reçoit une dose de 0. Activité (réduire au mieux le ddd). subissent aussi de l'ordre d'1 mSv lors d'une éruption solaire très intense.

l’origine. En particulier. et il rencontre ces radionucléides dans son alimentation. la discussion sur les dangers de la radioactivité ne prend tout son sens que si les valeurs prises en considération sont comparées aux valeurs de radioactivité naturelle subie par l’homme dans son quotidien. L’origine de cette émission d’énergie est appelée source radioactive. 131I et 133I antimoine 125Sb ruthénium 106Ru strontium 90Sr krypton 85Kr et 89Kr sélénium 75Se cobalt 60Co chlore 36Cl soufre 35S phosphore 32P carbone 14C tritium 3H Quelques notions sur les rayonnements L’origine de la radioactivité naturelle de la planète date de sa création et les radionucléides présents dans les sols correspondent aux radionucléides de très longue période ou de décroissance des radionucléides originaux.Voir article détaillé contamination radioactive Principaux éléments radioactifs                                            curium 242Cm et 244Cm américium 241Am plutonium 239Pu et 241Pu uranium 235U et 238U thorium 234Th radium 242Ra polonium 210Po césium 134Cs. et en émettant de l’énergie sous forme de particules ou de rayonnements. stable ou instable. 135Cs et 137Cs iode 129I. qu’elle soit d’origine terrestre ou cosmique. l’homme a été et est soumis à la radioactivité par son environnement. De ce fait. la quantité et les effets de ces rayonnements. La radioactivité s’accompagne donc du phénomène de décroissance. La notion de radioactivité étant souvent liée à celle de danger. Nous commencerons par donner quelques éléments de vocabulaire. qui . Un radioisotope est un atome instable se transformant dans le temps en une autre entité. avant de parler des unités de mesure et d’aborder leurs effets sur les individus. il est important de mieux préciser la nature. et donc dans toutes les cellules de son corps.

« froid ».  correspond à la réduction dans le temps de la quantité de rayonnement émis. il en résulte que l’activité d’une source est réduite au dixième de sa valeur initiale après 3. pouvant s’étaler entre une fraction de seconde et plusieurs milliards d’années. Ces trois 32 LA MÉDECINE NUCLÉAIRE Figure 3. …). Iode 131.3 périodes et au millième (210 = 1024) de cette même valeur après 10 périodes. mais d’autres rayonnements commencent à montrer un intérêt croissant. Les types de rayonnements Quatre types de rayonnements trouvent leur utilité plus particulièrement en médecine nucléaire. Le terme radioisotope ne devrait en principe s’appliquer qu’aux éléments d’une même entité chimique (Iode 123. Il s’agit d’une part du type de rayonnements émis et d’autre part de l’énergie associée à ces rayonnements. Outre la période. deux autres paramètres définissent un radionucléide. permettront de sélectionner parmi les milliers de radionucléides connus ceux qui ont un intérêt pour la médecine nucléaire. plus particulièrement en thérapie. par opposition à l’isotope stable. La période (ou demi-vie) détermine le temps au bout duquel la moitié de la quantité de cette matière est transformée en un autre isotope. alors que le mot pluriel radionucléides s’applique à l’ensemble des éléments radioactifs du tableau périodique. Décroissance et demi-vie : une substance radioactive perd la moitié de son activité (A) ou bout d’une période (ou demi-vie) suivant une courbe de décroissance régulière. indépendants de la radioactivité. La décroissance étant une fonction exponentielle inverse. type de rayonnement. La période est une constante pour un radioisotope déterminé. I. certains utilisent le terme substance ou isotope « chaud ». Par commodité. La décroissance du Technétium 99m de période 6 heures est donnée à titre  d’exemple. Les propriétés chimiques et biologiques associées au radioisotope sélectionné sont les derniers critères décisifs de sélection. Le rayonnement gamma () correspond à l’émission de photons . Iode 124. énergie et période. donc radioactif. caractéristiques.

Ce rayonnement semble présenter les meilleurs avantages au niveau diagnostic. L’antineutrino. et en particulier. La méthode pourrait être extrêmement précise si ce n’est que l’image obtenue est celle du point de collision et non celle de l’origine de l’émission du positon. électron et antineutrino. Le rayonnement bêta plus (+) est constitué par des électrons chargés positivement appelés positons (en anglais positrons). comme le neutrino. ne joue pas de rôle en médecine nucléaire. Le positon résulte de la transformation d’un proton surnuméraire en neutron. Le rayonnement bêta moins (-) est constitué d’électrons. mais un nombre atomique réduit d’une unité. L’isotope résultant possède un nombre de masse inchangé.de courte longueur d’onde et d’énergie très variable. Ceux-ci peuvent traverser quelques dizaines de centimètres de matière voire quelques mètres dans l’air. Il traduit la perte d’un excès d’énergie au niveau du noyau et le retour vers une entité plus stable. Le proton participe à la réorganisation du noyau et à la transformation du radionucléide initial en un nouvel élément ayant un nombre atomique augmenté d’une unité. donc de particules de masse identique à celle d’un positon et de vitesse élevée. Les électrons positifs émis par le radioisotope dans un spectre d’énergie continu vont rencontrer  dans leurs trajectoires d’éjection un électron négatif et la collision conduira à une annihilation de la matière. le tungstène ou l’uranium ou de grandes épaisseurs de béton ou d’eau permettent de les arrêter ou du moins de les atténuer fortement. . peuvent parcourir des centaines de mètres dans l’air. ce qui permet de bien caractériser l’isotope d’origine. L’énergie du rayonnement émis par chaque isotope est différente. Des matériaux denses tels que le plomb. au contraire des rayons X qui sont produits par excitation et ionisation des électrons de l’atome. neutrino et positon. ne joue pas de rôle en médecine nucléaire. L’analyse du parcours de ce rayonnement est à la base de la technologie d’imagerie nommée Tomographie par Émission de Positons (TEP). ce dernier n’étant qu’un anti-électron. Ces rayons sont très pénétrants et peuvent traverser de fortes épaisseurs de matière. sans masse. Le neutrino. Deux détecteurs placés de part et d’autre de la source d’émission permettent de déduire la localisation précise de la collision. Il résulte de la transformation d’un neutron surnuméraire en proton. sans masse. mais d’une façon générale ils sont assez rapidement absorbés par la matière où ils donnent éventuellement naissance à des rayons X et leur excédent d’énergie est transformé en chaleur. Certains positons de forte énergie peuvent parcourir plusieurs millimètres avant de rencontrer un électron et n’émettre qu’à cet instant leurs deux photons. Ils génèrent également des radicaux libres conduisant à des réarrangements moléculaires. Seuls les électrons sont éjectés dans un spectre d’énergie continu fonction du radioisotope. accompagnée d’une émission d’énergie sous la forme de deux photons de 511 keV qui ont la particularité de se diriger exactement à l’opposé l’un de l’autre.

cet état excité est lui-même stable pour une période bien définie et mesurable. Le rayonnement  X peut résulter aussi en tant que rayonnement secondaire de l’interaction d’un rayonnement à haute énergie de type .du Molybdène 99 (période 8. Dans certains cas. La particule alpha est arrêtée par la matière organique en l’ionisant et donc indirectement en coupant cette molécule ou en lui permettant de se transformer chimiquement. Le rayonnement alpha () correspond à la production spontanée d’une particule lourde constituée d’un noyau atomique nu formé de deux protons et de deux neutrons et qui est en fait un noyau d’hélium. elle est arrêtée par une très faible épaisseur de matière. Quelques centimètres d’air les absorbent et une simple feuille de papier suffit à se protéger des rayonnements d’un émetteur alpha.Ils présentent donc un potentiel destructeur assez important et certains isotopes sélectionnés pour leur énergie et leur demi-vie peuvent servir à la désagrégation localisée de cellules.01 heures. donc plus la distance de pénétration est grande. Le meilleur exemple est celui du Technétium 99m. Il est évident que plus l’énergie est élevée. Si . correspondent à l’émission de photons d’un type particulier consécutif à l’excitation des électrons d’un atome. formé par décroissance et émission .et du matériau par lequel il est absorbé.sont donc utilisés à des fins thérapeutiques. C’est le premier rayonnement identifié et produit artificiellement et il est surtout connu pour ses applications en imagerie à partir d’une source externe. dit de freinage (Bremsstrahlung). Il a donné lieu au développement de la radiologie qui a évolué considérablement grâce aux progrès technologiques des détecteurs et de l’informatique. Un noyau qui décroît en émission bêta laisse le radioisotope résultant dans un état excité qui pour revenir à l’équilibre émettra immédiatement un rayonnement . en particulier en oncologie. valeur directement liée à  son énergie. prend sa source au point d’impact entre le rayonnement et le matériau. Cette entité étant 7 000 fois plus lourde que l’électron émis par un rayonnement -. En même temps. Si la molécule touchée est vitale dans le mécanisme de la reproduction (ADN ou ARN par exemple). le risque d’irradiation pour l’environnement est grand. Les rayons X (RX). de période 6. Les émetteurs . On parle d’un état métastable noté au niveau du nombre de masse par la lettre «m». plus le risque pour les cellules saines est grand. Le pouvoir ionisant d’un isotope à visée thérapeutique est évalué en distance moyenne de pénétration. cette interaction se traduira le plus souvent par la mort cellulaire.04 jours). émetteur pur. c’est-à-dire dans la masse. Ce rayonnement secondaire. Ces valeurs comprises entre quelques millimètres et quelques centimètres permettent de choisir l’isotope idéal en fonction de la zone à traiter ou de la tumeur à détruire.

le proton excédentaire peut se transformer en neutron en capturant un électron gravitant autour du noyau. alpha et  rayons X) utiles en médecine nucléaire Un rayonnement X ou peut être émis par le phénomène de capture d’électron. il peut se produire une éjection d’électron. Ces électrons appelés électrons Auger.ce phénomène se produit dans les éléments utilisés pour la protection. Si l’énergie d’une radiotransformation ou conversion interne est transférée à une orbitale électronique externe plutôt que sous forme de rayonnement . bêta +. Le vide laissé dans la première orbitale va se combler en prélevant un électron de l’orbitale supérieure et en émettant concomitamment et suivant le niveau d’énergie soit un rayonnement X soit un rayonnement . Ils présentent pourtant un potentiel d’application thérapeutique analogue à celui des émetteurs de type alpha. sont moins énergétiques que les -. il se peut que l’épaisseur résiduelle au niveau de la génération de rayons X ne soit plus suffisante pour stopper le rayonnement  résultant. car leur champ d’action est très faible. Si le noyau n’a pas l’énergie suffisante pour émettre un positon. générant des problèmes de protection supplémentaires  Figure 4. bêta -. de l’ordre de quelques dixièmes de millimètres et donc utile pour la destruction de quelques épaisseurs de cellules  uniquement. Différents types de rayonnements radioactifs (gamma. .

et ou RX. le Fluor 18 est un émetteur + pur. Figure 5. La plupart des autres radionucléides sont au moins émetteurs de deux types de radiations. Ces particules sont générées par des outils spécifiques et leur utilisation fait partie des techniques de radiothérapie externe. fréquemment . Si la composante n’est pas trop forte. hors du champ de la médecine nucléaire. plus d’une centaine ont potentiellement un intérêt en médecine. Si la composante . mais aussi de la chimie liée à ces éléments. peu d’isotopes sont des émetteurs purs d’un seul type. le radionucléide pourra servir à la fois pour la thérapie et l’imagerie. Compte tenu des contraintes de coûts de production et d’approvisionnement. que derrière quelques dizaines de centimètres de plomb. n et RX) qui ne pourraient être arrêtés. si cela était nécessaire. rappelons que nous sommes soumis quotidiennement à des rayons cosmiques en provenance de l’espace (muons en particuliers. Parmi les quelques milliers de radionucléides connus. quelques dizaines d’isotopes émergent du lot. Protection contre la radioactivité : les rayonnements sont arrêtés de façon  différente suivant les matériaux et proportionnellement à leur densité Les neutrons (n) et les protons (p) sont également utilisés dans le cadre de techniques de radiothérapie externe. et l’Yttrium 90 est un émetteur pur. Le Technétium 99m est un émetteur quasiment pur. Les autres propriétés physico-chimiques de cet élément décideront de son intérêt réel. mais aussi . Nous allons dans la suite nous concentrer sur ces quelques radionucléides et  démontrer par des exemples leur intérêt.associée avec le rayonnement X est suffisamment faible. Dans la pratique. Enfin. . de la période du radioisotope. cet isotope sera pris en considération pour son utilisation en imagerie.

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