LE PACK

Q u e l que s outi l s p our su r vi vr e en m i l i eu h o s tile
DU ZIKOS

© Collectif Tomahawk 2012 Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation strictement réservés pour tous pays Dépot légal Novembre 2012 ISBN : 978-2-9543656 Imprimé en France par Cloitre Imprimeur à Saint Thonan (29) Mise en page : La belle com - Lorient Photographie : Hervé Cohonner - fotolia

LE PACK
Petit guide de survie pour Zikos

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Le Pack du zikos

PRÉAMBULE
Le marché de la musique est en pleine mutation. Les règles du jeu ont extrêmement évolué en seulement quelques années. La dématérialisation du support audio, les changements des modes de consommation culturelle, l’explosion de l’offre ainsi que de la lisibilité des groupes via les réseaux sociaux ont remodelé dans sa globalité le contexte dans lequel les groupes autoproduits évoluent. Nouvelle ère, nouveaux enjeux, nouvelles tendances… Une chose est certaine : il faut s’a-dap-ter ! Nous espérons du fond du cœur que ce p’tit outil va répondre à quelquesunes des questions que tu peux te poser, toi le Zikos indé. Ce PACK représente la compilation de tout un tas d’expériences de groupes français mais aussi britanniques, des litres de sueur déversés sur scène, des histoires de vie, d’amitié, une armada de camions pourris prêts à rendre l’âme sillonnant des routes désertes : le simple témoignage de guérilleros en lutte pour que leur Musique existe.

Parce que créer, c’est résister…
Le CREW du collectif TOMAHAWK.

Ve r s i o n b i l i n g u e c o n s u l t a b l e e n l i g n e s u r w w w . t o m a h a w k - m u s i c . e u

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Le Pack du zikos

SOMMAIRE
PRÉAMBULE PARTIE ZIKOS L ’essentiel : la propostion artistique LA CONNEXION AVEC UN PUBLIC p.10 De l’importance de la proposition artistique
• Créer une connexion avec le public : prendre du plaisir sur scène avant tout !

QUEL STATUT JURIDIQUE POUR UN GROUPE ? p.19 Les différentes options françaises
• La micro-entreprise: • L’association loi de 1901. • Les sociétés commerciales : Business is business !

Les différentes options britanniques
p.11

CONSTRUIRE SON SPECTACLE

• La mise en scène : un outil non négligeable ! • Le manque de recul : la nécessité d’un regard extérieur. • Travailler le relief de son set. • Trouver LE son du groupe / Pourquoi un tech’ son ?

• Employer. • Limited Company. • La responsabilité réduite. • Partnerships. • The Partnership Law.

CRÉER UN ENVIRONNEMENT PROPICE AU DÉVELOPPEMENT DE SON PROJET p.13 Liste ton réseau SE FAIRE ACCOMPAGNER
p.14

QUESTION BUDGET p.23 Mettre en place une comptabilité en interne : Excel, mon amour !
• Maîtriser son budget : avoir un trésor de guerre disponible. • Bien réfléchir avant d’investir (camion, son, merchandising). • Établir ensemble les priorités financières du groupe. • Besoin d’un coup de pouce pour financer ton projet ? • Un exemple pratique...

• Identifier les structures musiques actuelles/modern music & ressources près de chez vous.

LA LOGISTIQUE

p.15 • Organisation interne : la nécessité de se répartir les tâches.

ON THE ROAD AGAIN ! p.27 Les premières scènes
• Les scènes ouvertes / Open mics. • Les Tremplins / Battle of the Bands. • Les Offs de festivals. • Les premières parties. • Les cafés-concerts. • The Pubs. • London, Paris même combat : le PAY to PLAY. • Comment accéder aux salles ? • Jouer à l’étranger.

• Déterminer clairement ses objectifs : désir de professionnalisation ou pas ? • Pourquoi un manager, et qui ? • Méfiez-vous des bavards et des beaux parleurs.

LE MATOS p.17 L ’enregistrement : un kit de base pour sa première démo...
LE LIVE
• Le kit son minimum à avoir sous la main pour tourner. • Se regrouper pour investir dans du matériel : plus nombreux sont les petits, plus les gros trépassent !

CHERCHER SES CONCERTS p.32
• LE PHONING : Mode d’emploi. • Avec une structure culturelle ou une SMAC - Salle Musiques actuelles Conventionnée. • Gérer des bases de données.

Le contexte
• Une communication ciblée et réactive : pour les pros & pour le public. • L’utilité d’un plan média.

Les outils
• Créer une identité forte / Un spectacle / L’importance d’un visuel qui bute ! • Les « indispensables » du pack communication. • La nécessité du site Internet : comment et à quel moment ? • Les différents supports physiques pour communiquer. • Un monde en « hyper communication » : l’importance d’un attaché de presse.

COMMENT TOUCHER UN PROGRAMMATEUR : MODE D’EMPLOI p.36
• Première règle : ne pas harceler. • Cibler les programmations. • Cerner le type de programmateur que l’on veut approcher : • Comment parvenir à toucher un programmateur ? : • Se faire repérer : Un peu de méthode. • Un exemple « classique » de développement par la scène...

La statégie web
• Le référencement : des mots-clés pour gagner en www.Lisibilité. • Le marketing viral. • Facebook, My Space et autres… Éviter de multiplier les réseaux sociaux : trop de com’ tue la com’.

LES CIRCUITS DE DIFFUSION ALTERNATIFS p.40
• Le mouvement FREE / RAVE. • Les squats. • Réinventer la formule concert. • Mutualisation des réseaux : contacter les groupes et assos des régions visées. • Une évolution risquée mais inéluctable des lieux de diffusion comme espaces publicitaires. • L’émergence de nouveaux circuits de diffusion : une alternative pour les groupes indépendants.

CONQUERIR & FIDELISER UN PUBLIC p.63
• Les premiers ambassadeurs de votre musique : les potes. • La Fan List : rester en contact avec son public. • Comment créer son Buzz ? • Le Merchandising.

LE DISQUE p.44
• Pourquoi un disque ? • L’autoproduction : combien ça coûte ? • EP, album, démo pourrie ou waves ? • Et demain ? • Protéger ses morceaux : les droits d’auteur, les droits voisins. • Le cas ambigu des licences « Creative Commons ». • Là où le bât blesse... • Vendre sa musique. • La recherche d’un label avec votre disque en poche.

CONCLUSION PARTIE ZIKOS p.65 Vivre aujourd’hui de sa musique GLOSSAIRE LES PROFESSIONNELS DE LA MUSIQUE p.70 MODE D’EMPLOI POUR L’UTILISATION DES BASES DE DONNÉES p.73 Diffusion Finistère Diffusion Manche Britannique Diffusion Cornwall Cafés concert Bretagne & Normandie Tremplins France

APPRENDRE A COMMUNIQUER p.54

L’ENVERS DU DÉCOR LA DURE RÉALITÉ D’UN SECTEUR EN PLEINE MUTATION p.114
• La consommation de masse et la culture de masse. • La télévision connectée : l’entrée d’un média global dans le cercle familial. • Les tablettes numériques. • Le Revival du vinyle.

LES REALITES ECONOMIQUES DU SECTEUR EN FRANCE p.121
• La dure réalité des cafés-concerts en France. • L’intermittence du spectacle, comment ça marche ? • Le GUSO, qu’est ce que c’est ? • La licence d’entrepreneur de spectacle. • Les cachets pratiqués pour les groupes en Bretagne. • Une superposition de réseaux / Une culture subventionnée. • Les rouages de l’industrie de la musique côté britannique. • Un marché des ventes en ligne plutôt bien portant.

LE CONTEXTE AU ROYAUME-UNI ET EN FRANCE p.116 Des modes de consommation culturelle en pleine mutation
• La consommation nomade. • La consommation dans le domaine privé : une montée en puissance de la culture d’écran. • La consommation en Live.

STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT FRANCO-BRITANNIQUES DE GROUPES p.127 La promotion des groupes indépendants : explorer de nouveaux horizons.
• De nouveaux supports promotionnels : l’exemple du jeu vidéo et des applications smartphones. • L’essor du marché des applications pour smartphones : une nouvelle façon de promouvoir les artistes indépendants ? • Réorganiser une filière alternative pour le développement des groupes. • La nécessité de reformuler un circuit d’acteurs clés, indispensable au développement des groupes. • Mixer les économies dans des petites structures culturelles : la solution pour demain ? • Développer de nouvelles équations économiques. • Exemple d’équation : deux groupements d’acteurs.

INTERNET ET LA NÉCESSITÉ DE TROUVER DE NOUVEAUX BUSINESS MODELS p.117
• Le contexte : une entrée douloureuse dans l’ère du numérique. • Les fondements de la distribution digitale : • Les nouveaux Boss, l’exemple du contexte français : • Vers de nouveaux Business Models : l’exemple d’Apple. • Un marché numérique qui se modélise : le poids prédominant des FAI (Fournisseurs d’accès Internet) et des constructeurs de téléphonie mobile. • Un autre signal du poids écrasant des FAI dans le secteur musical : le « Fair Use ». • « Digital Economy Act » versus loi Hadopi : même combat. • Vers une sorte de licence globale.

LE MOT DE LA FIN... p.131

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PARTIE ZIKOS
L ’essentiel : la propostion artistique

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LA CONNEXION AVEC UN PUBLIC
De l’importance de la proposition artistique.
La base de la base : n’oublions jamais que nous parlons de musique, de poils dressés et de frissons. Beaucoup trop de groupes, confrontés à la précarité et aux multiples verrous du système, se focalisent sur la recherche de dates et sur la survie financière de leur projet, et ce, au détriment de leur proposition artistique. Renouveler son répertoire, faire évoluer le son du groupe, multiplier les expériences musicales, explorer la totalité des possibilités de son instrument sont autant de choses essentielles et indispensables qui repoussent les limites artistiques d’un projet. Une seule règle : pratiquer toujours et encore... Une matière musicale riche et abondante, couplée aux rapports humains au sein du « line up » sont le ciment qui feront que votre groupe, une fois sur scène face à un public, sortira du lot. Créer une connexion avec le public : prendre du plaisir sur scène avant tout ! Une fois de plus, dès que l’on parle de musique, il faut absolument garder en tête que l’on bosse sur de l’humain. La musique n’est qu’un simple mais ô combien puissant ! - vecteur d’émotion. La question essentielle est donc de savoir comment présenter sa musique à un public cible dans des conditions données. La plupart des auditeurs ne seront pas en mesure de savoir si vous avez foiré le deuxième break après le premier refrain ou qu’un thème n’a pas été joué parce que le saxophoniste (toujours et encore lui…) était trop occupé à faire du gringue à la p’tite donzelle du premier rang. Par contre, ce qui marquera le public, outre votre son, ce sera votre complicité sur scène, votre cohésion de groupe et naturellement la mise en place technique. Pour le public, il est évidemment plus agréable de voir des zikos complices qui partagent leurs émotions, tantôt en toute intimité, tantôt avec fougue, que des « fonctionnaires » blasés qui se regardent les pompes avec deux de tension entre chaque morceau (attention, ça concerne plus de groupes qu’on ne le croit !). Il s’agit ici précisément de créer un climat sur scène pour instaurer une empathie avec le public. Plus les musiciens sont en osmose, plus le public aura envie d’échanger, de partager cette chose précieuse avec le groupe. Il faut parvenir à créer un lien intime avec ce dernier, lui donner envie de faire partie de votre tribu afin qu’il parle de votre groupe. Le public est le premier représentant de ta musique et le chaînon indispensable pour créer « un bon bouche-à-oreille »... D’un point de vue bassement matérialiste, si vous parvenez à surmonter ce challenge (qui n’est pas le moindre...), vos ventes de merchandising seront multipliées par 15 ! Un ou deux contre-exemples en image ? www.youtube.com/watch?v=SVoEb5Rm5eo www.youtube.com/watch?v=akgKPaCviL4

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CONSTRUIRE SON SPECTACLE
Pour faire un bon concert, l’essentiel est donc d’être connecté à son public. Pour parvenir à cet état de grâce mystique, outre les sacrifices de limaces pré-pubères dans un sex-shop un soir de Noël, il existe de multiples outils... Travaillez la musique en fonction de vos ambitions. Dans le contexte actuel et pour un groupe ayant la volonté de devenir pro, un minimum de trois répétitions par semaine est nécessaire pour acquérir une cohésion artistique et une complicité au sein de votre « line up ». A l’inverse, si vous aspirez plutôt à jouer dans les bars de votre région, une répétition par semaine peut suffire. Privilégiez avant tout le plaisir… en évitant de trop se la couler douce ! Et, qui sait, un jour, le projet aura mûri et prendra une autre dimension. Un groupe lors de sa genèse est comme un diamant brut : il faut le tailler avec passion et patience pour en faire un projet artistiquement viable. Cela peut prendre du temps. Sortir du lot artistiquement. Cela demande certes une originalité musicale et/ou un boulot monstre, mais une bonne conduite lumière et une scénographie qui sortent des sentiers battus peuvent aussi faire la différence. Enfin, gardez toujours en tête que le meilleur moyen de se couper d’un public est de prendre la grosse tête, cela se ressent sur scène. La mise en scène : un outil non négligeable ! Le concert fait partie intégrante de la grande famille du spectacle vivant et doit respecter des codes précis pour faire mouche. Il existe des recettes que les Arts de la rue ou le Théâtre ont parfaitement assimilées. Les groupes et les musiciens hésitent à se les approprier. L’ensemble de la panoplie de ces outils scéniques est malheureusement très peu usité et exploité. Quoi qu’il en soit, la plus-value qu’apporte une bonne mise en scène à un set musical est indiscutable... Il y a forcément dans l’entourage proche, un ou une amie qui fait du théâtre et si ce n’est pas le cas, il existe beaucoup d’associations ou d’écoles de théâtre prêtes à donner un p’tit coup de pouce. Il est souvent, et facilement, possible de faire naître une fructueuse collaboration artistique... Une mise en scène originale et personnalisée permettra de créer une identité visuelle propre au groupe. La tenue de scène, la personnalisation du matériel, les éventuels accessoires du décor ou les déplacements pendant le set sont autant de facteurs qui viendront renforcer la qualité de votre spectacle. Il ne faut rien négliger ! Ces efforts visuels permettent aussi de créer un univers scénique dans lequel on se sent bien. Et le public, souvent, ne s’y trompe pas.

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Le manque de recul : la nécessité d’un regard extérieur. Chaque aspect de votre création artistique peut nécessiter le regard d’une personne extérieure. Avez-vous pensé à votre entourage proche ? Julio, par exemple, le demi-frère par alliance de ton caniche nain, ancien catcheur-tourneurfraiseur péruvien. Vous êtes tellement convaincus par votre travail ( heureusement...) habitués à entendre et réentendre vos morceaux, à voir et revoir vos visuels, votre mise en scène… que vous ne pouvez pas toujours être objectifs sur ces différents points. Il ne s’agit pas là de dénaturer votre travail mais bel et bien de l’enrichir ! De plus, il y a des spécialistes dans tel ou tel domaine qui pourront apporter une vraie plus-value à votre œuvre et à ce qui l’entoure. Pour conclure, sans être indispensables et systématiques, les avis et critiques extérieurs, selon d’où ils viennent, doivent être pris en compte avec attention. Cela peut aussi vous permettre de rencontrer un futur collaborateur... A chacun de juger ! chateau-rouge.net/studios/activite-des-studios/ partenaires/le-coach/ Travailler le relief de son set. Envoyer du lourd, c’est bien. Mais, sans relief, sans respiration, un public non averti aura tendance à décrocher rapidement de votre spectacle, même si vous êtes bons. Le silence peut parfois être un bon moyen de mettre en valeur les notes qui suivront. Beaucoup de musiciens ont tendance à occulter ce détail crucial qui différencie pourtant souvent les groupes pros des groupes

amateurs. Travailler le relief, le rythme de vos prestations, c’est faire en sorte que le public vous prête une oreille attentive du début à la fin de votre spectacle. Bossez donc des arrangements différents : explorez des mises en place originales, détournez l’utilisation de vos instruments, oubliez le schéma couplet/refrain classique. Pourquoi pas un couplet juste chant/ batterie ou encore pour un groupe de gros rock qui tâche un morceau sans batterie ? Il faut tenter un maximum de recettes en répétition pour parvenir à maintenir la fameuse connexion avec le public durant tout le set. Trouver LE son du groupe / Pourquoi un tech’ son ? Le « tech son » est l’homme de l’ombre par excellence mais il est également le porte-parole sonore du groupe. C’est lui qui a la lourde responsabilité de restituer le son de chaque instrument comme chaque musicien aimerait l’entendre s’il pouvait être en même temps sur scène et en régie ! Les qualités essentielles de cette perle rare sont donc une grosse culture musicale et, bien sûr, une sacrée dose de patience ! Pas facile de se faire pourrir la face par un batteur sourdingue, pousser les 8 retours du chanteur à pleine balle au risque de le rendre sourd, se faire engueuler en public par le guitariste au premier larsen alors qu’il a confondu son potard gain avec son potard volume… Il est aussi l’homme qui ajoutera sa touche perso pour que l’ambiance qui se dégage de votre son soit telle que vous la souhaitez. Il est comme vous : un zikos, qui doit aussi expérimenter et improviser pour trouver le bon son en façade. Il doit connaître les morceaux aussi bien que vous. Il doit savoir quels effets rendent bien pour chacun d’eux, à quel moment les envoyer et à quelle dose

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pour balancer au public le meilleur de vousmême. Idéalement, il faut que cette personne suive le groupe dans sa démarche de création et dans celle du live. En France, c’est souvent un membre du groupe à part entière et une personnalité indispensable au « line up » de tout groupe en développement. Dans la plupart des cas, intermittent du spectacle ou indépendant, il cumule des cachets dans

l’événementiel pour des boîtes de sonorisation ou bosse pour des salles de spectacles pour bouffer. Ses cachets effectués, il est alors tranquille, financièrement parlant, pour se faire plaisir au niveau son en s’investissant dans un ou plusieurs groupes. Quelques vidéos de techniciens son pro : www.youtube.com/watch?v=igoK_y_mrzw

CRÉER UN ENVIRONNEMENT PROPICE AU DÉVELOPPEMENT DE SON PROJET
Liste ton réseau
Le « pater » d’une copine qui est mécano, de bons rapports avec le barman de l’asso du coin qui organise des concerts ? Comme dans le cochon, tout est bon… à prendre. Ce réseau sera bien sûr en adéquation avec le niveau de développement de ton groupe. Le but de l’opération est de coucher sur papier la liste de l’ensemble des gens qui peuvent apporter un soutien logistique, financier ou artistique au groupe. Cette étape clé permet également que chaque membre du groupe ait une vision claire et précise des ressources dont le groupe dispose. Ce travail peut se faire une fois par an et cela peut être extrêmement utile pour un manager désirant collaborer avec vous. C’est une sorte de baromètre qui situe le groupe dans sa phase de développement. Lister ton réseau, c’est repérer dans ton entourage les graphistes qui fileront un coup de main gratos pour un premier visuel, les imprimeurs, la personne qui peut prêter un véhicule utilitaire ou qui peut prêter une sono et des micros, vos contacts dans la presse et les radios locales, les différentes possibilités pour une mise à disposition d’un local pour répéter, le studio d’enregistrement qui vous fera un super prix, le technicien son ou lumière qui voudra s’investir dans le projet, le contact dans un label pour avoir un retour sur ce que vous faites, l’attaché de presse, l’éditeur, le tourneur, les cafés-concerts où vous avez vos entrées, le programmateur qui vous a à la bonne, le geek blogueur qui s’occupe d’un webzine, des gens qui travaillent dans les collectivités et les mairies, les organisateurs de tremplins, les webmasters, les réalisateurs, managers, dessinateurs et mécaniciens, etc. etc.

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SE FAIRE ACCOMPAGNER
Identifier les structures musiques actuelles/ modern music & ressources près de chez vous. Se faire repérer et identifier par ces structures, c’est avant tout dire que l’on est là et que l’on existe. C’est affirmer sa place et dire que maintenant vous faites partie des groupes locaux incontournables ! Cependant, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Les retours positifs sont rares si on ne fait pas partie du gratin local (si tu vois ce que je veux dire)... N’oubliez pas également que l’ensemble des « professionnels » à qui vous présentez votre boulot est sollicité à longueur de journée par des groupes comme le vôtre. Le côté positif de la démarche, c’est d’ancrer le nom de votre groupe dans l’inconscient des acteurs de la filière et de parvenir à les faire se dire dans leurs p’tites têtes : « Purée, ils se bougent grave le derrière ces p’tits jeunes ! En plus, ils commencent à être en contact avec pas mal de monde. Je pourrais peut-être en retirer un petit bonus en terme d’image en leur filant un p’tit coup de patte... » Faire parler de soi mais sans trop en faire, voilà la recette. Exit les cireurs de pompes, les lourdingues du mail massif, les champions du spam et les psychopathes du phoning... Se rapprocher des structures professionnelles diffusant les musiques actuelles de votre localité est un point de départ important pour tout groupe désirant se professionnaliser. En France, par exemple, ce type de structures est pour la plupart subventionné par le département et par la région pour mettre en place des dispositifs d’accompagnement qui vous sont spécialement destinés. Les « associations départementales » dédiées à la musique et à la danse, les « centres de ressources de musiques actuelles » sont également en lien très étroit avec les structures diffusant les musiques amplifiées de leur département. Par leur intermédiaire, il est alors beaucoup plus rapide et facile de faire identifier son projet musical. En outre, de plus en plus de festivals à rayonnement départemental organisent des tremplins pour les groupes locaux. Souvent ces derniers prennent « sous leur aile » le p’tit groupe prometteur du coin. C’est une autre piste à suivre lorsque l’on cherche à se faire accompagner. Cependant, faites attention aux syndromes « cireurs de pompes » ou « chiens de casses » pour vous placer. Mieux vaut s’asseoir une petite réputation locale, avoir un projet artistiquement mûr et une cohérence dans votre démarche de professionnalisation avant de vous adresser à ces structures. Au Royaume-Uni, les structures publiques d’accompagnement sont hélas inexistantes. Trouver un studio de répétition municipal n’est déjà possible que dans certaines villes, alors l’accompagnement... on n’y est pas encore ! Ici, Outre-manche, c’est le règne de la débrouille et des contacts. Votre meilleur accompagnateur débarque en général sous les traits d’un petit tourneur/manager (quasi-bénévole au début) qui vous prend sous son aile quand le groupe commence à tourner et à rameuter un peu de public. C’est lui qui vous donnera les meilleurs conseils pour que votre projet progresse. Il faut juste garder en tête que son objectif est

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de vous faire jouer un max, pour prendre un pourcentage le moment venu. Mais vous aussi, non ? Quant aux festoches outre-manchistes, pas vraiment de vocation philanthropique de ce côté-là non plus. Les tremplins pour accéder à la prog sont très rares, ce n’est pas dans leurs us. Encore une fois, il faut vous reposer sur votre réseau ou celui de votre tourneur pour espérer entrer dans leurs petits papiers et, peut-être, un jour, obtenir un coup de pouce de leur part...

mediatheque.cite-musique.fr/simclient/ integration/cimu/repertoiresites/listSitesListe.asp?INSTANCE=REPERTOIRESITES&SID=A6761A07A_F9E1_48A0_ BAE9_0EB23C583C47&LDC=listSites. xml&BACKURL=%2Fsimclient%2Fintegration%2Fcimu%2Frepertoiresites%2FdoSearch_listSites%2Easp%3FINSTANCE%3DREPERTOIRESITES%26CATSITE%3DCATEGORIES_52&CATSITE=CATEGORIES_52

LA LOGISTIQUE
Organisation interne : la nécessité de se répartir les tâches. Si vous n’avez pas (encore) de manager, les tâches de merchandising, mailing list peuvent être assurées par vos premiers fans lors de vos concerts. Votre tech son peut lui aussi mettre la main à la pâte étant donné qu’il n’a pas le boulot de création à se farcir. Dans un premier temps, répartissez-vous équitablement les tâches. Untel s’occupe des départements/comtés pour les cafés concerts, l’autre de l’inscription du groupe aux tremplins, un autre de la logistique et du calendrier des répétitions, un autre de l’entretien du camion, etc. Quoi qu’il en soit, il vous faudra une organisation béton pour pallier les nombreux besoins, en attendant que quelqu’un d’extérieur veuille bien prendre le relais. Les concerts dans les caf’concs, tout particulièrement, demandent une bonne organisation lorsqu’un groupe attaque ses premières dates. Il faut une petite sono, l’éternel véhicule de tournée... C’est aussi souvent la période charnière où l’on intègre un sondier au crew. Pour ne pas perdre le Nord, il est primordial d’établir en fin d’année un calendrier (ou « rétroplanning ») pour toute l’année à venir avec des objectifs concrets, les « deadlines », les journées piscine et les répétitions. Cet outil permet d’entretenir une bonne dynamique. Pour cela inutile de le rappeler mais faisons-le quand même : une bonne communication au sein du groupe demeure essentielle… Déterminer clairement ses objectifs : désir de professionnalisation ou pas ? Ce point précis demeure la principale source de conflit dans chaque groupe qui se respecte (outre les problèmes de nanas, de kebabs avariés et de zikos totalement beurrés sur scène). Avoir les mêmes ambitions, posséder la même vision du groupe est primordial. Vouloir devenir pro, cela veut dire bosser son instrument en conséquence. Dans un même groupe, si le désir de se professionnaliser n’est pas unanime, un écart peut vite se creuser au niveau de la pratique instrumentale. Si d’un côté, tu as un bassiste qui tripote huit heures par jour son

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joujou, et d’un autre, t’as un batteur qui ne sort ses baguettes qu’en répétition, il y a un moment, inévitablement, où ça partira en vrille ! Vouloir se professionnaliser, c’est faire des choix de vie pour se dégager du temps… Certains vont vouloir s’investir davantage dans leurs études ou consacrer leur temps libre à d’autres choses (la vie de couple ou les parents qui te mettent la pression). C’est une question de choix personnels, que chacun doit être en mesure d‘assumer et de respecter… La première priorité, si priorité il y a, est de préserver l’amitié (love, sweet love...). Il n’y a rien de plus triste que de gâcher une aventure humaine par manque de dialogue. Le conflit est pourtant simple à éviter : baliser les envies de chacun, chaque année, fait partie de l’hygiène indispensable pour le groupe désirant pérenniser son action. Les premières causes de splits sont, dans 90 % des cas, le manque de communication entre ses membres. Comme dans un couple ou une histoire d’amitié, on peut être en phase et inséparables durant une période donnée pour ensuite emprunter des routes bien différentes. La cohésion de groupe exige de chacun d’être en permanence attentif à l’autre et de s’assurer aux étapes charnières du groupe, que chacun soit toujours en phase avec le projet collectif. “To split or not to split ? That is the question…” Le second point est de prendre un maximum de plaisir en jouant entre potes et de partager ensuite cette émotion avec un public. Que l’on soit amateur (dans le bon sens du terme : « Personne qui a du goût pour quelque chose, l’apprécie, la recherche et en possède une certaine connaissance ») ou pro ; sans

plaisir et sans émotion, la Musique n’est qu’une coquille vide. La Musique se nourrit de nos âmes. Le seul et unique vecteur essentiel est, et restera, l’émotion... Pourquoi un manager, et qui ? Dès les premiers concerts, cela peut être tout simplement un pote qui adhère total à votre projet. Après tout, tout s’apprend si l’envie est là... Hélas, triple hélas, c’est souvent un ou deux zikos qui se collent la recherche de dates et qui organisent tout. Cela conduit forcément à un déséquilibre au sein même du « line up »... Dans un groupe, lorsqu’on se tape le boulot ingrat, le sentiment d’injustice peut vite parasiter les relations humaines et conduire à des conflits, voire même au « split » de la formation (cf. paragraphe précédent !). Pour ce travail, il faut bénéficier d‘un recul que ne peut avoir un musicien évoluant au cœur du projet. Le rôle d’un manager est évolutif et en adéquation avec le développement du groupe. Au commencement, il devra chercher des dates dans les caf’concs, organiser des rencontres avec les structures assurant la promotion des groupes de votre coin, organiser l’enregistrement de votre première démo, tenir à jour la base de données de fans ainsi que mobiliser toutes les bonnes volontés désireuses de filer un coup de pouce à votre histoire. Au fil du temps, son job sera de tenir le stand merchandising, de trouver des partenaires (producteurs / distributeurs / bookers / attaché de presse / webmaster...) et, enfin, de devenir l’unique interlocuteur qui représente votre groupe. C’est à lui d’assurer tous ces rôles en attendant que des partenaires professionnels prennent le relais. Quoi qu’il en

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soit, il devra être présent sur chacune de vos dates ! Ce doit être votre premier fan, votre couille gauche. Bref, c’est la perle rare qui fait partie intégrante d’un groupe, indispensable à son bon développement. Méfiez-vous des bavards et des beaux parleurs. Au cours de votre route, méfiez-vous des personnes qui vous promettent « monts et vermeilles » et notamment de s’occuper de votre booking et de votre management. Il y a bon nombre de parasites et de mythomanes dans ce

milieu qui vous feront perdre un temps précieux plus qu’autre chose ! (Tiens, bizarre ça me refait penser au demi-frère catcheur-tourneur-fraiseur de ton caniche nain...). Si vous avez la volonté d’intégrer une personne extérieure à votre équipe, allez-y graduellement, donnez-lui des objectifs simples et précis à remplir. Si elle mène à bien ses missions, élargissez peu à peu son champ d’action. Puis, au bout d’un an d’essai, faites le point tous ensemble pour une éventuelle intégration à votre équipe.

LE MATOS
L ’ENREGISTREMENT : un kit de base pour sa première démo...
On peut considérer l’enregistrement « home studio » -également connu sous le doux sobriquet de « garage »-, comme une chaîne composée de plusieurs maillons. Le résultat dépend donc de la qualité de chaque maillon. En effet, inutile d’investir dans une super carte son ultra méga giga trop performante si le reste de la chaîne est de qualité médiocre. L’astuce consiste à bien réfléchir à la cohérence de sa chaîne. Le son des instruments est capté par des micros puis transmis à une console et/ou un pré-ampli, puis à la carte son qui transmet à l’ordinateur. Ce dernier enregistre les signaux à l’aide d’un logiciel type Cubase ou Protools. La table de mixage et le pré-ampli servent à régler les niveaux d’entrée sur l’ordi pour que la source soit propre. Ensuite, la prise peut être retouchée sur le logiciel. On peut y ajouter des effets, régler le volume, mettre des compresseurs, voire même juste faire chanter la blonde mal rasée qui vous sert de chanteur... Ensuite, la source repart de l’ordi en passant par la carte son puis va sur les enceintes de monitoring. Attention à ne pas utiliser du matériel Hifi qui ne restitue pas un son neutre. Il existe du matériel spécifique et peu onéreux pour travailler le mixage. De plus, si le son qui ressort de l’ordinateur n’est pas bien réglé, vous risquez de flinguer votre système. Les enceintes de monitoring sont des enceintes neutres qui restituent fidèlement le son tel qu’il est travaillé sur le logiciel. Il faut également un bon casque, au son neutre.

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Voici ce qu’il faut en matos de base pour réaliser sa petite maquette (bien entendu, il en existe à tous les prix...) : • Un micro (ou plusieurs selon l’instrument) : autour de 100 € / 80 £. • Une table de mixage (et/ou un pré-ampli) : à partir de 100 € / 80 £. • Une carte son (aussi appelée périphérique d’acquisition) : environ 150 € / 120 £. • Un ordinateur équipé d’un logiciel d’enregistrement (type Cubase) : 602 € / 480 £. Il en existe des gratuits, moins complets, mais qui fonctionnent bien comme KristalAudio, ReaperQui ou, sous Linux, Rosegarden (le mieux en gratuit). • Des enceintes de monitoring : 300 € environ pour les deux / 240 £. • Un casque neutre : 100 € / 80 £. Selon l’instrument à repiquer, le choix des micros est à adapter bien sûr ! En gros, pour 1 300 € / 1 100 £ avec le logiciel Cubase, on peut avoir un petit matos de base pour enregistrer. Il faut aussi un bon ordinateur, utilisé de préférence uniquement pour l’enregistrement. Deux choses importantes dans l’enregistrement : les prises de son et le traitement des prises de son. Mieux vaut enregistrer une source neutre pour pouvoir la retravailler à sa guise en aval. Il faut prendre le temps de choisir le lieu avec une acoustique qui vous plaît. Nul besoin de louer un studio hors de prix pour effectuer de bonnes prises guitare : une chambre mansardée faite avec des matériaux tels que le bois ou la paille peut t’offrir une acoustique naturelle digne des meilleurs studios d’enregistrement.

Quelques trucs et astuces supplémentaires : www.youtu.be/qmoyRRZUQPQ fr.audiofanzine.com/apprendre/dossiers LE LIVE : le kit son minimum à avoir sous la main pour tourner. Le kit qui ne prend pas trop de place afin de pouvoir caser backline, sacs de voyage, sacs de couchage et une sono à l’arrière d‘un camion : • Une sono d‘occasion (type HK Lucamax) 2KW : 2 000 € / 1 600 £. • Une petite table de mixage (Yamaha analogique 16 pistes) : 450 € / 360 £. • 2 retours amplifiés : 400 € / 320 £. • Un set de 5 micros + pieds de micros : 500 € / 400 £. • Un petit multipaire 16 broches : 150 € / 120 £. câbles XLR & jacks : 75 € / 60 £. Montant de l’addition : 3 575 € / 2 860 £ Il existe également la possibilité d’acheter du matériel d’occasion sur des sites Internet spécialisés pour une petite ristourne salvatrice d’environ 30%... Se regrouper pour investir dans du matériel : plus nombreux sont les petits, plus les gros trépassent ! Les jours sont durs et cela ne va pas s’arranger. On a tous des affinités avec des groupes que l’on croise et avec qui il est possible d’imaginer des partenariats : l’achat de matériel peut se révéler extrêmement coûteux si on en supporte seul le coût. Chaque groupe a besoin de matériel qui sert à chaque étape de son développement. Il est possible de l’acheter en commun en créant

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une association et de le mutualiser en tenant à jour un emploi du temps précis pour en gérer son utilisation. Type de matériel qu’il est possible de partager : robot duplicateur-sérigrapheur, photocopieuse pour les affiches, kit de micros batterie pour l’enregistrement, pré-ampli à lampes, enceintes

d’écoute pour le mixage, convertisseur numérique, une remorque, une sono, presse textile, etc. Être autonome sur un certain type de matériel, c’est gagner de l’argent et s’affranchir des contraintes liées aux délais de livraison et aux disponibilités des prestataires extérieurs.

QUEL STATUT JURIDIQUE POUR UN GROUPE ?
Les différentes options françaises
La micro-entreprise. Descriptif : rédaction d’un contrat d’engagement par musicien. Chaque musicien est considéré comme une micro-entreprise et agit en tant que prestataire dans le cadre du contrat signé. Avantages : pas de cotisations sociales en dessous de 32 000 € de chiffre d’affaires / pas de paperasse / possibilité de cumuler ce revenu avec une autre activité professionnelle. Inconvénients : Ces revenus n’ouvrent aucun droit pour une indemnisation de chômage / ce statut particulier n’est pas toujours accepté par les organisateurs de spectacles. pme.service-public.fr/actualites/zoom/avantagesmicro-entreprise.html L’association loi de 1901. Descriptif : une association, c’est plusieurs personnes qui se réunissent afin de défendre une cause commune. Les associations n’ont pas de but lucratif et sont également soumises aux lois de non-concurrence envers le secteur marchand. Elles reposent sur le principe de la démocratie participative. Ces dernières fonctionnent en assemblées générales animées par un bureau au minimum composé d’un(e) président(e), d’un(e) secrétaire, d’un(e) trésorier(e) et d’adhérents. Avantages : possibilité d’obtenir une licence d’entrepreneur du spectacle afin de salarier les musiciens du groupe pour obtenir le statut d’intermittent du spectacle / possibilité de percevoir des subventions pour la création artistique, l’enregistrement et l’aide à la tournée. Inconvénients : beaucoup d’artistes utilisent cette forme juridique pour se structurer mais sans en mesurer la portée. Une association exige des assemblées générales régulières, des votes (ce qui nécessite donc la réunion à un même moment et au même endroit de l’ensemble du bureau et des adhérents) et le tout doit être synthétisé sous la forme d’un compte-rendu. C’est donc énormément de paperasse ainsi qu’un suivi administratif constant et régulier... Cela implique un fonctionnement qui ne soit pas unilatéral et de la concertation ainsi qu’une intervention de personnes plus ou moins extérieures au groupe. Cependant, si vous avez dans vos relations un scribouillard doué et adepte de l’ordinateur portable : fonceeeeez !!!!

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ATTENTION ! Les lois de non-concurrence du droit européen entre le monde associatif/ caritatif et le secteur marchand reposent sur le fait que les secteurs publics ou subventionnés ne doivent pas fausser la libre concurrence. Si une association entre en concurrence avec le secteur marchand (et elle en a le droit), elle doit alors supporter une fiscalité identique (impôt sur les sociétés) à celles des structures commerciales avec qui elle entre en concurrence. Il existe également en France d‘autres alternatives comme des structures mélangeant les valeurs associatives et les principes d’une société commerciale coopérative privée : la SCIC (Société coopérative d‘intérêt collectif). La règle des « 4 P » inhérente à toute association loi de 1901 : 1) Produit : “Est d’utilité sociale l’activité qui tend à satisfaire un besoin qui n’est pas pris en compte par le marché ou qui l’est de façon peu satisfaisante” 2) Public visé : “Sont susceptibles d’être d’utilité sociale les actes payants réalisés principalement au profit de personnes justifiant l’octroi d’avantages particuliers au vu de leur situation économique et sociale (chômeurs, personnes handicapées notamment, ...).” 3) Prix : “Il convient d’évaluer si les efforts faits par l’organisme pour faciliter l’accès du public se distinguent de ceux accomplis par les entreprises du secteur lucratif, notamment par un prix nettement inférieur pour des services de nature similaire” 4) Publicité : “En principe, le recours à des pratiques commerciales est un indice de lucrativité. Mais, l’organisme peut, sans que

sa non-lucrativité soit remise en cause, procéder à des opérations de communication pour faire appel à la générosité publique (exemple : campagne de dons au profit de la lutte contre les maladies génétiques).” www.creer-mon-association.com Les sociétés commerciales : Business is business ! L’autre solution pour un groupe pro est de monter sa propre boîte. Mais attention, ici, petits joueurs s’abstenir. On parle de monter des structures juridiques imposables qui demandent également un petit capital de départ. L’intérêt d’une telle solution réside dans le fait qu’en tant qu’entreprise, le groupe peut facturer des services très divers qui valorisent toutes les compétences professionnelles de ses membres, bien au-delà de la seule prestation scénique, et qu’elle permet de se libérer du carcan du régime associatif (voir « règle des 4 P » ci-contre). On peut imaginer toute une série de services que le groupe pourrait proposer, de l’assistance technique sur un événement (si l’un de vous touche sa bille en son ou en lumière, par exemple), à des cours de guitare, en passant par des concerts pour des bar-mitsvas, la création de musiques pour site web, radios... On peut aussi penser à la location de matériel, si vous possédez un peu de lights, un bon système son, une super carte son pour enregistrer... A vous d’imaginer tous les débouchés qui vous sont accessibles, il y en a des dizaines et des dizaines ! Car la scène ne suffit pas toujours à boucler ses fins de mois, loin s’en faut. Plus les activités du groupe seront diversifiées, plus vous aurez

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des cartouches de réserve en cas de coup dur dans l’une ou l’autre de ces activités. Et si, à un moment donné, vous sentez que vous avez le vent en poupe artistiquement, vous pouvez aussi réduire la voilure pour vous concentrer sur le cœur de votre projet : votre musique. Un tel montage financier demande évidemment des fonds de base, pour investir dans votre groupe. Mais multiplier les cordes à son arc, c’est accroître son autonomie... www.dictionnaire-juridique.com/definition/ societes-commerciales.php

Les différentes options britanniques :
> Employer La relation typique employeur/employé se trouve chez la plupart des boys et girls band et aussi dans les orchestres. Ici, une entreprise comme un manager trouve les membres du groupe dont il a besoin et leur offre soit un revenu régulier, soit un contrat précis de musicien free-lance. L’employé sera payé pour tous les jours où il travaille et pas seulement lorsqu’il se produit. Bien que la plupart des groupes de rock utilisent le statut de « partnership », certains (Roxy Music, par ex.) sont détenus par une seule personne, avec tous les autres membres payés pour le temps passé sur la route. > Limited Company Certains groupes préfèrent monter une société avec tous les membres désignés comme directeurs et/ou actionnaires. Le coût pour « se transformer » en société, ou pour en monter une, varie mais ne coûte en général pas plus de 500 £ si elle est achetée

« clé en main » chez un « company formation agent ». Le montage financier d’une Limited Company rebute nombre de musiciens, mais il peut être plus avantageux qu’un « partnership » sur le long terme. Il est toutefois déconseillé de monter ce type de business si le groupe n’a pas atteint un certain niveau. Si le groupe est encore jeune et sans réelle assise financière, que son nom n’est pas encore « reconnu », le choix d’un statut juridique définitif n’est peut-être pas à l’ordre du jour. Mais si vous avez signé un contrat avec un label sérieux et que le nom de votre projet commence à résonner dans les médias : fonceeeez ! Les avantages d’une Limited Company : la responsabilité réduite. L’un des avantages d’une entreprise de ce type au Royaume-Uni est la protection de la responsabilité réduite (comme la SARL en France). Avec une « limited liability company », tant que vous ne vous êtes pas endetté en sachant que vous ne pourriez jamais rembourser, les directeurs (i.e. : les membres du groupe) n’encourent aucune poursuite à l’encontre de leur responsabilité personnelle ou de leurs biens propres si la boîte coule. En règle générale, quand tout va mal dans une société, le pire que vous risquiez est de perdre les fonds que vous y aviez investis. Alors que sous le régime d’un « partnership », tous les membres du groupe sont responsables des dettes de l’asso ! En cas de gros soucis, il est possible d’y perdre sa maison, ses instrus, etc. Quel que soit le régime choisi, il est important que les rôles soient très tôt bien définis au sein du groupe.

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Un petit lien pour faire ça vite et bien : www.companiesmadesimple.com > Partnerships Dans la loi britannique, peu de gens savent que même sans rien avoir signé, quand un groupe se forme, il y a « présomption d’association », en raison du « Partnership Act » de 1870 (www.legislation.gov.uk/ukpga/Vict/53-54/39/ contents). En fait, dès que plusieurs personnes se regroupent pour faire du « business », la loi considère qu’une association a été créée. > The Partnership Law Les lois régissant les associations peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’organisation d’un groupe. A moins que cela ne soit spécifié, la loi stipule que tous les membres se partagent le patrimoine et les responsabilités financières à parts égales. Et attention ! Ici, comme l’association est dissoute dès qu’un de ses membres la quitte, bonjour la prise de tête dans le cas d’un groupe qui marche bien ! Tout devant être partagé à parts égales, on vous laisse imaginer comment on coupe le nom du groupe en quatre...

Voici une petite liste de choses auxquelles nous vous conseillons de réfléchir, puis de stipuler noir sur blanc à la création d’un « partnership » : le nom du groupe, à qui appartient tel ou tel matériel, les parts des bénéfices et pertes que chacun doit assumer, le montant d’éventuels salaires, les règles appliquées lors de l’arrivée ou du départ de quelqu’un, le nombre de voix que chacun possède lors des votes en assemblée, les conditions d’expulsion d’un membre (ce qui permettra de ne pas dissoudre l’asso en cas de prise de tête avec le guitariste qui se prend pour Angus Young), le partage des royalties, et enfin une clause pour définir comment résoudre un conflit interne lorsque les personnes qui s’opposent possèdent le même nombre de voix. Même dans le cas où un membre part en bon terme avec les autres et laisse le groupe continuer à utiliser le nom -comme pour Roger Waters et Pink Floyd- c’est compliqué ! Tous les contrats suivants sont censés l’exclure, mais si cette personne a auparavant signé des contrats d’enregistrement, par exemple, il aura certaines obligations... Gosh !

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QUESTION BUDGET
Mettre en place une comptabilité en interne : Excel, mon amour !
On le sait tous, c’est pas la joie de faire les comptes, surtout s’ils ne sont pas tenus régulièrement... Toutefois, afin d’avoir une bonne maîtrise de son budget, sans avoir au sein du groupe un expertcomptable ou un agent récalcitrant du fisc, il est indispensable pour la pérennité d‘un projet d’être vigilant sur sa comptabilité. Il suffit de différencier les caisses d’un groupe : les ventes de CDs, les ventes merchandising et les cachets. Alors, au boulot : un petit tableur Excel et c’est parti ! Il suffit de se prendre la tête une fois au début pour créer quelques formules de calcul (pas très compliquées sauf pour un batteur, bien sûr, à moins de vouloir lui faire payer le préjudice subi à chaque répétition) et ensuite de mettre à jour régulièrement les entrées et sorties d’argent. Cela permet, entre autres, de savoir combien de CDs et autres produits merchandising le groupe a vendu, de gérer les défraiements, les cachets, les séances chez l’orthophoniste du chanteur, etc. D’où l’extrême nécessité d’établir des budgets prévisionnels et des bilans comptables chaque année. Cela permet d’éviter de naviguer en eaux troubles et de faire en sorte que chacun ait une vision claire et précise de la santé financière du groupe. Maîtriser son budget : avoir un trésor de guerre disponible. Nous évoluons dans un secteur économiquement sinistré. La règle d’or : économiser au maximum les euros engrangés par le groupe. Un exemple de fonctionnement : La caisse CDs ne peut servir, par exemple, qu’au financement de l’enregistrement et du pressage, la caisse merchandising au réapprovisionnement des affiches et des Tee-shirts. En ce qui concerne les cachets, appliquez le même principe que chez les marins pêcheurs : remboursez en priorité le gasoil et les frais de route de chacun. Pour le reste, établissez un partage équitable : une part par membre du groupe (musiciens, techniciens son et manager) et enfin deux parts pour l’entretien de votre Ratmobile. Avoir différentes caisses permettra de faire face aux gros coups durs (du genre un changement intempestif de moteur en pleine tournée ou, pour la France, le bouclage des intermittences en cas d’année de vache maigre) : une sorte d’assurance vie en quelque sorte. Le petit trésor de guerre en cash : une petite poire pour la soif... Une règle simple et logique : toujours conserver la caisse en cash. Ce seront des liquidités salvatrices en cas de besoin ! Bien réfléchir avant d’investir (camion, son, merchandising). Établir ensemble les priorités financières du groupe. Avant d’investir dans un véhicule, calculez bien votre coup. Établissez un prévisionnel dans lequel vous intégrerez l’assurance, l’entretien, une petite réserve en cas de panne, car dans 90% des cas vous aurez à investir dans un véhicule d’occasion (genre vieux fourgon pourri accusant 280 000 bornes au compteur). L’achat

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d’un camion d’occasion à 2 000 € / 1 600 £ pour un groupe peut commencer à devenir rentable à partir de 30/40 dates « caf’concs » dans l’année mais pas en dessous. Dès que le groupe évolue, que ses membres ont acquis le statut pro ou d’intermittents du spectacle et qu’amener une sono n’est plus nécessaire, mieux vaut choisir la location ou le « leasing ». Votre manager devra alors contacter les différents loueurs en leur promettant tant de jours de location à l’année. Il devrait pouvoir ensuite facilement négocier une ristourne conséquente auprès des commerciaux. Besoin d’un coup de pouce pour financer ton projet ? S’en sortir tout seul comme un grand, c’est bien. Mais un peu d’aide n’a jamais fait de mal à personne... Quelques subventions existent tant du côté des pouvoirs publics que du secteur privé. Mais pour qui, pour quoi ? Il convient de bien définir les besoins et les qualités de ton projet afin de ne pas perdre ton énergie en tentant tout et n’importe quoi: un jeune groupe émergent n’évolue pas dans les mêmes sphères qu’un artiste professionnel avec plus de dix ans de carrière derrière lui... Si t’es un «djeuns» (en gros, moins de 25 ans, encore sujet à l’acné juvénile et adepte de la vodka pomme), les premiers interlocuteurs publics vers qui ton groupe doit se tourner sont : La mairie de ton lieu de résidence (si tu es paumé en pleine cambrousse contacte celle de la grande ville la plus proche de chez toi : il faudra dans ce cas précis prouver qu’au moins un membre du groupe y habite). Ton conseil général (il existe dans cer-

tains départements des aides pour soutenir des projets musicaux amateurs et en voie de professionnalisation). Ta DDCS - direction départementale de la cohésion sociale- (via des programmes comme «envie d’agir» (www.enviedagir.jeunes.gouv.fr/leprogramme-envie-d-agir.html) Si ton groupe affiche déjà pas mal d’heures de vol et surtout que vous disposez d’un petit trésor de guerre sur votre compte en banque, vous pouvez alors envisager un montage financier via les sociétés civiles. Attention : cet exercice d’équilibriste requiert une excellente gestion et une rigueur administrative qui n’est pas à la portée de tout le monde... Ces aides sont souvent un complément pour financer une tournée, un enregistrement, une sortie d’album ou une résidence... jamais un chèque en blanc. Plus les aides sont importantes, plus on exige au projet d’être dans les clous au niveau droit du travail (tous les musiciens, techniciens et intervenants doivent être déclarés). Concernant les aides privées, il y en a une myriade, plus ou moins balèzes, et du coup difficiles à tout répertorier... sauf qu’on a déniché pour vous un site qui recense la plupart de ces dispositifs en France ! Visez un peu : www.monprojetmusique.fr Tous ces programmes sont bien connus par le milieu « professionnel » qui n’a aucune vergogne à les solliciter à longueur de temps pour faire du business. Vous devez aussi y faire appel ! Ces aides sont avant tout faites pour vous : ce que vous toucherez, ce sera toujours un peu moins qui tombera dans les fouilles des gros…

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Un exemple pratique...
DÉPENSES
Frais de transport Assurance camion Entretien camion Gazoil Péage autoroute SNCF Sous-total Promotion achat d’espaces Attaché de presse Affiches, stickers et badges Sweats et tee-shirt Sous-total Booking Plaquete promos Frais de poste Téléphonie Cds promos Sous-total Disque Location de materiel enregistrement Pressage Cds Mastering SDRM Graphiste Sous-total Charges de personnel Salaires net zikos Charges sociales Comptable Frais de banque Sous-total Restauration Hébergement Sous-total TOTAL GLOBAL 10 500 € 9 980 € 730 € 235 € 21 445 € 650 € 1 100 € 1 750 € 42 227 € TOTAL GLOBAL 49 258 € 1 250 € 730 € 300 € 800 € 750 € 3 830 € 450 € 850 € 790 € 480 € 2 570 € 2 200 € 1 500 € 850 € 7 50 € 5 300 € MONTANT 783 € 344 € 4 750 € 1 100 € 335 € 7 332 €

RECETTES
VENTES DE SPECTACLES Caf conc’ (black) Contrats de vente Sous-total Ventes Cds Sous-total Merchandising Badges Affiches Sweat et tee-shirts Sous-total Chapeau Sous-total Subventions Mairie de Ploulezouazec Conseil Général 666 Bourse «Envie d’agir» ADAMI Sous-total Sponsors privés Saucisson justinbridou Brasserie tri Martelod Sous-total 500 € Sous-bocks (300 en nature) 850 € 300 € 1 500 € 2 000 € 2 700 € 6 500 € 225 € 385 € 1 100 € 1 710 € 873 € 873 € MONTANT 5 100 € 24 850 € 29 950 € 9 375 € 9 375 €

TRÉSOR DE GUERRE : 7 031 € (de quoi assurer le réapprovisionnement des Cds, le merchandising et une petite réserve en cash.) Nous avons face à nous un groupe de cinq musiciens (déjà, on est mal barré...) cherchant à obtenir l’intermittence (houlà !), ayant déjà un album auto-produit distribué localement et vendu en concert. Ce groupe, producteur et éditeur de son œuvre à part entière est en train d’enregistrer un second opus et décide d’investir dans la promotion de ce dernier.

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Afin de parvenir à leurs fins, nos cinq valeureux gaillards devront au minimum augmenter de 60% le montant global des contrats de vente et de maintenir leurs ventes concerts en merchandising et en CDs... D’où la nécessité, à ce stade précis, d’un tourneur professionnel indépendant - il existe encore quelques survivants - et de ne plus travailler de manière artisanale. Plus précisément, cela veut dire que ce groupe, pour évoluer dans le circuit des petits festivals (entre 1 000 et 5 000 personnes), doit pouvoir drainer un public suffisant à chaque

concert pour intéresser un tourneur digne de ce nom. Nous en arrivons donc à la conclusion qu’en France un groupe ayant des ambitions de vivre de sa musique et qui ne parvient pas à fédérer un public fidèle autour de son projet (pour parler clairement, un public prêt à payer 10/15 € pour le voir sur scène) atteint en l’espace de quatre ans sa limite de développement. Si un tel groupe ne parvient pas à pondre une volée de singles fédérateurs sur son prochain album, il aura de grandes chances d’avoir atteint le point culminant de sa courte carrière.

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ON THE ROAD AGAIN !
Les premières scènes
Les scènes ouvertes / Open mics. Le début du premier commencement initial, tout simplement… Pour tout musicien qui débute, les scènes ouvertes qu’offrent certains café-concerts en France et pas mal de pubs anglais sont une excellente manière de tester vos premières compos devant un vrai public. C’est également pour un artiste compositeur qui travaille seul, le meilleur moyen de faire entendre son projet et de fédérer d’autres zicos autour de celui-ci. Quelle meilleure rencontre entre musiciens qu’un petit bœuf improvisé autour de quelques bières ? Bref, si l’envie de vous lancer dans la zic vous travaille, avec ou sans compos, ces scènes ouvertes / open mics sont faites pour vous. openmicfinder.co.uk Les Tremplins / Battle of the Bands. Participer à un maximum de tremplins est une étape par laquelle il faut passer aujourd’hui. Souvent le jury est composé des acteurs des musiques actuelles du coin et c’est la bonne occasion de montrer ce que vous avez dans le ventre sans avoir à les harceler au téléphone ou par mail. Et puis rien ne vaut une bonne prestation live pour se faire remarquer ! Si votre projet est solide au niveau artistique, ce petit effort sera très vite récompensé et, à la clé, quelques bonnes dates et premières parties devraient inévitablement tomber. En France, comme c’est de plus en plus fréquent, le budget du plateau artistique des festivals qui organisent des tremplins est très vite dépensé. C’est pour eux l’opportunité de compléter leur programmation à moindre coût et de rameuter un supplément de public local. Souvent, les lauréats de ces tremplins ouvrent le festival en tout début de soirée. En Grande-Bretagne, les Battle of the Bands n’ouvrent que très rarement les portes de la prog d’un festival. Ils sont presque tous organisés pour gagner un prix, en général un peu d’argent, ou une session studio, par exemple. Quoi qu’il en soit, des deux côtés de la Manche, neuf fois sur dix, cela veut dire jouer devant peu de monde, mais cela vous permettra de générer une actualité supplémentaire sur vos réseaux sociaux. Les Offs de festivals. On ne veut pas vous programmer dans les salles et les festivals ? Votre gueule ne revient pas au programmateur du coin ? Qu’à cela ne tienne ! Repérez-le, lui ou les gros festoches qui se rapprochent le plus de votre identité musicale. Généralement, les bistrotiers des alentours profitent de cette aubaine pour faire du chiffre et bénéficient d’une tolérance de la part des autorités pour produire des petits concerts. Jouer dans ces conditions, c’est présenter directement votre musique devant un public ciblé et sensible à votre esthétique musicale. Cela veut dire, certes des petits cachets mais surtout de bonnes ventes de CDs / Merchandising à la clé. Un gros festival draine bon nombre de programmateurs en quête de l’affiche idéale,

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c’est une manière supplémentaire de se faire repérer, de séduire un public et de récolter des dates pour les semestres suivants… En termes d’organisation, il faut commencer par repérer les lieux et se débrouiller à jouer là où est le public et non à 10 bornes, en pleine pampa ! Un bon repérage ou des photos sur le Net sont bien pratiques pour cela… N’hésitez pas également à contacter des groupes qui ont déjà fait le plan, cela vous fera gagner un temps précieux. Il faut également prévoir un système son de bonne qualité. Le but du jeu étant de surprendre le public avec un show pro soutenu par une qualité sonore irréprochable. Pour l’hébergement, si vous n’avez pas de potes dans le coin qui peuvent vous loger gratis, réservez à l’avance un emplacement dans le camping le plus proche. Ce sera toujours moins cher que le F1 et plus confortable que la banquette arrière du camion. Les premières parties. Dégoter une première partie est une occasion en or de provoquer une rencontre avec une tête d’affiche avec qui vous partagez un style et un public. Le parrainage est le précieux sésame - malheureusement bien trop rare - qui peut permettre à un groupe de gagner des années de développement... La chose est loin d’être aisée. Beaucoup de « boîtes de tour » imposent leurs premières parties aux programmateurs. C’est en quelque sorte ses « seconds couteaux ». Le booker, fort de la notoriété de ses têtes d’affiche, a alors tout le poids nécessaire pour imposer des groupes qu’il a lui-même en « nursery » afin que ces derniers « profitent » du public des poids lourds de son catalogue. Comme nous allons l’aborder plus tard, les premières parties sur des événements d‘envergure se monnaient

en espèces sonnantes et trébuchantes au pays de l’Union Jack (pratique héritée des USA). La baisse des aides publiques en France pousse inexorablement à l’autonomie financière des festivals. Dans la prochaine décennie, cette tendance risque de fortement se généraliser dans l’Hexagone… Les cafés-concerts. En France, les temps sont durs pour les petites structures comme les cafés-concerts. Pour payer un groupe 300 €, un patron de bistrot doit écouler à peu près 200 demis à 2 € le soir du concert pour être à zéro (hors frais SACEM et salaire du personnel !). Avec une moyenne de 2 demis par individu cela veut dire qu’il faut une centaine de personnes dans l’établissement pour que le tavernier ne perde pas d’argent ! En sachant cela, prenez en compte plusieurs critères : la capacité, la notoriété du lieu et le profil du patron du bar. Beaucoup sont des passionnés de musique qui veulent avant tout offrir un concert à leurs habitués sans trop perdre d’argent (tout en ayant une volonté de fidélisation de leur clientèle…). Et oui, exit le vieil adage du patron de bar qui exploite les « p’tits groupes » pour se faire du beurre sur leur dos ! N’annoncez jamais de prix direct mais une fourchette : « on prend entre 200 et 400 € selon la capacité du lieu et nos frais de route ». Si vous ne rapportez pas du public dans son bar, vous n’êtes pas en position de force pour négocier quoi que ce soit, laissez-lui couper la poire en deux. Pour gratter un peu, mettez dans la balance que vous vous trimbalez avec votre système son, que vous fournissez une trentaine d’affiches, que vous pouvez en remettre une couche au niveau com’.

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Dans les cafés-concerts qui tournent bien et dans lesquels vous rapporterez du public, vous pouvez espérer un jour négocier votre prestation dans les 600 €… The Pubs. Au Royaume-Uni, le contexte est plus favorable aux petits lieux de diffusion comme les pubs ou les bars branchés. Les britanniques ont toujours eu une culture plus forte que le continent pour sortir boire des pintes entre copains, plutôt que de faire une teuf privée tranquille à la maison. Bref, ils sortent plus (y compris les filles)... donc consomment plus dans les bars, qui tournent mieux, même si les habitués notent un certain effritement depuis quelques années. On ne vous apprendra rien en vous disant qu’aller au pub à 17h en sortant du boulot le vendredi soir est une institution. Le public y est donc très divers, toutes les tranches d’âge y sont représentées, conférant leur atmosphère inimitable à ces véritables lieux de rassemblement populaire. Et ça, évidemment, les groupes qui jouent en live dans ces endroits en profitent. Les cachets à espérer en jouant dans ces endroits varient entre 80 £ et 300 £, en fonction de leur notoriété, de celle de votre groupe, mais aussi du nombre de zicos qui le composent. Parfois les propriétaires demandent une facture au groupe pour le payer, mais c’est rare... A noter : si votre groupe réussit à remplir le bar lors de sa première date, vous avez toutes les chances qu’on vous demande de revenir quatre, voire cinq fois dans l’année. MAIS, car il y un gros mais dans tout ce bel optimisme... en dehors des très grosses agglomérations, le spectre artistique de ces

lieux est très réduit. En gros, il faut faire du folk/ rock, de l’acoustique... Sinon vous ne serez tout simplement pas diffusés. Et ouais, désolé, mais en dehors du créneau « très grand public », très peu de place - voire pas du tout dans certains coins - pour les groupes émergents, et même professionnels, qui font dans « l’originalité ». Les tenanciers connaissent leur business et leur public et évitent soigneusement tout ce qui décoiffe. Shame ! London, Paris même combat : le PAY to PLAY. Payer pour jouer, vous avez déjà entendu parler de ce principe ? Et oui, ça fait mal à entendre, mais ça existe ! Si vous connaissez déjà, c’est sûrement que vous avez commencé à contacter des cafésconcerts sur Paris ou des pubs sur Londres. Car voilà la tendance lourde de ces dernières années dans les deux capitales, quasi impossible à éviter si vous tentez de jouer un jour dans l’une ou l’autre (et qu’on commence déjà à trouver dans les villes de moyenne importance...). Alors, me direz-vous, pourquoi tant de haine ? C’est simple : dans ces villes immenses, les talents cachés qui veulent se faire découvrir sont légion. Non seulement tous les locaux, mais aussi tous les bouseux qui veulent monter à la capitale. Et les lieux de diffusion eux, dans des cadres ultra-urbains comme ceux-là, ne se multiplient pas (contrairement aux pains dans certains groupes). En outre, et c’est loin d’être un détail, il faut savoir que les baux commerciaux pour un petit bar dans Paris intra-muros se négocient, au minimum, aux alentours de 150 000 € (avec un loyer de 1 200 € en plus chaque mois), et à Londres autour de 140 000 £ (+ 2 000 £ de loyer !). Nul besoin d‘être Einstein pour calculer le nombre astronomique de binouzes que le bistrotier doit

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écouler avant de pouvoir se dégager un salaire… Résultat : le nombre d’artistes qui veulent y jouer ajouté à cette incroyable pression immobilière encouragent les propriétaires à louer leur scène aux groupes qui veulent s’y produire. Attention, il arrive que ce type de deal soit « déguisé ». A Paris, on ne vous demandera pas forcément de payer cash, mais plutôt de vendre 60 ou 80 entrées payantes à vos fans pour accéder à la prog. Cela permet au bar de s’assurer un minimum de clientèle ce soir-là et d’engranger une première entrée d’argent sans avancer le moindre kopeck. Si bien que, si vous n’arrivez pas à vendre vos 80 places à 6 €, c’est pour votre poche ! Sur Londres, le style est plus direct. Tous les pubs avec une petite réputation demandent un billet de 200 £ minimum pour accéder à leur programmation. On peut aussi évoquer ici une pratique hyper répandue dans les pubs accueillant des groupes émergents : le paiement des groupes en fonction du nombre d’entrées qu’ils génèrent. Pour ça, un employé demande à l’entrée à chaque personne du public quel groupe elle est venue voir et le note sur un petit carnet. A la fin de la soirée, on compte les petits bâtons de chaque groupe et les recettes des entrées sont divisées au prorata de ce sondage... Pas hyper constructif pour que les groupes jouant dans une même soirée s’entraident et apprennent à bosser en collectif… Comment accéder aux salles ? SOLUTION 1 : Se faire identifier et pariciper En France, ces salles sont pratiquement exclusivement financées par des subventions publiques. De ce fait, leurs modes de gestion

doivent être transparents et rendus publics. Il est alors possible d’intégrer la structure en devenant tout simplement adhérent puis, pourquoi pas, un jour intégrer le conseil d’administration. Si vous résidez dans le coin, assistez aux assemblées générales, faites entendre votre voix. Faites-vous identifier et participez à la vie de la structure en bossant comme bénévoles sur leurs concerts... Cela permet d’en connaître un peu plus sur leur fonctionnement interne et d’apprendre également le boulot que demande l’organisation de concerts. Ces salles bénéficient de contacts privilégiés avec l’ensemble des acteurs culturels de leur région. Si vous gérez vraiment comme des bêtes, elles peuvent être les ambassadrices idéales pour présenter votre projet à d’autres programmateurs. Faites également en sorte que votre demande (premières parties, conseils, préprod.) cadre avec les missions pour lesquelles ces grosses structures sont subventionnées. SOLUTION 2 : Autoproduire son concert L’autre possibilité, mais pas la plus économe, est de produire soi-même sa date en louant une salle avec le personnel technique. Une salle comme le Manège à Lorient (jauge de 350) coûte seulement 600 € avec techniciens son, lumière et deux personnes à la sécu. En rajoutant le catering et les frais de com’ on arrive à moins de 1 500 €. Il faut 300 personnes à 5 € pour rentrer dans ses frais. Rien d’impossible si l’on se met à plusieurs groupes motivés. Certaines salles, conscientes du risque financier que prennent les groupes, peuvent lâcher le bar.... Si vous arrivez à négocier ce confort financier, vous aurez deux fois plus de chances d’équilibrer votre budget.

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SOLUTION 3 : Être un ovni musical que tout le monde s’arrache Alors là, malheureusement, le talent ne s’achète et ne s’improvise pas. Une fois de plus, seul le public décide si oui ou non votre projet est voué à de grands desseins. Tu es extrêmement doué(e), tu as un(e) frangin(e) méga-canon que tu fais chanter en play-back, l’humour de Mister Bean et Coluche réunis, quelqu’un de « hype » et populaire dont tout le monde recherche la compagnie et bien tu fais partie de cette catégorie. Sinon tu peux postuler pour pousser du Fly Case et faire partie de l’illustre famille des artistes incompris. SOLUTION 4 : Être un bon pote du dirlo ou du programmateur Ta mère est élue, ton frangin chroniqueur aux Inrocks ou tu es tout simplement un mec trop cool avec une grosse culture musicale, macqué avec la frangine du dirlo. Sauf que si c’était vrai, tu ne serais pas en train de lire ces lignes... Jouer à l’étranger. Le rêve amerloricain, la conquête des steppes sibériennes, à cheval sur ton pied de micro, un solo de batterie en pagne au sommet de l’Ayers Rock en compagnie d’aborigènes et de koalas en transe... Quel groupe de zikos n’a jamais effleuré l’espoir, une mousse à la main, à 3 heures du mat’ dans les loges, de réaliser l’un de ces rêves ? Plusieurs solutions existent, il faut d’abord comprendre que la France a toujours ce vieux rêve de rester le phare culturel qu’elle fut au XVIIIe siècle. Bien que le monde ait profondément changé, sa politique culturelle au niveau mondial est fortement influencée par de vieux restes issus de son passé colonial. Pour cela elle a développé des réseaux :

Les alliances françaises : Elles ont pour objectif de servir la langue française et de promouvoir la diversité culturelle à travers un réseau de 968 centres et instituts culturels répartis sur l’ensemble de la planète. Ces organismes programment tout au long de l’année des artistes francophones. Si vous voulez voir du pays, que vous chantez dans la langue de Molière et que votre projet est mûr, artistiquement parlant, FONCEEEEZ ! La chose est ouverte, même aux groupes en autoproduction. Crise oblige et le prix du carburant galopant, il est important de souligner qu’avec les baisses de financements publics les petites formations de deux ou trois musiciens ont beaucoup plus de chance de s’envoler vers d’autres cieux... www.alliancefr.org/ Le Bureau Export : Ce dispositif français s’adresse à des groupes en développement et encadrés par des professionnels. Financé par les pouvoirs publics et les sociétés civiles de producteurs phonographiques (SCPP/SPPF), l’objectif de cet organisme est d’accompagner la filière musicale française dans le développement de ses artistes à l’international, dans le domaine des musiques actuelles mais également des musiques classiques. En gros, si tu veux infiltrer ce petit milieu, il te faut monter un label indépendant ayant pignon sur rue et faire en sorte qu’il soit repéré par l’ensemble des professionnels du secteur. C’est un boulot de titan qui demande du temps et beaucoup de compétences... L’unique clé pour toucher ce réseau est donc de parvenir à signer avec un label reconnu. www.french-music.org/bureau-export.html

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Le circuit alternatif A l’ère du numérique, entrer en contact avec des passionnés de zik à l’autre bout de la planète est désormais simplissime si l’on baragouine deux trois mots dans la langue de Shakespeare. L’objectif est donc d’aller porter la bonne parole de ton groupe devant d’autres publics tout en bouffant local et en te remboursant tes frais de route. Ici, pas de cachet, pas d’hôtel 3 étoiles ni de concert devant 2 000 personnes... Dans ce cas de figure, c’est plutôt dodo sur un canapé miteux,

blotti contre le chien du « copain-keupon-dela-frangine-du-mec-qui-programme-le-petitconcert-dans-un-village-paumé-du-Sud-Est-dela-Tchétchénie-figurant-à-peine-sur-une-cartemême-pas-postale ». En résumé, c’est d’abord un concept pour voyager gratos... C’est surtout une expérience inégalable pour cimenter le groupe, qui vous donnera à coup sûr des souvenirs inoubliables à raconter les soirs d’hiver au coin du feu.

CHERCHER SES CONCERTS
LE PHONING : mode d’emploi. C’est LA plus grosse part de boulot dans le développement de groupes ET la plus ingrate ! Être en position de demande face à quelqu’un est loin d’être agréable, surtout si l’on effectue ce travail de démarchage après avoir perdu à la courte paille contre les autres membres du groupe... Autant dire tout de suite qu’il faut posséder un minimum de fibre commerciale pour remplir cette tâche. Ce qu’il faut se mettre en tête, dans un premier temps, c’est que des coups de fil comme vous vous apprêtez à passer, les programmateurs comme les patrons de bistrots, ils s’en bouffent au minimum une vingtaine par jour. Le but du phoning est donc de faire en sorte que ton interlocuteur clique sur le lien que tu lui as transmis dans un mail, ou qu’il mette le disque que tu lui as envoyé dans son ordi, et ce, avant qu’il ne tombe malencontreusement dans la poubelle… 6 petits tuyaux tous simples pour démarcher Règle n°1 Ne jamais solliciter ou être en position de demandeur dans son premier coup de fil. Règle n°2 Toujours s’intéresser à la personne que l’on a en face de soi, ou au bout du fil Règle n°3 Pour les patrons de bistrots, ne jamais appeler à l’heure de l’apéro (c’est là qu’il fait son chiffre). Pour un programmateur, ne jamais appeler le matin (il répond à ses mails). Règle n°4 Ne jamais parler pognon sauf si on te le demande. Règle n°5 Si possible toujours proposer son aide (relayer une information, support com’, etc.) Règle n°6 Appliquer les règles n°1 & 2 scrupuleusement afin de franchir les barrières qu’a dressées son interlocuteur.

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Toujours s’intéresser à l’autre, à son travail, à ses réalités. Bref, comme dans la vie de tous les jours, ne pas être focalisé sur son petit nombril et bien garder à l’esprit que tu t’adresses à un être de chair et d’os, qui a aussi ses joies et ses emmerdes. Pour cela, chaque coup de fil demande un petit travail de préparation : va fouiner sur le Net pour connaître la programmation ou le projet culturel du lieu, son historique, sa genèse, ses problèmes (et ouais, va falloir bosser un peu !). Bref, tu dois maîtriser ton sujet au poil pour appliquer les règles n°2 & 5. Exemple avec un patron de bar (pour les Frenchy, le tutoiement est de rigueur) : - Salut, je me présente : Bob, de Bachibouzouk Trio. Un pote à moi qui joue dans les Crevards Déplumés s’est produit chez toi le mois dernier. Il paraît qu’il y avait de l’ambiance. Je t’appelle pour savoir si tu fais toujours des concerts. Là, le mec te dit oui ou t’envoie balader. Dans l’Hexagone, beaucoup font des concerts sans licence d‘entrepreneur de spectacles et peuvent être suspicieux en pensant que c’est un truc, genre un gus de la SACEM qui essaye de les piéger. En gros, il faut la jouer cool attitude et mettre en confiance le client en lui citant le nom d’un gars d’un groupe qu’il a déjà fait jouer chez lui. Si ce dernier te dit qu’il fait toujours des concerts, c’est qu’il t’offre une ouverture. Tu peux alors embrayer. - Excellent ! Et ça va, on te mène pas trop la vie dure avec le bruit? (Règle n°2) ? C’est là qu’il faut ouvrir grand ses oreilles : si tu t’intéresses vraiment, le mec va te raconter son environnement, les contraintes sonores / le type de public / les groupes qui sont passés chez lui

/ ses rapports avec la municipalité / le type de soirée qui marche. - Et sinon, au niveau zik qu’est-ce que tu écoutes ? (Règle n°2) Là, sans te mouiller, tu verras si ton groupe a des chances de passer un jour dans son rade. En plus, tu en sauras plus sur ses goûts musicaux. Parler musique entre passionnés ça rapproche et ça fait tomber pas mal de barrières. C’est peut-être même le seul point que vous pouvez avoir en commun. Au bout d’un moment le mec te demande forcément de quel instrument tu joues, quel style de Zik vous faites. SURTOUT ne t’étale pas trop sur ton cas et embraye avec la règle n°2 pour chercher d’autres infos en faisant appel à sa connaissance des acteurs du secteur. - Sinon tu connais des p’tites assos ou d’autres bars dans le coin qui organisent des concerts ? Là tu ouvres tes esgourdes à 180 degrés et tu notes toutes les infos glanées. Si tu habites dans un rayon d’une trentaine de bornes, il faut passer voir. Une bonne poignée de mains et une bonne rigolade autour d’un verre valent tous les coups de fils du monde. De plus, te déplacer en dit beaucoup. En gros, tu fais l’effort de te déplacer pour découvrir son lieu à lui… - Super content d’avoir eu cette petite discussion avec toi. Tu es quand derrière ton bar ? On va passer se vider une petite mousse chez toi et par la même occasion on te déposera un p’tit skeud des Bachibouzouks. On serait super content d’avoir ton avis sur ce que l’on fait... Là, tu fais appel à son avis de mélomane, voir « d’expert ». Ça peut flatter l’ego de certains mais le but de cette manœuvre est tout de

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même d’avoir un avis autre que celui de la bande de potes qui trouve toujours super génial ce que vous faites (même si vous êtes totalement armoires et désaccordés)… Avec une asso qui organise un festival le tutoiement est aussi de rigueur, in France : Toujours la règle n°2 : Prendre des nouvelles au niveau de la fréquentation sur l’édition précédente, le nombre de bénévoles, la qualité des concerts, la météo... Appliquer la règle n°5 : Proposer ses services en tant que bénévole. Accéder à une prog. de festoche (si en plus ton groupe ne fait pas de billetterie) peut se faire aussi de l’intérieur. Certaines très grosses machines montent de petites scènes « découverte » pour faire jouer les groupes des bénévoles et des copains. Pour parler clair et précis, les gros festivals qui se sont professionnalisés sont dépendants de toute une armée de bénévoles. Si ces derniers étaient obligés de payer ces mêmes personnes le festival mettrait la clé sous la porte. Certaines productions de festivals offrent donc cette ouverture pour fidéliser leur équipe. Bosser en tant que bénévole sur des festivals va élargir considérablement ton réseau tout en rencontrant un tas de personnes que tu n’aurais jamais pu rencontrer enfermé dans un studio de répétition. Avec une structure culturelle ou une SMAC Salle Musiques Actuelles Conventionnée. Ici, on change totalement de codes et de réseaux. Ces structures sont subventionnées largement et très institutionnalisées en France. Pour faire simple, si tu n’es pas identifié et que ton groupe n’est pas parrainé par l’une des structures de ce

réseau, apprêtes-toi à galérer sévère et à croiser le fer version Han Solo dans l’Empire contreattaque. Si tu es teigneux, obstiné (voire pire...), l’objectif est de forcer le barrage du standard téléphonique… Là, mec, ça devient coton et tu as intérêt à être sacrément inventif et un très bon orateur pour parvenir à avoir la personne que tu veux au bout du fil. La question qui se pose alors est de savoir si le jeu et tout le temps passé en vaut la chandelle... Est-ce vraiment le bon moment de faire identifier ton projet artistique auprès de ces personnes ? En gros, si ton projet n’a pas déclenché un bouche à oreille conséquent auprès du public, épargnetoi cette peine. C’est que ta proposition artistique n’est pas encore mûre, ne fédère pas, ou tout simplement ne cadre pas avec le goût du programmateur. Dans les hautes sphères du Music Business, c’est la grande foire des egos. Un programmateur te programmera et ne parlera de toi que si cela apporte une bonne plus-value à son image. Nous sommes sur le même côté humain qui te fait partager une vidéo sur Facebook. A savoir, te faire mousser auprès de tes potes parce que tu as la primeur de l’info. Nous invitons les programmateurs de festivals, labels, SMACS et structures culturelles à nous faire un don pour ce service rendu à leurs vaillantes standardistes. www.la-fedurok.org Gérer des bases de données. Vous avez aimé les tableurs de compta ? Vous allez adorer les tableurs pour gérer vos contacts ! C’est l’étape inévitable quand on commence à chercher des dates et si l’on veut agrandir son réseau, sans s’emmêler

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les pinceaux. Ici, rien de compliqué, juste un peu d’organisation. Il suffit de construire un tableur avec : > Le nom des pubs, festoches, SMACS... bref tous les endroits où vous souhaitez jouer.

> Leurs coordonnées téléphoniques, électroniques et postales. > Tous les contacts que vous avez eus avec eux. > Les esthétiques musicales programmées

STRUCTURE SITE TYPE STYLE MAIL ADRESSE VILLE CODE POSTAL

Titi twister Sew Machine www.titi.com Festival Electro Sex@titi.org 21340, av Elpaso AD 666, MEX Death Valley (+)52342789564

Le PoneyFringant/Aragorn www.lepf.fr Salle de concert Chanson française aragorn@hotmail.fr 12, impasse du Crieur Bree la comté (+)9934 34 23

Chez Jojo Chez jojo.fr Caf’conc’ Rock jojo@gmail.com Boudiguen Querrien city 29310 Tél le 25/04/12. Gros fêtards. Date Ok pour le 27/09. Cachet négocié à 500€ + bouffe + hébergement + liche à volonté. 1 pack promo le 25/04/12

RETOUR BOOKING

Tél le 03/04/12, 2 QI Accueil glacial au début mais plus sympa sur la fin.

Super contact en visu, le 24/04/12. Va faire écouter la maquette à Sauron mais est déjà bien partant.

ENVOI PACK PRO RELANCE QUOI FAIRE

Non A recontacter pour Halloween. Envoi mail présentation du groupe avec lien ReverbNation

2 pack promo le 25/04/12. Rappeler pour savoir si bien reçu. Rappeler à la prochaine éclipse.

Envoi de 80 affiches + fiche tech’ et plan scène.

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COMMENT TOUCHER UN PROGRAMMATEUR : MODE D’EMPLOI
Walou ! Question Ô combien épineuse lorsque l’on est un groupe autoproduit, sans grosses huiles qui vous poussent le train... Vous êtes seuls dans votre coin, ne connaissez personne dans le milieu, totalement indés ? Alors ce p’tit texte est fait pour vous. Première règle : ne pas harceler. Harceler les programmateurs, c’est une chose à ne surtout pas faire... C’est le meilleur moyen de les faire fuir et de vous couper définitivement de leur éventuel soutien. Si votre groupe commence à drainer un certain public dans votre ville, soyez certains qu’ils seront les premiers au courant et qu’ils ne manqueront pas de venir vous voir en concert. De plus, être le premier à avoir « découvert » et soutenu de tout jeunes artistes prometteurs est le petit point faible de tout programmateur qui se respecte, et ce quel que soit son niveau. Gardez également cela en tête lorsque vous êtes en quête d’un manager. Un bon manager doit être quelqu’un qui doit savoir marcher sur des œufs, ne pas trop ouvrir sa gueule et placer les bonnes pièces sur l’échiquier quand il le faut. Si votre projet est crédible et qu’il fédère réellement un petit public, les programmateurs du coin verront en vous une très bonne première partie pour attirer du monde dans leurs salles ou festivals. Ils peuvent avoir leurs goûts musicaux, mais la pression économique grandissante force ces derniers à rentrer dans une logique de rentabilité. Cibler les programmations : Dans un premier temps, il est essentiel de cibler les différents types de programmations que le groupe peut intégrer : Les programmations tout public (concerts en plein air gratuits souvent organisés par les mairies, offices de tourisme, associations, etc.) Les programmations plus spécialisées (celles que l’on retrouve sur les salles et les festivals diffusant les Musiques Actuelles) Les programmations commerciales (têtes d‘affiches nationales et internationales, variétés, covers du méga festival au gros camping blindé de touristes) Les programmations découvertes (cafésconcerts, lieux privés et autonomes, tremplins, premières parties), marginales car souvent déficitaires... Cerner le type de programmateur que l’on veut approcher : Les objectifs d’un programmateur sont en adéquation avec la structure au sein de laquelle il travaille. Il est évident qu’être programmateur dans un festival d‘envergure européenne comme le Hellfest ou d‘une salle « underground » représente deux approches diamétralement opposées de ce métier. La programmation dans les grosses structures et structures de taille intermédiaire : faisant face à des coûts de production prohibitifs, le boulot du programmateur sera d‘engranger un maximum

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de billetterie en fédérant un maximum de monde autour de têtes d‘affiche nationales et internationales. Par souci de rentabilité commerciale, les programmations se font de manière souvent unanime et uniformisée. Dans les petites salles (jusqu’à 300 de jauge) et petits festivals (jusqu’à 3 000 de jauge) : ces lieux bénéficient de moyens beaucoup plus modestes. La programmation mêle têtes d‘affiches intermédiaires et groupes en développement. Si vous lisez ces lignes, c’est ce type de programmateurs qu’il vous faut convaincre... Les clubs et les cafés concerts : le programmateur est souvent un taulier passionné de zik voire ancien zikos. Son objectif est de fidéliser une clientèle autour de son lieu en leur faisant partager des lives brûlants comme des boulets de canon. Enfin, pour finir, une espèce de programmateur (et pas des moindres) que l’on peut retrouver dans tous les types de programmation : les plus proches de nous, musiciens, mais malheureusement aussi les plus rares. Avant de pratiquer un « métier » (sic), ce sont avant tout des amoureux invétérés de toutes les musiques, des encyclopédies vivantes qui sauront vous dire quels musiciens étaient présents à telles sessions de studio, quelle réédition d’un album de 72 de tel groupe garage a été rééditée en septembre 84 ou la couleur du slip de Jim Morrison au Madison Square Garden en 69, etc. Ces gaziers là, s’ils sont vraiment convaincus par votre projet, se mouilleront en vous programmant même si votre groupe ne rameute que 10 pelés en concert...

Comment parvenir à toucher un programmateur ? Pour commencer à aborder ce sujet, il faut bien se mettre en tête que celui-ci reçoit (à peu de choses près) un, voire plusieurs albums, une centaine de mails et des dizaines de coups de fil par jour. Il faut donc concevoir que temporairement parlant, même avec la meilleure volonté du monde, celui-ci ne peut répondre à toutes les sollicitations. Il doit donc filtrer l’ensemble des propositions reçues selon certains critères : En premier lieu la proposition artistique. Il faut que votre groupe corresponde aux couleurs, aux ambitions du programmateur. Pour faire simple un groupe de rock celtique ou de reprises qui envoie sa démo à un festival qui promeut l’Indie Rock, gagnerait temps et argent en ciblant convenablement son booking. La fiabilité du groupe. Est-ce que ce dernier est suffisamment structuré pour honorer ses engagements ? Est-ce un projet suffisamment solide qui ne « splitera » pas entre le temps où il sera programmé et la date où il doit se produire ? C’est ici aussi que le matos com’ avec lequel on travaille est particulièrement important : avoir une structure juridique, un visuel accrocheur, une plaquette de présentation, le fameux mail HTML, sont autant d‘éléments qui apporteront de la crédibilité à votre projet aux yeux du programmateur lambda. Se faire repérer : Il y a les solutions les plus connues : rentrer dans les bonnes grâces des programmateurs des gros festivals. Ceci a pour effet de vous donner notoriété et crédibilité sans autre médiatisation derrière : les autres programmateurs vous donneront plus de crédit après un passage

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remarqué sur ces événements. Mais surtout, ne vous avouez pas vaincus si ces circuits vous snobent, il existe mille manières de présenter votre projet devant un public de masse (offs de festivals, multiplier les dates même juste défrayées, les clubs...). Il y a une chose que l’on a tendance à oublier lorsque l’on est zikos et que l’on a la tête dans le guidon : c’est le public qui a le dernier mot et qui décide de la carrière d’un projet. Un peu de méthode. Travailler avec des supports adaptés : La grande priorité, loin devant tout le reste, c’est de démarcher avec une bonne vidéo d’un de vos « lives ». Un groupe est avant tout jugé pour la qualité de la prestation qu’il délivre sur scène. Sans un support visuel de qualité de ce type, vos chances d‘intégrer des programmations de qualité seront quasi-nulles. www.dailymotion.com/video/xcjcbd_mac-abbe-etle-zombi-orchestra-votr_music Comment transmettre sa musique ? > Par mail : ces derniers doivent être concis et comporter un descriptif (nombre de membres ? Qui fait quoi ?), les dates de concerts, les visuels du groupe, les couleurs et influences musicales, des références, et surtout deux liens directs vers du live et votre site. Simplifiez au max le boulot du programmateur. > L’envoi d’albums par la poste bénéficie encore d’un excellent impact auprès des programmateurs car de moins en moins de groupes envoient une galette physique et la plupart ne communique que par mails. Le support physique est un excellent objet de marketing si un bon visuel est au rendez-vous...

Valorisez vos « bonnes » dates de concert et faites en sorte que les programmateurs s’y déplacent : accès backstage, si vous jouez en première partie d’une tête d’affiche (la présence de réseaux pros peut les décider à se bouger), open bar sur les dates promotionnelles que vous organisez vous-mêmes, plateau de groupes... Bref, soyez stratégiques... Établir une communication web intelligente et pas intrusive : donnez des news courtes et concises lors des étapes clés de la vie de votre groupe (inutile de pourrir la boîte mail d’un programmateur pour lui annoncer que vous faites le Battle pourri de Tinyholeton). Les newsletters sont également très efficaces pour présenter une tournée ou une actualité de choix. Essayez de personnaliser les relations : plus vous aurez des atomes crochus avec un programmateur (comme des goûts musicaux, une vision commune du milieu), plus ce dernier sera enclin à découvrir votre univers ou à vous répondre au téléphone. Un exemple « classique » de développement par la scène... Pour beaucoup, l’ascenseur du succès est hors service alors soyez patients et préparez-vous à devoir utiliser l’escalier de secours, une marche à la fois… Les prémices : la première démo Au début de la vie d’un groupe chacun doit faire preuve d’abnégation pour mettre le projet sur les rails. Dès lors que le projet est mûr artistiquement parlant, il faut commencer par enregistrer une démo de qualité. Des studios associatifs proposent des prestations franchement honorables pour un tarif modique.

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Prenez le temps de préparer cette étape capitale en enregistrant vos répétitions et en faisant des réécoutes collectives. Vous gagnerez un temps monstrueux le jour de l’enregistrement et optimiserez ainsi le résultat. Surtout, soyez patients, réfléchissez bien avant de mettre quoi que ce soit sur le Net ou d’envoyer vos démos. Une image négative peut vous coller longtemps à la peau… Jouer, toujours et encore ! Choses faites, il faut alors jouer un maximum, même gratuitement ou défrayé : concerts de soutien, tremplins, petits lieux de concerts et offs de festivals sont autant d’occasions pour parvenir à rayonner rapidement régionalement. Ensuite, JOUEZ TOUJOURS PLUS. Puis vient en parallèle les tournées dans les caf’concs (payés entre 0 et 500 €), l’achat d’un premier camion (2 000 €), l’acquisition d’une petite sono (pour 1 500 € il existe des petits systèmes vraiment pas trop mal), les premières affiches/stickers (600 € pour 3 000 affiches, 5 000 stickers), les frais de pressage du premier disque (env. 1 600 € SDRM comprise pour 1 000 exemplaires boîtier cristal). Il faut donc environ 6 000 € de trésor de guerre pour financer tout ça : environ 30 dates en cafésconcerts, frais de route déduits si tout le monde est d’accord pour jouer gratos la première année d’existence du groupe. Un rythme soutenu dans le temps éprouvera également les envies et les motivations de chacun au sein du groupe. Vient alors le temps de constituer une structure juridique type association de 1901, l’ouverture d’un compte bancaire, la demande d’une licence d’entrepreneur de spectacles auprès de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles).

Vous pouvez également télécharger des statuts taillés sur mesure sur le forum ainsi que tous les formulaires nécessaires pour ouvrir un compte bancaire. IMPORTANT : l’inscription à la SACEM (droits d’auteur), la SPEDIDAM et l’ADAMI (droits d’interprète) seront aussi nécessaires lors du pressage de votre disque pour récupérer une partie des droits SDRM (Société des droits de reproduction mécanique) versés. Cet argent vous appartient, ne l’oubliez surtout pas. Organiser avec d’autres groupes de votre région des concerts peut être aussi un excellent moyen de mutualiser vos publics respectifs. La solidarité fait la force. Il faut également savoir se filer les bons plans entre groupes, si chacun joue le jeu tout le monde est gagnant en fonctionnant ainsi. Si à ce niveau un petit public fidèle vous suit, vous êtes sur la bonne voie. Il vous faudra alors tisser un réseau de partenaires solide pour bénéficier d’un maximum de dispositifs d’aides financières (aides à la création / aides à la diffusion des musiques actuelles / bourse « Envie d’Agir » / subventions sociétés civiles). Cela ne coûte rien et ne peut qu’apporter de l’eau à votre moulin et du vent dans vos voiles. L’accueil positif des acteurs des musiques actuelles pour votre projet peut être un bon coup de pouce pour être vite confronté à un public de masse mais cela ne fait malheureusement pas tout, loin de là... Ce n’est pas une horde de programmateurs qu’il faut seulement convaincre, mais des centaines de personnes devant qui vous aurez l’occasion de jouer durant les premières années du groupe. Gardez bien en tête que c’est toujours le public qui a le dernier mot… Un p’tit Rockumentaire pas mal foutu du tout : www.dailymotion.com/video/x4jm94_teaser-laroute-est-longue_shortfilms

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LES CIRCUITS DE DIFFUSION ALTERNATIFS
Le mouvement FREE / RAVE. Une Free, c’est ce qu’on appelle une Zone d’Autonomie Temporaire (Z.A.T.), et contrairement à ce que la majorité pense, il s’agit surtout de rassemblements qui sont l’occasion de vivre des expériences uniques et fortes de respect et de partage. Pour commencer, la Free est une expérience que se VIT. Le premier enseignement, vous l’obtiendrez en vous rendant sur la teuf. C’est là que les gens échangent et où vous pourrez comprendre le véritable esprit qui règne sur ces événements. Les personnages que vous y rencontrerez vous diront qu’ils veulent rester en marge et ne pas intégrer le système, c’est pour cette raison qu’on ne trouve pratiquement jamais aucun texte ou bouquin qui décrit l’univers de la Free. On va donc juste vous glisser quelques infos de base. Après, à vous de vous démerder ! Pour vous lancer dans la Free, il vous faut évidemment un minimum de matos. Vous pouvez l’acheter neuf, mais pour commencer orientezvous plutôt vers d’anciens sound systems ayant déjà une bonne expérience, et peut-être du matos à revendre, ou du moins des contacts pour en trouver. Sans parler de toutes les expériences et connaissances qu’ils pourront vous transmettre. 5 KW de son, c’est cool pour débuter. Pas besoin de 3 tonnes. Bien réglé, un petit système avec un bon réglage, ça pète ! Artistiquement, il existe des tonnes de différents courants (Trance, Dub Step, Drum’n Bass, Jungle, Tribe, Hardteck, Hardcore, Gabber, et j’en passe...). A vous de trouver celui qui vous plaît, afin de créer votre son. Maintenant, un truc un peu plus sérieux… Visà-vis des autorités, toujours garder son calme, même si ce n’est pas toujours simple. Si vous perdez régulièrement votre sang-froid, vous perdez votre crédibilité avec… Prenez le temps de vous familiariser avec les autorités, de vous faire connaître et de montrer que vous êtes sérieux. La crédibilité, ça passe par une nuit sans embrouille, c’est-à-dire pas d’intervention pompier ou de trucs du genre... Par exemple, un petit repérage sur le parking pour voir qui est là et pour sentir l’ambiance (quasiment toujours excellente) permet de savoir avec qui la soirée va se dérouler. Ensuite, niveau orga, monter une asso 1901 avec sa trésorerie et des personnes qui gèrent un minimum la paperasse, ça montre que votre Free repose sur des piliers plus stables. Ça va vous permettre de l’organiser de manière plus concrète : choisir le terrain, prévoir des toilettes sèches, des containers et des poubelles, avoir un fonds de caisse… Voilà. Pour finir, n’oubliez pas, la drogue n’est pas un jeu. La musique oui ! RAVE ON ! www.dailymotion.com/video/x1kum2_ reportage-free-party-itv-environnem_music Les squats. Les squats sont des lieux occupés illégalement par des militants de la cause libertaire. Plutôt

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orientés vers le punk et les musiques dites « extrêmes » ces « lieux indépendants à vocation artistique » sont présents autant en milieu rural que dans les friches industrielles. Ces lieux de diffusion éphémères sont le relais culturel indispensable pour les musiques très peu - voire pas du tout - programmées dans les salles traditionnelles. Sur le même concept que les Frees, l’entrée des concerts se fait à prix libre et le peu d’argent récolté sert à défrayer les groupes et à payer la bière... Il existe un réseau informel, et lorsque vous commencez à jouer dans ce réseau alternatif, prévoyez un bon vieux mercos car vous pouvez vous attendre à tourner dans l’Europe entière. Il n’existe bien évidemment aucune base de données référençant ces lieux, leur durée de vie étant très limitée dans le temps. Si vous voulez tourner dans ce réseau, une seule méthode : jouer dans 2/3 squats de votre coin. Les personnes du lieu vous orienteront inévitablement vers de nouveaux squats dans d’autres régions (ou d’autre pays). Dans le réseau des squats, plus vous vous produisez, plus vous jouez de plus en plus loin... Réinventer la formule concert. Créer l’événement de toute pièce sur le principe du happening : Sortir du modèle classique location de salle de spectacle / promotion, affiches – flyers, en investissant des lieux improbables comme de vieux bâtiments industriels du début du XXe siècle, un arboretum, une serre victorienne, une criée, etc. Le principe est de dépayser le public en apportant une touche « exotique » à l’événement. Une déco inventive, des idées d’animations participatives afin d’encourager la rencontre entre les gens sont autant

d’ingrédients essentiels à mixer afin d’attirer un nouveau public. Il faut créer des concepts de soirées poilantes et faire en sorte que les gens qui n’y sont pas se disent : « P… on a loupé ça. Faut surtout pas louper la prochaine ! » Le métier de producteur de spectacles... C’est un travail qui demande une sacrée dose d’inventivité, du sens organisationnel, du réseau, etc. www.lelama.fr www.soul-kitchen.fr/18026-video-concertarchive-un-happening-a-paris www.spi0n.com/une-rave-party-silencieuse/ Sensibiliser les gens en diffusant la musique là où on ne l’attend pas Surprendre et étonner tout en présentant des projets musicaux en adéquation avec le public cible. A quels endroits et à quels moments se trouve concentré un public large et varié ? Où et quand est-il en situation de non stress donc plus particulièrement ouvert à recevoir un message musical ? En vacances et sur les plages, par exemple. Allez, c’est parti pour une tournée R’N’R des plages en pleine période estivale. Un bon cametard, quelques autorisations, un peu de son et en avant la musique ! www.youtube.com/watch?v=DBuSBszFyb8 L’exemple des Blitz TOMAHAWK. Il est de notoriété internationale que dans le pays de Voltaire on manifeste pour un oui pour un non (écologie, social, éducation, système de santé, retraites, prix de l’essence…).

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Ces rassemblements naturels représentent une niche potentielle de public réuni à un moment et en un lieu donné. Souvent la plupart des gens présents n’ont jamais poussé la porte d’une salle de concert. Et bien voici l’occasion rêvée de leur montrer ce que vous avez dans le ventre, tout en leur apportant une super animation. Les « Blitz » requièrent relativement peu de moyens techniques : une petite remorque, cinq pratos pour une petite scène, une petite sono, un groupe électrogène 3KW et on balance le son ! Question régie, c’est très léger. Il faut compter 50 min. de montage, 45 min. de set et 30 min. de démontage. La sinécure car zéro affiche et aucune communication à assurer (vu que le public est déjà sur place)... Une demi-journée de boulot seulement pour toucher un maximum de personnes. Et avec un chapeau qui passe, on rembourse facilement un plein d’essence. Que demande le peuple ? Se rapprocher également d’associations humanitaires, écologiques ou sociales représente de nouvelles « terras incognitas » où le combat pour la diversité culturelle intéresse et mobilise. Chacune de ces organisations organise ses événements phares annuels et, en échange d’une scène, de groupes et d’un système son gratuit, elles sont généralement enthousiastes pour accueillir des groupes inconnus du grand public. Mutualisation des réseaux : contacter les groupes et assos des régions visées. Dans le même esprit que les « Blitz » et les événements alternatifs dont nous venons de parler, cartographier le tissu associatif des régions dans lesquelles vous aimeriez jouer peut se révéler extrêmement bénéfique en

termes de diffusion. Prendre contact avec les équipes locales (en rapport direct ou non avec les musiques actuelles) permet d’effectuer quelques dates de préchauffe, sans dépenser trop d’énergie au téléphone. Au minimum défrayées, elles permettent de déblayer le terrain, en jouant devant un public ciblé, qui vous permettra rapidement de faire circuler votre nom via la vente de CDs et votre merchandising. Vous pourrez aussi en profiter pour repérer les structures de diffusion « classiques » qui tournent bien et qui correspondent à votre style musical; et même avec un peu de culot, rencontrer en personne leurs responsables. L’intérêt majeur du milieu alternatif est que vous rencontrerez les personnes parmi les plus motivées et bien insérées de la région en question. Des gens qui, si votre musique leur plaît et si vous partagez les mêmes valeurs, parleront de vous, feront jouer leurs réseaux pour vous. Pas de meilleure pub que le bouche à oreille local ! Une évolution risquée mais inéluctable des lieux de diffusion comme espaces publicitaires. Une salle de spectacle privée qui « marche » demande une sacrée dose de talent, un concept original, de gros risques financiers et énormément de boulot. Avec la logique de rentabilité pure qui touche désormais à peu près tous les domaines, quoi de plus normal pour un entrepreneur privé que de faire payer aux labels et aux groupes cette prestation ? En voyant les choses sous le prisme d‘une logique typiquement anglo-saxonne : plus un lieu draine de monde, et bénéficie de notoriété, plus il représente pour les groupes ainsi que pour les labels un espace promotionnel. Le lieu devient une vitrine publicitaire pour toucher de nou-

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veaux publics et réseaux professionnels. Passer dans ces endroits prestigieux représente également un gros gain de crédibilité pour le développement de carrière d‘un artiste, ce qui a pour effet pervers de faire monter les enchères... En milieu fortement urbanisé, il existe aussi un gros déséquilibre entre l’offre (les propositions artistiques) et la demande (les lieux de diffusion). Ce facteur contribue à la normalisation planétaire du monde de la Musique (uniformisation des programmations et la forte tendance vers une privatisation globale dont on vient de causer). L’exemple des festivals La grande majorité des festoches des pays anglosaxons sont structurés en sociétés privées et, de ce fait, demandent une gestion entrepreneuriale pour perdurer. Crise oblige, la baisse en flèche du sponsoring privé et des subventions (pour la France), marque un changement de cap important dans la gestion économique des événements culturels. Les équipes qui les montent commencent à devoir trouver de nouvelles sources de financement. Au Royaume-Uni, pour se produire sur une première partie dans un festival de taille moyenne, il n’est pas rare de voir la chose se négocier aux alentours des 2 000 €... Avec cette somme, en tant que festival, vous payez la location du pont lumière, du groupe électrogène, les packs de bières pour ces soiffards de zikos... Question thunes : au groupe d’être alors suffisamment convaincant sur scène pour provoquer de bonnes ventes merchandising et décrocher du contrat... Jusqu’alors pour les majors et les labels, les festivals étaient l’occasion de présenter leurs

poulains et leurs catalogues d’artistes tout en boostant la vente de disques dont ils étaient éditeurs, producteurs ou distributeurs. Avec la chute des ventes physiques et la timidité des ventes en ligne, voilà que nos gugusses se retrouvent à devoir payer pour que leurs artistes bénéficient d’une couverture promotionnelle, sans avoir de garantie sur un retour sur investissement... Autant dire que tout à coup, ça a freiné leurs ardeurs… Du coup, la seule alternative en tant que label est de monnayer ses têtes d’affiche générant beaucoup de billetterie en échange de premières parties gratos pour ses artistes en développement. Et la boucle est bouclée : les groupes indépendants sont exclus du processus. Les places sont tellement chères, que même en payant le prix fort vous n’êtes pas sûrs de pouvoir placer un jour votre groupe sur ces événements et lieux pris d‘assaut par les professionnels du Music Business... L’émergence de nouveaux circuits de diffusion : une alternative pour les groupes indépendants. une alternative pour les groupes indépendants. Les modes de consommation culturelle ont été considérablement bouleversés avec l’avènement de l’ère du tout numérique. Le concert fait désormais de plus en plus partie de la sphère privée. Un nouveau circuit de diffusion alternatif voit donc actuellement le jour : un nombre de plus en plus croissant de fermes et d’endroits autonomes en milieu rural mêlent activités agricoles, artisanales et animations culturelles. Contrairement aux salles de spectacle traditionnelles, ces lieux marginaux sont fortement connectés avec le tissu associatif local et bénéficient d’un fort ancrage territorial.

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Ils fonctionnent grâce au bouche-à-oreille et à un nombre plus ou moins important d’amis. Les concerts sont tous gratuits, les gens ont souvent la possibilité de camper sur place et la bière locale y est en vente à très bas prix. Ce type spécifique de réseau est donc parfaitement adapté à la diffusion de groupes indépendants. Ces lieux organisent avant tout des fêtes privées

ayant pour objectif principal que les gens se retrouvent en « tribu ». Les concerts ne font que se greffer sur ces événements... On compte environ une cinquantaine d’endroits de ce genre, rien qu’en Bretagne. Les groupes qui s’y produisent jouent devant cent à huit cents personnes... Les cachets varient entre 100 et 600 € selon le nombre de groupes et de spectateurs.

LE DISQUE
Tous ces chiffres officiels sont tirés du SNEP (Syndicat national des producteurs phonographiques) et représentent les ventes des majors sur le territoire français entre 1995 et 2012. Pourquoi un disque ? C’est LA question existentielle pour tout groupe digne de ce nom. La première chose avant d’aborder ce sujet est d’identifier les différents facteurs qui poussent les groupes à vouloir enregistrer et s’endetter pour graver sur un support physique leur musique. Bon, on va pas vous la refaire à l’envers, comme quoi le disque est un acte d’accouchement pour l’artiste (vous entendez la mélopée douceamère des violons arriver au loin ?), qu’il est le prolongement (de son nombril), l’aboutissement spirituel d’un travail collectif (voire spiritueux pour certains groupes), la justification auprès du copain, de la copine « qu’en fait, quand tu pars en répétition, ben, heu... que si, si, c’est pour bosser » etc., etc. Que le disque est un objet obsolète mais qui compte encore chez les 30/60 ans toujours un bon nombre d’adeptes. Chez ce type de public l’acquisition d’un CD lors d’un concert relève d’un certain fétichisme ou d’un simple désir de ramener un souvenir chez-soi. Que le disque sert à démarcher. Un bon nombre de programmateurs sont trentenaires ou quarantenaires, cette génération a connu l’âge d’or du CD et il y a une nette différence entre lire blasé le matin une boite mail spammée par les groupes et s’écouter une démo tranquille dans la voiture en rentrant du boulot... Paradoxalement, encore aujourd’hui, bon nombre de gros médias n’assurent la promotion d’un artiste qu’à condition qu’il y ait une distribution physique de son album.

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L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ DE LA MUSIQUE : TO BEAT OR NOT TO BEAT... ?

Source : htpp://www.disqueen france.com

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L’autoproduction : combien ça coûte ? Le disque a ses détracteurs et ses partisans. Inutile de rentrer dans une polémique où les arguments des deux camps porteraient et seraient pertinents. Le tout numérique, le tout CD a ses limites et c’est aujourd’hui dans un savant équilibre entre les deux supports que le groupe doit savoir jongler. Le pressage de 1 000 CDs coûte aux alentours des 1 540 € en France, un peu plus de 1 000 £ au Royaume-Uni. Ce prix comprend : • Le glassmastering (pressage CD audio, CD Rom ou CD extra) • Le pressage CD avec impression en couleurs quadri offset • Le boîtier cristal standard avec plateau support CD transparent, noir ou blanc • Un livret 4 pages 4/4 ou 4/1 (couverture couleur et intérieur couleur ou noir et blanc) • La jaquette verso 4/4 ou 4/1 (recto couleur et verso couleur ou noir et blanc) • La création et mise en place du code-barres de ton album (sur demande) • Le conditionnement de l’ensemble • Le cellophanage • Environ 80 centimes d’euros par album de redevance SDRM/MCPS (Sociétés de droit de reproduction mécanique). La SDRM est un service financier de la SACEM (société gérant les droits d’auteur) qui perçoit une taxe auprès du producteur du CD (qu’elle reverse via la SACEM aux auteurs, aux compositeurs et aux éditeurs). Elle délivre un bon d’autorisation (sésame indispensable

en France) qui permet à la société de pressage de lancer la production de votre galette. Au Royaume-Uni, le MCPS est l’organisme qui perçoit et redistribue les droits de reproduction mécanique, les droits d’auteur étant gérés par le PRS (en fait, même si on peut s’inscrire à l’une ou l’autre séparément, ces deux organismes sont regroupés au sein d’une même société nommée « PRS for music »). Le prix pour devenir membre de la MCPS est de 50 £ pour tous les auteurs. Ensuite, il faut encore s’acquitter d’une taxe sur les CDs pressés. Comme chez-nous, le montant varie en fonction du nombre d’exemplaires tirés et de leur prix de vente. Par exemple, pour une édition de 1 000 CDs vendus 10 £ en magasin, il faudra payer la modique somme de 850 £... Conclusion A ce jour, mieux vaut investir à plusieurs dans un robot de duplication (à partir de 2 000 € pour une machine de qualité professionnelle) afin de fabriquer ses propres démos (84 centimes l’unité en France pour 1 CD sérigraphié pochette carton) en très petite quantité. Pourquoi un tel achat ? Car la plupart des usines facturent le glassmaster 250 € en dessous d’un pressage de 1 000 CDs (va falloir en vendre un sacré paquet en concert....) et que le pressage d’une cinquantaine de CDs est forcément beaucoup plus adapté à un groupe faisant ses premiers pas. EP, album, démo pourrie ou waves ? Ce choix est crucial et aura indubitablement des répercussions sur votre dynamique de développement. La première question qu’il faut se poser est : où en est votre groupe aujourd’hui et quel sont ses véritables besoins ?

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PLUSIEURS INDICATEURS : Une estimation du public potentiel via des souscriptions. Le nombre de concerts programmés dans l’année en cours. Le trésor de guerre du groupe. Le nombre de téléchargements sur le Net. La vie sur vos réseaux sociaux. Une fois de plus, tout dépend de vos objectifs. > Pour un groupe qui démarre : si votre envie est juste de vous faire plaisir en jouant dans les bars, du wave gravé sur un CDR suffit largement. En étant inventif, il y a toujours moyen de bricoler un petit objet sympa et hyper personnalisé à vendre lors des concerts (pochette en tissu, pochette cartonnée estampillée d’un sticker, macaron maison...). Il s’agit de produire dans ce cas précis de toutes petites quantités. > Pour un groupe qui draine déjà un petit public local et qui désire se faire des tournées d’été, lancer une souscription auprès de ses fans, en offrant un titre en format wave en avantpremière par exemple est une possibilité. Les retours de souscriptions seront l’indicateur pour savoir s’il faut passer oui ou non de la production artisanale au pressage auprès d’une usine spécialisée. Une centaine de souscriptions à 10 € est une base suffisante pour passer ce cap. > Pour un groupe en développement : si vous n’avez aucun label, le nombre de souscriptions est également l’indicateur le plus fiable avant de se lancer dans un pressage pharaonique... Par exemple, si vous avez 400 pré-com-

mandes pressez en 1 000 et basta. Environ 300 exemplaires partiront pour la promo. Il vous en restera bien assez pour les ventes concerts et, avec l’argent récolté, pour assurer un éventuel repressage. En effet, pas besoin d’être cadre sup’ chez Vérolia pour remarquer la baisse spectaculaire du volume d’argent généré par le marché de la musique entre les années 90 et 2010 (voir cidessus le petit graphique que l’on s’est amusé à faire). Le bouleversement des modes de consommation culturelle de « l’internaute » lambda nous entraîne vers cette conclusion : la musique devient peu à peu un bien gratuit appartenant à la bulle web, faisant désormais partie d’un patrimoine numérique global. Il en est ainsi et aucune loi, aucune réforme ne parviendra à inverser cette tendance. L’artiste doit aujourd’hui vivre de et par la scène. Et demain ? Le support audio n’est devenu qu’un simple outil de communication servant à véhiculer l’image de l’artiste auprès du consommateur... Il y a fort à parier que d’ici quelques générations, de nouveaux supports audio se seront développés. Des technologies pour l’instant très coûteuses tel que l’hologramme se démocratiseront et représenteront un jour une mine d’or pour les professionnels du Music Business. Qui ne rêverait pas d’un concert dans son salon avec Jimmy Hendrix grandeur nature ou une sérénade de Bird lors d’un p’tit dîner aux chandelles ? D’autres technologies sont encore en développement tels que les mondes virtuels 3D Online, les lunettes du Project Glass développées

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par Google et j’en passe ! Quoi qu’il en soit, il faut être extrêmement attentif aux innovations technologiques pour imaginer les évolutions du marché de demain... L’enjeu serait d’opérer cette mutation en prenant en compte ces paramètres tout en veillant à ce que l’artiste revienne enfin au centre du système. www.youtube.com/watch?v=TGbrFmPBV0Y www.youtube.com/watch?v=z9TzQQttg7Y Protéger ses morceaux : les droits d’auteur, les droits voisins. Le droit d’auteur : Qu’est-ce que c’est ? Le droit d’auteur c’est tout simplement ce qui protège vos morceaux (pour les compositeurs ET les auteurs). On peut le résumer en deux concepts. Les droits « moraux » qui vont protéger les auteurs et les compositeurs. Vous pouvez vous opposer à toute exploitation commerciale et à toute utilisation qui pourrait dénaturer votre œuvre. En cas d’accord de votre part pour l’utilisation d’un des morceaux du groupe pour, par exemple, une musique de pub, vous pouvez revendiquer que votre nom soit mentionné. Ce droit moral est perpétuel et ne peut être cédé. Les droits « patrimoniaux ». C’est ce qui vous permet aux yeux de la loi d’interdire ou d’autoriser l’utilisation de votre œuvre et de percevoir des sous en contrepartie. Durée : 70 ans après le décès de l’auteur. Cette période écoulée l’œuvre tombe dans ce que l’on appelle le « domaine public ». Et les droits voisins, qu’est-ce donc ? Il existe aussi des droits pour les zicos interprètes. En France, c’est ce que l’on appelle les

droits voisins. Les musiciens interprètes n’ont, eux, pas le droit de s’opposer à la diffusion des morceaux sur lesquels ils jouent. Par contre, si diffusion il y a, la SPRE (Société pour la perception de la rémunération équitable) collecte une taxe auprès des salles, des discothèques, des supermarchés, radios, télés… bref, toutes les structures susceptibles de passer votre musique. Cette société perçoit donc des droits et les redistribue : 50% pour les artistes interprètes et 50% pour le producteur. A savoir que les zicos que nous sommes ne toucheront pas directement cet argent ! L’ADAMI et la SPEDIDAM sont les organismes de perception qui reversent ensuite aux « artistes interprètes ayants droit » (s’ils sont adhérents de ces structures.) Il faut noter également que l’adhésion pour un musicien lambda à ces structures relève du parcours du combattant (voir plus bas). Protéger ses morceaux. Chez un huissier ou un notaire : il existe des sociétés comme Copyright France qui proposent des tarifs raisonnables (env. 80 € pour un album) pour effectuer un dépôt auprès d’un huissier de justice dépositaire. Ce dépôt est le moyen le plus sûr pour protéger vos morceaux et de prouver leur antériorité devant un tribunal. L’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle) via « l’enveloppe Soleau » : cet institut public protège également les noms de marque, les inventions via le dépôt de brevets. Le principe de « l’enveloppe Soleau » est qu’elle est composée de deux compartiments. L’un est renvoyé au déposant, après enregistrement et perforation, le second est adressé soit à l’INPI soit au centre régional de l’INPI pour les dépositaires domiciliés en province.

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www.inpi.fr/fr/services-et-prestations/enveloppesoleau.html Auprès de l’une des sociétés de perception et de répartition de droits d‘auteur : Les deux sociétés en France sont la SACEM et le SNAC. Leurs homologues britanniques sont la PRS ou la Musicians Union. > La SACEM (La Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) est l’organisme dont l’inscription est la plus chère (111 euros pour le droit d’entrée). Pour y adhérer, il faut pouvoir justifier d’être l’auteur d’au moins cinq œuvres, dont l’une au moins connaît un début d’exploitation (radio, concerts...), OU est pressée sur un support avec droits SDRM payés, même si vous n’avez pas de distributeur officiel, contrairement à ce que sous-entend le site Internet de la SACEM... Cette société met également à la disposition de ses sociétaires un léger service juridique en cas de litige. Elle perçoit aussi auprès des organisateurs de concerts, des radios et des ventes en ligne vos droits d’auteur tout en s’arrogeant une commission d’environ 26%. > Le SNAC (Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs) ne coûte que 34 euros, vous pouvez déposer dans une même enveloppe jusqu’à huit textes de chanson et jusqu’à quatre chansons (paroles et musiques). La différence entre la SACEM et le SNAC c’est que cet organisme ne perçoit pas de droits d’auteur mais il peut vous fournir une preuve en cas de problème.

> L’envoi par lettre recommandée. La solution la moins onéreuse et qui fonctionne sur toute la planète. Vous pouvez vous envoyer à vousmême un enregistrement de vos morceaux sous pli fermé avec accusé de réception. Il ne faut bien sûr pas ouvrir l’enveloppe lors de la réception et c’est le cachet de la poste qui prouvera l’antériorité de vos morceaux. Le cas ambigu des licences « Creative Commons ». Le but de ces licences est de fournir un outil juridique qui garantit à la fois la protection des droits d’une œuvre ainsi que la libre circulation de celle-ci. Vos morceaux, dans ce cas précis, font partie d’un patrimoine culturel appartenant au « domaine public ». Les licences ont été créées en partant du principe que la propriété intellectuelle est fondamentalement différente de la propriété physique, et du constat selon lequel les lois actuelles sur le copyright étaient plus un frein qu’autre chose à la diffusion de la culture. Ces licences sont un excellent moyen de diffuser et de promouvoir ses morceaux pour un jeune groupe qui commence. Mais gare ! Si une marque ou des médias s’emparent de votre morceau et décident de le diffuser à des fins commerciales, vous ne toucherez pas un kopeck ! C’est pour cette raison qu’il est primordial de protéger vos morceaux avec des moyens reconnus par la loi (le fameux copyright et les droits patrimoniaux). Pourtant, en cas de gros buzz sur le Net, des groupes ont vu leur vente de merchandising et le nombre de téléchargements grimper en flèche ! creativecommons.fr

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Là où le bât blesse... Ces organismes gérant les droits des auteurs et des interprètes ne sont vraiment pas conscients des réalités des groupes en voie de professionnalisation. En France, par exemple, la SPEDIDAM et l’ADAMI demandent l’original et la photocopie d’un justificatif établissant votre activité professionnelle en qualité d’artiste interprète (une attestation de paiement des congés spectacles, des feuilles de présence pour l’enregistrement ainsi que les bulletins de salaire de vos séances de studio…). Quel petit groupe auto-produit, qui commence à être diffusé sur du festival ou des radios associatives et étudiantes, a les moyens de s’auto-payer des cachets d’intermittence ? Cela n’empêche pas certaines de ces structures de percevoir vos droits sur les événements où vous vous produisez ou les éventuels passages radio, sans pourtant vous les rétribuer. On voit clairement les limites du système : il manque cruellement au moins une case supplémentaire pour les groupes en développement. Un exemple avec la SACEM : 90% des groupes sont en autoproduction. Lorsqu’un petit organisateur de concert décide de faire jouer des groupes locaux, il est contacté par la délégation départementale de la SACEM, qui lui propose dans 99% des cas ces deux options: Soit de souscrire à un forfait « kermesse avec sonorisation générale ». Ce forfait lui coûtera 58,85 €. Soit de souscrire à un forfait « concert ou spectacle de variétés ». La SACEM demandera

dans ce cas précis un forfait basé sur le budget global de la manifestation (billetterie/cachets des groupes/sonorisation/recette du bar). Ces forfaits ne sont pourtant pas rendus obligatoires par la législation régissant le droit de la propriété intellectuelle si aucun répertoire n’est déposé, et s’il n’y a aucune billetterie de mise en place. On peut donc supputer une certaine opacité dans la transmission d’informations de la part de la SACEM vis-à-vis des organisateurs occasionnels… Le système français est parfaitement adapté aux artistes et organisateurs professionnels mais bien éloigné des réalités économiques des petits acteurs culturels. Un pot commun bien mal réparti... La première question qu’il faut se poser dans ce cas précis, c’est « à qui sont reversés les droits collectés si l’ensemble des groupes qui se produisent sur ces petites dates sont déclarés PAI (Propriétaire actuellement inconnu) car non inscrits à la SACEM ? » Ces droits d’auteur sont pourtant bel et bien collectés en leur nom… Idem pour tout ce qui concerne l’ensemble des sommes non réparties dues à des noms d’auteurs ou des titres incorrectement orthographiés, des programmes des œuvres jouées non renvoyés par les artistes. Un autre cas flagrant, et pas des moindres : imaginons que quatre personnes du même groupe soient auteurs compositeurs et que seul l’un des membres soit sociétaire à la SACEM. Seul un quart de la somme perçue sera alors réparti. Ce qui pousse les non-inscrits à casquer 111 € et à asseoir ainsi malgré eux un monopole. Où va le reste ?!

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Il semble que l’ensemble de ce magot orphelin part alors dans une sorte de « pot commun » qui est ensuite redistribué majoritairement aux gros sociétaires (en gros au prorata des droits qu’un auteur/ayant droit génère). Pour faire simple, Vendre sa musique QUI BOUFFE QUOI SUR TON SKEUD...

cet argent perçu auprès des petits sert une fois de plus à engraisser les gros (les grosses boîtes d’édition et les stars tenant le haut des tops). Culture is Business!

INTERPRETE 9 % AUTEUR 2 % COMPOSITEUR 2% ÉDITEUR 29 % PRODUCTEUR 19 % DISTRIBUTEUR 39 %

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La recherche d’un label avec votre disque en poche. Méfiance avant d’engager votre trésor de guerre durement acquis ! La crise du disque, l’explosion du home studio et du téléchargement illégal obligent, toute cette industrie est en pleine déstructuration : boîtes de production, majors, distributeurs, médias, grandes enseignes ainsi que sociétés civiles qui finançaient l’ancien « système » sont en pleine réflexion - c’est le moins qu’on puisse dire ! - pour trouver tout simplement le moyen de survivre dans le contexte actuel. En gros, jouez la carte de la sécurité. Servez-vous du Net en mettant des morceaux en libre écoute, voire en téléchargement. Mettez régulièrement de nouveaux contenus : des vidéos live en ligne sur les réseaux sociaux ou sur votre site. La vente d’albums via le Net, le nombre de lectures et de téléchargements sont autant de baromètres et de manomètres pour estimer si une sortie d’album conventionnelle est bien justifiée. Pour vous ouvrir les portes des « gros médias » et de certaines subventions (pour la France) contentez-vous dans un premier temps de trouver par vous-même un distributeur régional. Méfiance également si vous décidez de payer un(e) attaché(e) de presse sans réel carnet d’adresses. Beaucoup, après s’être fait grassement payer (entre 1 500 € et 2 500 €), se contentent d’envoyer les CDs à leur listing vieillissant et point barre ! En gros, travaillez avec quelqu’un qui a des références solides et récentes.

EN FRANCE 1er point : Aujourd’hui un premier pressage sert avant tout à démarcher les éditeurs, les labels et les concerts avec un objet « fini ». C’est une sorte de carte de visite… Avant toute signature à l’issue du premier tirage que vous ferez, déposez une demande SDRM pour le pressage de vos CDs, et en même temps déclarez vos œuvres à la SACEM. > AVANTAGES : Si vous n’êtes pas sociétaires à la SACEM, vous ne paierez rien à la SDRM qui déclarera vos titres PAI (Propriétaire actuellement inconnu). Mais vous ne toucherez pas de droits sur ce premier tirage. Si vous déposez vos morceaux, ils seront protégés pour les pressages suivants et généreront alors des droits. Assurez-vous également avant toute signature auprès du label qu’il fait bien presser les CDs en France et qu’il s’acquittera de la redevance SDRM. Si vos albums sont pressés au Rajasthan, le pressage de ces derniers ne générera aucun droit d’auteur. 2nd point : Dans ce cas précis la question est de savoir jusqu’à quand rester producteur de son propre CD. Bon nombre d’arnaqueurs font miroiter monts et merveilles et parviennent à faire signer à de jeunes groupes des contrats d’édition couplés à des contrats de production pour de petites quantités (1 000 à 2 000 unités). Résultat, le groupe se retrouve obligé de racheter au soit disant « producteur » ses propres CDs pour ses ventes en concert (entre 7 € et 10 € selon la rapacité de l’escroc pour un objet que le groupe a lui-même enregistré !!!)...

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Les principaux revenus de l’artiste sont les droits d’auteur. Dès la signature d’un contrat de production et d’édition avec un petit label, ce dernier devra donc s’acquitter des droits SDRM lors du repressage. Pour une mise en place de 800 unités, il en pressera donc 1 000 et devra payer environ 800 € de redevance SDRM. La SACEM prendra donc une commission de 200 €, 150 € reviendront à l’auteur, 150 € au compositeur et 300 € à l’éditeur (le label). Il est évident que dans cette situation, le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle. Mieux vaut rester producteur de son propre disque car pour un groupe en développement, 90% des ventes de CDs se font en concert. Si le contrat stipule un pressage de 10 000 unités, la chose ne revient alors plus du tout au même. C’est 8 000 € qui seront à répartir ainsi : SACEM 2 000 €, 1 500 € pour l’auteur (de quoi se payer des cours de chant), 1 500 € pour le/ les compositeurs (de quoi acheter une gratte qui ne se désaccorde pas), 3 000 € pour l’éditeur (de quoi payer un(e) attaché(e) de presse).

De plus, un label prêt à investir une telle somme dans le marasme actuel (5 000 € la facture tout de même) devra mettre en place un plan média conséquent sur votre groupe pour espérer un retour sur investissement. Pour résumer : il est conseillé de bien peser le pour et le contre avant de céder le moindre point de production sur votre CD. Établir avec le label un prévisionnel précis inscrit dans un rétro-planning global est une base indispensable pour la rédaction d’un contrat (montant et répartition du budget communication, les différentes phases de travail avec les moyens humains, techniques et financiers à déployer). On peut tout faire figurer dans un contrat : l’ensemble des dossiers de demandes de subventions qui seront montés, le plan média, le nombre de dates promotionnelles, le nom de l’attaché de presse, le type de PLV (Publicité sur lieux de vente) mise en œuvre pour la promotion, etc. cd1d.com

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APPRENDRE A COMMUNIQUER
Le B.A.BA : Soigner son orthographe ! Car faire des fautes, en termes d’image c’est pas top et ça nuit grave à la crédibilité du groupe. Pas de panique, personne n’est un génie de la grammaire, il faut juste relire avec attention ses écrits et surtout demander plusieurs relectures aux personnes de votre entourage férues d’orthographe.

Le contexte
Une communication ciblée et réactive : pour les pros & pour le public. Élaborer une base de données médias : pour un groupe qui démarre, mettre en place un protocole pour vos plans communication est indispensable. Dans ce dernier doivent figurer bien évidemment les journaux régionaux importants, les radios locales, la presse spécialisée, les forums sur le Net, les réseaux sociaux, les fanzines et les gratuits qui annoncent les événements culturels. Un « process » appliqué à la lettre sur chacune de vos dates vous fera gagner rapidement en lisibilité. Contacter les radios : aussitôt votre premier album pressé et encore sous « blister » faites le tour de toutes les radios associatives de votre région. Même si vous ne passez pas l’étape pour rentrer en rotation sur les « playlists » cela aura au moins le mérite de vous présenter et peutêtre que vos dates de concerts seront annoncer à l’antenne. Tout est bon à prendre pour la communication d’un projet musical. En France, envoyez également vos galettes aux radios membres du réseau FERAROCK. www.ferarock.com Cibler sa com’ auprès du public : enfin, la meilleure des communications est celle que vous mettrez en place avec votre mailing list de fans. L’indémodable et incontournable boucheà-oreille. Rien ne sert de communiquer sur un concert en Bretagne auprès d’un fan de la région PACA. D’où la nécessité de tenir à jour son fichier fan avec trois colonnes : mail/nom/département de résidence. Les sites annonceurs de concerts : prendre le temps d’annoncer vos concerts sur le Net, c’est optimiser la lisibilité de votre événement. Un nombre impressionnant de sites Internet existent pour cela. 20H59 / Infos concert / Vivastreet / Idée de sortie / Ma ville.com / Ty Zicos / Concert & Co / Plan concert / spectables / Easy Zic / BZH live / Zikinf / On va sortir / Agenda Culturel / Concert live, etc. C’est donc le cumul de tout un tas de petites choses qui donne une lisibilité publique à un groupe. Ne négligez aucune piste ! L’utilité d’un plan média. Le plan média est le p’tit outil com’ en plus pour une sortie d‘album, un passage télé ou radio important, l’annonce d’une tournée, le passage sur un festival reconnu. Il vous permet de phaser intelligemment les étapes clés dans le temps. Prenons un cas concret. Vous savez que vous jouerez bientôt dans un festival et il vous reste environ trois semaines pour promouvoir votre

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passage. Premièrement, quel est l’objectif de votre com’ ? Pour un groupe c’est évident : faire tourner un max son nom tout en déterminant clairement l’image que l’on veut véhiculer... Divisez votre plan média en étapes : une présentation du groupe en postant une vidéo live ou même un clip, l’annonce de la date, l’organisation d’un jeu concours, etc. Dans le meilleur des cas, le plan média doit fonctionner crescendo. A une échelle plus importante, il vous faudra élaborer un budget prévisionnel : par exemple pour faire imprimer un document (flyers, affiches), ou pour faire une vidéo (voir

l’item Buzz), faire de l’achat d‘espaces (radios, revues spécialisées). Plus le plan média est important et long, plus l’organisation doit être rigoureuse. Même pour un petit plan média d’un mois, il faut élaborer un rétro-planning précis sur Excel. On y entre un planning par jour, par semaine ou par mois. Rétro signifie commencer le planning en partant de la fin (annonce d’une date, sortie d’album...) Ça ne vous paraît pas clair ? Alors rien de mieux qu’un exemple en image ! Pour l’annonce d’un clip, d’une date ou de la sortie d’un album :

LES JACQUIES SOCIAUX Semaines Diffusion d’un clip Tournage clip vidéo Annonce du tournage / Facebook Montage clip Création teaser Annonce jeux concours Postage teaser / Site officiel Postage teaser / Réseaux sociaux Postage vidéo / Site officiel Postage Vidéo / Réseaux sociaux Annonce gagnant jeu concours Semaines

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Semaines Annoncer une date Piqure de rappel : présentation groupe / postage vidéo Annonce date / Site officiel Annonce date / Réseaux Sociaux Lancement jeu concours (places, tee-shirts,cds à gagner) Rappel jeu concours Annonce jeu concours Jout j Semaines Annoncer la sortie d’un album Création teaser promo Postage teaser promo / Site officiel Postage teaser promo / Réseaux Sociaux Annonce jeu concours (gagner un album) Sortie album Conférence de presse Annonce gagnant jeux concours

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Les outils
Créer une identité forte / Un spectacle / L’importance d’un visuel qui bute ! C’est avant tout une identité forte qui doit être mise en avant par ce visuel. Le public - encore lui - doit pouvoir dès le premier coup d’œil identifier votre groupe sur une affiche, un flyer, un site web ou un disque. Une identité forte permet une visibilité de votre projet, une piqûre de rappel pour ceux qui vous ont déjà vus et il doit donner envie aux autres de se déplacer pour vous voir. Évidemment, il y a des codes stylistiques que vous pouvez choisir d’adopter (vert/jaune/rouge) si vous jouez de la zik jamaïquaine ou typo gothique si vous êtes plutôt hard. Ces codes ne sont pas indispensables mais ils vont parler directement à une certaine niche de public « spécialisé » et facilement mobilisable pour vos concerts. Le visuel est d’une importance vitale et doit aussi servir lors d’une présentation live de votre projet, grâce à un fond de scène ou une scénographie rappelant cette fameuse identité visuelle (éclairage, logo en fond de scène, bannière, décors...). En harmonisant tous vos outils de communication avec votre visuel, vous gagnerez en visibilité. N’hésitez donc pas à investir pour un bon infographiste et un bon photographe. Ce sont des métiers à part entière et ce serait une fausse économie de s’en priver (si vous avez un pote qui touche sa bille et qui vous fait un prix, évidemment, il est le bienvenu...).

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Avec 800 € vous devriez aisément couvrir ces frais indispensables pour avoir un visuel déclinable, propre et utilisable par un(e) éventuel(le) attaché(e) de presse (plaquettes/ affiches/stickers/bannières web). Un petit exemple de photo promo affreuse : lineout.thestranger.com/2007/01/worst_band_ photo_ever Et pour aller plus loin et comprendre le boulot des vrais photographes de concert : zikcard.com/actu/search/1/photographe Les « indispensables » du pack communication. Un mail HTML : communiquer à l’aide d’un simple mail avec un lien vers une vidéo avec un son pourri ou un MySpace vieillissant, est bien évidemment à bannir. Le mail HTML est comme une carte de visite avec visuel, bio, deux ou trois morceaux en écoute, la fiche tech, un lien vidéo, les dates futures et marquantes du groupe. Une biographie : en cinq lignes maximum, il faut aller à l’essentiel tout en donnant envie au lecteur d’aller taper le nom du groupe sur le web. Il n’est pas aisé d’avoir le recul nécessaire sur son propre projet et d’avoir également le talent pour écrire de belles phrases. Contactez des étudiants en communication, en cursus littéraire ou tout simplement un pote qui écrit des nouvelles. Si vous n’avez personne dans votre entourage possédant ces qualités, inspirez-vous de bios existant sur le web et mixez-les. Une photo HD : exit la photo « has been » en concert devant 10 personnes pris avec un appareil de qualité médiocre. Une séance photos avec un photographe qui tient à peu près la route revient dans les 150 €. Si vous avez un plus petit budget, vous pouvez toujours vous tourner vers des étudiants en photographie ou des beaux-arts.

Un logo : pas indispensable mais c’est un plus indéniable. La grande difficulté est encore de trouver l’idée qui bute et qui soit originale. Des exemples de logos : Fishbone et son arête de poisson, les Stones avec leur bouche, ACDC et son canon, etc. Une affiche : elle doit être représentative de l’énergie dégagée par le groupe sur scène. Elle comporte généralement le visuel, le nom ou logo du groupe, une petite pub pour l’album, les logos des partenaires ou assos qui vous soutiennent ainsi qu’un emplacement libre pour que les organisateurs puissent y coller un bordereau. Une plaquette promo : le CV indispensable pour vous vendre. Il doit comporter vos contacts mails et téléphone, votre bio, vos références, votre actualité, quelques extraits d’articles de presse, une photo HD du groupe et vos éventuels partenaires (label, dispositifs, sponsors). Mettre en contact une personne morale (votre association/boîte de tour/manager) est signe de crédibilité et montre que vous êtes structurés. Cela inspire de suite confiance... Un dossier de presse : c’est avant tout un document qui retrace l’aventure du groupe et les différentes étapes marquantes de ce dernier. Il peut être super utile pour pondre de nouvelles bios et sera une matière bienvenue pour l’attaché de presse pro. Le clip, un outil puissant devenu accessible. Des mails de relance, des albums, des coups de fil, des démos, etc. Les programmateurs et gérants de bar en sont inondés tous les jours, on le sait tous. Alors pourquoi ne pas tourner un petit clip pour vous démarquer et leur permettre de vraiment découvrir votre univers ? Un clip est un projet à part entière et demande

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un investissement temps, certes, mais ce média est tout à fait abordable comparé à la visibilité qu’il peut vous apporter (sans parler de l’image « pro » qu’il peut conférer à votre projet). Il suffit de ne pas vouloir décrocher la lune. Un concept simple, un brin d’originalité, une touche de système D et quelques centaines d’euros suffisent pour réaliser une bonne vidéo. Conseil du Sioux : Renseignez-vous sur les assos de vidéos « amateurs » et les écoles d’audiovisuel autour de chez vous. Leurs membres ou élèves sont souvent en recherche de projets originaux et porteurs pour faire leur pub aussi ! Quelques contacts bretons Rennes : www.esra.edu Quimper : www.torrpenn-production.fr Brest : www.eicar.fr Nantes :www.cinecreatis.net Basse-Normandie: www.tasvu.tv Saint-Ouen (et si vous avez les moyens) : www.sourdoreille.net Attention au piège de la prise live qui peut paraître plus simple, mais demande largement autant de travail si on veut obtenir quelque chose qui tient la route ! Si on fait un clip, ça veut dire qu’on se base sur un titre déjà enregistré, « propre ». Sinon, il faut tourner les images et travailler le son... Deux fois plus de boulot et un résultat décevant si le public, ou vous, n’êtes pas au rendez-vous le jour du tournage. Exemple de clip hyper réussi pour zéro kopeck : www.frozendeadkittens.com/fr/videos.html Et l’avis de pros sur la question : www.youtube.com/watch/?v=q3XEWnEgSv4

La nécessité du site Internet : comment et à quel moment ? Vu le nombre de réseaux sociaux existants, communiquer sur le web pour son groupe est maintenant à la portée de tous. Le site Internet est nécessaire à partir du moment où le groupe draine un petit public, qu’il a un merchandising et des albums disponibles ainsi qu’une actualité riche et régulière. Un site personnalisé avec un lien URL au nom du groupe est un gage de crédibilité. Il peut comporter tous les items habituels (dates, vidéos, morceaux en écoute, inscription newsletter, photos, vidéos) mais également : Un espace pro avec un pack téléchargeable (photo HD, bio, plan de scène, fiche technique, plan feu). A ce stade de développement du groupe, posséder une boutique en ligne peut se révéler être une source supplémentaire de revenus. La possibilité pour l’internaute de s’abonner à la newsletter permettra d’élargir votre base de données fans. Ouvrir un espace de discussion privé pour vos fans permet d’instaurer un rapport plus intime où les membres du groupe échangeront directement avec eux et permettra de les fidéliser. Tout est possible et imaginable, vous pouvez le personnaliser à mort et, en étant inventif, en faire un outil de communication puissant. Pour un groupe n’ayant pas de trésorerie ou aucun pote psychopathe du clavier et du code HTML vous pouvez encore chercher votre futur webmaster dans les universités où il existe des cursus autour de l’informatique, la mise en réseau et la conception d’outils web.

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Les différents communiquer.

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nécessaire pour marquer les esprits et générer une bonne mémorisation du nom du groupe. L’affiche (qui n’est plus à présenter) 50 posters cultes pour trouver l’inspiration : wellmedicated.com/inspiration/ 50-amazing-gig-posters-sure-to-inspire/ Les PLV (Publicité sur lieux de ventes) : Ce sont des présentoirs CDs en cartons et/ou des banderoles que les vendeurs mettent en place dans les magasins. Un monde en « hyper communication » : l’importance d’un attaché de presse. Ce n’est certainement pas nous qui allons vous l’apprendre, la visibilité, l’actu, le dynamisme d’un groupe doivent de nos jours être relayés par les médias (tous genres confondus) pour exister. On peut vitupérer, on peut dire que c’est triste... mais c’est ainsi. Soit on entre dans le jeu du XXIe siècle et de son hyper communication, soit on est noyé sous le flot des autres communicants... Même un groupe se basant sur des prestations live acoustiques chaleureuses et vivantes et qui refuse d’entrer dans la sphère du numérique devra, s’il prétend jouer un jour dans la cour des grands, passer par la case « médiatisation ». Et c’est à cette étape précise que notre petit(e) attaché(e) de presse entre en scène. Mais, attention, ce genre d’oiseau doit être un véritable concentré de qualités à lui (elle) tout(e) seul(e)... et n’est donc pas facile à trouver. Il (elle) doit : > Avoir avant tout un bon carnet d’adresses. > Être de première confiance, c’est-à-dire ne pas déformer le message et l’image que vous souhaitez diffuser au public. Ne confiez JAMAIS ce boulot à quelqu’un de trop extérieur au

Le merchandising : avant d’être une source certaine de revenus pour le groupe, il sert avant tout à véhiculer votre nom par le biais de vos fans. Mieux qu’un homme sandwich (encore que...), le fan est le vecteur idéal pour promouvoir votre image : tee-shirts, sweets, casquettes, badges, slips… sont autant de supports qu’il arborera fièrement dans la vie de tous les jours ! Le gobelet recyclable avec le logo de votre groupe est un excellent moyen de faire circuler votre nom. A 44 centimes l’unité, vous pouvez investir dans 200 gobelets que vous pouvez consigner 1 € lorsque vous organisez vos propres concerts. 8 fois sur 10 le public repart avec. Et pour une fois c’est de la communication « verte » et qui rapporte ! Les sous-bocks : présents dans tous lespubs et bistrots vous pouvez en éditer pour promouvoir une tournée. Il vous suffira juste d’en lâcher dans les cafés-concerts où vous vous produisez. Vous pouvez également en envoyer à la totalité de votre listing de cafés-concerts... L’indémodable sticker : le petit support adhésif qui parle à tout le monde. Qui peut se targuer de n’avoir jamais pris un malin plaisir à sticker son frigo, son agenda ou la porte de ses WC ? Des restes de notre enfance, certainement… Le fond de scène : l’étendard du groupe, un outil indispensable lorsque l’on est un groupe en développement. Grâce à lui, le public a le nom du groupe sous les yeux durant toute la durée de ton concert. Le fond de scène donne le temps

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groupe (à moins que ce ne soit quelqu’un que vous payez, bien sûr). Cette personne doit parfaitement intégrer l’esprit, l’âme du projet, pour le relayer à son potentiel maximum sur la toile, dans la presse, partout ! Mieux vaut ne pas communiquer, que mal communiquer... > Connaître une tripotée de blogs, de revues, de sites, de radios, de télés... Bref, avoir une culture média la plus large possible. > Être parfaitement à l’aise au téléphone pour trouver et relancer le bon interlocuteur qui écoutera et chroniquera votre album, votre prestation live, votre clip... > Évidemment, avoir vraiment du temps à vous consacrer. Car ce boulot ne peut pas se faire à moitié. Une chronique dans un fanzine du coin, sans l’appui d’un minimum de médias web (une interview radio et quelques chroniques sur des blogs spécialisés, par exemple) n’aura aucun impact significatif sur votre rayonnement local. Le flot d’informations ingéré de gré ou de force tous les jours par chacun d’entre nous est tel que la répétition d’un message est devenue obligatoire pour qu’il soit retenu... Bref, vous l’avez compris, si vous dégotez un jour l’aide d’un geek multifonction de cette espèce, que vous soyez fans de Faceplook et de TuTube ou pas, vous vous épargnerez une sacrée dose de boulot ingrat et gagnerez rapidement en visibilité !

taper tout plein d’infos pour vous avoir direct, c’est moyen en termes de crédibilité… Votre site restera à jamais confidentiel. Rappelons simplement que 30% des internautes ne vont jamais au-delà de la page 1 et 90% ne dépassent pas la page 2 ! Le référencement, c’est un système de motsclés, qui permet de gagner grave en visibilité sur le web. Pour commencer à comprendre comment ça marche, un mot sur le fonctionnement des moteurs de recherche : 1) Ne pas tricher sur les « keywords » de votre page. Les serveurs de Google & co sont en effet capables de compter combien de fois chaque mot-clef apparaît réellement et vous rétrograderont s’ils n’apparaissent pas au moins 10 fois. En clair, mieux vaut une quinzaine de mots-clefs répétés entre 10 et 20 fois, que 100 n’apparaissant qu’une fois. Vous pouvez aussi répéter les plus pertinents pour en accentuer leur effet. 2) Les « Contain Balises » doivent répondre au même cahier des charges. 3) Soyez dynamiques et actifs : votre site doit être régulièrement mis à jour, sous peine d’être rétrogradé par ces moteurs qui fouinent partout. 4) Soyez ouverts sur l’extérieur : ajoutez le plus de liens possibles vers des sites amis. Arrangez-vous pour que ces sites vous référencent également. Google est très friand de ce genre d’échanges. 5) Déclarez votre site sur Google. Il y aura un petit formulaire à remplir avec, encore une fois, des mots-clés. C’est gratuit mais il vous

La stratégie web
Le référencement : des mots-clés pour gagner en www.isibilité. Avoir un bon site web, c’est bien, mais s’il faut aller jusque sur la page 7 de Google ou s’il faut

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faudra ouvrir une adresse GMAIL. Une fois le site en ligne, pour les insomniaques, vous pouvez encore utiliser « Google analytics » pour affiner tous ces critères. Ce logiciel permet d’obtenir des informations détaillées sur les gens qui sont passés sur votre site (combien de fois ils ont cliqué sur telle ou telle icône, de quel site ils venaient avant d’atterrir sur votre page, quelles pages ils ont regardées, combien de temps, etc.) Big Brother, quand tu nous tiens... Comme vous le voyez, un geek est décidément le bienvenu dans l’équipe qui vous entoure ! accounts.google.com/ServiceLogin? service=sitemaps&passive=1209600&continue www.google.com/webmaster/tools/submitu r l & f o l l o w u p = h t t p s : // w w w. g o o g l e . c o m / webmasters/tools/submit-url&authuser=0 Le marketing viral. Le marketing viral fonctionne comme un virus. Le principe est de propager une information en utilisant les réseaux sociaux ou des mailing lists. Cette information se transmet d’un utilisateur à l’autre en poussant l’internaute à donner son avis et à proposer à son entourage de la partager. Simple et peu coûteux, le marketing viral permet d’améliorer la visibilité du groupe en lui offrant une diffusion à grande échelle (d’après des statistiques 1 internaute en influencerait

8 autres) Là où il y a un os, c’est que cette méthode est très (trop) utilisée dans le business et qu’au bout d’un moment, l’internaute en a ras-le-bol de se faire matraquer par des pubs et des spams censés l’inciter à consommer... D’autant plus que certains annonceurs utilisent cette technique pour constituer des bases de données de clients potentiels en récoltant les informations personnelles des utilisateurs (géographiques, psychologiques, modes de consommation, centres d’intérêt...). Cette technique reste néanmoins un moyen peu onéreux de faire tourner l’information auprès du public pour, par exemple, une sortie d’album ou une tournée. Attention cependant à ne pas matraquer les gens et n’employer cette méthode que pour de grosses actualités. Alors, évidemment, avec l’essor de la vente en ligne, il y a de plus en plus de sociétés spécialisées dans le marketing viral auxquelles un groupe sur le point de devenir pro peut faire appel. Grâce à des robots en vente libre sur le Net vous pouvez également effectuer ce travail vous-même. Pensez également à lier à cette actualité un lien vers votre site Internet ou la page du groupe pour appuyer l’offre et encourager le public à visiter votre site et à se tenir informé pour augmenter votre mailing list fan. virginieberger.com/2011/11/musique-marketingviral-points-fondamentaux-et-exemples/

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Facebook, My Space et autres… Éviter de multiplier les réseaux sociaux : trop de com’ tue la com’. Dans un monde « d’hyper-communication » les réseaux sociaux peuvent être de bons outils de promo mais il faut bien les contrôler. Un manque de mises à jour ou des maladresses de communication peuvent desservir le groupe. Et oui ! Mieux vaut un bon outil bien géré que plein de trucs à l’arrache ! La personne qui vient sur votre page doit avoir l’info qu’elle veut directement sans avoir à chercher parmi tous les réseaux sociaux où vous êtes présents : « Alors, je vais écouter un morceau sur My Space, je vais aller voir l’actu sur Facebook, je vais aller voir les dates de concerts sur Twitter, et je vais aller voir la vidéo de la dernière fois sur Youtube, et

tiens, pourquoi ne pas aller faire un tour sur un autre machin pour voir des photos de concerts... » NON ! Avant de se lancer dans les réseaux sociaux, il est impératif d’avoir fixé votre visuel et votre identité. Il est toujours plus facile de marquer les esprits lorsque tout est cohérent : un visuel accrocheur, de la zik, des photos et de l’actu au même endroit ! Conseil de Sioux : limitez-vous à un unique outil où tout sera accessible et choisissez bien le contenu de celui-ci, exit les vidéos pourries filmées au portable ou les compos d’il y a six ans sur votre vieux My Space poussiéreux et oublié mais toujours accessible. Par souci d’efficacité ton contenu Internet doit être géré sérieusement et régulièrement.

CONQUERIR & FIDELISER UN PUBLIC
Les premiers ambassadeurs de votre musique : les potes. Ce sont eux qui sont au premier rang pendant vos premiers concerts, qui achètent votre CD à sa sortie et, eux aussi, qui peuvent avoir un regard extérieur critique sur votre musique... Les potes sont les premiers à parler de votre musique à leur entourage, ils sont les instigateurs de votre futur Fanclub. La Fan List : rester en contact avec son public. LA CHOSE ESSENTIELLE ! Une proposition artistique n’existe que si elle est portée par un public, tout le reste n’est que blabla. Dès le départ, il faut vous appuyer sur le premier cercle : le réseau des copains et la famille. Ce sont eux les premiers qui viendront vous soutenir en concert, alors bichonnez-les, offrez-leur des affiches, des stickers tout en gardant surtout la tête froide. Il est indispensable que votre public se sente impliqué dans votre projet. Lors de chaque concert prenez le temps de faire deux microannonces hyper INTELLIGIBLES invitant le public présent à laisser son mail dans un cahier spécialement prévu à cet effet (2 colonnes / mail et département de résidence de la personne). C’est l’outil indispensable pour établir un socle de « fans » sur lequel pourra s’asseoir durablement votre projet. Cette base de données est l’outil indispensable pour communiquer avec efficacité et garder un lien constant avec votre public.

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Fidéliser un public est une autre paire de manches. Ce n’est pas parce qu’une personne vous a laissé son mail dans le fameux cahier qu’il se déplacera à coup sûr la prochaine fois que vous donnerez un concert près de chez lui. Le public est de plus en plus versatile car fortement sollicité via le Net et les stratégies marketing lobotomisantes des grosses boîtes de prod. Une actualité constante et régulière est l’une des clés qui vous permettra de vous démarquer dans la myriade de groupes qui inondent la toile. Au lieu de penser « sortie d’album » (ce qui à notre sens ne veut plus rien dire aujourd’hui), servez-vous du Net pour mettre en ligne régulièrement de nouveaux sons. Puis, une fois 11 ou 12 titres en ligne, lancez une souscription pour une éventuelle sortie d’album avec par exemple des bonus vidéos, cela vous assurera au minimum une actualité par mois supplémentaire en plus des dates qui tombent. Les petits cadeaux pour les « fidèles » sont aussi très efficaces pour que les gens ne vous oublient pas (CDs promos/places de concert gratos/accès à un forum privé où ils pourront converser avec chacun des membres du groupe, etc.). Bref, vous l’avez compris, le public est ce qu’un groupe a de plus précieux : le jour où vous serez capables de remplir des salles de 300 places partout en France, au Royaume-Uni, ou ailleurs, c’est que vous générerez de la billetterie, donc du profit. Vous croulerez sous les propositions de concerts et les demandes des bookers pour intégrer leur catalogue. Comment créer son buzz ? Tous les coups sont permis, dans la limite de la morale bien évidemment, mais pas de la censure ! S’associer avec d’autres formes de culture et

d’art est toujours un bon moyen d’être créatif : danseurs, peintres live, comédiens... Pour créer un Buzz, rien de mieux qu’une petite vidéo réalisée avec une méga dose d‘inventivité et de talent. Ici point de recette miracle, même au niveau des professionnels de la communication. Exemples de buzz « bricolage ». A 5 sur une guitare : www.youtube.com/watch?v=bHcfEs-M0bA Déguisé en tableaux du monde entier : vimeo.com/9752986 Systèmes délirants : www.youtube.com/watch?v=qybUFnY7Y8w www.youtube.com/watch?v=MejbOFk7H6 Le Timelaps : www.youtube.com/watch?v=6LaeATExBi0 Le merchandising. Vous êtes des artistes ? Des vrais, des purs ? Et bien lancez-vous dans le merchandising ! Et non, le « merch’ », ce n’est pas que pour Skywalker & co. Du moins, le bon merch’, celui qui ne sacrifie pas l’âme de votre groupe sur l’autel du banal et du consumérisme. Non, l’autre merch’, celui qui, au contraire, renforce l’identité de votre formation. Comment cela ? me direz-vous. A quoi nous répondrons une nouvelle fois : en faisant justement appel à vos talents créatifs, inventifs, pertinents... bref, à votre côté artiste ! Et en gardant un côté artisanal, fait maison, voire collector ! Un bon merch’, pour un groupe en développement, c’est un seul objet, bien précis, hyper représentatif, et bien sûr pas trop cher, qui va parler de votre groupe, le représenter.

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Votre groupe s’appelle par exemple un truc genre « Fire Brigades » ou « Red Pool », et vous mettez le feu sur toutes les scènes qui ont le malheur de croiser votre route : pourquoi pas tenter le briquet ? Facile à vendre, hyper volatile - je vous parie qu’il voyagera au moins à travers 5 blousons, 2 bagnoles et 3 bars avant d’être vide -, et surtout, complètement dans le trip du projet ! Vous êtes plutôt du genre « Dirty Dicks », ou « Bad Ass » : vendez des capotes à votre effigie. Pourquoi ne pas aussi tirer des cartes postales

rétros, avec des photos cool, pour un groupe genre « La Rue Dakoté » ? Des calendriers kitsch et décalés pour les « Space Wizz » ? Ou encore des sucettes pour une formation acoustique qui s’appelle « Sucre d’Ogre » ?... Il y a des tonnes de trucs à imaginer. Ces exemples sont simplistes. Maintenant, à vous de trouver LA bonne idée qui vous colle à la peau,un bon merch’, pour un groupe en développement, c’est un seul objet, bien précis.

CONCLUSION PARTIE ZIKOS
Vivre aujourd’hui de sa musique
Toi qui lit ces lignes et qui dans un coin de la tête espère un jour croûter avec ton groupe, attention à ne pas vivre dans un mirage. L’atterrissage peut être rude... Comme d’hab’, il y a le contexte, les tenants et aboutissants... La réalité c’est : La professionnalisation des musiciens amateurs : la démocratisation de l’enseignement des musiques actuelles fait que le niveau du musicien moyen s’est énormément amélioré durant ces trente dernières années. Le développement des techniques dans la pratique instrumentale est exponentiel. Une concurrence accrue : le secteur s’est donc considérablement durci. Même les cafésconcerts se sont beaucoup professionnalisés, et il devient de plus en plus courant d’y rencontrer des groupes pros avec 3 ou 4 albums à leur palmarès. Beaucoup plus d’artistes et de moins en moins d’endroits où jouer engendrent un déséquilibre de plus en plus flagrant. Des cachets sur le déclin : forcément les organisateurs de concerts font jouer la « concurrence » et là où tu étais payé hier encore 1 500 € tu parviens aujourd’hui avec peine à négocier dans les 750 €. En France, la baisse générale des subventions publiques dans la culture ainsi que le désintérêt total du mécénat pour ce secteur participent également au net recul des cachets. De plus en plus de musiciens « pros » perdent leur intermittence et ils sont légions sur des plans

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road à pousser du Fly Case pour des grosses boîtes comme Live Nation. Au Royaume-Uni, c’est encore pire. La pratique du « Pay to Play » est courante. La nécessité de s’adapter : on va pas vous la faire à la sauce de Darwin mais bon, comme dans le règne animal ceux qui ne s’adaptent pas périssent. Il faut être réaliste, il faut désormais cumuler son activité de groupe avec un travail à mi-temps ou se diversifier. Il est encore possible de vivre exclusivement de sa musique en ajoutant des cordes à son arc : cumuler des heures de cours, intégrer un groupe de reprises, construire un show en solo, accompagner des artistes solos ou encore travailler dans l’habillage sonore et la musique de pub.

Travailler son clou et garder les pieds sur terre : en plus d’une bonne dose de talent, d’une motivation sans faille, il faut posséder un esprit entrepreneurial et bosser comme un acharné pour parvenir à se faire une petite place au soleil. Se vendre, tenir à jour ses bases de données, développer son réseau, rendre indispensables ses compétences auprès des bonnes personnes tout en travaillant chaque jour son instrument, telles sont les clés indispensables pour parvenir à vivre de sa musique.

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LES PROFESSIONNELS DE LA MUSIQUE
Profession : manager. Le boulot principal d’un manager est de trouver du travail aux groupes de son catalogue. Il endosse également la responsabilité de représenter le groupe auprès des professionnels du Music Business. En gros, c’est le mec qui va chercher les thunes, la maman, le fin psychologue capable de désamorcer toute crise interne au sein du groupe. Sa principale préoccupation : préserver à tout prix son investissement afin de rentabiliser le temps passé sur le développement du groupe. Il tire son revenu d’une commission - que la loi française par exemple plafonne à 10 % - sur les rémunérations de l’artiste. Cette commission peut être assise sur les seuls contrats qu’il a négociés, ou bien sur l’ensemble des rémunérations de l’interprète, y compris celles issues des licences légales. Le manager bénéficie d’un statut juridique très flou en France. Contrairement aux agents artistiques il n’existe pas de mandat agréé type. Reconnu par aucune convention collective, ce dernier est en général assimilé à un « secrétaire d’artiste », dont le statut est défini à l’article L763-3 du Code du travail. En Grande-Bretagne, les revenus des managers oscillent entre 5 et 20 % des revenus du groupe, en fonction du carnet d’adresses de ce dernier et de son implication. Pour aller plus loin : www.artistshousemusic.org/node/1710 www.univarts.com/mag/article/1905_professionmanager?sGet=1 Profession : producteur phonographique. Il s’occupe de l’enregistrement de l’œuvre en prenant en charge la location du studio d’enregistrement, le mastering, le graphiste, paye les artistes, l’ingénieur du son, voire - sur de grosses productions - l’arrangeur et le directeur artistique. Ses revenus sont variables selon la somme de départ investie et proviennent du contrat signé entre lui et l’éditeur phonographique. Pour en savoir plus sur le boulot de directeur artistique : www.mixound.com/Interviews/Francois%20Bronic// Profession : éditeur phonographique. Il s’occupe de la fabrication, de la commercialisation et de la promotion des œuvres du groupe. Ses revenus proviennent de leur vente. L’éditeur est lié au producteur ainsi qu’au distributeur avec lequel il a signé des contrats commerciaux. Souvent, au sein des labels indépendants, l’éditeur endosse également le rôle du producteur phonographique. www.youtube.com/watch?v=IuXWP5yetns Profession : distributeur. Son rôle est de distribuer vos disques et (si vous êtes des stars internationales) votre merchandising. Il est censé s’assurer de la mise en rayon de votre album ainsi que de la mise en place des PLV (Publicité sur les Lieux de vente). Il noue, via ses représentants, des rapports privilégiés avec les vendeurs afin que ces derniers assurent une promotion du disque

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auprès de leur clientèle. Ces grosses entreprises commerciales réalisent des bénéfices par un pourcentage sur le prix du CD et des ventes en ligne. Dans le Music Business, la puissance de feu des distributeurs est impressionnante et ils bénéficient d’un statut hégémonique sans précédent. Ces grosses entreprises privées, rouleaux compresseurs de la distribution physique, sont les majors (Sony-BMG, EMI, Warner, Universal). Elles sont en position de force pour négocier lorsqu’un producteur a, dans son catalogue, un artiste signé qui commence à « Buzzer ». L’extrême fragilité financière des producteurs indépendants oblige ces derniers à engager des bras de fer inégaux avec elles lors de la négociation de contrats pour profiter de leur circuit de distribution. En gros, la distribution, c’est le nerf de la guerre ! Profession : l’homme de l’ombre, le tourneur. Il détient une licence d’entrepreneur de spectacles et organise les tournées des artistes de son catalogue. Ses sources de revenus sont les gains sur la billetterie, le bar, la restauration (dans le cas où il produit lui-même les concerts) et le pourcentage sur les contrats de vente négociés dans les SMACS, festivals et salles culturelles. Un tourneur honnête - il en existe encore - se rémunère entre 15 et 20% du cachet global négocié. Le tourneur est aujourd’hui le partenaire essentiel pour tout groupe en développement. Une bonne diffusion engendre de la communication, donc un plan média qui encouragera le distributeur et l’éditeur à mettre des billes sur votre projet. Le boulot de tourneur indépendant

est ingrat et nécessite des bases de données nationales, un carnet d’adresses riche et actualisé. Ils sont peu nombreux car le rapport temps de travail/revenu nécessite un travail de développement sur l’artiste d’au moins trois ans. Il ne peut espérer un retour sur investissement qu’après cette période tout en croisant les doigts pour que le groupe ne lui claque pas dans les doigts entre temps (et que le guitariste ne se tape pas la copine du chanteur)... Un autre monde est possible ? La diaspora des grandes boîtes de tour tel qu’Asterioz ou Caramba ne font que surfer sur des buzz créés par les artistes eux-mêmes. Leur boulot : répondre au téléphone, gérer les contrats, assurer le Road Management (réservation hôtel, billets d’avion, planning de tournée) et point barre. Nous sommes ici bien loin de l’esprit militant qui anime et fait vivre la scène alternative : rentabilité à court terme et opportunisme sont ici les maîtres mots... Pour aller plus loin : www.artistshousemusic.org/node/5547/4096 www.slappyto.net/Dossiers-Basse/Voir-ArticleBasse.aspx?id=234 Profession : programmateur. Encore un homme de l’ombre essentiel à tout bon festival ou salle de diffusion qui se respectent. Il est le personnage-clef chargé de trouver les groupes qui donneront non seulement la couleur musicale d’un lieu, mais qui assurera aussi sa pérennité. C’est lui qui doit répondre à l’équation : exigence artistique + entrées suffisantes = quels groupes ? Passionnant mais hyper exposé, car en cas de bide du festoche, c’est vers lui que se tourneront tous les yeux de l’équipe du festival...

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Pour aller plus loin : www.efestivals.co.uk/festivals/ thehopfarm/2009/interview-barton.shtml www.soundofviolence.net/articles/dossiers/20/ interview_eric_lalot_et_jean_paul_roland_ presentent_les_eurockeennes_de_belfort_2012.html Profession : promoteur de spectacles. Le promoteur fonctionne sur trois niveaux : • Soit il achète le spectacle au producteur ou au tourneur pour le revendre à un diffuseur. Sa responsabilité dans ce cas de figure n’est que commerciale. • Soit il organise le spectacle pour le compte d’un producteur ou d’un tourneur et en assure la promotion au moyen d’un contrat de prestation de service (genre Live Nation ou Arachnée). • Soit dans certains cas, il mouille la chemise pour produire et promouvoir son propre événement. On peut également caser dans cette catégorie les créateurs de festivals privés.

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MODE D’EMPLOI POUR L’UTILISATION DES BASES DE DONNÉES
21 questions pour avoir une idée d’où vous en êtes...
Le nombre de plumes cumulées vous donnera une indication sur les endroits que vous pouvez démarcher dans les bases de données qui suivent... Question 1 Votre groupe a-t-il un disque à vendre en concert ? 1 plume Question 2 Votre groupe a-t-il déjà fait des premières parties de têtes d’affiches nationales ? 2 plumes Question 3 Votre groupe est-il encadré par un entourage professionnel : booker 1 plume/ Manager 1 plume / Editeur 1 plume / Producteur 1 plume/ Association 1 plume ? Question 4 Votre groupe a-t-il déjà fait une tournée d’au moins 10 dates groupées sur un mois ? 1 plume Question 5 Votre groupe a-t-il un technicien son ? 1 plume Question 6 Votre groupe dispose-t-il d’une fiche technique ou d’un plan feu ? 1 plume Question 7 Votre groupe a-t-il un technicien lumière ? 1 plume Question 8 Tenez-vous à jour des bases de données de diffusion (cafés-concerts/salles/ festivals, etc.) ? 1 plume Question 9 Votre groupe s’est-il déjà produit à l’étranger ? 2 plumes Question 10 Votre groupe dispose-t-il de matos promos (affiches/stickers/plaquette promo/photo HD) ? 1 plume Question 11 Votre groupe a-t-il déjà fait au minimum 10 concerts ? 1 plume Question 12 Votre groupe a-t-il un site Internet (hors réseaux sociaux) ? 1 plume Question 13 Votre groupe a-t-il un public d’au moins 80 personnes qui se déplace lors de vos concerts dans un rayon de 30 kms autour de votre lieu de résidence ? 1 plume Question 14 Votre groupe s’est-il déjà produit hors de votre région ? 1 plume Question 15 Votre groupe a-t-il un camion pour les tournées ? 1 plume Question 16 Votre groupe répète 1 fois par semaine = 1 plume 2 fois par semaine = 2 plumes Plus = 3 plumes Question 17 Votre groupe dispose-t-il d’une maquette pour démarcher ? 1 plume Question 18 Votre groupe a-t-il réalisé un clip ou une captation vidéo live de qualité professionnelle ? 1 plume Question 19 Votre groupe a-t-il 1 album à son actif ? 1 plume 2 albums : 2 plumes Question 20 Votre groupe dispose-t-il d’une structure juridique (asso ou autre) ? 1 plume Question 21 Votre groupe s’est-il déjà produit sur des Offs de festivals ? 1 plume

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1 à 4 plumes : groupe amateur. Un bon début, jeunes papooses ! Mais il vous faudra encore collecter de nombreuses plumes avant de pénétrer le cercle des grands sachems... Regardez les lieux à 1 Tomahawk.

5 à 8 plumes : groupe émergent. Pas mal, vos compétences actuelles font de vous de jeunes guerriers prometteurs. Encore quelques peintures de guerre sur vos visages, une dizaine de coyotes à votre tableau de chasse, et on commencera à parler de vous. Regardez les lieux à 2 Tomahawk.

9 à 15 plumes : groupe en voie de professionnalisation. Hugh, nous vous saluons, frères ! Les plumes qui ornent votre coiffe sont nombreuses et les derniers exploits de votre tribu sont parvenus à nos oreilles. Continuez, et vous atteindrez peut-être le cercle des braves ! Regardez les lieux à 3 Tomahawk.

16 à 20 plumes : groupe en développement. Geronimo ! Vous avez toutes les plumes des grands chefs. Votre tribu est nombreuse. Que nos conseils de chaman vous guident jusqu’aux territoires des Grands Esprits ! Regardez les lieux à 4 Tomahawk.

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BASES DE DONNÉES
Diffusion Finistère Diffusion Manche Diffusion Cornwall Cafés concert Bretagne & Normandie T remplins France

L’ensemble des données du PACK ont été mises à jour par le Crew mi 2012. La fragilité des structures tels que les café-concerts est telle que nous ne pouvons garantir la validité de ces informations qu’à court terme. Afin d’avoir accès gratuitement aux dernières mises à jour et vous tenir au courant des derniers bons plans que nous vous avons dégoté merci de consulter notre rubrique Ressources en ligne sur le site de la tribu > www.tomahawk-music.eu

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DIFFUSION FINISTERE
NB de TOMAHAWK

NOM AFRICOBENDY APREM'JAZZ MAIRIE DE BRIEC L'ARVEST L'ASSO CIAL DOUARN CITY ROCKERS LE CHANT DES MEHNIRS ASSO METALBLUES ASSO PENN AR DUB LA FOIRE AUX CROUTES ASSO VIVRE LA RUE ASTROPOLIS L’ATELIER CULTUREL PENN AR JAZZ BOUT DU MONDE LE CAC POLE CULTUREL LA CARENE

TYPE Festival Association Festival Espace culturel Association Association Association Association Association Association Association Festival Petit festival Association Festival Centre Culturel Salle Festival

STYLE World Jazz Musiques actuelles Pluridiscilplinaire Musiques actuelles Musiques actuelles Tous styles Blues rock Musiques actuelles Tout public Pluridisciplinaire Musiques électroniques Musiques actuelles Jazz Musiques du monde Tous styles Musiques actuelles Tout public Musiques actuelles Musiques actuelles Musiques actuelles Tous styles Jazz, trad, world Musiques actuelles Rock Dub

CONTACT Lolo Nathalie Ricard Jean-Christophe Le Meur Véronique Vasnier Romain Joe Chatterton Daniel Jaouenn Jean-Christophe Bergez Charly Robial Jean-Michel Charreteur Mireille Mathieu & Gildas Michel La Gouche Christophe Mével / Janick Jacques GUERIN Cléa Duport Yannick Martin Jacques Campion Emmanuel Charlet Joran Le Corre JC Klotz Carine Burel François Queau Dominique Langlais Pierre Yves Douguet Vincent

3 4 3 3 3 3 2 4 4 3&4 4 4 4 4 5 4&5 3à5 4 3&4 5 1à4 3&4 3 3à5 3&4 3

C. CULTUREL L'ATHENA CLUB COATELAN COLLECTIF TOMAHAWK COMITE D'ANIM. TOURCH
LES MUSIQUES DE ST RENAN

Centre Culturel Salle Collectif Association Festival Festival Festival Association

FESTIVAL DU DOUVEZ RACK'N'ROLL DUB AN CO

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TEL 06 33 63 62 38 06 32 40 09 73 02 98 57 79 33 02.98.26.74.64 06 58 86 24 69 06 14 39 79 82 06 82 13 45 58 02 98 35 45 37 02 98 70 52 71 06 82 11 81 95 02 98 05 04 40 02 98 43 37 74 02 98 21 61 50 02 29 00 40 01 02 98 44 93 15 02 98 50 36 43 02 98 46 66 00 02 98 50 38 62 02 98 66 77 27 02 98 72 50 71 06 99 11 94 93 02 98 66 81 76 02 98 84 29 63 06 30 84 11 92 02 98 57 57 28 06 78 20 14 84

ADRESSE 6 allée Gounod 29800 Landerneau 53 impasse de l'Odet 29000 Quimper 46 rue le Boissière 29150 Briec de l'Odet 1 rue du Cimétière 29190 Pleyben 57 rue de la République 29200 Brest 1 rue Dugay Trouin 29100 Douarnenez 19 rue du Carpon 29200 Brest 17 rue des Chênes 29380 Bannelec 52 route du Millet 29790 Bruzec 37 rue Navarin 29200 Brest 17 rue Saint Malo 29200 Brest Sonic floor 30 rue Bugeaud 29200 Brest Place François Mitterrand 29200 Landerneau 6 rue Guy Ropartz 29200 Brest Grand large, quai de la Douane 29200 Brest 10 boulevard Bougainville 29900 Concarneau 30 rue Jean Marie Le Bris 29200 Brest Service Culturel bp 238 29182 Concarneau Croas Spern 29500 Ergué Gabéric Association Wart 6 rue Haute 29600 Morlaix Boudiguen 29310 Querrien Mairie 29140 Tourc'h Association Musicadoré 29290 Saint Renan Association Caméo 29200 Brest 25 rue Marie Littre 29510 Langolen 2 rue Louis Vierne 29200 Brest

MAIL philippe_kermarrec@hotmail.fr ricard.nathalie1@orange.fr animation@arthemuse.com veronique.vasnier@mairiepleyben.fr lassocial@yahoo.fr arnaud.ralec@yahoo.fr ronan29brest@hotmail.fr jean-christophe.bergez@wanadoo.fr
pennardub@orange.fr / charlie.robial@laposte.net

asso@vivrelarue.net . gildas@astropolis.org ateliercult@gmail.com contact@penn-ar-jazz.com contact@quai-ouest.net clea.duport@concarneau.fr contact@la carenne.fr

emmanuel.charlet@ergue-gaberic.fr laurie@wartiste.com associationtomahawk@gmail.com contact@tourch-animation.fr francois.queau@orange.fr

infos@racknroll.com torillec@hotmail.com

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NB de TOMAHAWK

NOM ESPACE AN HEOL ESPACE DU ROUDOUR
ESPACE GLENMOR / LE KLUB

TYPE Salle Espace culturel Salle Maison de quartier Service Culturel Centre Culturel Service Culturel Salle Fedurock Festival Festival Festival Festival Festival Festival Association Association Festival Festival Festival Association Festival Festival Festival Festival Festival Festival

STYLE Tous styles Jazz, chanson Musiques trad Tous styles World, trad Pluridisciplinaire Tous styles Musiques actuelles Jazz Musiques actuelles Tous styles Tous styles Musiques actuelles Musiques actuelles Tous styles Tout public World Expérimental Musiques actuelles Musiques actuelles Tous styles Tous styles Électro Musiques actuelles Tous styles Trad, musiques actuelles

CONTACT Gilles Dupuis Mickaël Euzen Pierre Sibéril Thierry Tremintin Robert Seguin Raphaëlle Brannelec Nathalie Stangenec Jean-Yves Kerdevez Trevor Stent Cédric et Hervé Charles Legall Alain Le Loupp Christophe Colin Marc Ribette Mathieu Goue Olivier Gloaguen Jacques Guerin Maëlle Le Gouëfflec Luc Raoul Christophe Dagorne Heurtebise Mathieu Philippe Deniel Joran Le Corre Mathieu Georgelin Gwenaël Fanny Chauffin

3 3à5 3&4 3à5 4&5 3à5 4 3à5 5 3à4 4&5 4&5 4&5 5 3&4 4&5 5 4 4&5 4&5 4&5 4 4&5 3&4 3&4 3

ESPACE LEO FERRE LES ESTIVALES L’ETINCELLE S. C DE MELGVEN
FERME DE GWERNANDOUR

FEST JAZZ FESTI BIGOUD LE SAMEDI DU PORC FESTIDREUZ FESTIVAL DE LA MER F. DECOLLAGE IMMEDIAT PUM UP THE VOLUME FESTIVAL DES 4 CLOCHERS F.DU BOUT DU MONDE FESTIVAL INVISIBLE FESTIVAL KANN AL LOAR LES POLARITES FESTIVAL LES PETARADES FESTIVAL L'ILOPHONE
FESTIVAL PANORAMA

FESTIVAL ROCH'STOCK FESTIVAL RAOKLHAND FESTIVAL TAOL KURUN

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TEL 02 98 73 02 22 02 98 15 20 90 02 98 99 37 50 02 98 03 37 37 02 98 58 22 65 02 98 59 80 42 02 98 50 93 97 06 07 82 72 57 02 98 81 83 90 07 86 74 41 45 02 98 07 97 18 02 98 51 64 03 06 84 95 60 25 02 98 43 68 38 06 66 66 58 55 06 89 96 66 83 02 98 44 93 15 06 62 42 08 74 02 98 30 30 45 02 98 53 14 55 02 98 01 67 58

ADRESSE 33 grande Route 29590 Pont de Buis Cs 77832 29678 Morlaix cedex Rue Jean Monet 29270 Cahraix 1 rue du Quercy 29200 Brest Cc rue Mejou Bihan BP73 29730 Le Guilvinec 17 rue Alsace-Lorraine 29140 Rosporden 4 place de l'Église 29140 Melgven Lieu dit 29190 Braspart Penn ar pont 29520 Châteauneuf du Faou 6 rue Jean le Berre 29120 Pont-L’Abbé 29290 Milizac Hôtel de la Pointe 29170 Fouesnant 3 route de Kerarzal 29840 Landunvez Arsenal production15 rue Amiral Nielly 29200 Brest 23 rue d'Arror 29860 Plabennec Lieu dit Custang 29790 Confort meilars Quai de la Douane 29200 Brest 13 rue Jules Guesde 29200 Brest 14 rue chanoine Kerbrat 29800 Landerneau 27 rue du chapeau Rouge 29000 Quimper Ufr droit 12 rue de Kergoat 29238 Brest Mairie 29242 Ouessant 6 rue Haute 29600 Morlaix

MAIL dupuisdoo@gmail.com

programmation@glenmor.fr espaceleoferre@hotmail.fr clc.gv@wanadoo.fr etincelle.rospo@free.fr culturel@melgven.fr rockaf@wanadoo.fr
goodtimejazz@wanadoo.fr

contactgroupe.festibigoud@gmail.com armand.jaouen@neuf.fr festidreuz@free.fr tophe.colin@wanadoo.fr arsenal.prod@wanadoo.fr mathieu.gou@gmail.com olivier.gloagen29@orange.fr contact@quai-ouest.net eglisedelapetiefolie@wanado.fr festival@kann-ar-loar.com christophe.dagorne@polarites.org contact@fedeb.net ilophone@gmail.com contact@wartiste.com narajeuns@wanadoo;fr thomasmartineau@voila.fr fanny.chauffin@laposte.net

02 98 71 79 10 06 18 90 51 80 02 98 71 74 94

Narajeuns 6 rue Keralvé 29300 Arzano 29360 Le Pouldu Kergoaler 29300 Quimperlé

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NB de TOMAHAWK

NOM FESTIWRAC'H
GALA DE LA NUIT DE L'ENIB

TYPE Festival Festival Association Association Festival Association Association Service jeunesse Association Festival Festival Festival Festival Promoteur Festival Festival Festival Festival Festival MJC Festival Festival Festival MJC Festival Association

STYLE Musiques actuelles Tous styles Hip hop Jazz, blues Tous styles Tous styles Tous styles Musiques actuelles Musiques actuelles Musiques actuelles Musiques actuelles Jazz Tous styles Tous styles Tout public Tout public Tout public Tout public Tous styles Rock Tout public Jazz Tout public Tous styles World, trad Métal

CONTACT Gaëtan

3 4&5 TOUS 4&5 3&4 3 4 3 3&4 4&5 4 4 5 4&5 4 3 4&5 3&4 3 2&3 4 4&5 3&4 2&3 5 5

HIP HOP NEW SCHOOL HOT CLUB JAZZ' IROISE LES JEUNES CHARRUES FESTIVAL KEROU BEACH
P.Z.H (PENZE ZONE HEUREUSE)

Marlène Fabienne Leca

Eric Tichy Michel Autret Guy Pierre Milin Fabrice Philippe Tournellec Thomas Guedes Philippe Dubras Jean-Pascal Reux Jacques Guerin Gérard Trosseau Cathy Collet Maxime Dezuza Franck Fily Thierry Lefevre Johan & Eric Jacques Guerin Tanguy fernand Annette Batelier Bernard Mazza David Raguenez

LE BOCAL A MUSIQUE
LA SAUCE D'ARTIST'S CHAUDE

LE BOUILLON
LE COCHON DANS LA GARENNE

LEON ART JAZZ LES JEUDIS DU PORT QUAI OUEST
LES MARDI DE PLOUESCAT

LES MARDI DE PORTEZ
LES TOMBÉES DE LA NUIT A L'ENCLOS

LES VENDREDIS BRANCHES LES VENDREDIS DU BOUI BOUI

M.J.C LES MARDIS DE MORGATT
MENEZ HOM JAZZ FESTIVAL LES MERCREDI DE QUIMPERLE

MJC LA MARELLE MONDIAL'FOLK MOTOCULTOR FESTIVAL

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TEL 06 84 22 27 07 02 98 05 66 76 06 28 72 57 79 06 72 38 43 06

ADRESSE Son en wrac'h 29870 Landéla Technopole cs 73862 29230 Brest cedex 53, impasse de l'odet 29000 Quimper Keringar Vras 29810 Brélès Inscription / contact sur le site

MAIL gaetan.lmr@gmail.com nuitenib@enib.fr contact@hiphopnewschool.com hot-club-jazz-iroise@gmx.fr jeunesse.frmjc@wanadoo.fr cire29@orange.fr michmuch29@gmail.com

02 98 71 51 60 06 66 88 60 80 06 63 22 54 53 06 61 13 24 70 06 18 86 80 53 06 98 47 13 51 02 98 69 87 23 02 98 44 93 15 02 98 44 93 15 02 98 61 97 37 02 98 48 99 75 02 98 68 76 67

Rozenbellec 23 route de Quimperlé 29360 Clohars 17 lotissement de Keurloscant 29670 Taulé Mairie 29470 Plougastel Daoulas 1 Place Charles de Gaule 29233 Cléder La marmite /difroud 29470 Plougastel Daoulas Association FMR 29460 Daoulas 2 lotissement Baradozic 29430 Plouescat Mairie 2 rue Frézier- BP 92206 29222 Brest Grand large 2ème Éperon 29200 Brest Office de tourisme 29430 Plouescat Mairie 29280 Locmaria Plouzané Mairie 29400 Lampaul Guimiliau 13 rue de Brest 29290 Saint Renan

lesartistchauds@gmail.com / fabjo@live.fr contact@lebouillon.org association.fmr.29@gmail.com Philippe.dubras@orange.fr animation@mairie-brest.fr contact@quai-ouest.net gerard.trosseau@orange.fr tourisme@locmaria-plouzane.fr maxds29400@wanadoo.fr lesvendredisbranches@yahoo.fr bouibouitheatre@hotmail.fr association-mjc@wanadoo.fr antonin@quai-ouest.net

02 98 07 18 07 02 98 92 10 07 02 98 44 93 15 06 88 88 87 80 02 98 96 37 37 02 98 57 65 22 02 98 91 45 45

223 rostiviec 29470 Loperhet 11 boulevard Camille Réaud BP 421 29470 Loperhet Quai ouest 2ème Éperon 29200 Brest 12 Résidence Park ar Garrec 29150 Dineault Mairie BP 131 29391 Quimperlé cedex 3 rue Louis Pasteur 29390 Scaër BP 1 29710 Plozévet Association Motocultor Fest Prod

annette.batelier@ville-quimperle.fr accueil@mjc-marelle.org davidraguenez@orange.fr www.motocultor-festival.com/wordpress/

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NB de TOMAHAWK

NOM MPT DE PENHARS
LES VENDREDIS DU DELLEC

TYPE MJC Festival Festival Festival Scène nationale Salle Fedurock Festival Festival MJC Festival MJC Association Salle Festival Festival Festival Festival Petite salle Festival Festival

STYLE Hip hop, world, jazz Tout public Musiques actuelles Trad, musiques actuelles Tous styles Musiques actuelles Jazz Tout public Tous styles Chanson, trad Musiques actuelles Rock, tout public Tous styles Tout public Tous styles Rock Tous styles Chanson, world Jazz
Musiques actuelles, world

CONTACT Yann Guillemot Séverine Garreau Joël Bernard Stephane Riou Anne Millour Arno Christophe Mevel Christelle Bellec Phillipe Revers Sonia Lassaigne Tristan Maryse

3 4 5 4&5 5 4&5 4&5 4 4&5 4 3&4 3 4&5 4&5 5 2&3 4 3 4&5 4

POLYROCK
LES PRINTEMPS DE CHATEAUNEUF

LE QUARTZ LE RUN'AR PUNS FESTIVAL SONORES SORTIE DE BAIN LE STERENN
TEMPS FETE SUR DOUARNENEZ

LE TROCK'SON TROUZ AN NOZ LE VAUBAN
LES VENDREDIS DE BENODET

Thierry Guillo Jean-Jacques Toux Hervé Croguennec Yvon Arzur

LES VIEILLES CHARRUES ZIC A SANSEO LES JEUDIS DU PARC TY THEATRE JAZZ'Y KRAMPOUEZH LES ARTIST'CHAUDS

Jean-Marc Omé Joëlle

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TEL 02 98 55 20 61 02 98 57 79 33 02 98 30 30 15 09 82 40 14 75 02 98 33 95 23 02 98 86 27 95 02 29 00 40 01 02 98 71 53 90 02 98 50 26 31 02 98 92 29 29 02 98 88 09 94 02 98 91 54 98 02 98 46 06 88 02 98 57 05 46 02 98 99 25 45 06 30 92 06 84 02 98 54 64 03 02 98 54 63 31 09 62 16 98 21 09 53 54 40 66

ADRESSE 2 rue du Dauphiné 29000 Quimper Mairie 29280 Plouzané Régie scène quai de la Douane 29200 Brest 2 rue du Tilleul 29590 Rosnoën 60 rue du Château 29210 Brest Route de Pleyben 29150 Châteaulun 6 rue Guy Ropartz 29200 Brest Marie 29360 Clohars Carnoët Rue Jacques Prévert 29910 Trègunc 29 boulevard Charles de Gaulle BP 96 29174 Douarnenez 55 rue Auge de Guernisac 29600 Morlaix Menez Goulien 29600 Morlaix 17 avenue Clémenceau 29200 Brest Mairie 29950 Bénodet 17 place de la Mairie BP 204 29834 Cahraix Foyer des Jeunes 29600 Sainte Sève Pleuven animations fêtes 29170 Pleuven Saint Cadou 29950 Gouesnac'h Global’art 24 Karangal 29920 Névez Espace 2000 29233 Cléder

MAIL yann.guillemot@mptpenhars.com severine.garreau@ville-plouzane.fr regie-scene@wanadoo.fr printemps-chateauneuf@wanadoo.fr anne.millour@sopab.fr arno@runarpuns.com contact@penn-ar-jazz.com s.culture@clohars.carnoet.fr mjctreg1@free.fr artistique@tempsfete-dz.com trockson@gmail.com ghislain.guillerme@wanadoo.fr

timguillo@orange.fr contact@vieillescharrues.asso.fr croguennec.herve@wanadoo.fr

ty.theatre@orange.fr jean-marc.ome@wanadoo.fr lesartistchauds@gmail.com

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Le Pack du zikos

DIFFUSION MANCHE
NB de TOMAHAWK

NOM LA NUIT DES ABRINCAT'S BREHAL ANIMATION BIG WALTER LE TRIDENT
JAZZ SOUS LES POMMIERS

TYPE Festival
Concerts occasionnels

STYLE Tous styles Tous styles Tous styles Tous styles Jazz Chanson, world Musiques actuelles Tout public Tous styles Électro Musiques actuelles Tout public Tous styles Tous styles Tous styles Tout public

CONTACT Romain Chasles Patrice Desbleumortiers Laurent

3 &4 3 3 5 4&5 3&4 4&5 3&4 3&4 3&4 3&4 3&4 5 4&5 3&4 3&4

Association Salle de concert Festival Salle de concert Festival Mairie Salle de concert Festival Association Festival Festival Festival Association Mairie

Denis le Bas Viaud Antoine Isiah Morice

LA MAISON DU SON
CHAUFFER DANS LA NOIRCEUR

LES TRAIN-TAM ARTS L'AUTRE CAFE GOOD STOCK ECRAN SONIQUE LES HETEROCLITES LES PAPILLONS DE NUITS ART' AZIMUTES HAGUE 'N' ROCK LES MARDIS DE VILLEDIEU

Adrien Dogon Pierre-Olivier Madelaine Benjamin Christophe Lenoury

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Le Pack du zikos

TEL

ADRESSE 50300 Avranches

MAIL artscaddies50@gmail.com brehal.animation@ville-brehal.fr laurent@bigwalter.com laboite@trident-sn.com jslp@jazzsouslespommiers.com direction@maisonduson.org cdln1@wanadoo.fr mortain.tourisme@wanadoo.fr rochequiboit@wanadoo.fr staff@oneisgood.fr nicolas@lenormandy.net artplume@club-internet.fr contact@papillonsdenuit.com organisation@lesartzimutes.com Ted.dollar@hotmail.fr contact@ot-villedieu.fr

02 33 91 96 93 02 33 94 58 78 02 33 88 55 50 02 33 76 78 60 02 33 32 83 33 02 33 07 91 91 02 33 59 19 74 02 33 48 57 81

Bréhal animation BP 4 50290 Bréhal 33 rue de Bougainville 50100 Cherbourg Place Général de Gaulle 50100 Cherbourg Les unelles BP 524 50200 Coutances 14 rue de l'Aunay 50620 Graignes 1 rue du Rey 50590 Montmartin / Mer Office de Tourisme 50140 Mortain 50240 Saint Laurent de Terregatte Place Émile le Rendu 50200 Coutances

02 33 57 60 96 02 33 05 03 26 02 33 69 20 40 06 62 53 67 64 06 13 79 71 28 06 30 92 06 84

BP 330 5000 Saint-Lô 165 rue du Mesnilcroc 50000 Saint-Lô 11 route de Cuves 50670 Saint-Pois Hôtel de Ville 50110 Tourlaville Rue Saint Martin 50460 Urville-Nacqueville 8 place des Costils BP 32 50800 Villedieu-Les-Poêles

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Le Pack du zikos

DIFFUSION CORNWALL (UK)
NB de TOMAHAWK 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 NOM BUNTERS THE STUDIOBAR BAR 35 THE RED LION THE BLUE BAR THE NEW IN CAFE IRIE LUSTY GLAZE FISTRAL BEACH BAR EDEN CAFE MISS PEAPODS THE GRAPES THE KINGS HEAD VERTIGO THE WILLIAM IV CAFE MYLOR JERICHO'S BLACK DOG HAICUTTERS THE ROYAL INN PAR LIVE BAR TRURO BELUSHI'S LIVEWIRE The RASHLEIGH GASLIGHTS TH PRINCE OF WALES BAND CLUB St AUSTELL TYPE Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club STYLE All All Folk, rock, blues, DJ's Rock, blues, folk Folk, blues, reggae Rock, blues, folk Acoustic, pop, folk, blues All, no metal All Acoustic, folk, pop, reggae Acoustic, folk, pop rock Rock, blues, acoustic Acoustic, pop, folk, blues Acoustic folk, pop, blues Rock, blues, pop, folk Acoustic, folk Rock, folk, acoutsic, punk Punk, rock Rock, blues, folk, acoustic, pop All Rock, blues, acoustic Rock, metal, blues Rock, blues, folk, pop All Rock, blues, folk Punk, rock, métal Beardy Andy Nicki Carol Mandy Steve Jamie Murphy Ashley Van Dyke Ian Hudson CONTACT Liam Andy Jo Ben Hall Katie Steve Gary Nick

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Le Pack du zikos

TEL 1872241220 7720498480 1288353535 1637872195 1209890329 1726813901 1637859200 1637872444 1637879444 1726338114 1326374424 1326314704 1326319469 1872276555 1872273334 1326377743 1566770080 1326318131 1726815601 7980131194 1637859111 1752843570 172673635 1209218393 1326311114 172672483

ADRESSE 58 Little Castle Street Truro, TR1 3DL, Bread Street Penzance, Cornwall TR18 2EQ Belle Vue Lane, Bude, Cornwall EX23 8BS Quay Cottage, North Quay Hill, Newquay, Cornwall TR7 1HE Porthtowan Beach, TR4 8AD Fore Street Tywardreath, Par, Cornwall. PL24 2QP 38 Fore Street Town Centre, Newquay TR7 1LP, Lusty Glaze Road Newquay, Cornwall TR7 3AE, Headland Road Newquay, Cornwall TR7, Eden Project Cafe, White River Place, Saint. Austell Commercial Road Penryn, Cornwall TR10 8FG, 64 Church Street Town Centre, Falmouth TR11 3DS, 32 Church Street Falmouth, TR11 3EQ, 15 Saint. Marys Street Town Centre, Truro TR1 2AF, Kenwyn Street Truro, Cornwall TR1 3DJ, Mylor Yacht Harbour, Falmouth, Cornwall, TR11 5UF 4 Northgate Street Launceston PL15 8BD, 42 Church Saint , Falmouth, Cornwall The Royal Inn, 66 Eastcliffe Rd, Par, Cornwall. PL24 2AJ The Live Bar, 9A River Saint, Truro, TR1 3DL 35 Fore Street Town Centre, Newquay TR7 1HD The Waterside, Brooke Close,Saltash,PL12 4EN Charlestown Rd Saint Austell, Cornwall PL25 3NJ Gaslights, Redruth, Cornwall, TR15 2PP 4 Market Strand Falmouth, TR11 3DB East Hill Saint Austell PL25 4TR,

MAIL info@buntersbar.co.uk alex@studiobar.com thirtyfive.lounge@facebook.com

info@cafeirie.co.uk info@lustyglaze.co.uk info@fistral-blu.co.uk avandyck@EdenProject.com misspeapodsmusic@gmail.com

info@vertigotruro.com williamiv@staustellbrewery.co.uk info@cafemylor.com jamie@castlerockfestival.co.uk blackdoghaircutters@hotmail.co.uk info@royal-inn.co.uk livebartruro@live.com

Info@livewireyouth.com rashleigh@staustellbrewery.co.uk gaslightsbar@btconnect.com

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4 1à4

NOM INN ON THE GREEN THE BRIDGE ON WOOL TOAST THE QUEENS HEAD THE SHIP INN LOOE THE OYSTERCATHER THE LONDON HILL BETHEL SOCIAL CLUB BOWGIE INN BLUE ANCHOR THE BROOK HOUSE INN BULLERS ARMS LOOE CARNGLAZE CARVERNS PRINCESS PAVILIONS HALL OF CORNWALL GINHOUSE GALLEON INN FINN MC COULS HARBOUR TAVERN HARBOUSIDE KEAY ST AUSTELL THE TAPHOUSE DRIFTWOOD SPARS NUMBER 20 GYLLY BEACH CAFE

TYPE Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club Club

STYLE Rock, blues, folk All Pop, acoustic, DJ's Rock, blues Rock, blues, acoustic Soft rock, blues, acoustic Acoustic, blues, pop rock, folk Rock, blues Rock, blues, folk, pop Rock, blues, folk, pop Rock, blues, folk, pop Rock, blues, folk, pop All All All Rock, blues, folk acoustic All Rock, folk, blues, acoustic Rock, blues, folk, acoustic Blues, rock, folk, acoustic All Rock, folk, blues, acoustic Rock, folk, blues, acoustic Rock, folk, blues, acoustic Folk, blues, reggae

CONTACT

Frank

Pip Mark Michelle Wendy or Dick

Helen Lisa

Di Ramsden James

Mark Charlotte

90

Le Pack du zikos

TEL 1288356013 1208812750 1326219255 1726822407 1503263124 1208862371 1579326756 172674941 1637830363 1326562821 1637850791 1503264325 1579320251 1326211222 1872262466 120878778 1726833014 1326318653 1726842220 172669246 1726226777 1872552428 1872552428 1326377379 1326312884

ADRESSE Crooklets Beach, Bude, Cornwall EX23 8NF The Platt Wadebridge PL27 7AQ 18 Church Street Falmouth TR11 3DR 1 The Square, Saint Stephen, Saint Austell PL26 7SQ Ship Inn, East Looe, Cornwall, PL13 1AD Oystercatcher, Polzeath, Wadebridge PL27 6TG, School Hill St Neot, Cornwall PL14 6NG Saint. Austell PL25 3HW West Pentire Newquay, Cornwall TR8 5SE 50 Coinagehall Street, Helston, Cornwall, TR13 8EL 70 Henver Road Newquay, Cornwall TR7 3BN Bullers Arms, Looe Saint. Neot Liskeard, Cornwall PL14 6HQ 41 Melvill Road Falmouth TR11 4AR Back Quay Truro, Cornwall TR1 2LL 5 The Piazza Crockwell Saint Bodmin PL31 2DS 12 Fore Street Fowey, Cornwall PL23 1AQ Killigrew Saint, Falmouth, Con, TR113PG, Jetty Street, Mevagissey, Cornwall, PL26 6UH Harbour Front, Charlestown, Saint Austell, PL25 3NJ The Keay, Tregonissey Road, Saint Austell, PL25 4DJ The Taphouse, Peterville Square, Saint Agnes Trevaunance Cove Saint Agnes, Cornwall TR5 0RT, 20 Lower Market Street, Penryn TR10 8BG Cliff Road Falmouth, TR11 4PA

MAIL info@innonthegreen.co.uk sara-hargreaves@hotmail.co.uk info@toastfalmouth.co.uk

oystercatcher@staustellbrewery.co.uk

sally@bowgie.com theblueanchor@btconnect.com thebrookhouseinn@hotmail.co.uk

ginhouse@hotmail.co.uk info@galleon-inn.co.uk finn.mcouls@facebook.com

pierhouse@btconnect.com info@thekeay.co.uk Taphouse@hotmail.co.uk music@driftwoodspars.co.uk

cafe@gyllybeach.com

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Le Pack du zikos

CAFES CONCERTS BRETAGNE & NORMANDIE
NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE PIANO BLEU LE MEMES TRA LE CENTURY OISEAUX DE PASSAGE LE KORONG LE TREMARGAD KAFE LE CELLIER LE GALOPIN LE ROXY CAFE LE BAROQUE LE HAVANA CAFE LE CAFE THEODORE LE MANOIR ELFIQUE LE PIXIE LES VALSEUSES LE BISTROT DE LA MARINE LA CABANE BAMBOU'S LE TRIAGOZ LA MI TEMPS LE KERGANER

STYLE Tous style Acoustique Rock, blues Tous styles Tous styles Tous styles Tout public Acoustique Tout public Tout public Rock, punk, électro Tous styles Tout public Tous styles Tous styles Tout public Tout public Tout public Tous styles Tous styles

CONTACT Franck

TEL 02 96 33 41 62 02 96 68 91 88

3 2 2 2 2 2 2 2 2 3 2 3 2 3 2 3 3 2 3 3

Niko Benjamin Frederic Fred Jean-Jacques Fif

02 96 85 17 79 02 96 85 13 90 02 96 29 63 19 02 96 36 51 81 02 96 73 81 67 02 96 21 15 85 02 96 86 62 59

Danny Aurélie Denis ou Ben Audrey Julien ou Yvain Jean-Marc Olivier

02 96 31 65 93 02 96 37 15 20 02 96 35 29 40 02 96 46 36 64 02 96 37 65 32 02 96 48 75 19 02 96 70 87 38 02 96 15 48 69

Pascal Angélique et Aldo Karine et Laurent

02 96 91 92 82 02 96 24 91 02 02 96 22 33 44

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Le Pack du zikos

ADRESSE 4 rue Fardel Saint-Brieuc 22000 Saint-Brieuc 11 place du Martray 22000 Saint-Brieuc 24 place Duclos 22100 Dinan 20 rue de la Chaux 22100 Dinan 9 place du Centre 22110 Glomel 1 rue du Lavoir 22110 Trémargat Le Bourg 22170 Boqueho 20 rue Saint Nicolas 22200 Guingamp 1 chemin du Bonheur 22250 Lanrelas 11 rue de Penthièvre 22270 Jugon-les-Lacs 42 rue de Tréguier 22300 Lannion Hent Kerguerwen 22300 Trédrez-Locquémeau Manoir de Kerloas 22300 Ploulec'h Porche du 73ème Territorial 22300 Lannion 1 rue de la Coudraie 22300 Lannion 38 Quai de la République 22410 Saint-Quay-Portrieux 22560 Trébeurden 2 rues des iles 22560 Pleumeur-Bodou 3 rue de la Gare 22570 Gouarec Le Bourg 22580 Lanloup

MAIL

nikbout@hotmail.com

lahay.frederic@orange.fr lapepie@orange.fr

legalopin.guiguamp@orange.fr zycos@roxy22.com lebaroque@live.fr aurelie.callac@sfr.fr cafetheodore@orange.fr manoirelfique@orange.fr lepixie22@yahoo.fr lesvalseuses@wanadoo.fr contact@bistrotlamarine.com

pascal.jonnas@orange.f la.mitemps@orange.fr kerganer@gmail.com

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE L'ÉPROUVETTE ETC LE MILLIA BAR LE DOCKYARD LA TAVERNE DES KORILS LE PUB FOLETTE TAVARN ABADENN LE TOUT COULEUR LE SOUPSON LE LOLLY PAPAYE LE PETIT VILLAGE AN POITIN STILL L'AFTERWORK LE CEILI LE TAPA'SOIF O'PATCHWORK CAFE DES HALLES LE BILBAO LE CLONAKILTY PUB LA FERME DE GWERNANDOUR LE BISTRO

STYLE Tout public Tout public Tous public Tous styles Tout public Tout public World, chanson Tous styles Tout public Tous styles Rock Électro Tout public Tous styles Tous styles Tous styles Tout public Rock Tous styles Rock, blues

CONTACT Sylvie et Olivier Yann Gilles Gerard & Nathalie Yvan Riwall Yvette

TEL 02 96 82 26 42 02 96 31 86 30 02 96 23 01 34 02 96 23 06 40 02 96 67 41 57 02 96 74 41 12 02 96 23 46 26 02 96 61 46 27

3 2 3 3 3 2 et 3 3 3 3 3 2 2 3 2 3 2 2 2 2 2

Christophe Henry Mich Raphael Kevin Gildas et Sarah Gildas

02 96 86 39 67 02 96 32 44 39 02 98 90 02 77 02 98 53 46 17 02 98 95 17 61 02 98 76 15 84 02 98 95 05 72 02 98 92 02 75

Aurelien Flo Jean-Yves Benjamin

02 98 66 92 06 02 98 86 01 13 06 07 82 72 57 02 98 97 06 05

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Le Pack du zikos

ADRESSE Le Bourg 22630 Saint André-des-Eaux 8 rue du Méné 22640 Plénée Jugon 2 route Kernu 22700 Louannec 15 rue des Écoles 22700 Louannec 1 rue du Porhoe 22230 Gomené 2 rue Jules Ferry 22000 Saint-Brieuc Liv an noz 118 route Palud 22730 Trégastel 52 rue docteur Rahuel 22000 Saint-Brieuc Rue Saint Sieu 22770 Lancieux Le petit Village 22800 Lanfains 2 av de la Libération 29000 Quimper 2 rue Saint Marc 29000 Quimper 4 rue Aristide Briand 29000 Quimper 18 rue du docteur Picquenard 29000 Quimper 4 place Pierre de Ronsard 29000 Quimper 3 place des Halles 29100 Douarnenez 50 rue Nationale 29140 Rosporden 13 rue Baltzer 29150 Châteaulin Ferme de Gwernandour 29190 Braspart 9 rue des Écoles 29900 Concarneau

MAIL leprouvettebar@gmail.com lemilliabar@gmail.com marquetgi@sfr.fr la.taverne.des.korils@orange.fr latriplettedezinguee@orange.fr riwallam@bzh5.com toutcouleur@wanadoo.fr lesoupson22@gmail.com

anpoitinstill@wanadoo.fr

kevin.gloaguen@gmail.com tapasoif@gmail.com

francineaurelien@orange.fr clonakiltypub@gmail.com

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LA CIGALE L'ATHOME CAFE LA BODEGA AMAYA LA GUARIDA LE CUBE A RESSORT LE TARA IN TOM CAFE ZE BAR QUAI OUEST LE TY JEAN BART LE SHERWOOD LE VELVET CAFE L'ODYSSEE CHEZ CHOUCHOU L'ABRI COTIER LE CAFÉ DES SPORTS ORIGINAL CAFE TAD COZ PUB LE GAIN'S BAR LE BRETAGNE

STYLE Musiques actuelles Tous styles Rock Tous styles Musiques actuelles Trad Acoustique Tous styles Blues, jazz, rock Rock, blues Rock, blues, punk Rock, blues, métal Tous styles Acoustique Rock, acoustique Blues, rock Tout public Tous styles Tous styles Tous styles

CONTACT Fabien Thierry ou Carine Christophe Mr Aguilera Mathieu Mr Orelly Stéphane

TEL 02 98 07 40 34 02 22 08 11 71 02 98 80 67 60 02 90 82 21 96 02 98 43 97 70 02 98 80 36 07 02 98 44 13 31 09 82 53 60 70

2 1 2 2 3 3 3 3 2 3 2 3 1à3 3 2 3 2 2 2 2

Yann Tito Louis Serge Charly Rico Patrick Christian & Dany David Florent Nelly

02 98 28 73 45 02 98 29 95 43 02 98 29 01 08 02 98 29 77 26 02 98 84 23 16 02.98.06.87.63 02 98 71 50 05 02 98 71 87 96 02 98 39 06 92 02 98 39 50 47 02 98 59 02 07 02 98 40 37 35

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Le Pack du zikos

ADRESSE L'assoCIAL 57 rue de la République 29200 Brest 8 rue Hegel 29200 Brest 39 rue Kérivin 29200 Brest 7 rue Mathieu Donnart 29200 Brest 7 rue de l'Harteloire 29200 Brest 1 rue Blaveau-Port de commerce 29200 Brest 8 rue Augustin Morvan 29200 Brest 465 rue Julien de La Gravière 29200 Brest 18 rue Saint Christophe 29210 Le Conquet 10 rue Keraval 29250 Sibril 4 rue du 4 août 1944 29250 Saint-PoL de Léon 650 rue de Sieck 29250 Santec 2 place Cheminan 29290 Saint-Renan 10 rue Savary 29300 Quimperlé Le Port/rive droite 29360 Doélan 3 rue de Pont Aven 29380 Le Trévoux 45 rue de Pont-Aven 29300 Quimperlé 11 rue de Rosporden 29380 Bannalec Route de Bannalec, roz rhun 29390 Scaer 10 place du Calvaire 29470 Plougastel Daoulas

MAIL lacigale@orange.fr

bodegaamaya64@yahoo.fr laguarida@live.fr vincenttermael@hotmail.fr

delenclos.stephane@bbox.fr

quaiouest.leconquet@sfr.fr timi1340@orange.fr lesherwoodst@orange.fr / louis@le-sherwood.com levelvetcafe.serge@neuf.fr trigent.charly@voila.fr / callmm@mailoo.org

christian.brusadin@orange.fr

florent.hiliou@orange.fr nagasaki-hiroshima@caramail.com n.inizan@laposte.net

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE CLUB LE MELEN DU TOST DAN DUD LE COULEUR CAFE L'AUTRE RIVE LA CONTENTA LE DANIELS LE PEN AR BED LE MAC LAUGHLIN'S LE KELTIA LA CHALOUPE LE MOL AUX VIEUX GREMENTS TY BINIOU LES EMBRUNS BRASSERIE TRI MARTELOD CAFE DE L'ATLANTIC LOS AMIGOS LE MARTIN'S O'PATCHWORK

STYLE Rock, blues Rock Rock, chanson Électro, reggae, rock Jazz, chanson Rock, blues Rock Tous styles Tout public Trad, tout public Rock, blues, jazz Jazz Tout public Rock, chanson, reggae Tout public Tous styles Tout public Tous styles Musiques actuelles Tout public

CONTACT Chantal Valérie Luc

TEL 02 98 59 51 96 02 98 86 91 47 02 98 81 14 68 02 98 63 97 25

2 2 1 2 2 2 3 3 2 2 2 3 3 1 2 3 2 2 3 2

Marc Alain Marco Yannick John Bruno Martial Milo

02 98 99 72 58 02 98 91 05 24 02 98 82 66 75 02 98 54 36 75 02 98 70 43 77 02 98 85 17 60 02 98 84 01 19 02 98 84 00 34 02 98 48 70 26

Mireille

02 98 40 71 52 02 90 82 60 92

Bob Aurélie Séverinne Mick Gildas

02 98 66 20 22 02 98 50 70 18 02 98 50 51 23 02 98 50 68 81 02 98 95 05 72

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Le Pack du zikos

ADRESSE Place de l'Église 29500 Ergue Gaberic 17 rue des frères Floc'h 29530 Plonévez du Faou 29590 Loperec 11 place Cornic 29600 Morlaix Restidiou vraz 29690 Berrien 2 rue de la Mairie 29710 Gourlizon Route de Saint Jean 29720 Plounéour-Lanvern 2 route de Penhors 29720 Plovan 65 place de la Mairie 29790 Beuzec-Cap-Sizun 11 rue du Pont 29800 Landerneau 70 route de Porspaul 29810 Lampaul-Plouarzel Route de Porpall 29810 Lampaul-Plouarzel 48 rue du Port 29830 Portsall 9 rue du Maréchal Leclerc 29860 Plabennec 180 route de Doenna 29870 Landéda Zone d'aménagement concerté Colguen 29900 Concarneau 23 avenue docteur Nicolas 29900 Concarneau place de l'Hôtel de ville 29900 Concarneau 29900 Concarneau 4 place Pierre de Ronsard 29000 Quimper

MAIL rene.nourry@wanadoo.fr melen.du@orange.fr tostdandud@live.fr

lautre-rive@hotmail.fr

andre_yannick@yahoo.fr johnleboucher@hotmail.fr benoit.leudet@gmail.com martial.chal@gmail.com

mireille.toullec@sfr.fr barlesumbruns@hotmail.fr

micha.mar@orange.fr gildas.lancien@yahoo.fr

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NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE PORTRAIT DE FAMILLE LE BULGARE LE PASSE TEMPS FAORZH PENAOZ LE BAR HIC L'ATELIER DE L'ARTISTE LE TY ANNA LE CAFE DES BRICOLES LE CAFE LAVERIE CLUB JAZZ LA HARPE LE COMBI BAR LE DEJAZEY LE GASOLINE L'ARTISTE ASSOIFFE L'ESPRIT CAFE LA BASCULE LA QUINCAILLERIE GENERALE LA VIE EN CHANTIER LA LANTERNE LE BARABIS

STYLE Pop rock Tous styles Tout public Tout public Tous styles Tous styles Tous styles Tout public Musiques actuelles Jazz Électro Acoustique, rock Rock Reggae Tout public Rock Tout public Acoustique Tous styles Tout public

CONTACT Jean-Phillipe Karine Pierre Anto Gueno Ben Gueno Perinne Céline Max Guillaume Jean-Noël Philippe

TEL 02 98 97 17 40 02 98 06 71 48 02 98 59 17 29 02 98 70 93 05 02 30 83 45 50 02 99 79 60 98 02 99 79 05 64 02 99 67 23 75 02 99 38 86 62 02 99 59 45 38 02 99 30 50 19 02 99 38 70 72 02 99 65 48 87 02 98 48 63 27 02 23 20 97 07

2 1 2 3 3 3 2 3 2 4 2 2 3 3 1 4 3 2 1 1a 4

Hervé Rodrigue

02 99 33 10 40 02 99 28 23 05 02 99 79 49 12 02 99 79 61 40

Fabrice

02 99 75 23 64

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Le Pack du zikos

ADRESSE 19 rue Dudont Durvil 29900 Concarneau 21 place de l’Église 29920 Névez 1 place de l’Église 29970 Trégourez 18 quai Français Libres 29990 Île-de-sein Place des Lices 35000 Rennes 2 rue Saint-Louis 35000 Rennes 19 place Saint-Anne 35000 Rennes 17 quai de la Prevalaye 35000 Rennes 18 rue de Robien 35000 Rennes Avenue Charles Tillon 35000 Rennes 55 rue Legraverend 35000 Rennes 54 rue de Saint-Malo 35000 Rennes 24 rue Nantaise 35000 Rennes 4 rue Saint-Louis 35000 Rennes 35000 Rennes 2 rue de la Bascule 35000 Rennes 15 rue Paul Bert 35000 Rennes 18 quai Émile Zola 35000 Rennes 13 quai Lamennai 35000 Rennes 3 rue de la Tremoille 35000 Rennes

MAIL wilfrid@hotmail.com

morgane.kerdreux@laposte.net

cafelaverie@hotmail.fr max@laharpe.net combibar@club-internet.fr rio1961@yahoo.fr legazoline@hotmail.fr jeffersbay@orange.fr

veronique.marsollier@sfr.fr lebarabis@yahoo.fr

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE BAROCK LE CHANTIER LE PAPIER TIMBRES LE SCARAMOUCHE

STYLE Rock, métal, HxC Électro Pop folk Acoustique Rock garage Rock, pop, fusion Chanson française Tous styles Tous styles, festif Tous styles Tous styles Rock, blues, ska, reggae Tout public Tous styles Tout styles Métal, indus, HxC, punk Tous styles Tout public Tous styles Tous styles

CONTACT

TEL 02 99 31 43 48 02 99 31 58 18 09 52 52 11 25

2 4 2

Olivier Jean-no Seb Bruno Jérome Valérie Corinne Bruno Bruno Philippe Emmanuel Patrice Patrick Rémi William Martial et Laurence Jean-Claude

02 99 31 55 53 09 60 17 33 45 02 99 31 07 51 02 99 36 32 38 02 99 80 28 04 02 99 96 23 45 02 99 44 48 52 02 99 07 44 05 02 99 52 62 60 02 99 43 50 95 02 99 99 84 52 02 99 00 30 79 02 99 06 80 50 02 99 81 48 08 02 99 40 82 23 02 99 17 05 18 02 99 39 50 84

2 3 4 3 3 1 et 2 3 2 1 et 2 4 1à4 2 3 3 2 3

LE MELODY MAKER LE OAN’S PUB LE SABLIER LE TRIC'HORN KAFE LE BAR’OUF LE D37 L' AIR DU TEMPS LE BLOSSAC L'ECRIN LE COQUELICOT LES PETITS CURIEUX LA FONTAINE DE BROCELIANDE LE CUNNINGHAM LA BELLE EPOQUE LE MELLOUEN LA GODINETTE

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Le Pack du zikos

ADRESSE 11 boulevard Magenta 35000 Rennes 18 carrefour Jouaust 35000 Rennes 39 rue de Dinan 35000 Rennes 35000 Rennes 14 rue Saint-Mélaine 35000 Rennes 1 rue Georges Dottin 35000 Rennes 70 rue Jean Guéhenno 35000 Rennes 14 Colombel (lieu-dit) 35120 Saint-Marcan 9 rue du Cheval Blanc 35130 La Guerche de Bretagne 1 place du Relais 35130 Amanlis 12 côte Saint-Genou 35160 Monterfil 6 place du docteur Joly 7 rue Maréchal de Lattre de Tassigny 35240 Retiers 18 rue de Vitré 35300 Fougères 3 rue du Forgeron 35220 Broons-sur-Vilaine 3 rue de la Mairie 35380 Saint-Péran 2 rue des Hauts Sablons 35400 Saint-Malo 11 rue de Dinan 35400 Saint-Malo 1 place Saint-Martin 35420 Mellé 11 rue du Mont Saint-Michel 35490 Romazy

MAIL renaud.lebarock@gmail.com

barmelodymaker@live.fr sebbesi@yahoo.fr

jerome@trichornkafe.com tarmac1@free.fr

jlguinebault@orange.fr brem@orange.fr strobi.neler@orange.fr jazzetjava@wanadoo.fr les-petits-curieux@orange.fr fontaine.broceliande@orange.fr cunningham@wanadoo.fr

martiallemaire@neuf.fr jean-claude.gastebois@laposte.net

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE MACHIN TRUK L'ACCUEIL BRETON LE GRAAL BAR LE TRIOLET L'AIR DU TEMPS LE CANCALAIS LE MONDO BIZARRO LE TROUSSE CHEMISE BRASSERIE DES HALLES LA CICCIOLINA LE BRUIT QUI COURT LES VALSEUSES SERVAN'S CAFE (LE)* L'ELOGE DE LA LENTEUR LE CHEYENNE CAFE LE GALWAY INN LE BAR IKADE LE GALION LE QUAY STREET LE SARAH B

STYLE Chanson, swing Tous styles Tous styles Tous styles Chanson, rock Tout public Tous styles Chanson française Jazz Tous styles Tous styles Tous styles Tous styles Tout public Tous styles Tout public Acoustique Tous styles Tous styles Musiques actuelles

CONTACT Alexandre Alain Mika Aurélie Bruno Antoine Bruno Jean-Paul Nicolas Chatelet Antonella

TEL 02 99 75 19 81 02 99 57 02 72 02 99 47 89 53 02 99 76 53 58 02 99 07 44 05 02 99 81 15 79 02 99 87 22 00 02 99 68 24 07 02 97 54 08 34 02 97 47 85 44 02 97 54 32 47

3 et 4 1 3 2 3 3 3 4 3 ou 4 3 3 et 4 2 et 3 2 et 3 2 2 3 1 3 et 4 3 3 et 4

Micka et Aurélien Glen Thierry et Nadia Dan Padraig

02 97 26 86 15 02 97 54 31 97 02 97 68 10 57 02 97 21 85 93 02 97 64 50 77 02 97 35 07 31 02 97 37 41 23 02 97 64 38 48

Jean claude

02 99 90 74 60

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Le Pack du zikos

ADRESSE 25 rue Embas 35500 Vitré 13 rue de la Provotais 35580 Guichen 15 place de la Mairie 35640 Martigne-Ferchaud 2 rue du Chanvre 35680 Bais 2 cote Saint Genou 35160 Monterfil 1 quai Solidor Le Cancalais 35400 Saint-Malo 264 avenue du Général Patton 35700 Rennes Le bourg 35850 Langan 9 rue des Halles 56000 16 rue de Chateaubriand 20 rue Saint-Patern 56000 Vannes 47 rue Maréchal Leclerc 56000 Vannes 10-12 rue porte Poterne 56000 Vannes 10 rue de la Loi 56000 Vannes 16 rue de Chateaubriand 56000 Vannes 35 avenue Jean Jaurès 56100 Lorient 18 rue de Belgique 56100 Lorient 52 rue Paul Guieysse 56100 Lorient 2 rue Florian Laporte 56100 Lorient 18 rue Poissonière 56100 Lorient 9 quai Saint Antoine, le vieux Port 56130 La Roche-Bernard

MAIL lemachintruk@gmail.com accueilbreton@gmail.com revolutionmika@hotmail.fr pepsgarret@wanadoo.fr martin.bruno49@yahoo.fr

rocketprod@free.fr troussechemise@free.fr nicolas.chatelet@wanadoo.fr uniquement via Facebook

les-valseuses@hotmail.fr glen.abf@hotmail.fr lelogedelalenteur@gmail.com lecheyenne56@gmail.com sarlmanon@wanadoo.fr

lesarahb@hotmail.fr

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE SABOT ROUGE LE BRASSIN BELGE LE CAFE DE LA PENTE LE BISTROT DES HALLES LE MOULIN VERT LE GRENIER A BIERE LE CONTRETEMPS TAVARN POUL FETAN THE PHOENIX LE SERVAN'S CAFE AUX ANGES LE CHAT QUI PECHE LE COOTA BAR LA DENT CREUSE LE GORVELLO LE CARGO CHEZ MAMM KOUNIFL LE QUAI LARGO LOCOS MOSQUITOS LE CHAMP COMMUN

STYLE Tous styles Chanson, world, festif Tous styles Tous styles Tous styles Tous styles Jazz afro blues Tous styles Rock, blues, manouche, ragga Tous styles Tous styles Tous styles Tout public Festif, rock Tout public Tout public Chanson Musiques actuelles Rock, rockabilly Tout public

CONTACT

TEL 02 97 51 24 38

3 3 3 3 3 2 1à4 4 2 2 3 2 3 2 2 3 3 2 et 3 2 et 3 3

Angelo Murielle Joel & Patricia Fred Sylvie et Olivier Sam Isabelle Jean-louis et Chantal Glen Benoit et Gurwand Jean-Marc Sam Jean Christian Donald Marc Jean-Jacques

02 97 42 87 16 02 97 43 40 11 02 97 26 15 59 02 97 82 94 92 02 97 07 01 84 02 97 50 77 38 02 97 39 79 73 02 97 24 10 85 02 97 54 31 97 02 97 27 75 92 02 97 55 24 70 02 97 55 92 55 02 97 42 33 41 02 97 43 00 71 02 97 84 51 51 02 97 33 92 37 02 97 36 73 79

Ewan Anne

06 63 97 69 63 02 97 93 48 51

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Le Pack du zikos

ADRESSE 6 rue Bisson 56160 Guémené 2 rue de la Paix 56190 Le Guerno 9 rue du vieux Bourg 56220 Rochefort en terre 5 rue des Halles 56230 Questembert 1 quai Gilles Gahinet 56270 Plœmeur 15 rue Leperdit 56300 Pontivy 24 rue du Jeu de Paume 56400 Auray Village Poul Fétan 56310 Quistinic 19 place Saint-Sauveur 56400 Auray 10 rue de la Loi 56000 Vannes Lieu dit 56310 Quelven 2 cours des Quais 56410 Etel Kerhillio 56410 Erdeven Chez Monsieur Franck Guillo - Le rivage 56420 Guéhenno 41 rue des Ducs de Bretagne 56450 Theix 34 rue du Port 56570 Locmiquélic Route de Port-Louis 56570 Locmiquélic 9 place de l'Église 56680 Plouhinec 7 rue Clément Adère 56700 Hennebont 1 rue clos Bily 56800 Augan

MAIL auxsabotsrouges@yahoo.fr brassin.belge@wanadoo.fr commission.musique@gmail.com

le-moulin-vert@hotmail.fr grenier.a.biere@orange.fr lecontretemps@orange.fr fetanzik@gmail.com

glen.abf@hotmail.fr auxanges@orange.fr jmls56@wanadoo.fr lecoota@gmail.com contact@ladentcreuse.org gorvello.cafe@wanadoo.fr marc.caboureau@orange.fr info@mamm-kounifl.fr

titisse21@hotmail.fr contact@lechampcommun.fr

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Le Pack du zikos

NB de TOMAHAWK

NOM DE LA STRUCTURE LE THY'ROIR LE TY ZEF LES MATELOTS ROSS & CO LE VINTAGE LE SOUBOCK O'BARAY'O LE SCUBA LES TROIS PILIERS L'OREILLE CASSEE LE COYOTE BAR BE BACK SOON EMA LA GUIMBARDE BEER HUNTERS LE TRISKELL LE BARJO LE CARNET DE ROUTE LE REVEILLON LE CERCLE EMERAUDE

STYLE Tout public Acoustique Tous styles Tous styles Tout public Musiques actuelles Tous styles Tous styles Tout public Tout public Rock, rock francais, punk Tous styles péchus Rock, punk Rock, blues, reggae Tout public Tout public Jazz chanson Chanson, jazz, country Celte, folk, chanson

CONTACT Cléo Loïc Bruno Ross et Camille

TEL 02 97 74 05 21 02 97 51 81 94 02 97 31 89 51 02 31 86 28 76 02 31 87 41 47 02 31 25 00 65

3 3 2 et 3 3 et 4 1à3 4 et 5 3 3 2 et 3 1à3 1à4 2 3 1 et 2 1à4 1à4 1 1 4

Cédric et Caro Alban Yohan Thomas Azad et Kate Babeth Audrey et Pierre Yves Antoine Christian & Julien Denis Dominique Bob

02 33 58 03 33 02 33 22 10 32 02 33 45 01 31 02 33 45 02 08 02 33 45 08 24 06 36 90 22 26 02 33 59 03 95 02 33 90 45 75 02 33 45 01 01 02 33 29 70 03 02 33 27 06 23 02 33 25 04 67 02 33 66 61 54

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Le Pack du zikos

ADRESSE 19 rue de la Gare 56800 Ploermel / 8 boulevard Foch 56800 Ploërmel 14 bis promenade des Estivants 56930 Saint-Nicolas-des-Eaux Port du Palais - Belle île-en Mer 56360 Le Palais 71 rue de l'Oratoire 14000 Caen 8 quai des Passagers 14600 Honfleur Route de Saint lambert 14770 Cauville 42 rue Saint Gervais 50300 Avranches 19 rue de la Marine 50100 Cherbourg 11 rue des Halles 50200 Coutances 31 rue Geoffroy de Montbray 50200 Coutances 58 rue Saint-Nicolas 50200 Coutances 2 place de la Gare 50170 Pontorson 50 rue de la République 50600 Saint-Hilaire-du-Harcouët Z.a. de la fosse aux Loups 50600 Saint-Hilaire-du-Harcouët Rue Louis Beuve 50200 Coutances 33 rue de Sarthe 61000 Alencon 61000 Alencon Le bourg 61400 Réveillon Vallée de la Vère 61430 Athis-de-l'Orme

MAIL prog.thyroir@yahoo.fr leptitzef@orange.fr cafe-des-matelots@orange.fr camille.musso@orange.fr maquette a envoyer par courrier contact@soubock.com obarayo@orange.fr alban.hamelin@orange.fr les3piliers50@orange.fr delamarethomas27@hotmail.fr pradisco@gmail.com bebacksoon50@yahoo.fr laguimbarde2007@orange.fr beerhunters@hotmail.fr marie.chrisstian@yahoo.fr denisbarjo@orange.fr lecarnetderoutes@free.fr bobtinker@wanadoo.fr cercle.emeraude@laposte.net

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Le Pack du zikos

TREMPLINS
DATE DE CLOTURE Mi janvier Mi décembre Début avril Mi janvier Mi janvier Mi janvier Début mars Mi février Fin mars Mi mars Fin mars Fin avril Mi mai Début sept. Fin octobre Fin novembre Fin octobre Mi octobre NOM DU TREMPLIN FIMU ROCK'N'SOLEX POLYSOUND ZIC ME UP TREMPLIN MUSICAL MUSIQUE DE RU LABEL MOZAIC ROC'HAN FEU LE FAIR SZIGET Le PIC D'OR TREMPLIN GRAND OUEST TREMPLIN AMJA DETOUR ADAMI MIDEM « BUZZ TALENT » CHORUS DES HAUTS DE SEINE PLM LE TRANS’PLIN DE L’ERDRE LIEUX Belfort Rennes 35 Landerneau 29 International Guichen 35 Régional puis national Rennes 35 Rohan 56 National Hongrie Tarbes ( 65 ) Brest ( 29 ) Angers National National et International Hauts de Seine ( 92) National Nort sur Erdre www.crous-rennes.fr www.labelmozaic.com www.rochanfeu.com www.lefair.org www.magikblender.fr/tremplinsziget.html www.picdor.net/inscription.php www.astropolis.org www.amja.fr www.adami.fr www.midem.com www.chorus.hauts-de-seine.net www.manufacturechanson.org www.lanuitdelerdre.fr SITE INTERNET www.fimu.com www.roknsolex.fr www.tremplin-polysound.blogspot.com www.zicmeup-tour.com STYLE Tous styles Musiques actuelles Musiques actuelles Tous styles Musiques actuelles Artistes étudiants Tous styles Musiques actuelles Musiques actuelles Musiques actuelles Chanson française Musiques actuelles Chanson Musiques actuelles Musiques actuelles Musiques actuelles Chanson Musiques actuelles

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Le Pack du zikos

DATE DE CLOTURE Décembre Mi novembre Début déc. Fin décembre Début janvier Fin mars Toute l'année Toute l'année Début mars Fin avril Novembre Fin décembre Mi juillet Entre jan. et avr. Fin octobre Mars Début sep. Début octobre

NOM DU TREMPLIN LE MANS CITE POUPET ROCKTAMBULE PONT DU ROCK FESTIVAL DE LA CHANSON DE BAR ROCK EN STOCK RICARD LIVE SA LES AGITES DU BOCAL CHALLENGES MUSICAUX TREMPLIN MUSICAUX DE PENESTIN LES PETARINETTES COUVRE FEU JEUNES TALENTS JEUNES CHARRUES LA RUEE VERS L'AURE MILONGA PACE MOI LE SON PRINTEMPS DE BOURGES

LIEUX Le Mans 72 85 Poitiers 86 Malestroit (56) Pornic 22 Etaples sur mer 62 National Pougastel Daoulas 29 Brest 29 Pénestin (56) Université de Brest 29 Corsept 44 Montauban 35 Bretagne Bayeux 14 National (Pacé 35) régional, puis national

SITE INTERNET www.lemanscitechanson.com www.festival-poupet.com rocktambule.poitiers@ascem.fr www.aupontdurock.com www.pornic.fr www.rockenstock.org www.ricardsa-livemusic.com www.mairie-plougastel.fr www.lacarene.fr www.mairie-penestin.com service.culturel@univ-brest.fr www.couvrefeu.com jeunestalents-montauban.com/ www.vieillescharrues.asso.fr/jc www.larueeverslaure.webs.com www.tremplin-milonga.com www.mjcpace.com/rdv-culturels.html www.printemps-bourges.com

STYLE Chanson, pop, rock Musiques actuelles Musiques actuelles Rock Chanson Musiques actuelles Tous styles Musiques actuelles Rock indé Musiques actuelles Tous styles Musiques actuelles Tous styles Musiques actuelles Acoustique Chanson Tous styles Tous styles

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DATE DE CLOTURE Fin mai Juillet Toute l'année Toute l'année Mi mars Novembre Mi mars Toute l'année Fin fevrier Mi mars Mi juillet Mi octobre Avril Fin mars Fin mars Avril Toute l'année Janvier

NOM DU TREMPLIN OCTOBRE ROCK BLUES SUR SEINE LES INROCKS LAB EMERGENZA MOTOCULTOR 1,2,3 RUN BUZZ BOOSTER 29 SFR JEUNES TALENTS IMAGINE VIVE LA REPRISE QUARTZ ARTISTUP SI CA VOUS CHANTE TREMPL'IN BARS BREIZH BATTLEFIELD ROACK L'HAND LA BRIGADE DEMINEURS PRIX ADAMI / DEEZER

LIEUX Meslin (22) Mantes la Jolie (78) National National Bretagne Bretagne National National National National National National National Grand ouest Bretagne Bretagne Brest agglo National

SITE INTERNET http://octobrerock.free.fr/ www.blues-sur-seine.com www.lesinrocks.com www.emergenza.net www.motocultor-festival.com www.runarpuns.com www.tremplinbuzzbooster.com wwww.sfrjeunestalents.fr www.fc.imaginefestival.fr www.irma.asso.fr www.qwartz.org playme-official.com chantez94@gmail.com assodette22@yahoo.fr www.bzh.me/regbreizhbattlefield www.raok-evenement.org www.lacarene.fr www.adami.fr

STYLE Rock Blues rock Tous styles Tous styles Métal Musiques actuelles Hip hop, rap Tous styles Tous styles Chanson Électro Tous styles Tous styles Tous styles Métal Tous styles Musiques actuelles Musiques actuelles

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NOTES

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L’ENVERS DU DÉCOR

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LA DURE RÉALITÉ D’UN SECTEUR EN PLEINE MUTATION
Nul n’est prophète en son pays. Chaque groupe est unique et il n’est pas aisé de trouver « son » public lorsque l’on n’a pas la chance de naviguer dans les hautes sphères du Music Business. L’Europe, de par sa diversité culturelle, représente un terreau propice où les groupes de musique en développement devraient pouvoir s’épanouir. L’ensemble des niches de public, des réseaux alternatifs ainsi que des filières professionnelles spécifiques à chaque esthétique musicale sont présentes et extrêmement actives. Mais la barrière de la langue demeure un frein puissant à la connexion de l’ensemble de ces réseaux. En outre, la disparition du support CD et la dématérialisation du support audio ont bouleversé en profondeur les modes de consommation culturelle du public. Au grand dam des majors, la musique devient de plus en plus, pour les nouvelles générations, un bien de consommation gratuit dont on s’empare au gré d’un simple clic de souris. Aujourd’hui, un groupe de musique n’ayant pas accès aux grands médias ne peut espérer comme réelle source de revenus que le concert live. Être diffusé aujourd’hui est donc l’enjeu primordial pour tous les groupes indépendants désirant se professionnaliser et être autonomes. La consommation de masse et la culture de masse. Dans notre société de masse, les « mass-médias » diffusent de la culture de masse (que l’on pourrait aussi appeler « culture de divertissement »). Une société de masse est donc une société à consommation effrénée (consommation de masse) où les mass-médias atteignent même les individus les plus isolés. C’est bon, vous suivez ? Pas trop à la masse ?! Bref, la Culture, jadis élitiste, est aujourd’hui à la portée de tous (ce que l’on appelle la culture de masse opposée à la culture alternative). La culture de masse induit également le concept d’un effacement des différences au profit de l’uniformité (des programmations…) et du lissage culturel. Comme nous l’avons survolé tout au long du PACK Zicos, la dématérialisation du support audio a profondément bouleversé les modes de consommation culturelle. La culture de masse est donc devenue une menace pour la diversité culturelle et seul un profond et radical travail de sensibilisation des publics parviendrait à enrayer ce phénomène. Pour faire simple, la réalité d’aujourd’hui c’est : des disques durs pleins à craquer de MP3 dont on n’écoute même pas 1%. L’artiste n’est devenu pour le consommateur lambda qu’un vulgaire fichier perdu dans la mémoire d’un ordi. un public prêt à faire 300 bornes et à claquer un billet de 100 € dans une soirée pour voir un artiste connu, mais qui n’imagine même plus aller découvrir un p’tit groupe qui se produit gratos dans un bar à deux pas de chez lui…

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Le roi est mort, vive le roi ! Les nouveaux supports numériques... La télévision connectée : l’entrée d’un média global dans le cercle familial. Conscients que la télévision est encore hyper consommée par la majorité des foyers, les constructeurs de matériel audiovisuel comme Sony, avec sa box on-line, et Google TV n’ont pas envie de se fâcher avec les chaînes. Pourtant nul besoin d’être Nosferatu pour appréhender l’avenir de ces nouveaux médias. Il sera possible de naviguer sur le web pour consulter la météo, l’état de la circulation, écouter ses radios favorites, suivre des programmes audiovisuels, contrôler le chauffage central et les éclairages de sa maison (la domotique), jouer en ligne et bien sûr écouter sa musique. Les tablettes numériques. A peu près les mêmes principes que précédemment, sauf que ce support plus ludique et portable permet une consommation nomade via des technologies comme la 3G.

Le Revival du vinyle. Depuis six ans les ventes de disques vinyles augmentent aux Etats-Unis. Elles sont passées de 2,8 millions en 2010 à 3,5 millions en 2011, soit une hausse de 12%. Dans le même temps, les ventes globales d’albums (CD & digital) ont baissé de 13% sur un an. Cette annonce confirme bien entendu le déclin du CD. Pour autant, en 2010, les CDs représentaient encore 73% des ventes d’albums contre 25% pour les plates-formes de téléchargement légal. Les ventes de disques vinyles pesaient donc en 2010 pour 2% des ventes globales d’albums. Mais la tendance s’accélère, portée à la fois par une production plus importante de la part des maisons de disques qui, de facto, répondent à une demande croissante de la part de certaines niches. Les publics « fétichistes » que l’on trouve dans le punk, le métal, le reggae et les Dj’s des musiques électroniques sont également friands de ce support audio encore ringard hier... La plus forte vente aux États-Unis en 2011 a été le mythique album des Beatlles Abbey road. Ce dernier s’est écoulé à 41 000 exemplaires!

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LE CONTEXTE AU ROYAUME-UNI ET EN FRANCE
Des modes de consommation culturelle en pleine mutation
Écouter de la musique est la 3ème activité culturelle favorite des Français (et la pratique musicale était la 1ère activité temps libre en 2010, d’après l’INSEE...). Nous écoutons en moyenne 1 h 10 de musique chaque jour principalement à domicile (90%) et dans nos voitures (74%). Les Français écoutent principalement de la chanson française (51%), de la variété internationale (34%) et du classique (34%), viennent ensuite la pop et le rock (31%) et le jazz (22%). La radio et la télévision sont les deux premiers médias par le biais desquels ils consomment de la musique (44%). La radio est le premier média pour la découverte de nouveaux talents (70%). 75% des Français déclarent ne pas fréquenter les salles de concert et les festivals. Le cœur de cible des 15/25 ans : pour 25% des jeunes, la musique est carrément une passion, leur temps d’écoute journalier est de 1h30, et ce, principalement lors des temps de transport (métro et voiture 64%). 90% vont sur des sites vidéos pour écouter leurs artistes préférés. Un recul de la radio et de la télévision chez les jeunes générations.
(Étude commandée par la Sacem / Rapport MIDEM 2011 & études du ministère de la Culture)

Pour résumer ces chiffres qui illustrent les grandes tendances au niveau européen, il existe trois modes principaux de consommation de la musique : nomade (durant le temps de transport), privé (chez soi en bouffant des chips) et en live (en concert). La consommation nomade de la musique enregistrée se fait par l’intermédiaire de la voiture (radio) et les baladeurs numériques (métro, à pied). Le travailleur lambda passe en moyenne 1h30 dans les transports pour se rendre sur son lieu de travail. C’est lors de ces déplacements et en zappant entre des chaînes d’infos et généralistes qu’il découvre principalement de nouveaux talents. La consommation dans le domaine privé Une montée en puissance de la culture d’écran. Elle se passe principalement via You Tube et Daily Motion. En gros, le mode de consommation culturelle dans le domaine privé est devenu chez les 15/25 ans ce qui suit : on n’a plus de thunes pour sortir, on peut perdre son permis si on fait un peu la fête donc on achète des pizzas 4 fromages et de la bière discount pour se retrouver en appartement avec les copains et mater du clip à foison. Plein d’infos sur les nouveaux modes de consommation : www.pearltrees.com/#/Nfa=29185&Nu=1_2905 &N-p=4959169&Ns=1_796483&Nf=1_796483 La consommation en live Un quart de la population française déclare fréquenter les salles de spectacle et les festivals.

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Cependant les chiffres démontrent une forte tendance du public à se diriger vers de grandes manifestations dites de « divertissement culturel » (variétés françaises et internationales). Vu l’offre culturelle, une large partie du public français manque donc singulièrement de curiosité et préfère se diriger vers des valeurs sûres et populaires.

Pour les amoureux des stats : www.cnv.fr/statistiques-sur-la-diffusion-desspectacles w w w. d a t a . g o u v. f r /d o n n e e s /v i e w / Fr%C3%A9quentation-des-concerts-de-rockou-jazz.-Evolution-1973-2008-551887?xtmc= frequentation+concert+rock+jazz&xtcr=1

INTERNET ET LA NÉCESSITÉ DE TROUVER DE NOUVEAUX BUSINESS MODELS
Le contexte : une entrée douloureuse dans l’ère du numérique. Les majors, du haut de leurs certitudes, ont sousestimé le développement d’Internet et ont été incapables d’appréhender notre entrée dans l’ère du tout numérique. Telles de vieux dinosaures accrochés à des modèles économiques et marketing dépassés, elles n’ont réagi qu’au moment où elles se sont rendues compte de la chute vertigineuse de leur chiffre d’affaires. Elles ne se sont intéressées à ce nouveau média qu’après avoir réalisé que le piratage faisait chuter les ventes de disque. Leur première réaction a été le lobbying et un plan média condamnant le téléchargement (en faisant culpabiliser le consommateur). Or cette pratique était déjà intégrée depuis belle lurette par l’ensemble des internautes ! Les majors n’ont rien trouvé de plus pertinent que d’entrer en conflit avec leurs propres clients potentiels… Inutile de souligner la communication désastreuse liée à cette réaction épidermique. Les fondements de la distribution digitale : Dans le numérique, l’absence de besoin d’espace de stockage physique est le premier facteur qui réduit le coût du produit culturel. Le second facteur est bien évidemment le point crucial de la distribution : plus besoin de commerciaux sur les routes de France et de Navarre, de gérer les retours Cds des lieux de vente, d’imputer le coût des PLV (Publicité sur le lieu de vente) sur le prix de vente public, exit les transporteurs (avec l’augmentation du gasoil qui va avec) !!! Troisième facteur : le coût de reproduction est quasiment nul et cela ne coûte pas plus cher de vendre un titre que 100 000. Quatrième et dernier facteur : une nouvelle façon d’attirer le consommateur. Mise en place de systèmes de recommandation par des outils comme la suggestion sur chaque page produit (« les clients ayant acheté ce produit ont aussi aimé ou acheté… »), système de recommandation par les pairs, les clients étant incités à laisser des commentaires sur les produits...

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Les nouveaux boss, l’exemple du contexte français. Les constructeurs de matériel informatique et les FAI (Fournisseurs d’accès à Internet) sont les nouveaux barons du Musique Business et dictent aujourd’hui leur loi et leur rythme à l’ensemble des acteurs de la filière. Disposant d’une puissance de feu 1 000 fois plus puissante que les majors, ces firmes disposent de réserves financières telles qu’elles renvoient Warner, Sony ou Universal comme vendeurs de sucettes dans les bacs à sables. En France, cette mutation s’illustre parfaitement par l’entrée dans le capital du site de streaming à la demande Deezer par le FAI France Télécom et indirectement Free (via Pixmania) ou par le lancement fin 2008 de la plate-forme Wormee par Orange. Inutile de préciser que les négociations commerciales à ce niveau ressemblent actuellement plus à une guerre de tranchées qu’à des discussions cordiales autour d’une tasse de thé. Les interactions sont complexes et nombreuses : un groupe comme Vivendi est propriétaire du FAI SFR mais également de la major SonyUniversal ainsi que de la chaîne de télévision Canal+. Le groupe France Télécom est propriétaire du FAI Orange mais également actionnaire majoritaire du site de streaming Dailymotion. La guerre commerciale qui oppose l’ensemble de ces entités ajoute une belle opacité au contexte. Ces nouveaux acteurs que sont les FAI et les constructeurs offrent aux majors de nouveaux débouchés en termes de diffusion. Cependant, ces gros producteurs de musique, toujours et encore ancrés dans l’ère post-soviétique, rechignent à se laisser délester

de leur dernier atout (la distribution physique). C’est en étudiant de près les rapports de force entre les acteurs traditionnels de la filière et les nouveaux entrants que l’on pourrait analyser avec pertinence les possibles et futures évolutions du marché de la musique. L’enjeu de cette démarche est l’adaptation ou non des producteurs de musique face à la transformation globale de tout un marché. Comme disait ce cher vieux Darwin : soit tu t’adaptes fissa, soit tu es condamné à disparaître. Vers de nouveaux business models : l’exemple d’Apple. Leader incontestable du marché de la distribution numérique Itune pèse actuellement 66,2% du marché mondial. Mais il faut voir que c’est surtout un service proposé par et pour le constructeur Apple. La Musique ne représente pour ce géant de l’informatique qu’un simple produit d’appel pour vendre ses baladeurs numériques, et ses smartphones ! Aujourd’hui, 275 millions d’Ipod ont été vendus dans le monde... C e t t e a n n é e , l ’A p p S t o r e , l e m a g a s i n d’applications d’Apple, devrait générer 2,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde, selon le cabinet IHS. Cela représente tout de même la bagatelle de quelques milliards de téléchargements (sachant que la somme la plus souvent déboursée pour acquérir une application s’élève à 0,99 $). Un marché numérique qui se modélise : le poids prédominant des FAI (Fournisseurs d’accès Internet) et des constructeurs de téléphonie mobile. En 2011, la vente numérique via les sites de

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streaming et des applications a représenté 32% du marché mondial, soit la coquette somme de 5,4 milliards de dollars. Malgré le piratage, la vente en ligne grignote petit à petit un peu plus de parts de marché. Nous sommes bien sûr encore loin du chiffre généré par le disque à l’âge d’or du CD, mais les modes de consommation du public sont encore en pleine mutation. Le succès spectaculaire des ventes de smartphones proposées par les FAI est dû autant à l’innovation technologique de l’outil qu’au prix attractif proposé au travers d’abonnements « tout-en-un ». Les applications pour mobiles, dont Apple a le quasi monopole, deviennent peu à peu un marché suscitant bien des convoitises. L’avenir de la vente numérique de la musique via le biais d’applications pour téléphonie mobile est donc une piste extrêmement sérieuse sur laquelle nous, « groupes indés », devrions nous pencher pour promouvoir notre musique. Encore et toujours, mixer les choses, influer sur plusieurs vecteurs pour tout simplement atteindre le public. En corrélation avec la taxe sur la copie privée française, un projet de taxe auprès des FAI, initié par le gouvernement Sarkozy en 2011 est actuellement encore en cours d’élaboration (y’en a bien qui croient encore au père noël…). La toute petite centaine de millions d’euros que cette taxe devait rapporter devait participer au financement d’une nouvelle institution : le CNM (Centre national de la musique et des variétés). Les incroyables pressions politiques et économiques engendrées ont cloué au pilori ce projet mort-né. Cet organisme d’état devait être chargé de centraliser la plupart des aides existantes au secteur musical (les fameuses sociétés civiles citées auparavant), la promotion

du développement de l’offre légale de musique sur le Net, ainsi que la régulation de « l’usage des mesures techniques de protection du droit d’auteur » (sic). La question des droits d’interprète, très souvent occultée par le copyright, est également un point extrêmement épineux. Il est quasiment impossible de faire valoir ses droits en tant que musicien. Un exemple : un indien de notre tribu enregistre de l’harmonica sur un morceau dont les droits ont été cédés à Universal. La partie du morceau où joue notre bonhomme est utilisé pour le Trailer officiel d’un blockbuster américain. Bilan : 3,8 millions de lectures sur internet. Résultat des courses pour notre ami : nada, pas un kopeck. Qui sont les gagnants ? L’éditeur (qui a vendu les droits), Universal (cette publicité leur a permis de vendre massivement des places de cinoche) et Orange (le FAI), tous deux propriétés du groupe VIVENDI... Une fois de plus, les gros se gavent en toute légalité pendant que le zikos trinque. Un exemple en image : You tube, j’entube… www.youtube.com/watch?v=KdHUQtnJsyQ Un autre signal du poids écrasant des FAI dans le secteur musical : le « Fair Use ». Il vise à autoriser aux USA, et depuis peu au Royaume-Uni, certaines exploitations d’œuvres protégées dès lors qu’elles paraissent « raisonnables et proportionnées, dans un but d’intérêt public ». Il devient alors possible de procéder, sans l’autorisation de l’auteur, à des reproductions sur le web dans un cadre éducatif, scientifique, parodique ou encore journalistique... C’est bien la boîte de Pandore qu’ont ouverte les FAI : le cadre du Fair Use étant

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évidemment particulièrement flou puisqu’il est forgé au rythme de la jurisprudence. Le but de cette manœuvre commerciale est d’alimenter leur contenu Internet à moindre frais, pour vendre toujours plus de forfaits, plus de tablettes numériques, plus de smartphones, plus de jetable… sur le dos des auteurs. En France, Google, propriétaire de You Tube a par exemple dernièrement plaidé (en vain, pour l’instant), auprès du gouvernement pour une révision du droit français afin d’ajouter un «Fair Use» à l’anglo-saxonne, sous prétexte que « cette absence bridait l’innovation du domaine numérique dans l’Hexagone » (sic). « Digital Economy Act » versus loi Hadopi : même combat. La réponse du secteur musical pour la protection du copyright face à ces poids lourds des mass-médias est exclusivement orientée vers la sanction de l’internaute : tu télécharges illégalement, l’auteur (ou ses ayants droit) repère ton adresse IP et la communique à ton fournisseur Internet. Suite à cela les deux dispositifs prévoient que ton fournisseur Internet transmette ton adresse aux auteurs ou leur représentant pour une éventuelle poursuite devant les tribunaux. Les deux lois prévoient également une réponse graduée dans le temps, allant de l’envoi d’une lettre d’avertissement à la suppression de ton abonnement Internet. Selon les pays, les injonctions proviennent directement des FAI (UK) ou de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi, une autorité publique française). Les sites favorisant l’échange de fichiers protégés par le droit d’auteur seraient également dans leur

collimateur. En France vu les enjeux financiers, les FAI retardent un maximum les choses en se cachant hypocritement derrière les principes de la liberté d’expression et de la communication. Ces sociétés très prospères font appel devant les tribunaux, les conseils d’État et j’en passe, retardant l’application de ces lois tout en continuant d’engranger le pactole. A ajouter à cela : la mise en place de tels dispositifs demande des moyens humains et financiers considérables et extrêmement difficiles à mettre en œuvre en temps de crise... Vers une sorte de licence globale. Le cœur du problème du music business aujourd’hui, c’est la protection du copyright des œuvres. L’une des solutions serait donc d’inclure dès le début de la chaîne dans les abonnements Internet un forfait par exemple de 4 € qui serait redistribué directement à l’ensemble des auteurs et interprètes (dehors les grosses sociétés d’édition et autres ayant droits !). Conscient qu’une partie de son argent part directement dans la poche des auteurs cette mesure, en lui laissant un peu de temps, aurait pour impact de re-responsabiliser l’internaute. La Musique, c’est pas gratos ! Pour que la diversité culturelle perdure, chacun doit participer à l’effort de guerre ! Seul bémol : bien qu’elle soit plutôt simple à appliquer et qu’elle permettrait de collecter des fonds importants, cette solution taxerait également les abonnés qui ne téléchargent pas. En France, une taxe spécifique d’environ 2 € prélevée directement chez les FAI permettrait de pallier le manque à gagner de la copie privée et de réalimenter l’ensemble de la filière des sociétés civiles afin de soutenir la création artistique.

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LES REALITES ECONOMIQUES DU SECTEUR EN FRANCE
La dure réalité des cafés-concerts en France.
Durant l’âge d’or des cafés-concerts dans les années 80/90 en Bretagne, le « bistrot » était un vecteur fort d’échange social et de culture. Endroits de vie essentiels à l’émergence artistique, ces petits lieux de diffusion le plus souvent non subventionnés éprouvent aujourd’hui de plus en plus de difficultés à exercer leur activité. Les bistrotiers sont des artisans qui supportent et assument seuls le coût des spectacles qu’ils proposent. Ce sont également les premiers interlocuteurs vers lesquels les groupes émergents se tournent pour se produire en concert. Ils contribuent indubitablement à la création de liens sociaux et à la vie culturelle d’un territoire. Cependant ces endroits de découvertes et de rencontres se sont considérablement vidés ces dernières années. Pour expliquer cela, les facteurs sont malheureusement nombreux La dématérialisation du support audio a marqué l’entrée de toute une génération dans l’ère du tout numérique. Ce phénomène planétaire a contribué à un lissage culturel sans précédent, bouleversant en profondeur les modes de consommation culturelle, renforçant l’individualisme et le repli sur la sphère privée. La baisse du pouvoir d’achat et le carcan répressif des lois concernant la consommation d’alcool freine naturellement le public à prendre sa voiture pour continuer à investir ces lieux. L’interdiction de fumer dans tous les bars est également souvent évoquée par les propriétaires pour expliquer leur perte de fréquentation. L’obligation de détenir une licence d’entrepreneur de spectacles : à partir de six spectacles par an, la législation actuelle oblige à faire une demande de licence de catégorie 1 auprès de la Drac (Direction des affaires culturelles, le ministère de la Culture). Là où

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le bât blesse, c’est que cette licence change l’activité principale de ces petits lieux, qui deviennent alors des lieux de catégorie L (salle de spectacles recevant du public). Ce changement de catégorie soumet donc un petit lieu privé aux mêmes obligations d’aménagement (normes ERP) qu’une salle municipale subventionnée ! A ajouter à cela, dans la plupart des cas les cafetiers ne sont même pas propriétaires de leurs murs... La mise aux normes acoustiques des lieux est un problème épineux. Les travaux d’insonorisation nécessaires sont si coûteux que beaucoup n’ont d’autre choix que de cesser leur activité de diffusion. Ceux qui résistent, payent au mieux des amendes ou, le plus souvent, font l’objet de fermetures administratives. Certains chiffres indicateurs issus de la plate-forme nationale française des cafés-culture « Bar Bars» •Près de 30 000 cafés généralistes ont fermé en une génération. •De 1998 à 2002, on a constaté 30% de diffusion en moins dans les « cafés-concerts». •Depuis 10 ans, 31% des lieux de diffusion ont réduit les horaires et/ou supprimé certains styles de leur programmation pour des raisons de tapage nocturne. Pour en savoir plus au sujet de ce collectif très actif : bar-bars.com Les plaintes du voisinage : un frein essentiel à la diffusion des musiques amplifiées. La plupart du temps, l’isolation acoustique des cafés-concerts n’est pas adaptée aux concerts de musiques amplifiées. Les fréquentes plaintes du voisinage dues aux nuisances sonores en milieu urbain sont la première cause de cessation d’activité de ces petits lieux. Les établissements

en milieu rural ne font pas exception. Sans ces plaintes, le territoire connaîtrait un tout autre dynamisme. Une plainte déposée par un seul individu peut parvenir à nuire à une offre culturelle répondant aux besoins d’une bonne part de la population. Un flou juridique et le manque de reconnaissance de la part des institutions françaises. La diffusion des artistes amateurs dans le spectacle vivant en France est l’une des principales problématiques auxquelles doivent se confronter organisateurs et musiciens. De nos jours, deux choix s’offrent à eux : Le statut professionnel. Les organisateurs déclarent un cachet pour chaque musicien, conformément à la législation en vigueur. Pour les petits lieux, il est utile de rappeler que déclarer un groupe de seulement trois musiciens correspond à débourser, hors frais comptable, 510 €. Pour ne pas perdre d’argent, le gérant doit donc « passer » plus de 350 demis durant sa soirée ! (avec une moyenne de 2 bières par individu, il faut environ 180 personnes pour atteindre cet objectif). Du côté des musiciens, il faut devenir intermittent du spectacle. Cette situation nécessite un entourage professionnel de plus en plus difficile à trouver (labels, tourneurs, managers) et des contacts privilégiés avec les sociétés civiles afin d’établir des financements répondant aux exigences du secteur. Le statut amateur. Un jeune groupe qui désire aujourd’hui jouer en amateur doit, de par les obligations de la loi, jouer sans être payé et signer un contrat de

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bénévolat. Seuls les défraiements kilométriques peuvent être remboursés sur présentation de tickets de caisse. La rémunération des artistes amateurs est donc un réel problème, qui n’est pris actuellement sérieusement en compte dans aucune politique culturelle territoriale. La plate-forme nationale des cafés-culture « Bar Bars » tente de répondre à ces problématiques en regroupant autour de tables-rondes : institutions, artistes, politiques et acteurs du secteur privé. Un autre article sur les problématiques rencontrées par les cafés-concerts : www.irma.asso.fr/DU-CAF-CONC-AUX-CAFES L’intermittence du spectacle, comment ça marche ? Autant lever le voile de suite sur le fantasme du statut de « l’intermittent du spectacle » car, si statut il y a, c’est celui de chômeur longue durée. Tout se résume en trois lettres : ARE > Allocation d’Aide au retour à l’emploi. En gros, si tu totalises 507 heures de boulot (via des contrats précaires de 12h – artiste - ou 8h – technicien) en 10 mois (319 jours), tu as le droit à 243 jours d’indemnités. L’indemnité journalière est calculée d’après la moyenne de tes cachets. Si la moyenne de tes cachets est de 90 € net et que tu ne travailles pas durant le mois écoulé, Pôle emploi te verse une allocation chômage d’environ 1 250 €. L’exercice de l’intermittence consiste donc à totaliser à nouveau 507 heures avant la fin de ce crédit de 243 jours d’indemnités. Passé ce délai, retour à la case départ : RSA ou rien du tout. Voici, voilou, comme tu peux le voir, rien de très glorieux.

Si tu veux en savoir plus, c’est par ici que ça se passe : www.intermittent-spectacle.fr/forum/ Et là, plein d’infos utiles pour faire respecter ses droits : www.cip-idf.org/IMG/pdf/Brochure_CAP_ avril_2012.pdf Le GUSO, qu’est-ce que c’est ? Guichet unique du spectacle occasionnel, pour les organisateurs d’événements qui ne possèdent pas la licence d’entrepreneur du spectacle. Le GUSO permet l’organisation de six manifestations dans l’année. C’est en fait un moyen pour les organisateurs de spectacle dont ce n’est pas l’activité principale de pouvoir déclarer les artistes ou techniciens de manière simplifiée. L’organisateur doit se rendre sur le site du GUSO : w w w. g u s o . f r / w e b g u s o /a c c u e i l s ’ i n s c r i r e (c’est gratos), ensuite il obtient des numéros d’identification qui lui permettent d’accéder aux documents pour les déclarations (un papier à envoyer avant le concert, un autre à envoyer maximum quinze jours après, et un formulaire de déclaration). Il reprend en un seul papier : > Le contrat de travail. > La déclaration de l’ensemble des cotisations et contributions dues au titre de l’emploi et le paiement global. > La déclaration annuelle des données sociales. > L’attestation d’emploi destinée à Pôle emploi. > Le certificat d’emploi destiné aux Congés spectacles.

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Et puis voilà ! Si vous organisez vos propres concerts, vous pouvez, par le biais d’une association, utiliser le système GUSO pour les déclarations. Mais encore une fois, limitant à six spectacles par an. Au-delà : licence d’entrepreneur du spectacle obligatoire. La licence d’entrepreneur de spectacle. Donc, comme nous le disions, au-delà de six spectacles, il faut faire la demande de la licence auprès du ministère de la Culture et de la Communication. Il y a un petit dossier à remplir, téléchargeable sur le Net, ensuite vous pouvez organiser autant de concerts avec votre asso que vous voulez ! Et donc, déclarer vousmême vos cachets d’intermittence. IL ExISTE TROIS LICENCES La licence 1ère catégorie : celle-là, c’est pour les exploitants d’un lieu de diffusion aménagé pour le spectacle vivant (nécessaire d’avoir suivi une formation en sécurité type ERP). La licence 2ème catégorie : celle-ci donne la responsabilité des contrats à l’égard du plateau artistique, elle sert donc à faire des contrats d’intermittence pour les zikos et pour les techniciens. La licence 3ème catégorie : elle permet l’organisation d’événements et d’établir des contrats pour la billetterie, l’accueil du public, et la sécurité du site. La licence 3 ne permet pas de rédiger des contrats pour le plateau artistique. Vous qui êtes zikos, c’est la licence d’entrepreneur du spectacle vivant 2ème catégorie qui vous permettra de réaliser vos propres contrats et de déclarer vous-même vos cachets.

w w w. c u l t u r e . g o u v. f r /c u l t u r e / i n f o s pratiques/formulaires/dmdts/11781-01.pdf Les cachets pratiqués pour les groupes en Bretagne. Cafés-concerts : entre 100 et 500 € (80 à 300 £ au R-U) selon la jauge et le bonhomme. Petits festivals pour groupes en voie de professionnalisation et en développement : entre 500 et 2 500 €. Une superposition de réseaux / Une culture subventionnée. Le secteur de la musique est extrêmement subventionné en France. Salles, festivals, associations, studios de répétition, écoles de musique sont fortement soutenus financièrement par l’Etat dans le cadre de ses politiques culturelles. Il existe également une superposition de réseaux : La FEDUROCK : fédération nationale des salles de musiques actuelles (national). L’UFISC : union fédérale d’intervention des structures culturelles (national). BRETAGNE EN SCENE : réseau de salles culturelles de la région Bretagne (régional). 4 AS ET + : réseau de structures culturelles en Cornouailles, basé sur la mutualisation des moyens et ressources (départemental). Le Collectif des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne : 25 festivals (régional). A VOUS LES STUDIOS : collectif de structures spécialisées dans les musiques actuelles dans le Finistère (départemental).

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Les réseaux des écoles de musique enseignant les musiques actuelles (communautaire) Le secteur privé des labels et des majors bénéficie également d’aides pour le développement des artistes de leurs catalogues. Des taxes sont prélevées auprès des fabricants de supports audio (CDR, DVD) et des organisateurs de concerts, pour être ensuite dispatchées à des sociétés civiles soutenant la création artistique, le disque, le vidéo-clip et la tournée. CES ORGANISMES SONT : L’ADAMI (Société pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes)

LA SPEDIDAM (Société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes) Le CNV (soutien le secteur de la chanson, des variétés et du jazz, grâce aux fonds collectés par la perception de la taxe sur les spectacles de variétés) La SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes de France) La SCCP (Société civile pour l’exercice des droits des producteurs phonographiques) Une manne inespérée pour l’industrie musicale en France : la distribution de la taxe de la copie privée.

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Jusqu’en 2004, le marché de la musique était exclusivement basé sur une distribution physique mais depuis l’avènement du numérique les choses ont bien changé... L’ensemble des rouages du système en France était exclusivement financé par une taxe perçue auprès des fabricants de CDs et DVDs, enregistreurs numériques, clés USB. Cette manne est toujours gérée par un organisme de répartition appelé COPIE FRANCE (qui se prend une petite commission au passage avec SORECOP, l’organisme de perception ). L’argent part dans ce que l’on appelle des sociétés civiles : la SPEDIDAM et l’ADAMI (sociétés pour les artistes interprètes gérants les droits d’interprètes), la SACEM via la SDRM/la SACD (sociétés d’auteurs), la SCPP/SPPF/PROCIREP (les sociétés de producteurs et d’éditeurs phonographiques et audiovisuels). Chacune de ces sociétés ponctionne également une partie de Les rouages de l’industrie de la musique côté britannique.
UN

cette taxe pour leurs frais de fonctionnement... En ce qui concerne la partie MUSIQUE, l’argent restant sert à soutenir des festivals, des résidences d’artistes professionnels, l’enregistrement de disques et l’aide à la tournée. Exclusivement tournées vers le monde professionnel, les sociètés civiles abondent de leurs largesses pour les labels ayant pignon sur rue ou indirectement des poids lourds tels que des majors. Malgré tout, ce sont 5 000 projets professionnels qui sont cofinancés chaque année (festivals, pièces de théâtre, concerts, spectacles de rue ou de marionnettes, expositions d’art, musique lyrique, rap, arts graphiques et plastiques, créateurs multimédias, court-métrages, documentaires de création, grands reportages, scénarios de films ou encore arts du cirque) .

DEUX

TROIS

Distributeur
= Principales agences de collecte de droits = Mouvement de

VPL
(Video Performance Ltd.)

Rentrée d’argent (eg. TV et lieux de diffusion)

Maison de disque (possède les enregistrements)
Artiste Auteur
8,5% du prix du public reviennent à la MCPS pour les droits de reproduction mécaniques

PPL
(Phonographic Performance Ltd.)

Rentrée d’argent (eg. radio et jukebox suppliers)

MPC

Editeur (posséde les chansons)
Pourcentage des droits PRS allant à l’éditeur par un partage ultérieur

(Mechanical Copyright Protection Society)

Rentrée d’argent (eg. record companies and overseas sales)

PRS
(Performing Right society)

Pourcentage des droits PRS allant directement à l’auteur

Rentrée d’argent (eg. public venues and radio broadcast)

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Un marché des ventes en ligne plutôt bien portant. Au premier semestre 2012, et pour la première fois de l’histoire, les ventes en ligne ont dépassé les ventes de CDs au Royaume-Uni. Le secteur digital représente désormais 55,5% du marché et devient la plus grosse source de revenus pour les artistes… Les ventes digitales de CDs représentent aujourd’hui 155,8 millions £ au Royaume-Uni,

soit une augmentation de 2,7% par rapport à l’an passé. Pourtant, à l’instar du paysage musical français, les ventes physiques sont en chute libre (-15%) et la balance est donc encore largement déficitaire. Les labels britanniques utilisent désormais les ventes digitales en se servant de nombreux services on-line (plate-formes de téléchargements et de streaming) ou mobiles (les fameuses applications smartphones), plus que dans n’importe quel autre pays.

STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT FRANCO- BRITANNIQUES DE GROUPES
La promotion des groupes indépendants : explorer de nouveaux horizons
De nouveaux supports promotionnels : l’exemple du jeu vidéo et des applications smartphones. Le jeu vidéo représentait un marché de 41,9 milliards € en 2011. Par une croissance soutenue, ce chiffre pourrait s’élever d’après les analystes économiques à 60 milliards en 2015 ! Nul besoin d’être Nostradamus pour comprendre l’opportunité que peut représenter ce média pour la culture indépendante. L’enjeu serait donc de convaincre les développeurs de jeux vidéo de promouvoir la musique via leurs produits. Pour ce faire, il faudrait qu’ils y trouvent un intérêt en termes d’image et/ou financier et que l’opération rapporte une réelle plus-value aux produits qu’ils proposent au consommateur... L’essor du marché des applications pour smartphones : une nouvelle façon de promouvoir les artistes indépendants ? Les ventes exponentielles de smartphones (depuis mi-2012, la moitié des téléphones portables en France) et le marché croissant des applications pour la téléphonie mobile ouvrent de nouvelles perspectives pour la promotion des groupes auto-produits : sonneries pour portables, applications interactives... Réorganiser une filière alternative pour le développement des groupes. La nécessité de reformuler un circuit d’acteurs clés, indispensable au développement des groupes. La profonde mutation qu’a connu le secteur a entraîné la disparition des petits tourneurs,

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micros labels, managers « sur le tas » et de tout un tas de personnes qui, confrontées à des difficultés financières insurmontables, ont préféré jeter l’éponge que de continuer à se mettre personnellement en danger. A un moment, même si l’on est un militant culturel, la vie privée et ses réalités prennent le dessus. > Combien de présidents d’associations ou de petits promoteurs de spectacles ont dû faire des emprunts personnels conséquents pour rembourser le déficit de leur festival ? > Qu’en est-il aussi des petits patrons de bars qui subissent des fermetures administratives à cause du harcèlement d’un ou deux mauvais coucheurs ? Il est vrai que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres... Pourtant ce sont avec ces tout premiers maillons de la chaîne que les groupes indépendants ou leur entourage direct travaillent. La piste qui vise à organiser une filière alternative indépendante à 360° ? La stratégie 360° a été une réponse des majors vers 2006 lorsqu’elles se sont enfin réveillées pour riposter face au manque à gagner des ventes physiques. Le principe était de couvrir l’ensemble des secteurs utiles au développement de carrière d’un artiste : production, édition, production de spectacles, organisation de tournée, commercialisation de merchandising, management, achat d’espace publicitaire, attaché de presse, création de clip. L’ensemble de la filière indépendante couvre ces métiers à une échelle bien sûr beaucoup plus modeste et locale. Les acteurs du monde alternatif seraient en mesure (en accordant un peu leurs violons) de combler avec cohérence et

réactivité ce vide. Les groupes en développement ont besoin de cette base indispensable sur laquelle s’appuyer : parce que créer tous ensemble, c’est résister ! Mixer les économies dans des petites structures culturelles : la solution pour demain ? La crise s’installant à long terme dans nos pays, la nécessité de trouver de nouvelles équations économiques est donc impérative pour la survie économique des structures diffusant et promouvant les groupes indés. Développer de nouvelles équations économiques. La piste de ré-imaginer une équation économique cohérente englobant l’ensemble des acteurs de la filière pour la création d’un événement aurait sa pertinence à des échelles locales. Des accords commerciaux entre gros brasseurs et gros festivals existent déjà. Ces entités industrielles ont une puissance de feu telle qu’en termes de production et de distribution, elles parviennent à mettre en vente leur fût de bière à 50 € ! Contre 90 € pour un brasseur indépendant… Pour un petit organisateur de concert, il est évident qu’il va se tourner vers le fournisseur qui lui propose un produit avec plus de marge : 150 € pour un produit industriel contre 190 € pour une bière locale. Dans ce cas de figure, la problématique est de construire une équation économique viable où le revenu du brasseur est préservé (tout en augmentant sensiblement le débit) et optimiser la marge de l’organisateur (pour financer le développement d’artistes) sans pour autant qu’il y ait un impact sur le consommateur (bière à 2 €).

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Exemple d’équation : deux groupements d’acteurs. Un groupement d’acteurs culturels : l’achat de matériel en commun (sonorisation, éclairage, scène, groupe électrogène, achats d’espaces publicitaires) parviendrait à faire baisser le coût des concerts. Un groupement de brasseurs artisanaux : mutualisation des livraisons, achats communs de malt et de houblon (prix négocié à la baisse sur de plus grosses quantités) parviendraient à faire baisser les coûts de production. La différence pourrait donc venir supporter le développement culturel. L’équation fonctionne sur le papier mais demande bien sûr un gros travail d’organisation et de logistique en amont et en aval. Il n’existe pas de solution miracle . Tout doit partir d’une volonté commune de bosser ensemble… Et pourquoi ne pas intégrer un troisième groupe à l’équation ? Un groupement de consommateurs, ou plutôt de consommacteurs : eh oui ! Sur le principe des AMAP, il existe d’ores et déjà des associations nommée AMAC, association pour le maintien d’une activité culturelle, qui militent pour le maintien d’une activité culturelle de qualité en milieu rural (on pourrait aussi imaginer

transposer ça dans des quartiers périurbains « défavorisés »). Ces associations se regroupent en général autour d’un lieu de diffusion ou d’un festival qu’ils souhaitent préserver. Elles se forment spontanément et sont à encourager ! Un exemple ici autour du théâtre : www.lagrangetheatre.fr/ > Développer des activités annexes comme le collage d‘affiches, la captation vidéo et sonore, la fabrication de merchandising, le webmastering... Chaque structure culturelle doit posséder ces compétences en son sein, alors pourquoi ne pas les monnayer à tarifs attractifs ? Mais attention, bien que cela accroisse son autofinancement, cela engage des ressources humaines (rares dans les petites structures) au détriment de son activité principale. Il s’agirait alors de doser intelligemment les choses. Par exemple, dans l’organisation d’un concert, l’affichage est une étape par laquelle il faut passer. Coller d‘autres affiches en même temps que son propre événement prend certes un peu plus de temps mais, à 70 centimes par support posé, l’affaire s’avère bénéfique lucrativement parlant. Avec le prix des carburant qui montent en flèche...

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Toi qui est parvenu à lire jusqu’au bout ces lignes, nous t’en remercions. Nous t‘invitons naturellement à nous faire part de tes remarques et critiques. Le PACK est un outil non exhaustif, évolutif. Il appartient à tous et c’est à chaque bonne volonté d’en enrichir le contenu grâce à ses réflexions et ses expériences. Nous l’avons conçu comme un espace de partage et de visions sur le monde de la Musique, avec l’œil du musicien. Pour ce faire, n’hésite pas à nous contacter par mail ou à passer boire une bolée par chez nous, sur nos terres querriennoises ! La porte est toujours ouverte pour les curieux, les Apaches qui partagent notre cause… Ont également participé à l’élaboration de ce PACK : Little Miss music Management (Truro UK), Radio Saint Austell Bay (Saint Austell UK), association Chauffer dans la Noirceur (Montmartin-sur-Mer FR).

«Le projet Corn’Flux a été sélectionné dans le cadre du programme européen de coopération transfrontalière INTERREG IVA France (Manche ) – Angleterre, cofinancé par le FEDER.»
Nous tenons à remercier pour leur soutien : les 80 groupes de la tribu TOMAHAWK (pour les centaines d’heures à discutailler et à refaire le monde), The Adventures Of, The Sum Of & Hold The Sun (nos frères d’armes Outre-manche), Jean-Marc Le Port (notre super Mario du mac), Isabel Andreen, Marie-Noëlle Le Kervern et Isabelle Kaiser (pour avoir cru en notre projet), toute l’équipe du STC. www.tomahawk-music.eu / associationtomahawk@gmail.com Ils Soutiennent également le collectif TOMAHAWK : Spectacle Vivant en Bretagne / CG29 / Musique et Danse en Finistère / COCOPAQ / La couille de loup

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Ce PACK représente la compilation de tout un tas d’expériences de groupes français mais aussi britanniques, des litres de sueur déversés sur scène, des histoires de vie, d’amitié, une armada de camions pourris prêts à rendre l’âme sillonnant des routes désertes : le simple témoignage de guérilleros en lutte pour que leur Musique existe.

Parce que créer, c’est résister…

Fonds Européen de développement Régional L’union Européenne investit dans votre avenir

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