Travail de bureautique sur les ermites

Gymnase de Morges
Domange, Eline Octobre 2008

Exercice de mise me page

Morges/ Eline Domange/ 2CASE1

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Travail de bureautique sur les ermites

Les Ermites
Le quotidien :
Dix ermitages dispersés dans un bois du Rouergue autour d'une petite construction de deux pièces pour la prière commune et les rencontres fraternelles. Depuis 1976, les ermites de Saint Bruno (issus de l'ordre des Chartreux) vivent là, simplement et pauvrement, chacun dans la solitude de son ermitage, sauf le matin pour les Laudes et l'Eucharistie, et le soir pour les Vêpres, à la chapelle, et, le dimanche, les Vigiles nocturnes, un repas et une réunion communautaires. Unis au Christ Jésus donnant sa vie par amour, et ouverts à l'Esprit qui entraîne les hommes vers le Père et la vie trinitaire, ils demeurent dans la prière au fond du cœur avec Marie et en union avec tous les hommes. Les ermites de Saint Bruno gagnent leur vie par du travail en sous-traitance réalisé dans la solitude. Depuis sa fondation, l'Ermitage Saint Bruno est reconnu par l'Évêque de Montauban comme communauté monastique de son diocèse. En raison de la solitude et du silence, ne sont reçus que les éventuels candidats à la vie d'ermite.

Définitions « les ermites » :
L'ermite est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d'une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l'origine appelés anachorètes, l'anachorétisme (ou érémitisme) étant l'opposé du cénobitisme.

La journée d’un ermite :
L'ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation et le travail; dans l'isolement volontaire, il est à la recherche ou à l'écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels. L'expérience érémitique, dans sa composante spirituelle, s'approche souvent du mysticisme. Pour les chrétiens, l'ermite recherche la solitude et le silence pour faire un retour sur lui-même, lutter contre les tentations et trouver les conditions favorables pour rencontrer Dieu, à l'image du Christ qui s'est plusieurs fois retiré dans le désert pour prier.

Les ermites aux Roussillon :
Historiquement le Roussillon a été successivement envahit par différents peuples : Ibéres, ligures, celtes, romains, wisigoths, sarrasins et francs. C'est à partir des romains que la religion chrétienne s'est imposée, hormis bien sûr l'épisode sarrasin. L'érémitisme (pratique d'un ermite) est apparu en Roussillon sous les rois carolingiens (Conquête de Charlemagne en 811) à la suite des premier pratiquants qui s'étaient installés au IXe siècle dans le massif de Montserrat. Les premiers Morges/ Eline Domange/ 2CASE1 2

Travail de bureautique sur les ermites ermitages catalans apparaissent en 888, puis en 945. C'est en 983 que l'on a une trace du premier ermite en Roussillon. Il s'agissait de Orséolo, doge de Venise, venu rencontrer Garin, abbé de St Michel de Cuxa. Après la rencontre il voulut se retirer dans les parages du monastère, ce qu'il fit. Il mourut dans une cabane de bois en 997 ou 998, au lieu-dit Llongadera. Par la suite ce lieu abrita plusieurs chapelles successives, dont la dernière fut détruite en 1981. Il en reste une pierre dite bénéfique car elle aurait le pouvoir, selon la légende populaire, de soigner différentes afflictions.
Notre Dame de Pène, à Cases-de-Pène http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Activites/ Ermites.php

Avant l'an mil il est très difficile de savoir quelle était la situation des ermites. Leurs motivations semblent purement religieuses, on pourraient les considérer comme tentant d'atteindre un état parfait de communication avec Dieu. Quoi qu'il en soit, on trouve une trace de deux autres personnes, Marin et Romuald, tous deux moines à St Michel de cuxa, qui décidèrent de vivre isolés dans un bois de chênes verts entre Cuxa et la Villa Cortis, près d'une source existante encore sous le nom de Font Emboada.

L'âge d'or des ermites : le XVIIe siècle :
A partir du XVIIe siècle les mentalités vont évoluer. Le nombre d'ermitages augmente. On ne devient plus ermite par vocation d'ascétisme mais pour participer à la vie religieuse catalane. L'ermite devient un référent, une personne accessible dont la vocation est d'assurer le maintient d'une activité religieuse dans un secteur géographique donné. Il a des préoccupations matérielles, il doit faire vivre son ermitage, l'agrandir pour accueillir les pèlerins, les voyageurs. Il est le conseiller de la population : Il a un rôle social important dans la société catalane. Plus proche de la sécularisation, ces ermites participent à la vie de tous les jours. Ils étaient nommés par la communauté religieuse du lieu (monastère, curé) et pouvait en être exclue. Le poste devient un peu plus politique et un peu moins religieux.

Notre dame de Juhègues, à Torreilless

http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiqu es/Activites/Ermites2.php

Ils devaient quêter dans les villages environnants dans le but de récolter de quoi subsister. Le territoire de quête était sérieusement inspecté, ils ne pouvaient pas s'en éloigner. Ils se déplaçaient avec leurs capelletas, une chapelle portative dont la rusticité initiale s'était transformée avec le temps en objet d'art complexe. De nos jours il nous reste quelques capelletas de toute beauté, bien que rares. Généralement ils étaient bien accueillis par la population lorsqu'ils quêtaient, les ermites n'ayant pas le droit de s'éloigner de leurs ermitages pour un autre but. Leurs situations personnelles variaient d'un ermitage à l'autre. Le confort était dépendant des logements disponibles, mais aussi de la richesse de l'ermite au moment ou il prenait la charge. Il conservait ses biens, parfois les léguait à l'ermitage, ou se servait de sa caisse personnelle pour doter l'ermitage de plus de confort ou d'objets religieux. Morges/ Eline Domange/ 2CASE1 3

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Les aplecs :
L'ermite, une ou plusieurs fois par an, se trouvait au centre d'une ferveur religieuse : l'aplec. Toute la population des environs montait le voir. Sur le parvis de la chapelle, ça discute, ca crie, ça joue, toute la population se retrouve, c'est un jour de fête. Le curé du village monte y dire la messe, puis le reste de la journée est consacré aux jeux et aux danses, si l'espace est suffisant pour le faire. Par exemple, à St Antoine de Galamus, c'était impossible ! Voici quelques dates d'aplecs pratiqués dans les ermitages du Roussillon : Lieu des Aplecs St Christophe du Vernet, à Perpignan St Pierre du Vilar, à Claira St Christophe de Llugols, à Ria St Etienne de Pomers, à Clara Notre Dame des Sbeilles, à Banyuls sur mer Notre Dame de Consolation, à Collioure St Guilhem de Combret St Engracia de Montdony Dates des fêtes Le 10juillet Lundis de Pacques, de Pentocôte et le 19août 3mai et 10juillet 3août Mardi de Pentecôte 1er mai et 8septembre 28mai et 22juillet Le jour de Pacques

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Commentaire :
On peut voir sur ce graphique, qu’il y a toujours eu plus d’homme que de femme qui deviennent ermite. On peut voir que les hommes augmentent toujours un peu. Les femmes ont augmenté jusqu’en 2000 où elles sont un petit peu redescendue. (Données fictives)

Nombre d'ermite en Europe entre les années 1700 et 2000
femme 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 homme 145 128 80 48 56 89 60 96 102 58 totale 156 160

nombre d'ermite

1700

1800 année

1900

2000

Bibliographie :

http://www.megaphone.org/ermites-saintbruno/ http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Activites/Ermites.php http://fr.wikipedia.org/wiki/Ermite

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