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2011

Les territoires dans tous leurs états
I. II.
1. 2. 3. 4. 5. 6. Introduction : Et si l’aventure humaine devait échouer ? États de la Planète : Du bilan à la prise de conscience environnementale Océans : l’alarme Eaux douces : raréfaction et dégradation de la ressources ; les fleuves mutilés Territoires ruraux : altération de la biodiversité et des paysages Pluies acides, dégradation de la couche d’ozone, réchauffement climatique : le syndrome de la pollution atmosphérique globale Démographie, nourriture et environnement – ou – comment nourrir 9 milliards de terriens Du club de Rome aux travaux de l’UICN et du GIEC : la difficile émergence de la prise de conscience environnementale à l’échelle mondiale Entre complexité et transversalité : la difficile gouvernance du développement durable. 1. 2. 3. 4. Portée et limites du droit de l’environnement du niveau international au niveau local Institutions et gouvernance environnementale Économie saine, économies souterraine, religions, éthique et environnement. Économie et développement durable Conclusion

III.

IV.

Enseignant : Jean-Noël LHERITIER
‘ le cours ci-dessous n’est en aucun cas le reflet exact des propos de l’enseignant’

FAIVRE-MALFROY Florian http://univ-lyon3histgeo.sup.fr 12/09/2011 TC – Territoires/Territorialités 1

Introduction : I.
Introduction : Et si l’aventure humaine devait échouer ?

Lorsque Neil Armstrong pose pour la première fois le pied sur la lune en 1969, on constate l’immensité de l’espace. On y voit la lune et en plus petit la Terre. La terre a une température moyenne de 10°. Autour de la terre on a un champ magnétique. L’énergie solaire – le photon – permet la photosynthèse et par extension al vie. L’équation de la photosynthèse permet en effet la production d’oxygène (O2) : 6 CO2 + 6 H2O → C6 H 12 O 6 →O2 Il y a peu d’eau douce sur la surface de la terre ; 71 % de la terre recouvert par les océans. Nous pourrions symboliser la terre de la façon suivante :

Biosphère

Hydrosphère

Atmosphère

Lithosphère

L’expérience du voyage dans la lune a suscité dans l’inconscient collectif l’idée que lorsque l’humanité aura épuisé la terre elle pourrait aller ailleurs. Gustave Flaubert disait « Quand la terre sera usée, l'humanité déménagera dans les étoiles ». A cette époque, on commence à se soucier de l’environnement, la preuve en est qu’en 1973 la France se dote d’un ministère de l’environnement). On constate le gâchis, le problème de l’accroissement démographique. Et si l’aventure humaine devait elle échouer ?

« L'histoire humaine, c'est celle d'une espèce qui peu à peu prend le pas sur les autres. L'homme invente l'outil, maîtrise le feu, explore, conquiert, comprend. En quelques millénaires d'une progression fulgurante, il devient le roi de la création. Pourtant cette histoire peut prendre fin. En déséquilibrant son rapport avec la nature, en s'engageant dans l'aventure criminelle et folle du nucléaire, l'homme démontre aussi son incapacité à dépasser en lui la pulsion de violence et de mort. Oui : aujourd'hui, nous le savons, l'aventure humaine peut échouer. Tour à tour géologue, botaniste, archéologue, homme d'engagement et de foi, Théodore Monod aborde ici cette question dans toutes ses dimensions. Le savant éclaire les rapports profonds et complexes entre l'homme et la biosphère. Le croyant nous incite à devenir vraiment humains ; le militant de la non-violence, à nous révolter contre la folie des gouvernements, et aussi contre notre propre passivité... Au seuil d'un nouveau millénaire, cet essai rigoureux, écrit à l'intention d'un large public, donne quelques repères essentiels. Et s'il sonne l'alarme, il nous rappelle aussi qu'il reste place pour l'espérance. »

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II.

États de la Planète : Du bilan à la prise de conscience environnementale

2.0 Océans : l’alarme Les océans jouent un rôle nourriciers, participent au cycle de l’eau, du carbone, et sont en quelque sorte des réserves de protéines. Ils ont plusieurs rôles bien distincts : • Le phytoplancton (algues unicellulaires) est particulièrement présent dans le 10-50 m de profondeur et aux abords des littoraux (les plus pollués). Ces cellules produisent elle aussi de l’oxygène. • L’océan absorbe a aussi la particularité d’aborder le CO2 • Grace aux courants marins les océans sont de formidables régulateurs de notre climat. Toutes ces qualités sont aujourd’hui mises en danger : • La pollution biologique pose problème, comme la pollution chimique (en métaux lourds, plombs mercures) ou encore organique. Exemple de TORRET CANYON : première grande marée noire en Bretagne. En 1978, c’est l’Amoco Cadiz qui s’échoue déversant plus de 230 000 Tonnes d’hydrocarbures dans la nature. • Il y a les cas dégazage, de déballastage, on laisse s’échapper des millions de tonnes d’hydrocarbure qui stagnent à la surface des océans. • L’aménagement côtier participe à la pollution mécanique, à l’érosion des côtes sableuses, et touche par exemple plus d’1/4 des cotes en France. • Le dragage, la pêche utilisant de gros filets de plus en plus lesté aggrave l’érosion des fonds marins. Ill y a aussi une acidification des eaux et des milieux marins. Le degré d’acidité (pH). La réduction du potentiel d’hydrogène acidifie petit à petit les eaux. L’acide attaque le calcaire et l’océan abrite des éléments composés de calcaire : coquillage, fond marin etc. C’est pour cette raison que l’on constate un blanchiment des coraux et des surfaces sous-marines et une réduction de la biodiversité. 2.0.1 Réchauffement climatique : Principale cause environnementale : - Fonte des calottes glacière : au cours des 50 dernières années on a vu la calotte glacière diminuer de 20% se retrouvant ainsi dans l’océan. - Réchauffement en termes température, car l’augmentation de la Température dilate les océans et augmente son volume ; augmentant ainsi la hauteur de 20 à 60 cm en 2100. Ceci a été validé par le GIEC. Des conséquences humaines et sociales, car des familles seront déplacé : exemple des réfugiés climatiques. Il y a un renforcement des risques et phénomènes climatiques extrêmes. 2.0.2 Dégradation : 40% de la population mondiale vie à moins de – 60km du littoral. Ce tropisme ne cesse de s’accroitre. 35 % des mangroves mondiales ont été détruites. Tout ceci sous le joug de la déforestation, de l’aménagement. Partout dans le monde, ce sont souvent des villes côtières qui détiennent les records de croissance urbaine. Par exemple, en 2003, elles représentaient en France 10,5 % des surfaces nouvellement construites, sur 4 % du territoire seulement

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2.03 Zones mortes : De nombreuses côtes littorales se transformes en zones dites « mortes » en raison de l’utilisation croissante d’engrais, et apportent dans les bassins versants des nitrates et des phosphates. Ceci accélère la prolifération du phytoplancton. Mais l’accroissement de cette matière végétale recouvre les fonds marins lorsqu’elle meurt. Elle a complétement réduit la teneur en oxygène dans l’eau, on est en situation d’hypoxie. Ceci empêche des autres espèces de proliférer. La biodiversité est alors extrêmement anéantie dans ces zones-là. Au XXIe siècle, des zones mortes sont observées de plus en plus souvent, et sur des surfaces de plus en plus grandes. La plus vaste zone morte repérée en 2003 (parmi 150 environ, et 450 en 2008) atteignait environ 70 000 km² selon l'ONU. Ces zones ont des impacts de plus en plus importants sur la pêche et les écosystèmes. Le réchauffement climatique ralentit aussi les courants marins : Ces données valables pour 2004, enregistrent depuis 1957 une baisse de 30% du débit la dérive nord-Atlantique qui est passé de 20 millions de tonnes d'eau/seconde à 14 millions de tonnes d'eau/seconde. Si le Gulf Stream, en surface, évolue peu, les courants de retour les plus profonds auraient diminué de 50%. En cas de réchauffement climatique, le moteur qui anime les courants marins serait menacé. En effet, les courants acquièrent leur énergie cinétique lors de la plongée des eaux froides et salées, et donc denses, dans les profondeurs de l'océan Arctique.

2.04 La pêche et la surpêche : En ½ siècles la production mondiale de l’aquaculture/pêche est passée de 20 millions de tonnes par an à plus de 140 millions de tonnes/an. Soit une multiplication par 7.
Pêche aquaculture 1950 18 millions de tonnes/an 2 millions de tonnes / an 2000 80 millions de tonnes / an 60 millions de tonnes / an

Aujourd’hui on tend à une stabilisation des richesses/ressources qui tendent à une diminution de ces ressources. Selon la FAO, 25 % des stocks de poissons sont en situation de surexposition, un pourcentage sont même déjà épuisé – 50% exploité au minimum. Le poisson, avec 16% des protéines absorbées par l’Homme est une source de nourriture très importante pour l’alimentation d’un milliard de personnes, surtout dans les pays du sud. Avec les quotas, on a réussi à baisser la production de -17%. Mais les problèmes persistent à l’instar du thon rouge, ou du requin où en méditerranée la population de requin à diminuer de 95 % depuis les années 1970. Les Z.E.E (zones économiques exclusives sur 200 miles marins (360 km) autorisent l’exploitation de l’État souverain de ses ressources. On a soumis à réglementation cette exploitation, et mis en place des normes / des certifications. La certification des filières de pêches permet une pêche durable/raisonnée. Mais seulement 7% des pêches sont certifiés. 2.0.5 La création d’air marine protégée : Une aire marine protégée (AMP) est une zone intertidale ou subtidale d'un terrain, associée à la colonne d'eau qui la recouvre, sa faune, sa flore, ainsi que ses particularités historiques et culturelles, qui a été réservée par la loi ou par d'autres moyens visant à protéger une partie ou l'entièreté de l'environnement qu'elle délimite. Il s'agit d'un exemple possible de stratégie de conservation utilisée dans la gestion des ressources naturelles. Aujourd’hui seulement 1% des milieux marins sont protégés. 2.0.6 La pêche en haute-mer : Au-delà des Z.E.E. on est en hautes mers (zones territoriales), zone de non-droit. Certains pays, ceux qui consacrent le plus de moyen dans cette activité ont des bâtiments de pêches lourdement équipés (filent, navires, chalutier, etc.) détruisent les fonds marins 4

1. Eaux douces : raréfaction et dégradation de la ressources ; les fleuves mutilés
2.1 Les eaux douces : 97,5 % de l’eau sur terre est l’eau salée 2,5 % est alors de l’eau douce. On a approximativement la répartition suivante : 2/3 d'eau douce sous forme de glace 1/3 sous forme liquide

L’homme a un besoin de 2,5 litres d’eau par jours : 1,5 litre d’eau qu’il ingère directement, et 1 litre qu’il tire des aliments. Pourtant c’est bien plus de 20 Litres d’eau par jours qu’il utilise au minimum. Taux auxquelles il faut ajouter l’eau à usage industriel, agricole, etc. L’eau prélevé dans les milieux naturels sont à : 73% dédiés à l’agriculture 21 % dédies à l’énergie 6 % dédiés à l’usage domestique Ceci est donc un réel problème compte tenu de la démographie, sa croissance et la quantité d’eau disponible : - en 1922 : 2 Milliards d’hommes sur terre - en 1974 : 2 Milliards d’hommes sur terre Les avis d’expert démontrent que - en 1999 : 6 Milliards d’hommes sur terre la population devrait se stabiliser à - en 2011 : 7 Milliards d’hommes sur terre 9 Milliards - en 2025 : 8 Milliards d’hommes sur terre Plus le niveau économiques/technique d’un pays est avancé, plus la consommation d’eau augmente. - En 1960 : chaque habitant dispose de 16 000 m3 - En 2000 : chaque habitant dispose de 7 300 m3 - En 2025 : chaque habitant disposera de 4 800 m3 Il y a des déséquilibres géographiques en termes de disposition d’eau douce par habitant. 2.1.1 Aspect quantitatifs de la ressource en eau

La quantité moyenne d'eau douce disponible par habitant et par an devrait ainsi diminuer de 6 600 à 4 800 mètres cubes, une réduction de presque un tiers. Si la situation actuelle perdure, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025, seuil d'alerte retenu par l'Organisation des nations unies (ONU) et correspondant à moins de 1700 mètres cubes d'eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce existe donc bel et bien. En dessus de 1000 m3 / hab. / an on dit qu’on est en situation de pénurie d’eau. Pénurie - moins de 1000 m3 par personne et par an Stress hydrique - 1000 à 1700 m3 par personne et par an Vulnérabilité - 1700 à 2500 m3 par personne et par an Pays Bénin Soudan Ouganda Nigéria Tanzanie Afrique du sud Egypte Rwanda Kenya Djibouti Disponibilité en m3 Disponibilité en m3 / 1990 / 2025 5600 2100 4800 2050 3800 1600 3250 1500 3000 1400 1600 850 1200 800 1000 500 750 350 400 300 situation hydrique en 2025 Vulnérabilité Vulnérabilité Stress hydrique Stress hydrique Stress hydrique Pénurie Pénurie Pénurie Pénurie Pénurie 5

Aujourd’hui plus de 20% de la population mondiale manque d’eau, et sont dans un des deux premiers cas. Si rien ne change on attendra 30% à l’horizon de 2025. 9 pays (Brésil, Canada, Chine, Colombie, États-Unis, Inde, Indonésie, Pérou, Russie) possèdent 60% des réserves d’eau douce mondiales. Environ 40 000 kilomètres cubes d’eau douce s’écoulent chaque année sur Terre ce qui, pour 6 milliards d’habitants, devrait représenter 6600 mètres cubes d’eau douce à chacun. On estime qu’avec l’augmentation de la population, ce volume devrait chuter à 4800 d’ici 2025. De plus, si la tendance actuelle de consommation se poursuit, entre la moitié et les 2/3 de la population mondiale seront en situation de stress hydrique d’ici 2025. L’inquiétude est générale ; en Amazone dont le débit se réduit ou encore la fonte des glaciers de l’Himalaya. Les glaciers sont en régression, alors qu’ils alimentent des milliards d’être humain. A l’échelle mondiale, il y a deux types de bassin versant : - Nourris par des glaciers - Ceux qui ne le sont pas. En chine beaucoup de provinces arrive à ce seuil de stress hydrique. e manque d’investissements dans le secteur de la gestion de l’eau se fait surtout sentir dans les zones rurales, où « 360 millions de paysans n’ont pas accès à l’eau courante ». Les communautés les plus atteintes se mettent à surexploiter les nappes phréatiques au point d’assécher les réserves d’eau non renouvelables présentes au sous-sol. Mais la problématique de l’accès à l’eau ne se pose pas qu’en termes quantitatifs mais aussi en termes qualitatifs. Cela suscite une pression sur les ressources en eau. Tandis que l'Asie, qui concentre près de 60 % de la population mondiale, ne dispose que de 30 % des ressources mondiales disponibles en eau douce, l'Amazonie, qui ne compte que 0,3 % de la population du globe, possède 15 % de ces ressources. Selon l’ONU, l’eau pourrait devenir d’ici 50 ans un bien plus précieux que le pétrole. Le réchauffement climatique aggrave l’inégalité de la situation. De nombreux pays partagent leurs ressources en eau avec les pays frontaliers ; le stress hydrique pourrait donc soit engendrer de graves conflits, soit renforcer la coopération internationale.

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2.1.2

Aspect qualitatifs des ressources en eaux.

Il y a des pollutions biologiques, des égouts, des eaux urbaines mal épurées, les infrastructures industrielles (laiteries, papeteries, élevage hors-sol) qui sont des activités très polluantes, d’autant plus quand les réseaux sont défectueux. Auxquelles s’ajoute la pollution minérale, métaux lourds. L’eutrophisation est une forme singulière mais naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives assimilables par les algues et que celles-ci prolifèrent. Les principaux nutriments à l’origine de ce phénomène sont le phosphore (contenu dans les phosphates) et l’azote (contenu dans l’ammonium, les nitrates, et les nitrites). L’eutrophisation s’observe surtout dans les écosystèmes dont les eaux se renouvellent lentement. Les phosphates, les nitrates, ou encore les engrais, utilisés pour l’agriculture intensive, sont des molécules avec une dureté, une durée et une puissance relatives et représentent donc selon ces caractéristiques un danger plus ou moins grand. Ce danger est d’autant plus gênant que leur présence est de plus en plus fréquente dans les nappes phréatiques. Institut Français de l'Environnement : « En 2006, la présence de pesticides a été détectée et quantifiée au moins une fois sur 90% des 1 097 points interprétables des réseaux de connaissance générale et phytosanitaires. Cela traduit néanmoins une dispersion importante des pesticides et une présence généralisée dans les milieux aquatiques. » Si les pesticides se trouvent donc dans plus de 91% de nos fleuves, le plus inquiétant est que la plupart sont aujourd’hui interdit à la ventes ; ils ont donc une provenance ancienne.

Qualité des cours d’eau vis-à-vis des pesticides dans les réseaux de connaissance générale et les réseaux phytosanitaires en 2006

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1,5 milliard d'humains n'ont pas accès à de l'eau potable. Ils seront 5 milliards en 2025. Statistiques tristement constatable surtout à l’hémisphère sud. Ceci pose donc le problème de l’accès à l’eau en plus de celui de la qualité, en sachant en plus que 2,6 Milliards d’humain n’ont pas d’installations sanitaire et 8 Millions de personnes (particulièrement les enfants) meurt à cause de l’eau. « Le droit de chacun à boire de l'eau est fondamental pour la vie et la santé. De l'eau potable et en quantité suffisante est un prérequis pour la réalisation des droits humains. » "Commentaire général" du 27 novembre 2002 de la Convention des Nations Unies sur les droits sociaux, économiques et culturels. En termes d’aménagement, il faut aider ces pays à se fournir en infrastructures et équipements sanitaires.

2.1.3 Les voies de l’amélioration possibles : Le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), dans son rapport de 2006, demande à la communauté internationale que tout être humain dispose d’au moins 20 litres d’eau potable par jour. Ce n’est pas une affaire facile puisque tout repose sur la stabilité et les priorités des gouvernements, car en termes de technicité, tout est possible, tout est question de volonté. L’eau est un bien naturel, mais c’est aussi un bien hautement technologique. L’eau est à capter, à transporter, à traiter, à assainir. Tout ceci engage un processus technique particulier. D’autres améliorations techniques sont envisageables : - Exploiter des nappes profondes - L’installation de systèmes de dessalement de l’eau de mer (chypre/malte) – systèmes énergivores. - Ouvrages hydroélectriques, pour la gestion de la ressource et de la distribution de l’eau. Néanmoins, les voies les plus encourageantes sont celle de la consommation en elle-même, car nous pouvons faire des économies d’eaux, en termes d’utilisation domestique, agricole ou industrielle. Le recyclage de l’eau usée est aussi tout à fait possibles L’exemple de l’irrigation : 15% des terres mondiales sont irriguées, le ruissellement, la mauvaise gestion fait gaspiller 20%, au total l’irrigation des terres consomme 70% des prélèvements d’eau dans le monde. On estime qu’économiser 13% de la consommation d’eau agricole permettrait d’épargner l’équivalent de la consommation domestique mondiale. Ces économies peuvent passer par la réduction des fuites et l’utilisation de nouvelles techniques d’irrigation qui sont déjà répandues dans les zones arides, en particulier en Israël. De même, en France, 15 à 25% de l’eau consommée dans un immeuble est perdue dans des fuites. Cela peut monter jusqu’à 50 ou 70% dans les pays en développement.

2.1.4 Artificialisation des rivières et des fleuves : Un fleuve est un « être vivant » à la figure sauvage, ou dévisagé : barrage, des/enrochement, endiguement, rectification des tracés, canalisation…. De plus il y a une prolifération d’espèces envahissante, ou volontairement introduites. Tous les fleuves risquent une artificialisation, et nous devons prendre conscience que pour les sauvegarder il faut peut-être laisser faire la nature. Au XXe siècle, il y avait plus de rivières sauvages et moins de barrages, aujourd’hui c’est l’inverse. En 1950 on recense 5.000 barrages de plus de 30 mètres. En 2000 on recense 45.000 grands barrages. Les plus grands fleuves sont menacés : Gange, Mékong, Yang Tsé (105 projets Plus de Cours / Informations : de barrages). Cours 1 Tout ceci a des conséquences éthiques, dans le transport / apports des Cours 2 sédiments ; accumulations des polluants. Il y a une vingtaines d’années, des esprits contradictoires se sont levés ; des mouvements d’opinion publique ont réussi à contrer la construction de barrages. A l’heure actuelle il y a 150 projets de démantèlement de barrage aux États-Unis, et 50 en France. Il y a une politique de désendiguement qui émerge aussi, de desserrement où on se dit que le fleuve doit retrouver une part de liberté. Ainsi en Allemagne, il y a un audacieux programme de desartificialisation.

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2. Territoires ruraux : altération de la biodiversité et des paysages
Depuis que la vie est apparue sur terre, il y a 3,8 Milliards d’années, la vie terrestre a connu 5 périodes d’extinction massives de la vie (coulée de lave, astéroïdes, situation climatiques…). Il y a 65 Millions d’années, lors de la disparition des Dinosaures, plus de 61% des espèces vivantes ont disparues. Ces 5 périodes d’extinction sont totalement naturelles. Mais une 6ème se prépare… elle sera d’origine humaine ! Les botanistes/zoologistes ont recensés 1,5 Millions d’espèces, alors qu’il pourrait y avoir 10 Millions d’espèces existantes. On ne connait donc qu’à peine 1/10 de la population d’êtres vivants. Au court de la période – 50.000 à – 3.000 la plupart des espèces de plus de 50 kg ont disparus. L’UICN (Union internationales pour la conservation de la nature) déclare que depuis l’an -1.500 à aujourd’hui plus de 854.000 espèces disparaissent chaque année. Ils démontrent que plus de 16.000 espèces animales et 30.000 espèces végétales sont menacées de disparition. En 2006, l'UICN considère qu'une espèce de mammifère sur quatre, une espèce d'oiseau sur huit, et un tiers des amphibiens sont menacés. Plus la population humaine augmente, plus les espèces vont disparaitre. L’aménagement et l’homme ont un impact sur les milieux (déforestations, urbanisation, agricultures et irrigation intensives…). Les données archéopaléontologiques montrent que les taux d'extinction, avant la propagation de l'homme sur toute la planète, étaient invariablement faibles, et que les extinctions de masse étaient des événements relativement rares. Démarrant approximativement il y a 100 000 ans et coïncidant avec la croissance du nombre et de la répartition des hommes, l'extinction des espèces a augmenté à un taux sans précédent depuis la grande extinction du Crétacé. Ce phénomène est connu sous le nom d'extinction de l'Holocène et représente la septième extinction massive. Certains experts estiment que plus de la moitié des espèces vivantes aujourd'hui peuvent s'éteindre d'ici 2100. Cette prévision ne fait cependant pas l'unanimité. Aux causes anciennes et naturelles d'extinction s'ajoutent des causes anthropiques récentes telles que les effets des pollutions, de la surexploitation des ressources naturelles, de la destruction des habitats ou de l'insularisation induite par la fragmentation écologique croissante des paysages... effets qui pourraient dans un proche avenir être exacerbés par les effets du dérèglement climatique. Désormais, 82 % de la surface de la terre est influencé par la présence humaine, soit directement soit indirectement. On détruit les habitations naturelles. Les maladies (d’origine humaine) le braconnage touchent les grandes espèces, souvent les plus protégé (plus rare) sont les plus affectées. Les populations d’insectes polinisateurs sont diminuées de 30 à 40 % à cause de l’agriculture. A l’opposé, la plupart de nos territoires subissent des espèces invasives. En Europe, on recense jusqu’à 10.000 espèces exotique, dont une bonne centaine viennent directement menacée nos espèces européennes. Ceci est une problématique locale. S’ajoute à cela le réchauffement climatique qui est lui global.

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Il y a des « hotspots » en termes de biodiversité où plus de 1.500 espèces différentes peuvent se trouver en un même endroit ; l’Onu en recense 34 à travers le monde (La Réunion, Madagascar, etc.). L’impossibilité d’investir dans tous les endroits du globe a poussé des scientifiques à définir des zones prioritaires sous le concept de Hotspot. Pour être qualifiée de hotspot, une région doit répondre à deux critères : - 1500 espèces endémiques recensées soit plus de 5% des espèces présentes sur la Terre. - perte de 70% de l’habitat d’origine. Les Andes tropicales constituent le hotspot le plus riche : elles représentent 1% de la surface émergée planétaire mais 16% des espèces de plantes terrestres. Les forêts tempérées de Valdivia au Chili et en Argentine sont les mieux conservées du globe (30% encore intactes). Contrairement aux idées reçues, les zones désertiques et montagneuses accueillent certains hotspots : la corne de l’Afrique, la région irano-anatolienne et l’Himalaya, le plus vaste domaine montagneux au monde. Le climat méditerranéen est représenté par de nombreux hotspots tels que le bassin méditerranéen, le sud australien et la région floristique du cap. Les îles sont des hauts lieux de biodiversité comme la Polynésie-Micronésie. 2.2.1 Forêt et sylvicultures : La déforestation est un processus ancien. Du Moyen Âge au début de la révolution industrielle, le défrichage et les coupes opérés pour accroître les surfaces agricoles et fournir des bois d'œuvre et de chauffage font passer le territoire de l'ancienne Gaule d'un taux de boisement de 90 % à moins de 15 % seulement. La déforestation actuelle concerne essentiellement les forêts tropicales, et tempérées. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les 3 grandes zones de déforestation active, par taille décroissante de surfaces concernées sont : l'Amazonie, l'Afrique équatoriale et la zone Malaisie/Indonésie en Asie. Selon la FAO, c'est en Amérique du Sud que la perte nette de forêts a été la plus élevée de 2000 à 2005 (environ 4,3 millions d’hectares par an). Les deux premiers pays destructeurs de forêts pour 2000-2005 sont : - Le Brésil, avec 3,1 millions ha/an détruits (0,6 % de déforestation) - L'Indonésie, avec 1,8 million ha/an détruit (2 % de déforestation) En 5 ans le Cambodge (2000-2005) a perdu plus de 30% de sa forêt primaire. Au Canada la forêt boréale, c’est 9 ha qui sont coupés chaque année. Près des deux tiers des forêts du monde sont concernées par une forte déforestation depuis deux siècles (le siècle étant un « pas de temps » court pour la reconstitution d'un écosystème forestier qui s'effectue sur plusieurs siècles, voire plus de 1000 ans sur les sols les plus difficiles), avec une aggravation du phénomène principalement dans 8 pays : Australie, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Fédération de Russie, Pérou, République démocratique du Congo. Le rythme de coupe est pas du tout adapté à celui de la repousse. Les climats très rudes empêchent) d’avoir une période de floraison très courte, à l’inverse des climats tempérés où la période de floraison est longue. Ceci a bien évidemment des conséquences sur l’érosion des sols. Mais la déforestation a une conséquence en termes de réchauffement mondiale et sur l’effet de serre : La forêt boréale canadienne (taïga) contient, selon les chercheurs de l’Université de Toronto, 186 milliards de tonnes de carbone, soit "27 fois les émissions mondiales annuelles de carbone résultant de l’utilisation des énergies fossiles"(pétrole, gaz naturel). La destruction de la forêt serait responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre, dont 50% proviendrait des gaz émis lors du brulage des branchages, et 50% lors du brulage des tourbes (se trouvant sous le feu). Les tourbières représentent 3% des terres émergées, et doivent être protégée. On estime que ces tourbières concentrent 5.500 Milliards de Tonnes de CO2. C’est le double de tout ce que les forêts peuvent contenir. Il est donc essentiel d’engager un programme de conservation des espaces boisés Éviter la coupe d’un hectare, c’est éviter l’émission de 100 Tonnes de CO2. La protection est alors encore trop peu mis en place, seulement 5% des forets sont protégées, par le biais des réserves naturelles, de parcs naturels, des normes et des certifications. Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC) > Forest Stewardship Council (FSC) > Le trafic du bois reste néanmoins courant, en particulier en Asie. 10

2.2.2 Agricultures et problématiques environnementales : 15 % des sols mondiaux sont concernées par les problèmes environnementaux (labour intensif, pesticides, pertes des matières organiques). L’érosion éolienne par ruissellement est catastrophique. Il y a une augmentation de la pollution des sols, on altère la faune et la flore des sols (bactéries, champignons…), avec une baisse de la formation microbienne. La fabrique des sols (humus mor / mull) est altéré. L’exploitation des nappes phréatiques produit la salinisation des nappes (puits salés) et on constate parfois une remonté des sols (par réchauffement et évapotranspiration). On a des phénomènes de tassement des sols à cause de l’utilisation de machines conséquentes, lourdes. On a une perte de la Surface Agricole utile (SAU) au joug de l’urbanisation. Entre 1950 et 200 on perdait 76 000 ha / an (chaque année) de SAU. 35.000 ha du fait de l’urbanisation 10.000 ha de l’emprise des infrastructures 7.000 ha des zones d’activités/commerciales

Soit en 10 ans : 520.000 ha Équivalent à un département.

Depuis un quart de siècle on assiste à un processus de déprise agricole, souvent en zones de montagne ; ceci posant une autre conséquence : un abandon des terres (24.000 ha/an), aucune gestion de la surface, laissant court à la nature. Les risques d’incendie, et autre justifiés par le non-entretient s’ajoute alors à ce problème. 2.2.3 L’agriculture intensive : L’agriculture intensive suppose le machinisme agricole de plus en plus imposant et cher. Pour une meilleur utilisation et un meilleur rendement des parcelles, qui sont elles aussi de plus en plus grandes. En 1962 c’’est engagé des démarches de remembrement avec des regroupements foncier (parcelles). Ayant comme conséquence des parcelles immense dépourvue de végétation, d’openfield, déboisement (haies). En 1976, étude d’impact, protection de la nature, on s’est efforcé de réaménager les espaces agricoles. Les préoccupations environnementales ont changées. Mais le problème lié à l’agriculture, concerne aussi l’irrigation. Force est de constaté qu’avec le réchauffement et la réduction des pluies si les systèmes d’irrigation continue de la manière suivante, nous allons épuiser les nappes phréatiques. En France on a une disponibilité de 175 Millions de m3 d’eau dû à la précipitation. L’utilisation se répartie de la façon suivante : • 33% pour l’énergie • 5% pour l’industrie • 24 % pour l’eau du robinet • 68% pour l’agriculture En France : 800.000 ha de terres irriguées en 1970 2.600.000 ha de terres irriguées en 2000 On devra s’adapter aux sécheresses et à des politiques d’irrigation plus drastique. L’autre problème est l’utilisation des pesticides et la pollution des nappes phréatique. En France on utilise 75.000 Tonnes de substances actives. Les autorités européennes ont décelées 197 molécules de substances différentes. En analysant un fruit/légume on trouve jusqu’à 5 molécules différentes sur un fruit sur 2. Le triptyque « agriculture / santé / environnement » est une alliance souvent difficile. En Europe, depuis 2008 s’applique désormais le règlement « REACH » Cadre réglementaire de gestion des substances chimiques (REACH) de l’Agence européenne des produits chimiques qui a pour mission d’enregistrer d’évaluer et d’autoriser l’utilisation – ou non – de produits chimiques. Depuis l’innocuité d’un produit doit être prouvé et concerne 30.000 substances, et d’autres ont été retirées. . Son objectif est d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation de l’industrie chimique européenne. Il y a un objectif de réduction de 50% des pesticides d’ici à 2020. En plus de l’interdiction d’utiliser ces produits à proximité des rivières ou des lieux sensibles ou protégés.

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L’utilisation des engrais, conduit à cause des pluies à un lessivage/ruissellement (non assimilation des plantes), puis une infiltration, soit une pollution des terres et des nappes. Certaines régions sont plus touchées que d’autres, à l’instar des terres bretonnes. Les élevages de porc, de die, de poulet etc. apportent aux rivières une concentration importante des nitrates dans les rivières. La norme est de 50 mg/l pour des conditions d’hygiène adéquat. La plupart des rivières bretonne dépasse ce seuil. Évidemment toutes ces substances sont transporté jusqu’au littoraux. Cas des OGM (Organisme génétiquement modifié) : 100 Millions d’hectares utilisant des OGM. La question est alors le transport, l’éparpillement des organismes transformé. Pourtant les OGM nécessitent beaucoup moins d’engrais, de pesticides, peuvent même soigner des populations, résistent aux insectes et au champignon, aux sécheresses. Des variétés servent à la biomasse. Néanmoins, le marché est souvent formé d’oligopole avec des marchés exclusifs. Il y a une dépendance aux grands groupes financiers. Il y a un risque de contaminations. Aujourd’hui l’Union européenne est sur un principe de précaution. 2.2.4 Agriculture et réchauffement climatique : L’élevage est responsable de 20% des émissions de CO2 du gaz à effet de serre, comme le méthane. Une vache émet autant de gaz à effet de serre qu’une voiture faisant 15.000 km/an. AN modifiant leur nutrition, on pourrait réduire les gaz à effet de serre. Il est vrai qu’il n’y a pas de recette miracle intégrant un rendement suffisant, une protection naturel, un respect de la terre, sa mettre en péril la santé. En France, 2% de la SAU sont BIO, et concernent 2.500 éleveurs et 11.000 agriculteurs (laitiers, fruits et légumes, œufs, vins, céréales, volaille, viandes bovines…). Le marché du bio se développe : aujourd’hui 1/3 est distribué dans des magasins spécialisés, et les 2/3 restants, dans les grandes surfaces. Mais nourrir la planète à partir de produit BIO est impossible (/!\ : Selon la FAO, l'agriculture bio peut nourrir la planète). Il y a aussi une autre réponse, celle de l’agriculture raisonnée, où la mise en œuvre de pratique agricole serait plus respectueuse de l’environnement. La réforme de 2003 et la prochaine réforme de la PAC en Europe permettrait la traçabilité animal, le maintien des « surfaces toujours en herbes » ou STH (prairie permanant), et une vigilance sur l’impact direct sur l’environnement. Aujourd’hui l’aide n’est plus donné aux plus grandes exploitations mais au plus respectueuses. Les agriculteurs peuvent-ils incarner les nouveaux gestionnaires de notre environnement et au maintien des paysages, du bon état de nos territoires ? L’agriculture est garante des paysages. Les agriculteurs sont les véritables gestionnaires de l’espace rural au quotidien, auprès desquels des actions doivent être mises en œuvre. Déterminante du point de vue économique, l’agriculture joue un rôle majeur dans la protection de la ressource en eau et des milieux naturels. Elle façonne également les paysages et participe ainsi de la qualité de vie. Il est important que l’agriculture puisse participer à la qualité de l’environnement, sans compromettre la rentabilité des entreprises agricoles. La disparition des agriculteurs conduit à la rupture des équilibres naturels et sociaux. Maintenir les éléments paysagers : haies, chemins creux, arbres isolés, vergers. Ces éléments sont répertoriés et les dispositifs de protection précisés dans le règlement des « zones A et N ». Ainsi, les haies reconnues pour leur utilité et leur qualité (habitat pour la faune, frein à l’érosion, essences rares…) seront correctement inventoriées et mieux préservées. Toutefois, lorsqu’il est prouvé qu’une haie protégée est un frein pour l’activité agricole, un compromis doit être possible : un arrachage ponctuel et défini peut être envisagé, moyennant une compensation par un linéaire équivalent. Il y a un problème des déchets, des centres d’enfouissement technique, Que dire de l’implantation des champs d’éolienne, des fermes photovoltaïques, des antennes relais dans les espaces ruraux ? Les espaces ruraux n'ont pas à vocation de recevoir les déchets urbains.

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3. Pluies acides, dégradation de la couche d’ozone, réchauffement climatique : le syndrome de la pollution atmosphérique globale
La nature de l’impact des pluies acides sont bien connus. Le climat n’appartient plus à la nature, mais appartient collectivement aux activités humaines. 2.3.0 Les pluies acides : Dans les années 1850, les eaux de pluies étaient relativement neutres. A l’heure actuelle, le pH ne peut être inférieur à 5,8. C’est dans les années 1950 on a mis en évidence l’importance de la prise de conscience de ce problème. Pluies acides à pH 5 constaté au Québec, et au Canada du Nord on a constaté une acidité de 2, soit celle du citron. Il y a des émissions de polluants : - Oxyde d’azote (Nox) -> transport - Dioxyde de soufre (SO2) -> Centrale thermiques / rafinerie - Hydrocarbure imbrulés (Hc) -> Transport, industrie, Solvant Ces polluants sont transfrontaliers, suivent les courants et vents Il y a des transformations de ces polluants : NOx+H2O>HNO3 acide nitrique SO2+H2O>H2SO4 acide sulfurique HC -> rendent possible la transformation d’autres molécules : NO2 + O2 -> O3 + NO (Ozone)

Émissions

Transport

Transformations

L’acide nitrique et l’acide sulfuriques, et les autres acides se mangeant à l’eau, à la précipitation. Lorsque les pluies acides. L’ozone agit lui comme par contact, dégrade les cellules. Certains symptômes d’ozone sont communs à toutes les espèces : - les premiers symptômes apparaissent sur la face supérieure des feuilles les plus âgées et toujours bien exposées à la lumière, - les nervures ne présentent jamais de symptômes, - les effets d’ombre et de protection sont visibles : les parties recouvertes du feuillage et non exposées à la lumière ne présentent jamais de symptômes. Sur les aiguilles de conifères, les symptômes visibles d’ozone s’expriment de deux manières : - « mottling » : petites taches de couleur vert clair ou marbrures à contour diffus, en particulier sur la face supérieure des rameaux et à la pointe des aiguilles, - « photobleaching » : décoloration spécifique des aiguilles sur les faces exposées à la lumière. Dans les forêts, l’humidité/les pluies acides accentuent l’acidité des sols, et les arbres se nourrissent dans ces même sols acides. Ceci ajouté à l’ozone réduit la couverture forestière. Les pluies acidifient les lacs, et font diminuer les espèces aquatiques. Dégradations des bâtiments construits avec des pierres calcaires, la corrosion des voitures, des matières. Dans les pays européens les acides ont été réduits de 30% (pot cataleptiques, filtrage des fumées, etc.). On est donc dans une phase d’évolution grâce aux évolutions techniques. Mais attention en indes, en chine, en Asie du Sud-est.

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2.3.1. Disparition et accumulation d’ozone La concentration d’ozone peut diminuer dans la stratosphère. La concentration d’ozone troposphérique peut lui augmenter au niveau des villes polluées. Il y a des baisses de concentration autour de certaines zones. Les principaux responsables (Chlorofluorocarbure), le chrome. étant les CFC

Nuage de fumée et d'ozone polluant l'océan Indien jusqu'en Afrique, induit par les incendies de forêt d'Indonésie (1997).
L'échelle colorée vert - jaune - rouge indique les taux d'ozone

Dans la haute atmosphère terrestre, la couche d’ozone est une concentration d’ozone qui filtre une partie des rayons ultraviolets émis par le Soleil, ultraviolets notamment responsables de cancers de la peau. Cette couche protectrice est menacée par la pollution, en particulier par les émissions de gaz CFC (Chlorofluorocarbone), qui montent dans la haute atmosphère et y catalysent la destruction de l’ozone en le transformant en dioxygène, étant ainsi à l’origine du trou dans la couche d’ozone. Le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone a pour objectif de réduire et à terme d'éliminer complètement les substances qui réduisent la couche d'ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne 1987. En 2009, 196 pays sont signataires du Protocole de Montréal, lui permettant ainsi d'être le premier protocole environnemental à atteindre la ratification universelle. Le protocole ____ s’engage à réduire de % la production de CFC, et très rapidement d’autres gaz ont été créés. En 1990, l’engagement est d’arrêter la production de ces CFC à l’horizon 2000. La résolution de ce problème nous montre que l’évolution technique peut résoudront les problèmes environnementaux.

Depuis quelques années (2005-2007), les trous dans la couche d'ozone sont en régression. La couche d'ozone participe à l'interception des rayons UV atteignant la surface de la Terre.
Cette couche d’ozone permet la filtration des U.V. : 1% d’UVC arrivant au sol c’est 10% de mélanome en plus. (…)

Il y a aussi le trop d'ozone provenant de l'urbanisation, des activités industrielles qui libèrent des oxydes d'azote et des hydrocarbures imbrulés. Avec un fort ensoleillement et un manque d'air cela entraine un trop plein d'ozone atmosphérique. La teneur normale d'ozone en milieu urbain est de 20 micro.g/m3, à partir de 130micro.g/m3 on atteint de le niveau 1, à 180micro.g/m3 c'est le niveau 2 (seuil d'information à la population), 360micro.g/m3 il doit y avoir une restriction de la circulation. L'ozone est un oxydant qui peut provoquer des difficultés respiratoire et des irritations des yeux. L'ozone participe à la nécrose de la végétation avec une sensibilité plus forte sur les conifères, le sorbier, le lichen, le blé.

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2.3.2 Le réchauffement climatique vers une crise anormale Svante Arrhenius, un chimiste suédois, a élaboré une théorie qui relie l’augmentation du CO2 atmosphérique à une augmentation sensible des températures terrestres en raison d'un « effet de serre » dû à la vapeur d’eau et à l’acide carbonique (CO2 dissous dans la vapeur d'eau). Dans un article intitulé « De l'influence de l'acide carbonique dans l'air - sur la température de la terre », publié en 1896, il estime qu'un doublement du taux de CO2 causerait un réchauffement de ~5 °C (soit un peu plus que les prévisions de 2 à 4,5 °C faites par le GIEC plus de 100 ans plus tard, en 2007). En 1988, l'ONU créé le GIEC (groupe environnemental d'expert sur le climat) qui ont été élu prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore. En 1997, mise au point du protocole de Kyoto qui fixe l'objectif de réduire de 5,8% les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2à11-2à12 par rapport à 1990. En 2000 l'OMM (organisation météorologique mondial) déclare le 20ème s comme le plus chaud du millénaire et la décennie 90 la plus chaude depuis le début du siècle. La température globale de la terre a augmenté depuis l'ère industrielle de 0,6°C. Les 6 années les plus chaudes sont 1998, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006. En 2005, le protocole de Kyoto entre en vigueur avec la ratification de la Russie. A l’heure actuelle, la concentration de CO2 dans l’atmosphère est de 388 ppm mais il augmente de 2 ppm / an. Les émissions mondiales de CO2 sont de 35 gigatonnes/an : - 2,5 gigatonnes le volcanisme, le brulis sur les tourbières - 6 gigatonnes la déforestation - 26,5 gigatonnes l’activité humaine tout activités confondu. Parmi ceux-ci, 11 gigatonnes sont absorbé par les océans, par la végétation (puits de carbone) le reste s’accumule dons l’atmosphère. La Chine représente 6,5 gigatonnes/an et 5,6 gigatonnes/an pour les États-Unis. À eux deux, il représente presque la moitié (40%) des rejets mondiaux. Selon les émissions par Tonne/an/habitant les premiers sont les USA puis l'Australie, l'Allemagne, la France, la Chine et l'Inde. En France, les émissions se répartissent de la façon suivante : - Les transports représentent : 27%, - L'habitat : 25%, - l'industrie : 22%, - l'agriculture : 12%, - la production énergétique (les centrales, charbon, gaz naturel) : 11% - le reste transport aérien : 3% La tonne équivalente pétrole (émission par TEP) est : - pour le charbon 1123kg, - pour le pétrole 830kg, - pour le gaz naturel 630kg, - pour l’éolien 32kg, - pour le nucléaire 18kg. Si rien ne change à l'horizon 2100, la température moyenne devait augmentée de +1,8 à +4°C. Le seuil critique est de 2,5°C. Le méthane (CH4) : Il y avait 700 PPB (partie par billion – 10-12) dans l'atmosphère au 18ème siècle, qu’elle est de 1845 PPB. Il y a une grande différence entre le CO2 et le CH4, une fois dans la haute atmosphère le premier y est pour 250 à 300 ans, l'autre pour une dizaine d'année. Depuis les années 2000 les émissions mondiales de CO2 progressent de 2%/an ce qui est plus rapide que dans la décennie précédente. Les émissions de CO2 ont augmenté de 16% aux USA, 25% au Canada, 26% en Australie, 80% en Chine, 70% en Inde et ont baissé de 1,5 en Europe.

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Protocole de Kyoto 2005. Depuis les années 2000, les rejets de CO2 progresse de 2% par ans. Et elle progresse plus vite qu’avant. On est donc très loin des objectifs de KYOTO. 2.3.3. Pourquoi s’intéresse-t-on tant au réchauffement climatique ? Les experts du GIEC se basent sur six scénarii plus ou moins polluants pour décrire le climat du futur, ce qui leur permet d'aboutir à leurs "meilleures estimations": un réchauffement global de 1,8 à 4 degrés en 2100. Le Scénario « A2 » (augmentation +3,4°C) décrit un monde très hétérogène : - La population continue de croître, car les taux de fécondité se rapprochent plus lentement, - le développement industriel et économique des pays émergeants. - Augmentation du niveau de la mer/océans de 60 à 110 cm - Augmentation des zones inondables - Augmentation des zones désertiques, sècheresse - Déplacement des populations - Augmentation des phénomènes climatiques - Recul des glaciers (Exemple de celui de l’Himalaya avec un recul de 30 m / an) - Diminution de la surface de l’arctique (qui a déjà perdu 15% de sa surface) - Perte de puissance du Gulf Stream* (perte de 50% en 30 ans déjà constatée). - Dégel du permafrost de Sibérie (affaissement du sol, libération de C02, du méthane). Les 3 autres principaux scénarii :

A1. Le canevas et la famille de scénarios A décrivent un monde futur dans lequel la croissance économique sera très
rapide, la population mondiale atteindra un maximum au milieu du siècle pour décliner ensuite et de nouvelles technologies plus efficaces seront introduites rapidement. Les principaux thèmes sous-jacents sont la convergence entre régions, le renforcement des capacités et des interactions culturelles et sociales accrues, avec une réduction substantielle des différences régionales dans le revenu par habitant. La famille de scénarios A se scinde en trois groupes qui décrivent des directions possibles de l’évolution technologique dans le système énergétique. Les trois groupes A se distinguent par leur accent technologique: forte intensité de combustibles fossiles (A FI), sources d’énergie autres que fossiles (A T) et équilibre entre les sources (A B) (« équilibre » signifiant que l’on ne s’appuie pas excessivement sur une source d’énergie particulière, en supposant que des taux d’amélioration similaires s’appliquent à toutes les technologies de l’approvisionnement énergétique et des utilisations finales).

B1. Le canevas et la famille de scénarios B décrivent un monde convergent avec la même population mondiale
culminant au milieu du siècle et déclinant ensuite, comme dans le canevas A, mais avec des changements rapides dans les structures économiques vers une économie de services et d’information, avec des réductions dans l’intensité des matériaux et l’introduction de technologies propres et utilisant les ressources de manière efficiente. L’accent est placé sur des solutions mondiales orientées vers une viabilité économique, sociale et environnementale, y compris une meilleure équité, mais sans initiatives supplémentaires pour gérer le climat.

B2. Le canevas et la famille de scénarios B2 décrivent un monde où l’accent est placé sur des solutions locales dans
le sens de la viabilité économique, sociale et environnementale. La population mondiale s’accroît de manière continue mais à un rythme plus faible que dans A2, il y a des niveaux intermédiaires de développement économique et l’évolution technologique est moins rapide et plus diverse que dans les canevas et les familles de scénarios B et A. Les scénarios sont également orientés vers la protection de l’environnement et l’équité sociale, mais ils sont axés sur des niveaux locaux et régionaux. Les scénarios RSSE n’incluent pas d’initiatives climatiques supplémentaires, ce qui signifie que l’on n’inclut aucun scénario qui suppose expressément l’application de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ou des objectifs du Protocole de Kyoto pour les émissions.

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Ce seront les pays les plus pauvres qui seront les plus exposés aux phénomènes de réchauffement climatiques : Afrique, Asir du Sud, etc. Par exemple : le Ghana a perdu plus de 22% de ses précipitation, et beaucoup connaissent un recul du calendrier des précipitations. Dans les régions chaudes, les températures nocturnes ont augmenté de 1°C, et con pour conséquence une baisse des rendements des rizières de 10%. 50 Millions d’humains deviennent des réfugiés environnementaux, et sont obligé de se déplacer. Le cout des excès, des phénomènes climatiques, de l’assurance* ont été multiplié par 10. Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique rend compte de l'effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète sur le plan économique. Il a vu le jour en 2006 grâce à Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Ses principales conclusions sont qu'un pour cent du PIB investi maintenant suffirait à fortement atténuer les effets du changement climatique et qu'autrement ce serait risquer une récession jusqu'à vingt pour cent du PIB mondial. Ce rapport nous dit que si nous restons sur les tendances actuelles, il pourrait y avoir une baisse du PIB de 5,5% avec un cout important ; tout ça cause du réchauffement climatique. Les solutions sont envisageables : bâtiments transports, consommation des énergies propres/durables, leur production, généralisation des quotas d’émissions. À l’horizon 2020, les autorités devront économiser 20% de l’économie d’énergie renouvelables : - Éoliennes - Éolienne offshore - Hydrogène (problèmes de production/stockage) - Énergie océanique (1 hydrolienne pouvant fournir 100.000 foyers en électricité) - Géothermie (le potentiel est 2 fois plus important que le besoin) - Nucléaire (16% de l’énergie mondial avec 440 réacteurs de puissance fonctionnent dans 30 pays différents dans le monde + 64 réacteurs nucléaires en construction. Les USA et La France sont les premiers utilisateurs. À eux seuls quatre pays (États-Unis, France, Japon et Russie) disposent de 248 réacteurs soit 56% du nombre total de réacteurs dans le monde. - Projet “ITER : International Thermonuclear Experimental Reactor.” : un réacteur expérimental, est un projet de réacteur nucléaire à fusion actuellement en construction dans le Sud. C'est un programme (financé par la France, la Russie, le Japon …) destiné à vérifier la « faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie ». - Barrages hydroélectriques - Panneaux Photovoltaïques - Biocarburants (plusieurs générations), mais attention, certains biocarburants nécessitent une utilisation de la SAU à des fins énergétiques au lieu de l'utiliser pour une production alimentaire, ce qui induit des conséquences encore plus grave en termes de nourriture, en particulier dans les pays du Sud, où il coute moins cher de « cultiver les espèces » dédiés au biocarburant. - Transport en communs - Solution indirectes : Taxation, quotas…etc. Le protocole de KYOTO cherche par exemple à développer la « séquestration du CO2 » et utiliser 20% d’énergie

Classement mondiale : - USA 104 réacteurs - France 58 réacteurs - Japon 50 réacteurs - Russie 32 réacteurs

Le prototype ITER ne produira pas d'électricité, mais de la chaleur : il aura une puissance thermique de 500 MW.

Les biocarburants de dernière génération qui serait créés à partir de micro algues sont en recherchedéveloppement.

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La lutte contre le réchauffement climatique Tenant compte du rôle des gaz à effet de serre (GES), et notamment du gaz carbonique, dans le phénomène de changement climatique, et prenant conscience de la nécessité d’une action concertée à l’échelle de la planète, les Etats ont fait de la réduction des émissions de gaz à effet de serre le principal objet de leurs négociations sur le climat. L’objectif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques [.pdf, 69 Ko] adoptée à Rio en 1992 est précisément de "stabiliser (…) les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique." (article 2) Afin de parvenir à cet objectif, le protocole de Kyoto [pdf, 51 Ko] signé en 1997, a prévu des engagements chiffrés de réduction des émissions d’ici 2008-2012 de la part des pays industrialisés. En moyenne, ils se sont engagés à réduire leurs émissions de 5,2% par rapport à 1990 : les Etats-Unis de 7%, l’Union européenne de 8%, le Japon et le Canada de 6%, tandis que des pays comme l’Australie, l’Islande se sont engagés à contenir la progression de leurs émissions. Le refus des Etats-Unis, annoncé en mars 2001, de ratifier le protocole de Kyoto, a semblé sonner le glas d'une action concertée à l'échelle internationale, les émissions américaines représentant en effet 25% des émissions mondiales. Les autres pays industrialisés ont toutefois décidé de poursuivre les négociations et d'appliquer "Kyoto" qui est entré en vigueur début 2005. Le protocole de Kyoto expirant en 2012, une nouvelle négociation s’est ouverte à Bali en 2007 dans le but de conclure un nouvel accord international sur l’après-Kyoto. La conférence COP-15 de Copenhague en décembre 2009 n'a pas permis l'adoption d'un nouvel accord international.

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4. Démographie, nourriture et environnement ou comment nourrir 9 Milliards de terriens.
2.4.0 Évolution démographique : Quelques données Avant le XVIIe siècle on ne dépassait pas les 500million d'habitants 1800 : 1 milliard d'habitants 1930 : 2 milliards d'habitants Accroissement de 2,5% par an, 1974 : 4 milliards d'habitants soit un doublement de la 1986 : 5 milliards d'habitants population étendu à 30 ans. 1999 : 6 milliards d'habitants 2011 : 7 milliards d'habitants Dans les années 1970' nous étions à un rythme de doublement de la population mondiale tous les 30ans, mais c’est aussi à cette période que l’accroissement démographique à commencer à ralentir : - En 1955 l’augmentation a été de 1,5 /an ; - En 1970 l’augmentation a été de 2, 6/an ; - En 1995 l’augmentation a été de 1,67 /an ; - En 200 l’augmentation a été de 1,4 /an ; - En 2007 l’augmentation a été de 1,1 /an (1,8 pays en développement ; 0,1pays développé). Statistiquement le taux de fécondité nécessaire à un bon renouvellement de la population est de 2,1 (c’est ce qu’on appelle le niveau de remplacement). Hors, depuis 1970, dans 65 pays le taux de fécondité est inférieur à 2,1 et est supérieur au taux nécessaire dans 123 pays. Pour ces derniers, cela vient du fait de l’avancement fait dans les soins médicaux, l’augmentation du niveau de vie, et de la baisse du taux de mortalité. La quasi-totalité du développement de la population mondiale se situe dans les pays en voie de développement. L'accroissement de la population mondiale s'est accompagné d'une croissance urbaine c'est pourquoi aujourd’hui la moitié de la population est citadine (en 2015 : 23 métropoles de plus de 20 millions d'habitants). Ceci s’accompagne des symptômes du mal logement, et de l’insalubrité pour 5 Millions de citadins. 2.4.1 Démographie et nourriture : Aurions-nous assez de nourriture pour tout le monde ? Dès 1974, la F.A.O. confirme qu’un tiers de la population mondiale souffre de malnutritions, 41% des Hommes sont carencés en protéines animales. En 2010, 925 millions de personnes dans le monde souffraient de la faim. Aujourd’hui ce sont 2 Milliards de personnes n’ayant pas de « sécurité alimentaire », et d'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sousnutrition, et plus de 800 millions à 1 Millions de personnes sont chroniquement en sous-nutrition ou souffrent de carence en calorie par jour (c'est-à-dire qu’ils disposent moins de 2.200 kcal/jour).

La sous-alimentation affecte quelque 800 millions de personnes dans le monde, tandis que l'obésité affecte plus de 300 millions de personnes (voir ces articles pour les détails). Selon MSF, en moyenne sur 2009, un enfant est mort de malnutrition toutes les six secondes (soit plus de cinq millions sur l'année). Selon les prévisions, en 2050 la population mondiale devrait atteindre et se stabiliser à 9 Milliards, pour nourrir correctement ces Hommes, il faudrait doubler la production agricole. Cette question en pose d’autres, car en doublant les surfaces cultivables on a le problème de désertification ; en doublant la pêche, on a le problème de dégradation des océans et de surpêche, ou encore en augmentant les rendements, quels impacts sur la biodiversité, la pollution ? 19

Mais la désertification progresse, l’infertilité des sols se généralise, et les ressources viennent à manquer. La prise en compte des contraintes environnementales permettent d'aller vers des productions durables. Le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 105 à 72 millions entre 1999 et 2007. Au total, le taux net de scolarisation au primaire est passé de 82 à 87 % et de 53 à 59 % au secondaire. D’autre part, des millions de personnes vivent avec moins de 1$ par jour. La déclaration du millénaire de l'organisation des Nations unies est une déclaration officielle de l'organisation des Nations unies de l'an 2000, signée le 8 septembre 2000 à New York. Elle affirme entre autres « Nous reconnaissons que, en plus des responsabilités propres que nous devons assumer à l’égard de nos sociétés respectives, nous sommes collectivement tenus de défendre, au niveau mondial, les principes de la dignité humaine, de l’égalité et de l’équité. ». Ainsi, elle défend l'égalisation. Cette déclaration est suivie par l'adoption de huit « Objectifs du Millénaire pour le développement » (OMD) à atteindre en 20152 : réduire l'extrême pauvreté et la faim ; assurer l'éducation primaire pour tous ; promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ; réduire la mortalité infantile ; améliorer la santé maternelle ; combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies ; préserver l'environnement ; mettre en place un partenariat mondial pour le développement. En 1970, l’accroissement démographique et l’explosion des industries ont eu un impact très clair sur l’environnement. Il y a eu une prise de conscience générale. Tout ceci n’a pas laissé les grands de ce monde indifférents.

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5. Du club de Rome aux travaux de l’UICN et du GIEC : la difficile émergence de la prise de conscience environnementale à l’échelle mondiale
La première manifestions de cette prise de conscience a été la création du club de Rome, du Docteur PECCEI dans les années 1968. Ils s’étaient fixé l’idée de parler de parler de la problématique mondiale : la dynamique de l’expansion humaine qui semblait être - sans limite. En 1972 le club de Rome publie son premier rapport en Mars 1972 « The limits to gross » avait pour but de simuler la croissance démographique, en matière de pollution de l’environnement, sur la question de l’exploitation et sur la consommation des ressources non-renouvelables. C’est la première étude importante soulignant les dangers écologiques de la croissance économique et démographique que connaît alors le monde. En envisageant que la croissance économique puisse un jour avoir une fin, et aussi par la principale proposition que l'on en a tirée, mais qui ne s'y trouve pas explicitement (la croissance zéro), ce rapport a suscité de nombreuses controverses. C’est donc la première fois que des initiés et des experts s’interrogent sur ces questions. D’ailleurs, la publication de ce rapport a fait un émoi assez important. L’épuisement des ressources a été un des points les plus sensibles. Mais, en 1975, lors de la guerre de Kippour, les conflits ont entrainé une pénurie de pétrole, et a suscité des interrogations sur notre devenir « sans pétrole ». Ceci a induit des initiatives, des conférences internationales, etc. Quelques phrases de la conclusion du livret : Si les tendances à la croissance qui caractérisent actuellement les sociétés humaine se poursuivent, les limites de al charge utile de la terre seront bientôt atteintes (sans doute en moins d’un siècle). Et il s’en suivra sous une forme ou une autre un effondrement de nos civilisations. Il est encore temps d’éviter un désastre de première grandeur si les tendances actuelles de la croissance sont rapidement maitrisées. Plus nous tarderons pour cette reprises en main, plus elle imposera de souffrances avec des chances réduites de succès. En juin 1972, 1ère conférence mondiale pour l’environnement organisé par les Nations-Unis (sur l’environnement humain) avec les délégués des 113 pays. Avec comme finalité un engagement. Si on se réfère à l’article 2 : « La protection et l’amélioration de l’environnement est une question d’importance * L’importance ici est majeure* qui affecte le bienêtre des populations, et le développement économique l’aveu de la dans le monde entier : elle correspond au veux ardent du monde entier et constitue dégradation de la un devoir de tous les gouvernements ». nature. « Un nombre toujours plus élevé de problème de l’Europe de portée régionale ou mondiale exigeront une coopération étendue entre tous les pays, et une action de la part des organismes internationales et dans l’intérêt de tous. « La conférence demande aux gouvernements et aux peuples d’unir leurs efforts pour préserver l’environnement dans l’intérêt des peuples des générations futurs ». Ce texte historique fait référence en termes de prise de conscience environnementale. Depuis l’ONU a mis en place le PNUE Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est un organisme créé en 1972 ayant pour but de : - coordonner les activités des Nations unies dans le domaine de l'environnement, - assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales, - encourager le développement durable - convaincre les États souverains de s'investir dans le domaine de l'environnement, - d'organiser et de structurer la surveillance de la planète (observation des pollutions), - mise en place d’actions concrètes sur la protection des eaux douces, des sols, des écosystèmes etc... . On met en place des programmes au niveau mondiale, mais en quelque sorte axés sur des territoires précis.

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En 1973, la C.E.E. (bien avant que l’acte unique lui confère des compétences étendues) met en place le premier programme en matières d’environnement. En 1976, la ville des SEVESO en Italie est touchée par une catastrophe majeure libérant de la dioxine : La petite ville de Lombardie, Seveso, en Italie, fut le théâtre d'une grande catastrophe chimique en 1976. En effet, dans l’usine IGMESA (une industrie pharmaceutique), un réacteur chimique a cédé sous l'effet d'une pression excessive résultant d’une réaction exothermique. Un nuage toxique se forme chargé de dioxine et s’abat sur la petite ville de Seveso. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer mais le village est déclaré interdit car trop dangereux. Des milliers d'animaux sont morts, des lésions cutanées proches de l'acné juvénile apparaissent sur la peau des habitants dues au contact de la dioxine et certaines femmes ont préféré avorter plutôt que de donner naissance à un enfant handicapé. Aucun procédé n'a été mis au point pour récupérer la dioxine qui s’est désagrégée dans l’atmosphère au fil du temps. À la suite de cet accident déplorable, une directive dite "Seveso" a été mise en place, chargée d'informer les populations sur les risques chimiques et sur la conduite à tenir en cas de danger. Elle impose aux industriels de faire des études de risque et de développer des moyens de préventions. Cet événement a fait marque et a permis l’ouverture du débat du risque industriel majeur. On a alors entrepris le classement des industries. En 1978, le naufrage de l’AMOCO CADIZ sur les côtes bretonnes, 230.000 Tonnes d’hydrocarbure se déversent. La 2° conférence internationale sur l’environnement a lieu à Nairobi a mis en évidence les échecs _____, et on fait encore état de nouveaux problèmes. En 1984, la catastrophe de Bhopal est survenue durant la nuit, avec une explosion d'une usine Union Carbide de pesticides qui a dégagé 40 tonnes de molécules toxiques dans l'atmosphère de la ville. Cet accident industriel tua officiellement 3 500 personnes, mais fit en fait entre 20 000 et 25 000 décès selon les associations de victimes. Cet événement a été le second repère en termes de risque. L’accident de Tchernobyl en 1986, est un des plus catastrophiques car les dégâts ont surtout été indirects. Il y a eu 31 morts directs et plus de 18.000 morts lié à la catastrophe, plus les dommages collatéraux (cancer, malformations, etc.). Durant la période 1983-1987 suite à la conférence de Nairobi de 1982, les Nations Unis ont décidés de créer une commission spécialisée en matière d’environnement avec une « commission environnementale et du développement ». Madame le Premier ministre irlandais, BRUNDTLAND a permis la publication du rapport du même nom, alliant la question environnementale et économiques, avec comme thématique centrale le développement durable. En 1987, c’est l’adoption du protocole de Montréal concernant les CFC et la couches d’ozone. En 1989, la réunion du G7 ou le « sommet de l’arche » a fait événement puisque dans le rapport, 1/3 des chapitres étaient consacré à l’environnement. En 1990, une conférence sur le climat est organisée à Paris, pour parler des mesures envisageables en matière de lutte contre le réchauffement climatique, et des débats en termes technique.

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En 1992, a eu lieu la 3ème conférence des Nations-Unis sur l’environnement à RIO. C’est l’une des plus importante et, réunissant 12.000 membres du GIEC, 140 chefs de gouvernements, et avait à l’ordre du jour : « la vie de la biosphère au XXIe siècle ». Il y a eu une déclaration solennelle en relation avec le Développement durable et l’environnement : - Protection - Principe du pollueur payeur (PPP) - Adoption du concept d’AGENDA 21 (programme d’action du 21e siècle) - Conférence sur le climat, adoptant la convention de la stabilisation de la concentration des Gaz à Effets de Serre, dans la limites du supportable pour les êtres vivants. - Nouvelles approches sur les politiques de protection de la nature et sur la biodiversité prise dans son ensemble. Il en est ressorti 2 initiatives : - « M.A.B. » (Man and Biosphère) protégeant 300 aires, maintenant l’activité humaine ; l’homme peut continuer à vivre mais en protégeant la nature (exemple parc des Cévennes). - NATURA 2000 : aires d’espaces naturels avec des politiques de gestion, de protection et respect d’espace. En 1997 adoption du protocole de KYOTO avec une baisse de 5,8% du Gaz à effet de Serre. En 2002, conférence de Johannesburg, débattre le développement économique intégrant les questions environnementales. En 2005 c’est la rentré en vigueur du Protocol de KYOTO = 165 pays ont ratifié le traité. Tous pays confondu (en 2007) on en est à plus de 24% d’émissions de CO2 au lieu de -5,8%. L’idée est d’étendre la réduction de CO2 à d’autres domaines qu’à l’industrie, à l’intégration des « puits de carbone ». En 2004, Y. MAATHAÏ (biologiste Kenyane) a travaillé sur un programme de reforestation dans son pays. Pour la première que le Prix Nobel récompense une scientifique œuvrant pour l’environnement. En 2007, Al GORE et le film « une vérité qui dérange » et collectivement du GIEC sont à leur tour désigné prix NOBEL de la paix. En 2011, le Tsunami et les problèmes de gestions qu’a subit la ville de FUKUSHIMA a mis en exergues les doutes sur le Nucléaire. Les allemands appliquent le principe de précautions en mettant en place un plan de sortie du nucléaire.

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Réchauffement climatique – Chronologie
1827. Première description de "l’effet de serre" Le mathématicien et physicien français, Jean-Baptiste Fourier, a recours à l’analogie de la serre pour décrire le phénomène naturel de rétention partielle des radiations solaires par l’atmosphère. 1873. Fondation de l’OMI L’Organisation météorologique internationale (OMI) est fondée à Vienne. Début des observations météorologiques standardisées. 1967. Premières prévisions d’un réchauffement planétaire Deux scientifiques prévoient le doublement de la concentration de CO2 d’ici le début du XXIème siècle et une élévation de la température moyenne de 2,5 degrés. 1979. Première conférence mondiale sur le climat à Genève Lancement d’un Programme de recherche climatologique mondial, confié à l’Organisation météorologique mondiale (OMM), au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et au Conseil international des unions scientifiques (CIUS). 22 mars 1985. Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone [PDF, 78 KO] Les États parties s’engagent à protéger la couche d’ozone et à coopérer scientifiquement afin d’améliorer la compréhension des processus atmosphériques. 16 septembre 1987. Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone Les Etats parties prennent la décision d’interdire la production et l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) responsables de l’amincissement de la couche d’ozone d’ici à l’an 2000. Dès la deuxième conférence des parties au protocole, qui s'est tenue à Londres en juin 1990, les Etats se sont entendus pour renforcer progressivement le dispositif de protection de la couche d'ozone. 1988. Création du GIEC Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat chargé du suivi scientifique des processus de réchauffement climatique. Décembre 1989–janvier 1990. 2ème conférence mondiale sur le climat à La Haye réunissant 149 pays. Les douze Etats de la CEE (Communauté économique européenne) s’engagent à stabiliser leurs émissions de CO2 au niveau de 1990 d’ici à 2000. La déclaration finale préconise la mise en place de négociations en vue d’une convention internationale sur les changements climatiques. 1990. Premier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) Le rapport dresse le bilan des connaissances scientifiques sur les changements climatiques et leurs possibles répercussions sur l’environnement, l’économie, la société. Ce rapport a servi de base scientifique à la Conventioncadre sur le climat (Rio, 1992). 3-14 juin 1992. Sommet de la terre : Rio de Janeiro (Brésil) 131 chefs d’Etat réunis à Rio adoptent l’Agenda 21, liste de 2500 recommandations d’action pour le 21ème siècle. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques [pdf, 69 Ko] est ouverte à la signature. Son objectif est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Après sa ratification par 50 Etats, la convention est entrée en vigueur le 21 mars 1994. 28 mars-7avril 1995. 1ère conférence des Parties à la Convention sur le climat (COP 1) : Berlin Adoption du principe des quotas d'émissions de gaz à effet de serre. Décembre 1995. Second rapport du GIEC Le rapport confirme l’influence des activités humaines sur les changements climatiques et prévoit un réchauffement moyen de 1 à 3, 5 degrés d’ici à 2100 ainsi qu’une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 centimètres.

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8-19 juillet 1996. 2ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Genève Les représentants des gouvernements s’engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète, en fixant des objectifs quantifiés légalement contraignant. 1er-12 décembre 1997. 3ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Kyoto Adoption d’un protocole à la Convention sur le climat dit "protocole de Kyoto" [pdf, 51 Ko] . Il engage les pays industrialisés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5, 2% en moyenne d’ici 2012, par rapport au niveau de 1990. 2-14 novembre 1998. 4ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Buenos Aires La conférence adopte un plan d’action destiné à relancer les mesures décidées à Kyoto. 13-24 novembre 2000. 6ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : La Haye Les négociateurs des 182 pays représentés échouent à trouver un accord sur la mise en œuvre des mesures adoptées à Kyoto. Janvier 2001. Publication du troisième rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat). - Le rapport du groupe I "Changement climatique 2001 : les bases scientifiques" - Le rapport du groupe II "Changement climatique 2001 : impacts, adaptation, et vulnérabilité" - Le rapport du groupe III "Changement climatique 2001 : mesures d'atténuation" 13 mars 2001. Les États-Unis renoncent à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (G.W. Bush) 29 octobre-10 novembre 2001. 7ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech Traduction juridique des règles de mise en œuvre du Protocole de Kyoto. Création d'un comité ad hoc d'observance. Des moyens techniques et financiers sont débloqués en faveur des pays en développement. Mai-Juin 2002. L'Union européenne et ses 15 Etats membres ratifient le protocole de Kyoto, puis le Japon. 22 octobre 2004 La Russie ratifie le protocole de Kyoto et permet son entrée en vigueur (effective le 16 février 2005) Janvier 2006 : 2005, classée année la plus chaude – la température de la terre augmente. Un rapport émanant de la NASA (24 janvier 2006), constate que l’année 2005 a été la plus chaude depuis la fin du 19ème siècle. D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM) la terre s’est réchauffée de 0,8 degré Celsius depuis un siècle et de 0,6 degré depuis 30 ans. 7-17 novembre 2006. 12ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : Nairobi (Kenya) La révision du protocole de Kyoto devra commencer en 2008. Cette révision doit permettre de définir les implications du protocole au-delà de 2012. La question de l’élargissement de l'accord à des pays comme la Chine ou l'Inde, non concernés par la première phase, est posée. La conférence est également centrée sur le renforcement des mécanismes de soutien aux pays en développement, avec la mise en œuvre du Mécanisme de développement propre (MDP), qui permet à des pays industrialisés d'investir dans des pays du Sud pour contrebalancer leurs émissions de gaz à effet de serre ainsi que sur les modalités de fonctionnement du Fonds d'adaptation, destiné à parer aux impacts du réchauffement dans les pays pauvres. En 2007 : Publications du 4ème rapport sur le réchauffement climatique. - 1er volume : « les bases scientifiques » : Les experts confirment le rôle des émissions de GAES et la gravité des changements en cours : augmentation de 1,8°C à 4°C et hausse du niveau des océans de près de 60 cm d'ici la fin du siècle, généralisation de vagues de chaleur et d'épisodes de fortes précipitations. - 2ème volume « Bilan 2007 des changements climatiques » : Impacts, adaptation et vulnérabilité" Le GIEC insiste sur l’impact du réchauffement sur les pays en développement d'Afrique et d'Asie. - 3ème volume : « les mesures d'atténuation » : Le rapport juge qu'une action résolue contre le réchauffement aurait un coût modéré mais que les 20 à 30 prochaines années seront déterminantes. - 4ème volume "Changement climatique 2007 : les mesures politiques" : mise en garde contre les conséquences "soudaines", voire "irréversibles" du réchauffement. Le GIEC prévoit une hausse de température moyenne pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990. 25

22 septembre 2007. Signature de l'accord de Montréal sur l'élimination de substances chimiques appauvrissant la couche d'ozone 190 pays plus l'Union européenne réunis du 16 au 22 septembre à Montréal, signent un accord destiné à accélérer l'élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones). la production de ces substances sera gelée, avant leur élimination totale, qui a été avancée à 2020 pour les pays développés et 2030 pour les pays en développement. 12 octobre 2007. Le prix Nobel de la paix est attribué à l'ancien vice-président américain Al Gore, et au GIEC 3 décembre 2007. Ratification du protocole de Kyoto par l'Australie.

31 mars-4 avril 2008. Ouverture de nouvelles négociations internationales sur le changement climatique : Bangkok (Thaïlande).
1-13 décembre 2008. 14ème Conférence des Nations unies sur le climat : Poznam (Pologne). Volonté de création d'un fonds d'aide aux pays pauvres menacés par les conséquences du réchauffement. Les pays en développement accusent les pays riches de ne pas suffisamment les aider à faire face aux conséquences du dérèglement climatique. 12 décembre 2008. Adoption du "paquet énergie climat" par le Conseil européen [pdf, 179 Ko] Le Conseil européen de Bruxelles adopte un plan de lutte contre le réchauffement climatique pour la période 20132020 : diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES), augmentation à 20% de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’UE et amélioration de 20% de l’efficacité énergétique de l’Union européenne. 7-18 décembre 2009. Le sommet des Nations unies sur les changements climatiques, réuni à Copenhague, s’achève sur un accord a minima. Faute de consensus entre les délégués des 193 pays réunis pour conclure un accord devant prendre le relais du Protocole de Kyoto en 2012, la 15ème Conférence mondiale des Parties sur le climat se termine par l’adoption d’un texte juridiquement non contraignant, mis au point par les États-Unis et quatre pays émergents, la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud. Ce texte affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle mais ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les pays industrialisés s'engagent collectivement à apporter des ressources nouvelles aux pays les plus vulnérables d'un montant total de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012), pour l'adaptation des pays en développement aux effets du réchauffement climatique. Le processus de négociation va se poursuivre, ponctué par une réunion intermédiaire, en juin 2010, à Bonn et une nouvelle conférence, fin 2010, à Cancun. 18 février 2010. Annonce de la démission du secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), Yvo de Boer Dans le même temps, le GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) fait l'objet de controverses concernant le débat scientifique ou la publication de données inexactes. 10 décembre 2010. Accord au sommet de Cancun (Mexique), sur le climat Les 192 pays adoptent à la quasi-unanimité (sauf la Bolivie), un texte mettant en place une série de mécanismes financiers pour lutter contre le réchauffement climatique et promouvoir l'adaptation à ses effets. Un Fonds vert est créé pour soutenir les projets, programmes et politiques d'adaptation des pays en développement. La mise en place du mécanisme REDD (Ressources pour le développement durable) qui consiste à rémunérer financièrement les populations locales impliquées dans la gestion des forêts. L'accord de Cancun ne repose que sur des mécanismes non-contraignants.

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III.

Entre complexité et transversalité : la difficile gouvernance du développement durable. 1. Portée et limites du droit de l’environnement du niveau international au niveau local

Pour que les réformes, les traités soient appliqués, ils doivent s’appuyer sur un cadre juridique. Mais quelle légitimité une loi environnementale a-t-elle par rapport à d’autres lois ? La portée du droit environnemental peut-il s’instituer dans la globalité comme l’est la pollution ? Un droit international est plus que jamais devenu primordial. Le droit de la mer avec les eaux territoriales est protégé par des normes internationales (identification, doublecoque, navigation maritimes). Dans l’ordre des choses, il y a pour l’élaboration d’un traité en 3 temps : - il y a l'adoption d'un texte, d'un protocole c'est un principe que les pays doivent accepter. - Il y a ensuite la ratification après un débat dans chaque pays où le gouvernement prend la décision d'adhérer au protocole. - La promulgation est une officialisation des démarches. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES selon l'acronyme anglo-saxon) est un accord intergouvernemental signé en 1973 à Washington. Il est aussi appelé « Convention de Washington ». La CITES doit garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuit pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages. À cette fin, la CITES fixe un cadre juridique et des procédures pour faire en sorte que les espèces sauvages faisant l'objet d'un commerce international ne soient pas surexploitées. La CITES met périodiquement à jour ses données du commerce international d'espèces protégées et les publie (Aout 2010). Le rôle prépondérant de l’union européenne est un des plus actifs en termes de qualité de l’aire, de l’eau, de la pollution sonore. Les directives européennes vont fixer un objectif à atteindre et un délai pour l’exécuter. Des sanctions peuvent être financière et réclamé pour non-respect de ce délai (cours de justice européenne de la Haye). Il y a aujourd’hui 300 directives et elles concernent 80% de notre législation. Les États-Unis d’Afrique engagent aussi des directives en ces termes. Mais il reste encore beaucoup à faire dans les pays émergeants, où encore là où la stabilité politique fait défaut : Démocratie, stabilité politiques, droit de l’environnement sont les même combats. L’action doit se faire sans doute d’abord au niveau local. On en a l’exemple en Languedoc-Roussillon, que peut-on dire des constructions depuis 1980 qui sont à 80% en zones inondables. Le comportement quotidien, d’éco-citoyens, le respect des lois, et d’abord et avant tout un comportement individuel. La gestion de l’environnement par la norme ISO 14001, la certification, les labels (à l’instar de NF environnement), la fiscalité environnementale.
La série des normes ISO 14000 désigne l'ensemble des normes qui concernent le management environnemental.

L’action locale c’est aussi l’action des collectivités territoriales (+locales), traduisible dans la collecte / tri des déchets, mis en œuvre des documents d’urbanisme, traitements des eaux usées, aménagements / urbanisme respectueux de l’environnement et du paysage.

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Le poids des médias et des ONG, de la transmission de l’information, qui sont des moyens, des acteurs, des atouts est essentiel dans l’action collective, car on doit y trouver ce genre d’information. On peut aussi se demander quel est/sera la place des réseaux sociaux dans quelques années ? Heureusement, au fil du temps, l’environnement a trouvé sa place. Voici quelque association et ONG importantes :
Nom Date Fonction/objectifs Revenu Siège sociale

UICN Union internat. pour la conservation de la nature Type : ONG

1948

Composé au départ de 60 pays, l’UICN connait maintenant 160 adhérents. La mission de l'UICN est d'influencer, d'encourager et d'assister les sociétés dans le monde entier, dans la conservation de l'intégrité et de la diversité de la nature, ainsi que de s'assurer que l'utilisation de ces ressources naturelles est faite de façon équitable et durable. Elle produit des conventions dans le conservation de la nature. Fondation de droit suisses dont les activités sont multiples : Surveillance de l'application de la réglementation internationale et nationale ; Étude scientifique pour diagnostic ou proposition ; Restauration d'espaces naturels dégradés ; Formation ou éducation ou sensibilisation de tout public Elle a lutté pour la bonne application du traité de Washington. Greenpeace international, organisé en sous organisation nationale (40 : France, Royaume-Uni, etc.), est un groupe de plaidoyer luttant contre les plus grandes menaces pour l’environnement et la biodiversité sur la planète. Ils se sont d’abord attaqués aux essais et aux politiques nucléaires, puis aux milieux marins, la pèche, le non-respect des fonds marins. Ces militants tentent surtout de faire des actions spectaculaires pour faire réagir l’opinion, et faire prendre conscience des problèmes environnementaux. En 2010, l'organisation compte 2,9 millions d'adhérents-donateurs

Crédit public

Suisse
(Gland)

WWF World Wildlife Fund
« Fonds mondial pour la vie sauvage »

1961

Mécénat industriel

Suisse (Gland)

Type : ONG

GREENPEACE (International)

1971
(Canada)

Mécénat grand public / don

PaysBas

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2. Institutions et gouvernance environnementale
Les grandes institutions ont besoins pour mener à bien les politiques environnementales, de stabilité, d’une durabilité d’action. D’où la nécessité d’institutions politiques stables. Les décisions doivent être prises sur le long terme. « Après avoir fait la paix entre eux les hommes devront faire la paix avec la nature » De plus nous vivons dans un monde globalisé, ce qui suppose que la politique environnementale devra être elle aussi mondialisé. Néanmoins, la mondialisation est allée beaucoup plus vite que les politiques environnementales. Il faut un ordre mondial, un système internationalisé avec des échanges. Les ONG, les gouvernements participent à cela. UNESCO, banques centrales, ONU, Union Européenne…etc. En Europe, l’Environnement est assurément bien compris aussi bien dans le milieu réglementaire, que politique. C’est elle qui a le plus apporté en la matière avec une volonté de mise en œuvre d'une ambition écologique et sociale. Mais il manque tout de même une politique globale qui unira alors les forces et les possibilités des pays membres. Au niveau national, c’est principalement l’État garant, du respect et de la responsabilité de l’État, des collectivités locales et territoriales qui peuvent exécuter les directives en matières environnementales. Il faut obtenir des territoires bien aménagés avec une bonne gestion des espaces. Du point de vue environnemental, il y a aura 2 type de territoires : - Ceux bien aménagés (Transport en communs ou TCSP, politique de traitement des déchets, bien urbanisé, organisé, desservie, respectueux…). Ceci permet d’avoir une « épargne environnementale » ; - Ceux mal aménagés (irrespectueux, monde de l‘automobile, mitage urbain…etc.). Ces mauvais aménagements accentues la « dette environnementale. »

3.

Économie saine, économies souterraine, religions, éthique et environnement.

Nous sommes rentrés dans la mondialisation des économies en termes des transports, un quasi total échange des flux avec leur forte globalisation. L'économie des marchés et la régulation environnementale peuvent fonctionner que dans un système sain, maitrisé et contrôlé. On note par exemple que des progrès sont en train d’être réalisé, à l’instar du gouvernement chinois. Par contre, au Cambodge, les gouvernements ne peuvent rien faire face au marché illégal du bois, mené par la corruption. Lorsque une activité commerciale est illégale (économie souterraine) et contrôlé par des administrations malveillantes, elle échappe aux gouvernements, à toutes règles de protection et à tout contrôle. Le commerce illicite de l’uranium qui est d’autant plus frappant, et le trafic au niveau de la pêche sont des fléaux ; mais comment les gérés ? Surtout quand le trafic se fait en pleines mers internationales ? La religion n'a pas été créé avec ce soucis de l'environnement c'est pourquoi parfois cela peut nuire aux régulations environnementales (explosion démographique) mais les religions sont bien placée pour répondre à des thématiques environnementales.

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4.

Économie et développement durable - Faut-il toujours produire plus, au-delà de nos besoins ?

De nouvelles notions sont de plus en plus admises : « Revenue Maximal Admissible », « Production/économie éthique » ; « production modérées » ; « équité / équitable » ; « agriculture raisonnée »… On doit favoriser d’autres modes de production, de conception (réduction de la consommation en essence). D’autres idées économiques peuvent servir l’environnement : Prime à la casse/ Bonus Eco a déplacé les achats de 50% sur des petits modèles, plus économes à l’achat, et moins énergivore. Le tourisme responsable du dégât sur les côtes, dans les espaces naturels est remis en questions : « éco-tourisme », destinations moins lointaines. L’éco mobilité, le TGV, le Tram, le TER, le transport en communs, sont de nouvelles méthodes de transport (la SNCF émet moins de 1% de la totalité des émissions du CO2 du pays). Internet est aussi une solution avec la dématérialisation des échanges – la consommation énergétiques des systèmes sera la seconde étape. Bientôt les réseaux sociaux auront aussi leur place dans l’action environnementale, comme elle a agi durant les Révolutions Arabes. L’urbanisme, l’ingénierie, les architectes peuvent avec les progrès techniques à construire de façon plus durables, soit avec l’isolation, les produits et solvants moins polluants, l’orientation, les économies de chauffage ou d’aération, de circulation… Il y a un développement tout azimut des produits « propres ».

IV.

Conclusion

Aujourd’hui, les choses changent ! Dans tous les domaines, on intègre la pensée environnementaliste. Même si les arguments sont encore que marketing, la pensée/l’intention et la mobilisation y est. Les investissements et les banques deviennent éthiques. L’inconscient collectif prendra de plus en plus l’habitude de « faire les choses » de « consommer », de « produire » et de « vivre » de façon durable. On s'aperçoit avec le temps que l'environnement est un bien public qu'il faut préserver. Nous entrons dans l'ère postindustrielle dans lequel il faut investir dans le développement durable qui favorise de nombreuses industries novatrices au détriment de nos industries actuelles. Les choses sont en train de changer, « il est trop tard pour être pessimiste ». Aujourd’hui beaucoup d'investisseurs misent sur les technologies environnementales. L'environnement tirera bénéfice des limites du développement économique car cela ne peut être infini, l'économie verte à de l'avenir.

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