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1ère partie

A. LES RECOURS ADMINISTRATIFS Recours : définition
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(Source : dictionnaire-juridique.com)

« D'une manière générale un recours est le fait d'en appeler à une tierce personne ou à une institution, pour obtenir la reconnaissance d'un droit qui a été méconnu. Les recours peuvent être amiables ou contentieux, et selon l'objet du différend, ils peuvent être civils, ou administratifs. Le procès institué soit devant une juridiction, soit devant des arbitres constitue un recours. Le recours est dit hiérarchique, lorsque, en vertu des règles de l'organisation à laquelle appartient l'auteur de la décision qui fait grief, l'autorité saisie de la réclamation dispose d'une compétence pour l'annuler ou pour la modifier. Le recours est contentieux lorsqu'il est adressé à une juridiction. « Tout acte administratif peut faire l'objet d'une contestation. Celle-ci peut s'exercer au choix de manière administrative :    "recours gracieux" auprès de l'auteur de l'acte, ou "recours hiérarchique" auprès du supérieur hiérarchique de l'autorité ayant pris la décision), ou encore de manière contentieuse (devant la juridiction administrative).

Ces recours exigent donc impérativement qu'il existe une décision administrative préalable, qu'elle soit explicite ou implicite (c'est-à-dire résultant du silence gardé par l'administration pendant plus de deux mois après la demande). ATTENTION : en matière administrative, et sauf exceptions les recours ne sont pas suspensifs de l'exécution de la décision, c'est-à-dire que la décision de l'administration s'applique jusqu'à ce que le Tribunal ait statué sur le recours.

1- Le Recours gracieux
Le recours gracieux dirigé à l'encontre d'une décision est en fait une demande de réexamen, présentée à l'autorité administrative initialement sollicitée et qui a rejeté la demande Il doit être introduit dans les deux mois suivant le refus initial, qu'il soit exprès ou implicite (c'est-à-dire résultant du silence gardé par l'administration pendant deux mois), si l'on veut pouvoir, ensuite, garder la possibilité de saisir la juridiction administrative. Le recours gracieux marque ainsi surtout une étape procédurale, bien qu'il soit conseillé de l'accompagner, dans la mesure du possible, d'explications et d'éléments nouveaux en rapport avec l'objet de la demande, de façon à en renforcer le bien fondé et à mettre entre les mains de l'administration tous moyens susceptibles de la faire changer d'opinion, et donc de revenir sur sa décision initiale. Présentation : 1- Précisions relatives à l'état civil, aux coordonnées postales et éventuellement aux références administratives de dossier (point valable pour tout recours) la décision contestée, qui doit impérativement être jointe en copie. 2- Rappel de la procédure initialement suivie (date, modalités et objet de la demande initiale ; date, objet et motifs de la décision administrative de refus dont le réexamen est sollicité). 3- Exposé de nouveau les éléments de l'histoire et de la situation personnelle et éventuellement familiale du demandeur motivant la demande. Il reprendra ainsi autant que possible l'ensemble des motifs de fait et de droit retenus par l'administration dans la décision contestée pour rejeter la demande, et y opposera tour à tour l'ensemble des arguments susceptible de les contrecarrer. Il s’agit de confronter les motifs du refus administratif à ces éléments, afin d'arguer de l'erreur de fait, de droit ou d'appréciation de l'administration dans sa prise de décision 4- Ce recours s'achèvera par la demande expresse de réexamen de la décision contestée, 5- et sera complétée par une liste exhaustive des pièces jointes, dont la décision de refus initiale.

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Il est en effet nécessaire que le recours, comme la demande initiale, soit accompagné de photocopies des éléments de preuves de la situation du demandeur. Ces copies devront donc être listées et jointes à la correspondance de façon ordonnée.

I.

RECOURS GRACIEUX SUITE A NOTIFICATION DE REJET DE L'ALLOCATION SPECIFIQUE DE SOLIDARITE RECOURS AMIABLE POUR DEMANDE DE PRESTATION FAMILIALE A LA CAF DE PARIS RECOURS GRACIEUX AU PREFET DE SEINE SAINT-DENIS DECISON SUITE A RECOURS GRACIEUX AUPRES DE LA MDPH /

II.

III.

IV.

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Maison Départementale des Personnes Handicapées de Paris V.
RECOURS AMIABLE DEVANT LA COMMISSION DE MEDIATION DEPARTEMENTALE DU LOGEMENT (DALO)

2- LE RECOURS HIERARCHIQUE
Il s'engage soit en cas d'échec du recours gracieux (mais attention alors aux délais : voir ciaprès), soit à la place de celui-ci. Il s'adresse au supérieur hiérarchique de l'autorité initialement saisie de la demande (le ministre par exemple,). Il vise à solliciter de ce supérieur hiérarchique le réexamen du dossier et qu'il revienne sur la décision prise par son subordonné. Il s'articule comme le recours gracieux, et doit lui aussi être accompagné de l'ensemble des éléments de preuves, listés et ordonnés, attestant de la situation dont il s'agit. Notons qu'un double recours administratif (gracieux puis hiérarchique) ne peut proroger par deux fois le recours contentieux. Ce délai de recours ne peut être prorogé* qu'une fois. (*être prolongé du délai fixé précédemment) En pratique, cela signifie que si l'on décide de faire un recours hiérarchique après l'échec d'un recours gracieux, il faut former en même temps un recours contentieux (à moins que l'on y renonce).

3- LE RECOURS CONTENTIEUX

Toute décision administrative peut faire l'objet d'une contestation juridictionnelle auprès du Tribunal administratif géographiquement compétent : - soit celui dans le ressort duquel a son siège l'autorité qui a pris l'acte contesté, - soit celui dans le ressort duquel est situé le domicile du requérant. Ce recours doit être introduit dans les deux mois - suivant la notification de la décision de refus initial ou refus consécutif au rejet du recours gracieux ou hiérarchique) - ou dans les deux mois suivant la date à laquelle le refus implicite de l'administration est constitué. Le plus souvent, un tel recours contentieux est introduit après l'échec des voies de recours administratives. Toutefois, il peut être directement introduit dès réception du refus initial, ou dès lors que le refus implicite est constitué. Il est évidemment préférable de n'engager cette action qu'avec l'assistance d'un avocat, ou d'un juriste spécialisé.
Toutefois, en cas de risque que le délai de recours utile arrive à terme (risque de forclusion), il peut être nécessaire de s'assurer d'une requête introductive d'instance, qui permet de respecter les délais de recours, à charge pour l'avocat de compléter par la suite la requête par la voie d'un mémoire complémentaire.

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Le recours contentieux n'est en règle générale pas suspensif de l'exécution de la décision.
(Aussi, il est possible, en cas d'urgence, de saisir en parallèle la juridiction d'une demande en référé tendant à faire suspendre l'exécution de la décision, en l'attente de la décision de justice relative à la légalité et au bien fondé de celle-ci. Là encore, l'assistance d'un avocat ou d'un juriste spécialisé est nécessaire.)

Le recours contestant la légalité et/ou le bien fondé d'une décision administrative doit comporter, outre les informations relatives à l'état civil et aux coordonnées postales du demandeur, la mention précise des références de la décision contestée, qui doit impérativement être jointe en copie. Il exposera ensuite un rappel des faits et de la procédure suivie, avant d'envisager une discussion sur les motifs de fait et de droit ayant entraîné la décision. Il conclura à l'annulation de la décision administrative. Le recours doit être adressé par courrier ou déposé au greffe du tribunal administratif, accompagné d'un timbre fiscal. NB : attention au nombre de copies du dossier à envoyer

VI.

REQUÊTE VISANT A L'ATTRIBUTION D'UN LOGEMENT

Requête réalisée couramment par les écrivains publics d’AIDEMA 19 Une seconde requête peut être effectuée (voir modèle adressé par courriel) 5

VII.

REQUETE CONTENTIEUSE - PRISE EN CHARGE DE LA TENOSYNOVITE EN MALADIE PROFESSIONNELLE AUPRES DU TRIBUNAL DES AFFAIRES DE LA SECURITE SOCIALE

B. HISTORIQUE

Définition : l'historique correspond à une volonté d'établir et de conserver la mémoire des événements passés Très utile pour : - présenter de manière synthétique une situation personnelle complexe, - éviter des problèmes de communication et de compréhension d’une situation de la part d’une personne ayant des difficultés d’expression orale. Je l’ai utilisé avec succès pour présenter: - une situation de licenciement devant le Tribunal des Prud’hommes (voir document joint) - un argumentaire destiné à l’Inspection du Travail licenciement (voir document joint) et à l’avocat suite à une lettre de 6

- une affaire d’escroquerie concernant deux commerces (document non communiqué). A mon sens, pour être efficace l’historique doit : - décrire clairement des faits (quoi) et des circonstances précises (date et heure, lieu, identité des personnes…), en établissant si possible la confrontation des faits (voir II), - dans l’ordre chronologique, - les conséquences concrètes, - en énumérant les documents qui attestent de la situation décrite.

I.

DEMARCHE REUSSIE : HISTORIQUE DE LICENCIEMENT POUR AUDIENCE AUX TRIBUNAL DES PRUD'HOMMES ARGUMENTAIRE SUITE A LA LETTRE DE LICENCIEMENT EN FEVRIER 2012 D’UNE AIDE SOIGNANTE DANS UNE CLINIQUE PRIVEE A PARIS

II.

C. NOTE
NOTE A UNE ASSITANTE SOCIALE POUR UNE DEMANDE DE LOGEMENT

Madame ............... ................................. 75019 PARIS MOTIF DE MA DEMANDE DE LOGEMENT Ma fille, âgée de 46 ans est atteinte d’une grave maladie depuis 1988, et vivait à mon domicile où je l’assistais en permanence dans ses soins quotidiens. Sur avis médical, dans le but de préserver ma propre santé suite à plusieurs séjours en hôpital consécutifs à l’état de santé de ma fille, et mon état de santé contribuant à l’aggravation de celui de ma fille, elle a pu bénéficier de l’attribution d’un logement social en 2003. Lors des périodes au cours de laquelle ma fille est victime de maladies opportunistes, il est impératif qu’elle puisse séjourner temporairement à mon domicile en raison des soins qui lui sont prescrits, et de la surveillance permanente (jour et nuit) que nécessite son état. Fait à Paris, le 15 janvier 2011

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2ème partie
MEDIATEURS ET CONCILIATEURS
LES MEDIATEURS 8 La médiation est née d’une volonté d’aider à la pacification du lien social grâce au concours d’un tiers neutre, indépendant et impartial. Né dans les années 90, encouragé par l’Europe, ce mode amiable de résolution des différends, conventionnel ou judiciaire, bénéficie aujourd’hui d’un cadre légal complet dans ses cinq champs (civil, conventionnel, judiciaire, social et administratif) Plateforme de la Médiation Française

1. Le Défenseur des Droits (anciennement Médiateur de la République) Depuis le 1 mars 2011, le Défenseur des Droits a repris les attributions du Médiateur de la République. Depuis le 1er mai 2011, il regroupe également la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). 1 Principe La médiation s’impose aujourd’hui comme une méthode originale et efficace de règlements des conflits : plutôt que par la contrainte qui heurterait les services et irait à l’encontre de l’objectif recherché, c’est par la concertation qu’entend agir le Médiateur de la République au travers de «recommandations » et de « propositions ». 2 Rôles Le Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante spéciale. Inspiré de l’Ombudsman suédois et du commissaire parlementaire anglais, son rôle est de dénoncer les travers de l’administration. Il est nommé par le Conseil des ministres pour 6 ans non renouvelables. Ce caractère non renouvelable est une condition de son indépendance : il ne reçoit pas d’ordre et ne peut être relevé de ses fonctions qu’en cas d’empêchement dûment constaté (soustraction au pouvoir hiérarchique).

Il ne peut être saisi directement par des particuliers mais seulement par l’intermédiaire d’un parlementaire (député ou sénateur du choix de l'administré). Dans les faits, il peut être saisi directement. Dans ce cas, il transmet la plainte à un parlementaire pour que celle-ci lui soit communiquée dans les formes. S'il est saisi directement en cas d’urgence et pour une situation d'une importance particulière, la saisine est régularisée a posteriori. Sa compétence est très étendue et comprend l’activité des administrations d’État, des collectivités locales, des établissements publics, et les organismes chargés d’une mission de service public. Depuis le texte de 1973, 5 lois ont étendu les compétences du Médiateur :

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La loi du 24 décembre 1976 : renforce les liens avec le Parlement, précise les relations avec les juridictions, élargit les bases de l’action en équité, autorise la proposition de réforme législative. 1989 : renforcement de l’indépendance du Médiateur. 1992 : les personnes morales peuvent saisir le Médiateur. 2000 : le Médiateur peut s’autosaisir en matière de réforme ; consacre l’existence des délégués et définit leur rôle, instauration de la présentation d’un rapport annuel au Parlement. 2004 : les délégués exercent leurs fonctions à titre bénévole.

3 Les délégués du Médiateur de la République Les délégués (actuellement environ 300) sont nommés pour une durée d'un an renouvelable. Ils effectuent des permanences dans les Préfectures, voire les mairies, les maisons de la Justice et du Droit, maisons des services publics ou des centres sociaux. Ils doivent consacrer au moins deux demi-journée par semaine à la mission qui leur est confiée en raison de leurs compétences professionnelles (juridiques, administratives, rédaction, qualité relationnelle, connaissance des différentes formes de médiation...) Contrairement au Médiateur de la République, le délégué est un interlocuteur direct. En cas d'échec de son intervention, il oriente le citoyen vers un parlementaire qui devra porter la réclamation à la connaissance du Médiateur de la République.

4 Pouvoirs Sa force vient du fait      qu’il est libéré de toute procédure pour dénoncer l’illégalité ou l’inefficacité de l’administration. Il n’a pas de pouvoir de sanction ; il peut seulement recommander une solution appropriée au cas précis. Il dispose de pouvoirs d’instructions. Il peut aussi, bien qu’il ne l’ait jamais fait, saisir le parquet. Enfin avec ces informations collectées, il peut proposer des réformes globales.

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Il n’a pas le pouvoir d’empiéter sur les tribunaux (impossibilité d'intervenir dans une procédure engagée devant un tribunal ou de remettre en cause le bien-fondé d'une décision rendue par un tribunal). Toutefois, s’il ne parvient pas à une solution acceptée avec l’Administration, il dispose de pouvoirs particuliers :

un pouvoir disciplinaire de substitution : il peut engager une procédure disciplinaire à l’encontre d’un agent manifestement fautif si l’autorité compétente refuse de le sanctionner. un pouvoir d’injonction : il peut, « en cas d’inexécution d’une décision de justice », obliger l’Administration à s’y conformer dans un délai qu’il fixe. Si cette injonction n’est pas suivie d’effet, l’inexécution de la décision de justice peut faire l’objet d’un rapport spécial, publié au Journal Officiel. un pouvoir d’enquête : Les ministres et toutes les autorités publiques doivent faciliter la tâche du Médiateur de la République et leur concours peut s’avérer précieux dans des domaines complexes et sensibles : il peut, par exemple, demander à la Cour des Comptes d’ouvrir des enquêtes et de fournir une expertise technique. un pouvoir de réforme : Le Médiateur a la possibilité de demander la modification de la loi ou du règlement par une proposition de réforme, au-delà des cas individuels qui lui sont soumis, afin d’améliorer le fonctionnement de l’administration ou empêcher les situations injustes de se reproduire.

Tous ces pouvoirs sont les garants de l’indépendance et de l’efficacité de l’action du Médiateur de la République. Le Conseil d’État a confirmé (arrêt Retail du 10 juillet 1981) que le Médiateur est bien une autorité administrative indépendante. À ce titre, les actes accomplis dans le cadre de sa mission de Médiateur ne sont pas susceptibles de recours devant le juge administratif.

5 - Qui peut faire appel au Médiateur de la République?

Toute personne qui, sans critère de nationalité, se trouve en désaccord avec un service de l’Etat, une collectivité territoriale ou tout organisme de service public. Par exemple : • les usagers des services publics tels que les ministères, Caisses d’Allocations Familiales, hôpitaux, préfectures, centres des impôts, etc. • les clients d’une entreprise publique telles que EDF, GDF, SNCF, etc. • les fournisseurs d’un organisme public. Une personne physique (agissant pour son propre compte) ou morale (agissant au nom d’une association, d’une société ou d’un groupe) qui a déjà tenté de résoudre son problème avec le service mis en cause. Les membres du Parlement peuvent également saisir de leur propre chef le Médiateur de la République pour une question qui relève de sa compétence. Le site du Défenseur des Droits apporte les précisions suivantes :
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 

(rappel) Toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’une administration ou d’un service public ; Toute personne qui invoque la protection des droits d’un enfant ou une situation mettant en cause son intérêt, qu’il s’agisse de l’enfant lui-même ou son représentant légal, un membre de sa famille, un service médical ou social ou une association de défense des droits de l’enfant ; Toute personne s’estimant victime d’une discrimination commise par une personne privée ou publique ; Toute personne qui a été victime ou témoin, sur le territoire de la République, de faits dont elle estime qu’ils constituent un manquement à la déontologie par des personnes exerçant des activités de sécurité ; Le Défenseur des droits peut également décider de se saisir d’office.

6 - Quel sont les cas où le Médiateur de la République ne peut pas intervenir? • les litiges entre particuliers • les conflits d'ordre hiérarchique ou disciplinaire entre les administrations et leurs agents • l’intervention directe auprès d’un juge, visant à orienter le cours d’une procédure ou à contester une décision de justice rendue.

• les conflits entre un usager et une administration étrangère ; la réclamation peut éventuellement être réorientée vers les services de médiation du pays concerné.

II - RECOURS AUPRES DU DELEGUE DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE

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2. Autres Médiateurs et conciliateurs
2 - 1 Médiateurs

a) Tour d’horizon des Médiateurs - Le site de la Mairie de Paris relève la liste du Club des Médiateurs de Services au Public qui dispose d'un site Internet grand public, entièrement consacré à la médiation institutionnelle. L'indépendance, l'impartialité et la confidentialité de chaque Médiateur sont garanties et consignées dans une Charte qui les engage à respecter une déontologie. Lire en annexe la liste complète des 21 Médiateurs de Services au Public - Autres Médiateurs du secteur privé : Consulter le site conso.net (mis à jour le 12.11.2012) http://www.conso.net/page/bases.5_vos_droits.4_dossiers_juridiques.1_les_mediateurs./# vente

b) Quelques médiateurs qui peuvent être utiles pour nos démarches…

o Médiatrice de la Mairie de Paris La Médiatrice n'est compétente que pour les réclamations concernant les décisions et le fonctionnement des administrations municipales (municipalité et département).

o Médiatrice du Locataire (Paris Habitat) - Mis en place en mars 2011 - Paris Habitat – La Médiatrice du locataire – 21 bis rue Claude Bernard – 75005 Paris

- Pour tout locataire de Paris Habitat - OPH, titulaire d’un bail pour un logement, un parking, un local commercial ou associatif, un atelier d’artiste… - Pour un problème persistant ou un différend avec les services de Paris Habitat-OPH qui vous concerne directement soit dans votre logement ou votre environnement : contrat de location, contestation des loyers et des charges, demande de travaux et leur qualité, l’entretien des espaces communs. Sont exclus : les demandes de changement de logement, les conflits d’ordre privé et les litiges en procédure judiciaire. 13

o Médiateurs des banques Association Française des Usagers des Banques (AFUB) : « - La Loi du 11 décembre 2001 a consacré la démarche de l'AFUB en imposant aux établissements bancaires de se doter de médiateur (art. L.312-1-3 CMF). - Il faudrait que ces organes soient dotés de compétences et de pouvoirs réels. Or, à cet égard, les banques ont recours le plus souvent à des personnalités extérieures dont la compétence paraît parfois divinatoire - problème de la réalité des compétences et des pouvoirs qui lui sont conférés, notamment à l'égard des cadres de la banque elle-même. - En janvier 2010, force est de constater que l'activité et le rôle de ces "médiateurs" restent encore limités, certaines banques ne communiquant aucune coordonnée de médiateurs, ceci en infraction de la Loi. » La liste des médiateurs des banques se trouve sur le site l’afub.org

o Médiateur de l’Eau - A pris ses fonctions en octobre 2009 pour régler les litiges datant de moins de deux ans opposant les consommateurs avec les sociétés privées de distribution d’eau. - Son service devrait être, par la suite, compétent aussi pour les contentieux avec les régies municipales. - Pour solliciter une intervention du médiateur, le consommateur doit envoyer un courrier à Médiation de l’eau, BP 40 463, 75366 Paris Cedex 08. Le consommateur doit préalablement avoir sollicité le service de réclamation de son distributeur. - L’acceptation du dossier par le médiateur suspend les délais de recours légaux devant les tribunaux.

o Médiateur des assurances

- Médiation assurance – FFSA - 26 Bd Haussmann - 75009 Paris - Ne pas omettre d’adresser par lettre recommandée avec AR un double de la lettre de saisine à son assureur ; c’est en effet la date de cette dernière qui fait courir le délai de 2 ans au delà duquel l’action est prescrite. - Le médiateur doit rendre son avis dans un délai de 3 mois maximum pour le GEMA et de 6 mois maximum pour la FFSA. - Il est important de savoir que l’avis du médiateur des mutuelles s’impose (la Mutuelle ne peut que s’incliner) contrairement à celui du médiateur des Compagnies d’assurance qui n’a aucun caractère obligatoire. - L’assuré, s’il n’est pas satisfait de la proposition d’accord qui lui est faite, peut saisir la justice.

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o Médiateur de la Sécurité sociale http://www.lesmetiersdelasecuritesociale.fr/nos-metiers/les-metiers-de-la-relation-et-duservice/mediateur-de-la-securite-sociale.html NB : si le métier existe, aucun contact n’est indiqué. Il semblerait qu’il s’agisse du Conciliateur de l’assurance maladie

o Médiateur de l’Assurance Retraite (2013) L’Assurance retraite a nommé un médiateur. Ce nouveau service concerne dans un premier temps les assurés relevant des caisses régionales Centre, Languedoc-Roussillon, Normandie, Nord-Picardie. Il a vocation à s’étendre à l’ensemble du territoire à compter de 2013. Dans quelles situations intervient-il ? Si votre demande porte sur votre notification de retraite (document précisant notamment sa date d’effet et son montant), vous pouvez saisir le médiateur après l'avis rendu par la commission de recours amiable. Si votre demande ne porte pas sur votre notification, elle doit d’abord être adressée par écrit à votre caisse régionale. Si vous n’êtes pas satisfait de la réponse qui vous est faite, vous pouvez alors saisir le médiateur. À réception de votre demande, le médiateur en vérifie la recevabilité. Il étudie uniquement les dossiers ayant déjà fait l’objet d’une réponse écrite de votre caisse régionale. Si votre demande est recevable, le médiateur en accuse réception dans un délai de 15 jours. Il procède ensuite à l’examen de votre dossier. Il peut vous fournir une explication concernant la décision prise par votre caisse régionale. Il peut également émettre une recommandation à votre caisse régionale pour le réexamen de votre demande.

La décision finale est du ressort de votre caisse régionale. Vous serez informé des suites données à votre demande. Le recours au médiateur n'interrompt pas le délai légal de deux mois pour saisir le Tribunal des affaires de sécurité sociale.

o Médiateur du Pôle Emploi  National : - Le médiateur Pôle emploi - Direction Générale 1 avenue du Docteur Gley - 75987 Paris Cedex 20 Ile-de-France : Le médiateur Pôle emploi - Direction Régionale Immeuble le Pluton - 3 rue Galilée - 93884 Noisy-le-Grand cedex

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LES CONCILIATEURS o Le conciliateur départemental de l’assurance maladie Il est le correspondant du Défenseur des Droits C'est un collaborateur désigné par le Directeur après approbation du Conseil de la Caisse. Il ne peut y avoir qu'un seul conciliateur par caisse primaire. Peut être saisi par tous les interlocuteurs de l'assurance maladie : usagers, professionnels de santé, employeurs. Doit être saisi avant toute démarche devant un tribunal. Les modalités de saisine varient selon les caisses. Il convient de se renseigner auprès de la caisse d'assurance maladie dont dépend l'usager. Le médiateur étudie la demande de l'usager. Il n'a pas vocation à trancher un litige mais à établir ou rétablir une communication entre l'usager et la caisse : il peut ainsi expliquer la décision contestée, proposer à la caisse une décision qui mettrait fin au différend... Le conciliateur intervient essentiellement dans les cas où :
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vous êtes insatisfait de la réponse apportée à votre demande, vous n'avez pas reçu de réponse à votre demande, vous ne parvenez pas à trouver un médecin traitant, vous rencontrez des difficultés pour obtenir, dans un délai satisfaisant, un rendez vous auprès d'un spécialiste dans le cadre du parcours de soins coordonnés, le professionnel de santé refuse de vous recevoir du fait que vous bénéficiez de la Cmuc, ou s'il ne vous a pas accordé le tiers payant à ce titre,

vous connaissez des difficultés particulières ou persistantes avec l'Assurance maladie.

Les réclamations, purement techniques, portant notamment sur les montants, les délais de remboursement des soins sont traités par l'agence experte et ne font pas l'objet de saisine du conciliateur. Source : Assurance maladie du Calvados (3 octobre 2012) 16 o Conciliateur du Tribunal d’Instance I. DEMANDE DE CONCILIATION AU TRIBUNAL D’INSTANCE

o Conciliateur fiscal III - DEMANDE DE REMISE GRACIEUSE AU CONCILIATEUR FISCAL DEPARTEMENTAL Annexe : Liste des 21 Médiateurs du Club des Médiateurs du Service Public

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