VENDEE GLOBE 2012
GROUPE BEL
KITO DE PAVANT




REVUE DE PRESSE
 
 
 
 
 
Pré‐bilan médias chiffré ‐ réalisé le 22 novembre 2012 – Windreport’ 
 
A RETENIR 
 
‐  Un  plus  d’être  un  ‘bon  client’  pour  les  journalistes,  Kito  s’est  montré  particulièrement  généreux 
avec les médias, diffusant un message accessible pour le grand public et basé sur l’humain, boostant 
ainsi avec sincérité un capital sympathie/respect record depuis le début du projet.  
 
‐  Cet  intérêt  s’est  traduit  par  une  multiplication  des  interventions  tv  et  radio,  notamment  en  direct 
ou  via  des  sujets  dans  des  émissions  à  forte  audience  (JT  TF1,  Télématin,  Moscatto  Show,  Matinale 
ou Le Supplément de Canal+…).  
 
‐  Cet  intérêt  s’est  également  traduit  par  la  couverture  massive  de  l’accident  que  l’on  peut  justifier 
également par l’aura du Vendée Globe mais l’abandon a été très largement relayé. Attendre l’étude 
argus pour chiffrage précis. 
 
> En résumé, Kito et le projet Bel ont encore renforcé leur stature médiatique, ce qui se ressentait 
déjà avant le départ et avant l’accident.  
  
 
1. Au total, de sept et mi‐nov. Kito a répondu à 95 interviews, tous médias confondus. 
 
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2. Diffusions TV & Radio  
 
> Avant l’accident : entre le 5 et le 11 nov.  
 
// 80 passages TV en 7 jours 
 
Répartis sur : 
 
TF1 
France 2 
France 3 Pays de Loire 
France 3 Languedoc  
Canal + 
I‐Télé 
Infosport 
France 3 Bretagne 
BFM TV 
Equipe TV 
France 3 
France 3 Aquitaine 
TV Sud 
 
 
 
 
 
 
 
 
// 50 passages radio en 7 jours  
 
Répartis sur : 
 
Chérie FM 
Europe 1 
France Bleu Armorique 
France Bleu Breiz Izel 
France Bleu Hérault 
France Bleu Loire Océan 
France Bleu National 
France Info 
France Inter 
Hit West 
Le Mouv’ 
RMC 
RTL 
Sud Radio 
 
 
> Après l’accident : entre le 12 et le 22 nov.  
 
// 130 passages TV en 10 jours 
 
// 170 passages Radio en 10 jours 
 
> TOTAL période : entre le 5 et le 22 nov  
 
// 210 passages TV en 17 jours 
 
// 220 passages Radio en 17 jours 
 
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3. Kito a réalisé 18 directs (ou condition du direct) en TV et Radio :  
 
TV : 
BFMTV : plateau en direct des Sables  
BFMTV : direct depuis le PC presse du Vendée Globe à Paris 
Canal + : La Matinale, Ariane Massenet, en studio à Paris  
Canal+ : Le Supplément, Maitena Miraben, en studio à Paris 
France 3 National : itw live en sortie de chenal 
France 3 : itw live avant départ ponton  
France 3 Languedoc : plateau en direct des Sables 
I‐Télé: plateau en direct des Sables 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
RADIO : 
Europe 1 : journal mi‐journée par téléphone 
Le Mouv’ : émission Allo la Planète, pendant le convoyage 
France Info : en studio à Paris, journal de la mi‐journée 
France Info : le 17‐19 en direct des Sables  
France Info : en studio à Paris, journal de 18h 
France Inter : émission Les Petits Bateaux, enregistrée dans les conditions du direct à Paris 
France Bleu Breiz Izel : spéciale Vendée Globe par téléphone 
France Bleu Loire Océan : direct depuis le studio sur le village des Sables  
RMC : Moscatto Show depuis les Sables 
RTL : émission ‘On refait le match’ enregistrée dans les conditions du direct aux Sables 
 
‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 
 
 
PRESENCE MEDIAS 
 
De sept à mi‐novembre, Kito a répondu à 95 interviews, tous médias confondus, dont 19 directs. 
 
1  500  piges  (presse  +  radio  +  TV)  à  traiter  par  l’Argus  pour  le  bilan  chiffré  à  paraître  fin  2012. 
 
Entre le 5 et le 11 nov, avant l’accident (7j) : 80 passages TV et 50 passages radio. 
Entre le 12 et le 19 nov, après l’accident (8j) : 130 passages TV et 170 passages radio.  
Total de 430 passages radio et tv confondus en 15j soit près de 30 par jour. 
 
Emissions à forte audience : JT TF1, France 2, Télématin, Tout le Sport, La Matinale de Canal +, Le 
Supplément  de  Canal+,  les  Matinales  infos  de  BFMTV,  I‐Télé  et  LCI,  Moscatto  Show  de  RMC, 
journaux  mi‐journée  de  France  Info,  France  Inter,  RTL  et  Europe  1,  Les  P’tits  Bateaux  de  France 
Inter, etc… 
 
 
LE BLOG 20 MINUTES 
 
10 000 visiteurs uniques depuis début novembre 
18 000 pages vues 
 

VendéeGlobe:KitodePavant:«J'aimerais
qu'ilyaitplusdeskippersenMéditerranée»

Lundi23juillet2012à10h39,ParMollaret,Guillaume.LeskipperdeGroupeBelprépareactuellementleVendée
Globe-letourdumondeensolitaire,sansescale,etsansassistanceàPort-Camargue(Gard).SonImoca60estau
chantieretretrouveralamerenseptembre.

-KitodePavant.Créditsphoto:RichardSprang/GroupeBel.

Vousavezdémâtéenmai,surl'EuropaWarmup.Dansquelétatd'espritêtes-vous?
C'estsurquecen'étaitpasunebonnenouvelle.Maisquelquepart,onaeudelachancedansnotremalheur
puisqu'onapucomprendrecequ'ils'estpassé.Onn'aperduaucunepièce,donconn'apuidentifierleproblème.Ona
donclancélafabricationd'unnouveaumâtde28mètresquivaarriverdanslespremiersjoursdeseptembre.Comme
ça,onpourravaliderlenouveaumatériellorsduconvoyageverslesSablesd'OlonnepourleVendéeGlobe(départ
prévule10novembre2012,ndlr).

Quelsserontvosobjectifssurcetourdumondesansassistanceetsansescale?
Terminerletourdumondeestdéjàuneambition!Etpuisj'aimeraisaussiraconterunebellehistoireavecmon
sponsor,GroupeBel.Can'apastoujoursétéfacilepoureuxcarmesrésultatsn'ontpastoujoursétéaurendez-vous.
Sionarriveaubout,onneserapasmalclasséàl'arrivéeauxSablesd'Olonne.Onabesoind'unrésultatpositif.En
termesdeperformance,onn'arienàenvierauxnouveauxbateaux.

Commentoccupez-vousvosjournéesdanscetteattente?
Toutel'équipe-noussommeshuit-travaillesurlebateauquiestauchantieràPort-Camargue.Onfaitl'inversedes
plaisanciers!Onremetlebateauàl'eauquandletempssegâte(rires).Ontravaillesurlamétéo,lafaçonderéparer
ouremplacercertainespièces.Ontravailleaussiàréduirel'énergieconsomméesurlebateau.Etpuisjemetiensen
formephysiquementavecdurameur,delacourseàpieds.Jen'auraipasdroitàuneassistanceextérieurependant
troismois.C'estbeaucoupdepréparation.

Vousêtesundesseulsmarinsinstallésenméditerranée...
C'estunsupercoin.Là,j'ailebeautemps,enBretagneilssouffrentunpeulà(rires).J'aimeraisqu'ilyaitplusde
skippers.Jeregrettequ'onnesoitpasplusnombreuxafindeseconfronter,sepréparer,àl'approchedescourses.
J'aimeraisqu'unegrandecoursesedisputeànouveauici...

Quelestvotrepland'eaufavori?
LaMéditerranée.Jel'aimeautantquejeladétesteenfait.Surleplanculturel:l'Espagne,leMaroc,laSyrie...C'est
d'unerichesseincroyable...Parcontre,c'estvrai,pourlanavigationcen'estpastoujoursfacile!
FAITS DIVERS RÉGION SABLÉ SOUVENIRS SORTIR SPORTS PETITES A NNONCES E LA FLÈCHE MAINE-ET-LOIRE PAYS MAYENNAIS S LOU LOUÉÉÉÉ BR BRÛÛÛLO ÛLONN MAL MALICO O ICO ORRRRRRRNNNNNE RRRRN AAAUT AUT AU A OUR OUR DE DE SA SA ÉÉ BLÉ BLÉ
SABLÉ
Ville de
JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012
16
L'agenda...
SABLÉ-SUR-SARTHE
Mouvement populaire des
Familles - Permanences
tous les mardis et jeudis
de 14h à 17h et les vendre-
dis de 9h à 12h. Pour les
ateliers, reprise dès le 1
er
octobre.
Accueil, écoute, orienta-
tion, y compris les person-
nes âgées en recherche
d’hébergement pour les
personnes nécessiteuses.
Alpha Sablé recherche
des bénévoles -
L'association Alpha Sablé
relance ses activités d'al-
phabétisation et de remise
à niveau. Pour ce faire,
elle recherche des béné-
voles qui peuvent donner
1 à 2 heures par semaine
pour des cours en indivi-
duel ou des ateliers d'ex-
pression ou d'informati-
que ou des jeux de
mémoire.
Renseignements au 06 07
95 61 79 ou se présenter
au local le mardi matin
entre 9h30 et 11 h.
Banquet des 70 ans - Le
banquet des 70 ans de
Sablé aura lieu samedi 27
octobre. Renseignements
au 02 43 92 45 86 ou 02 43
92 37 42.
Formation à l’informatique
- A partir du lundi 1
er
octo-
bre, de 13h à 14h15 (durée
5 mois, hors vacances
scolaires), les Aînés
Saboliens proposent à ces
adhérents et sympathi-
sants une initiation à l’in-
formatique (traitement de
texte, tableur, internet,
etc) au cybercentre de
Sablé. Contact : 02 43 92
11 38.
Cours de danse - Cours de
danse classique hors cur-
sus à partir de 15 ans et
adultes, le mardi de 20h15
à 21h45 avec Valérie
Balme. Inscriptions et
renseignements à la mai-
son des arts et des ensei-
gnements, 16, rue Saint-
Denis, 72300 Sablé-sur-
Sarthe.
MENU
RESTAURATION
SCOLAIRE
Lundi 1er octobre : Velouté de
Potiron maisonSpaghetti au
thon,tomate et basilic - Brie -
Fruit de saison.
Mardi 2 octobre : Céleri et
pomme fruit en rémoulade -
Poulet rôti au thym - Frites -
Cantadou - Mix lait framboise et
biscuit
Mercredi 3 octobre : Menu bio :
Betterave vinaigrette - Bœuf
mode - Carottes au jus -
Camembert - Fruit de saison
Jeudi 4 octobre : Taboulé - Rôti
de porc, jus tradition - Légumes
façon maillot (carotte ,haricot
vert et petits pois) - Samos - Cake
au citron Maison.
Vendredi 5 octobre : Crèpe aux
champignons - Pot au feu et ses
légumes - Tomme blanche - Fruit
de saison.
I 6
ème
label d'or pour l’école d’arbitrage
Samedi,le club de handball
s'est vu décerner son 6ème
label d'or pour son école d'ar-
bitrage qui est composée de
25 jeunes élèves arbitres de
10 à 18 ans qui sont encadrés
par 9 adultes, 4 arbitres
seniors, 2 espoirs féminins.
“Depuis 2003, nous lan-
çons une école d'arbitrage
chaque année. Nous nous
auto alimentons et c'est la
rançon du succès”, affirme
Thierry Hamelin, le responsa-
ble de la structure au club qui
a comme objectif de valoriser
la fonction d'arbitre et per-
mettre à certains jeunes de se
réaliser ailleurs que dans la
pratique sportive.
Un binôme féminin, Julie
Tissier et Florine Martineau
arbitre au niveau national.
Les plus motivés et les plus
performants vont vers la case
départementale puis la case
régionale.
La remise du label s'est faite
en présence d'Alain
Poissenot, vice président de la
ligue et de Didier Corgne,
vice président départemental
du comité qui ont remis des
tee-shirts et des chasubles à
l'issue du tournoi de jeunes
qui a relancé la saison.
25 jeunes handballeurs s'investissent dans l'école d'arbitrage
I La rentrée pour les scouts
Les scouts et guides de France ont passé une bonne journée de
retrouvailles.
Rejoindre les 100 jeunes du
groupe Charles de Foucauld,
c'est ce que proposent les
scouts et guides de France de
Sablé. L'invitation était lan-
cée par Patricia et François
Vannier, les responsables du
groupe. « Les jeunes, gar-
çons et filles sont accueillis
à partir de 8 ans pour jouer,
agir, découvrir, grandir et
réussir leurs projets », souli-
gnent les deux responsables
qui ont retrouvé une partie de
leur groupe au château de
Juigné pour un pique-nique
partagé avec les familles. «
Nous présentons les maîtri-
ses par tranches d'âge, les
louveteaux de 8 à 11 ans, les
scouts de 11 à 14 et les pion-
niers de 14 à 17ans » Le pro-
jet éducatif vise à l'épanouis-
sement de chaque jeune en
lui permettant de prendre des
responsabilités au sein du
groupe et de gagner en auto-
nomie. Vivre au contact de la
nature, faire équipe, jouer la
solidarité dans l'action sont
des expériences qui séduisent
de nombreux jeunes.
I CICS : Une centaine de personnes
pour une fête interculturelle
Le tournoi de foot organisé
par le CICS (conseil inter
communautaire des citoyens
saboliens) a permis de ras-
sembler 6 communautés,
Guinée, Sénégal, Comores,
Maroc, Algérie et l'entreprise
Valéo.
« Cette journée répond à
tous nos objectifs. Chacun a
pu trouver sa place dans
cette journée d'abord spor-
tive puis dans la fête », sou-
ligne Alexandre Eden, le vice
président, commentateur
effréné de la finale qui a
opposé le Maroc aux
Comores.
Ce sont les Comoriens qui
l'ont emporté sur le score de 4
à 3. Tous, grands et petits se
sont retrouvés pour la photo
avant la remise de la coupe.
Vers 20 heures, un bon nom-
bre s'est retrouvé pour la soi-
rée festive avec un menu
alliant la cuisine française et
africaine, les moules frites et
le fayata servis avec une bois-
son au gingembre.
Cette fête sera reconduite
l'an prochain.
Le tournoi de foot a été reporté par les Comoriens 4 à 3
I Réussite du premier vide grenier
de l'association des Tamaris
De nombreux visiteurs on pu faire de bonne affaire sous un
temps relativement clément.
L'association des Tamaris
organisait samedi dernier son
premier vide grenier, le but
de l'association venir en aide
aux résidents en situation de
handicap du foyer d'accueil «
le temps de vivre ».
« Pour cette première
édition nous avons eu 35
exposants ce qui nous satis-
fait beaucoup en plus le
temps était relativement
clément, de plus on peut
noter la bonne coordina-
tion des bénévoles qui a
permis le bon déroulement
de la journée », indique
Valérie Fournigault, trésorière
de l'association.
Comme toutes les actions
menées par les Tamaris les
bénéfices reviendront au
foyer de vie. Leur prochaine
action est le loto en février
prochain dont la date est à
définir.
Sablé, une terre de marins
d'eau douce, peut-être... Mais
certainement pas un repère de
skipper chevronnés ! Et pour-
tant, Kito de Pavant, qui por-
tera les couleurs du groupe Bel
lors du prochain Vendée
Globe, a fait un tabac auprès
des salariés de l'usine Bel de
Sablé, ce lundi midi 24 sep-
tembre.
“Raconter une
belle histoire”
Dans sa tournée des usines
Bel, Sablé n'est qu'une étape.
Mais l'homme apprécie vrai-
ment aller à la rencontre de
son “fan club”. « L'aventure
dure avec Bel depuis 2005,
alors il y a des tas de gens
que je connais très bien
maintenant. » De nombreux
salariés sont passé voir Kito,
“entre midi et deux”. Parmi
ceux-là, Gaelle Peaudecerf, qui
travaille au secteur emballage,
pâte pressée. « Je suis Kito
depuis le début. Je pratique
moi-même la voile depuis
mes huit ans », indique-t-elle,
avant de demander un auto-
graphe à Kito, à l'attention de
« ses trois moussaillons ! »
Parmi les fans il y a aussi des
non initiés. Maryse Lemé par
exemple. Avec Yannick
Lemesle, cette salariée affectée
au service approvisionnement
emballages, est l'un des deux
ambassadeurs des “fans sabo-
liens”. Avec son collègue et le
comité d'entreprise, elle orga-
nise deux sorties en lien avec
la participation du skipper au
tour du monde à la voile. «
Seize personnes vont vivre
un week-end à Concarneau,
explique Yannick Lemesle.
Puis nous irons voir Kito le
21 octobre aux Sables
d'Olonne en pleine prépara-
tion. »
Le départ de cette 7e édition
du Vendée Glob sera donné le
10 novembre. Kito a une seule
ambition : « terminer la
course, et éviter de revivre le
traumatisme d'il y a quatre
ans. J'ai dématé au bout de
28 heures de course seule-
ment. J'ai dû abandonner. »
Autre objectif : « raconter un
belle histoire »... Voilà quel-
ques espérances qui pour-
raient provoquer de l’apréhen-
sion. Mais Kito reste zen : «
pour l'instant ça va. Il y aura
bien assez de stress le jour du
départ... »
Alexis COUTURIER I
Kito de Pavant, s'est prêté avec décontraction et sourire à la séance de dédicace organisée ce
lundi 24 septembre avec les salariés de l'usine Bel de Sablé.
I Voile : les salariés de Bel, tous derrière Kito !
(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
La photoest impressionnante.
Lepoids de
tout
ce
matériel
embarqué
également puisque
[et
ensemble
hétéroclite
pèseau bas mot unetonne.
I 000
kg
queKito de Pavant doit entasserà bord
de son
bateau
mais
qu'il
devra
également
déplacer
en (onction
des allures et desconditions de vent.
Lematossagefait partie descontraintesde
la courseau large.
Heureusement,on
ne
vire pas
tous
les
jours quand onfait
le tour de
la planète.
Voici un petit inventaireà
la Prévert
pioché
dans le désordre :
1
. Voiles:
1 grand-voileet
9
voiles d'avant.
2.
Sacà
outils
: marteau,
clé
alêne,
pince...
3. Lattede
grand-voile en carbone
de rechange.
4. Pare-battage
gonflables.
5.
Hydrogénérateur.
6.
Kit entretien, réparation et rechange:
accastillage,électricité,
plomberie et moteur.
7. Manivellesde winch.
8.
Matelas et oreiller
étanches.
9. Réservoirs.
10. Casque
et
échelle
pour monter au
mât.
11. Combinaisonde survie.
12. Ancreset
chaînes.
13. Safran de secours.
1
4.
Coupe-algues.
18 OCTOBRE2012-
VOILE MAGAZINE
Tous droits de reproduction réservés
Date : 01/10/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 18-19
Rubrique : VENDEE GLOBE
Diffusion : (40457)
Périodicité : Mensuel
Page 1
(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
15. Réservesd'eaude
survie.
16.
Palmes,
combinaison
et air comprimé.
17.
Matériel de sécurité: fusées,gilets
et
harnais, extincteurs,
corne
de
brume,
radeau de
survie, balises
de
détresse,
nourriture de
survie, fluorescéine,
flashlight,
antenne
VHF...
18.
Matériel
de toilette :
lingettes.
crème
solaire,
talc...
19.
Radio,
iPod...
20. Bloc
Marine,
cartes marinespapier,
règle
Cras,
souris,
jumelles,
lampe
torche
et compas.
21. Pharmacie.
22.
Bouée
fer à
cheval.
23. VêtementsMarinepool, de la
sous-couche
au ciré tempête,
gants,
bonnetset
bottes.
24. Matériel
d'entretien et
de
réparation
des
voileset cordages.
25. Nourriture
:
plats
lyophilisés,
plats
cuisinés,
petites
conserves,
fromages
Bel, desserts,thé, café,
sucre...
26.
Seau«toilettes».
27. Appareil
photoset
caméra
étanches.
28.
Réchaud,
cartouches
de gai,
bouilloire..
29. Le
skipper...
VOILE
MAGAZINE-
OCTOBRE2012 19
Tous droits de reproduction réservés
Date : 01/10/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : VENDEE GLOBE
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Périodicité : Mensuel
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Kito
AVANT
-0)
t-,
a
B
13
eu
5"
as^^^^^^^^^mobre
2011(avec
YannRegniau)
2'
deBH^^^^^^V/abre 2009
(avecFrançois
Gabart)
2'
dela TransatBtoB2007
Vainqueurde laTransatAg2r2006 (avecPietro
d'Ali)
Deux
mâts,
deux
quilles,
soit quatre abandons. Depuis la mise à l'eau île
Groupe
Bel,
son plan Verdier-VTLP. en 200V, Kito de Pavant a
souvent
dû jeter l'écope prématurément.
Hormis sur
les deux
dernières Transat Jacques
Vabre,
('2'
et
5e),
le skipper héraultais n'a jamais
vraiment pu se jauger par rapport au reste de la classe. IV quoi avoir sérieu
sement
les
boules,
au point de
se
sentir maudit.
Pourtant,
ce n'est
pas le genre
du bonhomme.
Christophe Kourrault de Pavant
de
Crété de
Kicliebourg,
de son patronyme
complet,
n'est pas du genre à se
laisser
abattre par un bout de mât qui se
fait
la malle. Même s'il est bien conscient qu'à six mois
du
départ, tout ce temps
perdu ne se rattrape pas.
«
Il
n'y
a pas de
drame,
ce n'est pas si cata que
ça,
tempère-t-il. On travaille bien. On fait tout ce qu'il faut pour être
performant et fiable. En
fait,
j'ai l'impression d'avoir une grosse
tirelire
pleine
de réussite mais
que
je
n'ai
pas encore cassée
pour
toucher ce qu'il
y
a
dedans.
»
L'image est jolie. Imprégnée de la positive attitude de rigueur chez le fromager
au bovin réjoui, qui l'accompagne depuis six ans. «
Bel,
c'est l'un des
meilleurs
sponsors que l'on peut
avoir,
jure
sans
flagornerie l'ancien
vainqueur,
en
BIXW,
de la Solitaire du
Figaro.
,Je souhaite qu'il soit remercié
à un moment.
»
Ce moment, il espère évidemment qu'il viendra lors de ce Vendée Globe.
«
Son dernier
»,
c'est déjà
programmé,
avant de passer à autre
chose.
Une
épreuve qu'il aborde avec un nouvel état d'esprit :
«
Mon premier
Vendée,
il
y
a quatre
ans,
je partais la fleur au
fusil,
pour la gagne. J'étais euphorique
après une
belle
saison 2006. » Une euphorie qui s'est évanouie avant même
la
porte de sortie
du golfe
de Gascogne, où soti
mât
s'était brisé.
« Cette
fois-ci,
je pars pour finir le
tour,
assure-t-il. Sachant que si je
finis,
je ne serai
pas
trop
loin.
»
Quand même.
.
A 50
ans,
comme Bernard
Stamm.
Jean Le
Cam,
Bertrand de
Broc,
Dominique
Wavre,
Marc Guillemot et Mike
Golding,
Kito de Pavant va aussi devoir gérer
un
paramètre important
:
son cm
ps. Sur
des bateaux de
plus en plus
durs, le
squelette, les articulations, les
muscles,
sont soumis
à
rude
épreuve.
Kt,
dans
une course où le rythme promet
d'être
très
soutenu,
le marin ne doit plus
oublier l'athlète.
Revenu,
pour une
pige,
sur le circuit
Figaro
en
20
10,
l'ancien
avait terminé sa
Solitaire
fourbu, cassé, et un peu dépité. «
Maintenant,
je
travaille ma condition avec un
préparateur
physique. Celui des
hand
balleurs de
Montpellier,
Karabatic
et compagnie.. .
»
Eux. en tout cas,
Ca ne leur réussit pas
trop
mal.
Jacques
GUYADER.
Groupe Bel
France
51
ans, vit en
couple
à Montferrier-sur-Lez (Hérault).
5 enfants
2e
participation au Vendée
Globe
Fiche
technique
Architecte :
VPLP/Verdier
Matériau
: carbone
Lancement:
septembre
2007
(100
000 milles au départ
du Vendée
Globe)
Budget : NC
Longueur :
18.28
m
Largeur: 5,50 m
Tirant
d'eau : 4.50 m
Déplacement encharge
VG
:
8 lonnes
Quille:
voile
carbone/
axe rotation
en
titane
PoWsdu bulbe :
3 tonnes
SbaJIastS : contenance ïotaJe
4 D00 Jiires
Safransfly.es
escamotables
par le haut
Autresappendices
:
2 rieusesasymétriques
Mât
aile
rotatif
avec
outngger
(29.50 m)
Voilureau près : 365
m2
Voilure
au portant
: 6G5
m2
Nombre
de
voiles : 10
Barrea roue
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Date : 10/10/2012
Pays : FRANCE
Edition : Vendée
Suppl. : Suppl.
Page(s) : 49
Périodicité : Quotidien
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VENDEEGLOB
Unair
de Vendée
À
un mois
du
départ,
le 10
novembre
des
Sables-d'Olonne,
les
vinqt engagés peaufinent
leur
préparation pour
le tour du
monde en solitaire.
PIEDS
NUS,
en
bermuda,
Kito
De
Pavant
montre non sans fierté sa
prise : un gros poisson dont la couleur
verdàtre ne donne guèreenvie de fes
toyer.
Pourtant,
avec sestrois compa
gnons
d'équipage,
le skippeur de
Groupe-Belassure s'être régalé :
«
On
a remis
les lignes de
traîne car
la dau
radea été appréciée et cela remplace
avantageusement les plats lyophi
lisés.
» À un mois
du Vendée Globe
(départ le 10
novembre),
le marin de
Port Camargue ne s'offre pas une croi
sièreentre potes. Il bosse. Il est même
le premier des vingt engagés du tour
du monde en solitaire et sans escaleà
avoir pris la mer en convoyage pour
rallier les
Sables-d'Olonne,
port de
départ
et
d'arrivée du
Vendée Globe.
Parti le4 octobre de sonSud
natal,
Kito
a prévu d'amarrer son monocoque
60 pieds (18,28
m)
demain. Donc avec
une semaine d'avance sur la deadline
imposée par l'organisateur à tous les
concurrents : être sur zone avec leur
bateau levendredi
19 octobre,
au plus
tard à 19 heures. Soit trois semaines
avant l'échéance ! Une période desti
née
à
répondre aux sollicitations des
VIP,
des
sponsors,
des médias et du
public,
attendus en masse au village
départ,
dont l'inauguration est prévue
pour
le
samedi
20 à 10 heures.
«
Ces
trois
semaines aux Sables représen
tent un moment génial du projet. Je
considère que c'est une chance
extraordinaire de pouvoir les vivre.
Nous aurons certes
beaucoup
de solli
citations,
mais c'est bon signe. Cela
signifie que toutes ces personnes
s'intéressent
à
la course et aux
marins
»,
s'enthousiasme
François
Gabart,
bizuth de
l'épreuve,
conscient
que,
sans partenaires
financiers,
il
ne
pourrait vivre son rêve.
Comme
ses
collègues,
le
skippeur
de
Macif
s'échappera quelques jours pour
reve
nir une petite semaine avant le grand
départ.
D'ici
là,
chacun peaufine sa
préparation.
Météo et sacs
de
fringues
Mardi et
mercredi,
au pôle course de
Port-la-Forêt, au large du Finistère,
Jean-YvesBernot a proposéune ulti me
révision
de la météo
à
neuf marins
dont
Le
Cam, Riou,
Le
Cléac'h,
Gabart... «
Tout
le monde est assez
détendu,
même
à
un mois du départ.
On
a balayé toute la météo du
Vendée
Globe,
c'est
bien,
ça met dedans
»,
estime JeanLe
Cam,
en partance pour
son troisième
Vendée à
bord de
Syner-
Ciel.
Serein,
le « roi Jean
»,
mêmes'il
manque 250 000
euros,
soit près de
8 "/o
du budget global. «
Quandje
dis :
"Il eût
été
dommage que
je
ne fusse
pas au
départ",
j'ai
envie de dire la
même chose aux entreprises
»,
glisse
le skippeur avec son phrasé légen
daire,
« Carie VendéeGlobeest l'une
desgrossesopérations au niveau de la
France et tout particulièrement du
Grand
Ouest. C'est
une opportunité à
saisir,
comme
il
n'y
en a que tous les
quatre
ans,
avec une
ambiance,
avec
des
retours
médias
et une expérience
inoubliable.
»
Le
navigateur est
épau
lé dans sa tâche. « Ça commence à
rentrer.
La
semaine
dernière,
on a
signé avec Biofib et Alliance
Constrcu-
tion cassure
LaurentSimon,
directeur
technique et sportif du projet.
Defait,
Écritures a dû ajouter les nouveaux
partenaires sur la grand-voile que
Le Cam
testera
aujourd'hui et
demain
pour
les dernières
navigations avant
la
transhumance vers les
Sables,
la
semaine prochaine :
120
milles bou
clés entre huit et dix
heures,
selon le
vent.
Le
bateau sera alors en configuration
Vendée
Globe, c'est-à-dire rempli du
matériel,
des
vêtements,
de la nourri
ture pour prèsde trois mois de course.
« J'embarque quatre-vingt-dix
jours
pour ne pas me retrouver
à
court
comme
il y
a quatre
ans, j'avais trop
mangé dansle
Sud
et
j'avais
perdu huit
kilos », se souvient Armel Le
Cléac'h,
dauphin de
Desjoyeaux
en
2009
(vain
queur en
84
jours)
et prétendant
à la
victoire cette fois. Hier,
Sam Davies
a
bouclé ses sacs de fringues
comparti
mentés au gré de la météo rencontrée
sur les 24
000
milles du parcours.
ANOUK CORGE
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Date : 12/10/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : BATEAUX
Diffusion : 319795
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(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Voile
Kito de Pavant
est arrivé
Le
monocoque
Groupe
Bel est arrivé
aux Sables d'Olonne dOlonne hier
après-midi
après
un
convoyage
'safe' 'safe' safe 'safe'
depuis
la
Méditerranée. Kito
de Pavant et son
équipage
ont effectué en neuf
jours
les 1700milles
depuis
Port
Camargue
dans des conditions
très clémentes.
Premier des bateaux 'non 'non non sablais' sablais sablais' à
rallier
le
port
de
départ
du
Vendée
Globe, Groupe
Bel
rejoint
ainsi
AKE-
NA
Vérandas d'Arnaud dArnaud Boissières
et
Team
Plastique
d'AIessandro dAIessandro Di
Benedetto
au
ponton
de Port
Olona.
A27
jours
du
coup
d'envoi denvoi du
Vendée
Globe,
le
skipper
de
Groupe
Bel a
forcément eu im
pincement
au coeur
en
remontant
le fameux chenal des
Sables d'Olonne dOlonne où le
public
avait fait
le
déplacement
en masse.
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Edition : Marseille
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Voile
Kito de Pavant
est
arrivé
Le
monocoqueGroupe
Belest arrivé
aux Sablesd'Olonne dOlonne hier
après-midi
après
im
convoyage
'safe' 'safe' safe 'safe'
depuis
la
Méditerranée.Kitode
Pavantet son
équipage
ont effectuéen neuf
jours
les
1700
milles
depuis
Port
Camargue
dans
des conditionstrès clémentes.
Premier desbateaux 'non 'non non sablais' sablais sablais'
à
rallier le
port
de
départ
du Vendée
Globe,Groupe
Bel
rejoint
ainsi AKE-
NA
Vérandas d'Arnaud dArnaud Boissières
et
Team
Plastique
d'Alessandro dAlessandro Di
Benedetto
au
ponton
de Port Olona.
A27
jours
du
coup
d'envoi denvoi duVendée
Globe,
le
skipper
de
Groupe
Bel
a
forcémenteu un
pincement
au
coeur
en
remontant
le fameuxchenal des
Sablesd'Olonne dOlonne oùle
public
avait
fait
le
déplacement
en masse.
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Skippers du Vendée Globe : ils arrivent !
Le public est venu accueillir Kito de Pavant et son Groupe Bel, samedi, aux Sables.D'autres
concurrents sont attendus en ce début de semaine.
À Port Olona, le village poursuit son
chantier, les engins vont et viennent
derrière les barrières, et le public
afflue déjà. Sur le ponton, les flashs
des appareils photos crépitent, les
caméras sont en action. Le Vendée
Globe, on y est !
Les promeneurs s'attardent devant
Akena Verandas d'Arnaud
Boissières, Team Plastique
d'Alessandro di Benedetto. Les
bateaux des deux navigateurs sablais
semblent guetter l'arrivée des 18
autres 60 pieds. Tout comme les
passionnés de voile ou les curieux.
Ils sont venus en famille ou entre
amis, accueillir samedi, Kito de
Pavant et son Groupe Bel
Sur le ponton, les questions fusent :
« Combien de temps pour boucler
la course ? » « A quelle heure
arrive Kito ? » « D'où vient-il ? » «
Quand ouvre le village ? »
Annoncé en début d'après-midi, le
bateau à l'effigie de la célèbre vache
apparaît dans le port de plaisance,
vers 16 h 30. La faute à l'absence de
vent. Il n'empêche. Même sous la
pluie, le Vendée Globe mérite toute
la patience des visiteurs.
Une belle histoire
Le skipper héraultais et trois
membres de son équipe touchent
terre après dix jours de convoyage.
Et s'ancrent dans la réalité du
Vendée Globe. « Tant que l'on n'est
pas là, la course semble loin.
Maintenant, l'aventure est
commencée. Tous ces gens, c'est
magique. »
Le navigateur aborde son deuxième
Vendée Globe, dans un nouvel état
d'esprit. « Il y a quatre ans, je
ressentais beaucoup d'euphorie. Je
découvrais un beau bateau, j'avais
traversé trois années magnifiques.
Mon objectif était de gagner. »
Cette fois, son ambition est « d'aller
jusqu'au bout. » Pendant la
préparation, « on doit faire des
choix. Sur le moment, on doute de
tout. Même s'il faut être optimiste
pour faire ce tour de la planète ».
Sur le bateau, « j'ai constaté des
progrès énormes, à mon goût ». Pas
question pour Kito de Pavant de se
considérer comme un héros, mais
plutôt comme le narrateur « d'une
belle histoire qui fait rêver. »
Tous aux Sables, vendredi
Les arrivées des bateaux du Vendée
Globe vont se poursuivre toute la
semaine, la date limite étant fixée,
par le règlement de la course, au 19
octobre, veille de l'ouverture du
village. Des concurrents sont espérés
ce début de semaine à Port Olona,
en fonction des conditions météo :
Mike Golding a quitté Southampton
hier, à 10 h, à bord de Gamesa ,
estimant la durée de traversée entre
36 heures et 48 heures. Jérémie
Beyou devait larguer les amarres de
Maître Coq , à Lorient, ce matin à 5
h. Bernard Stamm et Cheminées
Poujoulat doivent également quitter
Brest, ce lundi. Alex Thomson,
quant à lui, a hissé les voiles de son
Hugo Boss , hier, à Gosport
(Angleterre), espérant arriver aux
Sables ce lundi en fin de journée.
Les skippers devront être présents à
Port-Olona du 19 au 23 octobre,
puis de retour le 2 novembre. Le
ponton sera ouvert au public du 20
octobre au 8 novembre, de 10 h à 20
h.
Laurence MONARD.
5C79D5B55DC00B01D29B4834B20CE50E24985D96F16320329B114E8
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Mots : 541
Date : 15/10/2012
Pays : FRANCE
Edition : Vendée
Page(s) : 9
Périodicité : Quotidien
Page 12

J-24:EnroutepourlesSables-d’Olonne

Mardi16octobre2012à17h45,Motsclés:VendéeGlobe,ParFigaroNautisme

A19heures,vendredi,touslesskippersserontàquaiàPort-Olona,prêtspourladernièrelignedroiteavantle
départ.Lessixskippersdéjàprésentsserontdoncrejointsdanslesheuresàvenirparleursconcurrents.

CréditPhoto:Sixteam/GroupeBel
TanguydeLamotteestlesixièmeskipperàavoirpassélafutureligned’arrivée,hierendébutdesoirée.«C’estun
peucommesionentraitenscène,»s’enthousiasmelemarin.Quelquesheuresaprèsavoirmispiedàterre,Tanguy
deLamotteretientdeuxchosesdececonvoyage.D’abordl’entréeauportdesSables-d’Olonne,«mêmesinous
restonsfocaliséssurledépart,lesymboledupassagedelabouéed’arrivéeétaitfort»,etensuitelebonheurde
navigueravecdetrèsbonnesconditionsmétéorologiques,souslesoleil.«Noussommesheureuxd’avoirchoisiune
trèsbonnefenêtremétéo,ajouteleskipperd’Initiatives-Cœur,c’étaitunpetittestpourlebateaumaisnousne
voulionspasprendrederisque.»TanguydeLamottevoulaitéviterladépressionquis’intensifieactuellementsurla
façadeatlantique.C’estaussilebulletinmétéoquiaconvaincuVincentRioud’avancersondépart.LeskipperdePRB
apréféréaffronterlefrontfroidaulargedescôtesatlantiquesplutôtqu’àl’arrivéeauport,avecunemerformée.
MêmedécisionpourArmelLeCleac’hquiachoisid’avancersondépartàmercredimatin:unedouzained’heures
d’avancepourunenavigationmoinsrisquée.«C’estunedécisionraisonnéeetréfléchie»,expliquesonattachéede
presse,CharlineHamonic.Onnepeutpasprendrederisque.»

UnefoisarrivésauxSables-d’Olonne,lesskippersvontjonglerentrelesrendez-voussponsors,médias,etles
briefingsobligatoiresavecl’organisation.«Nousavonstournéeunepage,celledelapréparation,observeTanguyde
Lamotte.Etc’estledébutdelafête!»Lesvingtbateauxserontdonctousréunispourl’ouvertureduvillagedu
VendéeGlobe,cesamedià10heures.

(1/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Nos
conseils
pour ne
rien rater du spectacle
Le grand départ
Ledépart de lacourse seradonné le
samedi 10
novembre,
à
13 h 02, au
large.
Auparavant,
toute la matinée, les
skippers quitteront
les
pontons et dé
fileront un à un dans le
chenal pour
rejoindrela zonede départ.
Où se
placer
?
Plusieurs endroits spectaculaires
mais très prisés. Le chenal : c'est là
où il faut être ! Les quais
et
les deux
digues. La
petite,
côté centre-ville,
et la grande,
côté la Chaume. Le
meilleur point
de vue lorsque
les ba
teaux quittent le port. On lesvoit
pas
ser à quelques mètres.
Le
problème ?
Bondé.
Les places
sont chères et il faut arriver
trèstôt
le
matin.
«
Certains passent la nuit là
pour être
les
premiers
»,
sesouvien
nent des Sablais.
Plus
accessibles,
la
grande
plage
et
le
remblai.
Avec des jumelles,
un
beau
point
de
vue sur la zone de
départ,
juste
en
face
au
large. At
tention,
à
13 h,
la mer sera
presque
haute(13h
43). Malgréun coefficient
moyen
(62),
lasurfacede
plage
sera
donc
réduite.
Plus
éloignées,
la Corniche
et
la
L'ordre
de départ
9 h
30,
Cheminées Poujoulat
9 h
34,
AkénaVérandas
9 h
38,
BureauVallée
9 h
42,
Safran
9 h
46,
Gamesa
9 h
50,
MaitreCoQ
9 h
54,
Macif
9 h
58,
Groupe
Bel
10 h
02,
PRB
10 h
06,
Virbac-Paprec3
10 h
10,
Acciona
côte sauvage, à l'autre
extrémité
du
remblai,
après la thalassothérapie
et
la
plage
de Tanchet,
jusqu'au Puits
d'Enfer,
voire
même plus
loin,
la baie
de Cayola.Jumelles indispensables.
Certains choisiront également d'em
barquer
en mer,
sur
une vedette
ou
leur propre bateau.
10 h
14,
Votre Nom autour
Monde
avec
EDMProjets
10
h
18,
Energa
10 h
22,
SynerCiel
10 h
26,
TeamPlastique
10
h
30,
Hugo Boss
10 h
34,
Savéol
10 h
38,
Initiatives-coeur
10 h
42,
Mirabaud
10 h
46,
Banque Populaire
du
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Date : 16/10/2012
Pays : FRANCE
Suppl. : Suppl.
Page(s) : 2
Diffusion : 772074
Périodicité : Quotidien
Page 6
(2/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
^

se
placer
pour bien
voir
?
Jetées
et chenal
des
Sables
Château-
d'Olonne
Grande
plage
Nouch
Sud
1km
1
mille marin
J
Plage
et rerr
1
des Sables
blai
)
Corniche

,
des Sables
\
J
Plage
Tf—
i
de
Tan
chef
Aérodrome

y\
Olonne-sur-Mer
\
0
:
)
PortOlona
1 Villagedu
j
Vendée
Globe
La Chaume
"
Cenf;
i
Granc
4
\Gans
..;
\ncf
-eW/te
te
plage
M'-
^
s
'O* ^
Puit-d'Enfer
^
^X
^
V0o
Dv
*X
Zone d'évolution
en
solitaire*
Bourgenay
*
Départ
^
Alessandro Di
Benedetto,
41 ans. Team
Plastique
Jérémie
Beyou,
36 ans.
Maître
Coq
Arnaud
Boissières,
40 ans
Akona Vérandas
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Date : 16/10/2012
Pays : FRANCE
Suppl. : Suppl.
Page(s) : 2
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Périodicité : Quotidien
Page 7
(3/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Bertrand
de
Broc,
52
ans.
Votrenomautourdu monde
Tanguy
de Lamotte,
34
ans.
Initiativescœur
Kito
de
Pavant,
51ans.
Groupe
Bel
Mike
Golding,
52ans.
Gamesa
Marc Guillemot,
53
ans.
Safran
Zbigniew Gutkowski
(dit Gutek),
40ans. Energa
Vincent
Riou,
40 ans.
PRB
Javier
Sanso,
43 ans.
Acciona
Bernard
Stamm,
49
ans.
Cheminées
Poujoulat
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LesgoûtsetlescouleursdeKitodePavant

Articles|jeudi25octobre2012,18h27

Unjour,unskipper-Parlebiaisd'unesériedequestionsdétournéesduquestionnairedeProust,KitodePavant
(GroupeBel)aacceptédenousendireplussursesgoûtsetseshabitudessursonbateau.

©VincentCurutchet/GroupeBel

PLAYLISTMUSICALE
Combiendechansonsyaura-t-ildansvotreplaylist?
Plusde8000morceaux.

Quelsstylesdemusiquesdominerontdanscetteplaylist?
Pop,Rock,musiquedumonde.

Pouvez-vousnousciterquelquesartistesprésentsdanscetteplaylist?
ManoSolo,CitizenCope,Okou,etc…

Quelleestl’importancedelamusiquedanslavieàbord(tempsd’écoutequotidien,etc…)?
Celadépendévidemmentdel’humeuretdelamétéo(cequiestliélaplupartdutemps)maissansdoutequelques
heuresparjour.

Quelestvotrerapportàlamusique(fondsonore?motivation?signification?souvenir?)?
Celamepermetsurtoutdedécompressermaisaucontraire,quandj’aibesoindemeconcentrersurquelquechose
commelastratégieparexemple,jesuisincapabled’écouterdelamusique.

Commentallez-vousl’écouter?(baladeur,cd,ordinateur,etc…)
IPOD+casqueaudio.Pourdesraisonsdepoids,j’aienlevélesenceintesextérieuresetjeregrettequelquefois.
Certainsprochesvouspréparent-ilseux-mêmesunePlaylistmusicaleavantledépart?
Ouiparfoismaisjem’enoccupemoi-même,jesuistoujoursàlarecherchedenouveauxsons.

Votrechansonfavorite?
Questiondifficile!Engénéral,c’estladernièretrouvaillemaisilyadesmorceauxquireviennenttoujourscommeNeil
Young/MyMyHeyHey,parexemple.

Al’écoutedecertaineschansons,pensez-vousautomatiquementàunévénementquevousavezvécuauparavant
enmer?Avez-vousdesexemples?
Nonpasvraimentmêmesicertainespeuventmerappelerdesbonssouvenirs.Jemesouvienstrèsprécisémentdes
morceauxquej’écoutaislorsdemapremièretransatlantiqueen81,ceuxdeFélixHubertThiefaineouTheCure.

Laplusbellechansonqui,selonvous,évoquelamer?
«MaisQu’ElleEstBleue»deMassiliaSoundSystem.

CINEMA

Êtes-vouscinéphilesurunbateau?Pourquoi?
Pastroppasletempsdeseconcentrersurunfilmquidurequelquefois2h.Enfait,ilnousfaudraitembarquerdes
courtsmétrages.

Votrefilmdel’année?
Jen’aipastropeuletempsd’alleraucinémacestempsci,etjem’enexcuse.GroupeBelnemelaissequetrèspeude
temps.Jecroisquejen’aivuetappréciéque«Intouchables»et«theArtist».

Votredéceptioncinémadel’année?
Denepasavoirvuassezdefilms.

QuelssontlesDVDquevousallezemmenerpendantleVendée?
Jen’aipasencorefaitmasélectionmaisj’adoreJeunetetTarantino.

PlutôtTheArtistouIntouchables?JeanDujardinouOmarSy?
Jesuisplutôtbonpublic.Pasdepréférence.

Lesfilmsdetragédieenmer:vousregardezouvousévitez?
Cen’estpascequejepréfèremaisjecroisquejen’auraispasdedifficultésàregarderTitanicenmer.

Plutôtfilmd’auteuroublockbusteraméricain?
Pasfilmd’auteur,cequineveutpasdiregrand-chosed’ailleurs.

Leplusbeaufilmqui,selonvous,évoquelamer?
OcéansdeJacquesPerrinbiensurquiestassezmagique.

BientôtunfilmayantpourcadreleVendéeGlobe.Est-ceunebonneidée?
Nousverronssicelaestunebonneidéeunefoisqu’ilserasortisurlesécrans.C’estunprojetambitieux.

LITERRATURE

Votreauteurfavori?
PhilippeDjian.

Votrelivrefavori?
CuldeSacdeDouglasKennedy.

Votregenrefavori?
Policier.

Combiendelivresemmenez-vousautourdumonde?
2ou3etpassurquej’ailetempsd’enlireunseul.

Queltempsallez-vousconsacreràlalecturependantlacourse?
Aucuneidée…

Leplusbeaulivrequi,selonvous,évoquelamer?
CapHorndeFranciscoColoane.

NOURRITURE

Quelstockdenourritureprévoyez-vousd’emmeneravecvous?Pourcombiendetemps?
Pour91joursetenviron1kg/j.

Allez-vousvousaccorderquelquespetitsplaisirs(bonbons,chocolats…)?
J’espèrebien!Charcuterieenparticulieretbiensurunpeudefromage…

Qu’emmenez-vousàmanger?
Deschosesquiseconserventbien,quisontefficacesetlégères.

Unrepas-type?
Snackingtoutaulongdelajournéeetunrepaschaudminimumlesoir(platlyophiliséoucuisinésousvide).

Allez-vouspêcheràbord?Sioui,quelspoissonsvousattendez-vousàpêcher?Commentlespréparer?Quels
accompagnements?
Noncen’estpasprévucarGroupeBelvatropvite!Maisj’aiprévud’avoirquelquesrapalasetdequoipêchersi
l’occasionseprésenteousiceladevientnécessaire.Jepensequ’ilestfaciledepêchersouslestropiquesetlebonheur
seraitdepouvoirmangerdeladauradecoryphènemaispourl’accompagnementilnefaudrapasfaireledifficile…
Cuisinez-vousdesalgues?
Non.

BOISSONS

Quellesboissonsallez-vousemmener?
Del’eaudemer.

Enquellequantité?
Illimitée!!!

Emmenez-vousdel’alcool?
J’emmèneraisansdoutelapetiteflasquedeCalvadosquenousavaitoffertJacquesCaraëspourlaBarcelonaWorld
Race.ElleadéjàfaitletourduMondeàborddeGroupama3(TrophéeJulesVerne)etpasséleCapHornàbordde
GroupeBel.

HYGIENEABORD

Commentfaites-vouslalessive?
Al’arrivée.

Commentvouslavez-vous?
Al’arrivée!Non,quandilfaitbeaudehorssouslesgrainsmaislaplupartdutempsavecdeslingettesdebébé,çame
rajeunit.

Essayez-vousdevousrasermalgrélesremous?
Oui,unefoisparsemaine.

Commentsonttraitéslesbesoinsnaturels?
J’aiunsuperbeseaubleudontc’estl’usageexclusif….

Qu’y-a-t-ildansvotretroussedetoilette?
Brosseàdent,dentifrice,13lamesderasoir,mousseàraser,savoneaudemer,lingettesbébé,lipstick,crèmesolaire.

Abord,quellessontvospériodesdesommeil?
C’estmalheureusementtrèsirréguliers.L’idéalseraitdedormir2x90mnlanuit+1ou2x20mndanslajournéemais
c’estsouventimpossibledoncjemultiplielessiestesde20mn.

Quemettez-vousdansvotretroussedesecours?
J’aiunsacàdosaveccombinaisondesurvie,couteau,flashlight,Cyalume,polairessousvide,passeportetcarte
bancaire+unbidondesurvieavecdumatérieldecommunicationetdesécurité.

HABILLEMENT

Auvudesconditionsclimatiquesdifférentesquevousallezrencontrer,quelsvêtementsembarquez-vous?
Ellessonttrèsvariéesdonc,forcement,magarderobeesttrèscomplète.Ellevaducaleçonàlacombinaisondesurvie
etj’ailachanced’avoircommepartenaireMarinepoolavecquinousdévelopponsdesproduitsspécifiquespourle
VendéeGlobe.Ilfautprotégerlecorpsmaisaussitouteslesextrémités.

OBJETSFETICHES,PASSE-TEMPS

Quelsobjets(porte-bonheur,photos)sontindispensablespourvousavantdepartirpourleVendéeGlobe?
L’IPOD.

Quellesoccupationsàbord?
Unpeud’écriture.

Sivousn’aviezpasfaitdelavoile,quelauraitétévotremétier?
Allezsavoir!J’auraissansdoutefaitunmétierliéauxchevauxouauxmétiersdubois.

Quellessontvospassionsendehorsdelavoile?
Ilyenapas,lavoileatoutbouffé.

Unautresportvousintéresse-t-il?Sioui,le(s)quel(s)?
Ouitous,surtoutlesannéesVendéeglobe(pourlesJO)àpartl’haltérophilie.

Y’a-t-ildessportifsoudeséquipesquevousaimezparticulièrement?
Oui,toussaufceuxquigagnenttropd’argentetquiseprennentpourd’autres!

CONTACTSAVECLATERREFERME

Commentcommuniquez-vousavecvosprochespendantlacourse?Avecquellefréquence?
Iln’yapasdefréquenceparticulièrec’estquandonenaenvieetsouventc’esteuxquim’appellentquandilsontun
doutesurmonmoral.Celam’arriveaussid’appelermonéquipetechniquejustepourleurdirequetoutvabiencarils
onttropl’habitudedecoupsdefiloujeleurannonceunecatastrophe.

Etes-vousinformédel’actuenFranceetdanslemonde?Comment?
Oui,j’aiLéaetJulia(lesattachéesdepressedeBel)quimefontrégulièrementdesrésumésdecequisepassesurla
planèteousurlacourse.

Queltempsaccordez-vousauxsollicitationsmédiatiques?
Celavadépendredevous!Etunpeudemonclassementsansdoute.

Kito de Pavant : "Le Vendée Globe est une aventure avec un grand A"
Créé le 01-11-2012 à 15h10 - Mis à jour à 16h31

GRAU-DU-ROI, Gard (Sipa) -- Kito de Pavant prendra le départ du Vendée Globe le 10 novembre prochain aux Sables
d'Olonnes. Le skippeur, en résidence au Grau-du-Roi (Gard), participe pour la deuxième fois à cette course au tour du
monde en solitaire. Enthousiaste, il a livré ses premières impressions à Sipa.
Sipa - Vous voilà de retour sur le Vendée Globe après un premier essai en 2008 ?
Kito de Pavant -Effectivement, c'est la deuxième fois que je prends le départ de cette course et j'espère avoir la chance
de vivre ma première arrivée. Il y a quatre ans, j'ai eu un gros souci deux jours après le départ. Mon mât s'est écroulé
sur le pont au cours d'une tempête. J'ai été obligé d'arrêter la course 28h après mon départ. Ca a été un peu
traumatisant.
Pour cette nouvelle édition, vous êtes resté aux côtés du groupe Bel ?
K.P -Je travaille avec le groupe Bel depuis presque 8 ans. C'est une belle aventure. J'ai la chance d'avoir un sponsor
enthousiaste et fidèle. Ce qui facilite ma préparation. Cela nous permet de travailler dans la continuité avec la même
équipe et des budgets suffisants.
Comment se prépare-t-on à un Vendée Globe ?
K.P -Il y a un énorme travail technique qui est fait par la même équipe tous les jours. Une importante préparation
physique est aussi demandée au marin. Sur le bateau, les manoeuvres peuvent être très violentes. Cette course exige
également une préparation psychologique. Il n'est pas évident de vivre seul sur un bateau dans des conditions
difficiles. On y reste comme même trois mois, en isolement total.
Quel temps espérez-vous faire sur cette course au tour du monde ?
K.P -Le record de l'épreuve, 84 jours, a été enregistré par Michel Desjoyeaux sur le dernier Vendée Globe. On peut
estimer que nos bateaux vont plus vite qu'il y a quatre ans. Maintenant, ça va dépendre de plein de choses, des aléas,
de la météo. On devrait mettre entre 80 et 90 jours, c'est à peu près sûr.
Votre bateau était à la pointe de la technologique il y a quatre ans. Qu'en est-il aujourd'hui ?
K.P -A la conception de ce bateau, on a fait de bons choix avec les architectes. Ce bateau figurait parmi les plus
performants il y a quatre ans. A la sortie du chantier, ce bateau a fait des émules. Aujourd'hui, on a (dans la course,
ndlr) six bateaux sur vingt qui sont issus finalement de cette philosophie-là (Groupe Bel est l'un des précurseurs de la
dernière génération de bateaux légers et maniables en solitaire, ndlr). Je pense qu'aujourd'hui ce bateau est
totalement abouti. C'est un énorme atout sur un Vendée Globe.
Avez-vous des appréhensions ?
K.P -Oui, de revivre les problèmes techniques de ma première édition qui m'empêcheraient de finir le parcours.
Pendant le Vendée Globe, avec le Seaquarium du Grau-du-Roi, vous allez jouer la carte de l'interactivité avec
le public ?
K.P -Tous les samedis, il y aura un mini-PC course animé au Seaquarium du Grau-du-Roi. A cette occasion, on va
mettre en place une visioconférence en direct depuis le bateau. Je pourrai ainsi discuter avec le public et répondre à
leurs questions.
Que représente pour vous le Vendée Globe ?
K.P -C'est une aventure avec un grand A. C'est une aventure humaine d'abord, car pour être sur la ligne de départ du
Vendée Globe, il faut déjà rencontrer des tas de gens, des sponsors, des architectes, des artisans, une équipe
technique qu'il va falloir gérer pendant de nombreuses années. C'est aussi une aventure sportive que je me lance à
moi-même. C'est fantastique de faire le tour du monde en 80 jours en monocoque, on ne pouvait pas imaginer ça il y a
même dix ans.
K.P -Que peut-on vous souhaiter avant le départ de cette course ?
Beaucoup de réussite. Il en faut beaucoup pour faire le tour de la planète. La surface de la mer est chaotique. C'est un
parcours semé d'embuches. Il faudra passer à travers tous les pièges pour atteindre la ligne d'arrivée.
vas/mb

GwenGbick:«Kitoesttrèstenace»
Articles|jeudi25octobre2012,18h48

Unjour,unskipper-ProchedeKitodepuisdesannées,GwenGbickconnaitparcœursoncopainmarin.Engagéavec
leskipperméditerranéensurceVendéeGlobe,ledirecteursportifdeGroupeBelnouslivreunregardattachantdeson
amidetoujours.
Commentaires1

©VincentCurutchet/GroupeBel

GwenGbick,commentsesentl’équipeàdeuxsemainesdudépart?
Auniveaudel’équipe,onsesentplutôtsereinetconcentré.Cesontlesdeuxmotsquimeviennentcommeça.Serein
parrapportaubateaudéjà.C’estunemachinequ’onconnaîtdemieuxenmieux,surlaquelleonfaitensorte
d’apporterdeplusenplusdefiabilitéenvuedecestroismoisdecourse.Onestsereinaussiparrapportaufaitque
Kitoaparcourubeaucoupdemillessurlebateauetc’esttrèsimportantdebienconnaitresonbateau.Parailleurs,on
sentqueKitoestprêtnotammentphysiquementpuisqu’ilafaitunebonnepréparation.Etpuisenfin,onest
concentréparcequec’estquandmêmeunecoursequivaengagerbeaucouplematérieletlebonhomme.Ilya
beaucoupdeparamètresàprendreencompteetchargeànousdeprendrenosresponsabilitésdanstoutçapourbien
préparerletruc.

Pouvez-vousnousdécrireKitoenquelquesmots?
Kito,c’estvraimentunnavigateur.C’estquelqu’unquiaunsensdelamer.Ilnaviguedepuisqu’ilesttoutpetitettrès
vite,ilestpartisurtouteslesmersduglobe.Parsesexpériences,iladéveloppéunsensdelamerabsolument
remarquable.Parailleurs,c’estquelqu’unquiestégalementtrèstenaceetquiaimelacourse.Ils’accrochebeaucoup
maisçajepensequec’estunequalitéquepartagenttouslesparticipantsauVendéeGlobe.Enfin,unetroisième
chosequimesembleimportante,c’estqueKitoestunepersonnequiaimevraimentlesgensetc’estassezparadoxal
pourdescoureurscommeçaquivontpartirpendanttroismoistoutseulmaisvoilà,Kitoaimes’entoureretaimele
contactaveclesgens

Est-cequevousêtessatisfaitdelapréparationaussibienauniveauphysiquequedubateau?
Ouicomplètement.Auniveaudelapréparationphysique,ilaétésuiviparunpréparateur-OlivierMoreli-aveclequel
ilafaitdeuxgrosblocs.Und’hiverenpréparationàlanavigation,pendantlechantierdubateau,etsurlequelila
vraimentfaitungrosvolume.Ensuite,ilyaeulapériodedenavigationpendanttoutleprintempsetenfin,ilarefait
undeuxièmebloccetétéoùilétaitàlafoisensalledemuscuetdanslespécifiqueaveclesnavigations.Aufinal,jele
trouveplutôtbienaujourd’hui.

Kitoa-t-ilchangéquelquechoseparrapportàsapréparationde2008?
JediraiqueKito,surlescommandesqu’ilnousafaitesauniveautechniquesurlebateau,avraimentprivilégiéla
fiabilisationdumatérieletlasimplificationdecedernier.Uneautrechoseimportante,Kitoavouluoptimiserlapartie
confort.C’estunechosequin’estpassimplesurcesbateauxetc’estunpointimportantpourluisurlequelonaété
extrêmementvigilantpournepasfaireprendretropdepoidsaubateaudanscedomainelà.Danslemêmetemps,ila
faituntravaildelonguehaleineavecsonkinésurtoutcequitoucheauconfort.

«Iln’estpasrevanchard»

AquelmomentKitoa-t-ildécidéderepartirpourundeuxièmeVendéeGlobe?
NousavionsuncontratavecGroupeBelquiallaitjusqu’àlaRouteduRhumetavantlaRouteduRhum,notre
partenaireaprolongéjusqu’auprochainVendéeetjecroisquepourdiversesraisons,àlafoispourlesponsoretpour
Kito,c’étaitbiendebouclerd’unVendéeGlobeàunautre.

Dansquelétatd’espritsetrouveKitoavantcedépart?Est-ilrevanchardparrapportàsonabandonde2008?
Jenecroisvraimentpasquecesoitdelarevanche.Kitoquandilcommencequelquechose,ilaimebienlefiniretje
pensequ’ilavaitàcœurd’êtresurcetteéditionduVendéepourletermineretbienentendulemieuxpossible.Iln’est
pasrevanchardmaisjepensequec’estplutôtunephilosophiedevie.Ilaimefinirleschosesqu’ilentreprend.

QuelvaêtrelestyledenavigationdeKitopendantceVendéeGlobe?
Toutd’abord,sonobjectifvaêtred’arriver.Ducoup,ilvagérersesnavigationsparrapportàça.Ilvaoptimiserau
maximumsonmatérielafind’arriver.C’estsapriorité.Ensuite,c’estuncompétiteurnédoncc’estsûrqu’ilferabon
usagedecetespritdecompétitionqu’ill’anime.Ilveutterminerc’estsûr,maislemieuxpossible.

Allez-vousêtrefréquemmentencontactavecluipendantlacourse?
Ouicar,commejevousdisais,Kitoestquelqu’unquiadorelesgensetquiaimebienêtreentourédoncl’idée,çava
êtredegarderlecontactavecluicarc’estunedemandedesapart.Nous,onseralàpourlesoutenir.

ArthurGUYARD

(1/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Texte
de
PIERRE-FRANÇOIS BONN EAU
Photos
DR
LES
PAPYS
FONT
DELARESISTANC
Préparation
physique,
corps
affûtés, insouciance,
rapidité d'action : en quelques
années,
le Vendée
Globe
semble avoir basculé en faveur d'une jeunesse
vaillante
et talentueuse.
Les
quinquagénaires
qui seront sur la ligne de départ nourrissent
quelques
ambitions.
Portraits croisées de ces
«
vieux
»
qui veulent en découdre.
En
ce début du
mois
de septembre, l'été
semble
vouloir prendre
encore
quelques
aises sur la rade de Lorient. À bord de
Synercicl,
Jean Le Cam s'apprête à une
nouvelle sortie d'entraînement. Sur le
pont,
son staff
technique,
trois personnes
sous la houlette de Philippe
Laot,
une équipe plus que réduite, eu égard aux ambitions
du projet. Mais Jean Le Cam n'est jamais aussi à l'aise que dans des rôles où on ne
l'attend pas. En 2008
2009,
fort d'une précédente édition brillante où la victoire s'était
jouée d'un rien avec Vincent
Riou,
Jean Le Cam était attendu comme le
loup
blanc. . .
Hélas,
face à l'armada des bateaux
neufs,
il avait eu du mal à
tenir
le rythme, avant
de revenir dans la course et se hisser en troisième place.
Mais,
alors qu'il s'apprêtait
à passer le
cap
Horn,
son VM Matériaux avait chaviré suite à la perte de son bulbe
de quille. Depuis, le navigateur de Port-la-Forêt a galéré pour trouver un nouveau
partenaire avant de s'associer
à
un groupement d'artisans et
de
PME.
Intégré
an sein
de
la structure Absolute
Dreamer de Jean-Pierre
Dick,
il a pu
bénéficier
de l'ancien
Gitana
Eigkiy
de Loïc Peyron qu'il a revu à sa sauce. Changement de mât, nouvelle
quille et cure d'amaigrissement général ont redonné un
coup
déjeune à la monture.
Mais
surtout,
Jean va pouvoir faire ce qu'il aime par dessus tout :
continuer,
pendant
le Vendée Globe,
à
cogiter pour améliorer la machine. Le bateau, propriété
de
la
Fondation de
Navigation Océanique de Barcelone
(FNOB)
sera confié ensuite à deux
navigateurs espagnols pour
la
prochaine
Barcelona World Race.
LE
CAM,
Nc59
Le Vendée Globe de Jean Le Cam devient en quelque sorte un trait d'union vers les
jeunes générations. Pour se
préparer,
le triple vainqueur de la Solitaire
du
Figaro a
renoué avec ses bonnes vieilles habitudes : passer le plus temps possible à bord, ne
pas
chercher la
confrontation
systématique
avec
les têtes
de série
: « On
est une
toute
petite équipe.
Aller
sur un stage d'entraînement ou sur une régate pour se confronter
aux
autres,
n'a de sens que si l'on est capable de se mettre en véritable configuration de
course. Compte tenu
du
temps
imparti pour
être
prêt pour le départ du Vendée
Globe,
je préfère que l'on reste à
travailler entre
nous..
. »
Alors
quelles seront
les
chances
de
Jean Le Cam ?À cette question, le regard se fait malicieux :
«
Tu ne voudrais quand
même pas queje donne un pronostic ? Une seule
certitude,
unVendée Globe, c'est
long
et il peut
s'y
passer plein de choses...
»
Il n'empêche : pour cette édition le skipper de
Syntrciela demande à récupérer le numéro
59,
celui qu'il avait lors du Vendée Globe
2004-2005.
Il
y
a des signes qui ne trompent pas sur la motivation du bonhomme.
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Date : 28/10/2012
Pays : FRANCE
Suppl. : suppl.
Page(s) : 28-29
Rubrique : VENDÉE GLOBE
Diffusion : 319795
Périodicité : Quotidien
Page 31
(2/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
GUILLEMOT2.0
La Trinité-sur-Mer, quelques jours plus tard. Le temps
a
endossé ses habits d'automne et la station balnéaire
présente un air lugubre. Marc Guillemot n'en acure : il ases habitudes dans les rares bistrots encore ouverts
où se rencontrent les coureurs du large quand ils sont bloqués à quai. Le skipper de Safran
paraît,
en tous les
cas,
plus affûté quejamais. La sortie en mer qui l'attend va lui permettre de finir de caler la centrale incrticllc
du
bateau,
une petite révolution. Grâce
à elle,
de nombreuses données vont
être
intégrées
directement,
de la valeur de la déclinaison aux angles de
gîte,
et permettront de disposer de pilotes notoirement plus
efficaces. Marc Guillemot aencore en mémoire les galères de pilotes qu'il avait trimballées tout au
long
du
dernier Vendée Globe. Ce point a retenu
toute
son attention ainsi que
le
changement de quille pour un
nouvel appendice en
titane.
«
Là,
cen'est pas
tant
la performance que l'on arecherche que la fiabilité. C'était
d'ailleurs un des points sur lesquels le groupe Safran s'est montré intransigeant.
»
La machine est
prête,
elle a fière allure
;
Marc annonce d'emblée la couleur : il vient là pour la confrontation
sportive,
celle qu'il
a,
par la force des
choses,
laissée de coté dans le dernier Vendée Globe. Son
bateau,
s'il date de
2003.
a été
largement optimisé
et,
aux dires de son
skipper,
n'a pas grand-chose à envier aux derniers-nés du circuit.
Au
final,
Marc est le seul des qumquas
à être
venu se frotter régulièrement aux jeunes pousses du centre
d'entraînement de Port-la-Forêt.
«
Personnellement,
je
trouve
ce type de confrontation
très
utile. On n'a pas
tout àfait
les
mêmes manières
de
naviguer :
ils
ont
forcément
plus
d'atouts
physiques,
mais on a
le
privilège
de l'expérience. Et
puis,
il
y
a quelques idées reçues qu'il faut aussi combattre : quand on avait leur
âge,
on en
faisait aussi de la préparation physique. Et on commue d'en faire
!Après,
c'est certain qu'entre
50
km
à
vélo
et un après-midi de navigation sur
Safran,
j'ai toujours privilégié le fait d'être sur l'eau.Je ne suis pas certain
que l'âge soit un critère pertinent pour mesurer le potentiel des uns ou des autres... Je saisjuste quej'ai
très
envie
d'y
aller et queje me sens autrement plus prêt qu'il
y
a quatre ans.
»
KITODE L'INSTANT
«
L'âge
nous
donnerait de la
sagesse
? Si
on était
sage,
on
n'irait pas faire le Vendée Globe.
»
Kito de Pavant rigole
à
l'issue de la conférence de presse de présentation du Vendée
Globe
à Paris. En bon
Méditerranéen,
il
s'est
entraîné dans
ses
mers,
avec juste le
regret
de
n'avoir
pas pu se
confronter
à la concurrence
plus souvent.
GroupeBelria.
pas
été épargné
par la malchance et Kito reconnaît manquer de quelques
repères pour se situer par rapport à la concurrence.
Des
coureurs de nouvelle
génération,
il avoue être impressionné
par
leur
maîtrise
de
l'informatique,
leur
capacité
à
optimiser
l'utilisation
des différents
logiciels,
leur
approche
quasi
scientifique :
«
Mais c'est
vrai que
quelque chose
a changé.
Nous,
quand on a commencé à
naviguer,
on était un peu des
aventuriers,
ceux qui n'avaient pas pu ou pas
voulu rentrer
dans le
moule.
Et bien
souvent,
on était
les derniers de
la
classe.
Maintenant,
des garçons comme François Gabart
ou Armel Le Cléac'h ont
un
profil inverse. Ils ont
suivi
des
études scientifiques
souvent,
sont dans une démarche
très
rationnelle.J'avoue avoir une petite nostalgie de cette époque

la
BLU
était
le seul
moyen de transmission
avec la
terre.
Quand un navigateur avait un
pépin,
toute la flotte
était
au
courant et
les
communications étaient tellement aléatoires
qu'il fallait se
démerder
tout seul.
Aujourd'hui,
tu
peux
passer
deux heures au téléphone
avec
ton équipe
technique,
recevoir
des notices
par mail. ..
D'une certaine
manière,
tu
ne navigues plus totalement de manière autonome. Mais
ce
n'est pas
très grave : l'important
c'est avant tout
d'être
en
phase avec
son
projet,
d'être au rythme
qui
est le
sien,
de
sentir son
bateau,
d'être heureux
en mer.
Dans les
coins où
on va
se
balader,
c'est
l'essentiel. Jeune
ou
vieux,
l'important
c'est de
ne
jamais banaliser les
mers
du sud. . .
»
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(3/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
WAVREA L'ÂME
L'âge n'est donc pas un
critère,
soit. Dominique
Wavre,
qui sera le doyen de la course cette
année,
n'est pas loin de penser la
même
chose.
SonMirabaudz.déjàfréquentépar deux foisles
mers
du
sud
lors duVendée Globe2008-2009
et
lors de la Barcelona
World Race
en
2010.Pour
lui,
lesplus grands
changements sont
à
mettre
à l'actifdes
approches
de la
navigation
:
«
Aujourd'hui,
nous disposons d'outils informatiques qui sont des aides majeures à la décision. Les navigateurs de notre génération ont dû
s'adapter,
changer de façonde
faire,
quand lesjeunes sont tombés dedans dès ledébut. Nous
qui sommes
passésdu point sextant
aux logicielsde
routage,
avonspeut-être
un peu
moins
d'aisance. En
revanche,
nous saurons toujours composer en
cas
de panne.
Et
peut-être,
que
l'expérience
aidant,
nous
aurons
un peu
moins
de
stress
lejour du
départ,
que nous saurons mieux gérer nos
émotions
et nos efforts.
.
.
Quoiqu'il
y
ait parmi
la
nouvelle génération
quelques
garçons qui
disposent déjà d'un solidebagage.
»
Solidement
cornaquée par
Michèle
Paret,
sa
compagne qui officiera
comme
team
manager
(voir par
ailleurs),
Dominique
Wavre
sait où
il
va.
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Un marin face aux élèves
Le Seaquarium s'est voulu terre de
rencontres, le temps d'un après-midi,
entre des élèves et le marin, Kito de
Pavant, dans le cadre d'un projet
pédagogique autour de la course du
Vendée Globe au départ de laquelle,
le 10 novembre, sera présent le
navigateur sur son voilier, Bel.
Travailler sur le milieu marin
Ce sont 200 élèves des cours de
CM1 et CM2 des écoles primaires
d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi
qui ont été ainsi associés à cette
course mais pas seulement. Car il
s'agit pour ces classes de travailler
sur le milieu marin. Dans cette
démarche, ils sont accompagnés par
les professionnels du Seaquarium -
Anne-Marie, Rachel et Jean-Marc -
qui les rencontreront dans leurs
classes, lors de trois séances.
Le directeur du Seaquarium,
Jean-Marc Groul, s'est engouffré
dans cette démarche originale :
« il s'agit pour nous de susciter une
passion pour le milieu marin auprès
des enfants en nous appuyant sur les
espèces, notamment celles qui sont
en danger : les tortues, les dauphins,
les requins. » . Le but de la
discussion des enfants avec Kito de
Pavant relève du même objectif. Le
navigateur partage avec le
Seaquarium avec le navigateur ce
combat pour la sauvegarde des
animaux.
« Pourquoi participez-vous au
Vendée Globe (...)
Qu'allez-vous rencontrer ? » : la
curiosité des enfants s'est
matérialisée par un nombre
impressionnant d'interrogations dont
certaines, par manque de temps,
n'ont pu être posées.
Aujourd'hui au cinéma Vog
90, rue des Iris au Grau-du-Roi,
08 92 68 69 33.
Vous n'avez encore rien vu : à 15
heures ;
Les Seigneurs : à 15 h 15 ;
Astérix et Obélix (3D) : à 17 heures
et 21 heures ; Q
uelques heures de printemps : à 17 h
15 ;
Tous les espoirs sont permis : à 19
heures ;
Pauline Détective : à 19 h 15 ;
Taken 2 : à 21 h 15.
Correspondant
BF77784D5E207A00C0991F79C508954B3A60174F614A26B81B733AD
Tous droits de reproduction réservés
Mots : 316
Date : 30/10/2012
Pays : FRANCE
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Diffusion : 151218
Périodicité : Quotidien
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Un marin face aux élèves
Le Seaquarium s'est voulu terre de
rencontres, le temps d'un après-midi,
entre des élèves et le marin, Kito de
Pavant, dans le cadre d'un projet
pédagogique autour de la course du
Vendée Globe au départ de laquelle,
le 10 novembre, sera présent le
navigateur sur son voilier, Bel.
Travailler sur le milieu marin
Ce sont 200 élèves des cours de
CM1 et CM2 des écoles primaires
d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi
qui ont été ainsi associés à cette
course mais pas seulement. Car il
s'agit pour ces classes de travailler
sur le milieu marin. Dans cette
démarche, ils sont accompagnés par
les professionnels du Seaquarium -
Anne-Marie, Rachel et Jean-Marc -
qui les rencontreront dans leurs
classes, lors de trois séances.
Le directeur du Seaquarium,
Jean-Marc Groul, s'est engouffré
dans cette démarche originale :
« il s'agit pour nous de susciter une
passion pour le milieu marin auprès
des enfants en nous appuyant sur les
espèces, notamment celles qui sont
en danger : les tortues, les dauphins,
les requins. » . Le but de la
discussion des enfants avec Kito de
Pavant relève du même objectif. Le
navigateur partage avec le
Seaquarium avec le navigateur ce
combat pour la sauvegarde des
animaux.
« Pourquoi participez-vous au
Vendée Globe (...)
Qu'allez-vous rencontrer ? » : la
curiosité des enfants s'est
matérialisée par un nombre
impressionnant d'interrogations dont
certaines, par manque de temps,
n'ont pu être posées.
Aujourd'hui au cinéma Vog
90, rue des Iris au Grau-du-Roi,
08 92 68 69 33.
Vous n'avez encore rien vu : à 15
heures ;
Les Seigneurs : à 15 h 15 ;
Astérix et Obélix (3D) : à 17 heures
et 21 heures ; Q
uelques heures de printemps : à 17 h
15 ;
Tous les espoirs sont permis : à 19
heures ;
Pauline Détective : à 19 h 15 ;
Taken 2 : à 21 h 15.
Correspondant
BF77784D5E207A00C0991F79C508954B3A60174F614A26B81B733AD
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Mots : 316
Date : 30/10/2012
Pays : FRANCE
Edition : Nîmes et Camargue
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GuillaumeJouët:«Kitoestvraimentl’homme
quireprésenteleplaisir»
ARTICLES|jeudi25octobre2012,18h28
Un jour, un skipper - Engagé en tant que sponsor pour son deuxième Vendée Globe
consécutif, Groupe Bel aborde cette édition 2012 avec décontraction. A l’image de son
directeur de la communication et des ressources humaines, Guillaume Jouët, c’est bien
l’ensembledugroupequiestmobiliséderrièreKitodePavant.
GuillaumeJouët,pourquoiGroupeBela-t-ildécidéderepartirpourunnouveauVendéeGlobe?La
décision n’a pas été tellement de se réengager. La décision date de 2007 dans un programme
complet, fédérateur avec bien sûr comme point d’orgue le Vendée Globe. Nous sommes aussi dans
un programme de communication mondiale, interne et externe, avec une très forte résonance à
l’intérieur de l’entreprise. Bel, qui est plus connu par ses marques qu’en tant qu’entreprise, à une
trentainedefilialesdanslemonde.Depuis2007,annéedeconstructiondubateau,cedernieret/ou
Kito sont allés dans l’ensemble de nos filiales à la fois pour monter des opérations de relations
publiques mais également des grosses opérations de communication interne. De ce fait, j’affirme
sans sourciller et sans hésitation que notre bateau est sans doute celui qui le plus suivi dans le
monde. Ça fait cinq ans maintenant que nous avons monté des opérations partout. Il y a plus de
1000 collaborateurs qui ont navigué avec Kito. Le bateau est allé aux Etats-Unis, en Turquie, en
Egytpe, au Maroc, dans tous les pays du pourtour méditerranéen. A travers ces visites, nous avons
vraimentutiliséKitocommetraitd’unionentrelesfilialespartoutdanslemonde.C’estégalementle
cas à travers des régates qu’on organise chaque année dans son fief, à Port Camargue, où l’on fait
venir cinq ou sept collaborateurs de toutes nos filiales dans le monde pour des régates corporate
pendant trois jours. C’est un gros programme d’animation et d’émulation interne et en fait ce
VendéeGlobe,commelepremierd’ailleurs,estunpointd’orguedansunprogrammequ’onavoulu
vraimentconstruireautourdetousceséléments.Aujourd’hui,lesitedédiésurcesujetpermetànos
collaborateursd’envoyerdesmessagesdesoutienàKitoavantledépartetonvoitbienqu’ilvaêtre
suivivraimentpartout.D’uncôtéc’estunpeuuneboutadecarlebateaun’apasungrandpalmarès
maisjesuissûrqu’ilyapeudebateauxdanslaflottequisontsuivisàlafoisenUkraine,auxUSA,en
Algérie,etc...
L’abandonlorsdel’édition2008n’avaiteuaucunimpactnégatifsurl’imageduGroupe?Onétait
tous très malheureux mais je vais vous raconter deux anecdotes très différentes. D’abord, quand
l’accidentestarrivé(ndlr:deuxjoursaprèsledépartdelacourse),ilestrevenuauxSablesd’Olonne.
Desgens,dessalariésdetoutesnosusinesenFrance,sontvenusdenuitl’accueilliravecdesfeuxde
détresse tout le long du quai du chenal pour le fêter comme un héros. Bien sûr, on avait tous la
gueule de bois mais on était surtout fier et conscient que l’homme, au-delà de cette mésaventure,
était celui qui représentait nos couleurs. Autre anecdote qui illustre l’esprit dans lequel on vit les
choses.PeudetempsavantleVendéeGlobe2008,nousavonsunedenosprincipalesusines,située
à Tanger, qui avait été victime de gigantesques inondations et de tempêtes, si bien que l’activité
avaitduêtrearrêtéependanthuitjours.Kitoétaitpartilesvoirparcequ’ilconnaissaitlespersonnes
touchées.IlaprisunaviondirectionTangerpourvoirlesgarsafindelessoutenir.Suiteàça,tousles
Marocainsontenvoyédesmessagesavecdesphotosd’eux-mêmesetdesmessagesdesoutienalors
queKitoseretrouvaitdanslapanadelorsqu’ilacassésurceVendée.Ilsl’ontparfaitementsoutenu
enretourdoncilyauneintégrationdeKitodansl’histoiredel’entreprisequiestextraordinaireetla
réactiondesgarsdechezBelc’étaitdedireoncontinue,tuesvenunousaiderquandonétaitmalet
bient’esdansladifficulté,nousonestderrièretoi!Ilyavraimentunlienfortquiexisteentrenous.
Onressentunegrandesolidarité.Est-ceunevaleurqueBelveutvéhiculeràtraversceVendée?La
signature de notre entreprise, c’est «Sharing smile» (ndlr: du sourire à partager) donc notre
mission, c’est ça, c’est d’apporter du sourire dans toutes les familles avec nos produits. On est
totalementorientélàdessusetc’estcohérentaveclepositionnementdenosmarques àsavoirque
laVachequiritellerigole,Kiric’estunedéclinaisonde«pourrire»etenfinmini-babybelquiestun
fromageavecunetonalitéludique.Noussommesvraimentsurlalégèretéetleprogrammequ’ona
dans la voile est bâti sur le même principe à savoir que c’est un programme très sérieux sans se
prendre au sérieux. Bien évidemment si on choisit ce sport, c’est pour ces valeurs mais aussi celles
qu’onluiimprègneetquisontenadéquationparfaitesavecl’espritdelaboite.Aujourd’hui,Kitoest
vraiment l’homme qui représente le plaisir, le bonheur à partager et c’est exactement ce qui
correspondànotreprojet.
«Partout,ilaétéaccueillienhéros»
Comments’estpassévotrerencontreavecKito?Cetterencontreaeulieuen2005.Leprésidentde
Bel a rencontré Kito sur un ponton alors qu’il revenait d’une Transat Jacques Vabre avec Jean Le
Cam.Ilsontaccrochétoutdesuiteetsesonttapésdanslamain.
Est-cequevousluiavezfixédesobjectifs?Lepremierobjectifqu’onluiafixé,carc’estcequ’onlui
doit compte tenu de la manière dont il nous accompagne depuis des années, c’est qu’il se fasse
plaisir,qu’ilaitleplusgranddesbonheurs.Pourqu’ilsefasseplaisir,ilfautqu’iltermineparcequele
plaisir sera immense quand on va le voir arriver devant les Sables au mois de février prochain. Ce
dontonestcertain,c’estques’iltermine,comptetenudesontalentetdelaqualitédesonbateau
avec le plan qu’il a utilisé et préparé avec son équipe, il sera de toute façon pas très loin des
meilleuresplaces.Globalement,onesttrèsconfiant.
Votre relation va-t-elle se poursuivre après le Vendée Globe? Pour l’instant, l’idée est d’aller
jusqu’auVendéeGlobe.Onn’estpasentraindeparlerd’unarrêtauVendéeGlobemaisonarriveau
pointd’orguedenotreprogramme.Onaditqu’onallaitjusqu’àcetteédition2012,onyarriveeton
nes’occupequedeça.Lereste,çan’existepas.
ArthurGUYARD
79 • Barcos a Vela
nacido en 1961 en St Pardoux La Ri-
viere, vive en Montferrier-sur-Lez (He-
rault), en pareja y con 5 hijos, tiene su
negocio en las playas cercanas de su
casa. Es su segunda participación en
la Vendée Globe y conoce todos los
soportes que flotan, habiendo dejado
el mundo Fígaro en un nivel muy al-
to. Una de las caras más conocidas,
mediáticas y simpáticas del circuito
se mezcla con una determinación y
experiencia que le convierten en se-
rio candidato. En la edición anterior
rompió el mástil, y en la Barcelona WR
2010 tuvo problemas de quilla en Hor-
nos, busca por tanto cerrar el circulo
subido al podium.
El barco es un diseño de Guillaume
Verdier / VPLP (igual que otros 5 bar-
cos de la regata), diseño gemelo de
Safran es un barco radical, prefirien-
do la finura de sus entradas de agua
y la ligereza a la potencia excesiva.
Dispone de un potencial interesante,
sobre todo en portantes, y aunque
algo más pesado que la última gene-
ración (8.000 kg), puede rivalizar sin
complejos con los últimos diseños.
Fue botado en 2007 y ha recorrido
mas de 100.000 millas (4 vueltas al
mundo). Se han modificado los ballast
que pasan de 6 a 8 para optimizar el
asiento del barco a ciertos rumbos,
fiabilizado los hidrogeneradores para
conseguir energía limpia, e instalado
una pequeña calefacción de gasoil;
también se han moldeado los asientos
exterior y de la mesa de navegación
al cuerpo de Kito. Ha desarrollado con
Marinepool una línea de ropa adapta-
da a la navegación extrema en todas
las latitudes, como un guante de tres
dedos. Y, por supuesto, cambiado el
mástil que cayó en la pasada Ruta del
Ron 2010 y montado unas velas nue-
vas que darán la potencia necesaria a
uno de los barcos más homogéneos
de la flota, fiabilizado, rápido y ligero,
con un skipper mediterráneo pero sin
nada que envidiar a bretones y nor-
mandos. Kito tiene todo lo necesario
para hacer un buen resultado, sólo le
falta la pizca de suerte necesaria a
todos para llevar su vaca risueña al
podium.
KITO DE PAVANT - GROUPE BEL - FRANCIA
Nacido en Ginebra (Suiza) en 1963, vive
en Gouesnou (Finisterre), casado y con
dos hijos. Es su tercera participación
en la regata, con dos abandonos en
2000-2001 y 2008-2009. Es un sui-
zo bastante bretón que ha pasado por
todos los oficios, de leñador a mecá-
nico, pasando por la construcción de
su primer Mini 650, y después de su
primer 60 pies, y la navegación oceá-
nica en solitario es su mundo. Su ma-
la suerte en las anteriores ediciones,
abandono en 2000, salida fallida en
2004 por barco no apto por la pérdida
de la quilla en The Transat, y naufragio
en las islas Kerguelen por una anterior
avería de timón en la última edición,
no reflejan sus grandes éxitos. Récord
del Atlántico en monocasco, que acaba
de ser batido por Alex Thomson, Trofeo
Jules Verne y récord del Atlántico en el
Orange de Bruno Peyron, dos victorias
claras y consecutivas en la BOC (Vuelta
al Mundo en solitario con escalas), igua-
lando a Jeantot y Auguin. Esta vez, tiene
un barco nuevo, que sufrió un choque
con un container semi-sumergido en la
ultima Ruta del Ron y tuvo que ser res-
catado, que ha sido reparado y puesto a
punto para esta Vendée. El barco es un
diseño de Juan Kouyoumdjian de última
generación, construido en Suiza en los
Astilleros Decisión, botado en 2011, con
las pretensiones de reunir simplicidad,
prestaciones y fiabilidad. El hundimiento
cerca de Azores en la Ruta del Ron, y la
falta de rapidez en las maniobras le han
permitido y obligado a corregir erro-
res de juventud para alcanzar su nivel
óptimo. Barco muy potente, con 8.500
kg de desplazamiento, que entre las
manos de Stamm puede estar en el po-
dium, si la suerte le acompaña un poco
y es capaz de sacar toda la potencia a
su barco durante tres meses, para dar
una alegría a su patrocinador.
BERNARD STAMM - CHEMINÉES PUJOLAT - SUIZA
Nacido en Niza en 1965, vive en Larmor
Plage (Morbihan), está casado y tiene un
hijo. Veterinario y empresario de profe-
sión, se lanza a la primera Vendée Globe
en 2002 para disputarla en 2004, acu-
mula averías y falta de experiencia en la
navegación de altura pero llega 6º. Gana
3 veces la Transat Jacques Vabre (2003,
2005 y 2011), y es 3º en la Ruta del Ron
2006. En 2008 se enfrenta de nuevo a la
Vendée Globe y ya es considerado co-
mo un serio candidato al podium, pero
abandona por chocar contra un growler;
en 2007-2008 con Damien Foxal, y en
2010-2011 con Loick Peyron, gana dos
veces la Barcelona WR. Esta vez, en
solitario, sus pretensiones son ganar y
dejar su firma en Imoca antes de pasar
al MOD 70 que le espera. Buenos pa-
trocinadores, buena cabeza, método y
JEAN PIERRE DICK - VIRBAC-PAPREC 3 - FRANCIA
LOS PARTICIPANTES
©

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BV-Vendee Globe.indd 79 18/10/12 13:51:13
(1/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Le
quotidien du solitaire
autour du monde
(ici,
Bernard Stamm)...
Plusde
vingt
ansaprèssa
création,
le
VendéeGlobe
n'a rienperdudesa
magie,
restantlaréférencelapluslisible
delacourseau large
«
à lafrançaise
»
grâceà uneformuleinusable: même
taille
debateau
pourtout
lemonde
et parcoursmythique.
Présentation
de
l'édition
2012
enhuit questions.
TEXTE OLIVIER LECARRER
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(2/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Armel Le
Cléac'h,
l'un des
grands
favoris.
Comment suivre la
course?
Départ
lesamedi
10
novembre
devant
les
Sablesd'Olonne
à 13
h02
Ambiance
garantie sur les pontons et les
quais,
embouteillages aussi
!
Il est conseillé
de
venir de bonne
heure pour ne pas rater la sortie des bateaux et surtout
pour profiter desjours précédentsafin de voir laflotte au
calme,
en profitant des animations du village de la cour
se. Le règlement imposeen effet auxdix-neuf concurrents
d'être présentsà Port Olona à partir du 19 octobre
Le
retour du premier aux Sablesdevrait sefaire entre les
tout derniers
jours
de
janvier
et le début février (le
2
février
s'il
égale
letemps record
établi
lorsde l'édition
2008-2009
par
Michel Desjoyeaux).
Pour
s'informer au jour le
jour,
une seule adressevraiment
efficace,
le
siteofficiel :
www.vendeeglobe.org,
qui a
large
ment fait sespreuvesen permettant chaquefois de suivre
esmoindres péripétiespratiquement en temps réel.
Pourquoi le départ a-t-il été avancé?
Prévule
dimanche,
comme lors de toutes les précédentes
éditions,
le départ
sera
finalement donné
pour
la
première
fois un
samedien raison à
la fois des
contraintes
liées
aux
commémorations
du 11
novembreet
desheuresde
marée.
Avec
une pleine mer
à 13h 43
min
(hauteur 4,75
m,
coef.
62)
le
samedi
1
0,
celapermet
de faire
sortir en temps utile
cesmachinesàfort tirant d'eau
(4,
50
m)
dansledélicat che
nal desSables.Celan'aurait pu êtrepossiblele lendemain
Quelle
est la
longueur
du
parcours?
Aussiétrange
que celapuisse
sembler,il
est difficilede don
ner précisément une distance
théorique. Selon
les
termes
mêmes
de l'avisde
course: «
Les
concurrents navigueront
autour
du
monde
d'Ouest
en
Est,
en
descendant d'abord
l'océan Atlantique
puis en laissant
à bâbord
le
cap
de
Bonne-Espérance,
à
bâbord le
cap Leeuwin,
à
bâbord
le
cap Horn,
et
à
tribord
le
continent
Antarctique. »En
regar
dant un
planisphère,
celapeut sembler clair: on fait letour
en passantau plus prèsde troiscaps citésplus haut. Mais il
suffit d'observer attentivement un globe terrestrepour voir
que celane sepassepasdu tout comme ça la trajectoire
laplus courte entre lapointe de l'Afrique du Sud et la
Pata-
gonie
-
en faisant routevers l'Est
-
ne passepasau rasde
la
Nouvelle-Zélande
comme la carte peut en donner l'illu
sion,
mais par le milieu du continent
Antarctique ! Plus
on
serrecelui-ciplus on
diminue ladistanceàparcourir,
l'opti
misationdépendant alorsde ladensité de glace autour de
l'Antarctique
et
du
niveau
de
risqueacceptépar
le
concur
rent... La mise en place par l'organisation de
«
portes des
glaces
»,
points de passage obligatoires pour empêcher
les solitairesd'aller flirter avec les icebergschangeencore
la donne Pour donner une
idée
des variantes
possibles,
il
faut
savoirque
le
vainqueur
de l'édition
1992-1993,
Alain
Gautier, n'avait parcouru
«
que
»
25315
milles,
alorsque
Christophe Auguin en a
fait
26520,
et que Michel Des
joyeaux
a gagné
ledernier Vendée
en alignant
28303
mil
les
au loch.
Presque3000
milles de plus que
Gautier,
soit
'équivalent d'une
transat!
Ce
qui ne
l'a
pasempêché
de
mettre 26 jours de moins
Les 60
pieds sont-ils
en
perte de
vitesse?
On pourrait le penseren voyant que le nombre de bateaux
au départ passede
30
en
2008 à 19
cette fois. Il faut ce
pendant relativiser: cettedernière
édition
recordavait profi

d'une
conjonction exceptionnelle
de facteurs
favorables,
Après avoir perdu son mât
en
tout début de
courseil
y
a quatre
ans,
Kito de Pavant
rêve des mers du sud...
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(3/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
I
Un des
plus
beaux bateaux
^
de la flotte pour François
Gabart,
i
jeune
prodige du
Figaro.
entre
un
calendrier libéré par la
fin, l'année précédente, des
multicoques
Orma,
et une période particulièrement faste
pour le sponsoring. Comme on le
sait,
la rigueur écono
mique a depuis remis en cause les stratégies de communi
cation,
et l'arrivée d'un nouveau circuit de course au large
(avec les trimarans MOD
70)
a pu contribuer à détourner
certains coureurs. . . et
à éparpiller
les budgets.
Mais
la flotte
201 2
reste dans une très bonne moyenne :
les
deux
premiers
Vendée
comptaient respectivement
13
et
15
partants,
et seules deux des six
éditions
passées ont dépas

les
vingt
inscrits
Surtout,
six
des
concurrents
2012
par
tent
à bord de bateaux
nouveaux,
conçus pour
l'occasion,
ce qui témoigne d'un réel dynamisme de la classe
Le Vendée 2012
sera-t-il aussi
intéressant que le
précédent?
Le nombre des engagés ne fait pas tout: malgré un
plateau extraordinaire au
départ,
l'édition 2008-2009
n'avait vraiment tenu sespromessesque dans le premier
:-NEUF
CONCURRENTS
ipper
e
Beyoi
Arnaud Boissières
Louis Burton
Samantha Davies
Bertrand
de
Broc
Tanguy
de
La
motte
Age Participations antérieures
36
ans
1 (abandon
en 2008)
40
ans
1
(7*
en 2008)
27 ans Première participation
38 ans 1 (4e en
2008)
52
ans
2 (abandons
en
1992
et 1996)
34
ans
Première
participation
Nom
du bateau
^^^^^^^^^^^^*
Architecte
Maître
Coq
{ex-
Fonda)
Farr
Akena Vérandas
(ex-PRB)
Farr
Bureau Vallée (ex-Delta
Dore)
Farr
Saveol
(ex-Veolia)
Lombard
Votre
nom autour du monde (ex-BritAir) Finot-Conq
Initiatives
cœur
(ex-
Whirlpool)
Lombard
Construction
CDK2007
CDK2006
JMV2006
JMV2004
Multiplast 2007
MAG1998
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(4/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Iévénement
tiers de
la course. Après
une
descente de
l'Atlantique
à
une cadence
incroyable,
les bateaux du
groupe
de
tête ne
se lâchant pas d'une
semelle,
les abandons sur avariesse
sont multipliés dans l'océan
Indien,
s'ajoutant à ceux des
premiersjours de course.A l'attaque du
Pacifique,
laflotte
avait pratiquement diminué de
moitié,
perdant une bonne
part
de
ses
favoris,
et
Michel Desjoyeaux
avaitalorstrèsvite
« tué » la course. L'accident de Yann Ellespuis le
chavira-
ge de
Jean
Le
Cam
(entraînant
le
déroutement
d'Armel Le
Cléac'h et l'abandon de Vincent
Riou),
et enfin l'avarie de
quille de Roland
Jourdain
allait contribuer ensuite à faire
de la remontée de l'Atlantique du skipper
de Foncia
une
longue
marchetriomphale... mais peu
passionnante,bien
loin du duel haletant entre Vincent Riouet Jean Le
Cam,
qui avait animé l'édition 2004-2005 jusqu'au dernier jour.
Adéfaut d'être
aussi
nombreuse,
la flotte 2012
affiche une
belle
densité, aussi
bien
au niveau
des
talents que
du
po
tentiel desbateaux, 85 ak d'entre eux ne
dépassant
passix
ans
d'âge Voilà
qui promet
Peuvent-ils
aller plus
vite
qu'en 2008?
Cela
dépend
des
conditions,
maisen
théorie,
oui.
Si l'on
ad
ditionne les meilleuresperformancesréaliséeslorsdesdeux
dernièreséditions par les plus rapidessur lesquatre grands
tronçons
du parcours(descentede
l'Atlantique,
océan In
dien,
océan
Pacifique,
remontée de
l'Atlantique),
on ob
tient un total « idéal »
d'un
peuplusde78jours... soit
6de
moinsque lerecordactuel ! Resteàtrouver l'enchaînement
météo
qui
permette
à un
même concurrent
d'enchaîner
ces scoresparfaits... Il faut aussi compter avec l'évolution
constantedes
bateaux, toujours
plus performants et celle
des navigateursqui saventde mieux en mieux tirer en per
manence
le
meilleur
de leurs
machines.
Quels sont les architectes
les plus titrés?
Avantage net à Jean-Marie Finot et Pascal
Conq
dont les
plansont été couronnés àquatre
reprises,
avec Alain Gau
tier (Bagages Superior
en
1992-1993),
Christophe »«»
Samantha Daviesrepart
avec l'ancien bateau de
RolandJourdain.
Kîto de Pavant
Alessandro Di Benedetto
Jean-Pierre Dick
François Gabart
Mike
Golding
Marc Guillemot
Participations antérieures
"
1 (abandon
en 2008)
Première
participation
2
(6e
en
2004.
abandon en
2008)
Première
participation
3
(7e
en 2000,
3e
en 2004, abandon en 2008)
1
(3'
ex aequo en
2008)
'Nom
du bateau
Group-
Bel
TeamPlastique
(ex-Sodebo)
Virbac-Paprec 3
Macif
Gamesa (ex-Ecover
3)
Safran
Verdier-
VPLP
Verdier-VPLP
Owen-Clarke
Verdier-VPLP
Constrn
Indiana 2007
Kirié-Eluère 1998
Cookson2010
CDK2011
Hakes 2007
CN Larros 2007
Tous droits de reproduction réservés
Date : 01/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 28-32
Diffusion : 25404
Périodicité : Mensuel
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(5/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Iévénement
LES PLUS RAPIDESDE L'HISTOIREDU VENDÉE
TEMPS COUREUR
MichelDesjoyeaux
Surl'ensembleduparcours 84 j. 3 h 09 min en2008-2009
sur Fonda
VincentRiou
DesSables
au
cap
de
Bonne-Espérance24jours7h
en
2004-2005
sur
PRB
MichelDesjoyeaux
DeBonneEspérance au
cap
Leeuwin 11 jours 6 h en2008-2009
sur Fonda
Mike
Goldmg
De
Leeuwmau
cap
Horn
16jours6h
en
2004-2005
sur
Ecovei
Du
Hornaux
Sables
MichelDesjoyeaux
27 jours 12 h
en
2008-2009
sur
Fonda
Auguin (Géodis
en 1996-1997),
Michel Desjoyeaux (PRB
en
2000-2001)
et
Vincent Riou
(le même
PRB
-
encore
plus affûté après une remise
à
niveau complète
-
en
2004-
2005). Les architectes Luc Bouvet et Olivier Petit ont signé
pour leur part
le
premier
vainqueur,
Ecureuil-d'
Aquitai
ne,
mené parTitouan Lamazou en 1989-1990. Bruce Farr
compte un
succès,
avec le Fonda de Michel
Desjoyeaux,
en 2008-2009. Mais les équilibres sont en
train
de chan
ger,
avec cette année une prépondérance de l'association
de Guillaume Verdier et du cabinet Van
Peteghem-Lau-
riot Prévost
(VPLP),
qui signent six bateaux
-
dont quatre
neufs !
-
contre
cinq
issus de Farr Yacht
Design,
mais tous
de la
génération précédente.
Qui peut gagner?
Impossible à
dire dans une
épreuve
aussi longue où le
talent du marin compte autant que la
monture,
et où
une avarie suffit à
tout
remettre en cause. Les bateaux
de toute dernière génération ont en théorie un avanta
ge,
mais les autres ont su évoluer et gardent l'atout de la
fiabilité Qui
aurait pensé en novembre 2008, en voyant
la pléthore de
«
grosses pointures
»
au
départ,
que
Sa-
mantha
Davies,
novice dans cet exercice et
à
la barre d'un
bateau déjà
âgé, serait en situation
déjouer le
podium
trois
mois plus
tard?
C'est
pourtant ce qui s'est passé
(elle termine quatrième en
95 jours
et
3
heures,
soit un
meilleur
temps
que
les
trois premiers
vainqueurs,
donnée
bien sûr très
relative,
mais qui permet
de
situer
l'évolution
des performances...).
La plus grosse cote cette
année,
c'est sans doute Armel
Le
Cléac'h,
qui associe maintenant l'expérience du par
cours
(2'
en
2008-2009),
un passé de figariste qui fait
peur (deux victoires au compteur dans la fameuse Soli
taire)
et un bateau dernier cri Mais il
y
a du monde avec
ui,
entre le vainqueur de
2004-2005,
Vincent
Riou,
le
tenace et efficace
Jean-Pierre
Dick,
ou encore
les
mal
chanceux de
2008
-
lauréats eux aussi du
Figaro
-
com
me
Kito
de
Pavant,
Jérémie Beyou
ou
Jean Le
Cam,
qui
courent après leur revanche
Sans
parler de l'expérience
d'un Marc
Guillemot,
d'un Mike
Golding
voire d'un Do
minique
Wavre,
ces deux derniers connaissant le parcours
par
cœur,
étant chacun à leur quatrième participation
Il faudra surveiller aussi l'immense talent de l'espoir qui
monte,
François
Gabart, avec son
bateau
tout neuf.
Et
les autres ont aussi des arguments à faire valoir... Une
bonne
raison de suivre
tout
ça de près
!
m
Arnaud Boissières
profite
cette année
d'un bateau
plus performant.
LESDIX-NEUFCONCURRENTS
Skipper
Bernard Stamm
Alex Thomson
Dominique Wav
Age Participations antérieures
53
ans
2
(2e
en 2004, abandon en
2008)
35 ans
1(2"
en
2008)
50ans 2(vainqueur en
2004,
3e
exaequoen
2008)
43
ans
1(abandon
en 2000)
48
ans
2(abandons
en
2000
et2008)
38
ans
2(abandons
en
2004
et2008)
Nom
du bateau
Synerciel (ex-Gitana
Eighty)
Banque Populaire
(ex-Foncia)
PRB
Acciona 100 "/oEcoPowered
Cheminées-Po
ujoula
t
HugoBoss{ex-BT)
57
ans
3
(5e
en 2000,
4e
en 2004, abandon en 2008)
Mirabaud
{ex-Temenos)
Architecte
Farr
Verdier-
VPLP
Verdier-
VPLP
Owen-Clarke
Kouyoumdjian
Farr
Owen-Clarke
Construction
Southern OcéanMarine 2007
CDK-JMV-GreenMarine 2010
CDK2010
Southern OcéanMarine 2011
Décision 2011
2007
Southern OcéanMarine 2006
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(1/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Dar Vincent
Riou
Raressontles
coureurs
qui
partiront sur
leVendée Globe
sans
leur"Petit Bernot
illustré",
le
roadbookdutour
du
monde.
Qu'est-ce
qu'unroad
book,
à
quoicela
sert-il,
quelleest
la
place
dela
météoet
dela
stratégie
dansla
performance
?Éléments deréponse
avec
leskipper dePRBVincent
Riou,
vainqueur
duVendée Globe
2004-2005,
enpartance pour
unetroisième grande
boucle
ensolitaire...
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Rubrique : VENDÉE GLOBE
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(2/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Dans la classe
IMOCA,
leroutage
-
l'assistancemétéo
rologiqueet stratégiquepro
venant de l'extérieur
-
est in
terdit. Afortiori pendant
le
VendéeGlobe.En revanche,
tous
les coureurs
préparent
leur navigation
en
amont,
avectoute la complexité
qu'une telleentreprise recèle:
trois mois de coursesur les
trois océans
du globeen
pas
sant par
lesdeux hémisphères.
Pour
cela,
depuisun peu plus
de
1
5
ans,
les
skipperspeuvent
s'appuyersur un document
précieux
: le
road
book.
Littéralement,
livre de route.
Dans
les
rallyes
automobiles,
les
raids ou lessports d'orien
tation,
le roadbook est là
pour
donner
précisément
l'iti
néraire
àsuivreet sessubtili
tés. En
voile,
la
route
la
plus
rapideest un entrelacsde che
mins ouvertsau milieu
de
dif
férents
phénomènesmétéoro
logiques
dont lesmouvements
ne sont prévisibles,au
mieux,
qu'à 8
jours d'échéance.
Un
fil
conducteur
l,e
road book
ne vous
dira
ja
mais: "au
rond
point,
prenez
la troisièmesortie".Son objet
n'est pas
de téléguider,
mais
de répertorier des situations
météotypessur chaque partie
du globeet de proposer un
éventailde voiespossiblesen
fonctionde ces situations.
"C'est
notre
fil
conducteur,
notre
livre de
chevet.Ça nous
permet
d'avoir
une
idée
géné
rale desconditions quel'on va
rencontrer pendant le tour du
monde et d'avoir la réponse
stratégique
associée"
nous
dit
VincentRiou.
Avant
ceparfait manuel pour
coureursd'océans,
il fallait
se
débrouilleraveclesouvrages
de météorologiemarineet les
récits
des circumnavigateurs.
Il n'était alorspas rare d'en
tendre "j'avaislu cequi pou
vait sepasser
dans un bou
quin
de
Moitessier".Mais
la
voilesportivese
professionna-
lisant, lesdonnées
météorolo
giquesse
multipliant,
tout en
devenant plus
fines,
plus
fiableset plus
accessibles,
des
guidesspécifiquesont vu
le
jour pour permettre auxcou
reurs
d'être
plus
performants.
Le
road
book
est ainsi
devenu
un outil
de basenécessaire
-
pas
seulementsur leVendée
Globe,
maissur
toutes
les
coursesau large. On l'étudié
et on lepotasse
surtout àter
re,
avant le
départ,
comme
pour se
représenter
mentale
ment
les
creux,
les bosses
et
lesviragesde
la grande piste
liquidede
24000
milles.
Sur le
Vendée
Globe,
l'ouvragede

férenceen la matièreest
celui
que
les
navigateurs
appellent
affectueusement
"Le
Petit
Bernot
illustré"
: uneénorme
bible, réaliséepar
le
routeur-
météorologueet ancien
cou
reur Jean-Yves
Bernot.
"C'est
le
meilleur road
booksur ce
parcours,
très richeet réguliè
rement enrichi, issudes25 an
nées
d'expérience
et
de
travail
de Jean-Yves. Engros,
si tu
faiscequ'il
y
a écrit
dedans,
mêmesi ça
ne
te
fera
pas ga
gner,
tu es sûr de ne pasfaire
de
grosse
connerie,
de ne ja
maisaller
dans le mur".
Unoutil d'anticipation
Concrètement,
il
s'agit
d'une
documentation
monumentale
(plus
de
500pages
!)
qui passe
en revuemétéorologie
généra
le, marine,
océanographie,ré
pertorie
toutes
lessources
utiles
aux
coureurs, la
métho
dologiepour
les
analyseretc..
"C'esthyper
complet,
très
vi
suel,il
y
a énormément de
croquis, decartes,
de copies
d'écran, quelquesimages
sa
tellite.Ce road
book et sa ver
sion
résumée,
existent
sous
forme
de
fichier
informatique
ou
de
papier".Le parcoursdu
VendéeGlobe
y
est
décorti
qué,
par
tranches, sur lesdif
férents
endroits
de la planète
:
Atlantique
Nord,
Atlantique
Sud,
Océan
Indien,
Océan
Pacifique,
remontéede
l'Atlantique
Sud,
puis
AtlantiqueNord,
chacunede
cesgrandesportions étant en
suitesubdiviséeen parties
plus petitespour
les
passages
délicatsà certains
endroits
stratégiquesdu parcours. "Le
Grand
Sud,

nous passons
un
mois,
est le plus grosdes
chapitres. Pour chacun de ces
tronçons de
parcours,
Jean-
Yvesdéfinit des famillesde
si
tuations
météo. Enfonction
des saisons,
on arriveen effet
à identifier4 à5 situations
ty
piques.Et à chaque situation
correspond en principe une
solution stratégique.
Pour
ar
river
à
cela,
il s'appuieentre
autres
sur
desstatistiques
d'observations
réalisées
sur
10
ou
15
ans,
il étudiedes
cas,
lancedes dizaines
et
desdi
zainesde routagesqui lui per
mettent de dire
:
dans ce
cas
de
figure,
800Zo des routespas
sent par
là."
Dansle road book figurent
des
grands
principes,
des

thodes,
pas des
recettes
toutes
faites.Le casthéorique
doit
ensuiteêtre confronté à la réa
lité sur le terrain. Unefoissur
l'eau,
c'estau marin de
s'adap
ter,
d'élaborerseul son plan
de
navigation.C'est

toute
la
différence
entreun coureur
expérimenté
et un
autre.
VincentRiou
qui sera au

part de son
troisième
Vendée
Globe,
connaît déjà
tous
les
grandsschémasmétéopar
cœur.
Il
pourrait
presquepar
tir
en mer sans
ce
précieux
précis
de
navigation,
tant
il l'a
en tête. "Lorsde mon premier
Vendée
Globe,
je
l'ai
beaucoup
consulté.
Là,
il
y
a des
chancespour qu'il resterangé
lestrois
quarts
du temps
dans
un coin.
)e
ne relirai certains
passages
que tous les
15
ou 20
jours, avant
d'attaquer une
nouvelle
portion de parcours.
Avant
le
départ,
je reverrai
certainementle chapitre
AtlantiqueNord. Je vais
iden
tifier la famillemétéo
qui
nous attend et à
partir
de là,
je
vais entrer
dans lesdétails,
al
ler chercher lesmodèles.Mais
il
faut savoir que dèscet ins
tant,
cequi nous
intéresse,
ce
n'est pas
forcémentcequi va
se passer dans
le
golfe
de
Gascogne,
mais
10
jours plus
tard, pour
franchir
la zone
aléatoire
du
pot au noir.
Si la
situation météo àvenir te
rendcompliqué
le fait de
tra-
Le roadbook aideà anticiper à moyenneéchéance.
37
CouneAiiUm?-
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(3/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
verser
le
pot
au
noir à
la lon
gitudesouhaitée,par
exemple,
un point dans
l'ouest,
tu pren
dras alorschaqueoccasionqui
s'offresur ton cheminpour
gagnerdans
l'ouest,
sanste
soucier
de la
courseet
des
classements.
Tu
misespour
éventuellementpasser
à
la
caisseen acceptantde perdre
momentanément desplaces.Si
la situation
météo,
au contrai
re,
te
facilitelepassage,alors
tu faisde la distanceversle
but,
en
prenant
tout
cequ'il
y
a à prendre,L'idéeest d'éviter
d'atterrir
àmoyen
terme
dans
une voiede
garage
et pour
ce
la,
le
road
book nouslivre
quelquesclés,".
"Nous avons des
données
homogènes"
Ce
manuels'enrichit d'année
en
année,
en même
temps
que
les
modèles
météos'amélio
rent,
que
l'on
a assezde recul
pour pouvoir compiler
des
données
d'observationet en
sortir desstatistiques.Le
ma
rin
lui, est
de plusen plusà
même
d'élaborer
uneroute
préciseoù qu'il se
trouvedans
le monde.
Aujourd'hui,
en
ef
fet,
dessatellitesfont des rele
véspermettant d'obtenir des
analyses
sur toute
la surface
du
globe,
mêmelesplus
recu
lées.Vingtans en
arrière,
il
subsistaitencoredeszones
déshéritées."Lorsdespremiers
Vendée
Globe,
les
modèles
météodans le
Grand Sud
étaient
alimentés
par des
in
formationsprovenant de rares
ballons-sondes.Ces modèles
étaient donc très
mauvais.
Dansles
mers du
Sud,
tu te
contentaisd'observerle cielet
le baromètreet tu te prenais
coup
de baston
sur
coup
de
baston.
Lesgarsdespremiers
VendéeGloberevenaient
à
moitiétraumatisésen
disant
:
plusjamaisça.
Alors
qu'au
jourd'hui,
il
y
a
des
garscom
memoi qui le refont pourla
3e ou 4e fois.Nousavons

sormaisdes donnéeshomo
gènespartout sur la planète.
Nous
sommesmaîtres
de
notre destin et de cequ'on va
rencontrer."
Lafiabilitéet
la
précision
des
données
servant
à élaborer
une stratégie,ajoutéesauxou
tils
de navigationde plusen
plusperfectionnés
(logiciels
de routage
notamment),
nivel
lent forcémentcetaspectde la
performance.
D'autant
qu'au
jourd'hui,lesmarins qui s'en
gagent sur leVendéeGlobe
avecun objectif
de
résultat
ont tous un trèssolidebagage
météo.
Au
plan
stratégique,
la
plupart font
jeu
égal. C'esten
tout
cas ceque
pense
Vincent
Riou
: "Lesmodèlesde prévi
s'améliorent
de
manièreexpo
nentielle.Et mêmesi en mé
téo, on ne maîtrisejamais le
sujet à
lOO^o,
à compétences
égales,
il
y
a
peu
de raisons
pour qu'on n'aillepas
tous
au
même endroitdans 900/»
des
cas.
La
météo
et
la stratégiene
sont
qu'une fractionde la
per
formance.
Plus le temps passe
et moinscettefractionpren
dra de la place".
Pour
un cou
reur
expérimenté,
la
différence
se
fait,
selon
Vincent,
sur
l'ho
mogénéitéde tous
lesélé
ments
de la
performance,
que
ce soit à terre pendant toute
la phase de
préparation,
de
miseau point et d'entraîne
ment quependant
la
course.
"En
mer,
dit-il, un
des
para
mètres
très importants
pour
moi
est l'adéquationentre
ta
trajectoire,tes
capacitésàfaire
aller vite le
bateau
et tes capa
cités
techniques".
Et
ça,
aucun
road book ne dit comment
y
arriver...
U
Camille El Beie
L'AUTRE ROADBOOK ....AVEC
KlTO
DE
PAVANT
le Vendée
Globe,
il
y a
le road passant par le
tube
de Si
jjjjétéo
(lire
ci-contre
les
ex-
de
Vincent
Riou)
et
le
général qui compile
documents dont le marin
soin pour vivre pendant trois
;
en
quasi
autarcie. Cette
,
c'est le skipper
de Groupe
Kito de Pavant, qui nous
fait
Iistration derrière
son
)rdinateur.
Ce road book
?st une somme
de
docu-
i plusieurs
dizaines de
groupant
d'une
part une
listings thématiques,
iventaire
hyper
détaillé
u :
outillage,
matériel de
r, de
réparation,
accas-
t
sécurité, médical,
avi-
ment,
fringues etc.
..Cela va
l'équipement de plongée en
l'écran d'ordinateur de rec
le saucisson,
la clé de
12,
la paire
de gants spécial
Grand Sud,
ou
l'Ipod à ne pas oublier. Dans ce
road
book,
figure également un
gros
dossier technique avec no
tices
et
modes d'emploi
pour ré
parer absolument tout sur le ba
teau : "plomberie",
moteur,
sources
d'énergie, hydraulique,
électricité, voiles, connectique,
matériel
informatique
et
électro
nique.
Les
pannes ou problèmes
techniques déjà
rencontrés
y
sont répertoriés, le temps de ré
paration est indiqué. Les
détails
de telle
manette,
tel
écrou,
ou de
tel
fil rouge
à ne surtout pas cou
per sont minutieusement pris en
photo. A ces
listes
et notices
ce ou check list technique
à
réa
liser
tous
les 15
jours,
le
"tuning
guide",
guide des réglages du
bateau,
le "check
performance"
affiché de part et d'autre du
pos
te
de barre
et devant
la
table
à
carte,
le découpage
d'une
semai
ne type et d'une journée
type

figurent tous les rendez-vous
obligatoires (média
notamment),
sans oublier
tous les documents
officiels et autres règles
de
cour
se.
Bref,
su
cas

le
marin aurait
oublié son bouquin préféré et
à
défaut de
littérature,
il
y
aura tou
jours de la lecture à bord I
CElB
38
CourceAuLarBe
-
n,
ioWi-
:nn
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(1/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
ENDEEULOBE
LAC01E
DES 20
DE L'EVEREST
Ilsserontfinalement
20
marinsau
départ,
le10novembre
aux
Sablesd'Olonne.
Dix-neuf hommeset unefemme.Douzefrançaiset
8étrangers
de
6nationalités
différentes.
Sixbateauxneufset quatorzequi
lesontmoins.Revued'effectif et cotedesprétendants.
Avecson PRBVincent Riou
est le seul ex-vainqueuren
lice.
26
CouneAularoe
-
ouobre2
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Rubrique : VENDÉE GLOBE
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Page 32
(2/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Seul partici
pant aavoir
déjà
gagné,
en
2004-
2005,
Vincent
Riou
en sera à
sa
troisième
participation.
Il peut re
joindre
Michel
Desjoyeaux
dans la lé
gende.
Reclassé
3e
ex-aequo de
la dernière
édition suite au sau
vetageépique
de Jean Le Cam
au
cap
Horn,
"Vincent Le
Terrible"
vient pour la gagne,
sous les couleurs du
seul sponsor
a avoir gagné deux fois l'épreuve
(en2001 avec Desjoyeauxet
avec
Riou
2005). Mis à l'eau en
mars
2010,
PRBest la première
évolution des plans VPLP-Verdier
type
Safran et GroupeBel.
Il
a été
construit chez
CDK,
dans les
mêmes moules que Safran. Une
machine pour gagner.
Sa
cote
;
Il
a déjà gagné,
donc il
peut récidiver I L'argument n'est
pas si simpliste. Desjoyeauxl'a
montré lorsde la dernière édition :
la confiance
en son projet n'est
pas une
donnée
négligeable.
Vincent a un moral àtoute
épreuve. Il est aussi
le
seul
lau
réat
du
VendéeGlobea avoir
ga
gné alors qu'il n'était pas passé
en tête au
cap
Horn.
Pensionnaire
assidu
du Pôle
France de
Port-la-Forêt. On
ne
connaît pas de réel point faible
à
ce tandem marin/bateau. S'il fal
lait
en
trouver
un malgré
tout,
il
faudrait chercher du côté d'un
budget
plus
restreint
que
d'autres
grosses
écuries.
Armel LeCléaclï
Banque Populaire
(FRA/35
Ce n'est pas
dans ces co
lonnes
qu'on
s'amusera à
présenter
le
surdoué
Armel Le
Cléach'
: ses
deux vic
toires très
différentes
et très spec
taculaires
dans la Solitaire du Figaro
-
l'une à
l'arrachée devant Alain
Gautier,
l'autre écrasante au
terme
d'un
presque grand che
lem
-
ont
bâti la réputation du
"Chacal
".
Lui aussi
disposera
d'une
machine neuve,
le cin
quième
IM0CA VPLP-Verdier
et
d'un budget
à la hauteur de sa
plus grande
ambition.
Surtout,
sa deuxième place lors de la
dernière édition
lui
impose un
objectif logique : faire encore
mieux.
Sa cote.-Logiquement cité parmi
les
grands
favoris. Bien
préparé,
solidement appuyé
sur une équi
pe
compétente, son
talent est
à
maturité, son bateau au top. Il le
prouve à
chaque
stage d'entraî
nement
à Port-La
Forêt.
S'il fal
lait lui trouver
un point
faible,
ce
serait presque. . . un point fort :
Armel peut avoir tendance à
"assurer"
en certaines circons
tances.
Marc Guillemot
Safran
IFRA/53
Deuxième
participation
aussi
pour
Marc
Guillemot.
Chacunse
souvient
de
son extraor
dinaire
odyssée
dans le der
nier Vendée
Globe,
qu'il
avait termi
né troisième
au prix d'une aventure in
croyable :
soucis de
pilote
d'abord,
puis de rail de grand
voile
l'obligeant à
des répara
tions improbables
et
à
un tour
du
monde presque
complet sous
voilure
réduite,
sauvetage de
Yann Eliès... et perte
de
la
quille
à
1OÛ0milles du
but.
Fermez le
ban
!
Et malgré
tout
donc,
un podium au bout de
l'aventure,
ce qui en
dit
long
sur
ses
capacités et celles
de
son
bateau, le
tout
premier
(avec
celui de
Kito de Pavant) des
plans VPLP-Verdierqui ont mon
tré
la
voie.
Sa cote.
Favori,
lui aussi. Car
même si son bateau date de
2007,
il
a été copieusement
op
timisé
depuis par un
sponsor
qui
joue à fond
la carte
du
transfert
technologique : rail
de
GVen
carbone tissé
3D, quille en
tita
ne,
etc..
Les
(trop)
rares confron
tations
en IMOCAl'ont prouvé :
Safran est au niveau des ba
teaux de
dernière
génération.
Donc
faire mieux que
3e
est
possible.
KiloriePavant
Groupe
Bel
(FflA/51
Avec Marc
Guillemot
et
le tandem
d'architectes
VPLP-
Verdier,
Kito
est
l'autre
précurseur
des IMOCA
dernière gé
nération.
Lancé en
2007, son
bateau est reconnaissable
à ses
barres
à
roue
("pour
barrer face
à
la
piste"). Peut-être
un des
moins inconfortables des ba
teaux
récents. Le marin,
lui,
n'a
plus
rien à
prouver,
ni côté pal
marès,
ni
côté
bourlingue.
La
plus belle gueule cassée du
paysage vélique
est un
marin
hors
pair
doublé
d'un grand
voyageur.
Sacote :
Oui,
Kito peut gagner
!
Sur le
papier,
sa grande expérien
ce
de tous les océans
associéeà
ses talents de régatier en feraient
même
un
prototype
idéal de can
didat
à
la
victoire.
Et il
a une re
vanche à prendresur le sort
après son très cruel démâtage
dès
l'entame du dernier Vendée
Globe.Son
bateau
est assez opti
misé
pour
tenir tête aux ma
chines
de dernière
génération.
Jean-Pierre
Dick
Virbac Paprec
(FRA/47
ans]
Marin de
l'année
2011,
double
vainqueur
à
la fois de
la Transat
Jacques
Vabre et de
la Barcelona
World
Race,
le
Niçois,
champion
toutes
caté-
FrapisGabarî
Macn
(FRA/29
ans)
Mozart en
culottes
courtes
?
A moins
de
30
ans,
François
sera
à la
barre
d'une
des
ma
chines
les
plus ré
centes {août
2011), le
quatrième
des nouveaux
plans
VPLP-
Verdier,
construit chez CDK
et
"optimisé
Desjoyeaux".
Champion de France de course
au large en 2010 en
Figaro,
il a
fait
une entrée fracassante
dans
le
milieu
de
l'IMOCAen
remportant tout seul comme un
grand la Transat Bto
B l'année
suivante !
Autrement
dit,
il sait
gagner seul à bord d'un IMOCA
face
aux meilleurs... et il a déjà
pris la route d'un tour
du
monde
en compagnie d'un certain
Michel
Desjoyeaux qui
lui a
fourni de très
nombreuses
fi
celles du métier.
Sacote:
malgré sa
jeunesse,
malgré son inexpérience de
l'épreuve (première participa
tion), on a du mal à ne pas clas
ser François un peu mieux
qu'outsider.
Fallait
pas gagner
cette
B
to B.
.
. Il est le seul
des
cinq
bizuths
pour qui un
podium,
voire
mieux,
est tout à fait envi
sageable.
gories
du
double,
est un
des
six
marins
à disposer
d'une ma
chine
neuve,
encore une évolu
tion des
plans VPLP-Verdier,
construite en
2010 chez
Cookson
en Nouvelle-Zélande.
Pour son troisième Vendée
Globe
(6e en
2005,
abandon en
2009),
"Jipé"
vient chercher
rien moins que
la victoire.
Sa
cote
: Evidemment
parmi
les
favoris,
même si
pour
l'instant
le
double lui
a cent
fois
mieux
réussi que
le solitaire.
Il connaît
la
route,
il
sait s'entourer des
meilleurs et sa préparation est
toujours irréprochable. On l'at
tend aux avant-postes.
C'était le
cas
en 2009
quand
il fut
|
contraint
à l'abandon sur
avarie.
27
CouiseAularçe
-
octobre21112
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Rubrique : VENDÉE GLOBE
Périodicité : Bimestriel
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(1/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
34 1NOVEMBRE20121
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Périodicité : Mensuel
Page 5
(2/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
NAVIGATEUR ENSOLITAIRE PORT-CAMARGUE
À 51
ans,
le
skippeFfflSHIfpiiHpiUllillë'IJë^art,
le 10
novembre,
du mythique Vendée
Globe.
Loin des stéréotypes
bretons,
Kito
de
Pavant, plagiste pendant
20
ans
à
l'Espiguette,
est un marin qui
respire le Sud mais
s'épanouit aussi pleinement seul sur son
bateau,
loin de
tout.
Genfesud-i
-novembre2012-1 .
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(3/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Nouveauxaventuriers
SAVIE
ENDATES
1961 Naissancele23 février
àSaint-Pardoux-la-Rivière.
1971 II quittela Dordogne
pour
Port-Camargue.
1987 II récupère
une
concessionsur laplage
d'Espiguette.
2002 II remportelaSolitaire
du Figaro.
2005
Début
deson
partena
riatavecle GroupeBel.
2006 GagnelaTransatAG2R.
2008
Abandon
sur
le
Vendée
Globe.
2009
Détenteur
du
record
de latraverséede laMéditer
ranéeen monocoqueet en
solitaire.
Le
Camarguais,
ici
àla tableàcarte
de
sonmonocoque
Groupe
Bel,prépare
sereinement lagrande
course. À51
ans,
il apprécie
plusque
jamaisd'avoirle
droit
de
participer
àune
telle
aventure
maritime.
Ie destin d'un homme tient parfois à
presque rien. Pour Kito de
Pavant,
ce
«presque rien»
fut
une carte postale. Un
jour,
une petite fille voulut lui en acheter
une. Touché par son adorable
visage,
il
offrit
la
photographie à
la jeune
cliente,
non sans susciter le courroux de la
maman,
surveillant le
manège quelques mètres plus
loin : «Et pourquoi avez-vous
offert cette carte postale à ma fille ?Il ne faut pas faire cela !
Nous avons
les
moyens de payer une carte postale...» Au
tour d'un café (payant cette
fois-ci),
les esprits allaient vite
s'apaiser. Kito de Pavant fit
aussi
la
connaissance
du
papa,
par
ailleurs cadre dirigeant de Vivendi vidéo. Il ne le savait pas
encore,
mais
i)
venait
de trouver son premier
sponsor,
grâce
auquel il achèterait son premier bateau de compétition. À 40
ans, il
allait se lancer dans la course
au
large et
commencer
sa
deuxième vie.
La
première n'était pourtant pas désagréable.
Car,
jusqu'en
l'an
2000,
Kito était plagiste à
l'Espiguette,
entre tes
Saintes-
Maries-de-la-Mer el Le liran-du-Roi, louant
matelas,
para
sols, planches à
voiles,
vendant pan
bagnats,
boissons fraîches
et... cartes postales. «Faire
de
grandes courses en
solitaire,
c'était mon rêve. Mais ça coûtait très cher, j'avais fini par re
noncer...
Et puis,
j'étais bien sûr ma plage.»
Sa
plage,
«l'Espi-
guinguette», il l'a donc quittée pour disputer sa première So
litaire du
Figaro,
course mythique qui a révélé les plus grands
skippers,
surtout Bretons
d'ailleurs,
qui courent à domicile sur
«leur»
océan Atlantique.
«Quand
je suis arrivé
là-bas,
on me
regardait de haut.
Je venais
du
Sud,
j'étais plagiste et j'écoutais
36 I
NOVEMBRE
2012I
Gens sud
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Périodicité : Mensuel
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(4/4) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
(
VENDEE GLOBE
)
de la musique à fond entre les régates.
C'était
cocasse.
Je
réu
nissais tous les ingrédients
du
mec pas sérieux. Mais, quand
j'ai
gagné,
en
2002,
j'ai mis tout le monde d'accord...»
10
ans plus
tard,
le skipper-plagiste est un marin respecté par
ses pairs et
fier
du Sud qu'il représente.
«La
voile,
cen'est pas
un truc breton.
Il
y
a des navigateurs dans le monde entier
et en
Méditerranée,
nous avons
une
histoire maritime d'une
richesse inouïe.» Kito de Pavant n'est pas un amateur éclairé
mais un vrai pro dont la carrière a juste commencé
20
ans
plus tard que les autres.
Son
talent de marin a mûri au fil des
années,
à l'ombre des parasols de
«l'Espiguinguette».
«J'ai
toujours fait du bateau. D'abord
sur
un lac
en
Dordogne,

je suis né. Puis, ici,
à
Port-Camargue, où mes parents ont

ménagé quand
j'avais
dix ans.
Ils
avaient choisi cet endroit car
on pouvait
y
faire à la fois du cheval et de la voile.
Élève
au collège
d'Aigues-Mortes,
Kito passe son bac a Mont
pellier.
Il
s'imagine océanographe.
«Mais
ils ne m'ont pas
beaucoup
vu
à
la
fac,
rit-il.
Je
suis vite allé naviguer.»
Il
se lance
dans le convoyage de voiliers de luxe, naviguant avec délice sur
de longs parcours océaniques que les riches propriétaires des
bateaux préfèrent s'épargner. Les
Antilles,
la
Réunion,
Hon
gkong,
la
Polynésie... «J'ai
fait des
voyages extraordinaires et
surprenants»,
raconte
celui
dont le
prénom et
le
nom
posent
question.
«Kito,
c'est parce que ma petite sœur n'arrivait pas
à prononcer Christophe. C'est resté... Quant à mon réel nom
de famille c'est
Fourcault
de Pavant. Un de mes ancêtres était
échanson d'Henri IV. L'échanson était celui qui donnait à
boire au roi.» L'ascendant a dû bien choisir les vins car le roi
l'a anobli... «Jecrois que je ne suis pas né à la meilleure époque
de la famille,
car au
XIXe,
nous avions un château. Mais mon
arrière-grand-père a dilapidé
toute cette fortune.»
Pour
le
marin,
la richesse
est
ailleurs,
notamment dans les
grandes courses en solitaire comme le
Vendée
Globe.
«Me
sentir seul au
monde,
me retrouver
face
a moi-même et aux
éléments,
c'est une nécessité. C'est une fuite de la société.
Mais
tout cela est très étrange. Si vous me demandez pourquoi
est-
ce que je fais le Vendée Globe, je suis bien incapable de vous
répondre, le crois que j'ai besoin de cette adrénaline créée par
le danger,
le
vide,
la
compétition. Je pourrais rester tranquille
sur ma
plage,
mais j'ai
besoin d'un truc
en
plus,
de
vivre
des
moments
intenses. Je
suis
un éternel
insatisfait.»
Fin
tacticien, brillant
barreur,
Kito a connu plusieurs fois
l'ivresse de la victoire ou des podiums.
«Mais être
en
mer,
c'est
autre chose que la compétition. 11
y
a
beaucoup
de plaisir à
juste regarder
l'océan,
les
étoiles,
la
lune,
l'universalité... Sur
une course comme
celle-là,
il faut savoir où mettre le curseur
entre la
passion,
le plaisir et l'envie de gagner. J'ai une vie ex
traordinaire, j'ai
beaucoup
de chance d'avoir cette
vie-là.»
Le skipper ne sait pas ce qu'il fera après ce tour du monde.
Sans
doute continuera-t-il
à naviguer,
«mais plus forcément
en
solitaire»,
annonce-t-il.
Peut-être
reviendra-t-il tout sim
plement sur sa
plage,
dont s'occupe désormais sa femme Fran
çoise. À
l'Espiguinguette,
il
y
a encore du bois flotté planté
dans le
sable,
des
matelas suffisamment espacés
et
beaucoup
de bonne humeur. Et
on
y
vend
toujours
des cartes
postales...
Devant lesremparts
d'Aigues-Modes, oudansla
mini-cuisine
de
sonbateau.
KitodePavantgardehumour
etsimplicité. Affronterles
océansapprendl'humilité.
C'està
bord
deGroupe
Bel.auxcouleursrougesa
blanchesde
laVacheQu.
Rit.queKitodePavant va
prendre
ledépartde
son
deuxièmeVendée Globe.
•Mon
bateau
est
lefavor.
desentants
et des
mamies,
»
s'amuse-t-it.
«LE
VENDEEGLOBE ^^^™B
ESTUNTRUCDE
FOU»
^™
f
"
En
2008,
pour sontout premier
Vendée
Globe,
KitodePavant
a
vécu le
pire
scénario: undémâtagede sonbateau
Groupe
Belaprèsseulement28
heures
decourse.LemarinCamarguaisatiré les
leçonsde cettemalheureuseexpérience:
«Et
pourtant,
j'étais partilafleur au
fusil,
enme disantqueje pouvaisgagnerle
VendéeGlobe.Quatreansplus
tard,
j'ai
beaucoup
plus
d'humilité,
de réalismeen
fait.
Je
veuxavanttout terminermontour
du monde
(nrllr.départle10 novembre
desSables
d'Olonne,
arrivéeau même
endroit troismoisplus
tard),
avoirde
belleshistoiresà
raconter
et,
si
possible,
terminerle mieuxclassépossible.
Mais
c'est vrai quele
VendéeGlobe
est
un
truc
defou.
C'est
un défi ultimequi est
devenu
aujourd'huiunevéritableobsession.
J'y
metstout cequej'ai.».
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
QUIPEUTGAGNER?
La septième édition du Vendée Globe est une nouvelle fois riche d'un
plateau varié
de
vingt marins
déterminés à
boucler en solitaire le
tour de
la planète. Une aventure d'environ trois mois que tous ne finiront pas.
Qui
sera le premier de retour aux Sables-d'Olonne ?
Imaginez
votre tiercé...
FAVORIS OUTSIDERS
Armel
LeCleac'h
Arnaud
Boissières
Alex
Thomson
Mike
Golding
Marc
Guillemot
Jean
LeCam
Sans
eux,
le
Vendée Globe
n'aurait certainement pas la
même dimension. La même
magie. Cette sublime folie
qui pousse un homme ouune fem
me à s'élancer autour du globe
dans une course surhumaine sans
le moindre espoir de gagner. Juste
pour vivre
une
grande aventure et
écrire
une
belle histoire à
partager
avec le grand public.
Eux,
cesont
les
«Aventuriers». Pas
fort
émeut
des
marins professionnels
Des
person
nages
atypiques,
parfois tout droit
sortis d'un roman ou d'une bande
dessinée,
comme
Fedor
Koniouk-
hov,
le Raspoutine de l'édition
2000-01.
Ou
encore l'étonnant
Américain
Bruce
Schwab, qui
dans
le Grand Sud jouait et composait
sur sa guitare en 2004-05. Plus ré
cemment,
on se souvient de l'atta
chant conducteur de tram tchèque
Norbert Sedlacek
qui nous gratifia
d'une des plus belles images du
GrandSud de la dernière édition.
Cette
année,
ils sont sept à partir
à
l'aventure,
dont la seule femme
au départ est Samantha Davies
[Savéoï). Quatrième et révélation
du
dernier
Vendée
Globe,
la
jeune
Anglaise
est une compétitrice
dans
l'âme. Mais son vieux plan Lom
bard de
2004
(ex-Si'fl)
ne peut

cemment plus rivaliser avec les
bateaux les plus modernes.
Gom
me
elle, Bertrand
de
Broc
{Votre
NomAutourDu
hdoude)
est un réci
diviste du Vendée Globe. Mais il a
abandonné lors de ses deux partici
pations,
en
92
et
96.
L'homme
qui
s'était recousu la langue tout seul
est de retour avec l'envie d'enfin
boucler la boucle. Trois autres
concurrents sont aussi
des
tourdu-
mondistes avertis.
Le Polonais
Zbigniew
Gutkowski,
l'Italien
Alessandro Di Benedetto [Team
Plastique)
et l'Espagnol Javier
San-
so
[Acciona)
connaissent déjà le
chemin du Grand Sud. Le
premier,
inscrit de dernière
minute,
a ter
miné deuxième de la
Velux 5
Océans 2010-11,
course autour
du
monde en solitaire avec escales.Le
deuxième
a
bouclé le
premier
tour
du monde en solitaire et sans esca
le sur un mini
6,50,
une coque de
noix seulement conçue pour traver
ser l'Atlantique.
Quant
au
troisiè
me,
c'est un cas à part. Candidat
malheureux du
Vendée Globe
2000,
Javier Sanso est un marin
professionnel. Des concurrents
que nous classons dans la catégorie
«Aventuriers»,il est le seul à
dispo-
78 -VOLES
Tous droits de reproduction réservés
Date : 01/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 78-79
Rubrique : Vendée 2012
Diffusion : 58099
Périodicité : Mensuel
Page 26
(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe 2012
Texte
Loïc LeBras.
La
victoire. Le10
novembre, ils
seront
20
à
prendre le
départ de
ceT Vendée
Globe,
mais qui succéderaà Michel
Desjoyeauxaprèstrois mois d'une course
impitoyable
et richeenrebondissements
?
aussi comme point commun
de
partir sur trois plans Farr de la
génération précédente.
Celui
de
Beyou n'est autre que Yex-Foncia
vainqueur du dernier Vendée
Globe
aux mains de
Michel Des
joyeaux. Une
valeur sûre
!
Enfin
les grands «Favoris»de ce
7L'
Vendée Globe sont au nombre
de quatre. Quatre régatiers redou
tables,
aux palmarès
enviables,
et
qui disposent tous les quatre de
l'arme fatale : un plan
Verdier-
VPLP flambant neuf! A
l'excep
tion
de
François Gabart [Macif),
les trois autres ont déjà terminé
un Vendée Globe. Vincent Riou
Dominique
Wavre
CHANCESREDUITES
fci^J

Samantha
Davies
Bertrand
de Broc
Tanguy
de Lamotte
Louis
Burton
Zbigniew
Gutkowski
ser d'un bateau neuf cette année.
Mais
ni son expérienceen solitaire
ni son palmarès ne peuvent fairede
lui un sérieux outsider face à Par
mada de spécialistesde la discipli
ne qui forment les deux autres
groupesdes «Favoris»et des «Outsi
ders». Les deux derniers «Aventu
riers»partent
dans l'inconnu. Tan
guy
de
Lamotte
[Initiatives-Cœur)
et Louis Burton [Bureau
Vallée),
le
benjamin de la
course,
s'élancent
pour leur premier
tour
du monde.
L'un
comme l'autre aspire
à
une
seule chose : réussir
à
revenir aux
Sables-d'Olonne sans faire escale.
Un vrai challenge lorsqu'on sait
que sur les six premières éditions,
seule
la
moitié
des
concurrents a
réussi
à
bouderie tour du monde.
Dans
la famille des
«Outsiders»,
une majorité de concurrents se re
connaissent sous l'appellation des
«Quinquas». Ils
sont six candidats
de plus de cinquante ans à espérer
créer la surprise. Tous sont récidi
vistes
Dominique Wavre
[Mira-
baud), 57 ans,
le doyen de cette
édition, repart pour un quatrième
Vendée Globe et un dixième tour
du
monde !
Quatrième
participa
tion
également
pour
Mike
Gol-
ding
[Gamesa),
l'ex-pompier qui
veut effacerson
échec
sur
démâta-
ge
il
y
a quatre ans.
Jean Le Cam
[SyuerCiel)
et
Bernard Stamm
[Cheminées
l'oujouhit)
repartent
pour
la
troisièmefois. Si le roi Jean
a terminé deuxième en 2005 avant
de chavirer aux parages du
cap
Horn
en
2008-09, Bernard Stamm
n'a encore
jamais
boucléle
Vendée
Globe.Des
problèmes de pilote en
2000 et un terrible échouage aux
Kerguelen
en
2008
ont ruiné ses
espoirs.
Il
est le seul outsider
à
dis
poser d'un bateau neuf. Qui plus
est le seul plan Juan
Kouyoum-
djian de la flotte.
Un
bateau puis
sant qui n'a pas encore révéléson
plein potentiel. Lesdeux derniers
quinquas,
Marc Guillemot [Sa
fran)
et
Kito de Pavant [Groupe
Bel),
s'élancent pour la deuxième
fois. Troisième en
2009, Marc
Guillemot avait réussi l'exploit de
parcourir les
1 000
derniers milles
sans quille.
Victime
d'un démà
tage le lendemain du
départ, Kito
de Pavant avait
été
nettement
moins chanceux. Lestrois derniers
outsiders étaient déjà au départ en
novembre 2008.
Jérémie Beyou
(Maitre
Cp(j),
Arnaud Boissières
[Aliéna
Vérandas),
7'
en
2009,
et
Alex Thomson [Hugo
Boss)
ont
[PRB)
l'a remporté en
2005. Armel
Le Cléac'h
[Banque
Populaire)
était
le dauphin de Michel Desjoyeaux
en 2009 tandis que Jean-Pierre
Dick
[Virbac-Paprec
3)
s'était clas

6e
en
2005
pour sa première
participation avant de remporter
ensuite les deux Barcelona World
Race,
sorte
de Vendée Globe
en
double.
Si
ces trois-là affichent
clairement leur désir de l'empor
ter,
François
Gabart,
forcément
plus modeste pour sa première
participation,
pourrait bien rêve
nir le premier aux
Sables Lejeune
skipper de
29
ans a tout simple
ment remporté l'année dernière sa
première course en solitaire sur
un monocoque
60
pieds.
Un
suc
cès précoce qui rappelle le vieil
adage que le talent n'attend pas
les années
!
L.L.B.
Missing
K3ILES-79
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Rubrique : Vendée 2012
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Périodicité : Mensuel
Page 27
(2/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Équipement
TexteFrançois-XavierRicardou.
VÊTEMENTS
DEMER
^
vendéegtobe
l
Ils vont
courir
leVendéeGlobe
i
et pas nous.
Mais
connaître
I
les
types
de vêtements de mer
qu'ils emportent est une bonne
indication
pour
faire
nos choix.
Nousavons contacté les vingt
solitaires pour en savoir plus sur
leur garde-robe. Bonne surprise :
le contenu de leur sac n'est pas si
éloigné de
celui
d'un
plaisancier...
Ies
vingt marins du Vendée
Globe vont rencontrer toutes
les conditions climatiques :
des pétoles les plus brû
lantes du pot au noir aux
tem
pêtes les plus glaciales du
Grand
Sud. Trois mois de navigation
pour lesquels il faut prévoir les
vêtements
adaptés,
en quantité
suffisante. Bonne
surprise,
quand
les coureurs nous ont ouvert leurs
sacs,
nous avons découvert que
leur
équipement
n'est pas consti
tué
que de prototypes spéciale
ment conçus pour
eux,
mais en
grande partie de produits cou
rants,
disponibles pour tous.
Naviguer sur un 60 pieds
IMOCAreste très spécifique. Ces
bateaux,
et plus particulièrement
les derniers
nés,
sont ultra-humi
des. Quand ils
sont propulsés
à
des
vitesses supérieures à
20
nœuds,
leur pont disparaît sous
des tonnes d'eau. Même la navi
gation par beau temps impose de
s'équiper d'un bon ciré. Dans
une course en
équipage,
l'équi-
pier qui prend son quart a le
temps de s'équiper correctement
avant de monter sur le pont.
Il
peut enfiler son
ciré,
ajuster les
manches et le
cou,
serrer sa ca
puche,
passer des guêtres sur ses
bottes. En
solitaire,
la musique
est différente.
11
faut pouvoir
passer de la
table à
cartes
à
la
plage avant rapidement.
La
ma
noeuvre n'attend pas. Le solitaire
doit être en mesure d'enfiler un
ciré en un clin d'œil pour être
immédiatement opérationnel. La
forme,
la coupe des habits sont
donc aussi choisies dans ce sens.
TOUSLESCOUREURS DUVENDÉE
GLOBEutilisent le système désor
mais bien connu des trois cou
ches. La
première,
fine et portée à
même la
peau,
assure l'évacua
tion de la
transpiration
vers l'ex
térieur. Elle
garantit que le corps
reste
sec,
ce
qui
est synonyme de
chaleur.
La
seconde couche ther
mique emprisonne l'air pour gar
der le corps au chaud (mais elle
ne bloque pas le cheminement de
la transpiration vers l'extérieur).
KXLES-149
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(3/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Une troisième couche assure
l'étan-
chéité et
évite
à l'eau d'entrer (tout
en restant
respirante,
toujours pour
évacuer la transpiration). Suivant
les
conditions,
le marin ajoute ou
retire une couche.
Qu'ils aient signé ou non unpar
tenariat TECHNIQUE avec une mar
que de
vêtements,
les skippers
constituent
tous
un sac assez simi
laire.
La
panoplie de beau
temps
est composée de shorts et de
tee-
shirts. Souvent à manches longues
pour se protéger du soleil. Un ciré
léger permet d'être à l'abri des em
bruns. Il s'agit des modèles utilisés
en régate inshore. Les solitaires
aiment bien aussi les shorts
étan-
ches. Rembourrés aux
fesses,
ils
permettent de s'asseoir même sur
un pont mouillé. Dès que le vent
monte,
la salopette de ciré est in
dispensable.
Avec,
suivant la
tem
pérature,
des sous-couches en po
laire.
Quand la météo se dégrade,
la première
couche,
près du
corps,
ne quitte plus le marin.
Pour
avoir
encore plus
chaud, il
ajoute une
sa-
lopette en polaire ou même une
combinaison complète.
Toutes
ces
polaires sont protégées par une
salopette de ciré
et, enfin,
par une
veste. Lessolitaires avouent passer
des semaines dans leur salopette
sans la
retirer,
même pour dormir !
Seulela vesteest enlevéeen entrant
dans la cabine. A ce
propos,
il est
intéressant de noter que les
skip
pers préfèrent la vareuse («smoke»
en
anglais),
sans fermeture en fa
çade,
plutôt que la veste.
Même
si
elle est plus difficile à
enfiler,
et
surtout
à enlever,
la vareuse reste
plus
étanche
car on peut la serrer
à
la
taille. Et
si le vent monte
encore,
avant de passer en combinaison de
survie
TPS
(rendue obligatoire par
le
règlement),
il restela combinai
son intégrale. Il s'agit d'un ciré
complet intégrant les
pieds, étan
che aux poignets et au cou par
des
manchons latex. Cet
équipement
ultime pour supporter le mauvais
temps ne sort pas souvent du
sac,
heureusement.
Mis à
part cettecombinaison
in
tégrale très spécifique,
qui n'existe
pas chez tous les
fabricants,
tous
les vêtements utilisés sont disponi
bles dans le commerce.
Mais
ces
produits
évoluent
grâce aux parte
nariats entre marques et coureurs.
Les
fabricants sont en effet très
friands d'accords avec les naviga
teurs
qui,
à part l'effet prescripteur
auprès du grand
public,
permet-
Lesfabricantssont
trèsfriandsd'accords
aveclesnavigateurs
qui,
à partl'effet
prescripteur auprès
du
grand
public,
permettent
unretour
d'expérience
précieux.
tent un retour d'expérience pré
deux.
Ainsi,
pour le Vendée
Globe,
Musto est partenaire de Vincent
Riou,
Armel Le
Cleac'h,
jérémie
Beyou,
Samantha Davis et Mike
Golding. LesFrançaisMarc Guille
mot, François Gabart
et
Jean Le
Cam sont habillés par
Guy
Cotten.
Henri Lloyd
s'occupe des
tenues
de
Bernard
Stamm,
AlessandroDi Be
nedetto et
Alex Thomson.
Enfin,
Arnaud Boissières
a choisi la
marque néo-zélandaise
Zhik,
Kito
de Pavant l'allemand
Marinepool,
et
Tanguy
de Lamotte
le généraliste
Tribord. Seul Jean-Pierre
Dick,
sous les couleurs de
Aigle,
est un cas particu
lier,
ce fabricant ne propo
sant plus de gamme voile.
Dick porte donc des vête
ments de marques
diverses,
siglés
Aigle pour l'occasion. Ce partena
riat fonctionne dans les deux sens :
les coureurs peuvent demander des
modifications
spécifiques,
leurs re
marques servant ensuite
à
l'amé
lioration des produits.
Tanguy
de Lamottea signéun par
tenariat avecTribord
(Décathlon)
courant septembre.
Difficile,
deux
moisavant le
départ,
de luifabriquer
un nouveau ciré. Son sacsera donc
réaliséavecles produitsde la gamme
900 (lehaut de
gamme)
sans modi
fication. Il a juste demandé une
vareuse (qui sera au catalogue pour
la prochaine
saison)
adaptée,
avec
des manchons latex
-
la prochaine
vareusegrand publicsera
proposée avec des man
ches
traditionnelles. Tou
tes
les couches et
sous-
couches seront
issues du
catalogue.
D'autres
cou
reurs arrivent
à
obtenir plus
de modifications. Kito de Pavant a
demandé des vareuses avec une
jupe arrièrerallongée (ilssont nom
breux à réclamer cette améliora
tion)
pour mieux protégerles fesses
une fois assis. En
revanche,
ce
marin conserve la capuche sur ses
cirés,
au contraire de Marc Guille
mot qui trouve que capuche et col
gênent la manœuvre et se remplis
sent d'eau.
Marc
a donc demandé
à
Guy
Cotten une vareuse simple
ment ferméeparun col en latex.
De
son
côté, Vincent Riou
a fait
sup
primer les poches de ses
vêtements,
qu'il
trouve inutiles. Kito
de
Pavant
est du même avis.
«On
n'est
pas

pour
mettre les mains dans les
poches

Mais il les conservesur sa
veste de ciré pour mettre un outil
Toutes les saisons.
Les marins du Vendée
Globe
vont rencontrer
tous
les
types
de temps. D'oùla
nécessité d'emporter
une tenue pour le
soleil maisaussi
la
combinaison étanche.
Uzt&H^
150-K3ILES
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(4/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vêtements de
mer
La
course en sacs Équipement
Marinepool. Kito
de Pavant
travaille
depuis plusieurs
années avec
le
fabricant
allemand.
Il a pu demander des
produits spécifiques
comme le
gant-
moufle à trois
doigts.
Musto. Vincent Riou
collabore avec le
fabricant
anglais
depuis ses débuts en
course. Il participe
au développement
des produits.
Lesacde Kito de Pavant
en
détail
En
partenariat avec
Marinepool, Kito de Pavant
nous [ivre le détail
de
son habillement
pour
le VendéeGlobe.
VÊTEMENTSBEAUTEMPS
Pantalon
Tee-shirt protection UV
Polo
mancheslongues
Short
ponton
Pull
(laine *
polaire)
Tee-shirt
manches
courtes
Tee-shirt manches
longues
TÊTE
Casquede protection
Chapeaude
soleil
Bonnet*
Bonnet
polaire
SOUS-VÊTEMENTS
Caleçons
Sous-couche
polaire haut et bas
COUCHE2
Salopette polaire
Combinaison
polaire
Veste
isolante
Veste
polaire
CIRÉS
Combinaison
sèche*
Hautde
ciré
Pacific
Salopette Pacific
Short ciré Cabras
Vesteciré
light
Racing
PIEDS
Bottes
Chaussures
Chaussettes polaires épaisses
Chaussettes polaires fines
Chaussettetissu
respirant*
MAINS
Gants
3
doigts grand
froid*
Gants
cuir
Gants Néoprène
YEUX
Lunettes de soleil
Attache
lunettes
Lesproduitsmarquésd'unastérisquesont
des
prototypesréaliséspour
leVendéeGlobe.
ou une poulie. «C'estquand tu n'en
as
pas
quetu enas besoin

Bienplus
particulier,Kito
a aussi demandé
à
Marinepool
une poche
intérieure
pour contenir le boîtier d'un micro.
«On se filme souvent en portant un
petit micropour le son. Sans poche
intérieure,
onest
bien
embêté.»
D'au
tres
demandes
son! plus
simples,
comme celle de
François Gabart
qui préfère des bretelles en Néo
prène sur ses salopettes. La plupart
des retouches concernent des
détails de forme et de
finitions,
notamment les couleurs
(pour
adopter celles des sponsors).
Elles
ne concernent pas la fabrication
des
vêtements,
ni les
coutures,
les
membranes et les tissus utilisés :
pour tout cela les coureurs font
confiance aux fabricants.
Reste le problème des extrémi
tés. Comment bien se protéger la
tête,
les mains ou les pieds ? Pour
la
tête,
chacun a son
idée. Certains
marins prélèrenl
la
cagoule,
d'au-
ires le bonnet en fibre
Windslop-
per,
d'autres encore se contentent
de la capuche du ciré.Tout dépend
s'il s'agit de rester à la barre ou
bien d'aller manœuvrer sur la pla
ge avant.
Il
n'y
a pas de généralité
mais du cas par cas
issu
de l'expé
rience.
Tanguy
de
Lamotte
avoue
qu'il ne sait pas comment il
s'équi-
KHES-151
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(5/5) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LEPRIXDELEURSCIRES
Marque
:ZHIK
Skipper : ARNAUDBOISSIÈRES
Ciré :
smoke
Isotak Reziseal,
399
euros.
.
Salopette
: Isotak, 399
euros.
Marque: M USTO
Skippers : VINCENTRIOU,ARMELLECLEAC'H, JËRÉMIE
BEYOU, SAMANTHADAVIESETMIKEGOLDING
Ciré
: smoke
HPX
Pro,
829
euros.
Salopette
:
HPX
Pro,
639
eurOS.
Marque:
TRI BORD
Skipper
:
TANGUYDELAMOTTE
Ciré:
vareuse
900,
170
eilTOS,
veste
900,200 euros.
Salopette :
salopette
900, 190 eilTOS.
Marque
:
GUY COTTEN
Skippers
:
MARCGUILLEMOT, FRANÇOISGABARTETJEANLECAM
Ciré : veste
Fasnet,
425
euros ou vareuse
Perth, 347
eilTOS.
-
Salopette
: Jupiter,
377
euros.
Marque : HENRI LLOYD
Skippers: BERNARD
STAMM,
ALESSANDRODl BENEDETTO
ET
ALEX
THOMSON
ta Ciré: OcéanPro
Smock,
729
euros.
~l Salopette
:
Océan Pro
salopette, 529
euTOS.
Marque:
MARINEPOOL
Skipper : KITODEPAVANT
Ciré : Pacific
Top
630
euros.
Salopette : Pacific
Top
330 euros.
pera dans le Grand Sud :
«Je
n'ai
jamais navigué
là-bas,
pour
l'instant
j'écoute les
autres concurrentset
je
verrai
bien

Le
problème le plus
difficile à résoudre concerne les
gants. Comment avoir chaud aux
mains quand
il
fait froid et qu'on
se fait arroser en permanence ? Les
seuls gants vraiment efficacessont
ceux utilisés par les pêcheurs en
Alaska ou encore par les ouvriers
sur les plates-formes pétrolières
(des modèles en matière plastique
fourrés de polaire).
Mais
avecleurs
gros
doigts,
impossible de tenir un
cordage ou même d'appuyer sur le
bouton du
pilote automatique.
Tout juste
peut-on
tenir
la barre.
Lesgants plus
fins,
même avecdes
membranes
respirantes,
ne sont
jamais totalement étanches. Kito
de
Pavant
a demandé
à
Marine-
pool de concevoir un modèle
hy
bride entre moufle et
gant,

seuls pouce et
index
sont
indépen
dants,
les autres doigts restant à
l'abri dans la moufle. Avalider. . .
Arnaud Boissières
embarquedes
gants devaisselle couleur rose. ce
sont les seuls réellement
étanches,
qui laissent suffisamment de pré
cision pour manipuler les corda
ges. Bon
marché,
ils ne sont hélas
pas très chauds !
Pour
les
pieds,
les marins
sem-
Labotte de référence
Jusqu'àce
jour,
aucun
fabricant
n'a réussi
à
1
produireunebotte à la fois
(^y
'
étanche
et respirante. Tous
ont buté sur ce problème
technique : les bottes
respirantes finissent par
prendre
l'eau
après quelques

'ours
demer. Leseul
modèle réellement
étanchereste la
botte LeChameau
Neptune avecuneguêtre intégrée qui
sepositionne par-dessus le ciré pour
empêcher
les infiltrations d'eau. Doté
d'une doublure en
Néoprène,
cemodèle
encaoutchouc isole bien du froid...
Mais ne respire pas. Latranspiration
se
condenseà
l'intérieur,
entraînant un
sérieuxproblème d'odeur ! Pourtant plus
de 80
X
desmarins du
VendéeGlobe
prendront le départ en emportant ce
modèle. Pour
beaucoup,
il s'agit d'une
secondepaire
debottes
qui vient en
complément
d'un modèlerespirant
destiné autemps clément. Lesbottes
LeChameauétant
réservéesaux
conditions
extrêmes. Prix :
275
euros.
blent avoir trouvé un consensus.
Eneffet,
la paire de chaussettes en
Gore-Tex
est adoptée par
tous. Of
frant une
étanchéité
complète au
tour
du
pied,
elles permettent au
marin d'enlever ses bottes et de
marcher dans le
bateau,
même si
le sol est mouillé. Suivant la tem
pérature,
il peut la superposer sur
des chaussettes en polaire qui res
teront
sèches.
Si,
pour les
bottes,
tout
le monde
-
ou presque
-
choisit la marque
Le Chameau
(voir
encadré),
une bonne partie
des solitaires adopte aussi la paire
de Crocs pour la vie dans la cabi
ne.
Légères, confortables,
faciles
à
enfiler, insensibles à
l'humidité et
Le moins cher.
Tanguy
de Lamotte
embarquera uniquement
des
vêtements
Tribord.
Untest intéressant pour
juger
de
la
résistance
de
ces produits.
séchant
rapidement,
ceschaussures
ont aussi
été
adoptées par nombre
de régatiers.
Seuls quelques-uns,
comme Kitode
Pavant,
les
évitent,
leur reprochant un manque de
tenue du pied et des problèmes de
transpiration.
Pour
dormir,
beaucoupdemarins
CHOISISSENT,
en guise de
matelas,
le
pouf
à
billes de polystyrène.
Kito,
lui,
préfère une bannette classique
sur cadreréglable. Sur cette
toile,
il
pose un matelas enveloppé d'une
housse en tissu respirant sous la
quelle il glisseson sacde
couchage,
qui ainsi reste sec en toutes cir
constances.
S'il
doit dormir en
ciré,
Kito s'allonge dessus sans risquer
de mouiller lesac
Guy
Cottena,
par
Sile
choix
des
vêtements
se
faitselon
leur
technicité,
reste
à
enévaluer
le
nombre
pour
trois
mois
de
mer.Surun
60
pieds,
difficiledefairesa
lessive
et
le
séchage
estaléatoire.
ailleurs,
imaginé un oreiller en tis
su
étanche
respirant.
Les
marins le
bourrent de polaires à l'occasion.
On
trouve
aussi des couvertures
doublées d'une feuille d'alumi
nium,
similaire à une couverture
de
survie,
pour avoir chaud sans
alourdir
le
sac.
Si
le choix des vêtements se fait
selon leur
technicité,
reste
à
en
éva
luer le nombre pour trois mois de
mer. Combien de
cirés,
de polaires
ou de caleçons doivent-ils empor
ter
?
Au large sur un 60 pieds
IMOCA,
difficilede fairesa lessive
:
l'eau douce
est comptée et
le
sécha
ge est
aléatoire,
même par beau
temps. De plus,
une polaire
impré
gnée d'eau de mer ne sèche
jamais,
le sel qu'elle renferme captant la
moindre humidité.
Il
faut donc pré
voir des vêtements de rechange gé
néralementemballéssousvide pour
une meilleure protection.
Et,
au
fait,
quid du nombre de caleçons?
Kito de
Pavant,
qui mise sur un
Vendée Globe
de
treize
semaines
emporte douze caleçons...
Mais
dans ce domaine chacun voit midi
à la porte de sa descente
! F.X.R.

Missing
152-KXLES
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(2/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
I
EUL1ETAF0N
.Michel Desjoyeaux
avait
tourne
autoui dUnHLrre en
84
jours. Pour cette
édition,
l'organisateur
rêve
d'abaisser
ce record à 76. Sur le
papier,
80
jours est
un objectif à la fois réaliste et ambitieux.
Il
faudra
s'économiser mais
cravacher,
maîtriser mais risquer. Unevie
de dingue
!
Instants volés à bord des 60 pieds.
dehors !
A
l'abri
«vm ju
ftswjif/ ,/fcMif
ris-iit viin
peut
barrer,
surveiller
les
u
voiles,
faire sa
navigation,
s
manœuvrer et même dormir S
dans le siègespécialement I
moulé àsesdimensions, s
les solitaires passent
g
de
plus enplus
de
temps
dans
g
cettezonede transition entre
|
i,
l'extérieur et l'intérieur. S
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(4/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vie
à bord :
80
jours (et
nuits)
seuls et à fond
VendéeGlobe2012
Spéléologie!
Lafrontale visséesur la
tête,
Samantha
Davies,
la seule femme engagée cette
année,
s'extirpe
du
boyau qui relie
le
carré
àla
soute
à
voiles où
l'on
ne
peut tenir
debout
et où aucune
lumière
naturelle ne parvient. [Ile s'accroche
au palan qui
lui
permet
de
remonter
le
«schnorkel»,
le systèmequi permet
de remplir les ballasts d'eau de mer.
LESINTÉRIEURSDES60 PIEDS
AUX
ALLURES DENAVETTE SPATIALE
SONTDEPLUSENPLUSSPARTIATES.
Bureau
multifonction.
Protégés de
l'humidité par un
film
plastique,
les instruments
du bord sont concentrés
derrière l'ordinateur d'Armel
LeCléac'h. L'ensemblepivote
autour
d'un
axe pour pouvoir
travailler aussi
bien à bâbord
qu'à tribord. Lesskippers
passent
de
nombreuses
heures
devant l'ordinateur
pour étudier la météo
et
faire la
navigation.
Dépouille.
Le
«carré»
d'un
60 pieds est vide
de
tout confort. Accroupi sur un
ballast,
Jean-Pierre Dick
peut facilement
transvaser d'un côté à l'autre les sacs
de matériel. Au
centre,
sous la
protubérance se cachent le moteur
central et
le
générateur
du bord.
Au
fond,
unepartie
de la
tuyauterie
visible montre la complexité de
cesmachines hyper sophistiquées.
P^*
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(5/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
ENTIÈREMENT TOURNÉSVERSLA
PERFORMANCE,
LES
60PIEDS SONT DESUSINES À6AZ
OÙSECROISENTDESKILOMÈTRES DECORDAGES.
Concentré.
Casse-tête.
Il faut desjours et desjours
d'entraînement pour
s'y
retrouver sans réfléchir
dans
toutes les
drisses,
écoutes
et nombreux bouts qui
reviennent au cockpit. Même
pour Bernard
Stamm,
un
des skippers IMOCAles
plus
expérimentés,
il faut
du tempspour que les
automatismes s'installent.
La
barre franche dans
une
main, la
manivelle
de
winch dans
l'autre,
Armel
Le Cléac'hpeut pratiquement effectuer
toutes les manœuvres sans bouger
du cockpit. Lepiano revient
juste
devant lui.
Toutes
les
manœuvres sont
concentrées dans cepetit périmètre.
96
-VOILES
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(6/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vieà bord: 80 jours (et
nuits)
seuls et àfond
Vendée
Globe
201;
Sécurité.
Accroché
à sa ligne de
vie,
François Cabart
fait le
tour
de
son monocoque pour vérifier
l'état
d'usure
de
son
bateau.
Sur un tour
du monde, il faut
régulièrement
l'inspecter,
de la tête de mât jusqu'au bas
de
la quille. Il en va
de
la fiabilité du
voilier,
et donc
de la sécurité du marin.
*ïr
I
Simplemais calorique,
g
Pasle temps de cuisiner à bord. Lesrepas sont
s
majoritairement
deslyophilisés
auxquels
il
suffit
g
d'ajouter de l'eau. Mais, bien
que
basiques,
les
menus ï
sont néanmoins riches en calories pour compenser
g
les dépenses énergétiques desskippers, évaluées
g
à plus de 5 000 calories par jour dans le Grand Sud.
g
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(7/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Humidité
permanente.
C'est
probablement,
avec le
froid,
l'une des données les plus
contraignantes dans le grand Sud. Entre
les déferlantes qui couvrent le pont
et la condensation à
l'intérieur,
l'humidité est permanente.
Les
conséquencessur la peau et sur le moral
des
marins ne sont pas négligeables.
Wtiatjve
MACHINES
SURPUISSANTES,
LESVOILIERSDU
VENDÉE GLODE IMPOSENT
UNECONDITIONPHYSIQUEIRRÉPROCHABLE.
Energique.
Lesefforts sont tels que chaque
manœuvre
passepar un winch.
Manœuvrer en
solitaire un 60 pieds
monocoque
est
un
vrai challenge
physique. Du
coup,
les moulins
à café

droite)
sont
désormais
incontournables
pour
les
manœuvres
les
plus
dures.
En
vue du
Vendée
Globe, les
skippers se
préparent
comme des athlètes
de haut
niveau.
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
vendêeglobe
rraa msj
h
51
ans,
vit en
couple,
5
enfants,
Montferrier-sur-Lez
(34).
2E
PARTICIPATION
AUVENDÉEGLOBE
(abandon
en 2008-2009).
5 résultats de sonpalmarès
2011:
5e
TransatJacquesVabre.
2009 :
2e"
Transat JacquesVabre.
2007
:
2e
TransatBtoB.
2006
:1"
TransatAg2r.
2002 :
1"
Solitaire
du
Figaro.
www.sharingsmilestour.com
-Marin expérimenté.
\
-
Bonne connaissance
)
de son bateau.
-
Sponsor fidèle.
-
Bateau d'ancienne
\
génération.
) -Aucune victoire
en 60 pieds.
Hro
DEPAVANT
Croupe Bel fra36o
SON
AMBITION
«D'abordterminer
la course,
et raconterune
belle
histoire.»
Depuis
plus
de 30
ans,
Kitode Pavant
écume lesmers du
monde,
en cour
secomme en convoyage.
Quarante
transats,
trois traversées de l'océan
Indien
et
du Pacifique... Naviguer
est son
quotidien.
Régater,
uneseconde nature.
Mini-tonner, Micro, quarter-ton,
Surprise...
Il
multiplie
les
expériencesavant
de briller
sur
le
circuit
Figaro

il
remporte
dès
sa
troisième
participation la célèbre Solitaire
du Figaro 2002. Quand il
ne navigue
pas,
Kito
de
Pavant
gère une plage du côté de
Port-Camargue
ou profite
de
sa
famille de
cinq
enfants. Une deuxième victoire d'im
portance sur le circuit
Figaro
en 2006
(Transat
Ag2r)
lui ouvreenfin lesportes des
monocoques 60 pieds IMOCA.Enquittant
la monotypiedu
Figaro,
Kitodécouvrel'im
pitoyable exigence
d'un
prototype,
sport
mécanique où
la
casseest un risque om
niprésent.
Sur
lesquatredernières
années,
il esl contraint d'abandonner sur trois des
quatre grandes courses auxquelles
il
par
ticipe
: Vendée
Globe,
Route du
Rhum,
BarcelonaWorld Race,ta voile est parfois
un sport cruel. Mais l'une des grandes
forces de Kito de Pavant
est
de
ne
jamais
baisserles bras. Malgrétoutes lescasseset
lescoups
durs,
il s'esttoujours relevé. Avec
l'espoir
que
la
chance
lui
sourie un
jour...
124-VOÙES
Son
premier
Vendée Globe
n'a
duré
qu'une journée I Victime d'un démâtage
le lendemain du
départ,
Kitode Pavant
a
une revanche
à
prendre sur ce tour
du
monde.
Il
repart avec
le
même
bateau,
vieux
de
cinq ans,
mais
largement
opti
misé etfiabilisé
depuis. S'il
n'a pas encore
bouclé
un
tour,
GroupeBel
affiche
déjà
plus
de
100 000 milles au compteur. Soit
l'équivalent de quatre
tours
du monde I
Autant dire
que
Kito
connaît son
bateau
par cœur...
Quasi
sister-ship
du
Safran
de
Marc
Guillemot,
CroupeBel
est
le deuxiè
me monocoque IMOCAdessinépar le duo
Verdier-VPtR
Hormis
une belle
2e
place
dans la Transat
Jacques
Vabre
2009,
les
cassesou accidentsà répétition n'ont pas
permis à Kito de
tirer
la quintessence de
sa machine.
Certainement
un peu plus
lourd
que
les
plans
Verdier-VPfPde
nou
velle
génération,
Groupe Bel
conserve
néanmoins un beau potentiel qui devrait
permettre
à
son skipper
de
rivaliser aux
avant-postes. Resteà savoir jusqu'où son
skipper osera le pousser.Car cette
année,
Kito doit avant tout terminer... L.L.B.
NOTRE PRDNOSTIC
:
OUTSIDER
FICHE TECHNIQUE
Nom
:
Croupe Bel.
Architectes : VPLP-Verdier.
Chantier : Indiana
Yachting
(Italie),
Matériau
: carbone.
Lancement
: septembre 2007.
Précédent nom : néant.
Palmarès
du bateau
:
2b
Transat BtoB
2007,
6t
Transat
JacquesVabre
2007,
2e
Transat
JacquesVabre
2009,
5e
Transat
JacquesVabre
2011,
2-Europa Race2009.
Nombre
de milles du bateau
au
départ
: 100 000.
Sponsors : Groupe Bel.
Budget : ne.
Longueur
:
18,28
m.
Largeur : 5,50 m.
Tirant
d'eau :
4,50
m.
Déplacement
en charge
VC: 8 t.
Quille : voile
carbone,
axe rotation en titane.
Vérin
de quille :1.
Poids du bulbe :
3
t.
Ballasts: 8x4 0001.
Safrans
:
fixes
escamotablespar le haut.
Autres
appendices :
2
dérives asymétriques,
Mât : aile rotatif avec
outrigger(29(50m).
Créement
dormant :
PBO,carbone,
Voilure
au près :
365
m2,
Voilure
au portant :
665
m2.
Nombre
de voiles :
10.
Type
de barre
: roue.
Espars
:
FormulaFrance.
Voiles
:
North SailsFrance.
Enrouleurs : Facnor.
Accastillage :
Antal,
Lewmar.
Pilotes
:
B&C.
GPS:FurunoCP32.
Moyensde communication : Fleet Broad Band
250,
Standard
C,
Iridium BeamRST100.
Ordinateurs : ûctofax.
Logiciels
de nav et de
tactique
:
Adrena.
Moyens météo : Météo France
Navimail2.
Radar : Furuno.
Dessalinisateur
:
Power Survivor.
Sécurité :
Marinepool,
Navimo.
Survie : Viking.
Vêtements : Marinepool.
Moteur : Nanni Diesel.
Générateur : non.
Batteries : ne.
Panneaux solaires : non.
Éolienne : non.
Pile à combustible :
non.
Hydrogénérateur
:
Watt&Sea.
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(1/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Il
H
'-
VENDÊË'GLOBËioT?-^
20skippers
[
àl'assaut
duSud
Jérémie Beyou
-
36 ans
Tombéducôtétranquilledelaforce
n'aime pas se
Faire
remarquer
a
terre,
mais il en va autrement
sur
l'eau.
Et malgré son expérience très limitée du Grand Sud,
ce
double
vainqueur
de la
Solitaire
du Figaro (en 2005
et
201
1) est
capable
de
gagner ce
Vendée Globe. Marin
plutôt discret,
il fait
partie
de la bande des
figaristes léonards
(de la baie de
Morlaix), une variété
particulièrement coriace de
régatiers
finistériens
(songez aux
Le
Cléac'h,
à Nicolas Troussel, à
Bruno Jourdren. . .). Avec le
Sud,
Beyou
n'a pas eu
beaucoup
de chance,
en
tout cas jusqu'ici. Lors du
dernier
Vendée Globe, il s'y
aventurait
pour
la
deuxième fois, et son mât
l'avait trahi
au
large du
Brésil,
à
l'aller;
lors de la Barcelona World Race
de
2007-2008, il
était
arrivé jusqu'à l'Indien, mais
décidément
il
n'a pas
de chance avec ses
mâts.
. . Son
partenaire
Delta Dore
jetait
I
éponge après ce
deuxième
tour, et histoire
de bien
montrer à
tout
le monde que lui
continuait,
jérémie est revenu en
Figaro,
a galéré
un peu pendant deux
ans,
et a (re)gagné la Solitaire en 2011 . . . juste
avant
de
remporter
la
Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre Dick.
!iînSSS5utes!S
aais ce
n'est pas
faute d'avoir
essayé.
En
revanche
il
connaîtle
60
pieds.
.
.
etilest en
forme!
11
Arnaud Boissières
-
40
ans
Ungrandspécialistedel'optionzen
Sa modestie
foncière lui
a valu
le
surnom de
«Cali» (du
nom de
Caliméro, le
personnage de dessin animé). Mais Arnaud est surtout
remarquable par son flegme
à
toute
épreuve
-
une vraie qualité
de
marin,
il faut le souligner.
Pasdu
genre
à
s'énerver quand un truc
ne marche pas, pas du genre
à
bouder
à
l'arrivée
à terre
après
une
course moyenne. Ni à
envoyer promener
les
curieux
(et les
oumalistes)
qui
viennent
se
presser autour
de
son
bateau. Il
n'a rien
à cacher, il
est disponible, et ouvert à
toute discussion. Et
mine de
rien, ceskipper
fait
partie
des outsiders crédibles pour
le
podium,
à
défaut de
pouvoir sérieusement prétendre
à la
victoire
-
son palmarès
demeure
modeste,
avec tout de môme une belle
3"
place dans
la Mini-Transat de 2001 . Dans le Vendée Globe
2008-2009,
à la barre
d'un bateau
déjà
très
ancien [\'qx,-VMI Qx-Sodebo, repris aujourd'hui
par
Alessandro d)
Benedetto), il avait pris une
très
honorable
Ie
place.
Cette fois
il pourrait
toujours
créer la surprise, d'autant
qu'il
dispose
maintenant d'un bateau
bien
plus à la page
-
l'un des
cinq
plans
Farr,
dont l'ancien skipper, Vincent Riou, a longuement explique le mode
d'emploi à Cali,
au cours
d'une transat Jacques
Vabre (en
2009).
ItTouioursaTaiSëen mer,
ila
toutes
les qualités
pour
boucler,
un
deuxième
tour.Y
compris
le
sens
de
rautoderision,
11
Louis Burton
-
27 ans
Jeunehommepressé
Alors lui
ne fait vraiment rien comme les
autres.
On vous
en parlait il
y
a peu sur notre
blog
Mon
Voile
Mag
: ce Parisien n'a pas fait d'Optimist (passe
encore),
il
n'a
jamais
voulu faire
de
mini non plus
(ça devient
limite), ni
de Figaro (mais il
se croit où ?),
|
et il est passé
directement de l'IRC (avec
un quarter
type Manzanita baptisé
Fille
de feu
II) à la Route
.
du
Rhum (en Class 40), puis au
Vendée
Globe. Malin,
j
il
a cru comprendre qu'il était finalement plus facile
de
trouver
un
budget
pour
la Route
du Rhum,
'
épreuve
un peu médiatisée au niveau
national,
que
d'aller
en
décrocher
un pour une saison
en 6.50. Sans
parler
des formalités imposées
par
la
classe
mini. . . Une
analyse
implacable et
sans
doute
assez
juste !
Bref, un parcours
très
peu académique,
pour ne pas
dire
iconoclaste,
mais cela ne
doit
pas
i tromper
:
Louis
a
déjà
prouvé,
à
l'occasion
de
;
la dernière Jacques Vabre (qu'il disputait avec son
frère
Nelson), qu'il savait
mener un
grand
bateau de
course à fond
-
pendant un
temps
ils se sont même
trouvés
dans le podium du classement provisoire...
D'ailleurs, le
benjamin
de la
course affiche des
ambitions moyennement raisonnables
-
peut-être
.
a-t-il raison ? A savoir,
terminer
dans les sept
premiers, ce qui suppose quand même de laisser
;
dans
son sillage quelques marins bien plus
1
expérimentés que
lui.
ifc
Pasfait
de Figaro,
pas fait
de
mini,
Louisest une
sorte de
franc-tireur...
1
72 NOVEMBRE2012 -VOILE MAGAZINE
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(2/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
^àlîîàtïffiânSavSës^Rrà^
Quedubonheur.
. .
et delavitesse
Souvenez-vous
du dernier Vendée
Globe.
Les
aficionados suspendus
à leur connexion
internet,
avides
de
vacations en
direct, découvrent
Samantha
Davies. Sur les ondes,
c'est bien
elle
qui a été
la
grande
animatrice de la dernière
édition,
en
distillant
une
fantaisie et
une joie
de
vivre
inépuisables,
à l'épreuve des déferlantes
et des dépressions

Sam
-
étant
d'humeur plus égale
que sacélèbre compatriote Ellen
|
MacArthur).
Petite-fille
d'un
I
commandant de sous-marin
de la
|
Navy, elle est aussi la fille de deux
plaisanciers
accomplis,
qui ont fini
I
par s'installer définitivement sur
!
leur
très
joli
yacht
en bois. Si elle
a toujours passé beaucoup
de temps sur
l'eau,
j
elle en a aussi passé dans l'eau, avec une pratique assidue de la natation
i synchronisée du
temps
où elle poursuivait ses études d'ingénieur. Avant de
|
se lancer sur le circuit Figaro (de 2003 à
2006),
elle avait
fait
partie
de
l'équipage
de
Tracy
Edwards pour battre
des
records
en
maxi-catamaran,
et elle s'était
j
aussi
lancée
sur la Mini-Transat en 2001.
Lors
du dernier
Vendée
Globe,
elle avait
! déjà prouvé qu'elle était capable de tenir le rythme
des
meilleurs en prenant
\
une belle
4''
place
(en
95 jours)
sur son
vieux
Roxy
(plan Finot
vainqueur
\
des deux éditions précédentes). Or cette fois elle part
avec un plan
Lombard
|
de
2004,
nettement plus récent. A noter enfin, mais vous l'aurez
vite remarqué,
j
que Samantha est encore
-
comme en 2008
-
la seule fille au départ.
il
Eh
non,
ellen'est
pas là
quepour
mettre
de
l'ambiance! Ellel'a
déjà
prouvé.
..
f 1
BërfiâmTde Broc
-
52
ans
Jamaissansmaquille
Un revenant ! Célèbre pour avoir K
pratiqué l'auto-chirurgie
dans
le
Grand Sud, à la manière de Rambo
mais sous
la
houlette du docteur
Chauve,
Bertrand de Broc fut
aussi
le
premier,
dans
la fameuse Route
du
Rhum
2002,
à
prendre
la
décision d'arrêter la course à la
sortie
de la Manche. Décision dont
la sagesse fut
bien
vite confirmée
d'une manière éclatante
-
presque
trop. . . Avant le trimaran 60
pieds,
de Broc avait fait
beaucoup
de
Figaro (depuis 1979
1),
mais surtout
il avait fait.
. .
deux Vendée Globe
qui s'étaient
terminés d'une
manière pour le moins frustrante.
La
première
Fois,en 1993,
il doit
abandonner
à
mi-course, en Nouvelle-Zélande,
la
quille menaçant
de
mettre
les voiles
-
si l'on peut dire. Cequi, déjà, n'est pas terrible. Ladeuxième
fois,
en
1997,
c'est pire; cette fois la quille se détache de la coque
à
deux jours
de
l'arrivée aux
Sables.
Dequoi se taper
la
tête contre le mât. Plutôt que
de continuer à s'emmerder avec ces appendices infidèles et sournois,
Bertrand trouve
la
solution
radicale,
consistant à naviguer en multicoque
(après
un nouveau passage par le circuit Figaro).
Hélas,
ce n'est
pas mieux.
Là, c'est le bateau
dans
son ensemble qui paraît
trop
volage.
Alors
le marin
de Sainte-Manne fait ce
que
peu de
skippers ont
le
cran
de faire
:
il
revient
encore sur le circuit
Figaro,
histoire de ne pas perdre la main. Mais au bout
d'un moment, l'appel du Grand
Sud
a été le plus
fort.
fct
Comme
en
1996,
Bertrand
a lait
appel
à des
sponsors
multiples
-
et ça
marche
!
ff
Tanguy
de Lamotte
-
34 ans
Invité
surprise
de
marque
Comme Bernard Stamm,
ce coureur d'origine parisienne
a construit
lui-même
ses
deux
premiers
bateaux. Mais
en plus,
il lesa aussi dessinés ! Et dire
que
Tanguy
ne s'était pas du tout
intéressé
à
la
voile
avant
1995,
année où il a participé au Trophée
des lycées. . . suite
à
une blessure
aux cervicales qui lui
interdisait
de
continuer son sport favori
d'alors,
le judo. Après avoir fait quelques
beaux résultats
en
mini entre 2003
et
2006, Tanguy
s'est construit
en Thaïlande un excellent Class40
baptisé
Cheekytatoo,
dessiné
en
collaboration
avec l'architecte
britannique Simon Rogers. Il
avait
aussi construit
et dessiné
son mini Cheekyta, numéro 424, mis a l'eau en
2002.
Pour
son premier Vendée Globe, il n'a pas un bateau capable de rivaliser avec
ceux
des
favoris, n'empêche qu'il est un des meilleurs spécialistes du Class40.
Viser
le podium ne semble pas
raisonnable, mais finir
dans
les
dix
premiers
n'est pas un
objectif
hors de portée,
d'autant
que le vieux plan Lombard
demeure un bon bateau. Bien sûr, le skipper n'est jamais aile dans le Grand
Sud,
et n'a pas l'expérience des
tours
du monde.
Mais
le solitaire, il connaît.
Avec
son
Class40,
il a traversé
l'Atlantique dans
tous
lessens, et gagné
pas
mal
:
d'épreuves sur
le
circuit,
de 2007
à
2011
-
on retient par exemple une belle
j
victoire dans la Solidaire du Chocolat de 2009 (avec Adrien Hardy).
|i
Ses
talents
d'architecte
et
de
constructeur
seront
un
vrai
atout
pour
le
Vendée
Globe.
11
'
Kïto de Pavant
-
51
ans
Toutpeut
arriver,
même
la
victoire
Personne ne l'attendait, alors il est
venu. Et aujourd'hui
tout
le monde
est content qu'il soit
là. Quitte
à ce qu'il prenne régulièrement
les
places d'honneur.
Ainsi peut-on
résumer
l'histoire de l'arrivée
de Christophe dit
«Kito»
de Pavant
dans
le petit monde de la course
au
large. Tout
commence
en 2000.
Un
marin
de la
Grande-Motte,
alors âgé de 39
ans, se pointe
au départ de
la Transat
AG2R
sur un bateau
dont le
nom
de
baptême fait moyennement
sérieux,
[es Tortues, à carapace
molle. Il
a navigué en charter aux
quatre coins du monde, mais son
seul
titre
de gloire en Figaro est
une victoire (en
équipage)
au Défi des ports de pèche.
Sa
profession :
tenancier
de
l'Espirjuingupttp,
petit coin de
plage à l'Espiguerte,

les
soirées sont
longues
et
belles,
dit-on (et dit-il).
Bref,
on ne fait pas spécialement attention
à
ce
Méditerranéen avenant, à part qu'on irait bien voir cette plage
de
plus près. Et
|
pourtant, Kito est un régatier
talentueux,
expérimenté, qui gagnait déjà tout en
j
mini-tonner vingt ans plus tôt. Il
va
vite mettre les points sur les "i". [es Tortues
i arrivent à Saint-Barth
à
la 1
1e
place,
puis Kito se classe
12e
de la Solitaire
la
même
|
année, puis
9e
l'année
suivante puis, en 2002,
il
gagne.
. .
Hélas, en
60
pieds
j
depuis 2007, il a joue
de
malchance : démâtage dès le
début du Vendée Globe
|
en
2008,
avarie
de
quille
dans la Barcelona World Race en
2011...
tfc
Quand
la
chancede
Kito
tournera,
le
monde
de
la
courseau
large
tremblera.
11
VOILE MAGAZINE
-
NOVEMBRE2012
73
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(1/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
?r^?s
LESFORCESENPRESENCE
Unebonnemoitié
de
favoris!
Sileplateauest bienplusresserréqueceluide
l'édition Z
précédente,
leniveauestaussiplus
homogène,
et le
z
terme
de «régate
planétaire»
s'imposeencore
davantage.
On
ne
risquepasd'êtredéçus!
/'
T^S^ïT
Texte
:
SébastienMainguet.
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(3/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
H
r-
II
VENDEE'
GLOBE
2012-13'
CERTES,
LA
CRISE
estpassé,
par là et ils ne sont
«que»
vingt à pouvoir
s'élancer sur la ligne de départ, devant
Les Sables
d'Olonne,
le 10 novembre.
Quelques skippers de grand talent ont même

renoncer faute de budget
-
songeons
simplement à Yann Eliès, qui vient de
remporter la Solitaire du Figaro. N'empêche
qu'à étudier de
plus près
la liste des inscrits,
on constate assez vite qu'environ
la
moitié
des concurrents sont capables de gagner
-
ce
qui,
pour le
coup,
est un record.
Alors bien
sûr,
certains sont plus favoris que
d'autres.
Quand on réunit
l'expérience,
les
résultats et le bateau qui va bien, comme c'est
le cas de Vincent Riou,
Jean-Pierre
Dick, Armel
Le
Cléac'h, Marc
Guillemot,
Kito de Pavant et
sans doute Bernard Stamm, cela commence
à faire beaucoup. Pour
autant,
on ne peut
pas
exclure une victoire de Jérémie Beyou, Jean
Le Cam, Alex Thomson
ou
Arnaud Boissières,
qui
disposent tous les quatre de plans
Farr
lancés
pour
l'édition
précédente et encore
compétitifs (au moins sur ce type de très
long
parcours en solo).
Ni
celle
de Mike
Colding
ou Dominique
Wavre,
dont les plans Owen
Clarke,
à force d'être
optimisés en
continu,
ont quelque chance de figurer parmi les plus
fiables de toute la flotte
et
de
rester
dans
le
coup
en
terme de
performance.
VPLP/VERDIERVSFARR...
Ni celle du
jeune
François
Gabart,
moins
expérimenté mais tellement doué, avec son
plan VPLP/Verdier dernier cri. On
arriverait
ainsi au chiffre
de
six grands
favoris,
et
au moins autant de favoris «bis». Ce qui
fait
décidément beaucoup. Voyons de
plus
près
les palmarès des skippers. Les plus fournis
sont ceux de Vincent Riou {seul ancien
vainqueur au départ),
Armel
Le
Cléac'h
et )ean
Le
Cam(figaristes émérites,
deuxièmes
du
Vendée Globe respectivement en 2005 et
2009). On pourrait également citer
)ean-Pierre
Dick,
récent vainqueur (en
double)
de la
Transat )acques
Vabre et
de la Barcelona World
Race,
mais qui n'a pas de victoire en solo
à son actif. Bref, on n'ira pas plus loin dans
les
pronostics.
Mais
on peut donner quelques
statistiques amusantes concernant ces
dix-neuf
skippers parmi
lesquels
on
compte
douze Français, trois Britanniques,
deux
Suisses,
un Espagnol et un Italien.
D'abord,
leur
moyenne d'âge est de 43
ans;
il
y
a 30 ans
d'écart entre le plus
jeune (Louis
Burton,
27
ans)
et
le
plus âgé
(Dominique Wavre,
57
ans).
Ils
ont
déjà bouclé
en moyenne
1,47 tour
du monde
(en
solitaire
ou en
équipage)
et ils
ont en moyenne
pris
le départ de 1,37 Vendée
Globe (qu'ils les aient
terminés
ou non).
Si l'on
s'intéresse aux bateaux, la Flotte peut
être divisée en trois : d'abord les VPLP/Verdier,
ensuite les
«Farr
2007»,
et
enfin
tous
les autres. LesVPLP/Verdier sont les
plus
nombreux,
et ces
architectes
ont
clairement
le vent en
poupe,
depuis
que
Safran et
Bel
68
NOVEMBRE2012 -VOILE MAGAZINE
UN MONOCOQUE
60'
ENCHIFFRES
ET
LA
IAUGE IMOCA
LONGUEURDE COOUE
59 à
60'
SDH
17,98

18,28
m
LARGEUR
environ 5,50
à
5,80 m
TIRANT D'EAU limité
à
4,50 m
DEPLACEMENTenviron 81
lest
confidentiel...
PUISSANCEMAXI
321m™
GRAND-VOILE
environ 200
m!
GENNAKER
environ 300
m!
SPI environ 400
m2
SOLENT environ 100
m!
POIDSGRAND-VOILE environ120
kg
TIRANT D'AIR limité à
29m

BOUT DEHORS limité à
1,83
m

NOMBREDEVOILES limité à 10
NOMBRE
D'APPENDICES limité à
5
ANGLECHAVIRAGE
MINI
110"
avec quille sous le vent

VITESSEMINI AUMOTEUR 5 nœuds
PRIXD'UN BATEAUNEUF environ 3 DOD000 C
II)
[Im
pour
tonnes-mètres ;
ce
ne
sontpas
destonnespar
mètre).
Saut
bateauxayantreçuun
premiercertillcat
dejaugeavant
le
1"
janvier
20D9. quinepeuvent plus
augmenter
leurmnment
deredressement maximumouleurtirant d'airdepuisceltedate.
J2]
Dj moinssi outngger à l'arriére
,
c'est1,B3m|6
pieds]
autotal.
13]loir pourlesbateaux ayantrepuunpremiercertificatdejauge
avantle
I"
janvierZD09; et pourtouslesbateaux,]ZJ,y aveclaquille
aucentre.Par
ailleurs,
l'airepositivesopsla courbedestabilité
doitêtreaumoins
cinq
fois supérieureà l'airenégative.
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(4/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
U
Sur
Macif
,
l'un
des
bateaux lesplus
récents,
deux
dérives
droites
asymétriques
et
un
mât-aile
avec
gréement
«
thonier»
.
H
LacoursedeAàZ^
ASSISTANCEEXTERIEURE: le VendéeGlobe
n'est pas
exactement
une épreuvesans
escale,
plutôt une
épreuve dans laquelle
toute assistanceextérieure est
prohibée...
DEPARTde la
course:
prévuaux
Sables-
d'Olonne,
le 10 novembre
2012,
à 13 h
02;
sortie des bateaux entre 9 h 30 et 11 h.
PARCOURSETPORTES: les
concurrents
doivent laisser l'Antarctique à tribord,
ainsi que
les îles de Gough
Island (par
40"
sud au milieu de
l'Atlantique)
et Heard
(dans
l'Indien,
au sud-est des Kerguelen).
Ils doivent aussi
respecter
cinq
portes
délinies par
deux
points alignés
sur le
même
parallèle et généralement séparés
de
1
0"
en longitude. Pour
l'instant,
les portes
les
plus sud sont à
52
S,
mais
leur
position
peut
être
modifiée
par la direction de course
en fonction de la position des
glaces.
ROUTAGE: interdit par l'avis de
course,
commetoute
assistanceextérieure.
SITEINTERNET
:
il est tout
beau,
tout
neuf,
sa nouvelleversion a été mise en
ligne
début
octobre.
On
y
trouvera
bien sûr
l'indispensable cartographie permettant
de suivre les bateaux à la
trace,
mais aussi
des
vacationsen direct
ou en
streaming
;
le
départ de la coursesera également
retransmis endirect sur le site.
TELEVISION. début octobre,
au moment
de notre bouclage, on ne savait pas
encore
exactement quelle chaîneallait diffuser
quoi,
mais on savait
qu'au moins
France
24
et
TV
Vendéediffuseraient le départ en direct.
VILLAGEVendée Globe
:
ouvert du samedi
20 octobreau
dimanche 11 novembre.
Sur
un
60
pieds,
toute
la partie
en avant
du
mât
(et du
rouf)
est vide...
ou plutôt, elle sert de soute
à voiles. A l'intérieur, il
n'y
a strictement aucun
confort,
et d'ailleurs, à part la table
à cartes, il
n'y
a rien. La jauge
impose la présence de deux
couchettes et
d'un
réchaud.
VOILEMAGAZINE
'
NOVEMBRE 2012 69
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(5/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
(partageant la même coque mais construits
dans des moules différents et dotés
de gréements différents
aussi)
ont défrayé
la chronique il
y
a maintenant
cinq
ans.
Le groupe Finot-Conq, longtemps leader
sur ce
marché,
a cédé
beaucoup
de terrain
-
aucune commande pour ce Vendée
Globe,
et
c'est pareil pour Farr Yacht Design. Par
contre,
les plans Farr de
la
génération précédente sont
encore là et bien là, jouissant d'une très
bonne
réputation (avec la victoire en
2009...)
et
constituant de très belles occasions pour des
skippers talentueux mais parfois un peu courts
en
termes de délais
et
de budget. Les VPLP/
Verdier
sont au
nombre
de six;
on peut
subdiviser
cette famille en deux, avec d'abord
les trois de la génération 2006-2007 et
assimilés,
PRB étant inclus dans
ce
lot
puisqu'il
a été construit
dans le
moule
de Safran, et
ensuite
les
trois
autres, tout récents, qui sont
un poil plus larges et bénéficient de nouveaux
développements architecturaux
:
Virbac-
Paprec 3 (le
premier
à avoir été mis à l'eau
après
PRB, au printemps 2010), Banque
Populaire et Macif. Du côté des plans
Farr,
on
compte
cinq
bateaux :Maître
Coq,
Akena
Vérandas,
Bureau
Vallée,
SynerCiel
et Hugo
fioss. Parmi eux se trouve le vainqueur
de 2007 sous
le
nom
de Foncia
.. il s'agit
de Maître Coq,
un
60
pieds qui avait aussi
pris
la deuxième place de la
dernière Barcelona
(sous le nom de Mapfre)... et dont le numéro
de voile est «001 »... Mais tous ces plans Farr
sont très
proches; ainsi, l'ex-Fonc/o est issu
du même moule que le PRB de
l'époque,
devenu Akena Vérandas.
A
priori
les VPLP/Verdier ont un petit avantage
en vitesse
pure,
mais ils sont surtout réputés
plus
maniables,
ce qui signifie qu'ils
tolèrent
plus facilement d'être un peu sous-toilés
-
un
avantage
qui
a
une
énorme importance
dans
une course de fond en solo. A l'origine, cela
était
en grande partie
lié à
un
déplacement
moindre que celui
des Farr,
mais ceux-ci ont
souvent
été
allégés
de
plusieurs centaines
de
kilos (on parle parfois d'une
tonne)
en quatre
ans afin de compenser ce
handicap. En
terme
de puissance en
revanche,
il
y
aura
d'autant
moins de
différences
entre
les bateaux
que
le moment de redressement maximal est
de toute façon limité à 32 tm
(tonnes-mètres)
depuis
2010
-
une
décision
judicieuse qui
a bridé les bateaux sans
trop
brider
l'esprit
de «lopen». Mais ce n'est là qu'un aspect du
problème,
car on n'utilise jamais la puissance
maximale
(même
en
équipage !). Or justement,
les VPLPsont censés être capables d'aller aussi
vite en utilisant moins
de puissance, donc
en
fatiguant
moins le
skipper;
ou d'aller plus vite
en fatiguant le skipper pareil...
Mais cela suffira-t-il ? Depuis 2009 et l'arrivée
victorieuse
du
plan
Farr Foncia dans le dernier
Vendée
Globe,
les VPLP/Verdier
ont
remporté
la Barcelona World Race (avec )ean-Pierre Dick
et Loïck
Peyron)
et la Transat Jacques Vabre
(avec Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou), mais
le
plan
Farr
Veolia avait
quand même gagné
la Route du Rhum (avec Roland Jourdain).
Sur les podiums de ces trois
épreuves,
si l'on
exclut l'ancien
Brit Air (deuxième du
Rhum),
on compte exactement 50^o de Farr et 5096 de
VPLP/Verdier.
L'INCONNUE STAMM
Enfin,
jetons
un œil sur
les
neuf autres
bateaux,
qui constituent un ensemble plus
disparate. On trouve d'abord deux
revenants,
valeureux mais dépassés : le plan Lombard
Initiatives-Cœur,
plus connu sous
le
nom
de
Whirlpool,
qui
était
un
sistership du
premier
Sill et
à
ce titre
l'un des
meilleurs
bateaux
de sa
génération; tout récemment,
il a encore
gagné
la Velux 5 Océans
avec
l'Américain Brad
Van Liew, face à une flotte
il
est vrai très
vieillissante... et clairsemée.
Mis
à
l'eau lui
aussi
en l'an de grâce 1998, le plan
Finot-Conq
7eom Plastique a fait une belle
carrière,
avec trois skippers de
grand talent
-
Thomas
Coville,
puis Sébastien
Josse,
puis Arnaud
Boissières. Particularité ; ce bateau est le seul
à être
encore
dépourvu de quille basculante,
ce qui lui donne
quand même un petit
coup
de
vieux.
Beaucoup
plus dans le coup, mais sans
doute pas au niveau des Farr 2007 ni a Fortiori
des
VPLP/Verdier,
le bateau de
Samantha
Davies est un plan Lombard de
2004,
le deuxième 60
pieds
de Roland Jourdain.
Il
y
a ensuite les trois
Owen/Clarke,
deux plutôt
récents (Mirabaud date
de
2006 et Camesa
de
2007)
et un tout neuf
-
le fameux Acciona
WC/c
EcoPowered. Mené
par
l'Espagnol Javier
Sansô, ce
dernier
a
été
mis
à l'eau
en octobre
2011 et manquera peut-être
de
mise
au
point,
mais il est le seul à être alimenté à presque
10096
par
des flux d'énergie
naturels.
Presque,
parce qu'il
y
a une pile à combustible à bord,
même si c'est à titre de complément.
L'essentiel de la consommation est couvert
par
la
production
du
mix
énergétique
classique : éoliennes, panneaux solaires
et hydrogénérateur. Le
moteur,
dont
la
présence est
imposée par la jauge,
ne sera pas utilisé pour produire
de l'énergie,
d'ailleurs c'est un moteur électrique.
Last
but not least, Cheminées
Poujoulat.
Tous les autres favoris ont quelques raisons
d'avoir peur de Stamm (voir son portrait
dans les
pages
suivantes),
mais
l'une d'entre
elles est assurément son bateau. Le seul plan
Kouyoumdjian de la flotte est certes moins
puissant
(nettement
moins
large)
que
le
monstre
Pindar
qui s'était aligné en
2008
(avec Brian
Thompson),
mais personne ne
connaît très bien le potentiel de la bête. Vu le
tempérament fougueux du skipper,
on
devrait
être fixé au plus tard avant l'équateur... -
70 NOVEMBRE 2012
-VOILE
MAGAZINE
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(6/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Sept
éditionsenun
coup
d'œil
u?
.
Nombre
de
participant!
. NombcedeclassèM
.
Nombre d'abandons
*
(«ombre
dehors course
s
MichelDesicysaur Z0DH-2H09 . Vincent RienZOO*7005 mMichelBesjoyeaor 200D-2B01
-^
A Ci-dessus, Michel
Desjoyeaux
I en 2009. Ci-contre, les trajectoires
I
des trois
derniers vainqueurs.
Année
Tempsvainqueur
Podium
-
1"
2"
3'
1919-1990
1D9
j
8 h 48 mn
I-
Titouan Lamaiou
2-
toïck Peyron
3-
Jean-luc Vanden Heede
1992-1993
llOj
Z
h
22mn
1-
Alain Gautier
2-
Jean-LucVan denHeede
3-
Philippe Piiupon
1996-1997
105J
20 h 31mil
1-
Christophe Auguin
2- Marc Thiercelin
3-
Hervé Laurent
2000-2001
93j3h57mn
1-
Michel Desjoyeaux
2-
Ellen MacArthur
3-
Roland lourdain
2004
2005
87]
10II 47
mn
1-
Vincent Riou
2-lean
le Cam
3-
Mike
Golding
2008-2009
Ba
j
3 h 9
mn
1-
Michel Desjoveaux
2-
Armel te Cléac'h
3-
Marc Guillemot
VOILE MAGAZINE
-
NOVEMBRE2012 71
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
m KfTO SUPERSTAR
C'est un peu
i—
tôt pour
écrire
LE
ses
mémoires,
NAWi?fflSEU
mais
connais-
l'étang
sant
le
bon
homme,
ces
souvenirs de
Kito de
Pavant
ne
devraient
pas manquer
de sel,
même si leur
titre,
Le plus grand marin de tout
l'étang
(en référence au plan
d'eau

il
tira ses
premiers
bords),
évoque plutôt l'eau
douce. En librairie le
25
octobre
(Ed. Télémaque).
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Rubrique : En bref...
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« Depuis tout jeune, j’ai essayé de trouver la porte d’entrée pour aller
sur l’eau. Je voulais voyager et je ne m’imaginais pas le faire autrement
qu’en bateau. » C’est ainsi que le skipper camarguais de 51 ans résume
l’aventure de sa vie. Car dans ce but, Kito, né Christophe, de Pavant a
jusqu’ici tissé son parcours au fil d’épisodes hétéroclites. Ecourtant des
études scientifiques pour devenir océanographe, il met très vite les voiles
vers l’inconnu. Porté par son audace et ses rencontres, il monte une école
de voile aux Antilles, cartographie le lac Tanganyika en Afrique, propose
des sorties en mer à La Grande-Motte, puis enchaîne les convoyages de
voiliers tout en gérant un bar de plage à Port-Camargue. Durant vingt
ans, il tente ainsi de trouver ainsi son équilibre en « travaillant, vivant,
voyageant », résume-t-il.
C’est au début des années 2000, encouragé par Denis Horeau, qu’il prend
un virage radical. « J’avais enfin trouvé une stabilité familiale et financière,
alors j’ai décidé de me consacrer à la régate. Je voulais me prouver que
j’étais capable de le faire. » Il commence par le circuit Figaro et remporte
en 2002 la Solitaire. « Je me suis dit : ça, c’est fait ! Je peux passer à
autre chose de plus difficile. » LeVendée Globe lui apparaît comme l’étape
suivante incontournable…mais la course mythique lui réserve une grosse
déception. « Il y a quatre ans, j’ai pris le départ en voulant absolument
gagner. Pas une seconde, je n’envisageais de casser le mât, c’était la pire
chose qui pouvait arriver…et elle est arrivée. Il m’a fallu du temps pour
passer au dessus de cette épreuve. Je n’y suis parvenu que lorsque j’ai
accepté que mon équipe et moi-même n’avions rien fait de travers. C’est
arrivé, c’est tout ; il fallait simplement l’admettre et continuer. Finalement,
abandonner une course, ça remet l’homme à sa place. »
Cette année, fort de cette expérience, il part avec « sérénité et humilité ».
« Je ne me dis pas que je veux gagner. Je veux juste avoir suffisamment
de difficultés pour les surmonter et raconter un épisode heureux à mon
retour. »
Le bateau
« Groupe Bel » est l’un des précurseurs de cette
nouvelle génération de bateaux légers et maniables
en solitaire. Le voilier rouge, au mât orné de 8500
empreintes de pouces des collaborateurs de Bel,
a été remis à neuf pour ce Vendée Globe. Un
chauffage à gasoil pour assécher vêtements et
matériel électronique y a été installé, et les sièges
ont été moulés sur les formes du corps de Kito de
Pavant pour plus d’ergonomie.
Kito
de Pavant
PALMARÈS
º va|uqueu| de |a Ceue|a|| 'o|o Ved|¦e||auee 200o
º 2
e
de |'Cd,ssee Cauues·ls¦aubu| 200o (a.ec /|be|¦o 'p|ua)
º va|uqueu| de |a !|ausa¦ /C2R 200o (a.ec l|e¦|o d'/||)
º 3
e
de la Solitaire du Figaro 2005
º 3
e
de !|ausa¦ Iacques vab|e 2005 (a.ec Ieau Le Car)
º 5
e
de la Generali Solo Méditerranée 2005
º va|uqueu| du !ou| de f|auce a |a vo||e 2003
º 8 'o||¦a||e du f|ça|o (va|uqueu| eu 2002)
Sur le 60’ « Groupe Bel »
º o
e
de la première étape de l’Europa Warm’Up 2012
º /baudou daus |a ba|ce|oua wo||d Race 2011 (a.ec 'ebas¦|eu
/ud|çaue)
º /baudou daus |a Rou¦e du R|ur 2010
º 9
e
de la Solitaire du Figaro 2010
º 3 !|ausa¦ Iacques vab|e (2e eu 2009 a.ec f|auço|s Caba|¦)
º 2
e
de |'ls¦aubu| Eu|opa Race 2009
º Reco|d de |a Ved|¦e||auee eu so|o 2009
º 7
e
de |a C||aç||a Ro|e· Cup 2009
º /baudou au veudee C|obe 2008·2009
º 2
e
de |a !|ausa¦ b ¦o b 2007
Le sponsor
Groupe Bel
Année de création : 18o5
Siège social : Paris
Histoire : Eu 18o5, Iu|es be| |us¦a||e daus |e Iu|a uu
commerce d’affinage et de négoce de comté. Au
lendemain de la Première Guerre mondiale, son fils
Léon Bel pressent le potentiel du fromage fondu,
économique, facile à transporter et à conserver et
depose eu 1921 |a ra|que La .ac|e qu| ||¦
®
.
PDG : /u¦o|ue f|e.e¦ (desceudau¦ de Leou be|)
Activité : Conception, production et
commercialisation de fromages, essentiellement
en portions, avec 5 marques cœur universelles : La
vache qui rit
®
, Kiri
®
, Leerdammer
®
, Boursin
®
et Mini
Babybel
®

Groupe Bel en quelques chiffres :
º 30 ra|ques |oca|es e¦ |u¦e|ua¦|oua|es
º 380 po|¦|ous cousorrees pa| secoude
º |e ç|oupe es¦ p|eseu¦ su| 5 cou¦|ueu¦s au ¦|a.e|s de
33 ¦||a|es e¦ 27 s|¦es de p|oduc¦|ou
º 400 r||||ous de cousorra¦eu|s daus 120 pa,s du
monde
º N°3 roud|a| des ¦|oraçes de ra|que
º 2,5 r||||a|ds € de chiffre d’affaires en 2011
Effectif : 11 400 co||abo|a¦eu|s de 49 ua¦|oua||¦es
différentes
Site : www.groupe-bel.com
Port d’attache : Port-Camargue
Architecte : VPLP/Verdier
Chantier : lud|aua Yac|¦|uç ('ca|||uo, l¦a||e)
Matériaux : Carbone
Année de mise à l’eau : 2007
Déplacement : 7,7 !ouues
Poids du lest : 3,5 !ouues
Hauteur mât : 28 M
Dérives : Courtes, droites et de profil asymétrique
Type quille : Pendulaire
Surface de voilure au près : 3o5 V²
Surface de voilure au portant : oo5 V²
©
lFC!C
vlNCEN!CuRu!CFE!/0/RK
fR/V
E/0lll
©
lFC!C
.IE/N·V
/RlELlC!/0lll/CRCulEbEL
©
lFC!C
.IE/N·V
/RlELlC!/0lll/CRCulEbEL
ATTITUDE VOILE
Novembre 2012




(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Kito de Pavant : "Le Vendée Globe est une aventure avec
un grand A"
Créé le 01-11-2012 à 15h10 - Mis à jour à 16h10 PARTAGER RÉAGIR 0 Abonnez-vous à
Challenges
GRAU-DU-ROI, Gard (Sipa) -- Kito de Pavant prendra le départ du Vendée Globe le 10 novembre prochain aux
Sables d'Olonnes. Le skippeur, en résidence au Grau-du-Roi (Gard), participe pour la deuxième fois à cette course
au tour du monde en solitaire. Enthousiaste, il a livré ses premières impressions à Sipa.
Sipa - Vous voilà de retour sur le Vendée Globe après un premier essai en 2008 ?
Kito de Pavant -Effectivement, c'est la deuxième fois que je prends le départ de cette course et j'espère avoir la
chance de vivre ma première arrivée. Il y a quatre ans, j'ai eu un gros souci deux jours après le départ. Mon mât
s'est écroulé sur le pont au cours d'une tempête. J'ai été obligé d'arrêter la course 28h après mon départ. Ca a été
un peu traumatisant.
Pour cette nouvelle édition, vous êtes resté aux côtés du groupe Bel ?
K.P -Je travaille avec le groupe Bel depuis presque 8 ans. C'est une belle aventure. J'ai la chance d'avoir un
sponsor enthousiaste et fidèle. Ce qui facilite ma préparation. Cela nous permet de travailler dans la continuité
avec la même équipe et des budgets suffisants.
Comment se prépare-t-on à un Vendée Globe ?
K.P -Il y a un énorme travail technique qui est fait par la même équipe tous les jours. Une importante préparation
physique est aussi demandée au marin. Sur le bateau, les manoeuvres peuvent être très violentes. Cette course
exige également une préparation psychologique. Il n'est pas évident de vivre seul sur un bateau dans des
conditions difficiles. On y reste comme même trois mois, en isolement total.
Quel temps espérez-vous faire sur cette course au tour du monde ?
K.P -Le record de l'épreuve, 84 jours, a été enregistré par Michel Desjoyeaux sur le dernier Vendée Globe. On
peut estimer que nos bateaux vont plus vite qu'il y a quatre ans. Maintenant, ça va dépendre de plein de choses,
des aléas, de la météo. On devrait mettre entre 80 et 90 jours, c'est à peu près sûr.
Votre bateau était à la pointe de la technologique il y a quatre ans. Qu'en est-il aujourd'hui ?
K.P -A la conception de ce bateau, on a fait de bons choix avec les architectes. Ce bateau figurait parmi les plus
performants il y a quatre ans. A la sortie du chantier, ce bateau a fait des émules. Aujourd'hui, on a (dans la
course, ndlr) six bateaux sur vingt qui sont issus finalement de cette philosophie-là (Groupe Bel est l'un des
précurseurs de la dernière génération de bateaux légers et maniables en solitaire, ndlr). Je pense qu'aujourd'hui ce
bateau est totalement abouti. C'est un énorme atout sur un Vendée Globe.
Avez-vous des appréhensions ?
K.P -Oui, de revivre les problèmes techniques de ma première édition qui m'empêcheraient de finir le parcours.
Pendant le Vendée Globe, avec le Seaquarium du Grau-du-Roi, vous allez jouer la carte de l'interactivité avec le
public ?
K.P -Tous les samedis, il y aura un mini-PC course animé au Seaquarium du Grau-du-Roi. A cette occasion, on va
mettre en place une visioconférence en direct depuis le bateau. Je pourrai ainsi discuter avec le public et répondre
à leurs questions.
Que représente pour vous le Vendée Globe ?
K.P -C'est une aventure avec un grand A. C'est une aventure humaine d'abord, car pour être sur la ligne de départ
du Vendée Globe, il faut déjà rencontrer des tas de gens, des sponsors, des architectes, des artisans, une équipe
technique qu'il va falloir gérer pendant de nombreuses années. C'est aussi une aventure sportive que je me lance à
moi-même. C'est fantastique de faire le tour du monde en 80 jours en monocoque, on ne pouvait pas imaginer ça
il y a même dix ans.
K.P -Que peut-on vous souhaiter avant le départ de cette course ?
Beaucoup de réussite. Il en faut beaucoup pour faire le tour de la planète. La surface de la mer est chaotique. C'est
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Date : 01/11/2012
Pays : FRANCE
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Les salariés de Bel derrière leur skipper
Les salariés des usines Bel de Sablé
et d'Evron se sont rendus aux Sables
d'Olonnes, sur le village du Vendée
Globe.
Ils ont pu rencontrer le Skipper de
Groupe Bel, Kito de Pavant, qui
s'alignera au départ samedi 10
novembre à 13 h 02 !
Ils suivront ensuite avec intérêt le
parcours de leur skipper.
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Date : 01/11/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : Ville de SABLÉ
Diffusion : 7838
Périodicité : Hebdomadaire
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(1/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Dossier
par
Jérémy
Lenormand
LeVendée
Globe,
Aujourd'hui,
le VendéeGlobeest l'une des épreuves
phares,
si
cen'est l'épreuve
reine,
des coursesà la
voile en
solitaire. Créée
en
1989
par Philippe Jeantot
et Philippe
de
Villiers,
alors
président
du
Conseil
Général dela
Vendée,
le VendéeGlobea connu sa
première
édition en 1989.
^.amT^^jÊ^
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Date : 01/11/2012
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Rubrique : Dossier
Périodicité : Mensuel
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(2/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
l'Everest de
la
mer
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Date : 01/11/2012
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Rubrique : Dossier
Périodicité : Mensuel
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(3/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
L'objectif
de ce
lancement
était
de prendre la suite
du BOC Chal
lenge. Une mission
réussie
au
regard de sa notoriété.
Le
principe
est simple,
un tour du
monde
avec
comme
point de
départ
et
d'arrivée
les
Sables-d'Olonne.
Trois
passages
historiques,
le
cap de
Bonne-Espé
rance,
le
cap
Leeuwin et
le
mythique
Cap
Horn. Une
aventure magnifique
qui donne souvent lieu
à des événe
ments ou des
anecdotes
incroyables.
Quatre années sont déjà passées
depuis le sacre de
Michel Desjoyeaux.
A
bord de son bateau
Foncia,
le
skip
per avait dominé le monde en
84
jours
trois heures
et
9 minutes. Ledeuxième
sacre pour
Desjoyeaux,
et surtout le
record de vitessede l'épreuve. Au fur
et
à
mesure deséditions,
la
vitesse est
d'ailleurs devenue un nouvel enjeu.
Passersous
le
cap
des
80
jours
semble
dorénavant
l'un
des prochains objec
tifs
des
coureurs,
même si
l'aventure
demeure la priorité.
Le
Vendée Globe
malgré la crise
Par son parcours et
son
règlement,
le Vendée Globe
est
un événement à
part. L'équivalent
peut-être des
Jeux
Olympiques pour les
athlètes,
un peu
la quête du
graal des navigateurs.
Faire le
tour du
monde à
la
voile en
solitaire et sansescale reste le rêve de
nombreux marins. « Un rêve de fou

il
faut
savoir garder les
pieds
sur
terre
»,
s'amuse même à dire Arnaud
Boissières,
l'un des 20 partants de
l'édition
2012/2013.
Un nombre de concurrents forcé
ment
restreint par
la difficulté de
la
tâche,
mais
également
en raison
de
la
situation économique. En
effet,
une
participation au Vendée Globe ne se
fait
pas
sans sacrifices. Sentimentaux
évidemment,
mais également écono
miques.
Ainsi,
une participation s'élève
en moyenne à 5 millions d'euros sur
quatre
ans,
une somme qui prend
en compte
l'achat du bateau. Toute
fois,
contexte économique
oblige,
les
budgets sont à la baisse et les spon
sors activement
recherchés.
Par
leur
palmarès, certains
skippers ont
plus
de facilités, mais d'autres doivent faire
preuve d'imagination.
Le
projet
«
votre
nom
autour
du monde
» de
Bertrand
de Broc en est le parfait exemple.
Conséquence
de
cette
situation,
seu
lement
six skippers partiront avec un
bateau
neuf,
le prix d'un monocoque
était aujourd'hui estimé à 3 millions
d'euros! Une
somme qui justifie
en
partie les 10 participants en moins par
rapport a la
précédente édition. Moins
de
participants,
mais
tout
autant de
spectacle
pour
ces aventuriers.
Le
palmarès du
VendéeGlobe
Année Vainqueur Nom du bateau Temps
1989-1990 Titouan Lamazou Eiuieuil d'Aquitaine II 109
j
8 h 47 min 55 s
1992-1993 Alain Gautier BagagesSuperior
110j
17
h20mm8s
1996-1997 ChristopheAugum Geod/s 105
j
20 h 31 min
2000-2001 Michel Desjoyeaux PRB 93
j
3 h 57 min
32
s
2004-2005 Vincent Riou PRB 87
j
10
h
47 min 55 s
2008-2009 Michel Desjoyeaux Fonda 84
j
3
h
9
min8 s
(record)
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Rubrique : Dossier
Périodicité : Mensuel
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(4/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Arnaud
Boissières,
les
40e
rugissants
A40
ans,
Arnaud Boissières
prendunesecondefois le
départ du
Vendée
Globe
avecAKENAVérandas.
Pour
le skipper
girondin,
l'objectif est clair :
atteindre la ligne d'arrivée.
Malgré
l'enjeu
sportif,
ArnaudBoissières
n'a
pas
perdule
goût de
l'aventure.
Que
représente
pour
vous
le Ven
dée Globe
?
Pas évident. C'est en tout cas bien
plus qu'un rêve de gamin. Je me sou
viens
que
j'avais
comme
beaucoup
d'autres un globe
terrestre
sur mon
bureau
avec
une lumière à
l'intérieur,
mais j'étais
loin
d'imaginer
que
j'allais
faire
un
tour
du monde à la
voile,
encore moins en solitaire.
Je vis
un
rêve
éveillé, même
si c'est la deuxième
fois
pour
moi. C'est du pur
bonheur,
je
profite
de
tous
les
instants.
Quels sont les souvenirs que vous
conservez de votre première parti
cipation ?
Si l'on parle d'un moment
à l'instant
T,
c'est forcément le passage du
Cap
Horn.
Ca reste assez
extrême,
d'ail
leurs il
y
avait
beaucoup
de
vent,
c'était très particulier. Mais ce qui m'a
marqué
également, c'est la solitude
en
mer,
mais dans le bon sens du
terme. La solitude dans les
mers
du
sud avec
les albatros
pour
seuls com
pagnons... Même
si
c'est dans des
conditions
extrêmes,
j'ai aimé tout
cela,
pour
autant
je ne
suis pas
maso.
Justement faut-il être fou
pour
se
lancer
dans le Vendée Globe ?
Il ne faut
pas
être
fou,
j'en suis
certain.
Il faut être passionné, rêveur, et avoir
envie
de
vivre cette aventure.
Tous
les
skippers sont un peu aventuriers
et le Vendée Globe est une grande
aventure. Si l'on est
trop fou,
on peut
faire des
bêtises... il faut quand même
avoir un peu les pieds sur terre, (rires).
Fin
gourmet,
Arnaud
Boissièresest plus motivé que jamais pour revoir les Sables-d'Olonne.
[
« Depuis
septembre
i
c'est
déjà la
course »
Quel est le
plus important,
le chal
lenge sportif ou l'aventure ?
Il
y
a quatre
ans,
j'avais
déjà
un chal
lenge sportif. Traverser
l'Atlantique,
ce n'est jamais une
formalité,
et
un
tour du
monde c'est
encore
plus
com
pliqué.
Le
challenge est certes plus
important pour
moi
cette fois-ci.
Il
y
a
challenge sportif si
vous
franchissez
la
ligne
d'arrivée,
et pour cela il faut déjà
vivre
une
belle aventure.
Je pense
que
dans les
têtes
de
tous
les
compétiteurs,
c'est avant tout une
aventure.
Quel est votre programme d'ici le
10 novembre ?
En un
mot
«
chargé ».
Depuis
septembre,
c'est déjà la course. J'ai
fait d'autres
compétitions,
nous
travaillons sur
le bateau
pour
faire
des
tests,
des relations publiques...
Je
travaille
aussi sur l'ordinateur pour
peaufiner
les derniers
détails. Organi
ser les plannings de mon
équipe,
me
préparer à toutes
les
options selon la
météo... C'est chargé mais cela reste
passionnant.
Comment se
prépare-t-on
justement
à ces conditions météorologiques ?
Nous
avons tous des cours assez
pous
sés de météorologie.
Donc, selon les
zones,
nous savons
quel
type de
vent
nous pouvons rencontrer. Du
coup,
nous avons déjà des plans d'actions
A,
B ou C... Nous avons aussi des ta
bleaux qui nous rappellent quel type
de
voile nous pouvons
utiliser. Même
si ce sont des choses que
l'on
connaît
par
coeur,
quand
tu as la tête dans le
guidon pendant de longues
heures,
il
vaut
mieux
se
faire
des petites
fiches
de rappels.
«
LeRéveillon ?
Foiegras maison et
Saint-Emilion »
Comment
organisez-vous votre
vie sur
le bateau
?
Déjà niveau
culinaire,
des plats lyo
philisés,
saut pour le dimanche et les
jours fériés.
J'ai également ma
petite
cave. J'avais fait cela
il
y
a quatre ans
et
rien
que la démarche de se dire
par
exemple
«
Demain,
je passe
le
cap
de
Bonne Espérance
»,
je vais chercher
ma
petite bouteille, je
la
prépare,
le
lendemain je la débouche. Ce sont de
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(5/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
petits plaisirs
qui
rythment
ton aven
ture.
Traditionnellement, ma maman
me prépare de petits
foies
gras
et,
cette fois-ci
encore,
j'en emmène
plusieurs.
Je
rythme
ma
semaine par
le dimanche.
Je
prends plus de temps
pour
moi, je me
rase,
je
nettoie la
cale,
le bateau. Je ne vais pas à la
messe,
mais ce
planning
me permet
de garder une certaine rigueur.
Quel sera
le
repas du
Réveillon
?
Je
ne sais
pas
encore,
mais
ce sera
à
base
de
canard. Sans
doute
des effi
lochés
de canard avec des mogettes.
En
entrée,
lefoie grasde ma
maman,
et pour accompagner le
tout,
sans
doute un Saint-Emilion. Tant qu'à
faire,
on sesoigne !
Vous
gardez contact avec la terre
ferme ?
Même
si
j'ai
passéun
coup
de
fil
assez
sympaà
mesparents
il
y
a quatre
ans
pour
Noël,
je ne suis pas un grand
adepte du téléphone. Je préfère le
mail. Ma sœur m'envoie la blague de
la
semaine,
un
ami me
tient
au cou
rant
de
l'actualité tous
les deux
jours,
cela me permet
de
garder
contact
avecla terre ferme.
En moyenne 90jours en
solitaire,
à
quoi
pense-t-on pendant
ceslongs
moments ?
Oh
oui
i
II
y
a de grands moments de
réflexion, notamment
au
niveau
de la
course, de la
stratégie.
J'évite de
trop
y
réfléchir, car
à
trop y
penser on ne
fait rien.
Après,
on a des réflexions
sur
soi-même,
sur
la
vie...
Ce
sont des
momentsextraordinaires.Jefinis tou
jours
par medire
que j'ai
une
chance
folle de faire ce
métier-là. Quand
tu
regardesautour de
toi,
tu te
dis que
tu esvraiment gâté.
Jean-Pierre
Dick,
le
Niçois
grand
favori
du
Vendée
A
l'heure où
les
sponsorssefont
rares
dans le sport et notam
ment dans la voile,
Jean-PierreDick
peut lui au moins
comp
ter
sur le soutien indéfectiblede saville. Depuisle début de sa
carrière,
le skipper est soutenu par
la
ville de
Nice,
dont il est
partout
dans le monde l'un des plus grands ambassadeurs.
Saparticipation au prochain
Vendée
Globe,
ne serapas
l'excep
tion. Niceaccompagnerale navigateur tout au
long
de
son
tour
du
monde, une
course que
Dick
va tout faire pour remporter.
Pour l'occasion,
un partenariat d'une
année
a
été
signé
entre
la ville des Aiglons et le skipper. Elu marin de l'année 201
1,
le
Niçois compte s'inspirer de
Michel
Desjoyeauxqui avait reçucette récompensejuste avant
de décrocher
le
Vendée
Globe.
Il
y
a
quatre ans, Jean-PierreDick était
d'ailleurs
dans
la coursepour la
victo/re,
puisqu'il a dû abandonner suite à la cassede
ses
safrans,
alors qu'il occupait
la
tête. Victorieux
la
saison
dernière
de
la
Transat
Jacques
Vabreet recordman
du monde
avec
LoïcPeyrondes
24
heures,
le skipper rêved'une année2012 aussifructueuse. Un espoir qui passeforcément par un grand
Vendée
Globe. Enremportant
fin
septembre
le Trophée
Azimut,
Jean-PierreDick a pu
se
roder,
mais
également
sefrotter
à
ses
futurs concurrents.
Il est sans
aucun doute legrand
favori
de cette
7e
édition.
Jean-PierreDick est le grand favori de cette
édition
du VendéeGlobe
.,jjm
«
Votre
nom
autour
du
monde
»
Renducélèbre pour s'être recousu la langue en suivant les
consignes du médecin de course par Télex sur son premier
Vendée
Globe
(1992),
Bertrandde
Broc
remet le couvert. Le
skipper de Quimper
va
participer le
10
novembre prochain à
son
troisième Vendée Globe et, dans
cette
période de crise,
il a décidé de relancer son opération
«
Votre nom autour du
Monde
».
A partir de 50 euros
pour
un
particulier,
200 euros
pour une associationou une
collectivité,
et 1000 euros pour
uneentreprise,
il
est
possible
d'apposer
sonnom sur
le
bateau
et de
participer
à l'aventure. Ceprojet a permisà Bertrandde
Brocde trouver un bateauet
de finalement
prendre
le
départ
du
Vendée
Globe.
Plus
de
4000
personnesont ainsi rejoint le
projet
«
Votre nom autour du monde
».
Pour
fêter l'événe
ment et
raconter
l'histoire de cette
aventure
collective
pour
un
long
effort en solitaire, un
film tourné
avant
mais
aussi
pendant
la course
verralejour
après le
VendéeGlobe.
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Périodicité : Mensuel
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(6/7) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
«
L'objectif de tous les
concurrents,
c'est
de le finir »
Q
Ê
CD
Son
premier
passagesur le VendéeGlobe
avait marqué la France
entière
lorsqu'il dut se
recoudre la
langue
en pleine
mer,
seul
avec
une aiguille et des
consignes
par
télex.
Après
un
premier
retour en
1996,
Bertrand de Broc
est de nouveauaudépart duVendéegrâce à
son opération «Votre
nom
autour du
monde
».
Que représente pour vous le
Ven
dée Globe ?
C'est une course
différente des
autres.
Ellesecourt sur une longue période de
90
jours,
ce qui
nécessite un
investis
sement personnel important. Nous ne
sommes
pas tous
célibataires,
donc
cela signifie une séparation.
Nous
par
tons
seuls dans
l'aventure,
mais nous
laissonsdu monde
derrière
nous. Il
y
a
toujours un risque...
Le
Vendée
Globe,
ce n'est pas une course du dimanche.
Comment
se décide-t-on à
se
lancer
dans cette aventure ?
D'un point
de vue mental,
c'est
simple.
Soit on est fait pour
ça,
soit ce n'est
pasdu
tout
le cas. La première
fois,
je
n'étais pas
forcément
prêt. Je me suis
nscrit pour une seconde
participation,
car j'ai envie de faire le Vendée, et
aujourd'hui
j'ai
une motivation encore
supérieure.
C'est
aussi une
décision
collective.
J'ai
envie devivre
cette
aven
ture
en solitaire sur
l'eau,
mais aussi
d'être à
plusieurs.
Pour la deuxième
fois,
vous avez
lancé le projet « Votre
nom autour
du
monde » (cf. encadré).
Quel
bilan
faites-vous ?
Nous seronsautour de
4000
-
4500
per
sonnes. C'est une opération qui nous a
permis de regrouper toute une équipe
de
personnes,
maisaussi d'entreprises.
Aujourd'hui c'est important pour nous
d'avoir deschefs d'entreprises de notre
côté,
et leur aide a été décisive. Mener
cette opération «
votre nom autour du
monde »
nous a justement permis de
montrer aux entreprises qu'il s'agissait
d'une démarche
collective,
que nous
avions derrière nous toute une
équipe,
qu'il
y
avait
une réelle
dynamique.
C'est aussi ce
que
cherchent
les
spon
sors,
une belle
histoire,
une véritable
aventure.
Cela donne
également
des
idées.
Une
entreprise comme
EDM,
qu
nous a
beaucoup
aidés, va réaliser un
film
sur ce projet. Ils sont certes arrivés
en milieu de
projet,
mais ils ont rattra
pé leur retard en nous aidant considé
rablement.
Ils ont
investi des moyens,
leurs collaborateurs... C'est important
que
cette association entre nous ne se
imite pasà
avoir son nom sur
la coque
Nous
croyons encore au
sponsoring,
mais nous l'imaginons d'une manière
différente. Il
est
important de former
un collectif avec
les entreprises et
les
bénévoles.
« Cette
idée de
record
du
monde n'intéresse
pas grand monde »
C'est
au nom de tout ce collectif
que
vous allez prendre
les voiles...
L'objectif de tous les
concurrents,
c'est
de le finir Pour nous c'est aussi le
cas,
mais c'est également pour remercier
tous ceux qui ont participé au projet.
Le Vendée
Globe
c'est une belle aven
ture,
mais un projet avec des coûts
conséquents. Grâceà
l'effort de
tout le
monde,
nous sommes arrivés
jusqu'au
départ.
Si l'on passe la ligne
d'arrivée,
tout le monde en retirera le bénéfice.

en êtes-vous de votre prépa
ration
? Quel est
votre
temps
de
repos avant le départ ?
Pour
sa
troisièmeparticipation,
Bertrand
de Brocespèrebienfinir la course.
Le repos ce sera sur le Vendée !
(rires)
J'ai
une
multitude
de choses
à
faire
jusqu'au
départ,
je n'aurai pasle temps
de me reposer. Mais ce n'est pas le
bagne,
je
ne
vais pas à l'usine Pour
moi,
partir c'est
un
cadeau,
c'est
une
belle récompense.
Maintenant,
c'est
à moi
d'aller au bout comme
me
le
répète mon équipe. Ils n'attendent
pasde moi que je m'impose ou que
je
gagne en
76
jours,
juste que je termine.
D'ailleurs,
76 jours ce serait con d'avoir
fait
tant
d'efforts,
de
sacrifices,
pour ne
partir en bateau que
76
jours
(rires) !
Je
pense que cette idée de record du
monde n'intéresse pas grand monde
d'ailleurs. Le plus
important
c'est de se
faire plaisir.
Qu'emmenez-vous qui vous
rap
pelle la terre ferme ?
Pas grand chose. Sûrement un bou
quin ou
deux,
un peu de musique.
Je
vais juste essayer
de
me faire plaisir
en naviguant.
Par contre,
je vais faire
beaucoup
de
photos. J'aime
beaucoup
ça et le
Vendée Globe
s'y
prête.
Nous
allons
également
tourner un film.
Il
y
a
trois
-
quatre caméras
à bord. Nous
avons déjà filmé depuis le début du
projet.
L'objectif,
c'est de raconter
notre
histoire,
notre aventure.
Le
film
s'appellera
«
9 mois et demi
»,
nous
avons d'ailleurs du mal à réaliser qu'en
9 mois nous avons accompli tout cela.
Vous
savez,
pour
moi
c'est loin de
n'être qu'une
course,
c'est avant tout
un grand honneur de participer au
Vendée Globe. Mais
maintenant,
il faut
revenir aux Sables.
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Marinepool - Marinepool, autour du monde avec Kito de
Pavant
Marinepool, la marque allemande de vêtements techniques et marins, embarque pour un tour du monde avec le
célèbre marin français Kito de Pavant qui s´alignera le 10 novembre prochain au départ du Vendée Globe. Vingt
concurrents solitaires s´élanceront du port des Sables d´Olonne en Vendée pour disputer la 7e édition de ce tour
du monde sans escale et sans assistance, considéré comme l´Everest des mers. A bord du monocoque Open de 60
pieds (classe IMOCA), les marins, livrés à eux-mêmes pendant trois mois, entameront une boucle d´Ouest en Est
de plus de 24.000 milles en passant par les trois caps que sont le Cap de Bonne-Espérance, le Cap Leeuwin et le
Cap Horn. Après la longue descente de l´Atlantique, les 20 bateaux s´engageront dans la traversée périlleuse des
mers du sud puis du Pacifique avant de remonter vers leur port d´arrivée aux Sables d´Olonne où les premiers sont
attendus fin janvier.
Des produits développés en partenariat avec les professionnels Kito de Pavant, marin rompu à la navigation sur
monocoque et habitué du grand large, s´est illustré en vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2002 et a été présent
sur les plus grandes compétitions de voile (Route du Rhum, Barcelona World Race, Transat Jacques Vabre etc).
Ses compétences et son expérience acquises sur toutes les mers du monde en font un marin complet, à l´aise en
solitaire aussi bien qu´en équipage. Partenaires depuis 2010 en vue de sa participation au Vendée Globe 2012,
Marinepool et le team de Kito ont allié leur savoir-faire et leurs connaissances pour mettre au point une gamme de
vêtements techniques adaptés aux conditions de navigation les plus extrêmes. Faire appel à l´expérience des
navigateurs professionnels est un axe fort de Marinepool pour développer et faire évoluer la qualité, le design et la
technicité de ses produits, destinés par la suite à tous les plaisanciers. Ils sont les garants de produits d´excellence
- légers, étanches et à la fois confortables pour man?uvrer - qui entrent incontestablement dans les paramètres de
la performance. Marinepool au Village de course du Vendée Globe Le Village du Vendée Globe sera ouvert au
grand public pendant les trois semaines précédant le départ de la course le 10 novembre.
Sur place, aux Sables d´Olonne, Marinepool aura bien sûr Kito comme ambassadeur mais sera également
représentée par le Comptoir de la Mer des Sables d´Olonne, son revendeur local. .
http://www.voilesnews.fr/fr/info_19_33771.html
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KitodePavant,lapassionincarnée

Dimanche4novembre2012à07h50
Motsclés:VendéeGlobe,Skipper,KitoDePavant,Portrait
ParMessager,Serge

PORTRAIT : Il avait malheureusement abandonné après seulement 28 heures de course
lorsdeladernièreéditionduVendéeGlobe.KitodePavant(GroupeBel)rêvetoujoursde
belleshistoires.


CréditsPhoto:GillesMartin-Raget/GroupeBel

La caisse à savon fabriquée par son père dans sa prime jeunesse lui a sans doute construit son
éternel optimisme. Des rives du lac de Milhac en Dordogne aux futurs milles à ingurgiter dans les
prochainsmois,KitodePavantnes’estjamaislassédesesnavigations.Desesmouillagesautourde
la planète avec sa chaîne d’arpenteur des flots, qu’ils se trouvent au Lac Tanganyika, Bornéo,
Maldives,LosRoques,Cubaouencoreàl’Île-à-Vache,labiennommée,l’hommequiritnegardeque
des moments de félicité. L’appel du large, depuis les rives méditerranéennes, débute véritablement
une fois la fac de science délaissée. Ayant dévoré les livres d’Olivier Stern-Veyrin, le GPS ayant à
l’époque qu’un usage belliqueux, la première grande traversée débute depuis Port-Camargue. La
droitedehauteurcréerapidementl’estimequeluivouentsescompagnonsd’aventure.C’estunfait,
l’homme réservé a du charisme. Dès lors, pendant plus de 15 ans, son métier est de boucler
convoyagessurconvoyages.Sonamerrestantlagrèvedel’Espiguetteetleclubdeplagequ’ilmonte
etdémontechaquebellesaisonvenue.

Nouvellevie
Lacourse,elle,adébutésurletard.LecircuitFigarolevoitdébarqueren2000.L’anonymedétonne.
Il a alors 39 ans. Trois saisons plus tard, il décroche la timbale dans la Solitaire éponyme. Coup de
pieddansl’académismedessolitaires.«J’avaisunecertaineappréhensionenarrivantdanslemilieu.
Mais j’ai été très bien accueilli. C’est peut-être ma principale fierté. J’ai appris beaucoup sur moi à
cetteépoque-là.Etjemesuisposélaquestiondesavoirpourquoijen’avaispascommencéplustôt
lacompétition.Carilyavaitunevraiefrustrationdepuismajeunesse.Maintenant,jesuisheureux.Il
y a toujours eu le plaisir de réussir même si tout n’était pas parfait », déclare l’Héraultais le visage
s’éclairant.C’estlemoinsquel’onpuissedire.Enentrantsurlecircuitdes60piedsilyamaintenant
cinq ans, la première participation au Vendée Globe de Kito de Pavant tourne au camouflet : « Le
bateausentaitencorelapeintureetmoijepartaispourgagner.Jesortaisd’unepériodeeuphorique
où tout me réussissait. J’étais ambitieux, sans doute prétentieux. Et là, le lait déborde. Il n’y a pas
quelemâtquiesttombé.Cegroséchecaremisl’hommeàsaplace.Heureusement,ilyaunsponsor
formidable qui dit on continue. Et on se rend compte que nous n’avions pas fait d’erreur de calculs
mais que les bateaux ne résistent pas à tout. On continue donc avec des bons moments et des
passagesparlacorrectionnelleavecabandonsdanslaRouteduRhumetlaBarcelona.Maisàchaque
fois, sans avoir l’impression d’être responsable. Car on ne peut pas tout contrôler au niveau de
certainesmalfaçons».

Expérience
Labonhommiedefaçadeàlatonalitéchantante,cacheunbourreaudetravail.«Surleprojet
GroupeBel,jesuisexcessivementexigeant.Unvraicasse-couilles.Maisjepensequec’estune
qualité.Cesprojetssonttellementdifficilesàmener,sportivement,techniquement,danslarelation
aveclessponsors»,admet-il.Ilfautdoncrepartirmaintenantversunebellehistoireàécrireavec
soncoursier:«Lebateauestsuperdurànaviguerventdefacecommeauportant,maisj’aitoujours
confianceenlui.C’estunesortede4X4capabled’allerpartoutavecdesamortisseurslaissésau
garage.Amoidetrouverlecompromisentretêtebrûléeetsagesse.L’expériencevacompteravec
touslesparamètresquel’onneconnaîtpasencore».KitodePavantpartdoncpourunenouvelle
aventurehumainepersonnelle.Acceptantd’affronterdescontréeslointainessansgarde-fou.
Sachantqueleplaisirviendrauniquementlorsqu’ilseral’heured’enraconterlesplusbeauxinstants.

Canal+ LA MATINALE

Date : 05/11/2012
Heure : 07:23:56
Durée : 00:05:57
Présentateur : Ariane MASSENET

Sujet
L'invité de l'émission est Kito de Pavant, skipper. Il prendra le départ du Vendée Globe, à la fin de la
semaine. Il publie actuellement un livre intitulé "Le plus grand navigateur de tout l'étang". Itw de Kito
de Pavant. Il parle notamment des difficultés qu'il pourrait rencontrer durant la compétition.




(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Mag
Kito De Pavant
sur le
départ
Le
Languedocien
s'élance sélance
samedi
pour
son
deuxième
Vendée
Globe.
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
KITO
DEPAVANT, Contraint àl'abandon labandon il
y
a
quatre
anssuite àun
démâtage,
le"Sudiste"
aborde avec
philosophie
sondeuxième Vendée
Globe
qui
démarre
samedi,
àbord deson
monocoque Groupe
Bel.
Le
porteur
de lumière
n'a na
qu'une qu une participation
(tronquée)
à son
actif,
mais
fait
pourtant partie
des
«
anciens
au sein de cette flottede
vingt
voiliers
qui
doit s'élancer sélancer samedi
prochain des Sables d'Olonne dOlonne
pour le
Vendée
Globe
2012.
Du haut de ses
51ans, Kitode Pavant
et
son
monocoque
Groupe
Bel,premier
bateau
«
nonsablais à avoir rallier
le
port
de
départ
le
13
octobre
dernier,
mesure mieux
que
d'autres dautres le
poids
de
l'aventure laventure
qu'est qu est
cetour
du monde
en solitaire.
«
Je suissereincar
cela
fait quelques
années
que
l'on lon
prépare
ça
lâche-
t-il. On a la chanced'avoir davoir lemême
sponsor
depuis
bientôt
huit ans, le
mêmebateau
depuis
cinq
etla
même
équipe depuis pas
mal d'années... dannées...
On connaît bien la
problématique
dece
défi
eton
a
tous
les
ingrédients
pour que
cela se
passe
au
mieux.
Maintenant,
on
sait que le Vendée
Globereste
quelque
chose
difficile,
on
a beau être
préparé,
il
y
a
des
aléas et on ne maîtrise
pas
tout.
Il
faut
compter
sur la
chance,
et
la
réussiteaussi...
Et l'homme lhomme sait de
quoi
il
parle. De
la réussite il n'en nen avait
pas
vraiment eu en
2008,
lorsque
son
bateau
avait démâté
quelques
jours après
le
départ
des sables
d'Olonnes, dOlonnes,
le
forçant
à l'abandon. labandon. De mauvais
souvenirs
qui
ont
resurgi
au
printemps
dernier lors de la deuxième
étape de
l'Europa lEuropa Warm'Up. Warm Up.

encore
Groupe
Bel
avait démâté
avec les mêmes
conséquences...
«
On n'a na
pas
eu
beaucoup
chances
ces
dernières
années,
c'est cest
vrai,
acquiesce
le
marin,
on
espère
que
ces
éléments
vont
«
s'annuler sannuler
et
que
celase
passera
lemieux
possible.
Je
suis très
serein
et
j'aborde jaborde
ce
départ
avechumilité.
On
est
tout
petit par
rapport
à l'immensité limmensité
de la tâche à
accomplir
».
Le
convoyagedepuis Port
Camargue
vers la
ligne
de
départ
a
donné
l'occasion loccasion de
peaufiner
lesderniers
réglages.
«
Ona
pris
un
peu de
gras
car on vient de
loin
et contourner
l'Espagne lEspagne
n'est nest
pas forcément
un
parcours
très
simple.
L'idée Lidée était
de
ne
pas
prendre
de
risque.
Du
coup
on a eu
des
superbes
conditions
qui
nousont
permis
de valider
toutesles
modificationsfaites
sur le
bateau,
et onen est assez
satisfait
précise
ceMéditerranéen
d'adoption, dadoption, né en
Dordogne.
A
J-10,après
im
petit
break
dans
son
"Sud",
KitodePavantest entré dans
la dernière
ligne
droite. De
plein
pied. Car
en
Bretagne,
la course
a
déjà
commencé.
Jusqu'au Jusqu au
10
novembre, près
de
100000personnes
vont
se
rendre
chaque jour
sur le
sitede
départ.
On
est un
sport
très
populaire mais
qui manque
de
médiatisation.
C'est Cest curieux.Le Vendée
Globeva êtresuivi
par
des
millions
de
personnes
sur
internet,
tous
les
jours,
il
y
a
plus
de
mande
qui
vient
visiter
les bateaux
qu'un qu un
soir de
match
au
stade de France...On doit
profiter
deces
quelques
semainesoù
le
public,
les
caméras,
lesmicros et
les
stylos
sont tournésversnous».
Une
période quand
même
compliquée
à
gérer
((
En même
temps
il
faut
aussi se
préparer
à la course
avec
l'équipe léquipe technique, vérifier le
bateau,
commencerà travailler
la
météoet la
stratégie.
On doit
aussi
répondre
aux
obligationsde
l'organisation lorganisation en matière de contrôle
de
matériel,
de
règles
de courses... Et
sur
un
plan personnel,je
continue
de me
préparer physiquement.
J'essaie Jessaie de
couper
un
peu
le
rythme
en
dormant un
peu
moins la nuit et un
peu
plus
la
journée...
tout cela
fait
des
journées
sont
trèsdenses
Mais
attention,
n'aUez naUez
pas
croire
que Kito De Pavant boude son
plaisir
Seul "Méditerranéen" de
l'épreuve, lépreuve, il sait la chance
qu'il qu il
a
de
pouvoir prendre
un
nouveau
départ
siu- le VendéeGlobe.
J'en Jen
ai
eu un
peu plus que
d'autres dautres
qui,
comme
Christopher
Pratt ou Marc
Emig,
ont
autant de talent et de
compétences.
Ona en
Méditerranée,
une
difficultémajeure
trouver
des
sponsors.
Pour celail
faut qu
'il 'il il
y ait
un
peu de lumièresur lescoursesau
large
».
Aujourd'hui, Aujourd hui,
c'est cest lui
qui
tient les clés du
phare
du Sud.
CHRISTOPHECASANOVA
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(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Ecrire,
transmettre, communiquer
m «
Je suisné en
Dordogne
et
j'ai jai
passé
lesdix
premièreannéesdema
viedans la
forêt.
Quandj'étais jétais
gamins, moi,
c'était cétait
plutôt,
les
chevaux,
lesnoisettes etlesmûres
sauvages...»
Kito
DePavant
a
largué
les
amarres
surletard.
«
C'est Cest mon
adolescence,
à
partir
de
l'âge lâge
dedix
ans,
quand
mes
parentsont
déménagé
à
Port
Camargue, qui
a
étébercée
par
la
meret
les
histoiresdebateaux.
Caa commencé
avecla
premièreRouteduRhumen
msn.
Le
lycéen
d'alors dalors
restera
a
jamais
marquépar
Eric
Loizeau,
rencontré
lors
d'une dune
conférence
organisée
à
Montpellier
((Celam'avait mavait
émerveillé
et
j'ai jai
su
que
je
voulais
faireça.
C'est Cest
pour
cela
que
je passeaujourd'hui aujourd hui
beaucoup
de
temps
danslesécoles
auprès
des
enfants,
onlesinviteà venir
sur
le
bateau,
à
suivrenosaventures
sur
internet
avec
les
professeurs.
J'espère Jespère
queparmi
euxcertains
auront
envie
défaire
lamêmechose».
Mais
ses
rêves
d'enfants denfants à luiont-ils
rejoint
laréaUté
Lemarin
qu'U qu U est
aujourd'hui, aujourd hui,
est-il a
l'image limage
de
ce
qu'U qu U
imaginait
ou
bienle
monde
moderne a-t-U
changé
la
donne
u
Dans
la
globalité,
celan'a na
pas beaucoup
changé, répond
Kito
DePavant.Les
dépressions
sont
toujours
là,
en
novembre
il
fait
toujours
mauvaisaux
Sablesd'Olonnes dOlonnes etle
Golfe
de
Gascogne
est
toujoursdifficile
s'amuse- samuse-
t-il
avant
de
reprendre
plus
sérieux
«Ce
qui a
beaucoupévolué,
c'est cest le
matériel,lesoutilsdonton
dispose
pour
être
plusintelligent, pour
moins
subir lamétéo.
Lematériel
est
beaucoup
plus
sophistiqué,
onva aussi
beaucoup
plusvite
qu
'il 'il il
y
a
vingt
ans
LeTourdumonde
en 80jours
n'est nest
en
effet
plus unmythe.
Avec
internet,
on
peut
aussi
échanger; partager
avec
l'ensemble lensemble
dela
populationqui
s'intéresse sintéresseau Vendée
Globe,
presque
comme à la
maison
».
Pour
cet
homme
qui
aime«
transmettre
écrire,
communiquer,
cette évolution semble
du
pain
béni. «J'écris Jécris assez
facilement
sur
lebateau.J'aime Jaime bien
ça
et
les
gens
apprécient
ce
queje
raconte.
Ça
m'a ma
d'ailleurs dailleurs
poussé
â écrire
un
bouquin
quiestsortilasemaine dernière

Le
plusgrand
marin de
tout
l'étang létang
aux Editions
Télémaque).
Finalement avoirdu
temps
nourri la
réflexion
etc'est cest assez
facile
pour
moi
d'écrire décrire sur
le
bateau,
ce
quejefais
assezrarement à terre».
CH.C
A51
ans,
KitodePavant
participe
àson
deuxième Vendée Globe sur
Groupe
Bel. Les
marins deMéditerranée suivront
sonparcours
avec attention
VINCENTCURUCHETGROUPEBEL
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Chez Bel à Sablé, il y a une vraie ferveur pour Kito
À Sablé, comme dans toutes les
usines Bel dans le monde, les
salariés vont suivre de très près
l'aventure de Kito de Pavant à la
barre de Groupe Bel dans le Vendée
Globe.
Le 10 novembre, aux
Sables-d'Olonne, Kito de Pavant
s'élancera dans son deuxième
Vendée Globe, à la barre de Groupe
Bel pour trois de mois de course en
solitaire et sans escale. Les salariés
de la fromagerie de Sablé qui
viendront assister au départ de la
plus prestigieuse course au large,
n'auront d'yeux bien sûr que pour le
bateau de La Vache qui Rit et son
attachant skipper.
Bel et Kito, ce sont huit années
d'aventures et d'émotions en
commun. « Le programme voile
avec Kito a commencé en 2005 sur
le circuit Figaro. En 2006, le
programme voile est monté d'un
cran avec la décision de construire
un bateau de 60 pieds pour la classe
Imoca, celle du Vendée Globe. C'est
à partir de là que Kito a commencé
à rencontrer les collaborateurs de
Bel, notamment à Sablé » , explique
Julia Huvé, de l'agence Windreport.
« Le courant est tout de suite passé
entre Kito et les salariés. »
Un projet fédérateur
Le démâtage de 2008 après 24
heures de course dans le Vendée
Globe n'a pas entamé la confiance
du groupe laitier pour son skipper
favori. En 2010, le contrat est
renouvelé avec l'espoir d'aller au
bout de l'aventure du Vendée Globe.
Bel, qui est plus connu par ses
marques qu'en tant qu'entreprise, a
trouvé dans la voile un bon vecteur
de communication et l'occasion en
interne de fédérer ses salariés à
travers le monde. « Pour que les
gens puissent participer à
l'événement, dans chaque site, il y a
des ambassadeurs volontaires
chargés de faire vivre le projet voile
à leurs collègues. »
À Sablé, comme dans les autres sites
du groupe, des cartes de suivi sont
postées à différents endroits dans
l'usine. Un blog dédié aux
collaborateurs leur permet également
d'avoir des échanges avec le skipper.
Pendant la course, ils pourront aussi
lui poser des questions lors de
vacations radio. « A Sablé, la
ferveur pour Kito est
impressionnante, les salariés ont le
sentiment que c'est un peu leur
bateau, un peu leur aventure, et ça,
c'est génial ! »
Patrick JULIOT
D87CD8A95020520AD04B1B29230DF5863EA15A0A41DD28182A695E8
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VOILE Vendée Globe (7e édition)
« Conter une belle histoire »
KITO DE PAVANT À 51 ans, le skipper périgourdin prendra le départ, samedi, de sa
seconde course autour du monde
On peut naître à
Saint-Pardoux-la-Rivière, aux
confins de la Dordogne, et se forger
un destin de navigateur. Samedi,
Kito de Pavant figurera au sein de la
flotte du 7e Vendée Globe, qui
s'élancera des Sables-d'Olonne pour
un tour du monde en solitaire et sans
escale. En 2008, le Périgourdin avait
fait une première tentative. avortée
dès le deuxième jour de course à
cause d'un démâtage. « Une
expérience difficile qui permet de
relativiser ensuite aussi bien les
échecs que les victoires, exorcise-t-il
aujourd'hui. Devoir s'arrêter après
deux jours d'une épreuve que l'on
prépare depuis deux ans, c'est cruel.
Je me suis demandé si je n'avais pas
atteint mes limites. Et puis je suis
reparti. »
« Sud Ouest ». Comment devient-on
navigateur en voyant le jour en
Dordogne ?
Kito de Pavant. (Il rit) Par un
étonnant concours de circonstances !
J'ai passé les douze premières
années de ma vie à Saint-Pardoux.
Je suis 100 % périgourdin. Ensuite,
mes parents sont partis s'installer au
bord de la Méditerranée, au
Grau-du-Roi, et ils ne m'ont pas
demandé mon avis ! À l'époque, le
littoral se développait. Il y avait une
effervescence autour de ce nouvel
eldorado. J'avais déjà un petit intérêt
pour la mer, mais j'étais surtout
passionné d'équitation. J'ai d'ailleurs
eu beaucoup de mal à accepter de
devoir quitter les forêts vertes de
Dordogne.
C'est donc à ce moment-là que vous
avez commencé à naviguer ?
Non ! La toute première fois, c'était
en Dordogne, sur l'étang de
Milhac-de-Nontron, qui doit faire
200 mètres de long et 100 mètres de
large. J'y ai connu mes premiers
émois de navigateur, à 7 ou 8 ans,
sur ce lac enfoncé dans la forêt, sans
énormément de vent, avec un petit
Optimist en bois construit par mon
père.
Plus tard, vous avez dû choisir entre
un cheval et un bateau.
Je me suis mis à régater et ça m'a
plu. Les sensations étaient
différentes de celles ressentis sur le
dos d'un canasson. J'ai commencé
par naviguer en Camargue, puis à
Sète, en Corse, en Espagne, etc. Je
ne me suis plus arrêté. J'ai
développé une vraie passion pour
ma discipline. J'y apprends tous les
jours, avec les nouvelles
technologies, des connaissances en
navigation. Une fois le doigt dans
l'engrenage, tu ne peux plus lâcher.
Vous souvenez-vous de votre
première compétition ?
Très bien. C'était en 1978, avec la
1re Route du Rhum. Je l'ai suivie
depuis. ma télévision et ça m'a
donné très envie d'en être moi aussi.
Kito de Pavant est impatient de
sentir monter l'adrénaline procurée
par les mers du sud. PH.
CURUTCHET Une envie
concrétisée bien plus tard, en 2000.
Ça ne s'est pas fait tout de suite c'est
vrai. Entre mes voyages, je me suis
installé en 1987 à l'Espiguette, au
Grau-du-Roi, où je suis devenu
plagiste. Ça m'a permis de
rencontrer du monde et notamment
mon sponsor d'alors (Vivendi). J'ai
pu participer à ma première Solitaire
du Figaro en 2000. Ça a été ma
porte d'entrée médiatique. C'était la
première fois qu'on parlait de moi.
Deux ans après, je la gagne. Vous
imaginez ? Moi, le plagiste au
parcours atypique ! J'entrais dans la
cour des grands. J'ai galéré entre
2002 et 2005 pour trouver un
sponsor jusqu'à ma rencontre avec
Antoine Fiévet, futur PDG du
groupe Bel (1), qui m'accompagne
maintenant depuis huit ans.
Après le coup du sort d'il y a quatre
ans, dans quel état d'esprit
abordez-vous ce Vendée Globe ?
Cette course est un défi important
dans la vie d'un marin. J'ai traversé
50 fois l'Atlantique. J'ai envie de
faire une fois le tour de la planète.
Je veux ressentir cette adrénaline en
traversant les mers du sud, me
retrouver au cour de l'environnement
tel qu'il est. Pour conter une belle
histoire.
Vous êtes-vous fixé un objectif ?
Celui d'arriver aux Sables-d'Olonne
dans trois mois et devant un
5C7AA8FF5BA0200CC02116894503A5D93E71540AF19B2C5722F94F3
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Le navigateur Kito de Pavant a commencé la voile en
Dordogne
À 51 ans, le skipper périgourdin prendra le départ, samedi, de sa seconde course autour du monde. Kito de Pavant
est impatient de sentir monter l'adrénaline procurée par les mers du sud. (ph. curutchet) Recueilli par On peut
naître à Saint-Pardoux-la-Rivière, aux confins de la Dordogne, et se forger un destin de navigateur. Samedi, Kito
de Pavant figurera au sein de la flotte du 7e Vendée Globe, qui s'élancera des Sables-d'Olonne pour un tour du
monde en solitaire et sans escale.
En 2008, le Périgourdin avait fait une première tentative... avortée dès le deuxième jour de course à cause d'un
dém'tage. « Une expérience difficile qui permet de relativiser ensuite aussi bien les échecs que les victoires,
exorcise-t-il aujourd'hui. Devoir s'arrêter après deux jours d'une épreuve que l'on prépare depuis deux ans, c'est
cruel.
Je me suis demandé si je n'avais pas atteint mes limites. Et puis je suis reparti. » « Sud Ouest ». Comment
devient-on navigateur en voyant le jour en Dordogne ? Kito de Pavant. (Il rit) Par un étonnant concours de
circonstances ! J'ai passé les douze premières années de ma vie à Saint-Pardoux.
Je suis 100 % périgourdin. Ensuite, mes parents sont partis s'installer au bord de la Méditerranée, au Grau-du-Roi,
et ils ne m'ont pas demandé mon avis ! À l'époque, le littoral se développait. Il y avait une effervescence autour de
ce nouvel eldorado. J'avais déjà un petit intérêt pour la mer, mais j'étais surtout passionné d'équitation. J'ai
d'ailleurs eu beaucoup de mal à accepter de devoir quitter les forêts vertes de Dordogne. C'est donc à ce
moment-là que vous avez commencé à naviguer ? Non ! La toute première fois, c'était en Dordogne, sur l'étang de
Milhac-de-Nontron, qui doit faire 200 mètres de long et 100 mètres de large.
J'y ai connu mes premiers émois de navigateur, à 7 ou 8 ans, sur ce lac enfoncé dans la forêt, sans énormément de
vent, avec un petit Optimist en bois construit par mon père. Plus tard, vous avez dû choisir entre un cheval et un
bateau... Je me suis mis à régater et ça m'a plu. Les sensations étaient différentes de celles ressentis sur le dos d'un
canasson. J'ai commencé par naviguer en Camargue, puis à Sète, en Corse, en Espagne, etc.
Je ne me suis plus arrêté. J'ai développé une vraie passion pour ma discipline. J'y apprends tous les jours, avec les
nouvelles technologies, des connaissances en navigation. Une fois le doigt dans l'engrenage, tu ne peux plus l'cher.
Vous souvenez-vous de votre première compétition ? Très bien. C'était en 1978, avec la 1re Route du Rhum. Je
l'ai suivie depuis... ma télévision et ça m'a donné très envie d'en être moi aussi.
Une envie concrétisée bien plus tard, en 2000... Ça ne s'est pas fait tout de suite c'est vrai. Entre mes voyages, je
me suis installé en 1987 à l'Espiguette, au Grau-du-Roi, où je suis devenu plagiste. Ça m'a permis de rencontrer du
monde et notamment mon sponsor d'alors (Vivendi). J'ai pu participer à ma première Solitaire du Figaro en 2000.
Ça a été ma porte d'entrée médiatique.
C'était la première fois qu'on parlait de moi. Deux ans après, je la gagne. Vous imaginez ? Moi, le plagiste au
parcours atypique ! J'entrais dans la cour des grands. J'ai galéré entre 2002 et 2005 pour trouver un sponsor
jusqu'à ma rencontre avec Antoine Fiévet, futur PDG du groupe Bel (1), qui m'accompagne maintenant depuis
huit ans.
Après le coup du sort d'il y a quatre ans, dans quel état d'esprit abordez-vous ce Vendée Globe ? Cette course est
un défi important dans la vie d'un marin. J'ai traversé 50 fois l'Atlantique. J'ai envie de faire une fois le tour de la
planète. Je veux ressentir cette adrénaline en traversant les mers du sud, me retrouver au coeur de l'environnement
tel qu'il est. Pour conter une belle histoire.
Vous êtes-vous fixé un objectif ? Celui d'arriver aux Sables-d'Olonne dans trois mois et devant un maximum de
marins. On est une dizaine à pouvoir gagner, mais tellement de paramètres entrent en jeu : la qualité du bateau, sa
capacité à aller vite, la météo, la chance, les options... Vous n'avez pas peur ? Tout le monde - ma famille et mon
équipe qui reste à terre - autour de moi s'inquiète un peu, c'est normal. Mais je ne suis pas un casse-cou, je n'ai pas
envie de mourir hein (il rit) ! D'ailleurs, je n'ai pas l'impression de prendre plus de risques qu'en traversant la rue.
Faire le Vendée Globe, c'est éprouver beaucoup d'émotions. Une vie incroyable. (1) Qui fabrique, entre autres, le
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(1/1) MINI BABYBEL
Des
sourires
pour Le Rire
Médecin
Mini
Babybel®
sou
haite créer une
grande chaine
solidaire pour engager ses consomma
teurs
à
la cause
de l'association Le Rire
Médecin.
Depuis le 8
octobre,
la marque
invite les Français à
poster
sur sa page
Facebook
une photo
d'eux
portant un
nez
rouge
réalisé avec la fameuse cire
du
petit
fromage
rond.
La
collecte
de
photos formera une
mosaïque
géante de
portraits,
visible par tous les participants
sur Facebook. Grâce au soutien apporté
par Mini
Babybel®,
3300 visites supplé
mentaires
aux enfants et
à leurs
familles
seront organisées par les 100
clowns
de l'association dans 40
services
pédia-
triques
au
sein de 15 hôpitaux en France.
Mini
Babybel®,
www.facebook.com/
babybelfrance
et www.leriremedecin.asso.fr
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(1/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
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Page 123
(2/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Dossier
VendéeGlobe
GoKito
!
C'est bientôt le
départ pour Kito
de Pavant. Le
skippeur
de
Port Camargue fait partie
des 20 marins,
19 hommes
et
une
femme,
às'élancer samedi
10
novembre
des Sables d'Olonnes
pour
le
septième
Vendée Globe, le tour du monde en
solitaire
et sans escale.
Trois
mois
à bord du
monocoque
Groupe Bel
pour
relier les
océans
Atlantique,
Indien et
Pacifique,
avec les passages du
cap
de
Bonne Espérance, du
cap
Leuwin et du terrible
cap
Horn. "La
course de l'extrême", selon Kito de Pavant. La casse est fré
quente. En six Vendée
Globe,
seule
la
moitié des participants en
moyenne
est
parvenue sur
la
ligne
d'arrivée.
Lors de la
précédente
édition,
près
de deux tiers des
concurrents
ont abandonné avant
les Sables d'Olonnes, dont le Gardois, qui
avait subi un
démâtage, Nouvelle tentative toujours
avec
Groupe
Bel. Depuis
2007,
Kito de Pavant a parcouru
100 000 milles
avec son
voilier
rouge,
soit quatre
tours
du
monde.
Le cinquième
tiendra-t-il ses promesses
?
LeGardoisd'adoptionKito de
Pavant
s'élancedansle Vendée
Globe
samedi,
les JOde la
courseen large.Sesimpressions
avant
de larguerles
amarres.
L'état d'esprit
"Je suis êssez serein. Cela fait
longtemps
que je me prépare.
Mon
objectif est
de
finir ce
Vendée
Globe.
Mais je me
connais- Je
ne vais pas pouvoir m'empêcher
d'appuyer
sur
le
champignon.
Le bateau est à l'eau depuis
cinq
ans. Nous n'avons
pas cessé
d'y
apporter des améliorations.
Des
vingt
monocoques qui
lar
guent les
amarres samedi. Groupe Bel est parmi les plus rapi
des,
et sûrement les plus homogènes.
"
j
de Payant navigue
avec Groupe
Bel depuis 2007. Ce
monocoque
fait
18 m de
long
pour 5.5 m de large. Le mât s'élève à 28 in.
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(3/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Ledépart
Le
physique
"Jeneressenspasde tristesse. Maisil
y
aura del'émotion samedi.
C'est
un
moment fort
car
je
pars
longtemps Les
skippeurs
disent
d'abord au revoir a leurs proches sur
le
ponton.
Il
y
a ensuite
la tra
versée
du fameux
chenal des
Sables d'Olonnes
avec toute la fer
veur populaire. Du
port,
on nevoitpas
le
chenalcar
il
est caché
par
un virage
à 90 0.Mais
une fois dedans,on se sent comme un
tau
reau qui entre
dans l'arène. C'est incroyable.Descentaines demil
liers de
personnes qui
crient,
hurlent,
applaudissent.
Ce
n'est pas
facile de manœuvrer
carilyaa
ussi énormément debateauxspec
tateurs.
L'équipe
technique
quitte le bateau
peu après.
Et là on se
retrouve seul
face
a
l'énormité
de la tâche à accomplir.
"
La
vie
à bord
"L'équipe est toujours
là. Même
si on se sent
très
très
seul le
jour

le
mât se casse
la figure... Je n'ai malheureusement
pas le temps de m'ennuyer.
Les choses ont
beaucoup
changé.
Avant c'était simple.
Il fallait s'occuper du
cordage,
de la
barre,
et vogue la galère.
Aujourd'hui,
nous sommes
bardés de technofogres. C'est plus
compliqué.
Je
passe
quatre à
cinq
heures par jour devant l'ordi
nateur
à
travailler sur ta stratégie. Il faut aussi tenir la
barre,
paramétrer
le
bateau,
communiquer, faire les
réparations,
sans
oublier de manger,
fabriquer del'eau... Je
ne
dors
que
deux a six
heures par jour.
Mais il
y
a aussi des moments
de plaisir. Nous commençons par
le
meilleur,
la descente de l'Atlantique
avec
des
vents portants
et
les
températures
qui s'élèvent chaque
jour"
"Évidemment j'ai vieilli, ce
qui
joue
sur
la
récupération. Je
tra
vaille avec
une équipe a Montpellier
qui suit
des
sportifs
dehaut
niveau.
Lors de la
préparation,
Hfaut
surtout
renforcer les arti
culations. C'est unbateau très raide.
Je me su/s déjà cassé une
jambe, fait deux
entorses..."
UnMéditerranéenau
milieu
de Bretons
"Ce
n'est
pas un
handicap
pour s'entraîner. Les conditions
en
Méditerranée sont très
variables,
comme pour un tour du monde.
On
peut avoir une mer
forte, des
coups
de
vent,
des vents insta
bles. En
revanche,
c'est pénalisant de nepas
pouvoir se compa
rer aux autres
équipages
qui
sont en
Bretagne."
Palmarès
2002,
vainqueur de la Solitaire
du Figaro
2003,
vainqueur
du Tourde
France
à
la
voile
2006,
vainqueur de la Solo Méditerranée
et de la Transat
Ag2r avec Pietro D'Ali
2007,
2C'"C
de
la Transat BtoB {Brésil
-
Bretagne en
solo)
2009,
2e™
dela TransatJacquesVabreavecFrançoisGabart
T"
de
l'Istanbul Europa
Race (vainqueur de l'étape
Nice-Barcelone)
2011,
5*"'
de la
TransatJacquesVabre
avec
YannRégniau
Un
marinfidèle
Kitode Pavant
n'oublie
le Graudu
Roi,
port
d'attache de son
monocoque
GroupeBel.
Et inversement. UnPCcourse est installé
au Seaquarium.
Le
public peut venir tous
les
samedis
à 15h
pour
des
conférences
en direct
avec
le skippeur.
soit
par télé
phone, soit en vidéo si la liaison le permet.
"J'ai deux plaisirs quand
je fais ce
genre
de bêtise :
partir en
solitaire, mais
aussi
discuter et
partager",
confie Kitode Pavant,
Uneaction qui illustre une fois de
plus l'an
crage du
marin, apprécié
localement. Une
centaine
de Graulens
était à
sa conférence
de presse la semaine dernière au
Seaquarium. Leskippeur neménage pas
son temps pour parler
de
sa
passion,
notamment avec les
scolaires.
"Je
veux
attirer l'attention desplusjeunes versnotre
mer
II
n'y
a pas assez
degamins qui
pren
nent le chemin de l'école de voile. Il faut
vraiment insister car la course au large
est une discipline
incroyable.
"
Kito de Pavant s'investit aussi auprès
des institutions
et des
professionnels.
"Nous avons des valeurs communes de
respect des mers et
des
riverains",
assureJean-Marc Groul,
directeur du
site,
qui
a aménagé
un espace pour
le
PC.
"Avec Kito. cela nous permet de donner
une image sportive et dynamique a Port
Camargue, explique
pour sa part Michel
Cavaillès. patron de
la
régie.
C'est
impor
tant de
montrer qu'on
n'est pas qu'un port
de
plaisance,
afin
d'attirer
une nouvelle
clientèle."
La
station
va d'ailleurs investir
dans de
nouveaux
équipements
pour la
course au large.
Côté
sponsor,
c'est aussi
lafidélité
qui règne.
Kitode Pavant
est
depuis
2005
lié
avecle
Groupe
Bel,
numéro
trois
mondial des
mar
quesde
fromages
(dont lacélèbrevache
qui
orne la
voile
dubateau). Lemonocoqueest
parti
à la
rencontre
des11400
salariés,
pré
sents
sur les
cinq
continents.
8 500 ont déjà
laissé
leur empreinte depoucesur le mât.
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Kito : « Étonnamment serein »
Il repart.
Après une première expérience
avortée il y a quatre ans, pour son
premier Vendée Globe, Kito de
Pavant sera à nouveau sur la ligne
de départ, samedi, aux Sables
d'Olonne, de ce tour du monde en
solitaire sans escale. Avec une
détermination et un optimisme
redoublés, à 51 ans, le skipper de
Port-Camargue compte bien cette
fois-ci amener son
Groupe Bel jusqu'à l'arrivée.
À quelques jours du départ, dans
quel état d'esprit êtes-vous ?
Étonnamment, je suis assez serein
sur cette histoire-là. Pas
de pression particulière. Le fait
d'avoir eu ces 'emmerdes' sur le
Vendée Globe et d'autres courses
(1), ça me permet de relativiser
sur des choses que je pensais
insurmontables. Là, on a toujours le
même sponsor, la même équipe
technique, un poil renforcée,
le même bateau bien amélioré et
le même skipper, qui a quatre ans de
plus et donc autant d'expérience en
plus. Je suis convaincu qu'on a
toujours travaillé dans la bonne
direction : pas de choix casse-cou,
pas de trucs trop audacieux, pas
grand-chose à se reprocher.
Il y a un moment où ça va le faire.
« Pas l'impression d'avoir plus
d'ennuis que d'autres »
N'avez-vous pas peur
d'un autre pépin technique ?
Les pépins que j'ai eus n'ont jamais
été causés par des problèmes
structurels. Sur le démâtage il y a
quatre ans, je me dis que c'est
peut-être ma faute, que c'est
peut-être moi qui ai mal géré les
conditions de mer qu'il y avait. J'ai
la conscience que les malheurs que
j'ai eus, beaucoup d'autres les ont
eus un jour. Mais je n'ai pas
l'impression d'avoir eu plus d'ennuis
que d'autres. Et ça renforce ma
motivation, ma détermination et
mon optimisme.
Qu'avez-vous changé
sur le bateau ?
On a validé énormément
de choses. Je ne veux pas rentrer
dans les détails mais le Groupe Bel
de 2012 n'a pas grand-chose
à voir avec le Groupe Bel de 2008.
Groupe Bel est, de l'avis
de beaucoup, l'un des plus
homogènes de la flotte. Car
il ne faut pas oublier que l'on
va rencontrer des conditions
de navigation très variables.
« Les arrivées, c'est ce qui me
manque le plus ces derniers temps »
Objectif : terminer ou gagner ?
D'abord de vérifier que la Terre est
bien ronde (rires). Une fois qu'on
aura vérifié ça, eh bien je vais tenter
d'arriver aux Sables d'Olonne. Car
c'est ce qui me manque depuis
quelque temps,
les arrivées (rires). Et celle-là en
particulier. J'aimerais bien la vivre,
quel que soit le résultat. Après,
évidemment, c'est quand même une
course. Je me connais,
je n'aime pas être derrière. Mais
d'abord, cette boucle, je veux
la boucler.
Quelles sont les questions
les plus fréquentes que vous posent
les gens ?
C'est de comparer notre vie
de marin à leur vie normale.
Comment on mange, comment
on se lave, comment on gère la peur,
le stress. En fait, c'est comparer
notre vie de marin solitaire autour
du monde avec leur vie de terrien de
tous les jours. Et nous, le fait d'être
autonomes sur tous ces problèmes
de la vie de tous
les jours, de ne pas voir sa famille,
de se soigner tout seul, ça les
perturbe. Surtout les plus jeunes.
Et vous, qu'allez-vous chercher ?
Aller chercher trois mois
de solitude, vivre des moments
exceptionnels sur des bateaux
exceptionnels, à des endroits
exceptionnels. Ce que je redoute le
plus, c'est avoir une emmerde qui
m'empêche d'amener Groupe Bel sur
la ligne d'arrivée. J'ai passé
des moments difficiles, de doute, où
je me suis demandé si j'étais capable
de le faire. Avec les responsabilités
que j'avais vis-à-vis de tous ceux qui
m'ont soutenu : l'équipe technique,
les ingénieurs, la famille, les amis,
les partenaires... Un Vendée Globe,
ce n'est pas simplement un mec tout
seul qui fait le tour du monde en
bateau. C'est un vrai défi collectif.
Et on ne peut pas banaliser
ce genre d'entreprise.
« Mon but ? Faire passer le Horn à
une flasque de calvados ! »
Embarquez-vous
un objet fétiche ?
Pas vraiment de gri-gri. Mais de
la musique, tout le temps. On a un
ami commun qui s'appelait Patrick
Massé qui y est certainement pour
beaucoup... La 'zique', elle est
partout, elle m'a toujours
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(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
accompagné sur mes bateaux.
Le format a changé : c'est passé des
cassettes encombrantes
de l'époque à une petite boîte
de quelques grammes.
Et un petit plaisir, pour
les moments difficiles ?
La seule entorse, c'est une petite
flasque en argent, avec du calvados
à l'intérieur, que m'avait offerte
Jacques Caraës avant la Barcelona
en double. À l'intérieur, il y a
du calvados qui a passé déjà deux
fois le Cap Horn. Je le goûterai
après le lui avoir fait passer
une troisième fois. C'est déjà
un but, non ?
Recueilli par JEAN-LOUP
ROBERTIER
jlrobertier@midilibre.com
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
billet
Kito
Kito de Pavant et les coups de pouce
des Bel.Samedi, pour le départ du
Vendée Globe, parmi les nombreux
curieux annoncés aux
Sables-d’Olonne, se trouvent des
salariés des sites de l’usine Bel, dont
deux Vendômois tirés au sort parmi
les 160 qui soutiendront l’un des
vingt engagés, Kito de Pavant, qui
barre le monocoque Groupe Bel. Un
marin souriant et attachant que les
salariés ont pu rencontrer fin
septembre lors d’une visite du site.
Et un skipper que les salariés
accompagnent déjà de leur « coup
de pouce » puisque les
3.500 employés du groupe à travers
le monde ont, depuis 2008, leurs
empreintes de pouce scannées sur le
mât.
Le Vendée Globe, une aventure
maritime qui dès samedi sera
partagée à l’usine Bel de Vendôme
où une carte permettra de suivre le
périple du bateau. Jusqu’à la victoire
?
Saint Georges
1A7AF8BD55003501003A12B9CF06351036310728618F2B80D0DCAB1
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Kito de Pavant, athlète sur le tard
Pour mieux supporter l'épreuve, le skipper héraultais travaille avec le préparateur physique
des handballeurs de Montpellier.
La dernière fois qu'il a fait la
Solitaire du Figaro, en 2010, Kito de
Pavant était tellement épuisé qu'on
l'aurait ramassé à la petite cuillère.
Son préparateur physique,
ostéopathe, Alain Carmand, s'en
souvient encore : « Quand il a
ouvert la porte de sa chambre à
Brest, il était cassé en deux »
Si la voile est un sport exigeant, la
Solitaire du Figaro est probablement
l'épreuve la plus terrible
physiquement. Et à 51 ans, le
skipper de l'Hérault connait mieux
que quiconque la rançon d'une
préparation bâclée dans ce domaine.
Alors comme les autres, depuis
quelques années maintenant, il sait
l'importance d'un travail foncier. «
Kito est parti de loin, il faut
l'avouer, en terme de préparation
physique, raconte celui qui travaille
également avec les handballeurs de
Montpellier, et les footballeurs
d'Arles-Avignon. Alors qu'au
départ, il était un peu venu me
voir parce qu'on le lui avait
vaguement conseillé, il a
désormais intégré ce travail dans
la préparation de toutes ses
courses. Je l'ai aidé à mieux se
connaître physiquement. »
Pour le Vendée Globe, Kito de
Pavant a démarré en mai dernier. «
On a travaillé sur deux axes, de
fond. Une partie en cabinet, l'autre
en salle de sports, avec les joueurs
de hand de Montpellier notamment.
Nous avons mis au point un
programme de renforcement adapté
à sa posture et à ses carences. On a
aussi travaillé sur l'ergonomie du
siège à son poste de barre, car c'est
un endroit qui sollicite beaucoup
l'organisme. »
Travail préventif pour épargner le
dos et les cervicales. « Il s'agit
surtout d'un programme à base
d'étirements et d'exercices de
récupération sur des points clés de
son corps qu'il doit surveiller. Il le
mettra en pratique pendant la
course selon ses besoins. » Pendant
les trois mois de l'épreuve, le
navigateur et son préparateur
physique pourront aussi
communiquer par mail ou par
téléphone si besoin. Mais à trois
jours du départ, Alain Carmand sera
sur place, aux Sables, pour réaliser
avec son protégé, un dernier
check-up complet : « La, il faut
surtout être à son écoute »
Jacques GUYADER
6475B83950A05A06F04F12E9200115563FD1352D11002F0DAA8AB1F
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Le Vendée Globe résiste
aux
vents contraires
Dans un
contexte
de
crise,
les
skippers
de la
course en solitaire
ont dû
faire preuve
d'ingéniosité pour boucler leurs budgets.
Pourtant,
le
retour sur
investissement
pour
les
partenaires est
énorme.
Sur
les pontons des
Sables-
d'Olonne,
ontrouveencore
à raconter de belles his
toires de « rencontres »
entre un marin et une entreprise.
Commecelle de François
Gabart,
29ans. Aprèsavoir fait ses armes
surle circuit
Figaro,
il a
convaincu,
fin
2010,
l'assureur Macifde finan
cer
unprojet
sur
quatre
ans,
avec
le
Vendée
Globe,
quis'élancele 10no
vembre,
en point
de
mire. Coût
de
l'investissement: 8millions
d'euros,
dont3
millionspour
la
construction
d'unbateauà lapointede latechno
logie.
«
J'ai
beaucoup
de chance
»,
reconnaîtlejeune skipper.
FrançoisGabart
est
devenu
une ex
ception.Pourlaseptièmeéditionde
la courseautour du mondeen soli
taire,
sans escaleni
assistance,
les
marinsont dûcravacherpour«tom
berlesponsor
»,
commeditJérémie
Beyou.Malgréun
joli
palmarès,
le
Breton a failli rester à quai. Il n'a
trouvé son
partenaire,
le volailler
Maître
Coq
(groupe
LDC),
qu'enjan
vier. « Oncherchetous à avoir un
sponsorqui s'engagesur quatreans
et
qui nous donne les moyens de
construire un bateau
performant,
raconte-t-il.
Mais,
cette
fois,
lesen
treprisesétaient
frileuses,
et
nous,
on
leur présentait des budgets
trop
élevés. » Pour convaincre Maître
Coq,
il
a revu
le
modèletraditionnel.
«Le groupe a signé pour quinze
mois
seulement,
jusqu'à la
fin
du
VendéeGlobe.El je suis proprié
taire
du
bateau,
qui date de2007.
»
Lepartenaire n'a eu ainsi qu'à dé
bourser 2 millions d'euros. Une
pailledansle mondede lavoile.
Cette
année,
20monocoquesvont
disputerl'Everestdes
mers,
au lieu
de 30 en 2008.Les organisateurs
s'en contentent. «Il
y
a un
an,
on
n'avait quedouzeskippers
inscrits,
rappelle,soulagé,
Bruno
Retailleau,
leprésidentduVendéeGlobe.Fina
lement,
nous sommes
dans la
moyenne deséditions précédentes
réunies. »
Certes,
de grossponsors
comme
Generali,
Veoliaet Foncia
ont mis fin
à
l'aventure,
mais le
mytheduVendéeGlobeest sauf.
Deux
pour
le
prix
d'un
Pour
surmonter
la crisedu sponso
ring sportif,
liée au ralentissement
économique,
les skippers ont dû
fairepreuved'ingéniositéfinancière.
L'undesfavoris de
l'épreuve,
Jean-
Pierre
Dick,
a reconduit le modèle
qu'ilavait initié
il
y
a dix
ans,
avec
deux sponsors nominatifs plutôt
qu'un
:
le laboratoirede santé ani
maleVirbacet lespécialistedu
recy
clagede déchets Paprec.
«
C'estde
plus enplus difficilede trouver un
grand sponsor qui paie
tout,
alors
on a choisi d'ensolliciter
deux,
qui
apportentW/odubudget
chacun,
et
plusieurs petits sponsors
derrière,
explique
Luc
Talbourdet,
le
patron
de l'écurie Absolute
Dreamer,
qui
chapeauteVirbac-Paprec.Pour les
clientsde
Virbac,
lebateaus'appelle
Virbac. Pour
ceuxde
Paprec,
il
s
'ap
pelle Paprec. L'image des entre
prises est valoriséeà
lOOVo,
alors
qu'ilsn'ont payé que400A
»
Fauted'un
partenairesuffisamment
riche(EDMProjetsen
l'occurrence)
pour prendreen chargel'intégralité
de son
budget,
Bertrandde Broca
eu recoureà des microdonsde par
ticuliers et d'entreprises. Jean
Le
Cam,lui,
s'est contentéde louer
un voilierpendant un an pour un
L'EVEREST
DES MERS
20 monocoques
de 60 pieds
(18,28
mètres)
audépart
duVendéeGlobe.
24000
milles,
soit
44500 kilomètres
pourle parcours
idéal.
84 jours
3 heures
et
9
minutes,
le recordde
Michel
Desjoyeaux,
en
2009.
peuplus de 500000euros.Malgréla
notoriété du
navigateur,
son spon
sor SynerCiels'est manifesté
trop
tardivementpour qu'ilpuisseenvi
sagerautre chose. Quantau benja
min
de la
course,
Louis
Burton,
27
ans,
dont le principalpartenaire
est le papetier Bureau
Vallée,
il lui
manquaitencore 300000euros sur
un
budget global de
1,2million
à
trois semainesdu départ.
En
ces temps
de
vaches
maigres,
même les mieux lotis ont dû faire
des
efforts.
S'il
n'a jamais
été
ques
tion pour Safran de mettre fin au
contrat qui le lie à Marc
Guillemot
depuis
2005,
le grouped'aéronau
tique et de défense a demandéau
skipper de réduire la voilure. Son
budget annuel oscille depuis 2009
entre 1,1et 1,2milliond'euros.«Ça
resteconfortable
»,
sourit celuiquia
fini
troisième
du dernier Vendée
Globe.« Quand ilfaut acheter un
mât,
une quilleou une
dérive,
on
demande
à notre sponsor
»,
admet
Ronan
Lucas,
lemanagerde l'équipe
Banque
populaire,
dont le bateau
serapilotépar ErwanLeCléac'h.Le
tempsn'est pas
aux
coups
de
folie.
Pourtant,
del'avisde
tous, skippers,
organisateursou
sponsors,
leretour
sur investissement est énorme.
«
Surtout
pour des
PME,
à
qui un
podium peut rapporter 25 ou
30
fois la
mise
»,
assure
BrunoRe
tailleau. Peu de sports
jouissent,
commela
voile,
d'une aussi bonne
image,
qui conjugue avenlure hu
maine,
solidaritéetinnovation
tech
nologique.Et le Vendée
Globe,
qui
dure
trois
mois,
est
très
populaire
:
56"/odesFrançaisontdéclarél'avoir
suivien 2008.
«
Je m'étonnequeles
entreprises
hésitent,
avoue
Jean-
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Page 3
(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Jean Le Camsur SynerCiel. Son sponsor ne s'étant manifesté que
tardivement,
le skipper a dû se résoudre à louer son monocoque.
Bernard Le
Boucher,
l'un
des
diri
geants
de la Macif.C'est une course
magnifique,
qui toucheun public
très large. Et ça ne nous
coûte,
chaque
année,
que l'équivalent de
deux
semaines
de
campagne
de
pu
blicitéà la télévision.
»
Encore
faut-
il,
pour être
vu,
ne pas abandonner
sur avarieau bout de trois
jours
-
ce
quiarrivefréquemmentdans le
Ven
dée Globe. A
défaut,
l'investisse
ment peut également être intéres
sant
pour
la
communication
interne.
Issu de la fusion entre Sagem et
Sneema,
Safran s'est
lancé
en 2005
pour souder les équipes d'ingé
nieurs autour
d'un
projet commun.
Sur son
bateau
aux
couleurs de
La Vache qui
rit,
Kitode Pavant a
fait naviguerplusieurs centaines de
salariés du groupe
Bel,
et de gros
clients de la distribution.
Lapalme du
sponsoring
revient à la
PME vendéenne
PRB.
Spécialisé
dans le
bâtiment,
PRBestimeque
la
moitié de sa croissance de
1596
entre 2000et 2010est due au Ven
dée
Globe,
qu'il a gagné deux fois.
Il est encore sur la lignede départ
cette année.
Pour
la dernière
fois?
«
Il hésite à cause de l'inflation
des
budgets,
qui augmentent
de
300Zo
à
chaque édition
»,
explique
Vincent
Riou,
skipper de
PRB
et
vainqueur en
2004.
Explosion des coûts
La course à l'innovation technolo
gique
est unpuits sans
fond. «
Onne
peut pas
tenir
cette
tendance
»,
pré
vient Bruno
Retailleau,
qui redoute
de
voir
la puissance financière
ren
verser l'équitésportiveet supprimer
tout intérêt
à
la course.
«
Tout te
mondevil au-dessusdeses
moyens,
déploreJean Le Cam. C'est impos
sible de trouver un sponsor qui
s'engage dans la
durée,
parce quele
«C'est une
course qui
touche
un public
très
large.
Et ça ne
nous
coûte,
chaque
année,
que
l'équivalent
de deux
semaines
de publicité
à la
télé.»
Bernard
Le Boucher
(Macif).
bateau n'est pas assuré d'être com
pétitif
trois
ou quatre ans après.
»
Faut-il que le Vendée Globe cesse
d'être une course de prototypes et
queles bateaux soient
semblables,
donc moins onéreux? Le débat
di
vise.
«
Il vaut mieux payer 2 mil
lions
pour un monotype qui va
faire trois ou quatre Vendée
Globe,
c'est plusfacile à amortir
»,
argue
Jérémie
Beyou,
qui sait que
Maître
Coq
n'a pas les moyens d'investir
3 millionsdans
un
bateau neuf.
«
Si
demain on construit des mono
typesen
Chine,
cesera moins
cher,
mais la course perdra
toute
sa sa
veur»,
répliqueKitode
Pavant. «
On
peut
limiter lesbudgetsindividuels
et maintenir
de.
l'innovation à un
niveau
collectif»,
tente de concilier
|
Luc
Talbourdet.
Les organisateurs ï
doiventtrancher auprint
enips.
Pour
É|
nepas se fairepeur en
2016,
comme
^
en 2012. JérômeLefilliâtre-i
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Date : 08/11/2012
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Périodicité : Hebdomadaire
Page 4
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Le groupe Bel au départ du Vendée Globle
Des Evronnais vont pouvoir suivre
leur trace de pouce. Bel a eu l'idée
originale de faire apposer les pouces
des salariés de son groupe, sur le
mât de son monocoque. Pour
l'instant, 8 500 empreintes sont
récoltées, sur les 11 000 salariés du
groupe. Certaines viennent
probablement de la fromagerie Bel
d'Evron. Ces pouces vont entamer
un tour du monde, à partir du
samedi 10 novembre à 13h02.
Le monocoque Bel est engagé sur le
Vendée Globe, la course en solitaire
la plus prestigieuse de la voile. Pour
la seconde fois, l'entreprise
fromagère se lance dans l'aventure.
En 2008, la course avait tourné
court. Le skipper, Kito de Pavant,
avait démâté.
Le marin, originaire de la Dordogne,
repart pour un nouveau Vendée
Globe a bord du monocoque Bel. Ce
père de cinq enfants attend avec
impatience le départ. Pour le
moment, il rencontre le public venu
nombreux aux Sables-d'Olonne pour
le départ. « Sur le ponton, on sent
bien que le public se demande :
"mais qu'est-ce qu'ils vont chercher
là-bas" », lance Kito de Pavant.
Le marin de Bel part avec un peu de
Mayenne, sur son mât. Les pouces
évronnais sont partis pour un tour du
monde à la voile. Les salariés de Bel
pourront se projeter dans l'aventure.
Q.L.
AB7498DC52F0B10440CC1DF9BB0025393291CB38D10D27F9490D9E9
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Mots : 220
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Pays : FRANCE
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Rubrique : Voile
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Page 21

France 3 Languedoc-Roussillon 19/20 Edition régionale Languedoc-Roussillon

Date : 08/11/2012
Heure : 19:09:05
Durée : 00:05:01
Présentateur : Philippe SANS

Sujet
Le départ du 7e Vendée Globe sera donné dans moins de 72 heures. Reportage. Itw de Kito de
Pavant, skipper du groupe Bel. Il évoque sa préparation de la course.



!"#"$%&'
28
Kito de Pavant prend le départ du deuxième Vendée Globe de sa
carrière, samedi 10 novembre. Après un échec en 2008, le navigateur
héraultais s’est préparé pendant quatre ans pour réussir un tour du
monde de trois mois, sans escale et sans assistance.
(
’est comme faire le Paris-Dakar avec une Formule 1”, sourit Kito de Pavant,
en évoquant le Vendée-Globe. Le navigateur, installé dans le petit village de
Montferrier-sur-Lez, au nord de Montpellier, s’apprête à participer au
deuxième Vendée-Globe de sa carrière, samedi 10 novembre.
À 51 ans, Kito a participé aux plus grandes compétitions de voile du monde,
comme la Transat Jacques-Vabre ou la Solitaire du Figaro, mais le Vendée-Globe
reste “la référence ultime, certainement la course la plus dure du monde”. Sans
escale et sans assistance, les navigateurs doivent faire le tour du monde, au
départ des Sables-d’Olonne en Vendée. Le record est établi à 84 jours de course,
soit près de trois mois, seul au milieu de l’océan. Pour réussir cet exploit, Kito
sort d’une préparation de quatre ans.
“En course, ça tape dur”
Le premier Vendée-Globe de Kito, en 2008, fut un échec: abandon pour cause
de mât cassé, seulement vingt-huit heures après le départ. “C’est dur de s’en rele-
ver!” Mais après quatre ans de préparation technique, physique et mentale,
Kito de Pavant est de nouveau prêt pour réaliser son rêve: terminer le Vendée-
Globe. “Nous avons remis le bateau complètement à nu, explique-t-il. Quasiment
tous les éléments sont changés pour éviter les surprises. Même le mât est neuf.”
Le bateau est devenu plus léger et plus résistant.
Kito a dû se préparer comme un athlète de haut niveau. “Je me suis entraîné tous
les jours au palais des sports René-Bougnol avec Olivier Morelli, le préparateur
physique des handballeurs. En course, ça tape dur, il faut être capable de donner
beaucoup. Parfois, on peut passer 80 % de la journée à ne pas faire grand-chose,
mais dès qu’il y a une manœuvre c’est vraiment violent.”
Pour la préparation mentale, Kito fait appel à un psychologue du sport dès
2008, et apprend des techniques de relaxation et de gestion du stress. “Pendant
trois mois, il y a du froid, du bruit, on mange mal, on dort mal, on a la pression
du sponsor, du classement… Il faut être blindé mentalement et savoir garder son
sang-froid dans les pires moments.” Kito n’a rien laissé au hasard. “Je sais que
j’aurai des emmerdes, assure Kito. Je suis prêt. C’est une course folle, mais il ne
faut surtout pas être fou pour la tenter…” Jean-Baptiste Decroix
CENT KILOS DE NOURRITURE. Pâtes, sardines en boîte, charcuterie, couscous, compotes… Kito prévoit cent kilos
de nourriture pour tenir pendant trois mois de course. “Je ne dois pas trop charger le bateau alors je prends des plats sous vide,
explique l’Héraultais. En course, je dépense près de 4500 kilocalories par jour, donc il faut que je mange des aliments caloriques.
En deux semaines, je perds 10 % de mon poids.” Si Kito termine le Vendée-Globe, il devra passer les fêtes de Noël en mer, seul.
“Mon seul petit plaisir : une fiole de calvados. Je ne sais pas si je l’ouvrirai mais elle a déjà passé deux fois le cap Horn.”
SEUL AU MONDE… OU PRESQUE. Un tour du monde en
solitaire et sans escale nécessite de garder un lien avec la civilisation. “J’ai
quatre téléphones sur le bateau. Je peux appeler mes proches, aller sur Internet, et
télécharger des fichiers pour la course. Je peux même me filmer.”Le navigateur
est en permanence géolocalisé au mètre près sur une carte du monde.“Je peux
prévoir la météo et les vents pour établir ma stratégie de course.”
La Gazette n° 1273 - Du 8 au 14 novembre 2012
Dans le bateau de
Kito de Pavant
P
H
O
T
O
C
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L
I
N
E
E
S
C
O
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A
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29
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La Gazette n° 1273 - Du 8 au 14 novembre 2012
UN TERRIEN
DEVENU MARIN
Kito de Pavant est natif de
Dordogne, mais comment ce
Périgourdin, élevé à plus de
deux cents kilomètres de
l’océan, est-il devenu l’un des
meilleurs navigateurs français?
“Mon père était toubib et fana
de voile, explique Kito. Moi je
faisais de l’équitation, je rêvais de
travailler dans le milieu des
chevaux. Un jour mon père a
construit son propre bateau.
Nous l’avons mis à l’eau à
La Rochelle. Ce fut mes premières
navigations, j’avais 7 ans.”
À 11 ans, Kito déménage au
Grau-du-Roi avec sa famille
pour la passion de son père. Kito
s’inscrit dans une école de voile
et enchaîne les compétitions. À
20 ans, il fait le tour du monde.
“Je convoyais le bateau des
autres. Antilles, Chine, Nouméa,
j’ai bourlingué.” En 1986, Kito
achète une cabane de surf sur la
plage de l’Espiguette. “Je l’ai
toujours, tous les étés je loue des
transats et des matelas sur la
plage.” Après trente ans de voile
au plus haut niveau, le
navigateur est maintenant papa
de cinq enfants et vit avec sa
compagne Françoise à
Montferrier-sur-Lez.
UNE BÊTE DE COURSE. Le bateau de Kito, amarré à Port-
Camargue et sponsorisé par le groupe Bel, coûte 3 millions d’euros. Il a été
construit en 2008 spécialement pour le Vendée-Globe.
QUATRE HEURES DE SOMMEIL
PAR JOUR. Pendant la course, Kito ne pourra pas
dormir plus de quatre heures par jour, et jamais
d’affilée. “Ça peut paraître peu mais c’est largement
suffisant, assure-t-il. L’idéal c’est de dormir deux fois 1h30
la nuit, puis de faire des siestes de quelques minutes la
journée. Le sommeil est tellement profond qu’il est très
réparateur.” Pour se reposer au maximum, le
navigateur dispose d’une couchette très spéciale, près
du poste de commande. Son matelas et son oreiller
sont équipés de petits aimants. “C’est une technique
japonaise, explique Kito. Le magnétisme permet de
mieux récupérer.” Pour se détendre en dehors des
heures de sommeil, Kito dispose également d’un siège
spécialement moulé à la forme de son corps. “Toutes les
parties de mon corps sont en contact avec le siège et je
peux complètement me détendre”, explique-t-il.
P
H
O
T
O
C
É
L
I
N
E
E
S
C
O
L
A
N
O
P
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E
T
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
voile j-3 avant le départ du vendée globe
Cap au sud pour Kito de Pavant «C'estfinil'époque
deTabarly»
Avec son monocoque aux couleurs du groupe Bel, Kito de Pavant va prendre le départ du
Vendée Globe samedi aux Sables d'Olonne. En 2008, lorsde sa première participation, il avait
abandonné après 28 heures de course seulement. Son mât avait cassé en pleine tempête dans
le golfe de Gascogne.
«Boucler la boucle, c'est mon
objectif», affirme Kito de Pavant qui
s'apprête à prendre le large pour
trois mois de course autour du
monde en solitaire et sans escale.
C'est la deuxième fois qu'il participe
au Vendée Globe. Lors de la
précédente édition en 2008, le
skipper et son bateau à l'effigie de
La Vache qui Rit avait démâté
moins de deux jours après le début
de la compétition. «Forcément, je
n'ai pas envie de rater mon second
Vendée. Mais je connais bien le
bateau, ça va m'aider»
C'est en effet avec le même
monocoque qu'en 2008 qu'il
s'élancera samedi des Sables
d'Olonne. Le même? A quelques
éléments près. S'il fait toujours 5
mètres de large pour 18de long, le
mat et les voiles ont été rallongés, le
bateau a été allégé et il est donc plus
performant que jamais. Le marin
originaire du sud de la France estime
même qu'il s'agit d'un des vingt
bateaux participants où il y a eu le
plus de travail apporté. Cela fait
plusieurs années que Kito et son
équipe technique préparent cette
aventure. «On est formaté Vendée
Globe: on pense, on mange, on dort
Vendée Globe. On s'est préparé
psychologiquement
progressivement.»
Fini donc le temps où un
psychologue du sport aidait Kito à
analyser et comprendre ses points
faibles. Ses mésaventures en mer
l'ont marqué et ont forgé son
caractère. «Les marins sont des gens
orgueilleux. Il faut beaucoup
d'optimisme pour se lancer dans une
course alors démâter au bout de 28
heures était un vrai échec. Toutes
mes certitudes s'étaient écroulées en
même temps que le mât. Mais j'ai su
relativiser. En temps que marin, on
doit se préparer à bien pire, à la
mort même.»
Kito de Pavant est arrivé avec son
bateau le 15 octobre dernier aux
Sables d'Olonne prêt pour le grand
départ.Car le Vendée Globe est une
des courses de voile les plus
exigeantes au monde avec le passage
des caps de Bonne Espérance, de
Leeuwin (au large de l'Australie) et
Horn. «C'est le parcours le plus
extrême qui fait rêver les marins.
C'est magique de pouvoir y prendre
part. Comme toutes les courses en
solitaire, il y a des moments très
longs et d'autres où c'est l'extase.
L'adrénaline ressentie à l'approche
des mers du sud est très forte.»
«Seul avec lui-même» pendant trois
mois, Kito n'appréhende pas la
solitude. «Les gens s'imaginent que
sur un bateau, c'est la liberté. Ce
n'est pas faux, mais on est enfermé
dans une coque de carbone!» Plus
précisément, dans une cellule de vie
de 10m 3 pour une hauteur maximal
d'1,50 mètre.
cecile.pacorel@leprogres.frAvec des
dizaines de balises de
positionnement à bord et de
nombreux moyens de
communication le reliant avec le
continent, Kito de Pavant ne fera pas
la course totalement coupé du
monde. «Ce n'est plus l'époque où
Eric Tabarly partait, on n'avait pas
de nouvelles, on ne savait pas s'il
était encore en vie ou pas!» Kito
pourra ainsi faire vivre sa course à
son public et ses proches en
envoyant des textes et des photos.
«Par contre, c'est moi qui appelle ma
famille, pas eux car ils ne veulent
pas me déranger sur le bateau »
-Cécile Pacorel
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Page 15
(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VENDEE
GLOBE
Dans la
valise
de Kito
Le
skippeur
de
«Croupe-Bel
»,
Kito de
Pavant,
ouvre
la
valise que
sa
femme
a
préparée
pour trois
mois autour
du
monde en solitaire.
LESSABLES-D'OLONNE
-
(Vendée)
de notre envoyée spéciale
Hier
matin,
8 h
30,
branle-bas de
combat
à bord de
Groupe-Bel,
monocoque
de
Kito
de
Pavant,
Le
soleil est au
rendez-vous,
le
ponton encore désert et l'équipe
à terre a choisi ce moment de
calme pour embarquer le maté
riel dont le skippeur aura besoin
pour son
deuxième
périple
(abandon
en 2008) autour
du
monde en solitaire et sans
escales,
qui s'élance samedi.
Comme souvent lors de grands
départs,
c'est madame qui est
aux commandes.
Françoise
s'affaire dans la bonne
humeur,
pointe chaque sac pour s'assurer
que rien ne manque dans la
« valise » de Kito.
L'ORGANISATION
L'étiquetage et la mise « en
sacs
»
ontcommencéilyaquatre
jours. Tous
les produits et le
matériel ont été commandéstrès
en
amont,
notamment
la
nourri
ture lyophilisée. À
bord,
tout est
réfléchi,
il
n'yapasde place pour
l'improvisation, Le plus lourd est
placé
le
plus
bas
possible. La
répartition est latérale et tout ce
qui nesera pasutilisé les premiers
jours de course est situé à
l'arrière. Ce premier rangement
n'est pas définitif. Il sera
peut-
être changé le matin du
départ,
en fonction du bord que prendra
Kito. Car
évidemment,
à chaque
changement
de bord il
matosse
(déplace
tout
le matériel d'un
bord sur l'autre afin d'équilibrer
le bateau).
« Un
travail lourd,
fatigant et qui prend du temps »,
explique Françoise. La recette
pour nerien oublier ? «Lalistedu
matériel a été dressée en début
d'année et
à
chaque réception
tout est pointé.
»
LESCHIFFRES
IUne paire de palmes.
Un
skippeur peut parfois être
amené à se transformer en
plongeur afin de réparer une partie du
bateau seulement accessible dans l'eau.
Palmes et combinaisons sont donc indis
pensables.
1,5
En
tonne, le matériel
embarqué.
La
majorité du
poids est composée du
matériel de sécurité et de réparation.
Pas
facile de choisir mais le marin doit pouvoir
parer àtoutes les éventualités.
« Le
travail
se coordonne avec l'équipe technique et
s'il faut
trancher,
Kito a le dernier mot
»,
précise
Françoise.
300
En
kilos,
le poids desdix
voiles embarquées
autorisées.
^ ^
^\ En
kilos,
la nourriture
Jl
^^^
emportée.
Pourtant
fin
gourmetà
terre,
le
skip
peur n'a pas de demandes particulières
pourses repasen mer.
Ce
sont essentielle
ment des plats sous vide et
lyophilisés,
sans oublier
les fromages Bel (dont la
fameuse Vachequi
rit,
dont le portrait orne
les voiles du bateau).
« C'est
le secteur
pour
lequel l'expérience du
premier
Ven
dée
Globe aété utile. Desajustements ont
ainsi pu
être
faits
»,
analyse
Françoise.
Chaque
sac de nourriture est soigneuse
ment numéroté en
fonction des
semaines
en mer. « Les besoins ne sont pas les
mêmes durant tout le périple autour du
monde.
Le
peu deproduits frais n'est mis
à
bord qu'au dernier moment.
»
^) C
^n
kilos,
'es vêtements
^m^m
répartis en deux sacs éti
quetés
«
chaud
»
(11
kg)
et
«
froid
»
(14 kg).
Ils
comprennent notam
ment diverses combinaisons.
12
Le nombre d'œufs que Kito
compte se préparer durant
les premiersjou rsde course.
LESPETITSPLUS
Q Un iPod avec de la musique
très
variée (rock, musique latine, chan
son
française, reggae)
mais pas de
classique. «
Il
adore la musique et se
fait des play-lists dés qu'il a du
temps. Il en apour chaque course
»,
explique Françoise. « Même si ce
n'est pas cequi me fera
gagner,
tout
est
utile,
y
compris l'iPod
»,
s'amuse
Kito. Sa femme
a glissé aussi
quelques films
«
comme la
Cité
des
enfants perdus qu'il
adore,
21
grammes, Big Fish,
Snatch
et le
dernier
Ken
Loach,
la
Part
des anges.
Q Une fiole offerte par Jacques
Caraës,
navigateur (il a conquis le
Trophée Jules-Verne avec Franck
Cammas
en
2010)
et directeur de
course,
remplie d'armagnac.
Q Des
couverts en titane.
Le
matériau ne s'abîme pas en mer et il
est surtout très léger.
« Il
faut savoir
faire des
économies
de poids sur
tout»,
rappelle
Françoise. D'ail
leurs,
un certain nombre de pièces
ont
été
pensées
dans
cette optique.
«
On réfléchit multifonction. On
rationalise dés que c'est possible
pour diminuer volume et poids. Une
po uliepar exemple peut servir àplu
sieurs endroits sur le bateau.
»
Q Du
jus de citron pour assaison
ner lespoissons en casde pêchefruc
tueuse. « Celam'a manqué durantle
convoyage entre
Port Camargue
et
Les Sables-d'Olonne.
Alors,
cette
fois,
c'est prévu », plaisante
Kito. La
poêleaégalementprisplaceà bord.
Q Trois romans policiers sélec
tionnés
par sa
femme,
«
très
friande
de
ce genre de roman
». Fred
Var-
gas,
Arnaldur
Indridason,
un auteur
canadien.
« Ce
sont
des
textes
courts très adaptés.
Il
m'a déjà
demandé
Millenium,
mais je n'ai pas
voulu,
c'était
trop
dangereux.
Quand
on
le
commence,
on a
trop
de
mal
à
le lâcher », estime
Françoise.
ISABELLETAILLARD-5KHIRI
Tous droits de reproduction réservés
Date : 08/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 18
Rubrique : BATEAUX
Diffusion : 319795
Périodicité : Quotidien
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(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
PORTCAMARGUE
(Gard),
21 AOÛT2012.
-
Matériel
pour
le bateau, équipement,
nourriture et
(petits)
loisirs pour le marin : Kito de Pavant va devoir
ranger tout ça
dans les
18,28m
de
son
monocoque. (PlioloRobinChiislcl/Groupc
Bel)
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Rubrique : BATEAUX
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Saint-Lô
Les collégiens
voguent vers le Vendée Globe
projet
pédagogique peu banal : depuis la rentrée, les élèves de 4e du collège du Bon-Sauveur
se sont lancés dans la célèbre course de voiliers
qui part samedi des Sables-d'Olonne,
"
Lors d'un séjour aux Sables-
d'Olonne cet été, une
Première
aP-
proche a eu lieu avec les acteurs de
cette course, explique Didier Paris,
professeur principal d'une des trois
classes de 4" du collège du Bon-
Sauveur. Trois skippers ont donné
leur accord pour être
Parrain
d'une
classe, et comme chaque nouvelle
année scolaire, chaque niveau de
classe reçoit un nom relatif à un
thème. Dans un premiertemPs, cha-
cune des trois classes concernées
a reçu le nom d'un skiPPer, Arnaud
Boissières, Tanguy de Lamotte et
Kito de Pavant.
"
Ainsi, durant leur heure hebdo-
madaire de professeur principal, les
élèves ont commencé à collecter
cartes et documents sur cette course
à la voile autour du monde. Parallèle-
ment, les enseignants des différentes
matières abordent en Tonction de leur
programme des notions en raPPort
avec le projet.
Toutes les disciplines y trouvent leur
compte : en français, études d'auteurs
et d'ceuvres en rapport avec le monde
marin et travail sur ia presse
; en ma-
thématiqr-res, conversion et calculs de
vitesses, de distances ; en sciences
physiques, notions de forces avec
les poulies, boussole magnétique ;
en technologie, travail sur les ma-
tériaux utilisés sur les bateaux ;
en
géographie, travail sur les parcours,
les océans, les caps, les cartes ma-
rines et météorologiques ;
en SVT, le
monde nrarin, le lien avec la géolo-
gie
; en musique, le thème de la mer
en musique classique ;
en arts
plasti-
ques, réalisation de le planisphère af-
fichée au foyer des élèves pour suivre
la course au quotidien et participation
à un concours de dessin
ProPosé Par
lnitiatives au profit de Mécénat chirur-
gie cardiaque ;
et en sPorts, la
Pré-
paration des athlètes de haut niveau,
,&
.
.,."%,
'"ry
départ sera donné
les grandes compétitions de voile, les
grands champions.
Sur lnternet
Fait marquant dans cette préparation,
tous les élèves se sont déplacés aux
Sables-d'Olonne le mardi 23 octobre
pour visiter le village départ,
parti-
ciper à des ateliers
Pédagogiques
sur le thème de la mer et de la voile,
"
lls ont
pu visiter les bateaux des
skippers
parrains, et ils ont rencon-
tré deux parrains avec lesquels ils
ont pu échanger et
Prendre
contact
puisqu'ils auront des contacts ra-
dio réguliers avec eux
Pendant
la
course
», poursuit l'enseignant.
Départ de la course, Ie samedi
10 novembre à 13 h 02 (en ouverture
du JT de 13 h). Les
jeunes suivront
la course au quotidien, afficheront
l'évolution de la course, auront des
contacts et pourront également fair,
la course virtuelle sur lnternet ave
un challenge interclasses.
Enfin, après l'arrivée en mars-avri
« nous espérons avoir la visite d'u
parrain à Saint-Lô
Pour
couronn€
le tout, d'autant
que nous avon
déposé le projet auPrès du conse
général qui nous a donné une r(
ponse favorable
pour une aide f
nancière
".
WËÉÏËËËiËÏÿ,
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Carte du monde, poster de bateaux engagés, les collégiens
préparent le Vendée Globe dont le
te samedi 10 novembre, des Sab/es-d'Olonne'
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Groupe Bel défie le Vendée globe
Trois mois de mer en autonomie
totale, poussé uniquement par la
force du vent à bord d'un pursang
dont il faut savoir tenir les rênes
quand les éléments s'emballent : une
mise à l'épreuve à la portée d'une
poignée d'hommes et de femmes.
Voilà ce qui attend Kito de Pavant.
Le navigateur sera au départ,
vendredi 10 novembre à 13 h des
Sables d'Olonne, pour participer au
Vendée globe. « Le Vendée globe
est un truc de fou ! Pour moi, c'est
un défiultime qui est devenu une
véritable obsession. J'y mets tout ce
que j'ai, sans limite dans mon
implication ni mon engagement » ,
assure Kito de Pavant qui a disputé
19 courses et signé 9 podiums sur le
bateau Bel depuis 2005.
Mais le Vendée globe, c'est d'abord
un terrible souvenir pour le globe
trotter : un démâtage après
seulement 48 heures de course.
C'était en 2008 « et ce traumatisme
a laissé des traces » .
Tour du monde en solitaire
Si aujourd'hui, Kito de Pavant rêve «
de passer un bon hiver en donnant
tout sur ce Vendée globe » , il sait
qu'il lui faudra être au top pendant
trois mois.
Pour se rendre compte du défi qui
l'attend, il faut savoir que les
navigateurs sont moins nombreux à
avoir bouclé cette course au grand
large que ceux qui sont allés dans
l'espace ! Pour cette édition 2012, 19
concurrents seront au départ. Devant
eux, l'immensité : un tour du monde
en solitaire, sans assistance ni escale
en passant par les caps de Bonne
espérance (Afrique du sud),
Leeuwin (Australie) et Horn
(Amérique du sud).
Sur le papier, rien de plus simple.
En réalité, ça donne trois mois en
mer, cinq heures de sommeil en
moyenne par 24 heures, 4 500
calories dépensées par jour et un
record à battre : celui de Michel
Desjoyaux (84 jours et 3 heures)
établi lors de l'édition 2008-2009.
Pour parvenir à ses fins, Kito de
Pavant a voulu « un bateau léger,
facile et hyper vivant à la barre :
toutes les qualités duGroupe Bel. »
« Cette année, nous avons remis le
bateau à neuf et optimisé ses
performances. Kito a toutes les
cartes en main pour mener à bien
son aventure » , confirme Hervé
Giorsetti, directeur technique de
l'équipe voile Groupe Bel. Le bateau
de 18,28 m de long pour 5,5 m de
large doté d'un mât de 28 m,
véritable bijou de technologie, est
reconnaissable entre tous puisque la
grande voile est ornée du dessin de
la Vache qui rit... sans doute le
bateau préféré des enfants ! Pour
donner du courage au navigateur qui
laissera sur le quai sa femme et ses
cinq enfants, de nombreux
collaborateurs du Groupe Bel
travaillant dans le Jura et partout
dans le monde feront le déplacement
aux Sables d'Olonne le jour du
départ. « Kito a le soutien des 11
400 collaborateurs du Groupe Bel,
nous sommes tous derrière lui,
assure Antoine Fiévet, le PDG de
Bel. Everest de la course au large,
le Vendée globe, à travers la
formidable aventure de Kito et de
Groupe Bel, va nous faire vivre des
moments inoubliables. »
Cette fois-ci, les jeux sont faits. Cap
vers le grand sud « où il n'y a pas
beaucoup d'humains et c'est bien, dit
Kito de Pavant. On est face à la
planète telle qu'elle est et telle qu'on
l'oublie » . n
417048225CB06F0890D81979D30C85C63431B333016F27CA3FD21DF
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Mots : 577
Date : 08/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 0018
Diffusion : 12626
Périodicité : Hebdomadaire
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MARDI 17 JUIN 2008 N° 1429 www.20minutes.fr VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012 N° 2352
COMPÉTITIVITÉ
52 % des Français
approuvent le pacte P. 6
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LA «STREET FOOD»
S’INSTALLE DANS
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RUGBY
Fofana et
les arrières
du XV de
France P. 19
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ÉDITION FRANCE
SUR 20MINUTES.FR
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SÉCURITÉ
Les voisins, nouveau
moyen de lutte contre
les cambriolages P. 2
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LECHIFFRE
8500
SOITLENOMBREDECOUPSDE
POUCEDESCOLLABORATEURS
DU
GROUPE
BEL,
APPOSÉSSUR
LEMÂT DEKITODEPAVAN
(PORT-CAMARGUE)
ENGAGÉ
DANSLE
VENDÉEGLOBE
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Date : 09/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Montpellier
Page(s) : 20
Rubrique : MONTPELLIER SPORTS
Périodicité : Quotidien
Page 4
La playlist de
Kito de Pavant
«￿La musique accompagne de façon
géniale la vie en mer, raconte le
skipper Kito de Pavant. Il suffit d’un
iPod avec un casque et on peut bar-
rer des heures avec de la musique
dans les oreilles. J’ai une play-list
très éclectique. Il y a des vieux stan-
dards (Neil Young, Jimmy Hendrix,
The Doors) qui m’accompagnent
depuis toujours et puis beaucoup de
nouveautés, données par des potes
ou découvertes sur Internet. Même
si je n’aime pas ce nom-là, j’écoute
beaucoup de musique du monde. Je
m’efforce d’écouter la musique qui
va bien avec la latitude où je me
trouve. Sous les tropiques et dans
les alizés, la musique cubaine ou
d’Amérique du Sud sont parfaites.
Ensuite, quand le vent monte, que la
mer se forme, je suis plus rock.￿» W
Sa playlist (artiste et titre) :
G Zoufris Maracas, «￿Prison dorée￿»
G Okou, «￿To the Bone￿»
G La Yegros, « Viene de mi»
G Avidan & The Mojos, «￿One Day￿»
G Luisa Maita, «￿Lere - Lero￿»
G FM LAETI, «￿Coco￿»
G Pascale Picard, «￿Smiling￿»
G Compay Segundo, «￿Chan Chan￿»
G Deus, «￿Include Me Out￿»
VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012
20 SPORTS
MATTHIEU GOAR
U
n coup d’œil sous sa voile et sur
ses adversaires d’un jour et Sam
Davies pousse sur sa barre.
L’étrave de Saveol, son bateau de plus de
18 m, pointe vers la ligne de départ. Dans
la faible brise finistérienne, la navigatrice
anglaise, qui prendra samedi le départ
du Vendée Globe, s’acharne sur son
moulin à café, une pièce qui lui permet
de régler ses voiles. Le monocoque
prend de la vitesse. « Top départ », cra-
chote le talkie-walkie. De son pneuma-
tique, Christian le Pape, entraîneur du
centre de Port-la-Forêt, indique les
temps de franchissement de la ligne.
« Top pour Savéol, 54￿secondes ». « C’est
mieux mais ce n’est pas top », glisse
Davies qui vient de s’élancer en dernière
position de cette régate d’entraînement
à Port-la-Forêt.
Pas de quoi démotiver cette femme de
38 ans, qui se remet au turbin. « J’ai le
deuxième bateau le plus ancien de tous
les concurrents du Vendée Globe. Ce
sera difficile de faire mieux que la der-
nière fois, mais l’essentiel est d’arri-
ver », analyse-t-elle. La dernière fois,
c’était en 2008-2009. Sam Davies avait
terminé à une superbe quatrième place.
Petite-fille d’un sous-marinier anglais,
elle avait surtout animé la course grâce
à ses vidéos tournées musique pop à
fond, ses chaussettes rouges, ses vaca-
tions où son naturel faisait des mer-
veilles au milieu de ce troupeau de skip-
pers, parfois bourrus, souvent
calculateurs. Elle n’a pas changé. « J’ai
mal aux fesses. Je passe trop de temps
assise sur les winchs », rigole-t-elle.
Toute l’après-midi, Davies continue à
réviser ses gammes au milieu des Le
Cléac’h, Beyou ou encore Gabart qu’elle
a affrontés sur le circuit Figaro, mais qui
bénéficient de montures plus modernes.
« Sur un Vendée Globe, l’essentiel est
d’adapter le skipper à son bateau, de
bien définir les ambitions du tandem et
de gérer sa course en fonction. Sam sait
très bien gérer cet aspect », résume
Tanguy Leglatin, coach de l’Anglaise.
Jeune maman, les médias se l’arra-
chent. « Je regrette d’être la seule
femme cette année. Surtout que le Ven-
dée est une course qu’une navigatrice
pourrait gagner un jour », confie-t-elle
en rentrant au port. W
VOILE «￿20 Minutes￿» a assisté à un de ses entraînements avant le départ du Vendée Globe, samedi
À BORD AVEC SAMANTHA DAVIES
Samantha Davies, qui ne possède pas un bateau de dernière génération, espère au moins finir le Vendée Globe.
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En 2008, son naturel
a fait des merveilles
au milieu de ce
troupeau de skippers
parfois bourrus.
Denis Horeau se prend parfois pour
Jules Verne. Lors de la conférence de
presse de présentation de cette 7
e
édi-
tion du Vendée Globe, le directeur de
course a en effet avoué son rêve digne
de Phileas Fogg, le héros du Tour du
monde en 80 jours. « C’est de la théorie.
Mais on sait que l’on peut gagner 2, 3
peut-être 4 jours si tout se passe bien »,
a-t-il lâché en faisant référence aux 84
qu’avait mis Michel Desjoyeaux lors de
la dernière édition.
Les 80 jours, les skippers n’y croient
pas. « Difficile, voire impossible », ba-
laie Armel Le Cléac’h. « Disons que
c’est un plutôt bon sujet de communi-
cation… », sourit Jérémie Beyou. Sauf
que les chiffres donnent plutôt raison à
l’organisation. Car la voile est le sport
mécanique qui a le plus progressé en
termes de performances depuis trente
ans. Entre la seconde édition de 1992-
1993, la plus longue, et celle de 2008-
2009, le vainqueur a diminué le temps
de référence de 26 jours (un peu plus
de 110 jours, contre 84).
L’enchaînement des systèmes météo
restera déterminant dans la chasse au
chrono. « Nous pouvons gagner deux,
trois jours sur le temps de référence
mais ça dépendra de beaucoup de fac-
teurs et notamment de la météo », pour-
suit Armel Le Cléac’h rejoint dans son
analyse par Bernard Stamm, qui ré-
sume d’une phrase la pensée de tous
ses concurrents : « Le record, c’est
sympa. Mais moi, si je mets cent jours
et que j’arrive vingt minutes avant le
deuxième, ça m’ira très bien. »W M. GO.
Vingt navigateurs lancés à l’assaut du globe
Suivez l’aventure
de Samantha Davies
sur son blog
VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012
21 SPORTS
MATTHIEU GOAR
U
n habitacle spartiate
dans un environne-
ment sauvage. Dans
les quelques mètres carrés de
leur lieu de vie, humide et
bruyant à cause des efforts sur
la structure en carbone, les
navigateurs du Vendée Globe
sont en veille permanente.
Reste à trouver des moments
pour dormir, se nourrir ou en-
core se détendre.
G Sommeil. Les skippers du
Vendée sont des artistes du
sommeil fractionné. « J’essaie
de dormir une demi-heure
toutes les trois ou quatre
heures, sauf dans les moments
stratégiques, raconte Arnaud
Boissières, skipper d’Akena Vé-
randas. A mon avis, je ne dormi-
rai qu’à la latitude de Lisbonne,
au Portugal. Je m’endors faci-
lement, le ciré descendu en
dessous des genoux, sur un
gros pouf à billes que je trim-
balle dans le bateau. Souvent je
me réveille naturellement au
bout de vingt minutes ou alors
avec un petit réveil. J’ai essayé
les grosses sirènes que pren-
nent certains skippers, mais ça
me stressait. Il faut faire atten-
tion de ne pas se mettre dans le
rouge. Il y a quatre ans, j’avais
dormi à deux occasions pendant
1 h 30. J’étais épuisé. »
G Nourriture. Un réchaud, un
petit évier et c’est tout. Pour
gagner du poids, les naviga-
teurs embarquent des plats
lyophilisés qu’il suffit de réhy-
drater avec de l’eau chauffée
dans une petite bouilloire.
Cette année, nouvelle mode :
de nombreux marins ont dé-
barqué les fades plats déshy-
dratés et les ont remplacés par
des plats préparés sous vide.
« Entre celui qui ne prend que
des lyophilisés et celui qui ne
prend que des plats préparés,
il n’y a que 15 kg. Du coup, moi
j’ai pris 80 % de plats préparés
et 20 % de lyophilisés », ex-
plique l’hédoniste Jean Le
Cam, skipper de SynerCiel.
G Hygiène. Ils ont beau faire
18 m de long, les monocoques
n’ont pas de toilettes (remplacé
par un seau en plastique) et au-
cune douche. « Sous les tro-
piques, j’essaie de me laver
sous les grains, raconte Arnaud
Boissières. Sinon, j’ai embarqué
cinq paquets de lingettes. Mais
quoi qu’il arrive, je fais une
grande toilette tous les di-
manches. En tout cas, quand je
suis rentré il y a quatre ans, tout
le monde m’a dit que mon odeur
était très convenable (rires). »
G Détente. «￿J’ai quelques films
mais avec le travail et l’atten-
tion que nous demande le ba-
teau, on n’a pas la tête à se
plonger dans un univers de
terriens pendant 1￿h￿30￿», ex-
plique Kito de Pavant. La mu-
sique accompagne en revanche
au quotidien tous les skippers.
« Je me mets au minimum
deux heures de musique rock
qui bouge par jour, raconte
Boissières. Un ami m’a caché
un iPod dans le bateau pour les
fêtes de Noël. Ça ira… » W
VOILE A bord, les skippers soignent leur navigation, mais aussi leur hygiène et leur sommeil
UNE VIE
DE MARIN
AU QUOTIDIEN
Kito de Pavant et la pause thé, Jean Le Cam sur sa couchette, et Arnaud Boissières.
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TANGUY DE LAMOTTE
(INITIATIVES COEUR)
ET ARMEL LE CLÉAC’H
(BANQUE POPULAIRE)
Novice et participant
pour la deuxième fois.
Comment abordez-vous la course ?
Tanguy de Lamotte : Depuis que je suis
tout petit, je rêve du Vendée Globe. Je
n’osais pas y penser jusqu’à ca que tout
se concrétise. Maintenant, j’aimerais
arriver dans les dix premiers. Mais l’es-
sentiel est surtout de laisser une belle
trace sur le globe, d’aller vite quand je
le pourrais et de vivre une aventure. Et
puis, j’espère que mon projet intéres-
sera les gens. A chaque clic sur mon
site, un euro est mis de côté pour opé-
rer un enfant. Une opération coûte 12
000 €, nous espérons en aider six à la
fin du tour.
Armel Le Cléac’h : La première fois,
j’avais l’objectif de surtout bien navi-
guer, proprement et je suis passé à
travers les écueils pour finir à une jolie
deuxième place. Cette année, mes ob-
jectifs sont plus ambitieux d’un point de
vue sportif. Parce que mon palmarès a
évolué. Je peux viser la plus haute
marche du podium.
Comment vous êtes-vous
préparés￿?
Tanguy de Lamotte : Nous avons été à
l’essentiel, en nous concentrant sur des
choses simples pour améliorer la fia-
bilité du bateau. Sinon, nous n’avons
rien changé d’important, seulement
travaillé sur le système d’énergie, le
gréement. Mais nous n’avons embar-
qué que quatre voiles neuves (sur un
total de dix). Il faut savoir rester à notre
place avec le plus petit budget de la
flotte. Nous n’avons pas la pression du
résultat.
Armel Le Cléac’h : Mon expérience m’a
permis d’aller à l’essentiel lors de la
préparation, de savoir ce dont j’avais
vraiment besoin, par exemple pour le
confort à bord. Du coup, j’ai pu plus tra-
vailler sur la performance pure et sur
l’entraînement, mais aussi sur l’alimen-
tation. Il y a quatre ans, j’avais eu
quelques problèmes en arrivant avec
8￿kg en moins. Cette fois-ci, j’ai travaillé
avec un médecin lorientais spécialiste
de la nutrition.
Quels endroits avez-vous
hâte de traverser?
Tanguy de Lamotte : Les mers du Sud
pour l’ambiance en dessous des 40
es
rugissants, les passages des trois caps
avec bien sûr le Horn dans un coin de
ma tête. Mais doubler le cap de Bonne-
Espérance sera déjà une belle chose.
Je suis quasiment sûr que cela va me
plaire. Reste à savoir à quel point. J’es-
père que ça se passera comme pour
Sam Davies, qui donne l’impression
d’être chez elle dans ces endroits.
Armel Le Cléac’h : Il y a des moments
sublimes￿ : le départ, la descente de
l’Atlantique dans les alizés, les lumières
des mers du grand Sud, même si les
conditions y sont parfois dures, le Cap
Horn, que j’espère voir à nouveau, et
puis évidemment l’arrivée en espérant
être devant tous les autres. W
PROPOS RECUEILLIS PAR M. GO.
Novice et vieux loup de mer dans la même galère
V
.

C
U
R
U
T
C
H
E
T

/

D
P
P
I

/

V
E
N
D
E
E
G
L
O
B
E
2
0
1
2
Les skippers Tanguy de Lamotte
et Armel Le Cléac’h.
TANGUY DE LAMOTTE
sur « Initiatives Cœur »
«￿Le Vendée Globe, c’est
une course globale parce
qu’on fait le tour de la planète
et de soi-même.￿»
ZBIGNIEW GUTKOWSKI
sur « Energa Sailing Team »
« J’ai prévu un paquet de cigarettes
par jour sur cent jours de course.
Je les garde dans un endroit
où je ne mets que les choses
importantes (rires).￿»￿
JEAN LE CAM
sur « SynerCiel »
«￿L’erreur sur la qualité du vin
pourrait coûter très cher.
Je prends du vin pour trinquer
avec Neptune.￿»
avant le départ
aujourd’hui sur
W BLOGS
Suivez Kito de Pavant (Groupe-
Bel) et l’aventure du bateau
virtuel de 20 Minutes.
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VOILE/VENDEE GLOBE AVECKITO DEPAVANT
LE
PLUS GRAND
DE
TOUT
L'ÉTANG LÉTANG
Demain
à
13h02
précise,
le
coup
de canon du
départ
du
Vendée Globe sera donné.
Vingt
skippers
s'élanceront sélanceront dans ce
qui
est
certainement la dernière
grande
aventure de l'Humanité: lHumanité: celle
d'entreprendre dentreprendre
un tour du monde à
la
voile,
en solitaire et sansescale.
Et
parmi
ces
chevaliers
marins,
se
trouvera Kito
de
Pavant.
Celui
qui
est
à
la barre du bateau
Groupe
Bel
depuis
2005,
vit à
Montferrier-le-Lez. Kitotient
également
l'Espiguinguette, lEspiguinguette,
un coin de
paradis posé
sur une
langue
de
sable
camarguaise.
C'est Cest d'ailleurs dailleurs
à Port
Camargue qu'il qu il
a mis en
résidence son
navire
de
18,28
mètres
de
long,
de 28 mètres de
haut,
et
pesant
7,7 tonnes.
Depuis
2007, le
skipper
et sa Vache
qui
rit® ont
parcouru
100000
milles,
soit
quatre tours du monde.
Ces
distances.
Kito de Pavant les a réalisées en
courses. Mais aussi
pour
aller à la
rencontre
des collaborateurs du
groupe
Bel sur les
cinq
continents.
Près de
8 500
d'entre dentre eux ont
d'ailleurs dailleurs laissé leur
empreinte
de
pouce
sur le
mât
du bateau en
signe
de
«coup
de
pouce»,
comme le dit Kito.
Et
alors
qu'il qu il
s'élance sélance demain
pour
la seconde fois au
départ
du
Vendée
Globe,
ce
«marin
au sens
large» signe
un livre intitulé "Le
plus
grand
marin
de tout
l'étang" létang"
(1).
Dans de courts
récits écrits au
fil
de
ses
mystiques
traversées,
Kito
de
Pavant
porte
un
reqard
tendre
et amusé sur
les
tribulations
d'un dun
marin
en mer.
Un
livre
plein
d'humanité dhumanité et de
générosité.
Tout
comme Kito.
Alors bon vent I
*
S.H.
/(1)
Éditions
Télémaque,
enlibrairie
depuis
25
octobre-19,506
S.H.
Le
bateau de
Kito,
Groupe
Bel.
ÎS.H.
Tous droits de reproduction réservés
Date : 09/11/2012
Pays : FRANCE
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Diffusion : 29148
Périodicité : Quotidien
Page 9
(1/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
UNMONDE
À
PART
Un Vendée
Globe,
ça
se prépare avec minutie.
Décryptage avec l'équipe de Jean-Pierre
Dick,
le skippeur de
«
Virbac-Paprec
»,
l'un des
prétendants
à la victoire.
LESSABLES-D'OLONNE
-
(Vendée)
de notre envoyée spéciale
VÉTÉRINAIRE de
formation,
Jean-
PierreDick
(48
ans)
avait un avenirtout
tracé dans la société Virbac (labora
toire
pour la santé
animale),
créée par
son
père,
décédéen mer
il
y
avingt ans.
Et
puis,
un
jour,
cet homme aussi atta
chant que lunaire adécidé de prendre
son
destin
en
main,
d'assouvir ses
envies : êtremarin
professionnel,
cou
rir lemonde en compétition. C'était il
y
a une dizaine d'années.
Regardé
comme un extraterrestre par
lemilieu souvent
conservateur,
«JP»
a
su,
à force de travail
acharné,
sefaire
une place au
soleil,
seforger un palma
rès.
En
double surtout puisqu'il a tout
gagné. Mais le marin français de
l'année 2011 (« Ça m'a fait du bien
cette reconnaissance») a conscience
de devoir encore prouver sacapacité
à
s'imposer seul. Le skippeur de
Virbac-
Paprec
s'en sent
capable,
comme ses
collègues qui
le
placent parmi
les
pré
tendants
à
la victoire.
Demain,
ce gentleman-skippeur
s'élancera pour son troisième tour du
monde en solitaire
(6e
en 2004-2005,
abandon en
2008-2009).
«
CeVendée
Globe,
c'est l'accomplissement de dix
ansde
travail.
J'ai atteint une certaine
maturité.
J'aimerais être dansles
trois
premiers,
et si possible le premier.
L'ambition est
élevée,
mais
je
me suis
donné les moyens de
réussir,
avec
notamment la construction d'un nou
veau bateau. Et je me suis occupé du
bonhomme ! »
En la
matière,
Jean-Pierre Dick fait
preuve d'une méticulosité unique. Dès
ses premiers bords dans la course au
large,
iI
n'a pas
hésité à
s'entourer
d'un
quatuor
de
spécialistes.
Chacun dans
leur
domaine,
ces experts racontent le
travail obstiné d'un esprit méthodique
obsédépar
la
quête
dela
performance.
LE PHYSIQUE
Depuis 2001
,
JeanSengès
est leprépa
rateur physique de l'équipe de France
masculine de volley. Il s'occupe aussi
de skieurs français.
«Au début de notre
collaboration,
je
ne vous cache pas quej'ai été étonné.
Jean-Pierre
ne savait rien
faire,
mais
il
était demandeur. Il
avait
trente-cinq
ans,
bossait en
entreprise,
et même s'il
nageait
beaucoup,
faisait des foo
tings,
je
lui ai dit : "On commence vrai
ment la préparation physique
!"
On
passe
beaucoup
de tempssur la ges
tion
émotionnelle
car Jean-Pierre est
un grand
nerveux,
un planeur carté
sien aussi ! Se sentir bien dans son
corps permet aussi de se sentir bien
dans
sa tête.
En
début d'année, on a
fait un échéancier avecquatre blocs de
trois,
quatre jours où tantôt
Jean-
Pierre venait me voir au CHEPSà
Bou-
louris, tantôt c'était moi qui montais
chez lui à
Lorient,
manière de recadrer
saposture. Ona apprisà fonctionnera
distance. Jean-Pierre
suit un pro
gramme fait de
gainage,
de muscula
tion,
d'haltères. On essaie de repro
duire les efforts du bord : le véloàbras
se rapproche de la colonne de winches
qui est l'un des efforts les plus sollici
tant au niveau cardiaque. En
mer,
des
choses
anodines,
tels les chocs dus à
l'instabilité, ne
le
sont plus après
deux
mois de course. Le traumatisme princi
pal sesitue dansle
dos,
notamment au
niveau des
lombaires, car
la
fatigue,
l'humidité, le manque de sommeil
créent des tensions. D'où l'intérêt du
gainage,
surtout pour un grand
comme
Jean-Pierre(1,92
m).
L'autre
gros point
important,
c'est le
matossage(déplacer près d'une tonne
de matériel d'un bord
à
l'autre en une
vingtaine de minutes pour rééquilibrer
le bateau sur le bon bord). On
s'entraîne en
situation,
un peu à la
manière
de la
prise
de
corps
desjudo
kas:pas avec un
adversaire,
mais avec
un sac d'une soixantaine de kilos. Un
sacde
voiles,
c'est
long
et mal fichu. Le
but est
d'y
laisser le moins d'énergie
possible.
Enfin,
le marin est enmobilité
réduite pendant trois
mois,
cela
entraîne obligatoirement uneperte de
massemusculaire (environ 30 "/oaprès
un
Vendée),
de poids aussi du fait
de
la
problématique alimentaire.
»
LA NUTRITION
Nutritionniste au pôle médecine du
sport de
Marcoussis,
Eve
Tiollier
s'est
occupée de l'alimentation.
«
On
a composé un par un chacun des
repas : un le
matin,
un
déjeuner,
une
collation l'après-midi et un dîner pour
les quatorze semaines de nourriture
embarquée.
La
prise alimentaire est un
élément structurel de la
journée,
elle
donne des
repères
temporels. Mais la
fréquencedesrepas dépend descondi
tions de mer.
Jean-Pierre
dispose donc
aussi de barres énergétiques s'il ne
peut pas faire un repas. Le modèle
de
baseest d'environ 5 000 calories quo
tidiennes
et,
dans le Sud, quand
il
fait
froid,
c'est aux alentours de 5 300 à
5400. Ce
sont desrations qui permet
tent de rester
en
forme. Jean-Pierre
sait bien s'alimenter.
On a plusieurs problématiques : le
volume,
car l'espace de stockage est
limité
;
le
poids,
car
Jean-Pierre fait
la
guerre
dupoids,
pas
dusien,
maiscelui
du bateau. Il privilégie l'apport calo
rique car
il
ne veut pas que ce soit
lourd,
mais çadoit
être
bon.
C'est
pour
celaqu'il se nourrit
beaucoup
avec le
lyophilisé et n'a pas voulu embarquer
de plats sous vide.
Il
y
aussi un pro
blème de conservation puisqu'il
n'y
a
pas
de
réfrigérateur
à bord
et qu'il
y
a
des
variations climatiques pendant
la
course. Il faut donc trouver des ali
ments résistants. Il aime la viande des
grisons,
pratique car elle a un apport
très riche en
protéines,
n'est pas
grasseet se conservelongtemps. C'est
important l'aspect affectif de l'alimen
tation quand on passe trois
mois
seul
en mer.
Il
a
desaliments
plaisir comme
les
biscuits,
lechocolat. Il disposeaussi
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Date : 09/11/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : Bateaux vendée Globe
Diffusion : 319795
Périodicité : Quotidien
Page 29
(2/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
de boissons
énergétiques.
Cellespour
la nuit sont à base de
fructose,
ça a
moins d'impact sur la glycémie. Il a
aussi un sac avec des aliments riches
en protéines à utiliser dans les
moments où il doit rester éveillé. »
LE SOMMEIL
FrançoisDuforez aégalement
travaillé
pour
des
pilotes
de Formule 1.
« Sommeil et vigilance sont les clésde
l'activité d'un marin car il est en
manque chronique de sommeil.
C'est
important
de
savoir
gérer ce manque.
Au début de notre
collaboration,
Jean-
Pierre
n'était pas un très
bon dormeur
car c'est un obsessionnel anxieux.
La
nutrition joue sur la vigilance. Pour ce
Vendée,
on a travaillé sur un matelas
spécial car
c'est le seul élément de
confort. Quand
il
allonge son mètre
quatre-vingt-douze
dessus,
ça signifie
qu'il est en sommeil profond plus récu
pérateur et non superficiel car la «lite
rie sestadaptée, le corpspeut serelâ
cher.
Avec les
années,
on a su déceler ses
portes de sommeil et de vigilance car
on
obéit à des
cycles
de
quarante-cinq
minutes
à
une heuretrente faits depics
de vigilance et de coups de barre. Une
porte
d'entrée,
c'est : "Je
bâille,
j'ai
froid,
je me frotte les
yeux,
donc le
corpsm'envoie un signal et le cerveau
dit qu'il n'est plus là.
"
Jean-Pierrepeut
alors dormir de quelques secondes à
quinze minutes
dans
un sommeil flash.
Si
le bateau
bouge,
ça le
réveille,
il
regarde si tout va bien et il replonge.
Pour l'aider à
s'endormir,
plusieurs
techniques :
respiration,
relâchement
des
muscles,
décontraction
de
la
mâchoire,
imagerie
mentale.
Au
début,
Jean-Pierre ne savait pas
lâcher prise. Sur un
Vendée,
selon les
conditions
météo,
le marin peut dormir
jusqu'à
six,
sept
heures,
parfois par
tranchede deuxheures. Pourse réveil
ler,
il dispose d'alarmes. »
LE MENTAL
Depuis 1
985,
Jean-MarcLhabouz
(psy-
chanalyste,
enseignant en program
mation
neurolinguistique)
accom
pagne
des
sportifs,
des
responsables
politiques,
des d
irigeants
d'entreprise,
des personnalités de l'art et de la cul
ture.
«Jean-Pierre
a cette obstination
à
réussir transmise par son père. Pen
dant des
années,
il aignoré le
danger,
il allait à fond tout le temps. Mainte
nant,
il
sait lever le pied. Il avait cette
association
trop
romantique de laper
formance et de se mettre dans le
rouge,
alorsque les plus grands
perfor-
meurs comme
Usain Boit
ne le sont
jamais. Se
mettre en danger envoie le
signe qu'on ne maîtrise pas la perfor
mance.
Jean-Pierre
s'en est aperçu
lors de
son
premier
Vendée,
il est parti à
toute
vitesseet s'est grillé
rapidement,
mais
il a réussi à s'en sortir. Çaa été une
opportunité
fabuleuse
pour construire
autour
de la
maîtrise
du danger
et
la
prisede consciencedeses limites. Mon
travail passe par les mots.
Je
lui
demande
souvent comment
il respire,
ça
enclenche
la
mise en place
d'une
stratégie de
lucidité,
de plaisir aussi.
Jean-Pierre est dans la preuve. Au
début,
il
n'était que dans
l'effort,
ladif-
ficulté,
la souffrance.
Rencontrer
des
gens comme Loïck Peyron (ils ont
gagné le tour du monde en double en
2011)
lui a fait du bien. Il a pu voir
qu'on peut réussir sans la douleur.
C'est
l'objectif de ce
Vendée. La
plus
grande différence entre le Jean-Pierre
d'il
y
a dix ans et
l'actuel,
c'est qu'il
s'autorise par moments
à être
heu
reux. C'est émouvant. Il est père
depuis peu (Ewenn a trois
ans),
a une
compagne.
Ça
a
été
un sacré
boulot
pour lui d'entrer dans cette normalité
qui crée un équilibre.
Avant,
pour
lui,
tout devait être difficile, »
ANOUK CORGE
La
«
méthode
»
LeCam
Leskippeur de
«
SynerCiel
»
a préparésontroisième VendéeGlobe
à sa manière.
Elle
est à l'image du personnage: atypique.
«JE NE FAIS PAS de préparation
physique autre que le golf et le jardi
nage.
» Confidence de Jean Le Cam
(53
ans),
un matin
d'octobre,
au retour
d'une matinée pluvieuse de golf sur le
parcours de
Port-la-Forêt,
son fief
finistérien. Le
footing,
la
musculation,
très peu pour lui.
Question
de généra
tion. «J'aime le
golf,
car c'est facile à
mettre en
œuvre,
ça me
détend. Pour
ce qui est de développer de la puis
sance
physique,
je fais le jardin :
ramasser du bois...
Jeune,
j'ai été
champion de mon lycée
à Quimperlé
en haltérophilie.
Personne
ne veut me
croire,
mais c'est vrai ! »
Le
skippeur de
SynerCiel
n'a pas non
plus recours
à
un préparateur mental
ni
à
un spécialiste du sommeil. Enplus
de trente ans de
carrière,
il a appris à
connaître son
organisme
:
«Je n'ai
jamais fait étudier mon sommeil. Pour
faire
cela,
il faut des moyens et du
temps,
et là, on n'a eu ni
l'un
ni
l'autre.
Par
contre,
j'ai fait de la
sophrologie,
travaillé sur
l'imagerie. Quandje
veux
me détendre et
me reposer,
je choisis
une
image
qui me fait du bien
-
pour
moi,
c'est la
montagne,
la neige
-,
je
me concentre dessus. Je prends mon
duvet,
mon
oreiller,
je
me cale toujours
devant les instruments de navigation.
Çapeut durer
dix,
vingt
minutes,
plu
sieurs fois dans la
journée. »
Côté
alimentation,
ce
gourmet
se dis
tingue,

encore : seulement
20 X de
la
nourriture embarquée est
lyophili
sée
«
surtout les
desserts,
car çapasse
bien en lyophilisé ». Quatre-vingts
pour cent de ses repas sont des plats
cuisinés
(miettes de
thon,
rillettes
de
canard au piment
d'Espelette,
poulet
au citron. .
,),
préparés artisanalement
par un restaurateur du
Gers,
condition
néssans
peau,
ni os pour alléger. «
En
termesde poids total on est seulement
PORT-LA-FORET
(Finistère),
6 OCTOBRE
2012.
En guise de mise
au vert avant
le
Vendée,
Jean Le Cam
a choisi le golf.
(Photo
Vincent Curutchetf
Dark France/DPPI/
Vendée
Globe)
15
kg
plus lourd que les avitaillements
intégralement
constitués de plats lyo
philisés. Çadoit être le poids du plai
sir
!
»,
sourit
Le
Cam,
pour qui le
repas
«
est un moment où [il] recharge
\s]es
batteries,
au propre comme au figu
ré ». «Jesorsmapoêle et je cuisine sur
mon réchaud. Les odeurs envahissent
tout
le bateau
et ça
fait du bien
au
moral. Jepense que cegenre
d'avitail-
lement participe à la performance. »
Foi
d'un marin en partance pour son
troisième Vendée Globe
d'affilée
(2e
en
2005,
abandon en 2009).
-
Ak. C.
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Pays : FRANCE
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(3/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Leprix de la réussite
L'ŒIL
DANS UNE
ÉPREUVE comme
le
Vendée,
80 Vodu boulot doit êtrefait avant ledépart !
J'ai coutume d'expliquer la réussite dans le
tour du monde en solitaire et sans escalepar
cette proportion. Autant Ies20 "/o
restants,
la
course,
sont une montagne
d'engagement,
autant tout le travail en amont est un
monstrede rigueur. Que leprojet ait démarré
il
y
a trois
ans ou il
y
a quelques
mois, rien
ne
doit être laissé au hasard jusqu'au départ
mais rien ne seratotalement abouti et il faut
l'accepter
comme
tel. C'est
une affaire
de
compromis,
de savants dosages entre tech
nologie,
temps et argent.
Cela
concerne,
bien
sûr,
le bateau
-
un voilier
de 60
pieds,
soit 18,28m
-
proprement dit :
^^^^^™
une
coque,
un
mât,
des voiles (dix
à
bord),
des appendices
(quille, dérives, safrans)
auxquelsviennent s'ajouter les cor
dages, l'accastillage,
ces
équipements
qui permettent
d'actionner les voiles. Longue et
difficile,
la course en soli
taire nécessite
éga
lement desmoyens modernes decommu
nication tout comme des outils électroniques pour suivre le
vent et renseigner le marin et son « troisième bras
»,
le
pilote automatique qui barrera les trois quarts du
tour.
Pour
alimenter tout
ça,
la
production
d'énergie
à
bord
devient névralgique et requiert
beaucoup
d'attention. Avec
pour souci permanent de concilier fiabilité et économie
d'énergie,
donc de poids embarqué. Préparer
quatre-vingt-
dix
jours
de nourriture est aussi un
joli
exercice.
Le
dossier,
qui peut apparaître comme leplus simple à
traiter,
concerne
leséquipements desécurité : une liste obligatoire est
établie,
et on
s'y
tient. Pour chacun desdomaines
énumérés,
le
skip-
de Michel DESJOYEAUX
peur apporte sa
patte,
certains sefocalisent
sur quelques secteurs quand d'autres ont
une
approche
plus
généraliste, et l'équipe
qui lesentoure doit su
ivre
le
tempo,
doit col
ler à la philosophie du maître. La valeur
ajoutéede l'encadrement est de répondre le
plus possible aux souhaits exprimés par le
skippeur mais en
mieux,
chacun dans sa
spécialité
devant intervenir
en « Monsieur
Plus »
au bénéfice de la recherchede perfor
mance.
Dans
cecahier des
charges,
on en oublierait
presquequ'il faut que le bonhomme sepré
pare. Il
y
al'aspect psychologique. Parado
xalement,
peu de concurrents font appel à
un préparateur mental tant une course
comme
le Vendée nécessite d'avoir déjà de la bouteille et
une forte motivation. Ensuite,
il
y
a le bagage technologi
que : cours
météo,
médecine générale et
d'urgence,
méca
nique,
informatique,
voilerie,
montage vidéo et
j'en
passe.
Mais
ce savoir n'est rien sans le savoir-faire.
Et à
la théorie
vient s'ajouter la
pratique,
celle de la courseen particulier.
Car
naviguer,
c'est bien pour connaître son
bateau,
mais par
ticiper à des compétitions,
c'est mieux pour prendre
des
repères et sentir le rythme de la concurrence.
Si
tout
ce
travai
I en amont est suffisamment
abouti,
on pour
rait presque imaginer que ce qui les attend pendant
quatre-
vingts
jours
ne sera plus qu'une partie de plaisir...
(*)
Le
seul
double
vainqueur
du VendéeGlobe (en2001
et en
2009)
sera
le
consultant
de
I
'Êquipedwant la duréede la
course
à laquelle il ne participe pas.
Les teles prennent le large
À l'occasion du départ du Vendée
Globe,
demain
matin,
les chaînes
ont pris leurs quartiers aux
Sables-d'Olonne.
COUPDE PISTOLET
programmé
à13
h
02,
au moment des
JT,
et images libres de droit. La politique d'ouverture des
organisateurs du Vendée Globe portesesfruits : il
y
aquatre
ans,
les trois mois de course avaient généré
16 272
sujets
télé soit
466
heuresd'images.
« C'est
une
épreuveà
laquelle
noussommes attachés et qui est ancrée dansle patrimoine
français
parce que sesrègles sont
simples,
explique
la direc
trice de la rédaction sport de
TF 1
et LCI,
Anne-Sophie
de
Kristoffy. Toutes
les
éditions
ont apporté leur lot
d'émotion,
la mayonnaise prend toujours. » Demain
matin,
18 chaînes
couvriront l'événement en
direct,
dont six étrangères et
France 24. Voici
le dispositif des télés françaises.
GROUPE TF1
.
-
Yann Hovine
interviendra
régulièrement
à
partir de 9heuressur
LCI,
la chaîne
d'
information du
groupe,
pour la sortie du chenal. De12 h45 à 13h
30,
LCIsuivra en
direct le
départ,
relayé
également
dans le
13
heures de
TF1
. ..
avec desinterventions de LouisBodin. Connu comme
présentateur
météo, Bodin,
qui navigue
lui-même,
fut le rou
teur
de FlorenceArthaud
puis
de Paul
Vatine, ainsi que
le
conseiller météo d'Yves Parlier.
Pendant le Vendée : TF1 proposera un programme court
aprèsle 20 heuresles lundis et mardisjusqu'à fin
décembre,
puis
les
mercredis et jeudis.
FRANCETÉLÉVISIONS.
-
À partir
de 9h30
sur
France
Ôet
sur les antennes régionales de
France3 Pays
de
Loire,
Bre
tagne, Aquitaine,
Basseet Haute Normandie.
Paris-Île-de-
France,
Poitou-Charentes et Centre
raccrocheront
lewagon
à 11h
30, tandis que
les éditions des 12/13
et
19/20
seront
présentées en direct des
Sables-d'Olonne.
Pendant le Vendée : lesuivi de lacourseseraassurédans
les JT
et par
les magazines Stade2 (France
2)
et Tout lesport
(France
3).
GROUPE CANAL
-K
-
Àpartir de
9
heuressur
Sport
-het de
9 h 30 sur Planète -h
Thalassa,
autre chaîne du groupe. Sur
Sport
-i-,
Charles Caudrelier et Jean-Luc
Nelias,
équipiers de
Franck Cammas
sur la
Volvo Océan
Race, apporteront leur
expertise.
Infosport
-h retransmettra le départ
à
partir de
12 h 45.
Pendant
le
Vendée : chaque
samedi,
Sport
-h
proposera
un magazine de treize minutes.
L'ÉQUIPE TV.
-
Gaëlle
Millon,
aux
Sables-d'Olonne,
Benoît
Cossetet PascalSidoine présentent une pagespéciale àpar
tir
de 12 h 30. Lequipe.fr
consacrera également une
large
place à l'événement pendant toute la compétition.
LES CHAINES D'INFORMATION.
-
À partir de
9
h
30
demain,
BFMTVet iTéléseront
également
sur
le
pont.
-
B.R.
Tous droits de reproduction réservés
Date : 09/11/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : Bateaux vendée Globe
Diffusion : 319795
Périodicité : Quotidien
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(4/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LeVendéeGlobe
de
A à Z
Abécédaire du tour du monde
en solitaire sans escale et sans assistance.
LESSABLES-D'OLONNE
-
de
nos envoyées spéciales
A
AVENTURE.
-
«
C'est
une compéti
tion qui peut devenir
uneaventure. «Jérémie Beyourésume
l'esprit du
Vendée Globe. Si
certains
skippeurs partent pour la
gagne,
d'autres veulent vivre quelque chose
d'exceptionnel,
d'unique et ont pour
principal objectif
de boucler le
tour
du
mondeen solitaire.
Même
si,
comme le
précise
Marc Guillemot
(3e
en 2009) :
« C'est
important
de partir mais aussi
de revenir. Lepetit
plus,
c'est de finir
avant le deuxième ! »
B
BOURGUIGNON.
-
Comme le bœuf
que
les skippeurs dégus
teront en version lyophilisée ou sous
vide. Mais aussi comme l'un des noms
donné au
growler,
gros glaçon de
moins de
120
tonnes dont la
partie
émergée est
inférieure
à 1
m,
lasurface
de flottaison
inférieure à
20
m2,
la lon
gueur inférieure à5 m. Lesmarinsgoû
tent moinssa présenceque lepetit plat
mitonné,
car
il
n'est pasdétectable par
un radar
et
peut seconfondreavec une
vague.
C
CALORIES.
-
Pour
un
terrien,
l'apport
quotidien est
d'envi
ron 2 500 calories. Pour le
marin,
il
oscille entre
4 000
et
6 000
selon
les
zones géographiques (chaudes ou
froides)
où ils se trouvent.
D
DOPAGE.
-
Les
skippeurs ne déro
gent pasà la règle
des contrôles antidopage inopinés. Ils
peuvent
être
contrôlés avant et après
chaque
course,
mais ne sont pas sou
mise unsuivi longitudinal avec obliga
tion de localisation. « C'est important
vis-à-vis des autres sports et pour le
public de montrer que la voile est un
sport propre
»,
explique Armel Le
Cléac'h. « Le dopage dans une course
en solitaire serait de la pure
incons
cience.
Nous
devons garder la tête
froide pour éviter de nousretrouver en
caleçon sur le pont prêt à piquer une
tête
»,
ajoute le dauphin de
Des-
joyeaux
en
2009.
EETA.
-
Ne vient pas
du basque mais de
l'anglais
:
Estimated
Time of Arrivai (heure estimée d'arri
vée). Michel Desjoyeaux avait mis
84
j
3 h
9'
pour boucler le précédent
Vendée en vainqueur (28 303
milles,
52 418 km
à
14 nœuds de
moyenne,
26
km/h),
le
1er
février
2009.
F
FRISSONS.
-
« La
mer
je dois l'affron
ter,
c'est mon plus
gros adversaire
»,
témoigne
Jean-
Pierre
Dick,
qui part pour son troisième
Vendée Globe. Si
les skippeurs pren
nent
toutes
les
précautions possibles,
le risque zéro n'existe pas en mer.
Au
cours des six premières
éditions,
les
drames ont jalonné la course et ainsi
participé
à
sa légende: disparitions de
NigelBurgess (1992-1
993)
et de
Gerry
Roufs
(1996-1997);
chavirages de
Philippe Poupon
(1992-1993)
ou
encore de Jean Le Cam
(2008-2009) ;
blessures: Bertrandde Broc et sa lan
gue recousue (1
992-1
993) ou
lefémur
brisé de
Yann
Éliès(2008-2009).
G
GRIB. -Contraction
de
GRIdded Binary.
Quadrillage
binaire
en V
F,
fichiers grib en jargon de
skip
peur.
Essentiels
pour aider le skippeur
à
tracer sa
route,
ces fichiers de don
néesmétéo et océanographiques sous
forme
numérique sont
élaborés
et
dis
tribués
par les principaux services
météo
(Europe,
États-Unis...).
Ils
contiennent la force et la direction du
vent,
les champs de
vagues,
les cou
rants,
la
pression,
la
houle,
les précipi
tations,
la
nébulosité,
la température
de l'air...
H
HORN
(cap).-
Situé
àl'extrême sud de la
Terre de
Feu,
son
noma longtemps fait frissonner. Sur
nommé «
le
cap
des tempêtes »,
il est
pourtant pour lesskippeursdu
Vendée
Globe
le point de départ de la remon
tée vers les Sables-d'Olonne et surtout
synonyme
de
sortie
des terribles
mers
du
Sud. «
Quandtu doubles le
cap,
tu
respires. »Foi
de
Michel
Desjoyeaux,
seul double
vainqueur,
en
2000-2001
et 2008-2009.
I
ICEBERGS.
-
Le
cauchemar des
skip
peurs. « Tous les
gens qui se sont retrouvés dans un
champ
de glace ne sont pas d'accord
pour
y
retourner. »Vincent Riou parle
en connaisseur : en
2004-2005,
il a
vécu l'expérience avec Jean Le
Cam,
qu'il
devancera à l'arrivée. Pour
rac
courcir la
route,
les marins
peuvent
être tentés de descendre très sud et
donc d'entrer en collision avec des
glaces dérivantes. En
2000-2001,
un
système de
«
portes des glaces
»
(points de
passage
GPS
obligatoires)
a
été instauré. « C'est
un garde-fou
contre nous-mêmes
qui,
pris dans le
jeu
de la
compétition,
pourrions
être
tentés de
couper
le fromage »,
estime
Jean Le
Cam, en partance pour son
troisième tour.
Cette
fois,
la position
des neuf portes pourra évoluer au gré
des derniers retours satellites.
JJEANTOT.
-
Phi
lippe Jeantot est le
créateur du Vendée
Globe,
le tour du monde en
solitaire,
sans escale et sans assistance
par
les
trois
caps
(Bonne-Espérance,
Leeuwin,
Horn). L'ancien
scaphandrier court la
première
édition
en
1989-1990
(4e).
Il
sera ensuite le grand patron de
l'épreuve. Mais après des malversa
tions financières autour de l'événe
ment,
il
a
été
condamné en
2008 à
trente-six mois de prison avec
sursis,
300 000
euros d'amende et
cinq
ans
d'interdiction de ses droits civiques.
KKERGUELEN.-Des
îles du même nom.
Lors
de la première
édition
en
1989-1
990,
LoïckPeyron
est
à proximité des
îles
françaises situées
au sud de l'océan Indien quand sa
femme donne naissanceà leurpremier
enfant. En
hommage,
elleest prénom
mée
Marie-Kerguelen.
L
LIBIDO.
-
Qu'en
font-ils pendant trois
mois
? « On la
met
de côté
»,
répond Armel Le
Cléach,
un
peu gêné. «Je n'ai pas préparé ça
»,
dit le pourtant cartésien
François
Gabart. «Mais je
ne pensepas que ce
soit
le
plus gros problème
I »estimele
bizuth de
vingt-neuf ans.
« Il
se
démerde !
»,
répond Anne Le
Cam,
en
présence
de Jean,
sonmari
dérouté
par
la question.
MONOCOQUE.
-
Les
skippeurs du
Vendée Globe
embarquent sur
des
monocoques
60
piedsqui mesurent tous
18,28
m de
long,
ont tous des mâts de 27 m. Pour
le
reste,
ils ont une certaine
liberté,
mais doivent respecter une jauge.
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(5/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
N
NŒUDS.
-
Unité
de
mesure de la vitesse
du bateau.
Jadis,
le
marin comptait les
nœuds,
régulière
ment espacés(de
47
pieds et
3
pouces,
soit
14,4
m)
d'un cordageamarré
à
une
planchette,
au fur et à mesure qu'ils
glissaient entre sesdoigts. Le compte
se faisait pendant le
temps
d'écoule
ment
d'un
sablier calibré
de
manière à
mesurer une période de
28
secondes.
Le
nombre
résultant,
exprimé en
nœuds,
mesure donc une vitesse et
non une longueur.
Désormais,
le nœud
correspond exactement
à
une vitesse
d'un mille marin par
heure
(1,852 km/h).
Un
mille marin corres
pond à la valeur moyenne d'une
minute d'arc
de
méridien
;
un nœud
correspond donc
à
une minute de lati
tude parcourue en une
heure.
0
OSCAR.
-
Le
pré
nom du fils d'Alex
Thomson (bientôt
2 ans). Le Britannique n'est pasle seul
«jeune » papa des vingt engagés.
Hugo,
le fils de
François
Gabart,
est né
le 29 février 2012.
Ruben,
le fils de
Samantha
Davies,
est né le 4
sep
tembre 2011.
Ewenn,
celui de
Jean-
Pierre
Dick,
a franchi le
cap
des trois
ans
le
3 août
dernier.
Déjà papa
de
Louise
(5
ans),
Armel Le Cléac'h
a
agrandi la famille avec l'arrivée
d'Edgar, qui
fêtera
ses
deux
ans pen
dant le
Vendée.
P
POLAIRE.
-
Vête
ment enfilé par le
marin pour se parer
du
froid,
mais aussi ensemble desdia
grammes permettant d'analyser les
performances d'un voilier en fonction
des diversesforces de vent et allures.
Les polaires de vitesse déterminent
ainsi la performance d'un bateau.
Q
QUARANTIÈMES
RUGISSANTS.
-
Nom
donné par les
marins aux latitudes situées entre les
40e
et
50e
parallèles dansl'hémisphère
Sud. Lesvents
y
sont
violents,
la mer
formée. Philippe
Poupon,
en
1989-1990, en a
fait les frais. Les
images de
son
bateau
couché sur
le
flanc filmées par
Loïck Peyron
venu
à
sa rescousseont marqué les esprits.
R
ROUTAGE.
-
La
météo est un élé
ment fondamental
en
navigation,
le routage permet de
définir le trajet optimal en tenant
compte de ces données météorolo
giques. En
mer,
lesskippeursreçoivent
tous
les mêmes informations météo
par la direction de la course.
Autorisée
lors de la première
édition,
car laflotte
partait dans
l'inconnu,
l'aide d'un rou
teur à terre est interdite depuis l'édi
tion
1992-1993. Avant et après la
course,
chacun s'engagesur
l'honneur
à
ne pas
y
avoir recours.
S
SEPT.
-
Comme la
septième
édition
du
Vendée. C'est
aussi
la moyenne du nombre d'heures de
sommeil quotidiennes pendant la
course,
par
tranches
de 20 minutes à
1 h 30'. Le pilote automatique prend
alors le relais à la barre.
TT.U.-
Le temps uni
versel (1 heure de
décalage avec la
Franceen hiver). Lefuseauhoraire des
marins et des
terriens,
tout est donné
en
T.U. Comme
ça,
pas de décalage
horaire à digérer. Pratique aussi pour
les vacations prévues à
midi,
heure
française,
donc 11 heuresen T.U. Qu'il
soit au large de l'Espagne ou dans
le
grand
Sud,
le marin n'a pas
à
compter
les fuseaux horaires
U
UNION JACK.
-
Avec trois des
engagés (Saman
tha
Davies
vit en Bretagne,
Mike
Gol-
ding
et
Alex
Thomson),
les
Britan
niques sont les plus représentés au
seinde la légion étrangère. Suivis par
les
Suisses,
Dominique Wavre (installé
à La
Rochelle)et
BernardStamm (basé
à Brest). Habitant aux
Sables-
d'Olonne,
AlessandroDiBenedetto
est
leplus français des
Siciliens.Zbigniew
Gutkowski est le premier Polonais en
lice. L'Espagnol Javier Sansocomplète
cepanel
européen.
Aucun étranger n'a
encore gagné le
Vendée Globe.
V
VACATION.
-
Ren
dez-vous télépho
nique
quotidien,
à
heure
fixe,
entre les marins et les
ter
riens.
WW.C.
-
Chasse au
poids
oblige,
pas de
toilettes à bord : un
seau et l'affaire est dans le sac. Le
papier
hygiénique
est conditionné
sous vide afin de ne pas prendre
l'humidité.
X-Y
X-Y CHROMO
SOMES.
-
Qua
trième en
2009,
Samantha Davies
est
la
seule
femme
engagée cette
année,
sur vingt par
tants. Après deux premières éditions
100 0A
masculines,
Catherine
Cha-
baud
(6e)
et
Isabelle Autissier
(hors
course)
ouvrent le bal en
1996-1997.
Suivront ElienMacArthur
(2e
en 2001
),
Anne Liardet
(1
1
e
en
2005),
Karen
Lei-
bovici
(13e
en
2005)
et Dee Caffari
(6e
en 2009).
ZZEF.
-
Le vent. Si
les voiles sont le
moteur,
le vent est
le carburant. Et
là,
pasde souci
d'aug
mentation du prix du pétrole puisque
levent est bien un desseuls
trucs
gra
tuits avec la mer.
C'est
pas le
pétrole,
mais la pétole (absence de
vent)
que
les marins redoutent.
ANOUK CORGE
et ISABELLE TAILLARD-SKHIRI
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(6/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
De
la
foule
à la houle
Les
vingt
skippeurs
quitteront
demainlebrouhaha
despontonspour environ
trois
moisdesolitudeen mer.
LESSABLES-D'OLONNE
-
de notre envoyé spécial
DEPUIS
LUNDI,
le temps est un
accordéon que chaque jour com
prime un peu plus. Le travail des
équipes techniques est réduit au
strict minimum. «On est
dans le
détail,
assure Gaèl Le
Cléac'h,
le
boat captain de
PRB. On
nettoie
les dérives des gravillons et du
sable
accumulés depuis trois
semaines dans le
port,
on
démonte une dernière fois les
winches (treuils utilisés pour
tendreles
cordages)
pour remettre
de la graisse. On sait qu'il
y
en a
déjà,
mais comme
ça,
on en
est sûr.
»
Hier,
Alessandro Di Benedetto
(Team-Plastique)
a embarqué sa
pharmacie et
le kit de
réparation
des voiles.
Ce
vendredi,
il
embar
quera des fruits frais et du fro
mage.
Romain
Attanasio,
le
com
pagnon de Samantha
Davies,
a
tardivement résolu la cruciale
question du repasde Noël de Sam
(un risotto auxfruits de
mer),
mais
il avait
déjà
réglé
le
problème
«
enfant »,
mardi,
en ramenant
leur fiis Rubenen Bretagne. Unau
revoir
précoce,
mais la navigatrice
anglaise de Savéol
effectue,
elle
aussi,
le grand écart entre disper
sion et concentration.
Ainsi vont ces ultimes heures à
terre. Si la météo du départ
s'annonce plutôt
complaisante,
il
reste
auxvingt
skippeurs
à affron
ter
une dernière
tempête
média
tique
et une
longue houle de
rela
tions
publiques,
un
briefing
officiel le matin et un point météo
avec Jean-Yves Bernot pour les
«
élèves
»du pôle Finistèrecourse
au large.
«
J'avais prévu dp me
reposeret
de
passer
du temps
avec
les
miens,
c'est raté.
»À
Antoine,
son fils
à
qui
il
avait promis
quelques heures
d'exclusivité,
Marc Guillemot
(Safran)
sourit
doucement.
«
Depuis plusieurs
jours,
confirme Kito De
Pavant,
je
ne fais que
papoter,
mais il vabien
falloir queje mette le nezdans les
fichiers météo et que je pense un
peu stratégie. » Lui aussi devra
tenter de trouver un moment pour
ses
cinq
enfants. «
Famille,
amis,
sponsors,
ils
sont tous
inquiets.
Pourtant,
ils ont l'habitude de me
voir
partir,
et revenir
à
chaque
fois,
même si cen'est pastoujoursdans
le bon port. »
Ferveur
sur les quais
Demain,
à partir de 9 h
30,
les
vingt solitairesaffronteront leche
nal
de Port
Olona,
qui,
d'édition
en
édition,
est devenulethéâtre où se
joue et se rejoue l'adieu aux
larmes,
avec balcon surémotions.
Il faudra être particulièrement
matinal pour
y
prendre place. Et
drôlement fort
pour
ne passe lais
ser submerger.
Armel Le Cléac'h
(Banque-Populaire)
: «Le
fait
d'y
être
passé,
ça va
aider,
mais des
émotions
fortes,
j'en aurai quand
même. J'aurai dit au revoir aux
miens la veille. Le jour
1,
dans la
tête,
on est déjà parti.
»
Le
« Stade nautique
»,
baptisé
ainsi par Le
Cléac'h,
son copain
JérémieBeyoune
s'y
sent pas très
àl'aise. « Çan'avance
pas,
tu fais
des
marches avant,
des marches
arrière...
» Puis
le skippeur de
Maître-Coq
avoue: «
Onn'estpas
habitué
àévoluer
dans un
"stade"
et,
quand on salue les
gens,
on
n'est pas très adroit... » Kito
DePavant (Groupe-Bel)
:
«Depuis
la
marina,
tu
ne vois rien mais
tu
entends le brouhaha. » À sa sor
tie,
un
long
virage
fait déboucher
les futurs solitaires
le
long
des
quais haut perchés où les salue
une foule
«
incroyable,
impres
sionnante,
perturbante ».
Les
marins vivent
là les
ultimes
instants de communion qui précè
dent^
guerre
«.Depuis ledébut
de la
semaine,
Jean LeCam
passe
son temps
à
rigoler,
preuve qu'il
est prêt. Mais le
skippeur
de Syner
Ciel redoute
aussi ces
dernières
heures : « Le
départ,
c'est compli
qué parce que
tout
le monde
pleure. Mais, le plus
dur,
c'est
quand le dernier
à
t'accompagner
quitte lebateau. C'estàcet instant
que tu réalisesque tu vasvraiment
être
seul. » Enfin.
FRÉDÉRICPELATAN
Vendée Globe 2012
Départ
demain
à13h02
24 000
milles (environ 44 500
km)
via
les
trois grands caps :
Bonne-Espérance,
Leeuwin et Horn.
Les Sables-d'Olonne
lilJ.Mll
ENGAGES.
-
JérémieBeyou
(Maître-Coq) ;
Arnaud
Boissières
(Mena-Vérandas) ;
Louis
Burton
(Bureau-Vallée);
Samantha
Davies
(GBR,Savéol);
Bertrandde
Broc
(Votre-nom-autour-du-monde) ;
Tanguy
de Lamotte
(Initiatives-Cœur);
Kito DePavant
(Groupe-Bel);
AlessandroDi Benedetto
(ITA,
Team-
Plastique)
; Jean-Pierre
Dick
(Virbac-
Paprec
3)
;
FrançoisGabart
(Macif) ;
Mike
Golding
(GBR,
Gamesa)
;
Marc
Guillemot
(Safran) ;
Zbigniew
Gutkowski
(POL,
Energa)
;
JeanLe
Cam
(SynerCiel);
Armel LeCléac'h
(Banque-Populaire);
Vincent Riou
(PRB);
Javier Sanso
(ESP,
Acciona
100 X
EcoPowered);
BernardStamm
(SUI,Cheminêes-Poujoulat)
;
Alex
Thomson
(GBR,Hugo-Boss);
DominiqueWavre
(SUI,
Mirabaud).
PALMARÈS.
-
1989-1990
:
Titouan Lamazou
(Écureuil-d'Aquitaine
II),
en 109
j
8h
48'
1992-1 993: Alain Gautier
(Bagages-Superior),
en 110
j
2 h
22'
1996-1997
:
ChristopheAuguin
(Geodis),
en
105
j
20
h
31'
2000-2001 : Michel Desjoyeaux
(PRB),
en 93
j
3 h
57'
2004-2005
:
Vincent Riou
(PRB),
en
87
j
10 h
47'
2008-2009 : Michel Desjoyeaux
(Fonda),
en
83
j
3
h
9'
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(7/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
AU LARGEDEL'ÎLEDE GROIX (Morbihan), 30 AOUT 2012.
-A bord de
son monocoque
« Virbac-Paprec
»,
Jean-Pierre Dick (48
ans)
s'élancera pour la troisième fois demain à l'assaut
du
Vendée Globe
(6e
en 2004-2005, abandon en
2008-2009).(PhotoJean-MarieUot/DPPI/Vendée
Globe)
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Rubrique : Bateaux vendée Globe
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Périodicité : Quotidien
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(8/8) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
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Date : 09/11/2012
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Rubrique : Bateaux vendée Globe
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe
:
le
combat
decoques desarchitectes
La
course,
dont l'édition2012-2013part
demain,
est aussiune luttedeconcepteurs.
Par LUC LE VAILLANT
Envoyéspécial aux Sables-d'Olonne
Photos RÉMYARTIGES
Les 20 engagés duVendéeGlobe
2012-
2013partent demain sur desbateaux
qui peuvent paraître assez sembla
bles: des
monocoques
de 18
mètres,
dotés d'un seul mât. Laplupart sont équipés
de quilles
basculantes,
de ballasts et d'un
double safran. La
réglementation,
qui date
d'une vingtaine
d'années,
a évoluépour évi
ter que les embarcations restent plus stables
à l'envers... qu'à l'endroit. Cequi avaitpu ar
river dans les années 90. Cette jauge arrive
à maturité et il est aujourd'hui question de
passer à des bateaux
monotypes,
strictement
identiques. On en est encore loinet les débats
architecturaux sont toujours de saison.
En la
matière,
la créativité joue sur les
rapports
poids-puissance,
les formes de
coques ou
les types de
gréement.
Un tiers de
la
flotte est constitué
de bateaux
neufs.
Moins
qu'en
2008,

la
moitié
du
plateau
sortait de chantier. Comme pour une maison
individuelle,
la conception d'un bateau naît
souvent d'un dialogue entre le
propriétaire-
usager et le maître d'oeuvre. Mais
des phénomènes de mode tor
pillent parfois les options indi
viduelles.
FÉROCE.
Longtemps,
le cabinet
français
Finot-Conq
a trusté les
podiums
(1992, 1996,
2000 et 2004). Puis
l'agence américaine Bruce Farr a épingle
l'édition 2008 à son revers de ciré. Elle
compte encore bien des adeptes dans la
flotte
actuelle,
l'allégement et la
rigidifica-
tion des nouvelles coques ne démodant qu'à
minima la
génération
précédente. S'il n'est
pas installé officiellement comme archi
tecte,
MichelDesjoyeauxa joué un rôletech
nique non négligeable lors des trois derniers
succès. Marin émérite et technicien d'une
créativité
féroce,
il contrôle l'ensemble des
phases de
gestation
d'un projet. En 2000
et
2008,
Desjoyeaux
a
triomphé
en per
sonne. En
2004,
c'est sur son embarcation
de 2000 que Vincent Riou a dominé. Des
joyeaux transmet son savoir-faire comme il
revend ses bateaux.
Aujourd'hui,
François Gabart développe son
histoire
en partenariat avec
Mer
agitée,
la
structure de
Desjoyeaux. Et
deux des
skip-
peurs les plus prometteurs sont embarqués
sur du «made
by
Desjoyeaux»
: Jérémie
Beyoupilote le vainqueur 2008 et Armel Le
Cléac'h
a repris
le
dernier-né,
lancé
en
2010.
MONOPOLE.Il
y
a
souvent,
dans un Vendée
Globe,
un architecte régnant et un challen
ger.
Cette
fois,
le tenant est Guillaume
Ver-
dier. Il a
grandi
au sein de l'équipe
VPLP,
qui
domine le marché des multicoques. Choisi
par Marc Guillemot et Kito de Pavant
en
2008,
Verdier a imposé ses bateaux ma
niables qui fatiguent peu le skippeur.
Beyou,
Le
Cléac'h,
Gabart et Dick sont embarqués
sur des
VPLP-
Verdier.
A
l'avenir,
Juan Kouyoumdjian pourrait en
remontrer à Verdier. Pour
l'heure,
seul Ber
nard Stammlui faitconfiance.
Mais
ce bateau
très raide fait impression. A moins que les
AnglaisOwen et
Clay
ne réussissent à battre
en brèche ce monopole et à s'implanter sur
le marché
français,
comme Farr en 2008.
-?-
Comme
pour une maison
individuelle,
la conception d'un bateau naît souvent
d'un dialogueentre le
propriétaire-
usager et le maître d'oeuvre.
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Rubrique : Sports
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C
L
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.
LIVRE P.
Grand Corps
Malade,
mots à maux
Le slameur publie Patients,
un premier livre dans lequel
il raconte avec humour
et tendresse sa longue
rééducation. BALTEL/SIPA
www.metrofrance.com
VENDREDI NOVEMBRE

SNCF P.
RER B : la
colère et des
questions
Chine : silence,
on désigne
le Président
MONDE P.
Le mauvais
calcul de
Fillon ?
POLITIQUE P.
VOILE P.
France-Australie,
c’est pas
dans la poche
RUGBY P.
Le départ de la célèbre course autour du monde est
donné demain aux Sables-d’Olonne. Un défi hors norme
pour les vingt marins engagés, dont Vincent Riou (photo).
Vendée Globe
Le plaisir
en solitaire
Vendée Globe
Le plaisir
en solitaire
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vendredi novembre
www.metrofrance.com ÉVÉNEMENT
EMMANUEL BOUSQUET,
AUX SABLESDOLONNE
L
es vingt marins engagés dans
le Vendée Globe vont laisser
femme et enfants à terre.
Demain, aux Sables-d’Olonne, ils
largueront les amarres en espé-
rant retrouver le ponton ven-
déen, si tout va bien, dans à peu
près trois mois. Un exil volon-
taire qu’ils géreront seuls, face à
eux-mêmes et aux vicissi-
tudes de leurs mastodontes
de 60 pieds (18 mètres).
« Il faut arriver à trouver
du plaisir dans cette soli-
tude, sinon cela devient
l’ enfer. J’ ai besoin de
quatre, cinq jours pour
couper après être parti.
Mais je n’ai pas envie de
rentrer dans ma bulle trois jours
avant le départ comme certains.
Je préfère profiter des gens qui
restent à terre, ce sont eux qui
souffrent le plus », prévient Ber-
trand de Broc.
« En marge de la société »
Le marin est un animal social
particulier, peu sensible à l’isole-
ment. « Moi, ça me va bien,
raconte Kito de Pavant. Me bala-
der sur la ‘‘mer jolie’’ seul sur un
bateau, c’est le bonheur total. Il
y a une vraie extase à se mettre
en marge de la société. Quand
tout va bien, il n’y a aucun pro-
blème à être seul. Mais quand tu
as des emmerdes, et j’en ai eu
quelques-unes, tout le poids de
la responsabilité du projet te
retombe sur les épaules. »
Se préparer psychologiquement
Car ces « voileux » ont beau avoir
le cuir épais, capables
comme Bertrand de Broc de
se recoudre la langue (en
1992-1993), au gré des coups
durs, le vague à l’âme peut
faire surface. Les bizuths de
l’épreuve sont prévenus.
Tanguy de Lamotte et Louis
Burton, jeune papa de 26
ans qui, à terre, dit être
« tout le contraire d’un solitaire »,
n’ont jamais navigué seuls plus de
vingt jours. « J’ai fait une prépara-
tion psychologique depuis le début
de l’année pour me sortir l’idée de
solitude de la tête », ajoute le
jeune skipper.
En attendant de renouer le
contact, quotidiennement, à
l’heure du déjeuner par le biais
de vacations téléphoniques, ils se
relient à la terre. Un lien avec les
autres, avec leur famille. « On ne
s’habitue jamais, confie Isabelle
de Broc, qui va vivre son troi-
sième Vendée à terre. On n’est
jamais loin du téléphone, cela
aurait tendance à occuper tou-
j ours ma pensée. Mai s au
contraire, il faut voir du monde,
bouger, sortir. » Et prendre son
mal en patience. Car dans le
meilleur des cas, son marin de
mari bouclera son tour du monde
de 50 000 kilomètres en un peu
plus de quatre-vingts jours. Ȥ
VOILE. Le Vendée Globe se dispute tous les quatre ans depuis ,
autour du monde en solitaire, sans escale ni assistance.
DÉFI VERTIGINEUX. La reine des courses au large, qui débute
demain, a hérité du surnom de « lEverest des mers ». Pour
Metro, les skippers évoquent leur expérience de la solitude.
Vendée Globe
Seuls
au monde
Politique
Première conférence de presse
pour François Hollande. Le
président de la République
s’exprimera en public mardi à
heures à l’Elysée, a annoncé hier
son entourage. Son intervention
devrait durer entre h et heures.

C’est en euros la valeur
des jeux à gratter détournés
par une employée d’un bar-
tabac de Feytiat (Haute-
Vienne) et son complice, a
annoncé hier la police.

« Il n’y aura pas de
régularisation massive
[des sans-papiers] comme
en 1981 ou en 1997. »
MANUEL VALLS, ministre de lIntérieur. Il
présentait hier devant le Sénat son projet
de loi qui doit, entre autres, abroger le
« délit de solidarité ».
W
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T
/
S
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P
A

JeanPierre Dick, sur VirbacPaprec, sélancera samedi
pour la troisième fois dans cette course autour du monde. JM LIOT/DPPI/VIRBACPAPREC SAILING TEAM

Cest en jours
le record établi
par Michel
Desjoyeaux
pour boucler le
Vendée Globe
en .
CARNET DE BORD
Vincent Riou, vainqueur du Ven-
dée Globe en , participe pour
la troisième fois à l’épreuve reine
de la course en solitaire. Ambi-
tieux et remonté après avoir dû
abandonner en pour être
allé sauver Jean Le Cam, le skip-
per de PRB livrera tous les mardis
son expérience à Metro.
5
vendredi novembre
www.metrofrance.com ÉVÉNEMENT
Vous aussi, derrière votre écran, participez au Vendée Globe
MULTIMÉDIA. Vingt skippers sur la
mer, 500 000 derrière leur écran.
Pour la 2
e
édition d’affilée, les inter-
nautes sont invités à couper la ligne
de départ en même temps que les
marins. Une seule différence : leur
aventure sera virtuelle grâce au jeu
en ligne Virtualregatta.com
« Du début jusqu’à la fin, ils
vont vivre le Vendée Globe
dans les même conditions que les
skippers, affirme Louis André, chef
de produit du jeu. Il est même pos-
sible de choisir le même bateau que
son marin préféré. »
Une fois la course lancée, à
13 h 02, chaque joueur aura pour
mission de mener son voilier sur les
traces des concurrents réels en
réglant au mieux le cap et ses voiles
en fonction de la météo. Nul besoin
d’être un marin chevronné pour
briller, deux connexions par jour
peuvent suffire. Car, toutes les
douze heures, Virtual Regatta récu-
père les conditions réelles de vent
que rencontrent les skippers et les
intègre dans le jeu. « Nous voulons
coller au plus près à la réalité. C’est
ainsi que, il y a quatre ans, le vain-
queur avait franchi la ligne d’arri-
vée virtuelle quelques heures seule-
ment après Michel Desjoyeaux »,
rappelle Louis André.
J60 000 inscrits en I008-I009
Le jeu, qui s’adresse à tous, est gra-
tuit et accessible via un ordinateur,
un smartphone ou une tablette
Apple ou sous Android. Des options
de confort, payantes, permettent de
gérer automatiquement le cap, de
placer des points GPS pour diriger
le bateau sur une longue période,
etc. « Mais il n’est pas nécessaire de
passer sa vie sur le jeu. Certains, qui
ne se connectaient que deux fois
par jour pendant cinq minutes, sont
parvenus à entrer dans les mille pre-
miers du classement lors de l’édi-
tion 2008-2009 », prévient le chef de
produit.
Il y a quatre ans, 50 000 personnes
étaient sur la ligne de départ le pre-
mier jour et le jeu comptait 360 000
inscrits à l’arrivée. 200 000 avaient
fait la course de bout en bout. Pour
cette nouvelle édition, les organisa-
teurs de Virtual Regatta tablent sur
un demi-million de skippers vir-
tuels. Ils sont déjà 70 000 à avoir
enfilé leur ciré. §FLORENCE SANTROT
CABOCHON TITRE
metrofrance.com/xxxxx
TITRE
Texte.
À LIRE SUR
metrofrance.com/israel
SUR LE WEB
François Hollande a
qualifié l’hommage du
Premier ministre israélien,
Benjamin Netanyahou,
aux victimes de la tuerie
de Toulouse de « meeting
électoral ».
Réforme
La commission Jospin va proposer
aujourd’hui de nouvelles règles pour
la vie politique. Parmi elles, une stricte
limitation du cumul des mandats des
parlementaires, « un parrainage citoyen »
des candidats à la présidentielle et l’élection
de % des députés à la proportionnelle.
A
F
P
Police
Une Française à la tête d’Interpol.
Mireille Ballestrazzi, ans, a été élue
hier à Rome présidente d’Interpol.
Commissaire de police depuis ,
elle devient ainsi la première femme
à présider cette organisation
internationale de coopération policière.
A
F
P
. LE CAP HORN
« Pour les concurrents du Vendée,
arriver à ce cap mythique est surtout un
soulagement, puisque tu sors d'un mois
passé dans les mers du Sud. Si tu arrives
jusque-là, cela signifie que tu as fait le
plus dur du boulot. Dans ce sens-là, les
conditions seront moins dures et la
course se sera étalée, permettant aux
bateaux de tête de respirer un peu. »

. LE DÉPART
« Un instant magique, avec une haie d'honneur de petits bateaux sur les côtés
du chenal. C'est un élément fondateur du Vendée. Trois semaines avant, quand
tu as convoyé le bateau jusqu'aux Sables-d'Olonne, tu te dis : ''Maintenant on
y est, on ne peut plus faire marche arrière.'' Dans la même journée, tu passes
de deux millions de personnes à toi tout seul... la transition est brutale. »
. LE POTAUNOIR
« Un moment mi-féerique,
mi-catastrophique. Tu peux perdre
beaucoup de temps dans cet endroit devenu
funestement célèbre pour avoir longtemps
été un haut lieu de l'esclavage. Il n'y a
quasiment pas de vent, et les bateaux à
voile balançaient par-dessus bord les
cadavres des esclaves qui n'avaient pas
survécu aux fortes chaleurs. »
. LOCÉAN INDIEN
« C'est le début des mers du Sud. Moi, je l'appelle le royaume de l'ombre.
Il y a un brouillard permament, il flotte, il fait froid, c'est venteux. Sans les
marques de parcours, il y a moyen de croiser des glaçons. »

« Nous voulons
coller au plus près
à la réalité »
LOUIS ANDRÉ, chef de produit du jeu.
Les points chauds vus
par Michel Desjoyeaux
DOUBLE VAINQUEUR DE LÉPREUVE EN ET
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(1/1) MINI BABYBEL
Des sourires pour les enfants hospitalisés
Mini
Babybel8
souhaite créer une grande chaine solidaire
pour engagerses consommateurs
à la
cause
de l'association
Le Rire Médecin.La marque
invite
les Françaisà poster sur
sa page
Facebook
une photo
d'eux
portant unnez rouge
réalisé avec la fameuse ciredupetit fromagerond. La collecte
de
photos
formera
une mosaïque géante
de portraits,
visible
par tousles participants sur Facebook.Grâce au soutien
apporté par Mini
Babybel8,3300
visitessupplémentaires
aux enfantset à leurs famillesseront organiséespar les 100
clownsde l'associationdans 40servicespédiatriques au sein
de 15hôpitaux en France.
Mini
Babybel®,
www.facebook.com/babybelfrance
et
www.leriremedecin.asso.fr
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Pays : FRANCE
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Périodicité : Hebdomadaire
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
En mer avec Kito
Six salariés du groupe Bel issus des sites meusienet belge sont partis soutenirleur skipper,
Kito de Pavant,aux Sables d'Olonne.
La communication téléphonique est
parfois hachée, voyage en train
oblige. Mais les six salariés du
groupe Bel issus des sites de
Cléry-le-Petit et de Bar-le-Duc dans
la Meuse et de Maredsous en
Belgique sont bien route pour les
Sables-d'Olonne, port de départ du
Vendée Globe aujourd'hui.
Abdel, Marie-Odile, Redon et
Romain sont accompagnés par
Kathia Muszalski et Hervé Laporte,
ambassadeurs du groupe pour cette
opération. En effet, ils vont rejoindre
les deux cents autres supporteurs de
Kito de Pavant, skipper du bateau
qui porte les couleurs de cette
entreprise spécialisée dans la
fabrication de différents fromages,
dont les célèbres «Vache qui rit» et
«Babybel». Deux cents personnes,
toutes issues des sites nationaux et
internationaux de l'entreprise.
«Nous sommes partis à 5h30 ce
matin et on devait arriver vers
13h30», souligne Kathia Muszalski.
Mais voilà, la panne d'un autre train
sur leur voie leur a fait perdre
bonnement 2heures30.
«Important d'être là»
Mais rien ne peut entamer sa bonne
humeur et son impatience, ni celles
de ses collègues. À 18h, hier, un bus
est venu les chercher à la gare pour
les emmener dans la résidence louée
par le groupe Bel dans la commune
du Château-d'Olonne.
Kito de PavantPlus tard, «nous
allons participer à une soirée privée
d'au revoir avec Kito de Pavant, ses
proches et sa famille. Ça se déroule
dans une salle située sur le port tout
près des bateaux», explique Kathia
Muszalski. «Nous sommes de très
grands supporters de Kito. Nous
sommes tous habillés de rouge et on
a fabriqué des drapeaux! C'est
important d'être là pour le soutenir».
En effet, le skipper s'est engagé dans
ce qui reste un mythe de la course
en solitaire de trois mois sans escale
et sans assistance et «il va croiser les
trois caps: Horn, de Bonne
Espérance et Leeuwin».
Et le programme d'aujourd'hui est à
la fois trépidant et passionnant. «On
va le voir partir du port et puis
ensuite, nous allons assister à la
course commentée depuis un bateau
suiveur loué par le groupe Bel. Nous
serons entre 200 et 300. Nous allons
ensuite revenir à quai vers 17h30.
Avant de reprendre le train dans
l'autre sens pour rentrer», explique
Kathia Muszalski qui avait déjà
suivi l'aventure du Vendée Globe en
2008 où dix personnes de la Meuse
avaient été tirées au sort pour aller
voir le départ du skipper pour cette
course qui n'a lieu que tous les
quatre ans.
Une belle aventure humaine pour
Kito de Pavant mais aussi pour les
salariés de la société qui ont eu pour
le navigateur diverses attentions.
Telles ces 8.500 empreintes de
pouces d'employés de Bel
imprimées sur le mât du bateau
symbolisant le «coup de pouce»
donné à Kito.
Frédéric PLANCARD
5172682F5970F80A809A1689F50795633D6137580113276FF93E2EB
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Mots : 474
Date : 10/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Meuse
Page(s) : 2
Rubrique : meuse
Diffusion : (22802)
Périodicité : Quotidien
Page 77
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Voile.C'est Cest à 13h02
que
laflottedu
VendéeGlobe
quitte
les
Sables
d'Olonne dOlonne
pour
letour duMondeensolitaire.
Prêts
pour
la
grande
aventure
m C'est Cest
aujourd'hui aujourd hui
à 13h02
que
les 20
skippers
du VendéeGlobe
quitteront
les Sablesd'Olonne dOlonne
et
la
terrefermepour
près
detrois mois,
pour
les
plus rapides,
d'un dun
tour
du
monde
en
solitaire
et sans
escale,
un mythede
quelque
24.000mUles
(44.450 km).
A
quelques
heures du
départ,
les
concurrents-12
Français
et8
étrangers-
ont essayé
de
se
consacrerà
leurs
proches
et
de
se
préparer
mentalement au
départ pour l'épreuve lépreuve
reine
de la voileocéanique
en
solitaire,
ceUe
qui
fait fantasmer
tous
les
marins,
souventdécritecomme
«l'Everest «l Everest de la mer». La course
fait aussi
rêver
les
foules,
si l'on lon
en
jugepar
les
dizaines
demilliers
de
spectateurs
qui
se sont
pressés
chaquejour depuis
l'ouverture louverture
du
village
officielle20
octobre,
patientant
des heures pour admirer les
monocoques
amarrés à un
ponton
et
apercevoir
mêmebrièvementles
skippers.
Sansdiscussion
possible,
c'est cest la
Britannique
SamanthaDa-
vies
(Savéol),
4e en 2009
et seule
femmede cette7e
édition,qui
a la
plusgrosse
coted'amour damour
Côté
course,
huit à
dix
skippers
peuvent l'emporter lemporter
à
la
barre de
leurs
monocoques
de
60
pieds(18,28
m).
Les
Français
Vincent Riou
(PRB,
vainqueur en 2005),
Armel
Le Cleac'h Cleac h
(Banque
Populaire,
2e
en
2009),
Jean-PierreDick
(Virbac-
Paprec
3),
François
Gabart
(Ma-
cif),
Jérémie
Beyou(MaîtreCoQ)
et
Marc
Guillemot
(Safran,
3een
2009).
Record
à battre
Mais aussi le
Suisse Bernard
Stamm
(CheminéesPoujoulat),
les
Britanniques
Mike
Golding(Game-
sa)
etAlex
Thomson
(HugoBoss).
Unsuccès
non-français
serait une
première puisque
les
six
précédentes éditionsont été
gagnéespar
des
Bleus,
Michel
Desjoyeaux
décrochant
même
la victoire à deux
Kito
de Pavant serale
régional
de
la course,afp
reprises
(2001
et
2009),
un
exploit.
L'objectif Lobjectif
sera aussi de battre le
record
de
Desjoyeaux,
de 2009:84
jours
03heureset 09
minutes.
Aprèsplusieurs jours
de folie au
cours
desquels
ils ont
été
submergés par
les sollicitations des
médias,
deleurs
sponsors
etdu
public,
la flotte
s'est sest
offert
un
ultimebrie-
fing
hier
matin, l'occasion loccasion
pour
plusieurs
d'entre dentre euxde
s'inquiéter sinquiéter
dela
profondeur
d'eau deau dansle
chenal
d'accès daccès à
la
mer
à
l'heure lheure fixée
par l'organisation lorganisation pour
la
sortie
desbateaux.
Interpellé
à
plusieurs
reprises
sur cette
question,
le
directeur
de
course
Denis Horeau
a
répondu
qu'il qu il
allait
aviser,
n'excluant nexcluant
pas
de retarder les départs du
ponton.
Qu'importe Qu importe
Les
voilierssont
prêts
et
archi-prêts.
Et
les
«boat
captains»(responsablestechniques
des
bateaux)
et leurs aides ne se
livraient
plus
vendredi
matin
qu'à qu à
d'iniïmes diniïmes
bricolages.
Les
10
voiles
autorisées sont
à
bord,
ravitaillement
(notamment
lesvivres
frais)
terminé.
SelonRichard
Silvani,
de Météo
France,
les conditions devraient
êtrebonnes
pour
le
départ:
vent
de
15noeuds
(30km/heure)
de
secteur
(venantde,ndlr)ouest/nord-ouest,
et faibles
pluies.
Rien
à
voir avecle temps
qui
prévalait il
y
a
quatre
ans au
départ.
de
la
précédenteédition, lorsque
les
concurrents avaient
d'emblée demblée
dû faire face à un
gros
mauvais
temps
qui
avait
provo-qué
avaries
etabandons.
Afïronteren sololesmers les
plus
dures
de la
planète, régater
dans
les
40e
(degrés
de latitude
sud)
Rugissants
et les 50eHurlants est
l'exploit lexploit
maritime ultime. Deux
navigateurs,
le
Britannique Nigel
Burgess(1992)
etleCanadien
Gerry
Roufs
(1997),
l'ont lont d'aOeurs daOeurs
payé
de
leur vie.
Unechoseest sûre:
le
skipperqui
l'emportera lemportera
seraimmarin
d'exception, dexception,
comme,
d'aillem-s, daillem-s,
tous ceux
qui
bouclerontle
tour.
Soit,
statistiquement,
seulement
lamoitié
des
concurrents...
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Date : 10/11/2012
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Edition : Marseille
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Page 195
I
l a les traits patinés de ceux qui ont
beaucoup bourlingué, le regard pro-
fond et grave des hommes qui ont tra-
versé des tempêtes, le discours humble
d’unaventurier qui sait que la vie tient par-
fois à peu de choses. Lorsque Kito de Pa-
vant coupera aujourd’hui, à 13h02, la li-
gne de départ du Vendée Globe, il appré-
ciera à sa juste mesure d’être parmi ces
20solitaires lancés autour du monde. Un
bonheur d’autant plus appréciable qu’il y
a quatre ans, l’affaire s’était bien mal em-
barquée, le mât de son monocoque Grou-
pe Bel s’était brisé après 24 heures de cour-
se. Un cruel souvenir pour celui qui, dès sa
première participation, se voyait déjà en
haut de l’affiche de cette productionnauti-
que planétaire. "J’étais parti pour gagner le
Vendée Globe, raconte-t-il, alors forcé-
ment, j’étais tombé de haut."
Cette année, Kito de Pavant a changé
d’approche. "Ce n’est pas que je manque
d’ambitions. Mais je suis réaliste. Notre
sport est tellement pointu, avec tellement
d’aléas que finir le Vendée Globe serait une
réussite."
Jeune quinquagénaire, le skipper à
la peau creusée par le sel ne demande
pas beaucoup plus qu’être de retour,
dans trois mois aux Sables d’Olonne.
Et à quelques heures du départ, il sa-
voure une vie de coureur aularge enta-
mée il y a onze ans à peine.
Car jusqu’à l’âge de 40 ans, Kito de
Pavant était... plagiste. "Je suis né en
Dordogne. Mes parents ont déménagé
ici, à Port-Camargue, quand j’avais
huit ans. La ville commençait à peine
à se construire et, comme dans ma ré-
gion natale, on pouvait y faire du che-
val et du bateau, ça convenait bien à
mon père."
Kito a vite abandonné l’équitation pour
se consacrer à la voile. Après le bac, il
prend la mer, convoie de magnifiques voi-
liers vers des endroits insolites, rêvant, aus-
si, de participer aux plus belles courses.
Sans jamais pouvoir s’y inscrire, faute de
budget...
"Et puis, un ami m’a proposé une conces-
sion sur la plage de l’Espiguette. Je me suis
dit... pourquoi pas ?"
Sur le bord de mer désertique qui va de
Port-Camargue aux Sainte-Maries, il a
créé et développé "l’Espiguinguette", un
concept cool et novateur.
Une déco en bois flotté, des pédalos, des
transats et des parasols. "Paradoxalement,
je crois que cette plage m’a permis de
m’ouvrir aux gens. J’ai rencontré beaucoup
de monde, des gens sympas, d’autres beau-
coup moins aussi." Le hasard a voulu que
l’un des grands patrons de Vivendi Vidéo
atterrisse un été par hasard, sur le sable de
Kito. Les deux hommes discutent et accro-
chent. Après avoir mis de côté ses envies
d e l a r g e p e n d a n t q u i n z e a n s ,
l’aspirant-skipper vient enfin de trouver
un sponsor.
Pris de haut par les marins bretons, sur-
pris par ce quadra sudiste venu naviguer
dans leurs eaux, de Pavant ne tarde pas à
gagner leur respect, au fil de l’eau et des
victoires. "Je crois que quand j’ai gagné la
Solitaire du Figaro, ils ont compris qui
j’étais." Aujourd’hui, le marin se lance
dans la course en solitaire la plus dure du
monde. "En mer, pendant 95% du temps,
je me dis souvent ’Mais qu’est-ce que je fous
là!’. La réponse se trouve dans les 5% qui
restent. Dans une course comme ça, il faut
résister à l’inconfort, l’humidité, le froid, la
pression du résultat... Et pourtant, le Ven-
dée Globe, c’est un truc de fou pour moi.
C’est undéfi ultime qui est devenu une véri-
table obsession. J’y mets tout ce que j’ai.
"Évidemment, c’est dangereux. Mais
j’ai le sentiment d’avoir une vie extraor-
dinaire. Je fais partie de ces gens qui ont
toujours besoin d’un truc en plus. Je suis
un éternel insatisfait."
Addict aux sensations fortes, Kito de
Pavant apprécie d’avance les trois mois
de solitude qu’il va connaître. "Il y a du
plaisir à regarder la mer, les étoiles, la
lune, l’universalité."
Kitode Pavant, 51 ans, vit enfinses rê-
ves d’adolescent. La preuve que tout fi-
nit par arriver aux hommes qui savent
attendre leur destin.
Nicolas GOYET
ngoyet@laprovence-presse.fr
SPORTS
GRAND FORMAT
"Je fais partie de ces gens qui ont
toujours besoin d’un truc en plus.
Je suis un éternel insatisfait."
Partir des Sables d'Olonne, contourner l'Afrique et le sud de
l'Australie, remonter le long des côtes de l'Amérique latine avant
de revenir aux Sables en ayant franchi les trois grands Caps: Bon-
ne-Espérance, Leeuwin et Horn. Voilà ce qui attend les 20 concur-
rents du Vendée Globe, course en solitaire autour du monde sans
assistance et sans escale, dont le départ sera donné aujourd’hui à
13 heures et 2 minutes.
La course durera vraisemblablement trois mois, au cours des-
quels les skippers dormiront très peu, environ 5 heures en moyen-
ne toutes les 24 heures. Les voiliers sont des IMOCA, des monoco-
ques de 18,28 m de longueur dont le mât atteint 27 mètres ; ils
peuvent aller jusqu’à 6 m de large. Ils devront parcourir
24000milles nautiques, soit plus de 44 000 km. Pour ceux qui
iront au bout puisque statistiquement, seule la moitié des marins
y parviennent.
Si Michel Desjoyeaux, qui s’est imposé à deux reprises sur le Ven-
dée Globe, ne défendra pas son titre, d’autres sont de sérieux can-
didats à sa succession, dont Vincent Riou, seul concurrent à avoir
déjà remporté l’épreuve (2005). Armel Le Cleac'h (Banque Populai-
re, 2
e
en 2009), Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), François Ga-
bart (Macif), Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Marc Guillemot (Sa-
fran, 3
e
en 2009) auront sans doute leur mot à dire. Près de
900000 personnes sont attendues aux Sables d’Olonne pour le
départ, qui devrait être donné dans de bonnes conditions: vent de
15 nœuds et faibles pluies.
Kito de Pavant,
skipper camarguais,
prendaujourd'hui le départ
dutour dumonde ensolitaire
"Undéfi "Undéfi
ultime" ultime"
LES 20 ENGAGÉS
Jérémie Beyou (FRA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Maître CoQ
Arnaud Boissières (FRA) . . . AKENA Vérandas
Louis Burton (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . Bureau Vallée
Samantha Davies (GBR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Savéol
Bertrand De Broc (FRA) Votre Nom autour
du Monde avec EDM Projets
Tanguy De Lamotte (FRA) . . . Initiatives-cœur
Kito De Pavant (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . Groupe Bel
Alessandro Di Benedetto (FRA-ITA)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Team Plastique
Jean-Pierre Dick (FRA) . . . . . . . Virbac-Paprec 3
François Gabart (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MACIF
Mike Golding (GBR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Gamesa
Marc Guillemot (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Safran
ZbigniewGutkowski (POL) . . . . . . . . . . . . . . ENERGA
Jean Le Cam (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SynerCiel
Armel Le Cleac’h (FRA) . . . . Banque Populaire
Vincent Riou (FRA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PRB
Javier Sanso (ESP)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ACCIONA 100%EcoPowered
Bernard Stamm (SUI) Cheminées Poujoulat
Alex Thomson (GBR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . HUGO BOSS
Dominique Wavre (SUI) . . . . . . . . . . . . . . . . Mirabaud
Vendée globe Vendée globe
Le monocoque 60 pieds rouge et blanc de Kito de
Pavant s'appelle Groupe Bel. / PHOTO VICENT CURUTCHET
LE DÉPART À 13 HEURES 02
Qui succédera à Desjoyaux?
Kito de Pavant a longtemps travaillé sur le sable de l'Espiguette, à Port-Camargue, où il était plagiste. Depuis 10 ans, c'est sa femme Françoise et leurs enfants qui louent les parasols et pédalos de "l'Espiguinguette". / PHOTO THIERRY GARRO
Dans les 4 m² habitables de Groupe Bel, le confort est sommaire. Il y
a quand même de quoi faire chauffer de l'eau pour se préparer des
repas rapidement, à base de plats lyophilisés. Kito de Pavant aura
forcément du mal à apprécier... L'essentiel est ailleurs. Pour un bon
steak saignant, il faudra attendre le retour sur la terre ferme.
90 JOURS DANS 4M
2
La table à cartes, c'est en quelque sorte le bureau de Kito. Un
endroit où il passe beaucoup de temps pour élaborer sa stratégie de
course en fonction de la météo. C'est également là qu'il est en
connexion internet, afin de communiquer avec le PC course, les
médias et sa famille.
C'est la position favorite de Kito à bord de son bateau. Dans un siège
baquet fait sur mesure, il contrôle toute la marche de son
monocoque. Il peut barrer, régler les voiles, avoir un œil sur la mer
et l'avant de la coque, surveiller les instruments de mesure et
aussi... dormir, le tout à l'abri des embruns et de la pluie. / PHOTOS T.G.
26
Samedi 10 Novembre 2012
www.laprovence.com
(1/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée
Globe,
le
tour
du
monde en
80jours
Vingt marins s'élancent aujourd'hui des Sables-d'Olonne pour un tour
du monde en
solitaire,
sans escale et sans assistance. Lerecord mythique
des 80jours
est en vue pour
les
meilleurs
d'entre
eux.
LeVendée
Globe,
un
monde de
fascination
Vingt
solitaires s'élancent samedi pour
un tour
du monde de
trois
mois qui dépasse
toujours
l'entendement.
LAURENCESCHREINER
ENVOYÉESPÉCIALE AUX SABLES-D'OLONNE
DEPUIS plus de vingt
ans,
la proces
sion suit le même rituel. Un par
un,
dès
9 h 30 ce
samedi,
les vingt bateaux de
cette
7e
édition vont
s'ébrouer pour
s'avancer vers une
ligne de départ
(13
h
02)
rêvée de
puis, parfois,
des lu
nes. La
grand-messe
du Vendée Globe va
débuter dans l'ado
ration
de dizaines de
milliers de specta
teurs
le
long
de la
lente remontée du
chenal
des
Sables-
d'Olonne. « C'est
comme un
trait
de
charrue en plein mi
lieu d'un
champ
dont
tous
les brins d'herbe
seraient des gens.
C'est un moment uni
que, on ne le vit que
sur le Vendée Globe
»,
chante Jean Le Cam
(S
La
terre,
une nouvelle
fois,
aura du
mal à laisser partir la
femme,
Samantha
Davies,
et les dix-neuf
hommes,
capi
taines
dont les âges éclatés sur deux

nérations évoquent la poursuite d'un
challenge hors normes : faire le tour du
monde en solitaire sans
escale,
sans as
sistance. En
1989,
treize
doux dingues
s'étaient élancés sans pouvoir prédire
où l'expédition les mènerait. Ils furent
sept alors à
savoir,
au bout de la boucle.
Depuis,
cette connaissance ultime a été
touchée
par seulement cinquante-trois
navigateurs,
certains récidivistes. Cent
fois moins que les alpinis
tes qui ont dompté l'Eve
rest,
bien moins aussi que
les hommes partis à la
conquête de l'espace.
«Il
y
a un peu de
peur,
beaucoup
d'inconnues. Je
pars un peu trois mois sur
la Lune.
»
Louis Burton
(Bureau
Vallée),
benjamin
à 27 ans et l'un des
cinq
bizuths de la
flotte,
racon
te cette quête humaine
ja
mais épuisée. Et cette fas
cination pour le Grand
Sud,

« où
il
n'y
a pas
de
terres pour arrêter les va
gues,
pas de
trace
de vie
humaine,
pus de
pollution,
lieu de sauvagerie pure
»,
comme le raconte le
doyen suisse
(57
ans),
Do
minique Wavre
(Mira-
baud). Elles
collent,
comme le
sparadrap
au doigt du capitaine
Haddock,
aux
« aventuriers romantiques » tels
Ales-
sandro Di Benedetto (Team
Plastique),
toujours
au
rendez-vous,
et à la meute
des conquérants de la victoire absolue.
La dernière édition avait été
excep
tionnelle,
dans l'engagement de qualité
et dans la surenchère
technologique.
L'émulation avait emballé la flotte qui
avait voulu occulter la dimension obs
cure des forces en présence. Les aban
dons se sont comptés en
trop
grand
nombre. Quatre ans
après,
le ton a
changé,
revenu à plus
d'humilité,
à l'es
prit
d'origine,
au mystère
de la
course,
disent les anciens. Qui aiment aussi à
rappeler qu'un
Vendée
Globe,
c'est une
tranche de vie. Un accélérateur.
Et le
temps
de vérifier que la Terre
est
toujours
ronde s'est sacrement ré
duit. Des 109 jours
mis par
Titouan
La-
mazou en
1990,
Christophe
Auguin,
Vincent Riou et Michel Desjoyeaux par
deux fois ont raccourci le monde. À
tel
point qu'en
2009,
le roi du
Solitaire,
en
84
jours,
l'a
rapproché
d'un
seuil
my
thique,
80 jours. Seuls les multicoques
l'ont
jusqu'à
maintenant
franchi,
de
puis les 79
jours
de Bruno Peyron et
son équipage sur Commodore
Explorer,
pionniers du trophée Jules Verne en
1994.
Un
fantasme dangereux
La direction de course a communiqué
sur cette barrière. Les marins préten
dant à la victoire s'en sont agacés.
Avant,
à
demi-mot,
comme évoquant
un fantasme
dangereux,
de reconnaî
tre
la
possibilité.
Marc Guillemot
(Sa
fran)
: «
L'essentiel est d'arriver, et
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(2/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
mieux le premier. En moins de 80
jours,
ce serait un petit
plus,
et une révolution
au regard de l'histoire.
»
Vincent Riou
(PRB)
: «
Les bateaux vont plus
vite,
et
les marins sont plus à même de lesfaire
avancer.
Les
couples n'ont
jamais été
aussi prêts.
On
peut
donc l'imaginer.
Surtout qu'en
2008,
la météo avait été
mauvaise et le parcours clairement al
longé. »
Faut-il
croire aux
discours
mesurés
renvoyés
depuis la
terre
? De
certains,
sans doute.
«
Onvit avec lapeur de cas
ser. C'est
traumatisant
quand vous
vivez
cela plusieurs fois... » Kito de Pavant
(Bel),
Bernard Stamm (Cheminées
Pou-
joulat),
Alex Thomson (Hugo
Boss)
ou
Bertrand de Broc (Votre nom autour du
monde)
veulent connaître aussi le cha
leureux
retour
dans le
chenal.
Pour les
LEPALMARÈS
I
LEPU
1989-1990
:
Titouan
Lamazou
(Fra/ Écureuil
d'Aquitaine
2)
109
j
08 h 47 min
m1993-1993
:
Alain Gautier
(Fra/Bogoges
Superior)
110
j
17h 20
min
1996-1997
:
Christophe
Auguin(Fra/Geodis)
105
j
20 h 31
min
2000-2001 : Michel
Desjoyeaux
(Fra/PRB)
93
j
03 h 57
min
2004-2005
:
Vincent Riou
(Fra/PRB)
87
j
10h 47 min
2008-2009 : Michel
Desjoyeaux (Fra/Foncio)
84
j
03 h 09
min
autres,
les Jean-Pierre Dick
(Virbac-
Paprec),
François Gabart
(Macif),
Armel
Le Cléac'h
(Banque
populaire)
,
Jérémie
Beyou (Maitre
Coq)
et autres Riou et
Guillemot,
chacun dit vouloir « trouver
son
rythme,
faire sa course». Mais
autant espérer
brider
«
le
non raisonna
blede l'être humain »
(Jean
Le Cam). Qui
a un jour enfanté le Vendée Globe, m
LES20 AVENTURIERS

Jérémie
Beyou,
36
ans
(Fra/Moîfre
Coq)
Arnaud
Boissières,
40
ans
(Fra/Akeno
Vérandas)
Louis
Burton,
27 ans
(Fra/Bureou
Vallée)
MSamantha
Davies,
38 ans
(G-B/Savéol)
B Bertrand de
Broc,
52 ans
(Fra/ Votre nom autour du
monde)
Tanguy
de
Lamotte,
34 ans
(Fra/ftiitiatives cœur)
Kito de
Pavant,
51
ans
(Fra/ Groupe
Bel)
Alessandro di
Benedetto,
41ans
(Ita/ Team
Plastique)
MJean-Pierre
Dick,
47 ans
(Fra/ Virbac-Paprec
3)
François
Gabart,
29 ans
(Fra/Moci/)
a
Mike
Golding,
52
ans
(G-B/Gamesa)
P Marc
Guillemot,
53 ans
(Fra/So/ron)
k Zbigniew
Gutkowski,
39 ans
(Pol/Energo)
JeanLe
Cam,
53 ans
(Fra/SynerCie/).
Armel Le
Cléac'h,
35
ans
(Fra/ Banque Populaire).
Vincent
Riou,
40 ans
(Fra/PRB)
Javier
Sanso,
43
ans
(Esp/Acciono)
M
Bernard
Stamm,
49
ans
(Sui/ Cheminées
Poujoulat)
MAlex
Thomson,
38 ans
(G-B/Hugo
Boss)
Dominique
Wavre,
57 ans
(Su\/
Mirabaud)
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(3/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Aux
Sables-d'Olonne,
le publica fait la queuepour voir les vingt monocoques avant le départ prévu à 13h02.
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
François
Gabart,
leader
à la barre de
son rêve
« ILYA JUSTE
beaucoup
de bon
heur à sentir que l'on vit son rêve.
»
Depuis
l'envol, samedi,
des
Sables-
d'Olonne,
FrançoisGabart
n'a ces

d'exposer
cette
joie
sans taches
à
larguer enfin lesamarres.
Marsupi-
lami bondissant de bateau en ba
teau,
son énergie tranchait avec la
retenue professionnelleou lesémo
tions ravalées des autres skippers.
Quelques heures seulement après
son départ
trop précoce,
sans doute
par excès
d'adrénaline,
il
envoyait
déjàune vidéodu golfede Gascogne
à la nuit tombante. Cheveuxblonds
détrempés,
le sourire éternel et
quelques mots pour remercier la
foule
(300000
spectateurs)
adora-
tive du matin.
Ne vous
trompez
pas. François
Gabart ne
joue
pas lacarte de l'ima
ge.
Il
n'en aurait plus
besoin,
tant
son visage angevin a servi
de
mo
dèle à cette édition dans les médias
depuis plusieurs semaines.
Jeune,
29 ans.
Talentueux,
champion de
France de course au largeen solitai
re en 2010.
Brillant,
ingénieur en
sciences appliquées.
Qu'il
caracole
devant après24heures de course ne
surprend personne. Donné parmi
les
favoris,
le fils prodige a été le
seul
de la jeune
génération
à
convaincre un
sponsor, Macif,
qui
l'avait soutenu en classe
Figaro,
à
entreprendre la construction d'un
60-pieds.
Avecl'aide de Mer
Agitée,
l'écu
rie de MichelDesjoyeauxquil'apris
sous son
aile,
il
a plongé entière
ment dans cette aventure
techno
logique.
«
Tu devienspour
toujours
responsablede ceque
tu
as apprivoi
sé. » Ce n'est pas une rose sur la
planète B612que ce « petit prince »
a
apprivoisée,
mais une bête de
puissance,
monture de son rêve sur
Terre. «On m'a demandé si cela
n'arrivait pas
trop
tôt. Le Vendée
Globe ne représente pas la même
chosepour tous lesjeunesde ma gé
nération.
Personnellement,
j'aime la
technique des
bateaux,
et nos ba
teaux sont exceptionnels.Je suisfier
du
travail
réaliséavecmonéquipe.
»
Pas
d'amortisseurs
Ces machines du dernier cru pré
sentent une carène élargie à
l'avant. Elles
tapent
plus qu'elles ne
fendent la
mer,
comme
des
4x4
privés
d'amortisseurs. Fran
çois Gabart dit
«sentir
bien» la
sienne,
«l'aimer»,
après déjà
20000
milles
parcourus,
un peu
moinsque leparcours promispar le
Vendée Globe. «J'ai uneformation
d'ingénieur,
très
cartésienne,
très
méthodique
à
terre.
Sur le
bateau,
je
metsparfoiscela decôtépour laisser
parler mes sensations. La voileper
met ses
extrémités,
j'adore ce mé
lange.» Unsens marin qui s'est af
firmé
aux côtés
de Kito de Pavant
(2e
Transat JacquesVabre
2009)
et
de Michel Desjoyeaux
(Barcelona
World
Race,
abandon).
Là,
il
se
jauge
seul sur ce tour du
monde
extrême,
dans ceGrand Sud
qui le
«fascine». «J'aime
la
mer,
la
voile.
Mais il
y
a quelque chose
de
plus
fort
quim'attire verscettecour
se. Je n'essaierai pas de l'expliquer.
Peut-être
trouverais-je
les raisons
sur cette
course?»,
confiait-il aux
Sables,
racontant qu'au magasin de
ses souvenirs trônaient des
photos,
des livres et la victoire «de Mon
sieur Gautier» en 1993. À l'heure
d'affronter la réalité de son
rêve,
il
revendique «des
doutes,
des inter
rogationset heureusement!Et quand
je
reviendrai,
j'en aurais encore». Et
ce
jour-là,
s'il franchissait la ligne
d'arrivée en
premier,
il deviendrait
sans doute le plus jeune vainqueur
d'un Vendée Globe. Détrônant de
quelques mois
«Monsieur
(Alain)
Gautier»,
m
LS.
François
Gabart,
le 23
septembre,
dans les
eaux
bretonnes.
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(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
L'essentiel Lessentiel
Un océan de solitude
C'est Cest
aujourd'hui aujourd hui
à
13h02
que
les
navigateurs
du Vendée Globe
s'élanceront sélanceront
des Sables-d'Olonne. Sables-d Olonne.
Un
voyage
en solitaire de trois
mois,
avec
pour
seul
partenaire
une mer souvent hostile. Paroles
de
marins.
Page 34
Voyage
sur des mers
qui
soufflent le
chaud et
le
froid
>
Voile
Les
marins
duVendée Globe se
préparent
à
braver les
trois océans
majeurs
>
Ils
racontent
les natures diverses
de
ces
mers,
bientôt leurs seules
partenaires
Thomas
Dayer
LESSABLES-D'OLONNE LESSABLES-D OLONNE
Et,
peu
à
peu,
il
n'y ny
a
plus
rien. Les
vivats de la
foule,
centaines de
milliers d'âmes dâmes
éblouies,
se sont
évanouis. «Le
départ
[samedi
à
13h02]
est le moment le
plus dangereux»,
sourit
Bernard Stamm
(Cheminées
Poujoulat).
«Lesbateaux sont
chargés pour
trois mois et
ils doivent
jouer
avec un environnement
peuplé
alors
qu'ils qu ils
sont faits
pour
être
manipulés
au
large,
seuls. Usne sont
pratiques
que
là-bas.»
Heureusement,
très
vite,
la
terre
n'est nest
plus.
Lesvoilesmordent
l'horizon, lhorizon,
si tout vabien ellesferontletour
du monde. Il
y
aura des
temps
de
chien,
des
vents
d'accalmie. daccalmie.
Les
20
navigateurs
seront soufflés
par
le
chaud
et le
froid. «On aura des
problèmes,
il faut
juste
espérer
pouvoir
les
résoudre»,
résume
François
Ga-
bart
(Macif),
29 ans. «MichelDes-
joyeaux [vainqueur
de la dernière
édition, ndlr]
acoutume de dire:«Un
problème parjour!»Je
ne
sais
pas
s'il sil
sous-entend
qu'il qu il
faut
en
compter
septante
sur une course.
Auquel
cas
on
peut prier pour qu'ils qu ils
ne
s'abattent sabattent
pas
tous en même
temps.»
La mer est
multiple.
A
chaque
océan sa nature.
Les
premiers jours
sont
firappés
de
stratégie.
«[Atlantique
recèle de
grosses
transitions,
on
y passe par
bien des
systèmes
différents,
c'est cest dense et
super
intéressant»,
s'échauffe séchauffe Vincent Riou
(PRB). «Jusqu'au «Jusqu au
pot
au noir oii il
faut
compter
sur un
peu
de
chance»,
prévient Dominique
Wa-
vre
(Mirabaud).
«Il
s'agit sagit
de
ne
pasy
arriver cramé
par
les débuts de la
course»,
renchérit Armel
Le
Cléac'h Cléac h
(Banque Populaire).
«C'est «C est une
partie
qu'on qu on
n'aime naime
pas
bien car on ne
sait
jamais
à
quelle
sauce on va être
mangé»,
lâche Kito
de
Pavant
(Groupe Bel).
«On
peut perdre
ou
gagner pas
mal de terrain.
Mais,
en
général,
on
perd plus
de terrain
qu'on qu on
n'en nen
gagne.
C'est Cest
compliqué
en
solo,
car il
y
a
beaucoup
de
manœuvres.»
Pour
BernardStamm,
ainsi,
les
récits
qui
se focalisent sur les mers du
Sudse
trompent.
«Dans
le
Sud,
si tu
as une
tempête
à
60nœuds de
vent,
avecdes rafalesà65
nœuds, ça
ne te
change pas beaucoup
la face du
monde»,
fait
remarquer
le Vaudois.
«Par
contre,
le
pot
au
noir,
c'est cest dur.
Tu
peux passer
de rien
à 40
nœuds.
Et
là, tu as autant
de chances de
casser du matos
que
dans le Sud.»
Vincent Riou
confirme
qu'il qu il s'agit sagit
d'une dune
zone
à
risques,
mais
«parfois,
on
passe
comme des fleurs. C'est Cest un
mystère.Moi,
c'est cest un endroit
qui
me
stresse,
parce que je
l'ai lai
si souvent
bien
passé... Je
me
dis
qu'un qu un jour, je
vaisle
payer.»
Puisnaîtra
le
temps
des choix. «Il
va
falloir
couper
le
fromage
et
déci-
«L'Indien, «L Indien,
c'est cest la
mer
detous les
dangers,
où tout est
plus
anxiogène.
Il faut
serrer
lesfesses»
der»,
explique
Kitode Pavant. «Soit
raccourcir la route
pour gagner
du
temps,
soit descendre le
long
du
Brésil
pour pouvoir
saisir
les
dépressions.» lAtlantique
Sud,
«j'aime «j aime
bien»,
s'enthousiasme senthousiasme
Jean-Pierre
Dick
(Virbac-Paprec 3),
«c'est «c est
un
océan
qui
m'a ma
toujours
attiré
par
sa
stabilité et
par
l'imaginaire limaginaire
d'évasion dévasion
qu'il qu il
nourrit;
l'Argentine, lArgentine,
le
Brésil,
la
Patagonie.
Il
y
a
plein
d'îles dîles
là-bas sur
lesquelles j'aurais jaurais
souhaité m'arrêter. marrêter.
Je
pense
àFernando
de Noronha.»
Mais, bientôt,
les
navigateurs
seront
propulsés
au
royaume
de
l'ombre; lombre;
le
Sud,
le
gris
de
l'océan locéan
Indien.
Ceshostiles mers du Sud
qui
«n'ont «n ont
pas
volé leur
légende»,
selon
Vincent Riou. «C'est «C est vraiment la
solitude,
l'agressivité, lagressivité,
mais il
y
a de
belles
vagues»,
sourit
Samantha
Davies
(Savéol).
L'Indien, LIndien,
«c'est «c est la
mer
de
tous les
dangers», pour Jean-PieiTe
Dick,
«une mer très croisée où tout
est
plus anxiogène.
Les
dépressions
y
sont
hargneuses.
Il
faut
serrer
les
fesses,
et réfléchirà
chaque
instant.»
Dominique
Wavre
y
voit
«l'autre «l autre
monde,
la vraie
bagarre.
C'est Cest là où
on a ce sentiment extraordinaire de
prendre
200 décisions
parjour.»
Bernard Stamm
compare
le Sud à «un
marathon dans le
froid.
Tues
content
d'y dy
entrer,
et
puis après,
comme
ce
n'est nest
pas
très
hospitalier,
tu
es
quand
même
content
d'en den sortir.
Mais
imaginez
une banane
olympique.
Lebord de
près
fait un mille et
demi,
le bord de
portant
un
mille
et
demi.
Là,
dans le
Sud,
le bord de
portant
fait 8000milles. C'est Cest de
la
balle
quand
même
IMaisc'estun IMaisc estun moment
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(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
stressant
de
manière
redondante.»
Dans les
dépressions,
le
froid,
avec
une visibilité réduite et des eaux
gonflées,
«il ne
faut
pas
avoir
de
souci
à
ce
moment-là»,
sourit Kitode
Pavant,
«mais
c'est cest
malheureusement là
qu'il qu il y
en a le
plus parce
qu'on qu on
vavite dans les endroits où on
navigue
sans filet.»
François
Gabart en a lu «un
paquet
sur
les
mers
du Sud»:«Elles
me
fascinent.
Je
ne sais
pas
pourquoi.
Peut-être
que
la course mefera
trouver les raisons.
Je
veux aller voir.
Ça
ne me
fait
pas peur, j'ai jai simplement
des
questions
sans
réponses.
Et c'est cest
plutôt
bien d'avoir davoir des
questions
et
des doutes.
Heureusement
que
j'en jen
aL
Etj'espère Etj espère
que
j'en jen garderai.»
Le
Pacifique
consommé
(«C'est («C est
fabuleux,
c'est cest le
plus grand
désert de
la
planète,
s'emballe semballe
Dominique
Wavre.
Il
n'y ny
a
plus
de
bateau, plus
d'avion, davion,
plus
rien.
Tu es
livré à toi-
même,
et
c'est cest très
long.»),
le
cap
Horn
s'apparente sapparente
àune forme de
délivrance.
«Non
pasqu'on qu on
soit tiré
d'affaire», daffaire»,
relativise Kito de
Pavant,
«maison sort
de
ces mers
du Sudoii
il ne fait
pas
bon mettie un marin.
Alors,
les
conditions ne font
que
s'améliorer. saméliorer.
On
gagne rapidement
quelques degrés,
on commence à
enlever descouches.»Samantha
Davies conserveun souvenir lumineux
de
son
passage
au
cap
Horn
lors de la
dernière édition. «C'est «C est un
peu
la
porte
de
l'enfer, lenfer,
mais
c'est cest un
soulagement
car on
échappe
auxmers du
Sud. Moi,
j'avais javais
attendu ce
passage
depuis
dix
ans»,
se
rappelle-t-elle.
«Car
autrefois,
à 22
ans,
j'avais javais
inté-
«Deuxheures
plus
tard, c'était cétait comme
si
quelqu'un quelqu un
avait
passé
un fer à
repasser
sur
la
mer»
gré
un
équipage,
et on avait démâté
avant le
cap
Horn.
On s'était sétait
promis
d'y dy
retourner,
et
on ne
l'avait lavait
pas
fait.»Unmalheur à exorciser.
«J'ai «J ai
savouréce moment. Même si c'était cétait
super dur, j'étais jétais
un
peu
triste
que
tout ce
passage
finisse. Il
y
avait 50
nœuds,
une
tempête,
de
grosses
vagues, je n'y ny voyais
rien.
J'ai Jai
raté un
empannage, j'ai jai
mis le
bateau sur
le
côté. Et
puis,
en deux
heures,
c'était cétait
un
changement mcroyable.
Et
deux
heures
plus
tard,
c'était cétait comme si
quelqulm
avait
passé
un fer à
repasser sur
la
mer.
Je
me
demandais
«Maisellessont
oii,
les
vagues?»
Ne reste
alors
plus qu'à qu à
revenir.
Simple
mission? Naïvetéde la
question. «C'est «C est
l'angoisse», langoisse»,
tranche Sam
Davies. «Laremontée est très
difficile et
emplie
de choix
stratégiques.
Et
puis
on est
crevé,
lesbateaux
sont
fatigués,
on a
peur
de casser.
Pour
moi,
la dernière
fois,
c'était cétait l'endroit lendroit
le
plus
stiessant.
Je
n'ai nai
pas trop
aimé
ça.»
Les
pièges y
sont
nombreux. «Dansle
Sud,
on va avec les
systèmes,
il faut lesaccrocher et
puis
«Vrouml», image
Bernard
Stamm.
Tu
y
vasaveceux. Si
tu te débrouilles
bien,
tu es devant la
dépression
longtemps.
Tu es donc
toujours
dans le mauvais
temps,
mais tu es
bien

où tii es. En
revanche,
quand
tu
remontes,
tu
vas
contre les
systèmes.» Et
puis
«il faut
soigner
le
bateauet
l'homme», lhomme»,
sourit
Dominique
Wavre,
«avant
de
revenir vers
l'hiver. lhiver. Maison ne le sent
pas,
on est
si
euphorique,
on
pourrait
être en
caleçon
de bain
par
zéro
degré,
ce
serait
parfait.»
Alors,
la terre.
Alors,
les
hommes.
Alors,
la
libération.
Lors de la dernière
édition,
la
Britannique
SamDavies avait
terminé à la
quatrième place.
Latransition du
cap
Horn l'avait lavait
particulièrement marquée.
PENMARCH,
24
SEPTEMBRE2012
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(1/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
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(2/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Les
participantsautour
du
mondeensolitaire
et sans
escale,
quidébute
samedi,
ont attiré
près
d'un
million
de
personnesaux
Sables-d'Olonne.
Vendée
Globe:
lesidolesdeshoules
ParDINODIMEO
et
JEAN-LOUIS LE TOUZET
Envoyésspéciaux aux Sables-d'Olonne
Le mobilier de carbone qui dé
passe le million d'euros par
unité ne devrait pas être abîmé
d'entrée comme ce
fut
le cas en
2008 (7
avaries majeures après quaran
te-huit
heures de course). Pour le départ
du
7e
Vendée
Globe,
samedi à 13h
02,
la
météo prévoit 20 nœuds de
vent,
au
près. Ça sera
musclé,
mais pas Verdun.
«Les marins sont
détendus,
ils ne partent
pas au combat comme il
y
a quatre
ans»
,
souligne Gaël Le
Cléach, marin,
frère
d'Armel (Banque
populaire),
l'un des
grands
favoris,
et préparateur de Vincent
Riou
(PRB). Classique par
l'aventure,
classique par le caractère des personna
ges,
le Vendée
Globe,
ses vingt
bateaux,
dont certains sont comme les bijoux de
la
Bégum,
ses 24000
milles,
ses trois
caps à
franchir,
est une église. C'est un
culte
grec
du large : du
suspense,
parfois
du tragique
hélas,
comme dans la
vie,
du
mélo et
des larmes à
l'arrivée,
«comme
au
départ»
dixit Jean Le Cam (SynerCiel).
Donc un culte à
l'homme,
mais aussi à
la probité commerciale des sponsors.
C'est comme cela que le Vendée
s'est
fait
une auréole dans la course hauturière.
On doit cela à Philippe
Jeantot,
son créa
teur,
et à Philippe de
Villiers,
ancien
président du conseil général de
Vendée,
qui a
fait gonfler
la course à
l'hélium.
Bruno
Retailleau,
son
successeur,
aura
la tâche délicate de
régler
la
pression
dans les tubulures de cette énorme
ma
chine à vapeur qu'est devenu le
Vendée
Globe. Denis
Horeau,
le directeur de
course,
l'homme connu pour
son
sang-
froid et son
professionnalisme,
en a
presque le poil qui se hérisse. «En termes
d'organisation,
la
course a peut
-être
at
teint
un seuil
critique»
,
avance-
t-il avec
une légitime inquiétude. L'épreuve reine
serait-elle devenue si grosse qu'elle
pourrait alors s'affaisser
sous
propre
poids? Les chiffres de
fréquentation
sont
vertigineux. On parle de
900000
spec
tateurs sur les trois semaines qui
précè
dent le départ. Lesmoyens mis en œuvre
sont gigantesques et l'organisation est
si considérable qu'il lui a presque fallu se
fier à la pitié du ciel pour que la machi
nerie ne se grippe pas.
GRATITUDE. Depuis trois
semaines
la
ville des Sables ressemble à
Bénarès. On
vient voir les
marins,
mi-hommes
mi-
divinités,
qui posent devant de
gros
autocollants sur les coques de ces usines
à
gaz
en carbone de 18m de long. Le pu
blic,
aspiré dans un
siphon,
défile pour
exprimer silencieusement
son
affec
tueuse
gratitude.
Deux heures de queue
encore jeudi et des ad
mirateurs entassés
comme des sardines sur les
pontons,
à
se demander qui seront les
premiers,
di
manche,
au
cap
Finisterre
(pointe ouest
de l'Espagne).
Jean
-Pierre Dick (Virbac
Papreclll),
Armel Le Cléach (Banque po
pulaire)
ou
Vincent Riou ? Cequi est
sûr,
c'est ce que ce sera
au
reaching,
cette al
lure où les machines livrent toute leur
puissance. On vient voir les bateaux
mais surtout exprimer sa «confiance
dans
l'homme»,
comme dit une dame.
On
va rentrer
dans
l'hiver et on ne les
reverra qu'en janvier.
Le Vendée Globe
fait frissonner depuis 1989.
Le public veut qu'on l'instruise. Alors
tout est écrit devant chaque bateau en
gros caractères
:
nom,
âge et courses
ga
gnées.
Un lexique technique permet de
comprendre l'incompréhensible.
«Ben,
faudrait me payer cher pour faire ce qu 'ils
font

dit celui-là.
Le
public veut qu'on
l'émerveille. Il vient pour ça.
Six heures
de voiture depuis
Bayonne. Une journée
pour ceux-là qui viennent du Doubs.
C'est un spectacle gratuit qui coûte
8.5 millions d'euros à organiser. Le ba
daud, lui,
y
laisse son argent : 6 euros le
tour du bassin
sur
une plate à huîtres.
RETOMBÉES.Selon une
étude du dépar
tement,
en 2008 la course aurait attiré
1.6 million de personnes (départ et arri
vée). Même si ce total est sans doute
avantageusement
arrondi,
il n'en reste
pas moins gigantesque. Le large fait re
cette. De sorte que
les prix flambent.
La
veille
du
départ,
des chambres s'arra
chaient à 500 euros. Il faut
toujours se
méfier avec les
chiffres,
mais élus et en
treprises évoquent un retour sur inves
tissement de près de 40 millions d'euros
(hôtellerie,
restauration,
location
d'ap
partement,
véhicules).
Les retombées médiatiques
de l'événe
ment ont
été,
elles,
évaluées à
près
de
145 millions. Si ce chiffre ne signifie pas
grand-
chose,
il fait infiniment sérieux.
Louis
Guédon,
maire des
Sables,
peut se
frotter les mains et remercier l'initiative
prise par les élus de la fin des années 80.
«Les
retombées sont énormes»,
assure
l'élu UMP.
Retailleau,
successeur de
Vil
liers à la présidence
du
conseil général
de
Vendée,
assemblée qui chapeaute la
so
ciété
d'économie
mixte
organisatrice,
injecte les deux
tiers
des 8,5 millions
d'euros pour donner un lustre maritime
à la région. L'entreprise
Sodebo, elle,
en
fourne presque 3 millions. François Bo
che,
de l'office de
tourisme,
voit plus
loin,
jusqu'à
l'arrivée,
prévue en jan
vier
2013,
«date
idéale
pour
les
réserva
tions
de l'été
suivant».
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(3/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
BRIEFING.Loin de cette avalanche
comptable,
le cœur de la coursebat à un
autre rythme. Sur les
pontons,
les
skip-
peurs ont lesmâchoires serrées et un vi
sage qui se ferme au
fur
et à mesure que
le moment du départ se rapproche. De
puis vendredi
matin,
le public n'est plus
autorisé à défiler devant lesbateaux afin
de laisser un peu de répit à des marins
tendus et leur permettre «d'entrer dans
leur
course»,
comme le dit Yann
Eliès,
ancien concurrent qui n'a pas réussi à
réunir un budget pour cette édition. Le
dernier
briefing
a quelque peu surpris
une assistance de marins
habitués,
di
sons à un peu plus de rigueur. Lesorga
nisateurs ont prévuque lepremier voilier
largue les amarres à 9h30 précises. Ar
naud Boissières (Akena
Vérandas)
a fait
remarquer qu'il
n'y
aurait pas assez
d'eau dans le chenal pour des monoco
ques dont le tirant d'eau est de 4,50 mè
tres... Ladécisionde
reporter
ledépart du
ponton de quelques minutes devait être
sagement prise en soirée. Ainsi donc un
léger agacement devenait perceptible
chez des marins qui continuaient à en
chaîner les interviews comme de bons
petits soldats
(17
pour
Tanguy
de
La-
motte)
. «On est
totalement
secs.
On
a
tout
raconté»,
disait avec détachement Ber
trand de Broc.Il leur reste troisbons mois
d'humidité autour du
globe
pour éponger
notre soif
de
récit.
-?-
L'ESSENTIEL
LECONTEXTE
Vingt
marins,
dont une
femme,
se lancent samedi
pour un tour du monde en solitaire et sans escale
pour les légendaires
24
000 milles du
Vendée Globe.
L'ENJEU
Plusieurs
centaines de milliers de personnes
sont venues saluer les participants à cette course
ultime,
dont la magie n'est pas altérée
par sa médiatisation.
LESSABLES-D'OLONNE
CAP
DE BONNE
ESPÊ8ANCE
Porte
Atlantique
Porte
Kerguele,
Porte
Australie-
Ouest
Porte
Austral!
Est
isge oblige pour
de descendre
trop su sud)
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(4/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
I
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Rubrique : Evénement
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Page 205
(5/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LESINGÉN EURS-RÉGATIERS
Jérémie Beyou
(Fr)
36
ans
2e
participation
l
\
i
t
F
1
f
1
t
\
z
}
ean-Pierre
7
ans
je
participati
/irbac-Papre
Vrmel Le CIe
)5ans
2e
en
e
participati
Banque PopL
:rançois
Gah
9 ans
re
participati
"1acif
[bigniew Gu
)9
ans
re
participati
înerga
Vincent Riou
Oans vainc
je
participati
)PB
Dick (Fr)
on
c3
«ac'h
(Fr)
2009
3n
/aire
art (Fr)
on
bkowski (Pol)
on
(Fr)
lueur en
2005
on
LES
CINQ
FAMILLESDUVENDEE
GLOBE
LES LOUPS DE MER
Marc Guillemot
(Fr)
Bernard Stamm
(Sui)
Domnique Wavre
(Sui)
53 ans
3e
en 2009 49 ans 57 ans
2e
participation
3e
participation
4e
participation
Safran Cheminées Poujoulat Mirabaud
Jean Le Cam
(Fr)
53
ans
2een2005
3e
participation
SynerCiel
Kito de Pavant
(Fr)
51
ans
2e
participation
Groupe 8e/
Arnaud Boissières
(Fr)
40
ans
2e
participation
AKena Vérandas
LES
AVENTURIERS
Aless. Di Benedetto
(It)
javierSanso
(Esp)
41
ans
43 ans
ire
participation
2e
participation
Team Plastique
Acciona
lOOVo
EcoPowered
Louis Burton
(Fr)
27
ans
lre
participation
Bureau Vallée
Tanguy
de Lamotte
(Fr)
34
ans
lre
participation
/nrtiafives-cceur
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(6/6) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LES PAUVRES
Sam Davies
(GB)
ET CELEBRES
38 ans
2e
participation
Savéol
Bertrand de Broc
(Fr)
52 ans
3e
participation
Vbfre Nom autour
du Monde
LES
BRIT'
S
Mike
Golding (GB)
52 ans
3e
en 2005
4e
participation
Alex
Thomson
(GB)
38 ans
3e
participation
WugoBoss
LE PALMARES
1989-1990
Titouan Lamazou
109
jours
8
h 47min
1992-1993
Alain
Gautier
110jours
17
h 20min
1996-1997
Christophe
Auguin
105
jours
20
h
31
min
2000-2001
Michel Desjoyeaux
93
jours
3
h 57min
2004-2005
Vincent Riou 87
jours 10
h
47
min
2008-2009
Michel Desjoyeaux
84
jours
3
h Çmin
CARACTERISTIQUES DU BATEAU
Monocoque
de
60 pieds
Tirant
d'eau
:
4,50 m
Surface
de voiles au près :
300
m2
surface de voiles au portant : 600
m2
Longueur
18,28
m
@
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Date : 10/11/2012
Pays : FRANCE
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Typologiedes20
participants
à la
plusextrêmedes régates.
Portrait
typedu
globe-
flotteur:
un
mâlede
mer
élevé
en
France
De
prime
abord,
la
sociologie
des
par
ticipants à l'édition 2012du Vendée
Globe paraît assez conforme à ce
qu'elle atoujours été depuis 1989. Ils sont
20 marins sur la ligne de
départ,
affluence
moyenne,
en rapport avec les basses eaux
économiques. La
fourchette
des
âges,
qui
va de 27à 57
ans,
est toujours aussi large.
Elle tend à prouver que cette activité n'est
pas encore un sport
à
contraintes physiolo
giques fortes. Laparité ne progresse en rien.
Sam Davies est la seule femme engagée. Et
l'internationalisation reste modérée. Un
tiers
de la
flotte
est étrangère. Maisbien des
marins sont des résidents bretons qui trou
vent,
entre Quimper et
Vannes,
un biotope
humain et technique favorable.
Pourtant,
les profils des marins s'aiguisent.
La
famille des
ingénieurs-régatiers af
fiche la
radicalité
de
son approche sportive
et de son investissement technologique.
Fort
d'une formation
scientifique,
Le
Cléac'h,
Dick ou Gabart sont des interlocu
teurs exigeants pour les architectes ou les
maîtres voiliers. Ilspoussent à l'allégement
maximal et au confort
minimal,
au risque
de l'ascétisme. Habitués à Polympisme ou
à la Solitaire du
Figaro,
ils naviguent énor
mcmcnt au sein de centres d'entraînement
comme celui de
Port- la-
Forêt (Finistère).
Moins secrets que la génération
précédente,
ils ne craignent pas de se confronter à leurs
adversaires avant la course et d'échanger
leurs impressions. Initiés au routage météo
depuis
toujours,
ils adorent plancher sur les
fichiers de vent et
déterminer leurs routes.
Les loups de mer
sont
des ingénieurs-ré
gatiers un peu plus
anciens,
un peu plus
marins. Le
Cam,
Guillemot ou de
Pavant
Laparité neprogresseen
rien,
laBritannique
Sam
Davies
est laseulefemmeengagée.
ont la cinquantaine
et connaissent tout de
la haute
mer,
de ses
pièges et ses
beautés.
Ilspossèdent l'ensemble des compétences
nécessaires mais aspirent à un équilibre en
tre surinvestissement et philosophie de vie.
Malgré
tout,
ces loups ont encore les crocs
pour une victoire
qui les a souvent
fuis,
ce
qui explique peut
être leur
présence.
Guille
mot,
Stamm et de Pavant ont d'ailleurs les
bateaux et les budgets de leurs ambitions.
Les
aventuriers
constituent une
tribu hé
téroclite et sympathique qui fait le charme
du Vendée Globe. Ils viennent d'horizons
divers et croisent des motivations variées.
L'Italien Di Benedetto est un étonnant spé
cialiste de l'extrême. Il a déjà fait le
tour
de
la planète sur un bateau de 6,50
mètres,
trois fois plus petit que les monocoques du
Vendée. Burton comme
Tanguy
de Lamotte
ont mis des voiles à leurs rêves afin de se
lancer dans ce voyage initiatique.
Parfois,
les aventuriers finissent par muter et deve
nir
loup
de mer. C'est le cas d'Arnaud
Bois-
sières, récidiviste,
qui a haussé le ni
veau de ses exigences.
Certains marins connus n'ont mis
à
flot
leur espoir que sur le tard.
Parmi
les pauvres et
célèbres,
Bertrand de Broc retente le
coup
du spon
soring
collectif qui lui avait déjà réussi.
Quant à
Davies,
la seule femme du
lot,
elle
manque d'un bateau àla mesure du talent
qu'elle avait manifesté en 2008.
La navigation en solitaire est une spécialité
très française.
Les
Brits,
Golding
et
Thom
son,
qui se sont préparés à leur
manière,
vont
tenter
de
restaurer,
la domination
anglo-saxonne qui règne dans d'autres sec
teurs de la course au large.
L.L.V.
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Page 31

VendéeGlobe:c'estpartipourletourdu
mondeàlavoileensolitaire
DesSables-d’Olonne,J.-L.ROBERTIER
10/11/2012,09h09|Misàjourle10/11/2012,13h08

LeskipperdePort-Camargue,KitodePavantémumaissereinaudépartdu7eVendéeGlobe.
(AFP-DAMIENMEYER)

Les20marinsdu7eVendéeGlobe,dontleskipperdePort-CamargueKitodePavant,ontprilamercet
après-midià13heuresendirectdesSablesd'Olonnes.

VendéeGlobe2012-2013(Départendirectvidéo)parVendeeGlobeTV
Onconnaîtlescinqsens.L’ouïe,legoût,lavue,letoucheretl’odorat.Mettez-lesdansl’ordrequevous
voudrez.Pourleurfaireplaisir,onenarajoutéunsixième,ditféminin.Histoired’expliquerleurpropensionà
devinerimmédiatementnosdéfauts,leshommes.Ouencoreàanticiperavantlesautreslejourdessoldes...Eh
bien,ilyenaunseptième:lesensmarin.

Letourdumondesanstoucherterre
Cetrucenplusqu’ontceuxquivontsurl’eau.Etencoreplusceuxquitraversentlesocéans,voirequifontle
tourdumondesanstoucherterre.Cettefacultéàsavoird’oùvavenirleventjusteenlevantlenezouledoigt.
Cetinstinctpresqueanimalquileurfaitenfilerunciréavantlesautres,àsesloupsdemer...
Maiscettepartd’instincta-t-elleencorelaplaceaujourd’huidanscesbateauxtruffésd’électronique?Lesens
marinsert-ilencoreaucœurdecescockpitsfaçontableaudeborddeBoeing,quileurpermetenmêmetemps
devoirendirectlanaissancedupetitdernieretsavoirs’ilyaduventaufinfonddumonde,là-bas,toutenbas,
oùçarugitetçahurle?

"Lesensmarinestfaitdesensationsetd’observation"YannEliès
"Lesensmarin,ilyencertains,chezlespetitsjeunes,quidevraientenembarqueravantdepartir,prévient
JacquesCaraës,l’undesmarinslesplusexpérimentésdesagénérationavec,aubasmot,cinqtoursdumonde.
Sinon,ilsaurontl’aircons,justeavecleursfichiersmétéoélectroniques."Avantdelâcher,dubitatif:"Lesens
marin,jenesaispassiçaexisteencore.Enfinsi,vavoirducôtédeKito."

Çatombebien,ilestlà,dePavant,pasloin,aucomptoir(oui,cetteenquêtes’estfaitedansunbardesSables-
d’Olonne,avecàlamainunedescomposantesprimordialesdusensmarin:unverrederhum).
"Ilfautsavoirseservirdesdeux,expliqueceluidontl’expériencedeconvoyeurdevoilierssurtouteslesmers
duglobeaénormémentserviensuitedanssesdiversescourses.Savoirleverlenez,c’estvrai,maisaussisavoir
seservirdetoutlematosélectronique."

Etderigoler,luiquinousexpliquait-iln’yapaslongtempsques’ilavaiteuunpeuplusdesensmarin,"Je
n’auraispeut-êtrepasprismonmâtsurlagueuleilyaquatreans...""Dusensmarin,ilfautenavoirunebonne
dose,acquiesceYannEliès,troisTrophéeJules-Verneaucompteur,entreautres,gravementblesséilyaquatre
ansausuddel’AustraliesursonpremierVendéeGlobe.

Etvenu“entouriste”cettefois-ciassisteraudépartdecespetitscamarades.Ilfautsavoirparfoisjugerà
l’instinct.Lesensmarinestfaitdesensationsetd’observations.Unnuageplusnoirquelesautres,quelques
vaguesdifférentesdesautres.MaissurunVendéeGlobe,c’estdurdelegardertoutaulongdelacourse.Alors
l’électronique,çaadubon."

Quantaux“petitsjeunes”pourlesquelsJacquesCaraëss’inquiète,YannElièsleurfaitconfiance:"Ilsnesont
passurlalignededépartdeceVendéeparhasard.Lesensmarin,ilsselesontforgé,mêmelesplusjeunes.
Parfoisenaccéléré,maismêmesileplateaurajeunit,l’expérience,lesensmarinsontlà."
Onestrassurés.C’estbonlesgars,vouspouvezyaller.Maispensezàleverlenez!

VendéeGlobe:KitodePavantsereinpourson
tourdumondeensolitaire
RecueilliparJEAN-LOUPROBERTIER
10/11/2012,09h09|Misàjourle10/11/2012,13h26

3de4
KitodePavant:"Lefaitd’avoireuces"emmerdes"surleVendéeGlobeetd’autrescourses,çamepermetde
relativiser."
(AFP-JEAN-SEBASTIENEVRARD)

Ilrepart.Aprèsunepremièreexpérienceavortéeilyaquatreans,poursonpremierVendéeGlobe,KitodePavanta
prisledépart,aujourd'huisamedià13heures,auxSablesd’Olonne,decetourdumondeensolitairesansescaleet
sansassistance.

Avecunedéterminationetunoptimismeredoublés,à51ans,leskipperdePort-Camarguecomptebiencettefois-ci
amenersonGroupeBeljusqu’àl’arrivée.Interviewquelquesjoursavantledépart.

Àquelquesjoursdudépart,dansquelétatd’espritêtes-vous?
Étonnamment,jesuisassezsereinsurcettehistoire-là.Pasdepressionparticulière.Lefaitd’avoireuces“emmerdes”
surleVendéeGlobeetd’autrescourses(1),çamepermetderelativisersurdeschosesquejepensaisinsurmontables.
Là,onatoujourslemêmesponsor,lamêmeéquipetechnique,unpoilrenforcée,lemêmebateaubienamélioréetle
mêmeskipper,quiaquatreansdeplusetdoncautantd’expérienceenplus.Jesuisconvaincuqu’onatoujourstravaillé
danslabonnedirection:pasdechoixcasse-cou,pasdetrucstropaudacieux,pasgrand-choseàsereprocher.Ilyaun
momentoùçavalefaire.

N’avez-vouspaspeurd’unautrepépintechnique?
Lespépinsquej’aieusn’ontjamaisétécauséspardesproblèmesstructurels.Surledémâtageilyaquatreans,jeme
disquec’estpeut-êtremafaute,quec’estpeut-êtremoiquiaimalgérélesconditionsdemerqu’ilyavait.J’aila
consciencequelesmalheursquej’aieus,beaucoupd’autreslesonteusunjour.Maisjen’aipasl’impressiond’avoireu
plusd’ennuisqued’autres.Etçarenforcemamotivation,madéterminationetmonoptimisme.

Qu’avez-vouschangésurlebateau?
Onavalidéénormémentdechoses.JeneveuxpasrentrerdanslesdétailsmaisleGroupeBelde2012n’apasgrand-
choseàvoiravecleGroupeBelde2008.GroupeBelest,del’avisdebeaucoup,l’undesplushomogènesdelaflotte.
Carilnefautpasoublierquel’onvarencontrerdesconditionsdenavigationtrèsvariables.

Objectif:terminerougagner?
D’aborddevérifierquelaTerreestbienronde(rires).Unefoisqu’onauravérifiéça,ehbienjevaistenterd’arriveraux
Sablesd’Olonne.Carc’estcequimemanquedepuisquelquetemps,lesarrivées(rires).Etcelle-làenparticulier.
J’aimeraisbienlavivre,quelquesoitlerésultat.Après,évidemment,c’estquandmêmeunecourse.Jemeconnais,je
n’aimepasêtrederrière.Maisd’abord,cetteboucle,jeveuxlaboucler.

Quellessontlesquestionslesplusfréquentesquevousposentlesgens?
C’estdecomparernotreviedemarinàleurvienormale.Commentonmange,commentonselave,commentongèrela
peur,lestress.Enfait,c’estcomparernotreviedemarinsolitaireautourdumondeavecleurviedeterriendetousles
jours.Etnous,lefaitd’êtreautonomessurtouscesproblèmesdelaviedetouslesjours,denepasvoirsafamille,dese
soignertoutseul,çalesperturbe.Surtoutlesplusjeunes.

Etvous,qu’allez-vouschercher?
Allercherchertroismoisdesolitude,vivredesmomentsexceptionnelssurdesbateauxexceptionnels,àdesendroits
exceptionnels.Cequejeredouteleplus,c’estavoiruneemmerdequim’empêched’amenerGroupeBelsurlaligne
d’arrivée.J’aipassédesmomentsdifficiles,dedoute,oùjemesuisdemandésij’étaiscapabledelefaire.Avecles
responsabilitésquej’avaisvis-à-visdetousceuxquim’ontsoutenu:l’équipetechnique,lesingénieurs,lafamille,les
amis,lespartenaires...UnVendéeGlobe,cen’estpassimplementunmectoutseulquifaitletourdumondeen
bateau.C’estunvraidéficollectif.Etonnepeutpasbanalisercegenred’entreprise.

Embarquez-vousunobjetfétiche?
Pasvraimentdegri-gri.Maisdelamusique,toutletemps.Onaunamicommunquis’appelaitPatrickMasséquiyest
certainementpourbeaucoup...La“zique”,elleestpartout,ellem’atoujoursaccompagnésurmesbateaux.Leformata
changé:c’estpassédescassettesencombrantesdel’époqueàunepetiteboîtedequelquesgrammes.

Etunpetitplaisir,pourlesmomentsdifficiles?
Laseuleentorse,c’estunepetiteflasqueenargent,avecducalvadosàl’intérieur,quem’avaitofferteJacquesCaraës
avantlaBarcelonaendouble.Àl’intérieur,ilyaducalvadosquiapassédéjàdeuxfoisleCapHorn.Jelegoûteraiaprès
leluiavoirfaitpasserunetroisièmefois.C’estdéjàunbut,non?
(1)Ilyaquatreans,GroupeBeldémâtaitvingt-huitheuresaprèsledépartdeceVendéeGlobe2008-2009.Lorsdela
RouteduRhum2010,Kitoheurtaitunebaleinealorsqu’ilétait5eetabandonnait,quillecassée.En2011,lorsdela
BarcelonaWorldCup(tourdumondeendouble),uneavariedequilleobligeKitoàs’arrêteraprèsleCapHorn.Et,au
printempsdernier,surl’étapeensolitairedel’EuropaWarmUp,GroupeBeldémâteaulargedesAçores

DEPARTdu7eVendéeGlobeà13heures
20skippersprendrontledépartà13heuresdu7eVendéeGlobeauxSables-d'Olonnepouruntourdumondeen
solitaireetsansescale.

Dèslemilieudelanuit,desmilliersdespectateursavaientparcouruàpiedouàvélolespetitesruesdesSables-
d'Olonnepouroccuper,surlerivageetlesquais,lesmeilleuresplacespourvoirsortirlesbateaux,unmomenttoujours
chargéd'uneimmenseémotion.

Quelquesbateauxdespectateurssortaientcematindelamarinapoursepositionnerdanslesemplacementsautorisés
àproximitédelazonededépart.Lesembarcationspneumatiquesdelasécuritéquittaientégalementleportlesunes
derrièrelesautres.Ellesassurerontlapolicedupland'eaupouréviterdescollisions.

(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée
Globe,
l'aventure
qui
change
leshommes
Vingt skippers sont partis
hier
pour
la
T
édition dutour du
monde en solitaire et sans escale. Ils
II 611 r6V16nCir01lt
pâS irïCl6ïïin6S
LESSABLES-D'OLONNE
(VENDÉE)
ENVOYÉSPÉCIAL
STÉPHANE
COLINEAU
Leurs
trois prochains
mois seront plus
riches que vos trois
prochaines années.
Hier,
sous les yeux de
150.000 spectateurs
admiratifs,
les vingt skippers du Vendée
Globe ont largué les amarres
pour le voyage d'une
vie,
portés
par
une brise de douze nœuds
(20
km/h)
et le désir de revenir
plus grands. Quitte à risquer leur
santé,
ou même
leur
peau,
lessivés
des heures
durant par des vagues
dont l'échelle de
grandeur,
par tra
dition,
est en étages d'immeuble...

qu'il
soit,
Phileas
Fogg
ne
doit pas faire le fier.
Moins
de
80 jours devraient suffire au lau
réat pour boucler les
24.000
milles
(44.450
km)
de ce tour du monde
sans
escale,
ni assistance.
76
jours,
pronostiquent
les
organisateurs.
C'est un avis de tempête pour le
record
de 84
jours
3 heures
et
9
minutes, établi
par
le double vain
queur Michel
Desjoyeaux,
lors de
la dernière
édition
(2008-2009).
«
J'y
ai
compris que
je
pouvais changer
le
monde »
«
Le
dernier
Vendéea
été dur.
Ce
lui-là
sera violent
»,
a prophétisé le
roi
des
mers
du
Sud,
Mike
Golding
(Gamesa),
l'un
des
rare en mesure
d'empêcher les Français d'ajouter
une
septième étoile sur leur ciré.
Le Britannique
se
méfie,
comme
d'un lapin à
bord,
de la dernière
fournée de
Figaristes,
les jeunes
Armel
Le
Cléac'h (34
ans,
Banque
Populaire)
et François Gabart
(29 ans, Macif)
en tête.
Cette
génération
d'athlètes-
ingénieurs,
aussi
à l'aise
pour
mouliner
les winches
qu'activer
ses
neurones,
promet de ne laisser
aucun répit
àl'armada des
premiers
prétendants.
Vincent Riou
{PRB),
vainqueur en
2005, et,
Jean-Pierre
Dick
(Virbac-Paprec
3)
s'avancent
en autres maîtres coques d'une
flotte
réduite
de dix
unités
depuis
2008,
la faute à la
crise qui
freine
la constitution de budgets d'envi
ron 2
Mê. Douze
hexagonaux et
huit étrangers composent cette
troupe,
parmi lesquels figure une
seule
femme,
l'Anglaise Samantha
Davies
(Savéol),
quatrième de la
précédente cuvée.
A
en croire les grands
anciens,
pas un ne reviendra indemne:
«
C'est fou ce que le Vendée te fait
vieillir en peu de
temps,
sourit
Catherine
Chabaud,
première
femme à achever
l'épreuve,
millé
sime
1996-1997. Un
jour,
tu te sens
si minable que
tu
pleures comme
une madeleine.
Le
lendemain,
tu te
prends pour un champion
du
monde.
Et tu finis par comprendre qu'on a
tous des ressources
exceptionnelles,
un potentiel incroyable qui se révèle
quand on n'a plus le choix.
»
Un
million de curieux et d'ad
mirateurs se sont pressés ces
trois
dernières semaines en
Vendée
pour
comprendre de quels bois
mystérieux étaient constitués ces
gladiateurs
:«Le Vendée
Globerend
différent,
leur
confirme Jean-Luc
Van Den
Heede,
deuxième en 1993.
Il m'a par exemple appris à
accep
ter les choses. Ça m'a rendu plus
structuré,
et même plus heureux.
Il
m'a aussi
fait
prendre conscience
de
mon optimisme viscéral! » Dans les
colloques,
Catherine Chabaud ne
cesse de répéter que
«
laplus grande
leçon du
Vendée,
c'est que tous les
rêvessont réalisables.
J'y
ai compris
queje pouvais changer le monde. Je
n'ai pas peur
de
me lancer dans des
projets
démesurés,
commecelui
d'un
voilier du
futur,
très
écologique,
que
je mène actuellement. »
Le
dernier
mot est au naviga
teur
franco-Italien Alessandro
Di
Benedetto (Team
Plastique), dont
c'est la première participation:
« Moi j'ai fait
un tour
du
monde en
solitaire sur un voilier de
6
mètres,
en 268 jours. Je peux dire la
mer,
c'est
la
vie,
et c'est
la
mort en même
temps.
»
9
www.lejdd/sport
^ Leportfolio des 20 skippers
^
Lespetits regretsde LeCléac'h
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Page 130
(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Déjà
des pépins!
DEVEINEIMPROBABLE
pour
les deux
cousins de ce
Vendée Globe. Vingt minutes
avant
le
départ,
Bertrand
de
Broc (Votrenom autour
du
monde)
a été percuté
par une navette chargée
de
l'accompagner.
Bilan :
«
Une
déchirurede 30 cmsur 10 sur
i'étrave. Onapréféré
rentrer
pour réparer
»
, explique le
Breton,
qui espérait repartir
tard hier
soir.
Dès
son avarie
connue,
il était réconforté
par un SMSde Marc
Guillemot
(Safran). Moins
de
cinq
heures
plus
tard,
cedernier entendait
«
un
grand
bruit probablement
dû à
un choc ». «Pour
conserverseschances
definir le Vendée
Globe,
il a décidé de rentrer
»,
annonçait son
équipe.
Le
skipper,
au
ralenti,
était
attendu aux
Sables la
nuit
dernière,
voire ce matin.
Autre
fait
de
course,
le
départ «
volé
»
par
cinq
concurrents,
dans le sillage
de Zbigniew Cutkowski
(Energa).
Avecle
Polonais,
François Cabart
(Macif),
Vincent Riou
(PRB),
Kito
de Pavant (Groupe
Bel)
et
Armel LeCléac'h (Banque
Populaire)
ont été priés
défaire demi-tour
pour
franchira nouveau la
ligne de départ,
Au pointage
de 20
h,
FrançoisCabart devançait
Jean LeCam
(Synerciel),
La
flotte faisait
route
vers le
cap Finisterre,
au
nord-ouest de
l'Espagne,
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Les Bel dans le même bateau
que leur skipper

Martine, Olivier, Fabienne et Francis : quatre salariés de Bel qui,
depuis hier sont dans la course du Vendée Globe au côté du
navigateur Kito de Pavant.

Ambassadrice de l'usine Bel et salariés tirés au sort, se trouvaient hier aux Sables-
d'Olonne pour le départ du Vendée Globe auquel le bateau de Kito de Pavant,
Groupe Bel participe. Ils n'en revenaient pas encore d'avoir été aussi près du cœur
de la course autour du monde à la voile. Témoignages.
Martine Pierru, du service recherche et développement, salariée depuis 25 ans chez
Bel Vendôme, ambassadrice de Kito parmi les salariés vendômois, raconte : « Je ne
connais rien à la voile mais comme en 2008, j'ai eu grand plaisir à partager ce
moment fort avec mon mari Olivier, du service lait, supporter aguerri. Et pourtant, je
suis malade en mer ! »
>> A Lire : Bel prêt à larguer les amarres
Et l'ambassadrice d'expliquer comment les salariés tirés au sort, une fois aux Sables-
d'Olonne, se sont transformés en VIP Bel, invités privilégiés du Vendée Globe :
« Vendredi, à notre arrivée, nous avons aussitôt été pris en charge par une navette
pour aller au stand Bel qui, désormais interdit à la visite au public, restait ouvert pour
les sponsors. Avec notre brassard de reconnaissance, on a pu approcher l'équipe
des six marins de Kito et voir les derniers préparatifs avec le chargement de la
nourriture. Et le soir, participer au repas d'adieu de Kito qui réunissait sa famille, ses
amis et près de deux cents salariés autour du P-DG du groupe Antoine Sievet, des
salariés venus de Chine, d'Égypte, du Maroc, de Turquie… Si Kito est parti à 22 h 30
pour se reposer, pour nous c'était la fête, tard dans la nuit. »
Kito… à vélo !
Et samedi matin, départ en navette à 7 h 45 pour petit-déjeuner commun et être fin
prêts pour la ligne de départ malgré les embouteillages de circulation. « Alors qu'on
était coincés dans les bouchons, on a eu une belle émotion en apercevant Kito
déboucher avec un sac à dos doubler tout le monde… à vélo ! A 11 h, on embarquait
dans un des deux bateaux suiveurs de Bel qui accueillait chacun une centaine de
salariés. On a vu les monocoques partir à la queue leu-leu pour traverser le chenal et
s'aligner en pleine mer pour le départ de 13 h mais avec des vagues de trois mètres,
le mal de mer est vite arrivé… »
L'ambassadrice est encore étonnée par le nombre de scooters des mers, de
barques, de bateaux de toutes tailles, dont d'imposants yachts, qui accompagnaient
les navigateurs. « Ils sont vraiment très, très près des concurrents. Nous aussi
puisque Kito ayant raté son départ, contraint de refaire un tour de bouée, ça nous a
permis de l'approcher vraiment au plus près pour continuer à l'encourager en le
suivant pendant plus d'une heure. Et encore et encore l'encourager avec de
retentissants " Go Kito " ! »
billet
Go Kito !
Sûr que ce lundi matin, ils seront nombreux à se croiser dans les couloirs ou à la
machine à café avec un retentissant « Go Kito ! » aux lèvres. Un mot de soutien
devenu cri de ralliement pour les Bel qui depuis le sponsoring lancé en 2005, suivent
les aventures de Kito de Pavant qui prenait aussi le départ du Vendée Globe en
2008. Une sorte de fan-club s'est même constitué. Samedi, pour faire face aux
éléments, ses membres ont enfilé un manteau… rouge comme il se doit, frappé du
sourire de la malicieuse et rieuse vache, chère au Groupe Bel.
le chiffre
8.500
C'est le nombre d'empreintes de pouce que 8.500 salariés du groupe Bel sur
ses 11.400 collaborateurs à travers le monde, ont accepté de donner, réunies
sur le mât du monocoque. Parmi elles, celles d'une partie des 160 salariés en
contrat à durée indéterminée de Vendôme qui, fin septembre, accueillaient le skipper
lors d'une visite du site qui s'était ouverte par une tournée de ramassage de lait pour
se poursuivre par une rencontre avec des salariés de la division industrie et ceux de
la division recherche. Et déjà, dans plusieurs bureaux, des cartes pour accompagner
le périple de Kito qui ne fait que commencer.
Propos recueillis par Édith Van Cutsem
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe: abandon de Pavant après un choc avec un
chalutier
PARIS, 12 nov. 2012 (AFP) -
Le skipper français Kito de Pavant a confirmé lundi après-midi son abandon, au troisième jour du Vendée Globe,
après que son monocoque Groupe Bel a subi de gros dégâts dans une collision avec un chalutier dans la matinée,
au large des côtes portugaises.
"Le Vendée Globe 2012, eh bien il s'arrête, pour moi, pour Groupe Bel, pour tous les gens qui me suivaient dans
cette aventure, c'est l'accident bête, trop bête, je suis désolé", a déclaré le navigateur dans une vidéo postée sur le
site de la course.
"Les dégâts sont importants: bout-dehors arraché et outrigger bâbord cassé, le pont est soulevé sur deux mètres.
Kito n'est pas en danger", a expliqué dans un premier temps Groupe Bel dans un communiqué, avant d'ajouter: "Il
a sécurisé le mât et fait route en direction de Cascais (Portugal) sous grand voile 2 ris à une vitesse de 9 noeuds".
De Pavant est le deuxième skipper hors course depuis le début de ce Vendée Globe, après Marc Guillemot, rentré
dimanche aux Sables-d'Olonne après avoir perdu la quille de Safran.
heg-ol/sk
Afp le 12 nov. 12 à 16 27.
TX-PAR-CQX67
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Mots : 202
Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Fil Gen
Périodicité : Quotidien
Page 20
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe - Gabart toujours 1er lundi soir, abandon de
Kito de Pavant
PARIS, 12 nov. 2012 (AFP) -
Le Français François Gabart occupait toujours la tête du Vendée Globe lundi à 20h00, devant Armel Le Cléac'h et
le Suisse Bernard Stamm, la journée étant marquée par un 2e abandon, celui de Kito de Pavant, victime d'une
collision avec un chalutier.
Pour la plupart des concurrents, l'heure des premiers choix stratégiques a sonné: continuer à plonger dans le sud,
dans un vent qui va faiblir au nord de Madère sous l'influence d'une dorsale anticyclonique. Ou partir dans l'ouest
pour aller chercher une dépression en cours de formation et bénéficier de solides vents de nord-ouest.
Dix-huit monocoques, des 60 pieds Imoca de 18,28 m de long, restaient en course lundi soir dans le tour du
monde en solitaire, sans escale et sans assistance après l'abandon de Kito de Pavant et celui, dimanche, de son
compatriote Marc Guillemot (Safran) sur bris de quille.
Classement à 20h00 (heure française):
1. François Gabart (FRA/Macif) à 23.260,4 milles de l'arrivée
2. Armel Le Cléac'h (FRA/Banque Populaire) à 14,5 milles du premier
3. Bernard Stamm (SUI/Cheminées Poujoulat) à 24,2
4. Vincent Riou (FRA/PRB) à 26,1
5. Jean-Pierre Dick (FRA/Virbac-Paprec 3) à 36,9
6. Alex Thomson (GBR/Hugo Boss) à 72,7
7. Jérémie Beyou (FRA/Maître CoQ) à 87,3
8. Mike Golding (GBR/Gamesa) à 90,2
9. Jean Le Cam (FRA/Synerciel) à 97,9
10. Javier Sanso (ESP/Acciona) à 99,8
...
heg/gd
Afp le 12 nov. 12 à 20 23.
TX-PAR-CRT60
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Mots : 249
Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Fil Gen
Périodicité : Quotidien
Page 21
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe: Kito de Pavant (Groupe Bel) heurté par un
chalutier
RENNES, 12 nov. 2012 (AFP) -
Le bateau du skipper Kito de Pavant, Groupe Bel, engagé dans le Vendée Globe depuis samedi, a été heurté par
un chalutier lundi matin vers 10H00, occasionnant d'important dégâts et l'obligeant à se dérouter vers le Portugal,
a indiqué l'organisateur.
"Les dégâts sont importants: bout-dehors arraché et outrigger bâbord cassé, le pont est soulevé sur deux mètres.
Kito n'est pas en danger", a confirmé Groupe Bel dans un communiqué, avant d'ajouter: "Il a sécurisé le mât et fait
route en direction de Cascais (Portugal) sous grand voile 2 ris à une vitesse de 9 noeuds".
emp/hg/sk
Afp le 12 nov. 12 à 13 01.
TX-PAR-CQF36
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Mots : 121
Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Fil Gen
Périodicité : Quotidien
Page 22
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe: abandon de Pavant après un choc avec un
chalutier
PARIS, 12 nov. 2012 (AFP) -
Le skipper français Kito de Pavant a confirmé lundi après-midi son abandon, au troisième jour du Vendée Globe,
après que son monocoque Groupe Bel a subi de gros dégâts dans une collision avec un chalutier dans la matinée,
au large des côtes portugaises.
"Le Vendée Globe 2012, eh bien il s'arrête, pour moi, pour Groupe Bel, pour tous les gens qui me suivaient dans
cette aventure, c'est l'accident bête, trop bête, je suis désolé", a déclaré le navigateur dans une vidéo postée sur le
site de la course.
heg-ol/sk
Afp le 12 nov. 12 à 16 25.
TX-PAR-CQX50
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Mots : 114
Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Fil Gen
Périodicité : Quotidien
Page 23
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe: de Pavant heurté par un chalutier, en route
vers le Portugal
RENNES, 12 nov. 2012 (AFP) -
Le bateau du skipper français Kito de Pavant, Groupe Bel, engagé dans le Vendée Globe, a été heurté par un
chalutier lundi matin vers 10H00, subissant d'importants dégâts dans le choc, et il fait route vers le Portugal, ont
annoncé les organisateurs.
"Les dégâts sont importants: bout-dehors arraché et outrigger bâbord cassé, le pont est soulevé sur deux mètres.
Kito n'est pas en danger", a confirmé Groupe Bel dans un communiqué, avant d'ajouter: "Il a sécurisé le mât et fait
route en direction de Cascais (Portugal) sous grand voile 2 ris à une vitesse de 9 noeuds".
Kito de Pavant était 10e lundi matin au classement de la course autour du monde, sans escale et sans assistance
partie samedi des Sables-d'Olonnes (Vendée).
"Il semble, selon le skipper, que le chalutier n'avait pas actionné son AIS, le système qui permet d'être repéré en
permanence en mer", ajoute le communiqué de Groupe Bel, qui prévoit une "prochaine communication en début
d'après-midi après un échange avec Kito".
Au classement de 12h00, le Français François Gabart (Macif) occupait toujours la tête du Vendée Globe, même si
les écarts avec ses poursuivants restaient limités.
Après sa deuxième nuit en mer, Gabart est talonné par ses compatriotes Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac'h
(Banque Populaire), alors que les concurrents longent les côtes portugaises en direction du sud.
Si de Pavant était contraint à l'abandon, ce qui semble probable, il serait le deuxième skipper hors course depuis le
début de ce Vendée Globe, après Marc Guillemot, rentré dimanche aux Sables-d'Olonne après avoir perdu la
quille de Safran.
emp/hg/ol/sk
Afp le 12 nov. 12 à 13 26.
TX-PAR-CQH84
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Mots : 289
Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Fil Gen
Périodicité : Quotidien
Page 24

VendéeGlobe:LespremiersmotsdeKitode
Pavantaprèslacollision

Lundi12novembre2012à12h57
Motsclés:VendéeGlobe,Course,Large,KitodePavant,compétition,abandonParFigaroNautisme
"L'aventureduVendéeGlobe2012s'arrête,jesuisdésolé."Quelquesheuresaprèsêtreentréencollision
avecunchalutier,KitodePavantaconfiésesimpressionsàsonéquipetechnique.

KitodePavantvabienmaislebateauesttrèsendommagé:bout-dehorsarrachéetoutrigger(barrequi
soutientlemât)babordcassé,lepontestsoulevésur2mètres.Quelquesheuresaprèslacollision,ils'est
confiéàsonéquipetechnique:

«Laprobabilitépourentrerencollisionavecunbateau,elleestsuperrare,expliqueleskipper.Toutelanuit,
onacroisébeaucoupdebateaux,descargos.NotresystèmeAISmarchesuperbienquandlesbateauxsontà
10milles,l’alarmesonne,donc,çamepermetdegérer,dechangerlaroutedubateauencasderisquede
collision.Leproblème,c‘estqueceuxquinesontpaséquipésdusystème,onnelesdétectepas.Etc’estun
piègeparcequ’onn’apasmoyendelesvoir.Jesuisallémecoucheraumauvaismoment.Etmêmesij’avais
étédebout,àl’heureoùonregardelamétéoparexemple,oùonestsurl’écran,jenel’auraipasvu.Ilsuffitde
5minutes."

Lechoc

LapositionduskipperduGroupeBelaumomentduchocétaitpar39°56Nordet9°56Ouest,àenviron70
millesaunorddeCascais.Ilétaiten10eposition,à10millesnautiquederrièreJeanLeCamsurSynerCieletà
25millesàl'estdeMikeGoldingsurGamesa.

"Iln’yapaseud’appelàlaVHF,rapporteKitodePavant.Jepensequesurlechalutier,ilsn’étaientpasenveille
nonplus,ilsdevaienttravailleroudormir.Quandilyaeulechoc,jemesuisréveilléensursaut.J’aientendules
mecsgueulermaisc’étaittroptard.J’aibondisurlepont,faitcequ’ilfallaitpourquelemâtnetombepas.On
asauvéaumoinsça,maisbon,çanesertpasàgrandchose."
Aprèsavoirsécurisésonmât,KitodePavantaprisladirectiondeCascais,auPortugal.Ilnaviguesousgrand-
voile2ris,avecunevitessede9nœuds.Sonvoilierévoluedans17/18nœudsdeventdeNord-Ouestavecune
houledeNord-Ouestde2,5mètresdehaut.

"Jen’aipasdecolèrecontrelespêcheursmaiscontremoi,parcequecetruclàn’auraitpasdûarriver,explique
leskipper.Onnepouvaitpasleprévoir,maisjem’enveuxdem’êtrecouchéaumauvaismoment.Cerisquede
collisionexistetoujoursensolo,aveclescargos,lespêcheurs.ÇapeutarriverauPortugal,auSénégal,aularge
duCapVertouduBrésil.Partout.
Lebateauesttrèsabîmé.Toutecetteénergiequ’ondépensedepuisdesannéesetdesmoispourpréparertout
ça,c’estterrible.Iln’yaplusdeboutdehors,ilyauntrouàl’avantdelacoque,maislebateauestensécurité,
y’apasdeproblème.J’aisécurisélemât."
LeskipperpensearriverauPortugalenfindesoirée."Après,onréfléchirapoursavoircequ’onfait.Encoreune
fois,quitterleVendéeGlobeaprèsdeuxjoursdecourse…c’estmêmepaspossible,mêmepaspossible."

Lesorts'acharne

AprèsMarcGuillemotceweek-end,KitodePavantpourraitdoncêtreobligéd’abandonner.Lorsdesa
premièrevacation,leskipperdegroupeBelseréjouissaitpourtant:"MondernierVendéeGlobes’étaitécourté
rapidement,ilmeresteencorequelquesheurespourbattremonrecorddedurée!»En2008,KitodePavant
avaitétécontraintàl’abandonaprès28heuresdecourse,suiteaudémâtagedesonbateaudanslegolfede
Gascogne.«OnadéjàinitiédesprocédurespourleretrouveràCascaisquiestlepremierportquel’ontrouve
enallantversLisbonne,annonceDenisHoreau.Iln’yapasdeproblèmedesécuritémaisl’abandonseratrès
sûrementproclamédefaçonofficielledanslesheuresàvenirparleskipperlui-même."
KitodePavant,desonvraiprénomChristophe,estunmarinexpérimenté.Depuis2007,leskipperaparcouru
100000millesnautiquesavecsonvoilier,soit4toursdumonde.Avantledépart,8500collaborateursdeBel
avaientlaisséleurempreintedepoucesurlemâtdubateaupourluiporterchance.Maiscecoupdepouce
n'aurapassuffi.
Réactiondel'équipeSafrandeMarcGuillemot:"ToutesnospenséesvontàKitoetauteam,onsaitcomme
celapeut-êtredur".

(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VENDEEGLOBE
Les
favoris
à l'attaque page 15
^213
Vendée
Globe:
les favorisdéjà à l'attaque
Trahi par sa
quille,
Marc Guillemot
a abandonné
le tour du
monde
déjà
enflammé par
les
ténors.
LAURENCESCHREINER
ENVOYÉESPÉCIALEAUX SABLES-D'OLONNE
LAREALITEa rattrapé la flotte du Vendée
Globe. Très vite après que les bateaux se
sont arrachés de la ter
re, samedi,
dans une
fête empreinte de so
lennité,
Bertrand
de Broc
et
Marc Guille
mot ont fait
demi-tour,
rappelant la fragilité
d'un rêve que
tous
ont
mis
des
mois
à
consoli
der. Les deux cousins se
sont croisés dans la
nuit. De Broc a pu re
lancer dans la course
Votre
nom autour
du
monde,
quand Guille
mot a été contraint
d'annoncer son aban
don dimanche
matin,
laissant ses camarades
traverser
d'une foulée
saccadée le
golfe
de
Gascogne.
«Faire un Vendée
Globe de 50
milles,
ce
n'est pas ce qu'on avait envisagé. C'est un
triste
record»,
a souligné le skipper de
Safran,
victime comme il
y
a quatre ans
de la casse de sa quille.
Mais,
en
2009,
il
était en fin de parcours et avait fini sa
course à la troisième place. Incapable de
savoir s'il a
touché
un
«
ofni
»
ou si la cas
se provient d'un problème de conception
ou
d'usure,
le Trinitain de 53 ans s'est dit
profondément « dépité mais pas décapité.
Car on va réfléchir aux causes de cet acci
dent et elles seront rendues publiques. C'est
trop
important rien que pour les gens qui
sont en mer avec une technologie qu'ils
auraient pu utiliser sur leur bateau.
»
Référence en
2008,
le plan
Verdier-
VPLP de Marc Guillemot a influé sur la
conception
des
quatre monocoques
de
dernière
génération,
aux mains de favo
ris de la flotte: Vincent Riou
(PRB),
François Gabart
(Macif),
Jean-Pierre
Dick
(Virbac
Paprec)
etArmelLeCléac'h
(Banque Populaire). En
revanche,
sa
quille en titane posée en 2011 est un pur
produit des compétences d'ingénierie
du groupe aéronautique. «Pour
Safran,
il
était hors de
question
de
prendre
le départ
avec une quille qui risquait d'être endom
magée dans la rencontre avec un cétacé
»
,
confiait récemment Marc Guillemot. La
quille en titane était plus épaisse que
l'ancienne,
«mais
on a pu optimiser
le
poids du bulbe car on a
gagné
de la masse
sur le mât».
La déception ne peut qu'être énorme
pour le Trinitain dont c'était le dernier
Vendée Globe.
«
C'est
triste mais
je
n'ose
pas imaginer si cela s'était produit aux
Kerguelen où seuls les albatros auraient
sans doute pu
raconter»,
a-t-il
tempéré
avant
d'exhorter les
concurrents en mer
à la
vigilance:
«Bon
vent et
soyez
prudents,
revenez
tous
aux
Sables,
c'est le
principal.
»
Et les premières heu
res de navigation n'ont
pas été
très
confortables
pour la flotte. «On était
dans un petit cocon aux
Sables et on a été cueillis
par des
grains
et une
grosse mer.
Je
n'ai pas
dormi»,
a raconté Kito
de
Pavant,
la voix
tendue
à la vacation. Le skipper
de Belconnaît plus qu'un
autre les affres de
l'abandon
sur casse.
Et le
souvenir
du dernier
Vendée
Globe,
un
démâ-
tage 28 heures après le
départ,
reste doulou
reux.
«J'y
pense,
oui. Il me reste quelques
heures pour battre mon record de
temps
sur
le Vendée Globe. »
Sans être
tendre (grains
à 30
nœuds)
avec des vents instables ne laissant guère
de
repos,
le
golfe
de Gascogne n'a pas été
aussi
tempétueux
(jusqu'à 58
nœuds)
qu'il
y
a quatre ans. Et les vétérans de cette
«guerre» de 2008 s'en réjouissent. «Eh
bien,
ila été relativement sympa avec nous
!,
a écrit la Britannique Samantha Davies. 1m
vie à bord est un peu
humide,
Savéol alterne
entre lesous-marin et la cabine de douche !»
La prudence a été de mise à bord des
monocoques 60-pieds. Le temps pour
chacun de retrouver son rythme au cœur
de la
cacophonie permanente
de leur
bête de carbone. Celui des favoris an
noncés s'est de suite imposé un
ton
au-
dessus des
autres,
au près débridé. C'est
le
jeune
François Gabart
(Macif)
qui don
ne le
«la».
Premier à franchir le
cap
Fi-
nisterre dimanche en fin
d'après-midi,
il
maintenait
l'écart d'une dizaine de
mil
les sur ses deux premiers
poursuivants,
Vincent Riou et Armel Le Cléac'h. Der
rière,
un attroupement de protestataires
s'est constitué avec Bernard Stamm
(Cheminées
Poujoulat),
Alex Thomson
(Hugo
Boss)
et Jean-Pierre Dick. Désor
mais vent
arrière,
les
six attaquants glis
saient le
long
de la péninsule
Ibérique,
vigilance accrue par les nombreux car
gos circulant dans le coin. «Ixi nuit s'an
nonce encore
longue»,
posait
Riou,
l'an
cien vainqueur de 200.5. Et la course ne
fait que commencer, m
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Date : 12/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 1-15
Rubrique : Sport
Diffusion : (338618)
Périodicité : Quotidien
Page 87

LeVendéemauditdeKitodePavant
12novembre2012à21:26

KitodePavant,surlaplageduRemblai,auxSablesd’Olonne,jeudi.(PhotoRémyArtigespourLibération)

RécitLeskippeurde«GroupeBel»aheurtéun
chalutier,hier,aulargeduPortugal,etabandonné.En
2008,ilavaitdémâtéauboutdevingt-huitheuresde
course,lapoissecontinue.

ParDINODIMEO

RolandJourdain,concurrentdelaprécédenteédition,faisaitremarquerceweek-endqueleVendéeGlobe
étaitaussiunefabriqued’échecs.Enfait,ilestimpitoyableetcruel.AprèsMarcGuillemot(Safran),forcé
dejeterl’épongetôtdimanchematinaprèsavoirperdusaquille,voilàKitodePavant(GroupeBel),
sympathiquecorsaireduGrau-du-Roi(Gard),quiabandonnepourladeuxièmefoiscettecourseaprès
avoirheurtéunchalutieraulargeduPortugaldanslamatinéed’hier.LeskippeurdePort-Camarguea
contactésonéquipetechniqueàterreà10h15pourannoncerqu’ilvenaitd’êtrepercutéetquelesdégâts
étaientimportants:bout-dehorsarraché,«outrigger»bâbordcasséetpontsoulevésurdeuxmètres.
Autrementdit:pourKito,l’édition2012ressemblebeaucoupàcellede2008.

Alarme.«Encoreunefois,jequitteleVendéeGlobeaprèsdeuxjoursdecourse.Çavabienquoi!adéclaréle
skippeur,complètementdémontéetauborddeslarmes.C’estmêmepaspossible,paspossible.LeVendée,
c’estterminépourmoi,pourlegroupeBel,pourceuxquimesuivent.C’esttropbête.Jesuisdésolé.»
Toutelanuit,dePavantavaitcroisébeaucoupdebateaux.L’AIS(Automaticidentificationsystem)
déclenchaitl’alarmeàchaquefoisqu’uncargoétaitrepéré.Ilyenaeuunecinquantaine,impossiblede
dormir,donc.Danslamatinée,letraficsecalmeunpeu.Profitantdubeautempsetd’unebonnevisibilité,
ildécided’allersereposerquelquesminutes.

«J’airegardéavantd’allerdormiretjen’airienvu.Mêmesiaveclegennaker[voiled’avant],onnevoitpas
toutnonplus,a-t-ilexpliquéautéléphone,alorsqu’ilsetrouvaitàunevingtainedemillesduport
portugaisdeCascais,qu’ildevaitrejoindrehierdanslasoirée.Cebateau-làn’avaitpasd’AIS,oualorsil
étaitdéfectueuxoupasbranché.Iln’yapaseud’appelàlaVHF.Surlechalutier,ilsn’étaientpasenveille
nonplus.Ilsdevaienttravailler,ouplutôtdormir,cariln’yavaitnicâblesnifilets.Jesuisallémecoucherau
mauvaismoment.»
Lechocestviolent.Lemarin,quidormaitdepuisdixminutes,seréveilleensursaut.«J’aientendugueuler
maistroptard,raconte-t-il.J’aibondisurlepontetj’aifaitcequ’ilfallaitpourquelemâtnetombepas.J’ai
sauvéaumoinsça,maisçanesertpasàgrand-chose.»
L’hommeestabattu.Ilrevoitl’énergiedépenséependanttoutescesannéespourmettreaupointceprojet.
«C’esttoutparterre.C’estterrible.Ilyavraimentbeaucoupdedégâtsetàl’avant,ungrostroudansla
coque…»Maislebateauestsécuriséetl’hommesauf.Physiquemententoutcas,carcôtémental,son
aventureestdevenueuncauchemar.

A51ans,cetabandonsignifiequ’ilnereferapasleVendéeGlobe.Dansquatreans,ilaura55ansetc’était
cetteannéeoujamais.SonpartenariataveclegroupeBelvaaussis’arrêteraprèshuitansdefidélité.
«Poureux,c’estmoche,dit-il.Jevoulaisfinirlemieuxpossibleetleuroffriruntourdumonde.Jesuis
effondré.»Pourlesponsor,lesdeuxcampagnesvendéennesseserontsoldéespardeuxabandons.
En2008,GroupeBelavaitdémâtéaprèsvingt-huitheuresdecourse.Cettefois,sonrêveauraduré
quarante-huitheures.
BaséauGrau-du-Roi,KitodePavantn’estpasnéméditerranéen.Ilavulejouràlacampagne,àSaint-
Pardoux-la-Rivière,enDordogne.Ilvaépouserlapassiondulargedesonpère,médecin.A10ans,le
Languedoc-Roussillonl’accueille.Longtemps,ilvitdeconvoyages,decroisièreset,depuis1987,d’une
guinguettemontéesurlaplagedel’Espiguette.Unjour,unepetitefilleauxcheveuxbouclésveutunecarte
postale.Illuioffre.IlrencontreainsiAda,lamère,femmedeChristopheRamboz,alorshautresponsable
deVivendietcréateurentreautresdujeuéducatifAdibou.Ildeviendrasonpremiersponsor,celuiquilui
permettraderemporterlaSolitaireduFigaroen2000.Ilaalors38ans.

Maudit.Lorsqu’ilcroiselaroutedugroupeBel,en2005,sonprojetprenddel’ampleur.Ilrêvedetourdu
monde.Ilenalescapacités.Ilfaitconstruireson60piedsàRosignano(Italie),seprépareseuldansson
coinetserendaudépartdescoursesunpeucommeunbachelierencandidatlibre.Françoise,safemme,
etleurscinqgossesgèrent«l’Espiguinguette»,commeilslasurnomment.LuiselancedanslaRoutedu
Rhum,leVendée,laBarcelonaWorldRace.«C’estfinipourmoi.Jesuismauditpourcettecourse.C’esttrop
douloureux.Mabonneétoileadisparudansl’univers.»Resteàrecollerlesmorceaux.

PhotoRémyArtiges

VendéeGlobe:lebateaudeKitodePavant
heurtéparunchalutier
AvecAFP12/11/2012,13h00|Misàjourle12/11/2012,13h33

KitodePavant,51ans,participepourla2efoisauVendéeGlobe.(AFP/JEAN-SEBASTIENEVRARD)
LebateauduskipperdePort-CamargueKitodePavant,engagédansle7eVendéeGlobedepuissamedi,a
étéheurtéparunchalutiercematinvers10heures,occasionnantd'importantdégâtsetl'obligeantàse
dérouterverslePortugal.

"Lesdégâtssontimportants"
"Lesdégâtssontimportants:bout-dehorsarrachéetoutriggerbâbordcassé,lepontestsoulevésurdeux
mètres.Kiton'estpasendanger",aconfirméGroupeBeldansuncommuniqué,avantd'ajouter:"Ilasécurisé
lemâtetfaitrouteendirectiondeCascaisauPortugalsousgrandvoile2risàunevitessede9noeuds".
Lechalutiern'avaitpasactionnésonsystèmepourêtrerepéré
"Ilsemble,selonleskipper,quelechalutiern'avaitpasactionnésonAIS,lesystèmequipermetd'êtrerepéré
enpermanenceenmer",ajoutelecommuniquédeGroupeBel,quiprévoitune"prochainecommunicationen
débutd'après-midiaprèsunéchangeavecKito".
SiKitodePavantétaitcontraintàl'abandon,cequisembleprobable,ilseraitledeuxièmeskipperhorscourse
depuisledébutdeceVendéeGlobe,aprèsMarcGuillemot,rentrédimancheauxSables-d'Olonneaprèsavoir
perdulaquilledeSafran.
Celas'annonçaitpourtantbienpourleskipperdePort-Camarguequiavaitprisledépartsamediassez
décontracté.Celundimatinilétaitclassé10eet11esamedisoirsurles19marinsengagésdanscetourdu
mondeàlavoileensolitaire,sansescaleetsansassistance.

KitodePavantcontraintàunnouvelabandon
Midilibre.fr12/11/2012,16h29|Misàjourle12/11/2012,18h31

KitodePavant,leskipperquivitàMontferrier-sur-LezprèsdeMontpellier,aconfirmélundiaprès-midisonabandon,
autroisièmejourduVendéeGlobe,aprèsquesonmonocoqueGroupeBelasubidegrosdégâtsdansunecollision
avecunchalutierdanslamatinée,aulargedescôtesportugaises.C'estsondeuxièmeabandonforcédansleVendée-
Globe.
Lenavigateur,dontlevoilieresthabituellementamarréàPort-Camargue(Gard),confiesadéceptionaprèscenouvel
abandonaudeuxièmejourduVendéeGlobe:

"Laprobabilitépourentrerencollisionavecunbateau,elleestsuperrare.Toutelanuit,onacroisébeaucoupde
bateaux,descargos.NotresystèmeAISmarchesuperbienquandlesbateauxsontà10milles,l’alarmesonne,donc,ça
mepermetdegérer,dechangerlaroutedubateauencasderisquedecollision.Leproblème,c‘estqueceuxquine
sontpaséquipésdusystème,onnelesdétectepas.Etc’estunpiègeparcequ’onn’apasmoyendelesvoir.

"Jesuisallémecoucheraumauvaismoment"
Jesuisallémecoucheraumauvaismoment.Etmêmesij’avaisétédebout,àl’heureoùonregardelamétéopar
exemple,oùonestsurl’écran,jenel’auraipasvu.Ilsuffitdecinqminutes.Iln’yapaseud’appelàlaVHF.Jepenseque
surlechalutier,ilsn’étaientpasenveillenonplus,ilsdevaienttravailleroudormir.Quandilyaeulechoc,jemesuis
réveilléensursaut.J’aientendulesmecsgueulermaisc’étaittroptard.J’aibondisurlepont,faitcequ’ilfallaitpour
quelemâtnetombepas.Onasauvéaumoinsça,maisbon,çanesertpasàgrandchose.

"Encolèrecontremoi"
Jen’aipasdecolèrecontrelespêcheursmaiscontremoi,parcequecetruclàn’auraitpasdûarriver.Onnepouvaitpas
leprévoir,maisjem’enveuxdem’êtrecouchéaumauvaismoment.Cerisquedecollisionexistetoujoursensolo,avec
lescargos,lespêcheurs.ÇapeutarriverauPortugal,auSénégal,aulargeduCapVertouduBrésil.Partout.
Lebateauesttrèsabîmé.Toutecetteénergiequ’ondépensedepuisdesannéesetdesmoispourpréparertoutça,c’est
terrible.Iln’yaplusdeboutdehors,ilyauntrouàl’avantdelacoque,maislebateauestensécurité,y’apasde
problème.J’aisécurisélemât.

"Accidentbête"
Ilya17/18nœudsdevent,jesuissurlaroutedirecteversCascais.J’arriveraienfindesoiréeauPortugal.Après,on
réfléchirapoursavoircequ’onfait.Encoreunefois,quitterleVendéeGlobeaprèsdeuxjoursdecourse…c’estmême
paspossible,mêmepaspossible.LeVendéeGlobe2012,ehbienils'arrête,pourmoi,pourGroupeBel,pourtousles
gensquimesuivaientdanscetteaventure,c'estl'accidentbête,tropbête,jesuisdésolé",adéclarélenavigateurdans
unevidéopostéesurlesitedelacourse.

28heuresdecourseen2008,43hen2012
KitodePavantenvoyaitunderniermessageauPCdelacoursecelundisoirà18heurestraduisantsondécouragement:
"GroupeBelestenmauvaisétatcesoiretmonmoralégalement.JedevraisatteindrelamarinadeCascaisvers8h,
heurefrançaise.Jenepeuxpasenvisagerautrechosequedesignifierofficiellementàladirectiondecoursemon
abandonduVendéeGlobe2012/2013.J'aipasséquelquessixannéesformidablespourpréparercettecourseunique.
Ellen'auraduréque28heuresen2008,43heuresen2012.C'estcruelmaisc'estainsi..."

Kitoabandonne,labagarrecontinue
Articles|lundi12novembre2012,18h24.Gravementendommagéaprèssacollisioncematinavecunchalutier,Groupe
BelfaitrouteversCascais(Portugal)oùilestattenduvers20heures.Pourles18solitairesencoreencourse,l’heureest
bientôtauxchoixstratégiquesaulargeduPortugal.
Commentaires43
©KitodePavant/GroupeBel
Ces48premièresheuresdemersontàellesseulesunconcentrédeVendéeGlobe.Carpendantcestroisprochainsmois,
ilyaura,chaquejour,deshautsetdesbas.Desespoirsgagnésetdesillusionsperdues.Aujourd’hui,lerêvedeKitode
Pavantdebouclerunjourletourdumondeensolitairesansescales’estprobablementbrisépourtoujours.«J’aiperdu
mabonneétoileetonenabesoinpourfaireuntruccommeça.JecroisqueleVendéeGloben’estpaspourmoi»,
regrettaitKitocetaprès-midiavantd’annoncerofficiellementsonabandon.Ilneseraprobablementpasleseulàvoirdes
annéesdetravailanéantiessuruncoupdusort,unecassematérielle.Cesaléasfontpartieintégrantedelacourse.Ce
pourquoielleestuniqueetsidure.

Batailled’empannages
Aujourd’hui,surl’eau,ilyavaitaussidesnavigateursheureux.TanguydeLamotte(Initiatives-cœur)étaitencorepleinde
sesémotionsdudépart.ArnaudBoissières(AKENAVérandas)seréjouissaitdecroiserleferavecLouisBurton(Bureau
Vallée),sansparlerdeFrançoisGabart,entêtedepuisbientôt48heures.«Cen’estqueledébut,maisjepourraiau
moinsdirequej’auraiétéentêteduVendéeGlobeunefoisdansmavie»déclarait,lavoixfraiche,leskipperdeMacif.
AulargeducapSaintVincent,pousséeparunventdenord-nordestde15à20nœuds,laflotteglissesousspi,àcoup
d’empannages,dansunemerformée.Etquellequesoitlapositiondanslahiérarchie,ilyadelabagarreàtousles
étages.Auxavant-postes,Gabartestsouslamenacedirectedesescopainsducentred’entrainementdePortLaForêt:
ArmelLeCléac’h(BanquePopulaire),VincentRiou(PRB),BernardStamm(CheminéesPoujoulat)etJean-PierreDick
(Virbac-Paprec3).

Al’ouest,dunouveau?
Pourcetop5,maissurtoutpoursespoursuivants,l’heuredesdécisionsstratégiquesabientôtsonné:continuerà
plongerdanslesud,dansunventquivabientôtfaibliraunorddeMadèresousl’influenced’unedorsaleanticyclonique.
Oupartirdansl’ouestpourallerchercherunedépressionencoursdeformationetbénéficier,aprèssatraversée,de
solidesventsdenord-ouest.Apriori,latêtedeflottepeutencoretemporiseravantdesedécider.Carleventvad’abord
mollirparlenord,pourlesretardataires.En7epositionà82millesduleader,JérémieBeyou(MaîtreCoQ)passeà
l’attaque:ilsembleavoirclairementchoisiladeuxièmeoption.Ensera-t-ildemêmepoursesconcurrentsdirectsMike
Golding(Gamesa),JeanLeCam(SynerCiel),etl’EspagnolJavierSanso(Acciona100%EcoPowered)?Quantàlaqueuede
peloton,ellenedevraitpasavoirlechoix:ilfaudrapartirverslelargepournepasseretrouvertôtoutardarrêtédansles
petitsairs!

Pourlapremièrefoisdepuisledépartsamediaprès-mididesSablesd’Olonne,larégateprendunetournurestratégique.
Lesclassements,eux,risquentfortdes’entrouverchamboulés.

KitoetMarc,
vousallezmanquerauVendéeGlobe
Articles|lundi12novembre2012,16h52
Commentaires39
©OlivierBlanchet/DPPI

Premierscoupsdurs,premièresfortunesdemerdansceVendéeGlobe.C’estavecbeaucoupdetristessequenous
voyonsMarcGuillemotetKitodePavantquitterdéjàlacourse.Cesdeuxgrandesfiguresdelavoile,siattachantes,ne
méritaientpasderemisersiviteleursrêvesauport.

Jelaisseauxspécialisteslesoindesexplicationstechniques,quidevrontvenirenleurtemps.Maisaunomdetousles
VendéensetdetouslespassionnésduVendéeGlobe,jetiensàassurerMarcetKitodetoutenotresolidarité.Courageà
eux!

JesuiscertainquenouslesreverronstrèsvitesurlespontonsdesSables,prêtsàs’élancerpourunenouvelleaventure.
Cejourlà,denouveau,nousseronstousaveceux!

BrunoRetailleau
PrésidentdelaSAEMVendée

LespremiersmotsdeKitoaprèsl'accident

Articles|lundi12novembre2012,15h08,KitodePavant,GroupeBel,contactéparsonéquipepeuaprèssacollisionavec
unchalutier,survenuecematinvers10heuresaulargeduPortugal.
Commentaires117

©GillesMartin-Raget/GroupeBel

«Laprobabilitépourentrerencollisionavecunbateau,elleestsuperrare.Toutelanuit,onacroisébeaucoupde
bateaux,descargos.NotresystèmeAISmarchesuperbienquandlesbateauxsontà10milles,l’alarmesonne,donc,ça
mepermetdegérer,dechangerlaroutedubateauencasderisquedecollision.

Leproblème,c‘estqueceuxquinesontpaséquipésdusystème,onnelesdétectepas.Etc’estunpiègeparcequ’onn’a
pasmoyendelesvoir.Jesuisallémecoucheraumauvaismoment.Etmêmesij’avaisétédebout,àl’heureoùonregarde
lamétéoparexemple,oùonestsurl’écran,jenel’auraipasvu.Ilsuffitde5minutes.

Iln’yapaseud’appelàlaVHF.Jepensequesurlechalutier,ilsn’étaientpasenveillenonplus,ilsdevaienttravaillerou
dormir.Quandilyaeulechoc,jemesuisréveilléensursaut.J’aientendulesmecsgueulermaisc’étaittroptard.J’ai
bondisurlepont,faitcequ’ilfallaitpourquelemâtnetombepas.Onasauvéaumoinsça,maisbon,çanesertpasà
grandchose.

Jen’aipasdecolèrecontrelespêcheursmaiscontremoi,parcequecetruclàn’auraitpasdûarriver.Onnepouvaitpasle
prévoir,maisjem’enveuxdem’êtrecouchéaumauvaismoment.Cerisquedecollisionexistetoujoursensolo,avecles
cargos,lespêcheurs.ÇapeutarriverauPortugal,auSénégal,aulargeduCapVertouduBrésil.Partout.

Lebateauesttrèsabîmé.Toutecetteénergiequ’ondépensedepuisdesannéesetdesmoispourpréparertoutça,c’est
terrible.Iln’yaplusdeboutdehors,ilyauntrouàl’avantdelacoque,maislebateauestensécurité,y’apasde
problème.J’aisécurisélemât.Ilya17/18nœudsdevent,jesuissurlaroutedirecteversCascais.J’arriveraienfinde
soiréeauPortugal.Après,onréfléchirapoursavoircequ’onfait.Encoreunefois,quitterleVendéeGlobeaprèsdeux
joursdecourse…c’estmêmepaspossible,mêmepaspossible.»

(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VENDÉEGLOBE
Lamalédiction
de Kito de Pavant
son AIS (détecteur de
présence),
alors
qu'il naviguait au large de la péninsule
ibérique,
dans le
très
fréquenté golfe de
Gascogne.Les dégâtssont importants:
l'outrigger
bâbord,
élément qui soutient
le
mât,
est détruit. Lebout dehors et le
pont sont très endommagés. Leskipper
s'est dérouté vers le port portugais de
Cascais,
qu'ila rejoint le soir. Unepourra
pas reprendre
la
course. «
Je
suis allé
me coucher au mauvais
moment,
a
confié Kito de Pavant. Il suffit de
cinq
minutes à l'intérieur du bateau et c'est
trop
tard. Encore une
fois,
je quitte le
vendée Globeau bout de deux jours de
course,
c'est paspossible. » En
2008,
il
avait été contraint à l'abandon après
28 heures de
course,
à la suite du
dé-
mâtagedeson bateau,
m
J.l.
Croupe-Bel
a
été
sévèrement
touché.
Kito de Pavant
se réjouissait
dimanche
d'avoir presque battu son record de
durée sur le VendéeGlobe. C'est main
tenant
la soupeà la grimance. Son mo
nocoqueGroupe-Bela été percuté lundi
matin par unchalutier qui n'a pasallumé
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Date : 13/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Paris
Page(s) : 20
Rubrique : Sports
Diffusion : 433163
Périodicité : Quotidien
Page 11
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VENDEE GLOBE
KITO
DE
PAVANT
ABANDONNE
Groupe
Bel
a été heurté par un
chalutier,
causantdesdégâts irréparables.
Il
y
a eu
de la
casse sur
le
Vendée Globe.
Le
monocoque
Groupe
Bel,
barré
par
Kito de Pavant
a été heurté hier aux alentours de
1
0 heures
par un chalutier au
large
du
Portugal et adû abandonner.
Le Lan
guedocien n'est pas touché mais les
dégâts matériels
étaient
trop
impor
tants pour
repartir
(bout-dehors
arra
ché,
outrigger bâbord
cassé,
pont sou
levésur 2 mètres). «LeVendée Globe
2012
s'arrête pour
moi,
pour
Groupe
Bel,
pour tous les gens qui me sui
vaient
danscette aventure. C'est l'ac
cident
bête,
trop
bête,je
suis
désolé»,
a déclaréde Pavant,
D'après
les infor
mations
transmises
par le
skipper,
le
chalutier qui a heurté son bateau
n'avait
pas
actionné son AIS, le sys
tème qui permet d'être repéréen per
manence.
Il
s'agit
du
deuxième aban
don depuis le début de cette
7e
édi
tion du Vendée
Globe,
après Marc
Guillemot dimanche.
Gabart,
toujours en tête
Au
classement
hier,
le
Français Fran
çois Gabart
(Macif)
occupait toujours
la
tête
de l'épreuve mais
avec
des
écarts limités sur ses poursuivants. Il
est talonné par ses compatriotes Vin
cent
Riou
{PRB)
et
Armel Le Cléac'h
(Banque
Populaire),
alors que les
concurrents longent les côtes portu
gaises en direction du
Sud.
»
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Date : 13/11/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : Sports
Diffusion : 396932
Périodicité : Quotidien
Page 57
H
ier matin à 10 heures, au
large des côtes portugai-
ses, le monocoque rouge
de Kito de Pavant, engagé sur le
Vendée Globe, est entré encolli-
sion avec un petit chalutier
blanc, endommageant considé-
rablement la coque de Groupe
Bel et contraignant le skipper
de Port-Camargue à l’abandon
moins de 48 heures seulement
après le départ de ce tour du
monde sans escale et sans assis-
tance.
Un "accident bête" selon le
marin mais qui mérite quel-
ques explications.
Quelles sont les circonstances
de l’accident ?
Un petit chalutier a frappé
Groupe Bel côté bâbord (gau-
che), Kito de Pavant, réveillé en
sursaut, est tout de suite remon-
té sur le pont, constatant les dé-
gâts. "J’allais entre 15 et 18
nœuds, raconte le skipper. J’ai
vérifié qu’il n’y avait personne à
la ronde, je suis allé me coucher
quelques minutes."
N’y a-t-il aucun moyen radar
pour éviter ce type de colli-
sion?
Si. Il s’agit de l’AIS (Automa-
tic Identification System) qui
positionne tous les bateaux en
temps réel. Sauf que certains
n’en sont pas équipés, parfois
volontairement, les pêcheurs
souhaitant garder secret leurs
lieux de pêche.
Qu’est devenu le chalutier ?
Il a poursuivi sa route. Il n’y a
eu aucun contact VHF entre de
Pavant et les pêcheurs, ni avant
ni après la collision.
Existe-t-il un "code de la rou-
te", en mer ?
Oui, il s’agit duRIPAM(Règle-
ment International pour Préve-
nir les Abordages en Mer). Mi-
chel Desjoyeaux a expliqué hier
sur L’Equipe.fr : "Dans le cas pré-
sent, unbateau à voile est priori-
taire sur un bateau à propul-
sion mécanique sauf si celui si
est "enpêche". Mais tout bateau,
même prioritaire, doit éviter la
collision si le bateau non priori-
taire ne le fait pas. Ce ne sont
que des règles de bonsens. Donc,
vu d’ici et avec les éléments en
notre possession, les torts, mora-
lement, sont partagés.
Qu’a fait Kito de Pavant après
l’accident ?
Il a malheureusement vite vu
que les dommages (bout de-
hors cassé, coque relevée sur
deux mètres) étaient trop im-
portants pour poursuivre le
tour du monde. Il a donc décidé
d’abandonner. Il est arrivé hier
à 20 heures dans le port de Cas-
caïs, à côté de Lisbonne.
Quel avenir pour Kito de Pa-
vant ?
Ce Vendée Globe marquait la
fin de son partenariat avec
Groupe Bel. Il y a de grandes
chances pour que le marin de
Port Camargue, âgé de 51 ans,
ne puisse plus partir autour du
monde.
"Le Vendée Globe n’est pas
pour moi", a déploré hier celui
qui, lors de sa première partici-
pation, il y a quatre ans, avait
déjà dû abandonner peu de
temps après le départ après que
son mât se soit brisé.
Nicolas GOYET
LES POSITIONS À 20HEURES
1. François Gabart (Macif) à23.260,4
milles de l’arrivée; 2. Armel Le Cléac'h
(Banque Populaire) à 14,5 milles du
pr e mi e r ; 3 . Be r na r d St a mm
(SUI/Cheminées Poujoulat) à24,2.
Un mois après l’exploit réussi
en Espagne (1-1), l’image et la
perception de l’équipe de Fran-
ce ont singulièrement évolué.
Le sélectionneur Didier Des-
champs compte bien capitaliser
sur cette performance marquan-
te, demain en Italie, pour en fi-
nir avec des années d’errements
en bleu. Le nul ramené de Ma-
drid sur un but d’Olivier Giroud,
inscrit dans les arrêts de jeu, et
plus globalement la prestation
collective des Bleus ont déjà opé-
ré une réelle rupture, aussi bien
aux yeux des principaux acteurs
que du public français.
Le scénario du match, la résis-
tance aux champions du monde
et le coaching gagnant de Des-
champs ont ranimé une flamme
éteinte durant plus de six ans.
"Cela donne de la tranquillité, de
la confiance aux joueurs, a esti-
mé l’ancien coache de l’OM. On
peut faire toutes les campagnes
de communication, en disant :
’Tout va bien, le groupe vit
bien’, c’est ce qui se passe sur le
terrain qui est la vérité. Donc
c’ est l à-dessus que j e veux
m’appuyer pour l’avenir."
D’ où l a s t a bi l i t é da ns
l’élaboration de la liste des 23
pour affronter l’Italie (20h50) de-
main qui ne compte que trois
"nouveaux" par rapport au mois
dernier (Yoann Gourcuff, Dimi-
tri Payet, Benoît Trémoulinas).
Des règles de vie
instaurées
Pour enrayer le désamour des
Bleus et en finir avec les problè-
mes de comportement, Didier
Deschamps a instauré des règles
de vie, placardées sur les portes
des chambres à Clairefontaine.
"Les images qui ont le plus de
poids sont celles qui se passent
s ur l e t e r r ai n, à t r av e r s
l’enthousiasme, l’envie, la déter-
mination face à une équipe qui
est la meilleure du monde et
d’Europe. Ça n’a pas de prix et il
faut capitaliser sur ce qu’ona réa-
lisé il y a unmois", a encore dit le
sélectionneur des Bleus.
INFOS FOOT
Bus t agué, prot ocol e de
l’entrée des joueurs non respec-
té... En plus de s’être soldée par
une défaite (24-21), l’escale du
RC Toulon à Clermont, samedi,
a été pour le moins mouvemen-
tée. Le club varois ne compte pas
à en rester là. Hier, le président
Mourad Boudjellal a fait savoir
qu’il sollicitait la Ligue nationale
"afin d’obtenir réparation quant
à la dégradation du bus et de dé-
noncer l’ensemble de ces inci-
dents."
Stationné à proximité du stade
Michelin, le car du RCT a ainsi
été tagué pendant le match. "Je
peux vous dire que la violence des
insultes est particulièrement cho-
quante, décrit le président Boud-
jellal. Cela ne serait pas arrivé si
l’on n’avait pas garé notre bus là
où l’ASM nous a demandé de le
faire, dans un endroit ouvert à
tous. Nous voulons donc que le
club de Clermont remette notre
bus en l’état."
Voilà pour l’aspect matériel de
ce dossier. Mais le volet relatif à
l’éthique y occupe également
une large part. Comme le fait re-
marquer très justement le diri-
geant toulonnais, l’entrée des
équipes s’est curieusement dé-
roulée en deux temps. Avant le
coupd’envoi, les joueurs toulon-
nais ont dûainsi pénétrer les pre-
miers sur le terrain, seuls au mi-
lieu d’un public singulièrement
remonté. Que celui-ci ait été hos-
tile ne relève en rien d’une infa-
mie - à Mayol, onsait aussi "rece-
voi r" -, mai s l e fai t d’ avoi r
contraint l’équipe varoise à es-
suyer les réactions de milliers de
supporters chauffés à blanc
avant l’arrivée de la formation
auvergnate sur la pelouse est
une démarche très discutable.
"C’est surtout contraire au rè-
glement de la Ligue nationale (*)
et aux valeurs que celle-ci est cen-
sée défendre, s’élève MouradBou-
djellal, resté à sondomicile same-
di et qui a pris connaissance des
faits détaillés auretour de la délé-
gation toulonnaise. Ce qui s’est
passé à Clermont est inadmissi-
ble. C’est la raison pour laquelle
je demande à ce que la LNR se
penche sur tous les dysfonctionne-
ments relevés au stade Michelin.
À Toulon, on a toujours fait en
sorte de préserver l’équipe adver-
se et d’éviter tout type d’incident,
même lors de confrontations sous
tension, comme la saison passée,
par exemple, avec la réception de
Montpellier. Il faut veiller à la sé-
curité de l’équipe visiteuse; c’est
undevoir. En tout cas, onne cesse
de citer le comportement du pu-
blic de Clermont en exemple. Sa-
medi, il a été en dessous de tout,
s’ agissant d’ une partie, du
moins."
Le président de l’ASMa
condamné ce comportement
Si certains ont donc couvert le
bus de l’équipe toulonnaise de
tags injurieux, beaucoup de sup-
porters auvergnats se sont signa-
lés, durant la rencontre, par une
attitude que l’on pensait réser-
vée, jusqu’ici, à des stades de
football notamment. Jonny Wilk-
inson a ainsi été copieusement
sifflé à chacune de ses tentatives
de pénalité. Ce n’est pas tout,
l’arbitre M. Laurent Cardona a
carrément été insulté ("arbitre
enc...") quandil prenait une déci-
sion en faveur du RCT, surtout
en fin de match (à18-18 puis à
21-21). "Bizarrement, relève Bou-
djellal, M. Cardona a été épargné
par ce même public lorsqu’il a
sanctionné Matt Giteau et accor-
dé l’ultime pénalité gagnante à
Clermont..."
Dans un communiqué publié
sur le site internet de l’ASM hier,
le président clermontois, René
Fontès, a tenu à condamner, jus-
tement, le comportement d’une
certaine partie du public de Mi-
chelin.
Laurent BLANCHARD
(*) En Coupe d’Europe, en revanche, on a
pu se rendre compte que ce procédé était
toléré, comme récemment à Cardiff, où le
RCT est entré avant les Blues. Mais
l’attitude du public gallois n’avait pas été
véhémente.
Unchalutier brise le rêve
de Kito de Pavant
VENDÉEGLOBE Décryptage de l’accident survenuhier auskipper camarguais
La Provence àl’honneur.
Les éliminatoires du Grand Prix LCL
du meilleur article sportif et de la
meilleure photo 2012, organisées
par la section Provence de l’Union
des Journalistes de Sport en France
hier au Château Ricard, ont mis
La Provence à l’honneur puisque le
prix de la meilleure photo a été rem-
porté par notre photographe Guillau-
me Ruoppolo, pour son cliché pris du-
rant l’European Tour des Mod 70(voi-
le) en septembre. Frédéric Speich,
également photographe à La Proven-
ce, termine 2
e
à égalité de voix avec
Éric Gaillard (Reuters Côte d’Azur)
pour avoir immortalisé André-Pierre
Gignac tête au sol au mois d’avril lors
d’OM- Caen.
Alexandre Jacquin et Sébastien
Aumage, journalistes au service des
sports de La Provence, terminent,
eux, en 2
e
position dans la catégorie
du meilleur article pour leur visite
chez les parents de Laure et Florent
Manaudou, dans l’Ain en juillet ("Au
pays des Manaudou"). Rémi Lacas-
sin, journaliste indépendant, parta-
ge cette 2
e
place avec eux pour son
billet "D’Olympique, que le nom..."
publié sur le site Mediafootmar-
seille.fr. Le titre du meilleur article
est décerné à notre confrère Romain
Canuti, pour son article intitulé "De-
pé et de fureur" paru dans So Foot.
Le jury, présidé par Gérard Poncié,
président de l’UJSF section Proven-
ce, était composé de Pape Diouf, Fa-
bien Gilot, Paul Leccia, Jean-Pierre
Givone, Laurence Astier (représen-
tant Cédric Dufoix), Guislaine Wes-
telynck et Bruno Delmas. Yann Duha-
mel, responsable national du sponso-
ring LCL, et Pascal Joseph-François,
directeur du développement com-
mercial de la région chez LCL, en fai-
saient également partie. Ils étaient
accueillis hier par Marc Gimenez, di-
recteur régional de la communica-
tion de la société Ricard. Les deux
lauréats sont sélectionnés pour la fi-
nale nationale qui se déroulera le
6 décembre prochain à Paris.
/ PHOTO CLAUDE NUCERA
FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE
Stabilité chez les Bleus
avant de défier l’Italie
Mourad Boudjellal
demande réparation
auprès de l’ASM. / PHOTO N.V.
LIGUE1G Leonardodevra
s’expliquer. Ses propos passent
mal. Dimanche soir, après le
matchnul contre Montpellier
(1-1), le manager duPSGLeonar-
doa vivement critiqué l’arbitrage.
La commissionnationale de
l’éthique de la FFF va se saisir de
l’affaire et convoquer le Brésilien.
BRÉSILG Le titre pour le "Flu".
Fluminense, clubde Rio de Ja-
neiro, a été sacré pour la 4
e
de son
histoire championduBrésil,
après sa victoire 3-2 contre Pal-
meiras, grâce notamment à un
doublé de l’ancienLyonnais
Fred.
BÉLARUSG Et de 7 pour
Borisov! Le BATE Borisov est as-
suré de remporter le titre de
champion national pour la 7
e
sai-
son consécutive grâce à son suc-
cès 5-1 sur le FCMinsk.
CHINEG Lampardcomme
Dorgbaet Anelka? En fin de
contrat en juin, le milieu de Chel-
sea Franck Lampard (34ans) se-
rait en contact avec Guizhou
Renhe, club basé à Guiyang et 4
e
du championnat.
RUGBY LE PRÉSIDENT DURCT ASOLLICITÉ LALIGUE NATIONALE
Boudjellal : "Des incidents
inadmissibles à Clermont"
SPORTS
Victime d’un lumbago, Gaël Clichy
(Manchester City) a déclaré forfait
pour affronter l’Italie. Didier Des-
champs a donc fait appel à Benoît
Trémoulinas pour le remplacer.
Le Bordelais avait déjà été appelé
en août 2010 par Laurent Blanc
mais ne compte aucune sélection.
TENNISG Masters: Djokovic
dompteFederer. Au terme d’un
match exceptionnel, le Serbe
Novak Djokovic s’adjuge le titre
suprême, hier soir à Londres, en
dominant Roger Federer 7-6 (6),
7-5. Après avoir sauvé deux bal-
les de set dans la première man-
che, le numéro 1 mondial No-
vak Djokovic remporte pour la
deuxième fois le Masters, après
2008.
RUGBYG XVde France: le
même groupe contre l’Argentine.
Les entraîneurs du XV de France
ont intégralement reconduit le
groupe de 23 joueurs vainqueur
de l’Australie (33-6) pour affron-
ter l’Argentine, à Lille, samedi.
Yoann Maestri, forfait face aux
Wallabies en raison d’un lumba-
go, demeure avec le groupe, qui
est donc porté à 24.
Les 24 Bleus: Domingo, Kayser, Debaty,
Chouly, Parra, Fofana (Clermont), Forestier
(Castres), Szarzewski, Machenaud
(Racing-métro), Mas, Vahaamahina
(Perpignan), Maestri, Nyanga, Picamoles, Clerc,
Fritz, Huget (Stade Toulousain), Papé (Stade
Français), Suta, Michalak, Mermoz (Toulon),
Ouedraogo, Trinh-Duc (Montpellier).
CYCLISMEG Armstrong quitte
Livestrong. Après avoir démis-
sionné de la présidence de Lives-
trong le 17 octobre, Lance Arms-
trong a quitté le comité direc-
teur de la fondation de lutte
contre le cancer qu’il avait créée
en 1997. L’ancien vainqueur dé-
chu de sept Tours de France n’a
plus aucun lien formel avec Li-
vestrong mais en reste l’un des
principaux donateurs.
NATATIONG Lacourt n’ira pas
à Chartres. Victime d’un tympan
percé, le champion du monde
du 100mdos a décidé de faire
une croix sur les championnats
de France (à Angers, de jeudi à
dimanche) et d’Europe (à Char-
tres, du 22 au 25 novembre) en
petit bassin. Pour rappel, Fa-
bien Gilot, opéré de l’épaule, est
également forfait.
Les dégâts sont considérables. Victime d’une collision avec un chalutier, le Camarguais Kito de Pavant
(en médaillon) a été contraint à l’abandon dès le 3
e
jour de course. / PHOTOS DR ET
LIGUE2
14
e
journée - Vendredi
Dijon - Nîmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 - 1
Le Havre - Clermont Foot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 - 3
Nantes - Chateauroux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 - 1
Istres - Le Mans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 - 0
Angers - Niort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 - 0
Arles-Avignon- Laval . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 - 3
Guingamp - Tours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 - 0
GFCAjaccio - Sedan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 - 1
Samedi
Monaco - Auxerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 - 0
Hier
Lens - Caen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0-0
PTS J G N P BP BC G
1. Monaco 26 14 7 5 2 25 12 13
2. Nantes 26 14 7 5 2 22 10 12
3. Caen 24 14 7 3 4 22 10 12
4. Istres 24 14 7 3 4 18 13 5
5. Angers 23 14 7 2 5 17 11 6
6. Guingamp 23 14 6 5 3 21 17 4
7. Dijon 21 14 5 6 3 17 17 0
8. Lens 19 14 4 7 3 13 19 -6
9. Chateauroux 18 14 3 9 2 16 12 4
10. Laval 17 14 4 5 5 16 16 0
11. Le Mans 17 14 5 2 7 17 20 -3
12. Nîmes 17 14 5 2 7 15 18 -3
13. Clermont 17 14 4 5 5 17 21 -4
14. Auxerre 17 14 5 2 7 16 20 -4
15. Tours 17 14 4 5 5 12 20 -8
16. Le Havre 15 14 3 6 5 17 22 -5
17. Niort 14 13 2 8 3 11 11 0
18. Arles-Avignon 13 14 3 4 7 12 24 -12
19. GFCAjaccio 12 13 2 6 5 13 17 -4
20. Sedan 10 14 2 4 8 14 21 -7
GRANDPRIXLCL UJSF
TRÉMOULINASREMPLACE CLICHY
28
Mardi 13 Novembre 2012
www.laprovence.com
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Deuxième
abandon
dans le
VendéeGlobe
Le
bateaude Kitode
Pavant
a étéheurté par
un chalutieralorsqu'ilnaviguaità 70miles
des côtesdu
Portugal.Le
marinest sainet sauf
maislesdégâtsà bord sont
très
importants.
Kitode
Pavant,
le mauditdu VendéeGlobe
Le skipper de
«
Groupe Bel
»
doit jeter l'éponge prématurément après
une
collision avec
un
chalutier.
FABRICEAMEDEO
DEUXIÈME
gros
coup
dur
sur
le Vendée
Globe. Vingt-quatre heures
après
l'aban
don de Marc
Guillemot,
c'est une autre
grande
figure de cette course qui doit je
ter
l'éponge. Kitode Pavant
a
été heurté
lundi matin par un
chalutier,
alors qu'il
naviguait à70millesde Cascais
(Portugal)
et pointait en
9e
position. Le marin est
sain et
sauf,
mais les dégâts à bord sont
très importants: le bout-dehors
(l'espar
à
l'avant du
monocoque)
est arraché et le
pont s'est soulevé sur deux mètres (voir le
médaillon). Le marin de Port Camargue a
réussi à sécuriser son bateau et faisait
route lundi soir vers le Portugal qu'il de
vait atteindre dans la nuit.
Selon le
témoignage
du
skipper,
le
chalutier n'était pas équipé de son systè
me de positionnement et d'identification
AÏS.Il
n'y
aurait paseu non plus d'appel à
la VHF: les marins à bord du bateau de
pêche devaient eux aussi
dormir,
ou être
en train
de
travailler
à bord
sous pilote
automatique.
Pillule amère
«La probabilité pour entrer en collision
avec un bateau est très
rare,
a expliqué
Kitode Pavant à la radio quelquesheures
après l'accident. Toutela
nuit,
on a croisé
beaucoup
de
bateaux,
des cargos. Notre
système AÏSmarche super bien quand les
bateaux sont à 10
milles,
l'alarme sonneet
çapermet de changer laroute dubateau en
cas de risque de collision. Le
problème,
c'est que ceux qui ne sont pas équipés du
système,
on ne lesdétecte pas. »
Car,
par
malchance,
le skipper harassé après un
début de course mouvementé était des
cendu se reposer dans la cabine à ce mo
ment-là. «
le
suisalléme coucherau mou
-
vais
moment, racontait-il,
effondré.
Et
mêmesi j'avais été
debout,
à l'heure où on
regarde la météo par
exemple,
où on est
sur
l'écran,
je ne l'aurais pas vu. Ilsuffit de
cinq
minutes. » Les collisions dans cette
zone de navigation ne sont pas si
excep
tionnelles
: lors de la dernière édition du
Vendée
Globe,
Bernard Stamm avait dû
rentrer aux Sables-d'Olonne après une
collision avec un cargo dans le
golfe
de
Gascogne. Le Britannique Alex Thomson
avait,
quant à
lui,
subi un accident avec
un chalutier lors de son convoyage vers la
Vendée à quelques
jours
du départ. Lapi
lule
est amère pour
Kito de Pavant
qui
doit jeter l'éponge
cette année au
bout de
44 heures de course après avoir déjà
abandonné lors la dernière édition après
28 heures sur l'eau du fait d'un démâtage
dans le golfede Gascogne. Cette
année,
le
marin ne faisait pas figure de favori mais
se présentait en sérieux outsider. Ironie
du
sort,
lors de la vacation de
dimanche,
il
s'était réjoui
de
son
début de
navigation
sans
encombre: «Mon dernier Vendée
Globe s'était écourté
rapidement,
il me
reste encore quelques heures pour battre
monrecord de
durée»,
avait-il déclaré.
Pendant que le malheureux marin fai
sait route sous voilure réduite vers lePor
tugal,
c'est
François Gabart
(Mari/)
qui
menait lundi soir la flottedu Vendée Glo
be devant Armel Le Cléac'h (BanquePo
pulaire)
et Bernard Stamm (Cheminées
Poujoulat). La tête de course avait déjà
dépassé la latitude de Lisbonne
et
filait
bon
train
vers les Alizés. Un
groupe
de
cinq
bateaux s'est assez nettement déta
ché à la faveur d'un ralentissement de
l'arrière de la flotte. Maisla
route est en
core longue et plus que
jamais
semée
d'embûches, m
Classement,
lundi à 20 h :1. Gabart
(Macif)
à 23260
milles
de l'arrivée
;
2. Le Cléac'h (Banque
Populaire)
à14,5
m. ;
3. Stamm (Cheminées
Poujoulat)
à 24,2 m.
;
4. Riou
(PRB)
à 26,1
m.;
5. Dick
(Virbac-Paprec)
à36,9 m.
;
6. Thomson (Hugo
Boss)
à 72,7
m. ;
7. Beyou
(Maître Coq)
à87,3
m ;
8.
Golding
(Gamesa)
90,2
m.
;
9. Le Cam
(Synerciel)
à 97,9
m.
;
10. Sanso(Acciona 100 X
EcoPowered)
à 99,8
m...
Kito de Pavant aux
Sables-d'Olonne,
le 6 novembre. Le bout-dehors arraché et le pont éventré (en
médaillon),
il a dû
abandonner,
lundi,
après seulement 44 heures de course, jean-sebastien evrard
afp,
mto de pavant groupe bel
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Date : 13/11/2012
Pays : FRANCE
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Page 71
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
^
VENDEE
GLO
«
Cette course n'était pas
pour moi
»
Kito De Pavanta étéstoppé par unecollision avec unchalutier
hier,
aprèsà peinequarante-huit heuresdemer.
En
2008,
il avait
renoncé,
victime d'un démâtaqeaprèsvinqt-huit heuresde course.
«
LE VENDÉE GLOBE 2012 ? Eh ben,
il
s'arrête pour
moi,
pour Groupe-Bel, pour tous
les gens qui me suivaient dans cette aventure.
Cestbête,
trop
bête. Jesuis désolé. «C'estpar
ces mots que
Kito De
Pavant,
qui a tourné la
caméra vers
lui,
achève la vidéo postée hier
après-midi.
Les images
montrent les dégâts
provoqués sur son monocoque par
la
collision
avec un
chalutier,
hier vers 10
heures,
au large
du
Portugal alors
qu'il
était
dixième
au
classe
ment : le bout-dehors (tige
à
l'avant du
bateau)
est
cassé,
le pont est soulevé
à
bâbord
(gauche).
« Je
suis allé me coucher au mauvais
moment », regrette-t-il ensuite au téléphone.
La
voix
blanche,
le marin de
Port Camargue
poursuit : «Je n'ai pas de colère contre les
pêcheurs,
mais une colère contre moi. Ce
truc-

n
'aurait
pas
dû arriver,
mêmesi on ne pouvait
pasle prévoir. Çafait partie desrisques du soli
taire. Mais
je
m'en veuxd'être allé me coucher
au mauvais moment.
Ça
faisait dix minutes...
»
Pourtant,
il pensait avoir bien choisi le moment
après « une nuit entière à veiller pour surveiller
les cargos. Je suis allé me coucher quand il
y
avait le moins de trafic.
Il
y
avait vingt milles
sans cargo.
Et il
a fallu que
je
tombe sur un
bateau de pêchequi ne m'a pas vuet que
je
n'ai
pas vu... ».
Ni détecté sur
l'AIS,
cesystèmequi permet àun
navire d'être repéré en permanence. «
MonAIS
fonctionnait,
les alarmes avaient sonné
à
chaque cargo toute
la
nuit,
et
j'en
ai croisé une
bonne cinquantaine. Il
y
a plusieurs
solutions,
soit l'AIS du chalutier n'était pas
branché,
soit
en panne. Jepense qu'ils ne m'ont pas vu non
plus,
sinon
ils
auraient
tout fait pour m'éviter.
Il
n'y
apaseu
d'appel,
ma VHPest aussi
allumée,
je penseque sur le
chalutier,
ils devaient être en
train de
travailler,
dormir ou
je
ne sais pas
quoi... «Réveillé par« lechocviolent
»,leskip-
peurde
Groupe-Bel
a «bondi sur le pont pour
sécuriserle mât et éviter qu 'il
tombe.
On asau
vé au moins
ça,
mais ça ne sert pas
à
grand-
chose...
».
«
Unefois ça
va,
deux c'est
trop
»
En effet
puisque,
étant donné les
dégâts,
Kito
ne sera pas en mesure de réparer
tout
seul
à
Cascais
(Portugal)

il
a accosté hier soir :
«
C'est
impensable. Il
y
a un énorme
trou
dans
la
coque,
il faut au moins
trois
semainespour
réparer. Il
y
a un gros
travail
à
faire,
ça va
demander une mise àsecdu
bateau,
une exper
tise. »
Or,
la seule assistanceautorisée ne peut
s'effectuer qu'aux
Sables-d'Olonne,
mais
il
n'était
«
vraiment pas imaginable
»
pour
De Pavant de retourner en Vendée.
En milieu
d'après-midi, hier,
il a officiellement
signifié son abandon par mail à la direction de
course. Le deuxième en autant de participa
tions... En
2008,
un démâtage l'avait stoppé
aprèsvingt-huit heuresde course. «
Encoreune
fois quitter le
VendéeGlobe
aprèsdeux
jours
de
course,
ça va bien.
Tellement
de boulot pour
deux fois deux
jours,
c'est même pas pos
sible...
»
Dequoi sesentir maudit :
«
Il est clair
que le
Vendée
Globe,
cen'est pas pour moi.
Je
ne sais pas ce qu'il faut faire pour réussir un
VendéeGlobe. Ce
qui est certain
aujourd'hui,
c'est que cette coursen'était pas pour moi. Le
premier aduré vingt-huit
heures,
ledeuxièmeà
peine quarante-huit.
On
est
maudits,
je
pense.
Jene saispas cequ'il faut faire.
Je
m'étais mis
dans la position d'un coureur qui voulait bien
faire. »
Et
ced'autant plusque soncontrat avec
Groupe
Bel
(fromager)
s'achèveaprèsce
tourdu
monde
en solitaire. À cinquante et un
ans,
Kito
De Pavant
aura-t-il l'énergie pour repartir
à
la
chasseau budget et revenir dans quatre ans ?
«
Là, aujourd'hui,
je dis
non,
sincèrement. Ce
que
je comprends,
c'estquele
Vendée
n'est pas
pour moi et je n'ai pasenvie de revivre ça. C'est
trop
douloureux. Unefois ça
va,
deux fois c'est
trop.
Non,
le Vendée
Globe,
c'est fini pour moi.
Et
c'est bien dommage car ça me faisait vrai
ment envie et j'avais le potentiel. Le seul truc
que je n'ai
pas,
c'est ma petite étoile qui s'est
perdue dans
l'univers,
je ne saispas où elle est
passée... »
Encore
sous le
choc,
cemarin attachant ne par
venait logiquement pas
à
envisagerson avenir :
«
C'est
bien
trop
tôt pour penser à ça.
J'étais
super déterminé
à
bien faire pour mon sponsor
avec qui on apassé huit ans formidables. Arrê
ter le
Vendée,
ce n'est
pas si grave pour
moi,
maispoureux,
c'est moche. Jesuis effondré par
ça,
j'avais tellement envie de leur offrir un beau
tourdu monde que là les bras m'en tombent.
Désolé pour
eux. »
ANOUK CORGE
AU LARGEDU
PORTUGAL,
HIER.
-
L'image
est
éloquente.
Coque
déchirée,
pont
soulevé,
«Groupe-Bel
», harponné
par un
chalutier,
et
Kito De Pavant
ont dû abandonner.
(PhotoKitode
Pavant/'Groupe-Bel)
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Date : 13/11/2012
Pays : FRANCE
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Page 60
(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
LeVendée maudit deKitodePavant
Leskippeurde «Groupe
Bel»
a heurté un
chalutier,
hier,
aulargedu
Portugal,
et abandonné.
En
2008,
il avaitdémâtéaubout de
vingt-huit
heures de
course,
lapoissecontinue.
ParDINODIMEO
PhotoRÉMYARTIGES
R
oland
Jourdain,
concur
rent de la précédente édi
tion,
faisait remarquer ce
week-end que
le Vendée
Globe était
aussi une fabrique
d'échecs. En
fait,
il est impitoyable
et cruel. Après Marc Guillemot
(Safran),
forcé de jeter l'éponge tôt
dimanche matin après avoir perdu
sa
quille,
voilà Kito de Pavant
(Groupe
Bel),
sympathique corsaire
du Grau-du-Roi
(Gard),
qui aban
donne pour la deuxième fois cette
course après avoir
RÉCIT
heurté un chalutier au
large du Portugal dans
la matinée d'hier. Le skippeur de
Port-Camargue a contacté son
équipe technique à terre à 10 h 15
pour annoncer qu'il venait d'être
percuté et que les dégâts étaient
importants:
bout-
dehors
arraché,
«outrigger»
bâbord cassé et pont
soulevé sur deux mètres. Autre
ment dit : pour
Kito,
l'édition 2012
ressemble
beaucoup
à celle
de 2008.
ALARME. «Encore une
fois,
je quitte
le Vendée Globe après deux jours de
course. Çava bien quoi ! a déclaré le
skippeur,
complètement démonté
et au bord des larmes. C'est même
pas
possible,
pas possible. Le
Vendée,
c'est terminé pour
moi,
pour le
groupe
Bel,
pour ceux qui me suivent.
C'est
trop
bête. Je suis désolé.
»
Toute la
nuit,
de Pavant avait croisé
beaucoup
de bateaux. L'AIS (Auto
matic identification
System)
déclen
chait l'alarme à chaque fois qu'un
cargo était repéré. Il
y
en a eu une
cinquantaine,
impossible de dor
mir,
donc. Dans la
matinée,
le tra
fie se calme un peu. Profitant du
beau temps et d'une bonne visibi
lité,
il décide d'aller se reposer
quelques minutes.
«J'ai regardé avant
d'aller dormir
et
je
n'ai rien vu.
Même
si avec
le
gennaker
[voile
d'avant],
on ne voit
pas
toutnonplus,
a-t-il expliqué au
téléphone,
alors qu'il se trouvait à
une vingtaine de milles du port
portugais de
Cascais,
qu'il devait
rejoindre hier dans la soirée. Ceba
teau-là
n'avait pas
d'AIS,
ou alors
il
était défectueux oupas branché. Il
n'y
a pas eu d'appel à la VHF. Sur le
chalutier,
ils n 'étaient pas en veille
non plus. Ils devaient
travailler,
ou
plutôt
dormir,
car il
n'y
avait ni câ
bles ni filets. Je suis allé me coucher
au mauvais moment. »
Le choc est violent. Le
marin,
qui
dormait depuis dix
minutes,
se ré
veille en sursaut. «J'ai entendu
gueuler mais
trop tard,
raconte-t-il.
J'ai bondi sur le pont et j'ai fait ce
qu'il
fallait
pour que le mât ne tombe
pas. J'ai sauvé au moins
ça,
mais ça
ne sertpas à grand-chose.»
L'homme
est abattu.
Il
revoit
l'énergie dépensée pendant toutes
ces années pour mettre au point ce
projet. «C'est tout par terre. C'est
terrible.
Il
y
a vraiment
beaucoup
de
dégâts et à
l'avant,
un gros trou dans
la
coque...»
Mais le bateau est sécu
risé et
l'homme
sauf.
Physique
ment en
tout
cas,
car côté
mental,
son aventure est devenue un cau
chemar.
A 51
ans,
cet abandon
signifie qu'il ne refera
pas le Vendée Globe.
Dans quatre
ans,
il
aura 55 ans et c'était
cette année ou
jamais.
Son partenariat avec le
groupe
Bel va aussi s'arrêter après
huit ans de fidélité. «Pour
eux,
c'est
moche,
dit-il. Je voulaisfinir lemieux
possible et leur offrir un tour du
monde. Je suis
effondré.»
Pour le
sponsor,
les deux campagnes ven
déennes
se seront soldées par
deux
abandons. En
2008,
Groupe Bel
avait démâté après
vingt-
huit heu
res de course. Cette
fois,
son rêve
aura duré quarante -huit heures.
Basé au
Grau-du-Roi,
Kito de Pa
vant n'est pas né méditerranéen. Il
a vu
le jour à la campagne, à Saint
-
Pardoux-la-Rivière,
en Dordogne.
Il va épouser la passion du large de
son
père,
médecin. A 10
ans,
le
Languedoc-Roussillon l'accueille.
Longtemps,
il vit de
convoyages,
de
croisières
et,
depuis
1987,
d'une
guinguette montée sur la plage de
l'Espiguette. Un
jour,
une petite
fille aux cheveux bouclés veut une
carte postale. Il lui offre. Il rencon
tre
ainsi
Ada,
la
mère,
femme
de
Christophe
Ramboz,
alors haut res
ponsable de Vivendi et créateur en
tre autres du jeu éducatif Adibou. Il
deviendra son premier
sponsor,
ce
lui qui lui permettra de remporter
la Solitaire du Figaro en 2000. Il a
alors 38 ans.
MAUDIT.Lorsqu'il croise la route du
groupe
Bel,
en
2005,
son projet
prend de l'ampleur. Il rêve de tour
du monde. Il en a les capacités. Il
fait construire son 60 pieds à
Rosi-
gnano
(Italie),
se prépare seul dans
son coin et se rend au
départ des
courses un peu comme un bache
lier en candidat libre.
Françoise,
sa
femme,
et leurs
cinq
gosses gèrent
«l'Espiguinguette»
,
comme ils la
surnomment. Lui se lance dans la
Route du
Rhum,
le
Vendée,
la
Bar-
celona World Race. «C'est fini pour
moi.
Je
suis maudit pour cette course.
C'est
trop
douloureux. Ma bonne
étoile a disparu dans
l'univers.»
Reste à recoller les morceaux.
-?-
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Page 186
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VendéeGlobe:
maudite
superstition
Voile Vendée
Globe
2012
Avant Kito
de
Pavant
hier,
Marc
Guillemot,
gmiHamM,u,MJiJiJ,,i,'j.iiiJ.,i,,M,i.,u
IIMJUJJJIIAIJIJiffllttfflHWaTffilBI
AVARIES. Deux skippers ont
déjà abandonné le
Vendée-
Globe : Guillemot et De Pavant.
SUPERSTITION. Lafaute
à
des
incidents
de route plus qu'à la
mauvaise
fortune,
même si les
légendes
ont
la
vie
dure.
^
EMMANUELBOUSQUET
Le marin est superstitieux.
Atel point qu'au nom de l'his
toire il n'accorde plus aux
lapins le droit de
monter à
bord.
A
l'origine destiné aux casseroles
des
cuisines,
l'animal a
été
accusé
d'avoir rongé les cordages en
chanvre
des bateaux d'autrefois
et
d'avoir causé leur perte.
En2012,
les
embarcationsont
bien
changé,
les
skippers,
non.
«
Pas
de
lapin
à bord,
lance
Tanguy
de
Lamotte,
un des bizuths du Vendée
Globe.
Pourtant,
je ne suis pas
"vieille
marine", mais,
une fois, je
me souviensen avoir embarqué en
plat cuisiné et j'ai cassé mon mât.
Bon,
c'était surtout

à une gou
pille,
resteque prononcer
le
mot sur
le bateau porte
toujours
malheur. »
Celuidonton nedit paslenom
Lapeur de ce
«
cousin du lièvre
»
est même plus profonde. « J'ai
demandé à ne pas en avoir dans
mon avitaillement. Lors
d'une
tra
versée de
l'Atlantique,
ma petite
sœur avait vidé des sachets de bon
bons.
Ellem'avait
fait le
tri et enlevé
tous
les
petits
lapins
»,
raconte
le
skipper d'Initiatives-Cœur. Pas de
gibier à
l'horizon, donc,
mais
Ber
trand
de Broca connu une mésaven
ture
dèsle départ, samedi,
contraint
de regagner
Port Olona
après avoir
heurté un zodiac. Le
skipper,
qui
participeà son troisième
Vendée,
ne
prononcera jamais le nom du ron
geur. Pas plus qu'il n'en avalera.
«
Pendant les
qualifs
du
Vendée,
je
me suis aperçu que j'avais des
rations avec du "machin aux
grandesoreilles".Je me suis dit "qui
m'a
foutu
ça
dans le
bateau"
? J'ai
tout
balancé
par-dessus
bord. J'étais
vert parce que j'ai
pollué,
mais je
n'ai pas pu faire autrement
»
Alorsque
le hasard l'a
placé sur
la
route d'un chalutier hier matin au
large de la péninsule
Ibérique,
Kito
de
Pavant expliquait son abandon
par
«
la faute à pas de chance ».
«
Maudit
»,
le Languedocien
qui est
contraint de rentrer au port préma
turément,
comme en
2008,
se défen
dait de donner dans ces croyances
avant le départ. Maisle
«
capitaine
»
de
Groupe Bel en connaissait
«quelques-uns dans la bande des
Bretons qui ne mettraient pas le
bateau
à
l'eau
un vendredi
».
Une
autre superstition. «
Folklore
»,
répond
le
Morbihannais Jérémie
Beyou
(Maître
Coq)
: «Le
jour
où ça
pète tu trouves toujours la raison...
Et
ce n'est ni la couleur ni le
lapin.
»
»
'
i
Le
pointage,
hier
à20
heures:
1.François
Gabart
(Macif),
2.Armel LeCléac'h
(Banque
populaire),
3.BernardStamm
i
(cheminées
Poujoulat),
4. Vincent Riou
(PRB),
5. Jean-PierreDick
(Virbac
Paprec3).
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Date : 13/11/2012
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
CARNETDEBORD
f^
VINCENT
RIOU,
A*
skipper surPRBet
vainqueur en2004.
ÇAFOUTLESBOULES
Je
croisqueje ne me ferai jamaisà
l'ambiancedu départ.
Et
ça,
mêmesi
c'estmon
troisièmeVendéeGlobe. Tout
cemondealignéle
long
dupontondes
Sables-d'Olonne
oumassésurles
digues,
c'était vraimenttrès fort enémotion.
Pourtant,
ilfautvitetournerlapage.Kito
[de
Pavant,
ndlr]
et
Marc
[Guillemot,
ndlr]
ont dûabandonner. Quandtuvois
qu'il manquedéjà
10"A
dela
flotte,
c'est
lesboules!
Mais
c'estaussilaviolence
du
Vendée.La
moindrebêtisesepaie
comptant.
J'ai
dûfairepasmal
d'empan-
nages,
pasmalde
manœuvres,
maistout
s'est
biendéroulé
malgré
la
grossemer.
Onvarestertranquilles et nepasfaireles
fous.
La
routeest
longue,
il
nefaut
jamais
oublierça.Onvaencoreavoirdegros
coupsdeventjusqu'àdemain
et, après,
onserasurl'autoroutedusoleil.
0
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le carnetdebordde
Vincent
RioupendantleVendée
Globe,
tousles
mardisdans
Métro.
J
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"CeVendéeGlobe,j’enavaisvraimentenvie"
JEAN-LOUPROBERTIER,13/11/2012,09h27|Misàjourle13/11/2012,09h34

Souslaviolenceduchoc,lepontdesonbateaus'estarraché.(KITODEPAVANT)
Putaindesort!Faceauxdégâtsdesonbateau,KitodePavantestcontraintd'abandonner.Lamortdans
l'âme.

Hiermatin,KitodePavant,aulargeduPortugal,estentréencollisionavecunchalutier.Etsileskipperestsain
etsauf,sonbateau,GroupeBel,asubidegravesdégâtsquil’ontobligéàsedéroutersurleportdeCascais,
prochedeLisbonneauPortugal.Pourladeuxièmefoissursestentativesdetourdumondeensolitaire,la
“camarde”s’estacharnéesurKitodePavant.Quisevoitainsicontraintd’abandonner.

LapoisseduVendéeGlobe
Avecledémâtaged’ilyaquatreansaprèsvingt-huitheuresdecourselorsduprécédentVendéeGlobe,les
avariesdequillesurlaRouteduRhumetsurlaBarcelonaWorldRace(endoubleautourdumonde)etlebris
detêtedemâtsurl’EuropaWarmUp,ilyadequoipenserqueleskipperbaséàPort-Camargueest"maffré".
Etceluiquinousdéclaraitavantledépartqu’il"nepensaitpasavoireuplusd’emmerdesquelesautres"risque
fortdechangerd’avis.

C’estàlui-mêmequ’ilenveut
Mêmesi,surlecoup,contactéhier,c’estàlui-mêmequ’ilenveut:"Jen’aipasdecolèrecontrelespêcheurs,
jesuisencolèrecontremoi.Parcequecetruc-là,iln’auraitpasdûarriver.Biensûrquecerisqueexisteensolo.
Çapeutarriverpartout,ici,aulargeduSénégal,auxAçores.Maislà,cetteénergiefolledepuisdesannées,et
là,toutparterre,c’estterrible..."

"Jen’aiplusmapetiteétoile,jenesaispasoùelleest..."
Leplusterrible,leskipperdeGroupeBeltentepourtantdel’expliquer:"Toutelanuit,onacroisépasmalde
bateaux,descargos,despêcheurs.EtnotresystèmeAISfonctionnebien,quandunautrebateauestà10milles
(environ18km),onaunealarme.Saufsil’autrebateaun’enestpaséquipé.Finalement,cetruc-là,c’estun
piège.

"Moi,jemesuisfaitpiéger,jesuisallémecoucheraumauvaismoment.Etdetoutefaçon,mêmesij’avais
étédebout,c’estl’heureoùtufaistamétéo,tuaslesyeuxrivéssurl’écran.Ilasuffidecinqminutesà
l’intérieurdubateauet“ping”.
"Iln’yapaseud’appelradio,surlechalutier,ilnedevaitpasêtreenveillenonplus.Ildevaitbosser,travailler,
oujenesaispasquoi.Etquandj’aisentilechoc,jelesaientendusgueuler,maisc’étaittroptard.J’aibondisur
lepont,j’aifaitcequ’ilfallaitpoursécuriserlemâtpourqu’ilnetombepas.Onasauvéaumoinsça,mêmesi
çanesertpasàgrand-chose."

Sainetsauf
Sicen’estàpouvoirrevenirsurlaterreferme,sainetsauf.Maisbriséparl’émotion,voirel’incompréhension.
"Encoreunefois,çavaêtrel’histoiredeKitosurleVendéeGlobe,aprèsdeuxjoursdecourse...Çavabien,à
force.Onatellementabattudeboulotpourpréparertroismoisdecourse,que,tuvois,deuxjours,c’estmême
paspossible,mêmepaspossible."

Restelasuite,quis’annoncepénible.Avecdesdégâtsirréversibles,quivontdetoutefaçondemanderdesjours
detravail,voireplus,l’abandondeKitodePavantestinéluctable,dansunecoursequiinterdittouteassistance
extérieure.

Hier,KitodePavantdevaitatteindreleportdeCascais,pousséparunventdunord-ouestde15à16nœuds,
surlaroutedirecte.Àlabarred’unvoilierblessé,stoppédanssonenvolautourdumonde."CeVendéeGlobe,
j’enavaisvraimentenvie.Jen’aiplusmapetiteétoile,jenesaisplusoùelleest..."

(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Voile
DePavant
capitule
après
un
chocavecun
chalutier
Au Vendée
Globe,
le monocoque du
skipper
français
a
subi de gros dégâts
dans une collision
au large des côtes
portugaises
Le
skipper français
Kito
de
Pavant
a confirmé hier après-midi son
abandon,
au
troisième
jour du
Vendée
Globe,
après que son mo
nocoque,
Groupe
Bel,
a subi de
gros
dégâts dans une collision
avecun chalutier dans la
matinée,
au large des côtes portugaises.
«Le Vendée Globe
2012,
eh
bien il s'arrête pour
moi,
pour
Groupe
Bel,
pour tous lesgensqui
me suivaient dans cette
aventure,
c'est l'accident
bête,
trop
bête,
je
suis
désolé»,
a déclaré le naviga
teur dans une vidéo postée sur le
site de la course.
Deuxième désillusion
«Par
miracle,
le mât est
toujours
en
place,
mais
je
n'ai plus de
hauban et j'ai fait un petit
grée-
ment de fortune pour que ça
tienne»,
a-t-il précisé alors qu'il
tente de faire route vers le port
de
Cascais,
au Portugal. «J'ai
perdu ma
bonne
étoile et on en a
besoin
pour
faire
un
truc
comme
ça»,
a poursuivi le navigateur.
Trahi
par son
mât,
il
avait déjà dû
abandonner prématurément lors
de la
précédente
édition. «J'ai
passé six années formidables
pour préparer cette course uni
que. Ellen'aura duré que 28heu
res en
2008,
43 heures
en
2012.
(Test cruel mais c'est
ainsi»
,
a-t-il
lâché.
GroupeBelaété heurté par un
chalutier
hier
matin
vers 9 h
GMT,
alors que le navigateur ve
nait de s'endormir pour une
courte sieste: «Lechalutier n'était
pas sous AIS(le système qui per
met à un navire d'être repéré en
permanence en
mer)
et je
dor-
La malchancepoursuit de
Pavant,
qui avait aussiété contraint à l'abandon lors de la précédenteédition,
afp
mais,
çafaisait dix minutes que
je
dormais»,
a précisé Kito
de
Pa
vant,
qui pointait à
la 10e
place
hier matin au classement de cette
course autour du
monde,
sans es
cale et sans assistance.
De Pavant est le deuxième
skipper
hors
course
depuis le dé
but de ce Vendée
Globe,
après
Marc
Guillemot,
rentré
dimanche
aux Sables-d'Olonne après avoir
perdu la quille de
safran.
«On
fonce,
c'est splendide»
En
course,
le Français François
Gabart
(Macif)
occupait toujours
la
tête
hier au pointage de 20
h,
devant son compatriote Armel Le
Cléac'h (Banque Populaire).
Quant au VaudoisBernardStamm
(Cheminées
Poujoulat),
il
a
gagné
un
rang
dans la journée pour oc
cuper la 3e
place,
à
24,2millesdu
leader.
«J'ai un bon rythme et je suis
content
de
macourse
jusqu'ici»,
a
commenté le marin de
Saint
Prex. «Jene veux pas aller
trop
au
sud,
mais je ne sais pas encore
quelle option je vais
prendre. Le
temps va certainement changer
rapidement,
ce sera
à
moi de
m'adapter»,
a-t-il
ajouté.
Progression
également pour
Dominique Wavre
(Mirabaud),
lui
qui a grimpé au 12e
rang.
Le Ge
nevois navigue
à
pleine
vitesse,
sous gennaker et grand-voile
pleine,
dans un vent de
20-25
nœuds,
le
long
de la côte portu
gaise.
«On
fonce,
c'est splendide.
J'avance àenviron 15-17nœuds de
vitesse
moyenne,
c'est du pur
bonheur.»
Après une
traversée
du
golfe
de
Gascogne en ligne
(presque)
droite,
lesconcurrents du
Vendée
Globe ont
commencé
à tricoter.
Les
options se
dessinent.
«Il
n'y
a
pas encore
vraiment de coups à
jouer,
le vent
est
relativement sta
ble en
latitude»,
souligne encore
Dominique Wavre.
SI,
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Des marins qui ne dorment que d´une oreille
Le bateau de Kito de Pavant, qui a abandonné lundi, a été heurté par un chalutier alors que son skippeur dormait.
Jean-Sébastien Evrard / AFP Kito de Pavant a été heurté lors d´une période de repos. Jean-Sébastien Evrard / AFP
Kito de Pavant a été heurté lors d´une période de repos. L´occasion de rappeler que le sommeil est l´un des
éléments décisifs de la course. DES ALARMES de bord inactives « Je suis allé me coucher au mauvais moment.
» Une des toutes premières déclarations lundi, sous forme d´excuse de Kito de Pavant, pour expliquer la collision
avec un chalutier qui l´a conduit à abandonner lundi après-midi, en dit long sur la responsabilité que s´attribue le
marin dans sa mésaventure.
Pourtant, il n´avait pas choisi le plus mauvais moment pour se reposer après une nuit de veille à surveiller le trafic
dans une des zones les plus fréquentées au monde par les navires de commerce. « Je suis allé me coucher (vers 10
h 00 du matin) quand il y avait le moins de trafic, il y avait vingt milles sans cargo à l´horizon, et il a fallu que je
tombe sur le bateau de pêche que je n´ai pas vu et qui ne m´a pas vu ». Comble de malchance, alors que la
visibilité était excellente, le chalutier n´avait pas semble-t-il pas activé son AIS (Automatic identification system),
qui aurait permis aux instruments du voilier de Kito de Pavant de le repérer immanquablement et d´actionner les
alarmes de bord pour le réveiller. CINQ HEURES DE SOMMEIL PAR PETITES FRACTIONS La nuit que Kito
de Pavant avait passée sur le pont à guetter le trafic, le leader de la flotte François Gabart, en avance sur ses
concurrents et donc plus éloigné des grandes routes de commerce, l´a passée tranquillement sur sa couchette. « La
nuit était noire, on ne voyait rien de toute façon, et tous les process de contrôle étaient activés » a déclaré le jeune
skippeur de 29 ans lors de la communication radio quotidienne obligatoire pour le premier du classement général.
Certains skippeurs, plutôt rares, s´autorisent de longues périodes de repos consécutives.
Mais le plus souvent, ils se contentent de tranches maximales de deux heures avec de petites siestes de dix à vingt
minutes quand les conditions le permettent. En cumulé, les concurrents de Vendée Globe dorment cinq heures par
tranche de 24 heures sur les 80 à 100 jours que dure la course. Un long entraînement et une connaissance parfaite
de leur bateau suffisent en principe à les réveiller automatiquement dès que quelque chose d´anormal se produit
(changement de vent, bruit, etc.). CONNAÎTRE SON PROPRE RYTHME Allégés au maximum, les bateaux
n´offrent qu´un confort très relatif. Le plus souvent, les skippeurs jettent un matelas au milieu de la cabine pour
garder la tête à proximité du central informatique qui surveille et conduit le voilier pendant leur sommeil.
Pour les mini-siestes, ils se contentent souvent d´une sorte de gros pouf facile à déplacer d´un bord à l´autre en
fonction de la gîte du bateau. La plupart des concurrents ont fait l´objet de tests de sommeil avant le départ et
connaissent parfaitement leur rythme de sommeil, en particulier les fameuses ' « portes du sommeil' » chères à
Tanguy de Lamotte. « C´est tout bête, mais dès que tu bailles, tu essayes d´aller te reposer sinon ton corps lutte et
te prive de t´endormir après », analyse le skippeur d´Initiatives Coeur. « Le tout est de ne pas aller trop loin car
sinon on risque des hallucinations, moi il m´est arrivé d´entendre des voix sur le bateau alors que j´étais seul »,
précise François Gabart, qui s´est porté volontaire pour devenir cobaye d´une expérience sur le sommeil menée
sur son organisme pendant la course Le classement mardi à 13 heures, 1. François Gabart, 2. Bernard Stamm, 3.
Armel Le Cléach´.
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Sport/Des-marins-qui-ne-dorment-que-d-une-oreille-_NG_-2012-11
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(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Du trafic à la
stratégie,
les
premiers
dés
sont
jetés
>
VoileSurle Vendée
Globe,
différentes
options
ont commencéà sedessiner. Sansde Pavant
«J'ai «J ai
bien sûr
appris
la nouvelleau
sujet
de
Kito
[dePavant],
je
lui
ai
déjà
envoyé
un
petit
message
personnel.»
Labandon forcé du
skipper
de
Groupe
Bel,
quarante-trois
heures
seulement
après
le
départ
du
Vendée Globe des
Sables-d'Olonne, Sables-d Olonne,
n'a na
pas
laissé
grand
monde
indifférent.
Cesmots-là
sont
signés
du Genevois
Dominique
Wavre
(Mirabaud),
à
l'attention lattention du sudiste
percuté par
un
chalutier
en
début de
semaine.
«Je
n'ai nai
pas
de colère contre les
pêcheurs
mais contre
moi-même»,
s'est sest
piqué
Kitode
Pavant.
«Çapeut
anîver
au
Portugal,
au
Sénégal,
au
Cap-Vert,
au
Brésil,
partout.
Mais
c'est cest idiot avectout le matériel à
disposition,
les
alarmes,
lesradios. Tout
ce matériel
qui peut
constituer un
piège.»
Il
y
a
quatre
ans,
c'est cest un dé-
mâtage
qui
l'avait lavait condamné.
«Quitter deux fois le Vendée Globe
après
deux
jours,
c'est cest
même
pas possible.
Il
n'y ny
a
pas
de mot. C'est Cest crueL»
Pour saisirla densité du trafic
maritime au
large
des
côtes
portugaises,
l'ancien lancien double
vainqueur
Michel
Desjoyeaux
nous
aiguille,
du
bout du
fil,
vers le site internet
www.marinetraffic.com,
qui
cartographie
en direct la
position
des
bateaux.
Lesflèches
qui
les
symbolisent
fouiTrùUent,
en
effet.«Et
là,
vous
en avez
90%,
ceux
qui
sont
signalés
par
ce
système
de
détection»,
expli-
que-t-il.
«Maisil
y
a encore
les
plaisanciers,
les
plus petites
embarcations,
celles
qui
seraient
frappées
par
une
paime
ou
préfèrent
ne
pas
l'activer.» lactiver.»
Dominique
Wavre
le
confirme:
«Les
pêcheurs
ont
parfois
tendance à déclencher leurs
systèmes
de
positionnement pour
ne
pas
montrer aux autres bateaux où ils
pèchent. J'en Jen
ai vu
quelques-uns
mais
je
n'ai nai
pas
eu
de situation de
contact.
Par
contre,
il m'est mest
arrivé
de
devoir
empanner pour
éviter
un
cargo.Je
demeure attentif»
Les
collisions,
il faut sans cesse
y
prendre garde
avec
des
cargos
et
des
chalutiers,
maisaussi
avec...
des
concurrents.
«On a
failli
se
rencontrer deux foisavecVirbac
[Virbac-Pa-
prec
3,
de
Jean-Pierre
Dick]
dans la
nuit»,
a raconté
Jean
LeCam
(Syner-
Ciel).
«Il était à trois
longueurs
de
moi. Cen'est nest
que
maintenant
qu'on qu on
en
rigole...»
Le
skipper
à
l'humour lhumour
détonant se raconte désormais
tranquille,
«en
chaussettes,
en
Crocs,
en
slip
et en T-shirt»:«Mais
je
ne vous
enverrai
pas
de
photo,
vous
seriez
effrayés.
Avecmes cheveux
longs pas
coupés,
sur
les
Champs-Elysées
j'irais jirais
en tôle direct.»
Laflottedes
navigateurs ayant
désormaissurmonté les anicroches
des côtes
lusitaniennes,
le
parcours
s'est sest ouvert aux
premiers
choix
stratégiques.
«Lesdés sont
jetés»,
lâche
Armel
Le
Cléac'h Cléac h
(Banque
Populaire).
Peu
à
peu,
les concurrents se
sont tournés versl'ouest louest àla
recherche d'une dune
dépression.
Eun des
favoris,
Vincent Riou
(PRB),
a été
le
premier à concrétiser cette
option.
Dautres,
dont Bernard
Stamm
(Cheminées
Poujoulat),
ont
davantage
attendu.
Qui
a eu raison? «Nous
sommes
plusieurs
à
essayer
de
traverser une
dorsale»,
lâchait Mike
Golding (Gamesa).
«Nous
essayons
d'aller daller
plus
à
l'ouest louest
que
les
autres
bateaux.»
À
ses
yeux,l'option loption
sud est
plus
aventureuse.
C'est Cest
celle, donc,
que
leVaudoisa embrassée.
Une fois le front
surmonté,
avec
un
changement
de
régime
drastique
et
dangereux,
les
positionnements
redeviendront
plus
clairs.
Jusque-là,
Bernard Stamm s'affirme saffirme en
tête de course.«Onest en dessousdu
potentiel
des
bateaux,
il ne faut
pas
prendre
de
risques»,
estime-t-il.
«Tout ce
qu'on qu on perd
le
long
de la
route,
on ne
le retrouve
pas
ou
alors
il
faut
réparer,
bricoler. 11
faut faire
attention.»Thomas
Dayer
Thomas
Dayer
20
participants
24 000 milles
45 000 kilomètres
O
1. 1.Porte
Atlantique
2. 2. Porte
Kergueien
3. 3. PorteAustralieOuest
4. 4. PorteAustralieEst
5. 5. PorteNouvelle-Zélande
6. 6. Porte
Pacifique
Ouest
Porte
Pacifique
Est
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(1/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Dix-neuf monocoques défient les océans
le temps d'un tour du monde en solitaire sans
escale. Récit d'un départ mouvementé
Une
haie
d'honneur
à
vous
arracher des
larmes,
des
milliers de regards dans
un déluge de cris et
d'ap
plaudissements,
la baie des
Sables-
d'Olonne oùdansent descoquillesde
noix malmenées par
les
mauvaises
vagues,
le
ciel
gris,
le
vent froid et
la
mer glauque
de
novembre,
le
compte
àreboursdugrand départ du
Vendée
Globe
était enclenché...
Et
les
nerfs,
à
vif, quand
retentit le
coup
de pisto
let du
comédien François Cluzet.
Cinq
skippeursimpatients coupèrent
laligne
trop
tôt. Le
spectacleétait
sai
sissant,
avec
les
voilesque
l'onborde
sans
la
vigueur
habituelle
parce que
le cœur cogne
trop fort,
l'horizon où
glisseune lignede
grains,
et soudain
le silence et 25000 milles marins
devant l'étrave.
Puis
il
y
eut
les
pre
mières
rafales,
les chocs insuppor
tables
quand
la longue
planche
de
carbone s'écrase au creux
des
lames,
une nausée lancinante,
Bertrand de
Broc,la légendedes
mers,
en course
pour
la
troisième
fois,
rentré à terre
coque
percée,
lanuit qui
vient,
levent
qui
tourne, les
grains qui
piquent, la
mer qui
balance
ses coups
de bûche
ron, la fatigue
qui
pèse parce que la
dernière
semaine
à terre
a
été folle.
La quille de MarcGuillemot a cassé
comme du verre (lire encadré
p.
98),
et déjà les côtes d'Espagne
pointaient
à l'horizon
dans la
lumière.
C'était
juste le premier jour
du
septième
Vendée
Globe,
la
course
majuscule,
le
tour de la
mer en soli
taire
et sans
échappatoire.
Lepremier
jour d'unepartie de pancraceavecles
océans,
prévue pour en durer envi
ron quatre-vingts.
Et
déjàle
couperet tombe. Lesfous
de
mer,
candidats à la ronde infer
nale,
l'avaient dit
avant
de
partir,
parce que cet
interminable
concours
de
vigueur reste
d'abord
une course.
On
ferait lespremierscomptesau
cap
Finisterre,dans le nord-ouest
de l'Es
pagne,
où ce promontoire de mau
vaise
réputation pèse peut-êtreaussi
lourd dans la balance des
efforts
surhumains que les
trois
autres rois
de
granité
dressés
sur
laroute,là-bas,
LES
CHIFFRES
Le Vendée Globe :
course autour
du
monde
en
solitaire,
sans escale
et sans assistance.
Créé en 1989 par
Philippe Jeantot.
Septième édition.
Parcours :
25 000 milles
environ
(40 000 km) avec
descente
de l'Atlantique,
passage au sud
de l'Afrique
et
de
l'Australie (océan
Indien),
de la
Nouvelle-Zélande
et de l'Amérique
du Sud (océan
Pacifique)...
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Date : 15/11/2012
Pays : FRANCE
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Rubrique : Notre Epoque
Diffusion : (535604)
Périodicité : Hebdomadaire
Page 112
(2/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
... puis remontée
de
l'Atlantique.
Durée
de
l'épreuve :
80 jours environ
pour le
vainqueur.
Bateaux :
monocoques
de
18,28
m
sur 5,50 m.
Surface
de voilure :
de 300 (au
près)
à 600 m2
(au
portant).
Poids : 9
tonnes.
Concurrents :
19
hommes,
de 27 à 57 ans.
Une femme
de 38
ans.
Abandons : Safran
le premier jour
et,
lundi,
le monocoque
de
Kito
de
Pavant
(groupe Bel).
en
bas dela
Terre:
Bonne-Espérance,
Leeuwinet Hom.
Alors les dix-neuf
rescapés font
les comptes. Et constatent que le
gamin François Gabart, avec son
bolide
qui porte
le
nom
de la
Macif,
est déjà
devant,
talonné par les gars
embarquéssur
des
coquessimilaires
de
dernière
génération,
les
favoris
selon
les
experts,
nommés
Vincent
Riou,
Armel Le Cléac'h ou
Jean-
Pierre Dick. Puis viennent les
gaillards moins
favorisés
par
la vie,
à bord de
machines conçues pour
le précédent Vendée Globe : Alex
Thomson,
Jean Le
Cam,
Jérémie
Beyou,
Arnaud Boissières.
L'AnglaisMike
Golding
(Gamesa)
est un type en acier
inoxydable.
Il
tourne
autour de la planète mer
comme d'autres prennent le métro.
Dixièmeau deuxième
soir,
il
dit que
la
poursuite
des
premières heures
de
course n'est pas très encoura
geante quand on est distancé d'em
blée
comme
lui. Il
connaît la
musique, Mike,
il
en est à son qua
trième
VendéeGlobe.
Mais
il
sait sur
tout lavérité intime de
cetteépreuve
de
force
:la
régateéchevelée
des
pre
mières
heures,
voire
des
premiers
joursest trompeuse.LeVendéeGlobe
est un révélateur
impitoyable de la
véritable valeur des insensés
qui
osent défier seulslesocéans.
Patricia
Brochard, la
coprésidente
de Sodebo, l'entreprise
vendéenne
qui parraine la course pour la troi
sième
fois,
le résumait parfaitement
à
trois jours
du départ
:«Les marins
du Vendée Globe ne sont pas des
surhommes.
Simplement,
ils
mobili
sent une
énergie,
une intelligenceet
une ténacité uniquespour sesurpas
ser.»
Mais,
àchaque fois,
l'un
oul'une
de
ces candidats
àl'effort
surhumain
mobilise mieux que
les
autres. Et
tous se demandent comment il fait,
ce qu'il a de plus qu'eux.
Alors ils
cherchent. Le plus
fort,
c'est peut-être François Gabart,
gueule
d'ange
et sourire
de
star,
qui
attaque ses travaux d'Hercule avec
l'enthousiasme de
ses 29
ans,
un
esprit cartésien
d'ingénieur,
un pal
marès et
les
atouts
dont tous les
autres rêvent. «J'ai
un bateau
neuf
mis au point à merveille par une
équipedepointe, note-t-il,
etje
béné
ficie de la
science et
des
conseils
de
Michel
Desjoyeaux,
doublevainqueur
de l'épreuve.» Cemême Desjoyeaux
reparti
des
Sables il
y
a quatre ans
avec quarante-quatre heures de
retard, qui avait croqué un
à
un tous
ses adversaires.
Mais Gabart
n'a
jamais vu le «pays de l'ombre
»,
les
quarantièmes
rugissants,
ce terri
toire
oùgrands vents
d'ouest
et »»»
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Page 113
(3/3) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
••* vagues monstrueuses dansent
une sarabande diabolique autour
de
l'Antarctique et se chargent de faire
le tri dans l'escadre des fous qui
iraient en enfer pour passer le temps.
Il
n'avait même jamais connu la folie
du départ des Sables-d'Olonne.
Or, la loi du plus fort a un premier
impératif : ne pas laisser la grande
vague du départ te submerger.
«
Il
faut être Terminator
»,
dit
Jean-
Pierre Dick (Virbac Paprec).
Grand,
blond,
allure d'un gentleman du
large,
Dick court après sa première
grande
victoire en
solitaire après
deux victoires autour du monde en
double.
«Il
faut fermer tous lestiroirs
des
émotions,
lance-t-il.
On
y
laisse
rait
trop
d'énergie.
» 11faut
partir
sans se
retourner,
surtout oublier
les écueils du passé. «
No
back-
trading
» : il
faut faire sien le mot
d'ordre des salles de marchés
-
en
gros,
ne
jamais
se
torturer
avec
les
erreurs passées. « J'ai la
chance,
poursuit
"Jipé"
(pour les
intimes),
de savoir évacuer les moments diffi
ciles de mon
existence,
comme l'hor
reur de
voir
couler mes gouvernails
dans ledernier VendéeGlobe.»
Jérémie Beyou
(Maître CoQ),
mince, délié,
regard de charbon :
«Il
faut partir bien dans sa tête.
La
der
nière
fois,
en
2008, j'avais une pres
sion d'enfer parce que je savais que
mon sponsor melâchait. Je suisparti
tétanisé par l'obsession de faire un
résultat. »Aulargedu
Brésil,
son mât
s'est effondré.
Pour
se
reconstruire,
ceBreton est allégagner avecd'autres
avant
de
remporter pour
la deuxième
fois la Solitaire du
Figaro,
la course à
étapes des marins qui ne dorment
jamais,
sorte d'école du
Vendée
Globe. «Ilfallait que
je
me rassure sur
ma valeur »,
admet-il,
sans inutile
fausse modestie.
Jean Le
Cam (SynerCiel),
mélange
unique de
Harpo Marx
et de
Wallace
Beery,
n'a pas
trop
de doutes sur ses
capacités.
Il
a réussi às'engager dans
son troisième Vendée
Globe
sur un
bateau loué in
extremis et entière
ment remis à neuf par son équipe. Il
était deuxième il
y
a
huit
ans :
pensez-
vous que le filmd'horreur de son cha
virement
au
cap
Horn, il
y
a
quatre
ans,
le hante ?Ceserait mal connaître
ce triple vainqueur du
Figaro
à l'iro
nie ravageuse. «Je n'aipas eu le temps
de
m'entraîna;
maisjepars bienplus
Jeu
de quilles
Pour la seconde fois de sa carrière de
navigateur,
le Trinitain Marc Guillemot a
réussi
à ramener
aux Sables-d'Olonne son voilier Safran privé
de sa quille. La première
fois,
c'était il
y
a quatre ans.
La
quille,
un aileron en composite de 4 mètres
de
profondeur,
qui porte une torpille de plomb de
trois
tonnes, avait
fini
par casser après
la
rencontre
brutale avec
un
objet
flottant,
et Marc avait rallié
l'arrivée en parcourant 2500 kilomètres d'océan
à
la limite du chavirement.
Il
s'était ainsi classé
troisième
du tour du monde en solitaire. Echaudés par
l'incident,
les ingénieurs de
Safran,
son
sponsor,
avaient
tout
fait
pour
lui donner une quille indestructible. Cette fois
fabriqué en
titane,
l'aileron devait «résister au choc
avec container
immergé
»,
comme
le
précisait Marc
Guillemot avant le départ. Cet appendice blindé avait
déjà
parcouru
l'équivalent d'un
tour
de la
planète.
Pour une raison
inconnue,
il a cassécomme du verre.
Le
navigateur
était à
moins
de 100 kilomètres des
Sables,
il a réussi à revenir.
En
sept éditions du
Vendée
Globe,
une demi-douzaine de voiliers ont perdu
leur
quille. Certains ont chaviré
instantanément.
D'autres,
grâce à l'habileté de leur
skippeur,
ont réussi
à
gagner un port.
tranquille qu'en
2008. A
l'époque,
j'étais totalement en vrac.
Mais,
bien
sûr, je
ne
l'ai
pas
dit. J'en
connais qui
auraient été
trop
contents.
»
Et
puis,
le
«roi Jean »comme
l'ont
adoubé ses
pairs,
emporte trois bouteilles de
Château Angélus. Pour
les offrir à
Neptune au passage de
l'Equateur,
au
NouvelAn
et au
cap
Horn.
Anne,
son
épouse,
s'est un peu révoltée contre
l'idée de gâcher un premier grand cru
classé. Jean agrommelé

Tu mevois
en train de donner de la piquette à
Neptune? Il
me leferait
payer,
c'est
sûr. » L'humour abat des montagnes
d'eau salée.
C'est Vincent Riou
(PRB)
qui a
sauvé
Jean Le Cam il
y
a quatre ans.
Et
qui l'avait battu au 2005, au
terme d'un duel de western de quinze
semaines. Casque grisonnant et
lunettes
d'ingénieur,
Riou a beau
coup
d'atouts pour endosser le ciré
du plus fort. Il sait parfaitement
qu'être costaud sur le Vendée Globe
signifie
savoir
gérer le
stress,
rester
lucide
tout
en étant tout le
temps
crevé,
se connaître sur le bout des
doigts,
échapper aux pièges des
phases d'euphorie et de
dépression,
maîtriser cinquante métiers
-
de
plombier àmétéorologue
-
et quinze
facultés
antagonistes,
être
ingénieur
et
artiste,
rationnel et intuitif.
Mais,
surtout,
savoir
hiérarchiser des
tâches toutes plus urgentes les unes
que lesautres. «Se dépatouiller dans
leventre de lapieuvre », comme le dit
joliment Beyou.
«
Et
souvent,
ajoute
Riou, avec son
sourire
d'enfant,
mettre en haut de la pile le sommeil.
Parce que c'est la clé de tout. Sans
cela,
tu n'aspas la lucidité nécessaire
ni la souplesse
intellectuelleindispen
sable. Tu
dois
pouvoir
remettre
en
cause sans regret une stratégie éla
borée
pendant des
heures,
parfois
des
jours. C'est comme ça que tu prends
l'ascendant sur les autres : en étant
intelligent.
»
L'ascendant sur les
autres,
Armel
Le Cléac'h
(Banque populaire)
en
bénéficiait déjà avant de quitter le
ponton. AlexThomson (Hugo
Boss),
un
Anglais
à la godasse de plomb
qui tente pour la troisième fois
d'arriver au bout du
Vendée
Globe,
en
a fait son favori. La majorité des
observateurs aussi. Deuxième
il y
a
quatre
ans,
le
Breton
de
35
ans,
lui
aussi double vainqueur du
Figaro,
a déjàconnu une année entière d'état
de grâce. «Quand
préparation,
expé
rience et
intelligence de la
course
s'emboîtent,
alors tout est simple et
coule
de
source. On a
le
sentiment
de
toucher l'exceptionnel.
» A
bord de
sa
machine de guerre, il aimerait
bien retrouver ce nirvana pendant
trois mois.
Il
n'est pas le seul solitaire
à en rêver.
OLIVIER PÉRETIÉ
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Date : 15/11/2012
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Périodicité : Hebdomadaire
Page 114
(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Les salariés de Bel solidaires de Kito de Pavant
Déçus, frustrés... Chez Bel Sablé, Maryse Lemée et Yannick Lemesle ont à contre-coeur
rangé leur costume d'ambassadeurs bien trop rapidement.
« Quelle malchance, nous sommes
avec toi. » C'est le message qu'ont
posté les deux ambassadeurs de
l'usine Bel de Sablé sur le site
internet, pour Kito de Pavant, leur
skipper préféré. Dès l'annonce hier
après-midi de la collision du voilier
Bel avec un chalutier, les salariés
savaient que l'aventure était finie.
« On a écouté l'appel téléphonique
où Kito énumérait les dégâts. On a
tout de suite compris que c'était
terminé, c'était irrévocable »,
expliquent les deux ambassadeurs, la
voix chargée d'émotion. Leur rôle
était de relayer toutes les
informations sur l'événement. «
Aucune course ne se prépare en
pensant qu'on ne va pas la
terminer. On est très déçus et
frustrés, ce n'est pas de sa faute.
Certes, on n'a pas encore tous les
éléments mais Kito a vérifié avant
de se coucher qu'il n'y avait rien
autour. Si on ne met pas de balise,
on met au minimum quelqu'un en
veille sur le pont, c'est le minimum
des règles de prudence », lâche,
énervée, Maryse, ambassadrice du
voilier depuis quelques années.
Yannick est encore plus sévère. «
Sur la mer, comme dans la vie de
tous les jours, il y a des gens qui ne
respectent pas les règles. Quand
quelqu'un grille un feu rouge, vous
ne pouvez rien faire », renchérit
désabusé, le salarié et navigateur. Il
venait de démarrer l'aventure en
endossant pour la première année, le
costume d'ambassadeur.
Dimanche tous les deux étaient au
départ. Avec Bruno Casimir, le
directeur, ils ont accompagné les
deux couples de l'usine de Sablé qui
avaient gagné le droit d'y assister. «
Le but du jeu, c'est de terminer. Six
ans de préparation pour deux jours
de course, on ne pouvait pas
imaginer cette triste fin », confie
Maryse. « 28 h le premier, 45 h le
deuxième, pour Kito c'est un rêve
qui s'évanouit. Pour nous, c'est
une grande déception.
Malheureusement, c'est une
aventure qui finit en queue de
poisson... Pardonnez-moi
l'expression », livre Yannick,
consterné.
M. D.
3078C8A95D304C0EB0111279A507B54A3471FB967128202A2CD0362
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Mots : 360
Date : 14/11/2012
Pays : FRANCE
Edition : Sarthe Sud
Page(s) : 19
Périodicité : Quotidien
Page 161

KitodePavanttouché,pascoulé...
JEAN-LOUPROBERTIER,15/11/2012,09h23|Misàjourle15/11/2012,10h25

DessindeMan,"croqueur-maison"deMidiLibre.(D.R)

LemarinKitodePavantn’envisagepasquel’aventurepuisseseterminerainsi."Çanepeutpass’arrêtercomme
ça..."Depuiscemauditmatindulundi12novembre,depuisquelaroutedeGroupeBelarencontrécelled’un
chalutportugais,KitodePavantn’arrêtepasdesedireça.

EtlavuedesonbateauéventrédansleportdeCascaisoùils’estréfugiéleramènetoujoursàcesentimentderage.
"Çavamieuxquandmême,souligneleskipperdeGroupeBel.Jesuisdansl’action,jen’aipasletempsdegamberger.
Onareçul’expertdel’assureurdeGroupeBel,celuidel’assureurduchalutier.Onvidelebateau,cematin,ona
démontélemâtpourlesécurisercarilyadumauvaistempsquiarrive.Monéquipeestlà,onfaitlebilandesdégâts.
Jepensequelecontrecoup,jevaisleprendredanslagueuleunpeuplustard.Çavaêtrecompliquépourmoide
surmonterça."

"Onvatrouverquelquechosepourqueçacontinue"
MaisKitoseplaîtàpenserquenon,çanevapass’arrêtercommeça.AlorsquesonpartenariatavecGroupeBel
touchaitàsafinaprèsceVendéeGlobe,là,"onvatrouverquelquechosepourqueçacontinue...CeVendée,c’est
pourlesremercierquejevoulaislefinir.Pourmoi,maisaussipourGroupeBel,pourmonéquipe,pourtousceuxqui
ontbossésurceprojet.Onnepeutpasimaginerlasommedetravailautourdecebateau.Etquandjevoislenombre
incalculabledemessagesdesoutienquej’aireçus,çamefaitchaudaucœur.Maisçarenforceaussimafrustration."

Non,çanevacertainementpass’arrêtercommeça.Maispourl’instant,c’estàréparerlebateauqu’ilfautpenser.Un
beauvoilierrougequiestlapropriétédeGroupeBel,commelesvoiliersdisputantleVendéeGlobeetqui
appartiennentauxsponsors."Onvafairelebilan,expliqueKito.Etpuisonvademanderdesdeviscarlesdégâtssont
importants,etonnepeutpaslesréparertoutseuls.Onvaentrerencontactavecdeschantiersassezexpertspource
genredechose.SurBarcelone,ouSète,ouLaCiotat.Onvavoir."

Pourl’instant,GroupeBelaétésécurisé,bâchéetdémâté("Jen’aimepasceterme,onaenlevélemât")pourqu’il
puissepasserl’hivertranquilledansleportportugais.EtKito,lui,derevenirenFrance.

SamediprochainauSeaquariumduGrau-du-Roi
"OnavaitprévuunevacationradioaveclePCcourseinstalléauSeaquariumduGrau-du-Roitouslessamedis.Jevais
toutfairepouryêtresamediprochain."Ilysera.Pourexpliquer,remercier,espérer.Pourquetoutçanes’arrêtepas
commeça...

(1/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Vendée Globe :lafragile
sécuritédessolitaires
radar Malgrédes systèmesélectroniques
sophistiqués,
lesbateaux
risquent l'abordage.Pavantet Burtonen ont faitPanièreexpérience.
La sécurité en mer n'est
pas une mince affaire.
Et
lorsque,
en moins de
deux
jours,
deux bateaux en
gagés
dans le Vendée Globe
percutent un
chalutier,
on
est en droit de se demander
si cela obéit à la loi des séries
et si les chocs subis par Kito
de
Pavant
(Groupe
Bel)
et
Louis Burton (Bureau
Vallée)
auraient pu être évités.
Comment des monocoques
équipes de
matériels
électro
niques aussi sophistiqués
peuvent-t-il être aussi vul
nérables? Adrien
Hardy,
28
ans,
plusieurs
fois
engagé
dans la Solitaire du
Figaro
et
officierpremière classe dans
la marine
marchande,
expli
que
combien,
lorsqu'on na
vigue en
solitaire,
ce risque
est élevé. «La veillene peut
pas être permanente car les
marins doivent se reposer de
temps en
temps,
dit -il.
De
plus,
les bateaux
vont
de
plus
enplus vite.
Kito
et
LouisBur
ton allaient à près de
20noeudsau momentde l'im
pact. Imaginonsque lechalu
tier allaità 10noeuds.Cela
fait
30 noeudsen vitessede
rappo-
chement.»
Visibilité. Ace calcul arith
métique,
il
faut
ajouter
d'autres paramètres comme
la mauvaise visibilité.Sur un
60
pieds,
très bas
sur l'eau,
elle est au maximum de
3 milles nautiques. «A
30
noeuds,
celafait unimpact
en moinsde sixminutes. C'est
le
temps
d'aller chercher une
tasse
de
café»,
explique
Adrien
Hardy.
Sur un voilier de ce
genre,
on
ne voit pas
grand-
chose.
L'horizon,
par une bonne vi
sibilité,
est à 7 milles. De
nuit,
on aperçoit des feux à
un peu plus de 3milles.
Mais
«Laveillenepeut pas être
permanente car
les
marins
doivent se reposer de temps
en temps.»
Adrien
Hardy
coureur au large
c'est sans compter les effets
de la houle.
Surtout,
sur un
60
pieds,
la surface desvoiles
est telle que l'angle mort est
important.
«Il représente
120 degrés et va de l'axe du
bateaujusqu'aux trois
quarts
arrière,
continue
Adrien
Hardy. Lesbateaux sontéqui
pés de caméras pour expédier
lesimages de la com'. Ilfau
drait
peut-
être enplacer uneà
l'avantdu
bateau,
mêmesi elle
ne voit pas plus loin qu'un
mille. En tous
cas,
il
y
a des
choses à développer
là-
des
sus. »
Ces voiliers sont bien sûr
équipés de
radars mais en
core faut-il que l'alarme soit
bien réglée. «Unradar effec
tue
un
balayage à 360 degrés
avec une portée
de 20
milles,
indique Adrien Hardy. Le
problème,
c'est que leplasti
que et la rondeur de la coque
renvoient
beaucoup
moinsbien
lesondes. Encas de mauvais
temps,
ilfaut
mettre
desfiltres
pour ne pas voirapparaître les
vagues comme des bateaux.
Mais
parfois,
en plaçant ces
filtres,
on
élimine
un voilieren même
temps...»
Restent deux fa
çons de repérer
un bateau : le
«mer-veille»,
qui
déclenche une
alarme lorsqu'il détecte un
radar,
et l'AIS (Automatic
Identification
System),
qui
échange la
position,
le
cap,
la
vitesse,
le nom des ba
teaux,
etc. Ce matériel est
obligatoire pour les embar
cations supérieures à 17mè
tres.
«Le
problèmeest que lescou
reurs
font
confianceà ce sys
tème,
dit Hardy. C'est aussi
unpiège. En
fait,
un skippeur
pourrait resterà la tableà car
tespour observer lesconcur
rents. Ilsmettent moins le
nez
dehors
comme cela se passe
lorsde laSolitairedu
bigam...»
De son
côté,
Patrick Le
Gai,
ancien marin et aujourd'hui
expert
maritime,
rappelle
que le règlement internatio
nal pour prévenir lesaborda
ges
en mer
(Ripam)
stipule
dans sa règle 5 que «chaque
navigateur doitfaire une veille
auditive et visuelle perma
nente». Il explique aussi que
les voiliers sont privilégiés
par rapport aux bateaux à
propulsion
mécanique,
s'il
n'y
a pas action de pêche...
Dans les couloirs
maritimes,
ce sont
les
cargosqui passent
en premiers.
«Expert maritime». «Con
cernant les
abordages,
il va
y
avoiruneprocédure
judiciaire,
explique
Patrick Le Gai,
39 ans. Unjuge devrait nom
mer un expert maritime pour
enquêter sur l'accident et
identifier le tiers. Quand les
responsabilités de part et
d'autre seront
évaluées,
il
fau
dra évaluerlesdommagessur
la
coque,
les
périphériques,
les
pertes de retombées médiati
ques pour
le
sponsor,
etc.»
Pour le
moment,
Groupe
Bel,
le bateau de Kitode
Pavant,
se trouve toujours à Cascais
(Portugal),
où il attend une
deuxième
expertise.
Celuide
Louis Burton
faisait quant
à
lui toujours route vers les Sa
bles d'Olonne hier pour
tenter de réparer.
DINODIMEO
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Date : 16/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 21
Rubrique : Sports
Diffusion : (137831)
Périodicité : Quotidien
Page 50
(2/2) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
Kito de
Pavant,
de «Groupe
Bel»,
à son arrivée au Portugal lundi. PHOTORICARDOPlt
JTO.WINDREPORT. GROUPEBEI
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Rubrique : Sports
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Périodicité : Quotidien
Page 51

Canal+ Le supplément

Date : 17/11/2012
Heure : 13:18:31
Durée : 00:24:14
Présentateur : Maîtena BIRABEN

Sujet
Kito de Pavant a dû abandonner la course du Vendée Globe. Itws croisées de ce dernier et de Marc
Guillemot. Ces derniers reviennent sur les raisons de leur abandon et sur leur état d'esprit.


Leclind'oeildesinternautesaumalheureuxKito

Dimanche18novembre2012à10h21
Motsclés:VendéeGlobe,KitodePavant,avarie,ParFigaronautisme

L'opération«DessourirespourKito»estnéeàCascais,quelquesheuresaprèslacollisiondeKitodePavantavecun
chalutier.Nousavonsrencontréceluiparquitoutestarrivé:YannickPerrigotdel'agenceWindreport.

créditsphoto:Bel
YannickPerrigotsuitKitodePavantdepuis2005.L'idéedescoupsdepoucedescollaborateurssurlemât,c'étaitdéjàlui.
AlorsquandilaapprislacollisionduskipperBelavecunchalutier,ilétaiteffondré,aumêmetitrequeleconcurrentdu
VendéeGlobe.«Quandj'airetrouvéKitoàCascais,ilm'adit:«çavaêtreterrible,qu'est-cequejevaisfairedemonhiver
?»Jemerappelledesonprécédentabandon,ilavaitvécuunenfer.Alors,làc'estvraimentdel'énergiedudésespoirque
naîtuneidée.Kitoétaitàl'avantdesonbateauàrécupéreruntruc.Jeprendslacaméraetluidis«jeviensverstoietje
teposeunequestion»Ilmerépond«vas-y»,ilétaittotalementailleurs.»

Pasdemiseenscènedeladouleur

Lerésultat,c'estuneséquenceimproviséeaveclevisageravagédeKitodePavant.«Quandj'airepassélavidéo,se
rappelleYannickPerrigot,j'aieuunmomentdedoute.Onatoujourspeurduvoyeurismeetpuisonn'estpaslàpourfaire
unemiseenscènedeladouleur.»YannickPerrigotenvoiedonclefilmàl'équipedecommunicationduvoilieren
précisantqu'ilesttoutsaufobjectif.Lavidéoestreçueavecenthousiasmeparsescollèguesetenvoyéeaussitôtsurles
réseauxsociaux.
«J'avaisleslarmesauxyeuxlesoirenrepensantàcetélandupublic»,nousconfieYannickPerrigot.D'autantquela
montéeenpuissanceestimmédiate.«Lesoir,jedînaisavecdescollaborateursd'uneboîtespécialiséedanslesréseaux
sociaux,serapelle-t-il.Nousétionsà1000internautessurnotrepageFacebooketlechiffreévoluaitencontinudevant
nosyeux.Ilsm'ontditquejevenaisdefaireenunejournéecequefontdesprojetssurunan.»YannickPerrigotajoute
ausstôt:«Après,cen'estpasunecourseàl'échalotenonplus!Avoir1000fanssurunepageFacebook,celan'apas
beaucoupdebonsens.Làcequicomptec'estquecesontdescontributeurs.»L'opération«DessourirespourKito»
fonctionneaussisurl'IntranetdeBel.«Camarchebien,observeYannickPerrigot.Beln'apasbesoindelavoilepour
vendredesfromages,enrevanchecesponsoringesttrèsutilepourrassemblerlessalariéséparpillésdans35pays.Dans
lesusines,lesbureaux,KitodePavantestunstar.Quandilvalà-basc'estObamaetMichaelJacksonréunis!»

Lesinternautesselâchent
«Cequiestfortc'estquepourlepublic,c'estévidentqueKitovarebondir»,observeYannickPerrigot.L'équipeareçu
desmessagesfortsenémotionavecdesdessinsd'enfantsoudesphrasesphilosophiquespourqueKitogardeespoir.
YannickPerrigotcitespontanémentquelquesmessageshumoristiquesquil'ontmarqué,commecegarsquis'estfilmé
avecdeuxchipsrondesdanslabouchepourfaireunbecdecanard.«Lecommentairedecemessagec'était:«çava
peut-êtremarcherdeuxsecondes»Etbienentouscasnousavonsripendantaumoinsdeuxsecondes.»YannickPerrigot
serappelleaussid'unedesblaguesreçuespourKito:«Qu'est-cequiestvertetquifaitmeuh?»Ils'arrêteuneseconde:
«c'estunpeustupide»,prévient-il.Puisilreprend:«Unevachekiwi!»

KitodePavant,lepudique
Leskippern'estpasforcémentsurFacbookmaissonentourage,si.«Leconnaissant,jesuissûrquec'estunedesesfilles
quivaleprendreparlamainpourallervoirlessouriressurFacebook,assureYannickPerrigot.Après,c'estdurderecevoir
autantd'énergiepositivequandonestdémontécommeça.»Cesamedi,ilalaisséunmessagesurlerépondeurdeKito
dePavant,«Jeluiaidemandédeprendresoncourageàdeuxmainspourfaireunevidéoetremercierlesmilliersde
contributeurs.Jesaisquecen'estpasfaciledutoutmaisilfautrépondreàcetélandupublic.»

(1/1) KITO DE PAVAN - BATEAU GROUPE BEL
VOILE 7VENDEE GLOBE
SOURIRES POUR KITO
Depuis
la
collision,
la
semaine
dernière,
avec un chalutier dès le
2e
jour
du Vendée Globe
(course
en solitaire autour du
monde),
le
navire de Kito de
Pavant
est
amarré à
Cascais,
au
Portugal. Depuis,
le
Montpelliérain
a le moral en
berne. C'est Cest ce
qu'on qu on
voit sur une
vidéo de
son
sponsor
("La
Vache
qui
Rit").
L'animateur Lanimateur filme les
avaries.
«Le
bateau,
il a
pris
cher.
Très
cher. Mais
Kito,
il a
pris
encore
plus
cher». L'animateur Lanimateur s'avance savance
alors vers le
navigateur, qui
regarde avec
nostalgie
sa voile.
«Kito,
on
peut
dire
que
t'a ta
pris
cher,
quand
même?»
Confus,
déboussolé,
Kito de Pavant
répond
avec
lassitude. «Oui, c'est cest
sûr
que j'ai jai pris
cher... Et c'est cest
pas
fini,
parce que
l'hiver lhiver va être
long
là...»
Alors,
l'animateur lanimateur
réapparaît
à
l'écran. lécran.
«Il faut aider
Kito à
retrouver le
sourire. Alors
envoyez-lui
des
bisous,
des
cadeaux,
des bonnes
Des
photospour
redonnerle sourireàKito
ondes...» Un
appel
sur Facebook
est
donc lancé
au
public
par
le
Groupe
Bel,
afin de soutenir le
skipper qui
n'aura naura
passé que
43
h en
mer cette année. «S. H.
Rdvsurfacebook: n Dessourires
pour
Kito
Tous droits de reproduction réservés
Date : 22/11/2012
Pays : FRANCE
Page(s) : 3
Diffusion : 29148
Périodicité : Quotidien
Page 96

LesmauxdeKito
Articles|samedi24novembre2012,14h22.Trèsmarquéparsonabandonprécoce,KitodePavantaenvoyéunmessage
poignantàl’ensembledelaflotte.
Commentaires63
©
RicardoPinto/Windreport'/GroupeBel

Allezjemelance!

Lafrustrationesttropforte.Ladeceptiondeneplusêtredanslacoursetellementcruelle.
Commentdire?Commentfaire?Oui,jesuisàterre,auproprecommeaufiguré,etleVendéeGlobememanque.
Terriblement.Alorsvoilà,j'avaisenviedevousledire.Toutsimplement.
Nepasvousenvoyerlespetitsmailsdelanuit,celadevientinsupportable.Alorsjelefais,différemment,forcément...
Ilssonttous,oupresque,latêteal'envers.Jepenseàeux.Ilsviventlàsansdoutelesmeilleursmomentsdecetourdu
monde.Ilfaitbeau,l'eauestchaude,lesconditionsdeventsontstables,bonquelquesgrainssansdoutemaislesbateaux
sontbiencalés,gités,sanssoucipourlespilotesautomatiques.Ilssereposentmaisréfléchissentaussiàlaprochaine
étape,lespremierscoupsàjouerpourentrerdanslesud.

Profitezlesgars.Profitez,car,çanedurerapas.Dèslasemaineprochaine,ceserauneautrehistoirequicommencera.
Pourvous,etpournousaussi,onsurveilleraavecplusd'anxiétévostrajectoiresetvotreprogressionvers"lepaysde
l'ombre".

Profitezdelachancequevousavezdevivrecetrucdedingue.Toutlemonden'yapasdroit...
Vousretrouverezcesendroitsoùilfaitbonfairedelavoiledansquelquessemainesetvousserezalorssansdoute
tellementdifférents.Faitesnousvibrerlesgarsmaisfaitesgaffe.
Etpourcontinueràprofiteràfonddecesmomentsdeplénitudejenesauraistropvousconseillerd'écouterceci:
• LaYegros/Vienidemi(Argentine)
• Sidestepper/Deja(Mary)(GB/brasil)
• LuisaMaita/LeroLero(Brasil)
• JorgeBen/Meninamulherdapelepreta(Brasil)
• FMLaeti/coco(Guadeloupe)

KitodePavant

DePavantpoussédehors

Alabarred'unbateausérieusementendommagé,KitodePavantfaitrouteversCascais.(Vincent
Curutchet/DPPI/VendéeGlobe)ParLaurentDuyck,Publiéle12novembre2012à13h14,Misàjourle12novembre
2012à14h17.Déjàcontraintàl'abandonaprès28heuresdecoursequatreansplustôtenraisond'undémâtage,Kito
dePavantauratenuàpeinepluslongtempslorsdecetteseptièmeéditionduVendéeGlobe.Percutéparunchalutier
danslamatinée,son60piedsesttropendommagépourluipermettredecontinuerl’aventure.Indemne,le
LanguedocienfaitrouteversCascais.

"IlmeresteencorequelquesheurespourbattremonrecorddetempssurleVendéeGlobe..."C’étaitdimanche,peu
après12h30,etKitodePavant,malgréunepremièrenuitenmerdifficile,lafauteàunemerforméebalayéeparles
grains,avaitencorelesourire.Oui,leLanguedocienétaitsurlepointd’effacersondouloureuxabandonvécuquatreans
plustôtaprèsseulement28heuresdecoursepourcausededémâtage.Las,ausortird’unesecondenuitplusdouce
("J’aienfinpum’offrirdeuxsiestesd’unedemi-heure",sefélicitait-il),leskipperdeGroupeBelaétérattrapéparla
malchance.Percutéparunchalutiervers10heurescelundimatinaulargeduPortugalsurl'undescouloirsmaritimes
lesplusempruntésdumonde,sonmonocoque,sérieusementabimé,neluipermetpasdecontinuerlacourse.

Jointparl’intéresséunpetitquartd’heureaprèsl’accident–quirésulteraitselonleskipperdel’absenced’activation
parlechalutierdesonsystèmeAIS(systèmequipermetd'êtrerepéréenpermanenceetobligatoiredansunezone
aussifréquentéequel’ouestduPortugal)-ledirecteurdecourseafaitlalistedesdommages:bout-dehorsarraché,
outriggerbabordcasséetpontsoulevésurdeuxmètres.Desdégâtstroplourdspourpermettreauvainqueurdela
SolitaireduFigaro2002,indemne,d’allerauboutdesonrêve.Forcémentabattuparcenouveaucoupdusort,luiqui
n’apasétéépargnéparlesavariesàlabarredesonGroupeBel,saprioritéétaitdesécuriserlebateau,etnotamment
lemât,poursedétournerversCascais,lepremierportàl’entréeduTagedistantenvironde70milles,oùsonéquipeà
terreestdéjàenroutepourl’accueillir."Kitoauneénormeexpérience,ilasécurisésonmât.Ildevraitrallierentoute
sécuritéCascais",sevoulaitrassurantDenisHoreau.

Sousunfluxde20nœudsdesecteurnord-ouestetavecunebonnehouledeprèsdetroismètres,GroupeBelavançait
endébutd’après-midiàneufnoeuds,avecdeuxrisdanslagrand-voileetsousORC(petitevoiled’avant).Acerythme,il
estattendudanslasoiréeauPortugal.LetempspourlemalheureuxKitodeméditercenouveaucoupdurluiqui,pas
loinderenonceràchaudaprèssondémâtagesurl'EuropaWarm'Up,nousconfiaitsasérénitéavantledépart:"Onaeu
quelquesmauvaiscoups,onamanquéd’unpeuderéussite,onespèrequeçavabiensepassercecoup-ci.J’arriveavec
beaucoupdesérénitésurleVendéeGlobe,parcequej’ailacertitudequ’ontravailledanslebonsensdepuisledébut,il
n’yapasderaisonqueçanemarchepas,mêmesionsaitquelesaléaspeuventarriveràtoutmoment.Ilyamoinsde
pressionfinalement,parcequejesaiscequec’estqued’avoirdesemmerdes,logiquement,çadevraitallerbeaucoup
mieux."Lesortenavouluautrement...