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RappoRt annuel pMu

année 2011

La PMU en qUeLqUes Mots a proximité du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), la Policlinique médicale universitaire (PMU) représente un centre de référence en médecine interne et générale. elle vous accueille pour tout problème de santé, en consultation ou en urgence. elle vous reçoit également sans rendez-vous au centre ville, dans sa Permanence PMU-FLon. La PMU assure également des soins spécialisés de haute qualité: alcoologie, allergologie, angiologie, cardiologie, consultation anonyme HIV, centre d’expertises médicales, diététique, endocrino-diabétologie, gastro-entérologie, hématologie, lipides, obésité, pharmacie communautaire, podologie, pneumologie, psychiatrie de liaison, stomatologie et médecine dentaire, tabacologie, vaccination et médecine des voyages, ainsi que soins aux migrants grâce notamment au Centre de santé infirmier (CsI). en lien étroit avec la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’Université de Lausanne, la PMU assure l’enseignement de la médecine interne et de la médecine générale. Ces cours ont été créés notamment grâce au concours des médecins généralistes installés, avec lesquels la PMU a instauré un partenariat privilégié. La PMU est un établissement de droit public, doté de la personnalité morale et placé sous la surveillance de l’etat. elle est sous la responsabilité d’un Conseil. ses membres sont nommés par le Conseil d’etat pour cinq ans. Il s’agit de spécialistes de la santé ainsi que de représentants de la société civile de sensibilités politiques diverses.

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PMU 2011

Edito

PMU 2011

Edito

ProxIMIté des soIns, MaIs non Pas LIBre – serVICe DU RôLE DE LA PMU, DE SA MISSIon
A la réflexion, et ceci a fait l’objet d’un large échange d’idées au sein du Conseil de la PMU, ce projet à son origine présentait un caractère expérimental, la Policlinique ne voulant pas se substituer à l’activité libérale du médecin généraliste. Hormis l’aspect de formation des jeunes médecins à cette « nouvelle médecine de la ville », la notion d’économicité des soins était aussi partie du projet. A cet égard deux réflexions méritent développement:
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« Pierre-Luc Maillefer » Président du Conseil

Une communication plus immédiate entre patient et médecin, avec à la clé un diagnostic sûr plus en amont, évitera l’encombrement d’un service hospitalier « d’urgences debout » à la structure de coûts plus élevée. Par exemple dans le cas d’un simple refroidissement ou d’un lumbago.

Il existe une possibilité, également pour le « médecin du Flon », d’engager une conversation directe avec le patient sur des recommandations de prévention et de comportement adéquat par rapport à une problématique de surconsommation. A observer qu’une certaine proportion des patients faisant halte à la permanence du Flon n’ont pas de médecin de famille par lequel pourrait passer ce dialogue!

L’ouverture de l’antenne de soins du Flon en 2010, dont l’activité s’est développée de manière réjouissante au fil de l’année écoulée, visait simultanément un désengorgement des urgences à la PMU ainsi qu’une nouvelle opportunité de soins de proximité pour les populations se déplaçant au centre ville. D’aucun pourrait y craindre une certaine forme de « libre-service », donc une incitation à la (sur)consommation de prestations médicales de premier recours.

D’autres projets en cours, d’autres missions à venir prochainement, impliqueront cette réflexion sur « proximité et économicité », tout comme le Health Point de l’EPFL ou le projet nommé Equipe mobile vulnérabilitéS (EmvS) de prise en charge de patients cumulant maladies chroniques, troubles psychiques ou dépendances. Ces exemples illustrent des domaines où la proximité représente un gain qualitatif indéniable, mais également de sécurité, sans entrer dans une spirale des coûts qui finalement sont rechargés à la collectivité! Recherche et mission importantes pour la PMU, garante de standards de soins reconnus et requérant à chaque fois une post-évaluation.

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a: eVéneMents 2011
VIsIon, VaLeUrs, stratégIe, P. 08

eVéneMents 2011

aU serVICe de La CoMMUnaUté, P. 12

B: LIgnes de ForCe
soIgner, P. 20

ForMer, P. 30

CHerCHer, P. 36

C: données et CHIFFres
ressoUrCes HUMaInes, P. 44

CoMPtes, P. 50

PUBLICatIons, P. 56

VIsIon, VaLeUrs, stratégIe

a: eVéneMents 2011

nos missions de santé publique — Un engagement pour tous • Assurer des soins ambulatoires de qualité à la population • Porter assistance aux personnes défavorisées • Assurer un enseignement universitaire prégradué, postgradué de l’ensemble des médecins, des pharmaciens et des soignants ainsi que la formation continue et le perfectionnement professionnel de l’ensemble des collaborateurs • Promouvoir la recherche et le développement en médecine interne générale, ainsi qu’en santé communautaire • Fournir des prestations et soutenir les développements en médecine préventive en coordination avec les Ligues de la santé • Entretenir les liens entre la pratique privée et le milieu académique La PMU exerce ses missions en collaboration étroite avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’Université de Lausanne et d’autres nombreux partenaires. elle inscrit son activité dans le cadre du département universitaire de médecine et santé communautaires (dUMsC) du CHUV.

2008 — 2013, SEPt AxES StRAtégIqUES 1 2 3 4 5 6 7 Consolidation de la médecine générale universitaire Soins aux aînés Académisation de la médecine dentaire Populations vulnérables Urgences Développement de standards de conseil de prévention Collaboration pour une meilleure pratique des soins intégrés

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PMU 2011

Evénements 2011 — Vision, valeurs, stratégie

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Evénements 2011 — Vision, valeurs, stratégie

PASSAgE DE téMoIn — EntREtIEnS AVEC L’AnCIEn Et LE noUVEAU DIRECtEUR
« alain Pécoud »

« Jacques Cornuz »

Le mot du professeur Jacques Cornuz, directeur de la PMU dès le 1er août 2011

Le mot d’adieu du professeur Alain Pécoud, directeur de la PMU jusqu’au 31 juillet 2011

Professeur Pécoud, quel constat au moment de quitter vos fonctions? Durant 20 ans, l’image de la PMU s’est construite sur des projets et des mandats, notamment pour le canton de Vaud. Au moment de partir, j’observe la vitalité de cette institution qui ne cesse de croître. Je constate qu’une certaine continuité est assurée, puisque mon successeur, le professeur Jacques Cornuz, s’est impliqué dans tous ces dossiers et les suivra de près. que peut-on dire, en 2011, des options choisies pour la PMU il y a 20 ans? Alors qu’en Suisse allemande, la recherche épidémiologique passait dans les mains de la santé publique, nous avons au contraire choisi, à la PMU de parier sur cette recherche clinique, une tendance alors novatrice. quelques-uns de nos jeunes médecins sont partis se former aux Etats-Unis. C’est le cas du professeur Jacques Cornuz d’ailleurs. L’option académique que nous avons retenue a donné des fruits dont la qualité est aujourd’hui reconnue en Suisse. La preuve? nos chercheurs sont courtisés par les hôpitaux alémaniques.

Vous vous êtes passablement engagé pour la médecine générale. quel bilan de ce combat au moment de partir? Là aussi, j’ai eu droit à un magnifique clin d’œil du destin. Une nouvelle société est née de la fusion des associations des généralistes d’hôpital et des médecins de famille: la Société des médecins internistes généralistes (SSMI). C’est un basculement historique qui entérine un message fort: le généralisme est un état d’esprit, un modèle de prise en charge globale des patients qui doit être soutenu et promu, y compris à l’hôpital. J’emporte le goût de cette victoire avec moi. Un dernier message pour les collaborateurs? Je leur dis: «Merci!». J’ai été extrêmement touché de ce que la «maison» a fait pour moi au moment de quitter mes fonctions. Cette implication des collaborateurs de la PMU a été un viatique lors de mon départ à la retraite. J’ai eu droit à presque 20 ans de sérénité à la PMU, avec des équipes soudées. Je lui souhaite 20 autres années aussi belles.

Professeur Cornuz, quelles sont vos priorités 2012 pour la PMU? En premier lieu, il me paraît important de boucler le plan stratégique actuel, avec une attention particulière accordée à la mise en valeur de la consultation générale. La PMU valorise la médecine de premier recours, promeut la pratique infirmière avancée, développe l’information aux patients ou les soins coordonnés. Ensuite, il s’agira de relancer la réflexion autour de nouveaux objectifs stratégiques. Enfin, la PMU va fêter ses 125 ans fin 2012 avec plusieurs évènements tels que la « Journée portes ouvertes » du 3 novembre ou un symposium international sur la littératie en santé le 14 novembre. La littératie est un terme désignant les connaissances fondamentales en lecture et écriture qui permettent à une personne de vivre bien en société et de comprendre les enjeux de santé. Un colloque cantonal sur l’avenir de la médecine de premier recours dans le canton se tiendra également à la PMU, en étroite collaboration avec les médecins vaudois.

Quelles nouveautés doit-on attendre? La PMU va lancer le développement de nouveaux supports technologiques de santé, utilisés pour mieux partager les connaissances avec les patients, toujours en préservant la communication patientsoignant. Le patient, l’humain reste au centre de nos préoccupations. Envisagez-vous de nouveaux partenariats? Nos liens avec le CHUV sont excellents et nous allons veiller à consolider notre ancrage universitaire, pas seulement à l’intérieur de la Faculté de biologie et de médecine (FBM), mais aussi comme partenaire de l’Université de Lausanne. Certaines thématiques qui me sont chères, comme la décision médicale partagée, ont tout à gagner à être éclairées sur un plan philosophique ou juridique, grâce à la collaboration des spécialistes de la Faculté de droit par exemple. Le partage du risque en médecine peut intéresser l’Ecole des hautes études commerciales (HEC). Ces expertises sont précieuses et ne peuvent qu’enrichir la réflexion menée à la PMU. Révolution ou continuité au sein de la direction? La transition a été douce. J’ai été directeur adjoint de la PMU durant six ans. Depuis mon entrée en fonction, j’ai eu l’occasion de rencontrer les membres du Conseil à plusieurs reprises et de nombreuses unités de la PMU. Je souhaite promouvoir un état d’esprit participatif. Le trio que nous formons en direction, avec Mme Françoise Ninane et M. Jean-Michel Bays, travaille très bien. Les trois lignes – médecins, soignants et personnel administratif – y sont représentées, la dynamique y est positive et notre mot d’ordre reste celui qu’il a toujours été: caring together, soigner ensemble.

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aU serVICe de La CoMMUnaUté

a: eVéneMents 2011

La PMU, c’est un engagement pour tous. La Policlinique, littéralement «clinique de ville», a été créée en 1887 avec pour mission d’apporter une aide médicale aux personnes défavorisées. Par la suite, elle a étendu son domaine d’activités à toute la population. La PMU représente actuellement un centre de référence en médecine et santé communautaires. Les axes stratégiques que vous avez pu découvrir dans les pages précédentes n’ont de sens que vivants, enracinés dans la pratique clinique. avec son expérience, son savoir-faire professionnel et pédagogique, la PMU contribue à la formation des médecins de famille de demain. elle se met également au service de la communauté, en y développant des interventions. nous vous proposons de découvrir, à travers ce chapitre, quelques-unes de ses plus récentes réalisations. Une policlinique en phase avec son temps et les mutations de la société dans laquelle nous vivons.

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Evénements 2011 — Au service de la communauté

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Evénements 2011 — Au service de la communauté

LA PMU PARtEnAIRE SAnté DE L’EPFL « Health Point »
Un point santé baptisé « Health Point » a ouvert ses portes en septembre 2011 sur le campus de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Une consultation gratuite de premier recours gérée par les infirmiers de la PMU, qui met son savoir-faire communautaire à la disposition de 10’000 personnes.

SoInS DEntAIRES: UnE AntEnnE à L’HôPItAL DE L’EnFAnCE « Consultation enfantine »
Le 12 septembre 2011, le Service de stomatologie et de médecine dentaire (SMD) de la PMU a ouvert une consultation enfantine de soins dentaires au cœur de l’Hôpital de l’enfance de Lausanne (HEL). De nombreux enfants aux dents sévèrement cariées voient un dentiste pour la première fois. C’est aussi une opportunité pour les pédiatres de se former en médecine dentaire.

Ils sont souvent jeunes, souvent étrangers… Etudiants et collaborateurs de l’EPFL se rendent au Health Point pour la plupart sans rendez-vous, parce qu’ils sont blessés, stressés, grippés ou parce qu’ils désirent se faire vacciner. Les infirmiers les soignent, répondent à leurs questions, les orientent dans le réseau de soins et prodiguent des conseils santé lorsque cela est nécessaire, avec l’appui des médecins cadres de la Consultation générale à la PMU. A la demande du Domaine sécurité, prévention et santé (DSPS) de l’EPFL, la PMU a imaginé et mis en œuvre ce concept. La structure s’adresse à une population aux caractéristiques précises: en partie migrante, cette communauté maîtrise parfois mal la langue de Molière et ne connaît pas forcément le fonctionnement du système de santé suisse. C’est un exemple de développement clinique des soins infirmiers proche de la pratique avancée. Ce type de dispositif existe depuis longtemps déjà au Centre de santé infirmier (CSI) de la PMU. Les soignants du CSI interviennent en effet en première ligne auprès des requérants d’asile dans les foyers du canton.

L’ouverture du Health Point offrira également l’opportunité de conduire des recherches pour mieux cerner le profil des usagers et les raisons qui les poussent à consulter.

BRèVE
La vaccination, opportunité pour promouvoir la santé toujours plus de groupes et d’entreprises font appel aux infirmiers de la PMU pour administrer des vaccins. Les infirmiers du Centre de vaccination et médecine des voyages (CVMV) se rendent sur place, ce qui représente une opportunité de promouvoir la santé à l’intérieur d’entreprises aux profils extrêmement variés. grippe, encéphalite à tiques, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite A et B, diphtérie, tétanos, poliomyélite, fièvre typhoïde… En 2011, un millier de personnes ont utilisé ce service et se sont fait vacciner en dehors des consultations au CVMV.

quatre mois après son lancement, cette nouvelle consultation prend en charge avec succès les urgences et les autres soins dentaires des enfants, à l’état vigile ou sous narcose. Deux assistantes dentaires et deux médecins dentistes de la PMU sont présents au quotidien par tournus. La policlinique pédiatrique de l’HEL y envoie de nombreux enfants âgés de 3 à 7 ans. Ces enfants, qui ne vont pas encore à l’école, souffrent de multiples caries qui n’ont jamais été soignées. Les familles défavorisées, qui manquent de moyens pour envoyer leurs enfants chez le dentiste, considèrent souvent les dents de lait comme peu importantes car elles sont temporaires. Lorsque l’affection bucco-dentaire s’aggrave, ces familles s’adressent alors au pédiatre qui se retrouve dans la position du médecin de premier recours pour la bouche. Les pédiatres formés à l’HEL auront désormais des connaissances en médecine dentaire, grâce à l’interaction quotidienne avec les dentistes. grâce à ce compagnonnage et aux colloques de formation, les pédiatres seront à l’avenir mieux préparés pour interpréter les besoins dentaires des enfants: abcès dentaires, malformations, malpositions et réparation des dents cassées. Depuis 2010, les étudiants de médecine bénéficient aussi d’une heure de formation dentaire intégrée à leur programme de pédiatrie. Les directions de la PMU, du CHUV, de l’HEL, du Département médico-chirurgical de pédiatrie et les services de l’Etat ont fortement soutenu la création de cette nouvelle consultation. Pour les enfants précarisés qui consultent l’HEL, cette dernière représente une porte d’accès aux soins dentaires. De très nombreux médecins dentistes y réfèrent déjà des patients pour des soins particuliers. Peu à peu, les 1300 enfants actuellement traités par le SMD à la PMU, rue du Bugnon 44, seront réorientés vers l’unité enfantine de soins dentaires au sein de l’HEL.

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EtAt DE SAnté « aide d’urgence » PRéoCCUPAnt DES MIgRAntS LES PLUS VULnéRABLES
La maladie psychique est très présente dans la population des requérants d’asile. En collaboration avec le CHUV, une équipe de la PMU dresse, dans un ouvrage de la Croix-Rouge, un état des lieux préoccupant de la santé des requérants d’asile déboutés à l’aide d’urgence.
Dans le canton de Vaud, les médecins traitants des requérants d’asile à l’aide d’urgence peuvent demander, pour des raisons médicales, un aménagement de leurs conditions d’hébergement au groupe de travail PMU/CHUV chargé de préaviser l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) sur ces questions. Les sollicitations examinées par le groupe signalent l’état de santé préoccupant de cette population hétérogène, notamment sur le plan de la santé mentale. Plus de 70% rapportent au moins un diagnostic psychiatrique. on trouve surtout des troubles anxieux et dépressifs, avec de nombreux états de stress post-traumatiques, liés à des traumatismes subis dans le pays d’origine mais aussi en Suisse. trois ans après le durcissement de la Loi sur l’Asile (LAsi), un constat s’impose: l’aménagement des conditions d’hébergement peut contribuer à améliorer la santé des requérants les plus vulnérables. Les conditions difficiles liées à l’aide d’urgence ont vraisemblablement un impact sur la santé psychique. La vie dans une structure collective, des conditions difficiles, l’absence de revenu, la perspective d’un renvoi imminent: tous ces éléments aggravent les troubles psychiatriques préexistants, voire favorisent l’apparition de nouvelles pathologies.

BRèVES
Une grosse année pour le Centre de santé infirmier Le travail des soignants revêt une importance cruciale au vu du nombre toujours plus important de patients au bénéfice de l’aide d’urgence, dont le statut est particulièrement précaire. L’augmentation du nombre de requérants d’asile de 86% en 2011 a eu des répercussions sur le volume d’activité du Centre de santé infirmier (CSI) de la PMU, première ligne de soins pour les requérants. Cet afflux, en partie lié au « printemps arabe », a nécessité l’ouverture, par l’EVAM, de cinq abris de la protection civile supplémentaires, portant à 12 le nombre de structures cantonales d’accueil pour plus de 4600 requérants. Un possible modèle pour l’Union européenne Forts de leur longue expérience en matière de santé et migration, les soignants du CSI ont été invités à évoquer l’exemple du système vaudois de prise en charge sanitaire des requérants d’asile au xIème Congrès européen des infirmiers cliniciens et des infirmiers spécialistes clinique à Bruxelles, en décembre. Le modèle de soins aux migrants développé à la PMU tient également une bonne place dans un ouvrage européen sur la question de l’accès aux soins des sans-papiers en Suisse. (V. Bilger, et al., Health care for undocumented migrants in Switzerland. Policies-people-practices, Vienna, 2011).

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Evénements 2011 — Au service de la communauté

DéPIStER LA MALADIE « orpheline » DE CHAgAS: MISSIon CoMMUnAUtAIRE DE SAnté PUBLIqUE
La PMU a mis sur pied en 2011 une campagne de dépistage systématique de la maladie de Chagas chez les patients d’origine latino-américaine. C’est une première suisse.

LIgnes de ForCe

Une punaise. C’est un petit insecte qui, parce qu’il la transmet, est responsable de cette maladie « orpheline », très peu étudiée. Cette affection parasitaire se développe dans la région allant du Mexique à la terre de feu, sauf dans les Caraïbes. En Bolivie, le pays le plus touché actuellement, un quart de la population générale est atteinte. Un tiers des patients infectés développent des pathologies cardiaques ou digestives qui peuvent amener au décès. grâce à un traitement de deux mois, le développement de la maladie est interrompu. A Lausanne, on évalue le nombre de latino-américains déclarés à 9000. Mais plusieurs milliers de personnes originaires de ce coin du monde pourraient bien séjourner illégalement dans la région. Cette population, en situation particulièrement précaire, est plus difficile à sensibiliser. Une équipe du Centre de vaccination et médecine des voyages (CVMV) planifie une intervention directement dans la communauté, pour atteindre les personnes qui échappent au système de santé.

Construit sur la base de l’expérience des Hôpitaux universitaires genevois (HUg), qui ont démontré l’existence de cette maladie en Suisse, le dépistage systématique mis sur pied par la PMU fournira une base documentée pour établir des recommandations à l’attention des autres cantons. Il s’agit de déterminer quelle est la meilleure façon de débusquer la maladie de Chagas dans une zone non endémique comme l’Europe. Les Dons du sang, l’association Point d’eau Lausanne, la Fondation Profa et la policlinique de la Maternité du CHUV participent à ce dépistage basé sur un test rapide. Un test qui délivre le diagnostic en quinze minutes. L’organisation mondiale de la santé (oMS) estime que 10 millions de personnes sont infectées dans le monde. Elle préconise de dépister et de traiter les immigrés dans les pays où la maladie est importée pour enrayer la transmission entre la mère et l’enfant et par les dons de sang et les transplantations d’organes. Mondialisation oblige, cette maladie parasitaire ne connaît plus de frontières.

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soIgner

B: LIgnes de ForCe

Les patients se trouvent au cœur des préoccupations des professionnels de la PMU. Il ne s’agit pas uniquement de soigner leur corps. Les patients sont envisagés dans leur globalité, avec leurs valeurs morales, culturelles ou spirituelles, la dynamique familiale dont ils sont issus, la communauté à laquelle ils appartiennent. en fonction des besoins des patients, les professionnels de la PMU créent des modèles originaux de prise en charge. Ils explorent donc de nouveaux modes de collaboration comme dans les projets de soins coordonnés. La médecine change. ses outils également. Les nouvelles technologies permettent aux professionnels de la santé de se tenir au courant des dernières connaissances scientifiques en quelques clics. des logiciels prometteurs, dont nous présentons un exemple dans les pages suivantes, facilitent le trajet des patients à travers la cité hospitalière et augmentent la qualité de la prise en charge. Internet a non seulement mis les professionnels de la santé en réseau, mais aussi les laboratoires et les patients. Cette nouvelle communauté de patients « connectés » a soif d’informations. Elle accède à des renseignements toujours plus poussés sur les dépistages, les maladies, les traitements, les bénéfices ou les risques qu’ils induisent. d’où l’intérêt à partager les décisions médicales épineuses avec les patients, à les traiter en véritables partenaires de soin. La PMU a d’ailleurs inscrit depuis longtemps dans sa charte le respect de l’autonomie de l’individu et de sa compétence à décider pour lui-même.

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Lignes de force — Soigner

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Lignes de force — Soigner

DéPIStER LE CAnCER DE LA PRoStAtE: « décision partagée » PAtIEntS, qU’En PEnSEz-VoUS?
Faut-il ou non dépister le cancer de la prostate? Et si oui, quels traitements privilégier en cas de résultat positif? La PMU met au point de nouveaux outils pour partager cette décision délicate avec les patients. Un partenariat essentiel.
DVD, témoignages de patients ou brochures d’information expliquent de façon didactique les enjeux du dépistage. Malheureusement, ces supports ne sont que trop souvent disponibles en anglais uniquement. En 2011, une équipe de médecins de la PMU bénéficiant d’un fonds du Département universitaire de médecine et santé communautaires (DUMSC) du CHUV a initié l’adaptation des outils d’aide à la décision au contexte suisse romand. Ces supports seront bientôt testés au sein de groupes de patients. Ces outils, élaborés par une fondation américaine baptisée Foundation for Informed Medical Decision Making, aident les patients à s’impliquer dans le processus de décision en leur fournissant des données sur les options de traitements, de plus en plus nombreuses, leurs risques et leurs bénéfices potentiels. Le dépistage du cancer de la prostate est souvent cité lorsque l’on évoque le partage de la décision médicale. Les médecins de la PMU connaissent bien ce cas d’école, parce qu’il les confronte à deux incertitudes. Le doute subsiste concernant d'une part l’impact du dépistage sur la mortalité, d'autre part les traitements adéquats en cas de résultat positif. Les supports, adaptés en collaboration avec une équipe de médecins et de chercheurs de l’Université Lyon-1 et de l’Université Laval à québec, permettent aux patients de s’informer au cabinet ou à la maison. Ils nourrissent la discussion avec le médecin. Des études montrent qu’un patient bien informé prend plus facilement une décision, sans pour autant se sentir plus angoissé. L’essor du partage de la décision s’inscrit dans un mouvement mêlant le développement des traitements et des nouvelles techniques médicales, l’essor des droits des patients et la diversification des canaux d’information. Les patients sont plus au

LA CyBERSAnté, « nouvelles technologies » CEttE ALLIéE
Des SMS qui rappellent aux patients leur rendez-vous au dossier informatisé des patients: les services électroniques d’assistance santé sont en plein essor. La PMU se met à l’heure des nouvelles technologies.
Un chauffeur professionnel doit effectuer son examen médical. En passant par le site web du Centre d’évaluation médicale de l’aptitude à la conduite (CEMAC) de la PMU, il a la possibilité de prendre rendez-vous directement en ligne et d’effectuer dans la foulée, en quelques clics, le paiement de sa consultation. Un jour avant, un message qu’il recevra grâce à son téléphone portable lui rappellera son rendez-vous. Les étudiants de l’EPFL ont également l’occasion de prendre rendez-vous via internet au Health Point du campus, géré par les infirmiers de la PMU. Le Service de stomatologie et médecine dentaire (SMD) utilise aussi le rappel par SMS. C’est également dans ce service qu’une puce électronique a été testée pour marquer des prothèses dentaires. Ce dispositif a démontré sa valeur lors d’études menées en EMS. Il permet d’éviter tout échange lors de la perte ou de l’entretien des prothèses des aînés. Les outils électroniques sont appelés à se développer. Ils peuvent fournir une aide précieuse dans le suivi des maladies chroniques, comme le SIDA, le cancer ou le diabète. La Pharmacie communautaire de la PMU utilise déjà des piluliers électroniques qui rappellent aux patients de prendre leurs médicaments. Ces instruments enregistrent l’agenda des prises hebdomadaires. Ces données objectives constituent une base pour engager la réflexion entre les patients et le pharmacien. Un appui bienvenu à ce qui reste le centre de la prise en charge thérapeutique: la relation individuelle. La cybersanté fournit des instruments qui facilitent la vie des patients mais aussi celle des professionnels de la santé. grâce à un logiciel permettant la visioconférence, les équipes du SMD basées sur deux sites différents - la PMU et l’Hôpital de l’enfance de Lausanne (HEL) - peuvent échanger des informations en temps réel à propos des cas complexes. La PMU travaille sur de nouveaux outils web dédiés à la recherche médicale sur le terrain. Ces derniers permettront bientôt aux chercheurs de stocker et d’analyser des données scientifiques sur une plate-forme internet répondant aux standards de sécurité exigés en recherche médicale. Des données récoltées très simplement grâce à une tablette numérique, et transmises en temps réel via un réseau de téléphonie mobile. Au service de la recherche ou de la communication entre les professionnels de la santé, la cybersanté constitue un vecteur innovant de collaboration.

fait des connaissances médicales. D’où la nécessité, pour les médecins, d’être au courant des dernières recherches et de proposer des données fondées sur les preuves scientifiques. Si ces données sont incertaines, force est d’accepter humblement les limites de la science. La décision partagée peut alors aider les patients à choisir la meilleure option, en toute connaissance de cause.

BRèVE
PMU-FLon: un an et déjà appréciée par les patients La Permanence PMU-FLon a soufflé sa première bougie en avril 2011. En 2011, plus de 70 médecins assistants s’y sont familiarisés avec la pratique de la médecine dans des conditions proches du cabinet médical, sous la supervision de 18 médecins installés dans toute la Suisse romande. Le nombre de consultations durant cette même année a augmenté régulièrement pour s’établir à plus de 11’100. Selon un questionnaire que 184 personnes ont rempli, le taux de satisfaction général des patients est élevé. Les usagers apprécient la prise en charge des jeunes médecins, qui semble donc adéquate et complète. Ils notent également positivement le fait qu’un médecin de famille expérimenté supervise la consultation. Ces indicateurs laissent à penser que le modèle pédagogique mis en œuvre à la Permanence PMU-FLon est efficace. Ce modèle de soins et de formation a été présenté en novembre au Congrès national de CngE Collège académique à Bordeaux.

BRèVE
Un ambassadeur de la décision partagée visite la PMU En août 2011, Michael Barry, Professeur de médecine à la Harvard Medical School de Boston a animé deux colloques - l’un au CHUV, l’autre à la PMU en lien avec la thématique de la décision médicale partagée avec le patient. La PMU a inauguré ce qui deviendra une tradition: inviter chaque année un professeur pour donner l’occasion aux collaborateurs de la PMU et de la cité hospitalière de nouer des contacts avec des personnalités qui comptent sur la scène scientifique internationale, particulièrement dans le domaine de la médecine interne générale et de la médecine de famille.

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Lignes de force — Soigner

AU SERVICE DE LA CEntRALE « Urgences » DE gARDE
La PMU augmente les ressources et compétences qu’elle met à la disposition de la Centrale téléphonique des médecins de garde (CTMG). Elle souhaite contribuer à l’amélioration du système de garde cantonale des médecins de premier recours, et prépare toujours davantage les médecins de famille à la pratique de la garde à domicile.
La pénurie de médecins de premier recours met en péril le système global de garde médicale. La Société vaudoise de médecine (SVM) a donc décidé de réformer ce dernier. Cette réforme propose non seulement des changements dans l’activité des médecins et dans la couverture des zones de garde, mais également dans les prestations de la CtMg, qui seront renforcées afin de diminuer la sollicitation des médecins sans augmenter le recours aux structures d’urgence hospitalières. Cette ligne téléphonique infirmière, ouverte 24 heures sur 24, avait jusqu’à ce jour pour tâche d’évaluer la gravité des cas, de donner des conseils pédiatriques, d’orienter les malades vers les structures d’urgence adéquates ou de contacter éventuellement le médecin de garde pour une visite à domicile. Une nouvelle mission se dessine désormais pour la CtMg: offrir des conseils aux patients adultes grâce à une formation renforcée, à l’amélioration des outils informatiques et aux compétences d’un médecin de soutien issu de l’équipe des praticiens lausannois engagés dans la garde. Pour former les infirmiers au conseil médical de base, la CtMg fait notamment appel à un médecin expérimenté de la PMU. Celui-ci encadre les infirmiers, s’implique dans le recrutement des centralistes, imagine des outils pour optimiser l’évaluation des malades, conçoit des cours de formation continue et développe la recherche. La PMU, en collaboration avec la SVM, a révisé en 2011 une formation continue en médecine d’urgence à domicile afin d’améliorer ou de maintenir les compétences des médecins internistes et généralistes qui assurent les gardes et pratiquent chez les patients. Les médecins installés en cabinet y acquièrent les outils nécessaires pour être opérationnels dans le contexte particulier du domicile, avec comme seul matériel celui de la trousse de garde. Comment et quand suturer une plaie? que faire face à un patient âgé agité? quelles conditions pour délivrer un certificat médical? Pour répondre à ces interrogations, ce programme de formation continue propose de nouveaux ateliers abordant la petite chirurgie, la psychogériatrie et le droit médical.

BRèVE
Les urgences ambulatoires adaptées aux besoins des patients Les urgences ambulatoires font partie des préoccupations stratégiques de la PMU. Dans une volonté permanente de répondre aux besoins des patients, tout en tenant compte des ressources disponibles, les horaires des médecins des urgences de la PMU et de la Permanence PMU-FLon ont fait l’objet d’un aménagement en 2011. Le système de garde a été renforcé durant les jours fériés, les gardes ont été remodelées en fonction des pics de fréquentation observés, et le nombre de médecins a doublé en soirée pour mieux prendre en charge les personnes fréquentant les urgences après 19h00.

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Lignes de force — Soigner

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Lignes de force — Soigner

Un PAtIEnt, Un DoSSIER PARtAgé
La PMU participe activement à la mise en œuvre de l’outil « Soarian » dans les services. Un projet institutionnel impliquant toute la cité hospitalière. Il s’agit de rassembler dans un dossier électronique unique toutes les informations nécessaires à la prise en charge et au suivi d’un patient.

« La fin du papier »

HéPAtItE C: ACCoMPAgnEMEnt REnFoRCé PoUR « suivi infirmier » LES PAtIEntS
Une nouvelle consultation vient de voir le jour au Service de gastro-entérologie et d’hépatologie de la PMU et du CHUV. Les patients souffrant d’une hépatite C chronique diagnostiquée par le médecin peuvent en béneficier depuis octobre.

Le dossier patient informatisé? Une nouvelle façon d’organiser les soins autour du patient! En un seul clic, les soignants sauront qu’ils doivent porter des gants particuliers car le patient qu’ils viennent d’admettre aux urgences est allergique au latex. Dans un contexte universitaire, où la prise en charge de cas complexes est fréquente, c’est l’une des forces du dossier patient informatisé: apporter aux collaborateurs la totalité des informations cliniques relatives à un patient partout et en tout temps. Ce qui amène davantage de coordination, de sécurité et de confort pour le patient. Et, à terme, moins de papier et de charges administratives pour les professionnels de la santé.

A la PMU, le remplacement des archives et dossiers « papier » se fait progressivement. En 2011, le Centre de santé infirmier, le Centre de médecine ambulatoire, la Permanence PMU-FLon, la Cardiologie, le Dispensaire antituberculeux et la Consultation générale ont déjà déployé le portail du logiciel Soarian et la documentation clinique. Cette dernière comprend les notes de suivi médical et infirmier en lien avec la prise en charge du patient, ses résultats de laboratoire, ses images médicales ou encore ses archives. La prochaine étape permettra aux médecins de prescrire automatiquement des examens comme des radiographies ou des prélèvements sanguins - via Soarian. Du stylo à la souris, du papier au logiciel, la transition est parfois délicate. Ce nouvel outil nécessite un apprentissage qui ne va pas sans un investissement considérable des équipes de la PMU. Mais à terme, le gain en efficacité sera important et la qualité de la prise en charge des patients s’en trouvera grandement améliorée.

Cette maladie infectieuse se transmet par le sang et attaque le foie. Le traitement pour les cas chroniques dépend du profil des patients, du génotype du virus, du degré de fibrose et de l’atteinte hépatique. Les patients atteints d’une hépatite C chronique suivent en général une bithérapie. Mais il arrive que ce traitement standard n’éradique pas complètement le virus. Deux nouvelles molécules mises sur le marché permettent alors aux malades infectés par le génotype viral 1, le plus répandu en Suisse, d’augmenter leur chance de guérison. Ce traitement nécessite une observance rigoureuse, surtout les trois premiers mois, phase durant laquelle les effets secondaires comme l’anémie ou les atteintes de la peau se font davantage ressentir. Des examens sanguins sont réalisés régulièrement. Les patients doivent prendre des médicaments toutes les huit heures. En fonction du médicament, ils doivent accompagner cette prise d’une collation comportant au moins 20 grammes de graisses. Ce traitement dure entre 24 et 48 semaines en fonction du degré de la fibrose et de la réponse virologique. Le suivi infirmier permet aux patients d’acquérir une certaine autonomie. Les malades apprennent par exemple à s’injecter eux-mêmes le traitement. L’infirmier mesure en continu les effets secondaires et les réactions éventuelles aux médicaments. Il révise si nécessaire l’option thérapeutique, en tandem avec le médecin. Il évalue également l’état psychologique des patients et leur situation sociale.

grâce au dialogue, aux techniques de l'entretien basé sur la motivation et à la prise en compte de l’environnement des patients, l’infirmier renforce leur adhésion thérapeutique, qui conditionne le succès de la thérapie. Il envisage le patient dans une approche globale. Le rôle infirmier couvre ainsi les domaines du soutien aux activités de la vie quotidienne, de la prévention, de la promotion de la santé et de la réadaptation dans les situations de maladie chronique.

BRèVE
Prévenir, c’est déjà soigner La PMU a donné rendez-vous à la population vaudoise lors du Comptoir Suisse 2011. Aux côtés des collaborateurs des Ligues de la santé, les médecins de la PMU ont proposé une série de tests de dépistage. Dans un espace dédié au bilan de santé, ils ont également répondu aux questions des visiteurs à propos, notamment, des habitudes de vie comme le tabagisme, l’hygiène dentaire ou encore l’activité physique. La prévention et la promotion de la santé font partie des missions de la PMU. Une tâche importante à l’heure où les maladies chroniques sont devenues la principale cause de mortalité dans le monde.

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StAtIStIqUES DES ACtIVItéS
2009 2010 2011

Permanence du Flon, en nombre de contacts: 0

Angiologie, en nombre de contacts: 8’429

Endocrinologie, diabétologie, obésité, en nombre de contacts: 16’135

6’452

7’871

15’279

12’542

6’963

16’725

Consultation générale, en nombre de contacts: 16’425 16’553

Urgences, en nombre de contacts: 15’414 14’663

Centre de santé infirmier, en nombre de contacts: 26’138 23’958

Pneumologie, en nombre de contacts: 5’017 5’894

Cardiologie, en nombre de contacts: 5’003 5’936

Immunologie, allergologie, en nombre de contacts: 4’706 4’974

16’925

15’220

26’027

6’867

6’402

5’948

(y.c. neurologie, dermatologie, tabacologie et gériatrie)

Service de stomatologie et médecine dentaire, en nombre de contacts: 20’892

Centre de médecine ambulatoire, en nombre de contacts: 32’279

Centre de vaccination et de médecine des voyages, en nombre de contacts: 9’483

gastro-entérologie, en nombre de contacts: 4’165

Hématologie, en nombre de contacts: 1’872

Psychiatrie, en nombre de contacts: 1’288

3’942 21’166 33’328 9’101 4’868 22’540 35’899 10’305

2’104

1’537

2’291

1’733

(y.c. podologie et diétetique)

Pharmacie, en nombre de clients: 35’459

Consultation anonyme HIV, en nombre de tests: 2’125

CEMAC, en nombre de clients: 0

Consultation des lipides, en nombre de contacts: 918

Populations vulnérables, en nombre de contacts: 33’031

total de patients clients 2011: 195’208 total de contacts 2011: 226'547

35’112

2’278

1’187

1’008

30’032

38’205

2’065

2’086

912

33’097

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ForMer

B: LIgnes de ForCe

Professionnalisme, dignité humaine, responsabilité, solidarité, intégrité morale… quelques-unes des valeurs qui guident l’action quotidienne des professionnels de la PMU et sous-tendent les axes stratégiques que vous avez pu découvrir dans les pages précédentes. Un programme qui n’a de sens que vivant, enraciné dans la pratique clinique, en lien avec les besoins de la population et de la communauté. Nous vous proposons, à travers ce chapitre, de découvrir quelques-uns des plus récents développements de la PMU. Une policlinique en phase avec son temps et les mutations de la société dans laquelle nous vivons.

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* Cette photographie est l’occasion de rendre hommage à Monsieur olivier Valet, un des patients de la PMU. Âgé de 83 ans, il y est suivi depuis 23 ans. Il a bénéficié de sa première consultation à la PMU en février 1990 et y vient encore régulièrement, « chaque 42 jours », comme il aime à le préciser. Durant toutes ces années, olivier Valet a fourni 386 prestations à la PMU en sa qualité de patient. Il s’est prêté au jeu des tests à domicile pour la Pharmacie de la PMU, à celui des examens fédéraux de médecine et FMH. grâce à son engagement, il a contribué à la formation des étudiants de 3ème année de médecine en participant à l’enseignement au lit du malade (ELM). Pour sa disponibilité et sa légendaire fidélité, la PMU lui adresse un chaleureux MERCI!

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Lignes de force — Former

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Lignes de force — Former

L’EnSEIgnEMEnt DE LA MéDECInE « nouveau cursus » AMBULAtoIRE à L’HEURE DE BoLognE
En juin 2011, les premiers étudiants qui ont suivi l’intégralité de leurs études universitaires selon l’esprit des déclarations de Bologne ont reçu leur diplôme de médecin. Ce cursus réformé fait la part belle à l’apprentissage de la médecine ambulatoire à la PMU, dont voici quelques exemples.
La faiblesse de la relève des médecins de premier recours s’explique par de nombreux facteurs parmi lesquels la transmission d’une médecine spécialisée et hospitalière. La réforme menée à la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de Lausanne corrige cet écueil. Dans ce contexte, la PMU, avec le concours de l’Institut universitaire de médecine générale (IUMg) et le Département de médecine (DM) du CHUV, s’est mobilisée pour élaborer un enseignement renouvelé du généralisme dans l’espoir de susciter des vocations. grâce au module « généralisme », qui s’étend sur six semaines, les étudiants de 4ème puis de 5ème année de médecine ont l’occasion de tester une approche multidisciplinaire de la médecine interne générale, de premier recours, d’urgence et psychiatrique. Ce cours apporte des bases théoriques et des outils de gestion de clinique de la polymorbidité, de la complexité médicale et de l’incertitude clinique. Il permet de se frotter aux spécificités de la médecine générale. Les étudiants en explorent les réalités, comme le suivi au long cours des malades chroniques, la prise en charge des urgences ou le travail en réseau. Entre les deux parties du module « généralisme », les étudiants de 4ème année suivent le « cours bloc » dispensé à la PMU durant 16 semaines. Ce cours à la fois pratique et théorique permet à 16 groupes formés de 8 à 10 étudiants de rencontrer des patients de la consultation générale afin de se familiariser avec le raisonnement clinique dans un contexte ambulatoire. Des médecins installés, tous anciens chefs de clinique à la PMU, rencontrent également les étudiants pour leur exposer des situations réelles vécues au cabinet. Par petits groupes, les étudiants apprennent à intégrer dans leur réflexion le contexte socioculturel du patient ou encore la notion de temps pour prendre une décision. A travers les modules dédiés aux compétences cliniques, des cours à option, des cours bloc, du généralisme, des travaux de master et des stages, dont les premiers retours des étudiants sont très positifs, les médecins de la PMU transmettent donc aux étudiants certaines connaissances, compétences et valeurs tant éthiques que professionnelles qui se rattachent à la médecine interne générale. Espérons que ces nouveautés développent chez les étudiants le goût de la médecine générale et contribuent à endiguer la pénurie dans ce secteur professionnel.

L’ACCUEIL DES PAtIEntS: « Bonjour » UnE PRIoRIté InStItUtIonnELLE
Ce patient est le centième de la journée. Et pourtant, il est unique! Depuis 2011, tous les collaborateurs de la PMU bénéficient d’une journée de formation à cet art délicat du contact avec les patients.

Un sourire, une attitude, un état d’esprit. L’accueil des patients ne se résume décidément pas à une formalité administrative. Pour les usagers parfois fragilisés par la maladie, les collaborateurs à l’accueil constituent le premier repère humain une fois les portes de la policlinique ou de l’hôpital franchies. La journée de formation donne l’occasion de réfléchir aux étapes et aux principes de l’accueil, de prendre conscience de sa disponibilité aux autres, d’acquérir des outils pour se montrer adéquat tout au long de la journée. Une quarantaine de collaborateurs ont profité de ce cours durant l’année. L’accueil est la carte de visite de l’institution. De la tenue vestimentaire à la façon de répondre au téléphone. Se montrer discret pour assurer le respect de la confidentialité, faire patienter un usager grâce à trois mots courtois lorsqu’on est occupé à une autre tâche: autant d’égards qui se travaillent. Une véritable réflexion a été menée par les équipes administratives de la PMU pour rédiger et diffuser une directive de bonnes pratiques en la matière. Ce document de référence fait désormais partie intégrante du règlement du personnel. Les cadres peuvent s’appuyer sur cette base pour gérer les écarts ou harmoniser les pratiques d’un étage à l’autre. Mises en œuvre au quotidien, ces bonnes pratiques devraient prévenir l’agressivité aux réceptions et rasséréner les patients lors de leur passage à la PMU. Valable de la Permanence PMU-FLon à la Pharmacie communautaire, cette directive représente un socle sur lequel bâtir un pan de la culture d’entreprise. tous les collaborateurs liés à la gestion administrative des patients ont d’ailleurs pour objectif le renforcement de la qualité de l’accueil. Envisagée très largement, la faculté de recevoir les autres constitue un savoir-être dont on peut faire profiter les collègues de bureau, le responsable hiérarchique ou encore les clients et fournisseurs… Un véritable vecteur de cohésion.

BRèVE
Les jeunes médecins mieux armés pour le cabinet La PMU participe à la formation des médecins de famille de demain. Elle fait en sorte que ces derniers soient armés pour prendre en charge adéquatement les patients le jour où ils s’installeront en cabinet. C’est pourquoi les cadres responsables de cette formation à la PMU ont donné une place plus large à la dermatologie et aux problèmes nez-gorge-oreilles lors de modules de formation. Ils privilégient une pédagogie basée sur les cas pratiques de façon à développer un large savoir-faire. Le colloque destiné à analyser les erreurs en médecine générale a également été renforcé, de façon à promouvoir une véritable culture de la qualité.

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VIgILAnCE Et SéCURIté « responsabilité » DES PAtIEntS
Pour renforcer la sécurité des patients, la PMU a mis sur pied une formation obligatoire en matière de matériovigilance.
Les patients ont confiance dans la qualité des soins s’ils ont confiance dans la sécurité et la qualité des médicaments et des équipements médicaux ou techniques utilisés. Pour renforcer la sécurité des patients et la prévention des incidents lors de l’utilisation de tensiomètres, d’électrodes ou encore de gants chirurgicaux, les collaborateurs concernés doivent suivre une sensibilisation depuis 2011, avec ce message: il n’y a pas d’acte de soin anodin. Durant le cours obligatoire de matériovigilance, des experts rappellent la réglementation régissant l’utilisation des dispositifs médicaux, sensibilisent le personnel aux symboles utilisés sur les emballages ou appareils, et mettent l’accent sur l’importance du contrôle du matériel et de la circulation des informations garantissant son utilisation correcte. Cette formation fournit aussi l’occasion de rappeler que les collaborateurs confrontés à un incident doivent le signaler en suivant une procédure formelle décrite dans l’intranet de la PMU. Il s’agit d’éviter qu’une mauvaise pratique ne se reproduise et surtout de construire une véritable culture de l’amélioration continue. travail d’équipe et responsabilisation de chacun sont nécessaires pour assurer la sécurité et le confort des patients. Les soignants tiennent la vie des patients entre leurs mains.

BRèVE
Des collaborateurs de la PMU parmi les premiers diplômés en soins infirmiers Sur les douze travaux de master de la toute première volée de l’Institut universitaire de formation et de recherche en soins (IUFRS) du CHUV, deux ont été menés par des collaborateurs de la PMU. Ils portent tous deux sur la situation des proches aidants des patients. Un troisième travail a été réalisé au sein du Centre de santé infirmier (CSI) par un collaborateur externe à la PMU. Il est centré sur la santé mentale des déboutés de l’asile à l’aide d’urgence. La PMU profite d’une réelle culture de la recherche clinique médicale. Elle s’en sert aujourd’hui pour soutenir le développement des sciences infirmières. Elle accompagne des étudiants en sciences infirmières et fournit de la matière à ceux qui souhaitent mener des travaux de recherche au niveau clinique.

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CHerCHer

B: LIgnes de ForCe

La recherche, orientée vers les patients et la communauté, fait partie des missions de la PMU, qui bénéficie de conditions idéales pour la mener. Elle vise constamment à améliorer la qualité des soins. son ancrage universitaire et sa pratique ambulatoire la placent en position de force pour réaliser une recherche clinique de qualité. Les problèmes médicaux, la fatigue ou le manque de fer, les infections liées aux voyages, le dépistage, la prévention, les comportements à risque, la relation patients-soignants et les processus de soins constituent quelques-unes des thématiques privilégiées des chercheurs. avec le vieillissement de la population et l’importance toujours plus marquée des maladies chroniques, ces axes de recherche sont directement en prise avec les besoins de la population. Vous aurez l’occasion de vous en rendre compte en feuilletant les pages qui suivent. La PMU travaille à rendre la recherche compétitive au niveau national et international. Les projets qui s’y réalisent trouvent leur financement auprès d’institutions publiques, en particulier le Fonds national suisse (Fns) de la recherche scientifique et l’office fédéral de la santé publique (oFsP). Ils sont aussi soutenus par des entreprises privées. Le transfert des résultats de la recherche vers l’enseignement complète cette activité en lui conférant sa dimension académique.

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MIEUx CoMPREnDRE « evaluation » LA MéDECInE DE PREMIER RECoURS
Se donner les moyens d’améliorer la qualité de la médecine de premier recours: voilà l’ambitieux pari de SPAM - Swiss Primary Health Care Active Monitoring -, une étude nationale d’envergure sur le fonctionnement de la médecine de premier recours, menée par des chercheurs de la PMU.

CoMBAttRE PLUS EFFICACEMEnt LE VIH AVEC LE PHARMACIEn
Suivre un programme pour mieux respecter son traitement pourrait aider les patients à combattre le virus responsable du SIDA. Une piste mise au jour grâce aux recherches d’une équipe de la Pharmacie de la PMU et du Service d’infectiologie du CHUV.

« Indétectable »

La qualité des soins est-elle suffisante? La satisfaction des patients au rendez-vous? qui consulte le médecin de famille et pourquoi? quelles prestations le généraliste propose-t-il? Ce sont quelques-unes des interrogations auxquelles l’étude SPAM souhaite répondre. Les chercheurs de la PMU ont donc identifié, en 2011, des indicateurs pertinents pour dresser un état des lieux global de la médecine de premier recours en Suisse. Cette étude s’intéresse en effet aux processus et aux résultats de cette dernière. Une précédente recherche européenne avait démontré que les aspects liés au financement et à l’organisation de la médecine de base étaient relativement bien connus. Elle avait par contre mis en lumière un manque de données relatives aux cabinets et aux activités qui s’y déroulent. Des lacunes que le programme SPAM entend combler. En 2013, les données et chiffres déjà répertoriés par la Fédération des médecins suisses (FMH), l’observatoire de la santé (obsan) ou les assureursmaladie feront l’objet d’une analyse. on songe par exemple à la densité de généralistes par région. D’autres données importantes manquent, comme celles qui touchent aux prestations des médecins. Leur collecte sera effectuée par le biais d’un échantillon de 200 médecins de premier recours qui forment le « réseau SPAM ». Ces professionnels seront sollicités une à deux fois par an pour répondre à des questionnaires. En attendant, les professionnels de la santé débattront à propos des enjeux liés au monitorage de la médecine de premier recours en Suisse au cours d’un symposium qui aura lieu en mai 2012 à la PMU.

L’enjeu est de taille. Si la médecine de premier recours veut pallier la pénurie annoncée de médecins et garantir sur le plan politique une médecine à la fois de qualité et économique, elle doit être consciente de ses forces et faiblesses. Pour que la médecine de premier recours reste accessible à tous et attrayante pour la jeune génération de diplômés en médecine, les généralistes doivent connaître la réalité de leur pratique.

BRèVES
Lieux publics sans fumée: les Vaudois vont mieux L’état de santé des travailleurs de la restauration s’est notablement amélioré. C’est ce que démontre une étude menée par la PMU et l’Institut universitaire romand de santé au travail (ISt) suite à l’entrée en vigueur de la loi vaudoise sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics. grâce à la loi, le nombre de cigarettes inhalées passivement a significativement diminué, les capacités pulmonaires ont augmenté, les symptômes irritatifs liés à la fumée passive ont baissé et le sentiment d’être en meilleure forme physique a grandi. L’étude a été menée auprès d’une centaine de travailleurs du domaine de la restauration dans 36 établissements différents. L’industrie a renforcé l’effet coupe-faim des cigarettes Des chercheurs de la PMU ont analysé les documents internes de six des principaux industriels du tabac, couvrant les années 1949 à 1999. La conclusion est sans appel: les industriels sont allés jusqu’à modifier la composition des cigarettes pour en renforcer l’effet coupe-faim, en y ajoutant par exemple des molécules comme l’acide tartarique. Un enjeu de taille: la peur de prendre du poids constitue l’une des raisons qui poussent les consommateurs, particulièrement les adolescents, à renoncer à arrêter de fumer.

Depuis 2003, la Pharmacie de la PMU a mis sur pied une consultation de soutien aux malades chroniques, dont les personnes VIH font partie. Les résultats de ce programme sont très concrets. Comme le démontre l’étude publiée en 2011 dans la revue AIDS Care par une équipe de chercheurs PMU et CHUV, sur un groupe de 100 patients VIH complexes suivis durant plus d’un an, la persistance – c’est à dire la prise d’un médicament sur la durée - est de 87% et le respect de la prescription se montait à 88%, un score très élevé. Plus important encore: le taux de personnes portant un virus devenu indétectable est passé de 38% à 71% dans un groupe de 45 patients dont la thérapie est restée la même avant et durant tout le programme. La corrélation entre cette haute proportion et le suivi d’adhésion thérapeutique devrait faire l’objet d’une étude complémentaire. Mais ce succès est d’ores et déjà conforté par un taux de rétention dans le programme de 92% et une haute satisfaction exprimée par les patients. Adhérer à son traitement antirétroviral sur le long terme est essentiel pour réduire le développement de maladies ou la mortalité en lien avec le VIH. or on le sait: l’adhésion thérapeutique des patients chroniques est loin d’être suffisante, entraînant des conséquences désastreuses en matière de qualité et d’économicité des soins.

La consultation d’adhésion thérapeutique a pour but d’informer les patients, de les aider à mieux gérer la prise de leurs médicaments et les effets secondaires qui en découlent. Il repose sur deux éléments: l’entretien durant lequel le pharmacien travaille avec le patient sur ses motivations, pour garantir un suivi des traitements sur le très long terme, ainsi que l’enregistrement de la prise des médicaments grâce à un pilulier électronique. Cet agenda thérapeutique nourrit également la discussion. En 2011, plus de 1600 consultations d’adhésion ont été réalisées et 2800 semainiers préparés pour des malades VIH, diabétiques, hypertendus, dialysés ou recevant un traitement anticancéreux oral, à la Pharmacie de la PMU. Ces suivis s’effectuent en partenariat avec les équipes médicales et soignantes.

BRèVE
Prix de recherche pour les cercles de qualité médecins-pharmaciens Economiser 43% des coûts annuels en médicaments par patient? C’est possible, grâce aux cercles de qualité, ces réunions où les médecins analysent leur stratégie en matière de prescription médicamenteuse avec l’aide des pharmaciens. Une étude sur l’efficacité économique et thérapeutique de la tenue, durant dix ans, de six cercles de qualité dans le canton de Fribourg a reçu, en 2011, le prix de recherche de l’Institut de médecine générale de l’Université de Bâle (IHAMB). Cette distinction a été délivrée dans le cadre de la première conférence de médecine générale Swiss Family Docs. Ces résultats s’expliquent par une plus forte prescription de génériques, une attitude plus pondérée vis-à-vis des stratégies publicitaires des laboratoires pharmaceutiques, une formation continue spécifique et une meilleure application des recommandations dans le domaine.

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MoInS D’AntIBIotIqUES gRÂCE AUx « Médecine des voyages » SMARtPHonES
Comment faire baisser la prescription d’antibiotiques de 84% à 15% dans les centres de santé de Tanzanie? Une équipe de chercheurs du Centre de vaccination et médecine des voyages (CVMV) de la PMU a mis au point une application pour smartphones.

Une étude récente sur la cause des fièvres conduite chez des enfants à Dar es Salam a démontré, grâce à des analyses de laboratoire, que les virus ceux qui occasionnent des symptômes grippaux par exemple - sont très fréquents. Bien davantage que les bactéries. Pourtant, la tendance est encore à la prescription systématique d’antibiotiques… d’ailleurs inefficaces dans la plupart des cas à cause des résistances. D’où la nécessité de repenser toute la prise en charge des enfants. L’équipe du Centre de vaccination et médecine des voyages en partenariat avec l’Institut tropical et de santé publique suisse, a donc développé en 2011 un outil pour téléphones intelligents. grâce à un arbre décisionnel interactif, les soignants de tanzanie peuvent poser un diagnostic correct et proposer un traitement approprié, dosé adéquatement en fonction de l’âge et du poids des enfants. Le module contient même une courte vidéo destinée aux proches des enfants qui consultent. Ce petit film explique les bons gestes en cas de maladie et montre comment obtenir les bonnes informations du soignant durant la consultation. L’an passé à Dar es Salam, les chercheurs ont évalué, lors d’une étude randomisée contrôlée, l’efficacité et l’innocuité d’une telle pratique. non seulement l’utilisation de ce programme interactif est sûre, mais la prescription d’antibiotiques tomberait à 15% contre 84% actuellement si le soignant respectait totalement l’arbre décisionnel. Avec un bénéfice non négligeable: éviter de créer des résistances aux traitements.

L’outil technologique est disponible. Cela suffirat-il pour que les cliniciens l’adoptent? L’équipe de recherche imagine déjà doter les centres de soins de tablettes tactiles rechargeables à l’énergie solaire pour une ergonomie optimale et une plus grande autonomie. Et ceci également dans les zones rurales. Mais le plus grand défi consiste à motiver les soignants pour qu’ils utilisent ces outils. Il faudra donc veiller à ce qu’ils comprennent les enjeux d’une trop grande prescription d’antimicrobiens et le bénéfice dont les patients profitent s’ils reçoivent le traitement adéquat.

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DES PAtIEntS VULnéRABLES MIEUx PRIS En CHARgE « Usagers fréquents » AUx URgEnCES
La recherche est au service des patients. En 2011, la PMU, en association avec le Département universitaire de médecine et santé communautaires, le Service des urgences et la Direction générale du CHUV ont obtenu un fonds national pour évaluer une nouvelle façon de prendre en charge les usagers fréquents des urgences.

données et CHIFFres

Entourer des patients souvent vulnérables, désengorger les urgences, réduire les coûts. trois objectifs que le CHUV et la PMU souhaitent atteindre. Dans un récent article scientifique publié dans une revue internationale consacrée à la médecine d’urgence, une équipe de chercheurs a démontré, par une revue systématique de la littérature, les effets bénéfiques d’une prise en charge coordonnée de type case management des usagers fréquents des urgences: non seulement leur santé et leurs conditions sociales s’en trouvent améliorées, mais la fréquentation des urgences diminue également. Seulement quatre patients sur cent se présentent quatre fois ou plus aux urgences du CHUV et de la PMU au cours de l’année. Mais ils engendrent près de 12% du total des consultations. Selon une autre étude récente, ces patients sont pour 40% d’entre eux à l’aide sociale et 20% ne possèdent pas d’assurance maladie. Depuis juillet 2010, l’Equipe mobile vulnérabilités (EmvS), composée de deux infirmiers, d’un assistant social et d’un médecin, accompagne ce type de patients sur un modèle de case management. Elle intervient après la prise en charge aux urgences pour orienter les usagers fréquents des urgences. Plus de 200 patients en ont profité, ce qui représente environ 450 consultations. Dès 2012, une étude soutenue par le Fonds national suisse de la recherche devrait permettre d’évaluer l’efficacité de cette intervention, y compris sur le plan économique.

BRèVE
Accueil des migrants à l’hôpital Le CHUV et la PMU ont identifié en 2011 leurs besoins pour assurer un accueil adéquat aux migrants. Dans le cadre du projet « Migrant friendly hospital » soutenu par l’office fédéral de la santé publique (oFSP), le Département de psychiatrie du CHUV et la PMU ont contribué à mener différentes enquêtes. Il en ressort que plus de la moitié du personnel soignant se sent incompétent pour identifier les habitudes culturelles qui peuvent avoir un impact sur les soins prodigués. Des mesures correctives seront prises ces deux prochaines années selon deux axes: sensibilisation accrue du personnel aux compétences cliniques transculturelles et acquisition de connaissances expertes concernant notamment la santé mentale des migrants.

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ressoUrCes HUMaInes

C: Données et Chiffres

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Données et chiffres — Ressources humaines

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Données et chiffres — Ressources humaines

LES RESSoURCES « Bons offices » HUMAInES: tRAVAIL En SynERgIE
Le service Ressources humaines accompagne les collaborateurs durant toutes les étapes du cycle de leur vie professionnelle, de l’embauche au départ à la retraite. L’équipe Rh de la PMU et du Département universitaire de médecine et santé communautaires (DUMSC) est composée d’une dizaine de personnes qui gèrent… un petit millier de collaborateurs!
La PMU, avec près de 420 collaborateurs, est la principale bénéficiaire du service. Les Rh assument la totalité du travail administratif et stratégique de la gestion des forces de la PMU. Elles assurent les étapes cruciales du recrutement, la gestion de situations particulières ou encore le management des performances et le développement des compétences du Département universitaire de médecine et santé communautaires (DUMSC) du CHUV. L’équipe Rh PMU-DUMSC fournit son appui au département en participant notamment à des projets stratégiques. Le programme pour étendre les compétences des jeunes cadres en est un. Pour favoriser la relève, les collaborateurs appelés à assumer de nouvelles responsabilités vont prochainement bénéficier d’une évaluation sur mesure pilotée par les Rh. Cette démarche, basée sur des mises en situation et différents tests vise à identifier les points forts et à relever les axes prioritaires de développement. Cette méthode d’évaluation débouche sur un plan personnel de développement. Mais les Rh PMU-DUMSC mettent également certaines de leurs compétences à la disposition d’autres entités. Elles assument la production des salaires pour la septantaine de collaborateurs de l’Association réseau de la communauté sanitaire de la région lausannoise ARCoS. L’équipe offre aussi ses bons offices à l’Institut universitaire romand de santé au travail (ISt), autre affilié au CHUV via le DUMSC. Elle soutient la direction de l’ISt lors de certains recrutements ou situations complexes en matière de droit du travail par exemple. Au service des collaborateurs et des cadres, les Rh travaillent selon un modèle qui s’adapte à tous les clients internes, selon les besoins spécifiques et les ressources à disposition. Une adaptation qui tient compte à la fois des différentes catégories professionnelles représentées au sein du personnel et des impératifs institutionnels ou légaux. Avec souplesse et professionnalisme.

LA PMU En qUELqUES CHIFFRES
Femmes Hommes total des collaborateurs: 418 total EPt* au 31.12.2011: 324.70 319 99 Pyramide des âges PMU 66 + 1 1 60 - 65 12 4 55 - 59 19 8 Médecins total: 104 54 Médecins dentistes total: 19 12 7 45 - 49 37 7 40 - 44 35 8 Médico - techniques total: 51 42 9 Pharmaciens total: 21 17 4 30 - 34 35 - 39 51 19 50 - 54 24 13

100%

25%

50

5%

12
Soignants total: 102

%

5

%
25 - 29 50 8 21 - 24 21 5 20 5 4 20

64 22

Admininistratifs total: 121 93 101

24%

9

29%

*Equivalent plein-temps. Une distinction est effectuée entre le personnel engagé par le Département de médecine du CHUV pour les activités spécialisées basées à la PMU. Ce personnel fait l’objet d’une refacturation en EPt, et non pas par personne.

46

47

PMU 2011

Données et chiffres — Ressources humaines

PMU 2011

Données et chiffres — Ressources humaines

oRgAnIgRAMME
Membre du bureau Membre de la direction Membre du comité de direction

Conseil PMU Président P.-L. Maillefer Réviseur Bureau du Conseil

Direction Prof. Jacques Cornuz

Direction administrative J.-M. Bays

Direction des soins F. ninane

Directeur adjoint Vacant

Unité des populations vulnérables Dr P. Bodenmann Dr C. Pasche Centre d’évaluation médicale de l’aptitude à la conduite

gestion administrative des patients Directeur adm. adjoint L. girardin F. ninane Centre de santé infirmier

Dr P. Staeger Consultation générale et urgences ambulatoires

Prof. B. genton Centre de vaccination et médecine des voyages

F. ninane Centre de médecine ambulatoire et podologie

Dr D. nanchen Consultation de prévention cardio-vasculaire

Dr M. Saraga Consultation de psychiatrie de liaison

Dr C. Duquenne Centre d’expertises médicales

Consultation des spécialités *

Prof. J. Cornuz Consultation de tabacologie

Dr P. Bodenmann Consultation anonyme VIH

Dr C. Madrid Service de stomatologie et médecine dentaire

Prof. t. Bischoff Institut universitaire de médecine générale

Finances A. Rosat

Prof. o. Bugnon Pharmacie

Ressources humaines B. Franco

Communication C. Diserens

Bureau qualité Prof. o. Bugnon

Permanence PMU-FLon

Services généraux V. Bourgeois

* La responsabilité médicale est assurée par les médecins cadres du CHUV Les services spécialisés comprennent: gastro-entérologie, diabétologie, pneumologie, cardiologie, angiologie, endocrinologie, obésité, immunologie, hématologie, lipides.

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49

CoMPtes

C: Données et Chiffres

P. 50 – 55
50

PMU 2011

Données et chiffres — Comptes

PMU 2011

Données et chiffres — Comptes

ACtIFS
Liquidités Débiteurs Stocks Immobilisations financières Immobilisations nettes Actifs transitoires totAL

2011 2010
CHF 1’708’062 3’576’411 808’566 4’356’175 725’617 4’817’980 15’992’811 % 10.7 22.4 5.1 27.2 4.5 30.1 100.0 CHF 4’013’469 4’405’524 813’162 4’399’190 814’603 3’673’226 18’119’174 % 22.2 24.3 4.5 24.3 4.5 20.3 100.0

CHARgES
Salaires des médecins et autres universitaires Salaires du personnel soignant Salaires du personnel autres disciplines médicales Salaires du personnel administratif Salaires du personnel de recherche Salaires du personnel de maison Charges sociales Salaires externes et honoraires médicaux Autres frais du personnel

2011 2010
CHF 10’668’529 5’410’389 3’698’765 7’019’703 1’368’594 160’772 5’066’386 5’739’409 559’382 17’478’395 41’626 249’238 % 15.8 8.0 5.5 10.4 2.0 0.2 7.5 8.5 0.8 25.9 0.1 0.4 CHF 11’516’653 5’194’021 2’283’985 6’967’063 968’444 154’216 4’703’110 5’009’824 452’380 16’602’956 41’835 216’757 % 18.1 8.2 3.6 11.0 1.5 0.2 7.4 7.9 0.7 26.1 0.1 0.3

PASSIFS
Fournisseurs Créanciers Provisions Fonds engagés Passifs transitoires Fonds scientifiques libres Fonds de réserve de la direction Capital et réserve Fonds de développement Résultat de l’exercice totAL

2011 2010
CHF 3’504’777 386’880 1’676’187 49’881 778’308 1’481’808 1’382’930 1’038’044 6’702’638 -1’008’643 15’992’811 % 21.9 2.4 10.5 0.3 4.9 9.3 8.6 6.5 41.9 -6.3 100.0 CHF 3’452’359 600’656 1’755’915 51’181 516’705 1’853’134 1’716’724 4’048’209 7’106’227 -2’981’936 18’119’174 % 19.1 3.3 9.7 0.3 2.9 10.2 9.5 22.3 39.2 -16.5 100.0

Matériel médical d’exploitation Produits alimentaires Stérilisation, blanchisserie et autres charges ménagères Entretien et réparation des locaux et équipements Achats d’équipements, loyers, énergie Amortissements Frais de bureau et d’administration Superviseurs externes Assurances et autres charges Autres charges liées à la recherche Attribution aux fonds de recherche totAL

201’833 3’414’218 549’145 1’066’820 1’399’550 680’079 552’341 2’269’888 67’595’062

0.3 5.1 0.8 1.6 2.1 1.0 0.8 3.4 100.0

196’722 3’415’533 497’553 905’871 1’138’212 591’254 322’558 2’412’119 63’591’065

0.3 5.4 0.8 1.4 1.8 0.9 0.5 3.8 100.0

52

53

PMU 2011

Données et chiffres — Comptes

PRoDUItS
Rapports médicaux et expertises Médicaments, vaccins et autres prestations médicales Prestations des services spécialisés Revenus des consultations Refacturation de personnel Prestations au personnel et autres produits Produits destinés à la recherche Utilisation des fonds de recherche Pertes sur débiteurs, provisions et variations Intérêts Subventions Produits financiers Charges et produits exceptionnels Charges et produits des exercices antérieurs Résultat net de l’exercice totAL

2011 2010
CHF 2’731’124 28’708’557 % 4.0 42.5 CHF 665’895 27’323’047 % 1.0 43.0

2’813’382 7’481’681 3’733’944 666’977 1’446’202 2’641’215 -138’273 26’333 16’782’855 -84’742 -353’087 130’251 1’008’643 67’595’062

4.2 11.1 5.5 1.0 2.1 3.9 -0.2 0.0 24.8 -0.1 -0.5 0.2 1.5 100.0

2’395’777 7’323’862 3’630’266 733’954 1’389’839 2’203’377 -77’033 7’056 14’805’437 -25’634 -60’177 293’462 2’981’936 63’591’065

3.8 11.5 5.7 1.2 2.2 3.5 -0.1 0.0 23.3 0.0 -0.1 0.5 4.7 100.0

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PUBLICatIons

C: Données et Chiffres

P. 56 – 61
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PMU 2011

Données et chiffres — Publications

PMU 2011

Données et chiffres — Publications

PUBLICAtIonS ExPERtISéES 2011
Althaus F., Paroz S., Hugli o., ghali W. A., Daeppen J-B., Peytremann-Bridevaux I., Bodenmann P. Effectiveness of interventions targeting frequent users of emergency departments: a systematic review. Annals of Emergency Medicine 58(1) pp. 41-52.e42. Donzé J. Rodondi n. Waeber g. Monney P. Cornuz J. Aujesky D. Prospective validation of seven scores to predict major bleeding risk during oral anticoagulant therapy. Epub ahead of print 2011. Durham André-Dante, Bergier Samuel, Morisod xavier, Locatelli Isabella, zellweger Jean- Pierre, Huynh Cong Khanh, Cornuz Jacques. Improved health of hospitality workers after a Swiss cantonal smoking ban. Swiss Medical Weekly 141 pp. art. w13317 [8 p.].

Aujesky D. Roy P.-M. Verschuren F. Righini M. osterwalder J. Egloff M. Renaud B. Verhamm P. Legall C. Sanchez o. Stone R. Pugh n. n'gako A. Cornuz J. Hugli o. Beer A. Perrier A. Fine M.-J. yealy D.-M.

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A systematic review of longitudinal population-based studies on the predictors of smoking cessation in adolescent and young adult smokers. Tob Control 2011;Epub ahead of print

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Successful efavirenz drug reduction led by therapeutic drug monitoring. Antiviral Therapy 2011;16(2):189-97

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D'Acremont V., Cherpillod P., Kilowoko M., Kyungu E., Philippina x. x. x., Sangu W., Kahama-Maro J., thomas y., Alamo L., Lengeler C., Kaiser L., genton B.

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Legare F. Bekker H. Desroches S. Drolet R. Politi Mary Stacey D. Borduas F. Cheater F. Cornuz J. Coutu M.-F. Ferdjaoui-Moumjid n. griffiths F. Harter M. Jacques A. Krones t. Labrecque M. neely C. Rodriguez C. Sargeant J. Schuerman J. Sullivan M.

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PMU 2011

Données et chiffres — Publications

PMU 2011

Données et chiffres — Publications

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The "help" question doesn't help when screening for major depression: external validation of the three-question screening test for primary care patients managed for physical complaints. BMC Medicine 9(1) p. 114.

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Atherosclerosis Screening by Noninvasive Imaging for Cardiovascular Prevention: A Systematic Review. Journal of General Internal Medicine pp. 220-231.

Marques-Vidal Pedro Manuel, Cerveira João, Paccaud Fred, Cornuz Jacques.

High expectation in non-evidence based smoking cessation interventions among smokers - The Colaus study. Preventive Medicine 52(3-4) pp. 258-261.

Shao A., Rambaud-Althaus C., Perri S., Swai n., Kahama-Maro J., Mitchell M., genton B., D'Acremont V.,

Safety of a new algorithm for the management of childhood illness (Almanach) to improve quality of care and rational use of drugs. p. 60 in 7th European Congress on Tropical Medicine and International Health. Tropical Medicine and International Health 16(Suppl. 1).

Marques-Vidal P.-M. Cerveira J. Paccaud F. Waeber g. Vollenweider P. Cornuz J. Meystre-Agustoni g., Jeannin A., de Heller K., Pécoud A., Bodenmann P., Dubois-Arber F.,

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Voellinger R., taffé P., Cornuz J., Durieux P., Burnand B.,

Discriminant validity and test-retest reliability of a self-administered Internet-based questionnaire testing doctors' knowledge in evidence-based medicine. Journal of Evaluation In Clinical Practice 17(3) pp. 471-477.

nanchen David, Pletcher Mark James, Cornuz Jacques, Marques-Vidal Pedro Manuel, Paccaud Fred, Waeber gérard, Vollenweider Peter, Rodondi nicolas,

Public health impact of statin prescribing strategies based on JUPITER Modeling study from a population-based study. Preventive Medicine 52(2) pp. 159-163

Waring A.C., Rodondi n., Harrison S., Kanaya A.M., Simonsick E.M., Miljkovic I., Satterfield S., newman A.B., Bauer D.C.

for the Health Aging , Body Composition (Health ABC) Study., 2011. Thyroid Function and Prevalent and Incident Metabolic Syndrome in Older Adults: The Health, Aging, and Body Composition Study. Clinical Endocrinology pp. -.

Wasserfallen J.-B. Digon P. Cornuz J. nanchen D. Rodondi n. Cornuz J. Hillier t. Ensrud K.-E. Cauley J.-A. Bauer D.-C. Mortality associated with diabetes and cardiovascular disease in older women. Epub ahead of print 2011; D’autres publications sont à disposition sur le site de la PMU. Payot V., Cordonier A.C., Marquis J., Bugnon o., Hersberger K.E., Schneider M.P., Arnet I. Prevalence of patients' difficulties in swallowing solid oral dosage forms. In 39th ESCP (European Society of Clinical Pharmacy) European Symposium on Clinical Pharmacy and 13th SFPC (Société Française de Pharmacie Clinique) Congress: Clinical Pharmacy at the Front line of Innovations. International Journal of Clinical Pharmacy, 33 (2), 402, 2011.

Medical and pharmacological direct costs of a 9-week smoking cessation program. Nicotine Tob Res 2011;

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La PMU est certifiée selon la norme ISo 9001 :2008/Healthmark. www.iso.org www.ch.sgs.com

S’engager dans la formation, c’est investir dans l’avenir. Les apprentis et apprenties d’aujourd’hui sont les professionnels et les professionnelles de demain. Les entreprises qui les forment aujourd’hui pourront bénéficier demain d’une relève de qualité.

La Pharmacie de la PMU est accréditée selon la norme ISAS qMS-Pharma 2010.

Imprimé sur papier FSC. Le label FSC (Forest Stewardship Council) certifie les forêts qui sont gérées de façon durable, et exploitées de façon raisonnée. Le renouvellement des ressources, la préservation de la biodiversité, ou encore la protection des droits des peuples autochtones sont pris en compte dans la gestion de ces forêts.

Policlinique médicale universitaire (PMU) de Lausanne Rue du Bugnon 44 1011 Lausanne tél : 021 314 60 60 Fax : 021 314 48 88 www.pmu-lausanne.ch

Design: cemcav-chuv 12 3048 graphisme: Aris zenone Photographie: Eric Déroze gilles Weber