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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------VILLE DE LOUVIERS DIRECTION GENERALE DES SERVICES

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 19 NOVEMBRE 2012 Secrétaire : Anne-Josy Guérard PRESENTS : M. MARTIN, Maire, M. LIENARD, Mme BAUDET, M. CANIVET, Mme FILLATRE, M. LAHEYE, Mme MOMPLAY, M. YUNG, Mme GATEAU, M. BIDAULT, Adjoints, M. DE PREVILLE, Mmes BLASQUEZ-PEREZ, LAQUERRIERE, Mmes JEANNE-TELLIER (sauf pour les délib. n° 12-175 à 12-177), Mme JULLIEN-MITSIENO (jusqu’à la délib. n° 12-196), MM. HEBERT, LABBÉ, Mme VALIN (sauf pour les délib. n° 12-182 à 12-183), M. AKIN, Mmes CANU, GUERARD, M. DACHÉ, Mme LAROCHE, Mme LANGEARD (jusqu’à la délib. n° 12-182), M. AUBERT (jusqu’à la délib. n° 12-205), MM. VEYRAT, BAZIRE, Mme DUTEUIL, M. THOUEMENT Conseillers municipaux. ABSENTS EXCUSES AYANT DONNE POUVOIR : - Mme JULLIEN-MITSIENO à M. HEBERT (à partir de la délib. n° 12-197) - Mme BAUCHARD à Mme FILLATRE - Mme VALIN à Mme BLASQUEZ-PEREZ (pour l’ouverture de séance et à partir de la délib. n° 12-182 jusqu’à 12-183) - M. AUBERT à M. BAZIRE (pour l’ouverture de séance) - Mme LANGEARD à M. BAZIRE (à partir de la délib. n° 12-183) - M. GONTIER à M. VEYRAT - M. RENONCOURT à Mme DUTEUIL ABSENTE : Mme BELLEVIN A 18 H 40 Monsieur le Maire prend la parole et déclare la séance ouverte. Mme AnneJosy GUÉRARD est désignée secrétaire et procède à l’appel. Monsieur le Maire constate que le quorum est largement atteint. QUORUM : Présents : 26 Pouvoirs : 5 Absents : 2 Votants : 31

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Il donne ensuite lecture de l’ordre du jour. M. le Maire indique que les observations sur le compte rendu du conseil municipal du 1er octobre 2012 seront examinées en fin de séance. M. le Maire revient sur les évènements qui ont marqué la Ville depuis la dernière séance du conseil municipal. Il évoque tout d’abord la mémoire de Claude MIQUEL. Il comptait parmi les grandes figures de Louviers. Le Conseil aura l’occasion de lui rendre hommage puisque figure dans les délibérations qui suivent la dénomination de la place qui jouxte l’Office de tourisme dont M. MIQUEL a été le Président pendant quinze ans avant le transfert à la CASE. Par ailleurs, il est à noter que le Village des marques à Douains ne verra pas le jour. Les commerçants avaient demandé de tout faire pour empêcher ce projet socialement dangereux, écologiquement inacceptable et commercialement obsolète. La Commission Nationale d’Aménagement Commercial a rendu son verdict et refusé cet aménagement, ce dont on peut se satisfaire car cela aurait réduit à néant tous les efforts de la Ville pour dynamiser le centre ville et les commerces de proximité. Depuis la rentrée de la Toussaint un enseignant stagiaire a été affecté à l’école Jean Prévost permettant l’ouverture de la quatrième classe jusqu’à la fin de l’année et la Ville a mis les moyens pour accompagner cette décision dont on se réjouit. L’exposition organisée à l’occasion du 80ème anniversaire de la première élection et du 20ème anniversaire de la mort de Pierre Mendès France rencontre un grand succès et M. le Maire invite chacun à visiter le musée mais également à assister aux remarquables conférences qui sont organisées ainsi qu’à la projection des films autour de cette exposition. L’inauguration de l’école de musique a marqué la vie lovérienne, elle a attiré plus de 2 000 personnes au fil de la soirée. Ce fut une fête magique que l’on n’oubliera pas et qui a créée un climat favorable à la reprise des activités de cette école de musique. M. le Maire rappelle que ce projet avait une double facette restructuration de l’école de musique et conservation d’un patrimoine historique. La 75ème édition du cross Carrington, en présence de la championne du monde de cross Annette Sergent et de beaucoup de sportifs engagés, a également animé la vie locale. Il faut souligner qu’il s’agit d’un des vingt cinq cross les plus importants de France. Les élections au Conseil municipal des jeunes ont eu lieu. M. le Maire rappelle que ces élections se déroulent dans les quatre collèges de Louviers qu’ils soient publics ou privé. Les candidats ont pu découvrir l’apprentissage de la démocratie. 51 candidats se sont présentés pour 32 postes ce qui montre une vraie mobilisation des jeunes pour cet engagement citoyen. M. le Maire reçoit officiellement en séance plénière ce conseil des jeunes mardi prochain. Les élus sont invités aussi. Le parking de la république et ses 59 nouvelles places est opérationnel depuis début novembre.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------En ce qui concerne les riverains et usagers du boulevard Clémenceau, les contre-allées présentent un problème juridique important puisque en principe selon la loi c’est le Conseil général qui devrait prendre en charge leur réfection et qu’il s’y refuse. La Ville et l’agglomération se sont donc entendues pour partager le montant de la réfection soit 50 000 €. Le tapis d’enrobé sera refait à partir du 3 décembre. A terme la Ville va solliciter le Département pour qu’il rétrocède ces contre-allées. Ces mesures sont provisoires et dans les années à venir le boulevard sera complètement réaménagé sur le même principe que la rue Saint-Jean. Mmes VALIN et JEANNE-TELLIER arrivent en séance, ce qui porte le quorum à : Présents : 28 Pouvoirs : 4 Absents : 1 Votants : 32 N° 12-170 – DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE M. YUNG retrace les grandes lignes du budget de l’an prochain : - raréfaction des ressources bancaires mais paradoxalement des taux d’intérêt très bas. C’est une des raisons qui poussent à voter le budget rapidement car cela permet de demander le prêt dès janvier parmi les premiers, - contribution à la résorption de la dette de l’Etat par le gel des dotations budgétaires pour 2013. A noter une prévision pour 2014 de – 750 millions pour les dotations aux collectivités et de – 750 millions pour l’année suivante, - Début de réforme de la fiscalité qui, M. YUNG l’espère, aboutira à une réforme des bases des impôts locaux qui sont aberrantes car elles datent de 1970. La réforme des bases des locaux commerciaux annonce des difficultés pour le futur car on s’est aperçu de différences énormes entre les nouvelles bases et les anciennes - Une péréquation horizontale a remplacé la péréquation verticale. Théoriquement les communes les plus riches redonnent aux communautés et communes les plus pauvres. Le calcul est en réalité plus compliqué. Pour exemple Louviers devait payer 14 000 € pour la première tranche de 250 millions qui visait le milliard, - depuis quelques temps, présentation du DOB en novembre pour voter le budget en décembre ou en janvier. Il faut préciser que ce n’est qu’un budget prévisionnel en dépenses et en recettes qui sera réajusté au fur et à mesures de l’arrivée des recettes. - une petite incertitude sur les cofinancements, en effet, l’ancien Gouvernement avait prévu que les Régions et les Départements ne pourraient plus financer conjointement les mêmes projets. Actuellement les projets sont financés à la fois par l’Etat, la Région, le Département et les agences comme l’agence de l’eau ou l’ADEME. Les dossiers sont un peu compliqués à monter mais on arrive à des montants de subvention de 80 % et quelquefois plus. Maintenant le taux maximal de 80 % sera strictement respecté voire 70 % pour les grosses collectivités. M. YUNG donne ensuite le schéma du budget qui s’avère être une répétition des années précédentes : - épargne brute, de très bonne qualité ces trois dernières années, consolidée à 2,5 ou 2,7 millions, - maintien du niveau de la fiscalité, - maintien du gel de la dette qui a même légèrement baissé, - politique d’équipement importante sur les bâtiments et la voirie, 3/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- optimisation de la gestion de la section fonctionnement car il reste des marges de manœuvre, - appel aux élus et au personnel pour rentrer dans le cadre du Grenelle et obtenir des économies d’énergie, Les ressources ont augmenté de 5,42 % tout confondu. Hors produit de la fiscalité on constate un recul de 2,7 %. Les dotations DGF, plus DSU, plus dotation de compensation perdent 0,3 million. La CAF a maintenu grosso modo les recettes qu’elle donnait mais qui ne compensent pas les frais de services qui ont augmenté de l’inflation annuelle. Les produits de service sont globalement en baisse même si cette année est un peu pipée par l’intégration du Kolysé en gestion directe. La fiscalité indirecte et notamment les droits de mutation liés aux ventes et aux achats de propriétés sur le territoire varient d’un mois à l’autre. Dans le cadre de la construction du budget 2013, les hypothèses suivantes sont proposées : Fiscalité directe : - taux de progression de 1,5 % suivant la revalorisation des valeurs cadastrales, reconduction des taux votés en 2011, - DGF : reconduction du montant 2012 - DSU : + 1,5 % - Allocations compensatrices – 5 % - DMTO montant identique à celui de 2012 CAF : reconduction d’un montant moyen constaté sur 2007 2011. Les prévisions de ressources supplémentaires de 1 % seront absorbées par le personnel avec un GVT qui croît régulièrement et aussi par les fluides qui augmentent largement plus que l’inflation. Il est proposé une fiscalité de 15,75 millions d’euros. Il est à noter que l’augmentation générale des bases sera décidée par la loi de finance. Par ailleurs, d’autres revalorisations des bases se poursuivent. Elles sont le résultat du travail effectué par le bureau d’études mandaté par la commune qui consiste à réviser les bases des locaux qui sont restés classés dans des catégories dites sans confort depuis 1970. Les autres sources de fiscalité sont reconduites sauf le FNGIR qui est la compensation prise sur les autres communes et qui a baissé par rapport aux prévisions de l’Etat. Les autres ressources sont également reconduites avec la dotation de compensation de 4,6 millions de la CASE qui est gelée, une dotation de solidarité de 500 000 €, la taxe sur les droits de mutation à 360 000 €, le FNGIR à 98 000 € plus une fiscalité indirecte qui recouvre les droits de place sur les foires et marchés et les redevances d’occupation du domaine public.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Les dotations budgétaires ont perdu plus de 500 000 € en cinq ans. La DGF a baissé 334 000 €, c’est une des ressources les plus importantes du budget. On pense cependant que la DSU va légèrement augmenter ce qui pourra compensera la baisse de la DGF. La fameuse DCRTP (dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle sera inscrite pour la même somme qu’en 2012. Les recettes de services et de prestations restent au même niveau avec toutefois le problème de la liaison de ces recettes aux revenus des familles qui sont en baisse constante et forte quelquefois. C’est sur ces bases que sera voté le budget. M. YUNG tient à rappeler que l’investissement est payé en particulier par le niveau d’épargne qui doit rester bon. Par ailleurs, la commune dispose de ressources propres d’investissement dont le FCTVA (sur la TVA N-2), la cession d’actifs et bien sûr l’emprunt. Pour terminer M. YUNG indique que la dette est stabilisée à 36 millions et l’annuité d’emprunt à 2,7 millions avec la recherche de taux intéressants. Sur l’ensemble de la dette le taux moyen est de 3,5 et 3,75 % avec un portefeuille extrêmement varié qui permettrait d’être à l’abri de problèmes si un prêt explosait. M. YUNG se déclare un peu inquiet sur les dépenses à caractère général : eau, électricité, chauffage et télécommunications qui augmentent vite et pour lesquelles il faut consentir des efforts afin d’en diminuer voire essayer de neutraliser l’augmentation. Le nombre de repas de cantine a beaucoup augmenté si bien que la Ville achète plus à la régie. La maîtrise de la masse salariale constitue un enjeu majeur compte tenu de son volume financier et de l’impact du GVT (glissement vieillesse technicité). Les autres dépenses de gestion courantes correspondent aux versements au CCAS, à la Caisse des écoles, au SDIS, au syndicat des collèges, etc. Il est fort à craindre que compte tenu du contexte économique et social la Ville soit davantage sollicitée à court ou moyen terme. La seule bonne nouvelle réside dans la baisse des frais financiers qui s’avèrent être inférieurs aux prévisions. Enfin M. YUNG décline la liste des programmes qui pourraient être retenus en investissement l’an prochain : - Les aménagements ANRU avec l’achat en VEFA du centre social, du centre aéré et de la crèche. Les travaux du Futsal qui débuteront en 2013 avec des recettes de la Région, - L’école Jules Ferry avec la négociation de l’acquisition de la dernière propriété foncière confiée à l’EPFN et la réalisation des études en 2013 - La vidéo-protection, avec la fin des travaux sur le centre ville à payer en 2013, - L’acquisition de véhicules, - La mise aux normes du stade Paul Coudray, - Le plan Marshall de la voirie. 5/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Vient s’ajouter la gestion pluriannuelle de certaines dépenses dans le cadre des AP/CP. Avant de passer la parole M. le Maire souhaite faire un appel au sens des responsabilités de l’opposition. Chaque année, le débat tourne à l’exercice rituel qui pourrait paraître comique si le sujet n’était pas sérieux. La majorité présente des prévisions, un cadrage et demande que l’on débatte autour de ce cadrage. A ce moment là l’opposition donne son opinion en disant si sur le cadre général du budget (on ne parle pas de la nature des dépenses ni de la ligne, etc.) il y a au moins un accord et à défaut quels sont les points ou les chiffres clés sur lesquels l’opposition souhaiterait un infléchissement, une autre direction. Si on résume ce budget, sur une prévision d’augmentation de recettes liée à l’inflation de 1,5 % les grands choix proposés sont les suivants : - ne pas emprunter plus qu’on ne rembourse en empruntant 2,7 millions, - geler le stock de dette à hauteur de 36 millions, - surtout amener le niveau de dépenses de telle sorte que l’épargne soit de 2,5 à 2,7 millions, - enfin bien évidemment la stabilité fiscale maître mot de la gestion de la majorité. Effectivement, sauf en 2009 où comme toutes les municipalités celle de Louviers a été obligée d’augmenter les impôts, sur le long terme la stabilité fiscale a été la règle. La majorité propose donc comme d’habitude de ne pas augmenter les impôts. Voilà le vrai débat d’orientation budgétaire. M. THOUEMENT prend la parole : « Le contexte de la discussion sur l’orientation budgétaire de notre ville est encore une fois marqué par la crise économique et sociale. On aura encore cette année, une augmentation des dépenses et une baisse des recettes. Vous le dites vous-mêmes: « les collectivités devront être associées à l’effort de redressement national », une formule bien soft pour dire que la politique d’austérité du gouvernement va s’appliquer aussi aux collectivités locales. L’an passé pour équilibrer le budget vous aviez dû emprunter 400 000 euros (DOB page 5). Rien de tel cette année. Je rappelle que Louviers est une petite ville déjà lourdement endettée si on la compare la moyenne de sa strate. La dette correspond à près de 2 000 euros par habitant. Je suis surpris que pour expliquer que les dépenses de la ville augmentent « naturellement » à cause de l’augmentation des prix, vous preniez pour exemples le prix des transports des enfants et celui de la location de la crèche Beaulieu. Pour les transports, c’est vous qui avez négocié le contrat avec VTNI. Vous devez bien savoir ce que vous avez signé. Pour la location des préfabriqués pour remplacer la crèche, encore une fois, vous devez bien savoir ce que vous avez signé et connaître, donc prévoir l’augmentation du coût de la location. Une bonne orientation budgétaire municipale consiste à chercher à augmenter les recettes en évitant au maximum le recours à l’augmentation des impôts. Augmenter les impôts n’est pas critiquable en soi. Ce qui l’est c’est de le faire, comme vous l’avez fait, en période de crise économique grave, ce qui a accentué la baisse du pouvoir d’achat des ménages déjà bien mis à mal.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Mais une bonne orientation budgétaire, c’est aussi chercher à diminuer les dépenses sans impacter les services rendus à la population surtout aux ménages les plus fragilisés par la crise; en diminuant les dépenses de prestige par exemple, j’y reviendrai. Investir oui, mais il est essentiel de se poser les questions : investir pour qui ? investir pour quoi ? Cette année encore, on voit comment vous allez procéder quand on lit page 5 que les collectivités doivent « rationaliser au maximum les moyens humains et financiers », ce que je traduis par l’emploi municipal va encore morfler ! D’ailleurs votre politique en ce domaine ne varie pas : vous allez continuer à ne pas remplacer les départs à la retraite et à réorganiser les services (page 19), vous n’embauchez que sous contrat court sans perspective de conversion en contrat longue durée. Mais cette fois-ci on assiste à une accélération du processus de précarisation de l’emploi municipal puisque vous allez recruter dans le cadre du dispositif Emplois d’Avenir. Emplois qui n’ont d’avenir que le nom, puisqu’il s’agit d’employer sur un temps donné des jeunes à un bas salaire. Bien sûr pour faire passer la pilule, le langage technocratique des communicants est bien utile, donc on nous précise que ces emplois s’adresseront à des jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés, que ça va être l’occasion formidable pour eux de mettre le pied dans le monde du travail, d’acquérir une première expérience… Mais en quoi le fait d’être jeune et peu qualifié, voire pas qualifié du tout, implique forcément d’avoir un emploi limité dans le temps payé 900 euros par mois ? Est-ce qu’une personne sous prétexte d’être jeune peut vivre indépendamment de ses parents et démarrer de façon autonome dans la vie ? Vous précisez page 20 que les « économies faites vont servir à la création de postes pour des besoins nouveaux ». Quels besoins nouveaux ? Vous restez dans le flou : un peu léger dans un document sur votre orientation budgétaire. Je rappelle quand même que l’emploi sous contrat représente 1/3 des emplois de la ville et cela ira en s’aggravant si vous êtes réélus en 2014. Je terminerai avec un exemple concret : un départ à la retraite à la médiathèque en octobre n’a pas été compensé. Résultat : ce sont les enfants de Grande Section, donc ceux qui se préparent à la dure tâche d’apprendre à lire l’an prochain, qui ne pourront plus bénéficier des animations lecture organisées chaque année, faute de personnel en nombre suffisant. Et les enfants de petite section et moyenne section n’auront qu’une seule séance au lieu de 3 les années passées. Voilà le résultat de votre politique d’austérité menée sur l’emploi municipal. En revanche, il est possible de faire des économies. Sur le trop célèbre budget « fêtes et cérémonies » qui lui ne connaît pas la crise. Bien loin des promesses électorales de 1995 où vous affirmiez que jamais vous ne gaspilleriez l’argent public comme votre prédécesseur, on assiste aujourd’hui à un gaspillage d’argent dans des cérémonies certes qui en jettent comme on dit, mais qui sont largement au-dessus des moyens de la ville. Vous prétendez que vous voulez réunir les Lovériens dans des moments festifs : très bien, mais cela ne peut-il pas se faire plus simplement ? Prenons des exemples : Les vœux du maire. Chaque année on assiste à un véritable one man show où le maire se met en scène. Bien loin de la convivialité revendiquée, il s’agit de l’auto promotion du maire qui se prend pour un grand personnage. 21 617 euros pour la seule soirée des vœux de 2008. Il faut dire que c’était l’année des élections municipales. 7/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Mais il y a pire ! Depuis 2008, nous réclamions les factures de la soirée du 29 mai 2006. Malgré les promesses réitérées de nous les fournir, nous nous sommes lassés d’attendre et nous avons saisi la CADA. C’est quand même un comble qu’un maire qui se dit si soucieux des finances de sa commune attende d’être contraint pour produire des documents qu’il serait si simple de montrer au moment où ils sont réclamés. Le maire qui déborde de mauvaise foi n’hésite pas à écrire dans l’édito du journal municipal que les opposants coûtent de l’argent à la commune en obligeant le personnel du service financier à faire les recherches : c’est sûr plus de 6 ans après c’est plus long et plus compliqué. Donc pour ce seul évènement d’auto-promotion, il en a coûté aux Lovériens 45 520 euros. Nous vous le redisons encore et toujours : faites simple ! Arrêtez l’étalage et le gaspillage ! Je ne vais pas vous demander combien a coûté la soirée d’inauguration de l’école de musique, vous ne nous le direz pas, du coup les bruits les plus fantasques vont circuler. Mais nous savons que des Lovériens vous ont pris à partie sur le sujet le soir même. En résumé, je dirai que nos analyses divergent. Si nous avions en charge les finances de la ville, nous n’aurions pas la même politique budgétaire, mais ça vous le savez depuis le temps que nous le répétons ici même. - Investir oui, mais en tenant compte de la capacité financière de la ville et se poser les questions : investir pour qui et pour quoi faire ? - Plus de dépenses sociales pour aider les plus fragiles dans la tourmente de la crise : gratuité des crèches, des cantines, des garderies, de l’aide aux devoirs, pour les plus démunis. - Gratuité des transports publics menée en concertation avec la CASE (vous y avez un très large pouvoir de décision, ça ne serait pas difficile) - Economies sur le budget « fêtes et cérémonies », le budget « communication ». - Abandon de la vidéo surveillance aussi coûteuse qu’inutile. - des économies peuvent être faites aussi sur des petites choses de la vie courante qui cumulées feraient des sommes non négligeables. Sur votre politique d’investissement. On l’a dit et redit, Louviers avait grand besoin de renouveau. Dès 1995, la ville s’est embellie, vous avez lancé des investissements que nous avons soutenus. Sauf que la machine s’est emballée. Oui, à un moment il aurait fallu ralentir et prévoir des travaux moins fastueux. Quand les finances ne suivent plus au point d’augmenter les impôts, il faut ralentir. - Sur le centre d’art contemporain par exemple, nous le redisons, cet investissement est inutile tant que le musée peut accueillir des expositions d’art contemporain, ce qu’il fait. - Sur l’école de musique, oui il fallait rénover le cloître des Pénitents mais nous sommes persuadés que votre volonté de marier absolument les styles ancien et contemporain nous coûte cher. Comme le jardin de la villa Calderon qui a coûté 1 million d’euros, même si des subventions extra municipales sont venues arroser le projet, la dépense est aberrante. A votre place, nous aurions aussi mené une politique d’investissement moins fastueuse pour mener une politique de fonctionnement plus sociale.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Pour nous le rôle des services publics, donc des services municipaux, c’est de servir de rempart pour protéger les plus faibles d’entre nous. Et en cette période de crise aggravée, c’est plus que jamais nécessaire. Comment développer les services publics, les services rendus à la population ? Comment améliorer la vie quotidienne du plus grand nombre? Comment protéger notre environnement ? Notre santé ? Je le redis ici ce soir, pour nous, ce débat ne devrait pas seulement avoir lieu au niveau des élus du conseil municipal, mais avec l'ensemble de la population. Nous ferions en sorte que la population débatte et décide de ses priorités pour la ville, là serait l’enjeu d’une vraie démocratie participative. Améliorer les services publics c’est aussi stopper les partenariats avec le privé pour gérer les services. Nous mettrions tous nos efforts pour convaincre les élus de la case d’interrompre le contrat avec Véolia pour l’eau, les bus. Nous installerions de vraies régies publiques pour la production, la distribution, l’assainissement de l’eau, pour les déchets, pour le chauffage, pour les bus. Nous mettrions en place la gratuité des transports comme ça se fait à Colomiers, Compiègne, Châteauroux, Issoudun, Mayenne. Nous créerions des comités d’usagers de l’eau, des cantines, des transports, de la médiathèque… Ce serait une bonne façon de connaître les besoins de la population, de tenir compte de ses demandes, de modifier l’action municipale au besoin et de faire participer les gens à la vie de la commune. On voit bien que gérer une ville c’est faire de la politique. » M. AUBERT arrive en séance ce qui porte le quorum à : Présents : 29 Pouvoirs : 3 Absents : 1 Votants : 32 M. le Maire félicite M. Thouement de son effort de présentation mais déclare que son programme est parfaitement inapplicable et que la Ville serait en faillite au bout d’un an si M. Thouement venait au pouvoir. Pour répondre sur quelques points, M. le Maire précise que le jardin de la Villa Calderon a été financé par le Conseil général à 100 %. La personne absente à la médiathèque en ce moment sera remplacée le 1er janvier. Sur la politique de l’emploi plus généralement, jamais la ville de Louviers n’a dépensé autant en terme de salaire. Donc l’austérité et la diminution de l’emploi ne sont pas de mise. La politique d’austérité vient du gouvernement qui va réduire la part que l’Etat accorde dans les recettes communales. La Ville ne manque pas d’argent et ne baissera pas ses dépenses. Le budget présenté constitue le budget le plus important en volume que la ville ait jamais proposé. La Ville est bien gérée et les finances sont saines ce qui permet de dépenser chaque année un peu plus. M. le Maire reproche à M. Thouement de vouloir demander beaucoup plus de services rendus à l’impôt et moins au contribuable…

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Les jeunes de Louviers retiendront que M. Thouement s’oppose aux emplois d’avenir, ce qui vaut pourtant mieux pour eux que de rester au chômage sans formation… M. Le Maire estime qu’il s’agit là d’une stratégie politique particulièrement cynique et de la vente d’illusions. Pour ce qui concerne les transports, les augmentations sont basées sur la variation du cours du pétrole. Les fameuses « dépenses de prestige » sont à relativiser fortement lorsqu’on les ramène aux nombres de participants. Galette et mousseux accompagnent la mise à l’honneur de Lovériens qui se sont distingués pendant l’année, ce qui plait au public qui s’y presse. D’ailleurs M. Thouement le sait puisqu’il distribue des tracts à l’entrée… M. THOUEMENT ne se déclare pas contre l’impôt mais prône la modération en période de crise. M. VEYRAT estime que la façon dont M. le Maire parle aux opposants est plutôt déplacée. Il prend ainsi la parole : « Vous venez de dire qu’il n’y a pas de débat possible. Je ne suis pas là ce soir pour vous détailler un programme électoral ni pour vous écouter insulter M. Thouement. Ce soir, c’est bien de votre budget et de vos prévisions qu’il faut commencer à parler et non de nos futurs projets pour Louviers. Je vous entends dire que l’augmentation des impôts de 9 % une année suivie aussitôt après de 4,5 % c’est « peanuts » et je juge ce propos scandaleux notamment par rapport à tous ces Lovériens qui paient cher leurs impôts à Louviers et qui ont vu leur pouvoir d’achat diminuer. » M. le Maire soutient que sur la durée, soit dix sept ans, la pression fiscale et les impôts ont baissé à Louviers, ce qui sera démontré pendant la campagne électorale. M. VEYRAT reprend : « Il y a trois ans, je commençais mon intervention par la définition du mot débat. Terme tellement intéressant, mais à Louviers point de débat car votre budget 2013 est prêt. Il sera soumis au vote lors du prochain conseil. Alors ce soir, il s’agit plus de déclarations sur votre politique budgétaire d’ensemble. Il est attrayant pour vous d’avoir ce calendrier aujourd’hui, car, grâce à la présentation du DOB ce soir, vous allez pouvoir mettre en place dès aujourd’hui de nouveaux investissements et un nouvel emprunt. Je dis avec fermeté que votre DOB est beaucoup trop prématuré : cela se traduit par des dépenses minorées et des recettes maximalisées qui entraîneront de nombreuses modifications durant l’année budgétaire. Le document que vous nous proposez est bien écrit mais il est rempli d’incertitudes. Dans l’introduction, il est mentionné des augmentations « naturelles » des dépenses. Donc pour moi, elles doivent être compensées par des économies. Ce qui n’est pas le cas. Le PLF 2013 du gouvernement, que d’ailleurs le Front de Gauche n’a pas apprécié, a instauré ce que j’appelle une TVA qui à défaut d’être sociale est devenue socialiste ! Vous savez très bien que l’Etat va chercher partout à faire des économies. Les dotations aux collectivités baisseront, pourtant vous indiquez page 7 qu’entre 2007 et 2012 que la

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------commune a vu baisser de 600 000 euros les dotations. C’est vrai mais sur 5 ans (4,61%). Et la baisse annoncée sera plus importante dans les prochaines années. Je fais le même calcul avec la fiscalité en reprenant la même méthode de calcul que vous venez d’utiliser. Sur ces 5 ans, vous avez augmenté les taxes sur les ménages, c’est-à-dire nos impôts, de 24,57% alors que sur la même période l’inflation cumulée n’est que 8,20%. Le niveau d’épargne ne sera pas préservé. Vous le prévoyez en baisse, il passerait de 2,9 à 2,7 voire 2,5 millions d’Euros. Vous n’avez pas de marge de manœuvre. En ce qui concerne les taux, au vu de l’augmentation importante des bases, vous devriez baisser les taux des taxes des Lovériens mais ce n’est toujours pas ce que vous proposez ce soir. Au menu de ce soir, c’est toujours plus d’impôts. Le stock de dettes maintenu donc nouvel emprunt de 2,7 Millions pour des équipements supplémentaires que les générations futures paieront et qui inexorablement feront augmenter le budget de fonctionnement. Comme l’an passé, je ne dis pas non à l’investissement, cela serait ridicule et je continue de penser que la raison de la crise ne doit pas servir à effacer la totalité de l’investissement car il y va du travail des entreprises locales et donc de l’emploi. Mais votre curseur d’investissement est positionné trop haut surtout au vu de la fiscalité et de la dette de Louviers. Le dossier Jules Ferry piétine toujours, 8,7 millions à budgéter. Aujourd’hui, c’est impossible. Votre promesse électorale d’une école par mandat ne sera pas tenue. Construire un centre de football en salle, pourquoi pas mais maintenant, il y a d’ailleurs du retard annoncé. Je suis inquiet pour retrouver, plus tard, le même volume de participation si les délais ne sont pas maintenus. Côté fonctionnement, le personnel : Vous voulez adhérer aux emplois qui n’ont d’avenir que le nom et qui ressemblent aux anciens TUC. Vous voulez les affecter sur des postes sans qualification. Vous détaillez même les services et encore une fois je ne suis pas d’accord quand je lis le mot « école ». Moi, je préfère voir des emplois correctement qualifiés pour encadrer nos enfants. Pourquoi j’arrive sur ce sujet : à la rentrée de Septembre 2013, les communes vont devoir faire face à la nouvelle réforme du temps scolaire et prendre en charge environ 3h supplémentaires par semaine pour l’ensemble des classes du primaire. Même si des discussions ont encore lieu avec la CAF, l’AMF et le gouvernement, cela sera budgétairement très important mais, ce soir, pas un seul mot sur le sujet dans le document. Sur les autres postes de personnel, il convient maintenant de donner un sérieux coût d’accélérateur à la mutualisation. Concernant le reste des dépenses de fonctionnement, nous attendrons le budget primitif car nous n’avons pas le détail des lignes ce soir. Cependant une question se pose : quand allez-vous enfin dépenser moins ? Les dépenses « sociales » vont malheureusement augmenter. Il va bien falloir provisionner cela. Donc arrêtez de dépenser par exemple 25000 € (minimum aux dires 11/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------de votre directeur de cabinet) pour l’inauguration de l’Ecole de Musique. Supprimez les deux d’artifices Saint-Michel et 14 juillet. Revenez à des cérémonies simples. D’ailleurs, lorsque vous avez été élu, vous clamiez : « Avec moi, maintenant c’est cidre et cacahuètes pour tout le monde ! ». Quelques années plus tard, on en est bien loin avec du champagne, petits fours, huîtres et crustacés et tous les à côté de communication liés à chaque événement. Supprimez cette année le projet de déplacement des bureaux de la mairie. 54 358 euros pour uniquement la maîtrise d’œuvre de cette restructuration qui ne relève pas de l’urgence. Quelle en sera la facture totale ? Enfin, étalez le renouvellement du parc auto de la ville. Il est anormal qu’on remplace cette année la moitié du parc auto. Il faut lisser dans le temps. Donc voilà, j’exprime au nom de notre groupe de grandes inquiétudes sur les orientations budgétaires car il y a des faits qui n’ont pas été pris en compte, que vous n’aurez pas beaucoup de marge de manœuvre et que les vannes des dépenses sont encore grandes ouvertes. Je sais qu’il s’agit d’un budget de fin de mandat mais je vous demande d’avoir le courage, dans l’intérêt de notre ville, de mettre la politique de côté, d’avoir le courage de revenir à du raisonnable et le courage d’avoir une action économe sur toutes les lignes. » M. le Maire conteste les propos de M. Veyrat qui ne comportent aucune donnée chiffrée. Il revient sur ce qu’il qualifie d’espèce de chantage moralisateur sur les générations futures. La Ville rembourse chaque année autant qu’elle emprunte et donc gèle le stock de dette à 36 millions d’euros. Il estime beaucoup plus grave de léguer aux générations futures une ville devenue un désert dépourvu de tout équipement public comme l’équipe municipale l’a trouvée en 1995. Bien évidemment un effort conséquent a dû être consenti. L’investissement dure dans le temps et donc les générations futures en bénéficieront. Pour le reste, le futsal n’est pas fondamentalement un équipement sportif, c’est l’un des éléments de l’opération de renouvellement urbain de Maison Rouge qui est financé par l’Etat, le Conseil général et la Région qui prend l’essentiel des dépenses qui concourrent à l’amélioration du lien social dans un quartier où le futsal est ressenti par un certain nombre de jeunes comme leur priorité en matière de jeu collectif. La Ville investit lourdement sur la rénovation de ce quartier qui s’avère être l’un des postes de dépenses principaux. M. le Maire revient également sur les soidisant dépenses de prestige qu’on lui attribue. Il souligne que les festivités organisées sont ouvertes à tous contrairement à ce que pratquait Mme Proust qui les réservait à quelques privilégiés. M. Veyrat reproche une dépense de 20 000 € pour l’inauguration de l’école de musique qui a réuni 2 000 personnes, ce qui représente un euro par habitant, mais il a sollicité et obtenu une subvention de 8 000 € pour le jumelage anglais présidé par son père pour trente personnes. M. le Maire pense qu’on peut parler là de gaspillage d’argent public car il s’agissait d’un voyage en bateau mouche à Paris. M. AUBERT s’élève contre cette confusion entre vie publique et privée. M. VEYRAT s’offusque des propos tenus car il y avait en fait 154 participants ce que M. le Maire ne peut pas ignorer. De plus cette subvention a bien été votée par la majorité municipale au vu du budget prévisionnel présenté et l’adjointe à la vie associative qui est très regardante sur les dépenses, à juste titre, n’aurait pas laissé passé 12/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------une telle somme au bénéfice de seulement 30 personnes. M. VEYRAT voit là une attaque à une association. Par ailleurs, il rappelle qu’il ne prend jamais part au vote lorsque cette association est concernée. M. VEYRAT accuse le Maire de donner des chiffres faux comme par exemple pour les vœux du maire 2008 qui n’ont pas coûté 8 000 € comme annoncé mais 21 000 €. Pour ce qui concerne les emplois d’avenir, M. le Maire, précise qu’il s’agira d’emplois dans le primaire pour l’entretien des cours d’école, de travaux divers mais bien évidemment pas d’emplois pédagogiques. M. VEYRAT demande si le changement des rythmes scolaires prévus à la rentrée 2013 est budgété et si l’augmentation des bases sera affectée aux nouvelles dépenses. M. le Maire lui répond que cette dépense supplémentaire est bien sûr prévue au budget mais que ce n’est pas l’objet de la discussion de ce soir. Il convient aujourd’hui de se prononcer sur l’orientation budgétaire, c'est-à-dire sur les grandes masses de dépenses et les chiffres clé de la gestion. M. le Maire reproche à l’opposition de s’attarder sur des broutilles en négligeant l’essentiel. Par ailleurs, les recettes sont globales et affectées à l’ensemble des dépenses. M. le Maire prend l’exemple du budget familial de Noël. Le couple détermine d’abord la somme totale à dépenser sans dire dans un premier temps combien il dépensera pour le train électrique auquel il a bien pensé… Pour le budget d’une ville la démarche est la même. Le détail ne sera présenté que lors du budget. Mme DUTEUIL intervient : « La situation est bien inquiétante au sujet des finances des collectivités locales non seulement municipales mais aussi au niveau des conseils généraux et cela découle bien d’une gestion calamiteuse de la droite depuis ces dernières années. M. Martin, vous voulez qu’on fasse table rase du passé et qu’aujourd’hui on se prononce sur un débat d’orientation budgétaire sans tenir compte des années précédentes mais ce n’est pas possible. Il n’en demeure pas moins vrai qu’à Louviers, même si la situation ne semble pas s’aggraver, nous partons d’une base bien fragile et cela depuis plusieurs années. Le taux d’endettement même stabilisé reste trop important et limite vos marges de manœuvre. Cela se ressent dans ce document qui est bien triste. Vous dites qu’à Louviers il fait bon vivre. Certes nous sommes une petite ville à la campagne ce qui comporte des avantages. Néanmoins à Louviers les loyers sont chers, les divers impôts importants et en période de difficultés le ressenti devient tout autre. Parlons impôts : le taux n’augmente pas mais « l’optimisation des bases fiscales » génère quand même plus d’un point de fiscalité. Ce qui veut dire que cette charge supplémentaire n’a été supportée que par une partie faible des foyers fiscaux. Qu’il faille revoir l’ensemble du système, j’en conviens mais est-ce bien le moment de matraquer ainsi les contribuables ? n’y avait-il pas possibilité d’échelonner sur plusieurs années ? 13/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Je lis « rationalisation des moyens humains », en tant que syndicaliste cela me fait toujours frémir. En effet, le recours aux emplois non pérennes ou à temps partiel ne peut pas être satisfaisant. Le dispositif « emploi d’avenir » pain béni pour les employeurs devra montrer son efficacité dans la durée. Ecole Jules Ferry : vous parlez d’une étude en 2013 ! c’est terrible mais on aurait presque envie de sourire… si on ne devait pas répondre aux parents et aux enseignants qui devront encore attendre dans de très mauvaises conditions on ne sait jusqu’à quand. La conclusion sera sur la vidéo protection qui ne protège rien puisqu’elle déporte les problèmes ailleurs. Vous continuez dans ce projet coûteux et inutile. Ce système ne sert qu’à rassurer les riverains artificiellement. Mais c’est peut-être cela que vous recherchez… » M. le Maire lui répond : « On dit que l’un des principaux obstacles au redressement de la France c’est le fait qu’elle souffre d’une forme de dépression nerveuse injustifiée. Ce n’est pas un budget de crise malgré la crise qui existe autour de nous. Jamais autant de moyens n’ont été mis en œuvre à Louviers. Le budget de crise nous l’avons eu en 2009 lorsque toutes les communes ont été étranglées par la chute des droits de mutations notamment. Actuellement nos marges de manœuvre existent. Il s’agit de l’épargne, sur laquelle les élus doivent se prononcer, de 2,7 millions jugée satisfaisante par les banquiers qui nous accordent des prêts avec des taux très intéressants. La ville est bien gérée. Pour le reste vous ne donnez aucun chiffre. L’emploi « vous fait frémir »… mais regardez le tableau des effectifs. Il n’y a pas eu de diminution de l’emploi à Louviers. Les emplois d’avenir sont mieux que rien et pour les jeunes chômeurs de Louviers je les mettrai en place. C’est le bon sens même et votre absence de solidarité avec le gouvernement me surprend… La vidéo protection, mériterait une communication spécifique parce que depuis plusieurs années globalement et officiellement les chiffres de la délinquance baissent assez fortement à Louviers. L’amorce de cette baisse correspond curieusement et globalement sur l’ensemble de la ville à la mise en place de la vidéo protection. Je ne fais de relation entre les faits car la délinquance est très compliquée, multifactorielle avec des éléments conjoncturels. En tout cas la police nous affirme que la vidéo protection fait baisser la délinquance dans le quartier où elle est installée. Un consensus s’établit en France sur cette question. Il n’y a qu’à Louviers que le parti socialiste et le front de gauche s’opposent à la vidéo protection. C’est une particularité locale. Le PS de Louviers est sous la dépendance mentale des trotskistes et a toujours peur de se faire accuser de ne pas être assez à gauche, vidéo protection, délégation de service public…, c’est absurde mais comme le montre l’élection de François Hollande, le PS évolue » Mme DUTEUIL regrette que M. le Maire s’en prenne au parti socialiste qui ne compte pas de représentants ce soir. M. YUNG veut souligner que tous les contrats jeunes sont soit restés sur place soit ont été embauchés en CDI ailleurs. Il en sera de même pour les contrats d’avenir.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-171 - DECISION MODIFICATIVE BUDGETAIRE N°2 -2012 M. YUNG indique que conformément au calendrier posé dans le cadre des orientations budgétaires, il est proposé d’amender le budget primitif 2012 une seconde fois au regard des éléments connus depuis la première Décision modificative votée lors du Conseil Municipal du 29 mai 2012. Cette Décision modificative se traduit par une augmentation des dépenses et recettes de la section de fonctionnement à hauteur de 215 178 € et une diminution des recettes et dépenses d’investissement pour un montant 831 000 €. Cette Décision modificative n’a donc aucune incidence sur le niveau d’épargne tel que voté dans le cadre du budget primitif. L’avancée de certains chantiers financés sur la section d’investissement aboutit à réajuster le niveau des crédits initialement prévus. Ainsi, la dotation affectée aux différentes opérations ANRU votée à hauteur de 3 300 000 € au budget primitif est diminuée de 618 000 € dont -348 000 € au titre des restructurations sur le quartier « Maison rouge » et -270 000 € au titre de la construction du FUTSAL. En effet, les aspects fonciers de l’opération « Maison rouge » se sont avérés relativement complexes et se sont traduits par un décalage de la signature du contrat de VEFA et donc du commencement des travaux. Concernant l’opération FUTSAL menée dans le cadre d’une convention de mandat avec EAD, l’ajustement correspond au recalage au regard du plan de financement proposé par le mandataire. La prise en compte de ces éléments oblige revoir à la baisse de 734 000 € les participations attendues en 2012 pour 1 736 000 €. La dotation destinée à la restructuration de l’Ecole Jules Ferry est, quant à elle, diminuée de 340 000 € du fait des difficultés rencontrées par la ville pour disposer de l’intégralité de l’emprise foncière. Les chantiers « Ecole de musique » et « Eglise Notre Dame », quant à eux, sont réceptionnés ou en phase de l’être. Au regard du niveau des engagements, il est proposé de diminuer les crédits de 100 000 € pour chacune de ces opérations. En revanche, l’avancement de certains chantiers nous conduit à revoir le niveau de crédits de paiement 2012 à la hausse. Concernant la voirie, les travaux rue de l’Abbé Caresme, route de Paris et place de la République nous conduisent à ajouter 177 000 € sur le budget 2012. L’opération « Cadre de vieproximité » doit également être abondée de 10 000 €. Il est, par ailleurs, proposé d’inscrire 140 000 € au titre de dépenses nouvelles. Le logement communal situé rue aux Huiliers, vacant depuis le mois de juillet 2012, devra être démoli dans les meilleurs délais compte tenu de son état de délabrement et de sa dangerosité. Le coût de cette opération est estimé à 75 000 €. La commune est amenée à devoir acquérir 5 nouvelles cabanes pour les jardins familiaux pour un coût global de 15 000 €. Par ailleurs, il est prévu de lancer, dès 2012, la désignation d’un maître d’œuvre pour la réalisation des études et lancement de la consultation relative à la mise aux normes du terrain de foot du stade Paul Coudray. Cette première phase est estimée à 50 000 €. Les recettes d’investissement doivent, quant à elles, être abondées de 35 000 € au titre d’une participation de la CASE dans le cadre des travaux relatifs à l’éclairage public dans le quartier « les Monts ». Par contre, il paraît prudent de prévoir d’ores et déjà une diminution des recettes au titre des cessions d’actifs de 132 000 €, compte tenu, notamment, d’une situation dégradée du marché de l’immobilier et de l’avancée actuelle des différentes démarches. Une dotation de 20 000 € a, par ailleurs, été prévue pour finaliser les amortissements portant sur l’exercice 2012. 15/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------A ce stade de l’exécution budgétaire, le montant de la notification d’un certain nombre de recettes garantit un montant certain car elles nous ont été notifiées. Ainsi, les dotations, subventions et autres participations (chapitre 74) peuvent être augmentées de 121 182 €. En effet, dans le cadre du contrat « enfance-jeunesse », de la PSU et autres participations la Caisse d’allocations familiales nous versera 115 700 € de plus par rapport au montant estimé dans le cadre de l’élaboration du budget primitif. Le solde s’explique par des réajustements à la hausse ou à la baisse des financements reçus de nos autres partenaires. Le montant à percevoir au titre des impôts et taxes (chapitre 73) doit par contre être revu à la baisse de 10 499 € du fait, notamment, du FNGIR notifié pour un montant inférieur de 15 499 € au montant escompté. Les recettes attendues au titre du produit des services (chapitre 70) sont à diminuer de 44 695 € du fait d’une diminution de 17 500 € des produits à recevoir au titre des mises à disposition du personnel et d’un transfert vers le chapitre 013 des 30 000 € à percevoir de la Régie des 2 Airelles au titre de remboursements de salaire. Les recettes reçues en atténuation de charges (chapitre 013) peuvent être augmentées de 137 400 € au regard du niveau de réalisation actuel ou des engagements contractuels. Il s’agit principalement des remboursements reçus au titre des indemnités journalières (+ 40 000 €) ou des contrats CAE (+56 000 €). L’activité des services et les prévisions d’ici la fin de l’exercice nous amènent à proposer un certain nombre d’ajustements. Il apparaît que les charges à caractère général doivent être augmentées de 77 092 € du fait notamment du résultat de la consultation pour les contrats d’entretien des espaces verts(+ 28 200 €) et l’organisation d’un second voyage proposé aux anciens de la commune (+24 200 €). Cette dépense étant quasi-intégralement compensée par une recette de 20 200 € au titre de la participation des bénéficiaires. Par ailleurs, certains postes ont été revus à la hausse ou à la baisse au regard de leur niveau de réalisation : dépenses alimentaires, locations occasionnelles, contrats de prestations de services... Outre les moyens matériels nécessaires au bon fonctionnement des services, la Décision modificative en dépenses de fonctionnement se justifie essentiellement par quatre facteurs : → SEM Louviers : dans le cadre de la Décision modificative n°1, il vous avait été indiqué qu’en tant qu’actionnaire, la ville devrait participer au règlement des dettes dans la phase de liquidation. Compte tenu des informations transmises par l’expertcomptable, il convient de prévoir 65 000 € supplémentaires. → masse salariale : au budget primitif 2012, 12 159 000 € avaient été votés au chapitre (012). Deux mouvements ont impacté ce montant et induit en conséquence une augmentation de la masse salariale : - La reprise en régie directe de la SEM-Louviers et par voie de conséquence l’intégration du personnel permanent et des besoins occasionnels de la structure soit un total de 116 000 € pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2012 - Le transfert du montant des emplois remboursés à la Caisse d’Allocations Familiales du chapitre 011 vers le chapitre 012 pour un montant de 132 000 € pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2012 - Ces deux éléments ont justifié d’une première décision modificative en date du 29 mai 2012 A ces mouvements, s’ajoutent des variables non prévus initialement au budget :

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------1/ Augmentations de cotisations patronales répartis sur l’année : - IRCANTEC Tranche A : de 3,41% à 3,53% - IRCANTEC Tranche B : de 11,60% à 11,70% - Accident de travail : de 1,59% à 2,27% - Transport : de 0,60% à 0,90% - CNRACL : de 27,30 % à 27,40% (mesure prévue sur le dernier trimestre dans le cadre du financement des départs anticipés pour carrières longues). 2/ Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) : La GIPA est une compensation salariale en cas de décalage entre l’augmentation du traitement indiciaire brut et l’indice des prix sur une période de référence de 4 ans. Seuls les agents, dont le traitement brut indiciaire, au terme des 4 ans, a évolué moins vite que l’indice des prix à l’inflation perçoivent un montant indemnitaire brut correspondant à la perte du pouvoir d’achat constatée. Le montant de la GIPA oscille entre 10 000 et 15 000 € par an. La prévision a donc été basée sur ce montant. Or en 2012, on constate un montant de 25 000 € pour la GIPA témoignant d’une augmentation du nombre de situations dont le traitement de base est figé du fait de la grille statutaire d’avancement. 3/ Refonte de la catégorie B Suite à de nouvelles mesures réglementaires, les agents de catégorie B ont été pour l’ensemble reclassés dans de nouvelles grilles de rémunération leur permettant de bénéficier de points d’indice supplémentaires. Ce bénéfice impacte en l’occurrence la masse salariale. 4/ Remplacement de personnels momentanément indisponibles : Des absences pour congé longue maladie ont dû être remplacées pour permettre la continuité de service notamment aux services des Ecoles et Entretien. Ces remplacements n’étaient pas inscrits dans le budget du fait du caractère imprévisible des absences. 5/ Allongement des vacances de la Toussaint 2012 Deux jours de vacances supplémentaires sont prévus pour les vacances de la Toussaint 2012. Ainsi les centres de loisirs accueilleront des enfants deux jours de plus. L’impact lié au recrutement d’animateurs sera traduit dans la masse salariale. Compte tenu de l’ensemble des motifs développés ci-dessus, une enveloppe supplémentaire de 100 000 € est justifiée sur le chapitre 012 au titre de l’année 2012. → Subvention à la Caisse des écoles : dans le cadre du vote du budget primitif 2012, une subvention à hauteur de 80 000 € avait été octroyée à la Caisse des écoles. Au vu de l’activité dans le cadre du P.R E., cette subvention n’est pas suffisante et il apparaît nécessaire d’augmenter cette subvention de 56 000 €. →frais financiers : le stock de dettes de la ville est contractualisé à hauteur de 30% sur la base de taux variable. Dans la mesure où les taux se sont avérés historiquement bas cette année, il est proposé de diminuer les crédits votés au titre de la rémunération de la dette (chapitre 66).

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le Conseil décide de procéder au vote de la Décision modificative n°2 -2012 par chapitre en section de fonctionnement, et par chapitre et opération pour la section d’investissement. Il approuve la Décision modificative N°2-2012 du budget principal de la ville de Louviers conformément au tableau joint en annexe 1. M. LIENARD ajoute que les dépenses sociales n’ont jamais été aussi élevées que cette année même si cela n’apparaît pas sous forme de décision modificative. Les services sont allés chercher un certain nombre de subventions relativement significatives et importantes à la fois du Conseil général et de la Caisse d’allocations familiales. Les aides toutes confondues n’ont jamais été aussi élevées et les aides accordées par le CCAS sont accompagnées d’un suivi social par des travailleurs sociaux du CCAS ou du Conseil général. Les membres du Conseil d’administration du CCAS le savent tout comme ceux qui fréquentent la résidence du Parc peuvent constater que les prestations qui sont offertes augmentent. Pour les emplois jeunes comme pour les emplois aidés que la ville va accueillir, un suivi en terme de formation est assuré. Certains avec des formations qualifiantes relativement coûteuses. M. VEYRAT demande si ces mesures vont se traduire par une augmentation de la subvention au CCAS l’année prochaine. M. YUNG indique que ce n’est pas prévu et remercie le CCAS pour les efforts considérables qu’il a fourni pour obtenir des subventions. Adopté par 24 voix pour, 5 contre et 3 abstentions.

N° 12-172 - PROCEDURE DE RETABLISSEMENT PERSONNEL – EFFACEMENT DE DETTE – ANNULATION DE TITRES M. LIENARD rapporte qu’aux termes de l’article L 330-1 du code de la consommation, la situation de surendettement des personnes physiques est caractérisée par l’impossibilité manifeste pour les débiteurs de bonne foi de faire face à l’ensemble de leurs dettes non professionnelles exigibles et à échoir. Lorsque le débiteur se trouve dans une situation irrémédiablement compromise caractérisée par l’impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement, l’effacement des dettes ne peut être qu’ordonné. Il a résulté de l’examen des éléments produits par les débiteurs et de ceux communiqués par la commission de surendettement que les revenus des débiteurs sont inférieurs à leurs charges mensuelles démontrant une situation financière déficitaire et que les débiteurs ne possèdent aucun bien dans leur patrimoine susceptible d’être vendu. En conséquence, le juge a validé les procédures de rétablissement personnel. Ces jugements se traduisent par l’effacement de toutes les dettes produites à la procédure.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Il est donc demandé au Conseil de prendre acte des jugements et de les exécuter en prononçant l’extinction des créances de la Ville et l’annulation des titres correspondants. Il est précisé que pour l’essentiel, les créances portent sur des repas de restauration scolaire et des frais de crèche. Le Conseil prend acte des jugements se traduisant par l’effacement de toutes les dettes produites à la procédure et prononce en conséquence l’annulation des titres émis pour les dettes correspondantes :
Date jugement Référence dossier N° RG Montant de la dette effacée

12 septembre 2012 19 septembre 2012 1er octobre 2012

35-12-000310 35-12-000275 35-12-000313

166,00 € 216,00 € 1 208,45 €

Adopté à l’unanimité.

N° 12-173 - ADMISSIONS EN NON VALEUR M. LIENARD indique que Mme la Trésorière de Louviers a adressé récemment un état récapitulatif des dossiers qui n’ont pas pu être recouvrés. Il précise que toutes les opérations visant à recouvrer ces créances ont été diligentées par la Trésorière de Louviers dans les délais légaux et réglementaires. Les causes des difficultés de recouvrement sont des plus traditionnelles à savoir notamment, l’absence de biens saisissables, la modicité des montants en question, le décès des débiteurs et le nouveau débiteur indéterminé, les départs sans laisser d’adresse. Les admissions en non valeur qui sont soumises au Conseil sont imputables au Budget de la Ville. Elles s’élèvent à un montant total de 10 726,65 € irrécouvrables dressé par Monsieur le Trésorier, Le Conseil décide d’admettre en non valeur les sommes figurant sur l’état dressé par la Trésorière de Louviers et s’élevant à 10 726,65 € et dit que la dépense sera imputée au Budget de la Ville pour 2012. Adopté à l’unanimité.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-174 - CAISSE DES ECOLES – SUBVENTION COMPLEMENTAIRE 2012 Monsieur YUNG rappelle qu’en application de la délibération n° 06-51 du 24 mars 2006, le Conseil Municipal a désigné la Caisse des écoles comme structure juridique porteuse du Programme de Réussite Educative (P.R.E.). ce dispositif s’adresse aux enfants et adolescents qui ne bénéficient pas d’un environnement social, familial et culturel favorable à la réussite scolaire. Il s’applique en priorité dans les Zones Urbaines Sensibles et les quartiers classés en éducation prioritaire. Les objectifs de ce programme sont définis ainsi : 1- favoriser la réussite scolaire de l’enfant, 2- contribuer à l’épanouissement de l’enfant en veillant à son développement physique et psychologique, 3- renforcer la place des parents (autorité parentale, autonomie et responsabilité) 4- favoriser l’accès à la culture, aux pratiques sportives et ludiques. Dans le cadre du vote du budget primitif, le Conseil Municipal a accordé une subvention de 80 000 € à la Caisse des écoles pour l’année 2012. Cette année, les actions menées dans le cadre du P.R.E. concernent l’accompagnement familial et scolaire, l’aide aux élèves de classes préparations rencontrant des difficultés dans l’apprentissage de la lecture, l’accès aux pratiques culturelles, sportives et de loisirs pour les jeunes, l’équilibre alimentaire et la lutte contre l’absentéisme. Au regard du développement de ces actions, le montant de la subvention accordée en début d’année ne paraît pas suffisante. Aussi, il vous est proposé de procéder au versement d’une subvention complémentaire de 56 000 € pour l’année 2012. Les crédits ont été prévus en conséquence dans le cadre de la décision modificative n°2 de 2012. Pendant des années la Caisse des écoles a eu un excédent dont elle s’est servie. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le Conseil décide de verser une subvention complémentaire de 56 000 € au profit de la Caisse des écoles pour l’année 2012 et dit que les crédits afférents sont portés au budget de la ville. Adopté à l’unanimité.

N° 12-175 - SEM LOUVIERS – PARTICIPATION FINANCIERE A LA LIQUIDATION AMIABLE DE LA SEM Mme Véronique JEANNE-TELLIER sort ce qui porte le quorum à : Présents : 28 Pouvoirs : 3

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Absents : 2 Votants : 31 M. YUNG rapporte que par délibérations n°12-72 et 12-73 en date du 29 mai 2012, le conseil municipal a adopté la reprise en régie directe des activités de la SEM Louviers à compter du 1er juillet 2012 ainsi que les conditions financières de cette reprise. Dans le cadre de la liquidation amiable de la SEM Louviers, les actionnaires ont obligation de combler l’insuffisance de capitaux propres au prorata de leur quote-part. En l’occurrence, la Ville devra participer à hauteur de 85% du passif de la SEM Louviers. Les états de synthèse de la SEM Louviers arrêtés au 30 juin 2012 laissent apparaître un résultat déficitaire de 37 824,67 euros pour la période du 1er juillet 2011 au 30 juin 2012, ne permettant pas de combler l’insuffisance de capitaux propres au 30 juin 2011, soit 226 228,63 euros. L’insuffisance de fonds pour honorer les dettes au 30 juin 2012 s’élève donc à 264 053,30 euros. Ainsi, la Ville doit verser 85% de ce passif à la SEM Louviers, soit 224 445,30 euros. Le Conseil autorise le versement d’un montant de 224 445,30 euros au profit de la SEM afin que la Ville honore à hauteur de 85% l’insuffisance de capitaux propres de la SEM Adopté à l’unanimité.

N° 12-176 - REGIE DE RECETTES FOIRES ET MARCHES – REMISE GRACIEUSE PARTIELLE M. LIENARD rapporte qu’il revient aux trésoriers payeurs généraux d’instruire les demandes de décharge de responsabilité et de remise gracieuse présentées par les régisseurs des collectivités territoriales mis en débet à la suite d’un vol survenu auprès de l’organisme dont ils ont la charge. Suite au vol survenu dans les locaux de la Mairie de Louviers le 4 septembre 2012, un déficit d’un montant de 350,00 € a été constaté dans la caisse du régisseur de recettes du service foires et marchés. Monsieur le régisseur principal, a donc formulé par lettre du 12 octobre 2012 une demande de remise gracieuse pour laquelle il vous est demandé d’émettre un avis. Le Conseil émet un avis favorable pour une remise gracieuse partielle au profit de Monsieur le régisseur principal de la régie de recettes Foires et Marchés. Il dit que le montant de cette remise gracieuse s’élève à 200 € et qu’un titre de recettes d’un montant de 150 € sera adressé à M. le Régisseur principal de la régie de recettes Foires et Marchés afin de combler le solde.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Adopté à l’unanimité. N° 12-177 - SINISTRES DIVERS – REMBOURSEMENTS A LA MACIF ET A LA MAIF M. YUNG rapporte que la collectivité a reçu des réclamations à la suite d’incidents avec des débroussailleuses. En effet, le 13 avril 2012 un agent municipal qui manipulait une débroussailleuse a projeté un caillou sur une vitre de voiture stationnée devant le 38 rue Saint-Exupéry. Le même incident s’est produit le 5 septembre 2012 place de la République. Les assurances concernées ont remboursé leur assuré et ont adressé une réclamation à la PNAS, assureur responsabilité civile de la commune. Cependant, le montant des dommages est inférieur à la franchise qui s’élève à 300 €. En conséquence, la PNAS a refusé la prise en charge des sinistres et invité la MACIF d’une part et la MAIF d’autre part, à adresser leur réclamation à la commune pour une prise en charge directe. Il est donc demandé au Conseil d’approuver le versement de 80,13 € au profit de la MACIF et de 111,06 € à la MAIF Le Conseil approuve le versement de la somme de 80,13 € au profit de la MACIF pour le remboursement du sinistre du 13 avril 2012, référencé 122 630 230 / K11 / K11 ; ainsi que le versement de la somme de 111,06 € au profit de la MAIF pour le remboursement du sinistre du 5 septembre 2012, référencé M 12 0813981 B C37H 46 ; Adopté à l’unanimité.

N° 12-178 - MAISON DE LA JUSTICE ET DU DROIT – CONTRAT D’OCCUPATION DE LOCAUX ENTRE LA VILLE DE LOUVIERS ET LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION SEINE-EURE – RENOUVELLEMENT Mme Véronique JEANNE-TELLIER revient en séance ce qui porte me quorum à : Présents : 29 Pouvoirs : 3 Absents : 1 Votants : 32 M. LIENARD rappelle qu’il a été créé sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure, une maison de la justice et du droit dont le siège est fixé à Louviers. Cette structure s’inscrit dans le cadre de la politique de la Ville et pour l’essentiel dans celui des dispositifs locaux de prévention ayant un intérêt communautaire.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------En conséquence, depuis fin 2001, le Conseil municipal a approuvé la mise à disposition des locaux occupés par la maison de la justice et du droit au profit de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure dont relève la politique de la Ville. La dernière convention d’occupation est arrivée à expiration. Il est donc proposé au Conseil de renouveler la mise à disposition pour une durée d’un an à des conditions identiques aux précédentes : contrat d’occupation à titre gracieux avec versement d’une participation aux charges. Le Conseil confie les locaux, sis à Louviers, 36 rue du quai, occupés par la Maison de la justice et du droit à la Communauté d’Agglomération Seine-Eure, dit que cette mise à disposition aura lieu à titre gratuit avec versement d’une participation aux charges et autorise le Maire ou son représentant à signer le contrat d’occupation afférent. Adopté à l’unanimité.

N° 12-179 - ASSOCIATION RADIO VALLEE D’AVRE D’ITON ET D’EURE – CONVENTION D’OBJECTIFS ET DE MOYENS - RENOUVELLEMENT M. le Maire rapporte que par délibération n° 02-174 du 16/12/2002 le Conseil municipal décidait d’encourager le projet de création de Radio Espace porté par l’Association Radio Vallées d’Avre, d’Iton et d’Eure. Le partenariat s’est ensuite concrétisé par des conventions d’objectifs et de moyens entre la Ville et l’Association. La dernière vient à terme le 31 décembre 2012. Cette Association, déclarée en Préfecture de l’Eure le 17 juillet 2001 sous le n° 027 300 92 97, a mis en place les moyens techniques de son projet et émet désormais sur la fréquence 91.6 que lui a accordée le Conseil supérieur de l’audiovisuel (C.S.A) sous le nom de Radio Espace. Radio Espace se veut une radio informative de proximité fortement interactive au niveau local et départemental. Elle se soucie scrupuleusement du pluralisme tant sur le plan social que culturel ou politique. Sa promotion des initiatives et des évènements marquants du champ social, culturel, sportif et associatif sert totalement l’intérêt local. En conséquence le Conseil municipal est invité à continuer à soutenir les efforts de cette association, Le Conseil approuve les termes de la convention d’objectifs et de moyens à intervenir avec l’Association Radio vallée d’Avre, d’Iton et d’Eure, autorise le Maire ou son représentant à signer ladite convention et autorise le versement de la subvention de 11 500,00 € sur le budget 2013 Adopté à l’unanimité.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-180 - FOIRE SAINT-MICHEL 2012 - ASSOCIATION BENEVOLAT INTER-COMMUNAL – SUBVENTION EXCEPTIONNELLE Madame GATEAU rapporte que l’Association Bénévolat Inter-Communal dont le siège est à Val de Reuil, 5 cour de l’Andelle a apporté son concours à la Ville pendant la foire Saint-Michel 2012. En effet, trente six bénévoles de cette association ont participé à l’information et à l’orientation des visiteurs. Ils ont également aidé au bon déroulement de la circulation de la Saint Michel. En conséquence, il est proposé au Conseil d’accorder à cette association une subvention de 1 400 €. Le Conseil accorde une subvention de 1 400 € à l’Association Bénévolat InterCommunal au titre de sa participation à la foire Saint-Michel 2012, Adopté à l’unanimité. N° 12-181 - FOIRE SAINT-MICHEL 2012 – ASSOCIATION EPI – ASSOCIATION DES AMIS DES CAMPAGNES DE FRANCE – SUBVENTION EXCEPTIONNELLE Mme GATEAU rappelle que depuis quelques années la municipalité s’est attachée à remettre à l’honneur les traditions rurales à l’occasion de la foire Saint-Michel. C’est ainsi que le large public de la Saint-Michel peut apprécier cette foire agricole qui met en scène des éléments du patrimoine agricole. L’association l’EPI a fait des démonstrations de battage à l’ancienne qui rencontre toujours un large succès. Aussi, afin de contribuer à la connaissance et à la transmission des savoirs et pratiques agricoles anciens, il est proposé au conseil d’attribuer à l’association l’EPI une subvention de 3 500 € M. VEYRAT annonce que son groupe votera pour cette délibération car il s’agit là du genre d’animation qu’il aime voir à la Saint-Michel. Il réaffirme qu’un feu d’artifice n’était pas nécessaire cette année et que le montant aurait pu être réinjecté dans le budget de fonctionnement. Mme GATEAU indique que la municipalité réalise des efforts pour renouer avec l’histoire de la Saint-Michel. C’est pour cette raison que l’espace agricole a été installé sur la place Thorel. Elle pense aussi qu’un feu d’artifice lance la fête et ne constitue pas une dépense somptuaire. D’ailleurs, la dépense est largement compensée par l’absence de spectacle de variété le dimanche ce qui détournait les visiteurs des commerçants alors que feu d’artifice a satisfait beaucoup de Lovériens qui en parlent encore. L’expérience sera donc renouvelée l’an prochain.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------M. VEYRAT relève que la suppression du spectacle musical ne semble pas avoir entaché la fréquentation de la Saint-Michel, il en conclut qu’il s’avère donc possible de supprimer des choses. Mme GATEAU lui répond que la Saint-Michel demeure la fête de Louviers et qu’elle doit rester un évènement marquant. Le feu d’artifice lance la fête et attire aussi des visiteurs qui vont se reporter après sur les commerces de bouche et sur la fête foraine. M. le Maire se déclare convaincu que l’inauguration de l’école de musique aurait coûté beaucoup moins cher si M. Veyrat avait été maire car cette école n’aurait pas existé. Le Conseil accorde une subvention de 3 500 € à l’association l’EPI au titre de sa participation à la foire Saint-Michel contribuant à la découverte des pratiques agricoles anciennes, Adopté à l’unanimité.

N° 12-182 - CASE - AVIS SUR LA CRÉATION D’UN NOUVEL ETABLISSEMENT PUBLIC DE COOPÉRATION INTERCOMMUNALE ISSU DE LA FUSION DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION SEINE-EURE ET DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SEINE-BORD – VALIDATION DES STATUTS – DÉSIGNATION DES DÉLÉGUÉS Mme VALIN quitte la séance ce qui porte le quorum à : Présents : 28 Pouvoirs : 4 Absent : 1 Votants : 32 M. le Maire rappelle au conseil municipal que le 13 septembre dernier, la commission départementale de coopération intercommunale a émis un avis favorable à la fusion de la communauté d’agglomération Seine-Eure et de la communauté de communes SeineBord. A l’issue de cet avis, Monsieur le Préfet de l’Eure a pris un arrêté portant projet de périmètre de la nouvelle communauté d’agglomération issue de cette fusion. Par courrier en date du 19 septembre 2012, Monsieur le Préfet de l’Eure a invité l’ensemble des conseils municipaux à se prononcer sur la création de ce nouvel établissement de coopération intercommunale issu de la fusion des communautés Seine-Eure et Seine-Bord, à valider les statuts et à désigner les délégués appelés à siéger dans le nouvel EPCI, conformément à l’article 11 des statuts. Pour Louviers, le Conseil municipal doit désigner douze titulaires et six suppléants élus au scrutin secret à la majorité absolue.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le vote de ce soir est important car il marquera l’adhésion de plus de la moitié de la population et des conseils municipaux. Le Conseil donne un avis favorable sur la création d’un nouvel Etablissement Public de Coopération Intercommunale issu de la fusion de la communauté d’agglomération Seine-Eure et de la communauté de communes Seine-Bord et valide les statuts de la nouvelle communauté d’agglomération Adopté à l’unanimité. M. VEYRAT demande au Maire si il prévoit ce soir une représentation autre que sa majorité puisqu’il se dit novateur et qu’il y aura en 2014 une refonte du système de représentativité des élus au sein des communautés d’agglomération. M. le Maire déclare que la loi le prévoit en 2014. Il précise que la Ville de Louviers compte 12 délégués sur 104 dans l’instance communautaire. Si la représentation de la Ville se divise avec 3 représentants de l’opposition, il ne resterait plus que 9 représentants de la majorité lovérienne sur 104. Le Conseil désigne comme suit les délégués du conseil municipal au conseil communautaire : Sont élus par 24 voix Délégué(s) titulaire(s) - 1 – Franck MARTIN - 2 – Roland LIENARD - 3 – Ghislaine BAUDET - 4 – Bruno CANIVET - 5 – Denis LAHEYE - 6 – Patrice YUNG - 7 – Marie-Hélène GATEAU - 8 – Jacky BIDAULT - 9 – Pauline BLASQUEZ - 10 – Véronique JEANNE-TELLIER - 11 – Véronique JULLIEN MITSIENO - 12 – Pascal LABBÉ Délégués suppléants - 1 - Christine FILLATRE - 2 – Isabelle MOMPLAY - 3 – Edwige LAQUERRIÈRE - 4 – Monique BAUCHARD - 5 - Axel DACHÉ - 6 – Cécile LAROCHE Ont obtenu 5 voix - 1 – Benoit VEYRAT - 2 – Olivier AUBERT - 3 – Yoann GONTIER 26/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 4 – Sylvie LANGEARD - 5 – Gaëtan BAZIRE Votes blanc : 3

N° 12-183 - AGENDA 21 – FONDS DE CONCOURS DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION SEINE-EURE Mme LANGEARD quitte la séance et donne pouvoir à M. BAZIRE ce qui porte le quorum à : Présents : 27 Pouvoirs : 5 Absents : 1 Votants : 32 M. JULLIEN-MITSIENO rappelle que la Ville a signé avec la CASE le 29 mars 2011 la charte éco-engagement qui s’inscrit dans la logique de l’Agenda 21. A ce titre, la collectivité s’est engagée à développer des projets répondant aux orientations de cette charte éco-engagement. Ces orientations se déclinent de la manière suivante : - Lutte contre le changement climatique, - Cohésion sociale et solidarité entre territoires et générations, - Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources, - Epanouissement de tous les êtres humains, - Dynamique de développement suivant les modes de production et de consommation responsables. Outre les nombreux projets de la Ville s’inscrivant dans la charte éco-engagement, la CASE a retenu quatre opérations éligibles aux fonds de concours dans le cadre de l’Agenda 21 : Opération « Bio Geste » La Ville souhaite développer avec le collège du Hamelet un projet pédagogique autour de l’alimentation à partir de produits agricoles biologiques. Dans ce cadre, les professeurs de la classe de 6ème SEGPA « Nutrition et développement » suivront le projet des Hauts-Prés et utiliseront ce projet comme support de travail dans différentes matières. Ce projet s’inscrit dans la logique de l’Agenda 21 de la CASE. Opération « Tous au vert » Le centre social Pastel encadre et anime l’usage des jardins familiaux. Afin de sensibiliser les jardiniers aux orientations de la charte éco-engagement, le centre social souhaite développer un projet de jardin pédagogique « Tous au vert ». Cette action s’adresse à des familles fragiles et a pour objet d’amorcer un travail collectif sur l’apprentissage des bonnes pratiques de jardinage, étape préalable à l’attribution de parcelles individuelles.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Opération « Formation compostage » Le centre social PASTEL gère 154 parcelles réparties sur le territoire communal en développant les postures éco-citoyennes. Ce projet est proposé aux personnes locataires d’une de ces parcelles et son objectif est de sensibiliser au compostage. A travers une animation, il s’agit de comprendre le processus de biodégradation (rôle des lombrics, mélanges végétaux…), mesurer concrètement l’intérêt écologique du compost (recyclage, allègement et diminution du volume de déchets…). Un document synthétique sur le compostage et des diverses astuces évoquées pendant la formation sera remis aux participants. A l’issue de la formation, les jardiniers pourront faire une demande de composteur. Opération « Solidarité Equateur» La Ville souhaite mettre en place un projet écotourisme en partenariat avec le lycée Les Fontenelles qui y travaille depuis plus d’un an. Dans ce cadre, les classes de 1ère STG mèneront un travail de fond sur les enjeux économiques du commerce équitable. Un séjour en Equateur est programmé afin de découvrir in situ les enjeux de cette filière économique en devenir. A cette occasion, les élèves participeront activement à un projet d’écotourisme dans le cadre du programme « Santa Lucia ». Afin de soutenir ces projets, il est proposé à l’assemblée délibérante d’autoriser Monsieur le Maire à signer les conventions portant sur les fonds de concours de la CASE. Les fonds de concours recueillis par la Ville au titre des opérations « Bio geste » et « Solidarité Equateur » seront intégralement reversés au collège du Hamelet et lycée Les Fontenelles. M. VEYRAT estime ces projets très intéressants et y adhère. Il souhaite en connaître le coût total. Mme JULLIEN-MITSIENO lui indique que le principe de l’opération prévoit que chaque porteur cherche par lui-même des subventions et financements notamment pour le projet Equateur évalué à 40 000 €. La CASE attribue 4 000 € mais les lycéens sont très mobilisés depuis deux ans et vendent ce qu’ils fabriquent eux-mêmes par exemple. Les familles participent également au transport. La Ville du Neubourg contribue a à hauteur de 3 000 €. Il y aura un compte rendu sur ces opérations et des vidéos restitueront le programme. M. AUBERT pense que ce n’est pas la vente de pains au chocolat qui rapportera l’argent nécessaire. M. THOUEMENT approuve ce genre d’opérations qui apprend aux personnes les gestes écologiques mais voit de la part des élus porteurs de cet agenda 21 un paradoxe lorsqu’ils applaudissent avec ferveur la création de Biotropica qui représente une aberration écologique. Une serre chauffée à 26 ° toute l’année où l’on vient exposer une faune et une flore qui n’existera plus ailleurs. Mme JULLIEN-MITSIENO déplore que l’Education Nationale n’ait pas versé un centime et souligne qu’en l’absence de subventions les projets seraient tombés à l’eau.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le Conseil autorise Monsieur le Maire à signer avec la CASE les conventions portant sur les fonds de concours. Il dit que les fonds de concours pour les opérations « Bio geste » et « Solidarité Equateur » seront intégralement reversés au collège du Hamelet et lycée Les Fontenelles. Adopté par 29 voix pour et 3 abstentions.

N° 12-184 - CASE – RAPPORT D’ACTIVITES 2011 M. le Maire attend les arguments des oppositions qui seront certainement les mêmes que les années précédentes. En conséquence, il demande aux oppositions d’être brèves. M. VEYRAT prend la parole : « Tout d’abord, ce rapport était publié et envoyé à la population avant le précédent Conseil Municipal. Il conviendrait donc d’en décaler l’examen dans le calendrier des Conseils municipaux. L’ordre du jour d’aujourd’hui était trop copieux. Sur le document présenté, je note le travail constant et riche de notre communauté d’agglomération. La CASE est à un tournant de son histoire puisque de nouvelles villes vont venir l’enrichir. La CASE est une grosse machine de 173 agents, bientôt plus. Je m’interroge sur le mille feuilles car lorsque les communautés ont été crées en France, cela supposait de faire attention au volume de personnel. Il existe de la mutualisation entre les villes mais ce n’est pas assez. Je réaffirme, comme lors du débat d’orientation budgétaire, qu’il faut donner un sérieux coup d’accélérateur à la mutualisation. Un aparté ; parmi le personnel, le poste de Directeur du service des assemblés a disparu au profit du poste relations avec les élus. Que recouvre ce poste certainement très important ? La CASE dépense, elle dépense beaucoup. Oui les finances sont saines. Cela dit, le confortable matelas tend à diminuer donc prudence. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les difficultés des entreprises et toutes les suppressions d’emplois effectuées récemment ou annoncées. Pour le futur, des équipements coûteux sont en cours : le bâtiment de la CASE se construit à Louviers pour 10,987 Millions, le complexe aquatique pour 19 Millions. Maintenant, sur le budget de la CASE, comment ne pas évoquer la hausse des impôts pour les entreprises. Parmi les activités de 2011, sujet de ce rapport, on pourrait y lire le compte rendu communautaire du 22 Sept 2011. Ce soir là, soirée surréaliste, il s’agissait de fixer les bases de la CFE. L’Etat n’a pas souhaité imposer ce nouvel impôt et a laissé les élus des communautés d’agglo le faire. Ce sont donc bien des élus de la CASE qui ont voté ces montants énormes de bases ! Ce soir là donc (j’étais dans le public) M. Yung, expert en communauté de communes, a insisté en disant qu’il fallait faire attention car certains pourraient avoir, en raison de ces nouvelles bases, une augmentation substantielle de leur impôt. Il ajouta même : « il manque des simulations. Il faut quand même être prudent ». Le président de la CASE, F. Martin a dit : « bon on verra bien l’année prochaine et ce ne sera pas si énorme ». Puis, ce fut le vote. P Yung proposa 3000, Franck Martin dit 5000 (alors que la fourchette allait de 1500 à 6000). Une majorité d’élus suivit le président de la CASE 29/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------n’écoutant pas l’adjoint aux finances. Pour information les élus représentant Louviers à la CASE ont tous voté pour 3000 sauf, vous M Martin et un autre élu. Alors Monsieur Martin, ne dites pas « il s’agit en aucun cas d’une initiative de la CASE » c’est complètement faux, car quoi que vous disiez et même aujourd’hui lors de votre conférence de presse, vous portez la responsabilité de l’augmentation des impôts des entreprises. Vous auriez dû mettre toute votre énergie à travailler avec les services de l’Etat pour « caler » au mieux cette base d’impôt, ceci afin de protéger les entreprises. Des chefs d’entreprises, des commerçants, des artisans sont aujourd’hui incapables de payer cet impôt. Un exemple très simple : un boulanger de Louviers a vu la somme multipliée par trois. Vous mobilisez plus d’entrain lorsqu’il s’agit de dépenser l’argent de la CASE pour un bateau Marité. C’est vraiment affligeant ! » M. le Maire se doutait bien que ce dossier complexe serait évoqué ce soir. Il s’en est justifié devant l’association des commerçants et devant la presse. En outre, il a reçu les remerciements du Président de la chambre de commerce avec lequel il s’est expliqué sur la genèse de cette affaire. Avec tout ce qui est mis en œuvre pour moderniser le commerce, soutenir le commerce local à commencer par se démener pour empêcher l’installation de ce monstre commercial qu’était mac Arthur Glen, le village des marques. Au moment même où l’on voit la CASE multiplier les subventions d’équipement et d’investissement à chaque conseil où cinq ou six commerçants locaux reçoivent des subventions pour leur investissement et la modernisation de leur outil de travail, l’intention n’était évidemment pas de les égorger par l’impôt. La CASE s’est trouvée piégée par le gouvernement Fillon et tous les élus, toutes tendances politiques confondues, y compris Raffarin ont dénoncé l’impréparation, l’amateurisme avec lequel cette réforme a été proposée. M. Le Maire ne recommencera pas la démonstration de l’absurdité que représente cette taxe basée d’abord sur un classement par le chiffre d’affaires mais qui s’applique sur des bases foncières conduisant à un classement qui n’a aucun sens puisque le chiffre d’affaires n’est pas le bénéfice ni le résultat d’exploitation. On sait bien qu’on peut avoir un bénéfice important et une base foncière faible et l’inverse. Le mode de calcul s’avère parfaitement injuste. Il empêche aussi techniquement d’effectuer des simulations parce que les éléments qui permettraient de déterminer la cotisation des entreprises sont connues au moment où les services fiscaux les émettent et qu’on demande aux élus de voter la fameuse base minimum un an auparavant et cela se répètera tous les ans. M. le Maire demande à la ministre du commerce de l’artisanat et du tourisme et aux députés d’aider les collectivités à supprimer cette contribution foncière des entreprises qui est inefficace et plus imbécile que la taxe professionnelle qu’elle est censée remplacer. M. le Maire ne veut pas porter le chapeau pour Sarkozy. C’est la hâte avec laquelle cette réforme a été adoptée qui en fait un monstre ingérable. C'est-à-dire que les bases réelles dépendent de l’estimation des services fiscaux et que le taux est le résultat d’un calcul qui nous est inconnu appliqué par les services fiscaux sur l’ancien taux de la taxe professionnelle. Loin de concerner l’ensemble des commerçants et artisans cela ne concerne qu’une fraction à qui est appliquée cette base minimum. Ceux qui s’estiment lésés font beaucoup plus de bruit que ceux qui paient moins avec ce système qu’en 2009, dernière date où ils ont payé le niveau de la taxe professionnelle. Le président de la Chambre de commerce, défenseur attitré des commerçants, a remercié le président de la CASE car elle va prendre des mesures pour corriger le tir. Pour ce qui concerne la 30/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------différence de vue entre P. Yung et M. le Maire, la CASE demeurait dans l’attente de simulations fiscales qui n’ont pas été reçues à la date du 22 septembre et qui à la lecture se sont avérées fausses. A partir de là, comme nous l’ignorions, dans un processus démocratique une décision avait été prise après examen par la commission des finances puis par le bureau communautaire et c’est le bureau qui a décidé à l’unanimité l’établissement d’une base minimum à 5 000€ pour ceux dont le chiffre d’affaires était inférieur à 100 000€. M. Yung, alerté par le mail qui venait tout juste d’arriver des services fiscaux a proposé une base à 3 000 €. Alors Jean Carré, maire de Pitres, au nom de la démocratie et du respect des décisions prises collectivement a appelé chacun à voter conformément à la décision du bureau. M. le Maire a été sensible à cet argument et a voté avec la majorité des membres du bureau. Partout en France des collectivités sont confrontées au même problème. M. le Maire a exposé l’après-midi même aux commerçants la méthode à suivre et les ordres de grandeur de ce qui allait se passer. L’erreur sera corrigée. Personne à la CASE n’a intérêt à mettre en péril la pérennité des entreprises. La cotisation telle qu’elle était établie l’an dernier a fait que les commerçants ont payé une cotisation particulièrement basse. C’est vrai que des triplements ont eu lieu mais sur des sommes basses. M. AUBERT témoigne d’une augmentation de 250 % sur sa taxe. Il n’a pas comparé sa cotisation à celle de 2009. Il vérifiera et en fera part. Ce qui est intéressant de noter c’est que N. Sarkozy a mis fin à la taxe professionnelle qui assassinait les entreprises. Celles-ci paient moins d’impôts aujourd’hui. Le nouvel impôt n’est effectivement pas très bien préparé. Par ailleurs, c’est parce que la CASE accepte de revenir sur sa décision que le président de la CCI a remercié son président pour le geste envers les commerçants mais aussi les professions libérales. M. le Maire convient que ce n’est pas l’imposition que souhaitait obtenir la CASE mais que l’on revient en fait à peu près au niveau de 2009. Par exemple les professions libérales ont des bases foncières faibles et ils se retrouvent sur la base minimum. A l’inverse un fleuriste a besoin d’une emprise foncière importante pour ses réserves pour un bénéfice qui peut être très faible. La loi ne prend pas tout cela en compte. Supprimer la taxe professionnelle était effectivement une bonne chose mais la méthode employée était granguignolesque. Mme VALIN revient en séance, le quorum s’élève à Présents : 28 Pouvoirs : 4 Absents : 1 Votants : 32 M. THOUEMENT intervient : « La CASE intervient dans de nombreux domaines de la vie quotidienne de ses habitants. C’est une instance jugée comme « éloignée » et dont le fonctionnement est peu ou mal connu. Il est donc utile que ce rapport soit débattu dans les communes qui la composent pour que chacun et chacune entende les avis des groupes politiques élus… et non représentés au Conseil communautaire. Car en dehors des bisbilles habituelles entre Martin et Jamet, rares sont les élus de cette instance qui s’expriment publiquement sur son fonctionnement et ses orientations, même s’ils ne les cautionnent pas.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Je commencerai par dénoncer les projets démesurés et inadaptés : - le centre aquatique : c’est projet pharaonique avec une bassin extérieur de 50m dont l’intérêt (nager avec des palmes, lit-on dans le dernier Actu@Louviers) est plus que critiquable. Les 19,3 millions annoncés ne tarderont pas à grimper au-delà des 20 millions. Et quid du fonctionnement ? Ce qui est habituellement admis pour ce type d’établissement, ce sont des frais annuels de fonctionnement de l’ordre de 10% de la construction : 2 millions de frais annuels ? A la charge de qui ? - la serre Biotropica, dont vous avez soutenu l’implantation avec beaucoup de ferveur, au nom du développement touristique et économique. C’est une aberration écologique dont seuls les capitalistes ont le secret : implanter la faune ou la flore qui disparaît au Sud ou au Nord de la planète. Ça relativise l’Agenda 21. Et en matière d’aberration, les élus ne sont pas en reste non plus lorsqu’ils annoncent en bombant le torse la création de 25 à 30 emplois (en saison haute), alors que CINRAM vient de licencier 108 salariés, que l’avenir des centaines de salariés de M’Real est encore en suspens et que Sanofi-Pasteur annonce 138 licenciements. Ce qui m’amène aux actions menées pour le développement de l’emploi : - en termes de subventions, cette année encore, la CASE a distribué 30 000€ à Cosmétic Valley, 30 000€ au Technopôle Chimie-Biologie-Santé et 5 332€ à Novalog. 62 332€, pour quel effet sur l’emploi ? Vous seuls semblez encore y croire à ces subventions versées aux patrons censées développer l’emploi. - et puis cette année, une nouveauté : 80 000€ consacrés à l’organisation d’un forum pour l’emploi au Vaudreuil. Cette journée aura surtout servi à réunir les agences d’intérim, les cabinets de reclassement et les organismes de formation privés qui font du gras sur le chômage et les licenciements. Tout cela pour un bien maigre résultat : seules 15 personnes ont trouvé un travail ou un stage. Alors, arrêtez de dire que l’Agglo crée plus d’emplois qu’elle n’en perd ! Autre mensonge auquel je souhaite ici aussi tordre le cou : M Martin crie allègrement à qui veut l’entendre que les Lovériens ne versent rien à la CASE ! C’est faux. Je citerai simplement la répartition des postes de recettes en page 9 du document : D’où vient la Dotation Globale de Fonctionnement (3% des recettes), la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (11% des recettes) et la surtaxe Eau et Assainissement (4% des recettes) ? Tout cela vient bel et bien de la poche des habitants de la CASE. Pour terminer, et je l’ai souvent dit ici, les communautés de communes, mises en place depuis une dizaine d’années, pâtissent toujours d’un manque criant de démocratie. A quand des élections au suffrage universel pour que la population puisse enfin choisir ses élus ? A l’heure où les attentes de démocratie directe et de transparence sont de plus en plus grandes et les compétences des Communautés de plus en plus importantes dans notre quotidien, il y a urgence à travailler sur ce sujet ». Pour M. le Maire, Biotropica est un outil pédagogique. De tout temps on a vu des animaux présentés au public pour qu’il puisse prendre connaissance de leur biotope, environnement et tout simplement pour les admirer, ce qui est sain. Par ailleurs, bien évidemment les Lovériens paient l’eau puisque c’est la CASE qui gère cette eau. De la même façon, pour les ordures ménagères, une taxe est prélevée. 32/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Sur les services spécifiques et budgets annexes gérés par la CASE il ne s’agit pas d’impôts. M. le Maire reproche à M. THOUEMENT de ne pas connaître encore, après tant d’années, la distinction entre une taxe et un impôt ce qui est indigne d’un élu, désespérant même. La taxe est affectée à des besoins précis et pas l’impôt qui finance une action globale. C’est pour M. le Maire le B.A.-BA de la gestion qu’aucun élu ne devrait ignorer. Le Conseil prend acte du rapport

N° 12-185 - CASE – RAPPORT ANNUEL SUR LA QUALITE ET LE PRIX DU SERVICE PUBLIC D’ELIMINATION DES DECHETS – EXERCICE 2011 N° 12-186 - CASE - RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITÉ DES SERVICES DE L’EAU POTABLE ET DE L’ASSAINISSEMENT POUR L’EXERCICE 2011 N° 12-187 - CASE – RAPPORT ANNUEL SUR LES TRANSPORTS PUBLICS POUR L’EXERCICE 2011 M. VEYRAT reprend l’ordre des rapports. Elimination des déchets : Il note que la collecte des ordures ménagères est stable, qu’il y a une augmentation du tonnage des déchets verts, ce qu’il juge positif et surtout un meilleur taux de valorisation à 82,02 % ce qui s’avère bien supérieur à l’objectif fixé qui s’élève à 75 %. C’est la preuve que la Case offre un service de qualité. Il relève un service de qualité tant sur l’eau que sur l’assainissement. Le prix du m³ d’eau facturé à l’usager lovérien reste à un tarif raisonnable avec cette année une légère augmentation qui correspond en gros à l’inflation. Des travaux engagés notamment sur le renouvellement des réseaux ont conduit à la diminution des pertes dues aux fuites d’eau. Il constate la création du maraîchage sur les Hauts-Prés et la mise en place d’un 5ème forage, un programme intéressant de 12 millions d’investissements prévus dans les quatre ans et que son groupe soutient. Il s’agit d’un bon rapport. La complexité et la diversité des communes de la CASE obligent celle-ci à s’adosser à un concessionnaire. Il réaffirme que la Ville n’a pas les moyens techniques et financiers pour fonctionner seule sur ce qui touche à l’eau et se déclare satisfait du service rendu. M. THOUEMENT remarque, en croisant les documents du rapport de la CASE et celui des transports, l’existence de points positifs. Le kilométrage augmente de 5 % par rapport à 2010. Les recettes évoluent de 15 %. Les tickets à l’unité sont moins achetés au profit des carnets de dix voyages et des abonnements. Les voyages sont en hausse de 11 %. Au niveau des taux de contrôle et des PV qui sont dressés, on annonce un taux de personnes contrôlées de 28 000 personnes soit 2,3 % des voyages avec seulement 4 PV dressés. Il y a très peu de vrais fraudeurs. Tout cela concourre à dire que les transports tels qu’ils existent sur la CASE sont utiles et sont de plus en plus utilisés. Les recettes vont de pair, les voyages sont en augmentation et les contrôles ne servent pas à grandchose voire à rien. Il y a toute utilité à un retour en régie publique de ce transport et de

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------reclasser les contrôleurs affectés au contrôle pour augmenter les cadencements et le nombre de bus. M. le Maire tient à souligner que la vidéo protection dans les bus a permis de faire baisser de 85 % les dégradations dans les bus et donc d’amoindrir le budget consacré aux réparations. Mme DUTEUIL déclare que la vidéo surveillance dans un local fermé ne relève pas de la même démarche que sur la voie publique. Sur les déchets, elle réitère le souhait que l’ensemble de ces services soit repris en régie. Elle tient à souligner la qualité des prestations des déchetteries et notamment à Vironvay au niveau de l’accueil, du conseil et de l’aide. Elle croit d’ailleurs que l’accueil dans les déchetteries est exploité en régie. Elle constate une baisse importante du ramassage des papiers et en demande l’explication. M. YUNG reconnaît que le taux de ramassage des papiers est inférieur à la moyenne nationale. Phénomène qui se produit essentiellement dans les grandes villes. L’accent doit être porté sur le papier. Mme DUTEUIL pense que les urbains n’aiment peut-être pas le système de sacs car ce n’est pas facile à transporter, ça prend l’eau et c’est lourd. Pour l’eau, elle rappelle que son choix ne se porterait pas sur un DSP. Elle note une amélioration au niveau de la prise en compte du rendement. Il est en effet, important de bien connaître le réseau afin de diminuer les pertes à la charge des foyers. Le taux moyen de perte en France s’élève à 25 % et il est de 3 à 12 % lorsque le service est en gestion publique ce qui lui paraît significatif. Le rapport indique que le taux de rendement avoisine les 88,4, c’est peu ou prou similaire aux années antérieures, mais qu’il n’est pas fiable. La nécessité d’entreprendre un diagnostic complet du réseau se fait jour et le processus semble enclenché. M. YUNG explique que la deuxième étude est engagée. Il estime que les chiffres donnés par Mme Duteuil ne sont pas fiables non plus. De plus, on ne peut pas comparer les purement urbain et les communes rurales. Le taux de 88 % est assez exceptionnel en régie ou pas. Mme DUTEUIL évoque le prix de l’eau pour lequel il existerait deux tranches de tarification favorables aux petits consommateurs. Elle aimerait plus de détail car cela ne semble pas apparaître sur les factures ce qui n’est pas très incitatif. M. YUNG explique que le prix de l’eau a complètement changé. Auparavant plus la consommation s’avérait importante moins l’eau était chère maintenant c’est moins cher pour les 120 premiers mètre cubes. Mme DUTEUIL estime qu’il serait judicieux de faire apparaître le mode de facturation sur les factures puisqu’il incite à l’économie. Par ailleurs, le prix du m³ est indiqué à 3,55 € toutefois le total à payer dépasse bien 4 € car dans le prix de l’eau n’est pas compté l’abonnement. Le consommateur doit faire l’opération, ce n’est pas transparent. Dernier point, on ne peut qu’être favorable à l’aide apportée aux pays souffrant du manque d’eau potable. Aujourd’hui 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès au service d’assainissement de base. Pourtant il faut savoir que l’argent dégagé 34/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------par les multinationales de l’eau sert à leur expansion dans les pays du Sud alors que le retour en régie publique gagne du terrain, les majors tentent ainsi de s’implanter à l’étranger. Si nous devons aider les pays dont les populations manquent d’eau potable veillons à ne pas favoriser une fois encore la marchandisation de l’eau. M. le Maire rappelle que l’eau est gratuite et que c’est la distribution de l’eau qui est payée. Il souligne aussi que c’est grâce à ce qu’a donné Véolia à la population de Bohicon que le programme d’adduction d’eau a pu être réalisé. M. VEYRAT reprend la parole : « Une année d’investissements avec l’arrivée de nouveaux bus ainsi que de deux nouveaux emplois mais aussi une hausse de 50% du versement transport, payé par les entreprises, qui est passé à un taux de 0,9 rapportant ainsi 1,5 millions supplémentaires à la CASE. Je continue de m’interroger sur la compatibilité de cette charge supplémentaire avec les difficultés des entreprises. Le président de la CASE a précisé d’ailleurs qu’il fallait mettre une réserve de fonds pour les investissements importants de demain. En ce qui concerne la fréquentation, l’augmentation de voyage est près de 11% alors Monsieur CANIVET prévoyait 20% en séance à la CASE. Que dire de la nécessité de l’axe structurant issu d’un plan de déplacement urbain trop ambitieux ? Que dire de l’aménagement du carrefour Val de Reuil/Incarville/Sanofi qui a coûté près d’1 million d’Euros. Combien de minutes gagnées sur un trajet Louviers gare de Val de Reuil ? Cela fait cher la minute ! Les couleurs de bus semblent persister pourtant chaque année dans le rapport il est mentionné la grande disparité de kilométrage des bus en raison de l’affectation par couleur. Prévoyez-vous de faire cesser cela ? Il est important de souligner une baisse du nombre d’accident certainement du, pour partie, à l’intéressement des agents. En revanche, il y a eu moins de contrôle, pourquoi ? Dernière question ; on sait que le budget transport est déficitaire. Le budget général de la CASE abonde-t-il encore le budget transport et si oui de combien ? » M. CANIVET relève beaucoup d’inexactitudes dans ce qu’il vient d’entendre. Il pense qu’un certain nombre de problèmes sont mélangés. Il n’a pas été question de 20 % d’augmentation en un an mais de 25 % sur la durée du contrat de délégation. Le contrat est basé sur 25 % de kilométrage supplémentaires puisque d’une part les services on été renforcés entre Louviers et Val de Reuil sur l’axe structurant qui doit devenir un « bus à haut niveau de service » retenu par le Grenelle II et subventionné par l’Etat. On travaille sur un développement durable et d’autres modes de répartition des transports. Dans d’autres pays on voyage beaucoup en vélo et en bus et peu en voiture (35 % en ordre de déplacement) on en est très loin ce qui constitue un challenge extraordinaire. On peut d’ailleurs vérifier que les grandes villes qui ont investi dans les transports en commun en site propre ont fait baisser la part de la voiture. M. CANIVET se félicite de l’augmentation de la fréquentation liée à l’offre de transport supplémentaire avec une sécurité dans les transports. Concernant le carrefour de Sanofi-Pasteur une très faible partie est impactée sur le budget transport. Il s’agit d’un budget voirie, une réorganisation du carrefour en tant que telle et qui préfigure ce que peut devenir l’axe structurant. Il faut gagner du temps car aujourd’hui il faut 25 % de temps supplémentaire pour le trajet Louviers/Val de Reuil. Les conditions de circulation se sont dégradées à cause de plusieurs phénomènes, rond points, limitations de vitesse, 35/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------densité de circulation, répartition dans le temps des déplacements. L’appréciation du transporteur sur la couleur des bus, n’engage que lui. D’autres villes copient sur la CASE pour distinguer des produits avec des couleurs différentes. Le remplacement annuel des bus fait que cela posera de moins en moins de problèmes sur cette délégation qui court jusqu’en 2014. En ce qui concerne le budget, l’augmentation du versement transport, parce que nous avons un projet BHNS (bus haut niveau de service) qui a été retenu, a permis d’augmenter comme le prévoit la loi le versement transport qui est passé de 0,6 à 0,9 %. Ce 1,5 million permet d’offrir des services supplémentaires et de pouvoir investir notamment pour le projet de 4 km de voirie réservée aux bus à une somme modeste d’un million au kilomètre. Actuellement le budget général participe environ à hauteur 1,4 million pour compenser le manque à gagner. Nous restons dans des pourcentages qui sont comparables à ceux de toutes les villes moyennes. Le Conseil prend acte de l’ensemble des rapports

N° 12-188 - SEM SODEVIL – EXAMEN DES COMPTES DE L’EXERCICE 2011 M. YUNG rappelle que conformément à la réglementation, le Conseil est appelé à se prononcer sur les comptes de la SODEVIL pour l’exercice clos le 31 décembre 2011. L’activité de l’exercice 2010 avait été marquée par un bénéfice net de 65 229 € et une activité soutenue : 274 330 m² de terrains industriels vendus, 1 820 m² de locaux d’activités vendus ou loués et 11 280 m² de locaux d’activités construits, en cours d’étude ou de construction. Les prévisions 2011 tablaient sur une activité en baisse et un résultat équilibré voire négatif. I – Activité du 1er janvier au 31 décembre 2011 1) l’activité de l’année 2011, s’est effectivement traduite par une baisse des ventes de terrains pour activités, du fait notamment d’une baisse très significative des stocks, une hausse de l’activité immobilier d’entreprises (vente et locations de locaux d’activités), et une baisse de l’activité de construction. 2) 120 636 m² de terrains industriels vendus ou sous compromis de vente : - 10 projets de 2 000 à 54 000 m² - 2 projets supérieurs à 20 000 m², tous deux sur ECOPARC II : GAZELEY/FRESENIUS et HULLSSEMS - 8 projets sur ECOPARC II totalisant 107 330 m², un de 10 000 m² sur Val de Reuil (ATA), un de 3 206 m² sur Val de Reuil (Louvres Hôtel). - C. A. de 147 747 € HT 3) 2 640 m² de locaux industriels ou commerciaux vendus ou loués à Val de Reuil, Louviers, au satellite et à l’Hôtel d’entreprises : - Augmentation du volume des stocks - C.A. de 52 712 € HT

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------4) 6 670 m² de locaux industriels et tertiaires construits ou en cours d’études ou en cours de construction : - 870 m² pour le laboratoire de recherche QUIDD sur PHARMAPARC II (achevé) - 3 533 m² pour la réhabilitation et la construction d’un ESAT et centre d’hébergement à Bernay, pour les Papillons Blancs (études et en cours de construction) - 342 m² pour la SCI HB +, sur PHARMAPARC II (études) - 35 m² pour ANGANYS Génétics, sur PAHRMAPARC II (études) - 1 490 m² pour SHTP, sur ECOPARC II (études PC) - En ne retenant que la marge et les honoraires, la SEM a dégagé un total de produits de 372 419 € HT pour les seules opérations de constructions et services aux entreprises 5) 600 m² de locaux commerciaux en études de programmation sur le quartier Maison Rouge à Louviers, C.A. de 4 500 € HT 6) gestion du satellite et de l’Hôtel d’Entreprises, C.A. de 68 606 € HT, y compris l’intéressement aux résultats pour l’Hôtel d’Entreprises 7) loyer des 4 laboratoires (en ajoutant QUIDD, achevé en 2011) totalisant 178 785 € HT pour 250 458 € HT payés à l’EPFN (soit un écart négatif de – 71 673 €) II - Résultats au 31 décembre 2011 Le résultat se traduit par un chiffre Produits d’Exploitation de 2 868 693 € HT et une perte nette de – 75 167 €. Les frais financiers, de 2 133 €, sont limités du fait de la clôture des opérations de construction ayant nécessité un emprunt à court terme. Les charges salariales ont légèrement augmenté du fait d’un double remplacement d’une secrétaire en début 2011 et de la distribution d’une prime sur les résultats 2010. III - Commentaires Ces résultats appellent les commentaires suivants : 1) Le déficit est quasiment équivalent au différentiel négatif entre les loyers payés à l’EPFN et les loyers encaissés des quatre laboratoires. La SODEVIL, hors ces contraintes liées à des opérations à vocation de développement territorial et d’intérêt général, a maintenu son équilibre financier. Elle avait d’ailleurs réussi, en 2010, a dégager un bénéfice de + 65 229 € malgré un différentiel de loyers défavorable de – 47 776 €. 2) La mise à bail de l’opération QUIDD a accentué ce déficit, puisque cette seule opération a occasionné un différentiel de – 53 350 €. 3) Les fonds propres sont maintenant de 57 563 € pour 132 730 € en 2010. La SEM est ainsi revenue au niveau de 2009. IV - Prévisions pour 2012 Il est prévu un résultat négatif pour 2012, suivant le prévisionnel joint, en intégrant les contraintes suivantes :

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------1) Déficit de foncier disponible sur ECOPARC II : compte tenu des contacts à ce jour, il ne reste que 9,60 hectares cessibles et 5 hectares sur PHARMAPARC II ; ECOPARC III ne sera commercialisable qu’à fin 2012. 2) Différentiel de loyers pour les quatre laboratoires, accru par le quatrième laboratoire (QUIDD), occasionnant un déficit supplémentaire de – 13 000 € en 2012, en supposant qu’aucun des quatre laboratoires ne renégocie ses loyers en 2012 (QUIDD a demandé en mars un report de la progressivité de six mois, en s’engeant à rembourser le différentiel les trois derniers mois). 3) En cumulé depuis le début des premières opérations de trois laboratoires, en 2009, on arrive à un différentiel total de – 187 142 € à fin 2012. Il serait judicieux de procéder aux opérations suivantes avant la fin 2012 : transformer le compte courant d’associé de la CASE de 153 000 € en C.A. sur 2012 et verser une participation (ou subvention d’exploitation ou autre) de 37 000 € correspondant au complément des 187 142 €. Ainsi les fonds propres seraient intégralement reconstitués et le C.A. ainsi « injecté » correspondrait au total cumulé des différentiels de loyers que la SODEVIL supporte depuis l’origine. Le Conseil est invité à prendre acte de ces résultats. M. AUBERT a remarqué que l’ECOPARC est éclairé en permanence et demande si c’est justifié. M. YUNG lui répond que cela évite les vols de câbles. Par ailleurs il souligne que l’ECOPARC bénéficie d’un éclairage écologique qui ne coûte pas très cher. M. Le Maire ajoute que la gendarmerie a suggéré au maire d’Heudebouville de placer des caméras de vidéo-surveillance ce qui signifie qu’il est nécessaire d’avoir de la lumière pour fonctionner. Le Conseil prend acte de la présentation des résultats de la SODEVIL pour l’exercice 2011.

N° 12-189 -KOLYSE – CONVENTION ENTRE LA VILLE ET L’OFFICE NATIONAL DES FORETS (ONF) – M. YUNG rappelle que par délibération n°12-72 du Conseil Municipal en date du 29 mai 2012, l’assemblée délibérante a adopté la reprise en régie directe des activités de la SEM Louviers à compter du 1er juillet 2012. Antérieurement à cette date, la SEM Louviers proposait une activité de parcours acrobatique en forêt domaniale de Bord Louviers. A ce titre, une convention avait été signée le 10 juillet 2007 entre la SEM Louviers et l’Office National des Forêts pour permettre l’occupation privative d’une parcelle de la Forêt. Compte tenu du succès de cette activité, la Ville souhaite maintenir le parcours acrobatique dans sa forme actuelle. Aussi, il est proposé à l’assemblée délibérante d’autoriser Monsieur le Maire à signer une nouvelle convention et tout acte avec l’ONF 38/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------portant sur la mise à disposition de la parcelle référencée n°299 par l’ONF correspondant aux références cadastrales Section F74 d’une superficie de 3,6 hectares. Cette convention est conclue à compter du 1er juillet 2012 jusqu’au 30 juin 2016 correspondant à l’échéance initiale entre la SEM Louviers et l’ONF. Les conditions de location de cette parcelle privative demeurent identiques à celles préalablement négociées avec la SEM Louviers. Une redevance sera versée annuellement à l’ONF conformément à l’échéancier de paiement indiqué dans la convention. Le Conseil autorise Monsieur le Maire à signer avec l’ONF la convention ainsi que tout acte afférent à l’occupation privative d’une parcelle en forêt domaniale de Bord Louviers. Adopté à l’unanimité.

N° 12-190 - ECOLE NOTRE DAME - PARTICIPATION MUNICIPALE SYMBOLIQUE AUX CLASSES DE DECOUVERTE Les enseignants des quatre classes de cours élémentaire 2e année de l’école Notre Dame organisent une classe transplantée du 3 au 8 décembre 2012 sur le thème « Contes et légendes, Bretagne mythique ». Afin de bénéficier d’une participation du Conseil Général de l’Eure, ce projet doit être subventionné par la commune. C’est pourquoi, Mme FILLATRE propose au Conseil d’accorder une participation de l’euro symbolique à l’école Notre-Dame. M. THOUEMENT intervient : « Un rappel pour commencer : les écoles privées sous contrat reçoivent annuellement de la commune une subvention pour chacun de leurs élèves inscrits. Chaque année, je vote contre cette subvention, au titre que seul le service public d'éducation devrait être subventionné par les communes. Même si cette disposition est légale et obligatoire, je conteste cette obligation : les écoles privées ne devraient pas toucher cet argent public... qui, du coup, est en moins pour les écoles publiques, qui en ont pourtant grandement besoin ! Chaque année, à propos de cette subvention, vous écrivez et dites que vous vous cantonnez au strictement légal. Mais aujourd'hui, cette nouvelle délibération prouve à toutes et tous que vous avez franchi la ligne rouge. Non pas que cette délibération soit illégale, mais vous outrepassez ce à quoi vous teniez jusqu'à présent. Vous accordez aujourd'hui une subvention de 1€ (symbolique, écrivez-vous) à l'école Notre-Dame, pour permettre le déblocage d'une subvention du Conseil général pour que cet établissement organise une classe transplantée. Vous nous parlez d'une subvention symbolique. La belle affaire ! Ce qu'il y a de symbolique ici, ce n'est pas tant la somme, mais ce que cela traduit du glissement politique que vous opérez : alors que rien ne vous y oblige, vous créez un précédent particulièrement fâcheux, qui, je n'en doute pas, en appellera d'autres ! 39/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Quelle sera la prochaine étape ? Ni la commune de Louviers, ni le Conseil général n'ont à participer à ce financement ! Je vote contre. » Le Conseil accorde une subvention de l’euro symbolique à l’école Notre-Dame afin de lui permettre de déposer un dossier de demande de subvention auprès du Conseil Général de l’Eure et dit que les crédits afférents sont inscrits au budget de la ville. Adopté par 28 voix pour, 2 contre et 2 abstentions.

N° 12-191 - ASSOCIATION AONES KAYAK – SUBVENTION EXCEPTIONNELLE POUR L’ORGANISATION DU CHAMPIONNAT DE FRANCE DE KAYAK, SPORT ADAPTE Du 6 au 8 Juillet 2012, s’est tenu sur le territoire de la CASE le 2ème championnat de France de Kayak Sport adapté, organisé par l’AONES Kayak en collaboration avec les Comités Régional et Départemental du Sport Adapté, les Papillons Blancs de l’Eure, les Comités Régional et Départemental de canoë-kayak et le club de Val de Reuil. Ce championnat de France Sport Adapté de Kayak confirme la volonté de rendre cette discipline accessible à tous, que ce soit sous forme de découverte ou sous forme de compétition, en ayant mis en place des réglementations pour que chacun puisse s’exprimer à sa juste valeur. Dans le but de favoriser l’organisation de manifestations sportives envers les sports adaptés, la Ville de Louviers souhaite encourager le développement de ces actions. Il est en conséquence proposé au Conseil d’accorder une subvention de 1 500 € à l’association AONES Kayak. Le Conseil autorise le versement d’une subvention exceptionnelle d’un montant de 1 500 € à l’association AONES Kayak pour l’organisation du 5ème championnat Régional de Kayak Sport adapté et dit que les crédits afférents sont inscrits au budget de la ville. Adopté à l’unanimité

N° 12-192 - ASSOCIATION SPORT POUR TOUTES – SUBVENTION EXCEPTIONNELLE POUR CREATION D’ASSOCIATION M. HEBERT rapporte que depuis septembre 2012, une nouvelle association « Sport pour toutes » a vu le jour, dans le but de promouvoir l’éducation, l’intégration, la vie sociale et la santé par le sport. Cette activité de loisirs, qui s’adresse plus particulièrement à un public féminin, est assurée par deux éducatrices sportives spécialisées en gymnastique volontaire. 40/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Afin d’aider cette association à développer son projet et à pérenniser les deux emplois créés, il est proposé au Conseil d’accorder une subvention de 1500 € à l’association « Sport pour toutes » Le Conseil autorise le versement d’une subvention exceptionnelle d’un montant de 1 500 € l’association « Sport pour toutes » pour le développement de la pratique sportive et dit que les crédits afférents sont inscrits au budget de la ville. Adopté à l’unanimité.

N° 12-193 - SCENE NATIONALE – AVENANT A LA CONVENTION POUR LA SAISON 2012-2013 M. LAHEYE rappelle que par délibération du 24 mars 2006, la Ville de Louviers a adopté une nouvelle convention avec la Scène nationale, pour la mise en œuvre d’activités culturelles autour d’une programmation destinée à favoriser l’accès à la culture du plus grand nombre. Cette convention stipule que « la Ville de Louviers verse à la Scène nationale une subvention annuelle de fonctionnement, subvention d’équilibre destinée à compenser l’insuffisance des prix d’entrée ». Le montant de cette subvention doit faire l’objet d’un avenant annuel. M. LAHEYE propose d’adopter un avenant à cette convention, fixant pour l’année 2013 une subvention de 210.000 € comme pour la saison en 2011-2012. Le Conseil approuve les termes de l’avenant à la convention liant la Ville de Louviers et la Scène nationale, décide d’attribuer une subvention d’un montant de 210.000 € au titre de la saison 2012/2013, dit que les crédits nécessaires sont portés au budget de la Ville et autorise M. le Maire de Louviers à signer l’avenant à la convention entre la Ville de Louviers et la Scène nationale. M. VEYRAT a noté l’an passé un bel effort, une diminution de 50 000 € de la subvention. Il aurait aimé voir aussi une baisse cette année. Toutefois il est d’accord pour dire que la culture ne doit pas servir de variable d’ajustement. En revanche il ajoute que l’effort doit être porté par toutes les lignes budgétaires donc fatalement aussi la culture. Son groupe maintient le vote de l’an passé et s’abstiendra sur cette délibération. M. THOUEMENT, sans mettre en cause la grande qualité des spectacles proposés par Scène nationale, constate que le public est certes constitué de Lovériens, mais également de très nombreuses personnes venues de bien plus loin, de la CASE ou d’ailleurs. Pour lui, force est également de constater que la population des quartiers populaires ne se déplace pas, en dehors des conventions avec quelques écoles. Cela signifie deux choses :

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- qu'il est urgent que la compétence Culture soit prise par la CASE pour que la Ville de Louviers ne soit pas la seule à supporter la charge de cette subvention de 210 000€. Il remarque à ce sujet que la CASE prend le relais, pour les Petites Scènes en particulier. - que l'argent ainsi économisé par la Ville pourrait être utile pour soutenir des initiatives qui permettraient à un public plus large de s'y retrouver. Il cite en exemple le Festival « Par mots et par voix » qui s'est tenu à Louviers durant quelques années. Il vote contre cette délibération. Pour M. LAHEYE une subvention qui n’augmente pas baisse en valeur. La culture est une priorité de la municipalité mais si des efforts budgétaires sont nécessaires elle les fera. Il répond à M. Thouement pour préciser que c’est la Scène nationale EvreuxLouviers et qu’il ne s’agit pas seulement des spectacles de Louviers mais aussi Evreux, Pont de l’Arche et autres. A certains moments des transports sont organisés entre Louviers et Evreux. Il veut rappeler que le taux de subvention pour la Scène Nationale Eveux-Louviers venant du Conseil régional, du Conseil général et de l’Etat atteint pour la totalité du budget des montants entre 35 et 40 % donc si on travaillait hors d’une scène nationale il faudrait d’abord avoir des programmistes et qu’en plus il y aurait une augmentation de plus de 40 % du budget. Il se satisfait que l’opposition reconnaisse la très grande qualité de la programmation et qu’il y ait des initiatives pour que parents et enfants de certaines écoles puissent assister à des spectacles et y compris revenir. Le festival « par mots et par voix » s’est un peu essoufflé et la municipalité a fait le choix politique de consacrer les sommes d’argent à d’autres priorités. La Scène Nationale est un véritable terreau. Elle a permis à des troupes de théâtre d’exister, à des acteurs de se former et en fait, elle favorise l’épanouissement de groupes et d’activités culturelles multiples. Concernant la compétence culturelle pour la CASE, M. LAHEYE en est un partisan fervent tout comme la municipalité cependant il faudrait que les autres communes de l’agglomération en soient d’accord. Mme DUTEUIL votera pour cette délibération. Elle est souvent taxée d’être contre la culture alors qu’elle a toujours approuvé cette délibération. Elle lui paraît importante notamment vis-à-vis du travail avec les scolaires car elle pense que c’est en invitant les jeunes à participer que l’on ouvrira vers la population. Elle souligne aussi la très grande qualité des spectacles. Adopté par 26 voix pour, 1 contre et 5 abstentions.

N° 12-194 - SCENE NATIONALE : GRATUITE DES SPECTACLES SAISON 2012/2013 POUR LES ELEVES DES ECOLES PRIMAIRES DE LOUVIERS – PRISE EN CHARGE POUR LES ELEVES DES COLLEGES ET LYCEES. M. LAHEYE rappelle que dans sa délibération N° 97-138 du 13 novembre 1997, le Conseil autorisait l’établissement d’une convention établissant une coopération entre la Ville de Louviers et la Scène Nationale Evreux – Louviers aux fins d’assurer une programmation culturelle de qualité, confirmée et renforcée par la convention du 24 mars 2006.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Cette initiative doit profiter aux enfants et aux jeunes dans le cadre scolaire. Il est d’ailleurs à noter que les écoles primaires profitent à plein de ce dispositif. Dans cette perspective, les tarifs d’accès aux spectacles ne doivent pas constituer un obstacle à la participation de tous les élèves en particulier dans l’enseignement primaire. Il est donc proposé au Conseil de confirmer la gratuité pour les élèves du primaire et d’apporter une aide financière pour les élèves des collèges et lycées à hauteur de 50% du coût de l’entrée. Pour la saison 2012/2013 le dispositif est géré par l’abonnement pour un coût prévisionnel au titre de l’exercice 2013 s’élevant à 12.100 €. Le Conseil décide de prendre en charge la totalité des frais d’entrées aux spectacles de la Scène Nationale des élèves des écoles primaires et 50% pour les élèves des collèges et lycées de Louviers, pour un montant de 12 100 € il dit que les crédits nécessaires sont portés au budget de la Ville Adopté à l’unanimité.

N° 12-195 - ÉCOLE DE MUSIQUE MAURICE DURUFLÉ - ACHAT D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE - DEMANDE DE SUBVENTION AUPRES DU CONSEIL REGIONAL M. LAHEYE rapporte que dans la perspective d’étoffer son parc d’instruments de musique, l’école municipale de musique Maurice Duruflé envisage de procéder à l’achat d’instruments au titre de l’année 2012 pour un montant total de 37 680,24 euros TTC. Ces instruments, mis à disposition des élèves, sont les suivants : - 1 piano à queue : 18 990,00 euros TTC - Jeux de timbales : 14 397,32 euros TTC - Batteries : 2 863,92 euros TTC - Cymbales : 1 429,00 euros TTC Au titre de ces acquisitions, la Ville de Louviers sollicite le Conseil Régional de HauteNormandie pour l’attribution d’une subvention correspondant à 40% du montant total des acquisitions. Mme DUTEUIL s’étonne du prix des timbales. M. VEYRAT lui répond que les percussions coûtent très cher. Par ailleurs, il se déclare d’accord sur l’acquisition de ces instruments. Il se demande simplement si il n’aurait pas été plus judicieux d’acheter plusieurs pianos droits pour le même volume d’argent mais c’est un choix du directeur de l’école qui a dû faire en fonction de l’existant. En revanche le volume d’argent dont l’école dispose lui semble correct mais il aurait aimé

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------que l’on achète plus d’instruments en diminuant le budget de l’inauguration qui a coûté 25 000 €. M. LAHEYE pense qu’il faut acheter des instruments chaque année et c’est en devenant adjoint à la culture qu’il a appris qu’il n’existait pas de crédits pour la réparation des instruments. On a commencé à réparer les instruments et on a augmenté le parc des instruments ce qui va continuer. Il faut se montrer à la hauteur du bâtiment. Le Conseil décide de procéder à l’acquisition d’instruments de musique, autorise Monsieur le Maire à solliciter une subvention auprès du Conseil Régional de HauteNormandie au titre de cette dépense d’investissement en 2012 et dit que les crédits correspondants sont inscrits au budget 2012. Adopté à l’unanimité.

N° 12-196 - ASSOCIATION NEZBULEUSES– FESTIVAL MURMURES D’AFRIQUE – SUBVENTION Le festival « Murmures d’Afrique » est une création de l’association lovérienne « Nezbuleuses ». Il a pour ambition de faire découvrir certains aspects de la culture africaine et en particulier la richesse culturelle de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso). Après le succès des premières éditions qui se sont déroulées au Moulin en 2008 et 2009, l’association propose une troisième édition. Il s’agit cette fois d’une action plus en direction des établissements scolaires, des actions sont prévues avec le lycée des Fontenelles (section danse), le Collège du Hamelet, mais aussi les écoles élémentaires (Hamelet, J. Ferry …) L’association propose une découverte du continent africain à travers la musique, le théâtre et le cinéma. Ainsi des ateliers et représentations vont avoir lieu dans les différents établissements de la Ville. Les ateliers « danse » vont permettre une initiation aux techniques de danse africaine. Les ateliers « contes et théâtre » vont permettre de découvrir les mécanismes et techniques du conte traditionnel en invitant les participants à découvrir l’imaginaire africain via des exercices d’improvisation. Les ateliers « initiation musicale » vont permettre de découvrir en particulier certains instruments de percussions africains… Le point d’orgue s’articulera autour d’une représentation théâtrale le 7 décembre prochain au Moulin à Louviers. Le Conseil est invité à soutenir cette initiative, à laquelle l’équipe d’animation du Moulin est associée, en accordant à l’association « Nezbuleuzes » une subvention de 2 500 €. Le Conseil accorde à l’association « Nezbuleuzes » une subvention de 2 500 € et dit que les crédits nécessaires seront portés au budget de la ville pour l’exercice 2012. Adopté à l’unanimité.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-197 - AUTORISATION D’URBANISME - DEMANDE DE PERMIS DE DEMOLIR POUR LA PROPRIETE COMMUNALE SISE 28 – 32 RUE AUX HUILIERS ET CADASTREE AY 253 Mme BAUDET revient sur une délibération qui avait été retirée de l’ordre du jour du précédent conseil car elle n’avait pas eu le temps de rencontrer l’architecte des bâtiments de France. Aujourd’hui, l’architecte a constaté l’état catastrophique de la maison qu’elle a jugé dangereuse et à démolir au plus vite. Elle suspecte en outre la présence de mérule qu’il faut éradiquer rapidement. D’autre part il va être procédé à des études préalables à la démolition puisqu’il y a probablement de l’amiante. Ce terrain sera reconstruit suivant une emprise identique à la maison existante. L’architecte ne s’est pas prononcé sur les formes architecturales mais le porteur du projet rencontrera la Ville. Il est à noter que le recul sur alignement, prévu au POS de 1984, a été abandonné à l'occasion de la révision de 2002 en raison notamment de l'évolution des tendances en matière de sécurité et de l'aménagement du carrefour. Par conséquent, il est proposé au Conseil Municipal de se prononcer sur ce projet de démolition, d’autoriser Monsieur le Maire à solliciter le permis de démolir correspondant et à lancer les procédures réglementaires pour la réalisation de ces travaux. Mme Véronique JULLIEN- MITSIENO quitte la séance et donne pouvoir à M. HÉBERT ce qui porte le quorum à : Présents : 27 Pouvoirs :5 Absents :1 Votants : 32 Le Conseil approuve l'opération de démolition de la totalité des bâtiments situés sur la propriété cadastrée AY 253, 28 à 32 rue aux Huiliers à Louviers ; autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer tous les documents relatifs aux procédures d’urbanisme pour cette opération et notamment la demande de permis de Démolir ; autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer tous les documents et contrats nécessaires à la réalisation des travaux et précise que les crédits de dépenses inhérents à cette opération seront ouverts au budget de la Ville. Adopté à l’unanimité.

N° 12-198 - CESSION D’UNE PROPRIETE CADASTREE AT 206 ET 207 - 4 RUE DE L'EGLISE SAINT GERMAIN – CESSION AU LOCATAIRE CONSTITUEE EN SCI SAINT GERMAIN Mme BAUDET rappelle que, par délibération n°12-084 du 29 mai 2012, le Conseil Municipal avait approuvé la mise en vente de la propriété communale cadastrée AT 206 et 207, d'une superficie de 911 m² au prix de 70 000€ en valeur louée à M. Terry Bruno, l'actuel locataire, par le biais d'un congé valant offre de vente au profit de ce dernier. Depuis lors, la procédure a été mise en œuvre et elle a abouti à un accord formel de Monsieur Terry quant à l'acquisition du bien. Néanmoins, pour des convenances 45/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------personnelles, M. Terry souhaite que cette acquisition soit réalisée par l'intermédiaire de la SCI Saint-Germain qu'il a constituée à cet effet. Il est donc proposé au Conseil Municipal d’approuver la vente de la propriété sise 4 rue de l'Eglise Saint Germain, cadastrée AT 206 et 207, pour une superficie de 911 m² au prix de 70 000€ à la SCI Saint-Germain. Le Conseil approuve la cession à la SCI Saint Germain, de la propriété sise 4 rue de l'Eglise Saint Germain, cadastrée AT 206 et 207, pour une superficie de 911 m² au prix de 70 000€ à la SCI Saint-Germain, les frais étant supportés par l'acquéreur ; il autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer l’acte correspondant et tout autre document s’y rapportant et désigne la SCP Potentier et Pelfrêne pour l’établissement des actes afférents. Adopté à l’unanimité.

N° 12-199 - GENS DU VOYAGE - SCHEMA DEPARTEMENTAL D’ACCUEIL – AVIS DE LA VILLE Mme BAUDET indique que l’instauration d’un schéma départemental d’accueil des gens du voyage nécessite préalablement l’avis des communes concernées par ce schéma. Même si la commune n’a pas participé à ces travaux de réflexion puisque c’est maintenant la CASE qui est partenaire au titre de ses compétences. Conformément à l’article premier alinéa 3 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, un nouveau schéma départemental d’accueil des gens du voyage a été approuvé conjointement par le Préfet et le Président du Conseil Général pour se substituer au précédent schéma qui avait été validé en 2001. Depuis cette date, de nombreux éléments de contexte ont fortement évolué, ce qui militait pour une révision du précédent document. Un constat partagé par différents acteurs a mis l’accent sur la nécessité de mieux prendre en compte les besoins des gens du voyage sur le plan quantitatif mais aussi sous l’angle qualitatif. En effet, les demandes des gens du voyage ne se limitent pas seulement aux problèmes de stationnement ou de séjour mais touchent également des questions d’insertion et d’accès aux droits. Le nouveau schéma qui a été élaboré pour la période 2012-2018 par les services de l’Etat et du département en associant les collectivités locales et les associations compétentes s’articule autour de cinq axes : - L’évaluation de l’existant au regard des préconisations du schéma départemental de 2001, - L’évaluation des besoins non satisfaits, - Le développement d’actions d’accompagnement social visant l’insertion et l’accès aux droits, - La mise en œuvre de réponses pour les familles en résidence permanente dites sédentaires, - Le pilotage et la coordination sur l’ensemble du département des différentes actions. 46/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Cette méthodologie présente à la fois un diagnostic et des orientations pour les années à venir en vue de favoriser une meilleure intégration et l’application du principe d’égalité de droit des citoyens français. L’état des lieux montre une situation contrastée à l’échelle du département puisque la création de places de stationnement au sein d’un maillage d’aires d’accueil a été réalisée à hauteur de 60 % si on considère les orientations du schéma de 2001. Néanmoins de manière plus détaillée, il existe des disparités importantes entre les communes où vivent des gens du voyage puisque des villes telles que Louviers ont créé un nombre de places conforme aux demandes tandis que d’autres n’ont pas encore engagé de programmes de travaux. Certaines communes ont strictement réalisé ce qui était imposé, mettant de côté parfois les nécessaires réhabilitation d’aires qui préexistaient pour se contenter du minimum imposé. D’autres ont réalisé plus de places que demandé, ce qui est notre cas car la CASE a pris le temps de réfléchir sur les besoins pour ne pas avoir à y revenir et ne pas revivre les problèmes liés aux utilisations sauvages de terrain qui mènent à des procédures compliquées et désagréables pour tous. Sur un autre plan, il manque dans le département deux aires de grand passage utilisées occasionnellement par les groupes constitués de plus de cinquante caravanes. Les propositions de ce nouveau schéma consistent d’abord à construire les aires d’accueil qui manquent et trouver des solutions pour le grand passage sur les territoires du grand Evreux et de la CASE. Dans un second temps, il conviendra de développer au niveau départemental une démarche de développement social comme c’est déjà le cas sur la CASE puisqu’un service, cité en exemple, assure la gestion des aires d’accueil et anime un projet d’accompagnement social des familles notamment sur les axes de l’habitat, de la sédentarisation et de l’accès à la santé. De manière complémentaire, les CCAS et les caisses des écoles des communes concernées sont tout particulièrement impliquées par cette démarche en ce sens où cette population peut prétendre à de nombreux dispositifs de droit commun. Enfin, ce schéma propose la mise en place d’une coordination pour assurer le suivi des actions préconisées dont de multiples partenaires ont la charge. M. VEYRAT prend la parole : « Il s’agit là d’un document de qualité, complet long à lire parce que contenant beaucoup d’informations. Le sujet est entièrement maîtrisé. Le préalable de ce rapport mentionne que nos aires d’accueil fonctionnent bien. La préconisation de 2001 de 20 à places a été respectée, nous avons 48 places en 2012 et ce chiffre ne changera pas dans ce prochain schéma. Je note au passage que la ville d’Evreux est en retard. Ce schéma a le mérite d’exister. Un suivi sera fait mais on connaît aussi les limites de ce genre de schéma quand il y a des opérations, des flux non maîtrisés. En fait il ne peut pas tout encadrer. 47/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------La domiciliation au CCAS est un bon outil. L’école du Hamelet a travaillé une pratique pédagogique adaptée. Je constate que l’on écrit beaucoup dans ce rapport, pour autant je ne suis pas certain de l’efficacité complète de celui-ci. Il y a beaucoup de belles phrases maintenant, quant à leurs traductions en réel, permettez-moi d’émettre un doute. Il est intéressant de se pencher sur la sédentarisation qui est fort bien expliquée dans ce rapport. Il est bien expliqué que la CASE a un projet pour deux logements concernant des familles du territoire. Le rapport préconise un processus départemental de réponse à la sédentarisation ; cela la CASE l’a anticipé. Pour autant, il faut que les projets soient confrontés à la réalité du territoire et ses potentiels en termes d’aménagements. Je ne suis pas d’accord avec les propos tenus sur le fait que « tout s’est passé au niveau de la CASE », presque seulement car c’est quand même chaque ville qui à travers son Plan local d’urbanisme prévoit des emplacements. Le document comporte un chapitre très intéressant sur la sédentarisation et qui explique comment elle doit être faite. Et, c’est précisément sur ce point que vous avez voulu passer en force avec ce terrain dans le quartier des Monts. Une décision arbitraire sans aucune concertation avec la population alors que d’autres solutions existent. Est-ce qu’aujourd’hui avec les contours développés dans ce schéma la position de la municipalité a évolué par rapport au choix de cette parcelle ? Un recours a été présenté par des habitants des Monts. A notre avis pour la sédentarisation il vaut mieux travailler sur des quartiers à construire plutôt que sur des quartiers existants. C’est notre point de vue. Alors oui, ce soir, nous donnerons un avis favorable à ce schéma départemental par il est nécessaire pour organiser au mieux les « passages » sur notre territoire mais nous vous redisons notre ferme opposition à la transformation de la parcelle des Monts en zone UHb. » Mme BAUDET lui répond : « C’est vrai la CASE répond au nombre de places imposées, elle est même allée audelà. C’est un travail qui a été initié par la ville de Louviers qui portait à elle seule l’accueil des gens du voyage sur l’infâme terrain de la gare. Donc on a pris le temps de rencontrer ces familles, leurs porte-parole au sein des associations tziganes pour bien analyser à quel type de familles on avait affaire, quelles étaient leurs habitudes, leur temps de séjour sur la commune et aux alentours et apporter des réponses qui satisfassent le mieux possible l’ensemble des familles avec lesquelles on a travaillé. Le portage de ce travail a été relayé par l’agglomération dans le cadre de sa compétence habitat. Ce qui fait qu’aujourd’hui c’est la CASE qui est identifiée comme porte-parole et qui participe aux groupes de travail. Après vous dites : « les villes prévoient dans leur PLU les secteurs dans lesquels on va implanter telle ou telle zone ou action ». C’est vrai mais elles ne le font pas seules, elles le font à partir de préconisations qui viennent de plus haut et notamment qui sont venues des études qui ont été réalisées. On a d’abord identifié le terrain qui a servi à réaliser l’aire d’accueil comme cela a été le cas sur Val de Reuil et Acquigny et puis on a pris de l’avance par rapport à ce qui est préconisé dans le schéma départemental. On travaille très régulièrement avec les familles des gens du voyage ce qui permet d’avoir une bonne analyse de leurs besoins. On a donc anticipé sur les besoins de 48/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------sédentarisation observés. Dans le cadre de la loi, on parle de sédentarisation par le biais de la location – comment aider les familles de voyageurs à sortir des aires d’accueil où ils sont pratiquement dix mois sur douze pour des raisons qu’on comprend bien et notamment la scolarisation des enfants et la modification du mode de vie – Les familles n’ont pas forcément les moyens d’investir dans un terrain. On expérimente actuellement avec deux familles dans le but de réaliser un habitat adapté en locatif avec un bailleur social et cela se situe rue Saint-Hildevert, en plein secteur urbanisé. On a localisé une parcelle qui pouvait correspondre à ce type de besoin. On l’a achetée et le projet est en cours de montage. Le problème se situe dans le financement à boucler pour ce genre d’actions. Après, on a identifié d’autres terrains susceptibles d’accueillir ce type d’implantation en location voire en location accession. Par contre, l’expérience à laquelle vous faites allusion et dont a pu parler dans le cadre du PLU n’a rien à voir avec l’application de ce schéma et l’obligation de la loi. Vous vous souvenez certainement qu’il y a quelques années on a été confronté à un problème sur l’impasse des prés où un promoteur pas forcément bien intentionné avait l’intention de vendre une grande parcelle complètement inondable à une quinzaine de familles de gens du voyage. Le terrain se situait en zone N, sans droit de préemption urbain et la commune n’en a été informée que par hasard en regardant un certificat d’urbanisme auquel était joint le plan de parcelles divisées prêtes à être loties dans une zone d’expansion de crue, rouge au PPRI. On a pris l’initiative de rencontrer les familles qui avaient été identifiées comme les éventuels acquéreurs pour leur expliquer à quoi elles s’exposaient. En fait on est arrivé à ce que le promoteur rembourse les sommes versées lors des compromis de vente. A cette occasion, on a engagé notre parole en assurant à ces familles qu’on les accompagnerait dans leur recherche de terrain parce que, comme chacun, elles avaient envie de devenir propriétaire de leur terrain et de construire comme certains ont pu le faire chaussée Decrétot et comme on peut en voir dans le tissu complètement urbain de la ville à tel point qu’aujourd’hui cela passe complètement inaperçu. C’est une opération de droit commun menée avec des familles qui sont issues du voyage et qui ont besoin qu’on mette en place des règles de construction un peu différentes de celles du pavillon traditionnel. On a recherché dans les propriétés qui appartiennent à la commune, il y en avait peu, celle des Monts et une route d’Elbeuf qui fait l’objet du même classement. On sait très bien qu’il va falloir réaliser des études préalables pour savoir dans quelles conditions le terrain des Monts va être constructible, c’est un terrain sur lequel on compte faire trois lots à bâtir qui feront environ 800 m² chacun. Une partie restera dévolue à l’espace naturel car il y a une mare qu’on se doit d’entretenir. Avant de désigner ce terrain, on a pris le temps de l’observer pendant un an avec les services espaces naturels de la CASE parce qu’on savait qu’il avait été acheté à un moment donné suite à des problèmes de ruissellements dans ce quartier. Des travaux ont depuis été réalisés par l’agglomération. Les services ont observé le comportement des ruissellements pendant un an et ont donné le feu vert. Il reste à faire des études de sol pour vérifier dans quelles conditions on peut réaliser les voiries, à voir comment on peut aménager les terrains en fonction des lignes électriques. Le collectif des Monts a déposé un recours gracieux pour le moment auprès de la mairie, nous n’y avons pas répondu parce que tant que les études ne sont pas poussées plus loin le projet est toujours d’actualité. » Pour M. THOUEMENT il s’agit là d’un document qui s’attache à diagnostiquer l’existant et propose d’engager de nouvelles actions sur 2012/2018. Il juge ce document très fouillé, dense et certainement très utile pour l’avenir. Néanmoins il n’est porteur 49/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d’aucun projet précis en ce qui concerne la CASE. L’essentiel viendra dans l’application qui en sera faite. M. THOUEMENT au vu des deux dernières opérations effectuées, aire d’accueil ou terrain de sédentarisation aux Monts, annonce qu’il sera très vigilant sur les décisions que la Ville sera amenée à prendre. Il espère que les méthodes de discussion et de débat seront améliorées. Mme BAUDET répète que le terrain des Monts n’est pas concerné par l’obligation de loger les gens du voyage. C’est une démarche différente. Par ailleurs, pour l’application de ce schéma concernant la réalisation de deux aires de grand passage, une aire est prévue à Evreux et une aire sur la CASE. Louviers ne sera pas forcément concernée car elle a accueilli tous ces étés les aires de grand passage, la CASE doit aussi à s’interroger sur d’autres réponses sur un territoire plus large. Le Conseil donne un avis favorable sur le schéma départemental d’accueil des gens du voyage et dit que les services de la ville se tiennent à la disposition de la commission départementale consultative des gens du voyage pour être associés aux traductions concrètes des mesures de ce schéma à Louviers. Adopté à l’unanimité.

N° 12-200 - DENOMINATION DES FUTURES VOIES – OPERATION PRAIRIE DES FOUGERES - ANRU M. DACHÉ rappelle que, dans le cadre de l'ANRU, une opération de construction va être réalisée sur les terrains intercommunaux et communaux de la prairie des Fougères cadastrées section AZ parcelles 462 à 466, 470 à 474 et 536. Cette urbanisation implique la création de nouvelles voies de desserte qu'il convient, dès à présent, de dénommer. Il propose donc de dénommer les voies de desserte du futur lotissement de la prairie des Fougères des noms de : • Rue Berselon pour la voie reliant la rue des Fougères à la rue Massacre • Rue Le Blanc du Roullet pour la voie reliant le chemin des Fontenelles à l'intersection des deux nouvelles voies Le Conseil décide que les voies de desserte du futur lotissement de la prairie des Fougères seront dénommées de la manière suivante : • Rue Berselon pour la voie reliant la rue des Fougères à la rue Massacre • Rue Le Blanc du Roullet pour la voie reliant le chemin des Fontenelles à l'intersection des deux nouvelles voies Adopté à l’unanimité.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-201 - DENOMINATION DE PLACE CLAUDE MIQUEL M. le Maire tient à rendre hommage à M. Joseph Claude MIQUEL né le 1 er juillet 1923 à Louviers et décédé à son domicile le 29 octobre 2012 à l’âge de 89 ans. M. MIQUEL, figure lovérienne bien connue, était une véritable mémoire pour la ville par les innombrables histoires qu’il connaissait sur elle. Ancien industriel du textile, fils et petit-fils de grands manufacturiers lovériens il était passionné du sujet et comptait parmi ceux qui ont permis de perpétuer la mémoire de l’industrie textile malgré sa disparition du paysage lovérien. M. MIQUEL était également un artiste. Sa passion pour la peinture l’a animé toute sa vie. Il a peint plus de trois cents paysages, natures mortes et portraits qui ont fait l’objet d’expositions régulières. De 1990 à 2005, il a occupé les fonctions de Président de l’office du tourisme. Un poste qu’il a cédé à l’âge de 82 ans. Le nom même de MIQUEL est indissociablement lié à cet office du tourisme puisque c’est son père lui-même qui avait été le Présidentfondateur du syndicat d’initiative en 1927. Il participait encore au comité de direction de la structure jusqu’à ce que sa santé fragile l’éloigne de la vie publique lovérienne il y a quelques mois. C’est pourquoi il est proposé au Conseil de dénommer la place située devant l’office du tourisme, cadastrée XC300, « place Claude MIQUEL » Le Conseil décide que la place devant l’office du tourisme, cadastrée XC 300, sera dénommée place Claude MIQUEL Adopté à l’unanimité.

N° 12-202 - TAXE D’AMENAGEMENT – INSTITUTION SUR LE TERRITOIRE COMMUNAL ET FIXATION DES EXONERATIONS FACULTATIVES - REVALORISATION Mme BAUDET rappelle que, par délibération n° 11-156 du 28 novembre 2011, le Conseil Municipal décidait, conformément à la loi de finance rectificative pour 2010, de mettre en place la taxe d’aménagement et d’en définir les exonérations facultatives. Elle remplace, depuis le 1er mars 2012, la Taxe Locale d’Equipement (T.L.E.). La délibération du 28 novembre 2011 valide pour 3 ans la création de la taxe d’aménagement. Pour ce qui concerne le taux et les exonérations facultatives, la validité n’est que d’une année. Il est donc nécessaire de prendre une nouvelle délibération avant le 20 novembre 2012. La commune en avait fixé les objectifs à travers le peu d’éléments connus à l’époque et en se calant au plus près possible de ce qui préexistait dans le cadre de la taxe locale d’équipement bien que ces deux taxes soient des dispositifs vraiment très éloignés l’un de l’autre tant sur leur finalité que sur leur base de calcul. Le but était de sauvegarder au mieux la situation préexistante jusqu’en 2011 de manière à rester à produit constant pour cette année 2012 en fixant un 51/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------taux à 3 %. A ce jour les données et les diverses simulations ne permettent pas d’avoir suffisamment de recul puisque les retours sur la taxe portent sur les six premiers mois de 2012 mais on constate que c’est assez loin de ce qu’on était en droit d’attendre. D’autre part, la loi « SRU », du 13 décembre 2000, met à la charge de la collectivité le coût des extensions et de renforcement du réseau de distribution électrique, même ce qui était autrefois à la charge des particuliers pour des projets publics ou privés. La Ville est donc embêtée pour répondre favorablement aux demandes qui se présentent aujourd’hui ne serait-ce qu’à travers les détachements de parcelles qui se produisent car cela représente un coût pour la collectivité. Pour les opérations concertées avec la commune cela ne pose pas de problème mais lorsque c’est imprévu c’est plus délicat. Les dernières années ont vu la mise en place progressive de cette loi et désormais les demandes de participation financière de ERDF sont de plus en plus nombreuses. La taxe d’aménagement est un des moyens donnés à la collectivité pour financer ces extensions de réseau au bénéfice des porteurs de projets de construction. Pour 2013, il est donc proposé aux membres du Conseil Municipal de reconduire les exonérations de 2012 mais de faire évoluer le taux de la taxe d’aménagement à 5 %. Pour mémoire, sont exonérés de plein droit de la taxe d'aménagement : - les constructions destinées à un service public ou d'utilité publique, - les locaux d'habitation bénéficiant d'un PLAI (prêt locatif aidé d'intégration) - les constructions de moins de 5 m², - les surfaces d'exploitation des bâtiments agricoles non taxées dans le régime actuel, - les aménagements prescrits par un PPR - les reconstructions après sinistre sur un autre terrain du fait de l'ancien terrain déclaré dangereux - la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans sous certaines conditions. Sont exclues de la seule part communale ou intercommunale : - les constructions réalisées dans les ZAC, - les constructions réalisées dans les périmètres des PUP (projet urbain partenarial) ou des PAE (programme d’aménagement d’ensemble) Mme BAUDET proposé donc aux membres du Conseil Municipal, d’une part de fixer le taux applicable à la Taxe d’Aménagement et, d’autre part, de fixer la liste des exonérations facultatives. Le Conseil décide d’instituer la taxe d’aménagement sur l’ensemble du territoire communal au taux de 5 % ; Il décide d’exonérer en application de l’article L. 331-9 du code de l’urbanisme, 1° Les locaux d’habitation et d’hébergement mentionnés au 1° de l’article L. 331-12 qui ne bénéficient pas de l’exonération prévue au 2° de l’article L. 331-7 ; (logements aidés par l’Etat dont le financement ne relève pas des PLAI - prêts locatifs aidés d’intégration qui sont exonérés de plein droit - ou du PTZ+ - prêt à taux zéro) ;

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2° Dans la limite de 50 % de leur surface, les surfaces des locaux à usage d’habitation principale qui ne bénéficient pas de l’abattement mentionné au 2° de l’article L. 331-12 et qui sont financés à l’aide du prêt ne portant pas intérêt prévu à l’article L. 31-10-1 du code de la construction et de l’habitation ; (logements financés avec un PTZ+) ; Adopté par 29 voix pour et 3 abstentions.

N° 12-203 - SYNDICAT D’ELECTRICITE - TRAVAUX 2011 – RESEAU ELECTRIQUE - LES MONTS TRANCHE 1 - RECTIFICATIF M. BIDAULT rappelle que le 27 juin 2011, par délibération n°11–104, le Conseil Municipal a adopté le projet d'enfouissement du réseau électrique "Les Monts TR1" présenté par le Syndicat Intercommunal de l'Electricité et du Gaz de l'Eure (SIEGE). Cette première tranche, réalisée au 1er semestre 2012, a porté sur l'effacement des réseaux électriques basse tension (BT) du chemin de Vironvay entre le chemin des Vignes et la Commune de Vironvay, du réseau moyenne tension HTA d'une partie de la route des Monts, de la totalité du chemin des Vignes et du chemin de Vironvay entre le chemin des Vignes et la Commune de Vironvay, des réseaux téléphonique et d'éclairage public du chemin de Vironvay entre le chemin des Vignes et la Commune de Vironvay. Le projet du SIEGE prévoyait en 2011 un montant de travaux estimé à 200 000 € TTC pour la mise en souterrain des réseaux électriques. Or, après travaux, il s'avère que le coût de l'opération s'élève à 230 000 € TTC. Ce surcoût a été engendré par des limites d'intervention élargie par rapport à celles prévues dans le projet initial et par des travaux supplémentaires sur le réseau BT induits par l'enfouissement du réseau d'éclairage public. Pour des raisons purement comptables, il est donc proposé de rectifier la délibération initiale afin de la mettre en concordance avec l'intervention réellement exécutée en approuvant le coût final de ces travaux qui est porté à 230 000 € TTC. Les conditions financières pour cette réalisation sont donc modifiées comme suit : La participation financière de la commune s'élève à 60% du coût réel H.T. des travaux, et est portée à : P = 192 307,70 € H.T. x 60% = 115 384,62 € Ce qui représente une plus-value de 15 050,17 € pour la Commune. Le Conseil adopte le projet d'enfouissement du réseau électrique "Les Monts TR1 "présenté par le SIEGE dans les conditions financières précitées ; décide d'inscrire, à son budget, les dépenses correspondantes et autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer tout document se rapportant à cette décision, notamment la convention de participation financière entre le SIEGE et la commune de LOUVIERS. Adopté à l’unanimité.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-204 - VEHICULES – CREDIT-BAIL POUR L’ACQUISITION DE VEHICULES M. BIDAULT rapporte que, par délibération n°08-106 du 29/09/2008, le Conseil Municipal approuvait la passation d’un marché public pour la location longue durée de véhicules légers. Ce marché arrive à terme en 2013 et doit être renouvelé. Il est proposé de remplacer cette location de longue durée par une acquisition des véhicules, financée à l’aide d’un crédit-bail faisant l’objet d'un conventionnement et d’un accord cadre de l’UGAP. Pour un coût quasi identique, sur 4 ans, la commune deviendra propriétaire des véhicules moyennant une valeur de rachat, à terme, de 2% du coût d’acquisition. Il est donc proposé au Conseil Municipal d’autoriser Monsieur le Maire à signer la convention avec l’UGAP ainsi que toutes les pièces de l’accord cadre. M. THOUEMENT rappelle qu’auparavant les véhicules étaient achetés et entretenus par le garage municipal. Le passage à la location avait permis de fermer ce garage en renonçant à cette activité. Maintenant la Ville revient en arrière à cause du montant à payer lorsque les véhicules sont rendus. La question qui se pose, est pourquoi ne pas devenir propriétaire directement sans passer par une location pendant quatre ans ? M. BIDAULT lui indique que le système de crédit-bail permet de devenir propriétaire au bout de quatre ans. Avec le système de location pure la Ville devait payer des réparations importantes à la restitution des véhicules, c’est pour cette raison que son choix s’est porté sur le crédit bail. Pour l’instant le nombre de véhicules n’est pas encore déterminé, il dépendra du budget alloué. Des véhicules électriques seront achetés. M. VEYRAT a cru voir qu’il y avait volonté de renouveler le parc automobile de la commune en une seule fois. Il suggère de lisser dans le temps les acquisitions car le budget doit être élevé. Le Conseil accepte le financement de cette intervention, autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer cette convention, ses avenants éventuels, et toutes les pièces s’y rapportant et précise que les crédits de dépenses inhérents à cette opération seront ouverts au budget de la Ville au titre de l’année 2013. Adopté par 26 voix pour et 6 abstentions.

N° 12-205 - PERSONNEL COMMUNAL – MODIFICATION DU TABLEAU DES EFFECTIFS Suite aux évolutions liées à l’activité des services, il est proposé à l’assemblée délibérante de porter modification du tableau des effectifs. Ainsi il apparaît nécessaire de :

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Transformer deux postes d’adjoint technique de 2ème classe à temps non complet en deux postes d’adjoint technique de 2ème classe à temps complet. - Actualiser en conséquence le tableau des effectifs. Le Conseil décide de transformer les postes ci-dessus cités et précise que le tableau des effectifs est en conséquence actualisé Adopté à l’unanimité. M. AUBERT quitte la séance ce qui porte le quorum à : Présents : 26 Pouvoirs : 5 Absents : 2 Votants : 31

N° 12-206 - PERSONNEL COMMUNAL – MISE A DISPOSITION DE PERSONNELS DE LA VILLE AUPRES DU CCAS M. LIENARD rappelle que par délibération n°09-173 du conseil municipal en date du 14 décembre 2009 et dans le cadre d’une politique sociale volontariste, la Ville de Louviers a mis à disposition des postes auprès du Centre communal d’Action Sociale de Louviers depuis le 1er janvier 2010 pour une durée de 3 ans renouvelable. Considérant le fonctionnement actuel du CCAS et la pertinence de maintenir en conséquence ces postes, il apparaît nécessaire de prolonger ces mises à disposition de personnels. Ainsi, il est proposé à l’assemblée délibérante de mettre à disposition 4 postes du cadre d’emploi des adjoints administratifs territoriaux. Ces mises à disposition feront l’objet de trois conventions distinctes : - la première entre la Ville et le CCAS 01 (Administration Générale) portera sur 1 poste du cadre d’emploi des adjoints administratifs pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015. - la deuxième entre la Ville et le CCAS 02 (Maintien à domicile) portera sur 1 poste du cadre d’emploi des adjoints administratifs pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015 - la troisième entre la Ville et la Résidence du Parc portera sur : - 1 poste du cadre d’emploi des adjoints administratifs pour la période du 1 er janvier 2013 au 28 février 2013. - 1 poste du cadre d’emploi des adjoints administratifs pour la période du 1 er janvier 2013 au 31 décembre 2015. Le CCAS 01, le CCAS 02 et la Résidence du Parc reverseront trimestriellement à la Ville de Louviers le montant des appointements et charges afférents aux différents postes mis à disposition.

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Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le Conseil décide d’adopter les dispositions décrites ci-dessus, il autorise Monsieur le Maire à signer les conventions de mise à disposition de personnels de la Ville de Louviers auprès du CCAS 01, CCAS 02 et de la Résidence du Parc à compter du 1er janvier 2013 pour une période de 3 ans renouvelable, il dit que les mises à disposition feront l’objet d’actes individuels. Adopté à l’unanimité.

N° 12-207 - PERSONNEL COMMUNAL – MISE A DISPOSITION DE PERSONNELS DE LA VILLE AUPRES DE LA CAISSE DES ECOLES M. LIENARD rappelle que par délibération n°06-51 en date du 24 mars 2006, le Conseil municipal a désigné la Caisse des Ecoles, établissement public municipal, en qualité de structure juridique porteuse du dispositif « Programme de Réussite Educative ». Ce programme consiste à appréhender les difficultés de l’enfant en s’appuyant sur une prise en charge individualisée et contractualisée avec la famille dans des domaines variés et durant le temps périscolaire. Aussi, afin d’assurer la mise en œuvre de ce programme, le conseil municipal a autorisé par délibération n°06-169 du 20 novembre 2006, le mise à disposition d’un poste et demi des effectifs de la Ville de Louviers auprès de la Caisse des Ecoles depuis le 1 er janvier 2007, pour une durée de 3 ans. Cette mise à disposition a été renouvelée par délibérations n°09-172 du conseil municipal en date du 4 décembre 2009, n°10-133 du 4 octobre 2010, n°10-185 du 13 décembre 2010 et n°12-25 du 23 janvier 2012. Considérant la pertinence de ces mises à disposition dans le fonctionnement de la structure, il est proposé à l’assemblée délibérante de les renouveler à compter du 1er janvier 2013 pour une période d’un an. Ainsi, la Caisse des Ecoles reversera trimestriellement à la Ville de Louviers le montant des appointements et charges afférentes aux emplois suivants : - 1 poste du cadre d’emploi des adjoints d’animation - 0,5 poste du cadre d’emploi des adjoints administratifs La Caisse des Ecoles reversera trimestriellement à la Ville de Louviers le montant des appointements et charges afférents aux différents postes mis à disposition. Le Conseil décide d’adopter les dispositions décrites ci-dessus, il autorise Monsieur le Maire ou son représentant à signer les conventions de mise à disposition de personnels de la Ville de Louviers auprès de la Caisse des Ecoles à compter du 1 er janvier 2013 pour une période d’un an renouvelable et dit que les mises à disposition feront l’objet d’actes individuels. Adopté à l’unanimité. 56/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------N° 12-208 - PERSONNEL COMMUNAL – PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE Le décret n°2011-1474 du 8 novembre 2011 permet aux employeurs publics territoriaux d’apporter une aide financière aux agents dans le cadre de la protection sociale complémentaire. Ce qui existe déjà à Louviers sous une autre forme. Désormais la Ville dispose de deux modes de participation possibles : - la procédure de labellisation en accordant une somme forfaitaire aux agents qui souscrivent à une mutuelle labellisée - la procédure de convention de participation avec une mutuelle après avis d’appel public à concurrence ; dans ce cas, une garantie unique est proposée aux agents. Après discussion en CTP avec les représentants du personnel, il est proposé à l’assemblée délibérante de retenir la procédure de labellisation qui permet de garantir aux agents le choix et la formule de mutuelle au titre du risque « santé ». On s’aperçoit que presque tous les agents sont dans une mutuelle labellisée. Ainsi, les agents pourront bénéficier d’une aide financière de l’employeur au titre de sa participation au risque « santé » dans les conditions suivantes : - Montant de l’aide pour l’agent : 12,00 € - Montant de l’aide pour le conjoint : 10,00 € - Montant de l’aide par enfant : 6,00 €. La collectivité ne versera pas l’aide financière correspondante dans l’hypothèse de formules de mutuelles exonérant un des membres de la famille de la cotisation. L’agent devra présenter chaque année une attestation d’adhésion à la mutuelle. Les montants liés à la participation de la collectivité seront versés directement à l’agent en même temps que les appointements mensuels. L’aide financière n’est pas imposable. Il appartient aux agents de souscrire à titre individuel une mutuelle labellisée pour bénéficier de la participation de la collectivité et de présenter une attestation d’adhésion à l’employeur. Les agents titulaires et stagiaires, agents non titulaires de droit public et agents de droit privé sont éligibles à la participation financière de la collectivité au titre du risque « santé ». M. THOUEMENT demande des explications sur le système actuel et souhaite savoir si, en cas d'augmentation des cotisations pour la complémentaire comme cela arrive chaque année, la municipalité s’engage à relever le montant de la participation de la Ville. M. LIENARD lui répond qu’actuellement les agents choisissent leur mutuelle et pour leur majorité sont affiliés à des mutuelles de la fonction publique territoriale comme MUTAME où 140 agents cotisent. La projection faite a permis de vérifier que la majorité des agents ne sont pas perdants. Les agents pourront continuer avec leur mutuelle aux mêmes conditions. La réévaluation n’est pas prévue elle sera étudiée le moment venu avec les syndicats. 57/58

Ville de Louviers – Conseil du 19 novembre 2012 Délibérations n° 12-170 à 12-208 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le Conseil autorise la participation de la collectivité à la protection sociale complémentaire au titre du risque « santé » selon la procédure de labellisation fixe les montants de l’aide financière comme suit : - Montant de l’aide pour l’agent : 12,00 € - Montant de l’aide pour le conjoint : 10,00 € - Montant de l’aide par enfant : 6,00 €. La collectivité ne versera pas l’aide financière correspondante dans l’hypothèse de formules de mutuelles exonérant un des membres de la famille de la cotisation. précise que les agents titulaires et stagiaires, agents non titulaires de droit public et agents de droit privé sont éligibles à cette aide financière et dit que le dispositif entre en vigueur à compter du 1er janvier 2013 avec versement direct de l’aide aux agents. Adopté par 30 voix pour et 1 abstention. Pour terminer M. le Maire demande si les élus ont des observations sur le compte rendu de la précédente séance. Aucune observation n’est formulée. L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 23 h 25. Les décisions prises en exécution des délégations votées au Maire du 25 septembre 2012 au 31 octobre 2012 ont été portées à la connaissance du Conseil et distribuées avec l’ordre du jour.

Le Maire, Franck MARTIN

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