Épreuve composée n° 1 Première ESB

Cette épreuve comprend trois parties. 1 – Pour la partie 1 (Mobilisation des connaissances), il est demandé au candidat de répondre aux questions en faisant appel à ses connaissances personnelles dans le cadre de l’enseignement obligatoire. 2 – Pour la partie 2 (Étude d’un document), il est demandé au candidat de répondre à la question en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse de présentation du document, de collecte et de traitement l’information. 3 – Pour la partie 3 (Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire), il est demandé au candidat de traiter le sujet : • en développant un raisonnement ; • en exploitant les documents du dossier ; • en faisant appel à ses connaissances personnelles ; • en composant une introduction, un développement, une conclusion. II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

Première partie : Mobilisation des connaissances
1. Comment la loi des rendements décroissants permet-elle d’expliquer l’évolution du coût marginal ? (3 points) 2. Vous expliquerez en quoi les incitations sélectives mises en œuvre par les groupes contribuent à mobiliser les individus. (3 points)

Deuxième partie : Étude d’un document (4 points)
Après avoir présenté le document, vous montrerez les évolutions de la spécialisation française.

Source : Le commerce extérieur de la France en 2011, Département des statistiques et des études économiques, Douanes , 07/02/2012

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points) Comment les réseaux sociaux contribuent-ils à l’obtention d’un emploi? Vous répondrez à cette question à l’aide du dossier documentaire et de vos connaissances. Document 1 :
Dans son ouvrage « Getting a job » (1974), Mark Granovetter rend compte d’une enquête réalisée dans une petite ville du Massachusetts auprès de quelques cols blancs qui avaient changé d’emploi entre deux recensements. Il montre que 50 % des personnes enquêtées ont obtenu leur emploi grâce à des contacts personnels, soient qu’ils aient donné accès à une information essentielle, soit qu’il y ait eu recommandation. 31 % sont des liens familiaux et 69 % des liens professionnels. Granovetter remarque que les contacts professionnels ont conduit à des emplois jugés meilleurs par ceux qui les occupent que les liens personnels ou d’amitié ; c’est ce qu’il traduit en disant que les liens faibles sont plus efficaces que les liens forts. Si deux personnes Luc et Marc se connaissent bien et passent beaucoup de temps ensemble, et si de plus Luc et Mathieu sont également bons amis et se voient souvent, il y a de bonnes chances pour que Marc et Mathieu se connaissent par l’intermédiaire Luc. Ainsi les relations qu’ils appellent des liens forts tendent […] à créer des cliques. Dans ces cliques, les informations circulent vite et tout

le monde dispose finalement des mêmes ressources. Les informations que l’on obtient auprès de l’un sont les même que celles qu’on peut obtenir de l’autre. En somme, il y a peu à apprendre des gens qui constituent notre environnement proche. Certes, ils feront ce qu’ils peuvent pour nous aider mais, surtout en matière d’information, ils auront la même que celle que nous avons. A l’inverse, les liens faibles sont ceux qui jettent des ponts entre les différents groupes de liens forts. C’est donc par eux qu’arrivent des informations fraîches, et il n’est pas étonnant qu’ils permettent d’obtenir de meilleurs résultats. Source : Alain Degenne et Michel Forcé, Les Réseaux sociaux, Coll. U, Armand Colin, 1994.

Document 2 :

Document 3 :

Les réseaux sociaux : Viadeo LinkedIn Twitter Facebook

Source : Sondage Adecco, Trouver un emploi via les réseaux sociaux, mythe ou réalité ?? Groupe Adecco France, 17 septembre 2012, ici

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