Guide technique

Systèmes de compression et de réfrigération

Les économies d'énergie électrique dans les systèmes de compression et de réfrigération

© 1994 Hydro-Québec

I

La mission première d'Hydro-Québec consiste à produire et à distribuer une énergie électrique fiable et économique, tout en respectant l'environnement. Pour y parvenir, Hydro-Québec entend collaborer avec les entreprises commerciales, institutionnelles et industrielles. Cette collaboration permettra aux consommateurs d'utiliser efficacement l'électricité, d'atteindre un meilleur rapport coûts-bénéfices et d'accroître leur rentabilité et leur compétitivité.

Avis
Hydro-Québec publie ce Guide à l'intention de sa clientèle industrielle. L'information, qu'il contient, provient de sources diverses et fiables. Nous ne prétendons pas qu'il s'agit d'un recueil exhaustif ; il existe probablement d'autres méthodes et d'autres moyens valables pour optimiser la consommation d'énergie électrique des systèmes de compression et de réfrigération. Par ailleurs, la référence à un fabricant, à une marque de commerce, à un procédé ou à un produit n'est donnée qu'à titre d'information, et ne saurait engager la responsabilité d'Hydro-Québec ou de ses représentants. De même, Hydro-Québec, ses représentants et ses gestionnaires ne se portent pas garants du rendement des équipements et des appareils dont il est fait mention dans ce Guide, ni des résultats obtenus à la suite d'un usage particulier. Pour faciliter la compréhension, nous avons utilisé les unités du système américain plutôt que celles du système international. Le lecteur pourra consulter, au besoin, la table de conversion présentée en annexe.

II

La puissance installée des systèmes de compression représente une part importante de la force motrice. Les systèmes de compression regroupent, notamment, les appareils servant à la production de gaz surpressés ou comprimés, et les appareils de réfrigération. Hydro-Québec publie ce Guide afin de promouvoir les principales mesures d'économie d'énergie électrique (MEEE) applicables aux systèmes de compression et de réfrigération. Les objectifs principaux de ce Guide sont les suivants • • • • • • Faire connaître les domaines offrant un potentiel d'économie d'énergie électrique ; Indiquer les principales variables à considérer dans la recherche, le développement et l'application de MEEE ; Établir une liste non exhaustive de MEEE ; Établir des méthodes de calcul d'économie d'énergie électrique ; Éviter des erreurs dans les analyses préliminaires ou de faisabilité ; Uniformiser le vocabulaire.

Les premiers chapitres, présentent une revue générale de la théorie des systèmes de compression et de réfrigération. Les chapitres suivants traitent des différentes mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux systèmes de compression et de réfrigération. Ces mesures ont été regroupées comme suit • • • • • La réduction de la charge de compression et de réfrigération ; L'amélioration des dispositifs de régulation ou de commande ; L'optimisation de l'efficacité ; L'entretien ; La récupération de la chaleur.

Les derniers chapitres, traitent de l'évaluation financière des mesures d'économie d'énergie, des méthodes et des paramètres de mesure, ainsi que des logiciels d'analyse des systèmes de compression et de réfrigération.

III

. 6 1............... 8 1....................3....................0 Revue de la théorie des systèmes de compression..............2.1...........................................1 Généralités ........3.............4...2.........................................5 Calcul estimatif de la puissance d'un compresseur d'air .1 Lois de la thermodynamique ........... 26 IV ................................................................................................................2 Systèmes de vide ..............................................2 Équations d'état ................2 Température à la fin de la compression ...3.3 Théorie de la compression des gaz ....4 Psychrométrie et humidité .................................................... 1 1...4 Applications des formules précédentes aux compresseurs d'air et de gaz . 10 2............2 Applications aux compresseurs alternatifs ..........4.. 21 2............................2 Thermodynamique des gaz......2........... 10 2.......................... 1 1........................2...................... 1 1...........2 Types de pompes à vide ........................................................1................................................................3......................... 24 2................1 Processus de compression .....................Avant-propos Avis Introduction Table des matières Liste des figures Liste des tableaux Liste des exemples SECTION 1 1............... 19 2........ 12 2............... 24 2.........................3 Description des systèmes de compression ...........................4............ 13 2.2................................................................... 5 1........................................................................................... 7 1......... 6 1....................... 7 1.......................1 Généralités ..............................5 Air normalisé et calcul des débits volumétriques.....................3 Systèmes de réfrigération .... 11 2...............................................................................................................1 Généralités ...................1 Généralités ...........2 Types de compresseurs ............. 13 2...........................................................1 Systèmes de compression .......... 20 2. 22 2.........3 Compression multiétagée avec refroidissement......... 8 1................3.............................................2 Types de compresseurs de réfrigération ........................................ 9 SECTION 2 2...... 19 2....................................................3.......................................................................... 15 2.................................................................................... de v i d e e t d e r é f r i g é r a t i o n ...........4...2..............3 Description des systèmes de vide ........1.......................................................... 25 2...5 Applications aux compresseurs rotatifs .......3................4 Calculs du travail et de la puissance .........................................................2...................................3 Règles de mélange ........3.............. 8 1...........................4.......... 24 2....................2.............................................................. 20 2........................................ de vide et de r é f r i g é r a t i o n ..........3 Description des systèmes de réfrigération ............. 1 1...0 Systèmes de compression......................1 Nomenclature ................ 12 2................................................................................................................3 Applications aux surpresseurs à lobes droits .................................. 25 2.............................................................................4 Applications aux compresseurs à injection de liquide ......................................

.............29 2.......6.........5 Sommaire des principales caractéristiques des dispositifs de régulation des compresseurs ..1 Cycles de réfrigération par compression de vapeur ...............................0 Calcul des mesures d'économie d'énergie é l e c t r i q u e .........................6 Limite de débit en raison du blocage sonique ...............................48 2.....................52 2...............6 Traitement de l'air comprimé ...................61 4.............................48 2.............4 Compresseurs centrifuges ..........54 SECTION 3 3.................................................10............27 2.49 2............................6....................................47 2.........................4...............1 Généralités ...............................6......2 Filtration d'air comprimé .......8 Bilan énergétique' d'un système d'air comprimé ..........6.........61 4.......49 2........4 Sécheurs par adsorption ...5...............................45 2....................................30 2......27 2...6..................................................................................................................................9....10...................3 Compresseurs à vis ..................52 2....9..................................................2 Réservoirs d'air comprimé .....7 Distribution d'air et de gaz comprimés ...56 3...3 Sommaire des principales mesures d'économie d'énergie électrique ...6...5 Pompage....4.............37 2.......6......6 Applications aux compresseurs dynamiques ..........2.............29 2.............57 3..............................10............4...........................4.........................................................2 Pression absolue minimale à l'aspiration d'une pompe à vide .....................................................................1......2 Types de fluides frigorigènes .6...6.....1 Réseau de distribution d'air ou de gaz comprimé ..............4 Optimisation des usages d'air comprimé ........47 2............................................6...........................................................30 2...39 2.................................4..........5 Régulation du débit volumétrique des compresseurs .....................................4 Temps requis par une pompe à vide pour abaisser la pression ...........................1 Généralités ...............................................................................1 Calcul des économies d'énergie électrique....32 2.....................34 2.....................................2 Courbes caractéristiques et courbes de système ......................41 2..30 2.........................67 Mesures d'économie d'énergie par la réduction du débit et de la demande V ....................2 Considérations relatives à l'évaluation de la puissance en fonction des économies d'énergie ......5 Résistance des réseaux de captation dans les systèmes de vide ..............................................53 2...3 Sécheurs réfrigérants ..............39 2..................................................27 2...........................1 Assèchement de l'air comprimé...........................................................51 2.....4..............................................53 2.....................................................................................1 Niveaux de vide pour les systèmes industriels .....6..............39 2.................................5...41 2............................29 2...1 Principes de fonctionnement ....2 Compresseurs alternatifs .............................0 61 4.1 Généralités .............1...............41 2...............................................58 SECTION 4 4..........10.....................................4............62 4..................................................................5....................4 Lois de similitude ...............9 Applications aux systèmes de réfrigération ................7....1....2 Estimation des frais d'énergie de gaz comprimé ...................................................6...................30 2................................................3 Pression absolue à l'aspiration d'une pompe à vide liée aux facteurs inhérents au système ..56 3.......1......................................2 Sécheurs du type chimique .....................................7............................................52 2................10 Applications aux systèmes de vide ........10.5......................................................................5...............................3 Vitesse spécifique ...3 Réduction des fuites dans un système d'air comprimé ...........................

..................2 Réduction du point de consigne de la pression de refoulement des compresseurs ............... le fonctionnement ou la modification des sécheurs d'air............3...................................................................5 Réduction de la pression des régulateurs des équipements fonctionnant à l'air comprimé .......................................................... 94 6..........................................1 Généralités ....4.......4......................................................................................... 88 SECTION 6 6......................................................................................2 Choix ou modification des dispositifs de régulation des compresseurs fonctionnant à vitesse constante .........................................116 7. 85 5............................................................................. 82 5.........4...105 6... 77 SECTION 5 5...109 6.........................4....................................................................0 mesures d'économie d'énergie électrique par l'amélioration des systèmes de régulation des c o m p r e s s e u r s ..... 94 6................116 7..........4.3 Variation de la vitesse d'un compresseur dynamique .....3 Réduction des pertes de pression d'un réseau de distribution ........ 82 5..........109 6.................................6 Augmentation du rendement du moteur .2..................................3.....................2 Mesures d'économie d'énergie applicables aux sécheurs existants ................110 6..................119 7....3 Mesures d'économie d'énergie visant le choix..........133 VI ............4......4 Installation de réservoirs d'appoint dans un réseau de distribution .........................................................................................2..........................125 7.............................. 95 6....131 7........................................ 94 6.................................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'optimisation des a p p a r e i l s l i é s à l a c o m p r e s s i o n ....1 Délestage d'un compresseur alternatif ............................................5 Calcul des économies d'énergie ........................................ 82 5......................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par la réduction de la p r e s s i o n ...............................109 6........................................2 Régulation des compresseurs volumétriques rotatifs ...........................110 6...2 Régulation des compresseurs multiples ......2...........................1 Choix des sécheurs d'air ........116 7.................4 limites de la variation de la vitesse d'un compresseur dynamique ...........1 Raisons de l'utilisation de plusieurs compresseurs et leur configuration dans un système ............................2 Variation de la vitesse d'un compresseur volumétrique ...........3 Mesures d'économie d'énergie par la régulation et la marche séquentielle de compresseurs multiples.............................................3 Mesures d'économie d'énergie électrique par le contrôle des cycles des sécheurs par adsorption .........119 7.......................130 7.... 70 4..1 Généralités .......................... 99 6...........................................................................................................................110 SECTION 7 7...105 6.............................................6 Réduction des purges à un niveau nécessaire ........................................................................................3.........3 Régulation des compresseurs centrifuges ...........................................................5 Déplacement de l'aspiration d'air aux compresseurs ........1 Généralités......................4 Entraînements à vitesse variable................2 Mesures d'économie d'énergie liées au rendement des compresseurs ........3.................1 Généralités ...126 7.................................3...106 6.................................4 Mesures d'économie d'énergie électrique relatives au choix et au fonctionnement des accessoires et des outils pneumatiques ........................... 94 6.........

........... 171 11..0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'amélioration des dispositifs de régulation d e s s y s t è m e s d e r é f r i g é r a t i o n ....4 Systèmes de réfrigération parallèles fonctionnant à des températures de réfrigération différentes .......SECTION 8 8............................. 145 9.........................2.....................................8 Autres mesures d'économie d'énergie applicables aux systèmes de vide ................... 166 10........1 Généralités .......................... 136 SECTION 9 9..............1 Généralités ............... 166 10..................6 Réduction des fuites d'un système de vide.......2..................3...................................................... 138 9......1 Répartition de la charge de réfrigération..2 Mesures d'économie d'énergie par la lubrification ....................................3.........................................4 Autres mesures d'économie d'énergie touchant les accessoires et les dispositifs de régulation des systèmes de réfrigération ..............1 Entretien des compresseurs ........................... 135 8..3 Mesures d'économie d'énergie par l'entretien des échangeurs de chaleur .... 168 SECTION 11 11........ 154 10......2 Réduction des pertes thermiques .................. 151 10................. 147 SECTION 10 10..........2 Mesures d'économie d'énergie liées au choix des procédés .. 151 10....... méthodes de régulation ....................................2 Réfrigération à charge partagée .............. 165 10................................................3 Utilisation des appareils volumétriques pour la génération de vide ................1 Optimisation de l'éclairage ..................................................4 Entretien des filtres ..............................................................................1 Généralités ............................7 Optimisation des...3 Optimisation du choix des évaporateurs et des condenseurs .............. 145 9.. 175 VII ..........................................................3 Autres mesures de réduction de la charge de réfrigération ....................... 150 10......5 Séparation des niveaux de vide requis pour un système ..... 141 9.. 134 8.2 Amélioration de la séquence de fonctionnement des compresseurs .......................................... 138 9.3........................... 173 11......................................................... 138 9............................................................................................... 168 10............................... 134 8................................4 Remplacement dés éjecteurs utilisant l'air comprimé pour faire le vide......2.............................. 171 11..............................................3 Augmentation des températures de consigne et élimination de réfrigérants secondaires ..........................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par la réduction de l a c h a r g e d e r é f r i g é r a t i o n .. 142 9................................................ 150 10.......... 159 10...2 Remplacement d'une pompe à vide inefficace ..............................................................0 Mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux s y s t è m e s d e v i d e ...0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'entretien des s y s t è m e s d e c o m p r e s s i o n ........... 140 9.......................2....... 136 8.......................... 171 11...............................................3 Mesures d'économie d'énergie visant le contrôle du dégivrage ............................

190 15..... 186 15..................................................7 Analyse de la composition du gaz ................... 192 16...................................................................1 Immobilisations pour l'implantation de mesures d'économie d'énergie électrique..... 181 SECTION 15 15........3 Utilisation d'un chiffrier électronique pour l'analyse d'un réseau de distribution ......... 191 SECTION 16 16..2 Calcul de la période de recouvrement de l'investissement ............9 Mesure de la puissance ...................... 190 15................................4....................... 188 15.2 Logiciels d'analyse de compresseurs ......0 L o g i c i e l s .......................................... 192 16...................... 187 15.... 179 Évaluation financière des mesures d'économie d'énergie électrique ( M E E E ) ..................1 Généralités................. 176 12.......2 Mesure et repérage des fuites d'un réseau de distribution d'air comprimé ........................... 192 VIII ........................ 190 15........4........2 Entretien des échangeurs de chaleur .. 183 15...................... 183 15............................................................................................................3 Mesure de la pression statique ..................... 180 14........................................... 176 12..................................5 Réduction de la concentration des réfrigérants secondaires .................4........................................ 189 15........................................................... 178 SECTION 13 13.. 189 15............2 Mesure du débit volumétrique .............................................................................................4...................................................................... 187 15...............................1 Choix de l'emplacement des plans de mesure pour un essai de rendement d'un compresseur ..........................................3 Entretien des compresseurs .....4 Entretien des accessoires ..................3 Essais de rendement sur un système de réfrigération ................ 176 12........................................................................................................................................................4..........0 M é t h o d e s d e m e s u r e s ..................................................0 14........1 Généralités................................1 Essais de rendement des compresseurs et des pompes à vide .................................................................................................................. 177 12...... 180 SECTION 14 14.........................................................................................4....................6 Mesure du point de rosée ..0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'entretien de systèmes de réfrigération et leurs c o m p o s a n t s ............................................................................................................. 190 15.................... 192 16.........................................0 Mesures d'économie d'énergie par la r é c u p é r a t i o n d e l a c h a l e u r ...............4 Instruments et méthodes de mesure....................4 Mesure de la température ..........5 Mesure de l'humidité de l'air à l'aspiration .............SECTION 12 12............................................................ 184 15.............8 Mesure de la vitesse de rotation ................................4.4............4.................. 177 12...............

....................Pressions de saturation de l'eau en fonction de la température...201 Annexe D ...............................Facteur de correction applicable aux moteurs électriques à induction fonctionnant à bas régime ...............................202 Annexe E .........Rendement type d'un entraînement à fréquence variable (EFV) ................198 Annexe C .............................................................................0 Conclusion SECTION 18 ..........................................................................................................200 C4 ........................Valeurs approximatives de la consommation d'énergie de différents types de sécheurs d'air comprimé..........................SECTION 17 17......................199 C2 .....................................................................................................199 Tableaux C1...............................Lexique français-anglais ................194 Annexe A ....Table de conversion des unités ......199 C3 ................194 Annexe B ...................................Glossaire .......0 Annexes IX ............................Renseignements techniques ....................................................204 18.................................Bibliographie ...193 ................................................................

................. 34 Régulation d'un compresseur centrifuge par variation de la vitesse............................ 2 Principaux types de compresseurs volumétriques ................................................... 7 Système de vide .........18 2..........1 4..............1 2............ 43 Sécheur par adsorption ........ 33 Plage de fonctionnement d'un compresseur centrifuge ......................................................... 4 Système d'air comprimé en usine ......................................................9 2....1 5.. 4 Courbes de système................ 2 Compresseurs dynamiques .... 50 Courbe caractéristique d'une pompe à vide du type volumétrique .......... 50 Cycle réel de réfrigération.................................................................. 89 Ajout d'un réservoir d'appoint ....3 1.. 24 Courbe caractéristique d'un compresseur centrifuge ..............................................3 5... 6 Plages de la pression à l'aspiration des principales pompes à vide ...................5 1.....................................................11 2.............. 36 Variation de la puissance à l'arbre des compresseurs alternatifs selon leurs modes de régulation ....... 39 Circuit simplifié d'un sécheur réfrigérant ..... 31 Effets du laminage à l'aspiration sur un compresseur volumétrique................................................. 42 Sécheur par adsorption ..................2 4................ 64 Montages proposés (Exemple 4.................................................. 20 Cycle de compression d'un compresseur alternatif monoétagé à simple action ..............................16a 2...................................2 1................ 88 Réseau de distribution (Exemple 5............................................................20 2...................14c 2.......................................................................................... 27 Circuit ouvert avec vanne de régulation ...........................4) ...............2 5..Tambour rotatif et récupération de l'air de régénération.................................... 52 Découpage de la courbe caractéristique d'une pompe à vide permettant d'évaluer le temps requis pour créer le niveau de vide ...........................................................................3 2....................................................................................................................................9 2................4 2.................. 3 Plages de fonctionnement des principaux types de compresseurs ...........................................................6 1......1............................................. 32 Compresseur à vis avec régulation à l'aide d'une vanne coulissante ........ 78 Réseau de distribution avant modifications ................................................12 2.14a 2........................ 43 Sécheur par adsorption ...... 75 Modèles de robinets de purge automatique ...............5 2....4 1................................................................................................................... 29 Régulation du débit volumétrique à cinq niveaux d'un compresseur alternatif à double action ........................................ 27 Circuit fermé......... 44 Cycle théorique de réfrigération ...........3) ...................... 38 Variation de la puissance à l'arbre des compresseurs à vis selon leurs modes de régulation ............................... 34 Régulation d'un compresseur centrifuge à l'aide d'aubes réglables à l'aspiration ..................................................................................14b 2............................................................. 38 Variation de la puissance à l'arbre des compresseurs centrifuges selon leurs modes de régulation ..............8 2..........19 2.........6 2.............................8 1......................4 Classification des compresseurs ......... 87 Réseau de distribution après modifications .............Régénération avec apport de chaleur Éléments chauffants à l'intérieur de la chambre .................................................... 42 Sécheur par adsorption ...............................2 2.............21 4...........3 5.. 19 Compression biétagée avec refroidissement intermédiaire ........................................................16b 2.Régénération sans apport de chaleur ........13 2....................... 9 Processus de compression...............................................10 2..........1 1...........Régénération avec apport de chaleur et air atmosphérique . 28 Caractéristiques aux variables réduites d'un compresseur centrifuge...................................................................................................................................................................... 91 X .......................... 53 Variation du débit avant et après la réduction des fuites (Exemple 4........................ 8 Système de réfrigération simple ..16c 2..................................................................................7 1............7 2.........................................2) .15 2.17 2.......

................réfrigération .........................6b 9.....................144 Modification où la régulation du système est réalisée par un apport d'air atmosphérique ..............4c 6........8 10.....................100 Courbes caractéristiques d'un compresseur (Exemple 6..........................................................................2 6............6a 9...........................................4a 6.............................101 Points de fonctionnement avec laminage à l'aspiration d'un compresseur centrifuge (Exemple 6.5) .10 6.......................................................1) ......................................................................................98 Laminage au refoulement ....160 Schéma simplifié des échangeurs après les modifications ........................2)...100 Aubes réglables.......11 8..........................136 Système de vidé (Exemple 9..................143 Modification........................................................148 Unité de pasteurisation......1 9...1) ..............................1) ....161 Centrale frigorifique biétagée ....................5) ....................................154 Procédé de petcolation avec boucle d'eau refroidie et unité de l..........................7 10.............................162 Installation type d'un purgeur automatique comportant six points de purge.................................................................................................................97 Variation de la (puissance d'un compresseur (Exemple 6..6 6........................................2 9......................................................7 6............1 9..........100 Laminage à l'aspiration .......................4b 6......................................................................... vanne de régulation comprise ......................4 9......7 9......107 Méthode de régulation par temporisation .............161 Cycle de réfrigération de la centrale frigorifique (Exemple 10...............................157 Schéma simplifié des échangeurs refroidisseurs existants ..................................................147 Courbes caractéristiques du feutre à différentes perméabilités et courbes ides pompes à vide ..........2) ......................................................................................................1 6...3) ..................................................................................................1 10..156 Distribution de la température au thermomètre mouillé (moyenne annuelle) ..............................103 Courbes caractéristiques d'un compresseur muni d'aubes réglables.139 Essai d'une pompe à vide (Pompe n° 1 de l'Exemple 9......................................143 Variation des paramètres de fonctionnement des feutres à différentes perméabilités ...................................1) ......115 Variation type de la différence de pression d'un filtre..140 Comparaison de la puissance équivalente d'un éjecteur et d'une pompe à vide volumétrique ................1) ...................5 10..............2 10............177 XI ..3 6..........146 Régulation typé d'une pompe à vide centrifuge ......................114 Courbes de performances d'un compresseur (Exemple 6...................................155 Refroidissement à charge partagée utilisant une tour de refroidissement .............3 9...152 Répartition du fonctionnement des compresseurs (Exemple 10...9 6..........................104 Méthode de régulation par plages de pressions multiples .........1 Laminage à l'aspiration d'un compresseur à vis (Exemple 6.............5 9......................144 Comparaison de la puissance à l'arbre requise en fonction de la méthode de régulation d'une pompe à vide volumétrique ............6...........................9 12..............8 6..............9 10..........8 9....................4 10.........107 Compresseur de chlore (Exemple 6...............5 6........3 10....................141 Installation courante pour le conditionnement des feutres d'une machine à papier ...6 10..................................................97 Illustration de la charge et du délestage en mode de régulation « tout ou rien » (Exemple 6......................................1) ................................

......................................4 6.........3 .........1 10................................................1..... 108 Résultats des calculs pour l'installation d'un EFV ............2 4......3) ..........2 Avant la réduction des fuites.............5) .......................1 3................................................. 113 Résumé des puissances et des consommations (Exemple 6................................................. 66 Consommation du compresseur de l'Exemple 6........ 99 Sommaire des calculs de consommation d'énergie pour le compresseur de l'Exemple 6.....2 6...........2 Après la réduction des fuites .......................................1 ....5 10.......................................................1 6.................................. 60 Cycle de service pour l'Exemple 4................................................................. 66 Cycle de service pour l'Exemple 4.... gaz et vide) ...1 4......................................................... 59 Sommaire des mesures d'économie d'énergie électrique (MEEE) Réfrigération et eau refroidie ....... 162 Résultats de l'analyse du système de réfrigération (Exemple 10. 165 XII ...............2 Cycle de service....... 6 Sommaire des mesures d'économie d'énergie électrique (MEEE) Compression (air... 115 Valeurs des propriétés thermodynamiques du cycle de réfrigération (Exemple 10..................3 6........ 105 Sommaire des calculs de consommation d'énergie pour les compresseurs de l'Exemple 6........................................................3) .2 ......1 3.......................................................2 6...................................

.......................4 Déplacement du point d'aspiration d'un compresseur..................................2 Réduction des pertes de pression dans un réseau existant ...... 132 XIII ......... 116 7......4 Surpresseur à lobes droits à vitesse variable ............... 112 SECTION 7 7.. 82 5............................... 86 5.......................... 111 6.............................................................................................3 Ajout d'un appareil de régulation du point de rosée à un sécheur existant .................................................................................................................................................................2 Réduction des fuites combinée à l'arrêt de l'un des compresseurs............................................. 127 7.......................0 Revue de la théorie des systèmes de compression. 10 2......................................................3 Remplacement dés buses pour le sablage au jet de sable......................................... 64 4.......................1 Première estimation des économies d'énergie dues à la réduction des fuites d'air comprimé ..................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'optimisation des appareils liés à la compression .....3 Installation d'un réservoir d'appoint .....5 Variation de la vitesse d'un compresseur centrifuge ..............................................................0 Mesures d'économie d'énergie par la réduction de la pression ........ 117 7.... 16 2......... 100 6......................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'amélioration des systèmes de régulation des compresseurs ....................1 Calcul du débit volumétrique à l'aspiration d'un compresseur d'air à partir du débit aux conditions normalisées et calcul de la masse moléculaire de l'air humide.........................1 Réduction de la pression de refoulement d'un système de compression ......................................5 Remplacement de robinets de purge manuelle par des robinets de purge automatique ................................................................ 63 4.......................................1 Modification d'un compresseur centrifuge .......... 83 5.................................................................................3 Modification de la méthode de régulation de plusieurs compresseurs fonctionnant en parallèle ..............................................SECTION 2 2.0 Mesures d'économie d'énergie par la réduction du débit et d e l a d e m a n d e ..........................2 Choix d'un sécheur pour une nouvelle installation.......... 94 6....................... 61 4............................... 96 6........ 69 4..4 Utilisation de régulateurs de pression .2 Calcul du débit volumétrique à l'aspiration d'un compresseur lorsque le débit au refoulement est connu .................................... 107 6.. 89 SECTION 6 6.................... 77 SECTION 5 5..... 71 4.. 120 7...................1 Choix d'une méthode de régulation pour un compresseur à vis .................................2 Choix de la méthode de régulation d'un compresseur centrifuge ................... 17 SECTION 4 4.......... de v i d e e t d e r é f r i g é r a t i o n .....

..........0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'entretien des s y s t è m e s d e c o m p r e s s i o n ..................................................3 Élimination de réfrigérants secondaires .........3 Séparation de réseaux demandant des niveaux de vide différents ..138 9......2 Choix d'un surpresseur à lobes droits pour la génération de vide ...........137 SECTION 9 9........................................................................142 9...................................2 Installation d'une tour de refroidissement afin de réduire la charge de l'unité de réfrigération pendant l'hiver..............141 9.............................1 Amélioration de la séquence de fonctionnement de compresseurs multiples dont les rendements sont différents .............1 Augmentation du taux de régénération d'un échangeur utilisé dans une unité de pasteurisation du lait ...................................4 Optimisation de l'éclairage d'un entrepôt réfrigéré ........148 SECTION 10 10......................................139 9...........................................................................................SECTION 8 8...............0 Mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux s y s t è m e s d e v i d e ....1 Remplacement des cartouches filtrantes .0 Mesures d'économie d'énergie électrique par la réduction de la c h a r g e d e r é f r i g é r a t i o n .............................4 Remplacement d'une pompe à vide à anneau liquide par un appareil centrifuge ...........................154 10.....................................159 10..............1 Remplacement d'une pompe à vide.....151 10......................................................171 11...........................150 10..172 XIV .................166 SECTION 11 11............................................134 8.................0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'amélioration des dispositifs de régulation des s y s t è m e s d e r é f r i g é r a t i o n ............................................................

à moins que les besoins ne le justifient autrement. La compression d'air ou de gaz de procédé trouve de nombreuses applications dans l'industrie : l'énergie motrice.1.1 Systèmes de compression Généralités Le rôle fondamental de tout système de compression consiste à augmenter la pression d'un gaz de la pression d'aspiration à la pression de refoulement.1. les surpresseurs pourraient être considérés comme des appareils de compression dont la pression de refoulement maximale est généralement inférieure à 400 po d'eau (14. D'abord. La distinction entre les deux est arbitraire.1.2 Types de compresseurs La catégorisation des appareils de compression doit tenir compte des pressions de fonctionnement et des méthodes de compression. Le diagramme de tuyauterie et d'instrumentation (P&ID) doit inclure des renseignements sur la nature des appareils.4 po d'eau (2 lb/po2 de pression effective) sont considérés comme des ventilateurs ou des soufflantes. Ces deux classes sont les suivantes • • Les compresseurs volumétriques . Les appareils dont la pression de refoulement est supérieure à 55. les principaux instruments utilisés pour la régulation.2 et 13 illustrent les principales classes et les principaux types de compresseurs. Afin de bien comprendre et de déterminer les paramètres du fonctionnement optimal d'un système. le transport de matériaux en vrac et de produits pulvérulents. D'ailleurs. il est nécessaire.4 po d'eau entrent donc dans le groupe des surpresseurs et des compresseurs. nous ne faisons aucune distinction entre ces deux types et nous utilisons le terme compresseur pour toutes les applications.1.1. de vide et de réfrigération 1. Dans ce document. de le représenter à l'aide d'un' diagramme plus ou moins simplifié. Dans ce Guide. nous classons les compresseurs en deux catégories. 1 .5 lb/po2 de pression effective). Toutefois. ainsi que sur le réseau de transport ou de distribution du gaz. II en est de même des pompes à vide dont on peut évaluer les performances en s'appuyant sur les mêmes méthodes. en ce qui a trait aux niveaux de pression. entre autres. et les rapports de pressions varient également avec l'utilisation. par contre. la liquéfaction et la cryogénie. le maintien et l'alimentation de réactions chimiques. 1. Chaque système de compression comprend un certain nombre d'éléments différents selon l'application.0 Systèmes de compression. Les conditions de pression à l'aspiration du système diffèrent d'une application à l'autre. ainsi que le traitement des eaux. à l'étape de l'analyse. selon la méthode de compression du gaz. tenir compte des particularités de certains types d'appareils comme les compresseurs et les pompes à vide à anneau liquide. Les compresseurs dynamiques.0 1. plusieurs types d'appareils peuvent être employés dans des Systèmes de vide aussi bien que dans des systèmes de compression. les variables ou les points de consigne spécifiés en fonction du procédé. mentionnons que les appareils dont la pression maximale de refoulement est inférieure à 55. dont une partie importante de la puissance est nécessaire au pompage du liquide. Les figures 1. II faudra.

les compresseurs à vis (à lobes hélicoïdaux).les compresseurs à lobes droits . 2 . . on distingue • • les compresseurs alternatifs (à pistons) .les compresseurs à anneau liquide . . les compresseurs rotatifs .les compresseurs à palettes .Les compresseurs volumétriques Dans la classe des compresseurs volumétriques. .

3 . Les compresseurs dynamiques sont constitués d'éléments rotatifs qui accélèrent le gaz et convertissent la pression dynamique partiellement dans les éléments rotatifs et partiellement dans les éléments fixes (diffuseurs et volutes) situés en aval du rotor. sans diminution du volume. Dans le cas des compresseurs alternatifs. L'augmentation de pression est ainsi obtenue au refoulement du fluide par l'effet de la contrepression inhérente au système. dans les surpresseurs à lobes droits. dans la plupart des cas. le volume est limité par le cylindre et par le piston qui se déplace à l'intérieur du cylindre.La méthode de compression commune aux compresseurs volumétriques consiste. dans ce cas.4 montre les plages de fonctionnement des principaux types de compresseurs. les compresseurs axiaux. Dans les compresseurs rotatifs. les volumes sont limités par les chambre comprises entre les éléments rotatifs et le carter. Les compresseurs dynamiques Dans la classe des compresseurs dynamiques. les éléments rotatifs ne servent qu'à déplacer le fluide de la section d'aspiration à la section de refoulement. la pression du gaz n'augmente pas à la suite d'une réduction progressive du volume de la chambre . puis par refoulement par le déplacement d'un élément mobile. La figure 1. on distingue • • les compresseurs centrifuges . Cependant. à augmenter la pression du gaz par aspiration dans une chambre fermée.

4 .

Un refroidisseur final (aftercooler) : il refroidit l'air refoulé par le compresseur et condense une partie importante de la vapeur d'eau que contient l'air . .Des robinets de sectionnement aux extrémités de chaque conduite de distribution : ils permettent d'isoler du réseau de distribution les appareils qui sont à l'arrêt . La figure 1.Les densités.3 Description des systèmes de compression Selon l'application.La composition du gaz (exemple : l'humidité de l'air) . les principaux composants du réseau sont les suivants .Un réservoir principal : il atténue les pulsations causées par le compresseur. .Un sécheur d'air avec ses filtres d'entrée et de sortie : il réduit la quantité de vapeur d'eau que contient l'air comprimé à un niveau dicté par les besoins du système. .1. chaque système de compression comprend un certain nombre d'éléments particuliers dont il faudra tenir compte au moment de l'analyse énergétique. . mais aussi en fonction de l'instant de la mesure représentant les caractéristiques momentanées du système étudié.Un clapet de retenue : il maintient la pression du système au moment du délestage ou de l'arrêt du compresseur .Les pressions .Un réseau de distribution : il comprend les conduites et les appareils de robinetterie nécessaires au transport de l'air comprimé . . 5 .Des stations de régulation de pression : elles régularisent le débit d'air comprimé afin de maintenir une pression appropriée et constante aux appareils (elles peuvent être accompagnées de filtres et de lubrificateurs) . favorise la séparations de l'eau emportée et absorbe les demandes soudaines .Les températures .Des soupapes de sûreté : elles protègent le compresseur et le réseau contre les pressions excessives . mais de façon intermittente et soudaine. . Afin de caractériser un système. . Cette application est courante dans toute l'industrie où l'air comprimé est utilisé comme source d'énergie motrice et pour le fonctionnement d'instruments.Les débits . Dans cet exemple. . .Un réservoir d'appoint : il accumule une quantité d'air comprimé pour le fonctionnement d'appareils requérant un débit important. . les paramètres suivants doivent être définis et quantifiés . .5 présente le schéma simplifié d'un système de distribution d'air comprimé utilisé dans une usine.Un compresseur biétagé muni d'un refroidisseur intermédiaire (intercooler) et d'ion refroidisseur d'huile : il comprime l'air à la pression désirée .1. Ces paramètres ne varient pas qu'en fonction de la localisation du point de mesure à l'intérieur du système. .Un filtre d'aspiration et un silencieux : le premier élimine les contaminants de l'air aspiré et le second atténue le bruit . . .

le système doit en assurer le maintien en retirant les gaz pouvant s'infiltrer dans l'enceinte ou le réservoir. On a représenté ici deux types de courbes . il existe une relation entre le débit et la chute de pression dans les appareils et les tuyauteries.4 et 2. L'industrie de la chimie (distillation) .5 de ce Guide. etc. il faut aussi souligner que. de pression et d'humidité. la pression de refoulement au compresseur doit correspondre à la somme de cette pression minimale et de la perte de pression dans le réseau de distribution à un débit donné. pour un système donné. la pression de refoulement correspond uniquement à la perte de pression dans le réseau.Au moment de l'analyse des caractéristiques du système. La figure 1. L'industrie alimentaire (séchage. Le refoulement se fait généralement à la pression atmosphérique. emballage.Courbe B : Ces aspects seront abordés aux sections 2.1 Généralités Les systèmes de vide sont conçus pour extraire d'un espace donné une quantité plus ou moins importante de gaz (air ou autre) afin de maintenir à l'intérieur du volume une pression effective négative. Cette distribution est appelée cycle de service. .2.1 présente un exemple de variation dans la consommation d'air comprimé d'une usine. Le tableau 1. L'industrie pharmaceutique . ramenée aux conditions normalisées de température.Courbe A : Système pour lequel une pression minimale est maintenue . concentrateurs) .6 illustre cette relation sous la forme d'une courbe appelée courbe de système. Système pour lequel aucune pression minimale n'est maintenue . L'industrie manufacturière (ampoules électriques) .2Système de vide 1. il devient donc important d'établir la variation de la charge en fonction du temps et les particularités de l'application. L'industrie de l'électronique (tubes cathodiques) . On utilise le principe de la pression négative dans plusieurs types d'industries • • • • • • • Les pâtes et papier . 1.). Après avoir atteint la pression absolue recherchée. 6 . La métallurgie (production d'alliages.

la plupart des types de compresseurs décrits précédemment sont utilisés dans les systèmes de vide. Dans le cas des pompés à anneau liquide. La figure 1. De cinq à six éjecteurs peuvent être utilisés en série pour créer des vides élevés. 1. La figure 1. De plus. on retrouve les appareils à lobes droits.8 nous montre un système de vide utilisé pour différentes fonctions dans une machine à papier. plusieurs pompes sont souvent raccordées en parallèle à un seul réseau de vide qui maintient une pression absolue correspondant 7 .3 Description des systèmes de vide La configuration des systèmes de vide varie d'un type d'industrie à l'autre selon les procédés et le type d'appareils de vide utilisés.2 Types de pompes à vide À la limite.2. plusieurs niveaux de vide sont généralement requis. Dans les applications les plus courantes. par exemple). Les pompes à anneau liquide sont souvent utilisées lorsque le gaz aspiré contient une quantité importante de liquide. les éjecteurs sont utilisés pour créer des niveaux de vide importants. dans certains cas (pâtes et papier. 1. les pompes à anneau liquide.Les niveaux de vide varient en fonction de chaque application et.2. les compresseurs alternatifs ou à vis et les appareils centrifuges. Les niveaux de vide généralement atteints sont de l'ordre de 20 à 25 pouces de mercure avec des appareils à deux étages. Plusieurs types d'appareils peuvent aussi être combinés en deux ou en trois étages afin d'obtenir les niveaux de vide recherchés. l'air aspiré contient une quantité plus ou moins importante de liquide.7 illustre les plages de la pression à l'aspiration que l'on peut normalement maintenir au moyen dé différents types de pompes à vide. Dans plusieurs applications industrielles. pour une usine donnée.

8 . principalement dans l'industrie alimentaire et l'industrie de la chimie. Dans ce cas. Le refoulement des pompes est repris dans une tranchée de récupération où l'air est séparé et où le liquide peut être récupéré. un séparateur de liquide est installé avant l'aspiration. le mélange peut être dirigé vers l'appareil sans séparation préalable. Dans certains cas. et la pression absolue recherchée à un point donné est réglée par l'aspiration de l'air ambiant en aval du point de captation. on peut aussi disposer d'autant de réseaux permettant d'obtenir un niveau de vide correspondant davantage aux besoins de chaque utilisation. Lorsque l'air aspiré contient une quantité importante de liquide et que ce type de pompe est utilisé. 1. traité. 1. Lorsque plusieurs étages sont installés. à vis et centrifuges. Les différentes aspirations sont alors raccordées à une tuyauterie commune. Ces systèmes sont aussi très répandus dans tous les secteurs de l'industrie. puis réutilisé.3.au minimum requis pour le procédé.3Systèmes de réfrigération 1. on distingue les systèmes d'eau refroidie dans des tours de refroidissement et les systèmes de réfrigération par compression d'un gaz réfrigérant (ou fluide frigorigène).1 Généralités Dans les systèmes de réfrigération.3. la pression absolue à chaque point de captation est contrôlée au moyen de robinets placés dans la conduite permettant le laminage du débit aspiré.2 Types de compresseurs de réfrigération Les principaux types de compresseurs utilisés en réfrigération industrielle sont les compresseurs alternatifs. lorsque des compresseurs centrifuges ou des appareils à lobes droits sont utilisés.

qui est introduite à l'étape de l'aspiration intermédiaire. Les systèmes de réfrigération sont aussi caractérisés par certains paramètres mesurables ou pouvant être estimés : débits. dans les systèmes utilisant l'ammoniaque comme fluide frigorigène. C'est cette quantité de réfrigérant. d'établir le cycle de service du système afin de connaître sa consommation réelle et d'évaluer. À noter que. dans ce cas. des solutions aqueuses ou des composés d'hydrocarbures : les chlorures (calcium. vaporisée dans le sous-refroidisseur. la charge thermique retirée au moteur doit être considérée dans le calcul de la charge au' condenseur. Ces réfrigérants secondaires sont normalement des saumures. permet de sous-refroidir le réfrigérant. • un ou plusieurs évaporateurs. la capacité de réfrigération du système est accrue par l'utilisation d'une partie du liquide condensé qui. c'est la configuration du moteur qui distingue les compresseurs conçus pour la réfrigération : . La charge est habituellement variable. Les systèmes sont à un ou à deux étages de compression en fonction de l'écart entre les pressions d'évaporation et de condensation.Semi-hermétique . etc. méthylène). propylène). températures. Pour ce qui est des compresseurs à vis. des refroidisseurs intermédiaires ou des pots de détente sont aussi utilisés. Cependant. sans trop d'erreur. et il importe aussi. 9 . densités. .Ouvert. • un élément de détente et de régulation du débit du réfrigérant à l'évaporateur (soupape de détente) .3. du type de fluide frigorigène et du type de compresseur. dans le concept des compresseurs hermétiques et semi-hermétiques. Les compresseurs alternatifs peuvent être conçus pour regrouper deux étages de compression en un seul bâti (comme pour les compresseurs d'air). des séparateurs d'huile. sodium.9 illustre un système de réfrigération simple comprenant les éléments de base. Dans de dernier cas. seul le type ouvert peut être acceptable en raison de l'incompatibilité de l'ammoniaque avec les matériaux du moteur. un seul ou parfois deux types de réfrigérants sont utilisés. compositions.Hermétique (puissance généralement inférieure à 50 HP) . notamment le cuivre. ils peuvent être munis d'une aspiration intermédiaire (économiseur). plus souvent. • un ou plusieurs condenseurs . Dans les systèmes biétagés. après une détente partielle. les économies d'énergie possibles. Les éléments de base d'un système simple comprennent • un ou plusieurs compresseurs . Certains accessoires de contrôle. Certains systèmes utilisent des réfrigérants secondaires pour des raisons pratiques ou. les glycols (éthylène.Outre les différences de certains matériaux. De plus. pour des raisons de sécurité ou pour éviter la contamination de produits dans le cas d'une fuite du circuit principal. le moteur est lui-même refroidi à l'aide du fluide frigorigène . . La figure 1.3 Description des systèmes de réfrigération La complexité des systèmes de réfrigération varie en fonction des besoins de chaque installation. 1. cela permet de tolérer des charges plus importantes par comparaison avec un moteur ouvert équivalent. des échangeurs pour le sousrefroidissement. pressions.

Leur définition est souvent répétée dans le texte afin d'en faciliter la compréhension.1Nomenclature Voici la liste des principaux symboles. 10 . leur sens et les unités utilisés dans ce Guide.2.0 Revue de la théorie des systèmes de compression de vide et de réfrigération 2.

2. Les paragraphes qui suivent ne sont qu'un rappel très sommaire des principales notions utiles à la revue et aux calculs des cycles de compression et de réfrigération. il est essentiel de bien maîtriser les notions de base de la thermodynamique.2 Thermodynamique des gaz Pour la compréhension des effets que peuvent avoir les différentes variables sur les performances et l'efficacité des systèmes de compression et de réfrigération. . en particulier celles qui touchent les gaz.

bien qu'elle puisse être transformée ou déplacée. ni détruite durant la compression. Puisqu'en réalité aucun processus ou aucun cycle n'est parfaitement réversible. Elle s'énonce de la façon suivante : la variation d'entropie d'un système et de son environnement est toujours positive et tend vers zéro lorsque le procédé tend vers la réversibilité. la notion d'enthalpie d'une substance à un état donné qui est. par le rapport des énergies réelle et théorique (réversibilité) correspondant au processus ou au cycle étudié.2. le volume massique (densité) et la température. c'est-à-dire de mettre en relation les propriétés suivantes : la pression. 2.1 Lois de la thermodynamique Toute analyse énergétique d'un processus ou d'un cycle thermodynamique repose en fait sur les deux premières lois de la thermodynamique.2 Équations d'état Une équation d'état permet de caractériser un fluide. En pratique. autre propriété d'état. de plus. le contenu énergétique total de cette substance à une température et à une pression données. la deuxième loi nous indique dans quel sens un processus peut être réalisé (dans le sens d'une augmentation d'entropie) et nous permet de juger de l'efficacité d'un processus ou d'un cycle. La deuxième loi de la thermodynamique fait appel au concept d'entropie. La première loi permet de faire le bilan thermique d'un système en énonçant que l'énergie est conservée au cours d'un processus thermodynamique. Pour un gaz ou une vapeur. Elle introduit. pour chaque condition. L'énergie ne peut donc être ni créée. l'équation d'état la plus simple est la loi des gaz parfaits dont l'énoncé est 12 . et introduit la notion de rendement. la densité (ou la masse volumique). la pression. cette efficacité sera évaluée.2. Elle est une propriété d'état et peut donc être déterminée pour toutes les conditions du fluide pour autant que l'on connaisse. la détente ou le transport d'un fluide. dans la plupart des cas.2. ni plus ni moins. deux des trois paramètres suivants : la température.

3 Règles de mélange Dans le cas de mélanges. Ce facteur est fonction de la température et de la pression. C'est le cas de l'eau. C'est le cas des propriétés suivantes • • • • La masse moléculaire du mélange . L'évaluation du facteur de compressibilité peut donc être requise. on suppose généralement que le facteur de compressibilité est égal à un. 2.2. on peut aussi utiliser les abaques généralisées. La température critique du mélange . Quoi qu'il en soit. Ces règles de mélange peuvent introduire des facteurs de correction tenant compte des interactions moléculaires lorsque ceux-ci sont disponibles. faits sans l'aide de logiciels spécialisés. la présence de vapeur d'eau dans l'air devient un facteur dans lie calcul de toutes les propriétés thermodynamiques.2. des hydrocarbures chlorés. pour toute la gamme de températures et de pressions existant dans le système. dans le cas de la compression d'air à des pressions n'excédant pas 200 lb/po2 abs. 13 . de l'ammoniaque. Les abaques particulières à plusieurs fluides et les abaques généralisées sont présentées dans la plupart des manuels de thermodynamique.Dans l'équation 2-2. Si les données de compressibilité d'un fluide particulier ne sont pas disponibles. Cependant. il existe des abaques permettant d'estimer les valeurs du facteur de compressibilité de la plupart des fluides dans les conditions usuelles. la plupart des fluides frigorigènes utilisés présentent une «non-idéalité » importante aux conditions usuelles d'utilisation. celles-ci sont habituellement calculées sur une base molaire selon des règles de mélange propres à chaque type d'équation d'état. des fluorocarbures et des acides. Dans le cas de calculs réalisés à l'aide de logiciels spécialisés utilisant des relations dérivées des équations d'état pour évaluer les propriétés thermodynamiques. 2. il demeure essentiel de bien évaluer les propriétés thermodynamiques du gaz réel et ce. Ainsi. En effet.. les propriétés thermodynamiques d'un mélange seront en général estimées à partir des propriétés de chaque composant et pondérées par la fraction molaire de ce composant dans le mélange. Z est le facteur de compressibilité (sans dimension) qui permet de calculer des propriétés thermodynamiques du fluide réel. Le volume critique du mélange. Dans le cas de calculs simples. pour n'en nommer que quelques-uns. de la pression et de la composition. La pression critique du mélange . dans le cas de calculs simples. Ces équations sont utile$ dans les calculs informatisés. la vapeur d'eau constitue l'un des composants dont il faut tenir compte. les propriétés thermodynamiques sont évaluées sur une base molaire ou massique selon le choix des unités pour le calcul de chaque propriété. Cependant. notamment lorsque les gaz ou les mélanges de gaz présentent des liaisons intermoléculaires polaires et de fortes interactions. Il existe aussi des équations semi-empiriques permettant d'évaluer le facteur de compressibilité d'un fluide en fonction de la température. Leur description dépasse cependant la portée de ce Guide.4 Psychrométrie et humidité Dans le cas particulier le la compression de l'air.

14 . Ces valeurs peuvent par la suite servir au calcul de la puissance et au calcul des conditions d'humidité au refoulement d'un étage de compression.En outre. Lorsque les conditions de la pression barométrique. pour ce qui est de l'équation 2-3. pour le calcul du volume massique de l'air humide à l'aide de l'équation 2-2. si les pressions et les températures sont connues ou estimées. l'humidité relative peut être obtenue à l'aide d'une abaque psychrométrique normalisée si la pression barométrique se rapproche de la pression normale. de la température sèche et de la température humide de l'air aspiré au compresseur sont connues. La masse moléculaire de l'air humide est donc évaluée à l'aide de la fraction molaire de chacun des deux composants: La pression de saturation de l'eau peut être calculée à l'aide de corrélations présentées dans certains documents techniques comme les manuels publiés par 1'ASHRAE. L'équation 2-4 permet alors de calculer la fraction molaire de la vapeur d'eau présente . à l'entrée ou à la sortie d'un refroidisseur ou d'un sécheur. elle permet le calcul de la masse moléculaire de l'air humide. la masse moléculaire du mélange d'air sec et de vapeur d'eau est requise. dans des conditions ambiantes usuelles. La masse moléculaire entre aussi dans le calcul de la puissance de compression. la différence de la masse moléculaire entre l'air sec et l'air saturé de vapeur d'eau est d'environ 1 %. Le tableau C3 de l'Annexe C donne des valeurs à des températures variant entre -40 °F et 150 °F. Par exemple.

Power Test Code 9.On tiendra toutefois compte du fait qu'une partie de cette vapeur d'eau peut être condensée au cours du refroidissement.2 à 0. Dans bien des cas.2. la saturation survient généralement très vite. Dans leur documentation. la perte de pression dans le filtre. et d'autres définitions existent. tel que défini par l'American Society of Mechanical Engineers (ASME. notamment en Europe. à 0. Selon le degré de précision recherché dans le calcul de la puissance. les fabricants de compresseurs considèrent généralement l'air sec à des conditions d'aspiration plus ou muons précisées. On considérera. est à une pression de 14. à une pression donnée. il faut notera que les calculs de puissance d'un compresseur doivent être réalisés aux conditions réelles (actuelles) de température et de pression à l'entrée du compresseur (en aval du filtre d'aspiration) et qu'ils doivent tenir compte de la vapeur d'eau introduite en raison de l'humidité de l'air aspiré. Dans le cas de compresseurs dynamiques. augmente lorsque la température diminue puisque ps décroît. Cela s'applique à n'importe quel mélange où un ou plusieurs composants pourraient se condenser dans le fluide comprimé au cours du refroidissement. En général. nous utiliserons les paramètres suivants pour l'air normalisé Cependant. l'humidité relative est peu élevée . mais dès que la température descend pour se rapprocher de là température ambiante.3 lb/po2. qui est de l'ordre de 0. alors. Cependant. dans le cas de la compression d'air. Un phénomène similaire peut aussi se produire au moment de l'injection de liquide entre les étages de compression. au refoulement de chaque étage de compression. nous retrouvons des conditions de saturation à la sortie de chaque refroidisseur intermédiaire et du refroidisseur final. le Compressed Air and Gas Institute (CGAI) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) (NQ 4983-155. Il importe donc de s'assurer des conditions pour lesquelles le débit volumétrique de l'air (ou du gaz) est spécifié. si la quantité de liquide ainsi injecté est trop importante. 1970). L'équation 2-4 nous indique d'ailleurs que le degré de saturation. 15 . ou une condensation de produits pourra avoir lieu et entraîner des problèmes d'érosion. son taux d'humidité relative se situe à 36 % et sa masse spécifique. 92-02-17).075 lbm/pi3. l'air normalisé est considéré comme étant sec et à une température et à une pression différentes de celles indiquées ci-dessus. Une séparation efficace est requise afin d'éliminer les gouttelettes de liquide pouvant être entraînées par l'air. Le but recherché par l'injection de liquide est de refroidir le fluide compressé. 2. la vaporisation sera incomplète.5 Air normalisé et calcul des débits volumétriques L'air normalisé. Dans ce Guide. cette norme n'est pas universelle. Ainsi. l'air étant plus chaud. La quantité d'eau ainsi extraite du mélange dépendra du point de rosée de l'air humide entrant dans l'échangeur et de la température de l'air refroidi et saturé à la sortie du refroidisseur.7 lb/po2 absolue et à une température de 68 °F . il peut être nécessaire de considérer cet aspect dans les bilans massique et thermique des appareils.

14. le calcul du débit volumétrique réel à l'entrée du compresseur est fait à l'aide de l'équation suivante EXEMPLE 2.1 Calcul du débit volumétrique à l'aspiration d'un compresseur d'air à partir du débit aux conditions normalisées et calcul de la masse moléculaire de l'air humide Convertir 3 000 pi3N/min aux conditions normalisées (68 °F.7 lb/po2 abs.Lorsque le débit normalisé est connu. et 0 % HR) lorsque les conditions d'aspiration sont les suivantes 16 .

17 .

18 .

sont des compresseurs polytropiques dont la chaleur n'est toujours que partiellement évacuée. Il s'agit d'une courbe polytropique (dS > 0 ). est comprimé jusqu'à la pression P2 en suivant la courbe 1-2.2. la valeur de l'exposant n est généralement différente du rapport des chaleurs spécifiques k (bien qu'elle s'en approche dans le cas d'un compresseur alternatif) . en réalité. Le gaz aspiré à la pression p. elle ne peut être égale à 1 même dans le cas de compresseurs dits isothermiques qui.1 Processus de compression La figure 2. puisqu'il y a augmentation de la température du gaz et échange de chaleur avec l'environnement. L'équation qui lie les deux états au cours d'une compression polytropique est la suivante : Dans les processus réels de compression.3.Volume. La valeur de l'exposant q est liée au rendement polytropique de la compression.1 illustre un processus de compression théorique sur un diagramme Pression . comme le démontrent les équations suivantes : 19 .3 Théorie de la compression des gaz 2.

elles représentent la compression actuelle en deux étapes avec refroidissement intermédiaire de la température T2 à la température initiale (refroidissement « parfait »).1 indique que le travail de compression d(pV) devrait être minimal lorsque le procédé suit la courbe isotherme 1-2". est fonction des propriétés du gaz. d'autre part. des matériaux et du type de compresseur utilisé. 20 . La courbe 1-3' représente un processus isotherme .3. 2. la température finale sera maintenue à une valeur que la mécanique pourra tolérer et. Notons que la perte de pression au refroidisseur a été négligée pour la clarté du diagramme.3. Cette limite.2 Température à la fin de la compression La valeur de n étant toujours supérieure à 1. l'examen de la figure 2. dans la plupart des applications. la température à la fin de la compression peut être évaluée à l'aide de l'équation suivante 2.1. la puissance requise pour la compression sera réduite de façon significative. on doit utiliser plusieurs étages de compression où le gaz est refroidi entre chaque étage afin d'obtenir le rapport des pressions désiré. imposée en raison de l'augmentation de la température au cours de la compression. il est important de refroidir le gaz compressé entre chaque étage : d'une part.3 Compression multiétagée avec refroidissement D'une part. Dans les cas où il n y a pas d'injection de liquide. alors que la valeur de Y tend vers 1. La figure 2. la température du gaz à la fin de la compression sera donc supérieure à la température du gaz aspiré. C'est le cas des courbes 1-2 et 1-2' de la figure 2. Ainsi. L'aire 2-2'-3-3" représente le travail de compression économisé. Ainsi. D'autre part.Les fonctions de compressibilité X et Y peuvent être évaluées à l'aide d'équations d'état semi-empiriques (calcul informatisé) ou lues sur les abaques généralisées disponibles. nous savons qu'il existe une limite au rapport des pressions obtenu pour chaque cycle de compression. pour ce qui est des courbes 1-2 et 2'-3. la valeur de X tend vers zéro. Pour un gaz idéal.2 explique comment l'ajout d'un refroidisseur entre deux étages permet de s'approcher du cas idéal d'une compression isothermique.

La connaissance du rendement polytropique permet. entre autres.2. d'estimer les performances du compresseur lorsque des variables sont modifiées et de comparer des compresseurs entre eux.4 Calculs du travail et de la puissance Le travail de compression irréversible d'un gaz d'une pression p. à une pression p2 est rigoureusement défini par l'équation suivante Toutefois. l'équation 2-10 requiert une connaissance des enthalpies et elle ne nous renseigne pas vraiment sur le rendement polytropique du compresseur.3. L'équation suivante est alors utilisée pour le calcul du travail théorique réversible dans un système au cours d'unie compression polytropique (pour un étage de compression): 21 .

l'équation suivante peut être utilisée 22 . Cependant. si c'est le cas). Dans ce cas.5 Calcul estimatif de la puissance d'un compresseur d'air I1 est parfois intéressant d'estimer sommairement la puissance à l'arbre d'un compresseur d'air sans que tous les paramètres ne soient établis ou mesurés.3. 2.On calcule la puissance réelle de compression du gaz (gas power) à l'aide de l'équation suivante en tenant compte du rendement polytropique Il est préférable d'obtenir la valeur des pertes mécaniques à partir des données du fabricant lorsque celles-ci ont été évaluées au cours d'un essai de rendement du compresseur. l'équation suivante permet d'estimer les pertes dans les roulements et les joints d'étanchéité (on devrait ajouter les pertes dans les engrenages. quand aucune donnée n'est disponible. On peut aussi estimer ces pertes en se basant sur les résultats de cet essai.

2). .La chaleur spécifique de l'air (Cp) est égale à 0.Les rapports de pressions de chaque étage sont égaux. Les hypothèses suivantes sont posées . Il existe sur le marché des appareils pouvant fonctionner à des capacités qui se situent en dehors des plages indiquées.Le refroidissement de l'air dans les refroidisseurs intermédiaires est « parfait ». selon le type de compresseurs : . Dans ce cas. X = 0 et Y = 1). Elles ont été établies à partir de données de fabricants pour des capacités différentes.On assume que.Compresseur à vis (sec) : de 450 à 900 pi3N/min .Compresseur centrifuge : de 1 500 à 30 000 pi3N/min. c'està-dire que la température à l'aspiration de chaque étage est la même .L'air est considéré comme étant un gaz parfait (Z = 1. le cas des compresseurs à vis à injection d'huile.Compresseur alternatif : de 400 à 3 000 pi3N/min . . 2-15a (voir les remarques à la section 2. . même pour un calcul estimatif. .241 BTU/lbm °F .Compresseur à vis (à injection d'huile) : de 200 à 2 050 pi3N/min . . dans. .4). . ce qui est valable à des pressions pouvant atteindre 200 lb/po2 abs. la valeur de l'exposant n pour l'air peut être estimée à l'aide de l'équation suivante 23 . .Les rendements polytropiques sont égaux à chaque étage et correspondent aux valeurs indiquées ci-dessus .Pour un calcul estimatif les valeurs suivantes peuvent être utilisées en fonction du type de compresseurs Note : Les valeurs indiquées ci-dessus permettent d'estimer la puissance à l'arbre avec une précision de! ±15 %. . peut être calculée à partir de l'équation. Il peut parfois être nécessaire. y compris l'es effets du refroidissement par le liquide. et la perte de pression dans les refroidisseurs intermédiaires est négligeable .4. la puissance à l'arbre. de tenir compte de la variation du rendement polytropique ou de faire des calculs pour des rendements polytropiques différents de ceux indiqués ci-dessus (voir l'exemple 6.

03 à 0. Cette caractéristique des compresseurs alternatifs permet de régler la charge de compression par la variation du volume de l'espace mort.3.4 inclusivement ont l'avantage d'être générales. on notera un écart dans l'évaluation financière. Il faut noter. Cela permet. entre autres. Dans certains cas.1 à 2.06) L: L'équation 2-17 démontre que le rendement volumétrique diminue à mesure que l'espace mort augmente. 2. elles se rapportaient plutôt aux compresseurs dynamiques. on peut les estimer à partir de la température de l'eau ou de l'air de refroidissement. on peut considérer l'appareil dans son ensemble. On note d'abord que la pression d'aspiration est légèrement inférieure à la pression de la tubulure d'admission.10 à capacité maximale) Volume exprimé en décimales. Lorsqu'un compresseur multiétagé est muni de refroidisseurs intermédiaires.3 illustre un cycle de compression d'un compresseur alternatif monoétagé refroidi et à simple action. Idéalement. traditionnellement. tenant compte des fuites internes. conformes à l'approche analytique des normes de l'ASME et figurent dans les manuels de l'ASHRAE. Elles permettent d'évaluer les performances d'un compresseur aux points de fonctionnement réels ou prévus pour autant qu'on dispose d'un minimum d'information. bien que. d'ailleurs.4. Si les calculs ne sont pas suffisamment précis. lorsque des débits intermédiaires interviennent (side streams). Le rendement volumétrique est le rapport entre le volume effectif et la cylindrée. Elles sont. Même si cela n'est pas possible par mesure directe. On note ensuite que le volume effectif est inférieur à la cylindrée en raison de l'expansion du gaz demeurant dans le cylindre avant que les soupapes d'aspiration ne s'ouvrent.2.1 Généralités Les équations de calcul des sections 2. d'ailleurs.3. De même. l'analyse doit nécessairement porter sur chaque groupe. L'équation suivante sert à évaluer le rendement volumétrique où : c: Espace mort (clearance) exprimé en fractions décimales de la cylindrée (généralement compris entre 0.2 Application aux compresseurs alternatifs La figure 2. mais il est toujours préférable de tenir compte de chaque élément et de faire les calculs pour chaque étage. Il faut donc se fixer des objectifs de précision réalistes en fonction du but recherché.4.05 et 0. les températures à l'aspiration de chaque étage devraient être connues. que la précision des évaluations est grandement tributaire de la précision des variables de départ. de baser les calculs sur des rendements polytropiques se rapprochant de la réalité en suivant la courbe réelle de la pression au moment du calcul du travail de compression. Elles s'appliquent dans tous les cas de compression polytropique de gaz réels pour la plupart des compresseurs volumétriques ou dynamiques. 24 .4 Application des formules précédentes aux compresseurs d'air et de gaz 2. il serait approprié de vérifier auprès du fabricant. de la friction du gaz et des pertes de pression causées par les soupapes d'aspiration (valeur d'environ 0.

On prendra soin de calculer correctement la cylindrée du compresseur en fonction du type (à simple ou à double action).4. Pour ce qui est de la courbe de pression. les compresseurs alternatifs sont en général efficaces. Les compresseurs alternatifs à double action sont d'ailleurs plus efficaces que les compresseurs à action 'simple. en effet.1. elle s'apparente à une compression isentropique. Les équations de calcul précédentes s'appliquent dans l'hypothèse où la pression de refoulement demeure constante (p3 = p2). l'injection (habituellement de l'huile) se produit à un endroit intermédiaire le long des lobes et en quantité suffisante pour maintenir une température inférieure à 200 °F au refoulement. La puissance à l'arbre sera donc égale à la somme de la puissance de compression du gaz et de la puissance correspondant au taux de transfert thermique.3 Applications aux surpresseurs à lobes droits Ce genre d'appareil est fort répandu dans le secteur industriel. Dans le cas des compresseurs à vis.4. Dans ce cas. 25 . Le processus n'est donc pas assimilable à une compression polytropique. d'augmenter le rendement volumétrique en diminuant le débit de fuite interne. si c'est le cas. ce qui est très près de la réalité. Dans ce type d'appareil. du diamètre et de la course du piston. et le calcul de la puissance est différent.2. en plus. et de tenir compte de l'aire occupée par la tige. l'injection permet. le fluide est porté à la pression de refoulement avant qu'il ne retourne !à la section d'aspiration. comme c'est le cas dans les compresseurs volumétriques rotatifs. 2. les surpresseurs à lobes droits diffèrent des autres compresseurs volumétriques : en effet. 2.4 Applications aux compresseurs à injection de liquide L'injection de liquide a pour fonction principale de réduire la température du fluide au refoulement. la pression du fluide n'augmente que par son refoulement dans le système. l'équation suivante est plus appropriée Dans ce cas-ci. tout le volume de fluide qui recircule en raison des fuites internes est pris en compte dans le (calcul . S'il n'y a pas de vaporisation du liquide injecté. Comme il est mentionné à la section 1.Cette équation peut aussi être utile pour estimer le débit volumétrique d'un compresseur alternatif lorsqu'il M'est pas possible de le mesurer directement. les fuites internes sont d'ailleurs' généralement importantes et elles augmentent avec le rapport des pressions. Par le refroidissement du cylindre. parce qu'ils produisent un travail de compression à chaque mouvement du piston dans les deux directions.

5 Application aux compresseurs rotatifs À l'exception des surpresseurs à lobes droits. les compresseurs volumétriques rotatifs fonctionnent selon le même principe que les compresseurs alternatifs : le gaz est comprimé par le jeu de rotors à l'intérieur du carter. à la puissance requise. Le rendement ne dépend donc que du volume de pertes (slip volume) résultant du débit de gaz refoulé par les jeux entre les pièces mécaniques. y compris l'enthalpie de vaporisation 2. la puissance requise à l'arbre diminue sensiblement. en grande partie. on doit tenir compte. Il convient de consulter les fabricants pour obtenir les performances et les courbes caractéristiques applicables à ce genre d'appareils. en effet.Notons que l'avantage de l'injection de liquide sera d'abord de diminuer la température de refoulement du gaz. bien qu'une partie de la puissance soit requise pour le « pompage » du liquide. des points particuliers mentionnés à la section 2. toutefois. les compresseurs volumétriques rotatifs ne possèdent pas d'espace mort pouvant influer sur le rendement volumétrique. Les pompes à vide et les compresseurs à anneau liquide représentent des cas particuliers . des rapports de pressions élevés (par exemple. Enfin. comme c'est parfois le cas de l'injection dans les compresseurs centrifuges. Dans ce cas. en vue d'obtenir. on modifiera l'équation 2-19 en remplaçant le deuxième terme par la mesure de la différence d'enthalpie.4. Cependant. pour un seul étage de compression. s'il y a vaporisation du liquide réfrigérant. on note aussi une augmentation du rendement énergétique . le débit injecté est relativement important et contribue. 26 .3 s'appliquent dans le cas des compresseurs rotatifs .4. 20 pour de l'air). Les équations de travail et de puissance de la section 2. Dans le cas des compresseurs à vis. le gaz est comprimé au cours de la diminution du volume de chaque chambre entre les pièces mécaniques et la surface du liquide.4 lorsqu'il y a injection de liquide.

6.2 Courbes caractéristiques et courbes de système La figure 2.1 Principes de fonctionnement Les compresseurs dynamiques permettent une augmentation de la pression en accélérant le gaz par l'action d'un rotor.4 montre la courbe caractéristique d'un compresseur centrifuge à une vitesse de rotation donnée. les compresseurs dynamiques répondent à une variation de la charge par une variation du débit volumétrique (à vitesse constante).5. de la température et de la pression. La courbe B représenté la résistance d'un système dans lequel une pression est maintenue d'une façon) quelconque.une pression d'aspiration constantes. 27 . 2. Contrairement aux compresseurs volumétriques fonctionnant essentiellement à débit volumétrique constant. Ils sont donc sensibles à toute variation de la masse moléculaire. en utilisant un gaz donné.6.2.4 correspond à un système dont la résistance ne résulte que du débit de gaz circulant dans la tuyauterie et les appareils.6 Applications aux compresseurs dynamiques 2. à une température et à'.4. La figure 2. Ce genre de courbe est caractéristique d'un système en boucle fermée dans laquelle le gaz recircule tel qu'il est illustré à la figure 2.6 illustre un tel système muni d'une vanne de régulation qui maintient une pression minimale à laquelle s'ajoute la résistance du système en fonction du débit. ou de la résistance du système. La courbe caractéristique d'un compresseur dynamique représente les performances de ce compresseur calculées ou mesurées à une vitesse fixe. La courbe A de la figure 2.4.4. La pression statique augmente partiellement dans le rotor et partiellement dans les diffuseurs lorsque la pression dynamique est transformée en pression statique. L'intersection de la courbe caractéristique et de la courbe de système permet d'établir le point de fonctionnement du compresseur. Us ont en quelque sorte une capacité d'autorégulation.

28 43 . Circuit ouvert avec vanne de régulation De plus. le cas des compresseurs dynamiques mérite certaines précisions. Puisque le rendement et le travail de compression polytropique varient en fonction de plusieurs variables. Certains paramètres sans dimension (variables réduites) permettent de caractériser les performances d'un impulseur ou d'une série d'impulseurs selon le débit volumétrique aspiré. Les jeux internes . il faut. La vitesse de rotation. L'encrassage (fouling) . dans certains cas. si la résistance du système varie. ramener les performances selon une base commune en vue d'établir une comparaison fiable.Les facteurs suivants peuvent modifier la courbe du compresseur • • • • • La composition du gaz et sa masse moléculaire . S'il est relativement facile de prévoir les performances d'un compresseur volumétrique fonctionnant selon des paramètres autres que ceux spécifiés ou mesurés. La pression et la température à l'aspiration . le point de fonctionnement se déplacera sur la courbe réelle du compresseur. Cette caractéristique s'applique aux compresseurs dynamiques et non aux compresseurs volumétriques dont la capacité est peu sensible aux variations de résistance du système.

Leur utilisation est donc marginale dans l'évaluation de nouvelles conditions de fonctionnement. 29 .6. y compris la variation de la vitesse de rotation.5 Pompage Si l'on observe bien. 2. on peut avoir besoin d'une marge importante pour prévoir toute fluctuation qui pourrait faire fonctionner le compresseur dans cette zone.4 Lois de similitude Les relations de similitude s'énoncent à l'aide des équations suivantes Dans le cas de la compression.4. Cette limite doit nécessairement être considérée dans l'évaluation d'une opération à un point de fonctionnement autre que celui prévu par le fabricant. dans la plupart des cas.7.3 Vitesse spécifique La vitesse spécifique est un paramètre sans dimension.4. le rendement polytropique et le coefficient de travail sont tracés en fonction du coefficient de débit volumétrique. ces équations ne sont applicables que pour des variations de vitesse limitées (entre 90 et 110 % de la vitesse au point de fonctionnement considéré) et supposent un état dynamique constant (vitesse spécifique constante).4. Ce point correspond à la limite de pompage (surge) en deçà duquel le fonctionnement devient instable et engendre des pulsations et des inversions de débit extrêmement rapides. du moins qualitativement. elle correspond habituellement au point de fonctionnement du compresseur qui présente le meilleur rendement. 2. Puisque. lorsque certains points de fonctionnement sont connus. 2. la pente de la courbe caractéristique diminue fortement à l'approche de cette limite.6. comment les variations influent sur les différents paramètres.6. En général. comme le montre la figure 2. Tout système de régulation devrait permettre de contrôler ce phénomène par anticipation de la limite de pompage et le maintien du point de fonctionnement audelà de la marge de sécurité. la courbe caractéristique d'un compresseur dynamique montre que la pression de refoulement atteint un maximum pour un débit volumétrique non nul. défini de la façon suivante Lorsque la valeur de la vitesse spécifique est fournie par le fabricant. Cela permet d'estimer les performances du même compresseur à de nouvelles conditions.Ainsi. il est possible de corréler les performances du compresseur selon ces deux paramètres. Elles indiquent.

1 La régulation de tout compresseur consiste à faire varier le débit volumétrique aux conditions d'aspiration en fonction de la demande du système. ils agissent sur une ou plusieurs des fonctions suivantes : • • • • • La marche et l'arrêt du compresseur .4.5. Dans les paragraphes qui suivent.6.2 Compresseurs alternatifs La régulation du débit d'un compresseur alternatif peut être réalisée à vitesse constante ou à vitesse variable. le délestage s'effectue par le maintien des soupapes d'aspiration en position ouverte ou par la variation de l'espace mort. la régulation assure le maintien de la pression du système à l'intérieur d'une plage donnée. En général. le blocage sonique détermine donc une plage à l'intérieur de laquelle il doit être possible de définir les points de fonctionnement répondant aux différentes conditions du procédé (voir la section 2. À vitesse constante. détermine un débit limite d'étouffement. le rapport des pressions chute plus ou moins rapidement. Lorsque la vitesse du gaz avoisine la vitesse sonique. Il existe d'autres méthodes ou des combinaisons de plusieurs de ces méthodes.5 et la figure 2-11).14a). qui assurent l'intégrité de l'équipement et la sécurité de fonctionnement. Des fonctions de protection.2. La puissance à charge réduite varie selon le type de régulation utilisée (voir la figure 2. Le laminage à l'aspiration ou au refoulement. 2.6 Limite de débit en raison du blocage sonique Un autre phénomène doit être pris en compte dans le fonctionnement d'un compresseur dynamique. sauf dans les cas où cette caractéristique est volontairement utilisée pour obtenir un débit précis. Dans les systèmes d'air comprimé. appelé blocage sonique (stonewalling). II existe plusieurs modes de réglage répondant aux caractéristiques de chaque type de compresseur. La recirculation ou l'évacuation du débit .5 Régulation du débit volumétrique des compresseurs Généralités 2. nous traiterons des méthodes de régulation les plus souvent utilisées. 2. Le réglage du débit peut être associé à une ou à plusieurs variables selon les exigences du système. la commande doit considérer le fonctionnement de l'ensemble en fonction des variables de contrôle et de la fonction de chaque appareil à l'intérieur du système. Le délestage partiel ou total du compresseur . Ce phénomène. Combiné à la limite de pompage. Lorsqu'un système comprend plusieurs compresseurs. s'y ajoutent. Le fonctionnement dans cette zone est habituellement évité. Toute ouverture par laquelle le gaz circule peut être assimilée à un orifice équivalent.5. 30 . La variation de la vitesse du compresseur .

de 50. font varier l'espace mort. La figure 2. La variation continue dé la vitesse permet un réglage exact de la capacité de l'appareil en fonction de la demande. utilisées successivement pour obtenir des charges réduites de 75. son mode de lubrification et son type d'entraînement. le gaz est refoulé dans la tubulure d'aspiration sans augmentation de la pression. chaque étape étant fonction du nombre de cylindres et de la configuration des chambres de délestage. et 1a puissance requise varie proportionnellement à la charge. Le débit 31 . Parmi ces méthodes. Il existe d'autres méthodes de régulation des compresseurs.2). Dans le deuxième cas. la variation de l'espace mort agit sur le rendement volumétrique en réduisant le débit au fur et à mesure que le volume effectif diminue (voir la section 2. mais elles n'offrent pas un rendement énergétiques. le laminage à l'aspiration (figure 2. de 25 et de 0 %.Dans le premier cas. La puissance requise pour le fonctionnement à charge partielle est pratiquement proportionnelle au débit effectif (abstraction faite des pertes par frottement).4. Ces deux méthodes permettent des variations discrètes de la capacité. Note concernant le laminage à l'aspiration pour les compresseurs volumétriques Dans le cas des compresseurs volumétriques. mentionnons la recirculation du gaz compressé à la 'tubulure d'aspiration. l'évacuation dans l'atmosphère et le laminage à l'aspiration.8 illustre un tel système où quatre chambres de délestage.9) permet d'obtenir une variation du débit volumétrique normalisé (ou du débit massique) par une réduction de 1a pression absolue à l'aspiration du compresseur. équivalent. Le débit effectif peut être réglé entre 15 et 100 % de la capacité nominale. À noter que la limite inférieure peut varier selon le compresseur.

cependant. En deçà de cette limite. Dans ce cas aussi. Cette relation impose donc une limite à la réduction de la pression à l'aspiration et. Dans le cas de la compression d'air. la densité du gaz est réduite.9 nous indique aussi que la puissance à l'arbre diminue plus lentement que le débit. la puissance à charge réduite dépend du type de régulation (voir la figure 2. le gaz doit être évacué partiellement (débit excédant la demande). à la capacité volumétrique minimale. Le graphique de la figure 2. notons que la gamme peut varier entre 50 et 100 % de la vitesse nominale. 2.volumétrique actuel demeure constant . Effets du laminage à l'aspiration sur un compresseur volumétrique NOTE : Calculs basés sur un rendement polytropique constant de 92 %. Une méthode de régulation pouvant s'appliquer aux compresseurs à vis munis d'un système d'injection d'huile consiste à faire varier le rapport volumétrique interne de l'appareil (built-in ratio). étant donné la chute de pression en aval du volet.3 Compresseurs à vis La plupart des méthodes décrites précédemment sont applicables à la régulation des compresseurs à vis.5. On retourne ainsi vers la tubulure d'aspiration une partie du débit aspiré avant le début de la compression. par conséquent. Pour ce qui concerne la variation de vitesse. et que la puissance requise varie linéairement entre 60 et 100 % de la puissance à pleine charge. alors que la température au refoulement augmente très rapidement. La plage de régulation dépend de chaque modèle et de chaque application. elle 32 . Il est important de vérifier auprès des fabricants les vitesses admises afin d'éviter tout problème de résonance que pourraient engendrer les pulsations à certaines vitesses critiques. et le débit massique diminue en proportion du rapport des pressions en amont et en aval du volet (p1*/p1).14b). sinon une autre méthode de délestage doit être utilisée. On peut donc facilement calculer la puissance de compression pour toute pression p1*.

certains fabricants utilisent une série de fenêtres qui s'ouvrent successivement selon le niveau de délestage requis.varie généralement entré 40 et 100 % de la capacité nominale . Le volet se ferme entièrement. Il existe une autre méthode : le laminage à l'aspiration (throttling). Dans les applications touchant les circuits de réfrigération. en effet. puisqu'il utilise aussi un volet dans la tubulure d'aspiration. dans lé mode de régulation « tout ou rien » décrit ci-dessus. à environ 60 % du débit nominal pour les compresseurs du type sec . ce type de contrôle nécessite un réservoir de plus grande capacité et occasionne une variation plus importante de la pression du système. La variation peut être réalisée par une vanne coulissante (figure 2. cependant. Cette méthode assure une modulation du débit en fonction de la pression du système. La modulation se limite. Par exemple. 33 . Dans les compresseurs à vis à injection d'huile. ce genre de régulation requiert environ de 20 â 30 % de la puissance à pleine charge.10) ou rotative . il faudra alors prévoir un réservoir dont le volume équivaut à 36 % de la capacité du compresseur. la capacité du réservoir doit être évaluée avec soin afin de limiter le nombre de cycles à une valeur acceptable selon les recommandations du fabricant. le délestage est obtenu par une dépressurisation du refoulement. être plus économique lorsque le cycle de service comprend d s périodes à charge réduite importantes : le gain est réalisé sur la consommation d'énergie et non sur la puissance à charge maximale. Comparativement à la régulation par laminage à l'aspiration. En deçà d'une certaine limite.5. À débit nul. et la conduite de refoulement est ouverte à la tubulure d'aspiration afin de réduire le rapport des pressions. un réservoir de 240 pi3 (1800 gal (US)) serait requis. Le mode de régulation < tout ou rien » s'apparente au mode précédent. Les coûts et l'espace qu'occupent ces réservoirs sont à considérer. la puissance à l'arbre représentant à ce point environ 40 % de la puissance à pleine charge. en général. Il faut noter que. Au cours de ces 30 secondes.0 % de la charge (ces valeurs peuvent varier d'un appareil à l'autre). le compresseur aura été chargé à pleine capacité pendant 15 secondes et délesté pendant les 15 secondes suivantes. Dans ce cas. La pression de refoulement est en général maintenue autour de 5 à 10 lb/po2 eff. un réservoir dont le volume serait d'environ] 18 % de la capacité nominale du compresseur occasionne un cycle d'environ 30 secondes. la plage peut s'étendre jusqu'à 20 % environ (parfois moins). il est avantageux d'évacuer ou de faire recirculer le gaz refoulé et de diminuer la pression au refoulement afin de limiter la consommation (modified throttling). la plage de régulation peut s'étendre jusqu'à 10 % de la capacité nominale. la puissance à l'arbre varie entre 60 et 100 % de la puissance à pleine charge. de même. Son fonctionnement peut. la diminution de la puissance est marginale en raison de l'augmentation du travail de compression : environ 85 à 90 % de la puissance nominale à 6. sans compter qu'une partie de la compression est réalisée à « volume constant » au refoulement (underpressure). Dans cette plage de modulation. l'augmentation du rapport de pression fait augmenter la température du gaz refoulé (voir la section 2. Ainsi. lorsque la demande équivaut à 50 % de la capacité du compresseur à une différence de pression d'environ 10 lb/po2 au réservoir. pour un compresseur à vis dont la capacité nominale est de 1600 pi3/min (350 HP environ).2). Si le cycle doit être de 60 secondes. Ce mode de régulation permet de régler de façon précise la pression du système. le délestage complet du compresseur est réalisé lorsque la pression du système atteint une valeur limite supérieure. À des débits inférieurs à la limite permise par ce genre de dispositif.

6 de l'existence d'une plage de fonctionnement normal dans le cas des compresseurs centrifuges.2.11 illustre cette plage définie pour une configuration fixe à l'aspiration.5. La figure 2. des vitesses de rotation maximale et minimale et du débit limite d'étouffement à l'approche du blocage sonique. c'est-à-dire à une position donnée des aubes réglables (lorsque celles-ci sont utilisées).4. Cette plage tient compte de la limite de pompage.4 Compresseurs centrifuges Nous avons fait mention à la section 2.6. 49 34 .

La régulation en mode 3< tout ou rien » est aussi. il convient de consulter les fabricants afin de déterminer tous lés paramètres et de vérifier la faisabilité d'une telle mesure. dans ce cas. la durée des cycles d'un 35 . ce mode de régulation demande l'utilisation d'un réservoir pour que la durée du cycle entre les actions de charge et de délestage soit suffisamment longue. . On doit s'assurer que les vitesses de fonctionnement sont suffisamment éloignées des vitesses critiques fondamentales et de leurs harmoniques. Notons que le mode de régulation « tout ou rien » est rarement utilisé (du moins dans les systèmes d'air comprimé). Deux raisons principales limitent son emploi . induire des coules pulsatoires qui doivent être analysés afin d'assurer l'intégrité de l'ensemble. le réservoir requis pour assurer un nombre de cycles acceptables a un volume trop important. L'évacuation ou la recirculation du gaz comprimé comme moyen de régulation est souvent utilisée dans des installations existantes. La figure 2. Certains types d'entraînements à vitesse variable (notamment. du moins. Il s'agit. Le laminage à l'aspiration .Certains procédés nécessitent une modulation plus rigoureuse de la pression ou du débit . On note. Contrairement aux compresseurs à vis. La variation de la vitesse de rotation du compresseur permet de déplacer le point de fonctionnement en suivant la courbe de système. La vitesse minimale. Toute variation de la vitesse de rotation doit nécessairement tenir compte des vitesses critiques de l'ensemble' tournant. Le délestage sera obtenu par la fermeture du volet d'aspiration et la réduction de la pression dans la tubulure de refoulement. on enregistre une perte d'énergie. N3 et N4. une méthode possible de régulation de la capacité. les quatres points dé fonctionnement correspondant aux vitesses de rotation N1.Les principales méthodes de régulation du débit volumétrique d'un compresseur ou d'un surpresseur centrifuge sont les suivantes : • • • • • La variation de la vitesse . Il existe de telles limites en flexion et en torsion. Dans tous les cas. par exemple. Évidemment. On peut représenter ce mode de régulation comme à la figure 2. De plus. Les aubes réglables à l'aspiration. On note aussi la variation du rendement polytropique le long de la courbe de fonctionnement. de retarder le plus possible le recours à cette méthode par un contrôle plus serré de la marge de sécurité ou par l'utilisation d'aubes réglables à l'aspiration. de plus. mais. L'évacuation ou la recirculation . Le laminage au refoulement . dans ce cas-ci. en théorie.14c montre a variation de la puissance en fonction du débit pour plusieurs des modes de régulation utilisés. comme dans le cas des compresseurs volumétriques. même si la consommation moyenne est théoriquement inférieure à celle obtenue par le laminage à l'aspiration. à l'approche de la limite de pompage. est déterminée par la limite de sécurité afin d'éviter le pompage. il peut être nécessaire d'y recourir si le délestage complet de l'appareil ne peut être retenu. Comme dans le cas des compresseurs à vis. N2. certains types de convertisseurs de fréquence) peuvent.12. on doit pouvoir accepter une variation plus importante de la pression du système.Lorsque la demande varie fortement et faiblit par rapport à la capacité du compresseur. Le fonctionnement du compresseur alterne entre les points de charge nominale et le délestage complet.

Dans un premier temps. l'excès de gaz est évacué ou recircule à basse pression. ou encore le compresseur est délesté. Ces courbes sont illustrées à la figure 2. Ces aubes permettent d'obtenir une variation continue des courbes caractéristiques et déterminent de nouveaux points de fonctionnement sur la courbe du système sans que la vitesse de rotation varie. Le jeu d'aubes réglables (inlet guide vanes). Comme le travail de compression d'un appareil centrifuge résulte de l'augmentation de la quantité de mouvement du fluide entre le refoulement et l'aspiration. La modulation de la charge par le laminage à l'aspiration permet d'éliminer ces contraintes en ajustant le débit volumétrique à la demande. le débit est modulé par le laminage à l'aspiration jusqu'à l'approche de la limite de pompage. on doit tenir compte des limites imposées par la durée acceptable du cycle. de 3 à 5 minutes. situé en amont de l'impulseur. le point de fonctionnement se déplace sur la courbe caractéristique du compresseur. Dans ce dernier cas.compresseur centrifuge doit être beaucoup plus longue. Cette modulation possède. En deçà de cette limite. une limite inférieure en raison du pompage. on peut réduire la pression de refoulement en imprimant au gaz un mouvement de prérotation dans la direction du mouvement de l'impulseur. Dans ce cas.13. Ce mode de régulation devrait être évité. Le laminage au refoulement utilise la caractéristique qu'ont les compresseurs dynamiques de répondre à une augmentation de la résistance du système par une diminution du débit volumétrique. Si la demande est inférieure à la limite de sécurité pour éviter le pompage. le gaz est évacué ou recircule. par contre. Certains modèles de compresseurs centrifuges peuvent combiner les deux méthodes précédentes (dual mode). La fermeture partielle du volet d'aspiration crée une chute de pression qui s'ajuste au débit et à la pression du système selon la courbe caractéristique du compresseur. comme il a été mentionné précédemment. la pression augmente en suivant la courbe caractéristique du compresseur. puisque la puissance à charge réduite demeure importante. Lorsque la pression atteint une valeur déterminée. 36 . ce qui nécessite évidemment des volumes beaucoup plus importants. crée une composante tangentielle de la vitesse du fluide à l'entrée de l'appareil.

La limite de pompage. La modulation par laminage à l'aspiration et la variation du rapport volumétrique interne permettent unie modulation continue à l'intérieur de leur plage de régulation . est repoussée vers des débits inférieurs au fur et à mesure que les aubes se referment. Les figures 2. ce qui retarde l'évacuation ou la recirculation d'une partie du gaz et évite le pompage.5. Cependant. il est habituellement nécessaire de faire une étude financière et de vérifier la faisabilité technique de la solution pour chaque type d'appareils .5 Sommaire des principales caractéristiques des dispositifs de régulation des compresseurs Les articles précédents nous renseignent sur la diversité des méthodes de régulation des compresseurs pour le réglage du débit volumétrique en fonction de la demande. suivant la gamme de produits offerts sur le marché. c) Dans les compresseurs à vis. on doit vérifier. les aubes réglables permettent de réaliser des économies d'énergie de l'ordre de 7 à 10 % par comparaison avec les méthodes par laminage à l'aspiration. dans chaque cas. d'autre facteurs peuvent influer sur le choix : la fiabilité. la variation du rapport volumétrique (vanne coulissante ou autre) et la régulation en mode « tout ou rien » présentent des courbes de consommation similaires. De plus. Cependant. notamment quand la demande est inférieure à la plage permise par le laminage à l'aspiration. la plage réelle de régulation et ne pas utiliser les courbes en dehors des limites indiquées par le fabricant. 37 . b et c donnent des indications sur les puissances relatives à charge réduite pour les principales méthodes de régulation. il n'y a pas de réponse simple en ce qui concerne la modulation du débit des compresseurs. le service et le soutien technique des fabricants sont des paramètres non négligeables qui dépassent le cadre de notre exposé. il faut bien noter que les courbes ne sont qu'approximatives. d) Dans les compresseurs centrifuges. le mode « tout ou rien » comporte certains inconvénients qu'il faudra considérer. De plus.L'utilisation des aubes réglables comporte deux avantages importants La puissance à l'arbre diminue de façon plus sensible à une charge partielle par rapport au laminage à l'aspiration . Chaque cas doit être étudié selon les exigences du procédé et les coûts de chaque solution envisagée. On peut noter les principaux points suivants a) Plusieurs méthodes ont communes à tous les types de compresseurs. Au débit minimal. Cependant. b) La variation de la vitesse peut être appliquée à tous les types de compresseurs. 2. d'autres' méthodes moins efficaces permettent de diminuer la puissance à charge réduite . l'utilisation d'aubes réglables peut être avantageuse. mais elles ne présentent pas les mêmes contraintes selon qu'il s'agit d'un compresseur volumétrique ou d'un compresseur centrifuge .14a. En conclusion. du moins pour des charges supérieures à 50 %. On ne saurait affirmer que tous les compresseurs sont conformes aux valeurs indiquées dans ces graphiques.

38 .

l'air comprimé est habituellement saturé de vapeur d'eau à la sortie du refroidisseur final. 39 . La réduction de la corrosion des composants du système de distribution. L'utilisation d'un gaz sec pour contrôler l'érosion ou le développement de contaminants biologiques . Les raisons pour lesquelles on assèche l'air ou un gaz comprimé sont nombreuses et dépendent de l'utilisation qu'on en fait.1 Généralités La grande majorité des systèmes de compression d'air ou de gaz sont munis de sécheurs conçus pour éliminer une quantité plus ou moins importante de vapeur d'eau résiduelle. On exprime le degré d'assèchement requis en précisant la température de saturation désirée (ou point de rosée) à la sortie du sécheur et à la pression du système. En effet.6 2.6.1.1 Traitement de l'air comprimé Assèchement de l'air comprimé 2.2.6. Le degré d'assèchement est aussi fonction des besoins suivants • • • La température ambiante minimale à l'étape de la distribution et de l'utilisation .

cependant. évidemment. les problèmes suivants peuvent survenir • • La condensation au point d'étranglement .Lorsque le gaz subit une détente en passant par un orifice. ce qui. les refroidisseurs intermédiaires et le refroidisseur final extraient une quantité importante d'eau. Normalement.4. le sécheur subira une surcharge qui pourra entraîner une dépense d'énergie plus importante ou l'impossibilité de respecter le rendement souhaité. a pour effet de réduire la pression de saturation plus rapidement que la pression statique.humidité relative HR2 = 1 au point de rosée . en fonction de ce qui a été abordé à la section 2. la température au point d'étranglement diminue fortement.humidité relative HR1 = 1 (généralement) .ps 2 : évaluée au point de rosée désiré . Si le refroidisseur final ne permet pas d'atteindre la température prévue ou si la séparation de l'eau n'est pas efficace. Si le gaz n'est pas suffisamment sec. Le gel de l'eau condensée à l'intérieur de la restriction. la température et la pression à l'entrée et.p2 : la pression à la sortie du sécheur 40 . d'une dépense d'énergie plus ou moins importante selon le type de sécheurs et selon la méthode de contrôle utilisée. L'assèchement s'accompagne.2. La charge de vapeur d'eau extraite par le sécheur peut être calculée à l'aide de l'équation suivante Les fractions molaires de la vapeur d'eau à l'entrée et à la sortie du sécheur peuvent être évaluées à l'aide de l'équation 2-4 a) À l'entrée du sécheur . le point de rosée à la sortie.ps1 : évaluée à la température de l'air à l'entrée du sécheur . Le choix des sécheurs s'appuie sur les spécifications suivantes : le débit volumétrique.p1 : la pression à l'entrée du sécheur b) À la sortie du sécheur .

dans certains cas.4 Sécheurs par adsorption Les sécheurs par adsorption permettent une diminution maximale de la température de saturation. et de 30 °F.6. ses performances varient en fonction du type d'agent chimique utilisé. la plupart des sécheurs réfrigérants devraient être munis d'un échangeur du type air-air qui permet le transfert de chaleur entre l'air qui entre dans l'appareil et celui qui en sort. 41 . 2.40 et de . À la pression du système.1.15. mais ils fonctionnent selon le même principe de base. La réduction de la température de saturation est de l'ordre de 20 °F. Le degré d'assèchement diminue aussi dans le temps.100 °F peuvent être atteints.6. qui absorbent la vapeur d'eau par contact direct avec l'air comprimé. Les éléments solides sont graduellement dissous au contact de la vapeur d'eau et peuvent réagir chimiquement pour ainsi devenir corrosifs. parfois liquides. si l'on utilise des pastilles de chlorure de calcium.45 • • Pression de l'air à l'entrée du sécheur : 100 lb/po2 eff. Lorsqu'un échangeur air-air est utilisé. Un circuit type est illustré à la figure 2. Ces sécheurs sont aussi équipés d'un dispositif qui assure le délestage à des charges réduites. si l'on utilise du carbonate de potassium. tandis que le matériau est régénéré par désorption dans l'autre chambre. L'adsorption de la vapeur d'eau par le matériau dessiccatif est réalisée dans l'une des deux chambres.3 Sécheurs réfrigérants Les sécheurs réfrigérants permettent d'atteindre une température de saturation qui ne doit pas être inférieure) à 35 °F afin d'éviter le givrage de l'appareil. de la température de l'air et de l'entretien. Elle résulte de la perte de pression de l'air dans l'appareil. en raison de la saturation des éléments chimiques. des points de rosée de l'ordre de . Ces éléments doivent être remplacés régulièrement.2 Sécheurs du type chimique Les sécheurs du type chimique contiennent des éléments parfois solides. Ces valeurs ne doivent être utilisées que pour une première évaluation. La consommation d'énergie de ce type de sécheur se limite normalement à la perte de pression de l'air dans l'appareil. La consommation d'énergie est cependant plus importante que celle du sécheur du type chimique. du réchauffage de l'air immédiatement après les éléments réfrigérants.6. de la consommation de l'appareil de réfrigération et. On doit' prévoir l'installation d'un filtre à la sortie du sécheur afin d'éviter que les éléments chimiques ne soient entraînés dans le système de distribution. Cependant. Toutefois. de . 2. D'autres sécheurs utilisent un tambour rotatif.1. Température de l'ait à l'entrée du sécheur : 100 °F Le tableau C4 de l'Annexe C donne des valeurs approximatives de la consommation unitaire (pour 100 pi3N/min) des différents types de sécheurs d'air. Ils sont constitués de deux chambres utilisées alternativement. la consommation d'énergie électrique représente entre 3 et 4 % de la puissance de compression à pleine charge. 2.20.Les conditions spécifiées par les fabricants pour établir les performances des sécheurs s'appuient sur la norme ANSI B93.1.

Les éléments chauffants. Nous traiterons seulement les principes propres aux modèles les plus courants. Pour régénérer ce matériau. Le passage de la chambre d'une phase de séchage à une phase de régénération doit donc se faire par une dépressurisation lente. de multiples variantes. A) Sécheurs avec éléments chauffants placés à l'intérieur de la chambre L'air de régénération provient du débit d'air sec sortant de la chambre de séchage et représente entre 5 et 10 % du débit total à l'entrée. la régénération se fait à faible pression (de 15 à 17 lb/po2 abs. La chaleur résulte de la condensation de la vapeur d'eau et de l'énergie de liaison des molécules d'eau avec le matériau dessiccatif. mais on les retrouve le plus souvent dans la tubulure d'admission de l'air de régénération (voir la figure 2.) afin de réduire au maximum la pression partielle de la vapeur d'eau que contient l'air de régénération. à l'intérieur de ces classes. Dans la plupart des cas. • • Nous retrouvons. sont parfois en contact direct avec le matériau dessiccatif. La consommation totale est la somme de la consommation de l'élément chauffant et de celle du compresseur qui correspond au débit nécessaire pour la régénération et le refroidissement du matériau d'adsorption. Les sécheurs sans apport extérieur de chaleur . et le gaz de purge doit être suffisamment loin du point de saturation pour récupérer cette vapeur d'eau extraite du matériau dessiccatif. 42 . Les principales classes de sécheurs par adsorption sont les suivantes • Les sécheurs avec apport de chaleur comportant des éléments (éléments chauffants électriques ou à la vapeur) placés soit à l'intérieur de la chambre.Circuit simplifié d'un sécheur réfrigérant Le processus d'adsorption de la vapeur d'eau dégage une quantité de chaleur de l'ordre de 1 240 BTU/lbm d'eau pour l'alumine activée. soit à l'extérieur de la chambre . Les sécheurs utilisant la chaleur de compression. Le cycle complet s'étend sur une période de 8 à 10 heures et comprend les phases de séchage. une quantité égale de chaleur doit être fournie. de régénération et de refroidissement.16a). placés à l'intérieur de la chambre.

le cas échéant. mais la dépense d'énergie équivalant au débit ainsi perdu est importante. Dans le cas des sécheurs à chambres jumelées. Le débit de purge est fixé à environ 15 % du débit du compresseur à des pressions de l'ordre de 100 lb/po2 eff. le point de rosée en pression peut être de . des cycles courts.16b). comme c'est le cas des sécheurs à tambour rotatif. E) Autres aspects à considérer Dans le cas du séchage de l'air. ce qui évite de contaminer le matériau d'adsorption. D) Sécheurs utilisant la chaleur de compression à la régénération Ce groupe de sécheurs comprend les types à chambres jumelées analogues aux groupes précédents et le type à tambour rotatif.40 °F (il varie selon les fabricants) . L'air de régénération retourne à la section dd séchage et il est ainsi récupéré. L'économie d'énergie est réelle. le cycle complet est habituellement de 8 à 10 heures.17). Cependant. Cependant.). Puisque l'air de régénération doit avoir une température relativement élevée. certaines configurations permettent de récupérer le gaz en séparant la vapeur d'eau après la régénération. l'utilisation de ces sécheurs est limitée aux compresseurs sans injection de liquide (exemple : des compresseurs centrifuges sans injection ou à vis du type sec) et dont le taux de compression est élevé (deux étages. Cet air est porté à une température d'environ 400 °F. 43 . dans ce cas. afin de limiter le débit requis à la régénération. L'air de refroidissement peut aussi provenir de la soufflante. Certains fabricants parlent. l'air utilisé pour la régénération est ordinairement évacué à l'extérieur puisqu'il n'est pas toxique. Le débit d'air atmosphérique équivaut à environ 15 % du débit normalisé du compresseur (à un point de rosée de . de 8 ou de 10 minutes sont nécessaires. Dans certains cas. Ce débit est introduit dans la chambre régénérée à une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique. dans le cas des compresseurs à vis du type sec). Dans ce cas. Selon les modèles.40 °F mesuré à une pression de 100 lb/po2 eff. la tolérance aux traces d'huile est faible ou nulle. à l'entrée du sécheur. l'air de refroidissement est sec et provient de la chambre de séchage. dans les sécheurs à tambour rotatif. mais puisque l'air atmosphérique ainsi introduit a une humidité relative supérieure. les points de rosée se situent entre -5 et -15 °F en fonction de la température du fluide de refroidissement. de pression (inférieure à 1 lb/po2) et de la consommation du moteur qui entraîne le tambour (puissance inférieure à 1 kW). et du débit d'air comprimé utilisé au refroidissement. C) Sécheurs sans apport extérieur de chaleur La chaleur nécessaire à la régénération provient de la chaleur emmagasinée par le matériau dessiccatif pendant le séchage. la dépense d'énergie provient uniquement de la perte. Dans les sécheurs à tambour rotatif (figure 2.40 °F. le refroidissement de la chambre n'est pas requis. Le calcul de la consommation d'énergie doit tenir compte de la consommation des éléments chauffants et de la soufflante. d'une régénération de deuxième phase. D'ailleurs.B) Sécheurs avec éléments chauffants placés à l'extérieur de la chambre L'air de régénération est fourni par une soufflante (figure 2. et à un point de rosée de . Leur particularité réside dans le fait qu'ils utilisent une partie de l'air comprimé chaud et à la pression de refoulement pour la régénération dit matériau dessiccatif. il faut maintenir une pression minimale de 60 lb/po2 eff. il en résulte une consommation d'énergie plus importante en raison de la purge d'environ 4 à 5 % de l'air comprimé pendant cette phase. lorsqu'il y a apport de chaleur. Afin d'utiliser cette chaleur sans perte. Comme dans le cas précédent. de 6. ce qui assure un meilleur maintien du point de rosée au moment du transfert des réservoirs. il en résultera une augmentation temporaire du point de rosée (dew point bump) au moment du transfert des réservoirs.

La chambre. température maximale et pression minimale à l'entrée.Sécheur par adsorption Tambour rotatif et récupération de l'air de régénération L'alternance entre les cycles de séchage et de régénération est commandée par une minuterie. où a eu lieu la régénération. Ces dispositifs permettent d'allonger les périodes de séchage. Plusieurs types de dispositifs sont disponibles pour régler les cycles de séchage. • Le point de rosée à la sortie de la chambre de séchage . de régénération et de refroidissement selon la demande et la quantité de vapeur d'eau extraite. la plupart des systèmes d'air comprimé fonctionnent selon une demande variable. alors que la durée des cycles de régénération et de refroidissement se limite à leurs valeurs normales respectives. des sondes de température permettent d'interrompre les cycles de régénération et/ou de refroidissement avant la fin de leurs périodes normales. Si les cycles sont fixes. • La température du matériau dessiccatif. Les performances du refroidisseur final sont donc à considérer. Dans certains cas. reste en attente pendant la période supplémentaire au cours de laquelle l'autre chambre procède au séchage. la consommation d'énergie sera constante et correspondra aux conditions les plus défavorables. Les fabricants se basent sur différentes variables • La quantité d'eau que contient le matériau dessiccatif à un endroit précis de la chambre . Certains matériaux comme le gel de silice et l'alumine activée sont particulièrement sensibles à la température de l'air qui doit être inférieure à une valeur limite (environ 100 °F) pour maintenir l'efficacité d'adsorption. 44 . Cependant. Cela réduit davantage la consommation d'énergie tout en assurant l'intégrité du matériau dessiccatif pendant la période de chauffage. La température et l'âge ont un effet important sur l'efficacité des matériaux dessiccatifs. Les périodes de séchage sont établies en fonction du degré d'assèchement désiré et des conditions les plus contraignantes de fonctionnement : débit maximal.

Le degré de filtration requis pour chacun des quatre types de contaminants dépend de l'usage et de l'emplacement du filtre. Par contre. Consommation pendant les cycles de régénération seulement. Les vapeurs d'huile . le cas échéant. ne produisent pas de poussières.2 Filtration d'air comprimé La filtration de l'air comprimé vise à extraire les contaminants suivants • • • • L'eau en suspension . il est inutile de filtrer tout l'air comprimé pour extraire toute trace de vapeurs d'huile s'il faut en traiter une partie seulement.15 °F pour le sécheur à tambour rotatif. comme les tamis moléculaires. (5) : 2. La perte de pression due aux filtres s'ajoute à la consommation apparente des sécheurs. 45 . Sécheur à tambour rotatif : consommation continue. la charge du sécheur augmente. Les particules solides. Perte de pression. ce qui peut se traduire par une dépense d'énergie plus grande.Les sécheurs de ce type doivent aussi comporter un filtre coalesceur à l'entrée pour éviter que l'huile de lubrification ne contamine le matériau dessiccatif et pour supprimer les gouttelettes d'eau en' suspension limitant la charge du sécheur. Notes (1) : (2) : (3) : (4) : Point de rosée : -400F . Consommation pendant les cycles de régénération et de refroidissement. Sécheur avec soufflante : consommation pendant la régénération et parfois pendant le refroidissement. Le tableau suivant présente les principales particularités des sécheurs par adsorption. si l'air d'alimentation d'un sécheur n'est pas filtré afin d'en extraire l'eau en suspension et les gouttelettes d'huile. Il s'agit de valeurs approximatives qui varient sensiblement d'un fabricant à l'autre.6. Les gouttelettes d'huile . y compris les filtres neufs. Un filtre au refoulement est nécessaire afin d'empêcher l'entraînement de particules fines du matériau dessiccatif. à moins que i celui-ci. Il faut tenir compte de la protection de l'appareil et considérer une qualité d'air comprimé qui satisfera uniquement les besoins réels.

• Les filtres coalesceurs .Les principaux types de filtres utilisés dans les systèmes d'air comprimé peuvent être regroupés selon leur fonction : • Les filtres séparateurs . Ils doivent être vérifiés régulièrement. bien que classé parmi les filtres coalesceurs. par exemple. Elle doit être minimale (1 lb/po2 ou moins) au moment du choix. Les filtres séparateurs. la perte totale avant le remplacement des cartouches pourrait atteindre 30 lb/po2. la progression suivante • Le filtre extrayant les particules de plus de un micron. si c'est nécessaire. Des indicateurs de pression différentielle sont recommandés pour chacun des filtres et devraient permettre une lecture continue de 0 à 15 lb/po2. Les filtres coalesceurs varient selon la nature des contaminants à éliminer ou le degré de filtration désiré. à la sortie des sécheurs par adsorption.025 micron et 100 % des gouttelettes d'huile . Ce dernier type. ce qui permettrait une réduction de la pression de refoulement des compresseurs tout en maintenant une même pression minimale de distribution. • Les filtres particulaires. supposons que trois filtres soient installés en série au refoulement d'un compresseur : si la perte de pression initiale de chacun des filtres est de 5 lb/po2. Il est donc important de vérifier cette valeur et. Ils comprennent des médias de fibre de verre parfois associés à des lits de matériau dessiccatif (charbon activé) lorsque les vapeurs d'huile doivent être extraites. Par exemple. • Le filtre éliminant les particules supérieures à 0. les filtres sont placés en cascade. À la sortie des sécheurs dont le matériau dessiccatif est régénéré par l'apport de chaleur. On les monte parfois en cascade selon. ne requiert pas de purge. l'eau en suspension et la majorité des gouttelettes d'huile . puisque les vapeurs d'huile sont adsorbées par le média et qu'elles ne peuvent être extraites que par le remplacement des cartouches. 46 . sont utilisés pour éliminer une quantité importante de liquide en suspension. • Le filtre retirant les vapeurs d'huile (requis uniquement dans certaines applications). Les deux premiers types doivent être munis d'un robinet de purge. La perte de pression par le filtre doit être considérée en fonction de l'usage. de 2 et parfois de 5 lb/po2. il faut prendre soin de vérifier la température maximale de l'air et s'assurer que le filtre a une limite adéquate. Les filtres particulaires ne doivent être utilisés que pour retirer les solides. installés à la sortie des refroidisseurs finaux. Ils combinent l'effet d'inertie (forces centrifuge et d'impact) et la filtration par média afin de retirer la majeure partie des liquides et les grosses particules. La perte de pression totale à considérer est donc la somme des pertes de chacun des filtres et des autres accessoires. de s'informer auprès du fabricant de la capacité volumétrique d'un filtre pour une perte de pression inférieure à celle indiquée. puisqu'elle augmente rapidement en raison de l'accumulation de particules et de liquide dans certains cas. En choisissant des filtres ayant une perte de pression initiale de 1 lb/po2. Il faut obligatoirement tenir compte des limites en pression et en température des filtres. par exemple. on pourrait ainsi réduire la perte de pression avant le remplacement des cartouches à 15 lb/po2. Les catalogues de fabricants présentent des tables de sélection basées sur la capacité volumétrique à des pertes de pression initiales de 1. Le choix doit toujours être fait en relation avec la perte de pression et non selon la dimension des tuyauteries. Dans plusieurs cas.

Notons aussi que les équations cidessous donnent généralement des résultats conservateurs. à une perte excessive de capacité en raison des fuites. il est parfois nécessaire de procéder à quelques itérations pour obtenir la précision souhaitée. à la corrosion due à un mauvais choix des matériaux ou à la présence d'eau. il est recommandé de faire le calcul de plusieurs sections de longueurs réduites. la densité du fluide variant avec la pression. enfin.7 2. Les problèmes liés à la distribution sont attribuables à une perte de pression excessive.5. les filtres. 47 . des régulateurs de pression et d'autres accessoires choisis en fonction de l'application. Dans le cas des fluides gazeux. parfois des réservoirs. Dans le cas de l'air. le calcul des pertes de pression flans les conduites a amené l'utilisation de plusieurs équations semi-empiriques établie§ pour différents gaz. De plus. les robinets.2. puisqu'elles ont été développées pour la conception des conduites. et. par exemple.1.7.1 Distribution d'air et de gaz comprimés Réseau de distribution d'air ou de gaz comprimé Les réseaux de distribution comprennent les tuyauteries. 'Les conditions normalisées considérées dans les équations 2-26 et 2-27 sont différentes de celles indiquées à la section 2. lorsque la longueur de la conduite fait en sorte que la chute de pression soit supérieure à 40 % de la valeur initiale (pression en amont). la formule de Harris est souvent à l'origine des tables permettant de déterminer les pertes en fonction de la pression moyenne dans la conduite Puisque la pression moyenne est requise dans le calcul.

dans certains cas. • de permettre un délai satisfaisant entre les démarrages et les arrêts ou entre les phases de charge et de délestage des compresseurs .8 Bilan énergétique d'un système d'air comprimé Il peut être intéressant. dans le réseau de distribution.2. Les réservoirs d'appoint installés localement permettent d'accumuler une quantité d'air suffisante pour le fonctionnement d'appareils requérant un débit important. 48 . On peut. dresser un tableau des principaux éléments en y indiquant la puissance électrique d'entrée et la perte d'énergie associée à chacun. mais de façon intermittente et soudaine. les pulsations de pression que peuvent engendrer la plupart des compresseurs volumétriques . Le réservoir principal a pour fonctions • de réduire.2 Réservoirs d'air comprimé On distingue deux types de réservoirs d'air comprimé dans les réseaux de distribution le réservoir principal et le réservoir d'appoint.7. 2. par exemple. de dresser un bilan énergétique du système de compression en vue de délimiter les priorités d'intervention et d'améliorer l'efficacité énergétique du système. • d'absorber les demandes soudaines qui peuvent excéder la capacité des compresseurs . • de favoriser le dépôt de gouttelettes d'eau et d'huile entraînées à la sortie du refroidisseur final.

• La compression de la vapeur permettant d'augmenter la température et la pression du fluide frigorigène' (travail de compression W) . Plusieurs de ces éléments ne consomment pas d'électricité propre. on peut leur associer une perte d'énergie en raison de la perte de pression qu'ils entraînent. Pour évaluer la perte de puissance que ces éléments provoquent. Les refroidisseurs intermédiaires . Cependant. 49 . Le réseau de distribution. On y trouve un diagramme Pression . Les refroidisseurs d'huile . Les sécheurs. on peut utiliser l'équation suivante Dans le cas des compresseurs.18 illustre un cycle théorique de réfrigération par compression de vapeur. pour un système monoétagé.Ces éléments sont les suivants : • • • • • • • • Les filtres d'aspiration . 2. Il en est de même pour les refroidisseurs finaux. Brièvement.Enthalpie. Les compresseurs .Entropie.9 2. un schéma simplifié et un diagramme Température . permettant le rejet de la chaleur extraite du puits froid et du travail de compression. Les filtres de pression .9. 0n peut aussi ajouter à ces pertes la consommation d'électricité des tours de refroidissement. Les refroidisseurs finaux . le cycle comprend les processus suivants • L'évaporation du fluide frigorigène par un transfert de chaleur de la partie froide (charge de réfrigération Qi) .1 Applications aux systèmes de réfrigération Cycles de réfrigération par compression de vapeur La figure 2. dans un puits thermique (charge au condenseur Qo) . on peut estimer les pertes en se basant sur la chaleur extraite au cours du re4idissement de l'huile et sur la chaleur dégagée par les refroidisseurs intermédiaires si elle n'est pas réutilisée. • La condensation (précédée d'une désurchauffe) du fluide frigorigène.

La figure 2.• L'expansion permettant de réduire la température et la pression du fluide frigorigène. mais en tenant compte cette fois des irréversibilités inhérentes aux différents processus au cours d'un cycle réel ainsi que de la surchauffe à la sortie de l'évaporateur (l'-1) et du sous-refroidissement au condenseur (3'-3). Le rendement du système est évalué à partir du calcul du coefficient de performance 50 . Cette expansion est accompagnée d'une vaporisation partielle. L'énergie consommée pendant un cycle de réfrigération provient du travail de compression du fluide frigorigène.19 montre le même système.

Les protocoles de Montréal (1986) et de Copenhague (1992) ont établi des calendriers pour le remplacement. etc. Ils peuvent comprendre plusieurs circuits parallèles de même que plusieurs étages placés en série. propylène) . 2. Les systèmes de réfrigération et leurs fonctions de contrôle présentent une complexité qui varie selon la charge thermique et sa variation dans le temps (c.5). Le calcul du travail réel de compression est réalisé à l'aide des équations présentées précédemment qui permettent de déterminer l'état de la vapeur au refoulement et de situer précisément le point 2 des diagrammes représentés aux figures 2. Cependant.18 et 2. du cycle de service). il est évidemment préférable de choisir le fluide qui offre le meilleur coefficient de performance pour la charge considérée. entre autres.9.19. par exemple. éthane. Ils sont regroupés dans huit familles principales • Les halogènes (chlorocarbures. Les fluides frigorigènes de substitution ont un potentiel réduit ou nul en ce qui concerne le danger pour l'atmosphère. les fluides frigorigènes ont des propriétés thermodynamiques différentes qui influent sur les performances des appareils. Du seul point de vue de l'économie d'énergie électrique. D'autre part. Les contrôles permettent ainsi d'obtenir plusieurs points de fonctionnement à charge partielle. • Les composés de l'azote . • Les hydrocarbures saturés (méthane.Le calcul de la chaleur extraite de la zone froide et de la chaleur échangée au puits chaud demande une analyse thermodynamique à chaque point du cycle en fonction des propriétés du fluide frigorigène utilisé. des chlorofluorocarbutes. Pour les appareils industriels. la toxicité. l'ASHRAE et l'UL en ce qui a trait à la sécurité. le choix final d'un fluide frigorigène s'appuie sur d'autres facteurs : l'inflammabilité. dont les réfrigérants n° 11 (CC13F) et n° 12 (CC12F2). Chacun est d'ailleurs classifié par l'ANSI. Outre les propriétés thermodynamiques. la viscosité et la disponibilité. Les compresseurs les plus courants dans les systèmes industriels sont du type alternatif.) . selon qu'ils conservent ou non un radical chlore dans leur molécule. • Les composés organiques cycliques . la densité. • Les composés oxygénés . l'ammoniaque présente un intérêt certain. fluorocarbures et chlorofluorocarbures) . • Les hydrocarbures azéotropes . d'autant plus que les compresseurs utilisés sont dotés de dispositifs de délestage (voir la section 2.-à-d.2 Types de fluides frigorigènes Une multitude de produits sont actuellement utilisés comme fluide frigorigène dans les systèmes de réfrigération et les procédés de cryogénie. Depuis quelques années# la recherche pour trouver des substituts aux halogènes s'intensifie afin de respecter les échéances que se sont fixées les différents pays qui veulent remplacer les composés dommageables pour l'environnement. • Les hydrocarbures non saturés (éthylène. ce type 51 . à vis (ou à lobes hélicoïdaux) et centrifuge. • Les composés inorganiques.

des pressions absolues de l'ordre de 1 mm Hg sont parfois utilisées (procédés de séchage). 2. dans l'industrie des pâtes et papiers.2 Pression absolue minimale à l'aspiration d'une pompe à vide Cette pression correspond à la pression absolue minimale (dead end pressure) créée à l'aspiration d'une pompe à vide volumétrique ou d'un éjecteur à une pression de refoulement donnée où la capacité volumétrique de l'appareil devient nulle. La figure 2. le vide requis ne dépasse généralement pas 20 pouces Hg. 2. 52 . Les valeurs suivantes. en raison de sa toxicité. Les méthodes d'analyse des systèmes de vide dépendent largement des niveaux de vide considérés. pour des cycles théoriques.10.de fluide. on peut catégoriser les niveaux de vide à partir des pressions absolues aux appareils : • Faible : • Moyen : • Élevé : • Très élevé : 760 à 25 mm Hg 25 à 10-3 mm Hg 10-3 à 10-6 mm Hg inférieure à 10-6 mm Hg La grande majorité des systèmes industriels se limitent à des niveaux de vide faibles et moyens.20 montre une courbe caractéristique type d'une pompe à vide volumétrique. Ce Guide se limite à certaines généralités qui peuvent faciliter la compréhension d'un système simple. sont révélatrices des différences qui peuvent exister entre les propriétés thermodynamiques des fluides frigorigènes *Ces réfrigérants devront être remplacés selon les accords internationaux.1 Applications aux systèmes de vide Niveaux de vide pour les systèmes industriels Les niveaux de vide à maintenir dans les systèmes industriels varient énormément d'une application à l'autre. Dans l'industrie alimentaire. Il est donc important d'adopter les normes et les méthodes applicables à chaque cas.10. Ces valeurs correspondent à un cycle théorique d'un seul étage dont la température d'évaporation est de -10 °F. De façon arbitraire. ce qui correspond à une pression absolue d'environ 250 mm Hg. exige des précautions dans le choix des appareils et des matériaux.10 2. de 100 °F. et la température de condensation. Par exemple.

la pression absolue minimale obtenue à ce point s'approche de la tension de vapeur du liquide (à la température d'équilibre) à certaines conditions : qu'il n'y ait aucune infiltration. la pression minimale dépendra.10. Par exemple. et que le temps de fonctionnement soit suffisant pour permettre (.3 Pression absolue à l'aspiration d'une pompe à vide liée aux facteurs inhérents au système En réalité. pour évacuer à un taux donné l'eau que contient le feutre d'une presse à papier.21 montre comment calculer ce temps en utilisant l'équation suivante 53 . réseau. que la pompe à vide soit de capacité suffisante. on a besoin d'un certain débit d'air dont le niveau de vide dépend de la perméabilité du feutre. Dans le cas de pompes à vide du type dynamique. 2.10. 2. etc. Il s'agit de facteurs uniquement liés à l'appareil. S'il y a un liquide dans un réservoir que l'on veut maintenir en dépression. Outre les facteurs mentionnés précédemment. Les facteurs liés au système qui influent sur le niveau de vide à l'aspiration de la pompe sont les suivants • La nature du procédé au point de captation et la présence dans le système de liquide pouvant s'évaporer . La nature du procédé détermine la quantité de gaz et parfois de liquide qu'il faut extraire en fonction d'un niveau de vide donné. comme dans le cas des compresseurs. la pression partielle de ce gaz s'ajoute à celle e la vapeur.) et de la courbe caractéristique de l'appareil.d'atteindre l'équilibre thermique et pour que le gaz incondensable soit retiré du mélange.4 Temps requis par une pompe à vide pour abaisser la pression Le temps que met une pompe à vide pour atteindre une pression absolue donnée dépend du volume total du système (réservoir. il y a infiltration de gaz incondensable. le cas échéant. une pompe vide aura un point de fonctionnement qui dépendra de la nature du système. Il est important de reconnaître cette limite. car elle peut influer sur le rendement d'un système de vide. notons aussi que la résistance du réseau de captation agit sur la (pression absolue pouvant être créée à la source. de la limite de pompage de l'appareil. • Les infiltrations.La courbe et la pression minimale à l'aspiration dépendent du type de pompe et de la tension de vapeur du liquide de scellement. La figure 2.

S'il s'agit d'écoulements turbulents. 2.10. la capacité nette du système en est réduite (voir la section 2. peu importe que l'écoulement soit turbulent ou non.. quand c'est la capacité de la pompe qui est fixée. Par calcul itératif. en fait. on peut déduire la capacité requise d'une pompe à vide à l'aide de la capacité nette du réseau ou. Chacune d'elles correspond à un domaine particulier que nous ne pourrons aborder dans le détail. New York. Pour évaluer la résistance des conduites de systèmes dont le niveau de vide est élevé (pression absolue inférieure à 1 mm Hg). du type d'écoulement en fonction du débit volumétrique et de la densité du gaz (donc de la pression absolue).3) . lorsque cette résistance augmente à cause de la tuyauterie ou de la perte de pression dans une vanne de régulation.10. moléculaire et transitoire. 532 p. Lorsque la conductance équivalente du circuit est connue. est compris entre les régimes laminaire et moléculaire. on peut ainsi déterminer tous les paramètres de fonctionnement d'un système.Dans l'équation précédente. Vacuum Technology. La capacité nette d'un système doit être calculée à l'aide de la notion de conductance qui varie avec le type d'écoulement. il importe de corriger (réduire) les capacités moyennes de la pompe dans chaque intervalle pour tenir compte des facteurs suivants : • Les infiltrations . 1965. Second printing. 2 Ingersoll Rand. il faut faire une distinction entre les régimes laminaire. Ces méthodes sont expliquées dans la documentation spécialisée 3. ces relations sont relativement simples : on peut évaluer les pertes de pression à l'aide d'abaques 2. Par analogie. Par contre. • La capacité nette du système (net speed). Les équations utilisées dépendent. Dans la plupart des cas. les infiltrations sont importantes. 3 Guthrie A.5 Résistance des réseaux de captation dans les systèmes de vide Plusieurs méthodes ont été élaborées afin d'évaluer la résistance des réseaux de systèmes de vide.10. dont il est question ici. il est intéressant d'avoir recours à ces méthodes. 1980. Elles dépendent de la nature même du procédé ainsi que de la qualité de la réalisation et de l'entretien du réseau de captation. • La vaporisation de liquide dans le système (voir la section 2. La capacité nette du système correspond approximativement à la capacité de la pompe à vide tant que la résistance du système est faible. C'est généralement le cas de systèmes fonctionnant à des niveaux de vide faible et moyen. CompressedAir and Gas Data. Woodcliff Lake. par exemple. Afin d'analyser un réseau. on assimile le réseau à un circuit électrique. 54 . vice versa. Le régime transitoire.5).

55 .

on évalue la puissance requise par le moteur électrique à l'aide de l'équation suivante 56 . Par la suite.1 Calcul des mesures d'économie d'énergie électrique Calcul des économies d'énergie électrique On effectue le calcul des économies d'énergie électrique d'un système de compression ou de réfrigération en évaluant la consommation d'énergie avant et après l'implantation d'une mesure d'économie d'énergie électrique (MEEE).3. Les équations de base utilisées pour effectuer ces calculs sont présentées à la section 2 du Guide. On évalue d'abord la puissance absorbée à l'arbre des différents appareils (BHP).0 3.

la puissance de pointe même s'il y a réduction de la consommation d'énergie électrique. 57 . une MEEE qui permet de réduire la puissance à l'arbre n'entraîne pas pour autant une économie d'énergie proportionnelle en raison de la perte de rendement du moteur à faible charge. et l'utilisation d'un moteur à haut rendement (voir la section 7. En général. parfois. Dans certains cas. mais plutôt sur les effets qu'auraient sur les compresseurs. de la pression et. II faut bien insister sur le fait qu'une évaluation précise des économies d'énergie et des économies d'argent qu'an peut effectivement réaliser dépend uniquement des conditions de fonctionnement actuelles et futures des appareils consommant de l'énergie. du temps de fonctionnement des appareils. • Ne pas baser les économies d'énergie sur les consommations apparentes des appareils qui n'ont pas de consommation propre (exemple : des sécheurs sans apport de chaleur). il convient de considérer le redimensionnement du moteur. Par conséquent. on peut noter qu'il est important de bien évaluer le facteur de correction Fm en fonction de la charge du moteur électrique. ou le temps de fonctionnement ne modifient pas. les modifications apportées à ce genre d'appareils toujours en tenant compte des modes de régulation . • La tarification établie à partir de la puissance de pointe de l'usine (kW) et de la consommation d'énergie électrique (kWh). Si la réduction de la puissance à l'arbre est permanente. Ce dernier facteur est particulièrement important. en se référant à l'équation 3-1. une évaluation des économies d'énergie potentielles doit tenir compte des facteurs suivants • La puissance à l'arbre des appareils consommant de l'énergie dans les nouvelles conditions et le mode de régulation de ces appareils . le rendement d'un moteur électrique diminue de façon appréciable quand celui-ci fonctionne à moins de 50 % de sa capacité. l'économie d'argent réelle en dépend et peut influer sur l'intérêt que peuvent représenter certaines mesures d'économie d'énergie. Certaines mesures qui ont pour but de réduire la demande . plusieurs mesures d'économie d'énergie visent la réduction du débit (ou de la demande). Certaines situations peuvent même entraîner une augmentation ponctuelle de la puissance . dans certains cas.6). Certaines mesures combinent ces paramètres.3. D'autre part.2 Considérations relatives à l'évaluation de la puissance en fonction des économies d'énergie Comme il est mentionné dans les sections suivantes.

les principales mesures d'économie d'énergie électrique touchent les aspects suivants • • • • • La réduction de la charge de compression ou de réfrigération .3 Sommaire des principales mesures d'économie d'énergie électrique L'examen des différentes équations utilisées dans le calcul de la consommation d'énergie électrique permet de déduire qu'on peut diminuer la consommation d'un système de compression ou de réfrigération en proposant une ou plusieurs des modifications suivantes • • • • • • La réduction du débit volumétrique . L'optimisation du rendement . L'amélioration des dispositifs de régulation . L'amélioration de l'entretien . La réduction du temps de fonctionnement . Dans les systèmes de compression et de réfrigération. L'augmentation du rendement du compresseur . 58 . La réduction de la pression du système . L'augmentation du rendement du moteur . La récupération de la chaleur. La réduction de la température du fluide à l'aspiration.3.

59 .

60 .

3. Par exemple. En réduisant le point de consigne des régulateurs de pression à un niveau optimal . le tableau suivant donne le coût moyen par type de compresseurs au point de fonctionnement nominal (1) Puissance calculée t une charge nominale sans modulation du débit et à une pression de refoulement de 100 lb/po2 eff. Le calcul de ces frais peut dépendre de quatre facteurs : • • • • Les caractéristiques des compresseurs (rendement polytropique. pertes mécaniques. (débit massique ou débit volumétrique normalisé). etc. Par exemple..) . de différentes faons • • • • En réduisant les fuites . Pour un système muni d'un compresseur d'air fonctionnant à 100 lb/po2 eff.0 Mesures d'économie d'énergie du débit et de la demande 4.2 Estimation des frais d'énergie de gaz comprimé L'estimation des frais d'énergie de gaz comprimé par type de compresseurs peut s'avérer fort utile pour l'application d'une MEEE. 4. on peut réduire la consommation d'air comprimé ou de gaz inerte comme l'azote. débit maximal. En choisissant des outils et des équipements qui utilisent peu ou pas d'air comprimé (optimisation des usages) . températures.0367 $/kWh (tarif L. En contrôlant les purges à un niveau acceptable correspondant aux besoins réels. (2) Établi à partir d'un coût moyen fixé à 0.5 pour connaître la précision. Se référer à la section 2. etc. La charge moyenne on fonction du cycle de service.1 Généralités par la réduction Les systèmes de gaz comprimé consomment souvent plus de gaz que nécessaire. les limites et les hypothèses posées pour le calcul.4. Toutes ces MEEE ont un' point en commun : elles permettent une réduction de la consommation de gaz'. on peut obtenir un ordre de grandeur des frais d'énergie pour la production d'air comprimé par type de compresseurs en utilisant l'équation 2-15a. Les conditions de fonctionnement (pression. mai 1993) 61 .) . Le type de régulation utilisée .

3 Réduction des fuites dans un système d'air comprimé La réduction des fuites constitue sûrement un potentiel élevé d'économie d'énergie. Il est important de noter que les valeurs indiquées ci-dessus datent de 1994 et sont purement indicatives et ont pour la plupart varié. Le coût unitaire réel doit aussi tenir compte du mode de régulation du débit et de la charge moyenne 4. • Le maintien de la pression du système à une pression excessivement élevée afin de compenser une insuffisance de capacité . (1) Coût annuel calculé à 0. • Le niveau de bruit élevé dans les aires de travail. on considère que ces fuites sont inévitables et. il faut être vigilant. comme des robinets de purge. des fuites importantes entraînent d'autres problèmes qui indiquent la nécessité de ramener les fuites à un niveau plus acceptable • La capacité volumétrique insuffisante du système de compression . Pour déceler et corriger de façon permanente les problèmes de fuites dans un système d'air comprimé. il faudra poser des valeurs de rendements polytropique et mécanique réelles qui peuvent varier en fonction de la configuration et de la capacité de chaque compresseur. à l'entretien et aux autres frais. (donnée de 1994) Dans bien des cas. À cela s'ajoutent souvent des pratiques pouvant être éliminées si l'on installe des appareils mieux adaptés ou des accessoires plus efficaces. On doit donc • mesurer les fuites à leur niveau réel en utilisant l'instrumentation appropriée (débitmètre) . Les puissances unitaires varient sensiblement d'un compresseur à l'autre même s'il s'agit de compresseurs du même type provenant d'un même fabricant. tolérées. par exemple. la plupart du temps. Pour une évaluation juste. elles ne tiennent compte que de la portion du coût de l'énergie électrique et n'incluent pas les coûts relatifs à l'amortissement. 62 . À moins que le gaz ne soit toxique. les joints d'étanchéité endommagés ou détériorés et les robinets usés ne sont que quelques exemples de sources de fuites coûteuses. Les raccords vissés. Dans les systèmes d'air comprimé.55 $/h/100 pi3N/min. certains réseaux mal conçus ou mal entretenus laissent échapper une quantité importante d'air pouvant atteindre jusqu'à 30 ou même 40 % de la capacité du système. les boyaux endommagés.du compresseur. Les valeurs suivantes donnent un aperçu des quantités d'air et du coût relatif aux fuites d'air comprimé dans un réseau maintenu à une pression de 100 lb/po2 eff. De plus.

modulation. Inconvénients • Même s'il y a une économie d'énergie en raison d'un délestage plus fréquent. Le calcul des économies d'énergie doit établir la différence entre la consommation.1 Première estimation des économies d'énergie dues à la réduction des fuites d'air comprimé Prenons le cas d'une usine munie de quatre compresseurs alternatifs dont la capacité est de 1 700 pi3N/min et qui fonctionnent 8 500 heures par année. • Un suivi continu doit être fait si l'on veut bénéficier de façon permanente de la réduction des fuites. Dans certains cas. et le calcul de la consommation devrait en tenir compte. Une mesure des fuites d'air comprimé réalisée au refoulement des compresseurs révèle que. Dans des réseaux complexes comprenant plusieurs embranchements.• repérer les sources de fuites et opter pour une méthode de correction . un objectif de 15 % semble réaliste.5. et la consommation prévue après l'implantation des . Compte tenu de l'importance que revêt la réduction des fuites d'air comprimé comme mesure d'économie d'énergie. la baisse de puissance électrique peut être marginale si le compresseur est commandé en mode « tout ou rien ». avant la réduction des fuites. aux conditions existante. • La réduction du bruit (peut être marginal lorsque le niveau de bruit ambiant est élevé) . aubes réglables). • mettre en place un programme de détection et de réparation des sources de fuites. 63 . • Une capacité volumétrique accrue pour les besoins réels. Ces méthodes sont expliquées à la section 2. • colmater les fuites . et plusieurs exemples de calcul y sont présentés ainsi qu'à la section 6 du Guide. il est possible d'arrêter au moins un compresseur lorsque le cycle de service le permet. • La réduction de la pression de fonctionnement . à moins que la réduction des fuites ne permette l'arrêt d'au moins un compresseur ou la réduction de la pression du système .mesures correctives. y compris la méthode de régulation des compresseurs (délestage partiel. Avantages de cette MEEE • Les économies d'énergie . 290 pi3/min se perdent à divers endroits du réseau. Ce calcul doit donc tenir compte de tous les paramètres. Dans plusieurs système s'y il est possible de limiter les fuites d'air comprimé à un niveau inférieur à 10 % de la capacité volumétrique. Le débit de fuite aux conditions normalisées peut être calculé à partir de l'équation 2-5. EXEMPLE 4. et à 90 °F. • s'assurer que le niveau de fuites ne dépasse pas une certaine limite en faisant des mesures régulières . les différents aspects liés aux problèmes des fuites d'air comprimé et à leur solution ont fait l'objet d'un guide technique particulier. à une pression de 100 lb/po2 eff. mode « tout ou rien ».

En réalité.2 . après la réduction des fuites. pour ce qui est de la figure 4. mais le résultat final. les heures de fonctionnement pourraient se répartir différemment. en supposant que le profil de la charge demeure sensiblement le même. Le tableau 4. serait sensiblement le même.Données de 1994 EXEMPLE 4.2 Réduction des fuites combinée à l'arrêt de l'un des compresseurs Reprenons l'exemple 4. elle montre la variation du débit sur une période de 8 500 heures avant et après la réduction des fuites.1. est indiqué au tableau 4. 64 .1 et analysons la marche des compresseurs après la mise en place d'une mesure d'économie d'énergie qui a permis de réduire le débit de fuite. on peut noter que le compresseur numéro 4 est à l'arrêt pendant plus de 7 900 heures. en ce qui concerne la consommation. Le cycle de service de chacun des compresseurs. Nous avons fait abstraction de la marche séquentielle des compresseurs pour simplifier les calculs. dans ce tableau.1 indique le cycle de service de chacun des compresseurs avant la réduction des fuites .

65 .

66

Cet exemple montre que l'arrêt d'un compresseur durant des périodes prolongées fait augmenter l'économie d'énergie électrique d'environ 15 % par rapport à l'économie prévue dans l'exemple 4.1.

4.4

Optimisation des usages d'air comprimé

il est possible de réduire la demande d'air comprimé en remplaçant ou en modifiant certains accessoires afin d'en augmenter le rendement. Voici quelques exemples Sablage au jet de sable La consommation d'air comprimé est liée au diamètre des buses des outils de sablage au jet de sable. À titre d'exemple, le tableau suivant donne un aperçu de la consommation d'air comprimé pour une buse type de différents diamètres.

(1) Indice associé au temps théorique requis pour réaliser une tâche par rapport au temps requis avec une buse de 3/16 po et calculé par le rapport du carré des diamètres (d3/16.2/di2). Cet indice ne tient pas compte de la géométrie des pièces. (2) Indice du coût en énergie seulement qui tient compte du temps théorique requis pour réaliser une tâche par rapport au coût de cette tâche avec une buse de 3/16 po, coût calculé de la façon suivante

1 Pour déterminer la valeur des économies réalisées, au tarif L, on multiplie par le coût moyen de l'électricité ¢/kWh par le nombre de kWh économisés.

67

Ces indices n'ont qu'une valeur indicative et ne doivent pas être considérés comme représentatifs d'une situation donnée. Si la consommation d'air comprimé augmente en proportion avec le diamètre de la buse, l'exécution d'un travail donné est plus rapide si l'on utilise une buse de diamètre plus grand. C'est ce que montrent les indices du tableau ci-dessus. Par conséquent, réduire le diamètre d'une buse ne signifie pas nécessairement réduire la consommation d'air comprimé. En réalité, il existe, pour chaque application, un diamètre optimal qui est fonction de plusieurs facteurs : • La géométrie, les dimensions et les caractéristiques de la pièce à nettoyer; • Le matériau abrasif utilisé ; • La consommation d'air comprimé requise par rapport à la capacité du système de compression ; • Les frais de main-d'oeuvre qui, lorsqu'ils sont applicables, représentent la portion la plus importante du coût total. Outre le diamètre, les paramètres les plus significatifs sont le type de buse et la dureté de son matériau. • En général, une buse du type venturi permet d'obtenir des vitesses supérieures et améliore de ce fait l'efficacité du nettoyage ; elle permet de traiter une surface plus étendue, ce qui peut réduire de 15 à 40 % le temps d'exécution d'une tâche par comparaison avec une buse du type droit. • Les buses en carbure de bore ont une durée de vie de 2 à 5 fois supérieure aux buses en carbure de tungstène ; elles permettent donc l'emploi d'un diamètre jugé optimal en assurant le maintien de ce diamètre pour une période de temps plus longue. Autres avantages • La réduction de la consommation d'abrasif ;

La réduction des frais de production.

Soufflettes à venturi Les soufflettes à venturi entraînent de l'air ambiant afin d'augmenter le débit d'air. Le débit total correspond à environ trois fois le débit de l'air comprimé, pour la plupart des soufflettes portatives. Dans le cas de buses fixes utilisées pour le refroidissement, le nettoyage ou l'éjection de petites pièces moulées, certains modèles peuvent avoir un débit jusqu'à 25 fois et même jusqu'à 60 fois le débit de l'air comprimé. Moteurs pneumatiques Plusieurs facteurs peuvent favoriser le choix d'un entraînement pneumatique pour la réalisation d'un travail. Cependant, le rendement énergétique de ce type d'entraînement est souvent faible ; de plus, l'utilisation d'une source de remplacement permet des économies d'énergie électrique importantes. Un moteur pneumatique, par exemple, couplé à un réducteur de vitesse, aura un rendement global aussi faible que 10 à 15 %, s'il est calculé à partir du rapport de la puissance disponible à l'arbre et de la puissance nécessaire à la compression de l'air utilisé. L'utilisation d'un entraînement électromécanique ou même d'un entraînement hydraulique permettrait d'augmenter ce rendement à environ 75 ou 85 %, à pleine charge.

68

Remplacement des pompes utilisant l'air comprimé comme source de puissance Comme dans le cas des moteurs pneumatiques, les pompes utilisant l'air comprimé comme source de puissance ont un rendement faible. Ajout d'un surpresseur en remplacement d'une alimentation en air comprimé pour le transport pneumatique Lorsqu'un système de transport pneumatique fonctionne à une pression inférieure à la pression du réseau de distribution d'air comprimé, il peut être avantageux de remplacer l'alimentation par un surpresseur séparé. EXEMPLE 4.3 Remplacement des buses pour le sablage au jet de sable Une petite usine de fabrication de produits métalliques possède deux stations de nettoyage au jet de sable. chacune fonctionne environ 2 000 h/an, à un taux d'utilisation d'environ 60 %. Pour ce qui est du système de compression d'air, il fonctionne environ 6 000 h/an avec une demande moyenne équivalente de 80 %. Enfin, le compresseur à vis monoétagé a une capacité nominale de 1700 pi3N/min. Données concernant les buses actuelles Type : droit Matériau : carbure de tungstène Diamètre : 3/8 pouce Consommation nominale : 173 pi3N/min Les buses sont remplacées à intervalles d'environ 200 heures, alors que le diamètre après usure est passé à' environ X6 pouce. Dans ces conditions, la consommation augmentera à 240 pi3N/min, et la consommation moyenne sera de: Consommation moyenne actuelle en cours de fonctionnement:

On remplace les buses actuelles par des buses en carbure de bore et du type venturi. Après quelques essais, on détermine que celles-ci devraient avoir un diamètre nominal de 1/4 po, pour une consommation nominale de 74 pi3N/min. On suppose une durée de vie de 500 heures et un diamètre final de 5/16 po, pour une consommation de 126 pi3N/min.

De plus, les essais démontrent que, dans ce cas, le temps nécessaire aux opérations de nettoyage peut être réduit de 25 % avec des buses du type venturi, ce qui contribue à réduire davantage la demande en air comprimé. Consommation moyenne prévue pondérée par le taux d'utilisation et l'augmentation de la productivité.

69

Note: Données 1994 4.Estimés de 1994.5 Réduction de la pression des régulateurs des équipements fonctionnant à l'air comprimé On peut réduire la consommation d'air comprimé en réglant la pression secondaire des régulateurs de pression à un niveau optimal. 70 .

on recommande les mesures suivantes • Munir les appareils et les outils pneumatiques de régulateurs de pression . permettre des économies d'énergie s'ils sont utilisés correctement. on croit souvent que la pression secondaire est obtenue par une peste de charge équivalant à la différence des pressions primaire et secondaire. et s'ils sont entretenus convenablement. couple d'un moteur pneumatique et accélération). si possible. ils fonctionnent en créant une différence de pression importante.Ces régulateurs sont souvent considérés à tort comme des accessoires qui entraînent des pertes d'énergie importantes. source de perte d'énergie. • Utiliser des régulateurs de pression séparés à chaque alimentation d'un vérin à double action et ajuster la pression utile au retour de la tige à un niveau inférieur. Les régulateurs de débit sont nécessaires pour obtenir ou maintenir une vitesse adéquate de l'appareil.4 Utilisation de régulateurs de pression Prenons le cas d'une usine qui utilise quatre chaînes de manutention et d'emballage ayant chacune 15 vérins pneumatiques à double action de dimensions diverses et fonctionnant 6 500 heures par année. En fait. s'ils sont de capacité suffisante et de bonne qualité. En réalité. les régulateurs de pression peuvent. • Remplacer les régulateurs de pression de capacité insuffisante par des modèles de plus grande capacité . au contraire. alors que la charge est réduite . • Éliminer. En effet. le débit massique correspondant est inférieur à celui qu'aurait nécessité un niveau de pression plus élevé à l'entrée de l'outil ou de l'appareil. on voit fréquemment des installations qui fonctionnent à des pressions d'entrée trop élevées et qui sont munies de régulateurs de débit conçus pour freiner le mouvement à la sortie d'air. 71 . Cette perte peut être minimisée. mais contrairement aux régulateurs de pression. • Abaisser la pression d'utilisation à un niveau adéquat . Si cette pression est juste suffisante pour obtenir des performances satisfaisantes (force de poussée sur un vérin. Afin d'optimiser le fonctionnement des installations pneumatiques. les régulateurs de débit ou les ajuster pour minimiser les pertes énergétiques EXEMPLE 4. le régulateur contrôle la pression secondaire en ne laissant passer que le débit nécessaire (débit massique) pour maintenir la pression voulue. D'ailleurs.

72 .On calcule les débits volumétriques normalisés en utilisant les pressions de fonctionnement. la pression du réseau de distribution agit donc directement. Dans le cas des vérins des types B et C. Dans le cas des vérins du type A. les pressions aux régulateurs sont utilisées dans le calcul aux conditions existantes. aucun régulateur de pression n'étant actuellement utilisé.

.

nous obtenons les résultats suivants : 74 .En reprenant les calculs pour les autres types de vérins.

75 .

Données de 1994 Note: Données 1994 76 .

et pendant une période de temps limitée. par des robinets de purge automatique du type électrovanne dont l'orifice a un diamètre de 7/16 po et dont le cycle de purge est fixé à 5 secondes d'ouverture. à tous les points bas du réseau et à chaque conduite secondaire en leur point le plus bas. qui comportent un flotteur.6 Réduction des purges à un niveau nécessaire Dans un système de compression et un réseau de distribution. On peut remplacer les robinets de purge manuelle par des dispositifs de purge automatique qui ne fonctionnent que lorsque la quantité d'eau récupérée est suffisante. ils sont donc particulièrement recommandés lorsque la pression est élevée et que les fuites sont plus coûteuses. selon les données de la section 4.3. Dans certains modèles plus sophistiqués. le flotteur est remplacé par une sonde de niveau à capacitance.5 Remplacement de robinets de purge manuelle par des robinets de purge automatique Considérons le remplacement de 6 robinets de purge manuelle de % pouce.. donnent généralement de bons résultats dans les systèmes courants. EXEMPLE 4. Les robinets de purge automatique doivent être choisis en fonction de la quantité d'eau à évacuer et du niveau de pression. sont aussi recommandés lorsque la pression du système est inférieure à 200 lb/po2. constamment ouverts à environ 20 %. Les purges manuelles entraînent des pertes d'air trop élevées. aux séparateurs. être réglés de telle sorte. En théorie. Pression du réseau : Température de l'air comprimé : 100 lb/po2 eff. Des robinets du type électrovanne. comportant une minuterie. ces robinets n'engendrent aucune perte d'air comprimé. cependant. aux sécheurs (du type réfrigérant). l'eau doit être récupérée et purgée à plusieurs points : aux refroidisseurs. Une fiabilité acceptable pour la plupart des modèles. 77 . 70 F Consommation actuelle. Certains modèles exigent un raccordement électrique. d'ailleurs. ont tendance à bloquer. Des robinets de purge assistés. munis d'orifices beaucoup plus grands. Certains modèles. Inconvénients : Le prix élevé de certains modèles qui éliminent les pertes d'air comprimé . Ils doivent. aux réservoirs. aux filtres. L'ouverture de la soupape de drainage est alors commandée électriquement par l'entremise d'un circuit électronique.4. Certains modèles de robinets de purge automatique sont illustrés à la figure 4. qu'ils s'ouvrent selon une fréquence et une période de temps convenables. Avantages de cette MEEE • • • • La réduction ou l'élimination de la consommation d'air comprimé pour la purge . à intervalles de 2 minutes. est d'environ 254 pi3N/min.3. Certaines pratiques consistent. à laisser les robinets de purge partiellement ouverts. Le débit volumétrique 4 travers un orifice de 4 pouce à une pression de 100 lb/po2 eff.

78 .

79 .

80 .

Tarif en vigueur en 1994 81 .

• Diminuer les débits ponctuels anormalement élevés en raison des besoins souvent supérieurs à la capacité du système. ni pour tenter de compenser un problème de capacité insuffisante. 5. par exemple) . le rendement des appareils. par exemple. pour la plupart. cela permet le fonctionnement de l'appareil à des débits plus faibles et à des rendements supérieurs en période de demande réduite. comme les outils pneumatiques.5. • Réduire le point de consigne de la pression au refoulement des compresseurs au cours des périodes improductives (la fin de semaine. Le maintien d'une pression trop élevée entraîne le gaspillage de l'énergie de compression. Par exemple. comme c'est souvent le cas.1 Dans plusieurs installations. si la pression est insuffisante. et leur alimentation à des pressions supérieures réduit bien souvent le rendement énergétique de ces appareils. en mettant en place une ou plusieurs mesures d'économie d'énergie : • Abaisser de façon permanente le point de consigne de la pression au refoulement des compresseurs . 82 .0 Mesures d'économie d'énergie par la réduction de la pression Généralités 5. On peut réduire le niveau de pression d'un réseau de distribution d'air comprimé. • La réduction du débit de fuite . Disons simplement que la pression de refoulement devrait être fixée en fonction de l'appareil demandant le plus haut niveau de pression à son rendement maximal et en fonction des pertes de pression du système au débit maximal. • L'augmentation de la plage de débits des compresseurs centrifuges avant le pompage .2 Réduction du point de consigne de la pression de refoulement des compresseurs La pression de refoulement d'un système de compression doit être établie en fonction des besoins réels et non de façon plus ou moins arbitraire. ll est possible de réaliser des économies d'énergie électrique en réduisant la pression d'un réseau de distribution d'air comprimé. Cependant. les outils pneumatiques sont. pour compenser des inefficacités de toute sorte. peut être réduit. ce qui entraîne une perte d'énergie. • Réduire les pertes de pression d'un réseau de distribution et optimiser le diamètre des conduites . L'analyse du système et l'observation des pratiques permettent de déterminer les variables qui gagneraient à être modifiées afin de réduire la pression du réseau tout en satisfaisant les exigences du procédé ou des opérations. on maintient la pression de refoulement des compresseurs à un niveau trop élevé. Avantages de la réduction de la pression de refoulement • La réduction de la puissance électrique et de la consommation d'énergie . conçus pour fonctionner efficacement à des pressions effectives d'environ 90 lb/po2.

en fonction du volume du réseau . à maintenir afin de conserver les fonctions essentielles durant ces périodes (l'instrumentation. • Le temps requis pour rétablir la pression dans le réseau de distribution après un fonctionnement à pression réduite. Le cycle de service du système est le suivant : 83 . EXEMPLE 5. • L'optimisation des conduites d'un réseau de distribution . le rendement peut diminuer sensiblement lorsque le compresseur fonctionne à des pressions éloignées de la pression de refoulement déterminée par le rapport de volume interne (built-in volume ratio). Chacun des compresseurs est muni d'un système de délestage contrôlé par la pression de refoulement du système. On peut abaisser de façon permanente le point de consigne de la pression de refoulement d'un compresseur en considérant les possibilités suivantes • L'optimisation de la pression d'un réseau de distribution en fonction des besoins réels des appareils alimentés . les fuites. Le réglage de la pression de refoulement est généralement très simple puisqu'il suffit de modifier le réglage du point de consigne d'un interrupteur de pression ou d'un dispositif de contrôle. • La pression minimale à laquelle le compresseur peut fonctionner (qui doit être vérifiée) auprès du fabricant .Au cours des périodes improductives. On doit cependant tenir compte des points suivants : • La pression minimale. par exemple. par exemple) . en diminuant. on peut réduire davantage le point de consigne de la pression de refoulement. • Le rendement du compresseur à pression réduite : dans le cas des compresseurs à vis. un système composé de deux compresseurs alternatifs biétagés produit de l'air comprimé pour un atelier de montage. • La diminution du débit afin de réduire les pertes de pression dans les accessoires et les conduites.1 Réduction de la pression de refoulement d'un système de compression Dans l'exemple suivant.

84 .

II faut bien noter que ces recommandations constituent des limites à ne pas dépasser. Au moment de la conception d'un réseau. Ces pertes sont principalement attribuables . 85 . y compris les appareils de robinetterie . Dans la grande majorité des cas. Dans ce cas. et dont le parcours est complexe font en sorte que la pression dé fonctionnement est inutilement élevée à l'entrée du réseau. Cela entraîne une consommation accrue et inefficace de l'énergie. De plus. Différents organismes dont le Compressed air and Gas Institute et l'American Society of Plumbing Engineers recommandent. ce qui accroît le gaspillage d'énergie. on considère comme rentable une chute de pression dans les conduites inférieure à 5 % et parfois inférieure à 2 % de la pression initiale. on doit accorder une attention particulière à l'évaluation d'ajouts possibles afin de permettre le dimensionnement suffisant des conduites. on minimise la perte de charge parce que le fluide parcourt une distance plus courte vers le point d'utilisation.aux filtres à l'entrée et à la sortie des sécheurs . Cependant. nombreuses modifications comme l'ajout de points de consommation. au moment du choix des conduites. de nouveaux embranchements aux conduites principales existantes. lorsque le tub intérieur est en mauvais état.aux sécheurs . cela permet de réduire la puissance à l'arbre des compresseurs. au cours de. . Une façon optimale de concevoir les réseaux d'air comprimé dans le but de minimiser la chute de pression consiste à créer une boucle principale à laquelle se raccordent les embranchements secondaires. la vitesse de l'air à l'intérieur des conduites devrait être inférieure à 4 000 pi/min.3 Réduction des pertes de pression d'un réseau de distribution Les pertes de pression dans les conduites et les divers accessoires d'un réseau représentent une dépense d'énergie inévitable. de diamètre intérieur insuffisant ou tout simplement endommagés. il y a de fortes chances que ce boyau laisse fuir une partie du débit. Le coût marginal exigé pour la mise en place de conduites de diamètre plus grand sera ainsi recouvré à l'intérieur d'une période généralement inférieure à 5 ans. que la chute de pression totale entre le point de départ d'un réseau (à la sortie du réservoir) et le point d'utilisation le plus éloigné n'excède pas 10 % de la valeur de la pression initiale. La chute de pression qui en résulte doit être ajoutée à la pression finale à maintenir aux appareils afin de déterminer la pression de refoulement du compresseur. Toute mesure d'économie d'énergie visant à diminuer des pertes de pression doit se traduire par un abaissement du niveau de la pression de refoulement . dans la plupart des installations d'air comprimé. Une source fréquente de perte excessive de pression est liée à l'utilisation des boyaux. . . Un tube intérieur détérioré peut causer jusqu'à 50 % des pertes de pression. bien souvent trop longs.aux conduites du réseau de distribution. des conduites mal conçues ou trop petites.aux boyaux alimentant les divers appareils pneumatiques. De plus. . il est préférable de maintenir ces valeurs à un niveau inférieur en tenant compte des frais d'énergie associés aux pertes de pression pour la durée de vie utile d'un réseau.5.au refroidisseur final . Ainsi.

les mesures d'économie d'énergie électrique sont les suivantes : • Le choix des conduites de diamètre optimal afin de limiter les pertes de pression à une valeur inférieure à 5 % de la pression initiale en considérant la longueur équivalente totale du circuit le plus restrictif . des sécheurs et de la robinetterie afin de réduire les pertes de pression. En ajoutant les pertes de pression des accessoires (environ 12 lb/po2). on trouve plusieurs tableaux qui permettent d'évaluer les pertes de pression dans les tuyauteries et les boyaux'. Le calcul des pertes de pression dans chacune des lignes a été effectué à l'aide d'un chiffrier électronique à partir de l'équation 2-26. lorsque c'est possible. . totalisant une perte de pression d'environ 21 lb/po2.En résumé. dans le cas de l'air pour des tuyauteries rigides. 2 et 3. des refroidisseurs finaux. • L'ajout d'une conduite en parallèle pour alimenter une partie du réseau permet de réduire le débit dans la conduite existante dont le diamètre est insuffisant . • Le dimensionnement des filtres. • L'aménagement d'une boucle d'alimentation. Le circuit le plus restrictif dans ce cas correspond aux lignes 1. Compressed Air and Gas Handbook. • L'aménagement de boucles de distribution afin de réduire les parcours . • Le remplacement de boyaux endommagés. Pour ce qui est des nouvelles installations. 86 'Ingersol Rand. comme le montre la figure 5. EXEMPLE 5. la pression de refoulement au compresseur atteint 150 lb/po2 abs. • La planification de la configuration du système (ajouts possibles de points d'utilisation) . Compressed Air and Gas Institute. La pression manométrique est de 100 lb/po2. trop longs ou de diamètre insuffisant . à l'aide de chiffriers électroniques. on peut effectuer des calculs. • Le remplacement de raccords rapides par des raccords fixes ou par des raccords rapides à faible perte de pression .2 Réduction des pertes de pression dans un réseau existant Prenons le cas d'un compresseur alimentant deux ateliers à partir d'une salle de compresseurs.1. Compressed Air and Gas Data. À partir de l'équation 2-26. embranchements secondaires et descentes alimentant les postes de travail) . les mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux systèmes existants sont les suivantes • Le remplacement des conduites de diamètre insuffisant (conduite principale. Dans la documentation.

en vue de réduire la pression de refoulement au compresseur à 135 lb/po2 abs. 4.Le mode de régulation l u compresseur à vis est du type « tout ou rien». les consommations avant et après les modifications sont les suivantes 87 . une conduite de diamètre nominal de 3 pouces afin de réaliser deux circuits séparés . 2. Les puissances à l'arbre établies à la site d'un essai sont égales à BHP 100 % = 494 HP à la charge nominale et BHP 0 % = 123 HP à charge nulle Quatre solutions ont été étudiées afin de réduire la perte de pression considérée à la ligne n° 3 1. . En considérant un fonctionnement de 6 000 heures par année à une charge moyenne de 80 %. 3. Remplacer la conduite de la ligne n° 3 par un tuyau de diamètre nominal de 4 pouces . Ajouter. la puissance maximale à l'arbre passe ainsi à 463 HP.2). en parallèle à la conduite de la ligne n° 3. la dernière solution a été retenue (voir la figure 5. Compte tenu des ajout possibles dans le premier atelier. Ajouter. en parallèle à la conduite de la ligne n° 3. une conduite de diamètre nominal de 4 pouces. Remplacer la conduite de la ligne n° 3 par un tuyau de diamètre nominal de 6 pouces .

Il faut parfois ajouter un compresseur pour satisfaire à la demande instantanée. dont l'amplitude varie en fonction du volume de la tuyauterie. à proximité d'appareils exigeant de grands débits pendant des périodes de temps très courtes. 88 .A A A A A A A A A A A 5. on peut parfois observer des baisses de pression importantes au démarrage de ce type d'appareils.4 Installation de réservoirs d'appoint dans un réseau de distribution L'installation de réservoirs d'appoint. est compensée par le maintien du réseau à une pression excessive. Cette baisse. Dans certains réseaux de distribution. permet des économies d'énergie plus ou moins importantes selon les conditions d'utilisation et la nature du réseau.

EXEMPLE 5. La pression minimale requise à l'appareil est de 90 lb/po2 eff. • La réduction du débit de pointe. Les avantages de cette MEEE sont les suivants • La réduction de la perte de pression dans le réseau . c'est-à-dire une variation moins importante du débit des compresseurs ou une réduction de la fréquence des cycles de charge . Indirectement.Un réservoir d'appoint régularise le débit du système en fonction de la demande moyenne et non de la demande instantanée. • La réduction de la puissance et de la consommation d'énergie électrique. par exemple). • Une plus grande stabilité de la pression dans le réseau .3 Installation d'un réservoir d'appoint La figure 5.3 illustre un réseau simple dont l'un des appareils a une consommation nominale moyenne de 50 pi3N/min et dont le cycle de fonctionnement est de 3 secondes par minute (le moulage en pression de contenants de plastique. • La réduction de la pression de refoulement des compresseurs . 89 . le système gagne donc en capacité.

90 .

91 .

En utilisant la même équation et en appliquant cette fois une différence de pression maximale entre la pression du réseau et celle du réservoir. on détermine la nouvelle pression de refoulement 92 . Un orifice de 0.375 pouce sera choisi.Le diamètre de l'orifice. les pertes de pression dues au frottement dans les conduites selon le parcours le plus restrictif sont les suivantes : En considérant les pertes de pression aux filtres. on calcule le débit maximal alimentant le réservoir et l'on obtient 73 pi3N/min environ. Dans ces nouvelles conditions. est de 0.364 pouce. calculé à l'aide de l'équation et des valeurs précédentes. au sécheur et au refroidisseur final égales à celles établies précédemment.

Les consommations annuelles d'énergie électrique avant et après l'implantation de la MEEE. calculées pour un fonctionnement de 6 000 h/an. sont les suivantes Avant la MEEE : 1030 200 kWh/an Après la MEEE : 976 800 kWh/an Économies d'énergie électrique : 1 030 200 .976 800 = 53 400 kwh/an 93 .

2 Choix ou modification des dispositifs de régulation des compresseurs fonctionnant à vitesse constante Délestage d'un compresseur alternatif 6. Le système de régulation du compresseur permettra alors d'augmenter ou de diminuer le débit en fonction de la consommation d'air afin de maintenir la pression du réseau à l'intérieur de la plage fixée. Les dispositifs de régulation utilisés ont tous pour fonction de modifier le débit volumétrique du compresseur afin de maintenir certaines variables à l'intérieur de limites fixées selon les besoins du procédé ou du système de distribution. 25 et 0 %) répondant mieux aux variations de la demande du réseau. L'étendue de cette plage dépendra des besoins et du type de dispositif utilisé. la variable contrôlée sera généralement la pression du réseau au refoulement du compresseur. porte sur deux aspects distincts • Le choix des méthodes au moment de l'achat et de l'installation de nouveaux compresseurs . 94 . La méthode de régulation par le maintien des soupapes d'aspiration en position ouverte offre trois niveaux de charge pour un compresseur à double action (100.2. cette méthode offre généralement cinq niveaux de charge (100. 6. par exemple. Dans un système d'air comprimé.5 décrit les méthodes de régulation du débit des compresseurs volumétriques et dynamiques les plus courantes. Ces méthodes ne permettent aucune réduction de la puissance à charge nulle. Cela contribue à maintenir le rendement à un niveau optimal. 50.1 La section 2. le délestage par variation de l'espace mort est sans doute la méthode de régulation la plus utilisée et la plus efficace du point de vue énergétique. ce qui réduira le rendement énergétique moyen de l'appareil. Ces dispositifs de régulation ont un rendement énergétique plus ou moins grand selon leur type et le genre de compresseur. et les périodes de fonctionnement à charge nulle sont ainsi réduites au minimum. Si la consommation est souvent pour des périodes prolongées inférieure à 50 % de la capacité. les deux méthodes mentionnées ci-dessus sont toujours préférables aux autres moyens de régulation comme la recirculation du gaz comprimé ou l'évacuation dans l'atmosphère.0 Mesures d'économies d'énergie électrique par l'amélioration des systèmes de régulation des compresseurs Généralités 6. le compresseur devra alterner entre les positions en charge et en délestage complet plus fréquemment. Pour un compresseur à double action. • Les mesures d'économie d'énergie pouvant s'appliquer aux installations existantes. Le compresseur fonctionne donc le plus souvent au niveau de charge approprié.6. 50 et 0 %). 75.1 Dans le cas des compresseurs alternatifs fonctionnant à vitesse constante. en ce qui a trait au rendement énergétique. L'analyse des méthodes de régulation. Bien que la première méthode de régulation offre le meilleur rendement énergétique.

Bien que cette méthode exige une plage de pression plus large. le fonctionnement des compresseurs. Par contre. Il a l'avantage d'exercer une modulation réelle permettant ainsi de maintenir la pression du réseau à l'intérieur d'une plage plus étroite. l'arrêt des compresseurs après une période de fonctionnement à charge nulle devrait être considéré comme une mesure d'économie d'énergie électrique. un intervalle de six choix entre les mises au point est souvent recommandé .2 Régulation des compresseurs volumétriques rotatifs Dans le cas des compresseurs à vis. 6. Cette dernière méthode a l'avantage de régler le débit en fonction de la demande et de contrôler la pression à l'intérieur d'une plage plus étroite.Certains fabricants offrent aussi des dispositifs de régulation qui permettent d'arrêter automatiquement le compresseur après une période de temps de fonctionnement à charge nulle. si le compresseur doit souvent fonctionner à très faible charge. De plus. la réduction de la puissance à charge partielle n'étant pas proportionnelle à la réduction du débit massique. Afin de parer à ces problèmes. Dans tous les cas. la réduction de la puissance à charge partielle optimise la consommation électrique par comparaison avec la méthode faisant appel au laminage à l'aspiration. il peut arriver que la pression de refoulement maintenue en marche à vide soit excessive en raison d'un mauvais fonctionnement du dispositif de délestage. constitue souvent la méthode la plus efficace de moduler le débit. Plusieurs essais réalisés sur des compresseurs à vis démontrent que plusieurs de ces dispositifs agissent en dehors des points de consigne. Par exemple. il faut se rappeler que le délestage en mode « tout ou rien » impose certaines contraintes dont il faut tenir compte. il convient d'envisager l'utilisation d'un compresseur d'appoint de plus petite capacité et de revoir. un autre compresseur sera souvent mis en marche afin de rétablir la pression dans le système. dans le cas d'une charge fortement variable. Cependant. alors qu'un seul compresseur pourrait normalement satisfaire la demande. Dans les compresseurs vis ou les surpresseurs à lobes droits. dans son ensemble. deux compresseurs fonctionnent à charges réduites. de réduire la consommation moyenne. Pour qu'il soient efficaces. D'autre part. on peut: • procéder régulièrement à la mise au point des dispositifs de régulation . • vérifier la qualité des dispositifs de régulation au moment du choix d'un compresseur . si la régulation par le laminage débute à une pression inférieure à la valeur minimale requise.2. les dispositifs de régulation du débit doivent fonctionner correctement. la variation de la capacité volumétrique. • remplacer les dispositifs endommagés ou peu fiables par des modèles plus précis . Ce dispositif n'est cependant disponible que pour les compresseurs à injection d'huile et n'est pas offert par tous les fabricants. la consommation d'électricité demeure plus élevée que celle résultant d'une régulation en mode «tout ou rien ». le délestage complet de l'appareil en mode « tout ou rien » permet. certains dispositifs de conception récente sont précis et maintiennent le fonctionnement selon les valeurs de consigne à l'aide d'une boucle d'asservissement (closed-loop dontrol). au moyen d'une vanne coulissante ou d'un dispositif permettant de faire recirculer une partie du débit aspiré avant la compression. Dans ce cas. 95 .

la comparaison des consommations permettra un choix éclairé. Dans un cas particulier. Prenons le cas d'un compresseur à vis à injection d'huile qui alimente un système d'air comprimé dont la pression minimale doit être maintenue à 115 lb/po2 abs. Cependant.EXEMPLE 6. La régulation du débit d'un compresseur permet d'éliminer la purge de l'excès d'air et de réaliser ainsi des économies d'énergie. la demande d'air comprimé varie sensiblement.1 Choix d'une méthode de régulation pour un compresseur à vis Dans la plupart des cas. il s'agit de déterminer quelle méthode est la plus intéressante parmi les méthodes de régulation disponibles. et dont le cycle de charge est le suivant 96 .

le débit volumétrique demeure constant.1 illustre les différentes variables considérées. Les résultats du calcul de la puissance à l'arbre sont les suivants 97 .Dans la méthode de régulation par laminage à l'aspiration appliquée à un compresseur volumétrique. La figure 6. mais le débit massique varie en proportion du rapport des pressions en amont et en aval du volet de régulation.

comme l'illustre la courbe 3 de la figure 6.1 résume les consommations obtenues aux différentes conditions de charge dans les trois cas étudiés. la variation de la puissance est représentée par la courbe 2 de la figure 6. dans le premier cas. Le tableau 6. on assume que la puissance varie linéairement. 98 . La puissance maximale est identique à celle calculée. le mode de régulation « tout ou rien » présente l'inconvénient d'accroître la pointe de puissance et nécessite un réservoir de plus grande capacité. au débit maximal et égale 315 HP. notre cas de base.Dans ce cas.3 .1) l Régulation par laminage (variation continue) 2 Régulation en mode « tout ou rien » (variation discrète) 3 Régulation par variation du rapport volumétrique à l'aide d'une vanne de modulation (variation continue) Dans le cas de la régulation à l'aide d'une vanne de modulation qui fait varier le rapport volumétrique interne. la puissance est égale à 57 % de la puissance maximale pour une charge de 40 % de la capacité du compresseur. la pression de refoulement est maintenue à 115 lb/po2 abs. On remarque que la régulation par laminage à l'aspiration. Variation de la puissance d'un compresseur (Exemple 6. représente la dépense d'énergie la plus importante. Bien que sa consommation moyenne soit pratiquement identique à celle de la régulation à l'aide d'un dispositif faisant varier le rapport volumétrique. Pour les autres conditions de charge.3.

la régulation du débit à 'aide d'aubes réglables à l'aspiration (inlet guide vanes) ou d'ailettes réglables. la consommation moyenne avec le laminage sera supérieure. le délestage du compresseur impose une forte charge sur les paliers. 99 . situées dans le diffuseur. permet d'obtenir le meilleur rendement énergétique. elles réduisent substantiellement la consommation d'énergie comparativement à toute autre méthode de régulation à vitesse constante. Le délestage est d'ailleurs généralement remplacé par une évacuation dans l'atmosphère afin de ne pas imposer ces contraintes aux appareils. elles étendent la plage de régulation en repoussant la limite de pompage de l'appareil à charge réduite .2.3 Régulation des compresseurs centrifuges Dans la plupart des applications de compresseurs centrifuges à vitesse constante.Économies annuelles d'énergie : 1 299 300 -1 202 100 = 97 200 kWh/an 6. d'une plage inférieure aux deux méthodes mentionnées précédemment. Le système de régulation de base d'un compresseur d'air du type centrifuge disponible chez les fabricants consiste généralement à combiner le laminage à l'aspiration et le délestage complet de l'appareil à l'approche de la limite de pompage. Par conséquent. d'autre part. et le nombre de cycles doit donc être limité. les aubes réglables à l'aspiration sont souvent offertes en option. d'une part. d l'augmentation du rapport des pressions dans la plage de régulation et. ces deux dispositifs sont offerts séparément ou peuvent être combinés afin d'obtenir une plage de régulation encore plus étendue si nécessaire. Ces deux méthodes comportent deux avantages majeurs : d'une part. En raison. Dans le cas des compresseurs d'air ou des surpresseurs centrifuges. Dans le cas des compresseurs de gaz de procédé. selon la variation de la demande et le cycle de service. d'autre part. Cependant. il peut être avantageux d'utiliser des aubes réglables à l'aspiration en remplacement du système de régulation par laminage.

pour un même débit massique. Plus la plage est étendue. la puissance est plus élevée si le laminage est pratiqué au refoulement . Nous avons déjà indiqué que cette plage est fonction du type de dispositif de régulation de la capacité volumétrique de l'appareil. on établit une comparaison entre les consommations d'un compresseur centrifuge dont le débit est réglé à l'aide d'un volet au refoulement (laminage au refoulement). EXEMPLE 6.L'une des méthodes de régulation les moins efficaces consiste à régler le débit par le laminage au refoulement.2 Choix de la méthode de régulation d'un compresseur centrifuge Dans l'exemple suivant. Comparativement au laminage à l'aspiration.4c illustrent ces modes de régulation. Il est donc préférable de remplacer cette méthode par des méthodes moins énergivores. Les figures 6. 100 . le point de fonctionnement sur la courbe caractéristique est établi à un taux de compression plus élevé dans le cas du laminage pratiqué à la sortie du compresseur. Ainsi. il faut cependant que l'appareil puisse utiliser toute la plage. Le meilleur rendement est obtenu lorsque le compresseur peut utiliser la plage maximale de fonctionnement avant que la protection n'entre en jeu. 6. d'un volet à l'aspiration (laminage à l'aspiration) ou d'aubes réglables à l'aspiration.4b et 6. La protection contre le pompage consiste à évacuer ou à faire recirculer la portion excédentaire du débit afin de maintenir le débit passant au compresseur au-dessus de la valeur minimale. la pression du réseau résulte de la perte de pression à la vanne de régulation.4a. plus le rendement énergétique du compresseur pour une variation donnée de la demande est élevé.

sur la courbe du compresseur illustrée à la figure 6.Supposons que le débit du compresseur soit réglé pour maintenir une pression dans le réseau égale à 125 lb/po2 abs. on détermine. Pour obtenir. et que le cycle de service soit le suivant : Le compresseur triétagé est muni d'un moteur électrique d'une puissance nominale de 900 HP et son rendement nominal est de 96 %. le rapport des pressions total pour les trois étages r3 600 = 9. 3 600 pi3/min aux conditions d'aspiration (14.5. par exemple.113 101 .44 pour un seul étage de compression : ri 3 600 = 9.5 lb/po2 et 60 °F). • Laminage au refoulement Cette méthode est rarement utilisée pour la compression d'air.44 1/3 = 2. Elle est tout de même présentée dans cet exemple afin d'établir les différences dans les méthodes de calcul et les consommations.

la puissance à l'arbre est réduite par rapport au cas précédent. on doit tenir compte de la variation des rendements polytropiques dont la courbe est montrée à la figure 6. on note aussi que le débit minimal de 2 400 pi3/min est inférieur à la limite fixée pour éviter le pompage. à 2 800 pi3/min.5. En observant la courbe caractéristique de la figure 6. Le calcul du rapport des pressions dans la régulation par laminage à l'aspiration est illustré à la figure 6.6. même si le débit volumétrique est plus grand. afin d'établir une comparaison valable entre les puissances selon les trois méthodes de régulation.À l'aide de l'équation 2-15a. 102 . Ainsi. on peut estimer la puissance à l'arbre d'un compresseur centrifuge. et le volume excédentaire doit être évacué dans l'atmosphère ou recirculer. À ce point de fonctionnement. le compresseur devra donc fonctionner selon le point précédent.5. • Laminage à l'aspiration Le laminage à l'aspiration permet au compresseur de fonctionner à des rapports de pressions inférieurs. Dans ce cas.

7. ce qui n'ôtait pas le cas dans les deux méthodes précédentes. les compresseurs centrifuges pour la production d'air comprimé sont offerts avec le laminage à l'aspiration comme méthode de régulation. il est nécessaire d'avoir à sa disposition des courbes caractéristiques du compresseur semblables à celles présentées à la figure 6. Le tableau 6.7. Ce cas nous servira de base de comparaison pour les consommations d'énergie électrique. la puissance à l'arbre est calculée en tenant compte du rendement polytropique relevé sur les courbes de la figure 6. • Utilisation d'aubes réglables à l'aspiration Pour évaluer la puissance d'un compresseur centrifuge muni d'aubes réglables. Dans notre exemple. Le point de fonctionnement doit donc correspondre à un débit V1' égal à 2 800 pi3/min. A chaque point de fonctionnement.2 résume les valeurs de puissance obtenues à chaque point de fonctionnement selon les trois méthodes de régulation. le compresseur doit être réglé pour maintenir une pression de refoulement donnée. On peut présumer que la pression en aval des aubes est égale à celle en amont. soit 125 lb/po2 abs.7. que le débit volumétrique peut être baissé jusqu'à 60 % (soit 2 400 pi3/min) sans dépasser la limite de pompage.Comme dans le cas précédent. on note. le dernier point du cycle de service se situe en deçà de la limite du pompage. Selon les courbes de la figure 6. En général. ainsi que les consommations d'énergie électrique pour une année. Ces courbes donnent les performances du compresseur à plusieurs positions des aubes. 103 . et que le rapport des pressions demeure constant pour toute la plage. entre autres.

Économies annuelles d'énergie : 4 924 368 - 4 893 674 = 30 694 kWh/an

Courbes caractéristiques d'un compresseur muni d'aubes réglables

Notre exemple indique que le gain énergétique résultant de l'utilisation d'aubes réglables peut être relativement faible. Il est fortement lié, d'une part, à la variation du rendement polytropique et, d'autre part, au cycle de service du compresseur. Ces deux paramètres sont parfois difficiles à évaluer. En effet, les courbes sont difficiles à obtenir notamment celles ayant trait aux aubes réglables. Il importe donc de consulter le fabricant afin d'obtenir une évaluation pour un cas particulier. De plus, il peut être difficile de déterminer le cycle de service d'un système de compression, surtout s'il s'agit d'une nouvelle installation. Par contre, puisque le coût des aubes réglables ne représente qu'une partie relativement faible du coût total du compresseur, les économies à long terme seront probablement suffisantes pour compenser la dépense supplémentaire, d'autant plus si le cycle de service comporte des pointes à des capacités inférieures à 70 % de la capacité nominale.

6.3

Mesures d'économie d'énergie par la régulation et la marche séquentielle de compresseurs multiples Raisons de l'utilisation de plusieurs compresseurs et leur configuration dans un système

6.3.1

Les principaux critères qui déterminent le nombre de compresseurs d'un système d'air comprimé sont les suivants • Les niveaux de pressions requis en fonction des différents utilisateurs ; • Les débits requis pour chaque niveau de pression ; • La variation de la demande ou cycle de service ; • L'investissement initial et les coûts de fonctionnement ; • La nécessité de maintenir une capacité de réserve. En général, le rendement énergétique des différents types de compresseurs augmente avec la capacité de l'appareil. Cela signifie donc qu'il est avantageux de ne pas multiplier le nombre de compresseurs desservant un réseau. Cependant, le rendement d'un compresseur est toujours supérieur si son fonctionnement se rapproche du point de conception. Par conséquent, lorsque la demande varie fortement, il sera préférable de faire fonctionner et parallèle un certain nombre de compresseurs qui répondront respectivement à une partie, donnée de la demande. On établit donc la condition optimale en évaluant lés coûts de fonctionnement qui tiendront compte de l'entretien, 105

de l'amortissement des investissements et des frais d'électricité pour la vie utile de l'installation. Chaque cas est différent et demande donc une évaluation propre. Toutefois, nous pouvons mettre en relief certaines mesures qui peuvent conduire à une réduction de la consommation d'énergie électrique. Lorsqu'une grande partie de la demande requiert un niveau de pression passablement inférieur à la pression du réseau pour l'air d'instrumentation, par exemple, il est préférable d'installer un compresseur et un réseau de distribution conçus à cette fin. En plus de réduire les pertes de pression, cette configuration permettra d'utiliser, dans certains cas, un compresseur sans injection d'huile pour l'air d'instrumentation et des compresseurs lubrifiés plus performants pour l'air d'usine. Pendant des périodes de faible consommation, l'utilisation d'un compresseur ayant une capacité correspondant à la demande de base permet l'arrêt des autres compresseurs. Dans des usages à très haute pression, l'utilisation de compresseurs placés en série permet de diminuer les frais d'énergie. L'utilisation de plusieurs compresseurs pour des procédés chimiques peut aussi s'avérer efficace du point de vue énergétique car, dans plusieurs cas, une grande partie de l'énergie peut être récupérée. Dans les procédés de liquéfaction, par exemple, des turbines entraînant des compresseurs d'appoint, récupèrent l'énergie à l'étape de la détente et permettent de réduire ainsi la puissance du compresseur de recirculation en diminuant le rapport des pressions de celui-ci.

6.3.2

Régulation des compresseurs multiples

Les objectifs d'un système de régulation qui commande plusieurs compresseurs fonctionnant en parallèle sont les suivants • Répondre à la demande en minimisant la puissance requise : un système peut favoriser, par exemple, le fonctionnement des compresseurs les plus efficaces ; • Réduire le fonctionnement inefficace à charge partielle et les cycles d'arrêt et de départ ou de charge et de délestage des appareils ; • Répartir le plus possible les heures de fonctionnement entre les appareils de rendement équivalent ; • Éviter le pompage dans le cas des compresseurs dynamiques. Les méthodes de régulation de compresseurs fonctionnant en parallèle dans un système peuvent varier d'un système à l'autre selon des exigences spécifiques (principalement la variation de la demande) et le mode de régulation de chacun des appareils. Cependant, en général, on doit mettre en marche ou arrêter les différents appareils en séquence en fonction de la demande. L'écart entre la demande et le débit des compresseurs se traduira par une augmentation ou une diminution de la pression du système dans la mesure où la capacité est supérieure ou inférieure à la demande. On peut facilement conclure que la méthode de régulation la plus efficace du point de vue de la consommation d'énergie maintiendra ces écarts de pression à l'intérieur de la plage la plus étroite possible, sans que les cycles de charge et de délestage, ou d'arrêt et de départ ne soient excessifs (en supposant qu'ils soient permis). Dans la plupart des cas de compression d'air, la variable de contrôle est la pression du système. Si la régulation de chaque compresseur n'est assurée que par un écart de pression donné, la plage totale de la pression est importante, ce qui est inefficace.

106

La limite inférieure étant déterminée par les besoins réels du système, tout fonctionnement au-dessus de cette limite constitue une dépense d'énergie inutile. Une autre approche consiste à mettre en marche ou à arrêter un compresseur si la pression du système est inférieure ou supérieure aux limites établies pendant un délai fixé, ces limites étant les mêmes pour tous les appareils. Le dispositif de régulation agit sur un compresseur donné afin d'assurer la rotation des appareils et de répartir les temps de fonctionnement. Cela permet de réduire la plage de variation de la pression du système. Le délai doit être fixé en fonction des caractéristiques de chaque système. Le dispositif peut aussi modifier le délai proportionnellement à la variation de la pression : le délai est court si la variation est rapide, et il est plus long si la variation de la pression est lente. EXEMPLE 6.3 Modification de la méthode de régulation de plusieurs compresseurs fonctionnant en parallèle Un système comprend quatre compresseurs et est conçu de sorte que chacun des compresseurs est mis en charge selon le graphique de la figure 6.8. La plage de pression s'étend de 115 à 135 lb/po2 abs. pour des débits pouvant atteindre jusqu'à 6 000 pi3/min selon le cycle de servie suivant

Dans le calcul des puissances, on suppose qu'à chaque condition de charge, le ou les compresseurs fonctionnent à la pression médiane de la plage ; on néglige alors la puissance lorsque le compresseur est délesté, puisque cette consommation sera la même après modification de la méthode de régulation. De plus, on procédera au calcul sans tenir compte de la rotation des appareils dont l'effet est nul si nous considérons quatre compresseurs parfaitement identiques. Par exemple, lorsque la demande est de 3 000 pi3/min, deux compresseurs fonctionnent, et la pression peut varier entre 125 et 130 lb/po2. La puissance de chaque compresseur est calculée à l'aide de l'équation 2-15a pour un compresseur à vis monoétagé à injection d'huile

La stratégie proposée est illustrée à la figure 6.9. Elle consiste à mettre en charge un compresseur lorsque là pression est inférieure à la limite fixée pendant un intervalle ∆t fixe ou variable. Un compresseur est délesté lorsque la pression excède la limite supérieure pendant un intervalle de temps. Dans ce cas-ci, les limites sont estimées à 115 et 125 lb/po2, et la puissance est calculée pour une valeur intermédiaire, soit 120 lb/po2.

107

la variation du débit est importante. leur nombre et leur capacité sont fonction de cette demande et de sa variation dans le temps. par contre. pour une partie ou pour toute la période de fonctionnement. La demande de base (dans ce cas. tout au moins. Si cette variation est relativement faible en proportion avec la demande totale.Données de 1994 Le choix de la capacité des appareils fonctionnant en parallèle doit tenir compte de la variation de la demande. il est avantageux d'installer un ou des compresseurs efficaces qui répondront à la demande de base. un seul compresseur sera utilisé pour répondre à cette variation. le délestage complet d'appareils pendant les différents paliers de demande afin d'éviter la régulation par la recirculation ou par l'évacuation. le délestage ou l'évacuation partielle du débit et de forcer la régulation d'un deuxième compresseur. la répartition du fonctionnement de chaque compresseur devrait permettre l'arrêt ou. importante) sera assurée par l'installation d'un nombre minimal de compresseurs qui pourront fonctionner continuellement à charge maximale et à leur rendement maximal. Si. Ce compresseur sera de capacité suffisante pour s'ajuster à la demande à l'intérieur de sa plage de régulation afin d'éviter la recirculation. 108 . et d'autres qui pourront être mis en marche et réglés en séquence afin de répondre à la demande variable . Idéalement.

4. la vitesse nominale. ce qui restreint l'intérêt d'une telle mesure aux applications dont la demande s'inscrit à l'intérieur de la plage possible de variation du débit. cette plage varie de 50 à 100 % de. puisqu'il permet d'ajuster exactement le débit à la demande. Dans le cas des compresseurs volumétriques. . Toute modification de la vitesse de rotation d'un compresseur ou d'un surpresseur doit être considérée avec soin. 1 faut en tenir compte dans l'évaluation des consommations. Une analyse financière déterminera si.il est plus facile de justifier la mise en place de la mesure.2 Variation de la vitesse d'un compresseur volumétrique La plage de régulation de la vitesse d'un compresseur alternatif est comprise entre 15 et 100 % de sa vitesse nominale. De plus. le laminage à l'aspiration ou l'évacuation sont les moyens le plus souvent utilisés pour régler le débit volumétrique de ces appareils.1 Entraînements à vitesse variable Généralités Comme nous l'avons mentionné à la section 2. Dans le cas d'un compresseur à vis. 109 . Les surpresseurs à lobes droits sont en général indiqués pour l'installation d'entraînements à vitesse variable. Il faut cependant noter que le rendement volumétrique des surpresseurs à lobes droits diminue avec la réduction de la vitesse.4. En outre. pour tous les types de compresseurs le débit volumétrique peut être réglé en faisant varier la vitesse de rotation. dans tous les cas. En principe. On doit. Dans la plupart des cas. Il faut donc être vigilant dans l'évaluation des coûts et des économies au-delà de cette gamme. le prix des régulateurs de vitesse à variation de fréquence augmente fortement dès que la puissance dépasse 250 ou 300 HP.5. La variation de vitesse permet. consulter le fabricant pour vérifier la faisabilité et les limites d'application d'une telle mesure. dans plusieurs cas. dans un cas particulieri1 il peut être intéressant d'implanter une telle mesure.Entraînements à vitesse variable. selon le type de compresseur. ce type de régulation est idéal. De plus. d'en améliorer le rendement énergétique. la puissance de compression varie proportionnellement au débit. Cependant.6. Cela permet donc de maintenir dans le réseau de distribution une pression donnée en faisant varier le débit pour répondre à la demande. Les modèles d'entraînement à vitesse variable (EVV) offerts sont présentés dans le Guide technique .4 6. cette variation est limitée à une plage plus ou moins étendue. 6. la puissance de ces appareils ne dépassant pas 200 HP. rappelons quel la plupart des compresseurs à vitesse constante sont munis de dispositifs de délestage relativement peu coûteux qui rendent l'ajout d'un entraînement à vitesse variable plus difficilement justifiable. de façon générale.

Les entraînements à fréquence variable (EFV) sont donc peu susceptibles d'être retenus pour ce type de compresseurs.1 . 6. les valeurs requises. lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser un moyen plus économique. il faut utiliser les variables réduites définies à la section 2. Pour les compresseurs et les surpresseurs centrifuges. Dans ce cas. 110 . formuler des recommandations qui tiendront compte de tous les facteurs visant la variation de vitesse du compresseur. Dans la plupart des cas. Cependant.4. il est recommandé d'obtenir. auprès d'un fabricant. de maintenir la pression minimale du système lorsque la vitesse de rotation est réduite.5 Calcul des économies d'énergie On calcule des économies d'énergie d'un appareil de compression muni d'un entraînement à vitesse variable à l'aide des formules présentées aux sections 2.2 pour déterminer les caractéristiques à une vitesse de rotation différente.3 Variation de la vitesse d'un compresseur dynamique Comme pour les compresseurs volumétriques.5). dans la plupart des cas. pour les compresseurs centrifuges.4. • La difficulté.4. des méthodes de régulation qui permettent de réduire la puissance de façon appréciable et de réaliser des économies d'argent. on peut avoir recours aux EFV pour certains compresseurs ou surpresseurs centrifuges (voir l'exemple 6.4 Limites de la variation de la vitesse d'un compresseur dynamique L'utilisation de la variation de la vitesse d'un compresseur dynamique présente certaines contraintes • Une vitesse minimale en raison du pompage .4. • Des vitesses minimales et maximales imposées par la nécessité de fonctionner à des vitesses éloignées des vitesses critiques . à la vitesse nominale.3 et 2. il est possible d'utiliser. Cependant. la réduction de la vitesse d'un compresseur ou d'un surpresseur dynamique permet de réduire le débit volumétrique de l'appareil.6. dans certains cas. par la même occasion. une seule courbe caractéristique est disponible. le point de fonctionnement se déplace alors sur la courbe de système et non sur la courbe caractéristique à vitesse constante.6. Par contre. du moins dans les applications courantes. • Évaluer la puissance requise par le moteur (Pm) (kW) en utilisant la formule 3-1 de la section 3. 6. Ces calculs peuvent être réalisés par le fabricant qui pourra. et en considérant les limites d'application pour chaque type d'appareil.4. Le nouveau point de fonctionnement correspondra au point d'intersection de la courbe de système et de la courbe caractéristique à la nouvelle vitesse de rotation de l'appareil. ce qui ne permet pas de déterminer graphiquement le nouveau point de fonctionnement. La démarche est donc la suivante • Calculer ou obtenir la puissance à l'arbre (BHP) de l'appareil à chaque point de fonctionnement .

111 .

1042 950 kWh/an = 215 050 kWh/an EXEMPLE 6. Le tableau 6.4 présente les résultats des calculs en comparant le fonctionnement de l'appareil à vitesse constante et celui du même appareil muni d'un entraînement à vitesse variable. Économies annuelles d'énergie : 1 258 000 kWh/an . le débit normalisé varierait selon le cycle de service suivant : L'installation d'un entraînement à vitesse variable permet dans ce cas de réduire la consommation d'énergie pendant une partie importante de l'année. En fonction des besoins.5 Variation de la vitesse d'un compresseur centrifuge Prenons le cas d'un compresseur de chlore alimentant une unité de liquéfaction dont les caractéristiques sont les suivantes • Nombre d'étages de compression : • Vitesse de rotation : • Puissance nominale du moteur : • Rendement nominal du moteur : 2 17 200 tr/min 350 HP 0.94 112 .Nous supposerons donc des pertes mécaniques égales à 6 % de la puissance de compression (Pg) pour toutes les vitesses de rotation du surpresseur.

On a établi la courbe dé système en considérant uniquement les pertes de charge des conduites qui alimentent l'unité de liquéfaction et la perte de pression dans la vanne de régulation en position entièrement ouverte.L'instrumentation disponible a permis de réaliser un essai de rendement et de tracer la courbe caractéristique la courbe de rendement du compresseur (figure 6.Dans les deux modes considérés.11).Dans le mode n° 2. une perte de charge importante est engendrée par la vanne de régulation afin de répondre au débit et à la pression de fonctionnement de l'unité de liquéfaction . à environ 2 900 pi3/min. . 113 . Deux conclusions peuvent être tirées de l'examen des données de fonctionnement aux conditions existantes . impose au système la recirculation d'une partie importante du débit. la limite de pompage.

L'installation d'un entraînement à fréquence variable (EFV) est donc la solution envisagée. d'autre part. Économies annuelles d'énergie 2 294 346 kWh/an -1871 366 kWh/an = 422 980 kWh/an 114 . et. Le fabricant a réalisé les calculs nécessaires et la vérification de la faisabilité technique de la solution . Une solution que l'on peut envisager consiste à modifier le rapport de réduction de l'entraînement mécanique et à utiliser des aubes réglables ou le laminage à l'aspiration. Les courbes de performances dressées au cours de l'essai de rendement ont été fournies au fabricant du compresseur.5) Il y a donc un potentiel d'économie d'énergie électrique si. d'une part. si le débit peut être réglé pour satisfaire aux deux modes tout en évitant la recirculation.10 pour chaque mode aux conditions proposées.5 et illustrés à la figure 6. la vitesse de rotation du compresseur peut être abaissée de manière à réduire la pression de refoulement et le travail de compression. Ces résultats sont résumés dans le tableau 6. Cependant. il confirme que les nouvelles vitesses de fonctionnement seraient au-delà des limites des vitesses critiques du compresseur.Compresseur de chlore (Exemple 6. elles ont été écartées notamment parce que l'implantation aurait occasionné un arrêt prolongé de l'unité et coûteux.

115 .

En règle générale. les compresseurs alternatifs. etc. L'ordre dans lequel sont présentés les différents types de compresseurs ne représente que des tendances générales. De plus.1 Ces mesures d'économie d'énergie comprennent entre autres : • Le remplacement ou la modification d'un compresseur afin d'en améliorer le rendement . Viennent ensuite les compresseurs à vis à injection d'huile et. les performances de certains appareils existants ont diminué au fil des années à la suite de l'usure normale ou d'un entretien insuffisant. ces rendements peuvent maintenant atteindre 85 % grâce au développement aérodynamique des impulseurs et des éléments diffuseurs. • Le remplacement de moteurs électriques par des moteurs à haut rendement. L'évolution de la conception des compresseurs. il serait approprié de considérer l'évaluation d'une mesure visant un entretien complet ou une remise à neuf de l'appareil.0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'optimisation des appareils liés à la compression Généralités 7. particulièrement ceux à double action. Par exemple. 116 . l'alimentation électrique. et il est recommandé de vérifier les rendements dans chaque cas .7. Tous les coûts afférents doivent être correctement évalués les structures. elle n'est justifiée que lorsque le rendement de l'appareil existant est en deçà des valeurs normales. dans le cas des compresseurs centrifuges. les frais d'ingénierie et d'installation. Le remplacement ou la modification d'un appareil en vue d'en améliorer le rendement énergétique exige des investissements importants. La rentabilité de cette mesure doit donc être vérifiée avec soin . les compresseurs centrifuges. Le choix du type de compresseur en fonction des capacités volumétriques est aussi important. présentent le meilleur rendement. Dans certains cas. particulièrement les compresseurs à vis et les compresseurs dynamiques. 7. enfin. • L'optimisation des outils et des accessoires pneumatiques . Les compresseurs à vis du type sec ont une consommation unitaire généralement supérieure aux compresseurs à vis à injection d'huile pour les applications usuelles. l'instrumentation et les dispositifs de régulation. • Le choix ou le remplacement de sécheurs d'air par des sécheurs moins énergivores . les tuyauteries. on obtenait autrefois des rendements polytropiques de l'ordre de 70 à 75 % par étage de compression . a permis. d'améliorer ces deux aspects du rendement. en effet. • La relocalisation de l'aspiration d'air des compresseurs . Dans ce cas. depuis quelques années. on remarque souvent des écarts d'un fabricant à l'autre et parfois entre les différentes séries d'un même fabricant. elle peut cependant être appliquée avec succès.2 Mesures d'économie d'énergie liées au rendement des compresseurs Le rendement global d'un compresseur ou d'un surpresseur est composé du rendement thermodynamique (rendement polytropique) et du rendement mécanique de l'appareil (pertes par frottement). et de la comparer avec celle prévoyant son remplacement.

1 Modification d'un compresseur centrifuge Un essai de rendement t été réalisé sur un compresseur d'azote dont la consommation unitaire.79 0. • Un compresseur alternatif dont le rendement polytropique serait inférieur à 80 % pour chaque étage . EXEMPLE 7. il ne s'agit que de points . • Un compresseur sans système de délestage ou de régulation de la capacité . Dans certains cas. par exemple) . mesurée au moment d'une étude sommaire.84 Les résultats indiquent' que le premier et particulièrement le troisième étage ont un rendement faible.Les indices suivants peuvent indiquer des possibilités d'implantation de cette mesure . Une vérification auprès du fabricant a permis de vérifier la possibilité de modifier l'appareil afin d'obtenir un rendement moyen d'environ 0. (Note: Données de 1994) 117 . car la MEEE proposée n'est pas justifiée dans tous les cas • Un surpresseur à lobes droits dont le rendement volumétrique est faible (inférieur à 70 %. Caractéristiques du compresseur Type : Nombre d'étages : Puissance du moteur : Efficacité nominale du moteur : Heures de fonctionnement : Centrifuge 4 5 300 HP 96 8 700 h/an La mesure de la température de refoulement de chaque étage durant l'essai de rendement a permis d'évaluer les rendements polytropiques de chaque étage Étage de compression 1 2 3 4 Ep de chaque étage 0. révélait un rendement faible. par exemple). de repère.85 pour chaque étage de compression cette modification nécessiterait un investissement d'environ 1 100 000$. • Un compresseur polyétagé sans refroidissement intermédiaire ou dont les refroidisseurs intermédiaires sont peu efficaces . Il peut être nécessaire de réaliser un essai de rendement détaillé du compresseur qui permettra d'évaluer le rendement polytropique de chaque étage de compression et le rendement mécanique de l'appareil.83 0. • Un compresseur dont le rendement mécanique est faible (inférieur à 75 ou à 80 %.74 0. une évaluation minutieuse du rendement actuel de l'appareil peut être requise. • Un compresseur centrifuge dont le rendement polytropique serait inférieur à 70 % pour chaque étage .

le client profitera de la baisse de puissance unitaire pour augmenter la production d'environ 5 % en modifiant quelque peu les conditions de l'unité de compression. Les puissances et les consommations d'énergie électrique avant et après la modification. sont les suivantes À ces conditions de fonctionnement.Dans ce cas-ci. l'économie d'énergie électrique égale donc: 35 148 000 – 30 885 000 = 4 263 000 kWh/an Autre avantage: Profit sur la production supplémentaire 118 . aux conditions de fonctionnement et au niveau de production actuels.

On note que la dépense d'énergie varie selon le type de sécheur. dans un cas donné. • un sécheur hybride combinant un sécheur réfrigérant placé en amont d'un sécheur par adsorption (celui-ci doit être muni d'un dispositif de contrôle) . Voici les principales approches que l'on peut considérer au moment du choix d'un sécheur. Il importe de les comparer entre elles afin de déterminer. • un sécheur par adsorption dont la régénération se fait avec chauffage plutôt qu'un modèle sans chauffage . 119 . • Le contrôle du cycle de refroidissement par la mesure de la température du dessiccatif . Par contre.3. Le coût de fonctionnement à long terme doit être pris en compte.1 décrit les principaux types de sécheurs d'air utilisés dans l'industrie. lorsque l'air doit être ramené à un niveau supérieur d'assèchement. de la configuration particulière pour la régénération dans le cas des sécheurs par adsorption et des méthodes de contrôle a optées. Un sécheur réfrigérant assure dans ce cas la consommation minimale d'énergie. le fonctionnement ou la modification des sécheurs d'air Choix des sécheurs d'air 7. • des sécheurs de petites dimensions en vue d'une utilisation locale qui pourrait répondre à des besoins spécifiques .6. Il convient d'utiliser • un sécheur réfrigérant lorsque le point de rosée peut être de 35 °F ou plus . • un sécheur dont la chaleur de régénération est celle du compresseur lorsque celuici est non lubrifié (sécheur à tambour rotatif.7. • un sécheur réfrigérant pour tout le débit et un sécheur par adsorption uniquement pour le traitement dé la quantité d'air nécessitant un degré supérieur d'assèchement (air d'instrumentation. par exemple) . Les sécheurs dont le prix d'achat est moindre auront bien souvent une consommation d'énergie supérieure. par exemple).3 Mesures d'économie d'énergie visant le choix. Le choix d'un sécheur repose d'abord sur l'évaluation des besoins réels.1 La section 2. ceux-ci sont de configurations diverses. Plusieurs applications ne requièrent pas un point de rosée de l'air inférieur à 35 °F à la Pression du système. • Le contrôle des cycles de séchage et de régénération en fonction de la demande et de la charge humide . Certaines mesures permettent de réduire la consommation d'énergie des sécheurs par adsorption : • La récupération de l'air comprimé utilisé à la régénération . • Le réglage de la valeur de consigne du point de rosée. la solution qui répondra le mieux aux exigences tout en étant la plus rentable à long terme. Cependant. les sécheurs par adsorption s'imposent.

7 lb/po2 abs. il faut bien noter qu'une comparaison valable d'un appareil par rapport à un autre doit se baser sur les consommations réelles du système de compression et du sécheur dans chaque cas étudié. 90 F 70% 14. Dans le cas d'une nouvelle installation. • L'ajout d'appareils en série peut nécessiter une augmentation de la pression de refoulement pour contrer une perte de pression supplémentaire .2 Pression de refoulement : Pression atmosphérique : Température ambiante : Humidité relative de l'air : Capacité minimale requise : Pression d'aspiration du compresseur : Temps de fonctionnement : Compresseur : Cas de base considéré : Solutions envisagées : 120 . . • La puissance électrique des éléments chauffants .On évalue la consommation d'énergie d'un sécheur d'air en calculant. 14. Il faut tenir compte des points suivants • La réduction ou l'élimination du débit d'air requis à la régénération d'un sécheur a un effet sur la puissance absorbée par le moteur du compresseur. la somme des consommations liées aux aspects suivants : • La perte de charge dans l'appareil . • La puissance équivalente à la compression de l'air utilisé pour la régénération et le refroidissement. 8 750 h/an Centrifuge à 3 étages de compression La capacité est à déterminer en fonction du type de sécheur retenu. on choisira un compresseur de capacité volumétrique inférieure . ventilateur(s) du condenseur. tambour rotatif. • Un sécheur réfrigérant ou un sécheur par adsorption avec chauffage absorbent une puissance qui peut s'ajouter à la pointe de la puissance appelée. • La puissance électrique de chacun des moteurs : compresseur du système de réfrigération.5 lb/po2 abs. etc. Sécheur par adsorption sans apport de chaleur Sécheurs par adsorption • Régénération par apport interne de chaleur • Régénération par apport externe de chaleur Sécheur réfrigérant Sécheur hybride EXEMPLE 7. soufflante de l'air de régénération et de l'air de refroidissement. Si certains de ces paramètres peuvent donner une indication relative de la consommation d'énergie. Choix d'un sécheur pour une nouvelle installation Données: 3 800 pi3N/min supposée constante 120 lb/po2 abs. selon le cas.

121 .

122 .

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124 .

125 . On pourrait. considérer les mesures suivantes • Le remplacement d'un sécheur par adsorption sans chauffage par un appareil avec chauffage . par exemple.3. Si le point de rosée d'une partie de l'air est inférieur à 40 °F. Le prix d'achat d'un sécheur à effet réfrigérant est en général inférieur à celui d'un sécheur dessiccatif sans apport de chaleur pour la même capacité utile. les principes décrits précédemment s'appliquent aussi aux installations existantes. 7. il serait possible d'envisager l'installation d'un sécheur dessiccatif sur la conduite d'alimentation de ce point d'utilisation ou l'installation de petits sécheurs à proximité de points d'utilisation donnés.2 Mesures d'économie d'énergie applicables aux sécheurs existants En théorie.Données de 1994 (1) On considère un cou t marginal afin de tenir compte d'un coût supplémentaire pour l'installation. Le point de rosée est par contre supérieur.

Cependant. En contrôlant le point de rosée de l'air asséché ou la quantité d'eau adsorbée par le dessiccatif. le gain en puissance peut être marginal si la régulation du compresseur est en mode « tout ou rien » (cela dépend du cycle de charge et de délestage)' . 126 . De plus. Un cycle de séchage normal ne fait pas appel. la charge de vapeur d'eau est réduite.6. la puissance des éléments chauffants et/ou des moteurs s'ajoute à celle du compresseur . Cette mesure est présentée à la section suivante.4. seul le coût marginal de l'installation d'un sécheur moins énergivore est alors pris en considération. Par conséquent. il est possible de prolonger le cycle de séchage au-delà de la période normale. Même si le gain en puissance est nul. cependant.1. Ces inconvénients sont les suivants • En réduisant la demande au compresseur. l'installation du dispositif de contrôle de la demande sur tous les types de sécheurs peut être envisagée. • Les investissements sont généralement élevés. le remplacement d'un sécheur existant doit être considéré comme une mesure plutôt marginale. une économie de la consommation d'énergie découle de la réduction de la demande au compresseur : le délestage sera plus fréquent. • En remplaçant un sécheur sans apport de chaleur par un sécheur d'un autre type. tout en interrompant les phases de régénération et de refroidissement pendant cette période supplémentaire de séchage. • L'ajout d'un sécheur réfrigérant en amont d'un sécheur par adsorption sans apport de chaleur (on doit aussi ajouter un dispositif de contrôle de la demande au sécheur par adsorption afin de réduire sa consommation). à la capacité maximale d'adsorption du matériau dessiccatif.3. ces mesures présentent des inconvénients qui ne justifient pas nécessairement les investissements requis. dans bien des cas. Les différentes méthodes utilisées sont mentionnées à la section 2. dans ce cas. Cette mesure peut. de ce Guide. • Le gain en puissance sera proportionnellement moins élevé que la réduction de la demande lorsque la régulation du compresseur est réalisée par le laminage à l'aspiration . • L'utilisation de différents modèles de sécheurs en série fonctionnant à des niveaux d'assèchement distincts .3 Mesures d'économie d'énergie électrique par le contrôle des cycles des sécheurs par absorption Les cycles des sécheurs par adsorption sont d'une durée déterminée pour satisfaire aux conditions de conception les plus contraignantes. 7. bien qu'ils ne soient parfois offerts qu'en option. Ces dispositifs sont généralement installés sur les sécheurs neufs. s'avérer intéressante dans le cas où il est nécessaire de remplacer un sécheur . Ainsi. Il faudra cependant tenir compte des nouvelles conditions de fonctionnement du compresseur actuel.• Le remplacement d'un sécheur par adsorption sans chauffage par un modèle utilisant la chaleur de compression lorsque le compresseur est non lubrifié . lorsque le débit moyen est inférieur à la capacité maximale du compresseur ou que la température de l'air entrant dans le sécheur est inférieure à la température spécifiée à l'étape de la conception.

Les sécheurs existants qui ne sont pas munis de ces dispositifs de contrôle peuvent être modifiés. Dans ce cas, la solution la plus simple est souvent d'installer un détecteur de point de rosée à la sortie du sécheur qui, combiné à un module de régulation, contrôle les cycles de séchage. Les avantages de cette Mesure d'économie d'énergie sont les suivants • La réduction de la g1antité d'air sec utilisé à la régénération qui augmente la capacité utile du système de compression ; • La réduction de la consommation d'énergie électrique ; • L'utilisation optimale de la capacité du dessiccatif ; • L'augmentation de la durée de vie du dessiccatif ; • L'investissement relativement peu élevé. L'installation de ce dispositif à un sécheur existant doit tenir compte de la compatibilité des signaux de sortie et des possibilités de reprogrammer les phases de séchage et de régénération à l'aide de ces signaux.

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7.4

Mesures d'économie d'énergie électrique relatives au choix et au fonctionnement des accessoires et des outils pneumatiques

En règle générale, les consommations associées aux accessoires pneumatiques proviennent de la perte de pression, des frottements mécaniques et du rendement de l'appareil à un débit et à une pression donnés. Les pertes de charge engendrées par les accessoires doivent être faibles afin de maintenir la pression de refoulement à une valeur minimale. La perte de pression dans les filtres d'aspiration doit aussi être maintenue faible ; en effet, à une même pression de refoulement, une réduction de la pression d'aspiration se traduit par une augmentation

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selon le type de compresseur et selon le mode de régulation. L'économie d'énergie électrique résulte d'une réduction du temps de fonctionnement en charge. Les régulateurs de pression. Les sécheurs . sa consommation d'énergie sera réduite . . L'intérêt de cette mesure varie. Le refroidisseur final. Par conséquent. On peut réduire les pertes par frottement par une lubrification appropriée de l'air comprimé au point d'utilisation. 7. Les effets de cette mesure peuvent contribuer à améliorer le rendement global du compresseur • • • Une légère amélioration du rendement volumétrique . les filtres et les lubrificateurs . à un même débit volumétrique. cependant.5 Déplacement de l'aspiration d'air aux compresseurs Une réduction de la température d'un gaz à une pression donnée a pour effet d'en réduire le volume spécifique. En pratique. L'efficacité des outils pneumatiques est maximale à un niveau de pression et à un débit donnés. La réduction de ces pertes engendre une réduction de la pression de travail et une économie de la quantité d'air consommée. Certains outils de serrage sont munis de mécanismes d'interruption du débit lorsque le couple désiré est atteint. c'est-à-dire d'en augmenter la densité. d'un délestage plus fréquent. Les robinets et les distributeurs. le nombre d'étages et le refroidissement intermédiaire ainsi que la variation du rendement en fonction du débit volumétrique. permet. Voici quelques exemples d'accessoires dans lesquels la perte de pression doit être minimisée • • • • • • • Les filtres d'aspiration . d'une diminution de la puissance à l'arbre ou d'une combinaison de ces facteurs. il peut être préférable de remplacer un outil plutôt que de modifier le niveau de pression. le mode de régulation. dont le type de compresseur. cependant le gain énergétique dépend de plusieurs facteurs. 131 . à l'extérieur d'un bâtiment où la température moyenne est inférieure. d'augmenter le débit massique de l'appareil. par exemple. Les refroidisseurs intermédiaires .du rapport des pression et de la puissance de compression. La réduction du travail de compression (du moins pour le premier étage). Le choix d'un outil doit donc tenir compte du besoin réel afin qu'il puisse fonctionner à des conditions optimales. L'aspiration d'air plus sec . Les filtres de pression à l'entrée et à la sortie des refroidisseurs et des sécheurs . le déplacement de l'aspiration d'un compresseur d'air. si le sécheur est muni d'un dispositif de contrôle des cycles de séchage et de régénération. Si ces besoins changent. Cela permet de réduire la consommation d'air.

• Compresseur centrifuge muni d'aubes réglables à l'aspiration. généralement trop faibles pour justifier l'implantation de la MEEE. dans le cas de compresseurs volumétriques. les économies d'argent sont. • La puissance à l'arbre ne varie pas en fonction de la réduction de la température . Dans ces conditions. si elle dépasse la puissance souscrite ou si l'entreprise n'est pas munie d'un contrôleur de charge. • La puissance à l'arbre diminue avec la réduction de la température • Compresseur à vis monoétagé lubrifié. réglé par laminage à l'aspiration . on peut prévoir les situations suivantes (régulation de la pression du système) : • La puissance à l'arbre augmente en fonction de la baisse de température. En raison de l'augmentation moyenne de la densité de l'air aspiré. En conclusion.Généralement. en fonction de la puissance à l'arbre requise. Mise en garde : L'air froid extérieur ne doit pas être utilisé pour refroidir un compresseur en raison des risques de gel de l'eau condensée aux robinets de purge. ne résulte que de la réduction du temps de fonctionnement en charge • Compresseur à vis du type sec biétagé. Lorsqu'il y a augmentation de la puissance à un point de fonctionnement donné et qu'il y a un gain en raison de la réduction du temps de fonctionnement en charge. • Compresseur à vis monoétagé lubrifié. tandis que d'autres peuvent nuire à l'entreprise. il faut s'assurer que la capacité du moteur du compresseur. même lorsque le compresseur fonctionne sans arrêt. il faut apporter une attention particulière à la facturation. c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de contrôle de la charge. Le coût supplémentaire associé à la puissance maximale appelée. EXEMPLE 7. Le débit aux conditions normalisées est de 2 220 pi3N/min. la puissance à l'arbre est de 436 HP. Dans ce cas. Il faut. de plus. cette mesure d'économie d'énergie doit être envisagée avec beaucoup de vigilance. En outre. réglé par laminage à l'aspiration . réglé par laminage à l'aspiration . • Compresseur à vis du type sec biétagé. et le temps de fonctionnement est en moyenne de 375 heures par mois. l'économie d'énergie. on doit porter une attention spéciale à la longueur des conduites d'aspiration afin d'éviter les problèmes de résonnance pouvant résulter des pulsations de l'air à l'aspiration et réduire ainsi le rendement du compresseur. le cas échéant. réglé en mode « tout ou rien ». • Compresseur centrifuge. réglé en mode « tout ou rien ». est suffisante lorsque la température de l'air est minimale.4 Déplacement du point d'aspiration d'un compresseur Supposons un compresseur alternatif aspirant de l'air à l'intérieur d'un bâtiment. le nombre d'heures 132 . à une température de 70 °F maintenue constante pendant toute l'année. s'assurer que l'aspiration d'air est exempte de contaminants. Les calculs de la puissance et du nombre d'heures de fonctionnement sont réalisés pour chaque mois en s'appuyant sur les statistiques disponibles dans la localité. et l'économie d'énergie ne résulte que de la réduction du temps de fonctionnement en charge : • Compresseur alternatif . peut facilement dépasser l'économie d'argent attribuable à la réduction de la consommation. De plus. La présence de substances corrosives ou accélérant l'encrassement des filtres et du compresseur peut réduire le rendement de l'appareil. Certaines situations sont favorables. comme dans le cas précédent.

les économies en frais d'électricité résultant de la réduction de la consommation sont calculées à partir du prix du kilowattheure au tarif applicable. de règle générale sur le rendement de base des moteurs. plusieurs moteurs fonctionnent à des tensions élevées (2 300 ou 4 160 volts). mais elle peut représenter une mesure intéressant surtout s'il s'agit d'une nouvelle installation. les moteurs à haut rendement sont plus efficaces que les moteurs de fabrication standard lorsque le rapport de charge est faible. et chaque cas doit être étudié séparément.6 Augmentation du rendement du moteur L'utilisation d'un moteur à haut rendement coûte plus cher. Leur utilisation avec des entraînements à vitesse variable ou lors que la régulation d'un appareil est du type « tout ou rien » est d'autant plus intéressante. Ils sont souvent conçus en fonction de chaque application. Pour l'ensemble de l'année.0225 $/kWh au tarif L. Les frais d'électricité sont calculés au tarif L (1994) auquel est assujettie l'entreprise. qui tienne compte de la puissance. en vigueur au mois de mai 1993. la puissance nominale des moteurs dépasse souvent 200 HP .de fonctionnement peut être ramené à une moyenne de 352 heures par mois. sans majoration. Un système de contrôle de la charge permettrait d'éviter une augmentation de la puissance appelée. le coût supplémentaire lié à la puissance est supérieur baux économies réalisées par suite de la réduction de la consommation d'énergie électrique la MEEE n'est pas rentable. dans ce cas. Il n'existe pas. et ce cas ne sera donc pas considéré. Dans le cas où il n'y a pas de contrôle de la charge. Ce coût unitaire est de 0. Dans les systèmes de compression. 133 . De plus. on peut déduire des économies d'énergie de 50 575 kWh/an alors que la puissance d4 pointe de l'usine pourrait augmenter s'il n'y a pas de contrôle de la charge. Voici les résultats sommaires de l'analyse Données de 1994 Dans ce cas précis. ainsi. 7.

La remise à neuf d'un compresseur est une intervention très coûteuse qui peut exiger un investissement pratiquement aussi important que l'achat d'un nouveau compresseur. Avant de commencer les travaux. • L'usure des paliers. • Des températures excessives aux paliers et aux roulements . des engrenages et des joints d'étanchéité . symptôme d'un mauvais état des filtres à l'aspiration . • Une température de refoulement élevée . un démontage peut être requis.1 Le compresseur est un appareil complexe comportant une quantité importante de pièces mobiles soumises à l'usure ainsi que des joints d'étanchéité conçus pour réduire les fuites au maximum. des roulements. • Perte des réglages des dispositifs de régulation. Il importe de bien en évaluer les frais.8. disques) d'un compresseur alternatif . pour des compresseurs dont les composants mécaniques sont détériorés. De même. Les indices d'une détérioration mécanique de l'appareil sont les suivants • Une puissance électrique plus élevée à pleine charge . • La présence importante de particules métalliques dans les filtres de pression . • Une capacité volumétrique réduite à une condition de pression donnée . • La contamination ou la surchauffe du lubrifiant . • Des vibrations excessives. • Une installation du compresseur ou de son entraînement mal effectuée (mauvais alignement. un nettoyage in situ peut s'avérer suffisant alors que. • L'encrassage par le fluide réfrigérant des surfaces des refroidisseurs intermédiaires et du refroidisseur final (voir la section 8. la mise en oeuvre d'un programme d'entretien préventif constituera un investissement rentable et permettra de réduire la consommation d'énergie tout en maintenant le compresseur et les principaux accessoires à leur rendement optimal. 134 . Dans certains cas. Les causes de la baisse de rendement d'un compresseur peuvent être diverses • L'usure des soupapes (sièges.3) . • L'encrassage par le gaz aspiré. L'entretien partiel ou la remise à neuf d'un compresseur ou d'un surpresseur peut en améliorer le rendement global et réduire sa consommation d'énergie. ressorts. par exemple) . • L'encrassage et l'usure causés par la contamination ou l'oxydation du lubrifiant .0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'entretien des systèmes de compression Entretien de compresseurs 8. il faut bien déterminer les causes de la baisse de rendement et la mesure corrective qui convient.

Il importe de considérer deux aspects 1. d'une façon plus réaliste. etc.L'entretien des dispositif de régulation est nécessaire à un fonctionnement efficace des compresseurs. il faut considérer les points suivants • Vérifier auprès du fabricant du compresseur s'il est possible d'utiliser un lubrifiant synthétique (compatibilité du lubrifiant avec les composants du compresseur) et obtenir une estimation des économies d'énergie. L'entretien des refroidisseurs d'huile est tout aussi important pour assurer le maintien d'une température normale du lubrifiant. si la mesure est réversible. lubrification Les pertes par frottement d'un appareil de compression représentent une grande part de sa consommation (entre 5 et 10 % de la puissance à pleine charge). On pourrait s'attendre. Plusieurs études démontrent que l'utilisation de ces lubrifiants réduit la consommation d'énergie de 5 à 15 %. 135 . s'il est possible d'obtenir un soutien technique de la part du fabricant ou du distributeur. • Comparer les caractéristiques du lubrifiant actuel avec celles du lubrifiant synthétique les lubrifiants synthétiques sont de trois à cinq fois plus chers que les lubrifiants à base d'huile minéale. • Vérifier les contraintes environnementales concernant la mise au rebut du lubrifiant usé. Prévoir les modifications éventuelles à apporter au procédé ou au système qui pourraient influer sur le choix. leur durée de vie normale peut être réduite par les contaminants présents dans le gaz aspiré au compresseur. La lubrification revêt donc une importance fondamentale. avant d'utiliser un lubrifiant synthétique. Le remplacement périodique des éléments de filtration est essentiel.2). Toutefois. Les particules métalliques augmentent le frottement et entraînent l'usure prématurée des pièces. L'entretien du système de lubrification est essentiel. L'entretien du système de lubrification. à des économies de l'ordre de 2 à 5 %. Ces deux types de lubrifiants ne sont pas nécessairement compatibles . Le choix du lubrifiant . 2. • Vérifier si le produit est disponible. 8. Plusieurs essais ont révélé des anomalies (voir la section 6.2 Mesures d'économie d'énergie par la.2. Les lubrifiants synthétiques ont un meilleur indice de viscosité et une stabilité chimique qui font que leurs propriétés lubrifiantes sont meilleures et surtout plus constantes que celles des huiles minérales. Même si elle est beaucoup plus longue. particulièrement dans le cas des compresseurs à vis à injection et des compresseurs alternatifs. • Vérifier si le lubrifiant synthétique est compatible avec le gaz (notamment avec les fluides frigorigènes) et avec tous les composants du système. on devra peut-être effectuer un rinçage poussé ou certaines modifications pour procéder au remplacement de l'huile minérale.

Dans le cas des échangeurs munis d'un système de refroidissement liquide. permettrait d'abaisser la pression de refoulement du compresseur sans augmenter le coût de remplacement de façon importante. Afin d'évaluer les performances des refroidisseurs. 136 . un gaz plus froid améliore le rendement thermodynamique du compresseur en réduisant le travail de compression de l'étage qui suit. Certaines méthodes de nettoyage in situ peuvent rétablir les performances des échangeurs. • La concentration du liquide réfrigérant lorsque des mélanges d'eau-glycol sont utilisés (la chaleur spécifique et la conductivité thermique du mélange diminuent proportionnellement à l'augmentation de la concentration en glycol). et l'efficacité du matériau dessiccatif sera maximisée. Le remplacement des cartouches filtrantes.8.1 permet de constater que la perte de pression augmente rapidement après un certain nombre d'heures de fonctionnement. • À la sortie des refroidisseurs intermédiaires.3 Mesures d'économie d'énergie par l'entretien des échangeurs d'air L'entretien des différents échangeurs de chaleur d'un système de compression peut réduire la consommation d'énergie électrique. • Dans le cas du refroidisseur final.4 Entretien des filtres On néglige souvent de remplacer les cartouches filtrantes parce que les filtres ne sont pas munis d'un indicateur de différence de pression. Pour ce qui est des échangeurs refroidis à l'air. • La filtration et le traitement de l'eau de refroidissement afin de réduire la formation de tartre . L'entretien des filtres à l'aspiration du compresseur aide à conserver un bon rendement en retardant l'encrassement du côté du gaz. Les séparateurs. dans les instructions d'entretien des filtres de pression. • La ventilation de la salle des compresseurs afin de maintenir l'air circulant à l'échangeur à une température adéquate. doivent être pourvus d'un système de purge automatique efficace afin d'éliminer l'entraînement d'eau qui augmenterait la charge du sécheur et l'entraînement d'huile qui peut réduire l'efficacité des appareils situés en aval (voir la section 4. Il est donc important de maintenir ces échangeurs en bon état.6). on doit tenir compte des points suivants : • La filtration de l'air de refroidissement dans les milieux contaminés afin de réduire l'encrassement . on recommande généralement de remplacer les cartouches quand la différence de pression atteint 10 lb/po2. De plus. la charge au sécheur sera réduite. La figure 8. à une différence de pression de 5 lb/po2. 8. il faut tenir compte des points suivants • La température et le débit du liquide réfrigérant afin d'assurer le refroidissement nécessaire . on effectue des mesures de température du gaz et du réfrigérant pour déterminer si les températures d'approche sont normales ou si un entretien est requis. par exemple. dont sont munis les refroidisseurs.

EXEMPLE 8. muni de deux filtres de pression placés autour d'un sécheur. Si l'on remplace les cartouches filtrantes lorsque la perte de pression atteint. que le compresseur fonctionne continuellement à sa charge maximale. Économies d'énergie électrique 2 192 000 .2 112 000 = 80 000 kWh/an 137 . dans ce cas-ci. pour chacun des filtres. la pression de refoulement du compresseur peut être réduite de 10 lb/po2.1 Remplacement des cartouches filtrantes Prenons le cas d'un système de compression de capacité volumétrique de 1700 pi3N/min. 5 lb/pot au lieu de 10 lb/po2. Intervalle actuel entre l'es remplacements : 6 000 heures Temps de fonctionnement : 8 000 h/an (1) On suppose.

les éjecteurs et.0 Mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux systèmes de vide Généralités 9. aux pompes rotatives scellées au moyen d'une huile spéciale et aux pompes à diffusion.2 Remplacement d'une pompe à vide inefficace Les pompes à anneau liquide sont celles qui sont le plus souvent utilisées lorsque le gaz aspiré contient une part importante de liquide. on a généralement recours aux éjecteurs (de quatre à six appareils montés en série). par contre. les surpresseurs à lobes droits. Ces appareils sont monoétagés ou multiétagés. le remplacement d'une pompe est parfois rentable.9. Un essai à l'aide d'une plaque à orifices. Un examen visuel fait par une personne expérimentée à l'aide d'une caméra spéciale peut aussi donner une indication de l'état d'une pompe. par un calcul des débits tenant compte des fuites. • La réduction des fuites (infiltrations) .1 On utilise plusieurs types d'appareils pour faire le vide dans un système. bien sûr. • Le remplacement des éjecteurs . • L'optimisation des méthodes de régulation . Elles sont donc fort répandues dans l'industrie. à ce moment-là. Les principales mesures d'économie d'énergie électrique applicables aux systèmes de vide sont les suivantes • Le remplacement d'une pompe à vide inefficace . Une pompe en usage depuis plusieurs années perd de son efficacité : on parle. L'évaluation exacte des performances d'une pompe à vide faisant partie d'un ensemble de plusieurs pompes n'est pas facile. • L'utilisation d'un appareil centrifuge. 138 . Ainsi. il est possible d'installer plusieurs appareils en série. Les compresseurs à vis. et une mesure du niveau de vide représentent souvent le seul moyen d'estimer le point de fonctionnement d'un appareil. de pertes de 15 à 30 % de la capacité et d'une baisse du rendement énergétique de 35 %. • La séparation des différents niveaux de vide requis par un système . Le relevé de la puissance permet alors de faire une évaluation du rendement en se référant à la courbe originale du fabricant. • L'utilisation d'un appareil volumétrique à lobes droits ou à vis au lieu de pompes à anneau liquide . les pompes à anneau liquide de conception récente sont habituellement plus efficaces. Une évaluation sommaire. plus précis. 9. Les compresseurs centrifuges sont parfois utilisés. Quand on a besoin d'un niveau de vide plus élevé. De plus. sera. À des niveaux de pression absolue inférieurs à 1 mm Hg. les pompes à anneau liquide sont les plus fréquents.

EXEMPLE 9.1 Remplacement d'une pompe à vide Prenons le cas de deux pompes à vide à anneau liquide installées en parallèle dans un système dont le niveau dé vide est de 10 pouces Hg (pression absolue de 20 pouces Hg).1. et l'une des deux pompe servait de pompe de remplacement. après plusieurs années. Cependant. À l'origine. comme l'illustre la figure 9. Un essai a été réalisé à l'aide d'une plaque à orifices afin de déterminer la capacité réelle de chaque pompe. La figure 9. il s'est avéré nécessaire de maintenir les deux pompes en fonctionnement afin d'obtenir la capacité suffisante à la bonne marche du système. Les résultats des essais sont les suivants pour un niveau de vide de 10 pouces Hg 139 .2 illustre les courbes théoriques et actuelles de l'une des deux pompes. chaque pompe avait une capacité de 6 500 pi/min.

dans des systèmes sans liquide emporté. entraîne une consommation d'énergie inférieure à celle des pompes à anneau liquide. permettre l'arrêt de l'autre pompe. dans ce cas-ci.1301 160 = 1562 992 kWh/an 6 500 pi3/min 190 HP 154.1) Le remplacement de l'une des deux pompes par une nouvelle pompe de capacité suffisante pourrait. Caractéristiques de la pompe de remplacement Capacité volumétrique : Puissance à l'arbre : Puissance absorbée par le moteur : Économies d'énergie électrique 2 864 152 .3 Utilisation des appareils volumétriques pour la génération de vide L'utilisation d'appareils de vide à lobes droits ou à vis.Essai d'une pompe à vide (pompe n° 1 de l'Exemple 9.9 kW Consommation d'énergie électrique : 1 301 160 kWh/an 9. 140 .

3.2 Choix d'un surpresseur à lobes droits pour la génération de vide Prenons le cas d'un système aspirant de l'air sec.Ces appareils sont parfois munis de joints d'étanchéité spéciaux afin d'en améliorer le rendement volumétrique. Dans certaines applications. par contre. un séparateur permet d'alimenter l'appareil volumétrique avec un gaz ne contenant pas de liquide emporté. Lorsqu'il y a entraînement de liquide. on utilise également des appareils volumétriques situés en aval de pompes à anneau liquide. le volume du système et accroît le temps de mise sous vide. Nombre d'heures de fonctionnement : 8 000 h/an Comparaison des consommations d'énergie Économies d'énergie électrique 1232 000 . Données: Capacité volumétrique Pression absolue à l'aspiration : Pression absolue au refoulement : 6 300 pi3/min 20 pouces Hg 14. n ajoute l'inefficacité du compresseur à celle de l'éjecteur. 141 .4 Remplacement des éjecteurs utilisant l'air comprimé pour faire le vide On devrait autant que possible. comme le montre la figure 9.7 lb/po2 abs. à la fin du circuit de compression. Quand on utilise de l'air comprimé comme fluide d'entraînement. EXEMPLE 9. Cela augmente.1 128 000 = 104 000 kWh/an 9. éviter d'utiliser des éjecteurs fonctionnant à l'air comprimé pour faire le vide. Le rendement thermique d'un éjecteur est très faible en comparaison de tout autre type de pompe à vide.

Afin de satisfaire à ces variations. C) Séparation des trois collecteurs en replaçant les robinets de régulation de sorte que le réglage du niveau de vide à la boîte soit fait par l'introduction d'air d'appoint (figure 9.5 pouce).4 illustre une telle installation.La régulation optimale du niveau de vide requis à chaque appareil.6a) . Certaines conditions peuvent justifier leur emploi (besoin très limité.6b). .5 Séparation des niveaux de vide requis pour un système Pour des niveaux de vide différents dans plusieurs installations existantes. 142 . 9.). il est parfois possible de remplacer ce type d'appareils par des pompes plus efficaces.Les générateurs de vide disponibles sur le marché fonctionnent sur ce principe. dans certains cas. Le niveau de vide requis à chaque point est obtenu par le laminage de l'écoulement à l'aide d'une vanne de régulation.5 montre la variation des différents paramètres d'un feutre de 240 pouces de largeur à des perméabilités de 55. pour des capacités volumétriques et des niveaux de vide relativement importants. Chacun des robinets est réglé de sorte que le niveau de vide à chaque boîte assure autant que possible le taux d'extraction idéal.La réduction de la consommation d'énergie . etc. dont la capacité de chaque aspiration est de 4 000 pi3/min. • Avantages de cette MEEE . Cela signifie que le niveau de vide idéal peut être différent pour le conditionnement de chaque feutre. tandis que la figure 9. de 30 et de 15 pi3/min/pi2 (colonne d'eau de 0. chaque branche peut être munie d'une vanne de régulation. on utilise une série d'appareils raccordés à un réseau unique qui maintient un vide correspondant aux besoins les plus contraignants. Il peut être avantageux d'utiliser différents appareils ou de raccorder des systèmes demandant des niveaux de vide inférieurs à des étages supérieurs d'une installation. B) Séparation des trois collecteurs en conservant les vannes de régulation pour le laminage (figure 9. niveau de vide très faible. • Inconvénient : la perte de souplesse de fonctionnement. on peut établir des consommations moyennes pour chacun des cas suivants A) Conditions existantes (collecteur commun) . La figure 9.3 Séparation de réseaux demandant des niveaux de vide différents Le conditionnement des feutres d'une machine à papier comprend des boîtes de soutirage qui sont habituellement raccordées à un collecteur commun. En supposant que le fonctionnement moyen de la machine se fasse dans les conditions de perméabilité de 55. de 30 et de 15 pi3/min/pi2. EXEMPLE 9. La capacité volumétrique et le niveau de vide pourront être réglés selon les besoins réels de chaque appareil. Cependant. L'ensemble est raccordé à trois aspirations de pompes à anneau liquide. Le niveau de vide requis à chaque feutre dépend de la perméabilité du feutre qui diminue avec l'usure (en raison de la compression du feutre).

143 .

144 .Modification où la régulation du système est réalisée par un apport d'air atmosphérique Le tableau suivant donne les résultats de l'analyse faite à l'aide des équations définies à la section 2.5.10.

Économies d'énergie électrique 3 219 600 . 145 . à un niveau de vide donné. 9.7 Optimisation des méthodes de régulation Lorsqu'il est nécessaire de régler le niveau de vide dans un système dont les conditions sont variables. sont respectivement de 3 219 600 et de 2 743100 kWh/an. la perméabilité devrait normalement diminuer rapidement dans les premières heures d'utilisation d'un feutre neuf.2 743 100'= 476 500 kWh/an Dans ce cas particulier le principal inconvénient de cette mesure tient au fait que la capacité volumétrique de chacune des trois aspirations est insuffisante pour assurer le taux optimal d'extraction du feutre de la première presse lorsqu'il est neuf (perméabilité supérieure à 70). on utilise deux méthodes 1. ce débit est requis pour réaliser la tâche. En réduisant les infiltrations.6a et 9. brides. on rajuste la capacité de l'appareil. La modulation du débit par l'introduction d'une certaine quantité d'air extérieur dans le réseau. Les figures 9.On voit que la dernière solution réduit davantage la puissance à l'arbre requise aux conditions moyennes estimées. aux conditions existantes et en tenant compte du cas C. Dans certains cas. Cependant. En supposant un rendement de 95 % pour la charge totale du moteur entraînant l'ensemble des pompes à vide de la machine.6 Réduction des fuites d'un système de vide Quel que soit le type d'appareil de vide utilisé. il est bien évident. etc. Il ne faut toutefois pas négliger les sources provenant d'une tuyauterie en mauvais état : raccords vissés sur les conduites de petit diamètre. En général. les consommations annuelles d'énergie électrique. L'infiltration d'air dans la chambre maintenue en dépression est généralement la source de fuites la plus importante. 9. la régulation du débit s'impose.6b de l'exemple précédent illustrent ces deux méthodes. ce qui rétablira des conditions adéquates d'extraction. que la réduction des fuites permet de réaliser des économies d'énergie. comme pour la compression d'air. joints d'étanchéité détériorés. en diminuant la vitesse de rotation. La régulation au moyen d'une vanne de régulation créant une chute de pression (laminage) . Le gain de puissance provient de la diminution du débit et de la réduction des pertes mécaniques. cependant. 2.

comme l'indique la figure 9. ce qui se traduit par une puissance requise supérieure. La capacité volumétrique et la courbe de puissance de la pompe . lorsque le vide recherché au point de soutirage se situe à gauche du point d'intersection des deux courbes. Lorsque le système doit fonctionner continuellement à un niveau de vide situé à droite du point d'intersection. 146 . l'allure de ces courbes ainsi que la position du point d'intersection dépendent des facteurs suivants • • • La résistance du système en fonction du débit . Inconvénients et limites de la régulation par aspiration d'air atmosphérique : • Dans certains cas. on peut noter que ce n'est vrai qu'à l'intérieur d'une certaine plage de fonctionnement. le choix pourra dépendre de la répartition des heures de fonctionnement dans chacune des deux plages. Il faut noter que ces courbes ne sont valides que dans un cas particulier. dans ce cas-ci.La deuxième méthode requiert généralement moins d'énergie pour une pompe du type volumétrique. puisque le laminage a pour effet d'augmenter le rapport des pressions à l'aspiration. indiquée par le point A de la courbe 2 de la figure 9. Si le fonctionnement doit varier dans une plage qui se situe tantôt à droite. Les caractéristiques des vannes de régulation. le niveau de vide pouvant être maintenu aura une limite minimale correspondant à l'ouverture complète de la vanne. il y a avantage. En fait.7 . tantôt à gauche du point d'intersection. à moduler au moyen du laminage. • Si plusieurs points de captation sont reliés à un collecteur. Les caractéristiques de chaque situation doivent être considérées. tous ces points fonctionneront à la même pression absolue : par conséquent. le laminage dans chacune des branches sera la seule méthode possible. si plusieurs points de captation raccordés à un même collecteur doivent fonctionner à différents niveaux de vide. Cependant.7.

mais le plus souvent par une combinaison de ces deux méthodes. Une installation type est illustrée à la figure 9. le laminage requiert une dépense d'énergie supérieure. Les méthodes d'analyse et les limites sont précisées à la section 6 de ce Guide. le laminage permet une économie d'énergie plus marquée que dans le cas des pompes volumétriques. il est possible de Moduler la capacité d'une pompe à vide volumétrique ou centrifuge en faisant varier la vitesse de rotation de l'appareil. La régulation des pompes à vide du type centrifuge peut être réalisée par l'une de ces deux méthodes. • réduire un niveau dal vide inutilement élevé .Inconvénient de la régulation par laminage • En général. • modifier une pompe à vide surdimensionnée . Dans le cas des pompes à vide centrifuge. Enfin.8. L'apport d'air est toutefois nécessaire afin d'éviter le pompage de l'appareil. Dans ce cas-ci. la vitesse maximale se situe normalement en-dessous de la première vitesse critique. On peut. par exemple:'. ce qui dépend toutefois des conditions de fonctionnement (voir ci-dessus). 9.8 Autres mesures d'économie d'énergie applicables aux systèmes de vide Plusieurs autres mesurés d'économie d'énergie peuvent être considérées. 147 . Cela facilite l'application de la variation de la vitesse. • approcher la pompé de son point de captation ou remplacer les conduites sur dimensionnées lorsque le système doit produire rapidement et régulièrement le vide . Pour en tirer profit. il faudra réduire la capacité de la pompe en diminuant sa vitesse de rotation.

• réduire les chutes de pression importantes liées à la tuyauterie et à la robinetterie. Les puissances. Comme dans le cas des pompes à lobes droits et des pompes à vis. il faudra prévoir un séparateur afin d'éliminer le liquide entraîné du gaz aspiré.4 Remplacement d'une pompe à vide à anneau liquide par un appareil centrifuge Reprenons l'exemple 9.3 concernant le conditionnement d'un feutre d'une machine à papier.10 lbm H20/lbm de feutre que la courbe de la pompe volumétrique. EXEMPLE 9. Si le niveau de vide doit être maintenu avec précision. 148 . tandis que la courbe 2 est la caractéristique de la pompe à vide centrifuge considérée. Lorsque les conditions sont variables à l'intérieur d'une certaine plage.9 correspond à la capacité de la pompe à anneau liquide. La consommation demeure généralement inférieure à celle d'une pompe volumétrique de même capacité nominale. dont la perméabilité varie entre 55 et 15 pi3/min/pi2. Cette dernière correspond plus aux conditions de fonctionnement recherchées à un taux d'extraction de 0. Elles ont l'avantage de répondre aux variations de la résistance par une variation de la capacité volumétrique qui s'approche ainsi davantage des conditions requises. On peut aussi raccorder les points de niveau de vide différents aux étages intermédiaires appropriés (appareil multiétagé). dans le cas de l'appareil centrifuge.• allonger les temps de mise sous vide lorsque ce facteur n'est pas déterminant .7. ont été déterminées à partir de la courbe de puissance de la pompe à anneau liquide et en supposant un rendement polytropique de 75 %. on peut considérer l'utilisation de pompes à vide du type centrifuge. pour chaque cas. on pourra régler la pression absolue en utilisant les méthodes expliquées à la section 9. La courbe 1 de la figure 9.

714 890 = 471390 kWh/an .Économies d'énergie électrique 1 186 280 .

la récupération et le transfert thermique. peuvent s'avérer moins intéressantes lorsqu'il s'agit de les appliquer à des systèmes en exploitation. etc. Dans le cadre de ce Guide. Afin de minimiser ces coûts. La charge du procédé nécessaire au refroidissement . 3. 150 . Refrigerating and Air Conditioning Engineers (ASHRAE). une part importante des coûts est attribuable à la récupération du fluide réfrigérant. Chaque cas doit donc être étudié attentivement. les ouvertures.0 Mesures d'économie d'énergie électrique par la réduction de la charge de réfrigération Généralités 10. soulignons que la modification ou la conception d'un système de réfrigération doit tenir compte des normes et des recommandations d'organismes comme l'American Society of Heating. on les redistribue sur le plus grand nombre de mesures possibles. l'entretien et la réduction de la charge. au « rinçage » du système et à la remise en fonction des appareils à la fin des travaux. Pour ce qui est de la modification des systèmes existants. nous ne pourrons évidemment pas traiter en détail de tous les aspects liés à l'application des mesures d'économie d'énergie électrique : l'objectif est plutôt d'en démontrer les principes et de présenter des méthodes simples d'analyse qui permettent d'en évaluer les bénéfices. à l'éclairage. plusieurs MEEE. on cherchera d'abord à implanter des mesures simples et peu coûteuses qui viseront surtout les dispositifs et les accessoires de régulation. Dans le cas de nouvelles installations ou du remplacement d'équipements désuets. Ce genre d'analyse requiert une approche globale et une connaissance appropriée du procédé. etc. . à la présence de personnes. De plus. Les infiltrations de chaleur par les parois.1 La charge thermique de tout système de réfrigération est constituée des trois éléments de base suivants 1.10. Pour les systèmes existants. Toute entreprise utilisant des systèmes de réfrigération et de refroidissement peut réduire à la source une ou plusieurs de ces charges. 2. qui sont rentables lorsqu'elles s'appliquent à des installations en cours de conception. Finalement. Les applications varient d'une entreprise à l'autre selon le type de procédé. Nous invitons donc le lecteur à consulter la documentation spécialisée sur le sujet. la modification d'installations existantes est souvent fort limitée . Il convient alors d'analyser la combinaison des différentes mesures et d'évaluer le gain d'efficacité résultant de l'application des mesures les plus prometteuses. l'isolant. Les autres gains thermiques dus à la charge motrice. on a tout intérêt à maximiser les mesures d'économie d'énergie électrique puisque les coûts d'implantation (frais marginaux) sont souvent faibles.

Pour ce faire.2.1 Différentes mesures d'économie d'énergie électrique concernent le choix des procédés. Ces modifications ne sont pas toujours réalisées de façon à optimiser le rendement énergétique. de découvrir des aménagements parfois fort simples qui utiliseront au mieux les différents niveaux d'énergie des fluides en présence. des plaques supplémentaires qui augmentent ainsi la surface d'échange. EXEMPLE 10. 151 .1 mise sur la récupération du potentiel de réfrigération d'un fluide. • Le stockage thermique. La pasteurisation se fait en portant la température à 162 °F.10. certains équipements ou processus se greffent au procédé de base. L'échange thermique v se à tirer parti des différents niveaux énergétiques d'un fluide thermique ou du prodi1it à différentes étapes du traitement ou de la fabrication. il est possible de diminuer à la fois la charge nécessaire au chauffage au cours de la pasteurisation (eau chaude ou vapeur) et la charge de refroidissement à l'échangeur 7. Ces mesures visent à obtenir une efficacité maximale du procédé utilisé ou à répartir la charge thermique dans le temps. Un échangeur à plaques récupère la chaleur du lait sortant du réchauffeur et permet ainsi de préchauffer le lait entrant à l'échangeur et de refroidir le produit entrant au refroidisseur. Dans le cours de l'évolution d'un procédé. Une analyse des procédés de réfrigération permettra.1. dans bien des cas.1 Augmentation du taux de régénération d'un échangeur utilisé dans une unité de pasteurisation du lait Prenons le cas d'une unité de pasteurisation du lait dont un schéma simplifié est présenté à la figure 10.2 Mesures d'économie d'énergie liées au choix des procédés Répartition de la charge de réfrigération 10. Le stockage thermique est une autre forme de récupération qui peut augmenter le rendement énergétique d'un procédé. II peut s'agir de conserver dans un réservoir une quantité d'eau froide ou de prévoir la mise en place d'une banque de glace. On distingue deux principales mesures d'économie d'énergie électrique • La récupération de la chaleur ou l'échange thermique entre les différentes sections du procédé . par exemple. En augmentant ce taux. on ajoute à l'échangeur de régénération.

152 .

La charge actuelle de l'unité de réfrigération est donc : 220 TR*90% =198 TR La charge après l'implantation de la mesure d'économie d'énergie sera 198 .5. De plus. la régulation est réalisée par le délestage d'un ou de plusieurs compresseurs qui sont entraînés par des moteurs électriques de 60 HP ayant un rendement nominal d'environ 95 %. Le rapport de charge moyen est estimé à 90 % environ de la capacité maximale. le calcul des économies ne tient compte que de la réduction de la charge de réfrigération. • Consommation totale d'énergie électrique : 1276 900 kWh/an Économies d'énergie électrique 1 514 600 -1 276 90.4 HP à pleine charge et de 10 HP à vide.2). Les puissances à l'arbre de chacun des compresseurs sont de 49.L'eau refroidie utilisée provient d'une unité centrale dont la capacité est de 220 TR et dont le coefficient dé performance (COP) est de 3.0 = 237 700 kWh/an Note : Dans cet exemple. on pourrait aussi ajouter la réduction du chauffage du lait aux économies d'énergie électrique.44 = 154 TR. un compresseur fonctionnant sans charge et un compresseur en charge pendant 1400 h/an (nous supposons ici qu'il n'est pas possible d'arrêter le compresseur inutilisé). A) Conditions existantes • Cinq compresseurs' en charge continue et un compresseur en charge pendant 2 900 h/an. nous avons négligé l'effet de l'augmentation de la surface d'échange (réduction de la perte de charge) sur le pompage du liquide. L'unité de réfrigération est munie de six compresseurs alternatifs . soit 70 % de la capacité de l'unité Pour une année normale de 7 000 h/an. Dans certains cas. 153 . • Consommation totale d'énergie électrique : 15 14 600 kWh/an B) Conditions proposées • Quatre compresseurs en charge continue. le fonctionnement des compresseurs est évalué de la façon suivante (voir la figure 10.

En somme. Ce système doit être conçu pour permettre un délestage sur une plage plus ou moins étendue et l'arrêt de sections entières à des fins d'efficacité maximale.Répartition du fonctionnement des compresseurs (Exemple 10. il s'agit de satisfaire une partie des besoins de refroidissement en utilisant des sources comme l'air ambiant. consiste à utiliser une autre source de refroidissement dont le coût d'énergie est inférieur à celui de la réfrigération. 154 .3.2 Réfrigération à charge partagée Une mesure d'économie d'énergie électrique.2. il est possible de réduire la consommation d'énergie en utilisant une source de refroidissement peu coûteuse.1) 10. de l'air froid extérieur ou provenant d'une autre section de l'usine. etc. Cette mesure s'appelle la réfrigération à charge partagée. de l'eau d'aqueduc ou puisée d'une rivière. Dans un climat nordique. c'est pourquoi il faut tout de même prévoir une capacité suffisante du système de base. EXEMPLE 10. elle permet de réduire la charge de réfrigération en fonction du niveau d'énergie disponible. Ce niveau varie selon la saison ou la période du jour . À la base.2 Installation d'une tour de refroidissement afin de réduire la charge de l'unité de réfrigération pendant l'hiver Prenons le cas d'une boucle d'eau refroidie utilisée dans le procédé illustré à la figure 10. cette technique compte plusieurs applications. qui s'apparente aux deux premières. de l'eau froide récupérée d'un condenseur évaporatif ou d'une tour d'eau. Compte tenu de la température relativement élevée de l'eau à l'entrée de l'unité de réfrigération.

qui fait varier le rapport volumétrique.Données: Débit d'eau refroidie : Température à l'entrée de l'unité de réfrigération : Température à la sortie : 500 gpm (US) 82 °F 60 °F L'unité de réfrigération est constituée de quatre compresseurs à vis. réglés à l'aide d'une vanne coulissant (voir la figure 2.10).0 155 . Capacité totale de réfrigération : Nombre de circuits : Réfrigérant : Moteur de chaque compresseur : Rendement nominal des moteurs : Coefficient de performance (COP) : 480 tonnes de réfrigération (TR) 4 R-22 150 HP 94 4.

Dans ce cas-ci. alors que le dernier fonctionne à un rapport de charge de 80 %. fonctionne pendant l'hiver. cependant. 156 . Afin d'éviter la contamination. La mesure d'économie considérée dans ce cas-ci consiste à ajouter une tour de refroidissement de sorte qu'un seul circuit. on doit aussi installer un échangeur de chaleur. qui pourra ajuster au besoin la température finale de l'eau dans la boucle. trois compresseurs fonctionnent à pleine capacité. Les modifications proposées sont illustrées à la figure 10.4. la période d'utilisation de la tour. ce qui limite.L'unité fonctionne donc normalement à un rapport de charge de 95 % environ (soit 457 TR/480 TR). Les puissances et les consommations d'énergie électrique des compresseurs sont estimées pour une année de fonctionnement (8 000 heures par année).

157 .

kiyuio 158 .

3 Élimination de réfrigérants secondaires À la sortie d'une unité de pasteurisation.I.P. L'effet réfrigérant au refroidisseur intermédiaire est obtenu par vaporisation d'une partie du liquide à haute pression introduit dans la calandre de l'échangeur. un écart de température devant être maintenu entre le fluide chaud et le liquide réfrigérant. D'autre part. il faut.9. La figure 10.).3 Augmentation des températures de consigne et élimination de réfrigérants secondaires Une façon de réduire la consommation d'énergie électrique d'un système de réfrigération consiste à augmenter le coefficient de performance. Un refroidisseur intermédiaire (RI. on note que le fait d'augmenter la température à l'évaporateur. • On peut relever. l'élimination des réfrigérants secondaires aura pour résultat • de transférer une charge de réfrigération de l'étage à basse pression à l'étage à pression intermédiaire . par exemple. Ce refroidisseur est réfrigéré par l'étage à pression intermédiaire (P. sera aspirée par le compresseur à haute pression (H.6 illustre ce type d'installation qui comprend un premier échangeur utilisant de l'eau glacée à 34 °F. Ainsi.P. La centrale frigorifique utilisant de l'ammoniaque comprend deux étages du type compound dont le schéma est présenté à la figure 10. il faudra s'assurer que l'augmentation de la densité du gaz aspiré résultant de l'augmentation de la pression d'évaporation ne créera pas une surcharge du moteur lorsque le compresseur fonctionne à sa capacité maximale. il s'agit d'étager le cycle de réfrigération de sorte qu'une partie soit réalisée à une pression d'évaporation supérieure par l'entremise d'un désurchauffeur et d'un compresseur haute pression (H. suivi d'un dernier échangeur utilisant une solution de glycol de propylène. permet de réduire la charge de compression. • On peut aussi parfois éliminer le ou les réfrigérants secondaires. EXEMPLE 10.10.) de la centrale frigorifique. la température de l'espace ou du fluide réfrigéré. à une même charge de réfrigération il est possible de réduire la consommation d'énergie électrique.). s'ajoutant aux gaz refoulés par le compresseur à basse pression et au retour de l'évaporateur à pression intermédiaire. par contre. Cette vapeur. Le cycle de réfrigération de la centrale est représenté à la figure 10. le lait doit être refroidi à une température d'environ 38 °F avant l'empaquetage. si possible. • On peut enfin améliorer le coefficient de performance . En se référant à la figure 2.7 montre un schéma simplifié de l'installation après les modifications. La figure 10. Chaque étape du transfert de chaleur entraîne une perte de rendement thermodynamique. 159 . Cette solution est elle-même refroidie par l'entremise d'une boucle de saumure de sels de calcium passant par l'étage à basse pression (B. tout en gardant fixe la pression au condenseur.P.) permet la désurchauffe du gaz à la sortie du premier compresseur et le sousrefroidissement du liquide à haute pression transféré à l'étage inférieur. Une mesure d'économie d'énergie proposée consiste à éliminer les réfrigérants secondaires utilisés pour le dernier échangeur en ayant recours uniquement à de l'eau glacée produite par un refroidisseur et dont une partie est inutilisée. vérifier la faisabilité technique de l'élimination du réfrigérant secondaire et s'assurer que le fluide frigorigène du système n'entraîne pas de problèmes de sécurité ou de contamination en cas de contact avec le produit refroidi.) de la centrale frigorifique. Dans ce cas.18 et à l'équation 2-30.2.8.

2. et la puissance électrique absorbée par chaque moteur.P. Déterminer les charges de réfrigération de chaque étage de la centrale aux conditions existantes.: BHPBP = 89.: . la charge est de 30 TR (6 000 BTU/min). Déterminer le cycle de réfrigération ainsi que les enthalpies du fluide frigorigène à chaque point du cycle.. Pour ce qui est de l'étage B.Étage H.Étage B. la charge totale est estimée à 103 TR (20 600 BTU/min) . Procéder à un essai de rendement de la centrale en mesurant les pressions et les températures à l'aspiration et au refoulement de chaque compresseur. 160 . Les puissances électriques mesurées permettent d'obtenir les puissances à l'arbre de chaque compresseur (voir la section 3.P. de réduire les puissances absorbées par les compresseurs .• • • • d'améliorer le rendement thermodynamique global de la centrale frigorigène . dans le cas de l'étage à pression intermédiaire qui est utilisé pour la production d'eau glacée. Voici les sept étapes à suivre dans l'étude de cette mesure 1. de réduire la quantité de liquide à haute pression nécessaire au refroidisseur intermédiaire .4 HP BHPHP = 244 HP 3. de réduire la consommation d'énergie électrique requise pour le pompage des réfrigérants (on ne tiendra pas compte de cet effet dans cet exemple).P.1) : .

161 .

tiré de la publication de l'ASHRAE. (2) La qualité est de 0. Les pertes de pression. des inefficacités.09.18.9 indique les points requis pour l'analyse du cycle et le tableau 10. les pertes calorifiques et les pertes aux soupapes de détente seront négligées.3) La figure 10. Afin de simplifier les calculs. à l'exclusion de celles des compresseurs. nous ne tiendrons pas compte.Cycle de réfrigération de la centrale frigorifique (Exemple 10. 162 . Ces valeurs sont extraites d'un diagramme de Mollier pour l'ammoniaque. Notes (1) La qualité (rapport entre la quantité de vapeur et la quantité de liquide) est de 0.1 donne les principales propriétés thermodynamiques de ces points. 1993 Fundamentals Handbook. dans cet exemple.

163 .

7.I prendra la charge de 45 TR.6. Calculer les charges de réfrigération de chaque étage de la centrale après le transfert de la charge de réfrigération aux évaporateurs de l'étage fonctionnant à la pression intermédiaire. quinze tonnes de réfrigération doivent être transférées à l'unité de production d'eau glacée. dans ce cas-ci. On calcule les économies d'énergie pour un temps de fonctionnement de 5 000 h/an correspondant. On reprend le calcul pour les nouvelles conditions en utilisant cette fois les rendements isentropiques calculés précédemment afin de déterminer les puissances à l'arbre.P. 164 .6. Le tableau 10. aura donc une charge de 88 TR alors que l'évaporateur P. L'étage B. Selon la figure 10. au temps annuel de fonctionnement estimé de la centrale de réfrigération dans ces conditions.2 dresse la liste des principaux paramètres de fonctionnement de la centrale frigorifique aux conditions existantes et aux conditions proposées.

le coefficient de performance est nécessairement inférieur à ce qu'il devrait être. du moins pour une partie du procédé. 165 . soit par le choix d'un système de réfrigération biétagé à deux pressions d'évaporation et à deux niveaux de compression.4 Systèmes de réfrigération parallèles fonctionnant à des températures de réfrigération différentes Si on utilise un système de réfrigération monoétagé pour le refroidissement à différentes températures.Économies d'énergie électrique 1 382 000 -1304 500 = 77 500 kWh/an 10. il peut donc être avantageux de répondre aux deux niveaux de température. Dans une telle situation. est fixée selon la température de consigne la plus basse. dans ce cas. On pourrait donc améliorer le coefficient de performance correspondant à cette partie.2. Puisque la température d'évaporation. soit par l'ajout d'un système parallèle. le système fonctionne donc à cette température alors qu'il pourrait fonctionner à une température plus élevée.

pompes et ventilateurs des évaporateurs). ramenant le temps de fonctionnement de 8 760 à 6 240 h/an. Le remplacement des lampes à incandescence par des lampes à vapeur de sodium à haute pression qui dégagent moins de chaleur à une intensité équivalente. L'ajout d'une minuterie qui permettrait d'interrompre l'éclairage les fins de semaine. L'unité de réfrigération a une capacité de 60 TR. la puissance requise au système de réfrigération pour la partie de l'éclairage est calculée ainsi Puissance de l'éclairage COP Consommation d'énergie électrique totale attribuable à l'éclairage : Puissance de l'éclairage * (1 + 1/COP) On peut réduire l'énergie requise pour l'éclairage de trois façons • en réduisant le niveau d'éclairement . 166 .4 Optimisation de l'éclairage d'un entrepôt réfrigéré (10-2) (10-1) Un entrepôt réfrigéré est maintenu à une température variant entre 30 et 50 °F.3. on peut considérer aussi la consommation des équipements auxiliaires du système de réfrigération (condenseurs. 2. l'éclairage représente une part non négligeable de la charge de réfrigération à laquelle s'ajoute la consommation respective de chacun des luminaires. 3.1 Dans le cas de chambres réfrigérées ou de congélateurs. Vingt-trois lampes à incandescence de 300 watts chacune procurent un niveau d'éclairement d'environ 20 pieds-bougies. soit de 25 à 50 % de la consommation des compresseurs. De plus. Il n'y a aucun système de minuterie de sorte que les lampes demeurent continuellement allumées. Dans le but de réduire la consommation d'énergie électrique. • en augmentant l'efficacité des luminaires (l'intensité en regard de la puissance électrique). La réduction du niveau d'éclairement à 15 pieds-bougies en respectant la plage prévue dans les normes en vigueur.3 Autres mesures de réduction de la charge de réfrigération Optimisation de l'éclairage 10. Cette première mesure permet de réduire la consommation d'énergie de chacune des lampes et la charge de réfrigération. En plus de la consommation d'énergie électrique attribuable aux lampes et à la compression.3. la durée de vie de ce type de lampes est supérieure à celle des lampes à incandescence de sorte que les frais d'entretien sont moins élevés. on propose d'implanter les trois mesures suivantes : 1. Puisque la puissance d'éclairage est convertie en chaleur à l'intérieur de la chambre. et on estime son coefficient de performance à 3.10. • en réduisant la charge par un meilleur contrôle des périodes d'éclairage . EXEMPLE 10.

3 = 2 090 watts Aux nouvelles conditions 1 110 watts/3.9 860 = 76 215 kWh/an 167 .4 = 134 watts Calcul de la consommation annuelle d'énergie électrique attribuable à l'éclairage a) Aux conditions existantes • • • Lampes : Compression : Équipements auxiliaires : Total : 6 900 watts 2090 836 9 826 watts Consommation annuelle d'énergie électrique (9 826/1000) kW * 8 760 h/an : 86 075 kWh/an b) Aux nouvelles conditions • • • Lampes : Compression : Équipements auxiliaires : Total : 1 110 watts 336 134 1 580 watts Consommation annuelle d'énergie électrique (1580/1000) kW * 6 240 h/an : 9 860 kWh/an Économies d'énergie électrique : 86 075 .Calcul de la puissance requise par les compresseurs de l'unité de réfrigération pour la charge due à l'éclairage.4 = 836 watts Aux nouvelles conditions 336 watts * 0.3 = 336 watts Calcul de la puissance requise par les équipements auxiliaires en supposant que leur consommation représente 40 % de la puissance aux compresseurs a) b) Aux conditions existantes 2 090 watts * 0. à l'aide de l'équation 10-1 a) b) Aux conditions existantes 6 900 watts/3.

3 Optimisation du choix des évaporateurs et des condenseurs En ce qui concerne le rendement énergétique d'un système de réfrigération.3. Dans les procédés. dans les entrepôts réfrigérés.10. plusieurs pertes thermiques dans les conduites d'eau refroidie ou de réfrigérants et autour des appareils d'échange s'ajoutent à la charge de base. si l'isolant perd ses propriétés.3. Le type d'appareil en fonction du coefficient d'échange thermique et de la température (et de la pression) de condensation ou d'évaporation . meilleure étanchéité ou remplacement de joints d'étanchéité usés . trois facteurs sont à considérer dans le choix des évaporateurs et des condenseurs 1. on peut opter pour une isolation appropriée . les pertes thermiques non prévues à l'étape de la conception augmenteront la charge du système. encore. • L'amélioration de l'isolation des conduites d'eau refroidie utilisée pour le prérefroidissement des produits dans un procédé . cependant.2 Réduction des pertes thermiques La charge de réfrigération des entrepôts réfrigérés est constituée de pertes thermiques qui s'ajoutent à la charge des produits et à celle de l'éclairage. 168 . Cette détérioration peut être causée par une anomalie du pare-vapeur : en effet. Par exemple. Dans plusieurs cas. • L'installation de rideaux réduisant la circulation d'air à travers les ouvertures . • L'amélioration de l'isolation des conduites de réfrigérant sous-refroidi . • L'amélioration de l'isolation des échangeurs thermiques. endommagé ou. • L'amélioration de l'isolation des chambres réfrigérées . 10. on peut réduire ces pertes thermiques à l'aide des mesures suivantes afin de diminuer la consommation d'énergie électrique • La réduction des pertes par le contrôle des portes de véhicules : portes automatiques. il peut avoir été mal installé. les joints d'étanchéité ne conviennent pas. réduction du temps d'ouverture et de fermeture des portes. D'autres sources de pertes thermiques sont moins évidentes.

l'utilisation de ces évaporateurs peut être plus coûteuse (par exemple. De plus! la variation du pas des pales permet de régler le débit d'air. Les températures et les pressions réelles d'évaporation et de condensation du système pour une charge donnée dépendent du choix de ces appareils. le choix des condenseurs devrait s'appuyer sur une différence de température inférieure à 10 °F. particulièrement pour les systèmes fonctionnant avec des réfrigérants de la famille des halogènes. pour une même surface d'échange. On doit. Compte tenu de la faible puissance de ces moteurs. et chaque cas doit être analysé avec attention. Par exemple. etc. La nature des dispositifs de régulation. Les ventilateurs axiaux sont généralement plus efficaces que les ventilateurs du type centrifuge. ce qui diminuera le mouvement de l'air et le bruit. Dans plusieurs cas. les points suivants doivent être pris en considération • Les condenseurs évaporatifs sont généralement préférables aux autres types de condenseurs : dans ce cas. Le choix des évaporateurs doit prendre en compte les points suivants • Les évaporateurs du type par barbotage (flooded evaporators) ont un coefficient global de transfert supérieur à ceux du type par expansion directe. il faudra cependant prévoir le traitement de l'eau en fonction du procédé et s'assurer de spécifier le condenseur en fonction des périodes hivernales.2. on limitera la vitesse de l'air pour assurer le confort du personnel. 3. le gain net démontre l'avantage d'un surdimensionnement des condenseurs. obtenir des différences de température inférieures. Le choix du type d'évaporateurs dépend d'abord de l'application et du procédé. toutefois. Par exemple. les régulateurs de vitesse sont généralement peu coûteux. La variation de vitesse ou l'utilisation de moteurs multivitesses permettent aussi d'améliorer le rendement énergétique à toutes les conditions de charge. le principe de base vise la recherche. • Le surdimensionnennent des condenseurs permet de réduire la différence de température entre la vapeur et le fluide de refroidissement : l'air. Cependant. le rendement des ventilateurs peut avoir une réelle importance dans le bilan global. • Dans le cas des refroidisseurs d'air utilisés dans les chambres réfrigérées. de la pression d'évaporation la plus élevée possible en vue d'améliorer le coefficient de performance. • Le sous-refroidissement du fluide frigorigène aux condenseurs augmente l'effet réfrigérant. le coefficient de performance du système peut donc être amélioré. la température humide de l'air de refroidissement est le facteur déterminant dans le choix de la température de condensation. mentionnons que le coefficient d'échange thermique croît en fonction de la vitesse de l'air dans l'appareil. On peut donc. Les dimensions en fonction de la différence de température et de la perte de pression . un surdimensionnement peut s'avérer rentable. l'eau. On prendra aussi en compte. Le type de dégivrage est aussi un facteur important qui 169 . tenir compte de l'augmentation de puissance des échangeurs dans le bilan . Cependant. dans d'autres cas. Comme elle est en général inférieure à la température sèche. d'autant plus que la perte de pression dans l'échangeur sera plus faible. pour la séparation de l'huile). • Pour ce qui est des condenseurs refroidis à l'air et des condenseurs évaporatifs. Une limite à la vitesse de sortie de l'appareil peut cependant être imposée. la saumure. En ce qui concerne les condenseurs. par contre. la nécessité de ne pas déshydrater les produits. Cette diminution' améliore le coefficient de performance du système. en ce qui concerne le rendement thermique du système. dans une salle de coupe des viandes.

sera abordé plus loin : soulignons toutefois que l'augmentation de la surface d'échange pour améliorer le COP doit être évaluée en relation avec l'augmentation de la masse du serpentin et des performances énergétiques du système de dégivrage (réchauffage et refroidissement du serpentin). Mentionnons enfin que la décision de modifier un système existant (remplacement ou ajout d'appareils) est liée à la possibilité d'adapter les conditions de pression et de température en fonction de la configuration actuelle des compresseurs et des accessoires. Il peut être avantageux d'optimiser le coefficient de performance d'un système en misant sur les conditions de condensation et d'évaporation. Cependant, chaque cas doit faire l'objet d'une analyse distincte, car il est risqué de tracer des règles générales.

170

11.0

Mesures d'économie d'énergie électrique par l'amélioration des dispositifs de régulation des systèmes de réfrigération 11.1 Généralités

Toutes les mesures d'économie d'énergie électrique touchant les rendements liés à la régulation des compresseurs s'appliquent aussi aux compresseurs des systèmes de réfrigération. Dans ces systèmes, les principes de régulation de la charge ou de délestage des compresseurs sont les mêmes. De plus, certains aspects propres aux systèmes de réfrigération doivent être pris en compte. Mentionnons entre autres • le réglage des pressions d'évaporation et de condensation ; • le dégivrage des refroidisseurs d'air ; • le choix des soupapes de détente.

11.2

Amélioration de la séquence de fonctionnement des compresseurs

Les compresseurs utilisés en réfrigération sont semblables aux appareils utilisés pour la compression de n'importe quel gaz. À peu de choses près, ils possèdent les mêmes caractéristiques en ce lui concerne leur rendement. Le rendement énergétique d'un compresseur est habituellement supérieur au point de fonctionnement nominal, qui peut d'ailleurs avoir été fixé plus spécifiquement pour un type de réfrigérant et selon des pressions d'évaporation et de condensation précises. Par conséquent, à l'exclusion du choix du ou des compresseurs, la régulation de la séquence de fonctionnement devrait permettre de faire fonctionner le plus grand nombre de compresseurs à leur point de charge maximale et de répondre à la variation de la demande en utilisant un nombre minimal d'appareils. Voici les points dont on doit tenir compte dans l'amélioration de la séquence de fonctionnement des compresseurs • Déterminer les plages de performances de chacun des compresseurs en vue d'établir la séquence de fonctionnement pour les compresseurs les plus efficaces en fonction de la charge ; • Lorsque la charge varie (en général, elle varie lentement), un seul compresseur doit être utilisé pour répondre à cette variation pendant que les autres fonctionnent à leur point de rendement maximal (on peut aussi prévoir l'arrêt de compresseurs inutiles) ; • Lorsque le cycle de service affiche un point de charge très faible, il peut être avantageux de prévoir l'ajout d'un compresseur qui fonctionnera à son point de rendement maximal plutôt que de faire fonctionner un compresseur plus puissant à charge partielle et à un rendement inférieur ;

171

Doter les compresseurs de dispositifs efficaces de régulation de la charge en fonction de leur type : délestage des compresseurs alternatifs, variation du rapport volumétrique interne (vanne ou soupape de régulation) pour les compresseurs à vis, aubes réglables pour les compresseurs centrifuges, etc. Amélioration de la séquence de fonctionnement de compresseurs multiples dont les rendements sont différents

EXEMPLE 11.1

Prenons le cas d'une centrale frigorifique dont la charge de réfrigération est de 200 tonnes (TR) et que nous supposons constante. Cette centrale est munie de cinq compresseurs dont l'âge varie entre 5 et 20 ans et dont on a mesuré la puissance absorbée. En établissant le cycle de réfrigération et en calculant les puissances à l'arbre d'une compression isentropique pour chacun des compresseurs, il est possible de déterminer le rendement de chacun d'eux.

La consommation d'énergie électrique pour l'ensemble des compresseurs dans les conditions existantes est donc Compresseur n°1 : 663 255 kWh/an 2 : 410 125 3 : 520 200 4 : 430 715 5 : 339 890 2 364 185 kWh/an

TOTAL :

Puisque le compresseur n° 5 a un rendement supérieur, il serait avantageux, dans ce cas-ci, de modifier la séquence de démarrage afin d'utiliser les compresseurs dont le rendement est plus élevé. La séquence de démarrage proposée est la suivante :

172

Consommation totale d'énergie électrique : 2 282 945 kWh/an Économies d'énergie électrique : 2 364 185 - 2 282 945 = 81240 kWh/an

11.3

Mesures d'économie d'énergie visant le contrôle du dégivrage

Dès que la température (d'évaporation est inférieure à 32 °F, la formation de givre autour des serpentins peut se produire dans les conditions normales. La vapeur d'eau contenue dans l'air d'appoint ou l'air s'infiltrant dans la chambre, ainsi que dans la charge de chaleur latente des produits, se condense au contact de la surface froide et gèle en se déposant sur les tubes et les ailettes du serpentin. II en résulte la diminution du coefficient de transfert thermique et, conséquemment, la baisse de la capacité du système. il faut donc assurer le dégivrage des serpentins. Les méthodes de dégivrage sont diverses, et le choix dépend de la température ambiante dans la chambre, de la configuration des appareils et du type de produit conservé. Les principales méthodes sont les suivantes • Le dégivrage par des éléments chauffants électriques contenus à l'intérieur du serpentin (généralement à l'intérieur de tubes prévus à cette fin) ; • Le dégivrage par gazl chaud ou liquide chaud à l'intérieur du serpentin, selon le type d'unités de refroidissement (le gaz chaud est soutiré au refoulement du compresseur) ; • Le dégivrage par vaporisation d'un liquide sur le serpentin ; • Le dégivrage par circulation d'air « chaud » autour du serpentin. Les frais d'énergie liés au dégivrage comprennent deux facteurs • L'énergie que consomme le système de dégivrage lui-même pour, d'une part, réchauffer le serpentin et faire fondre la glace accumulée et d'autre part, pour refroidir le serpentin de nouveau avant la remise en circuit de l'unité (le coût associé à chacune de ces opérations varie d'un cas à l'autre); • La charge thermique que le dégivrage peut introduire dans la chambre réfrigérée. Les mesures d'économie d'énergie électrique que l'on peut appliquer au dégivrage peuvent prendre différées formes. a) Éliminer le besoin de dégivrage Dans une chambre de réfrigération devant être maintenue au-dessus de 42 °F, par exemple, le choix d'unités dont la température à l'intérieur du serpentin est de 35 °F (au lieu de 30 F) permet d'éliminer le dégivrage régulier. Une méthode de dégivrage simple par la circulation d'air « chaud » (température d'environ 45 °F), peut être réservée aux cas d'urgence. L'investissement requis pour ce système est supérieur à celui d'un système dont la différence de température serait plus élevée ; cependant, on élimine ainsi les coûts associés au dégivrage.

173

seuls le dégivrage électrique ou le dégivrage au gaz chaud peuvent être envisagés. la charge de dégivrage peut être soustraite de la charge de condensation.De plus. contenant une grande quantité d'eau. Lorsque les condenseurs sont munis de dispositifs appropriés. la charge de réfrigération dans la chambre. La séquence de dégivrage ainsi que la durée du cycle devraient s'ajuster en fonction des conditions réelles. la charge de dégivrage. f) Choisir le serpentin qui minimise le temps de dégivrage Au moment du choix des unités de refroidissement. Des détecteurs de la température du serpentin peuvent être utilisés pour arrêter le dégivrage au moment approprié. ce qui entraîne une perte d'énergie si la charge humide diminue. est placé sans être prérefroidi à l'intérieur d'une chambre réfrigérée à basse température. De plus. on peut prérefroidir le produit avant qu'il ne soit déposé dans le congélateur. par conséquent. il faudra considérer le taux d'humidité acceptable dans la chambre. L'économie d'énergie diffère selon le type de condenseurs : variation du débit d'air. le rendement énergétique peut être amélioré de deux façons. De plus. On peut aussi réduire la charge d'eau introduite par un meilleur contrôle des infiltrations d'air chaud (par les portes de véhicule. au cours du refroidissement. l'accumulation de glace a tendance à se produire généralement à l'entrée du 174 . Premièrement. l'utilisation de détecteurs de givre est souvent recommandée. Deuxièmement. e) Améliorer le dégivrage au gaz chaud Pour ce qui est des basses températures. Le givre s'accumulera plus rapidement lorsque l'espace entre les ailettes sera minimal (par exemple. 3 à 6 ailettes par pouce). lorsqu'elle est importante. La vapeur d'eau retirée du produit sera donc introduite dans l'air . Pour ce faire. d) Isoler l'unité lors du dégivrage Certaines unités de refroidissement peuvent être « isolées » de la chambre froide pendant le cycle de dégivrage afin que la chaleur dégagée ne soit pas réintroduite dans l'enceinte réfrigérée. pour un même espace donné entre les ailettes. Dans ce dernier cas. du liquide réfrigérant. c) Régler le cycle de dégivrage Autant pour le début du cycle que pour la durée. Une réduction de l'écart de température entre l'air ambiant et le fluide frigorigène conduira à un degré d'assèchement inférieur. peut se substituer à une partie de la charge aux condenseurs. on a intérêt à ce que le dégivrage ne s'effectue pas à des pressions trop élevées afin de maintenir la température du serpentin au minimum. le dégivrage est souvent réglé uniquement à l'aide d'une minuterie. afin de retenir le maximum d'efficacité de ce type de dégivrage. une part importante de la charge de réfrigération sera constituée de chaleur latente. Cette minuterie est alors ajustée pour tenir compte des conditions extrêmes d'humidité. cette vapeur d'eau formera du givre autour du serpentin. etc. Dans ce cas. b) Réduire la charge latente Si un produit chaud. il importe que la pression de condensation ne soit pas exagérément élevée afin qu'elle puisse varier suivant les conditions climatiques. on peut prendre en compte la configuration du serpentin qui permettra de réduire les périodes de dégivrage et. On peut aussi se servir de régulateurs de pression pour l'alimentation en gaz chaud qui permettront de garder la pression constante pendant le dégivrage et de faire varier la pression de condensation. notamment).

la solution traditionnelle consiste à conserver la pression de condensation à une valeur artificiellement élevée . en effet. par exemple) et de serpentins dont les ailettes sont plus rapprochées pare la suite peut se révéler avantageuse . b) Remplacement d'une soupape de détente thermostatique Une soupape de détente thermostatique du type classique fonctionne à une température de consigne fixe à la sortie de l'évaporateur correspondant à une surchauffe donnée du gaz réfrigérant. La nature de ces systèmes et leur complexité dépendent largement du système de réfrigération . on peut faire appel à des logiciels sophistiqués en vue de déterminer les solutions les plus avantageuses en ce qui concerne l'investissement et les frais de fonctionnement des systèmes de réfrigération. eau. Ce type de soupapes établit automatiquement le degré de surchauffe du gaz réfrigérant pour toutes le$ conditions de fonctionnement et permet une variation de la pression de condensation. et l'efficacité du dégivrage. La combinaison de serpentins à ailettes plus éloignées à l'entrée (pour les deux premiers serpentins.). Puisque les soupapes de détente du type classique ne peuvent pas répondre convenablement à cette variation. Un ajustement de la soupape de détente ou de la soupape de régulation de la pression de condensation comme mesure d'économie peut être envisagé. 11. etc. a) Réduction de la pression de condensation S'il n'est pas souhaitable de laisser varier la pression de condensation en fonction des conditions du fluide de refroidissement (air ambiant. l'accumulation de givre est plus uniforme. chaque cas doit être analysé selon ses l 175 . il est. De plus. accrue.serpentin. on peut implanter d'autres mesures d'économie d'énergie en adaptant ou en modifiant les systèmes et les accessoires de régulation. des système informatisés permettent de contrôler plus efficacement les systèmes existants. cette solution présente bien sûr l'inconvénient de ne pas tirer profit de la baisse de température au condenseur qui permettrait d'augmenter le COP en période d'hiver. c) Systèmes experts À l'étape de la conception. Afin de corriger cette situation. dans certains cas. la perte de pression dans la soupape diminuerait également de sorte qu'il serait impossible de garder le débit de réfrigérant. L'ouverture de la soupape est corrigée pour maintenir le débit de réfrigérant et la capacité du système même si la pression de liquide en amont diminue. il est maintenant possible de remplacer ces soupapes de détente par des soupapes électroniques. Si la pression de condensation diminuait et si la pression d'évaporation se maintenait à la valeur nominale. avantageux de réduire cette pression.4 Autres mesures d'économie d'énergie touchant les accessoires et les dispositifs de régulation des systèmes de réfrigération Dans la plupart des systèmes de réfrigération industrielle.

.1 L'évaluation des performances et du rendement d'un système de réfrigération peut mettre en lumière des anomalies qui peuvent être résolues grâce à un entretien plus rigoureux. L'ajout d'un purgeur automatique peut donc améliorer les performances du système en assurant la purge aux endroits appropriés (voir la figure 12. des tours d'eau. etc. . les lubrifiants.12. peuvent résulter de restrictions à l'écoulement de réfrigérants. etc. 176 . le givre. Un bilan thermique plus ou moins détaillé permettra entre autres : • de connaître l'état du système . • de proposer des mesures qui permettront de rétablir les performances nominales. les conditions des surfaces d'échange sont primordiales à l'efficacité des appareils. etc. • l'encrassage des buses des condenseurs évaporatifs. Ces anomalies sont souvent masquées par un surcroît de capacité de l'installation. des gicleurs utilisés pour le dégivrage des évaporateurs. et les frais d'énergie sont alors négligés. comme l'accumulation de givre. • l'accumulation d'incondensables dans le fluide frigorigène (principalement de l'air) . • l'encrassage des surfaces externes des tubes et des ailettes par la saleté. Cela a pour résultat d'augmenter le travail de compression et de réduire le coefficient de performance. La pression partielle de l'air s'ajoute à la pression de condensation forçant ainsi le compresseur à refouler les vapeurs à une pression supérieure à la pression normalement requise par la température de condensation. une quantité relativement importante d'air peut s'infiltrer dans les systèmes. d'une perte de rendement volumétrique du compresseur.2 Entretien des échangeurs d'aire Qu'il s'agisse des condenseurs. le tartre.1). en améliorant la filtration ou le conditionnement de l'eau ou des saumures et en éliminant les incondensables par l'ajout de purgeurs. 12. les graisses. en nettoyant régulièrement les surfaces internes et externes des échangeurs. Certains problèmes. des surchauffes trop importantes à la sortie des évaporateurs qui réduisent le débit massique du compresseur. des évaporateurs ou d'autres types d'échangeurs. L'air peut aussi s'introduire pendant l'entretien ou le transfert de fluide frigorigène. • de repérer les composants qui sont à l'origine de ces anomalies . Les problèmes les plus courants sont • l'encrassage de la surface interne des tubes par les lubrifiants.0 Mesures d'économie d'énergie électrique par l'entretien des systèmes de réfrigération et de leurs composants Généralités 12. Dans les systèmes fonctionnant à des pressions d'évaporation inférieures à la pression atmosphérique. On peut remédier à ces problèmes de plusieurs façons selon leur nature : en améliorant la séparation d'huile de lubrification. etc.

Si celle-ci est soumise à une pression négative. 177 . peut aussi augmenter la charge de réfrigération. Si le compresseur ne fonctionne pas à son plein rendement. Un mauvais balancement des systèmes de ventilation dans une chambre froide.4 Entretien des accessoires On peut déceler des problèmes de fonctionnement dont les causes peuvent être liées aux conduites et aux autres accessoires du système. par exemple. on peut envisager un entretien simple. l'efficacité d'échange sont réduits.3 Entretien des compresseurs L'évaluation du rendement thermodynamique d'un compresseur donne des indications sur son état ou sur celui du système de refroidissement. une remise à neuf ou encore son remplacement.La lubrification des moteurs et des ventilateurs utilisés dans les condenseurs ou les évaporateurs peut aussi entraîner une dépense d'énergie plus importante que la consommation de ces appareils. 12. L'utilisation d'un mauvais lubrifiant affecte souvent le bon fonctionnement des évaporateurs soumis à de très basses températures. conséquemment. 12. notamment • la corrosion des conduites . si le débit d'air et. • les restrictions augmentant les pertes de charge ou favorisant l'accumulation d'impuretés ou d'incondensables . l'infiltration d'air chaud et humide pendant l'ouverture des portes sera supérieure.

la consommation d'énergie augmente • pour le pompage du réfrigérant secondaire en raison d'une densité et d'une viscosité supérieures . • un défaut de la soupape de détente pouvant causer un débit insuffisant de réfrigérant liquide à l'évaporateur et une surchauffe trop importante . • un mauvais ajustement des courroies d'entraînement qui réduit le rendement et la capacité du compresseur. On peut évaluer la concentration d'un réfrigérant secondaire en mesurant sa densité à l'aide d'un densimètre. • • en réduisant la puissance requise au pompage des réfrigérants secondaires. • un endommagement des calorifugeages qui augmente la charge de réfrigération ou diminue le rendement d'un système de réfrigération . aux ventilateurs ou aux différents éléments des systèmes de réfrigération. • la mauvaise circulation de l'huile de lubrification . • en réduisant le débit du fluide frigorigène de l'unité de réfrigération (diminution de la puissance de compression) . Diminuer la concentration d'un réfrigérant secondaire permettra de réaliser des économies d'énergie • en réduisant les différences de température aux évaporateurs et aux condenseurs (augmentation du COP) .5 Réduction de la concentration des réfrigérants secondaires On doit vérifier régulièrement la concentration des saumures et des solutions de glycol. 12. soit par la consommation d'énergie supplémentaire aux pompes.• la pression à l'aspiration du compresseur attribuable à une perte de charge trop élevée qui réduit la capacité du compresseur . • un défaut de la soupape de détente pouvant causer un débit de réfrigérant liquide trop important et l'entraînement de réfrigérant non vaporisé à l'aspiration du compresseur . Toutes ces anomalies peuvent être évaluées sur le plan de la consommation d'énergie. Un entretien régulier et préventif permet de maintenir les performances d'un système à un coût minimal et d'assurer son rendement énergétique. dans le cas des systèmes de liquides refroidis. • un fonctionnement instable de la soupape de détente causé par une pression de condensation trop faible ou un défaut de la soupape elle-même . 178 . Lorsque la concentration en sels ou en glycol est supérieure à la valeur requise. • pour le refroidissement en raison de la diminution de la chaleur spécifique et de la conductivité thermique du réfrigérant secondaire.

13. 179 . pourrait idéalement fournir à pleine charge me quantité d'énergie équivalant à 215 kW environ. du type de refroidissement (à l'air ou à l'eau) et des possibilités de réutiliser cette énergie. Certains modèles comportent aussi un refroidisseur à la sortie du dernier étage de compression. La quantité réelle d'énergie thermique qu'on peut récupérer d'une installation dépend de sa configuration.2 à 14. intermittente.0 Mesures d'économie d'énergie par la récupération de la chaleur Plus de 80 % de l'énergie fournie à la compression de l'air est évacuée dans les refroidisseurs intermédiaires. Selon le type de compresseur et la pression de refoulement. un compresseur refroidi à l'air et dont la capacité volumétrique est de 2 000 pi3/min. finaux et les refroidisseurs d'huile. le rejet de la chaleur peut représenter entre 45 000 et 50 000 BTU/h (13.6 kW) pour 100 pi3/min d'air aux conditions d'aspiration. par exemple. On doit donc la considérer comme une source d'appoint. intégré à l'appareil de récupération de chaleur. Si la récupération a un rendement de 80 %. Il faut toutefois noter que la quantité d'énergie récupérée est variable et. dans bien des cas. Certains fabricants offrent maintenant des ensembles permettant de récupérer facilement l'air ou l'eau qu'on) utilise dans les refroidisseurs intermédiaires et les refroidisseurs d'huile. Cette chaleur est normalement perdue durant le refroidissement de l'eau réfrigérante dans une tour et/ou rejetée dans l'atmosphère par la ventilation de la salle des compresseurs.

La précision des estimations aura une influence majeure sur l'exactitude de la rentabilité du projet proposé. les câbles électriques. Système déjà en fonctionnement ne nécessitant pas de modifications autres que celles pouvant découler de l'implantation d'une mesure d'économie d'énergie S'il s'agit d'un système déjà en fonctionnement. du matériel. on doit d'abord procéder au calcul de base de l'investissement requis si l'on ne met pas en oeuvre la mesure d'économie d'énergie. la robinetterie. Par ailleurs. Ce sont les frais marginaux qui. Les fournisseurs peuvent fournir le prix de leurs équipements. le prix des matériaux (comme la tuyauterie. 180 .14. représentent les immobilisations.1 Immobilisations pour l'implantation de mesures d'économie d'énergie électrique II est important de faire une estimation des immobilisations afin de déterminer la période de recouvrement de l'investissement requis pour mettre en oeuvre des mesures d'économie d'énergie. Les coûts à considérer Les frais d'implantation d'une mesure d'économie d'énergie comprennent des frais directs (achat des équipements. les entrepreneurs compétents peuvent fournir une estimation du coût de l'installation. On évalue ensuite l'investissement requis pour implanter la mesure.) en se reportant à la conception préliminaire.0 Évaluation financière des mesures d'économie d'énergie électrique (MEEE) La décision d'appliquer une mesure d'économie d'énergie électrique (MEEE) repose sur sa faisabilité technique et sur ses avantages financiers. des matériaux. dans ce cas. les frais d'implantation de la mesure d'économie d'énergie électrique représentent les immobilisations. il faut évaluer les frais marginaux relatifs à l'implantation de la mesure d'économie d'énergie électrique. etc. 14. La différence entre les deux calculs correspond aux frais marginaux. des accessoires. La méthode simple de calcul pour la période de recouvrement de l'investissement (PRI) est largement utilisée au cours du processus de prise de décision. de supervision et de coordination des travaux et frais accessoires). et des frais indirects (frais d'ingénierie. Pour évaluer ces frais. y compris les frais d'installation). Nouveau système ou système nécessitant des modifications Dans le cas d'un nouveau système ou d'un système nécessitant des modifications.

Une courte période de recouvrement de l'investissement indique habituellement que le projet envisagé est rentable.1). sa simplicité en fait une méthode intéressante. on devra appliquer la somme des frais marginaux nécessaires pour l'implantation de la mesure d'économie d'énergie électrique proposée plutôt que les immobilisations totales. Voici une méthode de calcul de la période de recouvrement de l'investissement PÉRIODE DE RECOUVREMENT = TOTAL DES IMMOBILISATIONS DE L'INVESTISSEMENT' ÉCONOMIES ANNUELLES Dans le cas d'une nouvelle installation.2 Calcul de la période de recouvrement de l'investissement Il existe plusieurs façons d'évaluer la rentabilité de l'investissement proposé.14. . Bien que le calcul de la période de recouvrement de l'investissement ne tienne pas compte de la valeur du rendement de l'argent. Le calcul simple de la période de recouvrement de l'investissement est une méthode fréquemment utilisée au cours de l'évaluation des projets. Il existe cependant d'autres méthodes d'évaluation financière plus rigoureuses. Cette méthode offre un calcul facile et rapide visant à déterminer la période de temps requise pour que les économies d'argent égalent l'investissement initial. La période de recouvrement de l'investissement indiquera alors le temps qu'il faudra avant que les économies d'argent puissent équivaloir aux immobilisations supplémentaires du projet (voir la section 14.

.

on procède au calcul de l'humidité relative de l'air ou on la détermine à l'aide d'une charte psychrométrique normalisée.1 Méthodes de mesure Essais de rendement des compresseurs et dés pompes à vide Un essai de rendement à pour but de vérifier l'état de fonctionnement d'un compresseur. ce qui permettra. c'est-à-dire la puissance requise pour la compression à un niveau de pression donné. un essai à pleine charge et un essai à vide fourniront les données nécessaires à l'estimation des performances et des consommations dans toutes les conditions de fonctionnement. Dans le cas de compresseurs multiétagés comportant des refroidisseurs intermédiaires. d'un pied cube de gaz à des conditions normalisées données. donner une estimation plus juste des performances comparativement à une analyse globale du compresseur qui ne tiendrait pas compte de l'effet des refroidisseurs intermédiaires. Ensuite. Les résultats ne doivent donc être utilisés qu~à des fins d'analyse d'efficacité énergétique.0 15. il suffit de se référer aux résultats d'essais antérieurs et d'évaluer leur validité à l'aide des méthodes indirectes. En gros. 183 . l'essai de rendement permettra de déterminer la puissance unitaire d'un appareil. • Le débit volumétrique actuel à l'aspiration . Ces renseignements seront aussi utiles pour juger si un appareil fonctionne selon les performances nominales ou s'il s'en est éloigné. NOTE : Les essais de rendement abordés dans le cadre de ce Guide ne sont pas suffisamment rigoureux pour vérifier si les performances d'un appareil sont conformes à colles garanties par le fabricant. Chaque cas doit donc être adapté aux besoins réels de l'analyse. ou la composition du gaz . • La vitesse de rotation du moteur.15. dans la majorité des cas. • La température sèche et la température humide de l'air aspiré. Lorsque les dispositifs 1e réglage le permettent. Cette approche devrait. il est recommandé d'évaluer le rendement de chaque étage afin de déterminer les rendements thermodynamiques réels. un essai de rendement complet d'un compresseur consiste à mesurer les paramètres suivants : • La pression totale et la température totale à l'aspiration de chaque étage . S'il est impossible d'équiper chaque étage comme il se doit. il sera aussi possible d'établir les rendements thermodynamique et mécanique de l'appareil. d'un surpresseur ou d'une pompe à vide. au besoin. Parfois suffisants. d'en estimer les performances dans de nouvelles conditions. Un essai de rendement peut être un exercice long et coûteux si l'installation ne comprend pas déjà un minimum d'instruments ou s'il est difficile d'y ajouter l'instrumentation nécessaire. • La pression totale et la température totale au refoulement de chaque étage . • La puissance électrique à l'entrée du moteur . Dans l'ensemble. En outre. il est préférable de procéder à l'analyse en supposant les pressions et les températures d'aspiration et de refoulement.

Si l'on souhaite comparer les résultats de l'essai de rendement aux valeurs du fabricant. il est important de prendre une mesure de la puissance lorsque l'appareil fonctionne à pleine charge et d'en prendre une autre lorsqu'il fonctionne à vide.14a. afin de simplifier la méthodologie.14b et 2. puis le débit volumétrique sera ramené aux conditions d'aspiration. et que le refroidissement intermédiaire ramène le gaz à la température d'aspiration. de purges ou d'air utilisé à la régénération du dessiccatif d'un sécheur. Enfin.14c et adaptées à chaque appareil. on doit en vérifier la cause. On considère alors que le rapport des pressions est le même pour tous les étages. il peut s'agir. 15. Afin d'avoir un aperçu de l'erreur qui pourrait résulter de l'effet de l'humidité de l'air. la pression et. 2. La précision dépendra des hypothèses posées lorsque certains paramètres ne peuvent être mesurés. on doit tenir compte des pertes volumétriques entre la sortie du compresseur et le débitmètre . la mesure des pressions et des températures à l'aspiration et au refoulement des étages intermédiaires sera négligée pour des raisons pratiques. notons que l'écart entre la puissance requise pour un compresseur aspirant de l'air sec et la puissance requise pour un compresseur aspirant le même volume d'air saturé. il existe plusieurs documents de normalisation pour divers types d'appareils décrivant les méthodes de correction applicables à chaque cas. 619 et 672). le même principe s'applique . par exemple. à l'encrassage de l'appareil ou des refroidisseurs intermédiaires ou à des conditions de fonctionnement trop éloignées des conditions nominales. est de l'ordre de 1 %. si possible. De plus. mais la mesure du point de rosée sera remplacée par une analyse de la composition du gaz. S'il existe un écart important entre les valeurs obtenues au moment des essais et les valeurs du fabricant même après avoir apporté les corrections. on devra corriger les valeurs obtenues en fonction des méthodes et des conditions stipulées par le fabricant. Une perte de rendement peut être attribuable à une détérioration mécanique de l'appareil (pertes par frottement ou pertes volumétriques). puisque la majorité des modes de régulation ont une fonction de délestage complet du compresseur. Les principales normes américaines sont celles de l'ASME (Performance Test Codes PTC9 et PTC 10) et de l'API (Standards 617.Si le débit ne peut être mesuré qu'au refoulement. À ce titre. 184 . à un refroidissement insuffisant du gaz entre les étages de compression (température supérieure du fluide de refroidissement ou débit insuffisant). S'il s'agit d'un gaz autre que l'air. La détermination de la cause de cet écart peut indiquer que certaines mesures doivent être prises afin d'améliorer l'efficacité d'un système. le point de rosée de l'air au point de lecture . le débit à l'aspiration ainsi calculé pourra être corrigé au besoin pour qu'il se rapproche de la valeur du débit obtenue au refoulement. Cela permet de tracer des courbes semblables à celles illustrées aux figures 2. on doit mesurer la température. S'il y a eu condensation dans les refroidisseurs intermédiaires et dans le refroidisseur final. On doit évaluer ces pertes et les ajouter au débit mesuré. il est important de les évaluer et de les repérer afin d'apporter les corrections nécessaires. Dans la plupart des cas.2 Mesure et repérage des fuites d'un réseau de distribution d'air comprimé Comme les fuites constituent généralement les pertes d'énergie les plus importantes d'un système d'air comprimé. On peut appliquer les méthodes décrites ci-dessus pour tout système de compression.

• S'il est impossible d'installer un débitmètre sur la conduite principale de refoulement. Dans les endroits difficilement accessibles. y compris celui du réservoir. moins précises que les deux premières • Mesure par compensation : il s'agit de déterminer le débit moyen que le compresseur aura à fournir au réseau pendant un temps donné afin de compenser les pertes dues aux fuites et de maintenir la pression du système à l'intérieur de la plage normale de régulation alors que la demande est nulle. pondéré par le rapport de la somme des temps de fonctionnement du compresseur et le temps total de la mesure. ainsi que les robinets de purge laissés ouverts. On peut utiliser. 185 . Elles sont. Pour obtenir de plus amples renseignements. bien souvent. à la pression normale. les raccords rapides. le débit de fuite sera celui qu'on observe à la pression moyenne. les régulateurs de pression. le joint des bols des filtres et des lubrificateurs. Il s'agit d'installer un débitmètre dans un embranchement de la tuyauterie principale ou au réservoir d'air comprimé. Le débit instantané sera le débit indiqué sur la laque signalétique. Le débit moyen sera donc le débit instantané. on devrait normalement utiliser un détecteur d'ultrasons conçu pour la détection des fuites afin de faciliter et d'accélérer le repérage.La mesure du débit de fuite peut être réalisée selon plusieurs méthodes • La méthode la plus précise consiste à mesurer directement le débit à l'aide d'un débitmètre installé sur la tuyauterie principale de refoulement lorsque le réseau est ouvert. Deux autres méthodes de mesure peuvent être utilisées lorsqu'il est impossible d'installer un débitmètre ni sur la conduite principale ni en dérivation du réseau. • Mesure de la chute de pression : il s'agit de déterminer le temps pour que la pression du réseau de distribution passe d'une valeur initiale P1 à une valeur finale P2 alors que le compresseur est à l'arrêt et qu'il n'y a aucune demande. les distributeurs. alors que le réseau de distribution est isolé. par contre. on devrait consulter le guide technique portant sur les fuites dans les réseaux d'air comprimé.). dans les cas moins évidents. S'il y a des fuites. les fixations des boyaux sont généralement les sources les plus importantes de fuites. Il peut y avoir d'autres sources de fuites : les robinets d'isolement. Le mode de régulation doit être du type « tout ou rien » si le débit est modulé. d'écouter le sifflement qu'elles produisent lorsque le bruit ambiant est faible (périodes improductives si possible). on peut procéder à une mesure indirecte. On mesure d'abord le débit du compresseur à pleine charge (V. il est possible d'estimer le débit occasionné par les fuites. il sera impossible de déterminer le débit moyen de l'appareil. mais en ouvrant cette fois le robinet d'isolement du réseau alors que la demande est nulle (V2). il suffit. même pour une installation neuve. et la différence entre les deux valeurs représente lé débit d'air créé par les fuites du réseau. Pour repérer les fuites les plus importantes. les moteurs et outils pneumatiques. les joints des vérins. Les fuites les plus évidentes se produiront aux endroits où il y a un raccordement non soudé. une solution d'eau savonneuse. Cette méthode est limitée à un réseau simple pour lequel il est possible d'évaluer assez facilement le volume. On répète la mesure. le débit V2 sera inférieur au débit total VI. En connaissant le volume total du réseau. Lorsque la pression normale du système fluctue fortement en raison du mode de régulation des compresseurs. Les raccords vissés. mais qu'il n'est sujet à aucune demande (périodes improductives).

3 Essais de rendement sur un système de réfrigération Une évaluation de la charge calorifique et de la puissance électrique requise par un système de réfrigération permet d'en établir le rendement énergétique. la charge calorifique de celui-ci sera déterminée par la somme de l'énergie transférée à l'évaporateur et de la puissance de compression. • La température de l'air ambiant à proximité des condenseurs ou des tours de refroidissement La température sèche pour les condenseurs refroidis à l'air . Le calcul du coefficient de performance et la comparaison des pressions et des températures au condenseur et à l'évaporateur peuvent révéler des inefficacités au détendeur. par exemple) . • Le débit du fluide à refroidir. En 186 . Les charges calorifiques de l'évaporateur et du condenseur seront déterminées à l'aide des données recueillies. Les résultats de l'essai de rendement peuvent aussi être comparés avec les données nominales du fabricant. par exemple. sa température à l'entrée et sa température à la sortie du condenseur (un condenseur refroidi à l'eau. À l'inverse. Si l'instrumentation en place permet de déterminer avec plus d'exactitude les conditions réelles. • Le débit du fluide de refroidissement. Par exemple. Par la suite. il sera possible d'évaluer le rendement thermodynamique global d'un système. ce qui permettra d'en estimer les performances à de nouvelles conditions de fonctionnement.Enthalpie du fluide frigorigène utilisé. à l'aide du diagramme Pression .15. sa température à l'entrée et sa température à la sortie de l'évaporateur . Un essai de rendement d'un système de réfrigération consiste à mesurer les paramètres suivants lorsque le système fonctionne à pleine charge et que les conditions sont stables : • La pression de condensation. La nature du problème devrait être déterminée. elle sera calculée par la différence entre la charge au condenseur et la puissance de compression. S'il est impossible de mesurer les paramètres mentionnés pour le condenseur. les conduites d'aspiration sont souvent d'un diamètre insuffisant. • La puissance électrique à l'entrée du moteur de chaque compresseur. et les mesures correctives nécessaires pourront être adoptées. à l'évaporateur ou au condenseur. il est toujours recommandé de procéder à la mesure de chaque étage. la précision des résultats n'en sera que meilleure. Par un essai de rendement. • La pression d'évaporation. si la charge à l'évaporateur ne peut être déterminée par des mesures directes. La température humide pour les condenseurs évaporatifs ou les tours de refroidissement . Selon cette approche. à l'aide du manomètre installé au refoulement du compresseur . à l'aide du manomètre installé à l'aspiration du compresseur . le fluide frigorigène sera considéré à l'état de vapeur saturée à l'aspiration du compresseur et à l'état de liquide saturé à la sortie du condenseur. la température et l'enthalpie du fluide à chaque point du cycle. on détermine le cycle de réfrigération. Si le système comprend plusieurs étages.

il est rarement possible 1 de s'y conformer. 187 . On cherchera donc le meilleur compromis possible en fonction de l'installation existante. 15. Un essai de rendement. il sera possible de vérifier si la perte de pression est excessive. • Pression et température statiques à l'aspiration : .En amont du filtre.A l'aspiration de chaque étage. Il importe donc de bien établir les rapports des pressions et les rendements thermodynamiques en regard des objectifs de l'étude.mesurant la pression d'évaporation et la pression d'aspiration. . près de l'entrée du refroidisseur intermédiaire . doit finalement permettre d'évaluer le rendement énergétique d'un appareil et sa consommation. Par exemple.4 Instruments et méthodes de mesure La précision des mesurés et des résultats obtenus dépendent • de la précision. près de la sortie du refroidisseur intermédiaire .4. lorsque l'évaluation d'une mesure d'économie d'énergie électrique requiert le calcul des performances d'un appareil dans des conditions de fonctionnement différentes. • Pression et température statiques à l'aspiration des étages subséquents . Cependant. • de la stabilité du procédé ou du fonctionnement pendant la durée des lectures.Au refoulement dé chaque étage de compression. des }imitations. Cependant. du type d'appareil et du type d'instrumentation utilisée. il peut être justifié d'adapter les plans de mesure en fonction des objectifs de l'essai et du niveau de précision recherché.Au refoulement du dernier étage de compression en amont du refroidisseur final . Les plans de mesure proposés ci-dessous constituent des recommandations en vue d'obtenir des résultats complets et précis. • Pression et tempéra. l'essai de rendement peut fournir les renseignements nécessaires.Près de la bride du compresseur (en aval du filtre d'aspiration) . • de la formation de la personne qui les utilise . • Pression et température statiques au refoulement . de l'installation et de l'interprétation des instruments .ture statiques au refoulement du compresseur . d'aspiration (on pourra mesurer ou estimer une perte de charge au filtre s'il est impossible de relever la pression à la bride du compresseur) . de l'étalonnage.1 Choix de l'emplacement des plans de mesure pour un essai de rendement d'un compresseur Les plans de mesure devraient idéalement se rapprocher de ceux que le fabricant utilise durant les essais normalisés afin que les résultats soient comparables. 15.

. on peut utiliser un appareil portatif. Le bilan massique d'un procédé .4. 15. On doit s'assurer de la précision nominale.2 Mesure du débit volumétrique Certaines installations peuvent comprendre un débitmètre installé en permanence. On doit aussi s'informer des unités ou des corrections faites à la mesure par l'appareil pour que l'on puisse déterminer les calculs qui permettront de ramener les résultats aux conditions d'aspiration. régénération d'un sécheur. du niveau de pression et du type de gaz. dans la conduite principale .Le plan de mesure du débit doit être choisi de sorte que les pulsations soient réduites au minimum (en aval du réservoir). de la répétabilité et de l'étalonnage de l'appareil. Celui-ci doit être choisi en fonction du débit. le rapport d'essai et la courbe de performance de l'appareil. Lorsqu'on ne dispose pas d'un débitmètre en permanence. Débitmètre à vortex (vortex flowmeter). et des pertes volumétriques entre la sortie du compresseur et le débitmètre. Sonde de Pitot (annubar flowmeter) . . Mode d'installation non conforme aux normes . Les principaux types de débitmètres sont les suivants • • • • Débitmètre à turbine (turbine flowmeter) .). on pourra l'estimer avec plus ou moins de précision à partir des renseignements suivants • • • • • • • La plaque signalétique du compresseur .Les relevés devront être corrigés pour ramener les valeurs aux conditions de température. et les corrections devront tenir compte de la condensation dans les échangeurs. etc.Au refoulement du compresseur. Oubli de considérer les pertes volumétriques situées en amont du débitmètre (purges. Si l'installation ne permet pas d'effectuer une mesure directe du débit. Débitmètre défectueux ou mal calibré .En dérivation de la conduite principale ou du réservoir . Erreurs fréquentes 188 . si l'on envisage d'en utiliser les relevés. On devrait aussi s'assurer que les matériaux d'étanchéité sont compatibles avec le lubrifiant utilisé au compresseur. de pression et d'humidité prévalant à l'aspiration. Utilisation d'un débitmètre dans des conditions excédant les limites .• Débit volumétrique du compresseur . Plaque à orifices (orifice plate) . . La fiche technique.

189 . • Oubli de considérer !la perte de pression dans le filtre à l'aspiration . mais sans créer de perturbation importante à l'écoulement. • La thermistance .3 Mesure de la pression statique L'instrument utilisé pour la mesure de la pression statique doit être adapté au niveau de pression donné • Une pression négative importante (mesure de vide) . Les pressions statiques positives ou négatives qui avoisinent la pression atmosphérique sont généralement mesurées avec précision à l'aide d'un manomètre à colonne de mercure. • Une pression positive importante (refoulement d'un compresseur). • Oubli de conversion (de la pression effective à la pression absolue et viceversa).4 Mesure de la température La température peut être mesurée à l'aide des instruments suivants • Le thermomètre à colonne de mercure . • Une pression négative faible (à l'aspiration d'un compresseur) .4. • Une pression positive faible (au refoulement d'un surpresseur) . Cela vaut pour la grande majorité des applications.15. Lorsque la vitesse d'écoulement est inférieure à 125 pi/s. Erreurs fréquentes • Manomètre défectueux ou mal calibré . • Oubli de considérer la perte de pression dans les appareils situés entre la sortie du compresseur et le point de lecture . Les sondes doivent être placées dans des gaines thermométriques plongeant dans la tuyauterie à une profondeur suffisante. Les pressions statiques importantes sont mesurées à l'aide de manomètres du type de Bourdon. 15. il n'est pas nécessaire que la lecture soit corrigée pour obtenir la température totale tenant compte de la vélocité d gaz.4. correctement calibrés et disposés selon les méthodes requises. • Le thermocouple.

Les propriétés thermodynamiques du gaz pourront être calculées à l'aide de la fraction molaire et des propriétés individuelles de chaque composant.4. 15. Ces appareils détermineront la nature de chaque composant. Pour les appareils volumétriques. Pour les compresseurs centrifuges. Le tachymètre. le débit théorique et le rendement volumétrique peuvent varier fortement avec la vitesse. et leur fraction molaire et/ou massique. Les instruments suivants sont couramment utilisés pour déterminer la vitesse de rotation : • • Le stroboscope . le rapport des pressions et le débit seront touchés. 190 .4. il est donc nécessaire de mesurer la vitesse de rotation de l'appareil durant un essai de rendement.Erreur fréquente • Mauvais étalonnage de l'instrument. 15. ainsi qu'à partir d'une équation d'état appropriée.6 Mesure du point de rosée Lorsqu'il est nécessaire de déterminer le point de rosée d'un gaz sous pression. il faut être prudent dans la comparaison des résultats. Afin de pouvoir comparer les résultats. 15. Lorsque la vitesse de rotation mesurée ne correspond pas à celle des données du fabricant. 15. on utilise un instrument de mesure du point de rosée calibré pour le gaz en question. 7 Analyse de la composition du gaz Lorsque le gaz est différent de l'air.4. On détermine l'humidité relative à l'aide d'une charte psychrométrique ou par un calcul approprié.4.8 Mesure de la vitesse de rotation Les données de rendement fournies par le fabricant sont toujours en relation avec une ou plusieurs vitesses de rotation d'un compresseur ou d'une pompe à vide.5 Mesure de l'humidité de l'air à l'aspiration Pour déterminer l'humidité relative de l'air autour du filtre d'aspiration : • • On mesure la température sèche et la température humide de l'air à l'aide d'un psychromètre . il peut être nécessaire d'en établir la composition exacte en laboratoire à l'aide d'un spectrographe ou d'un chromatographe.

191 .4. Si l'on ne possède pas dé wattmètre.15. • Mauvais étalonnage des instruments de mesure .9 Mesure de la puissance On devrait idéalement Mesurer directement la puissance consommée à l'entrée d'un moteur électrique en utilisant un wattmètre. on peut utiliser un voltmètre et un ampèremètre. La puissance peut alors être estimée à l'aide de la formule suivante Erreurs fréquentes • Mesure du courant d'une seule phase (pour les moteurs triphasés) . • Utilisation de la tension nominale plutôt que réelle dans le calcul de la puissance . • Erreur de branchement au démarreur.

Certains logiciels d'analyse de procédés chimiques comprennent des fonctions ou des modules permettant d'estimer les propriétés et les puissances d'un compresseur dans certaines applications. 16.. Piping Handbook. Les logiciels d'analyse et de caractérisation de compresseurs sont conçus à des fins d'utilisation interne et ne sont malheureusement pas offerts sur le marché. Crocker S. car ils ne permettent pas d'établir les caractéristiques d'un compresseur donné à partir des résultats d'un essai. 1973. Cependant.. il est facile d'évaluer différentes mesures d'économie d'énergie électrique. Une fois que les formules de calcul sont établies dans les programmes.1 Logiciels Généralités Il existe très peu de logiciels d'analyse de compresseurs ou de systèmes de compression. On pourra utiliser les formules présentées à la section 2. 16.0 16. Leur utilité est donc limitée. 192 .2 Logiciels d'analyse de compresseur Il existe de logiciels d'analyse visant à faciliter l'estimation des performances des compresseurs d'air comprimé et des surpresseurs d'air. mais dans certaines gammes limitées de produits.16. 5th Edition.3 Utilisation d'un chiffrier électronique pour l'analyse d'un réseau de distribution Il est possible d'utiliser des logiciels du type chiffrier électronique (ou tableur) pour créer un programme d'analyse.4 Logiciels d'analyse de systèmes de réfrigération Il existe certains logiciels d'analyse de systèmes de réfrigération. y compris les logiciels de fabricants qui permettent d'orienter le choix des appareils et des compresseurs de réfrigération.C. 'King R. 16. McGraw Hill. Certains fabricants ont commencé à distribuer des logiciels portant sur le choix d'un compresseur.7 du Guide ou d'autres équations qu'on retrouve dans les manuels spécialisés comme le Piping Handbook 1. Ils ne permettent pas l'évaluation d'un appareil à partir des résultats des essais. il faut habituellement spécifier les caractéristiques comme les rendements polytropiques.

Les mesures d'économie d'énergie électrique présentées dons ce Guide sont parmi les plus connues.17.0 Conclusion On peut tendre vers une gestion optimale de l'énergie dans l'utilisation des systèmes de compression et de réfrigération. 193 . lorsque les besoins ont été établis et que les performances des systèmes en place ont été correctement évaluées. Il existe cependant d'autres mesures particulières à une exploitation ou à un secteur industriel donnés.

Bien qu'il soit possible de placer des aubes réglables à l'aspiration de chaque étage.Annexe A absorption - Glossaire Processus physicochimique par lequel un gaz se dissout dans une substance avec laquelle il est en contact. En général. Diagramme d'un procédé représentant la relation entre l'ensemble des appareils et la tuyauterie ainsi que les capteurs. Temps de fonctionnement à différentes conditions de charge d'un système ou d'un appareil. Représentation graphique des caractéristiques d'un compresseur. Il est généralement accompagné d'une description fonctionnelle décrivant la séquence de fonctionnement. Représentation graphique illustrant la variation de la pression d'un système qui pourrait être mesurée au refoulement d'un compresseur en fonction du débit volumétrique et à des conditions connues. on illustre graphiquement la pression de refoulement et la puissance à l'arbre en fonction du débit volumétrique à l'entrée de l'appareil. etc. Phénomène physique par lequel une matière se fixe et se concentre à la surface d'une substance en contact avec elle. Compresseur comprenant plusieurs éléments de compression en série.). adsorption aubes réglables BHP blocage sonique compresseur multiétagé courbe de compresseur courbe de système cycle de service diagramme de tuyauterie et d'instrumentation (P&ID) 194 . ventilateur. régulateurs et dispositifs de contrôle qui y sont associés. Phénomène caractéristique d'un compresseur dynamique qui limite la capacité d'aspiration en fonction de la géométrie. Dispositif de régulation d'un appareil centrifuge composé d'une série d'ailettes orientables (de 5 à 10) disposées radialement dans l'oeil d'un étage de compression. leur utilisation est généralement limitée au premier étage. 1 peut y avoir réaction chimique. Puissance requise à l'arbre d'un appareil (compresseur. pompe.

cette fonction de filtration s'applique également aux particules solides. Appareil utilisé pour retirer une partie plus ou moins importante des liquides emportés dans un gaz. Dispositif électrique. Quantité de gaz s'échappant d'un réseau de gaz comprimé ou d'air s'infiltrant à l'intérieur d'un appareil maintenu sous une pression manométrique négative. L'enroulement secondaire (rotor) porte le courant induit.cylindrée entraînement à vitesse variable (EVV) espace mort évacuation dans l'atmosphère filtre filtre coalesceur fuite humidité relative laminage MEEE régulation de la vites se moteur à induction Volume engendré par l'élément ou les éléments du premier étage d'un compresseur alternatif au cours d'une révolution. Technique qui permet de contrôler le débit entrant dans un réseau en rejetant dans l'atmosphère la quantité excédentaire de gaz provenant du compresseur. Mesure d'économie d'énergie électrique. Volume intérieur de la chambre de compression retenant du gaz enfermé à la fin de la phase de compression. mécanique ou hydraulique utilisé pour faire varier la vitesse du moteur ou d'un appareil en fonction de la charge. En général. 195 . Moteur à courant alternatif dans lequel l'enroulement du circuit primaire (stator) est relié à la source d'alimentation. Procédé de réglage par lequel la vitesse d'une machine tournante varie à l'infini entre les vitesses préréglées afin de conserver une valeur de consigne. Propriété représentant le degré de saturation d'un gaz par la vapeur d'eau. Il est exprimé par le rapport de l'espace mort d'un étage donné et de la cylindrée. Procédure de fermeture plus ou moins complète d'un clapet ou d'un robinet situé à l'aspiration ou au refoulement d'un appareil pour en régler le débit. Appareil utilisé pour retirer une quantité plus ou moins importante de particules solides présentes dans le gaz.

le rendement énergétique de l'appareil est plus ou moins affecté. Lorsque la pression du système est supérieure ou inférieure à la pression correspondant à ce rapport. les limites de vitesse de rotation. Cette plage est limitée par la pression de l'appareil. Opération automatique ou manuelle visant à retirer une partie ou la totalité du liquide accumulé dans un appareil. Ce rapport est habituellement établi à une pression de refoulement de 100 lb/po2 eff. par les phénomènes de pompage et de blocage sonique. la construction de l'appareil. Il se caractérise par une instabilité marquée comportant des inversions de débit très rapides qui peuvent endommager l'appareil. et peut varier lorsque le compresseur est muni d'un dispositif de régulation approprié. et qui fixe le rapport des pressions idéal pour l'appareil.niveau de vide plage de fonctionnement point de fonctionnement pompage pression absolue purge rapport volumétrique interne recirculation Valeur de la pression sous la pression atmosphérique. Le point de fonctionnement correspond au point d'intersection de la courbe de performances/pression d'un appareil et de la courbe caractéristique de système. les marges de sécurité et. Technique par laquelle une partie ou la totalité du débit d'un appareil retourne à l'aspiration afin d'en contrôler la capacité ou d'éviter le pompage. Rapport volumétrique d'un compresseur à vis qui est fonction de sa géométrie. dans le cas d'un compresseur dynamique. Phénomène se produisant pendant la marche d'un compresseur dynamique à l'approche du point de fonctionnement à la pression de refoulement maximale. Ensemble des points de fonctionnement d'un compresseur. 196 . Valeur comprenant la pression manométrique et la pression atmosphérique ou barométrique. Conditions de pression et de débit pendant le fonctionnement d'un appareil. dans le cas de compresseurs dynamiques.

permet de retirer d'un gaz la quasi totalité des liquides contenus sous forme de gouttelettes. Appareil utilisé pour retirer une partie plus ou moins importante de la vapeur d'eau contenue dans un gaz. 197 . l'eau doit être sous forme de vapeur. postrefroidisseur sécheur séparateur température absolue' viscosité vitesse synchrone Échangeur de chaleur utilisé pour refroidir un gaz au refoulement d'un étage de compression avant de l'introduire dans l'étage suivant. Propriété d'un fluide par laquelle on mesure sa capacité de s'écouler en tenant compte du freinage créé par le frottement entre les molécules qui le composent. Vitesse du champ magnétique tournant d'un moteur à induction. par un effet inertiel. Idéalement. déterminée par le nombre de pôles magnétiques à chaque phase des enroulements du stator et par la fréquence appliquée. Il comporte un séparateur de liquide et un robinet de purge (notamment pour l'air comprimé). Il comporte habituellement un séparateur de liquide et un robinet de purge (notamment pour l'air comprimé). Échelle de température où le zéro correspond théoriquement à un état dans lequel la matière ne contient aucune énergie interne. Appareil qui. Échangeur de chaleur utilisé pour refroidir un gaz au refoulement du dernier étage d'un appareil de compression. mais une certaine quantité peut se présenter en gouttelettes selon l'efficacité des appareils de séparation situés en amont du sécheur.refroidisseur intermédiaire refroidisseur final .

anglais inlet guide vane stonewalling closed-loop control clearance pocket affinity curve system curve flow side stream flowmeter unloading piping and instrumentation diagram (P&ID) fouling boucle d'asservissement chambre de délestage courbe de similitude courbe de système débit débit intermédiaire débitmètre délestage diagramme de tuyauterie et d'instrumentatiton (P&ID) encrassage entraînement à fréquence variable (EFV) variable frequency drive (VFD) entraînement à vitesse variable (EVV) évacuation dans l'atmosphère espace mort filtre coalesceur fuite gallon US par minute (gpm US) laminage lubrifiant synthétique mesure d'économie d'énergie électrique (MEEE) régulation de la vitesse moteur multivitesse niveau de vide point de rosée pompage rapport volumétrique interne réfrigération à charge partagée refroidisseur intermédiaire refroidisseur final .S. postrefroidisseur sécheur speed modulation multispeed motor vacuum level dew point surge built-in ratio . gallon per minute (US gpm) throttling synthetic lubricant electrical energy-saving measure 198 .Annexe B aube réglable blocage sonique - Lexique français . built-in volume ratio free cooling intercooler aftercooler dryer variable speed drive (VSD) blowoff clearance coalescing filter leakage U.

La régression suivante a été utilisée pour calculer le facteur de correction: Facteur de correction = 1. on peut utiliser un facteur de correction cour calculer le rendement des moteurs fonctionnant à bas régime.071365 X (In (RC))2) TABLEAU Cl RENDEMENT TYPE D'UN ENTRAÎNEMENT À FRÉQUENCE VARIABLE (EFV) À INDUCTION FONCTIONNANT À BAS RÉGIME 199 . Ce facteur doit être multiplié par le rendement nominal du moteur.Annexe C .(0.6739 X RC) + In (RC)) + (0.Renseignements techniques TABLEAU Cl FACTEUR DE CORRECTION APPLICABLE AUX MOTEURS ÉLECTRIQUES À INDUCTION FONCTIONNANT À BAS RÉGIME À moins d'obtenir des valeurs plus précises du fabricant.7698 .

Tableau C3 PRESSIONS DE SATURATION DE L'EAU EN FONCTION DE LA TEMPÉRATURE 200 .

Dans le cas des unités refroidies à l'eau.7 lb/po2 abs.Tableau C4 VALEURS APPROXIMATIVES DE A CONSOMMATION D'ÉNERGIE DE DIFFÉRENTS TYPES DE SÉCHEURS D'AIR COMPRIMÉ POUR CHAQUE 100 pi3N/min À L'ENTRÉE(1) Notes (1) Conditions à l'entrée des sécheurs (selon la norme ANSI B93.7 lb/po2 abs.05 HP de la valeur indiquée au tableau avant d'apporter les corrections expliquées à la note (5) ci-dessous.) selon le type de sécheurs Réfrigérant : Adsorption (sauf tambour rotatif) : Tambour rotatif : (3) Cas des sécheurs du type réfrigérant La puissance indiquée comprend la puissance absorbée par le ou les ventilateurs de refroidissement (condenseur) dans le cas des unités refroidies à l'air ambiant. lorsque le refroidissement est effectué par de l'air atmosphérique. 201 . Les puissances indiquées dans le tableau doivent être multipliées par les facteurs de correction suivants qui tiennent compte de la température et de la pression de l'air entrant au sécheur. lorsque l'air comprit asséché sert au refroidissement de la chambre en cours de régénération. 100 400F .40 °F .45) Température : Pression absolue : Humidité relative : 100 °F 114. soustraire environ 0. ou de 4 % environ pendant la phase de refroidissement. (4) Cas des sécheurs par adsorption avec chauffage externe La consommation d'air comprimé est de 0 %. (5) Facteurs de correction à des conditions à l'entrée différentes de celles mentionnées à la note(1).5 à -15 °F (2) Point de rosée type (à 114.

Annexe D - Table de conversion des unités 202 .

7 1b/po2) 203 .17 pi/s2 62.325 kPa Densité de l'air sec (70 °F.7 lb/po2) Constante universelle ces gaz Chaleur latente de vaporisation (212 °F.4 pi.92 po Hg 760 mm Hg 0.3 lbm/gal (US) 14. 29.81 m/s2 1000 kg/m3 101.075 lbm/pi3 1545.lbf/(lbmole R) 970 BTU/ibm de l'eau 9.7 lb/po2 abs. 14.4 lbm/pi3 8. 14.Valeurs utiles Accélération de la gravité Densité de l'eau (60 °F. 15 °C) Pression atmosphérique au niveau de la mer 32.

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