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Douady conclut en utilisant une métrique de type transformation conforme. Le problème est de déterminer cet ensemble : je me suis intéressé à sa nature topologique. grâce à la généralité des résultats que nous avons démontrés sur les revêtements.Fiche Synoptique : Dynamique des ensembles de Julia : Théorème de Fatou La dynamique consiste à s'intéresser aux itérés successifs d'une valeur par une fonction régulière : nous nous sommes intéressés en particulier aux polynômes complexes de degré 2. ou bassin d'attraction. La diculté était de ramener les notions présentées à des concepts accessibles avec le programme de classe préparatoire. ce qui a motivé l'étude de l'ouvrage [2]. il a fallu s'intéresser à la théorie des revêtements pour la comprendre. La quasi-totalité de la démonstration a donc été rendue accessible en dénissant précisément les objets utilisés. ce qui nécessite d'acquérir la théorie mathématique qui s'appuie dessus. on dit que le point appartient à l'ensemble de Julia rempli du polynôme. On peut donc grâce à ce théorème prévoir l'allure globale de l'ensemble de Julia rempli en s'intéressant à un unique point. Il est apparu assez rapidement dans nos recherches qu'un résultat important à ce sujet était le théorème de Fatou : selon que 0 appartient ou non à l'ensemble de Julia rempli. je n'ai pas réussi à m'approprier cette notion : j'ai donc admis le résultat qui en découlait. Ce résultat peut éventuellement être généralisé aux polynômes de degré supérieur. 2 . Ayant trouvé une ébauche de démonstration par Douady [1]. malgré l'étude de [3]. qui le sont rarement à notre niveau. Cependant. l'ensemble de Julia rempli a une nature topologique très diérente. Quand la suite des itérés reste bornée. et en explicitant les points jugés évidents. Dans le cas où 0 n'appartient pas à l'ensemble de Julia rempli. au moins de façon partielle.

connexe par arcs. telle que pour tout b ∈ B . Proposition 2. 2 Revêtements Dans toute cette partie. n∈N Un (Un )n∈N de connexes compacts non vides d'un est connexe compacte non vide. il existe un voisinage V de x. X est localement connexe par arcs si pour tout Un espace x ∈ X.Dynamique des ensembles de Théorème de Fatou Julia : Aymeric Bouzy 2012 Introduction Fatou permet de connaître la nature topologique de l'ensemble de Julia z → z 2 + c. n désigne un entier naturel et B un espace topologique (non vide). pour tout U de x. voisinage Les connexes par arcs sont connexes. Un espace X vériant l'une des propriétés précédentes est appelé connexe. appelée projection. 2. rendant le diagramme suivant commutatif : 3 . où S est un espace discret. Dénition 2.5.1 Revêtement Dénition 3. L'objectif est de démontrer le théorème de Fatou énoncé p. inclus dans U. dit de trivialisation locale. est un espace X π : X → B . existe Un revêtement de muni d'une application continue U un voisinage ouvert de B indexé par S . X un espace topologique. l'indice d'un lacet par rapport à un point. Dans les trois premières parties. Le théorème de rempli des fonctions de la variable complexe de la forme je donne des dénitions et certains théorèmes utiles concernant la connexité. Les assertions suivantes sont équivalentes : (i) (ii) (iii) (iv) il n'existe pas de partition de il n'existe pas de partition de les applications continues de X X en deux ouverts non vides en deux fermés non vides les ensembles ouverts et fermés de X dans X sont X et ∅ {0. 1} sont constantes Dénition 1. il b tel qu'il existe un homéomorphisme φ. les revêtements et préliminaires. Théorème 1. On trouvera en annexe la démonstration des résultats 1 Connexité Soit Proposition 1. Pour toute suite décroissante espace métrique.

localement connexe composantes connexes par arcs. φ X un voisinage ouvert de x. Lemme 1 (relèvement des chemins). 1[ . 2. Soit (X. π) un revêtement de B indexé par S . π) un revêtement π −1 ({b }). Si X possède n (X.. i))1 i n sont appelées les sections de Lemme 3 (trivialisation d'un revêtement).2 Revêtement trivial Lemme 2. π) est un revêtement trivial d'ordre n de B . ˜ B tel que n ramié en b. c(t) = b. n|] φ X Les π π. Un revêtement de par arcs. Un revêtement d'ordre n de est un revêtement de B indexé par [|1. Lemme 4. b désigne un élément xé de B. VB . Soient b ∈ B et x ∈ π −1 ({b}). π) un revêtement de B d'ordre n.U ×S φ π −1 (U ) π B U Dénition 4. Soit alors Soit B (X. π) un revêtement de B d'ordre n. Dénition 5. (φ−1 (. un connexe par arcs. π ) ˜ soit un revêtement de de B \ {b} d'ordre n.  Si  Soit (X. Pour tout chemin c de b à b d'origine x dans X tel que c = π ◦ c. n est un espace Dénition 6. tion continue voisinage Un revêtement de B ramié en b d'ordre π :X →B ouvert de b. par arc. φ B . Soient b ∈ B et x ∈ ∀t ∈ [0. Soit (X. il existe un unique chemin c ˜ 4 . ˜ ˜ 2. X possède au plus n composantes connexes Si B est connexe par arcs et X possède exactement n composantes chacune contient exactement un antécédent de chaque élément de B . il existe un unique chemin c d'origine x dans X tel que c = π ◦ c. continue commutatif : B trivial d'ordre n est un espace X muni d'une application π : X → B telle qu'il existe un homéomorphisme φ B rendant le diagramme suivant B × [|1. connexes par arcs. Pour tout chemin c d'origine b dans B . VX deux deux homéomorphismes tels que le diagramme suivant soit commutatif : X muni d'une applica{x} et qu'il existe UB un voisinages ouverts de 0 dans UX ↓ φX VX z (on dit qu'une expression de −→ −→ −→ π UB ↓ φB VB zn b dans des cartes complexes est de la forme d'ordre π au voisinage de z → zn) et telle que (X \ {x}. UX telle que π −1 ({b}) soit réduit au singleton C. n|].3 Revêtement ramié Dans cette sous-partie. B est connexe par arcs.

4 Théorème de Soit Fatou C. (Vn )n∈N est une suite décroissante de compacts et J= n∈N Vn . / alors alors Si J J est connexe. f : z → z2 + c dénie sur On dénit l'ensemble de Julia rempli J de f par On souhaite démontrer le théorème suivant : Si Théorème 2 (de Fatou). la ˜ ne dépend pas de γ . C \ γ([0. multiple entier de De plus. Vn+1 = f −1 (Vn ) Proposition 7. donc localement constante. Comme l'origine et l'extrémité du lacet sont égales. 1]). 0 ∈ J. Iγ est constante sur les composantes connexes par arcs de Iγ est continue à valeurs dans un ensemble discret. J = {z ∈ C | f n (z) = O(1)} On pose c ∈ C. γ + y − x ˜ est un relèvement d'origine γ ˜ est un relèvement d'origine par unicité. est un Cantor. 1]). * Si γ est un lacet de entier relatif qui exp : C → C∗ est un revêtement indexé C∗ . Dénition 7. C \ γ([0. Proposition 5. R) ∀n ∈ N. donc constante sur les composantes connexes par arcs de C \ γ([0. si γ est un relèvement de γ . 4. 1]). L'indice de Soit a ∈ C. Démonstration. γ Iγ est continue sur Proposition 4. Soit γ un lacet de C \ {a} γ par rapport à a est Iγ (a) = où 1 (˜ (1) − γ (0)) γ ˜ 2iπ exp ◦˜ = γ − a. x.1 L'ensemble de Julia rempli de f est l'intersection d'une suite décroissante de compacts Proposition 6. 1 quantité 2iπ (˜ (1) − γ (0)) γ ˜ γ (1) ˜ y. ˜ par Z. |z| > R = 1+ 1 + 4|c| 2 ⇒ f n (z) −→ ∞ n→+∞ par et (|f n (z)|) est croissante On dénit par récurrence la suite (Vn )n∈N V0 = BF (0.3 Indice d'un lacet par rapport à un point * Proposition 3. est un Démonstration. 0 ∈ J. 5 . si γ (0) ˜ et dièrent d'un et on conclut 2iπ . La dénition d'un Cantor est donnée page 7. ∀z ∈ C.

comme une expression de f au voisinage de c dans des cartes complexes est z → z 2 . 0 ∈ C \ Vn+1 . alors Vn+1 est localement Démonstration. en relevant −1 les chemins en partant de l'antécédent appartenant à U . 0 ∈ Vn+1 . γ(t0 ) = c : on peut donc redénir γ le stoppant à t0 . alors C \ Vn+1 Si C \ Vn est connexe par arcs et est connexe par arcs. Vn étant localement connexe par arcs.2 Hérédité de la connexité des Vn Soit n ∈ N. ∀n ∈ N. connexe par arcs. on peut supposer qu'il existe φ un homéomorphisme de trivialisation locale au-dessus f (x). f : C \ Vn+1 → C \ Vn est un revêtement d'ordre 2. selon la proposition 7. Selon le lemme de relèvement des chemins. comme arcs donc connexes.3 Cas où 0 ∈ J Démonstration du premier point du théorème de donc selon la proposition 8. soit U un voisinage de Quitte à prendre un voisinage plus petit. la propriété est immédiate. x ∈ Vn+1 . f : Vn+1 → Vn est un revêtement ramié en c d'ordre 2. qui est un voisinage de sous-voisinage connexe par arcs de f (U ). les (Vn ) sont connexes par est connexe. Donc selon le théorème 1. 0 ∈ Vn . Soit x ∈ Vn+1 \ {0}. Soit γ un chemin de f (x) à c = f (0) dans Vn . Démonstration. Comme en Proposition 9. Donc comme C \ BF (0. / x ∈ C \ Vn+1 . on en déduit que f (Ω) ∩ U est un voisinage connexe par arcs de x. f n+1 (z) R donc |f n (z)| R donc z ∈ Vn z∈ n∈N Vn ⇔ ∀n ∈ N. Par continuité de γ . on pose t0 = inf{t ∈ [0. on peut choisir Ω un f (U ). Alors selon le lemme 4.   Si z ∈ Vn+1 . 1]|γ(t) = c}. Soit Vn est connexe par arcs et 0 ∈ Vn+1 . Comme Soit de 4.Démonstration. alors Vn+1 est connexe par arcs. Si Proposition 8. Démonstration. il existe un chemin de x à R ou x à −R (l'autre antécédent de f (R) par f ). 0 ∈ Vn+1 . Comme φ est un homéomorphisme de trivialisation locale au-dessus f (U ). R) ⊂ C \ Vn+1 est connexe par arcs. Dans le cas x = 0. C \ Vn+1 est connexe par arcs. V0 est évidemment connexe par arcs. |f n (z)| R⇔z∈J 4. Si Vn est localement connexe par arcs et 0 ∈ Vn+1 . On alors f −1 (Ω) ⊂ f −1 (f (U )) = U + (−U ). il existe un chemin de x à 0. montrons qu'il existe un chemin de x à 0. U ∩ (−U ) = ∅ . par récurrence. Proposition 10. 6 . J Fatou. x.

alors −z ∈ Vm+1 . Vm est connexe par arcs et localement connexe par * De même. et on conclut par le lemme de trivialisation des revêtements. f : C \ Vm+1 → C \ Vm est un revêtement ramié en c d'ordre 2. m. Vm+p+1 ∩ Ci est homéomorphe Vm+p par gi |Vm+p+1 ∩Ci donc Vm+p+1 ∩Ci et Vm+p ont le même nombre de composantes connexes par arcs. Vm+1 possède donc au moins (et donc exactement selon la propriété 2) deux composantes connexes par arcs.4. Un Cantor est un espace topologique totalement discontinu (c'est-à-dire dont les composantes connexes par arcs sont des singletons). comme arcs. par récurrence. et on pose β = α · −α lacet issu de z . et C1 et C2 les Vm+1 . un chemin C \ Vm est connexe par arcs. ∀p ∈ N. 0 ∈ Vn . Proposition 12. Remarque. donc selon les propositions 8 et 9. g1 et composantes connexes par arcs respectivement associées de g2 les sections de f .4 Cas où 0 ∈ J / Proposition 11. Le diamètre (dans une métrique dénissant la même topologie) des composantes connexes par arcs de Vn tend vers 0 lorsque n tend vers +∞. En posant β = α · (α + iπ). 0 ∈ Vn et ∀n > m. Vm+p possède 2p composantes connexes par arcs. Démonstration. il existe * Supposons γ de R à 0 dans C \ Vm+1 Vm+1 connexe par arcs. La propriété est vraie pour Supposons la propriété vraie au rang à p. Dénition 8. un chemin de z à −z . Alors de même que dans la démonstration de la proposition 8. (Vm+1 . 1]) ⊂ C \ Vm+1 . A l'aide d'une métrique du type transformation conforme (métrique de on peut rendre les sections de f contractantes. indénombrable. 7 . Démonstration. sans point isolé. ∃m ∈ N et tq ∀n m. Proposition 14 (admise) . ∀n * V0 est évidemment connexe par arcs. f ) est un revêtement trivial de Vm d'ordre 2. Comme Soit α ˜ tel que γ([0. On se donne z un point de Vm+1 . et le résultat en découle alors immédiatement. on a exp ◦β = β . 0 ∈ Vn . par récurrence. On a alors α 2iπIβ (0) ˜ ˜ = β(1) − β(0) ˜ ˜ ˜ − β( 1 ) + β( 1 ) − β(0) ˜ = β(1) 2 2 = α(1) − α(0) + α(1) − α(0) ˜ ˜ ˜ ˜ ∈ 2iπ(1 + 2Z) 5). donc en xant α −α est un chemin de −z à z . selon le lemme 4. donc y est constant (proposition ˜ ˜ ˜ ˜ exp ◦˜ = α. * D'après la proposition 11. 1}. 1]). Iβ est déni sur γ([0. / 0∈J / (Vn )n∈N est une suite décroissante. En notant p ∈ {0. Poincaré). Démonstration. * et Iβ (R) = 0 : absurde. Proposition 13.

et Cn contient au moins un autre point de J . à une suite n. C) l'adresse de P . donc réduite à un point : g est donc constante. on dénit l'adresse de P notée (wn . intersection d'une suite décroissante de compacts dont le n∈N diamètre tend vers 0. soit > 0. * (wn )m n quelconque est associée une unique suite (Cn )m n . dans * Soit g une fonction continue de Alors pour tout Donc [0. que l'on note Vn . donc J ne contient aucun point isolé. alors wn := 0 et Cn+1 := g1 (Cn ) sinon wn := 1 et Cn+1 := g2 (Cn ) Comme Cn est réduit à un point. donc ici une légitimité mathématique comme étant la carte des ensembles de Mandelbrot déni comme étant les valeurs de c pour lesquelles 0 ∈ J trouve Julia remplis Figure 1  ensemble de Mandelbrot 8 . 1] dans J. donc g Cn .Démonstration du deuxième point du théorème de [0. Conclusion L'ensemble de connexes. indénombrable. Cn )m n ∈ ({0. Soit P ∈ J . ). soit (w. 1} . 1] composantes connexes par arcs de Vn . si P ∈ g1 (Cn ). on peut xer n tel que Cn ⊂ BF (P. ce qui démontre que est à valeurs dans est totalement discontinu. Comme le diamètre des (Cn ) tend vers 0. n. J est en bijection avec l'ensemble des suites (Cn )m n∈N de plus. est à valeurs dans une des Cn . Donc J N est en bijection avec {0. 1} × P(C)) N Cm := Vm ∀n m. g J * Pour tout point par : P ∈ J. g est continue de Fatou.

.. Ui étant ouvert. Un est compact non vide. 0 ∈ F. 1] étant connexe. tp ) d'éléments ∀k ∈ [|0. J est connexe dans J . D'après le théorème des valeurs intermédiaires. Soient chemin c d'origine b dans B. . et ne contient pas d'élément de F . F F est non vide car est ouvert dans Lemme et (relèvement des chemins) x ∈ π −1 ({b}). On pose nant par * * Il existe une suite admissible se terminant par 1.Les résultats démontrés ici peuvent être étendus à tous les polynômes de degré 2 par conju- gaison avec une similitude. en xant i tel que γ(tp ) ∈ Ui . A)−d(x. Comme ∀n ∈ N. on utilise le lemme technique préliminaire suivant. −1 * F est fermé dans [0. B). 1] est dite admissible si : Lemme (préliminaire). Dénition. soit i tel que γ(x) ∈ Ui . (xφ(n) ) est à valeur dans Un à partir d'un certain rang. Pour tout x dans X tel que c = π ◦ c. Soit (X. A et B sont donc compacts. (xφ(n) ) converge dans Un . n∈N en deux fermés. . donc est un voisinage de x dans [0. 1]. π) un revêtement de B indexé par S. Soit Soit X un espace topologique. Démonstration. A) = 0 = d(x. (t0 . F l'ensemble des b ∈ [0. ˜ . ∃i ∈ S : γ([tk . pour x au voisinage de tp . en s'intéressant à la racine du polynôme dérivé plutôt qu'à démontrer en suivant la même trame le résultat suivant : 0. 1] \ F . Si P est un polynôme et J l'ensemble de * si toutes les racines de * dans les autres cas. p − 1|]. [0. x ∈ A ou x ∈ B . grâce au théorème de Borel-Lebesgue. B). [0. qui permet. Annexe Le théorème suivant permet de conclure la démonstration du premier point du théorème de Fatou : Théorème. n∈N donc Pour démontrer le lemme de relèvement des chemins. strictement positive sur A. on peut ainsi xer pour tout n ∈ N un élément xn de Un tel que f (xn ) = 0 (en considérant f|Un ). Julia d'un polynôme en J possède une innité de composantes connexes par arcs On peut donc déterminer la nature topologique de l'ensemble de s'intéressant uniquement à un nombre ni de suites complexes. 1]) par des ouverts. on peut Théorème 3. B) est une partition de X . 1] : si (t0 . γ un chemin dans X et (Ui )i∈S un recouvrement de de γ([0.. tk+1 ]) ⊂ Ui . et comme f est continue. dont on note x la limite. f (x) = 0. on en déduit que F = [0. Pour toute suite décroissante Un n∈N (Un )n∈N de connexes compacts non vides d'un espace est connexe compacte non vide. On pose f : x ∈ U0 → d(x. 1] : soit x ∈ [0. D'une manière générale. 1] tel qu'il existe une suite admissible se termi- b. continue. . d(x. S étant de cardinal ni. donc dans Un . on peut extraire de (xn ) une sous-suite (xφ(n) ) convergente.. de ramener une étude le long d'un chemin à un nombre ni d'étapes. 1]. il existe un unique chemin b∈B c d'origine ˜ 9 . donc x ∈ A ∩ B : absurde. U0 étant compact.. On sait déjà que Soit X A et B soient non vides. B) (A. résultat central pour l'étude des revêtements.. P P sont dans n'est * si aucune des racines de J . X= Démonstration... une partition de Supposons que Comme (A. strictement négative sur B . métrique. tp−1 . en adoptant une dénition plus générale des revêtements ramiés. Une suite strictement croissante (t0 . [0. donc 1 ∈ F . γ (Ui ) est ouvert. x) est admissible. J est un Cantor Julia de ce polynôme. tp ) est admissible..

Soit k ∈ [|1.. connexes par arcs. x l'unique antécédent de b par π. Par unicité. on utilise le lemme suivant : (X. alors Soit Dans un revêtement ramié. tk+1 ] ∀t ∈ [tk . Hp . 1]} Soit Hk :  ∃! ck chemin dans X d'origine x tel que π ◦ ck = c|[0. xn . 1]. et On xe donc selon le lemme préliminaire tel que ck+1 : [0. on peut xer un voisinage V de 1 pour lequel c est à valeurs dans UX . supposons Hk on pose y = ck (tk ). Si t < 1. π ◦ ck+1 = c(t) donc ck+1 convient.  Si  Soit (X. π) un revêtement de B d'ordre n. γ|[0. π) un revêtement de B d'ordre n ramié en b. s). . Pour tout chemin c de b à b tel que ∀t ∈ [0. On pose b = π(x) ∈ B . ˜ Soit Démonstration.. ˜ Soit t ∈ [0.tk+1 ] est continue. tk ] φ−1 (c(t).. Alors selon Hk .tk+1 ] = φ (c(. on peut en extraire un sous recouvrement ni. φ un homéomorphisme de trivialisation locale au dessus de Uk . comme φ ◦ γ|[tk .tk ] = ck . le second membre étant à valeurs dans une partie discrète. montrons que x appartient à l'une des composantes connexes par arcs des (xi ).s] = cs est continue en t. c(t) = b. xn } x ∈ X . < tp et U1 .). on xe Ut n. 1]) par des ouverts. On se donne Soit b ∈ B et on pose π −1 ({b}) = {x1 . c(t) = ct (t) et c(1) = x. tp = 1.tk+1 ] . Démonstration.. c(t) ∈ Ui et Ui ∈ {Ut |t ∈ [0.t] ˜ ˜ ∀t ∈ [0. γ un chemin dans X d'origine x tel que π ◦ γ = c|[0. 1[. s) ce qui démontre Hk+1 . c(t) tend vers x lorsque t tend vers 1.. donc égal à s −1 donc γ|[tk . 1[ . 10 . ∃! ct chemin d'origine x tel que π ◦ ct = c|[0.. comme c est d'extrémité b. X possède au plus n composantes connexes Si B est connexe par arcs et X possède exactement n composantes chacune contient exactement un antécédent de chaque élément de B . Up−1 tels que t1 = 0. D'autre part. Lemme. avec les notations de la dénition des revêtements ramiés. soit γ un chemin de b à b . En relevant γ successivement à partir de x1 . Supposons trouvé un tel chemin donc c. ˜ Si t = 1. ˜ ˜ ˜ Réciproquement. 1]. p − 1|]. pour relever les chemins ayant une extrémité au point de ramication. t1 < . ... Pour tout du revêtement de B d'ordre t ∈ [0... ˜ Selon le lemme de relèvement des chemins. tk+1 ] −→ t −→ X ck (t) si t ∈ [0.. il existe un unique chemin c d'origine ˜ x dans X tel que c = π ◦ c. montrons que c ainsi dénie est bien continue. par arcs. un voisinage ouvert de c(t) donné par la dénition (Ut )t∈[0. xn . s) si t ∈ [tk . on obtient n antécédents de b notés x1 . . Ce lemme donne deux propriétés que vérie alors B. donc selon le théorème de Borel-Lebesgue. Alors ∀t ∈ V. ti+1 ].Démonstration. il est constant. c(t) = π ◦ c(t) = φ−1 (φX (˜(t))n ) ˜ c B D'où comme c(t) tend vers b lorsque t tend vers 1. ∀t ∈ [0. on xe s ∈ ]t. On note Lemme.. tk+1 ]. c|[0. 1[ .1] est alors un recouvrement du compact c ([0. . ˜ On souhaite à présent trouver une condition susante pour montrer qu'un revêtement est trivial lorsque B est connexe par arcs et localement connexe par arcs.. s ∈ S φ(y) = (c(tk ). ∀t ∈ [ti . 1[ . B est connexe par arcs.tk ]  H1 est évidemment vraie. Soient b ∈ B et x ∈ π −1 ({b }).. d'où par récurrence.

˜ De plus. On suppose qu'il existe ρ > 0 tel que pour tout b ∈ B . ˜ d (x. Il existe ainsi i tel que x = xi . γ0 (ti+1 )) − d (x. x = y} > ρ Soient γ0 un chemin dans B . Soit x ∈ X .Supposons donc les la xi = xj . . C \ Ui ) sont ouverts).1] de sorte qu'en notant φt un homéomorphisme −1 ∀s ∈ S . γ0 (t)) η ). Soit B un connexe par arcs. On note On dénit d'ordre d'ordre n. tp ) est admissible pour et (qui existe car les Soit et Ui γ un chemin a distance η de γ0 . nous aurons besoin d'un résultat de continuité du relèvement des chemins. chaque composante contient exactement un antécédent de chaque élément B . γ (ti+1 )) ρ − ˜ ˜ 2 : absurde Remarque. 11 . et nous servira ici pour démontrer la proposition 4. >0 (t1 . Iγ est continue sur C \ γ([0. ˜ distance au plus φi (˜ (ti )) ont même γ γ (ti ) et γ0 (ti ) ˜ ˜ γ (ti+1 ) ˜ et γ0 (ti+1 ) ˜ sont à distance au plus γ (ti+1 ) ˜ et γ0 (ti+1 ) ˜ ne sont pas sur la même composante. φt (Ut × {s}) soit de diamètre inférieur à −1 (possible car φt est continue). ψ: X x de −→ −→ B × [|1. La seconde composante de φ est continue donc constante sur les composantes connexes par arcs −1 de π (U ). i) si x ∈ Xi Selon le lemme 2. Quitte à considérer 3 . n|] (π(x). on peut supposer que φ et ψ coïncident −1 sur π (U ). il existe un relèvement γ de γ à distance ˜ de γ0 . possède n composantes connexes par arcs. Il existe η > 0 tel que pour tout chemin γ à distance η de γ0 (c'est-à-dire tel que ∀t ∈ [0. 1]. γ0 (ti+1 )) γ ˜ d'où le résultat. soit U un voisinage connexe par arcs de π(x) et φ un homéomorphisme de trivialisation locale au dessus de U . d) et (X. An de montrer la proposition 4. φi (γ0 (ti )) ˜ membre (γ (t0 ) étant choisie de la sorte. montrons par récurrence sur γ : on peut i que γ (ti ) ˜ second sont à . donc ψ est bijective. d ) deux espaces métriques tels (X. avec les mêmes notations. γ0 un relèvement de γ0 et ˜ un réel strictement positif. on en déduit xi = xj . donc quitte à composer avec une permutation. Ce lemme permet de montrer que deux chemins homotopes ont des relèvements homotopes sous ces conditions. On reprend la démonstration du lemme de relèvement des chemins : on xe les voisinages ouverts ρ Démonstration.) Par hypothèse de récurrence. selon l'inégalité triangulaire. y ∈ π −1 ({b}). alors (Xi )1 i n les composantes connexes par arcs de X. ˜ Lemme que ρ 3. on pose de trivialisation locale au dessus de Ut . d'où ψ est continue en x ∈ π −1 (U ) et sa réciproque est continue en tous les (π(x). Soient (B. et donc x composante connexe par arcs de xi . π) un revêtement de B (X. d(γ(t). 1]).. η = min i ti t ti+1 min d(γ0 (t). Alors. i) Donc ψ est un homéomorphisme. localement connexe par Soit (X. π) soit un revêtement de B d'ordre n. Proposition. inf{d (x.. Alors par relèvement de γ de b à b. que l'on démontre lorsque le revêtement vérie une propriété de séparation : (relèvement continu des chemins). Or si sur γ0 (ti ) ˜ sont sur la même composante. on peut supposer < (Ut )t∈[0. . en xant x l'antécédent de γ0 (ti+1 ) la même composante que d (˜ (ti+1 ). γ (ti+1 ). (trivialisation d'un revêtement) appartient à Lemme arc. Alors la suite donc construire γ ˜ de la même manière que γ0 .. donc par construction. y)|x. π) est un revêtement trivial Démonstration. Si X n de B . c'est-à-dire que . (xi ) sont distincts deux à deux.

Volume 2. [3 [4 [5 Douady et J. Société Ma- 17 mai 2012 [6 ] M. η) ⊂ C \ γ([0.E.html. Ellipses (2008) ] D. Géométries et mesures fractales : une introduction. Hubbard. C par exp : C → C∗ vérie la propriété du lemme de relèvement continu des chemins avec ρ = π : on peut donc xer η tel que BF (a. http ://aleph0. η). Démonstration. Julia and Mandelbrot Set Explorer. il existe un relèvement γb de γ − b à distance π d'un relèvement xé γa de γ − a ˜ ˜ et alors |Iγ (b) − Iγ (a)| .com/doc/50174871/2006- cours-uma550-variable-complexe. Joyce.clarku. Douady.scribd. Fonctions d'une variable complexe. 1]) (ouvert) et pour tout b ∈ BF (a.H. Topology. Kuratowski. Lenoir. 57-59 12 . Cassini (2005) ] K.a ∈ C \ γ([0. thématique de France (2007) [2 ] R. Tricot. Soient ∗ Le revêtement de Bibliographie [1 ] A. 1]) et > 0. Etude dynamique des polynômes complexes. Douady et A. Academic Press (1968) ] C. Algèbre et théories galoisiennes. http ://www. 17 mai 2012.edu/ djoyce/julia/explorer.