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SÉRIE N

3
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES
A. KHELDOUNI
1
2
Université Sidi Mohamed Benabdellah Novembre 2008
Faculté des Sciences Dhar El Mehrez SMA
Département de Mathématiques et informatique
Analyse 3
Série d’exercices N

3
Exercice 1:
Etudier la continuité de la fonction ) dé…nie sur R
2
par:
)(r, j) =
_
_
_
÷1
_
1 ÷r
2
÷j
2
si r
2
+ j
2
< 1
0 si r
2
+ j
2
_ 1
ainsi que la continuité de ses fonctions partielles.
Exercice 2 :
Soit , : R ÷ R une application continue ,et )(r, j) =
_
j
a
,(t)dt. Montrer que )(r, j) est de
classe C
1
et calculer ses dérivées partielles premières.
Solution :
Soit 1 une primitive de ,. On a donc )(r, j) = 1(r) ÷ 1(j) , c’est une application de classe
C
1
car , est continue; de plus,
0)
0r
(r, j) = ÷1
0
(r) = ÷,(r) et
0)
0j
(r, j) = 1
0
(j) = ,(j).
Exercice 3 :
On considère la fonction ) dé…nie sur R
2
par:
)(r, j) =
_
_
_
rsinj ÷j sinr
r
2
+ j
2
si (r, j) ,= (0, 0)
0 si (r, j) = (0, 0)
a) Etudier la continuité de ) à l’origine.
b) La fonction ) possède-t-elle des dérivées partielles?
c) Est ce que ) est de classe C
1
?
Solution :
a) ) est continue en (0, 0) en e¤et,
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 3
lim
(a,j)!(0,0)
rsinj ÷j sinr
r
2
+ j
2
= lim
j!0
sin0 sin(j cos 0) ÷cos 0 sin(j sin0)
j
= lim
j!0
sin0 sin(j cos 0)
j
÷
cos 0 sin(j sin0)
j
= cos 0 sin0lim
j!0
sin(j cos 0)
j cos 0
÷sin0 cos 0lim
j!0
sin(j sin0)
j sin0
= cos 0 sin0
_
lim
j!0
sin(j cos 0)
j cos 0
÷ lim
j!0
cos 0 sin(j sin0)
j sin0
_
= 0
indépendament de 0. ) est donc continue en (0, 0).
b) en tout point(r, j) ,= (0, 0) ) admet des dérivées partielles en vertue des proriétés algébriques
des fonctions dérivables. On a:
0)
0r
(r, j) =
(÷r
2
+ j
2
+ 2rj) sinj ÷j(r
2
+ j
2
) cos r
(r
2
+ j
2
)
2
0)
0j
(r, j) = ÷
(r
2
÷j
2
+ 2rj) sinr ÷r(r
2
+ j
2
) cos j
(r
2
+ j
2
)
2
au point (0, 0) :
0)
0r
(0, 0) = lim
t!0
)(t, 0) ÷)(0, 0)
t
= 0
0)
0j
(0, 0) = lim
t!0
)(0, t) ÷)(0, 0)
t
= 0
c) On calcule la limite de
0)
0r
(r, j) au point (0, 0) , et on la compare à
0)
0r
(0, 0).
Nous avons en cooedonnées polaires:
(÷r
2
+ j
2
+ 2rj) sinj ÷j(r
2
+ j
2
) cos r
= j
2
(cos
2
0 ÷sin
2
0) sin(j sin0) ÷j
3
sin0 cos(j cos 0) + 2j
2
sin0 cos 0 sin(j cos 0)
=
1
2
j
5
_
1
3
sin
3
0 cos 20 ÷cos
2
0 sin0 ÷
1
3
cos
3
0 sin20
_
+ j
5
-(j)
et on voit bien que lim
(a,j)!(0,0)
0)
0r
(r, j) = lim
j!0
0)
0r
(j cos 0, j sin0) = 0.
On fait le même calcul pour
0)
0j
(r, j). Les dérivées partielles de ) sont continues, donc ) est de
classe C
1
.
Exercice 4 :
Soient c et , deux nombres réels strictement positifs, et ) la fonction dé…nie par
)(r, j) =
_
_
_
[r[
c
[j[
o
r
2
j
2
si rj ,= 0
0 sinon
a. Donner une condition nécessaire et su¢sante pour que ) soit continue sur R
2
.
b. Etudier l’existence des dérivées partielles de ) en (r
0
, 0) et (0, j
0
) avec r
0
j
0
,= 0
Solution :
a) Pour tout (c, ,), la fonction ) est continue sur R
2
¸(R ¦0¦ ' ¦0¦ R)
Sur R

¦0¦ ) (r, j) = [r[
c2
[j[
o2
est continue si et seulement si , ÷2 0
4 A. KHELDOUNI
Sur ¦0¦ R

) (r, j) = [r[
c2
[j[
o2
est continue si et seulement si c ÷2 0
Au point (0, 0) la fonction ) est continue si et seulement si c + , ÷4 0
b) au point (r
0
, 0) ¸ R

¦0¦
lim
t!0
)(r
0
+ t, 0) ÷)(r
0
, 0)
t
= lim
t!0
0
t
= 0 donc
0)
0r
(r
0
, 0) existe et vaut 0.
lim
t!0
)(r
0
, t) ÷)(r
0
, 0)
t
= lim
t!0
[r
0
[
c
[t[
o
t
= lim
t!0
[r
0
[
c
[t[
o1
=
_
0 si , 1
[r
0
[
c
si , = 1
et si , < 1 cette
limite n’existe pas
ainsi
0)
0j
(r
0
, 0) =
_
_
_
0 si , 1
[r
0
[
c
si , = 1
n’existe pas si , < 1
au point (0, j
0
) ¸ ¦0¦ R

lim
t!0
)(0, j
0
+ t) ÷)(0, j
0
)
t
= 0 =
0)
0j
(0, j
0
)
lim
t!0
)(t, j
0
) ÷)(0, j
0
)
t
= lim
t!0
[t[
c
[j
0
[
o
t
= lim
t!0
[j
0
[
o
[t[
c1
=
_
0 si c 1
[j
0
[
o
si c = 1
et si c < 1 cette limite n’existe pas
ainsi
0)
0r
(0, j
0
) =
_
_
_
0 si c 1
[j
0
[
o
si c = 1
n’existe pas si c < 1
Exercice 5 :
Soit )(r, j) =
_
_
_
rj
2
r
2
+ j
6
si (r, j) ,= (0, 0)
0 sinon
a. Etudier la continuité de ) à l’origine.
b. Etudier la continuité des applications partielles de ).
c. La fonction ) possède-t-elle des dérivées partielles?
Solution :
a. La fonction ) n’est pas continue en (0, 0), car si on calcule la limite de )(r, j) quand (r, j)
tend vers (0, 0) suivant l’arc paramétré par
_
r = t
3
j = t
on trouve: lim
(a,j)!(0,0)
)(r, j) = lim
t!0
t
5
2t
6
= ·.
b. La première application partielle de ) en un point a = (c, ,) est
)
1,o
(t) =
_
_
_
t,
2
t
2
+ ,
6
si , ,= 0
0 si , = 0
C’est une fonction continue sur R
2
.
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 5
La deuxième application partielle de ) en un point a = (c, ,) est
)
2,o
(t) =
_
_
_
ct
2
c
2
+ t
6
si c ,= 0
0 si c = 0
C’est une fonction continue sur R
2
.
c. ) possède des dérivées partielles en tout point (r, j) ,= (0, 0), en vertue des propriétés
algèbriques des fonctions dérivables, et on a
_
¸
¸
_
¸
¸
_
0)
0r
(r, j) =
j
8
÷r
2
j
2
(r
2
+ j
6
)
2
0)
0j
(r, j) =
r
3
j ÷4rj
7
(r
2
+ j
6
)
2
Au point (0, 0) les dérivées partielles sont nulles
0)
0r
(r, j) = lim
t!0
)(t, 0) ÷)(0, 0)
t
= lim
t!0
0 = 0
Exercice 6 :
Soit ) : R
2
÷R dé…nie pour (r, j) ¸ R
2
par :
)(r, j) = ln
_
r
2
+ j
2
.
1. Calculer le gradient de ).
2. Déterminer la longueur du gradient de ) en tout point (r, j) ¸ R
2
. Montrer qu’elle ne change
pas le long du cercle r
2
+ j
2
= r
2
, où r est un réel strictement positif …xé.
3. Calculer la longueur du vecteur ·(3, 4). Trouver cos 0 et sin0, où 0 est l’angle entre le vecteur
· et le vecteur i(1, 0) qui dirige l’axe des abscisses (Or).
4. Trouver la dérivée directionelle de ) dans la direction du vecteur · au point (1, 2).
Solution :
1. On a )(r, j) = ln
_
r
2
+ j
2
, donc pour tout (r, j) ¸ R
2
¸¦(0, 0)¦,
÷÷
\)(r, j) =
0)
0r
(r, j)
÷÷
i +
0)
0j
(r, j)
÷÷
, =
r
r
2
+ j
2
÷÷
i +
j
r
2
+ j
2
÷÷
,
(à noter que ) et
÷÷
\) ne sont pas dé…nies en (0, 0)).
2.La longueur de
÷÷
\)(r, j) est [[
÷÷
\)(r, j)[[ =
1
_
r
2
+ j
2
. Si (r, j) appartient au cercle centré à
l’origine et de rayon r 0 alors [[
÷÷
\)(r, j)[[ =
1
v
ne dépend que de r.
3. Soit
÷÷
· = 3
÷÷
i + 4
÷÷
, . Alors [[
÷÷
· [[ = 5. Si 0 est l’angle entre les vecteurs
÷÷
i et
÷÷
· , alors grâce
aux relations de trigonométrie bien connues, on trouve cos 0 =
3
5
et sin0 =
4
5
. Notons également
que si
÷÷
l désigne le vecteur unitaire parallèle à
÷÷
· , on a
÷÷
l =
÷÷
·
[[
÷÷
· [[
=
3
5
÷÷
i +
4
5
÷÷
, .
6 A. KHELDOUNI
4. ) est di¤érentiable au point (÷1, 2) car ) est de classe C
1
au voisinage de ce point. En e¤et,
on voit immédiatement que les deux dérivées partielles de ) (qu’on a calculées dans la question
1) sont continues au voisinage de (÷1, 2).
Dans ce cas la dérivée directionelle de ) dans la direction de
÷÷
· (et donc de
÷÷
l ) au point
(÷1, 2) est donnée par
<
÷÷
\)(÷1, 2),
÷÷
l =<
÷1
5
÷÷
i +
2
5
÷÷
, ,
3
5
÷÷
i +
4
5
÷÷
, =
1
5
.
Exercice 7 :
Soient 1 et 1 deux R-evn, de dimension …nie, et ) : 1 ÷ 1 une application
1. Rappeler la dé…nition de la di¤érentielle de ) en un point.
2. On suppose que ) est di¤érentiable en 0 et que )(÷r) = )(r) pour tout r dans 1. Montrer
alors que d)
(0)
= 0.
Solution :
1. ) est di¤rentiable en r
0
s’il existe une application linéaire d)
a
0
: 1 ÷ 1 appelée di¤érentielle
de ) en r
0
telle que
lim
I!0
)(r
0
+ /) ÷)(r
0
) ÷d)
a
0
(/)
|/|
= 0
2. ) est di¤érentiable en 0; donc pour tout / ¸ 1,
)(/) = )(0) + d)
(0)
(/) + -(/) |/|
avec -(/) une fonction qui tend vers 0 avec /.
En reprenant cette égalité pour / = t/
0
et / = ÷t/
0
on obtiendra
0 = 2td)
(0)
(/
0
) + -(t/
0
) |t/
0
|
d’où pour t ,= 0, d)
(0)
(/
0
) = ÷
1
2t
(-(t/
0
) ÷ -(÷t/
0
)) |t/
0
| qui tend vrs 0 quand t tend vers 0.
Donc d)
(0)
(/
0
) = 0.
Exercice 8 :
Etudier la di¤érentiabilité de l’applicfation ) dans les cas suivants:
(1) )(r, j) =
_
_
_
_
r
2
+ j
2
_
sin
1
_
r
2
+ j
2
si (r, j) ,= (0, 0)
0 sinon
(2) )(r, j) =
_
(r + j)
2
ln([r[ +[j[) si (r, j) ,= (0, 0)
0 sinon
(3) )(r, j) =
_
_
_
sinr ÷sinj
r ÷j
si r ,= j
cos r si r = j
(4) )(r, j) =
_
j
2
sin
r
j
si j ,= 0
0 sinon
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 7
(5) )(r, j) =
_
_
_
r
3
_
r
4
+ j
2
si (r, j) ,= 0
si (r, j) = 0
Solution :
1) ) est di¤éretiable sur R
2
¸¦(0, 0)¦ grâce aux propriétés algébriques des fonctions di¤érentiables.
Au point (0, 0) si ) est di¤érentiable sa di¤érentielle doit être l’application linéaire
d)
(0,0)
: R
2
÷ R
(/, /) ÷
0)
0r
(0, 0)/ +
0)
0j
(0, 0)/

0)
0r
(0, 0) = lim
t!0
)(t, 0) ÷)(0, 0)
t
= lim
t!0
t
2
sin
1
t
t
= 0
et
0)
0j
(0, 0) = lim
t!0
)(0, t) ÷)(0, 0)
t
= lim
t!0
t
2
sin
1
t
t
= 0
La di¤érentielle au point (0, 0) (si elle existe) est donc l’application linéaire nulle. Il faudrait
cependant véri…er si le rapport
)(0 + /, 0 + /) ÷)(0, 0) ÷d)
(0,0)
(/, /)
|(/, /)|
tend vers 0 quand (/, /) tend vers (0, 0). Or
)(0 + /, 0 + /) ÷)(0, 0) ÷d)
(0,0)
(/, /)
|(/, /)|
=
_
/
2
+ /
2
_
sin
1
_
/
2
+ /
2
_
/
2
+ /
2
qui tend bien vers 0 quand (/, /) tend vers (0, 0). ) est donc di¤érentiable en (0, 0).
2) ) est di¤éretiable sur R
2
¸¦(0, 0)¦ grâce aux propriétés algébriques des fonctions di¤érentiables.
Au point (0, 0) si ) est di¤érentiable sa di¤érentielle doit être l’application linéaire
d)
(0,0)
: R
2
÷ R
(/, /) ÷
0)
0r
(0, 0)/ +
0)
0j
(0, 0)/

0)
0r
(0, 0) = lim
t!0
)(t, 0) ÷)(0, 0)
t
= lim
t!0
t
2
ln([t[)
t
= 0
et
0)
0j
(0, 0) = lim
t!0
)(0, t) ÷)(0, 0)
t
= lim
t!0
t
2
ln([t[)
t
= 0
La di¤érentielle au point (0, 0) (si elle existe) est donc l’application linéaire nulle. Il faudrait
cependant véri…er si le rapport
)(0 + /, 0 + /) ÷)(0, 0) ÷d)
(0,0)
(/, /)
|(/, /)|
tend vers 0 quand (/, /) tend vers (0, 0). Or
8 A. KHELDOUNI
¸
¸
¸
¸
)(0 + /, 0 + /) ÷)(0, 0) ÷d)
(0,0)
(/, /)
|(/, /)|
¸
¸
¸
¸
=
¸
¸
(/ + /)
2
ln([/[ +[/[)
¸
¸
|(/, /)|
1
_
|(/, /)|
2
1
ln(|(/, /)|
1
)
|(/, /)|
1
qui
tend évidement vers 0 quand (/, /) tend vers 0. On déduit alors que ) est di¤érentiable au point
(0, 0).
3) ) est di¤éretiable sur R
2
¸¦(a, a) : a ¸ R¦ grâce aux propriétés algébriques des fonctions
di¤érentiables. Au point (a, a) avec a ¸ R, si ) est di¤érentiable sa di¤érentielle doit être
l’application linéaireoù
0)
0r
(a, a) = lim
t!0
)(t + a, a) ÷)(a, a)
t
= lim
t!0
sin(t + a) ÷t cos a ÷sina
t
2
= ÷
1
2
sina
et
0)
0j
(0, 0) = lim
t!0
)(a, a + t) ÷)(a, a)
t
= ÷
1
2
sina
La di¤érentielle au point (a, a) (si elle existe) est donc l’application linéaire
d)
(o,o)
: R
2
÷ R
(/, /) ÷ ÷
1
2
sina(/ + /)
Il faudrait cependant véri…er si le rapport
)(a + /, a + /) ÷)(a, a) ÷d)
(o,o)
(/, /)
|(/, /)|
admet une limite quand (/, /) tend vers (0, 0). On a cependant:
)(a + /, a + /) ÷)(a, a) ÷d)
(o,o)
(/, /)
|(/, /)|
=
sin(a + /) ÷sin(a + /) ÷(/ ÷/) cos a ÷1,2 sina(/
2
÷/
2
)
(/ ÷/) |(/, /)|
=
sina cos / + sin/cos a ÷sina cos / ÷sin/ cos a ÷(/ ÷/) cos a ÷1,2 sina(/ + /)
(/ ÷/) |(/, /)|
qui est égal à
,2 sina(/
2
÷/
2
) ÷1,2 sina(/
2
÷/
2
) +|(/, /)|
2
-(r, j)
(/ ÷/) |(/, /)|
et qui tend bien vers 0
avec (/, /). ) est donc di¤érentiable au point (a, a).
4) ) est di¤éretiable sur R R

grâce aux propriétés algébriques des fonctions di¤érentiables.
Au point (a, 0) avec a ¸ R, si ) est di¤érentiable sa di¤érentielle doit être l’application linéaireoù
0)
0r
(a, 0) = lim
t!0
)(t + a, 0) ÷)(a, 0)
t
= lim
t!0
0
t
= 0
et
0)
0j
(a, 0) = lim
t!0
)(a, t) ÷)(a, 0)
t
= lim
t!0
t
2
sin
o
t
t
= lim
t!0
t sin
a
t
= 0
La di¤érentielle au point (0, 0) (si elle existe) est donc l’application linéaire nulle. Il faudrait
cependant véri…er si le rapport
)(a + /, /) ÷)(a, 0) ÷d)
(o,0)
(/, /)
|(/, /)|
tend vers 0 quand (/, /) tend vers (0, 0). Or
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 9
¸
¸
¸
¸
)(a + /, /) ÷)(a, 0) ÷d)
(o,0)
(/, /)
|(/, /)|
¸
¸
¸
¸
=
¸
¸
¸
¸
¸
¸
¸
/
2
sin(
a + /
/
)
|(/, /)|
¸
¸
¸
¸
¸
¸
¸
_
|(/, /)|
2
|(/, /)|
qui tend vers 0. ) est donc
di¤érentiable au point (a, 0).
Exercice 9 :
)(r, j) =
_
1
2
(r
2
+ j
2
÷1) si r
2
+ j
2
1
0 si r
2
+ j
2
_ 1
Etudier la continuité et la di¤érentiabilité de la fonction ).
Solution :
La fonction ) est continue à l’intérieur et à l’exterieur du disque unité en vertue des proriétés
algébriques. Reste à faire l’étude sur le cercle unité. Soit (r
0
, j
0
) tel que r
2
0
+ j
2
0
= 1 on calcule
la limite de )(r, j) quand (r, j) tend vers (r
0
, j
0
)
lim
(a,j)!(a
0
,j
0
)
1
2
(r
2
+ j
2
÷ 1) = lim
j!
1
1
2
(j
2
÷ 1) = 0 = )(r
0
, j
0
), la fonction ) est donc continue
partout. Pour la di¤érentiabilité il n’y a pas de problème apparent. La fonction est partout
di¤érentiable en vertue des propriétés algébriques des fonctions di¤érentiables.
Exercice 10 :
Soit la fonction dé…nie sur R
2
par
/(r, j) =
_
_
_
3j
3
sin
2r
j
2
si j ,= 0
0 si j = 0
1. Etudier la continuité de /.
2. / est-elle di¤érentiable sur R
2
?
3. Peut-on a¢rmer que / est de classe C
1
sur R
2
?
Solution :
1. Pour tout a ¸ R, lim
(a,j)!(o,0)
/(r, j) = lim
(a,j)!(o,0)
3j
3
sin
2r
j
2
= 0 = /(0, 0)
la fonction / est continue en (a, 0), par ailleurs, / est continue en tout point (r, j) ¸ R R

2. En (r, j) ¸ R R

on a:
0/
0r
(r, j) = 6 cos
2r
j
2
et
0/
0j
(r, j) = 9j
2
sin
2r
j
2
÷12rcos
2r
j
2
ces deux dérivées partielles sont évidement continues sur RR

, on déduit que / est di¤érentiable
sur ce domaine. Elle est même de classe C
1
.
En (a, 0) ¸ R ¦0¦ on a:
0/
0r
(a, 0) = lim
t!0
/(t + a, 0) ÷/(a, 0)
t
= lim
t!0
0
t
= 0
10 A. KHELDOUNI
et
0/
0j
(a, 0) = lim
t!0
/(a, t) ÷/(a, 0)
t
= lim
t!0
3t
3
sin
2a
t
2
t
= lim
t!0
3t
2
sin
2a
t
2
= 0
Calculons alors la limite suivante
lim
(I,I)!
(0;0)
/(a + /, /) ÷/(a, 0) ÷d/
(o,0)
(/, /)
|(/, /)|
= lim
(I,I)!
(0;0)
= lim
(I,I)!
(0;0)
/(a + /, /)
|(/, /)|
= lim
(I,I)!
(0;0)
3/
3
sin
2(a + /)
/
2
|(/, /)|
= 0 car
¸
¸
¸
¸
¸
¸
¸
3/
3
sin
2(a + /)
/
2
|(/, /)|
¸
¸
¸
¸
¸
¸
¸
_
3 |(/, /)|
3
|(/, /)|
= 3 |(/, /)|
2
.
3. Etudions la continuité des dérivées partielles au point (a, 0):
0/
0r
(r, j) =
_
_
_
6 cos
2r
j
2
si j ,= 0
0 sinon
on voit clairement que
0/
0r
(r, j) n’est pas continue au point (a, 0) car lim
(a,j)!(o,0)
6 cos
2r
j
2
nexiste
pas. / n’est pas de classe C
1
au voisinage de (a, 0).
Exercice 11 :
1. Soit ) un endomorphisme de l’espace vectoriel euclidien orienté R
3
. Etudier la di¤érentiabilité
de l’application
: R
3
÷ R
3
A ÷ A . )(A)
2. Soit ) : R
a
÷R telle que [)(r)[ _ |r|
2
2
, montrer que ) est di¤érentiable au point 0.
Solution :
1. n’est rien d’autre que l’application
(r, j, .) ÷ (j)
3
(r, j, .) ÷.)
2
(r, j, .), r)
3
(r, j, .) ÷.)
1
(r, j, .), r)
2
(r, j, .) ÷.)
1
(r, j, .))
où )
1
, )
2
et )
3
sont les applications composantes de ) qui sont bien di¤érentiables. C’est donc
une application di¤érentiable.
2. ) : R
a
÷R véri…e [)(r)[ _ |r|
2
2
donc [)(0)[ _ |0|
2
2
et )(0) = 0
montrons que ) est di¤érentiable au point 0 et que sa di¤érentielle est nulle. Pour cela on montre
que la limite suivante est nulle.
lim
I!0
.
)(/) ÷)(0) ÷d)
(0)
(/)
|/|
= lim
I!0
.
)(/) ÷)(0)
|/|
= lim
I!0
.
)(/)
|/|
= 0, car
[)(/)[
|/|
_
|/|
2
2
|/|
= |/|
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 11
Exercice 12 :
On dit que ) : R
2
÷R est positivement homogène de degré r (r ¸ R) lorsque :
\(r, j) ¸ 1()) \t 0 (tr, tj) ¸ 1
)
et ) (tr, tj) = t
v
) (r, j)
1) Reconnaître les fonctions positivement homogènes parmi les suivantes :
) : (r, j) ÷
_
r
2
+ j
2
, q : (r, j) ÷
j
r
, / : (r, j) ÷ r
2
+ j
2
+ 1 , / : (r, j) ÷
1
_
r +
_
j
2) Montrer que si ) est de classe (
1
sur un ouvert | et homogène de degré r ,= 0, alors
\(r, j) ¸ | ) (r, j) =
1
r
d)
(a,j)
(r, j)
C’est la relation d’Euler ; indication : dériver par rapport à t la relation de départ.
Solution :
1) ) (r, j) =
_
r
2
+ j
2
est homogène de degré 1, q (r, j) =
j
r
est homogène de degré 0,
/(r, j) = r
2
+ j
2
+ 1 n’est pas homogène,
/ (r, j) =
1
_
r +
_
j
est homogène de degré ÷1,2
2) ) étant positivement homogène de degré r nous avons
\(r, j) ¸ | ) (tr, tj) = t
v
) (r, j)
dérivons la fonction 1(t) = ) (tr, tj) = ) · ,(t) où ,(t) = (tr, tj) :
1
0
(t) = () · ,)
0
(t) = d)
(ta,tj)
· ,
0
(t) =
0)
0r
(tr, tj)r +
0)
0j
(tr, tj)j
Par ailleurs 1(t) = t
v
) (r, j) on a donc aussi
1
0
(t) = rt
v1
)(r, j)
ce qui donne pour tout t 0,
0)
0r
(tr, tj)r +
0)
0j
(tr, tj)j = rt
v1
)(r, j). En particulier, pour
t = 1 on obtient
\(r, j) ¸ | ) (r, j) =
1
r
d)
(a,j)
(r, j)
Exercice 13 :
Soit ) ¸ C
1
(R, R). On pose
c(r, j) =
_
_
_
)(r) ÷)(j)
r ÷j
si r ,= j
)
0
(r) si r = j
1. Etudier la continuité de c.
2. Que dire de la dérivabilité de c si ) est de classe C
2
?
Solution :
1) En dehors de la diagonale := ¦(r, j) ¸ R
2
, r = j¦ la continuité de la fonction c(r, j) est
triviale en vertue des propriétés alg-briques des fonctions continues. En un point (a, a) ¸ on
a
12 A. KHELDOUNI
lim
(a,j)!(o,o)
c(r, j) = lim
(a,j)!(o,o)
)(r) ÷)(j)
r ÷j
mais comme ) est dérivable il va exister un c
(a,j)
¸]j, r[ tel que
)(r) ÷)(j)
r ÷j
= )
0
(c
(a,j)
)
on peut alors écire lim
(a,j)!(o,o)
c(r, j) = lim
(a,j)!(o,o)
)
0
(c
(a,j)
) = )
0
(a) = c(a, a) car ) est de classe
C
1
sur R. Ce qui montre que ) est continue.
2) Etudions la dérivabilité de par rapport à r en un point (a, a) ¸ , en calculant la limite
lim
I!0
c(a + /, a) ÷c(a, a)
/
= lim
I!0
)(o+I))(o)
I
÷)
0
(a)
/
= lim
I!0
)(a + /) ÷)(a) ÷/)
0
(a)
/
2
Mais comme ) est de classe C
2
on a )(a +/) ÷)(a) ÷/)
0
(a) =
1
2
/
2
)
00
(a) +/
2
-(/) ce qui nous
permet d’écrire
lim
I!0
c(a + /, a) ÷c(a, a)
/
= lim
I!0
1
2
/
2
)
00
(a) + /
2
-(/)
/
2
=
1
2
)
00
(a); d’où
0c
0r
(a, a) =
1
2
)
00
(a)
un calcul analogue nous permet de conclure que admet une dérivée par rapport à j en un
point (a, a) ¸
0c
0j
(a, a) =
1
2
)
00
(a)
Exercice 14 :
On considère la fonction dé…nie par : ) (r.j) =
_
_
_
r j
2
r + j
si r ,= ÷ j
0 si r = ÷ j
1.Enoncer le lemme de Schwarz.
2. Calculer
0
2
)
0r 0j
(0, 0) et
0
2
)
0j 0r
(0, 0)
3. En déduire que l’une au moins de ces deux dérivées
0
2
)
0r 0j
et
0
2
)
0j 0r
n’est pas continue au
point (0, 0).
Solution :
1.
2.
0)
0r
(r, j) =
j
3
(r + j)
2
si r ,= ÷j, au point (0, 0),
0)
0r
(0, 0) = 0 , ailleurs, ) n’admet pas de
dérivée partielle par rapport à r.
0)
0j
(r, j) =
2r
2
j + rj
2
(r + j)
2
si r ,= ÷j, au point (0, 0),
0)
0j
(0, 0) = 0 , ailleurs, ) n’admet pas de
dérivée partielle par rapport à j.
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 13
0
2
)
0r0j
(0, 0) = lim
t!0
0)
0j
(t, 0) ÷
0)
0j
(0, 0)
t
= 0
0
2
)
0j0r
(0, 0) = lim
t!0
0)
0r
(0, t) ÷
0)
0r
(0, 0)
t
= lim
t!0
t
t
= 1
Les deux dérivées étant distinctes, on peut conclure que l’une au moins des deux dérivées
0
2
)
0r 0j
et
0
2
)
0j 0r
n’est pas continue en (0, 0).
Exercice 15 :
Soit ¹ : R
2.
÷R une application de classe C
2
.
On note o
¹
l’ensemble des applications ) : R
.
÷R de classe C
2
telles que :
\(r, j) ¸ R
2.
, )(r + j) = )(r) + )(j) + ¹(r, j) (1)
1. Montrer que pour toute application ) de o
¹
on a :
\(r, j) ¸ R
2.
, )"(r + j) =
0
2
¹
0r0j
(r, j)
2. On choisit ¹ : (r, j) ÷ r
3
j
3
. Montrer que o
¹
est vide.
3. On choisit ¹ : (r, j) ÷ 4r
3
j + 6r
2
j
2
+ 4rj
3
a. Montrer que toute fonction de ) de o
¹
véri…e:
\t ¸ R , )"(t) = 12t
2
b. Déterminer o
¹
Solution :
1. On dérive l’équation (1) par rapport à la varuiable r : )
0
(r + j) = )
0
(r) +

0r
(r, j)
puis on dérive une deuxième fois par rapport à la variable j : )"(r + j) =
0
2
¹
0j0r
(r, j)
2. ¹(r, j) = r
3
j
3
, on a

0r
(r, j) = 3r
2
j
3
, et
0
2
¹
0j0r
(r, j) = 9r
2
j
2
nous obtenons alors
)"(r + j) = 9r
2
j
2
ce qui n’est pas bien dé…ni ()(3) = )(1+2) = 36 , et )(0+3) = 0!) il n’y a donc pas de fonction
qui véri…e )"(r + j) = 9r
2
j
2
3. a) ¹(r, j) = 4r
3
j +6r
2
j
2
+4rj
3
, nous avons
0
2
¹
0j0r
(r, j) = 12r
2
+24rj +12j
2
= 12(r+j)
2
.
L’équation devient
\(r, j) ¸ R
2.
, )"(r + j) = 12(r + j)
2
en posant r + j = t, on obtient )"(t) = 12t
2
14 A. KHELDOUNI
b) l’équation )"(t) = 12t
2
admet pour solutions les fonctions )(t) = t
4
+ ct + ,, avec c, et ,
des constantes réelles.
Les solutions de l’équation (1) sont )(t) = t
4
+ ct + ,.
Exercice 16 :
Etant données ) : R
2
÷R une fonction de classe C
1
et
q : R
2
÷ R
(r, j) ÷ )(j, r)
Montrer que q est de classe C
1
et calculer les dérivées partielles de q au moyen de celles de ).
Solution :
0q
0r
(r, j) =
0)
0r
(j, r).0 +
0)
0j
(j, r).1 =
0)
0j
(j, r)
0q
0j
(r, j) =
0)
0r
(j, r)..1 +
0)
0j
(j, r).0 =
0)
0r
(j, r)
Exercice 17 :
Soit ) : R
2
÷R une fonction di¤érentiable.
a. On pose q(r) = )(r
2
+ 1, sinr). Calculer la dérivée q
0
(r) de q en fonction des dérivées
partielles de ).
b. On pose /(r, j) = )(r
2
+ j + 1, cos r + j
2
). Calculer les dérivées partielles
0/
0r
(r, j) et
0/
0j
(r, j) en fonction des dérivées partielles de ).
c. Soit n : R
2
÷ R
2
dé…nie par n(r, j) = ()(r
2
, j
2
), )(r, j)
2
). Ecrire la matrice jacobienne
de n en (0, 0).
Solution :
a- q(r) = ) · ¸(r) où ) : R
2
÷R associe à (r, j) le nombre )(r, j), et où
¸ : R ÷R
2
associe à r le couple (r
2
+ 1, sinr) on a donc
_
q
0
(r)
_
= J(), ¸(r)) J(¸, r)
c’est à dire q
0
(r) =
_
0)
0r
(r, j)
0)
0j
(r, j)
__
2r
cos r
_
= 2r
0)
0r
(r, j) + cos r
0)
0j
(r, j)
b- /(r, j) = ) · ,(r, j) où ) : R
2
÷R associe à (r, j) le nombre )(r, j), et où
, : R
2
÷R
2
associe à (r, j) le couple (r
2
+ j + 1, cos r + j
2
), on a donc:
J(/, (r, j) = J(), ,(r, j)) J(,, (r, j))
c’est à dire
_
0/
0r
(r, j)
0/
0j
(r, j)
_
=
_
0)
0r
(r, j)
0)
0j
(r, j)
_

_
2r 1
÷sinr 2j
_
ce qui donne:
0/
0r
(r, j) = 2r
0)
0r
(r, j) ÷sinr
0)
0j
(r, j)
et
0/
0j
(r, j) =
0)
0r
(r, j) + 2j
0)
0j
(r, j)
APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 15
c- J(n, (0, 0)) =
_
_
0 0
2)(0, 0)
0)
0r
(0, 0) 2)(0, 0)
0)
0j
(0, 0)
_
_
Exercice 18 :
Soit )(r, j) une fonction de classe C
2
de R
2
dans R et a < / deux nombres réels. On pose
q(r) =
_
b
o
)(r, j)dj
Montrer que q est dérivable sur R de dérivée q
0
(r) =
_
b
o
0)
0r
(r, j)dj.
Solution :
La question est de montrer que l’expression
q(r + /) ÷q(r) ÷/
_
b
o
0)
0r
(r, j)dj tend vers 0 plus vite que /.
Nous avons
1
/
(q(r + /) ÷q(r) ÷/
_
b
o
0)
0r
(r, j)dj) =
1
/
_
b
o
()(r + /, j)dj ÷)(r, j) ÷/
0)
0r
(r, j))dj
=
1
/
_
b
o
1
2
/
2
0
2
)
0r
2
(r + 0
j
/, j)dj
où 0
j
¸ [0, 1], pour tout j ¸ [a, /]. Comme / tend vers 0, on peut supposer / ¸ [÷1, 1].
Pour tout j ¸ [a, /], (r+0
j
/, j) ¸ [r÷1, r+1] [a, /], qui est un fermé borné (compact) de R
2
,
0
2
)
0r
2
qui est continue j est bornée. On a donc
1
/
(q(r + /) ÷q(r) ÷/
_
b
o
0)
0r
(r, j)dj) _
'/
2
_
b
o
dj =
'(/ ÷a)/
2
qui tend bien vers 0 avec /.
Exercice 19 :
Nous nous proposons de trouver les fonctions )(t, r) de classe C
2
qui véri…ent
0
2
)
0t
2
÷
0
2
)
0r
2
= 0
Soit ) une solution de cette équation. On pose q(n, ·) = )(
n + ·
2
,
n ÷·
2
)
1. Calculer
0
2
q
0n0·
2. En déduire la forme de )
3. Véri…er que toute fonction ) de la forme précédente est bien solution de l’équation
Solution :
1. La fonction q est composée de fonctions de classe C
2
, elle est de classe C
2
. On a donc
0
2
q
0n0·
=
1
2
0
0n
_
0)
0t
÷
0)
0r
_
=
1
4
_
0
2
)
0t
2
+
0
2
)
0r0t
÷
0
2
)
0t0r
÷
0
2
)
0r
2
_
=
1
4
_
0
2
)
0t
2
÷
0
2
)
0r
2
_
= 0
16 A. KHELDOUNI
2. La fonction
0q

(n, ·) ne dépend pas de n, elle est donc de la forme c(·). O déduit que
q(n, ·) = (·) + c(n) où est une primitive de c. Les fonctions et c sont de classe C
2
.
Finalement ) s’écrit
)(t, r) = (t ÷r) + c(t + r)
où et c sont des fonctions de classe C
2
3. C’est immédiat.