Transitaire

Les missions du Transitaire

Réaliser par : El Harruchi Anass Riahi Youssef Ould Ahmedou Cheikh Brahim

18/12/2012

Introduction............................................................................................................2 Les différents rôles tenus par le transitaire............................................................4 I. Les activités du transitaire :.............................................................................4 i. Activités « matière grise » :...........................................................................4 ii. Activités physiques à l’exportation et à l’importation :................................4 iii. Activités administratives:............................................................................4 iv. Activités financières:...................................................................................5 II. Les fonctions du transitaire:............................................................................6 1) Le transitaire en tant que commissionnaire en douane:..............................6

Les formalités accomplies par le commissionnaire en douane:......................................................................................6 1. Conduite des marchandises:............................................6 2. Présentation en douane des marchandises:....................6 3. Mise en douane des marchandises:.................................7
ii. Le transitaire en tant que consignataire de la cargaison :............................8 iii. Le transitaire en tant que logisticien:........................................................11 iv. Le transitaire en tant qu’agent de manutention:.......................................13

a) Manutention aéroportuaire............................................15 2. Manutention portuaire :.................................................16
Les obligations et les droits du transitaire............................................................19 I. Les obligations générales du transitaire tirées du mandat :...........................19 1) Les obligations du mandataire:..................................................................19

a) Devoir d’information : ..................................................19 2. Obligation d’accomplir les ordres du mandant :............20 3. Obligation de rendre compte :.......................................21
ii. Les obligations du mandant.......................................................................22

a) A l’égard du mandataire................................................22 2. A l’égard des tiers..........................................................23
II. Les obligations du transitaire dans le cadre du transit..................................24

1

Introduction
Dans le langage courant, le transit est défini comme étant « le passage de marchandises, de voyageurs, à travers un lieu, un pays situé sur leur itinéraire. C’est également la possibilité de faire traverser à des marchandises, un pays autre que leur pays de destination sans payer de droits de douane ». Le transitaire est donc celui qui effectue les opérations de transit. Si un chargeur, situé à l’étranger, veut expédier des marchandises à destination de la France par exemple, il est dans l’impossibilité d’accomplir les différentes formalités et de surveiller les opérations nécessaires pour assurer le passage des marchandises au-delà des frontières. Il fait donc recours à un intermédiaire qu’il se charge de le remplacer, cet intermédiaire est le transitaire. Le terme transitaire est défini comme : « Un intermédiaire de transport spécialisé, dont la mission essentielle consiste à assurer la continuité entre deux transports distincts, dans le cadre strict des instructions reçues ». Actuellement les opérateurs de transit sont très nombreux. D’ où la nécessité pour eux de se démarquer dans la concurrence. Pour cela, il n’existe qu’un seul moyen, c’est « la spécialisation ». Elle peut se faire : • Selon le mode de transport : On retrouve ainsi, dans les ports ou aéroports, que certains transitaires sont spécialisés dans le passage portuaire ou aéroportuaire de marchandises. De bonnes relations avec les compagnies maritimes ou aériennes les aident dans l’accomplissement de leurs tâches. D’autres sont à la fois agents de fret aérien, groupeurs et commissionnaires en douane. • selon la relation géographique : Ils peuvent également se spécialiser suivant un critère géographique, c'est-à-dire, dans les trafics vers des pays déterminés tels que : le Moyen-Orient, l’Amérique latine, la CEI ou encore la Scandinavie. Le passage des marchandises dans ces endroits 2

requiert des connaissances particulières un « know how » car il existe certaines spécificités sur les plans des factures consulaires, visas de Chambre de Commerce Franco-Arabe, poids en charge autorisé des conteneurs, par exemple. • selon la marchandise : Certaines marchandises, compte- tenu de leur nature, demandent un savoir-faire. C’est le cas de la fourrure, du cuir, des peaux, des masses indivisibles telles que les turbines géantes, des machines-outils, des textiles, les denrées périssables ou encore des produits dangereux. • selon le type d’opération : Certains transitaires ont commencé par se spécialiser dans l’emballage. D’autres exercent la profession d’Agence de Voyages. Les transitaires, à grande puissance économique, proposent un éventail complet de service, y compris l’entreposage, tandis que d’autres ceux qui sont moins importants exploitent généralement un créneau bien déterminé.

3

Les différents rôles tenus par le transitaire
I. Les activités du transitaire :

Les activités du transitaire sont très diverses mais dans l’acception la plus large, elles peuvent être principalement divisées en quatre catégories :

i. Activités « matière grise » :
Le transitaire va informer le client sur les routes les plus adaptées, sur la conception globale du transport et réserver le fret.

ii. Activités physiques à l’exportation et à l’importation :
A l’exportation, le transitaire va procéder à des activités de messageries, d’emballement, de fournitures (conteneurs, etc.). A l’importation, il reçoit l’avis d’arrivée adressé au destinataire et prend en charge la marchandise auprès de la compagnie (maritime ou aérienne). Il va procéder aux opérations de manutention, de dégroupage, de stockage, de déclaration en douane, au postacheminement par voie de surface et éventuellement de livraison à domicile.

iii. Activités administratives:
On classe dans cette catégorie toutes les formalités administratives et commerciales, les formalités douanières et assurances accomplies par le transitaire.

4

iv. Activités financières:
Cela consiste pour le transitaire à payer le fret et couvrir les risques d’exportation. Mais il faut dire que toutes ces activités sont rarement exercées en totalité par un même intermédiaire.

5

II.

Les fonctions du transitaire:

Le transitaire, suivant qu’il exerce l’une ou l’autre de ces activités, assure des fonctions bien différentes qui peuvent être associées à celles de commissionnaire de transport, agent maritime ou aérien, groupeur, affréteur, assureur, transporteur, manutentionnaire, commissionnaire en douane etc., afin de mener à bien ses activités.

1)Le transitaire en tant que commissionnaire en douane:
• Les formalités accomplies par le commissionnaire en douane: 1. Conduite des marchandises:
Dès leur introduction sur le territoire douanier de la Communauté, les marchandises même sous un régime de transit sont soumises à la surveillance douanière et peuvent faire l’objet de contrôle de la part des services douaniers. Elles restent sous surveillance jusqu’à ce que soit déterminé leur statut douanier (communautaire ou non communautaire), les marchandises non communautaires n’étant libérées de cette surveillance que lors de leur affectation à une destination douanière déterminée. Les marchandises doivent être conduites sans délai par le transitaire, en utilisant le cas échéant la voie déterminée par l’autorité douanière de l’Etat membre concerné, soit au bureau de douane désigné ou en tout autre lieu agréé par cette autorité, soit dans une zone franche. Dans le cadre des importations par voie maritime ou aérienne, les marchandises qui constituent la cargaison d’un navire doivent être inscrites sur un document appelé « manifeste », signé par le capitaine, et que ce dernier doit tenir à la disposition du service des Douanes.

2. Présentation en douane des marchandises:
Dès leur arrivée au bureau de douane ou autres lieux qui leur sont assignés dans le cadre des règles relatives à la conduite en douane, les marchandises doivent être présentées en douane par la 6

personne qui a introduit les marchandises dans le territoire douanier communautaire ou, le cas échéant, par celle qui a pris en charge le transport après introduction de la marchandise. La présentation en douane est définie comme consistant en la « communication aux autorités douanières, dans les formes requises, du fait de l’arrivée des marchandises ». Cette obligation ne fait pas obstacle à l’application des dispositions spécifiques relatives aux marchandises transportées par les voyageurs, ainsi qu’à celles qui poursuivent leur parcours sur le territoire d’un Etat membre sous un régime de transit et qui ne sont tenues à présentation au service des Douanes qu’à leur arrivée à destination conformément aux dispositions applicables en matière de transit. Dès qu’elles ont été présentées en douane, les marchandises peuvent sur autorisation du service des Douanes, faire l’objet d’examens ou de prélèvements d’échantillons en vue de faciliter leur assignation ultérieure à une destination douanière définitive.

3. Mise en douane des marchandises:
La mise en douane a pour objet de permettre au service des Douanes d’identifier, de prendre en charge et de garder sous sa surveillance les marchandises jusqu’à l’accomplissement des formalités permettant leur enlèvement. Elle consiste en l’obligation du dépôt d’une déclaration dite « déclaration sommaire », par la personne qui a présenté les marchandises en douane. Cette déclaration doit être déposée dès l’accomplissement des formalités de présentation, le service des douanes ayant toutefois la possibilité d’octroyer un délai supplémentaire de dépôt expirant au plus tard le premier jour ouvrable suivant celui de la présentation des marchandises. Sous réserve que les possibilités de surveillance des marchandises ne s’en trouvent pas affectées, les autorités douanières peuvent ne pas exiger le dépôt d’une déclaration sommaire lorsque, avant l’expiration du délai fixé pour la présentation de cette déclaration, les marchandises ont fait l’objet de formalités leur assignant une destination douanière définitive qui 7

sera, dans la généralité des cas, leur placement sous un régime douanier. La déclaration sommaire doit être établie sur un formulaire spécial, les autorités douanières pouvant toutefois accepter que soit utilisé comme déclaration tout document commercial ou administratif contenant les énonciations nécessaires à l’identification des marchandises. Sauf dans les cas de péril imminent, les marchandises ne peuvent être déchargées ou transbordées de leur moyen de transport qu’avec l’autorisation des autorités douanières et qu’en des lieux expressément désignés, le service des douanes ayant par ailleurs la possibilité d’exiger à tout moment le déchargement et le déballage des marchandises, en vue d’assurer le contrôle des marchandises et du moyen de transport. Les marchandises ne peuvent être enlevées sans l’autorisation des autorités douanières de l’endroit où elles ont été placées après déchargement. Après avoir satisfait aux obligations relatives à leur conduite et présentation en douane, les marchandises importées doivent, à défaut de leur réexportation sur un pays tiers, être soumises aux formalités du dédouanement proprement dit.

ii. Le transitaire en tant que consignataire de la cargaison :
Cette dénomination est apparue suite aux difficultés auxquelles le transporteur maritime est confronté, lorsqu’il s’agit de mettre fin au contrat de transport maritime en délivrant les marchandises au port de destination à leurs ayants droit. A l’arrivée du navire au port, les ayants droit à la marchandise ne sont plus à même d’effectuer seuls l’ensemble des opérations que nécessite le passage de leur marchandise dans un port. Il leur faut obligatoirement se faire assister par un intermédiaire de transport maritime, en l’occurrence le consignataire de la cargaison dont la profession consiste justement à maîtriser l’ensemble de ces difficultés (droit de port, frais de douane, règlementations diverses …) et permettre, en véritable professionnel, d’éviter aux ayants droit à la marchandise les 8

nombreux écueils administratifs, commerciaux, juridiques lors du passage de sa marchandise dans un port étranger. • Le rôle du consignataire de la marchandise : C’est la personne qui va recevoir des mains du chef d’agence ou du consignataire du navire, voire directement du capitaine, tout ou partie de la cargaison dont il va prendre livraison pour le compte du destinataire Pour le chargement comme pour le déchargement, l’intervention du consignataire est d’une importance considérable. Au chargement, le consignataire doit protéger les droits du destinataire (constat d’avarie s’il y a lieu), il doit s’assurer de la mise à bord des marchandises, procéder au contrôle correspondant à l’aide des documents en sa possession, et signer le connaissement une fois le chargement effectué. Quant au déchargement, il appartiendra à l’entreprise désignée comme consignataire de la cargaison de prendre toute mesure pour assurer la bonne réception de la marchandise concernée. C’est lui qui réceptionnera la marchandise pour le compte du destinataire. Mais l’obligation la plus importante du consignataire de la cargaison est de vérifier le bon état de la marchandise et de formuler les réserves que commande cet état, dans les conditions et délais prévus par la loi. Faute de quoi, il est en effet réputé avoir reçu les marchandises dans l’état où elles sont décrites au connaissement, sans pouvoir prouver au destinataire qu’il a reçu la marchandise en mauvais état Le propriétaire de la marchandise peut s’adresser à un personnage appelé «consignataire de la cargaison », qui prendra en charge la cargaison jusqu’au chargement et qui recevra livraison du transporteur au déchargement Le consignataire de la cargaison peut appartenir à bien des professionnels : un entrepreneur de manutention peut-être ou non consignataire du navire ou de la cargaison, mais un consignataire n’est pas toujours un entrepreneur de manutention. Un entrepreneur de manutention qui se borne, par exemple, à des opérations matérielles de mise à bord ou de reprise sous hangar pour compte n’est ni consignataire de navire, ni consignataire de la cargaison.

9

Le consignataire de la cargaison est celui qui va s’occuper de la réception des marchandises. Tels sont les documents nécessaires au transitaire pour l’accomplissement de sa mission: - Le contrat de transport (voir feuilles Annexe): le connaissement maritime, la lettre de transport aérien ou la lettre de voiture CMR. - Les documents justificatifs du prix (voir feuilles Annexe): la facture commerciale, la facture consulaire ou le certificat d’origine. - Les documents justificatifs du poids et de la qualité (voir feuilles Annexe): le certificat de poids, la liste de colisage, le certificat d’agréage, le certificat de qualité, les certificats d’inspection et d’assurance. Les juges ont estimé, à l’occasion de certains arrêts rendus, que la responsabilité du transitaire ne peut être recherchée lorsqu’il n’a pas vérifié les documents douaniers requis avant l’expédition de la marchandise, ou lorsque les factures n’ont pas été traduites, en l’absence des certificats d’origine ou pour des indications incomplètes, ou encore lorsque les documents avaient toute l’apparence d’être sincères. De même, il n’a pas à vérifier si le vendeur est le véritable propriétaire de la marchandise car il n’est pas lié au contrat de vente. Le transitaire lorsqu’il agit en tant que consignataire va se présenter à la place du destinataire pour réceptionner la marchandise. Pour que la marchandise lui soit remise au destinataire ou à son représentant, il doit présenter un original du connaissement. Il doit émettre des réserves en cas de vice apparent (sauf si une expertise, sous forme de constatation contradictoire, a évalué le dommage). Si les réserves ne sont pas émises dans les délais, le destinataire est présumé avoir reçu la marchandise telle que décrite au connaissement, mais c’est une présomption simple. Néanmoins, il est plus convenable d’émettre rapidement des réserves puisque plus le temps passe, plus il est difficile de prouver le lien entre le transport et les avaries.

10

Cette obligation d’émission des réserves ne tient pas lorsque les marchandises se situent dans des conteneurs. Puisque sans l’autorisation de son mandant, le transitaire n’a pas le droit d’ordonner l’ouverture du conteneur pour constater d’éventuelles avaries. Le consignataire de la cargaison dispose d’un délai maximum d’un an à compter de la délivrance des marchandises ; au-delà aucun recours n’est possible. Ce délai d’un an est valable lorsqu’il s’agit d’un transport maritime.

iii. Le transitaire en tant que logisticien:
Si le terme d’entreposage est utilisé depuis bien plus longtemps que celui de la logistique, ces deux activités sont étroitement liées, l’entreposage étant déjà un embryon de logistique et la logistique ne pouvant se faire sans offrir une capacité d’entreposage. Bien souvent le terme de logistique est utilisé abusivement et ne tient compte que d’un ou de quelques éléments de cet ensemble. Le domaine de la logistique est un tout qui appartient à la chaîne d’approvisionnement, soit pour la production d’un bien ou de sa distribution. Dans la logique du transitaire, le terme « logistique » s’entend comme une «prestation intégrée », si elle n’est que partie d’une chaîne d’approvisionnement ou de distribution intégrale, si elle fait partie d’une gestion globale d’un processus d’entreprise. Il faut donc considérer la logistique comme un tout stratégique où les notions d’entreposage et de transport ne sont qu’une partie d’une prestation globale. Dans le terme de logistique on trouve aujourd’hui : • La prise en charge d’un produit à la fin de la chaîne de production • Le conditionnement • Le stockage • La préparation de commande • La distribution 11

• La facturation • La gestion des retours 20-Le transit de marchandisesD’autres prestations peuvent être ajoutées à cette liste. La logistique est un métier en mutation et bien qu’elle soit connue depuis plus de quarante ans, ce n’est que ces dernières années qu’elle a pris une importance considérable. Les exigences du « juste à temps » ou « flux tendu » (désignation anglophone : « just in time ») ont amené certaines entreprises à transférer leurs opérations de logistique à des professionnels. Ces entreprises veulent ainsi se concentrer uniquement sur leur métier de base. La diminution ou la suppression des stocks sont quelquesuns des facteurs qui ont contribué au développement de l’outsourcing. Aujourd’hui, c’est dans le cadre du « supply chain management » que la logistique devient un ensemble d’éléments indispensables. La qualification du logisticien et ses compétences en matière de planification, de gestion et de communication sont les critères requis pour servir les intérêts de ses clients et s’intégrer pleinement dans ces diverses opérations. Comme maillon de cette chaîne, le transitaire peut exercer une influence déterminante sur la création de valeur ajoutée dont profite le producteur. La logistique industrielle peut être scindée en deux volets. L’un est la logistique physique qui trait des transports et distributions, magasinages et manutentions. L’autre est la logistique de gestion qui s’occupe d’organiser et gérer les flux des marchandises, de définir et gérer les informations y relations. L’objectif de la logistique industrielle est de contribuer à l’essor de l’entreprise en assurant un approvisionnement efficace des usines et des clients en qualité par la préservation des matières et produits, en quantité et en temps prescrit, à un coût défini et par un service optimal, enfin par les moyens les mieux adaptés au traitement de l’information et à la gestion des transports, de la manutention et du stockage. 12

Les transitaires font depuis plusieurs années des efforts considérables pour adapter leur outil informatique et pour proposer aux entreprises industrielles des solutions répondant à leurs attentes et exigences. Pour autant qu’ils soient considérés comme un véritable partenaire, ils seront prêts à s’investir, voire à s’identifier à leurs clients. Ainsi, c’est tout un pan du « know how » acquis par l’expérience qui va s’intégrer au sein des entreprises qui auront fait appel à leurs services.

iv. Le transitaire en tant qu’agent de manutention:
Le chargeur ou le destinataire ne sont pas équipés pour garder une marchandise à quai en attendant la venue du navire ou en attendant l’achèvement des formalités douanière ou autres à l’arrivée. Or, le déplacement d’une marchandise nécessite des prestations de manutention, visant au chargement ou au déchargement des véhicules ou au stockage. Ces prestations peuvent être accomplies en vertu de contrats distincts du contrat de transport, soit qu’elles sont confiées à des entreprises spécialisées, par exemple, entreprises de manutention maritime ou aéroportuaire ou de manutention de charges exceptionnelles, nécessitant des engins de levage, soit que les parties à l’opération de transport aient entendu dissocier ses différentes phases en concluant autant de contrats. Au cours de sa mission, le transitaire va donc faire appel à une autre entreprise pour prendre en charge la manutention sur instruction de son mandant, ou alors il va s’occuper lui-même de cette opération. Il est prévu que l’entreprise de manutention sera chargée d’accomplir les opérations de garde pendant le chargement ou le déchargement : -si l’entreprise agit pour le compte du transporteur, celui-ci reste responsable à l’égard du propriétaire de la marchandise. -si l’entreprise agit pour le compte du chargeur ou du réceptionnaire, le transporteur se trouve libéré de ses obligations ou 13

de sa responsabilité par l’intervention de l’entreprise agissant en cette qualité. Lorsque le transitaire intervient lui- même pour les opérations de manutention, il va principalement s’occuper du chargement, du déchargement, d’arrimage et de mise à quai ou en entrepôts. Il va manipuler la marchandise. En plus de ces actes matériels, le manutentionnaire va également assurer un rôle à caractère secondaire, de portée juridique, telles que la réception, la reconnaissance et la garde des marchandises à terre à l’embarquement ou au débarquement. Il importe de noter que tout ce qui se passe dans le périmètre d’un port ne relève pas systématiquement de la loi maritime, il faut que l’opération de manutention soit au préalable ou la suite nécessaire de la mise à l’embarquement ou au débarquement. C'està-dire que la marchandise va par la suite être embarquée ou que la marchandise nécessite d’être débarquée du navire. Pour ce qui est du statut du manutentionnaire, celui-ci est juridiquement qualifié de mandataire, il agit pour le compte de celui qui a requis ses services. Il peut à ce titre être le mandataire du transporteur, du chargeur ou du destinataire. Le plus souvent, c’est le transporteur qui a recours au manutentionnaire. Sa responsabilité n’est engagée qu’envers celui-ci qui seul a requis ses services. Dans ce cas, le transporteur maritime a pris en charge la marchandise par l’intermédiaire du consignataire du navire avant le chargement, ou il a conservé la marchandise sous sa responsabilité entre le déchargement et la livraison ultérieure. Inversement, si le transporteur ne veut pas être engagé avant le chargement et le déchargement, dans l’impossibilité de remettre la marchandise au consignataire. Le contrat de manutention peut être ainsi défini comme celui par lequel une partie, le manutentionnaire, s’engage à effectuer, à titre principal, les opérations matérielles nécessaires au chargement ou au déchargement d’un véhicule ou au stockage d’une marchandise, moyennant paiement d’un prix. C’est un contrat d’entreprise car il y 14

a une prestation à titre onéreux et effectuée de manière indépendante. Il est ainsi soumis au régime du droit commun du contrat d’entreprise, particulièrement simple et protecteur du donneur d’ordre. Le prestataire est tenu d’une obligation de résultat. Il ne bénéficie d’aucune limitation légale d’indemnisation. La mise en œuvre de sa responsabilité n’est pas gênée par des contraintes spécifiques. Les actions, découlant du contrat, sont soumises à la prescription décennale qui constitue le droit commun entre commerçants. Egalement en l’absence de convention internationale spécifique, la loi applicable au contrat est déterminée selon les solutions de droit commun des conflits de loi dans l’espace, lesquelles donnent en principe compétence à la loi du lieu d’établissement de l’entreprise de manutention. Il existe néanmoins deux régimes spécifiques concernant la responsabilité du manutentionnaire, en matière de manutention portuaire et aéroportuaire.

a) Manutention aéroportuaire.
La manutention aéroportuaire se réalise en vertu de contrats de droit commun. Les règles spécifiques qui les concernent, tiennent essentiellement à l’organisation des recours entre les personnes impliquées dans l’opération c'est-à-dire les ayants droit à la marchandise (expéditeur, destinataire, commissionnaire), le transporteur aérien et l’entreprise de manutention. Si les opérations de manutention sont à l’origine de dommages causés à la marchandise, les ayants droit à celle-ci peuvent mettre en jeu la responsabilité de l’entreprise de manutention. La nature et le régime de cette responsabilité dépendent de la qualité de l’ayant droit, partie ou tiers au contrat de manutention. Si le contrat a été conclu par un ayant droit à la marchandise, la responsabilité de l’entreprise de manutention sera la responsabilité de droit commun, fondée sur l’inexécution du contrat. Il n’existe pas en effet de régime spécifique de responsabilité du manutentionnaire en cette hypothèse. La situation est plus complexe lorsque l’ayant droit à la marchandise est tiers au contrat. Le plus souvent, celui-ci est conclu par le transporteur aérien. Outre la responsabilité contractuelle du transporteur, les ayants droit à la marchandise peuvent rechercher, 15

sur le terrain délictuel, la responsabilité de l’entreprise de manutention. Cette action est très certainement fondée sur la responsabilité du commettant du fait du préposé, c'est-à-dire le salarié de l’entreprise de manutention. Il faudra donc établir à la fois la faute du préposé et le fait qu’il a agi dans l’exercice de ses fonctions ou alors prouver que l’entreprise de manutention a trouvé dans l’exercice de son activité l’occasion ou les moyens de commettre l’infraction. Cette position est conforme à celle adoptée de façon générale sur la responsabilité du commettant du fait du préposé. Le régime de la responsabilité de l’entreprise de manutention dépend ensuite du droit applicable au contrat de transport. S’il s’agit d’un transport international, la responsabilité de l’entreprise de manutention obéit aux règles de la Convention de Varsovie ou de celle de Montréal, selon celle applicable au contrat de transport. Le contrat de manutention, ayant été conclu par le transporteur aérien, l’entreprise de manutention est en effet un préposé du transporteur, au sens, cette fois, des Conventions. Les textes exigent que le préposé établisse qu’il ait agi dans l’exercice de ses fonctions. La jurisprudence interprète cette formule en appliquant les solutions relatives à la responsabilité du commettant du fait du préposé. La Convention de Varsovie permet alors à l’entreprise de manutention de profiter des limites de responsabilité qu’elle établit. Contrairement à la Convention de Varsovie, celle de Montréal n’écarte pas ces plafonds en cas de faute inexcusable ou même de faute intentionnelle du manutentionnaire. Enfin, lorsque les opérations de manutention sont accessoires à un transport national, la responsabilité du manutentionnaire obéit au droit commun de la responsabilité délictuelle. Les dispositions des conventions internationales n’ont en effet pas à s’appliquer, le droit français ne renvoyant à la convention de Varsovie que pour ce qui et de la responsabilité du transporteur, non pour celle du manutentionnaire.

2. Manutention portuaire :
La responsabilité du manutentionnaire varie selon qu’il accomplit seulement les opérations matérielles de manutention ou qu’il effectue en outre des actes juridiques, réception ou garde des marchandises. Dans le cas où l’entreprise ne réalise que des 16

opérations matérielles, elle n’est tenue que d’une obligation de moyens. La victime doit établir d’une part, qu’il résulte d’une faute, de négligence ou d’imprudence, du prestataire. Inversement, lorsque l’entreprise a pour mission d’effectuer non seulement les opérations matérielles mais également les actes juridiques, elle est présumée avoir reçu la marchandise telle qu’elle est décrite dans les documents de transport et est tenue d’une obligation de résultat. Il en résulte que, contrairement à l’hypothèse précédente, si un dommage est constaté à l’issue d’une opération de manutention portuaire, le manutentionnaire sera responsable, à moins qu’il ne prouve que la marchandise était endommagée avant ou après son intervention, ou qu’il n’établisse une cause légale d’exonération. Il s’agit des mêmes causes que dans le contrat de transport : incendie, faits constituant un évènement non imputable à l’entrepreneur, grève, lock-out ou entraves apportés au travail, pour quelque cause que ce soit, partiellement ou complètement, faute du chargeur, notamment dans le mauvais emballage, le conditionnement ou le marquage des marchandises, vice propre de la marchandise. Dans le premier cas, il n’y a aucun moyen de vérifier l’état des marchandises dont la manutention lui et confiée. Il est donc logique qu’il ne soit pas présumé les avoir reçus en bon état. Dans le second, à l’inverse, il accomplit les actes nécessaires à la réception de la marchandise à l’issue du transport maritime ou en vue de celui-ci. Il peut donc en vérifier l’état et, éventuellement, émettre des réserves. A défaut de celles-ci, il et logiquement présumé avoir reçu les marchandises dans l’état où les documents de transport les décrivent. La responsabilité du manutentionnaire est soumise aux mêmes règles que celles du transporteur. Il bénéficie de la même prescription. C’est de même le cas en ce qui concerne la prescription de l’action du transporteur contre le manutentionnaire pour le dommage causé au navire ou sur l’application de la prescription de droit commun à la responsabilité délictuelle du manutentionnaire pour dommages corporels et des plafonds de responsabilité. Comme pour le transporteur, l’indemnisation est calculée d’après les mentions du connaissement. 17

Aux termes de la loi, seul le contractant du manutentionnaire devrait pouvoir mettre en jeu sa responsabilité. La jurisprudence admet toutefois l’action d’un tiers au contrat de manutention. Celleci est néanmoins soumise au régime légal. Le chargeur ou son représentant (transitaire, commissionnaire ou consignataire de la cargaison), amène la marchandise, selon les usages portuaires, soit au transporteur lui- même, soit dans les magasins qui lui ont désignés par l’agent maritime qui agit pour le compte de ce transporteur, soit dans les entrepôts de l’entrepreneur de manutention. Ainsi, la marchandise sera présentée au lieu et au jour convenu. Elle sera alors entreposée dans les hangars de l’acconier ou du stevedore, ou bien acheminée directement le long du navire. Chaque fois qu’il s’agit d’une opération de transport international, celle- ci nécessite pour sa réalisation toute une suite d’opérations complémentaires, qui sont annexes, mais qui n’en sont pas moins fondamentales. Pour la bonne exécution de cet enchaînement extraordinaire, l’intervention de professionnels spécialisés procure garantie et confiance aux mandants. Les chargeurs confient souvent l’organisation de leur transport à des intervenants.

18

Les obligations et les droits du transitaire
I. Les obligations générales du transitaire tirées du mandat :

Les obligations du transitaire, en qualité de mandataire, sont considérables par rapport à celles du mandant.

1)Les obligations du mandataire:
En dépit de la diversité de leur dénomination et de leur rôle, ces auxiliaires sont des mandataires. Ils représentent leur donneur d’ordre. Les transitaires sont responsables des actes juridiques qu’ils effectuent au nom et pour le compte de leurs clients vis-à-vis de ceux- ci. La qualification de mandat a parfois été discutée, en raison de l’accomplissement d’actes matériels par l’intermédiaire. Tel est le cas du transitaire chargé d’assurer le transbordement de la marchandise. Il effectue au nom et pour le compte de son client les actes juridiques nécessaires à cette opération mais peut également effectuer lui-même les opérations matérielles, qu’il s’agisse du déchargement, du chargement, du déplacement de la marchandise d’un véhicule à l’autre. Ces opérations ne modifient pas la qualification du contrat. L’existence d’un mandat doit être retenue dès que l’intermédiaire représente son client, même si le contrat comporte des prestations d’ordre matériel, nécessaires à l’accomplissement de la mission qui lui est confiée. A cet égard, il est tenu de diverses obligations vis-à-vis de son donneur d’ordre :

a) Devoir d’information :
La jurisprudence fait peser sur les différents mandataires un devoir d’information et de conseil. C’est le cas du commissionnaire en douanes, qui doit informer son mandant des formalités liées aux conditions d’importation ou d’exportation de la marchandise, attirer son attention sur les documents nécessaires et sur les conditions de transport de la marchandise. 19

Cette obligation ne présente pas de particularité, la jurisprudence l’admettant à l’égard de tous les professionnels. Elle est soumise aux limites classiques : -d’une part, le mandant doit communiquer l’information qu’il connaît, dans la mesure où elle relève des compétences que sa fonction est censée lui conférer. Il doit alors, au besoin, s’informer lui- même, mais ne saurait être responsable de ne pas avoir donné d’informations étrangères à sa mission, tel est le cas lorsque le transitaire n’a pas fourni au donneur d’ordre des informations concernant la législation douanière du pays de destination, sa responsabilité ne peut être retenue. - d’autre part, les compétences du client viennent limiter le devoir de conseil du mandataire. Le mandant ne peut reporter sur lui les conséquences de sa propre négligence. Ainsi, le transitaire n’a pas à conseiller la souscription d’une assurance au mandant professionnel ; Le mandataire n’est pas tenu de convaincre son mandant, qui reste maître de sa décision. Par exemple, le consignataire du navire, qui a informé le transporteur mandant des inconvénients du port de déroutement, n’est pas responsable si celui-ci persiste dans son choix.

2. Obligation d’accomplir les ordres du mandant :
Le mandataire doit effectuer les actes commandés par la mission qui lui est confiée et transmettre les ordres du mandant aux prestataires concernés. Il n’est pas garant de leur exécution, mais engage sa responsabilité s’il n’accomplit pas sa mission. Quoique l’obligation ne soit que de moyens, la faute est présumée. Elle consistera notamment dans toute erreur ou retard du mandataire dans l’exécution de sa prestation. Par exemple, commet une faute le commissionnaire en douane qui établit une déclaration inexacte, le consignataire de la cargaison ou le transit. L’obligation étant de moyens, la responsabilité ne joue que si le mandataire avait la possibilité de constater les dommages ; Le transitaire, qui remet les marchandises à un autre transporteur que celui désigné, est également responsable. Il en est de même 20

pour le mandataire qui ne veille pas à la rédaction des documents de transport. La mandataire doit accomplir de sa propre initiative les actes nécessaires à l’accomplissement d’ordres du mandant, ou recourir à des instructions supplémentaires. Le commissionnaire en douanes doit ainsi réaliser l’ensemble des formalités douanières requises pour l’exécution de l’opération demandée. Le rôle d’un mandataire n’est pas de se substituer au mandant, mais seulement de le représenter. Les mandats des auxiliaires de transport sont des mandats spéciaux, définissant précisément leur mission. Le mandataire sera alors responsable s’il outre passe ses instructions. En voici d’autres exemples de fautes : commet par exemple une faute le commissionnaire en douanes qui dédouane la marchandise sans instruction, le transitaire qui signe un connaissement acceptant le chargement en pontée alors que celui-ci n’a pas été autorisé. Le mandataire ne peut par principe effectuer une transaction ou une reconnaissance de responsabilité au nom de son mandant. De tels actes requièrent un mandat spécifique. Par exemple, le commissionnaire en douanes ne peut effectuer une soumission contentieuse. C’est un acte par lequel le soumissionnaire reconnaît l’infraction et s’engage irrévocablement à exécuter les conditions qu’opèrera l’Administration pour liquider le contentieux.

3. Obligation de rendre compte :
Tout mandataire doit rendre compte de sa mission. Cette obligation comporte deux composantes. Au titre de son obligation de rendre compte, le mandataire est tenu d’informer le mandant de l’exécution de sa mission et de se suites. Il devra notamment l’informer des difficultés qu’il rencontre et solliciter éventuellement de nouvelles instructions. Engagerait sa responsabilité le mandataire qui ne se conformerait pas à cette exigence. C’est le cas du commissionnaire en douanes qui n’informerait pas le mandant de la vente prochaine de ses marchandises placées en dépôt du transitaire qui n’informerait pas le mandant du retard à l’arrivée du véhicule. 21

Il résulte du mandat que le mandataire ne peut rien conserver de ce qui lui a été remis par le tiers avec lequel il est en relation en vertu de son mandat. Il doit, notamment, restituer les documents et les sommes qu’il a reçus dans le cadre de sa procuration. A défaut, outre sa responsabilité contractuelle à l’égard de son mandant, il engagerait également sa responsabilité pénale, sur le fondement du délit d’abus de confiance. L’obligation de restitution se révèle particulièrement importante pour le commissionnaire en douane. Il est par exemple tenu de remettre à son client les bons de sortie que lui délivre la Douane lors de la réexpédition de marchandises bénéficiant de l’admission temporaire. Il commet, par la suite, le délit d’abus de confiance en conservant ces documents, alors même que ses clients ne lui auraient pas réclamés, voire n’y auraient pas eu droit.

ii. Les obligations du mandant
Il convient de voir en quoi le mandant s’oblige à l’égard du mandataire et éventuellement à l’égard des tiers.

a) A l’égard du mandataire
A l’égard du mandataire, le mandat des auxiliaires de transport étant à titre onéreux, le mandant est donc débiteur d’une obligation de paiement envers son mandataire. Cette obligation n’est toutefois pas accompagnée d’un privilège spécifique. Seul le commissionnaire en douanes peut être subrogé dans le privilège de la Douane, ayant récupéré les sommes auprès de lui. Selon l’art. 381 du Code de douanes: « Toute personne physique ou morale qui a acquitté pour un tiers des droits, des amendes, des taxes de toute nature dont la Douane assure le recouvrement, est subrogée au privilège de la Douane, quelles que soient les modalités de recouvrement observées par elle à l’égard de ce tiers ». En revanche, il ne bénéficie du privilège du commissionnaire que lorsqu’il accomplit les opérations douanières en son nom propre, non en tant que mandataire. Le mandant doit, d’autre part, rembourser au mandataire les sommes que celui-ci a exposées et les pertes qu’il a subies sans faute de sa part, ainsi que fournir des informations exactes au transitaire pour l’exécution du mandat. 22

2. A l’égard des tiers
A l’égard des tiers, en vertu de l’article 1998 du Code Civil, le mandant doit exécuter les engagements conclus par le mandataire en son nom. Tout se passe, en effet, comme s’il les avait conclus luimême. Le mandant n’est pas, en principe, tenu par les actes excédant le mandat, à moins qu’il ne les ait ratifiés. La jurisprudence retient néanmoins le mandat apparent, considérant que le mandant est engagé à l’égard des tiers lorsque l’acte du mandataire était apparemment légitime.

23

II.

Les obligations du transitaire dans le cadre du transit

Le transitaire, quel que soit le mode de transport (mer, air, route), conçoit et coordonne les opérations de transport et les opérations connexes (dédouanement, assurance, entreposage). Certains transitaires négocient les tarifs avec les transporteurs, et font profiter leur clientèle de tarifs de groupage intéressants par comparaison avec le coût des envois isolés. Les activités du transitaire recouvrent de très multiples facettes. Il s’engage sur la bonne fin de l’opération du transport sur les délais, établit et signe les lettres de transport, et couvre les assurances des marchandises. Le transitaire est bien placé pour renseigner les exportateurs et importateurs sur les formalités douanières de sortie ou d’entrée des marchandises, les visas consulaires, les certificats d’origine, les connaissements, les crédits documentaires, etc. Il établit les cotations de transport, de dédouanement, d’assurance, d’entreposages nécessaires et remet des propositions selon l’Incoterm retenu. Le choix du transitaire dépend de la nature de l’activité. Tout dépend également du mode de transport utilisé, de la nature de la marchandise commercialisée et de sa valeur. Le critères de choix sont : efficacité, fiabilité, rapidité, sécurité et coût. Pour pouvoir choisir celui qui procure le meilleur rapport qualité/prix, les opérateurs ont intérêt à consulter les publicités que le transitaires font paraître dans les journaux et à demander des informations auprès des clients des transitaires. On peut également s’adresser aux organismes de promotion des exportations, aux chambres de commerce et aux organisations professionnelles dans son propre pays.

a. Les droits et les

obligations du transitaire en douane :
En tant que transitaire en douane, vous avez la compétence d’accomplir pour autrui les formalités douanières et êtes considéré 24

comme redevable des droits et taxes et pénalement responsable des infractions relevées dans une déclaration. Vous êtes un auxiliaire de l’Administration des Douanes soumis à une réglementation visant à sauvegarder à la fois les intérêts de l’Administration ainsi que ceux des propriétaires des marchandises. Toutefois, les peines d’emprisonnement édictées par le code des douanes ne vous sont pas applicables lorsqu’il est établi que vous vous êtes limités à reproduire les renseignements qui vous ont été communiqués par votre mandant et que vous n’aviez aucune raison valable de mettre en doute la véracité de ces renseignements. Après une franchise de douze (12) mois suivant l’obtention de l’agrément, vous êtes tenus de réaliser un minimum de cinquante (50) déclarations chaque année. Cette obligation ne s'applique pas en cas de force majeure admis par l’Administration des Douanes. En outre, la Douane peut à tout moment prescrire des enquêtes en vue d’apprécier votre activité et votre comportement ainsi que celui de vos employés et arrêter les mesures administratives qui en découlent. Vous êtes également tenu d’inscrire toutes les opérations de douane que vous accomplissez pour le compte des tiers sur un répertoire annuel. Les opérations d’importation et d’exportation doivent être inscrites sur des répertoires informatiques distincts selon le modèle agréé par l’Administration des Douanes et Impôts Indirects. Vous devez également conserver les répertoires ainsi que les correspondances ou documents relatifs aux opérations douanières pendant cinq (05) ans à compter de la date d’enregistrement des déclarations de douanes correspondantes. Tout transitaire en douane est soumis à l’autorité de la chambre de discipline et est tenu de lui verser une cotisation annuelle dont le montant est fixé dans les conditions prévues au règlement de ladite chambre. Toute constitution en société, toute modification dans les statuts d’une société, tout changement dans la personne des dirigeants ou dans les personnes physiques habiles à déclarer en douane pour le compte de la société doivent, dans le mois, être notifiés à 25

l’Administration des Douanes faute de quoi, l’agrément peut être retiré. Si dans un délai de deux (02) mois suivant cette notification, la Douane n’a pas soulevé d’objections, ces modifications sont considérées comme tacitement approuvées.

26

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful