Édition du lundi 21 janvier 2013

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VOLUME LXXXI NO 15

- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -

P A R T Y HIVERNAL
RÉSUMÉ DE LA SOIRÉE SNOWSTOCK 2013 ARTICLE ET PHOTOS p. 12
L’éTudiaNT, edward iNch, perd sa cause eN cour coNTre La féuo p. 7 Les gee-gees se prépareNT pour La cLassique de La capiTaLe pp.10-11
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L

ÉDITORIAL
redaction@larotonde.ca

Table des matières
Snowstock en revue p. 12 Edward Inch contre la FÉUO p. 7 La Classique de la capitale pp. 10-11

À la Une

L’imposture syndicale
L’étudiant de quatrième année en chimie, Edward Inch, n’aura finalement pas eu gain de cause dans son procès qui l’opposait à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) (lire en page 7). Mercredi dernier, le juge Lyon Gilbert a rendu son verdict : Inch doit payer sa cotisation à la FÉUO. Cette histoire a commencé quand Inch a demandé d’être retiré de la liste d’envoi de courriels de la FÉUO, ce qui lui a été refusé à maintes reprises par la Fédération. Suite à quoi, Inch a demandé d’être complètement dissocié de la FÉUO, requête qui a été acceptée… en partie. D’une part, la FÉUO accepte que l’étudiant en question n’ait plus accès aux services de la Fédération et qu’il ne soit plus membre de celleci. D’autre part, la FÉUO réclame tout de même que Inch paie les cotisations étudiantes de 92,60 $ par année, comme n’importe quel autre étudiant du premier cycle. Autrement dit, Inch doit payer les cotisations étudiantes sous prétexte qu’il est étudiant à l’Université d’Ottawa (U d’O) et que tous les étudiants, en s’inscrivant à l’Université canayenne, de facto sont contraints de payer les cotisations étudiantes. Ainsi, comme dans n’importe quel syndicat, tous les membres sont obligés de cotiser. C’est normal. Or, la FÉUO n’est pas un « syndicat » proprement dit. Bien qu’elle se dise le « syndicat » des étudiants de l’U d’O, il n’en est rien. Au sens de la loi, la FÉUO n’est pas un syndicat! De fait, elle est plutôt une corporation au sens du droit qui est d’ailleurs sous la désignation de la Loi sur les personnes morales du gouvernement de l’Ontario. Chers élus de la FÉUO et du Conseil d’administration, il y a dissonance entre ce que vous prétendez être et ce que vous êtes vraiment. Le cas de Inch n’est pas singulier Le cas de Andrew Inch a des ressemblances frappantes avec celui de l’Association des étudiantes et étudiants de droit civil de l’Outaouais (AÉÉDCO) qui, pas plus tard qu’en novembre 2011, a voté à 86 % pour se défédérer de la FÉUO. Le Conseil d’administration s’était alors empressé de déclarer le résultat du vote illégitime, malgré que 39 % des étudiants de l’AÉÉDCO aient exercé leur droit de vote, une participation qui pulvérise celle de n’importe quelle élection de la FÉUO. L’affaire entre la FÉUO et l’AÉÉDCO serait toujours en médiation. p. 2

Actualités

Accès à l’information p. 3 Vox pop: élections de la FÉUO p. 4 Rancourt en Cour suprême p. 4 Accès à l’emploi p. 5 Chronique: Québécoise exilée p. 6 Réchauffement et impacts p. 6 Rapport sur le français p. 7 Festival de films GRIPO p. 8 Suivi du mouvement Idle No More p.9 Revue de presse p. 9

Arts et culture

Rencontre avec Karim Ouellet p. 13 Série de concerts au Café alt p. 13 Winternude à Saint Brigid’s p. 14 Gala des prix Trille Or p. 14 Chronique: Pause Kit-Kath p. 15 Critiques et calendrier culturel p. 15
illustration Maxime Charlebois

N’empêche que, bien que d’un côté ce soit un individu qui veuille se séparer (Inch) de la FÉUO et que de l’autre, c’est une association étudiante, ces demandes de désaffiliation refusés ne font qu’attiser la méfiance à l’égard de la Fédération. Dans les deux cas, elle s’accroche désespérément et lamentablement au pouvoir. Un pouvoir paternaliste qui consiste à dire aux étudiants quoi faire, quoi manger, quoi payer, pour qui voter et quoi soutenir, tout en s’assurant de ne jamais les consulter ou de rendre des comptes en assemblé générale et de timidement les faire voter annuellement. Ces querelles judiciaires, tant avec Inch qu’avec l’AÉÉDCO, nuisent à l’apparence de légitimité et à la crédibilité de la FÉUO. Bien que ce ne soit pas un syndicat en bonne et due forme, la Fédération agit comme si elle était un syndicat, tout en jouissant des droits d’une corporation. Elle se cramponne aux membres qui souhaitent quitter, les forçant à rester membre de la FÉUO et, par le fait même, à rester sous l’emprise de la tentaculaire Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), sur laquelle on peut se poser de véritable questions quant à son mandat et à savoir si elle représente vraiment les étudiants. Parlons en de cette FCÉÉ, qui, elle aussi, semble être prête à livrer une longue bataille à l’association étudiante de l’Université Concordia qui souhaite se désaffilier. En mars 2010, les étudiants de Concordia ont été appelés à voter lors d’un référendum, pour mettre un terme au mariage entre la FCÉÉ et l’association étudiante de Concordia. Bien que 72 % des étudiants aient voté pour la désaffiliation, la FCÉÉ a jugé le

référendum illégitime puisqu’un trop petit nombre d’étudiants se seraient rendus aux urnes. Ça rappelle drôlement le cas de l’AÉÉDCO… Quoiqu’il en soit, la FCÉÉ réclame maintenant 1,8 millions de dollars à l’association étudiante de Concordia si elle souhaite toujours aller de l’avant avec ce projet de désaffiliation. Toutefois, bien que Andrew Inch ait échoué dans sa tentative de désaffiliation, il ne faut pas baisser les bras devant cette obscure Fédération étudiante (tant la FCÉÉ que la FÉUO). En 2008, l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique avait voté à 67 % en faveur du retrait de leur association étudiante de la FCÉÉ. Fidèle à leurs habitudes aux allures autoritaires, la FCÉÉ avait alors déclaré le vote illégitime. Ce n’est qu’en janvier 2012 que l’affaire s’est finalement réglée à l’amiable. Enfin, ce sera aux prochains membres de l’exécutif de la FÉUO de décider si, oui ou non, les étudiants ottaviens poursuivront leur aventure avec la FCÉÉ, eux qui s’énonceront à ce sujet en 2014. Jusque là, tenez votre mal en patience!

Sports
Nouveau entraîneur des Gee-Gees p. 16 Volleyball féminin p. 17 Hockey masculin p. 17 Blogue des sportifs de salon p. 18 Étoiles de la semaine p. 18 Statistiques et calendrier p. 18

Les Fauteux de Troubles Ovila Castonguay Photo de la semaine

Procrastination p. 23

La Rotonde souhaite remercier les contributeurs de la semaine :
Myriam Bourdeau-Potvin Mélissa Toppani Bob Boisvert Nicholas Dubois Fauteux de Troubles

Vincent Rioux,

Rédacteur en chef

Merci de la part
de l’équipe de

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ACTUALITÉS
Philippe Pépin | actualites@larotonde.ca
Accès à l’infoRmAtion

21 janvier 2013

La gouvernance de l’Université d’Ottawa commente le rapport sur l’accès à l’information
Philippe Pépin,
Cochef de pupitre

La semaine dernière, La Rotonde publiait un rapport sur l’accès à l’information à l’Université d’Ottawa (U d’O), d’un groupe d’étudiants (GE) composé de Nathan Boivin, d’Alexandre Nanoff et de Nigel Wodrich. Cette semaine, l’U d’O rétorque en affirmant qu’elle « supporte les principes de transparence et d’accès à l’information ». La réponse de la gouvernance, relayée par Caroline Milliard, gestionnaire des relations avec les médias, met l’accent sur l’engagement de l’U d’O à coopérer avec sa communauté étudiante et professorale.
Questionnée sur les sources qui cause la lenteur du Bureau d’accès à l’information, l’U d’O affirme qu’elle « supporte les principes de transparence et d’accès à l’information et [qu’elle] collabore avec les membres de la communauté en leur fournissant les informations dont ils ont besoin. » L’U d’O insiste pour dire qu’elle « ne ménage aucun effort pour répondre au volume élevé de demandes d’accès à l’information [qu’elle] reçoit chaque année, et ce, dans les meilleurs délais possible. » Interrogée sur les mesures concrètes visant l’amélioration des performances de l’U d’O en 2013, la gouvernance indique:
L’U d’O n’a que très peu commenté sa piètre performance quant à l’accès à l’inofrmation. - illustration Maxime Charlebois

Le GE souligne que la raison pour laquelle il doit procéder par demande d’accès à l’information est justement parce qu’il n’y a pas eu d’autres moyens d’accéder à l’information. Il ajoute : « il demeure donc la responsabilité de l’institution provinciale de fournir cette information selon les directives administratives établies par la dite loi, et ce, en respectant les délais acceptables. » « Si l’institution n’est pas en mesure d’assurer une gestion adéquate de ces demandes d’accès à l’information formelle, le nombre de demandes et de requérants importe peu car il s’agit d’un droit garanti par la loi » tranche le GE. Il indique ensuite que toute demande, indépendamment du nombre total de demandes reçues par une institution, doit être traitée en respect de la loi. « Dans le cas de l’U d’O, en tenant compte de la comparaison faite avec d’autres universités d’envergure, comparable ainsi qu’avec des universités aux effectifs plus élevés, il semblerait qu’il y ait un net besoin d’augmenter les ressources affectées à la coordination de demandes d’accès à l’information, pour qu’elle puisse remplir ses obligations de manière convenable », conclut le GE. Ce faisant, le groupe réaffirme de manière virulente le besoin d’augmenter les ressources du Bureau de l’accès à l’information et à la vie privée. Il souligne à ce titre l’exemple de Carleton, où deux personnes sont affectées au bureau pour 22 demandes en 2012, alors que l’U d’O affecte deux personnes à 90 demandes. « Comment réussissent-ils à gérer leurs dossiers? Combien d’heures supplémentaires encourues et à quel prix? Sans parler du stress qui tombe sur les épaules des employés... » s’interrogent les trois étudiants. Tout en demeurant dans des termes vagues, l’U d’O laisse donc planer la possibilité d’instituer des changements dans son fonctionnement actuel. Ces changements, jugés comme nécessaires par le GE, n’ont toutefois pas été confirmés.

« L’Université cherche constamment à améliorer la qualité de ses programmes et services, notamment en matière d’accès à l’information. Nous évaluons présentement nos ressources et nos processus, de même que les options potentielles pour y parvenir. » Le dernier rapport annuel du commissaire à l’information de l’Ontario, le rapport intitulé « The University of Ottawa and Freedom of Information Requests: a Comparative Analysis », qui est une étude comparative sur l’accès à l’information à l’U d’O, démontrait que l’Université détient les pires statistiques de toutes les universités ontariennes en matière d’accès à l’information. Ces statistiques concernent le respect des délais et la quantité d’appels des décisions de l’Université en matière de libération d’information. « L’U d’O, qui représente une communauté d’étudiants et d’employés de plus de 45 000 personnes, est l’un des établissements postsecondaires de la province qui reçoit le plus grand nombre de demandes

d’accès à l’information » selon la Gouvernance. L’U d’O indique qu’il y a une distinction entre un nombre élevé de demandes, et un nombre élevé de problématiques. « Pour mettre les choses en perspective, 40 % de toutes les demandes reçues en 2011 provenaient de trois demandeurs. » La gouvernance de l’U d’O souligne ainsi la charge plus élevée à laquelle elle doit faire face. Le rapport a pourtant démontré que l’U d’O ne dispose pas d’un personnel plus grand que la moyenne provinciale, avec deux personnes au Bureau de l’accès à l’information, pour une charge de travail beaucoup plus importante que celle des autres universités de l’Ontario. « Un principe directeur derrière la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée, c’est de procurer à la sphère publique un droit d’accès à l’information régie par les organismes publics. Cela dit, une telle information doit être rendue accessible par le biais de démarches informelles ou formelles, selon les circonstances » rétorque le GE.

C O N C O U R S D E P O É S I E I M P É R AT I F F R A N Ç A I S
Appel aux poètes! Thème : « Coup de cœur, coup de gueule, à coups de langue française! » Date limite de réception des poèmes: le 15 février 2013 2 catégories de participants Prix de la relève Gaston-Lallement : élèves des écoles secondaires, étudiants et étudiantes des collèges et université de l’Outaouais. Prix Coup-de-cœur : grand public, ouvert à tous et à toutes! Règlements Les participants doivent: Écrire un poème de dix à vingt vers, qui ne contiendra aucune erreur et respectera le thème du concours. Remplir le formulaire d’inscription en ligne à www.imperatif-francais.org en insérant le poème en pièce jointe. Lauréats Les lauréats et les lauréates devront être présents au déjeuner-causerie annuel de la Francofête qui aura lieu le dimanche 24 mars 2013. Ils recevront le Prix de la relève Gaston-Lallement ou le Prix Coupde-cœur en plus d’une bourse de 100 $. À la suite de la remise des prix, les poèmes gagnants seront publiés dans le site web d’Impératif français et dans un recueil de textes. Le concours de poésie 2013 d’Impératif français est coordonné par madame Anaïs Elboujdaïni, lauréate du concours Jeune correspondant 2010 de Radio-Canada et du prix Poésie en liberté 2006. Renseignements : www.imperatif-francais.org ou tél. : 819 684-8460

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ACTUALITÉS
sAgA RAncouRt

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21 janvier 2013

Le professeur Rancourt dépose une demande d’appel devant la Cour suprême du Canada
Philippe Pépin,
Cochef de pupitre
on ne l’a pas entendue, ce qui veut dire que mon seul recours est d’aller à la Cour suprême », a expliqué M. Rancourt. Le gros morceau de l’affaire, selon Rancourt, se situe pourtant ailleurs: « La grosse motion qui chapeautait tout ça était la motion “maintenance and champerty”, la décision pour cette motion n’a pas encore été relâchée, on l’attend d’un jour à l’autre, une décision très importante car c’est la plus grosse motion que j’ai fait à date. » Cette motion représente essentiellement une accusation par Rancourt que l’U d’O a négocié avec St. Lewis pour obtenir une part de l’argent clamée, tout en promouvant et supportant la poursuite de Mme St. Lewis par objectif de gains personnels, ces gains étant, pour l’U d’O, l’utilisation de la cause en diffamation dans la cause d’arbitrage en cours concernant le congédiement injustifié de Rancourt. Interrogée à ce sujet, Caroline Milliard, gestionnaire des relations avec les médias, indique: « cette cause, est une cause devant les tribunaux dans laquelle l’Université n’est ni demanderesse, ni défenderesse. » L’U d’O n’a pas souhaité émettre plus de commentaires. Le grand thème de l’appel L’impartialité du juge serait le grand thème de l’appel. Dans le mémoire de Rancourt

L’ancien professeur de sciences physiques de l’Université d’Ottawa (U d’O), Denis Rancourt, déposait, le 7 janvier 2013, une demande d’appel devant la Cour suprême du Canada. Ce faisant, il porte devant la plus haute instance nationale la cause en diffamation l’opposant à Mme St. Lewis, dont les frais de justice sont intégralement couverts par les fonds publics de l’U d’O.
La demande s’est faite « par rapport à cette question d’avoir le droit, quand on se plaint d’une crainte de partialité du juge, de faire entendre notre plainte. Je suis dans une situation où ma plainte n’a pas été entendue. Il n’y a pas eu de détermination judiciaire de ma plainte. J’ai tout fait pour qu’elle soit entendue, mais

Denis Rancourt tentera de porter sa cause en Cour suprême du Canada. - photo courtoisie

déposé pour l’appel, on y lit trois grandes questions auxquelles la Cour suprême devra répondre si sa demande est acceptée. Ces questions concernent principalement le droit à un procès impartial autant réel qu’apparent, l’obligation pour le juge de se désister lorsqu’il sent qu’il n’est pas impartial, puis dans quelle mesure les tribunaux doivent-ils entendre une plainte de partialité? « La Reine nègre » selon Rancourt Le 10 décembre dernier, La Rotonde avait traduit l’expression « house negro » utilisée

par Rancourt à l’endroit de St. Lewis, et à l’origine de la poursuite en diffamation, comme « négresse de service ». M. Rancourt spécifie que cette traduction donne une connotation fautive à l’expression anglophone. « Reine nègre » serait l’expression appropriée puisqu’elle désigne les rois africains ayant coopéré avec l’Empire britannique et non une référence à un domestique noir. Le dossier d’appel de Rancourt n’a pas encore été approuvé, une réponse devrait être disponible dans quelques mois.

Vox PoP

Dépôt de candidature pour l’exécutif de la FÉUO
Élise Vaillancourt
Vendredi le 18 janvier était la date limite pour soumettre sa candidature pour les élections 2013 de la FÉUO. 22 postes sont à combler, répartis entre l’exécutif de la FÉUO, la direction du Conseil d’administration (C.A.) de la FÉUO et des représentants étudiants au Sénat.
La Rotonde a voulu savoir si les répondants étaient au courant de la date de dépôt de candidature en vue des élections de la FÉUO. Ensuite, nous avons demandé aux étudiants s’ils croyaient que la FÉUO avait suffisamment publicisé le processus préélectoral. de publicité), peut-être qu’ils ont déjà une idée des gens qui vont déposer leur candidature et qu’ils sont déjà satisfaits avec ces personnes-là ». à la même période à chaque année ». La Rotonde n’a pas constaté la présence d’affiches sur le campus. Toutefois, un courriel fut envoyé aux étudiants à ce sujet et le site web de la FÉUO annonçait la période de mise en candidature pour les élections 2013. Vijay Rayavarapu, Étudiant en Sciences de la santé « Je ne savais pas [que la période de dépôt de candidature était terminée]. L’année dernière, c’était mieux publicisé : il y avait des posters qui encourageait la population étudiante à se présenter à la FÉUO, à s’impliquer […] Cette année, je n’ai pas vu de poster, je crois que les étudiants sont mal informés »

Chaque mercredi, de 11 h à 12 h, ne manquez pas l’Antenne d’ivoire, l’émission de radio de La Rotonde, sur les ondes de CHUO 89,1 FM.

Marika Dubé, Étudiante en communication et sciences politiques « Je n’étais absolument pas au courant. Comme à toutes les années, j’ai trouvé que [la publicité] était quasiment absente […] J’ai jamais compris leurs efforts pour essayer de rejoindre la population étudiante parce que je pense […] qu’ils ont une idée de la population étudiante qui est fausse, dans leur tête c’est très homogène alors qu’en réalité c’est très hétérogène. Si elle est hétérogène, il faudrait vraiment qu’ils travaillent leur plan de communication pour rejoindre tout le monde ».

Mary Hanna, Étudiante en médecine « Oui je savais que la période de candidature se terminait vendredi. Je ne me souviens pas où j’ai vu [la publicité], mais selon moi […], ce n’était pas suffisant. […] Il y a plusieurs raisons pourquoi (il y a peu

Sébastien Lauzier : Droit civil et Développement international « Oui j’étais au courant que la période de dépôt de candidature était terminée. Je n’ai pas vu de la publicité sur le campus mais j’ai reçu un e-mail et j’imagine que tous les autres étudiants l’on reçu […] J’imagine que les gens qui étaient intéressés à se présenter étaient au courant, c’est

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ACTUALITÉS
EmPloi dEs jEunEs

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21 janvier 2013

À la recherche de l’emploi convoité
camille lhost Le marché du travail est difficile d’accès pour tous les demandeurs d’emploi, particulièrement pour les jeunes diplômés qui n’ont pas beaucoup d’expérience professionnelle. Les stages et les emplois d’été peuvent être des moyens d’en acquérir, tout comme la création d’un réseau de contacts durant la vie universitaire.
« Les jeunes ont toujours été les plus vulnérables sur le marché du travail et sans doute plus encore, depuis la crise de 2008 » explique Jacques Hamel, professeur de sociologie à l’Université de Montréal (UDEM). Il explique que les personnes âgées de 15 à 24 ans « écopent de la précarité de l’emploi et du chômage ». Les raisons avancées par les employeurs: ils n’ont pas l’expérience acquise par leurs aînés. Mais comment l’avoir s’ils ne leur font pas confiance? Claire Cayen, spécialiste pour la recherche d’emploi du Service des carrières de l’Université d’Ottawa (U d’O) note que « les expériences de volontariat et de bénévolat sont très appréciées par les employeurs. » Les stages et les emplois d’été sont aussi un moyen de gagner en maturité et en crédibilité. « Ils voient que les étudiants ont un projet professionnel avec un plan d’action pour y arriver, et c’est très positif pour décrocher un travail », confirme David Rodas-Wright, coordinateur des relations avec les employeurs au Service des carrières de l’U d’O. Travailler dur à l’école pour être employable « Les employeurs sont davantage exigeants qu’il y a quelques années, il faut donc leur présenter le meilleur dossier scolaire possible pour trouver un travail en lien avec sa formation initiale », observe le professeur Hamel. Au Service des carrières, Rodas-Wright confirme que « les étudiants au postsecondaire sont favorisés par rapport à ceux qui n’ont pas poursuivi leurs études ». Claire Cayen explique aussi que de nombreux étudiants changent de formation au cours de leur parcours universitaire, pour des raisons personnelles de sensibilité envers la matière, mais aussi pour peut-être mieux répondre aux demandes des entreprises et avoir une meilleure chance d’être employable. S’adapter aux besoins des entreprises? Jacques Hamel explique que les offres de formations universitaires doivent s’adapter aux besoins des entreprises: « Les programmes sont aujourd’hui basés sur l’esprit d’équipe, le travail collaboratif et la communication écrite et verbale. » Claire Cayen ajoute que « les employeurs recherchent des étudiants qui savent s’organiser, sont flexibles et ont un sens critique sur leur domaine et le monde qui les entoure ». Le monde et le marché du travail sont en constante mouvance, et c’est pourquoi la précarité devient une norme. « Depuis le choc pétrolier de 1971, les contrats de travail signés sont de plus en plus à durée déterminée ou à temps partiel. Ces conditions de travail ne peuvent engendrer de bonnes conditions de vie » insiste Jacques Hamel. Domaines bouchés versus filières intouchables? Les secteurs des sciences sociales et des sciences humaines ont souvent eu la réputation d’être « bouchés », mais l’an dernier, ces domaines ont créé des emplois. « Généralement, les étudiants issus des formations en philosophie, en histoire et en sociologie acceptent des postes qui ne sont pas en rapport direct avec leur programme universitaire, mais ils réussissent très bien, par exemple, en tant que recherchiste à la télévision, professeur ou à poursuivre dans la recherche », poursuit Jacques Hamel. À l’inverse, les filières professionnelles, les métiers de la santé, l’hôtellerie-restauration, sont les domaines qui recherchent constamment, « car il existe et existera toujours des besoins dans ces secteurs-là », confirme Jacques Hamel. Et les domaines qu’on croyait intouchables, le sont-ils vraiment? Il semblerait que l’informatique et la bulle internet, qui devaient créer des emplois, n’ont fait leur travail que partiellement. « Au début des années 2000, on pensait que le secteur du “e-commerce” serait une mine d’or, mais là encore, ce sont surtout des contrats à durée déterminée qui sont signés », affirme Jacques Hamel. Le Service des carrières de l’U d’O: une aide à proximité L’U d’O offre à ses étudiants la chance de rencontrer des employeurs sur le campus grâce au Service des carrières, situé au 3e

illustration Nicholas Dubois

étage du Centre universitaire. « Nous ne sommes pas une agence de placement mais nous aidons les étudiants à approcher des entreprises pour un emploi à temps plein, à temps partiel, ou pour un emploi d’été », souligne Claire Cayen. « Je dirais que notre principale mission est de créer un chemin vers le marché du travail avec nos clients », affirme David Rodas-Wright. Salons de carrières, séminaires, simulations d’entrevues, ateliers de rédaction de lettres de motivation et de CV, sont des moyens parmi d’autres pour décrocher l’emploi convoité. Les réseaux sociaux sont aussi une voie complémentaire aux « relations physiques », car ils permettent d’étendre son cercle de rencontres. « Il faut se rappeler que plus de 80 % des offres

d’emploi ne sont pas affichées publiquement, ce sont uniquement ces relations de réseautage qui permettent de décrocher la job », précise Claire Cayen. Le site internet du Service des carrières, Emploi en direct, semble être l’outil le plus efficace pour prendre connaissance des offres d’emploi et se renseigner sur les procédures de candidature. C’est la raison pour laquelle il est directement rattaché au portail de l’Université, Uozone. Un dernier conseil? « Ouvrir ses yeux, ses oreilles, échanger avec ses amis, sa famille, sur les opportunités d’emploi et persévérer à chercher un emploi qui vous correspond », conclut David Rodas-Wright.

Les Publications La Rotonde Inc. sont une organisation à but non lucratif gérée par un conseil d’administration (CA) de membres votants. Vous trouverez en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions du CA, des assemblées des membres ainsi que les Statuts et Règlements en vigueur qui régissent l’administration du journal. Pour communiquer avec les membres du conseil exécutif, veuillez vous référer aux adresses ci-dessous. Ducakis Désinat - Président - president@larotonde.ca Anis Maaloul - Trésorier - tresorier@larotonde.ca Vacant - Secrétaire - secretaire@larotonde.ca Membres votants: Ducakis Desinat - Anis Maaloul -Mathieu Lacombe Thomas Voglimacci Stephanopoli - Réjean Léger - Jérôme Simon - Fortunat Nadima Membre non-vontants: Vincent Rioux - Alexandra Scott-Larouche - Anne-Marie Roy

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chRoniquE

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RÉchAuffEmEnt climAtiquE

21 janvier 2013

Une Québécoise en exil
léa Papineau-Robichaud,

La fin des patinoire extérieur est prévue pour les années 2050

Il est 6 h du matin. Après près de 24 heures de route, d’avion et d’attente dans les aéroports, j’arrive enfin à destination: La Paz en Bolivie. C’est avec le cœur palpitant que je sors de l’avion. Palpitant, pas à cause de l’excitation, détrompez-vous, mais plutôt en raison de l’altitude. Et oui, l’aéroport de La Paz est situé à 4060 m d’altitude; pour vous donner une idée, c’est environ la moitié du mont Everest. Pas évident pour une petite Québécoise d’atterrir aussi haut au-dessus du niveau de la mer! Bon, vous vous demandez sûrement où je veux en venir avec tout cela. Et bien, j’aimerais simplement partager avec vous l’expérience que je vis présentement dans un pays où tout mouvement devient du sport. C’est difficile à imaginer, mais chaque mouvement du quotidien devient épuisant: se brosser les dents essouffle, marcher dix minutes donne l’impression d’avoir couru 5 km, attacher nos souliers étourdit, etc. Pouvez-vous croire que le but ultime de mon voyage était d’aller construire, avec un groupe de 23 Gatinois, une porcherie et une salle de couture dans un quartier pauvre de Potosi, la ville la plus haute au monde? J’avais bien de la difficulté à le croire lors de mes premiers jours au pays des lamas. Pourtant, après trois jours d’acclimatation dans des villes à moins de 4000 m d’altitude, nous avons pris les pioches et les pelles et nous sommes allés nous époumoner sur les chantiers de construction situés à environ 4200 m du niveau de la mer. L’ego a pris tout un coup lorsque j’ai vu les femmes travailler sans relâche malgré le soleil fort et l’altitude, parfois même avec un bébé sur le dos. De mon côté, je devais prendre une pause presque aux cinq minutes pour souffler un peu, et souvent je ne pouvais même pas faire le même travail qu’elles, tellement l’énergie et l’oxygène me manquaient. Malgré la lenteur des Canadiens, les deux constructions ont bien avancé et sont aujourd’hui presque finies. La morale de cette histoire: il faut une équipe diversifiée pour réussir à remporter quelques victoires. Suffit de collaborer.

photo Jérôme Simon

Philippe Pépin,

Cochef de pupitre

Scénario loufoque ou apocalyptique, la pratique du hockey extérieur se voit-elle menacée par les changements climatiques? Quels seraient les impacts d’une telle disparition? La Rotonde est allée consulter quelques experts de l’U d’O.
Ottawa se réchauffe Prévoyant l’apocalypse, le Dr Luke Copland, professeur agrégé du Département de géographie, directeur du « Laboratory for Cryospheric Resesarch », et docteur en glaciologie, estime que « la quantité de jours par année où les patinoires seront praticables atteindra essentiellement zéro dans les années 2050 ». Selon le professeur, même s’il est difficile de prédire avec précision cette évolution, vu les grandes variations dans les changements climatiques, on peut établir des trames évolutives. L’une d’elles, provenant d’une recherche à l’Université McGill, indique que la région du Sud-Est canadien, comprenant Ottawa, sera la plus touchée dans un futur proche. Il insiste que les réchauffements les plus importants enregistrés au Canada sévissent principalement en hiver, lors des périodes les plus froides qui se raréfient lentement. « En prenant en compte les preuves provenant d’observations à long terme sur les variations en pluie, en neige et en jours ensoleillés, les lois de la physique démontrent qu’il y a une augmentation certaine de la perte en neige et en glace pendant la période d’hiver », s’inquiète le Dr John M. Last, professeur émérite de la Faculté de médecine se spécialisant en impacts des changements environnementaux sur la santé.

Une étude de 2005 préparée pour la Commission de la capitale nationale (CCN) par l’Université de Waterloo, démontre qu’il est indéniable que les hivers ottaviens deviennent de plus en plus chauds et humides. En moyenne, la température se serait réchauffée de 1,5 oC et Ottawa reçoit aujourd’hui 13 % plus de précipitations depuis les années 1940. Si la tendance se maintient, l’étude prévoit une augmentation de la température hivernale entre 2,0 et 8,5 oC d’ici 2050, et entre 3,6 et 12,5 oC d’ici 2080. « D’ici au jour où les enfants d’aujourd’hui grandissent et prennent leur retraite, il pourrait ne plus y avoir de glace naturelle apte au patin » affirme le Dr Copland. Le canal Rideau appelé à disparaître Au moment de la publication de l’étude pour la CCN, le canal Rideau était ouvert en moyenne 61 jours par année et était ouvert habituellement le 1er janvier. Ces chiffres passeront à une moyenne entre 43 et 51 jours par année en 2020, et entre 20 et 49 jours en 2050. En 2080, le canal pourrait n’être ouvert qu’une semaine. En 2010, Météo Média rapportait que le canal Rideau avait été ouvert le 13 janvier sur 4,3 km. En 2011, l’ouverture s’est faite le 8 janvier sur 2,4 km et en 2012, on l’ouvrait le 15 janvier sur 2,2 km. La CCN soutient que c’est en janvier et en février que la température est la plus propice au patin. « La quantité de glace s’est dangereusement abaissée ces 50 dernières années et les changements deviendront bientôt irréversibles » ajoute le Dr Last. « Le canal Rideau, qui était ouvert pour presque 70 jours par année dans les années 1970, n’a une moyenne que de 55 jours par année dans les années 2000 », insiste le Dr Copland. La fin d’un sport, la fin d’un mythe « Avec la disparition du hockey extérieur,

c’est l’image de pureté du hockey, une image romantique de ce sport qui s’estompe au profit d’une représentation beaucoup plus commerciale de celui-ci, à l’instar de la Ligue nationale de hockey » indique le Dr Nicholas Moreau, assistant professeur des Départements de sciences sociales et de travail social, se spécialisant dans la relation entre le sport et la santé mentale. Le Dr Moreau insiste sur ce « mythe de l’étang gelé », qui définit en quelque sorte la société canadienne: « La pureté, l’essence du hockey réside dans ce mythe canadien de l’étang gelé (pour reprendre la terminologie d’Anouk Bélanger et de Fannie Valois-Nadeau), ou encore dans les ruelles des villes où on s’approprie l’espace sans distinction d’âge ou de genre. » « Économiquement, on assiste à une dédémocratisation du hockey. Le hockey en aréna coûte plus cher tant pour assister à une joute que pour simplement s’adonner à une partie entre amis. Le hockey devient par conséquent le sport du plus riche qui devient le seul à avoir le luxe de se permettre la pratique et le visionnement de ce sport, beaucoup plus policé à l’intérieur des arénas puisque institutionnalisé » conclut le Dr Moreau. Après le hockey, précarisation et maladies Le Dr Last a tenu à souligner d’autres impacts beaucoup plus alarmants provenant des réchauffements climatiques. « La productivité de divers grains et céréales sera affectée, occasionnant carence et famine. Et il y aura une augmentation de la quantité de maladies transmises par la morsure d’insectes tels que les moustiques, mettant un milliard de personnes à risque en plus de ceux qui le sont déjà. » À l’horizon, le professeur prévoit des vagues de chaleur meurtrière telles que celles ayant déjà eu cours en France en 2003, ou encore des feux sauvages de forêt également meurtriers, tels que les feux australiens ayant affecté plusieurs centaines de personnes en 2009.

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21 janvier 2013

confÉREncE dE PREssE

Edward Inch devra payer ses cotisations à la FÉUO
lina maret Le procès qui opposait Edward Inch, étudiant à l’Université d’Ottawa (U d’O), à la Fédération étudiante de l’U d’O (FÉUO), le 16 janvier dernier, n’a finalement pas donné gain de cause au plaignant. L’étudiant voulait se faire rembourser ses frais de cotisation auprès de la Fédération après qu’il ait quitté cette dernière.
Les faits Edward Inch, étudiant en quatrième année de chimie à l’U d’O, a demandé de quitter la FÉUO après avoir essuyé plusieurs refus de retrait de la liste de diffusion de courriels. Son retrait de la Fédération ayant été accepté, Inch a considéré qu’il n’avait pas à payer les frais de cotisation et a demandé un remboursement des 92,60 $. La FÉUO a à nouveau ignoré ses demandes et Inch a alors décidé de porter cette affaire devant la Cour des petites créances. Le jour même du procès, un petit rassemblement de supporteurs de la cause de l’étudiant a eu lieu avant l’audience. Edward Inch a exprimé sa nervosité, mais aussi sa volonté d’en finir avec cette affaire qui dure depuis plus d’un an. Invoquant la Loi de 2002 sur la protection du consommateur et la Loi sur les personnes morales, il a défendu lui-même son cas. Ses arguments étaient avant tout basés sur un raisonnement logique: pourquoi payer la cotisation à une Fédération dont il ne bénéficie plus des services? JeanFrançois Lalonde, avocat de la FÉUO, a pour sa part rappelé que toute personne accepte de rejoindre la Fédération étudiante en devenant étudiant de l’U d’O. Il avait donc passé un contrat et devait en respecter les termes et payer les frais de scolarité, qui incluent la cotisation à la FÉUO. Après une audience de six heures, le juge a finalement fait valoir les arguments de Me Lalonde: M. Inch a accepté de cotiser à la FÉUO en s’inscrivant à l’Université; il a aussi précisé que la loi de protection du consommateur ne s’applique pas à ce cas. Ethan Plato et Amy Hammett, présents en tant que représentants de la FÉUO et témoins, n’ont pas fait de déclaration.

Andrew Inch, visiblement nerveux en salle d’audience, n’a pas obtenu gain de cause dans son procès contre la FÉUO. - illustration Maxime Charlebois

Revoir le système? « J’ai malheureusement perdu, mais je pense que mes arguments étaient bons et j’ai attiré l’attention vers ma cause » a confié Inch après avoir perdu son procès. De fait, ce n’était pas tant le remboursement de la cotisation qu’Inch cherchait, mais sur-

tout à dénoncer le système de l’Université, qui ne permet pas d’obtenir son diplôme sans cotiser à la FÉUO. Le manque de participation aux élections est alarmant et la question de la représentation des étudiants par la Fédération auxquels ils sont tous inscrits n’est que peu abordée. Un étudiant assistant Edward Inch dans son procès,

mais préférant rester anonyme, a conclu que « Edward reste déterminé. Il ne va pas donner suite à la poursuite judiciaire, mais va développer de nouvelles idées pour permettre aux étudiants de choisir de rejoindre la FÉUO ou non ».

BRèVE - fRAncoPhoniE

Éducation postsecondaire en français en Ontario : Une croissance démographique forte pour une offre faible
Élise Vaillancourt
Le rapport Bâtir l’avenir publié par le Comité d’experts en matière d’éducation postsecondaire en langue française vient poser des conclusions qui corroborent les recommandations faites précédemment par Me François Boileau, commissaire aux services en français. Le problème d’accès aux études postsecondaire est attribuable, selon le rapport Bâtir l’avenir, au décalage entre l’expansion démographique de la région et l’offre de plus en plus maigre dans la variété des programmes d’études postsecondaires en langue française dans la région. Selon le rapport Bâtir l’avenir, près de 50 % de la population francophone de l’Ontario serait concentrée dans la région du Centre-Sud-Ouest d’ici 2020. De ces conclusions naissent des propositions d’actions concrètes à mettre en branle afin de remédier à ce débalancement, dont la création d’un secrétariat indépendant dont le mandat serait l’identification des besoins et des offres en termes d’enseignement postsecondaire dans le sud-ouest ontarien. Selon Boileau, « les programmes d’études collégiales et universitaires offerts en français dans cette région représentent un maillon important de la pérennité de la langue française et de la culture francophone en Ontario. »

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fEstiVAl dE film

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21 janvier 2013

Le festival du film « Les bandes de résistance »: GRIPO en action
mélissa toppani et myriam Bourdeau-Potvin Du 15 au 18 janvier, l’Université d’Ottawa et ses alentours accueillaient le festival « Les bandes de résistance », organisé par le Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO). Un certain nombre de films consacrés à la justice sociale, à l’économie et à l’environnement y étaient diffusés.
Fondé en 1977 par référendum, le GRIPO est une organisation étudiante qui se retrouve en Ontario et ailleurs au Canada. Son but est de promouvoir la justice sociale dans divers domaines à travers l’organisation d’événements, tels que le festival « Les bandes de résistance ». À l’occasion de ce festival, tous les films sélectionnés par les groupes partenaires du GRIPO sont porteurs d’un message particulier et incitent à la réflexion. L’objectif est que « les gens mettent quelque chose en action une fois qu’ils ont visionné le film et reçu l’information qui s’en dégage », déclare Natasha Peters, coordonnatrice de la relation avec le campus du GRIPO de l’Université d’Ottawa. C’est pourquoi chaque film est suivi d’une période de discussion, où chacun des spectateurs est invité à partager son opinion. Dans l’auditoire, certains exprimaient des doutes quant à l’impact des films sur leurs perceptions, puisqu’ils avaient « déjà connaissance de ces éléments », alors que d’autres estiment leur perception renforcée. Enfin, certains avouent être surpris de ce qu’ils ont vu. Même si l’objectif principal du festival consiste à conscientiser les gens, les organisateurs souhaitaient aussi leur faire passer un bon moment dans une atmosphère sympathique et décontractée. C’est pourquoi un buffet gratuit était de mise dans chacun des lieux choisis pour la diffusion. Le choix des lieux de diffusion hors campus ainsi que sur le campus relevait d’une limite logistique, mais également d’une volonté de toucher différentes communautés, précise Mme Peters. La diffusion des films hors campus permettait « d’impliquer la communauté en large », plutôt que les étudiants habitués au Centre universitaire seulement. « The clean bin project » L’un des films présentés s’intéresse au cas de Grant Batwin et Jenny Rustemeyer, un couple bien ordinaire qui se donne le défi de vivre une année complète sans consommer inutilement, en étant complètement responsable de ses résidus culinaires et en ne créant pratiquement aucun déchet. Ce sont les trois règlements qu’ils ont imposé à leur quotidien. Avec un succès encourageant, ils combattent
illustration Maxime Charlebois

leur dépendance à la matière qui fait fureur depuis sa commercialisation de masse dans les années 50 : le caoutchouc. En plein temps de guerre et de rationnement, l’aspect intéressant des matières plastiques était leur durabilité et leur possibilité de réutilisation. Avec leurs petits gestes, Grant et Jenny

inspirent d’autres individus à en faire de même. À titre d’exemple, Chris Jordan, un ancien avocat corporatif, parvient à transformer sa vie en modifiant ses habitudes. Maintenant un artiste engagé, il s’amuse à mettre en image des situations liées aux enjeux soulevés dans le film. Gagnant de plusieurs prix dont celui du meilleur documentaire canadien.

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21 janvier 2013

moBilisAtion AutochtonE

L’U d’O accepte de mieux considérer les Autochtones
camille lhost
Mercredi 9 janvier dernier, l’Association des étudiant.e.s en études autochtones et canadiennes (AÉÉAC), a soumis cinq demandes à l’Université d’Ottawa (U d’O), relatives au maintien de la culture autochtone par l’enseignement et par sa visibilité sur le campus. Après la manifestation organisée au pavillon Tabaret durant laquelle près de 200 personnes se sont réunies, une réponse positive du Cabinet du recteur a été apportée. Les responsables de l’Association vont rencontrer Allan Rock dans les prochains jours pour formaliser les requêtes. Les principales demandes concernent l’enseignement des langues algonquine et mohawk à l’U d’O, l’augmentation des ressources pour le programme d’études autochtones offert par la Faculté des arts, l’augmentation des bourses pour les étudiants issus de ces communautés, un portail autochtone sur le site web, et un engagement pour la reconnaissance de la nation algonquine dans le paysage physique sur le campus, notamment par les noms donnés aux bâtiments. Informer pour sensibiliser Les membres de l’AÉÉAC de l’U d’O et de l’Université Carleton travaillent aussi à la diffusion de l’information des revendications du mouvement Idle No More (Fini l’inertie) et à la promotion de leurs réclamations au niveau universitaire. Cette sensibilisation permet d’éduquer les étudiants à la culture autochtone grâce à des « ambassades Idle No More », installées actuellement dans les centres universitaires des deux établissements. Ces discussions et ces débats les aident à se positionner en faveur ou non de Les rassemblements entourant le mouvement Idle No More se sont poursuivies la semaine dernière à Ottawa. l’action revendicatrice.

- photo Vincent Rioux

REVuE dE PREssE

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 Droit pénal, tel que : - Possession de drogue - Vol - Fraude  Certaines infractions provinciales  Droit des locataires, tel que : - Réparations - Évictions - Retour du dépôt du dernier mois  Demandes à la Commission d’indemnisation des victimes d’actes criminels

Philippe Pépin, Cochef de pupitre

Mutation des locaux du Western Gazette en centre multi-croyance
Western Gazette, Université Western Ontario
Le journal étudiant de l’University of Western Ontario a annoncé le 16 janvier 2013, la décision du Conseil étudiant de l’Université (CEU) de muter les locaux du journal en un centre multi-croyance. Le CEU avance comme justification les plaintes d’un étudiant à l’endroit du centre de prière actuel. Le journal sera quant à lui déplacé dans les bureaux du CEU, qui lui, transposera ses bureaux ailleurs.

Des psychologues pour tous?
Quartier Libre, Université de Montréal
Le journal étudiant de l’Université de Montréal (UdeM) rapportait le 15 janvier 2013, que le Commissaire à la santé et au bienêtre du Québec a déposé un rapport à l’Assemblée nationale recommandant un accès universel à la psychothérapie. Les frais de psychothérapie devraient selon lui être couverts par la carte d’assurance maladie. Cette mesure, rapporte le journal, « pourrait venir en aide à de nombreux étudiants alors que le centre de consultation psychologique de l’UdeM ne permet pas de répondre à la demande. »

Services de notariat offerts :
• • • Affidavits Déclarations solonnelles Copies certifiées conformes de documents originaux

Mesures contre le plagiat à l’Université Dalhousie
DalGazette, Dalhousie University
Le journal étudiant de l’Université Dalhousie rendait publique le 11 janvier 2013 l’adoption des lignes directrices applicables aux étudiants en vue de l’utilisation nouvelle d’un logiciel de détection du plagiat dans les travaux scolaires. Ces lignes, adoptées par le Sénat de l’Université, permettent aux étudiants qui ne souhaitent pas être soumis à ce système d’évaluation de le signaler clairement au début du cours. Dans ce cas, les mesures alternatives comprendraient la remise de versions brouillon plus nombreuses, ou une bibliographie plus détaillée, ces mesures faisant l’objet d’une entente entre l’étudiant et son professeur.

Heures des cliniques d’accueil: Lundi : 19h00-21h30 Mercredi : 19h00-21h30 Jeudi : 14h00-16h00 Aucun rendez-vous est nécessaire

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21 janvier 2013

Guide de la Classique de la capitale 2013
le mercredi 23 janvier, ottawa connaîtra la septième édition de la classique de la capitale, opposant les gee-gees de l’université d’ottawa aux Ravens de l’université carleton, et qui aura lieu au domicile des sénateurs d’ottawa, à la Place Banque scotia.
histoiRE dE lA clAssiquE BAskEtBAll fÉminin BAskEtBAll mAsculin

Répéter l’exploit de 2012
ghassen Athmni, Chef de pupitre (intérim)
Cette compétition annuelle se résume à deux matchs, entre les équipes féminines et masculines des deux institutions. La toute première édition a eu lieu en 2007 a et a vu la victoire des hommes de l’U d’O sur le score très serré de 64 à 62, tandis que les équipes féminines ont joué à Kanata pour la première fois en 2008. Avec 9720 spectateurs, cette édition avait établi à l’époque un record d’affluence au niveau des Sports Interuniversitaires Canadiens. Depuis, le record a été amélioré en 2010 avec 10523 personnes faisant le déplacement pour voir les joueuses et joueurs des deux universités les plus importantes de la capitale s’affronter. Le nombre des spectateurs a ensuite baissé au fil des années pour stagner autour des 7000 lors des deux derniers exercices. Lors des six éditions précédentes, Carleton détient un large avantage de 5-1, aussi bien pour les garçons que pour les filles. La première victoire des Gee-Gees d’Andy Sparks est arrivée en 2012, lors d’une rencontre palpitante qui s’est conclue sur la marque de 59 à 55. Les Ravens auront donc à cœur de reprendre leur bien et de confirmer leur suprématie. Les hommes de James Derouin espèrent un deuxième succès à ajouter à celui du match inaugural et essayeront d’effacer le souvenir de l’humiliante défaite par 40 points d’écart de la saison dernière, alors que le joueur étoile, Warren Ward, venait de subir une grave blessure au genou quelques matchs avant la Classique. Battre les Ravens est un défi qui prend plus d’envergure, puisque les deux équipes sont au même rang dans la conférence de l’est des Sports universitaires de l’Ontario.

Répéter l’exploit de 2012
Vincent Rioux À égalité avec les Ravens de Carleton (10-3) au premier rang de la conférence de l’est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO), les Gee-Gees (10-3) tenteront de remporter une dixième victoire d’affilée, contre leurs rivales de l’autre bout du canal.
En somme, l’entraîneur Andy Sparks est en voie de connaître une autre très bonne saison à la barre de l’équipe ayant pallié adéquatement au départ de plusieurs joueuses d’expérience à la fin de la saison 2011-2012. En Kellie Ring, l’instructeur Sparks peut compter sur l’une des meilleures au pays à la position de garde de pointe. Dotée d’une vision de jeu exceptionnelle, d’un contrôle hors normes et d’un lancer précis de la ligne de trois points, la basketteuse de deuxième année devra connaître un excellent match si le Double G espère répéter les exploits de l’année dernière, alors qu’elles avaient battu les Ravens par la marque de 59-55 en 2012. Pour la seconder, Sparks fera sûrement appel aux très agiles Kim Cupid et Julia Soriano. L’éclosion de Tatiana Hanlan La Gatinoise de troisième année est en train de connaître les meilleurs moments de sa carrière universitaire, elle qui a inscrit 29 points (un sommet dans sa carrière) dans la victoire de 66-43 aux dépens des Gaels de Queen’s, vendredi dernier. Hanlan figure au premier rang de son équipe pour le nombre de lancers de trois points réussis (28), avec un taux d’efficacité de 42 %. Quant à elle, Jenna Gilbert, tireuse d’élite à stature imposante, est au douzième rang des SUO pour la moyenne de points par match (12,7) et est d’ailleurs la meilleure de son équipe à ce chapitre. Tant dans la bouteille qu’en périphérie, Gilbert est une basketteuse polyvalente qui peut faire mal paraitre l’adversaire de plusieurs manières. Toutefois Gilbert est un cas incertain pour le match de mercredi. À l’aile, outre Hanlan et Gilbert, les Ravens devront tenir à l’œil les Québécoises Ariane Scatland-Lachance et Catherine Traer qui pourraient connaître un bon match, elles qui manquent de constance depuis le début de la saison. Dans la bouteille Évidemment, le départ de Hannah Sunley-Paisley à la fin de la dernière saison laisse un immense vide en dessous du panier. Cette saison, c’est principalement Maddie Stephen (11,2 points par match) qui patrouille la bouteille conjointement avec l’ex-basketteuse des Marauders de McMaster, Alyska Lukan, et la recrue Katherine Lemoine.

Une équipe de tireurs d’élite
Vincent Rioux À l’aube de la traditionnelle Classique de la capitale, les Gee-Gees (11-2) connaissent leurs meilleurs moments depuis l’arrivée de l’entraîneur James Derouin à la barre de l’équipe en juin 2010. Ottawa est présentement ex-aequo avec les Rams de Ryerson au deuxième rang de la conférence de l’est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) et figure parmi les dix meilleures équipes au pays.
Johnny Berhanemeskel et Warren Ward, les deux figures de proue de l’équipe de basketball masculine, occupent respectivement le cinquième et le septième rang pour la moyenne de points par match depuis le début de la saison (19,3 et 18,1 points par match). La force des Gee-Gees cette saison est sans contredit les lancers depuis le centre-ville. Derouin utilise un système avec quatre joueurs en périphérie et un gros et grand joueur dans la bouteille afin d’optimiser les chances d’avoir un joueur libre prêt à dégainer. Au chapitre des lancers de trois points, l’équipe siège au troisième rang du Sport interuniversitaire canadien (SIC) avec une moyenne de 38,6 %, derrière les Ravens de Carleton (41,4 %) qui eux sont au premier rang. Avec 44 lancers de trois points réussis en 13 matchs cette saison, Berhanemeskel se situe au sommet des Sports universitaires de l’Ontario (SUO), tout juste devant le joueur étoile des Ravens de Carleton, Phil Scrubb (43). Dans la bouteille Quant à lui, le Gatinois Gabriel Gonthier-Dubue, est sur une pente ascendante depuis environ un an. Le centre polyvalent malgré sa petite taille pour sa position, se démarque par son agilité dans la bouteille et sa vision pour repérer les ailiers libres à la ligne de trois points. Derouin le tient haut en estime et lui donne toute les chances de se prouver en l’utilisant en moyenne 25,8 minutes par match. Pour le seconder, Derouin fait appel au colossal Jordan Vig qui mesure 6’8’’ pieds et pèse 250 livres et aux recrues Ryan Evans et Matt Nelson. Cartes cachées Mehdi Tihani, garde de pointe recrue, est probablement la plus grosse surprise cette saison, lui qui a même gagné une place sur l’alignement de départ aux dépens de Mike L’Africain. Outre Tihani, Derouin est allé dénicher quelques talentueuses recrues durant la saison morte comme Caleb Agada, Moe Ismail et Matt Plunkett.

Affluence: 2012 (double confrontation : 7,022 2011 (double confrontation): 7,565 2010 (double confrontation): 8,074 2009 (double confrontation): 10,523* 2008 (double confrontation): 9,124 2007 (hommes seulement): 9,730 Résultats des hommes: 2012: Carleton 74 Ottawa 34 2011: Carleton 78, Ottawa 65 2010: Carleton 74, Ottawa 66 2009: Carleton 87, Ottawa 72 2008: Carleton 70, Ottawa 66 2007: Ottawa 64, Carleton 62 Résultats des dames: 2012: Ottawa 59, Carleton 2011: Carleton 71, Ottawa 2010: Carleton 53, Ottawa 2009: Carleton 62, Ottawa 2008: Carleton 53, Ottawa 55 63 40 53 43

*(record national en saison régulière)
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21 janvier 2013

Match des femmes à 18h 1-Kellie Ring

AlignEmEnts dE dÉPARt

Match des hommes à 20h 1-Mehdi Tihani

2-Tatiana Hanlan

3-Jenna Gilbert

2-Johnny Berhanemeskel

3-Warren Ward

5-Maddie Stephen

4-Vikas Gill

5-Gabriel GonthierDubue

4-Catherine Traer 6-Mike L’Africain

6-Julia Soriano
1-gARdE dE PointE | 2-tiREuR d’ÉlitE | 3-AiliER | 4-AttAquAnt dE PuissAncE | 5-cEntRE | 6-cARtE cAchÉE
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ARTS et CULTURE
Katherine Sullivan | culture@larotonde.ca
dÉfi hiVERnAl

21 janvier 2013

UN SNOWS T OCK 2013 TIMIDE

Iggy Smalls, DJ local. - photo Jérôme Simon

Pat Drastik (à gauche) et Tom Wrecks (à droite) du groupe Thugli. - photo Jérôme Simon

hamdi souissi Le 19 janvier dernier avait lieu l’événement Snowstock, au gymnase du pavillon Montpetit que l’on avait aménagé en bar-discothèque. Organisé par la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), cet évènement marquait le début des activités entourant le Défi hivernal.
Snowstock 2013 : soirée dansante à Montpetit En 2012, le Snowstock avait fait relâche. En 2011, le Centre universitaire avait entre autre accueilli le trio québécois d’électrorap Omnikrom. L’édition 2013 se déroulait au gymnase du pavillon Montpetit où trois DJs émergents, tous trois canadiens, ont contribué à créer une ambiance inédite dans cette région du campus. Jozef Spiteri, vice-président aux activités sociales de la FÉUO et architecte de l’organisation de cet évènement définit le Snowstock en ces termes : « L’aspect artistique n’est pas nécessairement au cœur de l’évènement. Il s’agit surtout d’un concert dans un environnement où l’on n’est pas habitué à voir un concert. »

Le DJ ottavien Iggy Smalls avait la lourde tâche de lancer les festivités. Les organisateurs et le public semblaient satisfaits même si la piste de danse était déserte. Le néo-écossais Ryan Hemsworth devait, en principe, succéder au produit local, mais des ennuis de transport aérien ont forcé les organisateurs à revoir le programme de la soirée et, du coup, annuler la participation de ce dernier à la soirée. Thugli, en provenance de Toronto, prit donc la relève pour préparer la foule à l’entrée en scène du clou de la soirée : Lunice, un DJ montréalais qui se dirige progressivement vers la célébrité à en croire certains. Les artistes invités officient dans un style musical qu’on nomme le trap et qui consisterait en un croisement entre le dubstep et une instrumentation de type hip-hop. Spiteri justifie ce choix musical au nom d’une volonté de rejoindre un maximum d’étudiants en trouvant un certain équilibre entre la notoriété des artistes et une diversité de styles dans l’offre musicale. Les coulisses de l’évènement Spiteri estime à environ deux mois le temps de préparation d’un évènement de l’envergure du Snowstock. La simple sélection des artistes peut prendre un certain temps. Une fois le style de musique défini, Spiteri et son équipe tentent habituellement de préparer ce qu’ils appellent une liste de priorité. Le tout débute par des tables rondes où se dérouleront les premiers brainstormings.

L’étape suivante pourrait être qualifiée d’étude statistique du marché des artistes. « Tu ne penses pas que le vice-président aux activités sociales soit en train de faire des recherches statistiques », s’amuse Spiteri. En récoltant les informations disponibles sur des sites comme Facebook, MySpace, Youtube, etc., il serait possible de prévoir l’engouement que la venue de ces artistes pourrait susciter. Les performances passées de ces artistes sont également analysés et évalués pour tenter d’optimiser le succès des évènements. Spiteri considère cette méthode indispensable si l’on souhaite éviter les échecs ou encore le gaspillage de fonds pour des évènements impopulaires. De plus, l’organisation de ce genre de célébration va au-delà de simplement inviter des artistes. Il faut être en mesure de trouver un lieu, garantir et assurer sa sécurité, préparer la logistique qui devient exponentiellement complexe en fonction de l’envergure de l’évènement, assurer la promotion, diriger les négociations avec les agents d’artistes, etc. Le but de tout ceci? Selon Spiteri, c’est pour être en mesure d’offrir des événements divertissants, mais également accessibles à tous les niveaux. La restriction d’âge (19 ans et plus) et l’entrée payante peuvent être perçues comme des entraves à cette accessibilité

Une foule peu nombreuse, mais comblée Vers 23h30, à peine une cinquantaine d’individus étaient réunis au gymnase de Montpetit et moins de dix personnes étaient en train de danser au rythme de la musique distillée par les artistes invités. Spiteri disait attendre environ 600 personnes pour cet évènement, mais ne semblait pas trop inquiet face à cette timide participation : « La soirée est encore jeune, les gens vont arriver après 00h30 normalement. ». À l’apogée de la soirée, lors de l’entrée en scène de Lunice, la foule tournait seulement autour de 200 individus. Néanmoins, les participants interrogés semblent tous très positifs quant à leur expérience. Dena Rattan, par exemple, a reconnu être « déçue par la participation [estudiantine] », mais que cela ne l’a aucunement empêché « d’avoir du plaisir ». Hélène A., étudiante d’histoire à l’Université d’Ottawa et aficionada de ce genre de soirée, ne semblait pas surprise par le niveau d’ambiance tout en reconnaissant la qualité globale de la soirée et du divertissement dispensé. Le Snowstock, qui fait office de cérémonie d’ouverture du Défi hivernal, appartient désormais au passé. Les yeux sont maintenant tournés vers les activités de la semaine et la cérémonie de clôture, la fête de clocher éléctrique, qui aura lieu ce samedi 26 décembre à l’église St. Brigid’s.

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21 janvier 2013

Karim Ouellet démystifié
Élise Vaillancourt De passage à Ottawa dans le cadre de l’évènement «Contact Ontarois», Karim Ouellet a offert une performance à La Bastringue du Mariott vendredi dernier. La Rotonde s’est entretenue avec le compositeur-interprète émergeant, sur son passé et son avenir dans la sphère musicale.
D’un continent à l’autre Adopté à l’âge d’un an à Dakar par une famille de diplomates, Karim Ouellet grandit entre le Sénégal, le Rwanda, la Tunisie et le Québec pour réellement s’enraciner à Montréal dès l’âge de 15 ans. Selon ce dernier, ces contacts fréquents avec d’autres cultures laisse des traces dans ces compostions actuelles : « Je sais que ça m’a influencé, mais je n’arrive pas à déterminer exactement dans quelle mesure pour le moment ». Dès son enfance, la musique était présente quotidiennement. « J’aime la musique depuis que je m’en rappelle. […] Vers douze ans, je me suis achetée ma première guitare […] et c’est devenu un instrument que j’adore et qui ne m’a jamais quitté depuis. […] Quand j’ai commencé à jouer de la musique, j’écoutais surtout Metallica, Nirvana, Green Day et Slayer. J’ai d’abord été influencé par ça, puis j’ai découvert le rap quelques années plus tard », raconte-til. Son style musical actuel vient allier différentes textures, qui donne naissance à une pop renouvelée. De Plume à Fox : L’Amour comme thème récurrent Après son album Plume (2011), Karim Ouellet a lancé en automne le simple « L’Amour » qui a très rapidement atteint le sommet des palmarès des stations de radio québécoises. L’album Fox est lancé chez Abuzive Muzik peu après. Finaliste en 2009 au Festival international de la chanson de Granby, Ouellet remporte les Francouvertes en 2011 pour Plume. Dernièrement, Radio-Canada lui a décerné le titre de révélation 2012-2013 en chanson, qu’il partage avec Lisa Leblanc. Dans ses deux albums, l’amour est le thème principal : Plume, « je l’ai composé à cause d’une rupture et […] d’une peine d’amour et ça m’inspirait. [Pour Fox], j’allais très bien et j’ai surfé là-dessus […] C’était pas seulement l’amour entre un gars et une fille mais aussi l’amitié, l’amour de la musique, l’amour avec un grand A qui englobe plein de chose».

Karim Ouellet, sacré révélation 2012-2013 de Radio-Canada, était de passage à Ottawa samedi dernier. - photo courtoisie

À propos de la publicité Le simple « L’Amour » vient d’être vendu pour une publicité de la Banque de Montréal. En réponse aux quelques critiques sur Twitter, Ouellet répond que, pour lui, « c’est une occasion en or de faire de l’argent avec la musique qu’on fait […] tant que

ça reste clean. C’est discutable pour certaines personnes mais moi je ne me pose pas de question là-dessus. » Karim Ouellet sera de retour dans la région de l’Outaouais pour un concert à la fin du mois de mars.

PRogRAmmAtion musicAlE

Le Café alt se métamorphose en salle de spectacle
myriam Bourdeau-Potvin Pendant la session d’hiver 2013, les étudiants de l’Université d’Ottawa pourront assister à une série de concerts au Café alt, situé dans le soussol du pavillon Simard. La Rotonde a rencontré Greggory Clark et Julien Dussault, les organisateurs du projet, pour discuter de la programmation hivernale du café.
Un endroit propice à la musique Le Café alt, situé en plein cœur du campus, est imprégné de la culture étudiante. On peut y siroter un café, rencontrer des amis et même étudier. Selon M. Clark, qui travaille au café depuis cinq ans, plusieurs étudiants y passent du temps le jour, mais très peu ont eu la chance de voir l’endroit se transformer le soir. « C’est un espace complètement nouveau, et nous voulons créer quelque chose qui n’aura pas été essayé ou vu précédemment à Ottawa », explique-t-il. Quoique quelques formations, telles que Passion Pit et Three Little Birds y aient joué lors de concerts l’année dernière, il n’y a jamais eu de
photos courtoisie

continuité ou de programmation, d’où l’idée d’offrir une série de concerts. Clark a également mentionné que l’endroit est entouré de bâtiments majoritairement vides la nuit et ce, malgré sa situation centrale sur le campus, ce qui peut être pratique lors de concerts plus bruyants, ou de rencontres musicales. L’endroit attire également une panoplie d’individus pendant la journée et les organisateurs espèrent attirer un éventail varié de spectateurs. « Nous voulons montrer à tout le monde ce que cet endroit peut être » a ajouté Clark. De l’idée à l’acte Tout d’abord, la programmation regroupe des groupes très variés, afin d’attirer un public varié. Ils n’ont pu débuter à concrétiser leur idée que tout récemment, en raison de contraintes économiques. « Nous

parlions de ce projet depuis des années et maintenant que nous avons [l’emplacement] et le budget pour le réaliser, tout le monde est motivé » a raconté M. Clark. Les employés du Café alternatif et quelques membres d’un projet artistique nommé Pop Drone se sont tous impliqués dans la création du projet. Au départ, l’idée était de créer un espace virtuel pour donner la chance aux musiciens venant de divers pays de communiquer entre eux et d’échanger de la musique. À présent, le projet a pris beaucoup d’ampleur depuis sa conception en 2012. Le concept repose toujours sur l’envie de traverser les frontières géographiques pour échanger des moments musicaux avec des artistes talentueux. Avec l’aide de Julien Dussault, un ami de longue date, la bibliothèque musicale virtuelle de Pop Drone est devenue une sorte de maison de disque. Une alternative aux métropoles « [Ottawa] se situe entre Toronto et Montréal, qui sont deux villes très culturelles », a remarqué Dussault. Il a ajouté: « Ottawa, c’est maintenant que c’est le temps! ». Beaucoup d’artistes font déjà le chemin entre les deux métropoles. « Il y a vraiment une demande pour ce genre de spectacle. Souvent, les gens se plaignent qu’il n’y a pas vraiment de scène artistique à Otta-

wa. Et ceux que j’entends le plus souvent dire ça… sont des artistes! » a avoué Clark. La programmation est disponible sur la page de l’événement Facebook et on peut se procurer des billets au prix de cinq dollars.

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21 janvier 2013

Winternude au Centre des arts St-Brigid’s
katherine sullivan,
Chef de pupitre

Sexual Overtones, une troupe à but non-lucratif pratiquant l’art de la satyre sexuelle, a présenté le spectacle Winternude au Centre des arts St-Brigid’s le 19 janvier.
Sexual Overtones (SO) Cette troupe a été créée en 2008 par Cream Puff (nom de scène), suite à son séjour à Halifax où elle a découvert le burlesque. C’est avec le désir de créer sa propre troupe dans la capitale nationale, qu’elle a invité sa sœur, Powder Puff, à se joindre au projet. Par la suite se sont joints Dirk Bag, Aristotle O’Nasty et Rusty Star. Cette troupe à but non-lucratif a ainsi fait ses débuts à la boîte de nuit Babylon et vise à offrir un spectacle de qualité qui promeut une image positive de la femme et de la sexualité, tout en étant comique et inclusif. Rusty Star s’est jointe à la troupe suite à la gêne et au malaise provoqué par la performance d’un danseur exotique masculin lors de la fête d’une amie. « Il y avait tellement un malaise [important] qu’on a voulu trouver une alternative. J’ai ensuite rencontré Cream Puff et j’ai déci-

dé de m’y joindre », note Rusty Star. Puis, les profits des spectacles sont toujours offerts à des œuvres de charité de la région. « SO a toujours été un organisme à but non lucratif et les profits vont aux œuvres de charité. Le comité vote afin de décider où iront les fonds », a expliqué Aristotle O’Nasty. Cette année les profits iront à Families of Sisters in Spirit, Venus Envy Bursary Fund, Harmony House et PTS. Winternude Le spectacle, longuement attendu après une pause de deux ans, a attiré 600 personnes, comme en témoignait la file d’attente à l’extérieur de la salle. Les spectateurs, une fois à l’intérieur, ont pu se procurer bonbons, boas et même des bisous. La soirée a débuté avec l’animateur, Tony 5 Balls, un bonhomme de neige à l’anatomie masculine complète, déclarant qu’il espérait aider la salle à passer de « frigide à rigide ». Suite au serment de SO, durant lequel la troupe a prié les spectateurs de respecter leurs voisins, de s’amuser et d’éteindre leur téléphone cellulaire, le spectacle a enfin débuté avec une introduction au burlesque. Des hôtesses de l’air sont montées sur scène afin d’expliquer les procédures de sécurité à suivre, en incluant exemples et exercices pratiques. Puis, des personnages de Star Wars ont parti le bal en se dénudant pendant une bataille avec Darth Vader. Un boy band a suivi avec quelques pas de danse empruntés aux Backstreet Boys, ce qui a créé un effet de nostalgie hystérique au-

Le spectacle burlesque Winternude a attiré plusieurs spectateurs désirant se rincer l’oeil. - photo courtoisie

près de la foule. Suite à plusieurs dénudements comiques, les Tango T’s ont exécuté un tango de même sexe où les danseurs ont échangé les rôles, tout en exécutant un jeu de jambe complexe. Entre deux numéros comiques s’est glissée Seraphine Laspirale accompagnée de son cerceau illuminé. Enfin, trois joueurs de rugby de l’équipe des Wolves d’Ottawa ont offert un numéro haut en énergie avec des prouesses acrobatiques en petite tenue. Sylvain Leclerc, suite à la performance, a affirmé qu’il ne s’est « jamais senti aussi passionné au sujet de quoi que ce soit. Ma vie a tourné autour de ce spectacle pendant les deux derniers mois avec les répé-

titions, le choix de la trame sonore et j’en passe. » Pour sa part, Sylvain Boudreau, aussi sur l’équipe de rugby, a vécu une expérience d’apprentissage : « À la première rencontre, on ne savait pas trop ce qu’on faisait. On portait nos pantalons et après on a commencé à enlever des morceaux. Ce n’est pas quelque chose qu’on fait tous les jours et ça nous encourage à pousser nos limites. » Enfin, le spectacle s’est terminé avec la grande finale où le petit chaperon rouge et le méchant loup ont su mettre leurs différends de côté afin de danser et de partir la fête avec les dj Hob et Sweet Cheeks.

confÉREncE dE PREssE

Dévoilement des nominations de l’édition 2013 du Gala des prix Trille Or
katherine sullivan,
Chef de pupitre
des jeunes lors du festival « Quand ça nous chante ». Ensuite, c’est l’étape de la découverte des artistes émergents. Enfin, le gala est la dernière étape de la chaîne artistique. Il représente un moment important qui reconnaît et récompense le talent de nos artistes. En tout, cette année, 48 artistes sont en nomination dans diverses catégories. » « La musique, le développement des artistes francophones d’ici et d’ailleurs, c’est quelque chose qui nous tient à cœur » explique Marco Dubé, directeur de RadioCanada Ottawa-Gatineau. « Trille Or est un projet qui nous emballe énormément. L’idée de pouvoir partager avec les téléspectateurs le travail des artistes fait notre bonheur. On est très fiers d’être coproducteurs avec l’APCM. » Des artistes de la région Parmi les artistes en lice, quelques-uns ont fait leurs débuts à l’Université d’Ottawa. Mehdi Hamdad, du Mehdi Cayenne Club, un habitué de la scène musicale de l’U d’O, a été nominé dans les catégories découverte, meilleur vidéoclip, meilleure pochette, meilleur site web et artiste solo ou groupe franco-ontarien s’étant le plus illustré à l’extérieur de la province. « Être nominé, c’est plaisant, parce que c’est apprécié d’être apprécié. C’est intéressant quand ça fait écho dans le monde extérieur. Ça fait un bon bouche à oreille » a lancé Hamdad.
Artistes nominés au Gala des prix Trille Or. - photo Katherine Sullivan

L’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) et Radio-Canada ont dévoilé le 16 janvier, lors d’une conférence de presse, les nominations de l’édition 2013 du Gala des prix Trille Or. Ce gala biannuel vise à souligner l’excellence et la richesse musicale de la francophonie de l’Ontario et de l’Ouest canadien.
Le gala: la dernière maille d’une chaîne artistique Créée en 1990 en réponse au manque de soutien et d’infrastructures pour les artistes franco-ontariens, l’APCM travaille à la diffusion de produits culturels, à la promotion des artistes membres de l’association et au développement ainsi qu’à l’épanouissement de la chanson et de la musique francophone de l’Ontario et de l’Ouest canadien. La présidente, Denise Marleau, a affirmé que le cheminement de l’association est une « chaîne artistique. Elle commence à la base, par la formation

Puis, Matthieu Leroux, porte-parole et membre fondateur du band métal alternatif mélodique AkoufèN, a affirmé que les membres du groupe étaient heureux de leur nomination dans les catégories meilleur groupe, découverte et meilleur site internet. « La première fois que j’ai vu le gala, Swing avait gagné. Depuis, j’ai toujours voulu aller au Gala Trille Or » admis le chanteur du groupe franco-ontarien. Alexis Normand a également été nominée dans les catégories découverte de

l’Ouest par excellence et meilleur album de l’Ouest canadien. Diffusion Le gala sera présenté au Centre des Arts Shenkman le 21 mars à 19 h 30, et sera télédiffusé en direct, sur les ondes de RadioCanada. Il sera animé par Martin Vanasse, animateur et reporter culturel au Téléjournal Ottawa-Gatineau. Les billets seront mis en vente à la billetterie du Centre des Arts Shenkman dès le mois de février.

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cRitiquE dE RomAn cRitiquE d’AlBum

21 janvier 2013
cRitiquE dE BièRE

La revanche des nerds aux Boules d’Or
katherine sullivan,
Chef de pupitre Je n’ai pas l’habitude de passer la soirée sur le canapé, à grignoter du maïs soufflé en admirant les robes de la crème hollywoodienne, ni à écouter des monologues de remerciements. Je préfère plutôt jouer au Scrabble, faire du ski de fond ou découvrir de nouveaux jeux vidéo. Eh bien, la 70e édition des Boules d’Or (Golden Globes) a su me faire succomber à son charme. Je l’avoue, j’ai passé près de deux heures à zieuter les stars du confort de mon divan lors d’un après-midi ensoleillé, ayant résisté à la tentation pendant plusieurs jours. Cependant, j’ai écouté les remerciements et les remises de prix en accéléré afin de pouvoir savourer les monologues des animatrices. Eh oui, les animatrices. Ça n’aura pris que 70 ans, mais les Boules d’Or ont enfin été animées par deux animatrices hors pair: Amy Poehler et Tina Fey. Ces habituées de l’émission Saturday Night Live représentent dorénavant les nerds sexy de cette génération. Tout d’abord, elles incarnent toutes deux des personnages principaux comiques, intelligents, indépendants et ambitieux. Amy Poehler incarne Leslie Knoppe dans la série télévisée Parks and Recreation, qui raconte les péripéties quotidiennes d’une jeune femme motivée au sein d’un hôtel de ville amorphe. Tina Fey, pour sa part, est reconnue pour ses imitations délirantes de Sarah Palin, ainsi que l’émission 30 Rock. En plus d’en écrire le scénario, elle y incarne également une scénariste qui doit souvent ramasser les morceaux. Ces rôles, à mon avis, démontrent leur volonté de créer une image positive de la femme. Le seul complexe pouvant être développé suite au visionnement de ces émissions serait de manquer de culture générale et d’humour. En plus de redéfinir le rôle de la femme à la télé, elles en redéfinissent également l’apparence. Lors de la cérémonie, elles ont su être élégantes sans tomber dans l’inconfort ou le botox. Elles ont également su se moquer des grands noms du domaine avec classe. Quentin Tarantino, Ricky Gervais, James Cameron, Bill Clinton et Ben Affleck n’ont pu y échapper. À la sortie de scène de l’ancien président, Poehler s’est exclamée: « Oh mon dieu! C’était le mari de Hillary Clinton! ». Enfin, espérons que ces deux artistes seront encore maîtresses des Boules d’Or en 2014!

Joyeux Noël d’Alexandre Jardin
jeanne strasbourg

Mirador d’Alexis Normand
mélanie Parent

Blanche Neige, de Dieu du Ciel!
myriam Bourdeau-Potvin

Comme à son habitude, la microbrasserie Dieu du ciel! nous en fait voir de toutes les couleurs avec ses styles de bières éclectiques. Pour ceux qui sont moins familiers avec l’entreprise, sachez que Dieu du ciel! tient une gamme constante de délicieux produits en plus d’une série « momentum ». Ces dernières sont offertes annuellement et en quantité limitée. Cette saison hivernale, ils nous offrent un brassin à la hauteur de leur réputation: la « Blanche neige » est une bière de blé à la cannelle et au clou de girofle. Visuellement, elle est dorée et des petits sédiments semblent être déterminés à y rester en apesanteur. Au nez, on remarque les arômes d’épices citées plus haut ainsi qu’une touche de muscade et de gingembre. Un peu d’écorce d’orange se faufile subtilement dans les narines. Comme la bière est plutôt alcoolisée, il faut s’attendre à un goût également puissant. Heureusement, l’équilibre de cette bière est admirable; on n’y remarque que très peu le goût de l’alcool. En contrepartie, le goût plus que dominant de clou de girofle risque de ne pas plaire à tous. Même si cette saveur semble prendre toute la place, l’arrière-goût qui se développe permet d’apprécier un peu mieux la cannelle et le sucre d’orge. De plus, sa rondeur est très agréable : c’est une bière au corps onctueux et généreux. Un peu inhabituel pour une bière blanche. Les amateurs de sensations inusitées ainsi que les aventuriers en quête de saveurs singulières seront comblés. De plus, pour ceux qui connaissaient déjà la bière pour y avoir goûté l’année dernière, vous pouvez certainement lui donner une deuxième chance, puisque la recette a été modifiée et les épices atténuées. Une savoureuse façon de se réchauffer avant l’arrivée du printemps.

Le dernier roman d’Alexandre Jardin lui fut inspiré par des faits vécus, confiés par une femme qu’il a rencontrée lors d’une séance de signatures. L’action se situe en Bretagne, d’où est originaire la famille Diskredapl. Les funérailles du patriarche sont l’occasion pour Norma d’affirmer haut et fort l’indicible à propos du défunt, son grand-père. Elle espère que sa famille réussira ainsi à se rapprocher en se libérant de ses secrets enfouis, les drames personnels comme les trahisons, ou encore les liens entretenus avec les Allemands sous l’Occupation. La vérité n’est cependant pas facile à entendre. Une lecture parfois amusante, mettant en scène des personnages colorés et des situations hors du commun. L’extravagance y est poussée, peut-être exagérément, ce qui mine parfois le réalisme du récit. Cependant, la réflexion sur l’authenticité, dans notre société moderne superficielle où les apparences priment, est fort intéressante et secoue nos convictions sur le confort et le bonheur.

Alexis Normand, une ancienne étudiante de l’Université d’Ottawa, vient tout juste de lancer son premier album, Mirador. L’album comprend dix pistes au goût folklorique, aux mélodies douces qui détendent l’esprit, tandis que la voix suave d’Alexis fait rêvasser. Mirador est le résultat d’une collaboration d’Alexis avec Zoé Fortier, une artiste visuelle. Ensemble, elles ont créé un album, une série de tableaux et un spectacle, tous inspirés de leurs plaines natales. Les pistes racontent les pensées et les histoires d’Alexis à travers des témoignages personnels. Parmi les dix pistes, on retrouve « Quand il pleut », qui fait songer à la beauté de la nature. L’imagerie des paroles est si forte qu’on s’imagine à l’extérieur, sous un parapluie, lors d’une journée humide d’été. « Le ruisseau » compare les courants d’un ruisseau à une ligne de temps. « J’expire » est un témoignage de croissance personnelle. « Lac Wakaw » a un air plutôt jazzé, et décrit un paysage envoutant et relaxant. L’album comprend aussi une piste aux paroles en anglais, « I’m Going Fishing », qui raconte l’histoire d’une fille passionnée qui essaie d’oublier son amant.

c A lE nd RiE R cultu RE l
lundi 21 janvier : mercredi 23 janvier :
Festival: Festival des neiges, au pavillon Tabaret – de 11 h à 16 h Classe de maître: Jens Lindemann, cuivres, au pavillon D’Iorio – à 15 h 30 Festival: Festival des neiges, au pavillon Tabaret – de 11 h à 16 h Neige: Compétition de sculpture de neige, au pavillon Tabaret – à midi Gastronomie: Cours de cuisson, au Centre universitaire – à 14 h 30 Cinéma: Soirée cinéma franco La Délicatesse, au Centre universitaire – à 20 h

Vendredi 25 janvier :

Musique: Concert no 3 de la série 20122013, au pavillon Tabaret – à 12 h 15 Musique: La Pathétique de Tchaikovsky, au CNA – à 20 h

mardi 22 janvier :

samedi 26 janvier :

Musique : Zukerman visite Elgar au CNA – à 20 h Atelier : S’épanouir : groupe sur les stratégies d’adaptation au 100, rue Marie-Curie – à 10 h Arts : Les léviathans du ciel. Photographies de dirigeables du Musée des beaux-arts du Canada

jeudi 24 janvier :

Classe de maître: Marc Grauwels, flûte – toute la journée Musique: Rae Spoon, au CNA – à 19 h 30

Festival: Festival des neiges, au pavillon Tabaret – de 11 h à 16 h Danse: Soirée latine au Petit Chicago, à Hull – à 20 h Musique: Mireille Moquin, au CNA – à 19 h 30 Musique: La Pathétique de Tchaikovsky, au CNA – à 20 h

dimanche 27 janvier :

Danse : soirée années 80 au Barrymore’s

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SPORTS
footBAll ghassen Athmi,
Chef de pupitre (intérim)

Ghassen Athmni (intérim) | sports@larotonde.ca

21 janvier 2013

Jamie Barresi, trente ans après!

Le Dr Jamie Barresi vient d’être nommé entraîneur-chef de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa. Après avoir joué pour le Gris et Grenat de 1976 à 1979 et avoir occupé le poste d’entraîneur adjoint de 1981 à 1983, l’ancien quart-arrière effectue son retour dans la capitale, 30 ans après l’avoir quittée.
Un technicien expérimenté Près de quatre mois après le congédiement de Gary Etcheverry, l’Université d’Ottawa a annoncé mardi dernier le nom de son remplaçant. Le nouvel homme à la tête des footballeurs ottaviens est loin d’être un inconnu. Outre son expérience avec les Gee Gees, le natif d’Hamilton a occupé une multitude de postes lors des trois dernières décennies, aussi bien en NCAA (aux États-Unis) avec des équipes telles que les Nittany Lions de Penn State ou les Gators de la Floride, qu’en Ligue canadienne de football depuis une dizaine d’années. Au cours de cette dernière décennie, il aura surtout été entraîneur et coordonnateur de jeu offensif dans des équipes telles que les Tiger Cats de Hamilton, les Lions de la Colombie-Britannique, les Roughriders de la Saskatchewan et les Blue Bombers de Winnipeg, ainsi que coordonnateur du jeu au sol des Eskimos d’Edmonton, et ce, juste avant de rejoindre le Gris et Grenat. La période qu’il a passée aux États-Unis l’a vu tisser des liens avec des noms importants jusqu’en NFL, alors que son parcours en LCF a culminé en 2011 avec une participation à la coupe Grey en tant que coordonnateur offensif des Blue Bombers de Winnipeg. Un spécialiste du sport universitaire Au-delà des aptitudes tactiques et techniques qu’il semble offrir suivant son parcours dans le football, Jamie Barresi est aussi un académicien accompli, à la fois titulaire d’un doctorat en exercice et sciences du sport, obtenu de l’Université Penn State en 1992, et de deux maîtrises, dont une première en sciences et une deuxième en administration. Il considère lui-même que son parcours à l’université lui confère des dispositions qui lui permettent de saisir parfaitement ce que c’est que d’être un étudiant athlète, comme il l’a déclaré lors de la conférence de presse organisée mardi. C’est pourquoi le succès académique des joueurs est pour lui une priorité absolue, et le fait de ne pas accorder autant d’importance à la réussite universitaire de ces footballeurs est « criminel ». Lors de la conférence de presse, le nouvel entraîneur-chef et directeur du programme de football a beaucoup insisté sur la primordialité du travail, mettant l’accent sur l’idée que les joueurs doivent se défier et se surpasser eux-mêmes. Il a assuré qu’à chaque semaine, les joueurs allaient être meilleurs ou pires, mais jamais au même niveau, ce qui sous-entend qu’il compte élever les critères d’évaluation au fil du temps. À plusieurs reprises, le Dr Barresi a employé le mot « combattants » pour exprimer ce qu’il attend de ses joueurs, précisant qu’il ne se contentera de rien de moins. Il a par ailleurs promis de faire des efforts afin d’améliorer son français, et ce, en vue de dénicher de nouveaux éléments prometteurs du Québec, une province qu’il dit être très riche en bons footballeurs. Luc Gélineau, directeur du Service des sports de l’Université d’Ottawa, a pour sa part précisé que le Dr Barresi a été choisi parce qu’il correspond aux valeurs de l’U d’O, et qu’il connaît très bien le milieu universitaire, tout en étant reconnu pour ses talents de technicien par ses compères de la LCF, en particulier en ce qui concerne la détection des talents. Le nouveau chef du programme de football aura la tâche d’effacer le souvenir de la fiche de 0 5, qui avait mené à la séparation avec Gary Etcheverry dès l’entame.
Le nouvel entraîneur de l’équipe de football de Gee-Gees, Jamie Barresi (à gauche), lors de sa nomination officielle avec Luc Gélineau (à droite), directeur du Service des sports de l’U d’O. - photo courtoisie

Parcours en tant qu’entraîneur
2012 - Eskimos d’Edmonton (LCF) – Coordonnateur du jeu au sol 2010-2011 - Blue Bombers de Winnipeg (LCF) – Coordonnateur offensif 2009 - Roughriders de la Saskatchewan (LCF) – Entraîneur des quart-arrières 2008 - Roughriders de la Saskatchewan (LCF) – Entraîneur des demi-offensifs 2007 - Lions de la Colombie-Britannique (LCF) – Entraîneur des ailiers éloignés 2006 - Lions de la Colombie-Britannique (LCF) - Entraîneur des demi-offensifs 2004-2005 - T iger-Cats de Hamilton (LCF) - Coordonnateur offensif 2001-2003 - University of Central Florida (NCAA) - Entraîneur des quart-arrières 1993-2000 - Wake Forest (NCAA) – Entraîneur des receveurs et des quart-arrières 1988-1992 - Penn State (NCAA) - Entraîneur des receveurs 1986-1987 – University of Florida (NCAA) - Entraîneur des receveurs 1984-1985 - Penn State (NCAA) – Adjoint diplômé 1981-1983 – Université d’Ottawa (SIC) – Entraîneur adjoint

Duel au sommet
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Gee-Gees De l’université D’ottawa c. ravens De carleton

le mercredi 23 janvier Place Banque scotia
Femmes : 18 h Hommes : 20 h
Billets pour les étudiants de l’université d’ottawa seulement 15 $ transport inclus.

www.geegees.ca
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SPORTS
VollEyBAll

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21 janvier 2013

Le Gris et Grenat domine McMaster
ghassen Athmni,
Chef de pupitre (intérim)

Après trois victoires en autant de matchs, les volleyeuses de l’Université d’Ottawa (U d’O) étaient opposées aux Marauders de McMaster ce samedi, une équipe candidate aux séries. Les Ottaviennes ont su s’en sortir victorieuses sans lâcher de manches.
Démarrage en force Avec le retour de la passeuse Christina Grail, c’est la formation type des Gee-Gees qui a commencé la rencontre. Le rendement offensif s’en est tout de suite ressenti, notamment sur des actions conclues par Kelsie English et Karina Krueger Schwanke, les locales ont rapidement pris le large 16 à 6 ce qui a forcé les Marauders à multiplier les temps morts dans l’espoir de se ressaisir. Malgré une timide réaction de ces dernières, qui s’est résumé à une séquence où elles ont réussi à aligner 3 points d’affilés, les joueuses de Lionel Woods ont haussé le ton pour écraser la manche 25 à 11. Les volleyeuses de McMaster semblaient sonnées par la domination du Double-G.

Lors du deuxième set, les joueuses de l’U d’O ont maintenu un rythme très élevé et ont été particulièrement prolifiques en attaque. Les visiteuses ont de leur côté haussé leur niveau de jeu sans pour autant inquiéter les Gee-Gees. Les latérales Krueger-Schwanke et Kelsie English se sont de nouveaux montrés très efficaces permettant à leur équipe de mener 16 à 9 au temps mort technique. Un avantage qui s’avérera décisif, la manche se concluant sur une séquence de 9 partout, les GeeGees l’ont emportée 25 à 18. Une troisième manche à l’arrachée Les volleyeuses ottaviennes ont souvent connu des déboires lors des troisièmes sets cette saison, la semaine dernière elles l’avaient même concédé. La rencontre avec McMaster n’a pas dérogé à la règle donnant lieu à une troisième manche particulièrement intense et spectaculaire. Menées 2 à 0 les Hamiltoniennes se sont lancées dans la bataille avec toutes leurs forces et se sont montrées particulièrement héroïques en défense, sauvant un très grand nombre de points difficiles à négocier, et en marquant plusieurs avec des angles improbables. La rébellion des Marauders a quelque peu surpris les Gee-Gees « Nous avons pris les choses à la légère » nous a avoué Myriam English. Les filles de l’U d’O n’ont pas été assez incisives en attaque laissant passer plus d’une occasion. Lionel Woods a lui considéré que la troisième manche a tout simplement souffert de la comparaison avec les deux premières. « Je pense que nous avons fait

Kelsie English. - photo Jérôme Simon

deux premiers sets extraordinaires et que McMaster n’avait plus rien à perdre dans la troisième alors elles ont tout donné » a-til expliqué. Au début du set les Gee-Gees ont mené mais n’ont pas pu prendre plus de quatre points d’avance et, au fil du temps, les Marauders ont remonté leur retard et mené 18 à 17. Dés lors aucune des deux équipes n’a pu se détacher, un mano a mano qui s’est poursuivi pendant de longues minutes avec des points très disputés et très spectaculaires, de quoi ravir l’assistance. Pendant un moment les visiteuses ont semblé proches de la victoire dans cette manche, mais la centre Kathryn

Weihrer a aligné attaques, services gagnants et aces pour remettre les Gee-Gees sur orbite 27 à 26, les joueuses de McMaster ont alors réagi pour reprendre le dessus 29 à 28, le moment que Karina Schwanke a choisi pour conclure trois mises en jeu de suite et offrir la victoire au Double G par 31 à 29. L’équipe de volleyball confirme ainsi son statut de candidat sérieux pour les finales provinciales et nationales. Le Gris et Grenat accueillera Queen’s et CMR samedi et dimanche prochain au pavillon Montpetit.

hockEy mAsculin

Les Gee-Gees laissent filer McGill
ghassen Athmni,
Chef de pupitre (intérim)

Ottawa contre McGill, ou le cinquième rang face au quatrième rang. Un seul petit point séparait les deux équipes avant la rencontre, ce qui en faisait un des moments importants dans la course aux séries cette saison. Les hommes de Réal Paiement, bien qu’ayant mené la danse pendant la plus grande partie du match, ont dû s’incliner en troisième période et voient la quatrième place s’éloigner encore plus.

Cette première période a connu une relative domination des locaux, cependant les hockeyeurs de l’U d’O n’ont pas su concrétiser les chances qu’ils ont obtenues. De leur côté, les Redmen ont procédé par contre-attaques et ont été très dangereux durant les dernières minutes, mais Lacerte s’est fermement interposé. La deuxième période a connu un début identique avec des Gee-Gees prenant très vite les devant par le biais de Mathieu Ouellette. Les joueurs de Paiement ont eu plusieurs occasions de creuser l’écart mais ont fini par se faire rattraper à la mi-période sur une action menée par Biniek et conclue par Mathieu Pompei. Aux Montréalais alors de prendre l’ascendant et ce jusqu’à la pause. Pour la troisième fois de la soirée, les GeeGees ont allumé la lumière rouge dès le retour des vestiaires, cueillant à froid les Redmen grâce à une réalisation du capitaine Luc-Olivier Blain bien servi par Darren Miller. Mais encore une fois, les joueurs de McGill ont répondu presque instantanément en contre-attaque, Braun échappant à la défense ottavienne et transperçant Lacerte d’un puissant tir. Par la suite le Gris et Grenat a eu à défendre lors de six infériorités numériques, chose qu’il a plutôt bien réussi avant de s’écrouler dans les huit dernières minutes. C’est Pompei qui a porté le premier coup au Double G, inscrivant par la même occasion son deuxième but de la rencontre. Les Gee-Gees, devaient réagir pour espérer remporter le match et remonter au classement, un moment que
Jean-Bernard Voyer (15), des Gee-Gees, pourchassant la rondelle sur cette séquence. - photo Jérôme Simon

Une entame équilibrée Les Ottaviens ont tout de suite mis le feu aux poudres, puisque dès la première minute, Stephen Blunden a compté une première réalisation qui donnait l’avantage aux siens. Mais c’était sans compter sur la réaction des Redmen, il n’a fallu qu’une minute à l’Américain Ryan Mckiernan pour répliquer et surprendre François Lacerte.

Craig Moore a choisi pour entamer une bagarre avec le défenseur montréalais Delisle-Houde, les deux finissant par être expulsés. Quelques instants après la remise en jeu, Rose a adressé un tir surpuissant à la cage de Lacerte et avant que ce dernier ne trouve le temps d’intervenir, Laporte détourne la rondelle entre ses jambes pour compter un cinquième but synonyme d’avantage définitif pour les visiteurs. Interrogé sur les raisons de cette défaite Réal Paiement n’a pas ménagé ses joueurs. « Bien entendu si on leur offre la rondelle, ils ne peuvent pas ne pas marquer, depuis la reprise nous ne sommes plus la même équi-

pe, nous avons eu d’énormes problèmes d’exécutions devant, c’est ce qui nous a coûté la victoire » a-t-il commenté. Au sujet des problèmes de concrétisation en attaque nous avons posé la question à l’avant Alexandre Touchette « Nous avons été stressés avec la rondelle, nous avons manqué de patience, et puis c’est sûr que les infériorités n’aident pas. » Les Gee-Gees devront se ressaisir la semaine prochaine face à Ryerson, une équipe qu’ils ont écrasé 9 à 4 la semaine dernière.

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21 janvier 2013

lE BloguE dEs sPoRtifs dE sAlon

Lorsqu’il n’y a pas de neige ou de patinoire en hiver
l’Association des sportifs de salon de la Rotonde
Après avoir subi un lockout de six ans, débuté le 9 avril 2007, l’Association des sportifs de salon fait finalement un retour dans la section sports! Nous sommes chanceux d’avoir les meilleurs fans au monde, eux qui ont fait preuve d’une patience exemplaire! La semaine dernière, une partie de la population de la région d’Ottawa a été ennuyée par la belle température chaude, ce qui l’a mise à l’écart des patinoires et des pentes à toboggans. La neige, transformée en slush, a provoqué des conséquences négatives sur les activités hivernales habituelles. Non seulement les enfants n’ont pu construire des bonhommes de neige, mais les patinoires ont été tellement laides que les palettes de bâtons de hockey ont servi à se cacher les yeux. En plus, on a voulu glisser sur les pentes de la Côte-de-Sable, mais il n’y a eu que de la boue, du pavé et de l’herbe morte. Voici quelques sports d’hiver à éviter lors d’une vague de chaleur, mais à ne pas manquer en tant que spectateur. Le combat casque-gant (pour enfants) Une vingtaine de parents qui ont payé trop cher pour l’équipement de hockey de leurs enfants ont trouvé une bonne façon de le réutiliser tout en motivant leurs jeunes à rester actifs durant la vague de chaleur. « Le combat casque-gant s’exerce entre deux enfants qui se tapent dessus jusqu’à ce que l’un des deux pleure, tombe ou se blesse », explique le père de Martin Cadote, grand gagnant du dernier combat. On place les combattants (âgés de 8 à 12 ans) dans des catégories différentes selon leur poids et puis on les équipe d’un casque et de gants. La drague en gondole Le canal Rideau est l’endroit parfait pour flâner pendant la vague de chaleur. Voici une activité qui intéressera tous les matous célibataires qui ne pognent pas. Il s’agit d’aller observer les douches (nom donné au joueur de la drague en gondole) naviguant sur leur bateau vénitien. Les douches ont trois périodes de 20 minutes pour essayer de conquérir le cœur des douchesses qui marchent le long du canal (et qui essaient de se sauver). C’est le moment parfait de prendre des notes et d’observer le comportement du douche qui « score ». Les boîtes à savon « remix » Imaginez une meute de sofas roulants sur les pentes de la Côte-de-Sable, où l’objectif est d’être le premier arrivé en bas de la pente. Les participants se patentent un bolide ayant comme seule et unique fonction de rouler. Le matériel nécessaire est constitué d’un objet sur lequel on peut s’asseoir, par exemple un vieux divan, des roues de « skate », ainsi qu’une bonne base en ingénierie. Voilà l’occasion d’éveiller vos sens. « Quand je descend sur mon sofa, le sentiment est orgasmique », explique l’un des junkies de ce sport. Avec animaux domestiques Un groupe d’étudiants a pris part à une course devant Tabaret, dimanche dernier, qui demandait à chaque participant d’être traîné par son animal domestique. Les sportifs de salon ont appris que seuls les chiens, chats, poneys et poissons rouges pouvaient être inscrits. Sans surprise, la compétitrice numéro sept a gagné, celle qui pesait pas moins de 68 livres, et avait profité de son Grand Danois pour l’occasion. Le prix: cinq dollars au PetSmart. Certains ont tenté l’expérience avec des chats, mais nous trouvons que c’était une stratégie moins efficace. Pour les personnes âgées L’AVEÊAH (Association des vieillards qui essayent d’être actifs en hiver) a tenu sa première (et probablement unique) course à raquette sur goudron de l’année, lundi dernier, sur la rue Rideau. La piste a commencé devant le McDonald’s et avait une distance totale de 0,03 km. L’événement a duré 15 minutes, un record qui a été souligné par l’AVEÊAH avec fierté. Cinq courageux/courageuses ont participé. La totalité des partisans présents étaient d’âge d’or, mais la majorité semblait avoir gagé sur le combat casque-gant, qui se déroulait en même temps, alors qu’on les voyait suivre le combat sur leurs tablettes électroniques.

* Éto ilEs dE l A sEmAin E *

myriam English,

volleyball féminin 20 réceptions et 7 points Elle s’est illustrée avec l’équipe de volleyball cette semaine contre McMaster. Avec 20 manchettes défensives elle a permis à son équipe de remporter plusieurs de ses mises en jeu. En prime de son jeu en défense, elle a surgi à maintes reprises au filet pour inscrire 7 points.

Alexandre touchette,

Warren Ward,

hockey masculin 3 points L’attaquant de deuxième année a réussi ce dimanche le deuxième tour du chapeau de sa carrière ottavienne. Avec un but par période, il a permis à l’équipe de hockey masculin de rompre avec les problèmes d’exécution offensive et d’aller récolter une victoire importante à Ryerson.

basketball masculin 20 réceptions et 7 points Celui qui n’a plus besoin de présentation a encore été l’élément clé lors de la victoire de l’équipe de basketball masculin face aux Gaels de Queen’s. Ward a été aussi efficace en défense qu’en attaque; il a réussi à annihiler les offensives adverses tout en étant le meilleur marqueur de son équipe.

cl A ssE mE nts
Volleyball féminin
Équipes Ottawa York Queen’s Ryerson Western Toronto Lakehead McMaster Brock Guelph Windsor CMR Waterloo PJ 14 12 12 13 13 13 14 13 15 13 12 12 14 V 13 11 10 9 8 6 6 6 5 4 3 2 2 D 1 1 2 4 5 7 8 7 10 9 9 10 12 PP 41 34 32 30 27 25 24 24 23 17 16 12 16 PC 10 8 16 20 23 25 28 26 37 31 28 31 38 PTS 26 22 20 18 16 12 12 12 10 8 6 4 4

m Atc h s d E l A s Em Ai n E mercredi 23 janvier
Basketball féminin contre Carleton à la place Banque Scotia à 18 h Basketball masculin contre Carleton à la place Banque Scotia à 20 h

Vendredi 25 janvier
Basketball féminin contre Laurentienne au pavillon Montpetit à 18 h Athlétisme et Cross country à McGill à 19 h Hockey féminin contre McGill au complexe sportif Minto à 19 h Basketball masculin contre Laurentienne au pavillon Montpetit à 20 h

Hockey masculin
Équipes Carleton UQTR McGill Toronto Ottawa Nipissing Queen’s Ryerson Concordia CMR PJ 23 21 21 22 21 22 21 21 22 22 V 16 15 14 12 10 11 8 8 5 2 D 5 5 6 6 7 9 9 13 14 18 DP 2 1 1 4 4 2 4 0 3 2 BP 85 79 73 86 80 80 52 71 56 39 BC 58 57 61 63 75 72 63 92 91 101 PTS 34 31 29 28 24 24 20 16 13 6

samedi 26 janvier
Athlétisme et Cross country à McGill à 10 h Volleyball féminin contre CMR au pavillon Montpetit à 14 h Hockey masculin contre UQTR à UQTR à 14 h Basketball féminin contre York au pavillon Montpetit à 18 h Basketball masculin contre York au pavillon Montpetit à 20 h

dimanche 27 janvier
Hockey féminin contre Concordia au complexe sportif Minto à 14 h Hockey masculin contre Concordia au complexe sportif Minto à 18 h Volleyball féminin contre Queen’s au pavillon Montpetit à 18 h La plupart des matchs de basketball, de volleyball et de hockey sont disponibles sur www.ssncanada.ca

Hockey féminin
Équipes McGill Montréal Carleton Ottawa Concordia PJ 13 14 13 14 14 V 13 11 5 3 2 D 0 3 7 8 11 DP 0 0 1 3 1 BP 71 73 31 38 30 BC 18 40 51 62 73 PTS 26 22 11 9 5

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Passe moé ‘a puck pis j’en compterai pas de buts
Édition du lundi 21 janvier 2013 VOLUME LXXXI NO15
Le camp d’entraînement du Canayen de Mourial a recommencé cette semaine. Fait à retenir : l’inclusion dans l’équipe d’un membre des Coccinelles de St-Adèle, division pee-wee BB. Une chance lui a été donnée car il représente un espoir des Habs. Lors du premier entraînement, le pee-wee a réussi à subtiliser plus d’une fois la rondelle à Scott Gomette, qui a décidé de jeter les gants, full fru. Mal lui en fut, puisque le MVP des Coccinelles l’a facilement envoyé au tapis. Craignant de ne plus pouvoir se débarrasser de « Scotty Gomy » s’il se blessait, l’organisation de la Sainte-Flannelette a donné instruction à ce dernier de ne pas venir empirer l’équipe pour la partie de saison ayant survécu au « lock-out ». Les Fauteux de Troubles, en vrais partisans, se foutent pas mal que Gomette ne sera pas en mesure de coller ses patins sur les patinoires des arénas de l’Amérique du Nord. En ce qui nous concerne, le seul hic que nous y voyons est le fait que le pauvre sera payé 7,3 millions de dollars pour aller nourrir les phoques en Alaska. Bien que nous ne sommes aucunement jaloux de son salaire, malgré le fait que nous ne refuserions pas un tel montant d’argent, nous croyons tout de même que cet argent pourrait servir à une meilleure cause. À l’aide de cet argent, on pourrait demander à Gomy de payer les frais de scolarité des étudiants québécois qui désirent ne pas travailler lors de leurs études. Ainsi, les étudiants seraient plus disciplinés, plus organisés et plus conscientisés quant à la valeur de l’argent. Parce que même si un bout de tissus rouge ce n’est pas cher, ça ne couvre pas grand chose en hiver. On pourrait aussi demander à Scotty de mettre en place une commission d’enquête, similaire à la commission Charbonneau, qui aurait comme objectif d’évaluer si l’exploitation des ressources pétrolières de l’île d’Anticostie aurait des effets néfastes sur l’environnement. Parce qu’au Québec, on aime ça enquêter sur des trucs qu’on sait déjà. Comme ça, la réponse est beaucoup plus facile à trouver. Les Fauteux de Troubles croient aussi que Scotty pourrait se servir de cet argent afin de réduire les conséquences pécuniaires sur l’État du mouvement Idle no more, concernant les peuples

autochtones. Malheureusement, nous avons constaté que le slogan allait à l’encontre de la philosophie de Gomette, cette dernière se rapprochant plus du Idle and giggle (l’inertie et la rigolade), surtout sur la patinoire. Parce que t’as bien beau chialer, si personne n’est là pour t’écouter, ça ne va rien changer. Malgré tout, semblerait-il qu’il préférerait économiser son argent en vue du verdict qui devrait être rendu prochainement (depuis le temps qu’on l’attend) par les juges de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Eric c. Lola. Ayant planifié de quitter sa petite amie s’il était échangé, il ne voudrait pas être pris au dépourvu si ledit jugement l’obligeait à verser une compensation à sa future ex-conjointe de faits. Parce que, quand on fait beaucoup d’argent, ça coûte beaucoup d’argent. Égoïste.

109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TÉL. : 613 421 4686

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-les fauteux de troubles

oVilA cAstonguAy

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Directrice générale Alexandra Scott-Larouche direction@larotonde.ca Publicité Cathy Le Réseau Sélect cathy.le@tc.tc Prochaine parution Lundi 28 janvier 2013 La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 500 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.
Vendredi soir dernier, les partisans présents au match de basketball masculin opposant les Gee-Gees aux Gaels de Queen’s ont eu droit à un spectacle de mi-temps endiablé. - photo Bob Boisvert

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l’Antenne d’ivoire,
l’émission de radio de La Rotonde, sur les ondes de CHUO 89,1 FM.
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