LES BREVETS : NOUVELLES ARMES

DE LA GUERRE ECONOMIQUE
La puissance chinoise
L’analyse de la problématique des brevets pour la Chine dans sa stratégie de puissance via une analyse sectorielle et territoriale du marché intérieur des dépôts de brevets sur la période 2000-2006, suivie d’un examen des deux échiquiers politique et juridique a permis de dégager l’orientation stratégique de la Chine en R&D.

Etude de la stratégie de puissance chinoise sur l'échiquier technologique Travail de recherche réalisé dans le cadre de la préparation du Master en Stratégie d’Intelligence Economique 19/12/2008 Auteurs : Alexis DEJARDIN, Alain FENART, Isabelle KYBERD Quentin LARROQUETTE, C. Scherazade ZIANI-CHERIF Sous la direction de : Christian HARBULOT - Directeur de l'Ecole de Guerre Economique
Avertissement et Copyright Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du(des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs. Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.
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Remerciements

Maître Philippe Girard-Foley, Philip L. Brooks, Peer De Jong

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Mots-clés

Chine, puissance, politique, stratégie, technologie, brevet, propriété intellectuelle, innovation, R&D

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Executive summary

Dans le monde actuel, l’innovation matérialisée par le dépôt de brevets est une arme d’indépendance scientifique et de valorisation technologique pour les entreprises et les Etats. L’analyse de la problématique des brevets pour la Chine dans sa stratégie de puissance via une analyse sectorielle et territoriale du marché intérieur des dépôts de brevets sur la période 2000-2006, suivie d’un examen des deux échiquiers politique et juridique a permis de dégager l’orientation stratégique de la Chine en R&D. Bien que les informations disponibles soient partielles et ne puissent être recoupées, le dossier démontre, qu’à l’heure actuelle, la forte croissance du nombre de dépôt de brevets en Chine est relativisée par la créativité inégale selon les secteurs. La Chine déploie une stratégie à long terme pour sécuriser son indépendance technologique afin de pouvoir, ensuite, valoriser la connaissance et déployer son influence vers l’étranger.

Nowadays innovation, materialized through patents filing, is a weapon of scientific independence and technological valorization for societies and States. The analysis of China’s patents issue in the context of its power policy through a sectorial and geographical overview of the Chinese patent filing over the 2000-2006 period is followed by an approach of both political and juridical chessboards. This allows to determine China’s R&D strategical orientation. Although available information is partial and not confirmed by external sources, this study demonstrates that, currently, the important growth of China’s patents filings should take into consideration an inequal creativity depending from the business sectors. China implements a long term strategy to insure its technological independence and be able afterwards to monetize its knowledge and then expand its influence abroad.

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Executive summary ................................ ................................................................................................ ............................................................... 4 Introduction ................................ ................................................................................................................................ ............................................ 6 Analyse statistique ................................ ................................................................................................................................ 8 ................................ Croissance et marché intérieur ................................................................................................ ............................................ 9 Analyse sectorielle ................................ ................................................................................................ ............................................................. 13 Analyse territoriale ................................ ................................................................................................ ............................................................. 17 Echiquier politique ................................ .............................................................................................................................. 19 .............................. Façade « d’ouverture » et transparence ? ................................................................ ......................................................... 21 Innovation : une ambition offensive ................................................................................................ 23 ................................... Limites et résultats contrastés en R&D .............................................................................................. 30 .............................. Implication du secteur privé ................................ ................................................................................................ ............................................... 32 Echiquier juridique ................................ .............................................................................................................................. 35 .............................. Approche législative ................................ ................................................................................................ ........................................................... 36 Protection, principes et application ................................................................................................ 39 .................................... Echiquier stratégique ................................ ................................................................................................ .......................................................... 41 Eveil et prospective ................................ ................................................................................................ ............................................................ 43 Stratégie de puissance ................................ ................................................................................................ ...................................................... 46 Conclusion ................................ ................................................................................................................................ ........................................... 47 Sources................................................................ ................................................................................................ ................................................. 47

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Introduction

1ère

Partie
6

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Dans un monde globalisé de plus en plus concurrentiel, l’innovation est aujourd’hui un facteur essentiel à la survie des entreprises et des Etats. Dans ce contexte, la propriété intellectuelle constitue une arme d’indépendance technologique et de valorisation économique. La politique « d’ouverture » appliquée par Deng Xiaoping à dater de 1978 mit fin à une longue période de repli maoïste. La Chine apparaît en 2008, année commémorative de cet évènement, comme une puissance émergente, dépendante des brevets technologiques étrangers. Une dépendance problématique dont la Chine cherche à se séparer à travers la mise en œuvre d’une stratégie de puissance cohérente. Cette volonté d’ascension, contrastée de par les résultats, devrait cependant aboutir à terme à un positionnement majeur sur l’échiquier technologique. Cette étude présentera dans un premier temps une analyse tendancielle des dépôts de brevets enregistrés sur le marché national. L’analyse politique consécutive enrichira ces tendances par un état des lieux exhaustif des aspirations chinoises en recherche et développement. Par la suite, les dispositions juridiques en vigueur abordée, permettront un cadrage de l’échiquier législatif. En troisième partie il sera question d’aborder la stratégie de puissance recherchée par l’Empire du Milieu.

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Analyse statistique

2ème

Partie
8

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Alors qu’entre 1996 et 2006, les demandes de dépôts de brevets ont doublé dans le monde, elles ont quintuplé en Chine. Cette croissance se concentre sur des secteurs d’activité et des zones géographiques restreintes et reflète les disparités nationales en matière de R&D et de propriété intellectuelle. Les sources utilisées pour l’analyse reposent sur les chiffres transmis par les autorités chinoises et les autres acteurs nationaux. Eu égard à la difficulté d’extraire des informations sur le tissu économique chinois et de les recouper avec des sources externes, la politique de R&D ne transparaît que partiellement à travers l’étude des statistiques du SIPO (State Intellectual Property Office of the People’s Republic of China) et de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Cependant des tendances et des axes d’efforts peuvent être dégagés. Il convient d'interpréter et d’utiliser les données statistiques provenant de l’OMPI et du SIPO de la Chine avec circonspection. Toute étude dans ce domaine ne peut dès lors que constituer une tentative d’interprétation. Cette partie s’attachera à analyser l’évolution des demandes de dépôts de brevets sur la période 2000-2006, en distinguant l’activité des groupes étrangers en Chine, les enjeux sectoriels en matière de brevet et le déploiement territorial de la politique de R&D en Chine.

Croissance et marché intérieur
La carte qui suit a été réalisée sur la base des données du SIPO, en comptabilisant les demandes selon le standard international PCT (Patent Cooperation Treaty), régi par l’OMPI. Ce tableau illustre en 2006 les flux de brevets étendus par d’autres pays en Chine (extension territoriales de la valeur du brevet). Les Brevets étrangers déposés en Chine en 2006

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

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Trois grands pôles d’émissions de brevets à destination de la Chine se détachent : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon et la Corée du sud. Ce dernier pays émet plus de brevets vers la Chine que l’Allemagne et le Royaume Unis réunis. Avec le Japon, cette région proche de la Chine concentre presque la moitié de la totalité des brevets mondiaux émis vers la Chine. Evolution du nombre de brevets émis en Chine entre 2000 et 2006
250 000

200 000

150 000 Total 100 000 Total sans Chine China 50 000

0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

Selon les chiffres de l’OMPI, la Chine a dépassé en nombre de brevets déposés sur son territoire les autres pays du monde dès 2004. Ce chiffre est toutefois à nuancer eu égard aux particularités chinoises en termes de comptabilité des brevets qui fait, par exemple, que les brevets des joint-ventures sont souvent comptabilisés deux fois : pour les résidents et pour les non-résidents ce qui fausse l’analyse sur la maîtrise réelle de la Chine quand à la production de connaissance sur son territoire. Evolution de la contribution en nombre de brevets en Chine des 4 principaux acteurs

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

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Ce radar confirme les points évoqués ci dessus. La Corée parait, à elle seule, en mesure de ci-dessus. doubler la totalité des états Européens. Entre 2000 et 2006, les européens ont multiplié leurs dépôts par deux quand la Corée les a multipliés par six. Une prédominance du Japon est confirmée par le passage de 7503 dépôts à 20536 sur la même période. Ceci démontre le dynamisme des proches voisins de la Chine qui pourrait avoir un effet moteur sur la production de connaissance chinoise et influer prochainement la comptabilité d’émission de brevets chinois. Apport des principaux pays en nombre de brevet en Chine en 2006
128 948 Japon (15,58%) Corée (4,36%) USA (9,76%) Europe (sans France ni Allemagne) (4,07%) Allemagne (3,56%) 2 954 7 502 8 573 France (1,40%) 32 801 Reste du monde (61,25%) 20 536 9 187

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

Demand de dépôts de brevets résidents/non-résidents emandes résidents

79 842 64 598 26 560 33 412 40 426 48 548

88 183

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

On notera que le nombre de brevets accordés par la Chine est en constante augmentation depuis 1985. Il suit la courbe des demandes de brevets qui lui sont adressé adressées. Répartition résidents/non non-résidents en nombre de brevets déposés et délivrés en Chine en 2005
Nb de Brevets Total déposé Résident Non résident Total délivré Résident Non résident 173 327 93 485 79 842 53 305 20 705 32 600 Evolution 2004 2004-2005 + 33,2% + 42,1% + 24,1% + 8,0% +13,5% +4,8%

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO
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La part des brevets délivrés par la Chine à des étrangers est plus importante, dans un rapport de force d’environ deux contre un pour les résidents chinois.

Demandes émanant des non résidents en Chine En 2004, la Chine était au troisième rang, derrière les Etats-Unis et l’ensemble des pays Unis membres de l’Union européenne, des offices de brevets recevant le plus grand nombre de res offices demandes de brevets de la part de déposants étrangers. Le rapport annuel 2006 du SIPO permet d’observer que la Chine a reçu des dem demandes de dépôts de brevets de 94 pays. De plus selon l’I l’Institut de Recherche en Propriété echerche Intellectuelle (IRPI), la répartition des dépôts de brevets sur la base du top 10 des demandes , provenant des non résidents en Chine s’articule comme suit :

Part des dépôts d’origine étrangère
4% 2% 2% Japon Etats-Unis 46% 11% Corée du sud Allemagne Pays Bas France Italie 22% Royaume Unis

4% 9%

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’IRPI

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Analyse sectorielle
Focus sur l’ingénierie électrique

Répartition des demandes de brevets par secteur en 2007
429 - 6% 654 - 9%

Ingénierie Electrique
851 -12%

Instrumentation Chimie

579 - 8%

4 679 - 65%

Ingénierie Méchanique Autre champs

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

En 2007, l’ingénierie électrique représentait 65% des brevets déposés aux bureaux chinois. Le graphique suivant illustre que les dépôts de brevet dans le secteur de l’ingénierie électrique sont supérieurs à la somme de ceux déposés dans les autres structures sur la période qui s’étend de 2000 à 2007. La prédominance de ce secteur va en s’accentuant ces dernières années.

Comparaison d’évolution des différents secteurs en dépôts de Brevets
5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Ingénierie Electrique Chimie Autre champs

Instrumentation Ingénirie Méchanique

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

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Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs. Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

Structure de l’ingénierie électrique en dépôts de Brevets de 2000 à 2007
Process de communication Methodes d'IT pour le management 1 500 1 000 500 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Semiconducteurs Technologie audio audio-visuel Machinerie electrique, appareillage, energie Technologie liée aux ordinateur Telecommunications Digital communication

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Au sein du secteur de l’ingénierie électrique chinois, l les télécommunication et la télécommunications communication digitale dominent. De plus ces deux secteurs représentent respectivement 12,3% et 14,2% du total des brevets déposés en Chine soit plus d’un quart des brevets à eux seuls. En 2000, ils ne représentaient que 0.59% des brevets avec 14 brevets déposés contre 1904 sept ans plus tard. Il est important de remarquer dans le graphe ci dessus la montée significative du secteur ci-dessus des technologies liée aux ordinateurs qui a été m plié par 14 en sept ans. Il représentai multiplié représentait, en 2007, 4 % du nombre total des demandes de brevets en Chine contre 0.88 % en 2000. La part des machineries électriques, appareillage et énergie a été multipliée par 12 (représentant en 2007 3, % du nombre total de brevet contre 0,84 % en 2000). 3,3 84

Focus sur l’instrumentation Structure de l’instrumentation en dépôts de Brevets de 2000 à 2007

1 000 500 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Biologie Optique Mesure

2006

2007 Technologie médicale

Contrôle

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Alors qu’il y avait respectivement 934 et 662 dépôts de brevets en Contrôle et en Technologies Médicales en 2001 en Chine, une chute marquée (notamment des brevets déposés en Contrôle) s’est produite en 6 ans. On observe toutefois une augmentation rôle)
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générale des dépôts de brevet depuis 2003 avec + 267% (passée de 217 à 579 en 2007), % mais ce chiffre reste faible. ais

Focus sur l’ingénierie mécanique Structure de l’ingénierie mécanique en dépôts de Brevets de 2000 à 2007

200 100 0 2000 2001 2002 2003

2004

2005

2006

2007

Ingénierie civile

Autres bien de consomation

Equipement, jeux vidéo

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Dans le domaine de l’ingénierie mécanique, la croissance correspond à une évolution sur des volumes faibles.

Focus sur la Chimie Structure de la chimie en nombre de dépôts de Brevets entre 2000 et 2007
Micro structure et nano nano-technologie Chimie alimentaire Chimie organique 200 150 100 Basic materials chemistry 50 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Revètement de surface Ingénierie chimique Chimie macromolléculaire, polymers Biotechnologie Pharmaceutique Matériaux, méralurgie Technologie environementale

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Dans le secteur de la chimie, des tendances croissantes sont observées sur quatre secteurs : en biologie et chimie organique depuis 2003 (ce sont les secteurs les plus importants sur des volumes relativement important) et en ingénierie chimique et revêtement de surface depuis 2005. Le secteur chimie, un secteur quasi inexistant il ya six ans, semble se dynamiser fortement depuis deux ans.
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Axes d’effort réalisé dans les dix sections principales du classement OMPI entre 2004 et 2007

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

Ce dernier radar permet de conclure sur l’analyse sectorielle : l’accent mis sur le secteur des télécommunications et de la communication digitale se confirme avec un effort supplémentaire en 2007.

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Analyse territoriale
Une très forte inégalité territoriale Cartographie de l’origine des brevets chinois accordés en 2006

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

L’essentiel des dépôts de brevets chinois provient des régions côtières, particulièrement de la région de Guangdong et du Zhejiang, avec respectivement 43 516 et 30 968 brevets accordés en 2006. Les seules régions côtières au sud de Pékin (Beijing), représentaient déjà 69% du total en 2003. Une forte activité dans le centre sud de la Chine est observable au Sichuan dont 7 138 demandes de brevets ont été acceptées, un chiffre en hausse de 77% depuis 2003. Les régions du Nord – Nord-Ouest chinois témoigne d’un vide dans la recherche avec une sorte de frontière en diagonale qui s’étendrait de la Mongolie inférieure au Tibet.

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Part des régions côtières dans les brevets accordés en 2003
3,59% 19,54%
reste chine : 47 590 accordés brevets soit 31%

Fujian Guangdong Hebei 2,39% Jiangsu Shandong Shanghai 6,58% Taiwan Tianjin 6,06% Zhejiang

9,63% 1,67% 7,57% 11,14%

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Part des régions côtières dans les brevets accordés en 2006

2,86% 19,44% reste chine : 69580 brevets accordés-soit 31%

Fujian Guangdong Hebei 1,85% Jiangsu Shandong Shanghai 8,64% Taiwan Tianjin Zhejiang

13,83% 7,42%

7,12%

1,86%

5,90%

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues du SIPO

Les graphiques ci-dessus confirment la forte croissance concentrée dans les régions côtières avec une part forte de la région de Zhejiang. Avec 31 000 brevets accordés en 2006, la région a plus que doublé ces résultats en 3 ans. Dans la région de Guangdong, traditionnel leader, se trouvent deux villes principales émettrices de brevets chinois qui sont Shenzhen en particulier et Guangzhou. Les deux suivantes en volume de brevets accordés par an, Ningbo et Hangzhou, font jeu égal avec Guangzhou et se trouvent toutes deux au Zhejiang. Elles enregistrent les plus fort taux de progression : avec un volume de brevets multiplié par 5 depuis 2003 pour Ningbo et par 4,3 e pour Hangzhou, la 3 plus grosse progression ; le facteur de progression de Shenzhen n’est que de 2,3 sur la même période.

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Echiquier politique

3ème

Partie
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Le rôle du gouvernement chinois dans la Recherche et Développement (R&D) : une politique d’innovation offensive et la transition vers une société de l’information. L’universitaire britannique Needham a mis en exergue l’avancée technologique de la Chine sur l’Occident durant le Moyen Age avec notamment l’invention de la poudre, de l’impression et de la boussole. Par la suite, un certain immobilisme est apparu de par le manque de compétition, la promotion du mandarinat confucianiste durant l’Empire Chinois Ming. A compter du XVIe siècle, l’Occident a acquis une supériorité dans l’innovation sur la Chine par le développement des sciences naturelles, de l’esprit cartésien et des Lumières. La compétition technologique a été stimulée par les rivalités militaires et commerciales entre entités politiques européennes. Cela a conduit par la suite à la domination politique e e Occidentale sur la Chine durant le XIX et la première partie du XX siècle. Aspect historique 1978 : Deng Xiaoping organise le passage de la Chine d’une économie planifiée à une économie de marché qui se double de « la politique de la porte ouverte » envers l’occident. 1980 : la Chine rejoint l’OMPI. 1988 : le programme Torch visant à dynamiser les Innovations High Tech est lancé. 1998 : le « projet 985 » vise à créer des universités de classe mondiale. Une réforme de l’Académie des Sciences Chinoises est lancée. 2001 : la Chine adhère à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). 2006 : la quatrième Conférence Nationale sur les Sciences et la Technologie fixe comme objectifs d’augmenter l’effort de RD, d’atteindre 2,5% du PIB en 2020. Le plan pour les sciences et les technologies à moyen et long terme liste onze industries clés : énergie, mines, environnement, technologies de l’information et dix programmes de recherche fondamentale incluant des études sur les protéines et les nanotechnologies.

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Façade « d’ouverture » et transparence ?
Une adoption récente Depuis l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping dans les années 1970, l'ouverture devient un fondement de la stratégie chinoise de modernisation. Dans la continuité de cette stratégie, les négociations pour l’entrée au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce se sont ouvertes dès 1986. Elles auront duré quinze ans. L'adhésion de la Chine à l’OMC fin 2001 a constitué un formidable accélérateur de ses échanges commerciaux mondiaux. De 1995 à 2001, ceux-ci se sont accrus de 281 à 550 milliards de dollars. En 2006, ils s'établissent à 1 700 milliards. La Chine, en souscrivant à l’OMC le 11 décembre 2001, a modifié sa législation en matière de propriété intellectuelle afin d'être en conformité avec les accords Adpic (Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). La volonté politique d’ouverture s’est traduite par la signature des conventions internationales et le développement de l’ensemble du système juridique de la propriété intellectuelle. La pression internationale en matière de lutte contre la contrefaçon, exercée par les États-Unis et plus discrètement par l’Union Européenne, a également influencé les avancées de la Chine en la matière. Hong-Kong et Macao qui relèvent de la souveraineté chinoise ont cependant maintenu un système juridique et des administrations distinctes de protection intellectuelle. Si les démarches effectuées en vue de son accession à l'OMC traduisent la volonté de renforcer le système légal, tant au niveau de la protection que de la défense des droits des entreprises, l'enjeu reste cependant de mettre la pratique en adéquation avec les textes.

Les organes étatiques chinois en charge de la propriété intellectuelle et des brevets Pour la Chine, le bureau responsable de la propriété industrielle est l’office d'Etat de la propriété intellectuelle de la République populaire de Chine (SIPO), instance subordonné au Conseil d’Etat et membre du Groupe de Travail chinois sur la protection de la propriété intellectuelle. Celui-ci est placé sous la direction du Conseil d’Etat pour la coordination interministérielle. Le Ministère de la Sécurité Publique, l'Administration de l'Etat pour l’Industrie et le Commerce, l’Administration Nationale des droits d'auteur, le Bureau des Marques de l’Administration d’Etat pour l’Industrie et le Commerce, la Cour Populaire Suprême et le Parquet Populaire Suprême tiennent régulièrement des réunions de coordination en vue de l'application de la loi et du respect des règles. Le gouvernement entend, pour des raisons de défense nationale, soumettre à accord préalable du SIPO toute demande de dépôt de brevet chinois à l’étranger. Le SIPO organise des formations sur la propriété intellectuelle (630 personnes en 2006 durant 8 formations), relayées par les bureaux locaux (10 000 participants sur 60 formations pour 2006). Il est à noter que le « China Intellectual Property Training Center » (CIPTC) a mené 50 formations de niveaux différents pour 11 500 participants.

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Pour la région administrative spéciale de Macao, le bureau responsable de la propriété intellectuelle est la Direction des services économiques du Gouvernement de Macao. Pour Hong Kong, le bureau responsable est le Département de la propriété intellectuelle du Gouvernement de Hong Kong.

Difficultés rencontrées dans la mise en œuvre En dépit des avancées législatives et des actions des autorités chinoises (campagnes publicitaires, formations, mise en place de chambres spécialisées au sein des tribunaux, opérations anti-corruption…), les entreprises étrangères connaissent en pratique des difficultés pour faire appliquer leurs droits de propriété intellectuelle. La mise en avant de priorités, les connivences politico-économiques et la part de la contrefaçon (estimée à 8 % du PIB permettant l’emploi de 3 à 5 millions de personnes) contribuent au manque d’enthousiasme de certaines institutions locales dans le renforcement des règles de la propriété intellectuelle. De plus, l’histoire et la culture chinoise ne favorise pas l’appropriation de la notion de propriété intellectuelle comme le souligne l’étude de FRAUNHOFER ISI Discussion Papers Innovation System and Policy Analysis, No. 13/2007 : « La Chine a longtemps été sous l'influence du confucianisme et du socialisme. Or le confucianisme considère que l’apprentissage s’effectue par la copie et que l'imitation est une forme de flatterie. Le socialisme estime que : « en inventant ou en créant, les individus ont été engagés dans des activités sociales qui entraînent la création d’un référentiel de connaissances qui appartient à tous les membres de la société […] Le concept de la connaissance comme une propriété privée intégrée dans les droits de propriété intellectuelle est relativement nouveau pour la Chine. » Le SIPO ne dispose pas d’un pouvoir et d'une autorité qui lui seraient propres, ce qui nuit souvent à l'efficacité de l'exécution des règles. Depuis sa fondation au début des années 1980, le Bureau chinois en charge des brevets a été transféré de la Commission de l’Etat des Sciences et la Technologie à la Commission d’Etat des l'Economie puis au Conseil d'État. En 1998, il a été réorganisé et rebaptisé Bureau de l'État de la propriété intellectuelle (SIPO). En conséquence, la politique de gestion de la propriété intellectuelle s’en est trouvée fragilisée. Le pouvoir politique et l'efficacité administrative des Bureaux de la propriété intellectuelle dépendent de la relation avec les administrations locales. Des priorités qui affectent également la manière dont la propriété intellectuelle est protégée et mise en œuvre dans une région donnée. La Chine reste consciente du fait qu’une protection efficace des brevets contribue à une augmentation des investissements étrangers et essaie de combler son retard en la matière. De plus, la mise en place du droit de propriété intellectuelle coïncide avec la volonté du gouvernement chinois d’avoir une stratégie de puissance basée sur l’innovation, protectrice des champions industriels nationaux.

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Innovation : une ambition offensive
Une prise en compte des marchés et des réalités internationales Pour toute société, la recherche répond à des impératifs de sécurité et d’indépendance, d’affirmation du prestige d’un pays et de construction de sa puissance nationale. La logique de puissance s’exprime à travers des politiques technologiques et industrielles. La hiérarchie des puissances établit le rang d’un pays et ressort de déterminants dont le niveau technologique. Son appropriation et son partage sont des enjeux stratégiques pour les Etats et les agents économiques qui ont tendance à instrumentaliser les technologies nouvelles. La Chine est consciente qu’au début du XXI siècle, la puissance trouve ses fondements dans la puissance technologique et industrielle, s’appuyant sur une politique volontariste décidée par l’Etat, une vision stratégique à long terme qui privilégie des secteurs stratégiques et un effort d’investissement en R&D et dans la qualification des hommes y travaillant. La puissance américaine est installée durablement mais sa suprématie pourrait lui être disputée par la Chine qui s’est concentrée jusqu’à une période récente sur son développement économique, par la Russie en repli depuis 1991 et l’Europe, qui possède des bases technologiques et industrielles solides mais peine à tenir ses objectifs en terme de R&D. Outre le fait que l’Occident à imposé les « Traités inégaux » à la Chine au XIX siècle du fait de sa supériorité technologique, la Chine n’a pu que constater que depuis le second conflit mondial, la R&D est une des données essentielles de la suprématie militaire américaine. Les exemples en ce sens abondent : - effort en R&D durant la seconde Guerre Mondiale dans le domaine de l’arme nucléaire (projet Manhattan), des fusées, des radars, - liens entre la course à l’espace et les armes stratégiques nucléaires durant la Guerre Froide, - défi scientifique américain de la Strategic Defense Initiative des années 80 avec laquelle les soviétiques n’étaient pas en mesure de rivaliser. Détenant un arsenal de tout premier plan, les Etats-Unis, puissance que la Chine ambitionne de surpasser, sont les leaders incontestés de la R&D dans le domaine militaire. De nos jours, la défense bénéficie des efforts en termes de brevets et des progrès du secteur privé (exemple secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). D’autre part, la Chine a bien compris que les brevets font la valeur des entreprises. Ils constituent une arme offensive permettant de bloquer un concurrent ou de mieux se valoriser. Ils donnent des indications sur les efforts de recherche d’une entreprise et donc sur sa croissance future. Aux Etats-Unis, avant la crise, les ¾ des valeurs cotées en bourse étaient des actifs immatériels (marques et brevets) contre 40 % en 1980. La recherche au sein de l’entreprise est un facteur clé de sa croissance, qui elle-même sert le financement de la recherche. Les brevets sont considérés, d'une part, comme un des meilleurs indicateurs de l’effort des investissements consacrés à la R&D qui permettent l’élaboration des brevets et, d'autre part, comme un indicateur des technologies clés utilisés dans l'avenir. Les statistiques concernant les brevets servent d’outils de mesure de la performance en termes d’innovation technologique.
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L’ambition de politique de puissance de la Chine à travers la R&D L’agence de presse XINHUA dans un article du 15 octobre 2007 intitulé « L’innovation priorité de l’agenda économique de Hu JINTAO » fait état de la volonté du gouvernement de faire de la Chine une société « orientée sur l’innovation ». De plus, le développement e scientifique et technologique est prioritaire dans le cadre du XI plan quinquennal (2006 2010). Comptant 20% de la population mondiale, la Chine dispose d’un marché énorme ainsi que d’une main d’œuvre nombreuse et qualifiée. De 2003 à 2007, le PIB de la Chine augmentait à des taux annuel de plus de 8% en moyenne du fait de la mise en œuvre d’une stratégie de développement industriel volontariste et fondée sur l'ouverture libérale et la conquête des marchés extérieurs. Même si la Chine est aujourd’hui « l’usine du monde », elle reste dépendante des technologies étrangères pour sa production dans les hautes technologies (en 2006, les experts estimaient que 75% de ces exportations de ce domaine sont le fait d’entreprises étrangères). Elle cherche à s'affranchir de sa dépendance à l'égard des brevets étrangers (en 2002, 0,3% du stock de brevets internationaux seulement, très loin derrière les États-Unis, 35,6%, et le Japon, 25,6%) en concevant de nouveaux produits, avec de nouveaux standards, basés sur des brevets chinois. La Chine refuse de se projeter dans le futur comme l'atelier du monde. Elle veut reconquérir une place de choix parmi les tout premiers pays pour la recherche et l'innovation. L’objectif des dirigeants est donc de développer les technologies de demain et d’en détenir la propriété intellectuelle. Afin de tenter de rattraper son retard par rapport au savoir-faire américain et japonais dans ce domaine, le développement de la R&D en Chine est une des priorités des dirigeants du pays. Le gouvernement chinois a encouragé le pays à adopter l'innovation par le biais une série de mesures. Selon les chiffres officiels, l’intensité de R&D (dépenses de R&D en pourcentage du produit intérieur brut) a plus que doublé pour la Chine passant de 0,6 % du PIB en 1995 à 1,23 % en 2004. La Chine affiche un budget de 136 milliards de dollars en R&D en 2006 soit 1,36% de son PIB. Cet effort se traduit dans la production des brevets. En tout juste 20 ans, après l’introduction du droit des brevets en 1984, la Chine apparaît dans les statistiques comme la troisième puissance déposante de brevets d'inventions dans le monde, après les États-Unis et le Japon. La Chine continue d'investir dans les établissements universitaires, qui sont devenus une force motrice de brevets chinois. Les efforts de R&D se manifestent par les succès dans les domaines de l’aéronautique et de l’aérospatial à travers l’Agence spatiale chinoise et le ministère des Sciences et de la Technologie. Ils sont l’occasion pour la Chine d’affirmer sa puissance. Le 15 octobre 2003, le succès du vol habité "SHENZHOU V" a fait de la Chine le troisième pays au monde à maîtriser ce type de technologie. Le 17 octobre 2005, deux astronautes FEI Junlong et NIE Haisheng effectuaient une mission de cinq jours dans l'espace. La Chine a planifié l’envoi de sondes inhabitées sur la lune avant 2010, afin de ramener des échantillons de sol lunaire avant 2020, en exécution du "Moon Probe Project" lancé en février 2004. Le secteur aérospatial est la manifestation des ambitions du pays, tant dans les domaines civils que militaires. La poursuite, depuis 1964, de programmes de recherche et de production d'armes nucléaires a été liée à l’effort aérospatial au niveau du développement de Missiles Balistiques Intercontinentaux et de lanceurs de satellite chinois. Jusqu’en 2003, 45 essais nucléaires dont 23 atmosphériques et 22 souterrains auraient été pratiqués par la Chine. Ces essais ont lieu dans la région désertique de Lop Nor au cœur du Sinkiang. Cette
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capacité nucléaire permet à la République populaire de Chine (RPC) d’être une puissance militaire majeure du monde contemporain. Peu d’informations précises sont disponibles sur des secteurs clés de la politique de puissance de la Chine telle que les industries de la défense et du spatial mais ils constituent un potentiel de brevets à forte valeur ajoutée en termes de redevances potentielles à travers des applications civiles pour l’avenir. Le tir antisatellite du 11 janvier 2007 effectué par la Chine contre un de ses vieux engins, à la surprise apparente des Occidentaux, illustre la capacité de la Chine à maintenir certains secrets sur ses programmes de défense. L’effort de R&D s’est traduit par l’augmentation de 77% du nombre de chercheurs chinois entre 1995 et 2004. Avec 1 200 000 chercheurs recensés en 2005 selon l’OCDE, la Chine se classe désormais au deuxième rang mondial des pays disposant du plus grand nombre de chercheurs, juste derrière les États-Unis (plus de 1,3 million). La stratégie de puissance de la Chine en termes de R&D passe également par le développement de l’enseignement scientifique et technique en affichant l’ambition de former chaque année 300 000 ingénieurs de haut niveau. La Chine prétend également amener 9% de chaque classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur. Cette volonté représente un nombre énorme d’étudiants (13 millions en 2002) avec une très forte proportion des études scientifiques et techniques (bien supérieur aux chiffres de l’Union Européenne et des Etats-Unis). Ainsi 672 000 étudiants chinois ont été formés en sciences ou en ingénierie en 2004, soit plus qu’aux Etats-Unis ou au Japon. En 2007, 32 000 étudiants chinois recevaient un PhD en sciences aux Etats-Unis pour un total de 142 000 étudiants étrangers. La Chine forme ainsi plus d’ingénieurs que les EtatsUnis et souhaite bénéficier du retour des étudiants scientifiques envoyés en formation dans les universités et laboratoires occidentaux, principalement anglo-saxons. Une politique très volontariste vise au retour au pays des meilleurs chercheurs chinois ("reverse brain drain") en tentant de les convaincre par une garantie de moyens, du maintien de leur salaire, de postes haut placés dans les centres de recherche avec des parts en actions…Plus de la moitié des académiciens de l'Académie Chinoise d'Ingénierie seraient des diplômés qui sont rentrés au pays dans les deux dernières décennies, après avoir fait leurs études à l'étranger. Cette politique du retour correspond à un besoin fort : le manque de chercheurs confirmés capables d'encadrer des équipes de recherche est criant dans une pyramide des âges très déséquilibrée. Une estimation fournit le chiffre de 150 000 cadres chinois revenus au pays dans les 20 dernières années, parmi lesquels un nombre croissant de chercheurs de haut niveau encouragés par des programmes d'aide au retour. Un autre volet de la politique technologique de Pékin est la stratégie basée sur les « normes technologiques », la Chine cherchant à formuler ses propres normes qui élèveront son vaste marché dans la compétition internationale. La mise en place par la Chine d'une norme mondiale de télécommunication sans fil de troisième génération en est un exemple. Approuvée par l'Union internationale des télécommunications et proposée dans d’autres pays, la norme TD-SCDMA, développée conjointement par le chinois Datang et l'allemand Siemens, permet à la Chine de concurrencer la norme CDMA2000 du développeur américain de réseaux mobiles Qualcomm. Ce dernier est propriétaire des brevets-clés de la norme CDMA (Code Division Multiple Access) et de la norme CDMA à large bande (WCDMA), également connue comme le service UMTS (Universal Mobile Telecommunications Service) en Europe. Cette stratégie visant à privilégier les normes techniques chinoises illustre bien l'évolution des autorités. La communauté technique
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chinoise a pris conscience de l'importance des droits indépendants de propriété intellectuelle et consacre sa capacité d'innovation à développer des technologies de pointe. De plus, la Chine aime à se présenter de manière dynamique sur le marché de la recherche globalisée et comme étant un futur acteur essentiel. La Chine devient une destination privilégiée des nouveaux laboratoires mondiaux. Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement montre que la Chine est, de loin, le pays privilégié pour établir de nouveaux centres de R&D. En effet, 700 centres de Recherche établis par des entreprises étrangères étaient actifs en Chine en 2005 (contre une centaine environ à Singapour et en Inde). Cette donnée, couplée au montant énorme des investissements étrangers directs, contribue évidemment au développement de talents locaux dans les innovations de haute technologie. Le premier ministre chinois Wen JIABAO a déclaré que "la technologie de base ne peut pas être achetée. Seule une forte capacité d'innovation scientifique et technologique et la promotion de nos propres droits de propriété intellectuelle, peuvent nous permettre de promouvoir la compétitivité de la Chine et [...] de gagner le respect de la société internationale. " Cette déclaration témoigne des ambitions de la politique de la R&D. Mais au-delà des discours et réussites mises en avant par le pouvoir chinois, la réalité doit être nuancée.

Le rôle central du gouvernement pour la promotion de la R&D dans les universités et les entreprises en Chine La Chine possède un gouvernement centralisé où la sélection et le financement de nombreux projets de R&D sont déterminés et contrôlés par le gouvernement. Elle tente ainsi d’orienter la politique nationale de la science et de la technologie afin de se positionner parmi les leaders mondiaux de l’innovation. Le gouvernement contrôle directement des industries chinoises et joue un rôle dans leurs investissements y compris en R&D. En 2007, selon l’agence Xinhua, les investissements du gouvernement via l’effort R&D dans environ 150 entreprises d'Etat atteignaient 100 milliards de yuans, soit une part importante des dépenses annuelles de R&D. Afin de promouvoir l’innovation dans les entreprises, la Chine offre également des allégements fiscaux concernant des dépenses de R&D, et elle tente de créer des dynamiques locales en s’appuyant sur le concept de cluster et de Zones de Développement Economique et Technique (ZDET). Ces 54 zones créées en 1984 visent à attirer des entreprises étrangères opérant des transferts de haute technologie et à créer une dynamique d’innovation nationale. Parallèlement à la promotion comme objectif prioritaire de la R&D, le fait que les politiques industrielles d’une part, et scientifiques et technologiques d’autre part, relèvent de structures administratives différentes créent des concurrences. En outre, une multiplication d’initiatives des gouvernements locaux aboutit à un grand éparpillement, voire parfois à une dispersion, des initiatives en même temps qu’à une adaptation au terrain. Le gouvernement chinois contribuerait directement pour environ 1/3 à l’effort de R&D national via des organismes de recherche d’Etat (principalement l’Académie des Sciences Chinoises) et les universités. L’Académie des Sciences Chinoise (ASC), depuis la redéfinition de ses missions et sa réforme en 2005, tente d’adopter un modèle plus ouvert sur l’extérieur correspondant aux attentes du gouvernement. Il gère environ 123 instituts de recherche.
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La structure des demandeurs de brevets au SIPO est une illustration de la place importante des universités et des instituts de l'ASC qui dépendent de l’Etat en termes d’innovation. Ils sont à l’origine d’environ 16% des demandes de brevet contrairement aux pays industrialisés occidentaux. En dehors des technologies de l'information et de la communication ou du génie électronique et électrique en général où la grande majorité des brevets internationalement reconnus proviennent des entreprises telles que Lenovo ou Huawei, la recherche publique est très active dans les demandes de brevets en Chine. Le rapport annuel du SIPO 2006 donne le classement des 10 premières universités suivantes en fonction du nombre de demandes de dépôt de brevets :
Universités Université de Zhejiang Université de Tsinghua Université de Shanghai Jiao Tong Université du Sud Est Université de Technologie Chine du Sud Institut de Technologie de Harbin Université de Tianjin Université d’Aéronautique et d’Astronautique de Beijing Université de Fudan Université du Sichuan Nb de demandes de brevets 1 476 909 875 569 512 432 411 376 365 353

Le rapport annuel 2006 du SIPO donne le classement des 10 premiers instituts en fonction du nombre de demandes brevets :
Instituts Institut de Recherche Industriel et Technologique Institut de Design et Recherche sur l’Aluminium et le Magnésium Guiyang Institut de l’Optique et Mécanique Fine de Shanghai dépendant de l’ASC Institut de Chimie et de Physique de Dalian dépendant de l’ASC Institut de Recherche du Pétrole dépendant de SINOPEC Institut des Semi conducteurs dépendant de l’ASC Institut de Recherche de Technologie Pétrochimique de Shanghai dépendant de SINOPEC Institut de Chimie Appliquée de Changchun dépendant de l’ASC Institut d’Optique, de Mécanique et de Physique de Changchun dépendant de l’ASC Institut de Chimie dépendant de l’ASC Nb de demandes de brevets 495 421 262 236 225 173 151 150 132 126

La carte ci-dessous illustre la prédominance dans la R&D, comme dans la répartition des richesses en Chine, de la Chine des Côtes par rapport à la Chine Continentale.

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La base de données « Science Citation Index (SCI) » est jugée comme un outil pertinent pour le recensement des différents articles scientifiques et technologiques publiés par les chercheurs. Elle est utilisée dans les évaluations des instituts de recherche, ainsi que pour juger de la performance individuelle des scientifiques. Le gouvernement chinois et le système scientifique chinois utilisent cette base de données pour juger leurs performances nationales dans le cadre d’une comparaison internationale (Ministère des sciences et des technologies (Chine) 2006). Le système universitaire chinois incite fortement au dépôt de demandes de brevets et à effectuer des publications internationales. Les enseignants dans les universités et les instituts de recherche reçoivent un bonus - qui est parfois à peu près équivalent à un mois de salaire - pour chaque brevet applicatif et aussi pour toutes les publications citées dans la SCI. L’étude des tendances des publications chinoises SCI démontre que la Chine met l'accent en particulier sur les domaines de la biotechnologie, des technologies de l'information et de la communication et également de nouveaux matériaux ou de la nanotechnologie. Dans un passé récent, la Chine a clairement amélioré sa position dans ce domaine. Ces données illustrent les secteurs scientifiques porteurs d’innovation en Chine. En 2003, la Chine occupait le cinquième rang mondial pour la production scientifique derrière les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et l'Allemagne avec 5,1% des publications internationales. En 2006, la part chinoise dans les publications scientifiques mondiales était estimée à 7,4% par une étude universitaire américaine. La figure suivante présente l’évolution des publications des auteurs chinois en fonction des différents secteurs technologiques.

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Enfin le gouvernement a sélectionné dans le cadre du "programme 211" une centaine d'établissements d'enseignement supérieur sur les quelques 1800 universités du pays et il souhaite porter vingt des établissements sélectionnés à un niveau d'excellence mondiale. Cette volonté des autorités se traduit par le renforcement de la capacité à innover dans les universités situées dans les régions côtières.

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Limites et résultats contrastés en R&D
Les limites de la politique incitative de la Chine en matière de R&D sont illustrées par un risque potentiel de baisse de qualité des brevets. Alors que les statistiques de demandes brevets chinois montrent une forte croissance, les experts se disent préoccupés par la qualité des brevets. Un article du Financial Times du 2 juillet 2008 met en avant que la quantité des brevets reflète les subventions du gouvernement pour promouvoir les demandes de brevet. Cette politique aboutirait ainsi à une croissance rapide mais pour une part artificielle des dépôts, qui serait le fait de dépôt de brevets d’invention non significative. Un article paru en octobre 2008 dans un journal chinois (Guangzhou Daily) suggère qu’il est temps d’arrêter la course au dépôt de brevets sans se préoccuper de l’intérêt économique de ceux-ci. D’autre part les droits de la propriété intellectuelle font l’objet d’une stratégie en vue de la création de valeur (licences accordés à partir des brevets) par les entreprises et par les Etats. Ils sont devenus un des éléments primordiaux de la valeur des entreprises. Si le nombre de brevets déposé par la Chine souligne sa volonté de s’inscrire dans une démarche de puissance vis-à-vis du droit de la propriété intellectuelle par une « forme de brevetage stratégique », une telle évolution porte également en elle le risque de faire prévaloir la quantité des brevets sur leur qualité. Les objectifs de la stratégie de puissance de la Chine visent au développement d’une compétence technologique nationale, afin de participer à la compétition économique mondiale. Les réalités récentes permettent de dresser un bilan plus contrasté de la politique suivie et d’établir l’image d’un pays en transition qui tente de passer d’un « modèle d’atelier du monde » à un autre modèle basé sur « une société de l’innovation ». Les entreprises chinoises, intégrées dans le système économique mondial depuis l’entrée du pays dans l’OMC, doivent affronter la concurrence internationale. Si des grands groupes mondiaux ont progressivement délocalisé la fabrication de certains de leurs produits de consommation de haute technologie en Chine depuis 30 ans, ils restent maîtres de la majorité des brevets des technologies-clés exploités en leur nom. Les industries de haute technologie occidentales et japonaises tentent de préserver leur avance en développant les technologies de la prochaine génération. En 2005, les entreprises étrangères représentaient 78 % des exportations des ZDET. La Chine qui est censée assimiler ces technologies importées pour développer graduellement des productions nationales et faire progresser sa capacité d’innovation ne parvient pas toujours à remplir cet objectif avec succès. En Chine, si selon les statistiques, l'informatique, les télécommunications et l'aérospatiale auraient gagné en compétitivité internationale ; l'optoélectronique et les « autres technologies » auraient vu diminuer leur avantage compétitif, alors que la position de l'électronique, de la productique, des sciences de la vie, et des biotechnologies ont peu évolué. L’effort budgétaire de R&D est relativisé par des comparaisons avec d’autres puissances. Si l’Etat chinois présente volontier la progression dynamique de la part de la R&D dans le PIB sur les dix dernières années, avec 1,6% en 2006, ce chiffre reste relativement modeste par rapport au Japon et aux Etats-Unis. Les comparaisons de budget annuel dans le domaine spatial entre la NASA (16 milliards) et la Chine (500 millions de dollars) sont révélatrices de l’ambition de la Chine dans une éventuelle course à l’espace entre les deux pays. L’articulation et le déséquilibre de la R&D entre secteurs public et privé illustrent d’autre part
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la place importante de l’Etat dans l’innovation à travers l’action de l’ASC. Les entreprises industrielles chinoises consacrent peu de ressources financières à la R&D, affichant une moyenne de 1% de leur chiffre d’affaires en 2006. Les efforts de la Chine pour créer une ressource en main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la R&D et dans les entreprises afin de passer à une société de l’innovation sont handicapés par le phénomène de fuite des cerveaux chinois vers d’autres pays ainsi que dans le pays même, vers les multinationales étrangères. En effet, 15 600 chercheurs chinois travailleraient aux Etats-Unis. Le niveau des laboratoires en Chine est encore inférieur à ceux des Etats-Unis et des étudiants chinois partis aux Etats-Unis y restent à l’issue de l’obtention de leur diplôme. Les arbitrages et l’effort mis par les autorités sur les filières de formation scientifique et technique sont le témoignage du manque de ressources qualifiées pour l’industrie chinoise et du retard de la Chine dans ce domaine. A la fin de leurs cursus, un nombre non négligeable d’étudiants scientifiques se tourneraient vers d’autres fonctions dans les entreprises du secteur privé afin d’avoir des rémunérations plus attractives que dans des emplois liés directement à la R&D. Ces phénomènes handicapent l’effort de recherche chinois. Enfin les rigidités des différences de cultures aboutissant à des problèmes de coordination et d’échange de données entre les entreprises, les institutions de recherche de l’Académie des Sciences et les universités sont un problème que la Chine connaît comme certains autres pays. Si la Chine compte environ 50 % de population rurale, elle affiche un ratio de seulement 18 chercheurs en R&D pour 10 000 travailleurs en 2005 contre plus de 100 dans la plupart des pays développés. La stratégie mise en œuvre par le pouvoir chinois en matière d’innovation contribue à renforcer l’attractivité et la richesse des provinces côtières dans l’Est avec la concentration des instituts de R&D et des ZDET. Ce phénomène accentue les inégalités entre provinces au sein du pays, ce qui est un des problèmes du pays. De plus, l’approche centralisée et hiérarchisée communiste et la culture confucianiste de respect de l’autorité, d’éducation rigide et de soumission des jeunes aux anciens pourraient être des facteurs handicapants pour le développement d’une société innovante, contrairement aux régimes démocratiques occidentaux. L’éducation en Chine, y compris dans les secteurs scientifiques, pourrait toujours être marquée par « la mémorisation et la reproduction des connaissances plutôt que sur le développement de sa propre initiative, de la pensée critique et de l'originalité. » (Interview de Wolfgang Hennig, professeur d’université en Chine dans la revue Nature juillet 2008)

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Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs. Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

Implication du secteur privé
De grandes entreprises chinoises, comme Huawei et ZTE, ne sont devenues que récemment internationalement compétitives par l’innovation, par la conquête de marchés et l’identification de leur marque à l’international. Les principales entreprises chinoises qui investissent dans la R&D La présence des entreprises étrangères en Chine peut être illustrée par le constat suivant : parmi les 10 premiers déposants de brevets nationaux cités dans le rapport du SIPO 2006 présenté ci-après, figurent quatre grands groupes chinois, principalement dans l’électronique et les télécommunications, quatre autres sociétés sont taïwanaises, LG Electronics est de nationalité coréenne et une société est américaine (Oceanpower Corporation). Dépôt de brevets par les dix principales entreprises nationales

Source SIPO rapport 2006

Il est symptomatique de la situation politique que les sociétés de Taïwan soient incorporées dans le décompte des sociétés nationales chinoises. En outre, cette présentation qui assimile des centres de recherche de sociétés étrangères à des sociétés de nationalité chinoise donne une vision extensive de la notion de société nationale. Ce tableau soulève d’autant plus d’interrogations que la société LG Electronics se retrouve aussi dans le tableau des 10 principaux déposants étrangers. Dépôt de brevets par les dix principales entreprises étrangères

Source SIPO rapport 2006
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Au final, des interrogations subsistent sur la réalité des décomptes de brevets entre résidents et non résidents comptabilisés par la Chine. Les grandes sociétés d’origine chinoise au sens strict du terme représentées parmi les principaux déposants de brevet figurant dans le tableau intitulé « Dépôt de brevets par les dix principales entreprises nationales » sont présentées ci-après. Huawei Technologies, un leader dans les réseaux de télécommunication de nouvelle génération, est le premier déposant chinois de brevets et, selon les statistiques de l’OMPI, ème déposant mondial en 2007 avec 1 365 demandes. Le groupe réalise un chiffre d’affaires 4 de 2,6 milliards US$ et compte 35 000 salariés. Il dispose de nombreux centres de recherche dans différents pays : Inde, Etats-Unis, Suède, Russie. Son budget R&D s’élève à 10% du chiffre d’affaires. Il exprime une stratégie de puissance à travers l’affirmation de la détention de certains des principaux brevets télécommunications sur les technologies de e pointe (ex UMTS). La première région chinoise, Shenzhen, se classe au 21 rang mondial grâce à Huawei. En matière d’utilisation des brevets comme arme de puissance, on peut rappeler qu’il y a quelques années, Cisco Systems, leader mondial des réseaux et télécommunications, avait accusé Huawei Technologies de violer ses brevets. ZTE Corporation est un des premiers équipementiers en télécommunications et le deuxième déposant chinois de brevets : fin 2007, ZTE avait déposé 12 000 brevets nationaux ou internationaux dont 90% de brevets d’invention. Selon les statistiques de l’OMPI, ZTE est le ème 52 déposant mondial en 2007. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 34,7 milliards de RMB et compte environ 50 000 salariés. Le budget R&D s’élève à 10% du chiffre d’affaires. Le groupe compte 16 centres de R&D aux Etats-Unis, en Asie, en Europe. La société a créé des partenariats de recherche avec Texas Instruments, Intel, Agere Systems, HHNEC, IBM, Microsoft (China), Qualcomm, Huahong NEC et Tsinghua University. La société a des projets de coopération en recherche avec plus de 50 institutions académiques en Chine. La société est cotée à la bourse de Shenzhen et à la bourse de Hong Kong. BYD Company Limited, société de haute technologie exerce son activité dans les domaines de l’informatique et de l’automobile. Elle développe notamment des voitures électriques. Son chiffre d’affaires était de 12,9 milliards de RMB en 2006 avec plus de 130 000 employés. La société indique obtenir plus de 500 brevets par an. Elle est cotée à la bourse de Hong Kong. Haier Co.,Ltd est un des quatre plus grands fabricants de produits blancs et l’une des 100 premières sociétés chinoises, avec un chiffre d’affaires 2006 de 107,5 milliards de RMB et plus de 50 000 employés. En avril 2006, Haier avait un portefeuille de 6 189 brevets. Le groupe est un exportateur important et clients parmi les grands distributeurs américains, japonais, européens. La liste est complétée par les sociétés taïwanaises Hon Hai Precision Industry Co., Ltd et sa filiale Hong Fu Jin Precision Industry (Shen zhen) Co, Ltd., Inventec Corporation, Shunda Computer Factory Co., Ltd., la société coréenne LG Electronics et la société américaine Oceanpower. Si l’on se réfère ensuite à la liste des principaux déposants de brevets d’invention cette fois, le secteur de l’énergie apparaît avec China Petroleum & Chemical Corporation, acteur géant du secteur pétrolier avec un chiffre d’affaires de 1209 milliards de RMB, coté à New York. Sa présentation des résultats de l’exercice 2007 fait état de l’obtention de 616 brevets nationaux et 61 étrangers. Une société taïwanaise supplémentaire figure dans ce classement : AU Optronics, spécialisée dans la technologie LCD avec un chiffre d’affaires de 14, 8 milliards d’US$ et cotée aux Etats-Unis.
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Les entreprises chinoises ont une relation étroite avec les universités CNPC, plus grand producteur de pétrole chinois, construit un centre technologique avec un groupe d’institutions de recherche scientifique, tels que CNPC Drilling Research Institute, China Petroleum & Petrochemical Engineering Institute (CPPEI) et the Beijing Petroleum Machinery Factory. De même, China National Petroleum Corporation (Petrochina) a créé un centre d’analyse du pétrole brut avec l’appui de l’institut de recherche de PetroChina Dushanzi Petrochemical Company pour améliorer ses capacités de recherche et les porter aux meilleurs standards internationaux. Une étude du Centre d’Etudes Français (CEFC) sur la Chine contemporaine, datant de 2004, mentionnait le manque de ressources pour financer la R&D ou le manque de personnel qualifié et concluait « En conséquence peu d'entreprises chinoises possèdent des droits de propriété intellectuelle sur les technologies essentielles, comme le suggèrent les données sur les brevets », ce qui est encore le cas sur la base des statistiques 2006. L’étude indique également qu’à à Shenzhen, par exemple, 477 (soit 91,7 %) des 521 instituts de R&D sont associés à des entreprises. Cette analyse fait ressortir l’activité R&D de grands groupes mais laisse dans l’ombre la situation du reste du tissu économique sur lequel l’information n’est pas disponible.

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Echiquier juridique

4ème

Partie
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Approche législative
L’environnement réglementaire s’aligne sur les pratiques internationales mais les sociétés étrangères doivent rester vigilantes sur le respect de leurs droits. Une mise en conformité de la législation avec les textes internationaux : une application effective ? Les brevets sont régis par la loi du 12 mars 1984 qui traite également de la protection des dessins et modèles et des modèles d'utilité. Cette loi et son règlement d’application ont fait l’objet d’un amendement en 1992 et en 2001. La loi, entrée en vigueur le 1 juillet 2001, a vocation à protéger les brevets d’invention (à 1 quelques exceptions près , toutes les inventions techniques nouvelles relatives à un produit, à un procédé ou à leur amélioration, y compris dans le domaine des biotechnologies), les modèles d’utilité (solutions techniques nouvelles relatives à la forme, à la structure d’un produit ou à la combinaison de ces deux éléments) et les dessins et modèles (disposition ou combinaison de la forme, du motif, des couleurs d’un produit aboutissant à un résultat esthétique et qui est susceptible d’application industrielle). Le problème majeur en Chine réside dans la mise en adéquation de la pratique avec les textes juridiques existants, qui sont conformes aux standards internationaux et amendés régulièrement afin d’optimiser la protection de la propriété intellectuelle en Chine. Projet de révision de la loi : pour favoriser le développement de la protection intellectuelle au profit des entreprises ? Un projet de réforme de la loi sur les brevets vise à faciliter la procédure de dépôt de brevet par des entités chinoises ou étrangères et à rapprocher la loi chinoise des normes et pratiques internationales. Une des justifications avancées pour soutenir cette révision est la mise en conformité de la loi chinoise avec les accords et la pratique internationale. Ce texte comporte plusieurs modifications substantielles qui suscitent un débat : passage à la nouveauté absolue en matière de brevet d’invention, modèle d’utilité, et de dessins et modèles. introduction de la notion d’abus de procédure. une incitation au premier dépôt en Chine (et non plus une obligation qui avait suscité de nombreuses critiques), qui vise à permettre à l’Etat chinois de conserver secrètes les inventions intéressant la défense nationale.
er

En revanche, le renforcement des moyens de protection et de lutte anti-contrefaçon reste très limité.

1 Aucun droit de brevet n’est accordé pour les découvertes scientifiques, les principes et méthodes dans l’exercice d’activités intellectuelles, les méthodes de diagnostic ou de traitement des maladies, les variétés végétales et les races animales, les substances obtenues par transformation nucléaire. En outre, sont exclues de la protection par brevet les inventions-créations (il s’agit des inventions, des modèles d’utilité et des dessins ou modèles) contraires aux lois de l’État ou à la morale sociale ou qui portent préjudice à l’intérêt public. Les logiciels ne peuvent être brevetés mais peuvent être protégés par les "Regulations on Computers Software Protection", conformes à la loi sur le Copyright Law.

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Le 13 juin 2008, Zhang Qin, directeur adjoint de l'Office National de la Propriété Intellectuelle, a annoncé que la Loi sur le brevet est en cours de révision et sera soumise, cette année, à l'Assemblée Populaire Nationale.

Une procédure internationales

d’enregistrement facilitée

par

l’adhésion

aux

conventions

Les formalités d’enregistrement de marques peuvent être accomplies par les entreprises françaises, selon deux procédures, nationale ou « internationale ». Le dépôt national « classique » nécessite l’envoi de tous les documents en Chine, traduits en langue chinoise et l’intervention d’un agent agréé par l’Office national des marques chinois. En outre, les produits et services couverts par la marque doivent être identifiés au sein de la nomenclature publiée par cet Office, laquelle est beaucoup plus détaillée que la classification internationale. L’Arrangement et le Protocole de Madrid permettent de déposer et d’enregistrer une marque en Chine sous réserve que celui-ci fasse déjà l’objet d’un enregistrement en France, ou du moins d’un dépôt. La demande est alors déposée auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Les documents étant rédigés en langue française et aucune traduction n’étant exigée, la procédure est simplifiée. En outre, la classification internationale des produits et services sert de référence. L’avantage de cette procédure réside essentiellement dans sa rapidité et sa simplicité. L’Office chinois de la propriété intellectuelle (SIPO) permet depuis le 1 mai 2007 le dépôt électronique des demandes internationales de brevet dans le cadre du Traité de coopération en matière de brevets (PCT) de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). La nature de l’examen effectué lors du dépôt de la demande diffère selon la procédure choisie : examen approfondi pour le dépôt national, avec une procédure d’opposition ouverte aux tiers, et formel pour le dépôt dit « international ». Même constat pour la durée de la procédure d’enregistrement : environ deux ans pour une demande nationale et dix-huit mois maximum pour un dépôt international. En revanche, la durée de protection est, dans les deux hypothèses, de dix ans renouvelables, à compter de la date du certificat d’enregistrement.
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Faut-il favoriser la protection par le dépôt d’un brevet ou bien garder l’invention secrète ? Selon l’étude de l’IRPI « Comment protéger et défendre vos droits en Chine ? », le secret est difficile à protéger car le monopole d’exploitation conféré au titulaire du brevet a pour contrepartie l’obligation de divulguer l’invention au public, ce qui facilite la contrefaçon. En outre, le dépôt de brevet est relativement coûteux, tout comme la défense du titre en cas de contrefaçon. Enfin, la protection semble parfois illusoire, en raison notamment de protectionnismes locaux qui viennent diminuer la véritable portée du brevet. En vertu du principe de territorialité, le dépôt d’un brevet en Europe peut constituer un obstacle au dépôt d’un brevet en Chine, puisque la publication du premier vient détruire la nouveauté du second. Mais la Convention d’Union de Paris a instauré un délai de priorité d’un an, qui permet à une entreprise française, par exemple, d’étendre son dépôt à la Chine, sans qu’aucune divulgation effectuée pendant cette période ne puisse lui être opposée.
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Si l’on opte pour le secret, il convient de prendre des précautions pour éviter qu’une personne ne le détienne dans son intégralité et privilégier la constitution en Chine d’une filiale détenue à 100% plutôt que la création d’une joint-venture, mener une campagne de sensibilisation auprès des employés et leur faire signer des accords de confidentialité, associer, le cas échéant, une marque au produit ou au procédé, qu’il s’agisse d’une invention brevetée ou laissée au secret. A contrario, l’enregistrement d’un titre de propriété industrielle en Chine facilite l’établissement des preuves en cas de contentieux. Dans ce cas, il est nécessaire d’adopter une stratégie d’anticipation et de ne pas attendre une exploitation effective en Chine pour accomplir les formalités de dépôt des brevets. Les recommandations portent également sur l’inclusion de clauses explicites sur la propriété intellectuelle dans les contrats, dont la rédaction doit être confiée à un conseil juridique local expérimenté, distinct de celui du partenaire chinois. En pratique, une des protections les plus efficaces n’est pas juridique mais économique et consiste pour les entreprises à avoir « un temps d’avance » en termes de R&D.

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Protection, principes et application
Pour lutter contre la contrefaçon, les textes chinois prévoient une protection La Chine a signé tous les accords internationaux en matière de protection de la propriété intellectuelle, alors même que la contrefaçon y est fréquente, puisque, pour les Chinois, copier fait partie de la culture du pays ("copier" signifie "apprendre" dans la langue locale). Selon certains praticiens, le progrès en matière de propriété intellectuelle viendra des Chinois eux-mêmes, car les marques chinoises sont de plus en plus nombreuses et les sociétés chinoises, qui se développent, se livrent une vive concurrence. Cette évolution viendra tout particulièrement des entreprises chinoises à vocation mondiale, les multinationales qui ont émergé très récemment. Pour lutter contre la contrefaçon en Chine, trois voies procédurales peuvent être empruntées : administrative, judiciaire civile ou judiciaire pénale. La procédure administrative s’engage devant les administrations suivantes : Administration de l’industrie et du commerce (AIC), les Douanes, l’Administration générale sur le contrôle de la qualité, l’inspection et la quarantaine (AQSIQ) et les Bureaux de qualité et contrôle technique (TSBs). Elle est généralement d’une durée plus courte et elle est moins coûteuse, mais elle ne permet pas l’allocation de dommages-intérêts, contrairement à la procédure judiciaire civile. L’action pénale est réservée aux cas où la contrefaçon est particulièrement grave. La stratégie qu’il convient d’adopter dépend essentiellement de la nature et de l’ampleur du problème rencontré mais aussi de l’environnement dans lequel évolue l’entreprise impliquée.

La médiation et l’arbitrage sont des solutions adaptées aux conflits La médiation et l’arbitrage sont des méthodes de règlement extrajudiciaire des litiges auxquelles la Chine est culturellement sensible. Ces procédures présentent l’avantage d’être rapides et financièrement intéressantes en comparaison avec la durée et le coût d’un procès en contrefaçon. Les conditions sont essentiellement liées à la confiance entre les parties mais aussi à l’égard de tous les intervenants et à la capacité de concession réciproque. Quels que soient les droits en cause, mener à bien une action en contrefaçon sur ce territoire est un travail d’équipe entre l’opérationnel local, le juriste interne et son mandataire chinois. Le choix de ce dernier est déterminant pour obtenir des résultats (remonter la filière des distributeurs locaux, utiliser les administrations locales les plus adaptées selon le cas). Il convient également de faire surveiller ses droits en Chine, pour mieux les défendre le cas échéant et ne pas hésiter à procéder à des oppositions au cours de la procédure d’enregistrement. Il s’avère également judicieux d’enregistrer ses principales marques auprès des Douanes chinoises. Pour s’implanter sur le marché chinois et y rester durablement, il est donc nécessaire de mettre en place une stratégie à long terme permettant l’anticipation : choix des conseils, des partenaires locaux, politique active de protection en amont et en continu.

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Une volonté affichée de la Chine à concrétiser Les officiels et medias chinois ont un discours montrant une volonté de lutte contre la contrefaçon. Différents communiqués de l’agence Xinhua ou du SIPO citent ainsi des chiffres de cas soumis aux tribunaux avec la création d’une cour de justice dédiée à la propriété intellectuelle (ex : Shanghai fin octobre 2008). Des actions sont intentées contre des sociétés étrangères en Chine et des opérations de saisie douanière marquent probablement la volonté de montrer que la Chine adopte une politique volontariste de gestion de la protection intellectuelle et est disposée à coopérer avec les sociétés étrangères. L’information diffusée sur des jugements favorables à des sociétés étrangères en Chine correspond probablement à une volonté de montrer que la compétition économique est équitable. Encore faudrait-il mesurer les enjeux économiques réels pour les sociétés chinoises condamnées pour apprécier la réelle détermination des autorités. Ces dossiers restent des enjeux politiques, comme en témoigne le litige opposant Danone au dirigeant de Wahaha, dans lequel les représentants des gouvernements sont associés aux discussions. Il est également possible que l’évolution de la jurisprudence corresponde à une montée en puissance de la compétition entre entreprises chinoises. Un article présenté par l’Ambassade de France (9 avril 2007) indique ainsi que « les entreprises chinoises ne sont pas mieux loties que l’américain Microsoft, l’allemand Mercedes ou l’italien Fiat. Ainsi a-t-on vu les dirigeants du fabricant textile Gold Lion ou du brasseur Tsin Tao faire cause commune avec les adhérents de l’Union des fabricants et se battre aux côtés de Dior, Bic et Lacoste, Vuitton, Renault ou l’Oréal, pour faire reculer et condamner les tricheurs. »

Un enjeu de rapports de force international Le 10 avril 2007, les États-Unis ont demandé l'ouverture à l’OMC de consultations avec la Chine au sujet de certaines mesures relatives à la protection et au respect des droits de propriété intellectuelle en Chine. Les États-Unis allèguent sur un certain nombre de points des incompatibilités possibles avec l'Accord sur les ADPIC. Le dossier est en cours. Plusieurs pays se sont associés à cette consultation : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Communautés européennes, Corée, Inde, Japon, Mexique, Taipei chinois, Thaïlande et Turquie. Parallèlement, la Chine et les Etats-Unis poursuivent leurs discussions bilatérales et ces derniers annoncent vouloir signer, avant fin 2008, des accords de coopération stratégique afin de lutter contre la contrefaçon des marques et droits d’auteur (communiqué publié en septembre 2008). Les Chinois manifestent ainsi une volonté d’ouverture comme en témoigne le symposium sur la propriété intellectuelle qui s’est tenu à Chongqing le 18 novembre 2008. A cette manifestation participaient des représentants d’institutions étrangères pour échanger sur les bonnes pratiques en matière de protection intellectuelle. La contrefaçon reste un sujet d’actualité et va le rester avec la montée en puissance des enjeux dans les domaines de l’énergie ou des hautes technologies et l’entrée en vigueur de grands contrats dans les domaines nucléaire ou aéronautique, par exemple. Il est donc probable que le test de la réalité de l’engagement des autorités chinoises sera de mettre la pratique en adéquation avec les textes et que les enjeux économiques vont s’accroître.
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Echiquier stratégique

5ème

Partie
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Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs. Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

La raréfaction des matières premières, l’impérialisme industriel, le capitalisme exacerbé sont autant de facteurs qui ont participé à faire de la technologie un échiquier prépondérant dans le système globalisé contemporain. Le marché du savoir-faire technologique qui en découle est administré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, et législativement régi par la notion de brevet, contextuellement devenue une arme de guerre économique. A l’origine créé par les économies matures pour protéger et commercialiser un savoir-faire innovant, le brevet est aujourd’hui dans bien des cas utilisé illicitement par les pays en voie de développement, davantage préoccupés par l’apprentissage et l’acquisition de puissance, que par le respect de règles inadaptées à leurs intérêts. Cet antagonisme participe à créer un climat de lutte acharnée dans lequel les règles du jeu sont différemment interprétées, selon qu’il s’agit d’une puissance asservissante (pays industrialisés) ou d’une puissance en recherche d’émancipation (pays en voie de développement). Dans ce contexte ultra compétitif, la stratégie chinoise concentre l’attention planétaire en mettant en lumière les limites du système globalisé. L’analyse qui suit aura pour socle de réflexion les chiffres proposés par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Bien que la fiabilité ne soit pas garantie compte tenu de la partialité des Etats à communiquer sur la réalité des faits, ils représentent cependant la source ouverte la plus harmonisée, nécessaire pour dégager des tendances pertinentes. Ces tendances, croisées avec l’analyse des politiques chinoises, permettront par la suite d’éclaircir les stratégies opaques de Pékin. Deux approches seront abordées à travers l’analyse : l’évaluation du potentiel chinois sur l’échiquier mondial du savoir-faire ; la stratégie de puissance développée par l’empire du milieu pour accompagner le potentiel recherché.

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Eveil et prospective
La Chine en quête d’industrialisation est associée au concept BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) : marchés qui ont la particularité de se trouver en phase de croissance élevée. Dans une telle position, la maîtrise technologique est une clé déterminante pour garder la main mise sur le développement national, en proie aux intérêts pécuniaires des puissances industrialisées. Nombre de brevets déposés à l’international entre 2000 et 2007

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

Nombre de demandes de brevets chinois entre 2000 et 2006

Réalisé par les membres du groupe à partir de données chiffrées issues de l’ l’OMPI

Les deux graphiques ci ci-dessus dressent un bilan simple : le faible dépôt de brevets à l’international traduit la déficience de la Chine à innover (uniquement 1,4% des parts de marchés mondiales entre 2000 et 2007). Une incapacité contrebalancée sur son marché intérieur par le subterfuge « brevet d’utilité », qui confère au déposant chinois l’exploitation exclusive d’une licence étrangère sur son marché intérieur, ce qui explique en partie l’écart xclusive visualisé sur le second graphique. Cette stratégie législative confère à la Chine une maî législative maîtrise technologique paradoxale : en partie assurée sur son marché intérieur, celle celle-ci est inexistante sur les marchés extérieurs, régis par des règles qu’elle ne peut manipuler à son avantage. La difficulté de la Chine à réellement innover engendre un rapport faible/fort très en sa défaveur sur l’échiquier mondial du sav faire technologique. (Chine : 17 352 brevets savoir-faire – USA : 459 220 brevets).

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La conclusion suivante s’impose : le brevet a été conçu à l’origine pour protéger favorablement les puissances industrialisées, dont la capacité innovante ne peut structurellement et financièrement se limiter au carcan du marché national. La marge de progression est cependant en faveur des pays en voie de développement aux marchés non saturés.

Ratio : nombre d’habitants par brevet déposé à l’international en 2007

Marché extérieur Population Chine Etats-Unis Japon 1 330 044 544 303 824 640 127 288 416 Nb Brevets 5195 65947 42293 Ratio 256 024 4 607 3 010

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI et du CIA Factbook

Le ratio de la Chine (256 024 habitants pour un brevet) comparé à celui des pays industrialisés est révélateur du positionnement BRIC (pays en voie de développement). Pour cette raison, contrairement aux raccourcis utilisés par certains, aveuglés par la capacité financière découlant de son gigantisme démographique, la Chine n’est encore qu’une puissance en apprentissage, aux prémices des capacités réelles que lui confère sa démographie. Une situation qui lui laisse une belle marge de progression.

Représentation du cycle Kondratiev

D’après les théories convergentes de Schumpeter et Kondratiev, l’évolution du niveau technologique est proportionnelle au niveau d’industrialisation, acquis à travers la croissance. Toujours selon Schumpeter, les moments de forte croissance ont tendance à restreindre l’initiative et de fait la créativité innovante, notamment en raison de schémas prolifiques figés. Une problématique pour la Chine lorsque Schumpeter s’accorde sur le fait que l’innovation est la résultante du changement, fortement identifié en phase de déclin et
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stimulé par la nécessité de reprise économique. Une phase temporellement lointaine du positionnement cyclique chinois actuel. En tenant compte du délai temps de 40 ans, observé et préconisé dans la théorie de Kondratiev, la Chine devrait arriver en phase de maturité poussée aux alentours de 2030 : période faste durant laquelle elle dominera l’échiquier technologique, sous condition d’avoir préalablement apporté des solutions à ses limites démographiques, environnementales, sociales et politiques. En transposant quantitativement un ratio de pays industrialisé (1 brevet pour 10 000 habitants) volontairement amoindri par le fait qu’il soit inconcevable d’industrialiser la totalité de la population, une Chine d’ 1 milliard d’habitants sera capable d’exporter annuellement près de 100 000 brevets, un chiffre bien supérieur aux 65 947 brevets exportés par la première puissance technologique mondiale en 2007. Pour conclure, sauf implosion structurelle, la Chine possède la capacité d’inverser à sa faveur le rapport faible/fort qui lui est actuellement très défavorable. Concrètement, aucun pays hormis l’Inde n’a la puissance démographique suffisante pour contrecarrer l’impérialisme technologique chinois en devenir. L’Occident, pour peu qu’il existe encore sous sa forme actuelle, devra alors s’adapter au rapport de force dicté par Pékin.

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Stratégie de puissance S
Le constat est simple : la Chine est actuellement déficiente en matière d’innovation. A atière contrario, la puissance technologique s’acquiert à travers une production significative de issance brevets : arme asservissante contemporaine, légitimée par l’application exécutive et judicaire qui l’encadre. L’efficience du procédé dépend de la capacité des acteurs à exploiter d’éventuelles failles du ’efficience système (contrefaçons) L’homme est faillible et les « experts en intelligence économique » (contrefaçons). dont les états sont dotés sont dévoués à la recherche et à l’exploitation de ces failles.

Dépôt des brevets chinois par famille technologique entre 2000 et 2007 s e & focus sur « electrical engineering »

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

Bien qu’extrêmement restreints en volume, les brevets déposés entre 2000 et 2007 démontrent clairement un développement des secteurs de la communication, comme pilier de base de la stratégie de puissance embryonnaire chinoise. La prépondérance de la courbe « electrical engineering » à droite, puis des courbes « digital communication » et al « télécommunication » sur le focus proposé à gauche confirment des faits observables : les entreprises les plus actives à l’international sont à l’image de Huawei, issues de secteurs des de la communication. Une stratégie qui s’avère judicieuse de par la haute valeur ajoutée de icieuse ces technologies qui, accompagnée d’une capacité de production « fourmilière », laisse envisager une plus-value considérable proportionnelle au gain progressif de parts de value marchés de ces entreprises « rouleau compresseur ». Une orientation qui, combinée aux és efforts avérés des chinois sur les technologies satellitaires, laisse présager une domination future par l’information. Une telle maîtrise à un stade de développement mature permettra uture vraisemblablement la domination planétaire, objectif clairement visé à travers la recherche domination de leadership sans partage de la Chine. Bien qu’identifié et relativement bien structurée, cette politique stratégique nécessite cependant une innovation plus conséquente pour asservir les puissances industrialisées. puissances Cette réalité rappelle le problème de déficience créative. Un problème qui s’explique notamment par le manque d’initiative provoqué par les schémas figés en phase de croissance et le communisme, mais aussi par la censure exacerbée qui en découle,
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participant au formatage des esprits. L’effet non escompté limite la liberté créative et l’innovation. Une limite que la Chine consciente essaye par tous les moyens de compenser. Le premier concept compensatoire est la recherche de partenariat stratégique par la collaboration, l’achat de licences étrangères et le transfert de technologies. Un fait illustré par le partenariat récemment signé avec la Russie de Vladimir Poutine dans le domaine des nano-technologies. L’effet escompté est l’apprentissage par la production, solution provisoire dans l’optique de posséder à terme une capacité innovatrice qui lui soit propre. Le deuxième concept compensatoire est l’éducation des « cerveaux », matérialisé à travers les politiques intensives de R&D et la formation de ses jeunes élites par un enseignement extérieur. L’effet escompté est la synergie innovante qui pourrait éclore d’un tel cocktail. Certains éléments parmi tant d’autres, permettent de confirmer cette théorie. La Chine était le premier investisseur planétaire en R&D en 2006. De plus, elle favorise l’éclosion de ses futures élites par l’enseignement étranger. Pour exemples concrets : une formation de la prestigieuse école française d’ingénierie « polytechnique » est désormais dispensée à Pékin, une importation du savoir qui s’accompagne par un flux croisé matérialisé par l’armada estudiantine expatriée chaque année à travers le monde. Le troisième concept compensatoire repose sur l’infiltration. La problématique « contrefaçon » dont la Chine est très majoritairement contributaire résulte d’un manque flagrant de créativité, jumelée à une carence financière de pans démographiques entiers. Les mafias, très fortement liées au pouvoir politique et aux diasporas établies sur les sols étrangers, utilisent ces faiblesses à des fins frauduleuses, et plagient des produits issus de technologies préalablement volées. Prônée dans « l’art de la guerre » de Sun Tzu, cette tactique est rendu possible par l’espionnage industriel couramment pratiqué par la Chine et illustré par la condamnation en 2007 d’une « stagiaire » chinoise, prise la main dans le sac chez Valeo. Un processus, qui en plus de pallier provisoirement la déficiente créative Chinoise, lui permet de paralyser ses adversaires. L’injection de produits contrefaits difficilement identifiables, mais qualitativement incomparables, à prix réduit, a pour effet immédiat de réduire les marges des entreprises abusées et d’endommager leur image de marque. Un phénomène difficile à endiguer pour des puissances industrialisées, majoritairement touchées. L’unique moyen d’éradiquer ce phénomène, aussi utopiste que ce soit, serait de favoriser l’éclosion innovatrice chinoise, synonyme d’accélération du cycle de Kondratiev et de l’avènement précipité de l’impérialisme chinois. Si à la lumière de ces faits, l’avènement technologique chinois paraît de plus en plus probable, et la stratégie de puissance recherchée par la Chine de plus en plus croissante et asservissante, il lui est cependant nécessaire de concentrer ses forces afin de sortir rapidement de sa déficience. Une tactique identifiable à travers la cartographie suivante.

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Cibles des demandes de brevets chinois entre 2000 et 2006

Réalisé par les membres de l’EGE à partir de données chiffrées issues de l’OMPI

La somme des demandes de brevets entre 2000 et 2006 sur les zones rouges visualisables sur la carte ci-dessus, à savoir les Etats-Unis, le Japon et “l’European Patent office” (E.P.O), principaux adversaires industrialisés, représente 72% des volumes. Un axe d’attaque explicite et figuré par l’emploi de brevets triadiques : brevets déposés simultanément sur ces trois zones. Si l’on complète objectivement avec le triptyque européen France (visibilité sur l’Afrique et le monde latin), Grande Bretagne (visibilité sur le monde anglophone) et Allemagne (chef de file de l’activité vers l’Est), séparé des statistiques de l’E.P.O probablement par manque d’harmonie des politiques européennes, nous arrivons à un total de 77%. Une convergence renforcée par l’utilisation de Hong Kong comme arme pénétrante mature (Hong Kong avait un ratio de 1 brevet pour 5 948 habitants en 2006) du marché américain (67% des demandes de brevet de Hong Kong entre 2000 et 2006 ciblaient les Etats-Unis). Il s’agit d’une arme efficiente de par son interdépendance avec la capitale financière mondiale new-yorkaise. Un principe différemment transposable à Taiwan, utilisée comme arme opaque au service de la politique stratégique de l’Empire du Milieu, notamment dans la diffusion paralysante de produits contrefaits. Cette confrontation directe avec les puissances industrialisées est cependant surprenante à l’énoncé du concept de contournement. C’est pourquoi il paraît important de surveiller l’évolution technologique chinoise sur les marchés BRIC, mais aussi sur les sols Vénézuélien, Thaïlandais, Malaisien et Indonésien, qui par l’opacité de leur système, échappent à toute analyse statistique. Ces marchés sont stratégiques dans la sphère d’influence de Pékin, notamment en raison de la problématique énergétique, sine qua none
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à la survie et au développement technologique de la Chine. Une coalition de ces pays pourrait à long terme représenter un moyen détourné d’affaiblir l’adversaire occidental, objectif visé par pléthore de ces pays en voie de développement. Pour conclure, l’avènement technologique chinois semble à terme incontournable. D’autant plus que la politique du secret, doctrine du confucianisme, n’aidera probablement pas les occidentaux dans la collecte d’informations nécessaires à déstabiliser le colosse aux pieds d’argile. La lutte à venir promet d’être acharnée sur l’échiquier technologique international.

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Conclusion

6ème

Partie
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Une lecture simpliste et biaisée des statistiques pourrait laisser croire à une croissance extraordinaire du nombre de brevets en Chine. L’analyse approfondie successivement réalisée montre cependant une réalité plus complexe, concrétisée par une part prépondérante d’importation de technologies étrangères. « En 2002, la Chine possédait moins de 0,3% du stock mondial des brevets internationaux, loin derrière les Etats-Unis (environ 35%) et le Japon (environ 25%). Les deux tiers des brevets déposés par la RPC sont d’origine étrangère. » (Le Monde – 17 juin 2006 - « ChineEtats-Unis, l’aire de l’interdépendance »). Des chiffres explicites, qui malgré leurs obsolescences certaines, traduisent relativement bien la situation actuelle. La Chine, bien que volontaire, doit faire face à une capacité pour le moment limité en matière d’innovation. Une situation temporelle très certainement évolutive. La construction d’une puissance cohérente et progressive, actuellement visée par Pékin et matérialisé à travers les réussites grandissantes de multinationales telles que Huawei, n’est cependant ponctuellement pas suffisante à faire de ce pays un acteur majeur sur l’échiquier technologique. Son orientation stratégique, pour le moment clairement tournée vers les technologies de l’information est cependant judicieuse. La politique de propriété intellectuelle se lit au travers de deux axes défensif et offensif. Il s’agit d’assurer l’indépendance technologique du pays, puis de valoriser la connaissance et de déployer son influence vers l’étranger. Le processus volontariste en matière de brevets mené par le pouvoir chinois depuis plusieurs années lui permet d’envisager l’avenir de façon optimiste, sous condition de trouver des solutions à ses limites sociales, environnementales et politiques.

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Sources

7ème

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Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs. Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

Revue de presse
Takamitsu Sawa - “Charge up to the fast lane” - The Japan Times - 13 Octobre 2008 Rosli Abidin Yahya – “Borneo Bulletin, Brunei, China Explore Opportunities in agricultural sector” - 12 décembre 2008 Johnson, Albert, Hummel, Edward, Story, Bruce, Slowinski, Gene, “Building Research Technology Management” - septembre-octobre 2008 university relationships in China,

Country briefing from the economist intelligence unit, China industry: Wanted: clean-tech firms, EIU ViewsWire Select, 2 septembre 2008 SinoCast China Business Daily News (Financial Times Information), CNPC TO SPEND CNY8BN BUILDING TECH INNOVATION BASE, December 1, 2008 Monday Drysdale, Chelsey, Henkel, Shanghai University form electronics analysis Center; Circuits Assembly, 1er août 2008 DUCRUET CATHERINE, L'innovation pharmaceutique à l'aune des brevets, Les Echos, 12 novembre 2008 Yeung Frederick , Mobile network woes may delay 3G launch, South China Morning Post, 24 zovembre 2008 SinoCast China Business Daily News (Financial Times Information), CHINA TELECOM FACES CDMA UPGRADE DIFFICULTIES, 27 novembre 2008 SinoCast China Business Daily News (Financial Times Information), PETROCHINA BUILDS DUSHANZI CRUDE OIL EVALUATION LAB, 5 décembre 2008. STOP MAKING JUNK PATENTS, Chinadaily.com.cn (Financial Times), 24 octobre 2008 Hennock Mary, Kushner Adam B. and Overdorf Jason, with Kashiwagi Akiko in Tokyo, The New Space Race; China is catching up to the U.S. and Russia. And its neighbors in the region are competing as well, Newsweek, 20 octobre 2008 Visionox opens China's first OLED production line, China IT & Telecom Report, 10 octobre 2008 ZHANGZIDAO, A LEADER IN CHINESE FISHERY, Business Daily Update (Financial Times Information), 30 septembre 2008 Peart Mark, WaikatoLink signs deal with Chinese university, The National Business Review (New Zealand), 26 septembre 2008 Mathieu Béatrice; Hermelin François, Lechypre Emmanuel, Ici, on invente demain, L'Expansion, 1er juillet 2008 Revue Nature juillet 2008 « China’Challenges » Ouvrages, rapports et études « La propriété intellectuelle en Chine : Comment protéger et défendre vos droits en Chine ? » Catherine DRUEZ-MARIE, Magali BONNECARRERE, Institut de recherche en propriété intellectuelle HENRIDESBOIS (IRPI), Juin 2007 « La propriété intellectuelle en Chine : Les conséquences de l’entrée de l’OMC », Catherine DRUEZ-MARIE, Institut de recherche en propriété intellectuelle HENRI-DESBOIS « La propriété intellectuelle en Chine : pour un renforcement effectif de la protection en faveur des entreprises », IRPI HENRI-DESBOIS « Intellectual Property Rights and Innovation Activities in China: Evidence from Patents and Publications”, FRAUNHOFER ISI Discussion Papers Innovation System and Policy Analysis, No. 13/2007 OCDE, « D’ici fin 2006, la Chine se hissera au deuxième rang parmi les pays qui investissent le plus dans la R-D », 4 décembre 2006 « Patented in China -the Present and Future State of Innovation in China” Etude de Thomson-Reuters par Eve Y. ZHOU et Bob STEMBRIDGE Note de Veille numéro 81 du 12 novembre 2007 du Centre d’Analyse Stratégique
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"La politique d’innovation en Chine, un essai d’interprétation", Rigas ARVANITIS, Institut de Recherche pour le développement (IRD, Savoirs & Développement), note publiée par l’Antenne expérimentale franco-chinoise de sciences humaines et sociales à Pékin Source site du Centre d’Etude Français sur la Chine Contemporaine et sa revue trimestrielle Perspectives Chinoises. « L’industrie chinoise face au défi technologique_ Les investisseurs étrangers sont les premiers pourvoyeurs de technologies », Centre d'Études Français sur la Chine contemporaine mai-juin 2004 « La république a-t-elle besoin de savants ? – Chapitre la nouvelle richesse des nations » PUF Michel DODET Philippe LAZAR Pierre PAPON Avril 1998 « Défense et technologies » Géopolitique n° Septe mbre 2000 Henri CONZE 71 « L’Europe de la science et de la technologie – chapitre La recherche et la technologie européennes à l’heure de la mondialisation » PUG Pierre PAPON mars 2001 « Nouvelles technologies et relations internationales » Annuaire français des relations internationales 2003 Bertrand WARUSFEL “Defense laboratories and military capability: heade for a BRACdown » Defense Horizons juillet 2004 Michael MARSHALL “La recherché scientifique dans la Chine d’aujourd’hui” Note de Conférence de la Cité des sciences 2 février 2006 Stéphane GRUMBACH « Cluster, politique d’innovation et dynamique territoriale : les enseignements de l’expérience chinoise » - Olivier BOISSIN et Yong He - Les dynamiques territoriales : débats et enjeux entre approches disciplinaires Grenoble et Chambéry 11 au 13 juillet 2007 Liste des textes réglementaires applicables en Chine WIPO Guide to Intellectual Property Worldwide, Country Profiles, 1er novembre 2007 Projet de révision de la loi chinoise sur les brevets, note de l’Ambassade de France et de l’INPI, avril 2008 10 conseils de base pour protéger ses droits incorporels, fiche de synthèse MINEFI – DGTPE : la propriété intellectuelle en Chine (juillet 2005) Catalogue for the Guidance of Foreign Investment Industries (Amended in 2007), Decree of the State Development and Reform Commission, the Ministry of Commerce of the People's Republic of China L’industrie chinoise face au défi technologique_ Les investisseurs étrangers sont les premiers pourvoyeurs de technologies, Centre d'Études Français sur la Chine contemporaine mai-juin 2004 LES TRANSFERTS DE TECHNOLOGIE AVEC LA CHINE, IRPI, 2006 Les stratégies de protection par le biais du droit des brevets d’invention, Simon Christiaën, juillet 2007 Intellectual Property Protection In China, Australian Business Limited, 2007 Chine statistiques de propriété industrielle, IRPI, Catherine Quatravaux, 2006 Position de la France en matière de brevets : faits et chiffres, revue Lamy droit immatériel, Christian Derambure, juin 2007

Sites internet et blogs (consultés entre le 13 et le 18 décembre 2008)
Site internet de l’OMPI www.wipo.int Site internet du SIPO www.sipo.gov.cn/sipo_English http://french.china.org.cn/business/txt/2008-06/15/content_15812731.htm Site internet de l’E.P.O www.epo.org www.infoexport.gc.ca/ie-fr/DisplayDocument.jsp?did=42177 www.huawei.com
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wwwen.zte.com.cn www.haier.com/index.htm www.byd.com/about/about.asp?show=about http://english.sinopec.com http://auo.com/auoDEV/index.php www.china-briefing.com/news/2007/11/07/new-catalogue-for-the-guidance-of-foreign-investment-industriesreleased.html www.cefc.com.hk/pccpa.php?lg=fr&aid=1040 www.ambafrance-cn.org/spip.php?article191&decoupe_recherche=contrefa%C3%A7on&lang=fr www.wto.org/french/tratop_f/dispu_f/cases_f/ds362_f.htm www.ip-watch.org/weblog/index.php?p=1230 http://geoconfluences.ens-lsh.fr http://french.mofcom.gov.cn Entretiens terrain Maître Philippe Girard-Foley - Avocat spécialiste en propriété intellectuelle - 18 décembre 2008 - WAN HUI DA Intellectual Property Agency WAN HUI DA Law Firm Philip L. Brooks - Expert américain en propriété intellectuel - 18 décembre 2008 - Brooks Consulting LLC

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