RESEAUX D’AUTOMATISME

SOMMAIRE : RESEAUX D’AUTOMATISME .................................................................................................... 1 INTRODUCTION ............................................................................................................................... 2 Historique .................................................................................................................................. 2 Les besoins dans l’industrie ....................................................................................................... 3 Evolution actuelle ...................................................................................................................... 5 RESEAUX DE COMMUNICATION ....................................................................................................... 8 TENDANCE DU MARCHE ................................................................................................................. 9 LES OUVERTURES .......................................................................................................................... 10 CLASSEMENT DES RESEAUX .......................................................................................................... 11 CLASSIFICATION DES BUS DE TERRAIN .......................................................................................... 12 LE MODELE OSI DE L'ISO ............................................................................................................. 15 Introduction.............................................................................................................................. 15 Les sept couches du modèle de référence ................................................................................ 15 La couche physique .................................................................................................................. 17 La couche liaison ..................................................................................................................... 18 La couche réseau ..................................................................................................................... 18 La couche transport ................................................................................................................. 19 La couche session .................................................................................................................... 19 La couche application .............................................................................................................. 20 COMPOSANTES PHYSIQUES............................................................................................................ 21 Les topologies des réseaux....................................................................................................... 21 Architecture de réseaux ........................................................................................................... 24 Médium câblé ........................................................................................................................... 26 Solutions Wireless :.................................................................................................................. 35 Interface de systèmes de bus .................................................................................................... 40 ACCES AU MEDIUM ....................................................................................................................... 43 Mécanismes d’accès au médium .............................................................................................. 43 SERVICES ET OBJETS DE COMMUNICATION .................................................................................... 45 Les besoins ............................................................................................................................... 45 Services d'échanges ................................................................................................................. 45 Maître / Esclave ....................................................................................................................... 46 Le modèle Client/serveur. ........................................................................................................ 46 Le modèle Producteur/Consommateur et Producteur/Distributeur/Consommateur. .............. 46 LEXIQUE ....................................................................................................................................... 47 TABLEAU DE SYNTHESE DES RESEAUX D’AUTOMATISME…………………..……………….………..51

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Introduction
Historique
Apparition de l’automate programmable Jusqu’aux années 60, l'ensemble des automatismes était constitué de logique câblée, qu'elle soit pneumatique ou électrique, avant de devenir électronique. La logique câblée permettait de rendre automatiques certaines opérations répétitives. Dans les années 60, le coût de l’électronique descend à un niveau lui permettant de remplacer avantageusement la logique câblée à relais. Des modules de logique câblée à transistor apparaissent. Très simples à assembler, ils séduisent les automaticiens. En 1965, le transistor au germanium est remplacé par le silicium. Il sera plébiscité par les clients jusque dans les années 1980. En 1968, Modicon invente le concept d’automate programmable. Un matériel unique répond à une grande multiplicité de besoins et apporte une économie d’échelle. De sa grande souplesse d’utilisation d’écoulent de nombreux gains dans toutes les phases de vie de l’installation. Puis, ce fut l'arrivée des premiers robots industriels qui faisaient partie de cette époque où les automatismes passaient à la logique programmable. Cette fois-ci, en gardant les mêmes câbles entre mécanismes et système de commande, il était possible de changer de programme ; c'est la naissance des automates programmables, des commandes numériques... avec l'arrivée des microprocesseurs. Dans les années 70-80, verront la mutation des automatismes programmables qui vont voir leurs structures se décentraliser. Apparition des bus de terrain Un des facteurs déterminants a été la demande par les industriels de disposer de fonctions de diagnostic et de maintenance dans les appareils eux-mêmes. L’autre élément essentiel est l'évolution de la technologie avec au début de la communication un prix élevé associé à un volume important des informations la réservant aux équipements informatiques. La technologie s'est progressivement démocratisée par réduction simultanée du coût et de l'encombrement tout en accroissant les performances. C'est ainsi que l'on est passé du réseau d'automatismes au bus de terrain et maintenant au bus de capteurs/actionneurs. En fait, le bus de terrain structure l'application dans la mesure où il permet de gérer l'information au plus près du besoin. Ces informations vont ensuite remonter sous forme synthétique et non plus globalement comme auparavant. Les premiers balbutiements des bus de terrain sont apparus dans l’atelier à la fin des années 70 avec l’arrivée de protocoles de communication entre les automates et la console de programmation (une prise de type RS232 faisait alors office de port console). Ces premiers pas ont conduit vers les bus industriels. Les premiers systèmes de communication étaient de type maître-esclave avec des services limités (le précurseur a été Modbus à la fin des années 70), mais les évolutions technologiques ont permis d’augmenter le nombre des services et les performances, conduisant ainsi aux architectures distribuées. Il est maintenant possible de faire dialoguer plusieurs équipements dans un système multi-maître. La réduction des coûts de l’électronique se poursuivant (en particulier grâce à l’utilisation d’ASICs dans les produits) les techniques réseaux deviennent avantageuses par rapport aux liaisons en fil-àfil pour relier les entrées/sorties à l’automate : ce sont les bus de terrain.

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Ainsi observe-t-on par exemple l’émergence de normes comme WorldFIP et Profibus ou encore du réseau Modbus Plus : En 1993, Télémécanique commercialise une première offre industrielle complète basée sur la norme WorldFip pour le déport des entrées/sorties automates (FIPIO) et la synchronisation interautomates (FIPWAY). Siemens propose une offre similaire basée sur la norme Profibus. À cette même période, Modicon commercialise le réseau Modbus Plus. Progressivement ces architectures distribuées sont descendues vers les capteurs/actionneurs intelligents. On constate alors un phénomène « boule de neige », les capteurs intelligents devenant communicants (PT100, thermocouple… liés sur Profibus PA par exemple). Aujourd’hui, le nombre de bus est encore important (près de 50 différents), mais seuls une dizaine prétendent à un avenir. Certains standards vont certainement s’imposer, en fonction des applications visées, comme par exemple le bus de terrain pour les capteurs/actionneurs analogiques, celui pour le bâtiment, ou celui qui tiendra compte des contraintes de temps de certains processus industriels.

Les besoins dans l’industrie
Les bus de terrain doivent répondre à un certain nombre de besoins, afin de satisfaire au mieux les industriels qui recherchent avant tout des gains de productivité et/ou la diminution de l’investissement initial. Parmi ces besoins, nous pouvons citer : la disponibilité de l’outil de production, ce qui entraîne fiabilité et maintenabilité du bus, qui doit alors être (le plus possible) indépendant du constructeur. la réduction du coût de mise en oeuvre (câblage), tout en gardant l’évolutivité de l’application. l’augmentation du nombre et de la capacité des services disponibles (diagnostic intégré, changement de production, assistance à la maintenance, ...). Pour répondre à ces besoins, l’interface homme/machine constitue un point-clé du système. Elle doit être simple à utiliser, sans limiter les possibilités d’évolution du système. D’autre part, le bus doit être capable de répondre aux situations les plus défavorables (temps de réponse par exemple). Il doit pouvoir être maintenu et « modifié » par le personnel d’entretien, ce qui nécessitera de leur part des compétences en la matière. On voit donc que la disponibilité du bus devient le point essentiel de la disponibilité du système.

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Evolution actuelle
Depuis plusieurs années, de nombreuses applications ont adopté le bus de terrain. Cette épine dorsale de l’architecture d’automatisme apparaît comme un moyen extrêmement puissant d’échanges, de visibilité et de souplesse pour les équipements y participant. Le bus de terrain conduit à un bouleversement progressif des architectures : suppression des câbles d’entrées/sorties, disparition des interfaces d’entrées/sorties, disparition des liaisons séries dédiées. Au-delà de ces aspects architecturaux, deux autres points sont à souligner : la décentralisation et la répartition de l’intelligence, l’arrivée des Nouvelles Technologies (Internet…) Suppression des câbles d’Entrées/sorties C’est dans un premier temps en sortant les interfaces d’entrées/sorties des automates pour les placer au plus près des capteurs et actionneurs que des gains ont été obtenus sur les coûts de câblage. Disparition des interfaces d’Entrées/sorties Mais, une fois cette étape franchie, les utilisateurs ont bientôt compris l’intérêt de voir les capteurs et actionneurs eux-mêmes directement connectés au bus. Celui-ci est utilisé comme moyen d’interconnexions des équipements. Cela est en particulier vrai pour des équipements hétérogènes par leur origine mais aussi par leur type, comme : distributeurs pneumatiques, variateurs de vitesses et équipements de contrôle d’axes, machines de soudage ou de vissage, dispositifs d’identification divers, interfaces Homme-machine, équipements spécifiques à un métier, pesage, vision… Parfois, même, cette capacité de connexion justifie l’utilisation d’un bus de terrain même pour de faibles distances par la souplesse et l’évolutivité qu’elle permet. En effet : certains de ces équipements (variateurs de vitesse, machines de vissage…) nécessitaient simultanément une liaison par Entrées/sorties TOR et une liaison série avec l’automate : le bus de terrain remplace les deux. L’utilisation en environnement étanche de certains autres rendait leur câblage traditionnel particulièrement coûteux. Des bus du type AS-i offrent des solutions plus économiques que le câblage traditionnel pour la connexion des capteurs et actionneurs les plus simples (mais aussi les plus nombreux) ( boutons poussoirs, colonnes lumineuses, démarrages moteur etc.) y compris sur de courtes distances. L’installation devient une sorte de jeu de construction autour du câble réseau. Celui-ci devient le standard de câblage à la place des liaisons fil-à-fil en 0-24 V ou 4-20 mA. De plus, cette évolution rend accessible en tout point de l’installation une foison d’informations de diagnostic détaillées sur les capteurs et actionneurs. Page 5 sur 52 ClB

Ceci. etc. Une meilleure réactivité de l’automatisme grâce à l’utilisation de nano/pico-automates au plus près du procédé. outils de diagnostics. bien sûr. mais aussi à celles de tout équipement raccordé : micro-automate. ou même la répartition de l’intelligence : La décentralisation de l’intelligence permet : Une plus grande modularité de la conception. Décentralisation et répartition de l’intelligence Au-delà de ces évolutions d’architecture. Cela conduit les utilisateurs à l’exploiter pour des fonctions qui utilisaient auparavant des moyens de communication dédiés : paramétrages. non plus seulement aux données de l’automate. Architecture centralisée Années 80 Contrôle centralisé et E/S décentralisées Années 90 Bloc E/S Variateur Page 6 sur 52 ClB . la liaison série dédiée utilisée antérieurement par le dialogue opérateur est supprimée au profit du bus de terrain. Ce canal lui donne accès en tout point de l’installation.Disparition des liaisons série dédiées Le véritable canal de communication ainsi créé permet de véhiculer des quantités d’informations beaucoup plus importantes. Le spécialiste peut traiter son domaine et offrir une interface au concepteur de l’ensemble. Par exemple. Elle favorise les possibilités de réutilisation des modules matériels et logiciels. chargements de programmes. mais reste aujourd’hui freinée par la complexité des mécanismes à mettre en œuvre. etc. dialogue opérateur. Cette modularité est un atout pour la qualité de la réalisation et donc la maîtrise des coûts de développement. le bus de terrain ouvre la voie à la décentralisation. La répartition de l’intelligence dans différents équipements permet d’améliorer les performances en laissant à chaque équipement d’automatisme le soin d’effectuer la partie des traitements pour laquelle il est le plus performant. Des fonctionnalités dégradées peuvent être prévues localement lors de certaines pannes. Elle peut aller jusqu’à la disparition de toute unité de traitement centralisée. est limité par les performances du bus considéré : un seul type de réseau ne saurait satisfaire tous les besoins. Une plus grande robustesse vis-à-vis des défaillances.

ACTIVE X… Au niveau des réseaux.Nouvelles technologies De nos jours. Cette vague de fond atteint les automatismes. est aussi à signaler (exemple : CAN. déclenche des convoitises et des surenchères. L’intrusion de composants réseaux de grande diffusion. de par leur grande diffusion. issu de l’industrie automobile). JAVA. Contrôle distribué Années 2000 Interface Opérateur Contrôleur Multi-discipline Bloc E/S Contrôleur d ’axe Contrôleur Variateur PID Page 7 sur 52 ClB . bouleversent le paysage de l’informatique. les technologies Internet. comme AS-i. d’autre part la consolidation des positions de quelques bus de niveau 0. autour de CORBA. avec des perspectives en cours d’exploration. une bipolarisation se profile : d’une part la descente d’Ethernet vers les bus de terrain.

RIO 509 -BOD 24vdc T SM P3 Page 8 sur 52 ClB .Réseaux de communication INFORMATION CONTROLE TERRAIN Exemple d‘architecture Allen-Bradley à 3 niveaux Ethernet TCP/IP ControlNet. DH+ DeviceNet.

Tendance du Marché Avant hier La révolution Ethernet ? Hier Aujourd’hui Ethernet TCP/IP Réseau information Ethernet TCP/IP Passerelle Ethernet TCP/IP Routeur / switch API sur Ethernet API classique Ethernet TCP/IP Routeur / switch API sur Ethernet Réseau Contrôle API classique API Réseau terrain API Réseau terrain API Réseau terrain 509 24vd c ? Réseau terrain T Page 9 sur 52 ClB .

Traçabilité PC Compatible Lien DDE Les ouvertures Blocs bouton poussoir E/S modulaire Lecteur code à barres E/S bloc Ilots Pneumatiques Vérine Cellules Détecteurs proximité Floors Interface Opérateur Robots Buildings Backbone Réseau usine contrôle Communication inter-automate Réseau de terrain Ma Page 10 sur 52 ClB .

en fonction des critères retenus pour établir cette répartition. sont généralement classés en fonction de leur étendue géographique. au sens général du terme.Classement des réseaux Plusieurs classifications des réseaux peuvent être utilisées. le modèle CIM (Computer Integrated Manufacturing). On distingue : WAN (Wide Area Network) qui sont les réseaux de grandes distances internationaux ou nationaux (exemple : réservation aérienne) MAN (Métropolitan Area Network) pour les besoins d’une agglomération (exemple : gestion des infrastructures d’une commune) LAN (Local Area Network) limités à un ou plusieurs bâtiments. Deuxième classification (les systèmes intégrés de production) Dans les années 80. les réseaux informatiques et les systèmes de télécommunication apparaissent dans les niveaux 3 et 4. a permis de répartir les systèmes intégrés de production. Les réseaux locaux industriels répondent aux besoins du système d'automatisme (niveaux 2. Première classification (les réseaux) Les réseaux. Les réseaux industriels appartiennent le plus souvent à la catégorie des LAN. optimisation et surveillance Niveau 1 : la commande Traitement et dialogue : la commande Configuration et diagnostic : la maintenance Niveau 0 : les constituants Commander et protéger : les pré-actionneurs Actionner et mesurer : les capteurs et actionneurs Page 11 sur 52 . Il est toutefois applicable à la distribution électrique ou au contrôle de bâtiments. Pyramide CIM Niveau 4 : le système d’information de l’entreprise Gestion globale de l’entreprise Niveau 3 : la gestion de production Ordonnancement et suivi de production Contrôle qualité et suivi des moyens Niveau 2 : la supervision Conduite. représenté sous la forme d’une pyramide à 5 niveaux. 1 et 0).

Le volume de ces échanges est faible et il existe souvent une alimentation par le réseau (télé-alimentation).. basse consommation. au plus près des actionneurs (As-i. Niveau 4 : transmission entre unités distantes avec des volumes d'échanges importants. . automatismes réflexes. Interbus. Les volumes de données sont moyens. mais il existe aussi un besoin de synchronisation entre les unités de traitements réparties du niveau 1. . transferts de tables de données et de messages.. EIB. DeviceBus.) DataBus : bus informatique transfert et configuration de fichiers (FDDI..) Ce découpage artificiel est parfois difficile à appliquer concrètement. On utilise alors les familles SensorBus. Fonctionnement autonome. FieldBus. de la messagerie et aussi un passage vers le multimédia. entre unités de traitement et capteurs ou pré-actionneurs. des volumes de données faibles en exploitation. Profibus PA... le plus souvent cycliques. Classification des bus de terrain Le plus souvent. Le plus souvent il s'agit de transferts de fichiers avec des volumes de données élevés et des temps de réponse non critiques. Automatismes répartis.Niveau 0 : échanges.. . Les échanges de données sont cycliques et événementiels. Actions réflexes...) FieldBus : bus reliant des unités de traitement synchronisation entre unités de traitement Sécurité intrinsèque. Niveau 3 : échanges entre la supervision et le système d'information du site de production. .. télé-alimentation (Profibus FMS. Page 12 sur 52 . Déterminisme (DeviceNet. certains bus chevauchant plusieurs catégories. les bus de terrains industriels sont répertoriés par le type des équipements qui y sont généralement raccordés. temps de réponse très court.. Fieldbus WorldFIP. Modbus+. Niveau 2 : échanges entre unités de traitement et supervision.) DeviceBus : bus de périphérie d’automatismes. Les échanges sont essentiellement événementiels : téléchargement de programmes. Niveau 1 : échanges entre une unité de traitement et ses interfaces et périphériques. DataBus dont les principales caractéristiques sont décrites ci-dessous : SensorBus : bus de capteurs et d’actionneurs déterministe. Profibus DP.

Bien sûr.. toutes les valeurs ne sont que des ordres de grandeur. BatiBUS Page 13 sur 52 . temps de réaction requis. longueur maximum des réseaux. Classification associée niveaux de la pyramide C. noms des familles de réseaux. place dans une architecture typique. Le schéma ci-dessus présente la plage couverte par chacune des principales normes de bus d’automatismes dans cette hiérarchie.I. en raison des fortes contraintes de coût au niveau 0. Les différents aspects se retrouvent ainsi corrélés : Caractéristiques visées volume et type des informations échangées.DataBus Niveau 3 Ethernet/TCPIP FieldBus Niveau 2 DeviceBus Niveau 1 LonWorks Profibus DP SensorBus Niveau 0 AS-i EIB FDDI Interbus-S Modbus/Jbus DeviceNet Profibus PA FieldBus WorldFIP Profibus FMS SDS De nombreuses normes arrivent ainsi à répondre dans de bonnes conditions aux besoins des niveaux 1 et 2. prix des coupleurs réseaux.M. les bus bien situés à ce niveau peuvent rarement prétendre à plus qu’un léger débordement sur le bas du niveau 1. débordant parfois sur le bas du niveau 3 et/ou le haut du niveau 0. Au contraire.

L’objectif se limite à identifier la zone dans laquelle un bus assure la meilleure réponse à l’optimisation du rapport coût/ performance. Mieux vaut une passerelle bien intégrée dans le système automate qu’un bus trop coûteux sur une partie de l’application. moins l’utilisateur emploie de réseaux différents. elle est mieux en mesure d’assurer sa propre rentabilité par effet de volume.évitant passerelles et écriture de programmes dédiés pour gérer des échanges… C’est aussi un gage de pérennité de la solution. Elle mérite toutefois quelques commentaires afin d’être bien comprise et utilisée à bon escient : Elle n’est pas discontinue. Lorsqu’on s’éloigne de cette zone. Comme elle n’est pas trop spécialisée. Tel est le cas de Modbus Plus. de mettre un besoin en adéquation avec une liste de bus. L’utilisateur peut être séduit par les normes qui couvrent plusieurs niveaux. . sa pérennité. le rapport devient progressivement moins bon. . L’utilisateur doit prendre garde à ne pas être trompé par un prétendu bus universel qui en réalité ne pourrait assurer le compromis coût-performances à tous les niveaux. donc.formation. En effet. des passerelles permettent de rattacher des équipements AS-i à une architecture FIPIO ou Profibus DP.faisant dialoguer n’importe quel équipement avec n’importe quel autre de façon transparente .Cette classification permet de rapidement comprendre la cible d’un bus ou. Ainsi. Page 14 sur 52 .standardisation des matériels gérés… accroît sa liberté dans la définition de ses architectures d’automatisme. en ce qui concerne l’utilisateur. plus il réduit son investissement . inversement.

Dans les bus de terrain. En fonction du type de bus. 7 Application 7 Application 6 Présentation 6 Présentation 5 4 Session 5 Communication Virtuelle 4 Session Transport Transport 3 2 Réseau 3 2 Réseau Liaison Données Physique Liaison Données Physique 1 1 Page 15 sur 52 . il précise les fonctionnalités du service rendu. AFNOR Z70. la proposition en a été acceptée fin 1978. ils sont en général maillés (plusieurs chemins sont disponibles pour connecter deux abonnés).200. Ces normes ont été étudiées par l'lSO (International Standard Organisation) qui a défini une Architecture de bus normalisée plus connue sous le terme de Modèle OSI (Open System Interconnexion). Les sept couches du modèle de référence Le modèle de référence OSI définit 7 couches de préoccupation et pour chacune d'elles. certaines couches ne seront pas spécifiées. qui présentent des caractéristiques différentes de celles des bus de terrain : les vitesses de transmission sont inférieures dans les grands réseaux . les couches communiquent avec leurs voisines immédiates par des interfaces matérielles ou logicielles. Le modèle OSI a été conçu à partir de l'expérience acquise sur les grands réseaux publics ou privés. Elle est répertoriée sous les numéros ISO lS7 498. Les couches communiquent avec les couches équivalentes des autres équipements au travers de protocoles normalisés. CCITT X.001.Le modèle OSI de l'ISO Introduction La compatibilité entre équipements hétérogènes ne peut être assurée que par la définition de normes d'interconnexions qui définissent le comportement de chaque équipement vis-à-vis des autres. Les travaux ont commencé en 1977. généralement les couches 3 à 6 sont libres. A l'intérieur d'un même équipement. le modèle OSI s'applique à toutes les catégories de bus. les contraintes de temps ne sont pas les mêmes que dans le cas de la commande de procédés industriels. Malgré ces différences.

TFTP Présentation Session 5 4 B: TCP. 7 Application Réseau de terrain / Industrie Application utilisateur Protocoles Industriels 6 B: FTP. UDP Adresse IP Adresse MAC 3 2 Réseau Liaison Physique Câble TP-fibre 1 FTP :File Transfert Protocol Page 16 sur 52 .. UDP Adresse IP Adresse MAC Câble TP-fibre Transport B: TCP.Echanges Application Utilisateur 7 Application 7 Application Conversion/ Traitement données 6 Présentation 6 Présentation 5 4 Session 5 4 Session Protocoles gestion réseau Transport Transport 3 2 Réseau 3 2 Réseau Gestion physique Liaison Données Physique Liaison Données Physique 1 1 Distribution Données / Entreprise B: MS Office.. .

On appelle ce mécanisme l'encapsulation des données. (voir ci-dessous). câbles coaxiaux. fibres optiques mono ou multimodes. qui considère elle-même toutes ces informations (informations de gestion + données) comme des données. 7 6 Application Présentation Session Transport Réseau Liaison Convertisseur Média Hub 5 4 3 2 Physique 1 Page 17 sur 52 . les différentes couches qui recevront les données reconnaîtront chacune les informations de gestion qui leur sont destinées. Dans une réception. La couche physique Elle assure la transmission transparente d'éléments binaires entre deux systèmes via un médium de communication. Par exemple : elle définit les modalités de transmission (half ou full duplex). sous la forme de données. De nombreuses normes précisent ces connexions. Elle fournit les moyens mécaniques. etc. au maintien et à la désactivation des connexions physiques destinées à cette transmission. chaque couche ajoute ses propres informations de gestion (appelées en-tête) aux données fournies par la couche supérieure. le codage des informations. fonctionnels et procéduraux nécessaires à l'activation.Pour réaliser une transmission. et ainsi de suite. ondes radioélectriques. le type de liaison (parallèle ou série). et transmet le tout à sa couche inférieure. puis transmettront le reste à la couche supérieure. ou faisceaux hertziens. Les supports de transmission sont variés : paires torsadées. électriques. le fonctionnement des interfaces électriques.

Dans les bus. elle détecte et corrige des erreurs de transmission et maintient en séquence les données. si un seul chemin est disponible (cas des bus et des anneaux unidirectionnels). Afin d'assurer un transfert fiable.. elle a été définie pour assurer l'acheminement de paquets au travers d'un bus maillé. dans le cas de plusieurs supports ou dans le cas de plusieurs bus interconnectés. En particulier.. la couche réseau offre tous les moyens d'accès et d'acheminement des paquets entre deux abonnés. Cette couche est divisée en deux sous-couches : Sous-couche MAC (contrôle d'accès au médium de communication) : elle réalise le partage de la voie de transmission entre les différentes stations. Au départ de la normalisation.La couche liaison Elle assure le transfert d'informations entre deux systèmes adjacents avec détection d'erreurs. Les méthodes d'accès au bus sont donc gérées à ce niveau (ex : CSMA/CD. interfacer des protocoles différents de liaison de données. le problème se pose en général différemment. Toutefois. méthode du jeton. il n'y a pas lieu d'en rechercher un. Sous-couche LLC (contrôle logique de liaison): elle gère le contrôle et le flux des informations. Si l'on considère que les noeuds de communication et les voies qui les retiennent constituent le système de communication.). Elle contrôle et régule le flux d'informations sur la liaison. cette couche sera nécessaire pour résoudre les problèmes d'adressage. 7 6 5 4 Réseau 3 2 Page 18 sur 52 1 Liaison Données Physique Application Présentation Session Transport . 7 Application Switches 6 5 4 3 Présentation Session Transport Réseau Liaison Données 2 1 Physique La couche réseau Elle assure le routage des informations et le choix d'un chemin entre deux équipements situés sur des bus différents. Elle est totalement indépendante de la structure topologique du bus.

la session est ouverte. 7 6 5 Transport 4 3 2 1 Réseau Liaison Physique Application Présentation Session La couche session En téléphonie par commutation de circuits. le contrôle de la qualité de service. 7 6 Session 5 4 3 2 1 Transport Réseau Liaison Données Physique Application Présentation Page 19 sur 52 . Par analogie et en première approximation. on appellera session dans les réseaux de transmission de données l'intervalle de temps pendant lequel deux ou plusieurs tâches de l'application ont à dialoguer. quand l'abonné décroche. Elle offre un découpage temporel de la communication et permet d'interrompre et de reprendre un travail (activité) qui peut ainsi être exécuté en plusieurs phases. La session commence par l'appel d'un abonné . Elle est terminée dés que l'un raccroche ou dés que la communication est interrompue par l'occurrence d'une défaillance du réseau téléphonique. on appelle "session" l'intervalle de temps pendant lequel les deux abonnés sont en communication.La couche transport Elle assure le transfert d'informations. C'est elle qui réalise l'indépendance entre le monde des systèmes d'exploitation des ordinateurs et les supports physiques de transmission. de manière transparente et fiable entre deux systèmes. Cette couche assure l'organisation et la synchronisation du dialogue entre deux processus d'application et gère l'organisation de leurs données. On dit qu'elle assure un transport de bout en bout entre deux stations distantes.

Application Bonjour? 7 ? Guten Tag?? 6 5 4 3 2 Présentation Session Transport Réseau Liaison Physique ? Page 20 sur 52 1 . Elle ne s'intéresse qu'à la syntaxe (grammaire) de cette représentation et non à la sémantique (signification) qui est traitée au niveau 7 (couche application). La couche présentation dispose également de fonctions permettant de coder ou décoder les données compressées pour des raisons de coût. En effet. la messagerie en est l'exemple le plus courant. La couche application fournit à l'utilisateur l'interface avec les niveaux inférieurs. On peut distinguer deux grandes catégories d'applications : celles en mode connecté qui nécessitent le maintien d'une connexion de session pendant une longue période pour mettre en place des dialogues. celles en mode non connecté. la couche application fournit le moyen d'accès au système de communication et sert de fenêtre entre les processus qui coopèrent sur les différents systèmes. Originellement. En tant que service de niveau supérieur. la couche présentation a pour rôle de cacher ou de faire abstraction de l'hétérogénéité des dispositifs informatiques d'un bus. Ces systèmes pouvant être très hétérogènes et les applications très variées. de couche utilisateur. Il est bon de noter que la couche application n'a pas de frontière supérieure et qu'il est abusif de parler de couche 8. 7 Présentation 6 5 4 Session Transport Réseau Liaison Application Données Présentation 3 2 La couche application Physique 1 Les applications des bus sont très diverses et il est vain de vouloir toutes les normaliser. la couche présentation permet d'échanger des données structurées en fournissant une représentation commune à des données. ou d'utiliser tout autre terme pour désigner quelque chose qui serait "au-dessus" de la couche 7.La couche présentation Elle assure la représentation d'informations circulant entre des processus d'application.

Comme les voies ne sont pas partagées. Celles-ci sont chargées de diffuser l'information vers les autres bras de l'étoile. Avantages : Chaque station possède sa propre ligne. Le nombre de connexion est réduit. les problèmes d'accès ne se posent pas. Cette organisation est adaptée aux installations étendues dans lesquelles les équipements sont regroupés en îlots.Composantes physiques Les topologies des réseaux Le raccordement physique entre les différentes stations d’un réseau peut être réalisé suivant des schémas de natures très différentes baptisées “topologies”. Inconvénients : Longueur de câble importante Grande vulnérabilité du réseau en cas de défaillance au point de connexion Page 21 sur 52 . on évite les conflits et le média est utilisé avec un débit maximum. Les réseaux en étoile Toutes les stations sont reliées par des liaisons point à point à une ou plusieurs étoiles actives.

Inconvénients Effets d’une défaillance de médium. cette solution est économiquement intéressante pour nombre d'applications. L’adjonction de stations supplémentaires dans un réseau existant est simple. Conflits d’accès. Une défaillance du médium affecte la totalité du segment considéré (sa localisation est d’ailleurs difficile s’il s’agit d’un court-circuit). les coûts d'installation (nombre de lignes et de coupleurs) étant réduits. tout abonné est physiquement en liaison directe avec n’importe quel autre. Rapidité. Toute topologie à médium partagé doit définir des droits de parole. L’interconnexion peut être partielle ou totale. Cependant. Cette topologie ne privilégie a priori aucune station. des voies supplémentaires peuvent être employées. d'autres réalisations sont possibles. Sur un bus.. Transceiver câble AUI V24 Avantages Simplicité de mise en œuvre. Les points de connexion sont disposés linéairement en série sur toute la longueur du câble .) devront obligatoirement être pourvus d’un médium de secours (voir “topologies redondantes”). l'information est diffusée à tous les points de connexion. Les éventuels conflits d’accès (voir “méthodes d’accès” dans le prochain numéro) nuisent à l’efficacité des échanges. avec notamment des liaisons maillées augmentant la sûreté de fonctionnement (pour éviter les problèmes posés par la défaillance d'une station ou d'une liaison. ce qui conduit à la constitution d'un réseau maillé). Ceci implique que chaque abonné doit être apte à se taire. chimiques.Les réseaux en bus.. Page 22 sur 52 . Les sites critiques (nucléaires.

Avantages des topologies « point à point ». Son aspect extérieur donne l’illusion d’un bus. Elle est donc localisable. Un simple dialogue entre deux stations distantes passe par un certain nombre d’intermédiaires. chaque station régénère le signal. les problèmes de dérivation sont exclus..Les réseaux en anneau Tous les points sont disposés sur une boucle fermée réalisant un anneau constitué d'une série de liaisons point à point entre les différents nœuds du réseau. Chaque segment ne reliant que deux abonnés.... Le recours à la fibre optique est donc envisageable directement. La survie de tout ou partie des tronçons intacts est parfois possible (fonctionnement en “mode dégradé”).) ne concerne qu’un tronçon du réseau. ce qui multiplie grosso modo la portée par le nombre de stations. La circulation bi directionnelle sur une topologie anneau est une sécurité importante. ce qui rallonge d’autant les temps de propagation. L’information circule dans un même sens giratoire sur l'anneau et chaque station est un élément actif de la transmission de l'information et ne peut s’adresser qu’à sa voisine A noter qu’ici. Défaillance d’abonné. Pour éviter qu’un abonné hors service ne condamne la totalité de l’anneau. court-circuit. il doit intégrer un dispositif de contournement automatique fiable. Le fait qu’un message émis ne revient pas à sa station émettrice est un signe de défaillance de l’anneau facile à détecter. Inconvénients Temps de propagation. Localisation des défaillances de médium. Une défaillance (coupure. Avantages Détection de défaillance. Remarque : Interbus-S utilise une topologie consistant en deux anneaux utilisés l’un à l’aller et l’autre au retour. Page 23 sur 52 .

un PC et un poste de travail. Un superviseur. l'enregistrement de tous les événements facilitant le diagnostic et l'établissement de statistiques. Le poste de pilotage envoie des commandes vers les contrôleurs d'automatisme (start/stop). Page 24 sur 52 .). permet de surveiller localement la production. on peut envisager d’ajouter un médium de secours prêt à suppléer le premier en cas de défaillance (coupure..Topologies redondantes Pour des raisons de sûreté de fonctionnement. de services techniques. des outils. l'usine comprend un certain nombre d'ateliers.. un poste de gestion de palettes. Architecture de réseaux Architecture mono-réseau L’exemple ci-après décrit une petite application typique de processus manufacturier comprenant un système de convoyage. Poste de travail Supervision Gestion des palettes Convoyage Usinage PC Machine outil Cette application permet une coordination étroite entre les contrôleurs d'automatisme afin de minimiser les temps de fabrication (pas de temps mort) et garantit une bonne qualité de production (état des produits. directement connecté sur chacun des réseaux d'atelier. L’outil de production est divisé en plusieurs chaînes de production relativement indépendantes les unes des autres et qui n'échangent donc que peu d'informations entre elles. On retrouve un réseau informatique sur lequel sont connectées les différentes unités de calcul. Architecture multi-réseaux Dans cet autre exemple.. charge les programmes et les données de production. un poste de pilotage et de supervision.. un centre d'usinage. Chaque station doit alors être pourvue du double de connexions physiques et intégrer les mécanismes spécifiques à la gestion de cette redondance.. et plusieurs réseaux permettant de remonter les informations concernant la production vers les niveaux supérieurs ou bien de piloter un automate ou une commande numérique depuis un poste de travail situé en amont (au bureau d'études par exemple). de services commerciaux. court-circuit. et quelle que soit la topologie adoptée.).. Il assure le dialogue opérateur. Deux types de réseaux différents ont été installés pour dissocier ces flux et améliorer les performances et la sécurité de l'installation. de services de gestion. Des échanges de données importants ont lieu au sein de chacun de ces différents services. la remontée des alarmes.

afin d'autoriser des échanges et des partages de données. elle autorise également une intervention éventuelle sur un réseau sans perturber le fonctionnement du reste de l'entreprise. sont également connectés les ordinateurs assurant le lien vers le réseau informatique usine ainsi que le poste de travail. ce qui permet de diviser en deux le réseau local. afin d'améliorer les performances et/ou de connecter deux réseaux locaux ou distants d'une même topologie. Sur ce réseau.Les différents réseaux d'atelier sont reliés en grappe au réseau industriel par l'intermédiaire d'automates ponts. donc de ne pas charger inutilement chaque réseau . Il est possible de créer un pont entre réseaux. Une telle architecture permet de dissocier les différents flux d'information. Service commercial Ordonnancement CAO GPAO Cellules x Superviseur Cellule 1 Cellule 2 Cellule n Page 25 sur 52 .

Câble noir pour les courants supérieurs à 2 Ampères (Alimentation actionneurs 24VDC) Connecteurs pour câbles souples La connexion se fait par prises vampire directement implémentées dans les embases. Un détrompage est effectué de par la forme du réceptacle Page 26 sur 52 .Câble jaune pour les courants inférieurs à 2 Ampères (signaux capteurs et leur alimentation 24 VDC) .Médium câblé Câbles Le câblage compte plus que tout pour éviter les temps d’arrêt. Câble cuivre souple Câble utilisé pour les bus de capteurs/actionneurs. c’est à dire que la connexion ne laisse aucune trace et ne le détériore pas. Il représente normalement moins de 10 % du budget d’un projet mais cause plus de 50 % des problèmes. Ce câble est dit auto-cicatrisant. pannes ou incidents de réseau. Le profil trapézoïdal exclut toute inversion de polarité Deux types de câble sont mis en avant sur la marché : . Chaque support possède des limites physiques vitesse et distance d’échange liées par l’équation : K=VxD (K constante du support) En complément sur la chaîne de communication interviennent sur ces grandeurs.

Câble coaxial Câble équivalent au câble de télédistribution mis à part que son impédance est de 50Ω (sauf préconisation constructeur) au lieu de 75Ω.(2 ou 4 paires. Coax 10base5 (Ethernet) Téléperm M C275 Câbles paires torsadées La plupart des nouvelles installations sont en paires torsadées blindées ou non . FTP. Un câble coaxial est constitué d’une partie centrale (appelée âme). puis d’un blindage métallique tressé ou feuilleté et enfin d'une gaine extérieure. 100 ohms) Paire torsadée Blindage Par Paire Blindage général Gaine de protection UTP (Unshielded Twisted Pair) Paires Torsadées non blindées S/UTP. enveloppé dans un isolant. S/FTP (Screened / Foiled Twisted Pair) Paires Torsadées avec blindage ou écran général Page 27 sur 52 . c'est-à-dire un fil de cuivre.

STP (Shielded Twisted Pair) Paires Torsadées avec blindage par paires S/STP (Screened Shielded TP) Paires Torsadées avec blindage par paires plus blindage général Quelques exemples de correspondances Câble/bus : Câble pour bus CAN Câble pour bus DEVICE NET Câble pour PROFIBUS (sans supply wires) : Câble pour PROFIBUS (avec supply wires) : Câble pour bus INTERBUS : Page 28 sur 52 .

Câble pour ETHERNET : Câble pour EIB INSTABUS : Câbles . plus la fréquence de transmission (en MHz) que le câble peut transporter sans émission électromagnétique (ou diaphonie.interférences) est élevée. 3 (Voice grade) 4. 6 (Data Grade) Plus la catégorie est élevée. La catégorie la plus utilisée actuellement est la Cat 5/5e (100 MHz) valable de 10 Mbps à 1 Gbps.Catégories Les câbles cuivre sont divisés en catégories TIA/EIA. Les catégories 7 et 8 ne sont pas ratifiées par la TIA et introduites uniquement en Europe (Standard ISO/IEC) Page 29 sur 52 . 2. (Attention : 1 MHz n’est pas égal à 1 Mbps) Elles sont utilisées pour concevoir et classifier les équipements et certifier les installations réseaux. 5e ou 5+. 5. 1.

connu dans le monde des bus de terrain (Hirschmann. même en UTP Inconvénients: Longueur < 100 m (< 300 m STP) Déploiement plus difficile que le coax Sans écran extérieur de protection Page 30 sur 52 . protection IP (IP64 ou IP67). stabilité contre les vibrations Solutions propriétaires: DB-9: utilisé jusqu‘ici plutôt par Siemens Profibus Interbus M12: suggéré par l‘IAONA pour Ethernet. Siemens) M12 VS-RJ45 de Phoenix Contact: RJ45 adaptée RJLnxx de Woodhead: manchon sur la RJ45 RJField de Amphenol : protection sur un RJ45 standard Han-Brid RJ45 of Harting : connecteur hybride avec contacts de terminaison rapides Avantages et Inconvénients Paire Torsadée Avantages: Bien adapté aux câblages des immeubles Faible coût Utilisation flexible Très répandu Moins sensible aux interférences que le coax pour les transmission de données symétriques (torsades).Paire Torsadée – Connecteurs Industriels Actuellement il n’existe pas de connecteur standardisé (IANOA et TIA) Des demandes sont formulées pour : stabilité mécanique.

Tant que ce faisceau de lumière ne dépasse pas l'angle critique. Le principe physique majeur qui a inspiré la technologie des fibres optiques est ce qu'on appelle "la réflexion totale interne". si un câble était trop large. Page 31 sur 52 . Pour ce faire. est une fibre de verre de près de 100 micromètres de diamètre qui permet la propagation des faisceaux. si l'onde tente de passer d'un milieu de densité relativement haute à un milieu moins dense. Ceci découle de la loi de la réfraction voulant qu'une onde traversant une frontière entre deux milieux de densité différente soit déviée. il existe un angle minimum entre la direction de l'onde et la normale de la frontière pour lequel l'onde ne sera pas déviée. La première. une fibre n'est qu'un petit câble de verre très mince dans lequel on fait voyager un flux lumineux qui. le cœur. Il est donc possible pour une onde lumineuse de se propager indéfiniment dans un cylindre de verre. La deuxième. a été converti d'un signal électrique à un faisceau de lumière et qui. inalement. En bref. la couche de confination ou gaine optique. mais réfléchie. à la fin. n'est qu'une couche de verre de moindre densité que le noyau. sera reconverti en signal électrique. il y aurait une grande perte de rayon lumineux à la moindre courbure. la troisième couche est une enveloppe protectrice pour absorber les chocs et les dommages. Le développement des fibres optiques en tant qu'outil de communication découle directement de la demande croissante d'échanges de données rapides entre les différents terminaux. la fibre se doit d'être la plus mince et la plus droite possible. au tout début.Fibre Optique La technologie des fibres optiques s'est considérablement développée avec l'entrée en scène des réseaux et de l'Internet. Un câble est donc normalement fait de trois couches concentriques. permettant la confination des rayons dans le noyau. Pourtant. il continuera à être réfléchi et à voyager dans la fibre de verre.

Ceci faisait qu'un conducteur transportant un signal électrique créait une interférence dans un deuxième conducteur qui pourrait se trouver à proximité. La qualité et la rapidité des transferts s'en ressentaient grandement. amplification de la lumière par émission stimulée de radiations. On réalise un écart d'indice entre le cœur et la gaine en incorporant des dopants. est un dispositif qui amplifie la lumière et la rassemble en un étroit faisceau. Son centre. La fibre est ensuite étirée à partir de ce barreau. Pourtant.1500 nm). La fabrication d'une fibre optique passe par la réalisation d'une préforme cylindrique en barreau de silice. Le rayonnement est également d'une grande pureté spectrale. tels que le quartz. Une charge en mouvement crée toujours un champ magnétique perpendiculaire à son mouvement. Fabrication et Types de fibres Les recherches menées dans les années 1970 ont conclu que la silice était un bon support pour des longueurs d'onde prises dans le proche infrarouge (λ = 850 nm . Elle est donc limitée dans sa bande passante. Dans les câbles de cuivre traditionnels. Le faisceau laser se propage en ligne droite et se réfléchit sur les parois de la gaine qui a un indice de réfraction inférieur au cœur. Elle est efficace sur de courtes distances parce qu'elle déforme le signal par le principe de dispersion. ce qui manifestement ne convient pas à toutes les applications. où ondes et photons associés se propagent en phase. dit cohérent. La fabrication en série de lasers à semi-conducteurs dans ces longueurs d'onde est venue par la suite confirmer ce choix. Il existe trois sortes de fibre optique. et inversement. La silice est un composé oxygéné du siliciums. présent dans un grand nombre de minéraux. • Un laser (light amplification by stimulated emission of radiation).Le fait que ce soient des rayons de lumière et non des signaux électriques qui voyagent dans le câble implique un grand principe qui représente vraiment un avancement dans ce domaine. on observait le phénomène du champ magnétique limitrophe. Chacune contribue différemment dans la propagation du faisceau laser Fibre optique multimode à saut d’indice Ce type de fibre optique possède une région du cœur uniforme relativement large comparativement à la gaine. la calcédoine et l'opale.1300 nm . Cette propriété rend la lumière laser extrêmement directionnelle. Le cœur est composé de verre (SiO2) dopé. avec les fibres optiques. au lieu d'être arbitrairement distribués. qui constitue le cœur de la fibre. un champ magnétique variant induit un mouvement aux charges se trouvant dans ce champ. tels que : • le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le cœur. ce qui élimine totalement le problème de l'interférence entre deux conducteurs. • le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine. nécessite une silice très pure avec un minimum d'ions hydroxydes OH-. Page 32 sur 52 . de formule SiO2. Le cœur est entouré d'une silice de moindre qualité qui forme la gaine optique. les flux lumineux qui voyagent ne créent aucun champ magnétique. le processus d'émission des photons garantissant leur régularité quantique.

De cette façon. Ces couches modifient graduellement l'indice de réfraction. Elle est la plus utilisée pour les moyennes distances. Il y a donc une meilleure réception du signal. le cœur est très fin ce qui permet une propagation du faisceau laser presque en ligne droite. Elle est très utilisée pour les liens de très grandes distances. sans dispersion lumineuse) Il y a 3 sources de lumière LED. elle offre peu de dispersion du signal et celle-ci peut être considérée comme nulle. Dans une fibre optique monomode. Laser ou Diodes Laser Fibre Optique – Connecteurs Il y a 4 principaux types de connecteurs pour fibre: Connecteurs F-SMA Quelquefois utilisés avec FOIRL Page 33 sur 52 .5 µm de diamètre) Fibre Monomode (SMF).Fibre optique multimode à gradient d’indice Le cœur de la fibre optique à gradient d'indice possède des couches de verre successives. la bande passante est presque infinie (>10 Gb/s). utilisée pour les longues distances (8 ou 10 µm de diamètre. La propagation est approximativement une onde sinusoïdale dans le cœur de la fibre optique. Le petit diamètre du cœur des fibres nécessite une grande puissance d'émission qui est délivrée par des diodes laser La fibre est composée de verre ou plastique (POF) Il y a 2 types de fibres verre Fibre Multimode (MMF). Ainsi. Un des avantages est que la dispersion nodale est diminuée avec cette fibre. plus le faisceau laser s'éloigne du centre plus l'indice de réfraction diminue. ELED (Edge-Emitting LED). Aussi. utilisée pour les courtes distances (50 ou 62.

protection explosion) Grande longueur. petite dimension Grande capacité de transmission (bande passante) Inconvénients: Ports optiques plus chers que ports TP pour 10 Mbit/s et 100 Mbit/s Page 34 sur 52 . jusqu‘à 40 km en LAN (faible atténuation) Légère.Connecteurs BFOC (ST™) (Straight Tip) Principalement utilisés avec 10BASE-F Connecteurs SC / DSC (Subscriber Connector) Principalement utilisés avec 100BASE-FX et Ethernet Gigabit Connecteurs MTRJ (MT Ferrule Register Jack) Utilisés pour 100BASE-FX vers les postes et partout où de petits connecteurs sont nécessaires Fibre Optique – Autres Connecteurs FC (Fiber Connector) E2000 LC (Lucent MPO MTP (Mutiple Termination Push-pull latch) SMC MU (Miniature Unit) D4 Avantages et Inconvénients Câblage Optique Avantages: Insensible aux interférences électromagnétiques Pas d‘émissions induites (pas de diaphonie) Pas de problèmes de potentiel (boucles de terre.

soit une portée d'environ une centaine de mètres.Solutions Wireless : Les catégories de réseaux sans fil On distingue habituellement plusieurs catégories de réseaux sans fil. HiperLAN 2 permet d'obtenir un débit théorique de 54 Mbps sur une zone d'une centaine de mètres dans la gamme de fréquence comprise entre 5 150 et 5 300 MHz. Il existe plusieurs technologies concurrentes : Le Wifi (ou IEEE 802. norme européenne élaborée par l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute). soutenu par l'alliance WECA (Wireless Ethernet Compatibility Alliance) offre des débits allant jusqu'à 54Mbps sur une distance de plusieurs centaines de mètres. selon le périmètre géographique offrant une connectivité (appelé zone de couverture) : Réseaux locaux sans fil (WLAN) Le réseau local sans fil (noté WLAN pour Wireless Local Area Network) est un réseau permettant de couvrir l'équivalent d'un réseau local d'entreprise.11).0). hiperLAN2 (HIgh Performance Radio LAN 2. Page 35 sur 52 . Il permet de relier entre-eux les terminaux présents dans la zone de couverture.

Voici un tableau présentant les différentes révisions de la norme 802. appelées normes 802.11 physiques) ou bien préciser des éléments afin d'assurer une meilleure sécurité ou une meilleure interopérabilité.La propagation des ondes radio (802. Des révisions ont été apportées à la norme originale afin d'optimiser le débit (c'est le cas des normes 802. Dans tout autre milieu.11a.108 m/s. ou MAC) Il est possible d'utiliser n'importe quel protocole de haut niveau sur un réseau sans fil WiFi au même titre que sur un réseau ethernet. le signal subit un affaiblissement dû à • • • • La réflexion La réfraction La diffraction L'absorption Présentation du WiFi (802. la couche liaison de données.11) La norme 802.11b et 802.11 s'attache à définir les couches basses du modèle OSI pour une liaison sans fil utilisant des ondes électromagnétiques.11 est en réalité la norme initiale offrant des débits de 1 ou 2 Mbps. constitué de deux sous-couches : le contrôle de la liaison logique (Logical Link Control.11g. Les différentes normes WiFi La norme IEEE 802.11 et leur signification : Page 36 sur 52 . La vitesse de propagation des ondes dans le vide est de 3.11) Les ondes radio (notées RF pour Radio Frequency) se propagent en ligne droite dans plusieurs directions. c'est-à-dire : • • la couche physique (notée parfois couche PHY). proposant trois types de codages de l'information. ou LLC) et le contrôle d'accès au support (Media Access Control. 802.

11 du standard Européen (HiperLAN 2.11b est la norme la plus répandue actuellement.1d afin de pouvoir 802. La norme 802. La norme 802.11d ion informations sur les plages de fréquence et les puissances autorisées dans le pays d'origine du matériel.11h vise à rapprocher la norme 802.11g a une 802. La norme 802. La 802.11h) et être en conformité 802. La norme 802.1d établir un pont avec les trames 802. Elle propose le protocole Inter-Access point roaming protocol permettant à Itinérance un utilisateur itinérant de changer de point d'accès de façon transparente 802.11 dont le but est de permettre une utilisation internationale des réseaux locaux 802.11i chiffrement des communications pour les transmissions utilisant les technologies 802. La norme 802. La norme 802.11g peuvent fonctionner en 802. Il s'agit Pontage 802. ce qui signifie que des matériels conformes à la norme 802.11g.11a Nom Wifi5 Description La norme 802. La norme 802.11e la qualité de service passante et de délai de transmission de telle manière à permettre notamment une meilleure transmission de la voix et de la vidéo. 802. La norme 802. 30 Mbps réels) sur la bande de fréquence des 2.11f est une recommandation à l'intention des vendeurs de point d'accès pour une meilleure interopérabilité des produits. Page 37 sur 52 .11r a été élaborée de telle manière à utiliser des signaux 802.11i a pour but d'améliorer la sécurité des transmissions (gestion et distribution des clés. 30 Mbps réels). La norme 802.11g compatibilité ascendante avec la norme 802.11c n'a pas d'intérêt pour le grand public.4 GHz.11h avec la réglementation européenne en matière de fréquence et d'économie d'énergie. Elle propose un débit théorique de 11 Mbps (6 Mbps rééls) avec une portée pouvant aller jusqu'à 300 mètres dans un environnement dégagé.11d est un supplément à la norme 802.11. d’où le h de 802. quelles que soient les marques des points d'accès présentes dans l'infrastructure réseau.11e vise à donner des possibilités en matière de qualité de Amélioration de service au niveau de la couche liaison de données.11g offre un haut débit (54 Mbps théoriques.11b Wifi plage de fréquence utilisée est la bande des 2.11f (roaming) lors d'un déplacement.11a (baptisé WiFi 5) permet d'obtenir un haut débit (54 Mbps théoriques.11c vers 802.11b et 802. Cette norme s'appuie sur l'AES (Advanced Encryption Standard) et propose un 802. avec 3 canaux radio disponibles.4 GHz.11 uniquement d'une modification de la norme 802.11a.11Ir infra-rouges.11b La norme 802.11a spécifie 8 canaux radio dans la bande de fréquence des 5 GHz. Ainsi cette norme a pour but de définir les besoins des différents paquets en terme de bande 802.11 (niveau liaison de données). Cette possibilité est appelée itinérance (ou roaming en anglais) La norme 802. Cette norme est désormais dépassée techniquement.Nom de la norme 802.11b. Internationalisat Elle consiste à permettre aux différents équipements d'échanger des 802. chiffrement et authentification).

11n permet d'atteindre un débit théorique allant jusqu'à 270 Mbits/s ou 300 Mbits/s respectivement dans la bande de fréquences des 2.n La norme IEEE 802.4 GHz. Les points d'accès permettent généralement dans leur interface de configuration de gérer une liste de droits d'accès (appelée ACL) basée sur les adresses MAC des équipements autorisés à se connecter au réseau sans fil.4 GHz ou 5 GHz.11 ou WiFi) Une infrastructure adaptée La première chose à faire lors de la mise en place d'un réseau sans fil consiste à positionner intelligemment les points d'accès selon la zone que l'on souhaite couvrir. Cette adresse est représentée par 12 chiffres hexadécimaux groupés par paires et séparés par des tirets. Il n'est toutefois pas rare que la zone effectivement couverte soit largement plus grande que souhaitée. auquel cas il est possible de réduire la puissance de la borne d'accès afin d'adapter sa portée à la zone à couvrir. En contrepartie cela ne résoud pas le problème de la confidentialité des échanges. La norme apporte des améliorations par rapport à IEEE 802. Ce filtrage reste de plus facilement contournable pour un utilisateur expérimenté. Wired equivalent privacy. plusieurs émissions spatiales et plusieurs antennes pour les récepteurs et émetteurs. il s'agit du WEP. à la fois. IEEE 802. Celle-ci doit constituer une amélioration par rapport aux standards IEEE 802.Wired Equivalent Privacy Pour remédier aux problèmes de confidentialité des échanges sur les réseaux sans fils. • L'agrégation de paquets de données qui permet l'augmentation des débits. La norme a été ratifiée en septembre 2009.11b et IEEE 802. Le filtrage des adresses MAC Chaque adaptateur réseau (nom générique pour la carte réseau) possède une adresse physique qui lui est propre (appelée adresse MAC). La sécurité des réseaux sans fils Wi-Fi (802.11 utilisant l'algorithme symétrique RC4 avec des clés d'une longueur de 64 bits ou 128 bits.11g pour la bande de fréquences des 2. WEP .802.11 intègre un mécanisme simple de chiffrement des données.11.11a/b/g grâce aux technologies suivantes : • MIMO qui permet d'utiliser. • Le regroupement des canaux radio permettant d'augmenter la bande passante.11a pour la bande de fréquences des 5 GHz. Page 38 sur 52 . Cette précaution un peu contraignante permet de limiter l'accès au réseau à un certain nombre de machines. le standard 802. Le WEP est un protocole chargé du chiffrement des trames 802.

Mise en place d'un VPN Pour toutes les communications nécessitant un haut niveau de sécurisation. afin de combler les lacunes du WEP.Le WEP n'est pas suffisant pour garantir une réelle confidentialité des données. il est vivement conseillé de mettre au moins en oeuvre une protection WEP 128 bits afin d'assurer un niveau de confidentialité minimum et d'éviter de cette façon 90% des risques d'intrusion. pour plus de sécurité.11i a été ratifié le 24 juin 2004. permettant d'identifier les utilisateurs sur le réseau et de définir leurs droits d'accès. beaucoup plus sûr. and Accounting) il est possible de recourir à un serveur RADIUS (Remote Authentication Dial-In User Service). Page 39 sur 52 . mais supporte également l'AES (Advanced Encryption Standard). Pour autant. afin de fournir une solution de sécurisation poussée des réseaux WiFi. Le protocole TKIP permet la génération aléatoire de clés et offre la possibilité de modifier la clé de chiffrement plusieurs fois par secondes. La Wi-Fi Alliance a ainsi créé une nouvelle certification. WPA . Améliorer l'authentification Afin de gérer plus efficacement les authentifications. baptisée WPA2. Il s'appuie sur l'algorithme de chiffrement TKIP. Le WPA est une version « allégée » du protocole 802.11i / WPA2 Le 802. il est préférable de recourir à un chiffrement fort des données en mettant en place un réseau privé virtuel (VPN). il convient d'utiliser le cryptage WPA ou WPA2.11i.11i.WiFi Protected Access WPA (WiFi protected Access) est une solution de sécurisation de réseau WiFi proposé par la WiFi Alliance. pour les matériels supportant le standard 802. Le fonctionnement de WPA repose sur la mise en oeuvre d'un serveur d'authentification (la plupart du temps un serveur RADIUS). Le protocole RADIUS (défini par les RFC 2865 et 2866). Pour obtenir un niveau de sécurité supérieur. Authorization. est un système client/serveur permettant de gérer de façon centralisée les comptes des utilisateurs et les droits d'accès associés. 802. reposant sur des protocoles d'authentification et un algorithme de cryptage robuste : TKIP (Temporary Key Integrity Protocol). les autorisations et la gestion des comptes utilisateurs (en anglais AAA pour Authentication.

le signal émis a besoin d’être régénéré à intervalles réguliers. Les équipements sont configurés (ou configurables par apprentissage) de Page 40 sur 52 . MAC) des sous-réseaux à relier peuvent être différents. Sur bon nombre de versions. Le répéteur travaille donc sur la couche 1 (physique) du modèle OSI. Les commutateurs ou switches ont les mêmes fonctions que les ponts mais utilisent des ports dédiés et non partagés. Les supports de transmission et les procédés d'accès au bus (Médium Access Control. protocoles…) doit donc être étudiée avec précision afin de déterminer si il est nécessaire d’intégrer ou non un répéteur dans le bus.Interface de systèmes de bus Les répéteurs ou convertisseurs de média Lorsque l’architecture d’un réseau nécessite des longueurs de câble important. Ce type de ponts est utilisé dans le cas de sous-réseaux de structures identiques et qui ne différent que par le support de transmission (par exemple ligne bifilaire. connections. Comme les relais dans les réseaux GSM. Le fonctionnement est uniquement du half duplex et les trames sont envoyées sur tous les ports. conducteur à fibre optique). Les concentrateurs ou hubs Ils ont la même fonction que le répéteur mais ils permettent de mixer différents médias. les répéteurs sont chargés de ré-amplifier le signal en le nettoyant si besoin est des différentes perturbations. Les distance limites sont données par les constructeurs (par exemple : 100m. Tous les appareils connectés se trouvent dans un même domaine de collision. Les ponts s'utilisent essentiellement pour raccorder des réseaux locaux avec des topologies différentes ou pour relier certaines structures à des sous-réseaux par le biais d'applications spéciales. maximum entre chaque élément dans le cas du bus AS-i). Le pont se situe sur la couche 2 (liaison) du modèle OSI. Certains modèles de répéteurs possèdent une adresse réseau et disposent d’une couche application. Le hub travaille sur la couche 1 (physique) du modèle OSI. C B A D Les ponts s'utilisent pour la liaison de sous-réseaux qui travaillent avec les mêmes protocoles sur la couche de sécurité (Logical Link Control LLC). les tâches d'un pont ne concernent que l'accès au bus (MAC) et n'interviennent aucunement au niveau de la couche LLC. A chaque type de réseau correspond un répéteur (Un répéteur AS-i ne pourra pas fonctionner sur un bus PROFIBUS). L’architecture physique du réseau (longueurs.

Le routeur détermine en outre le routage (le chemin de communication) idéal d'un message à travers un réseau existant (Routing). Par rapport au modèle de référence Page 41 sur 52 . Autrement dit. le routeur modifie les adresses de destination et de source de la couche de réseau des paquets de données entrants avant de les retransmettre. Les critères d'identification du parcours idéal peuvent par exemple être la longueur du trajet ou la valeur minimale de retard de transmission. B C A D Le routeur sert à relier des réseaux ISO présentant des différences au niveau des couches 1 et 2. Le routeur s'intègre dans la couche 3 (réseau) du modèle OSI. Une passerelle sert au couplage de réseaux présentant des architectures différentes. La tâche des routeurs étant nettement plus complexe que celle des ponts. Pour s'acquitter de sa mission. une passerelle permet de relier deux quelconques sous-réseaux. leur vitesse de travail est plus faible. Les switches commutent les trames au niveau MAC et peuvent gérer simultanément plusieurs communications.manière à gérer un ou plusieurs éléments par port.

Les coupleurs Les coupleurs sont chargés de traduire les messages envoyés par un appareil en un autre langage compréhensible par tous les autres appareils et inversement. dans un souci d’interopérabilité. Les constructeurs proposent donc des « traducteurs » qui vont faire l’interface entre le protocole interne au composant et le protocole du bus de terrain. Coupleur Protocole A lecture Traitement + Diagnostic écriture Protocole B La diversité des réseaux propriétaires ne permet pas aux constructeurs de fabriquer un matériel unique pour chaque protocole de communication terrain. Ces dispositifs vont prendre différentes formes selon qu’ils seront implémentés directement dans un capteur. Les liaisons de réseaux par le biais de passerelles se caractérisent généralement par leur complexité élevée et leur faible rapidité. Il est cependant nécessaire.ISO. en extension d’un automate (carte de communication) ou en passerelle entre deux bus de terrain (terme de coupleur). la tâche d'une passerelle consiste à traduire les protocoles de communication de toutes les couches. Une passerelle permet également de coupler un réseau ISO et un réseau non-ISO. Carte de Communication Coupleur DP/PA Architecture avec Coupleur ETHERNET/INTERBUS Page 42 sur 52 . Une passerelle est donc un élément de la couche 7 (application) du modèle OSI. que l’appareil puisse être connecté sur des bus de terrain disposant de protocoles différents.

définie par configuration.4. Le bus fonctionne comme un anneau virtuel et chaque station ne connaît que deux stations (immédiatement inférieure et supérieure). Mécanismes déterministes Contrôle d'accès centralisé ou Maître-esclave Dans un mécanisme d’accès au médium de type maître-esclave. Dans le second cas (token bus). les esclaves. même en cas d'urgence. qui est le délai maximum pour chaque équipement pour transmettre ses informations.. Ceci garantit les délais d'accès au support et est souvent retenue pour les bus utilisés dans les applications à temps critiques. le réseau n’est pas déterministe. Profibus-DP (en mode monomaître). les autres équipements. le jeton non adressé ou jeton sur boucle (token ring) et le jeton adressé ou jeton sur bus (token bus). Ce principe se retrouve sur bon nombre de réseaux basés sur une liaison série de type RS 485 avec des protocoles comme Modbus. Les conflits sont donc éliminés par rapport au protocole à compétition (non déterministe). Bus à jeton (token ring) Un tel mécanisme est défini par la norme 8802. lorsqu’il fait usage de son droit de parole. Le temps nécessaire pour interroger l’ensemble des équipements constitue un temps de cycle. et si des événements applicatifs aléatoires sont susceptibles de déclencher de tels échanges. elle est réservée presque exclusivement aux réseaux informatiques et non aux bus de terrain. WorldFIP. un équipement sur bus à jeton est identifié par une adresse unique. On classe les techniques à jeton en deux catégories. Par contre. une seule station pouvant émettre à la fois. C’est ce principe qui est utilisé par exemple avec les bus AS-i. C’est ce principe qui est utilisé par exemple avec le bus WorldFIP ou Profibus DP en mode multimaître. C’est ce principe qui est utilisé sur le réseau Modbus Plus. se contentant de répondre lorsque le maître le leur demande. on peut s’appuyer sur ce mécanisme pour définir une scrutation cyclique par le maître d’informations sur un nombre défini d’équipements. Les bus de ce type ont l'avantage d'être déterministes. le maître est à l’initiative de tous les échanges. correspondant à un droit de parole. Un jeton. DeviceNet (en mode multimaître). selon un ordre déterminé. Cette technique nécessitant une topologie en anneau.Accès au médium Mécanismes d’accès au médium Ce paragraphe explique le principe de base de quelques-uns des mécanismes d’accès au médium les plus courants. Le passage du jeton s'effectue par ordre décroissant. passe de station en station. peut adresser ses informations à n’importe quel autre équipement. le jeton circulant sur le bus peut être capté par toute station prête à émettre. attribue un droit de parole à tour de rôle à chacun des autres équipements. les échanges sont programmés par l’utilisateur. mais il faudra attendre le passage du jeton. un seul équipement. Page 43 sur 52 . l’arbitre de bus. ou même à tous simultanément (diffusion). Dans ce cas. Chaque station peut émettre vers n’importe quelle autre station tant qu’elle possède le jeton mais ne peut garder celui-ci que pour une durée limitée. Dans le premier cas (token ring). Arbitrage de bus Le mécanisme est assez voisin du précédent (mécanisme maître-esclave avec définition du cycle de scrutation des équipements) dans le sens où un seul équipement. La principale différence est que chacun des équipements. On distingue les mécanismes déterministes et les mécanismes non déterministes.

Ainsi. Toutes les stations avoisinantes patientent alors pendant un temps qu'elle considère être celui nécessaire à la transmission du volume d'information à émettre à la vitesse annoncée. puis la station commence l'émission des données. le récepteur envoie un accusé de réception (ACK). Page 44 sur 52 . La station transmet un message appelé Ready To Send (noté RTS signifiant prêt à émettre) contenant des informations sur le volume des données qu'elle souhaite émettre et sa vitesse de transmission. le temps de transfert d’une trame est lié au délai au bout duquel la collision est évitée : il est donc une fonction statistique du nombre d’équipements essayant d’émettre des trames. si le média est libre pendant un temps donné. tente de la transmettre puis vérifie qu’il n’y a pas eu de collision (i. la transmission est différée. chaque équipement évite la collision en demandant une autorisation d’émettre (RTS. un point essentiel pour les applications de contrôle. qu’un autre équipement n’a pas essayé d’émettre au même moment). Il s’agit du principe d’accès au médium utilisé sur les bus de type Ethernet (norme ISO 8802. Contrôle de validité Outre le contrôle d'accès au médium. Un équipement souhaitant émettre une trame.Carrier Sense Multiple Access/Collision Detection. donc de la charge du réseau. En cas de collision. CTS) avant l’envoi de sa trame puis reçoit un accusé de réception à l’issu de l’émission. Méthode d’accès: CSMA/CA (Carrier Sense Multiple Access with Collision Avoidance) Dans ce cas. La station voulant émettre écoute le réseau. signifiant Le champ est libre pour émettre). il est à noter que la sous-couche MAC a en charge le contrôle de la validité des données. Dans le cas contraire. Le récepteur (généralement un point d'accès) répond un Clear To Send (CTS.e.3).Mécanismes non déterministes CSMA/CD . Si le réseau est encombré. A réception de toutes les données émises par la station. alors la station peut émettre. il effectue une nouvelle tentative après une attente de durée aléatoire.

Les informations de gestion de production qui ont un caractère plus aléatoire. les méthodes d'accès au médium (centralisé. même s'il n'y a pas de changement significatif de la valeur) et donc inadapté dans le cas de changements aléatoires de valeurs nécessitant une signalisation rapide. donc un débit d'informations important.). fibre optique. les différentes topologies d'implantation (étoile. actionneurs et partie commande avec des contraintes de temps de réponse. Elles représentent des messages de volume important mais non astreint à des contraintes temporelles fortes. Il faut noter que la plupart des bus proposent les deux types de transmissions. des alarmes. Page 45 sur 52 . paramètres de réglages. anneau. décentralisé. qui ont un caractère moins déterministe (historiques. on va obtenir l'image la plus proche possible de la réalité du processus contrôlé (lecture cyclique des valeurs des capteurs. On obtient dans ce cas un trafic non déterministe avec un risque d'avalanche d'alarmes et de surcroît une possibilité d'erreurs de transmission. calibrages d'équipements.. plusieurs types d'échanges vont avoir lieu : des trafics horizontaux quand il s'agira d'échanges entre capteurs. bus. Ces notions acquises. des informations de suivi de production. Une telle diversité de messages conduit à qualifier et à hiérarchiser des types de flux d'informations : les informations échangées entre capteurs. des programmes. les informations relevant essentiellement de la coordination du fonctionnement du procédé commandé. jeton. La transmission d'événements est utilisée par les systèmes de commande centralisée pour transférer des informations apériodiques telles que la valeur d'un paramètre de commande ou l'apparition d'un événement. des historiques. Les besoins En matière de communication.. des paramètres de réglage.. les échanges sont aussi divers que des consignes..)..Services et objets de communication Nous venons de voir les composantes physiques (paire torsadée. Pour la transmission d'états.)... il reste à mieux comprendre les termes de client/serveur ou de producteur/distributeur/consommateur. celles d'états et celles d'événements. Services d'échanges On distingue deux types de transmissions. des fichiers. et des trafics verticaux pour tout ce qui concerne la conduite et la supervision des procédés. actionneurs et partie commande définissent un flux d'informations le plus souvent périodique. en privilégiant toutefois l'un ou l'autre selon les cas. respect d'un délai d'échange... des états.). Comme nous le voyons. Ces informations représentent un grand nombre de données de faible volume aux contraintes temporelles strictes (déterminisme du temps d'accès aux informations. les architectures possibles (monoréseau et multiréseau)...).

Profibus-DP. ceux-ci peuvent être producteurs de certaines données. mais peuvent aussi être réalisées dans le système d'exploitation. Le Producteur d'une donnée (capteur par exemple) est responsable de la production de celle-ci. Les données et les messages : Les données sont échangées entre un Producteur et des Consommateurs. Les notions de Client et de Serveur ne sont que des rôles joués par des équipements à un instant donné dans le cas d'un scénario requête/réponse. Les esclaves sont les équipements auprès desquels le maître rassemble les données d'entrées/sorties et vers lesquels il les transmet (entrées/sorties déportées par exemple). Les fonctions de communication du serveur ne doivent pas forcément se dérouler dans le programme utilisateur. Les messages contiennent une grande variété d'objets manipulables. Dans certaines architectures. Ils interrogent des équipements. Ce modèle est le plus répandu dans les architectures existantes et confère aux équipements maîtres le privilège de l'accès au bus. Le maître envoie alors des commandes à destination de ses esclaves qui n'ont pas l'initiative de la communication. car ils dirigent ou sont responsables de tout ou partie de l'application. Le serveur : La mission du serveur consiste à assurer la conservation et la gestion des données. Le Distributeur des données est responsable du transfert des données du Producteur vers le Consommateur. Il existe différents types d'objets avec divers attributs (types de données. Le client : les clients ont pour mission de faciliter à l'utilisateur final les possibilités d'accès à l'ensemble du système. Exemple : le maître est un équipement qui rassemble et distribue les données d'entrées/ sorties pour le contrôleur du procédé (automate). Un de ces automates a en charge de répartir le droit d'accès au bus des autres équipements. qui ne disposent d'aucune initiative pour communiquer sauf en passant par l'intermédiaire d'un maître. WorldFIP). sans que la répartition des données et des fonctions soit forcément apparente au cas par cas. Aux données est associé un seul type d'objet : la variable les messages sont échangés en point à point entre un Client et un Serveur. appelés esclaves. tout en garantissant la disponibilité de fonctions spéciales (par exemple des services de communication). ces équipements sont qualifiés d'équipements maîtres. Le modèle Producteur/Consommateur et Producteur/Distributeur/Consommateur. droit d'accès) et opérations utilisables. Ce choix de modèle est adapté aux architectures décentralisées et reste peu performant dans le cas d'unicité du consommateur. Dans une structure contenant plusieurs automates. le maître "possède" les esclaves identifiés dans sa table de "scrutation". DeviceNet. en fonction d'une table de distribution.Maître / Esclave Le premier point à considérer avant de choisir son architecture est de déterminer le nombre d'équipements qui doivent accéder au support de communication sans solliciter d'autres équipements. Le modèle Client/serveur. le ou les consommateurs d’une donnée (actionneur) ont besoin de celle-ci pour exécuter leur fonction. Page 46 sur 52 . Un client exécute par exemple l'opération "lecture" sur un objet de type "variable" du serveur (ce modèle est repris par Ethernet. Les informations sont généralement échangées par le biais d'objets de communication. consommateurs de certaines autres. Ainsi. Modèle client/serveur : le processus d'application à comportement client demande un service et le serveur assure la prestation. Cette distribution des données doit garantir les caractéristiques temporelles des productions par rapport aux consommations et la mise à disposition de ces données. Profibus-FMS.

Norme de bus de terrain de niveau 0 (ou bus de capteur et actionneur). détection des défauts de transmission de l'abonné correspondant.I. Architecture *organisation des composantes matérielles ou logicielles d'un système. les fonctions sont réparties en niveaux de responsabilité autonomes. Bande passante *Mesure la largeur de la plage de fréquences dans laquelle les signaux sont transmis avec une atténuation inférieure à trois décibels. chaque niveau ayant la possibilité d'observer et de modifier le comportement des niveaux inférieurs ou d'alerter et de solliciter les niveaux supérieurs. Le terme « réseau » est plutôt employé par les informaticiens pour désigner le système de communication. Il définit la hiérarchie des équipements et réseaux utilisés. Arborescente *c'est un bus sur lequel on peut greffer des "branches" par extension. c'est la possibilité de greffer des grappes de stations sur un bus. ASIC *Application Specific Integrated Circuit. depuis les ordinateurs de gestion connectés sur les réseaux publics jusqu’aux capteurs et actionneurs connectés aux bus de terrain. Baud *unité de vitesse de transmission de signaux télégraphiques égale au nombre de signaux élémentaires émis ou reçus par seconde. désigne le débit maximum utile du médium. Celle-ci a aussi pour rôle la gestion décentralisée des fonctions (déclenchées par l'utilisateur) de configuration. reconfiguration. Dans le premier cas il s'agit d'un bus parallèle et dans le second d'un bus série. AFNOR*Association Française de Normalisation. Arbre de bus*fonction consistant. à lire cycliquement la liste de variables établie lors de la configuration du bus. Il n’existe aucune différence technique entre les réseaux et les bus. leur transport sur le bus peut être simultané dans n conducteurs accolés ou séquentiel dans un seul conducteur. organisme officiel de représentation de la normalisation française à l'lSO. Dans une architecture de type hiérarchisé.Lexique Abonné (station)*constituant d'automatisme raccordé au bus au travers d'une "interface de communication". Bus (réseau)*liaison linéaire permettant d'échanger des informations numérisées entre divers éléments qui lui sont raccordés. à autoriser dans l'ordre des demandes la transmission des messages d'un abonné à d'autres. test de fonctionnement. généralement cette topologie est associée à l'usage du jeton : l'anneau se déplace dans un sens déterminé (Token Ring). permettant une connexion à faible coût. CAN *Controller Area Network. Page 47 sur 52 . Si chaque signal est représenté par un ensemble de n bits. Concept d’unités de production informatisées. alors que les automaticiens/électriciens utilise le terme « bus » pour le réseau de distribution électrique C. AS-i *Actuator Sensor Interface. Anneau physique*les stations sont réparties sur un anneau physique . Anneau sur bus *il s'agit d'un bus sur lequel on donne un ordre logique de transfert du jeton : c'est donc un anneau logique sur bus que l'on réalise. comme un microprocesseur. Famille de réseaux utilisés massivement dans l’industrie automobile. dans un bus fonctionnant sur le modèle producteur/distributeur/consommateur. Circuit intégré – composant électronique – dédié à une application spécifique – par exemple la gestion d’un protocole de communication – par opposition à un circuit généraliste. Par abus de langage.M. à attribuer dans les meilleurs délais la parole aux abonnés qui la réclament. *Computer Integrated Manufacturing.

lnterchangeabilité *possibilité d'échanger deux équipements de même nature.CEI (Commission Electronique Internationale)*elle a la même structure que l'lSO. lnterfoncfionnement *capacité de deux équipements différents d'échanger des informations "applications" via le bus sans se préoccuper de la manière dont celles-ci sont Page 48 sur 52 . IEEE *lnstitute of Electrical and Electronics Engineers. chargé de la normalisation à l'échelle mondiale. ou interface de communication *Electronique permettant le raccordement d’un équipement à un réseau. qu'ils présentent des fonctionnalités identiques et possèdent des caractéristiques mécaniques compatibles. variateur de vitesse. on utilise le CSMA-CA : on écoute le support pour éviter les collisions et on ne parle que si la ligne est libre. dépendant de l'ONU. Java *Langage informatique orienté objet. CSMA (Accès aléatoire) Carrier Sens Medium Access *méthode aléatoire d'accès au support : j'essaie de parler. elle doit attendre une autorisation pour le faire (elle émet à la demande du maître et généralement acquitte les messages reçus).3 FDDI *Fiber Distributed Data Interface. Interbus-S *Norme de bus de terrain de niveaux 0 et 1. si le support n'est pas libre. non gouvernemental. elle s'intéresse également aux réseaux locaux informatiques et à la domotique. Internetwork Protocol) *Standard de fait popularisé par les réseaux Ethernet et Internet. un procédé ou un service dûment identifié est conforme à une norme spécifique ou à un autre document de normalisation. organisme allemand de normalisation. Ethernet *modèle de réseau local en large bande utilisant le protocole CSMA/CD. de sa propre initiative. Device Net *Bus de terrain basé sur la technologie CAN. Son message envoyé. Équipement *Désigne dans ce document tout produit d’automatisme raccordé au bus : automate. la station qui veut émettre doit attendre d'être en possession du jeton pour émettre. Esclave *station qui ne peut prendre. FIP/WorldFIP : (Factory InstrumentationProtocol) *bus de terrain couvrant les niveaux 1 et 2 (norme européenne EN 50-170). ce qui suppose qu'ils respectent les mêmes mécanismes de configuration et de paramétrage. organisme international de normalisation. société savante de droit américain qui contribue à l'lSO par l'intermédiaire de l'ANSI. interface homme/machine. Créée initialement pour s'occuper des normes des équipements électroniques. Pour éviter de recommencer longtemps. Liaison *Affectation logique (par configuration) de deux partenaires de communication en vue de la réalisation d'un service de communication donné. LAN *Local Area Network = réseau local. le contrôle du support pour émettre . Chaque liaison comporte deux extrémités qui renferment chacune les informations nécessaires pour l'adressage du partenaire de communication ainsi que d'autres attributs pour l'établissement de la liaison. elle remet le jeton dans le circuit. réseau d'entreprises à fibre optique pouvant supporter en théorie 1 000 stations sur une distance de 100 km avec un débit de 100 Mbits/s. Ethernet est similaire au réseau local IEEE 802. ISO *International Standard Organisation. lnterconnectivité *capacité de deux équipements de pouvoir se raccorder sur un même bus et de pouvoir échanger des informations selon un profil commun de communication. etc. Coupleur. couvrant les couches ISO 4 (TCP) et 3 (IP). Jeton *message particulier que l'on se passe de station à station. j'attends un temps déterminé et je recommence. distributeur pneumatique. robot. DIN *Deutsches Institut für Normung. Certification *action d'un tiers visant à garantir qu'un produit.

Modèle producteur/consommateur *sur les bus. couvrant les niveaux 1 et 2. Par exemple. Ordonnanceur de réseau *terme équivalent à arbitre de bus mais davantage évocateur de la fonction accomplie. Cette communication peut être exclusive au producteur et au consommateur de l'information et ignorée de tout autre acteur : c'est le cas du modèle client/serveur. des informations d'une base de données. Toutes les stations qui utilisent cette donnée peuvent la lire en même temps. Serveur *ordinateur dédié au stockage. Multi-maître *plusieurs maîtres sont présents sur le bus . mais celle-ci ne sera captée que par le ou les consommateurs intéressés : c'est le modèle producteur/distributeur/consommateur (cas de FIP). Une donnée n'est transmise que si elle est demandée. Profibus *Bus de terrain inclus dans la norme européenne EN 50-170. téléchargement de zones mémoires. Maître *station qui peut prendre de sa propre initiative. la station qui émet envoie une information reconnue par son identificateur. il s’agit de réseaux restreints à un bâtiment ou une entreprise. Protocole *séquence des règles à suivre pour établir et entretenir des échanges d'informations par bus entre des entités existantes. Modèle client/serveur *des requêtes sont envoyées par le client en direction du serveur qui répond en renvoyant les données demandées. Normalisation *promulgation par des comités nationaux ou intermédiaires des spécifications déterminant des niveaux de performance minima et qui assurent aux utilisateurs d'obtenir auprès des fournisseurs des produits interconnectables. sans attendre d'autorisation. Message *Information échangée sur un réseau au travers de services définis dans un protocole de messagerie : lecture. câble coaxial. Réseau local *Réseau limité à une zone ne dépassant pas quelques kilomètres . service adressage offert par la couche 3 réseau à la couche 4 transport. Les informations "applications" sont celles traitées par les applications dans les équipements qui les supportent. écriture. on parle de WAN (Wide Area Network) pour les réseaux comme le Réseau Téléphonique Commuté ou le réseau Internet. La communication peut aussi faire intervenir un tiers distributeur : il diffuse à tous l'information du producteur. Page 49 sur 52 . Requête/réponse *la station qui utilise la donnée en fait la demande à la station qui la génère pour qu'elle lui soit transmise. RLI *Réseau Local Industriel utilisé dans un environnement industriel (production…). Services *Règles de dialogue entre deux couches adjacentes. c’est-à-dire restant dans un domaine privé et ne traversant pas le domaine public. etc. Scrutation cyclique *type d'interrogation du maître qui questionne ses esclaves de façon cyclique sur une période de temps donnée.transportées. fichiers. architecture de réseau de plus en plus utilisée dans le cadre de fonctions de routage inter-réseaux. le contrôle du support de transmission pour émettre. en général. productrices ou consommatrices. Modèle de communication *description de la façon dont s'exerce la communication entre celui qui produit une information et celui qui l'utilise. Il peut y avoir un seul maître (centralisé). Médium *Support physique de la communication (paire torsadée. les autres doivent attendre que le support soit libre pour essayer d'en prendre le contrôle. Station *terme équivalent à abonné (dans un bus de communication). c'est souvent une méthode d'accès à compétition qui permet alors de prendre le contrôle du support (CSMA par exemple) : le plus rapide prend le contrôle et émet. standard de fait. Par opposition. Réseau d’entreprise *Réseau local utilisé dans les applications de bureautique et de gestion. fibre optique). à l'organisation et aux échanges avec d'autres entités. Un maître interroge cycliquement ses esclaves. il peut y avoir plusieurs maîtres. TCP/IP *Transmission Control Protocol/Internet Protocol.

on distingue trois caté: le trafic cyclique et programmé des informations nécessaires à la conduite automatique du procédé. Le temps critique se réfère à la durée de validité des signaux émis par les capteurs et à la fourchette de temps pendant laquelle l'ordre reçu en retour par un actionneur est acceptable par le procédé contrôlé. Internet… On parle aussi de MAN (Metropolitan Area Network) . WAN *Wide Area Network. voire centaines de kilomètres (des zones métropolitaines) Page 50 sur 52 . Trame *Suite de bits ou caractères émis de façon ininterrompue par un équipement sur le réseau et dont l’ensemble constitue une information cohérente interprétable par le ou les destinataires (messages.e.). Le système de conduite doit réagir dans un temps imposé configurable aux signaux émis par le procédé contrôlé. alors même que les instants d'occurrence de ces événements sont a priori asynchrones par rapport au fonctionnement cadencé du système de conduite. La longueur (i.TCP/IP *(Transport Control Protocol / Temps critique *dans les fonctions automatisme et régulation d'un système de conduite. Vitesse d'échantillonnage *terme équivalent à fréquence d'échantillonnage. Par opposition aux LAN. et le trafic des messages échangés entre éléments du système sans relation avec leur fonctionnement en régime établi. Dans la conduite de procédé. il s’agit de réseaux rapides couvrant quelques dizaines. réseau couvrant une large zone. le trafic inopiné des informations émises ou demandées par un élément du système se trouvant dans une situation inattendue. position d’un mobile. Variable *Information structurée. en général réseau public : Réseau Téléphonique Commuté. questions ou réponses. diffusion d’une valeur…). Temps réel *temps de réaction du système de conduite au regard de la dynamique du procédé contrôlé. Le protocole FIP satisfait simultanément les besoins des trois types de trafics. etc. véhiculée sur un réseau (vitesse d’un moteur. Notion particulièrement importante dans les procédés rapides ou dans lesquels le synchronisme des informations traitées et des ordres donnés est essentiel. Trafic*nature des signaux ou informations transportées par un bus. le nombre de bits ou caractères) des trames est toujours limitée. caractéristique d’un process. les ordres appliqués aux actionneurs sont élaborés par des automates et des régulateurs à partir d'un programme préchargé et d'informations émises par les capteurs.

Uses Standard TCP/IP CSMA/CD CRC Not Applicable.25 kbps. fiber 256 nodes up to 40 Km Peer to peer 31.5. Extremely low cost Star Twistedpair. module & channel diagnostics Cycle Time: 128 Analog 16 nodes with 8 I/Os Configuration dependent Block transfer of 128 bytes 1 node Fieldbus Name Technology Developer Year Introduced Governing Standard Openness Network Topology Physical Media Max. 3 rptrs) + 3 masters 0-244 bytes peer to peer PA: 31. 1 & 2. multimaster.254 Products from over 400 manufacturers 500kBits/s.25k Foundation Fieldbus High Speed Ethernet (HSE) Fieldbus Foundation In developmen t . parameter status <100 ms typical <600 ms typical 36 ms @ 31. 6. 93.25K wire Client/serve r publisher/ subscriber.2. EMI resistant 31 slaves with 4 in and 4 out Manchester Code. 6 Mbps fiber No limit.C. variables 128 bytes Central arbitration 16-bit CRC. Event Notification 100Mbps Varies.5 Mbps. tree star. IEC 1158-2 (PA) ASICs from Siemens and Profichip. data "freshness" indicator Device message timeout..8 Km total 500m (baudrate dependen t) 6Km w/ repeaters Transmission Properties DP: 9.4 ms 140 ms DeviceNet AllenBradley March 1994 ISO 11898 &11519 17 chip vendors.lab test phase. 300+ product vendors. 187. star & ring (124 slaves . 1. multiple backup 16-bit CRC Remote diagnostics. network monitors. Market item Bus.6. 19. hamming-2 Slave fault. 125 kbps 8-byte variable message with fragmentation for larger packets CarrierSense Multiple Access w/ NonDestructive Bitwise Arbitration Master/slav e with cyclic polling CRC check Bus monitoring 2. 12 Mbps Data Transfer Size Arbitration Method Error Checking Diagnostics 127 nodes EN 50170 / DIN 19245 part 3(DP) /4 (PA).Tableau de synthèse des réseaux d’automatisme BACKGROUND INFORMATION PHYSICAL CHARACTERISTICS Max. Publisher/S ubscriber. 3. Prelim spec available to members IEEE 802. 12. fiber IP addressin gessentiall y unlimited 100m @ 100Mbau d twistedpair 2000m @ 100Mbau d fiber full duplex Client/Serve r. and slip-ring 256 nodes Master/slav e with total frame transfer full duplex 1-64 Bytes data 246 Bytes Parameter 512 bytes h. Products from over 300 vendors Twistedpair or fiber Master/slav e PROFIBUS DP/PA Siemens DP-1994. redundant cabling 2 ms @ 1 Mbps 5 ms @ 1 Mbps 5 ms @ 1 Mbps Page 51 sur 52 .8 ms 7.s. ring.75. unlimited block None 16-bit CRC Segment location of CRC error and cable break 1.25 kbps 128 octets Scheduler. Event notification 31. 300 with repeater Master/slav e with cyclic polling Data and power. Devices (nodes) Communica tion Methods TRANSPORT MECHANISM PERFORMANCE Cycle Time: 256 Discrete 16 nodes with 16 I/Os Configuration dependent Station.5. of al Two wire cable 31 slaves 100 meters. TCP & UDP Multitude of suppliers for Ethernet components.2 ms AS-I AS-I Consortium Fall 1993 Submitted to IEC AS-II.7 ms not possible not possible Foundation Fieldbus H1 Fieldbus Foundation 1995 ISA SP50/IEC 61158 Chips/software/p roducts from multiple vendors Star or bus Twistedpair.000 segments 1900m @ 31. Latency <5ms Not Applicable. fiber. peer to peer 500 kbps. Segment ed with "T" drops Twistedpair.25 kbps Token passing HD4 CRC not available typ <2ms typ <2ms DIN 19258 INTERBUSS Phoenix Contact. 24 Km (fiber) (baudrate and media dependen t) 400 m/segme nt. device fault 4.3u RFC for IP. Interbus Club 1984 EN 50. fiber 240/segm ent. 65.0 ms Master-slave polling 10 ms Masterslave polling 4. 250 kbps. Latency <5ms <1ms WorldFIP WorldFIP 1988 IEC 1158-2 Multiple chip vendors Bus Twistedpair. PA-1995 Line. Open specification Trunkline /dropline with branchin g Twistedpair for signal & power 64 nodes Master/slav e. Distance 100m between segments @ 12Mbaud.4 seg. 500 Kbps.

2. 50K. 20K. expandable to more via Routers Peer to Peer 10. Device. Distance Communicati on Methods Transmission Properties Data Transfer Size Arbitration Method Error Checking Diagnostics 1 node 1000m (coax) 2 nodes AllenBradley ControlNet International Open Specification. Tree. or Combinatio n Thereof Coax.5 ms Thin: 185m 10 Base T (Twisted Pair): Max 100m long (90 metres horizontal cable.0 Multitudes of Chips and Products Bus. 300 product vendors. Slave Faults ControlNet 1996 99 nodes 5 Mbps <0. 5m drops. 800K. Star.5 ms 3km fiber. 500K.5 Km multi mode w/o Switches.Tableau de synthèse des réseaux d’automatisme BACKGROUND INFORMATION PHYSICAL CHARACTERISTICS TRANSPORT MECHANISM Cycle Time: 256 Discrete 16 nodes with 16 I/Os PERFORMANCE Cycle Time: 128 Analog 16 nodes with 8 I/Os Block transfer of 128 bytes Fieldbus Name Technology Developer Year Introduced Governing Standard Openness Network Topology Physical Media Max.4Kbps 0-254 Bytes Page 52 sur 52 . requires license/ASICs EN 1434-3 (layer 7) Modicon IEC 870-5 (layer 2) Linear Twisted Pair 32 nodes per segment.5 ms <0. 250K. Daisy-Chain Thin Coax. star. 125K. 2 Chip Vendors Linear. Fiber. 100Mbps 46-1500 Bytes CSMA/CD CRC 32 Application Layer Dependent Application Layer Dependent Application Layer Dependent Modbus RTU/ASCII Open specification.5 ms <0. Xerox 1976 IEEE 802. 30km fiber w/ repeaters CarrierSense Multiple Access w/ NonDestructive Bitwise Arbitration CANopen CAN In Automation 1995 CiA 17 chip vendors. no special hardware required Line. fiber 250m with 48 nodes Producer/Co nsumer. DIX v. Device Object Model 0-510 bytes variable CTDMA Time Slice Multiple Access Modified CCITT with 16-bit Polynomial Duplicate Node ID. Devices (nodes) Max. Thick Coax (rare) 1024 nodes. multi-master 10K. 50 Km mono mode w/ Switches Modbus Plus Modicon Proprietary. peer to peer. multi-cast. Star. Twisted Pair. 1Mbps 8-byte variable message 15 Bit CRC Error Control & Emergency Messages <1 ms 5 ms polling @ 1 Mbps <2. 1m patch) Max 4 hubs/repeaters between nodes 4Km distancs w/o routers Fiber: 100 Base FX 400m 2. tree Network w/ segments Twisted Pair 250 nodes per segment 350m Master/Slave 300 bps 38.3. Open specification Trunkline/Dr opline Twisted Pair + optional Signal & Power 127 Nodes 25-1000m (baudrate dependent) Master/slave. 64 max 500m per segment Peer to Peer 1Mbps variable Industrial Ethernet DEC. Intel.

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