PROGRAMME DU 27 FÉVRIER AU 16 AVRIL 2013

MARTIGUES

Passion

J E A N
The Place Beyond The Pines

R E N O I R

cinemajeanrenoir.blogspot.com

6ème FESTIVAL REGARD DE FEMMES
Du 6 au 10 Mars 2013

DANSE & CINÉ
Nous avons tous en mémoire l’âge d’or de la comédie musicale hollywoodienne. Mais la danse au cinéma, ce sont aussi des chorégraphes s’attachant à redistribuer l’image et le corps dans l’espace et le temps, à adapter spécifiquement le travail du danseur face à la caméra. Créer une chorégraphie pour être filmée oblige à une autre réflexion sur le mouvement. Quasi contemporains quant à leur acte de naissance, le cinéma et la danse entretiennent une relation de miroir à la fois étrange et, sourdement, divergente. L’une refuse de se fondre entièrement dans l’effet de puissance et de fascination que l’autre déploie à une échelle réellement planétaire. L’autre éprouve cette résistance : on ne filmera jamais le délié d’une danse, on ne la saisira et cadrera que partiellement. Dialogue dissymétrique, en ce sens passionnant, ces deux arts ne peuvent se ceinturer : le cinéma doit accepter de manquer une prise, la danse doit accepter de voir filer le tracé de ses mouvements sans qu’une image la condense toute. Daniel Dobbels
Un partenariat Fédération Française de Danse, MJC de Martigues, Conservatoire de Musique et de Danse Henri Sauguet de Martigues, Cinéma Jean Renoir, Théâtre des Salins, Comité Départemental de Danse des Bouches du Rhône, Cie La Cybèle.

Le désir au féminin
Un partenariat : Maisons de quartiers de Martigues, Ville de Martigues, Cinéma Jean Renoir, Médiathèque Louis Aragon, Lycée Jean Lurçat, Espace Cinéma Prosper Gnidzaz, Fotokino Marseille

Tarif : 4 euros la séance Sauf samedi 9 mars à 18h30 : 7 euros (spectacle, restauration, film)

U

Serge Elissalde et Grégoire Solotareff, 1h15

Mercredi 6 Mars à 14h - Ciné-goûter Le petit cinéma/Fotokino - A partir de 8 ans

Histoire romantique dessinée avec la délicatesse de l’aquarelle, U dresse un portrait sensible des questions qui marquent le passage de l’enfance à l’adolescence.

Chercher le garçon
Dorothée Sebbagh, 1h10

Mercredi 6 Mars à 19h
Séance d’ouverture en présence de la réalisatrice

La solitude, la difficulté de trouver la personne avec qui vivre sont certes des thèmes éternels, mais la réalisatrice, Dorothée Sebbagh, les décline avec beaucoup de drôlerie dans un film qui allie humour et légèreté de ton.

La rumeur

William Wyler, 1h45

Jeudi 7 Mars à 19h en présence de Caroline Renard, maître de conférences en études cinématographiques,Aix-Marseille

1961 dans une région huppée des Etats-Unis. Karen et Martha, amies de longue date ont enfin réussi à rentabiliser le pensionnat qu'elles ont créé. Mais la Rumeur viendra bouleverser leurs projets... L'efficacité du scénario, la beauté des décors et de la photographie en noir et blanc et la présence de deux actrices exceptionnelles soulignent avec plus d'intensité le drame qui se joue.

Tomboy

Céline Sciamma, 1h22

Vendredi 8 Mars à 14h

Laure, 10 ans, nouvellement arrivée dans une cité, souhaite se faire des copains. Lors d’une première rencontre, elle est amenée à mentir. Ce faisant, elle éveillera des sentiments amoureux auprès de Lisa.

Senso

Vendredi 8 Mars à 18h30
Carte blanche au Lycée Lurçat

Luchino Visconti, 2h03

L’histoire d’une femme qui d’abord tiraillée entre ses sentiments et les codes moraux, finira par se jeter à corps perdu dans une histoire impossible. Luchino Visconti nous invite ici à réfléchir sur les chemins extrêmes que la passion peut nous faire emprunter.

Un mois où, stages pratiques, spectacles, rencontres, débats, projections mêleront les styles allant du classique au contemporain en passant par la danse hip hop et le tango.
MJC MARTIGUES : 04 42 07 05 36 Carte Blanche à la Danse : 8 et 9 Mars CRC DANSE ET MUSIQUE H.SAUGUET : 04 42 07 32 41 Stage d’Improvisation : 9 et 10 mars Stage de Tango : 23 et 24 Mars CINEMA JEAN RENOIR Réservation au : 07 81 31 13 66 Carte Blanche à la Danse : 16, 20, 27 Mars

Samedi 9 Mars à 14h30 - Espace Cinéma Prosper Gnidzaz / entrée libre

Filmer le désir.Voyage à travers le cinéma des femmes
de Marie Mandy, documentaire 60mn.

Samedi 9 Mars à 18h30 - Spectacle, restauration, film

Spectacle “On nous prend pour des quiches”
de la Compagnie Remue-ménage suivi d’un film surprise !

La femme d’à côté
François Truffaut, 1h46

Dimanche 10 Mars à 17h
Séance de clôture en présence de Vladimir Biaggi, philosophe

Bernard et Arlette forment un couple amoureux et serein. Leur vie va être bouleversée par l'arrivée de nouveaux voisins : Mathilde et Philippe.

MA - Dans le cadre du Mois de la Danse
SAMEDI 16 MARS - CONTEMPORAIN
A 16h00 A 19h00
Accueil des spectacteurs par les éléves du stage d’improvisation réalisé au CRC de Danse et de Musique de Martigues avec la Cie Artmacadam En première partie : Deux Cartes Blanches Conservatoire de Danse d’Istres autour d’Anna Halprin (Chorégraphe : Cathy Savy) et Pierre de Lune de St Martin de Crau autour de Pina Bausch (Chorégraphe : Katia Pierre)

DU 8 AU 27 MARS 2013 MERCREDI 27 MARS 18h30
Soirée de Clôture - TANGO

Démonstration de tango, film, buffet dansant.

Pina Anna Halprin, le souffle de la danse
Ruedi Gerber Suisse/USA, 2012, 1h20 Anna Halprin, le souffle de la danse est le premier film sur la carrière exceptionnelle d’Anna Halprin, pionnière américaine de la danse contemporaine. Une femme qui a redéfini l’art moderne avec la conviction que la danse peut nous transformer et nous guérir à tous les âges de la vie. Le portrait d'une icône comme un aller-retour permanent entre le mouvement et le souffle, entre l’art et la vie, avec pour seul territoire la danse, et unique injonction “Dansez votre vie !”.

3D

Wim Wenders France/ Allemagne, 2011, 1h43 Pina est un film pour Pina Bausch de Wim Wenders. C'est un film dansé en 3D, porté par l’Ensemble du Tanztheater Wuppertal et l’art singulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009. Ses images nous convient à un voyage au cœur d'une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs, cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice. Pina n'est pas un spectacle de Pina Bausch, c'est un film, à la loupe, un hommage à celle dont Wenders se sent si loin, si proche. A celle qui n'avait pas son pareil pour magnifier les faux mouvements. Celle avec laquelle il partageait l'obsession du temps, l'obsession d'égrener les cérémonies qui perdurent au fil du temps.

Tango
Carlos Saura Argentine/Espagne, 1998, 1h55 Avec : Miguel Angel Sola, Sandra Ballesteros Copie neuve restaurée Haute Définition 2011 Un talentueux metteur en scène, que sa femme vient de quitter, distrait son chagrin en se réfugiant dans le travail et se lance à cœur perdu dans un vaste projet de film consacré au tango. Au cours des auditions, il rencontre une merveilleuse et ravissante danseuse, Elena, qui est la protégée du principal commanditaire du spectacle, le puissant Angelo Larroca… Le film est aussi l’occasion de montrer les divers types de tangos et milongas, en variant musiques et tempos. Vers le début, une superbe scène figure les danseurs en ombres chinoises. Ailleurs, c’est une école de danse pour enfants qui montre comment on apprend à tanguear à si jeune âge. Là, ce sont des projections d’anciens films qui rappellent les heures glorieuses de tango argentin, Carlos Gardel et quelques autres… Le tango, danse populaire qui ne tient pas son héritage des salons dans lesquels elle est aujourd’hui pratiquée, est l’expression de l’insoumission dans un long tableau final d’une beauté renversante. Après un long refoulement, c’est toute l’histoire contemporaine de l’Argentine qui explose à la figure des spectateurs.

Tarif : 5 euros - Adhérents : 4 euros Fédération de danse : 3, 20 euros

VENDREDI 20 MARS 18h30
CLASSIQUE - Film et Débat

Tarif : 6 euros - Adhérents : 5 euros Fédération de danse : 4, 20 euros

Le Concours de danse
Bess Kargman - USA, 2012, 1h34 Chaque année, des milliers de jeunes danseurs concourent pour le prestigieux Youth America Grand Prix. Le Concours de danse dresse le portrait de six jeunes finalistes, âgés de 11 à 17 ans et originaire des 5 continents, tandis qu'ils s'apprêtent à entrer dans le monde professionnel de la danse classique. En dépit des blessures et des échecs, avec ténacité et passion, ces jeunes danseurs deviendront, ou pas, de futures étoiles. Le concours se tient chaque année à New York et rassemble jusqu’à 5 000 participants. Pour les gagnants, c’est l’assurance de repartir avec une bourse qui assurera leur scolarité dans l’une des écoles les plus prestigieuses du monde.

Tarif : 5 euros - Adhérents : 4 euros - Fédération de danse : 3, 20 euros

Tarif : 8 euros - Adhérents : 7 euros Fédération de danse : 6, 20 euros

CINE-LUTTE
Mardi 12 Mars 20h30 Soirée en partenariat avec la Ligue des Droits de l’Homme
Débat animée par : Dominique EDDI,Vice Président de l'Union Syndicale des médecins de centres de santé Marion PORCHER, médecin généraliste participant à la création d'un centre de santé à Port de Bouc Nicole VIAL,Association des Amis de la Médecine Sociale et Mutualiste.

L’ESPRIT DE LA RUCHE
Dans le cadre du colloque du GDSA13 (groupement départemental sanitaire
apicole) En partenariat avec la Ville de Martigues, le Café Citoyen, le GDSA13, les AMAPS Atoubio et Adressbio et le MNLE. Débat, Buffet, Film (Tarifs : 8 euros,Adhérents : 7 euros) Participants au colloque : 5 euros

Vendredi 12 Avril 19h00

Des Abeilles et des Hommes
Markus Imhoof Autriche/Allemagne/Swaziland, 2013, 1h28 Avec Fred Jaggi (apiculteur), John Miller (apiculteur), Heidrun et Liane Singer (apiculteurs), Professeur Randolf Menzel (neurobiologiste), Zhang Zhao Su (ouvrière pollinisatrice), Fred Terry (apiculteur) Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie. Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes. Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : “Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre.” Au congrès international de spécialistes Apimondia, scientifiques, apiculteurs, industriels du monde entier se rejettent la responsabilité de la mort des abeilles : fragilisées par l'élevage poussé à l'extrême, l'abus d'OGM, les voyages, les virus, les médicaments employés pour combattre les parasites, les pesticides etc… les abeilles n'en finissent pas de mourir. Un homme se tourne vers le public : “parler d'une maladie d'un type nouveau est absurde : la maladie, c'est nous !”

La Relève
Un film de Juliette Warlop Cela fait plus de trente ans que Didier Ménard est médecin généraliste à la cité du Franc-Moisin (Seine-Saint-Denis). Mais qui va le remplacer quand il va prendre sa retraite ? Comment donner envie à de jeunes médecins de venir s’installer dans ce quartier déshérité ? Epaulé par une association implantée de longue date, il crée un centre de santé associatif inédit, réunissant médecins et médiatrices de santé. Maxime et Mathilde ont à peine 30 ans. Avec trois autres jeunes collègues, ils font leurs premiers pas dans ce centre de santé en tant que médecins généralistes. Pour eux, une chose est sûre : ils ne veulent plus pratiquer la médecine comme leurs aînés ! Ce film retrace leur chemin, de l’utopie à la réalité du terrain.

CINE-LATINO
Jeudi 21 Mars 20h30
En partenariat avec l’association France Amérique Latine

ECRAN-ECRIT
Vendredi 29 Mars 21h00 Mardi 2 Avril 14h00
En partenariat avec l’UMTL de Martigues

RENOIR et la COULEUR
En partenariat avec Cinémas du Sud
Fils de Pierre-Auguste Renoir, Jean Renoir a été particulièrement sensible à cette question, n’hésitant pas à se placer dans la continuité des impressionnistes et évoquant régulièrement des peintres comme sources de son inspiration. En ce sens, ses films en couleurs, peuvent être vus comme l’aboutissement de ses recherches picturales. Il y résout magnifiquement tous les paradoxes engendrés par la couleur au cinéma, en parvenant à y concilier le réalisme fondamental de l’invention des frères Lumière avec les recherches formelles des grands peintres du début du XXème siècle (les Impressionnistes, Dufy, Matisse...).

Animé par Jean-Marie PAOLI

El Chino
Sébastian Borensztein Argentine, 2012, 1h40 Avec : Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana Goya 2012 : Meilleur Film Hispano-Américain Une rencontre improbable. En pleine banlieue de Buenos Aires, un râleur solitaire récupère un Chinois en détresse. Roberto aide alors Jun et l'héberge. Il ne sait pas que le jeune homme a atterri en Argentine suite au décès de sa fiancée... tuée par une vache tombée du ciel ! Un comble pour celui qui récupère dans les journaux les faits divers les plus absurdes ! Pour son troisième longmétrage, le cinéaste argentin Sebastian Borensztein signe avec El Chino une comédie dramatique absolument superbe, où la forme n'a d'ailleurs pas été laissée de côté. Nimbant son film d'une très belle photographie, Borensztein soigne ses cadrages et s'autorise même quelques mouvements audacieux comme on en voit peu dans ce type d'œuvre. On retrouve avec plaisir l'excellent Ricardo Darin, que beaucoup ont découvert dans le récent Dans ses yeux. Le comédien, tout en finesse et retenue, parvient à rendre son personnage extrêmement drôle et attachant. Sa relation, quasi muette, avec son comparse venu d'Asie, fait tout le sel de ce film sympathique de bout en bout, offrant des séquences burlesques réjouissantes, et qui sait montrer que la solidarité n'est décidément pas un vain mot. Jérôme Beales

Jules et Jim
François Truffaut France, 1962, 1h45 Avec : Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre Copie Restaurée Haute Définition 2012 Paris, dans les années 1900 : Deux hommes et une femme s'aiment pour la vie… En état de grâce, François Truffaut réalise un film enivrant et mélancolique, en perpétuel mouvement. Un hymne aux tourbillons de l'amour et de la vie, avec une Jeanne Moreau éblouissante. En 1955, François Truffaut découvre un roman paru deux ans plus tôt chez Gallimard et passé inaperçu : Jules et Jim de Henri-Pierre Roché, dont il rend compte avec enthousiasme dans l'un de ses articles. La semaine suivante, il reçoit une lettre de remerciements de Roché et son deuxième roman, Deux Anglaises et le continent. Le chef-d'œuvre réalisé par un cinéaste en état de grâce a totalement éclipsé, depuis, l'histoire de son inspirateur. Né en 1879 à Paris, Henri-Pierre Roché est un dilettante qui partage son temps entre les lettres, la peinture et les voyages. C'est lui, le Jim de l'histoire. En 1920, il rencontre l'écrivain autrichien Franz Hessel (qui sera Jules) et son épouse Hélène (qui sera Kathe dans le livre et Catherine dans le film), dont il s'éprend. Chacun écrit son journal, ses carnets, les lit, les fait lire, les commente : déjà le trio imagine le livre à tirer de ses amours. On ignora longtemps qui se cachait derrière Jules, Jim et Catherine. Ce n'est qu'à la mort de Hélène Hessel, décédée en 1982 à l'âge de 96 ans, que la véritable identité du trio fut dévoilée.

French Cancan
France, 1955, 1h45 Avec : Jean Gabin, Michel Piccoli, Françoise Arnoul Après le Carrosse d’or, qui évoquait le monde du théâtre, Jean Renoir, de retour en France, consacre un film au monde du cabaret en s’inspirant avec beaucoup de liberté de la biographie du fondateur du Moulin-Rouge. Le film s’attache à faire revivre la vie des cabarets de l’époque et évoque la renaissance d’une danse du XIXe siècle qui devient plus coquine, plus normée, et gagnera encore en célébrité après qu’un certain Toulouse-Lautrec l’aura croquée. S’il s’agit de la quatrième collaboration entre Renoir et Jean Gabin, le réalisateur s’essaye pour la première fois à la comédie musicale et s’entoure de nombreux artistes de son temps, comme Cora Vaucaire, Édith Piaf, Patachou ou encore Philippe Clay.

Zero Dark Thirty Shadow Dancer
James Marsh Irlande/France, 2013, 1h42 Avec : Clive Owen, Andrea Riseborough, Gillian Anderson Kathryn Bigelow USA, 2013, 2h29 Avec : Jessica Chastain, Jason Clarke

Lincoln
Steven Spielberg USA, 2012, 2h30 Avec : Daniel Day-Lewis, Tommy Lee Jones, Sally Field

Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille… Le récit nous tient en haleine de bout en bout, tout en montrant le drame d'une famille déchirée et détruite par des années de conflit armé. La mise en scène sobre, nerveuse de James Marsh a le grain des films des années 1970. Un thriller paranoïaque dans la lignée de La Taupe. Émerge la performance ahurissante d'Andrea Riseborough qui cornaque le film avec une flamboyance discrète et une puissance émotionnelle fascinante.

Le récit de la traque d'Oussama Ben Laden par une unité des forces spéciales américaines... En racontant la longue traque de Ben Laden, et son exécution, Kathryn Bigelow et son scénariste Mark Boal auraient fait l’apologie de la torture ? L’accusation, reprise bêtement par la presse américaine, est absurde. Justement, si le film montre (ou démontre) quelque chose, c’est que la torture est abjecte, et inutile. De plus, c’est méconnaître le travail de la cinéaste – qui a un principe : elle décrit une action, elle ne juge pas le contexte. Entre les attentats du 11 Septembre et l’attaque de la maison d’Abbottabad, la piste est difficile : faux renseignements, attentats qui déciment les forces américaines, erreurs de jugement. Le film, méticuleusement, reprend l’histoire, pour aboutir à l’assaut mené par les forces spéciales : au lieu de filmer dans le style coup de poing cher à Hollywood, Kathryn Bigelow nous immerge dans le temps réel. La progression est lente, l’obscurité, totale, l’incertitude règne, et un hélicoptère s’écrase. Nous ne sommes pas dans un western ni dans un thriller : nous sommes dans une œuvre étonnante, à la fois minimaliste et distanciée. Ainsi, on ne voit jamais le visage de Ben Laden, et sa mort est curieusement peu dramatique. C’est que Bigelow, qui a débuté comme peintre, est plus intéressée par l’absurde de la condition humaine que par les effets de manche. Résultat : un film d’une maîtrise rare, qui décevra les amateurs de bing bang poum, mais qui est certainement l’un des meilleurs films de guerre du cinéma moderne. François Forestier

Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir. Le vingt-septième long-métrage de Spielberg est l'aboutissement et l'apogée d'une quête de sens (et de respectabilité), qui amène le cinéaste à proposer un scénario d'une complexité et d'une précision historique extrêmes, mis en scène avec un lyrisme contenu qui ne recourt que par instants au spectaculaire.

No Passion
Brian de Palma France/Allemagne, 2013, 1h41 Avec : Noomi Rapace, Rachel McAdams Pablo Larrain Chili/France, 2012, 1h50 Avec : Gad Garcia Bernal, Alfredo Castro

Deux femmes se livrent à un jeu de manipulation pervers au sein d'une multinationale. Isabelle est fascinée par sa supérieure, Christine. Cette dernière profite de son ascendant sur Isabelle pour l'entraîner dans un jeu de séduction et de manipulation, de domination et de servitude. Passion a les allures d’un thriller hitchcockien, où les thématiques chères au maître du suspense (faux coupable, meurtre parfait…) côtoient celles du réalisateur de Pulsions. Les rôles se renversent, les certitudes volent en éclat, le tout dans un ballet de manipulations où chaque protagoniste se sert de l’autre avant de se retrouver lui même dindon de la farce. À l’image de ses personnages, Brian De Palma prend un malin plaisir à manipuler son monde, multipliant les retournements de situation, brouillant les frontières entre rêve et réalité jusqu’à perdre le spectateur dans un jeu de dupe à la conclusion diaboliquement noire. Kevin Bertrand

Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet. Derrière ce titre sec, No, qui signifie simplement “non”, Pablo Larrain, à 36 ans signe un film galvanisant, en surface du moins, sur le renversement en 1988, à l'issue d'un plébiscite, du régime d'Augusto Pinochet. Le sujet n'est pas la destitution de Pinochet, qui est annoncée dès l'introduction, avec quelques éléments de contexte. Le sujet, qui pose des questions infiniment plus complexes que l'alternative entre dictature et démocratie, c'est la campagne. La campagne présentée depuis le point de vue des communicants, et dont on comprend qu'elle ne s'est finalement jouée que sur ce terrain. Le oui ne l'a pas emporté parce-que le peuple demandait plus de justice, mais parce-que l'équipe qui le défendait était nulle en communication. Pour mettre en scène ce moment emblématique du devenir publicitaire de la politique, il a filmé avec une caméra de 1983, la même qu'utilisaient les publicitaires de l'époque, dans un format 4/3. La texture métallique des images, qui se fond avec celle des archives, est aux antipodes de l'esthétique vintage et du chantage à la nostalgie qu'elle impose. Décapant le vernis sucré de la pub, elles en révèlent la logique nihiliste, purement prédatrice. Isabelle Regnier

Möbius Syngué Sabour Pierre de patience La fille de nulle part
Jean-Claude Brisseau France, 2012, 1h31 Avec : Virginie Legeay, Jean-Claude Brisseau Festival de Locarno 2012 : Léopard d’Or Atiq Rahimi France/Afghanistan, 2013, 1h42 Avec : Golshifteh Farahani, Hamidreza Javdan Eric Rochant France, 2013, 1h43 Avec : Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth, Emilie Dequenne

Michel, professeur de mathématiques à la retraite, vit seul depuis la mort de sa femme et occupe ses journées à l’écriture d’un essai sur les croyances qui façonnent la vie quotidienne. Un jour, il recueille Dora, une jeune femme sans domicile fixe, qu’il trouve blessée sur le pas de sa porte et l’héberge le temps de son rétablissement. Sa présence ramène un peu de fraîcheur dans la vie de Michel, mais peu à peu, l’appartement devient le théâtre de phénomènes mystérieux. Brisseau mêle le réalisme quotidien et les bouffées de paranormal, il concilie la simplicité et le conceptuel, le brut et le théorique, le cru et le cuit, la prose et la poésie. Chez Brisseau, existe un mélange unique de sophistication et de primitivisme. Sophistication du discours, du questionnement existentiel, des référents cinématographiques, mais primitivisme du do it yourself, du physique de bûcheron de l’acteurcinéaste, de sa diction et de son phrasé non policés. Dans un pays qui souffre tellement de la fracture peuple/élite, Brisseau et son cinéma fusionnent ces deux pôles supposés inconciliables. La Fille de nulle part dit que le cinéma exigeant, la métaphysique, ce n’est pas réservé aux bourgeois, ça peut être pour le peuple et par le peuple. Serge Kaganski

Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l'autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l'amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes... Jusqu'à ses secrets inavouables. L'homme gisant devient alors, malgré lui, sa “syngué sabour”, sa pierre de patience, que l'on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets... Le récit qui faisait l'objet du roman d'Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, est d'une richesse folle et rend compte de toute la complexité, de la société afghane. Remarquablement adapté avec l'aide de Jean Claude Carrière, le film se joue des ambiguïtés du récit avec une caméra extrêmement mobile, caressant littéralement le corps de la femme, créant un mouvement qui contraste avec l’exiguïté de l'unité de lieu. Signalons l'interprétation habitée de la sublime Golshifteh Farahani (déjà admirée dans À Propos d'Elly, Si tu meurs, je te tue…), qui déploie toutes les facettes du personnage, de la soumission et du fatalisme à la sensualité la plus éclatante.

Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Du scénario, sinueux et sous tension permanente, à la mise en scène aiguisée de Rochant (Un Monde sans pitié, Les Patriotes), le film déploie en moins de deux heures une intrigue aussi dense qu'implacable. Dans ces moments d'intimité où la caméra s'approche au plus près de Cécile de France et de Jean Dujardin pour, littéralement, regarder leurs corps tomber amoureux. Loin du thriller mental, Möbius est d'abord une œuvre charnelle, un film d'espionnage qui transpire, saigne et vous laisse la gorge serrée. Le film est né. Pour la première fois j'ai eu le sentiment que dans les moindres détails, la plus fine intention narrative et dramatique, le message est passé… Eric Rochant

Camille Claudel 1915
Bruno Dumont France, 2013, 1h37 Avec : Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent

Hiver 1915. Camille Claudel, internée par sa famille dans un asile du sud de la France – là où elle ne sculptera plus – chronique de ça vie recluse, dans l’attente d’une visite de son frère, Paul Claudel. Le cinéma de Bruno Dumont est singulier. Avec ce Camille Claudel 1915, il ne nous livre pas un biopic, mais une immersion dans le quotidien de cette femme internée depuis deux ans, et pour de très longues années encore. Dérangeant, le film nous heurte jusqu’au malaise. L’idée, c’était de tourner avec des vraies personnes qui souffraient de maladie mentale, c’était ça le projet. Donc il fallait trouver un endroit dans lequel coexistaient à la fois un décor et une proximité avec les malades, soit un hôpital avec lequel il y aurait un accord avec les médecins pour que les patients participent au film. Je n’ai jamais pensé le film autrement. Quand j’ai rencontré le personnel soignant, je les ai beaucoup écoutés, je n’ai pas débarqué en disant : “Voilà, c’est moi, je fais un film, etc...”. J’ai accepté beaucoup de choses sur la réalité de ces femmes. Je n’ai pas cherché à les manipuler pour en faire autre chose. La bonne idée, ça a été de prendre les infirmières pour jouer le rôle des soeurs, je ne l’avais pas eu au début. Je me suis dit : “Mais qu’est-ce que je vais faire si dans une prise, il se passe quelque chose ?”. Alors avec Claude, mon assistant, on a pensé :“Les infirmières vont jouer les rôles.” Et elles ont accepté. Du coup c’est ça qui a fait corps, il y a une cohérence. Elles ont été partie prenante et je pense que les autorités médicales ont accepté aussi parce que leur personnel était là... En même temps elles nous ont aidés, elles ont fait de la mise en scène, elles les plaçaient, elles les tenaient, les poussaient, elles ont participé à la mise en scène…Je ne sais jamais ce qui va se passer, et c’est ça qui m’intéresse. A chaque moment où je dis “action”, il va se passer quelque chose d’imprévu, mais cet imprévu est bienvenu, il est même nécessaire dans un travail où tout doit être prévu. Bruno Dumont

Wadjda
Haifaa Al Mansour Arabie Saoudite, 2012, 1h37 Avec : Waad Mohammed, Reem Abdullah Festival de Venise 2012 : Prix du meilleur film Art et Essai

Fillette de 12 ans, Wadjda désire un vélo pour faire la course dans les rues avec son petit voisin. Normal. Sauf qu’on est en Arabie Saoudite, où les femmes n’ont pas le droit de conduire et les fillettes pas le droit d’enfourcher une bicyclette. Wadjda va alors imaginer un stratagème : gagner le concours de la meilleure élève coranique, dont l’argent du prix lui permettra d’acquérir l’objet convoité. Le film montre les rues d’une ville saoudienne, la vie d’une famille de la classe moyenne, la condition féminine, l’école, les mille stratégies par lesquelles se libèrent les jeunes filles, la coexistence entre traditions archaïques et modernité globalisée. Topographiquement, sociologiquement, Wadjda est très précis, bourré d’informations pour nous qui n’avons jamais posé le pied au royaume des Saoud. Wadjda est le tout premier film saoudien de l’histoire. Son auteur n’est pas un Saoudien mais une Saoudienne, ce qui en redouble la singularité et la puissance séditieuse. Mais le plus important, c’est que Wadjda est un excellent film. Pour l’Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma, ce coup d’essai est un coup de maître. Serge Kaganski

Au bout du conte
Agnès Jaoui France, 2013, 1h52 Avec : Agnès Jaoui, Agathe Bonitzer, Jean-Pierre Bacri

Cloud Atlas
Lana et Andy Wachowski USA, 2012, 2h45 Avec : Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent

Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire. Les publicités à la télévision, les émissions ou les journaux people ce sont des contes. On essaye de nous faire croire que la vie des riches est un conte de fées. Et il y a aussi le loto, où l’on peut gagner des millions d’un coup, et ces émissions où l’on refait en un coup de baguette magique le look ou l’appartement des gens et où l’on rend riche et célèbre un inconnu. Par ailleurs, les contes traduisent la peur des adultes et nous vivons une époque particulièrement anxiogène et culpabilisante, la crise et la fin du monde sont omniprésentes. A chaque fois que tu allumes la TV ou la radio, tu entends que la Bourse va s’écrouler, que la planète va exploser, et que c’est de ta faute en plus... Du coup, on croit à tout et n’importe quoi. On est bien obligé de se raccrocher à quelque chose quand on pense qu’on va mourir dans la seconde suivante. Agnès Jaoui

A travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. On le sait, repousser les limites du médium en le confrontant à l'irréalisable semble être la vocation du cinéma d'Andy et Lana Wachowski (Matrix), qui n'ont jamais eu de cesse de légitimer leurs expérimentations visuelles et narratives comme conditions sine qua non visant à traduire la substance émotionnelle cristalline de concepts opaques. Le défi ne réside pas dans la représentation d'un univers donné, mais dans la matérialisation d'une idée abstraite, à savoir la somme obtenue par l'agencement de différents univers. Le film parvient à injecter une harmonie de tous les instants entre les divers mondes dépeints, à la manière d'une partition dont la résonnance mélodieuse dépendrait de ses variations de tonalité. Une méthodologie narrative dont le jusqu'au-boutisme n'a d'égal que ses morceaux de bravoure, tel ce climax de presque une heure poussant dans ses retranchements la notion de découpage interactif. C'est précisément comme cela que Cloud Atlas transcende le poids de son propos, à travers un dispositif narratif dont la complexité n'a d'égal que l'évidence émotionnelle qu'il dégage à chaque instant. G. Meral

A la merveille
Terrence Malick USA, 2012, 1h52 Avec : Ben Affleck, Olga Kurylenko, Rachel McAdams, Javier Bardem

Neil et Marina ont vécu une passion au Mont-Saint-Michel. Belle, pleine d’humour, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana. Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. Elle cherche conseil auprès d’un prêtre nommé Quintana. L’homme a ses propres problèmes : il doute de sa vocation… Marina décide de retourner en France avec sa fille. Neil se console avec Jane, une ancienne amie. Lorsqu’il apprend que rien ne va plus pour Marina, il se retrouve écartelé entre les deux femmes de sa vie. Le père Quintana continue à lutter pour retrouver la foi. Face à deux formes d’amour bien différentes, les deux hommes sont confrontés aux mêmes questions. Il y a toujours eu une aura de mystère autour de Terrence Malick. Avec une filmographie dispersée d’environ 6 films en 40 ans de carrière, le réalisateur semble désormais vouloir ne plus s’arrêter de tourner en travaillant sur plusieurs projets en même temps. Ses deux premiers films La Balade sauvage en 1973 et Les Moissons du ciel en 1978 en ont fait un cinéaste culte d’autant plus qu’il ne montrera plus aucun film avant La Ligne rouge en 1998 suivi par Le Nouveau Monde en 2005, avant de faire à nouveau silence. La gestation de The Tree of Life est particulièrement longue et le film arrive enfin au festival de Cannes 2011 où il remporte la Palme d’or. Malick clame la suprématie de l'amour sur toutes les autres forces de la nature. Mais ce qui pourrait plomber l'emphase sur le discours amoureux en devient finalement l'excroissance naturelle. Une variation sur la conquête amoureuse dans ce qu'elle a de plus cruel mais aussi de plus vivifiant. Comme tous les grands créateurs depuis des siècles, Malick travaille sa forme en s’appuyant sur la spiritualité pour sublimer son geste d’artiste et atteindre à l’universalité.

La Religieuse
Guillaume Nicloux France, 2013, 1h54 Avec : Pauline Etienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin Adapté du roman de Diderot

Au coeur de l'histoire, qui débute en 1765, Suzanne Simonin, 16 ans, contrainte par sa famille à rentrer dans les ordres alors qu'elle aspire à vivre dans “e monde”. Incarnée par la jeune actrice belge Pauline Etienne (Elève libre, Le bel âge, Qu'un seul tienne et les autres suivront, Paradis perdu), Suzanne est confrontée au couvent à l'arbitraire de la hiérarchie ecclésiastique et notamment celui de mères supérieures (Françoise Lebrun, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert) tour à tour bienveillantes, cruelles ou un peu trop aimantes... Mais contrairement à l'héroïne de Diderot, résignée, elle résiste et lutte coûte que coûte pour sa liberté. Guillaume Nicloux s'est totalement détaché de l'adaptation cinématographique qu'en avait fait Jacques Rivette en 1967 et dit avoir obéi à un “principe hitchcockien” pour réaliser son film : lire, refermer le livre et laisser travailler son imaginaire. Sans jeter l'opprobre sur les religions, on voit que Diderot s'opposait au fanatisme religieux. Mon adaptation s'appuie sur cette vision-là, a-t-il déclaré. En France il y a des gens qui condamnent encore l'avortement, une longue lignée d'hommes qui imposent leur hégémonie. On continue de faire croire que la parité est acquise mais on continue de diffuser une idéologie extrêmement réactionnaire. Guillaume Nicloux

A VENIR

The Place Beyond The Pines
Derek Cianfrance USA, 2013, 2h20 Avec : Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes

Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. … L’expression est démocratisée depuis les débuts du cinéma. Le dernier John Wayne, le dernier Chaplin ou le dernier Pacino ; l’acteur comme étant au centre de la démarche, tant filmique que commerciale. Le geste du public est naturellement d’aller vers les visages qu’il affectionne. Ryan Gosling, l’un de ces nouveaux visages, a déjà créé son personnage, celui de Drive, l’inoubliable et mutique cascadeur braqueur aux accès de violence soudains. Parfois l’acteur et son incarnation, confondus, créent une entité assez puissante, pour imposer au film lui-même, un certain rythme et parfois même certaines thématiques. On sent son spectre partout, comme s’il s’était glissé derrière chaque arbre. Comme si, la mise en scène ne pouvait connaitre ses fulgurances qu’avec son personnage. Comme si pour Ryan Gosling, après seulement deux films, tout un mythe s’était déjà construit. Certains cinéastes s’écrasent et font le film tout tracé, au service de sa majesté l’acteur. D’autres cherchent à s’approprier ce cinéma de l’acteur pour mieux jouer avec ses relents systématiques : c’est le cas de The Place beyond the pines. Romain Dubois

LE GRAND ÉCRAN
A partir de 4 ans

DES PETITS...
A partir de 8 ans

Pinocchio L’ogre de la Taïga
Programme de 4 courts métrages du Studio Pilot Russie, 2004/2010, 52 mn Après La Balade de Babouchka nouvel opus du Studio Pilot ! Quatre contes et merveilles, une balade animée à travers la Russie pour le plaisir des plus petits : Le chat et la renarde, Les trois chasseurs, La petite Khavroshka, Gare aux loups ! Des contes slaves qui font la part belle à la ruse et à l’intelligence. Composé de quatre courts métrages qui évoquent des thèmes aussi essentiels que celui du mensonge ou de la quête du bonheur. Papiers découpés, aquarelles, marionnettes, dessins sont utilisés dans les quatre films, par ailleurs animés en 2D. Couleurs bigarrées, effets de textures, précision et beauté du dessin contribuent à la qualité d'un film d'animation, aussi pédagogique que ludique. Enzo D’Alo Italie, Luxembourg, Belgique, France – 2012 – 1h20 D’après Le Avventure di Pinocchio de Carlo Collodi Gepetto, un pauvre menuisier italien, fabrique dans un morceau de bois un pantin qui pleure, rit et parle comme un enfant. Une marionnette qu’il nomme Pinocchio et qu’il aime comme le fils qu’il n’a pas eu. Désobéissant et volontiers menteur, Pinocchio va se trouver entraîné dans de nombreuses aventures : il rencontrera Mangefeu, le montreur de marionnettes, le Chat et la Renarde qui se dévoileront ne pas être les bons amis qu’ils prétendent, il partira au Pays des Jouets, un endroit merveilleux où l’école n’existe pas… Car ce petit pantin a horreur du travail, se moque des bons conseils et adore faire des bêtises. Heureusement la Fée aux cheveux bleus veille sur lui.

A partir de 6 ans

Monstres… pas si monstrueux !
Programme de 5 courts métrages sur le thème des monstres gentils ! France/Belgique - 2012 - 41 mn Nous avons l’habitude de voir au cinéma des monstres terrifiants… Mais ils ne sont pas toujours aussi terribles ! Ce programme de cinq courts-métrages vous propose un tour d’horizon des plus terribles créatures de la planète… Sous un nouveau jour, rempli de tendresse et d’humour ! Citrouille et vieilles dentelles, Cul de bouteille, Duo de volailles sauce chasseur, Monstre sacré, Bye bye Bunny.

Mercredi 6 mars à 14h Ciné-goûter
en partenariat avec Nathalie Guimard de FOTOKINO de Marseille dans le cadre du Petit cinéma

6ème Festival Regard de femmes Le désir au féminin
A partir de 8 ans

A partir de 7 ans

U
Serge Elissalde et Grégoire Solotareff Musique originale de Sanseverino France, 2006, 1h15 Suite à la disparition de ses parents, Mona vit avec pour seule compagnie un couple de rats épouvantables. Ainsi, quand la petite fille-licorne prénommée U arrive pour la réconforter et la protéger, la vie lui paraît plus légère. Le temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente rêveuse et très préoccupée par son aspect physique. Un jour débarque dans ce pays imaginaire une famille de bruyants et loufoques musiciens et, parmi eux, le charmeur Kulka... Histoire romantique dessinée avec la délicatesse de l’aquarelle, U dresse un portrait sensible des questions qui marquent le passage de l’enfance à l’adolescence.

Selkirk, le véritable Robinson Crusoé
Walter Tournier Uruguay/Argentine/Chili – 2012 – 1h15 Adaptation de la vraie histoire du marin écossais Alexander Selkirk (1679-1721). Naufragé sur une île déserte, sa vie inspira l’écrivain Daniel Defoe pour écrire son célèbre roman Robinson Crusoé (1719). Selkirk, un jeune corsaire indiscipliné, navigue sur les mers du Sud à la recherche de trésors. A bord du navire “L’Espérance” commandé par le Capitaine Bullock, Selkirk se met un jour l’équipage à dos. Le jeune pirate est alors abandonné sur une île déserte. Il découvre la vie sauvage et apprend à se débrouiller pour devenir un véritable Robinson Crusoé.

ESPACE CINEMA PROSPER GNIDZAZ
L’Espace Cinéma Prosper Gnidzaz propose de découvrir les évolutions techniques du cinéma, des premières images animées à nos jours, ainsi qu’une collection d’appareils de projection dont les plus anciens datent de 1880. Sous la direction du Cinéma Jean Renoir, il est un lieu de diffusion, d’animation et d’éducation à l’image.

http://espacecinemapg.blogspot.fr

PATRIMOINE CINEMATOGRAPHIQUE Cycle V - Suite et fin
FRANÇOIS, JEAN-LUC, JACQUES ET LES AUTRES…
HITCHCOCK ET LA NOUVELLE VAGUE
Jean-Jacques Bernard, 2007, 58’, documentaire Il aura fallu Rohmer et Chabrol, Truffaut et Rivette pour que Hitchcock accède au statut qui est aujourd’hui le sien. Même André Bazin, figure tutélaire des jeunes “turcs” des “Cahiers” jaunes, n’y vient que tardivement, tant est grand le rejet d’un cinéaste que l’on perçoit, au mieux comme un habile “fabricant de films à suspense”, au pire comme un piètre metteur en scène. De fait, “Hitchcock et la Nouvelle vague” nous en apprend moins sur Hitchcock que sur le milieu français de la critique de cinéma des années 1950 et sur les audaces théoriques de Rivette, Rohmer, Chabrol et Truffaut : tous apportent ici leur témoignage pour expliquer comment la défense d’Hitchcock leur a finalement permis de prendre leur essor.

ECHO’S - En résonnance avec : LE FESTIVAL REGARD DE FEMMES ET LA SEMAINE DE LA DANSE
FILMER LE DÉSIR-VOYAGE À TRAVERS LE CINÉMA DES FEMMES
Marie Mandy, 2000, 60’, documentaire Les femmes cinéastes ont-elles un langage cinématographique spécifique ? Leur regard est-il différent quand elles mettent en scène la sexualité et l’amour ? C’est ce sur quoi s’interrogent des réalisatrices telles Agnès Varda, Catherine Breillat ou Francesca Comencini. A l’appui, des extraits de films qui attestent que la différence sexuelle se manifeste aussi dans la production d’images.

WHO SAYS I HAVE TO DANCE IN A THEATER… ANNA HALPRIN
Jacqueline Caux, 2006, 49’, documentaire Tourné à Paris où, invitée pour la première fois en 2004 à l’âge de 84 ans, elle remontait trois pièces emblématiques de son œuvre et sur son lieu de vie en Californie, ce film permet d’appréhender une conception tout à fait singulière de l’art chorégraphique. Pour Anna Halprin, “la danse n’a pas à être belle, elle fait simplement partie de la vie”. Ce principe qui a orienté son parcours personnel et professionnel l’a très tôt conduite à rompre avec toute forme d’esthétisme et à prendre ses distances avec les représentants de la modern dance. En privilégiant une approche sensorielle et relationnelle du mouvement, en élaborant le concept de “tâches” basées sur les gestes du quotidien et en composant à partir d’improvisations et de partitions ouvertes, Anna Halprin a ouvert la voie à la postmodern dance américaine. Hommage à une femme, pionnière et contestataire qui a su s’affranchir du théâtre et de ses conventions pour réinsérer la danse dans le flux de la vie.

EVÈNEMENTS
Vol de l’Histoire
Un cycle de rencontres et de projections autour des enjeux des interprétations du passé, organisé en partenariat avec la Médiathèque Louis Aragon, la librairie l’Alinéa et la MJC de Martigues.

ART SPIEGELMAN, LE MIROIR DE L’HISTOIRE
Benoît Peeters, 2003, 26’, documentaire Double album et fruit de treize ans de travail, Maus constitue un monument de la bande dessinée (Prix Pulitzer, traduit en dix-huit langues). Transposé dans un univers où les protagonnistes sont des souris juives et des chats nazis, Maus est le récit, fait par un rescapé d’Auschwitz, des circonstances dans lesquelles il a vécu, survécu à la Shoah. Mais le survivant qui raconte n’est autre que le père de l’auteur… Dans ce cours portrait, Spiegelman revient sur l’élaboration de cette œuvre qui inaugure le régime de l’autofiction dans le champ de la BD et expose la conception de son art.

Home help
En mettant son lieu à disposition de jeunes talents, l’Espace Cinéma soutient les nouvelles créations cinématographiques en région PACA.

Samedi 30 Mars -19h00 - Projection en présence de Sylvain Pelissier et de l’équipe du film
HOME HELP
Sylvain Pelissier, 2012, 29’ Florent est photographe. Il fait la rencontre de la belle et mystérieuse Angela. Celle-ci est employée comme aide à domicile et prend soin d’un ancien militaire à la retraite. Bientôt Florent découvre qu’Angela est terrorisée par le vieil homme, qui cache de bien sombres secrets… Sylvain Pélissier vit à Martigues. Home Help, sélectionné au festival Fest’ Afilm de Montpellier est son quatrième court métrage. Il signe ici un film de genre, maîtrisant parfaitement les rouages du cinéma fantastique, sentiment d’angoisse, manifestations surnaturelles et autres effets spéciaux. Avec ce court-métrage tourné à Martigues et à Carry le Rouet, il prend un grand plaisir à manipuler le spectateur dans une atmosphère horrifique qui en laissera plus d’un sans voix.
MARDI 26 FEVRIER AU DIMANCHE 3 MARS HITCHCOCK ET LA NOUVELLE VAGUE ART SPIEGELMAN, LE MIROIR DE L’HISTOIRE MARDI 5 AU DIMANCHE 10 MARS HITCHCOCK ET LA NOUVELLE VAGUE ART SPIEGELMAN, LE MIROIR DE L’HISTOIRE FILMER LE DÉSIR-VOYAGE À TRAVERS LE CINÉMA DES FEMMES MARDI 12 AU DIMANCHE 17 MARS WHO SAYS I HAVE TO DANCE IN A THEATER… ART SPIEGELMAN, LE MIROIR DE L’HISTOIRE FILMER LE DÉSIR-VOYAGE À TRAVERS … MARDI 19 AU DIMANCHE 24 MARS WHO SAYS I HAVE TO DANCE IN A THEATER… ART SPIEGELMAN, LE MIROIR DE L’HISTOIRE MARDI 26 AU DIMANCHE 31 MARS WHO SAYS I HAVE TO DANCE IN A THEATER… HOME HELP MARDI 2 AU DIMANCHE 7 AVRIL HOME HELP MARDI 9 AU DIMANCHE 14 AVRIL HOME HELP M AR. 26 MERC. 27 SAM. 2 DIM. 3

15h00
MAR. 5

15h00 15h00/15h30 15h00/15h30
MERC. 6 SAM. 9 DIM. 10

ESPACE CINEMA PROSPER GNIDZAZ
Mardi, mercredi, samedi et dimanche 10h-12h / 14h30-18h30

15h00

15h00 15h00/15h30 14h30

MAR. 12

MERC. 13

SAM. 16

DIM. 17

Tél : 04 42 10 91 30
4, rue du Colonel Denfert 13500 - MARTIGUES

15h00

15h00 15h00/15h30 14h30

Cinéma Jean Renoir
DIM. 24

MAR. 19

MERC. 20

SAM. 23

15h00
MAR. 26

15h00
MERC. 27

15h00 15h00/15h30
SAM. 30 DIM. 31

Rue Jean Renoir - Martigues cinéma 09 63 00 37 60 répondeur 08 92 68 03 71 adminis. 04 42 44 32 21
e-mail : jean.renoir1@club-internet.fr Prix des places : 5 Euros Adhérents, chomeurs, étudiants, + de 60 ans : 4 Euros Enfants (-13 ans) : 3,20 Euros Abonnement 10 séances 43 Euros Pass jeune (- 25 ans) 8 films 25,60 Euros Projections 3D : + 1 Euros (lunettes)

15h00
MAR. 2 MAR. 9

15h00
MERC. 3 MERC. 10

15h00 19h00
SAM. 6 SAM.13

15h00/15h30
DIM. 7 DIM. 14

15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30 15h00/15h30

Toutes nos séances sont publiques, gratuites et non-commerciales.

PROGRAMME DU 27 FÉVRIER AU 16 AVRIL 2013
Tous les films non francophones, sont diffusés en Version Originale sous-titrée.
MERCREDI 27 FÉVRIER AU MARDI 5 MARS SHADOW DANCER ZERO DARK THIRTY LINCOLN CYCLE RENOIR ET LA COULEUR :FRENCH CANCAN L'OGRE DE LA TAÏGA MERCREDI 6 AU MARDI 12 MARS PASSION CINÉ-LUTTE : LA RELÈVE U : CINÉ GOÛTER CHERCHER LE GARÇON LA RUMEUR TOMBOY SENSO SPECTACLE ET FILM SURPRISE LA FEMME D'À CÔTÉ MERCREDI 13 AU MARDI 19 MARS MOIS DE LA DANSE : ANNA ALPRIN MOIS DE LA DANSE : PINA 3D NO PASSION LA FILLE DE NULLE PART PINOCCHIO MERCREDI 20 AU MARDI 26 MARS MOIS DE LA DANSE : LE CONCOURS DE DANSE CINÉ-LATINO : EL CHINO SYNGUÉ SABOUR - PIERRE DE PATIENCE CAMILLE CLAUDEL 1915 MÖBIUS PINOCCHIO MERCREDI 27 MARS AU MARDI 2 AVRIL ECRAN-ECRIT : JULES ET JIM MOIS DE LA DANSE :TANGO A LA MERVEILLE AU BOUT DU CONTE CAMILLE CLAUDEL 1915 SELKIRK, LE VÉRITABLE ROBINSON CRUSOÉ MERCREDI 3 AU MARDI 9 AVRIL A LA MERVEILLE AU BOUT DU CONTE WADJDA SELKIRK, LE VÉRITABLE ROBINSON CRUSOÉ MERCREDI 10 AU MARDI 16 AVRIL CLOUD ATLAS THE PLACE BEYOND THE PINES LA RELIGIEUSE DES ABEILLES ET DES HOMMES MONSTRES… PAS SI MONSTRUEUX Vacances Scolaires+férié MERC. 27 MERC. 27 JEU. 28 VEND. 1 SAM. 2 SAM. 2 DIM. 3 3 DIM. LUN. 4 MAR. 5

19h00 20h45 16h00 14h30
MERC. 6

20h45 18h00 16h00 14h30
JEU. 7

16h00 20h30 18h00 16h00 15h00
VEND. 8

18h45 16h00 20h30 15h00
SAM. 9

20h00 17h30 15h30 14h30
DIM. 10

21h00 21h00 18h30 19h00

LUN. 11

MAR. 12

17h00 14h00 19h00

17h00
REGARD DE FEMMES

15h00/20h30 19h00/21h00 15h00

18h30 20h30

19h00 14h00 18h30 18h30 17h00
MERC. 13 JEU. 14 VEND. 15 SAM. 16 DIM. 17 LUN. 18 MAR. 19

16h00 19h00 17h00 20h45 19h00 14h30
MERC. 20

19h00 21h00 17h00

17h00 19h00 21h00

19h00 17h00 15h30

20h45 19h00

19h00 21h00

JEU. 21

VEND. 22

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LUN. 25

MAR. 26

18h30 20h30 16h00 18h30 21h00 14h30
MERC. 27 JEU. 28

19h00 21h00 17h00

17h00 19h00 21h00 15h30
SAM. 30

17h00 19h00 15h30
DIM. 31

21h00 19h00

19h00 21h00

VEND. 29

LUN. 11 LUN.

MAR. 2

21h00 18h30 17h00 19h00 21h00 19h00 17h00 19h00 21h00 17h00 19h00 15h30
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LUN. 8

21h00 19h00

MERC. 3

JEU. 4

VEND. 5

SAM. 6

MAR. 9

16h30 18h30 20h30 14h30
MERC. 10

19h00 21h00 17h00

21h00 19h00 17h00

17h00/19h00 21h00 15h30
SAM. 13 SAM. 13

17h00 19h00 15h30
DIM. 14 DIM. 14

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15h30 20h30 18h15 14h30

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Evénements

Jeune Public

Regard de Femmes

Mois de la Danse

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