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Que serais-je sans toi Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre Que serais-je sans toi

qu'un coeur au bois dormant Que cette heure arrêtée au cadran de la montre Que serais-je sans toi que ce balbutiement. J'ai tout appris de toi sur les choses humaines Et j'ai vu désormais le monde à ta façon J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines Comme au passant qui chante on reprend sa chanson J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.

Bierstube Magie allemande.
Bierstube Magie allemande Et douces comme un lait d'amandes Mina Linda lèvres gourmandes Qui tant souhaitent d'être crues A fredonner tout bas s'obstinent L'air Ach du lieber Augustin Qu'un passant siffle dans la rue Sofienstrasse Ma mémoire Retrouve la chambre et l'armoire L'eau qui chante dans la bouilloire Les phrases des coussins brodés L'abat-jour de fausse opaline

Le Toteninsel de Boecklin Et le peignoir de mousseline Qui s'ouvre en donnant des idées Au plaisir prise et toujours prête Ô Gaense-Liesel des défaites Tout à coup tu tournais la tête Et tu m'offrais comme cela La tentation de ta nuque Demoiselle de Sarrebrück Qui descendais faire le truc Pour un morceau de chocolat Et moi pour la juger que suis-je Pauvres bonheurs pauvres vertiges Il s'est tant perdu de prodiges Que je ne m'y reconnais plus Rencontres Partances hâtives Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent Comme des soleils révolus Tout est affaire de décors Changer de lit changer de corps À quoi bon puisque c'est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m'éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j'ai cru trouver un pays Coeur léger coeur changeant coeur lourd Le temps de rêver est bien court Que faut-il faire de mes jours Que faut-il faire de mes nuits Je n'avais amour ni demeure Nulle part où je vive ou meure Je passais comme la rumeur Je m'endormais comme le bruit

C'était un temps déraisonnable On avait mis les morts à table On faisait des châteaux de sable On prenait les loups pour des chiens Tout changeait de pôle et d'épaule La pièce était-elle ou non drôle Moi si j'y tenait mal mon rôle C'était de n'y comprendre rien Dans le quartier Hohenzollern Entre la Sarre et les casernes Comme les fleurs de la luzerne Fleurissaient les seins de Lola Elle avait un coeur d'hirondelle Sur le canapé du bordel Je venais m'allonger près d'elle Dans les hoquets du pianola Elle était brune et pourtant blanche Ses cheveux tombaient sur ses hanches Et la semaine et le dimanche Elle ouvrait à tous ses bras nus Elle avait des yeux de faïence Et travaillait avec vaillance Pour un artilleur de Mayence Qui n'en est jamais revenu Il est d'autres soldats en ville Et la nuit montent les civils Remets du rimmel à tes cils Lola qui t'en iras bientôt Encore un verre de liqueur Ce fut en avril à cinq heures Au petit jour que dans ton coeur Un dragon plongea son couteau Le ciel était gris de nuages Il y volait des oies sauvages Qui criaient la mort au passage Au-dessus des maisons des quais

Éclairage à perte de vue. Un soir des plages à la mode on joue un air Qui fait prendre aux petits chevaux un train d'enfer Et la fille se pâme et murmure Weber Moi je prononce Wèbre et regarde la mer. Acrobate. Casino des lumières crues.Je les voyais par la fenêtre Leur chant triste entrait dans mon être Et je croyais y reconnaître Du Rainer Maria Rilke. Bras en sang Gai comme les sainfoins L'hyperbole retombe Les mains Les oiseaux sont des nombres L'algèbre est dans les arbres C'est Rousseau qui peignit sur la portée du ciel Cette musique à vocalises Cent À Cent pour la vie Qui tatoue Je fais la roue sur les remparts. Je tiens ce nuage or et mauve au bout d'un jonc L'ombrelle ou l'oiselle ou la fleur La chevelure Descend des cendres du soleil se décolore Entre mes doigts Le jour est gorge-de-pigeon . Louis Aragon.

Elsa.Vite un miroir Participé-je à ce mirage Si le parasol change en paradis le sol Jouons À l'ange À la mésange Au passereau Mais elles qui vaincraient les grêles et l'orage Mes ailes oublieront les bras et les travaux Plus léger que l'argent de l'air où je me love Je file au ras des rêts et m'évade du rêve La Nature se plie et sait ce que je vaux. Tandis que je parlais le langage des vers Elle s'est doucement tendrement endormie Comme une maison d'ombre au creux de notre vie Une lampe baissée au coeur des myrtes verts Sa joue a retrouvé le printemps du repos Ô corps sans poids pose dans un songe de toile Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau La voila qui reprend le versant de ses fables Dieu sait obéissant à quels lointains signaux Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis Qu'elle reste pareille aux marches du silence Qui m'échappe pourtant de toute son enfance Dans ce pays secret à mes pas interdit Je te supplie amour au nom de nous ensemble De ma suppliciante et folle jalousie Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble .

J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux. C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or Je croyais voir Ses patientes mains calmer un incendie C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit C'était au beau milieu de notre tragédie Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire Pendant tout ce long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit Qu'elle martyrisait à plaisir sa mémoire Pendant tout ce long jour assise à son miroir À ranimer les fleurs sans fin de l'incendie Sans dire ce qu'une autre à sa place aurait dit Elle martyrisait à plaisir sa mémoire C'était au beau milieu de notre tragédie Le monde ressemblait à ce miroir maudit Le peigne partageait les feux de cette moire Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire C'était un beau milieu de notre tragédie Comme dans la semaine est assis le jeudi Et pendant un long jour assise à sa mémoire Elle voyait au loin mourir dans son miroir Un à un les acteurs de notre tragédie Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit . Elsa au miroir.

Il n'y a pas d'amour heureux.Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits Et ce que signifient les flammes des longs soirs Et ses cheveux dorés quand elle vient s'asseoir Et peigner sans rien dire un reflet d'incendie. Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin À quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux . Fugue. Une joie éclate en trois Temps mesuré de la lyre Une joie éclate au bois Que je ne saurais pas dire Tournez têtes Tournez rires Pour l'amour de qui Pour l'amour de quoi Pour l'amour de moi.

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux. Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre comme le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger Un jour tu passes la frontière D'où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu'importe et qu'importe hier Le coeur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l'enfance de tes yeux Mieux vaut laisser basses les lampes La nuit plus longtemps nous va mieux C'est le grand jour qui se fait vieux Les arbres sont beaux en automne Mais l'enfant qu'est-il devenu Je me regarde et je m'étonne De ce voyageur inconnu De son visage et ses pieds nus Peu a peu tu te fais silence Mais pas assez vite pourtant Pour ne sentir ta dissemblance Et sur le toi-même d'antan Tomber la poussière du temps C'est long vieillir au bout du compte Le sable en fuit entre nos doigts C'est comme une eau froide qui monte C'est comme une honte qui croît . J'arrive où je suis étranger.

Un cuir à crier qu'on corroie C'est long d'être un homme une chose C'est long de renoncer à tout Et sens-tu les métamorphoses Qui se font au-dedans de nous Lentement plier nos genoux Ô mer amère ô mer profonde Quelle est l'heure de tes marées Combien faut-il d'années-secondes À l'homme pour l'homme abjurer Pourquoi pourquoi ces simagrées Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre comme le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger. La belle italienne. Autrement qu'en prose) La plus idiote Avec son œil rond Luit intelligente Auprès de ce front Ô chère adorée Au soleil de plomb Ton regard d'aplomb . xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxÀ Pablo Picasso. L'AZUR et ses voiles Les bras de santé Crèmes estivales Sa grande beauté Mais qu'elle en impose À qui veut l'aimer (Parler de la mer.

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L'affiche qui semblait une tache de sang Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants Nul ne semblait vous voir Français de préférence Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE Et les mornes matins en étaient différents Tout avait la couleur uniforme du givre À la fin février pour vos derniers moments . L'affiche rouge.Et ta chair dorée Quand on te décrit Toutes les chevilles Comme des salives Montent à l'esprit Dans ta chevelure Reflet du passé Tu gardes l'allure Du papier glacé Qu'amènent tes lèvres Les mots maux et fièvres Mais la voix dit Non Sur un ton de lave.

Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous deux adoraient la belle (*) Prisonnière des soldats Lequel montait à l'échelle Et lequel guettait en bas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Qu'importe comment s'appelle Cette clarté sur leur pas Que l'un fut de la chapelle Et l'autre s'y dérobât Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous les deux étaient fidèles Des lèvres du coeur des bras . La Rose et le Réséda.Et c'est alors que l'un de vous dit calmement Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses Adieu la vie adieu la lumière et le vent Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses Quand tout sera fini plus tard en Erivan Un grand soleil d'hiver éclaire la colline Que la nature est belle et que le coeur me fend La justice viendra sur nos pas triomphants Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Et tous les deux disaient qu'elle Vive et qui vivra verra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Du haut de la citadelle La sentinelle tira Par deux fois et l'un chancelle L'autre tombe qui mourra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Ils sont en prison Lequel À le plus triste grabat Lequel plus que l'autre gèle Lequel préfère les rats Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Un rebelle est un rebelle Deux sanglots font un seul glas Et quand vient l'aube cruelle Passent de vie à trépas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Répétant le nom de celle Qu'aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle Même couleur même éclat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Il coule il coule il se mêle À la terre qu'il aima Pour qu'à la saison nouvelle Mûrisse un raisin muscat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas .

avec sa voix de rogomme il effraye à tort ou raison l'orfraie empaillée Qu'on ne voit pas à cause de la chaleur xxxxxxxxxxxxxxxxxxà cause de la couleur xxxxxxxxxxxxxxxxxxà cause de la douleur xxJamais la boule en buis ne pourra retomber Sur le bout de bois blanc du bilboquet. (La tour monte. attention au ciel) Comme il mue. Dans le ciel gris des anges de faïence Dans le ciel gris des sanglots étouffés Il me souvient de ces jours de Mayence Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées On trouvait parfois au fond des ruelles Un soldat tué d'un coup de couteau On trouvait parfois cette paix cruelle Malgré le jeune vin blanc des coteaux J'ai bu l'alcool transparent des cerises . L'ENFANT fantôme fend de l'homme entre les piliers de pierre : 2ΠR. Le délire du fantassin. * La France.L'un court et l'autre a des ailes De Bretagne ou du Jura Et framboise ou mirabelle Le grillon rechantera Dites flûte ou violoncelle Le double amour qui brûla L'alouette et l'hirondelle La rose et le réséda. son tour de tête. Les larmes se ressemblent.

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude Donne-moi tes mains que je sois sauvé Lorsque je les prends à mon propre piège De paume et de peur de hâte et d'émoi Lorsque je les prends comme une eau de neige Qui fuit de partout dans mes mains à moi Sauras-tu jamais ce qui me traverse Qui me bouleverse et qui m'envahit Sauras-tu jamais ce qui me transperce Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli . Les mains d'Elsa.J'ai bu les serments échangés tout bas Qu'ils étaient beaux les palais les églises J'avais vingt ans Je ne comprenais pas Qu'est-ce que je savais de la défaite Quand ton pays est amour défendu Quand il te faut la voix des faux-prophètes Pour redonner vie à l'espoir perdu Il me souvient de chansons qui m'émurent Il me souvient des signes à la craie Qu'on découvrait au matin sur les murs Sans en pouvoir déchiffrer les secrets Qui peut dire où la mémoire commence Qui peut dire où le temps présent finit Où le passé rejoindra la romance Où le malheur n'est qu'un papier jauni Comme l'enfant surprit parmi ses rêves Les regards bleus des vaincus sont gênants Le pas des pelotons à la relève Faisait frémir le silence rhénan.

Tous ceux qui parlent des merveilles Leurs fables cachent des sanglots Et les couleurs de leur oreille Toujours à des plaintes pareilles Donnent leurs larmes pour de l'eau Le peintre assis devant sa toile A-t-il jamais peint ce qu'il voit Ce qu'il voit son histoire voile Et ses ténèbres sont étoiles Comme chanter change la voix Ses secrets partout qu'il expose Ce sont des oiseaux déguisés Son regard embellit les choses Et les gens prennent pour des roses La douleur dont il est brisé Ma vie au loin mon étrangère Ce que je fus je l'ai quitté Et les teintes d'aimer changèrent Comme roussit dans les fougères . Les oiseaux déguisés.Ce que dit ainsi le profond langage Ce parler muet de sens animaux Sans bouche et sans yeux miroir sans image Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent D'une proie entre eux un instant tenue Sauras-tu jamais ce que leur silence Un éclair aura connu d'inconnu Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme S'y taise le monde au moins un moment Donne-moi tes mains que mon âme y dorme Que mon âme y dorme éternellement.

xxxxxxxxxxxx Après le jour la nuit obscure. xxxxxxxxxxxxxxxx THOMPSON. puis s'enlève Lumineuse trainée au sein de son orgueil. . xxxxxxxxxxxx Après les saisons les saisons. Et son âme de feu. xxxxxxxxxxxxxxxx MILTON. Un temple à la vertu dont la vaste coupole Se perdait dans les cieux au milieu de l'azur. xxxxxxxxxxxx À lui la baguette magique xxxxxxxxxxxx Le pouvoir de tout enchaîner . xxxxxxxxxxxxxxxx SHAKESPEARE. xxxxxxxxxxxx La foudre il la brave de l'œil.Le songe d'une nuit d'été Automne automne long automne Comme le cri du vitrier De rue en rue et je chantonne Un air dont lentement s'étonne Celui qui ne sait plus prier. Et la Création a su le couronner. xxxxxxxxxxxx De la lyre de sa patrie xxxxxxxxxxxx Il fit vibrer les plus doux sons. Ses chants qui sont gravés au sein de la nature Iront de l'avenir dorer les horizons. xxxxxxxxxxxxxxxx BURNS. céleste rêverie Se fondit dans des flots d'admirables chansons. Il riva la Nature aux plis de sa tunique. Le nuage orageux il le passe. xxxxxxxxxxxx D'un vol grandiose il s'élève. xxxxxxxxxxxx Son esprit était un pactole xxxxxxxxxxxx Dont les flots roulaient de l'or pur. xxxxxxxxxxxxxxxx GRAY. Les Poètes.

et du preux la vigie. xxxxxxxxxxxx Au livre de philosophie xxxxxxxxxxxx Il suspendit sa harpe un jour. xxxxxxxxxxxx Il chante. d'un saint enfant de chœur. xxxxxxxxxxxxxxxx CAMPBELL. xxxxxxxxxxxx Elle ouvre la source des larmes xxxxxxxxxxxx Et les fait doucement couler. Il sut pincer sa lyre et gracieuse et pure.xxxxxxxxxxxxxxxx SOUTHEY. xxxxxxxxxxxx Où règne la nécromancie xxxxxxxxxxxx Dans les pays orientaux. xxxxxxxxxxxx Par le charme de sa magie xxxxxxxxxxxx Au clair de la lune le soir Il évoquait le preux. xxxxxxxxxxxxxxxx WORDSWORTH. placé près des lacs. Son esprit à cheval sur les vieux fabliaux. Là. et voyez ! là s'élance xxxxxxxxxxxx Le Roman que l'on croyait mort. xxxxxxxxxxxxxxxx SCOTT. La superstition. il magnifie Dans ses paisibles vers la nature et l'amour. Il aimait promener sa riche fantaisie. xxxxxxxxxxxxxxxx COLERIDGE. xxxxxxxxxxxxxxxx HEMANS. Sortent de l'Arsenal poussés par son ressort ! xxxxxxxxxxxxxxxx WILSON. La pitié dans ses vers elle a les plus doux charmes . On croirait qu'il vous vient de la voûte éthérée La voix d'un chérubin. xxxxxxxxxxxx Son chant comme une hymne sacrée xxxxxxxxxxxx S'infiltre de l'oreille au cœur . Pour amuser l'esprit. hôte du vieux manoir. et réchauffer le cœur. Et la Chevalerie et la Dague et la Lance. il chante. xxxxxxxxxxxx Enfant gâté de la nature xxxxxxxxxxxx L'art polit son vers enchanteur.

du tonnerre. Voilà quel fut Shelley. Il voit fée et lutin danser dans la clairière. xxxxxxxxxxxxxxxx MOORE. xxxxxxxxxxxx La tête ceinte de nuages. xxxxxxxxxxxxxxxx SHELLEY.Et le lecteur ému s'y laisse affrioler. bien solitaire xxxxxxxxxxxx Au loin par de là l'océan. Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit . xxxxxxxxxxxx Vêtu d'un rayon de lumière xxxxxxxxxxxx Qu'il sut voler à l'arc-en-ciel. xxxxxxxxxxxx Ses pieds étaient jonchés de fleurs. xxxxxxxxxxxxxxxx BYRON. Crévassé par le choc des volcans. l'audacieux Titan ! xxxxxxxxxxxxxxxx HOGG. L'ivresse et la gaité. Et faire le sabbat loin de tout œil mortel. Moore dans les bosquets se plait avec les anges À chanter les plaisirs de son Dieu… de l'Amour ! Les yeux d'Elsa. xxxxxxxxxxxx Un rocher nu. xxxxxxxxxxxx Couronné de vertes louanges xxxxxxxxxxxx Et pour chaque œuvre tour à tour. le calme et les orages Trouvent en ses beaux vers un écho dans les cœurs.

Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa. . L'Etrangère.

En ce temps-là. J'ai pris la main d'une éphémère Qui m'a suivi dans ma maison Elle avait des yeux d'outremer Elle en montrait la déraison. j'étais crédule Un mot m'était promission. Elle avait la marche légère Et de longues jambes de faon. Et la plus banale romance M'est éternelle poésie . On passe la nuit claire à boire On danse en frappant dans ses mains. sans un sou. Ordinairement au mois d'août. Sa robe tomba tout de suite Quand ma hâte la délia. vaguement gris. Ils disent la bonne aventure Pour des piments et du vin doux. À chaque fois tout recommence Toute musique me saisit. On n'a pas le temps de le croire Il fait grand jour et c'est demain. Avec des fleurs plein les charrettes Son destin dans la paume écrit. Et je prenais les campanules Pour des fleurs de la passion. J'aimais déjà les étrangères Quand j'étais un petit enfant ! Celle-ci parla vite vite De l'odeur des magnolias.Il existe près des écluses Un bas quartier de bohémiens Dont la belle jeunesse s'use À démêler le tien du mien En bande on s'y rend en voiture. On revient d'une seule traite Gais.

Lever.Nous avions joué de notre âme Un long jour. une courte nuit. Exténué de nuit Rompu par le sommeil Comment ouvrir les yeux Réveil-matin. Le corps fuit dans les draps mystérieux du rêve Toute la fatigue du monde Le regret du roman de l'ombre Le songe où je mordais Pastèque interrompue Mille raisons de faire le sourd La pendule annonce le jour d'une voix blanche Deuil d'enfant paresser encore Lycéen j'avais le dimanche comme un ballon dans les deux mains Le jour du cirque et des amis Les amis xxxxxxxx Des pommes des pêches xxxxxxxx sous leurs casquettes genre anglais Mollets nus et nos lavalières Au printemps xxxxxxxx On voit des lavoirs sur la Seine xxxxxxxx des baleines couleur de nuée L'hiver xxxxxxxx On souffle en l'air Buée xxxxxxxx À qui en fera le plus Pivoine de Mars Camarades xxxxxxxx Vos cache-nez volent au vent xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx par élégance L'âge ingrat sortes de mascarades xxxxxxxxxx Drôles de voix hors des faux-cols On rit trop fort pour être gais Je me sens gauche rouge Craintes Mes manches courtes . Puis au matin : "Bonsoir madame" L'amour s'achève avec la pluie.

Toutes les femmes sont trop peintes et portent des jupons trop propres CHAMBRES GARNIES xxxxxxxx Quand y va-t-on xxxxxxxxxx HOTEL MEUBLÉ Boutonné jusqu'au menton xxxxxx J'essaierai à la mi-carême Aux vacances de Pâques xxxxxxxx on balance encore Les jours semblent longs et si pâles Il vaut mieux attendre l'été les grandes chaleurs xxxxxx la paille des granges le pré libre et large xxxxxxxxxxxx au bout de l'année scolaire la campagne en marge du temps les costumes de toile clairs On me donnerait dix-sept ans Avec mon canotier xxxxxxxxxxxxxxxxxx mon auréole Elle tombe et roule sur le plancher des stations balnéaires Le sable qu'on boit dans la brise xxxxxxxxxx Eau-de-vie à paillettes d'or La saison me grise. xxxxxxxxxxxxxx Mais surtout Ce qui va droit au cœur xxxxxxxxxxxx Ce qui parle. xxxxxxxxxxxx La mer La perfidie amère des marées Les cheveux longs du flot Les algues s'enroulent au bras du nageur xxxxxxxxxxxx Parfois la vague Musique du sol et de l'eau xxxxxxxxxxxx me soulève comme une plume xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx En haut xxxxxxxxxxxx L'écume danse le soleil Alors .

xxxx l'émoi me prend par la taille Descente à pic xxxxxxxxxxxx Jusqu'à l'orteil un frisson court Oiseau des îles Le désir me perd par les membres xxxxxxxxxxxx Tout retourne à son élément xxxxxxxxxxxx Mensonge Ici le dormeur fait gémir le sommier Les cartes brouillées xxxxxxxxxxxx Les cartes d'images Dans le Hall de la galerie des Machines les mains fardées pour l'amour les mannequins passent d'un air prétentieux comme pendant un steeple-chase Les pianos de l'Æolian Company assurent le succès de la fête Les mendiants apportent tout leur or pour assister au spectacle On a dépensé sans compter et personne ne songe plus au lendemain Personne excepté l'ibis lumineux suspendu par erreur au plafond en guise de lustre La lumière tombe d'aplomb sur les paupières Dans la chambre nue à dessein DEBOUT xxxxxxxxxxxx L'ombre recule et le dessin du papier sur les murs se met à grimacer des visages bourgeois La vie xxxxxx le repas froid commence Le plus dur xxxxxx les pieds sur les planches et la glace renvoie une figure longue Un miracle d'éponge et de bleu de lessive La cuvette et le jour xxxxxxxxxxxxxxxxx Ellipse qu'on ferme d'une main malhabile Les objets de toilette Je ne sais plus leur noms trop tendres à mes lèvres Le pot à eau si lourd .

xxxxxxxxxxxxxxxxx La houppe charmante Le prestige inouï de l'alcool de menthe Le souffle odorant de l'amour Le miroir ce matin me résume le monde Pièce ébauchée xxxxxxxxxxxxxxxxx Le regard monte et suit le geste des bras qui s'achève en linge en pitié xxxx Mon portrait me fixe et dit Songe xxxx sans en mourir au gagne-pain xxxx au travail tout le long du jour L'habitude Le pli pris L'habit gris Servitude xxxxxx Une fois par hasard xxxxxx regarde le soleil en face Fais crouler les murs les devoirs Que sais-tu si j'envie être libre et sans place simple reflet peint sur le verre xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Donc écris xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx À l'étude xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Faux Latude xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Et souris xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx que les châles xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx les yeux morts xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx les fards pâles xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx et les corps xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx n'appartiennent xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx qu'aux riches Le tapis déchiré par endroits Le plafond trop voisin Que la vie est étroite xxxx Tout de même j'en ai assez Sortira-t-on xxxxxxxxxxxx Je suis à bout Casser cet univers sur le genou ployé Bois sec dont on ferait des flammes singulières Ah taper sur la table à midi que le vin se renverse .

Cris muets Taffetas noirs Redingotes Crimes Tous les mannequins ont le même regard gris Mais ce lord a dansé dans un bouge à Paris Il a des dents d'or et des favoris Sales Le Strand me suit de brouillard jaune dans les Salles Les plastrons se marquant aux plis poussiéreux Ces gentlemen se négligèrent Trop heureux D'assassiner une demi-mondaine D'assassiner une demi-mondaine Aux Indes Ces officiers firent des fredaines Ils ont quitté leur morgue pour un mariage Morganatique Morganatique On peut s'amuser en voyage Si l'on ne salit pas ses escarpins vernis À l'étranger les meurtres restent impunis Je tuerais volontiers cette reine d'Écosse Qui regarde la France en récitant des vers Mais je troublerais le négoce. . Madame Tussaud.qu'il submerge les hommes à la mâchoire carrée marteaux pilons Alors se lèveront les poneys les jeunes gens en bande par la main par les villes en promenade pour chanter à bride abattue à gorge déployée comme un drapeau la beauté la seule vertu qui tende encore ses mains pures.

Nous dormirons ensemble. Je danse au milieu des miracles Mille soleils peints sur le sol Mille amis Mille yeux ou monocles M'illuminent de leurs regards Pleurs du pétrole sur la route Sang perdu depuis les hangars Je saute ainsi d'un jour à l'autre Rond polychrome et plus joli Qu'un paillasson de tir ou l'âtre Quand la flamme est couleur du vent Vie ô paisible automobile Et le joyeux péril de courir au devant Je brûlerai du feu des phares. Parti-pris. Que ce soit dimanche ou lundi Soir ou matin minuit midi Dans l'enfer ou le paradis Les amours aux amours ressemblent C'était hier que je t'ai dit Nous dormirons ensemble C'était hier et c'est demain Je n'ai plus que toi de chemin J'ai mis mon cœur entre tes mains Avec le tien comme il va l'amble Tout ce qu'il a de temps humain Nous dormirons ensemble Mon amour ce qui fut sera Le ciel est sur nous comme un drap J'ai refermé sur toi mes bras Et tant je t'aime que j'en tremble Aussi longtemps que tu voudras Nous dormirons ensemble. .

Personne pâle. comme des doigts gelés Plus rien xxxxxxxxx qu'un patin abandonné sur la glace Le quidam xxxxxxxxxxx On voit le jour au travers. Vous que le printemps opéra Miracles ponctuez ma stance Mon esprit épris du départ Dans un rayon soudain se perd Perpétué par la cadence La Seine au soleil d'avril danse Comme Cécile au premier bal Ou plutôt roule des pépites Vers les ponts de pierre ou les cribles Charme sûr La ville est le val Les quais gais comme en carnaval Vont au devant de la lumière Elle visite les palais . Pour demain. Malheureux comme les pierres xxxxxxxxxxxx triste au possible xxxxxx l'homme maigre le pupitre à musique aurait voulu périr Quel froid Le vent me perce à l'endroit des feuilles des oreilles mortes Seul comment battre la semelle Sur quel pied danser toute la semaine Le silence à n'en plus finir Pour tromper l'hiver jamais un mot tendre L'ombre de l'âme de l'ami L'écriture Rien que l'adresse xxxxxxxxxxxxxxxxxxx Mon sang ne ferait qu'un tour Les sons se perdent dans l'espace.

xxxxxxxxxxxxxxx Au rendez-vous des assassins xxxxxxxxxxxxxxx Le sang et la peinture fraîche Odeur du froid xxxxxx On tue au dessert Les bougies n'agiront pas assez Nous aurons évidemment besoin de nos petits outils Le chef se masque Velours des abstractions Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra Tous les crimes se passent à La Muette Et cœtera Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum Ma bande réunit les plus grands noms de France xxxxxx Bouquets de fleurs Abus de confiance J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course xxxxxxxxxxxx Coup de Bourse La perspective réjouit le cœur des complices Machine infernale au sein d'un coquelicot Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur tour Étoile en journal des carreaux cassés Je connais les points faibles des vilebrequins mes camarades On arrive à ses fins par la délation sans yeux Le poison Bière mousseuse Ou la trahison.Surgis selon ses jeux ou lois Moi je l'honore à ma manière La seule école buissonnière Et non Silène m'enseigna Cette ivresse couleur de lèvres Et les roses du jour aux vitres Comme des filles d'Opéra. Celui-ci Pâture du cheval de bois Je le livre à la police . Programme.

Les autres se frottent les mains Vous ne perdez rien pour attendre Il y aura des sinistres sur mer cette nuit Des attentats Des préoccupations Sur les descentes de lit la mort coule en lacs rouges Encore deux amis avant d'arriver à mon frère Il me regarde en souriant et je lui montre aussi les dents xxxxxxxxx Lequel étranglera l'autre La main dans la main Tirerons-nous au sort le nom de la victime L'agression nœud coulant Celui qui parlait trépasse Le meurtrier se relève et dit xxxxxxxxxxxxxx Suicide xxxxxxxxxxxx Fin du monde Enroulement des drapeaux coquillages Le flot ne rend pas ses vaisseaux Secrets de goudron Torches Fruit percé de trous Sifflet de plomb Je rends le massacre inutile et renie le passé vert et blanc pour le plaisir Je mets au concours l'anarchie dans toutes les librairies et gares. Pièce à grand spectacle. L'AMI sans cœur ou le théâtre Adieu xxxxxxCelui qui est trop gai c'est-à-dire trop rouge pour vivre loin du feu des rampes De la salle xxxxxxficelles pendantes Des coulisses xxxxxxon ne voit qu'un nuage doré xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxmachine-volante Le Régisseur croyait à l'amour d'André .

j'admirais sans baisser les paupières. La victoria joue au char symbolique : Flore et cette fille aux lèvres pâles. Les boulevards verts ! Jadis. En .Lesxxxxxxxxxtroisxxxxxxxxxcoups xxxxL'oiseauxxxxxs'envole On avait oublié de planter le décor Tintamarre xxxxxxxxxxxLe pantin verse des larmes de bois xxxxxxxxxxxPour Prendre Congé xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx LOUIS ARAGON * Pierre fendre. xxxxxxxxxx Jours d'hivers Copeaux xxxxxxxxxx Mon ami les yeux rouges xxxxxxxxxx Suit l'enterrement Glace xxxxxxxxxx Je suis jaloux du mort Les gens tombent comme des mouches On me dit tout bas que j'ai tort Soleil bleu Lèvres gercées Peur Je parcours les rues sans penser à mal avec l'image du poète et l'ombre du trappeur On m'offre des fêtes xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx des oranges Mes dents Frissons Fièvre Idée fixe Tous les braseros à la foire à la ferraille Il ne me reste plus qu'à mourir de froid en public. Trop de luxe pour une prairie sans prétention : aux pavois. où courais-je ? Les glaces me chassaient aux tournants vers d'autres mares. campagnes. Rues. mais le soleil n'est plus un hortensia. Pur jeudi. les drapeaux ! toutes les amantes seront aux fenêtres.

mon honneur ? Vous vous trompez. . Le jour me pénètre. Sur le bitume flambant de Mars. Soifs de l'ouest. Que me veulent les miroirs blancs et ces femmes croisées ? Mensonge ou jeu ? Mon sang n'a pas cette couleur. j'ai eu honte. oh ! Secousse. ô perce-neiges ! tout le monde a compris mon cœur. J'ai eu honte. ROUTE INTERDITE AUX TERRASSIERS. On lit au poteau du chemin vicinal. BROUF Fuite à jamais de l'amertume Les prés magnifiques volants peints de frais Tournent Tournent champs qui chancellent Le point mort Ma tête tinte et tant de crécelles Mon cœur est en morceaux Mon cœur est en morceaux le paysage en miettes Hop l'Univers verse Qui chavire L'autre ou moi L'autre émoi La naissance à cette solitude Je donne un nom meilleur aux merveilles du jour J'invente à nouveau le vent tape-joue Le vent tapageur Le monde à bas je le bâtis plus beau Sept soleils de couleur griffent la campagne Au bout de mes cils tremble un prisme de larmes Désormais Gouttes d'Eau.

Dans ce bar dont la porte Sans cesse bat au vent Une affiche écarlate Vante un autre savon Dansez dansez ma chère Dansez nous avons des banjos Oh Qui me donnera seulement à mâcher Les chewing-gums inutiles Qui parfument très doucement L'haleine des filles des villes Épices dans l'alcool mesuré par les pailles Et menthes sans raison barbouillant les liqueurs Il est des amours sans douceurs Dans les docks sans poissons où la barmaid Défaille Sous le fallacieux prétexte Que je n'ai pas rasé ma barbe Aux relents douteux d'un gin Que son odorat devine D'un bar du Massachussets Au trente-troisième étage Sous l'œil fixe des fenêtres Arrête Mon cœur est dans le ciel et manque de vertu Mais les ascenseurs se suivent Et ne se ressemblent pas Le groom nègre sourit tout bas Pour ne pas salir ses dents blanches Ha si j'avais mon revolver Pour interrompre la musique De la chanson polyphonique Des cent machines à écrire Dans l'état de Michigan Justement quatre-vingt-trois jours Après la mort de quelqu'un Trois joyeux garçons de velours .

Dansèrent entre eux un quadrille Dansèrent avec le défunt Comme font avec les filles Les gens de la vieille Europe Dans les quartiers mal famés Heureusement que leurs lèvres Ignoraient les mots méchants Car tous les trois étaient vierges Comme on ne l'est pas longtemps. Je tiens ce nuage or et mauve au bout d'un jonc L'ombrelle ou l'oiselle ou la fleur La chevelure Descend des cendres du soleil se décolore Entre mes doigts Le jour est gorge-de-pigeon Vite un miroir Participé-je à ce mirage Si le parasol change en paradis le sol Jouons À l'ange À la mésange Au passereau Mais elles qui vaincraient les grêles et l'orage Mes ailes oublieront les bras et les travaux Plus léger que l'argent de l'air où je me love Je file au ras des rêts et m'évade du rêve La Nature se plie et sait ce que je vaux. Statue. Éclairage à perte de vue. VOLUPTÉ Déjeuner de soleil Je me meurs Salive Sommeil xxxxxxxxxxxx Sonnez Matines Masque à chloroforme Amour xxxxxxxxxxxxje roule de tout mon long Abime xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Au fond xxxx La descente de lit n'est pas morte .

.xxxx Elle bouge en chantant très bas xxxx Panthère Panthère Mon corps n'en finit plus sous les rides des draps Un homme à la mer Encre À la dérive.