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LE COUT DU CAPITAL

Généralement, il est question du coût des produits ou de distribution … mais il faut savoir qu’en finance, le capital ou l’argent est un « bien » sur le marché des capitaux et son coût c’est le taux d’intérêt. C’est à dire que 1 unité monétaire (capital) coute x % l’an en intérêt. Les travaux menés par Modigliani et Miller (1958) ont permis le calcul du coût du capital qui est aussi le taux d’actualisation, qu’ils ont appelé le coût moyen pondéré du capital, le CMPC ou WACC (Weighted Average Cost of Capital).
La formule : 𝐶𝑀𝑃𝐶

= 𝑘𝐶𝑃 𝐶𝑃

𝐷+𝐶𝑃

+ 𝑘𝐷 𝐷

𝐷+𝐶𝑃

Si l’imposition est prise en compte 𝐶𝑀𝑃𝐶 = 𝑘𝐶𝑃 𝐶𝑃 𝐷 + 𝑘𝐷 (1 − 𝑡) 𝐷 + 𝐶𝑃 𝐷 + 𝐶𝑃 𝑘𝐶𝑃

= représente le coût des capitaux propres ou la rentabilité exigée par les actionnaires 𝑘𝐷 = le coût de la dette ou coût d’emprunt t le taux d’imposition. 𝐶𝑃
𝐷+𝐶𝑃

= la proportion des capitaux propre dans la structure financière de 𝐷
𝐷+𝐶𝑃

l’entreprise,

est celle de la dette. 𝐷
𝐷+𝐶𝑃

Il va de soi que

+ 𝐷+𝐶𝑃 = 1. 𝐶𝑃

1- Le coût des capitaux propres kCP : Il correspond à la rentabilité exigé par les actionnaires quand ces derniers allouent dans le cadre d’une entreprise leur fonds. Il existe deux modèles pour le déterminer : - Le modèle de Goldon Shapiro Ce modèle part de l’hypothèse que la valeur A0 d’une action n’est rien d’autre que la somme de ces flux futurs Di actualisés à 0. 𝑛 𝐴

0 = ∑ 𝑖
=1 𝐷𝑖

𝐴𝑛 + (1 + 𝑘𝑐𝑝 )𝑖 (1 + 𝑘𝑐𝑝 )𝑛

Si n tend vers l’infini 𝐴𝑛

(1+𝑘𝑐𝑝 )𝑛

tend vers 0(An est la valeur de revente de

l’action à la date n) et il ne reste que : 𝑛 𝐴

0 = ∑ 𝑖
=1 𝐷𝑖

(1 + 𝑘𝑐𝑝 )𝑖

Grace à la propriété d’une suite géométrique on peut dire que : 𝐴0 = 𝐷1 𝑘𝑐𝑝

Dans la supposition où les dividendes croissent à un taux constant de g par an, on a : avec g< kcp 𝐴0 = D’où 𝑘𝑐𝑝 = - Le MEDAF : Selon le MEDAF, la rentabilité d’une action dépend de la rémunération de l’actif sans risque et d’une compensation d’indemnisation de la prise de risque systématique. 𝑘𝑐𝑝 = 𝑅𝑓 + 𝛽𝑐𝑝 [𝐸(𝑅𝑀 ) − 𝑅𝑓 ] L’actif sans risque, noté Rf, se réfère habituellement au rendement des obligations d’État. L’indemnité pour la prise de risque est égale au produit de la prime de risque [𝐸(𝑅𝑀 ) − 𝑅𝑓 ]du marché, PRM, par un coefficient bêta, βCP. La prime de risque est la différence de rentabilité entre un actif risqué, mesurée par un indice de marché, et celle d’un actif sans risque. Le coefficient bêta est calculé par le rapport de la covariance entre la rentabilité de l’action i et la rentabilité de l’indice de marché M sur la variance des rentabilités de l’indice de marché. 2- Le coût de la dette kD : Le coût de la dette kD représente le niveau des taux d’intérêt imposé par une banque sur une période donnée. Ce coût est un coût d’opportunité et non un coût historique, car ce n’est pas la moyenne des taux d’intérêt payés par l’entreprise sur ses différentes dettes mais c’est le taux qui serait exigé par la banque maintenant si l’entreprise devait emprunter. Il correspond souvent au taux de rendement d’une obligation c’est-à-dire le taux d’actualisation qui égalise le cours actuellement négocié sur le marché, noté V0, à la valeur actuelle des cash-flows versés par l’obligation : les coupons supposés constants (C) et le remboursement du principal à l’échéance. 𝐷1 + 𝑔 𝐴0 𝐷1 𝑘𝑐𝑝 − 𝑔