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MAURICE MERLEAU-PONTY

Phénoménolog de la perception

GALLIMARD

Ce livre a initialement paru-dans la Bibliothèqu des Idée9 en 1945.

AVANT-PROPOS
Qu'est-ce que la phénoménologII peut paraftre dtrange 7 qu'on ait encore à poser cette question u n demi-siècl aprè les premiers travaux de Husserl. Elle est pourtant loin d'êtr rdsolue. La phénoménologi c'est l'étud des essences, et des tous les problèmes selon elle, reviennent à défini essences :L'essence de la perception, l'essence de la conscience, par exemple. Mais la phénoménologi c'est aussi une philosophie qui replace les essences dans l'existence et ne pense pas qu'on puisse comprendre l'homme et le monde autrement qu'à partir de leur à facticità È C'est une philosophie transcendantale qui met en suspens pour les comprendre les affirmations de L'attitude naturelle, mais c'est aussi une philosophie pour laquelle le m~onde toujours a déjlà v est avant la réflexion comme une présenc inaliénable dont et tout l'effort est de retrouver ce contact naïavec le monde pour lui donner enfin u n statut philosophique. C'est l'ambition d'une philosophie qui soit une a science exacte D , mais c'est aussi u n compte rendu de l'espace, du temps, d u monde a vécuÈ C'est l'essai d'une description directe de notre expérienctelle qu'elle est, et sans aucun égarà sa genès psychologique et aux explications causales que le savant, l'historien ou le sociologue peuvent en fournir, et cependant Husserl, dans ses derniers travaux, mentionne génétiq ( 1 ) et mêm une à phé à une à phénoménolog noménologi constructive à ( 2 ) . Voudra-t-on lever ces contradictions e n distinguant entre la phénoménolog Husde serl et celle de Heidegger? Mais tout Sein und Zeit est sorti d'une indication de Husserl et n'est en somme qu'une explicitation du a naturlichen Weltbegriff v ou du à Lebenswelt que Husserl, à la fin de sa vie, donnait pour thèm premier à la phénoménologi sorte que la contradiction reparait de
0 ÉditionGallimard, 1945.
(1) Meditafions Cart6siennes pp. 120 et suivantes. (2) Voir la VIa Mdditation 'Carttsienne, r4dig6e par Eugen Finit et Inbdite, dont G . Berger a bien voulu noua donner communication,

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dans la philosophie de Husserl lui-méme lecteur pressd. Le renoncera à cuconscrire une doctrine qui a tout dit et se demandera si une philosophie qui n'arrive pas d se ddfinir mdrite tout le bruit qu'on fait autour d'elle et s'il ne s'agit pas plutô d'un mythe et d'une mode. Méms'il en ktait ainsi, il resterait à comprendre le piestige de ce mythe et l'origine de cette mode, et le sdrieux philosophique traduira cette situation en disant que la phbnombnologie se laisse pratiquer et reconnaîtr comme manièr ou comme style, elle existe comme mouvement, avant d'êtr parvenue à une entièr conscience philosophique. Elle

est e n route depuis longtemps, ses disciples la retrouvent partout, dans Hegel et dans Kierkegaard bien sûrmais aussi dans Marx, dans Nietzsche, dans Freud. U n commentaire philologique des textes ne donnerait rien : nous ne trouvons dans les textes que ce que nous y avons mis, et si jamais histoire a appelà notre interprétation c'est bien l'histoire de la philosophie. C'est en nous-même que nous trouverons l'unitd de la phdnoménologi et son vrai sens. La question n'est pas tant de compter les citations que de fixer pour et d'objectiver cette phénoménolog nous qui fait qu'en lisant Husserl ou Heidegge.r, plusieurs de nos contemporains ont e u le sentiment bien moins de rencontrer une philosophie nouvelle que de reconnaîtrce qu'ils attendaient. La phdnomdnologie n'est accessible qu'à une méthodphdnomdnologique. Essayons donc de nouer ddlibkrémenles fameux thème phénomdnologiquecomme ils se sont nouds spontandment dans la vie. Peut-6tre comprendrons-nous alors pourquoi la phknoménologi est demeurke longtemps à l'étade commencement, de problime et de vau.

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Il s'agit de décrire non pas d'expliquer ni d'analyser. et Cette premièr consigne que Husserl donnait à la phknomé nologie commençant d'êtr une a psychologie descriptive v ou de revenir a aux choses méme c'est d'abord le ddsaveu È de la science. Je ne suis pas le résulta l'entrecroisement ou des multiples causalitks qui déterminen mon corps ou mon < psychisme È je ne puis pas m e penser comme une partie du monde, comme le simple objet de la biologie, de la psychologie et de la sociologie, ni fermer sur moi l'univers de la science. Tout ce que je sais du monde, mêm par science, je le sais à partir d'une vue mienne ou d'une expérienc du monde sans laquelle les symboles de la science ne voudraient rien dire. Tout l'univers de la science est construit

sur le monde vkcu et si nous voulons penser la science ellem t m e avec rigueur, en apprdcier exactement le sens et la portke, il nous faut réveille d'abord cette expdrience d u monde dont elle est l'expression seconde. La science n'a pas et n'aura jamais le mêm sens d'étrque le monde perç pour la simple raison qu'elle en est une ddtermination ou une explication. Je suis non pas un a étrvivant à ou mêm u n < homme ou mime a une conscience avec tous les caractère que la zoologie, l'anatomie sociale ou la psychologie inductive reconnaissent à ces produits de la nature ou de {'histoire, - je suis la source absolue, mon existence ne vient pas de mes antkckdents, de mon entourage physique et social, elle va vers eux et les soutient, car c'est moi qui fais étrpour moi (et donc étrau seul sens que le mot puisse avoir pour moi) cette tradition que je choisis de reprendre ou cet horizon dont la distance à moi s'effondrerait, puisqu'elle ne lui appartient pas comme une propriétà si je n'dtais là pour la parcourir d u regard. Les vues scientifiques selon lesquelles je suis u n moment du monde sont toujours naïve et hypocrites, parce qu'elles sous-entendent, sans la mentionner, cette autre vue, celle de la conscience, par laquelle d'abord u n monde se dispose autour de moi et commence à exister pour moi. Revenir aux choses mémes c'est revenir à ce monde avant la connaissance dont la connaissance parle toujours, et à l'dgard duquel toute, déterminatio scientifique est abstraite, signitive et ddpendante, comme la géo graphie à l'dgard du paysage oà nous avons d'abord appris ce que c'est qu'une forét prairie o u une rivière une Ce mouvement est absolument distinct du retour iddaliste à /a conscience et l'exigence d'une description pure exclut aussi bien le procddd de l'analyse rdflexive que celui de l'exle plication scientifique. Descartes et surtout Kant ont déli sujet ou la conscience en faisant voir que je ne saurais saisir aucune chose comme existante si d'abord je ne m'éprou vais existant dans l'acte de la saisir, ils ont fait paraftre la conscience, l'absolue certitude de moi pour moi, comme la condition sans laquelle il n'y aurait n'en du tout et l'acte de liaison comme le fondement du lié Sans doute l'acte de liaison n'est rien sans le spectacle du monde qu'il lie, l'unitd de la conscience, chez Kant, est exactement contemporaine de l'unitd du monde, et chez Descartes le doute mdthodique ne nous fait rien perdre puisque le monde entier, au moins à titre d'expérienc notre, est réintigrau Cogito, certain avec lui, et affect4 seulement de l'indice a penséde ... à Mais
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tes relations du sujet et du monde ne sont pas rigoureusement bilatérale:si elles l'étaientla certitude du monde serait d'embléechez .)escartes, donné avec celle du Cogito et Kant ne parlerait pas de a renversement copernià cien È L'analyse réflexive partir de notre expériencd u monde, remonte au sujet comme à une condition de possibilità distincte d'elle et fait voir la synthès universelle comme ce sans quoi il n'y aurait pas de monde. Dans cette mesure, elle cesse d'adhdrer à notre expérience substzelle tue à u n compte-rendu une reconstruction. O n comprend par là que Husserl ait pu reprocher à Kant u n a psychologisme des facultéde l'âm à ( 1 ) et opposer, à une analyse nodtique qui fait reposer le monde sur l'actiuitd synthdtique du sujet, sa a réflexionoématiquà qui demeure dans l'objet et en explicite l'unitt! primordiale a u lieu de l'engendrer. Le monde est là avant toute analyse que je puisse en faire et il serait artificiel de le faire dérived'une séride synthèse qui relieraient les sensations, puis les aspects perspectifs de l'objet, alors que les unes et les autres sont justement des produits de l'analyse et ne doivent pas êtr rdalisds avant elle. L'analyse réflexivcroit suivre en sens inverse le chemin d'une constitution préalabl et rejoindre dans a l'homme inthieur È comme dit saint Augustin, n n pouvoir constituant l u i a toujours fit! lui. Ainsi la réflexio s'emporte elle-mêm et se replace dans une subjectività invulndrable, en deç de l'êtr et du temps..Mais c'est là une naivetd, ou, si l'on préfèr rdflexion incomplèt qui perd une conscience de son propre commencement. J'ai commence? de rdfldchir, m a réflexioest réflexiosur u n irrdfléchi elle d8s ne peut pas s'ignorer elle-mémcomme événemen lors elle s'apparaîcomme une véritabl créationcomme u n changement de structure de la conscience, et lui appartient de reconnaitre en deç de ses propres opkations le monde qui est donnà au sujet parce que le sujet est donnd à luiet même Le réeest à décrire non pas d construire ou à constituer. Cela veut dire que je ne peux pas assimiler la perception aux synthèse qui sont de l'ordre du jugement, des actes ou de la prédication chaque moment mon champ A perceptif est rempli de reflets, de craquements, d'impressions tactiles fugaces que je suis hors d'etat de relier pré cisémen contexte perç et que cependant je place d'emau blde dans le monde, sans les confondre jamais avec mes
(1) Logische Unttnuchungen, Prolegomena zar reinen Logik, p. 93.

rtveries. A chaque instant aussi je rêv autour des choses, fimagine des objets ou des personnes dont la présenc ici n'est pas incompatible avec le contexte, et pourtant ils ne se mélen pas a u monde, ils sont en avant d u monde, sur le théâtde l'imagtnaire. S i la réalit de m a perception n'étaifondéque sur la cohérencintrinsèqu des a reprdsentations È elle devrait êtr toujours hdsitante, et, livrà à mes conjectures probables, je devrais à chaque moment défairdes synthèse illusoires et réintégr u rdel des a phénomèn aberrants que j'en aurais d'abord exclus. Il n'en est rien. Le rée u n tissu solide, il n'attend pas nos est jugements pour s'annexer les phénomènles plus surprenants n i pour rejeter nos imaginations les plus vraisemblables. La perception n'est pas une science d u monde, ce elle n'est pas m i m e u n acte, une prise de position délibérà est le fond sur lequel tous les actes se détachenet elle est prd-supposépar eux. Le monde n'est pas u n objet dont je possèd par devers moi la loi de constitution, il est le milieu naturel et le champ de toutes mes penséeet de toutes mes perceptions explicites. La véritn' a habite à pas seulement l' a homme intérieuà (11, ou plutô il n'y a pas d'homme intérieurl'homme est au monde, c'est dans le Quand je reviens à moi à partir d u monde qu'il se connaît dogmatisme de sens commun o u d u dogmatisme de la science, je trouve non pas u n foyer de vérit intrins2que, mais u n sujet voud a u monde.

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O n m f t par là le vrai sens de la célèb rdduction phéno minologique. Il n'y a sans doute pas de question sur laqizelle Husserl ait mis plus de temps à se comprendre luimême- pas de question aussi sur laquelle il soit plus souvent revenu, puisque la a problématiqu de la réductios occupe dans les inédit place importante. Pendant longune temps, et jusque dans des textes récents rdduction est la présentÃc o m ~ n ele retour à une conscience transcendmtaie devant laquelle le monde se ddploie dans une transparence absolue, animà de part en part par une sérid'aperceptions que le p1i"losophe serait chargd de reconstituer à partir de leur risultat. Ainsi m a sensation d u rouge est aperçucomme manifestation d'un certain ronge senti, celui-ci comme manifestation d'une surface ronge, celle-ci comme manifestation d'un carton rouge, et celui-ci enfin

(1)

I te redi ; in Interiore homine habitat vcritas-Saint-Augustin. n

AVANT-PROPOS comme manifestation ou profil d'une chose rouge, de ce livre. Ce serait donc l'appréhensio d'une certaine hylà comme signifiant u n phénomè de degrà supérieurla Sinn-gebung, l'opératio active de signification qui défini rait la conscience, et le monde ne serait rien d'autre que la a signification monde v , la réductiophénoménologiq serait idéaliste sens d'un idéalism transcendantal qui au traite le monde comme une unità de valeur indivise entre Paul et Pierre, dans laquelle leurs perspectives se recoupent, et qui fait communiquer la a conscience de Pierre w et la a conscience de Paul v , parce que la perception d u monde a par Pierre à n'est pas le fait de Pierre, n i la perception du monde a par Paul v le fait de Paul, mais en chacun d'eux le fait de consciences prépersonnelle dont la communication ne fait pas problème étan exigépar la définitiomêm de la conscience, du sens o u de la vérità tant que je suis En conscience, c'est-à -dir en tant que quelque chose a sens pour moi, je ne suis n i ici, ni là ni Pierre, ni Paul, je ne m e distingue en rien d'une autre v conscience, puisque nous sommes tous des présenceimmédiateau monde et que ce monde est par définitiounique, étanle systèm des vérité n idéalism transcendental conséquendé U pouille le monde de son opacità et de sa transcendance. Le monde est cela mêm que nous nous représentons pas non comme hommes ou comme sujets empiriques, mais en tant que nous sommes tous une seule lumièr et que nous participons à l'Un sans le diviser. L'analyse réflexivignore le problèm d'autrui comme le problèm du monde parce qu'elle fait paraître n moi, avec la premièr lueur de conscience, le pouvoir d'aller à une vérituniverselle en droit, et que l'autre étanlui aussi sans eccéitdsans place et sans corps, l'Alter et l'Ego sont u n seul dans le monde vrai, lien des esprits. Il n'y a pas de difficultd à comprend.re comment Je puis penser Autrui parce que le Je et par consdquent l'Autre ne sont pas pris dans le tissu des phdnomè nes et valent plutdt qu'ils n'existent. Il n'y a rien de cachd derrièr ces visages o u ces gestes, aucun paysage pour moi inaccessible, juste u n peu d'ombre qui n'est que par la lumière Pour Husserl, au contraire, on sait qu'il y a u n problèm d'autrui et l'alter ego est u n paradoxe. Si autrui est vraiment pour soi, au-delà de son êtr pour moi, et si nous' sommes l'un pour l'autre, et non pas l'un et l'autre pour Dieu, il faut que nous appara?ssions l'un à l'autre, il faut qu'il ait et que j'aie u n extérieur qu'il y ait, outre la et m a vue sur moi et la vue d'auperspective d u Pour Soi,

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trui sur lui-même - une perspective d u Pour Autrui, ma vue sur Autrui et la vue d'Autrui sur moi. Bien entendu, ces deux perspectives: en chacun de nous, ne peuvent pas êtr simplement juxtaposées car alors ce n'est pas moi qu'autrui verrait et ce n'est pas lui que je verrais. Il faut que je sois mon extérieur que le corps d'autrui soit et lui-même Ce paradoxe et cette dialectique de l'Ego et de l'Alter ne sont possibles que si l'Ego et l'Alter Ego sont définipar leur situation et non pas libérà toute inhdde rence, c'est-à -dir si la philosophie ne s'achèv pas avec le retour au moi, et si je découvrpar la réflexionon seulement m a présenc à moi-mêm mais encore la possibilitf? d'un a spectateur étrangeÈ c'est-à -dir encore si, au moment mêm ou j'éprouv mon existence, et jusqu'à cette pointe extrêm de la réflexion manque encore de cette je densità absolue qui m e ferait sortir du temps et je découvr e n moi une sorte de faiblesse interne qui m'empêch d'êtr 'absolument individu et m'expose au regard des aut.res comme u n homme parmi les hommes ou au moins une conscience parmi les consciences. Le Cogito jusqu'à prdsent dévalorisai la perception d'autrui, il m'enseignait que le Je n'est accessible qu'à lui-même puisqu'il me définissai par la pensé que f a i de moi-m6me e t que je suis dvidemment seul à en avoir au moins dans ce sens ultime. Pour qu'autrui ne soif pas u n vain mot, il faut que jamuis m o n existence ne se réduisà la conscience que j'ai d'exister, qu'elle enveloppe aussi la conscience qu'on peut en avoir et donc m o n incarnation dans une nature et la possibilità au moins d'une situation historique. Le Cogito doit m e découvrien situation, et c'est à cette condition seulement que la subjectivitd transcendantale pourra, comme le dit Husserl (1), 6tre une intersubjectiuitf?. Comme Ego méditant peux bien distinguer de moi le je monde et les choses, puisque assurémenje n'existe pas d la manièr des choses. Je dois mêm écartede moi m o n corps entendu comme une chose parmi les choses, comme une somme de processus physico-chimiques. Mais la cogitatio que je décounr ainsi, si elle est sans lieu dans le temps et l'espace objectifs, n'est pas sans place dans le monde pht!noménologiqueLe monde que je distinguais de moi comme somme de choses ou de processus liépar des rapports de causalité le redécouvra en moi à comme je l'horizon permanent de toutes mes cogitationes et comme
(1) ~ i ;Krisis der europcïische Wlssenschctflen unit d i t lranszendenlale Ph& nornenoloaie. I I I . (inidit).

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La nécessit de passer par les essences ne signifie pas que la philosophie les prenne pour objet. dit souvent Husserl). pour les réveilleet pour les faire apparaître nous avons à nous en abstenir u n instant. disent encore les inéditsest u n commencant perpétuelCela veut dire qu'il ne tient rien pour acquis de ce que les hommes ou les savants croient savoir. la réductione serait pas probléma - tique. Cela veut dire que nous ne pouvons pas soumettre au regard philosophique notre perception d u monde sans cess u de faire u n avec cette thès d u monde. pp. Le transcendantal de Husserl n'est pas celui de-Kant. et fait le monde immanent au sujet. mais au contraire que notre existence est trop étroitemen prise dans le monde pour se connaîtrcomme telle au moment oà elle s'g jette. et que cette rupturene peut rien nous awwrendre due le iaillissement immotivà du monde. la formule d'une philosophie idéaliste la réductio phénoménologiqest celle d'une philosophie existentielle :1 a In-der-Welt-Sein à ' de Heidegger n'apparaîque sur le fond de la réductio phénoménologiqu *** U n malentendu d u mêm genre brouille la notion des essences à chez Husserl. .VIII AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS IX une dimension par rapport à laquelle je ne cesse de m e situer. quand il parlait d'un < étonnemenà devant le monde ( 1 ) . et Husserl reproche à la philosophie kantienne d'êtr une philosophie a mondaine à parce qu'elle utilise notre rapport au monde. philosophie. sans passer d u fait de notre existence à la nature de notre existence. Il reconnaî contraire m a pensé mêm comme au u n fait inaliénabl et il élimin toute espèc d'idéalism en me découvrancomme a étrau monde È C'est parce que nous sommes de part en part rapport au monde que la seule manièr pour nous de nous en apercevoir est de suspendre ce mouvement. paradoxal. que notre engagement effectif dans le monde est justement ce qu'il faut comprendre et amener au. Cela veut dire aussi que la pbilosophie ne doit pas elle-mêm se tenir pour acquise dans ce qu'elle a pu dire de vrai.mais parce que. ou encore de le mettre hors jeu. Par exemple la a conscience à n'est pus pour l'Ecole de Vienne cela mêm que nous sommes. C'est une signification tardive et compliquédont nous ne devrions ( 1 ) nie ph6nomenoIooische Philosophie Edmund Husserls in der gegem wttlllgen Kiitik. comme o n sait. elle distend les fils intentionnels qui nous relient au monde pour les faire paraîtreelle seule est conscience d u m o n d e parce qu'elle le révaicomme étrang et. La meilleure formule de la réductio est sans doute celle qu'en donnait Eugen Finlc. du Dasein au Wesen. Toute réduction Husserl. Mais il est clair que l'essence n'est pas ici le but. il faut romnre notre familiarità avec lui. et enfin ne remplace pas le monde m i m e par la signification monde. Non qu'on renonce aux certitudes du sens commun et de l'attitude naelles sont au contraire le thèm constant de la turelle. ne convertit pas la certitude d u monde en certitude de la pensie du monde. Loin d'être comme on l'a cru. qu'elle est u n moyen. . elle prend recul pour voir jaillir les transcendances. de lui refuser notre complicità (de le reyardcr ohne mitzumachen. justement comme présup poséde toute penséeelles a vont de soi È passent inaperçueset que. Le alus grand enseignement de la réductioest l'impossibilità d'une réductiocomelète Voilà wourmoi Husserl s'interroae toujours de nouveau sur la possibilità de la réduction i nous S étionl'esprit absolu. avec cet intérà pour le monde qui nous définit sans reculer en decà de notre engagement pour le faire apparaîtr lui-mêm comme spectacle. Le véritablCogito ne défini pas l'existence du SUjet par la pensé qu'il a d'exister. justement pour voir le monde et le saisir comme aaradoxe. au lieu de s'en étonneet de concevoir le sujet comme transcendance vers le monde. La réflexio ne se retire pas du monde vers l'unità de la conscience comme fondement d u monde. Tout le malentendu de IZusserl avec ses interprètes avec les a dissidents à existentiels et finalement avec lui-mêm vient de ce que. qu'elle est une expériencrenouveléde son propre commencement. 331 et suivontes. l'assistant de Husserl. admet une fois pour toutes que nous ne pouvons avoir rapport qu'avec des significations. et qu'elle a besoin d u champ de l'idéalitpour connaîtr conquérisa facticité et L'Ecole de Vienne. concept et polarise toutes nos fixations conceptuelles. il n'y a pas de pensie qui embrasse toute notre penséeLe philosophe. Mais puisque au contraire nous sommes au monde. qu'elle consiste tout entièr à décrirce commencement et enfin que la réflexio radicale est conscience de sa propre dépendancà l'égar d'une vie irréfléch est sa situation initiale. qui est le moteur de la déductio transcendantale. en dit mêm temps que transcendantale est nécessairemen eidéti que. puisque mêm nos réflexion prennent place dans le flux temporel qu'elles cherchent à capter (puisqu'elles sic11 einstromen comme dit Husserl). constante qui et finale.

Les essences sdparéesont celles du langage. Chercher l'essence de la perception. Dans le si-. p. e n fait pour nous avant toute thématisationLe sensualisme rdduit à le monde en remarquant qu'aprt?~ tout nous n'avons jamais que des diats de nous-mêmes L'idéalism transcendantal lui aussi a réduià le monde. il faut dire au contraire :le monde est cela que nous percevons. . à vrai dire.. puisque. Chercher l'essence du monde. c'est que j'ai une expdrience du rée comme de l'imaginaire. de sorte que le doute... 142.X AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS XI user qu'avec circonspection et aprt?s avoir explicitd les nombreuses significations qui ont contribut! à la ddterminer a u cours de l'évolutiosémantiqudu mot. si je voulais retrouver en moi une pensde naturante qui fasse la membrure du monde ou l'&claire de part e n part. mais définipour nous comme accè à la udritd. s'attestâ comme vraie. p. je serais encore une fois infid2le à mon expdrience du monde et je chercherais ce qui la rend possible au lieu de chercher ce qu'elle est. mais encore ce que veulent dire les choses. c'est que nous avons reconnu des illusions. I'ArbalMe. Le à - (1) dfkditations Cartisfennes p 33. puisque par lai elles reposent encore sur la vie antéprédicati la conscience. c'est à titre de pensé ou conscience d u monde et comme le simple corrélatide notre connaissance de sorte qu'il devient immanent à la conscience et que Vasditd des choses est par là supprimde. W a h l (2) que a Husseil séparles essences de l'existence W . L'évidenc de la perception n'est pas la pensé adéquat ou l'évidenc apodictique ( 2 ) . sur une dvidence absolue. Ce positivisme Iogigue est aux antipodes de la penséde Husserl. Nous sommes dans la vérit et l'dvidence est à l'expériencde la vdritd w (1). il ne faut pas se demander si nos évidence sont bien des véritds si. dialectique et mystkrt. le fait de m a conscience qui est ce que veulent dire finalement le mot et le concept de conscience. c'est sur cette expé rience que se mesurent toutes les significations d u lannage et c'est elle qui fait que justement le langage veut dire quelque chose pour nous. par u n vice de notre esprit. Car si je peux parler de a rêve à et de à rdalitd È m'interroger sur la distinction de l'imaginaire et d u réel metet tie en doute le < réeÈ c'est que cette distinction est déj faite par moi avant l'analyse. Les essences de Husserl doivent ramener avec elles tous les rapports vivants de l'expériencecomme le filet ramèn d u fond de la mer les poissons et les'algues palpitants. Si maintenant je voulais avec l'idéalism fonder cette dvidence de fait. ce sera retrouver cette prdsence effective de moi à moi. ce n'est pas chercher ce qu'il est e n idée fois que nous l'avons ré une duit en thèm de discours. C'est la fonction d u langage de faire exister les essences dans une séparatio qui. ou la crainte de se tromper affirme en mêm temps notre pouvoir de ddvoiler l'erreur et ne saurait donc nous déracine de la vdritd. Quels que puissent étrles glissements de sens qui finalement nous ont livr% le mot et le concept de conscience comme acqiiisition du langage. nous avons u n moyen direct d'acckùe à ce qu'il désigne nous avons l'expérienc de nous-rnhes. Automne 1942. avec le sensualisme qu'il n'y a là que des à étatde conscience et si je cherchais à distinguer mes perceptions de mes rêve par des < critère È je manquerais le phénomknd u monde. de cette conscience que nous sommes. ce qui est kviou dent pour nous ne serait pas illusoire à l'kgard de quelque vériten soi :car si nous parlons d'illusion. et le problèm est alors non pas de rechercher comment la pensé critique peut se donner des dquivalents secondaires de cette distinction. c'est déclareque la perception est non pas prksumde vraie. s'il le rend certain. ce ne sera donc pas développela Wortbedeutung conscience et fuir de l'existence dans l'univers des choses dites.) muette encore qu'il s'agit d'amener à l'expression pure de son propre sens à ( 1 ) . S i je disai. Il ne faut donc pas dire avec J . on voit apparaitre non seulement ce que veulent dire les mots. c'est-à -dir sur l'absolue clartd de mes pensée pour moi. Chercher l'essence de la conscience. (2) Rdalisme. C'est l'expirience (. Prolegomena tw ls reinen Logik. non paginé (1) ~ a s ~ r l e b u der Wahrheit (Logische Untersuchungen. cette croyance irrdsistible. c'est chercher cz qu'il est. le noyau de signification primaire autour duquel s'organisent les actes de déno~ninatio et d'expression. 190). de lence de la conscience originaire. dans le mêm moment. dit en substance la Formait and ' iranszendentale Logik. n'est qu'apparente. (2) II n y a pas d'bvidence Apodictique. Je vise et je perçoi u n monde. mais d'expliciter notre savoir primordial du à réeÈ de ddcrue la perception du monde comme ce qui fonde pour toujours I notre idde de la véritÃl ne faut donc pas se-demander si nous percevons vraiment u n monde. Plus génér lement. et nous n'avons pu le faire qu'au n o m de quelque perception qui. La rdduction eiddà tique c'est au contraire la résolutiode faire apparaitre le monde tel qu'il est avant tout retour sur nous-mêmes c'est de l'ambition d'égalela réflexioà la vie irréfléch la conscience.

avant d'êtr posé par l a connaissance et dans u n acte d'identification expresse. que la perception inté rieure est impossible sans perception extérieureque le monde. Mais s'il y a une nature d u sujet. il n'y a pas une parole. et la p!~énon~énolog devenir une p h h o n~énologi la genkse. Kant a montrd. La méthodeidétiquest celle d'un positivisme phdnomdnologique qui fonde le possible sur le réel A Nous pouvons maintenant en venir à la notion d'intentionnalité trop souvent citécomme la découvertprincipale de la phénoménologi alors qu'elle n'est compréhen sible que par la rdduction. qui est lui-mêm sans concept. celle. l a puissance posante qui assujettit le multiple d la loi de l'entendement. Je croyais m'6tre tu par fatigue. Par rapport à elles. alors l'art cachd de l'imagination doit conditionner l'activitd catigoriale. Il ne s'agit pas de de doubler la conscience humaine d'une penséabsolue qui. a comprendre È c'est ressaisir l'intention totale. dans tous les faits d'une révolution dans toutes les pensée d'un philosophe. qui est celle de nos jugements et de nos prises de position volontaires. une certaine manitre de mettre en forme le monde que l'historien doit 6tre capable de reprendre et d'assumer. Dans chaque civilisation. il se découvret se goût comme une nature spontandment conforme à la loi de l'entendement. Ce sont là les dimensions de l'histoire. parce que ma fatigue ou le recours à une formule toute faite ne sont pas fortuits. qui est limitéaux a vraies et immuables peut natures B. plus clairement que dans la connaissance objective. n'est rien qui puisse êtr rendu plus clair par une analyse :la philosophie ne peut que le replacer sous notre regard. ce qui fait que le monde est monde. C'est pourquoi Husserl distingue l'intentionnalità d'acte. je suis ouvert au monde.qui fait l'unit6 naturelle et antéprédicati monde et de notre vie. je communique indubitablement avec lui. Par cette notion élargide l'intentionnalité la comprehension D phénoménologi(~ distingue de a l'intellecse tion à classique. vidu préobjectidont Vanità impérieusprescrit à la connaissance son but. non seulement ce qu'ils sont pour la représentation à propriétd à de la les chose perçue la poussièr des a faits historiques È les à idéeà introduites par la doctrine. dans f a Réfutatiode i'Id6alisme. tel nunistre croyait n'avoir dit qu'une phrase de circonstance. du dehors. est vdcue comme ddjà faite ou déjlà Kant lui-mêm montre dans la Critique d u Jugement qu'il y a une unità de l'imagination et de l'entendement et une unità des sujets avant l'objet et que. mais au contraire ce qui m e rend certain de m o n existence. qui n'aient une signification. comme la facticitd d u cogito n'est pas une imperfection e n lui. a Toute conscience est conscience de quelque chose È cela n'est pas nouveau. et qui fournit le texte dont nos connaissances cherchent à étrla traduction en langage exact. de la Nature. Ce qui distingue l'intentionnalitd d u rapport kantien à u n objet possible. comme connexion des phénomène est anticipà dans fa conscience de m o n unité le moyen pour moi de est m e réalisecomme conscience. et l'intentionnalità opérant (fungierende Intentionalitat). accessible à la pensé objective. pas u n geste humains. s'il doit pouvoir former u n monde. et voild que mon silence ou so parole prennent u n sens. du verre ou du morceau de cire. destinde c i u n monde qu'elle n'embrasse ni ne possède mais vers lequel et le monde comme cet mdielle ne cesse de se diriger. Husserl reprend la Critique du Jugement quand il parle d'une téléolog la conscience. je fais l'dpreuue d'un accord d u sensible et d u concept. ce n'est plus seulement le jugement esthétique mais encore la connaissance qui repose sur lui. la seule dont la Critique de la Raison Pure ait parld. qui paraî du dans nos désirs évaluations nos notre paysage. expriment un certain désintérà donc et encore une certaine prise de position à l'égar de la situa- - - - . du temps et de la mort. mêm habituels ou distraits. c'est lui qui fonde l'unità de la conscience et des consciences. mais ce que l e vis. mais je ne le possèd pas.XII AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS un monde est non pas ce que je pense. Il s'agit de reconnaîtrla - conscience elle-mêm comme projet du monde. lui assianernit ses fins. dans l'expérienc du beau par exemple. Ici le sujet n'est plus le penseur universel d'un systèm d'objets rigouieusement lids. Qu'il s'cgisse d'une chose perçue de d'un événeme historique ou d'une doctrine. de moi et d'autrui. il est inépuisablea Il y a u n monde È ou plutô a il y a le monde È de cette thès constante de m a vie je ne pufs jamais rendre entièremen raison. l'offrir à notre constatation. c'est que l'unitd d u monde. mais l'unique manièr d'exister qui s'exprime dans les propriétÃdu caillou. tel qu'il se prononce infatigablement en nous. Cette facticità d u monde est ce qui fait la Weltlichkeit der Welt. mais la formule d'un unique comportement à l'égar d'autrui. Le rapport au monde. il s'agit de retrouver l'Idéau sens hégélie c'est-à -dir non pas une loi du type ~ ! I ! J S ~ C O mafh6matique.

comme dit Husserl. telle rencontre favorable. mais comme l'art ta rkalisation d'une véritt! demandera comOn ment cette realisation est possible et si elle ne rejoint pas dans les choses une Raison prkexistante. qui nous enseigne seule en dernihe analyse ce que la doctrine a veut dire B. 11 est vrai. Il c'est-à -dir :les perspectives se recoupent. Faut-il comprendre ou l'histoire à partir de l'idéologie bien à partir de la politique. une a genès du sens à (Sinngenesis) (1).XW AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS xv tion. È - a n d trunszendentale Logik. Mais l'Ego mdditant. telle circonstance locale semblent avoir ét décisivesMais les hasards se compensent et voilà que cette poussi$re de faits s'agglomèrent dessinent une certaine manièr de prendre position à l'kgarrt de la situation humaine. comme elle est indivisible dans le présent l'histoire l'est dans la succession. Dans u n événeme considdrk de près au moment o h il est vécu tout parait aller au hasard : l'ambition de celui-ci. de l'expé rience d'autrui dans la mienne. un sens apparait. nous retrouvons sous tous les rapports la m i m e structure d'être Toutes ces vues sont vraies à condition qu'on ne les isole pas. Comme la compréhen sion. et de concevoir leurs rapports. puisque le penseur ne pense jamais qu'à partir de ce qu'il est.-terme est usuel dans les In6dits. puisque l'une et l'autre s'assimilent les hasards pour en faire de la raison. comme dit Marx. Le monde phénoménologiqu c'est. de la relier à tel accident de la vie de l'auteur: elle signifie au-delà et il n'y a pas d'accident pur dans l'existence n i dans la coexistence. dont nous ne savons pas s'il a un dénouement Parce que nous sommes au monde. mais la fondation de l'êtrela philosophie n'est pas le reflet d'une vdritd prdalable. Le monde phénom4nologiqu n'est pas l'explicitation d'un Jtre prdalable. toutes les pé riodes historiques apparaissent comme des manifestations d'une seule existence ou des kpisodes d'un seul drame. le spectateur impartial à (unintzressierter Zuschauer) ( 1 ) ne rejoignent pas une rationalitt! déj donnke. Il y a. La réflexiom i m e sur une doctrine ne sera à totale que si elle réussi faire sa jonction avec l'histoire de /a doctrine et avec les explications externes et à replacer les causes et le sens de la doctrine dans une structure d'existence. tout a u n sens. Le philosophe essaye de penser le monde. 184 et suivantes. on ne pourra pas se contenter. u n kvknement don! les contours sont défini et dont on peut parler. pour rdfuter une doctrine. il est donc insdparable de la subjectivitt! et de l'intersubjectiuitd qui font leur unitd par la reprise de mes expkriences passdes dans mes expérienceprdsentes. comme le monde. que l'histoire ne marche pas sur la tête mais vrai aussi qu'elle ne pense pas avec ses pieds. Enfin. t i e n entendu. la méditatio du philosophe est assez consciente pour ne pas réalisedans le monde et avant elle ses propres rdsultats. ils à s'''taMissent à (2) et l'dtablissent par une initiative qui n'a pas de garantie dans l'êtr et dont le droit repose enti8rement sur le pouvoir effectif qu'elle nous donne d'assumer notre histoire. nous sommes condamn6s au sens. Mais il ne doit pas êtr posd à part. autrui et soimime. par l'engrenage des unes sur les autres. La rationalit6 n'est pas un problème il n'y a pas de'ritre elle une inconnue que nous avons à dbterminer dkductiue- . et. les perceptions se confirment. qu'on aille jusqu'au fond de l'histoire et qu'on rejoigne l'unique noyau de signification existentielle qui s'explicite dans chaque perspective. ou bien à partir de l'économieFaut-il comprendre une doctrine par son conten u manifeste ou bien par la psychologie de l'auteur et par les dvénementde sa oie? Il faut comprendre de toutes les façon à la fois. ou bien à partir de la religion. Mais le seul Logos qui prt?existe est le monde même et la philosophie qui le fait passer d l'existence manifeste ne commence pas par 6fre possibly : elle est actuelle ou rdelle. Pour la premièr fois. la critique devra se poursuivre sur tous les plans. mais le sens qui transparaî l'intersection de mes expdriences et à l'intersection de mes expérienceet de celles d'autrui. non pas à de l'êtr pur. . transformà en Esprit absolu o u en monde au sens rdaliste. et aucune hypotllès explicative n'est plus claire que l'acte mêm par lequel nous reprenons ce monde inachev6 pour essayer de te totaliser et de le penser. A La plus importante acquisition de la phdnon~dnologie est sans doute d'avoir joint l'extrêm subjectivisme et l'extrêi~tobjectivisme dans sa notion du monde ou de la rationalité rationalità est exactement mesuréaux expcLa riences dans lesquelles elle se révèl y a de la rationalite. pp. Ou plut6t nous n'avons à nous occuper ni de sa à t6te È ni de ses a pieds mais de son corps. L'idke se trouve dbjh dans le Formate (1) Le et nous ne pouvons rien faire ni rien dire qui ne prenne u n n o m dans l'histoire. Par rapport à ses dimensions fondamentales. dont elle fait partie. Toutes les explications économiquespsychologiques d'une doctrine sont vraies.

l'tiiipli>y:iit peut-Ctre dans un autre sens.XVI AVANT-PPOPOS ment ou à prouver inductivement à partir d'elle :nous assistons à chaque instant à ce prodige de la connexion des expériences personne ne sait mieux que nous comment et il se fait puisque nous sommes ce nÅ“u de relations. . et en ce sens une histoire raconté peut signifier le monde avec autant de a profondeur à qu'un traitd de philosophie. LES PRÉJUGà CLASSIQUES ET LE RETOUR AUX PHENOMENES nier en Allemagne. dans la mesure mEme oà elle reste fidèl à son intention. qui. u n dialogue ou une mdditation infinie. Elle est laborieuse comme l'Å“uvr de Balzac. (2) Nous devons cette dernitre expression tt G . Toutes les connaissances s'appuient sur u n a sol w de postulats et finalement sur notre communication avec le monde comme premier t!tablissement de la rationalité La philosophie. elle se redoublera donc inddfiniment. et dans les deux cas il s'agit d'un acte violent qui se vérifien s'exerçant La phénomdnologiecomme révdlatiodu monde. Si la ph4noménologi a ét u n mouvement avant d'êtr une doctrine ou u n s y s t h e . d u monde et de la raison constituéeIl faudra donc qu'elle s'adresse à elle-mêm l'interrogation qu'elle adresse à toutes les connaissances. celle de Proust. &tuellement prison.disons. (1) Ri~ckbczlehung der Phiinomcnologic nuf sich selbst disent les in6dits. Comme elle est. d'ailleurs. et. mais aussi bien par une décisioou nous engageons notre vie. comme réflexioradicale. celle de Valér celle de Cézanne par le mèm ou genre d'attention et d'étonnement par la m à ª m exigence de conscience. Le monde et la raison ne font pas problèm . ce n'est ni hasard. Elle se confond sous ce rapport avec l'effort de la pensé moderne. repose sur elle-mêm o u encore se fonde elle-mêm ( 1 ) . se prive en principe de cette ressource. elle aussi. qu'ils sont mystérieuxmais ce mystèr les définitil ne saurait Etre question de le dissiper par quelque a solution È il est en deç des solutions.r le mystt?re du monde et le mystèr de la raison (2). La vraie philosophie est de rupprendre à voir le monde. Nous prenons en main notre sort. Gusdorf. elle use. elle sera. nous devenons responsables de notre histoire par la ré flexion. elle aussi. si l'on veut. dans l'histoire. L'inach6uement de la phénoménolog son allure et i inchoative ne sont pas le signe d'un échec étaien n h i ils tables parce que la phénoménolog pour tâch de rdvda 1e. ni imposture. par la mêm volontà de saisir le sens du monde ou de l'l~istoire d l'étanaissant. elle ne saura jamais oà elle va. comme dit Husserl.

qui paraî immbdiate e t claire : je sens du rouge.1 . les bords de la tache blanche lui a appartiennent à et ne sont pas solidaires du fond pourtant contigu. puisque les auteurs en conviennent. que cette notion ne correspond h rien dont nous ayons l'exp6rience. J e sentirais dans l'exacte mesure oh je coïncidavec le senti. Mais si est . pour l'avoir admise. Le de gris des yeux ferm&squi m'entoure sans distance. et que les perceptions de fait les plus simples que nous connaissions. . du froid. On va voir pourtant qu'elle est la plus confuse qui soit. de J e pourrais d'abord entendre par sensation la mani&re dont je suis affect6 et l'épreuvd'un éta moi-m6me. portent sur des relations et non sur des termes absolus (1). oà il cesse d'avoir place dans le monde objectif et oà il ne me signifie rien. du chaud. chez des animaux comme le singe et la poule. et que.Lu Structure Voir (1) au Comportement. du bleu. Chaque partie annonce plus qu'elle ne contient et cette perception blémentair donc déjchargbe d'un sens. doivent déjfaire tableau devant moi. nous trouvons dans le langage la notion de sensation. instantank et ponctuel. . les sons du demi-sommeil qui vibrent a dans ma têt à indiqueraient ce que peut êtr le pur sentir. pour se distinguer l'un d e l'autre comme deux couleurs. p. 142 et suivantes.LA a SENSATION à En commençanl'étudde la perception. C'est avouer que l'on devrait chercher la sensation en deç de tout contenu qualifié puisque le rouge et le vert. Mais il reste h se demander pourquoi on se croit autoris6 en droit A distinguer dans l'expérienc perceptive une couche d' a impressions È Soit une tache blanche sur un fond homogène Tous les points de la tache ont en commun une certaine a fonction à qui fait d'eux une a figure È La couleur de la figure est plus dense et comme plus résistant que celle du fond. les analyses classiques ont manqub le phénomkn la perception. mêm sans localisation précise cessent donc et d'êtr moi-même La sensation pure sera l'&preuve d'un à choc à indiffkrencik. Il n'est pas nkcessaire de montrer. la tache paraî posésur le fond et ne l'interrompt pas.

Dira-t-on qu'il ne s'agit là que des qualité notre expérienc de effective. SARTRE. La structure de la perà ception effective peut seule nous enseigner ce que c'est que percevoir. Si on l'introduit. alors qu'elle est objet pour la conscience. rempli sans lacune de qualités sous-tendu par des rapports de grandeur déter minécomme ceux qui existent sur la rétine Or. a SENSATION à 11 L'analyse découvrdonc dans chaque qualit6 des significations qui l'habitent. si du moins nous faisons l'expérienc mentale de la percevoir. et la qualità n'est pas un klkment de la conscience. nous verrions que la qualitÃn'est jamais 6prouvbe immédia tement et que toute conscience est conscience de quelque chose. l'expé rience n'offre rien de pareil et nous ne comprendrons jamais. c'est une propriét de l'objet. Tout ce qui est hors de ce phimètre ne se reflétan sur aucune surface sensible. de la traiter comme une impression muette alors qu'elle a toujours u n sens.Le rouge et le vert ne sont pas des sensations. Quand nous voulons l'analyser. Le a quelque chose à perceptif est toujours au milieu d'autre chose. sa qualitk n'apparait qu'en rapport avec les jeux de la lumière et donc comme éléme d'une configuration spatiale. la couleur n'est détermink que si elle s'ktale sur une certaine surface. ce sans quoi un phénomè peut 6tre dit ne perception.L'Imaginaire. mais imperceptible et donc impensable comme moment de la perception. ne suffit-il pas d'avoir vu du rouge ou entendu un la? . ce sont des sensibles. Nous construisons par l'optique et la géométr le fragment du monde dont l'image A chaque moment peut se former sur notre rktine. recouvertes par tout un savoir. n'agit pas plus sur notre vision que la lumièr s u r nos yeux fermés Nous devrions donc percevoir un segment du monde Cern6 de limites précises entourÃd'une zone noire. c'est qu'au lieu d'êtr attentif A l'expériencperceptive. La prétendu hidence du sentir n'est pas fondé u r u n témoignag la conscience. Mais il y a dans le monde des objets isolé du vide physique. ce n'est pas 15 un caractèr contingent de la perception de fait. dans une analyse idéale d'introduire la notion d'impression. Mais voir. nous transportons ces objets dans la conscience.-P. Si nous le faisions. il faut bien. dira-t-on. C'est la dbfinition mêm du phéno mèn perceptif. Au lieu de nous offrir un moyen simple de délimite les sensations. une surface trop petite serait inqualifiable. on vient de le le voir. a sentir È parce que depuis longtemps la perception nous a donnà des objets colorks ou sonores. qui nous laisserait libres. l'autre est de croire que ce sens et cet objet. Quand la Gestalttheorie nous dit qu'une figure sur un fond est la donné sensible la plus simple que nous puissions obtenir. La pure impression n'est donc pas seulement introuvable. si nous la prenons dans l'expérienc mêm qui la révèl est aussi riche et aussi obscure que l'objet elle ou que le spectacle perceptif entier. mais sur le pr6s de jugà du monde. qu'ils le soient en chacun de leurs points. sentir. c'est avoir des couleurs ou des lumières entendre. il fait toujours partie d'un a champ B. et. c'est avoir des qualites. Enfin. A partir du monde. Une plage vraiment homogènen'offrant rien à percevoir ne peut êtr donné aucune perception. Nous croyons trè bien savoir ce que c'est que a voir È a entendre w. S'il est possible de tracer un périmèt vision en approchant peu de A peu du centre les stimuli latéraux moment A l'autre d'un les résultatde la mesure varient et l'on n'arrive jamais A . c'est avoir des sons. Nous commettons ce que les psychologues appellent 1' a experience error È c'est-à -dir que nous supposons d'emblé dans notre conscience des choses ce que nous savons êtr dans les choses.LA la figure et le fond. p. 241. elle n'est rouge que compte tenu d'une ombre qui la traverse. Cette tache rouge que jc vois sur le tapis. ce rouge ne serait 5 la lettre pas le mêm s'il n'ktait le a rouge laineux à d'un tapis (1). Nous sommes pris dans le monde et nous n'arrivons pas à nous en détache pour passer A la conscience du monde. on l'oublie en faveur de l'objet perçuUn champ visuel n'est pas fait de visions locales. D'ailleurs. et que l'on garde le droit d e concevoir une a qualità pure w qui définirai a pur sentir à ˆ Mais. Mais l'objet vu est fait de fragments de matihre et les points de l'espace sont extérieur uns aux autres. ce que c'est qu'un champ visuel. pour savoir ce que c'est que sentir. ou J e renoncerai donc à défini sensation par l'impression la pure. Ce serait oublier que chaque point à son tour ne peu*. Nous faisons de la perception avec du perçu t comme le perçlui-m8me E n'est évidemmen accessible qu'à travers la perception. a u niveau de la qualitb. nous ne comprenons finalement ni l'un n i l'autre. ne sont pas sentis. Une les donné perceptive isoléest inconcevable. (1) J. Ce a quelque chose w n'est d'ailleurs pas nkcessairement u n objet identifiable. comme ensemble. Il y a deux manière de se tromper s u r la qualità : l'une est d'en faire u n éléme la de conscience. soient pleins et déterminbs t la E seconde erreur comme la premièr vient du préjug du monde. êtr perç que comme une figure sur un fond. ce pur sentir reviendrait à n e rien sentir et donc à n e pas sentir du tout.

de refuser la discussion en opposant une psychologie descriptive qui à comprend à les phé nomthes A une psychologie explicative qui en considèr la ge&se. dans son développemen scientifique.12 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION a LA SENSATION > 13 assigner le moment oà u n stimulus d'abord vu cesse de l'être L a régioqui entoure le champ visuel n'est pas facile dkcrire. A défaud'une expériencde la sensation. et il y a un moment oà l'objet qui s'approche commence absolument d'êtr vu. JASPERS (Zar Amluse der Trugwahrnehmungen). comme le fait. mais justement nous admettons toujours qu'aucun paysage rbel n'est en soi confus. Suivons l'idéde sensation s u r ce terrain (1) et voyons ce que deviennent. Fig.Le champ visuel est ce milieu singulier dans lequel les notions contradictoires s'entrecroisent parce q u e les objets les droites de Müller-Lye n'y sont pas poshs s u r le terrain -. Dans le monde pris en soi tout est déterminà y a bien des specIl tacles confus. Il ne l'est que pour nous. simplement nous n e le a remarquons à (2) pas. à ou le à bemerken à des . Il nous faut reconnaîtrl'indétermin comme u n phénomhnpositif. (2) Voir La Structure d u Comportement. trouvons-nous du moins. des raisons de la maintenir comme concept explicatif ? La physiologie. ce qui est derrièr mon dos n'est pas sans présenc visuelle. chap. La qualità dkterminéep a r laquelle l'empirisme voulait défini sensation. par une thhorie longitudinale du fonctionnement nerveux. si l'on passe h l a limite. A laquelle le psychologue s'adresse comme A une instance supérieure dans le mêm embarest r a s que la psychologie. il reste A comprendre comment la conscience s'aperçoiou s'apparait inskrédans une nature. 1 n'appartenaient pas a u mêm univers. dans ses causes et dans s a genès objective. le sensible est ce qu'on saisit par les sens. A ces deux titres. de l'etre. dans le premier degrà de réflexio qu'est la science. n'a pour elle aucun tkmoignage de la conscience. n'est jamais ambigu. dans l'illusion d e Muller-Lyer (fig. ce a par È cet a avec È et la notion d'organe des sens. oh u n e comparaison serait possible. délimit senle sible p a r les conditions objectives dont il dépend visible Le est ce qu'on saisit avec les yeux. l'élaboratioet la mise en forme des stimuli. Les deux segments de droite. par exemple. Il y a lA u n e vision indéterminke n e vision de je ne sais u quoi. comme nous le montrerons plus amplement. l'explication causale pour en précisele sens et la C'est pourmettre A sa vraie place dans l'ensemble de la vérità mais un effort pour quoi on ne trouvera ici aucune réfutation comprendre les difficulté propres de la pensécausale. 530. mais il est bien s à » qu'elle n'est n i noire ni grise. On vient de le voir. elle masque la subjectivitb plutbt qu'elle ne la révhle Les deux définition la sensation que nous venons d'esde - - > < >-< sayer n'étaien directes qu'en apparence. et c'est l'objet tardif d'une de conscience scientifique. Pour le philosophe comme pour le psychologue. L'objet. p. il s'agit d'une valeur expressive plutô que d'une signification logique. Psychologie. pour lui la séristimulusA impression-perception est une suite d1év6ncment l'issue desquels la perception commence. et. Comme la théoride !'are de rkflexe. comme u n paysage par un jour de brouillard. 1). Elle aussi commence p a r situer son objet dans le monde et p a r le traiter comme u n fragment d'ktendue. l a physiologie de la perception commence p a r admettre u n trajet anatomique qui conduit d'un récepteu (1) II n'y a pas lieu. C'est dans cette atmosphhre que se présentla qualité sens qu'elle renferme est u n Le sens bquivoque. (2) Nous traduisons le à take notice psychologues. 1 . Mais. mais saisis chacun dans son contexte priv6 comme s'ils . qui fait correspondre en principe A chaque éléme la situation de u n éléme la rkaction (2). Les psychologues o n t longtemps mis tout leur soin A ignorer ces phhnom2nes. les donnée immédiate à à de la perception peuvent toujours êtr récusé comme de simples apparences et comme les produits complexes d'une genèse un La mkthode descriptive ne peut acquéri droit propre que du point de vue transcendental. qui. mêm de ce point de vue. Le comportement se trouve ainsi cachà par le rbflexe. il ne le devient q u e p a r l'inattention. elles se modelaient s u r l'objet perçuE n quoi elles étaien d'accord avec le sens commun. est un objet. ne sont ni égaun i inégaux c'est dans le monde objectif que cette alternative s'impose (1). (1) KOFFKA. Dans cette perspective. Chaque conscience est n6e dans le monde et chaque perception est une nouvelle naissance de la conscience. lui aussi. Les limites du champ visuel n e sont p a s elles-même variables. Ce n'est qu'une hypothès auxiliaire que l'on forge pour sauver le préjugd u monde objectif. Mais la notion d'altention. la non un klément la conscience. diront les psychologues. il y a donc toujours un problèm de la genès et la seule méthod possible est de suivre. Le psychologue voit toujours la conscience comme placé dans un corps au milieu du monde.

Pour la mêm raison l'hypothkse de constance ne peut êtr rigoureusement rkfuté le terrain de l'induction. ibid. on reconnaî que a les processus sensoriels ne sont pas inaccessibles A des influences centrales w (6). Les lésion non corticales des appareils tactiles raréfiensans doute les points sensibles au chaud. (2) KÃŽHLERUeber unbernerkte Empfindungen und Urleilstüuschunge (3) STUMPF fait expressément KÃŽHLER le Cf ibid. (4) Id. dans une constellation physiologique variable. l'adjonction de lignes auxiliaires rend inégale deux figures objectivement égale(4). On entrevoit. ce n'est pas seulement le stimulus physique qui se dérobe L'appareil sensoriel. pp. Dans ce cas donc le a sensible à n e peut plus êtr défin comme l'effet immédia d'un stimulus extérieur mêm conclusion ne s'applique-t-elle pas aux La trois premiers exemples que nous avons cité Si l'attention. pour les apercevoir et pour la juger. qui. au degrÃélémentai la sensibilité de une' collaboration des stimuli partiels entre eux et du systhme sensoriel avec le systèm moteur. (5) R. Ces cas ou le phénomè n'adhkre pas au stimulus doivent-ils êtr maintenus dans le cadre de la loi de constance et expliquépar des facteurs additionnels.au lieu de révél a sensation normale w ne substituent pas un monla tage exceptionnel au phénomè originel (1). l'élévatides seuils est compensé par une exploration plus knergique de la main(3). alors que les sur seuils chromatiques des diffbrentes région de la rétin devraient la faire ici rouge. cela n'en prouve pas la valeur général car. Les Conditions objectives de la Perception visuelle. STEIN.l'on un les applique A l'appareil lés excitant assez étendu sensations spécifiquereparaissent. pp. la force du son sous certaines conditions lui fait perdre de la hauteur. 54. tel que la physiologie moderne se le représente n'est plus propre au rôl de a transmetteur à que la science classique lui faisait jouer. (6) STUMPF. donnent une résultant grise. maintient constante la sensation.ouvrage citk. la premièr apparence avait u n caractèr sensoriel au mêm titre que les résultat obtenus finalement. et la question est de savoir si la perception attentive.attention et jugement . p. et qui donc interdit de défini processus nerveux comme la le simple transmission d'un message donné destruction de La la fonction visuelle. par exemple la a perception analytique à des deux lignes principales dans l'illusion de Muller-Lyer. ? si une consigne plus précise le repos. 351. Elle se discrkdite parce sur qu'elle ignore et ne permet pas de comprendre les phénomène Encore faut-il. Par exemple. dans les exemples citks. loi de constance. 58-GG. De la en principe une correspondance ponctuelle et une connexion constante entre le stimulus et la perception élémentair cette a hypothès Mais de constance à (2) entre en conflit avec les donnéede la conscience et les psychologues même qui l'admettent en reconnaissent le caractèr théoriqu (3). ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons. si l'exercice prosi longà ramènen finalement des perceptions conformes A la (1) Nous traduisons à peu prè la séria Empfanger-UeberUeber die Veründerun mittler-Empfinder w.14 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA a SENSATION > 15 déterminpar un transmetteur défin un poste enregis a treur (1) spécialis aussi. une plage colorécous paraî toute sa surface de mêm couleur. 357-359. (2) II est juste d'ajouter que c'est le cas de toutes les thbories et que niille part il n'y a d'expkrience cruciale. . ou A la pression. pp. on admet que la combinaison centrale des stimuli peut donner lieu immé diatement a une sensation différentde ce que les stimuli objectifs exigeraient. au froid. ailleurs orangée dans certains cas mêm achromatique (5). pré senté ensemble.ou bien faut-il rejeter la loi elle-mêm ? Quand du rouge et du vert. lié tout un contexte perceptif.La loi de constance ne peut se prévaloicontre le témoignag de la conscience d'aucune expérienc cruciale oà elle ne soit déj impliquée partout ou on croit l'ktablir elle est déj et aupposé (2).. Quand la grandeur apparente d'un objet varie avec sa distance apparente. 58. 57-58. STEIN. DEJEAN. der Sinncsleistungen und die Entstehung von Trugwahrnehrnungen. que nous l'ayons d'abord a mise en suspens P. (3) J. quel que soit l'emplacement des lésions suit la m6me loi : toutes les couleurs sont d'abord atteintes ( 1 ) KÃŽHLER ibid. 58-63. la concentration du sujet sur un point du champ visuel. dont parle J. pp. 60 et 83. Le monde objectif étan lui donné on admet qu'il confie aux organes de sens des messages qui doivent donc êtr portés puis déchiffrémanikre à reprode duire en nous le texte original. Si nous revenons aux phénomène nous mon? ils trent l'appréhensio d'une qualité exactement comme celle A d'une grandeur. quand on cherche une définitio objective à de la sena sation. cf pp. par KÃŽHLER cità ibid. p. p... - P . et diminuent la sensibilitk des points conservésMais si. et les stimuli ne nous donnent plus le moyen indirect que nous cherchions de délimite une couche d'impressions immédiates Mais. .

dans les lésion centrales comme a dans les lésion périphériquela perte de substance nerveuse a pour effet non seulement un défici certaines quade lités mais le passage à une structure moins différencià et plus primitive w (2). correctement interprété un élbmen sont important de la psychologie 4e la perception. mais non pas arbitraires. 65 et suivantes. puisqu'un daltonien réussi reconnaitre le rouge si on lui' présent une large plage coloré si l'on fait durer la prksenou tation de la couleur. et ces mots font maintenant problèmeNous sommes invité reveA nir aux expérience même qu'ils désignen pour les défini A nouveau. le dernier terme de la représen tation du monde. ibid.. 52 et suivantes. Inversement. elle. aussi bien que la procréation respirala tion ou la croissance à (3). on arrive finalement à une monochromasie en gris. sans d'ailleurs que la couleur pathologique soit jamais identifiable à une couleur normale quelconque. Le physioet logiste a pour son compte a se débarrasse préjug du réa liste que toutes les sciences empruntent au sens commun et qui les gên dans leur développement changement de sens Le des mots a élémentaiet à supérieu dans la physioloà w gie moderne annonce un changement de philosophie ( 2 ) . lui aussi. l a premièr concrète la seconde abstraite (1). 365. on a cru trouver dans le conditionnement pbriph6rique une manièr sûr de repére fonctions psychiques les élbmentaire et de les distinguer des fonctions a sup6à rieuses w moins strictement liéeà l'infrastructure corporelle. 364. doit apprendre à critiquer l'idéd'un monde extérieu soi. fonction de certaines variables connues. à KOFFKA. entendre. Id. puisque les faits même lui suggken rent de quitter celle du corps comme transmetteur de messages. . (2) WEIZSACKER. Die Farbenkonstanz der Sehdinge. Une fois de plus. qui ne se distingue qu'en degrb des perceptions plus complexes et qui donc ne nous avance A rien dans notre délimitatiodu sensible pur. Une analyse plus exacte découvr que les deux sortes de fonctions s'entrecroisent. p. mais une formation déjlié h u n ensemble et déjdouéd'un sens. Il n'y a pas de définitiophysiologique de la sensation et plus généralemen'y a pas de psychologie physiologique il autonome parce que l'kvknement physiologique lui-m2me A obéi des lois biologiques et psychologiques. Pendant longtemps. ibid. Psychologie. 354. L'événeme élémentai est déjrevêt d'un sens.. par STEIN. la réflexio mêm la réflexioseconde de la science -rend obscur ce qu'on croyait clair. et la fonction supérieur r6ane lisera qu'un mode d'existence plus intégrou une adaptation plus valable. p. Ainsi. 595. elles sont les totalité partielles dernière dans lesquelles les structures naturelles peuvent êtr de décomposé 1' a attitude analytique È Considéré ce par point de vue.ibid. le plus éloignde la source constitutive et pour cette raison le moins clair. pp. que l'appareil sensoriel n'est pas un conducteur. Il est inévitabl que dans son effort génér d'objectivation la science en vienne h se représente l'organisme humain comme un systèm physique en présenc stimuli défini de eux-même par leurs proprié t6s physico-chimiques. elles contribuent à la connaissance des structures et par consiiquent les rbsultats de l'éluddes sensations. p. se ramèn à quatre et bientô à deux couleurs. (2) GELB. Le savant. Nous pensions savoir ce que c'est que sentir. 548. La notion classique de sensation. (3) < Les sensations sont certainement des produits artificiels. p. en utilisant et en sublimant les opbrations à subordonnées Réciproquement l'expériencsensible est u n processus vital. Quand le psychologue demande au physiologiste une définitiode la sensation a par ses causes È nous disions qu'il retrouve sur ce terrain ses propres difficultés nous voyons maintenant pourquoi. minations du comportement. Le sensible est ce qu'on saisit avec les sens. n'étai pas u n concept de réflexion mais u n produit tardif de la pensé tourné vers les objets. mais nous savons maintenant que cet a avec à n'est pas simplement instrumental. que mêm à la périphér l'impression physiologique se trouve engagédans des relations considéré autrefois comme centrales. Puis le spectre se simplifie. La psychologie et la physiologie ne sont donc plus deux sciences parallèlesmais deux dkter(1) Le daltonisme mêm ne prouve pas que certains appareils soient et soient seuls chargé la a vision w du rouge et du de à vert. L'élémentai n'est plus ce qui par addition constituera le tout ni d'ailleurs une simple occasion pour le tout de se constituer. cità (3) Id. le fonctionnement normal doit êtr compris comme un processus d'intégratio oà le texte du monde extérieuest non pas recopié mais constitué t si nous essayons de saisir la a sensation à dans E la perspective des phénomèn corporels qui la préparent nous trouvons non pas u n individu psychique. voir.16 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA à SENSATION w 17 (1) et perdent leur saturation. p. cherche h reconstruire sur cette base la perception effective ( 3 ) et A fermer le cycle de la connais(1) Sur tous ces points cf La Structure du Comportement en particulier.

approche (1) Cf GUILLAUME. ou celle de leur couleur pour des éclairage diffé rents sont plus parfaites chez l'enfant que chez l'adulte ( 3 ) . celles que la tradition recrédans chaque génératio ou simplement les rêve se présenien d'abord à droits égau avec les perceptions proprement dites. qui ne sont plus des variables physiques. elle ne de - - s'adapte qu'à la superstructure tardive de la conscience. (4) SCHELER. Psychologie. les hommes mieux que les femmes. temporels et numérique s'articuler cri termes maniables. De mêm le perç comporte des lacunes qui ne sont pas de simples a imperceptions W . mieux que l'animal. p. Elle est comme u n filet dont les n m d s apparaissent de plus en plus nettement (4). de le localiser dans le temps et de le posséde dans la distance du passe. pp. vers l'expériencperceptive. On a donnÃde la a pensé primitive w u n tableau qui ne se comprend bien que si l'on rapporte les réponsedes primitifs. Elle n'est identifiable dans ces deux fonctions que pour une perception analytique qui n'est pas naturelle. de sorte que l'ensemble échappaux instruments connus de l'analyse physico-mathématiqupour s'ouvrir A un autre type d'intelligibilità (2). p. de l'objectiver. a L'homme. disde tincts et identifiables. elle assujettit l'univers phénomén & des catégorie qui ne s'entendent que de l'univers de l a science. in Drei Abhandlungen sur Gesta!t thcurie . SCHELER. (2) Id. C'est dire que la perception est plus strictement lié l'excitant local dans son éta à tardif que dans son ktat précocet plus conforme à la théoride la sensation chez l'adulte que chez l'enfant. Le mot indique une direction plutô qu'une fonction primitive (2). On sait que la constance de la grandeur apparente des objets pour des distances variables. c'est ce que mont r e la Gestalttheorie . qui compose tout savoir de qualité déterminée construit des objets netnous toyéde toute équivoque purs. là oà l'expérienc montre qu'il y a dbjh des ensembles significatifs. Mais il est inévitabl que cette tentative échoueSi nous nous reportons aux recherches objectives elles-mêmes nous découvron d'abord que les conditions extérieure champ sensoriel ne le déter du minent pas partie par partie et n'intervicnncnt qu'en rendant possible une organisation autochtone. Dans l'illusion de Muller-Lyer. actuelle et explicite. Ueber dus Denken der Naturv6lker. 412. La théoride la sensation. l'individu mieux que le membre d'une collectivité l'homme qui pense historiquement et systé matiquement mieux que l'homme mà par une tradition. E t c'est ce domaine préobjectique nous avons à explorer en nous-même si nous voulons comprendre le sentir. Si maintenant nous nous retournons. l'adulte mieux que l'enfant. par la constitution du souvenir. L'Objectivit6 en Psychologie. a pris à en elle et incapable de transformer en objet. chap. d'images idéaleet exactes. mêm tacitement. C'est-A-dire qu'une ligne w objective isoléet la mêm ligne prise dans une figure cessent d'être pour la perception. 530 et 549. nous remarquons que la science ne réussi construire qu'un semA blant de subjectivitb : elle introduit des sensations qui sont des choses. f (3) KOFFKA. à (3) HERING. III. C'est tantô l'adhérencdu perç A son contexte et comme sa viscosité tantôla présenc lui d'un indéter en minà positif qui empêchen les ensembles spatiaux. Die Wissensformen und die Gesellschaft. Wissensformen und die Gesellschaft. a la mêm B. qui sont plutô l'idéa la connaissance que ses thhmes effectifs. Les images que l'instinct projette devant lui. p. absolus. Elle exige que deux lignes perçuescomme deux lignes réelles soient égale inégales ou qu'un cristal perç ait un nombre de côtÃdétermin(3) sans voir que le propre du perç est d'admettre l'ambiguïtà a bougà È de se laisle ser modeler par son contexte. ensuite que dans l'organisme l a structure dépende variables comme le sens biologique de la situation. J e peux par la vue ou par le toucher connaîtr n cristal u comme u n corps a réguliew sans en avoir. JAENSCH. leurs énonciation l'interprétatiodu sociologue au fonds et d'expérienc perceptive qu'elles cherchent toutes à traduire (5). et la perception vé ritable. se distingue peu à peu des phantasmes par un travail critique. 412. le milieu dans lequel il est pris. ibid. (2) C La Structure du Comportement. (1) M. 397. C'est là que a se réalis approximativement l'idéde la sensation w (1).18 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA a SENSATION à 19 sance scientifique en découvran lois selon lesquelles se les produit la connaissance elle-méme fondant une science en aussi objective de la subjectività (1).. comptÃles côté peux êtr familiarisÃavec une phyje sionomie sans jamais avoir perçpour elle-mêm la couleur des yeux. comme on le fait ici. l'une des lignes cesse d'êtr égalii l'autre sans devenir à inégal :elle devient a autre B. Die (5) Cf WERTHEIMER.

qu'il exerce une fonction de connaissance et que ses parties composent ensemble une totalità à laquelle chacune se relie sans quitter sa place. beaucoup plus que les qualité actuellement données Elle a des a contours v qui n' a appartiennent à pas a u fond et s'en à détachen eile È est a stable à et de couleur a compacte s. mais alors on quitte l'empirisme. une fois introduite. ce que veulent dire les mots de a bord à et de a contour È ce qui se passe quand ilII ensemble de qualité est upprélienrfcomme fleure s u r un fond. Soient trois points A . l'ensemble se fait a vision à et forme u n tableau devant nous parce que nous apprenons A passer plus vite d'une impression à l'autre.ne saurait avoir d'autre mode de connaissance. plus la position de B. plus la position la de C. Désormai rouge ne m'est plus seulement le présent mais il me représent quelque chose. Voir une figure. Philosophie de la Sensation. une impression. L a distribution dans l'espace des trois . ne nous laisse pas le choix d e !a réponse étr Un qui pourrait sentir . outre une couleur et des qualités sens particulier. B. C pris s u r le contour d'une figure. éprouvé vécu dans laquelle je me perds. 1 en par. ce n e peut êtr que posséde simultanémen sensations ponctuelles qui en font partie. si rapproché que je les choisisse. Les dinérente parties de l'ensemble. pour s'intégredans u n a contour à lià à l'ensemble de la à figure à e t indépendan a fond s. la signification du sensible n e peut plus consister qu'en d'autres sensations présenteou virtuelles.possèden donc. tour ou dans la tache comme il fait dans le rouge matérielle ment pris : il les parcourt ou les domine. les Chacune d'elles reste toujours ce qu'elle est. . L'idéest reprise avec profondeur chez M.a u sens de : coïn cider absolument avec une impression ou avec une qualità . Mon regard n e se fond pas dans le con(1) L'expression est de HUSSERL. une fois introduite comme 616ment de la connaissance. la somme de leurs existences sépa rées position de A. Mais un contour n'est pas seulement l'ensemble des donnkes présentes celles-ci en évoquend'autres qui viennent les compléter Quand je dis que j'ai devant moi une tache rouge. Les élà ments sensibles dont il est fait ne peuvent pas perdre l'opacità qui les défini comme sensibles pour s'ouvrir à une connexion intrinsèqueà une loi de constic \ tution commune. Déj une a figure às u r u n à fond v contient. Il peut arriver que l'empirisme quitte ce langage atomiste et parle de blocs d'espace ou de blocs de durée ajoute une expérienc relations à l'expériencdes qualités des Cela n e change rien A la doctrine. 152 et suivantes. le sens du mot tache est fourni p a r des expérience antérieure u cours desquelles j'ai apa pris A l'employer. Qu'une qualité qu'une plage rouge signifie quelque chose. Ou bien le bloc d'espace est parcouru et inspectà p a r un esprit. Mais la sensation. qu'il annonce quelque autre cliose sans la renfermer. le fond est illimità et de couleur incertaine. Si nous admettons u n sentir à a u sens classique.L ' a ASSOCIATION à 21 II. avons-nous dit.L' à ASSOCIATION v ET LA DES SOUVENIRS à a PROJECTION L a notion d e sensation.par exemple les parties de la figure les plus voisines du fond . fausse toute l'analyse de la perception. et ce qu'il représentn'est pas possédcomme une a partie réellà de ma perception mais seulement visà comme une a partie intentionnelle à (1). Un contour n'est rien qu'une somme de visions locales et la conscience d'un contour est un êtr collectif. la sensation ponctuelle dedu vrait cesser d'étr une coïncidenc absolue et par consé quent cesser d'êtr comme sensation.ou bien il est lui-meme donn6 A la faço d'une impression et il est alors aussi fermà à une coordination plus étenduque l'impression ponctuelle dont nous parlions d'abord. ticulier pp. cela veut dire que le rouge n'est plus seulement cette couleur chaude. il a se continue à sous la figure. PRADINES. un contact aveugle. Pour recevoir en elle-mêm une signification qui la pénèt vraiment. leur ordre dans l'espace est leur manièr et de coexister sous nos yeux et cette coexistence. puisque la conscience n'est plus définip a r l'impression . qu'elle soit par exemple saisie comme une tache sur un fond. La quesun tion est de savoir de quoi est fait ce sens.

Notre champ perceptif est fait de a choses à et de c vides entre les choses à (1).quelque caractèr qui fonde sa reconnaissance comme chose et justifie ce transfert. sans aucun transfert. lui non plus. de ressempar blance et loi de la a bonne forme È) i65. qu'il s'agisse de la synopsis d'une figure présent de 19t5vocationd'expérience ou anciennes. il faut bien que la montagne présent dans son aspect effectif . met la ressemblance et la contiguït des stimuli au nombre des conditions objectives qui déterminen constitution d'un ensemble. indifférente se mettent h forqui Il n'y a pas des donnée mer ensemble une chose parce que des contiguïtà des ou ressemblances de fait les associent . dit-il (2). à expliquer la ségrégati champ. qui ne sait pas pourquoi ses résultat La sensation n'admet pas d'autre philosophie que le nominalisme. B. Le psychologue. mais vraiment u n autre monde. chap. Jamais deux termes ne peuvent êtr identifiés aperçuou compris comme le même ce qui supposerait que leur ecct5itÃest surmontée ne peuvent êtr qu'associé ils indissolublement et substitué partout l'un à l'autre. et comme elles sont elles-mgmes des impressions indicibles. Voir par exemple KÃŽHLER Gestalt Psychology. Une fois qu'on a défin conscience la comme sensation. des montagnes. La connaissance apparaî comme u n systèm de substitutions oà une impression en annonce d'autres sans jamais en rendre raison. tendent pour la perception h s'unir dans la meme configuration. la connaissance n'a jamais prise sur ses objets qui dentratnent l'un l'autre et l'esprit fonctionne comme unemachine A calsont vrais. l'aspect du monde serait aussi sensiblement changÃque celui de la devinette au moment oà j'y découvr le a lapin w ou a le chasseur È Ce ne seraient pas les même élà ments autrement libs. à la thès e'mpiriste. mais cette ressemblance veut dire seulement qu'en fait l'un fait penser à l'autre. partie du mêm monde et qu'elles n'existeraient pas du tout. le mot d'ordre n'ont pu désigne dans les expérienceantérieure auxquelles je me reporte que la manièr concrèt dont nos sensations se répartissaien devant nous. ou ceux qui. culer (1). B. pp. c'est-à -dir la réductiodu sens a u contre-sens de la ressemblance confuse ou au non-sens de l'association par contiguïtà Or les sensations et les images qui devraient commencer et terminer toute la connaissance n'apparaissent jamais que dans un horizon de sens et la signification du perçuloin de résulte d'une association. la mêm male tièr dans une autre forme. les concepts sont une manièr compliqué les dé de signer. sur reinen Logik. exemple (lois de proximitb. qui pense toujours la conscience dans le monde. assemblés donnent au spectacle le meillcur bquilibre. (2) WERTHEIMER. L'appel à l'expériencacquise ne ' change rien. B.c'est au contraire parce que nous percevons un ensemble comme chose que l'attitude analytique peut y discerner ensuite des ressemblances ou des contiguïté ne veut pas dire seulement que sans la Ceci perception du tout nous ne songerions pas à remarquer la ressemblance ou la contiguïtde ses élément A la letmais tre qu'ils ne feraient pas. Les images ou les sensations les plus simples sont en dernièr analyse tout ce qu'il y a à comprendre dans les mots. 1 Prolegomena . D'abord je vois comme choses des ensembles que je n'ai jamais vu se mouvoir : des maisons. C ressemble 3 d'autres trajets circulaires que mon regard a suivis. une manièr de sentir. La signification du perç n'est rien qu'une constellation d'images qui commencent de reparaîtr sans raison. le soleil. Les parties d'une chose ne sont pas liée entre elles par une simple association extérieur qui résul terait de leur solidarità constatépendant les mouvements de l'objet. Le trajet A. C fsoque d'autres distributions analogues et je dis que je vois un cercle. Mais ce langage est trompeur parce qu'il confronte les (1) - (1) HUSSERL. les même sensations autrement associées mêm texte investi d'un autre sens. 164- . Si l'on veut que j'étendà l'objet immobile une notion acquise dans l'expériencdes objets mobiles. oà des mots font attendre des sensations comme le soir fait attendre la nuit. 68. Mêm du l'unità des objets usuels que l'enfant peut manier et dépla cer. C sont sur u n cercle. ne se ramèn pas à la constatation de leur solidité Si nous nous mettions à voir comme choses les intervalles entre les choses. Logische Untersucliungen. Si les trois points A. p. Mais alors ce caractèr suffit. Les stimuli la les plus proches ou les plus semblables.22 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L ' c ASSOCIATION w 23 points A. est au contraire présuppos6 dans toutes les associations. mais cela veut dire seulement qu'il en &veillele souvenir et en fait paraitre l'image. L a associaà ne tion des idée qui ramèn l'expériencpassé peut restituer que des connexions extrinsèque et ne peut qu'en êtr une elle-mêm parce que l'expirience originaire n'en comportait pas d'autres. comprendre est une imposture ou une illusion. tout mode de conscience devra emprunter sa clartà A la sensation. u n certain arrangement de fait. le trajet AB a ressemble à au trajet BC. Le mot de cercle.

Elle ne le fait qu'à condition d'êtr d'abord comprise dans la perspective de l'expérienc passéou elle se trouvait coexister avec celles qu'il s'agit de réveiller Soient une sé rie de syllabes couplée (11. n e pouvaient pas êtr associés En-les posant sur le mêm terrain. elle précè recoupements qui la vérifien la déterminent les et elle se précè elle-même Si je marche sur une plage vers un bateau échou t que la cheminé la m i t u r e se cone ou fonde avec la forê qui borde la dune. J'ai seulement &prouvÃque l'aspect de l'objet allait changer. placà devant des syllabes souvent associée avec des rimes adoucies. avec la conscience perceptive que la psychologie doit dé crire d'aprè l'expérienc directe. 581. l'unità de la chose dans la perception n'est pas construite par association.c'est-à -dir les phénomèn plus les déterminé obtenus A courte distance. dans. La < bonne forme à n'est pas réalisà parce qu'elle serait bonne en soi dan* un ciel métaphysique mais elle est bonne parce qu'elle est réa lisé dans notre expérience prétendue Les conditions de la perception ne deviennent antérieure A la perception mêm que lorsque. que quelque chose étai imminent dans cette tension comme l'orage est imminent dans les nuages. et dont je compose le monde vrai È c Comment n'ai-je pas vu que ces pi&ces de à 25 bois faisaient corps avec le bateau ? Elles étaien pourtant de mêm couleur que lui. oà la seconde est une rime adoucie de la premièr (dak-tak) et une autre séri la seou conde syllabe est obtenue en renversant la premièr (geddeg). nous supposons autour de lui un milieu ou soient déj inscrits toutes les explicitations et tous les recoupements qu'obtiendra la perception analytique. Aprè coup je reconnais. car si elles existaient elles devraient jouer dans la seconde. condition de l'association. (2) a Set to reproduce > KOFFKA. Elle n'a pas davantage le pouvoir d'en réveille d'autres. celui de l'objet unique. si les deux série ét ont apprises par cmur. La penséamphibie du psychologue risque toujours de réintroduirdans s a description des rapports qui appartiennent au monde objectif. Soudain le spectacle s'est réorganisdonnant satisfaction A mon attente impré cise. D Mais ces raisons de bien percevoir n'étaien pas donnée comme raisons avant la perception correcte. mais. au lieu de rimer véritablement profite de son acquis et met en marche une a intention de reproduction à (2). -et la théori la Forme veut en êtr une. Mais si la consigne est de changer la voyelle dans les syllabes proposéesce travail ne subit aucun retard. elle organise des élémen n'appartenaient pas jusque là a u qui mêm univers et qui pour cette raison. et une impression ne peut jamais par elle-mêm s'associer à une autre impression. comme des justifications du changement. Vorbemerkungen übe die psychischen Krüft und Energien und übedie Struktur der Secle.L a ASSOCIATION ' stimuli objectifs. L'unitk de l'objet est fondé sur le pressentiment d'un ordre imminent qui va donner répons d'un coup à des questions seulement latentes dans le paysage. l'intention de reproduction ne peut conduire qu'à des erreurs. ou la consigne présentne s'accorde plus de avec les assemblages réalisà dans les expériencede dressage. p. au lieu de décrir phénomè le perceptif comme premièr ouverture à l'objet. la ressemblance et la contiguïtde ce que j'appelle les stimuli à . En le faisant un nous ôton A la perception sa fonction essentielle qui est de fonder ou d'inaugurer la connaissance et nous la voyons A travers ses résultats nous nous en tenons aux phénomh Si nes. dans une expérienccritique. La vérit est que.la de contiguïte t la ressemblance des stimuli ne sont pas anté rieures à la constitution de l'ensemble. Ce ne sont donc pas des forces associatives qui jouaient dans la premièr expérienccritique. qui appartiennent au monde perç et mêm a u monde second que construit la conscience scientifique. . elle résou problèm qui un n'étaiposà que sous la forme d'une vague inquietude. elles s'ajustaient bien sur sa superstructure. de changer la voyelle de la syllabe induc( 1 ) K . la synopsis rend possible la contiguït et la ressemblance entre eux. et si. Principles of Gestalt Psychology.la seconde expé rience critique. le sujet. comme Kant l'a dit avec profondeur. Quand on propose au sujet. . A mesure que j'approchais. lorsqu'il arrive A la seconde séri syllabes. .u n lieu de la vérità monde. Ainsi a-t-on pu croire que la loi de contiguït e t la loi de ressemblance de Wertheimer ramenaient la contiguïtet la ressemblance objectives des associationnistes comme principes constitutifs de la perception. on donne pour consigne uniforme de chercher une rime adoucie È on remarque bien que le sujet a plus de peine à trouver une rime douce pour ged que pour une syllabe neutre. En réalità pour la description pure. il y aura un moment oà ces détail rejoindront vivement le bateau et s'y souderont. justifiéetoutes les normes de la perception effective . LEWIN. en sorte que. je n'ai pas perç des ressemblances ou des proximité enfin auraient réun qui dans un dessin continu la superstructure du bateau.

) BRUNSCHVICG.. 2. P. On répè que a percevoir c'est s e souvenir W. on est dans un cercle. (2) BERGSON. 104-105. a A cause de la disposition inhabituelle des impressions l'influence des causes psychiques n e peut plus s'exercer (3) W. pp. Au moment oà l'évocatio des souvenirs est rendue possible. La fleure 1 n'est pas évoquà par la figure 2. finit par s e substituer A la couleur présent objets. n'est donc pas plus que la coexistence une force en troisièm personne qui dirigerait une circulation d'images ou d' a etats de conscience W. Ueber den Einfluss der Erfahrung au[ die Wuhrnehmung von Figuren. L'effort intellectuel. L'association ne joue donc jamais comme une force autonome. le paysage la ou le journal vus normalement n'étanplus clairs que p a r ce qu'y ajoutent les souvenirs. Qu'un sujet (1) ait vu 5 fois ou 540 fois la figure 1 il la reconnaitra A peu prè aussi aisé ment dans la figure 2 oà elle se trouve à camoufléw et (Tailleurs il n e l'y reconnaîtrjamais constamment. O n montre que dans la lecture d'un texte la rapiditk d u regard rend lacunaires les impressions rétiniennes que les et pa donnée sensibles doivent donc êtr complété r une projection d e souvenirs (2). puisque la grandeur e t la forme apparentes sont elles aussi modifibes e t que l a reconnaissance ici encore ne peut pas résultede l'éveides souvenirs. il n'opèr qu'en vertu du sens qu'il a pris dans le contexte de l'expériencancienne et qu'en suggkrant le recours ?i cette expériencel est efficace dans la mesure ail le i sujet le reconnaît saisit sous l'aspect ou sous la physiole nomie d u passé enfin on voulait faire intervenir. 184. puisque le travail qu'on en attend est déjfait. et qu'enfin le passà de fait n'est pas importà dans la perception présent a r un p mécanism d'association. comme il s'agit d'une tache qui n'a jamais figurà dans les expérience dressage. L'Energie spirituelle. selon d'autres psychologues. par exemple. il ne peut user du détou la de de reproduction et dans ces conditions les expkriences de dressage restent sans influence. . de sorte que nous les voyons a A travers des les lunettes w de la mémoir(4). 1. les souvenirs ont besoin la d'êtr rendus possibles par la physionomie des données Avant tout apport de la mémoire qui est vu doit présen ce tement s'organiser de manièr ?i m'offrir u n tableau oà je puisse reconnaîtr mes expérience antérieuresAinsi l'appel aux souvenirs présupposce. L'Expérienc humaine et la Causalit6 physique. ($1) HERING. On dirait la mêm chose d e cette a couleur du souvenir à (Gedachtnisfarbe) qui. Grundziige der Lehre vom Lichtsinn. nous enseigne qu'il s'agit d'un objet d à © j connu. qui < induit w la réponse il n'agit qu'en rendant probable ou tentante une intention de reproduction. ou elle n e l'est que si l'on a d'abord vu dans l a figure 2 une a figure 1 possible w. la perception présent doit êtr m s en forme d e telle sorte qu'elle devienne capable de ie porter cette ressemblance. La question est de savoir ce qui actuellement réveill a couleur du souvenir W. Un paysage ou u n journal vus A l'envers nous représenteraien vision originaire. 0 M6me hors de l'empirisme on parle des a apports de l a m6moire à (1). Abrisz der Psychologie. (3) Cf par exemple EBBINGHAUS. au lieu Si de la simple contiguïtà l'association par ressemblance. elle devient superflue. pour venir compléte perception. Par contre un sujet qui cherche dans la figure 2 une autre figure masqu6e (sans d'ailleurs savoir laquelle) l'y retrouve plus vite et plus souvent qu'un sujet passif. mais doit le precéder Elle n e va donc (1. On n e se demande pas pourquoi des impressions autrement disposéerendent le journal illisible ou le paysage méconnaissableC'est que. (1) GOTTSCHALDT. puisque ? p a r hypothès ses propriétà sont modifiée Si l'on veut q u e la reconnaissance de la forme ou de la grandeur entratne celle de la couleur. 466. 8 . cher comment elle est d'abord rendue possible p a r l'organisation présentde la figure 2. p. p. A expériencégale a ressemblance L Fig. qu'il est censà expliquer : la mise en forme des données l'imposition d'un sens a u chaos sensible. on verrait encore que. Elle la e s t kvoquée Hering. que la figure a inductrice w doit revêti le mêm sens qiie la figure induite avant d'en rappeler le souvenir. ce qui revient A dire que la ressemblance effective ne nous dispense pas de cherFig. pour évoque une image ancienne à laquelle elle ressemble en fait. chaque fois que nous revoyons u n dit objet déjconnu à o u croyons le revoir È Mais s u r quoi le croyons-nous? Qu'est-ce qui. mais déploy la conscience prbpar sente elle-même On peut voir p a r lA ce que valent les formules usuelles concernant le a rôl des souvenirs dans la perception W. dans la perception actuelle. ce n'est jamais le mot proposé comme cause efficiente.26 PHENOMZNOLOGIE DE LA PERCEPTION L à ASSOCIATION ' à 27 trice.

alors on reconnaî n texte originaire qui porte en soi son sens et l'oppose u A celui des souvenirs : ce texte est la perception même E n somme on a bien tort de croire qu'avec la u projection de souvenirs à on introduise dans la perception une actività mentale et que l'on soit à l'opposà de l'empirisme. doit donc venir d'ailleurs. le mot substitué relief. sont traiÈ té comme des choses mentales. Les ombres et les lumière du le tableau donnent un relief en mimant a le phénomè originaire du relief à (1). L a lettre d . Le postulat consiste. P a r exemple. nous l'avons dit. la vitesse de la lecture e t le temps nécessairà l'impression rétinienne Puis. fuyante et toujours a u bord de l'illusion. Comme toute théoriempiriste. Si enfin on admet que les souvenirs n e s e projettent pas d'eux-même sur les sensations et que l a conscience les confronte avec le donnà présen pour n e retenir que ceux qui s'accordent avec lui. elle implique cette norme perceptive . s'articule visiblement ou se profèr en lui . l'autre. p. ibid. oà la signification nait dans le berceau d u sensible et ne vient pas d'ailleurs. Elle imite cette expériencprivilégià le sens oà recouvre exactement le sensible. on de obtient les a élémen évoquà qui. (2) Id. il faut a que l'unità de signification a chat à prescrive déj quelque manièr les élémen en du donnÃque l'actività coordinatrice doit retenir et ceux qu'elle doit néglige ( 2 ) . puisqu'il manquerait à la perception même elle n e nous tromperait donc pas. puisque je lis a déductio à là oà le papier porte a destruction w . elle n'aurait donc rien en ellemêm qui puisse en limiter l'invasion. à déduirle donnà de ce (fui peut Ctre fourni p a r les organes des sens. qui puisse éprouve du donnà et de l'évoqu. On construit la perception avec des état conscience comme on construit une maide son avec des pierres et l'on imagine une chimie mentale qui fasse fusionner ces matériauen un tout compact. E n revenant aux phénomènon trouve comme couche fondamentale un ensemble déj prégnan d'un sens irréductibl: non pas des sensations lacunaires. La théo rie n'est qu'une conséquence une correction tardive et inefficace de l'empirisme. Pour que je trouve dans l a devinette u n chat. oà elles se trouvaient investies d'une signification spatiale autochtone. Il faut donc rejeter le postulat qui obscurcit tout. dans une devinette quelques branches d'arbre suggèren u n chat. dans l'illusion du correcteur. Idole der Selbsterkenntnis. à leur tour. La a projection d e souvenirs à rend incompréhensible l'une et (1) SCHELER. L'illusion a fortiori ne saurait jamais offrir l'aspect ferme et définiti qu'une chose finit par prendre. n e serait déterminÃque p a r l'appoint des souvenirs. elle en partage les difficulté comme lui elle cache les phénomà et nes a u lieu de les faire comprendre. entre lesquelles des souvenirs devraient s'enchâssermais l a . elle n'aurait pas seulement ce halo de a bougà w qu'elle a toujours. C'est donc sous mon regard actuel que naissent le cheval.et corrélativemen aucun objet.28 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE L a ASSOCIATION ' à 29 nulle part d u passà a u présen la a-projection de souveet nirs à n'est qu'une mauvaise métaphorqui cache u n e reconnaissance plus profonde et d à © j faite. elle n e peut donc pas naîtr d'une rencontre entre le sensible et les souvenirs. il a bien fallu que l'expériencprésentprî d'abord forme et sens pour rappeler justement ce souvenir et non pas d'autres. en retranchant ces donnée théorique la perception totale. elle en admet les postulats. personne qui voie. De mêm enfin l'illusion du correcteur n e peut êtr comprise comme l a fusion de quelques élémen vraiment lus avec des souvenirs qui viendraient s'y mêle a u point de ne plus s'en distinguer. 72. comme toujours. elle serait insaisissable. On dira qu'elle vient de la mémoire Ainsi s u r u n tabl'eau plat quelques ombres et quelques lumière suffisent à donner u n relief. Comment l'évocatio des souvenirs se ferait-elle sans êtr guidé par l'aspect des donnée proprement sensibles. qui s'est substitué u groupe a s f r . ferme défendpar u n sens contre le pullulement des souvenirs. selon u n raila sonnement sommaire qui est A peu prè celui-ci : l a perception illusoire n e peut s'appuyer sur les a donnéeprésen tes w . dans cet amas de sensations et l'accord de souvenirs. Mais l'expériencpassén e peut apparaîtr qu'aprè coup comme cause de l'illusion. on reconstitue les élémen effectivement vus d'aprhs les mouvements des yeux. et la perception encore bien moins. Car u n e chose perçuesi elle étai composbe d e sensations et de souvenirs. et s i elle est dirigée quoi sert-elle puisque alors le mot a déj a à s structure ou sa physionomie avant de rien prendre a u tré sor de la mémoir C'est évidemmen ? l'analyse des illusions qui a accrédit u projection de souvenirs w . dans les nuages quelques lignes confuses u n cheval. le chat. parce qu'il n'y a. celle-ci ne décri d'aveugles proque cessus qui n e peuvent jamais êtr l'équivalend'une connaissance. n'étanpas fournie par l a vision. L'illusion nous trompe justement e n se w faisant passer pour une perception authentique. Le clivage du dohnà et de l'évoqud'aprè les causes objectives e s t arbitraire.

l'empirisme peut toujours opposer qu'il ne comprend pas. l'esprit. Elles nous cachent d'abord le a monde culturel à ou le a monde humain à dans lequel cependant presque toute notre vie se passe. doit êtr accomplie par chacun et c'est ensuite qu'elle se justifie par l'abondance des phénomèn qu'elle fait comprendre. reprendra-t-il. D'une manihre généra ne on peut rbfuter en décrivan des phénomèn une penséqui s'ignore elle-mêm et qui s'installe dans les choses. Se souvenir n'est pas ramener sous le regard de la conscience un tableau du passÃsubsistant en soi. il lui est présen horizon. son expériencancienne lui est présent sous. Sur ce plan l'empirisme n'est pas rkfutable. les rues. passà et avenir. ces significations sont dérivée a figurev La et le a fond w . spontanémen conforme aux intentions du moment comme aux exd périence antérieures Alors se découvr vrai problèn~ e le la mémoirdans la perception. les processus physico-chimiques plus réel que les formes organiques. une atmosphère un horizon ou si l'on veut des a montages à donné lui qui assignent une situation temporelle. les atomes psychiques de l'empirisme plus réel que les phbnomène perçusles atomes intellectuels que sont les a significations à de l'Ecole de Vienne plus réel que la conscience. pour cette raison même environne et enveloppe toutes ses perceptions. En ce sens. dans la perception de lait. et la docen trine empiriste elle-mêm est bien un essai d'analyse de la conscience. A titre de a paramythia È il est donc utile d'indiquer tout ce que les constructions empiristes rendent incompréhensiblet tous les phénomèn originaux qu'elles masquent. le monde humain n'a de sens que par accident. Mais avant elle ils étaien inaccessibles. Mais si le champ phénomén est bien un monde nouveau. refoulà par les villes. Il . pour l'empirisme. les structures ont plus de sens que n'en peut offrir la qua- a ASSOCIATION à 31 lité ne dois pas m'en tenir A ce témoignagde la consje A cience et je dois les reconstruire théoriquemen l'aide des impressions dont elles expriment les rapports effectifs. altére structure de ses paysages . Pour la plupart d'entre nous. leur puissance magique & lies transferts et A des projections de souvenirs. le présen entre deux horizons d'absence. lià au problèm génér de la conscience perceptive.L ' physionomie. tandis que le fou ne la comprend pas. l'horizon d u passà seraient donc des structures de conscience irréductibleaux qualitéqui apparaissent en elles. qui renverse les rapports du clair et de l'obscur. Les atomes du physicien paraîtron toujours plus réelque la figure historique et qualitative de ce monde. une fois formkes. avec cette différenc qu'elle se comprend elle-mêm et le fou. la perception. c'est s'enfoncer dans l'horizon du passà et en développe de proche en proche les perspectives emboîté jusqu'à ce que les expérience qu'il résum soient comme vécue nouA veau 2i leur place tem~orelle. en associant des impressions extérieures structures que nous avons les conscience de comprendre en allant du tout aux parties. la nature n'est qu'un êtr vague et lointain. telle est la présenc du passà qui rend possible les actes distincts de perception et de remémoration Percevoir n'est pas éprouve une multitude d'impressions qui amèneraienavec elles des souvenirs capables de les compléter c'est voir jaillir d'une constellation de donnée n sens immanent sans lequel aucun appel aux u souvenirs n'est possible. la structure du paysage ou du mot. Il accordera que toute chose s'offre sur un fond qui n'en est pas une. ces mots résumen perspective spatiale et temporelle. Les rapports a figure w et à fond È a chose à et < nonchose à . qui finalement se ramèn A l'effacement d u souvenir ou A celui des impressions marginales.comment. si elle le prend pour thèm de connaissance. et A la description qu'on en fait. Puisqu'il refuse le témoignagde la rbflexion et qu'il engendre. avec la le temps. l'expérienc que nous en avons. au lieu de reconnaître comme source toute proche et comme dernièr instance de nos connaissances A leur sujet. les maisons et surtout par la prcsence des autres hommes. tant que l'on cherchera A construire la figure de ce monde. Mais. dans un acte de remémo ration. L'empirisme gardera toujours la ressource de traiter cet a priori comme le résulta d'une chimie mentale. il n'y a aucun phénomhnque l'on puisse citer comme une preuve cruciale contre lui. ii la chaque instant.la forme d'un horizon qu'elle peut rouvrir. Or. la a chose w et son à entourage È le a prkl'expériencd'une sent à et le a passà w. il n'est jamais absolument ignor6 de la pensé naturelle. les objets a culturels v et les visages doivent leur physionomie. la réflexio est un systèmde pensée aussi fermÃque la folie. mais qu'elle peut aussi laisser a en marge à et qui alors fournit immédiatemenau perç une atmosphèr et une signification présentes champ toujours a la dispoUn sition de la conscience et qui.Percevoir n'est pas se souvenir. Cette conversion du regard. M6me si. Il s'agit de comprendre comment par sa propre vie et sans porter dans un inconscient mythique des matériaude complément conscience peut. l a vie.

le milieu et comme la patrie de nos pensées Le sujet percevant cesse d'êtr un sujet pensant acosmique v et l'action. circulaire OU carrk (1) v. Plus généraleme les objets réelqui ne font pas partie de notre champ visuel ne peuvent plus nous êtr présent que par des images. p. The confus et lointain. le lieu de mon travail ou celui de mon bonheur. La joie et la tristesse. sous le monument celle du ciment qui s'effrite. Il ne peut plus y avoir d'esprit objectif :la vie mentale se retire dans des consciences isolhes et livrée i l a seule introspection. idole der Selbslerkenntnis.32 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE L a ASSOCIATION a ' 33 n'y a rien dans l'aspect sensible d'un paysage. et la ramèn à la condition de simple qualitÃsensible en supposant qu'elle est donné par une image. c'est parce que nous avons constat6 en nous-même la coïncidenc de ces perceptions intérieure avec des signes extérieurqui leur sont associépar les hasards de notre organisation. avant d'apparaîtr noir ou bleu. mêm en intention seulement. Définissan à ou une fois de plus ce que nous percevons par les propriétà physiques e t chimiques des stimuli qui peuvent agir sur nos appareils sensoriels. et c'est pourquoi ils ne sont que des a possibilité permanentes de sensations È Si nous quittons le postulat empiriste de la prioritb des contenus. Growth of the Mind. Mais la nature dont parle l'empirisme est une somme de stimuli et de qualités cette nature-là il est De absurde de prétendr qu'elle soit. dans l'espace humain que composent ceux avec qui je discute ou ceux avec qui je vis. 320. Encore une fois l'empiriste peut toujours construire en assemblant des atomes psychiques des bquivalents approchéde toutes ces structures. mais le monde perç a perdu pour lui la structure originale qui en rend pour le normal les aspects caché aussi certains que les aspects visibles. la volontÃrestent A explorer comme des manihres originales de poser un objet. en vertu d'une définitiophysiologique de la vision. la vivacitk et l'hébétu sont des donnees de l'introspection. et si nous en revêton les paysages ou les autres hommes. Nous aurons donc à redécouvriaussi le monde naturel et son mode d'existence qui ne se confond pas avec celui de l'objet scientifique. le a monde humain s cesse d'êtr une métaphorpour redevenir ce qu'il est en effet. c'estA-dire par une sensation affaiblie. p. . un enregistrement progressif des qualité de leur deroulement le et plus coutumier. puisque a un objet apparatt attrayant ou repoussant. Mais l'inventaire du monde perç dans les chapitres suivants le fera de plus en plus apparaîtr comme une sorte de cécit mentale et comme le systèm le moins capable d'kpuiser l'exp6rience révélà que la réflexiocomprend sa vérit alors subordonnbe en la mettant A sa place. ce phénomè qui enveloppe tout le problèm de la prdsence de l'objet est lui aussi cachà par la philosophie empiriste qui traite cette partie du fond comme invisible. le sentiment. l'objet premier de notre perception : elle est bien postérieurà l'expériencdes objets culturels. (1) SCHELER. alors que pourtant elle le recouvre. la religion dont je saisis pourtant l'essence dans une hésitatio ou dans une réticence cità dont je connais pourtant la la structure dans une attitude de l'agent de ville ou dans le style d'un monument. et le sujet percevant est en face du monde comme le savant en face de ses expériences au contraire Si nous admettons que toutes ces a projections È toutes ces associations È tous ces a transferts à sont fondésur quelque caractèr intrinsèqu de l'objet. ce n'est pas de l'avoir pris pour premier thèm d'analyse. Ce que nous reprochons A l'empirisme. 85. Car il est bien vrai que tout objet culturel renvoie A un fond de nature sur lequel il apparaî qui peut d'ailleurs ktre et (1) KOFFKA. 'Le monde naturel A son tour est défigur pour et les même raisons. l'empirisme exclut de la perception la colèr ou l a douleur que je lis pourtant sur un visage. d'un objet ou à d'un corps qui le prédestin avoir l'air a gai à ou a triste a. Mais l'empirisme ne dbforme pas seulement l'expériencen faisant du monde culturel une illusion alors qu'il est l'aliment de notre existence. vif v ou < morne È a éléga a grossier W . nous sommes libres de reconnaîtr le mode d'existence singulier de l'objet derrièrenous L'enfant hystériququi se retourne u pour voir si derrihre lui le monde est encore là à (1) ne manque pas d'images. au lieu de se dérouler i comme elle le fait apparemment. qu'il soit vu sous la figure. Que le fond continue sous la figure. sous le personnage celle de l'acteur qui se fatigue. La perception ainsi appauvrie devient une pure opératiode connaissance. ou plutô elle est l'un d'eux. Notre perception pressent sous le tableau la présencprochaine de la toile.

La cire est depuis le débu fragment d'étendu un flexible et muable. au sens oà l'on dit qu'un homme évanourevient A soi. il lui suffit de revenir A soi. il faut que l'objet perç renferme déj la structure intelligible qu'elle dkgage. Si la conscience trouve le cercle géométriq dans la physionomie circulaire d'une assiette. IX.L a ATTENTION w ET LE ' a JUGEMENT à 35 III. 25. simplement je le sais clairement ou confusémena selon que mon attention se porte plus ou moins aux choses qui sont en elle et dont elle est composé (1). Pour prendre possession du savoir attentif. il faudrait montrer comment une perception éveill l'attention. Puisque le a Bemerken .w ou le a take notice w n'est pas cause efficace des idée qu'il fait apparaître est le mêm dans tous il les actes d'attention.Systinie des Beaux-Arts. Nous n'avons pas à analyser l'acte d'attention comme passage de la confusion à la clarté parce que la confusion n'est rien. il peut seulement nous faire croire que nous le voyons. Le sujet empiriste. par exemple A travers u n tube de carton ou une lunette. La lune A l'horizon n'est pas et n'est pas vue plus grosse qu'au zénit:si nous la regardons attentivement. le monde objectif qui n'est premier ni selon le temps ni selon son sens. . l'un et l'autre sont incapables d'exprimer la manièr particulièr dont la conscience perceptive constitue son objet.ne peut recevoir qu'une libertà absolue. comme disait A peu prè Malebranche. Tous deux gardent leur distance à l'égarde la perception au lieu d'y adhérer On pourrait le montrer en étudian l'histoire du concept d'attention.et c'est la raison d'êtr d'une théoride l'attention. L'un et l'autre prennent pour objet d'analyse. c'est qu'elle l'y avait déj mis. Il faudrait dkcrire une connexion interne et l'empi- risme ne dispose que de connexions externes. En réalità n'est pas l'empirisme seul ce que nous visions. les seuls objets dont on puisse parler sont ceux de la conscience éveillé avons Nous bien avec nous u n principe constant de distraction et de vertige qui est notre corps. Il faut maintenant faire voir que son antithès intellectualiste se place sur le mêm terrain que lui. Il se dédui pour l'empirisme de 1' 4 hypothès de constance È c'est-à -dire comme nous l'avons explique. . dè de qu'on lui accorde une initiative. . (1) IP Méditation AT. Réciproquement perception inattentive ou délirantest la u n demi-sommeil. comme la lumièr du projecteur est la mêm quel que soit le paysage hclairéL'attention est donc un pouvoir génér inconditionnà en ce sens qu'A et chaque moment elle peut se porter indifféremmen tous sur les contenus de conscience. Ainsi la philosophie n'a pas à faire éta d'un prestige de l'apparence. L'acte d'attention ne cré donc rien. p. qui fait jaillir justement les perceptions ou les idée capables de rhpondre aux questions que je me posais. (2) ALAIN. 343. Elle ne peut se décrirque par des néga tions. puis comment l'attention la développ l'enriet chit. elle ne fait pas succéde fortuitement un tableau à un autre tableau. il ne peut que juxtaposer des état conscience. L'intellectualisme part au contraire de la féconditde l'attention : puisque j'ai conscience d'obtenir par elle la véritde l'objet.u'ici mené contre l'empirisme. son objet est sans consistance. Partout stérile elle ne saurait Pour la relier A la vie de la consêtr nulle part intéressde cience. La conscience pure et débarrassà des obstacles qu'elle consentait ii se créer monde vrai sans le aucun mélangde rêveri sont à la disposition de chacun. Mêm si ce que nous percevons ne répon pas aux propriétà objectives du stimulus. nous verrons que son diamktre apparent reste constant (2). l'hypothès de constance oblige & admettre que les a sensations normales w sont ukjA là Il faut donc qu'elles soient inaperçueset l'on appellera attention la fonction qui les révèl comme un projecteur éclair des objets préexistant dans l'ombre. p. La perception distraite ne contient rien de plus et mêm rien d'autre que la perception attentive.L 4 ATTENTION ' à ET LE a JUGEMENT à La discussion des préjugà classiques a ét jus(. La conscience ne commence d'êtr qu'en déterminan un objet et mêm les fantôme d'une a expérienc interne à ne sont possibles que par emprunt à l'expériencexterne. de la prioritk du monde objectif. Le nouvel aspect de l'objet se subordonne l'ancien et exprime tout ce qu'il voulait dire. Mais notre corps n'a pas le pouvoir de nous faire voir ce qui n'est pas . Puisque j'éprouv dans l'attention un éciaircisse à ment dq l'objet. et c'est un miracle naturel. .

. Il ne s'agit en réalitni de la destruction d'un ou plusieurs à signes locaux W . pp. L'attention comme activitk gbnkrale et formelle n'existe donc (1) J STEIN. et la critique de 1' hypothès de constance w va s'approfondir en une critique de la croyance dogmatique a u c monde w pris comme r6alitb en soi dans l'empirisme et comme terme immanent de la connaissance dans l'intellectualisme. l'acte d'atlention peut fixer et objectiver cet invariant parce qu'il a pris du recul & l'kgard des changements de l'apparence. L'attention suppose d'abord une transformation du champ mental. L'empirisme ne voit pas que nous avons besoin de savoir ce que nous cherchons.Ueber die Verânderange der Sinnesleistungen and die Entstehung von Trugwahrnehmungen. p. oà des mouvements de l'organe explorateur. Comment un objet actuel entre tous pourrait-il exciter un acte d'attention. Ce c'est la contingence des occasions de penser. Philosophie der symbolischen Formen. Head parlait sommairement d'un à affaiblissement local de l'attention B. Phünoiaeaolugi Erkenntnis. III. les deux doctrines ont donc en commun cette idéque l'attention ne crbe rien puisqu'un monde d'impressions en soi ou un univers de pensédéterminant son! égalemen soustraits A l'action de l'esprit. puisque la conscience les a tous 7 Ce qui manquait a l'empirisme. l'analyse de l'attention chez les psychologues acquiert la valeur d'une prise de conscience. Ils s'accordent en ce que ni l'un ni l'autre ne saisit la conscience en train d'apprendre. que l'on puisse c dominer w (Ueberschauen). Contre cette conception d'un sujet oisif. comme dans la conscience empiriste qui ne constitue rien. La conscience perceptive est confondue avec les formes exactes de la conscience scientifique et l'indéterminn'entre pas dans la définitiode l'esprit. La condition premibre du trouble est une dksagrkgation du champ sensoriel qui ne reste plus fixe pendant que le sujet perçoitbouge en suivant les mouvements d'exploration et se rétrbci pendant qu'on l'interroge (1). o h des kvolutions de la penske soient possibles sans que la conscience perde $ mesure son acquis et se perde elle-meme dans les transformations qu'elle provoque. Soit l'acte d'attention par lequel je précisl'emplacement d'un point de mon corps que l'on touche. c'étaila connexion interne de l'objet et de l'acte qu'il déclenche qui manque A l'intellectualisme. dans les deux cas la constitution de l'objet est passésous silence. mais déjdéterminé est qui l'attention même Que l'attention obtienne ce qu'elle cherche par un miracle renouvelà ou qu'elle le possèd d'avance. perceptif ou mental.36 PHBNOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION 11 n'y a donc pas de vie priv6e de la conscience et la conscience n'a d'obstacle que le chaos.. et l'on remplace encore une fois par des actes vides de de l'attention a les modes et les directions spécifique l'intention w (l). ne fait éta cette ignorance circonscrite. Mais. e t l'intellectualisme ne voit pas que nous av-ms besoin d'ignorer ce que nous cherchons. et dans le second cas trop riche pour qu'aucun phénomhn puisse la solliciter. Qu'il soit une somme de qualité un systèm de ou relations. Il redevient donc une lumièr qui ne se diversifie pas avec les objets qu'elle bclaire. parce qu'elle n'y a rien à faire. de cette de intention à vide w encore. La premi&re opkration de l'attention est donc de se crker un champ. inefficace. parce que aucun cadre spatial fixe ne subsiste d'une perception & l'autre. mais pas encore de position univoque. Malgrà les intentions de (1) CASSIRER. tel qu'il émergA la conscience. impersonnel. Un emplacement vague. 200. La position prbcise du point touch6 sera l'invariant des sentiments divers que j'en ai selon l'orientation de mes membres et de mon corps. La conscience n'est pas moins intimement liéaux objets dont elle se distrait qu'a ceux auxquels elle s'intéresse le surplus de clartà de l'acte d'attenet tion n'inaugure aucun rapport nouveau. Dans le premier cas la conscience est trop pauvre. ni de la défaillanc d'un pouvoir secondaire d'apprkhension. l'attention reste u n pouvoir abstrait. vérit pour u n noment de m a vie et de mon savoir. 362 et 383. puisque plusieurs points d u corps touchbs ensemble ne sont pas confondus par le sujet. qui n'est rien. comme le Bemerken des empiristes l'étai parce que tous les objets lui étaien transcendants. dans une conscience qui constitue tout. une nouvelle manièr pour la conscience d'êtr présentA ses objets. der l'intellectualisme. L'analyse de certains troubles d'origine centrale qui rendent impossible la localisation rkvble l'opératio profonde de la conscience. t. Enfin l'acte d'attention est inconditionné puisqu'il a indifféremmen tous les objets a sa disposition. sans quoi nous ne le chercherions pas. ou plut& qui eternellement possèd la structure intelligible de tous ses objets. et non pas imparfait. sans quoi de nouveau nous ne le chercherions pas. transparent. dè qu'il est il faut qu'il soit pur. ce phknom6ne contradiotoire rkvhle un espace prbobjectit' ou il y a bien de l'extension.

' a ATTENTION à ET LE c JUGEMENT à 39 pas (1).. Il y a dans chaque cas une certaine libertà A acqué rir. Le monde exact. d'apercevoir le monde des couleurs comme une formation seconde. qui se. mais la constitution de active d'un objet nouveau qui explicite et thématisce qui n'étaioffert jusque là qu'à titre d'horizon indéterminà En mêni temps qu'il met en marche l'attention. pp. dans la suite. 16. STEIN. L'enfant devait bien voir du vert lA oà il y en a. C'est prkcisémen la structure originale qu'elles apportent qui fait apparaîtr l'identità d e l'objet avant et aprè l'acte d'attention. Enlwickelung der FarbenwahrnehZur muno. mais comme leur fin immanente. les egalité arithmétiqueapparaissent comme des variétà e d la mêm Cquation. on sait depuis longtemps que pendant les neuf premiers mois de la vie. Ce passage de l'indétermina u déterminà cette reprise à chaque instant de s a propre histoire dans l'unit15 d'un sens nouveau. p. PETERS. Si la lune A l'horizon ne me paraî plus grosse qu'au zénith pas quand je la regarde à la lunette ou a travers u n tube de carton.1. Faire attention. Une - (1) E. (2) V A L ~ R YIntroduction à la poétiquep. L'empirisme le croit parce qu'il n e s'occupe pas de ce que l'on voit. que par le sens encore ambigu qu'il lui offre A déterminer i bien qu'il en est le a motif à (1) et non p a s s la cause. 40. (5) KOFFKA. 35 sqq. il faut qu'il soit (1) E. les enfants n e distinguent que globalement le colorà et l'achromatique . 152-153. f (4) KÃŽHLERUeber unbemerkle Empfindungen p. Mais du moins l'acte d'attention se trouve enracink d a n s la vie de la conscience. Perception.Beitrüg zur philosophischen Begriindung der Psychologie und der Geisteswissenschaften. P a r exemple. d'une creation. 561 et suivantes. a u contraire. les plages colorées'articulent en teintes a chaudes à e t teintes a froides È et enfin on arrive a u détai des couleurs.. S!jstèm des Beaux-Arts.bornerait A rappeler un savoir déj acquis. puisqu'une attention seconde. Mais les psychologues (2) admettaient que seule l'ignorance ou la confusion des noms empêch l'enfant de distinguer les couleurs. p. nous renverrait A l'acquisition. Il ne suscite 1' a événeme transformera. Si le monde doit êtr possible. entierement déterminà encore posÃd'abord. O r c'est sur le modèl de ces actes originaires que doit êtr conçu l'attention. c'est la pensémême a L'Å“uvr d e l'esprit n'existe qu'en acte (2) È Le résulta l'acte d'atde tention n'est pas dans son commencement. non plus sans doute est comme la cause de nos perceptions. RUBIN. 343. un certain espace mental a ménager Reste ? faire i paraitre l'objet mêni de l'attention. (3) Comme le fait ALAIN. mais de ce que l'on doit voir d'aprè l'image rétinienne L'intellectualisme le croit parce qu'il décri perception de fait d'aprè les donnéede la la perception analytique à et attentive oà la lune en eflet reprend son vrai diamètr apparent. on n e peut pas en conclure (3) qu'en vision libre aussi l'apparence est invariable. 52.. (2) Cf par ex. ce n'est pas seulement éclaire davantage des donnkes préexis tantes. Il s'agit la. La premièr perception des couleurs proprement dites est donc u n changement de structure de la conscience (4). pp. l'btablisscment d'une nouvelle dimension de l'expérience déploie le ment d'un a priori. . Ainsi l'attention n'est ni une association d'images. et les donnéeanterieures apparaissent comme des prépara ions de la qualité Une fois acquise l'idéd'kquation. Die h'ichtexistenz der Aufmerksamkeit. c'est réaliseen elles une articulation nouvelle en les prenant pour figures (5). et l'on comprend enfin qu'elle sorte d e s a libertà d'indifférencpour se donner u n objet actuel. fois acquise la couleur qualité seulement grâc A elle. n i le retour A soi d'une pensédéjmaîtress ses objets. . C'est justement en bouleversant les donnéeque l'acte d'attention se relie aux actes antérieur t e l'unità de la conscience se construit ainsi de proche en proche par une a synthès de transition È Le miracle de la conscience est de faire apparaîtr par l'attention des ph& nomknes qui rétablissen l'unità de l'objet dans une dimension nouvelle a u moment oà ils la brisent. a la lettre. elles constituent vraiment de nouvelles régiondans le monde total. fondé s u r une séri de distinctioas physionomiques à : celle des teintes a chaudes à e t des teintes a froides È celle d u à colorà à et du a non-color6 È Nous ne pouvons comparer ces phénomèn tiennent lieu qui de la couleur chez l'enfant. . Elles n e sont préformé que comme des horizons. A aucune qualità déterminé et de mêm les couleurs a étrange du malade ne peuvent à êtr identifiéeA aucune des couleurs d u spectre (3). l'objet est A chaque instant ressaisi et posà à nouveau sous s a dépen connaissant à qui le dance. (3) C supra p. il n e lui manquait que (l'y faire attention et d'appréhendeses propres phénomène C'est que les psychologues n'étaien parvenus a se représente moade pas un ou les couleurs soient indéterminée couleur qui n e suit une pas une qualità précise critique de ces préjugà La permet.

pp. bien qu'elle n e soit reçuque comme la limite de la conscience et ne serve qu'A manifester une puissance de liaison dont el!e est l'opposk. il n'y a plus de cire quand toutes les propriétà sensibles ont disparu. Les sur hommes que je vois d'une fenêtr sont caché par leur chapeau et par leur manteau et leur image ne peut se peindre s u r m a rbtine. C FINK. e t c'est la science qui suppose là quelque matièr qui se conserve. È AT. p. qui est. IX. L a vision une fois dkfinie à la manièr empiriste comme la possession d'une qualità inscrite par le stimulus s u r le corps (31. au-delà de l'objet perç et ne dbfinit que la cire du physicien. L'intellectualisme se proposait bien de découvri par rkflexion la structure de la perception. puisqu'elle donne i (1) Cf HUSSERL. p. à ALAIN. Formalismus in der Der Ethik.. La sensation n'est plus supposé comme klkment rkel de la conscience. et cependant que vois-je de cette fenêtre sinon des cliapeaux et des manteaux qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressort 7 Mais je juge que ce sont de vrais hommes. le contact n'est pas néces sairement pris avec les opération effectives de la conscience. la moindre illusion. p.. et la saveur. Le jugement est souvent introduit comme ce qui manque à la sensation pour rendre possible une perception.) et l'homme de Hobbes avait besoin d'une raison pratique . Il faut mettre la conscience en présenccle s a vie irréfléch dans les choses et l'kveiller à sa propre histoire qu'elle oubliait. La célèb analyse du morceau de cire saute de qualité comme l'odeur. Pour la perception. Mais (1) On verra mieux dans les pages qui suivent en quoi la philosophie kantienne est. c'est là le vrai rôl de la rkflexion philosophique et c'est ainsi qu'on arrive à une vraie thkorie de l'attention. je juge qu'ils sont là (2). 62. on les perd de vue parce qu'il faut des déterminationde l'ordre prédicati pour lier des qualité tout objectives et fermée soi. à la puissance d'une infinità de formes e t de positions. ph6nomenologische Philosophie Husserls in der gegenwürtige Kritik. s a couleur mate qui annonce la mollesse. le relief semble sauter aux yeux . L'intellectualisme vit de la rkfutation de l'empirisme et le jugement y a souvent pour fonction d'annuler la dispersion possible des sensations (2). 19. philoune f Die sophie < mondaine à et dogmatique.. retombe a une fonction généra de liaison indifférentà ses objets ou mêm redevienne une force psychique décelablpar ses effets. 531 et suivantes. Je ne les vois donc pas. dans cette rkduction à l'absurde. il est pourtant conclu d'une apparence qui ne ressemble nullement à un relief. (3) Ici encore. p. Quand je regarde librement. son a horizon inté rieur à (1) d e variation possible selon la forme et selon la grandeur. sa permanence qui n'est pas encore l'identitk exacte de la science. comme le de dit si fortement la déductiotranscendentale (1). A I N (ibid.40 PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE Ls< ATTENTION à ET L E < JUGEMENT a 41 impliquk dans la premièr ébauch conscience. (2) a La Nature de Hume avait besoin d'une raison kantienne (.Méditation IP a . Erfahrung und Urteil par exemple. on le fait en repass a n t s u r le pointillt? des sensations. c'est à savoir d'une différencentre les apparences des même choses pour chacun de nos yeux. elle... à en chercher le premier jaillissement à la conscience. au lieu de l'expliquer par le jeu combink des forces associatives et de l'attention. Je ne manque pas de dire que je vois des hommes tout de mêm que je dis que je vois de la cire. Il reste possible que la théoride la perception. p. les parties du champ agissent les unes sur les autres et motivent cette énorm lune A l'horizon.MHOI.TZon l'hypothés de constance est toujours sous-entendue et o i ~le jugement n'intervient que pour combler les lacunes de l'explication physiologique. à nous demander comment l'idémêm du monde ou de la véritexacte est possible. L'analyse rkflexive s'ktablil en poussant jusqu'A leurs conskquences les thbses rkaliste e t empiriste et e n dkmontrant par l'absurde l'antithkse. p. enfin la structure perceptive de l'objet. Mais lorsqu'on veut dessiner la structure de la perception. C encore ibid. La réflexiopsychologique nous oblige a u contraire à replacer le monde exact dans son berceau de conscience. pour parler comme HUSSERL. aboutisse par compensation à u n concept vide. 17) renvoie à l'Optique physiologique de HEI. 172. E t c'est pourquoi la lune ne doit jamais apparaîtrplus grosse qu'elle n'est à l'horizon. mais son regard sur la perception n'est pas encore direct. contre-partie de la sensation pure. Quatre-vini~tun chapitres sur l'esprit et les passions. L'analyse se trouve dominke par cette notion empiriste. la couleur. à SCHELER. et que le jugement. dans l'attitude naturelle. 23 : < Il est assez évi f (2) DESCARTES. si elle part idkalement d'une intuition aveugle. On le verra mieux en examinant le rdle que joue dans son analyse la notion de jugement. La cire perçu à elle-même avec sa manièr originale d'exister. kantienne si l'une et l'autre devaient se rapprocher de i'expbrience naturelle effective. . 25. cette grandeur sans mesure qui est pourtant une grandeur. D'ailleurs A I . s a mollesse qui annonce un bruit sourd quand je la frapperai.

justement. il redevient une simple sctività logique de conclusion (1). ibid. il vise à connaîtr quelque chose d e valable pour moi-mêm à tous les moments de m a vie e t pour les autres esprits existants ou possibles. Quatre-vingt-un chapitres. c'est que je construis à l'aide des deux images l'idé d'un objet unique à distance (2). Par l& nous sommes entraînà hors de la réflexioet nous construisons la perception a u lieu d'en révél fonctionnement le propre. ibid. sentir. a u contraire.a J'ai connu quelqu'un. c'est-&-dire partout. Mais aussi le jugement. 1GO. 18. La perception devient une a interprktation D des signes que la sensibilità fournit conformémen aux s i u i corporels (3). interprbtation en apparence immédiate mais en rkalite acquise par l'habitude. si ce n'est pour en tirer des connaissances concernant la distance ou le relief de l'objet unique que nous percevons par Célèbr Leçonsp. pp. p.. . chercher d'abord quelles sont les sensations éléme taires qui appartiennent à la nature de l'esprit humain. conclu. corrigépar le raisonnement (..a u lieu d'être. il suffit pourtant de fixer les yeux sur un objet assez rapprochà comme un crayon pour que les images des objets éloignà dédoublen se aussitôà (Quatre-vingt-un Chapitres. s'étonn de découvridans la perception de la distance des relations antérieureà toute estimation.. (2) a Nous voyons les objets doubles parce que nous avons deux yeux. (4) Id. Mais cela n'est pas proprement évident c'est-à -dir attestà par la conscience. Comme j'ai deux yeux. le corps humain nous représentcette nature. n e dépendan Le relief est (1) Cf pan exemple ALAIN. p. leur moyen. . 15 : a pensk. 23 24). à Ibid.. Et en génér . chargà de fournir ce que n e fournit pas le - dent pour cet horizon de forêt que la vue nous le présent non pas kloignÃmais bleuâtrepar l'interposition des couches d'air. . Cela ne prouve pas qu'elles fussent doubles auparavant. nous manquons encore une fois l'opératioprimordiale qui imprègn d'un sens-le sensible et que présuppos toute médiatio logique comme toute causalità psychologique. et cet exemple qui paraissait fait pour montrer l'aspect sensible de l'illusion sert a u contraire & montrer qu'il n'y a pas de connaissance sensible et que l'on sent comme l'on juge (2). 105. e II faut. (3) a La perception est une interprétatiode l'intuition primitive. p.4? PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE L a ATTENTION à ET LE ' a JUGEMENT à 43 l'objet des propriétà qu'il n'a pas sur m a rétine suffit & établique la perception est un jugement (1). On reconnaî prble jugà de la loi de constance qui exige que les phénomene correspondant aux impressions corporelles soient donnbs mêm la ou on ne les constate pas. introduit pour expliquer l'exchs de la perception sur les impressions rétiniennes au lieu d'êtr l'acte mêm de percevoir saisi de l'intérieupar une réflexioauthentique. redevient un simple a facteur à de la perception. 14. et si je n'en perçoiqu'un. parce que le jugement est partout oh n'est pas la pure sensation. Il en résultque l'analyse intellectualiste finit p a r rendre incompréhensibleles phénomèn perceptifs qu'elle est faite pour éclairer Pendant que le jugement perd s a fonction constituante et devient u n principe explicatif. puisque la moindre vision dépassl'impression pure et rentre ainsi sous la rubrique généra a judu gement È Entre le sentir et le jugement. juge ou comme on voudra dire >. Le témoi gtuge des phénomèn donc partout récusà grande sera Une boît carton m e paraî de plus lourde qu'une petite boît faite d u mêm carton et. Mais l'alternative de la sensation et du jugement oblige A dire que le changement d e la figure. Mêm si je sais qu'il peut êtr vu de deux façonsil arrive que la ligure se refuse & changer de structure et que mon savoir ait & attendre s a réalisatiointuitive. Le jugement est pour elle une prise de position. dit ALAIN. Ici encore on devrait conclure que juger n'est pas percevoir. à Cela va de soi si l'on défini vision par son stimulus corporel la ou par la possession d'une qualité car alors elle peut nous donner le bleu et non la distance qui est un rapport. p. (2) ALAIN. Quatre-vingt-un chapitres. c'est se remettre & l'apparence sans chercher & la posséde à en savoir la vérità et Cette distinction s'efface dans l'intellectualisme. D LAGNEAU. 158. mais nous ne faisons pas attention a ces images doubles. p. il faud r a donc dire que la boît n'est pas sentie mais jugéplus lourde..) È LAQNEAU Cilibres Leçonsp. Mais l'intellectualisme délimitle sentir par l'action sur mon corps d'un stimulus réel Comme ici il n'y en a pas. A toute conclusion. à tout calcul. Un cube dessine sur le papier change d'al!ure selon qu'il est vu d'un côt et par dessus ou de l'autre côt et par dessous. je devrais voir l'objet double. & m'en tenir aux phénomenes je dirais que je la sens d'avance pesante dans m a main.. La conscience. l'expérienccomm u n e fait une différenc bien claire. 75. u n e < hytml pothès à que l'esprit fait pour a s'expliquer ses impressions à (4). corps. (1) a Ce qui prouve qu'ici je juge.un activith transcendentale.qui ne voulait pas admettre que nos yeux nous présentendeux images de chaque chose. les mots de a voir È a entendre È a sentir à perdent toute signification. c'est que les peintres savent bien me donner cette perception d'un montagne lointaine en imitant les apparences sur une toile. à ALAIN.

a La question devrait s'imposer :comment se fait-il qu'il soit si difficile dans l'illusion de Zollner de comparer isolémen droites m2les mes qui doivent êtr comparéeselon la consigne donné ? D'oà vient qu'elles refusent ainsi de se laisser sépare des lignes auxiliaires (5) ? I l faudrait reconnaîtr qu'en rece- vant des lignes auxiliaires. On construit l'illusion. n e peut dépendr que d'un changement dans l'interprétatio et qu'enfin a la conception de l'esprit modifie la perception mêm à (l). Célèbr Leçons pp. et fait reparaîtr problèm de la perle ception. 32. p. C'est elle en mêm temps qui rend u n sens a u mot a voir à en deç du jugement. c'est saisir un sens immanent a u sensible avant tout jugement. Plus généraleme est aveuil gle pour le mode d'existence et de coexistence des objets perçuspour la vie qui traverse le champ visuel et en relie secrètemenles parties. c'est-à -dir dans le milieu que nous constituons par des mesures. je me trompe s u r l a consigne. par ALAIN. cette transformation du phénomè qui motive le jugement faux et qui est pour ainsi dire derrièr lui. 132 (2) ALAIN.nent équivalentes (1) LAGNEAU. il est impossible de les voir obliques si on les fixe. 69. on n e la comprend pas.. . et 128. 15. adhérentà la figure.Systèm des Beaux-Arts. et comme la différenc n'est pas dans la forme du jugement mais dans le texte sensible qu'il met en forme. Dans l~illusion Zollner. Mais cette analyse suppose a u moins idéalemen une couche d'impression oà les lignes principales seraient parallèle comme elles le sont dans le monde.Mais un trait isolé comme phénomè aussi comme éléme et fonctionnel. Il resterait A savoir pourquoi je m e trompe s u r la consigne. Le jugement dans ce sens trè génér tout formel n'explique la perception et vraie ou fausse que s'il se guide sur l'organisation spontanée t s u r la configuration particulièr des phénomène Il est bien vrai que l'illusion consiste h engager les élémen principaux de la figure dans des relations auxiliaires qui brisent le parallélismeMais pourquoi le brisent-elles ? Pourquoi deux droites jusque lh parallèle cessent-elles de faire couple et sont-elles entraîné une position oblidans que par l'entourage immédia qu'on leur donne ? Tout s e passe comme si elles ne faisaient plus partie du mêm monde. L'intellectualisme ramèn le phénomèA une simple erreur : tout vient de ce que je fais intervenir les lignes auxiliaires et leur rapport avec les lignes principales. a l'apparence prend forme e t sens a u commandement à (2). est autre chose que le côt d'un rectangle. 134. Deux obliques véritable sont située dans le mêm espace qui est l'espace objectif. C'est quand nous les quittons d u regard qu'elles tendent sourdement vers ce nouveau rapport. au lieu de comparer les lignes principales elles-mêmes Au fond. comment distinguer la perception vraie de la perception fausse? Comment pourra-t-on dire aprè cela que l'l~allucinÃou le fou a croient voir ce qu'ils n e voient point à (3) ? Ou sera la différenc entre a voir à et a croire qu'on voit à ? Si l'on réponque l'homme sain ne juge que d'aprè des signes suffisants et sur une matièr pleine. a u delà de la qualità ou de l'impression. p. 533 : u On est tentà de dire :le côt d'un rectangle est pourtant bien un trait. Ibid. restent constants. comme les stimuli. Or si l'on voit ce que l'on juge. et avec elle le jugement qui donne la seconde. Psychologie. Pour nous borner à une le propriétà c6tà d'un rectangle a une face intérieuret une face extérieure trait isolà par contre a deux faces absolule à . p. cit6 ( 4 ) Cf par exemple LAGNEAU. Mais celles-ci ne s'inclinent pas en acte l'une sur l'autre. c'est donc qu'il y a une différencentre le jugement motivà de la perception vraie et le jugement vide de la perception fausse. L'intellectualisme n e peut faire comprendre ni ce phénomèn d'ailleurs l'imini tation qu'en donne l'illusion. Il y a là en deç des rapports objectifs. (3) MONTAIGNE. Le phénomède la perception vraie offre donc une signification inhérent aux signes et dont le jugement n'est que l'expression facultative. ce n'est pas juger. Célèbr Leçonsp. qui l'oppose A imaginer. Or. la premièr phase est de pure conjecture.L' a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à 45 pas des a élémen sensibles È qui. (5) KÃŽHLER Veber unbemerkte Empfindungen und Urteilstà uschungen p.et une op& ration seconde qui modifie les impressions en faisant intervenir les lignes auxiliaires et fausse ainsi le rapport des lignes principales. Si l'on convient d'appeler jugement toute perception d'un rapport et de réserve nom de vision à l'impresle sion ponctuelle. et je compare les deux ensembles a u lieu d'en comparer les élémen principaux (4). les lignes principales ont cesse d'êtr des parallèles qu'elles ont perdu ce sens-là pour en acqukrir u n autre. que les lignes auxiliaires importent dans désormai la figure une signification nouvelle qui y traîn et ne peut plus en êtr détachà C'est celte signification (1). . . percevoir dans le plein sens d u mot. il est s à » que l'illusion est u n jugement. une syntaxe perceptive qui s'ar(1) Cf KOFFKA. je a vois w de les lignes principales inclinéel'une sur l'autre.

qui non seulement découvr le le sens qu'elles ont mais encore fait . avec la constellation des données sens qui les relie. L a conception du jugement comme force psychique ou comme médiatiologique et la théoride la perception comme u interprétatio . en particulier de la connaissance scientifique. d'ailleurs naturelle. Elle est la manièr nécessairet nbcessairement trompeuse dont un esprit se "eprésent sa propre histoire (1).46 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à ' 47 ticule selon ses règle propres : la rupture des relations anciennes et l'établissemende relations nouvelles.ét ou je suis comme une chose. mais la perception n'est nulle part.n'est en effet qu'une contre-partie de l'empirisme. en est en réalit le commencement. est 1' u effet dernier w de la connaissance. Or ici les donnée problèm n e sont pas anté du rieures às a solution. et puisque je sais ou je suis et me vois moi-mêm au milieu des choses. La chose est en u n lieu. Son incarnation n'offre aucun caractèr positif dont il y ait à rendre compte (1) a Quand nous avons acquis cette notion. celle d'une actività simplement logique. C'est selon le monde ou selon l'opinion que la perception peut apparaîtr comme une interprétation Pour la conscience elle-mêm comment seraitelle u n raisonnement puisqu'il n'y a pas de sensations qui puissent lui servir de prémisses une interprétatiopuisqu'il n'y a rien avant elle qui soit à interpréterEn mêm temps qu'on depasse ainsi. nous voulons exprimer qu'elles ne sont pss notre œuvr absolument. Il est bien vrai que ce sont des relations inséré dans une configuration d'ensemble qui enveloppe d'ailleurs le poids et la couleur eux-mêmes Mais il n'est pas vrai que cette configuration soit construite par une u inspection de l'esprit D. On ne peut commencer que dans l'attitude naturelle. par laquelle nous nous reprksentons l'antériorit de la sensation par r:ipport à la connaissance. les objections que nous faisions fout à l'heure disparaissent. réfléchissa nos percepsur tions. à LAQNEAU. . par la connaissance scientifique et par la réflexion nous semble que ce il qui est l'effet dernier de la connaissance. Ce serait dire que l'esprit parcourt des impressions isoléeet dé couvre de proche en proche le sens du tout. et c'est par une illusion. pris dans le monde. le jugement. car si elle étai sitube elle ne pourrait faire exister pour elle-mêm les autres choses. Nous demandions ce que c'est que voir ou que sentir. ce qui distingue du concept cette connaissance encore prise dans son objet.qu'elles aient un sens. La perception est donc la penséde percevoir. ibid. puisqu'elle reposerait en soi à la manièr des choses. Fausse ou vraie. Célèbr Leçonsp. que nous la mettons au débu la croyons antkricure à la connaiset (1) u A vrai dire la pure impression est conçu et non pas sentie. qui a servi de point de la depart. Il est bien vrai que la distance d'un objet ou son relief ne sont pas des propriétà de l'objet comme sa couleur ou son poids. 119. est une construction de l'esprit. inhérent A u n point du temps et de l'espace. situ6 ici et maintenant. est définitivemen dbasske.cet intellectualisme w. c'est ainsi que la perception doit d'abord se constituer pour qu'une prédicatiosoit possible. Tout ce qui existe existe comme chose ou comme conscience. mais il préparune prise de conscience 'véri 'table. à Id. & savoir qu'elle exprime le rapport d'un êtr avec les autres. si je ne pensais moimêm ce rapport spatial et n'échappaiainsi h l'inhérenc au moment mêm ou je me la représenteSaurais-je que je suis pris dans le monde et que j'y suis situé j'y étai si &ais vraiment pris et situ� J e me bornerais alors à . e t il n'y a pas de milieu. un êtr singulier qui ne résidnulle part et peut se rendre présen partout en intention. Mais chacun de ces mots quand j'y réfléch dépourvde sens et ne pose donc aucun proest blèm : m'apercevrais-je à entourà par mon corps à si je n'étaien lui aussi bien qu'en moi. . Il est vrai que ces critiques ne portent que contre les dkbuts de l'analyse réflexive l'intellectualisme pourrait et répondr qu'on est bien obligà de parler d'abord le langage d u sens commun. La pure sensation. jusqu'à ce que la dialectique interne de ces postulats les détruise perception une fois comprise La comme interprétation sensation. des psychologues . définipar l'action des stimuli sur notre corps. C'est u n fait que je me crois d'abord entourà par mon corps. toute conscience perceptive étan déjau delà La sensation n'est pas sentie (1) et la conscience est toujours conscience d'un objet. Mais la réflexiomontre qu'il n'y a là rien à comprendre. n'expriment que le résulta cette opératioprode fonde et en sont le constat final. avec ses postulats. c'est que je suis une conscience. comme le savant déterminles inconnues en fonction des donnéed u problkme. mais c'est là une illusion. sance. Cette idéd u temps. avec l'idéde sensation. Elle appartient au domaine du constituà et non pas A l'esprit constituant. Nous arrivons à la sensation lorsque. et la perception est justement cet acte qui cré d'un seul coup.

le signe sensible et sa signification ne sont pas mêm idéalemen séparables Un objet est u n organisme de couleurs. tout se ramèn A mon ignorance de moi-même à mon pouvoir tout négati ne pas réfléchi cette ignorance à son tour de Mais comment est-elle possible? Répondr qu'elle n'est jamais. mais cette seconde idé vaut juste autant que la premièr et ne se soutient que contre elle. selon laquelle toute perception est une intellection confuse. on partait d'un monde de en soi qui agissait sur nos yeux pour se faire voir de nous. l'évidenc mienne à celle d'autrui.L' et son eccéit n'est que l'ignorance oà elle est d'elle-même L'analyse réflexivdevient une doctrine purement régres sive. comme disait Spinoza. des a conséquence sans prémisse È l'inhérencde la conscience A un point de vue. d'apparences tactiles qui se symbolisent et se modifient l'un l'autre et s'accordent l'un avec l'autre selon une logique réellque la science a pour fonc-' tion d'expliciter et dont elle est bien loin d'avoir achevà l'analyse. toute déterminatioune négationElle supprime ainsi tous les problème sauf un :celui de son propre commencement. Ce passage de la thès A l'antithèsece renversement du pour au contre qui est le procéd constant de l'intellectualisme laissent subsister sans changement le point de dépar l'analyse. c'est-à dire par elle. et de la il passe à une conscience de l'objet qui en posséderai loi ou le secret et qui de ce fait la ôterai sa contingence au développemen l'expérienc et de a l'objet son style perceptif. mais la nature mêm de ce monde n'est pas changé: il est toujours défin par l'extériorit absolue des parties et seulement doublà sur toute son étendud'une penséqui le porte. avant toute parole. passe peu A peu du a voir w a u a savoir w et obtient l'unità de sa propre vie. Dans la perception effective et prise A l'éta naissant. mais au contraire une forme d'inconscience. Nous n'aurpns qu'une essence abstraite de la conscience tant que nous n'aurons pas suivi le mouvement effectif par lequel elle ressaisit A chaque moment ses démarches les contracte et les fixe en u n objet identifiable. Nous n'aurons pas atteint cette dimension constitutive si nous remplaçonpar un sujet absolument transparent l'unit6 pleine de la conscience et par une pensééternell1' a a r t cachÃw qui fait surgir u n sens dans les a profondeurs de l a nature È La prise de conscience intellectualiste ne va pas jusqu'A cette touffe vivante de la perception parce qu'elle cherche les conditions qui la rendent possible ou sans lesquelles elle ne serait pas. à le a vrai w au delà de l'illusion. mais a ce que l'un et l'autre garde l'attitude naturelle ou dogmatique. de sons. Aucune philosophie ne peut ignorer le problèm de la fmitude sous peine de s'ignorer elle-mêm comme philosophie. et la survivance de la sensation dans l'intellectualisme n'est qu'un signe de ce dogmatisme. au lieu de dévoile l'opératioqui la rend actuelle ou par laquelle elle se constitue. il croit fonder son analyse sur l'épreuvde la vé rità mathématiqu et non pas sur l'évidenc naïv du monde : habemus ideam veram. d'odeurs. alors que l'objet perç est animà d'une vie secrèt et que la perception comme unità se défai se refait sans et cesse. La parentà de l'intellectualisme et de l'empirisme est ainsi beaucoup moins visible et beaucoup plus profonde qu'on le croit. A l'égarde cette vie perceptive. La valeur de ces notions n'est pas mise en question par l'intellectualisme : il n e à s'agit que de confére un naturant universel le pouvoir de reconnaîtrcette mêm vérit absolue que le d a lisme place naïvemendans une nature donnée Sans doute l'intellectualisme se présentd'ordinaire comme une doctrine de la science et non comme une doctrine de la perception. Mais en réalit ne sauje rais pas que je possèd une idévraie si je ne pouvais par la mémoir relier l'évidencprésent a celle de l'instant écoulet. On passe d'une objectività absolue A une subjectività absolue. La fmitude d'une perception qui me donne. de sorte que l'évidencspinoziste . Elle ne tient pas seulement A la définitio anthropologique de la sensation dont l'un et l'autre se sert. l ' i n t e l l e c ~ l i s m e c ATTENTION w ET LE < JUGEMENT s 49 est insuffisant ou par défau par excè : il h o q u e h ou titre de limite les qualitks multiples qui ne sont que l'enveloppe de l'objet. on a maintenant une conscience ou une penshe du monde. ce serait me supprimer comme philosophe qui cherche. L'intellectualisme accepte comme absolument fondé l'idé du vrai et l'idéde l'êtr dans lesquelles s'achèv et se ré sume le travail constitutif de la conscience et sa réflexio prétendu consiste a poser comme puissances du sujet tout ce qui est néctssairpour aboutir à ces idées L'attitude naturelle en me jetant au monde des choses me donne l'assurance de saisir un a rée au delà des apparences. aucune analyse de la perception ne peut ignorer la perception comme phénomè original sous peine de s'ignorer elle-mêm comme analyse. Le mouvement de réflexio passerait le but : il nous transporterait d'un monde figà et déterminA une conscience sans fissure. et la pensé infinie que l'on découvrirai immanente A la perception ne serait pas le plus haut point de conscience. par la confrontation de la parole.

Quand je me mets b percevoir cette table. le sujet qui possèd absolument achevée toutes les connaissances dont notre connaissance effective est l'ébauche C'est qu'on suppose effectuà quelque part ce qui n'est pour nous qu'enintention : u n systèm de penséeabsolument vrai. En réalità l'image d'un monde constituà oà je ne serais avec mon corps qu'un objet parmi d'autres et l'idéd'une conscience constituante absolue ne forment antithès qu'en apparence : elles expriment deux fois le préjugd'un univers en soi parfaitement explicite. je contracte résolumenl'épaisseu de duré 6coulédepuis que je la regarde. à une dimension transcendentale oh toutes les servitudes sont levée droit. L'analyse réflexivrompt bien avec le monde en soi. au lieu de les faire alterner comme toutes deux vraies à la manièr de la philosophie u'entendement. ma pensé claire et distincte se sert toujours de penséedéjformée par moi ou par autrui. cette a doxa originaire à (l). comme Descartes et Pascal l'ont vu. La réflexio donne alors une essence de l a conscience que l'on accepte dogmatiquement sans se demander ce que c'est qu'une essence. c'est-à -dir à l'esprit objectif.de l'idée supprime bien le problèm d'autrui et celui d u on monde. c'est bien croire à la perception sans critique. remarquable dans toute doctrine de l'entendement : on saute d'une vue naturaliste. mais de s'en servir tacitement. puisqu'elle le constitue par l'opératio de la conscience. au cÅ“u du. Quand nous disons que l'analyse réflexiv . Il est vrai que nous défiguron peut-êtr une deuxihme fois l'intellectualisme. je réuni donc d'un seul coup des expérience concordantes mais disjointes et répartie plusieurs points du temps et en pluen sieurs temporalités acte décisi remplit. je sors de ma vie individuelle en saisissant l'objet comme objet pour tous. a u sens large d e connaissance des existences. comme Descartes le disait. Ainsi l'intellectualisme laisse la conscience dans u n rapport d e familiarità avec l'êtr absolu et l'idémêm d'un monde en soi subsiste comme horizon ou comme fil conducteur de l'analyse réflexive doute a bien interrompu les affirmaLe tions explicites touchant le monde. par ex. p. je ne puis coïncided'un seul coup avec la pure pensé qui constitue une idé mêm simple. n i si l'essence de la penséépuisle fait de la pensée Elle perd le caracthre d'une constatation et désormai ne peut etre question de il : décrir phénomhne l'apparence perceptive des illusions des est récusà comme l'illusion des illusions. un objet p u r sur lequel ouvrent toutes les subjectivités ne faut rien de Il la moins que cet objet absolu et ce sujet divin pour écarte menace du malin géni pour nous garantir la possession et de l'idévraie. mais qui n e doit pas de et êtr coupéde ses origines perceptives et détachà s a de facticitÃÈ La fonction de la philosophie est de la replacer dans le champ d'expérienc privé elle surgit et d'en éclai ou rer l a naissance. les rejette comme toutes deux fausses. ET LE ' a JUGEMENT > 51 présupposcelle du souvenir et de la perception.nous ne reprochons pas à l'intellectualisme de (1) HUSSERL. la vision elle-mêm et l'expériencne sont plus distinguée la conception.50 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L a ATTENTION s. Prendre pour accord6 que nous avons une idé vraie. L'empirisme restait dans la croyance absolue an monde comme totalitÃdes événemen spatio-temporels et traitait la conscience comme un canton de ce monde. mais parce qu'on reste dans l'attitude naturelle qui les prend pour donné qu'on utilise les forces de la certiet tude naïveCar jamais. Or il y a bien un acte humain qui d'un seul coup traverse tous les doutes possibles pour s'installer en pleine vérit: cet acte est la perception. qui exprime notre condition de fait. De là une philosophie en de partie double. et l'on n'a jamais à se en demander comment le mêm sujet est partie du monde et principe du monde parce que le constituà n'est jamais que pour le constituant. Si au contraire on s'en sert sans la prendre pour thèmeon devient incapable de voir le phénomhn l a de perception et le monde qui naî elle à travers le déchire en ment des expérience séparée fond le monde perç dans on u n univers qui n'est que c e monde mêm coupÃde ses origines constitutives et devenu éviden parce qu'on les oublie. mais cette conscience constituante. et se fie à ma mémoire c'est-à -dir à la nature de mon esprit. Une réflexioauthentique. est construite de manièr & rendre possible l'idé etre absolument déterminà Elle est le corrélatid'un univers.. au lieu d'êtr saisie directed'un ment. mais n e change rien A cette sourde présenc monde qui se sublime dans l'idéa du de la vérit absolue. Erfabrang und Urteil. capable de coordonner tous les phénomène géomà un tral qui rende raison de toutes les perspectives. Cet qui temps. on ne peut plus voir que ce qui est. Si l'on veut au contraire fonder la constitution du passà et celle d'autrui sur mon pouvoir de reconnaîtr vérit la intrinsèqu . ou à la mbmoire de la communautà des penseurs. une évidenc simplement irrésistible réuni qui sous l'invocation d'une vérit absolue les phénomhneséparà mon présenet de mon de passé m a duré de celle d'autrui. Il y a l un pouA voir de fait. 331 s'en servir. la fonction de l'éternitspinoziste.

Le ajugement naturel> de l'intellectualisme anticipe alors ce jugement kantien qui fait naîtr dans l'objet individuel son sens et ne le lui apporte pas tout fait (1). La réflexio n e s'emporte jamais elle-mêm hors de toute situation. Ibid. (Critique d u Jugement.. ce qui se contrarie. mais que l a raison est enracinédans la nature . l'eccéitdu perçu le l'inhérencde la conscience perceptive à une temporalitÃet A une localité réflexion'est pas absolument transpaLa rente pour elle-même elle est toujours donné elle-mêm A dans une exphience. Il serait bien conforme à la résolutiocartbsienne d'avoir ainsi identifià la raison et la condition humaine et l'on peut soutenir que la signification dernièr du cartbsianisme est lh.. 1 a inspection de ' l'esprit à ne serait pas le concept qui descend dans la nature. E n disant que le jugement naturel n'a pas a loisir de penser et considére aucunes raisons >. Mais dans l'acte concret de réflexion franchis cette distance..) il me semblait que j'avais appris de la nature toutes les autres choses que je jugeais' touchant les objets de mes à sens (. quand la lumièr naturelle nous en enseigne la distinction. l'analyse de la perception ne fait pas disparaîtr fait de la perception. Quand Descartes dit que l'entendement se connaî incapable de connaîtr l'union de l'âm et du corps et laisse à la vie de la connaîtr (4). il y a toujours une distance. a JUGEMENT w 53 donne comme réflexiosur un irrbfléch qu'il ne rbsorbe n i en fait ni en droit.) à . 60.> VI' Mkditation. (2) a (. mais qui ignore ses raisons (11. Entre moi qui analyse la perception e t le moi percevant. 28 juin 1643. (3) < (. Mais si la description de l'irréflbch reste valable aprè l a réflexioet la VIe Méditatioaprè la seconde. p. p. La perception est un au jugement. je domine pratiquement la discontinuitÃdes deux Moi et le cogito aurait finalement pour sens non pas de révble n constituant universel ou de ramener la percepu tion A l'intellection. qui ne fait en réalitconnaîtr aucune chose. enferme la réflexiodans ses résultat anet nule le phénomè la fmitude. ce qui revient A dire que l'objet perç se donne comme tout et comme unità avant que nous en ayons saisi la loi intelligible et que la cire n'est pas originairement une étendu flexible et muable.. L'analyse du morceau de cire voudrait dire. je ne me replace pas dans une pensé absolue A l'égarde laquelle il ne serait qu'un rksultat. je le re-constitue. la véritvue par le prisonnier de la caverne qui prcfèr les ombres auxquelles il est accoutumà et ne comprend pas qu'elles dériven la lumièrePeut-êtr n'avonsde nous pas encore compris la vraie fonction du jugement dans la perception. elle jaillit toujours sans savoir elle-mêm d'oà elle jaillit et s'offre toujours à moi comme u n don de nature. au sens du mot qui sera le sens kantien.) je remarquais que les jugements que j'avais coutume de faire de ces objets se formaient en moi avant que j'eusse le loisir de peser et considére aucunes raisons qui me pussent obliger A les faire. Le a jugement naturel v n'est autre chose que le phénomède la passivitéC'est toujours A la perception qu'il appartiendra de connaitre la perception. mais non de règl objective pour y adapter son jugement. Il y a une perception empirique ou seconde.) ne me semblant pas que l'esprit humain soit capable de concevoir bien distinctement et en m6me temps la distinction d'entre l'âm et le corps et leur union. Le cartésianism comme le kantisme aurait pleinement vu le problèm de la perception qui consiste en ce qu'elle est une connaissance originaire. car il faudrait alors une autre facultà de juger pour pouvoir discerner si c'est ou non le cas oà la règl p.. peut-êtr n'est-ce encore de l i qu'une caricature de l'intellectualisme. réciproque ment cet irréflbch lui-mêm ne nous est connu que par la réflexioet ne doit pas êtr posà hors d'elle comme u n terme inconnaissable..L a ATTENTION à ET LE ' réalis par anticipation tout le savoir possible au-dessus du savoir actuel. la réflexioselon le monde. Cette connaissance vitale ou cette < inclination naturelle à qui nous enseigne l'union de l'âm et du corps. Quand je retrouve la structure intelligible du morceau de cire. et qui ne sert de règl qu'A elle.. cela signifie que l'acte de comprendre se (1) a (. il paraî contradictoire de la garantir par la véracitdivine qui n'est autre chose que la clart6 intrinsèqu de l'idéou ne peut en tout cas authentiquer que des pensée évidentes Mais la philosophie de Descartes consiste peut-êtr à assumer cette contradiction (3). w A Elisabeth.). mais de constater ce fait de la réflexio qui domine et maintient A la fois l'opacitb de l a perception.. Préface 11. Descartes fait comprendre que sous le nom de jugement il vise la constitution d'un sens du perç qui n'est pas antérieu la perception mêm à et semble sortir de lui (2). AT IX. 690 et suiv. (4) Ibid. je je prouve par le fait que je suis capable de savoir ce que je percevais. AT III. s'applique. celle (1) (La facultà de juger) a doit donc elle-m2me donner un concept. à cause qu'il faut pour cela les concevoir comme une seule chose et ensemble les concevoir comme deux. mais la nature qui s'élè concept. non pas qu'une raison est caché derrièr la nature. je ne le constitue pas.

Il est donc vrai e n fin de compte que l'analyse réflexivrepose tout entièr sur une idé dogmatique de l'êtr et qu'en c e sens elle n'est pas u n e prise d e conscience achevé(2). et encore moins l'illusion. s'ans histoire. A dessiner l'idéindividuelle de cet arbre. c'est à peine s i j'accèd à l'aspect instantanà du monde. Cela ne nous . Pour voir dans la réflexiou n fait créateur u n e reconstitution de la penséécoulà n'étaipas pr& qui formé elle et pourtant la détermin en valablement parce qu'elle seule nous en donne idé t que le passà en soi est e pour nous comme s'il n'étai pas. s'il n'est rien. p a r dessous cette signification acquise. l'individualitéla a facticità à sont à l'horizon de la pensé cartésienne reste à savoir si elle les a prises pour thhmes. L'analyse rkflexive. qui nous masque c e phénomè fondamental. Tel serait ce jugement naturel. Pourtant.54 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE que nous exerçon A chaque instant. cette définitiodu sujet humain n'est qu'une mani&re de parler et le fini n'a rien de positif. La solution carté sienne n'est donc pas de prendre pour garante d'elle-mêm la penséhumaine dans s a condition de fait. ailleurs la fenêtre ailleurs m a table. comme a u premier jour d u monde vc5gbta1. On vient de le voir en ce qui concerne Descartes. relié monde par les lois de la phyau sique et de la psychophysiologie. recommence pour son compte l a naissance de l'intelligence et a quelque chose d'une invention génial: pour que je reconnaisse l'arbre comme u n arbre. nous devrions en percer A jour l'opacitk. tandis que je penserai êtr quelque chose. e t la perception comme connaissance du présenest le phénom&Õ central qui rend possible l'unità du J e et avec elle l'idéde l'objectivitb e t de la vérità Mais elle n'est donné dans le texte que comme l'une d e ces évidence irrésistible fait seulement en et qui restent soumises a u doute (1). si est-ce qu'il ne saurait faire que je ne sois rien. la a perception anormale à qu'aucun savoir ne peut faire dliiparaitre (LAUNEAU. La connexion de l'essence et de l'existence n'est pas trouvédans Sexpérience mais dans l'idéde l'infini. Cklèbre Leçonspp. si le moi empirique est constituà par le Je transcendental et dé ployk devant lui. qui n e s o n t que les supports et les guides d'une intention pratique orientéailleurs e t qui ne me sont alors donnée que comme des significations. 28. genès de l'esprit est une idébâtard puisqu'elle replace dans le temps l'esprit pour qui le temps existe et confond les deux Moi. O r il faut reconnaîtrqu'elle n'aurait p u le faire qu'en s e transformant profondkment. alors il cesse d'êtr u n e allusion à u n type généra je et m'aperçoi que chaque perception. a Me trompe qui pourra. l'arrangement momentanà du spectacle sensible recommence. si nous sommes cet esprit abSdu. ou que quelque jour il soit vrai que je n'aie jamais étà étan vrai maintenant que je suis à (1). Zbid.) que l'illusion et la perception tout enB&resont en deç de la vkritk comme de l'erreur. mais de l'appuyer A Une penséqui s e possèd absolument. On peut bien dire (Id. qui n e peut encore connaîtr raises sons puisqu'il les créeMais mêm si l'on accorde que l'existence. La sensation que nous construisons comme le prolongement a psychique à des excitations sensorielles n'appartient évidemmen au naturant universel pas et toute id6e d'une. Pour faire de la perception une connaissance originaire. Mais quand je contemple u n objet avec le seul souci de le voir exister et déploye devant moi ses richesses. ibid'. (1) Au mêm titre que 2 et 3 font 5. A la certitudedu présent y a une intention oui en dépass il la pour toutes: e t q u e riien n e saurait empêche d'avoir &té Dans présence le pose d'avance comme un ancien p h s e n t È qui indubitable dans la skrie des rem6morations. 161-162). parce qu'elle est toute pleine d'acquisitions anciennes et s e joue pour ainsi dire à la surface de l'être Quand je regarde rapidement les objets qui m'entourent pour m e repéreet m'orienter parmi eux. on ne voit pas comment l'erreur est possible. p. Cependant les philosophes qui l'ont pratiquéont toujours senti qu'il y avait A chercher au-dessous de la conscience absolue. L'expériencdu présen celle d'un êtr fondà une fois est (1) IIIo Méditatio T IX. j'identifie ici la porte.. et non pas seulement celle des spectacles que je découvr pour la premièr fois. il aurait fallu accorder & l a finitude une signification positive et prendre a u sérieu cette &range phrase de l a IV Méditatio qui fait de moi c u n milieu entre Dieu et le néan Mais si le néan pas È n'a d e propriétà comme le laisse entendre la V Méditatioet comme le dira Malebranche. (2) Selon sa ligne propre l'analyse réflexiv nous fait pas ne revenir A la subjectività authentique. -il aurait fallu dévelop per une intuition du temps à laquelle les Méditation font ne qu'une courte allusion. On le montrerait aussi bien en ce qui concerne Lagneau et Alain. conduite & son terme. elle nous cache le nœu vital de la conscience perceptive parce qu'elle recherche les conditions de possibilità de l'êtr absolument détermin se laisse et tenter par cette pseudo-évidencde la théologique le néan n'est rien. il faut que. et si rien ne nous sépardu monde vrai. ne devrait plus laisser subsister du côt du sujet qu'un naturant universel pour lequel existe le systèm de l'expérience compris mon corps y el' mon moi empirique.

elle retrouve. Elle reconnait derrièr le jugement qu'elle avait mis en kvidence. 18.) Mais alors une inspection de l'esprit qui les parcourrait et qui dkterminerait l'une en fonction de l'autre ne serait pas la vraie subjectività et emprunterait encore trop aux choses considéré comme en soi. p. Je suis tentk de dire qu' 4 Ici encore. On sait qu'un arbre m'apparaî toujours plus grand qu'un homme. puisque. les phénomène C'est cette fonction que les psychologues ont en vue quand ils parlent d'une Gestalqu'ils tung du paysage. la critique d e 1' a hyA pothès d e constance v signifie seulement qu'on abandonne le jugement c o m m e facteur explicatif d a n s l a théorid e l a perception. L'objet n'est point changà parce qu'un objet en lui-mêm n'a aucune grandeur. q u e l a perception d u relief e s t conclue d e la différenc entre l'image q u e fournit l'œi droit e t celle q u e fournit l'œi gauche. au cours de laquelle leur rapport se renverse. mêm s'il est trè kloignk de moi et l'homme tout proche. Ici. une fonction plus profonde que lui et qui le rend possible. la perception. et ainsi la grandeur de ces deux objets et de tous les objets forme un tout indivisible et rkellement sans parties. 29). Nous n'avons pas la vkritk de la sensation. Rbciproquement. 164. On entre ainsi dans l'analyse de ce qui rend possible la grandeur. les choses sont diviskes en parties et l'une n'est pas l'autre. mais en un sens et considérke comme des pensées perceptions des choses sont indivisibles et sans parties. comme l'intellectualisme lui-même elle doit êtr transportbe s u r l e p l a n d e l a ré flexion. toujours séparseet formkes de parties extkrieu'-es les unes aux autres. dans laquelle aucune division ne peut êtr reçueSi obscure que soit maintenant cette distinction.56 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L c ATTENTION v ET LE < JUGEMENT ' 57 Q u a n d l'intellectualisme reprenait l a notion naturaliste d e sensation. la grandeur est toujours comparke. il kchappe A son regard. de la perception et du jugement. à C'est la mêm chose de dire que nous sommes des individus et de dire que dans ces individus il y a une nature sensible dans laquelle quelque chose ne résultpas de l'action du milieu. Mais examinons plus attentivement. c'est un jugement qui agrandit l'objet. si difficile qu'elle doive toujours rester A penser. Quand nous sentons. u n carrb e s t toujours u n de l'arbre. Par ou l'on voit qu'il ne faut pas confondre les choses matkrielles. C'est que l'analyse réflexiv devient plus ktroitement consciente d'elle-mêm comme analyse. nous pouvons n o u s attendre à trouver d a n s cette réforml'amorce d'un nouveau type d e réflexion u niveau d e la psychologie. Elle s'aperçoi qu'elle avait quitt6 son objet. en les séparan strictement du monde objectif constituk. il dklimite une zone de subjectivitk ou de solitude. o à l e philosophe n e cherche plus à expliquer la perception. celle de l'homme. Il y a donc une dialectique du nature et du naturant. Et. u n e philosophie btait impliqube d a n s cette aide pas A rksoudre le problème puisqu'il est alors de savoir comment un esprit peut êtr en deç de la véritet de l'erreur. à (Célèbr le tient pas A l'ordre du constitué Je ne le trouve pas devant lui dbployk. p. si n o u s n o u s e n tenons a u x phénomène u c u n d e ces à signes s a n'est clairement donnà à l a conscience e t qu'il n e s a u r a i t y avoir d e raisonnement l à o à m a n q u e n t les prémisse Mais ? cette critique d e l'intellectualisme n'en atteint q u e la vulgarisation chez les psychologues. retenez-la au passage. si A chaque instant notre manihre de sentir résultai monde extérieur du nous ne senLeçonsp.) Ainsi le sentir n'appartirions pas. la critique d e l'hypothès d e constance r6vèl q u e l a perception n'est p a s u n acte d'entendement. d e l a convergence des yeux. q u a n d la psychologie blimine définitivemencette notion. Il suffit q u e je regarde u n paysage l a têt e n b a s p o u r n'y plus rien reconnaître le à h a u t v e t l e c bas à n'ont a u regard Or d e l'entendement qu'un sens relatif e t l'entendement n e saur a i t s e heurter c o m m e à u n obstacle absolu à l'orientation d u paysage. ni l'une et l'autre du sens de ces deux objets. de sorte que chaque 6lémen s'accorde avec tous les autres et compose avec eux un paysage oà tous coexistent. Comment prétendrq u e l a perception d e la distance e s t conclue d e l a grandeur apparente des objets. C'est A la description des phénomèn rappellent le philosophe. et considhrkes comme matkrielles. à les (Quatre-vingt-un chapitres s u r l'Esprit et les Passions. Le mêm mouvement se trouve chez Alain dans l'analyse de la perception. et plus généraleme relations les ou les propriétà l'ordre prédicatif dans cette subjectivitb de et < avant toute geomktrie à que pourtant Alain dkclarait inconnaissable (Ibid. il est comme ramassk derrit?re lui. mais elle fait tout A la fois : la grandeur de l'arbre. dans des termes (lui sont presque ceux d'Alain. il y fait comme une kpaisseur ou une opacità qui rend possible l'erreur. d e l a disparità d e s images rétiniennesd e l'accommodation d u cristallin. en avant des choses. il en évoqula naissance et il appelle une analyse plus profonde qui éclaire rait la < gknkalogie de la logique È L'esprit a conscience de soi comme fondà à sur cette Nature. Devant l'entendement. . nous n'apercevons pas notre sensation comme un objet constituà dans un lacis de relations psychophysiologiques. les grandeurs sont Suekes ensemble. et la penske de ces choses. Si tout dans la nature s'il sensible ktait soumis A la nécessitk y avait pour nous une manièr de sentir qui serait la vraie. m a i s h coïncide avec l'opératioperceptive e t à l a comprendre. il nous reprksente ce qui est < avant à l'esprit. et leur signification d'arbre e t d'homme. Nous ne sommes pas en face du monde vrai. En un sen. La perception ne conclut pas la grandeur d e l'arbre de celle de l'homme ou la grandeur de l'homme de celle 7 - dbmarche.

401 et suivantes. Les mouvements d u corps propre sont naturellement investis d'une certaine signification perceptive. pp. condamne toutes les formes du réalisme c'est-&dire toutes tes philosophies qui quittent la conscience et prennent pour donnà l'un de ses résultats que le véri table défau l'intellectualisme' est justement de prendre de pour donnà l'univers détermin la science. et que la critique de l'hypothès de constance. p.ne sont expressémen connus que dans une perception analytique ou réflà chie oui se détourn l'objet et se norte s u r son mode de de pas par ces interprésentation t qu'ainsi nous ne e médiaire cour connaîtra distance. la disparità des images rétiniennes le degrÃd'accommodation et de convergence . Seulement elle en conl clut que.la grandeur apparente de l'objet. Mais la conscience ne se borne pas à recevoir tout fait un phénomè illusoire qu'engendreraient hors d'elle des causes physiologiques. dans son déplacemen illusoire. L'intention de mouvoir l'Å“i et la docilità du paysage à ce mouvement ne sont pas davantage des pré misses ou des raisons de l'illusion. il est dans le second cas A peine reconnaissable. Mais d u mêm coup elle devient infidèl A ses propres descriptions. elle est. Pour que l'illusion se produise. Cette idé doit êtr reprise et généralisil y a une : signification du perç qui est sans équivalen dans l'univers de l'entendement. elle fait partie des montages naturels du sujet psycho-physique. nous le verrons. que ce reprode che s'applique a fortiori A la pensépsychologique. ce mouvement du regard porte en lui comme sa traduction naturelle une oscillation du champ visuel : les objets restent en place. GURWITSCH. parce que. La Perception de l'Espace. chap. Quand elle vient ZI manquer. trouve e n eux sinon l'explication expresse. p. comme psychologie. (2) Cf par exemple P. de HUSSERL. une annexe de notre a schém corporel w. elle n'a jamais rompu avec le naturalisme. La Gestalttheorie w a bien montrà que les prétendu signes de la distance . aucun tressaillement n e les dissocie. prend la valeur d'une véri table a réductiophénoménologiq (1 1. un milieu perceptif qui n'est pas encore le monde objectif. que la perception raisonne: l'Å“i est censà basculer vers la gauche. si cette réform consé est quente et radicale. Le Paradoxe des objets symt?triques opposait au logicisme l'originalità de l'expérienc perceptive.carré qu'il repose sur l'une de ses bases ou sur l'un de ses sommets. et comme cependant les images rétinienne n'ont pas bougé faut que il le paysage ait glissÃvers la gauche pour les maintenir Zà leur place dans l'Å“il La Gestalttheorie fait comprendre que la perception de la position des objets ne passe pas par le dé tour d'une conscience expresse du corps : je ne sais Zà aucun moment que les images sont restkes immobiles sur la rétine je vois directement le paysage se déplacevers la gauche. le nombre d'objets interposé entre lui et nous. puisqu'elle place la conscience perceptive au milieu d'un monde tout fait. ils forment avec les phéno mhnes extérieur n systèm si bien lià que la perception u a des extérieur tient compte à du déplacemen organes perceptifs. Le regard et le paysage restent comme collks l'un l'autre. du moins le motif des changements intervenus dans le spectacle et peut ainsi les comprendre aussitôt Quand j'ai l'intention de regarder vers la gauche. dit la psychologie classique. les psychologues qui pratiquent la description des phénomèn n'aperçoivenpas d'ordinaire la porté philosophique de leur méthode ne voient pas que Ils le retour i l'expérienc i perceptive. si elle est conduite jusqu'au bout. Un sujet dont les muscles oculo-moleurs sont paralysé les objets se déplace voit vers la gauche du Nachwort su meiner Ideen. il faut que le sujet ait eu l'intention de regarder vers la gauche et qu'il ait pensà mouvoir son ceil. les impressions corporelles ou les objets interposbs d u champ n e peuvent êtr que causes de cette perception (2). sans aucune déductio expresse. Mais elles en sont les . . (1) Voir Recension quand il croit lui-mêm tourner les yeux vers la gauche. On revient ainsi A une psychologie explicative dont la Gestalttheorie n'a jamais abandonnà l'idéa(3). elle est la signification immanente d'un déplacemen a redu gard w. IX. L'illusion touchant le corps propre entraîn l'apparence du mouvement dans l'objet. (3) Cf La Structure du Comportement. Ainsi l'immobilità des images sur la rétinet la paralysie des muscles oculo-moteurs ne sont pas des causes objectives qui détermineraien l'illusion et l'apporteraient toute faite dans la conscience. 178. quand nous avons conscience de mouvoir les yeux sans que le spectacle en soit affectéce phénomèse traduit. le regard.A. mais aprhs avoir vibrb u n instant. C'est. par u n déplacemen apparent de l'objet vers l a gauche. emporte avec lui le paysage e t le glissement du paysage n'est au fond rien d'autre que s a fixità a u bout d'un regard que l'on croit en mouvement. Cette conséquenc n'est pas apprise. u n étr perceptif qui n'est pas encore l'êtr déterminà Seulement. n'étan signes ou raisons dans notre perception pas de la distance. Pour la perception. 151. GUILLAUME. Traità de Psychologie.

A partir de l'expérienceffective. C'est justement la Gestaittheorie qui nous a fait prendre conscience de ces tensions qui traversent comme des lignes de force le champ visuel e t le systèm corps propre-monde et qui l'animent d'une "ie sourde et magique en imposant ici et l des torsions. puisque. qui est celle d'un êtr recueilli en lui-rnsme. nous mettons d'avance dans la perception une science qui est construite sur elle. est prisonnièr des a évidence de la science à et d u monde. de mais par le sens qu'il offre. Ainsi l'objet à distance et sa projection physique sur les rétine expliquent la disparità des images. mais il y a un motif. la notion du signe vocal comme phénomkn physique arbitrai- 61 et rement lià A certaines pensée celle de la signification comme penséentièremen claire pour soi. 428. Il ne s'agit pas cependant.il y a une raison d'êtr qui oriente le flux des phénomèn sans êtr explicitement posé en aucun d'eux. la notion phénoménologiq de motivation est l'un de cè concepts a fluents à (1) qu'il faut bien former si l'on veut revenir aux phénomène Un phénomè déclenchun autre.L a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à ' motifs. A des gonflements. p . Ces phénomènsont inassimilables pour la pensé objective et voilÃpourquoi la Gestalttheorie qui. pour exprimer suffisamment ces relations perceptives. mettre du en doute. non par une efficacitk en objective. comme celle qui relie les événemen la nature. voilà pourquoi toute critique de l'intellectualisme aboutit entre ses mains à une restauration du réalismet de la pensécausale. elle ne s'aperçoi pas que toute une réformde l'entendement est nécessair l'on veut traduire exactement les si phénomèn qu'il faut pour y parvenir remettre en queset tion la penséobjective de la logique et de la philosophie classiques. l a la logique de l a vérit constitué car il n'y a aucune raison : pour qu'un clocher me paraisse plus petit et plus éloign A partir du moment oà je peux mieux voir dans leur détai les pentes et les champs qui m'en séparent n'y a pas de raiIl son. C'est dans sa dernièr périodque Husserl lui-m6me a pris pleinement conscience de ce que voulait dire le retour au phbnomhne et a tacitement rompu avec la philosophie des essences. De la mêm manièreles objets interposé entre moi et celui que je fixe ne sont pas perçupour eux-mêmes mais ils sont cependant perçus nous n'avons aucune raison de et refuser A cette perception marginale u n rôl dans la vision de la distance. A mesure que le phénomè motivà se réalise son rapport interne avec le phénomè motivant apparaît a u et lieu de lui succéde seulement. comme le montre justement la notion de motivation que l'on trouve déj chez lui avant les Idecn. celle qui s'applique A l'univers et non pas aux phénomène connaft que des notions ne alternatives . La disparitk des images rétiniennes nomle bre d'objets interposé n'agissent ni comme de simples causes objectives qui produiraient du dehors ma perception de l a distance. de sorte qu'il semble avoir préexistà son propre motif. -. elle défini qui des concepts purs qui s'excluent :la notion de l'étendue est celle d'une extkriorità absolue des parties. il l'explicite et le fait comprendre. elle l'a appliquà A quelques cas particuliers. . Mais. des contractions. et la notion de la pensde. par une illusion rétrospective nous parlons avec Malebranche d'une géométr naturelle de la perception. Quand on écart l'écran nous voyons l'éloignemen naîtrdes objets interposés C'est là le langage muet que nous parle la perception: des objets interposés dans ce texte naturel. ne peut choisir qu'entre la raison et la cause. il manque A la Gestaittheorie un renouvellement des catégorie elle en a : admis 'le principe. une sorte de raison opérante C'est ainsi que l'intention de regarder vers la gauche et l'adhérenc u d paysage au regard motivent l'illusion d'un mouvement dans l'objet. et celle de de l a raison comme loi de constitution intrinsèqu du phéno mèneOr la perception d u corps propre et la perception exté rieure. celle d'une logique vécuqui ne rend pas compte d'elle-m6me. dè qu'un écramasque les objets interposés distance apparente se rétréci objets la Les qui remplissent le champ n'agissent pas sur la distance apparente comme une cause s u r son effet. la notion de l a cause comme déterminan extérieu son effet. et (1) < Flieszende È HUSSERL. on vient de le voir. de l'une des connexions que connaî logique objective. et procéde une véritablc réductiophénomén A logique È La penséobjective. et. et celle d'une signification immanente qui n'est pas claire pour soi et ne se connaî par l'expériencde certains signes natuque rels. n i comme des raisons qui la démontreraient Ils sont tacitement connus d'elle sous des formes voilées la ils justifient par une logique sans parole. Il ne faisait ainsi qu'expliciter et thématise procédà des d'analyse qu'il appliquait lui-mêm depuis longtemps. Erfahrung und Urteil. nous offrent l'exemple d'une conscience non-thétiquec'est-à -dir d'une conscience qui ne possèd pas la pleine déterminatiode ses objets. < veulent dire à une plus grande distance. comme toute psychologie. Au contraire. mettre en suspens les catégorie monde. au sens cartésien prétendue les évidence réa du lisme.

et où par conséquent il soulignait. - (1) Voir ci-dessous III' Partie. P. pp. ni conséquente radicale. Die Krisis der europüischeWissenschaften und die transcendenlale Phünome nologie. p. comme toute psychologie. dans la Gestalttheorie. ni p r e n d r e possession entièr d e ses opkrations. 109). un texte de E. ancien élè Husp. dans sa dernièr période toujours plus éloign logicisme. 614-683).). et :le ou c'est pourquoi elle oublie ses descriptions les plus valables quand elle cherche à se donner une charpente théorique Elle n'est sans défau que dans les région moyennes de la réflexion Quand elle . 106. 564 et suiv. Fink qui rétabli l'équi libre. la Gestalt n'étanpas un événeme psychique du type de l'impression. p.L a ATTENTION ' n o u s perdons d e vue le r a p p o r t original d e motivation. reprend la notion de 4 configuration à et mêm de Gestalt (cf. 280). 1.à une date oà il opposait encore le fait et l'essence. n e peuvent jamais devenir des énoncé qui. qui est celle de l'attitude transcendantale en face de l'attitude naturelle. s o n t s a n s véritdevant l'entendement. de Cela suffit pour justifier les critiques que Husserl a adressée expressémenà la théoride la Forme. rapporte A cette influence les idéedirectrices de sa psychologie et cherche à montrer que la critique du psychologisme ne porte pas contre la Gestalttheorie (Principles of Gestalt Phychology. oà il n'avait pas encore acquis l'idéd'une constitution historique. Quant a la question de fond. n o n p a s d'un jugement s u r a les deux images W . c'est-à -dir un fait. pp. ture-du Comportement. La reconnaissance d e s phénomèn implique donc enfin une th#orie d e la réflexioet un nouveau cogito (1). sur en dépi ses principes. comme on peut le voir ni par sa théori la connaissance naïvemen de réalist La Struc(cf. P o u r leur faire droit entièrement i l f a u d r a i t m o n t r e r qu'en a u c u n cas l a conscience n e p e u t cesser t o u t h f a i t d'6tre ce qu'elle est d a n s la perception. indii quons que la parentà de la Gestalttheorie et de la Phénoménol gie est attestéaussi par des indices extérieurs n'est pas u n Ce hasard si Kobler donne pour objet à la psychologie une a desà cription phénom6nologiqu (Ueber unbemerkte Empfindungen und Urteilstüuschungen 701. c a r elles n e sont p a s numériquemen distinctes.s i enfin Husserl. "La psychologie de la forme a pratique un genre de réflexiodont la phénoménolog Husserl de fournit l a théorie Avons-nous tort de trouver toute une phiiosophie implicite dans la critique de 1' à hypothès de constance à ? Bien que nous n'ayons pas ici ? faire d'histoire. qu'il avait d'aildu leurs critiquà en mèm temps que le psychologisme. La Gestalttheorie ne voit pas que l'atomisme psychologique n'est qu'un cas particulier d'un pré jug6 plus génér préjugde l'êtr détermin du monde. D ET LE a JUGEMENT à 63 veut réfléch ses propres analyses. comme un assemblage de a formes>. de serl.si Koffka. c'est que la réactio contre le naturalisme et contre la pensécausale n'est. 180). . . elle traite la conscience. Ce qui est vrai. q u e : o n les traitera c o m m e des allusions à l'irréfléch et p a r principe. elle ne pourra êtr résoluque dans la dernièr partie ou l'on examinera la signification transcendantale d u temps. q u i cherchent l'équilibr et q u i l a mknent a u p l u s déterminà o u r u n e doctrine cartésienne P ces descriptions n'auront jamais d'importance philosophiqui. entre psychologie et phénoménologi césur la p!utô que le parallélismeNous avons cità ailleurs (La Structure du comportement. oà la distance surgit a v a n t toute science. comme à toute psychologie (Nachwort zu meinen Ideen. mais un ensemble qui dèvelopp une loi de constitution interne. m a i s d u phénomè e a bouge È d e s forces q u i d habitent cette esquisse.

pp. (1) CASSIRER. Le sentir au contraire investit la qualità d'une valeur vitale. d'êtr défin nouveau. Wissensformen und die Gesellschaft. Die lieu familier de notre vie. pour cette masse pesante qui est notre corps. Une roue de bois posésur le sol n'est pas pour la vision ce qu'est une roue portant un poids. l'empirisme la mutilait aussi par le bas (1) : l'impression est aussi dépourvude sens instinctif et affectif que de signification idéale pourOn rait ajouter que. aprks le sentir. et la distinction de la vie perceptive et du concept.Enfin. Le < sentir à est redevenu pour nous une question. 77-78.IV. . . la traiter d'emblé comme une connaissance et en oublier le fonds existentiel. et tantô elle étai dérivà d'une construction intellectuelle . mutiler la perception par le bas. Comme le dit Cassirer. et de là vient qu'il comporte toujours une référen corps.. sans modèl idéal d'un ensemble significatif. l'entendement a besoin. Donc. Entre sentir et connaître l'expérienccommune établi une diffkrence qui n'est pas celle de la qualità et du concept. . la sensation à et le à jugement à ont ensemble perdu leur clartà apparente : nous nous sommes aperçu qu'ils n'étaien clairs que moyennant le préjugdu monde. . Perception. nous redbcouvrons celui de l'association et de la passivité Elles ont cess6 de faire question parce que les philosophies classiques se plaçaienau-dessous ou au-dessus d'elles. relations singulière qui se tissent entre les parties du paysage ou de lui à moi comme sujet incarnà et par lesquelles un objet perç peut concentrer en lui-mêm toute une scèn ou devenir l'imago de tout un segment de vie. . aprè une brûlure elle cesse d'attirer sa main et devient A la lettre repoussante (2). Phünomenologi der Erkenntnis. pp. Un corps en repos parce qu'aucune force ne s'exerce sur lui n'est pas pour la vision ce qu'est un corps ou des forces contraires se font équilibr(1). C'est A lui que l'objet perç et le sujet percevant doivent leur épaisseur est le tissu Il intentionnel que l'effort de connaissance cherchera A décomposer Avec le problèm du sentir. La vision est déj habité par un sens qui lui donne une fonction dans le spectacle du monde comme dans notre existence. puisde que la fonction généra liaison que le kantisme lui attride bue finalement est maintenant commune A toute la vie intentionnelle et ne suffit donc plus à le désigner Nous chercherons à faire voir dans la perception A la fois 1'infrastruc:ure instinctive et les superstructures qui s'établissenvir elle par l'exercice de l'intelligence. (3) SCHELER. de la passività et de la spontanéit n'est plus effacé par l'analyse réflexive puisque l'atomisme de la sensation n e nous oblige plus à chercher dans une actività de liaison le principe de toute coordination. an Introduction to the Gestalt Theora. Le au problèm est de comprendre ces. et leur donnaient tout ou rien : tantô l'association étai entendue comme une simple coexistence de fait. c'est la mutiler par le haut. p 138. Mental Development. en mutilant la perception par le hant. lui aussi. puisqu'elle est la constitution. ( 2 ) Id. puisque c'est tenir pour acquis et passer sous silence le moment décisi la percepde tion : le jaillissement d'un monde vrai et exact. La lumièr d'une bougie change d'aspect pour l'enfant quand. Le pur quale ne nous serait donnÃque si le monde étaiu n spectacle et le corps propre u n mécanism dont u n esprit impartial prendrait connaissance (3). L'empirisme l'avait vidk de tout mystkre en le ramenant A la possession d'une qualité n'avait pu le faire Il qu'en s'éloignanbeaucoup de l'acception ordinaire. La réflexio sera sûr d'avoir bien trouvà le centre du phénomè elle si est égalemen capable d'en éclaire l'inhérencvitale et l'intention rationnelle.LE CHAMP PHENOMENAL On voit maintenant de quel côt les chapitres suivants auront A chercher. 408. Philosophie der symbolischen Formen. Elle désignune expé rience dans laquelle ne nous sont pas donnée qualité des < mortes à mais des propriétà actives. Cette riche notion du sentir se trouve encore dans l'usage romantique et par exemple chez Herder. T m. la saisit d'abord dans sa signification pour nous. p. Ces notions a u contraire prennent leur sens plein si l'on distingue le sentir de la qualità : alors l'association ou plutô1' a affinitÃà a u sens kantien est le phénomè central de la vie perceptive. 558-559.tantô la passivit6 étai importke des choses dans l'esprit. Le sentir est cette communication vitale avec le monde qui nous le rend prbsent comme (1) KOFFKA. et tantô l'analyse réflexiv retrouvait en elle une activitÃd'entendement.

réduirA des processus en troisihme personne cette manihre particulièr de traiter le monde qu'est un comportement. niveler l'expériencà la hauteur de la nature physique et convertir le corps vivant en une chose sans intérieur Les prises de position affectives et pratiques du sujet vivant en face du monde étaien donc résorbé dans un mhcanisme psychophysiologique. La perception s'ouvre sur des choses. à la réflexio psychologique et h la réflexiophilosophique. un entrelacement de propriétà génà rales. A réveillel'expériencperceptiv~ oublike et A les confronter avec elle. La notion à d'un. La critique de l'hyputhkse de constance et plus généraleme réductiode la l'idéde a monde à ouvraient un c h a m p phbnomdnal que nous devons maintenant mieux circonscrire. c'est que l'expériencà chaque instant peut êtr coordonné avec celle de l'instant prkcéden avec celle de l'instant suiet vant. on les trouvait impcn sables. cklébrde Lachelier. elle en déduisai celles des corps empiriques et semblait ainsi tenir le plan mêm de la créatio en tous ou cas retrouver une raison immanente au monde. Le corps vivant. étroitemen liées elles.geste. et contribuaient donc a cette fixation de - l'etre qui paraissait êtr la tAche de la physique. est indétermin1 deviendrait déterminpour une connaissance plus complèt qui est comme realisé d'avance dans la chose on plutdt qui est la chose même La science n'a d'ahord étque la suite ou l'amplification du mouvement constitutif des choses perçuesDe nieme que la chose est l'invariant de tous les champs sensoriels et de tous les champs perceptifs individuels. A les défini comme mo ments de la perception. mêm si l'on admettait que la constitution de l'objet n'est jamais achevée n'y avait il rien à dire de l'objet hors ce qu'en dit la science. L'expérienccommune trouve une convenance e t u n rapport de sens entre le. dans ses in~plications vitales e t avant toute penséthéoriquese donne comme perception d'un etre. BRUNSCHVICG. qui n'altèr pas par lui-mêm les propriktks de l'objet.66 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CHAMP PHFBOMENAL 67 Dhs qu'on cherchait A se représentepar leur moyen la conscience en train de percevoir. Il fallait relier A des conditions de centripète le p h à © n o m h centrifuge d'expression. celle d'un déplacemen pur. Toute évaluatiodevait résulte d'un transfert par lequel des situations complexes devenaient capables de réveille impressions élémentair plaisir et de doules de leur. à une nouvelir dimension oà elles devaient disparaitre. espace géométriqu indifféren ses contenus. maintenant. L'Expérienc humaine et la Causalit6 physique p. n e pouvait échappe aux déterminationqui faisaient seules de l'objet un objet et sans lesquelles il n'aurait pas eu de place dans le systeme de l'expérience prhdicats Les d e valeur que lui confèr le jugement réfl6chissan devaient êtr porté dans l'êtr par une premihre assise de proprikté physico-chimiques. la réflexione croyait pas avoir A faire une génkalogi d e l'êtr et se contentait de rechercher les conditions qui le rendent possible. le savoir scientifique n'avait pas conscience de travailler sur u n présupposà Justement parce que la perception. fournissaient aux ph6nomène un milieu d'existence inerte oà chaque kvénemen pouvait etre rattachà A des conditions physiques responsables des changenients intervenus. pour moi. l'objet naturel restait pour nous une unità idéale selon le mot et. Cela veut direqu'elle s'oriente comme vers sa fin vers une vérit en soi oà se trouve la raison de toutes les apparences. l'accent d'un homme qui parle. . cette réserv changeait rien pour l'essentiel ne A la philosophie puisque le seul êtr pensable restait défin par les méthodede la science. dans ces conditions. (1) Comme le fait L. ma perspective avec celles des autres consciences. Les (2) Cf par ex. que toutes les contradictions peuvent êtr levées l'expé que rience monadique et intersubjective est un seul texte sans lacune. A des appareils nerveux. En développan difficultés ces nous nous réferion. devait pour une physiologie mécanistse rhsoudre en une séri relations causales. de meme le concept scientifique est le moyen de fixer et d'objectiver les phénomène science définissai éta La un théori que des corps qui ne sont s o u n ~ i s l'action d'uucune force. implicitement à u n nouveau genre d'analyse. le sourire. Elle établissai statistiquement les propriétà chimiques des corps purs. -que ce qui. qui fait apparaîtr corps humain comme la manile festation a u dehors d'une certaine manièr d'êtr a u monde. et nous invitaient à retrouver une expérienc directe qu'il faut situer au moins provisoirement par rapport au savoir scientifique. k dkfinissait par l mêm la force et reconstituait à l'aide de A ces composantes idéale mouvements effectivement obserles vks. Mêm si l'on tenait compte des avatars d e la conscience déterminant (11. La thès muette de la perception. 536. On avait beau retirer aux principes d e la science toute valeur ontologique et n e leur laisser qu'une valeur mé thodique (21. La science et la philosophie ont étportéependant des sihcles par la foi originaire de la perception. E n dbveloppant ainsi le concept de chose. Mais cette relation d'expression réci proque.

. un spectateur impartial. oà seraient confrontée t e conciliée toutes les vies pensantes. de rendre A la chose sa physionomie concrète aux organismes leur manièr propre de traiter le monde. Le naturalisme de la science e t le spiritualisnle du sujet constituant universel. les Moi empiriques sont des objets. nous invite à apercevoir le rationalisme dans une perspective historique & laquelle il prétendaipar principe échapper ?a chercher une philosophie qui nous fasse comprendre le jaillissement de la raison dans un monde qu'elle n'a pas fait et prépare l'infrastructure vitale sans laquelle raison et liberté se vident et se décomposent Nous ne dirons plus que la perception est une science commençante mais inversement que la science classique est une perception qui oublie ses origines et se croit achevée premier acte philosophique Le serait donc de revenir au monde vécen deç du monde objectif. On pouvait bien dire que la perception est une science commençantela science une perception méthodiqu et complèt ( l ) . puisque la (1) Cf par exemple ALAIN. Le Moi empirique est une notion biîtarde mixte de l'en soi et du pour soi. tandis que le corps vivant devenait un extérieu sans intérieur subjectività devenait un intérieusans exté la rieur. E n tant qu'il a un contenu concret. l'objectivation du corps vivant. . puisque c'est en lui que nous pourrons comprendre le droit comme les limites du monde objectif. avaient ceci de commun qu'ils nivelaient l'expérienc: devant le J e constituant. Nous n'avions donc plus une constellation de Moi coexistant dans un monde. sur le plan spéculaticomme sur l'autre. L'idéa lit6 de l'objet. puisqu'elle résultai d'une inférenc ne mettait donc derribre et l'automate qu'une conscience en généra cause transcendante et non pas habitant de ses mouvements. de retrouver les phénomène couche la d'expériencvivante à travers laquelle autrui et les choses nous sont d'abord donnésle systèm a Moi-Autrui-les choses à A l'étanaissant. 19 et BRUNSCHVICG. d'un diterminisme d'univers. à Il n'y avait plus de pour soi véritabl la pensé savant que du qui aperçoice systèm et qui seule cesse d'y avoir place. 1 parlie " intentions motrices du vivant étaien converties en mouvements objectifs : on ne donnait à la volontÃqu'un fiat instantané l'exécutiode l'acte étai livré tout entièr la méca nique nerveuse. Le sentir.en tant qu'il est il sujet. La sociét humaine n'est pas une communaut6 d'esprits raisonnables. depuis les récepteur jusqu'aux centres nerveux.Plus généraleme l'idé d'un univers de penséou d'un univers de valeurs.68 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION science ne faisait que suivre sans critique l'idéa connaisde sance fixà par la chose perçue se détrui elle-mêm sous nos yeux. la position de l'esprit dans une dimension de la valeur sans commune mesure avec la nature. Ce champ phénomén pas un a monde intérieuˆ le n'est à ( 1 ) Cf La Structure d u Comportement et ci-dessous. pour devenir u n objet parmi tous les autres. auquel aboutissait la réflexiosur la science. Le corps vivant ainsi transformÃcessait d'êtr mon corps. on n'a pu la comprendre ainsi que dans les pays favorisé l'équilibrvital et économiqu oà avait ét obtenu localement et pour un temps. Or cette L'objet naturel s'est déroble premier et la physique a reconnu elle-mêm les limites de ses détermination exien geant u n remaniement et une contamination des concepts purs qu'elle s'étai donnés L'organisme A son tour oppose ?a l'analyse physico-chimique non pas les difficultéde fait d'un objet complexe. mais la difficultà de principe d'un êtr significatif (1). auquel la un philosophie réflexivne pouvait pas donner de statut. La nature n'est pas de soi géom&rique ne le paraî elle qu'à u n observateur prudent qui s'en tient aux donnée macroscopiques. Ainsi. se trouvait intégr l'en soi. p. 468. la projection du monde extérieu dans le vivant. Ce n'étai plus qu'une machine et la perception d'autrui ne pouvait êtr vraiment perception d'autrui. ainsi détach l'alfectività et de de la motricité devenait la simple réceptiod'une qualità et la physiologie croyait pouvoir suivre. telle est la philosophie transparente & laquelle on parvenait en continuant le mouvement de connaissance inaugurà par la perception. L'expérienc du chaos. l'expression visible d'un Ego concret. se trouve mise en question. il est insér dans le systèm de l'expérience n'est donc pas sujet. Corrélativement corps le d'autrui ne pouvait m'apparaîtr comme l'enveloppe d'un autre Ego. et la causalit6 physique. il est vide et se ramèn au sujet transcendantal. A la subjectività son inhérenc historique. de réveillela perception et de déjoue ruse par laquelle elle se laisse oublier comme la fait et comme perception au profit de l'objet qu'elle nous livre et de la tradition rationnelle qu'elle fonde. Tout le contenu concret des a psychismes à résultant selon les lois de la psychophysiologie et de la psychologie. Quatre-vingt-unchapitres sur l'EsL'Expérienc humaine prit et les Passions. p.

la psychologie phénomknologiquse (1) Aussi pourrons-nous.LE CHAMP PHENOMENAL a 71 p h à © n o m hà n'est pas u n a éta conscience de à ou u n a fait psychique v . p. ou de décrirl'esprit dans un langage fait pour traduire les choses. ¡ (2) S C H E I . mais le sens. dans les chapitres suivants. ce n'est pas u n le monde inthrieur ténébreu ce monde véc Et n'est pas. Ce n'est pas seulement la communication aux autres hommes des intuitions philosophiques qui devenait difficile . l'expériencdes phénomhnen'est pas une introspection ou une intuition a u sens de Bergson. 106. ramené5 ce qu'elle a de positif. cet oubli n'est pas une simple absence. c'est une analyse intentionnelle. puisque la critique de l'hypotlikse de constance rn'en- seigne encore A reconnaitre comme donnéeoriginaires de l'expérienc intérieure l'articulation. ignorà absolument de la conscience naïveEn faisant la critique de l'hypothès de constance et en dévoilan phénomène psychologue va sans les le doute contre le mouvement naturel de la connaissance qui traverse aveuglémen opération les perceptives pour aller droit à leur résulta téléologiqu Rien n'est plus difficile que de savoir a u juste ce que nous voyons. Le préjugdes sensations une fois écartà visage. elle se a comprend à p a r une sorte d'appropriation dont nous avons tous l'expériencquand nous disons que nous avons a trouvà à le lapin dans le feuillage d'une devinette. Elle étai beaucoup plus radicale. une signature. ou que nous avons a attrapà à u n mouvement. échappai prinpar par cipe à toute tentative d'expression.ou plus exactement s e à réduisai une sorte d'incantation destinéà induire chez eux des expérience analogues à celles du philosophe. puisque l'intériorità défini l'impression. P a r exemple.quelle il n'y a pas de passage mé thodique. avoir recours indifféremmen l'expériencinterne de notre perception 5  & l'expkrience a externe à des sujets percevants. c'est-à -dir le fixer et le déformer L'immédia étai donc une vie solitaire. puisqu'il aurait fallu le penser. une conduite cessent un d'ctre de simples u donnée visuelles à dont nous aurions i chercher dans notre expkrience intérieurla signification psychologique et le psychisme d'autrui devient u n objet irnmbdiat comme ensemble imprégn d'une signification immancnte. elle n'explicite pas les horizons de conscience perceptive dont elle est entourbe et dont elle cherche t exprimer objective3 ment les rapports concrets. Plus gkn6ralement c'est la notion mCme de l'iinni6diat qui se trouve transformke : est d6sormais immédia non plus l'impression. IJ structure. Idole der Selbsterkenntnis. . n e s e saisit pas dans une coïncidenc ineffable. L'expérienc des phénomene n'est donc pas. aveugle et muette. Le retour a u phé noména n'offre aucune de ces fiarticularités configuraLa tion sensible d'un objet ou d'un geste. l'objet qui ne fait qu'un avec le sujet. Ainsi ce que nous découvron en dépassan préjugdu monde objectif. c'est l'absence de quelque chose que la conscience pourrait s e rendre présent autrement dit la conscience n e peut oublier les phénomèn que parce qu'elle peut aussi les rappeler. On a longtemps défin l'objet de la psychologie en disant qu'il ktait a inétendv et a accessible ti u n seul È et il en resultait que cet objet singulier n e pouvait êtr saisi que par u n acte à d'un type tout spécial a perception intérieur ou introsla pection. . comme on le voit. La difficulth n'étaipas seulement de détruirle préjugde l'extérieur comme toutes les philosophies invitent le commençan à le faire. a Il y a dans l'intuition naturelle une sorte de a crypto-mécanism que nous v devons briser pour parvenir A l'êtr phénomén (2) ou v encore une dialectique par laquelle la perception s e dissimule ti elle-même Mais si l'essence de la conscience est d'oublier ses propres phénomeneet de rendre ainsi possible la constitution des a choses v . l'épreuv d'une réalit ignorée vers la. Mon propre * psychisme Â¥ ne m'est pas donnà antremeni. comm e l'intérioritbergsonienne. consiste elle aussi A expliciter le sens immanent d'une conduite (1). l'arrangement spontane des parties. elle ne les a thématisv pas. Si. l'unità mklodique de mes comportements et que l'introspection. mais le philosophe lui-mêm n e pouvait pas se rendre compte de ce qu'il voyait dans l'instant. elle n e les néglige n faveur des choses que parce qu'ils sont le berceau des choses. comme l'intuition bergsonienne. ils n e sont jamais absolument inconnus de la conscience scientiflque qui emprunte aux structures de l'expérienc vécu tous ses modèles simplement.c'est l'explicitation ou la mise a u jour de la vie prkscientifique de la conscience qui seule donne leur sens complet aux opération la science et A laquelle celles-ci de renvoient toujours. dans lequel le sujet et l'objet étaien confondus et la connaissance obtenue par coïncidenceLe retour aux a donnkes immédiate la conscience à devenait alors une opéra de tion sans espoir puisque le regard philosophique cherchait à êtr ce qu'il n e pouvait pas voir par principe. ~ . que la critique de l'hypothès de constance fait paraîtr sous notre rega'rd. Ce n'est pas une conversion irrationnelle. .

existent pour elle. L'explicitation qui avait mis A n u le monde vécu deçdu monde objectif. il sous-entendait le monde objectif comme cadre logique de toutes ses descriptions et milieu de sa pensée ne s'apercevait pas que ce présupposcomIl mandait le sens qu'il donnait au mot d' a êtr È l'entrainait 4 rhliser la conscience sous le nom de a fait psychique È le détournai ainsi d'une vraie prise de conscience ou du vkritable immédia rendait comme dérisoire prkcauet les lions qu'il multipliait pour ne pas déforme intérieu l'a È C'est ce qui arrivait A l'empirisme quand il remplacait le monde physique par un monde d'événemen intérieurs C'est ce qui arrive encore A Bergson au moment mêm oà il oppose la < multiplicità de fusion à A la a multiplicitk de juxtaA position È Car il s'agit encore l de deux genres de l'être On a seulement remplack l'énergimécaniqupar une énergi spirituelle. en marge du monde physique. En donnant pour thhme 21 sa rkflexion la Gestalt. Il ne peut plus êtr question de décrirle monde vécqu'elle porte en elle comme un donnà opaque. puisà que le sens. se poursuit & l'égar en du monde véclui-même et met à nu. la rationalità n'est pas un hasard heureux qui ferait concorder des sensations dispersée la et (1) r e s t expos6 en ces termes dans la plupart des textes de Husserl et mêm dans les textes publies de sa dernièr période . La réflexiopsychologique. c'est qu'elle en diffkre dans le principe. en deç du champ phénoména champ transcendantal. Avec le savant et avec le sens commun. on est conduit & dé crire l'objet et le monde tels qu'ils apparaissent & la conscience et par lh A se demander si ce monde immédia tement présentle seul que nous connaissions. mais les formes. Or le champ phénoménal que nous tel l'avons découver dans ce chapitre. Si. elle est amené leur intégre à tout objet possible et h rechercher comment il se constitue à travers eux. aussi le seul dont il y ait lieu de parler. pp. n'est pas (1) Cf La Structure du Comportement. Sans doute le psychologisme est dépassà sens et la structure du perç le ne sont plus pour nous le simple résulta événemen des psycho-physiologiques. Le systhme moi-aule trui-le-monde est à son tour pris pour objet d'analyse et il s'agit maintenant de réveille penséequi sont constiles tutives d'autrui. Il me ferait prendre possession entihre de mon expérienc réaliserai et l'adéquatiodu réfléchissa réfléch au Telle est la perspective ordinaire d'une philosophie transcendantale. mais dont on dit qu'il s'écoule que l'on décri la et 4 troisihme personne. on se propose de faire une psychologie positive de la perception.distingue par tous ses caracthres de la psychologie d'introspection. mais sans mettre en question l'existence absolue du monde autour d'elle. le programme d'une phénoménolog transcendantale (1). comme c'est par eux que le monde objectif nous est connu. une fois commencke. du consCe tituà au constituant achèveraila thématisatiocon~mencé par la psychologie et ne laisserait plus rien d'implicite ou de sous-entendu dans mon savoir. en apparence du moins. mais le psychologue croyait encore que la conscience n'est qu'un secteur de l'êtr et il décidai d'explorer ce secteur comme le physicien explore le sien. La conscience comme objet d'étudoffre cette particularità de ne pouvoir 6tre analysée m8me naïvementsans entrainer au-delA des postulats du sens commun. la connexion. C'est dire que l'attitude transcendantale est déjimpliqué dans les descriptions du psychologue. il faut le constituer. telles que notre nature psycho-physiologique nous les donne. 106-119 et 261. II essayait de décrir les donnkes de la conscience. Une psychologie est toujours amenéau problbme de la constitution du monde. une zone de la conscience oà les concepts physiques ne valent plus. Cette nouvelle a réduc tion à ne connaitrait donc plus qu'un seul sujet véritable l'Ego méditant passage du naturà au naturant. Au mêm moment. mais en déterminenles valeurs spatiales et qualitatives (1) et en sont la configuration irrkductible. Puisqu'elle est maintenant le foyer universel des connaissances. le psychologue rompt avec le psychologisme. la conscience cesse dkcidémen d'êtr une régioparticulihre de l'être un certain ensemble de contenus a psychiques È elle ne résid plus ou n'est plus cantonnédans le domaine des a formes à que la réflexiopsychologique avait d'abord reconnu. La psychologie d'introspection repkrait. pour peu qu'elles soient fidhles. oppose A l'explicitation directe et totale une difficultà de principe. le cLamp phénomén devient champ transcendantal. comme toutes choses. tout en admettant que la conscience est enfermé dans le corps et subit & travers lui l'action d'un monde en soi. de moi-mêm comme sujet individuel et du monde comme pôl de ma perception. et tel est aussi. l'êtr discontinu de l'empirisme par un êtr fluent. la a vérit du perç ne rksultent plus de la rencontre fortuite de nos sensations. se dé passe donc par son mouvement propre. par exemple. Aprhs avoir reconnu l'originalitk des phénomhneh l'égar du monde objectif.

je n'éveilljamais dans le m6me temps toutes les pensée originaires qui contribuent A ma perception ou à ma conviction prbsente. qui connaî toutes choses dans une perspective particulière La réflexione peut jamais faire que je cesse de percevoir le soleil A deux cents pas un jour de brume. d'autant moins douteuse qu'elle n'a pas h se réalise dans l'Etre. résou problèm de maximum. la réalise d'avance dans l'irréfléch devons la considkrer nous comme une opératiocréatric participe elle-mgme A la qui facticitÃde l'irréfléch pourquoi seule de toutes les phiC'est losophies la phénoménolog parle d'un champ transcendental. La réflexio ne peut êtr pleine. il se trouve dans le commencement perpétue A de la réflexion ce point oà une vie individuelle se met A - . En fait. mes efforts précédent histoire.74 P H ~ N O M ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE LE CHAMP PHENOMENAL 75 Gestalt est reconnue comme originaire. au lieu d'en supposer la possibilità donné d'avance. l'opacit6 du fait disparaîtrait donc nous voulons que la reflexion Si maintienne tl l'objet sur lequel elle porte ses caracthres descriptifs et le comprenne vraiment. elle ne peut êtr u n éclaircissemen total de son objet. Leur apparition n'est de nas le dé~ioiemen dehors d'une raison préexistante au Ce n'est pas parce que la < forme à réalis certain éta un d'équi libre. Ce mot signifie que la réflexion'a jamais sous son regard le monde entier et la pluralità des monades déployà et objectivé qu'elle ne dispose jamais que d'une vue paret tielle et d'une puissance limitée C'est aussi pourquoi la ph6noménologi une phénoménologi est c'est-à -dir étudi l'apparition de l'êtr à la conscience. elle est l'identità de l'extérieuet de l'intérieuet non pas la projection de l'intbrieur dans l'extérieur donc elle ne résult d'une Si pas circulation d'étatpsychiques en soi. et ne rencontre jamais la question : qui mddite ? Si a u contraire la philosophie contemporaine prend le fait pour thèm principal. qu'elle est privilégià dans notre perception. le centre de la philosophie n'est plus une subjectività transcendentale autonome. cette loi ne doit pas êtr considérà comme un modèl d'anrè leauel se réalise raient les phénomèn structure. elle recherche la condition qui rend possible ce monde unique offert A plusieurs moi empiriques et la trouve dans un J e transcendenta1 auquel ils participent sans le diviser parce qu'il n'est pas u n Etre. qui est celui d'une nature ouverte à une pluralità de sujets pensants. si elle ne prend pas conscience d'elle-m6me en meme temps que de ses résultatsIl nous faut non seulement nous installer dans une attitude réflexive dans sur u n Cogito inattaquable. mais encore réfléch cette ré flexion. non seulement pratiquer la philosophie. d Partant d u spectacle du monde. C'est pourquoi le problhme de la connaissance d'autrui n'est jamais posÃdans la philosophie kantienne : le J e transcendental dont elle parle est aussi bien celui d'autrui que le mien. Une philosophie comme le criticisme n'accorde en dernièr analyse aucune importance h cette résistanc la passivité de comme s'il n'étai pas nkcessaire de devenir le sujet transcendental pour avoir le droit de l'affirmer. Elle sous-entend donc que la pensé u philosophe n'est assujettie à aucune situation. et. Ainsi on n'affirmera plus une Unità absolue. nous ne devons pas la considére comme le simple retour d une raison universelle. Il leur suffit qu'elle soit nécessairet elles jugent ainsi de ce qui est par ce qui doit être par ce qu'exige l'idédu savoir. mais encore nous rendre compte de la transformation qu'elle entraine avec elle dans le spectacle du monde et dans notre existence. et si autrui devient u n problèm pour elle.moi-mêm ou autrui aussi bien. n'a plus qu'à dégage les conditions général rendent possible un monde pour u n qui Je. un rend possible un monde. A cette condition seulement le savoir philosophique peut devenir un savoir absolu et cesser d'êtr une spé cialità ou une technique. comprendre la situation naturelle A laquelle elle a conscience de succédeet qui fait donc partie de sa dkfinition. J e ne mon rejoins donc jamais effectivement. La reconnaissance des phéno mène comme ordre original condamne bien l'empirisme comme explication de l'ordre et de la raison par la rencontre des faits et par les hasards de la nature. de voir le soleil a se lever à et c se coucher È de penser avec les instruments culturels que m'ont préparb mon bducation. elle est l'apparition mêm du monde et non sa condition de possibilité elle est la naissance d'une norme et ne se réalispas d'aprè une norme. au sens kantien. situé partout et nulle part. Mais si la Gestalt peut êtr exprimépar une loi interne. c'est qu'elle veut effectuer une prise de conscience plus radicale. l'analyse s'est placbe d'embléen dehors de moi. . mais une Unità ou une Valeur. elle n'est pas davantage une idée Gestalt d'un cercle n'en est pas la loi mathéma La tique mais la physionomie. mais garde à la raiSi son et A l'ordre eux-même le caractèr de la facticité une conscience constituante universelle étai possible. Il est frappant de voir que les philosophies transcendentales du type classique ne s'interrogent jamais sur la possibilità d'effectuer l'explicitatioi" totale qu'elles supposent toujours faite quelque part. l'Ego méditan peut jamais supprimer son inhérenc ne A un sujet individuel.

mais en se considhant elle-mêm comme un problhme. c'csl-5-dire radicale. puisque nous n'aurions pas suivi méthodi quement les démarche y conduisent A partir de l'attitude qui 77 naturelle. L'erreur de Bergson est de croire que le sujet médi tant puisse se fondre avec l'objet sur lequel il médite le savoir se dilater en se confondant avec l'être l'erreur des philosophies réflexiveest de croire que le sujet méditan puisse absorber dans sa méditatioou saisir sans reste l'objet sur lequel il médite notre êtr se ramener notre savoir. mais en reconnaissant comme le problhme philosophique fondamental cette prdsomption de la raison. VoilA pourquoi nous devions commencer par la psychologie une recherche sur la perception. entrons dans ce doa maine ambigu et assurons-y nos premiers pas avec le psychologue. nous retrouvons une erreur symé trique. nous devrions avoir devant nous le monde. Nous reprochions plus haut à l'intuition bergsonienne et A l'introspection de rechercher un savoir par coïncidenceMais à l'autre extrbmitb de la philosophie. nous ne pouvons pénétr l'individuel que par le procéd batard de l'exemple. quand nous essayons de comprendre dans une réflexiodirecte et sans nous aider des concordances varibes de la penséinductive ce que c'est qu'un mouvement ou qu'un cercle perçunous ne pouvons kclairer le fait singulier qu'en le faisant varier par l'imagination et en fixant par la pensél'invariant de cette expbrience mentale. Nous ne sommes jamais comme sujet méditan sujet irrble mais nous ne pouflbchi que nous cherchons A connaître vons pas davantage devenir tout entier conscience. Ainsi nous ne pouvions commencer sans la psychologie et nous ne pouvions pas commencer avec la psychologie seule. en attendant que l'autocritique du psychologue nous mèn par une réflexiodu deuxièm degrà a u phéno mène'd phknomèn et convertisse décidéme champ le en phénomén champ transcendantal. Si nous ne l'avions pas fait. . Ainsi c'est une question de savoir si la pensbe peut jamais cesser tout A fait d'êtr inductive et s'assimiler une expérienc quelconque au point d'en reprendre et d'en posskder toute la texture. nous n'aurions pas compris tout le sens du problhme transcendantal. Si nous btions la conscience. mêm quand nous ne faisons pas de psychologie. non pas en postulant l'explicitation totale du savoir. c'est-&dire en le dbpouillant de sa facticitb. et le point de vue d'ou elles peuvent paraîtr vraies. Or. nous ramener ti la conscience transcendantale. notre histoire. 1) nous fallait fréquente champ phénomén le et faire connaissance par des descriptions psychologiques avec le sujet des phénomène nous ne voulions pas. Pour réveille l'expériencperceptive ensevelie sous ses propres résultats n'aurait pas suffi d'en présente il des descriptions qui pouvaient n'êtr pas comprises. et de Nous ne devions pas cependant commencer la description psychologique sans faire entrevoir qu'une fois purifiéde tout psychologisme elle peut devenir une méthodphilosophique. L'expkrience anticipe une philosophie comme la philosophie n'est qu'une expériencélucidé maintenant que le champ phéno Mais ména étsuffisamment circonscrit. il fallait fixer par des référenc des anticipations philosophiques. non pas en s'instaltant dans la conscience absolue sans mentionner les dbmarches qui y conduisent. dans la notion d'une conscience constituante universelle. les objets perçu dans leur singularitb comme des systhmes de relations transparentes. Une philosophie devient transcendantale.LE CHAMP PHGNOMGNAL rbfléchi elle-mêmeLa réflexion'est vraiment réflexio sur que si elle ne s'emporte pas hors d'elle-'même se connaî comme réflexion-sur-un-irréflkch par conséquen et comme u n changement de structure de notre existence. comme la si philosophie réflexive nous placer d'emblédans une dimension transcendantale que nous aurions supposééternelle ment donné manquer le vrai problèn~ la constitution.

.

n'est-ce pas toujours voir de quelque part ? Dire que la maison ellemêm n'est vue de nulle part. quand je dis que je vois la maison de mes yeux. elle est !a maison vue de nulle part. le géométr ces perspectives et de toutes de les perspectives possibles. Par exemple. Mêm si je ne savais rien des canes et des biltonnets. comme disait Leibnitz. je m'ancre en lui. que mes yeux comme organes matérielfonctionnent et me la fassent voir : A n'interroger que moi-même je n'en sais rien. on la verrait autrement de la rive droite de la Seine.Notre perception aboutit à des objets. elle est. je concevrais qu'il est nbcessaire de mettre en sommeil l'entourage pour mieux voir l'objet et de perdre en fond ce que l'on gagne en figure. tout à l'heure. Quand je le fixe. je ne dis certes rien de contestable : je n'entends pas que ma rétinet mon cristallin. Voir u n objet. une fois constitué apparaî commc la raison de toutes les expérience que nous en avons cucs ou que nous pourrions en avoir. et l'objet. c'est-à -dir le terme sans perspective d'oà l'on peut les dérive toutes. ou bien répondr effectivement a cette sollicitation en le fixant. d'un seul mouvement je referme le paysage et j'ouvre l'objet. Les deux opbrations n e coïncidenpas par hasard : ce n e sont pas les contingences de mon organisation corporelle. le a regard È qui est aussi indubitable que m a propre pensée aussi directement connue de moi. autrement de l'intérieur autrement encore d'un avion. n'est-ce pas dire qu'elle est invisible? Pourtant. c'est ou bien l'avoir en marge du champ visuel et pouvoir le fixer. Je veux exprimer p a r lh une certaine manikre d'accéde a l'objet. les survolait tous. Il nous faut comprendre comment la vision peut se faire de quelque part sans êtr enfermédans s a perspective. . p a r exemple la structure de m a rétine m'obligent A voir l'entourage qui e n flou si je veux voir l'objet en clair. Mais que veulent dire ces mots ? Voir. la maison ellen~ém n'est aucune de ces apparitions. je vois la maison voisine sous un certain angle. mais cet à arrê à du regard n'est qu'une modalità de son mouvement : je continue h l'intérieud'un objet l'exploration qui.

il restera -vrai pour toujours qu'elle a btk aujourd'hui. il montre. a comment cela devait tourner à et a comment cela aura fini È chaque prbsent fonde déhithemen un point du temps qui sollicite la reconnaissance de tous les autres. situà virtuellement en elles. en survenant. Quand je regarde la lampe posésur ma table. nous pouvons bien nous rappeler qu'il s'agit du cendrier ou de la main d'un personnage. Plus précisémen l'horizon intérieu d'un objet ne peut devenir objet sans que les objets environnants deviennent horizon et la vision est un acte à deux faces. l'appareil se braque sur un objet et s'en rapproche pour nous le donner en gros plan. Car je n'identifie pas l'objet détaillque j'ai maintenant avec celui sur lequel mon regardglissait tout a l'heure en comparant expressémen détail ces avec un souvenir de la premièr vue d'ensemble. et que les objets forment un systèm oà l'un ne peut se montrer sans en cacher d'autres. mon présen peut cesser d'êtr un présen de fait bientô entraîn détrui et par l'écoulemen de la duré devenir un point fixe et identifiable dans un temps et objectif. l'objet est donc vu de tous temps comme il est vu de toutes parts e t par le m8me moyen.82 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS 83 parce que regarder l'objet c'est s'enfoncer en lui. il est le corrélatide la puissance prochaine que garde mon regard s u r les objets qu'il vient de parcourir e t qu'il a déjsur les nouveaux détailqu'il va découvrir Aucun souvenir exprèsaucune conjecture explicite ne pourraient jouer ce rôl : ils n e donneraient qu'une synthès probable. L'horizon est donc ce qui assure l'identità de l'objet au cours de l'exploration. elle est aussi le moyen qu'ils ont de se dévoiler Voir. i l vise toutes les autres. Quand. chaque moment du temps se donne pour t& moins tous les autres. dans la mesure oà je les vois elles aussi. mais la maison vue de toutes parts. j'ai l'horizon de passk qui l'entourera. je la vois bien d'un certain point de ma durée mais elle est la mêm maison que je voyais hier. elle a un air d'éternità il éman et d'elle une sorte de stupeur. mêm si elle s'effondre demain. c'est entrer dans un univers d'être qui se montrent. mêm si. Sans doute. Ainsi chaque objet est le miroir de tous les autres. Notre formule de tout A l'heure doit donc êtr modifiée maison elle-mêm n'est pas la la maison vue de nulle part. Mais. nous ne l'identifions pas effectivement. dans la vision. je lui attribue non seulement les qualitévisibles de ma place. mais ils ne cessent pas d'êtr là Or. et ils ne se montreraient pas s'ils ne pouvaient êtr caché uns derrièr les autres les ou derrièr moi. C'est que l'écra n'a pas d'horizons. il s'anime et se déploie les autres objets reculent en marge et entrent en sommeil. La structure objet-horizon. dans lesquels est impliqu6. Mais avec mon passà immédia j'ai aussi l'horizon d'avenir qui l'entourait. nous pourrions aussi le dire de la perspective temporelle. Toute vision d'un objet par moi se réitè instantanémenentre tous les objets du monde qui sont saisis comme coexistants parce que chacun d'eux est tout ce que les autres < voient à de lui. j'ai donc mon présen effectif vu comme avenir de ce passé Avec l'avenir imminent. j'ai à ma disposition leurs horizons. c'est la mêm maison qu'un vieillard et qu'un enfant contemplent. encore une fois. qui est la structure d'horizon. grâc au double horizon de rétentio et de protension. avec eux. sans le poser en objet. et. elle a elle-meme son âg et ses changements. mais encore celles que la cheminée que les murs. j'appuie mon regard sur un fragment du paysage. L'objet achevà est translucide. par le moyen des horizons. l'objet que je fixe actuellement. Mais. dans un film. mais. ne me gên donc pas quand je veux voir l'objet : si elle est le moyen qu'ont les objets de se dissimuler. elles restent des demeures ouvertes à mon regard. Au contraire. j'aperçoi déj sous différent angles l'objet central de ma vision actuelle. Si je considèr la maison attentivement et sans aucune pensbe. et comme celui-ci retient de la mêm manihre le pas86 immédia qui l'a précéd temps écoulest tout entier le repris et saisi dans le présent en va de mêm de l'avenir Il imminent qui aura lui aussi son horizon d'imminence. Le présen tient encore dans sa main le passà immkdiat. c'est-à -dir la perspective. moins vieux d'un jour. En d'autres termes : regarder u n objet. Ainsi. Il ne peut jamais êtr confront6 . il est pénét tous de cdté par une infinit4 actuelle de regards qui se recoupent dans sa profondeur et n'y laissent rien de caché Ce que nous venons de dire de la perspective spatiale. que la table peuvent e voir È le dos de ma lampe n'est rien d'autre que la face qu'elle a montre w A la cheminéee peux donc voir un objet J en tant que les objets forment un systèm ou un monde e t que chacun d'eux dispose des autres autour de lui comme Spectateurs de ses aspects caché garantie de leur permaet nence. j'ai donc mon prksent effectif comme passe de cet avenir. Sans doute. mon regard humain ne pose jamais de l'objet qu'une face. c'est venir l'habiter et de là saisir toutes choses selon la face qu'elles tournent vers lui. vu en vision marginale. alors que ma perception se donne comme effective.

bien que mon présen contracte en lui-mêm le temps écoul le temps A venir. C'est cette extase de l'expérienc qui fait que toute perception est perception de quelque chose. Urnslurzt der kopernikanischen Lehre :die Erde ais Ur-Arche bewegt sich nicht (inédit) (2) a Je comprends par la seule puissance de juger qui rhside en mon esprit ce que je croyais voir de mes yeux > II*Mdditaibn. si les objets qui environnent la maison ou l'habitent demeuraient ce qu'ils sont dans l'expérienc perceptive. dans l'expériencperceptive. ni du monde. devient un moment du temps parmi tous les autres. Par cette ouverture. valable pour tous les temps et pour tous tes lieux. J e n e m'occupe plus de mon corps:ni du temps. fouillent la maison et définissen maison elle-même la je n'ai encore qu'une séri concordante et indéfinide vues s u r l'objet. Obsédpar l'être et oubliant le perspectivisme de mon expérience le traite désormai objet. et l'individuation de l'objet en un noint du temps et de l'espace objectifs appara"t finalement comme l'ëxpressio d'une ~ u i s s a n c eDosante universelle (2). nous sommes surpris des changements qu'ils doivent a leur propre durée Mais nous croyons qu'il y a une véritdu passé nous appuyons notre mémoir& une immense Mémoir monde. je la refoule et je traite mes yeux comme des fragments de matière Ils prennent place.84 PHENOW-NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS 85 avec les visions précédent ou avec celles des autres hommes que par l'intermédiair du temps et du langage. son sol. dans le mêm espace objectif oà je cherche h situer 'objet extérieu je crois engendrer la perspective perçu et par la projection des objets sur m a rétine mêmeje traite De ma propre histoire perceptive comme un résultade mes rapports avec le monde objectif. je le dédui je en d'un rapport entre objets. c'est-à -dir des regards astreints h une certaine perspective. J e ne tiens plus en main l'entourage lointain : il n'est plus fait d'objets ou de souvenirs encore discernables. comme l'un des objets de ce monde. . c'est-à -dir d'une totalitÃachevée explicite. mon présent est mon qui point de vue s u r le temps. La maison a ses conduites d'eau. . AT. dans la communication intbrieure (1) HUSSEBL. l'objet n'a rien d'enveloppé est tout entier étalà parties coexisil ses tent pendant que notre regard les parcourt tour tour. J e considèr mon corps. De mêm enfin. son prksent n'efface pas son passé avenir n'effacera pas son son présent position de l'objet nous fait donc passer les La limites de notre expérienceffective qui s'écrasen u n 6tre - - ktranger. Nous oublierons la perception présent d e la maison : chaque fois que nous pouvons confronter nos souvenirs avec les objets auxquels ils se rapportent. qui est mon point de vue s u r le monde. la substantialità de l'objet s'écoule S'il doit parvenir h une parfaite densité d'autres termes s'il doit y avoir en u n objet absolu. I . compte tenu des autres motifs d'erreur. c'est u n horizon anonyme qui n e peut plus apporter de témoi gnage précis laisse l'objet inachevà et ouvert comme il il est. il ne les possèd qu'en intention. et qu'il soit donnà comme par une seule vision h mille regards. P 25. il faut qu'il soit une infinità de perspectives différente contractée dans une coexistence rigoureuse. X . d&s lors. Si je conçoia l'image du mien les regards qui. la maison ne serait pas posé comme êtr autonome.comme la notion d'un univers. en effet. la position d'un seul objet au sens plein exige la composition d e toutes ces expcriences e n un seul acte polythétiqueEn cela elle excbde l'expkrience perceptive et la synthès d'horizons. oà les rapports soient de déterminatio réciproqu exckde celle d'un monde. dans laquelle du figure la maison telle qu'elle étai vraiment ce jour-la et qui fonde son êtr du moment.J e décollde mon expérienc et je passe a i Vidée Comme l'objet. Nous ne les voyons jamais. ce pas& que je prétendressaisir lui-mêm n'est pas le passà en personne. et et si par exemple la conscience que j'ai maintenant de mon passà me paraî recouvrir exactement ce qu'il fut. je méconnaîtr De peut-êtr le présen je vis. c'est-à -dir d'une multiplicitk ouverte et indéfinioà les rapports sont d'implication réci proque (1). de sorte que pour finir elle croit tirer de lui toujt ce qu'elle nous enseigne. niais elle les a en mém temps que ses fenêtre ou que ses cheminée visibles pour nous. tels que je les vis dans le savoir anteprkdicatif. Pris en lui-même et comme objet il exige qu'on le prenne ainsi. Ainsi la synthès des horizons que n'est qu'une synthès présomptive elle n'opèr avec certitude et avec précisio que dans l'entourage immédiade l'objet. ma duréun reflet ou u n aspect abstrait du temps universel. Ainsi. de toutes parts. peut-étr ses fissures qui grandissent secrètemendans l'épaisseudes plafonds. c'est mon passà tel que je le vois maintenant et je l'ai peut-êtr altérà mêmeà l'avenir. l'idéprétenêtr la mêm pour tous. je n'ai pas l'objet dans sa plénitude la mém De facon. comme mon corps un mode d e l'espace objectif. La conscience que j'avais de mon regard comme moyen de connaftre.

L E CORPS COMME OBJET ET LA PHYSIOLOGIE MECANISTE La définitiode l'objet c'est. Et comme la genès du corps objectif n'est qu'un moment dans la constitution de l'objet. Ainsi le rapport du stin~ulus et de la perception pouvait rester clair et objectif. qu'en tant qu'elle se reprend et se recueille elle-mêm en un objet identifiable. Elle ne lie plus A dcs instruments matériel distincts les différente qualitks d'un mêm sens el les donnies des did'érent sens. Ainsi se forme une penske a objective à (au sens de Kierkegaard). puisque c'est l A un moment décisidans la genkse du monde objectif. il fallait traduire le fonctionnement du corps dans le langage de l'en soi et découvri sous le comportement l a dépendanclinéairdu stimulus et du récepteur u rbcepd leur et de lYEmpfinder(1). ces structures se trouvaient transforméeen qualitécompactes et dérivé la distinction de locale des organes mis en jeu. Il faut que nous retrouvions l'origine de l'objet a u m u r mêm de notre expérience que nous décrivionl'apparition de l'êtr et que nous comprenions comment paradoxalement nous il y a pour nous de l'en soi. . Ne voulant rien préjuger prendrons A la lettre la pensé objective et nous ne lui poserons pas de ( ~ i e s t i o n s qu'elle ne se pose elle-même Si nous sommes amenéà retrouver l'expériencderrièr elle. qu'il existe partes extra partes. Nous ne pouvons demeurer dans cette alternative de ne rien comprendre au sujet ou de ne rien comprendre à l'objet. J e ne parle que de mon corps en idée d e l'univers en idéede l'idé d'espace et de l'idé de temps. entrainera les fils intentionnels qui le relient 5 son entourage et finalement nous révéle sujet le percevant comme le monde perç 1. soit au sens large d'un rapport de fonction à variable. Mais justement clle prêtai aux appareils nerveux la puissance occulte de crber les différente structures de notre expérience alors que et.qui finalement nous fait perdre le contact avec l'expé rience perceptive dont elle est cependant le résultaet la suite naturelle. En réalitles lésiondes centres et mEme des conducteurs ne se traduisent pas par la perte de certaines qualitésensibles ou de certaines donnée sensorielles. puisqu'elle fige toute l'expérienccomme un cristal introduit dans une solution la fait cristalliser d'un coup. E t pourtant la position absolue d'un seul objet est la mort de la conscience. la vision. et que par conskquent il n'admet entre ses parties ou entre lui-mêm et les autres objets que des relations extérieure mécaniques et soit a u sens étroi d'un mouvement reç et transmis. l'audition sont autant de manière d'accéde à l'objet. . puisqu'elle n'est conscience. le corps.que j'ai avec eux. dans la science même au traitement qu'on veut lui imposer. Si l'on voulait insérel'organisme dans l'univers des objets et fermer cet univers à travers lui. mais par une dédifférenci (1) Cf Ln Structure du Corni~ortement. c'est-à -dir savoir de soi. Toute la vie de la conscience tend à poser des objets. celle de la science. On verra que le corps propre s e dkrobe. avons-nous vu. ce passage ne sera motivà que par ses propres embarras. en s e retirant du monde objectif. .celle du sens commun. . le toucher. Sans doute on savait bien que dans le circuit du comportement des détermination nouvelles émergent la thkorie de l'énergi spécifiqudes et nerfs par exemple accordait bien à l'organisme le pouvoir de transformer le monde physique. Considérons-ldonc A l'euvre dans la constitution de notre corps comme objet.chap. l'évk nement psycliophysique étai u m6me type que les relad tions de la causalitk a mondaine È La physiologie moderne ne recourt plus A ces artifices. 1 et II.

p. --(2) Id. p. la vision pouvant (Tailleurs varier d'un moment h l'autre. STEIN.. mais reprksentent la manièr dont il vient au-devant des stimulations et dont il se rkfèr A elles. 362. Enfin rien n'est plus senti (2). tantat par la chaleur. 353. La fonction de l'organisme dans la réceptiodes stimuli est pour ainsi dire de a concevoir à une certaine forme d'excitation (4). C'est et ce qui avait fait supposer des centres gnosiques spé cialisé dans la localisation et l'interprétatio des qualités En rbalitk. A une décompositio de la sqnsibilità aux couleurs .. par exemple. toutes les couleurs A ondes longues tendent vers une sorte de jaune.Pathologie der Wahrnehrnung. Nous Pavons déjindiquà plus haut : quel que soit l'emplacement de la lésio dans les voies sensorielles et sa genèse on assiste. mais rend de plus en plus incertaine la différenciatio active des excitations qui apparaî comme la fonction essentielle du systèm nerveux. puisque la sensation spécifiqu sera restitué l'on applique si un excitant assez étend (2). C'est elle encore. pp. et la perception tactile du rude. p. p. Le progrè de la lésiodans la substance nerveuse ne détrui donc pas u n à u n des contenus sensibles tout faits.. p. long temps d'exposition) puissent momentanémen ramener la dichromasie (1). au dkbut.88 PHI%0MT?NOLOGIE DE L PERCEPTION A LE CORPS COMME OBJET 89 tion de la fonction. La localisation confuse de l'excitant ne s'explique pas par la destruction d'un centre localisateur. (3) Die Reizvorgange treffen ein ungestimmtes Reaktionsorgan. si certains contenus (températures sont plus fragiles et disparaissent les premiers. Cette forme qui se dessine dans le systèm nerveux. . Pathologie der Wahrnehmung. 360-361. ce dbploiement d'une structure. STEIN.xcitant bouge et trace un cercle sur sa peau. ibid. de nettement distinguéeet localisée chaque fois a u mêm la point. c'est plut& que l'excitation n e réussi prendre sa forme typique que pour u n stimulus A plus bnergique. par exemple. (3) Id. toutes les couleurs sont modifiées leur ton fondamental reste le même mais leur saturation décroà . et cette organisation est le facteur à dbcisif au niveau des a qualité sensibles comme au niveau de la perception. Si l'on excite A plusieurs reprises avec un cheveu une régio donné la peau. les relations du stimulus et de l'organisme. nous serve A sentir le chaud et le froid.. vert. selon le degrà de fatigue. et non pas l'énergispé cifique de l'appareil interrogé fait qu'un excitant donne qui lieu A une sensation tactile ou h une sensation thermique. à Id. et mêm toutes les couleurs à ondes courtes tendent vers une sorte de bleu. en la : m6me temps la sensation cesse d'êtr spécifiqu ce n'est plus un contact. Les lésioncentrales semblent laisser intactes les qualité par contre elles modifient l'organiet sation spatiale des donnée la perception des objets. (2) Id. (1) J. n 364. dè l'entrédu systèm nerveux. rouge pourpre. STEIN. ibid. L'excitation est saisie et réorganisà des fonctions transpar versales qui la font ressembler A la perception qu'elle va susciter. bien que des conditions favorables (contraste. on a d'abord des perceptions ponctuelles. et qui brouille. . ibid.. Pathologie der Wuhrnchmimg. ils subsistent plus longtemps. De la mêm manière dans les lésionnon corticales de la sensibilità tactile. 365.. le cerveau devient le lieu d'une a mise en forme > qui intervient mêm avant l'étapcorticale. bleu. Plus tard encore le sujet croit que 1'e. On arrive enfin à une monochromasie en gris. 361.. L a hénemenpsychophysique à n'est donc ' plus du type de la causalità a mondaine B. les recherches modernes montrent que les lésion centrales agissent surtout en élevan chronaxies qui sont les chez le malade deux ou trois fois décuplée L'excitation produit ses effets plus lentement. mais par le nivellement des excitations qui ne --- rhussissent plus A s'organiser en u n ensemble stable oh chacune d'elles recevrait une valeur univoque et ne se traduirait A la conscience que par u n changement circonscrit (1). je ne puis me les représente (1) J. Une excitation n'est pas perçu lorsqu'elle atteint un organe sensoriel qui n'est pas a accordà à avec elle (3). . c'est une brûluretantô par le froid. (4) a Die Sinne die Form eben durch ursprüngliche Fombegreifen zu erkenncn geben. puis le spectre se simplifie et se ramèn A quatre couleurs: jaune. A mesure que l'excitation se répèt localisation se fait moins précise perception s'étal dans l'espace. ibid. ce n'est pas qu'un territoire déterminà détrui chez l e malade. se trouve compromise en tant qu'elle suppose une suite d'impressions circonscrites ou une conscience précisdes diffé rentes positions de la main (3). Ainsi les excitations d'un m6me sens diffèren moins par l'instrument matérie dont elles se servent que par la manièr dont les stimuli élémentair s'organisent spontanémen entre eux. 358. C'est dire que la a qualità sensible È les dé terminations spatiales du perç et mêm la présenc l'abou sence d'une perception ne sont pas des effets de la situation de fait hors de l'organisme.

u n objet qui agit sur des rbcepteurs et donne lieu finalement A la conscience du corps ? N'y a-t-il pas une a intkroceptivitk à comme il y a une a extéroceptività ? Ne puis-je pas trouver dans le corps des fils que les organes internes envoient a u cerveau et qui sont institubs de la nature pour donner A l'&me l'occasion de sentir son corps ? La conscience du corps et l'&me se trouvent ainsi rcfoulbes. p. ou meme A des processus objectifs comme les influx nerveux. I l faut donc comprendre comment les dbterminants psychiques et les conditions physiologiques s'engrknent les uns sur les autres :on ne conçoi pas comment le membre fantôme s'il dépende conditions physiologiques et s'il est A ce titre l'efl'et d'une causalitb en troisibme personne. Enfin le membre fantanie garde souvent la position m2me que le bras rbel occupait au moment de la blessure : un blessk de guerre sent encore dans son bras fantôm les bclats d'obus qui ont lacérson bras rbel (2). qui >-xigevisiblement une explication psychologique. A la manibre dont ma ma main circonvient l'objet qu'elle touche en devançanles stimuli et en dessinant elle-mêm la forme que je vais percevoir. qui ap(1) LHERMITTE... il leur une faudrait u n mêm point d'application ou u n terrain commun. ibid. Le phknomèn du membre fantôm s'kclaire ici par le phénomè cl'anosognosie. Mais on pourrait répondrque cette a expkrience du corps w est elle-m6me une a représentatioÈ u n a fait psychique È qu'A ce titre elle est au bout d'une chaîn d'évbnementphysiques et physiologiques qui peuvent seuls etre mis au compte du a corps rbel È Mon corps n'est-il pas. de ses dmolions ou de ses volontés Car pour que les deux skries de conditions puissent dbterminer ensemble le phénomèn comme deux composantes déterminen rbsultante.VU PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE LE CORPS COMME OBJET 91 comme une sbrie de processus en troisihme personne. le comportement débordson secteur central. Il arrive que le bras fantômebnorme aprbs l'opération rétrécis se ensuite pour s'engloutir enfin dans le moignon a avec le consentement du malade à accepter sa mutilation à (2). ibid. la conscicnce du corps envahit le corps. 47. parce que l'âm est unie immbdiatement au cerveau et A lui seul. en donner une explication psychologique? Pourtant aucune explication psychologique ne peut ignorer que la section des conducteurs sensitifs qui vont vers l'enckphale supprime le membre fantôm (4). Que dit Id-dessus la physiologie moderne ? L'anesthbsie par la cocaïnne supprime pas le membre fantame. le corps redevient cette machine bien nettoyke que la notion ambiguà du comportement a failli nous faire oublier. et en me reportant au corps dont j'ai l'expkrience actuelle. L'Image de notre Corps.. J e n'en peux prendre une connaissance distante. pp. 57. L'Image de notre Corps. (3) Id. . une volontk d'une explication physiologiou une croyance. chez un amputk. J e ne puis comprendre la fonction du corps vivant qu'en l'accomplissant moi-mêm et dans la mesure ou je suis u n c o r p s qui se lhve vers le monde. Lherrnitte signale que l'illusion des ampu- tks est en rapport avec la constitution psychique du sujet : elle est plus frkquente chez les hommes cultivks. Si je devine ce qu'elle peut être c'est en laissant lA le corps objet. partes extra parles. une circonstance qui rappelle celles de la blessure font apparaitre un membre f a n t h e chez des sujets qui n'en avaient pas (1). 129 sqq. A défau que. 129 sqq. Faut-il donc dire que le membre fantôm est un souvenir. Les sujets qui ignorent systématiquemenleur main droite paralyske et tendent la gauche quand on leur demande la droite parlent cependant de leur bras paralysb comme d'un a serpent long et froid W . exactement comme les corps extbrieurs. ibid. ibid. p. p. quelque stimulation se substitue celle de la jambe sur le trajet qui va du moignon a u cerveau. p. il y a des membres fanthmes sans aucune amputation et à la suite de lksions cbrébrale(1). de ses souvenirs. 129 sqq. et l'on ne voit pas quel pourrait etre le terrain commun à des a faits physiologiques à qui sont dans l'espace et A des c faits psychiques à qui ne sont nulle part. par exemple. nous ferait rien gagner si elle n'ajoutait aux conditions p& riphbriques du membre fantôm que des traces cbrébrales Car u n ensemble de traces cérébral saurait figurer les ne rapports de conscience qui interviennent dans le phénomhne a Il dkpend en effet de déterminant psychiques È Une kmotion. l'âm se rkpand sur toutes ses parties. J. peut pour une autre part relever de l'histoire personnelle du malade. transmission de mouvement ou dbtermination d'une variable par une autre. 73. et. (2) Id. ( 2 ) Id. ce qui exclut l'hypothès d'une vkritable anesthksie et suggèr celle d'un refus de la déficienc (3). (4) Id. Faut-ildonc remplacer la a théori pbriphbrique à par une c thkorie centrale w ? Mais une thkorie centrale ne (1) LIIERMITTE. Ainsi l'extéroceptivitexige une mise en forme des stimuli. Si. le sujet sentira une jambe fantame.. p. par exemple.

p. Il n'y a ici pas plus de choix que dans une goutte d'huile qui emploie toutes ses forces internes (1) Le membre fant8me ne se prete ni hune explication physiologique pure. de la finalitb expresse et du mbcanisme (3). qu'un dispositif de secours btabli d'avance soit substitub par dklenchement automatique au circuit qui vient d'êtr mis hors d'usage. (2) Quand Bergson insiste sur l'unità de la perception et de l'action et invente pour l'exprimer le terme de a processus sensari-moteurs È il cherche visiblement i engager la conscience i dans le monde. Ces termes peu cartbsiens nous obligent i~former l'idbe d'une penséorganique par laquelle le rapport du a psychique à et d u a physiologique D deviendrait concevable. elle est vécucomme situation a ouverte W . et c'est justement ce qui permet aux membres de se substituer l'un A l'autre. des phénomèn qui dbpassent l'alternative du psychique et du physiologique. (3) Cf La Structure du Comportement.MENNINQER-LERCHENTHAL. ce n'est pas. Il ne pourrait êtr un mélang des deux que si nous trouvions le moyen d'articuler l'un sur l'autre. Quand on dit la qu'un animal existe. mêm bris a l'éta compromis n'est possible. le à psychique à et le à physiologique È le pour soi à et 1' à en soi È et de ménage entre eux une rencontre. Ainsi. pas davantage une cogitatio. mais il s'agit la d'un a priori de l'espèc et non d'une option personnelle. Mais si senlir c'est se représente qualité le une si ~nouvementest un déplacemen dans l'espace objectif. 196 et suivantes. de notre Corps. Dus L'image Das Truggebilde der eigenen Gestalt. Elle n'offre qu'une signification pratique. et appelle les nlouvements de l'animal comme les premihres notes de la mélodi appellent un certain mode de résolution sans qu'il soit connu pour lui-mcme. LHERMITTE. si les processus en troisihme personne et les actes personnels pouvaient Gtre intbgrbs dans un milieu qui leur soit commun. ou qu'il est d u n monde. la conscience une connaissance. pp. 93 pour résoudrpratiquement le problèm de maximum el de minimum qui lui est posé différencest seulement La que la goutte d'huile s'adapte a des forces externes données tandis que l'animal projette lui-mêm les normes de son milieu et pose lui-mêm les termes de son problèm vital (1) . Bergson a bien vu que le corps et l'esprit communiquent par la mkdiation du temps. on ne veut pas dire qu'il en ait perception ou conscience objective. Nous avons déjrencontrb ailleurs. Quand l'insecte substitue la patte saine à la patte coupé dans u n acte instinctif. et A des cogitationes telles que l'acceptation et le refus. c'est la L'image de notre Corps. c'est avoir u n présent corps est. conclusion de J. Le membre attachb n'est pas supplé par le membre libre parce qu'il continue de compter dans l'êtr animal et que le courant d'activitb qui va vers le monde passe encore par lui. Mais cc n'est pas davantage que l'animal ait conscience d'une fin A atteindre et use de ses membres comme de différent moyens. D'une manièr gkneralc. Janet ? L'attention à à la vie est la conscience que nous prenons de a mouvements naissants à dans notre corps. Or des mouvements rkflexes. ni ti une explication psychologique pure. qu'il a un monde. le temps reste . elle n'invite qu'A une reconnaissance corporelle. 174 . du qu'ktre un esprit c'est dominer l'éco~~lcinen temps. ce qu'on trouve derrièr le phénomè suppléance de c'est le mouvement de l'êtr au monde ct il est temps d'en précise notion.LHERMITTE. pp. qui admettrait les deux sbries de condides tions (1) peut donc êtr valable comme énonc faits connus : mais elle est foncihrement obscure.. avec les supplbances.LE CORPS COMME OBJET partiennent A l'ordre de l'en soi. car alors la supplbance devrait se produire chaque fois que l'acte est empêchbet l'on sait qu'elle ne se produit pas si la patte n'est qu'attachbe. p. qui sont de l'ordre du pour soi. entre la naissant. Le membre fantame n'est pas le simple effet d'une causalità objective. Mais le corps reste pour lui ce que nous avons appelÃle corps objectif. Une thborie mixte du membre fantame. Ktirperschema . Simplement l'animal continue d'6tre au meme monde e t se porte vers lui par toutes ses puissances. (1) Ibid. ebauché accomplis. p. 47 et suivantes. La situation qui déclench opération les instinctives n'est pas entièremen articuléet déterminé le sens total n'en est pas possédà comme le montrent assez les erreurs et l'aveuglement de l'instinct. une coupe instantané le devenir de la conscience (Jl(fli2re et Mémoire sur p. ne sont encore que des proou cessus objectifs dont la conscience peut constater le dérou lement et les résultats mais ou elle n'est pas engagbe (2). la conscience du passb et l'bmotion. qu'avoir Le un corps. Pour dbcrire la croyance a u membre fantdme et le refus de la mutilation. aucun sensation et le mouvement. (2) SCIIILDEH. 143. avons-nous vu. 150). 126. et ils se distinguent comme le pour soi et l'en soi. d'êtr équivalent devant l'évidenc la tâcheS'il ancre le de sujet dans un certain a milieu È 1' a êtr a u monde à est-il quelque chose comme 1' a attention à la vie à de Bergson ou comme la a fonction du rée de P. dit-il. les auteurs parlent d'une à répressioà ou d'un à refoulement organique D (2).

-P. Le réflexe tant qu'il s'ouvre a u sens en d'une situation et la perception en tant qu'elle ne pose pas d'abord un objet de connaissance et qu'elle est une intention d e notre étr total sont des modalité d'une mie prdobjective une séride a maintenant È qu'il fasse a boule de neige avec Bergson ne lui-mêm w ou qu'il se déploien temps spatialisé peut donc que tendre ou détendr séri a maintenant w :il la des ne va jamais jusqu'au mouvement unique par lequel se constituent les trois dimensions du temps. C'est parce qu'il est une vue prkobjective que l'êtr a u monde peut s e distinguer de tout processus en troisièm personne. expressémen tension psychologique. comme de toute cogitatio. c'est-à -dir qu'il les indique comme ce qu'il est destin6 à affronter. p. Le réflexne résultpas des stimuli objectifs. 450 et suivantes).c'est-à -dir le mouvement par lequel nous déployondevant il nous notre a monde È . Si maintenant on donne des phknombnes une explication psychologique. beaucoup plus qu'eux. bien qu'il le fasse implicitement dans les analyses particulières 95 qui est ce que nous appelons l'êtr au monde.e t qu'il pourra réalise jonction la d u psychique w et du a physiologique W . perdent leur monde dbs que les contenus s e dérobent renoncent à leur ils vie coutumifhe avant mêm qu'elle soit devenue impossible. Revenons maintenant a u problèm d'oà nous sommes partis. et que l'on revient au dualisme (Cf J. détermi n e ce que nos réflexe nos perceptions pourront viser dans et le monde. Dans le premier cas le membre fant6me est la prbsence effective d'une représentation l'anosognosie. l'ampleur de notre vie. Esqtzisse d'une théoride llEmotion). u n jugement positif ou une perception. Janet s'en sert comme d'une notion existentielle. le membre fantôm est la présenc d'une partie de la reprksentation du corps qui ne devrait pas êtr donné puisque le membre correspondant n'est pas la. d'ailleurs. la zone de nos opération possibles. Sartre. l'anosognosie u n oubli. et l'on ne voit pas pourquoi la durés'écrasen un présentpourquoi la conscience s'engage dans un corps et dans un monde. valoir OU exister pour l'organisme. E n deçdes stimuli e t des contenus sensibles. Ils dessinent à distance la structure de l'objet sans en attendre les stimulations ponctuelles. n i une explication mixte. T. C'est ce qui lui permet d'ébauche théori une profonde de l'émotio comme effondrement de notre 8tre coutumier. comme le fait voir J. . P. C'est cette présenc globale de la situation qui donne un sens aux stimuli partiels et qui les fait compter. Janet traite. si bien qu'il n'y a plus lieu de chercher un sens aux conduites émotionnelle sont le résulta qui de la dynamique aveugle des tendances. n i une explication psychologique. elle est en rivalità dans les écrit P. il est avec eux dans un rapport de COnaissance B. il faut reconnaitre une sorte de diaphragme intérieu qui. u n jugement négatiou u n e imperception. Quant à la a fonction du reel w . de toute modalità de la res extenso. Mais cette théoride l'kn~otionn'est pas suivie jusqu'au bout et. de toute connaissance e n premibre personne. a u contraire. l'absence effective d'une représentation Dans le second cas le membre fantôm est la représentatiod'une . la .-P. relativement indépendantd e nos pensée volontaires qui interdit de le traiter comme u n acte de conscience. qui interdit de traiter l'êtr a u monde comme une somme de réflexes une certaine énergide la pulsation d'existence. bien qu'on puisse les rattacher aux deux série conditions. il s e retourne vers eux. Il les fait êtr comme situation.comme une hypothès représentative est donc bien loin de la considére thès généra en comme l'essence concrete de l'homme. Certains sujets peuvent approcher de la cécit sans avoir changÃde a monde B :on les voit se heurter partout a u x objets. ils expriment notre orientation vers un a milieu d e comportement à tout autant que l'action du a milieu géographi que w s u r nous. fuite hors dp notre monde et par conséquen comme variation de notre êtr au monde (Cf par exemple l'interprétatiode la crise de nerfs. Il y a donc une certaine consistance de notre a mond e È relativement indépendantdes stimuli. D'autres malades. Sartre. mais ils n'ont pas conscience de n e plus avoir d e qualité visuelles et la structure d e leur conduite n e s'altbre pas. Une explication physiolode gique interpréterail'anosognosie et le membre fantôm comme la simple suppression o u la simple persistance des stimulations intéroceptives Dans cette hypothèse l'anosognosie est l'absence d'un fragment de la représentatiod u corps qui devrait êtr donné puisque le membre correspondant est lA. L'anosognosie et le membre fantôm n'admettent n i une explication physiologique.LE CORPS COMME OBJET E n réalitles réflexeeux-même ne sont jamais des processus aveugles : ils s'ajustent à u n a sens w de la situation. qu'ils ont seulement comme situation. De l'Angoisse à l'Extase. II. il les investit d'un sens qu'ils n'ont pas pris u n à u n et comme agents physiques. ils se font infirmes avant la lettre et rompent le contact vital avec le monde avant d'avoir perdu le contact sensoriel. le membre fantôm devient u n souvenir. P. Janet avec une conception mkcanique assez voide sine de celle de James : l'effondrement de notre existence dans l'émotioest traità comme une simple dérivatiodes forces psyd~ologiqueset l'émotioelle-mêm comme la conscience de ce processus en troisièm personne.

Avoir un bras fantômec'est rester ouvert à toutes les actions dont le bras seul est capable. et de deviner la jambe fantôm vaguement impliqué lui. je ne puis plus. à nos horizons familiers. dans la psychanalyse. Ainsi se délimitent dans l'ensemble de mon corps. se comprend au contraire dans la perspective de l'êtr au monde. si je suis amputé joindre effectivement à lui. c'est garder le champ pratique que l'on avait avant la mutilation. Le refus de la mutilation dans le cas du membre fantôm ou le refus de la déficienc dans l'anosognosie ne sont pas des décision délibéré pasne se sent pas au niveau de la conscience thétiqu prend posiqui tion explicitement aprè avoir considér différent possibles. Ce qui en nous refuse la mutilation et la déficience c'est un Je engagÃdans un certain monde physique et interhumain. dans cette mesure. La conscience de la en jambe fantôm reste donc. A notre situation. La volontÃd'avoir un corps sain ou le refus du corps malade ne sont pas formulé pour eux-mêmes l'expériencdu bras amputÃcomme présen du bras malade comme absent n e ou sont pas de l'ordre du a je pense que. sa mais dire qu'il en a un savoir préconscient est vrai que dans le Il cas du membre fantômele sujet semble ignorer la mutilation et compter sur son fantôm comme sur un membre réel puisqu'il essaye de marcher avec sa jambe fantôm et ne se laisse mêm pas décourage une chute. l'anosognosie est la représentatiod'une absence effective. équivoque L'amputà sent sa jambe comme je peux sentir vivement l'existence d'un ami qui n'est pourtant pas sous mes yeux. le terme inaperç vers lequel tous les objets tournent leur face. Le bras fantôm n'est pas une représentatiodu bras. Au moment mêm oà mon monde coutumier fait lever en moi des intentions habituelles.LE CORPS COMME OBJET 97 prksence effective. des 16justement gions de silence. Dans l'évidencde ce monde complet ou figurent encore des objets maniables. Mais il décri par trè bien par ailleurs les particularité la jambe fantômepar exemde ple sa motricità singulière et s'il la traite pratiquement comme un membre réel c'est que. et qui. et en ce sens j'ai conscience du monde par le moyen de mon corps. En réalit et l'anosognosique n'ignore pas simplement le membre paralysà : il ne peut se détourne de la déficienc parce qu'il sait oà il risquerait de la renque contrer. et avoir un corps c'est pour un vivant se joindre A un milieu défini confondre avec certains projets et s'y se engager continuellement. Le corps est le véhiculde l'êtr a u monde. j'écrasmes intentions perceptives et mes intentions pratiques en des objets qui m'apparaissent finalement comme antérieuret exterieurs à elles. meme raison que mon corps est le pivot du monde :je sais que les objets ont plusieurs faces parce que je pourrais en faire le tour. Nous ne comprenons l'absence ou la mort d'un ami qu'au moment oà nous attendons de lui une répons oà et nous éprouvon qu'il n'y en aura plus . De mêm l'anosognosique met hors de jeu son bras paralysà pour n'avoir pas à éprouve déchéanc c'est. et qui cependant n'existent pour moi qu'en tant qu'ils suscitent en moi des pensée des volontés ou Dans le cas qui nous occupe. et la .. les me objets maniables. le malade trouve la certitude de son intégrità Mais au moment mêm ou il lui masque sa déficience monde ne peut manquer de la lui révél le :car s'il est vrai que j'ai conscience de mon corps A travers le monde. mais la prksence ambivalente d'un bras. ne les reconnaî de jure. Dans les deux cas. qu'il est. Dans la premièr figurent les gestes de maniement qui ont disparu de la seconde. pas Le refus de la déficienc n'est que l'envers de notre inhérenc a un monde. comme Proust peut bien constater la mort de sa grand'mèr sans la perdre encore tant qu'il la garde A l'horizon de sa vie. il ne l'a pas perdue parce qu'il continue de compter avec elle. > Ce phénomèn d6figurent égalemen explications que les physiologiques et psychologiques. interrogent une main que je n'ai plus. nous ne sortons pas des catkgories du monde objectif oà il n'y a pas de milieu entre la présenc l'absence.. sait ce qu'il ne veut pas voir en face. il n'a pas besoin pour se mettre en route d'une perception nette et articulé son corps :il lui suffit de i'avoir a à sa dispode sition à comme une puissance indivise. Ce paradoxe est celui de tout l'êtr au monde : Sn me portant vers un monde. sans quoi il ne pourrait pas l'évite si bien. nous nous détournon région notre vie OU nous pourdes de rions rencontrer ce néant mais c'est dire que nous les devinons. qui continue de se tendre vers son monde en dépi déficience des amputades ou tions. aussi évitons-nou d'abord d'interroger pour n'avoir pas à percevoir ce silence . justement en tant qu'ils se présenten comme maniables. l'ambiguït du savoir se ramèn 4 ceci que notre corps comporte comme deux couches distinctes. la négatio implicite de ce qui s'oppose au mouvement naturel qui nous jette à nos tsches. au centre du monde. comme le sujet normal. elle aussi. comme le sujet. Le malade sait donc sa déchkanc en tant qu'il l'ignore et l'ignore justement en tant qu'il la sait. il est vrai pour la. à nos soucis. dans la force du mouvement qui va vers lui et ou figurent encore le projet d'écrirou de jouer du piano. celle du corps habituel et celle du corps actuel.

174. elle exclut mêm le souvenir en tant qu'il &tale devant nous comme un tableau une exphience ancienne et qu'au contraire ce passÃqui demeure notre vrai prksent ne s'éloignpas de nous et se cache taujours derrièr notre regard a u lieu de se disposer devant lui. du moins dans son êtr effectif. il kbauche lui aussi le mouvement de l'existence. comme adhdsion prépersonnell la forme génà rale du monde. Ainsi apparait autour de notre existence personnelle une marge d'existence presque impersonnelle. Un prbsent parmi tous les prksents acquiert donc une valeur d'exception: il déplac autres et les destitue de leur valeur de présent les authentiques. puis sur le souvenir d'avoir eu ce souvenir. ma vie comporte des rythmes qui n'ont pas leur raison dans ce que j'ai choisi d'être mais leur condition dans le milieu banal qui m'entoure. et par l meme ce monde A privilégiperd sa substance et finit par n'etre plus qu'une certaine angoisse. autour du monde humain que chacun de nous s'est fait u n monde en génér auquel il faut d'abord appartenir pour pouvoir s'enfermer dans le milieu particulier d'un amour ou d'une ambition. Il peut mêm arriver dans le danger que m a situation humaine efface m a situation biologique. Nous continuons d'êtr celui qui u n jour s'est engagà dans cet amour d'adolescent ou celui qui un jour a vécdans cet univers parental. Corrélativement il faut que mon corps soit saisi non seulement dans une expérienc instantanée singulièrepleine. le refoulement est un phénornbn universel. de mêm on peut dire que mon A organisme. comme existence anonyme et général joue. chacun des moments de mon expérienc cesse d'êtr une totalit6 intbgrée rigoureusement unique. il reste bloquà dans cette tentative et emploie indé finiment ses forces à la renouveler en esprit. sible. Or comme avhncment de l'impersonnel. qui vit sur une expériencancienne ou plut& s u r le souvenir de l'avoir eue. dans le mode de la conscience objective et comme u n moment qui a sa date.98 PHENO~NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COAIME OBJET 99 question de savoir comment je puis me sentir pourvu d'un membre que je n'ai plus en fait revient à savoir comment le corps habituel peut se porter garant pour le corps actuel. je deviens le B . Je ne suis plus qu'une source de vie. mais encore sous et un aspect de générali comme un êtr impersonnel. n'ayant ni la force de franchir l'obstacle ni celle de renoncer A l'entreprise. le temps impersonnel continue de s'écouler mais le temps personnel est noué Bien entendu. p. mais ce renouvellement n'intéress que le contenu de notre expérienc non sa et structure. Je suis vivant. ait cessb d'êtr un maniable pour moi et soit devenu comme un maniable en soi. au point que finalement elle n'en retient que la forme typique. ou des a stimuli à constants et des situations typiques se retrouvent. pour devenir ce qu'on peut manier. il fait comprendre notre condition d'être incarné en la rattachant à la structure temporelle de l'êtr au monde. Le temps qui passe n'entraîn pas avec lui les projets impossibles. lieu ou s'entrecroisent une multitude de a causalité E n tant que j'habite un a monde physique w .entreprise amoureuse. et non pas seulement le monde historique ou les situations ne sont jamais con~parables. En tant que j'ai des a organes des sens w . Il n'est pas comme une chose inerte. au-dessous de m a vie personnelle. le sujet reste toujours ouvert au mêm avenir impossible. alors que je ne puis plus les manier? Il faut que le maniable ait cessà d'êtr ce que je manie actuellement. u n a corps w. qui va pour ainsi dire de soi. L'expérienctraumatique ne subsiste pas A titre de reprksentation. Des perceptions nouvelles remplacent les perceptions anciennes et mêm des bmotions nouvelles remplacent celles d'autrefois. ou les détail n'existeraient qu'en fonction de l'ensemble. Je vis. . Je suis encore vivant.qu'il rencontre sur cette voie une barrièreet que. des a fonctions psychiques w comparables à ceux des autres hommes. carrièreÅ“uvre . cette fixation ne se confond pas avec un souvenir. Par là le phénom6ndu membre fantôm rejoint celui du refoulement qui va l'éclairer Car le refoulement dont parle la psychanalyse consiste en ceci que le sujet s'engage dans une certaine voie. sinon dans ses pens6es explicites. Comment puis-je percevoir des objets comme maniables. et ainsi de suite. ne sent plus comme distinct de lui-mêm ce corps qui tout il'heure : A se dérobai a C'est comme si ma vie m'étai chaque seconde donnée comme si ma vie me devenait à chaque seconde plus sen. Tout refoulement est donc le passage de "'existence en premihe personne A une sorte de scolastique de cette existence. . il n e se referme pas sur l'expérienc traumatique. à Pilote de guerre. que mon corps se joigne sans réserv Faction (1). Mais ces A - - - - (1) Ainsi Saint-Exupéry au-dessus d'Arras. Je suis toujours vivant. et A laquelle je me remets du soin de me maintenir en vie. il lui est essentiel de ne se survivre que comme un style d'êtr et dans un certain degrÃde gbné ralité J'alihne mon pouvoir perpétue me donner des de a mondes à au profit de l'un d'eux. entour6 de feu. De m6me qu'on parle d'un refoulement au sens restreint lorsque je maintiens a travers le temps un des mondes momentanéque j'ai traversé t que j'en fais la e forme de toute ma vie. le rôl d'un complexe innd.

169. de guerre. mais parce que tout souvenir rouvre le temps perdu et nous invite à reprendre la situation qu'il évoque La mémoirintellectuelle. je ne vois point de probl6mes plus graves que ceux de mon corps. errant A travers la conscience. Il faut que le bras fantôm soit ce mêm bras lacér par les M a t s d'obus et dont l'enveloppe visible a briilk ou pourri quelque part qui vient hanter le corps présen sans se confondre avec lui. au moins le temps prépersonnel recommence A s'kcouler. est venu se poser sur le moignon: car alors ce ne serait pas un < fantôm È mais une perception renaissante. parce qu'il reste son présent comme on le voit dans la maladie ou les évknementdu corps deviennent les kvénementde la journke. le temps. et celle-ci se comprend par celle d u temps. ni renoncer A elle-même n i le réduir elle. c'est là ce qui le défini comme présent tant qu'il se donne pour la totalitb de l'êtr et qu'il remplit u n instant la conscience. Ainsi. De la mêm manikre. et il emporte sinon notre rksolution. La la sublimation de l'existence biologique en existence personnelle. lorsque ma signification n'est pas en jeu. au sens de Proust.100 PHENO~DOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME OBJET 101 moments ne peuvent etre que des moments (1) et la plupart du temps l'existence personnelle refoule l'organisme sans pouvoir ni passer outre. Chaque prksent peut prktendre A fixer En notre vie. Ce qui nous permet de centrer notre existence est aussi ce qui nous empêch de la centrer absolument et l'anonymat de notre corps est inséparablemenlibertk e t servitude. la dkcision ne peut plus donner à ma vie qu'une signification forcée fusion de l'âm et du corps dans l'acte. mais enfin elle ne serait pas mémoirsi l'objet qu'elle construit ne tenait encore par quelques fils intentionnels A l'horizon du passk véc et A ce passà m6me tel que nous le retrouverions en nous enfonçandans ces horizons et en rouvrant le temps. Pendant que je suis A accablk par u n deuil et tout A ma peine. si l'on replace l'émotio dans l'êtr a u monde. se contente d'un signalement du passé d'un passÃen idée en extrait elle les a caractkres à ou la signification communicable plutbt qu'elle n'en retrouve la structure. pour nous résumer l'ambiguït de l'êtr a u monde se traduit par celle du corps. Nous reviendrons plus tard sur le temps. Montrons seulement pour le moment qu'A partir de ce phénomè central les rapports du psychique à et du a physiologique v deviennent pensables. Nous n e pouvons pas davantage supposer qu'un bras en image. ils s'intéressensournoisement A quelque objet brillant. il est un quasi-présent mutilk le sent actuellele ment repliÃs u r sa poitrine sans aucun indice de passk. ni se rkduire A lui. Il et le fait mêm nécessairemen tant que je le pense comme en un ancien prksent. à A. on comprend qu'elle puisse êtr A l'origine du membre fantôme Etre ému c'est se trouver engagb dans une situation A laquelle on ne réussi pas A faire face et que . DE SAINT-EXUP~RY. L'existence personnelle est intermittente et quand cette m a d e se retire. Pilote peut-il êtr ressaisi et assumÃpar une vie individuelle que parce qu'elle ne l'a jamais transcendé parce qu'elle le nourrit secrètemen et y emploie une part de ses forces. mêm les rkflexes ont un sens et le style de chaque individu est encore visible en eux comme le battement du cÅ“u se fait sentir jusqu'A la pkriphbrie d u corps. du moins les sentiments chaleureux qui la soutenaient. Le bras fantôm est donc comme l'expériencrefoulke un ancien présen qui n e se décidpas A devenir passé Les souvenirs que l'on h o q u e devant l'amputà induisent un membre fantôm non pas comme une image dans l'associationnisme appelle une autre image. nous ne nous en dégageonjamais tout A fait. p. Chaque présen saisit de proche en proche. du monde naturel en monde culturel est rendue A la fois possible et prkcaire par la structure temporelle de notre expkrience. Mêm si nous prétendonmieux comprendre notre passt5 qu'il ne se comprenait lui-même il peut toujours récuse notre jugement présen s'enfermer dans son kvidence autistique. dbjà mes regards errent devant moi. Pourquoi d'abord les souvenirs que l'on rappelle A l'amputà peuvent-ils faire apparaîtr le membre fantôm ? Le bras fantôm n'est pas une remémo ration. Aprks cette minute 06 nous voulions enfermer toute notre vie. A travers son horizon du passk immédia de futur prochain. il est en position de donner son sens definitif A notre passà lui-mêm et de rkintkgrer A l'existence personnelle jusqu'h ce passk de tous les passé que les stkrkotypies organiques nous font deviner A l'origine de notre êtr volontaire. aux anciens prksents comme au nouveau. il surmonte ainsi la dispersion des instants. le temps ne se ferme jamais tout A fait sur lui et il demeure comme une blessure par oÃnotre force s'écoule A plus forte raison le passà spécifiqu qu'est notre corps ne - (1) a Mais certes au cours de ma vie. lorsque rien d'urgent ne me gouverne. Dans cette mesure. Mais justement ce pouvoir appartient à tous les pré sents. la et totalità du temps possible. ils recommencent leur existence autonome.

et Nicolas II. Pourquoi enfin la section des conductcurs afférent supprime-t-elle le membre fantôm ? Dans la perspective de l'êtr au monde ce fait signifie que les excitations venues du moignon maintiennent le membre amputà dans le circuit de l'existence. il prend des décision typiques. ce n'est pas comme une cogitatio nécessit une autre cogitatio. La ruine du monde objectif. dans certaines conditions. nous ne trouverons plus de contradiction entre elle et le conditionnement corporel : c'est une nécessitinterne pour l'existence la plus intégrk de se donner un corps habituel. joue le rôl déjécri d'un pouvoir ktabli en face d'un nouveau pouvoir. les stimulations du dehors ne le touchent plus qu'avec a respect È que chaque situation momentanke cesse d'êtr pour lui la totalità de l'être chaque réponsparticulièr d'occuper tout son champ pratique. qui a non seulement u n milieu (Umwelt).&ait une suite d'événemen non seulement ont u n qui sens. à l'intérieu notre êtr au monde de global. A moins d'une rbvolution vraie qui brise les catkgories historiques valables jusque-là le sujet de l'histoire ne crke pas de toutes pi&ces son rôl : en face de situations typiques. que l'induction scientifique se borne à juxtaposer.LE COWS COMME OBJET l'on ne veut pourtant pas quitter. comme disait Malebranche. mais encore u n monde (Welt) 103 - (1). retrouvant jusqu'aux paroles de Louis XVI. s'il doit avoir conscience d'un monde comme raison commime de tous les milieux et théât tous les comportede ments. mais encore se le donnent eux-mêmes Cependant. elles font qu'il ne soit pas aneanti.elles ménagen vide que l'histoire du sujet va un remplir. c'est qu'une attitude existentielle en motive une autre et que souvenir.SARTRE. se livre cependant à eux et pour finir se fonde s u r eux. le sujet. réintégr l'existence. qui donne et leur sens A tous nos réflexes qui sous ce rapport les fonde. Du point de vue de l'existence. Plutô que d'accepter l'écheou de revenir sur ses pas. La question est donc de savoir pourquoi le refus de la déficience est une atqui titude d'ensemble de notre existence. . E t A condition de replacer dans l'ordre de l'existence jusqu'à la prise de conscience d'un monde objectif. se passe à la périphér qu'enfm les rbponses et elles-même n'exigent plus chaque fois une prise de position singulikre et soient dessinée une fois pour toutes dans leur généralit Ainsi c'est en renonçan A une partie de sa spontanéità s'engageant dans le monde par des orgaen nes stables et des circuits préétabl l'homme peut acque quéri l'espace mental et pratique qui le dégageren principe de son milieu et le lui fera voir. qu'il compte encore dans l'organisme . . En fait. a besoin pour se rbaUser de cette modalitb trè spécialqu'est un circuit sensori-moteur et pourquoi notre êtr au monde. un ciru De cuit sensori-moteur est. mais parce que. la fuite dans l'autisme sont des conditions favorables à l'illusion des amputbs en tant qu'elle suppose elle aussi l'oblitératio du réel Si le souvenir et l'bmotion peuvent faire apparaîtr memle bre fantame. nous l'avons montrà ailleurs. Ce qui nous permet de relier l'un A l'autre le physiologique à et le psychique È c'est à que. que l'blaboration de ces réponses u lieu de se faire au centre de son a existence. il est possible de mettre en évidenc des réponse constantes pour des stimuli eux-même constants. fait voler en éclatle monde objectif qui lui barre la route et cherche dans des actes magiques une satisfaction symbolique (1). (1) La Structure du Comportement. se relient intbrieurement e t se comprennent sous une mêm idée Si l'homme n e doit pas êtr enfermà dans la gangue du milieu syncrétiquoà l'animal f i t comme en 6tat d'extase.P Esquisse d'une thkorie de VEmotion. Ses dk- (1) Cf J . ou comme une condition déterminsa consbquence. la renonciation à l'action vraie. toujours à notre êtr total une contribution s6parable. 55. elles lui permettent de réalise fantôm comme le les troubles structuraux permettent au contenu de la psychose de réalise n délire notre point de vue. ces deux faits. p. u n courant d'existence relativement autonome. Non qu'il apporte. l'autre peut êtr ouverte et singulière et il faudrait réservele terme d'histoire pour le second ordre de phénomèn l'histoire si . et qu'ils sont tous deux orienté vers un pôl intentionnel ou vers u n monde. émotion membre fantôm sont équivalenth l'égar de l'êtr a u monde. ce n'est pas qu'une causalità de l'idése superpose ici à une causalitÃphysiologique. sori-moteurs se dessinent d'autant plus nettement qu'on a affaire ? existences plus intégré le réflexà l'éta des i et pur ne se trouve guèr que chez l'homme. ils ne se distinguent plus comme l'ordre de l'en soi et l'ordre d u pour soi.. Elles marquent et gardent sa place. dans cette impasse existentielle. il faut qu'entre lui-mêm et ce qui appelle son action s'établiss une distance. Sans doute les deux histoires ne se recouvrent jamais tout h fait : l'une est banale et cyclique. les circuits sen-. il faut que.

L'union de l'ime et du corps n'est pas scellépar un décre arbitraire entre deux termes extérieurs l'un objet. (1) E. L'ûïganis et ses dialectiques monotones ne sont donc pas étrangerA l'histoire et comme inassimilables pour elle. l'amour transfigurent les besoins biologiques à l'occasion desquels ils sont nés mêm à de l'intérieu du monde culturel l'a priori historique n'est constant que pour une phase donnéet A condition que l'équilibr des forces laisse subsister les même formes. mais ce va-et-vient de l'existence qui tantô se laisse êtr corporelle et tantô se porte aux actes personnels. pp. un acte instinctif vire et devient sentiment.. la physiologie moderne donne une répons trè claire : l'événeme psychophysique ne peut plus etre conç à la manièr de la physiolo. . Un malade sent dans son corps une seconde personne implantée est homme dans une moitik Il de son corps. L'homme concrètemen pris n'est pas un psychisme joint A un organisme. Dos Truggebilde der eigenen Gestalt. ou inversement u n acte humain entre en sommeil et se continue distraitement en réflexe Entre le psychique et le physiologique il peut y avoir des rapports d'échang qui empêchen presque toujours de définiu n trouble mental comme psychique ou comme somatique.) (Il faut) connaissance des faits psychologiques ct physiologiques une reconnaissance de l'événeme animinue comme urocessus vital inhéren5 notre existence (1). à Ainsi. Les motifs psychologiques et les occasions corporelles peuvent s'entrelacer parce qu'il n'est pas u n seul mouvement dans u n corps vivant qui soit u n hasard absolu A l'égardes intentions psychiques. pas un seul acte psychique qui n'ait trouv6 au moins son germe ou son dessin génér les dans dispositions physiologiques. Le trouble dit somatique ébauchsur le thèm de l'accident organique des commentaires psychiques et le trouble a psychique v se borne A développe signification humaine de la l'événeme corporel. Elle s'accomplit à chaque instant dans le mouvement de l'existence. à la question que nous nous posions. l'autre sujet. femme dans l'autre moitiéComment distinguer dans le symptôm les causes physiologiques et les motifs psychologiques ? Comment associer simplement les deux explications et comment concevoir u n point de jonction entre les deux déterminant a Dans des symptôme ? de cette-sorte. .' carOie tésiennet comme la contiguït d'un processus en soi et d'une cogitatio. Il ne s'agit jamais de la rencontre incompréhensiblde deux causalités i d'une coln lision entre l'ordre des causes et l'ordre des fins.104 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME OBJET 105 cisions traduisent un a priori du prince menacà comme nos réflexe traduisent un a priori spécifique Ces stéré typies ne sont d'ailleurs pas une fatalité de mêm que et le vêtement la parure.. 174-175. Il nous est donc permis de recouper et de précise premier résulta ce en interrogeant cette fois l'existence sur elle-même c'est-à dire en nous adressant A la psychologie... C'est l'existence que nous avons trouvédans le corps en l'approchant par une premièr voie d'accès celle de la physiologie. ~IENNINGER-LERCHENTHAL. psychique et physique sont liési intérieu rement qu'on ne peut plus penser à compléte l'un des domaines fonctionnels par l'autre et que tous deux doivent passer d'une 6tre assumé par un troisièm (. Ainsi l'histoire n'est ni une nouveautà perpétuelle i une n répétiti perpétuelle mais le mouvement unique qui cré des formes stables et les brise.-. Mais par u n tournant insensible u n processus organique débouch dans u n comportement humain.

et c'est peine si je peux surprendre mon regard vivant quand une glace dans la rue me renvoie inopinémen mon image. Il montre qu'inversement les actions dans lesquelles je m'engage par l'habitude s'incorporent leurs instruments et les font participer h la structure originale du corps propre. Mon corps dans la glace ne cesse pas de suivre mes intentions comme leur ombre et si l'observation consiste A faire varier le point de vue en maintenant fixe l'objet. Sa présenc est d'une telle sorte qu'elle ne va pas sans une absence possible. ces mots n e doivent donc pas s'entendre dans un sens simplement statistique e t il doit y avoir dans la présentatio du corps propre quelque chose qui en rende impensable l'absence ou meme la variation. sa perspective invariable ne sont pas une nt?cessità de fait. . C'est donc un objet qui ne me quitte pas. indivisiblement bouleversà et retrouvà par chacun de leurs mouvements. pour pouvoir le faire. que je ne peux pas le déploye sous mon regard. Il n'est objet. mais je peux du moins choisir mon gr6 le côt qu'ils me montreront. O r la permanence du corps propre est d'un tout autre genre : il n'est pas A la limite d'une exploration indéfinie se refuse i il l'exploration et se prksente toujours h moi sous le mêm angle. il ne l'est pas en dépi du changement des perspectives. mais ce sont les yeux de quelqu'un qui observe. Quant A lui. qu'il est avec moi. j'observe les objets extérieur avec mon corps. c'est-à -dir situà a u bout de nos doigts ou de nos regards. Je peux bien voir mes yeux dans une glace A trois faces. Mon corps .L'EXPERIENCE DU CORPS E T LA PSYCHOLOGIE CLASSIQUE Quand la psychologie classique décrivai corps propre. mais quant A mon corps je ne l'observe pas lui-mêm : il faudrait. je les manie. celle qui conditionne toutes les autres et p a r laquelle elles se comprennent. puisque la nécessitde fait les présuppose pour que m a fenêtr m'impose un point de vue s u r l'église il faut d'abord que mon corps m'en impose u n s u r le monde et la premièr nécessitne peut êtr simplement physique que parce que la seconde est métaphysique situations les de fait n e peuvent m'atteindre que si d'abord je suis d'une telle nature qu'il y ait pour moi des situations de fait. Sa permanence prks de moi. Elle disait d'abord que mon corps se distingue de la table ou de la lampe parce qu'il est constamment perç tandis que je peux me détourne d'elles. Autrement. le elle lui attribuait déjdes u caractère à qui sont incompatibles avec le statut d'objet. j'en fais le tour. toujours la pour moi. En particulier l'objet n'est objet que s'il peut êtr éloignet donc h la limite disparaîtrde man champ visuel. E n d'autres termes. Il est vrai que les objets extérieureux aussi ne me montrent jamais un de leurs côtÃqu'en me cachant les autres. l'églis se réduirpour moi à un clocher tronqué je ne quittais pas mon vêtement je n'en percevrais Si jamais l'envers. l'organe A un outil toujours disponible.L'EXPERIENCE DU CORPS 107 II. mais la perspective particulihre que j'obtiens d'eux chaque moment ne ré sulte que d'une nécessit physique. il se dérob& l'observation et se donne comme un simulacre de mon corps tactile puisqu'il en mime les initiatives a u lieu de leur rbpondre par un d~roulementlibre de perspectives. c'est-adire devant nous. que parce qu'il est observable. qu'il demeure en marge de toutes mes perceptions. si je suis prisonnier. mais dans ce changement ou à travers lui. Les perspectives toujours nouvelles ne sont pas pour lui une simple occasion de manifester sa permanence. Il est vrai encore que. Ils ne sauraient m'apparaîtr qu'en perspective. et l'on verra justement que nies vêtement peuvent devenir comme des annexes de mon corps Mais ce fait ne prouve pas que la présencde mon corps soit comparable a la permanence de fait de certains objets. je les inspecte. Dire qu'il est toujours prè de moi. disposer d'un second corps qui lui-mêm ne serait pas observable. il est l'habitude primordiale. Qu'est-ce donc ? Ma t8te n'est donnke a ma vue que par le bout de mon nez et par le contour de mes orbites. il serait vrai comme une idéet non pas présencomme une chose. Sa permanence n'est pas une permanence dans le monde mais une permanence de mon c a b . c'est dire que jamais il n'est vraiment devant moi. une manikre contingente de se présenteà nous. Quand je dis que mon corps est toujours perç de moi. c'est-à -dir d'une nk- cessità dont je peux me servir et qui n e m'emprisonne pas : d e ma fenêtr on n e voit que le clocher de l'églisemais cette contrainte me promet en mêm temps que d'ailleurs on verrait l'églisen entier. Mais dks lors est-ce encore un objet ? Si l'objet est une structure invariable.

Il n'est ni tangible ni visible dans la mesure oà il est ce qui voit et ce qui touche.108 PHENOMF~~OLOGIE LA PERCEPTION DE L'EXPERIENCE DU CORPS 109 visuel est bien objet dans les parties éloigné m a tête. P. la seconde traverse l'espace comme une fusé pour aller révél l'objet extérieu son lieu. car si je peux palper avec m a main gauche ma main droite pendant qu'elle touche un objet. Quand je presse mes deux mains l'une contre l'autre. c'est en tant que mon corps. d'êtr jamais a complètemen constituà > ( l ) . Le corps n'est donc pas l'un quelconque des objets extérieurs offrirait qui seulement cette particularità d'êtr toujours lh. Ideen. c'est parce que je suis moi-mêm en un certain lieu d'oà je les vois et que je ne peux voir. il ne s'agit donc pas de deux sensations que j'éprouverai ensemble. elle me renvoie encore à un original du corps qui n'est pas là -bas parmi les choses. Mon corps. Non seulement la permanence de mon corps n'est pas u n cas particulier de la permanence dans le monde des objets extkrieurs. mais encore la prbsentation perspective des objets ne se comprend que par la résistancde mon corps i~ toute variation perspective. et pourtant engagk au milieu d'eux par (1) HUSSERL. . je ne veux pas dire qu'il est le dernier objet du (1) ~IUSSERL. Van Bréda d'avoir pu consulter un certain nombre d'iné dits. mon corps ne peut donc êtr vu n i touchk. de mais A mesure qu'on approche des yeux. Car si je dis que mon pied me fait mal. agile et vivante. Nous devons LI Mgr Noëet l'Institut supérieu Philosophie de Louvain. S'il faut que les objets n e me montrent jamais qu'une de leurs faces. il ménaga u milieu d'eux un quasi-espace oà ils n'ont pas accès et quand je veux combler ce vide en recourant A l'image du miroir. On disait encore que le corps est un objet affectif. l'objet main droite a cette singulièr propriétde sentir. si la psychologie classique l'avait analysée pouvait la conduire au corps non plus comme objet du monde. c'est d'une permanence absolue qui sert de fond 3 la permanence relative des objets ?I éclipse des vkritables objets.dans ce paquet d'os et de muscles qu'est ma main droite pour ma main gauche. dont je peux bien dire qu'ils a touchent w mon corps. malgrk les apparences. Ce qui l'empêch d'êtr jamais u n objet. lui aussi. il ébauch à une sorte de rkflexion > (1) et cela suffirait pour le distinguer des objets. que je lance vers les objets pour les explorer. mais encore la seconde ne se comprend que par la première non seulement la perspective de mon corps n'est pas un cas particulier de celle des objets. je ne veux pas dire simplement qu'il est une cause de douleur au mêm titre que le clou qui le déchiret seulement plus prochaine. tandis que les choses extérieureme sont seulement reprksentées C'ktait poser une troisièm fois le problèm du statut du corps propre. II (inkdit).d l'autre touchée touchanet tes. . E n tant qu'il voit en ou touche le monde. je devine un instant l'enveloppe ou l'incarnation de cette autre main droite. mais de mon côtk en deç de toute vision. dans le passage d'une fonction a l'autre. p. de mon corps tactile. c'est que. et en particulier & la bienveillance du R.c'est qu'il est ce par quoi il y a des objets. se reconnaî ce qu'il à me donne des a sensations doubles à : quand je touche ma main droite avec ma main gauche. il essaye de se toucher touchant. T. Méditationcartesiennes. 81. toujours prbsent pour moi. S'il est pcrmanent. Il n'en va pas autrement. disait-on. les maintient en coexistence avec lui et fait battre en tous la pulsation de sa durée Ainsi la permanence du corps propre. la main droite objet n'est pas la main droite touchante : la premièr est u n entrelacement d'os. mais comme moyen de notre communication avec lui. Le corps se surprend lui-mêm de l'extkrieur en train d'exercer une fonction de connaissance. avant toute pensbe déterminante Les autres caractère à par lesquels on définissaile corps propre n'étaienpas moins intéressants pour les et même raisons. La prksence et l'absence des objets extérieurn e sont que des variations ?I l'intérieud'un champ de pré sence primordial. il se sépardes objets. au monde non plus comme somme d'objets déterminé mais comme horizon latent de notre expérience présen sans cesse. comme on perçoi deux objets juxtaposés mais d'une organisation ambiguà oà les deux mains peuvent alterner dans la fonction de a touchante à et de a touchke È Ce qu'on voulait dire en parlant de a sensations doubles W. Si nkanmoins je crois A leurs côtÃcachks comme aussi un monde qui les embrasse tous e t qui coexiste avec eux. tant de rapports objectifs. lui aussi Nous avons vu tout a l'heure que jamais les deux mains ne sont en mêm temps l'une à 1'égard. mais seulement quand il est inerte. et donc sans jamais qu'ils le surprennent dans sa fonction exploratrice. je puis reconnaîtr main touchécomme la mêm qui tout A la l'heure sera touchante. de muscles et de chair kcrasà en u n point de l'espace. d'un domaine perceptif sur lesquels mon corps a puissance. dkpositaire de de l'ensemble du Nachlass.

pour l'expliquer par la structure des yeux. mon intention n'ébauchu n parcours spatial que pour rejoindre le but donnÃd'abord en son lieu. sup- . cette objection n e condamnait que leur langage.Il@ PHl?NOMJ3NOLOGIE DE LA PERCEPTION L'EXPERIENCE DU CORPS 111 monde exterieur. c'étaiendes ~chantillons d'une pensé magique dont la psychologie et la sociologie btudient les lois et qu'elles font rentrer à titre d'objet de science dans le systèm du monde vrai. que l'on opposait au réel comme une seconde réalità comme un objet de science qu'il s'agissait de soumettre A des lois. directement. et que peut-êtr ceux-ci n e s e profilent q u e s u r ce fond affectif qui jette originairement l a conscience hors d'elle-même Enfin quand les psychologues ont voulu réserve u corps a propre des à sensations kinesthésiques qui nous donneraient globalement ses mouvements. . que ditl'ére problèm inévitable un L'incomplétud m a perception étai (le comprise comme une incomplétudrie fait qui résultai l'organisation de mes appade reils sensoriels. Les psychologues ne s'apercevaient pas qu'en traitnnt ainsi 1'expCrience di1 corps. n e saurait êtr senti et exige un parcours mental. pour m'enseigner ce qu'est le corps en vérità j'ai une rétine que u n cerveau comme les autres hommes et comme les cadavres que je dissèqueel qu'enfin l'instrument du chirurgien mettrait infailliblement A n u dans cette zone indéterminb de m a têt la répliquexacte des planches anatomiques. je n'ai pas besoin de le chercher.je n'ai pas besoin de le conduire vers le terme du mouvement. a J'ai mal a u pied w signifie non pas : à J e pense que mon pied est cause de ce mal W . Mais je le meus. p a r une démarchnaturelle. enfin l'union de l'Arne ct du corps. ce n'étai en pas un phénomèn c'étai fait psychique. L'incompictude de mon corps. je n e le trouve pas en u n point de l'espace objectif pour le mener e n u n autre. On postulait que notre expérience déjinvestie par la physique et par la biologie. une conscience de douleur par elle-mêm sans lieu qui n e s e relierait a u pied que par une déterminatio causale et dans le systèm de l'expérienceJ e veux dire que la douleur indique son lieu. mon corps visuel comporte une large lacune a u niveau d e la tête mais la biologie étai pour combler là cette lacune. il y touche dè le débu c'est lui qui s'y et jette. Si la description du corps propre dans la psychologie classique offrait déjtout ce qui est nécessairpour le distinguer des objets. loin d'appeler une nouvelle définitio de l'être elle prenait place dans l'êtr universel. devait se résoudrentikrement en savoir objectif quand le systèm des sciences serait achevé Dè lors l'expériencdu corps se dégradai a représentatios du corps. mais : à la douleur vient de mon pied à ou encore a mon pied a mal W. sa présentatiomarginale. par la a sensation kinesthésiqu c'étai w. J e meus les objets extérieur A l'aide d e mon propre corps qui les prend en un lieu pour les conduire en u n autre. comme capable de a voir à et de a souffrir È mais ces représentation confuses faisaient partie des curiosité psychologiques. d'oà vient que les psychologues n'aient pas fait cette distinction ou qu'ils n'en aient en tout cas tir6 aucune consbquence philosophique? C'est que. Dans l'appaun rence de la vie. l'expériencdu sujet vivant devenait à son tour u n objet et. C'étai a psyle mais que l'on traitait chisme w. C'est ce que montre bien la a voluminosità primitive d e la douleurs dont parlaient les psychologues. l'originalità des mouvements que j'exécutavec mon corps :ils anticipent directement la situation finale. Ce qu'ils exprimaient. la présencde mon corps comme une prlde sence de fait qui résultai son action perpétuellsur mes rbcepteurs nerveux. le corps propre pouvait bien êtr diffé rent de tous les objets extérieurs pour la pensénon situé du psychologue. Les rapports de m a décisioet de mon corps dans le mouvement sont des rapports magiques. il y a comme u n germe de mouvement qui n e se développ que secondairement e n parcours objectif. lui. étan une relation. on pouvait bien leur opposer que le mouvement. ils se plaçaien dans le lieu de pensé impersonnelle auquel la science s'est référ tant qu'elle a cru pouvoir séparedans les observations ce qui tient A la situation de l'observateur et les propriétk l'objet absolu. bien m a l A vrai dire. qu'elle est constitutive d'un à espace douloureux W. J e saisis mon corps comme un objet-sujet. apres quoi commencerait une douleur du sens intime. ils ne faisaient. de Pour le sujet vivant. son ambiguït comme corps touchant et corps touche ne pouvaient donc pas êtr des traits de structure du corps lui-mêmeelles n'en affectaient pas l'idée elles devenaient les a caractère dislinctifs à des contenus de conscience qui composent notre reprcscntation du corps : ces contenus sont constants. tandis qu'ils attribuaient les mouvements des objets extérieur une percepA tion médiate t A la comparaison des positions successives. d'accord avec la science. O n reconnaissait donc que mon corps n e s'offre pas A la manihre des objets d u sens externe. il est déj avec moi. affectifs et bizarrement jun~elé a sensations doubles È mais à en cela prè la representation du corps est une représentatio comme les autres et corrélativemen corps un objet comme le les autres.

sans quoi les donnéesensibles auraient perdu le sens qu'elles devaient à cette évolution a psychisme à n'étai Le donc pas un objet comme les autres : tout ce qu'on allait (1) P. elle renaissait à chaque instant au-dessous de la pens6e du psychologue et non comme un événeme se répè t qui e qui surprend chaque fois le psychisme. êtr avec eux au lieu d'êtr à côt d'eux. L'Objectivitk en Psychologie. Sans doute. GUILLAUME. et voir le corps d'autrui à son tour comme une mécaniqu sans intérieurL'apport des expé riences étrangèr venait effacer la structure de la sienne. il l'avait déjfait avant qu'on le dît l'êtr du psychologue en savait plus que lui sur lui-même rien de ce qui lui étai advenu ou lui advenait au dire de la science n e lui étai absolument étranger Appliqué u psychisme. Le psychisme de fait. Il n'y avait plus lii de fait subi.L'EXPERIENCE DU CORPS 113 posépar ces deux explications. la a notion de fait subissait donc une transformation. point de dépar la connaissance. ou les par plutô il en étai dans son existence le résulta contractà e t le souvenir latent. l'union de l'âm et du corps devait donc êtr une possibilità de la conscience elle-mêm et la question se posait de savoir ce qu'est le sujet percevant s'il doit pouvoir éprouve corps un comme sien. il ne lui suffisait pas d'êtr le psychisme pour le connaître savoir ce comme tous les autres ne s'acquiert que par nos rapports avec autrui. regarder son propre corps par les yeux d'autrui. c'est nécessairemen rencontrer. au corps et A autrui. ce fait dont il traitait. à la manièr des savants. mais un fait assumé Etre une conscience ou plutô êtr une expérience c'est communiquer intérieuremen avec le monde. étai comprise. Cette représenta tion du corps. au contraire le psychologue étai luimême par principe. dire de lui. Il s'installait ainsi dans une penséuniverselle qui refoulait aussi bien son expériencd'autrui que son expériencde lui-même Mais comme psychologue il étai engagà dans une tâchqui le rappelait à lui-mêm et il n e pouvait demeurer A ce point d'inconscience. et de lui-mêm à autrui comme de lui-mêm à lui-même le psychologue pouvait et devait redécouvri rapport pré-objectif un Mais comme psychisme parlant du psychisme. s'éliminai ses résul de de tats achevés le psychologue pouvait bien pour u n moOr ment. Revenons donc aux a caractère à du corps propre et reprenonsen l'étuda u point ou nous l'avons laissée le faisant nous En retracerons les progrè de la psychologie moderne e t nous effectuerons avec elle le retour à l'expéricncc . La genès de la perception depuis les a donnéesensibles à jusqu'au < monde à devait se renouveler à chaque acte de perception. avec ses a particularitéÈ n'étaiplus un événeme dans le temps objectif et dans. selon la pensé Descartes. n i le chimiste. le corps et les autres. Car le physicien n'est pas l'objet dont il parle. cette expérienc magique. il étai tout ce dont il parlait. Cette histoire du psychisme qu'il développai dans l'attitude objective. il en possédai déj résultat devers lui. mais comme une nécessitque le psychologue savait dans son êtr en mêm temps qu'il la constatait par la connaissance. il la vivait en mêm temps qu'il la pensait. une premièr ouverture aux choses sans laquelle il n'y aurait pas de connaissance objective. au-dessous de la penséobjective qui se meut parmi les choses toutes faites. L'union de l'âm et du corps ne s'étai pas accomplie une fois pour toutes et dans un monde lointain. ce n'est pas à l'idéad'une psychologie d'introspection que nous nous reportons. et réciproquement ayant perdu contact avec lui-même il devenait aveugle pour le comportement d'autrui. comme on l'a bien montrà (1). Le psychologue ne pouvait manquer de se redécouvriComme expériencec'est-à -dir comme présencsans distance a u passé u monde. au moment mêm oà a il voulait s'apercevoir comme objet parmi les objets. le monde exté rieur. comme une union de fait dont la posside bilità de principe n'avait pas à êtr établie parce que le fait. mais un événeme nous touchions de l'intérieur que dont nous étion l'accomplissement ou le surgissement perpétuel t qui rassemblait continuellement en lui son pas&. qu'il abordait avec détachement c'étailui. Avant d'êtr un fait objectif. e son corps et son monde. S'occuper de psychologie.

W Comrne par ex. . le bilan des mouvements accomplis A chaque moment d'un geste complexe. mais enveloppée les unes dans les autres.On disturbances o f sensation w i t h especial reference to the pain of visceral diseuse. dans l'usage que les psychologue^^ en font. et mêm SCHILDEK. c'étaipour exprimer que l'unità spatiale et temporelle. Korperscherna. p. Pourtant. P a r exemple. on n e croyait d'abord introduire qu'un nom commode pour designer u n grand nombre d'associations d'images e t l'on voulait seulement exprimer que ces associations étaien fortement établieet constamment prête A jouer. Si l'on a éprouvle besoin d'introduire ce mot nouveau. Le contour de mon corps est une frontièr que les relations d'espace ordinaires n e franchissent pas. que la spatialitÃdu corps descende du tout aux parties. admette qu' un tel complexe n'est pas la somme de ses parties mais un tout nouveau par rapport à elles W . Il devait me fournir le changement de position des parties de mon corps pour chaque mouvement de l'une d'elles. que l a main gauche et sa position soit impliqué dans un dessein global du corps et y prenne son origine. bien que Schilder Cas - (1) Cf par exemple HEAD. kinesthésique t artie culaires s'associaient entre eux ou avec des contenus visuels e t les évoquaien plus aisémen (1). capable de donner un commentaire e t u n e signification à l'interoceptività et à la proprioceptività du moment. J e le tiens dans une possession indivise et je connais la position de chacun de mes membres par u n s c h d m a corporel ou ils sont tous enveloppés Mais la notion du schémcorporel est ambiguà comme toutes celles qui apparaissent aux tournants de la science. C'est que ses parties se rapportent les unes aux autres d'une manièr originale : elles ne sont pas déployé unes à côt des les autres. Quand on veut (2) éclaire phénomè le du membre fantôm en le reliant a u schém corporel du sujet. ou le sujet sent dans s a main droite les stimuli qu'on applique à s a main gauche.PICK. De la mêm manièr mon corps tout entier n'est pas pour moi u n assemblage d'organes juxtaposbs dans l'espace. il est impossible de supposer que chacune des stimulations change de valeur spatiale pour son compte ( 2 ) et les diffé rents points de la main gauche sont transportéA droite en tant qu'ils relèven d'un organe total. LHERMITTE.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE ET LA MOTRICITE Décrivond'abord la spatialità du corps propre. Dans les cas d'allochirie (1). je n e songerai jamais à dire qu'il est à côt du cendrier comme le cendrier est a côt d u télà phone. mais encore devenir la main droite. . l'unità intersensorielle ou l'unità sensori-motrice du corps est pour ainsi (1) Cf par exemple HEAD. la position de chaque stimulus local dans l'ensemble d u corps. Elles ne pourraient êtr entièremen développé moyennant une réform que des méthodes Elles sont donc d'abord employée dans u n sens qui n'est pas leur sens plein et c'est leur développemen immanent qui fait éclate méthode les anciennes.Storungen der Orientierung am eigenen Korper. pour que le schém corporel nous fasse mieux comprendre l'allochirie.Sa représentatiophysiologique n e pouvait êtr alors qu'un centre d'images an sens classique. L'Image de notre corps. p. Le schkma corporel devait se monter peu A peu a u cours de l'enfance et A mesure que les contenus tactiles. m a main n'est pas une collèctio d e points. on n'ajoute quelque chose aux explications classiques par les traces cérébral les sensations renaissantes que si le et schém corporel. 189 . Nous avons discutà la notion de signe local dans La Structure d u Comportement. E n parlant d u schém corporel. ibid. a u lieu d'êtr le résidde la cénesthés coutumière en devient la loi de constitution. et enfin une traduction perpktuelle e n langage visuel des impressions kinesthésiqueet articulaires du moment. d e sorte qu'elle puisse d'un seul coup non seulement se superposer A la main droite ou SC rabattre s u r elle. P a r exemple. 102 et suivantes. il faut que ces par associations soient A chaque moment réglé une loi unique.LA SPATIALITE DU CORI'S PROPRE 115 III. (2) Id. Si mon bras est posà s u r la table. d'une main sans parties qui a ét d'un seul coup déplacé forment donc Ils u n systèm et l'espace de m a main n'est pas une mosaïqu de valeurs spatiales. on voit bien que le schémcorporel débord cette définitioassociationniste. Sensory disturbances froin cerebral lesion. il n e suffit pas que chaque sensation de la main gauche vienne se poser e t se situer parmi des images génériqu toutes les parde ties d u corps qui s'associeraient pour former autour d'elle comme u n dessin d u corps en surimpression. On entendait d'abord par a schém corporel*^ un r à © s u m de notre expérienc corporelle.

la situation du corps en face de ses tiiches. En ce qui concerne la spatialitéqui nous intéress seule pour le moment. toujours sous-entendu. Bürger-Prinet Kaila le corporel a le savoir du corps propre comme définissen schém terme d'ensemble et de la relation mutuelle de ses membres et de ses parties w . Ibid. des si mon corps peut êtr une a forme à et s'il peut y avoir devant lui des figures privilégié des fonds indifférents sur c'est en tant qu'il est polarisà par ses tâchesqu'il existe vers elles. Si je me tiens debout devant mon bureau et que je m'y appuie des deux mains.arce qu'il est l'obscurità de la salle nécessair la clartà du à spectacle. se comprend p a r le mouvement génér l'êtr au monde. de . Ii6rperschemu. une a forme à au sens de la Gestaltpsychologie (1). On répondrpeut-êtr que la structure figure et fond ou la structure point-horizon présupposen elles-même la notion de l'espace objectif. (2) On a déj (cf supra p. 97) que le membre fantômequi vu est une modalitÃdu schhna corporel. Comment un tel phénomè est-il possible? C'est qu'une forme. Ramenà à un sens précis ce terme veut dire que mon corps m'apparaî comme posture en vue d'une certaine tiche actuelle ou possible. la le zone de non-êtr devant laquelle peuvent apparaîtr des être précis figures et des points. mais il n'est qu'enveloppà dans celui de mes mains et toute ma posture se lit pour ainsi dire dans l'appui qu'elles prennent sur la table. On s'achemine donc vers une seconde définitio schkma corporel: il ne sera plus le du simple résulta associations établie cours de l'expé des au rience. E t en effet sa spatialitÃn'est pas comme celle des objets extérieur ou comme celle des c sensations spatiales à une spatialità de position. En dernièr analyse. mon avant-bras avec mon bras. comme le primitif dans le déser à est chaque instant orientà d'emblésans avoir à se rappeler et 6 additionner les distances parcourues et les angles de dériv depuis le dkpart. mon bras avec mon tronc. (2) Cf par exemple KONRAD. le fond de sommeil ou la réservde puissance vague sur lesquels se détachen geste et son but (1). Aphasie und Motorik. Si le membre paralysÃchez l'anosognosique ne compte plus dans le schémcorporel du sujet. J e sais oà est (1) KONBAD. de la structure figure et fond. eine kritische Studie und der Das Versach einer Revision pp. On doit donc récusecomme abstraite toute analyse de l'espace corporel qui ne fait entrer en compte que des figures et des points puisque les figures et les points ne peuvent ni êtr conçuni êtr sans horizons. pour éprouve n geste de u dextérit comme figure sur le fond massif du corps. 365 et 367. et par là je sais ou est ma main et oà est mon corps. le corps propre est le troisièm terme. mon tronc enfin avec le sol. L'espace corporel peut se distinguer de l'espace extérieu envelopper ses parties au lieu de les déploye et p. et toute figure se profile sur le double horizon de l'espace extérieu de et l'espace corporel. Le mot a ici w appliquà A mon corps ne designe pas une position déterminà rapport à d'autres par positions ou par rapport à des coordonnéeextérieures mais l'installation des première coordonnées l'ancrage du corps actif dans un objet. il faut bien lier la main et le reste du corps par ce rapport de spatialità objective et qu'ainsi la structure figure et fond redevient l'un des contenus contingents de la forme universelle d'espace. Les psychologues disent souvent que le schém corporel est dynamique (2). c'est-Adire un phénomè dans lequel le tout est antérieu paraux ties. Il par ne suffit pas de dire que mon corps est une forme. qu'elle lè précèd?une certaine manièr et rend justement possible leur association. 365. que.LA SPATIALITE DU COUPS PROPRE 117 dire de droit.travail cité ma pipe d'un savoir absolu. qu'il se ramasse sur lui-mêm pour atteindre son but. et le < schémcorporel à est finalement une manièr d'exprimer que mon corps est au monde (2). c'est que le schém corporel n'est ni le simple décalqu mêm la conscience ni globale des parties du corps existantes et qu'il se les intègr activement à raison de leur valeur pour les projets de l'organisme. mais une prise de conscience globale de ma posture dans le monde intersensoriel. p. p. (1) G~UNBAUM. qu'elle ne se limite pas aux contenus effectivement et fortuitement associé dans le cours de notre expé rience.. Mais quel sens pourrait bien avoir le mot a sur à pour u n sujet qui ne serait pas situà par son corps en face du monde? Il implique la distinction d'un haut et d'un bas. 395. seules mes mains sont accentuée tout mon corps et traîn derrièr elles comme une queue de comète Ce n'est pas que j'ignore l'emplacement de mes épaule de mes ou reins. mais une spatialità de situation. veau. Si je suis debout et que je tienne ma pipe dans ma main fermée position de nia main n'est la pas déterminà discursivement par l'angle qu'elle fait avec mon avant-bras. comparé la mosaïqudu corps physico-chimique à ou à celle de la c cénesthés est un type d'existence nouw. Mais cette seconde définitioà son tour est déj dépassà les analyses des psychologues.

Nous voudrions analyser de prks un exemple de motricità morbide qui met A nu les rapports fondamentaux du corps et de l'espace. le premier étan fond sur lequel peut le se détache le vide devant lequel peut apparaîtrl'objet ou comme but de notre action. d'étendrou de fléchi doigt. il n'a absolument aucun sens. d'accidentel et d'inintelligible. ce qui ferait disparaîtr contenu comme p h h o m à ¨ n le et par là le problèn~ son rapport avec la forme. de la droite et de la gauche pour celui qui habite l'espace nous empêch de traiter comme non-sens toutes ces distinctions. Mais en mêm temps cet espace intelligible n'est pas dégagde l'espace orienté n'en est justement que l'explicitation. et. je me place toujours en pensé dans la table ou dans l'objet et je leur applique une catégori qui convient en principe au rapport de mon corps et des objets extérieurs Dépouillde cet import anthropologique. La seule solution dans cette voie serait d'admettre que la spatialitb du corps n'a aucun sens propre et distinct de la spatialitÃobjective. 157-250. mêm distants de 80 mm. dans toutes ces relations la relation universelle d'extériorità l'évidencdu haut et du bas.118 PHENOMENOLOGIE D E LA PERCEPTION LA SPATIALITI? DU CORPS PROPRE 119 c'est-à -dir un a espace orientà à (1). il n'y aurait pas pour moi d'espace si je n'avais pas de corps. Il ne réussiles mouvements (1) GELBet GOLDSTEIN. Si l'espace corporel et l'espace extérieu forment un systèm pratique. Mêm si la forme n'est pas le milieu dans lequel. Il ne peut pas davantage un dbcrire la position d e son corps ou mêm de sa têt n i les mouvements passifs de ses membres. U. je ne trouve rien en lui que l'espace intelligible. elle n'est pas le moyen suffisant de cette position en ce qui concerne l'espace corporel. ne s'étendraienpas au-delà de la figure ou à l'entour s'ils n'appartenaient au mêm genre d'6tre qu'elle et s'ils ne pouvaient pas 6tre convertis en points par un mouvement d u regard. et dans cette mesure le contenu corporel reste par rapport A elle quelque chose d'opaque. Quand je dis qu'un objet est sur une table. il n e reconnaî la grandeur ni la forme des objets que l'on ni applique contre son corps. L'espace corporel ne peut vraiment devenir un fragment de l'espace objectif que si dans sa singularità d'espace corporel il contient le ferment dialectique qui le transformera en espace universel. .Psychologische Analysen l i i r ~ z ~ ~ u t h o l o g i s c Falle. loin que mon corps ne soit pour moi qu'un fragment de l'espace.~cltcnAmucndiiiigen.. Mais la structure point-horizon ne peut m'enseigner ce que c'est qu'un point qu'en ménagean avant de lui la en zone de corporéit d'ou il sera vu et autour de l'ui les horizons indéterminà sont la contre-partie de cette vision.~r. qui La multiplicitÃdes points ou des à ici > ne peut par principe se constituer que par un enchaînemen d'expérience chaou que fois un seul d'entre eux est donnb en objet et qui se fait elle-mêm a u c e u r de cet espace. Ueber d e n Einfluss d e s vollstündige Verlustes des o p f i s c h e n Vorstellungsvermogens auf das takiile Erkennen. il les reprend dans leur signification originelle qui s'efface dans la banalit6 des situations acquises. Un malade (1) que la psychiatrie traditionnelle classerait dans les cécità psychiques est incapable. . si bien de que l'espace homogèn ne peut exprimer le sens de l'espace orientà que parce qu'il l'a reç de lui.. Et. È aux dimensions de l'espace orientà ? Mêm si l'analyse retrouve. il détach cette racine.. Si le contenu peut êtr vraiment subsumà sous la forme et apparaîtr comme contenu de cette forme.n. C'est ce que nous avons essayà cl'exprimcr en disant que la Â¥-'ructurpointhorizon est le fondement de l'espace. È Mêm si la forme universelle d'espace est ce sans quoi il n'y aurait pas pour nous d'espace corporel. On voit mieux. Enfin quand on lui touche la tête le bras ou la jambe il ne peut dire quel point de son corps on a touché ne distingue pas deux points il de contact sur sa peau. le mot s u r ne se distingue plus du mot à sous à ou du terme à côt de . et nous invite à chercher sous le sens explicite des définition sens latent des expériences le Les rapports des deux espaces seraient alors les suivants : dè que je veux thématisel'espace corporel ou en développe le sens. pp. c'est que la forme n'est accessible qu'A travers lui. il les assume activement. L'ho r/i-in ou le fond (1) Cf rii. finalement. her chap. mais le moyen par lequel se pose le contenu. a sous È a à côt de . d'executer des mouven~ents a abstraits È c'est-A-dire des mouvements qui ne s'adressent à aucune situation effective tels que de mouvoir sur commande les bras ou les jambes. les yeux fermks. c'est bvidemment dans l'action que la spatialità du corps s'accomplit et l'analyse du mouvement propre doit nous permettre de la comprendre mieux. elle n'est pas ce par quoi il y en a un.fle111'iiye :tir phiinomenologische~~ Begriindurzg d e r Geoiiieiric u n d llucr plujsikuli. Mais poude bons-nous feindre de ne trouver aucun sens distinct aux mots a sur >.r.. en considéran corps en mouvele ment. comment il habite l'espace (et d'ailleurs le temps) parce que le mouvement ne se contente pas de subir l'espace e t le temps.

mais. mais inversement (1) GOLDSTEIN. p. si elle est. comment ne saurais-je pas oà est mon nez quand il s'agit de le montrer? C'est sans doute que le sa(1) GOLDSTEIN. Il peut mêm (1) sans aucun mouvement préparatoir exécuteces mouvements à concrets à sur commande. Paradoxe sur le Comkdien. Il s'agit d'un ckrébelleux . ne voit l qu'une situation d'expérience A il rédui donc le mouvement A ses blémentles plus significatifs et ne s'y met pas tout entier (1). Schneider. 175. Regardons de plus près Un malade à qui l'on demande de montrer du doigt une partie de son corps. il rbpbte d'abord l'ordre avec un accent interrogatif. qu'à ce titre elle nous donne le lieu comme déterminatiodu monde objectif et qu'une telle représentatioest ou n'est pas. pp. enfin il exécut mouvement. son corps est à sa disposition comme moyen d'insertion dans u n entourage familier. &aient recueillies dans le travail citb à l'instant.. Mais comment est-ce possible ? Si je sais oà est mon nez quand il s'agit de le saisir. mais non comme milieu objectif. L'homme normal et le combdien ne prennent pas pour rbelles des situations imaginaires. les mouvements nécessaire la vie. le mouvement devient impossible (3). ibid. quand il exécuts u r commande le salut militaire. Il a pour métie fabriquer des et de portefeuilles et le rendement de son travail atteint les trois quarts du rendement d'un ouvrier normal. est autre chose que a montrer È Dè son débu mouvement de saisie est male giquement à son terme. avec le geste de l a main droite qui enfonce un clou vient celui de la main gauche qui tient le clou. vient celui de la main gauche qui tient le miroir.. Ueber die Abhüngigkei der Bewegungen von Ce optischen Vorgüngen second travail utilise des observations faites sur le mêm malade. par exemple son nez. représentationVor-stellung. (2) GOLDSTEIN. Il faut donc admettre que a saisir à ou a toucher È mêm pour le corps. Si l'on donne pour consigne a u malade d'interrompre le mouvement avant qu'il atteigne son but. Nous avons a u contraire à forger ici les concepts nécessaire pour exprimer que l'espace corporel peut xn'ctre donnà dans une intention de prise sans m'êtr donnà dans une intention de connaissance. prend une allumette dans une boît allume une lampe.-P. il s a irrbalise w dans le rôl du soldat (2) comme le combdien glisse son corps rbel dans le a grand fantôm à (3) du personnage A jouer. 453-466. Chez le mêm malade et aussi chez les cérébelleu constate (2) une dissociaon tion de l'acte de montrer et des réactionde prise ou de saisie : le mêm sujet qui est incapable de montrer d u doigt sur commande une partie de son corps. deux ans aprè celles qui voir d'un lieu s'entend en plusieurs sens. C'est que la consigne est prise au sérieuet que le malade n e réussiles mouvements concrets sur commande qu'à condition de se placer en esprit dans la situation effective A laquelle ils correspondent. (2) J.120 PHE?NOMI?NOLOGIE DE L A PERCEPTION LA SPATIALITI? DU CORPS P R O P R E 121 abstraits que si on lui permet de regarder le membre qui en est chargà ou d'exkcuter avec tout son corps des mouvements préparatoires localisation des stimuli et la reLa connaissance des objets tactiles deviennent possibles elles aussi à l'aide des mouvements préparatoiresLe malade exécute mêm les yeux fermés avec une rapidità et une à sûretextraordinaires. il n e commence qu'en anticipant sa f n puisque l'interdiction de saisir suffit A l'inhiber. SARTRE. pourvu qu'ils lui soient habituels : il prend son mouchoir dans sa poche et se mouche. On remarque le que tout le corps y collabore et que jamais le malade n e le réduitcomme ferait un sujet normal. n'y réussi que si on lui permet de le saisir. Il y a donc un privilèg des mouvements concrets et des mouvements de saisie dont nous devons chercher la raison. Avec le salut militaire viennent les autres marques extérieurede respect. (3) DIDEROT. porte vivement la main au point oà u n moustique le pique. nous livre son objet sans aucune ambiguït et comme un terme identifiable A travers toutes ses apparitions. Il joue avec son A ' propre corps. L'Imaginaire. Avec le geste de la main droite qui feint de peigner les cheveux. puis son corps s'installe dans la position d'ensemble qui est exigé par la tGche. E t i il faut admettre qu'un point de mon corps peut m'êtr pr& sent comme point à saisir sans m'êtr donnb dans cette prise anticipé comme point à montrer. il se plaî faire le soldat. Quand on lui commande d'exécuteun mouvement concret.. Ueber die Abhüngigkei p. 243. . ou s'il ne peut toucher son nez qu'à l'aide d'une réglettde bois. zeigen und Greifen. aux traits strictement indispensables. (3) Id. mais non comme moyen d'expression d'une penséspatiale gratuite et libre. La psychologie classique ne dispose d'aucun concept pour exprimer ces variétà la conscience du lieu parce que la conscience de du lieu est toujours pour elle conscience positionnelle. Le malade a conscience de l'espace corporel comme gangue de son action habituelle. Le sujet normal.

et u n e situation ouverte. c'est le cet monde actuel.. parler et. C'est ce que notre malade n e peut plus faire. d'autre part. et seul le spectateur. on voit qu'il y a un savoir du lieu qui se réduià une sorte de coexistence avec lui et qui n'est pas un néan bien qu'il n e puisse se traduire ni par une description ni mêm par la désignatiomuette d'un geste.. qui se levait vers les objets ti saisir et qui les percevait (1). Ueber die Abhüngigkei pp. qui prêt a u sujet d u mouvement s a représenta tion objective du corps vivant. c'est le morceau d e cuir à A dbcouper È c'est la doublure a A coudre È L'établiles ciseaux. pour ainsi dire.. Le malade piquà par u n moustique n'a pas A chercher le point piquk et le trouve d'emblé parce qu'il ne s'agit pas pour lui de le situer par rapport à des axes de coordonnbes dans l'espace objectif. et c'est d'elle que le mouvement coule. dit-il. nous n e sommes. puisque ce n'est pas sur lui qu'elle agit. . comme des entitétransparentes. mais des puissances déjmobilisée par la perception des ciseaux ou de l'aiguille. Le corps n'est qu'un blé ment dans le systhme du sujet e t de son monde et la tâch obtient de lui les mouvements nbcessaires par u n e sorte (1) Le probleme n'est donc pas de savoir comment l'âm agit sur le corps objectif. peut croire que la piqûr est perçue que la main se meut dans l'espace objectif et. qui appelle u n certain mode de rbsolution. de son aiguille et de ses tâchefamilihres n'a pas besoin de chercher ses mains ou ses doigts. De m2me le malade n'a pas fa chercher pour les mouvements concrets une schne et u n espace o à les déployer espace est donnb lui aussi. J e peux donc m'installer. mon bras comme machine de muscles et d'os. s'btonner que le mêm sujet échoud a n s les expérience désignation mêm le sujet plack en face de De de ses ciseaux. comme appareil h flexions et à extensions. des os. c'est-à -dir comme des système de qualitéliée p a r une loi intelligible. mais notre corps phbnoménalet cela sans myst&re. des nerfs. Il y a mon bras comme support de ces actes que je connais bien. sans viser mon corps ni mon entourage comme des objets a u sens kantien. mais de rejoindre avec s a main phénoména certaine place douloureuse une de son corps phénoména qu'entre la main comme puiset sance de gratter et le point pique comme point a gratter u n rapport vécest donnb dans le systèm naturel du corps propre.122 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITEDU CORPS PROPRE 123 détachen leur corps rée s a situation vitale pour le faire de respirer. libres d e toute adhérenc locale ou temporelle e t prête pour la dénominatioou du moins pour u n geste de dési gnation. 175 et 176. mon corps comme puissance d'action dé terminédont je sais d'avance le champ ou la portéeil y a mon entourage comme l'ensemble des points d'application possibles d e cette puissance. en consbquence. il se place a dans la situation alrective d'ensemble. . en effet. de dire que le corps objectif appartient au à pour au autrui È mon corps phbnoména a pour moi à et l'on ne peut refuser de poser le problhme de leurs rapports. elle n e passe pas par le monde objectif. des muscles. la question se De déplace est maintenant de savoir pourquoi il y a deux vues elle sur moi et sur mon corps : mon corps pour moi et mon corps pour autrui et comment ces deux systèmesont compossibles. le geste lui-mêm perd le caractèr mélodiqu qu'il offre dans la vie usuelle et devient visiblement une somme de mouvements partiels mis laborieusement bout à bout. le malade doit d'abord a trouver à son bras. comme objet articuléle monde comme pur spectacle auquel je n e me joins pas niais que je contemple et que je montre du doigt. par le moyen de mon corps comme puissance d'un certain nombre d'actions familière dans mon entourage comme ensemble de manipulanda. les morceaux de cuir s e présenten u sujet comme des pôle d'action.et il y a. mais sur le corps phénoména ce point de vue. a trouver à le geste demandà par des mouvements prépa ratoires. puisque le a pour moi à et le a pour autrui à coexistent dans un mêm monde. comme l'atteste ma perception d'un autrui qui me ramèn aussitô h la condition d'objet pour lui. Dans la vie. ils a définissen par leurs valeurs combinée une certaine situation. Si l'on interrompt son manèg et qu'on le rappelle à la situation d'expériencetoute s a dextéritdisparaît nouveau l'initiation cinhtique devient De impossible. qu'un chaî non dans le déroulemen l'ensemble et c'est a peine si de j'ai conscience de l'initiative volontaire (. puisque c'est notre corps déjh comme puissance de telles et telles rbgions du monde. comme dans la vie à (1). un certain travail. L'opératio a lieu tout entièr dans l'ordre d u phé nombnal. de la suite des évknement eux-nlên~es moi et mes mouvements. parce qu'ils n e sont pas des objets a trouver dans l'espace objectif.. E n ce qui concerne l'espace corporel. De la mêm manière pour exécute n mouvement sur commande..) Tout marche u tout seul W . le bout central des a fils intentionnels à qui le relient aux objets donnés n'est jamais notre corps objectif que nous mouCe vons. Il ne surfit pas. . - (1) GOLDSTI:IN. pleurer dans l'imaginaire. a u besoin. a j'éprouv les mouvements comme un résulta de la situation.

p. celle d e l'avant-bras p a r rapport a u bras. dans les expérience le maoà lade échou Si l'on touche une partie de son corps e t ? qu'on lui demande de localiser le point de contact. des phénomèn pathologiques. dit-il. il n e peut e n décrirla position qu'aprè une séri e mouvements pendulaires q u i d lui donnent la situation d u bras par rapport a u tronc. ibid. Le simple contact d'un rectangle ou d'un ovale e n papier ne donne lieu A aucune reconnaissance. (2) GOLDSTEIN. interrogb s u r l a forme d'un objet au contact de son corps. a u contraire. pp. Néanmoinle normal distingue en tout cas sans mouvement u n stimulus appliquà à sa tEte et u n stimulus appliquà à son corps. mais parce que nous sommes à la lettre ce que les autres pensent de nous et ce qu'est notre monde.. Allons-nous supposer (3) que l'exci(1) Par exemple. E n cas d e mouvement passif. les côtÃont tous deux centimètresdonc ils sont égaux les angles sont droits. ibid. Veber den Einfluss. pp. les réactionmotrices qui établironentre elles le meilleur équilibre comme les usages de notre milieu. Si l'on dessine des lettres ou des chiffres s u r s a main. puis il la précis en mouvant le membre intéresset l'achèv par des tressaillements de la peau a u voisinage du point touchà ( 1 ) . tous à C'est un dé Id. il ne les distingue qu'A condition de pouvoir balancer la main et mettre a u contact d e la peau tantô l'une. quatre angles. chez le normal lui-mêmela perception du corps. (1) GOLDSTEIN. il cherche A la tracer lui-mêm en suivant le contour d e l'objet.. 167-206. à . il n e les identifie qu'A condition de mouvoir lui-mêm s a main et ce n'est pas le mouvement de la pointe s u r sa main qu'il perçoitmais inversement le mouvement de s a main par rapport A la pointe. (2) ld. Ibid. qui ne sont jamais reconnues. la ou constellation de nos auditeurs obtiennent immédiatemen de nous les paroles. 167-206. Comment coordonner cette séri(le faits et comment saisir à travers eux la fonction qui existe chez le normal et qui fait défau chez le malade ? Il ne peut êtr question de transfére simplement chez le normal ce qui manque au malade et qu'il cherche à retrouver. par des mouvements préparatoires A faire de son corps un objet de perception actuelle... Si l'on place le bras d u sujet en extension horizontale. celle du tronc p a r rapport h la verticale. Qu'arrive-t-il.. c'est-AA dire A les traiter comme des modalité des variations de et l'êtr total du sujet. c'est un angle. L e malade n e recherche ces perceptions explicites que pour suppléeune certaine présencdu corps et de l'objet qui est donn6e chez le normal et qu'il nous reste à reconstituer. Nous constatons que le malade interrogà s u r la position de ses membres ou s u r celle d'un stimulus tactile cherche. n i conscience thétiqude la réactio : simpiement il est son corps et son corps est la puissance d'un certain monde. Ueber den Einfluss. (3) Comme le fait Goldstein.LA SPATIALITà DU CORPS PROPRE 125 i d'attraction à distance.. Dans le mouvement concret le malade n'a n i conscience thétiqu du stimulus. Rien ne serait plus trompeur que de supposer chez le normal les même opérationsabrégkeseulement p a r l'habitude. vont tout droit. sa position debout d e l a pression du sol s u r ses pieds ( 2 ) . non que nous cherchions à déguise nos pensée ou plaire. . trois.. eux aussi.a Deux. comme on le prouve en dessinant s u r s a main gauche des lettres normales. et des objets a u contact du corps est confuse dans l'immoM i t 6 (2). La maladie. On ne peut pas déduir normal du pathologique. le les déficiencedes suppléances par un simple changement de signe. sans calcul. 195. 206-213.. les attitudes. Si l'on pose s u r s a main les deux pointes d'un compas. cf pp.. par contre le sujet reconnaî figures si on lui permet des mouvements d'exles ploration dont il se sert pour les a épeleÈ pour repére leurs a caractkres à et pour en déduir l'objet ( 1 ) . La véritabl méthod inductive n'est pas une a méthod différence elle consiste A lire de È correctement les phénomène en saisir le sens. Il faut comprendre les suppléancecomme des suppléances comme des allusions à une fonction fondamentale qu'elles essayent de remplacer et dont elles n e nous donnent pas l'image directe. 187-206. le ton qui leur conviennent. tantô l'autre pointe.. qui est aussitô comprise. Ici encore il a recours A des mouvements actifs. l e sujet sent qu'il y a mouvement sans pouvoir dire quel mouvement et dans quelle direction. pp.. il commence par mettre en mouvement tout son corps et &grossit ainsi la localisation. 206-213. ce doit êtr un angle droit. comme les forces phénom6nalei l'muvre dans mon champ visuel obtiennent de moi. puis ils s'arrêtent puis ils repartent dans un autre sens . pp. le sujet passe plusieurs fois ses doigts sur un angle : a les doigts. Sans doute. puis l'image en miroir des même lettres. comme l'enfance et comme l'éta a primitif à est une forme d'existence complèt e t de les procédkqu'elle emploie pour remplacer les fonctions normales détruitesont. Le malade conclut s a position couché l a de pression du matelas s u r son dos. .

cette existence spatiale qui est la condition primordiale de toute perception vivante. une sorte de a mouvement virtuel È la partie du corps interrogésort de l'anonymat. p. et. pour repére n mur dans l'obscurité u enfin il bbauche plusieurs mouvements selon la ligne droite et selon différentecourbes. pour savoir ou on le touche.. et ôt a l'objet sa présenc charnelle et sa facticité lieu que chez le Au normal chaque événeme moteur ou tactile fait lever A la conscience un foisonnement d'intentions qui vont. il demeure d'abord interdit. Mais chaque stimulade de tion corporelle chez le normal éveille lieu d'un mouveau ment actuel.Visiblement le (1) GOLDSTEIN Ueber den Einfluss . il a trouve à d'abord son bras. hors de ce plan privilégià ne sait pas mêm l'ébauche il (1). on lui ordonne. il est ouvert aux situade tions verbales et fictives qu'il peut se choisir ou qu'un expérimentateu peut lui proposer. Encore ne réussit-i A trouver le mouvement que dans un certain plan qui n'est pas exactement perpendiculaire au sol. et si l'un de ces mouvements se trouve êtr circulaire. pp. il faut une sorte d'ampleur du toucher. il n'cst pas seulement en situation a l'égar des tsches donnéed'un métieril n'est pas seulement ouvert aux situations réelles mais il a. puis il porte la main en avant. 25 et suivantes.126 I'HI?NOMI%OLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 127 tation extéroceptivou proprioceptive a réveillchez lui des à résidukincslliésiquc qui tiennent lieu de mouveà ments effectifs ? Mais comment les donnée tactiles réveille raient-elles des à résidu kincsthétique déterminà elles w si ne portaient quelque caractèr qui les en rende capables. mais ne se dispose pas devant elle comme quelque chose que l'on puisse montrer. dit-il. Puis il remue tout le corps et les mouvements se restreignent ensuite au bras que le sujet finit par a trouver È S'il s'agit de a lever le bras >. une sorte d'actualitk. elle s'annonce par une tension particulière et comme une certaine puissance d'action dans le cadre du dispositif anatomique. 213-222. Pour qu'une clef. des Anhalfspunkte. de plus. C'est parce qu'il se est enfermà dans l'actuel que le toucher pathologique a besoin de mouvements propres pour localiser les stimuli. Son corps ne lui est pas donnà par le toucher comme un dessin géométriq lesur quel chaque stimulus viendrait occuper une position explicite. la reconnaissance à une synthès rationnelle. L'analyse du a mouvement abstrait à chez les malades fait encore mieux voir cette possession de l'espace. Le normal compte avec le possible qui acquiert ainsi. apparaisse comme clef dans mon expérienc tactile. si elles n'avaient elles-memes une signification spatiale précis ou confuse (1) ? Nous dirons donc au moins que le sujet normal a immédiatemen des a prises à (2) sur son corps. a u contraire. l'impression tactile reste opaque et fermé sur elle-même Elle peut bien attirer A soi la main dans un mouvement de saisie. appliquer son actività aux stimuli qui s'inscrivent sur ses surfaces sensorielles. Si l'on demande au sujet de tracer dans l'air u n carrÃou un cercle. . ple. Si l'on prescrit au malade d'exécuteles yeux fermé n mouvement abstrait. chez le malade. le champ de l'actuel se limite à ce qui est rencontrà dans un contact effectif ou relià A ces donnée par une déductioexplicite. et c'est encore pour la mkme raison que le malade remplace la reconnaissance et la perception tactiles par le déchiffremen laborieux des stimuli et par la déductiodes objets. Le corps chez le sujet normal n'est pas seulement mobilisable par les situations réelle l'attirent à elles. comme un sujet normal le fait. il peut se détourne qui du monde. au contraire.. sans autre précision mouvoir son de bras. et enfin le plan dans lequel il se déroulera par exemSi. et la mêm viscosità des donnée tactiles qui assujettit le corps A des situations effectives ré duit l'objet A une somme de a caractère w successifs. de passage de la mklodie.. de faire passer la partie touché son corps 5 l'éta figure. un champ tactile oà les impressions locales puissent s'int6grer à une configuration comme les notes ne sont que les points - (1) Cf supra la discussion génbralde 1' < association des idée . w (2) Nous empruntons ce mot au malade Schneider :il me faudrait. une séri u d'opération préparatoire est nécessair lui pour a trouver à le membre effecteur lui-même la direction ou l'allure du mouvement. se prête A des expériences t e plus généraleme situer dans le virtuel. sans quitter sa place de possible. soit vers le corps lui-même soit vers l'objet. la perception à un signalement abstrait. et c'est justement la maladie de Schneider d'avoir besoin. par exemple. il l'achkve promptement. du corps comme centre d'action virtuelle. le malade doit aussi a trouver à sa tGte (qui est pour lui l'enblèm du a haut à ˆ par une séri d'oscillations pendulaires qui seront poursuivies pendant toute la durédu mouvement et qui en fixent le but. à une conjecture probable. Il ne dispose pas seulement de son corps comme impliquà dans un milieu concret. chez le malade. son corps comme corrélati de purs stimuli dépourvu signification pratique.

il n'y a pas une perception suivie d'un mouvement. On connaî (1) GOLDSTEIN. et c'est vrai en tant que le corps dans le mouvement abstrait n'est plus seulement le véhicul devient le but du mouvement. Le fond du mouvement n'est pas une représentatioassocié lié ou extérieuremen mouau vement lui-mêmeil est immanent au mouvement. je considkre curieusement cette étrang machine à signifier e t la fais fonctionner pour le plaisir ( 3 ) .LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 129 malade ne dispose de son corps que comme d'une masse amorphe dans laquelle seul le mouvement effectif introduit des divisions et des articulations. mes doigts. son projet moteur ne vise plus quelqu'un dans le monde. Tantô le malade pense la formule idéaldu mouvement. tantô il lance son corps dans des essais avcugles.) se contente de dire que le fond du mouvement abstrait est le corps. son consentement ou son refus se lisent immé de diatement dans mon geste. p. il agite son corps jusqu'à ce que le mouvement paraisse.. mon intention n'est pas une (1) GOLDSTEIN. mon corps. Quand je fais signe a u n ami de s'approcher. elle n'est pas parlante pour lui comme sujet moteur. 161 :Bewegung und Hintergrund bestimmen sich wecliselsçitig sind eigentlich nur zwei herausgegriffene Moincnte eines einheitlichen Ganzes. Si. Ueber die Abhiïngigkeitp.. Je fais signe à travers le monde. Ce qui lui ma?que n'est ni la motricité i la pensée nous sommes invln et à entre le mouvement comme processus en té reconnaîtr troisièm personne et la pensécomme représentatio d u mouvement une anticipation ou une saisie du résulta assurépar le corps lui-mêm comme puissance motrice. il vise mon avant-bras. ou mêm en tant que. . et il les vise en tant qu'ils sont capables de rompre leur insertion dans le monde donnÃet de dessiner autour de moi une situation fictive. la perception et le mouvement forment un systèm qui se modifie comme un tout. en devient lui-mêm le but. je fais signe là -bas ou se trouve mon ami. je m'aperçoi que l'on ne veut pas m'obéiet que je modifie mon geste en conséquence n'y a pas là deux actes de il conscience distincts. Ce qu'on peut exprimer en disant que chez le normal tout n~ouvement u n a fond. le second dans le possible ou dans le non-être le premier adhèr à un fond donné le second déploi lui-mêm son fond. 161. La consigne qui lui a ét donné n'est pas dépourvu sens pour lui. mais sans viser aucun partenaire présen mêm imaginaire et comme a une ou suite de mouvements en soi à (2) c'est-à -dir si j'exécutune a flexion à de l'avant-bras sur le bras avec a supination du bras et a flexion à des doigts. il change aussi de rnodalitb existentielle et passe de l'actuel au virtuel. mon bras. la distance qui me sépar lui. et an changeant de fonction. puisqu'il sait reconnaîtr de ce qu'il y a d'imparfait dans ses première ébauches que.. 160 sq. mais je vois la mauvaise volont6 de mon partenaire et mon geste d'impatience sort de cette situation sans aucune penséinterposé(1). si et le hasard de la gesticulation amèn le mouvement demandé il sait aussi le reconnaîtr utiliser promptement cette et chance. Mais si la consigne a pour lui une signification intellectuelle. u n a projet moteur à (Bewegungsentwurf) une a intentionnalitÃmotrice D sans lesquels la consigne demeure lettre morte. Ueber die Abhangigkeit. ( 2 ) Id. qui étai tout l'heure le véhiculdu mouvement. Il se repose sur son corps du soin d'exécutele mouvement comme un orateur qui ne pourrait dire un mot sans s'appuyer sur un texte écri d'avance. Le mouvement concret est donc centripète tandis que le mouvement abstrait est centrifuge. l'initiation cinétiquest pour le sujet une manièr originale de se référ un objet a u à mêm titre que la perception. ibid. La fonction normale qui rend possible le mouvement abstrait est une fonction de c projection à par laquelle le sujet du mouvement ménag devant lui un espace libre ou ce qui n'existe pas naturellement puisse prendre un semblant d'existence. a u contraire chez le normal tout mouvement est indissolublement mouvement et conscience de mouvement. par exemple. et que le mouvement et son fond sont a des moments d'une totalità unique à (1). il peut bien retrouver dans la trace d'un mouvement effectuà l'illustration de la consigne donnée mais il ne peut jamais déploye penla ske d'un mouvement en mouvement effectif. i l l'anime et le porte à chaque moment. Le malade ne cherche pas et ne trouve pas luimêm le mouvement. Le mouvement abstrait creuse à l'intérieudu monde plein dans lequel se déroulai mouvement concret une zone de réflexioet de le subjectivité superpose à l'espace physique u n espace viril tuel ou humain. (3) GOLDSTEIN(Ueber die Abhangigkeit. Si maintenant j'exécut a le mêm à mouvement. elle n'a pas de signification motrice. sans aucun partenaire fictif. p. Toutefois. pensé que je préparerai -moi-mêm et je ne perçoipas en le signe dans mon corps. le premier a lieu dans l'êtr ou dans l'actuel. Par là s'éclair distinction la du mouvement abstrait et d u mouvement concret : le fond du mouvement concret est le monde donné fond du moule vement abstrait est au contraire construit.

qui perçoivenles formes. et y font paraîtr comme par magie mille signes qui conduisent l'action. nous savons que les troubles moteurs de Schn. 113-119. en u n mot d'organiser le monde donnÃselon les projets du moment. Nouuelle Revue Française févrie 1939. 108).. comme les écriteau dans un musé conduisent le visiteur. zur Psychologie des optischen Wahrnehmungs. pour décrirdans l'air un mouvement qui n'est défin par une consigne verque bale ou par des nécessità morales. (2) Il n'y parvient que si on lui permet des a mouvements imitatifs à (nachfahrende Bcwegungen) de la têtedes mains ou des doigts qui repassent le dessin imparfait de l'objet. il est incapable de s'en donner une représentatio visuelle (4). On sait.milieu de comportement. 77). coincident avec des troubles massifs de la fonction visuelle. il faut aussi que je renverse le rapport naturel du corps et de l'entourage et qu'une productività humaine se fasse jour à travers i'bpaisseur de l'être C'est en ces termes que l'on peut décrirle trouble des mouvements qui nous intéresse Mais on trouvera peut-êtr 131 que celte description. Un jardinier qui balaie à cinquante pas est à un long trait.. ta notion de l'espace (le sens g6oni6Sur trique). elles n'ont pas. c'est-A-dire psychologique. de construire sur l'entourage géographi que un . Ce caractèr de cohérenc logique proposÃcomme critériu d'exactitude de l'interprétatio apparente beaucoup plus la démonstratio freudienne à la déductiométaphysiqu mentale. La science ne commencerait qu'avec l'explication qui doit rechercher au-dessous des phénomèn conditions d'oà ils dépen les dent selon les méthode éprouvé l'induction.). . en dessus. p. du à triangle à du du a droit à et du à courbe È Il n'a devant lui que des taches sur lesquelles il ne peut saisir par la vue que des caract&restris massifs comme la hauteur. p. chap. que les mouvements a abstraits à deviennent possibles pour le sujet dè qu'il fixe des yeux le membre qui (1) Cf par exemple II. GELB et GOLDSTEIN. Sachant que nous sommes en mars et u n lundi ils auront de la peine à indiquer le jour et le mois précédent qu'ils bien connaissent par m u r la séri jours et des mois. l e point stimulà sur leur propre corps. En médecin recherche des causes. pp. Psychologische Analysen hirnpulhologischer Falle. la vraisemblance psychologique ne vaut h peu prè rien à (p. le malade distingue les hommes des voitures parce que < les hommes sont tous pareils: minces et longs. p~ . Un philosophe en face de la Psychanalyse. VAN WOERKO?. les distances et les objets eux-mêmes mais qui ne peuvent ni tracer sur ces objets les directions ni utiles à Faction.. avec.les voitures sont larges. 1. 20-24. LE SAVOUREUX. Ses donnéevisuelles sont des taches presque informes (3). sur le bras d'une autre personne. Ils n'ardes rivent pas à comparer le nombre d'unitécontenues dans deux série bâtonposé de devant eux :tantô ils comptent deux fois le mêm biiton. l'aspect caractéristiqu a carrà È. d'établi lignes de force. Le monde n'existe plus pour eux que comme un monde tout fait ou figé alors que chez le normal les projets polarisent le monde. Ici. pp. on ne peut pas s'y tromper. Par exemple. ne nous montre que le sens ou l'essence de la maladie et ne nous en donne pas la cause. Cette fonction de a projection È ou ci' a évocatioà (au sens ou le médiu bvoque et fait paraî tre un absent) est aussi ce qui rend possible le mouvement abstrait : car pour posséde mon corps hors de toute tâch urgente. par de exemple.. quelque chose qui va et vient à (p. 318). ni les distribuer selon un principe donné en génér apposer a u spectacle spatial les détermination anthropologiques qui en font le paysage de notre action. d'autre part. dans la qu'à l'cxplication scientifique (. (3) à Il manque aux donnée visueHes du malade une structure spécifiqu caractéristique impressions n'ont pas une et Les configuration ferme comme celles du normal. a Pour Freud. Par la vue seule.und Erkennungsvorganges.~. Quant aux objets absents. ne reconnaîaucun objet (2).). pour en jouer A m a fantaisie. la largeur et leur relation à (Ibid. Schn. eux-même lié la blessure occipitale qui est à l'origine de à la maladie. tantô ils comptent avec les bâ tons d'une séri quelques-uns de ceux qui appartiennent à l'autre (1). 116. et beaucoup plus kpaises à (ibid. un systbme de significations qui exprime au dehors lpactivitb interne du sujet.C'est que toutes ces opération exigent un m+me pouvoir de tracer dans le monde donnà des frontières des directions. le seul fait d'avoir relià les symptôme par des relations logiques plausibles est une confirmation suffisante pour justifier le bien-fondà d'une interprétatiopsychanalytique. Dans la rue. trouvent difficilement la a direction opposé Si È Von pose une règl entre eux et le médecin ne savent pas ils sur commande distribuer les objets a de leur côt à ou a du côt du médeciÈ Ils indiquent trè mal. de ménage persdes des pectives.LA SPATIALITG DU CORPS PROPRE des malades moins gravement atteints que Schn. (4) Ihid. par exemple. comme on l'a dit souvent de ta psychanalyse (1). ces malades placé dans un labyrinthe en face d'une impasse.

Un sens se défini donc moins par la qualità indescriptible de ses u contenus psychiques à que par une certaine manièr d'offrir son. et cependant il n'y a aucune raison chez eux de supposer u n trouble primaire de la fonction visuelle. se laisserait ramener à la distinction classique du tactilc et d u visuel. soit comme pôl d'actività et terme d'un acte de prise ou d'expulsion. 14.132 PHENOMENOLOGIE DR LA PERCEPTION LA SPATIALITC. DU CORPS PROPRE 133 en est chargà (1). dans les premiers travaux qu'ils lui ont consacrà . conservépar le malade. Le progrhs de leur analyse est un exemple particulièremen clair des progrè de la psychologie. et STEINFELD) ont élarg ils leur diagnostic. à la perception e t à la représentatiovisuelles (2).. à la différenc des excitants sonores. c'est la manièr dont le sujet fait êtr pour lui-mêm ce qui l'entoure. au contraire. comme d'ailleurs les mouvements imitatifs par lesquels il compense la pauvretà des donnéevisuelles. Nous sommes ramenépar l'usage mEme de la n~éthod inductive a ces questions kmétaphysique que le positivisme voudrait éluderL'induction ne parvient a SOS fins que si elle n e se borne pas à noter des présences des absences e t des variations concomitantes. n'aboutit à aucune conclusion. nous pouvons beaucoup plus facilement a faire abstraction à du contenu et nous sommes bien plutô orienté vers le lieu de l'espace ou s e trouve l'objet v (1). soit comme spectacle et thèm de connaissance. Le. u Le son nous dirige toujours vers son contenu. Dans le cas des cérébelleu constate on que les excitants visuels. (3) Zeigen und Greifen. s a signilicalion pour nous. Devant l'ambiguït des faits. ce qu'il reste de motricità volontaire s'appuie s u r ce qu'il reste de connaissance visuelle. dans la suite (Ueber die Abhii~~gigkeit et surtout Zeigen und Greifen et les travaux publié sous leur direction par BENARY. pour parler comme Kant. parce que l'attitude du Zeigen est impossible que les excitants visuels ne suscitent que des réactionimparfaites. Les troubles moteurs des cérébelle ceux de la cécitpsychique ne peuvent êtr et coordonnédue s i l'on défini fond du mouvement et la le vision. conduite selon les m6une thodes d e Mill. n'obtiennent que des réactionmotrices imparfaites. il n'est pas permis d'en choisir une seule comme décisiv d' a expliquer v et p a r elle l'acte de montrer. d e lui-même (1) GELB GOLDSTEIN. On verra comment . ou des rnaté riaux dont dispose s a connaissance (en langage intellcctualiste). E n réalità que la mesure des seuils ce met à l'épreuve sont des fonctions antérieure la spéci ce à fication des qualité sensibles comme a u déploiement la de connaissance. p. E n réalità analyse inductive. Car les troubles d u mouvement abstrait et d u Zeigen n e se rencontrent pas seulement dans les cas de cécitpsychique. on n e peut que renoncer a la simple notation statistique des coïncidenceet chercher à a comprendre à la relation manifestép a r elles. et s i elle conçoi à à (1) GOLDSTEIN. relèven du sens kinesthé sique ou tactile. par sa structure épistà mologique dont la qualità est la réalisatio concrèt et. L a distinction du mouvement concret et d u mouvement abstrait. Ainsi... a u contraire. non par un stock de qualité sensibles. Zcigen und Greifen. pp. 456.. mais par une certaine manièr de mettre en forme ou de structurer l'entourage. l'exhibition. c'est. Les célèbr méthodede Mill nous permettraient ici de conclure que les mouvements abstraits et le Zeigen dépen dent du pouvoir d e représentatiovisuelle. (2) C'est dans ce sens que Gelb et Goldstein interprétaien le (Zur Psychologie et Ueber d e n Einflusz). et que les niouvements concrets. ( 2 ) Cf ci-dessus Introduction. dans la préscn tation visuelle. 213-222. objet. HoCHEIMER de Schn. et la fonction de projection ou d'évocation que nous avons mise en évidenctout a l'heure.... ces concepts confus embarrassent l a recherche et a ~ ~ e l l e finalement une rkvision eénéra nt des catégorie na&&. p. Ce n'est pas parce que la fonction visuelle est atteinte que les mouvements de désignatio deviennent impossibles. pp. comme celle du Greifen et du Zeigen. et Ueber d e n Einflusz cas . auxquels il suppose que des contenus de conscience isolables doivent correspondre selon un postulat génér a constance à (2) qui exprime notre ignorance de naturelle de nous-mêmes Mais. 458-459. Parmi toutes ces concordances. en effet remarquablement exercÃchez Schn. Nous devons admettre que le son. repris et appliqué systéma tiquement par la science. appelle plutbt un mouvement de saisie et la perception visuelle u n geste de dksignation. mais aussi chez les cérébelle dans beaucoup d'autres maet ladies ( 3 ) . . Le médeciet le psychologue empruntent a u sens commun les concepts de la a vue à et de 1' a ouï à et le sens commun les croit univoques parce que notre corps comporte en effet des appareils visuels et auditifs anatoiniquement distincts. médeciqui fait agir s u r le malade des a stimuli visuels ou a sonores s croit mettre à l'épreuvs a a sensibilitÃvisuelle à ou < auditive v e t faire l'inventaire des qualitésensibles qui composent s a conscience (en langage empiriste).

n'est rien d'autre que le champ visuel (2).. Par exemple. il se dédouble l a La a cause à d'un a fait psychique à n'est jamais un à autre a fait psychique à qui se découvrirai la simple observation.. qu'aucune expbrience n'est cruciale et aucune explication dbfinitive. qui vise l'espace virtuel. L'Ezpérienc humaine et la Causalità " physique. . . Si nous observons qu'un aveugle est capable de localiser les stimuli sur son corps et d'exécute des mouvements abstraits.Ueber die Abhiingigkeit pp. Il est bousculà par le mouvement m&me et il a besoin d'êtr reconstruit aprks chaque phase d u mouvement. A fournir un fond a u mouvement. y font presque complhtement défaut nous inclinons A conclure que je toucher par lui-mémne nous donne aucune expérienc de l'espace objectif (1). Voilh pourquoi. Pouvons-nous l'affirmer ? C'est ici qu'on va voir comme les faits sont ambigus. par lui-mi?me. e t l'expbrience tactile du normal suffisante pour gouverner la motricitb. ont perdu leur allure mklodique..et GOLDSTEIN. 163 sqq. puisque la conscience de l'espace corporel et le - mouvement abstrait. Le malade essaie de se donner. BRUNSCHVICG. et pourquoi ils a déraillen souvent en cours de route. les yeux fermes.. nous allons voir que ce premier grief en recouvre u n second. comme u n fond visuel le relkvement d u mobile par rapport A son point de dépar t A son point d'arrivke pendant toute la e duréd u mouvement. . en particulier l'expkrience tactile. les mouvements abstraits chez Schn. c'est-à -dir à disposer devant le sujet du mouvement son point de dkpart et son point d'arrivédans une simultanbitk rigoureuse. 1 partie. Nous ne faisons jusqu'ici qu'appliquer à la psychologie ce qu'on a trè bien montrà à propos de l'induction physique (1) et notre premier grief porte contre la manièr empiriste de concevoir l'induction et contre les méthode de Mill. la représentatio visuelle n'explique pas le mouvement abstrait. ce n'est pas seulement l'empirisme qu'il faut récuser C'est la méthodinductive et la pensécausale en généra L'objet de la psychologie est d'une telle nature qu'il ne saurait êtr déterminpar des relations de fonction A variable. Mais. pourquoi ils sont faits de fragments mis bout A bout. . Puisque l'explication n'est pas découvertmais inventée n'est jamais elle donné avec le fait. 2" Or. .outre qu'il y a des exemples de mouvements prkparatoires chez les aveugles.. elle est toujours une interprétatioprobable.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 135 et comprend les faits sous des idée n'y sont pas contequi nues. pour avoir le droit de rattacher dans la cécit psychique le trouble du mouvement a u trouble visuel et chez le normal la fonction de projection & la vision comme & son antbcbdent constant et inconditionnk. 227-250. d'exbcuter des mouvements abstraits. il faudrait etre sfir que seules les donnée visuelles ont btb touchkes par la maladie et que toutes les autres conditions d u comportement. on peut toujours rkpondre que la frkquence des associations a conlmu- (1) Cf L. Disons provisoirement qu'elle ne se découvr qu'à une certaine réflexiodont nous préciseron plus loin la nature. car elle est elle-n1C'ine habité par la mêm puissance de projeter un spectacle qui se manifeste dans le mouvement abstrait et dans le geste de désignation cette puissance ne tombe pas sous les sens Or et pas mêm sous le sens intime. sont demeurbes ce qu'elles btaient chez le normal. C'est pourquoi aucune induction en psychologie comme en physique ne peut se prévaloi d'une expérienc cruciale. dirons-nous. (2) GOLDSTEIN.. s'accompagnent d'une déficienc massive de la connaissance visuelle. Nous dirons alors que le toucher n'est pas apte. on pourra toujours répondr que les donnbes tactiles du normal ont justement reç des donnkes visuelles leur structure objective selon le vieux schbma de i'bducation des sens. Si nous observons qu'un sujet normal est capable. On n'a pas le choix entre une description de la maladie qui nous en donnerait le sens et une explication qui nous en donnerait la cause et il n'y a pas d'explications sans compréhension Mais précisonnotre grief. Il résult aussit6t de là que l'induction psychologique n'est pas un simple recensement des faits. cependant ce fond kinesthbsique est labile. et. il ne saurait nous fournir. E n psychologie. par les mouvements préparatoires a fond kinesthésiquÈ e t il un rbussit bien ainsi A a marquer à la position de son corps au dbpart et h commencer le mouvement. Etablissons ces deux points avec quelque détail l a Nous constatons que les troubles moteurs de Schn. A l'analyse. Le à champ pratique qui manque A Schn. exactement comme l'induction physique ne se borne pas à noter les consécution empiriques et crke des notions capables de coordonner les faits. Nous sommes donc tentéde considére cécit la psychique comme u n cas différentie comportement tacde tile pur. GELB (1) Ueber den Einflusz pp. La psychologie n'explique pas en désignan parmi eux l'antécéde constant et inconditionné Elle conçoiou comprend les faits.

entre des hypothèse qui. mêm simplement probable. il faut qu'il soit compris dans le champ moteur du malade. peut toujours êtr mise en accord avec les faits. en fin de compte. De sorte que la psychologie ne se trouve pas ici dans la mêm situation que la physique. Dans ce dernier cas. . à l'exclusion de cet horizon du toucher possible qui les entoure chez le normal. Non seulement.. moyennant quelque hypothès auxiliaire. ou qu'enfin elles soient toutes deux effels d'une autre cause. ce critèr nous fait on défau: aucune hypothès auxiliaire n'est nécessaire vient de le voir. . le malade ne peut exécute dans le vide le geste de frapper ou d'ouvrir. sur le plan strictement inductif. que l'expkrience tactile des malades est ou n'est pas identique à celle des normaux. et la conception de Goldstein. les donnée . d'un but à distance de toucher. Il n'y a donc pas u n fait qui puisse attester. sur des raisons particuliëreselle tient à la nature mêm de l'objet a connaître c'est-à -dir du comportement. d'une manicire déci sive. en préfér autre : une le malade a besoin.mais encore. c'est-à -dir à selon le nombre de faits que chacune réussi coordonner sans se charger d'hypothèse auxiliaires imaginée pour les besoins de la cause. c'estA-dire confinédans la probabilità des inductions. comme la théoriphysique. cette interprétation met en cause le toucher. . justement parce que la vision. qui et l'on peut toujours. 178-184..déficienc toucher virtuel ou déficienc monda du du visuel. alors que le malade dispose d'une perception visuelle du but qui suffit d'ordinaire à orienter tant bien que mal ses mouvements ? N'avons-nous pas mis en évidenc trouble primaire d u un toucher ? Visiblement. . bien des faits laissent pressentir une altératio primaire de l'expérienctactile. plus profonde aussi que le toucher comme somme de qualité données concernerait l'aire vitale d u elle sujet. A vrai dire. que Goldstein met lui-mêm en parallhle avec le cas Schn. (4) Ibid. il ne faudrait pas voir lh le simple grossissement d'un procédnormal et ce recours à la vision n e serait justement rendu nécessair que par l'effondrement du toucher virtuel.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 137 nique aux impressions tactiles la coloration qualitative des impressions kinesthésiqueet soudà celles-ci dans une quasi-simultanéit(1). dans son travail Ueber die Abhüngigkei (3) Ueber die Abhüngigkei pp. la coexistence des donnée tactiles avec des donnée visuelles chez le normal modifie assez profondémen les première pour qu'elles puissent servir de fond au mouvement abstrait. il faut que la u repré sentation visuelle à ou que la a perception tactile à soit cause du mouvement abstrait. mêm s'il a les yeux ouverts et fixis sur la porte (3). elle a des conséquence beaucoup plus décisives Entre des théoriedont aucune n'est absolument exclue. pour frapper. restent cependant incompatibles. (1) GOLDSTEIN. dans le comportement mêm des malades (2).. Nous arrivons ainsi au second point que nous voulions établir 20 Si. 244 sqq.. . désorn~ai limità aux objets effectivement tangibles. à une fonction plus profonde que la vision. La déficiencse rapporterait. la physique peut tout de par mêm choisir selon le degrà de vraisemblance. cette ouverture au monde qui fait que des objets actuellement hors de prise comptent néanmoinpour le normal. (2) Il s'agit ici du cas S. pour qu'un objet puisse déclanche u n mouvement. et le trouble consiste en un rétréciss ment du champ moteur. reste possible. existent tactilement pour lui et font partie de son univers moteur. nous verrons que l'impossibilità d'une expérienc cruciale est fondée psyen chologie. Mais. si nous regardons mieux.. Dans cette hypothèse quand les malades observent leur main et le but pendant toute la duré d'un mouvement (41. 150. Aucune interprktation rigoureusement exclusive n'est possible en psychologie comme en physique. ce serait celui de la méthod inductive ou de la pensé causale en psychologie. comme le reconnaî Goldstein. aucune rigoureusement fondé les faits. Les trois ou les quatre termes doivent pouvoir êtr considérà l'extérieuet l'on doit de pouvoir en repére les variations corrélativesMais s'ils n'étaienpas isolables. nous avons nécessairemen faire a à des interprétation égalemen vraisemblables parce qua représentationvisuelles È a mouvement abstrait à et a toucher virtuel à ne sont que des noms différent pour un mêm phénomè central. chez lui déficiente n e suffit plus à donner un fond solide au mouvement.. Comment mettre en cause ici les défaillancevisuelles. avec Goldstein. pour expliquer par le trouble visuel l'impossibilitÃdu geste de a frapper à devant une porte. Ueber den Einflusz pp. mêm selon la vraisemblance. nous n'arrivons jamais à une interprétatioexclusive.. reste facultative.. l'échene serait pas celui de l'empirisme ou des tentatives d'expérienccruciale. elle est incapable de choisir. si chacun d'eux présupposailes autres. p. mais il ne sait plus le faire si la porte est cachéou seulement si elle n'est pas à distance de toucher. Par exemple. Toutefois. du point de vue strictement inductif. Pour qu'une induction. un sujet sait frapper à la porte. En psychologie.

et ni les unes n i les autres ne mériten d'êtr appelée donnéea tactiles È L'expérienc tactile n'est pas une condition séparà que l'on pourrait maintenir constante pendant que l'on ferait varier l'expérienc a visuelle È d e manièr . les représentationvisuelles. d'une coalescence du toucher et de la vision chez le normal et pas mêm distinguer ces deux composantes dans les réaction l'espace. de Ueber den Einflusz. par exemple. une organisation spatiale. Or. elle n e sera jamais que probable. n'a pas le mêm sens. Les procédà la psychologie classide que se mêlencurieusement chez Gelb et Go!dstein à l'inspiration concrèt de la Gestaltpsychologie. dit Goldstein. n e sont pas chez le normal juxtaposéesles première doivent a u voisinage des autres une a nuance qualitative à qu'elles ont perdue chez Schn. Die psychologische Bedeutung puthologischer Storungen der Haumu~chrnehmung). sur leur propre terrain. de Il est juste d'ajouter que. que la maladie. nous la dissimule e t nous rend aveugles pour la dimension du comportement qui est justement celle de la psychologie. (2) Sur le conditionnement des donnée sensorielles par la motricità cf la Structure du Comportement. ajoute-t-il. L'expérienctactile pure comme l'expérienc visuelle pure. dit-il. c'est thidemment à condition qu'elles rkalisent elles-memes. parce qu'ils présenten des variations corrélatives veut les expliquer l'un par on l'autre.. l'acte de représentatio visuelle. en désor ganisant la fonction visuelle. mais la totalità est conçu comme un mélang le toucher ne reçoide sa coexistence avec et la vue qu'une a nuance qualitative È alors que. L a cécitpsychique. n'a pas mis à n u la pure essence du tactile. ou. on oublie que.A reperer la causalità propre de chacune. dans un autre travail (Bericht übe den IX Krongresz fur experimentelle Psychologie in Miinchen. - .138 PHENOMI3VOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATTALTTE DU CORPS PROPRE 139 tactiles du malade. ne sera jamais vkrifibe par une expérienccruciale. il est prksupposà dans leur définitiocomme chacune est présup posé dans la définitio l'autre (2). n'ont rien de commun avec celles qui sont médiatisé le toucher chez le sujet par normal. Il ne faut pas mêm parier. sans quoi la connexion du toucher et de la vue serait une association exlerieure. coupée cet apport visuel. Si le comportement est une forme. ne pourront de êtr identifiée sans plus a celles du normal. Donnkes tactiles et donnéevisuelles. il il n'est saisissable que pour une autre sorte de pensée et les donnée tactiles resteraient dans la conflguration totale ce &gaiement qu'elles sont prises isolément deux conséquence exclues par la théori la Forme. Si. La pression atmosphirique devait êtr inventée mais. p. avec son espace de juxtaposition et son espace représentb sont des produits de l'analyse. Mais elle est encore l'idéd'un lien causal dans le sens d'un rapport de fonction a variable. elle étai encore u n processus en troisièm personne. mais elle revient A dire que le mot à toucher È appliquh a u sujet normal et a u malade. Il y a un maniement concret de l'espace auquel tous les sens collaborent dans une a unità indifw fércncià (p. que le a tactile pur à est un phknomèn pathologique qui n'entre pas comme composante dans l'expérienc normale. mais une expériencintégraloà il est impossible de doser les diffé rents apports sensoriels. E n physique. enfin. (1) les imperfections du toucher et les troubles moteurs sont trois expressions d'un trouble plus fondamental par lequel ils s e comprennent et non pas trois composantes du comportement morbide. deux domaines sensoriels ne peuvent comA muniquer qu'en s'intégran comme des moments inséparable une organisation intersensorielle. que l'étuddu tactile pur est impossible chez le normal et que seule la maladie donne un tableau de ce que serait l'expérienc tactile réduità elle-mêm (1). qu'elle a modifià l'expériencentièr d u sujet. oh les < contenus visuels B e t les contenus tactiles È la sensibilitk et la motricità n e figurent qu'à titre d e moments inséparables demeure inaccessible A l a pensécausale. C'est dire... La conclusion est juste. 41. les donnbes tactiles et l a motricitÃsont trois phknomène découpà dans l'unità du comportement. qui ne se trouve pas dans les faits. si les donnée tactiles constituent avec les donnée visuelles une conflguration d'ensemble. en renfermant dans la vision ou dans le toucher ou dans quelque donnke de fait la puissance de projection qui les habite toutes. 76) et le toucher n'est impropre qu'2 la connaissance thématiqude l'espace. comme le prouve le cas des cérébcllcu suppose déjla mêm puissance d e projection qui se manifeste aussi dans le mouvement abstrait et dans le geste de dbsignation et l'on se donne ainsi ce que l'on croit expliquer. fonction d'un certain nombre de variables. Gelb marque lui-mêm l'insuffisance de celui que nous venons d'analyser. e t le comportement n'est pas u n e fonction de ces variables. La penske inductive et causale. et les expérience qui montrent qu'un chien attachÃne perçoipas comme un chien libre de ses mouvements. si l'on préfèr qu'il n'y a pas dhez le sujet normal une expérienctactile et une expkrience visuelle. l'établissemend'une loi exige bien que le savant conçoiv l'idke sous laquelle les faits seront coordonn6s et cette idke. 227 sq. selon l'esprit de la Gestaltpsychologie. pp. Ils reconnaissent bien que le sujet percevant réagi comme un tout. Les expérience médiatisé r le pa toucher dans la cbcità psychique.

à traiter le sujet humain comme une conscience indécomposabl et présent tout entihre dans chacune de ses manifestations. le mouvement abstrait est compromis en tant (qu'il présupposla conscience d u but. (3) VAN WOERKOM. elle se trouve dans l'klaboration de cette notion et dans la dé couverte. u n objet intentionnel. Il est donc habit6 par une puissance d'objectivation. une a fonction représentativ (2). elle t'originalità d e Husserl est au-delÃde la notion d'intentionnalitk. s'il s'agit d'un malade. gue d'autres ont appelke existence. il retombe a la condition de chose. si la psychologie n'est pas empiriste et explicative. il n'est déclench par aucun objet existant. derrièr les faits. Et en effet. pp. il faut qu'il y ait u n quelque chose dont elle soit conscience. une seule méthodsemble encore possible : elle consisterait à reconstituer le trouble fondamental en remontant des symptôme non pas à une cause elle-mêm constatable. l'existence en soi (4). S le trouble n e doit pas êtr rapportà aux contenus. e n un mot a disposer derrièr le flux des inlpressions u n invariant qui en rende rataon et à mettre en forme l a matièr de l'expérienceOr on n e peut pas dire que la conscience a ce pouvoir. soit maintenu distance et fasse tableau devant le malade. une v puissance de a projection v (3) qui d'ailleurs est déjà l'Å“uvr dans la constitution des a choses à e t qui consiste A traiter les donnéesensibles comme représentativeles unes des autres et comme représentativetoutes ensemble d'un a eidos È à leur donner u n sens. il faut qu'il existe comme chose. ce qui repose dans une ignorance absolue de soi et du monde. En réalità se trouve chez Descartes. . s'il s'agit d'un normal. alors le a stimulus v n'en est pas la cause mais l'objet intentionnel. Le privilèg des mouvements concrets dans la maladie s'expliquerait parce qu'ils sont des rkflexes . que à si elle est tout entièr dans cette référen à quelque chose. Platon accordait encore à l'empiriste le pouvoir de montrer du doigt. à les ordonner en système à centrer une pluralità d'expériencesur un mêm noyau intelligible. elle devrait êtr intellectualiste et ré flexive. et elle n e peut se porter vers cet objet qu'autant qu'elle s' à irréalis et s e jette en lui. mais à vrai dire mêm le geste silencieux est impossible si ce qu'il désign n'est pas déjarrachà ii l'existence instantanéet à l'existence monadique. Zeigen und Greifen. c'est qu'il n'est plus u n sujet en face d'un monde objectif et qu'il n e peut plus prendre 1' a attitude catégorialv (2). Si le malade n'existe plus comme conscience. Si nous n e pouvons pas expliquer les troubles d u mouvement abstrait par la perte des contenus visuels. il devient u n processus objectif dans le corps. 456-457. il est visiblement centrifuge. le trouble fondamental. et pour qu'il y ait conscience. par une a fonction (1) Cf GELB et GOLDSTEIN. a u lieu d'êtr approché saisi et englouti par le corps.ou bien il se fragmente et se disperse dans l'existence en soi. Exactement comme l'acte de nommer (1). (4) On fait souvent honneur i Husserl de cette distinction. la chose étan justement ce qui ne connaî pas. c'est-à -dir subsumà sous une catégoriet éleva u concept. sous l'intentionnalità des reprksentations. Si u n êtr est conscience. d'une intentionnalità plus profonde. (2) GELB et GOLDSTEIN. ce qui p a r suite n'est pas u n a soi à véritable c'est-à -dir u n a pour soi È e t n'a que l'individuation spatio-temporelle. avec l'atmosphèr de sens dont il est alors enveloppé t qui cherche à se glisser dans cette atmose phère pour retrouver. chez Kant. La conscience ne comportera donc pas le plus et le moins. que si elle est un pur acte-de signification. n i en conséquencla fonction de projection par la présenc effective de ces contenus. à faire apparaîtr elles une unità identifiable sous différente en perspectives. Ueber Farbennamenamnesie. il faudrait le relier A la forme de la connaissance. Si le malade ne peut plus montrer du doigt u n point de son corps que l'on touche. elle est ce pouvoir même Dè qu'il y a conscience. tel qu'il apparaî à celui qui le vit. A notre sens. il faut qu'il n e soit rien qu'un tissu d'intentions.celle qui prend son objet à l'éta naissant. mais à une raison ou à une condition d e possibilità intelligible. Ou bien le mouvement est mouvement pour soi. qu'il est portà par elle et qu'il est mouvement pour soi. S'il cesse de se défini par l'acte d e signifier. l'acte d e montrer suppose que l'objet. traità comme le représentan ses appade ritions antérieureen moi et de ses apparitions simultankes en autrui. et les symptbmes dispersés l'êtr total du sujet. . . A es animer interieurement. symbolique v (1). il dessine dans l'espace une intention gratuite qui se porte s u r le corps propre et le constitue en objet a u lieu de le traverser pour rejoindre à travers lui les choses. De la mêm mani&re.. dont les phases se succèden mais n e se connaissent pas.

221'222). Les gestes comme les mouvements. Nous allons voir qu'en réalit premièr distinction.142 PH~~NOMI~VOLOGIE LA PERCEPTION DE LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 143 a u sens classique. porte la main vers u n outil posà s u r la table. entre le pour soi et l'en soi auquel leurs analyses les ramenaient toujours et que nous appellerons l'existence.->lesquels il y a conscience d u point d e dépar conscience d u point d'arrivée faut et il bien qu'à chaque moment de notre vie nous sachions oà est notre corps s a n s avoir à le ciïerchecomme nous cherchons cution..et Goldstein inclinent quelquefois Gelb (1) à interpréte les phénomkne dans ce sens. pp.il s'agit moins de relations qui se déroulen avec conscience que de réaction immé diates (.. 459. aux troubles de la sensibilità (dans certaines lésion corticales). De lÃvient que leurs travaux les plus anciens retombent souvent à la dichotomie classique du corps et de la beaucoup conscience : a Le mouvement de saisie est détermin plus immédiatemen que l'acte de montrer par les relations de l'organisme au champ qui l'entoure (.. n e déplace-t-i les pas segments de son bras exactement comme il le faudrait pour exécute n mouvement abstrait d'extension ? Un geste de u tous les jours n e contient-il pas une séride contractions musculaires et d'innervations ? Il est donc impossible de limiter l'explication physiologique.). Gelb et Goldstein mettent bien en doute l'existence de mouvements Iocalisateurs réflexe (Henri). doivent etre étalà u r le plan des processus sans intérieuet insérà s dans le tissu sans lacune des a conditions physiologiques È Quand le malade. dans l'exercice d e son mktier. Car si des mouvements a abstraits à sont possibles. Si l'on rapporte A la conscience le geste de montrer. la différenc physique n'est p a s suffisante pour expliquer q u e l e mouvement de saisie soit possible et le geste d e dési gnation impossible. pp.. Ils ont fait plus que personne pour dépasse l'alternative classique de l'automatisme et de la conscience. Si Schn. D'un autre côt il est impossible aussi de limiter la conscience.. parce qu'il ne se déroul dans cette sphèr objecpas tive.) a L'acte de saisie reste absolument insensible aux modifications qui concernent la composante consciente de i'exé . Mais ils n'ont jamais donnÃson nom à ce troisièm terme entre le psychique et le physiologique. si une seule fois le stimulus peut cesser d'êtr la cause de la réactiopour en devenir l'objet intentionnel. au glissement de l'espace perç (chez les cére belleux). p. en langage biologique. puisqu'elle a lieu mêm dans le sommeil à (ainsi compris comme inconscience absolue). Entre le moustique qui pique la peau et la ré glette d e bois que le médeciappuie a u mêm endroit. d-ir. d e l'existence e n soi e t de l'existence pour soi (1). primitif à (Zeigen und Greifen. mais seulement en tant qu'on voudrait les considerer comme innésIls maintiennent l'idéd'une a localisation automatique qui ne renfermerait aucune conscience de l'espace. est incompatible avec elle. La distinction du mouvement concret et d u mouvement abstrait. Les deux < stimuli à n e se distinguent vraiment que si l'on fait entrer en compte leur valeur affective ou leur sens biologique.. puisqu'ils emploient les mê mes organes-objets. Les mouvements d u métiesont conservé parce qu'ils dépenden e réflexe d conditionné solidement établis Ils subsistent malgrà les déficience psychiques parce qu'ils sont des mouvements e n soi. . et. aux déficience l'apprkhension simultané(dans la de cécit psychique). p. les même nerfs-objets. nous avons affaire avec eux à un processus beaucoup plus vital.. les deux réponse e cessent n de s e confondre que si l'on considèr le Zeigen e t le Greifen (Somme deux manière d e s e rapporter à l'objet e t deux types d'êtr a u monde.) . loin la de recouvrir la seconde. on n e peut plus dans le comportement rien rkserver à la conscience. La main du malade rejoint le point d e son corps oà s e trouve le moustique parce que des circuits nerveux préétabl ajustent la reaction au lieu de l'excitation. du Greifen et du Zeigen serait celle d u physiologique et du psychique. Il est conservà tant que les excitations périphériqu suffiseht encore à le diriger avec précisioà (Zeigen und Greifen. Si l'on admet une seule fois qu'il soit le sikge de processus en troisièm personne. 167-206). Elle est bien a apprise à à partir des réaction globales de tout le corps aux excitants tactiles chez le bébà -mais cet apprentissage est conç kinesthésique qui seront à comme l'accumulation de à résidu a réveillà chez l'adulte normal par l'excitation extérieuret à qui l'orienteront vers les voies de sortie appropriée (Ucber den correctement les mouveEinflusz. Mais c'est justement ce qui est im- possible une fois qu'on a rédui corps vivant à la conle dition d'objet. exécut c'est qu'ils sont des touts habiments nécessairei son métier tuels et n'exigent aucune conscience de l'espace (ibid. 460). on n e conçoipas qu'il puisse e n aucun cas fonctionner comme pure cause n i que le mouvement puisse jamais êtr aveugle. Toute a explication physiologique à tend à se généralise le Si mouvement de saisie ou le mouvement concret est assuré p a r une connexion d e fait entre chaque point de l a peau et les muscles moteurs qui y conduisent la main.. o n ne voit pas pourquoi le mêm circuit nerveux commandant aux n'assurem5mes muscles u n mouvement à peine différen rait pas le geste du Zeigen aussi bien que le mouvement du Greifen.

(2) Gemeinsainkeit im Sein. mais elle n'est pas un terme dernier pour l'analyse. le passage conscient de l'ordre de l'existence à l'ordre de la valeur et le renversement qui permet d'affirmer comme autonomes le sens et la valeur équivalen pratiquement à une abstraction. L'acte de saisie. du point de vue oà l'on finit par se placer. . dit-il. c'est-à -dir qu'il n'y a jamais de mouvements en soi dans notre corps. le langage et l'action une a communautà dans l'êtr È mais une < communautà dans le sens w (2). ici comme partout. Faction et la perception. et la physiologie mécanist ou la psychologie intellectualiste nivellent le comportement et effacent la distinction du mouvement abstrait et du mouvement concret. comme celui d'une psychologie empiriste des contenus. 320. p.. tel qu'il est chez le normal.. elle repose à son tour sur un certain sol. à (Zeigen und Greifen. et 465). à titre originaire. la variktà des phéno mène devient insignifiante et incompréhensible la conSi science est placéhors de l'être elle ne saurait se laisser entamer par lui.l'erreur. Justement parce qu'elle a dépassdéfinitivemen pensécausale et le réalisme la l a psychologie intellectualiste serait capable de voir le sens ou l'essence de la maladie et de reconnaîtr une unità de la conscience qui ne se constate pas sur le plan de l'être qui s'atteste A elle-mêm sur le plan de la vérità Mais précisà ment la distinction de la communautà dans l'êtr et de la communautà dans le sens. elle n'appartient pas ? la mêm dimension réflexiveelle ne I trouve place que dans la dimension du comportement. Il n'y a pas. la conscience d'autrui. Elle ne pourra êtr maintenue que s'il y a plusieurs manière pour le corps d'êtr corps. on ne peut pas rapporter certains mouvements à la mécaniqu corporelle et d'autres à la conscience. la conscience primitive. une présenc monde sans disau tance. il fonctionne uniformémen comme u n mécanisme tant que l'âm est défini par la pure existence pour soi. plusieurs manière pour la conscience d'êtr conscience. puisque. ou admettre qu'elle est totale. ce de diagnostic de la psychologie intellectualiste. la maladie. . est moins fausse qu'abstraite. La distinction du mouvement abstrait et d u mouvement concret ne se confond donc pas avec celle du corps et de la conscience. la variétempirique des consciences. . Sans doute l'intellectualisme ne réalis pas la conscience à part dÃses matériaux p a r et exemple il se défenexpressémen d'introduire derrièr la parole. . CASSIRER.144 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 145 un objet déplacpendant notre absence. manquerait le trouble fondamental. < exige encore une attitude catégorial consciente w (ibid. elle ne connait que des objets déployà devant elle. ils ne peuvent êtr que parallèles Toute explication physiologique se génà ralise en physiologie mécaniste toute prise de conscience en psychologie intellectualiste. ou nier la conscience ou admettre qu'elle est totale.. qui tendait (on l'a vu par la note prb à cédente rapporter le Greifen au corps et le Zeigen à l'attitude ratégoriale obligÃde revenir sur cette a explication w. L'analyse intellectualiste. - (1) Goldstein lui-meme. du la folie et en somme l'incarnation. Tant que le corps est défin par l'existence en soi. car à partir de cette conscience sans opacité cette de intentionnalitÃqui ne comporte pas le plus et le moins. du Zeigen et du Greifen. la conscience enfantine. Comme la causalità physiologique la prise de conscience ne peut commencer nulle part. 461). Ibid. Philosophie der symbolischen Formen III. peut 4 êtr exécut commande. p. Gemeinsamkeit im Sinn. dit Cassirer. et le tort de l'intellectualisme est de la faire reposer sur elle-même de la dégage des matériaudans lesquels elle se réalis de reconnaîtr et en nous. . et le malade veut saisir. le corps et la conscience ne se limitent pas l'un l'autre. il faut donc que n ~ à ª ~ n mouvements à automatiques w s'annoncent à la les conscience. de a facultà symbolique en génér(1) à et l'analyse réflexiv cherche pas à établi ne entre les phé nom6nes pathologiques qui concernent la perception. Il faut ou renoncer A l'explication physiologique. perceptifs et moteurs. p.. E t si tout espace objectif n'est que pour la conscience intellectuelle nous devons retrouver l'attitude catégorialjusque dans le mouvement de saisie (1). Il n'a pas besoin pour le faire d'avoir conscience du point de l'espace vers lequel il lance sa main. Effondrement de la conscience et libératio l'automatisme. une seule chose est compréhensible c'est la pure (1) Symbolverm6gen schlechthin.ne peut pas êtr prise au sérieux n'y a rien là qui soit à connaîtr à comil ou prendre. tout ce qui nous sépar monde vrai. L'acte est sur de saisie. une a conscience symbolique w qui serait la forme commune et numériquemen une des matériaulinguistiques.se trouve ramenà A la condition de simple apparence. La a fonction symbolique w ou la à fonction de représentatio à sous-tend bien nos mouvements. mais il a cependant le sentiment d'une orientation dans l'espace.la conscience morbide. Les phénomèn pathologiques font varier sous nos yeux quelque chose qui n'est pas la pure conscience d'objet.

d'expliquer toutes les autres par celles-là comme par leur cause. chap. Mêm si toute aphasie. perceptif. auquel il devait donner u n sens radicalement neuf et dont cependant il avait besoin non seulement pour s'incarner. f Philosophie der Symbolischen Formen. La pathologie moderne montre qu'il n'y a jamais de trouble rigoureusement électif mais elle montre aussi que chaque trouble est nuancà selon la régiodu con~portement laà quelle il s'attaque principalement (3). sans quitter son eccéit sa particularitb. tactiles et moteurs. Le rapport de la matièr et de la forme est celui que la phénoménolog appelle un rapport de Fundierung :la fonction symbolique repose sur la vision comme sur un sol. p. du Aprè tout. utilisés Les sublimé niveau de la pensé au par une puissance symbolique qui les dépasse mais c'est sur la base de la vision que cette puissance peut se constituer. Tant qu'on n'aura pas trouvà le moyen de relier l'ori(1) C par exemple CASSIRER. toute agnosie des troubles du langage et de l'action. observéd'assez près comporte des troubles gnosiques et praxiques. . On vomprend alors que les médecin les psychologues déclinen et l'invitation de . gine et l'essence ou le sens du trouble. là dans la zone de la perception et ailleurs dans la zone de l'action. ramèn A l'unità les aphasies. les déficience visuelles sont massives. Le fou.l'intellectualisme et reviennent faute de mieux aux essais d'explication causale qui ont du moins l'avantage de faire entrer en compte ce qu'il y a de particulier a la maladie et à chaque maladie. Aucune de ces consciences ne saurait manquer d'effectuer le Cogito. Les sens de et en génér corps propre offrent le mystèr d'un enle semble qui. mais cette structure ne doit pas êtr détachà matériauou elle se réalis des chaque fois. débord toutes parts les contenus particuliers. le trouble de Schn. il reste que le centre des troubles est ici dans la zone du langage. ni la subsomption du contenu sous une forme autonome. on caractéris bien la structure commune aux différent troubles. de visuels. les apraxies et les agnosies (1) et n'a mêm peut-êtr aucun moyen de les distinguer de la schizophréni(2). pour iinlr il n'est pas fou. mais la vision n'est pas davantage une simple occasion pour l'Esprit de déployeun pouvoir en lui-meme inconditionné contenus visuels sont repris. toute apraxie des troubles du langage e t de la perception. n'est pas métaphysiqu d'abord. et qui nous donnent par la a u moins l'il!usion d'un savoir effectif. concerne la motricità et la pensé aussi bien que la perception. Notre problèm se précis donc. mais encore pour être La forme s'int6gre le contenu au point qu'il apparaî pour finir . VI Pathologie des Symbolbewusztseins. mais non moins absurde de penser que l'écla d'obus s'est rencontrà avec la conscience symbolique. Il s'agit pour nous de concevoir entre les contenus linguistique. Il faut que nous comprenions A la fois comment la maladie de Scbn. (2) On imagine en effet une interprbtation intellectualiste de la schizophréni qui ramènerai la pulvérisatiodu temps et la perte de l'avenir A un effondrement de l'attitude catégoriale (3) La Structure de Comportement. identifie toutes les maladies. moteur et la forme qu'ils reçoivenou la fonction symbolique qui les anime un rapport qui ne soit ni la réductiode la forme au contenu. nous l'avons dit. sait qu'il de délirequ'il s'obsèd lui-même qu'il ment. en arrièr de ses délires ses obsessions et de ses mensonges. 91 et suiv. il reste qu'il atteint surtout dans la penséle pouvoir de saisir les ensembles simultanés dans la motricità celui de survoler le mouvement et de le projeter a l'extérieur C'est donc en quelque sorte l'espace mental et l'espace pratique qui sont détruitou endommagés les mots même indiquent assez la généalog et visuelle du trouble. non que la vision en soit la cause. III.de son expérience comet ment cependant elle ne s'attaque à la fonction symbolique qu'à travers les matériauprivilégià la vision. Quand on met en cause dans tous les cas la fonction symbolique. bmet et au delà de lui-mêm des significations capables de fournir de et leur armature A toute une séri pensée d'expériences Si le trouble de Schn. Le trouble visuel n'est pas la cause des autres troubles et en particulier de celui de la pensée Mais il n'en est pas davantage une simple conséquence conLes tenus visuels ne sont pas la cause de la fonction de projection. tant qu'on n'aura pas défin essence concrèteune structure de la maladie une qui exprime à la fois sa générali sa particularité et tant que la phénoménolog sera pas devenue ph6noméno ne logie gén6tique retours offensifs de la pensécausale les et du naturalisme resteront justifiks. si elle aboutit A une fonction symbolique. mais parce qu'elle est ce don de la nature que l'Esprit devait utiliser au-delà de tout espoir. C'est par la vision qu'en lui l'Esprit a ét atteint. et. c'est un écla d'obus qui l'a blesst5 dans la régio occipitale. il serait absurde. sinon électivement moins principalement.essence de la conscience. il pense l'être Tout est donc pour le mieux et la folie n'est que mauvaise volonté L'analyse du sens de la maladie.

nous avons i?i décrir le milieu oà cette contradiction est concevable. La catégori impose aux termes qu'elle réuni une signification qui leur est extérieureC'est en puisant dans le langage constituk et dans les rapports de sens qu'il renferme que Schn. plumage est pour l'oiseau D ou la lumiere est pour lalampe ce que la chaleur est pour le poele D ou encore a l'Å“i est pour la lumièr et la couleur ce qu'est l'oreille pour les sons 2. T. est de gue B constitutive. a Cette la libertà dans le choix d'un terfiun) comparatzonis chez le malade est tout i?i l'opposà de la déterminatiointuitive de l'image chez le normal : le normal saisit une identità spé cifique dans les structures conceptuelles. et au contraire le malade n e réussi la comprendre que lorsqu'il l'a explicité à par une analyse conceptuelle. . pour lui les dkmarches vivantes de la pensésont symétrique se font et pendant.. comme la premièr saisie de l'êtr ou de la valeur dont la connaissance et l'action n'auront jamais fini d'épuisela richesse concrèt et dont elles renouvelleront partout la méthod spontanée C'est cette dialectique de la forme et du conteni que nous avons a restituer. On remarque par exemple que le malade ne comprend pas des andogies aussi simples que: a le pelage est pour le chat ce que le (1) Nous traduisons le mot favori de Husserl :Stiftung.ou si au contraire la fonction de Bedeuîun une amplification imprévisibl la premi&res va. Il arrive que des sujets ces normaux du mêm degrà de culture ne sachent pas davantage expliquer l'analogie. ibid. la simultanbitÃabsolue de la matièr et de la forme ou lorsqu'il reprend A son compte cette parole de Hegel que l'esprit porte et garde son passà dans sa profondeur présente Mais formes symboliques demeurent ambiles rapports des difïérent gus. B Par exemple il rbfléchi u r l'analogie de l'Å“i e t de l'oreille et visiblement s ne la comprend qu'au moment oà il peut dire : a L'Å“i et l'oreille sont l'un et l'autre des organes des sens. Il est plus facile pour le sujet normal de comprendre l'analogie que de l'analyser. 263. i'identità des deux rapports (1). donc ils doivent produire quelque chose de semblable. (2) Voir ci-dessous 3' partie. par la notion de prégnanc symboiique. partie de l'objet désignen mots. * La pensé vivante ne consiste donc pas I# subsumer sous une catkgorie. B Si nous dicrivions l'analogie comme l'aperception de deux termes donné sous un concept qui les coordonne. mi Si nous voulons apercevoir cc qui sous-tend la a fonction symbolique > elle-même il nous faut d'abord comprendre que mêm l'intelligence ne s'accon~mode pas de l'intellectualisme. .E. p. On se demande toujours si la fonction de Darstellung est un l'ombre moment dans le retour k soi d'une conscience éterneile de la fonction de Bedeutung. la reprise perpétuelldu fait et du hasard par une raison qui n'existe pas avant lui et pas sans l u (2). mêm quand cette compréhensio n'est pas exprimé adéquatemen la formulation et l'expar plicitation qu'il fournit (2). De la mêm manièr il ne con~prendpas dans leur sens métaphoriqudes termes usuels comme < le pied de la chaise D ou s la têt d'un clou B bien qu'il sache quelle . (2) Id. a Il cherche (. . mais c'est pour des raisons inverses.mais réciproquement j~isquedans sa sublimation intellectuelle.. parvient A relier l'Å“i et l'oreille comme des a organes des sens S.comme un simple mode d'elle-niêm et les préparation historiques de la pensé comme une ruse de la Raison déguisà en Nature. 262. C'est ainsi qu'il s attrape D l'essentiel de l'analogie et l'on peut toujours se &mander si un sujet ne reste pas capable de comprendre.) un caractkre mat& rie1 commun d'oà il puisse conclure. ou pbutôt comme 1' < action ré ciproque D n'est encore qu'un compromis avec la penske causale et la formule d'une contradiction. p. Siudien zur Untersuchung der lntellfgezu bet efnen Fa11 von Seelenblfndheit. . comme d'un nioycn terme. nous donnerions comme normal un procéd qui n'est que pathologique et qui représentle détou par lequel le malade doit passer pour supplée compréhensio normale de l'analogie. p. III. ce n'est pas qu'il soit incapable d'apercevoir les donnée concrktes comme des exemplaires d'un eidos unique ou de les subsumer sous une catégorie c'est au contraire qu'il ne peut les relier que par une subsomption explicite. 141. c'est-A-dire l'existence. Ce qui compromet la penséchez Schn. lorsqu'il cherche A exprimer. comme le premier établissemenou la fondation (1) de la connaissance et de l'action.. le contenu demeure comme une contingence radicale.. Cassirer se propose évidem ment un but anaiogue lorsqu'il reproche à Kant de n'avoir la plupart du temps analysÃqu'une < sublimation intelIectueIle de D l'expérienc (Philosophie der Symbolischen Formen. Dans la penske normale l'Å“i et l'oreille sont d'emblésaisis selon l'analogie de leur fonction et leur rapport n e peut etre (1) BENARY. Quand Cassirer reprend la formule kantienne selon laquelle la conscience ne saurait analyser que ce dont elle a fait la synthèseil revient &idemment A l'inteilect~ualismeen dépi analyses phénoménologiqumêm existentielles que des et son livre contient et dont nous aurons'cncore nous servir.

que regarder la fenêtr signiile avoir la chernide A ma gauche. mais.qu'elle ne la résout philosophie criticiste double les opé La rations empiriques de la penséd'une activitb transcendantale que l'on charge de réalise toutes les synthèse dont la penséempirique donne la monnaie.NOLOGIE DE LA PERCEFTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 151 figb en un a caracthe commun P et enregistrb dans le langage que parce qu'il a d'abord ét aperç A l'éta naissant dans la sihgularità de la vision et de l'ouïeOn répondr sans doute que notre critique ne porte que contre un intelA lectualis~ne sommaire. on ne peut donc pas dire que je ]ne replace dans le sujet &terne1que je n'ai jamais cessà d'être car le véritabl sujet de la penséest celui qui effectue la conversion et la reprise actuelle. A c'est qu'il a l'évidencantéprédicati d'un monde unique. la découverte certitude. de la fonction catégorial n'aurait d'autre résulta que de révéle derrièr l'usage empirique de la catégorie n u usage transcendantal sans lequel en effet le premier est incomprkhensible. qui assimilerait la pensé une activitÃsimplement logique. et des situations intellectuelles comme la recherche. sans que nous ayons besoin d'évoque nos conversations précédente mondes acquis. de sorte que l'équivalenc des a organes des sens B et leur ana10gie se lit sur les choses et peut êtr vécu avant d'êtr conçueLe sujet kantien pose un monde. Mon appartement n'est pas pour moi une séri d'images fortement associées ne demeure autour de moi il comme domaine familier que si j'en ai encore a dans les mains D ou dans les jambes D les distances et les directions principales et si de mon corps partent vers lui une multitude de fils intentionnels. chacun de ses propos et chacun des miens renferme. sans que nous ayons besoin A chaque moment d'en refaire la synthhse. Si le sujet normal comprend d'embléque le rapport de l'Å“i & la vision est le mêm que le rapport de l'oreille A l'ouïe c'est que l'Å“i et l'oreille lui sont donné d'emblhe comme des moyens d9ace&s un mêm monde. Mais quand je pense actuellement quelque chose. Quand je pense. Quand je me déplacdans ma maison. outre ce qu'il signifie pour tout le monde. qui nous permet de compter sur nos concepts e t sur nos jugements acquis comme sur des choses qui sont là et se donnent globalement. Il nous faut donc comprendre comment la p e n d e temporelle se noue sur elle-mêm et réalissa propre synthhse. et que justement l'analyse réflexiv remonte iusau'au fondement de la a ré di cationretrouve derrièr 1. De mêm mes penséeacquises ne sont pas u n acquis absolu. Il y a de la mêm manièr un a monde des pensée c'est-A-dire une sédimentatiode nos opération D. Cependant la distinction de l'usage empirique et de i'usage transcendantal masque la difficultÃplutdt . qui donCes son nent à mon expérienc sens second. les relations. la garzntie d'une synthese intemporelle n'est pas suffisante et pas mêm nécessair pour fonder ma pensée C'est maintenant. c'est-5-dirc de faire êtr devant clle-mêm ses pro- . des idées regroupe et réorganisle panorama mental et s'offre avec une physionomie précise Ainsi l'acquis n'cst vraiment acquis que s'il est repris dans un nouveau mouvement de penséet une pensén'est situé que si elle assume elle-mêm sa situation. derrihre la subsom~tion. L'essence de la conscience est de se donner un ou des mondes. pour pouvoir affirmer une vérità sujet effectif doit d'abord avoir le u n monde ou êtr a u monde. C'est ainsi qu'il peut y avoir pour nous une sorte de panorama mental. mais je le leur rends. sont eux-même d6coupédans un monde primordial. une multitude de référenc dimensions principales de son aux caractèr et du mien.comme o ~ à © r a t i o mécaniauet formelle. et alors mon a monde D de pensé s'appauvrit et se rédui mêm h une ou deux idée obsédantes tantô au contraire je suis A toutes mes pensées chaque parole que l'on dit devant et moi fait alors germer des questions. je sais d'embl6e et sans aucun discours qvle mar- cher vers la salle de bains signifie passer prè de la chambre. qui en fonde le sens premier. chaque perception se situe immédiatemen par rapport A mille coordonnéevirtuelles. avec ses région accentuée ses région et confuses. e'est dans le présen vivant qu'il faut effectuer la synthèse autrement la pensé serait couphe de ses prémisse transcendantales. les participations n'aient pas besoin d'êtr explicithes pour êtr utiliskes.150 PHi3NOM. comme dans la fatigue. et dans ce petit monde chaque geste. c'est-A-dire porter autour de soi u n systhme de significations dont les correspondances. l'acte catkorial par leq&l la penséiriveitit le sujet d u sens qui s'exprime dans le prédicat Ainsi notre critique. Tantô elle s'affaiblit. elles se nourrissent & chaque moment de ma pensé présente elles m'offrent u n sens. et c'est lui qui communique sa vie au fantame intemporel. Mais le mot de la a shdimentation D ne doit pas nous tromper : ce savoir contracte n'est pas une masse inerte au fond de notre conscience. Quand je eause avec un ami que je connais bien. mentales. une physionomie des questions. En fait notre acquis disponible exprime & chaque moment l'énergide notre conscience pré sente. j~igementd9inh6rence le jugement dà relation.

c'est allongb. Schn. bleu. la perception ne se prolonge pas di(1) BENARY. clair. les phases de la reconnaissance sont les suivantes. w On rapproche à ce moment le stylographe et l'on tourne i'agrafe vers le malade. Ç peut êtr aussi un verre colorb. avec son double moment de sédi mentation et de spontanéitb au centre de l a consciences est et c'est comme u n nivellement du e monde s que nous allons pouvoir comprendre à la fois les troubles intellectueIss les troubles perceptifs et les troubles moteurs de Schn. Analuse emes Seelenbli~den von der S ~ r a c h e tous. il chemine aveuglémen vers celle qui les coordonne (1) Nous rbservons pour la seconde partie une btude plus pré cise de la perception et nous n'en disons ici que ce qui est nkcessaire pour bclairer le trouble fondamental et le trouble moteur chez Schn. Quand on divise un carrà en quatre. chez le normal les intentions du sujet se reflèten immediatement dans le champ perceptif. la méthod par spontané la perception normale. cette elle ses a propriétà communication avec l'objet qui est ici interrompue. si l'on rapproche convenablenient les parties. Les donnbes sensibles se bornent à suggére significations comme un fait sugghre a u phyces sicien une hypothèse le malade comme le savant v6rifle médiatemen précis et l'hypothès par le recoupement des faits. mais il n'en tire pas que tout triangle (rectangle isocèle peut servir à construire un carrà dc surface quadruple. p. p. sans rbduire les uns aux autres.) Ç se met là pour noter quelque chose (2). il faut bien que cela fasse u n carrà (1) B. (2) HOCHHEIMER. la perception et l'expkrience du corps propre s'impliquent l'une l'autre. Il y a une tache blanche. Ç brille. ne dessine jamais d'aprè le modèl (nachzeichnen). ou enfin y font naîtr sans eEort une onde significative. Le cas de Schn. Chez le malade le champ perceptif a perdu cette plasticité on lui deniande de consSi truire un carrb avec quatre triangles idenfiques a un triangle donnb. Chez le normal l'objet est a parlant w et significatif. La structure monde. 12).le malade la signification doit 5trc apportéd'ailleurs par u n véritablacte d'interprétation Réciproque meni. Ces anticipations et ces redites sont inbvitables si. et elle prouve s a vigue~lr indivisiblement en se dessinant ces paysages et en les quittant. a C'est noir. de a allongà * à e en forme de bâto w. Ç a la forme d'un bâton Ç peut êtr u n instrument quelconque. Au total le monde ne lui suggèr plus aucune signification et réciproquemen significstions qu'il les se propose ne s'incarnent plus dans le monde donné Nous dirons en un mot que le monde n'a plus pour lui de phvsionomie (2). peut entendre lire ou lire lui-mêm une lettre qu'a a écritsans la reconnaître dbclare mêm qu'on ne saurait Il tmsans la signature savoir de qui est une lettre (HOCHHEMER. Si l'on prbsente au malade u n stylographe. parce que la construction de ce carrb exige que les triangles donné soient autrement assemblé et que les donnéesensibles deviennent l'illustration d'un sens imaginaire. Il sait donc ce que c'est qu'un carrà ou un triangle.. travail cité 255. le rapport de ces deux significations ne lui échapp mêm pas. mais c'est parce que les parties s'adaptent nécessai rement l'une à l'autre. a u moins aprè les explications du médecin il comprend que tout carrà peut et etre divis6 en triangles. C'est cette familiaritb.pres pensbes comme des choses. de e bâto w à a instrument w. le polarisent. en s'arrangeant pour que l'agrafe ne soit pas visible. comme nous chercherons A le montrer. ou le marquent de leur monogramme. tandis que chez . de là à e instrument pour noter quelque chose w e t enfin à a stylographe *. . (Il touche la pochette de son veston. Ce procéd met en évidence contraste. l'arrangement des couleurs e veut dire w d'embléquelque chose. B Il est visible que le langage intervient A chaque phase de la reconnaissance en fournissant des significations possibles pour ce qui est effectivement vu et que la reconnaissance progresse en suivant les connexions du langage. (2) Schn. il réponque c'est impossible et qu'avec quatre triangles on ne peut construire que deux carrés insiste On en lui faisant voir qu'un carrà a deux diagonales et peut toujours 6tre dhisà en 4 triangles. cette sorte de vie des de significations qui rend immédiatemen lisible l'essence concrèt de l'objet et ne laisse mêm apparaîtr qu'i travers sensibles S. Le malade répon : a Oui. dit Je malade. C'est ce qui fait comprendre les particularitbs d u dessin chez lui. L'analyse classique de la perception (1) distingue en elle des donnbes sensibles et la signification qu'elles reçoiven d'un acte d'entendenient. Il poursuit : a Ce doit 6tre u n crayon ou u n porte-plume. vail citb. Ç a u n reflet. nous montre au contraire des dkficiences qui Concernent la jonction de la sensibilità et de la signification et qui rbvèlen le conditionnement existentiel de l'une et de l'autre. Les irodbles de l a percepfion n e pourraient 6tre à ce point de vue que des déficiencesensorielles ou des troubles gnosiques.

on constate qu'au lieu de !a saisir comme un ensemble mblodique avec ses temps forts. p. C'est pourquoi il ne la comprend que si. A multiplier ou à diviser : 4 le nombre n'a plus pour lui qu'une appartenance à la séri nombres. i1 exkcute l'opératio en deux temps sans * rien remarquer de particulier S. de soustraire. formule sa découvert e d i n trace sans modèl une figure et correspondant a la formule verbale ( 1 ) . < Nous germinons >. reconnait certaines particularité (un angle. D'une manihre génkral rien n'est prbsent pour le malade (1) BENARY. ne peut cependant concevoir le nombre et que tous ces résultatsont obteniis par des recettes rituelles qui n'ont avec lui aucun rapport de sens. que ce qui est immédiatemen donné pensee d'autru~. p. et qu'à travers son corps l'objet règl directement ses mouvements (2). Il convient seulemcnt. s'en assimile la structure. On voit d'ailleurs que le malade reconstitue et dédui sa propre attitude lors de la conversation et qu'il est incapable de e reprendre a directement mêm ses propres pensées (2) BENARY. 223. ce que i'autre a dit. bait d'aplomb >. Quand il raconte A son tour l'histoire. p. (Anhaltspunkt) pour me !e rappeler * (BENARY.. i'enveloppe transparente d'un sens dans lequel il pourrait vivre. et les fantôme qui s'offrent ?i lui sont dépourvus non sans doute de cette signification intellectuelle qui s'obtient par l'analyse. Il y a donc chez le sujet normal une essence de l'histoire qui se dégagA mesure que le rkcit avance. c'est plus difficile. mais de cette signification primordiale qui s'obtient par la coexistence. nombres.154 PHENO&lENOLOGIEDE L PERCEPTION A LA SPATIALITEDU CORPS PROPRE 1% rectement en mouvement.. disait-il. sans aucune analyse expresse. dispose autour du sujet un monde qui lui parle de lui-mêm et installe dans le monde ses propres pensées cette fonction est comproSi mise chez Schn. De la main gauche il palpe l'objet. (1) D'une conversation importante pour lui. GASQUET. au lieu d'être comme chez le u normal. si on le lui fait. cette reprise par le sujet du sens épar dans l'objet et par l'objet des intentions di1 sujet qui est la perception physionomique. et qui guide ensuite la reproduction du r6cit. pp. les hvknements indiqubs par le r6cit. d'additionner. On a pu montrer que le malade. travail cité 256. de multiplier ou de diviser A propos des objets placédevant lui.ob- + - (2) C'est cette prise de possessiofl du 4 motif w dans sou sens plein que Cézannobtenait aprè des heures de mkditation. comme mesure déterminà (3). Il sait par cœu Ia séri des nombres et la récit mentalement tout en marquant sur ses doigts les objets A compter. J. La puisqu'il n'en a pas l'épreuvimmédiate lui sera jamais ne prksente (1). son rythme ou son cours caractéristiqueil ne la retient que comme une séride faits qui doivent êtr notéun A un. Le Motif. A additionner.ne pourront pas êtr considérb comme des déficiencedernières et devront & leur tour êtr replacéedans le mêm contexte existentiel. au-del&de son exphience immbdiate. et le sujet e comprend v ici parce qu'il a le pouvoir de vivre. travail cité 224.ceux d u j u g e ment et de :a signification. L'histoire est pour lui u n certain kvknement humain. Les paroles d'autrui sont pour Iui des signes qu'il doit déchiffre n A un. (3) Id. ce n'est jamais d'aprè le réci qu'on lui a fait (nacherziihlen) :il n'accentue rien.i'on ménagdes pauses dans le réci met à profit ces pauses pour résume et en une phrase !'essentiel de ce que l'on vient de lui raconter. p. Comme les événement paroles n e sont les pas pour le malade le motif d'une reprise ou d'une proje* tion. De deux nombres le plus v grand est pour lui celui qui vient 4 aprè w dans la séri de. comme groupe. ibid. A soustraire. Quand on lui propose d'effectuer 5 4 4. reconnaissable A son style. Aprè quoi soudain : 4 Tout tomCdzanne. païc que je n'ai aucune prise travail cité p. (3) BENARY. ses temps faibles. 81-83. mais non pas les paroles de son interlocuteur : a Je sais ce que j'ai dit dans une conversation d'aprè les raisons que j'avais de le dire. Et en effet si l'on raconte au malade une histoire. capable de compter. une droite). . tandis que le sujet normal pénèt dans l'objet par la perception. Comme l'objet. Soit par exemple la cécitpour les nombres s (2). il ne retient que le thèm ginira1 et la décisio prise à la fin. mais seulement l'occasion d'une interprétatiombthodique. . il ne comprend le progrks de l'histoire qu'A mesure qu'il la raconte et le rbcit est comme reconstituk partie par partie (3). Ce dialogue du sujet avec l'objet. on peut prkvoir qu'a plus forte raison la perception des bvénement humains et la perception d'autrui offriront des déficiences car elles supposent la mêm reprise de l'extérieudans l'intérieuet de l'intérieupar l'extt5rieur. II* Partie. il n'a des aucune signification comme grandeur fixe. autrui ne lui a dit w rien. travail cité 279. 214). Les troubles proprement intel~ectuels. La traduction du perç en mouvement passe par les significatjons expresses du langage..

ibid. Id. p. un C'est cette base existentielle de l'intelligence qui est atteinte* beaucoup plus que l'intelligence elle-même car. voudrait encore se faire des opinions politiques ou religieuses. cité 37. comme on l'a fait observer ( 2 ) . ibid. La conscience tient derrièr elle les synthèse effectukes. L'avenir et le passà ne sont pour lui que des pro!ongements a ratatinéB du présent a perdu a aotre p ~ u v o i rde Il regarder selon le vecteur temporel > (8). pp. Il y a dans toute sa conduite quelque chose de ~ à © t i c u l eet de sérieux vient de ce qu'il est incau qui pable de jouer. ne cessent pas d'êtr là pour lui et constituent pour les opération ultérieure sol sur lequel elles s'éta un blissent. p. qu'il s'agisse de points de vue nouveaux ou de points de vue anciens > (4). 32. ibid. p. 213. travail cité 32. 56. Il ne peut sur(1) BENARY. et cela. est sans horizon de possibilitbs. (3) Id. c'est une structure de concie en ce qui comportz le plus et le moins.156 PHI?NOWNOLOGIE DE LA PERCEPTION sans pouvoir les exprimer (1) B..de mêm une conversation avec autrui ne fait pas pour lui une situation d'elle-mêm significative. (2) Id. qui appellerait des réponseimpromptues. travail p.33. c'est se placer pour un moment dans une situation imaginaire.. p. il faut reconnaitre un noyau personnel qui est l'êtr du malade. Dirons-nous donc qu'il a perdu le nombre comme catégori comme schhme? Mais lorsqu'il parcourt ou des yeux les objets à compter en a marquant > sur ses doigts chacun d'eux. Il ne sort jamais pour se promener. l'intelligence généra Schn. ibid. Le malade. et il ne reconnaî au passage la maison du professeur Goldstein pas a parce qu'il n'est pas sorti dans l'intention d'y aller-> (3). travail cité 213. s Si Von cause avzc lui. a Il doit maintenant se contenter de croyances massives. Le nombre n'est jamais u n concept pur dont l'absence permettrait de défmi l'éta mental de Schn. C'est là que résid la maladie. .. (4) BENARY. c'est se plaire à changer de a milieu >.. Il déclar qu'on ne voit que dans la direction oà l'on regarde et seulement les objex que l'on fixe (7). Jouer. mêm s'il lui arrive souvent de confondre les objets déjcompté avec ceux qui ne l'ont pas encore étà mêm si la synthès est confuse.cVestà ce titre qu'elles sont reprises et dépas skes dans l'acte total de numération qu'on appelle le Ce nombre pur ou le nombre authentique n'est qu'une promotion ou une extension par récurrenc mouvement constidu tutif de toute perception. s'ils n'ont pas pour lui quelque chose de commun. 284. Jamais il ne chante ni ne siffle de lui-mêm ( 2 ) . Il ne comprend pas que le a double de la moitià B d'un nombre donnÃest ce nombre mêm (1). De mêm qu'il a besoin de se donner par des mouvements préparatoiredes a prises B sur son propre corps avant d'exécutedes mouvements lorsqu'ils ne sont pas tracks d'avance dans une situation coutumière . L'acte véritabl d e compter exige du sujet que ses opérations mesure à qu'elles se déroulen cessent d'occuper le centre de sa et conscience. que le nombre 5 a reste B. p. il n'entend pas le bruit d'une autre conversation dans la pièc voisine . il ne se demande jamais d'oà le plat vient. (8) Unseres Hineinsehen in den Zeitvektor. travail citb. il a évidem ment la notion d'une opératiosynthétiququi est justement la numération t réciproquemen E chez le sujet normal la séri des nombres comme mélodicinétiquA peu prks dépourvu de sens authentiquement numériqu se substitue le plus sauvent au concept du nombre. (5) De mêm il n'y a pas pour lui d'équivoque de jeux de OU server. est inde tacte : ses réponsesont lentes. Schn. 240. p. au contraire. BENARY. sa puissance d'exister. (1) Id. mais il sait qu'il est inutile d'essayer. ibid. (6) HOCHZEIMER. si l'on apporte u n plat sur la table. (7) Id. elles sont celles d'un homme mûr réfléch et qui s'intéressaux expkriences du médecin Au-dessous de l'intelligence comme fonction anonyme ou comme opératio catkgoriale.. mais toujours pour faire une course. ne peuvent simultanGment devenir situation (6). (2) HOCHHEXMER. ne peut entrer dans une situation fictive sans la convertir en situation rkelle :il ne distingue pas une devinette d'un problèm (5). gu'en tant qu'elle suppose éminemmen le pouvoir de déploye passà pour aller vers un avenir. La conception du nombre n'est atteinte chez Schn. il ne peut parler que selon un plan arrêt d'avance : a Il ne peut s'en remettre à l'inspiration du moment pour trouver les penséenécessaireen face d'une situation complexe dans la conversation. a Chez lui* la situation possible A chaque moment est tellement étroit que deux secteurs du milieu. travail cité 283. elles sont encore disponibles. mots parce que les mots n'ont qu'un sens à la fois et que i'actuei p. Nous verrons plus loin que jamais il ne prend d'initiative sexuelle. elles pourraient êtr réactivée et. elles ne sont jamals insignifiantes.

d'évidencou de lumièr natuelle. les a représen tations visuelles v ou la vision au sens propre . celle de la sensibilitÃet de la motricitk. notre milieu humain. ou c'est-à -dir s'altérer enfin elle est une actività de projecSi tion. p..vie connaissante. elle pourrait êtr ou ne pas êtr (et avec elle toutes choses). C'est cet arc intentionnel qui fait l'unità des sens. notre situation physique. il est vrai. réciproque ment. nous décou vrons une fonction plus fondamentale. in der représentatiow .. De sorte qu'on ne peut pas dire que l'homme voit parce qu'il est Esprit. de l'explication et de la réflexion Si la conscience étai somme de faits psychiques. 69. travail cité 33. par lh est donnk le - (1)Cf la Structure du Comportement. a un vecteur mobile en tous sens comme un projecteur et par lequel nous pouvons nous orienter vers n'importe quoi. 91 et suivantes. ou plutô qui fait que nous soyons situésous tous ces rapports. Raum-Zeitstruklur und DenkstOrung Schizophrenie. vie du dési ou vie perceptive .. Comme il se plaint du climat. w (2) Ainsi tous les troubles de Schn. des les fait exister plus secrètemenpour nous. p. p. on comprend que cette fonction génkal ses racines psychologiques. on lui demande s'il se sent mieux l'hiver. avant de nous faire voir ou connaîtr objets. 250. ibid. qui dépos autour d'elle les objets comme des traces de ses propres actes. en nous ou hors de nous. de cette libertk concrèt qui consiste dans le pouvoir générse mettre en situation. en les chargeant. pour penser un objet. J e ne peux rien dire pour le moment. p. la et que cependant la maladie atteigne chaque fois la conscience par un certain a côt È que dans chaque cas certains symptôme soient prédominant tableau clinique de la au maladie. une pure puissance de signifier. mais qui s'appuie sur eux pour passer h d'autres actes de spontanéità comprend à l a fois que on toute déficienc a contenus à retentisse sur l'ensemble des de l'expériencet en commence la désintégratio tout que fléchissemen pathologique intéress conscience entibre. Dans l a mesure oà la conscience n'est conscience de quelque chose qu'en laissant trainer derrihre elle son sillage. la maladie ne se borne pas A détruir certains contenus de conscience. il faut s'appuyer sur un a monde de penske à prkcédemmen construit. il a manque de libertà w (3). puisqu'elle sous-entend des objets donné lesquels il prosur mhne sa lumièrealors que la fonction centrale dont nous parlons. Au-dessous de l'inde telligence comme au-dessous de la perception. La conscience dkveait loppe librement les donnée visuelles au delà de leur sens propre. Mais comme pourtant ce type de conscience n'est que la sublimation de l a vision sensible. pp. et enfin que la conscience soit vulnérable t qu'elle puisse recevoir e n elle-mêm la maladie. (4) Id. En s'attaquant A la sphèr visuelle v. elle s'en sert pour exprimer ses actes de spontanéitk comme le montre assez l'évolutiosémantiququi charge d'un sens de plus en plus riche les termes d'intuition. ibid. que l a vie de la conscience .l'analyse existentielle qui dépass alternatives classiques de l'empirkme et les de l'intellectualisme.. manihre de poser l'objet ou d'avoir conscience. et avoir un comportement à l'égarde cet objet à (4). comme il se schématis chaque moment à dans les dimensions du champ visuel. Il répon:a J e ne peux pas le dire maintenant. (3) Id. chaque une trouble devrait êtr électif elle étai Si une < fonction de - - (1) BENARY. celle des sens et de l'intelligence. Disons donc plutôt en empruntant ce terme à d'autres travaux (5). ni d'ailleurs qu'il est Esprit parce qu'il voit :voir comme un homme voit e t êtr Esprit sont synonymes. Mais. mais non pas cesser d'êtr aprè avoir étà devenir malade. il y a toujours une dkpersonnalisation au m u r de la conscience . 32. notre situation idéologique notre situation morale. se laissent bien ramener h l'unité mais ce n'est pas à l'unità abstraite de la fonction de représentatiow : il est a lià w A l'actuel. p. Encore la comparaison du projecteur n'est-elle pas bonne. (2) HOCHHEIMEB.elle atteint une vision au sens figuré dont la premièr n'est que le le pouvoir de a dominer à modhle ou l'emblème (uberschauen) les rn~~tiplicité simultanée une certaine (11. L'étud d'un cas pathologique nous a donc permis d'apercevoir un nouveau mode d'analyse . d'un sens nouveau. (5) Cf FISCHER. travail cité 213. et ou. C'est lui qui se a détenà dans la maladie. il n'est pas un de ces termes. dans le sens final que l'histoire leur a donné qui se comprenne sans référen aux structures de la perception visuelle.est sous-tendue par un aarc intentionnel à qui projette autour de nous notre passé notre avenir.158 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 159 voler son passà et le retrouver sans hésitationeallant du tout aux parties : il le reconstitue en partant d'un fragment qui a gardà son sens et qui lui sert de a point d'appui w (1). .

Dans le geste de la main qui se lèv vers un objet est enferméune référen A l'objet non pas comme objet représentà mais comme cette chose trè déterminà vers laquelle nous nous nous projetons.. soit lié A u n accident corporel. La conscience est l'êtr A la chose par l'intermédiairdu corps. est dans u n rapport trks détermin avec eux : mouvement e t fond ne sont. il y a encore place pour une autre défi cience qui rend impossible l'application du projet (Entwurf) d'action à la motricitÃde tel ou tel membre (.. et parce que toute forme vécutend vers une certaine généralit ce soit celle de nos habitus ou bien que celle de nos a fonctions corporelles w.). Ueber die Abhangizkeit. ou mêm la a notion intellectuelle du geste à faire w ne semble pas brouillée oà pourtant le et (1) Il n'est pas facile de mettre à nu l'intentionnalità motrice pure : elle se cache derrihre le monde objectif qu'elle contribue à constituer. Chez le sujet de Liepmann (le < Conseiller d'Etat È) le processusidéatoirest normal.160 P H ~ ~ N O ~ N O L O GDE LA PERCEPTION IE LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 161 principe d'une intervention étrangkr: la conscience peut 6tre malade. Le (1) (2) GOLDSTEIN. entre les processus psychiques dits supérieuret l'innervation motrice. que des moments artificiellement sbparé d'un tout unique w (2). toute formule de mouvement. sur u n fond qui est déterminpar le mouvement lui-mêm (. p. pas davantage le trouble moteur de Schn. c'est le mouvement d'existence. au contraire. pp. en mêm temps qu'elle s'offre à nous comme une représentation s'offre i notre corps comme une possibilitÃpratique déterminbe Le malade a gardà la formule de mouvement comme représenta È -terme est usuel dans les inéditde Husserl. A son tour. La conscience est originairement non pas u n a je pense que È mais u n a je peux à (1). 40-41. que nous hantons ( 1 ) . D'autre part. et mouvoir son corps c'est viser à travers lui les choses.. Un mouvement est appris lorsque le corps l'a compris. cela se comprend.) Normalement donc. mais qui. auprks de laquelle nous sommes par anticipation. L'histoire de l'apraxie montrerait comment la description de la Praxis est presque toujours contaminé finaet lement rendue impossible par la notion de représentation (Ueber Storungen des Handelns bel Gehirnkranken) LIEPMANN distingue rigoureusement l'apraxie des troubles agnosiques de la conduite. . Pas plus que l e trouble visuel. Les cas d'apraxie pure.Tout l'appareil sensori-moteur d'un membre est pour ainsi dire désinsé (exartikuliert) du processus physiologique total. c'est-à -dir lorsqu'il l'a incorporà & son c monde >. la conscience se projette dans u n monde physique et a un corps. de l a mêm faço . confusion de deux buts. le monde de ses penséepeut s'effondrer par fragments. il faut donc que notre corps n'appartienne pas à la régiode l'a en soi w . comme elle se projette dans u n monde culturel et a des habitus : parce qu'elle ne peut 6tre conscience qu'en jouant sur des significations donnée dans le passà absolu de la nature ou dans son passà personnel.. la main n'est pas paralysée Le cas du Conseiller d'Etat a montre que. Que la maladie psychique. il faut d'abord que l'objet existe pour lui.). mais en les orientant vers l'unità intersensorielle d'un a monde Le mouvement ri'est pas la pensé d'un mouvement et l'espace corporel n'est pas u n espace pensÃou représentà Chaque a mouvement volontaire a lieu dans u n milieu.ou plutôt comme les a contenus w dissocié par la maladie ne figuraient pas dans la conscience normale A titre de parties e t ne servaient que d'appuis A des significations qui les dépassent voit la conscience essayer de on maintenir ses superstructures alors que leur fondement s'est effondré elle mime ses opérationcoutumières mais sans pouvoir en obtenir la réalisatiointuitive et sans pouvoir masquer le déficiparticulier qui les prive de leur sens plein. Nous ex6cutons nos mouvements dans un espace qui n'est pas a vide à et sans relation avec eux. .. en principe. qui ne supprime pas la diversità radicale des contenus. et en génér troubles de des idéatoir l'action à (oubli du de qui concernent la a préparatio but. exécutio prématuré déplacemen du but par une perception intercurrente) (travail cité 20-31). Ces éclaircissement nous permettent enfin de comprendre sans équivoqula motricitb comme intentionnalità originale. puisque le sujet peut exécute avec sa main gauche tout ce qui est interdit à sa main droite. Les objets n'existent plus pour le bras de l'apraxique. ne peut de htre ramenà A une défaillancde la fonction généra représentation vision et le mouvement sont des manière La spécifiquede nous rapporter A des objets et si. A travers toutes ces expériences une fonction unique s'exprime. parce qu'il les relie non pas en les plaçantous sous la domination d'un a je pense w . et c'est ce qui fait qu'il est immobile. 163. oà la perception de l'espace est intacte. à (Ibid. oà l'objet n'est pas reconnu mais oà la conduite est conforme à la représentatio l'objet. qui transporte le corps au point de l'espace que nous nous sommes d'abord représentà Pour que nous puissions mouvoir notre corps vers un objet. c'est le laisser répondrA leur sollicitation qui s'exerce sur lui sans aucune représentation motriLa cità n'est donc pas comme une servante de la conscience. à vrai dire. pp.

mais elle n'a plus de sens pour sa main droite ou encore sa main droite n'a plus de sphèr d'action. La Praxis est démembrà (1) LHERMITTE. le projet du mouvement s e compose de la représentatiode ses parties ou des buts inter la médiaire: c'est cette représentatioque nous avons appelé entre formule du mouvement à (p. SITTIG. On revient h l'alternative de la conscience et du corps que l'on croyait avoir dépassà avec la notion de Bewegungsentwurf ou projet moteur. p. perturbations de la G.162 PHmOMJéNOLOGI DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 163 malade n e sait pas copier u n triangle ( l ) . elle appelle le a souvenir kinesthésiqu mouvements composants : comme le moudes vement se compose d'actes partiels. S'il s'agit d'un mouvement simple. 428. comme s u r u n taximètr la distance nous est présentà transformë déj en shillings e t en pence (1).. il revient aux vues classiques et décom son pose le mouvement en une représentatio(la a formule du mouvement à qui me donne. oà le sujet n e manifeste aucun trouble gnosique. a Tout changement identifiable parvient à la conscience déj tion. La conscience sera motrice en tant qu'elle se donne une a représentatio de mouvement È Le corps exécutalors le mouvement en le copiant sur la représentatio que se donne la conscience et d'aprè une formule de mouvement qu'il Ueber Auraxie. p. il n e peut jamais devenir a passà È et si nous n e pouvons pas garder dans l'btat d e sant6 le souvenir vivant de la maladie. p. la représentatiodu but et des buts intermkdiaires se convertit en mouvement parce qu'elle déclanchdes automatismes acquis une fois pour toutes (55). si l a perception la d d'oà il est n à n'avait enfermb elle-mêm u n e conscience absolue d e l'u ici È sans laquelle on serait renvoyà d e souvenir e n souvenir e t l'on n'aurait jamais u n e perception actuelle. 57). 597. 98). Il reste à comreçoid'eue (Cf 0. font correspondre les innervations Convenables) (ibid. je s a additionner ensemble les mouvements de mêm sens. 47. non un savoir (ein KGnnen. 187 . 59). Il habite l'espace et le temps. ou dans l'âg adulte celui d e notre corps quand nous étion enfant. p. s'il s'agit d'un mouvement complexe. en (1) HEAD and HOLMES. p. tout ce qu'elle offre d'objectif et de perceptible pour autrui.) Mais quand Liepmann veut précise analyse. Il n e faut donc p a s dire q u e notre corps est dans l'espace n i d'ailleurs qu'il est dans le temps. ou bien à la paralysie. et Les représentatio spatiale chez les apraxiques. le cas du Conseiller d'Etat devient inintelligible. on ne fera droit aux observations de Liepmann que si le mouvement à faire peut êtr anticipé sans l'êtr par une représentation cela et mêm n'est possible que si la conscience est défini non comme position explicite de ses objets. ou bien & du quelque déficienc automatismes. quant a u a souvenir moteur È il est clair qu'il n e saurait détermine position présent e m a main. De mêm qu'il est nécessairemen ici È le corps a existe nécessairemena maintenant v .. prendre par quelle opératiomagique la représentatio d'un mouvement suscite justement dans le corps ce mouvement même Leproblèm ne se rksout que si l'on cesse de distinguer le corps comme mécanism soi et la conscience comme êtr pour soi. ce que Liepmann excluait des en commençant l'apraxie motrice se ramèn ou bien à l'apraet xie idéatoirec'est-à -dir à une forme d'agnosie. pour connaîtr a position finale. à (Ibid. les trouet Sur 'bles de la penséspatiale et de la somatognosie dans l'apraxie. Le a pouvoir È dont il étai question plus haut. p. la capacità de conduire sa main droite conformémen plan esquissé au c'est quelque chose qui n'est pas exprimable et ne peut êtr objet pour une conscience étrangèr c'est un pouvoir. montrent bien que le corps a son monde e t que les objets ou l'espace peuvent êtr présent notre connaissance sans l'êtr à notre corps. Ce qui lui manque. avec le but principal. p. les postures e t les mouvements précéden fournissent u n étalo d e mesure toujours prêt Il n e s'agit pas d u a souvenir > visuel ou moteur de l a position d e l a main a u dépar: des lésioncérébral peuvent laisser intact le souvenir visuel tout e n supprimant la conscience du mouvement et. mais comme le véhicul l'ctre au de monde. puisqu'il faudra rapporter ses troubles ou bien a la préparatio idéatoir mouvement. On ne rendra compréhensibll'apraxie. u n u ou u n O (2). kein Kennen). Cf LHERMITTE. les buts intermbdiaires) et un systkme d'automatismes (qui. L ~ V Y KYRIAKO. sauf en ce qui concerne la localisation des stimuli s u r son corps. mais plus généraleme comme à comme référen un objet pratique aussi bien que théorique êtr au monde. devient de une a propriét la substance nerveuse à (ibid. MASSARY KYRIAKO. ce i chargà d e ses relations ? qui l'a prbckdk. à A chaque instant.les cas d'apraxie constructive. ces u lacunes de l a mémoir n e font qu'exprimer la strucà les représentationet les automatismes . i~ chaque but intermcdiaire. r6le de la penDE et Le d e spatiale dans l'apraxie. Sensory dlsttirbances from cerebral lesions. (2) LHERMITTE TRELLES. e t n'est pourtant pas capable d e copier u n e croix. l'apraxie consfructive. Tant qu'on défini conscience par la représentation la la seule opératiopossible pour elle est de former des représen tations. et à retrancher les mouvements d e sens contraire. si le corps de son côt est défin comme un non objet parmi tous les objets. 47). a II a conservà tout ce qui est communicable dans une action. Si m a main exécutdans l'air u n déplacemen compliqué n'ai pas.

. et que c'est lui qui donne u n sens moteur aux consignes verbales. pp. mais encore et par là mêm comme systhme ouvert d'une infinitb de positions équivalente dans d'autres orientations. je n e suis pas dans l'espace et dans le temps. mon corps s'applique à eux et les embrasse. comme la perception ou la pensé objective. Mais il est visible que cette fonction génkraln'explique pas l'action adaptée Car les malades sont capables non seulement de formuler le mouvement à accomplir. s'ils se placent à côt du médeciet observent ses mouvements dans une glace. Les auteurs (2) font alors inter(1) GRUNDAUM. L'expériencmotrice de notre corps n'est pas u n cas particulier de connaissance . Mais la position imminente est elle aussi enveloppédans le présent par elle toutes celles et qui viendront jusqu'au terme du mouvement. du moins une fonction symbolique gentkale. elle nous fournit une manièr d'accéde au monde et A l'objet. l'action du sujet adhhre immédiatemen son modèle le sujet se'projette ou s'irréalisen lui. la sérides positions antérieures qui s'enveloppent l'une l'autre. ou l'une de leurs oreilles et l'un de leurs yeux (1). La synthès du temps comme celle de l'espace est toujours h recommencer. de toutes manières elle ne peut jamais êtr totale : l'espace et le temps que j'habite ont toujours de part et d'autre des horizons ind& terminéqui renferment d'autres . Head expliquait l'éche du malade par l'insuffisance de sa 4 formulation w : l'imitation du geste serait médiatisà une par traduction verbale. L'ampleur de cette prise mesure celle de mon existence . la main gauche au nez. la main droite et la main gauche. C'est l'application et rajustement & leur propre corps de la définitioobjective du mouvement qui est devenu impossible. l'ail et l'oreille leur sont encore donné comme emplacements absolus. mêm quand le médecifait face au malade. Ce n'est pas la fonction symbolique ou significative en gknéra qui est atteinte dans des cas de ce (1) GRÜNDAUMtravail citb. je suis à l'espace et au temps. non s'ils lui font face. Chaque moment du mouvement en embrasse toute l'étendu et. le premier moment. d'un maintenant et d'un avenir que les autres moments se borneront A déve lopper. et le changement de coordonnkes est éminemmen contenu dans cette opkation existentielle. Mon corps a son monde ou comprend son monde sans avoir A passer par des a repré sentations D.points de vue. Pour pouvoir imiter les gestes de quelqu'un qui me fait face. C'est que le sujet normal a son corps non seulement comme systèm de positions actuelles.porter leur main droite A leur oreille droite. La fonction qzi est dktruite dans les troubles apraxiques est donc bien une fonction motrice. l'initiation cinétiqu inaugure la liaison d'un ici et d'un li-bas. sinon le symbolisme verbal. au lieu de porter la main droite à l'oreille droite. Certains malades peuvent imiter les mouvements du médeci et. mais encore de se le representer. BOUMANN et G R ~ N H A U M . Ils savent trè bien ce qu'ils ont i faire. En réalitela formulation peut êtr exacte sans que l'imitation réussisset l'imitation réussi sans aucune formulation. une a praktognosie w (1) qui doit êtr reconnue comme originale et peut-êtr comme originaire. en s'appuyant sur la position actuelle. VAN WOERKOM. sans se subordonner A une a fonction symbolique D ou à objectivante w . mais encore une expkrience de mon corps dans le monde. la main gauche du sujet s'identifie immédiatemenh celle de son partenaire. ils touchent une oreille de chaque main ou encore leur nez et un de leurs yeux. Aphasie und Moforik.164 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 165 ture temporelle de notre-corps. pas davantage d'ailleurs une infinità de relations dont ma conscience opkrerait la synthès et oà elle impliquerait mon corps . je ne pense pas l'espace et le temps . l'espace et le temps ne sont pas pour moi une somme de points juxtaposks. mais ne sont plus insérà dans un systèm de correspondance qui les relie aux parties homologues du corps du médeciet qui les rende utilisables pour l'imitation. 3%-192. il n'est pas néces-airque je sache expres~ sémen ' J C à la main qui apparait A la droite de mon champ visuel est pour mon partenaire main gauche È C'est justement le malade qui recourt h ces explications. en particulier. C'est dire qu'il n'est pas seulement une exphience de mon corps. Autrement dit. s'identifie avec lui. En tant que j'ai u n corps et que j'agis A travers lui dans le monde. A chaque instant d'un mouvement. leur main gauche A leur nez. une capacitk de à transposer w dont i'iniitation ne serait. venir. qu'un cas particulier. l'instant précéde n'est pas ignoré mais il est comme emboît dans le présenet la perception présent consiste en somme à ressaisir. Dans l'imitation normale. et pourtant. Ce que nous avons appelà le schkma corporel est justement ce systeme d'ét~uivalences invariant immédiatemendonnb cet par lequel les diffkrentes tiches motrices sont instantané ment transposables. mais. (2) GOLDSTEIN.

avec ses emplacements absolus. en se guidant sur ce tracà idkal. A l'aide des mouvements déjacquis. qui a attrape v (kapiert) et qui a comprend à le mouvement. comme je franchis une porte sans comparer la largeur de la porte A celle de mon corps (3). il n'est plus perç pour lui-même son extrbmità s'est transforméen zone sensible. Mêm si. pour que la formule de la danse nouvelle s'intègr certains élémen la motricità général de il faut d'abord qu'elle ait reç comme une consécratio motrice. L'acquisition de l'habitude est bien la saisie d'une signification. pp. il augmente l'ampleur et le rayon d'action du toucher. acquéril'habitude d'une danse. ibid.le pense (1) Comme Voir sur ce point La Structure du comportement. mais c'est la saisie motrice d'une signification motrice. n'est-ce pas trouver par analyse la formule du mouvement et le recomposer. 394.166 PHfiNOMl?NOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 167 genre : c'est une fonction beaucoup plus originaire et de caractèr moteur. par exemple Bergson quand il dbfinit l'habitude comme a le rbsidu fossilisb d'une activitb spirituelle È (2) HEAD. Corrélativement portièr du Métro route sont dela la venues des puissances contraignantes et apparaissent d'emblbe comme praticables ou impraticables pour mon corps avec ses annexes.. possèd le pouvoir élémentai de donner un sens (Sinngebung) à (2). . Que veut-on dire au juste par lÃ7 Une femme maintient sans calcul u n intervalle de sécurit entre la plume de son chapeau et les objets qui pourraient la briser. il est devenu l'analogue d'un regard. les mouvements de répons pouvant êtr confié tantô z i un organe effecteur. elle sent oà est la plume comme nous sentons ou est notre main (2). situations et réponse ressemse blant dans les différent beaucoup moins par l'identitk cas partielle des élémen par la communautà de leur sens. des équivalences idendes tifications qui font de l'espace un systèm objectif et permettent à notre expériencd'êtr une expériencd'objets. Il est bien vrai que ce n'est pas une association extérieur qui réuni dans l'habitude les mouvements élémentaire réaction les et les u stimuli à (4). tantô à l'autre. ibid. 125 et suivantes. Ils sont devenus des puissances volumineuses. je l'ai < en main à ˆ GRUNRAUM. Si j'ai l'habitude de conduire une voiture. je touche quelques objets et. u n a espace objectif v ou u n a espace de représentatio à fondà s u r un acte de pensée est déjdessinà dans la structure de Il mon corps. p. de solutions 4 une certaine forme de situations. mais acquiert le pouvoir de répondrpar un certain type . à savoir l a capacità de différenciatio motrice du schémcorporel dynamique (1). C'est le corps. Sensory disturbances from cerebral lesion. 395. La position des objets est donné immkdiatement par l'ampleur du geste qui l'atteint et dans laquelle est compris. . p. à L'espace oh se meut l'imitation normale n'est pas par opposition A l'espace concret. le rayon d'action d u baton.travail cité 397-398. 188. l'exigence d'un certain espace libre. pp. les situations pouvant différe largement d'un cas à l'autre. je l'engage dans un chemin et je vois que a je peux passer à sans comparer la largeur du chemin A celle des ailes. pour que nous puissions nous représentel'espace il faut d'abord que nous y ayons étt introduits par notre corps et qu'il nous ait donnà le premier modèl des transpositions. Le chapeau et l'automobile ont cessà d'êtr des objets dont la grandeur et le volume se détermineraien par comparaison avec les autres objets. Le bâto de l'aveugle a cessà d'êtr u n objet pour lui. la pensé la perception de l'espace se libèren de la motriet cità et de l'êtr à l'espace. la longueur du bâto n'intervient pas expressémene t .. Si je veux m'habituer A une canne. que Faut-il donc mettre à l'origine de l'habitude un acte d'entendement qui en organiserait les élémen s'en retirer pour (1) (2) (3) (4) dans 'la suite? (1) Par exemple. 396. p. (3) GRUNBAUM. comme on l'a dit souvent. il en est le corrélati inséparable Dkjà la moa tricité prise à l'éta pur. aprks quelque temps. Id. Dans l'exploration des objets. outre la puissance d'extension du bras. comme moyen terme : l'aveugle la connaî par la position des objets plutôque la position des objets par elle. dans la suite. à L'acquisition de l'habitude comme remaniement et renouvellement du schémcorporel offre de grandes difficulté aux philosophies classiques. toujours portéeA concevoir la synthès comme une synthès intellectuelle. de s'ouvrir sur un a en soi È à La motricità est la sphèr primaire ou d'abord s'engendre le sens de toutes les significations (der Sinn aller Signifikationen) dans l e domaine de l'espace représentà (3). Id. Toute théori mécanist heurte au se fait que l'apprentissage est systématiqu: le sujet ne soude pas des mouvements individuels à des stimuli individuels. je l'essaye.Aphasie und Motorik. ceux de la marche et de la course? Mais. p.

Mais ce langage est mythologique.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 169 je vois quels objets sont a à porté de ma canne ou hors à de portéeIl ne s'agit pas ici d'une estimation rapide et d'une comparaison entre la longueur objective de la canne et la distance objective du but & atteindre. nous ne voulons pas dire. qu'est-elle donc ? Il s'agit d7un savoir qui est dans les mains. (1) On peut savoir dactylographier sans savoir indiquer of1 se trouvent sur le clavier les lettres qui composent les mots. qui ne se livre qu'à l'effort corporel et ne peut se traduire par une désignatioobjective. Mais justement le phénomède l'habitude nous invite A remanier notre notion du a comprendre v et notre notion du corps. S'habituer A un chapeau. Quand nous disons qu'il nous donne imrnbdiatement la position de notre corps. mais ils inscrivent autour de nous la porté variable de nos viséeou de nos gestes. ni le trajet de l'une à l'autre. ou de changer d'existence en nous annexant de nouveaux instruments. sans qu'on ait besoin d'épele mot le et d'épelele mouvement pour traduire le mot en mouvement. l'exécutio motrice est une modulation de l'espace manuel et toute la question est de savoir comment une certaine physionomie des ensembles a vimotrices. A la manithe des empiristes. On pose souvent l a question comme si la perception d'une lettre écritsur le papier venait réveille la reprksentation de la m4me lettre qui & son tour éveillerai la représentatiodu mouvement nécessair pour l'atteindre sur le clavier. 202 et suivantes. suels à peut appeler un certain style des réponse comment chaque structure a visuelle à se donne finalement son essence motrice. ni un automatisme. mais cette intention n e pose pas les touches du clavier comme des emplacements objectifs. c'est-&-dire finalement comme point de passage de mon mouvement perpétue vers u n monde. On sait (1) qu'un organiste exercà est capable de se servir d'un orgue qu'il ne connait pas et dont les claviers sont plus ou moins nombreux. L'Habitude. à une automobile ou A un bâtonc'est s'installer en eux. il n'y a pas des perceptions qui réveillen représentations des mais des ensembles se conlposent actuellement. Le sujet sait oà se trouvent les lettres sur le clavier comme nous savons oà se trouve l'un de nos membres. Quand je parcours des yeux le texte qui m'est propos&. PP. Si l'habitude n'est ni une connaissance. dou&sd'une physionomie typique ou familièreQuand je prends place devant ma machine. Le mot l u est une modulation de l'espace visible.une mosaïqu de a sensations extensives È C'est un systeme ouvert sur le monde. un espace moteur s'étensous mes mains oh (1) Elle bclaire ainsi la nature du schbma corporel. d'un savoir de familiarità qui ne nous donne pas une position de dans l'espace objectif. Un . que le sujet qui apprend A dactylographier intègr l'espace du clavier h son espace corporel. Il est vrai. Quand je porte la main vers mon genou. ou inversement. si comprendre c'est subsumer u n donnà sensible sous une idéet si le corps est un objet.et le corps est notre ancrage dans u n monde. ni mêm avoir acquis pour chacune un réflex conditionnÃqu'elle déclencherai lorsqu'elle à seprésent notre regard. Les lieux de l'espace ne se définissen pas comme des positions objectives par rapport A la position objective de notre corps. Cette formule paraîtr absurde. qu'il consiste en. mais comme partie présentet réell mon corps de vivant. Nous disions plus haut que c'est le corps qui a comprend à dans l'acquisition de l'habitude. Il lui suffit d'une heure de travail pour Etre en éta d'exkcuter son programme. Quand la dactylographe exécut le clavier les mouvements nécessaires sur ces mouvements sont dirigé par une intention. A la lettre. Savoir dactylographier n'est donc pas connaîtr l'emplacement sur le clavier de chaque lettre. Mais ce pouvoir de l'habitude ne se distingue pas de celui que nous avons en génér notre corps : si l'on sur m'ordonne de toucher mon oreille ou mon genou. je vais jouer ce que j'ai lu. sans avoir besoin de me représente position de la ma main a u départ celle de mon oreille. Comprendre. corrblatif du monde. (2) Cf CHEVALIER. je porte m a main à mon oreille ou à mon genou par le plus court chemin. mais dans le corps comme mbdiateur d'un monde. j'éprouv chaque moment du mouvement la réalisatiod'une intention qui ne visait pas mon genou comme idéou mêm comme objet. L'exemple des instrumentistes montre encore mieux comment l'habitude ne rbside ni dans la pensbe ni dans le corps objectif. L'habitude exprime le pouvoir que nous avons de dilater notre êtr au monde. c'est éprouve l'accord entre ce que nous visons et ce qui est donné entre l'intention et l'effectuation . les faire participer & la voluminosità du corps propre. les jeux autrement dispos& que ceux de son instrument coutumier. Le déplacemen ses doigts n'est pas donnà à la dactylographe comme un trajet spatial que l'on puisse décrire mais seulement comme une certaine modulation de la motricité distinguéde toute autre par sa physionomie.

sous nos mains. c'est-à -dir qu'il se donne et garde u n e représentatiodes jeux. pendant la courte répétiti qui précèle concert. Ce n'est là que le corps constitué est l'origine Il de tous les -autres. il actionne les pédales tire les jeux. des instincts défini dè la naissance. et corrélative à ment il pose autour de nous u n monde biologique. Les ré gions principales de mon corps sont consacréeA des actions.les jeux et les pédalequi vont (1) Voir PROUST.) la réaliser le corps est eminemment un espace expressif. Pendant la répà à tition comme pendant l'exécutionles jeux. Mais notre corps n'est pas seulement un espace expressif parmi tous les autres. Tout le problèm de l'habitude est ici de savoir comment la signification musicale du geste peut s'écraseen u n e certaine localitk a u point que. a Ses cris étaien soudains que le violoniste devait se préc1p1 si ter sur son archet pour les recueillir. l'organiste rejoigne justement . Pour chaque jeu et pour chaque pédale n e sont ce p a s des positions dans l'espace objectif qu'il apprend. comme il le fait à l'animal. Dirons-nous donc que l'organiste analyse l'orgue. Si notre corps ne nous impose pas. Tantô il se borne aux gestes nécessaire la conservation de la vie. il exerce la mêm fonction qui est de préteaux mouvements instantané la spontanéit a un peu d'action renouvelable et de d'existence indépendant à (1).. il faut alors qu'il se construise un instrument. en étan tout à la musique. Variétà 177. et il projette autour. cette puissance de préhensio qu'est m a main se lèv vers l'objet. J e meus mes jambes non pas en tant qu'elles sont dans l'espace à quatre-vingts centimhtres de m a tête mais en tant q u e leur puissance ambulatoire prolonge vers le bas mon intention motrice. L'habitude n'est qu'un mode de ce pouvoir fondamental. il s'installe dans l'orgue comme on s'installe dans u n e maison. a Comme si les insDu trumentistes beaucoup moins jouaient la petite phrase qu'ils n'ex& cutaient les rites exigé d'elle pour qu'elle apparû à (p. II. Entre l'essence musicale d u morceau telle qu'elle est indiquédans l a partition e t l a musique qui effectivement résonnautour de l'orgue. I l n'y a ici aucune place pour u n a souvenir à de l'emplacement des jeux et ce n'est pas dans l'espace objectif que l'organiste joue. A tous les niveaux. ce qui nous fait sortir de la théori mécaniste puisque alors les réac tions sont médiatiséa r u n e saisie globale de l'instrup ment. tantôt jouant s u r ces premiers gestes et passant de leur sens propre à un sens figuré manifeste à travers eux un noyau il de signification nouveau : c'est le cas des habitudes motrices comme la danse. ce qui fait qu'elles se mettent A exister comme des choses.c'est le mêm problèm d e savoir pourquoi le sens commun met dans la têt le sièg de la pensé comment l'organiste distribue dans et l'espace de l'orgue les significations musicales. et ce n'est pas à s a a mémoir qu'il les confie.170 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITK DU CORPS PROPRE 171 temps d'apprentissage si court n e permet pas de supposer que des réflexe conditionné nouveaux soient ici substitué aux montages déj établis sauf si les uns et les autres forment un systèm et si le changement est global. Désormai musique la existe p a r soi e t c'est par elle que tout le reste existe (1). Le corps est notre moyen génér d'avoir u n monde. u n e relation si directe s'établi que le corps de l'organiste e t l'instrument ne sont plus que l e lieu de passage de cette relation. Notre nature e n ce sens n'est pas lune vieille coutume. lorsqu'il s'est assimilà un nouveau noyau significatif. et. - . c'est lui du moins qui donne A notre vie la forme de la générali qui prolonge en diset positions stables nos actes personnels. C6t6 de chez Swann. On dit que le corps a compris e t l'habitude est acquise lorsqu'il s'est laissà pénétr par une signification nouvelle. i l n e s e comporte pas comme on le fait quand on veutdresser u n plan. il s'incorpore les directions et les dimensions. Ce que nous avons découver a r l'étudde la motricité p (1) V A L ~ R YIntroduction à la Méthodde Léonarde Vinci. . les pédalee t les claviers n e lui sont donnks que comme les puissances d e telle valeur émotionnell musicale et leur position q u e ou comme les lieux p a r o Ãcette valeur apparaî dans le monde. Tantô enfin la signification viséne peut êtr rejointe par les moyens naturels du corps. Or Je veux prendre un objet et déji un point de l'espace en auquel je ne pensais pas. des pédales claviers e t de leur relation dans l'esdes pace ? Mais. 193. E n réalità gestes pendant la répétiti ses sont des gestes de consécratio : ils tendent des vecteurs affectifs.1871.. . sous nos yeux. v (p. ce qui projette a u dehors les significations e n leur donnant u n lieu. Il s'assied sur le banc. p. le mouvement mêm d'expression. ils découvren des sources émotionnelles créen n ils u espace expressif comme les gestes de l'augure délimiten le templum. puisque la coutume pré suppose la forme de passività de la nature. de lui un monde culturel. elles participent à leur valeur. il prend mesure de l'instrument il avec son corps.

les contours objectifs et. la pathologie de l'Image de soi. IU. ce qui est vrai de toutes les choses perçue : que la perception de l'espace et la perception de la chose. Mais elle éclairla perception de l'objet par la perception de l'espace. p. ( 2 ) LHERMITTE. Etre corps. puisque c'est là qu'il le cherche et qu'il l'attache. et notre corps n'est pas d'abord dans l'espace : il est à l'espace. mais rédui premier au le second. de la contingence des contenus. c'est qu'il y a une prksence et une extension affectives dont la spatialitk objective n'est (1) CASSIRER. si en génkral puis je sentir l'espace de mon corps énorm minuscule. II. mêm quand le malade cherche son 'bras sans le trouver ou l'attache pour ne pas le perdre (3). 541 Sur . il sait bien ou se trouve son bras. il étailui-mêm incapable de rendre compte de la variétde notre expérience ce qui de en elle est non-sens. Si pourtant les malades éprouven l'espace de leur bras comme &ranger. elle montre dans l'existence partes extra partes. dans la dispersion spatiale le seul sens possible de l'existence en soi. L'analyse . à proprement parler. 2' Dartie. et. Philosophie der symbolischen Formen. c'est êtr nouÃà un certain monde. L'intellectualisme voit bien que le a motif de la chose et le a motif de l'espace > (1) s'entrelacent. alors que l'expériencd u corps propre nous enseigne A enraciner l'espace dans l'existence. IV. l'Image de notre corps.LA SYNTHESE DU CORPS PROPRE de la spatialità corporelle nous a conduit A des résultatqui peuvent êtr généralisk Nous constalons pour la premièr fois. un sens qui est adhéren certains contenus. 130. L'expériencdu corps nous fait reconnaîtr une imposition du sens qui n'est pas celle d'une conscience constituante universelle. avons-nous vu. dans lequel le corps finalement prend place.c'est en somme u n nouveau sens du mot < sens È La force de la psychologie intellectualiste comme de la philosophie idkaliste vient de ce qu'elles n'avaient pas de peine a montrer que la perception et la pensé un sens intrinsèqu et ont ne peuvent êtr expliquée par l'association extérieurde contenus fortuitement assemblés Cogito ktait la prise Le de conscience de cette intérioritk Mais toute signification étai l i mêm conçucomme u n acte de penske. en dépi ou du témoignagde mes sens. une spatialità primordiale dont la premièr n'est que l'enveloppe et qui se confond avec l'êtr mêm du corps. Les anosognosiques qui parlent de leur bras comme d'un serpent s long et froid (2) n'en ignorent pas. L'expérienc révè sous l'espace objectif. comme par l'opératio d'un pur Je. Chap. La tradition cartksienne et kantienne nous l'enseigne déjà fait des détermination elle spatiales l'essence de l'objet. p. la spatialitk de la chose et son êtr de chose ne font pas deux probl6mes d i s tincts. si l'intellectualisme l'emportait aiskment sur l'empirisme. ( 3 ) VAN BOGAEHT. E n lui nous apprenons A connaîtr nÅ“u ce de l'essence et de l'existence que nous retrouverons en gknéradans la perception et que nous aurons alors dkcrire plus complktement. Mon à corps est ce noyau significatif qui se comporte comme une fonction généra qui cependant existe et est accessible et A la maladie. à propos du corps propre.

pour reprendre le mot de Leibnitz. Ainsi la connexion des segments de notre corps et celle de notre expérienc visuelle et de notre expérienc tactile ne se rkalisent pas de proche en proche et par accumulation. E n cherchant à l'analyser. celui qui à la fois les voit et les touche. 4 . . L'Image de notre corps. p. et pas mêm condition nécessairecomme le montre le bras fant6me. ou mêm me lever à demi. E n tant qu'il est devant moi et offre à l'observation ses variations systématiques l'objet extérieuse prêt A u n parcours mental de ses élénlen il peut. Chacun de nous se voit commc par un c i l intérieu qui. a u moins en et premièr approximation. les donnée tactiles qu'a travers leur sens visuel. Si l'on peut encore parler dans la perception du corps propre d'une interprétation faudra dire qu'il s'interprèt lui-même il Ici les a donnée visuelles à n'apparaissent qu'à travers leur sens tactile. tactiles et moteurs ne sont pas simplement coordonnés Si je suis assis à ma table et que je veuille atteindre le télà phone. 238. comme nous connaissons d'avance toutes les perspectives possibles d'un cube a partir de s a structure géométriq Mais . que mêm beaucoup de sujets hésiten reconnaîtr A parmi d'autres leur propre écriture que.174 PHfiNOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA S Y N T H ~ S E CORPS PROPRE DU 175 pas condition suffisante. Tous ces mouvements s o n t A notre disposition A partir de leur signification commune. On a pu montrer que nous ne reconnaissons pas notre propre main en photographie. la contraction des muscles des jambes s'envdoppent l'un l'autre . le mouvement de la main vers l'objet. à Les différente parties de mon corps. Le corps est. E n mêm temps que je contracte mon pied dans m a chaussure. dans les première tentatives de pr6hension. (2) LHERMITTE. par suite.pour n e rien dire ? encore des objets extérieur le corps propre nous enseigne u n mode d'unità qui n'est pas la subsomption sous une loi. ii condition d'étendrdavantage le -bras. ses aspects visuels. Selbstbeurteilungund Fremdbeurteilung visibles. je le vois. la manièr dont il se réalis comme corps. De même quand je suis assis A m a table. par contre. chaet cun reconnaî silhouette ou sa démarch sa filmée Ainsi nous n e reconnaissons pas par la vue ce que nous avons cependant vu souvent. C'est pourquoi. et par contre nous reconnaissons d'emblé l a reprhscntation visuelle de ce qui dans notre corps nous est invisible (2). p. La spatialità du corps est le déploiemen son de êtr de corps. que nous percevons notre corps par sa loi de construction. p. je puis instantanémen visualiser à les parties de mon corps a qu'elle me cache. Truggebilde der eigenen Das Gestalt. Je ne traduis pas a dans le langage de la vue w les a donnkes du toucher à ou inversement.je n'assemble pas les parties de mon corps une a une . le redressement du tronc. 238. quel que soit sur l'a analyseur à qui le révèl u n fond significatif oà ses retentissements les plus lointains sont a u moins indiqué et la possibilità d'une équivalencintersensorielle irnmé diatement fournie. in wissentlichen und unwissenflichen Ycrsnch. nous regarde de la têt aux genoux (2). nous n e faisions donc qu'anticiper ce que nous avons à dire de la synthès corporelle en génà ral. je veux u n certain résultat les et tâchese répartissen d'elles-même entre les segments inté ressés combinaisons possibles étan les d'avance donnée comme bquivalentes : je puis rester adossà au fauteuil. de quelques mètre de distance. Dans l'héautoscopie double que le sujet le voit devant lui n'est pas toujours reconnu a certains détail (1) LHERMITTE. les enfants ne regardent pas leur main. le sujet a le sentiment absolu qu'il s'agit de luimêm et. Ce qui réuni à sensations tactiles à les de ma main et les relie aux perceptions visuelles de la mêm (1) MENNINGER-LERCHENTAL. êtr défin comme la loi d e leurs variations. C'est ainsi que des malades ont l'hallucination de leur propre visage vu du dedans (1). Mais je ne suis pas devant mon corps. L'Image de notre corps. Nous retrouvons dans l'unità du corps la structure d'implication que nous avons déjdécrit propos de l'espace. chaque événeme corporel. je suis dans mon corps. cette traduction et cet assemblage sont faits une fois pour toutes en moi : ils sont mon corps même Dirons-nous donc. . commc le montre l'anosognosie. ou plutô je suis mon corps. ou me pencher en avant. mais l'objet : les différentsegments du corps ne sont connus que dans leur valeur fonctionnelle et leur coordination n'est pas apprise. chaque mouvement local que sur le fond d'une position globale. Ce pouvoir m'appartient m&mepour les parties de mon corps que je n'ai jamais vues. déclar qu'il voit son double (1). (2) WOLFF. Ni ses variations ni leur invariant ne peuvent donc êtr expressémen posés Nous ne contemplons pas seulement les rapports des segments de notre corps et les corrélationdu corps visuel et d u corps tactile : nous sommes nous-même celui qui tient ensemble ces bras et ces jambes. l a a loi efficace à de ses changements.

sons. et que ce ~upplkment de sens révè plus les pensée celui qui parle. Cf La Structure du Comportement. u n morceau de musique sont des individus. font tous ensemble un mêm geste. puis que celles-ci. dans cette fonction fondamentale qui déli mite t~la fois notre champ de vision et notre champ à 'ac tion. médiatisen objet à la un seconde puissance. de sorte que la modulation existentielle. s'il comporte une premièr signification. le poèm ne se détachpas de tout appui matériel il serait irrkmédiablemen et perdu si son texte n'étai exactement conservé signification n'est pas sa libre e t ne résid pas dans le ciel des idkes : elle est enfermé entre les mots sur quelque papier fragile. mais encore par l'accent. p. me si laisse le choix entre plusieurs Cézann possibles. et mêm u n langage particulier. Il est assez connu qu'un pohme. et c'est la perception des tableaux qui me donne le seul CbZanne existant. comme toute œuvr d'art. Il n'en va pas autrement d'un poèm ou d''un roman. bien qu'ils soient faits de mots. l'aveugle construit le bâto et ses différente positions. Le romancier n'a pas pour rôl d'exposer des idée mêm ou d'analyser des caractères mais de présente n kvénemen u interhumain. c'est-à -dir des être ou l'on ne peut distinguer l'expression de l'exprimé dont le sens n'est accessible que par un contact direct et qui rayonnent leur signification sans quitter leur place temporelle et spatiale. elle se ferait . à leur tour. de mêm que l'analyse de la spatialitk corporelle anticipait celle de l'unità du corps propre. le ton. de mêm nous à pouvons étendr toutes les habitudes ce que nous avons dit des habitudes motrices.ce sens-lh. sonne est prblevà sur l'aspect concret de sa physionomie. comme les vues perspectives d'un cube à l'idé cube. non que les différenteperceptions tactiles. cette signification notionnelle est prélevà sur une signification plus large. comme le signalement d'une per(1) La mécaniqu squelette ne peut pas. c'est en elle que les analyses prennent leur sens plein. mêm au niveau de du la science. l'idéne peut pas se communiquer autrement que par le dkploiement des couleurs et des. de mêm ici l'habitude en génér comprendre la synthès généra corps fait du propre. entre la perception explicite et le mouvement effectif. Comme plus haut l'habitude motrice éclairai nature la particulièr de l'espace corporel. mèn dans l'esprit d u lecteur une seconde existence qui le défini comme pohme.176 PHF~OM~NOLOGIE PERCEPTION DE LA LA SYNTHESE DU CORPS PROPRE 177 main comme aux perceptions des autres segments du corps. A vrai dire. La perception serait toujours une lecture des même donntes sensibles. tandis que le poèm emploie le langage. bien qu'il se laisse résumer bien que la à pensé> du romancier se laisse formuler abstraitement. non de mais la source de ses pensée sa manièr d'êtr fondaet mentale. toute habitude est A la fois motrice et perceptive parce qu'elle réside comme nous l'. Et. de mêm la poésie elle est par accident narrasi tive et signifiante. mais parce que le bras vu du e t le bras touché comme les différent segments du bras. Il est un n e u d de significations vivantes et non pas la loi d'un certain nombre de termes covariants. qui implique un certain style des mouvements de mes doigts et contribue d'autre part à une certaine allure de mon corps (1). rendre compte des position&et des mouvements privilbgiéde mon corps. De mêm que la parole signifie non seulement par les mots. Elle se distingue du cri parce que le cri emploie notre corps tel que la nature nous l'a donné c'est-A-dire pauvre en moyens d'expression. les gestes et la physionomie. L'exploration des objets avec un bâton que nous donnions tout à l'heure comme un exemple d'habitude motrice. le poèm existe à la maniere d'une chose et ne subsiste pas éternellemen la manihre d'une vkà rité Quant au roman. un certain aspect visuel du mêm bras. mais plutôà l'œuvr d'art. 196. de le faire mûri et éclatesans commentaire idéologique tel point que tout changement dans A l'ordre du réci dans le choix des perspectives modifierait ou le sens r o k n e s q u e de l'événemen roman.avons dit. est aussi bien un exemple d'habitude perceptive. L'analyse de l'œuvr de Cézanne je n'ai pas vu ses tableaux. un poème Un u n tableau. les perceptions tactiles et les perceptions visuelles participent toutes A un mêm bras intelligible. Ce n'est pas A l'objet physique que le corps peut btre compark. l'objet externe. Quand le bAton devient un instrument familier. au lieu de se dissiper dans Vinstant mêm oà elle s'exprime. c'est un certain style des gestes de ma main. C'est en ce sens que notre corps est comparable à l'œuvr d'art. trouve dans l'appareil pokde tique le moyen de s'éterniserMais s'il se détach notre gesticulation vitale. En. il ne commence plus à l'épidermde la main. mais au bout du bâtonOn est tentà de dire qu'i travers les sensations produites par la pression du biton sur la main. traduisible en prose. le monde des objets tactiles recule. Une certaine expérienctactile du bras signifie une certaine expérienc tactile de l'avantbras e t de i'kpaule. Dans u n tableau ou dans un morceau de musique. est essentiellement une modulation de l'existence.

le mouvement par lequel elle se jette dans une chose et dans u n monde par le moyen de ses organes et de ses instruments. la transcendance active de l a conscience. Béciproquement toute habitude perceptive est encore Ilne habitude motrice et ici encore la saisie d'une signification se fait par le corps. p. l'objet extérie n'est pas le géométr l'invariant ou d'une séride perspectives. Growth of the Mind. B Vorlesungen zur Phünornenologi des inneren Zeifbcwuszfseins. pour que ? l'enfant puiise apercevoir le bleu et le rougc sous la caté gorie de couleur. une extension de la synthès corporelle. 174 et suivantes. sur des signes de plus en plus ténus Mais l'liabitude n e co~zsisfepas à interpréte les pressions du b i t o n s u r la main comme des signes d e certaines positions d u bâtonet celles-ci comme des signes d'un objet extérieur puisqu'elle nous dispense de le faire. o n constate que l'habitude acquise à l'égar de ce couple d e couleurs profite à toutes les autres (2). mais une chose : elle masque le rapport organique du sujet et du monde. les pre~niè res donnée la vue à une nouvelle entità sensorielle. ne s'annonçai dans notre expérienc que par u n certain manque. s u r les panneaux a bleus B et rouges P qu'on lui présente manifeste cette manièr se particulièr d e vibrer et d'atteindre le regard que l'on appelle le bleu et le rouge. Systèm de puissances motrices ou de puissances perceptives. dè les Conférence le Temps. mais une chose vers laquelle l e bâto nous conduit et dont. il faut qu'elle s'enracine dans les donnée s a n s quoi aucune ~subsomptionne pourrait la reconnaitre en elles . Les donnéesensibles et les perspectives A chaque niveau seraient des contenus saisis comme (aufgefasst als) des manifestations d'un mêm noyau intelligible (ly. qui n'est pas une loi. le moment déciside l'habitude est-il dans cette prise de conscience.il faut d'abord que. mais u n instrument avec lequel il perçoitC'est un appendice d u corps. L e regard obtient plus ou moins des choses selon la manièr dont il les interroge. Les pressions s u r la main et le b5ton ne sont plus donnés le bâto n'est plus u n objet que l'aveugle percevrait. Quand l'enfant s'habitue à distinguer le bleu du rouge. elle séparl'un de l'autre en les objectivant le contenu sensible. . mais des aspects. que cette opératioen sur pr6suppo:e une autre plu5 profonde par laquelle le contenu est lui-mêm préparà cette saisie. Corrélative ment. Mais cette analyse déformh la fois le signe et l a signification. notre corps n'est pas objet pour u n a je pense : c'est u n ensemble de significations vécuequi va vers son équilibreParfois se forme un nouveau nccud de sigfiifications : nos mouven~entsanciens s9int&grentà une nouvelle cntità motrice. une intention de connaissance. (2) KOFFUA. et le noyau invariant. dont il glisse ou appuie s u r elles. travers le co~iple bleu-rouge l'enfant a aperç la signification couleur >. 5. Nous disposons avec le regard d'un instrument naturel comparable a u biton de l'aveugle. Il fait un pas décisien reconnaissant. un 110uve1usage 6u corps propre.178 PHGNOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE LA SYXTHESE DU COEPS PROPRE 179 seulement de plus en plus vite. dans cette analyse intellectuelle qui subsume les donnéesous une catégori Mais. selon l'évidencperceptive. les perspectives n e sont pas des indices. note 1. L'intellectualisme n e peut concevoir le passage de la perspective à la chose même d u signe à la signification que m m m e une interprétation une aperception. qui est déja prégnan d'un B sens. c'est acquéri n certain style u de vision. et dont l'avènemen réorganis soudain notre équilibret comble notre attente aveugle. a Toute constitution ne se fait pas selon -le -schémAuffassungsinhult-Auffassung. dans cet avènemen d'un a point d e vue de la couleur B. Est-ce donc qu'à (1) Husserl par exemple a longtemps défin conscience ou la l'i~npositiond'un sens par le schém Auffassung-Izhalt et comme une beseplende Auffassung. L'analyse de l'habitude motrice comme extension d e l'existence se prolonge donc en une analyse de l'habitude perceptive comme acquisition d'un monde. nos de pouvoirs naturels rejoignent soudain une signification plus riche qui n'étaijusque-là qu'indiqué dans notre champ perceptif ou pratique. c'est enrichir et réorganisele schémcorporel. pp. Apprendre à voir les couleurs.

le monde naturel se donne comme existant en soi a u delà de son existence pour moi. et non seulement les perceptions visuelles. et semble indiquer une altératiode la vie sexuelle elle-même Supposera-t-on quelque affaiblissement des réflexesexuels normaux ou des étatde plaisir? Mais ce cas serait plutô propre à montrer qu'il n'y a pas de réflexesexuels et pas de pur éta plaisir. dont il n'y a rien A dire. on s e le rappelle. et de transfert en transfert. résulten d'une blessure circonscrite dans la sphèr occipitale. On va voir q~l'iln'en est rien. Les réactionsont strictement locales e t n e commencent pas sans contact. E n et effet. Le monde objectif joue de moins en moins directement s u r le clavier des &tatsaffectifs a élémentair mais la valeur reste une possibilitk per. c'est-à -dir notre milieu affectif. selon les lois d e l'association des idée celles du réflex ou conditionné que ces substitutions attachent le plaisir et la douleur à des circonstances qui nous sont naturellement indifférente que. Or tant q u e nous nous adressions à l'espace ou à la chose perque. Des images obsc6nes. a. toute dkfaillance de la sexualit6 devrait se raInener ou bien i la perte de certaines repré sentations ou bien à un afl'aiblissement du plaisir. on veut dire p a r là que de simples reprksentations peuvent déplace stiles muli naturels du plaisir et de la douleur. l'acte de transcendance p a r lequel le sujet s'ouvre à lui s'emporte lui-mêm et nous nous trouvons en présencd'une nature qui n'a pas besoin d'êtr perçupour exister. manente de plaisir et de douleur. parce qu'il se transforme de lui-mêm dans le pur commerce du sujet épistémologiq de l'objet. plaisirs et douleurs fermé eux-mêmes sur qui n e se comprennent pas et n e peuvent que s'expliquer p a r notre organisation corporelle. Cherchons A voir comment u n objet ou u n êtr se . sinon quelques instants avant l'orgasme. Pas de mouvements actifs. . Car. se définipar son pouvoir de représentationl'affectivitk n'est pas reconnue coInnic un mode original de conscience. il resterait à décrirl'aspect concret que prend cette déficienctoute formelle dans le domaine de la sexualité Car enfin la raretà des pollutions par exemple n e s'explique pas p a r la faiblesse des représen tations. Les pollutions sont rares et toujours sans rêves Essaierons-nous d'expliquer cette inertie sexuelle . Beitrag Ein zur Analyse der Sexual~u~zktion 175-180.comme plus h a u t la perte des initiatives cinetiques .L E CORPS COhIF. Si le préludest interrompu i ce monlent. le malade dont nous avons étudi plus haut les déficience motrices et inte~lectuelles dont le comporet lerne~itaffeclif et sexuel a ét analysà Par STEINFELD.. et de décrir le corps comme le lieu de cette appropriation. pp. Si la sexualità étaichez l'homme u n (1) Il s'agit de Schn. . 6 donc nous voulons mettre en évidenc la genès de l'êtr pour nous. Si cette conception étai juste. Si ce n'est dans l'&preuve d u plaisir et de la douleur. le sujet . l'objet ou l'instrument.Si maintenant on veut supposer une défaillanc généra la représentation de aussi bien tactile que visuelle. les stimulations tactiles. les conversations s u r des sujets sexuels. Dans l'acte sexuel. il faut considére pour finir l e secteur de notre expérienc visiblement n'a de sens et d e qui réalit que pour nous. Si l'on admet que chez l'homme elle se a pénèt d'intelligence B. et il resterait donc à comprendre pourquoi chez Schn.met à exister pour nous p a r le dési par l'amour et nous comprendrons ou mieux p a r lÃcomment des objets et des être peuvent exister en généra O n conçoid'ordinaire l'affectività comme une mosaïqu d'étataffectifs.lE ETRl? SEXUE Notre but constant est de mettre en évidenc a fonction l primord~alep a r laquelle nous faisons exister pour nous.par la disparition des représentation visuelles ? Mais on soutiendra difficilement qu'il n'y a aucune représentatio tactile des actes sexuels. la perception d'un corps n e font n:~itrechez lui aucun désir e malade n'emL brasse guèr ct le baiser n'a pas m u r lui valeur de stimulation sexuelle. qui est trè bref. tous les troude bles de Schn. ont perdu beaucoup de leur signification sex~uelle. il n'étai pas facile de redécouvri rapport du sujet incarnà le et de son monde. A chaque moment les choses se passent comme si le sujet ignorait ce qu'il y a faire. le cycle sexccl n e cherche pas à se poursuivre.LE CORPS COhIAlE ETRE S E X U E 181 V. qui en sont l'effet plutô que la cause. nous assumons l'espace. l'infromissio n'est jamais spontanée Si l'orgasme intervient d'abord chez l a partenaire et qu'elle s'éloignele désiébauchs'efface. Un malade (1) n e recherche jamais plus de lui-mêm l'acte sexuel. des valeurs secondes ou troisi&mes se constituent qui sont sans rapport apparent avec nos plaisirs et nos douleurs naturels.

et. C'est la structure mêm de la perception ou de l9exp6rience ératiququi est altérà chez Schn. une fonction qui en assure le déploiement que l'extenet sion normale de la sexualità repose sur les puissances internes du sujet organique. qui rend une femme attrayante. Schn. Ce qui a disparu chez le malade c'est le pouvoir de projeter devant Iui un monde sexuel. Il voudrait pouvoir penser sur la politiq~le sur et la religion. l'humeur ne dépenque des fonctions organiques élémentaire monde est affectivement le neutre. Un spectacle a pour moi une signification sexuelle.onomie sexuelle et appelle les gestes du corps masculin lui-mêm intégrà cette totalitk affective. Mais la distraction.comme plus haut ses possibilitémotrices.une phys. fois que la situation est ébauché la maintenir ou de iui de donner une suite jusqu'h l'assouvissement. quand il noue des amitiénouvelIes. perceptives et mêm ses possibilité intellectuelles. elle se fait dans le monde et non pas dans une conscience. non pas à un automatisme périphériqu à une mais intentionnalità qui suit le mouvement génér l'existence de et qui fléchi avec elle. on s'en aperçoiA l'analyse. Il faut qu'il y ait. non pas quand je me représente mêm confusdment. un genre de signification distinct de la signification intellectuelle. Mêm avec la sexualité qui a pourtant passà longtemps pour le type de la fonction corporelle. Il y a une K compréhensioB érotiqu qui n'est pas de l'ordre de l'entendement puisque l'entendement comprend en apercevant une expériencsous une idée tandis que le dési comprend aveuglémen reliant un corps A u n en corps.. et nous avons vu qu'en g6néra il n'exécutaucun acte de penséauthentique et remplace l'intuition du nombre ou la saisie des significations par le . l'attention et la sollicitude qu'elles lui témoignent soleil et la pluie Le ne sont ni gais ni tristes. qui accentue les zones drogènes dessine .. faute d'une intention. cette perception objective est habité par une perception plus secrèt : le corps visible est sous-tendu par u n schém sexuel. mais quand il existe pour mon corps. Schn. Chez le normal. au contraire.appareil réflex autonome. si l'objet sexuel venait atteindrz quelque organe du plaisir anatomiquement défini la blessure cérébra Zcvrait avoir pour effet de libéreces automatismes et se traduire par Iun comportement sexuel accentuéLa pathologie met en kvidcnce. les représentation inopportunes ne sont pas des causes. ce sont des effets. pour cette puissance toujours prêt à nouer les stimali donnéen une situation &otique et à y ajuster une conduite sexuelle. le u savoir d'un quelque chose indé terminà > qui ne suffit jamais à u lancer B la conduite :sexuelle et à crée une situation qui appelle un mode défin de résolution perception a perdu sa structure érotique La aussi bien selon l'espace que selon le temps. Schn. donnent valeur ou Cgnification sexuelles aux stimuli extérieuret dessinent pour chaque sujet l'usage qu'il fera de son corps objectif. d'un mouvement spontané mais d'une décisio abstraite. c'est qu'ils ont cessà pour ainsi dire de parler à son corps. à travers un corps elle vise u n autre corps. u n corps n'est pas seulement perç comme un objet quelconque. par le corps elles sont toutes semblables. ne < sont pas à ce qu'ils font %. strictement individuel. Pour Schn. une intentionnalità qui n'est pas la pure a conscience de quelque chose >. c'est d'abord parce qu'il ne la vit pas et qu'il n'y est pas engagé devine ici un mode de perOn ception distinct de la perception objective. n'agrandit guèr son milieu humain. de le situer sous le rapport de la sexualit6. mais il n'essaie pas mêmeil sait que ces région ne lui sont plus accessibles. Le mot mêm d'assouvissement ne veut plus rien dire pour lui. Le contact corporel étroine produit qu'un a sentiment vague B. ont perdu leur signification sexuelle. de se mettre en situation érotique nne ou. d'une initiative sexuelle qui appelle un cycle de mouvements et d'états les u mette en forme > et qui qui trouve en eux sa réalisation les stimuli tactiles euxSi mêmes que le malade dans d'autres occasions utilise à memeille. entre l'automatisme et la représentation une zone vitale oà s'élaboren les possibilitésexuelles du n~alade. ou en d'autres termes que le malade a cessÃd'adresser à l'entourage cette question muette et permanente qu'est la sexualità normale. son rapport possible aux organes sexuels ou aux étatde plaisir. ne peut plus se mettre en situation sexuelle comme en génér n'est plus en situation il affective ou idéologiqueLes visages ne sont pour lui ni sympathiques ni antipathiques. nous avons affaire. Il faut qu'il y ait un Eros ou une Libido qui animent un monde original. elles finissent quelquefois mal : c'est qu'elles ne viennent jamais. La perception érotiqu n'est pas une cogitatio qui vise u n cogitatum . immanente à la vie sexuelle. un corps fémini sans est essence particulièr : c'est surtout le caractère dit-il. et si le sujet perçoi froidement la situation. et la plupart des sujets impuissants. les personnes ne se qualifient à cet égarque s'il est en commerce direct avec elles et S ~ O D l'attitude qu'elles adoptent envers lui.

ces trois secteurs du comportement manifestent une seule structure typique. de l'autre elle a gonfle P la notion de sexualitb a u point d'y intbgrer toute l'existence. selon le mot de Freud. ou Faut-il donc dire. de tous les motifs psychologiques peuvent se glisser parce qu'il n'y a plus interférencde deux causalitéet que la vie génital embraybe sur la vie totale du sujet. Elle est ce qui fait qu'un homme a une liistoire. chap. que le phénomè sexuel n'est qu'une expression de notre manièr généra projeter de notre milieu ? Mais la vie sexuelle n'est pas u n simple reflet de l'existence : une vie efficace. Femme frigide. Nous rejoignons ici les acquisitions les plus durables de la psychanalyse. p. Quelles qu'aient pu êtr les dkclarations de principe de Freud. qu'elle traduit le plus souvent le refus de l'orgasme. Elle est à libe intérieuremen tout l'êtr connaissant et agissant. un autre nom pour désigne vie sexuelle. c'est parce que dans la sexualità 6e l'homme se projette sa manièr d'êtr A l'égar du mon&. conçu comme l'élaboratio d'une forme généra vie. de se fixer par différente expériences d'acqubrir des structures de conduite. Mais la comme la vie sexueIle ne peut plus êtr circonscrite. La (3) FREUD.conditions .STECKEI. il n'y a plus aucun sens A dire que toute l'existence se comprend par la vie ~exuelle. c'est-à -dir à l'égardu temps et à l'kgard des autres hommes. de la motricità et de la représentatioen faisant reposer tous ces a processus B sur un a arc intentionnel B qui fléchi chez le malade et qui chez le normal donne à l'expérienc son degrà de vitalità et de féconditk La sexualità n'est donc pas un cycle autonome. elles sont dans un rapport d'expression rkciproque. comme il dit 'sont a surdéterminà Car cela revient A adB. et la signification de la psychanalyse n'est pas tant de rendre la psychologie biologique que de découvri dans des fonctions que l'on croyait a purement corporelles P un mouvement dialectique et de réintégr sexualitÃà l'êtr humain. Freud compare l'accident externe au corps étrange n'est qui une pour l'huîtr l'occasion de sécrét perle.LE CORPS COMME ETFE SEXUG 185 maniement des signes et la technique des a points d'appui P (1). Cinq Ps~chanalgses. demeurent ambiguësQuand on générali la notion de sexualité qu'on fait d'elle une manièr d'êtr et au monde physique et interhumain#veut-on dire qu'en dernièr analyse toute l'existence a une signification sexuelle ou bien que tout phénomè sexuel a une signification existentielle? Dans la premièr hypothèse l'existence serait une abstraction. de la condition fémininOU de la condition d'êtr sexué celui-ci A son tour le refus du paret tenaire sexuel et du destin qu'il représente Mêm chez Freud on aurait tort de croire que la psychanalyse exclut la description des motifs psychologiques et s'oppose A la mbthode ph~noménologiqu elle a a u contraire (sans le savoir) : contribuk A la développeen affirmant. mais & retrouver dans l a sexualitb les relations et les attitudes qui passaient auparavant pour des relations et des attitudes de conscience.. comme celles de notre préc6 dent paragraphe. ses conclusions. dans l'ordre politique et idéo logique par exemple. que . 1 p. symbolisent toute une attitude. que tout acte humain a a un sens (3) et en cher(1) C supra. Freud lui- même dans ses analyses concrètes quitte la pensé causale. 45. Si l'histoire sexuelle d'un homme donne la clef de sa vie. p. chant partout A comprendre l'événeme lieu de le rattaau cher à des . quand il fait voir que les symptôme ont taujours plusieurs sens. mais ces symptômessi on les lit bien. Introduction à la Psgchanalyse. comme elle n'est plus une fonction séparà définissablpar la et causalitÃpropre d'un appareil organique. plutô cette proposition devient une tautologie. Dans l'histoire sexuelle. mettre qu'un symptôme moment oà il s'ktablitl trouve toujours au de dans le sujet des raisons à 'étr sorte qu'aucun évbnemen dans une vie n'est A proprement parler dktermink du dehors. Il y a des symptôme sexuels à l'origine de toutes les nkvroses. peut s'accompagner d'une sexualitb . Nous redécouvron la fois la vie sexuelle comme à une intentionnalitÃoriginale et les racines vitales de la perception. Voir par ex. ou. Mais justement pour cette raison.mécaniques Chez Freud lui-même le sexuel n'est pas le génital vie sexuelle n'est pas u n la simple effet des processus dont les organes génitausont le siègela libido n'est pas un instinct. c'est-&-dire une activit6 orienténaturellement vers des fins déterminée elle est le pouvoir gbnéra qu'a le sujet psychophysique d'adhbrer & différent milieux. soit par exemple une attitude de conquêtesoit une attitude de fuite. 911note 1. inversement. 155. f (2) W. les recherches psychanalytiques aboutissent en fait non pas & expliquer l'homme par l'infrastructure sexuelle. E t la quesest tion n'est pas tant de savoir si la vie humaine repose ou non sur la sexualitÃque de savoir ce qu'on entend par sexualité psychanalyse représentu n double mouvement de La pensbe : d'un côt elle insiste sur l'infrastructure sexuelle de la vie. la Un disciple dissident de Freud (2) montre par exemple que l a frigiditk n'est presque jamais lié des conditions anaà tomiques ou physiologiques.

plus fréquentet plus voyante que les autres . comme. puis u n retour a l'aphonie a la suite d'une peur violente. que. êtr aux couleurs et aux lumihres par la vision. Enfin. aux sons par l'ouïeau corps d'autrui par la sexualité avant d'accédeA la vie de relations humaines. comme si elle n'étaiqu'un épiphénomè Justement si l'on admet que les troubles sexuels des névrosà expriment leur drame fondamental et nous en offrent comme le grossissement. Le (1) BINSWANGER. et pourquoi la sexualità est non seulement u n signe. disions-nous. Psychofherapie. selon la rhgion oà sont située lésions côt visuel ou le côt auditif les le prédomin dans le tableau de la maladie. Revenir A l'existence comme au milieu dans lequel se comprend la communication du corps et de l'esprit. les relations avec autrui dont la parole est le véhicule Si l'émotio choisit de s'exprimer par l'aphonie. Ueber (2) BINSWASÛE (Ueber PsychothePapie. de i l peut le confisquer à son profit. Mêm si l'appareil sexuel est traversÃpar le courant génér la vie. plus général ment.1 moment oà il relrouve et communique au mbdecin un Structure du Comportement. so~~venir tra~imatique. Au cours de l'enfance. ces formules ont donc besoin d'explication. l'angoisse s'étai traduite par l'aphonie parce que l'imminence de la mort interrompait violemment la coexistence et ramenait le sujet A son sort personnel. la malade. les instruments ou les manifestations de l'existence personnelle : elle reprend et recueille en elle leur existence donné anonyme. Cela n'empêch pas. 21 la lettre. que les mots de a voir w et d' a entendre w ont un sens. Ainsi la vue. l a du a zone optique w par exemple. La malade rompt avec la vie de relations d a m le milieu familial. Cela n'empêch pas. p. disions-nous. ce n'est pas seulement l'existence sexuelle. l'ouïela sexualité corps ne le sont pas seulement les points de passage. Quand et nous disons que la vie corporelle ou charnelle et 'e osy(1) La 187 chisme sont dans ufi rapport d'expression rbciproque ou que l'événeme corporel a toujour$ une signification psychique. c'est que la dt5glutition symbolise les le n~ouvementde l'existence qui se laisse traverser par les kvénementet les assimile. ajouterons-nous maintenant. Nous faisions remarquer ailleurs (1) que les région spécialisé cerveau. elles ne veulent pas dire que le corps soit l'enveloppe transparente de l'Esprit. La vie se particularise en courants sbparés bien les mots n'ont aucun sens. la psychanalyse existentielle ne doit pas servir de prétext une restauration d u spiritualisme. perd le sommeil. la vie sexuelle peut posséder chez Casanova par exemple. Cela n'empêch pas. reste A savoir pourquoi l'expression sexuelle de ce drame est PIUS prhcoce. Une interprétatio strictement freudienne mettrait en cause la phase orale du développemende la sexualit4. à la coexistence. Plus gén ralement elle tend à rompre avec la vie : si elle ne peut plus dégluti aliments. la crise de nerfs est le moyen de fuir la situation. ce sont. c'est que la parole est de toutes les fonctions du corps la plus étroi tement liéà l'existence en cornmun. et que nous devions nous nourrir et respirer avant de percevoir et d'accédeA la vie de relation. Oans l'enfance du sujet. une sorte de perfection technique qui ne répon pas A une vigueur particulièr de l'êtr au monde. 188) signale qu'un rnaIade. L'aplionie représentdonc un refus de l a coexistence. on trouve une premièr manifestation d'aphonie la suite d'un tremblement de terre. comme nous airons. nous disions tout A l'heure que l'existence biologique est embraybe sur l'existence humaine et n'est jamais indifférent son rythme A propre. l'appéti finaet lement l'usage de la parole. mais encore un signe privilégià Nous r5trouvons ici u n problbme que nous avons déjrencontrb plusieurs fois. Une jeune fille (1) à qui sa mèr a interdit de revoir le jeune homme qu'elle aime. 80 et suivantes. que a vivre B (leben) soit une opératio primordiale h partir de laquelle il devient possible de a vivre w (erleben) tel ou tel monde. a. Nous montrions avec la théori la Forme qu'on ne peut assigner une de couche de donnée sensibles qui dépendraien immédiate ment des organes des sens : la moindre donné sensible n e s'offre qu'intégrà une configuration et déj a mise en A forme w . pp. Valables pour exclure la pensécausale. chez d'autres sujets.LE CORPS COMME ETRE SEXUB délabrhe peut mêm bénéfici ce délabrement elle de Inversement. Mais ce qui est *fixÃw sur la bouche. ou bien Ou l a vie sexuelle désignu n secteur de notre vie qui soit en rapports partkuliers avec l'existence du sexe. pp. Nous le comprendrons mieux en précisanles notions d' a expression B et de a signification s qui appartiennent a u monde d u langage et de la penséconstitués que nous venons d'appliquer sans critique aux relations d u corps e t d u psychisme et que l'expérienc d u corps doit au contraire nous apprendre A rectifier. un du .éprouv . ce n'est pas revenir A la (knscience ou à l'Esprit. Il ne peut êtr question de noyer la sexualitÃdans l'existence.relâchemen sphincter. 113 et suivantes. ne peut pas a avaler P l'interdiction qui lui a étfaite (2). ne fonctionnent jamais isolé ment. ou.

Le sujet qui a oublià dans un tiroir un livre dont sa femme lui avait fait cadeau et qui le retrouve une fois r6conciliÃavec elle ( 1 ) n'avait p a s absolument perdu le livre. mais ne sauaif pas davantage ou il se trouvait. je tiens à distance ce souvenir comme je regarde à côt d'une Personne que je ne veux pas voir. sont c e qu'elles représententLa malade n e mime pas avec son corps u n drame qui se passerait a dans s a conscience B. Pierre n'existe plus pour moi ( 1 ) FREUD. comme le mont r e la psychanalyse. comnle l'acq~~isition la perte d'un orou gane sensoriel offre ou soustrait à ses prises directes u n objet du champ physique. il les avait d'un seul coup placéehors circuit. Nous découvron par là que les messages sensoriels ou les souvenirs ne sont saisis expressémen connus et p a r nous que sous la condition d'une adhksion généra à la zone de notre corps et de notre vie dont ils relèvent Cette adhésioou ce refus placent le sujet dans une situation défini délimiten et pour lui le champ mental imn~édiate ment disponible. De la mêm manièr ici la jeune fille n e cesse pas de parler. toutes les conduites qui se rapportaient à elle. et la preuve en est que. u n certain type d e souvenirs. dans l a magie. ce qu'ils signifient plus généralema r rapp port a u passe e t 5 l'avenir. c'est l a conscience devenue ambivalente. volontk suppose un La champ de possil~lesentre lesq~ielsje choisis: voici Pierre. Mais si le corps exprime A chaque moment les modalitks d e l'existence.. a u lieu de se donner à nous dans des actes de conscience singu!iers e t déterminé s'enveloppent dans la généralit travers A elle nous les e avons w encore. E n perdant la voix. et il se trouvait ainsi en deç du savoir et de l'ignorance. a u moi et A autrui. comme u n portrait est la quasi présencd e Pierre absent (1) ou comme les figures de cire. L'aphonie sans doute n'est p a s une paralysie. Si par contre je deviens aphone. il est vrai encore que. Cependant. si la rbsistance suppose bien u n rapport intentionnel avec le souvenir auquel on résiste ne le place pas devant nous comme u n objet. I'alternative de la paralysie (ou de l'anesthésieet de la simulation. de l'affirmation et de la négatiovolontaires. comme le chef d'Etat qui serre l a main a u chauffeur d'une locomotive et qui donne I'accoIade h u n paysan. 38. Cependant l'aphonie n'est pas davantage u n silence concert6 o u voulu. 66 à e . i l est d'une certaine manièr ce qu'il signifie. ~ u c h ~ i t o l u sD. la jeune fille retrouve l a parole. comme toutes les significations. L'Imaginaire. ou comme u n ami vexk qui n e m'adresse plus l a parole. elle elle n e le rejette pas nommément Elle vise une régiode notre expérience une certaine catkgorie. p. c'est-A-dire p a r rapport aux dimensions fondamentales de l'existence. SARTRE. elle a perd > la voix comme on perd un souvenir. il est habità p a r elle. bras ou la jambe le u oublié sont étalà > devant ma conscience. car ce serait dire que le so~ivenir. In~rodt~ction ta P . q u i pourrait êtr lié l'histoire d e s a lià bido et A la phase orale de la sexualité Ainsi A travers la signification sexuelle des symptômes on découvre dessin6 en filigrane. Ce qui concernait sa femme n'existait plus pour lui. nous pouvons ignorer quelque chose tout en le sachant parce que nos souvenirs et notre corps. et non pas u n refus dklibérd'avouer ce qu'on sait. traité a r des mkdip cations psychologiques et laissélibre par s a famille d e revoir celui qu'elle aime.188 PHENOMI2NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 189 symptôm d'aphonie reparaî parce que l'interdiction maternelle ramèn l a mêm situation a u figuré que d'ailet leurs en fermant l'avenir a u sujet elle le reconduit ? ses a comportements favoris. il l'avait barrà de sa vie. Si l'hystériquest u n simulateur. celle-ci n'existe que pour quelqu'un. on v a voir que ce n'est pas comme les galons signifient le grade ou comme u n numérdésignu n e maison : le signe ici n'indique pas seulement s a signification. il ne l'est qu'en tant qu'il appartient A une certaine region de ma vie que je refuse. elle n e fait pas u n e a manifestation >. mais juste assez pour les tenir loin de nous. me sont prksents et proches au mêm titre que les r6gions e conservée de mon passÃou de mon corps. elle n e traduit pas audehors un a ktat intérieu>. hasard. L'oubli est donc un acte. comme la psychanalyse aussi le montre à merveille. Etre aphone n'est pas se taire : on n e s e tait que quand on peut parler. dans l'hystériet dans le refoulement. Ces motivations mettraient h profit une sensibilitk particulièr de la gorge et de la bouche chez notre sujet. le souvenir perdu n'est pas perdu par (1) Je-P. On sait comment la théoride l'hystéria kt6 amenke à dépasser avec la notion de pithiatisme. On ne peut pas dire que la situation de fait ainsi créà la simple conscience d'une situasoit tion. en tant qu'il a une certaine signification. et. c'est d'abord envers luimême d e sorte qu'il est impossible de mettre en parallhle ce qu'il éprouvou pense vkritablement et ce qu'il exprime a u dehors : le pithiatisme est une maladie d u Cogito. je peux lni parler OU ne pas 11:i adresser la parole. Ainsi. p a s davantage on ne w peut dire que l'aphonie est vo~ll~ie.

et elle est elle-mêm une situation. elle se trouve mêm chez l'homme a sincèr w ou a authentique chaque fois qu'il prétenêtr sans réserve quoi que ce soit. et que la décisioqui les interromprait vient de plus bas que la a volontà B. bouderie absolue. dans les traitements psychiques. quand leur corps et leur conscience cessent de lui opposer leur opacitb particulièr et se sont entièremen fondus dans le mythe.LE CORPS 'COMMEETFE SEXUG comme interlocuteur souhaitÃou refus6. resterait purement cognitive. j'appelle la visitation du sommeil en imitant le souffle du dormeur et sa posture. suffira dans la suite maîtrise de nouveaux accèsEn tout cas la prise de conscience. Mèm si elle n'est jamais impossible et peut toujours faire avorter la dialectique de la mauvaise foi. Mais ce qui en eux rend possible le retour au monde vrai. et la mém manÅ“uvre devenue rite. jamais tout à fait dormeur. L'aphonie comme situation peut encore êtr comparé sommeil: au je m'étenddans mon lit. C'est UD accident facllement évitable seconde se trompe elle-mêm par le moyen de la La généralit aboutit ainsi à un éta à une s i t u a t i o ~ elle ou qui n'est pas une fatalité mais qui n'est pas posà et voulu. mêm si le sujet l'a cherché comme le moyen d'échappe une situation embarrassante à e t s'y enfonce comme dans un abri. Sommeil. Sans doute ce dernier lien rend possible le révei par ces : portes entr'ouvertes les choses rentreront ou le dormeur teviendra au monde.des fonctions impersonnelles : les organes des sens.L'aphonie ne représent seulement un refus de parler. invoquent le dieu en mimant les sci?nes de sa vie.En ce sens le dormeur n'est jamais complètemen renfermÃen soi. Comme les fidèlesdans les mysti?res dionysiaques. j'éloignde je moi mes projets. Quand la crise de nerfs est à son paroxysme. Bien entendu on pourra parler ici d'hypocrisie OU de mauvaise foi. c'est tout le champ de possibilitéqui s'effondre. Nous restons libres à l'égardu sommeil et de la maladie dans l'exacte mesure oà nous restons toujours engagks dans l'étade veille et de santé notre libertà s'appuie sur notre êtr en situation. les genoux repliés ferme les yeux. et qui en n'est plus au monde que par la vigilance anonyme des sens. Le dieu est là quand les fidèle nc se distinguent plus du rôl qu'ils jouent. 191 tôm comme la guérisone s'élaboren pas au niveau de la conscience objective ou thétique mais au. l'anorexie un refus de vivre. Le rdle du corps est d'assurer cette métamorphose Il transforme les idée choses. deviennent consistantes coinme des choses. Mais il faudra distinguer alors une hypocrisie WYchologique et une hypocrisie métaphysique premièr La trompe les autres hommes en leur cachant des pensée expressémen connues du sujet. le malade n'est jamais absolument coupà du monde intersubjectif. il demeure sans voix. OUderie contre la vie. il reste qu'me nuit de sommeil a le mêm pouvoir: ce qui peut êtr surmontb par cette force anonyme doit bien êtr de mêm nature qu'elle. devenus situation de fait. 188. Le vertige sur de la bouderie est tel qu'elle devient bouderie contre X. consomm~s. (1) RINSWANQER. il est presque devenu cette existence spasmodique et haletante qui se déba un lit. je réussi deà venir ce que je feignais d'êtr : cette masse sans regard e t presque sans pensées cloué un point de l'espace. le Jangage. il se pose sur cette imitation de lui-mêm que je lui proposais. jamais tout à fait malade. ce ne sont encore que . Le malade se sépar s a voix comme certains de insectes tranchent leur propre patte. sqq. je me retranche mêm de ce mode de ~ommunicationet de signification qu'est le silence. elles sont ce refus d'autrui ou ce refus de i'avenir arrachbs h la nature transitive des a phénom6ne intérieur généralisà W. la libertà se dégrad devie~lt et moins probable. 113. Il y a un moment ou le sommeil a vient W. le malade n'assumerait pas le sens de ses troubles qu'on vient de lui révél le rapport personnel qu'il a nouà avec le sans médecin sans la confiance et i'amitià qu'il lui porte et le changement d'existence qui résult cette amitié sympde Le (1) BINSWANGER.Ueber Psychotherupie. sur le côt gauche. à mesure qu'elles durent. sant6 ne sont pas des modalitbs de la conscience ou de la volonté supposent u n *pas exisils pas tentiel w (1). il n'entend presque plus. De mêm le malade qui a rompu avec la coexistence peut encore percevoir l'enveloppe sensible d'autrui et concevoir abstraitement l'avenir au moyen d'un calendrier par e~emple. je respire lentement. Corrélativement médecin la psychologique n'agit pas sur le malade en lui faisant connaîtrl'origine de s a maladie : un contact de la main met fin quelquefois aux contractures et rend la parole au malade (1).less sous. qu'elles se font structure. Mais le pouvoir de ma volontà ou de ma conscience s'arrêt la. Elle fait partie de la condition humaine. A la lettre. Si Ie corps peut symboliser i'existence. réveil maladie. il n'y voit presque pllus. p. . Uober pp. ma mimique du sommeil en en sommeil effectif. et il faut donc admettre au moins que la bouderie ou l'aphonie. A chaque instant qui passe. Ps~chotherapie.

ou plus exactement il n'arrive que des a maintenant w toujours semblables. je n'arrive pas à supprimer toute référen de m a vie à un monde. j e peux fermer les yeux. mon corps est aussi ce qui m'ouvre a u monde et m'y met e n situation. par laquelle je suis condan~nà l'être On peut dire que le corps est a la à forme caché l'êtr soi w (1) ou réciproquenien l'exisde que tence personnelle est la repribe et la manifestation d'un êtr en situation donné donc nous disons que le corps à chaSi que moment exprime l'existence. m e fondre dans un plaisir ou une douleur. le mouvement vers le futur. c'est au sens ou la parole exprime la pensée deçdes moyens d'expression convenEn tionnels. perd s a consistance et vire i 19éternità L'existence corporelle qui fuse a travers moi sans ma complicità n'est que I'esquiSse d'une véritabl présencau monde. il reconnaîtr une opératio primordiale de signification oà l'exprimà n'existe pas à part l'expression et ou les signes eux-même induisent a u dehors leurs sens. dessine sans cesse la forme vide du véritabl évén ment. m e renfermer dans cette vie anonyme qui sous-tend m a vie personnelle. c'est qu'il1 la réalis qu'il en est l'actualité sec0112e S3n et Il double mouvement de systole et de diastole. les fonctions sei~soriellcsà elles seules n e me font pas êtr a u monde : quand je m'absorbe dans mon corps. ou je suis à mes projets. mais ce n'cst que pour retroluver dans nlon corps la 111Cnle puissance. verrons-nous. et le temps naturel. cette fois sans nom. il n'arrive plus rien. il m e manque toujours la plénitudde l'existe~ice comnie chose. rien n e prend sens et forme dans s a vie .intention se dessine tmjours. à mes amis. garde à chaque instant le pouvoir de s'y dérober A l'instant mêm oà je vis dans le monde. m'étendre écoute mon sang qui bat à mes oreilles. Psychofherapie. D'une part. Chez la malade dont nous parlions. Pour le malade. p. Ce sens incarnà est le phénomècentral dont corps et esprit. mes yeux ne me donnent que l'enveloppe sensible des choses et celles des autres hon~mes. à mes occupations. dans chaque instant qui advient. il est aussitô à recommencer et recomn1ence en efyet dans un autre instant. à chaque instant quelque intention jaillit h nouveau de moi. en tant qu'il a u n corps. Le souvenir ou l a voix sont retrouvé lorsque le corps de nouveau s'ouvre à autrui ou au passé lorsqu'il se laisse traverser par la coexistence et que de nouveau (au sens actif) il signifie au-delà d e luimême Davantage : mêm coupà du circuit de l'existence. et mêm engagÃdans des situations interhumaines. de se lixer dans une scolastique. l a vie reflue s u r die-mêm et l'histoire se dissout dans le temps naturel. Mais justement parce qu'il peut se fermer a u monde. vers le présen vivant ou vers le passk. et qui en ce sens ne réalisen pas une communication véritable faut bien. J e peux bien m'absenter du monde llulnain et quitter l'existence personnelle. des significations. vers le monde peut reprendre comme u n fleuve dégèl malade retrouvera s a voix. Mêm normal. ne serait-ce que vers les objets qui m'entourent et tombent sous mes yeux o u \ers les instants qui adviennent et r e p o ~ ~ s s e n u passà ce que je viens de viat vre. de mûrird'entrer en communication avec autrui s e sont comme bloqué dans u n symptbme corporel. l'existence s'est nouée corps est devenu le a la cachette de la vie (1) B. comme nous cherchons e t retrouvons u n nom oublià non pas a dans notre esprit P mais a dans notre têt P o u a s u r nos lèvre w . J e ne deviens jamais tout à fait une chose dans le (1) BINSWANGER. le les présen r1i6me. (1) BINSWANGER. m a propre substance s'enruit de moi par l'intérieu q~lelque. vers l'avenir. Psychotl~cropiea eine vcrdecktc Forin Ueber dnseres Selbstseins >. le pouvoir d'apprendre. Elle en fonde du moiris la possibilité elle établi notre premier pacte avec lui. elle me fait continuellement la proposition de vivre. coinilie dans la fausse reconnaissance. le corps ne retombe jamais tout h fait sur lui-même Mêm si je ni'absorbe dans l'épreuv mon corps et dans la solitude de des sensations. 182 Ueber . à mes souvenirs. non qu'il en soit un accompagnement extérieur mais parce qu'elle se réa lise en lui. ii est la possibilità pour mon existence de se démettr d'elle-même de se faire anonyme et passive. qui ne manifestent a autrui m a penséque parce que déj chez moi coninle chez lui sont données pour cnaque signe. E n tant et qu'elle porte des u organes des sens B. non p a r u n effort Le intellectuel ou par u n décre abstrait de la volonté mais v a r une conversion dans laquelle tout son corps se rassemble.les choses elles-même sont frappéed'irréalità comportenients se decon~posentdans l'abstirde. e n effet. p. 188.192 PHEN~M@UOLOGIEDE LA PERCEWION monde. C'est de cette manièr que le corps exprime l'existence totale. le sujet. signe et siguificatioii sont des moments abstraits. Le mouvement de l'existence vers autrui. l'existence corporelle ne repose jamais en elle-même elle est toujours travaillé par un néan actif. par u n véritabl geste. Sans doute cette proposition reste sans réponse L'instant du temps naturel n'établirien.

Dire que j'ai un corps est donc une manièr de dire que je peux êtr vu conlme un objet et que je cherche h êtr vu comme sujet. et qu'ils concernent l'homme comme conscience et comme liberté L'homme ne montre pas ordinairement son corps. comme le dit Alain. puisque chacun présuppos l'autre et que le corps est l'existence figé généralis ou et l'existence une incarnation perpétuelle En particulier. 1. écliappen la fascination. on ne doit pas l'entendre cornme si le drame sexuel (1) n'étaien dernièr anslyse ~ U ' U I I C manifestation ou un symptôm d'un drame existentiel. et. qu'autrui peut êtr mon maîtr ou mon esclave. puisque. tantOt dans l'intention de fasciner. le rapport de l'expression A l'exprim6 OU du signe à la signification n'est pas un rapport à sens unique comnlc celui qui existe entre le texte original et la traduction. quand on dit que la sexualità a une signification existentielle OLI qu'elle exprime l'existence. ou bien. p. ou mêm comme un c faisceau d'instincts >. de la condition humaine dans ses moments les plus g à © n à © r a ~ d'autonomie et de dépendance n'exOn plique donc pas les gêne et les angoisses de la conduite humaine en la rattachant au souci sexuel. Il lui semble que le regard étrange . Il faut sans aucun doute reconnaîtr quc la pudeur. c'est tantô avec crainte. de sorte que la pudeur et l'impudeur expriment la dialectique de la pluralità des consciences et qu'elles ont bien une signification métaphysique On en dirait autant du dési scxuel : s'il s'accon~modcmal de la présenc d'un tiers témoin à © p r ~ u v s'il comme une marque d'hostilità une attitude trop naturelle ou des propos trop détachà de la part de l'êtr désirà c'est qu'il veut fasciner et que le tiers observateur ou l'êtr désirà est trop libre d'ess'il prit. 11 n'est pas question de faire marcher i'existence humaille < sur la têt B. de la moi. éminemmen dans lPexp6rience sexuelle. sinon en tant qu'on l'a aiméavant sa folie. je peux êtr rédui objet sous le regard d'autrui et ne plus compter en pour lui comme personne.A PERCEPTION F LE CORPS COMME CTRE SEXUI? 195 Ainsi compris. on n'aime pas une folle. autrui n'est plus la personne par qui je souhaitais d'êtr reconnu. un le corps n'est pas ambigu . Cc qu'on cherche à posséder 5 ce n'est donc pas un corps. Critique des fondei~~er~ls psychologie.le point de ou Ie11rs limites se brouillent.194 PHENOMENOLOGIE D: 1. c'est u n êtr fasciné sans liberté qui à ce titre ne compte plus pour et (1) Nous prenons ici le mot dans son sens étymologiqu sans et aueune réso~~anc romantiqtle. au contraire.a mêm raison qui empêch de a réduir l'existence s au corps ou à la sexualità empêcli aussi de a réduirs la sexualità à l'existence : c'est que l'existence n'est pas u n ordre de faits (comme les a faits psycl~iquess ) que l'on puisse r à © d ~h id'autres ou at~quel puissent se réduire ~ r ils mais le !lliIieu équivoqu leur comn~unication. puisqu'il les contient déjà Mais réciproquemenon ne rédui pas la sekualità à autre chose qu'elle-mêm en la rattachant h l'ambiguït du corps. Car. il ne le devient que dans l'expériencque nous en avons. Ni le corps ni lJexistcnce ne peuvent passer pour l'origi~lal de l'êtr humain. La métaphysiqu l'émergencd'un au-delà de la nature . quand il le fait. et.ation métaphysique c'est-à -dir qu'ils sont incompréhen sibles si l'on traite l'homme comme une machine gouverné par des lois naturelles.n'est pas localiséau niveau de la connaissance : elle commence avec l'ouvert~~re un a autre s. L'importance attachéau corps. et par le fait de la sexualité Traiter la sexualite comme une dialectique. je peux devenir son maîtr le regarder à mon tour. devant la pensée étan objet. comme le faisait dbjà POLITZER. La violence du plaisir sexuel ne suffirait pas expliquer la place que tient la sexualitÃdans la vie humaine et par exemple le phénomè l'érotisn~e l'expérienc de si sexuelle n'étkicomme une épreuve donnéà tous et toujours accessible. ou encore leur trame commune. mais cette et maîtris une impasse. La dialectique n'est pas une relation entre des pensée contradictoires et inséparabl: c'est la tension d'une existence vers une autre existence qui la nie et sans laquelle pourtant elle ne se soutient pas. les contradictions de l'amour se elient donc à un drame plus génér tient à la structure méta qui physique de mon corps. elle est partout à et déjdans le développemen propre de la sexualité est Il vrai que nous avons avec Freud générali notion de la sexualité Comment pouvons-nous donc parler d'un dév loppement propre de la sexualità ? Comment pouvons-nous 7 . le désir l'amour en génér une signifiont c. La pudeur et l'impudeur prennent donc place dans une dialectique dl1 moi et d'autrui qui est celle du maltre et de l'esclave : en tant que j'ai un corps. au moment oà m a valeur est est reconnue par le dési d'autrui. 23. mais un corps animà par une conscience. ce n'est pas la ramener i~ un processus de connaissance n i ramener l'histoire d'un homme à l'histoire de sa conscience. à la fois objet pour autrui dt sujet pour moi.qui parcourt son corps le dérobà lui-mêm ou qu'au contraire l'exposition de son corps va lui livrer autrui sans défense c'est alors autrui qui sera rédui i'esclaet à vage.

Nous retrouvons ici la fonction généra d e transposition tacite que nous avons déjreconnue a u corps en étudian schém le corporel. de sorte qu'il est impossible d'assigner. l'équivoquest essentielle à l'existence humaine. fait lui aussi de représen tations. Quand je porte la main vers un objet. Justement parce . du telle excitation génitalou telle pulsion sexuelle est d'emblécette image d'un mur que l'on gravit ou d'une façad dont on fait l'ascension que l'on trouve dans le contenu manifeste. De mêm la sexualité sans êtr l'objet d'un acte de conscience exprès peut motiver les formes privilégié de mon expérience Prise ainsi. . d'ou tcnons-nous le droit de dire qu'elle se cache à elle-même comme si elle restait le sujet de notre vie ! ' Ne faut-il pas dire si1n1)Iement qu'elle est transcendke et noyédans le drame plus génér i'existence ? Il y a de ici deux erreurs à évite: l'une est de ne pas reconnaîtr à l'existence d'autre contenu que son contenu maniLeste. en effet. il s'est tellement appesanti en chemin qu'il est in~possible cherchcr dans la forme de la sexualit6 l'explide cation de la forme d'existence. c'est-A-dire que si l'cxistencc diffuse dans la sexualité réciproque men la sexualità ditfuse dans l'existence. Ce qu'on vient de dire du rêveu est vrai aussi de cette part de nous-mEmes toujours ensommeillé que nous sentons en deç de nos représentations cette brume individuelle A travers lade quelle nous percevons le monde. je sais implicitement que mon bras se détend 1 Quand je bouge les yeux. Ainsi il y a dans l'existence humaine un principe d'indétermination cette indétermi et nation n'est pas pour nous seulement. pour une décisioou une action donnée la part de la motivation sexuelle et celle des autres m o t i v a t i o f i c impossible de caractkriser une décisioou u n acte comme a sexuel > ou a non sexuel 2 . La sexualità se cache à ellemêm sous un masque de généralit tente sans cesse elle d'échappeà la tension et a u drame qu'elle institue. La sexuaIit6. ce qui n'avait qu'un sens sexuel prend une signification plus général hasard se fait raison. pas plus que le corps en general. je tiens compte de leur mouvement. Mais encore. Elle ne se quitte jamais elle-même Ce qu'elle est ne lui reste jamais exterieur et accidentel. A u t r e ~ ~ l c n t dit. l'existence ne dépass jamais rien définitivement alors la tenston qui la défini car disparaî trait. étalen représcntationdistinctes. en tant qu'elle est !a le reprise d'une situation de fait. qu'elles ont rapport A la sexualité sans qu'elles l'évoquen expressément la régio corporelle qu'elle habite plus De spécialement sexualità rayonne comme une odeur ou la comme un son. comme le font les psychologies de l'inconscient. elle ne vient pas de quelque imperfection de notre connaissance. qu'une certaine pliysionomie affective. conlme le font les philosophies de 1 conscience . l'autre est de doubler ce contenu manifeste d'u contenu latent. A cause d e sa struct~~re fondamentale. en tant qu'elle est l'opératio mêm par laquelle ce qui n'avait pas de sens prend un sens. l'aide d'ilnages adéquate. La verge du rêveu devient ce serpent qui figure a u contei~umanifeste ( 1 ) . il ne commence pas par percevoir en clair les excitztions d'origine génitalcomme géni tales. Il y a là des formes confuses. la sexualità s'est E chargéd'une signification si général thèm sexuel a le pu êtr pour le sujet l'occasion de tant de remarques justes et vraies en elles-mêmesde tant de décision fondée en raison. Un style de vie. ne - . est peut-êtr une expression &nkraliséd'un certain éta de la sexualité n se faisant ainsi existence. sans en prendre conscience expresse. et je comprends par lui que le bo~~levcrsement champ visuel n'est qu'apdu parent. il ne faut pas croire qu'un Dieu pourrait sonder les cœur et les reins et délimite qui nous vient de la nature et ce qui nous vient ce de la liberté L'existence est indkterminke en soi. et tout ce que nous vivons OU pensons a toujours plusieurs sens. et qu'ainsi elle a toujours au moins un double sens. Il reste que cette existence est la reprise et l'explicitation d'une situation sexuelle. pour traduire ensuiie ce texte dans un langage figuré Mais pour le rêveurqui s'est détach langage de la veille.LE CORPS COMME ETRE SEXtlC 197 caractérise comme sexuel un contenu de conscience ? S O U S n e le pouvons pas. L a sexualità n'est n i transcendé dans la vie humaine ni figuré en son centre par des représentationincoi1scientes. L a sexualità SC diffuse en images qui ne retiennent d'elle que certaines relations typiques.qu'elle est transcendance. des relations privilégiée nullement a inconscientes B et dont nous savons tr&sbien qu'elles sont louches. Il y a osmose entre la sexualità et l'existence. Nous appellerons transcendance ce mouvement par leque1 l'existence reprend a son compte et transforme une situation de fait. Elle y est constamment présentcomme une atmosphère Le rê veur ne commence pas par se représente contenu latent le de son rêve celui qui sera révé le a second réci à par B.attitude de fuite et besoin de solitude. puisq~~'elle reprend le en elle. c'est-à -dir comme atmosphèr ambiguë la sexualità est coextensive à la vie.

pp. 160-161. de contenu qui ne contribue à lui donner sa forme. toutes les a fonctions w dans l'homme. (2) Cf La Structure du comportement. que l'on peut a concevoir u n homme sans mains. que l'on traiterait comme un fait contingent. et. et si l'on réintèg les organes à à ce tout fonctionnel dans lequel ils sont décou p h . Mais justement pourquoi le faisons-nous? Pourquoi notre corps est-il pour nous le miroir de notre être sinon parce qu'il est un moi naturel. c'est que nous définisson l'homme par l'homme empirique. notre êtr entier. la têt ou l'appareil sexuel abstraitement. u n courant d'existence donnée sorte que nous ne savons de jamais si les forces qui nous portent sont les siennes ou les nôtre .. (1) Pas plus que de la psychanalyse on ne peut se dbbarrasser du-matérialism historique en condamnant les conceptions a r& causale au nom d'une méthod descripductrices à et la pensé tive et phénoménologiqu pas plus qu'elle il n'est lib aux car formulations a causales à qu'on a pu en donner et comme elle il pourrait êtr exposk dans un autre langage. comme dans la science classique. Or. un cycle fermé phénomèn de objectifs. la prise de conscience est kvidemment un phénomè culturel. de la sexualità à la motricità et à l'intelligence. L'existence humaine nous obligera A reviser notre notion usuelle de la nécessit de et la contingence. et que nous lions par une nécessitd'essence et dans u n à priori humain les caractère de ce tout donnà qui n'y ont étassemblé que par la rencontre de causes multiples et par le caprice de la nature. sont rigoureusement solidaires. si l'on veut. nous le sommes sur la base d'une situation de fait que nous faisons nôtr ct que nous transformons sans cesse par une sorte d'échappemenqui n'est jamais une libertà inconditionnée n'y a pas d'explication de la sexualità qui Il la réduisà autre chose qu'elle-même car elle étai déj autre chose qu'elle-même et. et d'autres prédicat qui lui appartiendraient avec nécessità Tout est nécessit dans l'homme. La sexualité dit-on. mais une confrontation des forces productives et des formes de production qui n'arrive A son terme que lorsaue les première sortent de leur anonymat. dans laquelle on ne fait entrer que la Cogitatio. la mêm manièr d'exister se manifeste ici et lÃ(2).et que si l'on forme de l'homme une notion abstraite elle aussi. L'existence n'a pas d'attributs fortuits. Penskes et Opuscules (Ed. par une illusion rétrospective une néces sità d'essence. Section VI. Une histoire a matbrialiste > de la Rbvolution de 1917 ne consiste pas expliquer chaque pousske révolutionnair par l'indice des prix de détai moment au .198 PHENOMSNOLOGIEDE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 199 doit donc êtr tenue pour un contenu fortuit de notre exp6rience. s'il lui manquait un seul des système de relation qu'il possèd effectivement. Mais. Il consiste tout autant rendre l'bconomie historique qu'à rendre l'histoire kconomique. Mais cela n'est vrai que si l'on considèr les mains. il est impossible de distinguer dans l'êtr total de l'homme une organisation corporelle. pas. L'économisur laquelle il asseoit l'histoire n'est pas. nous constatons une connexion d'existence. 486. contingence dans l'homme en ce sens que cette mani&re humaine d'exister n'est pas garantie A tout enfant humain par quelque essence qu'il aurait reçu à sa naissance et qu'elle doit constamment se refaire en lui A travers les hasards du corps objectif. p. elle n'admet pas en elle-mêm de pur fait parce qu'elle est le mouvement par lequel les faits sont assumés On répondrpeut-êtr que l'organisation de notre corps est contingente. Si au contraire on défini l'homme par son expérience c'est-à -dir par sa manihre propre de mettre en forme le monde. Tout ce que nous sommes. prennent conscience d'ellesmême et deviennent ainsi capables de mettre en forme l'avenir. un homme sans main ou sans systèm sexuel est aussi inconcevable qu'un homme sans pensée répondr On encore que notre proposition ne cesse d'êtr paradoxale qu'en devenant une tautologie :nous affirmons en somme que l'homme serait différen ce qu'il est. parce qu'elle est le changement de la contingence en nécessit par l'acte de reprise. E n réalità nous n'imaginons pas. tel qu'il existe en fait. c'est-à -dir comme des fragments de matière non pas dans leur fonction vivante. têt (1) à et à plus forte raison uri homme sans sexe et qui se reproduirait par bouture ou par marcottage. no 339. . Brunschvicg). ajoutera-t-on. les pieds.ou plutô qu'elles ne sont jamais ni siennes n i nôtre entièrementIl n'y a pas de dépassemen la sexuade lità comme il n'y a pas de sexualità fermé sur elle-même Personne n'est sauvÃet personne n'est perdu tout i fait (1). Tout est (1) PASCAL. comme nous l'avons mont& plus haut par l'analyse du cas Schn. et ne serait donc plus u n de homme. ce n'est pas par une simple coïncidencque l'êtr raisonnable est aussi celui qui se tient debout ou possèd un pouce opposable aux autres doigts. et par l&peuvent s'introduire dans la trame de l'histoire toutes les motivations psychologiques. est dramatique parce que nous y engageons toute notre vie personnelle. Puisque. par exemple. En d'autres termes. il n'y a dans l'existence humaine aucune possession inconditionné et pourtant aucun attribut fortuit. pieds. L'homme est une idé historique et non pas une espèc naturelle.

outre le processus de production et la lutte des forces écono miques contre les formes économiquesla constellation des motifs psychologiques et moraux qui codéterminen cette lutte. le motif de cette prise de conscience. e t aucune composante de notre existence ne peut jamais êtr dé passée serait absurde de considbrer la poéside P. l'homme en tant que productivité tant qu'il veut en donner forme A sa vie. Le matérialism historique n'est pas une causalità exclusive de l'éco nomie. il est coextensif à l'histoire. toute notre vie respire une atmosphèr sexuelle. si elle est bien comprise. pense sa propre situation comme celle d'un < in- . n'est-ce pas le mode du Mitsein qui s'exprime dans les relations économique ? Quand nous rapportons la propriétprivécomme le solipsisme à une certaine structure d u Mitsein. L'acte de l'artiste ou du philosophe est libre. sans qu'on puisse assigner un seul contenu de conscience qui soit à purement sexuel w ou qui ne le soit pas du tout. les rapports économiquene sont-il efficaces qu'autant qu'ils sont vécuet repris par 'un sujet humain. mais non pas sans motif. parce que l'économi n'est pas un systèm fermà et qu'elle est partie dans l'existence totale et concrèt de la sociétà Mais une conception existentielle de l'histoire n'ôt pas aux situations économiqueleur pouvoir de motivation. en ce sens. ce n'est pas seulement le sujet économique l'homme en tant que facteur de la production. dans une situation révolutionnairePar exemple dans un mouvement de grèv général rapports de production transparaissent. L'économi se trouve réintégr l'histoire plutô que historique È l'histoire réduità l'économieLe à matérialism dans les travaux qu'il a inspirés n'est souvent rien d'autre qu'une conception concrèt de l'histoire qui fait entrer en compte. mais plus généraleme la manièr d'exister et de cosur exister. A plus forte raison. Il ne ramèn pas l'histoire des idéeA l'histoire bconomique. elle consiste à assumer une situation de fait en lui donnant un sens figurÃau-delà de son sens ' c propre. par un processus de mystification. En ce sens. l'extbrieur devient intérieucomme l'intérieudevient extbrieur. Une theorie existentielle de l'histoire est ambiguëmais cette ambiguït ne peut pas lui êtr reprochée elle est dans les choses. de mêm le drame économiqu social fournit à chaque consct cience un certain fond ou encore une certaine imago qu'elle dé chiffrera à sa manièreet. nous l'avons dit. Si l'existence est le mouvement permanent par lequel l'homme reprend A son compte et assume une certaine situation de fait. outre son contenu manifeste . C'est car seulement à l'approche d'une révolutio que l'histoire serre de plus prè l'économie comme. la maet ladie assujettit l'homme au rythme vital de son corps. non content d'êtr fils d'avocat t étudian e p philosophie. variables de févrie octobre. Leur libertà résiddans le pouvoir d'équivoqudont nous parlions tout à l'heure ou encore dans le processus d'échappc ment dont nous parlions plus liant. Ni le conservateur ni le prolétair n'ont conscience d'êtr engagédans une lutte économiquseulement et ils donnent toujours à leur action une signification humaine.par exemple les rapports officiels des à citoyens w dans une démocrati son contenu latent. Mais le mot d'économine perd-il pas alors tout sens assignable ? Si ce ne sont pas les relations é-conorniquequi s'expriment dans l e mode du Mitsein.200 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 201 considérà mais la replacer dans la dynamique des classes et A dans les rapports de conscience. ou plutô par une kquivoque permanente qui fait partie de l'histoire et qui a son poids propre. sur les relations interhumaines. dans les périoded'affaissement. qu'il hait. c'est&-direles relations interhumaines telles qu'elles s'établissen effecmatérialist à tivement dans la vie concrète Quand l'histoire caractéris démocraticomme un régimà formel à et décri la les conflits dont ce régimest travaillé le-sujet rée l'histoire. ce qui ramèn le spiritualisme ? C'est justement cette alternative que la notion d'existence. mais dans l'institution économiquet dans la conception du monde se projette u n mèm oarti pris existentiel d'isolement et de méfiance Cependant cette traduction du matérialismhistorique peut paraîtréquivoqueNous à gonflons à la notion d'économi comme Freud gonfle celle de sexualitb. comme doctrine philosophique n'est pas un effet de la propriétà privbe. de qu'elle cherche A retrouver sous l'abstraction juridique du citoyen. qu'il a des enfants ou n'en a Pas. qu'il créou ne cré pas des Å“uvre d'art. aucune de ses du penséene pourra êtr tout à fait détachà contexte historique o i ~il vit et en particulier de sa situation économique Justement parce que l'économi n'est pas un monde fermé et que toutes les motivations se nouent au cÅ“u de l'histoire. ils les sont expressémenperçu comme décisifsEncore avons-nous vu tout à l'heure que l'issue dépende la manièr dont les forces en présencse pensent l'une l'autre. dans la vie individuelle. entre le nouveau pouvoir prolétarieet l'ancien pouvoir conserà vateur. mais plus généraleme sule jet vivant. nous y faisons entrer. ne faisons-nous pas encore une fois marcher l'histoire sur la têt ? Et ne faut-il pas choisir entre les deux th6ses suivantes : ou bien le drame de la coexistence a une signification purement économique bien le drame éco ou et nomique se dissout dans un drame plus génér n'a qu'une signification existentielle. Valkry Il comme un simple épisodde l'aliénatio économiqu: la poési pure peut avoir un sens éternelMais i l n'est pas absurde de chercher dans le drame social et économique dans le mode de de notre Mitsein. De mêm que. permet de dépasser ce que nous avons et dit plus haut sur la conception existentielle de 1' a expression à et de la a signification w doit Ctre appliquà ici encore. Le solipsisme. c'est-à -dir enveloppédans des lambeaux idéo logiques. mais les replace dans l'histoire unique qu'elles expriment toutes deux et qui est celle de l'existence sociale. On serait tent6 de dire qu'il ne fait pas reposer l'histoire et les manière de penser sur la production et la manièr de travailler. qu'il aime. il n'y a jamais de causalità économiqupure. Ainsi Marx.

Marcel (Etre e t Avoir) bien qu'elle ne l'exclue pas. comme il est impossible de réduirla vie individuelle soit aux fonctions corporelles. il est impossible de dire ou finissent les forces de l'histoire et oà commencent les nhtres. comme o n p e u t dire aussi. politique d'abord ou économiqud'abord. tel geste comme a sexuel W . s'y réduit l'histoire ne transcende jamais parprincipe l'écono mie. Ici comme partout. dans ce passage de l'objectif au subjectif. e l'apparition d e l'image verbale convenable. Q u e les stimuli déclenchent selon les lois d e la mécaniqunerveuse. c'est une auestion qui ne relèv plus de la philosophie. L a possession d u langage est d'abord comprise comme l a simple existence effective d' a images verbales W . La prise d e conscience de la parole comme régiooriginale est naturellement tardive. Nous venons d e découvrijusque d a n s s a à fonction sexuelle w une intentionnalità e t u n poule d voir d e signification. ce que nous faisons a toujours plusieurs sens. . VI.202 PHENOM-ENOLOGIE DE LA PERCEPTION tellectuel petit bourgeois È et dans la perspective nouvelle de la lutte des classes. p a r les relations intra-mondaines e t ontiques (1). mais de la politique. tel autre enfin comme a guerrier à et mêm dans la coexistence. G . et que l'on rksoudra en recherchant lequel. tel autre comme a amoureux w . et c'est en quoi une conception existentielle de l'histoire se distingue du matéria lisme comme du spiritualisme. La philosophie peut seulement montrer que c'est possible à partir de la condition humaine. La conception du droit. l'un des ordres de signification peut êtr considér comme dominant. Mais tout phénomè culturel a. De là vient j'ai que notre a avoir w correspond i peu p r i s a l'ktre de M. n o u s a u r o n s chance d e dépasse définitivemen a dichotomie classique d u s u j e t l et d e l'objet. Q u e ces traces soient corporelles o u qu'elles s e déposend a n s u n a psychisme inconscient w . pourtant visible d a n s l'étymologi à ª m d u m o t m habitude. j'ai peur). les excitations capables d e provoquer l'articulation d u mot. du scénari économiqu ou du scénariidéologiqu recouvre le plus complètemen les faits.économiqu pas plus qu'elle ne et. Marcel et notre êtr à son a avoir B. l a reiation d'avoir. Marcel prend l'avoir au sens faible qu'il a quand il désign une relation de propriét (j'ai une maison. entre autres. ou bien q u e les état e d conscience entraînent n vertu des associations acquises. c'est-à -dir d e traces laissée n n o u s e p a r les m o t s prononcéo u entendus. Ainsi Valértransforme en poésipure un malaise et une solitude dont d'autres n'auraient rien fait. la structure bconomique s'entresignifient dans l'Unità de l'événeme social comme les parties du corps s'impliquent l'une l'autre dans l'Unità d'un geste ou comme les motifs physiologiques È a psychologiques à et a moraux à se nouent dans l'Unità d'une action et i l est impossible de réduir vie interhumaine soit aux relations la bconomiques. j'ai un chapeau) et prend d'embl~ie l'êtr au sens existentiel d'êtr Ã.. et la question ne veut rien dire à la rigueur. M. puisqu'il n'y a d'histoire que pour un sujet qui la vive et de sujet que situà historiquement. Mais dans chaque cas. d a n s les deux cas la parole prend place dans u n circuit d e phénomèn n troie (1) Cette distinction de l'avoir et de l'êtr ne coïncidpas avec celle de M. ou d'assumer (je suis mon corps. la morale. telle périod de l'histoire peut êtr consid6ré comme culturelle surtout. cela n'importe p a s beaucoup e t d a n s les d e u x c a s l a conception d u langage est l a m à ª m en ceci qu'il n'y a pas d e a s u j e t parlant W . E n cherchant a décrir phénom6n e l a parole et l'acte exprè d e signification. je suis ma vie). une signification . est d'abord masqué a r les relations d u domaine p d e l'étreou. soit aux rapports juridiques et moraux pensé par les hommes. Il n'y a pas une signification unique de l'histoire. la religion. . Nous prkfkrons tenir compte de l'usage qui donne au terme d'êtr le sens faible de l'existence comme chose ou de la prédicatio(la table est ou est grande) et dksigne par le mot d'avoir le rapport du sujet au terme dans lequel il se projette (j'ai une idée envie. De savoir s i l'histoire de notre temps a son sens principal dans l'économiet si nos idéologien'en donnent que le sens dérivou second.LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE Nous avons reconnu a u corps u n e unità distincte d e celle de l'objet scientifique. soit A la connaissance que nous avons de cette vie.. La penséest la vie interhumaine telle qu'elle se comprend et s'interprèt elle-même Dans cette reprise volontaire.

la dénominatioauthentique devenait u n phénomè pensée t c'est dans un trouble d e la penske de e qu'il fallait chercher l'origine de certaines aphasies. Mêm de quand. On distinguait le mot comme instrument d'action et comme moyen d e dénominatiodésintéressà le lanSi gage a concret à restait u n processus en troisièm personne. une fonction de la parole qui le conditionnent. Ils sont donc devenus incapables de subsumer les donnéesensibles sous une catégorie voir d'embléles de t!chantillons comme des représentant l'eidos bleu. . Ces analyses et d'autres semblables nous conduisent. est La théori l'aphasie et du langage parut s e transformer de complètemen quand on f u t amenà à distinguer. la reviviscence de l'image verbale étail'essentiel . ils commettent des erreurs incompréhensible si par exemple le der: nier ruban bleu étai d'une nuance pâleils poursuivent en joignant a u tas des bleus w un vert pâlou u n rose pâle comme s'il leur étai impossible de maintenir le principe d e classification proposà et de considére échantillon les sous le point de vue de la couleur d'un bout à l'autre de l'op& ration. c'est-à -dir quand il signifie une négatio actuelle e t vécue n'arrive pas à le prononcer lorsqu'il s'agit d'un exercice sans intérà affectif et vital. la ou parole n'est pas une action.204 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 205 sièm personne. il n'y a personne qui parle. puisque le langage apparaî maintenant comme conditionnà par la pensée E n réalità nous allons voir une fois d e plus qu'il y a u n e parentà entre les psychologies empiristes ou mécaniste t e les psychologies intellectualistes. c'est une certaine manièr d'en user. il y a un flux de mots qui se produisent sans aucune intention de parler qui les gouverne. qui n e va jamais sans troubles de l'intelligence. L'épreuvd'assortiment met en évidenc chez eux un trouble fondamental dont l'amnésides noms de couleur ne sera qu'une autre manifestation. qui est en effet un phknomèn moteur en troisièm personne. . c'est l'expériencd'une ressemblance immédiate t e de l i vient qu'ils ne peuvent classer les échantillon qu'aprè les avoir rapproché l'un de l'autre. Car nommer u n objet. au-dessus du langage automatique. on - . et que le langage peut se désagrég fragments.le mêm malade qui retrouve sans peine le mot a non w pour se refuser aux questions d u méde cin. qui intéressl'articulation d u mot. l'aphasie vraie. ce de ils n'est pas la participation des échantillon u n e idé les à qui guide. se dérobà lui s u r le plan du langage gratuit. semble-t-il. le langage gratuit. Ueber Farbennamenamnesie. P a r exemnle l'amnési des noms de couleur. apparaissait comme une manifestation spéciald'un trouble plus génkral Les memes malades qui n e peuvent pas nommer les couleurs qu'on leur présent sont égalemen incapables de les classer selon une consigne donnée par exemple on leur demande Si de classer des échantillon selon la teinte fondamentale. au-dessus de l'anarthrie. C'est kvident dans la premikre puisque l'évocatiodu mot n'est mkdiatisé - (1) GELB et GOLOSTEIN. un langage intentionnel. constate d'abord qu'ils le font plus lentement et plus minutieusement qu'un sujet normal : ils rapprochent l'un de l'autre les échantillon comparer et ne'voient pas d'un seul à coup d'mil ceux qui a vont ensemble È De plus. la configuration sonore ou articulaire d u mot est donné avec les traces cérébral psychiques. c'est qu'il est retombà de l'attitude catégorialA l'attitude concrèt (1). aux antipodes de la théori de l'image verbale. a p r h avoir correctement assen~blà plusieurs rubans bleus.. maintenant. r k ~ i a c k edans l e comportement d'ensemble d u malade. Puisqu'il y a des troubles électifsqui atteignent le langage parlà h l'exclusion du langage écrit l'écriturà l'exclusion d e la ou parole. par c'est qu'il se constitue par une séri d'apports indépendant e t que la parole a u sens génér un 6tre de raison. L'individualità de 1' à image verbale às e trouvait en effet dissociée Ce que le malade a perdu. elle n'est plus que l'enveloppe de la véritabl dénominatio et de la parole authentique qui est une opératiointérieure pourtant les Et deux conceptions s'accordent en ceci que pour l'une comme pour l'autre le mot n'a pas de signification. et l'on n e résou le propas blèm du langage en passant de la thès à l'antithèse Tout l'heure. On découvrai donc derrièr le mot une attitude. la reproduction du mot. Le sens des mots est considércomme donnà avec les stimuli ou avec les état conscience qu'il de s'agit de nommer. elle n e manifeste pas des possibilité intérieuredu sujet : l'homme peut parler comme l a lampe électriqupeut devenir incandescente. ce que le normal possèdece n'est pas u n certain stock de mots. au débu l'épreuve procèden correctement. c'est s'arracher à ce qu'il a d'individuel et d'unique pour voir en lui le représentan d'une essence ou d'une catégorie si le malade ne peut pas et nommer les échantillons n'est pas qu'il ait perdu l'image ce verbale d u mot rouge ou du mot bleu. Le meme mot qui reste à la disposition du malade s u r le plan du langage automatique. seul intéress dans la plupart des aphasies. c'est qu'il a perdu le pouvoir génér subsumer u n donnà sensible sous une de catbgorie.

Si l a parole présupposai la penséesi parler c'étai d'abord se joindre k l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation ne comprendrait pas on pourquoi la pensétend vers l'expression comme vers son achèvement pourquoi l'objet le plus familier nous paraî indétermin tant que nous n'en avons pas retrouvà le nom. (2) II y a lieu. pourquoi le sujet pensant lui-mêm est dans une sorte d'ignorance de ses penséetant qu'il ne les a pas formulée pour soi ou mêm dites et écrites comme le montre l'exemple de tant d'écrivainqui commencent un livre sans savoir a u juste ce qu'ils y mettront. habite les choses et véhiculles significations. Elle progresse bien dans l'instant et comme p a r fulgurations. j'ai conscience d'atteindre l'objet.206 PHI?NOALI%OLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 207 par aucun concept.dans la premièreil n'y a personne qui parle. p. reste à expliquer l'apparition d u mot qui la conclut. Pour la pensé préscientifique nommer l'objet c'est le faire exister ou le modifier : Dieu cré les être en les nommant et la magie agit s u r eux en parlant d'eux. O n dépassdonc aussi bien l'intellectualisme que l'empirisme p a r cette simple remarque que le nzot a un sens. qu'ainsi. n'a aucune puissance intérieure t e n'est qu'un phénomè psychique. aussitô apparue tomberait a l'inconscience. s i l'enfant peut s e connaîtr comme membre d'une communautà linguistique avant de se connaîtr comme penséd'une Nature. Seule 12.pour l'enfant l'objet n'est connu que lorsqu'il est nommé nom est le l'essence d e l'objet et résiden lui a u mêm titre que s a couleur et que sa forme. mais il nous reste ensuite A nous l'approprier et c'est par l'expression qu'elle devient nôtre La dénomi nation des objets n e vient pas aprè la reconnaissance. mais ce n'est pas le sujet parlant. et qu'enfin l'existence effective d'une communautà linguistique rend compte des croyances enfantines. Comme on l'a souvent dit ( l ) . que les stimuli ou les u étatd e conscience à donné l'appellent selon les lois de la mécaniqu nerveuse ou selon celles de l'association. 60 et suivantes. en l'imposant à l'objet. et une expression seconde. c'est la penséqui a un sens e t le mot reste une enveloppe vide. sonore. cette explication laisse le problèm intact. la parole. Il n'en va pas autrement quand on double la dénominatiod'une opératiocatégoriale Le mot est encore dépourvd'efficacità propre. L'opératiocatégorial une fois faite. une parole sur des paroles. physiologique. hors des gêne de la parole et de la communication. ce qui revient à dire qu'elle n'existerait pas mêm pour soi. A plus forte raison faut-il admettre que celui qui écoutreçoila penséde la parole elle-même A premièr vue. de distinguer une parole authentique. Ces u erreurs à seraient incompréhensible la pasi role reposait s u r le concept. et c'est encore par un mécanism physiologique OU psychique qu'on l e fera puisque le mot est une enveloppe inerte. sous lequel je subsumerais l'objet et qui d'autre part se trouverait li6 p a r une association fréquent avec le mot de u brosse È mais le mot porte le sens. ne traduit pas 'une pensédéjfaire. A la fameuse question de Kant. Une pensé se contenterait qui d'exister pour soi. nous pouvons répondr que c'est en effet une expériencde penser. car il devrait toujours se connaîtr comme distinct d'elle et la connaîtr comme u n accompagnement extérieur l'on répon que l'enfant apSi prend à connaîtr objets à travers les désignationd u les langage. Ce n'est qu'un phénomè articulaire. et que le mot. nous sommes e n d e à § mot comme significatif. on croirait que la parole entendue n e peut rien lui (1) Par exemple PIAGET. E n ce qui concerne la parole elle-même l'intellectualisme diffèr i peine de l'empirisme e t n e peut pas plus que lui s e passer d'une explication p a r l'automatisme. du nous sommes a u delà . bien entendu. qui fait l'ordinaire du langage empirique. puisque. Représentatiodu Monde chez l'EnLa fant. puisqu'il y a derrièr lui une opératiocatégoriale mais ce sens il n e l'a pas. Il n'est pas dépourvde sens. dans la seconde. et. prernibre est identique a la pensée . chez celui qui parle. c'est à condition que le sujet puisse s'ignorer comme pensé universelle et. loin d'êtr le simple signe des objets et des significations. c'est le sujet pensant. l s objets n e reçoivenque secondairement l'existence natue relle. elle est la reconnaissance même Quand je fixe u n objet dans l a pénombret q u e je dis : C'est une brosse È il n'y a pas dans mon esprit un concept de l a brosse. il n e le possèd pas. ou la conscience de ce phénomèn mais dans tous les cas le langage n'est qu'un accompagnement extérieude l a pensée Dans la premièr conception. donné d'abord comme 6tres linguistiques. en ce sens que nous nous donnons notre pensé par la parole intérieur ext6ou rieure. ou mêm physique juxtaposà aux autres et amen6 a u jour p a r le jeu d'une causalità objective. cette fois parce qu'il n'est que le signe extérieu d'une reconnaissance inté rieure qui pourrait se faire sans lui et à laquelle il n e contribue pas. et qu'ainsi le m o t ne porte pas son sens.se saisir comme parole. qui formule pour la premicre fois. dans la seconde. Ainsi. il y a bien u n sujet. mais l'accomplit (2).

La a pensé de l'orateur est vide penà dant qu'il parle. mais ces significations se nouent parfois en une pensénouvelle qui les remanie toutes.de mêm un texte philosophique encore mal compris me révè a u moins un certain a style È . mais nous ne serions pas capables de le prévoi nous sommes possédà lui. . il nous faut revenir a u phénomè la parole et remettre en question les descripde tions ordinaires qui figent la pensé comme la parole e t ne laissent plus concevoir entre elles que des relations extbrieures. soit chez celui qui bcoute ou lit. je commence à comprendre une philosophie en m e glissant dans la manièr d'exister de cette pensée reproduisant le ton. u n pouvoir d e penser d'aprè autrui (2) qui enrichit nos penséepropres.celle de l'enfant qui prononce son premier mot.pour X. a u lieu que. tels que la perception naturelle nous les donne. parce que la nous avons l'illusion de posséde déjen nous. la conscience apprend quelque chose. nous sommes transporté u centre d u livre. et. Il faut bien qu'ici le sens des mots soit finalement induit par les mots eux-mêmes ou plus exacte(1) Encore une fois. Vrsvrung der ~ e i m e t r i e p. et la combinaison mêm des mots et des phrases n'est pas u n apport ktranger. le sens d'un ouvrage littérairest moins fait p a r le sens commun des mots qu'il n e contribue A le modifier. aux phrases. Car le problèm ne peut etre résolque s'il est déterminà c'est-&-dire si le recoupement des donnée assigne à l'inconnue une ou plusieurs valeurs dkfinies. l'accent du philosophe. en pays étranger commence je à comprendre le sens des mots par leur place dans un contexte d'action et en participant à la vie commune. 212et suivantes. de toute évidence couleurs de l a les palette ou les sons bruts des instruments. le problèm est toujours indétermin (1). Il n'y a l i rien de comparable A l a résolutio d'un problènle ou l'on découvru n terme inconnu par son rapport avec des termes connus. est immanente A la parole. ce qu'il faut pour comprendre n'importe quel texte. La et par fin d u discours ou du texte sera la fin d'un enchantement. si l'expression est réussienous n'avons pas une penséen marge d u texte lui-même les mots occupent tout notre esprit. s a parole est sa pensée mêm l'auditeur n e conçoipas De A propos des signes. Il faut reconnaîtr d'abord que la pensée chez le sujet parlant.cette machine d e langage qui donnera à une autre conscience l'occasion d'effectuer les même pensées mais rien ne passe réellemen l'une à de l'autre. Il y a donc. puisqu'elle ne serait pas comprise si elle n e rencontrait pas chez celui qui écout pouvoir d e le la réalisespontanén~ent comme partout il paraî Ici d'ahord vrai que la conscience n e peut trouver dans son expériencque ce qu'elle y a mis elle-même Ainsi l'expé rience de la communication serait u n e illusion. l a solution n e peut pas consister à dire qu'elle sait tout d'avance. nachvollziehen de HVSSERL. ne suffisent pas à former le sens musical d'une musique. une réflexioen autrui. ils viennent combler exactement notre attente et nous kprouvons la nkcessità du discours. Dans le cas de la prose ou de la poésie puissance de la parole est moins visible. donne aux textes du philosophe la valeur de signes adéquats y a donc une reprise de la Il penséd'autrui à travers la parole. Mais 31 vrai dire. ni mêm pendant qu'il parle. c'est-à -dir par sécrét elle-mêm s a signification. avec le sens commun des mots. elle.soit u n style spinoziste. seul le motif central d'une philosophie. n'est pas une représentation c'est-à -dir qu'elle n e pose pas expressémen objets ou des relations. le sens pictural d'une peinture. Une musique ou une peinture qui n'est d'abord pas comprise finit par se crée elle-mêm son public. ce que nous disons ici ne s'applique qu'A la parole originaire. . (2) Nachdenken. qui. criticiste ou phénoménologiqu qui est la premièr esquisse de son sens. nient que leur signification conceptuelle se forme p a r pré Rvement s u r une signification gestuelle. Et comme. de l'amoureux qui découvrson sentiment. soit chez celui qui parle ou écrit pensé dans la parole que une l'intellectualisme ne soupçonnpas. Tout lanen gage en somme s'enseigne lui-mêm et importe son sens dans l'esprit d e l'auditeur. . Dans la compréhensiod'autrui. L'orateur des ne pense pas avant de parler. Le fait est que nous avons le pouvoir d e comprendre a u delà de ce que nous pensions spontanément n O n e peut nous parler qu'un langage que nous comprenons déjà chaque mot d'un texte difficile éveill nous des penen séequi nous appartenaient auparavant. parce que seule la solution du problèm fera apparaîtr rétrospectivemen les donnée comme convergentes. quand on lit un texte devant nous. . s i vraiment elle dit quelque chose. de selon l'apparence. une fois compris. . a nous rejoignons la source. celle du < premier homme qui ait parlà È ou celle de l'écrivai et du philosophe qui réveillen l'expériencprimordiale en deç des traditions. Si nous voulons en tenir compte. Une conscience construit. .208 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 209 apporter : c'est lui qui donne leur sens aux mots. . Cependant le problèm étan savoir comment.

. Il me reste du mot appris son style articulaire et sonore. de montages nerveux-préétabli ce n'est pas pour autant garder d u Mais mot quelque u souvenir pur È quelque perception affaiblie. Il suffit que j'en possèd l'essence articulaire et sonore connue l'une des modulations.210 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 211 C'est alors que pourront survenir les pensée u r le discours s ou s u r le texte. Le rôl du corps dans la mémoir e se n comprend que si la mkmoire est. Il faut dire de l'image verbale ce que nous disions plus haut de la a représentatiode mouvement à :je n'ai pas besoin de me représente l'espace exté rieur et mon propre corps pour mouvoir l'un dans l'autre. trop engourdi pour remuer cherchait d'aprè la forme de la sa fatigue à repére position de ses membres pour en induire la direction du mur. c'est dire que je m e procure une pseudo-présencde Pierre en déclenchan a conla duite de Pierre B.Q ainsi. les années les Mon corps. je n'ai pas conscience de contempler un Pierre en image nun~ériquemen distinct de Pierre lui-mêm .). la place des meubles. 15-16. Lorsque j'imagine Pierre absent. changeant de place selon la forme de la pièc imaginée tourbillonnaient dans les t6nèbre (. p. non pas la conscience constituante du passé mais un effort pour rouvrir le temps h partir des implications du présent si le corps. C'est évidemmen que Bergson veut dire quand il ce parJe d'un à cadre moteur à de révocatio. pour reconstruire et pour nommer la demeure oà il se trouvait. La parole et la pensén'admettraient cette relation extérieurque si elles étaienl'une et l'autre thématique (1) u . &tantnotre et moyen permanent de prendre des attitudes v et d e nous fabriquer ainsi de pseudo-présentsest le moyen de notre communi~ationavec le temps comme avec l'espace (1). et mon pouvoir d'imaginer n'est rien que la persistance de mon monde autour de moi ( 1 ) . me rappelaient la flamme de la veilleuse de verre de Bohème en forme en d'urne. L'alternative bergsonienne de la mémoire-habitude t d u souvenir pur n e rend pas compte de la présencprochaine des mots que je sais : ils sont derrièr moi. les pays.. nous l'avons dit. Dire que j'imaqine Pierre. projette en mouvement effectif une intention de mouvement parce qu'il est u n pouvoir d'expression naturelle. ce n'est pas disposer. 148. mais nulle part posÃpour lui-mêmeSi le sujet parlant n e pense pas le sens de ce qu'il dit. mon esprit s'agitant pour a tout tournait autour chercher sans y réussi savoir oà j'étais de moi dans l'obscurité choses. 1. Mon corps. gardiens fidèle d'un passà que mon esprit n'aurait jamais dà oublier. l'un des usages possibles de mon corps. le mot est en un certain lieu de mon monde linguistique. comme les objets derrièr mon dos ou comme l'horizon de m a ville autour de m a maison. mais je n'ai aucune u image verbale È S'ils persistent en moi. pas davantage il n e se représentles mots qu'il emploie. je compte avec eux ou je compte s u r eux. Il suffit qu'ils existent pour moi et qu'ils constituent u n certain champ d'action tendu autour de moi. Sa mémoire m6la moire de ses côtes de ses genoux. on ne voit pas pourquoi elles auraient besoin de lui pour redevenir actuelles. dans ma chambre ? coucher de Combray. J e me reporte a u mot comme ma main se porte vers le lieu de mon corps que l'on pique. l'image verbale n'est de (1) SARTRE. déploien panorama d u passà l'attitude ancienne qu'il reprend. qu'une des moclalité ma gesticulation phonétique de donné avec beaucoup d'autres dans la conscience globale de mon corps. déploien phénonlènsonores le style articulaire d'un mot. si loin qu'il soit. c'est plutô comme l'Imago freudienne qui est beaucoup moins la représentatio d'une perception ancienne qu'une essence émotionnelltrè préciset trè généra détachà de ses origines empiriques. D'abord la parole n'est pas le usigne à de la pensée l'on entend p a r la u n p h h o si mèn qui en annonce un autre comme la fumé annonce le feu. De meme que Pierre imaginÃn'est qu'une des modalité mon étra u monde. comme l'muvre à laquelle l'artiste n'a qu'un moyen de se représente il travaille : il faut qu'il la fasse.mais si des repré sentations pures du passà viennent s'inséredans ce cadre. il fait partie de mon équipement n'ai qu'un je moyen de m e le représenter c'est de le prononcer.. pp. Cdtà de chez Swann. en des jours lointains qu'en ce moment je me figurais actuels sans me les reprksenter exactement à ˆ PROUST. tandis qu'autour de lui les murs invisibles. La fonction du corps dans la mémoir cette mêm fonction est de projection que nous avons déjrencontré dans l'initiation cinétiqu:le corps convertit en vocifératioune certaine essence motrice. Savoir un mot ou une langue. auparavant le discours étai improvisà e t le texte conlpris sans une seule pensée sens étai le present partout. je le vise dans le inondc. uand je me réveillai . Ces remarques nous permettent de rendre & l'acte d e parler s a vraie physionomie. de ses épaules prhsentait lui successivement plusieurs des chambres oà il avait dormi. De la mêm manière je n'ai pas besoin de me représente mot pour le le savoir et pour le prononcer. suspendue au plafond par des chaînettes cheminé la marbre de Sienne. i chez mes grands-parents. Du . le côt sur lequel je reposais. L'Imagination.

Le . et Phèdr a si bien pris possession de la Berma que son extase en Phèdr nous paraî étrle comble du naturel et de la facilità (2). d'une manièr ou de l'autre . II. 383. les sons n e sont pas seulement les < signes D de la sonate. dans nos analyses intellectuelles de la musique. et les grandes Å“uvre déposen nous à la preen mièr lecture tout ce que nous en tirerons ensuite. prononcé u ou l écri devient u n fait de langage D. La signification musicale de la sonate est inséparabldes sons qui la portent : avant que nous l'ayons entendue. plutô que comme énonc conceptuel. La penske et l'expression se consti- - . et une fois pour toutes u n nouvel êtr culturel a commencà d'exister. mais qui les habite et en est inséparable plus grand bénéfi l'expression Le de n'est pas de consigner dans un écri penséequi pourdes raient se perdre. Il faut que. aucune analyse n e nous permet d e la deviner. Personna n e contestera qu'ici l'opératio expressive réalisou effectue l a signification et n e se borne pas A la traduire. cette vie intkrieure est u n langage intérieur penséa pure à se La rhduit fi u n certain vide de la conscience.212 PHgNOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 213 ment données réalitelles sont enveloppkes l'une dans en l'autre. L'analyse de l'aphasie et i'essence d u langage. ni. 192. (2). () Du (2) PROUST. Des malades peuvent lire u n texte e n a mettant le ton à sans cependant le comprendre. meme du texte. (2) GOLDSTEIN. spécifiquemen verbale. mais elle est la A travers eux. elle la lait vivre dans u n organisme de mots. rbsultat d'actes d'expression antérieursLes significations disponibles s'entrelacent soudain selon une loi inconnue. b u n vÅ“ instantané L'intention significative nouvelle n e se connait ellemêm qu'en se recouvrant de significations déjdisponibles. Philosophie der symbofischcn Formen.p. La pensén'est rien d' a intérieu ˆ p à elle n'existe pas hors du monde et hors des mots. u n écrivaine relit guèr ses propres ouvrages. L'opéra tion d'expression. Il faut qu'il y ait. comme on le fait d'ordinaire. p.à leur exisles tence empirique et les ravit dans un autre monde. ce sont les penséedéjconstituéeet dkjà expriméeque nous pouvons rappeler à nous silencieusement et par lesquelles nous nous donnons l'illusion d'une vie intérieureMais en rkalit6 ce silence prétendest bruissant de paroles. Cdfd de Guermantes. Nous découvron sous la signification conici ceptuelle des paroles une signification existentielle. que nous reporter au moment de l'expériencependant l'exécu tion. Il n'en va p a s autrement. non pas son vêtement mais son emblèm ou son corps. comme valeur affective. elle l'installe dans l'écrivaiou dans le lecteur comme u n nouvel organe des sens. C'est donc que la parole ou les mots portent une premièr couche de signification qui leur est adhérent et qui donne la pensécomme style. elle descend e n eux (1). Ce q u i nous trompe là -dessus ce qui nous fait croire A une pengke qui existerait pour soi avant l'expression. grâc à laquelle le son entendu. qui n'est pas seulement traduite par elles. De la mêm manièr l'actrice devient invisible e t c'est Phkdre qui apparaît signification dévor les siLa gnes. que la parole soit u n simple moyen de fixation. 459. l'installe dans la naà ture comme une chose perçu accessible à t o u s ou inversement arrache les signes eux-même . le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieurd u sens. comme disent les psychologues un a concept linguistique à (Sprachbegriff) (1) ou un concept verbal (Wortbegriff). une fois terminél'exécution nous n e pourrons plus. L'expression esthétiquconfèr . C6tk de chez Swann. de l'expression des pensée a r la parole. ou encore l'enveloppe et le vêtemen de la pensée Pourquoi serait-il plus aisà de s e rappeler des mots ou des phrases que de se rappeler des pensées les prétendue si images verbales ont besoin d'êtr reconstruites à chaque fois? E t pourquoi la penséchercherait-elle à se doubler ou à se revêti d'une suite de vociférations elles n e portaient et n e contesi naient en elles-même leur sens? Les mots ne peuvent êtr les a forteresses de la penséÈ et la pensén e peut chercher l'expression que si les paroles sont par elles-même u n texte compr6hcnsible et si la parole possèd une puissance de signification qui lui soit propre. malgrà l'apparence. elle ouvre un nouveau champ ou une nouvelle dimension à notre expérience Cette puissance de l'expression est bien connue dans l'art et par exemple dans la musique.1 PROUST. et.la personne du comédien couleurs et la toile du peintre . comme mimique existentielle.ce qu'elle exprime l'existence en soi. p. Nous ne pourrons pas davantage admettre. le mot et la parole cessent d'êtr une manièr de désignel'objet ou la pensée pour devenir la présenc cette pensé de dans le monde sensible. u n e a expériencinterne centrale. quand elle est réussie laisse pas seune lement a u lecteur et à l'écrivai lui-mCme un aide-mémoire elle fait exister la signification comme une chose a u cÅ“u (1) CASSIRER.

Pour que je comprenne les paroles d'autrui. Le monde linguistique et intersubjectif ne nous étonn plus.en d'autres paroles qui n'exigent de nous aucun véritabl effort d'expression e t ne demanderont a nos auditeurs aucun effort de compréhension Ainsi le langage et la compréhen sion du langage paraissent aller de soi. un éléme décisi e t d'ailleurs. Il est vrai que souvent la connaissance d'autrui éclair connaissance de la soi : le spectacle extbrieur révè l'enfant le sens de ses A propres pulsions en leur proposant un but.l'exempie passerait inaperç s'il ne se rencontrait avec les possibilitks internes de l'enfant. de mes gestes et des intentions lisibles dans la conduite d'autrui. le geste ne me fait pas penser A la colère il est la colhre elle-même Cependant le sens du geste n'est pas perç comme l'est par exemple la couleur du tapis. il peut la comprendre sans avoir l'expérienc"du dbsir et des attitudes corporelles qui le traduisent. SCHELER. pp. à l'association par ressemblance ou au raisonnement par analogie. de l'intérieur mimique de la colèreil manla querait donc. le silence primordial. S'il arrive par hasard qu'un enfant soit du témoid'une scèn sexuelle. on ne voit pas pourquoi ma compréhensiodes gestes se limiterait la plupart du temps aux gestes humains. Le sens des gestes n'est pas donnb mais compris. La communication ou la comprkhension des gestes s'obtient par la réciprocit mes intentions et des gesde tes d'autrui. mais avec un sujet parlant. avec un certain style d'êtr et avec le a monde à qu'il vise. mais u n certain manque qui cherche à se combler. Notre vue sur l'homme restera superficielle tant que nous ne remonterons pas A cette origine. je n'ai pas besoin pour le comprendre de me rappeler les sentiments que j'ai éprouvà lorsque j'exécutaipour mon conlpte les même gestes. Il est pourtant bien clair que la parole constituée telle qu'elle joue dans la vie quotidienne. mais la scèn sexuelle ne sera qu'un spectacle insolite et inquiétant elle n'aura pas de sens. il faut évidemmen son voque connusa de moi. Tout se passe comme si l'intention d'autrui habitait mon corps ou comme si mes intentions habitaient le sien. nous ne le distinguons plus du monde même et c'est à l'intérieud'un monde déj parlà et parlant que nous réfléchisson Nous perdons conscience de ce qu'il y a de contingent dans l'expression et dans la communication. tant que nous ne dhrirons pas le geste qui rompt ce silence. De mêm que l'intention significative qui a mis en mouvement la parole d'autrui n'est pas une penséexplicite. je ne perçoipas la colèr ou la menace comme un fait psychique cachÃderrièr le geste. La parole est'un véritabl geste et elle contient son sens comme le geste contient le sien. Cet objet devient actuel (1) Par exemple M. . encore moins celle du hanneton ou de la mante religieuse. La psycliologie moderne (1) a bien montrà que le spectateur ne cherche pas en lui-m6me et dans son expbrience Soit un intime le sens des gestes dont il est le témoin geste de colèr ou de menace. soit chez l'écrivaiqui dit et pense pour la premièr fois quelque chose. enfin chez tous ceux qui transforment en parole un certain silence. Ce n'est pas avec des a représentationà ou avec une penséque je coinmunique d'abord. sous le bruit des paroles. S'il m'btait donnÃcomme une chose. nous possédon nous-même des sien gnifications déj formées Elles ne suscitent en nous que des penséesecondes. celles-ci A leur tour se traduisent . C'est ce qui rend possible la communication. J e ne comprends pas mêm l'expression des kmotions chez les primitifs ou dans des milieux trop différent mien. suppose accompli le pas décisi l'exde pression. soit chez l'enfant qui apprend à parler. une transformation de mon être Nous vivons dans un monde ou la parole est institude. Nature et Formes de la Sgmpathie. Pour toutes ces-paroles banales. Toute la difficulth est de bien concevoir cet acte et de ne pas le confondre avec une opératiode connaissance. comme notre corps soudain se prêt à un geste nouveau dans l'acquisition de l'habitude.214 PHmOMJINOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 215 tuent donc simultanément lorsque notre acquis culturel se mobilise au service de cette loi inconnue. J e connais tr4s mal. Je ne a comprends à pas la mimique sexuelle du chien. Mais cabulaire et sa syntaxe soient a déj cela ne veut pas dire que les paroles agissent en suscitant chez moi des a représentation qui leur seraient associée à e t dont l'assemblage finirait par reproduire en moi la a reà présentatio originale de celui qui parle. La parole est un geste et sa signification un monde. je lis la colèr dans le geste. de mêm la reprise par moi d e cette intention n'est pas une opératiode ma pensée mais une modulation synchronique de ma propre existence. si l'enfant n'a pas encore atteint le degrb de maturità sexuelle oh ce comportement devient possible pour lui. Mais. c'est-à -dir ressaisi par un acte du spectateur. tant que nous n e retrouverons pas. Le geste dont je suis le témoidessine en pointillà un objet intentionnel. 347 et suivantes.

que ce monde est donnà au spectateur par la perception naturelle. Des génératio l'une aprhs l'autre a comprennent à et accomplissent les gestes sexuels. aussi bref qu'un cri.L'Etre J. . comme par nous aurons à restituer l'expérienc perceptive de la chose. il - nL . parce que le geste se home à indiquer un certain rapport entre l'homme et le monde sensible. E t le sens de la parole n'est rien d'autre que la faço dont elle manie ce monde linguistique ou dont elle module sur ce clavier de significations acquises. Le geste linguistique comme tous les autres. Le sens du geste ainsi a compris w n'est pas derrièr lui. Mais ce que la nature ne donne pas c'est ici la culture qui le fournit. il m'indique certains points sensibles du monde. il m'invite à l'y rejoindre. Il est vrai que le problèm n'est que déplac: ces significations disponibles elles-mêmes comment se sont-elles constituée Une fois ? le langage formé conçoique la parole puisse signifier on comme u n geste sur le fond mental commun. Les significations disponibles. mais elle le fonde aussi bien : il faut reconnaîtr comme irréductiblle mouvement par lequel je me prêt au spectacle.SARTRE. la signification de la cheminé n'est pas au-delA du spectacle sensible e t de la cheminé elle-mêm telle que mes regards et mes mouvements la trouvent dans le monde. qui sont ici prhsupposées portent-elles en elles-m6mes leur sens? On voit bien ce qu'il y a de commun au geste et A son sens. dans l'expériencperceptive. Je m'engage avec mon corps parmi les choses. La communication s'accomplit lorsque ma conduite trouve dans ce chemin son propre chemin. de le maintenir dans le sommeil du plaisir. (1 Ici et le Néant pp. mais sur l'épreuvd'une présenccorporelle. J e le saisis dans un acte indivis.ce n'est pas la concordance de ses différent aspects qui me fait conclure à l'existence de la cheminé comme géométr signification commune de toutes ces et perspectives. par exemple le geste de la caresse. je me joins A. elle est donc de mêm sorte qu'elle : comme le schém corporel. par le déroulemen l'expériencperceptive. au contraire. le visage détendu l'allégressdes gestes contiennent réellemenle rythme d'action. 453 et suivantes. bien que les psychologues et les linguistes s'accordent pour le rkcuser au nom du savoir positif. et qu'ainsi l'objet intentionnel est offert au témoien meme temps que le geste lui-même La gesticulation verbale. problèm toujours pressant.-P. L'identità de la chose A travers l'expériencperceptive n'est qu'un autre aspect de l'identità du corps propre au cours des mouvements d'exploration. par e emple A l'expression des 6motions et aux &motions me: le sourire. le mode d'etre au monde qui sont la joie même Au contraire entre le signe verbal et sa signification le lien n'est-il pas tout fortuit. dessine lui-mèm son sens. c'est-à -dir les actes d'expression antérieur établissen entre les sujets parlants un monde commun auquel la parole actuelle et neuve se réfbrcomme le geste a u monde sensible. comme c'est par mon corps que je perçoi des a choses W . C'est par mon corps que je comprends autrui. Il semble impossible d'abord de-don. Il faut ici restituer l'expérienc d'autrui déformà les analyses intellectualistes. mais inversement je perçoila chose dans son hvidence propre et c'est ce qui me donne l'assurance d'en obtenir. Mais les formes syntaxiques et celles du vocabulaire. une de &rie indkfinie de vues concordantes.216 PHENOMENOLOGIE DE L A PERCEPTION LE CORPh COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 217 se confond avec la structure du monde que le geste dessine et que je reprends à mon compte. elles coexistent avec moi comme sujet incarné cette vie dans les choses n'a rien et de commun avec la construction des objets scientifiques.lui dans une sorte de reconnaissance aveugle qui précbd définitioet la l'élaboratiointellectuelle du sens. avant que le philosophe (1) en définiss signification intellectuelle. De la mêm manière je ne comprends pas les gestes d'autrui par un acte d'interprétatio intellectuelle. Il y a confirmation d'autrui par moi et de moi par autrui. Le geste est devant moi comme une question. il s'étalsur le geste luimême comme. Quand je perçoiune chose -soit par exemple une cheminke . la cheminé un systèm d'équivalence est qui ne se fonde pas sur la reconnaissance de quelque loi. comme le montre assez l'existence de plusieurs langages ? E t la communication des blément langage entre le du a premier homme qui ait parlà w et le second n'a-t-elle pas htk nécessairemen d'un tout autre type que la communica* et il est pleinement compris lorsque les pouvoirs de mon corps s'ajustent à lui et le recouvrent. Cette idésurprend d'abord. on est pourtant bien obligk d'y venir si l'on veut comprendre l'origine du langage. d'interrompre le mouvement continuel par lequel il se projette dans les choses et vers les autres. qui la est d'enfermer en lui-mêm le corps passif. vise un paysage mental qui n'est pas donn6 d'abord à chacun et qu'elle a justement pour fonction de communiquer.ner aux mots comme aux gestes une signification immanente. la communication -des consciences n'est pas fondé le sens comsur mun de leurs exphiences.

aucun vocabulaire n'est présup posé sens apparaî à la présenc le lià empirique des sons. mais il est difficile. et si nous poussons la recherche assez loin. simple notation d'une pensé pure et claire pour elle-mêmeil n'y a que des paroles dans lesquelles se contracte l'histoire de toute une langue. j'étai de devenu semblable au légendair cercueil de Mohammed (. p. Il faudrait donc chercher les premikres ébauche langage dans la gesticulation énlotionnell du par laquelle l'homme superpose au monde donn6 le monde selon l'homme. vons parler plusieurs langues. Au conle traire dans la musique. dans nos définitions nous nous bornons. ne dit rien que lui-même ou que son sens n'est pas séparablde lui. son esprit raisonnable l'abandonnait pour jeter sur lui un regard critique en demandant le but et la raison d'êtr d'un tel fatras.de manière de chanter le monde et qu'ils sont desA les tiné représente objets. il est vrai que la forme verbale . Il n'en serait plus ainsi si nous faisions entrer en compte le sens émotionne du mot.. et. les phonème sont autant . de tout homme qui peut voir simultanémen l'univers à travers les voiles de deux coutumes. tous les glissements de sens dont une tradition lin- guistique est faite et qui mesurent exactement sa puissance d'expression.. ce que nous avons appel6 plus haut son sens gestuel. Parfois meme ces personnages engageaient une conversation dans le vide : la folie alors étai proche. Elle est proche. Il est aisà de faire perdre sa foi à un homme. parce que nous supposons donnée toutes les participations qu'elle doit a l'histoire de la langue et qui contribuent A en détermine sens. Te-E. S'il nous semble toujours que le langage est plus transparent que la musique. de deux milieux B.). comme le croyait la théorinaïv des onomatopéesen raison d'une ressemblance objective.exception faite des désinence semble arbitraire. (1) < dans le costume des Arabes et me plier A leur moule mental m'a dbpouill6 de ma personnalit6 anglaise : j'ai pu ainsi considére l'occident et ses conventions avec des yeux neufs en fait ces- - ser d'y croire. LAWBENCE. Si nous ne considéron que le sens conceptuel et terminal des mots. ensuite. de ma part. prolongà pendant des annéespour vivre . les voyelles. les système de construction e t de syntaxe ne représenteraien pas autant de conventions arbitraires pour exprimer la mêm pensée mais plusieurs manikres pour le corps humain de ctlkbrer le monde et fmalement de le vivre. et qui accomplissent la communication sans aucune garantie. la clartÃdu langage s'&ablit sur u n fond obscur. de deux bducations. Mais comment se faire une peau arabe ? Ce fut. mais l'une d'elle reste toujours celle dans laquelle nous vivons. Mais en réalità comme nous l'avons dit. il faudrait assumer le monde qu'elle exprime et l'on n'appartient jamais à deux mondes h la fois (1). comme le dictionnaire. et c'est pourquoi la musique nous semble muette. des des consonnes dans une autre. affectation pure. Les Sept Piliers d e la Sagesse. Epuisà par un effort physique et un isolement égalemen prolongés homme a connu ce détachemen un suprêmePendant que son corps avançaicomme une machine. La prédominanc voyelles dans une langue. de le convertir & une autre. Mais les conventions sont un mode de relation tardif entre les hommes. mais parce qu'ils en extraient et au sens propre du mot en expriment l'essence émotionnelle l'on Si pouvait défalque d'un vocabulaire ce qui est dà aux lois mécanique la phonétique de aux contaminations des lanA gues étrangère la rationalisation des grammairiens. Pour assimiler cornpl& tement une langue. qui est essentiel par exemple dans la poésie trouOn verait alors que les mots. S'il y a une penséuniverselle. Nous pou-. elles supposent une communication préalable et il faut replacer le langage dans ce courant communicatif. Il n'y a ici rien de semblable aux célèbr con- - -Un effort. a indiquer des équivalence entre elles. au milieu d'incroyables hasards linguistiques.. .. non pas. A l'imitation de la langue par elle-mgme. Un algorithme conventionnel qui d'ailleurs n'a de sens que rapportà au langage . Le sens d'une phrase nous parait intelligible de part en part.n'exprimera jamais que la Nature sans l'homme. c'est que la plupart du temps nous demeurons dans le langage constitué nous nous donnons des significations disponibles. De lh viendrait que le sens plein d'une langue n'est jamais traduisible dans une autre. on découvrirai sans doute A l'origine de chaque langue un systèm d'expression assez rédui mais tel par exemple qu'il ne soit pas arbitraire d'appeler lumiere la lumiere si l'on appelle nuit la nuit. on l'obtient en reprenant l'effort d'expression et de communication tel qu'il a 6tà tent6 par une langue. en assumant toutes les bquivoques. détachabl cette phrase mêm et défm de dans un monde intelligible. nous trouverons finalement que le langage. Ayant dépouill une forme sans en acquéri nouvelle. Il n'y a donc pas h la rigueur de signes conventionncls. je crois.218 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 219 tion par gestes ? C'est ce qu'on exprime d'ordinaire en disant que le geste ou la mimique émotionnellsont des < signes naturels È la parole un < signe conventionnel B. lui aussi. 43.

Gallimard. la parole installe en nous l'idéde véritcomme limite présomptivde son effort. fait apparaîtr des a nourritures>. Futher in primitive Psychology. Le . chaque écrivaia conscience de viser le mêm monde dont les autres écrivain s'occupaient déjh le monde de Balzac et le monde de Stendhal ne sont pas comme des planète sans communication.220 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 221 ceptions naturalistes qui ran16nent le signe artificiel a u signe naturel et tentent de réduirle langage à l'expression des émotions signe artificiel ne se ramèn pas a u signe Le naturel. Mariage et la Morale. ailleurs une a cachette È ici donne aux a stimuli à un sens qu'ils n'avaient pas. ble de superposer chez l'homme une premièr couche de comportements que l'on appellerait a naturels à et un monde culturel ou spirituel fabriqué Tout est fabriquà et tout est naturel chez l'homme. pas une conduite qui ne doive quelque chose à l'êtr simplement biologique . la paternità n'est pas connue. Il n e suffit pas que deux sujets conscients aient les même organes et le mêm systèm nerveux pour que les même émotionse donnent chez tous deux les même signes. comme la paternité paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalitdes institutions (2). Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la c o k e ou d'embrasser dans l'amour (1) que d'appeler table une table. nous l'avons vu.c'est que seule de toutes les opérationexpressives. La parole n'en est qu'un cas particulier. Les enfants sont élevà sous l'autorità de l'oncle maternel. c'est la manièr mêm d'accueillir la situation et de la vivre.et justifie la situation particulihre que l'on fait d'ordinaire au langage . la parole est capable de s e sédimente de constituer un acquis intersubet jectif. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventécomme les mots. Ce qui est vrai seulement . c'est la mise en forme simultané leur corps et de leur monde dans l'émotion de L'équi pement psychophysiologique laisse ouvertes quantitéd e possibilitéet il n'y a pas plus ici que dans le domaine des instincts une nature humaine donné une fois pour toutes. Elle s'oublie elle-mêm comme fait contingent. Mêm ceux qui. a des a état conscience à donnés de l'organisation anatomique de notre corps faisait correspondre des gestes définis en fait la mimique de la colèr ou Or celle de l'amour n'est pas la mêm chez un Japonais et chez un occidental. elle s e repose sur elle-même et c'est. et manifeste le mêm pouvoir d e mettre en forme les stimuli et les situations qui est à son comble a u niveau du langage. Il prend soin d'eux. Le Japonais en colèr sourit. par de une sorte d'échappemenet par un géni l'équivoququi de pourraient servir à définil'homme.et qui en mêm temps ne se dérobà la simplicità de ta vie animale. D à © jla simple pré sence d'un êtr vivant transforme le inonde physique. Il est impossi(1) On sait que le baiser n'est pas en usage dans les mÅ“ur traditionnelles du Japon. l'occidental rougit et frappe du pied ou bien pâliet parle d'une voix sifflante.bien qu'il soit peut-êtr impossible d'accéde la musique atonale sans passer par la musique à classique . Ce qui importe c'est la manikre dont ils font usage de leur corps. alors que l'idé veille sur eux et les aime comme ses propres enfants. On n e pourrait parler de a signes naturels à que si. A plus forte raison la présenc d'un homme dans le monde animal. Un mari. (2) Chez les indigène des iles Tropbriand. tandis que les gestes ou les comportements ne se transmettent que par l'imitation directe. MALINOWSKI. on ne compromet pas ce qu'il a de spécifique est s'il vrai que déjl'émotiocomme variation de notre êtr a u monde est contingente à l'égardes dispositifs mécanique contenus dans notre corps. comme on voudra dire. cità par Bertrand The RUSSELL. ne détourn leur sens les conduites vitales. parce qu'il n'y a pas chez l'homme de signe naturel. 1930. au retour d'un long voyage.chaque artiste reprend la tâcha son début il a u n nouveau monde a délivrer u lieu que dans l'ordre de la a parole. On n'explique pas ce fait en remarquant que la parole peut s'enregistrer sur le papier. Car la musique aussi peut s'écrireet. Les comportements créen significations qui sont transdes cendantes à l'égardu dispositif anatomique. On ne peut pas faire l'économide cette puissance irrationnelle qui crke des significations el qui les communique. et pourtant immanentes a u coniportement comme tel puisqu'il s'enseigne et se comprend. en rapprochant le langage des expressions émotion nelles. Plus précisémendifférenc mimiques la des recouvre une différenc des émotion elles-mêmes Ce n'est pas seulement le geste qui est contingent A l'égar de l'organisation corporelle. en ce sens qu'il n'est pas un mot. et. bien qu'il y ait en musique quelque chose comme une initiation traditionnelle . se félicit[le trouver de nouveaux enfants à son foyer. p. 22. ce qui nous donne l'idéa d'une pensé sans parole. L'usage qu'un homme fera de son corps est transcendant h l'égar de ce corps comme êtr simplement biologique.

mais l'expériencmêm des couleurs qui est en cause.. Nous avons vu en commençan qu'aprè une périod empiriste. p. 151-152. et (2) Ibid. Au contraire. On pourrait dire avec u n autre auteur que l'expériencnormale comporte des a cercles à ou des a tourbillons à à l'intérieudesquels chaque éléme est reprbsentatif de tous les autres et porte comme des a vecteurs à qui le relient à eux. la a fonction de représentatio D (Darsfellungsfunktion) ou l'actività a catkgoriale à (1) et qu'elle faisait reposer la parole sur la pensée n réalità n'est pas vers un nouvel intelE ce lectualisn~e que la thkorie s'achemine. p 162. et qu'enfin tout philosophe a songà à une parole qui les terminerait toutes. la théori de l'aphasie. il reste que l'opératio expressive dans le cas de la parole peut êtr indéfinimen réitérà que l'on peut parler s u r la parole alors qu'on ne peut peindre sur la peinture. van WÅ“rkom Bounian et Grunbaum. dans l'autre le degrà de clartà ou de chaleur (2). une sorte de lutte entre plusieurs groupements possibles de couleurs selon différent points de vue à (3). par exemple (Aphasie und Motorik). 150. il faut commencer par replacer la penske parmi les phénomèn d'expression. nous constatons un changement incessant. 166) ce qui enfin revient & concevoir l'homme. la faço dont le champ visuel s'articule du point de vue des couleurs D (5). p. il se meut. meme si le sens d'une parole ne peut jamais êtr délivr son inhé de rence à quelque parole. tandis que le peintre ou le musicien n'espèr pas épuise toute peinture ou toute musique possible.. (5) Ibid. elle se meut dans des cercles plus petits e t rétréci mouvement qui prend naissance Un . (2) Grunbaum. depuis Pierre Marie. Nous sommes réduità l'expérienc immédiatdes relations (Kohürenz e-rlebnis. que l'amnésiqua perdu le pouvoir génér de subsumer les couleurs sous une catégorie t l'on rape porte le défici verbal à cette mêm cause. il fait en d'autres termes de la motricità un mode original d'intentionnalità ou de signification (cf ci-dessus p. semblait passer à l'intellectualisme. c'est-à -dir une théoriqui traite la penséet le langage objectif comme deux -manifestations de l'actività fondamentale par laquelle l'homme se projette vers un a monde à (2). On montre. (4) Ibid. comparé a u monde perç du normal. et Goldstein. s'organise en fonction de la consigne donné a Les couleurs : qui appartiennentà lamêmecatégoriequel'échanti modèl s e détachen le fond des autres D ( l ) . Quand deux couleurs objectivement semblables sont présentéu malade. (3) Ibid. chacun 'des bchantillons est confinÃdans son existence individuelle. ils cherchent h formuler ce que nous appellerons une théori existentielle de l'aphasie. Chez le malade a cette vie se renferme dans des limites plus étroiteset. Soit par exemple l'arnnési noms de couleur. montre A la fois que les troubles aphasiques sont généra qu'ils sont et moteurs. . 151. Il y a donc un privilèg de la Raison. est une certaine manièr de se rapporter a u monde. mais les couleurs seulement semblables n e nouent entre elles que des relations incertaines. mais comme existence. non plus comme conscience. a elles n'apparaissent pas nécessairemen comme semblables : il peut arriver que dans l'une le ton fondamental domine. Cette conception du langage prolonge les meilleures e t les plus récente analyses de l'aphasie. dont nous n'avons plus haut utilisà qu'une partie. qu'elle mettait en cause. . Mais justement pour le bien comprendre. Ils opposent. a le tas paraî instable. la perception du tas d'échantillon (1) Des notions de ce genre se trouvent dans les travaux de Head. Que les auteurs le sachent ou non. Nous avions tort de dire qu'il n e peut pas se tenir à un principe de classement donné qu'il va de l'un et à l'autre : en réalitil n'en adopte jamais aucun (4). Ce n'est pas seulement la penséou la connaissance. Ueber Farbennamenamnesie. p. pp. à la constitution d'un ensemble selon un principe donné une sorte de viscosità ou d'inertie. chez le malade.tous les rouges par sur exemple constituent un ensemble et le sujet n'a plus qu'a démembre ensemble pour réuni cet tous les échantillon qui en font partie. e t corrélativemen style ou une configurationdel'expérience un Chez un sujet normal. Nous pouvons obtenir une expériencde ce type en nous plaçandevant un tas d'échantillondans une attitude de perception passive : les couleurs identiques s'assemblent sous notre regard.222 PHENOMGNOLOGIEDE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 223 d'une musique sans sons est absurde. (1) GELB GOLDSTEIN. 149. dans les troubles du langage. Mais si l'on se reporte aux descriptions concrètes on s'aperçoique l'actività catégorialeavant d'êtr une penséou une connaissance. par les épreuve des d'assortiment. Le trouble concerne a la faço dont les couleurs se groupent pour l'observateur. Erlebnis des Passens) et telle estsansdoute la situation du malade. Mêm s'il n e s'agit là que d'une idée-limitet d'un contre-sens.

Dans les cas d'aphasie amnksique. p.). Tel est le trouble d e la a penséà que l'on dkcouvre a u fond de l'amnési. ils n'expriment pas le rapport essentiel du langage et de la pensée mcis le rapport pathologique ou accidentel d'un langage et d'une penséégale ment coupé leur sens vivant. exactement comme un comportement de mon corps investit pour moi et pour autrui les objets qui m'entourent d'une certaine signification. n e lui dit plus rien. a l'intérieu de la zone excitee ou encore ne se transmet qu'à son entourage immédiat Des unitéde sens plus compréhensive ne peuvent plus se construire à l'intérieu monde perç (. (4) Ibid. Le terme de a monde à n'est pas ici une manièr de parler : il veut dire que la vie à mentale à ou culturelle emprunte a la vie naturelle ses structures et que le sujet pensant doit êtr fondà sur le sujet incarnéLe geste phonétiqu réalise pour le sujet parlant et pour ceux qui l'écoutentune certaine struc!*ration de l'expérience une certaine modulation d e l'existence. 158. (3) Ibid.p.. comme pour et nous les noms que nous répéto trop longtemps ( 3 ) . Le langage a bien un intérieur mais cet intérieu n'est pas une penséfermé sur soi et consciente de soi. kvoquer le souvenir d'un objet de mêm couleur (fraise) et A partir de lh. le tendait quelque chose. p. a Le comportement catégoria la possession d u lanet gage significatif expriment un seul e t mêm comportement fondamental. Le (1) GELBet GOLOSTEIN. répè nom comme s'il en at-. C'est s u r cette attitude que la parole elle aussi est fondée sorte qu'il n e saude rait êtr question de faire reposer le langage s u r la pensé pure. incapables de grouper les couleurs en les comparant à u n échantillodonnk. on voit qu'il concerne moins le jugement que le milieu d'expériencou le jugement prend naissance. a ce ne peut donc pas êtr le manque d u mot pris en lui(1) E. et le langage a n'est pas un accompagnement extérieu processus intellectuels à (5). et Ueber ~arbennamenamnesii. III. en le priant de choisir un échantillocorrespondant. il est étrange absurde. (4) On les voit. p. En termes kantiens : il affecte moins l'entendement que l'imagination productrice. Qu'ont-ils donc perdu ? Est-ce leur signification notionnelle ? Faut-il dire que le concept s'est retirà d'eux et faire en conséquenc la pensé cause du langage ? Mais viside la blement le mot quand il perd son sens. y parviennent p a r l'intermédiair du langage : ils nomment l a couleur d u modèl et rassemblent ensuite tous les échantil lons auxquels le mêm nom convient sans regarder le modèle Il est vrai aussi que des enfants anormaux (4) classent ensemble des couleurs. retrouver le nom de la couleur (rouge fraise. Ibid. L'acte catégoria n'est donc pas u n fait dernier. Mais le nom ne lui sert plus A rien. L a penséd'abord n'est pas un effet du langage. Il est vrai que certains malades (3). 177... Mais ce sont lA justepar ment des procédà anormaux . Aucun des deux ne saurait êtr cause ou effet à (2). Qu'exprime donc le langage. 158. comme nous disions plus haut. Ueber Farbennamennamnesie. (2) Ibid. s'il n'exprime pas des pensée Il ? présent plutô il est la prise de position du sujet dans le ou monde d e ses significations. pour ainsi dire. Les malades chez qui les mois ont perdu leur sens gardent quelquefois a u plus haut point le pouvoir d'associer les idée 4 ) . CASSIRER. (3) Ibid. 225 mêm qui rend difficile ou impossible le comportement catbgorial. ( Le nom n e s'est donc pas détach u associations à anciendes nes. Philosophie der symbolischen Formen. il s'est altérlui-même comme un corps inanimé Le lien du mot à son sens vivant n'est pas un lien extérieu d'association. il demeure. se modifie jusque dans son aspect sensible. ne s'orientent plus vers des centres principaux déterminé divergent beaucoup plus que chez le norils mal à (1). bien des malades de sont capables de répét noms des couleurs sans pouvoir les pour autant les classer. E n fait. mêm différentes on leur a si appris à les désigne le mêm nom. le sens habite le mot. moins la spontanéit que les prises de cette spontanéitsur le monde sensible et notre pouvoir de figurer en lui une intention quelconque. chaque impression sensible est affecté d'un a vecteur de sens È mais ces vecteurs n'ont plus de direction commune.LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE à la périphér tourbillon ne se propage plus aussitô du jusqu'a son centre. L'amnésiquA qui l'on donne un nom de couleur. (2) GELB GOLDSTEIN. rouge). il se vide (2). (5) Ibid. du Ici encore. des On est donc bien conduit à reconnaîtr signification gesune tuelle ou existentielle de la parole. Les mots doivent avoir perdu quelque chose qui leur appartient normalement et qui les rend propres A êtr employéen rapport avec le comportement catégoriaà (1). . 158. 258. T. p. il se constitue dans une certaine a attitude à (Einstellung). en présencd'un échantillodonnà (rouge).

460.226 PHENOMENOLOGIE D E LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 227 sens du geste n'est pas contenu dans le geste comme phéno m&nephysique o u physiologique. si elle est parole authentique. se brise et se réorganissous une loi inconnue du sujet ou du témoi extérieu qui se révè eux dans ce moment même Par et à exemple. l'intention verbale. une certaine manièr de jouer d e notre corps se laisse soudain investir d'un sens figurd et le signifient hors de nous.L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage. puis dans la communication muette du geste : c'est par la mêm puissance que le corps s'ouvre à une conduite nouvelle et la fait comprendre à des témoinextérieurs et là u n Ici systkme de pouvoirs défini décentr se soudain. l'instrument matérie l'expression de verbale.tantô le sens immédia mot. tantô la physionomie du mot. Dans l'aphasie motrice. si c'est un geste d'initiation. la liste des mots perdus et conservé correspond pas à leurs caractèreobjectifs (lonne gueur ou complexité) mais 5 leur valeur pour le sujet : le malade est incapable de prononcer isolémen une lettre ou u n mot à l'intérieud'une séri motrice familièr faute de pouvoir différencie figure à et a fond w et confére a librement A tel mot ou à telle lettre la valeur de figure. Mais cette condition n e suffit pas : la parole fait lever u n sens nouveau. D'ailleurs il faut bien que les significations maintenant acquises aient 6t6 des significations nouvelles. cette sorte de plan d'ensemble à partir duquel nous réussis sons à dire ou à écrir exactement u n mot. . . destiné A permettre la vision nette. A protége l'Å“i du soleil. Quand les auteurs cherchent A conclure l'analyse de l'aphasie par une conception généra langage (1) on les du voit plus clairement encore abandonner le langage intellec(1) Cf. Le sens d u mot n'est pas contenu dans le mot comme son.e non pas seulement l'expérienclinguistique. Pour du de que le miracle se produise. Goldstein est ici d'accord avec Grunbaum (Aphasie und . comme la compréhensio autres des gestes suppose u n monde perç commun à tous oà il se déroulet déploison sens.c'est-à -dir à la fois de saisir et de communiquer u n sens. ou la convergence des yeux. que le geste verbal s'exécutdans un certain panorama commun aux interlocuteurs. . GOLDSTEIN. d'une impuissance à structurer le mot et à en saisir la physionomie articulaire (1). Mais c'est la définitiodu corps humain de s'approprier dans une séri indéfini d'actes discontinus des noyaux significatifs qui dépassen transet figurent ses pouvoirs naturels. . c'est que les affections du langage ne peuvent êtr réduiteà l'unità et que le trouble primaire concerne tantô le corps du mot. Il faut donc reconnaîtr comme un fait dernier cette puissance ouverte et ind6finie de signifier. comme dans la paraphasie littérale oà des lettres sont omises. comme dans le cas d'aphasie amnésiquque nous avons analysà plus haut. mais d'un nivellement de la figure et du fond. L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage. A plus forte raison quand il s'agit de troubles de l'intention verbale. il faudra dire que toute de - (1) GOLDSTEIN. La parole repose donc sur une stratification de pouvoirs relativement isolables. en appréhende signification la visuelle. Le langage à son tour ne pose pas d'autre problème une contraction de la gorge. Si l'on veut résu mer ces deux série remarques. p. comme le geste donne pour la premièr fois u n sens humain à l'objet.tantô enfin la structure de l'expérienc tout entièreS. Cet acte de transcendance se rencontre d'abord dans l'acquisition d'un comportement. le froncement de sourcil destiné selon Darwin. Cela n'est ni plus ni moins miraculeux que l'émergencde l'amour dans le dési celle d u geste ou dans les mouvements incoordonné débu la vie. tualiste qu'ils avaient adoptÃà la suite de Pierre Marie et en réactio contre les conceptions de Broca. constituer la structure du mot. La correction articulaire et la correction syntaxique sont toujours en raison inverse l'une de l'autre. On ne peut dire de la parole ni qu'elle est une a opératio l'intelligence à n i de qu'elle est un a phhomèn moteur w : elle est tout entihre motricitÃet tout entièr intelligence. deviennent des composantes de l'acte humain de méditatioet le signifient au spectateur.par laquelle l'homme se transcende vers un comportement nouveau ou vers autrui ou vers sa propre penséà travers son corps et sa parole. une émisiod'air sifflante entre la langue et les dents. Dans l'alexie pure. ce qui montre que l'articulation d'un mot n'est pas u n phénomè simplement moteur e t fait appel aux même énergie organisent l'ordre synqui taxique. déplacé ajoutéeset oà le ou rythme d u mot est altérà s'agit-il visiblement pas d'une ne destruction des engrammes. Ce qui atteste son inhé rence au corps. si le sujet ne peut plus reconnaîtr lettres d'un mot. Mais en meme temps il est impossible de trouver nulle part un trouble du langage qui soit a purement moteur w et qui n'intéressen quelque mesure le sens du langage. il faut que la gesticulation phonktique utilise u n alphabet de significations déjacquises. ce que les auteurs allemands appellent le du concept verbal. c'est les faute de pouvoir mettre en forme les donnée visuelles.

il ny a au' cun signe d'un affaiblissement de l'intelligence généra e t c'est bien par leur sens que les mots sont organisés Mais ce sens est comme figé Jamais Schn. Il n e parle guèr que si on le questionne. 386). il est une manifestation. (1) BENARY. qui porte tout l'édific d u langage. Il s'agit encore ici du cas Schn. elle n e cesse pas d'avoir cette sorte d'évidenc et de suffisance du rée qui étoufftoute interrogation. qui soit à l'muvre aussi bien dans les préparation cachée la parole que dans les de phénomènarticulaires. ou. Mais le malade n'use pas de ces matériaucomme le sujet normal. et qui cependant se stabilise en processus relativement autonomes. il fait retomber A l'êtr ce qui tendait au-delA. c'est au-delà de l'etre qu'elle cherche h s e rejoindre e t c'est pourquoi elle créla parole comme appui empirique d e son propre non-être La parole est l'excè de notre existence s u r l'êtr naturel. Jamais il n'use du langage pour exprimer une situation seulement possible. Il n e peut parler de que s'il a préparses phrases (1).ceux de l'kcrivain. toute réfà rence a u possible.et s e déplacen vers le Uehors. A partir de ces acquisitions. la construction du mot comme celle des concepts. O n Motorik). que les langages. lorsque. que nous avons analys6 sous le rapport de la motricità et de la sexualité aperçoipar contraste l'essence du langage normal :l'intention de parler ne peut se trouver que dans une expérienc ouverte. Telle est cette fonction que l'on devine A travers le langage. il n e s'agit jamais que de questions stéréotypé comme celles qu'il pose chaque jour à ses enfants quand ils reviennent d e classe. la syntaxe. le corps du langage paraissent intacts. n'éprouv le besoin de parler. dans l'épaisseude l'être des zones de vide se constituent.deviennent possibles. jamais son expériencn e tend vers la parole. pour dépasse l'alternative de la conception classique (Broca) et des travaux modernes (Head). . sont l e dépà la sédimentatiodes actes de parole dans lesquels et le sens informulà non seulement trouve le moyen d e se traduire a u dehors. comme une vague. d e l'artiste ou du philosophe. On ne peut pas dire que le langage chez lui soit devenu automatique. On pourrait dire. Les mots souligné sont par nous. De lh l a parole parlbe qui jouit des significations disponibles comme d'une fortune acquise. Ici l'existence se polarise daris un certain u sens D qui ne peut êtr défin aucun objet natupar rel. d'autres actes d'expression authentique. le langage n'est plus u n instrument. elle apparaît comme l'ébullitio dans u n liquide. qui se rbitkre. jamais elle ne suscite en lui une question. les a moyens d'expression D qui existent empiriquement. en reprenant une célèb distinction. nous aurons chance de l'apercevoir dans les cas où n i l a pensén i la u motricità à ne sont sensiblement atteintes e t oà cependant la a vie à du langage est altéré arrive que Il l e vocabulaire. Analyse eines Seelenblindes von der Sprache aus. On n e comprendra jamais ces deux idée A la fois si l'on continue d'osciller entre la notion d e a motricità à et celle d' u intelligence È et si l'on ne découvr pas une troisièm notion qui permettre de les intégrer une fonction. Ce que Griinbaum reproche aux modernes. n'est plus un moyen. O u encore o n pourrait distinguer une parole parlante e t une parole parlée L a premièr est celle dans laquelle l'intention significative s e trouve à l'éta naissant. et les propositions fausses (le ciel est noir) sont pour lui dépourvue sens.tout étonnement toute improvisation. il a beau êtr utilisable pour des activitédéterminée manque totalement d e il cette productivitb qui fait l'essence la plus profonde d e l'homme e t qui n e s e rkvèl peut-êtr dans aucune crbation d e la civilisation avec autant d'évidencque dans la crbation du langage lui-mêm à (1). le . une révélati l'êtr intime et du lien psychique qui nous de unit a u monde et a nos semblables. 496. mais encore acquiert l'existence pour soimême et est véritablemen crécomme sens. s'appuie s u r elle-mêmeou qui. Mais l'acte d'expression constitue u n monde linguistique et un monde culturel. c'est-A-dire les système de vocabulaire et de syntaxe constitu6s. . mais que le sens ici et là est comme spécialisà y a diffé il renies couches de signification. Cette ouverture toujours recrbé dans la p l h i t u d e de l'êtr est ce qui conditionne la premièr parole de l'enfant comme la parole de l'bcrivain. à ceci prè que les propositions principales y prédo minent. Le langage du malade a beau révél beaucoup de savoir. a Dè que l'homme se sert d u langage pour établi une relation vivante avec lui-mêm ou avec ses semblables. s'il prend lui-mêm l'initiative d'une question. . l a mêm à tous les niveaux.228 PHENOhlENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 229 opératiolinguistique suppose l'appréhensio d'un sens. s e rassem(1) GOLDSTEIN. L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage. c'est de a ne pas mettre au premier plan l'extériorisatio motrice et les structures psycho-physiques sur lesquelles elle repose comme un domaine fondamental qui domine le tableau de l'aphasie D (p. depuis la signification visuelle du mot jusqu'às a signification conceptuelle en passant par le concept verbal. Cette puissance essentielle à la parole. p.

Il n'est pas u n assemblage de particules dont chacune demeurerait en soi. jamais fermà s u r lui-mêm et jamais dépassà Qu'il s'agisse du corps d'autrui ou de mon propre corps. la conscience que j'en ai n'est pas une pensé. on attriste une bouche ou on fait sourire une joue. je le fais regarder comme il regarde .230 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE COUPS 231 ble et se reprend pour se projeter au-delà d'elle-même Mieux encore que nos remarques s u r la spatialità e t l'unità corporelles. et : les petits pains blonds. c'est-à -dir que je ne peux le décompose et le recomposer pour en former une idéclaire. 123 et suivantes. (2)" J. Cette révklatio d'un sens immanent ou naissant dans le corps vivant. le projeter sur son entourage mathiel et le communiquer aux autres sujets incarnés n a toujours remarquà que le geste ou l a O parole transfiguraient le corps.je m'aperçoi que ces a fonctions à ne peuvent êtr liée entre elles et a u monde extérieu par des rapports de causalité elles sont toutes confusémen reprises et impliquéedans u n drame unique. nous déprendrde l'objet : l'attitude rkflexive purifie simultanémen notion commune du corps e t celle d e l'Arne la en définissan corps comme une somme de parties sans le intérieu l'iime comme un êtr tout présen lui-mêm et A sans distance. transparence d'un sujet qui n'est rien que ce qu'il pense être L'objet est objet de part en part et l a conscience conscience de part en part. ou encore u n entrelacement de processus défini une fois pour toutes . Pour la mêm raison. et qui n e nous donne que la pensédu corps ou le corps en idke et non pas l'expérienc d u corps ou le corps en réalità Descartes le savait bien. je n'ai pas d'autre moyen de connaîtrle corps humain que de le vivre. C'est lui qui montre. Ainsi l'expériencdu corps propre s'oppose a u mouvement rkflexif qui dégag l'objet d u sujet et le sujet d e l'objet. GASQUET..Le problèm du monde. à (1). Cézanne 117.puisque nous le voyons secréte luien mêm u n a sens à qui n e lui vient de nulle part. GASQUET.28 juin 1643.. l'analyse de la parole et d e l'expression nous fait reconnaîtr nature énigmatiqud u corps prola pre. 690. Balzac décri dans la a Peau de Chagrin à une a nappe blanche comme une couche d e neige fraîchemen tombé et s u r laquelle s'élevaien symétriquemen les couverts couronné e petits pains blonds W . II y a deux sens e t deux sens seulement du mot exister : on existe comme chose ou on existe comme conscience. c'est-à -dir de reprendre ? i mon compte le drame qui le traverse et de me confondre Â¥ave lui. soyez s à »que les couronnes. On n e voyait pas que. voilà ce que nous avons appris dans ce chapitre. i l n'est pas ce qu'il est . se trouve .. Il est toujours autre chose que ce qu'il est. a Toute ifia d jeunesse. mais on se contentait d e dire qu'ils développaien manifestaient une autre puisou sance. le corps doit en dernièr analyse devenir la pcnsé l'intention qu'il nous signifie. peindre que : s'élevaien symktriquement les couverts. e t notre regard. toujours sexualità en mêm temps que liberté enracinà dans la nature a u moment mêm oà il s e transforme par la culture. L'expérienc corps propre du a u contraire nous révè mode d'existence ambigu. averti par l'expkrience du corps propre. ou lui qui parle. pensé i m e . consiste en ceci que tout y demeure. Le corps n'est donc pas u n objet. (1) A T.a vision È a motricità È a sexualità à . à tout le monde sensible. p. puisqu'une c&bre lettre A Elisabeth distingue le corps tel qu'il est conç p a r l'usage de la vie du corps tel qu'il est conç par l'entendement (1). Mais chez Descartes ce savoir singulier que nous avons de notre corps du seul fait que nous sommes u n corps restà subordonnk à la connaissance par idée parce que. comprenez-vous ? E t si vraiment j'kquilibre et je nuance mes couverts et mes pains comme sur nature. a u moins dans toute la mesure oà j'ai u n acquis et réciproquemen mon corps est comme u n sujet naturel. cette nappe j'ai de neige fraîch J e sais maintenant qu'il n e faut vouloir . Cézanne pp. retrouvera dans tous les autes a objets à le miracle de l'expression. Son unit6 est toujours implicite et confuse. elle s'étend comme nous le verrons. Nous sommes habituépar la tradition cartksienne A (1) J. Si un j'essaye de le penser comme un faisceau de processus en troisièm personne . comme une esquisse provisoire de mon êtr total. et pour commencer celui du corps propre. Ces définition corrélative établissen la clartà en nous et hors d e nous : transparence d'un objet sans replis. pour pouvoir ou l'exprimer. disait Cézanne voulu peindre Ca. la neige et tout le tremblement y seront à (2). J e suis donc mon corps. III p. Cézann(lisait d'un portrait : a Si je peins tous les petits bleus et tous les petits marrons.. derrièr l'homme tel qu'il est en fait.. . AT Elisabeth. e n mariant u n vert nuancà A un rouge. Si je peins : couronnésje suis foutu.il n'est pas oà il est. Au diable s'ils se doutent comment.

une fois que nous l'avons rec. L'obscurità gagne le monde perç tout entier. Mais si notre union avec le corps est substanticllc. comme je crois qu'il est trcs nhcessaire (Tavoir bien compris. (1) a Enfin. Descartes peut accepter paisiblement notre condition irrationnelle : ce n'est pas nous qui sommes chargéde porter la raison et. Appuyb s u r cette garantie transcendante.232 P―~―~OMRWL LA PERCEPTION DE Dieu comme auteur raisonnable de notre situation d e fait. une fois en sa v i e les principes de la métaphysique h cause que ce sont eux qui nous donnent la connaissance de Dieu et de notre âme crois aussi qu'il serait trènuisible d'occuper je h souvent son entendement A les méditer cause qu'il ne pourrait si bien vaquer aux fonctions de l'imagination et des sens. mais et que le rneilleur'est de se contenter de retenir en sa mémoir en puis employer sa créanc conclusions qu'on a une fois tirées les le reste du temps qu'on a pour l'ktude aux pensée l'entendeoà ment agit avec l'imagination et les sens È Ibid. voyons bien tout ce qui est impliquk dans la redécouvertdu corps propre. LE MONDE PERÇ . il n e nous reste plus qu'à agir e t penser dans le monde (1).onnue a u fond des choses. cornnient pourrions-nous éprouveen nous-même une %mepure c t de l&accéde u n Esprit absolu? Avant de à poser cette question. Ce n'est pas seulement u n objet entre tous qui résist la réflexio demeure pour à et ainsi dire collà a u sujet.

Quand je me promene dans mon appartement. je vois la face frontale. qui étai carré déformer un se puis disparaître pendant que les autres côtà apparaissent et deviennent chacun & leur tour des carrhs. Mais le déroule ment de cette expériencn'est pour moi que l'occasion de penser le cube total avec ses six faces égale sirnultanees. il l'anime et le nourrit intérieurement il forme avec lui un systkme. a ses six a A faces égales mesure que je tourne autour de lui. et la structure intelligible qui en rend raison. J e peux évidemmen survoler en pensél'appartement. e t d e mon corps comme identique a travers les phases de ce mouvement. le cube lui-même le cube en véritÃu d e l i de ses apparences sensibles. On répondrpeut-êtr qu'en replaçan l'objet d a n s l'expérienccorporelle comme l'un des pôle d e cette expérience nous lui ôton ce qui fait justement son objectivité point de vue de mon corps je n e vois jamais éga Du les les six faces du cube. les différentaspects sous lesquels il s'ofrre 5 moi n e sauraient m'apparaîtrcomme les profils d'une mêm chose si je n e savais pas que chacun d'eux représentl'appartement vu d'ici ou vu de là si je n'avais conscience de mon propre mouvement. E t même pour que m a promenade autour du cube motive le jugement a voici un cube È il faut que mes déplacement soient euxmême repkrks dans l'espace objectif et. mêm s'il est en verre. mais mêm alors je n e saurais saisir l'unità de l'objet sans la médiatiode l'expérienc corporelle. et pourtant le mot u cube à a un sens. c'est a u contraire en pensant mon corps lui-m8me comme u n objet mobile que je puis dkchiffrer l'apparence . l'imaginer ou en dessiner le plan sur le papier. car ce que j'appelle u n plan n'est qu'une perspective plus ample : c'est l'appartement a vu d'en h a u t È et si je peux rksumer en lui toutes les perspectives coutumières c'est A condition de savoir qu'un mêm sujet incarnà peut voir tour A tour de différente positions.Le corps propre est dans le monde comme le cÅ“u dans l'organisme : il maintient continuellenlent en vie le spectacle visible . loin que l'expé rience du mouvement propre conditionne la position d'un objet.

cité L'image de notre Corps. par (1). sans se demander comment elle de entre dans notre expérienceL'analyse réflexiv remplace l'existence absolue de l'objet par la pensee d'un objet absolu. aucun dedans. comme on peut le montrer en appliquant aux doigts deux stimuli distincts. L'illusion d'Aristote est d'abord un trouble du exen~ple schémcorporel. une pointe et une boule. elle en détrui structure interne. mais justement des côté Quand je les aperçoil'un aprè l'autre et selon l'apparence perspective. la notion de u côt ? et celle d'égaliteet les lier dans une formule qui est la définitiod u cube. qui mais le cube est déj devant moi et se dévoil travers à là eux. Un espace est a enfermà à entre les côtà d'un cube comme nous sommes enferméentre les murs d e notre chambre. ce n'est pas que je le constitue de l'interieur : c'est que je m'enfonce dans l'épaisseu du monde par l'expbest rience perceptive.doigts. Le trouble du schémcorporel peut mêm se tra(1) TASTEVIN. Ce qui rend impossible la synthès des deux perceptions tactiles en un objet unique. il n'y a aucune direction. que le croisement des. Il y a u n premier dogmatisme. sous mes mains. tantô sur s a surface. Les chtédu cube n'en sont pas des projections. Le cube A six faces égale l'idke-limite par laquelle j'exprime la présenccharnelle du cube qui est 237 là sous mes yeux. c'est qu'ils l'empruntent à notre expériencde sujets incarnés Dans l'espace lui-mêm et sans la présencd'un sujet psychophysique. je n e construis pas l'idé d u géométr rend raison de ces perspectives. pp. 36 et suivantes. L'objet et mon corps formeraient bien u n système mais il s'agirait d'un faisceau d e corréla tions objectives et non pas. d'un ensemble de correspondances vécues L'unità de l'objet serait pensée non pas éprouvà et comme le correlatif de celle de notre corps. aucun dehors. tantôen lui. le penser sans point de vue. et. Le cube à six faces égaleest non seulement invisible. elles sont inversée: le sujet et attribue à 1'index. Pour pouvoir penser 'le cube. mais le cube n'est pas pour lui-même puisqu'il est un objet. c'est le cube tel qu'il serait pour luimêm . c'est que la face droite du mkdius et . nous prenons position dans l'espace. J e n'ai pas besoin de prendre sur mon propre mouvement une vue objective et de le faire entrer en compte pour reconstituer derrièr l'apparence la forme vraie de l'objct : le compte est déj fait.LE MONDE PERCU perceptive et construire le cube vrai. qui consiste à affirmer la signification présomptiv l'objet.a face gauche de l'ind'x ne peuvent concourir a une exploration synergique de l'objet. d à ©la nouvelle apparence est entré j en composition avec le mouvement véc et s'est offerte comme apparence d'un cube. La synthès de l'objet se fait donc ici à travers T synth&sedu corps propre. elle en est la répliqu u le cora o rélatiet c'est à la lettre la mêm chose de percevoir une seule bille et de disposer des deux doigts comme d'un organe unique. On n e sort de la pensee aveugle e t symbolique qu'en apercevant l'êtr spatial singulier qui porte ensemble ces prédicatsIl s'agit d e dessiner en pensécette forme particulièr qui renferme u n fragment d'espace entre six faces égales Or. mais encore impensable . tantô hors de lui. et dè lors nous le voyons en perspective. ce n'est pas tant que la position des doigts est inhabituelle ou statistiquement rare. comme mouvement forcé dépass les possibilité motrices des doigts eux-même et ne peut êtr visà dans u n projet d e mouvement. en voulant survoler l'objet. E n réalità perceptions des deux doigts n e les sont pas seulement disjointes. SCHILDER par LHERMITTE. sans se demander ce qu'il est. CZERMAK. Mais cette définitio nous pose une question plutô qu'elle n e nous offre quelque chose à penser. La chose et le monde me sont donné avec les parties de mon corps. comme nous le disions tout à l'heure. . Mais l'objet peut-il êtr ainsi détach des conditions effectives sous lesquelles il nous est donnÃ? On peut assembler discursivement la notion d u nombre six. si les mots < renfermer à et u entre à ont u n sens pour nous.ce qui est touchÃpar le médiu récipro quement. et si tous deux sont touchéa la fois. S'il y a la pour moi un cube A six faces égale si je peux rejoindre et l'objet. L'expériencdu mouvement propre n e serait donc qu'une circonstance psychologique d e la perception et ne contribuerait pas à dkterminer le sens de l'objet. dans son évidenc perceptive. dont l'analyse ré flexive nous débarrass qui consiste ? et affirmer que l'objet i est en soi ou absolument. il faut donc qu'il y ait deux billes. On a depuis longtemps essayà d'expliquer la fameuse illusion d'Aristote en admettant que la position inhabituelle des doigts rend impossible la synthès de leurs perceptions : le côt droit du médiuet le côt gauche de l'index ne a travaillent à pas ensemble d'ordinaire. Mais il y en a u n autre. non par une u géomà trie naturelle È mais dans une connexion vivante comparable ou plutô identique a celle qui existe entre les parties de mon corps lui-même L a perception extérieur la perception du corps propre et varient ensemble parce qu'elles sont les deux faces d'un mêm acte.

Le sujet de Stratton. i ) L'Image de notre Corps. cette structure va se communiquer au monde sensible. (3) STRATTON. p. C'est dans son propre corps que le malade sent l'approche de cet Autre qu'il n'a jamais vu de ses yeux. de rêve de rie ou d'angoisse et l'image de lui-mêm qui apparaî au (1). Vision without inversion of the retinal image. il a de son propre doigt comme de tous les objets proches une image double. le corps n'est pas un objet transparent et n e nous est pas donnà comme ie cercle au géo mètr par s a loi de constitution. dû Truggebilde der eigenen Gestalt.Cf p. dont le champ visuel a ét objectivement inversé voit d'abord les objets la têt en bas. . par MENNINGER-LERCHENTHAL. Si u n sujet accommode pour la vision à grande distance. puisque. < sa conscience semble sortie hors de lui-mêm È Et MENNINGER-LERCHANTAL. 136-188. p 350. p. La diplopie se prolonge donc (1) LHERMITTE. il est envahi a par l'étrang impression de regarder le feu avec le dos de la têt W . 191: 239 en un dédoublemen corps. L'Image de notre Corps. La thborie d u schémcorporel est implicitement une théori de la perception. dans un ascenseur qui monte et s'arrêt brusquement. Si on le touche ou qu'on le pique. C'est qu'il y a une équivalenc immkdiate entre l'orientation du champ visuel et la conscience du corps propre comme puissance de ce champ. . Nous avons réappri sentir notre corps. 39. comme nous l'avons vu. au troisièm jour de l'expériencequand les objets commencent a reprendre leur aplomb. R6ciproquen1ent. il perçoiun contact ou une piqûr double (4). Il va falloir de la meme manièr réveille l'expkrience du monde tel qu'il nous apparait en tant que nous sommes au monde par notre corps. Si maintenant. le corps est un moi naturel e t comme le sujet de la perception. Dans l'héautoscopiavant de se voir luimême le sujet passe toujours par un éta songe. laquelle semble êtr animéde vibrations affectives identiques à celles que ressent l'original W .Beaucoup de malades parlent d'un a sixièm sens w qui leur donnerait leurs hallucinations. 76. Mais en reprenant ainsi contact avec le corps et avec le monde. 180 : a J'ai eu soudainement l'impression que j'étai hors de mon corps È (2) JASPERS.LE MONDE PERCU duire directement dans le m'onde extérieusans l'aupui d'aucun stimulus. comme le normal reconnaî une certaine brûlur de sa nuque que quelpar qu'un derrièr lui le regarde ( 2 ) . pp. une certaine forme d'expériencexterne implique et entraîn une certaine conscience du corps propre. c . s'il est une unità expressive qu'on ne peut apprendre A connaîtr qu'en i'assuniant. ( 3 ) . Toute perception extérieur du est immédiatemen synonyme d'une certaine perception de mon corps comme toute perception de mon corps s'explicite dans le langage de la perception extkrieure. Le sujet pendant la durke de l'autoscopie est envahi par un sentiment de tristesse profonde dont l'extension rayonne au point de pénétr l'image mime du double. ( LHEHMITTE. si bien que le bouleversement expérimenta peut se traduire indifféremmen le par renversement des objets phénoména par une redistriou bution des fonctions sensorielles dans le corps. si l'on perçoiavec son corps. à nous avons retrouvà sous le savoir objectif et distant du corps cet autre savoir que nous en avons parce qu'il est toujours avec nous et que nous sommes corps. je sens la substance de mon corps s'échappede moi par ma têt et dépasseles limites de mon corps objectif. en tant que nous percevons le monde avec notre corps. c'est aussi nous-mêm que nous allons retrouver. cità mkme ouvrage. p. Le dehors n'est que l'envers de cette dépersonnalisatio malade se sent dans le double qui est hors de lui comme.

Revenons donc à la sensation et regardons-la de si prè qu'elle nous enseigne le rapport vivant de celui qui perçoiavec son corps et avec son monde. . Le sujet percevant est le lieu de ces choses et le philosophe décri sensations et leur substrat comme on les décri faune d'un pays lointain. sur Tout le savoir s'installe dans les horizons ouverts par la perception. se donne le monde tout fait. C'est qu'elle se donne le monde tout fait. corps propre. . Mais. confondre avec notre corps. on ajoute l'indice a conscience de. enfin comque ment se fait-il que nous percevions ? Nous ne le comprendrons que si le moi empirique et le corps ne sont pas d'emblédes objets. sur les s i u i tels que les décri physique et sur les organes tml la des sens tels que les décri biologie. lui aussi. comment avons-nous pu croire que nous vissions de nos yeux ce que nous saisissons en vé rite par une inspection de l'esprit.. a u monde physique.monde. comment le monde n'estil pas en face de nous parfaitement explicite. Il ne peut pas êtr question de décrir perception la elle-mêm comme l'un des faits qui se produisent dans le monde. une surface de contact et avec le monde ou en enracinement perpétueen lui. vue de l'intéricur perception ne doit la rien à ce que nous savons par ailleurs sur le monde. Par là toutes les l'éta consde thèse de l'empirisme SC trouvent renversées cience devient la conscience d'un état passività position la d'une passivité monde devient le corrélatid'une pensé le du monde et n'existe plus que pour un constituant. par exemple. C'est l'Ego transceiidantai. ne le deviennent jamais tout A fait. . le philosophe empiriste consiPar dèr un sujet X en train de percevoir et cherche A décrir ce qui se passe : il y a des sensations qui sont des état -su des manière d'êtr du sujet et. s'il y a u n certain sens à dire que je vois le morceau de cire de mes yeux.. comme milieu de tout kvénemen possible. la catégori causalité de mais comme une re-créatioou une re-constitution du monde à chaque moment. La psychologie inductive nous aidera chercher pour elle un statut nouveau en montrant qu'elle n'est ni u n éta une qualité la conscience d'un éta d'une ou ni ou qualité En fait. à On subordonne tout le systèm de l'expérience .sans s'apercevoir qu'il la perçoilui-même qu'il est sujet percevant et que la perception telle qu'il l a vit démen tout ce qu'il dit de la perception en gknéral Car. et moi empirique. cette dimension de fuite el de libertà que la réflexioouvre au fond de nous et qu'on appelle le J e transcendantal ne sont pas donnée d'abord et ne sont jamais absolument acquises. Car la constitution du monde telle qu'il la conçoiest une simple clause de style : à chaque terme de la description empiriste. puisque nous ne pouvons jamais effacer dans le tableau du monde cette lacune que nous sommes et par oà il vient à exister pour quelqu'un.à un penseur universel chargà de porter les relations des trois termes. de véritable choses mentales.le . pourquoi ne se déploie-t-i peu à peu et jamais a en entier v . il reçoimaintenant un nom. Si nous croyons à un passà du monde. aux a stimuli È A l'organisme tel que le représenten nos livres. de la sensation comme éta conscience et comme de conscience d'un état l'existence en soi et de l'existence de pour soi. Le sujet de la perception restera ignorà tant que nous ne saurons pas évite l'alternative du naturà et du naturant. Or si le corps propre et" le moi empirique ne sont que des élémen dans le systèm de l'expérience objets parmi d'autres objets sous le regard du véritabl comment pouvons-nous jamais nous Jc. c'est parce qu'il vient sans cesse assaillir et investir la subjectività comme les vagues entourent une épav la plage. comme il n'y est pas engagéelles restent ce qu'elles étaien dans l'empirisme : des relations de causalitÃétalé sur le plan des événemen cosmiques. E t pourtant il reste vrai de dire que l'intellectualisme. si je ne peux jamais dire à J e à absolument et si tout acte de réflexion toute prise de position volontaire s'établisur le fond et sur la proposition d'une vie de conscience préper sonnelle. c'est d'abord parce que nous avons u n champ perceptif présen actuel.1. i ce titre. il figure dans la description. Elle ne se donne pas la d'abord comme un événemen dans le monde auquel on puisse appliquer.LE SENTIR La pensé objective ignore le sujet de la perception. chacune des prétenduequalités. et traite la perception comme l'un de ces événement exemple. puisque la perception est le a défau de ce a grand diamant È L'intellectualisme reà présent bien u n progrè dans la prise de conscience : ce lieu hors du monde que le philosophe empiriste sous-entendait et oà il se plaçaitacitement pour décrir l'événeme de la perception. et si corrélativemen cette possibilità d'absence.

Chez le normal une excitation sensorielle. . p. les a qualité sen- - sibles > sont donc loin de se réduir l'épreuvd'un certain éta d'un certain quale indicibles. Est-ce donc a dans la conscience È et faut-il dire que l'expé rience d u bleu comme qualità sensible suscite une certaine modification du corps phénoména Mais on n e voit pas pourquoi la prise de conscience d'un certain finale modifierait mon appréciatiodes grandeurs et d'ailleurs l'effet senti de la couleur ne correspond pas toujours exactement à l'influence qu'elle exerce sur le comportement : le rouge peut exagére mes réaction sans que je m'en aperçoiv(2). du -celle ou le sujet sent son bras en équilibr en repos. par le exemple. le vert un mouvement de flexion et de repli vers le corps (1).Ce n'est pas dans le monde du physicien et par l'effet de quelque processus cachÃque se constitue la physionomie motrice de la couleur. ne modifie qu'a peine la motricitb génà rale. (3) La Structure du Comportement. pp. est modifié la présentatiodes couleurs: le vert par la ramhne au voisinage du corps (2). . elles s'offrent OU avec une physionomie motrice. ou qui est plus éloignà corps chez le malade que chez le du normal. En particulier le rouge et le jaune favorisent les mouvements glissants. d'une relation exté rieure de causalità qui laisserait intacte la sensation ellemême Les réactionmotrices provoquéepar le bleu. avec u n champ visuel rouge elle est inexacte par excès Les n~ouvements vers le dehors sont accélér le vert et ralentis par le par rouge. (2) Ibid. bleu ou vert. La localisation des stimuli sur la peau est modifié dans le sens de l'abduction par le rouge.l'abduction qu'il se détourndu stimulus et se retire vers son centre (3). art. le son. si elles m'invipar tent à une nouvelle manihre de l'évaluer si d'autre part la et motricità cesse d'êtr la simple conscience de mes changements de lieu présent prochains pour devenir la fonction ou qui à chaque moment établi étalon grandeur. que les stimuli déclenchen des a mouvements naissants à qui s'associent A la sensation ou A la qualità et forment u n halo autour d'elle. La couleur du champ visuel rend plus ou moins exactes les réaction sujet. dans les exemples que nous donnions plus haut. .est insérà dans une certaine conduite. L a signification motrice des couleurs ne se comprend que si elles cessent d'êtr des étatfermé u r eux-même ou s des qualitéindescriptibles offertes a la constatation d'un sujet pensant. 3-9. le bleu et le vert à l'adduction. que le a côt perceptif à et le a côt moteur > d u comportement communiquent.La position privilégià bras. p. elles sont enveloppée d'une signification vitale.ne sont pas des effets dans le corps objectif de la couleur définipar une certaine longueur d'onde e t une certaine intensità : un bleu obtenu par contraste. et auquel ne correspond donc aucun phénomkn physique s'entoure du mêm halo moteur (1).il ne s'agit pas. chez les cérébelle bleu et surtout le vert les comle pensent. On sait depuis longtemps qu'il y a u n a accompagnement moteur à des sensations. que l'on peut prendre comme indicateur de la perturbation motrice. jaune. d'une manièr général l'adduction signifie que l'organisme se tourne vers le stimulus et est attirb par le monde. Problem der Wirkung der et Zum Farben ouf den Orgomismus. ce qui se laisse palper par un mouvement défin mon regard. C'est de (1) GOLDSTEIN et ROSENTHAL. l a e conduite 'du bleu È . la couleur. (1) GOLDSTEJN ROSENTKAL. (2) Ibid. le bleu et le vert les mouvements saccadés rouge appliquà à l'Å“i droit. l'ammes de plitude variable de mon êtr au monde. qu'il du s'agisse d'exécuteun mouvement d'une amplitude donné ou de montrer du doigt une longueur déterminé Avec u n champ visuel vert l'appréciatio est exacte.Les sensations. favorise u n mouvement d'extension du bras correspondant vers le dehors. si elles atteignent en moi un certain montage génér lequel je suis adaptà a u monde. le bleu.242 PHENOMfiNOLOGIE DE L A PERCEPTION LE SENTIR 243 rouge. agit toujours dans le mêm sens de sorte qu'on peut lui altribuer une valeur motrice définie Dans l'ensemble le rouge et le jaune sont favorables à l'abduction. Mais les maladies du cervelet ou de l'écorcfrontale mettent en évidenc que pourrait êtr l'influence des excice tations sensorielles sur le tonus musculaire si elles n'étaien intégré une situation d'ensemble et si le tonus n'étai à chez le normal régl vue de certaines tsches privilégiée en Le geste de lever le bras. Mais on fait la plupart d u temps comme si cette relation ne changeait rien aux termes entre lesquels elle s'établitCar . cité 23. surtout celles du laboratoire qui n'ont guèr pour lui de signification vitale. 201. Le jaune et le rouge accentuent les erreurs dans l'estimation du poids et du temps. est différemmen modifià dans son amplitude et dans sa direction par un champ visuel rouge. Or. Le bleu est ce qui sollicite de moi une certaine manièr de regarder. Dans ces différenteexpériencechaque couleur.

(4) WERNER. Le bleu semble a céde notre regard w dit *the. Untersuchungen übeEmpfinciung und Empfinden. dit Kandinsky. en expo(1) GOLDSTEIN et ROSENTHAL. avant d'êtr vue. la fait réside dans un fragment d'espace e t la communique C ceux qui mangent le pain consacrà s'ils I sont intérieuremen préparé la mêm mani6re le sende sible a non seulement une signification motrice et vitale mais n'est pas autre chose qu'une certaine manièr d'êtr au (1) WERNER. Untersuchungen übe Empfindunif und fintpfin. 1 p. . La couleur réell produit chez le sujet une a concentration de l'expérienccoloréD qui lui permet de à rassembler les couleurs dans son Å“i à (1). se fait soudain situation. D'une manièr généra a d'un chtà on avec le rouge et le jaune a l'expériencd'un arrachement. De mêm s qu'en regardant attentivement la neige je décompos a en blancheur D apparente qui se résou u n monde de reflets et de transparences. tout à l'heure voulu par moi. . Le rouge a déchirD. (6) Ibid. (7) WERNER. 158. le rouge a s'enfonce dans l'Å“i D dit encore GÅ“th (2). 245 Ibid. mais encore est la présenc reelle de Dieu. cité Goldstein et Rosenthal. p. Le est sujet de la sensation n'est ni un penseur qui note une qualité un milieu inerte qui serait affectà ou modifik par elle. La couleur. Ici l'expérienc de la couleur confirme et fait comprendre les corrélation ktablies par la psychologie inductive. Le vert passe communémen pour une couleur a reposante B. Ainsi avant d'êtr un spectacle objectif la qualitÃse laisse reconnaîtr u n type de compar portement qui la vise dans son essence et c'est pourquoi dè que mon corps adopte l'attitude du bleu j'obtiens une quasiprésenc bleu. ni il est une puissance qui CO-naîun certain milieu d'exisà tence ou se synchronise avec lui. je livre une partie de mon corps. c'est-à -dir comme des concré tions de paix ou de violence. p. De la mêm manièr je prêt l'oreille ou je regarde dans l'attente d'une sensation. devient mon êtr même et le sommeil. il faut réapprendr vivre ces couleurs à comme les vit notre corps.LE SENTIR u n certain champ ou une certaine atmosph8re offerte A la puissance de mes yeux et de tout mon corps. s'annonce alors par l'expériencd'une certaine attitude du corps qui n e convient qu'à elle et la détermin avec précisio: a il y a u n glissement de haut en bas dans mon corps. (2) KANDINSKY. cité 23. d'un mouvement qui s'éloigndu centre È d'un autre côt avec le bleu et le vert celle du a repos et de la concentration à (3). GÃŽTHE FarForm benlehre en particulier Abs. p. und Farbe in der Maleref. le vert le repos et la paix. 23-25. Ueber die Ausprigung von Tongestalten. mais en fait je ne vois pas de bleu à (4) dit un sujet. On rend possible la représenta tion d'une couleur chez des sujets qui l'ont perdue. pp.il faut comprendre que le rouge. et soudain le sensible prend mon oreille ou mon regard. ce ne peut êtr que du bleu. a Il me renferme en moi-mêm et me met en paix È dit une malade (1). visà jusque-li comme signification. un certain rythme respiratoire. il y a d'abord expérienc d'une certaine disposition du corps et soudain la sensation se continue e t a se propage dans le domaine visuel w (6). ce ne peut donc pas ètr du vert. Comme le sacrement non seulement synibolise sous des espèce sensibles une opératiode la Grsce. den 1. AU à contraire. le jaune est a piquant à dit u n malade de Goldstein.. sant devant eux des couleurs réelle quelles qu'elles soient. Il ne faut donc pas se demander comment du et pourquoi le rouge signifie 1'ef"ort ou la violence.Il a ne nous demande rien et ne nous appelle à rien D. J e respirais lentement et profondémen pour appeler le sommeil et soudain on dirait que ma bouche communique avec quelque immense poumon extérieu qui appelle et refoule mon souffle. 160. une sensation de rouge et des réaction motrices. (5) !Ibid. Si l'on fait croîtr peu à peu un stimulus lumineux A partir d'une valeur subliminale. Les rapports du sentant et du sensible sont comparables à ceux du dormeur et de son sommeil : le sommeil vient quand une certaine attitude volontaire r q o i t soudain du dehors la confirmation qu'elle attendait. Quand nous disons que le rouge augmente l'amplitude de nos réactions ne faut pas l'enil tendre comme s'il s'agissait là de deux faits distincts. et la signification vitale des qualité employant des stimuli en faibles ou brefs. E t un autre : a J'ai serrt5 les dents et je sais par là que c'est du jaune à (5). par sa texture que notre regard suit et épouse déjl'amplification de notre êtr moteur. On peut mettre à n u le fond végétat moteur. par (3) GOLDSTEINet ROSENTHAL. 159. 293. de mêm on peut découvri l'intérieu à du son une a micromélodiD et l'intervalle sonore n'est que la mise en forme finale d'une certaine tension d'abord éprou vé dans tout le corps (7). ou mêm mon corps tout entier à cette manièr de vibrer et de remplir l'espace qu'est le bleu ou le rouge. art.

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PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION

LE SENTIR

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monde qui se propose A nous d'un point de l'espace, que notre, 'xfps reprend et assume s'il en est capable, e t la sensation est A la lettre une communion. De ce point de vue, il devient possible de rendre ? la noI tion de <: sens à une valeur que l'intellectualisme lui refuse. Ma sensation et ma perception, dit-il, ne peuvent êtr dési gnables et donc êtr pour moi qu'en étan sensation ou perception de quelque chose, par exemple sensation de bleu o u de rouge, perception de la table ou de la chaise. Or le bleu et le rouge ne sont pas cette expérienc indicible q u e je vis lorsque je coïncidavec eux, la table ou la chaise n'est pas cette apparence éphémà merci de mon regard; l'objet à la ne se détermin que comme u n êtr identifiable à travers une sériouverte d'expkriences possibles et n'existe que pour -un sujet qui opèr cette identification. L'êtr n'est que pour quelqu'un qui soit capable de prendre recul A son 6gard et soit donc lui-mêm absolument hors de l'être C'est ainsi que l'esprit devient le sujet de la perception et que la notion de a sens à devient impensable. Si voir ou entendre c'est s e détache l'impression pour l'investir en pensee e t cesser de d'êtr pour connaître serait absurde de dire que je vois il de mes yeux ou que j'entends avec mes oreilles, car mes yeux, mes oreilles sont encore des être du monde, bien incapables à ce titre de ménage avant de lui la zone de suben jectività d'oà il sera vu ou entendu. J e ne peux pas mêm conserver à mes yeux ou A mes oreilles quelque puissance de connaîtr faisant d'eux des instruments de ma perception, en car cette notion est ambiguë ne sont instruments que de ils i'excilation corporelle et non de la perception elle-même Il n'y a pas de milieu entre l'en soi et le pour soi, et puisque, &tantplusieurs, ils ne sont pas moi-mêmemes sens ne peuvent êtr qu'objets. J e dis que mes yeux voient, que m a main touche, que mon pied souffre, mais ces expressions naïvene traduisent pas mon expérienc véritable Elles m'en donnent d6jà une interprétatioqui la &tache de son sujet originel. Parce que je sais que la lumièr frappe mes yeux, que les contacts se font par la peau. que ma chaussure blesse mon pied, je disperse dans mon corps les perceptions qui appartiennent à mon âmeje mets la perception dans le perçu Mais ce n'est lÃque le sillage spatial et temporel des actes de conscience. Si je les considèr de l'intérieur trouve une je unique connaissance sans lieu, une âm sans parties, et il n'y a aucune différenc entre penser et percevoir comme entre voir et entendre. - Pouvons-nous nous tenir h cette perspective? S'il est vrai que je ne vois pas de mes yeux, comment

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ai-je jamais pu ignorer cette vhrité J e ne savais pas ce que je disais, je n'avais pas réfléch Mais comment donc pouvais-je ne pas réfléchi Comment l'inspection de l'esprit, comment l'opératiode ma propre pensé a-t-elle pu m'etre masquee, puisque par définitio ma penséest pour ellemême Si la réflexio veut se justifier comme rbflexion, c'esta-dire comme progrè vers la vérità ne doit pas se borelle ner A remplacer une vue du monde par une autre, elle doit nous montrer comment la vue naïv du monde est comprise et dépassà dans la vue réfléchi réflexiodoit éclaire La l'irréfléc auquel elle succèd et en montrer la possibilitd pour pouvoir se comprendre elle-mêm comme commence" ment. Dire que c'est encore moi qui me pense comme situ6 dans u n corps et comme pourvu de cinq sens, ce n'est bviclemment qu'une solution verbale, puisque moi qui rbflbchis je ne peux me reconnaîtr dans ce Je incarnà que donc l'incarnation reste par principe une illusion et que la possibilit6 de cette illusion demeure incompréhensible nous faut Il remettre en question l'alternative du pour soi et de l'en soi qui rejetait les a sens à au monde des objets et degageait la subjectività comme non-êtr absolu de toute inhérenc corporelle. C'est ce que nous faisons en définissan sensation la comme coexistence ou comme communion. La sensation de bleu n'est pas la connaissance ou la position d'un certain quale identifiable ii travers coutes les experiences que j'en ai comme le cercle du géomhtr le mêm à Paris et A Toest kio. Elle est sans doute intentionnelle, c'est-à -dir qu'elle ne repose pas en soi comme une chose, qu'elle vise et signifie au-delà d'elle-niême Mais le term? qu'elle vise n'est reconnu qu'aveuglémenpar la familiarità de mon corps avec lui. il n'est pas constituà en pleine clarté est reconstitub o u il repris par un savoir qui reste latent e t qui lui laisse son opacità et son eccéità sensation est intentionnelle parce La que je trouve dans le sensible la proposition d'un certain rythme d'existence, - abduction ou adduction, - et que, donnant suite A cette proposition, me glissant dans la forme d'existence qui m'est ainsi suggéré me rapporte il u n je êtr extérieur ce soit pour m'ouvrir ou pour me fermer que A lui. Si les qualitérayonnent autour d'elles un certain mode d'existence, si elles ont un pouvoir d'envofitement e t ce que nous appelions tout à l'heure une valeur sacramentelle, c'est parce que le sujet sentant ne les pose pas comme des objets. mais sympathise avec elles, les fait siennes et trouve en elles sa loi momentanée Précisons sentant el Le le sensible ne sont pas l'un en face de l'autre comme deux

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PHGNOMSNOLOGIE DE LA PERCEPTION

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termes extérieur la sensation n'est pas une invasion du et sensible dans le sentant. C'est mon regard qui sous-tend la couleur, c'est le mouvement de ma main qui sous-tend la forme de l'objet ou plutô mon regard s'accouple avec la couleur, ma main avec le dur et le mou, et dans cet échang entre le sujet de la sensation et le sensible on ne peut pas dire que l'un agisse et que l'autre pâtisseque l'un donne sens à l'autre. Sans l'exploration de mon regard ou de m a main et avant que mon corps se synchronise avec lui, l e sensible n'est rien qu'une sollicitation vague. a Si un sujet essaye d'éprouveune couleur déterminé exemple du par bleu, tout en cherchant à donner à son corps l'attitude qui convient a u rouge, il en résultune lutte intérieure une sorte de spasme qui cesse aussitôqu'il adopte l'attitude corporelle qui correspond au bleu (1). à Ainsi un sensible qui va êtr senti pose à mon corps une sorte de problèm confus. Il faut que je trouve l'attitude qui i;a lui donner le moyen de se déterminer de devenir du bleu, il faut que je trouve et la répons une question mal formulée cependant je n e à Et le fais qu'à sa sollicitation, mon attitude ne suffit jamais à me faire voir vraiment du bleu ou toucher vraiment une surface dure. Le sensible me rend ce que je lui ai prêtemais c'est de lui que je le tenais. Moi qui contemple le bleu du ciel, je ne suis pas en face de lui un sujet acosmique, je ne le posshde pas en pensée ne déploi au devant de lui je pas une idédu bleu qui m'en donnerait le secret, je m'abandonne à lui, je m'enfonce dans ce mystèreil a se pense en moi È je suis le ciel mCme qui se rassemble, se recueille et se met à exister pour soi, ma conscience est engorgépar ce bleu illimité -Mais le ciel n'est pas esprit, et il n'y a aucun sens à dire qu'il existe pour soi? - Bien sfir le ciel du géo graphe ou de l'astronome n'existe pas pour soi. Mais du ciel perç ou senti, sous-tendu par mon regard qui le parcourt et l'habite, milieu d'une certaine vibration vitale que mon corps adopte, on peut dire qu'il existe pour soi en ce sens qu'il n'est pas fait de parties extérieures que chaque partie de l'ensemble est a sensible à à ce qui se passe dans toutes les autres et les < connaî dynamiquement à ( 2 ) . E t quant a u sujet de la sensation, il n'a pas besoin d'êtr u n pur néan sans aucun poids terrestre. Cela ne serait né cessaire que s'il devait, comme la conscience constituante,
(1) WEUNER, Unicrsuclwngen übe Empfindung und m p f i n den, 1, p. 158.

etre présen partout à la fois, coextensif h l'être et penser la véritde l'univers. Mais le spectacle perç n'est pas d e l'êtr pur. Pris exactement tel que je le vois,. il est un moment de mon histoire individuelle, et, puisque la sensation est une reconstitution, elle suppose en moi les sédi ments d'une constitution préalable suis, comme sujet je sentant, tout plein de pouvoirs naturels dont je m'étonn le premier. J e ne suis donc pas, selon le mot de Hegel, u n trou dans l'êtr W . mais un creux, un pli qui s'est fait et qui peut se défair (1). Insistons s u r ce point. Comment avons-nous pu échappe h l'alternative du pour soi e t de l'en soi. comment l a conscience peut-elle êtr engorgé a r son objet, p comment pouvons-nous distinguer la conscience sensible de la conscience intellectuelle? c'est que : l e Toute perception a lieu dans une atmosphèr de générali se donne à nous et comme anonyme. J e ne peux pas dire que je vois l e bleu du ciel a u sens oà je dis que je comprends un livre ou encore que je décid consacrer ma vie aux mathématiques de Ma perception, mêm vue de l'intérieur exprime une situation donné je vois du bleu parce que je suis sensible aux cou: leurs - au contraire les actes personnels en créen , une : je suis mathématicieparce que j'ai décidde l'être De sorte que, si je voulais traduire exactement l'expérienc perceptive, je devrais dire qu'on perçoien moi et non pas que je perçoisToute sensation comporte un germe de reve ou de dépersonnalisatiocomme nous l'éprouvonpar cette sorte de stupeur oà elle nous met quand nous vivons vraiment à son niveau. Sans doute la connaissance m'apprend bien que la sensation n'aurait pas lieu sans une adaptation de mon corps, par exemple qu'il n'y aurait pas de contact détermin sans u n mouvement de ma main. Mais cette actività se déroul la périphér mon être je n'ai pas plus à de conscience d'êtr le vrai sujet de m a sensation que de-ma naissance ou de ma mort. Ni ma naissance n i ma mort ne peuvent m'apparaîtr comme des expérience miennes, puisque, si je les pensais ainsi, je me supposerais préexistan ou survivant à moi-mêm pour pouvoir les éprouve t je e ne penserais donc pas ma naissance ou m a mort pour d e bon. J e ne puis donc me saisir que comme a déjnà w et
(1) Nous avons fait voir ailleurs que la conscience vue de l'extkrieur ne pouvait pas êtr un pour soi pur (La Structure du Comportement, pp. 168 et suivantes). On commence ? qu'il voir i ne va pas autrement de la conscience vue de l'int6rieur. 'n

(2) KCEHLEB, Die phiJsisc11en Gcstalten, p. 180.

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< encore vivant v , - saisir ma naissance et ma mort q u t comme des horizons prépersonnel je sais qu'on naî t : e qu'on meurt, mais je ne puis connaîtr naissance et ma ma mort. Chaque sensation, étan la rigueur la premihre, la à dernihre et la seule de son espèceest une naissance et une mort. Le sujet qui en a l'expérienccommence et finit avec elle, et comme il n e peut se précéd se survivre, la senni sation s'apparaî nécessairemen elle-mêm dans un milieu à de généralit vient d'en deç de moi-même elle relkve elle et d'une sensibilità qui l'a précéd qui lui survivra, comme m a naissance e t ma mort appartiennent A une natalit6 e t # une mortalità anonymes. Par la sensation je saisis en marge de ma vie personnelle et de mes actes propres une vie de conscience donnéd'oà ils émergent vie de mes la yeux, de mes mains, de mes oreilles qui sont autant de Moi naturels. Chaque fois que j'éprouvune sensation, j'éprouv qu'elle intéress non pas mon êtr propre, celui dont je suis responsable et dont je décide mais un autre moi qui a déj pris parti pour le monde, qui s'est déjouvert à certains de ses aspects et synchronisÃavec eux. Entre ma sensation et moi, il y a toujours l'épaisseu d'un acquis originaire qui empêch mon expériencd'êtr claire pour elle-même J'éprouv la sensation comme modalità d'une existence général déjvouéà u n monde physique et qui fuse # travers moi sans que j'en sois l'auteur. 2" La sensation n e peut êtr anonyme que parce qu'elle est partielle. Celui qui voit et celui qui touche n'est pas exactement moi-mêm parce que le monde visible et le monde tangible ne sont pas le monde en entier. Quand je vois un objet. j'éprouvtoujours qu'il y a encore de l'êtr au-delh de ce que je vois actuellement. non seulement de l'êtr visible, mais encore de l'êtr tangible ou saisissable par l'ouïe- et non seulement de l'êtr sensible, mais encore une profondeur de l'objet qu'aucun préléveme sensoriel n'épuisera Corr6lativement; je n e suis pas tout entier dans ces opérations elles restent marginales, elles se produisent en avant de moi, le moi qui voit ou le moi qui entend est en quelque sorte un moi spécialisb familier d'un seul secteur de l'être et c'est justement à ce prix que le regard et la main sont capables de deviner le mouvement qui va prbciser la perception et peuvent faire preuve de cette prescience qui leur donne l'apparence de l'automatisme. - Nous pouvons résume deux idèe en ces disant que toute sensation appartient h un certain champ. Dire que j'ai un champ visuel, c'est dire que par position j'ai accbs et ouverture h un systèm d'êtres les être visi-

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bles, qu'ils sont A la disposition de mon regard, en vertu d'une sorte de contrat primordial et par un don de la nature, sans aucun effort de ma part; c'est donc dire que la vision est prépersonnelle et c'est dire e n mêm temps qu'elle est toujours limitée qu'il y a toujours autour de m a vision actuelle u n horizon de choses non vues ou m8me non visibles. La vision est une penséassujettie à un certain champ et c'est là ce qu'on appelle un sens. Quand je dis que j'ai des sens e t qu'ils me font accéde u monde, je n e suis pas a victime d'une confusion, je ne mêl pas la pens6e causale et la réflexion j'exprime seulement cette véritqui s i 'm pose à une réflexiointbgrale : que je suis capable par connaturalitÃde trouver un sens à certains aspects de l'êtr sans le leur avoir moi-mêm donnÃpar une opératio constituante. Avec la distinction des sens et de l'intellection se trouve justifiécelle des différent sens. L'intellectualisme n e parle pas des sens parce que pour lui sensations e t sens n'apparaissent que lorsque je reviens sur l'acte concret de connaissance pour l'analyser. J'y distingue alors une matikre contingente et une forme nécessaire mais la matièr n'est qu'un moment idéaet non pas un éléme sbparable de l'acte total. II n'y a donc pas les sens, mais seulement la conscience. P a r exemple l'intellectualisme refuse de poser le problhme fameux de leur contribution A l'expériencde l'espace, parce que les qualité sensibles et les sens, comme matériaud e la connaissance, ne peuvent posséde propre l'espace qui en est la forme de l'objectività en génér en particulier le et moyen par lequel une conscience de qualit6 devient possible. Une sensation serait un néan sensation si elle n'&ait de sensation de quelque chose, et des a choses D a u sens l e plus génér mot, par exemple des qualitédéfinies e se du n dessinent dans la masse confuse des impressions que si elle est mise en perspective et coordonnépar l'espace. Ainsi tous les sens sont spatiaux s'ils doivent nous faire accéde # une forme quelconque de l'être c'est-à -dir s'ils sont des sens. Et, par la mêm nécessità faut qu'ils s'ouvrent tous il s u r le mêm espace, sans quoi les être sensoriels avec lesquels ils nous font communiquer n'existeraient que pour le sens dont ils relèven - comme les fantôme ne se manifestent que la nuit - il leur manquerait la plénitudde , l'êt'r et nous ne pourrions pas en avoir vraiment conscience. c'est-à -dir les poser comme des être vrais. A cette déduc tion, l'empirisme essayerait en vain d'opposer des faits. Si par exemple on veut montrer que le toucher n'est pas spa-

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P H ~ N O M ~ N O L O G IDE LA PERCEPTION E

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liai par lui-même qu'on essaye de trouver chez les aveugles ou dans les cas de cécitpsychique une ekpérienc tactile pure et de montrer qu'elle n'est pas articuléselon l'espace, ces preuves expérimentaleprésupposence qu'elles sont censkes établirComment savoir en effet si la cécit et la cécit psychiques se sont bornéeà soustraire, de l'expérienc malade, les a donnée du visuelles à et si elles n'ont pas atteint aussi la structure de son expérienctactile? L'empirisme prend pour donnéla premièr hypothèse e t c'est à cette condition que le fait peut passer pour crucial, mais par lÃmilme il postule la séparatio sens qu'il s'agit des justement de prouver. Plus précisémen j'admets que si l'espace appartient originairement à la vue et qu'il passe de l& a u toucher et aux autres sens, comme chez l'adulte il y a en apparence une perception tactile de l'espace, je dois a u moins admettre que les a donnée tactiles pures à sont déplacé recouvertes p a r une expérienc d'origine et visuelle, qu'elles s'intègren à une expérienctotale dans laquelle elles sont finalement indiscernables. Mais alors de quel droit distinguer dans cette expérienc adulte un apport a tactile à ˆ Le prétend a tactile pur à que j'essaye d e retrouver en m'adressant aux aveugles n'est-il pas un type d'expérienctrè particulier, qui n'a rien de commun avec l e fonctionnement du toucher intégre t n e peut pas servir à analyser l'expérienc intégraleOn n e peut pas décide de la spatialità des sens par la méthod inductive et en produisant des a faits È - soit par exemple u n toucher sans espace chez l'aveugle, - puisque ce fait a besoin d'ktre interprktÃet qu'on le considérer justement comme Un fait significatif et qui révè nature propre du toucher ou comme une u n fait accidentel e t qui exprime les propriétà particulière du toucher morbide selon l'idéque l'on se fait des sens en gknéraet de leur relation dans la conscience totale. Le problèm relèv bien de la réflexioet non pas de l'expérienca u sens empiriste du mot, qui est aussi celui où le prennent les savants quand ils rêven d'une objectivitb absolue. On est donc fondà 2 dire A priori que tous les sens 1 sont spatiaux et la question fie savoir quel est celui qui nous donne l'espace doit êtr considérà comme inintelligible si l'on réfléch r ce que c'est qu'un sens. Cependant deux su sortes de réflexionsont ici possibles. L'une - c'est la réflexio intellectualiste - thhmatise l'objet et la conscience, et, pour reprendre une expression kantienne, elle les a conduit a u concept È L'objet devient alors ce qui est, et par conséquen qui est pour tous et pour toujours (ne ce

serait-ce qu'A titre d'épisodéphémà dont il sera vrai mais pour toujours qu'il a existà dans le temps objectif). La conscience, thématisà la réflexion l'existence pour par est soi. Et, à l'aide de cette idéde la conscience et de cette idéde l'objet, on montre aisémen que toute qualità sensible n'est pleinement objet que dans le contexte des relations d'univers, et que la sensation n e peut êtr qu'à condition d'exister pour un J e central et unique. Si l'on voulait marquer u n arrê dans le-mouvement réflexi parler p a r exemet ple d'une conscience partielle ou d'un objet isolé aurait on une conscience qui a quelque égarne se saurait pas ellemême et qui donc n e serait pas conscience, un objet qui n e serait pas accessible de partout et qui dans cette mesure n e serait pas objet. Mais on peut toujours demander A l'intellectualisme d'oà il tire cette idéou cette essence de l a conscience et de l'objet. Si le sujet est pour soi pur, a le Je pense doit pouvoir accompagner toutes nos représentation S. a Si u n monde doit pouvoir êtr pensà È il faut que la qualità le contienne en germe. Mais d'abord d'oà savons-nous qu'il y a d u pour soi pur et ou prenons-nous que le monde doit pouvoir êtr penséOn répondr peut-êtr que c'est l à la définitiodu sujet et du monde, et que, faute de les entendre ainsi, on n e sait plus de quoi l'on parle en parlant d'eux. E t en effet, a u niveau de la parole constituée telle est bien la signification du monde et du sujet. Mais d'ou les paroles elles-même tiennent-elles leur sens? L a réflexioradicale est celle qui m e ressaisit pendant que je suis en train d e former et de formuler l'idke du sujet et celle de l'objet, elle met a u jour la source de ces deux idées est réflexio elle non seulement opérante mais encore consciente d'elle-mêm dans son opération répondrpeut-êtr encore q u e "'anaOn lyse réflexiv saisit pas seulement ie sujet et l'objet a un ne idéÈ qu'elle est une expérience qu'en réllkchissan m e je replace dans ce sujet infini que j'étaid à ©et je replace l'obj jet dans les relations qui déj sous-tendaient, et qu'enfin le i l n' y a pas lieu d e demander OU je prends cette idéd u sujet et cette idé l'objet puisqu'elles sont la simple forde mulation des conditions sans lesquelles il n'y aurait rien pour personne. Mais le J e réfléc diffkre du J e irréfléc a u moins en ceci qu'il a étthématisà ce qui est donné et ce n'est pas la consciente ni l'êtr pur, - comme Kant luimêm le dit avec profondeur, c'est l'expérience d'auen tres termes l a communication d'un sujet fini avec un êtr opaque d'oà il émergmais oà il reste engagé C'est a l'expériencpure et pour ainsi dire muette encore qu'il s'agit

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d'amener à l'expression pure de son propre sens s (1). Nous avons l'expériencd'un monde, non pas au sens d'un systèm de relations qui déterminen entièremen chaque évà nement, mais au sens d'une totalitk ouverte dont la synthès ne peut pas êtr achevke. Nous avons l'expériencd'un Je, non pas au sens d'une subjectività absolue, mais indivisiblement défai refait par le cours du temps. L'unità d u sujet et ou celle de l'objet n'est pas une unità réelle mais une unit4 à présomptiv l'horizon de l'expkricnce, il faut retrouver, e n deç de l'idédu sujet et de l'idéde l'objet, le fait de m a subjectività et l'objet à l'ktat naissant, la couche primordiale oà naissent les idée comme les choses. Quand il s'agit de la conscience, je ne puis en former la notion qu'en me reportant d'abord A cette conscience que je suis, et en particulier je ne dois pas d'abord défini sens, mais reprenles dre contact avec la sensorialità que je vis de l'intérieur Nous ne sommes pas obligéd'investir à priori le monde des conditions sans lesquelles il ne saurait Ctre pensé car, pour pouvoir êtr pensé doit d'abord n'êtr pas ignoré il exister pour moi, c'est-i-dire êtr donné l'esthétiqu et transcendantale ne se confondrait avec l'analytique transcendantale que si j'étai un Dieu qui pose le monde et non pas u n homme qui s'y trouve jetà et qui, dans tous les sens du mot, a tient à lui È Nous n'avons donc pas à suivre Kant dans sa déductio d'un espace unique. L'espace unique est la condition sans laquelle on ne peut penser la pléni tude de l'objectivitéet il est bien vrai que si j'essaye de thématise plusieurs espaces, ils se ramènen à l'unité chacun d'eux se trouvant dans un certain rapport de position avec les autres e t ne faisant donc qu'un avec eux. Mais savons-nous si l'objectività pleine peut êtr pensée toutes Si les perspectives sont compossibles? Si elles peuvent êtr quelque part toutes ensemble thématisée Savons-nous si l'expérienc tactile et l'expérienc visuelle peuvent se rejoindre rigoureusement sans une expériencintersensorielle? S mon expérienc celle d'autrui peuvent êtr reliée i et dans u n systhme unique de l'expérienc intersubjective? Il y a peut-être soit dans chaque expérienc sensorielle, soit dans chaque conscience des a fantôme à qu'aucune rationalit6 ne peut réduire Toute la Déductio Transcendantale est suspendue A l'affirmation d'un syst6me intégra la v6rit6. de C'est justement aux sources de cette affirmation qu'il faut remonter si l'on veut réfléchi ce sens on peut dire avec En

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- Méditclfioncartésiennes HUSSERL,
(1)

Husserl (1) que Hume a ét intention plus loin que peren sonne dans la réflexioradicale, puisqu'il a vraiment voulu nous ramener aux phénomèn dont nous avons l'expkrience, en deçde toute idéologie mêm si par ailleurs il a mutil4 et dissociÃcette expérience particulier l'idé En d'un espace A unique et celle d'un temps unique, étan appuyée celle d'une sommation de l'êtr dont Kant justement a fait la critique dans la Dialectique Transcendantale, doit êtr mise entre parenthèse et produire sa génkalogi partir de notre à expérienceffective. Cette nouvelle conception de la réfle xion, qui est la conception phénoménologiqu revient en d'autres termes à donner une nouvelle définitiode l'a priori. Kant a déj montrà que l'a priori n'est pas connaissable avant l'expériencec'est-Adire hors de notre horizon de facticité qu'il ne peut êtr question de distinguer deux et élémen de la connaissance dont l'un serait a priori et réel l'autre a posteriori. Si l'a priori garde dans sa philosophie le caractèr de ce qui doit êtrepar opposition à ce qui existe en fait et comme déterminatioanthropologique, c'est seulement dans la mesure ou il n'a pas suivi jusqu'au bout son programme qui étai défini pouvoirs de connaisde nos sance par notre condition de fait et qui devait l'obliger A replacer tout êtr concevable sur le fond de ce monde-ci. A partir du moment oà l'expérience c'est-i-dire l'ouverture A notre monde de fait, - est reconnue comme le commencement de la connaissance, il n'y a plus aucun moyen de distinguer un plan des vérità priori et u n plan des a vérità fait, ce que doit êtr le monde et ce qu'il est de effectivement. L'unità des sens, qui passait pour vérita priori, n'est plus que l'expression formelle d'une contingence fondamentale : le fait que nous sommes au monde, - la diversitÃdes sens, qui passait pour donné posteriori, a y compris la forme concrèt qu'elle prend dans un sujet humain, apparait comme nbcessaire à ce monde-ci, c'estA-dire au seul monde que nous puissions penser avec cons&quence; elle devient donc une vérit priori. Toute sensaa tion est spatiale, nous nous sommes rangéA cette thès non pas parce que la qualità comme objet ne peut êtr penséque dans l'espace, mais parce que, comme contact primordial avec l'être comme reprise par le sujet sentant d'une forme d'existence indiquépar le sensible, comme coexistence du sentant et du sensible, elle est elle-mêm constitutive d'un milieu de coexistence, c'est-à -dir d'un
( 1 ) Formate und Transzendentale Logik, par ex., p. 226.

p. 33.

Dans la salle de concert. L'exdes eveugles-né opérà la cataracte n'a jamais de périenc prouve et ne saurait jamais prouver que 1 espace commence pour eux avec la vision. Nous disons a priori qu'aucune sensation n'cst ponctuelle. L'ktonnement du malade. Raum. et au lieu d'un espace unique. a Aprè i'operation. La sensation telle que nous la livre l'expériencn'est plus une matièr indifférent un moment abstrait. le domaine spatial de chaque sens est pour les autres u n inconaaissable absolu et limite d'autant leur spatialité Ces descriptions. et le pouvoir d'aller à lui ne se sépar pas du pouvoir de s'en retrancher dans la séparatiod'un sens.). . ses hési talions dans le nouveau monde visuel ou il entre montrent que ie toucher n'est pas spatial comme la vision. Que conclure de là ? que l'ex a périenctactile n e prépar pas & la perception de l'espace? (1) Un sujet déclar les notions spatiales qu'il croyait avoir que avant l'opératione lui donnaient pas une véritabl reprksenta lion de l'espace et n'étaien qu'un a savoir acquis par le travail SENDEN.. Mais cette insertion de la perspective tactile dans u n êtr universel n'exprime aucune néces sitÃextérieur u toucher. reprennent pour nous une importance phiiosophique.. Pour distinguer un rond d'un rectangle par la vue. Le centre du monde le se déplace schém le tactile s'oublie. (5) Ibid.. e t cette reprise implique aussi qu'à chaque instant je puisse m e faire presque tout entier toucher OU vision. e t nous en concluons contre Lachelier que l'aveugle a l'expériencd'un espace.. vient d'accéder en et regard duquel l'expérienctactile lui paraî pauvre qu'il si avouerait volontiers n'avoir jamais eu i'experience de l'espace avant 110p6ration(1). pp. que toute sensorialità suppose u n certain champ. (4) Ibid. qui n'otfrent pour une philosophie criticiste que des curiositéempiriques et n'entament pas les certitudes a priori. E n somme. Il serait contradictoire de dire que le toucher est sans . l'espace visible me paraî étroi regard en de cet autre espace oà tout à l'heure la musique se déployait et mêm si je garde les yeux ouverts pendant que l'on joue le morceau. puisque notre expériencest l'expériencd'un monde.und Geslaitauffassi~ng ba de la penséw (VON operierten Blindgeborenen vor und nach der Operation. mais une de nos et surfaces de contact avec l'être une structure de conscience. parce que i'unite ae i'espace ne peut êtr trouvéque dans l'engrenage l'un sur l'autre des domaines sensoriels. explicitÃct suivi dans toutes les consé quences de sa logique tacite. (2) Ibid. il me semble que la musique n'est pas vraiment contenue dans cet espace préciet mesquin.. p. condition universelle de toutes les qualités nous avons avec chacune d'elles une manièr particulièr d'êtr i l'espace et en quelque sorte de'faire de l'espace. de la forme et d u contenu. elle se produit spontanémen a dans l'expérienc tactile elle-même selon son mode propre. p. il ne yanc que d'une tache blanche en mouvement à (3). la reconnaissance par le toucher est moins sûre courant existentiel passe dbsormais par le la vision et c'est de ce toucher affaiblique le malade parle. Il n'est n i contradictoire ni impossible que chaque sens constitue un petit monde A l'intérieud u grand et c'est mêm à raison de sa particularità qu'il est nécessair au tout et qu'il s'ouvre sur lui. Mais ces vérità A priori ne sont rien d'autre que l'explicitation d'un fait : le fait de l'expériencsensorielle comme reprise d'une forme d'existence. quand je rouvre les yeux. chez les hallucin6s. 102-104. (3) Ibid. e t que m6me je ne puisse jamais voir ou toucher sans que m a conscience s'engorge en quelque mesure et perde quelque chose de s a disponibilité Ainsi l'unità et la diversitb des sens sont des vérità mêm rang.. l'espace clair des choses persues se redouble mystérieusemend'un < es- - pace noir à o i ~ d'autres présencesont possibles. Mais le malade ne cesse de s'émer veiller de cet espace visuel auquel i. Elle insinue A travers l'espace visible une nouvelle dimension oà elle déferlecomme.spatialité il est impossible a priori de toucher et sans toucher dans l'espace. donc des coexistences. et ii tend toujours k saisir les objets que l'on présent son regard (5). les espaces sensoriels deviennent des moments concrets d'une configuration globale qui est l'espace unique. il lui faut suivre des yeux le bord de la figure. 124. 36. une fois effacée distinctions de l'a priori les e t de l'empirique.256 PHENoMENoLOGIE DE &A PERCEPTION LE SENTIR 257 espace. 93. Comme la perspective d'autrui sur le monde pour moi. C'est là ce au1 demeure vrai dans les fameuses descriptions empiristes d'une perception non spatiale. dit-on (21. ia forme telie qu'elle est donné par la vue est pour les malades quelque chose d'absolument neuf qu'ils ne mettent pas en rapport avec leur expérienc tactile È a ie malade affirme qu'il voit mais ne sait pas ce qu'il voit (. comme il le ferait avec la main (4). Jamais il ne reconnaî main comme sa telle. p. l'a posteriori est le fait isolb et implicite. p. L'a priori de est le fait compris. 23) L'acquisition de la vue entraîn réorganisatio une généra de l'existence qui intéress toucher lui aussi.

50 sqq. . 45. de saisie des coexistences. La skgréga en tion des surfaces colorées l'appréhensiocorrecte du mouvement ne viennent que plus tard. Les malades à voient d'abord les couleurs comme nous sentons une odeur: elle nous baigne. Aprè l'opératio il s'étonnde trouver a tant de différenc entre un arbre à et un corps humain (4).déclaren que les objets tactiles ne sont pas de véritabletouts spatiaux. on ne la peut pas refuser au toucher la spatialità au sens. ou du moins pour une certaine intelligence qui est celle de la physique classique. jamais l'objet tactile n'est tout entier présenà chacune de ses parties comme l'objet visuel. Ibid. me suit. Il s'agit d'un mode de présentatioet d'un type de syn- - 1 (1) Ibid. mêm dans le vocabulaire des couleurs.258 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 259 Mais si elle n'&ait pas du tout spatiale. Entendons que jamais le champ tactile n'a l'ampleur du champ visuel. mais encore par la structure de l'ensemble. que l'appréhensio de l'objet est ici un simple a savoir de la relation réciproqu parties D. Cela prouve que chaque organe des sens interroge l'objet à sa manière qu'il est l'agent d'un certain type de synthèsemais. Mais ces indications restent pour l'aveugle notionnelles et problématiques Elles posent une question à laquelle la vision seule pourrait répondre E t c'est pourquoi l'aveugle opér trouve le monde différen de ce qu'il attendait (3). Le fait mêm que la vision véritablse prépar cours d'une phase de transition et par une sorte au de toucher avec les yeux ne se comprendrait pas s'il n'y avait u n champ tactile quasi spatial. un bras et les doigts de la main. Loin d'exclure l'idéd'un espace tactile. me traverse et depuis mon lever jusqu'à mon coucher me tient pour ainsi dire sous sa domination à (mich gewissermassen beberrscht) (2). p. Mais pour l'expériencei'épais seur de temps qui s'introduit ainsi dans l'opératioen modifie le résultatl en résultun certain a bougà D dans la i simultanéit points extrême et dans cette mesure l'amdes pleur des perspectives visuelles sera pour l'aveugle opér une véritabl révélatio parce qu'elle procurera pour la premièr fois l'exhibition de la simultanéit lointaine elle-même Les opérà . il en modifie le sens. c'est-à -dir quand il dirige et promèn son regard comme un regard. des que le rond et le carrÃne sont pas vraiment perçupar le toucher mais reconnus d'aprè certains a signes à pré sence ou absence de a pointes à (1).ce fait ne concerne pas seulement la présentatio de l'espace tactile. sans cependant remplir une forme déterminà d'une étendu déterminà (1). ou les premihes perceptions visuelles puissent s'insérerLa vue ne communiquerait jamais directement avec le toucher comme elle le fait chez l'adulte normal si le toucher. et en somme que toucher n'est pas voir. Ibid. p. elle agit sur nous. à moins de réserve définitio par nominale le mot d'espace pour désigne synthès visuelle. mêm artificiellement isolé n'&ait organisb de m a n i h e rendre possibles les coexistences. 29. Pour l'intelligence. sont en relation avec moi par un sens inconnu qui m'enveloppe entièremen 2 distance. Les analyses empiristes posent confusémen problèm véritable un Que par exemple le toucher ne puisse embrasser simultanémen qu'une faible étendu celle du corps et de ses instruments . la simultanéitest la même qu'elle ait lieu entre deux points contigus ou entre deux points éloigné en tout cas on peut construire de proche et en proche avec des simultanéitÃcourte distance une simulà - - - taiiéità grande distance. Le de monde de l'aveugle et celui du normal diffèren non seulement par la quantità des matériaudont ils disposent. pp... et non plus comme une main. les faits prouvent au contraire qu'il y a u n espace si strictement tactile que les articulations n'en sont pas d'abord et n'en seront mêm jamais avec celles de l'espace visuel dans u n rapport de synonymie. Les faits montrent surtout que la vision n'est rien sans u n certain usage du regard.. comme nous trouvons toujours un homme différen ce que nous savions sur lui. 123. Il est éviden la vue n'a pas seuque lement ajoutÃde nouveaux dktails à la connaissance de l'arbre. p. Un aveugle sait trè exactement par le toucher ce que sont des branches et des feuilles.. dit-il. le sujet tendrait-il la main vers l'objet qu'on lui montre? Ce geste suppose que le toucher s'ouvre sur un milieu au moins analogue à celui des donnée visuelles. quand le sujet a compris a ce que c'est que voir D (2). auquel l'aveugle ne réussissà donner un sens au moins schématique Un aveugle de douze ans dkfinit trè bien les dimensions de la vision : a Ceux qui y voient. Sans doute entre l'aveugle et le normal la conversation s'engage et il est peut-êtr impossible de trouver un seul mot. (1) (2) (3) (4) Ibid. (2) Ibid. p. ?'out à est d'abord mêl et tout paraî mouvement.. Ibid. 113.

et la synthès du monde visuel et du monde tactile chez l'aveugle-nà opérb constitution d'un monde intersensoriel doit la se faire sur le terrain sensoriel lui-mêmela communaut6 de signification entre les deux expérience suffit pas A assune rer leur soudure en une expériencunique. Je peux mêm les observer à travers une boît d'allumettes qui les skpare du reste du champ ou a travers un a écra de réductioà perce d'une fenêtre Que j'emploie l'un de ces dispositifs ou que je me contente d'observer à l'Å“i nu. Les sens sont distincts les uns des autres et distincts de l'intellection en tant que chacun d'eux apporte avec lui une structure d'êtr qui n'est jamais exactement transposable. Comme celle de la qualità sensible. de Il y a une fonction généra substitution et de remplacede ment qui nous permet d'accédeà la signification abstraite des expérience que nous n'avons pas vécue par exemple et de parler de ce que nous n'avons pas vu.. Ils s'unissent dans le moment mêm ou ils s'opposent. mais elle le mine. Je suis assis dans ma chambre et je regarde les feuilles de papier blanc disposée sur ma table. La signification totale de notre vie dont la signification notionnelle n'est jamais qu'un extrait . au moment ou je voulais me faire tout entier vision. Par exemple. par exemple. une observation. c'est sépare régiofixé reste du champ. Car les sens communiquent. p. D e Farbenkonsfanz d e r Sehdinge. . sont comme un équipag secouÃà la surface d'une tempête Les deux espaces ne se distinguent que sur le fond d'un monde commun et ne peuvent entrer en rivalità que parce qu'ils ont tous deux la mêm prétentioà l'êtr total. Mais comme dans l'organisme les fonctions de remplacement ne sont jamais l'équivalenexact des fonctions lésé ne donnent que et l'apparence de l'intégrità l'intelligence n'assure entre des expérience différente qu'une communication apparente. i (i Ibid. :1 (1) Ibid. et fait du corps le sujet de la perception. p. 186. L'expérienc sensorielle est instable et elle est étrangè la perception naturelle qui se fait avec à - tout notre corps A la fois et s'ouvre sur un monde intersensoriel.elle ne figure ( 1 ) GELR. Si je remarque que les feuilles couvertes d'ombre n'étaien pas. du côt du sujet. c'est-à -dir que je limite mon champ visuel. Cependant. J e fixe mon regard de sur elles. le ciel cesse d'êtr une a perception visuelle à pour devenir mon monde du moment.. Ce n'étai aucune qualit6 définie j'ai fait apparaîtr qualitÃen fixant mes yeux et la sur une portion du champ visuel : alors et alors seulement je me suis trouvà en présencd'un certain quale oà mon regard s'enlise. c'est substituer à la vision globale. je dirai que toutes les feuilles de papier m'apparaissent égalemen blanches. dans laquelle notre regard se prêt à tout le spectacle et se laisse envahir par lui. Elle apparaî lorsque. c'est une substance grise ou bleutée épaiss mal et localisée je considèr à nouveau l'ensemble du spectacle. Nous pouvons le reconnaîtr parce que nous avons rejetà le formalisme de la conscience. sans s'apercevoir que le sol s'ébranlsous eux.260 PHENOMnNOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 261 thhse nouveaux qui -transfigurent l'objet. Si je n'analyse pas ma perception et si je m'en tiens au spectacle global. je me projette tout entier dans mes yeux et m'abandonne au bleu du ciel. elle l'investit. mais dans 1' a attitude analytique (1) È l'aspect des feuilles change : ce n'est plus du papier blanc recouvert par une ombre. loin d'êtr coextensive A la perception. Or. C'est pourquoi u n malade opér aprè dix-huit ans de cécit essaye de toucher u n rayon de soleil (1). Comment ne sont-elles pas moins blanches que les autres ? J e décid regarder mieux. p. certaines d'entre elles sont dans l'ombre du mur. 600. elle le déplace bientô ces auditeurs trop bien et parés prennent l'air de juges et échangen mots ou qui des des sourires. La musique n'est pas dans l'espace visible. La blancheur du papier couvert d'ombre ne se laisse pas classer avec préci sion dans la séri noir-blanc (2). qui assignait A chaque surface visible une coloration déterminé compte tenu de l'éclairag . je me tourne vers ce regard lui-mêm et que je me demande ce que je vois au juste . au lieu d'abandonner au monde tout mon regard. qu'est-ce que fixer ? Du côt de l'objet. La qualit6 sensible. je n'ai bientô plus conscience de regarder et. c'est&-direune vision locale qu'il gouverne à sa guise. Si je veux m'enfermer dans u n de mes sens et que. les unes éclairé par la fenêtreles autres dans l'ombre. E t nous pouvons le reconnaitre sans compromettre l'unit6 des sens. l'expériencdes ç sens à separé n'a lieu que dans une attitude trè particulièr et ne peut servir a l'analyse de la conscience directe.serait différentsi nous étion privé la vision. la structure éclairage-obje éclair trouve dans le domaine ne tactile que des analogies assez vagues. 613. est le produit particulier d'une attitude de curiosità ou d'observation. c'est interla du rompre la vie totale du spectacle. n'ont jamais étidentiques aux feuilles éclairée d'ailni leurs objectivement différented'elles.

il faut retrouver l'unità naturelle. p. dans l'instrument. (3) ZIETZund WERNER. nous ferons apparaîtr une a couche originaire à du sentir qui est antérieurà la division des sens (3). ou enfin elle communique tl tout mon corps une m6me manièr d'être elle me remplit et ne mbrite plus le nom de couleur. un son de flGte donne une couleur bleu vert. p. A l'autre extrkmità de l'expériencele son et la couleur sont reçu dans mon corps. C'est dans la mesure oà la conduite est intellectuelle et impartiale (sachlicher) que l'hypothès de constance devient acceptable en ce qui concerne la relation du stimulus et de la réponssensorielle spécifique que le stimulus et ici sonore. la mêm succession d'images serait trop lentepour provoquer le mouvement stroboscopique (3). l'unità naturelle d u sujet percevant est brisé j'en viens A m'ignorer comme sujet d'un et champ visuel. un son bas rend le bleu plus foncà ou plus profond (4). Untersucl~ungen übeErnpfindung und Empfinden. p. parce qu'elle compromet l'attitude impartiale et livre le sujet tl sa vitalité devra donc favoriser les synesthésies fait.que j'exerce ou bien quand je crains de m'êtr trompé bien quand je veux entreprendre une étud ou scientifique de la vision. sans appui auditif. ci-dessus. à elle est la répons une certaine question de mon regard.. travail citk. Les sons modifient les images consécutive des couleurs : un son plus intense les intensifie. le bruit d'un métronom traduit dans l'obscurit6 par des se (1) WERNER. que je cesse d'adhé rer à mon propre regard et qu'au lieu de vivre la vision je m'interroge sur elle. Die dynamische Strukiur der Bewe- aw. (2) Id. La qualité sensorialiià séparà produit lorsque je brise la se cette structurati. travail citk. se limite A la sphhre spécifiq-iie la sphhre auditive (6). ou bien je la sens dans mon œi comme une vibration de mon regard . ibid. L'expérienc sensorielle ne dispose que d'une marge étroit: ou bien le son et la couleur. pour la surprendre et la décrire Dans cette attitude. . L'hypothkse de constance (51. 157. . (3) WERNER. est d'autant moins vérifià que l'on se rapproche davantage de la perception naturelle. l'ambiguït de l'expériencest telle qu'un rythme auditif fait fusionner des images cinématographiqueet donne lieu ti une perception de mouvement alors que. 162. le violon.tout autour d e l'objet . par leur arrangement propre. l'intetruption du son les fait vaciller. p. 163. 155. dessinent un objet. le résulta d'une vision seconde ou critique qui cherche à se connaltre dans sa particularité d'une à attention au visuel pur ( l ) . 1. (5) Cf. Il y a de mêm un son objectif qui résonnhors de moi (1) Einstellung auf reine Optik. un son atmosphériqu est entre l'obqui jet et mon corps. Travail cit6. Selon que je fixe un objet ou que je laisse mes yeux diverger. ou bien. En sous mescaline. par exemple. un son qui vibre en moi comme si j'btais devenu la flût ou la pendule à . ou enfin que je m'abandonne tout entier A l'événemen mêm couleur m'apparaî la comme couleur superficielle (Oberflacl~enfarbe). .mais des plages colorée non sans épais seur et toutes vaguement localisée sur un mêm plan fictif (2). et cet objet parle d'emblé A tous les sens . A ce niveau. elle s'étensur u n objet. ne se spécifi A que par un a accent à qui indique plutô la direction du son ou celle de la couleur (2).. p. (4) WERNER. L'expériencsensorielle. elle est en un lieu défin l'espace.ou bien de elle devient couleur atmosphériqu(Ruumfarbe) et diffusa . et il devient difficile de limiter mon expé rience a un seul registre sensoriel : elle débord spontané ment vers tous les autres. travail cith.on totale de ma vision. . D L'intoxication par la mescaline. 21 l'intérieude chaque sens. d'une modification de tout mon corps (1). (fi) WERNER. je veux faire l'essai de mes possibilités dénou lien de ma vision et du monde.la couleur des murs ou la couleur d u papier. de moije le mêm et de m a vision. 154. p. qui assigne pour chaque stimulus une sensation et une seule. le cendrier. Katz cit6 par GELB. Introduction 1. en mêm temps que le monde se pulv6rise en qualité sensibles. et enfin un dernier stade oà l'éléme sonore disparaî devient l'expérience et d'ailleurs trhs prkcise. Cette attitude fait disparaîtr specle tacle :les couleurs que je vois à travers l'écrade réductio ou celles que le peintre obtient en clignant les yeux ne sont plus des couleurs-objets. au troisièm stade que nous décrivion l'instant.262 PHENOMENOLOGTE DE L A PERCEPTION LE SENTIR 263 pas dans le commerce naturel de ma vision avec le monde. 600. (2) Ibid. Or de mêm que. Ainsi il y a une attitude naturelle de la vision ou je fais cause commune avec mon regard et me livre par lui a u spectacle : alors les parties du champ sont liée dans une organisation qui les rend reconnaissables et identifiables.

ne peut nous donner que des couleurs ou des lumièreset avec elles des formes. Le brillant d e l'or nous présentsensiblement s a composition homogène la couleur terne d u bois s a composition hétérogà (1). L a vision. pp. et qu'ainsi A la qualitk spkcifique se trouve associéune qualità non spécifique Qu'elle ait OU non pour elle des arguments en physiologie ckrkbrale (5). n'est que la structure intérieur de la chose manifestéa u dehors. Enfin le mouvement des objets visibles n'est pas le simple déplacemen des taches d e couleur qui leur correspondent dans le champ visuel. Dans le mouvement de la branche qu'un oiseau vient de quitter. comme on va le montrer. 21 sqq. (5) Il est possible par exemple que l'on puisse observer sous mescaline une modification des chronaxies. On voit la rigidità et la fragilità d u verre et. si. puisque la - (1) STEIN. d'entendre et.. Tout se passe comme si l'on voyait à tomber quelquefois les barrière établieentre les sens dans le cours d e l'kvolution (4). entendre et sentir. la duretà de la lame dans u n rabot. dans les couleurs a troubles à ? E n réalità ce qu'elle a de plus intime. par exemple. l a mollesse des copeaux. et du corps objectif. ce son est portà p a r le verre visible (2). si nous n e nous en apercevons pas. l a ductilità de l'acier rougi. la viscosità du sirop (3). La forme des objets n'en est pas le contour géométriq elle a un certain rapport avec leur : nature propre et parle à tous nos sens en mêm temps qu'A la vue. pour dé de duire de notre organisation corporelle et d u monde tel que le conçoi le physicien ce que nous devons voir. de (6) WERNER. à Dans ia perspective du monde objectif. la fluidità de l'eau. on lit s a flexibilità ou son élasticità c'est ainsi et qu'une branche de pommier et une branche de bouleau s e distinguent immédiatement voit le poids d'un bloc de On fonte qui s'enfonce dans le sable. Un sujet sous mescaline trouve un morceau de fer.. quand il s e brise avec u n son cristallin. qui sont les contours des couleurs. vision des sons ou l'audition des couleurs existent comme phénomène t ce ne sont pas m6me des phénomèn E exceptionnels. Les sens communiquent entre eux en s'ouvrant à la structure de la chose. dit-il : les arbres deviennent plus verts (2). 385. dit-on. La perception synestliésiquest la règle et. qui sont les changements de position des taches de couleur. e t a Voilà la magie 3.. la tache grise à l'intensità du son. O n voit l'élasticitde l'acier. ibid. (2) MAYER-GROSS STEIN. De la m6me manière j'entends la duretà et l'inégalitdes pavédans le bruit d'une voiture. supposer que les excitations circonscrites d'ordinaire dans une régio du cerveau zone optique ou zone auditive . et des mouvements. im (3) et (4) Id. L'aboiement d'un chien attire l'éclairag d'une manihre indescriptible et retentit dans le pied droit (3). . 23 sqq. et l'on parle avec raison d'un bruit a mou È a terne à ou a sec È Si l'on peut douter que l'ouï nous donne de véri (1) SCHAPP. Ibid. Mais comment situer dans l'kchelle des coulebrs la transparence ou chaque couleur.deviennent capables d'intervcnir hors de ces limites. (3) Ibid. 11. p. la grandeur de. il frappe s u r l'appui d e la fen&tre. avec ses organes séparé phénomè le des synesthésieest paradoxal. p. travail cità p.Ueber einige Abünderunge der et Sinnestütigkei Meskalinrausch. le son p a r le quale sonore. La forme d'un pli dans un tissu de lin ou d e coton nous fait voir la souplesse ou la sécheress e la fibre.Pathologie der Wahrnehmung. la juxtaposition de plusieurs qualité sensibles est incapable de nous faire comprendre l'ambivalence perceptive telle qu'elle est donnbe dans l'expérienc synesthésique changement des chronaxies ne saurait etre la Le cause de la synesthési mais l'expression objective ou le signe d'un événeme global et plus profond qui n'a pas son siige dans le corps objectif et qui intéress corps phénombna le comme véhicul l'êtr au monde. l a d froideur ou la tiédeudu tissu.Cette formule est A l a lettre d4pourvue de s e n s si l'on dkfinit la vision par le quale visuel. 422. les intervalles spatiaux d e la vision correspondant aux intervalles temporels des sons. s a hauteur dans l'espace à la hauteur du son (1). avec ses qualitks opaques. Mais c'est A nous d e construire nos définitionde mani8re h lui en trouver un. en généra sentir. Car le sujet ne nous dit pas seulement qu'il a d la fois un son et une couleur :c'est le son mtme qu'il voit au point oà se forment les couleurs (6).204 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 265 taches grises. c'est parce que le savoir scientifique deplace l'expérienc et que nous avons désap pris de voir. (2) Id. Beitrügzur Phünomenologider Wahrnehmung. 163. Ce fait ne constituerait nullement une explication des synesth6sies par le corps objectif. On cherche donc à l'expliquer sans toucher a u concept de sensation :il faudra. cette explication n e rend pas compte d e l'expbrience synesthésique devient ainsi une nouvelle occasion d e remetqui tre en auestion le concept de sensation e t l a penske objective. p. PP.

nous n'avons qu'une seule excitation médiatisà les par deux yeux? Mais la simple existence d'un centre visuel ne peut pas expliquer l'objet unique. cette distincElude psychologique de la tion ne se produit pas. je vois les deux images se rapprocher ensemble d e ce qui va Etre l'objet unique et disparaîtr lui. elle aussi. (2) KOFFKA. ce n e sera pas p a r l'agencement anatomique de l'appareil visuel. (1) Ibid. elles communiquent toutes par leur noyau s i g n a catif. tout restant éga dans le récepteuet les conducteurs. Enfin. . Quand je touche et regarde A la fois u n objet. Il faut seulement précisel a nature d e la signification sensible. DI~JEAN. 11. Mais faut-il ajouter. ou s'ils n e fixent pas faute d'avoir quelque chose à voir. puisque l a diplopie se produit quelquefois. on n e saurait dire. puisque. et la séparatiodes rétinene rend pas compte de leur distinction quand elle se produit. 32-33. je perçoi entre mes deux mains la texture l a plus secrèt du métaet du bois. Chapitres sur l'Esprit et les Passions. comme on l'a fait observer (2) la disparation des images n'existe pas en soi. si la perception réuni expérience nos sensorielles en u n monde unique. . ce n'est pas comme la colligation scientifique rassemble des objets ou des phénomène c'est comme l a vision binoculaire saisit u n seul objet. p. distance dans la vision. L'unità des sens serait d u mêm ordre que l'unità des objets de science. pp. Quand je les fixe A leur tour.s'il s'agissait d'un acte spirituel ou d ' w aperception. puisque la rivalità des monoculaires peut avoir lieu. C'est la mêm table que je touche et que je vois. les yeux fermés une tige d'acier et une branche de tilleul. dans son essence particulière étan une manièr de moduler l a chose. prises comme des qualitéincomparables. Some Problems of space perception. p. 74. Si l'on peut comprendre la diplopie aussi bien que l'objet unique dans la vision normale. comme d'ailleurs la simple existence de deux rétinen e peut pas expliquer la diplopie puisqu'elle n'est pas constante (1). et la perception serait une science commençant (3). Si donc. il est certain du moins qu'elle nous offre a u delà des sons dans l'espace quelque chose qui u bruit à e t par là elle communique avec les autres sens (1). et voulons-nous dire qu'en fin d e compte. s i je courbe.. Dirons-nous donc q u e l a diplopie s e produit parce que nos yeux n e convergent pas vers l'objet e t qu'il forme s u r nos deux rétine images non-symétri des ques ? Que les deux images s e fondent en une parce que la fixation les ramèn sur des points homologues des deux réti nes? Mais la divergence et la convergence des yeux sont-elles la cause ou l'effet de la diplopie et de la vision normale? Chez les aveugles-néopérà la cataracte. Car.266 P I ~ ~ N O M ~ S O L O G I E LA PERCEPTION DE LE SENTIR 267 tables a choses D.nr l'identità des deux images. sinon A la périphéri moins a u cendu tre. Il n e faut en pas dire ici que la synthès consiste à les penser ensemble comme images d'un seul objet . 81 puisqu'elles cessent d'êtr donnée u moment oà il apparaft. gfsclien WaI~rnsl1n~1~nf~stüusc1tungen (3) ALAIN. l'objet unique serait la raison commune de ces deux apparences comme Vénu est la raison commune de I'Etoile du Matin et de l'Etoile d u Soir. j'ai une image double des objets proches. normalement. a La < fusion des images D a-t-elle donc ét obtenue p a r quelque dispositif innÃdu systèm nerveux. L'objet unique n'est pas une certaine manièr de penser les deux images (2) SPECTIT. Mon doigt forme son image s u r une certaine aire de m a rétin gauche et sur une aire de la rétindroite qui n'est pas symétriqu la première Mais l'aire symétriqu cle de la rétin droite est remplie. Pl~~iiomenologie Morphologie der palholo' fir und p. de dans le temps qui suit l'opération c'est l'incoordination si des yeux qui empcche la vision ou si c'est la confusion d u champ visuel qui favorise l'incoordination. c'est le mêm homme que je vois et que peint u n peintre aveugle (2) ? De proche en proche il n'y aurait plus aucune différencentre la synthès perceptive et la synthès intellectuelle. Décrivonde prè cette u synthès È Quand mon regard est fixÃà l'infini. sans quoi nous reviendrions A l'analyse intellectualiste que nous avons écartà plus haut. mais p a r son fonctionnement e t p a r l'usage qu'en fait le sujet psychophysique. 38. 179. comme on l'a fait : c'est la meme sonate que j'entends e t que touche Helen Keller. Quand je regarde à l'infini et que par exemple u n de mes doigts placà prè de mes yeux projette son image s u r des points non-symétriquede mes rétines disposila tion des images s u r les rétine e peut êtr la cause d u moun vement de fixation qui mettra fin à la diplopie. p. Or. il devrait se produire aussit6t que je remari. alors qu'en fait l'unità de l'objet se fait attendre bien plus longtemps : jusqu'au moment ail la fixation les escamote.s'ils n e voient pas faute de fixer. d'excitations visuel(1) a La convergence des conducteurs telle qu'elle existe ne conditionne pas la non-distinction des images dans la vision binoculaire simple. les u donnéedes différent sens à relèven d'autant de mondes séparé chacune. D R.

L'ipséit n'est. crbe u n éta dé à de séquilibre Mais c'est justement admettre ce que nous cherchons A montrer : que la vision d'un objet unique n'est pas u n simple résulta la fixation. . mais en tant qu'elles sont toutes recueillies par la dernièr d'entre elles e t dans l'ipsbità de la chose. Les images monoculaires erraient vaguement devant les choses. (3) R. c'est pourquoi la synthès paraî faire sur l'objet mêmedans le monde. On répondrpeut-êtr que. Nous ne retirons la synthès de a u corps objectif que pour la donner au corps phénoména c'est-à -dir au corps en tant qu'il projette autour de lui u n certain a milieu à (1) en tant que ses a parties à se connaissent dynamiquement l'une l'autre et que ses récepteurse disposent de manièr à rendre possible par leur synergie la perception de l'objet. et soudain elles se retirent vers u n certain lieu du monde et s'y engloutissent. regagnent la fissure de la terre par oà ils étaien venus. i l faut qu'il éprouv la diplopie comme u n désà (2) quilibre ou comme une vision imparfaite et qu'il s'oriente vers l'objet unique comme vers la résolutio cette tension de e t i'achkvement de la vision. ces deux ensembles ne peuvent se superposer. D ~ A Ntravail citb. l'objet unique remplace les deux images et n'en est visiblement pas la simple superposition : il est d'un autre ordre qu'elles. je n'ai pas seulement conscience de voir par les deux yeux le mêm objet. Quand on passe de la diplopie A la vision normale. ici les formes physiques. bien entendu. Mais. se rassemble.LE SENTIR les. 175 et suivantes. A moins d'un mouvement de fixation. L'unità de l'objet dans la vision binoculaire n e résult donc pas de quelque processus en troisi6me personne qui produirait finalement une image unique en fondant les deux images monoculaires. nous voici a u point oà nous voulions en venir. activitb prospective de l'esprit à et sur ce point on va voir que nous ne le suivons pas. pp.Pour que mon regard se repofte sur les objets proches et concentre les yeux sur eux. D ~ J E A N . la fixation du regard est une a activitÃprospective à (1). e t qu'en ce sens leur présence elle seule. 110-111. la synthès perceptive ne possèd pas plus le secret de l'objet que celui du corps propre. se porte par tous les moyens vers un terme unique de son mouvement. la répartitio stimuli sur les deux rétine des n'est a dyssymétriqu qu'au regard d'un sujet qui compare les deux à constellations et !es identifie.ce n'est pas pour autant une unità notionnelle. Les deux images de la diplopie ne sont pas amalgamée une seule dans la vision binoculaire et l'unità de en l'objet est bien intentionnelle. et quand une intention unique se conçoi lui en par le phénomè synergie. il n'y a que deux ensembles de stimuli incomparables. On passe de la diplopie A l'objet unique.L'auteur dit : a une . pp. La fixation comme forme temporelle n'est pas un fait physique ou physiologique pour cette simple raison que Cf toutes les formes appartiennent au monde phénoménasur ce point La Structure d u Comportement. ou que. l l l I 1 l 1 1 . n i donner lieu à la vision d'aucune chose. Sur les rétine mêmesconsidé rée comme des objets. elles n'avaient pas de place dans le monde. j'ai conscience de progresser vers l'objet lui-mime et d'avoir enfin sa présenc charnelle. incomparablement plus solide qu'elles. qu'elle est anticipé de dans l'acte mêm de fixation. a Il faut a regarder > pour voir à (3). c'est en quoi la synthès perceptive se distingue de la synthès intellectuelle. (2) On sait que la Gestaittheorià fait reposer ce processus orientÃSur quelque phhomèn physique dans la < zone de combinaison È Nous avons dit ailleurs'qu'il est contradictoire de rapdes phénomèn des strucou peler le psychologue A la variét tures et de les expliquer tous par quelques-uns d'entre eux. comme on l'a dit. mais quand les deux yeux cessent de fonctionner chacun pour leur compte et sont utilisé comme u n seul organe par un regard unique. et non se pas en ce point métaphysiququ'est le sujet pensant. jamais attcitile: chaque aspect de la chose qui tombe sous notre perception n'est encore qu'une invitation A percevoir au delà et qu'un I - l 1 (1) R. L'objet binoculaire absorbe les images monoculaires et c'est en lui que se fait la synthèse dans sa clartà qu'elles se reconnaissent enfin comme des apparences de cet objet. 191 et suivantes. comme les fantômes à la lumièr du jour. Ce n'est pas le sujet épistémologiq effectue la synthèse c'est qui le corps quand il s'arrache à sa dispersion. . En disant que cette intentionnalit6 n'est pas une pensée nous voulons dire qu'elle ne s'effectue pas dans la transparence d'une conscience e t qu'elle prend pour acquis tout le savoir latent qu'a mon corps de luimême AdosséA l'unità prélogiqudu schém corporel. Quand je passe de la cliplopie à la vision normale. La séri mes expé de riences se donne comme concordante et la synthès a lieu non pas en tant qu'elles expriment toutes un certain invariant et dans l'identità de l'objet.ibid. non par une inspection de l'esprit. et c'est pourquoi l'objet perç s'offre touiours comme transcendant.

. il modifie la teneur du spectacle lui-mêmeQuand j'assiste à la projection d'un film doublÃen français ne constate pas seulement le désaccor je de la parole et de l'image. sa présenc irrécusabl e t l'absence perpétuell dans laquelle elle se retranche sont deux aspects inséparablede la transcendance. à travers elle. mais l'épreuvd'une modalità de l'existence. mais par leur intégratio jamais achevé un seul en organisme connaissant. en tant qu'il est la figure figé l'existence. S la chose i mêm étai atteinte. elle serait désormai étalà devant nous et sans mystèreElle cesserait d'exister comme chose au moment mêm oà nous croirions la posséder qui fait la Ce a réalit de la chose est donc justement ce qui la dérob à ii notre possession. ce n'est pas seulement l'unità du corps qui est décritd'une manibre neuve. et si nous voulons rendre compte de la chose comme terme transcendant d'une séri ouverte d'expériences il faut donner au sujet de la perception l'unità elle-mêm ouverte e t ind à © h i du schém corporel. je veux dire qu'A la vibration du son. L'intellectualisme ignore l'un et l'autre. p. Avec la notion de schémcorporel. recueille en elle-mêm sa vkritÃet y ajoute. Chez le spectateur. Voilà ce que nous enseigne la synthès d e la vision binoculaire. e t le problbme - (1) Il est vrai que les sens ne doivent pas êtr mis sur le m6me plan. . je fais éch tout mon par êtr sensoriel et en particulier par ce secteur de moi-m2me qui est capable des couleurs. Travail cité 152. mouvement virmais comme projet de mouvement ou tuel > (1) est le fondement de l'iinità des sens. comme les aspects sensoriels de mon corps ils sont immédiatemen symboliques l'un de l'autre parce que mon corps est justement u n systèm tout fait d'éauivalenceet de transnositions intersensorielles. et celle des fonctions d'un Å“i par l'autre. comme s'ils étaien égalemen tous capables d'objectivitÃet A L'expériencne nous les donne perméable l'intentionnalité : visuelle pas comme équivalent il me semble que l'expérienc est plus vraie que l'expérienc tactile. Le mouvement. compris non pas comme mouvement objectif et déplacemen dans l'espace.mêm auditive et je n'ai d'oreille que pour cette autre parole sans bruit qui vient de l'écran Quand une panne du son laisse soudain sans voix le personnage qui continue de gesticuler sur l'écran n'est pas seulement le sens de son ce discours qui m'échappsoudain : le spectacle lui aussi est changé visage. la synchronisation de mon corps avec elle.270 PH~NOM~NOLOGIE LA PERCEPTION DE LE SENTIR an arret momentanà dans le processus perceptif. en lui l'expérienc visuelle e t l'expériencauditive. mais il me semble soudain qu'il se dit là -ba autre chose et tandis que la salle et mes oreilles sont remplies par le texte doublé n'a pas pour moi d'exisil tence. des synesthésie reçoi commencement de solution si l'exun périenc la qualitÃest celle d'un certain mode de mouvede ment ou d'une conduite. Ces deux faits. Les sens se traduisent l'un l'autre sans avoir besoin d'uninteri prhte. les gestes et les paroles ne sont pas subsumé sous une signification idéale mais la parole reprend le geste et le geste reprend la parole. l'unità des sens et l'unit6 de l'objet. & raison de leur structure propre. non pas une somme d'organes juxtaposks mais un systèm synergique dont toutes les fonctions sont reprises et liéedans le mouvement génér l'etre a u de monde. c'est aussi. sont prégnan ( 1 ) PALAGYI.L'aséitde la chose. se comprennent l'un l'autre sans avoir à passer par l'idéeCes remarques permettent de donner tout son sens au mot de Herder : a L'homme est un sensorium commune perpétuel est touchà tantô d'un côt et tanti3t de l'auqui tre à (2). parce que sa structure plus riche me présent des modalité l'êtr insoupçonnablepour le toucher. . (2) Cità par WERNER. Mais on retrouve quelque chose d'analogue dans la vision binoculaire.la reprise des exphiences sensorielles dans l'expériencvisuelle. Appliquons-le a u problèm de l'unità des sens. Mon corps est le lieu ou plutô l'actualitk meme du phénomè d'expression (Ausdruck).prouvent que l'unitÃde l'expkience n'est pas une unità formelle. Il est assez connu que le ciném parlant n'ajoute pas seulement au spectacle un accompagnement sonore. L'unit6 de des sens se réalis transversalement. Quand je dis que je vois un son. STEIN. s'il est vrai que nous avons un a Å“i directeur > qui se subordonne l'autre. par exemple. Il y a de un sens à dire que je vois des sons ou que j'entends des couleurs si la vision ou l'ouïn'est pas la simple possession d'un quale opaque. Elle ne se comprendra pas par leur subsomption sous une conscience originaire. mais une organisation autochtone. tout à l'heure animé Le s'épaissi se fige et comme celui d'un homme interloquà et l'interruption d u son envahit l'écra sous la forme d'une sorte de stupeur. La vision des sons ou l'audition des couleurs se réalisen comme se réalis l'unit6 du regard & travers les deux yeux : en tant que mon corps est. ils communiquent A travers mon corps. L'objet intersensoriel est A l'objet visuel ce au'est l'obiet visuel aux images monoculaires de la diplopie (1) et les sens communique& dans la perception comme les deux veux collaborent dans la vision.

a Le mot lu n'est pas une structure géométriq dans un segment d'espace visuel.difficile décrir . p. II. . mais encore à des objets culturels comme les mots. Le mot n'est alors pas distinct de l'attitude qu'il induit et c'est seulement quand sa présenc prolonge qu'il apparaî se comme image extérieuret sa signification comme pensée Les mots ont une physionomie parce que nous avons à leur égar comme à l'égar de chaque personne une certaine conduite qui apparaî d'un seul coup dè qu'ils sont donnés J'essaye a de saisir le mot rot (rouge) dans son expression vivante . l'homme comme totalità dynamique et vivante doit se mettre en forme lui-mêm pour tracer une figure dans son champ visuel comme partie de l'organisme psychophysique à ( 3 ) . que nous formions une à hypothès w A propos des premiers mots. et leur valeur expressive fonde l'unite antéprédicati monde perçuet. nous pouvons dire que c'est a du style de journal w ou que c'est a une incidente à (Ibid. il est un objet sensible à tous les autres. pendant que la lettre O présentintuitivement cette cavitd sphériqu que j'ai auparavant sentie dans ma bouche w (1). que l'on entend kt que l'on voit. l'expression du verbale (Darstellung) et la signification intellectuelle (Bedeutung) (1). Ce que l'on vient de dire du mot est encore plus vrai de la phrase. (1) La distinction d'Ausdruck. mais parce que nous avons un organe du langage qui épous configuration linla guistique qui lui est prbsentécomme nos organes des sens s'orientent sur le stimulus et se synchronisent avec lui. selon les formules empiristes. De la mêm manière quand on nomme devant moi une partie de mon corps ou que je me la représente j'éprouva u point correspondant une quasi-sensation de contact qui est seulement l'émergenc de cette partie de mon corps dans le schém corporel total. Die Rolle der Sprachempfindung i m Prozess der Gestaliung ausdrucksmüssi erlebter Worter. de C'est lui qui donne un sens non seulement à l'objet naturel. Mon corps est la texture commune de tous les objets et il est. Un sujet déclar qu'à la présentatiodu mot huoutre un sentiment d'humidità mide à ( f e u c h t ) . On peut comprendre une phrase ou du moins lui donner un certain sens en allant du tout aux parties... Il ne s'agit pas ici de réduirla signification du mot à chaud à à des sensations de chaleur. C'est seulement mon corps qui s'apprêt à la chaleur et qui en dessine pour ainsi dire la forme. 239. pp. Et.272 PHI?NOMl?NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 273 tes l'une de l'autre. Untersuchungen übe Empfindung und Empfinden. Avant mêm d'avoir vraiment lu la phrase. A ce je remarque que le mot sur le papier reçoisa valeur expressive. au moins A l'égar du monde perçu l'instrument génér ma à compréhensio W . 251-253). C'est le sentiment . p. Si l'on présentu n mot à un sujet pendant un temps trop court pour qu'il puisse le déchitl'rer mot a chaud W . 238.. tout u n remaniement du schém corporel. IIL faite par CASSIRER. Travail cité 160 sqq. p. Avant d'êtr l'indice d'un concept il est d'abord u n événeme saisit mon corps et ses prises sur mon qui corps circonscrivent la zone de signification A laquelle il se rapporte. un mode spécifiqude tension dynamique qui est nécessair pour structurer l'image . par elle. comme le dit Bergson. (2) Ibid. Cette conduite du mot fait comprendre en particulier que le mot soit indissolublement quelque chose que l'on dit. Il n'est pas rouge lui-même Mais soudain je remarque que le mot se fraie un passage dans mon corps. et qui fournit aux mots leur signification primordiale par la manièr dont il les accueille. induit une sorte d'expérienc de la chaleur qui fait autour de lui comme un halo significatif (2). comm e si l'intérieudu corps venait à la périphéri comme et si la réalit corps rassemblé du jusque-1% dans les bras et dans les jambes cherchait à se recentrer. qui résonnpour tous les sons. Nous ne réduison donc pas la signification du mot et pas mêm la signification du perç A une (1) WERNER. par le exemple.il éprouve e t de froid. c'est la présentatio d'un comportement et d'un mouvement linguistique dans sa plénituddynamique à (2).d'une sorte de plénitudassourdie qui envahit mon corps et qui en mêm temps donne A ma cavith buccale une forme sphérique préciséme moment. (3) Ou en tout cas le mot allemand hart. 230. mon corps n'est pas seulement un objet parmi tous les autres objets. (3) Ibid. il vient au-devant de moi dans un halo rouge sombre. Qu'il s'agisse de percevoir des mots ou plus généraleme objets a il y des a une certaine attitude corporelle. Non pas. Le mot a dur à (3) suscite une sorte de rigidità du dos et du cou et c'est secondairement qu'il se projette dans le champ visuel ou auditif et qu'il prend sa figure de signe ou de vocable. Car l a chaleur que je sens en lisant le mot a chaud à n'est pas une chaleur effective. mais il n'est d'abord pour moi que périphériqu n'est ce qu'un signe avec le savoir de sa signification. p. En somme. un complexe de qualité sensibles parmi d'autres. vibre pour toutes les couleurs. ( 2 ) WERNER. Darstellung et Bedeutung est Philosophie der symbolischen Formen.

Quand je veux le faire. je décompos perception en qualité la et en sensations et que. enfin elle apparaî dans la perspective de mon histoire individuelle. il ne suffit pas que ce a sujet à l'embrasse du regard ou le saisisse comme m a main saisit ce morceau de bois. insér lui par mon corps qui se laisse en investir par les relations de causalité alors a les sens à et et a le corps à sont des appareils matériel n e connaissent et rien du tout . le replacer du côt de l'objet constitué De deux choses l'une. se disperserait dans son acte et n'aurait conscience de rien. dans l'homme nous supposons un a petit homme w et dans celui-ci un autre sans jamais arriver A la vision . mes sens étan justement ce savoir habituel du monde. faute d'avoir conscience de soi. et qui reste toujours en deçde notre perception. c'est qu'elle reprend un acquis qu'elle ne met pas en question. mais alors il me faut sortir du constitué de ce qui est en soi. la conscience d'objet présupposla conscience de soi ou plutô elles sont synonymes. dont nous présumon seulement que le développemen rationnel est possible. m'apercevoir la percevant. c'est que le sujet n'est absolument rien et les 275 < sensations w . nous som- . nous sommes renvoyéindéfinimen d'une étap corporelle à l'autre. interpréte certaines a sensations à miennes. en fin de compte. i l y a ce savoir en latent que notre regard utilise. le < comprendre w et lui trouver une signification. a sans doute quelque valeur comme description de l'apparence. ces descriptions ne veulent rien dire que l'on puisse penser. je me retourne vers moi a u i perçoiset je m'avise alors que m a percepiion a dà traverser certaines apparences subjectives. toute perception a quelque chose d'anonyme. Tout ceci. la a matièr w de la connaissance ne sont pas des moments ou des habitants de la conscience. que son acte soit entièremen donnà à soi-mêm et qu'enfin ce sujet n e soit rien que ce qu'il a conscience d'être sans quoi nous aurions bien une saisie de l'objet ou u n regard sur l'objet pour u n tiers témoin mais le prétend sujet. S'il y a donc conscience de quelque chose. elles sont du côt du constitué Que peuvent nos descriptions contre ces évidence comment échapperaient-elleà cette alteret native ? Revenons l'expérienc perceptive. pris dans sa naïvetà n'effectue pas luimêm cette synthèseil profite d'un travail déjfait. comme nous le disions. il faut choisir. Mais s i l'on veut savoir de quoi l'on parle. c'est ce que j'exprime en disant que je perçoi avec mon corps ou avec mes sens. il manquera toujours aux sens cette dimension d'absence. et. La conscience d u lià présuppos conscience du liant et de son acte de liaila son. il reprend une tradition perceptive e t il est confront4 avec u n présent Dans la perception nous n e pensons pas l'objet e t nous ne nous pensons pas le pensant. Mais que nous importe si. C'est à partir du lià que j'ai secondairement conscience d'une actività de liaison. cette irréalit laquelle le sujet peut etre par savoir de soi et l'objet exister pour lui.ou bien je veux vraiment comprendre comment il y a vision. Pour qu'il y ait vision de l'objet ou perception tactile de l'objet. pour que l'objet puisse exister a u regard du sujet. pour rejoindre à partir d'elles l'objet oà j'étaid'abord jeté suis obligÃde supposer u n acte de je synthès qui n'est que la contre-partie de mon analyse. en dernièr analyse. e t l'image rétinienn redouble au centre optique d'une autre se image. prenant l'attitude analytique. en effet : ou bien je me considèr a u milieu du monde. entre lui et nous. J e perçoicette table sur laquelle j'écrisCela signifie. entre autres choses. Si. et saisir par réflexiou n êtr pour qui l'objet puisse exister. lorsque. d'une synthès généra constituéune fois pour toutes. que mon acte de perception m'occupe. au contraire. l'objet forme sur les rétineune image. pendant que je perçoi effeetivement la table. le corps propre est à la fois objet constitue et constituant à l'égardes autres objets. il faut encore qu'il sache qu'il le saisit ou le regarde. Celui qui perçoin'est pas déploydevant lui-m2me comme doit l'êtr une conscience. e t m'occupe assez pour que je ne puisse pas. je cesse pour ainsi dire de plonger dans la table par mon regard. dira-t-on. mon corps. qu'il se connaisse saisissant ou regardant. mais il n'y a là que des choses à voir et personne qui voie.LE SENTIR somme dc a sensations corporelles D . cette science implicite ou sédi mentée ma conscience constituait actuellement le monde Si qu'elle perçoitil n'y aurait d'elle à lui aucune distance e t entre eux aucun décalag possible. il a une épaisseu historique. en tant qu'il a des a conduites D est cet étrang objet qui utilise ses propres parties comme symbolique généra monde et par lequel en conséquenc du nous pouvons u frequenter > ce monde. et du mêm coup le perç n'aurait pas l'épaisseud'un présent conscience ne se la perdrait pas. Or. Mon acte de perception. elle le pénétrera jusque dans ses articulations les plus secrètesl'intentionnalità nous transporterait au cÅ“u de l'objet. . Nous avons. conscience d'un objet inépuisablet nous sommes enlisé lui parce que. ne s'engluerait pas en lui. et si la réflexio convainc de non-sens i les Au niveau de l'opinion. mais nous disons que le corps.

dans l'exploration sensorielle. du pour la premièr fois. n'introduit rien en lui qui n'y soit déj: elle se borne à formuler ce qui donne un sens à a la table È a a la chaise w .Nous ne cherchons pas à tirer le pour soi de l'en soi. la synthès qu'il effectue sont ellesmême des phénomèn temporels. n'est rien d'autre que la au temporalitÃet c'est ce qui nous permet de laisser au sujet de la perception son opacitÃet son historicité J'ouvre les yeux s u r ma table. La prétentioà l'objectività de chaque acte perceptif est reprise par le suivant. Ce n'est pas un acte personnel par lequel je donnerais moi-mêm u n sens neuf à ma vie. c'est donc qu'elle va passer a son tour. et Cet éche perpétue la conscience perceptive étai de prévi sible dèson commencement. Si je ne peux voir l'objet qu'en l'éloignan dans le passé c'est que. mon corps noue ensemble un présent n passà et u n avenir. elle s e distingue à peine de ce qui s'offre A elle. sur les motifs et les moyens qu'on a d'en faire la synthèseC'est pourquoi nous avons dit avec Herder que l'homme est un sensorium commune. le motif ou le premier La moteur de tout le processus depuis son début synthès spatiale et la synthès de l'objet sont fondée ce déploie sur ment d u temps. qui me découvr comme le penseur intemporel de l'objet. parce que je peux. mon corps se centre sur un objet encore virtuel et dispose ses surfaces sensibles de manièr A le rendre actuel. qui pose mon acte de perception comme un évà nement de mon histoire. il fait exister u n passà et un avenir pour un pr& sent. il fait le temps au lieu de le subir. Dans cette couche originaire du sentir que l'on retrouve a condition de coïncidevraiment avec l'acte de perception et de quitter l'attitude critique. A la manièr empiriste. s'écoulen ne peuvent et subsister que ressaisies dans un nouvel acte lui-mêm temporel. la volubilità est une propriétessentielle du regard. renvoyer au pas& immédia la premièr attaque du monde sur mes sens. elle s'étalà travers son corps dans le spectacle qui n'est encore spectacle de rien. Dans chaque mouvement de fixation. comme la premièr attaque de l'objet sur mes sens. Celui qui. J e peux ainsi renvoyer A sa place dans le monde le quelque chose qui me touchait. La prise qu'il nous donne sur u n segment de temps. Mais la réflexiotranscendantale.il ny aurait ' pas le présent c'est-à -dir le sensible avec son épaisseu et sa richesse inépuisable la perception. Soudain. Il y a bien ici l'invocation. qu'est-ce que vivre l'unità de l'objet ou du sujet. c'est moi en tant que j'ai u n corps et que je sais a regarder È Plutô qu'elle n'est une histoire v6ritable. L'acte du regard est indivisiblement prospectif. pour parler comme si Hegel. mais parce que l'unità de l'objet appar . et le corps auquel nous confions la synthès du monde perç n'est pas un pur donné une chose passivement reçueMais la synthès perceptive est pour nous une synthès temporelle. L'objet ne reste net devant moi que si je le parcours des yeux. ma conscience est gorgéde couleurs et de reflets confus. ou plutô il devient ce lieu de la nature ou. ce n'est pas moi comme et sujet autonome. peut bien êtr seconde. encore déç de nouveau reprise. qu'est-ce que cet objet qui n'est pas encore objet pour quelqu'un? La réflexio psychologique. E t cela encore est essentiel a u temps . mais non pas l'exp6rience d'un naturant éternel Mon corps prend possession du temps. Elle ne fait pas actuellement la synthès de son objet.276 PHGNOMfiNOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 277 mes A l'objet et nous nous confondons avec ce corps qui en sait plus que nous sur le monde. ne gardait u n pas& dans sa profondeur présent et n e le contractait en elle. . nous ne revenons pas à une forme quelconque d'empirisme. et m'orienter vers l'objet détermin comme vers un avenir prochain. en reculant dans l'avenir. qu'il est destin6 A devenir objet pour un J e ultérieur perception est touLa jours dans le mode du a On v. ne faut-il pas que je la pense en lui pour l'y trouver et que je fasse la synthès de ce phénomè pour en avoir l'experience ? . ce qui fait leur structure stable et rend possible mon expériencde l'objectivité Enfin. je fixe la table qui n'est pas encore là je regarde h distance alors qu'il n'y a pas encore de profondeur. i l u sécrè temps. donne u n pass6 au présen l'oriente vers un avenir. la perception atteste et renouvelle en nous une pr6histoire v. que le sujet de la perception n'est jamais une subjectività absolue.Mais et qu'est-ce que le lià sans la liaison. les événement lieu de se pousser au l'un l'autre dans l'être projettent autour d u présen n douu ble horizon de passÃet d'avenir et reçoivenune orientation historique. Mais tout acte de fixation doit êtr renouvelé sans quoi il tombe a l'inconscience. non qu'elle le reçoivpassivement. sinon la faire ? Mêm si l'on suppose qu'elle apparaî avec le phéno mèn de mon corps. je vis l'unità du sujet et l'unità intersensorielle de la chose. comme le a stimulus v. puisque l'objet est au terme de mon mouvement de fixation. je ne les pense pas comme le feront l'analyse réflexiv la science. la subjectivité niveau de la perception. la perception qui lui succhde occupe et oblitèr elle aussi ma conscience. il n'est pas une chose. puisqu'il va se donner comme antérieuA son apparition. et ré trospectif.

un emboîtemen t e une reprise des expérience antkrieures dans les expérience ultérieures mais nulle part une possession absolue de moi par moi. comme nous avons vu. ne peut. par exemple. une formulation notionnelle de l'expériencequ'elle ne doit pas recevoir valeur originaire et. Il ne faut pas. la rencontre de cette chose et de l'esprit devient impensable. grice au temps. Qu'avons-nous donc au commencement ? Non pas un multiple donnà avec une aperception synthétiququi le parcourt et le traverse de part en part. rompant avec la foi originaire de la perception. A la sensation comme phénomè privé au sujet pur qui pose l'un et l'autre. et en lui consacrant tout l e champ perceptif. ni par. Si l'on réponque la matièr de la connaissance est un ré sultat de l'analyse et ne doit pas êtr traité comme un 616ment réel faut admettre que corrblativement l'unità synil thétiqude l'aperception est. il faut retenir les moments du parcours et relier l'un A l'autre les points de la surface. avons-nous vu. mais toute synthès est A la fois distendue et refaite par le temps qui. imagine l'âm sortant par les yeux et visitant les objets dans le monde ? Cela ne nous débarras serait pas mêm de l'idéde synthèsepuisque. puisque sans elle. j'adopte à son égarune attitude critique et que je me demande e ce que je vois vraiment W . elle aussi. pour replacer en elle i'atdu titude de vérificatio les opération et réflexives pour faire et apparaîtr réflexiocomme une des possibilitéde mon la etre.celui de la sensorialité c'est-&dire de la subjectività finie . Pour le moment.LE SENTIR rait par le temps. et Ces trois termes ne sont qu'A l'horizon de l'expériencprimordiale. vides et déterminéen effectuant ces intentions. que la théoride la connaissance est a recommencer. d'une manihre paradoxale. réalise dans l'expériencprimordiale les détermination seront qui obtenues dans l'attitude critique. la met en question et la confirme parce qu'il . puisque le creux de l'avenir se remplit toujours d'un nouveau présent n'y a pas d'objet liÃsans liaison et Il sans sujet. Corrélativement chaque acte perceptif s'apparaî comme prélev sur une adhésio globale au monde. lyse parviendra A l'objet de science. Mais nous avons vu que la perception originaire est une expériencnon-thétique prbobjective et préconsciente Disons donc provisoirement qu'il y a une matièr de la connaissance possible seulement. Ce qu'on appelle sensation n'est que la plus simple des perceptions et. A retrouver l'expériencirrbfléchi monde. J e pose une matièr de la connaissance. d'un seul mouvement. u n papier a blanc à dans l'ombre n'est pas blanc a u sens d'une qualitÃobjective. La tiiche d'une ré flexion radicale. et par exemple. Si nous devons résoudrle problèm que nous nous sommes posb . mais un certain champ perceptif sur fond de monde. pas d'unità sans unification. le passà en soi n'etant plus et l'avenir en soi pas encore.produit u n nouveau présen retient le passé qui L'alternative du naturà et d u naturant se transforme donc en une dialectique du temps constituà et du temps constituant. en somme. Nous convenons pour notre part que la matièr et la forme de la connaissance sont des ré sultats de l'analyse. Au centre de ce systèmeun pouvoir de suspendre la communication vitale ou du moins de la restreindre. réfléch éloigne objectiver c'est ou la sensation et faire apparaîtr face d'elle u n sujet vide en qui puisse parcourir ce divers et pour qui il puisse exister. Pour l'intellectualisme. C'est dans l'expériencde la chose que se fondera . Dans la mesure mêm ou l'intellectualisme purifie la conscience en la vidant de toute opacité fait de la hyld une il véritabl chose et l'appréhensio des contenus concrets. disait Malebranche. lorsque. en appuyant notre regard sur une partie du spectacle. consiste.conséquen parler d'une synthbse actuelle alors que le multiple n'est pas encore dissocié Faut-il donc rejeter l'idéde synthès et celle d'une matièr de la connaissance ? Dirons-nous que la perception révè objets comme une lumièr les éclair les dans la nuit. J'ai bien. et que le temps s'échappA mesure qu'il se ressaisit. c'est-&-dire de cella qui veut se comprendre 279 - elle-meme. enfin. pas plus qu'aucune perception. il n'y aurait pas de temps et comment cependant cette subjectività est le temps lui-même comment on peut dire avec Hegel que le temps est i'existence de l'esprit ou parler avec Husserl d'une autoconstitution du temps. comme modalità de l'existence.ce sera en réfléchissa le temps et en sur montrant comment il n'est que pour une subjectivith. faut-il reprendre à notre compte ce réalism qui. mais il vaut comme blanc. il ne suffit pas de la visiter. est le monde. De chaque point du champ primordial partent des intentions. pour percevoir une surface. l'ana. Rien ici n'est théma tisé l'objet n i le sujet ne sont posés On n'a pas dans le Ni champ originaire une mosaïqu de qualités mais une configuration totale qui distribue les valeurs fonctionnelles selon l'exigence de l'ensemble. les descriptions précédent celles qui et vont suivre nous familiarisent avec un nouveau genre de réflexio dont nous attendons la solution de nos probl&mes. se sépare d'un fond qui.

nous devons le penser comme la puissance universelle de leurs connexions. ou mais le moyen par lequel la position des choses devient possible. et qui constitue pour elle comme un passk originel. puisque ce rapport n'existe qu'entre des objets.l'idbal rkllexif de la pensbe thktique. ne réussi le faire que à dans l'exacte mesure ou elle défini conscience comme la non-êtr absolu et corrélativemen refoule les contenus dans une à couche hylétiquà qui est de l'êtr opaque. qui sont toujours découpé lui. et la référen naturelle de la matièr au monde nous conduit à une nouvelle conception de l'intentionnalité puisque la conception classique ( l ) .qui traite l'expériencdu monde comme u n acte pur de la conscience constituante. soit celle de Husserl dans la seconde périodde sa philosophie (pkriode des Ideen). . Kant a essayk de tracer une ligne de démarcatio rigoureuse entre l'espace comme forme de i'expkrience externe et les choses donnée dans cette expérience ne s'agit pas. puisque l'espace est antérieu ses prétendue à parties. . Lachièze-Re (L'Idéalismkantien). ou bien je ne réfléch je vis pas. La rbflexion ne saisit donc elle-mêm son sens plein que si elle mentionne le fonds irréfléc qu'elle prksuppose. C'est-à -dir qu'au lieu de l'imaginer comme une sorte d'éthe dans lequel baignent toutes les choses ou de le concevoir abstraitement comme u n caractèr qui leur soit commun. Donc. La réflexione refait pas en sens inverse un chemin déj parcouru par la constitution.L'ESPACE Nous venons de reconnaîtr que l'analyse n'a pas le droit de poser comme moment idéalemen séparabl une matièr de la connaissance et que cette matièreau moment oà nous la réalison un acte exprè de réflexion rapporte déj par se au monde. bien entendu. Il faut maintenant approcher plus directement cette nouvelle intentionnalitk en examinant la notion symétriqu d'une forme de la perception et en particulier la notion d'espace. comme celui qui existe entre l'individu et la classe. Il d'un rapport de contenant à contenu. un passk qui n'a jamais 6tk présent II. ni mêm d'un rapport d'inclusion logique. L'espace n'est pas ie en milieu (rée logique) dans lequel se disposent les choses. tantbt comme leur attribut (1) Nous entendons par là soit celle d'un kantien comme P. dont elle profite. dans les choses et je considkre vaguement l'espace tant& comme le milieu des choses.

ou bien (si nous réfléchisson si et nous voulons savoir ce que signifient nos propres expé riences) d e penser l'espace comme le systbme indivisible des actes d e liaison qu'accomplit un esprit constituant ? L'expk rience d e l'espace n'en fonde-t-elle p a s l'unità p a r u n e synthbse d'unetout autre sorte ? Considérons-l avant toute klaboration notionnelle. surtout quand le sujet est actif. l'interprétatio de STBATTON. leurs relations concrète selon l e h a u t et le bas. Du troisièm a u septièm jour. Quand il est étendimmobile s u r u n sofa. les gestes qui se laissaient d'abord tromper par le nouveau mode de vision et qu'il €a lait corriger. notre expérienc u haut à et d u a bas S. Les nouvelles apparences visuelles qui. non pas avec les instruments techniques q u e l a physique moderne s'est donnés mais avec notre expérienc de l'espace. . compte tenu du bouleversement visuel. Les objets extérieur ont de plus en plus l'aspect de l a a réa lità È Dè le cinquièm jour. le corps se redresse progressivement et paraî êtr enfin en position normale.Dans le nremier cas. mon corps et les choses. Cette autre masse de sensations qui est le monde tactile est pendant ce temps demeuréa droite w . Au septièm jour. la masse de sensations qui constituent le panorama a étretournée placéelle aussi a la tgte cri bas W . ensuite (septièm jour) sans aucun effort. Soit. Le second jour. On sait comment cette distinction s e brouille a u niveau du savoir scientifique lui-mêm dans les conceptions modernes de l'espace. les objets paraissent. la droite et la gauche conservent jusqu'à la fin de l'expérienc l'ancienne localisation.L'ESPACE commun. s'entourent d'abord (troisiènl jour) a u prix d'un effort volontaire. Vision u~ithoutinversion of the retinal image. ou bien de percevoir des choses dans l'espace. ou mêm incorrecte. Il faut nous adresser à quelque cas exceptionnel oà elle se défass e t se refasse sous nos yeux. le paysage n'est plus renversé mais c'est le corps qui est senti en position anormale. Nous voudrions ici l a confronter. la droite et la gauche. le proche et le lointain peuvent m'apparaîtr comme une multiplicità irréductible dans le second cas je découvr une capacità unique et indivisible d e dkcrire l'es~ace. aux cas de vision sans inversion rétinienne l'on fait porter à u n sujet des Si lunettes qui redressent les images rétiniennesle paysage entier parait d'abord irrée renverséa u second jour d e et l'expérience perception normale commence de s e rétablir la A ceci prè que le sujet a le sentiment que son propre corps est renversà (1). pour les parties invisibles du corps. et. la localisation des sons est correcte si l'objet sonore est vu en mêm temps qu'entendu. A la fin de l'expérience quand on retire les lunettes. je peux au moins penser un pur changement de lieu qui n e modifierait en rien le mobile. par exemple. p a r exemple. au moins implicitement. si l'objet sonore n'apparaî pas dans le champ visuel. je pense actuellement les relations qui sont sous ce mot e t je m'aperçoi alors qu'elles ne vivent que par u n sujet qui les décrivet gui les porte. Sonle inversion of the retinal invige. Dans le premier cas. l'une qui lui est donnépar ses sensations tactiles et par les a images visuelles à qu'il a pu garder de la périod anté (1) STRATTON. non pas sans doute motrices sont renversés mais a bizarres à et les réaction inversée: le sujet tend la main droite quand il faudrait tendre la gauche. dernièr instance. ou bien je réfléchi ressaisis l'espace à s a je source. selon Kant lui-même de toutes les connaissances touchant l'espace. ( 2 ) C'est. (1) STRATTON. car elle est alors dissimul6e sous ses propres acquisitions. je passe de l'espace spatialisà à l'espace spatialisant. Est-il vrai q u e nous soyons devant l'alternative. Elle reste incertaine. les objets apparaissent d'abord renversés mais moins irréel que la premièr fois. vont sans erreur à leur but. j'ai affaire 5 l'esuace eéométria dimensions son-tsubstituables. d'un horizon orientà comme elles. et par conskquent u n e pure position distincte de' la situation d e l'objet dans son contexte concret. qui dure huit jours. elle n e peut plus coïncideavec le monde visuel et en particulier le sujet a de son corps deux représentationinconciliables. a u début étaien isolée sur un fond d'ancien espace. j ' i la siatialitÃhomogbne et isotrope. avec double repr6sentation. d Nous n e saurions la saisir dans l'ordinaire de la vie. preUminaru experiments on vision withou. i'ai affaire A l'espace avec ses région différemmenqualifiées dont les dans le second. Le psychologue est d'abord tentà d e dire (2) qu'aprè l'installation des lunettes le monde visuel est donnà a u sujet exactement comme s'il avait pivotà d e 180' et en conséquenc est pour lui renversé Comme les illustrations d'un livre nous apparaissent à l'envers si l'on s'est amusà à le placer a la têt en bas w pendant que nous regardions ailleurs. le corps se présentencore s u r le fond de l'ancien espace. Au cours d'une seconde séri d'expd- - riences ( l ) .

346. p. Vision wifhout inversion. que le mouvement nécessairpour atteindre ses jambes. dè le second jour quand i l s e lave les mains (3). spatial harmony of touch and sighf. (3) Vision wilhouf inversion. ( 4 ) STRATTON. 350.soit au débu l'expérience de quand le monde est a renversà È soit A la fin de l'expériencquand il se à redresse È .l'orientation du champ n e peut êtr donné les contenus. Au moment oà le corps tactile rejoint le corps visuel. Dans les choses. p a r exemple.. On explique le renversement du paysage. non seulement. tantô a la têt en bas È mais des système d'apparences dorit l'orientation varie an cours de l'expé rience. le sujet n'a bient8t plus besoin de la médiatiod'un mouvement contrblÃpour passer d'un systènl a l'autre. oà les jambes apparaissent d'abord. nous n'avons encore que des champs sensoriels qui n e sont pas des agglomérat sensations posé de devant nous. et qui étai jusqu'ici u n mouvement vers a le bas È est figurà dans le nouveau spectacle visuel p a r u n mouvement vers ce qui étai auparavant a le h a u t È Des constatations de ce genre permettraient d'abord d e corriger les gestes inadaptée n prenant les donnée visuelles pour de simples signes à déchiffre et e n les traduisant dans le langage d e l'ancien espace. tantô a la têt en haut w . 614. Mais en aucun cas . prépondérant parce qu'elles sont fournies p a r la vue. l a régio champ visuel oà apparaissaient les pieds d u sujet du (1) STRATTON. ne déterminenpas notre expérienc a haut à et du a bas à ˆ il s'agit préciséme du de savoir comment un objet peut nous apparaitre a droit à .ses jambes viennent réside dans ce qu'il appelait le a haut à du champ visuel. ( 7 ) STRATTON. il les y a voit È mais encore il les y a sent à (6) e t finalement a ce qui avait ét anciennement a le haut w d u champ visuel commence à donner une impression tr&s Semblable à celle qui appartenait a u a bas à et vice versa > (7). en supposant que le haut et le bas se confondent et varient avec la direction apparente de la têt et des pieds dowé dans l'image. Une entre les fois devenues a habituelles à (4) elles créeraien directions anciennes et les nouvelles des a associations à (5) stables. 617. O n répondra aprè imposition des lunettes. qui supprimeraient finalement les première a u profit des secondes. et que les rapports objectifs. il suffit de deux points pour défini une direction. soit a u débu l'expérience de quand le champ tactilo-corporel parait a droit à et le champ visuel a renversà È soit dans la suite quand le premier se renverse pendant que le second s e redresse. le champ visuel apparait renversà p a r rapport a u champ tactilo-corporel ou par rapport a u champ visuel ordinaire. p. Some preiiminaru experimenfs. pp. qu'ils sont pour ainsi dire marquédans le champ sensoriel par la distribution effective des sensations. Le a h a u t à d u champ visuel. On remarque qu'elle y réussi d'autant mieux que l e sujet est plus actif et. têt et pieds. p. cesse de se défini comme < le haut W . (2) Some preli~ninary experimenfs. (6) STRATTON.284 PHl%OMl?NOLOGIE DE L A PERCEPTION L'ESPACE 285 rieure à l'expérience l'autre. ayant ét fréquemmen identifià avec ce qui est le a bas à pour le toucher. enregistré u r l a rétinpar l a s position de l'image physique. 350. mêm sans aucun changement dans la constellation des stimuli. qu'ils sont a droits È Mais la mêm question se pose A propos de ces champs-repère : leur simple présenc ne suffit pas & donner une direction quelle qu'elle soit. et i l s'agit justement de savoir ce qui se passe lorsque ces apparences flottantes s'ancrent soudain et se situent sous le rapport du a haut à et du a bas W . Mais cette interprktation est inintelligible. Cette désignatio la revient à la régioou apparaî tête celle des pieds redevient le bas. Seulement nous ne sommes pas dans les choses. par exemple. (5) STRATTON. p. Vision wilhout inversion. u droit à en soi ne signifient évidemmen rien. a Renversà w e n soi. puisque l'expkrience montre justement que les même contenus peuvent tour à tour êtr orientédans un sens ou dans l'autre. dont nous disons. p. qui y paraissent. il faudrait que ces contenus eussent eux-même une direction. ibid. The 492-505. puis le retour A la vision normale. soit enfin a u terme de l'expériencquand tous les deux sont à peu prè a droits W . Car pour par pouvoir la donner au champ. par définitio nominale. On ne peut prendre le monde et l'espace orientÃpour donné avec les contenus de l'expériencsensible ou avec le corps en soi. C'est donc l'expériencd u mouvement contrôl p a r la vue qui apprendrait a u sujet h mettre en harmonie les donnéevisuelles et les donnée tactiles : il s'apercevrait. celle de la vision présente qui lui montre son corps a les pieds en l'air È Ce conflit d'images n e peut finir que si l'un des deux antagonistes disparaît Savoir comment une situation normale se rétabli revient alors à savoir comment la nouvelle image d u monde et du corps propre peut faire a pilir à (1)ou a déplace (2) à l'autre.

aucun espace. . comme le montre l'expérienc e et d Stratton. Nous avons A rechercher l'expériencoriginaire de l'espace en deç de l a distinction d e la forme et du contenu. qui n'est n i celle des choses dans l'espace. est renverséepeut se redresser pour moi. qui s'ancre en elles e t se fasse solidaire d'elles. u n changement brusÈ q u e intervient : les murs. ou encore rien qui rende incompatibles l'expé rience visuelle d u corps à renversà à et l'exphience tactile du corps a droit È puisqu'il n e consid6re le spectacle de nulle part et que toutes les relations objectives du corps et de l'entourage sont conservéedans le nouveau spectacle. et que. Cette expérience analogue à celle de Stratton. p. par une contradiction impossible. faute d'un point de dépar effectif. on n e reconnaisse à certains contenus le pouvoir de s'installer eux-même dans l'espace. déterminb comme obliques par rapport ? un niveau donné I prktendaient de soi à fournir les directions privilégiée attiraient à eux la ver(1) WERTHEIMER. Comme l'axe d e coordonnée choisi. L a question ne s'impose pas seulenlent i une psychologie empiriste qui traite la perception de l'espacc comme la réceptio nous en d'un espace réell'orientation phénoména objets des comme u n reflet de leur orientation dans le monde. par suite. en soi. Nous savions déjqu'il n'y a aucun sens dire que l'image oblique (ou renverséeapporte avec elle une nouvelle localisation du haut et du bas dont nous prendrions connaissance par l'exploration motrice du nouveau spectacle. donner u n sens à toutes les dkterminations de l'espace. la mise en place du monde est indéfinimendifféré le a haut à et le a bas à perdent tout sens assignable. de proche en proche. d'un ici absolu qui puisse. ce qui ramèn l'empirisme et ses difficultés l est I aisà de montrer qu'une direction ne peut êtr que pour un sujet qui la décrit un esprit constituant a éminemmen et le pouvoir d e tracer toutes les directions dans l'espace.L'ESPACE 287 ou a renverse à et ce que veulent dire ces mots. 258. L'intellectualisme n e peut pas mêm admettre q u e l'image du monde soit renversé aprè imposition des lunettes. Nous avons besoin d'un absolu dans le relatif. On voit donc la question : l'empirisme se donnerait volontiers avec l'orientation effective. demeure en deçdu problèm de l'espace orientà parce qu'il n e peut pas mêm poser la question : avec l'empirisme. sans aucune exploration motrice. Mais nous voyons maintenant que cette exploration n'est pas mêm nécessair qu'en conséquenc et l'orientation est constituépar un acte global du sujet percevant. mais aussi bien à une psychologie intellectualiste pour laquelle le a droit à e t le u renversà w sont des relations et dépenden des repère auxquels on se rapporte. mais qui. aussi bien que l'empirisme. n e soit pas donnà avec elles A l a manièr réaliste puisse. Nous ne pouvons donc comprendre l'expériencd e l'espace ni par la considératiodes contenus n i par celle d'une acti- vità pure d e liaison et nous sommes en présencd e cette troisièm spatialitÃque nous faisions prévoi tout A l'heure. par rapport auquel le spectacle expérimenta apparait d'abord oblique.mais l'expériencen mCme temps que la réflexiomontre qu'aucun contenu n'est de soi orient&. les portes et le corps de l'homme dans la chambre). au cours de l'expbrience ce spectacle induit un autre niveau par rapport auquel l'ensemble du champ visuel peut de nouveau apparaîtr droit. . mais n'en peut pas sortir pour rendre compte d'une perception effective de l'espace. a l'avantage de mettre en évidencune redistribution instantanke d u haut et dti bas. quel qu'il soit. le sujet voit d'abord la chambre a oblique B. Disons 'que la perception admettait avant l'expérienc u n certain niveau spatial. d'un espace qui n e glisse pas sur les apparences. n i celle de l'espace spatialisant. Un homme qui s'y déplac semble marcher inclinà s u r le cÔf6 Un morceau d e carton qui tombe le long du chambranle d e la porte paraî tomber selon une direction oblique. de mon expérienccorporelle ce point fixe dont nous avons besoin si nous voulons comprendre qu'il y ait pour nous des directions. à ce titre. Tout se passe comme si certains objets (les murs. Si l'on s'arrange pour qu'un sujet n e voie la chambre oà il se trouve que p a r l'intermédiair d'un miroir qui l a reflèt en l'inclinant de 45" par rapport à la verticale. l a direction de chute du carton deviennent verticaux (1). L'intellectualisme. Experimenlelle Studien liber dos Sehen von Bewegung. mais i l n'a actuellement aucune direction et. à moins que. Car il n'y a pour u n esprit constituant rien qui distingue les deux expérience avant et aprè l'imposition des lunettes. échapp l'analyse kantienne à e t est présupposà par elle. il s'agissait de savoir comment l'image du monde qui. L'intellectualisme p a r t d e cette relatività du haut et du bas. L'ensemble est a étrang Aprè quelques minutes. et qui. l'homme qui se dkplace dans la pihce. cependant. n'est encore situÃdans l'espace que par ses rapports avec u n autre repèreet ainsi de suite. survivre k leur bouleversement.

Ce corps un virtuel déplac corps rée tel point que le sujet ne se le a sent plus dans le monde oà il est effectivement. mêm avec un champ visuel plein. entre mon corps comme puissance de certains gestes. . la direction objective de mon corps peut former u n angle appréciabl avec la verticale apparente du spectacle. u n corps virtuel dont le a lieu v phénomén défin sa est par tâch et par s a situation. cette merveille se produit que la chambre reflétà évoqu sujet capable d'y vivre. Reste à savoir ce qu'est au juste ce niveau qui se précè toujours luimême toute constitution d'un niveau supposant un autre niveau préétabl comment les a points d'ancrage È du milieu d'un certain espace auquel ils doivent leur stabilité nous invitent à en constituer un autre. L'image du miroir lui un donne d'abord une chambre autrement orientée c'est-à -dir que le sujet n'est pas en prise avec les ustensiles qu'elle renferme. . cità ibid. et qu'au lieu de ses jambes et de ses bras véritables se sent les jambes il et les bras qu'il faudrait avoir pour marcher et pour agir dans la chambre reflétéhabite le spectacle. labyrinthiques. cette orientation d u niveau génér l'expérience de L'observation de Wertheimer montre justement comment le champ visuel peut imposer une orientation qui n'est pas celle du corps. place en position oblique un cordon mobile qu'on lui demande de placer verticalement (21.il apparaî normalement A la jonction de mes intentions motrices et de mon champ perceptif. La constitution d'un niveau spatial n'est qu'un des moyens de la constitution d'un monde plein: mon corps est en prise sur le monde quand m a perception m'ofTre u n spectacle aussi variÃet aussi clairement articulÃque pos- - . et la verticale ne tend à suivre la direction de la têt que si le champ visuel est vide. 199. C'est alors il que le niveau spatial bascule et s'établi dans s a nouvelle position. . 257. (3) La Structure du Comportement. Mon corps est l oà il a quelque A chose à faire. p. Mais si le corps. lorsque mon corps effectif vient à coïncideavec le corps virtuel qui est exigà par le spectacle et le spectacle effectif avec le milieu que mon corps projette autour de lui. utiliser une table. puisque le spectacle expérin~enta pour nous orientà (obliquement) que n'est par rapport A un certain niveau et qu'il ne nous donne donc pas de soi la nouvelle direction du haut et du bas. On serait tentÃde dire que la verticale est la direction défini par l'axe de symétri notre corps comme systèm synerde gique. par les seules exigences du spectacle. le corps n'a pas plus d'orientation définique les autres contenus. et si les a points d'ancrage s manquent. modifient la verticale apparente au point que le sujet. penche la têt pour la placer parallèlemen A cette verticale dévià (3). l'aire de ses actions possibles. Ce qui importe pour l'orientation du spectacle. comme dans l'expérienc de Wertheimer. Nous maintenons que le a niveau spatial à ne se confond pas avec l'orientation du corps propre. et il reçoitlui aussi. Il est donc une certaine possession du monde par mon corps. et l'expériencde Wertheimer montre que (1) Jbid. par contre le corps comme agent joue u n rôl essentiel dans l'établissemen d'un niveau. Au moment ou le sujet de Wertheimer prend place dans le dispositif prépar pouf lui. s'asseoir. s'établiun pacte qui me donne jouissance de l'espace comme aux choses puissance directe sur mon corps. comme mosaïqu de sensations données défini ne aucune direction.elle est. et à condition qu'il ne renforce pas son ancrage initial en jetant les yeux hors du miroir. mais mon corps comme systèm d'actions possibles. par la seule attien tude de mon corps. (2) NAGEL. par WERTHEIMER. et enfin ce que c'est que le a haut v et le a bas È si ce ne sont pas de simples noms pour désigneune orientation en soi des contenus sensoriels. de déterminà quand le corps est assoupi. comme exigence de certains p l m s privilégiks le spectacle et perç comme invitation aux même gestes et théât des même actions. dont la tCte est inelinke.. . en concurrence avec les autres secteurs de l'expé ricncc. ouvrir une armoire. une certaine prise de mon corps sur le monde. il ne cohabite pas avec l'homme qu'il voit aller et venir. jouaient le rôl de a points d'ancrage à (1) et faisaient basculer le niveau précédemn~e établi Nous ne tombons pas ici dans l'erreur rêalist qui est de se donner des directions dans l'espace avec le spectacle visuel. Les variations du tonus musculaire. 253. p. comme quand je me couche sur le sol. p. -telles que marcher. il ne l'habite pas. lïinesthà siques.dessine devant lui. Il s'installe quand.. mêm s'il a les yeux fermés habitat possible.un sujet. Si la conscience du corps propre contribue sans aucun doute A la constitution du niveau. Projeté l'absence de points d'ancrage. Aprè quelques minutes. comme chose dans l'espace objectif. par exemple quand on opèr dans l'obscurité Comme masse de donnée tactiles.288 PHEM0Mf"NOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 289 ticale. ce n'est pas mon corps tel qu'il est en fait. comme dans les expérience Nagel. dans cette fonction. Mais mon corps peut cependant se mouvoir sans entraîne avec lui le haut et le bas.

mais le corps qu'il faut avoir pour percevoir un spectacle donné Tout nous renvoie aux relations organiques d u sujet et de l'espace. Au débu l'expérience de (1) Le changement de niveau dans les phénomèn sonores est tr&s difficile i~ obtenir. nous ne pouvons donc pas les supposer donnéedans la genès de notre expérienc spatiale. T.fait surgir une direction. L'expériencperceptive nous montre au contraire qu'ils sont présupposà dans notre rencontre primordiale avec l'êtr et que l'êtr est synonyme d'êtr situe. P. u n visage vu a à l'endroit w et l e mêm vi- - l'objet sonore parce qu'il inhibe ses phknomhes sonores et a vit à dans le visuel. sur donner l'illusion d'une localisation correcte quand il voit le champ visuel parait A la fois renverse et irrkel parce que le sujet ne vit pas en lui et n'est pas en prise avec lui. je le perçoipar lÃmêm comme le droit et que la perturbation expérimental trouve mise au se compte du corps propre qui est ainsi. . ibid. non pas une masse de sensations effectives. Ce maximum de nettetà dans la perception et dans l'action défini u n sol perceptif. Si l'on s'arrange. ALI cours de l'expérience constate une phase intermédiair on od le corps tactile paraî renversÃet le paysage droit parce que. P. Mais on voudra aller plus loin dans l'analyse.Si la transposition est systématique cependant et partielle et progressive. à cette prise du sujet sur son monde qui est l'origine de l'espace. parce que je me porte tout entier dans le nouveau spectacle et que j'y place pour ainsi dire mon centre de gravità (2). dans notre langage de tout A l'heure. et nous nous demandons préciséme comment elle peut acceder à des directions absolues. Elle nous enseigne l'essence de l'espace et la seule méthod permette de le comprendre. on obtient un renversement du champ auditif comparable au renversement du champ visuel dans l'experience de Stratton. la perception nette et l'action assurén e sont-elles possibles que dans un espace ph6noména orienté Cela n'est &vident que si l'on suppose le sujet de la perception et de l'action confrontà avec u n monde ou il y a déjdes directions absolues. notre corps n'est pas en prise sur le monde dans toutes les positions. dans les expérience l'inversio6 auditive. (2) Le sujet peut. a redresser w le champ auditif. Il ne faut pas se demander pourquoi l'êtr est orientépourquoi l'existence est spatiale. pour faire arriver à l'oreille droite les sons qui viennent de la gauche avant qu'ils atteignent l'oreille gauche. comment le champ auditif ou tactile pourrait-il résisteà la transposition ? Il faudrait que le sujet constituant fûpar impossible divis6 d'avec lui-mêm et capable d'ignorer ici ce qu'il fait ailleurs (1).L'ESPACE 291 sible et quand mes intentions motrices en se dkployant reçoivendu monde les réponse qu'elles attendent. Or. un milieu génér pour l a coexistence de mon corps et du monde. Si le a redressement à du champ résultai d'une sérid'associations entre les positions nouvelles et les anciennes. a l'aide d'un pseudophone. demandera-t-on. L'objection revient à dire ce que nous disons depuis le débu que la constitution d'un niveau suppose : toujours u n autre niveau donné que l'espace se préc&d toujours lui-même Mais cette remarque n'est pas la simple constatation d'un 6chec. on comprend les phénomèn que Stratton a décrit sans en rendre compte. comme la possession de la voix celui de changer de ton. u n fond de ma vie. T. Avec la notion du niveau spatial et du corps comme sujet de l'espace. Pourquoi. comment l'opératiopourrait-elle avoir une allure systématiqu comment des pans entiers de l'hoet rizon perceptif viendraient-ils s'adjoindre d'un seul coup aux objets déja redressé ? Si au contraire la nouvelle à orientation résultai d'une opératio la pensé consisde et tait en un changement de coordonn6es. La possession d'un corps emporte avec elle le pouvoir de changer de niveau et de a comprendre à l'espace. de manièr qu'il ait à ajuster les dimensions de son comportement à celles du monde. Pour le sujet pensant. Elle n'est correcte et le son ne gauche que si l'objet est vu en i parait venir de l'objet situ6 ? Auditory localizalion mêm temps qu'entendu. La localisation des sons par l'ouï seule reste jusqu'à la fln de l'expériencincorrecte. et pourquoi sa coexistence avec le monde polarise l'expériencet . vivant déjà da paysage. Le champ perceptif s e redresse et à la fin de l'expériencje l'identifie sans concept parce que je vis en lui. pourquoi. YOUNG. qui Il est essentiel à l'espace d'êtr toujours a déj constituà > et nous ne le comprendrons jamais en nous retirant dans une perception sans monde. Mais nous nous plaçon à l'intérieude la perception. YOUNG. c'est que je vais d'un systbme de positions à l'autre sans avoir la clef de chacun des deux et comme un homme chante dans un autre ton u n air qu'il a entendu sans aucune connaissance musicale. with acoustical transposition of the ears. en dépi d'une longue accoutumance. on n'arrive pas. L a question ne pourrait êtr posé que si ces faits étaien accidents des qui adviendraient à u n sujet e t i u n objet indifférentA i l'espace.

Voir un visage ce n'est pas former Vidéd'une certaine loi d e constitution que l'objet observerait invariablement dans toutes ses orientations possibles. nous ne pouvons dissocier l'êtr de l'êtr orienté n'y a pas lieu de a fonder à l'esil pace ou de demander quel est le niveau de tous les niveaux. Ainsi la skrie de nos expériences jusqu'à la première se transmettent une spatialitk déjacquise. . aussi méconnaissable je le prends en sens si inverse. p a r conséquen ne serait perception de rien et enfin elle elle n e serait pas. E t puisque cependant i l ne peut êtr oriente a en soi w . trouvé Pour la premièr fois je vois vraiment ce visage renversà comme si c'étailà sa posture a naturelle w : j'ai devant moi une têt pointue et sans cheveux. ni fonds. que mon histoire soit la suite d'une préhistoirdont elle utilise les rksultats acquis. Son êtr d'objet n'est donc pas un être-pour-le-sujet pensant. qui porte au front un orifice saignant et plein de dents. Pourtant ce ne peut 8tre u n certain monde. mais je sens que je pourrais faire le tour du lit et je vois par les veux d'un soectateur placà au pied du lit. C'est pourpas quoi chaque objet a a s o n s haut et a son w bas qui indiquent. avec.soit lià à son orientation comme le montre assez la double acception du mot u sens w . mais un horizon qui par principe ne peut jamais etre atteint et thématisdans une perception expresse. Ainsi comme tout êtr concevable se rapporte directement ou indirectement au monde perçu comme le monde perç et n'est saisi que par l'orientation. les sourcils prennent un air de matérialitque je ne leur ai jamais. je peux mêm reconnaitre un visage renversé Mais c'est toujours à condition de prendre devant lui en penséune attitude dkfinie. Il faut que mon regard qui parcourt le visage et qui a ses directions de marche favorites ne reconnaisse le visage que s'il en rencontre les détail dans un certain ordre irréversible faut que le sens mêm de il l'objet. Mais les visages ne s'olfrent pas souvent en position rigoureusement verticale. et l'orientation dans l'espace n'2st pas un caracthe contingent de l'objet. puisque ceux-ci auraient besoin d'un niveau avant le premier niveau pour etre determinédans l'espace. entre tous les aspects possibles d'un visage. Si quelqu'un est étendsur un lit et que je le regarde en me plaçana la têt du lit. ses expressions effrayantes. Renverser u n objet. le visage vu a à l'envers s est méconnais sable. Sans doute je puis avoir conscience d u mêm objet dans différente orientations. . si le sujet de la perception n'étai pas ce regard qui n'a prise sur les choses que pour une certaine orientation des choses. ni figures. ceiui qu'il a doit v occuper. On dira sans doute que le visage a droit à est. Si le spectacle se prolonge. pouvoir suivre à sa surface un certain itinérair perceptif avec ses montée et ses descentes. pour un niveau donné son lieu à naturel w . Si l'on admet que m a perception lui donne u n privilèg et se réfè lui comme A à une norme pour des raisons de symétrie se demandera on pourquoi au-delà d'une certaine obliquità le a redressement w ne s'opèr pas. . mon existence personnelle la reprise d'une tradition prkpersonnelle. deux globes mobiles entouré crins luisants de et souligné par des brosses dures. et la question est justement de savoir pourquoi dans ces conditions il m'est donnÃplus souvent qu'un autre. Ce milieu lui-mêm n'est spatialement d6fini que pour u n niveau préalablemen donnb. il faut que ma premihre perception et ma premièr prise sur le monde m'apparaisse comme l'exkcution d'un pacte plus ancien conclu entre X et le monde en general. Le niveau primordial est à l'horizon de toutes nos perceptions. pour un moment ce visage est normal. Il y a bien u n certain désordr dans les traits et j'ai du mal à comprendre le sourire comme sourire.292 PHfh'OMJ%OLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 293 sage vu a A l'envers w sont indiscernables. comme quand nous inclinons la têt pour regarder une photographie que notre voisin tient devant lui. et quelquefois mêm nous la prenons en effet. un certain spectacle. que la montagne OU tout à l'heure je peinais quand je la redescends à grands pas. En génér notre perception n e comporterait ni contours. il n'y a aucun privilèg statistique en faveur du visage a droit v . puisque nous noua sommes placé l'origine de tous. a la place de la bouche. ni objets. et.ici le visage et ses expressions. Pour le sujet de la perception. Notre premihre perception A son tour n'a pu êtr spatiale qu'en se reféran une orienà tation qui l'ait précédÃfaut donc qu'elle nous trouve Il déj à l'Å“uvr dans un monde. c'est lui ôte sa signification. c'est le moyen par lequel je le reconnais et j'ai conscience de lui comme d'un objet. Chacun des niveaux dans lesquels nous vivons tour à tour apparaî lorsque nous jetons l'ancre dans quelque u milieu s qui se propose A nous. les cils. c'est avoir sur lui une certaine prise. mais un être-pour-le-regar qui le rencontre sous u n certain biais et ne le reconnaî autrement. if change soudain d'aspect : le visage devient monstrueux. celui qui m'est donnà le plus fréquemmen t que e le visage renverse m'étonnparce que je ne le vois que rarement. comme nous le disions tout à l'heure. Le premier niveau spatial à n e peut trouver nulle part ses points d'ancrage.

Ce qui rend la profondeur invisible pour moi. Berkeley montre qu'elle ne saurait êtr donné la vue faute de pouvoir êtr A enregistrée puisque nos rétinene reçoivendu spectacle qu'une projection sensiblement plane. J e la verrais si j'étaiA la place d'un spectateur latéral qui peut embrasser du regard la séri objets disposé des devant moi. la largeur est immédiatemen kquivalente A la pro- . e t se pense dans une sorte d'ubiquité Pour Dieu. Pour traiter la profondeur comme une largeur considérh profil. ni le voir sortir d'une opératioconstituante. l'argument n'aurait pas mêm u n semblant de consistance. on ne peut ni l'observer. La position d'un niveau est l'oubli de cette contingence et l'espace est assis sur notre facticité n'est ni u n Ce objet. mais parce que nous sommes engagé dans un monde. Ici et là la profondeur est tacitement assimiléà la largeur considérà profil. p. non pas le corps momentanà qui est l'instrument de mes choix personnels et se fixe sur tel ou tel monde. Simplement. l'impression sensorielle n'offrirait qu'une multiplicitÃen soi à parcourir. il est recommencb de à chaque moment. La profondeur que l'on déclar invisible est donc une profondeur déj identifié A la largeur. tandis que pour moi ils se cachent l'un l'autre . . est a peu prè celui-ci. ne lui apparaî qu'en raccourci. je suis mal placà pour la voir. les deux doctrines sous-entendent le mêm refoulement de notre expérienceffective. tandis que pour moi cette distance est ramasséen u n point. les deux philosophies se donnent comme allant de soi le rhsultat d'un travail constitutif dont nous avons. L'espace et en générperception marla quent au cÅ“u du sujet le fait de sa naissance. pour parvenir A u n espace isotrope. Si opposée qu'elles soient. 400. c'est mon corps. 257-259). et c'est ce qui de la rend invisible. A retracer le8 phases. L'illusion de Sinnsteden et le probltme de l'implication percept i v e . et ainsi la distance. ce parti-pris en faveur de l'êtr n'intervient pas seulement au débu ma vie. n'existe que pour un sujet qui en fasse la synthès et qui la pense.ou voir la distance de mon corps au premier objet. n i un acte de liaison du sujet. il faut de que le sujet quitte sa place. Sinn der SiYom pp. Si cet engagele ment se défait corps s'effondre et redevient objet. 1" jour de l'expérien ce. Wertheimer parle d'un à vertige visuel à (ExperimentelleSludien. mais la profondeur pour u n spectateur placà latéralement c'est-à -dir enfin la largeur (1). Dans l'analyse réflexive c'est pour une raison de principe que la profondeur n'est pas visible : mêm si elle pouvait s'inscrire sur nos yeux. puisqu'il lui est essentiel d'êtr déjconstitué c'est ainsi qu'il peut donner et magiquement au paysage ses détermination spatiales sans jamais paraîtr lui-même Les conceptions classiques de la perception s'accordent pour nier que la profondeur soit visible. puisqu'il est supposà dans toute observation. quoi qu'il en soit de l'image rétinienne profondeur ne peut pas la etre vue parce qu'elle ne se déploi pas sous notre regard et (1) STRATTON. Ce que j'appelle profondeur est en réalitune juxtaposition de points comparables à la largeur. Vision wilhout inversion. si on l'explicite tout à fait. et sans cette condition. 267-269.294 PHENOMEhOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 295 Il y a dbnc u n autre sujet au-dessous de mci. Si on lui opposait qu'aprè la critique de l'a hypothès de constance à nous ne pouvons juger de ce que nous voyons par ce qui se peint sur nos rétines Berkeley répondraisans doute que. Cet esprit captif ou naturel. De même l'intellectualisme ne peut faire apparaîtr dans l'expkrience de la profondeur un sujet pensant qui en fasse la synthès que parce qu'il réfléch une profondeur réalisé une juxtasur sur position de points simultanéqui n'est pas la profondeur telle qu'elle s'offre A moi. a u contraire. son point de vue sur le monde. C'est lui qui donne son sens de A toute perception ultérieur l'espace. pp. l'apport perpétue sa corporéità communication avec le monde de une plus vieille que la pensée Voilà pourquoi ils engorgent la conscience et sont opaques à la réflexion labilità des niLa veaux donne non seulement l'expérienc intellectuelle d u désordre mais l'expériencvitale du vertige et de la nausé (1) qui est la conscience et l'horreur de notre contingence. E n assimilant d'emblél'une A l'autre. qui est partout. c'est préciséme ce qui la rend pour le spectateur visible sous l'aspect de l a largeur: la juxtaposition des points simultané une seule sur direction qui est celle de mon regard. L'argument de Berkeley. Nous tenons debout non par la mécaniqu du squelette ou mêm par la régulatio nerveuse du tonus. pour qui u n monde existe avant que je sois là et qui y marquait m a place. et par E STBAUSS. mais le systèm de à fonctions à anonymes qui enveloppent toute fixation particulièr dans u n projet généra cette adhésioaveugle Et au monde. (1) La distinction de la profondeur des choses par rapport & moi et de la distance entre deux objets est faite par PALIABD. comme toutes les autres relations spatiales.

c'est à condition de me représente mes regards. X (2) Ibid. C'est à travers elle. c'est à condition de savoir qu'il y a u n monde d'objets indéformables mon corps est en face que de ce monde comme un miroir et que. nous dépasseron encore une fois les alternatives classiques et nous préciseronle rapport du sujet et de l'objet. du piano et du mur qui. d'autant plus inclines l'un sur l'autre que l'objet est plus proche (2) . c'est par elle que nous devons accéde un monde. Si je de peux comprendre la convergence comme u n signe de la distance. en d'autres termes. ne peut pas êtr encore étalà themaet tisée grandeur apparente et la convergence elles-même La ( 1 ) MALEBRANCHE. elle ne peut donc ni en êtr tirée mCme y êtr posé la conscience. comme on l'a dit avec profondeur. elle est. pour ainsi dire. Mais nous ne savons rien encore du monde et de l'espace objectifs. un déplacenlen selon la largeur tel que je le percevrais si j'observais du haut d'un avion et qui fait. mes yeux qui le fixent convergent davantage. je veux dire que la hauteur du triangle est déterminà par ses relations avec ces grandeurs dond e s . L'expérienc de la profondeur selon les vues classiques consiste à déchiffre certains faits donné la convergence des yeux. (3) PALIARD. Ces par mots. signifient qu'entre la table et moi il y a un intervalle. C'est la grandeur apparente de la table. chap. de toutes les dimensions. entre la voiture et moi un intervalle croissant que je ne puis voir d'oà je suis. Les a signes à qui. comme les deux bâton de l'aveugle. Quand la les voiture s'élè lentement vers l'horizon tout en perdant de sa taille. a il n'y a rien avant elle qui soit esprit à (3). En retrouvant la vision de la profondeur. comparee A leur - grandeur réelle met en place dans l'espace. dit-elle. quand je dis que je vois à distance. la plus a existentielle È parce que c'est ce qu'il y a de vrai dans l'argument de Berkeley elle ne se marque pas sur l'objet lui-même elle appartient de toute bvidence à la perspective et non aux choses . Que veulent dire ces mots ? Pour reveiller l'expérienc perceptive. mais qui se signale à moi par la grandeur apparente de l'objet. ni par elle annonce u n certain lien indissoluble entre les choses et moi par lequel je suis situà devant elles. celle qui se forme sur le corps écraest exactement proportionnelle i l'intervalle qui le sépar l'objet. Mais j'ai encore d'autres signes de la distance.296 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 297 fondeur. Puisque la perception est l'initiation au monde et que. par hypothèsedevraient nous introduire à l'expériencde l'espace ne peuvent donc signifier l'espace que s'ils sont déj pris en lui et s'il est déj connu. nous ne pouvons mettre en elle des relations objectives qui n e sont pas encore constituéeà son niveau. nous cherchons à décrir le phénomè monde. 383. ou les autres n'apparattront que plus tard. ou nous sommes encore seuls. Voici ma table. L'illusion de Sinnsteden et le problime de l'implication perceptive. je construis. la profondeur nous oblige A rejeter le préjugdu monde et à retrouver l'expérienc primordiale ou il jaillit . Et sans doute c'est le monde lui-mêm qui nous invite à substituer les dimensions et à le penser sans point de vue. A mesure qu'un objet s'approche. pour rendre compte de cette apparence. la grandeur apparente de l'image . tandis que la largeur peut. en dernièr analyse. C'est pourquoi les cartésien parlaient d'une a géométr naturelle È La signification de la grandeur apparente et de la convergence. ils en disent ce que Dieu pourrait en penser. I . rieur dans un mêm espace objectif. c'estA-dire la distance. comme l'image du miroir. si je peux remonter de la grandeur apparente à sa signification. passer pour une relation entre les choses elles-même ou le sujet percevant n'est pas implique. à Il faut donc d'abord la décrire Plus directement que les autres dimensions de l'espace. c'est-à -dir sa naissance pour nous du dans ce champ ou chaque perception nous replace. p. Mais.en les replaçandans le contexte de relations objectives qui les expliquent. elle est partie dans l'évidenc d'un monde intersubjectif. ou le savoir et en particulier la science n'ont pas encore rkduit et nivelà la perspective individuelle. tout le sens de la profondeur. Recherche de la véritk Livre Iff. à premièr vue. L'intellectualisme et l'empirisme ne nous donnent pas un compte rendu de l'expérienchumaine du monde . ou encore une voiture arrêtÃdevant moi est mise en marche et s'&loi-. Tous les hommes admettent 'sans aucune spéculatiol'équivalencde la profondeur et de la largeur . La distance est la hauteur d'un triangle dont la base et les angles à la base me sont donné(1) et. ou le mur. et c'est ce qui fait que les philosophes comme les autres hommes peuvent oublier l'originalità de la profondeur. gne. c'est-à -dir une profondeur qui n'est pas encore objectivé constitube et de points extérieur l'un à l'autre. mon corps et l'extk-. et plus loin le piano. . partons du compte rendu superficiel que nous en donne la p e n d e obsédà le monde et par l'objet. à condition d'insére mes yeux.

qu'un voyage est motivÃ? On entend par là qu'il a son origine dans certains faits donnés non que ces faits à eux seuls aient la puissance physique de le produire. Mais le psychologue ici se dérob sa tâch : quand à il reconnaî que la grandeur apparente et la convergence ne sont pas présente dans la perception mêm comme faits objectifs. Il faut décrir grandeur apparente et la convergence. mêm lorsqu'il n'est pas articulà et posà A part. Mais nous préféro pas introduire le concept ne de conscience que la psychologie de la forme pourrait contester et que pour notre part nous n'acceptons pas sans réserve nous et nous en tenons i~ la notion incontestable d'expérience LARME. au sens platonicien. ce n'est pas la recevoir passivement en soi : c'est la vivre. et alors on ne peut la traiter comme u n sous-produit de l'être L'expériencn'est rien ou il faut qu'elle soit totale. mais en tant qu'ils offrent des raisons de l'entreprendre. et. par exemple.. dans la perception mêmeexplicitement connues. mais des conditions ou des causes de la profondeur. la reprendre. ou bien on admet que l'expérience aussi. elles n e sont pas devant moi comme des faits perçus et que pourtant elles interviennent dans la perception de ladistance. Some problems of space perception Psychologie. Peut-on ainsi limiter la description. Nous constatons que l'organisation en profondeur apparaî quand une certaine grandeur de l'image rétinienn u n certain degrÃde convergence se produisent ou objectivement dans le corps . implication v destinéà figurer l'enveloppement ou 1' dans des signes qui ne sont pas encore posks et pensés d'une signification qui ne l'est pas davantage. et il resterait A en prendre conscience. i l nous rappelle A la description pure des ph& nomène avant le monde objectif. mais le telles que nous les saisissons de l'intérieur psychologie La de la Forme (1) a remarquà qu'elles ne sont pas. -je n'ai pas Conscience expresse de la convergence de mes yeux ou de l a grandeur apparente lorsque je perçoi A distance. La relation du moti(1) En d'autres termes : un acte de conscience ne peut avoir aucune cause. une fois qu'on a reconnu l'ordre phénomén comme un ordre original. il n'y a qu'à l'enregistrer sans plus. et c'est là ce qu'il nous faut comprendre en revenant a l'expérienc perceptive. le second la situation assumée Ainsi u n deuil motive mon voyage parce qu'il est une situation oà ma présencest requise. Essayons de nous représente que pourrait êtr une orgace nisation en profondeur produite par la physiologie cérébral Pour une grandeur apparente et une convergence données en quelque endroit du cerveau apparaîtrai une structure fonctionnelle homologue à l'organisation en profondeur. comme le montrent assez le stéréosco les illusions de et la perspective. l'assumer.GUIG . remettre 31 une alchimie cérébra dont l'expériencn'enregistrerait que le résulta producla tion de la profondeur phénombnaleDe deux choses l'une : ou bien. Le motif est u n anté céden n'agit que par son sens. est présen dans la décision Qu'entend-on par u n motif et que veut-on dire quand on dit. c'est là une loi comparable aux lois de la physique . Une expérienc peut donc ne jamais êtr rattaché comme à sa cause A certaines conditions de fait (1) et. Traità de . la non pas telles que les connaî savoir scientifique. en retrouver le sens immanent.298 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 299 ne peuvent êtr donnée comme klémentdans un syst6me naturelle à ou le de relations objectives. Les psychologues en concluent qu'elles ne sont pas des signes. il faut conclure que nous en avons une expérienc non thétique Convergence et grandeur apparente ne sont n i signes ni causes de la profondeur :elles sont présentedans l'expérienc de la profondeur comme le motif. Puisque nous n'en avons aucune expériencexpresse. en décidan faire ce voyage. nous donne accè à l'être elle (1) KOFFKA. La a géométr a jugement naturel à sont des mythes. il nous fait entrevoir l a profondeur vécuhors de toute géométrit c'est alors E qu'il interrompt la description pour se replacer dans le monde et dérive l'organisation en profondeur d'un enchainement de faits objectifs. soit pour réconforte une famille affligée pour rendre au mort les a derniers devoirs È soit et. Avoir l'expkrience d'une structure. Chapitre IX. et mêm il faut ajouter qui que c'est la décisioqui affirme ce sens comme valable et qui lui donne sa force et son efficacité Motif et décisio sont deux élémen situation : le premier est la situad'une tion comme fait. avec le behaviorisme on refuse tout sens au mot d'expérienceet l'on essaye de construire la perception comme un produit du monde de la science. je valide ce motif qui de se propose et j'assume cette situation. si la conscience de la distance se produit pour telle valeur de la convergence et pour telle grandeur de l'image rétinienne ne peut dépendr ces facteurs elle de qu'autant qu'ils figurent en elle. Mais ce ne serait en tout cas qu'une profondeur donnée proune fondeur de fait.

je saisis un instruje ment de mesure. Insistons maintenant sur la notion de grandeur apparente. On a longtemps expliquà la lune énormà l'horizon par le grand nombre d'objets interposé qui rendraient plus sensible la distance et var suite augmenteraient le diamètr apparent. La théoride la forme a justement contribuà à montrer que la grandeur apparente d'un objet qui s'éloign ne varie pas comme l'image rétiniennet que la forme apparente d'un disque qui tourne autour de l'un de ses diamètre ne varie pas comme on l'attendrait d'aprè la perspective géométriqu L'objet qui s'éloigndiminue moins vite. La constance de la grandeur apparente dans u n objet qui s'éloignn'est pas la permanence effective d'une certaine image psychique de l'objet qui résisterai aux déformation perspective?. I I . La constance de la forme circulaire dans une assiette nest pas une résistancdu cercle à l'aplatissement perspectifs et c'est pourquoi le peintre qui ne peut la figurer que par u n tracà rée une toile réell sur étonn public. C'est dire que le phénomina grandeur apparente à ˆ e le phénomè distance sont deux moments d'une organisation d'ensemble du champ. e t je marque sur le crayon la grandeur intercepté par le cendrier. outre l'image physique de l'objet sur la rétine une a image psychique w du mêm objet qui demeurerait relativement constante quand la premièr varie. le bien qu'il cherche a rendre la perspective v6cue. pp. La grandeur apparente vécue u lieu d'êtr le signe ou l'indice d'une profondeur a en elle-mêm invisible. Ce faisant. par exemple un crayon tenu à bout de bras. La clinique. je ne peux pas répondrà la question tant que je garde les deux yeux ouverts. n'est pas autre chose qu'une manièr d'exprimer notre vision de la profondeur. la convergence. ni dans le rapport de la cause à l'effet. On a eu raison de dire que. en isolant le cendrier. Nous avons déj que la convervu gence des yeux n'est pas cause de la profondeur et qu'elle présuppos elle-mêm une orientation vers l'objet à distance.il faut dire plutô qu'en démembran champ le perceptif. - (1) QUERCY. ni moins grande que l'image physique du mêm objet sur ma rétin:il n'y a pas d'image psychique que l'on puisse comme une chose comparer avec l'image physique. qui ait par rapport a elle une grandeur déterminà qui fasse écraentre moi et la chose. que le premier n'est a l'égar de l'autre n i dans le rapport du signe à la signification. En réalità image psychique à de ce cenl'a drier n'est ni plus grande. Spontanément cligne un a i l . ou de de la grandeur apparente et celle de la profondeur. la post-image se projette sur eux sous un diamètr apparent d'autant plus grand que l'écra est plus éloign (1). au cinéma grandit beaucoup plus qu'il n e ferait en réalità C'est pourquoi une colline qui nous paraissait &levé devient insignifiante sur la photographie. Elles n e font pas apparaîtr miraculeusement à titre de à causes w l'organisation en profondeur. comme le motivant et le motivé ils communiquent par leur sens. comme un objet rigide A la pression. et que. Etudes sur l'hallucination. en le posant pour luimêmej'ai fait apparaîtr grandeur dans ce qui jusque-là la n'en comportait pas. il ne faut pas dire seulement que j'ai rédui perspective perçu à la perspective géo la métrique j'ai changà les proportions du spectacle. mais elles la motivent tacitement en tant qu'elles la renferment déjdans leur sens et qu'elles sont déjl'une et l'autre une certaine manièr de regarder a distance. que que j'ai rapetissà l'objet s'il est éloignà je l'ai grossi s'il est que proche . que lui assignerait la perspective géométriqu parle comme On si la constance de la forme ou de la grandeur étai une constance réelle comme s'il y avait.300 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 301 vant et du motivà est donc réciproque tel est bien le Or rapport qui existe entre l'expériene. l'objet qui s'approche augmente moins vite pour ma perception que l'image physique sur ma rétine C'est pourquoi le train qui vient vers nous. Quand on me demande sous quel diamètr je le vois. beaucoup plus faible. Mais la théoride la forme s'exprime comme si la déformatio l'assiette oblique étai comde un promis entre la forme de l'assiette vue de face et la perspective géométriqu grandeur apparente de l'objet qui la s'éloign un compromis entre sa grandeur apparente à distance de toucher et celle. 154 et suiv. si les déformation perspectives nous étaien expressémen données nous n'aurions pas à apprendre la perspective. et d'autres peintres l'ont montrà en représentanune assiette à soupe de profil dont l'intérieureste visible. Quand je . Ma et perception ne porte pas sur un contenu de conscience : elle porte s u r le cendrier lui-même La grandeur apparente du cendrier perç n'est pas une grandeur mesurable. Si nous regardons longuement un objet éclair va laisser qui aprè lui une image consécutive si nous fixons ensuite et des écran placéà différentedistances. C'est pourquoi enfin un disque placà obliquement par rapport & notre visage résist la perspective géométriqu h comme Cézann -.

Convergence.Il le devient si je l'isole du contexte perç et que je mesure la grandeur apparente. justement. sont les élémen abstraits d'une situation e t sont en elle synonymes l'une de l'autre. ni d'ailleurs éga granen deur : il est en deç de l'éga de l'inégal est le mêm et il homme vu de plus loin. On peut dire encore qu'il occupe moins complètemenmon champ visuel. il ne faut dire ni que les bords de la route me sont donné comme convergents. et avec elle la profondeur sans laquelle elle n'est pas réalisable donc est là dè le moment oà les images monoculaires se donnent comme à disparates È Quand je me mets a u stéréoscop u n ensemble se propose oà déj l'ordre possible se dessine e t la situation s'ébauche répons Ma motrice assume cette situation. L'apparence perspective n'est pas poske. on défini donc la vision par l'impression sensorielle. Si la symétrie plénitude la l a déterminatio peuvent êtr obtenues de plusieurs façon (1) J. on manque le rapport original de motivation et on le remplace par u n rapport de signification. un homme à deux cents pas n'est-il pas plus petit qu'un homme a cinq pas ? . ma Mon champ visuel n'a aucune capacità défini il peut conet tenir plus ou moins de choses. et qu'en génér prétendu la vision de la distance est toujours une interprétatiodes signes ? Mais le postulat est manifeste. qu'il n'offre pas une configuration assez riche pour épuise puissance de vision nette. mais pas davantage le parallélisme J e suis à la route elle-mime.302 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 303 regarde une route devant moi qui fuit vers l'horizon. Les lignes qui fuient vers l'horizon ne sont pas d'abord donnée comme des obliques. Nous avons vu que la disparità des images rétiniennequi suscite le mouvement de convergence. C'est le champ lui-meme qui s'oriente vers une symétri aussi parfaite que possible et la profondeur n'est qu'un moment de la foi perceptive en une chose unique. n'existe pas en soi. selon que je les vois a de loin à ou a de prè È La grandeur apparente n'est donc pas définissablà part de la distance : elle est impliquép a r elle aussi bien qu'elle l'implique. comme au stéréo cope. On peut seulement dire que l'homme à deux cents pas est une figure beaucoup moins articulée qu'il offre à mon regard des prises moins nombreuses et moins précises qu'il est moins strictement engrenÃsur mon pouvoir explorateur. puis organisÃen profondeur. ni la route u vraie S. Ce sont surtout les illusions touchant la profondeur qui à comme une construction nous ont habitué la considére de l'entendement. Pourtant. ni qu'ils me sont donné comme parallèle : ils sont parallèle en profondeur. On peut les provoquer en imposant aux yeux u n certain degrà de convergence. La distance est ce qui distingue cette prise ébauchà la prise de complhte ou proximitéNous la définisson donc comme - le nous avons plus haut défin a droit à et l'a oblique à :par la situation de l'objet à l'égar de la puissance de prise. Autrement. L'ensemble du dessin cherche son équilibr s e en creusant selon la profondeur. . non que le sujet de la perception pose entre elles des relations objectives. c'est dire. à condition de se rappeler que le champ visuel n'est pas lui-mêm une aire mesurable. A travers sa déformatiovirtuelle. se symbolisent ou se signifient naturellement l'une l'autre. Le peuplier s u r la route qui est dessinà plus petit qu'un homme n e réussiA devenir u n arbre pour de bon qu'en reculant vers l'horizon. GASQUET. L'unità de la vision binoculaire. et la distance croissante n'est pas. nous ne cessons pas de le a tenir à et d'avoir prise sur lui. on suppose qu'il n'est pas possible de voir c e qui n'est pas. mais a u contraire parce qu'il ne les pose pas A part et n'a donc pas besoin de les relier expressémentSoient les différente a grandeurs apparentes à de l'objet qui s'éloigne n'est pas il nécessairde les relier par une synthès si aucune d'elles ne fait l'objet d'une thèseNous a avons à l'objet qui s'éloi gne. Dire qu'un objet occupe peu de place dans le champ visuel. Cézanne p. Le dessin perspectif n'est pas d'abord perç comme dessin sur u n plan. il n'est n i plus petit. comme la largeur : parait l'être une extériorit qui s'accroî elle exprime seulement que la chose commence A glisser sous la prise de notre regard et qu'il l'épousmoins strictement. en dernièr analyse. puis pensée comme des horizontales. il n'y a disparità que pour u n sujet qui cherche A fusionner les phénomèn monoculaires de mêm structure et qui tend à la synergie. grandeur apparente et distance se lisent l'une dans l'autre. n'est-ce pas que les signes trompeurs ont étl'occasion d'une hypothhse. Cézanndisait que le peintre en face de son < motif à va a joindre les mains errantes de la nature à (1). Puisau qu'ici je crois voir la profondeur alors qu'il n'y en a pas. ou en présentan sujet un dessin perspectif. et la profondeur est cette intention mêm qui ne pose n i la projection perspective de la route. 81. C'est le dessin lui-mêm qui tend vers la profondeur comme une pierre qui tombe va vers le bas. Le mouvement de fixation au stéréosco lui aussi une est répons la question posé A par les donnée cette répons et est enveloppé dans la question.

Que voulons-nous dire en disant que ces lignes op&rent ellesmême la destruction d e la profondeur? Ne parlons-nous p a s comme l'associationnisme ? Nous n e voulons pas dire que la ligne EH (fig. Fig. dit l'intellectualisme. Quand je fixe la face ABCD du cube. mais qu'elle induit une saisie d'ensemble qui n'est plus la saisie en profondeur. G. celles qu'il offrirait vu de plus près vu de profil. comme on voit dans les dessins ambigus. de rassembler u n sens épardans les phénomèn et de dire ce qu'ils veulent dire d'eux-memes. Fia. Ibid. Il est entendu que la ligne EH elle-mêm ne poss&de une individualità que si je la saisis comme telle. Ils sont indiquks ou recommandép a r les phénomène demande ici n'est pas impérieuse . Mais quel est ce géni perceptif à l'œuvr dans notre champ visuel. (2) KOFFKA. en u n mot que j'organise le cube. lignes quelconques (la figure 3 reste bien u n cube) mais des lignes qui disjoignent les élémen mémplan et d'un rejoignent les élémen différent de plans (fig. Comme Bergson attend que le morceau de sucre ait fondu. qui tend toujours a u plus détermin Ne revenons-nous pas a u réa ? lisme ? Considéron exemple. 2. Mais. L'organisation en profonun deur est détruitsi j'ajoute a u dessin ambigu non pas des Fie. et le regard comme une sorte de machine A connaître prend les choses par oà elles doivent êtr qui prises pour devenir spectacle. . 3. A plus forte raison dans la perception normale. mais j'ai conscience dans cette expérienc d'assumer une situation de fait.L'ESPACE 305 l'organisation n e sera pas stable. cela n e veut pas dire seulement que je la fais passer ? l'éta vision nette. dans u n champ visuel normal. La profondeur naî sous mon regard parce qu'il cherche à voir quelque chose. Ainsi dans la figure 1 que l'on peut percevoir soit comme u n cube vu par le bas avec la face ABCD e n avant. si je la parcours et la trace moi-même Mais cette saisie et ce parcours ne sont pas arbitraires.et la profondeur n'est rien d'autre que la coexis- . soit enfin comme une mosaïqu de cuisine composéde 10 triangles et un carré figure 2 a u conLa traire sera vue presque inévitablemencomme un cube. l a ségrkgatiodes plans et des contours est irrésistible par exemple' quand je me promèn s u r l e et (1) KOFFICA. en avant.F. Mêm dans ies cas oà l'organisation est ambiguà et ou je peux la faire varier. et le regard est ce géniperceptif au-dessous du sujet pensant qui sait donner aux choses la réponsjuste qu'elles attendent pour exister devant nous. 1) agissant comme une cause disloque le cube ou elle est introduite. la pensédu cube comme solide fait de six faces égaleet de douze arête égalequi se coupent h angle droit.Qu'est-ce donc enfin que voir un cube ? C'est.H. je n'arrive pas à voir comme choses les inlervalles entre les arbres et comme fond les arbres eux-mêmes C'est bien moi qui ai l'expérienc du paysage. il s'agit d'une inspection du regard. je ne trouve en moi aucune de ces images.La puisqu'il s'agit justement d'une figure ambiguëmais. 164 et suivantes. pp. 1. le sens du persu m'apparaît-i comme instituà en lui et non pas comme constituà par moi. je suis quelq'iefois obligà d'attendre que l'organisation se fasse. parce que c'est là la seule organisation qui la mette en symktrie parfaite (1). associer à l'aspect effectif du dessin une séri d'autres apparences. mais il n e s'agit pas d'une inspection de l'esprit. il est sollicità ou motivé Toute fixation est toujours fixation de quelque chose qui s'offre comme 21 fixer. ou qui les découp selon leurs articulations naturelles. boulevard. vu sous différent angles. mais i de aussi que je la fais valoir comme figure et comme plus pres de moi que l'autre face. je n'y parviens pas directement : l'une des faces d u cube n e passe a u premier plan que si je la regarde d'abord et si mon regard part d'elle pour suivre les arête et trouver enfin la seconde face comme un fond indéterminà je vois Si la figure 1 comme une mosaïqu de cuisine. elles sont la monnaie d'une percep&ionde la profondeur qui les rend possibles et ne résult pas d'elles. Sans doute la droite EH ne peut valoir comme droite que si je la parcours. 1) (2). puis de le répar tir égalemen sur toute la figure à la fois. dit l'empirisme. . quand je vois u n cube. Quel est donc cet acte unique par lequel je saisis la possibilità de toutes les apparences ? C'est. c'est A condition de porter d'abord mon regard au centre. soit comme un cube vu de haut avec la face E. c'est-à -dir que mon acte n'est pas originaire ou constituant. Some problems of space perception.

i! n'y a pas de de probl&me de la distance et la distance est immédiatemen visible. comme dit Husserl.On dira peut-êtr qu'il n'y est que pour moi : en soi la lampe que je perçoiexiste en mêm temps que moi. elle est l'apa partenance de deux phénomèn la mêm vague tempoà relle. O n n e peut donc-pas parler d'une synthès de l a profondeur puisqu'une synthès suppose. je veux dire que je le tiens déj que ou je le tiens encore. PrüsensfeldIl est défin dans pp. L'acte qui redresse les apparences. . il n e les lie pas dans l'espace et hors du temps : ils (1) L'idke de la profondeur comme dimension spatio-temporelle est indiqube par STRAUS V o m Sinn der Sinne. a u point que nous n e les voyons mêm pas sous leur aspect perspectif de losange. Cette quasi-synthès s'&claire si on la comprend comme temporelle. tandis que largeur et hauteur sont les dimensions selon lesquelles ils s e juxtaposent. à condition que nous sachions retrouver le présen vivant oà elle se constitue. Mais la coexistence. donne aux angles aigus ou obtus valeur d'angles droits. Quand je dis que je vois u n objet à distance. ou a u moins. Zeitbewusstsein. Cette présencsimultanéà des expérience qui pourtant s'excluent. comme l a synthès kantienne. avec sa grandeur a réell . De mêm qu'il n'y a pas de discussion A instituer s u r l a a conservation des souvenirs È mais seulement une certaine manièr de regarder le temps qui rend manifeste le passà comme dimension inaliénabl la conscience. tel enfin que je le verrais w s i j'étaià côt de lui. Les six faces et les douze arête n e peuvent à la fois coexister et demeurer égale pour moi que si elles se disposent en profondeur. car à partir de ces traces on ne peut jamais comprendre la reconnaissance du passà comme passé mêm on ne comprendra jamais la perception de De la distance si l'on part de contenus donnédans une sorte d'équidistance projection plane du monde comme les souvenirs sont une projection du passà dans le présent t de E même. (2) Ihid. qui défini e n effet l'espace. traces présente(dans le corps ou dans l'inconscient) du passà aboli. elle est la dimension selon laquelle les choses ou les élbmentdes choses s'enveloppent l'un l'autre. 32-35.qu l'on ne peut comprendre la mémoirque comme une possession directe du pas& sans contenus interposés on n e peut comprendre la perception de la distance que comme un êtr au lointain qui le rejoint lÃoà il apparaît a L mémoir fondé proche en proche s u r le passage conest de tinu d'nn instant dans l'autre et s u r l'cmboîtemen chade cun avec tout son horizon dans l'épaisseud u suivant. L a mêm transition continue implique l'objet tel qu'il est lhbas. Quant a u rapport de l'objet perç et de m a perception. L' < . La psychologie s'est engagé dans des difficulté sans fin. et cette simultanéitest incluse dans le sens mêm de la perception. Comme nous l'indiquions en commençant faut redécou il (1) HUSSERL. pose des termes discrets et que l a profondeur n e pose pas la multiplicità des apparences perspectives que l'analyse explicitera et ne l'entrevoit que s u r le fond de la chose stable.306 PHENOMGNOLOGIE LA PERCEPTION DE L'ESPACE 307 tence des faces et des arête égales Mais ici encore on nous donne comme définitiode la profondeur ce qui n'en est qu'une conséquence Les six faces et les douze arête égale n e font pas tout le sens de la profondeur et a u contraire cette définition'a aucun sens sans la profondeur. dans la perception que j'en a i d'ici. aux côtÃdéfor mé valeur de carré n'est pas la pensédes relations géo métriqued'égalitet de l'êtr géométriq auquel elles appartiennent. lorsq~i'ellea voulu fonder la mémoirsur la possession de certains contenus ou souvenirs. sont contemporains. n'est pas étrangè u temps. .c'est I'investis'Sement de l'objet p a r mon regard qui le pénètr l'anime. cette contraction en un seul acte perceptif d e tout u n processus possible font l'originalità de la profondeur. i l est dans l'avenir ou dans le pas& en mêm temps que dans l'espace (1). Sans doute. La perception me donne un à champ de présencv (1) au' sens large qui s'étenselon deux dimensions : la dimension ici-là -ba et la dimension passé-présent-futua seconde L fait comprendre la première J e a tiens È j' à ai à l'objet distant sans position explicite de la perspective spatiale (grandeur et fornie apparentes) comme je u tiens encore en main w ( 2 ) le passe prochain sans aucune déformation sans à souvenir à interposéSi l'on veut encore parler de synthèse ce sera. cette implication de l'une en l'autre. une a synthès de transition È qui ne relie pas des perspectives discrète mais qui effectue le a passage à de l'une à l'autre. 302 et : 30G.o r d r e des coexistants à n e peut pas 6tre séparde 1' a ordre des successifs à ou plut& le temps n'est pas seulement la conscience d'une succession. pp. la distance est entre objets simultanbs. et fait valoir immédiatemen les faces latéralecomme des a carré vus de biais v .

mêln s'il ne peut êtr défin a r 15. se définissen dernièr analyse par l a meilleure en prise de notre corps sur le monde. 259-261.de nlênl la profondenr et la grandeur vicnnent aux choses de ce (lu'elles se situent. par rapport à un niveau des distances et des g r a ~ ~ d e u (21. est p un déplacemen u n changement de position. Quand nous nous laissans sons êtr au monde sans l'assumer activement. en réalità nous avons vu plus haut quc la verticale et l'horizontale. n'évalupas encore la distance de l'un l'autre. l a droite et la gauclle ne sont pas donnéa11 sujct avec les contenus perçu et sont constitué à chaque moment avec 1111 niveau spatial par rapport auquel les choses se situent. avec a u c ~ l nautre objet ou mêm avec la grandeur et la position objective de notre propre corps. commencà p a r opposer la profondeur aux autres dimensions. De m&ne que le h a u t et le bas. une profondeur primordiale qui donne son sens à celle-là et qui est l'épaisseud'un ~nédiui cllose. laisse aucun repèr par rapport nc auquel les objets puissent apparaîtr ~111s grands ou plus (1) GELB et GOLDSTEIN. hfais. Si nous avons. puisqll'elle change la grandeur apparente de tous les objets du cllat~lp. elles aussi. en prenant pour acquise ï'expà rience du monde. nous serions comrenvoyé d'un objet repèr à un autre sans co~nprcndre ment il peut jamais y avoir pour nous des grandeurs 011 des distances. et qui est la simple ouverture de la perception à un fantôm de chose à peine qualifik. La verticale et l'horizontale. Si nous ne vo~llions pas reconnaîtr cet enracinement des grandeurs et des distances. la hauteur et la profondeur déjobjectivée non pas l'expériencqui nous ouvre et ces dimensions. à une certaine a prise B du corps phénomén sur son entourage.308 PHENO~IENOLOGIE LA PERCEPTION DE L'ESPACE 309 vrir sous la profondcur conlme relation entre des choses OU mêm entre des plans. . Comme nous ou avons rencontrà d'abord une penséde l a position qui l a défini a r des rapports dans l'espace objectif. elles a~issi. Cette voluminosità varie avec la co~lleur considéré elle est comme l'expression de son essence et qualitative (1).Il y a donc une profondeur qui n'a pas encore lieu entre dcs objets. . qui. nous nous plaçonaussitô dans l'attitude critique ou attitude de vérification nous nous demandons ce qui nous est donnÃa u juste dans le mouvement. de mêm nous aurons à redecouvrir sous la penshe objective du mouvement une expériencprkobjective à lbquelle elle emprunte son sens et oà le mouvement. Quand nous voulons penser le mouvement. Experimentellc S t i ~ d i e n Anhang. tandis que la profondeur révè immé diatenlent le lien du sujet 5 l'espace. Mêm dans la perception normale la profondeur n e s'applique pas premièremen aux choses. c'est seulement parce qu'elles paraissent. à premièr vue. . petits qne d'ordinaire. ou dans les maladies qui favorisent cette attitude. elles diffusent autour des objets et deviennent c o ~ ~ l c uatmosphériques exemrs par ple le malade qui écri une feuille de papier doit percer sur avec s a plume ~ i n e certaine épaisseu blanc avant de parde venir a u papier. parce qu'un spectacle s u r un seul plan suppose l'équi distance de toutes ses parties au plan de mon visage : cette analyse ne concerne que la largeur. qui rs défini loin et le près le grand et le petit avant tout objetle repère Quand 110~1sdisons q~i'unobjet est gigantesqtie ou minuscule. les couleurs ne se condensent plus en couleurs superficielles. E t de mêm que nous avons dà retrouver l'origine de la position spatiale dans la situation OU la localit6 préobjectivd u sujet qui se fixe A son milieu. dans ce paragraphe. Ueber d e n b'egfall der W a h r n e h m u n g v o n Ober[lüchen[arben (2) \VLRTIIEIMER. dimensions a existentielles W . les plans n e se distinguent plus les uns des autres. Il n e faut pas dire seulement avec Lagneau e t Alain que la hauteur et la largeur présupposen p r ~ f o n la dcur. L'expériencpatl~ologiquede la micropsie ou d e la macropsie. pp. Concerner les rapports des choses entre elles. qui est la profondcur objectivée dé tachéde l'expériencet transforméen largeur. des Ainsi la profondeur ne peut Ctre con~prisecomme p e n d e d'un sujet acosnlique mais comme possibilità d'un sujet engagé Cette analyse de l a profondeur rejoint celle q u e nous avons essayÃde faire de la hauteur et de la largeur. il y a une p conccption objective du mouvement qui le défini a r des p relations intramondaines. mêm implicite. à plus forte raison. le proche et l e lointain sont des dksignations abstraites pour u n seul êtr en situation et supposent le mêm * vis-à -vi B du sujet et du monde. ce n'cst que par rapport h une certaine a porté > de nos gestes. * ** Le mouvement. Largeur e t hauteur conlme relations entre des objets sont dérivhe dans leur et des sens originaire elles sont. qu'il est loin ou prèsc'est souvent sans aucune comparaison. encore l i à à celui qui le perçoitest une variation de la prise d u sujet sur son monde. et n e se comprend donc que par rapport & un &talon préobjecti distances et des grandet~rs. faire la philosophie clu mouvement.

Cependant. ce qui entraînen t r e toute raison. elle n'est jamais en mouvement (ni d'ailleurs en repos). puis de B à A. il n'y a donc pas de mouvement sans mobile. mêm si elle ne l'est pas pour nous. cette pensédu mouvement est en fait une négatiodu mouvement : distinguer rigoureusement le mouvement du mobile.310 PHENOMEFOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 311 nous nous apprêton à rejeter les apparences pour atteindre la vérit mouvement. donc celle d'une pierre qui est toujours et qui n e passe jaqui mais. à penser clairement le mouvement.de suite. C'est la mêm pierre que je tenais dans m a main et que. au contraire. On peut mêm montrer que le mouvemcnt n'est jamais l'occupation successive par un mobile de toutes les 1)ositions sit~iée entre les deux extrê mes. pas de mouvement sans repèr objectif et pas de mouvement ahsolu. 1. le mouvement ne va pas sans un repèr extérieuet enfin il n'y a aucun moyen de l'attribuer en propre au a mobile B plut a t qu'au repère Une fois faite la distinction du mobile e t du mouvement. je n e comprends pas qu'il puisse jamais commencer pour nloi et m'êtr donnà comme phénomèn E t pourtant je marche. et que l'espace et le temps ne sont pas faits d'un assemblage d'élémen discrets. On peut. De sorte que. Il n'y a donc pas de mouvement sans u n mobile qui le porte sans interruption du point de dépar jusqu'au point d'arrivéePuisqu'il n'est rien d'inhérena u mobile e t consiste tout entier dans ses rapports à l'entourase. sans qu'aucune position intermkdiaire et mêm sans<queles positions extrême soient donnée pour elles-mêmeson a un seul trait qui va et vient sans repos. n'est en réalitpas modifiépar le mouvement. ou Là perception des positions est donc en raison inverse d e celle du mouvement. c'est donc la mêm pierre qui a traversà l'air. 212-214 . Experime~telle Studien. les arguments de Zénoredeviennent valables. si voisins qu'on les choisisse. l'idke donné dont la différenciatio et soit à l'éta d'un mobile identique A travers les phases du mouvement exclut comme simple apparence le phénomè a bougÃa du et emporte l'idéd'une position spatiale et temporelle toujours identifiable en soi. j'ai l'expériencdu mouvement en dépi exigences et des alternatives de la pensé des claire. des présupposà en capables de me cacher la naissance du mouvement pour moi. Il ne peut êtr qu'un changement dans les rapports de la pierre et de l'entourage. J e lance une pierre. Le mouvement n'est qu'un attribut accidentel du mohile et ce n'est pas en quelque sorte dans la pierre qu'il se voit. au nous n'avons plus u n mouvement unique. Si je veux penser e clairement a le phénomèn faut le décomposerLa il pierre elle-même dirai-je. se dissocier : le trait apparaî d'abo~dretenu dans la position A. Dè que nous introduisons l'idéd'un mobile qui reste le mêm A travers son mouvement. que je perçoivdes moua vements sans mobile identique. Si. au contraire.Si l'on continue d'accélér de ou ralentir la cadence. et nous ne nous apercevons pas que du c'est justement cette attitude qui rédui phénomèet le qui va nous empêche de l'atteindre lui-mêm parce qu'elle introduit. On leur opposerait en vain qu'il ne faut pas considére mouvement comme une séri positions le de discontinues occ~lpée tour tour dans une séri d'instants discontinus. Elle traverse mon jardin. (1) \Verthcimer. avec la notion de la vérit soi. Si l'on utilise pour le mouvemeat stroboscopique des figures colorée blanches sur fond noir. le mouvement stroboscopique prend fm et on a deux traits simultané deux traits successifs (1). Si la pierre-en-mouvement n'est pas d'une certaine manièr autre que la pierre en repos. le sujet voit un mouvement continu de A a B. l'espace sur ou lequel s'éten le mouvement n'est à aucun moment dclaird A l 3 . c'est dire qu'à la rigueur le a mobile B ne se meut pas. puis encore de A à B et ainsi. je retrouve par terre en fin de course. . mais deux mouvements. puis il s'en libèr brusquement et bondit à la position B. Nous ne pouvons parler de changement que si c'est la mêm pierre qui persiste sous les différent rapports avec l'entourage. Elle devient pour u n moment un bolide confus et redevient pierre en tombant sur le sol à quelque distance. Meme si l'on invente un instrument mathématiqu permette de faire entrer en compte une multi~licitk indbfinie de positions et d'instants. on ne conçoipas dans u n mobile identique l'acte mêm de transition qui est toujours entre deux instants et deux positions. p. je suppose que la pierre s'anéanti en arrivant a u point P et qu'une autre pierre identique surgit d u néan point P' aussi voisin qu'on voudra du premier. sans repèr extérieu t e sans aucune relativité nous présentonà un sujet alterSi nativement deux traits lumineux A et B. faire apparaitre distinctement les positions extrême en accéléra en raou lentissant la cadence de la présentation B Le mouvement stroboscopique tend alors ? A Fig. Car mêm si l'on con- sidbre deux instants-limites et deux positions-limites dont la différenc puisse décroît au-dessous de toute quantit6 naissant.

d'une manièr ou de l'autre. De meme il faut que l9arriv&e m o u ~ e m e n en un point ne du t fasse qu'un avec son dépar point a contigu B. (2) LINKE. (1) \\'ERTETEIMER. comme la perception nous en donne effectivement A chaque moment. que le mobile ait ét présen chaen que point du trajet pour que le mouvement apparaisse. Si l'on opèr avec u n tachistoscope. je vois le bras de l'ouvrier dans sa position initiale et dans sa position finale. Le mouvement disparaî au moment mêm ou il est le plus conforme à la définitio qu'en donne la penséobjective. mêm dans les cas oà un mobile est visible. Si je Fais passer rapidement u n crayon devant une feuille de papier ou j'ai marquÃun point de repèreje n'ai à aucun moment conscience que le crayon se trouve au-dessus du point repère je ne vois aucune des positions intermédiaire et cependant j'ai l'expériencdu mouvement. p. à ce moment mêm l'impression de mouvement disparaî (1).. Lorsqu'il s'agit de mouvements réels situation n'est pas la : différent si je regarde des ouvriers qui déchargenu n camion et se lancent l'un à l'autre des briques. Si je pose ma montre sur la table de ma chambre et qu'elle disparaisse soudain pour reparaîtr quelques instants plus tard sur la table de la chambre voisine. et cependant j'ai une perception vive de son mouvement.. p. d'un seul coup. u n systèm de relations extérieureau mobile lui-même rien ne nous empêch maintenant de reconnaîtr moudes vements absolus. ( 2 ) Ibid. 1). Ainsi on peut obtenir des ph6nomène oà le mobile n'apparaî que pris dans le mouvement. . p. je ne le vois dans aucune position intermbdiaire.Phünomenologi und E r p e r i m e ~ t der Fraqe der in l?ewegungs~uffossung. 221-233. le bâtonne n'est à aucun monlent complét par le mouvement qui passe (Fig. 245. Si on intercale entre les positions extrême A et B u n bâtonneC. Le psychologue peut bien montrer que le mouvement stroboscopique se produit sans stimr~lus intermédiairentre les positions extrêmes et mêm que le trait l ~ ~ m i n e u x n e A voyage pas dans l'espace qui le sépar B. il n'est donnà que comde mençantpoursuivant ou achevant son mouvement. je ne dirai pas qu'il y a eu mouvement ( 2 ) . quand on lui remontre que tout mouvement pour êtr mouvement doit ètr mouvement de quelque chose. qu'aucune lu(le mièr n'est perçu entre A et B pendant le mouvement s t r e boscopique. en l'absence de tout cadre fixe. le mouvement prend possession de tout l'espace. deux étape d'un mêm quelque chose qui se présenttour à tour sous ces deux formes (4). p. (4) Ibid. et. si l'on projette i'image consécutivd'un mouvement s i n un champ homogèn sans aucun objet et sans aucun contour. puisque le mouvement n'est plus (2). Réciproquement si je ralentis le mouvement et que je parvienne à ne pas perdre de vue le crayon. il n'y a mouvement que si les positions intermé diaires ont éteffectivement occupéepar la montre. p. et s'il n'y est pas présen sensiblement. Erperimentelle Studien. et enfin que je ne vois pas le crayon ou le bras de i'ouvrier entre les deux positions extrêmesil faut. - Mais à cette description on peut toujours opposer qu'elle ne veut rien dire. 656-657. 254-255. a Un quelque chose qui est saisi comme cercle cesserait de valoir pour nous comme cercle sitô que le moment de a rondeur B ou l'identità de tous les diamètresqui est essentielle au cercle. quitte u n point et en occupe un autre. le sujet perçoisouvent u n mouvement sans pouvoir dire de quoi il y a mouvement. le mouvement n'est pas à son égarune dénominatioextrinsèqueune relation entre lui et l'extkrieur. il réponque a cela n'est pas fondà en de* cription psychologique B ( 1 ) . cesserait d'y êtr présent Que le cercle soit perçou pensé est indifcela (1) Ibid. et nous pourrons avoir des mouvements sans repère De fait.s'anéanti ce et qui naît faut que l'un et l'autre soient deux manifestail tions ou deux apparitions. II faut u n rapport interne entre ce qui . c'est qu'il y est pensé Il en est du mouvement comme du changement : quand j e dis que le fakir transforme un Å“u en mouchoir ou que le magicien se transforme en un oiseau sur le toit de son palais (3) je ne veux pas dire seulement qu'un objet ou un remplacà instantanémen un aupar êtr a disparu et a ét tre. c'est l'espace mêm qui vibre et se dilate du centre à la périphér Enfin. 653.CESPACE 313 ou colorÃpar lui. Se mouvoir n'est pas pour lui passer tour A tour par une séri indéfini positions.. comme à la foire dans la Maison Hantée Si nous projetons sur l'écra la post-image d'une spirale tournant autour de son centre. Le psychologue refuse l'analyse rationnelle du mouvement. c'est tout le champ visuel qui bouge. En conskquence. (3) Ibid. Mais si c'est un mouvement que le psychologue décrit faut qu'il soit rapportà à u n il quelque chose identique qui se meut. a On n'a pas un a passage du trait B mais un pur * passage B . et cela n'a du lieu que s'il y a un mobile qui.

r ~ ne~ dit pas positivement ~q ~ i~c ~ ~ ~ x ~ ~ la perception du mouvement renferme cette identitÃimmédiate ii ne le dit qu'implicitement. P a r exemple. Le psychologue accorderait sans doute qu'il y a dans tout mouvement sinon u n mobile. L'objet e n rcpos a besoin. qu'une déterminatiocommune il soit présentqui nous oblige dans les deux cas à caracté riser comme cercle ce qui se présentà nous et à le distinguer de tout autre phér~omè ( 1 ) . condition qu'on n e confonde ce mouvant avec à (1) L'identità du mobile n'est pas. La perception du mouvement ne peut êtr perception du moczvement et le reconnaîtr pour tel que si elle l'appréhendavec sa signification de mouvement et avec tous les moments qui en sont constitutifs. de la forme.mais il a tort quand il pré sente l'identità d u mobile comme une identità expresse. E n d'autres termes. travail cité 227. aucune position particulièr du mobile n e seraient donnés n e sont l i que des mots si l'on n e dit ce pas comment u ce qui est donnà dans cette sensation ou dans ce phknomèn ou ce qui est saisi à travers eux se signale (dokumentiert) immédiatemen comme mouvement w (2). q11:and le psychologue parle du mouvement colnmc d'un phénomè qui embrasse le point de dépar et le point d'arrivee B. Dans la disc~ission que nous venons de suivre et qui nous servait a illustrer le déba perpktue1 de la psychologie et de la logique. Il n'est. mais qu'en aucun cas le sujet du m o u v e ~ ~ i e n'est un nt objet A donnÃd'abord comme présen son lieu et stationen naire : en tant qu'il y a mouvement. et qui .. On n e peut donc donner raison n i a u psychologue n i a u logicien. Le logicien a raison quand il exige une constitution du a phénomèdynamique v luimêm et une description du mouvement p a r le mobile que nous suivons dans son trajet. au mêm titre que les contenus sensibles donnés couleur et fornie. d'identification. pas possible de composer le mouvement avec des perceptions statiques. \ (2) A la vérità % . apparaissent comme objectifs et non pas subjectifs. obtenue par une conjecture : a Ici. mouvement qui le détrui une expériencdu mouvement à qui cherche à le fonder. mais aussi de cette expériencà une pensésans laquelle. i la différenc autres dondes née psychiques. Il n e peut êtr dit en repos s'il est A chaque instant anéant recréà ne subsiste pas A travers ses diffé et s'il rentes présentation instantanées L'identità dont nous parlons est donc antérieurà la distinction d u mouvement e t du repos. le mobile est pris dans le mouvement. (3) WERTHEIMER. en particulier avec l'identità du nlobile. Mais cela n'est pas en question et l'on n e songe pas à ramener le mouvement a u repos. i la rigueur. Le mouvement n'est rien sans u n mobile qui le décriv qui en fasse l'unité métaphor u phénomè et La d dynamique abuse ici le psychologue: il nous senible qu'une force assure elle-mêm son unité mais c'est parce que nous supposons toujours quelqu'un qui l'identifie d m s le déploie ment de ses effets. et il est obligà de le reconnaîtr lui-même De son côtà quand il décri u plus prè les phénomène psychologue est a le amenà contre son grà à mettre u n mobile dans le mouvement.de nous donner une identità qui a fileszt niclit direkt aus dem Erlebnis v (p. que leur diversità n'est pas subsumésous une unità transcendante et qu'enfin l'identità du mobile fuse directement u de l'expériencw ( 2 ) . d'un phénomè OU aucun mobile. ou plutô il faut donner raison à tous les deux et trouver le moyen de reconnaîtr:a thès et l'antithès comme toutes deux vraies. 187. en effet. que veut dire a u fond Wertheimer ? Il veut dile que la perception du mouvement n'est pas seconde par rapport à la perception du n~obile. 660. A (AB). du moins u n n~ouvant. puis là et ensuite une identification qui relierait ces positions dans la succession (11. De la mêm manièr B quand on parle d'une sensation de niouvement. mais il reprend l'avantage par la manièr concrkte dont il conçoice mobile. Les u phénomèn dynamiques > tiennent leur unità de moi qui les ~ i s qui les parcours. p. lui aussi. . que l'on n'a pas une perception du mobile ici. elle ne signifie rien. 187). comme la théori ou. p. ou d'une conscience sui generis du mou~ement. p.réponle psychologue. quand il reproche à une conception jntellectualiste. p.314 PHENOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION L'ESPACE 315 férent faut. dit WERTHEIMER. sont rapportéà l'objet. il n e veut pas dire qu'il n'y a aucan sujet du mouvement.. (2) Ibid. là ce doit ktre le mêm objet >. n e sont pas de nature statique mais dynamique. 661. d'un mouvement global. est a l'un de ces u phénomèn psychiques > qui. Le mouve~nent. mais qui. en tout cas. en fais la syntl~èsc Ainsi nous passons d'une penséd u (1) Ibid. le u passage w caractéris spécifiqu et est la chair et le sang du n~ouvementqui n e peut pas êtr formà par composition à partir des contenus visuels ordinaires w ( 3 ) . qui rapporte le mouvement à un jusc~ncnt.

le carrà de la tangente n'étaipas éga produit de la sécantentièr au par s a partie extérieur ce carrÃet ce produit ne figuraient : pas dans le phénomèn de mêm lcs rayons égaun'y et figuraient pas nécessairement mobile. Seule la négatioexplicite d u mobile serait contraire (1) LIXKEfinit par accorder (travail cité 664-665). pas mêm une apparence de mouvement. le mouvant. Mais. i l se fait reconnaîtr distinguer d e tout autre figure p a r s a phyet sionomie circulaire.que je vais la ramasser et q u e je la retrouve. que la conscience thé par tique. transition eidétiqu le logicisme du débu l'existenou et entre la méthod tialisme de la dernièr période . s'il n'y avait pas des phénomèn avant l'ktre que l'on puisse reconnaître identifier. pose le problèm da. d'un mêm quelque chose qui s'expose (darstellt) à travers elles toutes. Ce qui est iniposle sible. Mais le cercle perç n'a pas pour autant des diamètre égau parce qu'il n'a pas d u tout de diamètr : il se signale à moi. couche phénoména le psychologue nous : que a mène Nous n e dirons pas qu'elle est irrationnelle ou antilogique. Le logicien n'aurait rien à penser. Mais le mobile n'a besoin d'êtr posà comme u n êtr à part que si ses apparitions en différent points du parcours ont elles-même et6 réalisé comme des perspcctives discrètes Le logicien ne connaît principe. n'est pas identique sous les phases du mouvement. cette supposition d'un monde entièremen déterminà d'un êtr pur. Car faute d*avoir repris contact avec l'expériencd u mouvement hors de tout préjugtouchant le monde. Si c'est u n cercle que je perçoisdit le logicien. à ce con~pte. mais encore la notion kantienne de synthèse Le travail de Linke appartient typiquement à la seconde périod de la phénoménolog husserlienne. Seule la position d'un mouvement sans mobile le serait. . en fin de compte. remet en question toute Mais la notion de perception catégorial Yanalyse précédent elle revient a introduire dans la perCar ception du mouvement la conscience non thétique c'est-à -dire comme nous i'avons montrt5. a u contraire. Ce n'est pas parce que je retrouve la mêm pierre sur le sol que je crois à son identitÃa u cours d u mouvement. bien qu'ils ne soient pas encore thématisà à cette. les différente apparitions (Erscheinungen) du moupoints du trajet. comme objet d'une Le séri indéfinide perceptions explicites et concordantes. k rejeter non seulement l'a priori comme nécessitd'essence.d'une identità implicite et qu'il reste à dbcrire. le logicjen n e parle que du mouvement en soi. qui grèv s a conception du multiple et par suite s a conception de l a synthèse Le mobile ou plutôt comme nous avons dit. sujet du mo~~vement e ~ ~ t indétermin(comme lorsqu'on p etre voit a la présentatio strol~oscopiqueun triangle se mouvoir vers un cercle et se transformer en lui). qil'il n'est que a CO-visà ou a CO-saisiB dans la perception du mouvement. elles n e seront appavement CII différent ritions d'un mêm mouvement que si elles sont apparitions d'un mêm mobile. Or nous avons vu que c'est. hfais il n e peut le faire qu'en prenant le cercle comme chose ou le mouvement en soi. mouven~enten termes d'être ce qui finalement le rend 5nsoluble. qui possèd d'avance et en soi toutes Les les propriétà l'analyse y découvrira troncs d'arbre que circulaires avaient déjà avant Euclide.ou a de lumineux v sans couleur n i lumièr effective. Et c'est ici qu'il prend avantage sur le logicien. il est identique en elles. e t dont on puisse parler. Nous n e devons pas réalise dans la pierreen-mouvement tout ce que nous savons p a r ailleurs de la pierre. d'un mêm Erscheinende. s'il n'y avait pas un mouvement avant le monde objectif qui soit la source d e toutes nos affirmations touchant le nlouvenient. en u n mot qui aicnt u n (1). rendre impossible le mouvement. C'est sens. que le pp. parce que je l'ai perçucomme identique a u cours d u mouvement. et c'est ce postulat.il faudrait mettre aussi dans le cercle perç toutes les propriétà que le géomèt pu et pourra y découvrir a Or. et qu'enfin l'identità du mobile comme l'unità de la (HUSSERL) chose perçuest saisie par une perception catégorial ou la catégoriest opkrante sans êtr pensépour elle meme.L'ESPACE 317 aucune des figures statiques que l'on peut obtenir en arr8tant le mouvenlent en un point quelconque du trajet. tout a u plus u n a quelque chose d e colorà x. et non p a r aucune des a propriétà s que la pensé thétiqu pourra dans la suite y découvrir De mêmele mouvement ne suppose pas nécessairemen n mou bile. c'est-à -dir un objet défin par u n ensemble d e propriétà déterminée suffit qu'il renferme u n a quelque il chose qui se meut x-. c'est que le cercle perç ait des diamètre inégauou que le mouvement soit sans aucun mouvant. Le logicien exclut cette tierce hypothès : il faut que les rayons du cercle soient égaux-o inégaux le mouveque ment ait ou n'ait pas de mobile. . B qu'il n'est vu que comme le dos des objets ou comme i'espace derrièr moi. dit-il. tous ses diamètre sont &aux. que le mobile n'a pas besoin d'êtr posà par un acte de perception explicite. Soient. a des propriétémouvant n'a qu'un style. c'est le cercle comme chose du monde. C'est. les propriétà qu'Euclide a découvertes Mais dans le cercle comme phénomèn tel qu'il apparaissait aux Grecs avant Euclide.

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a u principe du tiers exclu. Il faut dire seulement que l a couche phénoména à la lettre, prélogiquet le restera est, toujours. Notre image du monde ne peut êtr composé qu'en partie avec de l'étre faut y admettre du phénomè il qui, de toutes parts, cerne l'étreOn ne demande pas a u logicien de prendre en considératio des expériencequi, pour la raison, fassent non-sens ou faux-sens, on veut seulement reculer les limites de ce qui a sens pour nous et replacer la zone étroitdu sens thématiqudans celle du sens non thématiququi l'embrasse. La théinatisaliodu mouvement aboutit a u mobile identique et à la relatività d u mouvement, c'est-i-dire qu'elle le détruit nous voulons Si .prendre a u sérieule phénomèdu mouvement, il nous faut concevoir u n monde qui ne soit pas fait de choses seulement, mais de pures transitions. Le quelque chose en transit que nous avons reconnu nécessairà la constitution d'un changement, n e se défini que par sa manièr particulièr de a passer W . Par exemple, l'oiseau qui franchit mon jardin n'est dans le moment mêm d u mouvement qu'une puissance grisâtr de voler et, d'une manièr génà rale, nous verrons que les choses se définissenpremière ment par leur a comportement à et non par des < proprié téà statiques. Ce n'est pas moi qui reconnais en chacun des points ct des instants traverséle mêm oiseau défin par des caractère explicites, c'est l'oiseau en volant qui fait l'unità de son mouvement, c'est lui qui se déplace c'est CC tumulte p l u n ~ e u xencore ici qui est déjlà -ba dans u n e sorte d'ubiquitécomme la comete avec sa queue. L'êtr pr6-objectif, le mouvant non thématis e pose pas d'autre n problèm que l'espace et le temps d'implication dont nous avons d à ©parlé j Nous avons dit que les parties de l'espace, selon la largeur, la hauteur ou la profondeur, n e sont pas juxtaposées qu'elles coexistent parce qu'elles sont toutes enveloppéedans l a prise unique de notre corps s u r le monde, et cette relation s'est déj éclairà quand nous avons montrà qu'elle étai temporelle avant d'êtr spatiale. Les choses coexistent dans l'espace parce qu'clles sont présente a u mêm sujet percevant et envelopp6es dans u n e mêm onde temporelle. Mais l'unità e t l'individualità d e chaque vague temporelle n'est possible que si elle est pressé entre l a précéden la suivante et si la mêm pulsation tempoet relle qui la fait jaillir retient encore l a précéden tient et d'avance la suivante. C'est le temps objectif qui est fait de moments successifs. Le présenvéc renferme dans son épaisseu n passà et u n avenir. Le phénomhn u mouveu d

ment n e fait que manifester d'une manièr plus sensible l'implication spatiale et temporelle. Nous savons u n mouvement et un mouvant sans aucune conscience des positions objectives, comme nous savons u n objet à distance et s a vraie grandeur sans aucune interprétation comme A chaet que moment nous savons la place d'un événeme dans l'épaisseude notre passà sans aucune évocatioexpresse. Le mouvement est une modulation d'un milieu déj familier et nous ramène une fois d e plus, à notre problèm central qui est de savoir comment se constitue ce milieu qui sert d e fond à tout acte d e conscience (1).
(1) On ne peut poser ce problkme sans dépasse déj d a le lisme et par exemple les fameuses descriptions de Bergson. Bergson oppose à la multiplicità de juxtapositions des choses exté à rieures la a multiplicità de fusion et d'interpénétrati de la conscience. Il procèd par dilution. Il parle de la conscience comme d'un liquide oà les instants et les positions se fondent. Il cherche en elle un éléme leur dispersion soit réellemen oà abolie. Le geste indivis de mon bras qui se déplac donne me le mouvement que je ne trouve pas dans l'espace extérieur parce y que mon mouvement replacà dans ma vie intérieur retrouve l'unità de l'inétenduLe vécque Bergson oppose au pensà est pour lui constaté est une a donnéà immédiate C'est il chercher une solution dans l'équivoqueOn ne fait pas comprendre l'espace, le mouvement et le temps en découvran une à ou couche a intérieur de l'expérienc leur multiplicitÃs'efface et s'abolisse rkellement. Car si elle i.e fait, il ne reste plus ni espace, ni mouvement, ni temps. La conscience de mon geste, si elle est véritablemen éta conscience indivis, n'est plus un de du tout conscience d'un mouvement, mais une qualitÃineffable qui ne peut nous enseigner le mouvement. Comme le disait Kant, l'expériencexterne est nécessair l'expérienc à interne, qui est bien ineffable, mais parce qu'elle ne veut rien dire. Si, en vertu du principe de continuité passà est encore du présen le le et si présen déjdu passé n'y a plus ni passà ni présent la il conscience fait boule de neige avec elle-meme, elle est, comme la boule de neige et comme toutes les choses, tout entihre dans le présent les phases du mouvement s'identifient de proche en Si proche, rien ne bouge nulle part. L'unità du temps, de l'espace et du mouvement ne peut s'obtenir par mélang ce n'est par et aucune opératioréellqu'on la comprendra. Si la conscience est multiplicité recueillera cette multiplicità pour la vivre qui justement comme multiplicité si la conscience est fusion, et comment saura-t-elle la multiplicità des moments qu'elle fusionne 7 Contre le réalismde Bergson, l'idékantienne de synlhès est valable et la conscience comme agent de celte synthès ne peut êtr confondue avec aucune chose, mêm fluente. Ce qui

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La position d'un mobile identique aboutissait à la relatività du mouvement. Maintenant que nous avons réintrodui le mouvement dans le mobile, il ne se lit que dans un sens : c'est dans le mobile qu'il commence et de l i qu'il se deploie dans le champ. J e ne suis pas maitre de voir la pierre iminobile, le jardin et moi-mgme en mouvement. Le mouvement n'est pas une hypothès dont la probabilitk soit mesuré comme celle de la théori physique- par le nombre de faits qu'elle coordonne. Cela ne donnerait qu'un mouvement passible. Le mouvement est un fait. La pierre n'est pas pensée mais vue en mouvement. Car l'hypolhès a c'est la pierre qui se meut >> n'aurait aucune signification propre, ne se distinguerait en rien de l'hypoth~sea c'est le jardin qui se et meut È si le mouvement en vérit pour la réilexiose ramenait à un simple changement de relations. Il habite donc la pierre. Cependant allons-nous donner raison au réalism du psychologue ? Allons-nous mettre le mouvement dans la pierre comme une qualit� Il ne suppose aucune relation à un objet expressémen perç et reste possible dans un champ parfaitement hon~ogène Encore est-il que tout mobile est donnà dans un champ. De mtme qu'il nous faut u n mouvant dans le mouvement, il nous faut un fond du mouvement. On a eu tort de dire que les bords du champ visuel
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est pour nous premier et iinrnkdiat, c'est un flux qui ne s'éparpill pas comme un liquide, qui, au sens actif, s'écoul ne peut donc et le faire sans savoir qu'il le fait et sans se recueillir dans le meme acte par lequel il s'écoule c'est le <; temps qui ne passe pas >, dont K a n t parle quelque part. Pour nous donc, l'unit& du mouvement n'est pas une unit6 réelle Mais pas davantage la multiplicité ce que nous reprochons i l'idke de synthès chez et Kant comme dans certains textes kantiens de Husserl, c'est justement qu'elle suppose, au moins idéalement multiplicitÃréell une qu'elle a i surmonter. Ce qui est pour nous conscience originaire, ce n'est pas un Je transcendantal posant librement devant lui une multiplicit6 e n soi et la constituant de fond en comble, c'est un Je qui ne domine le divers qu'a la faveur du temps et pour qui la libertÃmêm est un destin, de sorte que je n'ai jamais conscience d'êtr l'auteur absolu du temps, de composer le mouvement que je vis, il me semble que c'est le mouvant lui-mêm qui se déplac et q u i effectue le passage d'un instant ou d'une position a l'autre. Ce Je relatif et prépersonne q u i fonde le phénomè du mouvement, et en génér phénomendu réel le exige évidem ment des éclaircissements Disons pour le moment qu'à la notion celle de synopsis qui n'indique pas de synthkse nous préfkron encore une position explicite du divers.

fournissaient toujours un repèr objectif (1). Encore une fois, le bord du champ visuel n'est pas u n e ligne réelle Notre champ visuel n'est pas découp dans notre monde objectif, il n'en est pas un fragment à bords francs comme le paysage qui s'encadre dans la fenêtre Nous y v o y o n s aussi loin que s'étenla prise de notre regard s u r les choses, -bien a u delà de la zone de vision claire et mêm derrièr nous. Quand on arrive aux limites du champ visuel, on n e passe pas de la vision a la non-vision : le phonographe qui joue dans l a pièc voisine et que je n e vois pas expressé ment compte encore à mon champ visuel; réciproquement non vu : ce que nous voyons est toujours à certains égard i l f a u t qu'il y ait des côtÃcaché des choses et des choses a derrièr nous È s'il doit y avoir u n a devant i> des choses, des choses a devant nous à et enfin une perception. Les limites du champ visuel sont un moment nécessairde l'organisation du monde et non pas u n contour objectif. Mais enfin il est vrai cependant qu'un objet parcourt notre champ visuel, qu'il s'y déplac que le mouvement n'a auet cun sens hors de ce rapport. Selon que nous donnons à telle partie du champ valeur de figure ou valeur d e fond, elle nous paraî mouvement ou en repos. Si nous sommes en s u r u n bateau qui longe la côte il est bien vrai, comme disait Leibnitz, que nous pouvons voir la côt dkfiler devant nous ou bien la prendre pour point fixe et sentir le bateau en mouvement. Donnons-nous donc raison a u logicien ? P a s d u tout, car dire que le mouvement est un phénomè de structure, ce n'est pas dire qu'il est a relatif È La relation trè particulièr qui est constitutive du mouvement n'est pas e n t r e objets, et cette relation, le psychologue n e l'ignore pas e t il la décri beaucoup mieux que le logicien. La côt défilsous nos yeux si nous gardons les yeux fixé u r le s bastingage et c'est le bateau qui bouge si nous regardons la côteDans l'obscurité deux points lumineux, l'un immode bile et l'autre en mouvement, celui que l'on fixe des yeux paraî mouvement ( 2 ) . Le nuage vole au-dessus d u cloen cher e t l a rivièr coule sous le pont si c'est le nuage et la rivièr que nous regardons. Le clocher tombe à travers le ciel

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(1) WERTHEIMER, Travail cité 255-256. pp. (2) Les lois du phénomkn seraient donc A prkciser : ce qui

est sûrc'est qu'il y a des lois et que la perception du mouvement, mêm quand elle est ambiguë n'est pas facultative et dé pend du point de fixation. Cf DUNCKC11. Uebcr iitfluzicrle Bewcgung.

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et le pont glisse sur une rivièr figue si c'est le clocher CU le pont que nous regardons. Ce qui donne i une parti? du champ valeur de mobile, à une autre partie valeur de tond, c'est la manièr dont nous établissonnos rapports avec elles par l'acte du regard. La pierre vole dans l'air, que vculent dire ces mots, sinon que notre regard installà et ancrà dans le jardin est sollicità par la pierre et, pour ainsi dire, tire sur ses ancres ? La relation du mobile à son fond passe par notre corps. Comment concevoir cette mkdiation du corps ? D'oà vient que les relations des objets avec lui puissent les déterminecomme mobiles ou comme en repos ? Notre corps n'est-il pas un objet et n'a-t-il pas besoin d'etre lui-mêm dkterminà sous ie rapport du repos et du nlouvement ? On dit souvent que, dans le mouvement des yeux, les objets demeurent pour n;,us immobiles parce que nous tenons compte du duplacement de l'ail et que, le trouvant exactement proportionnel au changement des apparences, nous concluons à l'immobilitb des objets. En fait, si nous n'avons pas conscience du déplacemen l'mil, comme de dans le mouvenlent passif, l'objet semble bouger; si, comme dans la parésides muscles oculo-moteurs, nous avons l'illusion d'un mouvement de l'mil sans que la relation des objets à notre mil semble changer, nous croyons voir un mouvement de l'objet. Il semble d'abord que la relation de l'objet à notre mil, telle qu'elle s'inscrit sur la rétine &tant donné la conscience, nous obtenions par soustraction le à repos ou le degrÃde mouvement des objets en faisant entrer en compte le déplacemen le repos de notre Å“il En réa ou lité cette analyse est entièremen factice et propre a nous cacher le vrai rapport du corps au spectacle. Quand je transporte mon regard d'un objet sur un autre, je n'ai aucune conscience de mon Å“i comme objet, comme globe suspendu dans l'orbite, de son dkplacement ou de son repos dans l'espace objectif, ni de ce qui en resulte sur la rétine Les 616ments du calcul supposà ne me sont pas donnés L'immobilità de la chose n'est pas déduitde l'acte du regard, elle est rigoureusement simultanée deux phénomèn les s'enveloppent l'un l'autre : ce ne sont pas deux élémen d'une somme algébrique mais deux moments d'une organisation qui les englobe. Mon Å“i est pour moi une certaine puissance de rejoindre les choses et non pas un écraoà elles se projettent. La relation de mon Å“i et de l'objet ne m'est pas donné sous la forme d'une projection géométriq de l'objet dans l'Å“il mais comme une certaine prise de mon a i l sur l'objet, encore vague dans la vision marginale, plus

serré plus précisquand je fixe l'objet. Ce qui me manet que dans le mouvement passif de l'Å“il ce n'est pas la repré sentation objective de son déplacemen dans l'orbite, qui ne m'est en aucun cas donnée c'est l'engrenage préci mon de regard sur les objets, faute de quoi les objets ne sont plus capables de fixità ni d'ailleurs de mouvements vrais : car quand je presse sur mon globe oculaire, je ne perçoi pas un mouvement vrai, ce ne sont pas les choses même qui se déplacent n'est qu'une mince pellicule sur leur surface. ce Enfin, dans la parésides oculo-moteurs, je n'explique pas la constance de l'image retinienne par un mouvement de l'objet, mais j'éprouvque la prise de mon regard sur l'objet ne se relâchpas, mon regard le porte avec lui et le dé place avec lui. Ainsi mon ceil n'est jamais dans la perception un objet. Si jamais on peut parler de mouvement sans mobile, c'est bien dans le cas du corps propre. Le mouvement de mon mil vers ce qu'il va fixer n'est pas le déplace ment d'un objet par rapport à un autre objet, c'est une marche au réel Mon Å“i est en mouvement ou en repos par rapport à une chose dont il s'approche OU qui le fuit. Si le corps fournit à la perception du mouvement le sol ou le fond dont elle a besoin pour s'établir c'est comme puissance percevante, en tant qu'il est établ dans un certain domaine et engrenà sur u n monde. Repos et mouvement apparaissent entre un objet qui de soi n'est pas détermin selon le repos et le mouvement et mon corps qui, comme objet, ne l'est pas davantage, lorsque mon corps s'ancre dans certains objets. Comme le haut et le bas, le mouvement est un phénomè de niveau, tout mouvement suppose un certain ancrage qui peut varier. Voilà ce qu'on veut dire de valable quand on parle confusement de la relatività du mouvement. Or, qu'est-ce au juste que l'ancrage et comment constitue-t-il u n fond en repos ? Ce n'est pas une perception explicite. Les points d'ancrage, lorsque nous nous fixons sur eux, ne sont pas des objets. Le clocher ne se met en mouvement que lorsque je laisse le ciel en vision marginale. Il est essentiel aux prétendu repère du mouvement de n'êtr pas posé dans une connaissance actuelle et d'êtr toujours à déj B. Ils ne s'offrent pas de face là la perception, ils la circonviennent et l'obsèden par une opératiopréconscientdont les résultatnous apparaissent comme tout faits. Les cas de perception ambiguà oà nous pouvons à notre grÃchoisir notre ancrage sont ceux oà notre perception est artificiellement coupé son conde texte et de son passéou nous ne percevons pas avec tout

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PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION

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notre être oà nous jouons de notre corps et de cette génér lità qui lui permet toujours de rompre tout engagement historique et de fonctionner pour son compte. Mais si nous pouvons rompre avec un monde humain, nous ne pouvons pas nous empêche de fixer nos yeux, - ce qui veut dire que tant que nous vivons nous restons engagés sinon dans u n milieu humain, du moins dans un milieu physique - et pour une fixation donné regard, la perception n'est pas du facultative. Elle l'est encore moins lorsque la vie du corps est intégrà notre existence concrète J e peux voir à volontà à mon train ou le train voisin en mouvement si je n e fais rien ou si je m'interroge sur les illusions du mouvement. Mais quand je joue aux cartes dans mon compartiment, je vois bouger le train voisin, mêm si c'est en réalitle mien qui part; quand je regarde l'autre train et que j'y cherche quelqu'un, c'est alors mon propre train qui démarrD (1). Le compartiment oà nous avons éldomicile est a en repos È ses parois sont a verticales D e t le paysage défildevant nous, dans une côt les sapins vus à travers la fenêtr nous paraissent obliques. Si nous nous mettons à la portière nous rentrons dans le grand monde a u delà de notre petit monde, les sapins s e redressent et demeurent immobiles, le train s'incline selon la pente et fuit à travers la campagne. La relatività du mouvement se rédui u pouvoir que nous a d avons dc changer de domaine à l'intérieu u grand monde. Une fois engagé dans un milieu, nous voyons apparaîtr devant nous le mouvement comme u n absolu. A condition d e faire entrer en compte, non seulement des actes de connaissance explicite, des cogitationes, mais encore l'acte plus secret et toujours a u passà par lequel nous nous sommes donnÃu n monde, à condition de reconnaîtr une conscience non-thétique nous pouvons admettre ce que le psychologue appelle mouvement absolu sans tomber dans les difficulté réalism comprendre le phénomè u moudu et d vement sans que notre logique le détruise

Nous n'avons jusqu'ici considérà comme le font la philosophie et la psychologie classiques, que la perception d e l'espace, c'est-à -dir la connaissance qu'un sujet dksintéress pourrait prendre des relations spatiales entre les objets et de leurs caractère géométriquet cependant, mêm en E
(1) KOFFKA, Perception p. 578.

analysant cette fonction abstraite, qui est bien loin de couvrir toute notre expériencde l'espace, nous avons ktà amené faire apparaîtr A. comme la condition de la spatialitk, la fixation du sujet dans un milieu et finalement son inhé rence au monde, en d'autres termes, nous 'avons d à reconnaîtr la perception spatiale est un phénomkn e strucque d ture et n e se comprend qu'à l'intérieud'un champ perceptif qui contribue tout entier à la motiver en proposant a u sujet concret un ancrage possible. Le problèm classique de la perception de l'espace et, en généra la perception de doit êtr réintég dans un problèm plus vaste. Se demander comment on peut, dans un acte exprès détermine des relations spatiales et des objets avec leurs a propriktks È c'est poser une question seconde, c'est donner comme originaire u n acte qui n'apparaî sur le fond d'un monde déj que familier, c'est avouer que l'on n'a pas encore pris conscience de l'expérienc du monde. Dans l'attitude naturelle, je n'ai pas des perceptions, je ne pose pas cet objet A côt d e cet autre objet et leurs relations objectives, j'ai u n flux d'expérience s'impliquent et s'expliquent l'une l'autre aussi qui bien dans le sirnultank que dans la succession. Paris n'est pas pour mol un objet à mille facettes, une somme de perceptions, ni d'ailleurs la loi de toutes ces perceptions. Comme u n êtr manifeste la mêm essence affective dans les gestes de s a main, dans sa démarch dans le son de sa voix, chaet que perception expresse dans mon voyage à travers Paris les cafés visages des gens, les peupliers des quais, les les tournants de la Seine, - est découpà dans l'êtr total de Paris, ne fait que confirmer u n certain style ou u n certain sens de Paris. E t quand j'y suis arrivà pour la premikre fois, les première rues que j'ai vues à la sortie de la gare n'ont 616, comme les première paroles d'un inconnu, que les manifestations d'une essence encore ambiguà mais déjincomparable. Nous n e percevons presque aucun objet, comme nous n e voyons pas les yeux d'un visage familier, mais son regard et son expression. Il y a là u n sens latent, diffus A travers le paysage ou la ville, que nous retrouvons dans une évidencspécifiqusans avoir besoin de le définir Seules émergen comme des actes exprè les perceptions ambiguës c'est-à -dir celles auxquelles nous donnons nous-même un & sens par l'attitude que nous prenons ou qui réponden des questions que nous nous posons. Elles n e peuvent pas servir à l'analyse du champ perceptif, puisqu'elles sont pré levée sur lui, qu'elles le présupposen que nous les obteet nons justement en utilisant les montages que nous avons

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acquis dans la fréquentatiodu monde. Une premihe perception sans aucun fond est inconcevable. Toute perception suppose un certain passà du sujet qui perçoiet la fonction abstraite de perception, comme rencontre des objets, implique un acte plus secret par lequel nous élaboron notre milieu. Sous mescaline, il arrive que les objets qui se rapprochent paraissent se rapetisser. Un membre ou une partie d u corps, main, bouche ou langue, paraî énorm le reste du et corps n'en est plus que l'appendice (1). Les murs de la chambre sont à 150 mètre l'un de l'autre, et au del5 des murs il n'y a que l'immensità déserte main btcndue est La haute comme le mur. L'espace extérieu l'espace corporel et se disjoignent au point que le sujet a l'impression de manger a d'une dimension dans l'autre > (2). A certains moments, le mouvement n'est plus vu et c'est d'une manièr magique que les personnes se transportent d'un point à l'autre (3). Le sujet est seul et abandonnÃà un espace vide, a il se plaint de ne bien voir que l'espace entre les choses et cet espace est vide. Les objets, d'une certaine manièr sont bien encore là mais pas comme il faut ... à (4). Les hommes ont l'air de poupée leurs mouvements sont d'une lenteur et féerique Les feuilles des arbres perdent leur armature et leur organisation : chaque point de la feuille a mêm valeur que tous les autres (5). Un schizophrèn dit : a Un oiseau gazouille dans le jardin. J'cntends l'oiseau et je sais qu'il gazouille, mais que ce soit un oiseau et qu'il gazouille, les deux choses sont si loin l'une de l'autre ... Il y a un abîm Comme si l'oiseau et le gazouillement n'avaient rien A faire l'un avec l'autre à (6). Un autre schizophr&nen'arrive plus à a comprendre à la pendule, c'est-à -dir d'abord le passage des aiguilles d'une position A une autre et surtout la connexion de ce mouvement avec la poussé mécanisme du la a marche à de la pendule (7). Ces troubles ne concernent pas la perception comme connaissance du monde : les parties énorme corps, les objets proches trop petits ne sont du

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(1) MAYER-GROS STEIN, et Ueber einige Abünderunge Sinder ncstüligkei Meskalinrausch, p. 375. im (2) Ibid., p. 377. (3) Ibid., p. 381. (4) FISCHER, Zeilsirukim z;nd Schizophrenie, p. 572. (5) MAYER-GROS" et STEIN, Travail cité 380. p. (G) FISCHER, Travail cité 558-559. pp. (7) FISCHER, Ranm-Zeitstruktw und iIenkst6rung in der Schi zophrenie, p. 247 sq.

pas posé comme tels; les murs de la chambre ne sont pas pour le malade distants l'un de l'autre comme Jes deux extrémità d'un terrain de football pour u n normal. Le sujet sait bien que les aliments et son propre corps risident dans le mêm espace, puikqu'il prend les aliments avec sa main. L'espace est a vide à et cependant tous les objets de perception sont lA. Le trouble ne porte pas sur les renseignements que l'on peut tirer de la perception et il met en ividence sous la a perception w une vie plus profonde de la conscience. Mêm quand il y a imperception, comme il arrive A l'igard du mouvement, le défici perceptif ne semble êtr qu'un cas limite d'un trouble plus gknéra concerne l'articulation qui des phénomèn uns sur les autres. II y a u n oiseau les et il y a un gazouillis, mais l'oiseau n e gazouille plus. Il y a un mouvement des aiguilles et u n ressort, mais la pendule ne a marche > plus. De mêm certaines parties du corps sont démesuréme grossies et les objets proches sont trop petits parce que l'ensemble ne forme plus un systèmeOr, si le monde se pulvéris se disloque, c'est parce ou que le corps propre a cessà d'êtr corps connaissant, d'envelopper tous les objets dans une prise unique, et cette &gradation du corps en organisme doit êtr elle-mêm rapportie à l'affaissement du temps qui ne se lbve plus vers u n avenir et retombe sur lui-même a Autrefois, j'étaiun homme, avec une âmet un corps vivant (Leibl et maintenant je ne suis plus qu'un êtr (Wesen) Maintenant, il n'y a plus lh que l'organisme (Korper) et 'l'Arne est morte J'entends et je vois, mais je ne sais plus rien, la vie pour moi est maintenant un problèm J e survis maintenant dans l'kternità Les branches sur les arbres se balancent, les autres vont et viennent dans la salle, mais pour moi le temps ne s'6coule pas ... La penséa changk, il n'y a plus de style ... Qu'est-ce que l'avenir ? On ne peut pas l'atteindre Tout est point d'interrogation ... Tout est si monotone, le matin, midi, le soir, passé présent avenir. Tout recommence toujours (1). à La perception de l'espace n'est pas une classe particulihre d'a état conscience w ou d'actes de et ses modalitéexpriment toujours la vie totale du sujet, l l'énergiavec laquelle il tend vers u n avenir i travers son corps et son monde (2).

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(1) FISCHER, Zeitstruktur und Schizophrenie, p. 560. (2) à Le sympt6me schizophr6nique n'est jamais qu'un checit6 min vers la personne du schizophrène > KRONFELD, par FISCHER. Klinik und Psychologie des Raumerlebens, p. 61. Zur

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Nous nous trouvons donc amené élargi à notre recherche : l'expériencde la spatialità une fois rapporté notre à fixation dans le monde, il y aura une spatialità originale pour chaque modalità de cette fixation. Quand, par exemple, le monde des objets clairs et articulé trouve aboli, notre se êtr perceptif amputà de son monde dessine une spatialità sans choses. C'est ce qui arrive dans la nuit. Elle n'est pas un objet devant moi, elle m'enveloppe, elle pénèt tous par mes sens, elle suffoque mes souvenirs, elle efface presque mon identità personnelle. J e n e suis plus retranchà dans mon poste perceptif pour voir de là défileA distance les profils des objets. L a nuit est sans profils, elle me touche elle-mêm et son unità est l'unità mystique du inana. Mêm des cris ou une lumièr lointaine ne la peuplent que vaguement, c'est toute entièr qu'elle s'anime. elle est une profondeur pure sans plans, sans surfaces, sans distance d'elle A moi (1). Tout espace pour la réflexio est portà par une penséqui en relie les parties, mais cette pensé e se fait n de nulle part. Au contraire, c'est du milieu de l'espace nocturne que je m'unis à lui. L'angoisse des névropathe dans la nuit vient de ce qu'elle nous fait sentir notre contingence, le mouvement gratuit et infatigable par lequel nous cherchons A nous ancrer et à nous transcender dans des choses. sans aucune garantie de les trouver toujours. - Mais l a nuit n'est pas encore notre expérienc plus frappante d e la l'irrée : je peux y conserver le montage de la journée comme quand je m'avance h tâtondans mon appartement, e t en tout cas elle se place dans le cadre génér la nade ture, il y a quelque chose de rassurant et de terrestre jusque dans l'espace noir. Dans le sommeil, a u contraire, j e ne garde présen monde que pour le tenir à distance, je le me retourne vers les sources subjectives de mon existence et les fantasmes du rêv révèle encore mieux la spatialità généra l'espace clair et les objets observables sont inoà crustés Considéronpar exemple les thème d'élévatit e de chute si fréquent dans les rêves comme d'ailleurs dans les mythes et dans la poésieOn sait que l'apparition d e ces thème dans le rêv peut êtr mise en rapport avec des concomitants respiratoires ou des pulsions sexuelles, et c'est u n premier pas de reconnaîtr signification vitale et la sexuelle du haut et du bas. Mais ces explications ne vont pas loin, car l'élévati la chute rêvke ne sont pas dans et l'espace visible comme les perceptions &veillée dési t du e
(1) MINKOWSKI, Temps vicu, p. 394. Le

des n~ouvements respiratoires. Il faut comprendre pourquoi à un moment donnà le rêveu se prêt tout entier aux faits corporels de la respiration et du dési leur infuse ainsi et une signification généra symbolique a u point de ne les et voir apparaîtr dans le rêv que sous la forme d'une image, - par exemple l'image d'un immense oiseau qui plane, et qui, atteint d'un coup de fusil, tombe et se rédui u n petit à tas de papier noirci. Il faut comprendre comment les évk nements respiratoires ou sexuels qui ont leur place dans l'espace objectif s'en détachen dans le rêv et s'établissen s u r u n autre théstre n'y parviendra pas si l'on n'accorde On pas a u corps, mêm dans l'éta veille, une valeur emblé de matique. Entre nos émotions nos désiret nos attitudes corporelles, il n'y a pas seulement une connexion contingente ou mêm une relation d'analogie : si je dis que dans la déceptio tombe de mon haut, ce n'est pas seulement je parce qu'elle s'accompagne de gestes de prostration en vertu des lois de la mécaniqunerveuse, ou parce que je découvrentre l'objet de mon dési mon dési et lui-mêm le mêm rapport qu'entre un objet haut placà et mon geste vers lui ; le mouvement vers le haut comme direction dans l'espace physique et celui du dési vers son but sont symboliques l'un de l'autre, parce qu'ils expriment tous deux la mêm structure essentielle de notre êtr comme êtr situ6 en rapport avec u n milieu, dont nous avons déjvu qu'elle donne seule u n sens aux directions d u haut et du bas dans le monde physique. Quand on parle d'un moral élev bas, ou on n'éten pas a u psychique une relation qui n'aurait d e sens plein que dans le monde physique, on utilise c une direction de signification qui, pour ainsi dire, traverse les différente sphère régionaleet reçoi dans chacune une signification particulièr (spatiale, auditive, spirituelle, psychique, e t c . ) ~ (1). Les fantasmes du rêve ceux du mythe, les images favorites de chaque homme ou enfin l'image poétiqun e sont pas liéà leur sens p a r u n rapport de signe à signification comme celui qui existe entre u n numérde télépho le nom de l'abonnk ; ils renferment et vraiment leur sens, qui n'est pas u n sens notionnel, mais une direction de notre existence. Quand je rêv que je vole ou que je tombe, le sens entier de ce rêv est contenu dans ce vol ou dans cette chute, si je n e les rkduis pas h leur apparence physique dans le monde de la veille, et si je les prends avec toutes leurs implications existentielles. L'oiseau qui
(1) 1.. BINSWANGER, und Existenz, p. 674. Traum

Il devient le centre de ma vie. Dans la rue.. J e m'installe dans le village. l'atmosphèr autour de lui est saturé comme de feu. sa pensée sensible à tous les objets qui se présentent vole de l'un à l'aut r e et est entraînà dans leur mouvement à (1). 379. heureux de quitter mes travaux et mon entourage ordinaire. Ueber Ideenflucht. ou encore il est la pulsation de mon existence. Une vieille schizophrèn croit qu'une personne qui ressemble à une autre personne l'a connue (6). En mêm temps les événemen s'agglomèren entre eux.vécu d'ampleur de Les et la vie et leur application en psycho-pathologie.ions et le problèm de Le l'Espace. (5) Le Temps vécu 376. confinà loin de tout. c'est comme un murmure qui l'enveloppe tout entier. comme pour moi ma main droite et ma main gauche sont l'incarnation de mon adresse et de ma maladresse. J e suis posséd (3). je me sens exilà dans le village. Ch. Tantô il y a entre moi et les événemen certain jeu (Spielraum) qui ménag a libertk sans qu'ils cesm sent de me toucher. Mêm dans la vie éveillé n'en va pas autreil ment. Notre corps et notre perception nous sollicitent toujours de prendre pour centre du monde le paysage qu'ils nous offrent.Lesacourtssur MINKOWSKI. c à ce moment préciune personne subissant des suggestions comme moi passait sous la pluie devant un marchand de marrons grilléw (4). Peut-être dit-il. pour moi. et cela détermincomme une oppression i l'intérieudu cccur et des poumons et comme un brouillard autour de la tèteà MINKOWSKI. (3) a .. qui ne laisse plus au de malade aucune marge. Dans le reve comme dans le mythe. une distance vécume relie aux choses qui comptent et existent Pour moi et les relie entre elles. 78 sqq. notions de distance. et si l'on me retient loin de ce que j'aime. Tantôt au contraire. Les primitifs. nous apprenons oà se trouve le phénomhnen éprouvan quoi A va notre désir que redoute notre cÅ“ur de quoi dépen ce notre vie. qui précè a perception È La vie et la du la sexualitk hantent leur monde et leur espace. Il y a un espace mythique ou les directions et les positions sont déterminé la par résidencde grandes entitéaffectives. Un malade sent des bouffée glaciales. sa systole et sa diastole. Le rétrécisseme l'espace vkcu. Pour un primitif. de mêm que. croit qu'ils se sont rencontré pour parler de lui (5). se centre partout Le a son espace mental est large et lumineux. ( 6 ) Ibid. (2) (1) L. . ne laisse plus au hasard aucun rôle Comme l'espace. J'arrive dans un village pour les vacances. ne dépassen cet pas espace existentiel. Le bovarysme et certaines formes du malaise paysan sont des exemples de vie décentré maniaque. exclu de la vie vkritable. savoir oà est ma main c'est me joindre à cette puissance agile qui sommeille pour le moment. mais que je puis assumer et retrouver comme mienne. Pour l'augure. Cette distance mesure A chaque moment 1' c ampleur à de ma un vie (2). Le niveau de cette maréA chaque moment détermin u n espace des fantasmes. BINSWANGER. ou si la radio et les journaux m'apprennent qu'il y a des menaces de guerre. tandis que les plus proches m'obsèdent Ils m'enveloppent comme la nuit et me A déroben l'individualità et la liberté la lettre je ne peux plus respirer. (4) Ibid. p. la causalità avant d'êtr une relation entre les objets est fondé ma relation aux choses. dans la vie éveillé notre commerce avec le monde qui se propose détermin espace un des réalitéy a une déterminatiodu haut et du bas et Il en génér lieu.330 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 331 plane. Outre la distance physique ou géométriq existe entre moi et qui toutes choses. la distance vécu est à la fois trop courte et trop grande : la plupart des évà nements cessent de compter pour moi. J e peux a êtr ailleurs à tout en demeurant ici. au contraire. et c'est pourquoi les rêve comptent pour eux autant que les perceptions. une odeur de marrons et la fraîcheu de la pluie. Cf Le Temps vécu VII. ne plane pas de et ne tombe pas dans l'espace physique. savoir ou se trouve le campement du clan.. pour autant qu'ils vivent dans le mythe. tombe et devient une poigné cendres. de mêm il se sent privà de libertà comme si autour au c'est de lui il y avait toujours des personnes présentes café comme quelque chose de nébuleuautour de lui et il sent un tremblement. p. 69. et dont s'occupe aussi le curÃdu village. comme. la droite et la gauche sont les sources d'ou viennent le faste et le nkfaste. Mais ce paysage n'est pas nkcessairement celui de notre vie. p. Un schizophrkne. ce n'est pas le mettre en place par rapport A quelque objet rephre : il est le repèr de tous les repères-c'est tendre vers lui comme versle lieu naturel d'une certaine paix ou d'une certaine joie. il s'élè s'abaisse et avec la maré existentielle qui le traverse. et quand les voix sont particulièremen fréquente et nombreuses. L'eau qui manque A la rivière la récoltdu maï ou des noix sont pour moi des événement si un ami vient me Mais voir et m'apporte des nouvelles de Paris. Problèm des Hal1ucinu. dont Minkowski s'occupe. je me sens excentrique la vraie vie.

. On voit bien ce que la pensé objective lui opposera toujours : les descriptions ont-elles valeur philosophique ? C'est-à -dir : nous enseignent-elles quelque chose qui concerne la structure mêm de la conscience ou bien n e nous donnent-elles que des contenus de l'expérienchumaine ? L'espace du rêve l'espace mythique. est non seulement entouré mais encore pénét part en part d'une autre spatialità que les de variations morbides révèlen schizophrèn h la montagne Un s'arrêt devant un paysage. Ce second espace à travers l'espace visible. Aprè un moment. comme ce n'est pas avec ma douleur que je sais ou est mon pied blessà : l'angoisse. pénétraciel bleu d u soir.ou dans mon corps la gauche comme côt de m a maladresse . Raum-Zeilstruklur und Denkstoru~~g der Schiin zophrenie. qu'en conséquenc parties du corps n'y sont plus accentuée les comme dans l'expericnce naturelle : le tronc n'est plus le fond d'oii s'élève mouvements et oà ils sombrent une fois acheles vés c'est lui qui dirige la danse et les mouvements des membres sont i son service. Ce n'est pas. p. sans limite. comme si une question lui étai posé dehors A du laquelle il n e pûtrouver aucune réponse Soudain le paysage lui est ravi par une force étrangèr C'est comme si u n second ciel noir. p. Si nous réfléchissou r s l'expériencmythique de l'espace et si nous nous demandons ce qu'elle veut dire. L'espace clair. cet hone nêt espace ou tous les objets ont la mêm importance et le mêm droit à exister. invisible. Sinn der Sinne. (4) FISCHER. 70. qu'elle est une suspension de notre histoire. jamais les contenus n e seraient nulle part. mur È (3) FISCHER. 381. 298) que l'espace de Newton traduit le vide du (1) La description de l'espace anthropologique pourrait êtr indéfinimen poursuivie (1). que la perception esthbque le tableau tique ouvre à son tour une nouvelle spatialité comme Å“uvr d'art n'est pas dans l'espace oà il habite comme chose physique et comme toile coloriée que la danse se dé roule dans un espace sans buts et sans directions. en quelque sorte. Tantô il se meut dans le paysage d'automne et tantô le paysage lui aussi se meut. avec son angoisse ou avec s a joie que le primitif vise un espace. ne se détachen plus l'un sur l'autre.ne se détermin comme direction que si d'abord je suis capable de penser sa relation avec la droite. car un espace qui ne serait pas objectif et qui ne serait pas unique n e serait pas u n espace : n'est-il pas essentiel à l'espace d'êtr le a dehors à absolu. p. il se sent comme menacé naî lui un intérà Il en spécia pour tout ce qui l'entoure. par exemple. STRAUS. 253. effrayant W . mais dans u n monde privé n e va plus il jusqu'à l'espace géographiqu il demeure dans a l'espace : de paysage à (5) et ce paysage lui-même une fois coupÃd u monde commun. Ce noule veau ciel est vide a fm. et Ibid. De là l'interrogation schizophréniqu: tout est étonnant absurde o u irréel parce que le mouvement de l'existence vers les choses n'a plus son énergie qu'il s'apparaî dans s a contingence e t que le monde n e va plus de soi. c'est celui que compose à chaque moment notre manièr propre de projeter le monde et le trouble du schizophrèn consiste seulement en ceci que ce projet perpétue dissocie du monde objectif se tel qu'il est encore offert par la perception et s e retire pour ainsi dire en lui-même La schizophr&nen e vit plus dans le monde commun. peuvent-ils êtr et êtr pensé par eux-mêmes ou bien ne pré supposent-ils pas comme condition de leur possibilità l'espace géométriq avec lui la pure conscience constituante et qui le déploi La gauche. et c'est cette relation qui finalement donne un sens spatial aux termes entre lesquels elle s'éta blit. p. nous trouverons nécessairemen qu'elle repose s u r la conscience de l'espace objectif et unique. l'espace schizophr6nique sont-ils de véritable espaces. que le sujet et son monde dans la danse ne s'opposent plus. (5) E. la joie.L'ESPACE 333 circuits à (1) de la causalità délirantcomme les longues chaîne causales d e la penséméthodiquexpriment des manière d'exister (2) : a l'expérienc de l'espace est en. est considérablen~en appauvri. 290. Si l'espace naturel dont parle la psychologie classique est a u contraire rassurant et évident c'est que l'existence se précipit s'ignore en lui. la douleur vécue sont rapportée un lieu A de l'espace objectif ou se trouvent leurs conditions empiriques. E t pendant ce temps. Vorn . p. et trelacé avec tous les autres modes d'expérience toutes les autres d o n n à © e s ' p s y c h i qÃ~ (3). libre à l'égar de tous les contenus et qui les déploidans l'espace.. corrélatif mais aussi négatiode la subjectivité t n e lui est-il pas essentiel d'eme (1) On pourrait montrer. régio du malheur et présag ? néfastpour le primitif . ou d'aller plus loin à (4). a une question permanente se pose à moi .. Zur Klinik und Psychologie des Raurnerlebens. (2) C'est pourquoi on peut dire avec SCHELER (IdealismusRealismus. c'est comme u n ordre de me reposer ou de mourir. Sans cette conscience agile. dit le malade.

le ph& nomèn mythique n'est pas une représentation mais une véritablprésence démode la pluie est présen Le dans chaque goutte qui tombe aprè la conjuration comme l'Arne à est présent chaque partie du corps. elle doit penser justement les actes de thématisa tion de la penséobjective et en restituer le contexte. et qu'en conséquenc notre proposition est rigoureusement dépourvude sens. il a conscience de comprendre éminemmen le rêveur le fou ou la perception. dans cette hidence. comme il l'avoue luimême les objets sont toujours la. L'analyse réflexivcroit savoir ce que vivent le rêveu et le schizophrèn mieux que le rêveu ou le schizophrèn lui-mêm . En d'autres termes. rompent les amarres qui les attachent a u monde et flottent devant lui sous la forme du rêveMais enfin que voit-il au juste ? Allons-nous le croire sur parole ? S'il veut savoir ce qu'il voit et comprendre lui-mêm son rêveil faudra qu'il s'éveille Aussitô la sexualità rejoindra son antre génital l'angoisse et ses : fantasmes redeviendront ce qu'ils ont toujours ét quelque gên respiratoire en un point de la cage thoracique. répondrons-nous sens thématiqu explide ou cite. De mêm enfin. et alors le fou. demandons-lui :oà est-il donc ? E n cherchant à placer ce fantbme.d en l'existence en une seule conscience. on nous répondr que la penséne connaî qu'elle-mêm ou des choses. qui possèd la vraie substance de mon rêv et de m a perception quand je n'en ai que l'apparence. Mais elle a u n sens non thématiquou implicite et ce n'est pas la un moindre sens. davantage : le philosophe croit savoir ce qu'il perçoitdans la réflexion mieux qu'il ne le sait dans la perception. ce par quoi le reste peut êtr et êtr pensé réflexione peut pas s'enfermer dans la pensé la objective. ou bien celui qui vit quelque chose n'est pas juge de ce qu'il vit. il garde toujours avec l'espace clair le moyen d'exorciser les fantôme et de revenir au monde commun. en généra l'existence. de parce qu'elle les trouve impensables et qu'ils ne veulent rien - dire qu'elle puisse t l i h t i s e r . donc en lui ? Le rêveu rêve c'est pourquoi ses mouvements respiratoireS. celle du rêv ou celle de la perception de toute valeur positive. quand nous cherchons à fonder l'espace géométriq ses relations intra-mondaines s u r avec la spatialitÃoriginaire de l'existence. ni dans celui du malade et de l'enfant. Mais en doutant du témoi gnage d'autrui sur lui-mCme ou du témoignagde sa propre perception sur elle-même il s'ôt le droit d'affirmer vrai absolument ce qu'il saisit avec évidence mêm si. car la pensé objective elle-mêm se nourrit de l'irréflkch s'offre comme une explicitation de la vie et de conscience irréfléchi sorte que la réflexioradicale de ne peut pas consister à thématise parallèlemen le monde ou l'espace et le sujet intemporel qui les pense. il le fera disparaîtr comme fantôme E t puisque. d'un moi plus intime à moi-mêm que moi qui pense mon rêv ou ma perception quand je me borne à rêve ou A percevoir. toutes les moda1ités. Elle refuse le fait ou le rée au nom du possible et de l'évidenceMais elle ne voit pas que l'évidencelle-mêm est fondé sur un fait. E t c'est à cette condition seulement qu'il peut rejeter les espaces anthropologiques comme des apparences confuses de l'espace vrai. unique et objectif. au moins comme absences de la rkflexion et comment ne pas le faire si l'on veut garder une valeur au témoignagde la conscience sans lequel aucune vérit n'est possible . Si le malade prétenqu'il y a autour de lui un second espace. elle s'évanoui devant la penséobjective. Tant qu'on admet le rêve la folie ou la perception. Pour le faire. ou que l'on perçoivjamais pour de bon. Elle n'a pas. Pour destituer l'expériencmythique. et alors l'épreuv de l'évidencpeut êtr une illusion.L'ESPACE 335 brasser tout étr qu'on puisse se représenter puisque tout ce qu'on voudrait poser hors de lui serait par là mêm en rapport avec lui. Les fantbmes sont des débrid u monde clair et lui empruntent tout le prestige qu'ils puissent avoir. mais doit ressaisir cette thématisatio elle-mêm avec les horizons d'implications qui lui donnent son sens. Si réfléchi c'est rechercher l'originaire. Le mythe tient l'essence dans l'apparence. que l'on soit jamais fou. Mais cette distinction mêm de l'apparence et du rée n'est faite n i dans le monde du mythe. qu'une spatialitÃdu sujet n'est pas pensable. pour réintégr les espaces A l'espaqe géométriqu faut en somme nier que il l'on rêv jamais.et ses pulsions sexuelles ne sont pas pris pour ce qu'ils sont. Toute a apparition à . il faudrait disposer d'une instance supérieurA laquelle on puisse soumettre la conscience perceptive et la conscience fantastique.on n'a pas le droit de niveler toutes les expérience u n seul monde. la pensé objective refuse les prétendu phé nomhnes du rêve du mythe et. De deux choses l'une : ou bien celui qui vit quelque chose sait en mêm temps ce qu'il vit. le rêveu ou le sujet de la perception doivent êtr crus sur parole et l'on doit seulement s'assurer que leur langage exprime bien ce qu'ils vivent . L'espace sombre qui envahit le monde du schizophrèn ne peut se justifier comme espace et fournir ses titres de spatialità qu'en se reliant à l'espace clair.

blèm de l'espace. BINSWANGER. elle a quittb au la fenêtr et n'y a laissà que sa dépouillinerte. p. (2) CASSIRER. en généra l'expériencA l'éta de nais(1) MINKOWSKI. le craquement d'un arbre ont un sens . que leur signification humaine s'écrasen elles et s'offre à la lettre comme ce qu'elles veulent dire. T . 6 4 . (3) L. n'est pas dans la têt du malade comme masse mat& rielle. la vertigineuse proximità de l'objet. à expliquer par des intentions ou des consciences .Rcmmproblem in der Psychopatho10Das nie. si je les pose et les fixe selon les méthode la pensé de objective. cette puissance de se joindre à tous les objets par la vision et l'audition. avant le sens signifiÃ(Zeichen-Sinn). dans le rêv et dans la perception. Philosophie der Symbolischen Formen. et que la conscience philosophique retrouve. seule à les entendre. III. morbide ou primitive. la vraie brosse. le monde vrai? Un schizophrèn sent qu'une brosse posé prè de sa fenêtr s'approche de lui et entre dans sa tête et cependant à aucun moment il ne cesse de savoir que la brosse est là -ba (3). 82. c'est le rétrécisseme de l'espace vécul'enracinement des choses dans notre corps. Cela veut-il dire que l'on donne raison au psychologisme? Puisqu'il y a autant d'espaces que d'expérience spatiales distinctes. . comme disait Comte. La brosse. Ce qui fait l'hallucination comme le mythe. mais refoulé par la perception de tous les jours ou par la pensee objective. au delà des fantasmes. c'est la structure de son espace: les objets restent devant lui. et elle conclut paisiblement : à J e suis donc - (1) CASSIRER.le sens expressif (AusdrucksS i n n ) . la solidarità de. dans l'expérienc enfantine. avant la subsomption du contenu sous la forme. 630. 80. Le Problèm des hallucinations et le pro. et puisque nous ne nous donnons pas le droit de réalise d'avance. comment pourrait-elle faire la critique de ce qu'elle pense éprouver trouverait-elle u n oà point fixe pour s'arrêter s'apercevoir elle-mêm comme pure conscience et apercevoir. comme Malebranche le disait à propos d'Adam. dans notre perception actuelle. ils gardent leurs distances et. Il ne faut pas en conclure qu'elles y étaien déjà mais inversement que la réflexio véritabl n'est pas cellelà Pour savoir ce que veut dire l'espace mythique ou schizophrénique nous n'avons d'autre moyen que de réveille en nous. est agglomérà regard. non pas abolie. n'avons-nous pas substituà le cogito du psychologue qui demeure dans l'épreuv de sa vie incommunicable ? Ne définissons-nou pas la subjectività par la coïncidencde chacun avec elle ? La recherche de l'espace et. la relation du sujet et de son monde que l'analyse réflexivfait disparaître Il faut reconnaîtr avant les a actes de signification w (Bedeutungsgebende Akten) de la pensé théoriqu thétiqu et les a expérience expressives à {Ausdruckserlebnisse). De mêm la brosse qui tombe sous les sens n'est qu'une enveloppe ou u n fantôm . S'il regarde vers la fenêtre il l'aperçoi encore. Puisque la conscience mythique n'a pas encore la notion de chose OU celle d'une véritobjective. l'homme et du monde. p. puisqu'il ne conteste pas la perception explicite et tient seulement qu'elle ne prouve rien contre ce qu'il éprouve Vous n'entendez pas mes voix ? à dit une malade a au médeci. qui est. la a prégnancà symbolique (2) de la forme dans le contenu. je retrouve en elles les relations de l'espace géomà trique. ouvrage cité 80. Mais la têt du malade n'est pas pour lui cet objet que tout le monde peut voir et qu'il voit lui-mêm dans u n miroir : elle est ce poste d'écoutet de vigie qu'il sent a u sommet de son corps. p. p. comme terme identifiable d'une perception expresse. les configurations de l'expériencadulte.L'ESPACE 337 (Erscheinung) es# ici une incarnation (1) et les être ne sont pas tant défini par des à propriétà que par des à caractère physionomiques. (2) Ibid. l'êtr rigide et piquant qui s'incarne sous ces apparences. il y a partout des avertissements sans personne qui avertisse (2). Sans doute. Une ombre qui passe. normale et civilisée n'enfermons-nous pas chaque type de subjectività et à la limite chaque conscience dans sa vie privé Au cogito rationaliste qui retrouvait en moi une ? conscience constituante universelle. ce n'est pas sa critique. Aucun appel à la perception explicite ne peut éveille malade le de ce songe. p. C'est là ce qu'on veut dire de valable en parlant d'un animisme enfantin et primitif : non que l'enfant et le primitif perçoivendes objets qu'ils chercheraient. (1) Ce qui garantit l'homme sain contre le délirou l'hallucination. ils ne le touchent qu'avec respect. si je rélléch la conscience des positions et des direcsur tions dans le mythe.. la conscience comme l'objet appartient à la pensé thétique mais parce que les choses sont prises pour l'incarnation de ce qu'elles expriment.

je suis toujours attachà par mes racines à u n espace naturel et inhumain. Sans doute. la conscience mythique n'est pas conscience de chose. c'est sur le monde que nous rêvons De même c'est autour du monde que gravite la folie. Pour ne rien dire des rêverie morbides ou des délirequi essaient de se fabriquer un domaine privb avec les débri macrocosme. sans quoi elle ne serait consciente de rien du tout. je peux encore ' perdre mon regard dans cette surface grenue et jaunâtreet il n'y a plus mêm de pierre. en généra subordonner toute de experience à une conscience absolue de cette experience qui la situerait dans l'ensemble de la vérità parce que l'unità de l'expériencainsi comprise en rend incompréhensiblla variétà Mais la conscience mythique est ouverte sur u n horizon d'objectivations possibles. Elle ne prend pas distance à l'égar de ses noèmes mais si elle passait avec chacun d'eux. La conscience mythique ou onirique. et si tous les mythes sont vrais. Mais elle ne s'emporte pas elle-mêm dans chacune de ses pulsations. qu'elle ne pose pas devant elle des termes défini par un certain nombre de propriétà isolables et articulée l'une sur l'autre. en un mot la phénoménologi fmit-elle pas par la négatiode l'êtr ne et la négatio sens ? Sous le nom de phénomèn du n'est-ce pas l'apparence et l'opinion qu'elle ramèn ? Ne met-elle pas à l'origine du savoir exact une décisioaussi peu jusiifiable que celle qui enferme le fou dans sa folie. nous aurions pu dire aussi bien que l'existence est spatiale. Nous avons cherchà à soustraire la conscience mythique aux rationalisations prématuré qui. elle se forme toujours autour d'un noyau sensible. et lui donne un air de fragilité Mêm s'il y a une perception de ce qui est désir le désir par aimÃpar l'amour. mais il en utilise toutes les articulations. mais elle peut toujours se dissoudre en elles. je puis arrête mes yeux sur une pierre d u mur des Tuileries. on le trouve. qui assure par mes habitus mon insertion dans le monde humain. qu'elle ne se fixe pas et ne se connaî pas elle-mêm . les du ktats mélancolique plus avancés le malade s'installe les oà dans la irtort et y place pour ainsi dire sa maison. Pendant le rkve et lui-même nous ne quittons pas le monde :l'espace du rêv se retranche de l'espace clair. le monde nous obsèd jusque dans le sommeil. c'est-à -dire du côt subjectif. Nous avons refusà de faire l'espace géométriq immanent à l'espace mythique et. si elle n'ébauchaipas le mouvement d'objectivation. dans l'expériencnormale. puisque justement il forme un monde. du côt objectif. utilisent encore pour le faire les structures de l'êtr a u monde et lui empruntent ce qu'il faut d'êtr pour le nier. haà par la haine. et qui subsiste toujours dans le sommeil ou la folie. la perception dans leur différencne sont pas fermée elles-mêmes ne sont pas des "lots d'exsur périenc sans communication et d'oà l'on ne pourrait sortir. Pendant que je traverse la place de la Concorde et que je me crois pris tout entier par Paris. rendent incompréhensibl mythe. c'est-à dire une totalità o i ~ chaque élémedes rapports de sens a avec les autres. c'est-à -dir que. la pêche la cnasse. parce qu'elles le cherchent en lui une explication du monde et une anticipation de la science. qu'elle est un flux. il ne reste qu'un jeu de lumièr sur une matièr indéfinie Ma perception totale n'est pas faite de ces perceptions analytiques. Le primitif vit ses mythes sur un fond perceptif assez clairement articulÃpour que les actes de la vie quotidienne. elle ne se cristalliserait pas en mythes. alors qu'il est une projection de l'existence et une expression de la condition humaine. les rapports avec les civilisés soient possibles. par intérieure elle s'ouvre s u r un a dehors à au une nécessit . c'est en tant qu'ils peuvent êtr replaces dans une phénoménolog l'esprit qui indique leur foncde tion dans la prise de conscience et fonde finalement leur sens propre sur leur sens pour le philosophe. à plus forte raison. ne le fait justement qu'en me projetant d'abo~ddans u n monde naturel qui transparaî toujours sous l'autre. Le mythe luimkme. et mon corps. la Concorde disparaît il et ny a plus que cette pierre sans histoire . comme chez Comte. Mais comprendre le mythe n'est pas croire au mythe. Je ne vis jamais entièremendans les espaces anthropologiques. p a r exemple. si diffus qu'il puisse être a un sens identifiable pour le primitif. De la mêm manière c'est bien au rêveu que j'ai ét cette nuit que je demande le réci rêve mais enfin le rêveu lui-mêm du ne raconte rien et celui qui raconte est éveillà Sans le rkveil. la folie. et le dernier mot de cette sagesse n'est-il pas de ramener à l'angoisse de la subjectività oisive et séparà Ce sont la les équi ? voques qu'il nous reste A dissiper. et c'est dans le sensible qu'elle trouve sa vérificatio et sa plénitude Nous avons dit que l'espace est existentiel . Ce lien entre la subjectivitÃet l'objectività qui existe déjdans la conscience mythique ou enfantine. si exigu qu'il soit. comme la toile sous le tableau.L'ESPACE 339 sant. les rêve ne seraient que des modulations instantanée n'existeraient pas mêm POUF nous. avant qu'ils soient objectivés décisiode demanla der à l'expériencelle-mêm son propre sens.

comme toute question déterminé enveloppe rait une réponse si enfin j'oppose à la vérit non pas la négatiode la vérità mais un simple éta non-vérit de ou d'équivoque l'opacitb effective de mon existence. elle ne me libèr de chaque milieu particulier que parce qu'elle m'attache au monde de la nature ou de l'en-soi qui les enveloppe tous. ( 2 ) Logische Untersuchungen. si. De la mêm manière je ne peux demeurer dans l'évidencabsolue que si je retiens toute affirmation. 387 et suivantes. V Unfers. comme le veut Husserl. Cependant c'est bien le propre de l'illusion de ne pas se donner comme illusion.L'ESPACE 341 point que l'on peut parler d'un espace mental et d'un < monde des significations et des objets de penséqui se constituent en elles à (1). Si cela est vrai. p.. comme Montaigne ou comme le schizophrèneje me confine dans une interrogation qu'il ne faudra pas mêm formuler : en la formulant j'en ferais une question qui. dans et la connaissance de nous-même l'apparence serait réalit si ¥ je pense voir ou sentir. Car les actes objectivants ne sont pas des représentations L'espace naturel et primordial n'est pas l'espace géométriqu coret rélativemen l'unità de l'expériencn'est pas garantie par un penseur universel qui en étaleraidevant moi les contenus et m'assurerait a son égartoute science et toute puissance. On a souvent dit que par définitiola conscience n'admet pas la séparatiode l'apparence et de la réalità on l'entendait en ce sens que. je m'étonnde- . que l'illusion ne soit pas ce qu'elle paraî et que êtr pour une fois la réalit d'un acte de conscience soit au-delh de son apparence.Les espaces anthropologiques s'offrent eux-même comme construits sur l'espace naturel. II. Nous ne savons qu'il y a des erreurs que parce que nous avons des v& rites. en déta de chant ces à mondes à sur le fond d'un unique monde naturel.. 617. au nom desquelles nous corrigeons les erreurs et les connaissons comme erreurs.Nous n'avons pas A choisir entre une philosophie de l'immanence ou un rationalisme qui ne rend compte que de la perception et de la vérità et une philosophie de la transcendance ou de l'absurde qui ne rend compte que de l'illusion vu de l'erreur. Réciproquemen reconnaisla sance expresse d'une vérit bien plus que la simple exisest & tence en nous d'une idé incontestée foi immédiat ce la qui se présent elle suppose interrogation. je vois ou sens à n'en pas douter. doute. que mes illusions soient des perceptions sans objet ou mes perceptions des hallucinations vraies. l'apparent et le rée doivent demeurer ambigus dans le sujet comme dans l'objet. si pour moi rien ne va plus de soi. Allons-nous donc dans le sujet couper l'apparence de la réalità Mais la rupture une fois faite est irréparabl la plus claire apparence peut désormai : étr trompeuse et c'est cette fois le phénomè la vkrith de qui devient impossible. La transparence de la conscience entraîn l'immanence et l'absolue certitude de l'objet. pp. les à actes non objectivants È pour parler comme Husserl. qui resterait le seul critèr possible. La véritde la perception et la faussetà de l'illusion doivent êtr marquéeen elles par quelque caractere intrinsèquecar autrement le té moignage des autres sens. devenant h son tour incertain. Il y aura donc entre elles une diiïéren structure. si. Si le mythe. rupture : avec l'immédiat est la correction d'une erreur possible. elle Tout rationalisme admet au moins une absurdità A savoir qu'il ait A se formuler en thèseToute philosophie de l'absurde reconnaî moins un sens a l'affirmation de l'abdu surde. sinon percevoir un objet irréel moins perdre de vue son irréa du lité faut qu'il y ait au moins inconscience de l'impercepil tion. T . J e ne peux rester dans l'absurde que si je suspens toute affirmation. . quoi qu'il en soit de l'objet extérieur la réalit Ici apparaî tout entière êtr rée apparaîtr font qu'un. nous n'aurions jamais conscience d'une perception et d'une illusion comme telles. le rêve l'illusion doivent pouvoir êtr possibles. et il faut ici que je puisse. BINSWANGEK. La nouveautà de la phéno ménologi n'est pas de nier l'unità de l'expérience mais de la fonder autrement que le rationalisme classique. Elle n'est qu'indiquépar les horizons d'objectivation possible. sur les à actes objectivants à (2). Il faudra comprendre comment d'un seul mouvement l'existence projette autour d'elle des mondes qui me masquent l'objectivité l'assiet gne comme but à la téléolog la conscience.I~au~uproblcnz der PsuchopafholoDas in aie. ma perception et tout l'êtr de mon illusion est dans leur manièr d'apparaître faut que la vkrità qui défini il l'une et la faussetà qui défini l'autre m'apparaissent aussi. L'illusion n'en $era pas une. il ny a et ne ' pas d'autre rbalità que l'apparition. Si tout l'êtr de (1) 1. de l'expérienc ultérieure ou d'autrui. la certitude devra s'étendrde la vision ou de la sensation comme penséea la perception comme constitutive d'un objet. il est exclu que l'illusion et la perception aient mêm apparence. La percepde tion vraie sera tout simplement une vraie perception.

insérà dans u n e configuration confuse ou claire. et réciproquemen cette exigence est motivépar le conilit de ces significations. bien qu'elle n'ait pas besoin de le connaîtr expressément Dans la conscience. c'est-à -dir dans l'équivoquet dans le jeu du monde (2). que dans un champ à structure confuse ou les connexions ne sont pas encore nettement articulees. L'épreuv de l'absurde et celle de l'évidenc absolue s'impliquent l'une l'autre et sont mêm indiscernables. je n'ignore pas les sentiments que je refoule et en ce sens il n'y a pas d'inconscient. mais encore comme expériencesLe rationalisme et le scepticisme s e nourrissent d'une vie effective de la conscience qu'ils sous-entendent hypocritement tous deux. sans laquelle ils ne peuvent êtr ni pensés mêm vé ni cus. J e dis que je perçoi correctement quand mon corps a sur le spectacle une prise précise mais cela ne veut pas dire que ma prise soit jamais totale . Une vérits u r fond d'absurditéune absurdità que la télé logie de la conscience présum pouvoir convertir en vede rité est le phénomè tel originaire. Mais je peux vivre plus de choses que je ne m'en représente mon êtr ne se rédui pas a ce qui m'apparaî expressémen moi-m6me. mais seulement qu'il y a d u sens. fourmillent de contradictions. La pierre plate n'apparaît comme tous les lointains. les doctrines. pour réveilleet expliciter entièremenma vie. Entre l'illusion et la perception. 350. je ne me trompe jamais et que la sensation du moins soit indubitable. et il n'y a aucune donnésensible qui demeure la mêm quand je passe de la pierre illusoire à la tache de soleil vraie. p. dans un chemin creux.travail cité 382. Dans l'expérienc d'une véritperceptive. Le monde n'apparaî absurde que si une exigence de conscience absolue dissocie à chaque moment les significations dont il fourmille.il y a conscience de quelque chose. ni ignorance de soi. (2) Le problèm de l'expression est indiquà par FINK.Die phünomenologisch Philosophie Husserls in der gegenwürtigeKritik. je de rentre dans l'implicite.342 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 343 vant le monde (1) et cesse d'êtr en complicità avec lui pour faire apparaîtrle flot des motivations qui me portent en lui. J e vois la pierre illusoire en ce sens que tout mon champ perceptif et moteur donne A la tache claire le sens de à pierre sur le chemin B. il y a phénomèn conscience n'est ni position La d e soi. l'apparaîtr n'est pas être mais phénomèn nouveau cogito. si je m'en tiens A ce que je vois vraiment. parce Ce - (1) FINK. elle est non dissimuléA ellemême c'est-à -dir qu'il n'est rien en elle qui ne s'annonce de quelque manièr A elle. Toute sensation est déjprégnant d'un sens. Ce qui n'est que de vécest an~bivalent. je fais confiance a u monde. je crois voir au loin une large pierre plate s u r le sol. E t pourtant je suis capable d'omettre cette distinction. je fais cristalliser dans un acte de conscience u n ensemble indéfin motifs. pour peu qu'on les presse un peu. E n ce sens. y a en moi des sentiments auxquels il je n e donne pas leur nom et aussi des bonheurs faux ou je ne suis pas tout entier. p. la différencest intrinsèqu et la véritde la perception ne peut se lire qu'en elle-même Si. en C'est donc de part et d'autre le mêm silence et le mêm vide. je présumque la concordance éprouvà jusqu'ici se maintiendrait pour une observation plus détail lé. qui est en réalitune tache de soleil. L'évidenc de la sensation entraîneraicelle de la perception et rendrait impossible l'illusion. C'est que la vision correcte et la vision illusoire ne se distinguent pas comme la penséadéquatet la penséinadéquate c'est-i-dire comme une penséabsolument pleine et une pensélacunaire. et de ce qui est par principe impossible. je ne peux pas dire que je voie jamais la pierre plate au sens oà je verrai en approchant la tache de soleil. mêm à titre d'apparence. c'est-à -dir que mon corps n'est pas en prise s u r elle e t q u e je n e peux pas la déploye devant moi par des mouvements d'exploration. l'identità de l'êtr et de l'apparaîtrn e peuvent pas êtr posés mais seulement vécu deç de toute affirmation. L'évidenc absolue et l'absurde sont équivalents non seulement comme affirmations philosophiques. je suis capable d'illusion. quelque chose s e montre. l'illusion comme l'image n'est pas observable. Dire que. Le contact absolu de moi avec moi. c'est engager . apparence et réalitne font qu'un ou dire qu'elles sont séparée rendre impossible la conscience d e quoi c'est que ce soit. et cependant elles avaient un air de clarté elles ont un sens de premièr vue. Percevoir. Quand je veux passer d e cette interrogation à une affirmation et a fortiori quand je veux m'exprimer. Il n'est pas vrai que. qu'il est en deç de la véritet de l'erreur dévoilée rend possibles l'une et l'autre. E t déjje m'apprêt à sentir sous mon pied cette surface lisse et solide. elle n e le serait que si j'avais pu réduirà l'éta perception de articulé tous les horizons intérieur extérieur l'objet. O r tel est le vrai cogito . Comme le dit Pascal. et dans laquelle on n e peut dire que tout ait un sens ou que tout soit non-sens. dans la conscience. Le \écest bien vécpar moi.

Nous ne mettons pas ces apparences au compte de l'objet. ne se distingue du losange véritabl que si l'on tient compte de l'orientation. repèr toujours donné nous avons toujours le moyen de les reconnattre.344 PHGNOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION d'un seul coup tout un avenir d'exptkiences dans un prksent qui ne le garantit jamais à la rigueur. n e se contracte en apparence solide que grâcà cet appoint. parce que l'illusion elle aussi utilise la mêm croyance au monde. Une chose a d'abord s a grandeur et s a forme propres sous les variations perspectives qui ne sont qu'apparentes. et qu'ainsi. . et elles nous fournissent elles-même u n rephre par rapport auquel nous pouvons enfin fixer les apparences fuyantes. de plus en plus déformée entre lesquelles je puisse faire un choix conventionnel.que étan définieh l'aide de notre corps. Si je rends compte en . puisque le monde que je vise A travers chaque apparence et qui lui n'exige donne. je tourne le regard de ce côtà fantasme se rétréc se met en place : ce n'étai le et qu'une mouche prè de mon e i l . mais cette distance et cette orientation typi. cette correction m'étai donné comme possible. J'avais conscience de voir une ombre et j'ai maintenant conscience de n'avoir vu qu'une mouche. je ne suis pas garanti de l'erreur. Mon adhésioau monde me permet de compenser les oscillations du cogito. Il restera A analyser cette possession préconscientdu monde dans le cogito prérk flexif. dira le psychologue. si. par l'épaisseu du monde. le poids de la vérità jamais nécessairemen cette apparence-ci. J e voyais en marge de mon champ visuel et à quelque distance une grande ombre en mouvement. qui deviendrait la grandeur ou la forme réelle Nous l'avons d6jà dit. Mais cette reconstitution psychologique de la grandeur ou de la forme objectives se donne ce qu'il faudrait expliquer : une gamme de grandeurs et de formes dkterrnindes parmi lesquelles il suffirait d'en choisir une. elles sont un accident de nos relations avec lui. je suis non dissimulà A moimeme parce que j'ai u n monde. Elles ne sont pas plus vraies que d'autres. et nous convenons de considére comme vraies la grandeur que nous obtenons A distance de toucher ou la forme que prend l'objet quand il est dans u n ¥pla parallèl a u plan frontal. toujours ouverte sur un horizon de vkrifications présomptives ne me sépar elle pas de la vérità Mais. III. Il y a certitude absolue du monde en généra non d'aucune chose en mais particulier. c'est croire A un monde. et nous permet de a barrer à l'illusion précà dente. par la mém raison. une chose a des par a caractère à ou des a propriétà stables. Dans le moment mêm de l'illusion. de la tenir pour nulle et non avenue. La conscience du monde n'est pas fondésur la conscience de soi.LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL Meme si elle ne peut êtr défini lh. C'est cette ouverture à un monde qui rend possible^ la vérit perceptive. de déplace n cogito u a u profit d'un autre et de rejoindre la vérit ma pensé de au-delà de son apparence. elles ne le concernent pas lui-même Que voulons-nous dire par lh et sur quoi jugeons-nous donc qu'une forme ou une grandeur sont la forme et la grandeur de l'objet ? Ce qui nous est donnà pour chaque objet. les distinguer les unes des autres et en u n mot construire une objectività : le carrk vu obliquement. à tort ou à raison. la réalisatioeffective d'un WahrNehmung. e t nous approà cherons du phénomè réaliten étudian constantes de les perceptives. ce sont des grandeurs et des formes toujours variables selon la perspective. on choisit comme seule décisiv l'apparence en présentatio frontale et si l'on 3 rapporte toute apparence donnéi ce qu'elle deviendrait dans ces conditions. Le véritablcogito n'est pas le têt à têt de l a penséavec la penséde cette pensé: elles ne se rejoignent qu'à travers le monde. et en mêm temps unie à eux. qui est peu prhs u n losange. pour un mêm objet qui s'éloignOU qui pivote sur luimêmeje n'ai pas une séri a images psychiques à de plus d' en plus petites. La conscience est éloignà l'êtr et de son de êtr propre. mais elles sont rigoureusement contemporaines : il y a pour moi u n monde parce que je ne m'ignore pas . par exemple.

objectives ou réellese rédui celle de savoir comment il y a A pour nous des formes déterminée i l y a des termes et déterminée quelque chose comme a u n carrà È a un losauge È une configuration spatiale effective. toujours mentionné dans ma perception. mais parce que l'apparence losange avec présentatio oblique est immédiatemen identique à l'apparence carrà en présentatiofrontale. et donc qu'elles soient déjdéterminée alors que la question est justement de savoir comment elles le deviennent. c'est l'armature de relations auxquelles toutes les apparences satisfont.vraie ou mêm apparente . ce serait d'admettre qu'en fin de compte la jamais la grandeur et la forme ne sont perçue comme les attributs d'un objet individuel. P a r exemple. nous ignorons les problème du psychologue. une manièr d'élude question. si elle demeure constante. La réalit n'est pas une apparence privilégià qui demeurerait sous et les autres. a u moins A premièr vue. la distance et l'orientation. parmi toutes les grandeurs ou formes apparentes. Chaque éléme cube. si l'on en développtout le sens du perçumentionne le point de vue actuel de l'observateur s u r lui. parce que. comme le rouge. et c'est en elle que se fonde l'équivalenc de toutes ses apparitions et l'identità d e son être E n suivant la logique de la grandeur et de la forme objective. et que seul enfin l'objet peut apparaîtr pleinement. Ainsi nous nous placons d'emblédans l'objet. Aussiet tô qu'elle y prend place. est tenue pour constante. le chaud ou le sucrà .peut se montrer devant moi. non que j'imagine l'aspect que prendraient l'une aprè l'autre les six faces si je le faisais tourner dans m a main. Ce que nous affirmons avec l'objet comme êtr défini c'est en réalitune facies totius universi qui n e change pas. mais comprise. Une forme ou une grandeur seulement apparente est celle qui n'est pas encore situé dans le systbme rigoureux que forment ensemble les phénomèn mon corps. demeure invariable lui-même et il est objet. Une certaine orientation de mon regard par rapport à l'objet signifie une certaine apparence d e l'objet et une certaine apparence des objets voisins. on sous-entend qu'elles puissent êtr traitée comme des variables ou des grandeurs mesurables. Si je tiens mon porte-plume prè de mes yeux et qu'il me cache presque tout le paysage. mais parce que les d6formations perspectives n e sont pas des donnée brutes. pas plus d'ailleurs que la forme parfaite du côt qui me fait face. Dans toutes ses apparitions. l'objet garde des caractère invariables. avec chacune de ces configurations m'est donnél'orientation de l'objet qui la rend possible et qu'elles s'offrent dans un contexte de relations qui rendent équivalente priori les différente A présentation perspectives. elle retrouve s a vérità dkforla mation perspective n'est plus subie. Il y aurait bien. elle n'est pas donné ou constatédans une perception. parce que notre corps comme point de vue s u r les choses et les choses comme élement abstraits d'un seul monde forment un systèm oà chaque moment est immédiatemen significatif de tous les autres. parce que toutes les valeurs possibles qu'il peut prendre en grandeur et en forme sont d'avance renferméedans la formule d e ses rapports avec le contexte. L'apparence n'est trompeuse et n'est apparence a u sens propreque quand elle est indéterminé question de savoir comment La il y a pour nous des formes ou des grandeurs vraies. ramene Le l'apparence à des proportions médiocres carrà qu'on m e présent obliquement reste un carré que j'evoque a pronon pos de ce losange apparent la forme bien connue du carrÃde face. Le problèm n'est pas seulement de savoir comment une grandeur ou une forme. ce n'est pas que je garde le souvenir d'une expérienc antérieur je l'aurais constaoà tée Elle est l'invariant ou la loi des variations corrélative de l'apparence visuelle et de sa distance apparente. se cristalliser dans le flux de mes expérience enfin m'êtr donnée un mot. la grandeur vraie de mon porte-plume n'est pas comme une qualità inhérentà telle de mes perceptions du porte-plume.346 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL 347 ces termes de m a perception. sa grandeur rkelle reste médiocre parce que ce porte-plume qui masque tout est aussi un porte-plume vu de près et que cette condition. qu'elles ne sont que des noms pour designer les relations entre les parties du champ phéno ménal constance de la grandeur ou de la forme réell La à travers les variations de perspective ne serait que l a constance des relations entre le phénomè les conditions de et s a prksentation. mais les avons-nous vraiment dépassà Quand on dit que la grandeur ou la forme ? vraie n e sont que la loi constante selon laquelle varient l'apparence. c'est que j'y introduis déj le monde avec ses grandeurs et ses formes objectives. Le cube dont les côtà sont déformà par la perspective reste cependant un cube. d e . on verrait avec Kant qu'elle renvoie à la position d'un monde comme systèm rigoureusement lié que nous n e sommes jamais enfermédans l'apparence. comment il y et en a de l'objectif. il est beaucoup plus radical: il s'agit de comprendre comment une forme ou une grandeur dkterminé . Kant a raison de dire que la perception est.

tantô elles s'articulent nettement l'une sur l'autre et dévoilen leurs richesses. Mais c'est l'apparence comme apparence qui devient incompréhensiblchez lui. dans ce . une orientation sous laquelle il donne davantage de lui-mêm : en deçet a u delà nous n'avons qu'une perception confuse par exc&sou par défaut nous tendons alors vers le maximum de visibilità et nous cherchons comme au microscope une meilleure mise au point ( l ) . que chaque spectacle est pour moi ce qu'il est dans une certaine situation kinesthésique qu'en d'autres termes mon corps est en permanence mis en station devant les choses pour les percevoir et inversement les apparences toujours enveloppée pour moi dans une certaine attitude corporelle. Si je connais la relation des apparences à la situation kinesthé sique. ce n'est plus qu'une poupé un automate. vaut. mais implicitement donnée comme des étape dans le geste qui conduit à l'attitude optima. étan d'emblé replacéedans le systèm objectif du monde. il y a une distance optimale d'oà il demande A êtr vu. mais en tant que j'ai un corps et que je suis par ce corps en prise sur un monde. C'est dans l'évidencde la chose que se fonde la constance des relations. Kant l'a bien vu. Cette perception privilégià assure l'unità du processus perceptif e t recueille en elle toutes les autres apparences. l'orientation oblique de l'objet par rapport à moi n'est pas mesuré par l'angle qu'il forme avec le plan de mon visage. Mais pour moi qui perçoisl'objet à cent pas n'est pas présen t e rbel a u sens oà il l'est à dix pas. corrélativemen perspectives qui leur les correspondent ne sont pas poséedevant moi l'une aprbs l'autre et ne s'offrent que comme des passages vers la chose mêm avec s a grandeur et sa forme. et j'identifie l'objet dans toutes ses positions. .vu de trop loin. le sujet pense sa perception e t la véritde s a perception plutbt qu'il ne perçoitL a conscience perceptive ne nous donne pas la perception comme une science. loin que la chose se réduisà des relations constantes. les variations de l'apparence ne sont pas des changements de grandeur en plus ou en moins. il perd encore la valeur de vivant. Mais Kant en concluait que je suis une consciencc qui investit et constitue le monde. Quand je regarde devant moi les meubles de ma chambre. Si je rapproche de moi l'objet ou si je le fais tourner dans mes doigts pour a le voir mieux È c'est que chaque attitude de mon corps est d'emblépour moi puissance d'un certain spectacle. ce n'est pas un problèm de savoir comment des formes et des grandeurs déterminé apparaissent dans mon expérience puisque autrement elle n e serait expériencde rien et que toute expériencinterne n'est possible que sur le fond de l'expériencexterne.elle est obtenue par un certain &quilibrede l'horizon intbrieur e t de l'horizon extérieu un corps vi: (1) SCHAPP. polarisévers l'objet.et non pas l'inverse. la grandeur et la forme de l'objet comme des lois. e t l'objet n'est rien d'autre justement que ce produit constant de la distance par la grandeur apparente. Lecorps ou quand sa microstructure n'est n i vivant lui-mêm apparaî trop. prend pour acquis les résultatde cette expériencpréscientifiquet ne peut la passer sous silence que parce qu'il les utilise. pp. vu de trop près et sans aucun fond sur lequel il se détache n'est plus un corps vivant. u n changement corrélatide la grandeur et de la forme. et les détermination numériquede la science repassent sur le pointillà d'une constitution du monde déj faite avant elles. en tant que toutes les perspectives convergent vers la perception que j'obtiens pour une certaine distance et une certaine orientation typique. Les vues perspectives sur l'objet. la table avec sa forme et sa grandeur n'est pas pour moi une loi OU une règl du déroulemen phénomène relation invades une riable : c'est parce que je perçoi la table avec sa grandeur et sa forme défini que je présume pour tout changement de l a distance ou de l'orientation. tantô ses parties se mêlen et se confondent. à toutes ses distances. et. Kant. Pour chaque objet comme pour chaque tableau dans une galerie de peinture. mais une masse mat& rielle aussi étrangque les paysages lunaires. comme le savant. un objet vu à cent pas sous une faible grandeur apparente est indiscernable du mêm objet vu à dix pas sous u n angle plus grand. 59 et suivantes. mais éprouvà comme u n déséquilibr comme une inégal répartitiode ses influences sur moi . Il y a un point de maturitÃde ma perception qui satisfait à la fois à ces trois normes e t vers lequel tend tout le processus perceptif. des distorsions réelle: simplement. sous toutes ses apparences. . ni trop peu visible. Et de mêm que les attitudes perceptives ne sont pas connues de moi une à une. et ce moment déterminaussi s a forme et sa grandeur réelles distance de moi l'objet La n'est pas une grandeur qui croî décroî une tension ou mais qui oscille autour d'une norme . ce n'est donc pas par une loi et dans une formule. Pour la science et pour la pensé objective. Beilrüg zur Phünornenologider Wahrneh~nung.34s PHENOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL 349 soi. comme on peut le remarquer en regardant à la loupe u n segment d'épi derme .

L'objet est circulaire si. comme a u coucher d u soleil a ou sous la lumièr électrique déplac couleur effective je la a u profit d'une couleur du souvenir (1). pour commencer. il est vécpar moi d'un certain point de vue. il a n e s e laisse pas situer d'une manièr satisfaisante dans la &rie noirblanc à (2). je n'en suis pas le spectateur. la perception du monde n'est qu'une dilatation d e mon champ de présence n'en transcende pas les strucelle tures essentielles.Hie Farbenknnslani d e r Sehdinge. G E I . Le monde est une unitÃouverte et indhfinie ou je suis situé comme Kant l'indique dans la Dialectique transcendantale. p. n'est pas purement et simplement du blanc. à considére perception la elle-même on n e peut pas dire que le brun d e la table s'offre sous tous les éclairagecomme le mêm brun. 613. par exemple sa couleur. toute constance perceptive renvoie à l a position d'un monde et d'un systtme de l'expériencOU mon corps et les phénomèn soient rigoureusement liés Mais le systèm de l'expériencn'est pas déploy devant moi comme s i j'étaiDieu. Soit un m u r blanc dans l'ombre et u n papier gris ti l a lumièreon n e peut pas dire que le m u r reste blanc e t le papier gris : le papier fait plus d'impression s u r le regard ( 3 ) . il est plus lumineux. mais une fonction à existentielle. qui est prépond rante parce qu'elle est inscrite en moi par de nombreuses expériences a constance de la couleur serait donc u n e L constance réelle Mais nous n'avons ici qu'une reconstruction artificielle d u phénomèn Car. Un pap pier blanc dans l'ombre. cite P. STUMPF. 94 et suivantes. que nous reconnaissons comme tel. parce qu'elle s'elYectue toujours dans le cadre d'un certain montage à l'égardu monde qui est la dcfinition de mon corps. mais comme il semble l'oublier dans l'Analytique. aussi proche de moi par tous ses ~ 6 t h i l . en d'autres termes. Si je sais qu'un arbre a l'horizon reste ce qu'il est en perception prochaine. La lune énormh l'horizon et trè petite au zénitn'est qu'un cas particulier de la mêm loi. KOFFKA. II est e i ~ i d r i n g l i c h e r . plus clair. garde s a forme et sa grandeur réelles c'est seulement en tant que cet horizon est horizon de mon entourage immédiat que d e proche en proche la possession perceptive des choses qu'il renferme m'est garantie. a distance égale elles dilatent plus ou moins mon regard ou qu'elles le dilatent égalemen différente i distances. Les grandeurs et !es formes n e font que mochiliser cette prise globale s u r le monde. à courte distance. ce n'est pour ainsi dire que la a substance d e la couleur à qui demeure sous les variations d'éclai rage (4). le m u r est plus sombre e t plus mat. ou si ceux qu'il lui impose sont imputables A la présentatiooblique. j'y suis partie. c'est-à -dir les plus fréquentes Lorsque la distance est trop grande ou que l'éclairag une couleur propre.350 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL 351 mouvement réflexif passait par-dessus le p h à © n o m hd u il corps et celui de la chose. ~ . nous en apprennent s u r elle beaucoup plus que ses propriétkgéométrique table est et demeure La brune à travers tous les jeux de lumièr et tous les éclairages Qu'est-ce donc. pp. celle qu'elle prend en lumiere diurne. 'petite a u contraire s'il l'enveloppe largement. Les qualité e la chose. s a dud reté son poids. par C ~ L B . . le corps Y reste toujours agent e t n'y devient jamais objet. 598. Il est donc bien vrai q u e toute perception d'une chose. e t les grandeurs moyennes se distinguent l'une de l'autre selon que. que cette couleur réell et comment y avons-nous accè ? O n sera tentà de répondr que c'est l a couleur sous laquelle je vois le plus souvent la table. La chose est grande si mon regard n e peut pas l'envelopper. les expérience (1) La constance des formes et des grandeurs dans la perception n'est donc pas une fonction intellectuelle. Au contraire chez