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IMMANENCE ET TRANSCENDANCE DANS L’ARCHITECTURE DE PETER EISENMAN

AUTHOR :

MANUEL GUERRA

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine ENSAPVS

et les cultures anciennes comme en Orient où Amérique on trouve un approche immanente. Il établi son idée d’une différentiation évolutive des systèmes où chaque système est fondée sur un code binaire : le système moral encode suivant l’alternative bien/mal la science suivant l’alternative vrai/non vrai et pour la religion l’alternative immanence/transcendance (Reese-Schafer 2006) Giorgio Agamben. Deleuze et Levinas sont sans doute les personnages plus représentatifs de deux tendances mais Derrida clairement appartient à la trajectoire transcendante aussi. nous la rencontrons partout à l'état d'ouverture. humanité) est subjugué.1 1. Cet éveil premier est la première ouverture.(Smith 2003) 2. deux substances opposées) Niklas Luhmann pour qui la différence et non l’identité est première. de manière que tout le deux forment une seule unité (monisme. C'est le contraire qui est vrai. à son tour. INTRODUCTION L’opposition Immanence /Transcendance" prend des formes diverses comme la opposition Nature/Culture "monisme/dualisme". (Maldiney 2007) . Il ne peut pas être dit. IMMANENCE ET TRANCENDANCE DANS LA PERCEPTION DE L’ESPACE Un événement déchire la trame de l'étant. c'est a dire la complémentarité du monde rationnel logique et le monde naturel ou de l'expérience. et le résultat est que l'architecture est omniprésente. L'existence. a identifie dans la philosophie française contemporaine deux tendances : une trajectoire que se dirige vers la transcendance. une seule substance avec des différentes manifestations) au contraire de la conception dialectique basée dans la lutte des opposés et l’imposition de la culture sur la nature (dualisme dialectique. Il est fréquent d'entendre dire que l'être ne peut pas être montré et qu'il ne peut qu'être dit. nous ne pouvons l'atteindre qu'à le rencontrer dans l'exister. et d’autre côte une trajectoire de l’immanence qui inclus a Foucault et Deleuze et va en arrière vers Nietzche à Spinoza. et la nature (paysage. travaille essentiellement à partir des oppositions basées dans codifications bivalentes ou binaires. la quelle inclus Levinas et Derrida et qui est précédé par Husserl et Kant. c'est la tendance en occident. Par contre dans certains tendances post-rationalistes. Dans l’architecture rationaliste on trouve une pensée transcendante c'est à dire l’imposition et parfois la domination du monde rationnel et logique (la culture) sur le monde de l’expérience (le monde naturel). société. L'être.

Avec la notion du niveau spatial et du corps comme sujet de l'espace. Ce maximum de netteté dans la perception et dans l'action définit un sol perceptif. L'extraire de son espace.2 Avoir l’expérience d'une structure. ne sont pas juxtaposées. et qu'au lieu il est donc une certaine possession du monde par mon corps. ce n'est pas la recevoir passivement en soi : c'est la vivre. selon la largeur. c'est l'anéantir. (Merleau-Ponty 1945) Les parties de l'espace. comme chose dans l'espace objectif. (Merleau-Ponty 1945) Nous cherchons le sens de chaque forme formée dans l'acte de formation lui-même. Mon corps est en prise sur le monde quand ma perception m'offre l’spectacle aussi varié et aussi clairement articulé que possible et quand mes intentions motrices en se déployant reçoivent du monde les réponses qu'elles attendent. Mais une forme est indéplaçable pour autant qu'elle est indéformable. Mon corps est là où il a quelque chose à faire. et cette relation est temporelle avant d'être spatiale. Mais l'unité et l'individualité de chaque entre la précédente et la suivante et si la même pulsation temporelle qui la fait jaillir retient encore la précédente et tient d'avance la suivante. un fond de ma vie. (Maldiney 2007) L'intellectualisme [transcendentaliste] ne peut pas rendre compte d'une perception effective de l'espace. Ce corps virtuel déplace le corps réel à tel point que le sujet ne se sent plus dans Je monde où il est effectivement. la hauteur ou la profondeur. mais mon corps comme système d'actions possibles. une certaine prise de mon corps sur le monde. elles coexistent parce qu'elles sont toutes enveloppées dans la prise unique de notre corps sur le monde. on. C'est le temps objectif qui est fait de moments successifs. Les choses coexistent dans l'espace parce qu'elles sont présentes au même sujet percevant et enveloppées dans une même onde temporelle. ni celle de l'espace spatialisant. Nous savons un mouvement et un mouvant sans aucune . Il est immanent à son advenir. l'assumer. comprend les phénomènes de l’expérience dans cette prise du sujet sur son monde qui est l'origine de l'espace. ce n'est pas mon corps tel qu'il est en fait. comme son lieu. Le phénomène du mouvement ne fait que manifester d'une manière plus sensible l'implication spatiale et temporelle. Ce qui importe. un milieu général pour la coexistence de mon corps et du monde. Nous ne pouvons donc comprendre l'expérience de l'espace ni par la considération des contenus ni par celle d'une activité pure de liaison et nous sommes en présence de une troisième spatialité qui n'est ni celle des choses dans l'espace. Pourquoi? Parce qu'une forme est en incidence interne réciproque avec son espace. Une expérience ne peut donc jamais être rattachée comme à sa cause à certaines conditions de fait. » Cet acte n'est pas définissable en dehors de la forme. la reprendre. un corps virtuel dont le « lieu » phénoménal est défini par sa tâche et par sa situation. Elle instaure l'espace dans lequel elle apparaît. Le présent vécu renferme dans son épaisseur un passé et un avenir. en retrouver le sens immanent.

puis là. et comme à chaque moment nous savons la place d'un événement dans l'épaisseur de notre passé sans aucune évocation expresse. (ibid 1945) La perception du mouvement n'est pas seconde par rapport à la perception du mobile.(Meier 2010) . celui qui régulièrement a intégré de façon explicite un questionnement philosophique dans son processus de conception. (ibid 1945) L’espace n'est pas le milieu (réel ou logique) dans lequel se disposent les choses. qu'il définit ainsi : « Le plan d'immanence n'est pas un concept.3 conscience des positions objectives. ni le concept de tous les concepts. mais le plan d'immanence est la vague unique qui les enroule et les déroule ». nous devons le penser comme la puissance universelle de leurs connexions. je n'ai pas des perceptions. C'est-à-dire qu'au lieu de l'imaginer comme une sorte d'éther dans lequel baignent toutes les choses ou de le concevoir abstraitement comme un caractère qui leur soit commun. (ibid 1945) Dans Qu'est-ce que la philosophie ?. Ainsi Deleuze pense l'immanence comme un plan : ce plan est à l'opposé du transcendantalisme. […] Les concepts sont comme les vagues multiples qui montent et qui s'abaissent. je ne pose pas cet objet à côté de cet autre objet et leurs relations objectives. mais le moyen par lequel la position des choses devient possible. et ensuite une identification qui relierait ces positions dans la succession que leur diversité n'est pas subsumée sous une unité de transcendance qu'enfin l'identité du mobile fuse directement « de l'expérience » (ibid 1945) La perception de l'espace c'est-à-dire la connaissance qu'un sujet désintéressé pourrait prendre des relations spatiales entre les objets est un phénomène de structure et ne se comprend qu'à l'intérieur d'un champ perceptif qui contribue tout entier à la motiver en proposant au sujet concret un ancrage possible. j'ai un flux d'expériences qui s'impliquent et s'expliquent l'une l'autre aussi bien dans le simultané que dans la succession. comme nous savons un objet à distance et sa vraie grandeur sans aucune interprétation. Deleuze écrit un chapitre sur le plan d'immanence. (Deleuze et Guattari 2005) 3. que l'on n'a pas une perception du mobile ici. (ibid 1945) Dans l'attitude naturelle. L’ARCHITECTURE DE PETER EISENMAN Peter David Eisenman est devenu la figure majeure de la déconstruction architecturale. Un plan où la philosophie peut être analysée sur des conditions de possibilité des choses.

aussi bien théorique que pratique. qui nivellent l’expression architecturale. en architecture. la hiérarchie. Eisenman pointe la soumission de l’architecture à la métaphysique de la « présence ». (ibid 2010) Fort de ces constatations. B) D'autre part. selon lui. de quoi reformuler un nouveau système architectural. Eisenman va chercher à trouver au sein de la critique de la métaphysique. la métaphysique de la présence sont principalement pour Eisenman les notions d’unité et d’origine. c’est-à -dire la pensée de la « déconstruction ». en terme derridien. signifiante et vraie ». (ibid 2010) La déconstruction affirme en effet l’existence d’un système général du sens hors des oppositions traditionnelles de la métaphysique et du langage institutionnalisé qui en découle. . il faut remettre en cause les notions d’unité et d’origine afin d’affranchir l'architecture de la métaphysique traditionnelle. mais multiple et complexe et fragmenté. tels que le centre. la « métaphysique de la présence. l’ordonnance. pour mettre à bas l’idéal classique de l’œuvre architecturale « intemporelle. Le recours à la déconstruction est utilisé pour mettre en question la tradition. L’homme occupe alors une place au centre du processus architectural et des notions telles que l’esthétique. Le statut de l’homme est devenu pour Eisenman incertain et fragmenté et de ce fait. que l’homme en cette période « post-nucléaire » évolue dans un monde qui n’a plus de statut idéal unitaire. D’une part celle entre l’architecture et son système de représentations. Les notions auxquelles est rattachée. le questionnement théologique sur l’origine ne correspond plus à notre époque et enferme la production architecturale dans des présupposés. Pour Eisenman. issues du désir nostalgique de l’homme de savoir d’où il vient et de celui de se situer par rapport à son univers. D'autre part celle entre l’objet architectural et le processus de conception. le programme ou l’échelle sont soumises à une dimension anthropocentrique. C'est probablement ce faisceau de contestations qui fait qu’il considère son architecture comme un acte politique. ses signes.4 On pourrait songer que la volonté initiale de réforme d’Eisenman se fonde sur une double constatation : A) D’une part. comme pour l’analyse derridienne du langage. (ibid 2010) Cette « déconstruction » s'appellera « décomposition » chez Eisenman et prendra assez vite l'aspect d'une contestation des modes traditionnels de conception et de réception de l’œuvre architecturale. la fonction. Ces notions sont. soit la façon dont la culture occidentale a hiérarchisé ses normes et ses valeurs en architecture et par l’architecture. (ibid 2010) Ce processus de décomposition entend déstabiliser trois relations. enfin la relation ultime entre l’architecture et l’homme. la fermeture ou la fonctionnalité.

c'est prendre une ligne cartésienne pour essayer de la déformer dans autant de façons que possible. (ibid 2010) Notre environnement d’une culture médiatisée qui est caractéristique de cette époque implique une rupture du lien direct entre le sujet et l'événement. en temps que préjugé logocentrique. une sensation qui est faite du lieu et de sa matérialité. où la forme est libre de toute contingence anthropologique et renvoie avant tout à elle même. L’art. d'événements matériels qui pourraient nous parler d'un passé qui n'aurait jamais existé ou d'un futur gelé. non univoque. qui sont à lire comme étant toujours. (Levrat 1992) Selon Eisenman. Peter Eisenman est un des architectes qui est capable de nous livrer. il s'opère en cette fin de siècle un glissement essentiel de la perception. Et pourtant. la domination du concept signifié sur le signifiant « l’expression » et donc du sujet pensant sur l’objet. ou plutôt l’expression artistique. (ibid 1992) . (ibid 1992) Eisenman témoigne : Alors depuis Canareggio. Ainsi Eisenman charge son travail d'un excès de traces qui ne peuvent signifier que leur propre présence. et la beauté s’organiser. au sein d'un réseau de traces. d'un système lourd d'« excès » et qui. avec l'objet observé. Autrement dit. Il travaille l'idée de totalité avec l'impossibilité de comprendre cette totalité par les simples moyens de notre perception. en la débarrassant de sa prétention à établir une relation directe de type anthropomorphique. Tout ce qu'on a fait. Là stratégie architecturale de Peter Eisenman repose sur la connaissance de ce la notion de perception s'est modifiée. pour la première fois nous voulions [expressément] un texte non-immanent. Eisenman essaye de la manipuler pour l'épuiser.5 L’architecture doit s’afficher comme un processus autonome. du processus «regarder-comprendre». l'un réseau de relations entre les objets. mais se situe néanmoins au-delà. Le processus de perception est modifié. comme le dit si justement Derrida. l’idée des formes stratifiées superposées les unes sur les autres (et qui l'avaient aucune structure vertébrée) ne nous est pas venue du programme. en la pervertissant. A Cincinnati. du côté du « non savoir ». de la «compréhension visuelle». je travaille sur dislocation de textes et sur l'introduction d'autres textes dans l'architecture. (ibid 2010) La déconstruction rejette aussi. peut et doit se soustraire à l’ordre « métaphysique ». Il faut alors en dépasser la notion ancienne. en cela. plus fragmenté. autoriserait le spectateur à voir se construire une relation en devenir. ne laissant derrière lui que des formes nouvelles. et cherche l’indépendance de la volonté consciente du sujet-observant. ni du site. à la fois ce qu’elles sont et toute autre chose.

(ibid 2003) Un deuxième modèle de penser la distinction immanence/transcendence est vinculé. cette fois no à la question subjective (champs de la conscience) mais plutôt au thème de l’ontologie (le champ de l’être). Dans cette tradition. Il y a trois areas traditionnelles en philosophie. appelés. (ibid 2003) . semble évidente.6 4. pendant que la déconstruction de Derrida nécessairement opère sur la base d’une structure formelle de transcendance. D’autre part les catégories ontologiques fondamentales de la transcendence sont au-delà de l’être. pourtant pour toute philosophie qui parts du sujet – comment dans la philosophie post Cartésienne. dans lesquelles on trouve cette opposition. on peut dire qu’il y a deux moyens par lesquelles on peut tomber sur la question de l’statu du sujet transcendente (le bien connu thème de la mort du sujet) appelant au thème de la transcendence de l’autre. De une manière simple. on a déjà érigé le sujet comment un élément de transcendence qui va vers le flux de l’expérience. pendant que la transcendance se réfère à ce qui réside hors du sujet comment le mot « outre ». ontologie et épistémologie. Deleuze essaie de développer une ontologie immanente. une ontologie de l’immanence peut être la quelle où il n’y a rien au delà ou plus haut que ou supérieur à l’être. Tel opposition binaire entre Immanence et transcendence peut être utile comment un moyen de cartographier deux trajectoires philosophiques différentes. ou le flux immanent de l’expérience en soi même. L’autre c’est quelque chose qui transcende le soi. (Smith 2003) La tradition subjective nous donne un model évident de transcendance.ils sont clairement en dette avec Heidegger qui fait resurgir l’intérêt pour l’ontologie dans la pense du XXème siècle. mais l’affinité élective des deux philosophes. de même quand on parle que le champ de conscience est immanent à un sujet transcendent. autrement que l’être (transcendente à l’être) et pourtant utilisées pour qualifier l’être. Dans la question de l’être Derrida et Deleuze-comment tous les philosophes contemporaines.le concept d’immanence est référé à l’sphère du sujet. IMMANENCE VS TRANSCENDANCE Le terme « transcendance » a des implications théologiques et spirituelles qui tendent à obscurcir les vastes et varies utilisations philosophiques de cette concept. le terme transcendance se réfère à ce qui transcende le champ de la conscience immanente vers le sujet. D’accord à classification d’Agamben on pourrait suggérer que Derrida suive simplement le premier chemin et Deleuze le deuxième. Il est clair que Deleuze et Derrida prend le projet ontologique de Heidegger en deux directions différentes. mais le sujet en soi même est déjà transcendent par rapport à l’expérience (synthèse passive). particulièrement. le champ de la subjectivité. Alors.

une structure formelle de transcendance. marques par sa possibilité conditionné par son impossibilité. La métaphysique de Derrida est déterminée par une enceinte structurelle. On peut affirmer que cette adoption où rejection du projet de Heidegger place Derrida et Deleuze en trajectoires divergentes de transcendance et immanence.on peut seulement déstructurer ou déconstruire les métaphysiques dés « dedans ». aucune déclaration concernant à la nature de la métaphysique occidentale (comment « logocentrique ». Derrida essaie de penser cette structure formelle de transcendance à travers de concepts comme « différence » (le quel est un « quasi concept » dés que la notion de concept est en soi même métaphysique). mais qui néanmoins fonction comme une condition (la condition quasi transcendantale) de la métaphysique en soi même. ça veut dire. La large série des notions développées par Derrida. La bordure se chevauche entre la très ferme et immanente totalité de la métaphysique et ce qui excède cette totalité. et alors ainsi.7 Derrida prends la tâche de Heidegger de surpasser la métaphysique. mais construire activement une métaphysique autrement. La déconstruction opère dans l’intervalle entre la totalité enclose de la métaphysique et la transcendance formelle de la différence. En autres mots le projet de surpasser la métaphysique est une impossibilité. Comme Derrida note. comme différence et trace. a une relation différent et non-Heideggérienne. alors la « différence » c’est celle qui marque la disparition de quelque présence à l’origine. ça veut dire d’un excès sur la totalité. Deleuze par sa part manifeste qu’aller vers au-delà de la métaphysique où la mort de la philosophie n’ai été jamais un thème pour lui. (ibid 2003) Deleuze par contre. Si la métaphysique est définie en termes de présence. Derrida place son travail dans la limite du discours philosophique dans ces marges. la quelle peut jamais être présent comment telle. Il se décrit à soi même comme un pur métaphysicien. ou « métaphysique de la présence »). C’est la raison pour la quelle on ne trouve pas chez Deleuze. mais c’est cette impossibilité qui conditionne la possibilité de déconstruire la tradition philosophique dés dedans. La notion d’enceinte métaphysique en soi même dépend d’un mouvement de transcendance. Si on est critique de la métaphysique traditionnelle Il suggère que la tâche philosophique n’est pas de surpasser la métaphysique. la quelle Deleuze rejette. sans la quelle aucune totalité peut apparaitre. Dés que on ne peut pas surpasser la métaphysique comment telle. appartient toutes à cette structure formelle de transcendance. la quelle de cette façon excède ou transcende la métaphysique et au même temps l’interrompe et déstabilise. la seule position a partir de la quelle on peut faire tel déclaration est une position de transcendance. Alors immanent dans la métaphysique demeure une structure formel de transcendance.il n’y a pas « dehors » à la tradition métaphysique. Par conséquence il n’ya pas concept d’enclosure in Deleuze (parce que enclosure également dépends de . et son projet de la déconstruction est un moyen de perturber cette enceinte en créant une ouverture ou discontinuité.

une en soi même. Ainsi pendant Derrida va dans la direction de la transcendance. et la différence ontologique ne doit seulement être rapporté a la différence entre l’être et les êtres. en soit même. est une des premières inspirations dans le développement d’une théorie de la différence. et les insérer dans des nouvelles contextes et problématiques. il y a des virtualités dans la métaphysique du passé qui sont capables d’être réactivés. par le fait que la différence est rassemblé toute à la fois. le quel est seulement possédé ultérieurement et qui est premièrement attribué à la unité préalable de l’idée. comme ils étaient. Pour Derrida la différence est une relation qui transcende l’ontologie. et qui diffère de l’ontologie dans le sens qui va au-delà de la différence ontologique entre l’être et les êtres. c’est la quelle on trouve dans le platonisme et ses variantes. on le constate dans l’essaie de Derrida Différence. parce qu’il cherche une différence au-delà de l’être et les êtres . où le champ de l’immanence est un simple milieu des phénomènes et des apparences. et le livre de Deleuze Différence et Répétition. de « Différence Ontologique » entre l’être et les êtres. La métaphysique. Deleuze écrit que la différence doit être l’articulation et connexion en soi même . le quel est attribué non plus a la transcendance de l’idée mais à la transcendance du sujet ou Ego. et qui s’accorde avec la notion de l’intuition ontologique de Heidegger . est dynamique et en devenir constante. plus qu’être représenté sous la condition de une ressemblance préalable de identité. Finalement la troisième et plus contemporaine forme de transcendance est celle qui a . le similaire. elle doit relier le différent au différent sans aucune médiation de l’identique. La philosophie moderne nous donne un deuxième type de transcendance qu’interprète le champ d’immanence comme un plan de conscience. Le but du projet de Différence et Répétition est de donner un analyse immanent de la différence ontologique dans le quelle le différent est relié au différent à travers de la différence en soi même.8 la transcendance). en plus. Deleuze dans Différence et Répétition propose une interprétation de la « Différence Ontologique » que s’oriente vers la direction de l’immanence. La première est sans doute paradigmatique. L’être ne doit seulement être capable de rendre compte de la différence extérieure entre les êtres mais aussi du fait que les êtres eux-mêmes sont marquées par une différence interne. (ibid 2003) Deleuze nous montre une typologie sommaire de trois stratégies générales par les quelles la transcendance a été introduit dans la philosophie. Il doit être une différentiation de la différence. Deleuze regarde la métaphysique comme une structure ouverte la quelle est loin de épuiser ses possibilités. Deleuze voie son travail comme strictement immanente à la métaphysique : création et transformation sont possibles à l’intérieur de la métaphysique. l’analogue ou l’opposé. mais aussi par la différence de l’être en soi. La notion de Heidegger. analogie ou opposition. (ibid 2003) Deleuze et Derrida sont tous les deux philosophes de la différence.

en regardant la question ontologique. ou dans sa plus récemment forme contemporaine. pure et même primordiale. ça veut dire l’autre. dans cette moment contemporaine. Premièrement dans la tradition de la subjectivité. n’appartienne pas complètement au fait que la représente. Ainsi l’immanence est conçue comme un flux d’expérience vécue dans la subjectivité. C’est quand l’immanence devienne immanente à une subjectivité transcendantale. Selon Daniel Smith on peut repérer ce divergence dans trois domaines celui de la subjectivité. aux relations de l’autre qu’interrompre l’être. ou en appelant les conditions du flux immanent de l’expérience que le sujet en soi même transcende. la transcendance se réfère à ces idées ou objets qui résident dehors du plan immanent de l’expérience possible. En deuxième lieu. le sujet). CONCLUSION Derrida et avec lui Peter Eisenman suivent une trajectoire philosophique divergente à celle de Deleuze. Derrida définie « différence » de manière transcendante comme la différence première qui est au-delà de l’être et les êtres. l’ontologie et l’épistémologie. Pendant que Deleuze définie l’être et les êtres de manière immanente dans les termes d’un principe génétique de différence. la transcendance se réfère a ce qui est au-delà de l’être. la transcendance se projette vers ce qui est transcendent à l’être. on est tenté de penser l’immanence comme immanente à quelque chose d’autre (L’idée. mais en réalité on cherche à redécouvrir la transcendance dans le cœur même de l’immanence. divergence qui est marqué par deux tendances : la transcendance et l’immanence. . En autres mots on cherche la transcendance dans l’immanence. mais dés que l’expérience vécue. Comme quelque chose qui transcende le « flux pur de la conscience » ou « fluidité de l’expérience ». du point de vue Epistémologique. Quelque soit la forme qui prend la transcendance.9 été introduit par la phénoménologie et ses branches. On peut qualifier l’statu du sujet en appelant la transcendance de l’autre. Finalement après et les considérations versés on peut conclure que l’architecture de Peter Eisenman se dirige suivant à Derrida vers la voie de la transcendance. elle est dans les régions de non-appartenance où l’horizon où quelque transcendance s’est rétablie. (ibid 2003) 5. et qui perce ou intervient dans l’être. En troisième lieu.ou plus profondément. comme une brèche d’interruption de son champ. au sujet en soi même. c’est à l’intérieur du champ immanente que la trace de la transcendance apparaitre.

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2005. Phénoménologie de la perception. Peter Eisenman. Paris: Gallimard. Sylvie et Sadivan. L'Architecture d'Aujourd'hui. France. Paris: Quadrige / Presses Universitaires de France PUF. Levrat. 279 (fevrier): 100115. Alexis. Maldiney. Meier. Merleau-Ponty. Daniel. France: Cerf. n°. Peter Eisenman. 2006. London UK: Continuum. art et existence. 46-66. Smith. Patrick. Philosophie. Walter. . Luhmann. Deleuze and Derrida. Dans Between Deleuze et Derrida. 2010. 2007. Maurice. Qu'est-ce que la philosophie? Paris: Éditions de Minuit. Mesure. et Félix Guattari. 2003. 1945.14 BIBLIOGRAPHIE Deleuze. Reese-Schafer. 1992. Niklas: 1927-1998. 727-728. Immanence and Transcendence: Two directions in recent french thought. Henri. Dans Wikipedia. Gilles. Chris Younès. Dans Dictionnaire des sciences humaines. Patton. John. Paul & Protevi. Frédéric.

INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………… page 1. 6. IMMANENCE ET TRANCENDANCE DANS LA PERCEPTION DE L’ESPACE ………… page 1. 5. page 10. 4. . CONCLUSION……………………………………………………………………………………………….15 INDEX 1. IMMANENCE VS TRANSCENDANCE……………………………………………………………… page 4. 3.page 3. page 9. BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………………………………. 2. L’ARCHITECTURE DE PETER EISENMAN………………………………………………………….