hell as pavilion / hell as text / hell as art practice / hell as exhibition / hell as method / hell as modus operandi / hell

as modus vivendi / hell as exodus

The film appendix : 27 – 28 Février 2013

DEUX FILMS
DE

THANASSIS RENTZIS

BIO-GRAPHIA

Fiction

1995. Fiction 1976 42'. the film forms. the properties of sunlight as it catalyzes images and melts forms in order to reassemble a more profound experience of reality. an abstracted non-narrative that unfolds under the electronic buzz of Haris Xanthoudakis's music like a psychedelic visual experience. Rentzis concentrated on the very source of image making. a matrix and a refusal of all signs'. Let's make it". in 1980. Color and Special Effects: Angelos Chatziandreou Director of Photography: Christos Mangos Music: Stamatis Spanoudakis Production: FILMOGRAMME Fiction With a title that expresses the connection/disagreement of bios (βίος) = life. in "Le Cinéma Grec". the nature of vision and years before Derek Jarman made his own In the Shadow of the Sun (1980). the stages of morphogenesis. "L'Anatreptikos dans Le Cinema Grec". a vertiginous succession of images. Rentzis analyzes the mechanism of a photogenic reality. Based on a visual material provided by the collage book of the Basque Chumy Chúmez.  .Yorgis Yatromanolakis Based on Chumy Chumez's collage-book. a novative oneirographic discourse. this film of Rentzis has as a subject "the passage from homo universalis to homo industrialis" (Stella Theodorakis. Writing on the connection of chaos (χάος) = chaos and phaos (φάος) = light). Thrush 1946). in Rentzis' Fiction a body is evolving and dissolving in the sunlight. Viewing the body as historical ideotype 'the sublime point of reference. Rentzis. in Fiction. where naked bodies plunge (The Light. through the audacious and unprecendeded claim of a combinatorial optimization of collage/montage techno-poetics. published by Centre George Pompidou). makes an inter-parody of historical utopias and certainties and moves between animation and expanded cinema in order to reflect on the broader social. 35mm. This what Thanassis Rentzis wrote at the time that he made Fiction. angelic and black'. CinemaScope Director: Thanassis Rentzis Music: Haris Xanthoudakis Production: EXPOARTE di Bari "We need a new light on screen. out of cultural deposits of the industrial era. 16mm.DEUX FILMS DE THANASSIS RENTZIS BIO-GRAPHIA  BIO-GRAPHIA 1975 92min. Super CinemaScope Director: Thanassis Rentzis Script: Thanassis Rentzis . the unity and rupture. dissects the body of film. and graphi (γραφή) = writing. political question of our social coexistence condition. Experimenting with the substance and meaning of cinema. As in George Seferi's 'Light. he captured.

sur lesquelles naviguait l’homme. elle se résigne ensuite à se soumettre à l’industrialisation et au spectacle. celle-ci commence par une destruction : un naufrage. à l’heure de l’industrialisation de l’existence et de la spectacularisation du temps dans les nouvelles technologies. Mais liquidation de quoi ? Le film Bio-graphie raconte les mutations de la vie humaine au cours du « long siècle ». de la Révolution Industrielle au début du vingtième siècle. l’homme nouveau naît en liquidant l’homme ancien. mais de la vie moderne. créant les distractions le plus accablantes. Ce n’est qu’aujourd’hui. Il ne s’agit pas de la biographie d’une personne. * Docteur de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne . Ainsi. Un hiatus sépare les deux. une destruction liquide. Dénué de l’existence religieuse. En 2013. de la « Vierge de Roses » (nom du bateau dans le film et d’une représentation majeure dans l’art et l’imaginaire chrétiens). mais d’un hiatus de genus. quarante ans après la Bio-graphie (1975). le film commence par une destruction : les vagues. Il ne s’agit pas d’un hiatus de génération. on ne peut qu’admettre l’actualité du film. une liquidation. perdent leur rythme et deviennent agressives. alors que les éléments de la modernité pullulent dans la vie quotidienne.L’archéologie de la vie spectaculaire Le film BIO-GRAPHIA de Thanassis Rentzis par Konstantinos Vassiliou* « Je n’arrive pas à comprendre comment puis-je être le spectateur de ma propre mort et de ma propre naissance » Les biographies commencent par une naissance : or. que cette transformation de la vie est généralement reconnue comme un sujet primordial. Au début récalcitrante.

leur travail assidu était un dernier « éloge de la main » 1. dont le matériel est tiré des périodiques populaires du 19ème siècle. les images collées résonnent par rapport au propre thème du film : la transformation de la vie humaine. gagne en pluralité. L’acte de détournement. inspirés ou extraits de la Société du Spectacle de Guy Debord. Son détournement tombe fatalement dans la verbalisation. suivant les modèles de l’art et de la peinture classiques. Dans ses collages. après que Narcissus ait connu Faust. sont repensées intérieurement sur le propre format du film. Le repli de la vie sur le spectacle. dans quelques parties. observé par toute la philosophie de la modernité. les films situationnistes n’étaient alors pas accessibles en Grèce et Rentzis lui-même ne les avait pas vus. Le texte de Chumy Chumez a été remanié et. chargé de beauté. Ainsi. ajoutant des intertitres. toute présence se reflétant sans cesse dans ses représentations. tout simplement parce qu’il doit montrer une archéologie de la spectacularisation. D’ailleurs. « Eloge de la main ». l’un des protagonistes de la peinture académique de la seconde moitié du 19ème siècle et un peintre immensément connu et vendu au cours de cette même période. Paris. écrivain. il a été complètement modifié. Par ailleurs. 1964 (1947). Le film de Rentzis s’offre sous forme de spectacle. Néanmoins. On pourrait qualifier le livre de « collage-roman ». la Bio-graphie revient sur les techniques optiques pré-cinématographiques : les écrits d’Athanasius Kircher. Rentzis a aussi séparé la narration en chapitres. constitue le destin de la perception humaine. car le support initial était la lithographie) et il a ensuite ajouté minutieusement de la couleur. PUF. Hercule Farnèse. les graveurs travaillant dans les éditions populaires du 19ème siècle. c’est-à-dire quand le monde reflété a été doublé de la technique infinie. Dans cette perspective. les lanternes magiques et bien d’autres. avant que la main ne s’efface devant cette automatisation inhumaine. comme celle concernant la colonisation. réalisateur et caricaturiste espagnol. Car le spectacle semble être la stimulation inévitable de l’intelligence réflective. On ne saurait réduire le film à un simple schéma allégorique. suggéré par les références au situationnisme. mutilée de sa manualité. La technique et la cinématographie. Henri. ce type de gravures s’est amplifié (gravures industrielles). tout en ajoutant le texte de la narration. Avant que l’ « archéologie des médias » et l’histoire de l’optique ne deviennent des sujets importants dans les cursus universitaires. est moins important. Chumy Chumez a voulu rendre hommage aux « artistes patients du burin ». Il a également ajouté des parties nouvelles. le style des figures humaines est probablement influencé par le peintre William-Adolphe Bougereau.Le film est une adaptation du livre Una Biografia (1973) de Chumy Chumez. la grande astuce du film est de présenter une allégorie. c’est-à-dire la pathologie de la vie humaine dans la Bio-graphie. en noir et blanc. La Bio-graphie n’est donc pas uniquement racontée en images et paroles : elle se plie pour entrer dans sa propre dimension cinémato-graphique. sans être lui-même allégorique. Après l’invention de la lithographie à la fin du 18ème siècle. Les historiens d’art peuvent douter de la valeur artistique de ces graveurs. . les fantasmagories de Robertson. similaire aux collages produits par Max Ernst. 1 Focillon. dans Vie des formes. le premier (et probablement le dernier) socialiste de la créativité. Thanassis Rentzis a converti les collages en film lithographique (une ironie de la technique. figurae serpentinae et Raphael apparaissent dans le livre et le film. et finalement réécrit de façon poétique par Debord. décriée à la même époque par John Ruskin. Chumy Chumez a créé à peu près 300 collages.

traduit par P. la technique. Il décrivait un discours (logos) sur la vie d’une personne (bios). On se permet de distinguer deux catégories dans la filmographie : les films populaires et les films d’auteur. Il constitue plutôt une rythmo-graphie qu’une cinémato-graphie. Frankfurt a. car ils ne sont pas par définition stimulants. Guivarch. Des efforts doivent être faits pour voir ce type de films. il produit davantage un état d’attention qu’une stimulation. elle ne peut que distraire parce qu’elle est animée. non seulement de la matière anorganique. c’est la concentration rythmique. Les deux catégories impliquent deux temporalités différentes. 818. La première concerne la vivacité. Schopenhauer. Arthur. il est issu d’un motif. L’énergie spirituelle. dans Sämtliche Werke. c’est-à-dire une écriture de la vie. Autrement dit. et dont les syntaxes sont probablement les syntaxes du désir mécanisé. la conscience du mouvement et non le mouvement lui-même. à la fois représentation du monde et stimulation de l’âme. 1963. 2 . Siegfried. Bergson. La valeur la plus subtile de ce film réside en ce point majeur : une mise en abîme des relations entre le spectacle. La mécanisation de la société inaugure une pathologie mécanique du vivant. 4 Henri. Paris. Cependant. 3 Cf. qui est toujours une motivation 3. ce film n’est pas proprement dit cinémato-graphique. Siegfried Giedion a remarqué que la caractéristique essentielle de la Révolution Industrielle est une réorganisation massive. Une « biologie » était souvent un discours comique sur les aventures de la vie de quelqu’un. Ce n’est que dans la période décrite dans le film que le mot biologie obtient son sens moderne.« La technique se charge d’exploiter les cadavres et de les rendre à nouveau utiles dans le cycle de la vie ». La Bio-graphie de T.M: Suhrkamp. la vie et le temps. C’est ainsi que dans ce film. Dans la mesure où le vivant et le désir sont liés. La mécanisation au pouvoir. C’est une affaire de genre : la cinématographie et la rythmo-graphie. La deuxième demande de l’attention. Giedion. vol. une bio-graphie. En grec ancien. c’est-àdire des désirs en mouvement. 1980 (1940). Die Welt als Wille und Vorstellung. dans Œuvres. C’est ainsi que la technique et le cinéma sont peu à peu enchevêtrés dans la Bio-graphie. PUF. c’est plus un rythme qu’un mouvement. La mission principale du cinéma et de l’audiovisuel était la production des « attractions ». écrit Bergson « et il n’y pas de conscience sans une certain attention à la vie » 4. Paris. c’est à cette même période que commence le cinéma. qui parle de la naissance d’une autre manière d’imaginer le vivant : de la biologie. Il ne s’agit pas d’une écriture à propos de la vie mais d’une écriture dont le matériel est la vie elle-même. Centre Georges Pompidou. le désir prend sa source dans une représentation. Et pourtant. cette pathologie mécanique du vivant se transforme en une pathologie mécanique du désir. mais concentratifs. On pourrait plutôt faire la distinction entre les films de distraction et les films d’attention. « L’attention est une attente ». ils ne sont pas distractifs. Rentzis. De même. 1. le thème et le rythme du film fusionnent en un seul événement. 1986 (1819). p. mais aussi de la matière organique 2. le mot « biologie » ne voulait pas dire une science.

Cette méthode originale a permis la coloration des parties noires et la rétention des parties blanches. En bas: la composition finale après la superposition. En haut: le collage converti en film lithographique.Ces trois images présentent la méthode de la coloration du film. Au milieu: la copie colorée en aquarelle. .

Seuil. La période du modernisme et des utopies (le thème de la Bio-graphie). Cornelius. apparaît aujourd’hui comme un processus perpétuel. décrite par Castoriadis comme « la montée de l’insignifiance » 5. et c’était trop tard quand les conséquences à la fois sociales et culturelles ont été brusquement senties. les machines rempliront les tâches pour lesquelles elles ont été construites » La Bio-graphie est apparue à une époque de grande transition pour l’histoire contemporaine grecque et pour l’histoire culturelle globale.« Quand il n’y aura pas de problèmes. la phrase qui hante la Bio-graphie. La Biographie et l’œuvre de Rentzis font partie des dernières traces de la vie culturelle grecque et de la haute filmopoïétique européenne. qui semblent affecter toute civilisation et tous lieux. Les carrefours du labyrinthe IV : La montée de l’insignifiance. Car la liquidation de l’homme. finissait par céder sa place au post-modernisme et à l’ère numérique. 1996. Paris. Projeté dans le futur. elle se développe dans une microscopie infinie jusqu’aux irritations des électrons. C’est une triste coïncidence que la stabilité du pays soit survenue à une telle époque transitoire. sa propre distraction dans les surfaces innombrables de la vie. Il est évident que ce que nous désignons comme ‘art’ n’a pas vraiment une raison d’être dans cette évolution distractive. L’essentiel serait aujourd’hui de faire une « archéologie » des émotions et des techniques modernes afin focaliser les affects que nous sommes à la fois privilégiés et condamnés à porter notre passé culturel. La Grèce sortait d’une dictature et d’un parcours politique tumultueux et elle entrait dans une période de stabilité. Toute la vie culturelle du pays a été anéantie par la poursuite du bonheur. Mais cette mouvance électrique du désir (suggérée dans un autre film de Rentzis : L’ange électrique) commence à créer des constellations globales. . 5 Castoriadis. Et nous ne résisterons probablement pas à nous exclamer de nouveau : « C’était la faute du siècle précédent ». le film est également démonstratif.

.

. que tout ce qu'on pourrait percevoir comme la réalité. ce n’est qu’une danse des molécules. la connaissance des perspectives multiples sur la réalité. les sculptures « cinétiques » de Takis ainsi que dans les effets d'éclairage psychologiques de Francis Morellet. dans Lucifer Rising de Kenneth Anger. Depuis 4000 mille ans. rappelées par les mystes et les visionnaires… ». Dans les années 1960. Vers la fin des années 1950. il n’y avait que des références à cette danse des molécules. Ils ont tous expérimenté avec l’influence du mouvement au cerveau humain. Dans ces films. on a l’impression d’un déséquilibre kinesthésique. 1925) de Marcel Duchamp. à la soi-disant ‘lumière blanche’. Leary. comme la vie en soi. après avoir pris de la mescaline.Vers un cinéma universel A propos du film Fiction de Thanassis Rentzis par Thanassis Moutsopoulos* Timothy Leary. Dans la décennie suivante. grâce à un état « de possession. y compris le corps lui-même. déclarait lors d’un entretien en 1966 : « Une des plus anciennes théories philosophiques est qu’il n’existe que la propre chimie de la conscience. de chaos séduisant et de conscience accrue ». École Polytechnique de Chania (Université de Crète). selon T. on observe l’usage des lumières stroboscopiques dans le cinéma. Aldous Huxley a vu une « lumière intérieure » et une « porte d’intuition » lors d’une « vision sacrée de la réalité ». figure importante de l’esprit visionnaire des années 1960. nous pouvons trouver une problématique pareille. le temps et l’espace. Professeur des Universités. la consommation des substances psychédéliques a permis. dans The Flicker (1966) de Tony Conrad ainsi que dans les films des grands studios : des lumières stroboscopiques apparaissent vers la fin du film 2001 Space Odyssey (1968). Optique de précision. * Historien d'art. d’hypnose. Dans les rotoscopes (Rotative Plaques Verre.

afin de laisser apparaître une jeune fille. Rentzis a écrit dans la même période « Nous avons besoin d’une nouvelle lumière sur les écrans. Brion Gysin avait construit la Dreamachine (Machine de rêves) afin de provoquer au spectateur des expériences hallucinatoires à l’aide d’une lampe tournante. une mission essentielle de l’artiste est de produire des rêves pour les spectateurs : « Que font les artistes? Ils rêvent à la place des autres. La comète est l’art ». avec la musique du groupe Throbbing Gristle). L’histoire de l’art pourrait finir avec l’introduction de la lumière dans la synthèse des images. images qui seront infiniment complexes et détaillées. Mais le film Fiction (1975-1976) a été créé bien avant les expérimentations de Jarman avec la lumière et le son (In the Shadow of the Sun 1980. alors que sa durée est de 42 minutes. des couleurs et des images cesse soudainement. Chaque cerveau épuisera l’infinitude des images créées. La musique électronique de Haris Xanthoudakis repousse les besoins de narration et d’explication. Le titre Fiction est probablement ironique. . Chaque homme sera un créateur. La succession des lumières. De même. Sobieszek « La lumière écrit sur l’espace. Créons-la » . William Burroughs avait expérimenté avec la déconstruction de la narration linéaire. Ces œuvres ont influencé le metteur-en-scène britannique Derk Jarman. ainsi que dans ses films suivants. L’art est la queue d’une comète. baignée de la lumière aveuglante du soleil.Dans son film Fiction. Nous rêvons pour ces gens qui n’ont pas leurs propres rêves pour rester vivants ». Rentzis pose la question de ce que pourrait être le cinéma. avant qu’elle se dissolve dans cette scène de luminescence. car le film ne semble suivre aucune narration et aucun fil conducteur. « L’histoire de l’art est finie » écrit Robert A. Selon Burroughs. Dans ses cut-ups. c’est exactement ce qu’il a fait.

Collectible Books: 2001. 35mm (publication of the soundtrack [CBS 70217]). Theatre Faces. Lecce. 92min. a cura di VINCENZO CAMERINO. Ed. Director of Thessaloniki Film Festival (1986-1988). CinemaScope. 42min. Series. Fiction . In 2004. 1979. Portfoglio of 63 photolithographs 25x35cm.T HANASSIS R ENTZIS Born 1947 in Aegion (Peloponnesus). OROMENA. Homage to Aristotle. encyclopedias.G R A P H I A . Visiting Professor in Athens School of Fine Arts (Digital Arts Postgraduate Programme). Capone Editore. for EXPO ARTE di Bari and the publication of the essay T HE A VANT G ARDES IN C INEMA (Editions Kastaniotis). 35mm (publication of the film-book [Editions Kastaniotis]). Crocetti (Milano) & Kastaniotis (Athens). 7 x 30΄ (1986) ET 1. 90min. 35mm. The Centenary of Olympics 1896-1996 [Mixed Media MegaSpectacle] (1992) ET 1 & Eurovision.1987]). 1977. Presidency Member of the Fédération Européenne des Réalisateurs de l'Audiovisuel (1980-1982). Activities: General Secretary & President of Greek Directors' Guild (1975-1982). 2001.V. 72min. Aspetti d'ulivo. Ed.  . L'ELETTRICO UNIVERSO DELLA SPERIMENTAZIONE. B I O . makes with Nikos Zervos his first feature film: Black & White . 1992. collaboration with Iannis Xenakis in the Mycenae Polytope. Olive Civilization. Director of Entertainment Department in ET 1 (1988-1990). 1 x 30΄ (1983) ET 1. The Athenian Fusion. 2 x 30΄ (1984) ET 1. 1974. Numerous publications of essays and articles in books. Silent Machines . Major Reference Work : THANASSIS RENTZIS. CinemaScope (follows the publication of the film-book [Editions Exantas]). 86min. 16mm. In 1969 establishes with Dimitris Spentzos the EXPERIMENTAL FILM CENTRE (1970 . 1 x 52΄ (1992) ARTE. École des hautes études en sciences sociales [Paris]). The Greek Typography. FILMS : 1973. 1998. 1975. 12 engravings 42x64cm on Arches paper in 100 numbered and signed copies. 35mm. Corpus . 1978. Electric Angel . magazines and newspapers. T. 2002. Diatton Publications released the collectors folio The Kiss of Cleopatra. 58 photolithographs 25x35cm.72). National and Kapodistrian University of Athens & Kastaniotis. founded the quarterly theoretical journal: FILM (ΦΙΛΜ [1974 . 120 numbered and signed copies in Solander box. S16mm (-unfinished). STUDIES: Cinema and Semiology: (École supérieure de théâtre et de cinéma [Athènes]. 80min. 300 numbered and signed copies in Solander box. 35mm (Documentary in collaboration with the National Technical University of Athens). 1981. Documentaries & Mixed Media: Faggoto.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful