Official publication of Confédération Africaine de Football

No. 76, September/Septembre 2002

Al Hadji Diouf

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CAF in the City of 6 October
tanding on Guezira island, just two steps away from Cairo Tower, a monument built in 1961 under the late Gamal AbdelNasser’s “reign”, next to the facilities of the popular Nadi al Ahly and the Anglo-American hospital and not far from the elite Guezira Sporting Club two buildings of 3 floors each stand next to each other. The first one houses the offices of the Egyptian Football Association (EFA), the second, located at 5 Gabalaya street is, since 1st October 1973, the headquarters of the Confédération Africaine de Football (CAF). It will not be there anymore starting 20th October. During many long years, CAF (born, let’s remind it, on the 8th February 1957 in Khartoum), has found a shelter in the premises of the EFA and thus had its headquarters at number 3 of El Hadiqa street, in the opulent residential neighbourhood of Garden-City in Cairo. Hospitality imposed at that time because of the weakness of income of the young continental organisation and also because of a good functioning concern. The situation unblocked thanks to two men’s initiatives who are no longer among us today. The first is the late marshal Abdelhakim Amer who was the president of the Egyptian Federation in the late fifties. He was able to convince the Nadi al Ahly to cede a plot of land from Guezira. In 1960. EFA built there its actual headquarters, where CAF occupied an office in 1961. The second one, the late Mourad Fahmy, General Secretary from1961 to 1982, went to great lengths so that the continental organisation could have its own premises. Thanks to advances on the annual subvention of 2000 pounds granted to CAF by the Egyptian Olympic Committee, he had constituted a substantial saving. He obtained from EFA the authorisation of having a pavilion without floors built on a land belonging to EFA. While at it, Mourad Fahmy pulled also an advantageous contract to the civil engineering company Atlas. For 7000 pounds, the latter constructed a building of six rooms among which, a meeting room and a large entry hall. The building was received on the 1st October 1973. One year later, EFA agreed with CAF to build an extra floor that it occupied until 1989. In September 1988, under the impulse of the new president of CAF, Issa Hayatou, elected in Casablanca on 8th March, the Executive Committee decided to proceed to the renovation and enlargement of the headquarters. The renovation work entrusted to al Bana company, started on the 15th March 1989 and lasted six months. On the 21st September, president Hayatou and the governor of Cairo inaugurated the new CAF House. The latter occupied two floors and an area of 520 m2. A third floor was built. It housed first the technical department of CAF. But during 1993, CAF reclaimed it, renewed it and put in place a large meeting room and offices. CAF House had 750 m2 and sheltered a permanent staff of 25 members. On the 8th July 1996, president Hayatou and the president of the Supreme Council of Sports in Egypt, Mr Abdel Moneim Amara signed a headquarters agreement between CAF and the Egyptian government. From now on, the latter recognised CAF as “a non-governmental international organisation having its headquarters in Egypt”. CAF enjoys all the privileges granted to similar organisations working on the Egyptian territory, that is to say: - Its headquarters and its documents have diplomatic immunity - All the material imported by CAF is exempted of governmental taxes - The staff of CAF are not to be the object of any pressure neither from the government, nor the sports authorities of the country. The expansion of CAF, its activities and its competitions and

La CAF du 6 Octobre
’île de …Guezira, à deux pas de la Tour du Caire, monument édifié en 1961 sous le « règne » de feu Gamal Abdelnasser, jouxtant les installations du populaire Nadi al Ahly et l’hôpital anglo-américain, non loin de l’élitiste Guezira Sporting Club, se dressent deux pavillons de trois étages. Le premier abrite les bureaux de l’Egyptian Football Association (EFA), le second sis au numéro 5 de la rue Gabalaya est depuis le 1er octobre 1973, le siège de la Confédération Africaine de Football (CAF). Il ne le sera plus à partir du 20 octobre. De longues années durant, la CAF (née, rappelons-le le 8 février 1957 à Khartoum), trouvé refuge dans les locaux de l’EFA et eut ainsi son premier siège au numéro 3 de la rue El Hadiqa, dans l’opulent quartier résidentiel de Garden-City au Caire . Une hospitalité imposée par, à l’époque, la faiblesse des revenus de la jeune organisation continentale et aussi par le souci d’un bon fonctionnement. La situation se débloqua grâce aux inititives de deux hommes, aujourd’hui disparus. Le premier, feu le maréchal Abdelhakim Amer présidait dans la fin des années 50 la Fédération égyptienne. A ce titre, il était parvenu à convaincre le Nadi al Ahly de céder une parcelle de terrain à Gezira. L’EFA y édifia en 1960 son siège actuel où, en février 1961, la CAF y occupa un bureau. Le second, feu Mourad Fahmy, secrétaire général de 1961 à 1982, allait se démener pour que l’organisation continentale dispose de ses propres locaux. Grâce à des avances sur la subvention annuelle de 2000 livres accordée à la CAF par le Comité olympique égyptien, il avait constitué une épargne substantielle. Il obtint de l’EFA la permission de faire bâtir sur un terrain appartenant à celle-ci, un pavillon sans étage. Mourad Fahmy arracha dans la foulée un contrat avantageux à l'entreprise de travaux publics Atlas. Celleci, pour 7000 livres, édifia une bâtisse de six pièces dont une salle de réunion et un spacieux hall d’entrée. L’édifice est réceptionné le 1er octobre 1973. Un an plus tard, l’EFA s’accorda avec la CAF pour le surélever d’un étage supplémentaire qu’elle occupera jusqu’en 1989. En septembre 1988, sous l’impulsion du nouveau président de la CAF, Issa Hayatou, élu le 8 mars à Casablanca, le Comité exécutif décide de faire procéder à la rénovation et à l’agrandissement du siège. Les travaux confiés à l’entreprise al Bana débutent le 15 mars 1989 et durent six mois. Le 21 septembre, le président Hayatou et le gouverneur de la ville du Caire inaugurent la nouvelle CAF House. Celle-ci occupe deux étages et une superficie de 520 m2. Un troisième étage est construit. Il abrite dans un premier temps le département technique de l’EFA. Mais au cours de l’année 1993, la CAF le récupère, le rénove et installe une grande salle de réunion et des bureaux. CAF House passe alors à 750 m2 et abrite un personnel permanent de 25 membres. Le 8 juillet 1996, le président Hayatou et le président du Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports d’Egypte, M. Abdel Moneim Amara signent l’accord de siège entre la CAF et le gouvernement égyptien. Celui-ci reconnaît désormais la CAF comme « un organisme international non gouvernemental ayant son siège en Egypte ». La CAF bénéficie de tous les privilèges accordés aux organismes similaires opérant sur le territoire égyptien à savoir : - son siège et ses documents jouissent de l’immunité diplomatique - tout le matériel importé par la CAF est exempté des taxes gouvernementales - le personnel de la CAF ne fait l’objet d’aucune pression ni de la part du gouvernement ni des autorités sportives du pays.

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the necessity of reinforcing the human resources department and hire new substantial employees in order to take up the challenges of modern technology, have led the Executive Committee members, gathered in Cairo on the 29th July, to approve president Hayatou’s proposition of acquiring a land in the City of 6 October (30 km from Cairo) and construct there new headquarters. On 6th May 2001, the breaking stone was placed in the presence of the Egyptian Minister of Sports and the president of FIFA. Eighteen months later, the opening of CAF House, is scheduled. It will be effective on the 20th October in the presence of all African and World football personalities. The visitors of CAF House will remember without doubt the old pavilion of Guezira full of charm, but they will be positively surprised by the modernity, the comfort and the functionality of the new headquarters. CAF has always felt at home in Cairo. And CAF wishes that Cairo could be always proud of it, even if the house that has grown, has moved from Guezira to the City of 6 October.

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S U M M A R Y - S O M MA I R E
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Editorial Mondial 2002:The proud lions’ Epic L’épopeé des lions d’orgueil The African teams in Korea/Japan 2002 World Cup 2002 Korea/Japan The new Headquarters of CAF le Nouveau Siège de la CAF An opportunity not to be missed Une opportunitè à ne pas manquer What’s the use of football coaches? Des entraîneurs de football pour quoi faire? CAF Standing committees 2002-2004 Commissions de la CAF 2002-2004 African refereeing in he World Cup L’arbitrage à la Coupe du monde The Road to Tunisia 2002 Objectif Tunisie 2004 CAN 2004 CAF Champions League CAF Cup winners cup 2002 The CAF Cup 2002 The African U-17 Champioship 2003 African Youth Championship 2003 The Third African Women Championship Mohamed Ahmed passed away

L’expansion de la CAF, de ses activités et de ses compétitions et la nécessité de renforcer le département des ressources humaines et d’opérer de nouvelles embauches substantielles afin de relever les défis de la technologie moderne ont amené les membres du Comité exécutif, réunis le 29 juillet 2000 au Caire , à approuver la proposition du président Hayatou d’acquérir un terrain dans la Cité du 6-octobre (à 30 km du Caire) et d’y édifier un nouveau siège. Le 6 mai 2001, la première pierre est posée en présence du ministre égyptien de la Jeunesse et des Sports et du président de la FIFA. Dix-huit mois après, l’ouverture de la nouvelle CAF House est programmée. Elle sera effective le 20 octobre en présence de toute l’Afrique du football et du président de la planète foot. Les visiteurs de CAF House se souviendront sans doute de l’ancien pavillon plein de charme de Gezira mais ils seront –positivement- surpris par la modernité, le confort et la fonctionnalité du nouveau siège. La CAF s’est toujours sentie chez elle au Caire. Et la CAF veut que le Caire soit fier qu’il en soit et en reste ainsi, même si la maison qui s’est agrandie, a déménagé de Gezira à la Cité du 6-octobre. CAF News

Administration: 5 Gabalaya st., 11211 El Borg, Cairo Tel: 20 2 7366730 Fax: 7370114 Tlx: 93162 CAF UN Cable: Afrobal E-mail: info@cafonline.com Responsible for the publication/responsable de la publication: Viken Djizmedjian, Director of communications Editing & translation/rédacion et traduction Viken Djizmedjian, Faouzi Mahjoub Graphics & Layout: Tarek El Deeb

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Opinions expressed in signed articles do not necessarily reflect the official point of view of CAF Les opinions exprimées dans les articles signés ne réflètent pas nécessairement le point de vue officiel de la CAF

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M o n d i a l The Proud Lions’ Epic 2 0 0 2 L pope des Lions d orgueil

t is 22h30 on Saturday 22nd June in Nagai, Osaka. Some 45 000 spectators wearing red and white tee-shirts hold their breath in the extra time of the Senegal-Turkey quarterfinal of the 2002 World Cup. Suddenly Reçber Rüstü the giant Turkish goalkeeper with his black coloured face, throws the ball to his teammate Erdem Arif, who lobs the Senegalese defender Omar Daf. The ball is picked up by the 'Mohican' Davala Umit, who screams down the right wing and passes to the young Mansiz Ilhan. In turn, Ilhan runs past fullback Lamine Diatta and beats Senegal's goalkeeper Tony Sylva. It was the 'golden goal' that propelled Hakan Sukur and his team mates to the semifinal. It was also the 'sudden death' for the Lions of Teranga, putting an end to their Asian adventure. Standing taken aback, the Senegalese team took some time to pull themselves together before beginning a lap of honour. No great grief nor heavy tears but meaningful looks about their profound disappointment and comforting hugs, as if they all accepted an inescapable destiny in front of the remarkable Turkish players. Only Khalilou Fadiga dared to rebel, quite timidly, against the misfortune that has followed

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amedi 22 juin, il est 22h 30 au stade Nagai d’Osaka. 45 000 spectateurs en majorité vêtus d’un maillot rouge frappé d’un croissant et d’une étoile blancs retiennent leur souffle pour vivre les prolongations du quart de finale du Mondial 2002, Sénégal – Turquie. Soudain Reçber Rüstü, le géant gardien turc au visage bariolé de noir relance à la main à l’intention de son coéquipier Erdem Arif qui exécute un grond pont sur le défenseur sénégalais Omar Daf. Le ballon est récupéré par le « Mohican » Davala Umit qui s’enfonce sur l’aile droite et effectue du droit un centre pour le jeune Mansiz Ilhan. Ce dernier devance le stoppeur Lamine Diatta et, après le rebond, reprend le cuir sans contrôle de l’intérieur du pied pour tromper Tony Sylva. C’est le « but en or » qui propulse Hakan Sükur et ses frères en demi-finale. C’est aussi pour les Lions de la Teranga, la « mort subite » qui met un terme à l’aventure asiatique. Sonnés debout, les Sénégalais mettent quelque temps à se reprendre avant d’entamer un tour d’honneur. Pas de grande tristesse ni de grosses larmes mais des regards qui en disent sur leur profonde déception et des étreintes de

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him this year: missing out in the final of African Nations Cup, missing out on the French league title in the last days of the championship and an exit with mixed results from the World Cup. The elimination from Osaka has not worn down in the least but the indescribable joy of a whole people proud of their magnificent Lions. Senegalese football has experienced from 1968 to 1999 more disappointments than moments of joy. The trigger happened on the afternoon of the 22nd August 1999, in the altitude of Asmara, capital of Eritrea. That day, 11 Senegalese among whom Henri Camara, led by a German volunteer madly in love with Africa, Peter Schnittger, overcame, in a play-off match, the Eritrean team (2-0) and grabbed a ticket to 2000 African Nations Cup finals in Ghana and Nigeria. The return to Dakar of Asmara's heroes unleashed a formidable popular passion. Several months later, with Schnittger still at the helm, the team of Senegal was reinforced by European-based players like Fadiga, Malick Papa Diop, Moussa Ndiaye, Omar Daf, Pape Sarr. Together with the inevitable Henri Camara, they succeeded quite well in Kano and left the tournament only after standing up to the Super Eagles of Nigeria in the quarter final (1-2). One must take account of it subsequently. Peter Schnittger's job in Senegal, which held since October 1994, ended on November 3. "He was able to impart, wrote "L'Info de Dakar" to a group to which he gave birth, a winner's mentality, a German determination, a tactical maturity and allowed them to reconquer the public's esteem". The Sports Minister Joseph Ndong bestowed on him the Senegalese Order of Merit as a token of acknowledgement "towards a man considered as the good Lebou of Ouakam called Peter Gueye". After Schnittger's departure, the President of the Senegalese Federation El Hadj Malick Sy went looking for a man in a million. Pape Diouf, former journalist from Marseilles now working as players' agent, directed him towards the Frenchman Bruno Metsu, who hailed from the north of France and had played some 400 professional matches at Dunkerque, Anderlecht, Valenciennes, Lille, Nice, Roubaix and Beauvais. He was a coach who had worked extensively in the second divisions before finding himself unemployed. He got back on his feet in Guinea for two months before landing in Dakar in November 2000. Metsu said he had "fallen in love with a continent where one can find values lost in Europe: human warmth, friendliness and solidarity". With curly hair falling on his shoulder, sky blue eyes nearly transparent, metallic, a bit cold, Metsu displayed an unfailingly relaxed attitude. He adopted the country's customs and changed without effort from fried mussels to the "tiboudienne". For his debut, the qualifiers of the 2002 Nations Cup finals offered him travel to the source of the Nile, to Kampala where Senegal played against Uganda's Cranes. He did not alter the team handed down by Schnittger and, with eight Europeanbased players, reaped his first point (1-1). But already, in his head, he had chosen his strategy which was to be: resorting only to Senefs (Senegalese from France). Firstly, because he knew the professional players' mentality in France and secondly because he could follow easily the Senefs' performances in the French championship and because he had more information about their physical conditioning, which he got by consulting directly with his coaching colleagues. Thirdly, because

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consolation comme s’ils acceptaient tous un destin inéluctable face à des Turcs remarquables manieurs de balle qui les auront fait courir avant de leur porter l’estocade. Seul Khalilou Fadiga osa se révolter, assez timidement il est vrai, contre l’infortune qui le poursuit cette année : finale ratée de la CAN 2002, titre de champion de France évanoui dans les ultimes journées et sortie en demi-teinte de la Coupe du monde. L’élimination à Osaka n’a en rien entamé l’indicible bonheur de tout un peuple fier de ses Lions d’orgueil. Le football sénégalais a connu de 1968 à 1999 plus de déboires que de moments de joie. Le déclic est survenu dans l’après-midi du dimanche 22 aôut 1999, sur les hauteurs d’Asmara, capitale de l’Erytrée. Ce jour-là, onze Sénégalais dont un certain Henri Camara, conduits par un coopérant allemand fou amoureux de l’Afrique, Peter Schnittger, dominaient, à l’occasion d’un match de repêchage, la sélection érytréenne (2-0) et arrachaient un ticket pour la phase finale de la CAN 2000. Le retour à Dakar des héros d’Asmara déclencha un formidable engouement populaire. Quelques mois plus tard, avec Schnittger toujours à la barre, l’équipe du Sénégal renforcée par les pros Fadiga, Malick Papa Diop, Moussa Ndiaye, Omar Daf, Pape Sarr et l’incontournable Henri Camara, réussissait un bon parcours à Kano et ne quittait le tournoi qu’après avoir tenu tête aux Super Eagles du Nigeria en quart de finale (1-2). Il fallait désormais compter avec elle. La mission de Peter Schnittger en poste au Sénégal depuis octobre 1994, s’achève le 3 novembre. « Il a su, écrit L’Info de Dakar, inculquer à un groupe qu’il a « enfanté » un mental de gagneur, une détermination allemande, de la maturité tactique et lui a permis de reconquérir l’estime du public. » Le ministre des Sports et des Loisirs Joseph Ndong le décore de l’Ordre du mérite sénégalais en signe de reconnaissance « envers un homme considéré comme un bon Lébou de Ouakam du nom de Peter Gueye ». Schnittger parti, le président de la Fédération sénégalaise El Hadj Malick Sy s’emploie à dénicher l’oiseau rare. Pape Diouf, ancien journaliste…marseillais reconverti dans le foot business (il est agent de joueurs) l’aiguille sur le Français Bruno Metsu. Un Nordiste aux 400 matchs professionnels à Dunkerque, Anderlecht, Valenciennes, Lille, Nice, Roubaix et Beauvais. Un entraîneur qui a bourlingué en Division II avant de se retrouver au chômage qui aurait pu être de longue durée si notre technicien n’avait pas d’abord rebondi pour deux mois en Guinée avant d’atterrir à Dakar en novembre 2000. Parce que « tombé amoureux d’un continent où l’on retrouve des valeurs qu’on a perdues en Europe : chaleur humaine, convivialité et solidarité. » Les cheveux bouclés tombant sur les épaules, le regard bleu ciel presque transparent, métallique, un peu froid, Metsu affiche une décontraction à toute épreuve. Il adopte les us et les coutumes du pays et passe sans effort des moule-frites au tiéboudienne. Pour ses débuts, les éliminatoires de la CAN 2002 lui offrent un déplacement aux sources du Nil à Kampala où le Sénégal doit en découdre avec les Uganda Cranes. Il ne bouleverse pas l’effectif légué par Schnittger et aligne huit pros et récolte son premier point (1-1). Mais déjà dans sa tête, il a choisi sa stratégie : recourir exclusivement aux Sénefs (Sénégalais de France). Un, parce qu’il connaît bien la mentalité des footballeurs professionnels dans l’Hexagone. Deux, parce qu’il peut plus facilement suivre les performances des Sénefs (dont la quasi-totalité n’a jamais évolué au…Sénégal) dans le

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he knew perfectly well that all the expatriates, from Tony Sylva to Henri Camara, were in need of greater acknowledgement. Indeed, many among them had gone through difficult times with the clubs, sometimes underrated or their qualities bullied. One had to rid them of their complexes and love them, Metsu decided. Metsu also believed in consultation with his players and in their participation in all aspects of the team. He believed totally in freedom and the expression on and off the field. That is how a beautiful love story began between an anarcho-libertarian coach and the football rebels. Metsu convinced Ferdinand Coly, Salif Diao and El Hadj Diouf to come back and appointed Aliou Cisse, Amara Traore and Diao as group leaders. February 24, 2001, they were among the 11 Senefs chosen to oppose the might of Morocco. They overcame their opponents and deserved a win if it were not for an error by the Zimbabwean referee Felix Tangawarima, who denied them a valid goal. It was the start of a long march that would take them to 2002 Nations Cup finals and then to the World Cup finals in Asia. Victories over Namibia (4-0 and 5-0), Algeria (3-0 and 1-0), Morocco (1-0) and Uganda (3-0) and defeats by Egypt (0-1) and Togo (0-1) was their record. Ten goals scored by El Hadj Diouf and two by Henri Camara. Mission accomplished. In October, Metsu had to negotiate the extension of his contract. His employers dragged their heels. He threatened to quit but ended up obtaining a contract until 2003. At the same time, the players, through Salif Diao, were demanding a substantial increase in their bonuses, otherwise they would not play at the Nations Cup tournament in Mali. The football officials were compelled to begin tense negotiations in France. The demands were met and everything was back in order. In Bamako, Bruno Metsu's troops clashed and irritated with their disrespectful behaviour towards the established rules. On the field however, they provided a minimum performance. No great offensive surges, no panache but results grabbed, which lead them to the final. The duel they had with the Indomitable Lions of Cameroon was ruthless and only penalty kicks could decide between them. The Cameroonians kept their title and Dakar received their Lions as heroes. The World Cup, and especially the opening match against France on May 31 in Seoul, was on the horizon. "We are going to go there," declared Aliou Cisse, "we want to get past the first round and it's feasible. Pressure? It is the Blues who are going to get it. Boasting? Not at all," he said. Events would prove the Lions' captain was right. Metsu prepared for the confrontation with the world champions. He knew that the Frenchmen underestimated, on the technical, physical and moral level, his players' potential and that he would not need to motivate much. He only needed to put in place a tactical plan to block Lemerre's troops. Senegal came up as a homogeneous, compact and united team. Cisse and his teammates pulled all their energies together, carrying out the defensive instructions to the letter and taking advantage of the technical subtlety, boldness and audacity of their strikers, Fadiga and Diouf. The latter pierced the French rear lines several times and offered to the "monster" Pape Bouba Diop a historical goal (1-0). In confronting Denmark, Metsu followed his instincts and adapted his tactics to the opponent's characteristics.

Hadji Diouf championnat de Division I et avoir plus d’informations sur leur état physique en consultant directement ses confrères. Trois, parce qu’il sait parfaitement que tous les expatriés, de Tony Silva à Henri Camara, ont grandement soif de reconnaissance. Beaucoup d’entre eux ont en effet traversé des moments difficiles avec les clubs qui les ont formés et ont perdu du temps dans d’autres où on les mésestimés ou brimé leurs qualités. Il fallait les décomplexer et les aimer. Quatre, parce qu’il entend, grâce à un management de convivialité et de complicité et à une pédagogie de groupe permissive, gagner la confiance de joueurs réputés caractériels et rebelles à toute discipline rigoureuse. Cinq, parce qu’il croit totalement dans la liberté et celle-ci s’exprime en dehors du terrain et dans le jeu qu’il veut beau et conquérant. Ainsi commence une belle histoire d’amour entre un coach anarcho-libertaire et des rebelles du ballon. Metsu convainc Ferdinand Coly, Salif Diao et El Hadji Diouf de reprendre du service et désigne Aliou Cissé, Amara Traoré et Diao comme leaders du groupe. Concrètement, le 24 février 2001, à Rabat, ce sont onze Sénefs qui sont alignés face au Maroc. Ils en imposent à leurs adversaires et méritent de l’emporter n’est-ce une erreur d’appréciation de l’arbitre zimbabwéen Félix Tangawarima qui leur refuse un but valable. C’est le départ d’une longue marche qui les ménera à

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Aliou Cisse However, everything started to go wrong for the Senegalese team. From the very first beginning, Diao's fouls on Tomasson cost the Africans, allowing the Scandinavians to lead (0-1) through a penalty. The Lions took their time to recover. The entry of the whimsical Henri Camara gave them wings. Fadiga served Diao, who redeemed himself by equalising (1-1). He did not complete the match as he got a yellow and then a red card and would be suspended for two matches. With four points, the passage to the second round was within reach of the Africans. On June 11th, in Suwon, led by the master Fadiga, the Lions blew up the defence of Uruguay: three goals before half-time, two of which by the colossal Pape Bouba Diop. In the second half, the South Americans launched an attack on Sylva's goal and he conceded three times. In the extra time, Diatta rescued Senegal with a goal line clearance. It could well have eliminated them. With 3-3, Senegal had five points. Following Morocco (1986), Cameroon (1990), Nigeria (1994 and 1998), they became the fourth African country to get past the first round of the World Cup. A leap forward, which led to a "Senegalomania", whereas the French were eliminated, packed and left Korea. "Football in Senegal," commented the Swiss technician Daniel Jeandupeux, "is vertical, practical, physical. Strength dominates. The first strategy consists in taking position to neu-

la CAN 2002 puis au Mondial 2002. Victoires sur la Namibie (4-0 et 5-0), l’Algérie (3-0), le Maroc (1-0) et l’Ouganda (3-0) et défaites face à l’Egypte (0-1) et le Togo (0-1). Dix buts au compteur d’El Hadji Diouf et deux pour Henri Camara. Mission remplie. Au mois d’octobre, Metsu doit négocier la prolongation de son contrat. Ses employeurs traînent. Il menace de tout plaquer mais finit par obtenir de remplier jusqu’en 2003. Dans la foulée, les membres de la sélection, par la voix de Salif Diao exigent une hausse substantielle de leurs primes, faute de quoi ils ne disputeront pas la CAN au Mali. L’autorité de tutelle est contrainte d’entamer, en France, des négociations serrées. Les revendications sont satisfaites et tout rentre dans l’ordre. A Bamako, les troupes de Bruno Metsu détonnent et irritent par leur comportement peu respectueux des régles établies. Sur le terrain, ils ne fournissent toutefois qu’un service minimum. Pas de grandes envolées offensives, pas de panache mais des résultats arrachés au forceps qui les conduisent en finale. Le duel qu’ils livrent aux Lions indomptables du Cameroun est sans merci, mais c’est le concours de coups de pied arrêtés qui départagent les deux rivaux. Les Camerounais conservent leur titre. Dakar accueille en héros ses Lions. A l’horizon se profilent le Mondial 2002 et surtout le match d’ouverture France – Sénégal programmé pour le 31 mai à Séoul. « On va y aller, proclame Aliou Cissé, pour f…le bordel. On veut passer le premier tour et c’est jouable. La pression, ce sont les Bleus qui l’auront ? » Fanfaronnade ? Que nenni : les évènements donneront raison au capitaine des Lions. Metsu va bien préparer la confrontation avec les champions du monde. Il sait que les Tricolores mésestiment, au plan technique, physique et moral les potentialités de ses joueurs qu’il n’a pas besoin de trop motiver, juste lui faut-il mettre en place un dispositif tactique de nature à bloquer les troupes de Lemerre. Le Sénégal se présente en équipe homogène, compacte et solidaire. Cissé et ses coéquipiers se dépensent sans compter, appliquent les consignes défensives à la lettre et tirent profit de la subtilité technique, de l’audace et du culot de leurs attaquants de pointe Khalilou Fadiga et El Hadji Diouf. Ce dernier perfore à maintes reprises l’arrièregarde française et offre au « monstre » de l’entrejeu Pape Bouba Diop, le ballon d’un succès historique (1-0). Pour affronter le Danemark, Metsu fait confiance à son flair et adapte sa tactique aux caractéristiques de l’adversaire. Toutefois, tout commence bien mal pour les Sénégalais. D’entrée, une faute de Diao sur Tomasson dans la surfaces permet aux Scandinaves de mener (0-1) sur un penalty que le Danois transforme. Les Lions mettent du temps à se reprendre. La rentrée du fantasque Henri Camara leur donne des ailes. Sur service de Fadiga, Diao se rachète en égalisant de près (1-1). Il ne finit pas la partie parce qu’il écope d’un carton jaune puis d’un rouge et sera suspendu pour deux matchs. Avec quatre points, le passage en huitièmes de finale est désormais à portée des Africains. Le 11 juin, à Suwon, conduits de pied de maître par Fadiga, les Lions font exploser la défense de la Céleste : trois buts acquis avant la pause dont deux du colossal Pape Bouba Diop. En seconde période, les Sud-Américains se lancent à l’assaut des bois de Sylva qui s’incline à son tour à trois reprises. Dans le temps additionnel, Diatta sauve sur sa ligne, de la tête, la balle de but qui aurait

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éliminé les siens. A 3-3, le Sénégal engrange cinq points. Après le Maroc (1986), le Cameroun (1990), le Nigeria (1994 et 1998), il devient le quatrième pays africain à accéder aux huitièmes de finale d’un Mondial. Un bond en avant qui enfante la « Sénégauloisomania » alors que les Tricolores éliminés, bouclent leurs valises et quittent la Corée. « Le football du Sénégal, commente le technicien suisse Daniel Jeandupeux, est vertical, pratique, physique. La force domine. La stratégie première consiste à se mettre en position pour neutraliser l’adversaire, en lui opposant un combat rapproché, pour lui imposer sa solidité, sa dureté et sa résistance, pour l’éreinter à force de duels. Les attaquants qui ne sont pas des fainéants se collent au bloc et harcèlent le porteur du ballon. Si des espaces se créent, les contres se déclenchent à la vitesse de « dragsters ». Fusée verte, fusée jaune, fusée rouge…Un vrai feu d’artifice. Du vrai « kick and rush », pur jus british. De vielles recettes pour un football jeune. Cette équipe ne joue pas très bien. Mais elle gagne. Elle fait peur. Elle intimide. Et elle possède un sacré tempérament de lutte, un mental d’acier. Elle est prête pour la bagarre. Pas pour l’académisme. » Et le 16 juin, à Oita, Japon, face à la Suède et sans Fadiga et Diao, le hurrah-football des Sénégalais s’avère payant, après 104 minutes d’un match à rebondissements. Cette fois-ci, ce sont deux exploits individuels de Camara qui font plier les rugueux Scandinaves (2-1). Douze ans après, les Lions de la Teranga rejoignent les Lions indomptables du Cameroun dans l’histoire des meilleures performances africaines en Coupe du monde ! « Ces garçons, commente admiratif Metsu, sont capables de relever tous les défis. C’est d’ailleurs leur nature profonde: se dépasser, toujours se dépasser. » « Notre groupe, prévient Cissé, vit sur le fil, toujours à la limite. C’est bouillant, trop bouillant, alors à un moment, ça peut exploser, poum ! » Mais comment toujours se dépasser quand, après quatre rudes batailles, les muscles ne répondent plus et quand dans les têtes s’installe le doute ? Le match de quart de finale Turquie-Sénégal fut peut-être le combat de trop pour la vaillante bande à Metsu. Evanouie la fraîcheur, estompé le punch, réduites la tonicité et la puissance, le Sénégal redescend sur terre et redevient une équipe ordinaire face à des maîtres techniciens capables de faire tourner à merveille le cuir et de faire courir l’adversaire. Et l’on s’aperçoit des limites du hurrah-football, du jeu vertical, du football physique et de la tactique de circonstance. Pas de fond de jeu qui tienne la route et pas de stratégie rationnelle qui permette l’économie des forces. Alors, s’ouvre un boulevard pour…l’académisme à la turque. Dommage pour ces cracks qui ont noms Fadiga, Diouf et Camara et pour tous leurs compagnons. Qu’ils n’oublient pas la leçon d’Osaka ! Et qu’ils ne tournent pas le dos à la voie du progrès et au beau jeu : ils feront encore danser le Sénégal et l’Afrique. Et merci à Metsu, chantre de la liberté et fédérateur d’une joyeuse clique de bons footballeurs qui rêvent désormais du podium olympique. Faouzi Mahjoub

tralise the opponent, by opposing him a close combat, to impose upon him solidity, hardness and resistance, to exhaust him by dint of duels. Attackers who are not idle stick on to the block and harass the bearer of the ball. If spaces are created, the counters trigger off at the speed of dragsters. Green rocket, yellow rocket, red rocket... a real fireworks. A real kick and rush, pure British style. This team does not play very well, but it is winning. It frightens. It intimidates. And it has a terrible temperament for fight, a steel mentality. Not for the faint hearted". On June 16 in Oita, Japan, against Sweden and without Fadiga and Diao, the Senegalese were rewarded, after an action-packed match of 104 minutes. This time, it was Camera's two individual exploits that had the rough Scandinavians beaten (2-1). Twelve years on, the Lions of Taranga join the Indomitable Lions of Cameroon in the history of the best African achievement at a World Cup! "These boys," commented Metsu with admiration, "are capable of taking up all challenges. Besides, it is their profound nature: excelling themselves, always excelling themselves". "Our group," warned Cisse, "lives always on the edge. It is boiling, very hot, so at any moment, it can explode, boum!" But how can one always excel oneself, when after four hard battles, muscle do not obey any more and when doubt sets into the mind? The quarter final match Turkey-Senegal was perhaps one combat too many for Metsu's valiant group. Freshness gone, punch fading away, tone and power reduced. Senegal returned back to earth and became once more an ordinary team in front of master technicians, capable of turning the ball marvellously and making their opponent runs. And one perceives the limits of hurrah-football, of the vertical game, of the physical football and of the circumstantial tactics. No game depth that could hold on and no rational strategy that could allow the economy of strength. What a pity for these stars called Fadiga, Diouf and Camara and for all their companions. Let them not forget the lesson of Osaka! And let them not turn their backs on the path of progress and to the beautiful game: they will still let Senegal and Africa dance. And thank you to Metsu, minstrel of freedom and unifier of a joyful group of good football players, who dream from now on about the Olympic podium Faouzi Mahjoub

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The African teams in Korea/Japan 2002

t the CAF Congress in Bamako earlier this year, president Issa Hayatou warned that any claims Africa had for increased representation at the World Cup finals would depend largely on the performances of the five representatives at the World Cup finals. With 52 members, CAF has long felt it is under represented at the world's greatest sporting show, but in order to fight the case within the FFA executive committee, results and achievement are needed from the African sides. Any increase from the five African countries at the final tournament would have to be motivated by a major upswing in the fortunes of African sides at the event. But, unfortunately, this year's event in Japan and South Korea has handed CAF's leadership little ammunition with which to fight for an increase for Africa. Besides the brilliance and charisma of Senegal, there was very little to cheer about for the people of our continent, who had high expectations going into the tournament. Senegal's progress to the quarter-finals might have been one of the fairytale stories of the 2002 finals but it does not hide the fact that, overall, Africa disappointed. Never before had their been as much expected from the continent, with countries like Cameroon and Nigeria expected to break new ground for African football. But, as in the previous finals in the USA and France, little came of the positive forecasts, with all but the Senegalese eliminated in the first round. Senegal were the only country to progress past the opening stages, meaning Africa still has yet to provide more than a single protagonist for the knockout stages since the World Cup started. It was a let down, particularly from the classy Cameroonians, who had shown much improvement on their unlucky outing in France four years ago. Two successive African Nations Cup titles, impressive showings in World Cup warm-ups against top class opposition and a team spirit that smacked of potential invincibility held out high hopes. Yet, it all came to naught, probably as early as the second game in Japan when Cameroon failed to get more than a single goal against the Saudi Arabians. The Indomitable Lions allowed Ireland back into a game they looked to have in control and never really threatened Germany in their final group match, which they needed to win. Nigeria, on the other hand, never got out of the starting blocks, admittedly drawn n the toughest opening round but let down by a lack of consistency. Both Cameroon and Nigeria were winners of the gold

The decline of the Olympic champions Coupe du monde Cor e/Japon 2002 La faillite des champions olympiques A A

l’occasion de la 25è Assemblée générale de la CAF, tenue le 17 janvier à Bamako, le président Issa Hayatou avait averti que toute revendication relative à l’augmentation de la représentation africaine à la phase finale de la Coupe du monde, dépendrait des performances de nos cinq finalistes au Mondial Corée/Japon. Avec 52 associations nationales membres, la CAF pouvait estimer être sous-représentée à la grande fête du football mondial. Mais pour améliorer son quota, elle devait se battre au sein du Comité exécutif de la FIFA et tirer argument des résultats et des exploits des équipes africaines. Toute augmentation du nombre des représentants au tournoi final en dépendait. Las, cette fois-ci, la Coupe du monde Corée/Japon 2002 n’aura pas fourni de nouvelles munitions aux décideurs du football africain. A l’exception du parcours brillant et spectaculaire des Lions du Sénégal, le public africain n’a pas eu de quoi s’enthousiasmer et il fut plutôt fort déçu. L’accession du Sénégal aux quarts de finale fut un véritable conte de fée. Elle ne pourra pas toutefois occulter le désenchantement de l’Afrique qui attendait et espérait beaucoup des équipes du Cameroun et du Nigeria. Mais comme lors de la World Cup USA 1994 et du Mondial 98, l’élimination dès le premier tour fut le lot de quatre représentants sur cinq. Le Sénégal fut le seul à franchir les obstacles et les étapes comme si le continent ne pouvait pas fournir plus d’un protagoniste capable d’aller loin dans la compétition. Quelle désillusion surtout du côté des Lions indomptables du Cameroun ! Depuis leur mauvaise campagne du Mondial 98, ceux-ci avaient fait montre de gros progrès alignant les triomphes : deux victoires consécutives en Coupe d’Afrique des nations, médaille d’or olympique à Sydney, et les matchs de préparation très convaincants face à des adversaires huppés. Ils rassuraient par la solidité de leur mental et leurs potentialités nourrissaient de gros espoirs. Autant de bonnes dispositions qui ont débouché sur…rien. Cela fut très visible lors du second match disputé au Japon face à l’Arabie saoudite : les Camerounais ne l’emportèrent que péniblement et par la plus maigre des marges (1-0). Ils avaient auparavant permis à l’Irlande de revenir au score, concédant ainsi le nul (1-1). Et enfin, ils n’inquiétèrent nullement l’Allemagne lors d’un troisième match capital pour leur avenir. Les Super Eagles du Nigeria n’ont à aucun moment paru vouloir décoller de leurs starting blocks, comme s’ils avaient accepté, sans doute par manque de consistance, la fatalité de s’arrêter au premier tour. Et quand on pense que Nigerians et Camerounais sont les derniers champions

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S. Africa/Paraguay medal at the last two Olympic tournaments but that success at under-23 level has not been translated to the senior ranks. Senegal went much further than expected, continuing to ride the weave of confidence that has seen them emerge from virtual obscurity less than 18 months ago. A fine generation of players has sudden elevated the west African country to footballing vistas beyond their wildest dreams. They used to battle to qualify for the African Nations Cup finals, now they are the form side on the continent. Bruno Metsu's charisma and the play of Diouf, Camara, Diao, Daf and notably Fadiga proved a wonderful tonic for Africans fans let down by the other four countries. Senegal's progress was celebrated from Cape to Cairo. South Africa and Tunisia were always expected to struggle against difficult oppisiton and proved as much, although both have young enough teams to suggest they can only gain from the experience. Bafana Bafana might have actually made the second round with a little better coaching Now Africa looks ahead to the 2006 qualifiers and a new format, which will see the Nations Cup finals used to determine the five representatives for the next World Cup in Germany. South Africa’s Matches Mark Gleeson olympiques en titre…C’est dire que les succès des équipes de moins de 23 ans n’ont pas connu de suite chez les séniors. Les Lions du Sénégal réalisèrent plus qu’espéré, surfant à la perfection sur la vague de la confiance qui les porte depuis plus de dix-huit mois et brisant l’anonymat sportif. Une génération de joueurs talentueux a permis à ce pays ouest-africain de vivre de magnifiques rêves. Les Lions avaient bataillé ferme pour accéder à la finale de la CAN 2002 et en Asie, ils ont accompli des performances qui les ont hissé au sommet du football africain. Le charisme de Bruno Metsu et les exploits des El Hadji Diouf, Henri Camara, Salif Diao et du maître à jouer Khalilou Fadiga ont redonné du moral et de la joie aux sportifs africains qui ont, du Caire au Cap, vibré aux assauts des Lions. On attendait aussi des Sud-Africains et des Tunisiens qu’ils relèvent le double défi de la qualité et de la performance face à des adversaires réputés, mais ils pêchèrent les uns par des erreurs de jeunesse et les autres par excès de prudence. Les Bafana Bafana aurait pû franchir le premier tour s’ils avaient été mieux dirigés. L’Afrique désormais se tourne vers l’horizon 2006 avec une nouvelle formule de qualification pour la Coupe du monde (les cinq représentants seront issus de la phase finale de la CAN). Mark Gleeson

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WORLD CUP 2002 Korea/Japan
Group A
No 1 3 18 20 33 34 No 6 8 22 24 39 40 No 10 12 26 28 41 42 No 14 16 30 32 47 48 No 2 4 17 19 35 36 No 5 7 21 23 37 38 No 9 11 Date 31 May 01 Jun 06 Jun 06 Jun 11 Jun 11 Jun Date 02 Jun 02 Jun 07 Jun 08 Jun 12 Jun 12 Jun Date 03 Jun 04 Jun 08 Jun 09 Jun 13 Jun 13 Jun Date 04 Jun 05 Jun 10 Jun 10 Jun 14 Jun 14 Jun Date 01 Jun 01 Jun 05 Jun 06 Jun 11 Jun 11 Jun Date 02 Jun 02 Jun 07 Jun 07 Jun 12 Jun 12 Jun Date 03 Jun 03 Jun Venue Seoul Ulsan Busan Daegu Incheon Suwon Venue Busan Gwangju Jeonju Daegu Daejeon Seogwipo Venue Ulsan Gwangju Seogwipo Incheon Suwon Seoul Venue Busan Suwon Daegu Jeonju Incheon Daejeon Venue Niigata Sapporo Ibaraki Saitama Shizuoka Yokohama Venue Saitama Ibaraki Kobe Sapporo Miyagi Osaka Venue Niigata Sapporo Teams FRA : SEN URU : DEN FRA : URU DEN : SEN DEN : FRA SEN : URU Teams PAR : RSA ESP : SVN ESP : PAR RSA : SVN RSA : ESP SVN : PAR Teams BRA : TUR CHN : CRC BRA : CHN CRC : TUR CRC : BRA TUR : CHN Teams KOR : POL USA : POR KOR : USA POR : POL POR : KOR POL : USA Teams IRL : CMR GER : KSA GER : IRL CMR : KSA CMR : GER KSA : IRL Teams ENG : SWE ARG : NGA SWE : NGA ARG : ENG SWE : ARG NGA : ENG Teams CRO : MEX ITA : ECU Score 0:1 (0:1) 1:2 (0:1) 0:0 1:1 (1:0) 2:0 (1:0) 3:3 (3:0) Score 2:2 (1:0) 3:1 (1:0) 3:1 (0:1) 1:0 (1:0) 2:3 (1:2) 1:3 (1:0) Score 2:1 (0:1) 0:2 (0:0) 4:0 (3:0) 1:1 (0:0) 2:5 (1:3) 3:0 (2:0) Score 2:0 (1:0) 3:2 (3:1) 1:1 (0:1) 4:0 (1:0) 0:1 (0:0) 3:1 (2:0) Score 1:1 (0:1) 8:0 (4:0) 1:1 (1:0) 1:0 (0:0) 0:2 (0:0) 0:3 (0:1) Score 1:1 (1:0) 1:0 (0:0) 2:1 (1:1) 0:1 (0:1) 1:1 (0:0) 0:0 Score 0:1 (0:0) 2:0 (2:0) 25 27 43 44 No 13 15 29 31 45 46 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 08 Jun 09 Jun 13 Jun 13 Jun Date 04 Jun 05 Jun 09 Jun 10 Jun 14 Jun 14 Jun 15 Jun 15 Jun 16 Jun 16 Jun 17 Jun 17 Jun 18 Jun 18 Jun 21 Jun 21 Jun 22 Jun 22 Jun 25 Jun 26 Jun 29 Jun 30 Jun Ibaraki Miyagi Oita Yokohama Venue Saitama Kobe Yokohama Oita Osaka Shizuoka Seogwipo Niigata Oita Suwon Jeonju Kobe Miyagi Daejeon Shizuoka Ulsan Gwangju Osaka Seoul Saitama Daegu Yokohama ITA : CRO MEX : ECU MEX : ITA ECU : CRO Teams JPN : BEL RUS : TUN JPN : RUS TUN : BEL TUN : JPN BEL : RUS 1:2 (0:0) 2:1 (1:1) 1:1 (1:0) 1:0 (0:0) Score 2:2 (0:0) 2:0 (0:0) 1:0 (0:0) 1:1 (1:1) 0:2 (0:0) 3:2 (1:0)

Group H

Group B

ROUND OF 16
GER : PAR 1:0 (0:0) DEN : ENG 0:3 (0:3) SWE : SEN 1:2 a.e.t. (1:1, 1:1) ESP : IRL 1:1 a.e.t. (1:1, 1:0) 3:2 PSO MEX : USA 0:2 (0:1) BRA : BEL 2:0 (0:0) JPN : TUR 0:1 (0:1) KOR : ITA 2:1 a.e.t. (1:1 0:1) ENG : BRA 1:2 (1:1) GER : USA 1:0 (1:0) ESP : KOR 0:0 a.e.t. 3:5 PSO SEN : TUR 0:1 a.e.t. (0:0) GER : KOR BRA : TUR KOR : TUR GER : BRA 1:0 (0:0) 1:0 (0:0) 2:3 (1:3) 0:2 (0:0)

Group C

QUARTERFINALS

Group D

SEMI-FINALS

THIRD PLACE FINAL

Group E

Group F

Group G

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K. Fadiga

Senegal’s Matches Group 1 Matches France - Senegal 0:1 (0:1) 31 May 2002, 20:30, Seoul, Korea Republic Goal: 19 Diop Papa Bouba (30') Referee: Bujsaim Ali Denmark - Senegal 1:1 (1:0) 6 June 2002, 15:30, Daeugu, Korea Republic Goals: Denmark: 9 Tomasson Jon Dahl (16') Senegal: 5 Diao Salif (52') Referee: Batres Carlos Senegal - Uruguay 3-3 (3-0) 11 June 2002, 15:30, Suwon, Korea Republic Goals: Senegal: 10 Fadiga Khalilou (20'), 19 Diop Papa Bouba (26'), 19 Diop Papa Bouba (38') Uruguay: 18 Morales Richard (46'), 21 Forlan Diego (69'), 20 Recoba Alvaro (88') Referee: Wegereef Jan Round Of 16 Sweden - Senegal 1:2 A.E.T. (1:1, 1:1) 16 June 2002, 15:30, Oita, Japan Goals: Sweden: 11 Larsson Henrik (11') Senegal: 7 Camara Henri (37'& 104’)) Referee: Aquino Ubaldo Quarter Finals Senegal : Turkey 0:1 A.E.T. (0:0) 22 June 2002, 20:30, Osaka, Japan Goals: 17 Mansiz Ilhan (94') Referee: Ruiz Oscar

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Cameroon’s Matches Group E Rep. Of Ireland - Cameroon 1:1 (0:1) 1 June 2002, 15:30, Niigata, Japan Goals: Ireland: 8 Holland Matt (52') Cameroon: 10 Mboma Patrick (39') Referee: Kamikawa Toru Cameroon - Saudi Arabia 1:0 (0:0)

6 June 2002, 18:00, Saiatama, Japan Goal: 9 Etoo Samuel (66') Referee: Hauge Terje Cameroon - Germany 0:2 (0:0) Date: 11 June 2002, 20:30 Shizuoka, Japan Goals: 17 Bode Marco (50'), 11 Klose Miroslav (79') Referee: Lopez Nieto Antonio

Nigeria’s Matches

Samuel Et’o

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Group F Argentina - Nigeria1:0 (0:0) 2 June 2002, 14:30, Ibaraki, Japan Goals: 9 Batistuta Gabriel (63') Referee: Veissiere Gilles Sweden - Nigeria 2:1 (1:1) 7 June 2002, 15:30, Kobe, Japan Goals: Sweden: 11 Larsson Henrik (35'), 11 Larsson Henrik (63') Nigeria: 17 Aghahowa Julius (27') Referee: Ortube René Nigeria - England 0:0 12 June 2002, 15:30 Osaka, Japan Referee: Hall Brian

Taribo West

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South Africa’s Matches Group B Paraguay - South Africa 2:2 (1:0) 2 June 2002, 16:30, Busan, Korea Republic Goals: Paraguay: 9 Santa Cruz Roque (39'), 2 Arce Francisco (55') S. Afric: 12 Mokoena Teboho (63')7 Fortune Quinton (91') Referee: Michel Lubos South Africa - Slovenia 1:0 (1:0) Date: 8 June 2002, 15:30, Daegu, Korea Republic Goals: S. Africa: 14 Nomvethe Siyabonga (4') Referee: Sanchez Angel South Africa - Spain 2:3 (1:2) Date: 2 June 2002, 20:30, Daejeon, Korea Republic Goals: S. Africa: 17 Mc Carthy Benedict (31'), 19 Radebe Lucas (53') Spain: 7 Raul (4'), 16 Mendieta Gaizka (46'+), 7 Raul (56') Referee: Mane Saad

S. Africa / Spain

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Tunisia’s Matches Group H Russia - Tunisia 2:0 (0:0) June 2002, 15:30 Kobe, Japan Goals: 9 Titov Egor (59'), 8 Karpin Valery (64') Referee: Prendergast Peter Tunisia - Belgium 1:1 (1:1) 10 June 2002, 18:00, Oita, Japan

Goals: Tunisia: 12 Bouzaiene Raouf (17') Belgium: Wilmots Marc (13') Referee: Shield Mark Tunisia - Japan 0:2 (0:0) 14 June 2002, 15:30, Osaka, Japan Goals: 8 Morishima Hiroaki (48'), 7 Nakata Hidetoshi (75') Referee: Veissiere Gilles

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The New

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Le Nouveau

HeadQuarters of CAF Siege de la CAF

F

ounded in Khartoum on the 8th February 1956, CAF had its first headquarters in Cairo at 3 Hadiqua Street, Garden City. In February 1961, with the appointment of Mourad Fahmy as third General Secretary of CAF, the headquarters of CAF moved to a room in the new head office of the Egyptian Football Federation at 5 Gabalaya Street on Guezira Island. On October 1st 1973, for the first time in its existence, CAF obtained its very own headquarters, a one-floor wing next to the Egyptian Football Federation. The new headquarters of CAF had an area of 250 m2, big enough to satisfy the requirements of administration needs at that time. In 1988, with the accession of Mr Issa Hayatou as fifth President of CAF, it was decided to extend the premises by building a second floor to allow CAF facing its increasing activities. Three years later, a third floor increased the area of the premises to 800 m2. As the present headquarters situated at 5 Gabalaya Street could no more be extended, the Executive Committee of CAF in its session held in Cairo on 29th July 2000 approved the proposition of the President of CAF to buy a land in the new city of 6 October (situated 30 kms away from the present headquarters) and to build a new modern and functional headquarters to help CAF confront future challenges. On 6th May 2001, the breaking stone was placed in the presence of the Egyptian Youth Minister and the President of FIFA.

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a CAF fondée le 8 février 1957 à Khartoum a eu son premier siège au Caire au 3 Rue El Hadiqua, Garden City.

En février 1961, avec l’avènement de Mourad Fahmy comme troisième Secrétaire Général de la CAF, le siège de la CAF change d’adresse et occupe une chambre dans le nouveau siège de la fédération Egyptienne de Football au 5 Rue Gabalaya dans l’île de Guezira. Le 1er Octobre 1973, pour la première fois de son existence la CAF a son propre siège, un pavillon sans étages dans la cour adjacente à la Fédération Egyptienne de Football. C Le nouveau siège de la CAF possède une superficie de 250 m2 et satisfait aux besoins administratifs de l’époque. En 1988, avec l’avènement de Monsieur Issa Hayatou comme cinquième Président de la CAF, il a été décidé d’agrandir les locaux en construisant un second étage pour permettre à la CAF de faire face à ses activités de plus en plus grandes. Trois ans plus tard, un troisième étage fait passer la superficie des locaux à 800 m2. Le siège actuel situé au 5 Rue Gabalaya ne pouvant plus être agrandi, le Comité Exécutif de la CAF en sa séance tenue au Caire le 29 Juillet 2000 approuve la proposition du Président de la CAF d’acheter un terrain dans la nouvelle cité du 6 octobre (située à 30 kms du siège actuel) pour construire un nouveau siège moderne et fonctionnel afin de permettre à la CAF de faire face aux défis futurs. Le 6 Mai 2001, la première pierre est posée en présence du Ministre de la jeunesse Egyptien et du Président de la FIFA. Moins de 18 mois plus tard, l’ouverture du nouveau siège

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Less than 18 months later, the opening of the new head- est programmé devant un parterre du monde du sport et de la quarters is scheduled to take place with the presence of impor- politique. tant personalities from the sports and political world.

Last inspection of works by Messr. Issa Hayatou, CAF President, Slim Aloulou, Execo member and Mr. Fahmy, the CAF General Secretary / Dernière inspection des traveaux par le Président de la CAF, M. Issa Hayatou, M. Slim Aloulou, membre Execo et M. Mustapha Fahmy, Secrétaire Général de la CAF • The new headquarters of CAF are situated in the city of 6 October in front of Misr University for science and technology and occupies an area of 5000 m2. • The administrative headquarters of CAF are built on an area of 1100 m2. • The building comprises a basement, a ground floor and two more floors. • The basement (1500 m2) has a large conference room capable to receive up till 200 persons on the occasion of seminars or symposiums organised by the Confederation. • The ground floor (1500 m2)comprises the different entries, the reception, the security posts and the waiting rooms for visitors. The rear part is composed of 16 offices for 28 posts. • The first floor (1100 m2) houses the offices of the President, the General Secretary, the central Secretariat and a large working room for CAF members when meeting in Cairo. The rear part of this floor also contains 16 offices for 28 posts • The second floor (1500 m2) comprises two meeting rooms with a capacity of thirty people for each. These are equipped with systems for simultaneous translation. • The headquarters have also a place for the power generator allowing the administrative part to function in case of power cuts and a water tank of 80 m3 ensuring the watering of green spaces and can be used in case of fire. A parking area for about forty cars is also available as well as a waiting place for the drivers. • The green spaces occupy nearly 55% of the total area of the headquarters. • The global cost of the project including the cost of the ground, the main works, the furniture and the equipment linked to technology information should come close to 4 million dollars • Le nouveau siège situé dans la cité du 6 octobre fait face à l’université Misr pour les sciences et les technologies et occupe une superficie de 5000 m2. • Le siège administratif de la CAF est bâti sur une superficie de 1100 m2. • Le bâtiment administratif comprend un sous-sol, un rez de chaussée et deux étages. • Le sous-sol comprend (900 m2)une grande salle de conférence pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes à l’occasion des séminaires ou des symposiums organisés par la Confédération. • Le rez-de chaussée (1500 m2) comprend les différentes entrées, la réception, les postes de sécurité et des espaces d’attente réservés aux visiteurs. La partie arrière est com posée de 16 bureaux pouvant offrir 28 postes de travail. • Le premier étage (1100 m2) abrite les bureaux du président, du Secrétaire Général, du Secrétariat central et d’une grande salle de travail pour les membres de la CAF en réunion au Caire. La partie arrière de cet étage contient également 16 bureaux offrant 28 postes de travail. • Le deuxième étage (1500 m2) comprend deux salles de réunion d’une capacité de trente personnes chacune et dotées des installations pour la traduction simultanée. • Le siège offre également un espace réservé pour le générateur qui permet à la partie administrative de fonctionner en cas de coupure du courant électrique et un réservoir d’eau d’une capacité de 80 m3 assurant l’arrosage des espaces verts et pouvant être utilisé en cas d’incendie. Un espace pour l’attente d’une quarantaine de voitures est également disponible ainsi qu’un espace d’attente pour les chauffeurs. • Les espaces verts occupent environ 55% de la superficie totale du siège. • Le coût global du projet incluant le prix du terrain, les gros œuvres, l’ameublement et les installations reliés à l’information technologique devrait avoisiner 4 millions de dollars.

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An opportunity not to be missed Une opportunit ne pas manquer
By Fékrou Kidané

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eople often talk about African football, in a good or bad sense, according to the circumstances. But people rarely talk about its development and its educational and social aspects. Without generalising, all the efforts consented until now remain concentrated on the organisation and the participation in different competitions. The development projects – if they ever existed- remain also limited to the formation of cadres, coaches and referees. The relations between the ministries in charge and the national associations are not always excellent. Personal conflicts of interests are countless... Dialogue and co-ordination have nothing to do with the rule of the game. The lack of means is increasing because of the economic situation from which most of the countries suffer. Poverty keeps sticking to us. Endemic diseases are devastating our society. Our youth is distraught. The armed conflicts, of which women and children are the greatest victims, have been tragic and disastrous. Natural catastrophes have not spared us either. However, one must recognise that it is in this difficult and despicable context that the majority of volunteer officials have to evolve to promote the development of football in the Continent. Once upon a time, the essential objective was oriented towards the education of the youth through practising sport for their moral and physical welfare. The inter-schools football tournaments were numerous and popular. Most of the players that the clubs recruited and lined up in championships, were students. Today it is not the case any more. The objective is elsewhere. The only major concern seems to be the national team. Governments, that often have no money for the youth or women’s teams, and for other sports, always find, as by miracle, the necessary means for the national team. Especially, for the recruitment of a “foreign” coach at the last minute. The lack of vision and the lack of a sustainable development project prevents us from believing in ourselves and trusting our own coaches who are the first recruiters and trainers of all the national players, but to whom we refuse systematically the means they are asking for. Before entrusting them to “foreign witch doctors” just for a honeymoon. As to the national championships in some countries, they only serve to select substitutes. The title-holders play elsewhere, away from their country and make appearances only as guests of honour and at the only condition to be paid in advance for their performance, all expenses included. Representing ones country is no more an honour that thousands of football players used to aspire to in the past. That is to say, that the way of life of African football has changed and the officials’ mentality too. Now, football in Africa is the object of every kind of exploitation by people without any scruple, especially political.

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n parle souvent du football en Afrique en bien et en mal, suivant les circonstances. Mais on parle peu de son développement et de ses aspects éducatif et social. Sans pour autant généraliser, tous les efforts consentis jusqu’à présent, restent concentrés sur l’organisation et la participation aux différentes compétitions. Les projets de développement – encore faut-il qu’ils existent – restent aussi limités à la formation des cadres, des entraîneurs et des arbitres. Les relations entre les ministres de tutelle et les fédérations nationales ne sont pas toujours au beau fixe. Les conflits personnels et d’intérêt sont innombrables.. La concertation et la coordination ne font pas partie de la règle du jeu. Le manque de moyens se multiplie à cause de la conjoncture économique dont souffrent la plupart des pays. La pauvreté ne nous lâche plus. Les maladies endémiques ravagent notre société. Notre jeunesse est désemparée. Les conflits armés dont les femmes et les enfants sont les plus grandes victimes, ont été tragiques et désastreux. Les catastrophes naturelles ne nous ont pas épargnés non plus. Il faut reconnaître néanmoins que c’est dans ce contexte pénible et peu reluisant, que la majorité des dirigeants volontaires doivent évoluer pour promouvoir le développement du football dans le continent. Il était une fois, l’objectif primordial était orienté vers l’éducation de la jeunesse à travers la pratique du sport pour son bien-être moral et physique. Les tournois de football inter-scolaires étaient nombreux et populaires. La plupart des joueurs que les clubs recrutaient et alignaient dans les championnats, étaient des étudiants. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. L’objectif est ailleurs. La seule préoccupation majeure semble être l’équipe nationale. Les gouvernements, qui n’ont souvent pas d’argent pour les équipes juniors ou féminines, et pour les autres sports, trouvent toujours comme par miracle les moyens nécessaires pour l’équipe nationale. Surtout pour le recrutement d’un entraîneur ‘étranger’ à la dernière minute. Le manque de vision et de projet de développement durable nous empêche de croire en nous-mêmes et de faire confiance à nos propres entraîneurs qui sont les premiers recruteurs et formateurs de tous les joueurs nationaux mais auxquels nous refusons systématiquement les moyens qu’ils réclament, avant de les confier aux ‘marabouts étrangers’ le temps d’une lune de miel. Quant aux championnats nationaux de certains pays, ils ne servent plus qu’à sélectionner les remplaçants. Les titulaires jouent ailleurs, loin de leur pays et ne font des apparitions comme invités d’honneur à la seule condition qu’on leur paie d’avance les honoraires de leur prestation, tous frais compris. Représenter son pays n’est plus un honneur auquel aspiraient jadis des milliers de footballeurs. C’est dire que le mode de vie du football africain a changé et les mentalités des dirigeants aussi. Le football en Afrique fait à présent l’objet de toutes

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sortes d’exploitation par des personnes sans aucun scrupule, notamment politique. L’Afrique sportive consacre rarement le temps nécessaire à la réflexion sereine sur les problèmes de développement. Les assemblées générales servent souvent à traiter des points classiques qui figurent à l’ordre du jour, aux élections et au shopping. C’est pour palier à ces lacunes que le président de la CAF, Issa Hayatou a pris l’initiative d’organiser un Forum sur le football en Afrique pour permettre aux dirigeants de réfléchir ensemble sur divers sujets et tracer une ligne de conduite pour l’avenir. La CAF, pionnière de l’unité africaine, a invité toutes les fédérations à se concerter avec toutes les parties concernées sur le plan national et à soumettre leurs remarques à la connaissance des autres partenaires. Que les fédérations nationales le fassent ou non, à cause de mauvaises habitudes, l’occasion leur a été en tout cas offerte. Leurs délégués s’exprimeront certainement au Forum, afin de ne pas rater l’opportunité d’enrichir les débats. Il est temps de dialoguer ouvertement entre Africains et trouver des solutions aux problèmes concernant l’Afrique. Se dire ‘les quatre vérités’ d’une manière responsable et courtoise, n’a jamais fait de mal à personne. Il est cependant primordial à ce que nous nous engagions à condamner toutes formes de corruption, de malversation et de tricherie. Il faut absolument que les conflits d’intérêt et de personne disparaissent pour mieux développer le football africain. Il faut apprendre à connaître et à se méfier des manipulateurs et des exploiteurs déguisés en bienfaiteurs. La pauvreté, la naïveté et l’ignorance ne doivent plus servir à nous faire perdre nos valeurs ancestrales et notre dignité, ni à nous décourager à relever les défis avec notre bonne volonté. Je continue par ma part, à prétendre que la pauvreté est, dans une certaine mesure, une école de l’imagination. Et cette école existe toujours dans nos pays respectifs. A moins que je ne me trompe, jouer au football pieds nus n’est pas encore une honte. J’ose espérer que le Forum du Caire servira à un débat fructueux qui dégagera des idées nouvelles à la lumière des expériences vécues dans les différents pays, et mettra en exergue l’importance de défendre la dignité africaine, d’adhérer à un code d’éthique et à la culture de la bonne gouvernance et à la transparence administrative et financière, et à intensifier la lutte contre la violence et les fléaux qui enveniment la société africaine. Debout l’Afrique, on ne peut plus se cacher derrière l‘arbre qui cache la forêt!

Sporting Africa rarely devotes the necessary time for calm reflection on the problems of development. The General Assemblies are often used for dealing with classical points appearing on the agenda, for elections and for shopping. It is to overcome these deficiencies that the President of CAF, Issa Hayatou has taken the initiative of organising a Forum on football in Africa to allow the officials to reflect together on different subjects and to draw a line of conduct for the future. CAF, pioneer of the African unity, has invited all the federations to confer with all the concerned parties at national level and to submit their remarks to the knowledge of the other partners. Whether the national federations would do it or not because of bad habits, in any case the occasion has been offered to them. Their delegates will surely express themselves during the forum so as not to lose the opportunity of enriching the debates. It is about time to enter into dialogue openly among Africans and find solutions to the problems concerning Africa. Telling each other a few ”home truths” in a responsible and courteous manner has never harmed anyone. However, it is essential that we committed ourselves in condemning every kind of corruption, embezzlement and cheating. Conflicts of interests and of personnalities must absolutely dissolve to have African football developed in a better way. One should learn how to recognise and distrust manipulators and exploiters disguised as benefactors. Poverty, naïvety and ignorance should not be used any more to have our ancestral values and dignity lost, neither to discourage us of taking up challenges with our own will power. As for me, I still claim that poverty is, in a certain way, a school for imagination. And this school still exists in our respective countries. Unless I am wrong, playing football bare feet is not a shame yet. I dare hope that the Forum of Cairo will offer a fruitful debate from which new ideas will emerge in the light of experiences lived in different countries and will underline the importance of defending African dignity, of adhering to a code of ethics and of adopting a culture of good governance and administrative and financial transparency, of intensifying the struggle against violence and the scourges that poison African society. Get up Africa! We can no longer hide behind the tree that hides the forest!

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What’s the use of football coaches?
Des entra neurs de football pour quoi faire ?
By Faouzi Mahjoub

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irst the 2002 African Nations Cup finals in Mali and then the World Cup in Japan and South Korea-Japan have confirmed the evolution of African football's elite. Following the fashion, there is a tendency today to follow a path of conformism, of uniformity and blindly imitating those who give increasing importance to the physical aspect of the modern game. Commenting the matches at the Nations Cup in Mali, one former African international asserted: "In Africa, scoutss do not look for 1.70m talents anymore but rather 1.90m monsters. They act according to their needs and chose according to the size. Yet, a monster has never been an artist. Then the African national teams use these hefty players together in their matches because they play in Europe. It means that creators and team leaders will inevitably go missing. Africa will always produce the likes of Marcel Desailly or Samuel Osei Kuffour, but will there still be the likes of Roger Milla and Abedi Pelé?" He was pointing the finger at the coaches' responsibilities.

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a CAN 2002 puis la Coupe du monde Corée-Japon ont confirmé l’évolution du football africain de l’élite. Pour reprendre une idée reçue en vogue, il « est aujourd’hui tendance » , c’està-dire qu’il a emprunté, dans le domaine essentiel du jeu, la voie du conformisme, de l’uniformité et du panurgisme qui donne une importance croissante au facteur physique. Commentant les matchs de Mali, un ancien international africain affirma : « En Afrique, les recruteurs ne cherchent pas les virtuoses d’un mètre soixante-dix, mais des monstres physiques d’un mètre quatre-vingt-dix. Il s agissent selon leurs besoins et sélectionnent en fonction des gabarits. Or, un monstre n’a jamais été un artiste. Ensuite les équipes nationales africaines récupèrent ces baraqués qu’il faut faire jouer ensemble. Fatalement, il va manquer des créateurs, des meneurs de jeu…L’Afrique produira toujours des Marcel Desailly ou des Samuel Kuffour, mais y aura-t-il encore des Milla et Abedi Pelé ? » Et de pointer le doigt sur la responsabilité des entraîneurs. A raison. Personne n’a jamais mis en doute cette évidence : le sport est une activité physique. Tout le monde le sait aussi, la pratique du football exige rapidité, vivacité, résistance, détente, souplesse, robustesse, puissance. Mais si l’idéal consistait à réunir onze joueurs possédant au plus haut degré toutes ces qualités, les équipes seraient formées par des hommes d’âge et de gabarit identiques, ces deux facteurs déterminants pour une part essentielle les caractéristiques physiques précitées. Or, il n’en est rien. On peut constater que toutes les équipes, y compris les meilleures, sont constituées par des joueurs d’âge et de gabarits divers et donc de caractéristiques diverses. Ce qui est tout à fait normal dans des collectivités dont le rendement repose sur la division des tâches et donc sur la complémentarité des aptitudes individuelles. La valeur physique du footballeur ne peut donc se définir par une donnée standard. Un petit gabarit au démarrage irrésistible manquera vraisemblablement de la puissance nécessaire pour s’imposer dans des contacts où la masse joue un rôle essentiel. Un gabarit imposant sera désavantagé à son tour sous le rapport de la vivacité et de la souplesse. Mais c’est la synthèse de ces caractéristiques diverses et complémentaires dans le creuset de l’équipe qui définira la valeur physique de cette équipe. Ces notions fondamentales, il est indispensable de les avoir à l’esprit à une époque où les « intellectuels » du football – que sont les entraîneurs officiels – affirment que, dans l’ordre des valeurs que les footballeurs doivent cultiver, la priorité doit être donnée au physique sur la technique et à la technique sur la tactique. Cette conception a été mise en pratique, bien avant que les préparateurs physiques aient envahi l’encadrement des clubs ou des sélections nationales et soient devenus des personnages incontournables du football d’aujourd’hui, n’hésitant pas à claironner que les victoires de leurs équipes sont d’abord leur œuvre. Que les entraîneurs spécialisés dans les sports d’équipe proclament la priorité du physique, voilà qui semble paradoxal. Car dans de ce cas, pourquoi les clubs de tous les niveaux ou les équipes nationales se sentent-ils obligés d’engager et de rétribuer (souvent grassement) des entrîneurs de football, dûment diplômés. Si la priorité des priorités est le physique, un professeur d’éducation physique n’est-il infiniment plus qualifié a priori qu’un entraîneur issu des stages nationaux ou internationaux ? En fait les entraîneurs officiels (africains ou non) de football sont prisonniers de la contradiction qui oppose la philosophie des

Nobody has ever doubted this fact: sport is a physical activity. Everyone also knows that playing football needs speed, vigour, resistance, spring, flexibility, robustness and strength. Nevertheless, if it were ideally possible to bring together 11 players possessing the highest degree of all of these qualities, then teams would be composed of men with identical ages and sizes. However, the reality is nothing of the sort. The fact is that all teams, even the best ones, are composed of players with different ages and sizes and therefore of diverse characteristics, which is perfectly normal for a sport where the effectiveness of the team is grounded on the distribution of tasks and therefore on the complementary nature of individual aptitudes. Therefore, a football player's physical value cannot be defined by a certain standard. A small sized player, with say a great shot, will probably lack the necessary strength to dominate heavy physical contests. A player with an imposing size will also be disadvantaged when it comes to speed and flexibility. But it is the synthesis of these diverse and complementary characteristics, in the melting pot of the team, that defines the real value of a team. It is essential to bear in mind these fundamental notions, at a time when the football "intellectuals" - who are the official coaches - assert that priority must be given to the physical development of the player, then to his or her technical development and then only to the tactical development. This concept has been in place for some while now, even before the proponents of the physical aspect of the game invaded the management of clubs and national teams. They have become key figures in football, who cannot be ignored today, and who do not hesitate to boast that their team's victories are above all their very own achievement. It is a paradox that coaches who specialise in team sports give priority to the physical aspect of the game. Why do clubs or national teams feel compelled to hire and pay (oftentimes handsomely) properly qualified football coaches when the priority of the modern game is its physical aspect? Is not a physical training teacher far more qualified in principle than a coach with a whole string of coaching qualifications to his name? In fact, coaches (African or not) today are prisoners of the contradiction that opposes the managers' philosophy and that of football. Managers do not accept that players are working at their game unless it has the external appearance of manual labour, with its disheartening, exhausting even dangerous aspects. It seems to coaches that it is unfair to pay salaries and bonuses to

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dirigeants et celle du football. Les dirigeants n’acceptent de rétribuer le travail des joueurs quà condition qu’il ait l’apparence extérieure du travail, qu’il ait ses aspects rebutants, harassants, voire dangereux. Il leur paraît injuste de payer salaires et primes à des gens qui jouent, qui s’amusent. Or précisément, le vrai football est un art où l’effort physique indispensable s’exprime efficacement dans la joie du jeu. Ancien joueur dans la plupart des cas, l’entraîneur sait par expérience et simple bon sens qu’on devient footballeur en pratiquant le football. Comment on devient pianiste en jouant au piano. Qu’on ne devient pas ni footballeur, ni pianiste en soulevant des haltères ou en faisant des tours de piste ou de la musculation. Mais leur intérêt éhgoïste leur commande d’adopter la philosophie de leurs employeurs dirigeants, de devenir des les contre-maîtres zélés qui veillent à ce que le football soit le travail ingrat, dur, antipathique, que les joueurs-ouvriers doivent accomplir dans l’ordre et la discipline. La priorité donnée au physique a un second avantage. Elle permet au contre-maître (surtout s’il vient d’Europe) de se parer des plumes du techniocrate sérieyux, familier des chiffres, des statistiques, des données précises. Et les chiffres ça fait sérieux, surtout lorsque les résultats obtenus par l’équipe, si bien entraînée physiquement, sont désastreux. C’est le meilleur alibi pour l’entraîneur en danger de perdre son emploi. Enfin et surtout la priorité accordée au physique a l’avantage décisif d’épargner à l’entraîneur ( intellectuel du football devant l’éternel ) tout effort de réflexion sur ce qu’il a appris empiriquement durant sa carrière de joueur, mais qu’il est incapable d’inculquer aux autres. Sur le football, sur l’intelligence du jeu collectif qui est l’essentiel du football mais à laquelle il s’empresse d’attribuer la dernière place sous la dénomination de « tactique ». En ce domaine en effet, si l’on croit ces maîtres à ne pas penser (européens ou africains), tout ayant été dit, il n’ y a rien à dire. Tous croient avoir trouvé l’argument-massue pour assomer leurs contradicteurs et se présenter comme des entraîneurs dans le vent lorsqu’ils déclarent pour justifier leurs choix « réalistes » : - Nous faisons ce que font les autres ! Ce qui est le summum de la candeur lorsqu’on est rétribué précisément pour ne pas faire ce que font les autres mais pour faire quelque chose de nouveau, pour être un facteur de progrès en football. Les faits puisés dans toutes les compétitions internationales prouvent aux naîfs l’efficacité très relative des spécialistes de la préparation physique. Avez-vous ressenti au cours des matchs de la Coupe du monde que les Sénégalais El Hadji Diouf, Khalilou Fadiga ou Henri Camara, le Tunisien Sélim Ben Achour, le Nigérian Austin Okocha, le Sud – Africain Sibusiso Zuma ou les Camerounais Samuel Eto’o et Etamé Lauren Mayer manquaient de vitesse ou de résistance ? Et que dire des gloires du passé qui ont ont noms Rachid Mekhloufi, Salif Keita, Ahmed Faras, Chérif Souleymane, Roger Milla, Tarak Dhiab, Lakhdar Belloumi, Mahmoud el Khatib, Abedi Pelé ou Abdul Razak? Il y a en effet un abîme entre les qualités physiques détectées au moyen des tests réalisés dans les conditions propres à l’athlétisme et les qualités physiques qui s’expriment dans les conditions réelles propres au football. Parce que, si le footballeur doit savoir courir vite et longtemps, sauter, lancer, frapper, ces gestes authentiquement athlétiques n’ont de sens et d’efficacité que s’ils servent à la réalisation de ce que l’intelligence conçoit. L’intelligence collective de l’équipe que nos « intellectuels » du ballon placent au dernier rang. Alors répétons notre question : des entraîneurs pour quoi faire ?

people who play and just have a good time. They are only satisfied with players who have a high work rate. It just happens that football is an art where the indispensable physical effort expresses itself efficiently in the pleasure of the game. In most cases, a coach (who is normally a former player himself) knows by experience and simple common sense that one becomes a football player by practising football. The same as one becomes a piano player by playing the piano. One cannot become a football player or a piano player by lifting weights, body building or continuously running around the track. But their egotistic interests mean that coaches adopt their employers' philosophy, turning themselves into zealous foremen who make sure that football is an unrewarding, though unpleasant task. The footballer is taught that labour is the path to follow to achieve discipline and order. Priority given to the physical aspect of the game has a second advantage. It allows the foreman (especially when he comes from Europe) to take the credit for aspects of the game which, at the end of the day, are not relevant to the finals result. Data like fitness levels and stamina percentages. This can all look very impressive, especially if the results of the team are not that favourable. It is an alibi oftentimes for a coach who risks losing his job. Finally and most importantly, priority given to the physical aspect of football has the decisive advantage of not requiring the coach to draw from the lessons he learnt as a player or how to be able to impart this knowledge to others. Tactical thinking should be the primary characteristic of a good coach but it is now being relegated and a coach's talents are therefore not as acute as they really should be. Nowadays, coaches (both African and European) don't really need to think about the game but rather have to concentrate on getting their players in shape. They are protected by this new approach to the game. The modern day coach does not have to be an innovator anymore, he just has to follow the trends. This is the pinnacle of naivety, given that a coach is paid precisely for not doing what the others do, but for doing something new in order to be a pioneer in the progress of the great game of football. Facts drawn from all international competitions prove to gullible fools the very relative efficiency of the physical preparation specialists. Did you feel during the World Cup matches that the Senegalese El Hadji Diouf, Khalolou Fadiga or Henri Camara, the Tunisian Selim Ben Achour, the Nigerian Austin Okocha, the South African Sibusiso Zuma or the Cameroonian Samuel Eto'o and Lauren Etamé Mayer lacked speed or resistance? And how about the former stars such as Rachid Mekhloufi, Salif Keita, Ahmed Faras, Cherif Souleymane, Roger Milla, Tarak Dhiab, Lakhdar Belloumi, Mahmoud al Khatib, Abedi Pelé or Abdul Razak? Effectively, there is a chasm between the physical qualities detected through tests and those express on the pitch. Because, if a football player knows how to run fast or how to jump, shoot and kick, then these athletes only need add a tactical efficiency to their game. But the collective intelligence of a team is something that the coaching "intellectuals" place last these days. Therefore, it is worth repeating the question: 'What is the use of coaches these days?'

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CAF STANDING COMMITTEES 2002 - 2004 COMMISSIONS DE LA CAF 2002 - 2004
EXECUTIVE COMMITTEE COMITE EXECUTIF
President 1st Vice-President 2nd Vice-President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Général Seyi Memene (Togo) Ismail Bhamjee (Botswana) Slim Aloulou (Tunisia) Mbongo Sylvestre (Congo) Amadou Diakité (Mali) Mawade Wade (Senegal) Said Belkhayat (Morocco) Joab Omino (Kenya) Adoum Djibrine (Tchad) Dr. Amos Adamu (Nigeria) Molefi Oliphant (South Africa) Mustapha Fahmy (Egypt) Deputy Chairman Members Amadou Diakité (Mali) Omar Sey (Gambia) Belaid Lacarne (Algeria) Tesfaye Gebreyesus (Eritrea) Badara Sene (Senegal) Petcha Laurent (Cameroun) Kalombo Bester (Malawi) Linus Mba (Nigeria) Godfried Ekué (Togo)

Advisor :

SECURITY & FAIR-PLAY COMMITTEE COMMISSION SECURITE ET FAIR-PLAY
President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Mawade Wade (Senegal) Slim Aloulou (Tunisia) Viken Djizmedjian (Media Officer)

General Secretary:

AFRICAN REPRESENTATIVES IN FIFA EXECUTIVE COMMITTEE REPRESENTANTS AFRICAINS AU COMITE EXECUTIF DE LA FIFA
Issa Hayatou (Cameroun) Slim Aloulou (Tunisia) Ismail Bhamjee (Botswana) Amadou Diakité Vice-President Member Member Member

ORGANIZING COMMITTEE OF THE AFRICAN CUP OF NATIONS COMMISSION D’ORGANISATION DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS
President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Ismail Bhamjee (Botswana) Amadou Diakité (Mali) Said Belkhayat (Morocco) Molefi Oliphant (RSA) Mackaya-Tamane (Gabon) Général Zoumaro Gnofame (Togo) Col. Souley Mohamed (Burkina Faso) W.K. Agrah (Ghana) Brig. Gen. Dominic Oneya (Nigeria) Justino Fernandes (Angola) Issak Tafere (Ethiopia) Hani Abou Reida (Egypt) Tarek Bouchemaoui (Tunisie) Patrick Okpomo (Nigeria) Benony Jacques (Madagascar) Sory Ibrahima Makanguile (Mali 2002) (Tunisia 2004)

EMERGENCY COMMITTEE COMITE D’URGENCE
President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Général Seyi Mémène (Togo) Slim Aloulou (Tunisia) Ismail Bhamjee (Botswana) Mbongo Sylvestre (Congo)

FINANCE COMMITTEE COMMISSION DES FINANCES
President Members Ismaïl Bhamjee (Botswana) Général Seyi Mémène (Togo) Joab Omino (Kenya) Adoum Djibrine (Tchad) Owona Pascal Baylon (Cameroon) Teklemariam Gizaw (Ethiopia) Anouma Jacques (Côte d’Ivoire) Mahmoud Hammami (Tunisie) Suketu Patel (Seychelles)

COMMITTEE FOR THE MERIDIAN PROJECT COMMISSION PROJET MERIDIEN
Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Slim Aloulou (Tunisia) Mustapha Fahmy (Egypt) Dr. Baba Sakho (Guinea)

Advisor :

REFEREES COMMITTEE COMMISSION DES ARBITRES
Chairman Farah Addo (Somalia)

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Manuel Dênde (Sao Tome) Thierry Kamach (Centrafrique) Ananda Vuddamalay (Mauritius) El Hadji Malick Sy (Senegal) Roger Ouegnin (Côte d’Ivoire) Youssouf Ould Vall (Mauritania) Seydou Diakité (Burkina Faso) Moses Baransananiye (Burundi) Mahamat Saleh Issa (Tchad) Kunene Patrick (Swaziland) Sub committee for Women football and Futsal Sous commission pour le football féminin et le Futsal President Issa Hayatou (Cameroon) Members Farah Addo (Somalia) Said Belkhayat (Maroc) Adoum Djibrine (Tchad) Leo Mugabe (Zimbabwe) Baidi Couloubaly (Mauritania) Nehaissi Youssef (Libya) Denis Obua (Uganda) Kayizari Cesar (Rwanda) Manga Obiang Bonifacio (Guinea Equatorial) Othman Al Bashir (Sudan) Mrs. Tsichlas Nastasia (South Africa) Semede Mario Mendes dos Reis (Cap Vert) Mohieddin Ndolanga (Tanzania) Abdoulaye Muller (Cameroun) Ousmane Conateh (Gambia) Bangoura Ali (Guinée) Mohieddin Hassan (Somalie) Souleyman Magassouba (Mali)

ORGANIZING COMMITTEE OF INTER-CLUBS COMPETITIONS COMMISSION D’ORGANISATION DES COMPETITIONS INTER-CLUBS
President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Dr. Amos Adamu (Nigeria) Slim Chiboub (Tunisie) Hima Souley (Niger) Al Hadji Jawula (Ghana) Placide Engandzas (Gabon) Mohamed Hussein Osman (Egypt) Simplice Zinsou (Côte d’Ivoire) Mohamed Raouraoua (Algerie) Martin Adjagodo (Benin) Iya Mohamed (Cameroun) Tidiane Niambele (Mali) Suketu Patel (Seychelles) Karim Alem (Morocco)

STATUTES AND REGULATIONS COMMITTEE COMMISSION DES STATUTS ET REGLEMENTS
President Members Slim Aloulou (Tunisia) Amadou Diakité (Mali) Molefi Oliphant (South Africa) Ousseynou Dieng (Côte d’Ivoire) Moncef Foudhaili (Tunisia) Omar Kezzal (Algeria) François Compaoré (Burkina Faso) Harun Bomet (Kenya) Justice Tolla Thomson (Sierra Leone) Evaristo Dauti Kasungo (Zambia) Rock Gnassingbe (Togo) Alhagi Sosseh (Gambia) President Eritrea FA Edwin Snowe (Liberia) David Fani (Botswana) Mbaye Ndoye (Senegal) Mohamed Moufid (Morocco) Gourna-Zacko Justin (Centrafrique) Damaseb Petrus (Namibia)

TECHNICAL DEVELOPMENT COMMITTEE COMMISSION DE DEVELOPPEMENT TECHNIQUE
President Members Mawade Wade (Senegal) Général Seyi Memene (Togo) Sylvestre Mbongo (Congo) Dr. Amos Adamu (Nigeria) C.K. Gyamfi (Ghana) Nabi Camara (Guinea) Mario Coluna (Mozambique) Saïd Amara (Algeria) Kamal Sheddad (Soudan) Mohamed Yusuf Ahmed (Somalia) Hani Moustafa (Egypt) Kalala Mukendi Pierre (RD Congo) Ben Kouffie (Ghana) John Zingale (Malawi) Bayae Hissein (Tchad) Technical Advisor :Rachid Mekhloufi (Algeria)

ORGANIZING COMMITTEE OF YOUTH COMPETITIONS, WOMEN’S FOOTBALL AND 5-A-SIDE COMMISSION D’ORGANISATION DES COMPETITIONS DE JEUNES, DU FOOTBALL FEMININ ET DU FUTSAL
Sub Committee of Youth competitions (U-20 & U-17) Sous Commission des compétitions de Jeunes (U-20 & U-17) President Members Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia) Général Seyi Memene (Togo) Slim Aloulou (Tunisia) Mbongo Sylvestre (Congo) Joab Omino (Kenya) Almamy Kabele Camara (Guinea) Mme. Fatou Sarr-Ba (Senegal) Samson Omeruah (Nigeria) Thabo Makakole (Lesotho) Hussein Fadoul (Djibouti)

APPEALS COMMITTEE COMMISSION D’APPEL
President Members Général Seyi Mémène (Togo) Slim Aloulou (Tunisia) Amadou Diakité (Mali) Mawade Wade (Senegal) Joab Omino (Kenya)

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PROTOCOL
Chief of Protocol: Assistant to the Chief of Protocol: Amadou Diakité (Mali) Mme. Fatou Ba-Sarr (Senegal) Malou Tchamdja (Togo)

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Segun Odegbami (Nigeria) Ahmed Shoubeir (Egypt) François M’Pelé (Congo) Kaizer Motaung (South Africa) Menguistu Worku (Ethiopia) Abega Theophile (Cameroun)

OFFICE OF THE PRESIDENT
Advisor to the Presidency : Fekrou Kidane (Ethiopia) Presidential Protocol and Attaché to the Presidency: Appolinnaire Nguangué (Cameroon)

COMMISSION DE PROMOTION ET DE SPONSORING (AD-HOC)
President Members Slim Aloulou (Tunisia) Mohamed Raouraoua (Algeria) Hassan Hamdi (Egypt) Papa Diack (Senegal) Kodjo Annan (Ghana) Leo Mugabe (Zimbabwe)

PRESS COMMITTEE COMMISSION DE PRESSE
President Members Mbongo Sylvestre (Congo) Hatem Zakaria (Egypt) Paul Bassey (Nigeria) Ouattara Hégaud (Côte d’Ivoire) Djibril Traoré (Mali) Mustapha Badri (Morocco) Joseph Ghislain Gabio (Congo) Mark Gleeson (South Africa) Mendes Hipolito José (Guinea Bissau) Kabulo Mwana Kabulo (RD Congo) Nicholas Musonye (Kenya) Aïcha Falode (Nigeria) Dr. Viken Djizmedjian (CAF Press officer) Faouzi Mahjoub (CAF Press consultant) Abel Mbengue (Press Attaché –CAF office Yaoundé)

MEDICAL COMMITTEE COMMISSION MEDICALE
President Members Prof. Hosny Abdel Rahman (Egypt) Dr. Zakia Bartagui (Tunisia) Prof. Tsala Mbala Pierre (Cameroun) Dr. Abdel Malek Sentissi (Morocco) Dr. James Sekajugo (Uganda) Dr. Yacine Zerguini (Algérie) co-opted

FIFA/CAF CONSULTATIVE COMMITTEE COMMISSION CONSULT. FIFA/CAF
Issa Hayatou (Cameroon) Farah Addo (Somalia)

ZONAL REPRESENTATIVES OF THE REFEREES COMMITTEE REPRESENTANTS DE ZONES DE LA COMMISSION DES ARBITRES
Bahou Mohamed (Maroc) Louis Laryea (Ghana) Birame N’diaye (Senegal) Marcel Ndjipendi (Cameroon) Mfubusa Bernard (Burundi) Valdemarca Franck (Zimbabwe)

COMMISSION POUR LE FOOTBALL FOOTBALL COMMITTEE
President Members Amadou Diakité (Mali) Jule Bocandé (Senegal) Japhet Ndoram (Tchad)

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African refereeing in the World Cup L arbitrage la Coupe du monde
By Farah Addo President of CAF Referees Committee

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efereeing at the world cup was constrained for Africa for quite sometime. But thanks to the CAF vision of refereeing developing which it undertook in the last decade, we have come up with new cadres ending up with an African referee officiating in the final of the 1998 world cup, something which has encouraged other African referees to embark on better programs and take training seriously. As you followed there was a lot of disapproval of refereeing in the world cup 2002. As a person in charge of African refereeing I may say that this criticism was baseless according to the laws of the game and were founded only upon the fact that some teams like Korea, Japan, Turkey and Senegal, who were listed as outsiders, have ousted big names like Italy, Spain and Argentina. It is unfortunate that the quality of those teams was not taken seriously and people opted for loopholes to diminish Korea’s accomplishment of ousting two big names like Italy and Spain. Instead of acknowledging the progress of these outsiders, they insinuated corruption about the referees. In my view, the refereeing was good generally and I would say no referee has done any intentional mistakes or had any instructions to do so, as claimed by some. We are proud that no African referee made any mistakes and they were awarded an average of above 8 points from 10 by the refereeing committee of FIFA, of which I was a member during the world cup 2002 . We had 5 referees and 5 assistants and none made any mistakes according to the reports. In the case of the referee Gamal El Ghandour for Korea vs Spain, he took his decision of whistling due to the signal of his assistant before any goal was scored. Can anyone criticize him for that or whisper favoritism? The problem seems to be that there is no more a big nation of football and smaller ones in football and all are equal as it was shown by the results achieved by Senegal, Korea, Japan, Turkey and USA. I do not see any reason for worries or rumors! Somebody spoke of big football countries with big referees and small countries in football with no referees, however that was proven wrong during this world cup, where most of the mistakes were done by the so-called big countries of football referees, unless that meant no small countries’ referees can do better than the above. It is not in the interest of the world football authorities to create this kind of atmosphere or invent a way of refereeing by TV or robots to denaturalize the actual beauty of football refereed by a human being. We should accept human mistakes without going deeply into recrimination of nations, which may divide world football We may suggest to improve refereeing by some helpful elements of technical or electronic nature, a better instruction set, training or a change in the system of selection while respecting continental representation, but never should we attempt to create an elite of referees for a few countries to divide world football which may create animosity and oppositions within FIFA. Those who were not happy with the results have to blame their teams and embark on reorganizing, but never attempt again to put the blame on referees of any continent. Referees are human and destined to make mistakes but we should never surpass the acceptance of the human attitude.

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endant une assez longue période, l’Afrique ne pouvait pas arbitrer des matchs de la phase finale de la Coupe du monde. Mais, grâce à la politique de développement de l’arbitrage mise en pratique par la CAF lors de la dernière décennie, nous y sommes parvenus du fait de l’émergence de nouveaux cadres au point qu’un Africain ait dirigé la finale du Mondial 98. Cette promotion a stimulé des vocations et encouragé d’autres arbitres africains à se préparer avec plus de sérieux et d’abnégation. Comme beaucoup d’entre vous l’ont constaté, la Coupe du monde 2002 a été émaillé par de nombreuses décisions arbitrales controversées. En tant que responsable de l’arbitrage africain, j’affirme que les critiques n’ont pas concernées l’application des lois du jeu mais parce que des équipes comme celles de la Corée, du Japon, du Sénégal et de la Turquie, considérées comme de simples outsiders, ont évincé des favoris comme l’Italie, l’Espagne ou l’Argentine. Ces équipes n’avaient été prises au sérieux, et c’était fort regrettable et certains ont tenté de discréditer le parcours victorieux de la Corée parce que celle-ci avait sorti l’Italie puis l’Espagne. Au lieu de reconnaître les progrès accomplis par nos outsiders, on a tenté de les discréditer en portant des accusations de corruption contre les arbitres. De mon point de vue, l’arbitrage en Corée et au Japon fut généralement bon. Aucun arbitre n’a commis d’erreur intentionnelle et aucun n’a reçu d’instructions dans ce sens. Nous sommes particulièrement fiers du comportement de nos cinq arbitres et de nos cinq assistants. Les rapports l’affirment : aucun d’entre eux n’a commis de faute. Et la Commission d’arbitrage de la FIFA (dont je faisais partie durant la Coupe du monde) leur a accordé des notes dont la moyenne se situe à 8 sur 10. Quant à Gamal el Ghandour qui a dirigé le quart de finale Corée – Espagne, il a décidé d’annuler un but espagnol en se fiant au signal de son assistant. On ne peut pas l’en critiquer ou l’accuser de favoritisme.Le fait est qu’il n’y a plus de grande nation de football et que les petites peuvent désormais rivaliser avec les grandes comme en témoignent les performances de la Corée, des Etats Unis, du Japon, du Sénégal et de la Turquie. Alors foin des inquiétudes ou des rumeurs ! Quelqu’un a prétendu que les grands pays de football ont de grands arbitres et que les petits ou présumés tels n’en ont pas. La Coupe du monde a infirmé ces propos : la plupart des erreurs commises ont été le fait d’arbitres originaires de ces grands pays, alors pourquoi ceux des petits pays ne pouvaient-ils pas faire mieux ? Il n’est pas dans l’intérêt des hautes autorités du football de créer une telle atmosphère ou de menacer de recourir à l’arbitrage télévisé, procédé qui ne pourrait que nuire à la beauté de notre jeu et le déshumaniser. L’erreur humaine doit être acceptée sans susciter des récriminations susceptibles de diviser la planète foot. L’on peut suggérer de renforcer l’arbitrage en recourant à quelque assistance technologique, en délivrant des instructions plus sévères, en modifiant le système de désignation (lequel doit toutefois respecter le principe de la représentation continentale) mais jamais s’autoriser à créer une caste d’élite au service de quelques pays. Ce serait provoquer la zizanie et l’animosité entre les membres de la grande famille de la FIFA. Ceux qui ne sont pas contents des performances de leurs équipes doivent les en blâmer et s’efforcer de les faire rebondir mais ils n’ont pas le droit de se défausser sur les arbitres d’un continent ou d’un autre. Les arbitres restent des êtres humains susceptibles de commettre des erreurs mais ils ne pourront jamais aller au delà de

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The Road to Tunisia 2004 OBJECTIF TUNISIE 2004
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s the African cup of nations qualifiers have just started, the African continent will be enthusiastically following the group matches that will result in 14 teams qualifying to the finals in 2004 in addition to the title holders, Cameroon, and the hosts, Tunisia. In the north, four nations; Egypt, Algeria, Morocco and Tunisia have many common qualities. First of all, it is obvious that they have not yet overcome the repercussions of the World Cup's campaign. Although Tunisia did reach the finals, it had a degrading outing. The other 3 nations, who failed to qualify, had no other alternative but to sacrifice their coaches in an attempt to absorb the fans' furious uproar. Tunisia, Morocco and Algeria all hired temporary coaches to take over their teams in this transient period, while in fact each of them are still looking for what looks to be a foreign manager for their teams. Ironically the 3 neighbors went into serious negotiations with Frenchman, Filipe Troussier - Japan's former coach in the last world cup who led Burkina Faso to the fourth place in ACN 1998 - but none of them convinced the white magician to return to Africa. Even Egypt's coach Mohsen Saleh, who replaced the legendary Mahmoud Al Gohary, is not guaranteed to stay for long. Saleh, who last season led Ismaili club to the third league title in their history without a single defeat, will be facing a lot of obstacles in his new post. Opting for youth players and releasing old players may prove to be an impossible strategy. Nevertheless, Egypt had a good period of preparation for the African Cup of Nations qualifiers, taking the share of the lion in the CAF clubs' competitions with 4 clubs participating, 2 of which Ahly and Zamalek, partaking in the continent's most valuable competition, the Champion's League. The national team itself had its share of preparatory matches. They enjoyed an easy 4-1 win over Ethiopia, and entertained another 2-0 victory over Uganda before beating Sudan 3-1. But they ended their matches with a shocking defeat to Libya 0-1 It was an opportunity for Saleh to make some changes in the team's line-up and give chances to some new faces, despite the fact that the standard of the opponents was not that high, though it was good enough for the mission, since Egypt will be playing in what appears to be an easy group along with the African Islands of Madagascar and Mauritius. Algeria, who is playing in group 12 along with Namibia and Chad, should not be fooled by their seemingly easy group. Chad has appointed the Cameroonian Akono as its new coach, but even he didn't show any optimism about his team's future. However, the North Africans should watch out for the southern state of Namibia. Namibia has been taking part in every major competition organized by CAF or FIFA lately in addition to their participation in the COSAFA Castle cup. The progress of the game in this country is moving at a tremendous rate. The players have become more experienced and it is just a matter of time before they hit the jackpot. Algerian football, which has been in a coma for the last decade, could be their next victim. Algeria's last appearance on the football scene was last May when they drew with Belgium 0-0 in Brussels. Later on, the Algerian FA sacked their coach Rabah Madjer as a result of his offensive remarks about the officials in the Federation. Considering that the team caretaker Hamid Zuba chose almost a course à la qualification pour la CAN 2004 a démarré en trombe déchaînant enthousiasme et passion. Quatorze places de finalistes sont en jeu ; la Tunisie pays orginasteur et le Cameroun, champion en titre occuperont les deux autres places. Dans la zone Nord, quatre pays ( Algérie, Egypte, Tunisie et Maroc) affrontent les mêmes problèmes. Ils n’ont encore tout à fait digéré les suites de la campagne du Mondial 2002. La Tunisie qui avait arraché un ticket pour la phase finale n’a pas particulièrement brillé au Japon d’où elle est repartie bredouille. Les trois avaient manqué la qualification. Depuis, ils ont « sacrifié » leurs entraîneurs pour calmer la colère de leurs supporters. La Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont requis les services de techniciens intérimaires pour assurer la transition avant de se lancer dans la chasse au messie étranger. Tous trois ont sollicité l’ex-entraîneur du Japon Philippe Troussier mais le « sorcier blanc » s’est montré trop gourmand et trop exigeant. En fin de compte, seule la Tunisie est parvenue à engager l’ex-entraîneur de l’équipe de France Roger Lemerre, limogé, en contrepartie d’un joli pactole, par ses anciens employeurs et vitipendié par la presse française. En Egypte, Mohamed Saleh qui a succédé au légendaire Mahmoud al Gohary n’est pas certain de conserver longtemps son post. Saleh qui a permis, la saison passée, à Al Ismaïly de remporter son troisième titre national sans concéder la moindre défaite, affronte de sérieux obstacles. Sa décision de rajeunir l’effectif de la sélection et de se passer des services des « vieilles gloires » a soulevé une levée de boucliers. Toutefois, la participation de quatre clubs égyptiens aux compétitions interclubs de la CAF lui facilite quelque peu la tâche en sollicitant régulièrement les sélectionnés, notamment ceux appartenant à Al Ahly et à Zamalek qui visent la conquête du trophée de la Ligue des champions. En matchs de préparation, l’Egypte a dominé l’Ethiopie (4-1), l’Ouganda (2-0) et le Soudan ( 3-1) avant de concéder la défaite face à la Libye (0-1). Un faux pas suivi le 8 septembre par une entrée en scène ratée devant Madagascar à Antananarivo : 0-1 (but Menahely Ruphin). En dépit de cette contre-performance, l’Egypte avec ou non Mohamed Saleh paraît en mesure d’assurer sa qualification devant les insulaires malgaches et mauriciens. Même remarque pour l’Algérie qui a pour adversaires le Tchad et la Namibie. Certes, le Tchad a recruté l’entraîneur des champions olympiques le Camerounais Jean –Paul Akono mais il ne paraît pas en mesure de barrer la route aux Algériens toujours en quête d’un encadrement européen. Hamid Zouba, l’ancien membre de l’équipe du FLN assure, depuis le limogeage de Rabah Madjer, un intérim satisfaisant : son équipe (où l’on retrouve huit expatriés évoluant en France) est revenue, le 7 septembre, d’un long déplacement à Windhoëk avec les trois points de la victoire face à la Namibie (0-1). Une équipe qui dispute toutes les compétitions de la FIFA et de la CAF en plus de la Castle Cup organisée par la Cosafa et dont les progrès tardent à se dévoiler. Dans le groupe 7, les Lions de l’Atlas ont ramené trois de leur déplcement à Libreville où ils ont battu le Gabon qui a confié ses destinées au Belge Michel De Wolf (1-0). Ils sont en tête du groupe avec la Sierra Leone. Celle-ci avec sa vedette de l’Inter de Milan Mohamed Kallon est en mesure d’inquiéter le Maroc qui retrouve après huit ans un encadrement local avec la confirmation au poste de sélectionneur national du prestigieux gardien de but Badou Ezzaki, l’un des héros du Mundial 86. Les pros seront toujours présents, notamment l’i-

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the same line-up, with 8 French-based players and talented figures like Saifi Rafik, the Desert warriors should not have much trouble accomplishing their mission. Morocco leads group 7 with Gabon, Eq. Guinea and Sierra Leone as their competitors. Sierra Leone, with its one-man show starring Mohamed Kallon, might be Morocco's toughest challenge. However, the Atlas lions, under the command of their former legendary goalkeeper in Mexico 86's World Cup Badu Zaki, should not face any problems doing their homework. Morocco will continue to rely on their European-based figures. The Moroccan federation officials believe that their group is easy enough not to rush signing a new coach to lead the team in this stage. On the other hand, Libya, in an attempt to re-establish itself in the football world, is making some revolutionary changes trying hard to catch up with the international scene of the game. They appointed the Italian Scoglio, who has had African experience when he coached Tunisia in 2000 and was the former coach of Italian side Genoa. However, due to internal disputes he was sacked in mid- September. The Libyan FA has even started to import some celebrities into their game as their Club El Ettihad lately signed the famous Cameroonian Mboma from Parma. Libya's ambitions, which are led by Ettihad club's player and chairman of the FA, El Saadi Al Qadafi, son of the head of the state, will be faced by the first class players Nonda and Premiere League star Lua Lua, who are expected to lead RD Congo's campaign in this group. Libya may be trying hard to return to the game, their last and only appearance was back in 1982 when they hosted the cup of nations. They will be needing to gather all their resources in order to overcome the Simbas. In the East, where this part of the continent needs to be resuscitated, no country from this regions was able to reach the Cup of Nations finals since Morocco 1988 when Kenya was among the final eight. The Leopards, this time under the command of Jacob Mulee, are more than ready for the qualifiers, with an intensive warming up program in Africa and Asia recalling all their players who are based in Europe. Kenya and Togo will be facing a fierce battle to qualify from the group. While another Western competitor, Cape Verde, is calling their Portuguese based. Although Cape Verde are the group under-

namovible capitaine Nouredine Naybet, mais ils sont concurrencés par une nouvelle vague dont le leader est le jeune attaquant du Raja de Casablanca Mehdi Aboucherouane. La Libye qui ambitionne de retrouver, vingt quatre ans après la phase finale de la CAN, ne cesse de défrayer la chronique. Elle a engagé l’Italien Francesco Scoglio (il avait dirigé la Tunisie de 1998 à 2000) lequel eut du mal à composer avec son employeur et en même temps joueur Saadi Kadhafi. Parce que Scoglio ne l’a pas aligné face aux Simbas congolais à Tripoli et en dépit de la victoire libyenne (3-2), Saadi a démis l’Italien de ses fonctions à la mi-septembre avant de le… réembaucher dix jours plus tard !L’on ne sait si Scoglio a fait marche arrière et accepté de titulariser …le président de la Fédération libyenne ou si , celui-ci a pris enfin conscience des limites de son talent. La Libye devra en tout cas en découdre avec le Botswana et le Swaziland et se rendre le 26 juin 2003 au stade des Maryrs à Kinshasa où les Simbas compteront sur le punch de Shabani Nonda (A.S. Monaco) et de Lomana Tressor Lua Lua (Newcastle, Angleterre) pour prendre leur revanche. L’Afrique de l’Est parviendra-t-elle à s’ouvrir les portes de la CAN 2004. La dernière apparition d’une équipe de cette zone remonte à la CAN 1992 au Sénégal : le Kenya n’y avait pas franchi le premier tour. Cette fois-ci les Harambee Stars, dirigés par Jacob « Ghost » Mulee semblent avoir bien préparé la campagne de qualification. Ils ont rappelé tous les expatriés et ont bouclé un programme de mise en forme intensif. Et d’entrée, ils ont annoncé la couleur en écrasant leur principal adversaire, le Togo (3-0). Le Cap-Vert et la Mauritanie s’en tireront-ils mieux face aux Kényans ? Dans le groupe 13, les Uganda Cranes renforcés par Hakim Magumba, Hassan Mubiru et l’« Irlandais » Livingstone Charles Mbabazi et préparés par Paul Edwin Hasule ont de suite donné du fil à retordre au Black Star du Ghana conduit par son nouvel entraîneur le Serbe Milan Zivadinovic et l’ont battu (1-0). De retour à Accra, Zivadinovic est contraint de rendre son tablier et la GAFA a rappelé l’incontournable Emmanuel Kwasi Afranie. Le Rwanda sera l’arbitre du duel ougando-ghanéen. Dans la Zone Ouest A, les Lions de la Teranga ne devraient pas trop puiser dans leurs réserves pour franchir les obstacles représentés par Sao Tomé e Principe, la Gambie et le Lesotho. Reste à savoir si le départ prématuré du coach Bruno Metsu pour un club des Emirats Arabes Unis ne perturbura pas trop la stabilité et la cohésion du

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dogs, they should trouble both Togo and Kenya. Another eastern side, Uganda took advantage of the recent re-creation of CECAFA and its competitions to prepare their players for bigger competitions. Uganda led by Hakim Magumba, Hassan Mubiru and Ireland based professional Livingstone Charles Mbabazi will give Ghana a hard time in their group. Nevertheless, the Black stars, who have a small army of professionals in Europe in addition to the talented local figures of Hearts of Oak and Kotoko would still have the better odds in this group. In the most powerful part of the game in this continent, the West, Senegal should have no problems qualifying from their group, that also includes Sao Tome, Gambia and Lesotho. After their outstanding performance in the last World Cup in Korea and Japan they have all the confidence and resources to qualify to the last 16. Despite the departure of the Frenchman and National hero Bruno Metsu who went to work in the UAE, the European well-known figures like Diouf, Fadiga and Henri Camara are capable of continuing the revolution they had brought about in the last Nations and World cups. If in most groups the outcome is more or less predictable, the most exciting and damaging clash will be between the Bafana Bafana of South Africa and the Elephants of Ivory Coast in group 11. South Africa who have had a sensational come back to the African scene since their return to the nations cup 1996 will be facing a very tough task. With a group of only 3 teams along with Burundi and one passing board, there will be no room for mistakes. Ivory Coast, who recently recalled French manager Robert Nouziett, are hoping to retain the reputation of the elephants, which was affected by the poor performance in the late editions of the ACN. Another giant clash will be between the Super Eagles and the new power in African football, Angola. Nigeria, with their first class players like Kanu, Okocha and Aghahowa, will be facing a tough challenge against the Angolans, with their Benfica star Mantorras, who was named best youth player in the continent last year. This encounter will be awaited by all football fans along the continent. Zimbabwe, is another Southern side looking forward to be lifted out of the doldrums. The Warriors who had the reputation of being one of the most unlucky teams in the continent since they always lose their qualifying ticket in the last stages. They will be very keen to grab what would look like a last chance for a generation led by their veteran Peter Ndlovu. The warrior's task should concentrate on overcoming one of the most promising nations, Mali. The former hosts of the ACN led by Seydou Keita should pay a lot of respect to the Warriors who had always been the masters in shooting at their own foot, but this time, Zimbabwe may finally find the right foot through their new talent Mwaruwar who plays for French side Auxerre. The combination of Ndlovu's experience and Mwaruwar power should give Zimbabwe a great boost in their campaign. For the first time CAF cancelled the preliminary stages from the qualifying rounds. This gave more countries the opportunity to join the race for the Tunisia 2004 finals. It will be interesting to follow some countries like the ambitious Cape Verde, Angola, Zimbabwe, Liberia - without their lone star Weah for the first time - in addition to the return of Guinea to the football scene and Libya, who are trying hard to reinstate themselves in the international game. Amr Shaheen

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groupe. Déjà à l’occasion du déplacement au Lesotho, El Hadji Diouf et Salif Diao (tous sous contrat avec Liverpool) ont déclaré forfait pour des raisons personnelles. Les assistants de Metsu, Jules Bocandé et Abdoulaye Sarr ont pour mission d’assurer la succession et de ne pas dilapider l’héritage. Le groupe est placé sous le signe d’un passionnant duel Afrique du Sud – Côte d’Ivoire. Les Bafana Bafana n’ont pas démérité en Corée et ils raté in extremis la qualification pour le second tour. Ils ont perdu leur coach Jomo Sono remplacé par Ephraïm « Shakes » Mashaba jusque-là responsable des équipes de jeunes. Mashaba compte plus sur les joueurs locaux et sur les expatriés de talent comme l’irascible Benny Mc Carthy et Siyabonga Nomvete. Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont fait leur révolution après leur cinglant échec au Mali. Exit l’entraîneur Lama Bamba. Exit Ousseynou Dieng le président de la Fédération. Promotion de Jacques Anouma et rappel du Français Robert Nouzaret. Les potentialités ne manquent pas avec les Académiciens expatriés (Aruna Dindane, Maestro, Abib Kolo, Zézéto…), les nombreux pros opérant en Europe et en Afrique du Nord et les joueurs locaux. Nouzaret entend rester fidèle à son style de jeu offensif et donner du plaisir à ses joueurs. Les évènements lui permettront-ils de tenir un pari audacieux et sympathique. Le Burundi se contentera-t-il de servir de faire-valoir à ses deux rivaux de poule ? Un autre duel acharné oppose les Super Eagles du Nigeria aux Palancas Negras d’Angola. Depuis leur expédition sans gloire au Japon, les Nigérians ont changé de coach : l’ancien international Christian Chukwu a remplacé au pied levé Chief F. Onigbinde. Quant aux Angolais, ils ont recruté le Brésilien Ismaël Kuntz qui avait dirigé en 1996 le Black Star du Ghana sans réellement convaincre. A Luanda, le 8 septembre, les deux formations se sont neutralisées (0-0). Il faudra attendre le match retour, prévu le 21 juin 2003 pour connaître le vainqueur de ce groupe 1 à moins que le Malawi ne perturbe les calculs des uns et des autres. Dans le groupe 6, le Zimbabwe court après une qualification qui le fuit depuis 1988. Il a commencé par accueillir et par terrasser à Harare, sous la conduite de l’entraîneur Sunday Marimo, les Aigles du Mali placés sous l’autorité technique du Français Christian Dalger (1-0). Le retour aura lieu le 22 juin 2003 au stade du 26-mars à Bamako et d’ici là, les deux rivaux doivent en découdre avec l’Erytrée et les Seychelles et ne pas perdre de points. A suivre de près dans ce groupe nouvel attaquant zimbabwéen de l’A.J. Auxerre, Benjamin Mwaruzwari ainsi que tous les expatriés maliens avec le néo –Lensois Seydou Keita en tête. Dans le groupe 2, c’est le retour du Syli de Guinée après une mise an ban de deux ans par la FIFA. Un retour en fanfare puisque les Guinéens ont d’entrée étrillé à Conakry le onze du Liberia (3-0) au sein duquel a fait défaut le charismatique George Weah. L’entraîneur français Dussoyer est heureux de pouvoir compter sur de talentueux expatriés comme Pascal Feidouno (Bordeaux) et Fodé Mansaré (Montpellier) et les expérmentés Pablo Thiam (Bayern Munich),Titi Camara (West Ham) et Morlaye Soumah (Bastia). Guinéens et Libériens devront toutefois prendre en considération leurs adversaires de groupe, le Niger et l’Ethiopie et bien négocier le voyage sur les hauteurs d’Addis Abeba. Dans le groupe 3, la Zambie est un favori attendu surtout depuis son déplacement victorieux à Khartoum où les hommes de Patrick Phiri ont glané trois points précieux (1-0) face au Soudan. Ils auront toutefois raison de ne pas pavoiser trop vite car ils vont avoir affaire aux Béninois et aux Tanzaniens. Le groupe 4 paraît plus ouvert. Les Etalons du Burkina ont un léger avantage sur les deux principaux adversaires les Diables rouges du Congo et le Mozambique. Notons que pour la première fois, la CAF a gommé les préliminaires et passé directement aux groupes de qualification. Cette innovation permettra-t-elle aux « petites » équipes de bouleverser la hiérarchie établie et de glaner des billets pour Tunisie 2004 ? Amr Shaheen