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Sommaire

LA FORMATION :

-Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La L nature t des d i images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes

AU SEUIL DE LA PRATIQUE

-l’apprentissage -L’architecture et le milieu -L L’architecte architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive

LA FORMATION : Les études : -Les Les qualités d’un étudiant : *sérieux *sens de la responsabilité *curieux *observateur *patient * éth di *méthodique Qualités nécessaires mais non suffisantes pour étudier l’architecture, en plus il faut aimer la géométrie descriptive, la philosophie, et avoir une vaste culture littéraire. Culture littéraire : lire beaucoup et bien, lentement en prenant des notes. Culture C lt re philosophiq philosophique e : pas dans le sens d’agrégé en philosophie philosophie, mais le sens que lui donne « Valéry » tout homme qui s’interroge sur soi-même est par définition philosophe. Il doit apprendre à penser, et dans cet apprentissage, seule est féconde la recherche personnelle. Se passionner pour la géométrie descriptive : une représentation visuelle qui facilitera plus tard un travail purement mental, sans qu’il soit utile d’avoir recours à l’épure.

GALERIE DE LA CATHEDRALE

1996-1998 SILARBI-A- Architecte

GALERIE DE LA CATHEDRALE

1996-1998 1996 1998 SILARBI-A- Architecte

La primauté de l’imagination : « il faut rêver … » le propre de l’architecte réside dans sa capacité de vision mise à l’épreuve l épreuve du réel et de la vie quotidienne quotidienne.

PEREZ House 1954 Bruce GOFF Architecte

PRICE Studio1974 Bruce GOFF Architecte .

PRICE Studio1974 Bruce GOFF Architecte .

GLEN HARDER House 1970 Bruce GOFF Architecte .

Sommaire LA FORMATION : -L’honnêteté intellectuelle : « L’architecture. L’essentiel n’est pas de bien dessiner. ce n’est qu’un moyen transitoire pour guider les travaux. *le dessin : Il n’est jamais une fin en soi. c’est d’abord la probité et l’honnêteté envers soi et envers l autres les t ». mais de raisonner juste ! -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La nature des images -La conquête q intérieure de l’espace p -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage -L’architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive .

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Du charme du graphisme à la falsification du dessin. Marika Alderton house 1991-1994 Glenn Murcutt . la primauté du rendu etc etc…) ) un projet est avant tout une organisation spatiale et non pas une image image. la pente est très rapide (non respect de l’échelle.

Marika Alderton house 1991-1994 Glenn Murcutt .

Tree House Cabane DAWSON BROWN Architecture .

Tree House Cabane DAWSON BROWN Architecture .

Penser juste : *Synthèse *S thè et t analyse l : *connaissances plus encyclopédiques : L’architecture n’est pas une « spécialité ». La technique sans l’esprit n’est rien. La pensée de l’architecte doit être rationnelle et visionnaire i i i : l’architecte l’ hit t est t poète èt par l le sentiment ti t et t penseur par l’expression architecturale. Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage -L’architecture -L architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive . elle implique un « humanisme h i ». L’approfondissement du « faire » a son origine dans l’approfondissement de « l’être intérieur ». L’œuvre doit être achevée en idée avant de l’être en fait. L’essentiel L’ ti l est t d’apprendre d’ d à apprendre d (une question bien formulée est à moitié résolue).

Croquis 1994 Maison non réalisée SILARBI ARCHITECTE .

Croquis 1994 Maison non réalisée SILARBI ARCHITECTE .

Eriger en méthode de développement des facultés imaginatives. de la mettre en garde contre elleelle même. le bon sens sens.Sommaire -L imagination : -L’imagination La représentation intérieure d’une vision exige observation et mémoire auditive et visuelle. inquiéter l’intelligence l intelligence à son autosatisfaction autosatisfaction. encore faut-il apprendre à s’en servir judicieusement. La mémoire n n’est est pas égale à une série d’images d images gravées (utilisation irrégulière du poncif = moyen mécanique de reproduction qui donne un travail sans originalité) Il ne suffit pas d’avoir d avoir accumulé des matériaux matériaux. à condition d’avoir d avoir le sens critique critique. LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La L nature t d des i images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage L architecture et le milieu -L’architecture -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive . L’art de penser dans l’absurde. chercher le « parti fou ».

La vitesse du déplacement mentale. it Apprendre à voir c’est apprendre à ETRE. réside le secret de la vision créatrice de l’ hit t l’architecte. Le dessin ne doit intervenir qu’au moment ou la conception globale est cristallisée par une vision mentale. Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l l’apprentissage apprentissage -L’architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive . Education par la perception : des formes. tit voir i par l’ l’esprit. Voir V i c’est ’ t métamorphoser. tous deux reçoivent la lumière. des couleurs (les diffé t nuances. l’ différentes l’ensemble bl au li lieu d du dét détail) il) et td des proportions (les rapports entre les éléments) Dans la vision intérieure.-La nature des images : L’arbre et l’appareil photographique. ét h non pas restituer.

Maison BETAOUAF 1998-2004 Croquis SILARBI A ARCHITECTE .

Maison BETAOUAF 1998-2004 SILARBI A ARCHITECTE .

Maison BETAOUAF 1998-2004 SILARBI A ARCHITECTE .

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) 5-à l’aide de la photographie. En tant que moment de recherche et non pas une fin en soi. avoir besoin de mûrir mûrir. outil. • -La conquête intérieure de l’espace : LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La nature des images g -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage -L’architecture et le milieu -L’architecte L’ hit t et tl le client li t -l’architecte et la durée -La fonction évolutive • • • • . 6-ou mieux encore du cinéma. Comment traduire cette vision intérieure (Les moyens disponible). Pas de création sans vision intérieure. le croquis laisse à la vision intérieure toute sa liberté… 3-par l’observation sur place (voir et analyser) 4-à l’aide de la maquette (saisir le jeu de volume dans l’espace à vol d’oiseau. au croquis d’architecte : Là où une étude dessinée cristallise. trop souvent une vision qui pour s’accomplir s accomplir pleinement pleinement.Sommaire • • • • • 1 plans 1l ( service (au i d de l’ l’œuvre et t non comme une i image) ) 2-dessin (piège du dessin) d’observation. support.

Comment traduire cette vision intérieure (les moyens disponible).-La conquête intérieure de l’espace : Pas de création sans vision intérieure intérieure. 1-plans (au service de l’œuvre et non comme une image) Patkau architects West Vancouver British Columbia 2007 2009 2007-2009 .

• patkau architects west vancouver british columbia 2007-2009 .

pleinement a besoin de mûrir. au croquis d’architecte (piège du dessin) : Là où une étude dessinée cristallise. mûrir le croquis laisse à la vision intérieure toute sa liberté… glenn murcutt done house mosman sydney south wales 1988 . trop souvent une vision qui pour s’accomplir s accomplir pleinement.2-dessin d’observation.1991 .

Glenn Murcutt done house mosman sydney south wales 1988 .1991 .

) patkau architects west vancouver british columbia 2007-2009 . en tant que moment de recherche et non pas une fin en soi.3-par l’observation sur place (voir et analyser) 4-à l’aide de la maquette (saisir le jeu de volume dans l’espace à vol d’oiseau. support. outil.

patkau architects west vancouver british columbia 2007-2009 .

libertés intimement liées.-Libertés et contraintes : Nécessité. comment choisir à coup sur ? • Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination ’ -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage -L’architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive « Une liberté sans limite ne peut engendrer d’œuvre d’art » . Les matériaux et la technique se sont multipliés. contraintes.

l’é l » AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage l’ ti -L’architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive .•Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage : Le chantier où s’accomplit la création de l’architecte. et l’enseignement du « faire » c’est d’abord le chantier. « Le métier d’architecte est un métier viril qui s’accommode mal de la gratuité du jeu . il est la preuve et le résultat de cette vision. Au chantier (à partir du XIX) se substitue l’atelier l atelier. c’est donc là que l’on devrait apprendre l’architecture. dira-t-on ! Peut-être… Mais où la responsablilité se dilue. » En architecture. capital il assure le passage de la vision à l’œuvre d’art. « Architecture collégiale. architecture le faire est capital. et de l’atelier vers l’agence. dissout et la vision initiale s’atrophie avant même de subir l’érosion des contrôles et des différentes commissions. Il exige i l’apprentissage l’ ti plutôt l tôt que l’école. dilue la personnalité se dissout. ce n’est donc pas en jouant que l’on peut s’y préparer.

3-faut-il dissimuler la construction ? Toujours avantageux (respect de la nature) 4-l’affirmer ? ….. relief etc etc…) ) Quel parti adopter ? 1 travestir la construction…. sans conteste le partie le plus louable. Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination L’i i ti -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage l apprentissage -L’architecture et le milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive . Le paysage agreste : (champêtre.n 1-travestir construction n’est est pas une solution architecturale. climat climat..avec discrétion.-L’architecture et le milieu : Il faut « dialoguer » avec le milieu. rustique) Après analyse (échelle (échelle. 2-faut-il ignorer le problème ? ……indigne d’un architecte architecte.

Igoe conduit Par Minoru Yamasaki.Ne pas changer l’échelle du paysage Le projet Pruitt Pruitt-Igoe.Affirmer avec discrétion. cela implique quelques principes : . . en Contradiction totale avec la Proche ville de Saint-Louis. La concrétisation d’une Utopie s’est transformée ici E ghetto En h tt et t en une image i de d Cauchemar. a Abouti à la création d’un lieu Etrange et sans âme.

Contraste puissamment avec les Constructions basses Environnantes: « la baleine » Porte bien son nom ! .L’impressionnant bloc d’habitation Réalisé par De Architekten Cie.

Casa Gostnner. studio ALBERTO PONIS .-Mettre des jeux de volumes simples dont les rapports soient partout clairement exprimés.

Accuser par renforcement ou par contraste le caractère dominant du paysage. CABO SAN LUCAS House Steven Harris Architects ..

DOUGLAS House Richard MEIER Architects .

Dissimuler la construction Malator House F t systems Futur t Architects A hit t .

Malator House Futur systems Architects .

Maisons-Dunes jumelles William Morgan Architects .

Maisons-Dunes jumelles William Morgan Architects .

Amoena House Raphaelle Hondelatte Architecte . .-Rechercher la netteté et la simplicité de la conception et la franchise des plans.Ne pas oublier que le ciel fait partie de la composition et que c’est c est lui qui commande la couleur de la construction.

Amoena House Raphaelle Hondelatte Architecte .

le site est enfin le sol. tout au moins de nous accorder d’abord avec le ciel.•Le p paysage y g rural : •l’architecte se trouve aux prise avec le vestige de l’architecture vernaculaire : •-maintien d’une architecture rurale ? -ou son abandon ? Peut-on abandonner une architecture dont l’intérêt majeur est l’authenticité ? Si tout nous est permis. .

. . quartiers anciens : -reconstitution p pure et simple. p Cas des q l’intégration dans le cadre existant d’une architecture contemporaine .Le paysage urbain : (insertion plus délicate) Distinguons g deux catégorie g :q quartier ancien. architecture et environnement « d’égale importance ».q quartier p plus récent. Vide et bâtiment.

Bloc d’appartements d appartements Herzog et de Meuron Architectes .

Bloc d’appartements Herzog et de Meuron Architectes .

même lorsqu’il s’agit de construction à structure t t simple i l promouvoir i d des bâti bâtiments t afonctionnel ? . (L’ hit t f (L’architecte fait it t toujours j fi figure d’ d’accuser à priori sa cause est suspecte….Sommaire LA FORMATION : -Les études -L’honnêteté intellectuelle -Penser juste (pensée rationnelle) -L’imagination g -La nature des images -La conquête intérieure de l’espace -Libertés et contraintes AU SEUIL DE LA PRATIQUE -l’apprentissage -L’architecture L’architect re et le milie milieu -L’architecte et le client -l’architecte et la durée -La fonction évolutive -L’architecte et son client : L client Le li t est t devenu d impersonnel i l et t collectif. ll tif l’administration au lieu du client. Pour bâtir. -L’architecture et la durée : A Aujourd’hui j d’h i l’ l’architecte hit t n’œuvre ’ plus l f face à l’éternité. Tantôt sa liberté dépasse les espérances.) Malheureusement « la manière de dire l’emporte sur la chose dite… » L’ hit t L’architecture naît ît d’ d’un b beau di dialogue l humain. Maître absolu ou valet de tous. il faut d’abord convaincre. -La L fonction f ti évolutive é l ti : L’adaptation d’un bâtiment à des fonctions imprévus est toujours chose mal aisée. l t L’architecte n’a plus de client. tantôt l’inverse et c’est l’ l’asservissement i t complet. il est tenté d’en abuser. il œuvre pour une société instable et en mutation.