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Live ! - LE MAGAZINE DE VOS CONCERTS.

EDITION DE LYON, EXPORTE EN PDF DEFINITIF FIN MARS 2013

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AVEC DES CONCERTS (FORCEMENT), DES ARTISTES (CEUX QUI FONT LES CONCERTS, EN FAIT), DES INTERVIEWS DE CES ARTISTES SUSNOMMES, DES PHOTOS DE CES ARTISTES DONT J’AI DEJA PARLE

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SI VOUS LISEZ CECI C’EST QUE VOUS TENEZ VOTRE PDF A L’ENVERS, ATTENTION A VOTRE PC

Live !

Le magazine de vos concerts

- édition Lyon -

o VOUS DEVEZ AVOIR MAL AUX CERVICALES A PENCHER LA TETE COMME CA, PENSEZ A CONSULTER UN OSTHEOPATE OU REVOIR VOS PRIORITES DE LECTURE o

Numero 1 - 2013

SOMMAIRE
L’interview, p.4 THE TOXIC AVENGER

Live !
Le magazine de vos concerts
Le live report, p.5 L’interview fleuve ! p.6 à 11 Interview, p.12 En répet’ avec... p.13
Tirage

Live !
numéro 1 - 2013 Magazine à tirage probablement unique, de facto sans périodicité

Directeur de la publication
Jessie Pasquier Trautmann

Rédacteur en chef
Philippe Jawor

Rédaction

Philippe Jawor

Crédits photos (sauf mention)

Claire Pommet

Philippe Jawor

Réalisation

Philippe Jawor

Distribution

Tout support numérique ∞ exemplaires (puisque diffusable à l’INFINI)

Contact

SHOPPING

p.14

philippe.jawor@groupe-igslyon.com philippejawor.wordpress.com facebook.com/Philippe.Jawor twitter.com/pippojawor linkedin.com/in/philippejawor

Le mot du patron
Bien sûr, il y aura des erreurs dans ce premier numéro. La photo de couverture, bien trop floue, par exemple. Mais être le journaliste, le rédacteur en chef de soi-même et aussi le maquettiste implique des choix. Et en photo de couverture, j’ai choisi ce cliché. Réalisé par mes soins, pas pris sur Internet. À défaut d’un réflex, ce jour là, je n’avais qu’un téléphone portable de piètre qualité. Pourtant, à partir de ce cliché, c’est toute l’idée de ce magazine qui a vite germé. Le découpage du public pour en faire un pied de page, avec la jambe de ce mec qui slamme, qui s’élève au dessus de la foule. Le faisceau des projecteurs, et ce chanteur (Didier Wampas, pour ne pas le nommer), debout, torse nu, qui harangue le public. Alors non, ce magazine n’est certainement pas parfait, mais il me plaît comme ça. Parce que je sais que j’ai bossé, au moins pour écrire ces articles. J’ai rencontré ces artistes (merci à eux pour leur disponibilité), assisté à ces concerts, pris ces photos (à retrouver davantage sur www.flickr.com/photos/ philippe_jawor/). Mais en réalisant ce magazine pendant six mois, je me suis surtout rendu compte d’une chose : c’es dans ce domaine, ma passion, la musique, que je veux travailler en tant que journaliste. Sur ce, bonne lecture, en espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire ces pages que j’en ai eu à les réaliser.

Live !

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LIVE REPORT
« Je n’ai pas eu envie d’être uniquement associée aux humoristes »
Tu as d’ailleurs disparu des ondes du jour au lendemain. Que s’est-il passé ? En étant chez Baffie toutes les semaines, j’ai finie par être associée aux humoristes. En tant que comédienne, j’étais frustrée, et en même temps on ne me considérait pas non plus comme une musicienne à part entière, double frustration ! J’ai préféré arrêter ces interventions à la radio et enregistrer mes chansons, jouer des concerts... Venons-en à ton concert, justement. Tu as déjà joué à Lyon ? Oui, plusieurs fois ! J’ai déjà joué au Transbo, sur une péniche aussi, dont je ne me souviens pas le nom (le Sirius, NDLR)... Des lieux que tu as fréquenté quand tu habitais à Lyon ? Même pas ! Quand je vivais ici je faisais l’ENSATT, l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et des Techniques du Théâtre, alors j’étais tout le temps à bosser, je n’avais pas vraiment le temps de sortir ! Tu as déjà joué au Transbordeur. Une affection particulière pour cette salle ? Je trouve cette salle géniale ! En fait j’aime vraiment ce genre de salles, de 400, 500 personnes. L’énergie y est super communicative, c’est vraiment très plaisant ! Pour finir, tu as sorti récemment Mon premier album genre Pannini avec des vignettes à gratter qui permettent de télécharger des chansons sur Internet, quels sont tes projets à venir ? Pour l’instant, je continue à défendre le dernier album, mais il y a plein de choses en préparation, en effet. Après Noël, il y aura de nouveaux trucs !
La slack fait appel à la proprioception : un travail d’équilibre musculaire impressionnant

Une slack et quelques retards
En avance pour mon rendez-vous avez GiedRé, je poireaute un peu devant le Transbordeur. Je tombe alors sur des funambules d’un nouveau genre, qui se font appeller « slackers », du nom de cette sangle sur qui remplace le fil habituel.
ais que font-ils là, ceux là ? Attendant l’heure devant le Transbordeur, je ne peux m’empêcher de fixer ces quelques personnes qui ont, semble-t-il, tendu des câbles entre les piliers du pont qui jouxte la salle du Transbordeur. Ils me voient, avec mon carnet, mon appareil photo, alors pour ne pas paraître impoli, je m’approche. Je demande ce qu’ils font, ces gens. Des funambules ? « Slackers », me rectifie-t-on aussitôt ! « Il y a beaucoup de différences avec le funambulisme habituel, m’explique Rémi, ils exercent sur un câble, souvent avec un balancier. Nous, nous pratiquons sur la slack, qui est une sangle ». Rémi, il est dans le milieu associatif depuis bientôt 25 ans. La slack, il l’a découverte par hasard. « Cette pratique se développe quasi exclusivement comme ça, par le bouche à oreille. Mais on commence à voir se développer des évènements : Festislack, les Natural Games, au viaduc de Millau ». C’est justement cette popularité grandissante qui l’a motivé, très récemment, à faire de la slack son métier. Pas en tant que slacker pro, « très rares sont ceux qui peuvent vivre de la pratique », mais en tant que commerçant. « Le marché commence à exister, et pour l’instant, à part à Décathlon, il est difficile de trouver des slacks ». Combien coûte l’équipement du slacker, justement ? « Environ 65 € pour une slack en moyenne. C’est plutôt abordable, et puis c’est du matériel résistant, c’est un investissement à plutôt long terme ». Bichon, la manager de GiedRé, m’indique que l’artiste est encore en répétitions. Et pour cause : GiedRé n’arrive plus à trouver les accords d’une de ses chansons, cherche, veut filmer ses doigts en train de jouer la chanson pour les reproduire pendant le concert. Du fait de ce contretemps, l’interview se verra raccourcie. Pourtant, sur scène, où elle interprète certaines de ses changements avec des arrangements différents (l’électronique ou le synthétiseur remplaçant l’habituel guitare/ voix), les accords seront au rendez-vous et le public, venu en masse, parfois déguisé, souvent amusé, répondra volontiers aux sollicitations de la belle lituanienne à « shaker son booty » ou « faire des anus avec les mains ».

Derrière son air angélique, GiedRé chante cruement - mais toujours avec humour - les travers de notre société

C’était la première interview de toute ma carrière. Je n’avais pas choisi la plus facile, de l’avis même de Bichon, la manager de GiedRé. Fatiguée, en retard sur ses répétitions donc passablement énervée, c’est pourtant une personne adorable qui me reçoit quelques minutes avant son concert du soir au Transbordeur, ce 6 novembre 2012. Déjà conquis par l’artiste, la personnalité de cette lituanienne d’origine, qui chante des horreurs sur des mélodies de berceuses, a achevé de me convaincre.
Peux-tu nous rappeller comment tu as commencé ta carrière ? C’est un gros concours de circonstances. J’ai une formation de comédienne à la base, mais je chantais aussi dans un bar en bas de chez moi, avec un ami, Thierry Julien. Des petites chansons, comme ça, j’étais payée au chapeau, vraiment rien de sérieux. Grâce à ce même ami, j’ai rencontré Raphaël Mezrahi, qui m’a proposé de faire partie de sa pièce Monique est attendue caisse 12. À la suite de ça, Raphaël Mezrahi m’a fait rencontrer un ami à lui, Laurent Baffie, qui m’a proposé de chanter mes chansons dans l’émission qu’il animait une fois par semaine sur Europe 1, C’est quoi ce bordel. Forcément, une radio nationale, ça offre de la visibilité, et c’est comme ça que ça a vraiment décollé.

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Des retards en pagaille
Passée ma découverte de la slack, il est temps pour moi d’aller interviewer GiedRé. Premier entretien de ma très jeune carrière, je ne suis pas familier du Transbordeur et embête trois fois la direction pour savoir où aller. Après un quart d’heure de retard sur l’horaire prévu, j’atteins finalement les loges, où

GiedRé, en répétitions, à la recherche de l’accord perdu

La slack vous intéresse ? Allez Plus loin !
Si cette nouvelle forme de funambulisme , en pleine expansion, vous intéresse, rapprochez-vous donc de l’association Eki-libre. Basée à Lyon et à Valence, cette association a pour but de promouvoir la slack, à travers des rencontres et des sessions dans différents spots lyonnais, du parc de Parilly au pont Winston Churchill. La liste complète des spots est à retrouver sur le site de l’association, ekilibrelyon.wordpress.com. Les photos de la dernière sortie du groupe, une session de highline dans le Vercors, y sont particulièrement impressionnantes et donnent à voir ce que sont capables de réaliser ces équilibristes qui n’ont pas froid aux yeux !

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Live !

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THE TOXIC AVENGER L INTERVIEW FLEUVE

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THE TOXIC AVENGER
De tweet en aiguille, j’obtiens l’interview de Simon Delacroix, alias Toxic Avenger. Ce DJ de trente ans, qui a commencé par le remix d’artistes aussi divers que Blur (2007), Sefyu (2009) ou The Beach Boys (2010) s’est fait connaître du très grand public par une collaboration avec Orelsan (N’importe comment, 2010). Il s’apprête a sortir son deuxième album, Romance & Cigarettes, après un premier LP remarqué, Angst. D’abord prévue « juste avant de jouer », cette discussion s’est finalement déroulée après le set de Toxic, qui m’a accordé un entretien-fleuve dans les loges de l’Ayers Rock Boat, soit une table et quelques poufs dans les cales de bateau amarré sur le Rhône.
Ton sentiment sur le concert du soir ? J’ai été pris a parti par une fille Son manager, Greg, arrive avec (relativement les chiffres : 1250 personnes ont ivre, certes), fait le déplacement. qui trouvait ton set trop On est mercredi. D’ha« boom boom », bitude, le mercredi soir, qui pensait c’est assez mort. Là, qu’il y aurait c’était blindé, je suis des titres pour content  ! Ça fait longdanser, citant temps que je n’ai pas par exemple Lou rempli un lieu comme Bega... ça, comme je joue dans Je n’ai pas d’a priori sur des salles plus grandes, Une péniche face à l’Hôtel-Dieu, l’Ayers Rock Boat est un lieu de concert original ! tel ou tel groupe, et rien et ça fait du bien ! ne m’empêche de pasMechanical Animal reste mon Manson ser du Lou Bega, après tout. J’ai grandi Tu avais déjà joué à Lyon ? préféré aujourd’hui. dans une famille très ouverte culturelleJ’avais déjà joué au Ninkasi, notamment, ment, et on écoutait aussi bien du raï que un passage classique. Lyon, c’est ce genre du hip-hop des 80’s. J’ai besoin de cette de ville où tu sais à l’avance que ce sera mixité. Ce soir, je sentais que ça devait bien, c’est plus facile. tabasser. Après, j’espère faire de la musique pour tout le monde. Dans ton set, j’ai décelé, entre autres, Metallica (Enter En fait, mon but ultime, c’est de faire Sandman), Vitalic (Poney avancer les gens culturellement, mais ce Pt. 1), Nirvana (Rape me), n’est pas quelque chose qui se fait d’un Marilyn Manson (This is the coup. Il y en a qui font comme ça : Para new shit), ou encore Booba One, par exemple, fait ce que devrait (Boulbi). Tu as une setlist Vitalic, c’est le mec qui m’a fait com- faire Timbaland aujourd’hui. Timbaland préétablie ou tu choisis ce que prendre qu’on pouvait faire quelque a trouvé une manière de faire qui fonctu vas jouer sur l’instant ? chose de très intéressant dans l’électro, tionne et il s’y tient. Mais je pense qu’il J’ai une dizaine de «  classiques  » dans ça m’a motivé quand j’ai commencé. faut avancer doucement, comme l’a par lesquels je pioche pour chaque set. Meexemple fait Mirwais avec Madonna, en tallica ou Manson, ce sont des restes de Booba, c’est juste parce que j’aime bien ! produisant l’album Music et quelques ma jeunesse, où j’écoutais énormément suivants. Après tout, le rôle originel d’un de Metal. Portrait of an American Family est quand même un putain d’album, et DJ, c’est de découvrir et faire découvrir de la musique aux gens, si je peux les faire avancer comme ça... Justement, est-ce comme ça que tu choisis les artistes que tu remixes, en ayant cette envie de « faire avancer les gens culturellement » ? Non, en fait, je remixe ce que j’aime, c’est tout. Quand on m’a proposé de remixer Morbid Angel (10 more dead, en 2012), je ne pouvais pas refuser. Même si ce qu’ils font maintenant est un peu moins bien, c’est quand même un groupe que j’ai vu en concert quand j’avais 16 ans ! Pour les remixes de mes titres, ça marche un peu pareil, ce sont le plus souvent des potes qui les font. Je travaille beaucoup avec mes amis, tout simplement parce que c’est plaisant. Pour N’importe comment, avec Orelsan, ça s’est fait comme ça aussi alors, entre amis ? Avec Orelsan, c’est un peu différent. J’avais aimé son premier album (Perdu d’avance), et le producteur de cet album est un pote. Je l’ai appelé en disant que j’avais ce son génial que j’aimerais bien proposer à Orelsan. Le mec me rappelle alors que je suis en Australie pour jouer, en me disant « Je suis avec Orelsan, qui est vraiment motivé à faire un truc avec toi, envoie nous ton son demain ». Et en fait... j’avais pas de son. J’ai alors pioché dans mon ordinateur de l’époque ce que je balançais dans mon DJ set, j’ai envoyé un son, et Orelsan a trouvé ça cool. On a donc fait ça, mais pas du tout dans l’optique de le sortir, juste de s’amuser. Il s’avère qu’un label s’est montré intéressé par le morceau, qu’on est allé tourner un clip à Los Angeles, toujours dans l’idée de s’amuser, et finalement le clip de N’importe comment a été le clip le plus diffusé à la télévision en 2010. On s’atten-

L’INTERVIEW FLEUVE
dait clairement pas à ça, et c’est pendant cette aventure qu’Orelsan est devenu un très bon pote. On trouve ce morceau agrémenté d’un passage de Lexicon sur Angst en 2011, album sur lequel collaborent aussi Something a la mode, ou Bonjour l’Afrique, qui t’ont accompagné en live. L’album a d’ailleurs obtenu un joli succès ! On en revient aux collaborations. Quand je te disais que je bossais surtout avec des amis, ça se vérifie  : un des gars de Something à la mode est le mec de ma cousine ! Lexicon, ce sont des potes que j’ai connu quand j’ai vécu à Los Angeles. Ces mecs ont d’ailleurs un parcours complètement fou  : aux États-Unis, les gars tournaient avec Eminem, et ont décidé leurs une faute d’anglais terrible – qui est la phrase que tout le monde leur disait quand ils sont arrivés. Si tout se passe bien, elle devrait être diffusée en télé à partir de septembre, on a deux saisons d’écrites qu’on essaie de vendre aux chaînes françaises. Pour en revenir à Angst, l’album risque de connaître une deuxième jeunesse, puisque le titre Angst : two a été acheté par Nissan pour illustrer une de ses pubs. Le label a donc décidé de décaler un peu la sortie du nouvel album, pour laisser un peu de temps à ceux qui me découvrent par la pub de Nissan pour découvrir l’album duquel Angst : two est extrait. Ce prochain album, justement, Romance & Cigarettes, il est fini ? Il est fini. Comme je t’ai dit, la sortie va malheureusement être décalée – vers Septembre, probablement – du fait de la pub Nissan, mais sinon il est fini. Je revois juste Disiz après demain, il veut changer une phrase. Personnellement, j’en suis très fier. Tu m’as dit pendant le set avoir passé deux nouveaux titres, présents sur cet album. Tu as observé la réaction du public ? Absolument pas., mais je vais te dire pourquoi : parce que je suis super timide. Les gens pensent, en me voyant en live, que je suis juste un gros con prétentieux, parce que je ne parle pas au public, par exemple. Si je parle peu, c’est parce que je suis très très timide, et pour prendre le micro comme je l’ai fait peut-être deux fois sur le set, je me fais violence !
Simon Delacroix, alias Toxic Avenger

« Mon but ultime, c’est de faire avancer les gens »

un jour de tout reprendre de zéro en venant à Paris. Pour tout te dire, on a tourné une série sur leur histoire qui va s’appeler Welcome in Paris – qui est d’ail-

Comment s’est déroulé l’enregistrement de cet album ? C’est con à dire hein, mais avec cet album, je prends de la hauteur, de la maturité. J’ai enregistré dans les studios de Dax Riders, pionniers de l’électro en France,

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Live !

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THE TOXIC AVENGER
représentant la French Touch. Je n’étais pas forcément préparé à l’après Angst, et comme beaucoup de personnes, je suis devenu un sale con. Avec Dax, j’ai réappris à être juste un musicien. Je n’ai pas de formation de musicien à proprement parler, et je n’ai jamais voulu apprendre, parce que je n’ai pas envie de penser ma musique. Je préfère composer de manière primitive, un accord après l’autre, et j’essaie de préserver cette manière instinctive de faire. avec plusieurs facettes, les puristes m’ont dit « tu as six mois de retard ». C’est le problème de l’électro : c’est la seule musique au monde qui est tributaire de la technologie, donc qui est dans un certain Là où c’est génial, c’est que Merwan Rim vient de la variété  : il a fait partie de la troupe de Mozart, l’Opéra Rock. Le mec m’a contacté en me disant « je sais que tu bosses sur ton nouveau disque, que ce que je fais ne te plais pas, mais j’ai envie de faire un truc avec toi ». En fait, il a fait un truc mortel, et il n’y avait pas de raison qu’on l’écarte en raison de ce passif particulier. Je produis donc son deuxième disque, et s’il ose le sortir, ça va être quelque chose de totalement nouveau dans le paysage de la variété. En tout cas j’y crois.

LIVE REPORT

Nuit blanche sur le pont

T

Encore une interview que je désirais vraiment. Un artiste que je connais depuis quelques années, mais que j’ai vu en concert pour la première fois seulement quelques mois auparavant, dans un festival paumé en Normandie. Et pour cause : les occasions d’assister à un concert de Toxic Avenger en France sont rares, puisque le DJ est un artiste international, mixant aussi bien à Los Angeles qu’à Tokyo. Ce soir du 23 janvier 2013, pourtant, il assure son DJ set à l’Ayers Rock Boat, un dancefloor flottant sur le Rhône. Récit.
he Toxic mettant, ainsi qu’aux d’avoir des vues de l’intérieur. Prévoyant, Avenger. À quelques personnes j’ai emporté quelques cartes de visite, lui en Lyon. Le merqui ont patienté dans tend une. Il la montre à Toxic, qui fait signe credi 23 janle froid - pas autant de faire rentrer. vier. Nous sommes que nous, cependant le 21 janvier 2013, - de pénétrer dans le C’est aussi simplement que cela que je me reet c’est par la page bateau. Là, plusieurs Facebook de l’arespaces : deux bars, trouve dans la cabine pendant les deux heures tiste que j’apprends la piste de danse que durent le set de Toxic Avenger, bien à qu’il vient jouer dans À 23h10, le dancefloor du Boat était désespérément vide dans le fond, et sur l’aise pendant que les fêtards sont compresnotre ville deux jours le pont supérieur, un sés sur le petit dancefloor du Boat. L’équipe plus tard. C’est une occasion à ne pas rater. restaurant. Immense ! Pourtant, le navire me tend des bières, je filme, je photographie, Faisant partie de ses abonnés Twitter de- reste désespérément vide, malgré les efforts je prends des notes. J’en oublie mes potes, de puis plutôt longtemps, je tente ma chance. des DJ résidents, qui passent de la très bonne l’autre côté de la vitre, qui me signalent qu’ils Cent-quarante caractères étant trop peu, je musique en attendant. partent, fatigués et pas aussi chanceux que formule ma demande d’interview en deux moi. Peu après trois heures du matin, le set messages, sans trop d’espoir mais n’ayant fi- C’est sur les coups de minuit que la piste nalement pas grand chose à perdre. Un quart commence à se remplir, mais toujours pas se termine. On me fait passer par les bars, et d’heure plus tard, la réponse tombe pourtant de nouvelles de Toxic Avenger, qui est censé je me retrouve dans la cale du bateau, parmi : « pas de souci ». Après quelques messages, jouer à minuit aussi, puis vers une heure du les stocks de boisson, où tronent deux tables, rendez-vous est fixé « juste avant de jouer ». matin, ou une heure quelques poufs, et où et demie, en fonction Toxic Avenger, son maMercredi. C’est le jour J. Le concert doit com- des rumeurs. Enième nager, quelques amis mencer à 22 heures. Fort de cette informa- tweet, il me répond et les DJ de l’Ayers tion, je décide d’arriver un peu en avance, his- enfin « juste après le Boat s’installent. L’intoire d’avoir le temps de réaliser une bonne set du coup :) viens terview commence, interview, de poser toutes ces questions que me voir juste après ». j’en ressortirai deux j’ai grifonnées sur deux pages de mon carnet. Soit. Finalement, il heures après. Le Enfin... un peu en avance... J’ai motivé mon arrive dans la cabine temps pour moi de ami Martin à venir assister à ce concert in- des DJ, s’installe à ses ratable, et nous voici sur le quai de la Guillo- platines, et l’ambiance rentrer par le premier tière à 20 heures 30, pensant boire une bière monte d’un cran. Je bus, de prendre une avant le début du set, avant l’interview tant réussis à me faufiler douche, me changer, attendue. Naïfs que nous sommes ! Ce sont contre la vitre, pour et aller en cours. Fréles portes de la péniche/bar/salle de concert pouvoir filmer le set, déric Poignard et Paqui ouvrent à 22 heures, pas le concert qui prendre quelques trick Girard ne m’audébute ! J’y vais de mon tweet, seulement photos. Le manager ront pas vu dans mon pour apprendre que Toxic Avenger vient à de Toxic Avenger, dans meilleur état ce jeudi peine de descendre de son train, autant dire la cabine avec lui, me matin, mais je n’aurais que l’interview n’est pas pour tout de suite. fait signe de lui donner 2h55, Toxic Avenger enchaîne les sons devant un dancefloor blindé, tandis que je suis à l’aise en cabine 22 heures. Les portes ouvrent enfin, nous per- ma caméra histoire pas perdu ma nuit.

Avec Dax, j’ai trouvé, en quelques sortes, un Vue depuis la cabine pendant le set de The Toxic Avenger à l’Ayers Rock Boat, le 23 janvier 2013. sensei, j’ai l’impression d’être dans Karaté Kid! On a beaucoup sens périmable. Or moi, je ne veux pas Le truc le plus drôle dans cette histoire, appris l’un de l’autre, ce qui est un truc m’updater, et je n’ai pas envie d’être tri- c’est qu’on a fait un morceau qui a failli que je n’espérais même pas. Aujourd’hui, butaire, je veux juste faire de la musique faire l’Eurovision, à la place d’Amandine Bourgeois  ! Je t’explique  : il y a deux on se voit tous les jours, on a des projets qui me plaît. écoutes, pour l’Eurovision. La première, ensemble, et c’est vraiment excitant. à l’aveugle, avec dix-huit morceaux, de Pour cet album j’étais venu avec une idée Tu as parlé d’une laquelle nous sommes sortis premiers. en tête, et Dax m’a conseillé quelque collaboration avec Disiz, La deuxième écoute, avec les six prechose de diamétralement opposé à ce qui sont les autres artistes à que je voulais faire, et finalement ça a t’accompagner sur Romance & miers du premier round, ne se fait pas à l’aveugle, et nous sommes arrivés deuété une très bonne surprise. Enregistrer Cigarettes ? dans ces studios, ça donne une teinte Outre Disiz, j’ai enregistré avec Ylva, qui xièmes, derrière Amandine Bourgeois, 70’s, 80’s. est une égérie de Jean-Paul Gaultier, entre autres parce que notre chanson un véritable personnage. J’ai aussi en- était en anglais. registré avec 2080, un groupe lyonnais, (Il me fait écouter un extrait du titre) justement, mais il y a aussi une chorale d’enfants, ainsi qu’un mec totalement à C’est là aussi le côté super excitant de l’opposé de ce que je fais, qui s’appelle ce projet : on lui fait un album qui va le Merwan Rim, dont je vais produire le changer, qui va changer ses fans, qui ne disque ensuite. Le premier single de sont pas du tout habitués à ça, à faire se Romance & Cigarettes sera quant à lui J’espère que Romance & Cigarettes va un morceau avec José, de Stuck in the dire à mes fans « putain, le gars qui était dans Mozart l’Opéra Rock il défonce  », faire dire « c’est pas mal » aux plus pu- Sound, un truc à la Donna Summer, rapc’est génial. C’est génial de donner des ristes, qui ont tendance à dénigrer la port à ce son 70’s/80’s dont on parlait émotions aux gens, et pour moi c’est ce nouveauté, et même parler aux gens qui tout à l’heure qui compte en premier quand je fais ma n’écoutent pas ce genre de musique à la musique, plutôt que de juste faire danser base. Je pense sincèrement que cet al- Tu te mets donc à la les gens. bum va le faire. production ? Qui est Merwan Rim ? Quand j’ai fait Angst, qui est un album difficile puisque c’est un album long et

« On a failli faire l’Eurovision ! »

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Claire Pommet
« Je me donne deux ans pour réussir »
Claire, 16 ans, est élève en Première L à Lyon
© Claire Pommet

LES REGIONAUX DE L’ETAPE
Ce ne sont pas encore des stars que l’on peut leur souhaiter. Découvrez des artistes lyonnais que vous pourrez were cool » et ainsi passer pour un J’assume moins le français, qui atteint plus directement les gens. Et puis à mon âge, je n’ai pas beaucoup d’expérience, je chante des choses assez superficielles, finalement, et en français je trouve que ça sonne assez vite « cucu ». Cependant, j’essaie, avec les cours de français du lycée, ça vient, avec le temps, j’ai quelques textes. J’ai composé une chanson dans l’après-midi (intitulée « Jesus » dans l’urgence du concert, NDLR) et je suis contente : ce sont des paroles un peu plus évoluées, et je suis assez fière d’avoir trouvé des rimes pas « cucu ». concert. Youtube, ça me permet d’avoir une petite visibilité. J’attends évidemment de voir si les gens aiment ou pas, mais si un commentaire dit « c’est nul » ça ne m’atteint pas plus que ça, ça reste Internet. internationales, mais c’est tout le mal ici Claire Pommet et Mon Côté Cocker, vous vanter d’avoir connu « before they hipster de la musique.

EN REPET’ AVEC...

Dans la cave du Citron, un bar du vieux Lyon, règne une ambiance de cour d’école. Et pour cause, les artistes à jouer ce soir sont lycéens. Le jeu de scène est maladroit, la guitare hésitante, pourtant les textes sont précis et le public conquis. Rencontre avec Claire Pommet, qui sera peut-être, qui sait, la relève de la chanson en France ?
Contente de ton concert ? Ca va. J’ai attrapé une bronchite donc c’était un peu dur sur la fin, mais ça a disparu, en grande partie... par la magie du concert. Pas trop le trac de monter sur scène, comme ça ? Pas vraiment. Ca doit faire 5 fois que je joue au Citron. À chaque concert ici je dis que c’est le dernier, et finalement j’y reviens, de temps en temps. Mais il y avait pas mal de monde par rapport à mes autres dates dans ce bar. Un public composé de potes du lycée, j’imagine ? Des potes, oui, mais ce soir il y avait aussi mes parents, des amis à eux, des personnes qui étaient venues voir les autres artistes (KIMO et Ben is Brooklyn, NDLR). Tu as dit pendant ton set que tu avais écrit ta première chanson au collège ? En fait, quand j’étais petite, vers l’âge de 8 ans, j’écrivais des petites chansons, en français... J’en ai écrit une en 2004, je m’en souviens très bien, pour la mort de mon lapin (rires) !
Mais les premières chansons, en anglais, dans le but de les chanter devant les gens, c’était en 4e, vers l’âge de 13 ans.

Ton inspiration vient alors de ta vie, ton quotidien ? De ma vie, oui, mais que des choses tristes. Les trucs joyeux, je les extériorise, je suis contente, je hurle. Les choses tristes, je les garde pour moi. C’est une autre forme d’extériorisation ? C’est ça. « Ce train » parle de ma meilleure amie. « Mary » est le nom d’une autre amie. C’est quand il y a des problèmes dans ces relations que je me mets à écrire des chansons. Pourquoi mettre tes chansons sur Internet, dans ce cas ? En fait, au début, on postait des chansons avec ma meilleure amie, Romane. Le nom de ma chaîne Youtube, TheRCMusic vient de là, Romane et Claire. On faisait ça quand on se voyait, moi je jouais avec La guitare pour les nuls (rires).
Puis j’ai commencé à composer, à poster toute seule. J’ai pris des cours de guitare, aussi. J’ai continué à poster, mais depuis un an je poste moins de compos, je préfère les faire découvrir en

Je crois savoir que tu as un concert à Paris le 1er mars. Ca représente quelque chose de particulier ? Je joue à Paris grâce à un ami avec qui j’avais fait un co-plateau pour une soirée folk au Citron. Il a fait Taratata, quelques premières parties... Il m’a donné une liste de salles susceptibles de m’accueillir, auxquelles j’ai envoyé un mail. On m’a dit non, j’ai parfois pas eu de réponse, ou alors on me donnait des conditions. Et puis le bar Les Cariatides m’a dit oui.
J’avais envie de bouger de Lyon, même si à mon âge c’est déjà bien de pouvoir me produire ici. Mais Paris, ça change, ce n’est pas le même public, c’est un nouveau public. Pour moi, 16 ans, un peu naïve, Paris a plus de valeur. C’est une avancée, une bonne opportunité.

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Ils ont un nom à coucher dehors ou dans une niche. Pourtant, Mon Côté Cocker est un groupe lyonnais à découvrir absolument. Quelque part à la Croix Rousse, c’est un nouveau set que prépare ce groupe qui se forge par la scène. Récit d’une répétition en conditions live.
algré l’épaisseur des murs, la musique est audible depuis la rue. C’est dire s’ils jouent fort ! Mon Côté Cocker, puisque c’est de ce groupe dont il s’agit, est en filage, c’est-à-dire qu’ils préparent la setlist de leurs prochains concerts. Ils sont cinq : deux guitaristes, Sam et « Croquette », Gab à la basse, Ricky à la batterie, et Gaëtan au micro. Ils ont commencé leur aventure musicale en août 2011, après avoir fait partie, chacun de leur côté, de différentes formations lyonnaises, comme Hystery Call, Doberman ou Chapter Hate. « Enfin, surtout Ricky ! » Leur rencontre ? Plusieurs versions s’affrontent, parmi laquelle celle d’un obscur concert de Jean Meyrand, à Bercy-en-Brie, en 1989. Si vous n’avez pas la référence, révisez vos Nuls. En fait, tout serait parti de Sam et Croquette, le second - maintenant professeur de mathématiques dans un collège de la région chroniquait des disques, dont celui de Dyingwish, dans lequel jouait Sam. Ils commencèrent à gratter un peu, puis Ricky se joint à eux derrière les fûts, tandis que pour la basse, Gab, pourtant guitariste à l’origine, fut recruté « à coups de mojitos ». Gaëtan, quant à lui, fut pris au chant « parce qu’il n’y avait personne d’autre !» L’esprit du groupe est peut-être résumé dans cette phrase : tout n’est que vanne, déconne. « Plus besoin de faire les chœurs, tellement Gaëts gueule ! », lance l’un, tandis que Sam est accusé d’avoir répété sa partie de guitare chez lui, alors que « c’est pas le genre de la maison ! » Si l’ambiance est bon enfant, elle n’en est pas moins studieuse et... énergique, en témoigne la buée sur les vitres du local, « une première depuis trois mois ! » Ricky concède « on s’éclate limite plus quand on est en répétitions, en phase de composition. Les concerts, évidemment qu’on aime les faire, ça a toujours été le deal : quand tu composes, t’as forcément envie de présenter ta création. Mais dans ce cas là, pour nous, c’est toujours un moment un peu plus chill ». À les observer répéter, cette éclate est flagrante : une bande de potes qui joue de la musique, les amplis à fond, qui maîtrise ses titres, même New 666, le dernier morceau composé. Seul Shooting my head pose problème... « Tant pis, on le mettra en rappel, quand tout le monde est bourré ! » , tranche l’un ; « Mais on nous demande pas de rappel ! » le corrige un autre en se marrant, toujours. l’intéressé : « ça fait Club Dorothée ! » Gaëtan confie : « on adapte à la setlist, mais il faut qu’on essaie aussi de respecter la symbolique des titres. Alors on débat, chacun apporte son truc ». C’est également comme cela que le groupe compose. Si Gaëtan écrit les textes, la musique n’est pas dévolue à un seul membre du groupe. « On part souvent d’une idée de base, puis on pivote autour ». Sam se souvient : « j’étais arrivé un jour avec un riff à la Alice In Chains. Mais quand Croquette a commencer à chercher sa partie, il a transformé ça en un truc qui sonnait funky ! Quand on compose, on met nos égos de côté, on se fait confiance ». C’est peut-être cette confiance qui fait le succès de ce jeune groupe. Un succès rapide : ils font un concert sur la scène ouverte du Ninkasi Kafé ? Ils sont invités un mois après pour fêter les quinze ans de la célèbre brasserie. Ils enregistrent trois titres qui tombent dans l’oreille d’un programmateur ? Il se retrouvent en première partie de Mass Hysteria au Kao. La chance, selon eux, de s’être trouvés au bon endroit, au bon moment. Pour ces trentenaires, pas question de se professionnaliser, mais une référence à Condance ou Doppler, des grands noms de la scène indépendante lyonnaise d’il y a une dizaine d’années : « on a la même démarche do it yourself : juste l’envie de jouer, avec notre esprit de déconne ».

« On met nos égos de côté, on se fait confiance »
Malgré les blagues sur le rappel, le débat s’ouvre pourtant : sur quel morceau ouvrir le set ? et le terminer ? Si tel morceau a un élément qui ferait une bonne ouverture, il manque, à la fin, un temps pour que les guitaristes puissent se réaccorder. On propose un sampler : « Mais on n’en a pas ! » Ce ne sera donc pas un sampler. On propose un solo de batterie de Ricky : réponse de

Malgré la taille réduite de la pièce, Mon Côté Cocker joue comme on concert, les amplis à 11 !

Justement, pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ? Dans mes chansons, je raconte ma vie. Et à 13 ans, je n’avais pas forcément envie que ma vie soit exposée à tous. Ca me permet d’installer une certaine distance. Bon, ce soir il y avait une australienne dans le public, donc j’imagine qu’elle connaît toute ma vie .(rires)

Et ton futur, tu le vois comment ? J’ai envie de continuer la musique. Mon but premier, c’est d’en faire mon métier. Après le bac, je me donne - et mes parents aussi - deux ans pour essayer de me faire connaître, de rencontrer des gens du milieu, essayer d’en faire mon métier. Si au bout de deux ans ça marche, tant mieux, je continue. Sinon, je ferai des études de... je ne sais pas quoi !

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Live !

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SHOPPING
Pour vous consoler, il vous reste toujours Mon premier best of, disponible en téléchargement sur la plateforme iTunes, ou alors ce nouvel album, avec onze titres totalement inédits et aux textes toujours aussi ciselés. La belle défendra ce nouvel opus sur les scènes françaises et européennes, mais ne passera hélas pas par Lyon cette fois-ci. Pour suivre ses pérégrinations une seule adresse, le seul site en braille avec des lunettes 3D, giedre.fr. Sa chaîne Youtube (giedrelalala) vaut également le détour, puisque pour annoncer chaque concert à venir, l’artiste poste une vidéo inédite. On y découvre également quelques prestations live (dont un passage récent dans Taratata), des clips (Et toc est un véritable bijou de réalisation), voire même un message plein d’amour pour celui qui lui a dérobé son téléphone portable.
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GiedRé - Mon premier album vendu dans les vrais magasins

Le premier album de GiedRé, « vendu dans les vrais magasins », vient de sortir, toujours édité par le Rat des Villes, sa maison de toujours, ceux-là même qui avaient mis en vente sur Internet et dans l’ordre Mon premier CD ; Mon premier CDVD ; Mon premier album genre Panninni (vingt vignettes autocollantes détenaient des codes pour télécharger les chansons de l’album sur Internet). Ces trois premières galettes (ou assimilées), sorties en très peu d’exemplaires, sont aujourd’hui épuisées.
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Ils font des concerts, mais ils font aussi des disques ! Retrouvez ici des éléments de discographie des artistes présents dans les pages précédentes. Plusieurs EP sont également disponibles, tels Superheroes, le premier, sorti chez Iheartcomix Records en 2007 et qui n’est pas passé inaperçu, ou To the sun, sorti en 2012 chez Roy Music (et à télécharger gratuitement sur la page Facebook de l’artiste), en attendant le prochain album, Romance & Cigarettes, qui devrait être disponible à l’automne prochain. Pour avoir la chance de voir The Toxic Avenger en live (et il le faut), soyez vigilants, il voyage beaucoup ! En ce moment, cependant, après Los Angeles, Shanghai et avant Varsovie, il semblerait qu’il fasse une petite tournée en France. Profitez-en ! Du côté des Internet, c’est définitivement sur Soundcloud qu’il faut retrouver l’artiste : soundcloud.com/thetoxicavenger regorge de pépites, de remixes et de choses inédites, comme ce Classics at 110 BPM.
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The Toxic Avenger - Angst

Un si bon Premier Numero, CA MERITErait UN TROPHEE !
Donna Summer - Mars 2013

Angst n’est que le premier LP d’un artiste au talent incontestable et à la carrière prometteuse. De l’aveu même de Toxic Avenger, Angst est un album difficile, long, avec plusieurs facettes. Pourtant, il n’est pas inabordable, et même extrêmement agréable à l’écoute. Des violons d’ Angst : One qui vous vrillent les tympans à l’envie de scander quatre lettres, C.O.L.D, provoquée par le morceau du même nom, chaque titre de cet album, selon son état d’esprit du moment, est d’une redoutable efficacité.
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Evidemment, jeune femme de son temps, Claire est omniprésente sur Internet. Sa chaine Youtube, TheRCMusic, compile compositions et reprises, filmées à la webcam - ce qui n’enlève pourtant rien à la qualité de certains titres, Ce train restant le titre le plus intéressant à mes yeux - mais aussi clip et extraits de concerts.
Claire Pommet - Spring

Rassurez-vous cependant, il est quand même possible d’entendre aboyer Gaëtan, le cocker chanteur, et son orchestre... Sur Internet, évidemment ! Sur sa page Facebook, sur laquelle le groupe communique les dates de ses concerts à venir, un lien vers une page Soundclick permet d’entendre trois chansons enregistrées en studio : Fonzie got the Jack, Little red ridding hood et Shooting my head. La qualité de ce groupe ne se dément pas en live, et quoi de mieux qu’un concert pour s’en convaincre ? Des extraits - mais aussi un set complet - sont disponibles sur la chaîne Youtube du groupe, MC2MonCoteCocker , mais faire un tour aux Valseuses (1er arrondissement) le 28 mars serait un bien meilleur conseil et en plus, ce sera gratuit !

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Malgré son jeune âge, Claire a décidé de prendre le taureau par les cornes et, armée de sa guitare, d’enregistrer cet EP, Spring. Trois compositions et une reprise permettent de se familiariser avec le style de la jeune fille, qui, malgré des textes qui font évidemment écho à sa jeunesse et à des préoccupations qui paraissent futiles avec l’âge, laisse entrevoir de grandes possibilités... Ne lui reste plus qu’à confirmer !

La page Facebook de la jeune artiste, qui compte bientôt 2 000 « likes », fait pour l’instant office de site officiel, avec une biographie, des publications à chaque nouvelle vidéo publiée sur Youtube, chaque nouveau concert à annoncer. D’ailleurs, après une première date à Paris, il se dit que la demoiselle serait amenée à y retourner...

Le scandale provient des canidés de Mon Côté Cocker. Comment ça, pas de CD ? Même pas un EP, à se mettre sous la dent comme on rongerait un os ? Même pas... pour l’instant. Le groupe est en effet en train de préparer l’enregistrement d’un 6 titres, qui devrait sortir, si tout va bien, à la rentrée prochaine « mais peutêtre avant sur Internet », selon Ricky, le batteur du groupe.

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