RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE. MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE.

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI OUZOU. FACULTES DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES. DEPARTEMENT DE LANGUE ET CULTURE AMAZIGHES.

Mémoire de Magister
Spécialité : Langue et Culture Amazighes. Option : Linguistique.

Présenté par : HOCINE Malika

Thème :

Étude Comparative du système verbal entre deux parlers : le kabyle et le chaoui (analyse aspectuelle et dérivationnelle)
Membres du jury : - Mr KAHLOUCHE Rabah, Professeur, UMMTO - Mme TIGZIRI Nora, Professeur, UMMTO - Mr IMARAZENE Moussa, MCA, UMMTO Président. Rapporteur. Examinateur.

2011 - 2012

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail, il m’est agréable d’exprimer toute ma gratitude à : Madame, le professeur TIGZIRI Nora qui a bien voulu accepter la direction de ce mémoire et qui n’a ménagé aucun effort pour l’orientation qu’elle nous a suggérée ainsi que ses nombreuses et continuelles remarques. Qu’elle trouve ici toute ma reconnaissance et l’expression de ma profonde gratitude.

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Mes profonds remerciements vont aussi à tous les membres du jury qui ont bien voulu accepter de lire ce travail et de l’évaluer.

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J’adresse mes remerciements les plus chaleureux à Boukherrouf Ramdane chef de département de langue et culture Amazighes à l’université de Tizi-Ouzou.

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je dédié ce travail à mon grand bébé le plus adorable Zakaria et son père Aissa.

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Je remercie toute ma famille ainsi ma belle famille pour leur soutien et leurs encouragements. Ma reconnaissance va à Mer

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Lounissi Salim qui ma beaucoup aider dans la

réalisation de ce travail, à l’ensemble des enseignants et collègues de lycée Zamoum sans oublier les étudiants chaouis du département de langue et culture Amazighes de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et plus particulièrement ceux qui m’ont aidé à réaliser ce mémoire.

Table des matières

Introduction : Considération théorique et méthodologiques Principaux outils de la description morphologique

Chapitre I : les éléments périphérique du thème verbal I-1- Présentation I-2- Les indices de personnes I-2-a- L’assimilation I-2-b- Les indices de personnes des verbes d’état I-3- Les particules locatives I-3-a- Définition I-3-b- Son emploi avec le verbe I-4- La modalité négative

Chapitre II : les oppositions aspectuelles II-1- L’inventaire des radicaux et des schèmes des verbes II-1-1- Les radicaux courts II-1-2- Les radicaux longs II-1-3- Les schèmes des radicaux courts selon les deux parlers et aspects II-1-4- Les schèmes des radicaux longs selon les deux parlers et aspects II-2- L’interprétation des tableaux II-2-1- Les différents groupes morphologiques verbaux II-2-1-a- Groupe morphologique à quatre thèmes II-2-1-b- Groupe morphologique à trois thèmes II-2-1-c- Groupe morphologique à deux thèmes II-3- L’opposition thématique verbale II-3-a- L’opposition thématique : aoriste ~ aoriste intensif (des verbes d’action) II-3-b- L’opposition thématique : aoriste ~ aoriste intensif (des verbes d’état) II-3-c- L’opposition thématique aoriste ~ prétérit (des verbes d’action)

II-3-d- L’opposition thématique : aoriste ~ prétérit (des verbes d’état) II-3-e- L’opposition thématique : prétérit ~ prétérit négatif Chapitre III : la dérivation verbal III- 1 – l’inventaire des suffixes existant dans les deux parlers III-1-1- le suffixe « Actif – transitif » SIII-1-1- a réalisation phoniques du préfixe SIII-1-1-b- Analyse fonctionnelle du suffixe S1- fonction centrale 2- fonction secondaire III-1-2- Le suffixe « passif » TTw-, M- et nIII-1-2-1- Morphologie de la base du dérivé III- 1- 2-2- réalisation phonique du morphème ttwIII- 1- 2- analyse fonctionnelle du suffixe ttwIII- 1- 3- les suffixe de « réciproques » III- 1- 3-1- réalisation du morphème M- et sa fonction a)- ses fonctions b)- ses réalisations III- 1- 3-2-Morphologie de la base du dérivé III- 1- 3-3- comportement syntaxique et fonction III- 1- 3-4- Morphologie de la base du dérivé MyIII- 1- 3-5- comportement syntaxique et fonction MyIII- 1- 3-5-Morphologie de la base du dérivé III- 1-3-6- analyse syntaxique et fonctionnelle III-1-4- Dérivation en smIII-1-5- dérivation en sn-, smn, et smsa)- dérivation en snb)- dérivation en smn-, smsIII-1-6- Dérivation en mn-, ttws-,ttwn-,et ttwmnIII-1-7- Dérivation en mys- et myn-

INTRODUCTION
I-1- Présentation du sujet :

Notre travail consiste en l’étude descriptive et comparative de la variation morphologique du système verbal entre deux dialectes berbères : kabyle et chaoui. Notre travail se base sur un recueil de corpus écrit dans : _ a. Le dictionnaire « kabyle-français » de J.M. Dallet pour les verbes du

dialecte kabyle. b. Le dictionnaire « français-chaoui» de P.G. HUYGHE, quelques

proverbes, des exemples donnés par G. Penchoen et des textes d’A. Basset. Ce travail se compose de deux parties principales : D’abord, nous essayerons d'expliquer les raisons du choix du sujet, la problématique, les hypothèses et l’approche méthodologique. Ensuite, nous essayerons de définir quelques concepts jugés utiles. L’étude est répartie en trois chapitres : − − Le premier est consacré aux éléments périphériques du thème du verbe. Le deuxième consiste à dégager les différents schèmes aspectuels pour les deux parlers suivi d’une comparaison entre ces deux dialectes afin de faire ressortir les particularités morphologiques du dialecte chaoui. − Le troisième consiste à faire ressortir les différents préfixes de la dérivation verbale du dialecte chaoui pour les comparer avec ceux du dialecte kabyle.

a- Problématique : Les premières études linguistiques ont surtout porté sur la morphologie des différentes unités (verbe, nom, pronom personnel, ...) du kabyle.

Le présent travail est une simple tentative d’exploration de l’aspect morphologique des deux dialectes afin d’envisager un rapprochement entre les deux communautés linguistiques. Relever les spécificités linguistiques du dialecte ne peut se dégager ou s’effectuer isolément. À cet effet, nous devons répondre à ces interrogations :

1

INTRODUCTION
D’une part : Les éléments périphériques, se manifestent-ils de la même façon dans les deux dialectes ? Quel sont les schèmes aspectuels concernant les verbes chaoui ? Quels sont les préfixes utilisés pour la dérivation à base verbale ? Pouvons-nous parler d'un système dérivationnel commun entre les deux dialectes ? Y a-t-il des spécificités pour le dialecte kabyle et le dialecte chaoui ? Si c’est oui, en quoi consistent-elles ?

D’autre part : À quel niveau se situe la divergence linguistique du dialecte chaoui par rapport au dialecte kabyle ?

b- HYPOTHÈSES :

L’absence du contact entre ces deux groupes et l’éloignement géographique ont pour conséquence le renouvèlement des systèmes locaux et l’apparition d'un particularisme régional. Les hypothèses qui ont orienté ce travail sont les suivantes :

1°- Si les différentes bases sont régies par des règles identiques, les unités significatives ne subissent pas les mêmes modifications formelles dans les deux dialectes.

2°- à partir de ces énoncés : 1. agergab ilmuîief id n-zzeno: « la meule se tient à l’axe.» 2. merggaêen yudan : « les gens s’en vont ensemble » 3. isexxanen ttwaggen s talaxt : « on fait les grandes marmites en argile.»

Nous remarquons des suffixes qui existent dans le dialecte kabyle mais d'autres inéxistants. A partir de cet exemple : uc « donner » " mmuc « être donné » "lmuc « se donner mutuellement ». La question qui se pose : est ce que le suffixe « lm » n’est pas une variante du suffixe « m » du réciproque ou de celui de « ttw » ?

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INTRODUCTION
Nos résultats pourraient servir dans la tâche d’aménagement linguistique de la langue et l’élaboration des projets didactiques et pédagogiques en tenant compte de la variation extradialectale.

I-2- Considérations théoriques et méthodologiques

a- Le cadre théorique : La présente étude s’inscrit dans le cadre du fonctionnalisme d’André Martinet où la morphologie est définie comme étant une partie de description. Elle traite les faits formels non pertinents de la première articulation du langage. Notre choix est fondé sur : _

a- Le fonctionnalisme est tout à fait susceptible de répondre à nos besoins en matière de description morphologique. En tenant compte du rapport signifiant / signifié, la description morphologique est réservée au traitement des variations de signifiants d’un même signifié.

b- Les études du linguistique berbère et plus particulièrement celles portant sur le kabyle, dans leur quasi-totalité, sont d’inspiration fonctionnaliste.

Il n’est pas facile, donc, d’ignorer ces auteurs et de faire rupture avec les connaissances acquises en matière pour s’engager dans une autre direction.

Étant donné que les faits linguistiques sont rattachés aux faits sociaux et géographiques, nous avons intégré l’approche variationniste dans notre analyse comparative. La démarche du courant variationniste affirme le rôle déterminant de la structure sociale, la situation géographique dans les variations linguistiques et dans les comportements qui y sont associés.

Notre travail est ’une étude synchronie menée sur un dialecte bien déterminé. Elle est basée sur l’analyse d’un corpus déjà existant dans les dictionnaires de ces auteurs : J. M. DALLET et P. G. HUYGHE. Toutefois, nous n’avons pas exclu, ni la diachronique ni le recours aux autres dialectes berbères quand cela est nécessaire afin d’approfondir notre analyse.
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INTRODUCTION
Nous avons opté pour une démarche qui consiste à dégager les divergences et les convergences formelles du système verbal entre ces deux dialectes berbères : chaoui et kabyle. Ensuite, une analyse afin d’évaluer la capacité productive de chaque système.

b-La Démarche :

Nous présentons la démarche suivante pour analyser les unités significatives des deux parlers berbères : kabyle- chaoui qui part d’un corpus.

Durant l’année 2007, on a cerné tous les ouvrages théoriques et ceux du domaine berbère qui ont une relation avec le thème. Ensuite, on a passé au recueil du corpus écrit dans des ouvrages et surtout dans les dictionnaires. On a essayé de cerner un maximum de variantes régionales dans chaque parler. Le choix des verbes est aléatoire. Ensuite, classer dans des tableaux représentatifs en fonction des racines. Le corpus est divisé en deux parties : la première est celle des oppositions aspectuelles, la deuxième porte sur les suffixes dérivationnels.

On a rencontré les difficultés dans la classification de certains verbes du dialecte chaoui. Ex : *Les verbes « ivu »’’ tomber’’ et «ri »’’ sortir’’ à leur origine, c’est « yvu » et « ry ». Ils ont subi deux changements : 1. Vocalisation de la semi-voyelle ‘’y’’ "’’ i’’ : ivu, ri. 2. Palatisation de cette semi-voyelle ‘’y’’ "’’g’’ : gvu, reg. 3. Alternance vocalique : • (u " w) pour les verbes : « ut »’’ frapper’’ et « wt », « aju »’’acheter’’ et « aoew », « aru »’’ accoucher’’ et « arew », consonnes ? • (i " y) pour les verbes : « qis »’’arpenter’’ et « qeyyes », « sinu »’’être brumeux’’ et « synu », est ce qu’ils ont deux ou trois consonnes ? 4. Disparition ou chute d’une consonne « tuf »’’bouder’’ et « uf ». est ce qu’ils ont une ou deux

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INTRODUCTION
Pour la transcription du corpus, on a choisi la transcription usuelle. Parfois, on est obligé de passer à la transcription phonétique.

Notre démarche s’articule autour des trois points suivants : 1. Établissement d’un inventaire des signifiants des unités significatives. 2. Description des deux systèmes verbales et leurs modalités. 3. L’analyse des données qui comprend : a. Une étude analytique : établissement des statistiques des différents radicaux et schèmes des deux parlers. b. Une étude comparative : établissement des différenciations

linguistiques de nature formelle existantes entre les deux parlers.

Notre description est basée sur l’étude de quelques unités lexicales et grammaticales et non pas de décrire toutes les unités (monèmes lexicaux et grammaticaux) des deux langues.

I-3- Principaux outils de la description morphologique :

Le mot berbère est une combinaison d’une racine et d’un schème. Tout mot est entièrement défini sans ambiguïté par sa racine et son schème. Tout schème forme des mots à différentes racines et la plupart des racines forment des mots de différents schèmes. Ex : Schème du prétérit : [u-a] se combine avec les racines [vc] Af "ufa, as" usa, a$" u$a

1- La racine : « On appelle racine l’élément de base (…) obtenue après l’élimination de tous les affixes et désinences. La racine est porteuse des sèmes essentiels, communs à tous les termes qu’elle constitue ». 1

1

J. Dubois et all. Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, éd Larousse, 1994, paris. P 377.

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INTRODUCTION
H. Hout, définit « la racine comme une portion qui est à la fois porteuse de l’identité du lexème et insécable sous peine que soit perdue cette identité lexicale »2. Autrement dit, il s’agit de cette partie du lexème qui constitue la limite de la segmentation. J. CANTINEAU, la définit « un groupement exclusif de consonnes porteuse d’un minimum de signification. Cette racine a une notion sémantique générale à l’état brut, en dehors de toute caractéristique grammaticale »3. La racine ‘nue’ n’apparaît jamais dans les réalisations discursives des sujets parlants.

Pour K. G. PRASSE, c'est « l’élément constant (…) auquel se rattache le sens fondamental »4. Par exemple, xdem ‘travailler’, axeddim ‘le travail’, axeddam ‘le travailleur’. . . on peut isoler la partie / xdm / qui est sous-jacente aux deux constructions verbales et nominales.

D. COHEN, « la racine est une pure abstraction analytique » et en tant que « pur squelette consonantique, [elle] n’a pas de réalité en dehors des formes dans lesquelles elle s’incarne. »5

Pour L. Galand, le terme de racine « désigne quelques fois une consonne, beaucoup plus souvent une suite ordonnée de consonnes »6 A. BASSET ajoute, la racine est « un groupement exclusif de consonnes »7. Elle est liée à une zone lexico-sémantique. En synchronie, la racine se définit comme étant une suite exclusivement porteuse d’un minimum de signification. La racine peut être à la base : monolitère, bilitère, trilitère, rarement quadrilatère. Généralement, la racine est

triconsonantique. La racine, dont le nombre de consonnes, la nature et l’ordre sont constants, est porteuse d’un signifié très général. Ce sont les schèmes nominaux et dérivationnels qui l’actualisent.

2 3

H. Hout, morphologie forme et sens des mots du français, éd ARMAND Colin, paris, 2001, p.24. J .CANITEAU . « Racines et schèmes », in Mélanges Wiliam Marçais, éd G-P. Maisonneuve, Paris, 1950, PP 119-124. 4 K. G. PRASSE, Manuel de grammaire touareg ( tahagart), Copenhague, Akademisk Forlag,1972 :I- II 5 COHEN D., « Problèmes de linguistique chamito-sémitique », in R.E.I., XL, 1972, p.47. 6 GALAND L., « continuité et renouvellement d’un système verbal : le cas du berbère », B.S.L., 72 /1, pp.275. 7 BASSET A., La langue berbère, éd. International African Institute, London, 1952, p.11.

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INTRODUCTION
2- Le schème : Le schème est un cadre formel dans lequel s’encastre la racine, il comporte des cases vides destinées à être occupées par les éléments consonantiques de la racine. Il est constitué, essentiellement, par des voyelles ainsi que des consonnes (parfois parfois tendues). Le schème ‘nu’ n’existe pas sous cette forme dans la production linguistique réelle mais il est induit dans une série de mots tels que : Azeddam : bucheron Agezzam : action de couper Axemmas : action de travailler à la cinquième

Ces exemples sont constitués à partir d’une même structure (ac1c2c2ac3), schème qui dénote la catégorie grammaticale de « nom d’agent ». Cependant, l’ordre des consonnes radicales (notées c1c2c3) dans ce dernier schème joue un rôle important pour « la bonne formation » des mots de la langue. Ce sont les schèmes nominaux, verbaux et dérivationnels qui actualisent et situent syntaxiquement la racine en lui donnant une existence linguistique.

L. GALAND, précise que « deux racines qui ne comptent pas le même nombre de consonnes ne peuvent pas entrer telles quelles dans un même schème »8. Ex : Frn afran Nom d’action Fr " tufra aru " tira

S. CHAKER, ajoute, le schème est « le signifiant amalgamé à la racine, de la modalité d’aspect »9 (ici, les verbes dérivés sont exclus, ceux dont la base comporte en plus un morphème dérivationnel).

3-Le thème : C’est l’association d’une racine et d’un schème aboutissant d’une part à une concrétisation lexicale, et d’une autre part, à une concrétisation grammaticale.
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GALAND L., « continuité et renouvellement d’un système verbal : le cas du berbère », Op. Cit. p.278. CHAKER S., Un parler berbère d’Algérie (kabyle)- Syntaxe, Op. Cit. p.111.

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INTRODUCTION

Le terme « thème » emprunté à S. CHAKER, correspond au radical chez L. GALAND. Le radical est la forme irréductible d’un thème quelconque. Ainsi sont exclus du radical verbal les morphèmes dérivationnels tels que les modalités d’orientation syntaxique. Ainsi, le thème correspond à l’équation suivante :

Thème = racine + schème

Le thème peut être nominal ou verbal. Il est verbal lorsque la racine s’amalgame avec les modalités aspectuelles et il est nominal lorsque la racine s’amalgame avec les marques du nom.

Ex : Racine fg Le thème verbal

Ufg / ufig (Thème1 prétérit) Schème1 : u----/u--i--

Afg “voler“ (Thème2 Aoriste) schème2 : a----

T’afeg (Thème3 Aor. Int.) schème3 : T’a----

Le thème nominal Isifeg “jeune oiseau encore au nid“ schème : isi---Aserrifeg “jeune oiseau qui commence à voler “ schème : aserri----

La racine et le schème sont toujours entremêlés, par conséquent, la morphologie schématique présente une complexité. Pour notre étude, c’est le thème qui est retenu comme base de description.

4-Morphologie : L’objet de la morphologie est « l’étude des variantes de signifiant. Les morphèmes invariables n’ont pas à faire à la morphologie, et les variantes de signifiant du même signifié,

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INTRODUCTION
y figure de pleine droit »10. En morphologie, les faits à retenir sont de nature formelle, à valeur non significative et non pertinente. « C’est de distinguer entre les différences de forme qui n’entraînent aucune différence de sens »11. La morphologie est donc nécessairement redondante en raison de la nature même des faits qu’elle traite. Le terme morphologie retenu dans notre étude n’est pas le même que celui utilisé par la grammaire traditionnelle qui opère avec les modifications ou changements formels affectés au nom, verbe,...

La morphologie se distingue de la syntaxe par le fait qu’elle a affaire à la variation formelle non pertinente et non significative. Contrairement à la syntaxe qui a affaire aux faits pertinents à valeur significative et porteuse d’information syntaxique. Certains phénomènes ne s’analysent que dans le cadre du syntagme, constituant bel et bien un fait de morphologie, non de syntaxe. Il s’agit de la « morphologie de la syntaxe » telle que la redondance, la position et l’ordre successif de divers éléments. Il s’agit de la morphologie de la phrase (syntagme) et non de la syntaxe puisque seul le signifiant (l’ordre de position) varie mais le signifié (sens) ne change pas. On peut employer le terme de morphosyntaxique, mais, en fait, ce sont des phénomènes relevant de la pure morphologie.

5- Variantes de signifiants : Les variantes de signifiants peuvent être combinatoires ou facultatives.

6- Variantes combinatoires ou contextuelles : Le contexte qui détermine les variations est (dans le cas des monèmes) un contexte signifiant (dans le cas des phonèmes, un contexte phonique). ex : ‘’Ad’’ (modalité préverbale à valeur non-réel) connaît plusieurs variantes contextuelles obligatoires : a- lorsqu’elle est suivie d’indice de personne (n-) de la 1ére personne du pluriel, elle se prononce / a n- awi / « nous emmènerons » (et non/ *ad n- awi). Le monème ne s’analyse jamais d’une façon isolée mais il suppose toujours un contexte.

7- Dérivation :

10 11

A. MARTINET, Éléments de linguistique Générale, Armand Colin, paris, 1980, p. 106. Idem.

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INTRODUCTION
Le terme de dérivation peut designer de façon générale le processus de formation des unités lexicales. Dans un emploi plus restreint et plus courant, le terme de dérivation s’oppose à celui de la composition (Formation de mots composés). Les limites de cette opposition entre dérivation et composition reposent sur le critère de l’autonomie lexicale des composants12. Selon REY : « la relation d’une unité lexicale à sa racine, correspond à une variation formelle (affixation, alternance (phonique), différence accentuelle…) et sémantique ». La dérivation se distingue de la composition qui est un « processus de formation d’unités lexicales à partir de plusieurs lexèmes ». 13 La dérivation se définit en linguistique générale comme la procédure de formation de mots par combinaison d'un élément lexical (= appartenant à un inventaire ouvert) et d'un morphème grammatical (= appartenant à un inventaire fermé). Deux types de dérivation s’imposent : a) La dérivation proprement grammaticale qui recouvre à la fois les procédures régulières de formation des dérivés nominaux et les formes dérivées verbales. Dans les deux cas, il s'agit de paradigmes strictement fermés, caractérisés à la fois par une grande régularité et une forte productivité. b) La dérivation de « manière» ou expressive, beaucoup moins systématique et plus

diversifiée (redoublements, affixes divers ...) ; qui intervient essentiellement dans la formation d'un lexique secondaire : mots expressifs, affectifs, diminutifs, augmentatifs, onomatopées... Ex. : rwi = "ê. remué, mélangé" > berwi = "être sens dessus dessous". En berbère, la dérivation joue un rôle essentiel dans la formation du lexique plus que dans la syntaxe de la phrase verbale. Du point de vue de la morphogénèse du lexique berbère, on peut considérer que l'essentiel des formes lexicales de la langue, qu'elles soient verbales ou nominales, sont fondées sur la dérivation. En principe, toute unité lexicale berbère est susceptible d'être décomposée en : _ 1- une racine lexicale consonantique (porteuse de la notion sémantique centrale).

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J. Debois et all. Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, éd Larousse, 1994, paris. P137 A.REY, 1970, p.285et p. 284

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INTRODUCTION
2- Schème de dérivation, verbal ou nominal, qui affecte le complexe ainsi formé ("mot") d’une catégorie morphosyntaxique particulière. Pour la nominalisation, on identifie des schèmes de noms d'action, de noms d'agent, de noms d'instrument, des adjectifs... Pour la formation des verbes, le verbe simple se confond souvent avec la racine elle-même. On peut distinguer entre les verbes dérivés en s- (agentif-transitif), en ttw- (passif-intransitif) et en m(réciproque ou passif), ainsi que les diverses combinaisons de ces morphèmes. De tous élimination les mots berbère, il est assez aisé d'extraire la racine consonantique par des éléments de dérivation et des marques externes diverses.

En principe, ce schéma est fondé et rend bien compte de la morphogénèse du lexique berbère. Dans les faits, en synchronie, les choses sont beaucoup plus complexes. En réalité, cette présentation "dérivationnelle" du lexique berbère est largement de nature diachronique. Dans la langue actuelle, le réseau des relations entre racine et dérivés est profondément perturbé par d'innombrables accidents : évolution sémantique de la racine et/ou du dérivé, évolution phonétique de la racine et/ou du dérivé, disparition de la racine/isolement du dérivé et les emprunts aux langues étrangères... Comme cela a été bien observé pour de nombreux dialectes, les lexèmes berbères tendent à vivre de plus en plus "leur vie autonome" (Galand 1974)14. Ainsi, le statut du dérivé d'un terme berbère nord comme argaz "homme" ne peut guère être mis en évidence qu'en "exhumant", en touareg, le verbe regez "marcher", totalement inconnu des dialectes qui ont argaz = "homme". En d'autres termes, la relation rgz "marcher" > argaz "homme" ne relève plus de la dérivation en tant que procédure synchronique, mais de l'étymologie, analyse diachronique. 15 8- Le préfixe : « On appelle préfixe le morphème de la classe des affixes figurant à l’initiale d’une unité lexicale (. . .) on remarque qu’une séquence de trois préfixes est parfois possible, (par ex : indé-com dans indécomposable). Le préfixe ne permet pas à l’unité lexicale nouvelle le changement de catégorie grammaticale». 16

GALAND L. : 1974 – « Signe arbitraire et signe motivé en berbère », Congrès International de Linguistique Sémitique et Chamito-Sémitique (Paris, 1969), La Haye/Paris, Mouton. 15 CHAKER S. : 1985 – « Synthématique berbère : composition et dérivation en kabyle », GLECS, XXIVXXVIII/1 (1979-1984). 16 Debois J.et all. Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, éd Larousse, 1994, paris. P 377

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INTRODUCTION
Un préfixe est un monème qui se place avant la base du système. Par exemple : prédans préfixe. Les valeurs respectives du préfixe et de la base se combinent pour donner une nouvelle unité lexicale. Le dérivé par préfixation appartient à la même classe que la base. Il est préposé du lexème, se délimite facilement : le sujet parlant sait par expérience où placer la limite entre lui et le lexème qui suit immédiatement, ce dernier en effet, ne subit pas d’atteinte grave dans son intégrité phonique, seul le périphérique peut se voir masqué par le jeu des assimilations. Le préfixe n’est pas libéral. On ne le rencontre que dans des synthèmes dérivés. On l’identifie sans hésitation pace qu’on le retrouve avec les mêmes caractéristiques de forme et de sens dans des séries de synthème. 9- La fonction du suffixe : « Le suffixe est d’abord un modificateur de classe : le lexème primitif est un verbe, le mot suffixe est un substantif féminin ». 17 «Suffixe modificateur de la valeur d’emploi : il existe des suffixes qui ne modifient pas la classe du lexème primitif, tout en déterminant la valeur d’emploi avec précision et sureté. Il n’on pas de rôle catégoriseur 18 » Bally. Ch : « le suffixe est le signe qui indique dans quelle catégorie nouvelle entre tel ou tel sémantème (selon une autre terminologie lexème), qui prend la forme d’un radical, et a pour fonction de spécifier, de déterminer cette catégorie, comme l’épse détermine le genre ». Le suffixe est un catégoriseur, le préfixe au contraire laisse intacte la classe du mot affixe comme l’ont fait remarquer (Esapir et K. Togeby p.5)

17

Debois J. la suffixation en français p6. Idem. P5

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

Dans ce chapitre, nous essayerons d’analyser le fonctionnement des éléments périphériques du thème verbal du parler kabyle et celui du parler chaoui.

I-1- présentation : En tant que classe lexicale appartenant à un inventaire illimité susceptible de s’enrichir d’une façon permanente, en berbère, le verbe est défini par deux critères : la fonction et la combinatoire (ou compatibilité). Là où il apparait, le verbe est toujours en fonction de prédicat (ou prédicatoide en subordonnée). Le verbe présente un caractère d’ « unifonctionnel ». Le verbe berbère présente une opposition de genre, de nombre. Une forme verbale peut se décomposer de la manière suivante : Forme verbale= radical ou thème + affixe(s). − Le radical est lui-même formé d’une racine et d’un schème vocalique. − Les affixes (préfixe et /ou suffixe) sont les indices de personne ou de participe. Ex : parler verbe désinence personnelle kabyle ruê« partir » Ttruêunt = tt-ruêu-nt chaoui ut « frapper » yuta = y – uta y -t uta --a (prétérit) nt r-ê ttruêu tt---u (aoriste intensif) racine Radical thème ou schème

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. La majorité des berbèrisants, dont les plus connus : Basset A. (1952b) ; Penchoen Th., (1966) et (1973), Bentolila F., (1974) ; Prasse K.G., (1973), Galand L., (1977), admettent qu’en berbère le système verbale s’analyse essentiellement en terme d’aspect ; c'est-à-dire que le procès est perçu du point de vue de sa durée, et secondairement, en terme de temps. L’indication du temps par rapport au moment de l’énonciation (passé, présent, futur) n’est que secondaire. Le système verbale berbère est fondamentalement de type aspectuel avec six thèmes verbaux qui ne sont pas tous représentés dans les différentes variétés : aoriste (A), aoriste intensif ou inaccompli (AI), aoriste intensif négatif (AIN), prétérit ou accompli (P), prétérit négatif (PN), prétérit intensif (PI). D.COHEN, note que l’opposition aspectuelle accompli / inaccompli résulte d’un fait d’évolution. L’opposition des verbes qui indiquent des procès ou « processifs » à des « statifsduratif » (formes nominales conjuguées) n’est qu’un stade originel du chamito-sémitique. Les marques des modalités verbales des processifs étaient préfixées tandis que celles des statifsduratifs étaient suffixées. Autrement dit, au stade originel, le système s’organise en opposition des verbes dits « processifs » à des « statifs ». Pour COHEN D., les formes d’accompli berbères seraient une évolution du thème statifsduratifs primitif. GALAND L., affirme que les verbes de qualité témoignent de cette évolution. Sans entrer dans le détail des différentes valeurs de ces thèmes, on peut dire que fondamentalement : • • • • • L’aoriste est une forme non marquée, neutre dont la valeur dépend du contexte. Associé à une particule préverbale (ad, rad, la, ...), il exprime en particulier un futur ou un optatif ; L’aoriste intensif exprime un habituel, un duratif ou un procès en cours ; L’aoriste intensif négatif est la forme prise par l’aoriste intensif après la négation ; Le prétérit indique que le procès est achevé ; Le prétérit négatif est la forme prise par le prétérit après la négation.

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

Exemple :

Thème Verbe parler Kabyle chaoui Écrire tomber aru ivu aru ivu ttaru geîîu ttaru geîîu ura uvi uri uvi IMP A AI AIN P PN

I-2- Les indices de personne des verbes d’action :

La majorité des verbes berbères obéit au système dit « régulier ». En général, on a un radical auquel viennent s'ajouter des affixes portant des significations multiples. Quelle que soit sa modalité d’aspect, cette série d’indice des personnes, se combine avec le verbe. Ces affixes sont appelés désinences verbales et se présentent sous trois formes possibles : − Désinence initiale : elle se place avant le radical : twala = t + wala (elle a vu) − Désinence finale : elle se place après le radical : walan = wala + n (ils ont vu) − Désinence mixte : elle se présente en deux parties, l'une en préfixe et l'autre en suffixe du radical: twalav = t + wala + v (tu l’as vu).

Remarque : Qu'elle soit initiale, finale ou mixte, la désinence verbale joue exactement le même rôle, elle nous renseigne sur la personne, le nombre et le genre du sujet, en conjugaison.

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

Nous présentons, ici, cette série du système régulier :

Au singulier : 1 ére (je) 2 éme (tu) 3 éme (il) 3 éme (elle) --------$ t------v i------t ------

Au pluriel : 1 ére (nous) 2 éme (vous masc.) 2 éme (vous fém.) 3 éme (ils) 3
éme

n ------t-------m t------mt --------n --------nt

(elles)

Le trait représente un verbe, c'est-à-dire un lexème accompagné ou non d’une modalité aspectuelle ou un monème de dérivation.

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

Dans le dialecte kabyle, la marque de la troisième personne du masculin singulier, semble subir une alternance y/i, de nature morphologique liée à un conditionnement phonique ; c'est-à-dire: • y- se manifeste devant deux consonnes successives ou une consonne tendue ([c1c2v...] ou [- C1...]). Exemples : y-bda « il a commence » ; y- Na « il a chante » ; yDa « il a accompagne ». • i- se manifeste devant les séquences [cv...] et [c1c2c3], où la voyelle peut être : /a/, /i/, /u/, ou [∂]. Exemples : i-fuq « il a réussi », i- kcm [i-kc∂m] « il a entre ».

Cette distribution de l’alternance y-/i- (ces deux variantes) ne peut être vérifiée que dans le syntagme verbal, constituant un énoncé minimum. Cependant, des oppositions pertinentes entre /i/ et /y/ peuvent se rencontrer dans le cas des éléments non verbaux, et dans les mêmes conditionnements phoniques. Pour le nom, l’opposition d’état est marquée par la présence de /y/ comme marque d’état d’annexion, et par la présence de /i/ pour l’état libre. Ex : iéôa (E.L.) « pierres » ~ yéôa (E.A). Pour le verbe, la seule variante possible est celle à y: y-éôa « il a vu ».

Il existe une variante, rare, de la première personne du pluriel, à suffixe – (n...mt) dont le statut est indécis en Kabyle. Nous féminine: Nxedmemt, Neff$emt vous dîtes comme cela chez vous? Nous masculin: nexdem, neffe$

Dans le dialecte chaoui, le préfixe / t / des 2ème personnes et de la 3ème personne singulier féminin est susceptible d’altération sporadique aboutissant à /h/ lorsqu’il est précédé et suivi d’une voyelle. Ex : u t-rrag ca « elle ne sort pas » = u h-rrag ca « elle ne sort pas » Ma t-usi-d « si tu viens » = Ma h-usi-d « si tu viens »

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

L’assimilation : Lorsque la modalité pré- verbale ‘‘ad’’ (à valeur non – réel) est en contact direct avec le préfixe de l’indice de personne (marque personnelle t-) ; autrement –dit, lorsque la marque personnelle t- est, précédée de ‘’ad’’, il se produit l’assimilation. Ex. : /ad +t- / " [a T’.....]. L’assimilation se produit alors pour les marques personnelles suivantes : 2ème personne du masculin singulier : / ad t----v / " [a T’----- v] . [a T’afv] « Tu trouverais » 2ème personne du masculin pluriel : / ad t ------- m / "[a T’------- m]. [a T’af∂m] « Vous trouveriez » 2ème personne du féminin pluriel : / ad t ----------mt/ " [ aT’----------mt]. [a T’af∂m] « Vous trouveriez » Ce phénomène d’assimilation peut se produire quand la marque suffixée de la deuxième personne du singulier (t-------- v) est en contact direct avec le pronom personnel affixe du verbe régime direct (-t). Les exemples suivants le montrent clairement : 2ème personne du masculin singulier : /t -----v/ + /t/ « le » [t∂àiî] « Tu l’as mangé ». 2ème personne du masculin pluriel : /t -----v/ + /tn/ « les » [t∂àiî∂n] « Tu les’ as mangés ». 2ème personne du féminin pluriel : /t -----v/ + /tnt / « les » [t∂àiî∂nt] « Tu les as mangés». [t ------- înt ]. [t ------- în]. [t ------- î].

En chaoui, la particule apparait sous la forme (a) lorsqu’elle se trouve séparée du verbe par l’une des modalités satellites (ou périphériques), ex : a-$en-isser « qu’il nous protège ». Lorsque (ad) précède immédiatement une forme verbale à préfixe (t) (2ème pers. sing. et 3ème

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. pers. fém.), le (d) et le (t) se manifestent comme (tt), ex : at-tebzeg « elle sera humide ». De même le (d) et le (n), préfixe de la 1ère pers. plur. se manifestent comme (nn). Un (h) la précède souvent –mais non systématiquement – lorsqu’un mot la précède qui se termine en (a), ex : aseggas-a had iêla « cette année sera bonne ». Une assimilation complète du préfixe « t ». Elle est sporadique et ne semble arriver que devant / x/ et /$/ : Ex : [ma t-xxs-v] "[Ma xxs-v] « Tu veux ».

Tous ces phénomènes, sont considérés souvent comme des variantes morphologiques, parce que c’est le conditionnement phonique qui les a entrainés. Nous avons vu que les désinences sont les mêmes quels que soient le temps ou l'aspect. Aux différentes formes verbales, il faudrait ajouter les indices du personne de l’impératif, elles ne varient qu'en fonction de la personne, du nombre et du genre, elles sont en cela, parfaitement reconnaissables, aussi, il n'est pas nécessaire de les mettre en évidence d'une quelconque façon. Nous écrivons donc les verbes conjugués avec leurs désinences, sans séparation aucune. Ex : 2ème personne du masculin singulier : ---------------2ème personne du masculin pluriel : ----------------t 2ème personne du féminin pluriel : ---------------mt [aru] «Écris » [arut] «Écrivez » [arumt] «Écrivez »

Dans certains parlers / variétés, la désinence de la 2ème personne masculine pluriel est /-m/ : [arum] «écrivez ».

I-3- Les indices de personnes des verbes d’état : Quelques variantes (kabyle, touareg,...) possèdent encore un type de conjugaison spécifique au prétérit caractérisé par des désinences personnelles suffixées pour les verbes de « qualité » ou « d’état ».

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. Au thème du prétérit, les verbes d’état combinent des marques personnelles particulières. Tandis qu’à l’aoriste, ces verbes se combinent avec les indices de personne du système dit « régulier ». Ce système particulier (série spécifique) de marques personnelles du prétérit est caractérisé par les traits suivants : − Appartient au système irrégulier et il n’est constitué que par des marques suffixées.

La neutralisation entière des oppositions du pluriel (toutes les personnes du pluriel sont marquées par une forme unique).

1ère personne sing. (commun) 2ème personne Sing. (commun) 3ème personne du masculin sing. 3ème personne du féminin sing. Au pluriel : forme unique.

------- $ ----------v ---------φ --------- t ---------it

En Kabyle comme dans tout le domaine berbère, cette série est très particulière. Signalons que ce système est en régression sur l’ensemble de domaine berbère. Particulièrement en Kabyle, il existe de nombreux indices qui montrent que ce système est en régression, au profit du système régulier, comme le montre les exemples suivants :

(marque qui appartient au système régulier). Quô-n Smev-n

(marque qui appartient au système irrégulier Quô-it « ils sont secs. » Smev-it « ils sont frais. »

Dans notre corpus, nous avons relevé un nombre très réduit d’état dont la majorité est à base trilitère. Certains verbes d’état ne s’associent que partiellement au système irrégulier (série des marques suffixées) : Y-wεô« il est difficile » (marque régulière préfixée : 3éme personne du masculin

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. singulier). Y-bεd « il est loin » (marque régulière préfixée : 3ème personne du masculin singulier). Mais, au pluriel, ils s’associent avec tous les pronoms personnels du pluriel : Wεô-it « ils sont difficiles ». Bεd-it « ils /elles sont loin ».

Un certain nombre de verbes, sémantiquement ce sont des verbes d’état, ne se combinent que partiellement avec la série irrégulier, et d’une façon rare : Ex : qaô / $aô « être sec, se dessécher »

Il faut noter que cette catégorie de verbes s’enrichit de certains emprunts à l’arabe : les adjectifs arabes dits « passifs » de forme : m cl c2vc3 peuvent avoir un traitement similaire à celui des verbes de souche berbère, et se combinent aux indices de personne suffixés : mqbl « être accepté, accordé » mqbul –it « être accepté –pluriel »

En Chaouia, les verbes d'état n'ont pas de conjugaison particulière (suffixée) au thème de prétérit. Le même jeu unique de marques personnelles se combine à tous les verbes quelque soit le thème. Sur ce plan, les données aurasiennes ne conviennent pas donc à celles des autres parlers berbères du Nord, et se distinguent nettement du kabyle qui apparait comme un dialecte très isolé sur ce plan, dans l'ensemble de berbère du Nord.

I-4- Les particules de direction :

I-4-a- Définition : Les particules locatives, appelées aussi particules de direction, sont employées avec le verbe conjugué, pour en changer l'orientation. Nous les appelons aussi les modalités satellites ou périphérique du verbe. Cette nomination se justifie par le fait que ces modalités se placent, en proposition principale, immédiatement après le verbe si celui-ci n’est pas accompagné de

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. la particule de négation (ur ou ud) ou la particule projective (ad). Si l’un de ces deux est présent, leur place est devant le verbe, entre celui-ci et la particule qui le précède. Elles peuvent se présenter sous deux formes différentes : 1. forme entière : « id» et « in » 2. forme réduite : « d» et « n » « Id » indique un mouvement vers le locuteur, marque surtout un rapprochement par rapport soit à celui qui parle, soit à l’un des participants au fait verbal. Dans le même ordre de faits, il dénote parfois la notion de retour en arrière, de rapprochement par rapport au point de départ. En chaoui, ce monème ne s’oppose qu’à zéro, c'est-à-dire à son absence. Par contre, en kabyle, elle s’oppose à « in ». Elle indique un mouvement vers l'interlocuteur ou vers un endroit dont il question. Mais cette particule d’orientation orientale et extrême orientale. Ex : Parler Exemple Kabyle awi (prends, porte) awi-d (porte vers ici, apporte, donne ici) awi-n (apporte là-bas, emporte là-bas) siwel- as- id (appelle-le ici) siwel –as- in (appelle-le là-bas) as (venir) ur n- y-ttas ara = (il ne viendra pas làbas) ur d- y-ttas ara = (il n’a pas appelé ici) ad yeddu (il ira) a d- y-ddu ; ad a n- y-ddu ; ad là-bas) t-Ks-ih-id « elles l’enlève » ad ak-tt-id-n-awi « nous te ad- y-ddu (il viendra) l’amènerons » an- y-ddu (il viendra h-usi-ḍ-d « tu viens » ud id-i-g u c « il ne tombe pas » chaoui Awi Ttawi-nt-id is$arn « elles apportent du bois » As n’est attestée qu’en Kabylie

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

I-4-b- Emploi avec le verbe isolé Lorsque le verbe n'est pas accompagné de pronoms personnels, d'indice du futur ou de conjonctions, la particule locative se place après celui-ci est prend toujours la forme réduite « d » ou « n ». Impératif : Aé-d (avance par ici) As-t-n / as-m-n (venez là-bas) - masculin awi-mt-d (apportez ici) – féminin -

Prétérit : Kabyle Sawel-n-d (ils ont appelé - ici -) y-usa-d (il est venu - ici -) dda-nt-n (elles sont venues - là-bas -) t-ww-v-n (elle est arrivée - là-bas -) Chaoui t-hGa-d « elle (se) prépare » y-îîf-d taqsi t « il prend un plat »

Aoriste intensif : Kabyle y-ttawi-d (il ramène habituellement) ttawev-n-d zik (ils arrivent - habituellement tôt) y-steqsay-n (il prend des nouvelles de chez vous) y-ttas-n (il vient là-bas - habituellement -) Chaoui Tta$-n-d « ils s’achètent » Ttawi-nt-id « elles apportent » Ttg-n-d « ils font » i-$Mi-d « il pousse »

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal.

I-4-c- Emploi avec verbe à l’aoriste « ad » : Lorsque le verbe est à l’aoriste, il est généralement sous la forme « ad » + verbe à l'aoriste ou à l'inaccompli. Ex : Ad y-awi (il emportera) Dans ce cas, la particule locative viendra se placer entre la particule de projective « ad » et le verbe. On a alors deux réalisations possibles : Kby : 1. a-d- y-awi / a-n- y-awi (il ramènera ici /...là-bas) 2. Ad d-y-awi / ad n-y-awi Cha: 1. a-d-i-rg « il sort » / ad d-i-rg 2. a-d-y-ali « il monte »/ ad d-y-ali

I-4-d- Emploi avec les pronoms affixes : En présence des pronoms affixes compléments du verbe, les particules de directions se présentent toujours sous forme entière « id» et « in ». Elles se placent immédiatement après le (ou les) pronom (s). Kabyle Fk- it- id (donne-le ici) ; y-ufa-tn- id (il les a trouvés) ; awi-y-as-in (ramène-lui -là-bas) ; awi-tn-in y-hgga-y-as-tn-id (il les lui a préparés) Chaoui t-Ks-ih-id «elle l’enlève » la hn-id-ttuεat « ne les ramenez pas » ttaγ-n-as-id « ils lui achètent »

I-4-e- Emploi avec la forme négative : Lorsque le verbe est à la forme négative, la particule locative se place après la particule de négation (« ur » ou « ud ») et prend la forme réduite « d » ou « n ».

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. Ex : Kby : ur y-dd ara > ur d-y-dd ara (il n'est pas venu) Cha : u-d-y-uvu ca > ud d-y-uvu ca (il ne tombe pas) Remarque : Lorsqu'on a un pronom personnel, elles se placent après celui-ci : Kby : ur t- id-y-fk ara (il ne l'a pas donné) ur as-tn-in-y-sdd ara (il ne les lui a pas envoyés avec) Cha : ul hnt- id- ttawin (ils ne les emportent)

I- 4-f- Emploi dans les interrogatives et subordonnées Dans les phrases interrogatives et après les mots interrogatifs, les particules de directions se placent toujours après les conjonctions « iy » ou « ara », elles se présentent alors sous forme réduite « d » ou « n ». Kab : anwa iy-d- y-usa-n ? (Qui est venu?) melm'iy-d- y-sawl ? (quand a-t-il appelé?) wukud iy-n- y-dda ? (avec qui est-il venu? -là-bas) w-ara-n-y-ddu-n ? (qui viendra? - là-bas -) cha : mani id-y-usa ? « D’où t-il vient »

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. ani id- husa hmektert ? Dans les subordonnées, les particules de directions se placent aussi après la conjonction de subordination et prennent la forme réduite. éeran melm-iy-d-yusa (ils savent quand il est venu) ur tesεiv d acu iy-d-yenna (il n'a pas dit grand chose) éer anw-ara-n -yesteqsin (vois qui demandera des nouvelles)

I-5- La modalité négative : I-5-1- présentation : On présentera ici les traits essentiels de la négation en berbère et surtout, les principales interrogations que suscitent les différentes facettes de ce phénomène syntaxique et sémantique. On tentera de négation en berbère. La modalité négative est un déterminant grammatical et de combinabilité quasisystématique avec des lexèmes verbaux et nominaux. La modalité négative du verbe contient deux parties qui se placent en deux points différents de la chaine, le signifiant de la « négation » est donc discontinu. Elles sont séparées l’une de l’autre par le signifiant du verbe. Le signifiant de la négation est discontinu, car le choix du signifie « négation » entraine la présence de deux parties en deux points différentes de la chaine. Elle n’a aucun impact sur les rapports syntaxiques existants dans l’énoncé. Elle a pour noyau un monème de la classe verbale. Cette modalité encadre non seulement le verbe, mais aussi ses « satellites ». A un niveau très général, on commencera par dire que la négation présente, à l’échelle globale du berbère, une homogénéité très forte quant à ces aspects centraux, mais aussi des donner une vue à la fois plus précise et plus diversifiée de la

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. éléments significatifs, nettement secondaires, de diversité dans ses aspects périphériques. La négation de l’énoncé verbal peut être formalisée sous le schéma suivant : Nég1 + Verbe [thème éventuellement spécifique] + (Nég2)

Kabyle : y-krez = il-a/ labouré ur y-kriz (ara) = (nég1) il-a/ labouré (nég2) chaoui : tteooa-n = ils laissent ud tteooa-n (ca) = (nég1) ils laissent (nég2) Il y a donc partout un élément préverbal commun et obligatoire, dont la forme de base est /wer/, mais qui peut connaitre, selon les parlers et les contextes phonétiques de nombreuses variantes : /ur/ (de loin la plus fréquente), avec vocalisation de la semivoyelle ; /u/, avec chute de la liquide, essentiellement devant une forme verbale commençant par une consonne apicale ; (ul, ud...) à la suite d’assimilation devant une latérale ou une dentale. Beaucoup de ces réalisations, qui sont toutes au départ manifestement conditionnées par un contexte phonétique, peuvent localement acquérir une autonomie totale par rapport à un environnement précis et accéder alors au statut de variantes régionales. Lorsque le segment initial du signifiant est mis devant une consonne, (ur / ud) se réalise ou devient souvent/ u/. Le /r/et /d/ subissent une chute. Le 2ème segment quant à lui ne subit aucune modification. Dans le sous-ensemble des dialectes qui connaissent la marque de négation postverbale, celle-ci présente des signifiants extrêmement divers : Le kabyle de Grande Kabylie a ara, mais la Petite Kabylie connait des formes bien plus variées : ani, k... (Cf. ici même la contribution d’A. Rabhi 1992 et 1994 ;) Le chaoui a des formes du type : ca ou c... Ex : Kabyle : ur nessin ara « ne qui sait pas » Chaoui : ud nemmir ca « ne qui finit pas »

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. Dans les dialectes qui recourent à un second élément négatif, celui-ci n’est pas toujours présent dans tous les contextes. Le second élément de la négation n’est pas primitif en berbère : il s’agit à l’évidence d’un renforcement secondaire de la négation fondamentale /wer/, opéré de façon largement indépendante dans les différentes zones dialectales qui le pratiquent, même si l’on décèle dans ce processus des convergences certaines. En règle générale, dans les environnements où s’exercent de fortes contraintes syntaxiques (relatives, phrases interrogatives, phrases de serments, succession de négations coordonnées...), le second morphème est soit facultatif, soit totalement exclu : Ex : Kabyle : y-kcem = il-est entré ur y-kcim ara : Nég1 il-est entré Nég2 = « il n’est pas entré » mais : ggull-$ ur y-kcim ! : jure-je nég1 il-entre = « je jure qu’il n’entrera pas ! »2

Chaoui : ud ssarad-nt ca « elles ne lavent pas » Ud ttaf-n ca « ils ne trouvent pas » Les conditions dans lesquelles /ca/ n’apparaît pas avec /ud/ ne sont pas sans rappeler souvent celles dans lesquelles /pas/ est absent en français. Elles peuvent souvent se définir par la présence dans la même proposition de l’un ou plusieurs des éléments suivants y.oo « un (une personne) » ou ê.dd « personne », se trouvant avant ou après le verbe en fonction primaire, c’est-à- dire comme nominaux : Ex chaoui : êedd u $en-isell « personne ne nous entendra » yeoo ud ittawi i yioo « personne ne vole à personne » Ma u tessin tict zeg-sent « si personne d’entre elles ne sait »

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. I-5-2- Le noyau verbal à la forme négative : La présence de la négation /wer/ exerce des contraintes morpho-syntaxiques fortes sur le verbe avec apparition d’une forme verbale spécifique (un thème verbal particulier du négatif) marquée en l’occurrence par un changement vocalique : Kabyle : y-krez/y-kriz, y-kcem/y-kcim, i-gla/i-gli Chaoui : t-oo / t-ooi, t-ssen/ t-ssin, t-lla/ t-lli) Ou bien, dans d’autres conditions, des restrictions plus ou moins fortes du paradigme des thèmes verbaux, limitation des inventaires sur lesquelles on reviendra plus loin. Il apparait que la négation n’est pas seulement une modalité additionnelle, extérieure au verbe, mais qu’elle influe directement sur le verbe lui-même, notamment sur l’inventaire des thèmes. Partout, la négation a une incidence forte sur le verbe: Le paradigme des formes thématiques possibles en contexte négatif connait d’importantes modifications par rapport à celui de l’énoncé positif. Deux configurations sont représentées et combinées dans les différents dialectes : l’apparition de thèmes verbaux spécifiques dits « négatifs » et/ou la réduction, souvent très marquée, du paradigme des thèmes après la négation.

I-5-2-a- Le Prétérit négatif (PN) : une forme généralisée et ancienne. Dans quasiment tous les dialectes, lorsque la particule négative accompagne un verbe au prétérit, le verbe est à la forme dite du « prétérit-négatif ». Les nombreux verbes qui connaissent cette forme spéciale sont caractérisés par le vocalisme / i/ soit avant soit après la dernière consonne radicale (un thème verbal particulier du négatif, marqué en l’occurrence par un changement vocalique), (ou /é/ en touareg). Du point de vue de l’analyse synchronique, les choses ne souffrent d’aucune ambiguïté : le thème de prétérit négatif est une simple variante morphologique obligatoire du prétérit en contexte négatif. En d’autres termes, il n’y a

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. fonctionnellement qu’un seul thème, le prétérit, qui connaît deux réalisations selon les contextes : P en énoncé positif P se réalise PN en énoncé négatif. Le prétérit négatif est donc une simple contrainte morphologique, ce que confirme d’ailleurs la tendance marquée dans de nombreux parlers berbères, à en abandonner l’usage (le prétérit devenant la forme unique). Mais on constate, même dans les dialectes où l’usage de Prétérit négatif est bien établi, une régression sensible. En kabyle, par exemple, dans l’usage courant, non littéraire, il disparaît souvent au profit de P et l’on relève, pour de nombreux verbes, une hésitation des locuteurs quant à l’existence d’une forme Prétérit négatif. Prétérit négatif est un thème verbal non fonctionnel, en nette perte de vitesse. Mais il en a été évidemment autrement à une date ancienne. Le non pertinence actuelle est nécessairement secondaire et le thème Prétérit négatif a eu, en d’autres temps, une fonction sémantique réelle. C’est ce dont témoigne encore très clairement le kabyle puisque dans ce dialecte le thème en /i/ n’est pas limité au contexte négatif : il est également utilisé après les subordonnants d’hypothèse (ammer, lukan, « si ») : ammer yeddi, a d d- yawi amur-is = « s’il y était allé, il aurait eu sa part » Cette extension confirme, comme l’avait noté André Basset (1952 : 15), que le thème en /i/ n’est pas primitivement une forme de négatif. Il avait très probablement une fonction et des usages beaucoup plus larges qui se sont réduits au cours de l’évolution de la langue. L’hypothèse la plus sérieuse a été formulée, il y a déjà longtemps, par André Picard (1959), même si l’approche est maintenant quelque peu dépassée ; ce thème en /i/ serait une ancienne forme à valeur intensive qui devait être employée dans des environnements à forte modalisation : énoncés négatifs (interdiction), de souhait, d’hypothèse irréelle etc. I-5-2-b- Les formes négatives de l’aoriste :

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. De manière quasi-symétrique, il existe dans un grand nombre de dialectes, une forme particulière d’aoriste intensif négatif (AIN) dont l’apparition est strictement déterminée par la présence de la négation; on aura ainsi: - AI : i-ttawi = « il emmène (habituellement) » - AIN : (ur) i-ttawi = « il n’emmène pas (habituellement) » (du verbe awi « emmener, amener, emporter ») L’étude récente de Kossman (1989) a montré que le phénomène était assez largement diffusé à travers le domaine berbère : touareg, mozabite, ouargli, rifain... et qu’il avait donc de fortes chances d’être ancien, voire « berbère commun ». Pour ce qui est du complexe ad + Aoriste, qui peut être considéré comme une véritable forme de base dans de nombreux dialectes, avec une valeur temporelle (futur) ou modale (potentiel) (Cf. Chaker 1995), En kabyle et dans de nombreux dialectes nord chaoui on observe un phénomène intéressant de réduction du paradigme : en face des différentes formes issues de l’aoriste (quatre au minimum : Aoriste, Aoriste intensif, ad + Aoriste, ad + Aoriste intensif), il n’y a plus, en énoncé négatif que l’Aoriste intensif. En d’autres termes, il y a neutralisation des différentes formes de la sphère de l’aoriste au profit du seul Aoriste intensif, qui acquiert ainsi le statut d’« archi-aoriste » polyvalent : Énoncé positive Kabyle Awi= prendre A: yawi ad + A : ad yawi AI : yettawi ad + AI : ad yettawi Ad¡+A: ¡¡¡¡¡¡¡ad yuvu AI:Igeîîu ad+ AI: ad igeîîu chaoui uvu= tomber A: yuvu

Enoncé négatif Kabyle chaoui

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CHAPITRE I : Les éléments périphériques du thème verbal. Awi= prendre AIN: ur yettawi uvu= tomber AIN: ud igeîîu

Dans ces dialectes, en énoncé verbal négatif, le système des formes en opposition se réduit donc de manière drastique puisqu’il n’existe plus que deux thèmes : Prétérit négatif ∼ Sachant que le prétérit négatif est certainement une ancienne forme d’intensif, on aboutit alors à un constat fort intéressant : en contexte négatif, de nombreux dialectes berbères, à un moment donné de leur histoire, ont eu tendance à n’employer que des thèmes intensifs, confirmant ainsi l’existence d’un lien sémantique étroit entre négation et modalisation. La négation n’est effectivement pas une simple opération logique neutre opérant sur l’énoncé positif : elle implique le plus souvent une très forte intervention de la subjectivité du locuteur, d’où cette tendance à recourir à des formes intensives. Conclusion : En conclusion, on peu dire que les éléments périphériques du thème verbal se manifestent de la même façon dans les deux dialectes (kabyle et chaoui). 1- La série, dite régulière, d’indices de personne, est identique pour les deux parlers. Même s’il existe une simple différence d’ordre phonique. 2- Le système, dit irrégulier, est inexistant dans le dialecte chaoui, étant donné que le verbe d’état se combine avec le système régulier. 3- La position de la particule de direction est la même pour les deux dialectes (kabyle et chaoui). D’autre part, le dialecte kabyle oppose deux particules (id / in)alors que le dialecte chaoui n’a qu’une seule qui s’oppose à son non existence. 4- La négation est la même pour les deux parlers, malgré une différence d’ordre phonique.

aoriste intensif négatif

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Chapitre II : les oppositions thématiques

Chapitre II : les oppositions thématiques

II-1 L’inventaire des radicaux des verbes

On distingue deux catégories formelles : Ø Les radicaux courts : Les verbes à radical court sont des monolitères jusqu'aux trilitères à voyelle zéro c'est-à-dire : (v) C(v); C(v); (v) C1(v) C2(v), C1C2C3. Ø Les radicaux longs : Les verbes à radical long sont tous les types de radicaux, au-delà de trilitères à voyelle zéro (Trilitères à voyelle (s), quadri- et quinquilitères).

Notons que toutes les statistiques données sont calculées sur un total de 261 verbes de chaque corpus.

Les radicaux court :(à base monolitère, bilitère et trilitère à voyelle zéro) représentent environ 89,02 % des verbes en chaoui et 90,15% des verbes en kabyle. Ce sont des verbes du type :

Radicaux courts (v) c (v) : C(v): (v) c1(v)c2(v) : (v)C1(v)c2(v): (v)c1(v)C2(v) (v)C1(v)C2(v) c1c2c3: c1C2c3 Total

Kabyle 4,92% 5,30% 37,5% 7,95% 3,41% 0% 29,55% 1,52% 90,15%

chaoui

Total 3,79% 8,71% 3,03% 8,33% 30,30% 67,80% 7,2% 15,15% 7,2% 10,61% 0,38% 0,38% 28,03% 57,58% 9,09% 10,61% 89,02% 179,17%

Les radicaux longs: les verbes de cette catégorie sont à base trilitère à voyelle pleine et quadrilatère (représentent environ 16,37 % des verbes dans le corpus chaoui et 14,18 % dans le corpus kabyle). Ils présentent les verbes du type : 33

Chapitre II : les oppositions thématiques

Radicaux longs (v)c1(v)c2(v)c3(v): c1(v)C2(v)c3: c1(v)c2(v)c3(v)c4(v) : Total:

Kabyle 4,22% 5,36% 4,60% 14,18%

chaoui 9,96% 3,20% 3,20% 16,37%

total 14,18% 8,56% 7,80% 30,55%

Les deux catégories formelles, semble-t-il, ne présentent pas un certain équilibre. Ce sont les verbes à radicaux courts qui présentent un grand nombre d’occurrences verbales dans la première catégorie formelle. (Environ 89,02 % en chaoui et 90,15 en kabyle des occurrences verbales) dont la quasi-totalité des verbes de cette catégorie est à base monolitère ou bilitère (environ 59,08% en kabyle et 51 ,90% en chaoui).

Tandis que, les verbes à base trilitère à voyelle zéro présentent une petite minorité (environ 37,12 % en chaoui et 31,07% en kabyle des verbes du corpus).

Les verbes à radicaux longs qui représentent un petit nombre d’occurrences verbales dans la deuxième catégorie formelle. Environ 9,58% en kabyle et 13,16% en chaoui des trilitère à voyelles pleine et 4,6% en kabyle et 3,20%en chaoui des verbes à quadrilatère.

II-2 L’inventaire des schèmes des verbes :

On distingue traditionnellement, selon les parlers et selon les auteurs, au moins quatre formes morphologiques du verbe : l’aoriste, l’aoriste intensif, le prétérit, et le prétérit négatif. Cependant, la dernière catégorie ne représente du moins dans ces deux parlers, qu’un accident morphologique faisant partie du monème de négation. Syntaxiquement on ne peut jamais opposer dans une position donnée, plus de trois formes du verbe.

34

Chapitre II : les oppositions thématiques

a- les schèmes des radicaux courts selon les deux parlers :

- Schème du prétérit :

Schème du prétérit Radicaux court vc : ac uc ic v1c1v2c2 : ic1ac2 ic1ic2 uc1uc2 uc1ac2 v1cv2 : aci acu ici icu C: Cv : Cu Ci c1c2: Ci + Ca Ci c1c2 c1c2i +c1c2a Cu Ci c1c2a / c1c2a + c1c2i / c1c2u + c1c2a *ré, kes, xs=c1c2 C1c2 : c1C2 vc1c2: ac1c2 uc1c2 35 uc1c2 C1c2 * wwet "wweta c1C2 C1c2 *mmet =mmut c1C2 / c1uC2 Uci Uci + uca Ci +Ca // Ci + Ca Uci / ci // Ca Icu + uci Ca + Ci // uc1ac2/ C1ac2/ C1c2 uc1ac2 uc1ac2 ic1ac2 // // // uci + uca // Ic uci +Uca uc / uca // Kabyle chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

uc1c vc1c2v: ac1c2u ac1c2i c1v c2 : c1ac2 c1ic2 c1uc2 C1 vc2: C1 ac2 C1 i c2 C1 uc2

//

uc1c2

uc1c2a uc1c2a

//

c1ac2 / c1uc2 c1ac2 c1uc2

c1ac2 / c1uc2 c1ic2 c1uc2

C1 uc2 / C1 ac2 C1uc2 / C1ic2 //

C1 uc2 C1ic2 C1ac2

c1c2 v : c1c2i c1c2 u c1c2 a c1vC2 : c1uC2 c1iC2 c1aC2 c1C2 v : c1C2 a c1C2i c1v1C2v2: c1uC2i c1uC2a c1v1c2v2: c1ac2i c1ac1a c1uc2i c1ac2u 36 c1uc2a / c1ac2a / c1ac2i c1ac2a / c1uc2a c1ac2a / c1c2i c1uc2i ac1ac2a // // c1uC2i c1uC2a // c1C2 a c1C2 a * wella "wulla c1C2a c1uC2 c1uC2 c1aC2 c1uC2 c1iC2 // c1c2i c1c2 i + c1c2a * fsu"fsa // c1c2 a c1c2u / c1c2a c1c2a *hyi " hiya

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1uc2a vC1c2 aC1c2 uC1c2 c1c2c3 aC1c2 uC1c2 c1c2c3

c1uc2a

uC1c2 uC1c2 c1c2c3

c1C2c3

c1C2c3

c1C2c3

- Schème d’aoriste:

Schème d’aoriste Radicaux court vc : ac uc ic v1c1v2c2 : ic1ac2 ic1ic2 uc1uc2 uc1ac2 ac1ac2 // ic1ac2 ic1 ic2 / uc1ac2/ C1ac2 / // ic1ac2 uc1ac2 uc1ac2 ac1ac2 v1cv2 : aci acu ici icu C: Cv : Cu Cu 37 Cu aci acu ici // C aci acu ici icu C // // // ac // Ic ac uc // Kabyle Chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

Ci c1c2: C1c2 : c1 C2 vc1c2: ac1c2 uc1c v1c1c2v2: ac1c2i ac1c2u c1v c2 : c1ac2 c1ic2 c1uc2 C1 vc2: C1 ac2 C 1i c2 C1 uc2 c1c2 v : c1c2i c1c2 u c1c2 a c1vC2 : c1uC2 c1iC2 c1aC2 c1C2 v : c1C2 a c1C2i c1v1C2v2: c1uC2i c1uC2a

Ci c1c2: C1c2 : c1 C2

Ci c1c2: C1c2 : c1 C2

ac1c2 //

ac1c2 uc1c

ac1c2i ac1c2u

//

c1ac2 c1ac2 c1uc2

c1ac2 / c1uc2 c1ic2 c1uc2

C1 ac2 C1 i c2 * bbib= bbab //

C1 ac2 C1 i c2 C1 uc2

c1c2i c1c2 u //

c1c2i c1c2 u c1c2 a

c1uC2 c1ic+c1aC2 c1aC2

c1uC2 c1iC2

// c1C2i

c1C2 a c1C2i

// // 38

c1uC2i c1uC2a

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1v1c2v2: c1a1c2i c1ac2a c1uc2i c1ac2u c1uc2a vC1c2 aC1c2 uC1c2 c1c2c3 aC1c2 uC1c2 c1c2c3 aC1c2 uC1c2 c1c2c3 c1ac2i / c1C2u // // // // ca1c2i c1ac2a c1uc2i c1ac2u / a c1ac2u c1uc2a

c1C2c3

c1C2c3

c1C2c3

- Schème d’aoriste intensif :

Schème d’aoriste intensif Radicaux courts vc : ac uc ic v1c1v2c2 : ac1ac2 ic1ic2 uc1ac2 v1cv2 : aci acu ici icu tt-aci tt-acu tt-ici *ini= qqar // 39 tt-ici * ini "qqar tt-aci // tt-ac1ac2 tt-ic1ic2 / tt-C1ac2 tt-uc1ac2 tt-ic1ac2 // // tt-ac // tt-ic tt-ac tt-uc / uC * ut = àat /tt-uçç // Kabyle chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

uCu C: tt-C + tt-Ca / tt-aCa / tt- tt-C / tt-C + tt-aCa / tt-Ca C+ tt-Cay *à =tT Cv : Cu Ci c1c2: tt-Cu tt-Ci C1ac2 c1C2 tt-ac1c2a tt-c1uc2 / tt-c1uc2u *êes= tt-êsis *sew=tess/ sess *fk= tt-akk tt-c1c2 /tt-c1uc2 tt-c1uc2 / tt-c1uc2u c1C2+ tt-c1c2 tt-c1uc2 c1C2 +C1ac2 *$z=qaz *sew=tess/ sess *rg= trrag+ rrag +rray C1c2 : tt-c1C2a / tt-c1C2-ay tt -C1c2 / *kker= tt-kkar+ tt-nekkar *mmet= tt-metta vc1c2: ac1c2 tt-ac1c2 tt-ac1c2/ tt-ac1c2 + tt-ac1ic2 uc1c2 // tt-uc1c2 / uC1c2 / tt-uc1ac2 *arew= tt-arew+ tt-aru vc1c2v: ac1c2u tt-ac1c2u / // tt-Cu tt-Ci tt-C1c2 c1C2 *à =tett

40

Chapitre II : les oppositions thématiques

tt-c1ac2u + tt-c1ac2a ac1c2i uc1c2u c1v c2 : c1ac2 tt-c1ac2 tt-ac1c2i tt-uccu

// // //

tt-c1ac2 tt-c1ac2 + tt-c1(i/a)c2a

c1ic2 c1uc2

tt-c1ic2i tt-c1uc2u

tt-c1ic2 / +tt-c1ic2a tt-c1uc2u tt-c1uc2/ +tt-c1uc2a (y) * sir = ssir+ tt-sir

C1 vc2: C1 ac2 Cic tt-c1ac2 / tt-c1aC2a tt-c1ic2(i/a) tt-C1(a/i)c2(i/ay) C1 uc2 c1c2 v : c1c2i c1C2i c1C2i+ c1c2ay/ tt-c1iC2i+tt-c1C2a c1c2 u c1c2 a c1C2 u // c1C2u/tt-c1c2a * rwu=rway c1C2a tt-c1c2a c1C2(i/a) + tt-c1c2a c1C2a+ tt-c1ac2a) c1aC2u + tt-ic1c2ay c1C2a+tt-c1C2u cvC : c1eC2 c1aC2 c1iC2 c1uC2 c1C2 v : c1C2 a // 41 tt-c1C2a tt- c1eC2ay tt-c1aC2+ tt-c1aC2ay tt-c1iC2i +tt-c1uC2uy tt-c1uC2 /+C1uC2uy c1C2ay+tt- c1C2a/ tt-c1C2 // tt-c1iC2(a/i) tt-cuC/ +tt-cuCa // tt-c1ac2/ tt-c1ac2a C1aC2a/ tt-CaCa tt-c1ac2a

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1C2i c1v1c2v2: c1ac2i c1ac2a c1uc2i c1ac2u c1uc2a c1v1C2v2: c1uC2i c1uC2a c1c2c3

tt-c1C2i /+ tt-c1C2ay

tt-c1C2i

tt-c1ac2i / +tt-c1ac2ay // // // //

tt-c1ac2i tt-c1ac2a / +tt-c1ac2u tt-c1uc2i + tt-c1uc2ay tt-c1ac2u tt-c1uc2a+ c1uC2a

// // c1C2c3 / + tt-c1c2c3. c1C2ac3 / + tt-c1C2ic3. tt-ac1c2ac3 / + (tt-c1Cic3 /c1C2c3). C1ac2ac3 /+ c1C2c3. c1C2ac3/+ tt-ac1c2ac3. c1C2c3 +tt-c1c2ac3. *bder=tt-adder.

c1uC2ay+ tt-c1uC2uy tt-c1uC2a tt-c1c2c3/+ tt-c1c2ic3. c1C2c3. tt-c1c2ic3 . c1C2c3+ tt-c1C2ac3. c1C2uc3. tt-c1c2ac3. c1C2c3+ tt-c1c2c3. tt-c1c2c3+ tt-c1C2ac3. * smem = tt-ismem.

c1C2c3 tt-c1C2ic3

tt-c1C2(a/i)c3 tt-c1C2c3 tt-c1C2ic3 +tt-c1C2ac3 tt-c1C2c3 + tt-c1C2ac3 tt-c1C2c3+tt-c1C2ic3+tt-c1C2ac3

b- les schèmes des radicaux longs des deux parlers: −

schème du prétérit :

Schème du prétérit Radicaux longs Kabyle 42 chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1c2c3v: c1c2c3i c1c2c3a c1c2c3u c1vc2c3 c1ac2c3 c1ic2c3 c1uc2c3 c1c2ac3 c1c2uc3u c1ac2ac3 c1vC2c3 c1aC2c3 c1iC2c3 c1uC2c3 c1C2ac3 c1uc2c3u c1c2c3c4 c1ac2c3c4 c1c2ac3c4 c1c2uc3c4 c1uc2ac3c4 −

c1c2c3v: c1c2c3a // //

c1c2c3v: c1c2c3a c1c2c3a c1c2c3u

c1uc2c3 c1ac2c3 // // // //

c1ac2c3 c1ic2c3 c1uc2c3 c1c2ac3 c1c2uc3u c1ac2ac3/ c1c2ac3

c1aC2c3 c1aC2c3 c1uC2c3 // c1uc2c3a c1c2c3c4 // c1c2ac3c4 c1c2uc3c4 //

c1aC2c3 // c1uC2c3 c1C2ac3 // c1c2c3c4 c1ac2c3c4 // c1c2uc3c4 c1uc2a2c3c4

schème du l’Aoriste :

Schème dd l’aoriste Radicaux longs c1c2c3v: c1c2c3i c1c2c3a c1c2c3u c1vc2c3 43 c1c2c3i // // c1c2c3i c1c2c3a c1c2c3u Kabyle chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1ac2c3 c1ic2c3 c1uc2c3 c1c2ac3 c1c2uc3u c1ac2ac3 c1vC2c3 c1aC2c3 c1iC2c3 c1uC2c3 c1C2ac3 c1uc2c3u c1c2c3c4 c1ac2c3c4 c1c2ac3c4 c1c2uc3c4 c1uc2ac3c4 riste intensif :

c1ac2c3 c1ic2c3 // // // // c1vC2c3 c1aC2c3 c1iC2c3 c1uC2c3 c1C2ac3 c1uc2c3u c1c2c3c4 // c1c2ac3c4 c1c2uc3c4 //

c1ac2c3 c1ic2c3 c1uc2c3 c1c2ac3 c1c2uc3u c1ac2ac3 c1vC2c3 c1aC2c3 // c1uC2c3 c1C2ac3 // c1c2c3c4 c1ac2c3c4 // c1c2uc3c4 c1uc2ac3c4 chè me du l’Ao −s

Schème de l’aoriste intensif Radicaux longs c1c2c3v: c1c2c3i c1c2c3a c1c2c3u c1vc2c3 c1ac2c3 tt-c1ac2ac3 // c1ic2c3 tt-c1ac2ac3 // 44 tt-c1ac2c3 tt-c1ac2ac3+ tt-c1ac2ic3 tt-c1ic2c3 tt-c1ic2c3+ tt-c1ac2ac3 tt-c1c2c3i // // tt-c1c2c3i tt-c1c2c3a+ C1c2c3ay c1c2c3aw Kabyle chaoui

Chapitre II : les oppositions thématiques

// c1uc2c3 // // c1c2ac3 // // // c1c2uc3u c1ac2ac3 c1vC2c3 c1aC2c3 c1iC2c3 c1uC2c3 c1C2ac3 c1uc2c3u c1c2c3c4 tt-c1aC2ac3 C1iC2ic3 tt-c1uC2uc3/+ c1uC2uc3 // tt-c1uc2c3u tt-c1c2c3ic4 // //

tt-c1c2ic3+ tt-c1C2ac3 tt-c1uc2uc3/ tt-c1uc2c3 tt-c1uc2uc3+ C1uc2ic3 tt-c1c2ac3 /+ c1C2c3 tt-c1ac2ac3 c1C2ac3 ttt-c1c2uc3u tt-c1ac2ac3

tt-c1aC2ac3/ +tt-c1aC2c3 // // tt-c1C2ic3 // c1c2c3ac4+ tt-c1c2ci3c4+ C1c2c3uc4 tt- c1c2c3ac4 tt- c1c2c3c4

c1ac2c3c4 c1c2ac3c4 c1c2uc3c4

// tt-c1c2ac3c4 tt-c1c2uc3uc4

tt-c1ac2c3ac4 // c1c2uc3uc4+ttc1c2uc3ic4

c1uc2a2c3c4

//

tt-c1uc2a2c3ac4

II- 3- L’interprétation des tableaux : À partir de ces tableaux, on remarque que la forme qu’on appelle traditionnellement « l’aoriste » apparaît nettement dans ces exemples comme la forme non seulement marquée du verbe mais elle est celle de l’impératif pour la totalité des verbes. Du point de vue morphologique, l’impératif est identique soit au thème d’aoriste, soit au thème d’aoriste intensif. Sauf pour le verbe « sired ». Donc, il n’appartient pas au système global des oppositions thématiques. 45

Chapitre II : les oppositions thématiques

Aoriste Awi Aoriste intensif tt-awi

impératif awi ! = prends impératif intensif tt-awi ! = prend habituellement !

Contrairement au prétérit, les thèmes de l’aoriste intensif et de l’aoriste sont compatibles avec les modalités préverbales ad et a/ la (ad avec l’aoriste et l’aoriste intensif ; a / la avec l’aoriste intensif).

II- 3- 1- les différents groupes morphologiques verbaux :

En berbère (kabyle ou Chaouia), un verbe présente quatre thèmes : Aoriste ~ aoriste intensif ~Prétérit ~ prétérit négatif. L’ensemble des verbes analysés (prés de 261Verbes), révèle qu’environ 59,08% en kabyle et 52,01% en chaoui des verbes de chaque corpus sont des verbes à quatre thèmes. Ce sont ceux qui comptent soit une ou deux consonnes radicales (à base monolitère ou bilitère) :

a- Groupe morphologique à quatre thèmes : L’opposition se réalise entre les quatre thèmes. Les verbes appartenant à ce groupe sont du type :

Radicaux vc vcv C Cv c1c2 c 1(v)C2 v c1c2 c1c2v vC1c2

kabyle a$ « acheter », as « venir ». aru « écrire » ; azu« couper ». à « manger », O « laisser ». ddu « marcher », zzu « gréer » vs « introduire », ér « voir », // afg « voler », akr « voler ». zlu « égorger », rnu « ajouter ». Azzel « courir », uddem « égoutter » 46

Chaouia uç « donner », a$ « acheter ». ini « dire » ; ivu « tomber ». à « manger », O « laisser ». // ér « voir », n$ « tuer » cedd « tenir » afg « voler », adf « entrer » rwu« rassasier ».fru « séparer » Agged « ê. peur », azzel

Chapitre II : les oppositions thématiques

« courir » Vc1vc2 Vc1c2v c1C2v c1vc2v c1vc2vc3 Idir « vivre », isin « savoir » ulwu « » // // // // // wella « revenir » ravi « », wasi « » êawaj « »

En termes de fréquence, ces verbes sont très fréquents dans le corpus. Ils appartiennent globalement au fond lexical commun berbère. La fréquence d’emploi de ces verbes compense leur nombre relativement très réduit. b- Groupe morphologique à trois thèmes :

Un certain nombre de verbes n’oppose que trois thèmes. (Représentent environ 17,62% en Kabyle, 13,79% EN Chaoui des verbes du corpus). Ce groupe comprend à son tour deux sous groupes :

1- Groupe où l’opposition se réalise entre : Prétérit ~ Aoriste ~ aoriste intensif

Cette opposition thématique concerne des verbes du type:

Radicaux vc1vc2

Kabyle agi « refuser», aki « s’éveiller »

Chaoui Ali « monter », awi « prendre », ili « être »,

C c1vC2 Vc1c2 c1vc2 c1vc2v C1vc2 c1c2v

// Cidd // Fad « a. soif »,εas « » Basi « », cabi « », wali « » ggao « déménager », ggal « jurer » // 47

eyy // Arew « féconder » Lal « naître » Dawa, raja ççar « remplir », qqar « sécher » dεu, rni « ajouter »

Chapitre II : les oppositions thématiques

vc1vc2 vc1c2v c1C2v

Agad « a. peur », açar « remplir » argu « rêver », arou « attendre »

// // « additionner », heggi

wessi « mettre en garde », εebbi beqqi « charger »

« préparer », berra « déclarer ». Cetka « reprocher »

c1c2 c3v c1vc2c3v

Setêi « a. honte »,cetki« reprocher » Kukru « », nulfu « »,

$unzu //

« facher » c1vc2 c3 Farq «séparer », wafq « », ciwr « » êaws « guider » c1vc2v basi « être condamné », cabi « faire Ravi « consentir », duri « être à ressembler » l’abri », êamu « ardent » « s’emparer », saεf

2- Groupe où l’opposition se réalise entre : Prétérit négatif ~ Aoriste ~ Aoriste intensif

Cette opposition thématique concerne des verbes à base trilitère à voyelle zéro. Ce sont des verbes du type :

Radicaux Kabyle c1c2 C1c2 c1c2v c1C2v Gn « dormir », gr « maître » Ddem « prendre », ffe$ « sortir » // //

Chaoui // Dder « vivre », nnev « enrouler » cta, rêa, tka Berra, rebba « éduquer » huwa m Bxs « Humilier », nveq « dire », lfe$ « parfaire » Wallef 48

c1v1c2v2 // c1c2c3 Frn « trier », rgm « insulter », k « entrer » c1vC2c3 //

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1C2vc3

//

Semmaê «

c- Groupe morphologique à deux thèmes :

Pour un nombre très réduit de verbes, la distinction ne se réalise qu’entre deux thèmes : Aoriste ~ aoriste intensif : (environ en Kabyle 56,70% en Chaoui 72,41% des verbes). Cette opposition thématique concerne des verbes qui : sont minoritaires à radical courts (à base bilitère, représentent en Kabyle14, 55% en Chaoui 29,11% des verbes dans le corpus). Ce sont des verbes du type :

Radicaux vc Cv

Kabyle If Zzi « tourner », rru « pleurer »

Chaoui uf Ssu « étendre le lit », bbi

« couper » c1c2 c1vc2 ês « entendre » Faq « », ban « », mar « » // fud «soif », ruê « partir », lum « admonester » vc1c2 c1(v)C2 vC1c2 c1c2v v1c1v2c2 c1v1c2v2 c1C2v c1vC2 c1c2c3 // Bedd ,dull , mall // Bri , fsi Ikil, urag, urar « jouer » gani // // // 49 Uxr, aow Bedd, qedd, hezz Ujjed, ukkel // Irar « jouer » Caha, duri, sawa hedda Hibb, siff, suvv Bwex, dhec, fsed

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1C2c3 c1v1c2v2c3 c1c2vc3 c1c2c3v c1vc2c3 c1c2v1c3v1 c1vC2c3 c1c2c3c4 c1c2vc3c4 c1v1c2c3v2c4 c1v1c2v2c3c4

Degger ; hezzeb // // // // // Duqqes, furrem, xallef Behdel, xerbec, fenxer Brarê, bruql, frurx // //

Sellem, kemmel, êawal krah, nbaê smva, synu Biyn, cucf ngugu Xallef, êarrec ; xullef Der$el, geεmez Kmumc ablet, êabret tuwahen

Sont majoritaires des verbes à radical long (à base trilitère, représentent en Kabyle 35,63% en Chaoui 46,74% des verbes dans le corpus). Ce sont les verbes du type :

Radicaux c1c2c3 c1C2c3 c1v1c2v2c3 c1c2vc3 c1c2c3v c1vc2c3

Kabyle // Degger ; hezzeb // // // //

Chaoui Bwex, dhec, fsed Sellem, kemmel, êawal krah, nbaê smva, synu Biyn, cucf

II-3-2 les oppositions thématiques verbales :

a- l’opposition thématique : aoriste ~ aoriste intensif

50

Chapitre II : les oppositions thématiques

1- La suffixation du (tt-) : L’aoriste intensif des verbes à base monolitère et bilitère est marqué par : tt-, avec la variante t- :

Aoriste Kabyle gg « faire » kk « passer » zzu « griller » Chaoui ns « passer la nuit » huz « secouer »

Aoriste intensif t-gga/ tt-gg t-kk / tt-kk t-zzu / tt- zzu t-ns / tt-nus t-huz / tt-huza

L’aoriste intensif de la quasi-totalité des verbes à base monolitères est marqué par (tt), cette marque connaît une variant libre (t-). Ce sont les verbes du type [Cv] et [(v) c] pour les monolitères et du type : [C1(v) c2] pour les bilitères qui connaissent simultanément les deux marques. L’emploi de ces deux formes concurrentes montre que les unes sont le fait des adultes (t ) alors que les autres sont construites par analogie et relevant de l’usage des jeunes locuteurs (la marque tt-).

Nous signalons que l’aoriste intensif du verbe /ini/ « dire », est construit sur une base différente de celle de ce verbe : aor. int. Qar, la forme ttini (aor. int.) ; En respectant le schème de la formation de l’aoriste intensif des verbes du type : vcv, n’est jamais attesté.

L’aoriste intensif de certains verbes à base monolitère et bilitère, sont construits différemment de leur base ou connaissent des adjonctions au niveau du signifiant ; c’est le cas de :

Verbe Ini « dire » Sw « boire » Wt « frapper »

Kabyle qar ts Kat

Chaoui qar ts àat

L’aoriste intensif de ces verbes est d’une formation irrégulière. 51

Chapitre II : les oppositions thématiques

Ex :

Verbe Uxer « répercuter » nz « êtrevondu » $aô / Qar « être sec »

Kabyle // T’nuzu / T’nuz T $aôa / T $aô

Chaoui tuxer uxxer taxar T’nuzu / T’nuz T $aôa / T $aô

En kabyle, Certains verbes à base bilitère du type : (v) c1c2 et c1vc2, connaissent deux schèmes : tt-c1vc2 (tt-c1uc2, tt-c1ac2, tt-c1ic2) et tt-c1vc2v (tt-c1uc2u, tt-c1ac2a, tt-c1ic2i).

En termes de fréquence, c’est la forme étoffée à schème : tt- c1vc2v, qui est plus fréquente.

Par contre en chaoui, ce phénomène touche aussi les trilitères et les monolitères. Ce phénomène est plus fréquent en chaoui qu’en kabyle.

Les verbes à deux schèmes en chaoui :

radicaux C c1 c2

schèmes tt C + tt a C a c1 C2 + tt- c1 c2 c1 C2 + C1 a c2

exemples eoo« laisser» xs « aspirer » sel « entendre » ns « passé la nuit » rẓ « casser »

v c1 c2

tt-a c1 c2 + tt- a c1 i c2 52

anef « laisser »

Chapitre II : les oppositions thématiques

c1 v c2

tt- c 1v c2 + tt- c1 v c2 a (y)

ɣab « abouter » tub « abjurer sa fois » num « habituer » sir «amble »

c1c2v

c1 C2 i + c1 c2 ay tt- c1 i C2 i + tt- c1 C2 a c1 C2 v + tt- c1 c2 a c1 C2 a + tt- c1 a c2 a c 1a C2 u + tt- i c1 c2 ay c 1C2 a + tt- c1 C2u

rni « ajouter » tka « soutenir » cta « aspirer » rḥa « affute » ḥla « être agréable » ɛna « aboutir » bedd « se figer » huz « secouer » raja « attendre » duri « être à l’abri » huwa « ardent » luddi « buver » ɣleb « fatiguer » bwec « asperger » nseb « marier » fsed « abimer »

c1 v C2

c1 C2 ay + tt- c1 C2 a tt- c1 u c2 + tt- c1 u C2 a

c 1v c2 v

tt- c1 a c2 a + tt- c1 a c2 u tt- c1 u c2 i + tt- c1 u c2 ay tt- c1 u c2 a + c1 u C2 a

c1 v C2 v c1 c2 c

c1 u C2ay + tt- c1 u C2 ay tt- c1 c2 c3 + tt- c1 c2 i c3 c1 C2 c3 + tt- c1 C2 a c3 c1 C2 c3 + tt- c1 c2 c3 tt- c1 c2 c3 + tt- c1 C2 a c3

c1 C2 c3 c1 v c2 c3

t- c1 C2 i c3 + tt- c1 C2 a c3 t-c1 c2 i c3 + tt- c1 C2 a c3 t- c1 a c2 a c3 + tt- c1 a c2 i c3 t- c1 i c2 c3 + tt- c1 a c2 a c3 t- c 1u c2 u c3 + C1 u c2 i c3

jbber «blesser» biyen« apparaître » ḥwas « s’emparer » siyd « chasser » suden « baiser » krah « haïr » wallef « habituer » kmumc «plier » semḍa «aiguiser»

c1 c2 a c3

t- c1 c2 a c3 + c1 C2 c3 t-c1 a C2 c3 + t- c1 a c2 a c3

c1 c2 v c3 c4 c1 c2 c3 v

c1 c2 v c3 u c4 + tt- c1 c2 v C3 i c4 t- c1 c2 c3 v + C1 c2c3 ay

53

Chapitre II : les oppositions thématiques

On a remarqué, dans le dialecte chaoui, qu’il existe des verbes qui ont trois schèmes. Ce sont les verbes du type :

radicaux c1 C2 c3 v c1 c2 c1 c2 c3 c4 c1 C2 v

Schèmes tt- c1 C2 c3 + tt- c1 C2 c3 + tt- c1 C2 a c3 tt- u c1 c2 + u C1 c2 + tt- u c1 a c2 c1 c2 c3 a c4 + tt- c1 c2 c3 i c4 + C1 c2 c3 u c4 tt -c C a + tt-a c C c + tt - uc C a

exemples ɛerrem « déborder » uxer « répercuter » Der$el « être aveugle» wella « revenir »

Nous identifions, ici, les différents schèmes de l’aoriste intensif des verbes à base bilitère du type : c1vc2 • • • Aoriste ~ aoriste intensif c1vc2 " tt-c1ic2i; tt-c1ac2; tt-c1uc2u / c1uc2u; tt-ac1ac2 /tt-uc1ac2; tt-c1ac2a.

Aoriste ~ aoriste intensif c1(v)c2 " c1ac2 ; c1(v)c2 ; T’ac1ac2 ; t-c1(v)c2 Aoriste ~ aoriste intensif C1(v)c2 " tt-C1ac2a ; T’C1(v)c2 / t-C1(v)c2 ; C1ac2

L’aoriste intensif, d’un nombre très important de verbe, est marqué par la tension consonantique, soit à l’initiale, à la médiane ou à la finale du radical. Ces verbes sont à base bilitère, trilitère, de type : c1c2v, c1(v) c2, (v) c1c2, c1c2(v) c3, C1vc2, vc1c2vc3, c1(v) c2c3.

2- la tension initiale : La tension à l’initiale et l’alternance vocalique : Dans le parler kabyle, Certains verbes à base bilitère du type : (v) c1c2, connaissent deux formes pour l’aoriste intensif. L’une, est marquée par tt/ t + alternance vocalique, l’autre, par la tension consonantique initiale/ c’est le cas du verbe : vs " tt-avsa / Vs « rire ». Pour la forme de l’aoriste intensif vs, la réalisation tendue de [v] à l’initiale, n’est qu’une altération phonétique accidentelle. En termes de fréquence, c’est la forme vs qui est plus fréquente que sa concurrente ttaḍsa. 54

Chapitre II : les oppositions thématiques

Par contre en Chaouia la forme de l’aoriste intensif est marquée par la tension de la deuxième consonne (ḍs " vS) et la non existence de la deuxième variante. Le verbe (sw) a deux variante en en kabyle et en chaoui : [sw"tes ses] Certains verbes du type : c1vc2, c1vc2(v) c3, c1(v) C2(v) c3 ; portent à l’initiale une emphatique qui se réalise tantôt non tendue /ṛ/ tantôt / ḍ/.

Aoriste Kabyle îil / vil îfṛ / vfṛ vqô/ vgṛ / îqô Chaoui bvu nvev / nîev

Aoriste intensif îili / îalay îîafar tqiṛ / tt-ḍgṛ / tt-ḍqiṛ Beîîu neîîv

Français Épier Suivre Jeter

Partager Coller

3- la tension médiane :

/v/ " /s/

/î /

" /tt/ /F/
w

/f/ "

/w/ " /G / /t / " /tt/ /ṣ/ " /tt/ /w/ " /B/ /y/ " /G/ /j / " /O/

parler Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle

Aoriste ṛḍl nvv ksb fsd rfd xff rwl huwa ftl ktr ḥṣu / hwu / εyu / fju 55

Aoriste ṛṭl nṭv kttb fetted rFd xFf rGwl hugga fTTl kttr ḥTTu / hBu / εGu / fǧu

Français prêter attacher Avoir abîmer Être posé Être agile Fuir être en bas Rouler le couscous Accroître Être au courant / Avoir envie / Etre fatigué / Etre percé

Chapitre II : les oppositions thématiques

/$/ " /Q/ /d/ " /D/

/b/ " /B/ /c/ " /à/

Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui Kabyle Chaoui

εjl b$u b$v bdu bdu rbḥ vbε kcm kcm

εJl bQu be$$ev bDu bDu rBḥ vBε kČm kČm

accélérer vouloir Mépriser commencer commencer gagner glisser entrer entrer

Nb : la tension du: /$/ " /q/ :

n$ " nQ « tuer ». r$" Rq « brûler » $z " Qaz « creuser »

4- Alternance vocalique et tension consonantique : L’opposition aoriste ~ aoriste intensif peut être marquée par la tension consonantique initiale et alternance vocalique ou la tension consonantique initiale ou la tension consonantique finale. Les verbes à base bilitère du type : c1(v)c2:

Aoriste Début Kabyle Gr gn $r Chaoui $z Sl sir

Aoriste intensif Gar Gan Qar qaz Sl ssir

Français Introduire Dormir Lire

Creuser Entendre Ambler

56

Chapitre II : les oppositions thématiques

Final

Kabyle

R$ Ks Sl ér

rQ kS sL éR xS vS rQ nQ

Brûler Paître Entendre Voir

Chaoui

Xs vs r$ n$

Aspirer Rire Brûler Tuer

Pour les verbes à base bilitère du type : c1c2v, l’opposition aoriste ~ aoriste intensif est marquée par la tension consonantique finale (ce type représente 20 verbes pour le chaoui et 34 verbes en kabyle dans le corpus) :

Aoriste Kabyle rnu bru Chaoui rni bdu

Aoriste intensif rNu bRu rNi bDa

Français Ajouter lâcher Ajouter Commencer

Pour les verbes à base trilitère à voyelle zéro, du type : c1c2c3, l’opposition aoriste~ aoriste intensif, est marquée par une tension consonantique médiane. (Ce type représente 66 verbes en kabyle et 60 verbes en chaoui des verbes dans le corpus).

Aoriste Kabyle nqr sbk frs Chaoui rcl gzm fls

Aoriste intensif nQr sBk fRs rČ l gZm fLs 57

Français Percer Ê.figé Nettoyer Marie Couper abîmer

Chapitre II : les oppositions thématiques

Pour les verbes à base trilitère du type : c1vC2(v)c3, c1vC2(v)c3 l’opposition thématique aoriste~ aoriste intensif , est marquée par l’apparition du préfixe tt- d’intensif et l’alternance vocalique :

Aoriste Kabyle wilf muql cRg ẓṛb Chaoui duwx laym siwl sudn

Aoriste intensif tt-walaf tt-muqul tt-cRig tt-ẓṛib t-duwx t-laym t-siwl t-sudun

Français Avoir l’habitude Regarder Déchirer clôturer Chavirer Réunir Parler Baiser

Dans un certain nombre de cas, l’aoriste admet deux formes qui répondent au système précédent : Aoriste Kabyle wilm / wulm εawd / εiwd Chaoui // Aoriste intensif tt-walam tt-εawad // Français Convenir Refaire //

La marque d’aoriste intensif tt- tend à se figer avec le radical du thème (deux verbes à radical court sont relevés, du type : cv) ; ce qui constitue à cet effet une consonne radicale. C’est le cas des verbes tt-ru « pleurer » et tt-Ki « participer ». Ces deux verbes, sont caractérisés par la neutralisation des oppositions : aoriste~ aoriste intensif, prétérit ~prétérit négatif.

Les thèmes de ces verbes sans la marque de l’aoriste intensif tt-, semble ne sont pas rencontrés. Cela peut s’expliquer par l’utilisation fréquente de l’aoriste intensif de ces verbes qui a entraîné le maintien de la marque de l’intensif dans tout le système des jeux thématiques de ces verbes. 58

Chapitre II : les oppositions thématiques

Dans l’opposition : aoriste ~aoriste intensif, nous avons signalé que l’intensif est marqué soit par : − − − Une préfixation de tt- / t-, et / ou, Une tension d’une consonne radicale (initiale, médiane, finale). Une alternance vocalique.

L’aoriste intensif de certains verbes se manifeste sous trois formes :

Kabyle

tt-kr /tt-nkar / t-kr (aoriste : kr « se lever »).

Chaoui

tt-wLa / tt-wuLa / tt-waLa (aoriste : wLa « revenir ». Pour les verbes dérivés, la distinction entre : aoriste ~aoriste intensif est marquée par

une alternance vocalique et une tension initiale :

Aoriste Kabyle sird siwḍ

Aoriste intensif sirid sawaḍ

Français Se laver parvenir

Chaoui

sired semsed

sarad semsad

Se laver Faire lamer

Pour certains verbes à base trilitère du type : c1c2c3, le procédé formel de l’aoriste intensif ne répond pas à celui de la majorité du même type. La distinction est marquée par le préfixe intensif tt + alternance vocalique. C’est le cas de :

Aoriste Kabyle nṭw« sauter », ε b« séduire » 59

Aoriste intensif tt-nṭiw tt-aε ab

Chapitre II : les oppositions thématiques

Chaoui

$lb « fatiguer » Smm « ê. acide »

tt-$lib tt-ismm

Pour d’autres verbes, deux procédés de formation de l’aoriste intensif existent. L’un est marqué par la tension radicale médiane et alternance vocalique ou seulement la tension radicale ; l’autre par la préfixation du morphème T’ et l’alternance vocalique. Ex :

Aoriste Kabyle nṭḍ Skṛ Dukl Ml Chaoui bwx fsd

Aoriste intensif nṭḍ sKṛ DuKul Ml bWx fSd tt-anṭaḍ tt-skaṛ T’duKul ttMil

Français Coller Etre ivre S’unir aimer asperger abîmer

tt-bwax tt-fsad

Nous avons rencontré également un verbe à base trilitère du type : c1(v)c2(v)c3, son aoriste intensif est marqué par la préfixation du tt- et l’insertion d’une voyelle. Ce phénomène est très fréquent en chaoui qu’en kabyle :

aoriste Kabyle Chaoui a « se reposer ». εawd « recommencer » sudn « baiser » êawû « s’emparer »

Aoriste intensif T’ a i tt-εawad tt-sudun tt-êawaû / tt-êawiû

Pour certains verbes à radicaux courts, la consonne initiale est une semi-voyelle :/ w / à l’Aoriste. L’opposition : aoriste ~aoriste intensif n’est distinctive que par la présence de la marque d’intensif tt-. Dans le dialecte kabyle, ce type de verbe est classe dans la catégorie des radicaux courts, c'est-à-dire à base bilitère. Wwet " kkat « frapper ».

60

Chapitre II : les oppositions thématiques

L’Aoriste intensif de certains verbes dérivés, est caractérisée par l’alternance vocalique radicale avec ou sans semi-voyelle / y / à la finale du radical.

Aoriste Kabyle Chaoui skew« se sécher ». smva « aiguiser »

Aoriste intensif Skaway ssemvay

En kabyle, pour les verbes du type : c1vc2. L’opposition : aoriste ~aoriste intensif est marquée par la répétition d’une consonne radicale, l’alternance vocalique et préfixation du tt-. a " T’ a i « acquérir ». Cette distinction n’est marquée que dans l’opposition : aoriste ~aoriste intensif. Ce phénomène ne peut s’expliquer que par le conditionnement phonique du lexème verbal qui a entraîné cette répétition radicale à l’aoriste intensif. (Un seul exemple attesté). Mais non existant en chaoui. Pour les verbes du type : c1c2(v)c3, l’opposition aoriste ~aoriste intensif est marquée par l’apparition du préfixe tt- d’intensif + l’alternance vocalique ou l’alternance vocalique + tension initiale radicale. u tt- u u / u u « être petit ». Cette forme verbale d’aoriste,

considérée comme base de jeu thématique, peut se ramener à une formation expressive marquée par la répétition de la première consonne.

Remarque sur les emprunts : Certains emprunts répondent parfaitement au système du jeu des oppositions thématiques des verbes de souche berbère. Ils sont assimilés et intégrés alors aux schèmes des verbes de souche berbère. Leur structure et opposition thématique, demeure dans l’ensemble berbère. Les différents types relevés sont : Type : c1vc2v :

61

Chapitre II : les oppositions thématiques

Aoriste Kabyle dawi fu Chaoui i

Aoriste intensif Daway tt-fu i

Français Soigner Faire des photos soigner consentir Type : c1c2v (environ 4

dawa rava

t-dawa t-ravi

verbes chaoui et 5verbes en kabyle dans le corpus) : Aoriste Kabyle sεu dεu r Chaoui u Dεu Sεa εfu Aoriste intensif s∑u d∑u tt-raǦu d∑u t-sεa εFu Français Pouvoir Soigner Attendre Soigner Avoir pardonner

Dans les emprunts du type : c1vc2 (représentant 7 verbes en chaoui et 8 verbes en aoriste Kabyle uc εac aoriste intensif ttucu tt-εac(a) Français Couper de l’herbe Vivre kabyle dans le corpus), l’opposition : aoriste ~ aoriste intensif est marquée par la

présence du tt- avec ou sans alternance vocalique.

62

Chapitre II : les oppositions thématiques

xa riê Chaoui qis lum tub

tt-xa a tt-raê t-qis t-lumu tt-ubay

Manquer sentir Arpenter Admonester Abjurer sa foi

En plus de la tension médiane, certains verbes admettent la marque d’intensif et alternance vocalique : ainsi, deux formes sont possibles :

Aoriste Kabyle whm nfε skṛ Chaoui fsd

Aoriste intensif wHm / t-awham nFε / t-anfaε sKṛ / t-askaṛ fSd / t-fsad

Français Etre étonné Etre utile Etre ivre abîmer

Tension initiale + alternance vocalique :

Aoriste Kabyle lb mε lm

Aoriste intensif ṭalab amaε alam 63

Français Demander Avoir envie Etre fautif

Chapitre II : les oppositions thématiques

Chaoui

//

//

//

Pour les emprunts du type : c1vc2(v)c3, ( représentent 8 verbes chaoui et 4 verbes kabyle dans le corpus), l’aoriste intensif est distingué de l’aoriste par :

Préfixation du tt- + alternance vocalique :

Aoriste Kabyle εawn a εawd Chaoui εawd sayd biyn f

Aoriste intensif tt-εawan tta if tt-εawad tt-εawad tt-sayad t-byin

Français Aider Dépenser répéter Répéter Chasser Apparaître

Pour les emprunts du type : c1(v)c2c3v ( représentent 2 verbes chaoui et 2 verbes kabyle dans le corpus) l’aoriste intensif est marqué par la préfixation du tt-:

Aoriste Kabyle St ctki Chaoui Ctka Semva i

Aoriste intensif tt-st i tt-ctki tt-ctka tt-smva

Français Ê. timide Réclamer Reprocher Aiguiser

b- L’opposition thématique : aoriste ~ prétérit : Pour les deux thèmes verbaux, la distinction est marquée le plus souvent par une alternance vocalique. Dans des cas rarissimes, on observe une tension radicale (médiane) surtout pour les verbes d’état. 64

Chapitre II : les oppositions thématiques

L’alternance vocalique fondamentale se manifeste par : Pour les monolitères du type : vc : ac, la voyelle pleine / a / de l’aoriste devient / u / et l’introduction de la voyelle post-radicale / a / au thème du prétérit.

Aoriste Kabyle a$ af a Chaoui as a$ af

prétérit u$a ufa uéa usa u$a ufa

Français Acheter Trouver Approcher

Venir Acheter Trouver

Les verbes du type : Cv / Cu ; en kabyle la voyelle / u / de l’aoriste devient / a / au prétérite. Mais en chaoui, ils sont marqués par une neutralisation de l’opposition l’aoriste ~ prétérit. Ce phénomène existe en kabyle par le verbe ttu « oublier » et Ru « pleure ».

Aoriste Kabyle Du Su Chaoui Su

prétérit Da Sa Su

Français Accompagner Etendre le lit Étendre le lit

Pour les verbes à base monolitère (type vcv / aci) et bilitère (type vc1(v)c2 / ac1(v)c2, la voyelle / a / de l’aoriste devient / u/ pour le prétérit.

Aoriste Kabyle Ali Awi

prétérit Uli UWi [uBi] 65

Français Monter Emmener

Chapitre II : les oppositions thématiques

Agi Adr Aw Chaoui Ali Adr Arw adf

Ugi Udr uW Uli Udr urw udf [uBḍ]

Refuser Descendre Arriver Monter Descendre Accoucher Entrer

Certains verbes à base monolitères du type : vcv / ici, (représentent 2 verbes soit dans le corpus chaoui ou kabyle), le prétérit est marqué par une tension consonantique et alternance vocalique post-radicale.

Aoriste Kabyle Ini Ili Chaoui Ini Ili

prétérit Na La Na La

Français Dire Exister, être Dire Exister, être

Pour les verbes du type (v)C, ( représentent !!% des verbes dans le corpus) ; L’opposition aoriste~ prétérit, est marquée par une alternance post- radicale / a / au prétérit.

Aoriste Kabyle R

prétérit Ra a

Français Rendre Laisser Rendre Laisser

Chaoui

R

Ra a

L’opposition aoriste ~ prétérit des verbes à base bilitères du type : c1c2u, c1(v)c2i, c1c2i, c1c2, c1ac2i ; est marquée par une alternance vocalique fondamentale finale postradicale où il y’a une apparition d’une voyelle finale / a / au thème du prétérit.

66

Chapitre II : les oppositions thématiques

Type : c1c2u : Aoriste Kabyle cfu b$u Chaoui dεu fru prétérit cfa b$a dεa fra Français Se souvenir Envier, vouloir Acclamer Réconcilier

Type : c1(v)C2i Aoriste Kabyle wSi xÏi Chaoui hGi bQi prétérit wSa xÏa hGa bQa Français Mettre en garde Pénaliser Préparer Additionner

Type : c1c2i Aoriste Kabyle Chaoui wi rni prétérit wa rna Français Etre rassasié ajouter

Un verbe de ce type est caractérisé par la neutralisation de l’opposition aoriste ~ prétérit. C’est le cas du verbe $li « tomber ».

Type c1ac2i : Aoriste Kabyle wali prétérit wala 67 Français voir

Chapitre II : les oppositions thématiques

Chaoui

wasi

wasa

Accréditer

Pour le verbe : nadi en kabyle , et ravi en chaoui l’opposition aoriste prétérit, est marqué par une alternance vocalique : / a / devient / u / et / i / devient / a /.

Aoriste Kabyle Chaoui nadi ravi

prétérit nuda ruva

Français Chercher consentir

Type : c1c2 : (représentent 16 verbes en kabyle et 13verbes en chaoui dans le corpus).

Aoriste Kabyle ls rs r n$ $r Chaoui rs r n$ vs

prétérit a lsa rsa ra n$a $ra a rsa ra n$a vsa

Français Casser Se vêtir descendre Voir Tuer étudier

Casser descendre Voir Tuer rire

Un verbe qui semble être à tension radicale initiale répond au même jeu thématique. C’est le cas du verbe : 68

Chapitre II : les oppositions thématiques

Aoriste Kabyle Chaoui Wt //

prétérit wta //

Français frapper //

Par contre, pour le verbe Mt « mourir » ; le prétérit est marqué par l’apparition de la voyelle / u / au thème du prétérit. (Prét.) Mut « mourir ». Cette exception que fait ce verbe en le comparant aux autres verbes du même type, peut s’expliquer par son appartenance au vocabulaire commun fondamental de base du berbère et même au chamito-sémitique ; c’est une trace de la diachronie. Aoriste Kabyle Chaoui Mt Mt prétérit Mut Mut Français mourir mourir

L’opposition thématique aoriste ~ prétérit de certains verbes à base bilitère et trilitère du type : c1c2i, c1uc2, c1c2c3, c1c2ic3, c1c2a3c, cc, est neutralisée. Ici, on peut avoir deux catégories :

1- la première catégorie : Dans le système du jeu thématique, ce sont les verbes à deux thèmes (l’opposition n’est marquée qu’entre aoriste ~ aoriste intensif). Donc, les formes verbales de cette catégorie sont, en faveur de l’aoriste intensif construit par la préfixation du T’. Les types introduits dans cette catégorie sont : en kabyle : c1ic2, c1uc2, c1c2ac3. (Représentent 7 verbes en kabyle et 14 verbes en chaoui dans le corpus).

Type : c1ic2 / c1Ic2 : Aoriste Kabyle il / Qim Chaoui liq il prétérit il / Qim liq il Français Jeter l’œil rester Falloir ambler 69

Chapitre II : les oppositions thématiques

sir siF êiB

sir siF êiB

Bluter aimer

Type : c1uc2 : Aoriste Kabyle uc kur Chaoui tuf tub nu$ prétérit uc kur tuf tub nu$ Français Couper l’herbe Ê. boule Bouder Abjurer sa foi Se battre

Type : c1c2vc3 : Ce sont des emprunts à l’arabe, (représentent 2 verbes en kabyle et 5 verbes en chaoui dans le corpus).

Ex : Aoriste Kabyle wa ctaq Chaoui nbaê nsaê hwad prétérit wa ctaq nbaê nsaê hwad Crier S’adonner Se pencher Français a. besoin

Type : c1C2c3 : (représentent 26 verbes en chaoui et7 verbes en kabyle dans le corpus)

Aoriste

prétérit 70

Français

Chapitre II : les oppositions thématiques

Kabyle

vRf êZb qCm

vRf êZb qCm fLq hDn tBt

écarter respecter couper

Chaoui

fLq hDn tBt

Éclater Apaiser Affermer

Type : c1ac2c3 : (représentent 4 verbes en kabyle dans le corpus), l’opposition : aoriste ~ prétérit, est marquée par alternance vocalique / a / de l’aoriste qui devient / u / au prétérit. Par contre en chaoui (représentent 9 verbes dans le corpus), l’opposition : aoriste ~ prétérit, est marquée par la neutralisation.

Aoriste Kabyle wafq qarε nasb farq Chaoui laym rafq

prétérit wufq qurε nusb furq laym rafq

Français Se réconcilier Arrêter S’allier Se séparer Réunir S’accorder

Pour les verbes qui admettent deux formes, ils sont caractérisés par la neutralisation de l’opposition : aoriste ~ prétérit. Et alors que faites-vous de l’alternance de la voyelle ? D’après ces exemples : i passe à u ; i passe à a…..

Ex : Aoriste prétérit 71 Français

Chapitre II : les oppositions thématiques

Kabyle

wilm εiwn εawd

wulm εawn εiwd sayv

Convenir Aider Répéter chasser

Chaoui

siyv

Un certain nombre de verbes à base trilitère, du type : c1(v)c2c3 sont caractérisés par la neutralisation des oppositions thématiques (représentent 123 verbes en chaoui et 98verbes en kabyle dans le corpus).

Ex : Aoriste Kabyle qs tibε siwl Muql Chaoui $lb dBr qabl waLf prétérit qs tibε siwl Muql $lb dBr qabl waLf Français Discuter Suivre Appeler Observer fatiguer conseiller accoucher habituer

Pour les bilitères du type : cac ; on relève deux sous catégories : 1°- l’opposition : aoriste ~ prétérit, est neutralisée. (Représentent 3 verbes en kabyle et 2verbes en chaoui dans le corpus). Ex : Aoriste Kabyle faq ban mar prétérit faq ban mar 72 Français S’apercevoir de Apparaître Se renverser

Chapitre II : les oppositions thématiques

Chaoui

$ab ban

$ab ban

Absenter Apparaître

2°-l’opposition : aoriste ~ prétérit, est marquée par l’alternance vocalique finale (postradicale). (Représentent 2 verbes en chaoui dans le corpus). Aoriste Kabyle xa àar Chaoui qu àar prétérit xu àar qa àur Français Manquer Remplir Être sec Remplir

2- la deuxième catégorie : Les verbes qui composent le système du jeu thématique sont à trois thèmes : aoriste ~ aoriste intensif ~ Prétérit négatif. Cette catégorie englobe les verbes à base : Bilitère, de type : C1c2 (représentent 12 verbes en kabyle et 8 en chaoui dans le corpus). Ex : Aoriste Kabyle Fr F$ Dz Chaoui Dr Lf Nv prétérit Fr F$ Dz Dr Lf Nv Vivre Négliger Arrondir Français Se cacher Sortir piler

73

Chapitre II : les oppositions thématiques

Trilitère, du type : c1c2c3 (représentent 74 verbes en kabyle et en chaoui dans le corpus). Ex : Aoriste Kabyle frn sf rwl Chaoui bwx crk jml prétérit frn sf rwl bwx crk jml Français Trier Nettoyer fuir Asperger Faire alliance Accumuler

Dans des cas très rares, des verbes à base trilitère, du type : c1c2c3v, nous avons relevé une consonne radicale initiale qui est une semi-voyelle / w /. C’est le cas du verbe : wargu « rêver ». L’opposition thématique aoriste prétérit, est marquée par alternance vocalique. L’une est médiane, où il y a apparition de la voyelle / i / au thème du prétérit ; l’autre est finale, est caractérisée par la substitution de la voyelle / u / du thème de l’aoriste par / a / au prétérit. Ainsi, wargu (prét.) wirga « rêver ». Dans le parler kabyle, la présence du / w / comme consonne radicale, relève d’un particularisme notoire. Cette caractéristique ne peut s’expliquer que par une tendance à l’allongement ou au non réduction des formes. Ailleurs, le même signifié est rendu par le signifiant rgu.

Certains emprunts à l’arabe (représentent 50 verbes en chaoui et 45verbes en kabyle dans le corpus). , sont caractérisés par la neutralisation de l’opposition. C’est le cas des verbes :

74

Chapitre II : les oppositions thématiques

Aoriste Kabyle jmε cεl lb Chaoui jmε cεl lb

prétérit jmε cεl lb jmε cεl lb

Français Ramasser Allumer solliciter Ramasser Allumer solliciter

Un seul verbe du type : c1c2ac3 (à base trilitère) attesté, est marqué par la neutralisation de l’opposition ; aoriste ~ prétérit a « se reposer ». Ce verbe emprunté à / et la chute de

l’arabe ; a subi une intégration morphologique et phonétique. /s / devient / la dentale / t /. 3- l’opposition thématique : prétérit ~prétérit négatif.

La distinction prétérit ~ prétérit négatif, est marquée essentiellement par l’apparition d’une voyelle / i / à la dernière syllabe du verbe (représentent 90% des verbes dans le corpus). La distinction paraît claire dans des verbes à radicaux courts (verbes à base monolitère jusqu’aux trilitère à voyelle zéro). Pour les monolitères et bilitères du type : ici, C ; ac, c1c2a, c1c2, vc1c2v, l’opposition thématique est marquée par l’alternance vocalique finale, / a / du prétérit qui devient / i / au prétérit négatif.

Type : ici : prétérit Kabyle Na La Chaoui Na La prétérit négatif Ni Li Ni Li Français Dire Etre Dire Etre

Type Cv :

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Chapitre II : les oppositions thématiques

prétérit Kabyle a Sa Chaoui //

prétérit négatif i Si //

Français Planer Etendre le lit //

Type ac : prétérit Kabyle usa u$a u a Chaoui usa u$a uca prétérit négatif usi u$i u i usi u$i uci Venir Acheter donner Français Venir Acheter Se rapprocher

Type : c1c2 :

prétérit Kabyle $ a gra Chaoui n$a swa rsa Type C :

prétérit négatif $ri gri n$i swi rsi

Français Étudier Introduire Tuer Boire Descendre

prétérit

prétérit négatif 76

Français

Chapitre II : les oppositions thématiques

Kabyle

àa ga

ài gi ài Ri

Manger Faire Manger Mettre

Chaoui

àa Ra

Type : c1c2u : prétérit Kabyle cfa fra bra n$a Chaoui êla kfa εfa prétérit négatif cfi fri bri n$i êli kfi εfi Guérir Finir Pardonner Français Se souvenir Arbitrer Lâcher Tuer

Type : C1c2 prétérit Kabyle Chaoui Wt Wt prétérit négatif Wti Wti Français Frapper Frapper

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Chapitre II : les oppositions thématiques

Pour certains verbes à radicaux courts (à base monolitères, bilitères et trilitères), l’opposition thématique : prétérit ~ prétérit négatif, est neutralisée. Ce sont les verbes du type : vcv ; cv ; c1c2v uniquement pour le kabyle (représentent 9 verbes en kabyle et 6 verbes en chaoui dans le corpus).

Type vcv : prétérit Kabyle Wi uli ugi Chaoui Wi uli uvi prétérit négatif Wi uli ugi Wi uli uvi Français Emmener Monter refuser Emmener Monter tomber

Type : cv : prétérit Kabyle Chaoui T’u Bi Su prétérit négatif T’u Bi Su Français Oublier Amputer Étaler

Type c1c2v prétérit Kabyle Chaoui $li // prétérit négatif $li // Français Tomber //

Dans un certain nombre de cas, le prétérit négatif admet deux formes : l’une, s’obtient par une alternance vocalique du thème de prétérit / a / qui devient / i / au prétérit négatif ; l’autre s’obtient par la tension de la première consonne radicale du thème de prétérit. C’est le cas du verbe s « rire ». 78

Chapitre II : les oppositions thématiques

Pour les verbes à base bilitère et trilitère du type : vc1c2 ; C1c2 ; c1c2c3 ; l’opposition thématique : prétérit ~ prétérit négatif est marquée par une alternance vocalique à la dernière syllabe du thème du prétérit. (Représentent 16 verbes en chaoui et 98 verbes en kabyle dans le corpus). Type : vc1c2 prétérit Kabyle udr ukr Chaoui udf unf prétérit négatif udir ukir udif unif Français Descendre Voler Entrer Laisser

Type : C1c2 prétérit Kabyle Dz F$ Chaoui Kr Qn prétérit négatif Diz Fi$ Kr Qn Français piler Lâcher lever Amarrer

Type : c1c2c3 prétérit Kabyle frn kcm Chaoui bxs prétérit négatif frin kcim bxis 79 Français Trier Entrer Humilier

Chapitre II : les oppositions thématiques

fls

flis

abîmer

Dans le cas de certains verbes à base bilitère, de type : vc1c2, l’opposition : prétérit ~ prétérit négatif, est neutralisée. C’est le cas des verbes : u$al « revenir » ; ugar « être en plus »

Les emprunts, notamment à l’arabe, répondent parfaitement au système du jeu thématique des verbes souche berbère. Alors, l’opposition : prétérit ~ prétérit négatif, est marquée par l’alternance vocalique finale.

D’autre verbes à radicaux courts (à base bilitère et trilitère), sont caractérises par la neutralisation de l’opposition prétérit ~ prétérit négatif. Ce sont des verbes du type :

Type : c1C2v prétérit Kabyle Chaoui hGa wVa prétérit négatif hGa wVa Français Préparer Faire ablution

Type : c1vc2v prétérit Kabyle Chaoui wala caha prétérit négatif wala caha Français Regarder ratifier

Type : c1vc2 prétérit Kabyle $il ban nu$ prétérit négatif $il ban nu$ 80 Français Croire Apparaître Combattre Rester

Chapitre II : les oppositions thématiques

qim Mut Chaoui $il ban nu$ qim Mut

qim Mut $il ban nu$ qim Mut

Mourir

Croire Apparaître Combattre Rester Mourir

Type : c1c2ac3 prétérit Kabyle Chaoui a krah prétérit négatif a krah Français Se reposer haïr

Type : c1vc2c3 prétérit Kabyle Muql if siwl qi Chaoui Type : c1C2c3 prétérit Kabyle kLx êMl Chaoui fSl qLl sLk prétérit négatif kLx êMl fSl qLl sLk Français tromper aimer Analyser Amoindrir Sauver prétérit négatif Muql if siwl q Français Voir Suivre Appeler Déchirer

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Chapitre II : les oppositions thématiques

Type : c1vc2c3a prétérit Kabyle kukra Nulfa Chaoui // prétérit négatif kukra Nulfa // Français craindre Naître //

Un nombre très élevé des emprunts est également connu par ce phénomène de neutralisation de l’opposition thématique : prétérit ~ prétérit négatif

prétérit Kabyle ciD diwa $Na nqa xta Chaoui ciD diwa $Na nqa xta

prétérit négatif ciD diwa $Na nqa xta ciD diwa $Na nqa xta

Français Nouer Soigner Chanter Filtrer Choisir

Nouer Soigner Chanter Filtrer Choisir

Certains verbes à base trilitère, du type : c1v2cc3 admettent deux formes. Dans les deux cas, l’opposition : prétérit ~ prétérit négatif, est neutralisée.

Type : c1vc2c3 82

Chapitre II : les oppositions thématiques

prétérit Kabyle wilf Chaoui //

prétérit négatif 1 wilf // 2 wulf

Français

Avoir l’habitude //

Type : c1vc2c3 prétérit Kabyle εawn εawd Chaoui // prétérit négatif 1 εawn εawd // 2 εiwn εiwd Aider Répéter // Français

En termes de fréquence, les formes (1) sont plus fréquentes que (2)

Conclusion : Après cette analyse on peu conclure que le système verbale chaoui et celui du kabyle se manifeste de la même façon. 83

Chapitre II : les oppositions thématiques

L’opposition thématique se constitue entre quatre thèmes : aoriste, aoriste intensif, prétérit et prétérit négatif. 1- L’aoriste est la forme non marquée pour les deux parlers. 2- Le prétérit est obtenu par alternance vocalique ou bien il est neutralisé. 3- le prétérit négatif est obtenu par apparition de la voyelle / i/ dans la plupart des verbes des deux parlers mais il est plus fréquent en kabyle qu’en chaoui. 4- l’aoriste intensif est obtenu dans la majorité des verbes des deux parlers par la suffixation de (tt-) et alternance vocalique ou par la tension de la consonne médiane ; ou par les deux formes.

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Chapitre III – La dérivation verbale

Chapitre III : La dérivation verbale III- 1- l’inventaire des suffixes dérivationnels du verbe existants dans les deux parlers : Notre enquête nous a permis de collecter 526 verbes les dérivés répartis comme suit : 1- Le nombre des verbes dérivé selon les radicaux en chaoui : Radical à radical une consonne s ttw my m ms ttw+ms ttw+s ml lm mls lms n sn ttwn ttw+sn mn st sm mys Total 8 7 4 3 6 2 6 2 2 3 3 1 1 0 0 0 0 0 0 48 Radical à deux consonnes 53 24 8 15 41 12 48 10 5 0 0 2 2 0 1 0 0 3 1 225 Radical à trios consonnes 53 8 12 28 38 18 49 9 6 0 0 1 0 1 1 1 1 3 1 230 Radical à quatre consonnes 8 3 0 1 6 0 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 23 122 42 24 47 91 32 108 21 13 3 3 4 3 1 2 1 1 6 2 526 total

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Chapitre III – La dérivation verbale

Ces526 verbes dérivée sont formés à partir de 200 base de dérivation. 1- Le nombre des verbes dérivé selon les radicaux en kabyle : Radical à une consonne 10 6 14 1 7 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 38 Radical à deux consonnes 81 61 38 13 57 0 0 0 0 0 0 2 2 0 1 0 0 1 2 258 Radical à trios consonnes 50 56 11 17 29 0 0 0 0 0 0 14 3 0 0 0 0 2 0 172 Radical à quatre consonnes 12 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 15 153 126 63 21 93 0 0 0 0 0 0 16 5 0 1 0 0 3 2 483 total

radical

S ttw my M ms ttw+ms ttw+s ml Lm mls lms N Sn ttwn ttw+sn mn St Sm mys Total

Ces 483 verbes dérivés sont formés à partir de 200 bases de dérivation.

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Chapitre III – La dérivation verbale

Les 526 verbes dérivés en chaoui et 483 verbes dérivés en kabyle sont formés à partir de 200 bases de dérivation. Ces chiffres montrent que les dérivés, en le kabyle et en chaoui, d’une part ne sont pas répartis de façon homogène dans les diverses classes de verbes. Les monolitères, les bilitères et les trilitères à voyelle zéro ont en moyenne, deux dérivés. Les trilitères à voyelle, à redoublement, ou à allongement consonantique, les quadrilitères n’ont en moyenne qu’un seul dérivé. On voit donc qu’au-delà des trilitères à voyelle zéro, la productivité de la dérivation baisse dans une proportion considérable. Le nombre et les suffixe de formation des dérivées chaoui sont plus nombreux et riches par rapport à ceux du kabyle. L. GALAND signale que, sur le plan sémantique, le dérivé a souvent tendance à s’éloigner de sa base et, aboutit même, parfois, à une autonomie sémantique complète, les signifiés de la base et du dérivé étant trop étrangers l’un à l’autre pour que le dérivé puisse encore senti comme formé à partir de la base. Le contenu sémantique d’un dérivé qui, à première vue peut nous paraitre complètement autonome de la base, correspond en fait bien souvent à une zone marginale du signifié de la base. Base Kabyle bru « lâcher, Dérivé détacher, Sebru « faire crédit »

répudier, être répudiée... » Chaoui bedd « se tenir debout » ssebedd « dresser, gonfler »

Aucun des sens de la base ne permet de passer à celui du dérivé. Avant d’aborder l’étude du comportement de chaque morphème dérivationnel, il nous parait nécessaire de redéfinir certains concepts.

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Chapitre III – La dérivation verbale

Transitivité / intransitivité : En berbère, on définira comme transitif, les verbes qui admettent un complément d’objet direct, qui lorsqu’il s’agit d’une forme nominale, est à l’état libre où le sujet est un agent : ex : zlu « égorger », err « rendre », etc. Les verbes intransitifs sont ceux qui n’admettent pas de complément d’objet direct. Cette catégorie concerne aussi bien les verbes processifs (nz « vendre ») où le sujet est toujours un patient ou attributaire que le verbe d’action (azl « courir ») où le sujet est un agent. Verbe statifs : ce sont des verbes qui : . . . Sont strictement intransitifs. N’admettent pas la transformation impérative. Expriment un état ou une qualité.

Verbes processif : ce sont des verbes qui : . . . Sont transitifs ou intransitifs ; Admettent toujours la transformation impérative, Expriment un procès.

Verbes mixtes : ce sont des verbes qui, sans aucune modification formelle, peuvent : . . Être employés comme verbes statifs (intransitifs, n’admettant pas la transformation impérative, exprimant un état) Ou comme verbes processifs (transitifs, admettant la transformation impérative, exprimant un procès). Ex : Ks « enlever / être enlevé», flu « trouer / être troué », etc. III -1- 1- Le suffixe « Actif-Transitif » S-: Le monème dérivationnel « factif » (ss) a presque toujours comme effet de faire du sujet celui, ou ce, qui cause le processus, ou l’état etc. exprimé par le verbe simple : on le traduit donc souvent ou bien à ajouter une voyelle fonction primaire ou bien à changer le

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Chapitre III – La dérivation verbale

rapport entre les fonctions primaires et le verbe. Dans le premier cas, le sujet du verbe simple intransitif devient le complément du verbe affublé de (ss). Ex : Base verbale intransitive + S / s Verbe dérivé transitif Kabyle Qim « rester » Kr « se lever » Chaoui Qar « se sécher » Rg +s S$im « faire s’assoie » sKr « faire lever » Ss$ara « sécher » Srg « faire sortir »

C’est son emploi le plus fréquent. Mais d’autres possibilités existent : le verbe simple peut être transitif aussi : eçç « manger » (+ complément d’objet direct= quelque chose), sseçç « faire manger » (+complément d’objet direct= quelqu un) ; ou le verbe dérivé peut ne pas être obligatoirement transitif direct : qri « lire, étudier le coran » (intransitif direct aussi). Avec ses 122 verbes sur un total de 526 verbes dérivés en chaoui, et avec ses 153 verbes sur un total de 483 verbes dérivés en kabyle, la dérivation en S- représente à elle seule 24% en chaoui et 32% en kabyle, des dérivés attestés. Elle est donc la plus productive des dérivations relevées qu’en kabyle qu’en chaoui. En chaoui, le verbe (a$) est le seul qui présente quatre thèmes. Trois verbes qui n’ont que trois thèmes : sas ; sifeg, sidef. 126 verbes qui distinguent deux thèmes : sili, snw, srz sers etc. En kabyle, 17 verbes ont quatre thèmes, et 104 verbes distinguent uniquement deux thèmes. 37 verbes ont trois thèmes. On relève pour les dérivés en S- un certain nombre de modifications dans le radical ; les plus notables sont les suivantes :

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Chapitre III – La dérivation verbale

.

Les verbes à initiale vocalique / a / à l’aoriste (/ u/ au prétérit) ont un dérivé en Sdont l’aoriste est en / i / et le prétérit en / a /, Ex : en kabyle : ames " umes, simes " sames. En chaoui : asem "usem , sisem " sasem.

Ceci n’est vrai que s’il n’y a pas de / i / (ou de / y /) dans le radical verbal, auquel cas on obtient alors un dérivé ayant une forme commune de prétérit-aoriste en / a /, ex : en kabyle : akwi " sakwi. En chaoui : . ali " Sali

Les verbes bilitères à première radicale longue (type c1c2) sont caractérisés, en kabyle, par l’apparition d’une voyelle / u / devant la consonne longue lorsqu’ils sont précédés du morphème S- (ex : ffe$ "suffe$ « faire sortir »). En chaoui, uniquement deux verbes qui sont caractérisés par l’apparition de la voyelle / a/ ou de / i/ devant la premier consonne (ex : êmu"saêmu « se chauffer » et

éay"siéay « s’alourdir ». . La dérivé en S- de certains verbes bilitères, en kabyle est caractérisé par l’apparition d’une voyelle / u / entre les deux consonnes radicales et ce au thème d’aoriste intensif, ex : nz" zen(u) z. Par contre en chaoui, en plus, est caractérisé par l’apparition d’une voyelle / a / et la semi-voyelle / y/ à la fin du radicale ou par la voyelle / i / entre le suffixe la première consonne et ce au thème d’aoriste intensif, ex : ér"seér (ay), éiv"siziv. . La formation de l’aoriste intensif des dérivés en S-, pour les deux parlers, se fait de diverses façons. Les trois procédures les plus fréquentes sont : . Apparition d’une voyelle (le plus souvent / a /, lorsque le radical comporte déjà une voyelle, il ya reprise de cette même voyelle). Cette voyelle est placée dans la dernière syllabe du radical, avant la dernière consonne pour les trilitères à voyelle zéro, avant ou après la dernière consonne pour les bilitères. . Suffixation d’une semi-voyelle / y / pour certains bilitères et monolitères,

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Chapitre III – La dérivation verbale

.

Combinaison des deux types de marque.

En plus pour le chaoui la préfixation de (t). III- 1-1-a Réalisations phoniques du préfixe S- : Le préfixe dérivationnel S- est certainement le morphème qui connait le plus grand nombre de variation du point de vue de sa réalisation phonique : - Le suffixe S- possède une forme longue et une forme brève. Cette distinction est due à la présence ou l’absence d’une voyelle (y compris la voyelle zéro), ex : sv " [ ssv---] afeg " ssafeg - sc" [sc---] ruê" sruê

- Devant tout radical verbal contenant la sifflante sonore / z /, le préfixe S- se réalise [z], ex : nz « être vendu » " zenz « vendre ». - Devant tout verbe comportant la sifflante sonore pharyngalisée / é /, le préfixe S- est réalisé [é], ex : aé « s’avancer » " éié« avancer ». - Devant tout verbe contenant la chuintante sourde / c /, le préfixe S- est réalisé [c], dans une prononciation rapide et quelque peu relâchée. Dans une prononciation plus soignée, on entendre fréquemment un [s]. - Devant un verbe contenant la chuintante sonore / j /, le préfixe S- est souvent prononcé s. III- 1-1-b Analyse fonctionnelle du suffixe s- : Le préfixe dérivationnel s- assume plusieurs fonctions distinctes : 1)- fonction centrale : est de transformer un verbe simple intransitif en un verbe transitif. Ce préfixe a donc pour fonction de passer d’un énoncé non orienté (prédicat d’existence), à un énoncé orienté par un objet. Il permet de remplacer le complément explicatif agent dans l’énoncé processif. Ce préfixe a donc aussi pour rôle de transformer des verbes statifs en verbes processifs, ex. :

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Chapitre III – La dérivation verbale

Verbe simple : - yenza weɣyul : « l’âne a été vendu, est vendu ». Verbe dérivé : - yezenz aɣyul : «il a vendu l’âne ».

2)- fonction secondaire : Du point de vue de son origine, deux hypothèses peuvent être émises : a. ce préfixe sw- n’est qu’une variante contextuelle du morphème s-, l’apparition de

la semi-voyelle étant commandée par la présence dans le radicale verbale d’une consonne labiale (/b/, /m/, et /w/).le cas de swaR. b. ce morphème sw- pourrait aussi avoir été créé par [fausse coup]que voulez-vous

dire ??? devantun verbe commençant par la semi-voyelle /w/. III- 1- 2 – Le suffixe « Passif » : Tw-, M- et nIl se combine avec des verbes transitifs et mixtes qu’il transforme en verbes intransitifs. Le complément d’objet direct du verbe simple correspond au sujet patient du verbe dérivé et aucun « agent » n’est exprimé. Il fonctionne comme un « passivant / intransitivant ». Le sujet devient alors un patient du procès. Ex : Base verbale transitive + ttw Verbe dérivé intransitif Kabyle gzem « couper » îîef « tenir » mvel « enterrer » Chaoui rni « ajouter » sn « savoir » ut « frapper » +ttw +ttw ttwagzem « être coupé » ttwaîîef « être tenu » ttwamvel « être enterré » ttwarni « s’ajouter » ttwasn « être connu » ttwawet « être frappé »

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Chapitre III – La dérivation verbale

Avec ses 182 verbes dérivés, ttwa, le plus productif des trois préfixes dérivationnels dans le parler chaoui. Il s’emploie pour dériver un verbe intransitif direct d’un verbe transitif. Le complément direct du verbe simple correspond au sujet du verbe dérivé et aucun « agent » n’est exprimé. «Il faut souligner que la valeur de cette dérivation n’est pas celle du réfléchi

puisque le référant du sujet n’est que le patient du processus en question et non jamais à la fois agent et patient. Pour éviter toute confusion quant à sa valeur par rapport à celle des deux termes « réfléchi » et « passif », on préfère l’appeler le monème de dérivation sujet-patient. »1 La meilleure traduction est souvent par une construction « on » (= indéfini)

+verbe+complément (=sujet de l’énoncé en berbère). Avec ses 126verbes dérivés, la dérivation en ttw, dans le kabyle, vient en deuxième position dans la productivité. Cette dérivation est donc l’une des plus systématiques et des plus vivantes du système. On constate aussi que ce morphème ne se combine pratiquement qu’avec des bilitères et des trilitères et qu’on ne relève qu’un seul quadrilatère. Tout confirme donc son caractère vivant et régulier. III- 1-2- 1- Morphologie de la base du dérivé : En chaoui, on a trois verbes qui opposent trois thèmes, le reste n’oppose que deux thèmes. En revanche, en kabyle, on a dix verbes qui opposent trois thèmes et deux thèmes pour la quasi-totalité des verbes dérivés avec ttw-. Généralement ils opposent alors un thème commun de prétérit-aoriste à un thème d’aoriste intensif. Cependant une exception remarquable : zlu / ttwazlu / ttwazla.

1

T .G .Penchoen, 1973, étude syntaxique d’un parler berbère (Ait Frah de l’Aurès, éd

studi Magrébine, volume VINO Napoli. P48

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Chapitre III – La dérivation verbale

En kabyle, l’aoriste intensif des dérivés en (ttw-) s’obtient la plupart des cas par affixation d’une voyelle /a/, avant la dernière consonne pour les trilitères et les bilitères à finale consonantique, après la dernière consonne pour les monolitères et les bilitères à finale vocalique. On a enregistré 108 dérivés qui obéissent à cette règle. L’aoriste intensif de 11dérivés est obtenu par la suffixation de (ay). Le reste combine entre les deux procédures. En chaoui, l’aoriste intensif des dérivés en (ttw-) s’obtient la plupart des cas par affixation d’une voyelle /a/, avant la dernière consonne pour les trilitères et les bilitères à finale consonantique, après la dernière consonne pour les monolitères et les bilitères à finale vocalique. On a enregistré 88 dérivés qui obéissent à cette règle. L’aoriste intensif de 50 dérivés est obtenu par la suffixation de (ay). Les 10 restants combinent entre les deux procédures. Deux dérivés avec l’apparition de la semi-voyelle (w) : ttwaf " ttwawafay, ttwwet " ttwawt.

III-1- 2-2- Réalisation du morphème ttw- : Ce préfixe ne connait que deux variantes : l’une a un deuxième élément vocalique (/u/) et l’autre consonantique (/w/). La répartition de ces deux variantes se fait comme suit : - ttu- : apparait devant consonne. - ttw- : apparait devant voyelle. III- 1-2- b-Analyse fonctionnelle du suffixe ttw : Tous les verbes dérivés en ttw- sans exception sont strictement intransitifs. a)- base transitive : la fonction du morphème ttw- est très claire : il permet d’obtenir un verbe intransitif à partir d’un verbe transitif, de remplacer un sujet actant par un sujet patient. b)- Base mixte : Le rôle du morphème est donc dans ce cas purement sémantique et consiste à transformer le verbe en « passif » à sujet inconnu.

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Chapitre III – La dérivation verbale

c)- Base intransitive : Le morphème ttw- indique le complément explicatif, subit un procès dont l’auteur n’est pas nommé. En fin on peut dire que le morphème dérivationnel ttw- assume deux fonctions essentielles, l’une syntaxique, l’autre sémantique : -sur le plan syntaxique, il permet de rendre intransitif les verbes transitifs et de remplacer le complément explicatif agent de l’énoncé transitif par un complément patient dans l’énoncé intransitif. Il s’agit donc là bien d’un passif au sens traditionnel du terme. - sur le plan sémantique, il apporte l’idée que le complément explicatif subit un procès dont l’agent est inconnu. III- 1-3- Les suffixes de « Réciproques » : La valeur vivante de m- est celle de la réciprocité. Dans un premier cas, le sujet et l’un des compléments- direct ou indirect- du verbe simple correspondant les deux au sujet du verbe dérivé : 1. ihemmel-as : « il l insulte » mutuellement. » 2. iêooer-it : « il lui lance des pierres » m e 3. ssenen-hen : « ils les connaissent » aren : « ils se lancent des pierres. » mehemmal-n : « ils s insultent

imussen : « ils se connaissent. »

Les morphèmes (m-, my-, et ms-) se combinent autant avec des bases verbales intransitives, transitives que mixtes. Les dérivés du réciproque expriment la réciprocité : « se faire quelque chose l’un pour l’autre ». Il en résulte que ce type de dérivés n’est compatible qu’avec les indices de personne du pluriel, dans un énoncé minimum (actualisateur + radical verbal). Ex : n- mwallaf « nous nous sommes habitués ». mruggaê- n yudan « les gens s’en vont ensemble »

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Chapitre III – La dérivation verbale

On s’imagine bien que ces dérivations ont tendance à se figer et le nouveau verbe à subir un glissement de sens. C’est ce que explique peut-être que m-, tout particulièrement, n’a pas une valeur constante mais rejoint souvent celle de ttwa-. − −

egg « faire, mettre »

mmug « être posé, placé »

eçç« manger » mmeçç « être mangé » kkes « enlever » mmukkes « sortir, s’enlever, être enlevé »

En raison de l’inexistence de la base, l’analyse de plusieurs verbes est tout à fait incertaine ; c’est le cas, par exemple des verbes suivants : - magger « rencontrer » - mundel « éborgner » - mured « setrainer au sol »

D’autre part, il ne fait pas de doute que pour les locuteurs, un grand nombre de ces verbes, même si l’on peut prouver qu’il s’agit bien de dérivés, sont sentis comme des verbes simples, ainsi : - mer « se disputer », de r « briser »

- miqqi « tomber goutte à goutte » - mi ed « s’étendre ». Dans bien des cas il est difficile sinon impossible de déterminer si la dérivation est encore motivée. Dans l’impossibilité où nous sommes de contrôler ces faits, nous traduirons toujours, là où la dérivation est perceptible comme telle, par un monème supplémentaire. Mais il est évident que parfois, et notamment en ce qui concerne m- et ss-, il n’y a pas, synchroniquement, un choix supplémentaire mais choix tout simplement d’un « autre » verbe.

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Chapitre III – La dérivation verbale

Le préfixe m- ,en chaoui se manifeste sous des formes diverses et souvent inexplicables :mm-, lm-, lmu-, m-, n-,nn- etc.

III-1- 3- 1 Réalisation du morphème M- et sa fonction : Le problème de la réalisation et celui de la fonction de ce morphème dérivationnel Msont intimement liés. Une observation même superficielle suffit pour s’apercevoir que : 1°- ce morphème possède deux formes nettement distinctes : l’une brève l’autre longue, 2°- il possède aussi deux fonctions très différentes l’une de l’autre. Le problème est donc de déterminer si chacune des deux fonctions du morphème est liée à une seule des deux réalisations observées. a)- ses fonctions : - mečč - mels - mzel - mufras - muqqen - medher Le dérivé a un sens « passif » analogue à celui du dérivé ttw- : il exprime un procès subi par un complément explicatif et dont l’agent est inconnu. De plus, le dérivé ainsi obtenu est strictement intransitif. Le complément explicatif de ces dérivés et donc la modalité de personne, peuvent être singulier. On constate que ce sens de réciproque n’apparait que devant : - des bilitères du type c v c, c v c, et c v c v.

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- des trilitères à allongement ou à voyelle, - des quadrilatères, - et, surtout, des emprunts à l’arabe.

b)- ses réalisations : Pour éviter la confusion entre ces deux unités, nous noterons le morphème à valeur passive par mm- (long) et le morphème valeur réciproque par m- (bref). III- 1-3 -2 Morphologie de la base et de dérivé : L’aoriste intensif des dérivés en n- s’obtient toujours par préfixation de la marque d’aoriste intensif tt- et, quand le radical comporte une voyelle, par répétition de cette voyelle dans la dernière syllabe. Il y a aussi pour les trilitères souvent apparition d’une voyelle /a / avant la dernière consonne radicale.

III- 1- 3- 3 Comportement syntaxique et fonction : Sur les 33bases attestées, 12 sont intransitives, soit 40%, et 21sont transitives, soit environ 60% des bases. Par contre tous les verbes dérivés en n- sont strictement intransitifs. Le préfixe n- a une fonction syntaxique identique à celle du morphème ttw- La dérivation en my- apparait, avec celle en ttw- . III- 1-3- 4 Morphologie de la base et de dérivé : L’aoriste intensif des dérivés en my- s’obtient toujours par préfixation de la marque d’aoriste intensif tt- .sur les verbes à voyelle zéro, il y a de plus apparition d’une voyelle /a / avant la dernière consonne radicale et sur les verbes contenant déjà une voyelle, il y a répétition de cette voyelle avant la dernière consonne.

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III-1- 3-5- Comportement syntaxique et fonction : Les dérivés en my-, admettent uniquement un « sujet » pluriel décomposable en deux ou plusieurs participants : - myewwaten : « ils se sont frappés » Ces verbes ne pouvant admettre un complément explicatif singulier, leur valeur de « réciproque » ne fait aucun doute. La fonction de ce préfixe my- est donc particulièrement claire : il apporte aux verbes simples processifs-transitifs, l’idée que le procès est simultanément effectué et subi par deux ou plusieurs participants qui sont donc à la fois agent et patient. Le préfixe m- (bref) a exactement la même fonction que le morphème my- . my- et m- sont donc bien deux variantes contextuelles d’un même morphème.

Du point de vue formel, il ne fait pas de doute que ce morphème est composé des deux préfixes dérivationnels parfaitement bien attestés par ailleurs, m- et s- . III-1-3 -5-Morphologie de la base et du dérivé : L’aoriste intensif de ces dérivés se forme toujours par préfixation de la marque tt-.Le radical subit par ailleurs les mêmes modifications que pour les dérivés en s- (apparition d’une voyelle, suffixation d’un /y/) et ce, dans les mêmes conditions que pour ce préfixe. La forme ms- est attestée dans des conditions strictement identiques à celle de la forme su-. III-1-3-6 Analyse syntaxique et fonctionnelle :

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Les dérivés en ms- sont tous des « réciproques » puisqu’ils n’admettent qu’une modalité personnelle plurielle et que le complément explicatif peut toujours être décomposé en deux participants effectuant simultanément le procès. Les deux verbes échappant à cette contrainte sont : - msawi « être égalisé, uniforme » de awi « emmené » - mseččaw « se disputer » de ečč « manger » On voit que ces deux exemples sont assez douteux car, le premier semble avoir rompu toute relation sémantique avec sa base awi – à laquelle il peut être au demeurant tout à fait étrange-, l’autre mseččaw, bien que vraisemblablement apparenté à (ečč), n’a pas exactement la même forme que lui (le dérivé a peut-être conservé une semi-voyelle finale disparue dans le verbe simple.). Le préfixe ms- a la même fonction que les morphèmes « réciproque ». Le morphème my- n’apparait que devant les verbes transitifs et le préfixe ms- devant les verbes intransitifs. En définitive, on peut donc affirmer que l’expression du réciproque est assumée par trois préfixes en distribution complémentaire (ou tendant à l’être) : 1°- mqui n’apparait que devant des trilitères à allongement, ou à voyelle, devant my- et m-, celle de

quadrilatères et bilitères du type c v c, c v c et c v c v. 2°- my- qui tend à n’apparaitre que devant verbes transitifs. 3°- msqui tend à n’apparaitre que devant verbes intransitifs.

Et, comme toutes les autres dérivations, ces trois morphèmes peuvent être secondairement utilisés et opposés l’un à l’autre à des fins sémantiques. III- 1-4- Dérivation en sm- :

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Sur les 483 bases de dérivation attestées, on a 3 en sm-, en kabyle. Par contre, sur les 526 dérives on a 6 en sm-, en chaoui.

Le rôle du préfixe est presqu’exclusivement de nature sémantique et ce complexe smne joue pratiquement plus de rôle dans le cadre du système dérivationnel d’orientation. III-1-5- dérivation en sn-,smn-, et sms- : a)- dérivation en sn- : La dérivation en sn- présente un caractère nettement plus systématique que la dérivationnel sm-. En effet, tous les dérivés attestés (16) sont transitifs. De plus, toutes les bases attestées (8) sont transitives. A travers de ces deux constatations, la fonction respective des deux éléments du composé sn- apparait nettement : - n-, préfixe intransitivant et exprimant le « passif à sujet inconnu », - s-, préfixe transitivant, permettant la présence d’un complément explicatif agent. (…nerni,…)... …, à préfixe n- comme des verbes simples, et cette dérivation doit donc, du point de vue syntaxique et fonctionnel, être assimilée à la dérivation en s-.

b)- Dérivation en smn-, sms-: Les verbes attestés pour cette dérivation sont tous transitifs et ont un complément explicatif agent. Ces deux dérivations sont donc fonctionnellement assimilables à celle en s-.

III- 1- 6- Dérivation en mn-, ttws-, ttwn, et ttwmn- :

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1°- mn- : Du point de vue de leur fonction, tous ces verbes dérivés sont des passifs à sujet inconnu puisqu’ils sont tous intransitifs et que leur complément explicatif est un patient. La forme ttwn- du dérivé ttunefk s’explique sans doute par des raisons sémantiques : le dérivé à nasale de fk « donner », (nefk) à pris le sans spécialisé de « être donnée en mariage », il ne pouvait donc plus servir pour exprimer un procès passif quelconque d’où utilisation d’un second morphème de passif, l’élément ttw-. 2°-ttws-,ttwn, ttwmn- toutes ces dérivations complexes( mn-,ttws-, ttwn-, et ttwmn-) ont toutes la même fonction que la dérivation simple en ttw- : celle d’un « passif » à sujet inconnu ; ttws- n’en est même qu’une simple variante contextuelle apparaissant devant un verbe statique ?. III-1-7- Dérivation en mys- et myn- : Les trois dérivés en mys- sont tous des réciproques puisqu’ils n’admettent qu’un complément explicatif pluriel décomposable en plusieurs participants. Les deux premiers, myesri et myesru, dont la base est intransitive ne peuvent être suivis d’un objet direct ; le

troisième, myessew , est, comme sa base de dérivation, transitif. On peut donc schématiser le fonctionnement de ce morphème complexe de la façon suivante : • • base intransitive ------- mys " derivé intransitif base transitive -------- mys " dérivé transitif

La fonction du complexe MYS- est donc tout à fait comparable à celle du morphème MS-, puisque il transforme le verbe simple intransitif en verbe réciproque intransitif et le verbe simple transitif en verbe réciproque transitif : - MS• base intransitive // dérivé intransitif

aki " msaki • base transitive // dérivé transitif

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eçç " mseçç - MYS• base transitive // dérivé intransitif

riê " myesriê • base transitive // dérivé transitif

sew " myessew De l’examen de ces diverses dérivations complexes, il ressort avec évidence que toutes n’ont qu’un rôle complètement marginal dans le système dérivationnel. En effet, tous ces morphèmes complexes : • • • ont une productivité très faible sont peu vivants en synchronie ont, les fonctions grammaticales que l’on peut dégager ne sont jamais originales : il s’agit toujours d’une des trois grandes fonctions : − − − S- (transitivant, complément explicatif agent, « factitif ») TTW-/N-/NM-(intransitivant, passif, sujet inconnu) MY-/MS- (réciproque)

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Conclusion : Le système dérivationnel verbal kabyle s’organise autour de trois grands pôles : 1. le morphème S- (et les divers préfixe qu’on peut y assimiler, SM-, SN-, et SMS-) qui représente à lui seul près de 161 dérivés attestés dans le parler. Les fonctions de cette unité peuvent être schématisées de la façon suivante :

Base Intransitive (stative) (processive) Transitive (processive)

Morphème S--- S- "

Dérive transitif (Processive) (factitif)

--- S- "

transitive (Factitive)

2. les préfixes TTW-, MM-, et N- qui sont les variantes libres d’un même morphème de « passif à sujet inconnu ». Leurs effectifs cumulés représentent environ 147 dérivés en kabyle et 123 dérivés en chaoui, du total des dérivés attestés. Le fonctionnement de ce morphème est le suivant : Base a. transitive TTWdérivé intransitif

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MMNComplément explicatif agent b. intransitive 1- statif, Complément explicatif Généralement patient, Agent non-envisagé 2- processif, Complément explicatif Agent Dans la majorité de leurs emplois, les morphèmes S- et TTW-/ M-/N- ont une fonction symétrique : Base intransitive Base transitive S-" TTW-" MN4. Les trois préfixes en distribution complémentaire MY- M- et MS- qui représentent à eux trois un peu plus de 123 dérivés en kabyle et 162 dérivés en chaoui. leurs rôle se situe à un niveau plutôt sémantique et consiste à exprimer le réciproque. En plus de ces grandes fonctions à caractère systématique, les trois morphèmes sont susceptibles d’être secondairement utilisés à des fins strictement sémantiques. dérivé transitif (« agentif ») dérivé intransitif (« passif ») processif passif à agent inconnu complément explicatif patient intransitive processif passif à agent inconnu

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Conclusion générale :

Tout au long de ce travail, on a essayé de comparer et d’analyser le système verbal de deux dialectes berbères : Chaoui et Kabyle. Cette étude s’articule autour de la morphosyntaxe de ce système.

À la fin de ce travail, on a constaté les points suivants :

• L’étude des éléments périphériques, malgré quelques différences phonique, nous informe que : − Le verbe d’action dans ces deux dialectes obéit à une série dite régulière d’indices de personne. Par contre, le verbe d’état par fois dans le dialecte Kabyle se combine avec une série dite irrégulière d’indices de personne qui tond à disparaitre, du moment que la majorité du temps et localités, le verbe se combine avec la série régulière. − Le verbe dans ces deux dialectes se combine avec le même monème discontinu de la négation « ur ….. ara » ou « ud …. Ca ». − La position de la particule de direction par rapport au verbe est constante dans les deux dialectes : elle est placée après le verbe, si ce dernier est au prétérit et à l’aoriste intensif sans ‘‘ad’’. Elle est avant le verbe, si il est à l’aoriste ou à l’aoriste intensif avec ‘‘ad’’ ou bien à la forme négative. Le dialecte Chaoui ne connait qu’une seule particule de direction « d » (indique un mouvement vers le locuteur, marque surtout un rapprochement par rapport soit à celui qui parle, soit à l’un des participants au fait verbal) qui s’oppose à son absence. Cependant, dans le dialecte Kabyle, cette particule s’oppose à ‘‘n’’ (indique un mouvement vers l'interlocuteur ou vers un endroit dont il question) qui n’est utilisée que dans les régions orientales. • L’analyse des oppositions aspectuelles a démontré que : − Le verbe dans les deux dialectes connait quatre thèmes : aoriste, aoriste intensif, prétérit et prétérit négatif. − Pour les deux dialectes, l’aoriste est la forme non marquée. Le prétérit s’obtient par une alternance vocalique ou il est neutralisé. Le passage du prétérit au prétérit négatif impose l’apparition de la voyelle / i / à la fin ou avant la

dernière consonne de la plupart des verbes. Cependant, il est plus fréquent en Kabyle qu’ou Chaoui pour les verbes aux radicaux longs. − Pour les verbes à une ou deux consonnes avec une voyelle intermédiaire ou plus de trois consonnes, l’aoriste intensif est marqué par la suffixation de (tt-) ou sa variante (t-), par fois il est accompagné par une alternance vocalique. Pour les verbes à deux consonnes successives avec une voyelle à la fin et trois consonnes, l’aoriste intensif est marqué par la tension de la consonne médiane. Les verbes à deux consonnes sans voyelle, l’aoriste intensif est obtenu par le doublement de la première consonne. Il existe des verbes qui présentent deux formes jusqu'à trois dans le dialecte Chaoui. Tout cela avec des exceptions pour certains verbes (wwet" kkat, eçç" tett, sew"sess). • Le système dérivationnel verbal kabyle s’organise autour de trois grands pôles : − Le morphème S- (et les divers préfixe qu’on peut y assimiler, SM-, SN-, et SMS-). Les fonctions de cette unité peuvent être schématisées de la façon suivante :

Base Intransitive Transitive

Morphème S--- S- " --- S- "

Dérive transitif transitive

− Les préfixes TTW-, TTW S-, MM-, et N- qui sont les variantes libres d’un même morphème de « passif à sujet inconnu ». Le fonctionnement de ce morphème est le suivant : Base a. transitive intransitif Complément explicatif agent explicatif patient b. intransitive 1- statif, Complément explicatif Généralement patient, Agent non-envisagé intransitive processif passif à agent inconnu complément TTW- /TTW S-/ MM-/ Ndérivé

2- processif, Complément explicatif Agent

processif passif à agent inconnu

− Dans la majorité de leurs emplois, les morphèmes S- et TTW-/ TTW S-/ M-/Nont une fonction symétrique : Base intransitive Base transitive (« passif ») − Les trois préfixes en distribution complémentaire MY-, M-, MS-, ML- et LM- . Leurs rôle se situe à un niveau plutôt sémantique et consiste à exprimer le réciproque. En plus ces trois morphèmes sont susceptibles d’être S- " dérivé transitif (« agentif ») dérivé intransitif

TTW-,TTW S-, M-, N- "

secondairement utilisés à des fins strictement sémantiques.

Nos résultats pourraient servir dans la tâche d’aménagement linguistique de la langue et l’élaboration des projets didactiques et pédagogiques en tenant compte de la variation extradialectale.

Bibliographie :

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Agzul s tmazi$t Asenked n usentel : Axeddim-a, d aglam d userwes n ucali asnal$ay n unagraw n umyag. Yettilli-d gar snat tantaliyin n tmazi$t : taqbaylit d tcawit. Asgem n uxeddim-a, neddem-it-id seg: 1- Umawal « taqbaylit 2- Umawal « tafransist tafransist » n J. M. Dallet. Ixdem-it deg useggas 1982. tacawit », kra n yimedyaten i yefka P. G. HUYGHE , d kra n

yinzan, d kra n yimedyaten i d-yemudd G. Penchoen d yivrisen i yura A. BASSET. Axeddim-a yebva $ef sin yimuren : Deg umezwara, neεrev ad nsefhem ay$er i nexter asentel-a. Nefka-d tamukrist d turdiwin i$ef ibedd usentel, d tarrayt n uxeddim. £er taggara, nesbadu-d kra n yimmektan. Deg wis sin, nεedda $er umur n uslav n usgem. D win yebvan $ef sin yiêricen: − Amezwaru yettawi-d $ef iferdisen i d-yettezzin i use$ru. − Wis sin, d assuffe$ n yimzenzi$en n tmeéra n yal amyag n snat tantaliyin. Imiren, nserwes gar-asen i wakken ad d-nessuffe$ amgired d umcabi yellan gar-asent. − Wis krad,nessuffe$-d akk izwiren n ussuddem n umyag n yal tantala, akken ad tenneserwes. Tamukrist: Amur ameqqra n yixeddimen imezwura ntesnalsit ttawint-d $ef tsel$ayt n tayunin yemxallafen (am: isem amqim, ) n teqbaylit. Axeddim-a, yettawi-d $ef

userwes n snat tantaliyin n tmazi$t. I wakken ad d-nseqreb gar tim$iwan n tesnalsit.

Tamukrist n uxeddim-a tettezzi $ef yisteqsiyen-a: − Ma yella tiskarin i yezzin i usentel n umyag aqbayli tettemcabint $er tid n umyag acawi? − D anwi imzenzi$en inmeéran n yal amyag? Ttemcabin ne$ ala? − Nezmer ad d-nmeslay $ef yiwen unagraw n usuddem ucrik gar sin imyagen-a? Tarrayt i nssexdem deg-s: d aserwes gar-sen, d ugelman, rnu $ur-sen asliv. Imyagen n teqbaylit nekkes-iten-id seg umawal: taqbaylit d tefransist i yexdem J.M Dallet. Ma d wid n tcawit ttwakksen-d seg umawal « tafransist AêricI: iferdisen yettezzin i usentel Deg uêric-a nufa-d: Imataren udmawanen n umyag amagnu ttemcabin di snat n tantaliyin. Ma d imyagen n t$ara, di tantalite taqbaylit, sεan imataren nsen mgaraden d wid n umagnu. Ayen ur d-nufi ara deg umyag n tantalit tacawit. Tantala n tcawit tesεa yiwet n tzel$a n tnila « id ». Ma d tantala n teqbaylit tesεa snat tizel$iwin n tnila: « id, in ». Tamezwarut tettwellih $er win umi nettmeslay. Ma d tis snat, tettwellih $er win yettmeslayen Maca d tin la yettruêun di kra n temnavin. Tantala n tcawit d tin teqbaylit sεan yiwet n tal$a tibawayt : taqbaylit d « ur ma d tacawit « ud .. ca ». . Ara » tacawit », ixdem P. G. HUYGHE.

Aêric II : tanmegliwin n tmeéra : Seg uêric-a, nufa-d belli: − urmir aêrfi d tal$a taêrfut n yimyagen.

− Izri yettilli-d di tuget s tmlelli n te$ra tikwal yet$ima am wurmir aêerfi. Mi ara asnernu tal$a tibawayt, yettilli-d ubeddel n te$ra tangarut, ur nelli ara d / i /, $er / i /. D ayen yegten di tantala n teqbaylit akter n tcawit alad$a deg yimyagen yesεan krad n tergalin. − Urmir ussid yettas-d s krad n tal$iwin: a. S tmerna n (tt- ) ne$ (t-) $er tazwara n umyag ma yella yebna $ef yiwet ne$ ugar n kradt tergalin. Tikwal trennu $ur-s tmlellit n te$ra. b. S tusda n tergalt tamezwarut deg yimyagen bu snat tergalin mebla ta$ra. c. S tusda n tergalt tis snat deg yimyagen yesεan snat n tergalin akked te$ra $er taggara ne$ imyagen n kradt tergalin. − Rnu $er akk anecta, llan yimyagen yettbeddilen tal$a akken ma tella. Aêric III asuddem amyagan: Deg uêric-a, neεrev ad d-nekkes akk iwsilen n usuddem amyagan yellan di yal tantala akken ad ten-nesrewes. Nesawev , $er taggara, d akken nezmer ad ten-nsegrew deg krad yigrawen: • Iwsilen s aswa$ (s-, sm-,sn-, sms- ):tawuri nsen ttaran amyag yellan d amsukk $er uremsukk ne$ seg uremsukk $er umsukk. • Iwsilen attwa$ (seg-sen: ttw-, ttw s-, mm-, n-,) anda llan, yettu$al usemmad usrid d asemmad n umigaw, ne$ $er warbadu Di tuget, iwsilen asswa$ d attwa$ sεan tawuri tamisit.

• Iwsilen amya$ (my-, m-, ms-, ml-, lm-): skanen-d tigawt yevran gar sin ne$ ugar. Ihi, yal ass yefti $er usget rnu $ur-s asemmad n umigaw , ma yella, yettilli deg yuget . Amgired ameqqran i d-nufa, seg tezrawt-agi, d win yerzan timsiselt. Ihi nezmer ad nsemres tantala n tcawit deg uselmed n tutlayt am arwasen acku tigejda i$ef yettwabna umyag d yiwet; ilaq ad nefk tagnit i yimdanen ad ten-walfen, ad a$en tanumi yid-sen. Ammer sya $er sdat ad nsemlil tim$iwan tisnalsiyin akken ur ttu$alent ara d yi$ribin , wa ur ifehhem wa.

Monolitère : vc : N° 1 2 3 4 5 6 français Acheter Trouver Venir donner a$ af as uc uf ut (uwt) chaoui prétérit u$i u$a ufa usa uca uf uta ufi usi uci uf uti af as uc uf ut ttaf ttas ttuc uçç bouffi frapper ttuf ççat ttuçç Prét. Nég. u$i a$ aoriste aoriste intensif tta$

v1cv2 : N° 1 2 3 4 5 français Monter Apporter Être Dire Tomber ali awi ili ini ivu gevu C: N° 1 2 3 4 5 6 Manger Agir Adapter Laisser Laisser Mettre français chaoui eçç egg eyy eoo ejj err prétérit çça ççi gga ggi yyi ooa jja rra rri yyi ooi ijji irri eyy eoo ejj err ttegg ttaooa tteoo ttjj ttajja tterra egg egg ttegg Prét. Nég. ççi aoriste eçç aoriste intensif ttett chaoui prétérit uli wi llan nna ivu uvi Prét. Nég. uli wi lli nni uvi ali awi illi inni avu ivu aoriste aoriste intensif ttali ttawi ttilli qqar geîîu uîîu

Cv : N° 1 2 français Amputer Étaler le lit chaoui bbi Ssu prétérit bbi Ssu Prét. Nég. bbi Ssu aoriste bbi Ssu aoriste intensif ttebbi ttessu

c1c2 : N° 1 2 3 4 6 7 8 9 10 11 12 13 C1c2 : N° 1 2 français vivre lever chaoui dder kker prétérit dder kker Prét. Nég. dder ddir kker kkir kker ttenkkar ttekkar aoriste dder aoriste intensif ttedder descendre rire aspirer français casser Voir Décourager ré ér ks n$ r$ ns sl sw rs vs xs $z chaoui prétérit réa ré éra ksa kes n$a r$a nsa sli sla boire swa swi rsa vsu vsa Xsa xs Creuser $za $zi $z rsi vsu vsi xsi xs xess texs qaz rs vs swi sw Prét. Nég. rrié éri ksi n$i r$i nsi sli ré ér ks n$ r$ ns sel aoriste aoriste intensif ttrué truéu éerr tekkes neq reqq tens ttenus Entendre sell ssal tes ses ttrus vess

Tuer brûler Passe la nuit

3 4 5 6 7 8 9

amollir négliger mourir arrondir amarrer savoir s'abstenir

lle$ llef mmet nnev qqen ssen îîef

ll$a llef mmut nnev qqen ssen îîef

ll$i llef llif mmut nnev nniv qqen qqin ssin îîef îîif

ll$ llef mmet nnev qqen ssen îîef

tlle$ ttellef ttmetta tennev teqqen ttssen teîîef

c1C2 : n° 1 2 3 4 français se figer amarrer améliorer secouer chaoui bedd cedd qedd hezz / huzz prétérit bedd cudd qedd huzz prét. nég. bedd cidd qedd huzz aoriste bedd cedd qedd hezz/ huzz aoriste intensif bedday/ ttbedda tcedd tqedd thuzz/ tthuzza

ac1c2 : n° 1 2 3 4 5 français entrer baiser acheter abandonner sortir chaoui adef ader aju aoew anef prétérit udef uder uju uoew unef prét. nég. udif uder/ udir uju uoew unef/ unif reg eri ery rrag rga rya rrag rgi ryi rg ry aju aoew anef ttaou ttaju tanif/ ttanef terrag/ rrag / rray aoriste adef ader aoriste intensif ttadef tader

6 7

accoucher répercuter

arew/ aru uxer

urw/ uru uxer

urw/ uru uxer

arw/ aru uxer

tarw/ ttaru tuxer uxxer taxar/ ttwexxar

8

marcher

uyer / uyir/ ugir/ ugur

uyer / uyir/ ugir/ ugur

uyer / uyir/ ugir/ ugur

uyer/ uyir/ ugir/ ugur

ggur/ yyur/ ttugir/ ttgura

aC1c2 : n° 1 2 4 5 6 français craindre accourir alarmer apprêter abandonner totalement chaoui agged azzel ugged ujjed / weooed ukkel prétérit ugged uzzel ugged ujjed/ weooed ukkel prét. nég. uggid uzzil ugged ujjed/ weooed ukkel aoriste agged azzel ugged ujjed/ weooed ukkel aoriste intensif ttaggad tazzal tugged tujjad/ ttweooad ttukkel

c1vc2 : n° 1 2 3 4 5 français absenter avoir soif apparaître avoir fin naître chaoui $ab $ib fad / ffud ban laé lal ban lué lul ban lué lul ffud prétérit $ab prét. nég. $ib/ $ab ffud aoriste $ib/ $ab fud/ ffad ban lué lal aoriste intensif tt$iba/ tt$ab tfad/ ttfada tban tlaé tlal

6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

falloir admonester se battre accoutumer rester arpenter partir allumer amble abjurer sa foi bouder augmenter

liq lum nu$ num/ nnam qim $im qis/ qeyyes ruê si$ sir tub tuf/ uf zid/ zeyyed

liq lum nu$ num qim $im qis/ qeyyes ruê si$ sir tub tuf/ uf zid/ zeyyed

liq lum nu$ num qim $im qis/ qeyyes ruê si$ sir tub tuf/ uf zid/ zeyyed

liq lum nu$ num/ nnam qim $im qis/ qeyyes ruê si$ sir tub tuf/ uf zid/ zeyyed

tliq tlumu tnu$ tnum/ ttnama t$ima/ tqima tqis/ ttqeyyas truêa tsi$ ssir tsir tetub/ ttubay ttuf tzid/ ttzeyyad

C1vc2 : n° 1 2 3 français remplir sécher finir chaoui ççar/ car qqur mmir qqar mmir qqur mmir qqur mmir prétérit ççur prét. nég. ççur aoriste ççar aoriste intensif ççarra/ ttççara tt$ara t$ar ttmara

c1c2v : n° français chaoui prétérit prét. nég. aoriste aoriste intensif

1

commencer

bda/ bdu

bda/ bdu bva bna cta dεa fra êla iêala

bdi

bdu/ bda

bedda / bettu beddu beîîu/ beîîa bennu/ benna cetti/ ttecta dεεu ferru/ ferra êallu/ ttiêlay êellu tekfa reêêa traêa rnay renni rway/ reggwa tsεa/ iseεεa tekki/ tteka tvera εffu tεennu/ εenna kerra thiyyi theyya

2 3 4 5 6 7

partager construire aspirer acclamer réconcilier être agréable

bvu/ bva bnu/ bna cta dεu fru/ fra êla

bvi bni cti dεu fri êla iêala / êli êli kfi rêi rni rwi sεi tki vri εfi εni kri hiyi

bvu/ bva bnu/ bna cta dεu fru/ fra êla iêala êlu kfa rêa rni rwu/ rwa sεa tka vra εfa εna kra hyi

8 9 10 11 13 14 15 16 17 18 19 20

guérir achever affûter ajouter assouvi avoir soutenir advenir pardonner aboutir affermer apprêter

êlu kfu rêa rni rwu/ rwa sεa tka vra εfu εna kra hyi

êla êala kfa rêa rna rwa sεa tka vra εfa εna kra hiya

vc1vc2 : n° français chaoui prétérit prét. nég. aoriste aoriste intensif

1

jouer

irar

irar

irar

irar

ttrar

c1C2v : n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 français additionner déclarer abattu de vent préparer revenir élever éduquer nommer revenir chaoui beqqi berra hedda heggi/ heyya hugga rebba rebbi semmi semma wella wulla walla 10 11 12 faire wevva ablution payé amande xeîîa passer εedda wevva xeîîa εedda wevva xeîîa εedda/ εeddi c1v1c2v2 : n° 1 2 3 4 5 français ratifier remédier être à l'abri ardent être en bas chaoui caha dawa duri êamu huwa prétérit caha dawa duri aêama huwa prét. nég. caha dawa/ dawi duri iêama huwa/ hwi duri aêamu huwa tduri tduray ttêamu thuwa hugga aoriste caha dawa aoriste intensif tcaha tdawa wevva xeîîa εedda willa hugga rebba rebba semma hugga rebbi rebbi semmi prétérit beqqa berra hedda hegga prét. nég. beqqi berri hedda heggi aoriste beqqi berra hedda heggi heyya hugga rebba rebba semmi semma wella aoriste intensif tbeqqi tberra thedda tthegga/ ttheyya thugga trebba trebbi tsemmi ttsemma ttwella ttwulla ttwalla twevva txeîîa t εedda

6 7 8 9 10

adresser attendre consentir agir accréditer

la$a raja ravi sawa waûûi

la$a rji/ raja rava ruva sawa waûûa

la$a rji rvi sawa wiûûa

la$a raja ravi sawa waûûi

tla$a traju/ ttraja travi tsawa twaûûi

c1vC2 : n° français 1 2 3 c1vC2i n° 1 français baver chaoui luddi prétérit luddi prét. nég. luddi aoriste luddi aoriste intensif ludday tludduy c1c2c3 : n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 français fatiguer fermer tromper égorger s'affecter mépriser avaler humilier aérer agenouiller asperger chaoui $leb $leq $lev $res $yer b$ev bleε bxes bred brek bwex prétérit $leb $leq $lev $res $yer b$ev belε bxes bred brek bwex prét. nég. $leb/ $lib $leq $lev $res $yer b$ev belε bxis bred brek bwex $leq $lev $res $yer b$ev belε bxes bred brek bwex aoriste $leb aoriste intensif te$l eb tte$lib $elleq $ellev $erres t$eyer be$$ev tebleε tebxis berred berrek bewwex aimer bluter allaiter chaoui êibb siff suvv prétérit êibb siff suvv prét. nég. êibb siff suvv aoriste êibb siff suvv aoriste intensif têibba tsiffi tsuvv

tebwwax 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 s'éloigner de être adroit faire alliance consterner administrer animosité être affliger abîmer abîmer accumuler additionner blesser accuser faire une offre mouiller faire un accroc aplatir affadir décroître marier dire attacher admettre approcher accoupler être acide amarrer marier monter bεed cîer crek dhec êkem êsed êzen fles fsed jmel jmeε jreê jrem fveê lxes méeq msel mses nqeû nseb nveq nîeq nvev qbel qreb qren qreû rbet rcel rkeb bεed cîer crek dhec êkem êsed êzen feles fsed jmel jmeε jreê jrem fveê lxes méeq msel mses nqeû nseb nveq nîeq nîev nvev qbel qreb qren qres rbet rcel rkeb qbel qreb qren qres rbet rcel rkeb qbel qreb qren qres rbet rcel rkeb qebbel qerreb qerren qerreû rebbet reççel rekkeb bεed cîer crek dhec êkem êsed êzen feles /flis fsed jmel jmeε jriê jrem fveê lxes méeq msel mses nqeû nseb nveq nîiq nîev nviv fsed jmel jmeε jreê jrem fveê lxes méeq msel mses nqeû nseb nveq nîeq nîev nvev tefssad fessed jemmel jemmeε jerreê jerrem fevveê lexxes meééeq messel messus tenqaû tnseb nesseb neîîeq neîîev bεed cîer crek dhec êkem êsed êzen feles tebεed ceîîer cerrek dehhec êekkem êssed êezzen felles

41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72

adorer affirmer dénoncer abasourdir glisser être injuste ambitionner s'affaiblir travailler terminer être agile arriver abîmer secouer vendre aduler voir faire vite adorer gâter plaire accélérer faire cesser abîmer accroître acquérir parfaire coller affermer asperger adorer être aisé

rkeε tbet them ûreε vbeε vlem vmeε vεef xdem xlet xfef xlev xser zelz zenz zgel zlem zreb εbed εdem εjeb εjel εreq εyeb kter kseb lfe$ lseq rsem rwec sjed shel

rkeε tbet them ûreε vbeε vlem vmeε vεef xdem ixlet xfef xalev xser zelz zenz zgel zlem zreb εbed εdem εjeb εjel εreq εyeb kter kseb lfe$ lseq rsem rwec sejed shel

rkeε tbet them ûreε vbeε vlem vmeε vεef xdem ixlet xfef xilev xser zelz zenz zgel zlem zreb εbed εdem εjeb εjel εreq εyeb kter kseb lfe$ lseq rsem rwec sejed shel

rkeε tbet them ûreε vbeε vlem vmeε vεef xdem ixlet xfef xlev xser zelz zenz zgel zlem zreb εbed εdem εjeb εjel εreq εyeb kter kseb lfe$ lseq rsem rwec sejed shel

rekkeε tebbet tehhem ûerreε vebbeε tevlem vellem îemmε tevεef xddem xellet xeffef xellev xsser txesr zellez znuz zeggel zellem zerreb εbbed εeddem tεjeb εjjeb εjjel εerreq tεyeb ketter kesseb tlefe$ lesseq tlesseq ressem trewc sejjed tsehl ttsehhal

73 74 c1C2c3 : n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

être acide adresser

smem sref

smem sref

smem sref

smem sref

tismem serref

français conseiller affirmer éclater jouir analyser apaiser blesser ennuyer abréger nettoyer amoindrir armurier affermer annoncer alléger payer suspendre déborder

chaoui debber êeqqeq felleq ferreê feûûel hedden jebber merrev neqqeû nevvef qellel serrer tebbet xebber xeffef xelleû sellek εelleq εrrem

prétérit debber êeqqeq ifelleq ferraê feûûel hedden jebber mrrrev neqqeû nevvef qellel srrer tebbet xebber xfif xelleû sellek εelleq εerrem

prét. nég. debber êeqqeq ifelleq ferraê feûûel hedden jebber mrrrev neqqeû nevvef qellel srrer tebbet xebber xfif xelleû sellek εelleq εerrem

aoriste debber êeqqeq ifelleq ferraê feûûel hedden jebber mrrrev neqqeû nevvef qellel srrer tebbet xebber xfef xelleû sellek εelleq εerrem

aoriste intensif tdebbar têeqqaq tfellaq tferraê tfeûûal theddan tjebbir ttjebbar tmerrav tneqqaû tnevvif ttnevvaf tqellel tserrar tetebbat txebbar txeffaf txelleû ttsellak tεellaq tεerrem/ ttεerrim/ ttεerram tbeîîal/ tbeîîil tjemmil/ jemmel tjerrim/ ttjerram tkemmal/ ttkemmil tsellim/ ttsellam

19 20 21 22 23

abolir accumuler accuser achever abandonner totalement

beîîel jemmel jmel jerrem kemmel sellem

beîîel jemmel jmel jerrem kemmel sellem

beîîel jemmil jmil jerrem kemmel sellem

beîîel jemmel jmel jerrem kemmel sellem

24 25 c1c2c3v : n° 1 2 3 c1vc2c3 : n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 14 15 16 18

permettre afficher

serreê semmer

serreê semmer

serriê serreê semmer

serreê semmer

tserraê tsemmar

français reprocher aiguiser être brumeux

chaoui cteki cetka semva seynu

prétérit cteka semva seynu

prét. nég. cteki semva seynu

aoriste cteki cetka semva seynu

aoriste intensif tcetki/ ttcetka tsemva/ ssemvay synaw

français apparaître baigner chavirer s'abstenir beugler activer s'emparer réunir accoucher s'accorder guider parler chasser baiser

chaoui biyen cucef duwex êakem êareb êareû êaweû layem qabel rafeq saεef siwel siyev sayev suden

prétérit biyen cucef duwex êakem êareb êareû êaweû laym qabel rafeq saεef ssawel

prét. nég. biyen cucef duwex êakem êareb êareû êiweû laym qabel rafeq siεef ssiwil sayev

aoriste biyen cucef duwex êakem êareb êareû êaweû laym qabel rafeq saεef siwel siyv sayev suden εawd

aoriste intensif tbeyin/ ttbeyyan tcucuf tduwex têakem ê têareb têareû têawaé têawiû tlayem tqabel trafeq tsaεef tsiwel tsiyev/ ttûayav tsudun/ ssudin ttεawad

siyev sayev siyev suden εawd suden εawd

recommencer εawd

c1c2ac3 : n° 1 2 3 4 5 6 c1ac2ac3 : N° 1 2 c1aC2c3 : n° 1 2 3 4 5 français agacer pousser s'abstenir être libre habituer chaoui êarrec êerrek êerrem êarrer wallef prétérit êarrec êerrek êerrem êarrer wallef prét. nég. êarrec êerrek êerrem êarrer willef aoriste êarrec êerrek êerrem êarrer wallef aoriste intensif têarrac têerrak/ ttêerrik têerrim/ ttêerram têarrar twallef/ français acquiescer Agacer chaoui êawaj êawal prétérit êwaj êawal Prét. Nég. êwij êawal aoriste êawaj êawal aoriste intensif têawaj têawal français haïr crier s'adonner réussir se pencher se pencher chaoui krah nbaê nûaê rbeê hwad hwat prétérit krah nbaê nûaê rbeê hwad hwat prét. nég. krah nbaê nûaê rbeê hwad hwat aoriste krah nbaê nûaê rbeê hwad hwat aoriste intensif tekrah/ kerreh tnabaê neûûaê rebbeê tehwad tehwat

ttwalaf 6 7 c1C2ac3 : n° 1 français pardonner chaoui semmaê prétérit semmaê prét. nég. semmiê aoriste semmaê aoriste intensif tesmmiê abandonner la route aduler xallef xallel xullef xallel xullef xallel xullef xallel txallef txallal

c1c2vc3…

n° 1 2

français plier secouer

chaoui kmumc ngugu ngugg

prétérit kmumc ngugu ngugg

prét. nég. kmumc ngugu ngugg

aoriste kmumc ngugu ngugg

aoriste intensif kmumuc ttekmummic tengugu ttengugga(y)

c1c2c3c4 : n° 1 français être aveugle chaoui der$el prétérit der$el prét. nég. der$el aoriste der$el aoriste intensif der$al/ ttder$il/ dder$ul 2 3 4 c1ac2c3ac4 : N° 1 2 français aboyer aboyer chaoui hablet habret prétérit hablet habret Prét. Nég. hablet habret aoriste hablet habret aoriste intensif tthablat tthabrat accroupir lier admirer gεmez neqren tε jeb gεmez neqren tε jeb gεmez neqren t εjeb gεmez neqren tε jeb ttgεmaz tneqren tetε jeb

c1v1c2v2c3c4 :

N° 1

français abattement

chaoui tuwahen

prétérit tuwahen

Prét. Nég. tuwahen

aoriste tuwahen

aoriste intensif tuwahan

Monolitère vc :

N° Français 1 trouver 2 3 4 5 vcv : prendre arriver approcher

Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif af ufi ufi af ttaf ufa a$ as aé u$i u$a usi usa uéi uéa if usi uéi if as aé if ttas ttaé ttif u$i a$ tta$

être meilleur if

n° français impératif prétérit prétérit négatif 1 poser un piège adi udi udi 2 refuser agi ugi ugi 3 monter ali uli uli 4 5 6 7 8 s’éveiller écrire dépouiller amener dire aki aru azu awi ini uki uri ura uzi uza uwi bbi nni nna uwi bbi nni uzi uki uri

aoriste aoriste intensif adi ttadi agi ali aki aru azu awi ini ttagi ttali ttaki ttaru ttazu ttawi qqar

C:

N° Français Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif 1 faire egg ggi ggi egg ttegg gga 2 3 cuire pétrir ebb egg bbi bba ggi ggi egg bbi bb tegga ttebbay ttebb tegg

gga 4 5 6 laisser manger passer eoo eçç ekk ooi ooa ççi çça kki kka kki ekk ççi eçç ooi eoo

ttegg ttaooa tett tekk ttekk

Cv :

N° Français 1 pincer 2 3 4 5 6 7 8 aller puiser pleurer étendre oublier

Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif bbi bbi bbi bbi ttbbi ddu ddi ddu teddu ddi tteddu dda ffi rru ssu ttu ffi rru ssi ssa ttu zzi zzi zza ttu zzi zzi ttu zzi zzu tettu tezzi ttezzi tezzu ttezzu ffi rru ssi ffi rru ssu tteffi tterru tessu

tournoyer zzi griller zzu

Bilitère : c1ec2 : N° Français 1 dormir 2 3 4 Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif gen gen gin gen ggan ger ksi ksa écouter êes êes êes êes tteêsis gri ksi ger kes ggar kess

introduire ger paître kes

5 6 7

entendre boire voir

sel sew ¨¨¨¨¨éer

sli sla swi swa éri éra

sli swi éri

sel sew éer

sell tess sess éerr

c1c2 : N° Français 1 Rire 2 3 4 5 6 7 8 9 Donner S’habiller Passe la nuit Être instruit Brûler Descendre Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif vs vsi vsi vs ttavsa vsa fk ls ns $r r$ rs fki fka lsi lsa nsi nsa $ri $ra r$i r$a rsi rsa réi réa Être vendu nz nzi nza C1c2 : nzi nz rsi réi rs ré ttrusu ttrus ttruéu ttrué ttnuzu ttnuz r$i r$ reqq $ri $r nsi ns lsi ls ttlusu ttlus ttnusu ttnus qqar fki fk ttakk

Casser briser ré

n° 1 2 3

français prendre piler sortir

impératif prétérit ddem ddem ddez ffe$ ddez ffe$

prétérit négatif aoriste aoriste intensif ddim ddem tteddem ttaddam ddiz ffi$ ddez ffe$ tteddez ttaddaz tteffe$

4 5 6 7 8 9

cacher enlever enrouler piquer enrouler

ffer kkes nnev qqes ttel

ffer kkes nnev qqes ttel tter îîev îîef

ffir kkis nniv qqis ttil ttir îîiv îîif

ffer kkes nnev qqes ttel tter îîev îîef wwet

Teffer tteffer ttekkes tekkes tennev ttennev teqqes tteqqes tettel tetter teîîev teîîef kkat

demander tter 10 téter îîev 11 tenir 12 frapper îîef wwet

wwet (wweta) wwti

c1(v)C2 : N° Français Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste 1 Être debout bedd bedd bedd bedd 2 dénigrer dull dull dull dull 3 4 5 Ê. fini Attacher cidd mall fukk cudd mall fukk cudd mall fukk Aoriste intensif ttbedday ddulluy/ ttdull cadd/cidd ttcudduy/ mall fukk ttciddi Ttmall Ttmallay ttfukk

vc1c2 : N° Français 1 Descendre 2 3 4 5 S’envoler Puiser Acheter Voler Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif ader uder udir ader ttader afeg agem aoew aker ufeg ugem uoew uker ufig ugim uoiw ukir afeg agem aoew aker ttafeg ttagem ttaoew ttaker

6 7 8 9 10 11 12

Être sale Croire Laisser Maintenir

ames amen anef arez

umes umen unef urez usem uwev bbev uven

umis umin unif uriz usim uwiv bbiv uvin

ames amen anef arez asem awev aven

ttames ttamen ttanef ttarez ttasem Ttawev ttaven

Être jaloux asem Arriver Ê. malade awev aven

vC1c2 : N° Français 1 Courir 2 Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif azzel uzzel uzzil azzel ttazzal uddem uddim addem ttuddam ttuddum c1vc2 : n° français 1 apparaître 2 3 4 5 6 7 8 9 avoir soif impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif ban ban ban ban ttban fad fud faq lué mar εus raê huc kur num ruê fud faq lué mar εus raê huc kur num ruê fad faq laé mar εas raê huc kur num ruê ttfas ttfaq ttlaé ttmiri ttεasa ttraê/ ttriêi tthucu ttkuru ttnumu ttruêu

S’égoutter uddem

s’apercevoir de faq avoir fian laé se renverser surveiller Sentir secouer être boule mar/ mir εas riê huc kur num ruê

10 avoir habitude 11 partir

C1vc2 : n° français 1 Emporter 2 5 6 7 s’assoir impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif bbib bbub bbub bbab ttbbabay/ ttbbibi qqim qqim gguo ggull kkaw qqim gguo ggull kkaw qqim ggao ggall kkaw tt$ima/ tt$imi déménager ggao jurer ggall sécher kkaw ttgao ttgalla ttkaw

c1c2v : n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 français moudre fondre ouvrir tomber s’éteindre associer partager être attient détacher impératif prétérit prétérit négatif bri fsi ldi $li xsi zdi bvu blu bru dhu dεu fnu flu fru bri fsi ldi $li xsi zdi bvi bva bli bla bri bra dhi dha 11 prier 12 finir 13 percer 14 régler dεi dεa fni fna fli fla fri fra fri fru ferru fli flu fellu fni fnu fennu dεi dεu deεεu bri dhi bru dhu berru dehhu bli blu bellu bri fsi ldi $li xsi zdi bvi aoriste aoriste intensif bri berri fsi ldi $li xsi zdi bvu fessi[fetti] leddi $elli xessi[xetti] zeddi beîîu

10 distraire

15 étirer 16 prendre quelque chose 17 émousser 18 revivre 19 guérir 20 chauffer 21 finir 22 se pencher 23 louer 24 être bon 25 marcher 26 être grand* 27 être baratte 28 exiler 29 être plante 30 prendre sur ses genoux 31 être en colère 32 être sale 33 être rassasie

fsu glu êfa êyu êlu êmu kfu knu kru lhu lêu mdu* ndu nfu ntu rbu rfu rku ôwu

fsa gli gla êfi êfa êyi êya êli êla êmi êma kfi kfa kni kna kri kra lhi lha lêi lêa mdi mda ndi nda nfi nfa nti nta rbi rba rfi rfa rki rka ôwi

fsi gli êfi êyi êli êmi kfi kni kri lhi lêi mdi ndi nfi nti rbi rfi rki ôwi

fsu glu êfu êyu êlu êmu kfu knu kru lhu lêu mdu ndu nfu ntu rbu rfu rku ô wu

fessu [fettu] gellu êeffu êeggu êellu êemmu keffu kennu kerru lehhu leêêu meddu neddu neffu nettu rebbu reffu rekku ô ewwu

ôwa 34 égorger zlu zli zla zli zlu

ôeggu ôebbu zellu

vc1vc2 :

N° Français 1 Craindre 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Dépasser Remplir Vivre

Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif agad ugad ugad agad ttagad agar açar idir ugar ççur dder ufaf kkal ulal urad ssen urag u$al urar ugar ççur ddir ufaf kkal ulal urad ssin urag u$al urar agar açar idir ufaf kkal ilal urad isin urag u$al urar ttagar ttaçar ttidir ttifif ttkal ttlal ttirid ttisin tturag ttu$al tturar

Être tamisé ifif Cailler ikil Être rincé Être lavé Savoir Verser Revenir Jouer ilil irid isin urug u$al urar

c1vc2v : n° français 1 être condamné 2 3 4 impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif basi busa busa basi ttbasi cuba wala gani cuba wala gani cebbu wali gani ttcabi Ttwali ttgani ttganay

faire ressembler cabi voir wali attendre gani

Vc1c2v : Ac1c2u : n° français 1 rêver 2 attendre impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif argu urga urga argu ttargu arou uroa uroa arou ttraou /

ttraoa 3 4 Poser un piège andi Ê. flasque ulwu unda ulwa unda ulwi andi ulwu Ttandi ttulwu

c1C2v : n° Français 1 nommer 2 3 4 5 6 verser la sauce impératif prétérit prétérit négatif aoriste semmi semmi semma semma seqqi seqqa wessa xeîîa ɛebba ɛedda seqqa wessa xeîîa ɛebba ɛedda seqqi wessi xeîîi aoriste intensif ttsemmi ttseqqi ttwessi ttxeîîi

mettre en garde wessi pénaliser xeîîi charger passer ɛebbi ɛeddi

ɛebbi ttεebbi ɛedddi ttεeddi / ttεedday

Trilitère : c1c2c3 :

n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

français évoquer être inventé Démontrer ceindre avaler limer Courber briller être absent être mouillé

impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif bder bder bdir bder Ttadder bdeε bgen bges bleε bred brek breq bîel bzeg bdeε bgen bges bleε bred brek breq bîel bzeg bdiε bgin bgis bliε brid brik briq bîil bzig bdeε bgen bges bleε bred brek breq bîel bzeg Beddaε Beggen Begges Bellaε Berred Berrek berraq/ ttberriq ttebeîîil/ ttabîal bezzeg/

ttazeg 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 suivre apparaître être mouillé obscurité avoir tort comprendre être rare être content Séparer vider nettoyer abîmer vfer vher dleg vlem vlem fhem fqed freê freq fre$ fres fsed vfer vher dleg vlem* vlem fhem fqed freê freq fre$ fres fsed ftel gres gzem gzer hver hlek vfir vhir dlig vlim* vlim fhim fqid friê friq fri$ fris fsid ftil gris gzim gzir hvir hlik vfer vher dleg vlem* vlem fhem fqed freê freq fre$ fres fsed ftel gres gzem gzer hver hlek afar Ttavhar Delleg Ttavlam vellem / îîalam* Fehhem Feqqed Ferreê Ferreq ferre$ Ferres fessed [fetted] Fettel Gerres Gezzem Gezzer Heddar Hellek / Ttahlak 29 30 31 32 33 34 36 37 38 39 Se présenter apprendre ramasser attraper être trempé gratter fermer lécher être aigrisse être ravivé êver lmed lqev lqef lxes kmez krez mdel mceê msed ndef êver lmed lqev lqef lxes kmez krez mdel mceê msed ndef êvir lmid lqiv lqif lxis kmiz kriz mdil mciê msid ndif êver lmed lqev lqef lxes kmez krez mdel mceê msed ndef eddar Lemmed Leqqev Leqqef ttalxas/ lexxes kemmez Kerrez Meddel Meççaê Messed Neddef 35 labourer

Rouler (couscous) ftel être gelé couper Entailler Parler Ê. malade gres gzem gzer hver hlek

40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67

mourir tailler Labourer percer diminuer se renverser se glisser/ se moucher être collé sauter fermer se retourner être attristé emprunter prêter être marie fuir être figé suivre chasser travailler mélanger

nger noer nqec nqer nqes n$el nser nîev nteg ntew* qfel qleb $ben rvel rcel rwel sbek tbeε tlef xdem xlev xmet

nger noer nqec nqer nqes n$el nser nîev nteg ntew* qfel qleb $ben rvel rcel rwel sbek tbeε tlef xdem xlev xmet xser xreb zde$ Zdem zlef zleg jfel

ngir noir nqic nqir nqis n$il nsir nîiv ntig ntiw* qfil qlib $bin rvil rcil rwil sbik tbiε tlif xdim xliv xmit xsir xrib zdi$ Zdim zlif zlig jfil

nger noer nqec nqer nqes n$el nser nîev nteg ntew* qfel qleb $ben rvel rcel rwel sbek tbeε tlef xdem xlev xmet xser xreb zde$ Zdem zlef zleg jfel

Negger Neooer Neqqec Neqqer neqqes/ ttanqas tten$al nesser/ ttenser neîîev/ ttenîav Neîîeg [neîîew*] ttenîaw/ qeffel/ ttaqfal Qelleb $ebben reîîel/ ttarval* reccel / ttarcal* Reggel Sebbek Ttabaε Tellef Xeddem Xellev Xemmet Xesser Xerreb zedde$ Zeddem Zellef Zelleg Jeffel

être abîmé être embrouillé habiter griller

xser xreb zde$ Zdem zlef zleg

fuir

jfel

68 69 70 71 72 73 74

Ê. Blesser garder être égal engraisser informer essayer égarer

jreê jmeε ɛdel ɛlef ɛlem ɛrev ɛreq

jreê jmeε ɛdel ɛlef ɛlem ɛrev ɛreq

jriê jmiε ɛdil ɛlif ɛlim ɛriv ɛriq

jreê jmeε ɛdel ɛlef ɛlem ɛrev ɛreq

Jerreê Jemmaε ɛeddel ɛellef ɛellem ɛerrev ɛerraq/ ttaεraq*

c1C2c3 : N° Français 1 Pousser 2 3 4 5 6 7 écarter aimer Respecter tromper Couper Saluer Impératif Prétérit degger Degger verref êemmel êezzeb kellex Qeccem sellem verref Prétérit négatif Aoriste Degger Degger verref verref Aoriste intensif ttdeggir tteverrif

êemmel êemmel êezzeb kellex êezzeb kellex

êemmel ttêemmil êezzeb kellex ttêezzib ttkellix

Qeccem Qeccem sellem sellem

Qeccem ttqeccim sellem ttsellim

c1vc2c3 : n° français 1 se séparer 2 3 4 5 s’allier arrêter impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif fareq fureq fureq fareq ttfaraq naseb qareε nuseb qureε wufeq Cawer nuseb qureε wufeq Cawer naseb qareε wafeq Ciwer ttnasab ttqaraε ttwafaq ttcawar

se réconcilier wafeq Se conseiller Ciwer

c1c2c3v : n° français impératif prétérit prétérit négatif aoriste aoriste intensif 1 setêi setêa setêi setêi ttesetêi 2 cetki cetka cetka cetki ttcetki

c1vC2c3 n° français 1 sursauter 2 3 4 5 6 7 ébréché impératif prétérit duqqes duqqes furrem furrem dukkel prétérit négatif aoriste duqqes duqqes furrem dukkel furrem dukkel aoriste intensif ttduqqus duqqus ttfurrum Ttdukkel ddukkul regarder opposer se retirer parier muqqel xallef tixxer xaîîer muqqel muqqel xallef taxxer xaîîer xallef taxxer xaîîer muqqel ttmuqqel xallef tixxer xaîîer Ttxallaf ttixxir ttxaîîar accompagner dukkel

c1vc2c3v : N° Français Impératif Prétérit Prétérit négatif 1 Craindre kukru Kukra Kukra 2 Crier Nulfu Nulfa Nulfa 3 dégoût $unfu $unfa $unfa 4 Détester $unzu $unza $unza Aoriste Aoriste intensif Kukru ttkukru Nulfu $unfu $unzu ttnulfu Tt$unfu tt$unzu

c1c2c3c4 : N° Français 1 Brutaliser 2 3 4 5 6 7 Ê. enfoncé Être aveugle Ê. fou Impératif Prétérit Prétérit négatif Aoriste Aoriste intensif Behdel Behdel Behdel Behdel ttBehdil derbez Der$el derwec derbez Der$el derbez Der$el derbez Der$el ttderbiz Ttder$il

derwec derwec Fenxer genter xerbec Fenxer genter xerbec

derwec ttderwic Fenxer genter xerbec Ttfenxir ttgentir ttxerbic

Faire la moue Fenxer Ê. plaine genter Cribouiller xerbec

c1c2vc3c4 :

N° Français Impératif Prétérit 1 Ê. ouvert brareê brareê 2 3 4 5 Serrer Branler Branler bruqel frurex kmumes Nquqel bruqel frurex

Prétérit négatif Aoriste brareê brareê bruqel frurex bruqel frurex

Aoriste intensif ttebrareê ttbruqul ttefrurux

kmumes kmumes Nquqel Nquqel

kmumes ttkemumus Nquqel Ttneququl

CORPUS OPPOSITION THÉMATIQUE DES VERBES KABYLE.

CORPUS DES DÉRIVATIONS DU VERBE KABYLE.

CORPUS OPPOSITION THÉMATIQUE DES VERBES CHAOUI.

CORPUS DES DÉRIVATIONS DU VERBE CHAOUI.

CORPUS

vc :

STtwverbe S- P S - AI TTWP a$ sa$ ssa$ s$a s$i as af uc ut ttewwet Sis Tsas ttwaf sas sasay

TTwAI

MyMMY- P MY- AI M- P

M- AI

MSMS- P MS- AI mmes$ Mmsa$

Ttw- +MS- Ttw- + SmlTtw- +ms- P Ttw- s- P Ttw- + s- AI ml-P ttwase$ ttwas$ay mles$

ml-AI

LmLm-P Lm-AI lmes$ Ttelmesa$

sm

ttwawfay myufa myafay mmuc mmuca ttwawet myut myuta

msaf

ttemsufay ttwamsufay lmuc mlut ttemluta lmut ttelmuca ttelmuta smuc

uf

suf

sufay

msuf

ttemsufay ttwamsufay

ttusuf

ttusufay

cv : ml Lm Ttw- + STtw-+ Ttw- + ss- P AI ttwaser ml lmi g ttwasrag irg rg

Sverb Se P S - AI ri sri sray/ssrag

TtwTTWP

TTwAI

MyMYP

MYAI

MMP

MSMAI MS- P MS- AI mserg ttmesrag

Ttw- +MSTtw- +ms- P

vcv : STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + Sml- Lm-

verbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI ali sili salay msili ttemsilay awi ili ini ttwawi ttwaway myili myili

Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI ttwamsilay ttusili ttusilay

ivu gevu

sivu sivaw

msivu

ttemsivaw msivaw

ttwasivu

ttwasivaw

C: Sverbe eçç egg TtwMyMMSTtw- +MSTtw- + Sml- LmSM-

Ttw- + s- AI S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P sseçç sseççay ttwaçç ttwaçça mmuçç ttmuçç ttwasseçç ttwasseççay mçça ttwag ttwaga mmug ttmug

Lmuçç Smuçç lmuçça smuçça

Cv : Sverbe bbi SS- P AI TtwMyTTWP TTw- AI MY- P ttwabbi ttwabbay MMY- AI MSMS- AI Ttw+MS- Ttw- + STtwTtw-+ Ttw- + +ms- P s- P s- AI LmmlNSn-

M- P M- AI MS- P mmebbi ttmebbi

nnubbi Snubbi

ttnubbi ttesnibbi ssu c1c2 : Sverb S- P e $r ss$er ne$ Ns nw re$ sew ré ér sl rs vs sen$ sens S - AI s$aray ssen$a y ssnusay y sre$ sesse w seré séer ssel ssers sevs sra$ sesswa y sruéay seéray seslay Srusay srus sevsay msevs ttware ttwar myeré é r éay myeéra myesla ray myesl msesl msers ttemseslay Ttemsersay ttwamsers ttemsers ttemsevsay ttwamsevsa ttwasevs ttwassel ttwasers ttwaseslay Ttwasersay mlir ttusrusay s ttwasevsay mliv ttwaée ttwaé myeér myeréa Mmeré/ Ttmeré miréu meér ttmeér mseér myer$ Ttemyer$ay Mer$ ttmer$ay mser$ msesse w mmseré Ttemseréay ttemseréa ttemseéray ttwaséer ttwaséray ttemser$ay ttemsesway ttwaser$ twasesse w ttwaseré ttwaser$ay ttwasesswa y ttwaseréay mlir lme é ré TTWMYMY- AI ttemyeqqar mne$ Ttemne$ MM- P M- AI MSMS- P mse$r msen$ msens msenw MS- AI ttemse$ray ttemsen$ay ttemsensay ttwamsens ttemsenway TTW+MSTtw- +msP TTW- +STtw-+ sP ttwas$er Ttw- + sAI ttwas$aray mlLm nsessu tsessu ttwassu ttwassaw myessew myessaw msessu ttemsessu mlessu lmessu

TTW- TTw- MY- P P AI myeqqar

ttwasen$ ttwase$ay ttwasens ttwasensay

ssenw ssenwa

ttwasenw ttusenway

y xs $z sexs se$z sexsay se$zay myexs myexsa msexs ttemsexsay ttwasexs ttwase$z

s ttwasexsay mlix s ttwase$zay nnex s

vc1c2 : STtwMyMMSverbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P ader sider ssadar myider ttemysidar msider safig ssafag afeg adef anef sifeg Sidef ssadaf ttwadef ttwadaf sudef Sinf sanif ssanaf ttwanef Ttwanaf arew/ sarew ssaraw ttwarew ttwaraw aru saru ssaraw ttwaru ttwaraw mmsirew ttemsaraw mmsiru ttemsaraw ttwasirew ttusaraw ttwasiru ttusaraw msifeg msiwel ttemsafag ttwamsifeg ttemsawal ttwasiwel ttwasidef ttwsawal Ttusadaf mlidef lmidef awel siwel ssawal LmTtw- +MS- Ttw- + SmlMS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI ttemsider ttwamsider ttwasider ttusidar mlider lmider ttwasifeg ttusafag

mmsidef ttemsadaf ttwamsidef

c1c2c3 :
n STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + SmlLmTtwa +n

ver STTWbe S- P AI P $le se$le sse$l b rbe ê serb eê serb aê b ab

TTw- MYAI P

MY- AI

M- P mme$lab

M- AI Ttme$lab ttmerbaê

MS- P mse$lab

MS- AI Ttw- +ms- P ttemse$ lab ttemser baê ttemse$ laî ttwamse$leî

Ttw- + Ttw-+ s- P s- AI ttwase$l ttwase$leb ab ttwaserb ttwaserbeê aê ttwase$leî ttwase$l aî ttwam ttwaseb $av mleb $av mleb εad lmeb $av lmeb εad eb$ev

ttwareb ttwar beê baê mye$l eî mye$laî myeb $ev

mmerbaê mme$laî

ttemrebba ê mserbaê Ttme$laî mse$laî sme$leî

$le sse$l v s$leî aî b$e v seb$ sseb ev $av

myeb$av

mmeb$av mmebεad mmeêkam

ttmeb$av ttmebεad

mseb$ev msebεad

ttemseb ttwamseb$ev ttwaseb$e $av v

bεe sebε sebε d ed ad êke seêk seêk m n em en s fve ê sefv eê el el sefv aê al am an s êze seêz seêz

myebε ed myebεad myeê kem myeêkam

ttemseb ttwaseb εad ttwamsebεed ttwasebεed εad ttemseê ttwamseêke ttwaseêke m ttwaseê kam ttwaseê ttwaseêzen zn ttwasefl ttwasefles as kam ttemseê zan ttemsefl as m

ttmeêkam mseêkam mseêzan mseflas

fles sefle sefla

nnef veê mmefvaê ttmefvaê msefvaê ttemsef vaê ttwasfveê ttwasefv aê ttwasem ttwasemsel sal ttwasemse ttwasem ttnef vaê

ttwanef veê

ms sems sems ms sems sems

es û

es eû

as mmneqqaû mneqqas ttemnenqa û msenqaû ttemsen qaû ttemsen îaq ttwamsenîeq ttemself mselfa$ myels eq myelsaq mmelsaq ttmelsaq mselsaq q saq a$ ttemsels Ttwamselsaq aq ttwamelse q aû

s

sas ttwasen

nqe senq senq

ttwasenqeû qaû ttwasenî ttwasenîeq aq ttwaself ttwaselfe$ a$ ttwasels ttwaselseq aq

nîe senîe senîa q q q lfe $ lse q c selfe sself $ q ec a$ aq ac selse ssels ttwalse ttwal

msenîaq

dhe sedh sedh êze saêz saêz n en an sefse sefsa d fsd d $re se$r s r b es er b sse$r as ar Ttemse mmse$lab $lab msebxas myel qef myelqaf ttemseb xas ttmselq mmselqaf af ttwase$l ttwase$leb ab ttwaseb ttwasebxes xas ttwaselq ttwaselqef af eb mye$r es mye$ras Mme$ras ttme$ras mse$res mmefsad ttmefsad ttemseê mmseêzan zan mmsefsa d ttemsef sad ttemse $ras ttwaseê zan steêz an steêzen

ttuseêzen

ttwasefs mlefs ttwamsefsed ttwasefsed ad ad ttwase$res ttwase$r as

$ye s$ey se$y $le se$le se$ll bxe sebx sebx s es as lqe selqe selqa f f f

lxe selxe selxa s mr ev s s mselxas semr semr ev av

ttemsel xas ttemse msemrav mrav ttemse msemsad msad ttunase ttuna b sab myer cel myercal mmercal ttmercal ttemser mservab mesleq ttmesleq mseεaf mmesla$ myev meε myevmaε mmevmaε ttmevmaε ttusevmeε ttmesla$ ttemseε af ttwamesle$ vab ttemservab mnaseb ttemnasab ttwamsercel ttwamsercal ttwasercel

ttwaselx ttwaselxes as ttwasemre ttwasem v rav ttwasemse ttwasem d sad

ms sems sems ed ed ad nse snas b eb snas ab l serv ab

serce serca rcel l rve serv b sle q sε e f sle $ eε sle$ meε vm sev sεef ssaεa f selle $ sev maε sevε af vεe svεe tesvε f f af xde sexd sexd m em am eb

ttwaserc mlerc lmerc al ttwaserv al al

ttwaserveb ab ttwasleq ttusaεef ttwasle$ ttwaslaq ttusaεaf ttwasla$ ttwasev maε

mmsevεa ttemsev f εaf myex dem myexdam mmexdam ttemsex ttmexvam msexvam dam

ttwasev ttwasevεef εaf ttwasexde m ttwasex dam mlixd em

xfe sexfi sixfi f f f sexr ab sexs ar ad mmezdad mmeεjal ttmezdad ttmeεjal mseεlaf myeεr sεraq eq myeεraq mmeεraq ttmeεraq mseεraq xre sexr b eb xse sexs r er d ed

ttemsixf mmsixfif if ttusixfef

ttusixfif mlixf lmixf ay if if

ttemsex mmsexsar sar ttemsez msezdad dad ttemseε laf ttemse εraq ttwamseεreq

ttusexsa ttwasexser r ttwasez ttwamsezded ttwasezded dad ttuseεjel ttwaεlef ttuseεjal ttwaseεl ef ttawseεr mliεr lmiεr ttwaseεreq aq eq eq mlizd ed

zde sezd sezd εjel sεjel sεjal εle f sεlef sεlaf εre sεre q q

c1vc2 : Sverbe S- P laé slaé lal nu$ ruê tub slal sruê stub TtwMyMTTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MSMS- P Ttw- +MS- Ttw- + STtw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI ttuslaé ttuslaéay ttuslal ttnu$ Ttnu$ay mnu$ ttemnu$ mesnu$ Ttemsenu$ ttwasnu$ ttusruê ttustub mmesruê ttmesruêay mmestub ttmestubay ttuslaly ttusnu$ay ttusruêay ttustubay ml-

S - AI slaéay slalay sruêay stubay

MS- AI

snu$ snu$ay

Snumay num $im ban éid snum snamay s$im s$imay sban sbanay Siéid siéd tsiéid mmsiziv ttemsiziv ttuban ttubanay mmes$im ttmes$imay mmesban ttmesban

ttusnam ttusnum ttusban ttawsiziv

Ttusnamay ttusnumay ttusbanay mliziv ttawsiziv

ttwass$im ttus$imay

c1vC : Sverbe S- P S - AI êibb sêibb sêibbay qqur s$er s$aray/squray ttmara ttmaray msiéay ttemsiéay mmir smir Smaray ééay siéay ssaéay ml- LmTtwMyMMSTtw- +MS- Ttw- + STTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI ttuêib ttuêibbay mêibb ttmeêibb mesêibb ttmesêibba mse$r ttemse$ray ttus$er ttusmir ttusié ttus$uray ttusemiray ttusiéay ttwasiéay

c1c2v : Sverb e S- P êla seêla TtwS - AI TTW- P seêlay ttiêla TTw- AI ttiêlay MyMYP MMYAI M- P M- AI MSMS- P mseêla MSAI Ttw- +MSTtw- +msP ttemseêlay Ttw- + STtw-+ s- Ttw- + sP AI ttusêla ttuseêlay mlLmNSN-

rêa serêa vra sevra Saêm u Seêma seêma êmu y Stekay testek tka steka a serêay ttwarêa sevray ttwavra ttwarêay ttwavray

mme rêa ttmerêa mserêa

ttemser êay ttemserêay ttwaserêa ttwaserêay ttwasevra ttwasevray

ttemse mseêma êmay

ttwamseê may ttaseêma

ttwaseêma y

mliêm ay

mlern nerni i rni seméa méi mva seméi y semva semva y ttwamva ttwamvay ttwarni ttwarnay mseméa y y ttemse méa mvay ttwaseméi ttwaseméay ttwasemd ttwasemva a y nerna tnerni

snern i

msemva ttemse

c1vc2 :

S-

TTW-

MYMY- P MY-AI myesd uri myessdur ay

MM- P M-AI

MS-

TTw+M TTW- S-

ml-

LmSM- AI

Verb S- P S- AI TTW- TTWe P AI duri sduri sdura y

SMS- P MS-AI TTw+M TTW-+ TTw- + S SM- P SS-P AI mmesdu Mmesdur ttwasduri ttwasduray mlesdu lmesdu ri ay ttmesdura y ri ri

huw shuw shwa a sawa rava srava srava y a y

ttwah wa

ttwahw ay y

msehwa

ttemsehw ay

ttwasehw ttwasehwa a y semsa wa semsaw ay

ttsawa ttusawa mrava ttemra mesrava ttemesrav va ay mmesca ttemescah ttemcah ha ay a mmra ttemra va va ttuscaha ttusrava ttuscahay ttusravay ttusrava ttusravay

caha scah scaha ttucah ttucaha a y a y ravi srava ssrava tturava tturava y y

semrav semrava a y

c1C2 : Ttw+MSTtw+ms- P LmTtw- + STtw-+ s- Ttw- + sP AI mlSM- P SM-AI SM-

STtwMyverb TTWMYe S- P S - AI P TTw- AI MY- P AI

MM- P M- AI

MSMS- P MS- AI

mes sme semse s d ced d qed d ss d s ttembed mbedd day mcudd mcudda myeqq myeqq mmeqq ttmeqqa ttwaqqad ed ad ed d mesbe ttmesbed dd day ay d d ttwaqq ed ay y ttusimses bed sbed sbedd ttubed ttwabedd ttucud ttucudda

ttusimsis ttwasbed ttwasbedda d y sembed sembed d day

lmiqq mliqq ed ed

c1vc2c3 : STtwMyMMSTtw+MSTtw+ms- P Ttw- + STtw-+ s- P Ttw- + sAI ttwasbeyy ttwasbeyy en ttusqabel an ttusqabal semqabel smesqab el mεawe ttemεawa ttusεawed ttusεawad semεawe d ml Lm SM- Sms

verb S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY MY- M- P M- AI MS- P MS- AI e - P AI biye sbeyye sbeyya ttwabeyy ttwabeyy mbeyye ttembeyy mesbeyy ttemsebyy n l εaw sεawe sεawa ttuεawed ttuεawad n n en an ttuqabal n an en an qabe sqabel sqabal ttuqabel mqabel ttemqabal mesqabel mesqabal

d uyir ugir/ ugur

d

d suyyir

d

d msuyir ttmsuyyir ttwasuyyir ttwasuyya r semsuyir

uyer suyir

c1vc2c3 STtwverbe S- P S - AI TTW- P quwr squwr squwar suden suden sudin tafeq walef swalef swalaf ttuswalef ttuswalaf MyMMSTTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P mqewwar msuden mtafeq temtafeq mwalef ur ttwattafaq ca ttemwalaf Ttw- +MS- Ttw- + Sml- LmTtw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI ttuqewwer ttwasemsuden

MS- AI

ttwasuden ttusudin

ttemsudin semsuden

c1c2c3c4 : Ttw+MSTtw- + SMS- AI Ttw- +ms- Ttw-+ s- P P ttmesgamaz ttwasgamez LmmlTtw- + sAI ttusgamaz

verbe

SS- P

S - AI

TtwMyMTTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P

M- AI

MSMS- P mesgamaz

gεmez sgeamez sgemaz

der$el sder$el

sder$al

mmesder$al ttmesder$al

ttwasder$e l

ttwasder$al

derwec sderwic isderwac dukkel zdukel zdukul mdukkel Ttemdukkal mdukul

mesderwac ttmesderwac

Ttwasderwec ttwasderwac ttusdukkel ttusdukkil

c1C2c3 : STtwTTw- AI MyMYMY- P AI MM- P M- AI MSMS- P mmesbed dal al mεerra ttemεerra m myefr myefr mmefra sefreê sefraê ttwafreê ttwafraê eê aê ê Mregg regge ê ttruggeê ttruggaê aê mruggaê ttmefraê msefraê ttemsefraê ttwasefreê m MS- AI ttemesbed dal al el al MY- SMY- S P Ttw- + SMY-S AI Ttw- + sTtw-+ s- P AI ttwasbedde ttwasbedd l al mlLm-

verbe S- P S - AI TTW- P bedd sbedd sbeddi el el l

mmesbeîî ttemesbeîî myesbeîî myesbeîî beîîel sebîîel sbeîîal εrre m ferre ê sεerre sεerra ttwaεerre ttwaεerra m m m m ttwasbeîîel ttwasbeîîal Ttwaseεerr ttwaseεerr em am mlefr ttwasefraê aê lmefr aê

c1c2vc3 : STtwMyMMSTtw- +MS- Ttw- + Sml- Lmverbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI krah sekreh sekrah ttwakreh ttwakrah mmekrah ttmekrah msekrah ttemsekrah ttwasekreh ttwasekrah

c1vc2c3c4 : SS- P shablet shabret TTW- P S - AI shablat shabrat ttuhablet ttuhabret TTw- AI ttuhablat ttuhabrat

verbe hablet habret

c1c2vc3c4 : TtwSTtwMyMY- MYP AI MMP +MS ml Lm MSTtw- + SM Ttw+msAI MS- P MS- AI P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI msekmumme ttemsekmummi ttwasekmume ttusekmummi c ttwanguggay msengug c ttemsenguggay c Ttwasengug c ttwasengugga y

verbe S- P S - AI TTW- P kmum sekmume sekmummi c ngugg c c senguggay ttwangugg Ngugu sengug

TTw- AI

c1vC2v : STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + Sml- Lm-

verbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI luddi sluddi sludday mesluddi mesludday ttwmesludday ttusluddi ttwasludday

v1c1v2c2 : STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + SmlLm-

verbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI irar sirar siraray ttwayrar ttwayraray msirar msirar ttwamsirar ttwasirar ttwasiraray mlirar lmurar

c1C2v : STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + Sml- Lm-

verbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI εedda sεadda sεedday ttuεedda ttuvedday mεedda mεedday mmesedda ttmesedday ttusεedda ttusεedday

c1vC2 : verbe éall huzz S- P séall shuzz S - AI séallay shuzzay TTWP TTw- AI MY- P MY- AI M- P meséall M- AI MS- P MS- AI Ttw+ms- P Ttw-+ Ttw- + ss- P AI ttwaséal ttwaséallay ttusenhuzz

meshuzz mhuzz

ttwashuzz ttwashuzzay nhuzz

ttenhuzzu senhuzz Senhuzzay

vC2c1 : STtwMyMMSTtw- +MSTtw- + Sml- Lm-

verbe S- P S - AI TTW- P TTw- AI MY- P MY- AI M- P M- AI MS- P MS- AI Ttw- +ms- P Ttw-+ s- P Ttw- + s- AI agged sigud sagud myagged myeggad msigged ttemsaggad ttusagged ttusaggad azzel sizzel sazzal ttwazzel ttwazzal msizzel ttemsazzal ttwamsizzel ttusizzel ttwasazzal

Monolitère : Ac : Verbe Af S Ttw M My Myaf Ttemyaf Myufa A$ Sa$ Sa$ay Si$ As Sis Sasay Sas Aé èiz èaéay èaé Ttwaé Ttwaéay Myaé Myuéa Ttemyuéa Ttwe$ Ttwe$ay Mya$ Ttemya$ Myu$ Ms Mys N Sn Tt Sm

vcv : Verbe Adi Andi S Ttw Ttwadi Ttwandi M My myudi Myunda Myadi Myandi Ttemyadi Ttemyandi Myali Myuli Ttemyali Ms Mys N Sn Tt Sm

Ali

Suli Sali Salay

Awi Aki Agi Aru

Swawi Swaway Saki sakay

Myawi Ttemyawi Msaki Ttemsaki Myugi Myagi Ttemyagi Myaru Myuran Ttemyaru Myuza Ttemyazu

Smawi Smaway

Ttwaru

Msaru Ttemsaru

Azu

Ttwazu

Bilitère : Cv : Verbe Ddu S Sedda Seddu Sedday Ssu Ttw M My Myedda Myeddu Ttemyeddu Ttemseddu Myessu Myessa Ttemyessu Zzu Myezzu Myezza Ttemyezzu Bbi ttwabbi Myebbi Ms Msedda Mseddu Mys N Sn Tt Sm

Myubbi ttemyebbi Ffi Ttu Zzi Seffi Sffay Settu* Settuy* Twazzi ttwattu Myettu Ttemyettu Myezzi Ttemyezzi Msettu ttemsettu ttwaffi

eC : Verbe Ebb Egg Eoo Eçç Seçç Seççay Ekk Sukk Sukku Ttweçç Meçç ttmeçça Myeooa Ttemyeooa Myeçç myeçça Ttmeyeçç Mseçç Mseççen Ttmeseççay Msekk Ttemsukku S Sebb Sebbay Ttw M My Ms Msebb Ttemsebbay Msegg ttemsegg Mys N Sn Tt Sm

c1c2v :

Verbe Bvu

S

Ttw Ttwabva Ttwabvu Ttwabvay

M

My

Ms Msebva Msebvu Ttemsebvu Msebla Mseblu Ttemseblu

Mys

N

Sn

Tt

Sm

Blu

Seblu Sebla Sebluy

Ttwabla Ttwablu Ttwabra Ttwabru Myebra Myebru Ttemyebru

Bru

Sebra Sebru Sebray

Msebra Msebru Ttemsebruy Msedha Msedhu Ttemsedhuy

Dhu

Sedha Sedhu Sedhuy

Dεu

Myedεa Myedεu ttemyedεu

Msedεa Msedεu ttemsedεu Msefna Msefnu Ttemsefnuy

Fnu

Flu

Ttwafla Ttwaflu

Myefla Myeflu Ttemyeflu Msefra Msefru

Fru

Sefra Sefru

Sefruy Fsu Sefsa Sefsu Sefsuy

Ttemsefruy

Glu

Msegla Mseglu Ttemsegluy

Gnu

Segna Segnu Segnuy

Ëfa

Seêfa Seêfu Seêfay / seêfuy

Msefêa Mseêfu tte mseêfuy Ttwaêya ttwaêyu Mseêya Mseêyu Ttemseêyu Mseêla Mseêlu Ttemseêlu / ttemseêlay Ttwaêma Ttwaêmu Mseêma Mseêmu

Ëyu

Seêya Seêyu seêyay/ seêyu

Ëlu

Seêla Seêlu Seêluy/ seêlay

Ëmu

Seêma Seêmu

Seêmuy/ seêmay Kfu Myekfa Ttemyekfu Knu Sekna Seknu Seknuy/ seknay Kru Sekra Sekru Sekruy/ sekray Lhu Selha Selhu Selhuy Lêu Selêa Selêu Selêuy/ Selêay Mdu* Semda Semdu Semaday Ttwakra Ttwakna Ttwaknu

Ttemseêmuy/ ttemseêmay Msekfa Msekfu Tt emsekfuy Msekna Mseknu Tte mseknuy/ ttemseknay

Mselêa Mselêu Ttemselêuy/ ttemselêay Msemdu ttemsemday

Ndu

Senda Sendu Senduy/ senday

Ttwanda

Nfu

Senfu senfa senfay

Ttwanfu Ttwanfa Ttwanfay

Myenfu Myenfa Ttemyenfu

Msenfu Msenfa Ttemsenfa

Ntu

Senta Sentu Sentuy/ sentay

Rbu Rfu Serfa Serfu Serfuy/ serfay Rku Serka Serku Serkuy/ serkay Öwu Seôwa Seôwu Seôwuy/ seôway Zlu

Ttwarba Ttwarbu Mserfa Mserfu Ttemserfuy/ ttemserfay Mserka Mserku Ttemserkuy/ ttemserkay

Ttwazla

Mzel

Myezla

Ttwazlu

ttmezla

Myezlu ttemyezlu

Ac1c2 :

Verbe Ader* Afeg Agem Aoew

S Sider sadar Siffeg Saffag Seffeg

Ttw

M

My

Ms

Mys

N

Sn

Tt

Sm

Myagem Myugem Ttemyagem Zioew Zaoew Zaoaw

Msiffeg Ttemsaffag ttemsiffig Msagem Msugem Ttemsagem Mzioew Mzaoew Ttemzaoaw

Aker

Siker* Saker* Sakar *

Ttwiker Ttwaker Ttwakar

Myaker Myuker Ttemyuker Msames Ttemsamas Myamen Ttemyaman /ttemyamen Myanef Myunaf/ myunef Ttemyanaf Msanef Msanaf Ttemsanaf

Ames

Simes Sames Samas Simen* Isaman *

Amen

Anef

Sinaf Sanaf Sinif/ sanef

Arez

Zirez Zaraz Zarez

Ttwarez Ttwaraz

Myarez/ myurez Ttemyaraz / ttemyarez

Asem

Sisem* Sasam* Sisem *

Myasem Myasam/ myusam Ttemyasam/ ttemyasem

Awev

Siwev Sawav

Ttwawev Ttwawav

Msiwev Msawav

Sawev azzel Zizzel Zazzel zazzal Uddem Suddem Suddum/ Suddam

ttemsawav Mzizzel Mzazzel ttemzazzal

c1ec2 :

Verbe Gen Ger Ëess/ êesses Kes

S Sgen Sgan Sger Sgar

Ttw

M

My

Ttwager Ttwagar

Myeger Ttemyeger

Ms Msegen Ttemsagen Mseger ttemsegar

Mys

N

Sn

Tt

Sm

Smeêess Smeêass/ Smeêses Smeêsis Sukes/ Sikes Sakas Ttwakes Ttwakas Msekes Ttemsekes / ttemsakas* Meslay Ttmeslay Myesl ttmeysel Myessew

Sel Sew Ssew

Ttwasel Ttwasal

Ssway ¨¨¨¨¨èer Meér ttemeéra

Ttemyess way

c1c2 : Verbe Vs Fk S Sves Sevsay sefk Myefk Ttemyettak Ttemyefk Ls Sels Slusu slusuy Ns Sens Snus Snusu Nz Zenz Znuz Znuzu $r S$er S$ar Mye$er Ttemye$er Ttemyeqqar Ttwanez Mels ttemelsa Msels Ttmesels/ ttemselsa Msens Ttemsens Ttemsenusu Mzenz ttemzenuzu Ttw M My Ms Msevs Ttemsevsay nefk snefk ttunefk Mys N Sn Tt Sm

R$

Ser$ Ser$ay

Ttwar$

Mer$ Ttmer$a

Mser$ Ttemser$ay

Rs

Sers Srusu

Ttwasers Ttwers Ttwareé Ttweré Ttwaréay Meré Ttmeréay/ ttmeréa Myeré Ttemyeré

Msers Ttemserusu Smeré Smeréay

ac1ac2 : Verbe Agad S Sigad Saged sagad Agar Siger Sagar Açar Ttwaçar Ttw Ttwagad M My Myagad Myugad ttemyagad Myagar Myugar Ttemyagar Myaçer Myuçar ttemyaçar Sniger Snagar Snager Ms Mys N Sn Tt Sm

ic1ic2 : Verbe Idir Ifif S Sider Sidir Sader Siff Sifif Ttw M My Ms Mys N Sn Tt Sm

Ttwasiff/tt wasaff

Msiff Msaff Ttemsaff

Ikil Ilil Irid Isin

Skil Skal Skalay Slil Slal Slili/slalay Sired Sared Sirid

Msired Msared Ttemsirid Ttared

Myeslal ttemyeslil

Nired Ttnirid

Ttwassen ttissen

Myussan Ttemyussan

uc1uc2 : Verbe Urug U$al Urar S Sureg surug Su$al Surar Msu$al Ttemsu$al Msurar ttemsurar Ttw M My Ms Mys N Sn Tt Sm

c1vc2v : Verbe Basi Cabi Wali S Sbasi Sbasay Ttw M My Ms Mys N Sn Tt Sm

Mcabi Mcuba ttemcabi Mwali Mwala Ttemwala

vc1c2v :

Verbe Argu

S

Ttw

M

My Myargu Myurga Ttmyargu

Ms

Mys

N

Sn

Tt

Sm

Arou

Sarou Saroa Sarouy

Myarou Myuroa Ttemyarou

Msarou Mserou Mseroa Ttemserou

c1vc2 : Verbe Ban S Sban Ttw M My Ms Mseban Mys N Sn Tt Sm

Sbanay Fad Sfad Sfud sfaday Faq Laé Sfaq Sfaqay Slaé Slaéay

Ttmesban ttemsebanay

Msefaq ttmsefaq

Mar/ mir

Smir Smiriy/ Smar smaray

Dum huc Kur Num Riê

Sdum Sdumu Ttuhuc Skur skuruy Snum snumuy Sriê Sraê Sriêiy Msenum Ttemsenum Myesriê Myesraê ttemyesriê

Sraêay Ruê Sruê Sruêuy εas Mεas Mεus ttemεasa Mserwaê* Ttemserwaê *

C1Vc2 : Verbe Ggao S Sggao Sggaooay Ggall Kkaw Sggall Sgallay Skew Skaw Dull Skaway Sdull* Ttw M My Ms Mseggao Msegguo ttemseggaoay Msegall Ttemsegallay Msekaw ttemsekaw Msedull ttemsedulluy Mys N Sn Tt Sm

Bbib

Sbbib sbbibbi Sbbabbay/ Sbbabb* Sbbubb*

Msebbibb Ttemsebbibbi ttemsebbabbay

Qqim

S$im S$am S$amay

Mse$im Mse$am Ttemse$im ttwacudd

Cidd

C1c2 : Verbe Ddem S Ttw ttwaddem M My Myaddam Myuddam ttemyaddam Ddez Ttwiddez Ttwaddez ttwaddaz Ffe$ Suffe$ Suffu$ Ffer Ttwiffer Ttwaffer Ttwaffar Kkes Ttwakkes Ttwikkes Ttwakkas Nnev Qqes Ttwannev Ttwaqqes Myeffer Myuffar ttemyuffar Myakkas Myukkas Ttemyukkas Myennev ttemyennev Myeqqes Ttwaffe$ Myeddez Myuddaz ttemyeddaz Msuffe$ Msuffa$ Ttemsuffa$ Ms Mys N Sn Tt Sm

Ttwaqqas

Myuqqas ttemyuqqas

Ttel

Ttwattel

Myettel Ttemyettal Mter

Msuttel Msuttal ttemsuttal Msuter Msutar ttemsutur

Tter

Suter Sutur

Ttwatter Ttwattar ttwaîîev Ttwiîîef Ttwaîîaf Ttwaîîef ttwet

îîev îîef

Suîîev Suîîuv Saîîef Saîîaf

Myeîîef Myuîîaf ttemyuîîaf Myawet Myawat Ttemyawat

Wwet

c1C2V : Verbe Semmi Seqqi Wessi S Ttw Ttusemmi ttusemma Ttuseqqi Ttuseqqa Ttwaseqqi* M My Ms Mys N Sn Tt Sm

Mwessi

Mwessa ttemwessi Xeîîi Ttuxeîîi Ttuxeîîa Ttwaxeîîa* ∑ebbi Verbe Bder ∑eddi Ttuεebba S Sεeddi Sεedda Sεedday Ttw Ttwabder Ttu εedda ttwaεedda ttwabdar My M Mseεebbi Mseεebba Ms ttemseεbbi Mseεedda ttemseεedday Sm N Sn

c1c2c3

bdeε

Sebdeε sebdaε

ttwabdeε ttwabdaε ttwabgen ttwabgan Ttwabges ttwabgas Ttwableε ttwablaε Ttwabred ttwabrad Ttwabrek ttwabrak

msebdeε ttemsebdeε msebgen ttemsebgan

nebdeε ttnbdaε

bgen

Sebgen sebgan

bges

sebges sebgas

bleε

sebleε seblaε

bred

sebred sebrad

brek

sebrek sebrak

breq

Sebreq sebraq

bîel

Sebîel

Ttwabîel

msebîel

sebîal bzeg sebzeg sebzag vfer Sevfer sevfar vher sevher sevhar dleg

ttwabîal Ttwabzeg ttwabzag ttwavfer ttwavfar ttwavher ttwavhar myevfer myevfar Mevher Ttmevher Mdulleg ttemdullug

ttmsebîal msebzeg ttmsebzag Msevfer ttmsevfar msevher ttmsevhar nevher ttnevhar

vlem

sevlem sevlam

Ttwavlem ttwavlam ttwaFhem ttwafham

myevlem ttemyevlam myefhem ttemyefham msefhem msefham

fhem

sefhem sefham

fqed

seFqed

ttwafqed

mseFqed

Nefqed

sefqad freê Sefreê seftraê freq seFreq sefraq fre$ sefre$ sefra$ fres

ttwafqad

ttemsefqad msefreê ttemsefraê

ttnefqad Nefreê ttnefraê

ttwafre$ ttwafra$ ttwafres ttwafras mufres ttmufrus msefsed ttmsefsad neftal ttneftal sneftel sneftal Smufres smufrus

fsed

seFsed sefsad

ttwafsed ttwafsad

ftel

gres

seGres segras

ttwagres ttwagras

gzem

ttwagzem ttwaGzam

myegzam ttemyegzam myegzar ttemyegzar

gzer

ttwagzer ttwaGzar

hver

ttwahver ttwahvar

hlek

seHlek sehlak

Ttwahlek ttuhlek ttwaêver ttwaêvar

Msehlek ttemsehlak

Nehlak ttnehlak

êver

êres

Seêres seêras

Ttwaêres ttwaêras Ttwalmed Ttwalmad ttwalqev

Myaêras ttemyeêras Mselmad ttemselmad mselqev

Neêras Ttneêras Nelmad ttnelmad

lmed

Selmed Selmad

lqev

Selqev

selqav lqef Selqef selqaf lxes Selxes selxas kmez

ttwalqav

ttemselqav Mselqaf ttemselqaf

Ttwalxes ttwalxas Ttwakmez ttwakmaz myeKmaz ttemyekmaz

mselxas ttemselxas

krez

seKrez sekraz

ttwakrez ttwakraz Ttwamdel ttwamdal

mdel

mceê

Semceê semcaê

ttwamceê ttwamcaê ttwamsed

myemcaê ttemyemcaê

msemcaê ttemsemcaê

msed

seMsed

semsad ndef seNdef sendaf nger seNger sengar

ttwamsad ttwandef ttwandaf ttwanger ttwangar mendaf ttmendaf msendaf ttemsendaf Msengar ttemsengar

noer

ttwanoer ttwaNoar

menoar ttmenoar

smenoar ttesmenoar

nqec

ttwanqec ttwaNqac

nqer

seNqer senqar

ttwanqer ttwanqar ttwanqes ttwanqas

Msenqar ttemsenqar msenqas ttemsenqas

nqes

senqes senqas

n$el

sen$el sen$al

ttwan$el ttwan$al

msen$al ttemsen$al msensar ttemsensar

nser

senser sensar

nîev

Senîev senîav

ttwanîev ttwanîav ttwanteg ttwantew* ttwantag ttwantaw* ttwaqfel ttwaqfal msenteg msentew* msentag msentaw*

nteg ntew*

Senteg sentag sentew* sentaw*

qfel

qleb

ttwaqleb ttwaqlab

neqlab ttneqlab mu$ben ttmu$bun smu$ben smu$bun ne$ben ttne$ban

sneqleb sneqlab

$ben

se$ben se$ban

rvel

servel serval

ttwarvel ttwarval ttwarcel ttwarcal

myerval ttemyerval

rcel

sercel sercal

rwel

serwel serwal

nerwal ttnerwal myesbak ttemyesbak

sbek

sber

Ttwasber ttwasbar

Msebar ttemsebar msetbaε ttemsetbaε netlaf ttnetlaf msexdam ttemsexdam msexlav

tbeε

setbeε setbaε

ttwatbeε ttwatbaε ttwatlef ttwatlaf

tlef

xdem

sexdem sexdam

ttwaxdem ttwaxdam ttwaxlev

xlev

sexlev

sexlav xser sexser sexsar xreb sexreb sexrab zde$

ttwaxlav ttwaxser ttwaxsar ttwaxreb ttwaxrab ttwazde$ ttwazda$ myezda$ ttemyezda$

ttemsexlav msexsar ttemsexsar msexrab ttemsexrab

Zdem

ttwaZdem ttwaZdam

zlef

ttwazlef ttwazlaf

nezlaf ttnezlaf nejfal ttnejfal

jfel

jreê

ttwajreê ttwajraê

myejraê ttemyejraê nejmaε ttnejmaε Snejmaε snejmaεay

jmeε

ttwajmeε ttwajmaε

ɛdel

seɛdel seɛdal

ɛlef

seɛlef seɛlaf

ɛlem

seɛlem seɛlam

ttwaɛlem ttwaɛlam ttwaɛrev ttwaɛrav

Mseεlam ttemseεlam

ɛrev

ɛreq

seɛreq seɛraq

Mseεraq ttemseεraq

c1C2c3 :

Verbe degger

S

Ttw ttwadegger ttwadeggar

My

M mdeggar ttemdeggar verref

Ms

Sm

N

Sn

verref

ttwaverref

ttwaverraf êemmel ttuêemmel ttuêemmal êezzeb êezzeb mêemmal ttemêemmal mêezzab ttemêezzab kellex ttwakellex ttwakellax mkellax ttemkellax

Qeccem

ttwaQeccem ttwaQeccam

Qeccem

sellem

sellem

msellam ttemsellam

c1vc2c3 : Verbe S Ttw My M Ms Sm N Sn

fareq

Mfaraq ttemfaraq

naseb

Mnasab ttemnasab

qareε

Sqareε sqaraε

wafeq

Mwafeq ttemwafeq

Ciwer

Mcawar ttemcawar

c1c2c3v :

Verbe setêi

S

Ttw

My

M Msetêi Msetêa ttemsetêa

Ms

Sm

N

Sn

c1vC2c3 : Verbe duqqes S Sduqqes sduqqus furrem Sfurrem sfurrum dukkel Sdukkel sdukkul muqqel smuqqel smuqqul xallef sxallef Ttw My M Ms Sm N Sn

sxallaf tixxer stixxer staxxar

c1vc2c3v : Verbe kukru S Ttw Ttukukru ttukukra Nulfu Snulfu Snulfa snulfuy $unfu Ttu$unfu Ttu$unfa Mse$unfu Mse$unfa Ttemse$unfu My M Ms Sm N Sn

$unzu

S$unzu S$unza S$unzuy

M$unzu M$unza Ttem$unzu

c1c2c3c4 : Verbe Behdel S seBehdel sebehdil derbez sederbez sederbiz Ttw ttuBehdel ttuBehdal My M Ms Sm N Sn

Der$el

seDer$el seDer$il

derwec

sederwec sederwic

Fenxer

seFenxer seFenxir

genter

segenter segentir

xerbec

sexerbec sexerbic

c1c2vc3c4 : Verbe brareê S sebrareê sebraraê bruqel sebruqel Ttw My M Ms Sm N Sn

sebruqul frurex sefrurex sefrurux kmumes sekmumes sekmumus Nquqel seNquqel seNququl