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©Nicole Tung

Saturday, March 23 Common Room/Grand Salon Samedi, 23 mars Old Chancellor Day Hall 9:00 – 17:00 Faculty of Law McGill University 3644 Peel Street 

OUT OF PLACE
Law, Literature & Migration ǀ Droit, Littérature et Migration Student Colloquium ǀ Colloque étudiant
Human beings have always moved, in search of economic opportunities or of greater political stability. For the past sixty years, we have witnessed an acceleration of this mobility – thanks in large part to the democratization of mass media and intercontinental transportation – and simultaneously, a new relationship between the community and the border, the migrant, the immigrant, the foreigner, has arisen. Migration has morphed from a natural phenomenon into a major economic, legal and political issue, and the migrant has become a subject/object to be controlled. On the level of the imaginary, the many consequences of these recent developments continually bring the figure of the migrant back to her peculiar vulnerability as well as to her singular agency. Such characteristics, often too little accounted for in the legal sphere, beg the question of her representation. Where indeed can the migrant speak from when the very status of “migrant” can be summed up by the notion that she has lost all access to her own space, i.e., a habitable and inhabitable space? It is over this question that law meets literature and that literature attends to law. For, if the function of law is to resolve conflict, literature thrives on its ability to do so. After one academic year of debates, the students of the seminar will present the results of their individual research projects. The programme of the colloquium can be found here: http://tinyurl.com/ca9gbqj. All are welcome. For organization purposes, please register with William Martin, coordinator of the Oppenheimer Chair, at: william.martin@mail.mcgill.ca. De tout temps, l’être humain s’est déplacé, à la recherche de ressources économiques ou en quête de stabilité politique. Depuis une soixantaine d’années, on observe une accélération de cette mobilité – grâce, notamment, à la démocratisation des moyens de communication et des transports de masse – et, avec elle, un nouveau rapport de la communauté envers la frontière, le migrant, l’immigrant, l’étranger. De phénomène naturel, la migration est devenue un enjeu politique, juridique et économique de taille et le migrant un sujet/objet à contrôler. Au plan de l’imaginaire, les nombreuses conséquences de ces récents développements renvoient la figure du migrant à sa propre vulnérabilité tout come à sa singulière agentivité. Ces caractéristiques, souvent trop peu prises en compte par l’espace juridique, posent la question de sa représentativité : d’où peut parler, en effet, un sujet dont le statut même peut se résumer dans l’idée d’avoir perdu tout accès à un espace propre, c’est-àdire à un espace habitable et habité? C’est ici que droit et littérature se rencontrent, car si la fonction du droit est de résoudre les conflits, la littérature, quant à elle, se nourrit de sa propre inaptitude à le faire. Après une année de débats, les étudiants du séminaire présenteront les résultats de leurs projets de recherche. Le programme du colloque peut être consulté ici: http://tinyurl.com/ca9gbqj. L’événement est ouvert à toutes et tous. Pour des fins d’organisation, prière de s’inscrire auprès de William Martin, coordonnateur de la Chaire Oppenheimer: william.martin@mail.mcgill.ca.