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24 heures | Lundi 25 mars 2013

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Culture&Société
Prix du cinéma suisse

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Fumetto fait Se lâcher sur Twitter peut le plein avec aller jusqu’au licenciement 50 000 Internet visiteurs
Bande dessinée
Le 22e festival international de la bande dessinée de Lucerne s’est achevé dimanche sur un bilan positif et un prix décerné au Taïwanais Tse-Wei Tu
Organisée pour la première fois à Genève, la cérémonie des Prix du cinéma suisse y aura désormais lieu tous les deux ans en alternance avec Zurich. Le conseiller fédéral Alain Berset a ouvert la cérémonie samedi soir. Les Prix du cinéma suisse sont remis dans dix catégories. Les lauréats reçoivent un trophée sculpté par Jean Mauboulès. Prix d’honneur pour sa carrière, la cinéaste vaudoise Jacqueline Veuve, malade, avait confié à son mari la tâche de lire une lettre.
Les efforts ont payé: additionnés à la réputation du festival de bande dessinée de Lucerne, Fumetto a réussi à chasser l’amateur hors de ses terres alémaniques. Et si, selon le communiqué publié hier par la direction du festival, les chiffres sont stables avec 50 000 visiteurs pour neuf jours de festival, les organisateurs se félicitent de compter davantage de visiteurs venus des régions francophones. Membre à part entière du jury, le public a décerné son prix au Belge Martin Viot, né en 1989 à Bruxelles. Son travail en noir et blanc sur le thème de la justice avait auparavant conquis le jury du concours, puisqu’il a terminé à la deuxième place du prix principal. Ce dernier est revenu à Tse-Wei Tu, un Taïwanais de 28 ans. Son œuvre, intitulée The Gift, traite de la justice, le thème du concours, de manière «ludique et complexe».

L’enfant d’en haut triomphe aux Quartz
Ursula Meier a remporté trois récompenses samedi à Genève alors que le Vaudois Kacey Mottet Klein a été sacré meilleur acteur
Pascal Gavillet Texte Magali Girardin Photos
«Je suis d’autant plus émue de recevoir ce prix à Genève que mon désir de cinéma est né ici.» C’est par ces mots qu’Ursula Meier affichait son bonheur de remporter, samedi, le Prix du cinéma suisse pour L’enfant d’en haut: «C’est dans cette ville que j’ai découvert puis étudié le cinéma.» Certains se souviennent peut-être de l’avoir croisée, dans les couloirs du Grütli, une étudiante fourmillant de projets et débordante d’énergie. C’était Ursula Meier. Désormais l’une des valeurs sûres du cinéma suisse. Comme son acteur fétiche, Kacey Mottet Klein. Déjà nominé aux César pour le Prix du meilleur espoir masculin, l’écolier de Bussigny, 14 ans, a été sacré meilleur acteur pour son interprétation de Simon, le jeune voleur de L’enfant d’en haut. Sur scène, il a tout juste eu le temps de dire deux mots: «On ne joue pas pour gagner des prix mais ça fait toujours plaisir. A présent, c’est l’école qui passe avant tout, car on n’est jamais sûr de pouvoir continuer dans le cinéma.» Organisée à Genève, qui se partagera dorénavant l’événement un an sur deux avec Zurich, la 16e cérémonie des Prix du cinéma suisse – baptisés Quartz jusqu’à l’an dernier et toujours surnommés ainsi dans la branche – avait lieu samedi soir au Bâtiment des Forces Motrices. Evénement mondain? Un peu, tout le milieu du cinéma suisse en était à côté des officiels. Fête du cinéma? Pas tout à fait, la cérémonie révélant aussi les rivalités entre productions et parfois les clivages entre régions linguistiques. Rendez-vous incon-

Commentaire
Pascal Gavillet

L’audace romande a payé
Trois prix, évidents, incontestables, pour L’enfant d’en haut d’Ursula Meier: Meilleur film de fiction, scénario (coécrit avec Antoine Jaccoud) et interprète masculin (Kacey Mottet Klein). Et deux pour Hiver nomade de Manuel von Stürler: Meilleure photographie (Camille Cottagnoud) et Meilleur montage (Karine Sudan), récompense créée spécialement par l’académie. Ces deux films symbolisent l’ascension du cinéma romand, ces douze derniers mois en tout cas. Mais il faut aussi ajouter les prix obtenus par Nicolas Wadimoff pour Opération Libertad – Meilleur second rôle décerné à Antonio Buil – et par les frères Guillaume, Meilleur film d’animation avec La Nuit de l’ours. Tout cela signifie-t-il que les Romands dominent la création dans le cinéma suisse? Non, car bon nombre d’Alémaniques (Peter Mettler, Markus Imhoof, Marcel Gisler) se sont distingués aussi bien en salles qu’aux Quartz. Mais le foisonnement et l’audace sont en ce moment du côté romand. Comment expliquer ce regain d’énergie et d’inventivité créatrice? Peut-être par le rôle des écoles – la HEAD à Genève, l’ECAL à Lausanne – qui contribuent à révéler de nouvelles générations. Sans doute aussi grâce au travail fourni par la Cinémathèque suisse et par les salles du Grütli, qui entretiennent une tradition cinéphilique qui a tendance à se perdre. Mais aussi probablement grâce à l’émergence de chefs de file d’un cinéma dont la radicalité demeure une constante. Même si elle n’aimerait pas être qualifiée de «leader», Ursula Meier en est une, et le cinéma suisse en avait besoin. C’est aussi cela qu’il faut retenir de ces 16e Prix du cinéma suisse. Cinéastes d’ici, en avant!

«Fumetto va assurément continuer à suivre Max Kamber, le Bernois, prix des jeunes talents»
Le comité d’organisation du festival

tournable? Non plus, certains invités se concentrant plutôt sur le résultat du match de football Chypre-Suisse. Alain Berset, conseiller fédéral en charge de l’Intérieur, a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. Il s’en est fort bien tiré avec un discours concis et habile.

Jacqueline Veuve honorée
La suite de la cérémonie est plus laborieuse. Enchaînements peu inspirés, gags qui tombent à plat et lenteurs sont au menu d’un spectacle qui nous fait regretter les pires moments des César. Tous les nominés montent sur scène, sans trop savoir pourquoi. Nous non plus… Quant aux lauréats, on les laisse à peine s’exprimer. La plupart

des favoris se trouvent récompensés, sans réelle surprise et L’enfant d’en haut totalise trois Quartz (Meilleur film de fiction, meilleur scénario et meilleure interprétation masculine). Puis la soirée s’achève sur une note d’émotion par un Prix d’honneur décerné à la Vaudoise Jacqueline Veuve. Malade, elle n’a pas pu venir le chercher et son mari lit une lettre d’elle. Le conseiller fédéral Alain Berset lui a remis le trophée sous un tonnerre d’applaudissements.

Kacey Mottet Klein a participé avec le prix de la meilleure interprétation masculine à la moisson d’Ursula Meier pour L’Enfant d’en haut, récompensé en tant que Meilleur film de fiction et Meilleur scénario. Sybille Brunner (à dr.) a, quant à elle, remporté le prix de la Meilleure interprétation féminine pour Rosie.

Visionnez notre galerie photos du Prix du cinéma suisse sur quartz.24heures.ch

Les jeunes artistes ayant aussi droit à un prix, ils ont en plus une star: le Suisse Max Kamber. En 2012, le Bernois avait atteint la première place dans la catégorie des enfants (jusqu’à 12 ans). Il a récidivé cette année en remportant la catégorie des 13 à 17 ans. Attentifs et ravis, les organisateurs l’ont promis: «Fumetto va assurément continuer à suivre ce jeune talent» Parmi les autres temps forts de la manifestation qui a mis l’accent sur la naissance de la bande dessinée alternative dans les années 60 et 70, l’exposition «Robert Crumb The Underground» a convaincu nombre de visiteurs tout comme les travaux de plus de 200 artistes du monde entier présentés à différents endroits de la ville de Lucerne. Sur neuf jours de festival, Fumetto proposait 40 événements satellites donnant leur chance à des artistes régionaux comme à des débutants. 24/ATS

sive.» D’où le risque de s’emporter et de ne plus mesurer la force de ses propos. L’animateur Julien Courbet vient En 140 signes, il est difficile de maîtrid’en faire les frais: 140 signes ser la tonalité du message, surtout lorsassassins suffisent pour perdre qu’on fait de l’humour. «Il y a une confrontation entre la volonté de s’exprimer son travail. En Suisse, l’usage et une multitude de manières dont le du réseau social pour critiquer tweet peut être perçu, précise Olivier son employeur ne dispose Glassey. Les internautes n’ont pas toupas encore de jurisprudence jours conscience du décalage qui existe Pas un jour ne passe sans qu’un anonyme entre l’audience qu’ils imaginent et ou une personnalité publique paie le prix l’audience réelle.» Même avec quelques fort pour s’être épanché sur le réseau followers (les abonnés d’un compte Twitsocial sans mesurer l’impact qu’auraient ter), le message peut se répandre sur la ses paroles virtuelles dans le monde réel. Toile en quelques minutes. Résultat? Licenciements et plaintes péna«La loi s’applique de la même males pour diffamation se multiplient. L’ani- nière, que l’on s’exprime sur un réseau mateur Julien Courbet en a récemment social comme Twitter ou Facebook ou fait l’amère expérience. Son employeur, publiquement», précise Sébastien Fanti, France 2, n’a pas apprécié ses propos avocat et spécialiste des nouvelles techcommentant l’arrêt de son jeu quotidien nologies. Elle relève du Code pénal et des Seriez-vous un bon expert?. Amer, l’anima- articles réprimant les atteintes à l’honteur avait utilisé son compte Twitter pour neur, comme la calomnie, la diffamation commenter: «Bonne nouvelle pour la et l’injure. création française, il va y avoir un feuilleReste à savoir comment différencier ton allemand à la place.» Réagissant im- les niveaux de langage qui tombent ou médiatement à ces propos, la chaîne a non sous le coup de la loi. Par exemple: décidé de mettre un terme à sa collabora- «Si l’on écrit «Céline Dion chante mal», tion avec le quadragénaire. c’est un jugement de valeur qui ne peut Un exemple parmi d’autres. Alors que pas être poursuivi, explique l’avocat. Par le compte Twitter de Maurane était piraté contre, «Céline Dion chante faux» pourpar l’une de ses proches pour laisser rait être jugé comme une atteinte à l’honcroire au suicide de la chanteuse, la se- neur si la chanteuse prouve le contraire.» maine passée, c’est Adama Diallo, l’un Critiquer explicitement son employeur des rappeurs du groupe Sexion d’assaut, sur Twitter peut aussi entraîner un averqui a été déclaré coupable de diffamation tissement. «Aucune jurisprudence n’a enà cause d’un tweet à l’encontre d’une core été publiée en Suisse. «Si l’entreprise journaliste. Enfin Jean-François Copé, possède une charte d’utilisation des réprésident de l'UMP française, vient seaux sociaux, un licenciement pourde faire condamner un interrait se justifier», ajoute-t-il. naute pour injure publique sur Autre danger spécifique au réle réseau social. seau social: retweeter, soit propa«Un tweet mal géré peut ger, donc assumer, le contenu vite avoir des conséquences d’un tweet illicite. L’acte est condésastreuses et même remettre sidéré comme de la complicité et en question une carrière justombe aussi sous le coup de la loi. que-là irréprochable», conUn tweet reste difficile à faire disfirme Stéphane paraître, même une fois effacé. Koch, expert en Une simple copie de questions numél’écran avec le mesriques. Car le sage incriminé est réseau social déjà une preuve revalorise l’imcevable par un médiateté. juge. Et Sébastien «Ce système Fanti d’insister: de messageécrire sur Twitrie est en ter «Angela est contact diune idiote» est rect avec aussi visible n o t r e que si le messphère insage était time, expligravé sur une que Olivier plaque en Glassey, somarbre. Les acciologue cros au site de à l’Université microblogging de Lausanne. tourneront donc Tout se passe Un tweet a mis le feu aux poudres sept fois leur souris sur le vif avec entre Julien Courbet et son à côté de leur ordil’envie de partaemployeur, France 2. F2 nateur avant de gager ses émotions zouiller sur Toile. de manière impulRebecca Mosimann

Les fêtes de Pâques s’épanouissent en musique
Classique
Lausanne, Montreux et Romainmôtier proposent un grand nombre de chefs-d’œuvre du répertoire sacré pour vivre l’émotion et le recueillement
La période qui précède Pâques s’avère décidément faste pour la musique sacrée, encore plus qu’à Noël, où les chefs-d’œuvre sont plus rares. A n’en pas douter, la Passion du Christ a grandement inspiré les compositeurs de toutes les époques et toutes les confessions. Les concerts qui se succèdent cette semaine dans le canton
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Vite dit
Regard d’or pour «Trois sœurs» à Fribourg
Cinéma Au terme du 27e Festival international de Fribourg (FIFF), c’est le documentaire Three Sisters du Chinois Wang Bing qui a remporté samedi le Regard d’or doté de 30 000 francs. Le film, qui remporte la compétition internationale parmi douze autres longs-métrages, relate le quotidien, la misère et les enjeux qui attendent trois sœurs vivant seules dans un village de boue des montagnes du Yunnan, en Chine. Avec une affluence de plus de 36 000 cinéphiles, dont Charles Aznavour et Eric Cantona, le FIFF établit son nouveau record de fréquentation et se réjouit d’avoir diffusé quelque 110 films – dont 20 courts-métrages – produits par 45 pays. 24/ATS

Le marché boude la vente Barbier-Mueller
Enchères
Très attendue, la vente d’art précolombien vendredi et samedi chez Sotheby’s à Paris n’a pas tenu toutes ses promesses
Il est difficile de remonter une pente. La première journée de la vente à Paris des œuvres d’art précolombien du Musée BarbierMueller de Barcelone s’était mal passée vendredi. Et cela même si les pièces essentielles ont trouvé preneur. Ainsi la Vénus Chupicuaro (grande sœur de l’emblème du Quai Branly) a juste dépassé son estimation de base à 2,4 millions. Samedi aura été une journée tout
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Repéré pour vous

affichent tout bonnement une concentration incroyable de musiques bouleversantes. Que l’on soit croyant ou non, voilà une sélection de moments précieux de recueillement et d’émotion. Passion selon saint Jean de Bach Pour interpréter la Passion selon saint Jean à l’Auditorium Stravinski à Montreux, Yves Bugnon a réuni l’Ensemble Baroque du Léman, son Chœur d’Oratorio de Montreux, mais aussi le Chœur du Gymnase de Burier, atelier choral qui se recrée chaque automne autour du chef de chœur lausannois, avec les élèves et les enseignants volontaires. Avec l’Evangéliste de Christoph Ein-

horn, on s’assure d’un récit captivant, et à voir les noms des autres solistes (Boris Grappe, Charlotte Müller Perrier, Martin Oro et Alexandre Diakoff), la perfection sera au rendez-vous (Montreux, Auditorium Stravinski, me 27 (20 h), rens.: 021 962 21 19, www.lasaison.ch) Les sept dernières paroles du Christ de Haydn Le compositeur raconte lui-même la création de sa version des Sept dernières paroles en 1801 à Cadix: «Les murs, les fenêtres et les piliers de l’église étaient couverts d’étoffe noire, et seule une lampe éclairait l’obscurité sacrée. Après un prélude, l’évêque montait à la chaire, pro-

nonçait l’une des sept paroles et ajoutait là-dessus une réflexion. Quand il avait terminé, il descendait de la chaire et tombait à genoux devant l’autel. Cette pause était remplie de musique.» Le chœur Novantiqua de Sion et l’orchestre de l’HEMU délivrent cet oratorio sublime (Lausanne, St-François, je 28 (20 h 30), entrée libre, www.hemu.ch) Les sept paroles du Christ de Franck Le traditionnel concert célébration du Vendredi-Saint à Romainmôtier offre une autre version des Sept paroles du Christ, celle, toute en retenue, composée par César Franck en 1859. La Chapelle vocale de Romainmôtier est

dirigée par son chef de toujours, Michel Jordan (Romainmôtier, abbatiale, ve 29 (15 h), entrée libre, www.concerts-romainmotier.ch) Stabat Mater de Vivaldi La nouvelle série des concerts hebdomadaires de St-François à Lausanne, le samedi en fin d’après-midi, affiche des styles très variés, du classique au jazz. Mais en ce samedi saint, le rendezvous se veut sacré. L’Ensemble Quintessence et le contre-ténor Paulin Bündgen interprètent une pièce emblématique et justement célèbre d’Antonio Vivaldi, son déchirant Stabat Mater (Lausanne, St-François, sa 30 (17 h), entrée libre, www.concerts-sainf.ch) Matthieu Chenal

aussi morose. Beaucoup de lots sont restés en rade, n’ayant pas atteint «le prix de réserve». Sotheby’s a fait ses comptes. Sur les 313 numéros du catalogue, 147 lots, soit un peu moins de la moitié, ont trouvé preneur. En deux jours, les pièces vendues auront rapporté environ 12, 6 millions. Guillaume Cerutti, de Sotheby’s France, s’est tout de même réjoui d’un événement qui «a établi un record mondial pour une vente d’art précolombien. Les prix élevés atteints par plusieurs pièces emblématiques rendent justice à l’extraordinaire qualité.» Bien au-dessous des 15 à 20 millions prévus pour une vente d’une telle qualité et ayant bénéficié en

Venus vendue juste au-dessus de son estimation de base à 2,4 millions

prime d’un tel battage médiatique, l’addition finale comprend les échutes qui se montent à près de 30% pour les lots les moins chers. Pour prendre deux exemples Sotheby’s tout récents, la peinture chinoise classique, secteur à la mode, a drainé à New York 17 millions, tandis que la céramique chinoise engrangeait 20,6 millions. Alors à qui la faute? Au Mexique et au Pérou, qui réclament systématiquement leurs objets, dans l’espoir de casser le marché? A la surabondance de pièces importantes dans ce qui constitue un secteur de niche? Ou aux changements du goût, qui portent aujourd’hui les amateurs vers d’autres civilisations? Etienne Dumont/ATS

Ce livre a la banane
Eté 1954: Elvis Aaron Presley pousse la porte des studios Sun, à Memphis. Hiver 1958: celui qu’on n’appelle plus que par son prénom part pour l’armée. Pour beaucoup, le jour où Elvis a bouclé sa valise et ajusté sa casquette marque la fin du rock’n’roll, forcément insoumis, jeune éternellement. Ces quatre années qui virent la fusion du hillbilly, du blues et de la country sont retenues comme l’âge d’or du rockabilly. La culture populaire l’a associé au cuir de Marlon Brando et à une attitude bravache où la contrebasse donnait le tempo du samedi soir. L’ouvrage Wild Wild Party raconte cette histoire, dont les codes rigides, fièrement rétrogrades, n’ont pas empêché la pérennité et la fécondité. Inconnus ou fameux (comme les Stray Cats début 1980), des milliers de groupes rockab’continuent de scier du solo et de lustrer leurs bananes. François Barras
Wild Wild Party Max Décharné Ed. Rivages rouges, 323 p.

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