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• I
PUBUCATIONS DE l'lNSTITUT DE ClVllISATION INDlENNE
SÉRIE IN-So
FASCICULE 4
ÉTUDES VÉDIQUES
ET
PANINÉENNES
PAR
LOUIS RENOU
MEMBRE DE L'INSTITUT
PROFESSEUR A LA SORBONNE
TOME nI
PARIS
E. DE BOCCARD, ÉDITEUR
1, RUE DE MÉDICIS, 1
1957
1. LES HYMNES AL' A URO RE DU RGVEDA
INTRODUCTION
En présentant ici une traduction annotée eles hy(mnes) a
l'Aurore : en abrégé, U.), nous n'avons pas la prétention
el'apporter du nouveau
1
.
N ous vouelrions simplement montrer, a propos d'un groupe
restreint de poemes fortement unitaires, comment se présente
la phraséologie, quels sont les procédés de répétition, ele compo-
sition, de renouvellement eles images. Plus encore, préciser a l'occa-
sion de ces hy. les nuances que recele le vocabulaire ; bref, amorcer
une explication littérale elu Véda comparable a ceHes qu'ona faites
si souvent pour les textes ele l'antiquité classique. Nous laisserons
de coté les considérations comparatives, les étymologies. Nous
passerons, au surplus, sur les points trop élémentaires, ou sur ceux
qui ont fait l'objet el'études auxquelles rien ne para'lt a ajouter.
Ces hy. sont parmi les plus faciles du RV. Ils constituent a cet
égarel un bon point de elépart. IlS ne contiennent aucune allusion
ritueHe précise, ce qui s'accorde avec le fait que la liturgie classique
n' enseigne pas d' offrandes aelressées a U. (si ce n' est, tres épisodi-
quement, dans l'Asvameelha: trois boucs consacrés a cette divinité).
U. n'y joue en somme qu'un role littéraire, lors elu pl'lital'anLl-
viika qui inaugure le J our ele pressurage elans l' 2.
(1) Voil' les traductions généra1es du R(g)V(eda) et les annotations affél'entes.
Outre Ge(ldner), on consultel'a avec profH LII(dwig'), tl'aduction et notes, sllrplusieurs
points; naturellement 01d(enberg Noten) et les auteurs ci-dessous cités. La seule
monogl'aphie séparée est celle de Brandes (Copenhague, 1880). Le groupe d'hy. a été
traduit ave e des annotations tres succinctes par Ma(cdonell JRAS. 1932 p. 345),
reliquat d'lIn projet de traduction intégrale du RY. Les remarques les plus récentes
sont chez Gonda Aspects of Early not. p. 178 et chez Dumézil Déesses latines
et mythes védiques p. 21.
(2) Mais cet épisode est important (cf. not. Caland-Henry p. 130 Eggeling
ad SB. (SBE.26) p. 229. Dans cette « Litanie dll Matin» faite de trois portions (dites :
/rralu), celles a U. s'encadrent de celles a Agni et allX Asvin, qui sont avec U. elle-meme
les dim¡x comme dit l'AD. glosant sur ladite cérémonie 11.15,2. Dans
chaqlle série, les passages retenus sont rangés par miltres selon les principes dll RY,
Chez les Aitareyin, le texte relatif a U. se limite a 11 stances (sur 100 que compte le
pl'atar
o
dans cette école), prises en général au déllllt des principaux hy. a U. ; .íamais
il ne s'ag'it de strophes a u, figurant di;\ns des hy. a d'lI11tres diellx. Chez les
-2-
Ils ne contiennent guere davantage d'allusions mythologiques
tout au plus le rappel sommaire - que d'autres hy., étrangers a
notre groupe, se chargeront d'étoffer - que les D. étaient pri-
sonnieres durant la nuit, que leur « manifestation »1 résulte d'une
délivrance (cf. ci-apres p. 7). La présence du phénomene naturel est
mieux affirmée qu'en aucun autre ensemble hymnique du RV.
Mais elle demeure rudimentaire : c'est D. comme objet fait de
lumiere précédant le soleil et mettant un terme aux ténebres. Le
reste est surajouté : suite de détails empruntés a une vision anthro-
pomorphique, éléments adventices formant une sorte de décor.
Berg. 1 p. 242 parlait du « charme décevant» de ces poemes :
entendant par la qu'ils sont de nature a décevoir ceux qui y cher-
cheraient un fait « primitif », non élaboré. Ce qui demeure remarqua-
ble sur le plan de la genese interne du RV. est qu'on ne voit nulle
part que des formules propres a ces hy. dussent leur origine a des
formules extérieures
2
. A cet égard, on peut se rallier a l'opinion
qui présentent une récitation beaucoup plus vaste (356 str. au total), ces memes hy.
sont récités plus au long-, parfois intég-ralement, si bien que le nombre des str. choisies
monte a 71. Il semble que les aient secondairement complété les Ait. : ainsi
la str. 1.92, 13 chez ceux-ci s'étend chez ceux-la a 13-15 et est suivie de 1-4, la ou les
Ait. se bornaient a la stance initiale du pocme. De part et d'autre, la récitation s'achove
par un verset qui, bien que fig-urant dans un poeme aux Asvin, s'adresse en fait a U.
(V. 75, 9). On a l'impression que le motif de l'Aurore a été prédominant. Berg-(aig'ne)
Recherches sur l'histoire de la liturg-ie p. 45 avait noté que le g-roupe des hy. de Pras-
kal).va Kal).vfl, qui comprend deux morceaux a U., formait un ({( récitatif techni-
que ») comparable a ceux de la liturg'Íe, sous réserve qu'ici les hy. aux Asvin précédent
ceux a U. au lieu de les suivre. Ibid. p. 57 et 58 il était disposé a reconnaitre dans les
hy. 92 et 113 des t[ea distincts, secondairement réunis. Meme si ces hypothéses
s'avéraient trop hardies (cf. les remarques d'Old. 1 p. 91 et 105), il demeure le raiL
important que la séquence Ag-ni-U.-AÉ,vin (avec ordre variable des éléments) est 11 la
base de toute une série de strophes isolées dans la SaI]1hita, soit explicitement (IV. 13, 1),
soit allusivement, eL Ge. ad TII. 39, 3 (dont les références pourraient íltre sensiblement
accrues) et Hill(ebrandt Ved. Myth.
2
) 1 p. 29. J\'Iílme en faisant la part de l'automatismc
des triades, cette association g-arde sa valeur et le tbOme des trois U. (ci-dessous p. 10)
rappelle peut-íltre cette antique connexion, sous la forme d'uue sorte de {( triel »
elliptique Ol! l'élément le plus important, le nom d'U., aura seul été inscrito
(1) Rappelons que pl'atál' {( de g'l'and matin », substitut adverbial d'un nom ele
I'Au1'ore, est passé a pl'iidúl' {( en se manifestant» Bloch Alb. Kern p. 7. - Cf. cl. sll[ll'iita
«( aurore ».
(2) Pourtant le caractere {( formulaire » y est bien plus marqué que dans la moyenne
elu RV. (les hy. 11 Soma peut-etre exceptés) ; mais les emprunts s'entrecroisent d'un
hy. a U. a un autre hy. a U. ; c'est un circuit fermé. Les répétitions de mots, de g-roupes
réduits ou amples, surabondent, allant bien au-dela ele cette vingtaine de répétitions
affectant un pada entier et que seules retient Bl(oomfield Repetitions) p. 604 et 622.
Visiblement, les poctes disposaient ele clichés en nombre restreint et se p¡'éoccupaient
peu de les renouveler; ils procédaient timidement, par voie ele substitulions synony-
miques, parfois aussi en combinant deux formules pour obtenir un semblant d'imag-e
nouvelle. - C'est ce qui explique que notre commentaire s'amenuise a mesure qli'il
avance: les memes mots se retronvent aux momes emplois. - C'est ce qui montre
I
i[:
-3-
(si d'ailleurs elle a un sens) de ceux qui voient dans ces hy. a D.
la couche la plus ancienne du RV.1 La langue y est, en effet, assez
simple (comme la métrique), sans rhétorique, mais aussi sans
archa'ismes flagrants : l'archa'isme dans le RV. ne va-t-il pas de
pair avec l'élaboration des images et le raffinement du style ? Gn
peut penser que dans le RV. meme l'évolution a été celle qu'on
observe si souv.ent dans les genres littéraires ultérieurs, a savoir,
la tendance portant du plus simple au plus complexe. A cet égard,
les hy. a D. se situent évidemment au rang le plus ancien. Ceci
s'accorde au fait que ces hy., voire, les str. isolées adressées a D.,
deviennent d'une rareté croissante apres le RV. Le nom meme
est a peine conservé apres l'époque védique, si ce n'est
dans les lexiques ou au Loe. adverbial
Ces hy. sont au nombre de vingt seulement, de dimensions
variables (3 a 20 str.), répartis pour la plupart en petits groupes
de deux a sept. Ils se présentent dans quatre des petites séries
familiales du Livre I (48-49 Praskal,lva ; 92 Gotama ; 113 Kutsa ;
123-124 Kalq;Ívant), puis dans les Livres a grandes familles III (61),
IV (51-52), V (79-80), VI (64-65), VII (75-81) ; un seul comporte
une clausule étrangere : 1. 92, aux Asvin. L'absence du Livre II,
vu sa brieveté, n'a guere ele signification ; celle du Livre IX n'est
que naturelle. Instructif, en revanche, est le silence du Livre VIII
(qui est rituel!) et surtout du « récent» Livre X2.
Voici les traits généraux propres aux hy. a D. Nous y joignons-
en en spécifiant l'origine
3
- les allusions plus ou moins directes
qui sont faites a D. en elehors des hy. formellement adressés a
cette divinité. Ces strophes isolées en effet, disséminées a travers
tout le recueil (Livre X inclus, bien que relativement peu), four-
aussi l'utilité d'interpréter le RV. en circuit fermé, groupe d'hy. (dédiés a une meme
divinité) par groupe d'hy., comme jadis Max Müller (les Marut), Old. (Agni), comme
maintenant Velankar (lndra ; Agni). C'est la comlition préalable a toute future in ter-
prétation d'ensemble.
(1) Arn(olel Vedic Metre) p. 261 yoit une recrndescence de. l'acloration a U. dan s
ce qu'il appelle les périodes « normale » et (, crétique ». - On notera anssi l'absence de
diinasluli, concordant sans eloute avec l'absence d'affectations rituelles.
(2) On ne saurait compter pour de réels hy. a n. les denx brefs morceaux faits de
formules discontinues X. 172 et 189 ; senles une ou deux str. peuvent etre a I'aelresse
r1irecte d'U. S'il fallait conserver ceUe' attribution, il s'ensuivrait que le Livre X
au1'ait remanié la phraséologie ancienne au point de la remIro méconnaissable.
En revanche, on reconnaitl'a des témoins d'anciens hy. a U. dans la clausule, a intention
magique, de VIII. 47 (H-18, Ol! U. est illyoC¡llée pOU!' chasser sur TrUa un mauvais
reve) et,I. 30 (20-22, ol't cetto memo invocation s'ajuste 11 une matinale).
(3) Donc, les références numél'iques ci-apros indiqllent par leur seule présenco
qu'il ne s'agit pas d'un hy. a U. - Les traits principaux ont été déja recueillis par
Berg. 1 p. 241 Muir' 4
2
p. 181 et, plus sommairement, par tous les auteurs de mytho-
logies védiques.
-4-
nissent des notations qui completent celIes qu'offrent les hy. a
U. et qui, le cas échéant, dégagent des éléments nouveaux : les
poetes y étaient moins assujettis aux contraintes du genre, ils
conservaient plus aisément des traits rares et singuliers. Ceux-ci
se présentent surtout parmi les autres divinités matinales,hy. a
Agni, aux Asvin, a Sürya (éventuellement a Savitr). Les allusions
a U. sont exceptionnelles (IV. 55, 9 X. 35, 4-7) dans le groupe aux
VisveDeva);, sans doute parce que ce groupe repose sur une vieille
. séquence liturgique ou U. n'avait point sa place. Rarement, U.
est prise a témoin d'une initiative « magique )) : VIII. 47 (note ci-
dessus p. 3 ; d. Bl. Hymns of the AV. p. 318) et moins typiquement,
X. 35, 6 « que les U. viennent a nous, libres (c'est-a-dire, nous
libérant) de maladie!)) L'A., si riche en adaptations magiques
des vieilles figures divines, n'a pas exploité cette indication
1

Non seulement U.2 est un principe lumineux, éclairant hommes
(1) U. ne figure comme thilme d'énigme cosmologique que tres incidemment, dans
le recueil de bl'ahmod.11a 1. 164 (,17) ainsi que VI. 59, 6 = I. 152, 3. Elle restait en
marge des grands motifs de la 1( création ».
D'une maniere générale, parmi les nombreuses mentiol1s (plusieurs centaines) du
nom de l'aurore ou de elonnées 1( aurorales » hors eles hy. it U., la majorité orfre peu
d'intéret. Ce sont les cas ou le mot U{1IÍs sert de spécification temporelle, a
k{1áp, dO{1d, akllz pour signifier 1( au matin, de grand matin» ou simplemenl 1( durant
le jour» (Ge. ad VII. 88, 4), ainsi <¡ue elans le faux composé [1{1dsanlÍklii, nlÍklol?dsa
(aussi nlÍkla ... I. 73, 7, ak16r U{1áSa(1 Ge. ael VII. 39, 2). Meme la formule IÍj/latti
Ul?ása{1 IV. 23, 7 semble ¡¡ entenelre simplement au sens de 1( jamais » (Ge. Nimmertagl
Dans el'autres cas, le nom (1'1l{1IÍs n'est posé que pour alimenter une comparaison
poétique; OU enfin, au cours ele <]uel<]ue énumél'ation ele noms elivins. Nous ne retenons
id que ce qui présente un secours pour préciser la fonction el'U.
(2) Sur la morphologie el'u{1ás, v. '.Va(ckernagel-Debrunner) 3 p. 281. Il Y a trace
d'un nom-racine Ú{1 (haplologie probable d'lll?ás) sous la forme fléchie (mais
lzl?a(l X. 95, '1 est un mot elistinct, Olel. et Ge.) et au Loc. VyÚ{1í, influencé par le groupe
verbal ví-vas- (ci-dessous); trace aussi d'un élargissement u{1d, mais limité aux cas
elirects (comme jarásjjal'd et autres échanges elu meme type) ; enfin el'un thilme annexe
ust-, dans les formes fléchies llsl'á(1 llSI'Í llsrdm, ¡¡ <]uoi se l'elient el'une part le Voc.
(hapax) ele l'autre le casus infinitus en fin les dérivés llsl'd Ílsri llsl'{ya
qui signifient en propre 1( de la nature d'U.» (Burrow Skt Lang. p. 149 les sépare
toutefois d'll§ás), mais sont spécialisés au sens de « vache» (secondairement, « talll'eau»)
dans la majorité des cas (llsl'á « Sternbilel »? Ge. I. 87, 1), en lien habituel avec la
représentation ele l'aurore Berg·. 1 p. 316 citant VI. 39, 2. USl'd(1 « jours » VI. 52, 15.
Outre les composés précédemment cités, on trouve llsl'á.11aman (et IÍmlsraO) et, apres
le RV., les elérivés all§asIÍ (all§ast); ll§asl paipp.-AV. XIII. 12, 12. Cf. encoro,
éventuellement, básri (Gil. 1. 120, 12).
La parenté aveo la racine vas- « luir e » (diverses formes citées \Va. 1
2
p. 178) est
flagrante. Le groupe ví-vrts- (avec le participe TS. IV. 3, 11m) réponel au
nom-rac. vyÚ{1, a vYu?li, plus lointainement a vivlÍsvalf, ép. el'U. Le elérivé vds/u
(méconnu Gr. dans la formule vdsla llSl'a(1 Kaegi Fest. Bahtlingk p. '19 Old. 1 p. 221
ad n. 39, 3 ZDiVIG. 55 p. 284 ',oVa. 3 p. 154; sur VáStO(1 comme Gén. temporel = ll{1IÍsí,
Old. 1 p. 79) est en rapport étroit avec U. (y compris elans vás/ur f{1Ü(liÍm VIII. 7l, 15
01 el , SBE. 46 p. 136). De meme vaslt (do:;avaslar Old. 1 p. 2). Le lien entre u{1ás et la
racine vas- est au reste sentí par la tradition indienne depuis Nir. n. 18. guant a
-5-
et choses (sukrásadman «qui a le brillant pour sIege)) VI. 47, 5),
mais la lumiere qu'elle cliffuse est en elle-meme un bien, un don,
elle signifie richesse, objets de jouissance aussi clurée de vie
et descendance; voire, don poétique (VIII. 8, 16 : les U. sont dites
suvác III. 7, 10 VIII. 96, 1 c'est-a-dire secondairement « favorisant
la parole ))). La ou d'ailleurs il est question de richesse, le poete
n'entend pas nécessairement ou pas uniquement les biens matériels,
mais la lumiere meme : d'ou l'épithete constante ciirá.
Les ép. cl'U. - au nombre de seize dans Nigh. 1, 8, valorisées
en autant de noms de l'áurore soulignent en majorité cette
fonction lumineuse, irradiante (lumiere-transitive), Muir 4
2
p. 193.
U. est le modele des bienfaiteurs célestes (Berg.) et ses biens sont
ceux memes qu'obtient l'offiriant lors des distributions de salaires,
lesquelles imt lieu justement au matin Old. ZDMG. 50 p. 435. A
telles enseignes qu'U. se présente comme un aspect ele
qu'elle est meme Berg. 1 p. 127, 243 Hill. 1 p. 33 n., ce
quiaccrédite les assimilations entre et la « vache )), puisque
do est encore une désignation de la « vache )), en tant que symbole
des cadeauxrituels. L'éloge de Dak?ÍJ/a X. 107 est bati, au moins
en son début, comme un hy. a U. : la Libéralité a aboli les ténebres et
donné la Lumiere aux humains, elle est lumiere (v. 1) ; cf. encore
V. 64, 7 Ge. ou l'Aurore est elite « luir e )) pour un personnage qui,
donateur ou donataire, est le protagoniste de la diinastuti (autre,
Old.). Si la personnification de a pu s'opérer - comme
celle de stlnftéi, inelirectement celle de púral!uZhi c'est bien parce
que l'image d'U. flottait derriereces notions concretes ou abstraites
1

La lumiere el'U. est son keiú, son signal, un embleme démar-
cateur (vayíll1a) qui met fin aux ténebres, partant : a l'hostilité,
vasarO, meme si le terme est it séparer génétiquement, comme il semble bien, d'll§ás
(Benveniste Origines p. 16), le sens elu mot coincide avec celui d'ul?lÍs: Vayu est vasal'/nl
« arrivant (?) de granel matin » ; le elérivé vasal'IÍ ('.Va. 3 p. 74 et 213) signifie « matinal"
(d'ou « jour" en skt class.) I. 137, 3 VIII. 6, 30 et sans eloutc aussi VIII. 48, 7 (bien
qu'on puisse en ce dernier passage hésiter entre « les jours matinaux » = « les matins "
et « les jours printaniers ,,). Le sens (le « printemps » connu par le floublet vasantá doit
remonter a un sens plus ancien el'« aurore » ; en tout cas le lien entre les deux acceptions
est démontré par l'expression ll{1IÍsab sal'ádas ca IV. 19,9 « printemps et [,utomnes ".-
Un autre dérivé rare estvásali,m « clurant les nuits » dans un mantra cité Nir. XII. 2,
el'Ol! vdstilya TA. « auroral». - Pralyü§a (parfois °ll§a) clu skt class. (elepuis le Ram.)
« aurore » repose sur l'alliance rgvécl. si fréquente entre pl'átí et u{1ás I. 48, 2c et passim.
(1) Gonda Víl)l:mism p. 179 souligne la nuance ele « prospérité" qui s'attaclle it U.
en liaison avec S1'7, alors qu'Old. '.Varter für schan p. 63 insistait sur la nuance esthé-
tique; .Ge. 1. 188, 6 sur celle ele classement (( Vorrang »). Des termes comme srt SOllt
polyvalents des l'origine. En tout cas, la « libéralité" d'U. est bien la notion en
évidence : assez mal'quée pOll1' avoir mué l'abstrait süntta en éventuel Voc. Cf. Bl.
p. 126, 287. La cOlmexion entre U. et dyu{1 a, pour sa part, créé l'expression ambigue
jrtl'áyrtllli « celle <]uí fait (ou : qui laisse) vieillir»; .cf. ci-apres p. 19 et 4:).
-6-
a tout ce qu'impliquent de mauvais les ténebres : le préverbe ápa
éveille a lui seull'idée de la chose a écarter ou a abolir, X. 172, 4
1

Signe aussi de l' éveil de la nature (motif en zráy- et analogues).
On l'invoque tantót au sing. - il s'agit alors, soit de l'U. actuelle
la derniere-née, soit des U. congues génériquement -, tantót
plur. : ce sont les U. « continuellement successives» (sásvatl), dont .
l' ensemble forme ur:e a la fois jeune et immémoriale (pürvya
V. 45, 3 ou, ce qm reVlent au meme, ápüI'vya 1. 46 l' éka saU
IV. 3, IIp et parall.). L'U. invoquée ne nulle
part de position privilégiée, autre que celle résultant de 1'invocation
meme, autrement dit, des ten dances générales vers l'hénothéisme.
Nous ne voyons pas d'indices suffisants pour admettre avec Hill. 1
p. ?8, repris. par Kuiper Nóropi khalkó p. 18, que tel
poete pensaIt a 1 U. du début de l'année (la contre déja Keith
Religion p. 121)2. ' ,
Berg. 1 p. 243 avait souligné certaines relations existant entre U.
et le sacrifice. Tout en réagissant avec raison contre l'hypothese
il cherchait ainsi, selon ses conceptions propres, a
mtegrer U. dans le cycle d' Agni-rituel. En fait, ceci se limite a
quelques formules sans grande portée, comme « U. est 1'étendard
du sacrifice» (ainsi que l'est souvent Agni) , ou bien « U. conduit
le sacrifice JJ. Agni, de son cóté, est le signe-précurseur (pl'aketá)
d'U. 1. 94, 5 ; il brille a la suite des U. IIl. 6, 7; le poCte demande
que U. « s'inclinent vers le rite » VII. 41,6. Enfin, au V. VII. 33, 7
décrI:ant des triades ésotériques, il est question des trois gharmá
(cf. Cl-apres p. 10) qui font escorte a U. (Ge.). Les hy. Apri donnent
une place fixe au couple Aurore et Nuit, sans attester du reste un
formulaire vraiment distinctif. Il serait done imprudent de restituer
une image rituelle d'U. ou d'une U. rituelle : cette divinité et ses
attributs (costume, ornements) ne sont guere qu'un décor de fond 3.
Elle est représentée parfois comme une cavale. Plus souvent,
comme une vache Hill. 1 p. 38. Mais cette seconde assimilation
pose d'emblée un probleme complexe. Les « vaches mythiques»
(Berg. 1 p. 315), en effet, procedent d'idées tres diverses qui ont pu,
. (1). Sur les téllebres refoulées, Hill. 1 p. 40. Sur les traces d'une U. crépusculaire,
cl-apres p. 8 et Schroeder Al'. Religion 2 p. 8.
(2) Les exploits des dieux sont immémoriaux et, comme tels, peuvent etre « récents »
(ainsi VIII. 13, 20), voire futurs I. 70, 7; 72,3 et Ge. ad VI. 17, 11. Ils sont en fait
intemporels. Une U. qu'on a voulu croire privilégiée est celle que décrit indirectemellt
l'hy. V. 45. Ce serait d'apres Ge. - et ef. déja Old. et Gr. - l'U. qui suit une longue
pluie : conelusion négative ehez Lüders Varm:w 1 p. 325 (anssi Thieme ZDMG. 101
p. 416) f¡ui, d'ailleurs, réduit la part d'allusions a U. dans cet hy.
(3) Sans doute y a-t-il la séquence Agni-U.-Asvin que nous avons relevée p. 2 n. ;
mais elle ne se traduit pas en actes rituels préeis. Notons a ce propos que, de meme
qu'U. est par nature llSl'ti, Agni est usrá I. 69, 9, les Asvin sont USl'ti VII. 74, 1. -
Lps U. sont III. 7, 10.
-7-
se juxtaposant, donner corps a une valeur générique indéterminée.
La ou il est question des vaches enfermé es par le démon dans la
caverne (démon-caverne lui-meme, Vala - comme Vrtra est le
démon-recouvrement et -résistance) et dont les déliv;e le dieu,
on peut penser qu'il s'agisse des aurores, me me si le nom désignant
ces vaches est autre qu'usrá, uSl'iya
1

Ainsi les U. sont témoins de l'ouverture de la cavérne VII. 90,4
(il serait risqué' d'appliquer ici avec Gr. le terme [lSij aux U. comme
sujet du verbe « ouvrir »). Elles sont peut-etre appelées vrajinU¡,
V. 45, 1 (sur ce passage, Lüders VarUI)a 1 p. 325 n.). Les hy. a U.
se limitent d'ailleurs sur ce point a des allusions tres vagues.
On trouve davantage dans les autres hy. ; ainsi a-t-on IV. 3, 11
l'irnage ?es U. ou (náraJ:¿ pári $adann u$ásam)
ou « raVleS» (ülhaJ:¿ VI. 60, 2). Evidemrnent, les vaches de Vala
ne sont pas exclusivement des aurores, et le lien entre les deux
entités ne s'épuise pas dans ce seul épisode mythique
2
• Les U.-
vaches (avec leur veau le soleil, leur lait la lumiere) sont la disper-
sion d'une représentation unitaire, tout comme les « flammes »
d'Agni (diversernent figurées), les ({ aides» d'Indra, les « forces» ou
« troupes» de telle ou telle divinité. Au V. IV. 1, 16 il est dit qu'U.
« rnahifeste avec le signe-glorieux de la vache (yasása góJ:¿) = le
lalt ». D'ou les énigmes ou « vache» signifie « aurore» 1. 164 8'
9; 18. ' ,
La (ci-dessus p. 5), qui est aussi une « vache», a subi
quelque répercussion du rnythe de Val a : des vaches reconquises
fut issue la premiere do X. 62, 7 ; pour elle les Asvin ont ouvert
la caverne aux sept portes X. 40, 8 ; plus hardiment VIII. 6, 25,
le soleil lui-rneme est dit s' étendre comme une vaste caverne.
La vache gonflée de lait (dhemí) est associée au « fils de la do»
(Agni), puis a U., III. 58, 1.
(1) Ci-dessus p. 4 n. Il arrive aussi qU'llSl'ti(l et gti(l se superposent sans se confondre
IV. 1, 13 X. 67, 4, eomme ll§ása(l/gtiua(l I. 92, 1 et 2 ci-dessous ; dans une énumération
telle que X. 67, 5, vaches et auroros semblent appartenir a des cycles distincts, mais
on peut estimer qu'il y a la un dédoublement secondaire. Dos passages bien plus
nombreux vont dans le sens d'une superposition totale, et le mot gó était d'emblée
polypotentieI Berg·. Rhétor. p. 29; ef. ene ore daüs la TS. IV. 3, Un ¡¡ti pralhamti
u¡¡aúchaf sti dhellúr abhauat {( celle qui luit au loin la premiere, elle était une vache )) ;
góal'l;zas, ép. de la lumiere d'U., a pour analyse d'apres Berg. op. C. p. 35 n. «qui a un
océan de vaches ». L'ép. commune w'u(lá «de couleur fauve, rougeatre» évoque en
meme temps la vache et l'auroro, ainsi IV. 1, 16; Z, 16.
(2) Ül'uá « caverne)) (Neisser, Ge. IV. 12, 5) vise aussi, d'apres Lüders op. C. p. 328
(et cL 1/. 194), la « source de vie)) au ciel ou s'enferment durant la nuit Soleil et U.
Le mythe s'est évadé en actualisation ou en spéculation. - La notion de « porte ))
est spécialemont polyvalente : au V. 1. 62, 5 il est dit qu' Indra " a ouvert les ténebres
avec U., le soleil, les vaches » : plan mythíque et plan naturaliste sont ici entremeIés.
Sur un éventuel vtir comme doublet de dutil' favorisé par la rae. ur-, cf. Ge. IV. 5, 8.
_.
Un autre élément mythique qui n'apparalt qu'au dehors des hy.
a U. et toujours de maniere abrupte, imprévisible, tel un bloc
erratique, est l'image d'Indra brisant le char d'U., v. Hill. 1 p. 44
Berg. 2 p. 192 Dumézil Déesses p. 3:? Au v. U. 15,6 faisant état
de cette anccdote, le poete ajoute « (Indra) qui détruit les lentes
avec les non-lentes» (sont-ce les U. elles-memes qui sont dites.
ajavós eL jav{nz?). Au v. IV. ¡jO, 9 il rappelle que le dieu a mis en
pieces (snath-) U. « bien qu'elle fút filIe du cÍel» ; au v. 10, qu'elle
s'est en fui e par peur de son chal' brisé (cf. aussi le v. 11) ; au v. X.
73, 6 qu'« Indra abattit (le démon) comme le char d'U. » : simple
rappel d'un mythe censément connu. Un dernier passage du
Livre X également (138, 5) présente le récit sous une forme déja
affaiblie : « (U.) craignit d'etre atteinte par le foudre d'Indra;
la belle fuit, U. laissa son chal' en plan ». C'est évidemment le
revers de la déesse aimable, l'acces vers une représentation démo-
niaque (cf. Güntert Weltkanig p. 233). Est-ce la simplement un
effet passager de l'ambigulté générale des dieux védiques ; ou la
traduction de l'image du crépuscule du soir
1
?
En d'autres passages, U. est simplement unejeune femme sur
son chal', riche en ornements brillants, toute souriante. Elle
découvre sa poitrine, détail qui rend plastiquement le theme-force
de la « manifestation» d'U. au monde vivant et qui ne suffirait
pas a soutenir le role qu'on lui a alloué de courtisane (Pischel
VSt. 1 p. 30, 196 Schroeder Mysterium p. 44; h't-contre, Bonsens
[= Hill.] Gatter des RV. p. 13),meme si telle épithete, ainsi nl'tzí
« danseuse (professionnelle)), semblait appuyer ce sens. En fait,
elle a tous les attributs de la féminité : elle est femme et jeune,
doublement jeune et Yllvat{ joints), épouse ou amante d'Agni,
du Solei1. Elle est aussi une filIe (duhitf IX. 97, 47 ?) et, a savoir,
la « filIe du ciel» (divó duhitj passim; bl'hatáJ.¡, pitÚl' jdm X. 3, 2),
mais non filIe du soleil, cf. Old. ad VII. 69,4 et ci-dessous VU. 75, 5.
Plus souvent, une mere IV. 2, 15 V. 47, 6 et peut-etre 5 ; mere
de la priere, ibid. 1 (?), ce qui recouvre les associations nombreuses
existant entre la « vache» et la « priere» (les doigts de l'officiant
s' appellent aussi úsri IX. 65, 1) et la masse des féminités actives
sans dénomination précise; avec son double, la Nuit, elle est
et filIe en meme temps (parentés réversibles !) du 1. 142,7,
hy. Apri. Elle est surtout sceur de la Nuit Hill. 1 p. 45, avec laquelle
elle crée en commun le veau-soleil, cf. noto UJ. 55, 11 ; sur cette
« sororité collaborante», Dumézil Dúesses p. 22. Elle est meme
la sceur par cxcellence, ce qui n'exclut nullement le líen sexuel,
(1) cr. ci-dessus p. 6 n. - Au V. II. 20, 5 Illdl'a dérobe D. avec le soleil (a l'aide du
soleil 1) : allnsion contourllée au theme de Vala.

cf. VI. 55, 4 et 5. Le couple des deux sceurs (ou du frere et de la
sceur, il est impossible de déterminer grammaticalement) U.-et-Nuit,
qui répete en partie le couple parental Ciel-et-Terre, exprime cette
double sororité; la Nuit n'y est d'ailleurs qu'un reflet paje d'U.,
sans individualité propre
1
• U. est enfin une sorte de mere univer-
selle, une Aditi, maltresse du monde, appelée maht V. 45, 3.
L'ensemble ce parentés» d'U. forme un trait primordial de
sa représentation.
Dans ce cadre strictement féminin (jánz AV. XIII. 1, 4) se
situerait l'épisode de l'inceste Hill. 1 p. 53, épisode qui, a l'accou-
tumée, est narré fort allusivement dans le RV. et jamais dans le
groupe d'hy. a U. U. elle-meme n'y est nommée qu'au V. VI. 12,4
qui constitue un rappel ce comme le pere d'U. devint son amant» :
encore le sens n'est-il pas assuré (Old.). Ailleurs, c'est-a-dire 1. 71,5
et 8 UI. 31, 1 (sur ce vers, Karve NIA. 2 p. 120) X. 61, 7 (Ge. et
Old. ad locc.), il s'agit seulement de la Fille du ciel : c'est par des
indices indirects et par le témoignage des textes post-rgvéd. qu'on
présumera avoir affaire a U. Le theme, en tout cas, paralt avoir
pris naissance dans le cycle d' Agni ; il tend a se résorber en une
allégorie décrivant la production du feu sacrificie1.
Restent des associations momentanées entre U. et tel ou tel
dieu, comme on en trouve a propos de mainte autre figure
mythique : association avec les dieux du matin ou d'avant-garde,
comme Vayu 1. 134, 3, ou surtout comme les Asvin, qu'éveille son
chant UI. 58, 1, qu'elle éveille elle-meme VUI. 9, 17, qui la suivent
VIII. 5, 2 dont ils attellent le chal' X. 35, 6, dont elle est l'étendard
VII. 67, 2. N'est-elle pas possiblement leur mere (UI. 39, 3 Ge.) ?
En tout cas, leur sceur 1. 180, 2 (cf. 1) 2. Quant a Agni, il est le
familier d'U. 1. 79, 1, il a guetté sa venue IV. 14, 1; il brille apres
les U. UI. 6, 7 et leur sert de praketá 1. 94, 5. CeUe connexion avec
Agni et les Asvin reflete la triade ce matinale » dont nous avons vu
l'utilisation dans les récitations liturgiques (ci-dessus p. 2 n.).
Une autre attache, due sans doute au mythe de Val a et plus
généralement au role du dieu comme producteur de lumiere,
(1) Ce couple n'apparalt, naturellement, qu'au dehol's des hy. a D. et « les deux
SCBurs ", comme il est dit I. 178, 2; 185, 5 et ailleurs, n'en font qu'une. L'unique hy.
a la Nuit (X. 127) s'adresse lui-meme en partie a D., cf. aux vv. 3c (Ge.) et 7c.
(2) Cf. noto Berg. 2 p. 183, 310. - est dénornmé l'amant de sa smur, smur
r¡ue Sayal}.a identifie a D. VI. 55, 4 Muir 4' p. 178; mais il s'agit plutót de Sürya.
L'association avec Savitr exprime surtout l'ordre et l'agencement qu'impliquc la
périodici,té des aUJ·ores. Soma est dit gouverner les D. IX. 75, 3; il engendre leur
bhága IX. 10, 5; VaruJ;la les a implantées VIII. '11, 3; Bhaga Ini-meme est une sorte
de doublet masculin d'D. selon l'hy. VII. 41. - D'apres Hill. 1 p. 32, il existe une
certaine relation d'U. avec les manes: faiblement discernable, cn tout cas, dan s une
lecture non prévenue des hy.
-10-
rejoint U. et Indra : les U. ont reconnu Indra III. 31, 4, qui les a
engendrées II. 21, 4; c'est pour lui qu'elles font leur route VIII.
96, 1. Sans doute est-ce la raison pour laquelle les U. sont supátn[J:¿
VI. 44, 23 al'yápatn[J:¿ VII. 6, 5 amftasya pátn[J:¿ IV. 5, 13 : elles sont
les alliées naturelles du dieu sur le plan cosmique Berg. 2 p. 431,444.
Combien y a-t-il d'aurores, se demande le poete X. 88, 18?
Une seule (VIII. 58, 2) ou une infinité (sásvaU, passim), ce qui
revient au meme. Le probleme des « trois U. » (Hill. 1 p. 36 pense
aux trois saisons) est posé par III. 17,3 VIII. 41, 3; peut-etre
III. 58. 1 VIII. 101, 6. En quelques autres passages (toujours
ho1's des hy. dédiés a U.), la triade est indéte1'minable, ainsi 11. 5,5
X. 67,4 ; il est fait allusion simplement a un triple jyótil} VII. 101,2,
comme ci-dessus p. 6, aux t1'ois gha1'lná. On peut penser, soit a l'U.
des trois mondes, soit plutót a une trinité analogue a celle que
nous avons déja évoquée plus d'une fois (Agni-U.-Asvin), mais
susceptible de variantes : d. Ge. ad VIII. 41, 2 X. 67, 5 ; 68, 9 et
cf. encore III. 20, 1 ; 39, 3
1

Il demeurerait a étudier les traits qui dans le RV. ou en véd.
ulté1'ieur signalent diverses figurations féminines, en partie inter-
prétables comme des aurores. Entrent en ligne de compte Viraj
JAs. 1952 p. 145. Hill. 1 p. 51 (surtout dans l'AV.-cosmogonique) ;
Sürya Hill. 1 p. 43 Berg. 2 p. 489
2
; Sarar;tyü (-Sal11jña = SaIp.dhya)
Lommel ZDlVIG. 99 p. 247 ; Sarama Hill. 1 p. 50; Rodas! (?) ;
diverses autres Berg. 2 p. 474; dans l'AV. eL ultérieurement
Rohir;ti, ou SavitrL Il est certain qu'une imprégnation
naturaliste est sujette a se fixer dans ces figurations, et que l'image
de l'aurore est celle qui s'imposait le plus naturellement. Il est clair
aussi que le Iormulaire dans chacun de ces menus groupements
s'écarte plus ou moins radicalement de celui, fort circonscrit, qui
caractérisait U. ; il ya eu action a distance, mais nullement identi-
fication durable
3

La littérature apres le RV. fait tres pen de cas des tllemes
gravitant antour du nom d'U., ce qui ne laisse pas d'etre singulier.
L'AV. (d. Shende Deccan College Bull. 9 p. 235) ne possede aucun
« hy. » indépendant qui lni soit alloné. Le mot ul}ás et ses dérivés
y sont encore assez fréquents, mais rarement ils visent une entité
(1) Il faut telli1' compte d'Ulle possibililé de t1'iplication spontanée, noto pour
1. 34, 7. - Dans un cadre analogue, cf.les trois mahimán YV., en variante d'AV. IlI.
10, 4. - Les U. sont associées a quatre compartiments (eaux, soleil, glzal'má, Savilr)
TS. IV. 3, 11m et paralléles; elles ont « cinq formes JI TE. 11. 5, 6, 5 et ef. les cillfl
YV. AV. VIII. 9. - Lu. Commentar ad IV. 51, 6.
(2) L'identité Sü1'ya-U., affirmée Schroede1' Mysterium p. ,12 El. Hymns of the
AV. p. 503 JAOS. 15 p. 18ü, a été niée Old. 2 p. 53.
(3) Sur une éventuelle usas indo-ir. (daenti), Kuiper Noropi p. 16 n.
-11-
divine discernable. La mention d'U. dans les poemes a la NuiL
XIX. 48-49 s'inspire de RV. X. 127. Le phénomene « aurore» n'est
pris en conscience, ni a des fins magiques (ci-dessns p. 4), ni a des
fins cosmogoniques. Deux passages descriptifs seuls sortent de la
banalité, adressés, l'un aux U. plurales, VII. 22, 2 samídJ:¿ ... al'epásaJ:¿
sácelasaJ:¿ ... manywnáttaméiJ:¿ (seule cette derniere ép. est originale
et se rattache a RV. j[l'á ou analognes); l'autre au conple U. et Nuit
VIII. 9,12, «les deux U. ayant le metre pour ailes, toutes parées, vont
lo long du chemin commun, ayant le soleil pour époux ; elles vont
prévoyantes, munies de leur signal, exemptes ele vieillir, riches
se
7
11ence » _chándaJ:¿pakl}e ... pépiséine saméiná1?2 yónim ánu Sá1!2 carete/
s lll'yapatni Sá1!2 carataJ:¿ prajéinalí ketwnáU ajáre bh lí7'il'etaséi1 . C' est
ce meme couple sans eloute qui X. 7,42(-43) est représenté tissant
(elu jour), d. Henry Hymnes Rohitas p. 49. Dans les hy.
on trouve quelques mentions el'U., ainsi X. 8, 30 (et
eventuellement 31), et notamment dans les hy. a Rohita, ainsi
sous le nom ele Rohir;ti XIII. 1, 22.
Quelques mantra relatifs a U. sont a citer pour le YV., notam-
ment récité lors du posement eles briques elites
1 U. est appelée entre autres l'tündm pátrd,
ahnal!l netl'í, famtrí pl'aftinéim TS. IV. 3, 11 p et parall. Il est dit
el'elle tváql jal'ayasi sárvam anyát (ici « tu fais vieillir» est
employé elans un sens relativement menagant). Ibid. g, U. est celle
qui se ,revet de nuée, práti mW7cate nábhaJ:¿. Elle est l'tásya gárbha{z
ou dhtima, elle porte a elle seule le pouvoir des Eaux, seule va aux
rendez-vous (niskl'tá, motif rgvéd. connu) elu Soleil, seule a ceux de
la chaleur (gharmá " le RV. dit « les trois gha1'lná l' escortent ») . c' est
elle que régit Savitr, ibid. m. Enfin, ibid. o, elle est dite sukl'ál';abhéi
sabalíJ:¿, agniketuJ:¿, svapasyáméinéi, toutes caractéristiques
rgvéel. La VS. ne cOlman guere que le couple U.-Nuit comme celui
de eleux disseuses» XX. 41. La MS. II. 13, 10 a l'expression támaséi
devásatl'ün abhiváhantr. Le TE. oppose ul}ás et nimníc III. 7,6,23. Un
mantra co.nservé dans Kausika 101 nous montre U. (ici: aUl}asf) por-
les s:usons et fagonnant (kalpayanU,' régime a suppléer « les etres
VlvantS» ?), fagonnant aussi le bonheur personnel de l'invocateur.
Les Brahmar;ta - outre une identification isolée de Ralea a U.
dans AB. IIJ. 48, 1, une elésignation d'U. comme « tete du Cheval
sacrificiel» SB. X. 6, 4, 1 (BAU.)2 - ne connaissent guere que
(1) Cette derniére ép. est dans le RV. celle du Ciel et de la Ter1'c, modele du eouple
U.-Nuit. Quant a chánda(lpalc?a, nous le traduisons d'apres vVh.-La., mais l'élémenL
cluíndas peut avoir voulu rappele1' le chándo ná RV. I. 113, 6 ci-dessous. Dam le RV.,
U.-NllH sont válcval'l I. 1'14, 6 patalrllJl 158, 4. - Noter la formule da gTande
déesse JI X. 8, 30 eL re composé « of good dawns" vVh.-La.
(2) PE. XX. 1, "" parle des U. qui brillent en s'éloignant, d'autres en approchant :
2
- 12-
cette histoire obscure d'inceste déja entr'apergue par le RV.
(ci-dessus p. 9). Ici, comme il est naturel, elle est mise au compte
de Prajapati. Aux références colligées par S. Lévi Sacrifice p. 20,
on ajoutera JB. IIl. 262. L'expression la plus étoffée en figure SB.
VI. 1, 3, 8 OU curieusement u?ás se dédouble en au?asi, l' ensemble
étant mis en rapport avec les Saisons et l'Année (selon les affinités
qui dominent a partir du YV.). La fuite d'V., résultant de cetté'
agression, rappelle le motif de la fuite dans le RV., qui toutefois
s'y relie a un épisode différent (ci-dessus p. 8) ; cf. aussi la fuite
d'Vrvasi « comme la premiere des aurores)) X. 95, 2.
Apres les temps védiques, il n'y a pratiquement plus rien.
L'Épopée mentionne tres furtivement comme épouse de
Sürya Hopkins Ep. Myth. p. 165 S0rensen s.u. Les PuraJ;la ne
paraissent avoir rien gardé de tangible. L'hymnologie classique a
délibérément éliminé l'Aurore, comme bien d'autres représentations
d'inspiration trop ouvertement naturaliste.
Toutefois il existe dans le domaine épico-puraJ;lique un person-
nage (masculin!) qui reflete indirectement l'V. védique : c'est
AruJ;la, l'avant-coureur du soleil, le cocher du chal' solaire. Le nom
me me - et celui de sa femme Syeni - évoque une épithete stable
d'V. dans le RV.l L'infirmité qui l'affecte et lui vaut le surnom
d'Anüru peut se recommander de l'antique histoire du chal' brisé.
La description d'AruJ;la dans le Süryasataka de Mayüra, str. 60-61,
contient plus d'une réminiscence rgvéd. élaborée selon les voies de
la rhétorique class. De meme le chant 11 du Sisupala (le Kirata
n'a, par contre, a peu pres rien concernant l'Aurore, et la longue
description du chant 19, s'éloigne de tout souvenir
traditionnel) ne manque pas d'allusions a des détails connus par
le RV., ainsi la mention (d' ailleurs toute naturelle) des ténebres
(timira, v. 25, avatamasabhidayai 57, avadhütandhakaraJ.¿ 67),
celle des ennemis (vipak?a 25, etc.), de l'amant (upapati 65), des
expressions comme ahnri!!l nayakaJ.¿ 67, jagadvibodhaJ.¿ ibid., etc.
L'épisode et Aniruddha dans le Harivalpsa (adhy.
184 et passim), repris dans le Kathasarits. VI. 31, n'a plus aucun
rapport avec le mythe ancien. Mais l'iconographie indienne,
par ex. a Bodh-Gaya, conserve l'image de deux assistants du
Soleil portant le nom et G. N. Rao Hindu Iconogr.
I. 2 p. 313 et suiv. ou Banerjea Iconogr.
2
p. 432, 439 et passim,
c'est-a-dire dédoublant le vieux nom qui si souvent en véd.
était associé a la particule pl'áti
2

inutile de voir la une allusion aux deux crépuscules (cr. ci-dessus pp. 6 et 8) Oll
(supposition de Caland) aux U. des mourants vis-a-vis de eelles des vivants.
(1) Oil déja peut-iltre figlll'e un ArUJ:lU nom pr., Olel. et Ge. atl 1. 130, O.
(2) Mlle ele l\Iallmann veut bien me signaler l'ouvragc ele N. K. Bhattasali Icono-
j
'1'
... R)l !Wi ;::;;¡;¡ys
-13-
l. 48. Groupe des hy. de PraskaI;tva, qui prolonge la serIe de
KaJ;lva (36-43). Metre brhaU-satobrhaU, sans tercets, type usuel
chez les KaJ;lva Arn. p. 236. Affectations rituelles Old. Prol. p. 226.
- Le theme dominant est le vdja.
1. Avec (toute) chose agréable, luis pour nous au loin Aurore
FilIe du ciel! Avec le haut prestige, o irradiante, avec la' richesse;
o déesse, loi qui détiens les dons!
2. (Les AW'OI'es) qui ]'Jossixlent des chevaux des vaches qui
. "
procurenl alsément tout (bien), s' activent l1wltiplement pour luÍ/'e.
Suscite a mon encontre les libéralités, Aurore, stinwle la faculté de
donner des (patrons) généreux!
3. L'Aurore a lui (de tout temps) el elle luira encore déesse
animatrice des chars. - Ceux qui, a ses approches, se tienne;li prets,
iels des gens avides de renom (qui s' appretent pow' un voyage) en
mer, ...
4. ceux, Am'ore, qui aliellent leur pensée a donner lors de tes
marches, eux les patrons, - de ces héros ici mbne le
par excellence, chante le nomo
5 .. -r:0ici qu'arrive comme une belle jcune femme, offrant
ses JOtes. Elle marche, évelllant la gent munie de pieds elle fait
s'envolel' (les animaux) ailés. '
6. Celle qui donne libre com's aux rendez-vous, a ceux qui s'affairent,
elle va comme sur la trace (du male, elle la) lubrique. Jamais les
oiseaux ne s' arrelenl quand ils ont pris lem' vol duranl ton éclairement
ó porleuse des prix de victoire. '
7. Elle a aUelé (ses chevaux) d'un séjour loinlain du lieu OU le
soleil se leve. Avec ses cent chars, cette Aurore bienhe'ureuse s' élance
dans la direclion des humains.
8. chose animée s'esl courbée a sa vue. Elle fait la lumiere,
la belle (JewlC femme). Que la génércuse Fille du ciel écarle en
luisant l'hostilité, que l'Aurore éca1'le les fautes!
9. Aurore, rayonne de les rayons dorés, Fille du ciel, en amenant
vas nous l'abondance, en irradiant la bonne chance pour les sacrifices
du jour!
10. Oui, fait que tord (e/re) respire, qu'il vive, (réside) en toi
quand tu ltus au loin, ó belle (jeune femme). Sm' ton haut chal'
o irra,diante" écoule nolre appel, toi qui le signales par tes bienfaits;
graphy of BuddhisL a. Bl'ahmanical Sculptures in LIle Dacca Museum affirmant
14U eL suiv.) qu'U9as n'a pas completement disparu du culte de sur les
elle fig'ure presque toujours debout (ef. RV. Ül'dlzvú, passim) devant
eL Ar.llI:w. posant les équivalenccs U
9
asjuurore,
les llnag'es llluSLl'e¡'Ulent le falt que l'aullO préccde l'aul'ore, laquelle a son tour préccdlJ
le soleil. MUe de Mallmann ajoute que l'Agnipur. CXLVIIL 6 fait fig'urel' Usas parrni
les épouses de SÜI:ya. .
-14,-
11. AW'01'e, gagne donc un prix qui se :lans .la
génération Iwmaine! avec hu (l.es dreux! vas les ceremol1les
de l'homme pieux, des gmdes (du sacrlfice) qm te .
12. Amene tous les dieux pOUl' boil'e le soma, (amene-les) , tOl
Aarol'e, de l'espace aérien! Assul'e-noas ainsi la possession de vaches,
de chevaux d'hommes utiles, le pl'ix digne de l'hymne, AUl'oi'e! ..
13. dont les {lammes I'utilantes se sont montrées a notre
encontl'e, que l' A urore nous eZonne la richesse comportant toutes
choses désirables, pleine d' omements, facile d' acces ! .
14. Les Voyants antiques qui t' appelel'ent a leur alde, pour que
tu les favorises - ó grande, agrée donc (aujourd' Iwi a nouveau) nos
louanges par volonté de donner, AW'OI'e.' pal' ton éclatant éclat!
15. Aurol'e, s'il est VI'ai qu'aujourd'hul tu ouvres tes myons
les portes du ciel, confere-nous ensuite une lal'ge protectwn contl'e le
loup, con (fel'e) , ó déesse, les jouissanees en vaehes I
16. Mets-nous en contact avee la haute rlehesse ayant tous les
o1'11ements, avee les objets d' offrande, avee le pl'estige tout,
ó grande AUl'ol'e, avee leS pl'ix de victoil'e, 6 pOl'teuse des pl'lX I
la. Début d'hy. a l'impératif, mode d'ailleurs dominant dans
tout ce groupe a D. - Sahá note un rée.l,
vaména dé signe un objet concret comme dywnna c et I'al d : 11 s aglt
de biens qu'D. possede et que, par la réciprocité connue des actes
védiques, elle confere aux humains. S.i la est le don naturel
pour la 3e fonction sociale, le « )) dOlt ,etre le, don
nique (cf. bmhmavareasá AV. etc., ou le « eclat »
apparenté a rue-, est synonyme dywnna) , . avec 1 ep. br
hat
(( solide)) Gonda Brahman p .. 38.; Thleme ,ZDMG.
p. 97), qui rece.le un écho de ?t., lors vama
(q
ui figure aUSSl IU. 61 6 cl-dessous et cf. a yalu vanasa X. 172, 1,
, b' t b' f't I
interpellation probable a D. « viens avec tes lens, es wn al s .. ))
plutót que « ... avec ta faveur ou : avec ta ! ));
parfois adoptée en référence a lato uenus! mdemontrable.,
en dernier Vendryes Worel 5 p. 104 = d p. 1.67)
vis el' le type de dons propre a la foncbon En fmt, vama
est banal: « agréable )) ou meme « bon )), malS aUSSl « beau ))
qu'Old. Worte f. schan p. 60 rapproche cas nombreux ou, D.
est associée a la « beauté )), Sl'i, súbh, sünál'i) ; le rattachement a la
rac. van- qui préciserait un peu le caractere demeure
lointain le nom-racine van dans * (Wackernagel 1
2
p. 26
ligne 29') élargi en ne signifie rien de plus que
« se plaisant en : l_a ;).
Séquence analogue ratil?l vamasyajmahun raylm X.
140, 5. Vamá « bonne chance)) VIII. 83, 4.
-15-
lb. Vy úcha est tantót transitif 1. 92, 14 ci-dessous, tantót
comme ici « luis, déploie ta lumiere ! )) avec v{ diffusif passé a
vivásvant. Le prono naJ:¿ est trop faible pour porter la tran-
sitivation, théoriquement possible (Lu. « leuchte uns auf))). Vas-:
verbe de base de ces hy., associé étymologiquement et allitérati-
vement au nom meme d'U., cf. ci-dessus p. 4 n.; entre bien eles ex.,
1. 134, 3, v{vasvad 1. 44, 1. - Duhital' divaJ:¿,
atonie elu Gén. non initial régime d'un Voc. Haskell JAOS. 11
p. 57, résumé Ma. Ved. Gr. p. 104 Gr. for Students p. 465 Delbrück
Ai. Sy. p. 34 ; sur le cas de divó nal'a qui fait difHculté, Old. ad
X. 143, 3. Il s'agit d'ailleurs d'une formule close (la tmese divá
stave duhitd 1. 92, 7 ci-dessous étant exceptionnelIe), applicable a D.
et de la a la N uit, doublet d'D., X. 127, 8. Ellipse de duhitá (avec
une ép.-substitut) III. 61, 6 ci-dessous; ellipse de diváJ:¿ IX. 97,
47 (? Cf. aussi diváJ:¿ [nál'aJ:¿] V. 52, 5 et le cas de sünú, putl'á, yahú
employés ga et la avec omission du régime sáhasaJ:¿). Au plur.
(les D.) IV. 51,11 ci-dessous. Renouveau d'expression au Livre X
(.3, 2) brhatáJ:¿ pitúl' jám. Le Pere impliqué par cette formule
semble etre Agni 1. 71, 5 et 8 (Ge. ad locc.) ; il est non identifiable
X. 61, 5 sqq., passage OÚ l'allusion a D., bien que non nommée
autrement que par la périphrase lwnáya duhitüJ:¿, est rendue
probable par le v. 4. Il serait abusif de rattacher a U. tous ces
motifs d'inceste qui formaient un lieu commun de la pensée cosmo-
gonique : D. représente un aspect privilégié de la féminité initiale.
lc. Dywnná, terme typique de ces hy., moins « physique)) que
bhanú et analogues : « éclat)) ou peut-etre mieux « prestige )), la
valeur figuré e étant dominante (dywnnéna brhatd préfigure
bl'ahmavarcasá cité sous a) ; le sens premier a pu etre Himmels-
herrlichkeit Wackernagel Sb. BerI. Ale 1918 p. 398 = K1. Schr.
p. 317 si l'on rattache, comme on a de bonnes raisons de le faire,
le terme a dyújd{v; mais cette valeur est oblitérée. Dywnnáhüii,
traduit « hellen Ruf)) par Ge. IV. 16, 9, est a rectifier d'apres
1. 129, 7 « Rufen del' Begeisterung)) ou mieux « appels (faits a la
divinité en vne d'obtenir) le prestige )). - Brhatd, ci-dessus a. -
Vibhéival'i ... devi dásvatL: interruption d'une séquence de Voc. ou,
si l'on préfere, re tour partiel du VOC. a l'adhésion syntaxique.
Vibhávart est une ép. stable el'D. (le régime Gén. étant aelmis par
Ge. 1. 69, 9, mais elemeurantdonteux); v{-bhéi- figure 1. 71, 6
elans le contexte de l'Inceste.
Id. Devi: on peut hésiter ici et ailIeurs entre « déesse )) et « divine )),
comme, cas particulier de l'indétermination entre substantif et
aelj ectif. Le fém. est plus sensible a la motion que le msc. (-nt.);
mais dans le .cas, de devá (qui a pu avoir primitivement une valeur
aeljective Kurylowicz Apophonie p. 151 n.), on trouve meme au
-16 -
nt. devám... VII. 21, 1 ce breuvage divin », devám mánaZ2
1. 164, 18 ce esprit divin» et quelques autres ; jamais au plur. -
DlÍsvatl (daáso Old. et Arn.) sur une base das qui est, soit un élal'gis-
sement en -s- (d. sudás et la pseudo-rae. synonyme ras- Kuiper
S-Prasentia AO. 12 p. 190 et notamment p. 272) favorisé par
l'aor. adas, soit bien plutót un dérivé en -as- comme bluis et quelques .
(rares) autres, alternant avec une rae. en -a- Debrunner Suffixe
p. 235 : ceci rend mieux compte, au surplus, de la diérese. De toutes
manieres, dás s'ajoutera a l'ample série daná damán dánu datrá
(dátra) °diiti dayá, plus tard encore dada, éventuellement (visva)-
dáni et (Uwas. - Sur la notion de ce richesse », dominante dans le
groupe a D., mais d'intention indéterminée, d. pu?tásya pu?tám
X. 55, 4 dit d'D. et dont l'élément radical fait corps avec raí,
ainsi dans rayás pó?wn. - (3enre de ra{ Thieme ZDMG. 95 p. 345.
2a. Passage du sujet au pIur. ab, retour au sg. cd : les D. passées
et celle de ce jour. Elles sont ásvavatl et gómatl (ailleurs k?wnátl;
indirectement gávya; éventuellement °psu 1. 49, 1 ci-dessous)
paree qu'elles sont asvadá 1. 113, 18 ci-dessous, que la richesse est
ásvabudhya 1. 92, 8 ci-dessous, comme l'est leur récompense,
ibid. 7 (passage OÚ figure aussi góagm). L'association ásva/gó
(ou pasÍ!) est typique (et préhistorique, Specht KZ. 57 p. 183),
eL gavyáyam ásvyam pasÍ!m X. 48, 4 ce troupeau de vaches et de
chevaux », ásvyam pasÍlm uiá gávyam V. 61, 5 etc. Elle peut
s'élargir avec vírá et d. X. 119, 1 Ge. soulignant l'unité sémantique
de la liaison go-ásva. - VisvasLlv{d a été ingénieusement expliqué
comme haplologie de °vasuv{d Bl. p. 81, approuvé Ge. ici et Ma. :
Bl. évoque vasutvaná VII. 81, 6 et vásva [s- IV. 52, 3 (ci-dessous).
De fait, suvid n'est pas attesté, alors que vasuv{d l'est, encore que
non dit des D. Par ailleurs, D. est vásvI, D. et la Nuit sont vásudhití
ce détentrices de richesse » III. 31, 17. L'inconvénient de l'explication
de Bl. est d'aboutir a instaurer un composé trimembre.
2b. Bhlíl'i cyu- pourrait s'interpréter en pseudo-transitif -
régime formé d'un adjectif au nt. pI. -, comme v{{;vüni cicyu?é
IV. 30, 22, sána náva ca cucyuvé VIII. 45, 25. De toutes manieres,
vástave est un libre régime ce pour luir e », la plupart des finales
-tave étant infinitives (liste Lanman Noun p. 409 ; (hl?tárítave est
transitionnel). L'injonctif cyavanta, que Ma. rend par un futur,
exprime une valeur verbale indéterminée ce les D. en général se
mettent en amvre ou : ont mis beaucoup en ceuvre ». Cf. sur cette
rae. et son homologue ir. Benveniste Fest. Nyberg p. 24; JAs.
1939 p. 396.
2c. Jmya, tenue de base dans ces hy., d. en un sens analogue
hinvánti IX. 65, 1 ; 67, 9. - Práti, mot également typique de
l' action des D. qui est touj ours congue ce a l'intention, en direction »
-17 -
de l'homme, allant ce a l'encontre de (l'homme) » : sens qui se com-
bine lc cas échéallt avec l'idée du retour des D. Le renversemellL
attendu se présente V. 28, 1 OU Agni est dit pl'aiyál'tit u?ásam.
Outre práti, passim, on a les fixations nominales de ce préverbe
en pratyá/lc 1. 50, 5, jJmtlct passim (y compris PB. XX. 1, 4 cité
Lu.), pl'átíka dit d'D. VI. 50,8 X. 88, 19 etc. ; Ll?ásam áníke VI. 47,
5 est faiL sur l.e type UO jJl'átlke et confirme l'hypothese qu' áníka
serait un glissement d'* anüka (conservé dans anükám., anükya,
anüdná isolément) sous l'influence de p/'átlka. L'équivalent class.
d'u?ás est praiyLl?a, ci-dessus p. 5 n. - Sünftii: il faut en demeurer
sur ce mot aux conclusions philologiquement bien assises, posées
jadis par Old. ZDMG. 50 p. 433 (et déja, bien qu'avec un certain
flottement, Berg. 3 p. 295). Le sens de ce libéralité» est admis
d'ailleurs par Ge. 1. 8, 8; 123, 5 (ci-dessous) et ailleurs. Que
l'analyse étymologique donne ce vertu, qualité d'un homme de
cceur», ou, plus malaisément, ce qualité d'un etre bon pour les
hommes» Thieme Fremdling p. 159, ou enfin, sur le plan
préhistorique, « force virile, vitalité » Kuipér Nóropi p. 18 approuvé
par Bailey JRAS. 1953 p. 106 (de meme pour sünára; autre sur
ce dernier J'dayrhofer Arch. Ling. 2 p. 41 ; ce vigueur» était déja
chez Berg.), ne doit pas nous inciter a modifier le résultat acquis
par les convenances internes. 01', SO est bien la libéralité; a la
limite, c'esL meme un autre nom de la 1. 40, 3 ; 92, 7
(ci-dessous) III. 31, 18 Ge., autrement dit de la ce vache» qui
symbolise le don VIII. 14, 3. Il demeure que ce nom abstrait a
un aspect un peu trouble, avec sa base peu vraisembláble * sünf,
et l'éventuel transfert comme adjectif msc. et fém. (sünrie, dit
d'U. VIII. 9, 17 et cf. Old. ad VIII. 46, 20, passage OÚ sont
fabriqués une file de Voc. inusuels), qui évoque les possibilités
rgvédiques d'un suffixe secondaire -ia-. Ces Voc. sünrie = sünrlavati
(et sünari) sont typiques d'U.
2d. Lire maghónaam, fin de dimetre Old. et Arn. p. 92 ; id. pour
l'áihünüm 3.
3a. Sing. générique, englobant ici parfait et futur, ce dernier
noté par un subjonctif a nuance prophétique, Décad. du subj.
p. 10 Gonda Moods p. 85. Jeu entre u?ás et vas-; d. l'allusion aux
ávyu?taJ:¿ ... 11. 28, 9. -Ucchal Arn. p. 291 ce though against
the metre ». -- Nú a la fois hortatif et marquant le début d'une
duré e Liebert Ársbok Lunds Un. 1949/50 p. 73.
3b. Jírá suivi du Gén., donc transitivé, du moins en apparence.
Lu. (lit avec raison ce la qualité inhérente a U. se manifeste aussi
dans d'autres objets mobiles» (done ce animée» et ce passant son
animation aux' chars »). De meme gój[ra e¡:;t moins ce mobilisant les
'!{
I
-18-
vaches» (ép. de PuraIpdhi) que « se mouvant sous forme de vaches »;
autre Bhawe J. 01'. Inst. 4 p. 325 « rapide comme les vaches ».
On peut croire aussi que jIrá l'áthanam résout un * jIrál'atha,
comme D. est dite candrámtha.
3c. Forte coupe a l'hémistiche, la liaison ráthanarrz. yé étant peu
probable (malgré lVIa. « her cars, prepared to ... »). En revanche, '
yé c forme groupe avec yé 4a. On ne sauverait le lien entre ab et cd
qu'en admettant une dure ellipse, non exclue d'ailleurs dans le
cadre des relatives : « qu'elle brille maintenant pour ceux qui ... »-
AsiyaJ:¿ Arn. avec doutes ; Old. id. ou (plus douteux encore) iyé.
lVIaintien de -e, valant -e bref ou -a, devant a- Wackernagel 1,
p. 324 Ved. Varo 2 p. 419. - Dadhriré, rare forme moyenne dénuée
de préverbe ; la valeur en est claire V. 34, 7 « se maintenir (contre
un ennemi puissant) )J, donc ici « tenir bon » ; toutefois les exemples
du SB. réunis par Lu. invitent plutót a poser avec Ge. (( se tenir
prets (moralement aussi) pour ... » : la venue d'U. est le signal des
expéditions (arthfn 6).
3d. Samudré ná, entendre avec Old. (( comme les gens (moins
bien : comme les chars) aspirant a la renommée (se préparent)
pour (un voyage sur) l' océan)J, repris Ge.; précision superflue
chez lVIa. (( at flood time ». Non pas (( comme (les fleuves se dirigent)
vers l'océan ». Le (( renom )J, theme banal des hy. a D. : dé sir des
hommes que leur nom soit (( entendu» au loin. Sur le voyage en
mor a l'époque rgvéd., Hill. 2 p. 13. Sur samlldrá, Lüders VarUl)a 1
p. 99 Hoffmann OLZ. 1954 p. 396; Ved. Index S.U.
4a. Verset bhal'gavI Arn., qui propose avec eloutes pl'á yé táva;
Old. pal'á ou - Yáma(n), trajet ou trajectoire des
dieux circulants, D., les Asvin, les lVIarut (une fois aussi la Nuit,
ce qui achemine au sens cl. (( veille nocturne)J, l'interméeliaire
pouvant etre (( heure fixe [pour l'invocationJ » Ge. 1. 33, 2, mais
cf. la-contre Olel. 2 p. 85). Yáma(n) peut participer ele yc"i- (( aller»
et (secondairement) de yc"i- (( invoquer ». Le lien avec D. se marque
bien elans le composé usráyaman et cf. ánu V. 81,
2, yámann aktóJ:¿ III. 30, 13 VI. 38,4 (( a la venue d'D. (et)
de la Nuit» Old., préférable a (( a la venue d'D. hors de la nuit)J
Ge., quoique aktú ne figure pas el'habitude en contre-partie
Correct Ge. VIII. 8, 18 (( quand on vous appelle lors
de votre voyage» (cf. aussi Olel.), yámasmta (( connu par ses
voyages ». Cf. encore VIII. 96, 1 (( les D. ont prolongé leur voyage
pour Indra » asmá átimnta yámam lndl'c"iya, OU le yO des D.
s'oppose au nákta(m) eles nuits ; yO encore appliqué a U. lVIS. II.
13, 10. - MánaJ:¿ pl'á-yuj- J anertDhclsi p. 55, glose d' dhr-.
4b. Dc"ináya, Dat. semi-infin. el'un nom en -aná-, avec ton final
par l'effet du changement de catégorie grammaticale.
",
-
4 ; & a
-19-
4c. Anacoluthe apres relative, cas fréquent, le corrélatif n'étant
qu'en apparence, en fait álra (áha tád). - Hoffmann
vVuS. 1940 p. 148. - emploi du superlatif sur base
ele n. propre Debrunner Suffixe p. 603 : non sans eloute (( le plus
récent des I\. » (encore que le superlatif avoisine souvent la nuance
(( orelinale )J), mais (( le le par excellence ». iVIaniérisme consistant,
chez certains poetes, 8 insérer leur signature elans le corps meme
de' l'hy., parfois avec des travestissements.
4d. N áma Arn. avec doutes. (( Chanter le nom» est chanter la
personnalité meme (sur náman, Falk Nama-Rüpa p. 19 et passim) ;
(( distinction» iVIa. est une traeluction inattendue. - Nnwám
Arn. p. 92 (en fait, -l- Olel.) comme 2d. Le mot n(, reprenant silrl,
désigne ici les patrons lalques : mixte entre les 1 re et 2
e
fonctions,
par opposition a vIrá, terme de la 3
e
Dumézil Rev. ét. laL 31
p.175; sur vIrá, aussi Ge. ZDiVIG. 52 p. 738. N (est l'homme qui SOft
du commun, le héros, est celui qui est doué d'une vision
surhumaine. Cf. toutefois vIrá(l ... náryaJ:¿ VII. 1, 21 et analogues.
5a. lci commence la personnification d'D. : presque toujours
préparée par un exorele naturaliste. - Ghfi, particule bien décrite
Gr. vVb. - Silnál'l, meme sphere el'emploi originelle que siín(tcl
(Kuiper 1. C. p. 17), mais l'emploi a elú s'affaiblir en (( beau» (cl.
sundC/l'a) : il s'agit ele la jeune femme (celle en age el'etre aimée,
dont le partenaire est le jará ou le mál'ya 1. 92, 11 ci-elessous)
(( généreuse» (aussi : de ses charmes?) : contexte vaguement
érotique, sans qu'on soit tenu de voir elans SO un qualificatif de la
conrtisane avec Pischel VSt. 1 p. 196 (6ab ci-apres).
5b. Prá-bhuj-, terme possiblement aussi semi-érotique (d. ele
loin X. 92, 2 OÚ il semble dit que les D. baisent Agni) (( qui donne
la jouissance largement» ; J'da. (( glaelelening)J, faible ; Henry chez
Calanel-H. (( recueillant les prémices ». Le complexe prá-blwj- est
inusité. Cf. encore kás ta ... blnzjé 1. 30, 20 (( quel mortel a
jouissance de toi, D. ? » ((( quel est le m. que tu aimes ? » Berg. 1,
p.244).
5c. Paela d'apparence facile, riche en écueils. Le contexte traitant
el'D. incitatrice, on inclinera a rendre jal'áyantl par (( éveillant »
(avec les traelucteurs moelernes),bien qu'aux trois autres passages,
tous aelressés a D., le sens soit (( faisant vieillir ou : laissant V. (les
humains) »; ele meme pour jal'áyan II. 8, 2 jal'áyantam 11. 16, 1
ajamyú et probo jamyánmakha Ge. (autré, Old.), elit elu Soleil X.
172, 2 (hy. attribué a D.). Ce sens serait théoriquement aclmissible
ici également, d. Lu. Ivlais (( veillant» s'harmonise mieux avec
út patayati et s' apparente a bodháyantl passim, notamment dans
¡JmbodháyantlJ:¿ ... dvipát IV. 51, 5 ci-clei;lsous. - Vljana, hapax
_.YA
- 20-
avec cette accentuation, mais sans doute identique a Ul']unCl nt.,
que Ge. traduit par Opferbunel ou Ring, Ringen ; ici par Schar;
Ma. host, Henry chez Caland-H. enclos, Berg. demeure; cf. encore
sur le mot Ge. ZDMG. 52 p. 734 ; 71 p. 326 et 331 ; anciennement
Old. GGA. 1890 p. 410 et Noten passim. Le mot a elú elésigner a
l'origine un territoire circonscrivant un groupe social, comme
u<JI'<JZ5na Benveniste Mages p. 8 et 10 : ainsi 1. 101,8 oú le « cercle »,
le « district » le plus proche est mis en contraste avec la ce localité »
la plus lointaine, pammé sadhásthe (cf. JAs. 1939 p. 177). Passage,
comme souvent, de la notion ele ce clan » ou de ce cercle » a celle d'un
ce domaine » ineléfini, ici ce la gent bipede ». Elargissement et banali-
sation, comme souvent aussi, el'un terme vieilli et partiellement
mécompris. La liaison uljanam paduát, vaguement recommandée
par IV. 51,5 déja cité (cf. encore gl'dmasaJ:¿ ... paduántall ...
X. 127, 5 hy. a la Nuit); est toutefois rejetée par Old. qui semble
donc admettre une solution alambiqué e comme ce éveillant pour
le sacrifice (?) le(s) bipede(s) ». - Paduánt s'oppose a
comme dans X. 127 précité et ailleurs ; nt. collectif comme dans
duipdd ... jíuám IV. 51 précité (duipdd et nt. sont attestés
encore X. 27, 10 Wackernage13 p. 235). Le terme accompagne aussi
l'idée d'éveil 1. 124, 1 ci-clessous. Est-ce D. elle-meme qui est
apdcl 1. 152,3 VI. 59,6 en regard des femelles paduátl, ce les vaches »
ou plutót, compte tenu d'une attraction de genre, (e les humains » ?
Cf. Ge. - lyate forme une semi-périphrase avec jal'áyantl ce s'en
va éveillant» : sens actif ici; ailleurs, partiellement, passif;
éventuellement a mettre au compte cl'une rac. ya- ([mahe)
ce implorer», v. ci-clessous VII. 81, 4.
6a. Sámana, mot polyvalent et indistinct. Vu le contexte, on
acceptera le sens de (e rendez-vous » (ce fete » Ge. IV. 58, 8 peut-etre
trop précis ; (e mariage » X. 168, 2 dans des expressions analogues)
de préférence a celui, plausible en soi, de ce compétition, lutte»
Ge. Ma. ; tout autre ce elle qui sépare un couple uni, qui sépare
les amoureux» Henry chez Calanel-H. - Vi, reprise du préverbe
séparé devant un régime parallere; plus rare dans le cas d'un
préverbe joint. - .lÍ1'tl1Ín (rac. r- ce se mouvoir déterminativement »,
vers un certain but) ce ceux qui s'occupent de quelque affaire privée,
qui se meuvent pour quelque entreprise» : ártha en contexte
analogue dans d'autres hy. a D. 1. 113, 6 ; 124, 1 ci-dessous.
6b. Paclál?1 ná veti: l'ambiance érotisante conduit a (e elle suit
(le male) comme a la trace» et Ge. compare ingénieusement
abhl'atál'o ná vyánta(l IV. 5, 5 ce comme des filles sans freres
(D. est dite elle-meme abhl'ütii 1. 124, 7 ci-dessous en intention
analogue) qui vont (vers l'hornrne)) : valeurs affectives de la
- 21-
rac. uí-. Sinon, jJCldá/?1 ueti serait simplement a rapprocher de
padaut ce qui fraie la voie », mais la pointe serait perelue, et ce serait
un simple rappel el'U. comme initiatrice. ce Elle n'aimc pas ce
séjour» Berg., avec ná compris comme négation, est égarant. -
ádatl, cité Nigh. 1. 8 comme nom d'D., rapprochable théoriquemcnt
de la rac. ud- « etre humide» N eisser, est peut-etre également
érotique, comme le pensait Pischel VSt. 1 P 195 (analogue en ce
cas ahand 1. 123, 4 ci-elessous, pW?1scaU elit el'D. AV. XV. 2, 2).
TouLefois l'autre ex. elu mot VIII. 69, 2 comme ép. eles vaches,
parallele (eL sémantiquement opposé?) a yóyuuatl, elonc e( bien
elisposées», n'est pas en faveur ele cette nuance. En tout cas,
ce eagerly» Ma., ce jaillissante » Berg. sont peu pertinents ; swulhyzí
X. 138, 5, dit d'U., proprement (e la brillante», pourrait a la
rigueur rendre compte d'ódatl entendue comme ce humectée,
lavée», cf. ce la baigneuse» V. 80, 5 ci-elessous et, inelirectement,
VIII. 75, 8 pmsnattl' ivosl'dJ:¿. ódman du YV., associé a une énumé-
ration comprenant éman, bhásman, áyana (VS. XIII. 53),
ne fournit aucun point el'appui. Pas elavantage RV. vyódana.
Au V. X. 92, 2 les D. semblent etre imaginées « baisant le nouvel
(Agni) comme la Nuit ».
6c. Náki$ Wackernagel 3 p. 559, 568. - Paptiudl¡1Sa asede
semi-périphrastique (comme ci-elessus 5c) ce ne s'arretent pas de
voler» ou ce ne manquent de voler = continuent a voler»;
Delbrück Ai. Sy. p. 375 ce les oiseaux qui volent ne se tiennent pas
tranquilles» V g1. Sy. 2 p. 524 ce ne restent pas au niel». Idée
durative ici (D. ineitatrice des etres animés), inchoative au passage
comparable 1. 124, 12 ci-dessous.
6el. ou, ailleurs, dit toujours d'D., sauf une
fois de la Nuit 1. 44, 8, ce qui revient au meme : employé soit
absolument (au Loc. p1.), soit avec régime allitérant au
fig. aussi ce dans l'éclairement de (ta) force » au X, ce qui implique
un rappel d'D. ce quand ta force éclaire comme D. »; aussi Loc.
On trouve encore uchántyam mais non *
tdye7m. - Vajinívatl, ép. stable d:D. (d'oú aussi VIII. 24, 28 oú
manque la référence directe a D.) comme vajiní, vdjapl'asata,
vdjapatní, vcljáyantl III. 14, 3 ; indirectement uajayántl V. 1, 3.
L'idée de base est celle d'un prix, d'une récompense que dé cerne
la divinité, mais sans le contéxte de ce butin» propre a d'autres
cycles, tout au plus celui de ce tournoi ». Sur udja, Gonda
p. 48, Berg. Inelex et Qu. Hy. p. 113 et surtout Old. ZDMG. 50
p. 443. qui partait ele (e énergie» (énergie traduite, réalisée en tout
cas). Sur l'échange vcljáy-jvcljay'-, Old. ibid. et ZDMG. 55 p. 294 ;
vdja au sens de l'étas Ge. V. 84,2 (mais cf. Lüders AO. 13 p. 111
(e victoire », qui compare vdjm?1 k1'Clncl- X. 96, 10). - -Iní- comme
- 22-
suffixo augmentatif Debrunner Suffixe p. 352 (qui ne cite pas le
mot), d. = s {pravant (aussi vdjavant), treUní = tréfii.
Emploi fort de l'AbI. de départ « prenant son départ, son
ongme de ... )), souligné par la postposition ádhi. - Yuj-.' U.
assimilée a son propre attelage. . .
7b. Udáyana, variante rare d'úditi (s iíryClsyCl) , lequel mot, soit
dit en passant, ne s'applique pas au « coucher du soleil)) Siego
Nachtv\eg p. 17.
7c. «Cent chars )), multiplication interne par projection des U.
prises ensemble. - Subhágii, terme typique dans ce groupe a U.
(d'ou un sentiment d'association entre U.-somr et U.-bhága qui aura
contribué a former bhaginí « SCBUr)) en skt plus récent ; sur le mot,
d. Gonda AO. 21 p. 23), comportant une contre-valeur «heureuse)),
« portant bonheur )), avec nuance érotique possible (cf. bhaga
organe féminin depuis l'Ep.). Sur le mot so, Old. GN. 1915 p. 364
Ge. ZDMG. 52 p. 750. Les Sorna « ont engendré le bhága d'U. ))
dit le V. IX. 10, 5, ce qui revient a « ont engendré U. en tant que
subhágii )).
7d. V{ yclly abhf, indécision entre préverbe (Gr. Wb. sous yii-)
et préposition (ibid. sous abhi) Delbrück VgI. Sy. 1 p. 655 ; Ét. véd.
et pal).. 2 p. 119.
8a. motif du « regard )) dans les hy. a U. Le terme vise
plutót le pouvoir visuel, mettant parfois en évidence la vue inté-
rieure (valeur « spirituelle )) des noms en -as-), comme rddhas est
le pouvoir de réaliser des dons, srávas, celui de se faire « entendre )) ;
avec suffixe concrot, est la vue ou le regard. Ici « en la
voyant )), « to her contemplation)) Ma. Les deux mots sont voisins
VII.. 63, 1 « qui regarde)) (en fin de comp., comme
toutefois ici ne fait qu'élargir un difficile ot «CBih.-
Jágat Wackornagel 3 p. 263, le monde « animé )), le seul auquel U.
ait affaire.
8b. kr- (sandhi comme attesté dans un hy. voisin
50, 4), d. ákar jyótiJ:¿ VIII. 73, 16 dit d'U., TS. IV. 3,
l1g id., jyóliragm VII. 33, 7 en contexte « auroral)) Ge. A la fois
« donner la lumiere)) (aujourd'hui) )) et « la créer )), rappel cosmo-
gonique. - Sünárí 5a.
8c. ápa-vas- (Clpaviisá AV.), emploi connu du préverbe dominant,
« chasser en brillant )). lVlais l'expression verbale est limité e au
RV. (d. aghá X. 35, 3), expression indifférenciée du mal:
terme de la 2
8
fonction sociale, sridh d étant nettoment de la
premie re (( mal)) rituel, échec dans le sacrifice, d. V. 80, 3
ci-dessous, avec emploi notable du mot dans les Pavamani et
- 23-
d. asl'Ídlui III. 58, 7 ép. des Asvin comme porLeurs du soma),
d. Ge. ad I. 36, 7 III. 9,4. Idée voisine MS. II. 13, 10 brahmadv{sas
támasii devásatl'lln abhiváhantl (U.). - Maghóní, ép. typiquo d'U.,
glosée en quelque sorte IV. 55, 9. Seule U. ost maghóní, al' exception
d'un seul passage ou le terme s'applique au couple U.-Nuit ou
encore a comme reflet d'U.; d'ou l'abstrait mdghonCl
comme qualification des Peres instaurateurs de la
X. 107, 1. Suffixe archalque -van- (hybridisé avec -vant-) sur base
elle-meme archalque mághCl. - Duhitd diváZ¿ en clausule, d. lb.
8d. Uchat, intermédiaire entre l'indicatif et le subj.-impératif,
forme indifférenciée. - Sl'Ídh c.
9a. Bhiihi bhiinÍlnii, allitération étymologique. Bhiinú, dit d'U.
VIII. 5, 1 et ci-dessous passim, mais plus souvent d'Agni solaire.
Apres VClS-, bhii- est la rac. la plus importante dans ce groupe d'hy.,
d. vibhiivCl1'i)' U. la premiere des vibhd X. 55, 5 ; d. en skt ultérieur
pmbhiita comme nom de l'aurore.
9b. Candrá, ép. d'U. elle-meme I. 157, 1 et d. III. 61, 7 ci-dessous.
Outre l'acception naturaliste, il y a l'idée latente de 1'01', des
trésors « dorés)) : cClndrá « 01')) est attesté II. 2, 4 (candrám iva
SLlrúcam) et peut-etre dans candl'ávant, ainsi que III. 31,15. Le sens
de « 01')) est fixé dans la VS., mais l'expression cClndrám utá yád
X. 107, 7 est équivoque entre « 01' brillant)) et « argent
et 01' )) ; Ved. Index s. u. - Duhitar diva!¿ on clausule lb.
9c. Participe semi-autonome. - Lire asmábhya Arn. et Old. ;
Wackernagel 3 p. 459. - SaÍlbhaga, régime probable de vyuchántl
et donc a séparer de blHíri (coupe 1) : U. apporte le so, étant elle-
meme subhágii 7.
9d. (d. Ge. I. 45, 7), terl,lle dont Ge. note le lien avec U.
On peut penser d' abord qu'il n'y a pas ici div « ciel)) (encore que
les autres composés en divo dyúO reposent sur ce sens, y compris
diviyáj) , mais eUv « jour)) (div{ V. 35, 8 «aujourd'hui ))) : donc,
« sacrifice quotidien ou : de ce jour)) Ge., mieux « S. du matin)) Lu.
(rite composite Potdar Sacrifice p. 128). Le sens de « jour)) est
conservé surtout dans des formules stéréotypées, dyúbhiJ:¿ « a l'orée
du jour)) V. 16, 2 Ge., ánu et abhf dyzín, divé-dive, sadyás et dans
le dérivé divá. Toutefois il n'est pas súr que le membre ultérieur
soit « sacrifice )), forme douteuse pour le RV. Liebert Suffix
-ti- p. 29; c'est bien plutót « quete, rechercho )) Neisser Wb. 1
et 2 J anert Dhiisi p. 14 Burrow BSOAS. 1955 p. 326 qui évoque
d'autres possibilités ; d. encore Ge. V. 44, 4 ; 87, 1. Old. ZDMG. 62
p. 473 rapprochait de « (expédition faite a la)
recherche de vaches )), d. et analogues (autre,
Liebei't p. 31 ; indirectement suppose * :
- 24,-
donc, « recherche du cíel ou : (de la lumicI'e) du jour», ce qui
rejoindrait la préoccupation centrale des hy. a U. Conclusion
indécise.
lOa. H { non causal (( en efIet» ou meme carrément « étant
donné que ... »), mais, comme souvent, hortatif Gr. Wb., Delbrück
Ai. Sy. p. 522. - Littéralement « aptitude a respirel" a vivre (et :
moyen de vivre)), cf. j'Ívaniiya X. 161, 1 « pour que tu vives ».
C'est d'U. apparemment qu'on nous dit X. 189, 2 qu'elIe respire
(litt. : inspire) par le souffle vital (Jitt. : par l'expiration) d'Agni.
10b. Sünari 5a.
10c. Brhát lc. U. est brhadrathá V. 80, 2 ci-dessous ; n. propre
X. 49, 6. .
10d. 81'udld Arn. Old. ZDMG. 60 p. 130. - Citl'ámaghe (cf. dánu-
cÚrii V. 59, 8 dit d'U., emploi qui contribue a détourner d'un dánu
enLendu comme « humidité, rosée» : c'est simplement « don»,
syn. plus concret de diiná) , ép. typique par ses deux éléments
(maghá ci-dessus 48, 8). Les dons sont éclatants parce qu'U. est
lumiere, ils sont figurément brillants ; U. se signale (rac.
cit-) par ses dons qui forment son « signal », keM ou pmketá. Citra
comme ép. d'U. 1. 30, 21 IV. 14,3 etc., ou évoquant U. VIII. 101,
13; ép. de la richesse en tant que produit d'U., citrám ... rám X.
111,7 et probo aussi l'ayi{L .. citrá (noter l'adjectif au fém. 1) 1. 66, l.
Sur le mot ca, Bl. p. 106, 142 Old. Worte für schi:in p. 57 Weltansch.
p. 73 Hertel Feuerlehre 1 p. 45. Nuances imbriqué es de lumiere,
beauté, signalisation, émerveillement. Cf. en fin « riche en
miracles », ép. d'U. d'apres Gr., avec finale -inz- augmentative (6d).
lla. Vája 6d. - H{ lOa: ici souvent, en phrase impéra-
tive. - V á1?lsva (váqlsuva Arn.) : van- au moyen est « gagner )i,
mais de préférence pacifiquement, par Gontraste avec san-,
« gagner» (par la force), racine formant avec van- une Reimwort-
bildung parfaite Güntert Reimw. p. 39. Cf. viimá la, vánas X.
172, 1 (U.). V áqlsva atteste la tendance tres générale vers le sens
de « donner» : « gagne pour toi, de maniere a le donner ».
lIb. Citrá 10d, la nuance prévalente étant ici « perceptible de
fagon intense ». - J ána, d' abord généraLion (comme on a
jánman) ou meme tribu, clan = ir. zantu. Ce dernier sens est plus
probable en ce passage, vu qu'on a jánasya 1.
70, 2. Jána s'insere dans une énumération a coté de vis (et ele
jánman) II. 26, 3 englobant toutes les catégories etlmiques;
jána est une unité plus large, tout comme ir. zantu parrapport a vis.
llc. á vaha est ailleurs « amene (les dieux vers l'autel, cL 12) ».
Faut-il rendre ici seulement « arrive en chal' vers ... » ? En faiL, on
- 25-
posera une elIipse de deván pour maintenir l'unité sémantique. -
Adhval'á: pas de motif pour mettre en doute l'intermédiaire
« cheminement (des officiants le long de l' aire rituelIe) », chemine-
ment concrétisé par le rite du D'ou adlwal'yú Minarel
Trois énigmes 2 § 350b, Neisser S.U. adlwará, Hill. Lieder p. 9 n. 2.
lId. V áhni, Nomin. attiré (au lieu de váhnzn ou plutot de
váhnzniim). Sur le mot, la discussion utile a été celIe d'Old. ZDMG.
50 p. 423, L'Íntéret de la locution váhnir c7sá, confirmée par váhnil'
ukthaíll, uktháviihas, a été noté surtout par Ge. 1. 76, 4. La rac.
vah- s'associe aisément aux images de l'attelage rituel. Les pretres
conduisent ou sont attelés, par le geste, la pensée, la parole. Cf. X.
101 décrivant le rite en des images ou dominent celIes de l'attelage.
12a. Lien par á vaha (vahii Arn. et Old. ZDMG. 60 p. 120) avec
le verseL préc. - Sómapltaye, forme normale dont sómasya pltáye
est une résolution, valable surtout la ou sóma est accompagné d'un
déterminant, mais justifiable en tant 'que pltáye est senti comme
un Dat. semi-infin. L'expression est déduite de sómam pii- Liebert
Suffix -ti- p. 117.
12b. La mention de l'espace aérien complete ceHe de la pal'iivát 7a.
Sur ai1tárik?a, en dernier Minard Trois énigmes 2 § 161 n. L'étymo·-
logie par s'appuiera sur ; cf. aussi
1. 123, 7 ci-dessous et plus lointainement iva
« le siege des U. » X. 31, 5. Ao a dú etre adjectif a l'origine, comme
le nom accompagnateur étant I'ájas. D'ou le plur., qui a
pu conserver sa valeur adjective dans un cas comme VI. 22, 8
párihiviini divyáni ...
12c. Sá comme particule connective et conclusive « toi, ainsi
caractérisée ... ». - Dhc7- et Loc. tend a fusionner sémantiquement
avec dii- et Dat. d'ou des contaminations entre la syntaxe des
deux verbes ; plusieurs composés en °dhü équivalent a des formes
en °dc7 : aspect de l'envahissemenL du sens de « donner» Sprache 1
p. 14. - Gómad ásvc7vat (ci-dessus 2a), substantifs au sens de
« possession en ... » pour désigner les éléments de la richesse védique,
cette richesse meme, cf. I'evál = ra{ ou rayi. La distinction entre
gómat substantif et gO adjectif (le premier par ellipse toujours
concevable de vásu ou dhána ou analogue) est parfois minime, cf. la
phrase analogue VII. 75, 8· ci-dessous. Significative est la dispa-
rition de -vat- substantif nt. apres le RV. et cf. Debrunner Suffixe
p. 872. - Uldhya et vája apposés (coupe 1) « preisliches als Lohn »
X. 11,5 Ge.
l'2d. V ája 6d. - Suv'Íl'ya poursuit le schéma tracé par gómal,
ásvc7val « pm;,session d'hommes économiquement utiles», donc de
« fils» (traduction conventionneHe de vzrá; ci-dessus 4d). Le mot
- 26-
se trouve joint ailleurs a sváSvya et apposé a 1'Ctl ou myi. Il est, au
moins pour une large part, a séparer de vZl'ya (sur quoi Minarel
Trois énigmes 1 § 82 n.) et a rattacher a suvtm Ge. ZDMG. 52
p. 738. « Herohooel» ele Ma., influencé par vZl'ya, ne peut etre la
nuance juste. Un suvtl'ya adjectif VI. 8, 6 (ou Ge. hésite) est inutile.
13a. Rúsant, participe isolé (comme souvent), doublant *mcant
(cf. ruciiná) , ép. fréquente el'U. ou el'entités liées a U.; aussi
MS. II. 13,10. La base (évidemment distincte du I'US- AV. « blesser,
elétruire ») se retro uve peut-etre dans amsahán = dasyuhán X.
116, 4 Ge., qui se fonele sur l'équivalence dásya (diisá) = kl'?I.lá.
13b. Pl'átí 2c. Bhacll'á (aussi 1. 134, 4 X. 11, 3 elans eles str.
liéos a U.) Old. Worte für schan p. 48 « apportant bonheur et joie»
ou simplement « beau » (mais «prééminent» SB. 1. 4, 5, 8), séman-
tisme analogue a Sl'í. Ceci amEmerait a rectifier le sens premier de
bhancl-, qui ne serait pas « louer », mais a peu pres « gratifier » ou
« qualifier heureusement ». N uit et U. sont bhándamiine 1. 142, 7
III. 4, 6 « se manifestant comme eles etres bhadl'á ». Bhandána
« bel ouvrage » VIII. 24, 15 Ge.
13cel. Ces ép. s'appliquent d'abord au chal' (cf. 1. 49, 2 ci-elessous),
qui véhicule la richesso, cf. l'áthCll!1 visvával'Cllll VI. 37, 1, supéSaSCll!l
I'átham 1. 49, 2, súgmyaya súgmyamoo. l'átham VIII. 22, 15. Toute-
fois visváo est surtout ép. el'U., ci-dessous 1. 113, 9. SUpéSClS,'
péSClS est un mot typique du groupe, l'équivalont ele lak?- dans
un orelre ele travail plus fin (une sorte do broelerie II. 3, 6, str.
adressée au Jour et a la Nuit) et cf. pépisana AV. VIII. 9, 12 dit
d'U. et de la Nuit « constellées ». Il se dit, médiatement, elu sváru
1. 92, 5 ci-dessous; cf. aussi IV. 51, 2 ci-dessous. Une variante
phoniquo de supésas (attosté, a propos el'U. justement, VS. XXI.
17 et parall.) est suSilpá Tedesco Lang. 23 p. 383, qui fournit aussi
un qualificatif d'U. IX. 5, 6 X. 70, 6 TS. V. 1, 11, 2 et parall.
Enfin sukl'Clpts, ép. de la Sl't propre a U. et a la Nuit X. 110, 6
« parée de lumiere, aux parures lumineuses ».
14a. Y é cid dhi, relative formant anacoluthe, comme souvent
« de meme que tu écoutas jadis les J}:¡lÍ, écoute-nous a présent ! »
Old. Un interméeliaire imaginable, mais forcé, serait *
apposé a I1ClZL Références sur le relatif libre 1. 67, 7 ; 72, 9 ; 80, 16 ;
84,9; 102,3; 112,21 ; 147,3 IV. 6, 6 V. 41, 15; 45, 6 VI. 17,
19 VII. 47, 4; 67, 1 ; 92, 3 et 4 VIII. 52, 4; 53, 7; 58, 1 ; 61, 12
IX. 79, 4 X. 72, 1 ; 107, 7 etc. et Ge. ad 1. 24,4. Cid généralisant
lo relatif Delbrück Vgl. Sy. 3 p. 338 Ai. Sy. p. 569. Formule fixée,
cf. Conc. sous yác cid dhi, yé oo, Dans yác cid dM vam purá l?ClyO
jahCíré VIII. 8, 6, yád masque un relatif libre, « les J}f;lÍ qui vous
ont appelés, ( vous y etes allés ; pareillement, oo.) ».
- 27-
, 14b. duplicati?n, comme aVClntuoo.ütáyaJ.¿ IV. 31, 10
avaseoo.utaye 1. 35, 1. lYIahí, ép. stable el.'U. au Voc. (au Nom. V.
1 VII. IX. 5, 6 ; au VIII. 19,31 ; aussi mahaU X. 55, 4),
a ,laquelle 11 !a.ut se ga;der d un sens valorisant (( la granele
el;:sse »). D ,allleur.s Clvase malu est une variation insignifiante
d avase mahe, passml. Les pada ab sont repris de VIII. 8, 6 Bl.
p.82.
mot elénué dans le RV. ele la valeur techn. propre
au RItuel (Vocabu.l. du Rituel,véel.),:< chant de louange» (cf. Agnir¡;-
toma) Bl. p. 143, « louange mcarnee» IX. 108, 7 si le texte est
Olel. Meme l'opposition avec SáqlSCl n'est pas partout
sensIble, cf. stómaql sasyámiinam IV. 4, 15. A bhf-gr- « répondre
commo par un chant», donc «. agréer» (mais cf. II. 9, 4 Ge.),
compte du t. techn. ablugam elans le Rituel. Rádhasa,'
allleurs, 1. 100, X. 7, 2, le mot est régime direct d'Clbld-gr-.
du kamlwtva elans les verbes a préverbe.
14d. allitération étymologiquo, fréquente dans
ces ImItatlOn do l'allitération de base u?áslvas-. Les U.
sont VI. 47, 5 sukrál'?Clblui TS. IV. 3 110 et cf.
SUkl'ClPiS cité 13cd, ainsi que sukl'ásoci? ép. d'Agni.' ,
. 15a. Yád.,avec .un subj .. discrete « s'il est vrai que;
SI, comme Jen al la convlCtlOn ». Delbrück Ai. Sy. p. 322 insiste
sur la nuance future « quand tu ouvriras ». - Bhiinú 9a.
15b: Dvál',' le pI. du theme_ dvár, contrairement a dúr, n'est guere
que dans les hy. Apri, en valeur de personnification'
on a le duel. - Vi... n1ávaJ.¿,' le sens d'« ouvrir » se
a peu pres au theme nlO- nwa-, qui a subi l'influence de v{ Vl'l1otí
Sur l'intention des formules elliptiques en v{ d{l1:ah
Ge. ad VI. 35, 5. . ,
15c. Impératif· en -tal a réalisation retardée Delbrück Ai. Sy.
p. renvoyant a Wortfolge p. 2 Old. Prol. p. 262; sur les 2es pers.
-tat, Ved: Gr. p. 31.8: - type d'expression négative
a valem mtensement posItIve, « qm délivre (définitivement) des
loups» 1. 174, 10 Ge. ; vlka l'ennomi étranger arll'ennemi interne
IX. 79, 3 Thieme p. 45. - ChCl;'d{? Wackernagel 12
p. (Introd.) et 212 hgne 37 se référant a Olel. Prol. p. 477 ;
ZDMG. 55 p. 312 Bl. p. 82, 277 Mayrhofer Wb. : influence
d.e cf. cote a cote Sál'lna vál'ma chard{J.¿ 1. 114,5. -
Paela rep1'lS VIII. 9, 1 Bl. p. 82 qui voit dans yachatiit un indice
de priorité : indice fuyant.
15el. {? n'est guere plus que « possession bénéfique, jouissance»
nom-rac. réponda,nt a une possible rac. i?- « etre prospere »
par Burrow (précIté 9d ; ébauche ele démonstration déja Ge. 1. 77,
3
- 28-
4), qui la reconnalt dans l?aye i?enw i?anta
i?áy- i?itá i?irá i§{dh i§# (i§táni), donc dans une
consLellation d'hapax a-paradigma tiques, ce qui rend la conviction
moins aisée. La nuance d'{§ (Old. ZDMG. 55 p. 304, Neisser, Ge.
passim) est souvent « jouissance alimentaire)) (éventuellemenL
« faite d'aliment mystique ))) ou « viatique )), ailleurs « récompense
(concrete) ; bénédiction (a forme de ... ); exaucement des VCBUX, etc. ); ;
= 1. 178, 4 Ge. ; = vája I. 27, 7; = pluie VIII. 7, 3 ;
Ohrenschmaus Ge. VIII. 7, 1, etc. Terme inerte, a moduler sui-
vanL les déterminants ou le contexte, assez voisin de p ik§ et d' lírj
(Conc. s. uu. i§é iirjé et analogues). Le mot est mis par Ge. III.
58, 8 en rapport avec la lumiere auroral e ; au v. 1. 46, 6, D., non
nommée, est suggérée par {§+jyáti§matí. - Ici gómatír {§aJ.¿,
formule fréquente, équivaut a gávya ou gómat.
16a. Reprise modifiée du v. 1. - Brhát 1c. - Pésas l3d. Ici a
la rigueur m{ figurant la 3
e
fonction, {[el est la 1 re, clywnná la 2
e
,
vája résume les trois.
16b. NI « mélanger )), « faire participer étroitement
(comme sát{l.-srj-) )), l'idée dominante étant celle de l' attribut qui
fait corps avec l'image divine et qui la mal'que. - ¡[el N eisser
Lüders Fest. Wack. p. 299 = Phil. Ind. p. 552; syn. de {§ (peut-etre
identique a l'origine), mais plus « religieux)) et susceptible de
personnification mythico-rituelle. - á faiblement copulatif.
16c. Dyll1nná 1c. - VisvatÍlT', sémantique orienté e par l'expres-
sion clywnná timle VI. 68, 7 « étendre son prestige )), clyll1nnébhil'
v{svam átil'anta VII. 7, 6 « ils ont dépassé tout en prestige )). V{sva
résume les modalités diverses que comporte °tÍlI', « qui promeut ;
qui traverse; qui remporLe; qui dépasse)) Thieme Wortkunde
p. 6. - Noter la reprise d'u§ás, généralement.au Voc., a peu pres
dans chaque str. (une fois par str.) : comme d'ailleurs, a des degrés
variables, dans tout le groupe d'hy. a D.
1. 49. Meme groupe que l'hy. précédent. Metre a/w§tubh. Supplé-
ment fragmentaire a 48, ou sorte de résumé.
1. AUl'ore, al'rive avec tes (biens) heul'eux, clu haut ele l' espace
lwnineux du ciel! Que t' amenent (les chevaux) roses, vas la maison
clu clétenteul' de soma!
2. Riche en o1'l1ements, facile est le chal' SUI' lequel tu as pris place,
AUl'ore. Fiworises-en aujoul'd'hui l'homme ele bon l'enom, él Fille
du ciel!
3. Bipedes, quadl'Upedes, jusqu'aux oiseaux ailés, él blanche,
él A u 1'00'e , ils se sonl mis en mal'che selon tes temps fixés, (venant)
des confins du cielo
l'
I
- 29-
4. Cal' en luisant Ctu loin, tu as de tes rayons éclail'é tout l' espace
lwnineux. Ainsi, AUl'ol'e, les Km;wa qui aspirent aux I'ichesses t'ont
invoquée de leul's chants.
la. Bhadl'á 48, 13 ci-dessus. Ge. supplée al'c{bhilL selon lediL
parallele ; « mit gutem )) Lu. suppose vásubhiJ.¿, ce qui est également
possible. Enfin l'absence de sahá laisse envisager bhadl'ébhilL
adverbial.
lb. Rocaná « domaine lumineux)) Lüders VarUl}.a 1 p. 66. U. elle-
meme est rocaná III. 61, 5 ci-dessous eL possiblement X. 189, 2.
La localisation fait suite a pal'iivál 48, 7 et a anlál'ik?a 12. -
Piida repris V. 56, 1 VIII. 8, 7 Bl. p. 82.
1c. désignation des chevaux ou des vaches tirant le
chal' d'U. ; ailleurs, d'U. elle-meme (aussi VIII. 5, 1). est
un terme assez typique dans ce contexte, cf. les ásvaiJ.¿
I. 113, 14 ci-dessous. Il fait partie de la série des adjectifs de
couleur claire eL vive caractérisant U. (ál'U?í, syéní 1. 140, 9 (?),
ál'juní ci-apres 3, sabaU YV., peut-eLre r?Íl au sens de « rayon
matinal)) X. 6, 1 Ge. ; syení et font encore partie des
formules centré es autour de l'U. « masculin)) dans la mythologie
épico-pur., ci-dessus p. 12). Quant a °psu, le mot est difficile. On le
traduit d'ordinaire par « apparence; couleur )), ainsi Ge. ou Ma.,
traduction qui ne conviendrait a d'autres composés en °psu qu'en
supposant que le terme seraiL devenu fruste, quasi-suffixal; auquel
cas, aussi bien qu'a « couleul')) ou « apparence )), qui est sans appui
étymologique, on pourrait penser a vásu, dont °psu serait une variante
reflétant un impossible * °vsu; °vasu fonctionne. aussi a demi expléti-
vement en fin de composé, comme ovfdh (Ge. III. 43, 3), 0yu et
autres. On a pensé encore a « nourriture )), cf. la rac. psii-. A « ani-
mal )), cf. k?Íl, doublant pasÍl, et, sémantiquement, les ép. d'U.
I'üsatpasu, rÍlsaclgo qui dans cette hypothese seraient identiques a
Mais ce sens ne convient également qu'a une minorité des
cas (en y comprenant p1'U?itápsu si le mot, comme il semble, est a
lier a la formule abhi pSÍll'aJ.¿ pl'u?iiyati X. 26, 3, OU pSÍll'aJ.¿ fonctionne
en parallele a vl'ajám). Ingénieusement, Thieme Fest. Schubring
p. 8 a proposé « souffle )), d'ou ici « brume matinale )). La démons-
tration est, par la nature meme des choses, a la fois plausible et
fuyante. - En faveur de « nourriture )), on ne saurait alléguer
apslí TB. II. 7, 4, 1, variante mal établie de RV. apsá dans
le mantra en SVCl1'?am Ved. Val'. 2 p. 188. En faveur de 0psu =
°vasu, on peut faire valoir VII. 4, 6 ou ápsu semble répondre a
l'iiyétJ.¿. Cf. aussi vf?apsu = (= visvelpÍl? 1. 162,22), ainsi
que l'alliance l'c7yáJ.¿.
2a. Pésas. 48, 13 ci-dessus; sukhá ici répond a sÍlgmya la. -
SujeL attiré au cas du relatif.
- 30-
2c. « En sorte qu'il devienne susrávas », adj. proleptique : motif
dü sl'ávas 48, 3.
2d. On demande en fait que l'homme soit favorisé de la richesse
que véhicule ou symbolise le charo - Duhitar divaJ:¡, 48, 1.
3a. J uxtaposition des oiseaux et des animaux terrestres, comme .
48, 5 ci-dessus.
3b. Dvipád et sg. nt. collectifs, d. ibid. - árjunl: le
terme, qui s'oppose a ou a pisá¡'¡ga, désigne la portion
« claire » du jour total VI. 9, 1 ; une variante en est ¡,jrá, apposé a
rajatá « argent », type de cheval d'une certaine robe, et distinct
de rjl'á « rapide » N eisser.
3c. Práran comporte l'idée d'une marche organisée, rac. 1'-
fournissant ¡,tá et (ici meme) ¡,tú. -lJtzímr ánu te « selon les divisions
temporelles régulieres (ou : organisées) qui sont tiennes », d. sur
le mot Archiv Oro 18 p. 431. A propos d'O., Kaus. 101 fait allusion
aux 1'tú et TS. IV. 3, IIp et parall. l'appelle 1'tünám pátnl: mais
a cette date 1'tú est devenu un simple nom de la « saison» et O.
participe au cadre '« saisonnier» ; vasan(tá), ancien doublet
a pris le sens de « printemps ». Cf. Benveniste Origines p. 16.
3d. -Bhyas pári, sandhi Wackernagel 1 p. 340 Ved. Varo 2
p. 454 et (références) Old. 1 p. 424, 2 p. 374. - Oniformisation de
la donnée « des confins du ciel », qui n'est valable tout au plus qUe
pour les oiseaux.
4a. H{ hortatif, d. 48, 10 ci-dessus, mais en meme temps « étant
donné que ... », le corrélatif étant MI?I tvám. - Rasm{ peut se
référer aux rayons d'O. elle-meme, comme IV. 14, 3, mais le
formulaire habituel conduit a comprendre « avec les rayons (du
soleil) ».
4b. Rocaná lb. Pada repris 1. 50, 4 Bl. p. 82 et nI. 44, 4.
4c. seul ex. de Voc. en -1' dans ce theme, mais appuyé par
ép. el'Agni (figurant elans un hy. a O.) « qui s'éveille au
grand matin» ; partout ailleurs, et ici meme au V. 1,
devant v-o La finale -1', favorisée par áhar, cOInciele avec des
formes casuelles et eles dérivés a -1'- Wackernagel 3 p. 213, employés
tous d'ailleurs hors des hy. a O. ; ci-dessus p. 4 n. Mais on se
demande pourquoi cette survivance, si c' en est une, n' est attestée
qu'en ce point du Livre I, dans une suite d'hy. non particulierement
archa'isants. - Vasüyú confirme légerement la conjecture 48, 2
ci-dessus -(va)suvid; vásu n'est pas senti comme un terme de
lumiere, autrement tout au plus que par jeu de mots, en dépit de
Hertel Feuerlehre 1 p. 115 et passim.
4d. signature sans eloute commune aux eleux hy.
consécutifs ; V. ci-dessus 48, 4.
- 31-
1.92. Groupe de Gotama. Metre jagatll-4, 5-12, en fin
(portion précative) 13-15. Sur un caractere relativement
composite trahissant une affectation rituelle, Berg. Liturgie p. 57
Olel. 1 p. 91 Prol. p. 221 n. C'est le seul des hy. a O. qui s'acheve
par une finale, également précative (16-18), adressée a une divinité
extérieure, a savoir, aux Asvin ; cette finale est aussi en -
Originalité tres peu marquée ; semble elépendre ele I. 48(-49).
1. Voici que ces Aurores ont placé leur signallwnineux; SUI' le
coté oriental de l'espace sombre elles se décorent de leur rayon. Fow'-
b issant leurs ar/11 es comme des braves, les va ches rou geatres, les meres,
reviennent.
2. Les rayons roses ont pris librement lew' en vol. (Les AUl'ores)
ont altelé les vaches rougeatres, aisées a atleler. Les Aurores ont mis
les marques distinctives selon le mode antique. Rougeatres, elles ont
fixé le rayon nztilant.
3. Elles chantent, comme des temmes amvrant, cm COLll'S des travaux;
(venues) en un seul et mbne voyage el' un domaine lointain, véhiculant
la jouissance pour l'h011lme pieux, riche en elons, jour apl'es jOllr,
pour le sacri ficateul' qui presse (le soma).
4. Elle met sur elle des ornements comme une elanseuse; elle
découvre sa poitrine comme une vache sa mamelle. En taisanl la
lwniere pour l'univas entier, l'Aurore a ouvat les ténebl'es com11le
les vaches (voient s' OLwrir leur) enclos.
5. Sa fla11lme nztilante s' est tail voil, a nouveau. Elle s' étenel,
retoule l' intormité naire. Comme (on fixe) le poteau pour les rites,
le décorant (d') ornements, la Fille da ciel a fixé son rayan éclatant.
6. Nous avons tranchi l'autre rive ele ces lénebres. L'Aul'ore en
hzisant tait les marques elistinctives. Comme Wl qui veut plaire, elle
sourit pour elre belle, la brillante cm beau visage; elle a incité (les
hommes) a une pensée heureuse.
7. Conductrice lwnineuse des libéralités, la Fille du ciel est louée
par les Gota11la. Assigne-nous, Aurore, eles prix ele victoire consistant
en entants, en hommes qual i fiés, s' achevant en chevaux, commenfal1t
en vaches! ,
8. Aurore, puissé-je atleindre la richesse qui porte elislinctiol1, qui
consiste en hommes utiles, commenfant en esclaves, s' achevanl en
chevaux! Toi qui brilles d'un renom tait de réussile, o bienhew'euse,
toi qui est mue par les prix de victoire, ... (ceUe) haute (l'ichesse)!
9. En dominant du regare! tOLdes les créalions, la eléesse bl'ille au
loin, taisant tace a (tout) regard. Éveillant a marcher tout ce qui vil,
elle a agréé la parole de tout etre inspiré.
10. La (déesse) antique, sans cesse renaissante, parée d'une seule
et meme couleur, qui amemzise - comme un vainqueur habile
- 32-
(amenuise) l' enjeu (adverse) - la durée de vie du morlel en le
[aisant vieillir ...
11. En découvl'anlles bornes du ciel elle s'esl éveillée. Elle ¡'epousse
sa scew' el l' écart. Amenuisant les générations lmmaines, la jeune
femme resplendit par le regard de l' amanto
12. Étendant (ses rayons) comme (on étend) le bétail (au pdtu-
rage) , éclatante, bienheureuse, elle a brillé au loin comme le (leuve
(en son) remous. Elle qui n' enfreint pas les ordonnances divines,
elle se signale, appctl'aissant avec les rayons du soleil.
13. AUl'Ore, apporte-nous ce (don) éclatant, ó toi qui détiens les
prix de vicloire ! par quoi nous puissions fonda progéniture el descen-
dance.
14. Aurore, riche en vaches, en chevaux, resplendissante, fais luire
aujourd' hui ici pour nous la richesse, toi qui portes les libéralités!
15. Attelle donc, Aurore qui détiens les prix de vicloire, tes cheuaux
roses aujourd' lmi! Et charrie vas nous tmztes les bonnes chances!
la. Etá u tyá[l, douhle eléictique e( voici (qu'arrivent) ces (D.
familieres ou bien connues) » ; sur tyá, vVackernagel 3 p. 545. -
Ketú, mot typique de ces hy. (aussi YV. passim, a propos d'D.),
comme cit- et citrá 48, 10 ci-dessus : signal lumineux et signe de
reconnaissance; lumiere de l'intellect V. 66, 4 Ge.; parangon
V. 34, 9. Le terme s'applique a D. hors meme de notre groupe
d'hy., ainsi 1. 71,2 VII. 5,5; 67, 2 VIII. 43,5 X. 78, 7; 91, 5,
ketumátl MS. II. 13, 10, suketú (RV.) III. 7, 10 TS. IV. 3, lIb.
Ketúr ll?ásam X. 91, 5, périphrase désignant les D. elles-memes.
Tantot D. est un leo, tantot tel dieu est son kO, terme réversible.
lb. AJ1jaie, littér. « s'oignent (d'éclat), se parent (d'é.) comme
d'un farel» : ainsi Old. qui renvoie avec raison au V. 5 ou il est
question du poteau rituel, symbole el'D., ce oint» par le prctre en
vue elu sacrifice animal. Mais Kuiper Vak 2 p. 85 revenelique le
sens ele « montrer, manifester», sens qui, s'il fallait l'admettre,
serait plus valable pour vy-elllj- que pour aíij- (mais vyedíjana
VIII. 78, 2 a coté d' abhyáíljana, est bien le nom ele quelque orne-
ment). D. est elite « parée de coulems claires» rúsadbhir
vápurbhi[z 1. 62, 8 ; les D. (? usrá1.z,) sont parées d'étoiles ailjibhir
vy i'inajre ... usrá iva 1. 87, 1; les ctllj{ X. 67, 6 sont assimilé(e)s
aux gouttes de sueur « perlant » sur le front.
le. Ni?knwaná: Ge. hésite entre « se relayant» et « s'appretant».
Le premier sens a pom soi X. 127,3, dit de la Nuit remplagant D.,
le second sied mieux au contexte, en rétablissant dans la phrase
comparante l'aspect transitif « appreter, fourbir» : cas ele dé s-
harmonie fréquente dans ce type de phrases. Les autres emplois
sont « (prendre) rendez-vous », ainsi IX. 86, 16 TS. IV. 3, 11m,
- 33-
a propos d'D. Image guerriere, rare dans ces hy. (cf. ci-dessus
4.8,6, sur sáman.a). Il est peu probable que ait pour authen-
tIque doublet i?-kr- (sur ce probleme, N eisser S. Bl.
p. 336, Brune Textkritik p. 44), lequel signifie « mettre en état de
fonctionnement normal», proprement « d'euphorie», cf. {s pros-
périté. Toutefois il faut avouer áyudlui X.'101, 2
ressemble fort a notre passage icí.
1 d. Les vaches sont substituées aux D. dans une seule et meme
phrase, comme les brahmanes aux grenouilles a travers VII. 103.
La comparaison tourne en assimilation : les vaches aiment les
D. 1. 71, 1 ; elles sont les signes d'D., D. meme sous forme plurale
III. 1, 12 et passim ; Nuit et D. sont comme une dhenú 1. 186,4 ;
les femelles « rouges » flottent entre D. et Vaches 1. 112, 19 ; mais
les « vaches rouges» X. 61, 4 sont bien les D., comme ceUes qui
suivent la trace d'D. X. 172, 1 ; le soleil avec ses rayons a poussé
les vaches hors (de l'enclos) VII. 36, 1, etc. (Ge. ad loe.). Parfois
les deux entités sont posées cote a cote IV. 1, 13 (vers controversé).
D. est la vache-guide, mere du troupeau Janert Dhasi p. 11 n.
D' ou le nom fréquent usrfya donné a la vache ee auroral e » J anert
p. 26Berg. Index et Rhétor. p. 22 n. (ci-dessus p. 4 n.). A la hase
de ceUe cOlncidence il y a des notions complexes, mais en premiere
instance l'image des vaches prisonnieres du démon, que délivre le
dieu matinal Berg. passim Hill. 1 p. 38. D'ou le lien entre D. et la
montagne ou le rocher IV. 1, 13 et 16, D. enfermé e IV. 3, 11 ou
ravie VI. 60, 2. Usr{yw?1 VáSll VIII. 4, 16 ee la richesse consistant
en vaches» = gávyam; usrá ee de la nature d'D.» (aussi 1. 69, 9,
plutot que régime de vi bhávan avec Ge.); usrá msc. secondaire
ee taureau», a ne pas séparer d'usrá ee auroral» en dépit de Neisser ;
de meme úsri pI. (e les (chants) matinaux» et en meme temps ee les
aurores » Ge. IX. 65, 1. Práti uástor usra 11. 39, 3 croise les deux
images ee o vous (Asvin, dieux) auroraux, (venez) achaque
aurore !» et * vástor usráJ:¡. ee a l' éclairement ele l' aurore», d. IV.
45, 5. - áru?z, vaches couleur de feu (couleur dominante dans le
Veda Ved. Index 2 p. 246), d. Ge. 1. 72, 10. Variante 2a.
Se dit ailleurs des chevaux du chal' el'D. VII. 75, 6 ci-elessous.
áru?z évoque a lui seulla présence des D. 1. 71, 1 ; 72, 10; 112, 19
III. 55, 11 ; ton initial Kurylowicz AccenL p. 67. Cf. AV.
XIII. 1,22 et 23, pf?atlibid:
2a. comme 49, 1 ci-dessus et enchainant partiellement
aveq Id ; fém. X. 15, 7 flottant entre flammes, meres,
amores, tissus (?) ; IV. 2, 16 et X. 61, 4, le terme éveille l'idée des
D. et eL 1. 73, 7 ainsi qu' (J:¡.) MhBh. IX.
46, 34. La jonction bMnú doit etre la décomposition cl'un
* comme on a arw,1ápsu 1. 49, 1.
- 34-
2b. Viiha « soudain)) Ge., « mm'rily)) Ma. Plutot « a leur gré,
selon leur choix (vr-) naturel )), analogue a svadháya et cf. váram á,
práti vál'am. Indra est vrtha$áh 1. 63, 4 « qui l'emporte par l'effet
de son libre arbitre (comme par jeu) )). - áru$zld : ici les rayons
attellent les vaches, autrement dit s'attellent eux-memes.
Svayúj = su+c7yúj Old., allitération avec yuj-; le chal' des U.
est sayúj 1. 113, 14 ci-dessous.
2c. U $ásaJ:¿, mais u$ásaJ:¿ la, Arn. p. 130; sur 1'-c7-, Kurylowicz
Apophonie p. 324 n. - Vayúna, traductions diverses de ce mot
JAs. 1939 p. 382 Hill. Lieder p. 3 Lu. ici « ouvrage )), Ma. « web
(of light) )), etc. En dernier, Thieme Unters. p. 17 propose « enve-
loppement (scil. : des ténebres, par l'éclat blanc d'U.) )) ou « envelop-
pement protecteur )), cf. chal'd{$ 1. 48, 15 ci-dessus. L'expression
gü¡f,hví támaJ:¿ VII. 80, 2 ci-elessous est en faveur de cette version.
N ous préférons cepenelant conserver - quitte a perdre tout lien
étymologique précis - « signe démarcateur, repere, articulation
temporelle )), cf. VI. 21, 3 OÚ les ténebres sont dites avayuná, puis
devenues vayúnavant graee au soleil. « Temps )) de Ge. est en tout
cas trop limité. Mot analogue a riú (vaywwsás = rtusás) et a
ketú, dont il se distingue pourtant nécessairement VI. 7,5 ávindaJ:¿
keiú1?1 vayúl1e$v áhnc7m « (Agni,) tu as trouvé (c'est-a-dire : procuré
aux humains) un signal lumineux dans (c'est-a-dire : pour) les
articulations eles jours )). - PÜI'váthc7 « a la maniere ancienne )),
c'est-a-dire comme autrefois : lien entre les suffixes au niveau
adverbial -lhc7 -ved -tc7 -il'a.
2d. Rúsant 48, 13 ci-dessus. - ál'll$l : a nouveau la superposition
aurore/vache c/d, cf. ci-dessus la et 2b. - Asisl'ayuJ:¿, forme servant
de plur. a asrei « fixer (au ciel, en guise de colonne))) Thieme
Plusquamp. p. 24 Delbrück Vgl. Sy. 2 p. 222. L'expression complete
comporte ül'dhvám IV. 13, 2 ; 14, 2 etc.
3a. árcanti « elles chantent)), sens nécessité par la comparaison
avec les ouvrieres faisant elu travail rythmé, comme la pilonneuse
de 1. 28,3 (ceci étant propre a eles hy. a refrain interne). Le sens
latent « elles brillent )) n' est pas a écarter (a peu pres certain dans
ui}ásam al'cayaft a coté de s zíl'yam al'ocayaJ:¿ In. 44, 2 « tu as fait
briller U. ))), bien que depuis Berg. on ait tendance a refuser cette
valeur pour arká; N eisser s. u. aelmet le double sens pournotre
passage; cf. en général Olel. ZDlVIG. 55 p. 327 Pest. Andreas
p. 10 Bl. ZDMG. 48 p. 570 Ge. ibid. 71 p. 324. - Nál'l = mánLl$Z
et non pas fém. de nt « homme de qualité )) : elégradation sémantique
du fém. - Apás est aeljectif ici comme d'ordinaire, mais syn.
d'ápas 1. 31, 8, éventuellement 151,4 (Neisser ten el a considérer
l'emploi « actionis )) comme secondaire). Svapasyámc7nc7 dit d'U. TS.
- 35-
IV. 3, 110. - Vi$tt: on hésite entre a) « avec effort)) (( au cours
du travail)) est également possible) comme 1. 20,4 et cf. les formules
vi.vér apáJ:¿ X. 76,3 ; 147, 1 - ton comme ici, mais valeur actionis
- ápaq1sL.ávive$zJ:¿ IV. 19, 10 vi$!ví sámz(bhift) ; « a l'ouvrage))
Henry chez Caland-H.; « dans l'ceuvre du sacrifice)) Berg. et
b) « alternance)) Wackernagel KZ. G7 p. 173 = Kl. Schr. 2 p. 389,
sens qui rend bien compte de ll'ivi$fÍ. L'image du chant alterné
favoriserait ce second sens, mais l' ensemble des formules, ainsi
que l'usage ultérieur (( corvée ))) font pencher pour le premier.
3b. Yójana, suite ele l'image des vaches/aurores « attelées)) 2b.
C' est la duré e d'un trajet effectué sans elételer, 1. 123, 8 ci-elessous ;
c'est aussi le parcours ainsi réalisé, cf. les tl'iq1SáiCll]1 yójanc7ni, ibiel.
- Pal'avát 48, 7 ci-dessus.
3c. {i} 48, 15 ci-dessus.
3el. áhc7 Arn. ; sur visváhc7 « tous les jourS)) (en partie indistinct
el'avec le dérivé adverbial visvá-hc7) , Old. ici et ael 1. 25, 12. -
Y ájamana/sunvánl doit désigner un seul et meme personnage, le
yajl1apati qui est a la fois officiant et bénéficiaire elans le type
liturgique archaYque ; d'ailleurs yájamana n'est pas nécessairement
« celui qui sacrifie pour soi )) Valeur du parfait p. 132. Sur swwánt,
Ge. 3 p. 5 n. et ad 1. 133, 7 11. 1,2.
4a. Passage brusque au sing. : ádlzi-vap- est « mettre sur soi des
choses disséminées (comme des paillettes brillantes) )); sur pésas,
ci-dessus 48, 13 (les ténebres elles-memes sont X. 127, 7). -
Nrhí, fém. de nrtú qui est moins précis (cf. sur cette racine nrt-
Kuiper Noropi p. 24 et les locutions inquiétantes nrtá-
mc7naZt V. 33, 6, nál'YCll?1 nrto n. 22, 4, nrtaú ... ntiamasya nn1ám
X. 29, 2 qui suggerent un sens initial moins spécialisé), continue
l'allure semi-érotique de 48, 6b. Sur U. danseuse, Hill. 2 p. 153
n. 8 Schroeder Al'. Rel. 2 p. 72 Zimmer Ai. Leben p. 287. Le Loc.
17rtaú X. 29, 2 précité est ambigu entre la danse d'Indra (ou ses
exploits « dansés ))) et celIe d'U. - Cf. pal'inttyantyoft AV. X. 7, 43
(U.-Nuit).
4b. « Comme une vache)) : ici le nom meme de la vache est
ajusté a celui d'U., ci-dessus 2b. - Bál'jaha Wackernagel 12 p. 128
ligne 30. Hapax, mais appuyé par bal'jahya AV.
4c. « Paire la lumiere )) 48, 8 ci-dessus. - Bhíwana, avec
indifféremment au nt. sg. collectif ou au nt. pI. Pada repris IV. 14,
2 Bl. p. 105 renvoyant a Old. 1 p. 91.
4el. Gávo ná vl'ajám, type s{ndlml' ná k$ódaJ:¿ Berg. Mél. Renier
p. 95 Ge. ad 1. 65, 6 Neisser sous gó qui se croit contraint d'envi-
sager gávaJ:¿ comme un Acc. C'est une a-syntaxie propre aux
phrases comparatives. Vl'Cljá (sur le mot, JAs. 1939 p. 198 Ge.
- 36-
ad IV. 58, 5 VI. 62, 11 ; vraj{níJ:¿ V. 45, 1 désigne médiatement
les O.) forme un rappel en puissance du mythe de Vala, ci-dessus
p. 7 Hill. 1 p. 38, 2 p. 233. Vala est appelé gómant 1. 11, 5. -;---
Restaurer aval' avec Arn. p. 129. Sur la liaison insolite -1' t-,
v. vVackernagel 1 p. 304, 336 et iivar ... t- IV. 52, 6. C'est vr- quí
est ici concerné (cf. d'ailleurs ápa vrajáql vrdhi 1. 10, 7), mais le
jeu est voulu avec vas- « luire », surtout a l'aor. radical oú les formes
tendaient a se confondre ; vy ¿wiit AV. VIII. 1, 21 et meme vy ¿LUCí!
MS. rr. 13, 10 de vas- (Ved. Val'. 2 p. 86 sur l'échange t/t), mais
cf. une autre interprétation Oertel Fest. Jacohi p. 19. De
(rac. vr-) est issue une fausse 1
re
sg. vam X. 28, 7. Figurément,
O. « ouvre » aux humains l'inspiration poétique et le « don» VIII.
9, 16. - Támas: cf. cara, « Nehel» Weher duhitativement, Kaus.
101 en contexte analogue. Harmoniques du mot fo JAs. 1939
p. 227 n.
5a. Práfi 48, 2c ci-dessus. - Rízsant 2d.
5h. cf. 1. 71, 1 ; 73, 7 ; 115, 5 IV. 48, 3 VIII. 41, 10 X.
61, 4; le terme s'oppose a nísant aussi 1. 62, 8 (a propos d'O.),
a VII. 71, 1, a atUl.1i X. 61, 4. - ábhva (sur le mot, JAs.
1953 p. 167 Venkatasubhiah Ved. Sto p. 197) vise ici l'Onding,
l'Onwesen caractérisé par les ténehres (lien avec 4d), ailleurs par
la fumée, N eisser S. U. On doít pouvoir rapprocher iibhíz (abhíz?)
X. 129, 3 qui rend l'idée du Néant en tant que « non (encore ?)
venu a l' etre ».
5c. Sváru, Vocabul. du Hítuel S.U. ; Berg. 1 p. 244 compare
III. 8, 9 « les poteaux brillants (qui) viennent a nous )J. - Pésas 48,
13 ci-dessus ; lien entre pO et le sacrifice II. 3, 6 VII. 42, 1, notam-
ment dans les stances Cíprl 1. 142, 7; 188,6 X. 110,6. - Vidátha:
Thieme Onters. p. 35 part judicieusement ele « répartition» (rac.
v{-dha- modifiée en vid[hJ-, puis vid-) pour aboutir a eles nuances
diverses, d'ord. a « sacrifice )); ici « pour les rites », Loc. elu but
objectif, si commun dans le RV. - Añj- cf. lb ; Thieme p. 49 n. 2.
5d. Cifrá 48, 10 et 11. - Divó duhitd 48, 1. Les pada cel résument
et précisent 1-2.
6a. Changement assez drastique, eluquel Kuiper Noropi p. 18
concluait qu'il s' agit ici de l' O. marquant le elébut ele l' année.
La meme vivacité d'expression se retrouve en plus el'un passage,
cf. VIII. 48, 3 et 11 IX. 113,7 X. 31,3 et ci-elessous 1. 113,16. -Paela
repris r. 183, 6 ; 184, 6 VII. 73, 1 (hy. aux Asvin) Bl. p. 105, qui
renvoie a Old. 1 p. 91. - Pal'á: le sens propre « traversée, fait ele
traverser» n'est conservé que dans supal'á; l'altération de sens
vient du régime interne, pCíl'ám ... VII. 60, 7.
- 37-
6b. Vayúna kr- 2c : ici aussi « faire des démarcations, mettre
des reperes ». Inclination eles hy. pour le groupement en -a IIr-.
6c. Contexte érotique, comme en plusieurs autres passages
(ci-dessus 48, 5 et 6). 81'iyé (le mot 81't vise O. r. 46, 14; 188, 6
X. 110, 6 Kaus. 101), comme 8ubhé et analogues, équivaut a
« pour etre helle ». C' est moins le Dat. du nom que le semi-inf.
(plus clairement strucLuré dans üiyáse) d'une rac. Sl'l- qu'on mettra
a la hase de certains composés en °SI''Í et surtout d'abhisr'Í oú l'on
devine un préverbe a valeur « verhale» « qui embellit, qui orne
ou marque la préséance» (sur le mot, Neisser ; Ge. r. 98,1). Sur 81'1,
en général, Old. Worte für schon p. 35 et passim Neisser S.U.
abhisri Hartmann p. 6 Gonda p. 176 et ancien-
nement Berg. Rhétor. p. 33. Neisser vVb. 2 p. 17 met en avant
le sens de « distinction, avantage» ; « marque de beauté » rendrait
mieux compte de l'ensemble. Sur une éventuelle rac. 8rl- « marquer
(d'un signe de beauté) »,1. 68, 1 VIII. 99,3 (Ge.) IX. 109, 22 (?). -
Chándo ná est traduit ici d'apres Ge., qui renvoie a VIII. 7,36 oú le
mot se dit du soleil (souriant ?) avec son éclat ; le msc. demeure un
peu surprenant. Ma. « like a lover» ; Lu. « wie freude ». - Smayate :
smayete III. 4, 6 dit de la Nuit et d'O. jumelées. Ce sont les éclairs
plutot que les O. qui sourient 1. 79, 2 (autre, Gr.Wh.).
6el. Supl'átlka (aussi V. 5, 6 a propos de la Nuit et d'O.). Il est
question ailleurs du pl'átlka d'O., le visage qu' elle tourne vers les
humains (pl'áti 48, 2c ci-dessus). - Indétermination essentielle du
Dat. final « pour leur permettre de manifester leurs bonnes dispo-
sitions ».
7a. Bhaásvatl et netart Arn. ; sur le type -far- pour -tl'-, Old.
ZDMG. 60 p. 741 qui d'ailleurs, dans nelrt, préfcre la solution
* nayitl''Í Noten 1 p. 421, 2 p. 371. N etl''Í « ayant pour mission de ... »
comme netf Benveniste Noms d'agent p. 14. - Silnttii 48, 2c
ci-dessus : O. témoin et « guide » des Honoraires qui sont distribués
au matin, ainsi que le rappelle justement Ge. (comparant 1 p. 150 n.
le mot « récompense» du skt ultérieur). U. est nefrt gávCím
VII. 76, 6 ci-dessous ; elle est elle-meme VI. 64, 1 X. 107, 1
et ci-dessous 1. 123, 1 et 9. La notion de « vache» a servi el'inter-
médiaire : « situé a droite ou .: au sud », d'oú « objets servant
d'honoraires, et préférablement la « vache », en tant que situés a
droite» Berg. Index Bl. p. 126, 287 et AmJPh. 17 p. 408 Old.
ZDMG. 50 p. 438.
7h. -tl st-, sandhi Wackernagel 1 p. 342 Ved. Val'. 2 p. 456.
Stave est un médio-passif archalque en -e, propre surtout au
groupe sémantique « louer, invoquer », groupe qui mettait en
évidence les valeurs moyennes et médio-passives. Divá(J:t) ...
· . _ __________ _____ ....,._--. _________ "''''_'liiI\iI_''' __ ____ .ZZ4ZZ4j)I!!JIII-----------------. ----IIIIIIIIóB __ , .
. ___________ • _.. • t _.$ tilfl .. J. JWJf1IU'I!JF ..•• sacúg .
- 38-
duhilá avec « tmese » rare dans cette formule, 48, lb ci-dessus. -
Gólama: signature du poete en cours d'hy., caractéristique sans
doute archa'ique.
7c. Nl'vánt (non *nlmánt, Wackernagel KZ. 43 p. 284 = Kl.
Schr. 1 p. 269) ; le voisinage de ce mot et de prajdvant indique qu'il
faut entendre également ásvabudhya et góagl'a par « abondants
en ... ». Ge. va meme jusqu'a voir dans ces deux composés des
équivalents d' asvünta et gavüdi du skt cl. ; plus concretement, Ma.
« les vaches étant en tete, les chevaux terminant la file» ; autre,
Old. ee ayant des chevaux pour signe distinctif (rac. budh-) ».
De tels éléments classificateurs en fin de comp. sont moins rares
dans le RV. qu'on ne le croit en général. Il existe, il est vrai, une
difficulté particuliere pour Obudhya, pour lequel on attend °budhna,
d. ásvabudhna X. 8,3 et la note de Ge., ágra s'opposant a buclhná
X. 111, 8 ; 135, 6, mais cette difficulté n' est pas insurmontable,
d. Bl. p. 105 renvoyant a IF. 25 p. 195 ; on répugnera en tout cas
a admettre ici la rac. buclh- avec Old. précité. Ge. rappelle en outre
ágre 1. 126, 4 et d. ci-apres v. 8. ásvabudhya se dit du vdja aussi
1. 121, 14. °agra est e( qui commence par, qui a pour prérogative
ou apex ... », cf. 1. 90,5 IX. 71,8 góagra, d'ou le sens de obudhya
se déduira par contraste. L'un et l'autre termes ont pu etre sentis
en valeur affaiblie, ee qui consiste en ... ». Lire gávagrün Old.
7d. }J!Iüsi impératif Debrunner Fest. Winternitz p. 9, ubi alia.
Meme sens dans úpamüti ee assignation, allocation » ; abMmclii a peu
pres ee inimitié», donc de man- N eisser et autres.
8a. Énumération des formes de la richesse ; considération ou
distinction yásas, hommes utiles vll'á (48, 12d ci-dessus), clüsá,
enfin chevaux. Le yásas est en propre la ee marque distinctive»
IV. 1, 16 V. 8, 4 IX. 81, 1 X. 106, 11 Ge., celle qui vous met en
évidence et volontiers signifie « richesse » ; U. elle-me me est yásas-
valí 1. 79, 1 X. 11,3 (aussi yasás X. 46, 10 ?). C'est un élément
affecté a l'homme, spécialement au patron V. 79,6 ci-dessous, plus
que le srávas qu'U. ee éveille» parmi les humains VIII. 9, 17.
On pourrait supposer une rac. * yas- dont un élargissement sigma-
tique se présente dans ee se signaler par des distinctions»
1. 132, 5 e( signe» de mauvais augure VII. 61, 5 a coté de
cilrám, signe secret 1. 190, 4, porteur de signes (extraordinaires)
VII. 56, 16). SuvÍl'a 48, 12d.
8b. Düsápravarga: le parallele avec 7 amene a considérer °pra-
varga comme équivalent d' ágra; « qui détruit les düsá» Hill. 2
p. 241 est bien invraisemblable; d. supraval'gá « prééminent »
VIII. 22, 18 lié a suvirya comme ici suvirm!l düsáo. Donc on traduira,
comme dans 7, « consistant en ... » Delbrück Vgl. Sy. 1 p. 505 ;
I
- 39-
« formant une masse de ... » Ma. Les clüsá sont des objets de butin
au meme titre que les animaux ou les ornements, d. le témoignage
fréquent des Danastuti.
8c. Suclál!lsas: clasmát 1. 74, 4 « qui réussit, efficace», ce qui
invite a modifier un peu le sens généralement admis pour da(I?1}s-.
U. elle-meme est sudál?1SaS III. 61, 4; dal?1say- est « féconder»
X. 138, 1. - 8rávas 48, 3.
, 8d. V djaprasülcl: le renversement * pl>asiilavüjü proposé par Ge.
est superfluo U. est mue par le vdja, par l'énergie fabricatrice de
« prix», dont elle est a son tour l'agent moteur ; réversibilité des
notions védiques. Vája semi-personnifié II.1, 12 III. 2,4 IV. 37, 5
X. 12, 5 (?). - Subhage 48, 7.
9a. V{svüni bhúvanü alternant avec v{svasmai bhúval1üya (sing.)
4c. On a aussi visvü bhúvanclni, mais rarement les deux désinences
identiques.
9b. Pl'alíci, 48, 2c ci-dessus : « faisant face a (tout) regard»
d. AV. X. 8, 30, par affrontement de deux mots typiques de ces
hy. Ailleurs (IX. 10,9), U. voit le séjour du ciel « avec le regard du
soleil» S líra'f¿ ... traduction d'ailleurs incertaine Ge. On
pourrait entendre ici « faisant face a (cet) mil (qu' est le soleil) ».
Old. hésite entre mil du soleil et mil des hommes. L'un et l'autre
a la fois. Sur Lommel Oriens 6 p. 332. - Ul'viyd vVacker-
nagel 3 p. 76 Old. ici et ZDMG. 55 p. 294. La métrique favorise
parfois uI'Llyd, qui est attesté MS. Oertel Zur Kap. p.37.
9c. Jívá, etre vivant plutot que chose vivante (( vie» 1. 140,
8 Ge.), d. Ge. ad 1. 157, 1 ; nt. aussi 1. 164,30 X. 107, 1. - Cal'áse
Fest. Debrunner p. 385; ailleurs, en meme contexte, ilya{ ou
cal'áthclya. - Boclháyanlí, d. jal'áyanlí 48, 5 ci-dessus; meme
emploi absolu, également a propos d'U., IV. 14, 3; régime les
Asvin VIII. 9, 17.
9d. Elle a trouvé la parole, c'est-a-dire a procuré le don de la
parole et, partant, l'a agréée. Ge. rapproche justement V. 83, 10
VII. 101, 16. - M anüyú, le poete qui médite et cherche l'inspira-
tion, fixé IV. 25, 5 en « barde » professionnel. Formation expressive
en -üyáli Bartholomae Stud. idg. Sprachg. 2 p. 90 Kurylowicz
Etrennes Benveniste p. 51.
lOa. L'expression rend un sens analogue a celui que donne le
simple sásvatí. - d. AV. X. 8,30 et p lll'Vcl 123, 2 ci-dessous ;
contraste avee púna'f¿-punal' jO, ailleurs avec 11 ¡llana.
10b. 8ubh- ({ se rendre beau », par des parures, etc. Old. '\iVol'te
für sehan p. 55; Cf. subhl'c dit d'U. 1. 57,3 ; sur le mot, Venkata-
subbiah Ved. Studies p. 190.
-40 -
10c. 8vaghnin Schulzo Kl. Schr. p. 223, désignation sans doute
populaire du joueur heureux. - Vij « enjeu» Lüders vVürfelsp.
p. 10 n. ; en meme contexte II. 12, 5. Le sens premier serait « qui
saute» Thieme KZ. 69 p. 212 Idg. Heimat p. 556. - Aminiiná
Thieme ZDMG. 95 p. 97 « faisant disparaitre (progressivement) »,
forme de jeu ou la masse commune ou plutot la réserve adverso
est « grignotée» par une série de coups heureux (lqtá Lüders
p. 45, d'ou kftmí ici : sens fort de la rac. lfl'- « réussir», sensible
par ex. encore dans les dérivés kiil'á, kál'mw,l, kl'átu, kl'iil.lá, kftvya).
De la N uit et d'U. il est clit 1. 96,5 qu' elles sont iimémyiine.
10d. J a/'áyana, aspect semi-défavorablo d'U. Dumézil Déesses
p. 36, meme sil'expression, prise en soi, peut signifier « qui laisse
vieillir (l'homme)), comme prá tinde (scil. áyuM V. 48, 2. La
nuance menagante est présente aussi dans jamyasi TS. IV. 3,
11 p et parall., dans bibhmtt ja/'ám, ibid. O. Les U. vioillissent
elles-memes X. 31, 7 quoique dites ajuryá IV. 51, 6 ci-dessous,
TS. précité, ajárii ibid. et 1. 113, 13 ci-dessous. Autre sens
jal'áyantl 48, 5 cÍ-dessus. - forco vitale (Benveniste BSL. 38
p. 105), évoluée en durée de vie, mot semi-figé attirant l'ép. dZl'ghá
ou le verbe (pl'á )-t1
1
-.
lla. = v i-vf1.wti , mais l'emploi cOIncide aussi avec
vy-hwti 48, 15 ci-dessus. - Abodhi, theme de l'éveil (ci-dessus
déja bodháy- 9), partagé entre les rac. budh- et jar-, d. ja/'iibodha
ci-dessous 123, 5b). Cf. la formule bucZhf = UO
lIb. ápa-yu-, cf. nir u svásii1'a111 askl'ta X. 127, 3 dit de la N uit ;
ápa ... samztál' est fait comme vi...vitarám, prá ... pmta/'ám; sallutá/'
iÍ ca VI. 51, 2 confirme que SO est traité en préverbe « au loin et
pres, on s'éloignant et en s'approchant ». - Svásl',' motif d'U.
« sceur» VII. 71, 1 X. 127 précité et ci-dessus p. 8. Svásl' est
précisé par yamyá III. 55, 11.
llc. Pm111inatt, jeu avec iiminiiná qui précede, avec áminatí
qui suit : « faisant disparaítre (peu a peu) les générations humainos
qui s'étendent» Thieme op. C. p. 98, conséquence du fait qu'U.
est jal'áyantl 10d. Elle en réduit la durée, suite de l'aspect relati-
vement défavorable d'U. Le motif en « ápa» (samdál') se répercute
dans ápiicfl' áparii ápejate V. 48, 2 avec allitérations « l'homme
pieux repousse au loin (ou : vers l'occident, Old.) (les aurores) a
venir (Ge.) ou antérieures (Old.) ».
lld. y 48, 5 ci-dessus, terme en liaison naturelle avec jÜl'á
et mál'ya. Ailleurs U. est yuvatl 1. 62, 8 ; 123,2 (ci-apres) (puna/'-
bhú), kaná AV. et yuvat{ cote a cote VII. 77, 1 ci-dessous. -
Jiil'á, d. VII. 9, 1 Ge. (Agni comme amant des U.), éventuellement
VI. 55, 4 comme amant de sa propre sceur U.). Il s'agit ici
du Soleil, qui sert a U. d'Ínstrument de vision, cf. 48, 8
ci-dessus; meme image IX. 10, 9 Ge.
12a. Caractere boiteux des phrases comparantes (ci-dessus 1 c)
« elle qui s'étend comme (le bouvier?) étend ses troupeaux ».
Imprudent de faire de pmthiiná un transitif, malgré l'autonomie
du participe. La comparaison demeure dans le cadre des identifi-
cations générales entre Aurores/Vaches. - Gih'á 48, lOd ci-dessus.
- Subhagá '48, 7b.
12b. Sincllw/' ná cf. 4d « comme l'agitation-destrucLrice
(du) fleuve » : iÍpa!¿ V. 58, 6 ; associé aux eaux
encore IV. 19, 4. Ainsi le sens premier de k:mdl'á serait « effrité
(par l'agitation) ». - Urviyá 9b. - 8vit- « briller» et non
« blanchir», clit d'U. 1. 113, 15 ci-dessous eL VIII. 5, 1, svetya et
svitlct 1. 113,2 et 9 ci-dessous, sveianá 122, 4 el cf. Ge. ad X. 78, 7.
12c. áminatl « ne décevant pas les ordonnances divines » Thieme
op. C. p. 98, qui admet un double ml- « abolir» ,et « tromper» ; d'ou
ámil1atl employé absolument IV. 56, 2 a propos du couple Ciel-
Terre, dont U.-Nuit est un doublet. L'expression est a rapprocher
de sacante dháma 123, 8 ci-dessous et revient donc a « qui obéit
scrupuleusement », valeur intensive d' a (11 ) privo - Vmtá en dernier
Kane JBoRAS. 1954 nO 1 p. 1 (ou notre V. est cité p. 17) contre
Apte Bull. Deccan College 3 p. 411 ; aussi Neisser sous ápavl'ata,
Berg. Index, Ronnow Trita p. 175 Ge. ZDMG. 52 p. 744 Olel.
Weltansch. p. 124 Hauer Glaubensg. 1 p. 187. Vndaily,
avmtám VI. 14,3 achemine au sens moderne (Opfergelübde Ge.).
12d. Geti « elle se signale », rac. cit- 48, 10 ci-elessus. Analogue a
vi bhiiti ci-dessus 11. - Les rayons solaires accompagnent
U. ou la manifestent, passim, cf. X. 111, 7 sácanta yád

13a. Gitl'á 48, lOd ci-dessus : ce (don) remarquable entre tous.
Ici la nuance de « lumiere )) est en arriere-plan.
13b. V iijinlvcdi 48, 16.
13c. Tokájtánaya, tantot comme ici en liaison copulative, tanLot
en asynelHe. La formule englobe les fils et les descendants (plus
éloignés, fils « prolongés »), mais il arrive aussi que tánaya vaille
« fils » III. 1,23 ; 183,3, etc. ; les deux mots en variation syntaxique
dans toké (duel) tánaye (Loe.) 1. 147, 1 (? Ge. ; autre Old.) VIII.
103, 7 ; une association qui semble primaire ost II. 9, 2 tokásya
nas táne tamíniim « dans l'extension de notre progéniture (et) ele
nous-memes », d'ou IX. 66, 18 tolrásya siitá talllíniim. De ce tokásya
tán' esL issu le lype [oká tán(aya). Une variante ost tujé ... tané
V. 41, 9, on a tujá gil'á = taná gO. Tuj- sort de rac. a toká
-42 -
(comme le nom-rac. túj est un doublet de túc), ayant un sens
parfois nettement sexuel « obtenir par frappement»; CiiÍlci « au
coucher du soleil» peut-etre litt. « quand (le soleil) heurte (le sol
en déclinant)). - DhCi- au moyen « obtenir, placer en soi». -
Piida formulaire, repris IV. 55, 9 IX. 74,5 Bl. p. 106 qui considere
13c comme un « appendage », IV. 55, 9 étant une glose de 1. 92, 13.
14a. Gomati ... asvc7vati 48, 12 ci-dessus. Noter le fait assez rare
de trois Voc. consécutifs.
14b. VibMvari 1c.
14c. Revát, régime de vy ücha transitivé comme d'autres verbes
de la série « briller» (Gaedicke Accus. p. 89 cite le v.) meme sans
préverbe. Autre type de transitivation vi vasaZ¿ suvrkUm VII. 8, 3
« (grace a quoi) vas-tu illuminer (spirituellement) le chant?»,
faussement attribué a vas- vasati chez Gr. Wb. Revál n'est adverbe
que nI. 23,2; ép. de váyas ellipsé 1. 151,8, d. 9 et X. 77, 7. U. elle-
meme est l'evát[ nI. 7, 10; 61, 6 et le motif de la richesse est
constant dans ces hy., depuis 48, 1. - Asmé, forme polyvalente
vVackernagel 3 p. 469. - Viy uccha Arn. - SÜ/1l'tc7vati 48, 2.
Le V. 14 en son entier n'est qu'un faible résumé des themes
habituels.
15a. }Ji avec l'impératif 48, 11a ci-dessus. - Vc7jin[vati 13b.
15b. 2a.
15c. Saúbhaga 48, 9. A nouveau un verset-résumé fait de
reprises de mots-clés.
l. 113. Groupe des hy. de Kutsa. Comme le note Old. 1
p. 105, en dehors d'un refrain interne épisodique (4-6), iln'y a pas
trace de trca, et le caractere de l'hy. n'est pas plus composite que
la moyenne, contrairement a ce qu'affirmait Berg. Liturgie p. 58.
C'est meme le plus « inventif» des poemes a U., celui qui tire le
mieux parti du formulaire.
1. Voici qu'esl arrivée la plus belle, la lwniere des lwnieres;
le signal éclatant est né, se diffusanl. Comme la Nuit avail élé mise
en branle pour (répondre) a l'impulsion de Savitr, elle a de me,ne
cédé la place a l'Aurore.
2. Rutilante avec son vea u nltilanl, radicuse, elle est arrivée.
La Naire a cédé ses séjours. De meme parenté, immodelles, se faisant
suite, les deLlx (moitiés du) jour procedent, e,1ar;ant (l'une l'autre)
lew' couleur.
3. COJ/lnwn est le trajel des eZeu.'C sceurs, iilimité: elles le parcourent
l'une apres l' auire, avisées par le dieu. Elles ne se heudent ni ne
-43 -
s'arretent, elles sont bien fixées, Nuit et Aurore de meme cceur, (bien
que) de forme eliverse.
4. Guide lwnineux des libéralités, elle s'est montl'ée: éclatante,
elle nous a ouvert les portes. Apres avoil' poussé en avant le monde
animé, elle nOLlS a I'évélé les richesses: l'Aurol'e a éveillé toutes les
créatures.
5. Celui qui couchait en travers, la généreuse (l'incite) a marcher,
tel autre a queril' la nourriture ou l' argent; a ceux qui ont faible vue,
l'Aw'01'e (fait) voil' au loin: elle a éveillé loules les cl'éatures.
6. Tel a querir la domination, tella gloil'e, tella grandeul', tel autl'e
a vaquel' á ses alrail'es. Afin qu'ils considerent les (modes d') existence
divers, l'Aul'ore a éveiUé toutes les créatures.
7. CeUe Fille du ciel s'est fait voir, luisant au loin, jeLine femme au
blanc vetement. Toi qui regnes sur tout le bien terrestl'e, Auro,.e
bienhcureuse, luis au loin pOU/' nous aujoul'Cl'lnzi!
8. Elle suit le iroupeau des (Aw'O/'es) passées, elle est la premiere
de ceUes qui viennent en succession continue, l'Am'O/'e luisani ¿tU loin
qui anime ce qui vil, (mais) ne I'éveille jamais celui qui est modo
9. Aurore, que tu aies fait s'allmner le feu, que tu aies lui au loin
pal' le l'egareZ du soleil, que tu aies éveillé les hwnains qui doivenl
sacl'ifier: c' est la un beau mérite que tu i' es acquis pa1'lni les dieux.
10. A quelle distance esl (le point oú) elle se trouveraa mi-chemin
de celles qui ont lui et de celles qui luiront dorénavant? Elle se con-
fOl'me, elle mugissanle, aux pl'emieres; (mais) elle va complaisam-
menl avec les autres, elle prévoyante.
11. Ils s' en sont allés les mortels qui vil'ent la toute pl'emiere
Aurore qui luisait. C'esl de nous a pl'ésent qu'elle se laisse contempler.
Et voici qu' arrivent ceux qui la verront dans les temps a venir.
12. Refoulant l' hostilité, gardant l'Ordre, née dans l'Ordl'e, riche
de faveurs, suscitant les libéralités, bonne en pl'ésages, portant l'invite
aux dieux: ici meme aujourd' hui, Aw'ore, luis au loin, toi qui es
la plus belle de toutes.
13. Sans cesse dans le passé l' A LlI'Ol'e divine a lui au loin)' auj oureZ' hui
encare la généreuse a lui au loin, et elle hzim au loin le long des jours
a venir. Sans vieillir, sans moul'ir, elle procede selon ses lois pl'opres.
14. Avec ses pal'ul'es elle a brillé dan s les portiques du ciel; elle
a écadé en luisant le noir vetement, la déesse. Réveillant (les etres) ,
l' A urol'e ClITive avec ses chevaux I'oses, sur son chal' aisé a aUeler.
15. Apporlant les prospÚités souhaitables, elle place le signal
éclatant, elle qui se signale au loin. Demiere des (Aurol'es) passées,
premiere de celles qui resplendissent en succession continue, l'Aurore
a brillé.
16. Dressez-vous! L'espl'it de vie est veml a nous, les ténebres s'en
sont allées Cl'U loin, la lumiere arrive. Elle a cédé le chemin pour que
-44-
le soleil avance. N ous sommes venus au poini Otl (les lwmmes)
p/'olongeni leUl' chu'ée de vie.
17. Pa¡' les renes du discours le guide (des rites), en louant, le
chantre suscite les Au/'ores resplendissantes. Luis donc aujourd'hui
pour celui qui chante, él généreüse / Fais rayonner Slll' nous une durée
de v ie riche d' entants /
18. Ces A u/'o/'es qui luisent au loin, détentrices de vaches, de tous
hommes utiles, donneuses de chevaux pou/' le morte! adorateur, puisse
les atieindre le pressellr de soma, quand su/'gissent leurs libéralités,
comme (ceUes) de Vayll /
19. JYIere des dieux, visage d'Aditi, signal du sacrifice, resplendis
toi qui esi haute / Faisant renommée a noire priel'e, luis au loin,
engendre-nous dans la mce (hwnaine), él toi qui possedes tOLdes cJwses
désira bles /
20. Le mérite éclatant qu'apporient les Allrores, le beau (mérite)
a qui sacrifie, el prend de'la peine, vellilleni et 110llS
[' assw'CI', el Adili et le Flellve et le Cie! et la Terre /
la. notion de irt 92, 6 ci-dessus, banalisée dáns ce
superlatif; d. iréyasl, elit el'U., TB. I. 2, 1, 20. - jyóliJ:¿,
amplification superlative el'un type connu, d. Oertel Satyasya
saiyam p. 37, elont la elureté est masquée ici par l'ép.
Le régime sg. est rare ell ce sens ; d. toutefois satydJ:¿ saiyásya
VIII. 57, 2. - Attaque ele l'hy. par le prono m eléictique, comme
souvent elans les hy. inspiré s par l'apparition d'un phénomene
naturel ou provoqué.
lb. Citrá 48, 10 et 11 ci-elessus : allitération étymologique avec
pmkelá, comme I. 94, 5 (également a propos el'U.) : ce signe distinctif
ou précurseur» (ce harbinger» Ma.), d. en contexte cosmogonique
X. 129, 2. Il se peut que le régime présent a l'esprit elu poete soit
adlwarásya comme VII. 11, 1 ; sinon, s tíryasya. - V (blzvan ce se
eliffusant» Ge., plutot que ce puissant», d. I. 190,2 oú le terme est
en quelque sorte glosé (várc/l?1si VO).
1c. Prásüta savitúJ:¿ savdya, allitération étymologique, constante
autour elu nom de Savitr l'Impulseur Olel. ZDMG. 51 p. 473, 59
p. 253 (associé également a U. TS. IV. 3, 11m). U. est elle-meme
°prasüta 92, 8 ci-dessus. Litt. ce comme elle avait été elle-meme
impulsée pour (Dat.!) l'impulsion ele l'Impulseur», mais Lu.
ce dass Savitar erstehe », Berg. Qu. Hy. ce selon que S. la fait sortir
pour que sa loi s'accomplisse» (1), Ma. (rattrapant clraik ele la
phrase principale) ce comme elle cede a l'impulsion ele S. » ; pl'ásüta
savitúJ:¿ et savitúJ:¿ savdya ont fusionné en une meme formule. _
SavdyCl117. (phonétique) Wackernagel 1 p. 302.
lel. Evd corrélatif normal ele yáihc7 Delbrück Ai. Sy. p. 595. _
t
I
y óni proprement ce chemin ».' el'oú 41, p. 18, d.
2b páth 16c. Theme elu relals, et X: 127, 3, avec
riorité chronologique ele la Nmt, la prlOrIte restant
coté el'U. Noter le role, el'ailleurs fréquent, ele Savltr comme
soleil couchant, présielant a la Nuit.
2a. Rúsant 92, 5 ci-elessus ; vatsá elésignation elu probo III.
55 12 aille'urs el'Agni ou ele l'éclair ; mais vatsá-solell est
a l'AV., oú U. a elisparu. sur
el'U. comme vache-mere. - Sveiya hapax, eS,sal el:l
attestant la seconclarité ele svetá; d. svetana qm peut slgmfier
ce temps auroral» I. 122, 4. Lire. d, agc7t ArI:. et Olel.
2b. cf. 92, 5b (opposlbon sveia/ko aUSSl 41, 10).
Sur la vache noire comme symbole nocturne, JanertDlwsr p. 29.-
Asyc7J:¿, soit réfléchi IV. 17, 11 IX. 92,2 X. 61, 3 ; 99, 9 eL 10 Ge.,
soit Gen. pro Dat., références Old. 1 p. 428, 2 p: 378.
2c. °bandhü, parce qu'elles sont sreurs, cl-eles.sus p. 9 et
ci-apres 3. Bándlw impliquant une parenté JAs. 1953
. 171. - Amfia non sujet a mounr; sur mot qm.souvent -
non ici - équivaut simplement a ce vlVant», Tllleme 'IVort-
kunde p. 24 Unters. p. 64; accent Bhawe ,T. 01'. Inst. 4 y. 327.
2d. Dydvc7, rare exemple ele cette forme au sens de ce Jour (et
nuit)), eluel eUiptique, la forme. complete con:port ... le elue!
usdsa' ou ce les eleux moitiés du Jour» comme aham X. 39, 12,
ln'ais {uxtaposé a áhii III. 32, 9 X. 12, 4, X. 37, 2
Ge. ; d. encore dyúbhiJ:¿ ... áhabhilt X. 7, 4. ImItabon prob_ab!e
dydvü si commun au sens ele ce ciel (et terre) -:- Ca;'ata amr.nane
semi-périphrase comme 48, 5 ci-dessus. Amrnc7na ce se
elisparaltre réciproquement» Thleme 95 p. 98, alors qu !l.
prise isolément est * Cf. cl-elessus 92, 10 et smv.
sur mí-; la formule la plus proche est vál'l.wm c7mémyüne I. 96, 5.
3a. Suite elu motif en samüná, auquel fait écho encore sámanasa
el. - Lire *svásaror Olel., type (nd'ra Olel. ZDMG. 60 p. 741 Noten 1
p. VI Wackernagel 3 p. 208. - Anantá, cf. AV. 7'.42., '
3b. Anydnyü Wackernagel 2. 1 p. 322 .. - S,avrtr
lc. Sc7s- est moins ce enseigner» que ce elonner cons011 ou
súsisti 1. 173, 10 ; est interméeliaire entre süs- et sak- (sakla/
VII. 103, 5). ." ,
3c. NJiih- exprime une réciprocité aboutIssant en general a, une
rivalité ; ici l'ielée est ceUe d'une rencontre violente., -
OM. Veelaforsch. p. 100 a montré le a ce enge:
(un poteau)); meme mot 1. 146,3, hy. a Agm, a
propos el'U: ; les U. sont comparé es a eles. poteaux (sval'u, cl-clessus
92, 5) qui se clressent (mitá) IV. 51, 2 cl-clessous.
- 46--
3d. Sur la forme nákt(a), qui n'a pas abouti pleinement a un
substantif autonome, Wackernagel 3 p. 234. - Sámanas (en fait,
la Nuit s'impregne des bonnes qualités d'U.), cf. sácetas AV. VII.
22, 2 sam[ci AV. ibid. et RV. 1. 96, 5. - Virüpa 1. 73, 7 V. 1, 4
AV. X. 7, 42. - Nuit et Jour co-épouses de Vivasvant Hill. 2
p. 371.
4a. Bhásuatl et netT'i 92, 7 ci-dessus. - Sünitc7 48,2 ci-dessus. -
Paela repris de 92, 7 Bl. p. 105.
4b. áceti, cf. ceti 92, 12; allitération ave e citl'd 48, 10 et 11. -
DÍ//' (plur.), forme plus familiere de cluál', mais impliquant naturel-
lement la richesse et tous les biens susceptibles d'etre amenés par
D. - Aualj, 92, 4.
4c. P/'dl'pyc7, absol. a finale longue Kuiper Shortening of fin.
Vowels p. 7; cf. p/'dran 49, 3 ci-dessus. Motif de l'incitation,
íld [raya 48, 2 ci-dessus. - Vi-khyc7- « regarder», ici transitivé
« faire regarder; procurer par son regard» (nalj, Dat.), illustrant
la tendance générale vers « donner ». Ailleurs « apparaitre » 1. 35, 5
Ge.
4d. Aj[ga!¡ 92, 6. - Bhú?anc7ni uiSuc7 92, 9. Refrain interne
limité, formant tercet (4-6), Etudes véd.et 2 p. 41.
5a. D. invite a se lever celui qui est couché (jihmá n'ajoute pas
grand'chose, sauf le pittoresque, a sr; il s'oppose a ül'd/wá L 95, 5
IIl. 35, 9 ; « den krumm liegenden» Lu. correct, peut-etre trop
précis). Elle incite (e) a voir au loin ceux qui voient peu (les humains
en général, paree qu'íl fait nuit - avec sous-valeur figurée - ;
mais il serait excessif de chercher sous dabhl'á une nuance étymo-
logique « celuí qui a la vue endommagée »). Par souci du parallé-
lisme, on attend done sous b ; celui quí est pauvre, elle l'incite a
querir la richesse, c7bhogáye comme Dat. sujet « attiré », l'c7yé
comme Dat. régime également attiré, type indl'c7ya urtl'dya hántaue
Suffixe -tu- p. 28. Toutefois c7bhogi « pauvre » n' est pas tres vrai-
::;emblable - pas davantage « jouisseur» (abhogO signifie « av are »
1. 64, 3) et contrevient a clbhogáya I. 110, 2 « nourriture ». En face
de cette difficulté, les traductions varient a l'extreme ; Delbrück
V gl. Sy. 2 p. 44 « pour la jouissance, le sacrifice, la richesse»;
Berg. Qu. Hy. « pour en jouir» ; Ma. « l'un pour chercher la nourri-
ture, l'autre la richesse»; Ge. maintient Dnterhalt coordonné a
l'c7yé; Lu.-Commentar « dass del' im schlafe gekrümmte opfere»
(clbhogáye étant un syn. de jihmasye 1). II faut en tout cas tenir
ferme a i?fáye comme semi-inf. « en vue de chercher», i?fi « sacrifice »
étant tres douteux.
5b. Tuam Wackernagel 3 p. 575 Old. ZDMG. 60 p. 724 manque
- 4,7-
curieusement dans la premiere proposition, alors qu'il est placé
correctement au vers suiv.
5c. Cf. sous a. - Ul'uiyá 92, 9 ci-dessus.
6a. Ici le découpage est plus clair, grike a tuam répété ; i?!áge
ayant pour régimes k?atl'á, Sráuas, mahlyá, enfin ál'tha, termes
exprimant peut-etre (comme le notait déja Lu.) la division des
classes, si l'on admet que Sráuas se réfere aux brahmanes, bien
qu'en situabon seconde, et que mah[yd, mot rare, vise la « grandeur »
matérielle, eelle de l'enrichissement ou de l'épanchement populaire ;
mahlyate se dit de la joie qu'éprouve la Déesse des forets quanel
les betes l'accueillent par leurs chants X. 146, 2 et mahlyá se dit
pareillement de l'ambiance eles clanses et des jeux TS. VII. 5,
10, 1. Dans ce dernier terme, la finale -ai, imité e ele celle des Dat.
inf. tirés de noms en -a-, s'explique bien en partant d'un n. d'action
qui réponel au elénomin. mahlyáte Lanman N oun, p. 359 (autre
vVackernagel 12 p. 279 ligne 8). Analogue uayoclhai en partant du
groupe uáyo dhc7-. Comme au V. 5, les trois Dat. sont du type
« attiré» ufttáya hánlaue. Sur sráuas, 48, 3 ci-dessus.
6b. ál'tha « affaire s personneIl,es» d. arthln 48, 6, ici éventueIle-
ment « tache (humble)). ál'tha en contexte des D. samanám
ál'tham TS. IV. 3, 110 et paraIl. « but (du voyage) ».
6c. V{saclrsa, hapax fait comme fr. dis-semblable. - J[uitá
nt. pI., comme bhíwanc7 ou bhülii, c'est-a-elire impliquant des valeurs
concretes « existence» et « etres vivants ». Le parallele IV. 54, 2
invite a préférer « pour prendre en considération les modes de vie
elivers», ceux par ex. que décrit l'hy. IX. 112.
7a. Diuó cluhilii 48, 1 ci-dessus. - Pl'áti 48, 2. Finale en -y non
résolu, selon la regle dégagée par Old. GN. 1915 p. 529.
7b. Le vetement d'D., cf. H?áso ná pl'átlkam ... uásate X. 88, 19,
átkCl1?1 uyüta1!t uásc7na 1. 122, 2, 14 ci-apres. L' adj. sllkl'á se
dit aussi d'U. passim, ainsi que sÍ/ci 1. 134,4. La Nuit, comme D.,
tend son vetement, udsas tamde 1. 115, 4; Agni est nísacl uásana!¡
IV. 5, 15 .
7 C. Motif du uásu 48, 2 ci-dessus, l' expression isc7nct ... uásua!¡
aboutissant a uásuo uásauanalj, 1. 90, 2 (avec pseudo-participe en
-ana-l·
7d. Subhage 48, 7.
8a. Pálhas a été interprété par « séjour» Old. Vedaforsch. p. 91
et surtout ZDMG. 54 p. 604 oú, de notre passage, il rapproche
VII. 63, 5, II parait impossible de revenir a « chemin» avec
certains traducteurs anciens (et encore Ma.), a plus forte raison
aux sens arbitraires posés par la tradition commentatoriale .. II faut
.. • a $ a.; •
- 48-
avouer pourtant que notre formule avec ánv di ressemble fort a
pánfhéil1l ánv eli 1. 124, 3 et V. 80, 4 ci-dessous ; il Y a eu la une
contamination isolée entre plÍthas « séjour» et páih « chemin »,
comme dans la fausse forme péilháJ.¡, II. 2, 4. Pálhas demeure
embarrassant, pour d'autres raisons, III. 31, 6 « protection» Ge.,
VII. 1, 14 « nourriture» Ge., X. 92, 15 « poteau rituel)) Ge. Janert
Dhéisi p. 10 n. a raison de souligner le lien avec les « vaches » (rae.
péi- « garder le troupeau ») et pose « troupeau », sens qui convient
bien ici, le point de départ étant « parc (a troupeau) )).
8b. Pl'athamlÍ, U. comme « premiere» TS. IV. 3, 11a et p et
parall. ; agl'iyIÍ X. 95,2 plíl'véi V. 48, 2 et passim. - 8ásvafl, terme
notant une succession indéfinie ou accompagnée de reprises sans
fin; le terme est en mesure d'évoquer U. a lui seul 1. 171, 5 (au
voisinage d'usl'áM et peut-etre aussi VIII. 60, 17 Ge. Un résumé
de notre pada est sClsvaftamlÍyéi 1. 118, 11 et cf. 1.
124, 4 ci-dessous. Sur sásvat, -Wackernagel 3 p. 255. L'opposition
entre l'U. ultérieure et l'antérieure se retrouve 1. 124, 9 ci-dessous
V. 48, 2 et, ele maniere moins elirecte, X. 55,4 oú est posée l'affinité
entre l'U.la plus jeune (ávara) et la plus éloignée (pál'a) ; prcdhamIÍ
figure aussi a ce passage.
8c. Jívá ci-dessus 92,9, mais ici de genre-animé, opposé a mrtá. -
Udíl'áyantí48, 2 ci-dessus. Participe semi-autonome.
8d. U. éveilleuse óu réveilleuse eles etres vivants 92, 6. - Caná
négatif dans la formule fermée kál?1 caná. Sur l'emploi elu mot en
général, Delbrück Vgl. Sy. 1 p. 514 ';Vackernagel 3 p. 562 Gonda
Vak nO 5 p. 70.
9a. Kr- avec inf. Dat. en valeur pré-causative : les exemples
du fait sont assez nombreux, au moins pour l'inf. en -e et en -tave.
9b. Avalz, ici évidemment de vas- « luire)) contrairement a 4b
ci-dessus Kaegi Fest. Roth p. 159 qui a le premier discriminé vas-
et vr-; meme emploi au v. 13 ainsi que 1. 157, 1 V. 77,2 et ci-elessous
VII. 75, 1 et 79,1. C'est ele cette forme ilvaJ.¡, méeomprise et affaiblie
qu'a pu sortir l'adv. « au grand jour)), qui s'emploie également
avec prédilection elans les hy. a U. et analogues : i final ou pénul-
tieme, parfois i radical est a envisager comme affaiblissement de a,
ainsi elans les suffixes -is- -vin- -it-; dans les raelicaux hÍ1'l = hál'i,
simá = sama, Sil1lí = s(nní, s{na, etc. (plus tard encore, fimira(
Mmas) : d. Kuiper AO. 20 p. 31 Mél. Vogel p. 202 qui explique le
phénomene par la théorie des laryngales. - szíl'yasya 92,
11 ci-elessus : le soleil servant d'instrument ele vision pour U.
9c. Veiller (92, 6 ci-dessus) pour qu'ils sacrifient, sens moelal,
éventuel-prévisible, du futuro
9el. Bhadl'á 48, 13 ci-elessus. ápnas « mérite » comme résultat
!2
r
I
.JiM3i Qua ..ua, u. A 1$ :;ca;
el 'un travail, nuance « économique » du suffixe -11([S- Meillet lVISL. 15
p. 254 Debrunner Suffixe p. 737; non « bénéeliction» N eisser.
Cf. pá7'ÍlJas elans le seul RV., ainsi que
« richesse en vaches » Bailey Trans. Ph. Soco 1956 p. 101 n.
ApnaJ.¡,sihá VI. 67, 3 désigne le « patron» opposé aux ouvriers
apáso janlÍJ.¡,. Svápnas, elit eles Marut X. 78, 1, est « s'acquérant un
bon mérite)), _ comme ceux qui invitent les elieux au sacrifice.
Curieux le v. X. 80, 2 oú ápnCls et bhadl'á sont, comme ici meme,
contigus, mais non accorelés, « heureux (con1.me effet ?) elu mérite
acqms» ápnasaJ.¡, ... bhadl'lÍ, elit de la sa/11{dh el'Agni : Gén. clu
résultat.
lOa. K{yéili (forme, vVackernagel 3 p. 256) : Olel., repris Ma.,
dégage la notion spa tiale « a quelle distance (est le lieu) oú U. (s'y
trouvant,) sera ... ?» Mais Berg. Qu. By. « elans combien de
temps ... ? » De toutes manieres, la str. souligne sous forme hypo-
thétique, avec un sentiment el'inquiétude, la succession ineléfinie
des U.
10b. Meme échange 48,3 ci-dessus : uchéin, subjonctif
ele continuation envisagée comme une conviction Gonda Moods
p. 85. - Nünál1l ingressif-éventuel Liebert Ársbok Lunels Un.
1949(50 p. 70 et 81.
lOe. ánu ... krpaie, elle s'ordonne, se range en conformité (avec
les U. précédentes) Neisser 2 p. 55 Bl. p. 346 « pattern after»;
au meme sens ánu ... alq'peiiim VIII. 76, 11 « les deux mondes se
sont ajustés a toi (Inelra) ». Meme racine probable, bien que sans
préverbe, elans kI'lJCIgáni VIII. 46, 16 ép. ele vál'pas, probo « prenant
consistance » N eisser 2 p. 64. Ailleurs lqp- est « avoir de la nostalgie
pour» ou « regretter)). Aelmettre cette seconde rae. ici serait
ignorer le préverbe ánu eL affaiblir le contraste: l'U. actuelle suit
le modele imposé eles U. antériemes (role ele k{p- dans le formulaire
aux U., d. lwlpaniiim VS. XXVII. 45 kalpayanfl Kaus. 101), mais
son plaisir propre la porte vers les U. a venir, par elilection
sa pensée est dirigée vers l'avenir. Idée analogue V. 48, 2 oil, elu
point de vue de l'homme, les U. passées sont considérées comme
redoutables, celles a venir bénies; cf. Old. et (autre) Ge. Krp-
« former)) est lié a kfp « forme, stature)) d'Agni. Le doublet k{p-
signifie ele meme « se conformer a un modele)) X. 130, 5 et 6 et
se dit notamment eles choses sacrificielles : d'oú kálpa « forme
sacrificielle ») elans la langue ultérieure et déj a IX. 9, 7. V éivaAéiná "
plut&t que « pleine de elésir» Ge. Ma. et autres, nous verrons ici
une ép. ele nature el'U. assimilée a la vache « qui mugit)), cf. vava-
sclnáJ.¡, sám usríyilbhiJ.¡, IX. 96, 14 (analogue 1. 62, 3), usrlya-lz ...
vávasatíJ.¡, IV. 50, 5; se dit encore d'U. VII. 75, 7
- 50-
ci-dessous et de meme vavasire Il. 2, 2. Comprendre autrement
serait, de nouveau, affaiblir le contraste entre I'D. passée ot l'D.
a venir.
10d. Pradidhyancl: dhZ- notant la vision interne, ainsi celle du
poeme IIl. 38, 1, ydvan náras cák?aScl « pom autant que
les hommes voient avec le regard » VII. 91,4. PraO est oxactemEmt
comme pmtal'ám clans pO X. 10, 1 « qui pré-voit». -
Jó ?Cl1n , abréviation d'ánu jó?wn, jó?aln d; le sens do « en silence »,
évolué comme clans est post-rgvéd.
11a. Infinité des vies humaines successives et précarité de
chacune prise isolément. lyúl;, parfait « définitif», opposé a
l'aoriste a valeur de présent ponctuel et au présent duratif. -
P iíl'vatara, comparatif s' opposant El un virtuel ápal'cl impliqué
dans cd, d. 1. 124, 9 ci-dessous et probo aussi 1. 185, 1 Ge.
11c. Pl'aticák?ycl avec régime Instr. Delbrück Ai. Sy. p. 135,
en fait, en concurrence avec le Gén. ; finale -a Kuiper Shortening
of fin. Vowels p. 7.
11d. ton moclifié par adverbialisation ; ne pas suppléer
u ?áf:¡,sLl. Tendance au fém. des adverbes, finales -am -taram -im
-aya, Erugmann 2. 2 p. 677,680. Cf. úparasu 1. 127, 5.
12a. YavayádO 48, 7 ci-dessus. - °dve?as 48, 8. - {ltejd, d.
rténa ... pál'lvrta AV. X. 8, 31 rtásya gál'bhaf:¡, TS. IV. 3, 11m et
parall. Sur la notion de riá, pom laquelle aujourd'hui les avis se
serrent autour de « vérité» ou d' « ordre (cosmico-rituel)), la
bibliographie est immense. Références récentes (partant d'Olcl. GN.
1915 p. 167 et Weltansch. p. 124) Güntert Weltlc. p. 143 Ronnow
Trita p. 161 n. Lüders Varm:la 1 p. 19 Thieme ZDMG. 102 p. 110
et JAOS. 77 p. 55 Falk Mito psicologico p. 38 n. Gonda Oriens 6
p. 386. - Jeu ici avec silnita b.
12b. Swnná « faveur, expression concrete de la faveur ou de
l'hommage» III. 14,4 Ge. Le terme ne comporte pas d'emploi adj.
(V. 73, 6 signifie « avec bonnes dispositions »). La finale -mná- est
mixte entre suffixe dywnná) et finale de composé,
d. swnál1as, swnaf{ (identique pour lo sens a swnná) ;
dywnná qui est, a l'origine au moins, un dérivé secondaire,
cf. ci-dessus 48, 1, peut avoir été attiré par dywnánt. - Süntta
48, 2 ci-dessus. - ll'áyantl ibid.
12c. Devávlfi s' explique par les locutions vUd ... devdn VII. 17,
3 etc. IX. 1,4 Ge. C'est un composé irréductible, Vlií isolé n'étant
guere conservé qu'a titre de (semi-)infin.
12d. (d. 1 a), duplication elu suffixe ele superlatif
Debrunner Suffixe p. 600.
1 .. :;::;;:;wat!W
- 51-
13a. Sásvat, aelverbo répondant El sásvatl 8b « on succession
continuo», renforcemont de ]JUrd comme sma ¡wrd. - Uvñsaj
c7vaMuchc7t comme au v. 11.
13b. Arn. vi ava, d. ci-dessus 4b et 8b. Old. hésite.
13el. Ajárc7mita, d. jaráscl mámte X. 86, 11 jal'dmrtyu AV.
ajal'amara MhBh. ; D. est ajára encore AV. VIII. 9, 12 TS. IV. 3,
110 et parall. TS. ibid. p, bien qu'on ait pürvir jatania X.
31, 7 « les nombreusos D. vieillissent ». Sur amita, ci-dessus 2c. -
Svadhdbhif:¡,: ainsi D. s'égale aux granels dieux qu iont lour « statut »
(dhdman) propre (svá), leur autonomio. Le sens de Manenspendo,
d'aillems inauthentiquo pom svadhd, est El rejeter, malgré Hill. 1
p. 34 n. Sur le mot, Hauer Glaubensg. 1 p. 178, 354 Ronnow Trita
p. 110 Hill. 1 p. 133 et Liedor p. 15 Sieg SagenstofIe p. 115 El.
p. 118 et AmJPh. 38 p. 16 Dumézil Fonction guerriero p. 12 Ge.
ael 1. 64, 4 X. 15, 3 et passim.
14a. Aí'íji fard, couleur; ornement (des Marut, comportant des
couleurs bigarrées) V. 52, 15 VIII. 20, 9 Ge., cf. Neisser. Mais
Kuipert Vak 2 p. 78 dérive le mot el'une rac. aí'íj- « manifester »,
d. ci-dessus 92, lb. - tita: 1. 56, 5 inciterait El traduire pal'
« colonnes ».
14b. ápa ... avaf:¡" le régime inciterait El poser vas- « vetir )i,
mais l'ensemble elu formulaire pousse, soit vers vas- « luire »
(ápa ... uchatu VIII. 47, 18, apavasá AV. ; ainsi ápochaiu VII. 104,23
suggere D. comme sujet elu verbe, bien que non nommée) ; soit
plutót, avoc le paelap., vers vr- « couvrir» ; il a pu y avoir super-
position sémantique. En tout cas vas- « vetir» n' a que des formes
moyennes. - ci-elessus 2 et 92, 5, ép. fréquente des ténebres.
- N « vetement » mieux que « ornement », litt. « chose nouvel-
lement lavée » ; se dit du sóma qui a pour « veture » lo lait blanc,
ou du re-vetement du chal' VIII. 8, 11.
14c. Prabadháyantl 8el et 92, 9. - AI'W.lá 49, 1 ci-dessus.
14el. Lire d ll?d Old. - Suyúj, variante de svc7yúj 92,2. Nuancos
analogues dans sukhá 49, 2, súgmya 48, 13 ci-dessus, suviiá IV. 14,3
El propos el'D., elans un paela qui reprend notre pada d El. p. 120.
15a: Pó?ya, d. pu?tásya X. 55, 4 elit el'D. suscitant « la
prospérité ele la prospérité ». Iei est, eles eleux mots contigus,
le substantif, type visva bhúvanani avec disparité elésinentielle.
15b. Ciirál?l (48, 10 et 11 ci-dessus) ketúm (92, 1 ci-dessus)
... cékitana, triple allitération étymologique, comme lb et passim.
Cékilclna - aussi IV. 14, 3 (str. El D.) - est « celle qui se signale
au loin »et en meme temps « qui prévoit», d. pl'ajanati AV. VIII. 9,
12 pradidhyana ci-dessus 10. Cit- superpose les valeurs sensibles
et intellectuelles.
a .iIi!
- 52-
15c. reprend pal'c7yaU 8, verset que 15 imite approxünaLi-
vemenL. Upamá « la derniere en date » s'oppose ici a jJl'Cltlwmá « la
premiere a venir », mais VIII. 61, 2 « Indra est le premier parmi
les upamá », c'est-a-dire parmi les plus hauts. Ces expressions
indiquant un classement ont des valeurs purement relatives,
d. ene ore V. 48, 2 cité ci-elesslls lOe (ápal'c7 queGe. rend par
postérieure, OId. par antérieure). L'ielée générale est la meme :
exalter I'D. d'aujourel'hui parmi l'ensemble des D., comme la
divinité invoquée est exaltée parmi l' ensemble eles elivinités
invocables.
15d. Asvaa 92, 12 ci-dessus.
16a. Surrection souelaine de la phraséologie comme 92,6 ci-elessus,
qui pourtant ne eloit pas nous obliger a voir ici une allusion au début
l'année avec Kuiper Vak 2 p. 18 : ceci reste une hypothese. -
Il'dhvClm, a lire lrdlmvam Arn., se rattache a lráyantl12. - Jlvá
est, ici comme ailleurs, adjectif (( vital ll) ; substantif en revanche,
pres d'ásu, I. 140,8 ásum párCll?l janáyan jlvam ástl'tam « engenelrant
un souffle vital plus haut, une vie impérissable )l. Sur asu, outre
Berg. Index Hill. Lieder p. 101 Güntert ·Weltkéinig p. 101,
v. surtout Neisser s.u. et Arbman y cité. Le mot est distinct
el' c7tmán I. 164, 4 qui semble désigner un principe plus matériel :
l'animation du corps.
16c. Araik reprend 1 el et 2b. - Y átave s zíl'yiiya, syntaxe elécriLe
Suffixe -tu- p. 28.
16d. Pmtil'ánta, scil. « les humains l), cf. ]Jl'á tirallta áyu!¿ VII.
103, 10 Ol! toutefois la valeur « moyenne )l elu verbe est el'application
inelécise. « durée de vie II 92, 10 ci-dessus, l'un des objectifs
visés par l'hommage a D., d'oú son ép. de jal'áyantl en acception
non défavorable. Pada repris VIII. 48, 11 Bl. p. 120.
17a. Role cosmogonique de la Parole : les « renes)) de la parole
font penser a l'aUelage du char ainsi qu'aux rayons solaires, cf. le
double sens de I'Clsm{ «rayon/rene ll, notamment I. 146, 1 VIII. 7, 8 ;
101, 2 et Ge. ad locc., eL l'expression syzímal'Clsmi (devenue nom
propre) dans l'hy. contiguo L'image des renes est mollement
continuée par váhni (48, 11 ci-dessus). Rene et parole aussi pour
abhtsu V. 44, 4. Syzíman est le « fil II dans un autre passage adressé
a D., ci-dessous III. 61, 4. - V álmi, sandhi 92, 7 b ci-dessus.
17b. Stavc7na, emploi non-passif relativement rare. La forme va
de pair avec l'indic. slave 92,7. - Rebhá, 'mot fréquenL eles hy. de
Kutsa et environnants, peut-etre le héraut du matin I. 127, 10
VI. 3, 6 IX. 71, 7, terme localisé a l'intérieur du RV.
17 C. U cclui Arn. - ]Ji aghont 48, 8 ci-dessus.
17cl. ASlj?é 92, 14. - Ní-dl- avec préverbe factitivant « donner
- 53-
en brillanL» ; la valeur transitive existe d'ailleurs aussi pour dl-
sans préverbe. - ... pl'ajáv(d vie prolongée par la c1escenclance ;
meme expression I. 132, 5. Les D. elles-memes sont ]Jl'Cljávatl VI.
28, 1. Ici l'expression prépare a °vlrc7, asvao du v. suivant :
ele meme avait-on áSVClo, góO, °vlra 92, 7/8.
18a. CL 17 el. Gómall/ovll'c7 comme 48, 2a ci-dessus. - Sárvavll'Cl
« ayant ses liommes au complet» Ge. Ivla., ou bien « rendant les
héros saufs» (Henry chez Berg. Qu. Hy.) ? Sárva « sain et sauf))
existe en contexte magique X. 161, 5, peut-etre I. 41, 2 VIII. 27,
16 et d. SClI'váic7t -ic7ti sarváliga, mais il serait dangereux d'étendre
cet emploi. Ici, l'idée générale de plénitude, ele possession pleine
et entiere qui fioUe dans ces hy. recommande la premiere acception.
18c. OId. « quand il y a émergence (des libéralités) par le chant
rituel, comme celles de Vayu » ; Ge. « quand ses dons sont extraits
par le chant comme le vent = aussi vite que le vent» (mais vc7yú
n'est pas váta) ; Berg. Qu. Hy. « quand les libéralités se levent
comme le vent » ; analogue j'l'Ia. On a ici le theme de la sünfic7 48, 2
ci-elessus. úd-l'c- n' est attesté que dans l' AV., au sens de « extraire
par le chant)), dit des Vaches prisonnieres XII. 1, 39, done en
contexte tres voisin de celui Ol! se meut I'D. ; et udal'ká, postérieu-
rement au RV., signifie « conséquence, récompense» (cf. au
meme sens). Udfc semble etre ép. de yajíiá X. 77, 7 « pourvu elu
chant final », d'ol! I. 53, 11 comme substantif « terme (du sacri-
fice) », d. Thieme Dnters. p. 29. Ces paralleles invitent a reconnaitre
ici une incidence ritueIle et a traeluire « au moment Ol! s'éleve
(plutot que: Ol! s'acheve, également possible) le chant eles libéra-
lités = le chant accompagnant la remise des », semblable
a celui qui marque la venue de Vayu, die u précurseur des rites
matinaux, des hommages « antérieurs)) (cf. son association avec
D. I. 134, 3 et Olel. ael VII. 91, 1) : vc7yór ánlke équivaut a « de
granel matin» VIII. 102, 13. Udal'ká peut équivaloir a c7nükám
(l'C-) « chanter la finale» V. 33, 9. A l'image ritueIle se mete le
souvenir mythologique des vaches-aurores qu'on extrait de la
caverne par le chant : ces vaches sont le signe de la sünfic7. Sur
arká, v. ci-dessous VI. 65, 5 ; 92, 3 ci-dessus.
19a. Ici D. apparait comme « mere » universeIle, « visage d'Aditi »,
mere des Sept Sages est-il dit IV. 2, 15, valorisation propre aux
finales d'hy.; Aditi comme entité féminine est done, parmi
plusieurs autres roles mal définis, aussi une abstraction d'U.
ánlha, terme qu'on retrouve a propos d'D. I. 121, 4 III. 8, 13
V. 76, 1 : ici « face)), Hill. 2 p. 98 n. Bl. p. 180 Neisser.
19b. J{etú 92, 1 ci-dessus, formule qui s'adresse ailleurs a Agni
ou, par réciprocité, a l'orant invocateur el'D., IV. 51, 11 ci-dessous.
Bl'lwti 48, 1 ci-elessus. __ __ __ __ "-' __ ___ l __ II!I;lIliia_ZIllliiJ!iiI.1IIi SlIIIli.,, _____ .2 ____ ••••••• I& ••• 15.10 ••••• U
- 54,-
19c. Praülstio, cf. prásastÍl?l kr- n. 41, 6 V. 57, 7, donc « qui
procure la renommée», idée voisine de sl'ávas; prá-SClI?lS- est
« proclamer qualificativement )) vn. 100, 5.
19e1. Ge. « bring uns unter elie Leute )), avec j eu sur jáne janaya;
mais on préferera « rends-nous prolifiques )). C'est l'ielée qUÍ est á
la hase elu tokájtánaya 92, 13 ci-dessus. AinsÍ Ma. « provoque la
fécondité parmi notre race ! )), comme on dit dans les Br. prájayeya
« puissé-je m'engendrer moÍ-meme en une elescendance ! )) Jáne au
sg. = Lire janaya Am. - Visvavc7re, ép. typique d'U.,
cf. 15; ép. de la richesse émanant d'U. 48, 13 ci-dessus ;
aussi MS. n. 13, 10.
20a. Citrá 48, 10 et 11 ci-elessus. - ápnas 9, prix du mérite,
donc récompense ou richesse en général. Usure sémantique en fin
el'hymnes.
20b. Yaj- et sam- décrivent le sacrifiant a la fois « adorant )) (ou :
pronongant les formules adorantes) et s'activant matériellement
(sam- « etre fatigué )) d'apres Thieme Oriens 6 p. 400 a propos du
livre de Hoens sur Santi). C'est une variante de yájamanajswwánt
92, 3 ci-dessus; on a meme sasamc7nájswwánt I. 141, 10. Sur
l'idée de sam-, cf. svéduhavya « dont l'oblation (est accompagnée de)
sueur)) et ép. eles adhvaryú. - Bhadrá 48, 13.
20cd. Refrain des Kutsa, qui se trouve ici raceordé au gros du
texte grace a la corrélation yád ... tád. Les dieux mentionnés repré-
sentent un état ancien elu panthéon : le couple souverain et les
masses concretes dÍvinisées (dont Aditi, que sa présence ici n'a
pas empeché de figurer en outre 19a).
l. 123. Groupe de Metre tri#ubh. Berg. Liturgie p. 58.
Le theme elominant est celuÍ de la périoelicité, expression du 1}ta :
d' ou l' allusion a VarUl).a régent du 1}ta.
1. Le vaste chal' des Honoraires riluels est altelé. Les dieux immortels
['ont monlé. Du noir (domaine) a surgi, immense, la noble (dame):
elle qui prend souci pour l' éiablissement hwnain.
2. Antérieure a tOLlie création, elle s' est éveillée victorieuse, haute,
gagnant le prix. (Située tout) en haut, elle a regardé, la jame temme
qui renaU. L'Aurore est arrivée la pl'emiere a l'appel matinal.
3. Si aujourd' ¡mi tu l'épariis parmi les mOl'tels leur par! pour les
hommes qualifiés, Aurol'e divine, ó bien-née, le dieu Savit!', maUre
de la maisol1, nOLlS proclamera de ce tait exempts de péché a la tace
du soleil.
4. De maison en maison elle va, lascive)' de jour en jour, portant
ses 110ms (distil1ctits). Cherchant a gagner, la radieuse est venue
sans cesse)' elle a en pariage chaque meilleure (part) des richesses.
- 55-
5. SceuJ' de Bhaga, jumelle de Aurore libé/'ale, éveille-loi
la premiere! Que demcu/'e en a/'riere l' instituteur du mal! N ous
voulons le vaincre avec les H onoraÍl'es pour char!
6. Que les libéralités se dressenl, se (dressent) les pléniludes!
Les teux se sont levés, flamboyants. Les biens désirables, qui étaient
cachés par les ténebres, - les Aurores resplendissantes les meitent
au grand jour.
7. L'une (des deux moitiés clu jo u/') s'en va, l'autre arrive)' les
deux moitiés du jour aux tormes adverses circulent ensemble. L' une
a tait se cacher les ténebres des del/J.' domaines environnal1ts. L'Aurore
a brillé avec son chal' flamboyant.
8. Les mbnes aujourd' hui, les mbnes aussi demain, elles suivent
la longue institution de V Exemptes de bláme, elles achevent
en lln jour les trente (durées d') aitelage)' l' une apres l' autre (elles
réalisent) le dessein (divin).
9. Elle qui connalt le 110m du premier jour, la blanche, la blan-
chissante, est née du noir (domaine). La jcune temme n' entreint pas
l' institution de l' Ordre, quand elle va au rendez-vous jour apres jOll/'.
10. Comme une fille qui s'enorgueillit de son corps, tu vas, déesse,
vers le dieu qui cherche a t' obtenir. J eune temme pleine de sourires,
hl mets a découvert (pour lui) tes seins quand hl resplendis a l'orient.
11. Belle d'apparence, comme ww jcune temme ornée par sa mere,
tu !nets ton corps a découvert pour qu'on le voie. Aurore bienheureuse,
luis au loin, plus au loin! Les autres Aurores n'alteindront pas ceci
de toi.
12. Elles qui possedent chevaux, vaches, toutes c/wses souhailables,
qui marchent en rang avec les rayons du soleil, elles s' en vont et
reviennent, les Aur01'es qui portent des 110ms bienheureux.
13. Toi qui suis a la trace le rayon de l'Ordre, place en nous un
dessein toujours plus heureux! A urore aisée a invoquer, luis au loin
pour 110as aujourd'hui! Et qu'a nos patrons soient (en partage) les
richesses!
la. Le chal' eles Honoraires, la (premier sens « cadeau
d'hospitalité)) d'apres Thieme Fremdling p. 82; ci-dessus p. G)
a pour chal' l'U. qui marque le temps OU ces honoraires sont elistri-
bués, cf. X. 107, 11. Le charest lui-meme la do au v. 5 et la do
elle-meme est U. VI. 64, 1 ci-dessous, comme ici meme OU l'on elit
qu'elle a surgi eles ténebres. Sur ces interférences, cf. Bl. p. 126,
287 Hill. 1 p. 33 n. Berg. 1 p. 127, 243 ; 3 p. 283 Ge. ael X. 107, 1
et V.'61, 17-19.
lc. Motif des ténebres, 113, 2 ci-elessus. Olel. évoque le
fait que le voisinage antithétique kOjarya rappelle ddsajárya
ailleurs et il traeluit k
o
par « couleur de Dasyu )). Possible, mais en
- 56-
fait arya (non al'yá comme on a ailleurs, ni ál'ya) ese une ép. pale
de diverses divinités, dont le sens premier est effacé (( protecteur
de l'étranger » d'apres Thieme op. c. p. 77 qui cite notre v. p. 82) ;
le svarita forme hapax. Conjectures textuelles inutiles Berg. 3
p. 287.
Id. Vihiiyas Old. ZDMG. 55 p. 305, seule application JIui soit .
faite de ce mot a U., appelée ailleurs brhati, mahi, ou accompagnée
de prthü et analogues. A relier a vi-ha- « se déhiscer ». Un passage
comme celui-ci, ou le mot comporte une acception cosmique,
prépare au sens ultérieur de « espace aérien» JAs. 1939 p. 327. -
Cikitsantí « soucieuse de ... », cf. pl'á cikitsii « veille avec pré(voyance)
sur» 1. 91, 23; a rapprocher de cékitanii 113, 15 ci-dessus. -
d. Ge. « ensemble des établissements humains, done
domaine de l'habitaL humain», cf. en meme contexte VII.
75, 4 ci-dessous.
2a. Antériorité absolue d'U., du moins par rapport aux etres
créés; au meme sens ápül'vyii 1. 46, 1. - Visvasmad bhúvaniit 92,
4 ci-dessus. - Aboclhi 92, 11.
2b. Elle gagne le prix et permet aux hommes de le gagner, done:
elle le procure, eL vájasataye passim. Sur vája, 48, 6 ;
sur brhati, ibid. 1. - Sánutrl (comme tál'utr), ton radical, donc
sur le plan d'un participe « qui gagne ».
2c. Vy akhyat 113, 4 ci-dessus, ici avec prévalence des valeurs
physiques : « regarder» et « se montrer ». - Punal'bln1 « revenue
a l'existence » Lüders VarUJ)a 1 p. 224, cf. 1. 62, 8 OU la meme ép.
est dite de la Nuit et du Jour. De fagon analogue mais plus
complexe, les vachesjprieres sont punal'bhz1 IX. 72, 6. Variante de
l'ielée exprimée par sásvat et d. piznalzpunClT' jáyamiinii 92, 10.
2d. PÜl'váhüti, appel matinal ou antécédent (insistance sur le
thOme du « prernier »), d. 1. 122,2 « puissent U. et la Nuit invigorer
(par leur présence meme) la pO (de l'homme pieux), comme deux
épouses (celle de l'époux)!» pátnlva ]nll'váhüti/!1 viiVfdh,ádhyii
L'appel matinal est le plus prisé, prathamó hütálz X.
107, 5, d. analoguement la pÜl'vácitti Old. GN. 1916 p. 740 Ge.
ael 1. 112, 1, a la fois « pour etre le premier a penser (aux dieux) »
et « a etre pensé (par eux) ».
3a. Y ád et le subj. « s'il est vrai, aussi vrai que ... » : le privilege
accorelé par U. sera le signe meme de l'innocence a la face du soleil,
le soleil étant témoin. - Bllligál!1 vibhájüsi, allitération étymolo-
gique. -- Opposition entre ni homme ele l'une ou l'autre des eleux
hautes classes et mártya, c'est-a-dirc « a ceux d'entre les mO qui
sont des ni».
3b. Sujale, aussi X. 172, 4, str. a U.
- 57-
3c. Savitr (lien avec U., d. déj a 113, 1 ci-elessus) comme déelou-
blemenL du soleil devant lequel il porte les causes (vocaN d) eles
humains soupgonnés d'ágas. Cf. Hill. 2 p. 113. - Dámünas
(Debrunner Suffixe p. 499), ép. préférentielle el'Agni : est-ce un
ancien n. de chose comme les autres noms en -nas- (113, 9)
« richesse domestique»? '
3d. Dat. de pr:-ise a témoignage, comme passim avec vac- et bl'ü-..
4a. Série d'iümer;lita (Wackernagel 2. 1 p. 143) elans cette str.-
Ahaná, hapax a sens ineléterminable (la trad. « mit dem tage » Lu.,
d'ou «dawning» Ma., est bien sujette a caution). «Lascive» (analo-
guement a ódatí 48, 6 ci-dessus ?) est lo in d'etre assuré ; l'ép. de
Soma ahanás semble signifier « impétueux » ou « fort » ; elle voisine
avec vihayas comme on a ici aO et au v. le v {JlIiyas. Le contexte
n'est nullement érotique. Cf. Olel.; « éternelle» Berg. 3 p. 292.
Le Nigh. 1. 8 cite le mot parmi ses noms de l'Aurore.
4b. U. dispose chaque jour des noms (námii pourrait etre un sg.,
Kuiper Shortening of fin. Vowels p. 28), ce qui revient a elire qu'elle
chaque j our des structures nouvelles en assumant (comme qui
dlralt) eles noms sans ces se nouveaux. Idée du renouvellement et
ele la répétition. N áman est la caractéristique essentielle de
l'ielentité, par opposition a l'Üpá.
4c. d. sámztrl 2b. - Dyotaná, mot rare, en relation
avec adyaat 113, 14 ci-dessus. Berg. y voiL le Loe. el'un * dyotani,
mais d. l'ocaná dit d'U. X. 189, 2 ainsi que svetaná. - 8ásvat 113
13, mise en évidence des trois amreelita. '
4d. Réciprocité eles schOmes védiques : bhajatejObhájasi 3a.
5a. Bhaga (nom appelé par la rae. bhaj- qui préceele ?) figure ici
en qualité de dieu « bénéfique» d'origine solaire (d. AV. XIX.
49, 1) Hill. 2 p. 83 Olel. GN. 1915 p. 361 (ou notre passage est cité
p. 367) Dumézil Mitra-Var.l p. 132, 2 p. 193. La présence elans ce
caelre s'explique par les rapports étroits entre l'appellatif bhága,
subhága et U. - Sororité essentielle el'U.,ci-elessus p. 8. _
VarUI)a comme régent elu cosmos et tenant elu Rta dont U.
exprime la réalisation. Jami est d'orel. une ép. sern"i-reelondante
de svásr, insistant sur la consanguinité (que le mot svásr ne marquaie
pas nécessairement a l'origine).
5b. Sünrte, vocativisation spontanée el'un n. abstrait 48, 2
ci-elessus, autrement elit une sünitii en action. - J arasva (d. abodhi
au V. 2 et 92, 11 ci-elessus). Il est elit inelifféremment qu'U. s'éveille
par leg chants des humains ou que ces chanes l'éveillent
(bodháyanti). L' emploi d' ájlgalz dans ce seconcl groupe garantit le
sens de jarale; d. jal'übodha, ép. vocative cl'Agni, « qui s'éveille
par l'éveil (dont il est l'objet de la pare des lmmains» ou « dont

- 58-
l' éveil (spontané) est un éveil (provoqué) ». Sur jar-, outre Old. 2
p. 10 (ubi alia), v. Bl. p. 126, 129 Ge. ad 1. 181, 9 n. 39, 1 nI. 58,
2 vn. 68, 9 X. 31, 7; en dernier Bailey Trans. Ph. Soco 1953
p. 33, 1955 p. 55, qui revendique, au moins partiellement le sens
jadis admis de « s'approcher » en raison de certaines ir.
Le probleme est irritant. D'une part jar- est visiblement unitaire
et ne peut guere se scinder entre ( s'approcher» et « s'éveiller»
sans arbitraire; de l'autre, supprimer « s'éveiller» serait mécon-
nanre la communion de jar- avec les divinités de l'éveil, ainsi
asvina ... agnhn ná jarate 1. 181, 9 « O Asvin, le sacrifiant vous
éveille (sens spontanément transitif-factitif) comme (il éveille) Agni
(et) U. » ; le régime lnstr. (( etre éveillé par ... ») existe I. 59, 7 « wird ...
mit Liedern wachgesungen» Ge. vn. 73, 3 ci-dessous et ailleurs. Il
faut avouer que l'emploi ;dans son ensemble est trouble attestant
d'anciennes interférences. Une aberrance a ne pas suivre est le
« chanter» de Berg. 3 p. 297.
5c. Daghya(s) précatif, nulIement distind sémantiquement de
l'optatif plus usue!. - Aghásya dhatl, principe anonyme du mal
opposé a Bhaga et Varm:la, principes bien délimités de l'Ordre; sur
aghá, Rohde Deliver us from Evil p. 43 Hartog Sündenbegriff p. 26.
5d. Old. admet la correction jugée superflue par
Bl. p. 126. Berg. 1 p. 128 avec raison : sur la do en tant que chal'.
L'idée du « char» est tantot extérieure au régime, tantOt intérieure.
6a. [¡el 1ratam, surrection d'expression comme 113, 16 ci-dessus.
- Sünlta 48, 2 ci-dessus. - Púra1!uZhi (Centenary Number Univ.
Madras [sans paginationJ), bienfaits d'U. qui se résument en
« plénitude » d'objets désirables, litt. « réceptacle de plein ». Sur le
mot, d. encore Berg. lndex, Hill. 1 p. 293 n., 2 p. 396, 399 Sieg
Sagenst. p. 88 Bl. JAOS. 16 p. 19.
6c. Les richesses sont cachées par les ténebres comme l'est la
lumiere_ elle-meme : présence permanente du fait 'naturaliste.
6d. kr- équivaut a ce qui est rendu ailleurs par c7vaJ:¿ (3e sg.
aor.), cf. cl-dessus 113, 9. De la aviJ:¿ comme n. ésotérique d'U.
AV. X. 8, 31 ? '
7a. Alternance du Jour et de la Nuit, qui cOIncide en partie
avec celIe des deux U., la passée et l'aduelle.
7b. T.on sur éti, Old. ZDMG. 60 p. 722. - d. visadrsa
113, 6 cl-dessus, vil'üpa ibid. 3. Le contraste entre forme et pensée
est marqué ici par le préverbe sám 0PIJosé a v{(su) . visuo élaro'is-
( . ). o
se.r.?ent de VI, d. outre
*vicÍ1!a (a déduire de vicya) , (type pravát). _
= áhar+l'dtl'l, d. áhar VI. 9, 1 et dyávü 113,
2 cl-dessus.
2.;J I
w
2L . 2.i 12
59-
7c. Pal'iks{t, désignation conjointe Ciel-Terre (l'espace médian
étant dit antál'i-ksa, substitut possible d'un *antar-i-k?it?), propre-
ment « qui ont siege de part et d'autre», d. pál'ijnwn (duel)
1. 46,14 « qui vont d'un bout a l'aútre (du c?smos) !), en
a U. et Ge. ad 1. 127, 2 sur le moto Anya renVOle a U. malgre le
contraste attendu entre c et d, répondant a celui entre a et b.
Ou bien la N uit est-elIe ici assimilée a une (pré-)Aurore, comme
l'ArUJ)a ci-dessus p. XIII n. ?
7d. U. est cancll'ámtM nI. 61, 2 ci-dessous.
8a. Elles sont * cf. 92, 10 ci-dessus. - Adyd Arn.
8b. VarUl)a, d. 5a ci-dessus. - Dháman « institution», a:rssi
concrétisé en « séjour» ou « forme », mais comme valeur secondalre ;
spécialement institution de Varul)a. Sur le mot, V. surtout ?lel.
GN. 1915 p. 180,401 ; subsidiairement Ge. ZDMG. p. 344 Nelsser
ZII. 5 p. 283 Hill. Lieder p. 66 n. Ronnow Tl'lta p. 165, etc.
L' obéissance des U. consiste en la périodicité ininterrompue de
leur manifestation.
8c. Anavadyá, d. arcpás 124, 6 ci-elessous, ariprá VII. 90, 4
amldhra V. 37, 1 : infaillibilité des Aurores, consistant d'ab?rd en
leur retour immanquable. - Ge. rapproche les « trente eZhtünan»
de X. 189, 3, passage 011 il allegue encore les « paeZá. (elu
soleil ?) » VI. 59,.6, qui semblent figurer les trente partles elu JOur
solaire d. Hill. 2 p. 400. Diverses hypotheses Lu.-Commentar.
y exprime en tout cas le parcours céleste, assimilé a une
étape d'attelage (92, 3 ci-dessus), et U. est traitée
ou comme les Asvin, c'est-a-dire effeduant un traJet cychque
(pári).
8d. Ékaikü Wackernagel 3 p. 396. - Kl'átu ne peut guere etre
le « circuit» Ma., ni 1'« ceuvre» Lu. ; plutót le « elessein» eles U.
memes (Ge.) ou de Varul).a les concernant. Le point de départ par
« force» (Ronnow MO. 26 p. 5) n'a guere d'utilité que lointaine ici :
en parachevant les trente yójana, les U. réalisent, parachevent,
l'intention profonde des dieux, expression condensée équivalant a
un zeugma. La formule est plus transparente IV. 51, 5 ci-elessous.
Brutal « elles traversent l'intelligence » Berg. 3 p. 312. Sur kl'átll,
d. encore Berg. 1. c. p. 303 Bl. p. 130 Old. Weltansch. p. 69'.232
Benveniste TI'. Ph. Soco 1945 p. 39 Dumézil Archanges p. 145 Dleux
des l.-e. p. 57, etc. Le lien avec les valeurs (latentes) fortes de la
rac. kr- n'est pas niable. - Sadyás Brugmann 2
2
• 2 p. 179 : Loc.
en -'8 ou Acc. nt. sg.
9a. Compl$mentaire a 4b. lci encore ndman est la caractéristique
es sen ti elle , l' essence.
9b. 8ukl'áfkl'$1.1dt d. 1c, VI. 9, 1 (kOjál'juna) et ci-dessus 92, 5
5
•••
..... ..... a.JJJJJ ..... , ' .• 1112........ ;.: ................. 3 ...... 5 ............ 11111111111111111111111111111111 ••
- 60--
et 113, 2. Svitlci (d. encore svelya 113, 2), seule applicaLion du
tenue a U., « de couleur (ou : de robe) blanche, tirant sur le blanc ))
Debrunner Suffixe p. 155.
9c. Ná minati « ne dégoit pas)) Thieme ZDlVIG. 95 p. 91, autre-
ment dit elle observe rigoureusement l'Ordre, représenté par la
succession réguliere des jours, comme les Grenouilles VII. 103, 9
observent le retour périodique de l'année. IJlá rappelle ici VarUl:'w,
« régent)) de cet hy.
9d. lieu fixé pour le retour périodique eL ce retour
meme (TS. IV. 3, 11m et parall. précise : rendez-vous du soleil),
cf. Lüders VarUl;w 1 p. 211 (auLre, 92, 1 ci-dessus),
mais Thieme ZDlVIG. 1. c. « zu dem zugerüsteten (lVIahl) )).
lOa. Kaniyeva Old. - Sdsadüna (( exercer un attrait magique))
VII. 104, 24 et cf. sddas dans I'isddas Thieme Fremdl. p. 158)
appuie l'hypoLhese qu' ódat[ 48, 6 ci-dessus et ahand 4 ci-dessus
appartiendraient au meme groupe sémantique. Nasalisation
artificielle en finale Old.
10b. « (le dieu, sans doute Sürya) qui désire
(t') obtenir )). Sur le theme Wackernagel 12 p. 262
lVIinard Trois énigmes 2 § 739 Ge. passim ; erroné Berg. 3 p. 315.
10c. Smi- 92,6 ci-dessus. -- PUl'ástal passim et d. lVIS. II. 13, 10.
10d. V sg. 92, 4 et ci-dessous 124, 4; pI. ici eL ailleurs,
variation qui trahit la poétisation d'un terme anciennement
concreto
11a. SaSar(!kasd, d. sudfszka VII. 77, 2 ci-dessous. --
mrj- dit de la parure du jeune homme (pour la guerre ?) IX. 96,
20, etc. ; généralement en relation avec le sóma.
lIb. Drsé kám, indifférence de l'infinitif a la voix ; kám Delbrück
Ai. Sy. p. 150 Benveniste Fest. Vasmer p. 71 apparait surtout,
mais non uniquement, apres un Dat. a valeur infinitive.
11c. Bhadrd 48, 13 ci-dessus (nom de l'hétalre pour Pischel
VSt. 1 p. 309, exagéré). Le mot est répété aux vv. 12 et 13, si bien
que le groupe 11-13 a l'allure d'un lrca. - Vilal'áql vi, soulignemenL
elu préverbe IHQ. 14 p. 121.
11 el. Tál le, cet acte ou cette modalité essentielle ele Loi Old.
L'U. actuelle comme U. privilégiée, selon la norme bien connue. Ma.
entenel « cette extension tienne )). -- Nasanla, elémarcation non
toujours aisée avec nas- « périr )), cf. násanjnasanla IX. 79, 1 (Olel.
ad loc.), el'autant que les caracteres formels sont a peu pres ielenti-
ques Ge. ad X. 86, 21. Sur cette rac., Hoffmann M ü. Sto 2
2
p. 127.
12a. Séquence ásvajgójvisváo, conforme a 48, 2 ci-dessus.
12b. Pour yal- (Old. IF. 31 p. 133 Ge. VSt. 3 p. 18 ZDMG. 52
I
- 61-
p. 749 et ael lIT. 59, 1 et passim ; yataya dit d'U. X. 127, 12 « fais-
rentrer-elans-le-rang [les ténebres, telles eles dettesJ))), on peuL
hésiter entre « rivaliser, etre en compétition avec ... )) ou bien
« s'apparier, se mettre a l'unisson ele )), le sens propre étant « se
mettre en rang hiérarchisé, s'aligner selon l'orelre )). Les passages
paralleles 92, 12 ci-dessus, 124,8 ci-elessous et X. 35,6 font préférer
le second sens:- Pada repris V. 4, 4 Bl. p. 126.
12c. Ton de yánli Old. ZDMG. 60 p. 716.
12d. Motif elu ndman reprenant ci-dessus 4b, mais ici en notion
globale, avec sujeL plur. ; Arn. ndma.
13a. Le rayon du 1}ta est d'abord le meme que les msm{ du
Soleil 12b; c'est ensuite eL surtout l'équivalent des renes de
l'Ordre cosmique, auquel obéit U. en se manifestant a intervalles
réguliers : idée dominante de l'hy. Meme expression V. 7, 3. Sur
rtá, 113, 12 ci-dessus.
13b. Bhadl'ám-bhadl'am, rappel des amre<;lita du v. 4. - IúátLl
(d. 8d), ici un pouvoir conféré par la divinité a l'homme et
permettant une réalisation heureuse (bhadl'á) de ses objectifs.
« Sagesse )) est trop restreint Delbrück V gl. Sy. 3 p. 145, ainsi que
« skill)) l'I'Ia. ou « idées )) Berg. 3 p. 318. Le ko dont dispose U. en
faveur des hommes est celui qu'elle détient de sa fidélité au 1}ta.
Contre-partie psychologique du k
o
cosmologique de 8.
13c. Adyd Arn. - Le pada est repris de 113, 7a et d ci-dessus
cl'apres Bl. p. 119.
1. 124. Meme groupe. Meme metre,me me longueur. Tilemes
analogues ; liens de clétail avec I. 113.
1. L'Aul'ore en laisanl, tandis que le fea s'allwne, le soleil qui se
leve, onl fixé leu/' lumiere au loin. Voici donc que le diea Savilr a
incilé notl'e (gent) bipede el quadnzpede a alla (chacun) vers ses
affaires.
2. Elle qui n'enfl'einl pas les ol'donnances divines, qui amenuise
les génémtions hwnaines, l' AUl'ol'e a bl'illé au loin, la plus p/'oche
parmi celles qui onl passé se succédanl eonlimlmenl, la premiere pa/'mi
celles qui viennent.
3. Voici la Fille da cielo Elle s' est fail voil', revetue de lumie/'e,
(toujours) la meme, a l' orienl. Elle suit réguWl'ement le chemin de
l'Ordre; comme une qui sail, elle n' enfreint pas les directions de
l' espcfce.
4. Sa poitrine se laisse voil' comme celle de la courtisane; comme
N oclhas ezle a clécOlwerl ses. (ap pas) aimés; comme une mouche,
éueillanl ceux qui clormenl, elle esl ClI'I'ivée la pl'emiel'e de eelles qui
en sueeession' indéfinie sonl I'evenues.
2 Q
422
- 62-
.5. Sur le coté oriental de l' espace sombl'e, hol's de portée, la Géni-
t/'lce des vaches a placé son signal lumincux. Elle s'étend au loin,
plus cm loin, plus au large, emplissant le giron de ses parenls.
6. A insi se laisse-t-elle voir, la premiere entre beaucoup. Elle
évite ni l' étranger, ni l' afftne. S' enorgueillissant de son corps
elle ne tuit ni devant le petit ni devant le grand, la resplen-
dlssanle.
7. Comme (une fille) sans trere, elle va ti l'encontre des m(tles.
Elle est comme celle qui monte sur le tréteau pour gagner de l' argento
Elle est comme la temme consentante pow' l' époux' l' A urore bien
vétue, tait glisser sa poitrine comme une temme lége;e. '
8. La sceur a cédé la place ti la sceur afnée; elle s' écarte de celle-ci
une, qu' 01; doit revoir. Luisant au loin avec les rayons du
solell, elle s enduzt de tarel comme les temmes allant au rendez-vous.
?'. De ces précédentes, au cow's des jours elle, la plus p,'oche,
re/olnt ])(u' dernere la précédente. Puissent ces Aurores plus nouvelles
110US donnel' désormais en luisant, comme autretois la richesse les
belles jou1'l1ées! "
10. Éveille, Aurore généreuse, les donatcurs! Que les avares
s' endorment pour ne plus se réveiller! Donne en luisant la richesse
aux généreux, toi-méme généreuse, la richesse au laudateur toi
libérale qui éveilles (les humains)! '
CeUe jeune temme a brillé vers (la terre) , ti l'orient,' elle aUelle
la. hgnée roses . .ºu'elle luise au loin désormais, que son
slgnal,zw11lneux sod en éVldence! Que le teu soit disposé de maison
en malson!
12. Les oiseaux eux-mémes se sont envolés de leur nid ti ton éclai-
remen!, ainsi les honunes qui ont.part ti la nourriture. A celui qui
reste a la mCllson tu apportes W1 blentait abondant divine Aurore
au morte! qui t' adore. "
13. ,été louées (par moi), vous dignes de louange, vous
avez ete lnvlgOl'eeS par 1110n hymne, Aurores consentantes,' avec
votre assistance, o déesses, puissions-nous gagner un prix de victoire
qui consiste en mille et en cent!
la. Samidhclné agnaú, Loc. absolu : limité a quelques formules
temporelles.
1.b. 9 et 12 - ABre! (accord par contigu'ité,
mms udyan suryaJ:¡. est senb comme un sujet secondaire) 92 5 avec
bhc7mím, ici avec jyótib. '
lc. Savitr 123, 3 ci-dessus, substitué a D. ici étant incitateur
d.'D. lui-meme ; meme jeu entre ce nom et la sil- que 113, 1
cl-dessus et souvent. - ártham ... itya!, résumé des activités
familieres, d. 48, 6 et de plus pres 113, 6 ci-dessus.
p¿Pi j
I
iIi 2 bU ; 1.
- 63-
Id. 49, 3 ci-dessus : nt. collectif-générique.
2a. Reprise de 92, 12 ci-dessus. Le jeu verbal entre áminatlj
praminatt y est plus accusé que 92, 11 j12.
2b. Reprise de 92, 11; d. Bl. p. 105 et 120 qui considere ce
verset ici comme la source.
2c. Opposition upamájprathamá comme 113, 15 ci-dessus, dont
ce pada et le suiv. sont une faible variation ; Bl. 1. c. note ce verset
comme « the high-water mark of Vedic composition». Cf. encore
113, 8ab.
3a. Práty (sandhi Old. GN. 1915 p. 529) 48, 2c ci-dessus. -
Pada repris 113, 7 ci-dessus Bl. p. 119.
3b. V áSclncl 113, 7 ci-dessus (Bukrávclsas). Verbe favorable aux
régimes figurés, parmi lesquels la lumiere vient en bonne place. -
Samaná, allusion a la régularité d'D., theme fréquent ; d. MS. 11.
13, 10. - PurásWt 123, 10 ci-dessus et d. aussi 92, 1 ci-dessus.
3c. Variante (normalisée) de 113, 8.
3d. Prajclnatt (aussi MS. n. 13, 10) comme cékiWl1cl et analogues
113, 15. - Ná cliSo mil1ati « ne confond pas (mí- « changer,
permuter») les orients» Thieme ZDMG. 95 p. 86, autrement dit,
suit exactement sa direction. - Pada cd repris X. 66, 13 Bl. p. 127.
4a. úpa Arn. - 5undhYlí nom d'animal possible, surtout s'il
est permis de consielérer aussi comme n. d'animaux admasád et
nodhás. Noter qu'au Livre X (138, 5), par possible méconnaissance
ele notre passage, D. elle-meme est appelée sundhy lí. Le mot est
aisément étymologisable comme ép. qualificative et se dit au fém.
el'une jeune femme X. 39, 7 ; des juments du chal' solaire 1. 50, 9 ;
de la pensée poétique VII. 88, 1. La traeluction par « courtisane »,
incertaine en soi, vaut en fonction ele l'ensemble des hy. a D.
4b. Nodhás, nom d'animal (ou nodhás, finale analogue a godlui) ?
Ailleurs, nom d'un chantre, sens que Berg. 2 p. 301 et Rhétor. p. 4
maintient ici. - comme X. 86, 5 a cóté de et de
vytikW, nuance É'rotique vraisemblable. On a l'impression
d'allusions a des faits de mceurs qui étaient aisément compris a
mi-moto
4c. Admasád « mouche » d. N eisser. Sens contesté, mais semble-
t-il a tort, par Old. Vedaforsch. p. 91 n. Hill. Lieder p. 1 n. (( Gast »).
Venkatasubbiah Ved. Sto p. 211. - Bodháyantí, particularisation
el'un motif banal.
4d. '5aBvattamá (ton des orelinaux, conduisant a rendre « la
premiere . d'entre ... ») ... analogue a 113, 8 ci-dessus.
L'D. actuelle a une place éminente parmi toutes celles qui sont
déja passées OU (ce qui revient atl meme) revenues,
L 7.
-64,-
5a. Piírue árdhe rájasa[¿ comme 92, 1 ci-dessus : ici avec l'ép.
supplémentaire et difficile aptyá: « invisible)) Ge. avec doutes;
« aqueux)) Berg. Lu. lVIa. Gr. O1d., mais -tya- est d'ordinaire local.
On peut proposer, sans trop y croire, « inaccessible au vol)) (rac.
pal-).
5b. Gáuaq7 équivalence entre U. et les vaches, ci-dessus
p. et cf . . 1lSl'iya. Une partie au moins des cas OÚ U. est appelée
« mere» dOlt relever de cette association, ainsi 1. 164, 8 et 9. _
prá keilÍm 92, 1 ; l'expression égale akrta praketám 113, 1
cl-dessus. .
5c. Vf...uilarám 123, 11 ci-dessus. - Lire ü A1'n. - Pada repris
X. 110, 4 Bl. p. 127.
5d. f!pástha duel d'attraction comme 1. 35, 6 OÚ il Y a a la fois
de genre et de nombre. - Pitró!; (lire pilTó!¿ 113, 3),
Crel et Terre. Il y a conflit, au duel elliptique entre la solution
pilál'a et la solution matál'a, pO étant traité en fém.,
¡n0 en msc. (cf. Gr. Wb.).
6a. Pllnztáma, semi-ordinal comme sasuatlamti 4 mais sans ton
f
ordinal : « éminente entre beaucoup, entre les ;Jürui!;); « tres
réquemment» lVIa. est inadéquat. - Drsé kám 123, 11 ci-dessus.
6b. ájamijjam{, exp1'ession a valeur englobante autrement elit :
elle n'évite personne, elle luit pour tous. '
, 6c. Al'e[!ás 123, 8. U. est immaculée en sens aussi qu'elle
ecarte et maux 48, 8 ci-clessus. - Sdsadcll1r1 123, 10.
6d. 1 h désiclératif réel, variante ele ou bien rac. indépen-
dante ? Le sens ele « fuir » résulte surtout de la présence constante
d'un régime Ab. et le mot pouvait marquer simplement un mouve-
ment rapiele Wackernagel Sb. Ber!. Ale 1918 p. 393 =
Sch1'. p. 313 : cet adverbe repose sur le sens de « se hater »).
101 encore, le sens est : elle ne fuit devant personne, se elécouvre
pour tous et pour chacun. Ton O1el. ZDlVIG. 60 p. 712.
7 a. Ge. sais.it une so1'te de graelation : fille sans frere( s) - motif
connu de la htté1'ature en général - adrice élJouse hétai're ce
. ,. ""
qm n est pas éVlelent. Les adversaires au tournoi poétique sont
comparés a eles jeunes femmes sans freres, donc effrontées IV. 5 5.
- PW?7s_á eti peut éclairer le passage un peu inelécis, 48, 6b ci-dess'us.
- Pl'atici, motif en « práti) des hy. a U., 48, 2 C.
?b. Ga1'laníh (cf. nrltt 92, 4 ci-dessus). Neisser maintient avec
la féminité du mot, comme celle des ép. voisines. lVIais gárta
est arlleurs le siege élevé du combattant sur chal' ou le treme elivin
Hill. Lieder p. 2 Kuiper Fest. Debrunner p. 245. 'Embarrassant. _
cf: X. 4 reuát sanibhyo l'euátí uy úchatll « que la riche
(U.) lllumme la I'lchesse pour les gains (= en prévision des elons) ! ».
- 65-
7c. Pada banal, repris IV. 3,2 X. 71,4; 91, 13 Bl. p. 128, image
familiere dont ce verset fournit apparemment l'origine : pali(dp j
avoisine abhratáraJ.¿ IV. 5, 5. - Suutisas, cf. v. 3 et passim.
7d. Hasrti, hapax rappelant l'emploi de smi- 123, 10 ci-dessus.
Has- est proche de n1'l- X. 18,3, mais ailleurs cette racine ne se dit,
figurément, que du feu ou ele l'éclair. Peut-etre y a-t-il ici quelque
double sens ? - N {-rz- est ailleurs « elétruire ), sauf IX. 14, 4 OÚ
la nuance semble analogue a celle-ci ; IX. 71, 2 incertain, cf. Ge.
Le sens serait plus clair si ápsas l'était lui-meme, « poitrine ))
Pischel et traeludeurs en général, cL VIII. 45, 5 gil'tiu ápso ná
« il cherche a lutter comme la poitrine contre la montagne »
et O1d. GGA. 1890 p. 409 ; « robe » serait plus facile ici, non ailleurs.
8a. Motif de la sceur, des deux sceurs (123, 5 ci-dessus), joint
a celui de la place cédée (113, 1). U. l' a'lnée de la N uit, c' est-a-dire
prééminente par l'importance (sinon par la priorité 113, 1 ci-elessus,
IV. 52, 1 ci-dessous).
8b. Arn.), aelj. d'obligation avec Ge.
comme ci-elessus 113, 11. L'absol. comme dans 92, 9
ci-dessus serait également possible et est préféré par Olel. ce des
qu' elle a apergu U. » ; mais l' aelj. donne un sens plus naturel et
la forme fléchie est également plus normale elevant iva.
8el. Aíijy cuilete (ce mettre ses parures» Kuiper Vak 2 p. 83),
cL aíij{[jhi[¿ 113, 14 ci-elessus et aFíjalejaíijan 92, 1 et 5 : l'image elu
ce farel» (ou analogue) paralt s'imposer. - Samanagti[¿ aiele a
expliquer 48,6 ci-elessus. - VrtiJ.¿ est la femelle d'un animal 1. 121,
2, l'hétai're (?) 126, 5, cf. Ge. au premier de ces passages. Sur le
mot encore, Berg. Qu. Hy. p. 14 Hill. Lieder p. 136 O1d. ad VIII. 2,
6 qui préfere « troupe, masse », ce qui ne se laisse disposer que dans
une tradudion ele type arbitraire ou irrationnel.
9a. Motif pltrua opposé a ápal'a comme 1. 185, 1 (Jour et Nuit ?)
V. 48, 2 (a U.).
9b. ce Rattrape » Hill. Lieeler p. 2
9c. Náuyasl cf. nauagál TS. IV. 3, 11a et parall. : ici en opp.
avec pratnao et lHlnám. - Nünám 113, 10 ci-dessus.
9d. ReuácZ uas- comme 92, 14 ci-dessus et 7b ci-elessus. - SucZina,
les U. elles-memes sont sucZ{na VII. 90, 4 ; ailleurs le terme est ép.
el'áhéi(nij, qui figure ici au rada a, la formule usuelle étant sudi-
natué áhnam. Cf. VII. 18, 21 sLldina uy úchéin OÚ les U. sont
évocables sans etre expressément nommées.
lOa. Motif de l' éveil, ci-dessus 4c et passim : ici avec double
antithese, a) bllcZh- (bocZháy- et ábucZhyamana) ct sas-, b) pnwtá[¿
eL ¡JC/I,1áyaJ.¿. '
- 66-
10b. Les Hill. 1 p. 499, type d'un de ces nombreux noms
de groupes humains, devenus appellatifs
lOco Reprise de l'evád vas- 9d. Ucchü Arn.
lOd. Sünrte 123, 5 ci-dessus. Jiíráyant[,' Ge. admet ici le
double sens « éveillant» et « faisant vieillir » 48,5 et 92,10 ci-dessus ;
a tort Hill. Lieder et Bl. p. 129 « faisant chanter ». L'acception .de
vieillir situerait le mot dans une ambiance favorable, contrairement
a 92, 10 mais conformément a la tonalité dominante de ces hy.
La voyelle longue du radical est en faveur de cette acception, au
moins a titre primaire.
l1a. áva, en direction de haut en bas. Asvait 92, 12 ci-dessus
et passim. Purástat 3b.
l1b. 49, 1 ci-dessus : dissociation de pure apparence
entre U. et les vaches. ánTka « Zug» Neisser plutót que « visage »
(comme 113, 19 III. 30, 13 V. 76, 1, tous passages concemant U.) ;
cf. aussi ánTkam I. 121,4. Le double sens n'est pas exclü,
« visage» étant le trait dominant, meme si momentanément a
l' arriere-plan.
l1c. Nünám 9c. Prá ketúh 5b.
l1d. Ámre<;lita comme ceux de 123, 4 et 13 ci-dessus.
12a. Motif des oiseaux comme 48, 6 lci ils prennent
leur vol, la le maintiennent durant la la différence peut
d'ailleurs avoir été sentie comme minime. Ainsi qu'en d'autres
passages, les humains sont cités contigument : les ni (48, 4), qui
servent de distributeurs de nourriture, comme ceux auxquels on
compare lndra X. 147, 5. Ce sont en tout cas des gens (des pretres
vivriers ?) que leur métier appelle au dehors, par contraste avec
l' amd sánt de C.
l2c. 17iímá 48, 1.
l3a. Am. ástorf,lmvam. Un lien est senti entre stu- et stomyc7(/.,
comme entre et vrdh-. Shl- passif comme 92, 7 ; 113, 17
ci-dessus.
13b. Aoriste causatif passif, type rare. Usatí amené aux fins
d'allitération et rappelant en outre 7c (rappel de mots typiques en
fin d'hy. !).
l3cd. Priere conclusive. et satfn sont des variantes de
sahásravant et satávant, avec l'objet numéré laissé, comme si
souvent, dans l'indécis, soit ellipsé, soit remplacé par l'ay{ et
analogues. Parfois ces mots équivalent simplement a sahásra et
satá « une millaine, une centaine de ... ». Sur vdja, 48, 6 ci-dessus.
Piida c hypométrique, a moins de lire vaájam (?).
- 67-
III. 61. Metre
1. Auro/'e o toi qui détiens le pl'ix de victoil'e par le pl'ix de victoil'e,
, lIt A " 'A t'
toi qui comprends, agrée la louange (U 7;tn re, o n lyue
el (poul'iant) jcune, o déesse, (en qualde de) Plenztude .tu procedes
selon l'ol'donnance (divine), toi qui as toutes choses déslrables.
2. Aurol'e divine, resplendis immol'ielle! Toi qu.i. as un ch(/]'
brillant, qui s'uscites les libél'alités. Que t'.amiment lCI les chevaux
faciles a guider, dont la masse est large, tOI clont la couleur est celle
cle l' 01' !
3. AW'OI'e, toi qui fais face a toutes les créatures, tu te tiens elebout,
signal lwnineux ele l'imlnortel. Tragant ta Inarche VeJ'S un but
(toujours) le mbne, toul'I7e-toi de notre coté comme (toume) la roue,
toi qui es la plus neuve!
4. Comme une femme défaisant le fU,
maftresse du ptltul'age. Engendrant la lwnzere solall'l!, elle brenheu-
reuse, efficace, elle s' est étendue jusqu' aux confins. clu crel et la tCl're:
5. Je vous in(voque), déesse AUl'ore resplendlssante:
avec hommage le beau poeme! La de miel .a fixé au crel,
tout droit, sa masse: splendide, elle a falt resplendlr (les espaces
lwnineux), elle a l'aimable apparence.
6. La (Fille) elu cíel, vouée a l'Ordl'e, a été éveillée par les.
Riche elle a gl'Clvi avec éclat les deux mondes. L'Aurol'e qUI al'rwe,
qui b;'ille, o Agni, tu vas VeJ'S elle, toi qui désil'es en partage une
/'ichesse agréable.
7. Dans le fondement de l'Ordl'e, le Taul'ecLU coul'Clnt apres les
AUl'ores est entl'é dans les dcux grands mondes. Gl'Clnde est la force
altél'Cll1te de V de M itl'Cl,' il a réparti en maint endroit son I'ayon
comme de ['01'.
la. V djena (sur vdja I. 48, 6 ci-dessus) vc7jini, redondance super-
lative d'un type banal, Études véd. et piiIf . 1 p. 62. frácetas,
seul ex. du mot comme ép. d'U. ; cf. pl'Cljiínatí I. 124, 3 cl-dessus.
lb. Stóma I. 48, 14. lei la priere est mise en tete de l'hy.
1c. Puriínt contrastant avec yuvat{ comme I. 92, 10 ei-dessus. -
PtÍl'ClI]1dhi déja I. 123, 6 ci-dessus, mais icí le mot figure eomme
adjectif, du moins en apparenee ; plus eorrectement e,omm; appo-
sition semi-personnifiée. De meme pour Sünrtii et bIen d autres.
Cf. Berg. 2 p. 478.
Id. áml vratám (sur le mot, I. 92, 12 et 124, 2) revient a : d'apres
la Lpi de Savitr et de VaruQ.a, donc d'apres le le mot
vl'Cltá traduit en « ordre divin», c'est-a-dire en lllJonctlOn venue
des dieux (vr-: préhistoriquement « vouloir »). 17isvavc7re 1. 113,
19 ei-dessus.
- 68-
2a. Candrál'atlui, cf. ráthena IV. 48, 1 et le v. 7
ci-dessous.
2b. Sünftii 1. 48,2 ci-dessus. -ll'áyantí, mOL Lypique, 1. 113, 12
ci-dessus et passim (déj a en ce passage lié a si/nftii).
2c. Suyáma, meme idée d'aisance heureuse que dans sukhá 1.
49, 2 ci-dessus et ailIeurs : role éminent de la particule SU
O
dans
ces hy. .
2d. H cf. 7. Voisinage comme IX.
97,50 X. 107, 7, etc. - °pajas Bailey BSOAS. 12 p. 326, 13 p. 136
propose « face, surface », cf. aussi Ge. ZDMG. 71 p. 338 Sieg
Nachtweg p. 6 Debrunner Suffixe p. 850. Le mot est attesté a
propos d'U. encore X. 37, 8. Cette traduction sied moins bien aux
pdjas du sóma IX. 76, 1 ; 88, 5, d'oú sahásrapajas ép. du sóma,
sans doute « forme(s) » ; le sóma lui-meme est fils de la pájl'a IX.
82, 4, ce qui peut concorder avec la désignation du Ciel et de la
Terre par le duel pdjasl (cf ene ore ci-dessous 5c). Bref, « forme »
d'oú « masse» pourrait marcher partout et expliquerait a la
rigueur l'adj. pajl'á « massif» (?), le verbe paj- (dans ápa-paj-)
« etre inerte, paralysé ».
3a. Pratíci 1. 92,9 et 124, 7 ei-dessus. - Bhúvanani v{sva 1. 92, 9.
3b. Ul'clhvd stha- IIl. 55, 14. - Ketú 1. 92, 1 et passim, U. étant
indifféremment k
o
ou pourvue du ko.
3c. Samanám ártham, repris TS. IV. 3, 110. Constance des
trajets d'U. hapax a valeur durative-technique
par rapport au simple cárantl. Noter que la rae. CCll'- est volontiers
affeetée aux mouvements d'U.
3d. Cakl'á, image solaire implicite, plus spéeialement celle du
soleil nocturne; secondairement, image de l'année. Cf. v{ vartele
áhan[ cakrfyeva « les deux parties du jour tournent comme dos
roues» 1. 185, 1. - N avyasi 1. 124, 9 ci-dessus.
4a. Image empruntée au métier de la tisseuse (lien indireet avec
(l'année 3d). Peut-etre veut-on dire qu'U. défait le tissu de la Nuit
(Ma.) ; autres possibilités chez Ge. ; « die Naht auftrennend » Old. ;
mais il s'agit plutot d'un travail positif, que nous ne pouvons
préciser. En tout cas ce syilman differe de celui de 1. 113, 17
ci-dessus, bien que Lu. traduise « herabschüttelnd den zügel », avec
variantes dans le Commentar, et Zimmer Ai. Leben p. 154 « den
Türriemen lOsend ». La comparaison avec la tisseuse est développée
AV. X. 7, 42 (TB. Il. 5, 5, 3) oú figure le mot tántu et oú dhatlé
semble répondre a áva ... cinvatt. .
4b. Lire sans doute d yati Arn., cf. Wackernagel1 p. 316. -
Svásarasya patnt, image analogue a gáVa1!l netrt VII. 76, 6
ci-dessous. Svásara (autre, Venkatasubbiah Ved. Studies p. 98)
comporte l'idée du paturage « gonflé de lait », cf. V. 62, 2.
- 69-
4c. U. créatrice du BVar (Old. maintient partout lo sens ele
« soleil », ad X. 189), variante ele l'expression 1. 48, 8
ci-dessus eL passim. - SLlbhága 1. 48, 7. - Sudál?JScl 1. 92, 8
ci-dessus.
4d. d (d ántat) précédé de l' Ab. « depuis »; suivi ele l' Ab.
« jusqu'a ». L'image élargit 1. 92, 11.
5a. ácM (quanLité de la finale Kuiper Shortening of fin. Vowels
p. 10), préverbe (souvent) elliptique = « (j') in(voque) ou in(vite)).
_ Vas ici et surtout au pada b est oxplétif comme 45, 11 VIII.
19, 7 ; 49, 1 ; 69, 2, etc. Ge. ot Old. acl locc. ; cf. Etudes de gr.
skte 1 p. 39 et passim (en phrase partieipiale) ; Liebert Lunds
Un. Ársskr. N. F. Avd. 1 t. 46 nO 3 (qui cite notre passage p. 9)
discute les chances cl'un vas Nomin. De toutes manieres, il y a eu
fixation a partir du vas régime, situé en 2
e
place; autrement dit
ce pronom s'est orienté vers la valeur cl'une particule enclit. ele
phrase, comme plus nettement [(111) et slm. De meme vO.
5b. Suvrkti, nom du (( POeme» transféré ele la techmque du
qu'on retourne ; sur le mot, Olel. ZDMG. 55
p. 298 Neisser ZI1. 5 p. 289 DMsi p'. 59 Wackernagel,r2
p. 321. L' étymologie par sLlv-rkti, souvent aelmlse, est peu convam-
cante.
5c. lYladhudhd,' le fait que le mot n'est pas analysé au padap.
ne peut nous faire méconnaitre l'interprétation par (( conférant la
douceur n (allusion aux Asvin, qui sont .en lien assez étroit avec
U. et sont elits au Voc. madhv[? Mieux vauelrait cl'ailleurs
(( buvant le miel », ele 2 dha-). C'est, malgré tout, le seul passage
de notre groupe cl'hy. oú figure mádlw. - Pdjas ci-dessus 2el. -
Asret 1. 92, 5 ci-dessus et ailleurs, avec régime bhanú, ou
ketú; mais prthú pdjo asret se elit el'Agni VII. 10, 1.
5d. Rocand adj. Ge. et autres tradueteurs en général Lüelers
Varul,la 1 p. 73 qui approuve Ge. ; Ge. renvoie a X. 189,2. Forma-
tion comme dyotand 1. 123, 4 ci-dessus. (( Flammen» ele Lu. est
. inadmissible. On peut il est vrai entendre faetitivement, malgré
la voix moyenne, (( a illuminé les elomaines luminoux (mot cité
1. 49, 4 ci-elossus) n, ou aelmettre une haplologie ele mot *prá rocand
rocand l'U/'Llce. D'ailleurs le régime interne ne constitue pas une
véritable transitivation. - RCl1.wásCl/!1dl's, cf. 1. 123, 11 ;
elit d'U. eL de la 11. 3, 6.
6a. U. est rtdvad comme ailleurs rtapd, rtejd, rtásya gál'bha{L
cité 1. 113, 12 ci-elessus. -Divó répond a slil'yasya l'asndbhi{L
qu'on rencontre ailleurs. Il semblo inévitable (malgré Berg. jadis ;
cf. elepuis, ZDMG. 48 p. 570 Olel. ib. 55 p. 327 et Fest. Andreas
p. 10 et Noten ad X. 68, 4 Ge. ZDMG. 71 p. 324) de maintenir, au
N' "
I
-70-
moins comme sens seconcl superposable, un arká « lumiere » (sinon
« soleD »)), d. Ge. ad VI. 4, 6 IX. 97,31 X. 68,4 et 9 ; 107,4; 153,4 ;
157,5. C'est un des points irritants d'une sémantique « rationnelle »
du RV. « Chant» et « lumiére » sont interférents, d. VIII. 29, 10
« ils ont en chantant (árcantaJ:¿) fait briller le soleil ».
6b. Revátl: U. est « riche» parce que donneuse de richesses,
d. revátljrevát X. 35, 4 (U.). - Citrám ici semi-interjectif « Ó mer-
veille ! » ; sur le mot, 1. 48, 10 et 11 ci-dessus.
6c. V iimá 1. 48, 1 ; on pourrait maintenir la valeur substantive,
apposée a indécision entre épithete et apposition. - Ici,
changement de sujet (rare dans ce groupe d'hy.) : c'est Agni qui
rend visite a U. pour obtenir d'elle la richesse qu'eIle possec1e
(revátlb, que répercute clrávilJa d). Agni symbole du pretre quéman-
deur.
6el. proprement « qui cherche a avoir en partage »,
pitvó 1. 152, 6 comme pitubháj 1. 124, 12 ci-dessus.
7a. Second changement de sujet : le Soleil (Agni selon Old.)
qui pénétre dans les deux mondes pour en extraire les U. - I}tásya
(113, 12 ci-dessus) budhné équivaut a budhné passim :
l'Espace est l'expression de l'Ordre. - I$alJyánt (formation BSL. 37
p. 38) « allant a la l'echerche de » (( invigorating » Burrow BSOAS.
1955 p. 326). La difficulté est le Gén. (plusieurs hypothéses
Old.) qui doit etre partitif « recherchant (parmi la masse, dans le
réservoir caché) des U. (celle qui cloit émerger au Jour qui vient) ».
7b. Pada repris X. 80, 26 (Agni) Bl. p. 209. - Ródasl a été
étuclié étymologiquement ces derniéres années, ainsi par Bailey
((surface») comme sens premier de *róclas) BSOAS. 1948 p. 328
Pisani ZDMG. 102 p. 62 Mayrhofer ibid. 103 p. 145.
7c. Noter la reprise de maMo La miiyá (( force altérante, c'est-a-
dire pouvoir de changer les formes », de mí- « changer »)) de Varul) a
et Mitra est ailleurs le soleil, ainsi V. 63, 4. Ici le terme (sur lequel
V. J. Psych. 1948 p. 290 Thieme ZDMG. 95 p. 112 Dumézil Rev.
ét. lat. 1954 p. 143 et plus anciennement Neisser Fest. Hillebrandt
p. 144 Scharbau Schopfung p. 141 Güntert Weltlc p. 114 Old.
Weltansch. p. 129 Berg. Index Hill. 2 p. 426 n.) peut viser soit le
soleH, soit U. elle-meme.
7d. Le sujet parait etre le Soleil a nouveau (la miiyá Lu.) ; ce
pourrait etre d' ailleurs U. si l' expression candréva ne signifiait pas
« comme U. », ainsi que le veut Old. ZDMG. 61 p. 831 n., renvoyant
a 1. 157, 1. La phonétique particuliére a iva (Old. 1. c.) permet
d'entendre aussi *candrám iva « comme de l'or» avec Ge. ; meme
sens probable II. 2, 4 et d. ci-dessus 2,
TS. V. 1, llf et parall., 1. 122, 2. Candrá n'est qu'ép.
I
#74;;0. MO$
& iSBE
U II as UF
-71-
de hi1'Cll,1ga X. 107, 7 (ou toutefois t,radu}t un peu
ment « or et argent ») comme on a rajatal?l hzral,lyam, htt .. « de 1 or
blanc (= de l'argent) TS. Le bhiinÍl est candrá 1. 48,9 cl-clessus,
ce qui peut signifier simplement « bnllant )J.
IV. 51. Métre tri?tubh. Les U. invoquées surtout au pluriel.
1. V oici dOl;c ceUe lwniere, la pI'emiere el' entre beaucoup, elle a
surgi eles lénebl'es a l'orienl, portant les Que
maintenant les Filles du ciel, les Aurores, ¡ralent la VOle aux lwmmes
en brillant!
2. Les Allrores éclatantes ont surgi vas l' orienl, lels des poteaux
érigés po u/' les cél'émonies. En luisant a,u loin elles. ont ouvat la
porte de l'enclos, des ténebres, elles les clazres, les ..
3. Qu'en luisant aujourd'lwi les All/'OI:es dzstznguent
les donateurs pou/' qu' ils con¡e/'ent des Que fes
avares dedans le (domaine) obscur, sans se l'évezlla, en plezn mzlzell
des ténebres!
4. Y par hasard, Aurores divines, un voyage, ancien ou
bien nouveau de vous aujourd'hui? (Sera-ce ce mbne voyage) par
lequel vous a'vez (jadis) SUI' Navagva, Aftgil'a, su/' Dasa,gva,
sur (le dieu) ({UX sept bouches, vous les I'zches, appo1'le en luzsant
les richesses?
5. Oui vous autres déesses, avec vos chevaux atlelés par l'Ordre,
vous pm:courez en Wl seul jOUl' toutes les créations; éveillant,
6 Aurores, celui qui dod, (la gent) bipede el quadnzpede, (tout) ce
qui vii, afin qu'il marche! .
6. Oü donc (et) la quantieme était (l'Aur01'e) antzque, grace a
laquelle (les dieux) répa1'lirent les répartitions des fI blw? Lorsque
les belles Aurores procedent en beauté, elles ne sont .dzsce1'11ables
(l'une et l'autre), elles sont pareilles, exemptes de ..
7. Ce sont en vérité ces bienheul'euses Autores quz ¡urent. ¡adzs.
cl'un éclat prééminent, véritablement nées de l'Ol'dre, chez quz celaz
rjui sacrifie el prencl de la peine, celui qui loue et récite en forme
el' hgmnes, a en un jour atteint la l'ichesse..
8. Elles s'avancent (aujoul'd'hui encore) de l'orlent par la ./Heme
voie cl'un meme lieu de la mbne maniere, s'étendant au lozn, les
Aur'ores divines qui, leur éveil du siege de l'O/'dre, s'éveillenl
comme des ldchers de vaches.
9. Ce sont bien ces Aurores qui procedent de la meme maniere,
elles semblables (les unes aux autres) auec lew: couleur
cachant l'infol'mité noire avec leurs corps candzcles, elles les clal1'es,
p LlI'es, l'ayol1nantes.
10. Filles du cíel qui I'esplendissez, con¡érez-nous la richesse faite
- 72-
de descendance, ó déesses! Puissions-nous, nous l'éveillanl Cl voil'e
(appel) d'une (collche) agl'éable, devenir les possesseul'S d'hommes
utiles!
11. du AUl'ores I'esplendissanles, je m'adl'esse a
vous, l1Wl quz Cll le sacnfice pow' signe lumineux. Puissions-nous
cil'e distingués pal'mi les hommes! Que le Ciel et la Te/Te 'ÚJUS
accol'Clent ceci!
la. Tyád 1. 92, 1ci-dessus. - PLl1'Utáma 1. 124 6 ci-dessus
allitérant avec pUl'ástat 1. 123-124 passim ci-dossus, suit. '
. lb. Ab. « qui sort dos ténebres », cf. 1. 48, 7
rCl comme allleurs; antithese en contigulté avec _
cf'.1. 92,2, quahficatif de l'idée d'« inLelligence »
p.eut et.re, sous-JacCllte, comme dans pl'ajanatt 1. 124,3. Les traduc-
tlOns chfferent comme au passage cité: « qui rendles choses claires »
Ma. val.able en gros, et mieux en tout cas que « riche en CBuvres »
de Hlll. LIeder. Sur vayúnc7° (-a- long), Arn. p. 127 Kurylowicz
Apophonie p. 346.
1c. Nünám 1. 113, 10 ci-c1essus. - Divó duhitál'Clh: seul cet hy.
a des exemples de cette formule au pl., cf. 1. 48, l' ci-dessus.
,. Id. Giifú voie ,tr,acée dans pour marquer
hors des tenebres ; aUSSl fig., VOle vors le bonheur, le salut :
eqmvalent archa'ique de gáti, mot presque inconnu du RV.
2a. ásthLlll, aoriste entraíné par aslhiif lb : concaténation
soulignée par u (lire ü Arn. p. 302). - Citl'á 1. 48, 10 et 11 ci-dessus:
. 2b. PW'ástqt, reprise de la. - Svá1'U, meme image que 1. 92, 5
cl-dess.us : mdá confirme le sens de swnéka 1. 113, 3 ci-dessus. _
Sandlu -o a- Wackernagel1 p. 324 Ved. Val'. 2 p. 414. -Adhvará I
48, 11 . '
2c. Noter. p devant double consonne, la premiere étant un v,
Old. comparaison implicite, explicité e I. 92, 4
en gavo na vl'Cl¡am ... tamallo Allusion voilée au theme de Vala
lequel n'est d'ailleurs jamais mentionné expressémont dans
d'hy. Cf. les 3c, qui maintiennent l'ambiance. _
Duvara p. 95, duel comme I. 48, 15.
2d._ Vi porte sur avmn, mais secondairement aussi sur uchánllll.
- Pavaka, Old. 1 p. VII sur la structure du mot (Debrunner Suffixe
p.266).
,3a. avec 2d. - Citayanta, on ponse
d a « atbrer 1 attentlOn comme par un signal (kelú))'
« stImuler». Ma. Reader, « éclairor» Ma. (JRAS.). Plutót «
bhoJá éLallt régime proleptiquo « eOLlX desLinés a eLro dos
». L'omRloi de cil- (verbe d'ailleurs difficile, I. 48,
10 cl-dessus) a la VOIX moyenne manque de documentation.
-73 -
3b. Radhodéyaya, infinitif nominalisé (ancien * l'adho dé clai)
avec entrée en composition; forme transitionnelle vayodhai.
3c. Sandhi -é a- 2b. - Tandis que les donateurs sont « éclairés »
ou « distingués» par les D., les avares (cf. I. 124, 10 .ci-dessus)
demeurent dans le domaine non éclairé, acitl'é: ceci éqmvaut aux
ténebres éternelles. - Pada repris 1. C. Bl. p. 129.
3d. ábudhyamana comme I. 124, 10 déja cité. - V{madhye =
mádhye Ma. Reader, avec la nuance « en plein milieu», cf. vi
madhyamám I. 24, 15.
4a. Kuv{d « est-ce que, comme je l'espere, il y aura ... ? ». L'oppo-
sition est de pure rhétorique entre sanáya et náva (comme pl'atnavátj
návyasf!l I. 124, 9 ci-dessus), ou plutót réelle est entre
le voyage (y tima, mot stable dans ces hy .. I. 48, 4 fru:tueux
de jadis et celui, incertain encore, d'auJourd'hm : on souhaIte que
celui-ci soit aussi heureux qu'a été celui-la.
4c. Návagva et suiv., noms d'anciens ave,c,. au
terme de liste, Saptasya qui d'apres IV. 50,4 (hy. contIgu) desIgne
Brhaspati, chef naturel des Angira(s). Sur ces noms, cf. outre le
Index et Berg. 2 p. 145, Hill. 2 p. 251 Bl. AmJPh. 17 p. 425 ;
sur la finale 0gva, aussi Güntert Weltk. p. 284 Hauer Glaubensg. 1
p. 199. - Sandhi -e á- 2b.
4d. Sur saptdsya, Ge. IV. 50, 4. - Revátl (aussi X. 35, 4, str.
a D. et AV. XIII. 1, 5) forme allitération avec /'evát; l'evád vas-,
transitivation spontanée comme I. 124, 10 ci-dessus. - U est
cité dans la Paspasa comme Lype d'emploi obsolet ; l'appartenance
a vas- Llcháti est garantie par I. 92, 14 ci-dessus, etc.
5a. H{ cf. 1. 48, lOa, 11a, 14a ci-dessus. - I}tayúj, nom-racine
a valeur passive. Rtá (113, 12 ci-dessus) est l'Ordre cosmique, qui
régit le cours des D., mais aussi l'Ordre rituel, cf. rtásya sádasa!l 8c,
équivalant a « lieu du sacrifice. ». . . ,
5b. Analogue a I. 123, 8d cl-dessus, mms banahse : bhíwana a
la fois « eLre vivant » et « nature ».
5c. Motif de l'éveil r. 92, 9 ci-dessus et passim.
5d. Bipede et quadrupecle comme I. 49, 3 et 124, 1
mais ici la finale est 0pad Wackernagel 3 p. 235. - Cal'athaya
(Wackernagel Mél. Saussurep. 130 n. = Kl. Schr. p. 1351) et
jfvám I. 92, 9.
6a. L'auteur souhaite le retour de l'D. initiale, témoin et insLru-
ment.des grandes structures. Katamti indique un rang parmi U.
anciennes comme I. 92, 10 ci-dessus), malS aUSSl une
qualité, « quelle était ceLte U. privilégiée ? ». ,
6b. Yáya,' J'vIa. Reader comprend yásya vélüyam = yada (U.
A e
-74-
comme désignation d'un moment de la durée, d. yásll 7, pill'Vc"i
ánü?ásaJ:¿ 1. 44, 10 « lors des D. antérieures », etc. - Vidhánc7,
mot rare (( reglement» depuis les Srautas.) : apparemment nom
d'agent X. 138,6 ;< qui (les périodes de l'année) » ; 0vidhclna
VII. 87, 5 = °dhatll « qm comporte un arrangement de ... » (dhátll
« )) Dumézil Rev. ét. lat: 34 p. 95) ; I'Ílsadvidhc7nc7 comme ép.
d D. MS. II. 13, 10 « aux brIllants aménagements )), clchádvidhc7na
RV. « préposé a la garde (du sóma) ? ». Ce passage atteste indirec-
tement la relation entre D. et les l}bhu, relation qui s'étend apres
le RY. en prenant la forme plus précise D.-Saisons, Lu.-Commentar
loc: Hip. 1 p. 2 p. 125 Dumézil Tarpeia p. 226. Ici déja peut-
etre vlClhana éqmvaut a rtÍl « arrangement périodique (en fait : de
l' année) ». S'il n'y a pas de cosmogonie a quoi D. soit melée celle-ci
du moins participe a certaines grandes institutions des l;remiers
temps. ,- Cf. Berg. 3 p. 214 sur le pada.
6c. SÍlbha7?1 cal'-, sorte de périphrase. Allitération avec sublIrá.
Sur subh- en ce contexte, 1. 92, 10 ci-dessus et d. Ílso ná subhl'e 1.
57,3. . I
. 6d. Motif fréquent de la similitud e entre les D., ainsi 1. ll3, 2-3
cl-dessus. - Ajlll'yá, cf. ajál'c7 1. 113, 13.
.7a. Identité des D. anciennes et des D. intemporelles. Tá ghc7
laJ:¿, duplication d'insistance (identité), formant corrélation avec
táJ:¿ 8 et tá {n nv evá 9. - Bhadl'á 1. 48, 13 ci-dessus.
A bhi?t{o,' on hésite entre « aide» et « supériorité » Bl. p. 71
s.u. Old. GN. 1915 p. 214 Ge. ad 1. 158, 1 Liebert Suffix
-il- p. 34. Ce second sens est a préférer ici, d. abld smah VIII.
102,3, abhy aslu mahná II. 28,1, dyumna{l' abhy astu rv. 12', 1, etc.
- 1J.

jcllasatya, rare composé trimembre, mais en fait °satya est
une _ so.rte de particule intensive, comme dans vakmal'c7jasatya et
apnll1usalya (Voc.), les deux autres trimembres du RV., « vérita-
blement ... )), devanciere de l'élément °sat qu'on trouve en fin de
certains composés bouddhiques (BSOS. 9 p. 48). Old. GN. 1915
p. 172 n. « ayant ceci pour vraie essence qu'elles sont nées du
l}ta »; égaré Venkatasubbiah J. 01'. Res. 14 p. 278 « born from
tIle spell of truth and utterers of s. of t. ».
7c. ljc"iná/sasamc7ná 1. ll3, 20 ci-dessus. - Sluváll chál!lsan,
d. en véd. la complémentarité stoll'á/Sál!lsa.
7d. Apa,' parfait intemporel.
8a. Samaná 1. 124, 5 et 8 ci-dessus. Répétition des formes en
sama a et b et de meme ci-apres 9a. - PUl'áslcll ci-dessus 1 et 2.
8cd. Jaranle semble faire double emploi, au sens de « s'éveillent»
d'oú le sens de « se meuvent » ré-admis par Baile;
(cl-dessus 1. 123, 5), qui voit une confirmation dans gávc71!1 ná
r
I
I
I
¿
- 75--
sál'güh « comme des déversements de vaches ». Mais la reprise
est chose constante dans le .RV. l'on ne peut de ce
fait condamner « erwachen» (Old.; HIll. LIeder, en
« zichen ... dahin))) ou (trop librement) « sont actives» Ma. Egaré
« rauschen » Lu. L'image est celle des vaches qu'on lache de l'écurie
au matin Ge. ad X. 25, 4. La formule sera reprise dans l'hy. suivant
oú il n'y a aucun verbe de mouvement. Sur la polyvalence de
sál'ga, Ge. ad IX. 87, 7. L'identité vaches/aurores (ou : rayons)
demeure ici au stade élémentaire de la métaphore.
9a. Samaná samc7niJ:¿, d. 8a et IV. 5, 7a ; aussi samc7nám árlham
IIl. 61, 3 ci-dessus.
9b. ámltavCl1'I.1ct, cf. samc7náqt vál'l.wm 1. 92, 10 ci-dessus, « ne
palissant pas» Thieme ZDMG. 95 p. 99. Ce pourrait etre aussi
« n'échangeant pas (avec celle de la Nuit) )), mais moins aisément.
9c. Les D. « cachant» les ténebres, donnée qui pourrait preter
appui a l'interprétation de par « , (1.
2 ci-dessus). - ábhva 1. 92,3. - asda, varIante de kr?l.w d emplOl
plus restreint ; le fém. ásiknl peut signifier « ». .
9d. TanúbhiJ:¿ marque un accord grammahcal lmparfaIt avec
l'úsadbhih comme V. 46, 8 VIII. 33, 11 IX. 15, 2 ; 96, 4 et sans
doute (références chez Old. 1 p. 428, 2 p. 378). Mais on
peut admettre aussi (avec Ma.) une ellipse de vá!'l.wiJ:¿ analogue,
la11líbhih équivalant des lors a svayám,' moms vrmsemblable.
La langue rgvéd. a ébauché des emplois de réfléch.i cllmán
(rare) et tmán, lanú, meme áyu? (yÚ? VIII. 18, 13 8
p. 700 Benveniste BSL. 38 p. 105), éventuellement naman, dhanwn
et autres.
lOa. Divo duhitarah 1c.
lObo La richesse, la durée de vie, sont susceptibles d'etre
pl'ajávanl dans ce groupe ; ce qui comporte plusieurs idées super-
posables. Cf. 1. 113, 17 ci-dessus.
lOe. Syoná Wackcrnagel KZ. 46 p. 268 = KL Schr. p. 286 et 61
p. 203 = Kl. Schr. p. 364 Old. GN. 1914 p. 169 : ici le sens de
yóni est latent. - Vas explétif III. 61, 5 ci-dessus. ----: Pratio
« a (votre) appel, contact ou témoignage» d. 1. 48, 2c cl-dessus
et passim. La phrase peut etre considérée comme interrompue et
remplacée par un semi-refrain (d), refrain repris VI. 47, 12 et
passim Bl. p. 239.
10d. Suvirya 1. 48, 12. On pourrait avoir le choix entre « force »
et « possession de fils )), mais prajávant qui précede (et l'ambiance
o'énéralecle ces hy.) incline vers ce second sens.
b ,
llb. úpa bnwe avec deux régimes (faibles, tád et vas) a l'Acc.,
6
-76 -
tád l'obj.e_t, de la r.equete (bl'ü-) qu'on adresse (úpa) a
ChV1l11te. :- arlleurs D. est yajiiásya keiÍl!l, a la
ngueur « mOl qm possede (en vous, D.) la banniere du sacrifice »
mais trop alambiqué. Cf. Old. '
11c. Yasás 1. 92, 8 ci-dessus, la « distinction» résultant ici, au
terme de l'hy., de la victoire dans la joute poétique. Analogue
IX. 61, 28.
11d. Ca ... ca avec verbe tonique Old. ZDMG. 60 p. 714 et 716
Gonda Vak nO 5 p. 10 et passim. Finale d'hy. inorganique, émanant
de quelque refrain perdu. Mention analogue en fin de I. 113.
IV. 52. Metre gayatrí. Faible, sauf l'allusion insistante aux Asvin
(2 et 3).
1. CeUe femme li b él'Cl le , qni luil au loin du sein de sa sceUI' Fille
dLl cíel, s' est fait voil' (aux hommes). '
2. Telle une jwnent, éclalante, I'ougedtl'e, mere des vaches, gardienne
de l'Ol'dl'e, l'Aul'ol'e est l'associée des Asvin.
3. Tu es a la fois l' associée des Asvin et la mere des vaches. Et en
outre tu l'egnes SUl' la I'ichesse, AW'Ol'e. .
4. Toi qui l'efoules l'hostilité, o riche en libéralités, nous t'avons
de far;on vigilante réveillée pal' nos louanges.
5. Les l'ayons bienheul'cux se sont montrés, tels des ldchel's de
uaches. L'Aw'Ol'e a empli la vaste cal'l'iel'e.
6. En l'emplissant, o l'esplendissante, tu as découvel't les ténebres
pw' la hlmiere; Aurol'e, favol'ise-(noLls) selon ta loi pl'opre.
7. Tu tends le ciel de l'Clyons, le vaste chel' domaine aérien Aurol'e
auec ton clail' éclal. ' ,
la. D'emblée, le motif en práti, a la fois retour et « face a face
aux humains », v. 1. 48, 2c ci-dessus. - Syti 1. 92, 1 ci-dessus. _
Sünál't 1. 48, 5.
lb. Ici, priorité de la somr Nuit, contrairement a 1. 124, 8
ci-dessus et a X. 127, 3.
lc. Divó duhitti 1. 48, 1.
2a. Citl'ti 1. 48, 10 et 11. - Únzi?cl 1. 92, 1 eL 2 ci-dessus : eouleur
tantOt d'D. meme, tantót des vaches qu'elle conduit.
2b. 1. 124, 5 ci-dessus.
2c. Association d'D. et des Asvin, cÍ-dessus p. 9 : le theme de
la eollégialité (humaine) a pour charLe l'hy. X. 71 et reflete la
collégialité divine. Sákhi (fém. rare ; peut-etre encore X. 42 2'
sakhl depuis l'Ep.) dé signe un accompag'nement surtout rituel'
qui convient bien en l'occurrenco. '
3a. Encha'lnement avec 2d, poursuivi au pada b et prolongé au c
-77-
par une sorte ele elonnée conclusive.
comportant gradation ou contraste
p. 528 sur l'usage en prose).
3c. V ásva ts- 1. 113, 7 ci-dessus.
Utá, particule copulative
Gr. Wb. (Delbrück Ai. Sy.
4a. Yavayádduel?C1s 1. 113, 12 (motif de l'hostilité 1. 48, 8
ci-dessus) .
4b. Tuva Anl. - Cikitv{f adv. « a la pensée vigilante » ; ép. d'un
clieu (devant °manas, cf. le Voc. bodhinmanas ele sens tres analogue ;
ici aussi cikitvit est voisin de bLldh-) V. 22, 3 : c' est l' affaiblissement
possible de la finale adverbiale -ved, mais il faut ten!r compte d'une
base cikitú et comparer l'élément -{t a celui qui termine
Le tenue esL mieux approprié a D. qu'a l'homme, si l'on se réfere
a c{kilsant[ I. 123, 1 ci-elessus, a cékitctnc7 1. 113, 15. C'est done
apparemment un transfert. - Sünrtctvari 1. 48, 2 et Olel.
4c. Práti budh- « réveiller » (faditif, en clépit de la voix moyenne)
comme VII. 9, 4 et ailleurs, aussi comme pl'áli ... jw'- IV. 45, 5
VII. 67, 1 ; 73, 3 et ci-dessous 78, 2. Mais ceUe valeur faditive
résulLe de la commodité de la tracludion; le sens tout littéral
serait (( nous nous sommes éveillés a ton encontre ».
5a. Bhacll'á 1. 48, 13 ci-dessus. Pada repris L c. BL p. 81.
5b. GáVal!l ná sál'gct(¿, v. l'hy. préc. v. 8.
5c. ApI'cl{l, aoriste en -S-, l'aor. radical étant post-vécl. Ved.
Val'. 1 p. 129 Oertel Fest. J acobi p. 20, bien que cité souvent
par les linguistes comme hérité, aii1si par Brugmann 2
2
.3 p. 170. -
Jráyas «( mouvement» Bailey BSOAS. 1953 p. 53 approuvant Ge.
VSt. 2 p. 248 (( Lauf )J), mais Ge. ici « Bahn» = Luftraum. C'est
bien l'idée de « l'étendue » qui prévaut J anert Dhasi p. 62, quand
bien meme la rac. jl'i- désigne un mouvement : « espace» comme
produit d'un parcours, comme dans gocal'Cl et autres. Le composé
u1'Lljráyas (et uI'Lljri) n'est pas clécisif a lui seul, étant une ép.
divine mal précisable. Rodasl « tend» le jl'áyas 1. 101,7, comme D.
tend (ici, v. 7a) le cÍel.
6a. Concaténation par la rae. jJl'ct-. Régime a reprenclre.
6b. Vy aval' 1. 92, 4 ci-dessus.
6c. ánu svaclhiim 1. 113, 13 CÍ-dessus.
7a. ( Par les rayons)J, comme ailleurs bhclnúl1cl VI. 6, 6 ou,
Lransposé sur le plan cosmogonique, rUna V. 1, 6. Tal1- comporte
des représentations complexes. Inversement Agni « a tendu» les
D. X. 88, 12, le rayon clu soleil « a tendu » le ciel 1. 35, 7.
7c. 8ukl'ál!1 socil? (allitérant) 1. 48, 14 ci-clessus. - Pada repris
1. c. BL p. 82. Fin d'hy. abrupte, qui paran avoir été écourtée.
-78 -
V. 79. Metre pCllildi (? x 8 et 3 X 8). Insistance sur les patrons et
1eurs dons, avec plusieurs mentions appellatives. Refrain continuo
1. Éveille-nous aujourd'hui, Aw'ore, pour la grande richesse,
ó toi riche en lustre, conune (jadis) tu nous éveillais chez Satyasravas
Véiyya, ó toi bien née, ó libérale en chevaux!
2. Toi qui luisais au loin chez SunWw Saucadratha, ó Fille du
ciel, luis (de mbne) cm loin chez Satyasravas V éiyya qui est plus
forl (encore) , ó toi ... !
3. Luis au loin pour nous aujourd' hui, apporiant des trésors,
ó Fille du cíel, toi qui luisais au loin chez Satyasravas Véiyya qui
est plus forl, ó toi ... !
4. Ceux qui, ó resplendissante, te chantent auec des louanges, les
guides (du rite), avec des présents, ó génél'euse, (puissent-ils devenir)
riches en gloil'e, munis de dons, riches en faveurs, ó toi ... !
5. Si jamais ces groupes te semblent propl'es a recevoir des présents,
eux les donateul's de bonne volonté, ils auront parachevé un bienfait
non méprisable, ó toi...!
6. Confere a ces patrons, Aurore généreuse, la distinclion consistant
en hommes utiles, eux les généreux qui nous ont donné des bienfaits
non méprisables, ó toi ... !
7. Apporte-leur, Aurore généreuse, le haut pl'estige, la distinclion,
a eux les patrons qui nous ont donné en partage des bienfaits consistant
en chevaux, en vaches, ó toi ... !
8. Quant a nous-nu!mes, apporte les jouissances consistant en
vaches, ó Fille du ciel, en mbne temps que les rayons du soleil, ses
clail'es, ses éclairantes ardeurs, ó toi...!
9. Luis au loin, FilIe du cíel, ne tends pas ton ceuvl'e en longueur,
de peul' que le soleil ne te brille de son ardeul' comme (on bnlle) un
voleur, un fourbe, ó toi...!
10. Telle est la mesure ou meme davantage, All1'ore, que nous
souhaitons que tu donnes, toi qui, ó I'esplendissante, en luisant pOLlr
tes laudateurs ne perds (rien de ton éclat) , ó toi... !
la. Mahé ... l'éiyé div{tmatl, variante sans portée de IV. 31, 11
mahó réiyé div{tmale (indifférence des rapports syntactiques en
circuit fermé) « puissamment pour la richesse éclatante» Old.
ZDMG. 55 p. 271. - Motif en bodháy- 1. 92, 9; 113, 8 ; 124, 4
ci-dessus, etc.
lb. Div{tmatl doit appartenir, vu l'ampleur des valeurs de
({ lumiere » dans ces hy., a dyut- 1. 113, 14 non a cUvJdyú « ciel» ou
« jour» (( allant au ciel» Waekernagel Sb. BerL 1918 p. 398 =
KL Sehr. p. 317 Debrunner Suffixe p. 878 Old. ad X. 76,6). Il faut
done admettre, soit une extension interne ele * dyul en div{t, un
peu surprenante, soit un dérivé de * clyu- « briller » (attesté éventuel-
-79 -
lement par didyú « arme étincelante », clYllll1ánt, ,clYlllnná, l'aor.
ádyaut étant équivoque entre dyu- et dyut-, ,;y aekernagel 1. .e)
avee un suffixe -it- non tout a fait ineonnu Debrunner 1. e. Dwil
X. 76, 6 est plus faeilement « éclat» (de la voix) que « allant au
cÍel ».
lcd. Rappel d'un fait historique (imparfait!) : le personnage
nommé doit le patron du poete, qui se félieite d'avoir été
« éveillé » pour assumer ce service. Loeatif (eomme au V. 2) d'appar-
tenanee par clientele, « quand j' étais ehez ... ». La nuanee ele
yáthéi cid est « eomme toujours ».
le. Refrain (ÉL véd. et pal,l. 2 p. 35), avee deux ép. eonnues par
1. 123, 3 et 48, 2 ei-dessus ; cf. aussi asvacld 1. 113, 18 ei-dessus.
Ge. renvoie a VIII. 14, 3. - Sanelhi -e á- eomme ei-dessus IV.
51, 2b.
2a. Pere ou aneetre elu poete Lu. cité ehez Ge. ; suite ele l'impar-
fait historique, plus reculé mais non mythologique.
2b. Duhital' diua!L 1. 48, 1 ci-dessus.
2c. Sd, de la meme maniere, dans les memes conditions
(heureuses). - Ucchéi Arn. - Sáhlyasi, ou bien « tres puissant» :
eaptatio benevolentiae.
3a. Suite du meme eaelre général. - Abhal'áclvasu, type en -ato
BSL. 41 p. 217, seul exemple ou la forme verbale elu membre
antérieur soit aecompagnée d'un préverbe.
3e. Empiétant sur le pada d (comme déj a dans 2 et en partie
dans 1), le refrain déborde : eette eonnexion montre que les
versets 1-3 sont sentís comme un t['ca.
4a. A bhi porte sur gnwnti: le verbe est employé seul 1. 48,
11 ci-dessus, avee abld comme iei, ibid. 14, mais le régime étant
stóméin, d'ou le sens modifié « agréer» ou « reconnaí'tre ».
4b. V áhni 1. 48, 11.
4c. JYlagha{r maghoni, allitération étymologique, se répercutant
au V. suiv. (magháttil. - Susrt (motif srt [1. 92, 6 ci-dessus,
complexe) : l'idée majeure est celle d'éclat, un éclat comparable a
eelui que possede U. elle-meme. Verbe eIlipsé (autre interprétation,
Ge.). .. .
4d. Ddmanvant, le theme de base n'est pas cléimán (Instr. cléin(J) ,
mais le quasi-infin. ddman (e), cldman (as): importanee de la
dérivatíon sur bases infin.
.
5a. Verset difficile. Le sens général doit etre : si la louange
précitée t'agrée., les patrons mettront a notre le culmi-
nant a leurs .largesses. Old. « denn wenn lmmer dIese (unsre)
- 80-
Scharen dir zu Gabenspendung (geeigneL) scheinon, so haben die
\'Villigon spenelend (um uns) herum gelegt ». Yác cid df¡{ analogue
a yé ... 1. 48, 14 ci-clossus : ielée d'attente anxieuse.
5b. Chadáy- signifie ailleurs, soit « plaire » 1. 165, 12, soiL « etro
évielenL)) III. 9, 7, enfin «apparaltre tel ou tel)) VI. 49, 5 VIII. 1,
6 X. 31, 4 ; sémantique til.tonnante. Apres lo RV., surtout « plaire)).
On pout garder ici « t'apparaissent (propres a))). - JYlaghátli
comporte l'inelécision typique des valeurs somi-inf. « elonner ou
(ici) recevoir des dons )). Il semble que réfere lauelateurs
et qu'il y ait elonc changement de sujet entre ab et cel, ainsi Ge:
et Old. précité.
5c. V est un hapax : infiuonce du présent pour Liebert
Suffix -ti- p. 47. - Pári-dhii- est ailleurs : placer autour (en signe
protecteur) VI. 54, 10, entourer 1. 33, 8, munir entierement de
X. 19,7, livrer (un ennemi au mal) II. 30,9, se couvrir ele (: gloire,
au moy.) V. 18, 4; párihilam est la « force dont on s'éCruipe»
(comme d'une cuirasse) 1. 121,40. La situation rgvéel. ne favorise
pas le sens (connu par le rituel, Lu. Commentar) ele « parachever )) ;
non plus le elérivé paridhf « barriere)). On pourrait donc tenter de
rendre autour d'eux (comme signo glorieux) ... )), mais la
traductlOn proposée refiete les convenances internes.
5d. áhraya est ép. do vdja, dhána, rddhas, proprement « dont il
n'y a pas lieu de rougir)). Emploi avec substantif .ellipsé X. 93, 9
Ge. Sandhi comme le.
6a. Le v[rávad est la « distinction )) par laquelle l'adorateur
eles v[rá (1. 48, 12 ci-elessus) : analogue au prajdvanlm?l
rayim de IV. 51, 10 ci-elessus, ou au vlrávantm?l ray{m passim.
La formule, d'ailleurs, pourrait se décomposer en v[l'ávat « richesse
en fils ))+yásas (sur ce mot, 1. 92, 8 ci-elessus).
6c. Reprise (au pluriel) ele rddho áhrayam.
7a. Brhát va avec dywnná comme 1. 48, 1 ci-dessus, cf.
dywnna IV. 51, 7 ci-dessus. Il existe du reste aussi un groupement
brhád yása!z.
7c., Troisieme reprise de rddhas, avec le groupo stable á.svyii
gavya 1. 48, 2a : tel est le contenu des bienfaits dits áhraya.
8a. 1. 48, ·15 ci-dessus : aux patrons dywnná et yasas, aux
poetes les L'ép. gómaWJ. se trouve déja 1. c. - Pada repl'is
VIII. 5, 90 IX. 62, 24 B1. p. 268.
8c. Co'incidence d'U. et des rayons solaires, qui font partie de
ses dons 1. 49, 4 ; 92, 12; 123, 12; 124, 8 ci-elessus. Meme formule
VIII. 101, 2.
Allitération sukra{J:¿ sócadbhiJ:¿ comme souvent (ainsi IV. 52,
7 cl-elessus), et de préférence autour des notions ele lumiere.
- 81-
9a. Liaison lal1- et ápas 1. 110, 1 « j'ai déja tendu l'ouvrage, je
le Lellcls a nouveau)) laMm me ápas Md u W!Jafe Hill. 1 p. 44.
N uance spéciale a ce passage : sorte de eléprécation a U. de peur
qu'elle ne tarde a revenir, qu'elle s'attarde, ce qui n'entraine pas
(avec Hil1. 1. c.) qu'elle soit ici. traitée en ennemie. Le pa.da c
évoque le danger qu'elle courrait elle-meme, ce n'est pas une
menace.
9c. Syntaxe dé néd Delbrück Ai. Sy. p. 316 ; Décad. du subj.
p. 13. - Stená ripú semble former une locution unitaire (sur 1'0,
Rohde Deliver us from Evil p. 48) : allusion au criminel qu'on
brúle ou qu'on marque au fer rouge, cf. ChU. VI. 16.
lOa. Formule analogue VIII. 5,27, qui revienL a dire « au moins
ce (que j'ai demandé))), énoncés elliptiques des requetes finales.
10b. Seul emploi d'al'h- avec infin., plus tard si commun, en y
joignant IV. 55, 7 (l1á al'h-) ; cf. Suffixe -tu- p. 29 et passim.
10d. Ná pram[yase « toi qui n'es pas dégue = dont l'intention
ele donner n'est pas rendue inane)) Thieme ZDMG. 95 p. 108;
mais Ge. « toi qui ne disparais pas quand tu éclaires P, Ma. et Lu.
« toi qui ne cesses pas d'éclairer)), emploi semi-périphrastique.
Dépérir, s'amenuiser, est conforme au sens général de pl'á-miniiti.
N oter que l'inf. pram{yam figure IV. 55, 7 tout pres d' al'h-, l'idée
étant comme ici d'un dépérissement, d'un tarissement.
V.80. Metre Suite d'épithetes appartenant au stock
formulaire. Initiales en
1. La haute (Aul'ore) au voyage radieux, vouée a I'Ol'dre selon
l' 0l'dl'e, (allx chevaux) roses, resplendissante, la eléesse porteuse ele
la lwniel'e solail'e, les 01'atell1'S la réveillel1t par leurs prieres.
2. La voici, plaisante a voir, qui éveille les hommes, renel les
chemins faciles, elle va en avant: elle a la haute voitul'e, haute (elle-
m(J¡ne) , qui met tout en bl'anle, l'Aul'Ol'e tient la lwniel'e a l'orée des
]ow's.
3. La voici, attelant (son char) de vaches roses; elle a sans erreur
acquis la richesse inlassablement. La eléesse. louée largement, qui
lmce les chemins pour une mal'che heureuse, qui porte toutes choses
désimbles, brille au loin.
4. La voici, chaloyante, doub{ement robuste quanel elle découvre
son corps a l' oriento Elle suit réguliel'ement le chemin de l'Ordre comme
une qui comprend: elle n'enfreint pas les directions de l'espace.
5. La voici, comme une belle qui a conscience de son corps, qui se
baigne debout pour ainsi dire, pour que nous la voyions. Refoulanl
l' hostilité, les ténebres, l' Aurore, Fille du ciel, esl ClI'I'ivée avec la
lwniel'e.
- 82-
6. La voici, la Fille du ciel allant a l'encontl'e des hommes, comme
une belle jeune femme, elle fait glissel' sa poitl'ine. Découvranl po u/'
l'ado/'atew' des clIOses désil'ables, la jeune femme a fail la lwniel'e a
nouveau, comme autl'efois.
la. Dyuládyéiman, composé de deux termes typiques, dyllt- I.
113, 14 ci-dessus, yáma(n) I. 48, 4 ci-dessus, etc. De meme pour
les mots qui suivent. - l}léna rtáva/'lm, semi-redondant comme
vájena véijini nI. 61, 1 ci-dessus. La coupe incite a associer brhait
et rténa. Sur rlá, I. 113, 12.
lb. I. 49, 1 ci-dessus.
1c. Svar nI. 61, 4 : ici entre autres se montre le fait que sva/'
n'est pas exactement slír(y)a.
Id. Práti ... jal'ante « entgegemvachen» Old. 2 p. 11, « heran-
wachen» Ge., cf. ci-dessus I. 123, 5 et IV. 52, 4. En tout cas pas
« belaud» Ma., « entgegen singen» Lu. C'est bien le theme ele
l'éveil-a-la-rencontre-de, d'oú : fait d'etre (r)éveillé(s) par.
2a. Motif en bodháy- I. 92, 2 ci-dessus.
2b. Sugá, cf. súgmya I. 48, 13 ci-dessus.
2c. Bl'hadI'Cdhá, cf. ráthena bl'hatá I. 48, 10, prolongé ici par
brhait. - Visvaminvá, cf. v{svam invati n. 5, 2.
2d. Jyólir yachati, variante de jO kn10ti I. 48, 8. Nuance du
verbe précisée par VII. 79, 2 ci-dessous. - ágre (reprise spécifiée
de ágre b) áhnéim,' d. netry áhnéil11 VII. 77, 2 ci-dessous.
3a. I. 92, 2 et 15 ci-dessus. - Yuj- ibid. 2.
3b. áSl'edhantí, cf. sridh I. 48, 8 ci-dessus : l'idée est celle de
1'immanquabilité des promesses d'U., coYncidant avec ses appari-
tions memes. - ápI'éiyu adv., meme sens qu'ápl'ayllchant, ápl'ayllta,
áprayutvan, mais non Neisser, Ge. I. 127, 5 (autre, Old.
ibid.) et que le groupe verbal pl'á-yu- (2).
3c. Pathó rad-, formule connue, dite de diverses divinités; se
rattache a l'idée de IV. 51, Id ci-dessus (U. initiatrice). - Suvilá,
comme IV. 14, 3, contexte relatif a U.
3d. Visvával'a I. 113, 19 et 123, 12 ci-dessus, d'ord. au Voc.
4a. Vyenl, hapax, variante de l'usuel citrá; sabali YV. -
Dvibál'has désigne-t-il ici la « double force» qu'U. possede et
emprunte a la Nuit, ceHe d'avant et celle d'apres la mise a découvert
de son corps ? Appliquée a Inelra I. 176, 5, l'ép. est plus aisément
définissable. L'élément dvi est parfois embarrassant, comme dans
dvitá. Sur bál'has, Ronnow BSOS. 9 p. 55 Gonda Brahman
p.34.
4b. Id. I. 123, 11 ci-dessus. - Purástéit I. 124, 3 et 11 ci-dessus.
4cd. Pada's repris I. 124, 3 Bl. p. 127.
- 83-
5a. 5ubhrá IV. 51, 6 ci-dessus. - Tanvó vidaná est difficile,
d. plusieurs hypotheses chez Old. qui préfere « gleich eincr Schoncn
Korper (Acc. pI.) für sich findend ». Sur l'ambiguHé dc vidéiná,
Valeur elu parf. p. 155. Le plus probable est « qui a conscience de
son corps )J, équivalent de sásadéinéi. Toutefois I. 122, 2 oú Nuit et
U. sont elites punzclhá v{déine « connues en maint endroit» (aussi
VII. 44, 4 sa1¡1Viclaná « qui s'entend avec U. )J, dit de Dadhi-
kravaD) ferait 'penche1' pour « connue » ici aussi. « Assuming forms »
Ma. est peu vraisemblable; moins ene ore « comme si elle avait
trouvé son corps pur » Lu. (mais le padap. a sllbhl'á) et (Commentar)
« comme si, pure, elle s'était reconnue ».
5b. Unlhvá slha- nI. 61, 3 ci-dessus. L'idée nouvelle est celle
de la baigneuse (cf. prasnatil' ivosl'áJ:¿ Vln. 75, 8 « comme les
Aurores qui se baignent (= qui disparaissent) », mais Ge. « comme
les vaches ... ») : idée amenée assez naturellement par les passages
oú il est dit qu'U. découvre son corps ou sa poitrine, ci-dessus
par ex. 4b. - Drsáye naJ:¿, indécision de l'infin. Dat. : « pour que
nous puissions le voir ».
5c. I. 48, 8 ci-dessus, avec ápa. - Támas proche de
comme I. 92, 4 ci-dessus.
6a. Pl'atíci I. 92, 9 ; motif en pl'áti I. 48, 2. Régime n1n, forme
dotée d'une ambiguYté relative, mais s'avérant ici comme Acc. pI.
Old. ZDMG. 55 p. 285.
6b. Y pourrait avoir ici une nuance érotique (avec ou sans
bhadrá), mais cette déduction n'est pas nécessaire. Sur bhadl'á,
I. 123, 11 ci-dessus. - N{-rl- et ápsas I. 124, 7 ci-elessus.
6c. V (i) Old. - V ál'ya peut a titre secondaire viser les
appas « désirables» d'U. elle-meme, comme priyá 1. 124, 4. -
Pada repris VI. 50, 8 BI. p. 269, qui estime que notro verset ici
est l' original.
6d. Motif en kl'- I. 48, 8. - PCil'váthéi I. 92, 2 et cf. pl'atna-
vát I. 124, 9 : la lumiere donnée par l'U. aujourd'hui n'est autre
que la reprise de la lumiere originelle.
VI. 64. Metre tri#ubh.
1. Les A urores se sont levées brillantes pour et/'e belles, nzlilantes
comme les vagues des eaux. Elle fait tous les chemins heurellx, faciles
a la marche; la riche, la généreuse est appanlC.
2. Tu t'es monlrée bénéfique, tu brilles au loin, au large,' ton éclal,
les rayons ont pris leu/' vol vas le cielo Tu mets a découverl ta poitrine,
te faisant belle, Auro/'e divine qui bl'illes en ta majesté.
3. Les vaches I'oses, nztilantes, véhiculent la bienheureuse qlli
s' étend au large. e ommé un archa valeureux (chasse) les ennem is,
- 84,-
elle ehasse les ténebres, tel U/1 rapide eonducleur (du chal' de [fuerre).
4. (JUSqllC) dans les lllontagnes, fes chemins sont hellreux, faeiles
a la marche. (1\1 eme) en [' absenee de vent tu f/'anehis les eaux, toi
dont les rayons (émanent) de toi-meme. A insi done, apporte-nolls la
riehesse, Pille du ciel immense, au vC/ste voyage, afin que nous en
tirions jouissance!
5. ApP01'te done (ceUe /'ichesse) , Aurore insLlrpassable, toi rjui
avee tes lC/ureaux, appories selon ton bon plaisir la clwse souhaiiée!
Toi, Pille du ciel, qui, déesse, es belle a voir en ta munificence, lors
de ['appel matinal.
6. = l. 124, 12 ei-dessus.
la. Motif du 1. 92, 6 ci-dessus. - Le pI. u§ása[z auquel
succede tres vite le sg. usuel concerne ici les rayons multiples d'U.
- Róeamana et n[sant (1. 92, 2), variante d'une meme forme.
lb. Apám Cmnáya[z, formule fréquente hors des hy. a U. La
couleur des vagues est sans doute moins en jeu lci que la succession
des ondes.
lc. Notion de « facilité» elans supátha sugáni (cf. súgmya 1.
48, 13 ci-elessus) comme ci-dessus dans sll[fán paiháJ:¿ V. 80, 2.
Supátha est inelécis entre adj. et subst.
lel. est ici clairement assimilée El U. (cf. ci-dessus
p.5 et X. 107, 1), el'Ol! les ép. vásví et maghóní. Cf. encore 1. 123,
1 et 5 ci-elessus. V ásví ne signifie pas « divine » (contrairement au
msc. vásu), mais indique l'abonelance, comme vá.m 1. 48, 2 ci-dessus
et passim.
2a. Bhadrá 1. 123, 11 ci-dessus. - Urviyá 1. 92, 9 ci-dessus :
lire uruyá Am. (avec doutes).
2b. Vák§as 1. 92, 4 et 124, 4 ci-clessus. - Subh- IV. 51, 6 ci-
elessus.
2d. 1\1áhobhiJ:¿, clausule fréquente, cf. notamment (a propos d'U.
et avec rllC- aussi) IV. 14, 1. - Sur la str. 2 considérée comme
« récente n, Poucha Arch. 01'. 15 p. 76.
3a. Sím ici pronominal Wackemagel 3 p. 482. - 1. 92,
15 ci-dessus, dit indifféremment des vaches ou des chevaux el'U.,
ou d'U. meme. - RúAant ib.
3b. Subhagá 1. 48, 7 ci-dessus. - Urviyá 2a.
3c. Jmage guerriere, assez rare elans ces hy. (cf. toutefois 1. 92,
lc). ástl' et vóqhl' sont des termes de métier (ton! Benveniste Noms
el'agent p. 14 et 16). - Sálnln, cf. devásatrün MS. JI. 13, 10.
3d. L'apposition reproeluit dvé§asjtámas V. 80, 5
ci-dessus : ces deux types de notion s'attirent en généraI.
!fa. Reprise du motif en sugá lc. Il y a un contraste (non rendu
- 85-
par Ma.) entre sugá et párvate§u, comme entre tt-·
SUl' ceLLe clernicl'e cxprcssion, qui cst polyvalente, cL ([[JIu/' NeISSel',
Lüelers Val'lll;ta 1 p. 235 Olel. GGA. 1889 p. 4 Thicmc Wortk. y. 7.
Sur avalá Thieme Fest. Schubring p. 3 n. 1. Il est pen vrmsem-
blable qu; avalé (a lire ávale comme 6a ?) soit un Voc. fém. avec
Old. - Svábhc7nu, val'. afTaiblie de svadhábhi!¡ 1. 113, 13 ci-dessus,
= svadháyü viMüli. .
4c. 17ahü Arn. - Prtlwyc7man, d. dyuládyüman V. 80,1 Cl-elcssus,
combiné avec Pftlw(pájas) III. 61,2 ci-dcssus. - val'.
expressive ele brhait passim. . .
4el. l§ayádhyai, apparenté au subst. i§. 1: 15
d. i§ayema 1. 185, 9 « puissions-nous aVOlr ]omssance !» él cote

5a. Lil'e sá á vaM yá (avec eloutes) Am. - Seul emploi
dans nos hy., avec VII. 79, 2 ci-elessous. - ávüiü (ra:ppel
d' avalé 4, ou cOlncidence-jeu ?) « safely» Ma., traducbon fmble ;
plutót « a l'abri de toute attaque ». ..
5b. V ára analogue au °vüra de visvávc7/'ü et au varya SI commun
dans ce gl'oupe. - JÓl?am 1. 113, 10 ..' .
5el. Pürváhüti 1. 123,2 cl-dessus. -1\1Cl1?lhana « avec generoslte »
est probo la nuance la meilleure, en accord. mah-
« etre généreux ». Ge. donne souvent « berertwIlhg n, qm
faible. Occasionnellement le terme figure comme subst. au N omm.
(secondairement?) « don généreux ». Cf. aussi mcu?l!lánri
III. 31 17 « (Nuit et U. suivent Inelra) avec l'autOl'lSatlOn (htt. :
avec le' don) du soleil n, un peu insolite. - Dadatd comn:e V. 80, 2
ci-dessus. La traduction « visible) suffit dans une partIe des cas.
6. Verset repris en pénultieme de 1. 124, 12 ci-elessus, d'un type
fréquent en clausule. Le seullien entre les deux hy. est de concerner
l'un comme l'autre U.
VI. 65. :Metre hy. jumeau du précéclent.
1. 170ici clone ceite Pille (du ciel) , née du cielo En luisant a
éveillé les établissemenis lnzmains, elle qui avee son rayon I'Lztzlant,
dans les l1uits (memes), s' est laissé diseemer par dela les ombres dcs
téneb/'cs.
2. Elles ont passé, .ces (ténebres), avec lem's chevaux aitelés de
Les Am'ores aux chars dOl'és brillent de m,aniere éelctlante. En condm-
sant tete du haut sacl'ifiee, elles écarlcnt les ténebres de la nuit.
3. Apporlant I'enom, ]Jrix de v iclo ir-e , jouissance, vigueLlr
eiel'e Ctu moricE' qui vous adore, Am'ores conférez a
qlli vous honore, vous· qui avez en votre pOllVOll' des hommes ¡¡lzfes,
['assislance el le lrésol', (des) aujoul'd'lwi!
.e IQ$$ • ". as 4
- 86-
4. Oui, maintenant il existe, (venant) de vous, un t/'ésol' pOUl'
cellli qui vous honore, pOU/' l'homme utile flui vous ad01'e, AllI'ores J'
maintenant, pOU/' l' o/'atcur quand il chante des hymnes. A upamvant
déjd vous avez appol'té (ce tl'ésol') d un homme comme moi.
5. Oui, 111aintenant, Aw'ol'e qui détiens le plateau de la montagne,
les Al'¡gil'as chantent tes tl'oupeaux de vaches. Avec le chant
j
'avec la
formule sacrale, ils ont fendu (la caveme). L' invite allX dieux s' est
avél'ée (efficace, venant) d' hommes qualifiés.
6. Luis pOUI' nous, Fille du cíel, comme autl'efois, pour celui qui
t'honol'e, comme (tu fis autrefois pour) Bharadvéija, ó généreuse!
Dispense au chantre une richesse faile d' hom111es utiles! Ceins-nous
d'un l'enom allani au loin!
la . syd (siyd Arn.) comme idám u tyád IV. 51, 1 ci-dessus :
éminente déicticité d'D. - La formule attendue duhitd diváh 1.
48, 1 ci-dessus a été écourtée et allongée en meme temps' en
do -
lb. comme 1. 123, 1 ci-dessus; les
sont données parfois au nombre de cinq (jána,
etc.) ; comme 1. 113, 9 ci-dessus.
1c. Rúsant 1. 92, 2 ci-dessus, déja comme ép. de bhéinú J' aussi
X. 1, 2, etc. - Rci111yd/rcimt, alternance de type archaYque ; cf. n.
34, 12 ná rcim{r « comme U. découvre les
nuits (= dévoile les ténebres) avec ses roses (couleurs)); Ruhe-
nachte de Lu. est inutile, ainsi que « dans les veilles de la nuit»
(Ma.). Le contraste avec I'úsanl se retrouve X. 3, 3, tandis que le
voisinage de bMnú apparalt n. 2, 8, celui de tá111as (et lirás)
vn. 9, 2. Sur dhénci !II. 34, 3, cf. Ge. « les voix des
nuits» (d'apres la tradition indigene qui pense ,aux chants des
sacrificateurs), mais Old. Vedaforsch. p. 97 « les ondes des nuits »
(cf. líl'mya).
Id. ájí'Wyi Nra. « s'est montrée»; litt. « a été reconnue grace
a ... ». - Til'# ... cid implique l'idée d'échapper (en passant outre)
a tel ou tel danger, ainsi dans tirás cid sávanci et analogues
Thieme Fremdling p. 52. Ici, en dépit du pléonasme avec l'éimydsu,
l'expression támasas cid a!tilín ne peut signifier autre chose que ce
qui est rendu d'ord. par lil'ás támcil'!1si ou En sorte qu'aklú
n'est pas lumiere ou reflet (le mot n'a nulle part ce sens de fagon
súre, mais ne signifie que « Salbe » d'apres Old. L 94, 5 partout Otl
il n' est pas « nuit »), mais « ombre nocturne » (( noirceur » N eisser),
comme X. 1, 2 pári támc71!lsy akilín (alternance commune entre la
juxtaposition asyndétique et la rection déterminative) « (Agni a)
sur(monté) les ténebres, les nuits ». Atkins JAOS. 70'p. 27 arbitraire
«even across the black edges of the darlmess». Le mot aktú, soigneu-
$;SU$ ,..
i
I
ff
!
I
I
,aa .4
- 87-
ment étudié par Atkins demeure difficile. Les ténebres étant
," t X 127 7 a peu pres « scintillantes» (dans un
1 es pep¡sa . " . " t
hy. a la Nuit [et a D.]), il se qu alfiu en no re
passage ait superposé au_ prImaIre de « nmt» un sens secon-
daire, « ornement» (= anJl).
2a. combinaison due au de l'layúj, ou
gues et l'un et l'autre attestes comme ep .. d asva.
2b. Candl'ámthc7, cf. ráthena IV. 48, 1 et cl-dessus
I.48,9. d'tl t't
2c. En conduisant les j ours, D. du meme con m a e e
du sacrifice qui scande les jours ; cf. VII. 7:,2 cl-dessous,y. 8,0,
'-d On a l'impression (Iue le sacrIfice est mentlOnne la
CI essus. 1 d '( t
comme caractérisant un instant privilégié. a rappor s
d'D. et du sacrifice ci-dessus p. 6) : :prIVIlegIe aussI parce que
c'est l'instant de la VI. 64, 1 "_
2d. líl'myci (N eisser), variante de mlnya Bl.
p. 294. Reprise du motif de,s déJa aborde au v. 1, et cf.
rdtl'ycil!1 X. 68, 11 ... andhaJ.¡, I. 94, 7, etc.
3a Réunion des termes typiques de nos hy., sl'ávas I. 92, 8
vdja I. 48, 11 ci-dessus, 15; líl'j est plus raI:e
(I. 92,17), mais entrainé aisément par .cf:
en {sam úl'jam, ürjé, cOl'jás ca, tva [l/'Je tva, touJoms
cet ordre et sans possibilité .
3 A l't maghávanrh et cf. Old. - Vimvat « possesslOn en .... »
c. rn. l. .. bl
' t 1 48 12 Paty- a des constructlOns varIa es, maIS
comme goma . , . 1 D t
le sens est bien « posséder, etre ma'ltre de» (sauf e a.
« tomber sous le coup de», au participe), régime vásüm VI. 45,20,
a suppléer ici aussi. , , , )
3d. DhéitcL Arn. - ... rátnal1/. ou « qu esto (vobe
assitance» ou enfin « (cette) assistance (qm, en f.aIt, consIste en)
un trésor». Le motif du trésor passera au premler rang dans
suite de l'hy. L'un des en :st la, les str. qm
viennent soulignant l'instant du Jour ou se reahse le don.
4a. Idd ou idánrm avec ou sans áhnc7m, a ce mom?nt
précis ... ; cf. 3d. Instant privilégié, souhgné par le dClC-
tique. - H{ également déictique comme 1. 48,10 et 11 cl-dessus
et passim. . .. ., . T l.
4c. J á1'ate « chanter» paraitralt lCl conven.lr: N;an.moll1s, u e
c6ntexte des hy. a D., on gardera jámie factItIf « eVClller (pal son
chant) », qui rappelle le motif dominant. Cf. 2 12. h
4d. Smcf ... pul'd cid Arn.) Gr. Wb. Delbruck Al. Sy. p. D01,
équivaut' a « depuis toujours» .....,- Nlávant (Debrunner Suffixe
.,---
- 88-
p. 876), influence sémantique des adverbes en -vát, donc pareant
d'un * mclvát « comme moi» identique a bharadvcljavál 6b.
5a. Adl'isclnO, hapax (d'ord., mais avec d'autres connotations
ac[¡.'ivat) : indirecte au thcme de Vala, cf. gotl'd et
úfud- qm smvent. Toutefois la formule sdnv ádl'eJ:¿ 1. 117, 16 vise
les traversant « le plateau de la montagne»,
c est-a-ehre « y resldant», et le sens pourrait etre ici également
naturaliste. Cf. Lüders VarUJ)a 1 p. 95 n. - Pilda hypométrique
Old. Prol. p. 70, césure einquieme Am.
5b. gávclm,' gotl'á est entre « étable» et « troupeau
eomme .Il. 23, 18 : lel le second sens va avee gn
1ánt
i,
le 1?rmmer ave e bhul-; a certains égards, goil'd gáVcllH rappelle
le eype gáVcll!l gópatilt. Sur gO, ef. JAs. 1939 p. 358 Venkata-
subblah J. 01'. Res. 16 p. 165 qui traduit « montagne ». « Chanter »
est « la venue de». L'éloge d'U. se place toujours au niveau
de l'arnvée, sur un plan inehoatif.
5e. Partieipation des Angiras a l'exploit décrit, 1. 85,10 (Ol! ils
ne sont pas formellement nommés) X. 62, 2, etc. Rale du « chant »
dans eet épisode, X. 67,5 Ge. ; 68, 9. Il n'est pas exclu qu'al'ká
(sur le mot, IIl. 61, 6 ei-dessus) signifie seeondairement « avec la
lumiere, ainsi que la lumiere); cf. IlI. 44 2 llsásam al'cayah cité
1. 92, 3a ei-dessus. ".
.5d. Satyá : qui comporte une réalisation, qui passe dans les
aussi : « pour les hommes qualifiés ) (qui en avaient
pns 11mbabve). Formule analogue eitée Ge. VII. 8,4 et 7.
Divo 1. 48, 1 ei-dessus.-Pl'atnavát 1. 124,9 ei-dessus:
glose en comme le not.e Lu., par bharadvcljavál.
6b. Bhal'adva]a, lel 1 eponyme des auteurs du mandala. On peut
hésiter a ce sujet, Old. ZD.MG, 42 p. 210. . .
6c. Suvtra1!l l'ay{m = vll'ávantam ailleurs 1. 92, 8 ci-dessus.
6el. Motif du srávas 1. 92, 8 : renom implique faveur et sucees
matériels.
VII. 75. J'vIétre comme 76-80. Lien de clétail ave!,; 1u
précédent.
1. L'Aurol'e, née au ciel, a lui au loin selon I'Ol'dl'e (cosmique);
elle a découverl sa majesté. Elle a dévoilé les maléfices,
les deplalsantes. La plus Angil'as (des Aligims) a éveillé
les chemzns.
2. Sois-nolls aujol/l'd'/mi a grande chance, AUl'ore! Fais-nolls don
d' une gl'Clnde bonne /orfune! Confere-nolls la I'ichesse éclalanle
dislinctive, qui cl'ée le l'enom jJclI'lni les morlels, ó déesse Iwmaine I
- 89-
3. Voici ces rayons éclatants de l'Aw'OI'e belle a voil', ils sont venus
immorlels. Engendrant les ordonnances divines, ils se sont I'épandus
emplissanl les espaces aériens.
4. La voici qui, ayant aitelé (son chal') d'un (domaine) lointain,
entoure en mal'chant les cinq établissemenls (hwnains), d'un seul
jour, considél'ant les signes démal'cateul's des hommes, elle la Fille
du ciel, la maiiresse de la création.
5. La jeune femme du soleil, porteuse des prix, ClUX bien/aits
éclatants, elle regne SUI' la richesse et SUI' les biells. Louée pal' les Sages,
l' Aw'ore génél'ellse qui éveille (le monde) luit, chantée pCll' les guides
(du I'ite).
6. Les chevaux fauves se sont montl'és, éclatants, véhiculant
l'Aurol'e étincelante. La belle va sw' le chal' tout omé. Elle apporte
un trésor a l' homme qui l' honol'e.
7. Vraie avec les vl'ais, grande avec les grands, déesse avec les dieux,
adorable avec les adorables ... Qu' elle brise les forteresses, en donnant
des vaches! Les vaches ont mugi a l'encontl'e de l'Aurol'e.
8. A insi donc, confere-nous un tréso)' fait de vaches, d' hommes
utiles, AUl'ore, fait de chevaux, tres riche en jouissances! Ne rends
pas natre litiel'e I'ituelle sujelte cm bléime de la part des hommes!
(Pl'atégez-noLls tOLljoLlI'S auec uos bénédiciions!)
la. AvaJ:¿ 1. 92,4 ei-dessus. -Diuijd 1. 49, lb, variante de divojd
VI. 65, 1 ci-dessus.
lb. U. découvre tantat ses richesses, tantat son propre corps
1. 124 4 ci-dessus et passim. Neuf est le régime mahimán, qu'on
retrol;ve appliqué a U. dans AV. = TS. IV. 3, lla et m. JYIahimán
dans une énumération de dieux X. 66,5 viserait-il U. ?
le. DI'I:lhas támaJ:¿, plutót apposition que dl'Ílh régime, bien que
l'un et l'autre aient des paralleles, cf. IV. 51,2 ci-dessus. Association
entre ténebres et maux ou hostilités diverses, VI. 64, 3 ei-dessus
et ailleurs. DI'Ílh plur. est attesté. En faveur du sing. Old. compare
1. 121, 4 OU figure ápa dI'ÍlhaJ:¿ ... dÍll'o qui est un peu différent.
Sur clrÍlh a la fois dés-Ordre et Mensonge, J anert Dhc'isi p. 50
Rohde Deliver us from Evil p. 52, etc. - Aval' (phonétique
Wackemagel1 p. 304 Meillet Mélanges Lévi p. 24 Old. Prol. p.
n. qui restitue * clval'l') est iei,' naturellement, ?e U1'- « eouvnr »,
mais il y a jeu voulu avee clvas (a) de vas- «( Imre)J.
Id. Lien entre U. et les Angiras ci-dessus IV. 51, 4 VI. 65, 5
Venkatasubbiah J. 01'. Res .. '14 p. 276. Superlatif fait comme
1. 48, 4 ci-dessus; «( best harbinger» Ma. L' U. est un(e)
Angiras paree qu'elle participe aux actes des A., elle est ces
memes. - Pathydl¿ collectif équivalane a pen pres ú páth, malS
insistant sur les emplois figurés, ici les chemins de l'espaee.
- 90--
Ajíga'f:¡, comme 1. 113,4-6 et 9 ; image hardie d'apres Berg. 1 p. 242.
- Str. récente Poucha Arch. 01'. 15 p. 78.
2a. Suvitá cf. IV. 14,3 str. a U. : le mot fait partie des multiples
termes en suo qu'on trouve dans ce groupe d'hy. - Bodhi : doit-on
hésiter ici entre « deviens)) (Ge. Old.) et « éveille)) (Gr. Lu. Ma.) ?
La construction au Dat. plaide pour la premiere interprétation,
cf. ájljanat vn. 79, 3 ci-apres. D'ailleurs bodhi de budh- (sur le
mot et son ambigulté, Ge. ad 1. 24, 11 et passim, Berg. Rhétor.
p. 15 n., Old. passim avec références 1 p. 434, 2 p. 388, Wackernagel
1
2
p. 274) est « constater, reconnaitre pour)) (Edgerton JAOS.
75 p. 63), non « éveiller)), mais la grande importance du theme
bodháy- dans notre groupe d'hy. a pu contribuer a accréditer la
forme. Le nom bouddh. bodhi, traduit par « illumination )), est en
fait 1'« éveil)) (spiritualisation du vieux motif de l'Aurore : éveil
auroral et réveil humain par l'Aurore), et s'explique peut-etre
morphologiquement en fonction de cet impér. védique.
2b. Saízbhaga 1. 48, 9 ci-dessus. - Pl'á yandhi « advance (us) ))
Ma. ; plutót « donne-nous, en sorte que (1' effet du don soit ... ) )).
2c. Citl'á 1. 48, 10 et 11. - Yasásj Sl'avas(yíz) , liaison qu'on
retrouve souvent, cf. 1. 48, 3 ; 92, 8 ci-dessus.
2d. Antithese dévi mál'te?u, puis dévi ... melnu?i, qui n'est pas
« to men benign)) (Ma.), mais simplement « humaine)), ou mieux
peut-etre « créature humaine féminine )). Le msc. máml?a s'oppose
au contraire a devá.
3a. Attaque comme VI. 65, 1 ci-dessus, etc. (lire tiyé Arn.). _
Bhc"iníz 1. 92 ci-dessus passim. - Dal'satá VI. 64, 5 ci-dessus.
3b. Citl'á 2c. - Lire u?elsa'f:¡, Arn. p. 130 : mais, comme l'indique
Old., il s'agit d'un Gén. sg. - Amlta (reprenant l'antithese márta
2d) 1. 113, 2 ci-dessus.
3c. J anáyan, variante de 1. 92, 12. L' expression est assez hardie ;
elle résulte de la réversibilité générale des concepts védiques :
le rtá ou le vmtá préexistant a U. peut etre aussi considéré comme
issu d' elle.
3d. Antál'ik?a au pI., relativement rare; nettement collectif
VI. 22, 8. Cf. 1. 48, 12 ci-dessus.
4a. E?á syá, entré e formulaire dans ces hy. (siyá Arn., qui
dé signe p. 214 le pada comme bhargavI catalectique, en proposant
encore pal'akaát; hypométrique Old.j, comme ci-dessus VI. 65,
1, etc. - Yujaná pal'akát, variante légere de ayukta pal'aváta(¿
1. 48, 7.
4b. Meme formule avec lfl'álwn 1. 123,8 ci-dessus, avec bhúva¡¡elni
IV. 51, 5 ci-dessus. Sur les pálIca k?iií'f:¡, et analogues, Hill. 2 p. 407
- 91-
n. ZIL 6 p. 174, qui voit la un groupement ancien de tribus
aryennes : sont-ce les cinq tri!ms nommées 1. 10.8, 8 ? .
4c. Vayízna ici est moins clan' que 1. 92, 2 et 6 cl-dessus ; Thleme
(y cité) « secrets )) ; Ma. « works )); Ge. « ainsi suite.
Animés par U., les hommes sont devenus pour amSI dIre vayul1avanl :
on a done pu dire qu'U. considere ou surveille les vayúna des
hommes, autrement dit les hommes eux-memes pourvus des vo.
5a. Vajinlvatí 1. 48, 6 ci-dessus. C'est ici le seul passage OU
d'abord U. semble assimilée a Sürya (cf. Old. ad VII. 69, 4 sur
ce probleme). Mais yÓ?el n'est pas duhitf et garde son sens de « jeune
femme (aimante) = amante )).
5b. Citl'ámaghcl 1. 48, 10. - ÍSe 1. 113, 7 ci-dessus.
5c. Jal'áyantr : ici « éveillant)) est a peu pres certain, nnis
« inducing old age )) Ivla. Le Glossar admet le double sens « éveillant ;
faisant vieillir )). Sur ce probleme, d. 1. 48, 5 ; 92, 10 ci-dessus.
Le contexte en tout cas est du type favorable, non menagant, en
sorte qu'il faut tout au moins « laissant vieillir )).
5d. V áhni 1. 48, 11.
6a. Motif en ]Jl'áli 1. 48, 2 ci-dessus ; en dyut- 1. 113, 14 ci-dessus.
- Anl?á 1. 92, 1 et 2 ci-dessus.
6b. Cill'á 1. 48, 10 et 11.
6c. Subhl'á V. 80, 5 ci-dessus. - Pis ibid. 13 : attribut du chal'
également 1. 48, 16.
6d. Formule analogue a VI. 65, 3d ci-dessus. Cf. aussi IV. 44, 4d.
7ab. Suite d'apparentements marquant l'affinité d'U. avec les
dieux (analogue IV. 56, 2). La désharmonie yaialdj est
légere et se retrouve 1. c. : les deux termes sont d emplOl Id:nbque :
seule cOlncidence sémantique de ce genre. U. est satya comme
(indirectement) 1. 79, 1, qualificatif éminent des dieux forcé
Venkatasubbiah J. Oro Res. 14 p. 276) ; en outre IV. 51, 7 cl-dessus,
76, 4d ci-dessus.
7 C. N ouvelle allusion mythique, les forteresses enferment les
vaches-aurores (cf. VI. 65, 5 ci-dessus), autrement dit le fait natu-
raliste est transposé en langage mythologique Ge. - Dflhá (scander
-r- Wackernagel 1 p. 31), les vaches elles-memes sont do VI. 43, 3
(parce que le vrajá des vaches est lui-meme do VI. 62, 11) OH bien
les gotl'á nI. 39, 4 et analogues. - Dádat avec régime partitif
comme V. 30, 11 (meme contexte) et ailleurs ; LlSrfYel ci-dessus p. 4 n.
7d. Pl'áti 6a. - Véivasanta 1. 113, 10 ci-dessus, passage que notre
expression ici éclaircit quelque peu. Scission fictive des vaches et
des aúrores .. comme 1. 92, 2 ci-dessus.
8a. Motif en triptyque gój vll'áj ásva d. 1. 48, 12 ci-dessus.
7
- 92-
Rátna VI. 65, 3 et 4 est expliqué par notre passage iei. En le ecimpa-
rant a 1. 48 préeité, on voit quelIe marge étroite sépare gómanl
aelj. ele gO subst.
8b. ásvavat, lire ásvavat selon Arn. p. 127 et 310, mais d. contra
Olel. ZDMG. 60 p. 156. - Purubhójas ép. résumante (( bref,
pourvue abonelamment ele ... ))), cf. la rae. bhuj- elans ce groupe
el'hy. 1. 30, 20 (str. a D.) ; 48, 5 ei-elessus. Sur la forme 0bhójas,
Waekernagel 3 p. 280 Debrunner Suffixe p. 234.
8e. Nielé kr-, cf. nielé raelh- ou elha- passim ; sam{elhe kf- 1. 113, 9
ei-dessus. - « en faee (= de la part) des hommes )) Ge.,
forme analogue a eleváta bc7húta Debrunner Suffixe p. 617 ; moins
bien Ma. « du fait de notre (mauvaise) condition humaine )),
sans doute en raison de VII. 57, 4. L'haplologie en partant ele
* est concevablc Wackernagel 3 p. 117, non nécessaire.
8d. Refrain elu maJ).Q.. VII, Etudes véd. et paJ).. 2 p. 37, qu'on
retrouve en fin de 76 a 80, mais non en fin ele 81 : refrain interrompu
et secondaire. Il est vrai que 81 a un metre différent.
VII. 76. A l'éloge d'V. se substitue partiellement eelui des
Peres, qui achemine a la mention honorifique des V
1. Vers (le del) Savitr a érigé la lwniere immOl'telle propre a
tous les hwnains, lui le elieu propre a tous les hommes qualifiés.
L'ceil eles :elieux est né selon S01l inspimtion. L'Aurore a renelu mani-
feste l'univers entia.
2. Les chemins menant aux elieux me sont devenus visibles, les
impeccables, mis en état par les dieux. Le signallwnineux de l'Aurore
est présent a l'orient. Elle est venue a notre encontre, (sortant) de
ses palais.
3. N ombralx furent ces jours en vérité qui (surgirent) autrefois,
au lever du soleil, a la suite desquels tu {'es montrée, Aurore, t'appro-
chant comme vers un amant, non point comme une qui s'en va.
4. Ils étaient en vérité les commensaux des dieux, (ces) Poctes
antíques voués a l'Ol'dre. Les Peres ont découvert la lwniere caclzée;
réalisant les formules, ils ont engendré l'Aurore.
5. Rassemblés autour de l' enclos commun, ils sont en accord, ils
ne se font pas obstacle réciproquement; ils n' enfreignent pas les
ordonnances des dieux, (ces Peres) impeccables qui s'unissent C([IX
díalx.
6. Les t'invoquent a leur tour par les chants de louange,
ó bienheureuse, eux qui s'éveillent a l'aurore, te louant. Conductrice
des vaches, maftresse eles prix, luis pour nous, Al/rore bien née,
éveille-toi la premiel'e!
7. Voici la conducfrice du bienfail, des libémlilés, l'Aurore qui
- 93-
luil est chantée par les V nous ]Jrocumnt la richesse au loin
fameuse. (Protégez-nous .. .).
la. Amfta 1. 113, 15 et IlI. 61, 3 ci-dessus : « immortel)) eL
« assurant' la vie)) . cf. la gradation : communauté avec le soleil
- vie (sans limite', amjtatva) - prolongement ele vie X. 107: 2.
La lumiere est.« vie)) Thieme Dnters. p. 65 vVortk. p. 24. Meme
formule elite d'Agni VI. 9, 4. - Visvájanya, ép. ele diverses
entités ici allitérant avec visviÍnara.
lb. VisviÍnc;/'Cl ailleurs encore ép. ele Savitr (ou el'Indra), alors
que le dérivé vaisva
o
est l'ép. elistinctive « Possessing all
vital strength )) Kuiper Nóropi p. 20. - Savltr 1. 1 ; 123',3 ;
124 1 en liaison avec D. iei comme une sorte de « createur )) d D.,
ce (¡ui le dissoeie d'avee Sürya. - Asret 1. 92, 5 ; 124, 1 ci-dessus,
Ol! U. « érige)) elle-meme son signal ou ses rayons. .
le. Ge. « l'mil (= le soleil) eles dieux est né selon leur elessem )),
mais Ma. « a été engendré par sa (= d'U.) puissance )). Il se
que cleviÍnam porte sur d. l.'hy. SUlV .. v. 3, et sur kratva
(krátu 1. 123, 8 ei-dessus) : toutefOls ce elermer
que ka doit se rapporter a U. Sur comme deslgn.atlOn du
soleil, meme sans régime, Ge. ad 1. 16, 1 VII. 77, 3 el-dessous
J anert Dhasi p. 46 n.
Id. 1. 123, 6 ei-elessus.
2a. Ton de « révélation )), 1. 92, 6 ; 113, 16 -
Prá d'ord. on a práti (1. 48, 2 cl-dessus) dans ce groupe d.hy. -
ép. stable ehemins (chemins
le rite terrestre et le clOl) , comme le rare 10pposltlOn
entre les deux ehemins n'est nulle part exprimée, mais seulement
alludée X. 18, 1.
2b. ámanlhant, ef. arepás 1. 124,6 ei-dessus e.t ámrclhl'a V. 37,
a propos d'U. - est « préparé.)) par les ,Ge. ::
de biens)) Ma. (5d incline pour « dleux )), malgre l amblgUlte du
terme, sur lequel v. entre autres Hertel Feuerlehre .1 p .. 115,
d'ailleurs tres contestable). Quant a le tenue lUl est
ambigu entre « prospérité )) (( force ))) et cf. I: 1
Le sens usuel « mettre en état, équiper )), valable lCl, est
di aire entre et et analysable de part et d autre,
est plus pros ele IX. 39, 2. .
2c. J(etü 1. 92, 1. U. elle-meme est un ketü III. 61, 3 cl-dessus,
eomm,e son ka iei n'est autre qu'elle-meme. - Pllrástat 1. 123, 10
ei-dessus. ,
2d. PI'átíci 1. 92, 9 : motif en práti 1. 48, ei-elessus. --:
« halJitations humaines )) Old. ou « porches celestes )) (d. ata 1. 11o,
14 ei-dessus).Étymologie WackernagelKZ. 67 p. 177 = K1. Schr.
p. 393. Aussi Ved. Inelex et Ge. comparant Mman VII. 88, 2.
- 94-
3a. D'apres les passages analogues, l'idée directrice est que les
D. passées, prémonitrices de l'D. actuelle, étaient sans nombre.
Balwlá, d'ord. « massif», incline ici vers la notion de pluralité.
3b. Pl'actnam « vorher JJ Ge. Lu., « dirigés vers l'est JJ Ma. Gr.
Ce second sens est habituel et pourrait etre maintenu ici, bien que
plus difficile a construire. - údita s iíl'yasya, aussi udáyana I. 48,7
ci-dessus, variant avec s ztl'ya údite.
3c. Y áta(l pál'i « a partir desquels JJ, c'est-a-elire « a la suite
elesquels JJ = « c'est comme suite a une longue série de jours que ... JJ.
- Jal'á iva, la résolution nominative elu padap. a l'inconvéhient
(non dirimant il est vrai dans l'usage rgvéel.) ele comparer D.
féminine a une entité masculine. On éviterait ceci en résolvant
jal'é iva avec Olel. aelmis Ge. « comme (une femme) vers son amant JJ.
J al'á est typique ele ce groupe el'hy. 1. 92, 11 ci-dessus et a propos
el'D. encore 1. 69, 1 et 9 ; 152, 4 VI. 55, 4 et 5 VII. 9, 1 et 10, 1
X. 11,6 (? Ge.), dit el'orel. d'Agni.
3d. Lu. et Gr. entendent « comme si tu ne devais pas revenir JJ ;
Ge. « non pas comme une qui s'en va ele nouveau JJ renvoie a
X. 111, 7 Ol! il est question en termes voilés el'D. (re)venant et
s'en allant; púnal' est équivoque. La croyance (anxieuse) eles
poetes est dans le retour eles aurores. Ma. donne, sans négation,
« comme une qui revient JJ ! - Str. citée PB. XXV. 8, 4.
4a. Le sujet d'ab est les Peres cité s c, qui sont saelhamdel, d. X.
14, 10 pitfn ... yaména yé saelhamdelam máelanti. Comme elit Ge.,
c'est ici une extension elu role que jouent les Peres et notamment
les Angiras dans le mythe de Vala, qui va etre elécrit au v. 5.
4c. Comme Atri a découvert le soleil caché V. 40, 6 ou Indra la
lumiere III. 34, 4 et passim, ou enfin comme Brhaspati a découvert
D. X. 68, 9. - ánv, sandhi selon Old. GN. 1915 p. 529.
4d. Satyá: cette notion accompagne volontiers celle ele la
création. Cf. ci-dessus 7a et, sur le terme meme, outre Venkata-
subbiah y cité, Old. GN. 1915 p. 168 Hauschilel Fest. Weller p. 255
Lüders VaruIfa 1 p. 15. Ils sont satyámantraJ:¿ (satyó mántra(l 1.
152, 2) comme D. elle-meme est satyd hy. préc. v. 7. - Cf. j!Jótir
ájanayan VIII. 89, 1 et analogues.
5a. Concorde des Peres pour l'ceuvre commune que signale le
terme Ül'vá Olel. ZDMG. 55 p. 316 Berg. Rhétor. p. 6 et 18 MSL. 4
p. 112 Janert Dhasi p. 10 Neisser S.u., aussi Lüders op. c. p. 8,
terme souvent précisé en gávya, gómant ou analogue. « Meeting
place JJ Ma. est faible. Cf. aussi Ge. IV. 12, 5.
5b. Antithese sálF-jíia-¡yat-, yat- étant précisé par mithás, ce
qui équivaut a neí methete 1. 113, 3 ci-dessus ; yat- a lui seul marque
simplement un arrangement, un alignement; cf. ci-apres aussi
-- 95-
79, 2. Noter que ces Peres sont ici une image des D. memes (motif
elu « samaneí JJ et paela c) ; samaná peut se référer a l'intéret « com-
mun JJ qu'ont Peres et dieux a libérer D., cf. IV. 12, 5 Ge.
5c. Analogue a 1. 92, 12 ci-dessus, formule d' ailleurs fréquente.
5d. Les Peres sont eímanlhant comme le sont les chemins éclairés
par D., ci-dessus 2b, comme D. est ámrdhl'a (cité ad loc.). -
V ásu, allusion probable a la coopération des dieux (ci-dessus 5b).
6a. Pl'áti 1. 48, 2 ci-dessus. - V ási?!ha: les membres de cette
famille mentionnent leur nom dans l'hy., comme ci-dessus KaIfva,
Gotama, Bharadvaja.
6b. L'éloge le plus pertinent qu'on puisse leur faire est de les
dire u?arbúdh, mot qui par ailleurs est ép. d'Agni ou autres dieux.-
Subhage 1. 92, 8 ci-dessus.
6c. Gávarn. netrt analogue a 1. 92, 7 ; 113, 4 ci-dessus et d. netl'y
áhnam 77, 2 ci-apres. Ces vaches sont les rayons de l'aurore, les
honoraires, etc. SOn/M (1. 48, 2 ci-dessus) qui accompagne netrt 1.
92, 7 suit ici également (v. 7a). Cf. la cérémonie du G a v a m a y a ~ a ~
Vocabulaire du Rituel Véd. S.U. - Vdjapatní, variante de va¡ini
et vajinívatí, passim. .
6d. 8ujate 1. 123,3 ci-dessus. - Jal'asva I. 123,5. Le formulmre
général invite a maintenir « s'éveiller JJ. Pada repris partiellement
Bl. p. 126.
7ab. Netl't ci-dessus 6c ; I'ddhas et sOn/M glosent gó.
7c. Dírghasrút, ép. indifférente de personnes et el'objets. Le
contexte fréquent en .5rávas (I. 48, 3; 92, 8 ci-dessus) invite a
entendre « consistant en le fait d'etre renommés JJ.
VII. 77. Piece banale, faite de formules connues.
1. Elle a resplendi vas (nous) comme une jeune temme, incitant
a marcha tout ce qui est vivant. Agni est a allwner par les hommes.
Elle a tait la lwniere, l'etoulant les tézúbres. .
2. Faisant tace a tout, elle s' est dl'essée, en (tMzte) son extenslOn.
POl'tant un vetement nztilant, elle a brillé el' un clail' (éclat). De
couleul' el' 01', el' appal'ence belle a voir, mere des vaches, conductl'ice
des jOUI'S, elle a resplendi.
3. Bienheul'euse, portanl le regard des dieux, conduisant le cheval
blanc, beau a voil', l'Aul'ol'e est appal'ue, teinte eles rayons (du soleil!.
Avec ses bientaits éclatants, elle s'est l'épandue a travas tout (l'unl-
vel'S ).,
4. Ayant tes taveurs tout jJres, ClLl loin (chasse en) bl'ill (ant)
l'ennemi! Fais-:lwuS un vaste páturage, une (vaste) sécul'ité! Ecal'te
l'hostilité, apporte les biens, suscite le bienfait pour qui te chante,
o génél'euse!
444 Q A ¿tE • 4QQ4 al i4Z u
- 96-
5. Rayonne pOW' nous avec tes plus beaux myolls, Aur01'e divine,
en prolongeant nofre durée de vie! El, nOllS confél'ant la jouissance,
o toi qui as tOldes choses désirables, ainsi que le bienfail consistant
en vaches, cheveHlx, chars!
6. Fille du ciel, toi que les invigol'enl par leurs poemes,
Aurore bien née, confere-nolls donc la richesse immense, haufe!
(P7'otégez-nous ... ).
la. Motif en I'UC- VI. 64, 1 ci-dessus ; ici meme 2b. - Yuvat{r
(deux mots typiques de ce groupe), redondance; les deux
mots sont en des pada distincts V. 80, 6 ci-dessus.
lb. Idée analogue a 1. 92, 9; 113, 8 IV. 51, 5 ci-dessus. -
Cardyai (références Old.), variante de caráse 1. 92, 9 (cáritave 1.
113,5) caráthéiya IV. 51,5 en memes formules.
le. Sam{dhe, indifférence de l'infinitif El la distinction actif/
passif : ici, comme le plus souvent, passif. Expression analogue
1. 113,9. Bhü avec l'inf. Dat. est assez rare : VI. 18,8 VII. 19,7
et (avec md) IV. 23, 2. Old. hésite entre « A. est apparu pour que
les hommes l'allument)) (Delbrück Ai. Sy. p. 422) et « l'A. des
hommes est apparu)) (moins bon).
Id. kr- banal en ces hy., 1. 48, 8 ci-dessus.
2a. Pratlci comme 1. 92, 9 vn. 76, 2 ci-dessus. - Sapráthas IV
51, 8 ci-dessus, outre l'ép. fréquente prthú.
2b. Rúsant 1. 92, 2; 113, 2 ci-dessus. Ep. de vdsas (motif du
« vetement ))) aussi IX. 69, 5 et plus complexe X. 88, 19 ...
prátlkw?l vásale « les flammes se vetent de l'image d'U. )).
- Sukrá cf. sukráviisas 1. 113, 7 ci-dessus. - Svil- 1. 92, 12;
113, 15.
2c. nI. 61, 2 ci-dessus. - Sud¡'.5í1wo: analogue
1. 123, 11 ci-dessus et cf. darsatd passim.
2d. Gáviim miitd IV. 52, 2 ci-dessus, expression reprise TS. IV. 3,
11p et parall. - Neil'y áhnéim, ci-dessus 76, 6 et 7 OÚ gáviil?1 netr'Í
résume nos deux formules. Vaches-aurores et jours s'appellenL
l'un l'autro.
3a. 76, 1 ci-dessus. - Subhágéi 1. 92, 8 ci-dessus.
3b. Le cheval blanc est a la fois distinct du soleil et ielentigue
a lui. Enchainement avoc 2 par sudfSíka.
3c. Vyakléi est a rapprocher el'mikle 1. 124, 8 ci-dossus : l'image,
conforme El la représentation anthropomorphique d'U., est eello
de la femme qui se farde et se pare. Un lieu ele repos est dit : V
o
({ par les jours (et) les nuits)) X. 14, 9.
3el. Cill'dmaghii 1. 48, 10, ci-dessus.
4a. Antithese ánti/düré et, moins clirectoment, véimá/amitra
;
-
- 97-
(sur viimá, 1. 48,1). La correcLion ele Gr. vVb. ánti viimd est inutile.
- U clw roprésonto une factitivation spontanée, sans préverbe,
mais il fauL tenir compte elu fait que düré équivaut a ápa : substituts
ele préverbo.
4b. Gávyilli Neisser S.U., Hertel Sonne p. 191 : rappel lointain
elu theme eles « va ches )) (giivo ná gávyCdlr ánu 1. 25, 16), mais le
nom est ele,:,enu « séjour )), comme pdlhas, plus tarel gOCClm,
etc. - Krdhl (normalement long Old. ZDMG. 60 p. 148)
Arn. p. 118 Kurylowicz Apophonie p. 352. - Pada repris IX. 78, 5
El. p. 329, 501.
4c. ef. 1. 48, 8 ei-dessus, ainsi que 1. 113, 12 IV. 52,4 (yiivayád-
.
4d. Codáyci avec meme eonstruction VI. 48, 9 eL ailleurs et
ci-clessus códa rddlwJ:¿ 1. 48, 2 ; retournement de codáy- avec régime
direcL ele la pcrsonno qu'on « aiguillonne )).
5a. 1. 113, 1 ci-dessus. - Bhéinú 1. 92, 1 ci-dessus.
5b. Idée banaJe, exprimée aussi (1. 124, 10 ei-dessus) par
jüráyanil.
5c. 1. 48, 15 ci-dessus. - Visvavéire 1. 113, 19.
5d. Assoeiation gó/ásva 1. 48, 2 et souvent ; avec ráiha eomme
lei V. 57, 7 (et meme substantif l'ddha!t).
6a. Divo duhitar 1. 48, 1.
6b. Sujéite 1. 123,3 ci-dessus. - V commo 76, 7 ei-dessus.
6e. avec brhánt, passim ; eommo ép. d'U. VI. 64, 4
ei-clessus.
VII. 78.
1. Les premias signes lwnineux se sont montrés a l'encontre
(des hommes); les o7'l1ements de l' (A more) se dressenl haut en se
dif(fusant). AUl'ol'e, sur ton haut chal' iOU7'l1é vas nous, plein de
lwniel'e, appol'te-nous des choses agl'éables.
2. Le feu enflammé s' éveille a sa rencontre, a sa l'encontre les
07'atew's chantant par lew's poemes. L'Aurol'e marche, l'efoulant par
1 a lwniere tOldes les léneb7'es, (tous) les dangel's, la déesse.
3. Voici que se sont montl'ées a l' encontl'e (des hommes) les Aurores
brillantes, offl'ant la lwniel'e. Elles ont engendré le soleil, le sacl'ifice,
le feLl. Les lénebres s'en sont allées vas l'occidenl, les déplaisanles.
4 .. La Fille du ciel génél'euse s'est signalée. Tous voienl l'Aurore
brillante .. Elle a monté le chal' qui s'atielle par sa prop7'e loi, celui
que tirent les chevaux bien atielés.
5. N os (patrons) génél'eux, bien disposés, se $ont éveillés a ton
j
- 98-
encontre aujourd' lwi, ainsi que nous-me,nes. J'd ont1'CZ-VOllS feriiles,
Aurores bl'illantes, (protégez-nous .. .)!
la. Práti 1. 48, 2 ci-dessus. - J(eiú 1. 92, 1 ci-dessus : indifférence
entre sg. et plur.
lb. Aiíji 1. 113, 14 et 124, 8 ci-dessus. Kuiper Vak nO 2 p. 78.
accepte « ornement» (( couleur» Ge., « rayonnement» Ma.).
Vi-sri-, motif connu 1. 92, 5 ci-dessus.
1c. Brhánt ép. du rátha V. 80, 2 ci-dessus.
Id. Vamá I. 48, 1. - Lire asmábhya avec Arn. et Olel. -
1. 92, 7d sur la formation.
2a. 51m Wackernagel 3 p. 482 : ici nettement pronominal.-
Jarate « entgegenwacht» Old. 2 p. 11 paralt etre la nuance juste,
comme pour 1. 123, 5 ci-dessus et cf. encore V. 80, 1 VII. 73, 3
ci-elessus. En fait, maUbhill est le régime ele jarate, comme aux
passages cités.
2d. Voisinage ele támas et duritá comme to et V. 80, 5
ci-dessus ; dw'itá lui-meme avoisine I. 48, 8 ci-dessus, ou
drúh VII. 75, 1 et s'oppose a suvitá ci-dessus 75, 2. Expression peu
différenciée du « mal ».
3a. Retour au plur., avec l'attaque etd u tydl} comme 1. 92, 1
ci-elessus. - Práti la. - Purástat 1. 123, 10 ci-elessus. - Jyótir
yam- V. 80, 2 ci-elessus.
3c. Cf. 80, 2el ci-aprés. Formule courante attribuée a divers
agents divins.
3d. Apadna paralt s'opposer a purástat et souligne en meme
temps le motif si fréquent en « ápa ». Contraste avec practnaql
jyótil} X. 110, 7 et ailleurs. Ce terme ici pourrait incliner practnam
ci-dessus 76, 3 vers « oriental ». - 75, 1 ci-dessus : valeur
physique et morale a la fois.
4a. áceti ci-elessus 1. 92, 12 et 113, 4; a propos el'U. également
VII. 67, 2.
4b. Visve pasyanli glose visvájanya 76, 1 ci-elessus.
4c. 5vadháya I. 113, 13; « by itself» Ma. est faible, bien que
SO yuj- donne en raccourci svayúj, sváyukta (mais non svayúj, 1.
92, 2). Noter le rapprochement phonique entre SO et yuj- d'une
part, suyúj de l'autre ; sur suyúj, 1. 113, 14.
5a. Práti 1. 48, 2 ci-dessus avec buclhanta; aussi VII. 9, 4 et
ci-dessous 80, 1, ci-dessus IV. 52, 4; identique a práti ... jaranle
ci-elessus v. 2. Le régime Instr. est attesté éventuellement. -
Adyd Arn.
5d. Tilvilay- « soyez productives» Ge., analogue Ma., hapax. Lu.
- 99-
compare SE. IV. 5, 8, 11. La formule Ulvile V. 62, 7 désigne
une maison situé e sur un terrain proeludif, opp. el bhadré, terrain
naturellement chanceux; elonc tilvila est apparemment « rendu
produdif, enrichi ». « Foisonnez en épanelant votre éelat ! » Henry
chez Calanel-H. La nuance juste est au fonel « multipliez-vous ! »
VII. 79.
1. L'Aurore a illwniné les chemins des hommes, en éveillant leS
cinq établissements lmmains. Avec ses taul'eaux bec/Ux a voir elle a
érigé son rayon. Le soleil a dévoilé les deux mondes par son regard.
2. Les Aurores décorent diversement les nuits cwx confins du cielo
Comme des tribus atlelées (pour la guerre) , elles se metlent en ligne.
Tes vaches font s' enrouler les ténebres. Elles tiennent la lwniere
(haute) comme 5avitr (tient haut) ses bras.
3. L'Aurore est ici, la plus (semblable a) Indm. Généreuse, elle
a engendré les renommées pow' le bien-etre (des hommes). La divine
Fille du ciel, lrl plus (semblable aux) Aligims, répartit les biens
pour celui qui agit corl'ectement.
4. AUfore, donne-nous ([[dant de bienfaits que tu en trayas aux
chantres (jadis) quand tu fus louée (par eux), eux qui l' engendráent
par le nwgissement du taureau. Tu ouvris les porles de la montagne
fermée.
5. A iguíllonnant clíeu apres die u en vue du bienfait, suscitant les
libéralilés a notre égard, fais en sorte, en luisant cm loin, que nos
pensées soient gagnantes! (Protégez-nous ... ).
la. Meme elébut que 75, 1 ci-dessus. - PalhyaJ:¿ comme 75, 1el ;
l'interprétation par Instr. sg. d'Old. et NIa. (padap. -ya) se heurte
a ce paralléle.
lb. Páíica k$itíll eomme 75, 4. - Motif en bodháy- 1. 92, 9
ci-dessus.
1c. 5USa1!ldfs 77, 3 ci-dessus. - VI. 64, 5 ci-elessus. -
BMmí et sl'i- 76, 1 et 77, 5 ci-elessus.
Id. 1. 92, 11. - Ví...éivall est iei plutot de V1'- (avec le
padap.) que de vas-, mais le double sens est admissible. L'image
est appelée par les formules I. 113, 9 et analogues, OÚ U. est figurée
comme ayant le soleil pour regarel.
2a. Passage au pluriel. Vy Mijate (qui rappeIle ai'íj{ au début
ele 78 ci-dessus) « elles colorent ou enduisent de couleurs brillantes » ;
« elles se colorent de leurs fards» Henry chez Caland-H.; « es
schmücken sich mit Schminken)) Thieme Unters. p. 18. On peut
écarter « they sho N off » Kuiper (cité ad 1. 92, 1 et 5), qui méconnalt
l'image de « parures (brillantes)) ou de « fards» eommune dans
- 100-
tout notre groupe d'hy. Reste la question d'a1dú, qui peut évidem-
mene ALre régime interne d'aFíj- eL partane signifier « eoloraeions »
Ma. Lu. eL auteurs précités, ce que semblerait appuyer la formule
bhamím a¡'ijale I. 92, 1. D'autre part, il est dit que les ténebres
son e pépisat et vyaJda X. 127, 7, que l'U. s'est rendue diseernable
a travers les aldú des ténebres memes. Le double sens est possible
iei, mais « nuit» nous parait la signifieation primaire. - Dívó
I. 92, 11 ci-dessus.
2b. Image guerriere comme I. 92, lc VI. 64, 3cd ci-dessus :
toutefois yuj- est ineertain (VI. 25, 3 n'est qu'un parallele lointain)
et la décision ne peut venir que du terme diffieile yat-. Cette rac.
semble en effet avoir ici, comme en d'autres passages, le sens de
« se mettre en ligne » (en vue du combat ; en fait, pour reproduire
jour apres jour le phénomene auroral). Ge. « rivalisent entre elles »,
Ma. « marchent en avant» (faible), Henry chez Caland-H.
({ marchent de concert ». S'il est permis de suppléer s iÍryasya
msm{bhilJ d'apres I. 123, 12 ci-dessus, on gagne une image plus
précise.
2c. Rouler les ténebres, image familiere I. 115, 4 et 5 n. 17, 4 ;
38, 4 VII. 63, 1 X. 172, 4 (en ce dernier passage, a propos d'U.
également) : antithese avec vi-val'táy- 80, 1 ci-dessous. Images
analogues V. 48, 3 SCl1?lVal'láyanlo v{ ca val'layann áha. est
a la fois vaches et rayons, comme si souvent.
2d. Jyótir yam- V. 80, 2 ci-dessus : le sens exact du verbe
ressort de la comparaison. - Róle de Savitr ci-dessus I. 113, 1 ;
123, 3; 124, 1, ici simplement pour amener l'image des ({ bras »
dressés comme I. 95, 7 et passim.
3a. indmtamc7, suite de l'ambiance guerriere du v. préc., encore
que, ici, ce soit l' Indra bénéfique qui intéresse le poete. Formation
eomme áligirastamc7 75, 1 ci-dessus et v. 3 ci-apres.
3b. Stwitá V. 80, 3 ci-dessus ; inverse de duritá 78, 2 ci-dessus. -
51'ávas I. 48, 3 ; 92, 8 ci-dessus.
3d. ángirastamci 75, 1 ci-dessus : eette invocation précede
l'allusion au mythe de Vala, qui figure ici au V. suiv.
4a. On demande autant ele biens qu'en ont eu les hommes du
passé : référence usudle pour les prieres et souhaits. -- Asmábhya
Arn. et Olel.
4b. Rad- V. 80, 3 : de « traeer» (Old. Vedaforsch. p. 55 n:) les
chemins pour la richesse, on est passé a « tracer » la richesse ou la
faveur, d. radcivasu (Voc.).
4c. J aj est bien « te firene naitre» Old. approuvé Ge.,
d. 76, 4d ci-dessus. - Arn. p. 139 (on attend la
breve) : theme de Vala, le taureau est Brhaspati Ge. ee ráva est
a $ sactiJA J 11 a
- 101-
l'image elu chane ou de la formule magique (( Sésame, ouvre-toi ! »)
er'ansposée en mugissemcnt.
4d. Suiee du myehe : drllzá évoquc la foÍ"Leresse des vaches
VI. 62, 11 ; 43, 3 et ci-dcssus 75, 4. De meme dúralJ (avec V{-Vn70ti
ou d. Ge. ad VI. 35, 5, a tel poine que l'expression dLÍI'O vi
suffit parfois a évoquer le contexte elliptique. N aturellemene
l'image est aussi figurée, d. rayó dúralJ passim. - Arn. p. 74 et
Old. ávec hiaeus.
5a. Codáy- avec la construction inverse de celle de 77, 4 ci-elessns.
5b. Sünflcl et Tráy- I. 48, 2 ci-dessus.
5c. Crée-nous des inspirations poétiques (aptes) a gagner,
sanáye semi-inf., comme I. 124, 7 ci-dessus, d. medhásc7ii; d'oú
dhiyal?1Clhii, avec valeur plus générale.
VII. 80. Neujahrslied pour Hill. 1 p. 31, justemenL mis en douce
Old.
1. Avec leurs louanges, leurs chants, les les oraleurs, se
sont 'éveillés les premiers a l'encontl'e de l'Aurore: elle qui déroule
les deux espaces contigus, en meitant a découvert toutes les créalures.
2. La voici qui, assurant une durée de vie nouvelle, l'Aurore, s'esl
éveillée en cachant les ténebres par la lwniere. La jeune femme va en lete,
SClns fausse honle. Elle a rendu distinctifs le soleil, le sClcrifice, le leu.
3. Pu.issent les Am'ores bienheureuses luire toujom's pour nous,
elles qui ont chevaux, vaches el hommes u files , trayant pom' nous de
toutes parts le (lait qui donne le) beul'l'e fondu, elles gonflées de tait I
(Pl'otégez-nous ... ) .
la. Práti (I. 48, 2 ci-dessus) ... ábudhran, d. ci-dessus 78, 5 et
IV. 52, 4 « en faee de l' Aurore ils se sont éveillés» Henry chez
Caland-H. parait elonner la nuanee juste, qui n'exclue pas « ils ont
éveillé U. par ... ». - Mention des V eomme en fin de 76
et 77, qui pourrait indiquer que 80 est une fin ele 79. - Pralhamii
Clbudhl'Cln est la contre-partie de prathamii jarasva (U.) I. 123, 5
ci-dessus.
le. U. créatrice, « Raum erzeugend)) Lu. Commentar, qui
« eléroule» (d. sáf!1-val'lay- ci-dessus 79, 2) les mondes. - Rájasí
Old. ZDMG. 55 p. 297, d'ord. « ciel et terre)), mais « la fa ce (claire
ee la face) sombre » du soleil VI. 9, 1, est mis ici pour « le J our et
la Nuib (Ge., = proprement (duel elliptique) les deux
espac({s dont l'un est sombre. Sámanta s'applique aussi a Ciel et
Terre I. 185, 5. Hill. (Lieeler) comprend « séparant l'un de l'autre )),
ce (lui renel compte de val'láy- ; Sieg N achtweg p. 10 et 11 « die
da die beiden N achbarinnen die beiden Raume wechseln lasst ».
F
- 102-
Id. ¡VIot.if en r. 123, 6 ci-dessus. - Bluívanc7ni UiSUcl 1.
113.' 4-6 cl-dessus, variante insignifiante ele bhúuanam u{suam 76
1 cl-elessus. . ,
syá (siy'á Arn.) ci-dessus VI. 65, 1 VII. 75, 4. _
ayu!l, varIante du mleux attesté pratirántl. .. áyu!l (ci-dessus
,2b. ténebres ci-dessus 76, 4 et analogue IV. 51, 9 ;
tamas tamasa X. 129, 3 (hy. cosmogonique) est un développement
de cette formule.
, 2c .. d. áhraya V. 7.9, 6 ei-dessus, elit des présents
el O .. lel est ceHe de la Jeune filIe qui, dédaignant tout
respeet humam, « marche en tete ».
,.:'d. I. 92, 12 ei-dessus équivaut indireetement a ájanayat,
a/l/anat el-dessus 78, 3 : idée elu ketLÍ et eles uayúna.
ásua/gó/ulrá I. 48, 12 ci-dessus.
0b. Blwdra I. 49, 1 ; 123, 11, ép. typique.
3e. Allusion cIaire en eHe-meme, mais qui semble sortir d'un
eor:texte étranger au theme des O. Effectivement, ce verset repro-
elmt c!ausule ele VII. 41, hy. a Bhaga. Dans cet hy., ce verset
amené par le fait que le verset préc. mentionnait les
O., les mVltant a conduire le dieu Bhaga vers le sacrifiant.
VII. 81. Metre brhatl et satobr1wtl comme I. 48 ci-dessus.
1. La Fille du cíel, en ClI'1'iuant, s'est montrée luisant a l'encontre
Elle le uoile des grandes' ténebre;, afin qu'on
uaze (clalT'). La belle fazt la lwniel'e.
2. Le soleil émet les uaches en meme temps qu'il se leve astre
(Zamboyant. A ton éclairement, AUl'ore, et a celui du soleil,
nous rencontrer notre part (de lww'riture) I
3. Nous nous sommes éueillés a ton encontre o Fille du cíel
ui?acr:, toi qui. apporles n?mbre de clwses 'souhaitées, o
cleuse, (alnsl que) la /OUlssance almable, telle un trésol' pour l' adora-
teur .
. 4: Toi en tais (les clwses) auec I1wnificence,
glande deesse, (qUl UOl1' la lwniáe solaire, nous t'implorons
a cel (eflet) , nous quz auons parl cm trésor. Puissions-nous etre
(pour tOl) comme des fils pour leur mere I
.5. Apporte donc le bienfait éclatanl, qui crée le plus de rel10m cm
lozn I Ce que, o Fille du ciel, tu as de nOlll'1'ilure pour le morlel
donne-le, que /wus en soyons nOlll'l'is! '
6. (Qu' elle apporte) allX patrons le renom immortel, la possession
des bzens I A nous les prix consistanl en uaches I Qu'aigllillonnanl
- 103-
les genereux (donatew's) , l' A urore libémle écarle en luisant les
maléfices I
la. PI'áti au début comme dans 78 et 80 ; me me formule VIII.
101, 13. - U Arn. - Piida repris I. 48, 8 ci-dessus Bl. p. 8I.
le. Vyayali, « das Gewebe auftrennen» Lu. Commentar, mais
d'ord. « voiler ) (la variante du SV. étant unwte). On a indifférem-
ment dé-voiler les ténebres ou (80, 2 ci-dessus) les cacher par la
lumiere. Mais le seul autre ex. d' ápa-uyii- nous entra'lno dans une
direction différente, ánapauyayantaf¡, dit des chevaux a la guerre
« qui ne se elérobent pas (au danger) », ce qui pourrait donner ic!,
compte tenu de 80, 2, « éearter en voilant, en masquant», motif
usuel en « ápa ». - semi-inf. librement rattaché a la
phraso.
lel. Antithese támo comme I. 92,4 ci-dessus et souvent. -
Sünál'l I. 48, 5.
2a. U sriyii (ci-dessus p. 4 n.) : naturellement, par métonymie
mythologique, « rayons ».
2b. Le soleil est un (cf. VII. 86, 1), soit en raison de sa
courso nocturne, soit par oubli de l'étymolog'ie;
textuellement incertain Old. X. 22, 10. - Arciuát ou -mát Wacker-
nagel KZ. 43 p. 284 = Kl. Schr. p. 269.
2c. VI. 62, 1 et passim, toujours dit d'O.
2d. Bhaklá en un sens indifférencié, butin, part de nourriture,
mais bhaj- se dit assez caractéristiquement ele la nourriture, cf. dans
notre groupe d'hy. pilubháj I. 124, 12; blwktám áua!l I. 127, 5
« (les flammes recherchent) la faveur (= la nourrituro) donnée en
partage ».
3a. Práli ... ablwlsmahi comme 78, 5 ; 80, 1 ci-dessus. - Duhitar
diuah I. 48, 1 ci-dessus.
Jlrá ibid. 3.
3c. Val1al1vati, mot difficile. Étant donné que le « bois» (ván)
ne j oue aucun role dans ces hy., que les dérivés de ual1- « agréer ;
gagner» y abondent au contraire (uamá 78, 1 ci-dessus), il faut
écarter « qui va en char» BSL. 37 p. 19 n. et analogues et admettre
« gracieuse», cf. uál1al1uatl m_atff¡ VIII. 6, 34 « poeme cherchant a
plaire ou : a gagner ... » ; autres nuances Lu. Commentar. Val1al1
serait une variante de * vanar, qui a abouti El uánas comme áhar
a áhas. Old. soupgonne un verbe personnel dont ual1anvati sorait
lo p:hticipe présent au Voc. (le Loe. « a qui le désire » Honry chez
Caland-H. est ineléfendable). Le groupe do formos attestées se
laisse mal unifier sémantiquement.
3d. Rálna 75, 6 et 8 ci-dessus. - Máyas implique l'idée d'une
- 104,-
jouissance (consistant par ex. en nourriture ou breuvage plaisant),
plus généralement d'un heureux et aimable réconfort. L'idée sous-'
jacente de « joie )) peut etre poussée au pnimier plan s'il est permis
de traduire la rac. mi-, dans vf mayanle X. 40, 10 (opp. a nulanli
« pleurer ))) par « etre joyeux)) : noter qu'en ce passage, le subst.
máyas est proche. Plus lointainement, on rattacherait mitl'á
« amitié )), d'oú « ami)) : máyo dhéi- III. 1,3 VIII. 39, 4 est séman-
tiquement voisin de mill'á/?l dhéi- X. 108, 3, comme máyal} kr- de
mill'á/?1 kr-.
4a. J}ICl1?lhánéi est, comme d'ord., adverbial « magnanimement,
avec munificence )) VI. 64, 6 ci-dessus.
4b. Ge. « qui nous permets de voir (= d'avoir la vue) et de
regarder le soleil )) ; plutót « qui nous donnes la vue au loin (cf. I.
113, 5d ci-dessus), en sorte que nous voyions le soleil )) : le premier
inf. dépendant de kr- (75, 8c ci-dessus), le second libre (ci-dessus
I. 123, 11 ; 124, 6).
4c. Ralnabhtij Gén. ? Ceci amenerait une construction inhabi-
tuellepour [mahe; ou plutót Nomin. pI. (Old.), « nous qui recevons
un trésor de toi ... )), comme pilubháj I. 124, 12 ci-dessus (Obhtij
est naturellement ambivalent entre sens actif et sens moyen).
Cette valeur de I'Cllnabhdj est légerement confirmée par le v. 2d.
Motif du l'álna repris du v. 3.
4d. Ímahe, rac. yéi- distincte de yéi- « aller)) : formes possibles et
connexions extérieures Schmid IF. 62 p. 219.
5a. Cill'á I. 48, 10 et 11 ci-dessus.
5b. Dll'ghasníllama 76, 7 ci-dessus.
5c. Divo duhilal' I. 48, 1. - obhójana fait jeu verbal avec bhuná-
jéimahai,' « donne la jouissance (sous forme de nourriture, suivant
la tonalité dominante de cet hy., Ge.) propre aux mortels )), la
seule dont ceux-ci puissent jouir. J anert Dhéisi p. 28 voit ici le don
de lumiere.
5d. Réisvéi Arn. - Sur l'accent dans blmnáj-, Old. ZDMG. 60
p. 731. Sur la valeur de cette pseudo-parataxe, Gonda Moods p. 87.
6a. Motif du sl'ávas I. 48, 3 ; 92, 8 ci-dessus. - Vasutvaná I.
113, 7; 123, 4 ci-dessus. L'ép. am¡'ta rappelle ma1'lao 5. - Pada
repris VIII. 13, 12 BI. p. 330.
6b. Asmábhya Arn. et Olel.
6c. Codayitl'i 79,5 eL I. 48, 2. - NIaghóna!l, Acc. pI. pour Old. ;
Gén. sg. Ma. : celui-ci moins vraisemblable en soi, mais corroboré par
I. 3, 1 et par l'accentuation elu nom en -tri-o - Sün¡'tavall I. 48,2.
6el. Sridh I. 48, 8, mais ici avec une valeur apparemment plus
générale, cette valeur inelistincLe qu'onL les termes délavorables
dans le RV. - Pada repris ael loc. BI. p. 81.
2. FAITS DE LANGUE PROPRES
AU PAIPPALADA-ATHARVAVEDA
Le temps n'est pas venu, s'il doit jamais venir, d'une étude
exhaustive ele la version p(ai)pp(alaela). Trop de traits demeurent,
demeureront toujours incertains, tant dans l'interprétation que
elans la teneur meme. Le départ est déja tres elifficile a faire entre
ce qui est simple corruption (auditive ou graphique) d'un original
commun a ppp. et a la vulgate etce qui est teneur authentique.
Le commentaire, précieux bien que trop succinct, de L. C. Barret,
qui s'est étendu sur de longues années en marge de son édition
(la publication du 1 remonte a 1905, celle des k. XIX-XX
est de 1940), atteste achaque pas ceUe inelécision. L'édition de
Raghu Vira (que nous n' avons pu consulter qu' en partie) concorde
avec le texte reconstruit par BarreV.
II n'est pas surprenant si dans ces conditions l'apport linguistique
du ppp. a été purement et simplement passé sous silence dans les
manuels et dans les monographies consacrées aux problemes
véeliques. g'a été, c'est encore, un véritable no man's tane! de la
philologie indienne. Seul Oertel avait tenu compte de certaines
variantes relatives a l' ordre des mots - donc un détail relative-
ment minime - dans son étude de Sl:i. Bay. Akad. 1940 nO 7.
Ne s'agit-il pourtant pas d'une Salphita védique, d'un texte de
haute antiquité, de haute dignité, méritant théoriquement la meme
attention que l' Atharvasar)1hita des Saunaka, laquelle a bénéficié
depuis cent ans d'un immense travail érudit ?
En fait, il semble bien que, meme si nous comprenions la totalité
du ppp. et en possédions un texte assuré, l'apport de cette version
- la vulgate une fois connue ne serait pas considérable, ni elu
point de vue du fond, ni du point de vue de la forme. Les portions
communes avec S(aunaka) présentent des variantes qui, en général,
attestent l'indifférence védique en matiere de fixité textuelle
plutót 'que le souci de poser des formes neuves et significatives.
(1) DéuuLs ll'une en(juete lillg'uisLiljue sur le ppp. (que JlOUS ll'U\,OIlS pu consulte)')
par Subhadra Jhó. dans le J. Bihar Soco 1953 et suÍ\¡.
- 106-
Elles sont sur le meme plan (avec maintes détériorations maLé-
rielles en plus) que l'ensemble des variantes védiques. Les tendances
linguisLiques qu'elles dégagent ont peu de stabilité, sauf l'une
d'elles, qui a été décelée il ya longtemps et qui est, comme on sait,
l'approximation aux legons du R(g)V(eda).
Les portions indépendantes - hymnes, fragments d'hymnes,
strophes isolées - sont nombreuses. Mais elles ajoutent relative-
mont peu a notre connaissance généralo des idées atharvaniques.
Ce sont souvent de simples duplications de themes qui nous sont
familiers par S. En parLiculier, aux vastos poemes spéculatifs de
la vulgate, le ppp. n'ajoute que tres peu d'éléments originaux.
Nous nous bornerons ici a mentionner des faits ele langue, sans
chercher a etre complets, sans nous dissimuler non plus l'incertituele
qui pese sur bien des formes qui vont etre citées.
Du point ele vuephonétique, l'adoucissement de la guLturale est
attesté elans = (( peuple ») V. 6, 7 XVII. 1, 5 ; 4, 11,
alors que est maintenu ailleurs et me me en fa ce ele
elonné par les mss ele S. II. 13, 3 XIX. 24, 5, cf. Whitney-Lanman
ad 11. 13 et Ved. Val'. 2 p. 28. De la meme maniere on a
11. 4, 3 = les mss ele S. présentant également l'initiale
sonore. D'une fagon générale la traelition manuscrite de S., masquée
par la normalisation des éeliteurs, renferme nombro de singularités
qui sont tres voisines elu ppp. Dans lagarL XX. 25, 10 (ms. -I'i) ;
26, 2 (ms. tagaya), l'authenticité ele l'occlusive sourele intérieure
est garantie par TS. KS. taltart, encore qu'il n'y ait pas el'éLymologie
sure (Mayrhofer). Des variations de ce genre sont bien connues a
travers l'ensemble des mantra véeliques, Veel. Val'. 2 p. 26-31 ;
sur l'échange g/lf, cf. Oertel Zur Kap. p. 30, sur l'échange c/j,
meme auteur ZII. 8 p. 291; cf. encore vivyajmi (vivijmi) cité
ci-apres.
Le flottement entre les résolutions y/iy et v/uv (Ved. Val'. 2
p. 344) se reflete, a la jointure eles composés (type ll'iyávi elu YV.,
cité op. C. p. 347 et Oertel Zur Kap. p. 38 et meme tl'iyrca de KS.,
refonte étymologisante ele trcá) , el'une part dans II. 59, 5
(S. tl'yO) , el' autre part, a l'inverse, elans Ccll'VclC et ciil'vadal1a (type
cité Oertel op. C. p. 45), attesLés XX. 28,10 a coté de CclI'USCl/?llfclSin;
CCll'U figure aussi au verset précéelent ; ces composés sont inconnus
ele S.
Dans gulgulu, le ppp. maintient (comme la TS. et quelques autres
Lextes archaYsants) lo groupo consonantique, a savoir II. 20, 2
(ms. gulgu) ; 21, 6 XIII. 4, 3, groupe qu'assimile S., ainsi que la
majorité eles Lextes ultériellrs, en güggulu Veel. Val'. 2 p. 210;
d'ailleurs les mss rétablissenL partiellement -lg- eL inversemenL le
ppp. a guggülwn VIII. 10, 3. La forme clwl'iidiní XVII. 14, 10
- 107-
(ép. dé:none, «.mangeuse ele déchets» ?) n'est pas nécessai-
remenL, 111 me me vrmsemblablement, une refonte d'un * ksurc7diní .
en _ revanche, Chclhi et XVI. 64, 5 correspondent' a psah{
psata!¿ figurant l'hy. paralleIe de SI. Cf. encore lllfsantu III:
20, 4 VII. 6, 6 = S. llchántu (tradítion ms. flottante) , Val'. 2
p. 96 vVackernagel-Debrunner 12 p. 158 ligne 20.
, Ce sont les f0.rmations verbales qui, de beaucoup, présentent les
developpements et les singularités les plus accusées. Ainsi el'abord
?u coté ele la . « secondaire ». Si le désidératÚ est
mnovant - IV. 20, 7 est nouveau, mais banal (appa-
ele « ; lipselmi V. 34, 2 (ms. lipsami) étant
par elont la variante ppp. est abhilip-
,xyI. 3 (ms: aVlO) 2. --:' en revanche l'aoriste redoublé,
que deja S. developpmt conslderablement (cf. les formes citées
chez Gr. p. 375), présente maintes formes no u-
11, (cf. títapasi S., atítape RV.),
1 XX. 12, 4 I'll'adhat), al'iT'CLmam XX. 33, 4 et arLT'CLmah
XIX. 17 (R':. abhi ... VIII. 18, 2 (vo- ms.),
sam ... aVWClnam XIX. 19, 6 et sam avivanan ibid. 7 (a coL' d
) bl
'" ¡ e e
,a II w!¿ XVI- 46, 1 sqq. (ms. ja-)' ajigrabhat MS.,
?), Civeljijvalan XX. 56, 2 (jajvalcln
ms:l: 2, 1 : sans doute de iz'-
« ':.leIlhr» ; ms. -n,al), .enfi;l ,aCilfl'taJ;. XIII. 13, 1 et 2 (aussi TB. en
formule, te hCl/?1 lfrtáql havíJ;.!yó me ghol'ám ácílfrta0) ,
fausse sentIe comme venant ele lfl'- « faire», Sayo = alfelrsíh,
sans doute avec intervention krtyel « magie mauvai;e ;),
d ou la pseudo-base verbale kl't-. Cf. S. aitat XVIII. 3 40 = 't
D
' 1" . , al .
, mteIlSlf est en progrés : abhi mal'íml'sat XIX. 35, 10
(a cote de hastena; ms. totlldyete II. 87, 4 (a coté de toclena
ms. n'esL ras attesté avant les Sü.), selsahíti XIII. 14;
12 (ms. sahitr), el lfanzkl'adam 1. 55, 1 (cf. RV. lfánilfl'anli lfáni-
sesicam (?) XX. 59, 1 (ms. sesic'l!l et -am).
38, 13 aso111uham) est douteux (S. amümuhal, que ppp.
presente ,aussl mlleurs, XX. 52, 1-4) ; elouteux également anenasa111
1. ,16, 4, S. la forme a.isée Clnmasam au passage correspondant
(cf:. RV: et ayoyuJan (ms. -am) XII. 6, 2. L'impératif
Jan¡abhl XX. 38, 2 représenterait d'apres Barret un traitement
(1) C1/({- attesté (lll'apres préverbes (comme tous ces verbes en -a- a présent
en POS?S en -0- le elhatup.) et le tlleme ele présent est chya-.
S., 20n:e le., lipsetha(¡ (Whitney, inelex) n'est pas supporté par les m8S.-
/ l 1l1¡;yata) V. 9, 8 ne saurait guere représenter un authentique elé 'el
reponelant a S. a!Ji nahyala. On utilisera plutot la rac. RV. S. elont le sens
est {( percer ", el2
t
,elans le ritue1 eles vianeles « mises)) a la broche BauelhSS. n. 9
BauelhGS. 1. 1 ApSS. VII. 22. 9 IX. 19, 4.
8
-108 -
phonétique de la séquence jabh-(b )hi, qui serait sans parallele,
si ce n'est, d'assez loin, bal'brhi RV. en admettant qu'on parte ele
bal'-brh-hi (Wackernagel AL Gr. 1 p. 251 ; Pisani part de la rac.
bh['- Annali...Univ. Milano 1 [(1948) p. 313)1. on trouve
V. 22, 6 (ba- ms.), comme ép. de d'une rac.
verbale faiblement attestée, mais elont la présence est confirmé e
par bhl'lyamal,7a IV. 14,7 (lire aussi bebhdo?)2. Un dérivé nomüial
surprenant serait vijal'bhm'a XX. 45, 1 (ms. vijabham), auquel
toutefois on peut comparer RV. jal'bhál'i.
Le passif du causatif apparaIt pour la premiere fois dans les
formes personnelles, avec abhi sl'apyetam (ms. sl'amyetam, mais la
formule est tayaudanam abhi so) XVI. 71, 1.
Les présents en -c7y- sont représentés par V. 21, 7
- toutefois l'affixe du futur nous oblige a considérer la forme
commeun dénominatif, ou plutot comme un hybride substitué a
d'un type non absolument inconnu dans le RV. ou
l'AV., Macdonell Veel. Gr. p. 397. Aussi par vi XX.
26,5 (et vi 6), simple l:efonte, d'apres qui
est le mot avoisinant, ele RV. et S. Enfin par pl'a-
vicchc7yat VI. 3, 1 (selon Barret, « prest forth, brot out ))), el'un
theme verbal attesté elans la prose véelique ainsi que chez Pal).ini :
c'est l'un eles points OU le ppp. anticipe l'usage postérieur
3
• .
D'autres dénominatifs sont bhamet III. 10, 6 (ms. bhamelül') ou
plutot bhameta (ma te manyu!z ... bhameta), el'une base qui n'est
connue que par les elhatuvrtti, mais cf. RV. bháma « colere ))
(précisément a coté ele manyú X. 83, 4), II. 10, 2 (forme
qui, si elle est exa,cte, serait un cas ele subjonctif a double indice,
comme on a dans S. áyas, d'ailleurs ineertain, c7satai du ppp. meme
1. 15, 1 et autres, rattachable a RV. ou faut-il restituer
comme on a dans le ,RV. ? La restitution est tres incer-
taine, malgré le paralIele de S. II. 9, 5), asll'ayita, comme ép.
XIX. 18, 3, a coté de visrjyamana (ms. astl'ayata) , la forme
personnelle astl'ayate n' étant attestée que dans la littérature cl.
tarclive
4

(1) JWljablza (ms. jWlljabha; jajabha corro Barret) I. 45, 3 semble ¡jtro un parfait
de ce meme intensif, done du type EV. nonava.
(2) Sur cette racine et la base verbale qui on dérive, cí. Hoffmann ]7esL.
SehulJring' p. 19 (fausse racine
(3) Références sur cette rac. vi(c)ch- dans ma Gr. scto p. 398 bas; ajoute!' Oorta!
ZII. 8 p. 295; variante de vits- (hypersktisme ?) BaudhSS. VI. 12 XXI. 11.
(4) Autros finales en -ü/(i J, relativement fréquentes, comme (ms.
XIX. 36, 8, (ms . . sralhiisa) XIX. la, a, mlll (ms. IX. 25, 2,
nc7Sayüli XI. 2, 6, yalüle (ms. ya/lIelle) IV. 40, 5, ¡¡pücaran XIII. 10, 2 (abhy) aSl1tlvcllai
(ms. I. 70, 1; 109, 3, spadayültl (ms. -üblm) V. 28, 1. Donc en partie avee
-109 -
Les innovations frappent inégalement la plupad eles catégories
verbales. Les parfaits a vocalisme radical -e-, déj a légeremeuL
accrus dans S. par rapport a RV., comptent au moins une forme
nouvelle, pedima IX. 22, 11 (ms. upedima qu'on pourrait rétablir
en upa pedima ou ulpedima) ; il Y a aussi le difficile 'ÚI'
ibiel. 15 et V. 36, 6 (en ce dernier passage, non loin ele
eL l'ebhi§e,. SB. a « épuisé )) et les grammairiens
connaissenL emana) : si vient de am- (le contexte est ineliscer-
nable, de part et el'autre le régime est et asvam), la forme
n'a en tout cas qu'un support illusoire dans RV.
Les aOl'istes sigmatiques, surtout ceux du type « set)), se pro-
pagent avec (ms. samiddhi
O
) XX. 56, 8, cf. idhi-
Sü. Roots; XVIII. 32, 5 (forme plus correcte
apparemment que le de S.), V/'ClScl!Z (ms. vrsci, non lo in
de Sal?1VpJca) V. 3, 6 (forme connue des grammairiens cl.),
abhy akmndlt XVI. 21, 5 (= S. au passage correspon-
dant; RV. akmn), ]Jm (stomClm) ... (ms. astva
O
) II. 87, 4
(RV. d la flexion en est post-mantrique),
vidhl!z X. 10,2 et XVI. 152, 10 (meme formule, diva enaql/'Clsmibhis
saha tamasü v idhl!z), ele vyadh-, forme malaisée a aelmettre :
faut-il lire plutot viddhi, Iformation elle-meme insolite \? (Ma)
XVI. 36, 6, si ce n'est pas une variante mécanique pour
S. présenterait un intéret particulier : ce serait le plus
ancien exemple, le seul attesté en véel., d'une forme verbale en
ghani-, du type COl1nu par Patafljali aghüni, et attesté
en haut class. (ma Gr. p. 466)2.
L'aoriste en -s- est citable dans ni/' XIX. 46, 6 (a coté de
vibhakti, vibhaga, bhiigin,. RV. bhak; est post-mantrique),
p/'Cl (ms. VIII. 16, 11 (S. áhait), chaitsi XX. 48,,5
(mais le ms. a chitsi, que l'éeliteur aurait dú conserver, cf. S.
chitihal,z) , ava svapslt (apres mc7) IX. 25, 16 XX. 61, 8 (meme for-
mule; formation postérieure aux Br.), abhaitsam (mais le ms. a
abhitsam) IX. 6, 6 (cf. bhitihc7!z dans un mantra yajurvéd.),
III. 40,5 XIX. 48, 10 (a coté ele tyajana) , pmti ... atLllsi
1. 87, 3 et 4 (pas d'aoriste attesté) ; peut-etre aussi
(ms. uta yO) XIX. 42, 4 (verset repris Kaus. XLVII. 16)3.
double in dice a+a, comme dans quelques rares formes de mantra, tous posl-rgvéd.
Le lIlo\lvement a été facilité par des rapprochements tels que RV. X.
27, 18.
(1) Viddhi XIII. 11, 9 XVI. 80, 8 et ailJeurs est une corruption ]Jour vidhya « perco I "
que donne S. On ne voit pas pourquoi le modele de viddhi "sache I " aurait pu direc-
tement agir, mais un type radical athónwtic¡ue est attest6 en fin ele composé nominal
°uidh.
(2) eL déjil aol'. <gMIl ApSS. signalé Oel'tel ZI1. 8 p. 298.
(3) Vijünlt XVI: 67, 6, variante de S. vijallc7t, rappelle pl'a milllt S. vVackel'l1agel
-llO -
Le précatif, qui est déja en progres dans la vulgate, s'accrolt
des formes j[yéisam XIX. 53, 13-15 (a coté du substantif jili, vijili,
sG/!ljiti) , mais jlvyéisam ibid. 54, 11-14 (a coté de jlva, upajlva,
sG/Fjlva, jlvala) figure aussi dans S. ; (ms. -sva) XX. 56, 8,
ainsi que kl'iyéisam (ms. kvayéisam) ibid. 53, 2 (a coté de lfl'li et
kal'léisi et en parallele avec les optatifs saneyam, videyam, avec le
précatif bhüyéisam) , kriyéisl1la XX. 36, 6, peut-etre abhi mdhyéisan
(ms. -dy-) XIX. 43, 2 et 3. On voit que la productivité se confine
en un petit secteur de la Smp-hita.
Reste la forme anupm VI. 22, 12 (ms. qui, si elle
était avérée, completerait heureusement le paradigme en
attesté par les mantra (surtout yajurvéd.) sur racines en
-éi- 1\1acdonell Ved. Gr. p. 380 ESL. 35 p. 10 et 41 p. 8 Oertel
Fest. J acobi p. 21, paradigme qui a la rigueur pourrait résulter
d'une analogie partant de formes comme de ji_l.
Le ppp. présente encore, par ailleurs, anupra jl1e?I1W In. 38, 9
(corrigé par l'éditeur en cf. j/1e?am S.
On a deux aoristes en -sa-,' abhi dmk?al X. 11, 10 Er.
chez Whitney), mais qui résulte d'une forte correction de ms.
abhidascal,' la forme attesterait le non-transfert d'aspiration sur
l'initiale, conformément a la ten dance du RV. ; et adhy
(ms. -laM XX. 56, 1, apparemment 3
e
sg., concordant avec adhy
XVI. 150, 10, XIV. 2, 2 et des formes similaires
dans S. Un aoriste non sigmatique est préipanlu (ms. pl'éipartu)
IV. 40, 5 qui appartient a la meme flexion que RV. tipat, mais
Earret propose dubitativement pmpéintu.
Des formes inusuelles de présent radical sont : abhyanu de?tu V.
11, 5 (qui pourrait etre a la rigueur un aoriste; RV. seulement
dide?tu) , vi nejmi XIX. 14, 9 (lire ninejmi avec Earret ou nenejmi
avec les dhatuvrtti, cf. RV. nenikté), jiglmahe IX. 10, 10 de géi-
« aller )), que Earret compare a mimlte de méi-, mais la voix moyenne
est inattendue, toutefois un parallele indirect est et jigl-
RV. si ces formes viennent bien de géi- « aller)) (il Y a
doute, Oldenberg Noten ad 1. 163, 7), vi XIV. 3, 26 (? régime
éidilyam agnim; présent snauti Er. +chez vVhitney), ud ... hal'mi
XIX. 35, 12 (et hal'mi seul V. 26, 9; toutefois le RV. a déja pra
hal'mi). Vivijmi (ms. vivajmi) XX. 36, 1, variante de 1\1S. vivyéica
dans le mantra correspondant, est sans doute a lire vivyajmi que
Earret rétablit n. 28, 1 (meme formule que XX. 36), le ms. lisant
ici vijmi, cf. Ved. Val'. 2 p. 333 et Oertel Zur Kap. p. 50 sur
Fest. Jacolli p. 3 = KI. Scbr. p. 419. En fin de compLe, la forme cst due a la prédomi-
nance des finales des temps secondaires en -ll.
(1) ef. aussi l'action probable des sullj. comme vé§a¡ ]Jl'é§a[ etc., d'ou ont pu
sortir (et sont s01'ties parfois) des l1'es pers. du sg. en -e§am.
-lll-
l'échange í/ya. La racine est une variante, avec 'occlusive sonore,
de vyac- « étendre )l, visvG/l1 vivyajmi prlhivlva pll?tam « comme la
Terre, j'étends toute prospérité ll. Cf. ApSs. XII. 28, 16 pnwjmi
pour pnwcmi et analogues Ved. Varo 2 p. 34 Caland ZD1\1G. 72
p. 6 Oertel zn. 8 p. 291; index du EaudhSS. - Vinajmi est
ene ore du Haravijaya (Schmidt Nachtrage).
Une nouvelle nasale est upa limpatu (ms. apu lampalu)
n. 81, 2 l'asal1l upa l°), qui n'est attestée qu'apres les
mantra.
La finale -ire, au présent, s'adjoint la formation nouvelle vi
tanvil'e XVI. 66, 5 (cf. RV. srlnviré, snwil'é, etc. et 1\1. Leumann
1\1orphoI. Neuerungen p. 7), qui est sans doute sentie comme un
parfait, d'autant que la forme corrélative dans S. est latnire.
Plus caractéristique, si elle était súre, serait la 3
e
sg. d'optatif
moyo hvaylta XVI. 90, 3 : ce serait en effet le seul exemple dans
les mantra d'un de ces optatifs en -1- sur base thématique, qui
proliferent au cours d'une période limité e depuis les Er. (ESL. 41
p. 5), hvaylta étant justement une forme connue dans ce mouve-
mento A l'inverse, la thématisation est en progres avec adhyéiyet
IX. 21 passim (manaséidhyéiyet; dhyáyati El'. +), pyéiyet (mais le
ms. a péihel, Raghu Vira pyéiyayet) III. 25, 2, le RV. ayant d'ailleurs
l'indicatif et impératif moyens ; hÍl!lSéil V. 36, passim (diverses
corruptions dans le ms.), qui peut etre simplement un cas de
double indice (hÍl!1sati El'. +)1 ; en fin nilayanti (ms. 11[[°) IX. 25,
16 (( disparaissent ll, le sujet étant asvatlhasya et peut-
etre I'éiyanti (ms. rayo) XV. 19, 8, dit des Apsaras se mouvant
dans les airs : la premiere forme au moins, plutot que de ni+ll-,
est une variante de nilayante (nil + i-) connu de la tradition gram-
maticale. Ceci s'ajouterait aux diverses traces de formes du ppp.
que seuls les grammairiens nous ont conservées.
Des types verbaux difficiles a admettre sont les présents a
redoublement yaycltu (entraíné par dadcltu voisin) IX. 16, 3,
péipéita (2
a
pI. de péi- « pro té gel' ll) VII. 3, 9. Les présents théma-
tiques vedéimahe (( nous connaissons ll) II. 32, 1 (Up. vedate),
éiyéimahe (ms. ayéio) III. 40, 2, soit de i-, soit de yéi-, ainsi que
pal'y éiyatha (ms. pal'yataM XIX. 35, 1, forme hybride, prati
héiyéimahe (de héi- « abandonner ))) XIX. 36, 9. Un éventuel optatif
est V. 40, 8, mais lalegon ms., sans doute préférable,
donne upéislya et le passage corrélatif de S. a úpéisate (XVIII. 4,36).
Les imparfaits pl'éil'dhlta (ms. pl'éirvlta) XIII. 14, 16 (séi pO séi
gal'bhw?1 éidhatla), vy (ms. XV. 5, 5 (mais
vy conviendrait, a coté d' akrtan « elles (t') ont bIes sé ll) ;
(1) Ou faut-il Jire lIi'/lú{:'
112 -
d. aussi vy XIX. 36, 12 (forme verbale ?). Un mantra
parallele dans l' Ap. Mantrapatha a également vy ak?l.wn dans
I'écl. vVinternitz, mais certains mss donnent vy Le futur
v!,scasyelmi 1. 87, 4 est la distorsion d'un vrasci?yami (attesté _
les gramm. class.). Le participe aslyana (ter) XIX. 34, 12 (éisiy([170
'dhi manaSelslyüno 'dhi cak ?ll?a) rappelle upaslyiiJ:¿ précité. et
évoque les formes du skt boudclh.hybride aslyedi ni? ídiyüna
(Edgerton). Pratat clans tasya somal¿ pratad !. 46, .1
et 2 rappelle RV. VIII. 48, 7 sóma ... prá áyill?l?l tari!z; Il
hasarcleux de restituer un pratal' (aor. radIcal) avec -1' final passe
a -el comme dans ádat (de la racine dal'-) RV. V. 32, 8 (Oertel
Fest. J acobi p. 18). Pourtant la présence de cette racine est incon-
testable (cL encore pratádvasu RV. qui serait éventuellement pour
• p l'atal'áelvasu). , .
Réguliers, bien que d'un type rare, sont les formes asrathl1l
XIX. 33, 3 (ms. sratní,: le passage parallele de Kaus. CXXVIII. 4 est
gravement corrompu), bhinta (ms. bhil'da, correct) III. 31, 1-5
bhindhf) , ni Si{lQ,hi (ms. ?i-) IV. 27,4, ati tanz?va II. 89, 1-5 (correctlOn
hardie de ms. (di tara clll-) , vaguement confirmé par el I.
76, 1 (d. RV. tál'U?ante, -anta, -ema). A coté d'ü sayüm V. 12, ?,
qui est commun aux deux versions, on a ibid. el süyi (ms. sayi),
forme de 3e sg. qui n'cst connue que des gramm. : gal'bhas le
yonim c7 sáyil. . . .
Sur le plan des emplois, il faut relever le fueur perIphrastIque
(dont le développement est quasiment nuI dans les mantra,
tardifs, BSL. 39 p. 130) bhavita IX. 18, 4 et sans doute aUSSI dans
himsilürah de la meme phrase : ye bráhma{wr(1 hil?lsital'a!l ... aVal'timad
l''astram ese/m ({ ceux qui outrageront un brahmane, leur
royaume (iIn'manquablement) la proie du malheur »2.
L'emploi de mü avec 1'optatif dans ... bhal1.1Ct(a) (cité
demeure s'il ese textuellement assure, fort smguher, en depIt de
la isolée má bhujema du RV. (BSL. 43 p. 46), laquelle
(1) Cf. encare VI. 3, 8 de « dHruü'e )) : serait-ce un passif a désinences
actives comme le skt récent en compte Leaucoup ? Le RV. a naturellemcnt
Grabhiili III. 22, 2 (ms. grbhiili, que la correction proposée n'améliore guere).
.Jügl'ata (2 e pl.) 1. 14, 1, en regard de la forme correcte jiiurta S. (analogues RV.).
Il est difficile de cl'oire an subj. pllllQl'Ql, r[ui I'épondrait a nn thim:e ele pl'ésent
pllno- XV. 21, 4.
(2) HÍ/¡¡sitii n'est inscrit que dans les dl1atuvrtti, mais le régime accus. est en
de l'acception future. Autres formes, plus douteuses, dal'siWsi XX. '11, '1,
XX. 53, 1 (Keitl1 traduit « tl10u art tl1e winner » au passage ele la !
qui, notons-1e, porte le ton sal' la final e comme il sera au ruto karlaSI 2
(id.), veiliisi (3), ainsi que bh1lfüsi 4 si l'on peut consldérel' cette forme comme .'IIl
glissement pour bhauitiisi. Un autre glissement est ya1cWsi I1. 37, 1 de yaj-, flU ]¡eu
de ya*isi (d'aprcs et ¡¡nalogues ?).
- 113-
peut etl'e une imitation ele má bhema, en contexte psychologique-
ment analogue
1
.
La flexion nominale ne donne pas lieu a autant de remarques.
Le verbe dans les traditions atharvaniques est plus archa'iqlle ou
archaYsant que le nom.
On notera le Gén. pI. 11f'{lel/11 II. 10,4, imité des finales en -elI1Ü/11
-l11ÜI71 -ilnam, la OU dans les mantra t n'est pas éerit Wackernagel-
Debrllnner 3 p. 211. Le Dat. (sens ?) XV. 21, 9 rappelle
RV. « (eonsistant en) bétail», « id. » (Bloomfield IF. 25
p. 185).
Les dérivés nominaux pretent a diverses observations.
On peut laisser de coté trtlyelta 1. 32, 5 IV. 24, 1 XX. 57, 8,
simple eorruption de tftlyaka (ou plutot ele trtlyllta?) que donne S.
aux passages correspondants et que le ppp. lui-meme donne
ailleurs. Les cIérivés scibaleya et V. 34, 8 XIX. 38, 1 sont
plus plausibles, eomme équivalents de sübalíya (mot de gm;ta) et
(non attesté), surtout le second qui s'appuie sur un theme
de base en -i-. Sur l'échange ell dans les mantra, d. Ved. Val'. 2
p. 317.
I. 45, 2 (( qui triomphe», dit d'une fievre) élargit
le theme (a)- - d. cité ci-dessus - par un suffixe
qlli entre en faveur marquée dans l'AV. Debrunner,
Suffixe p. 929 ; V. 28, 2 (( qui déchire », ép. de
dérive d'une raeine /'llp- qui se retrouve dans S. a/'llnlpat, Br.
I'úpyali (mais non dans RV. cí/'llpita). ((( qui fait se
hérisser les poils») figure 1. 45, 2, done a coté de
Mais VIII. 8, 2 (ms. pedhayi?lu)' Barret conserve paUzO)
et IX. 8, 1 (id.) est déja du RV. (l'expression paclvatcl patayi?{lllna
rappelle RV. padvát...patayati I. 48, 5). Quant a amal'i?l,1U
XX. 48, 10, e'est peut-etre la corruption d'un (RV.),
encore qu'audit passage les variantes actuelles soient
RV. (( qui fait se courber (meme ee qui est dur) », pour
le SV.; au sens de (( inébranlable» (que BR. jadis
corrigeaient. curieusement en eonviendrait bien ici,
a coté de drQ,ha.
La dérivation a valeur participiale en -u/m, dont le début est
précisément dans l'AV. Debrunner op. C. p. 480 Edgerton K-
Suffixes p. 63, réclame les formes al'dlwka (ms. al'dhudha) X. 9, 3
(( en bon état» (aussi SB. HirGS.) et pl'amáyuka (ms.
que conserve Barret) avec le prédieat typique bhavati (( iI est
(1) Cf. BSL. 43 p. /16, ma Gr. scte p. <HZ Sa¡)]chAr. I. 31, 5 BhügPur. IX. 14, 36
X. ,13, 38 Karmavibhailga p. 67 Bower 1\1s. index S.U. mc7 Kullmrni Annals Bhand.
lnst. 2,1 p. 83 (MhBI1.) Eclgerton Buclclhist Hybr. Slct Gr. p. 200.
- 1l4.-
destiné a périr)) : la forme serait confirmée par la prose du YV.
et par ápramáyuka S.
La formation en -(c7y)u- est attestée dans kr§c7yll IX. 10, 11,
ép. des heeufs de trait, et dans sanáYll (ms. sanc7yaka) XI. 2, 11
contigúment a dhanáyu: sanc7yú est du RV., mais au sens
d'« antique)) I. 62, 11 (contigúment a vasüyú), alors qu'ici il s'agit
d'un dérivé de san- « gagner )), cf. RV. dhanasd, dhánasctti et
maintes locutions analogues. Le dénomin. dhanéiyati est attesté VS.
D'authenticité incertaine est le dérivé vapsati XVI. 46, 9, do:rit
la hase (a coté de vapsc7; faut-il rapprocher vápsas RV. 1. 181, 8,
qui est de valeur clouteuse, peut-etre « forme )) = vápu§) et le
suffixe (aussi dans mikati VIII. 12, 6; Debrunner op. c. p. 641)
sont également rares. Ce passage appartient a une séquence qui
donne l'impression de mots en partie forgés, ou du moins étirés,
altérés, a partir d'un point d'origine réel, pour donner l'impression
d'une graclation, d'une superlation. On y trouve ainsi les assocÍa-
tions copula tives kc7
1
ca k §alná 2 ca (1) ; k §cníyc7 ca k § itis ca (4) ;
drg,há ca slldl'(lhá
3
ca (5) ; amitis
4
ca Ilil'l'tis ca (6) ; vindae (ms.
vindas) ca vindamc7/w,!15 ca (7) ; suvitct ca suvitis ca (8) ; vittis ca
suvittis ca (ihicl.); vasus ca pl'Cwasus ea
6
(9) ; I'Ohae
7
(ms. I'oha) ca
I'ohas ca (10). Le développement, qui rappelle de loin les forgeries
d'AV.-S. XI. 8, se poursuit aux « hy )). 47 et 48, OÚ figurent les
formes inusuelles yaeehas ca prayaeehas ca, faite s soit sur le présent
yaelwti, soit plutot comme refonte de RV. yak§á pl'áyak§a (équiva-
lene e k§/eh, comme ci-dessus
Un élargissement thématique de -ti- se trouve dans Sll'§aldya 1.
45, 4 XVI. 74, 1 en regard de S. Sll'§akti, que le ppp. semble avoir
(1) I{ti 1< terre ", non attesLé ailleurs (cf. ¡fU 1< terre "en skt cl.) s'ajoute aux acceptions
plus ou moins fictives fondées sur le pronom interrogatif nominalisé JAs. 1939 p. 361 ;
¡di et ku sont en échange sémantique, comme en fonction de préfixes péjoratifs.
(2) Forme avérée a l'6poque class., fondée sur ¡'Jnstr. RV. en raison d'un
composé équivoque tel que VS. 1c§amc7cal'á.
(3) Gradation par SU
O
comme RV. sllütáyo va iitáya(l; slllhi S1l§tlltím; súbhrtam bhr-.
('1) Amili pour ámati (= á-m a-ti), qui se retrouve au voisinag'e ele nirtli RV. X. 76,
4 S. X. 2, 10 etc. Glissement du suffixe (eI'apres áditi ?) comme elans w¡llzati/W)lhili
(Ville nO 1 p. 2).
(5) Emploi nominal eln participe présent nt. (Ét. ele gr. siete 1 p. 1, 30 et passiin).
Cf. encore dadac ca pl'adadac ca XVI. 47, 2 (ms. dadas bis) ; !lindac ca sllvir/c7nar¡1 ca :{
(ms. Vil?lClas ca savr'¡ldc7llw¡I ca), dak§as ca ca 6. Noter la pl'o¡rression 11
l'aiele ele 1< pra", comme elans RV. vidmáfpravidmá X. 15, 13 et passim.
Hors ele pareils jeux vel'baux, on trouve ene ore le participe dmaual "mnladie"
UI. 2, 6 et anc7mayal "exempt de malndie " X. 12, 1, eL VS. Instr. ánc7mayalr7 " en
IJonne santé".
(6) cr. RV. praládvasll.
(7) Encore un participe nominalisé? Ou un eles rares 110ms en -al- DelJrnnne r
Suffixe p. 159 ?
-llS -
aussi' VII. 15, 6 (sur le mot, ,i'iTackernagel-Debrunner 1
2
p. 280
ligne 8). De meme a-t-on k§etrapatya 1. 99, 4 (pour °pati) eL apafyaW
XVI. 149, 7 pour apatifa, mais il faut noter que le ms. lit ici patiléi.
L'échange i/ya est connu (Ved. Val'. 2 p. 333, déja cité) mais non
en finale ; on peut évoquer RV. k?áyasya IV. 20, 8 qui est pour
k§áyasi (OIclenberg), ádhipatyam RV. X. 124, 5 pour ádhipatim
(autre, OId. ad loe.).
Des glissements qui ne sont pas sans paralleIes
1
ont lieu entl:e
-vant- et -mant-.: pasLlvant XIX. 53, 2 et 3, i§Lwant IV. 39, 5 (S.
-mant-), sphc7tivant VIII. ll, 2; samedhamant VII. 12, 9, ép. de
val'eas (TS. sámcdha « substantiel, vigoureux ))), CClndramatl XIX.
39,2.
La nouveauté de la phraséologie se signale dans un emploi
particulit3rement typique : udakasyodakatvam (ms. udakw?lsyOO) VI.
3, 5, a quoi fait suite l'cvatlval?l l'evatlnc7m (rev.atlvam étant une
masculinisation de I'cvatltvam) , anticipant sur l'emploi connu des
Br. táe ehamyds samltvám Debrunner op. c. p. 714 Oertel Dativi
finales p. 41.
8undhyulvam ... sundhantu (ms. sundlwtvam) ibid. est un exemple
rare d'Accusatif interne consistant en un dérivé abstrait. Ce meme
type d'Acc. figure comme formation instantanée (a l'imitation des
locutions a base de qu'on a dans les Br., type
sW?lpibami ... pibam (ms. -vc7mi ... -vam) V. 33, 8 et saqlgi-
l'c7mi ... giram ibid. 9, que S. évite platement.
Des féminins rares sont (ms. -ni) XIX. 26, 13
(theme connu par l'Épopée, cf. RV. comme ép. du
feu) et jarada§tí III. 39,2, mais peut-etre s'agit-il d'un alIongement
inorganique.
La forme pravi§tavant XI. 5, 12 est a relever. On sait que les
adjectifs en -tavant- ne sont représentés au niveau des mantra que
par l'hapax asitdvant S. (prose), cf. Debrunner op. c. p. 6ll citant
notamment BSL. 41 p. 214 et M. Leumann Mél. Pedersen p. 115.
Contrairement a asitdvant, pl'Clvi§{avant est employé en valeur de
prédicat, conformément a l'usage qui prévaudra en skt ultérieur :
pCl/lea devc7!¿ etéim « cinq divinités pénétrerent en elle )).
Balwíkrta XV. 15, 7 est une formation étrange du type « cvi )) sur
base en -u- (Wackernagel Mél. Saussure p. 128 = Kl. Schr. p. 1349).
Par ailleurs, le type « evi )) n'est pas en progres dans le ppp., cal'
véitlkrta (ibid.) est déja connu de S. (Filliozat Médecine indienne
p. 141); vc7cíkc7ra XIV. 2, 3 est sans douLe une corruption ele
véitlkc7l'Cl, que donne la NilarU. r. 3 d'apres l'index de Vishvabandhu
(1) ef. Debrunllor Sllffixe p. 881 ,Vackernagel KZ. 'lCj p. 280 = T\1. Schr. p. 2.G5.
- 116-
SastrI; phaWw1'1l XVII. 15, 2 et okl'ta XVI. 124, 2 et 3 ont pour
répondants S.
II semble difficile d'admettre bhavaicltlamiim XIV. 3, 11 comme
le suggere Barret, cf. Ind. Hist. Qu. 14 p. 121 sur ces formations :
meme a date récente ou ces adverbes proliferent, on n'en renconLre
pas apres un impératif. Peut-etre faut-il considérer tamiim comme
une forme isolée, comparable a ná tamdql v{ clahati lVIS. I. 8, 2 :
116, 13 (mss; ou, il est vrai, elle s'appuie sur la négationná) ;
on a taI'C/m a basse époque (Bhag. Pur.) et tamiim (N
Une série de formations a vrddhi initiale se qui
développent la curieuse tendance déja observable dans S. a utiliser
ces dérivés comme autant de synonymes du type non-vrddhisé,
apparemment comme intensifs. C'est ainsi qu'on trouve dans l'une
et l' autre version le nt. soit équivalent de
soit renforcement de (aussi, comme parfois dans S.
Études véd. et pa:r:l. 1 p. 84 n., pour désigner un type de textes ou
un genre littéraire XVII. 29, 13 a coté de I'caJ:¿, samani, yajüql?i
et a coté, d'ailleurs, de meme) : le sens paran etre
« le du b.; le b. par excellence )) (op. c. p. 83 et 98). Dans
une partie des cas, l'origine patronymique est encore sensible: ces
dérivés a vrddhi sont pour ainsi dire des patronymiques figurés, voire
fantaisistes, ainsi la séquence t?ijiil'?eyá S. XVI. 8, 9j10, áligi-
I'Clsjiiligil'asá 11j12, 13j14, vanaspátijviinaspa-
tyá 15j16, l'tújürtavá 17j18. De meme ppp. rtujürtava XVII. 22,
2; aclhipatijiidhipalya ibiel. et analogues plus loin
1
.
De meme que le RV. offrait occasionnellement vüji vüjineyáJ:¿
ce chercheur de butin, fils elu chercheur de butin )) VI. 26, 2, de meme
le ppp. a sadiinvc7J:¿ siidrlnveyr7)l XVII. 12, 7 (meme elérivé encore
XVI. 8, 10), Pl'thivl ca piil'thivl ca (ms. prthivyai, sans vrdelhi)
XVI. 46, 3, correction justifiée par la formule voisine (6) mitraq1
ca maitl'Cl/?1 ca (maitl'Cl est attesté depuis la VS.) ; clevü claiviiJ:¿ XV.
14,6 (analogue XVI. 95, 7-8), münos ca münavasya ca I. 99, 4. Plus
normal vlras ca Vll'yCll!1 ca VI. 5, 9, indl'Cls cendl'iYCll?1 ca, ibid. 8,
cf. RV. {,ull'Cl indriya{!l I. 107, 2 et analogues. Des cas comparables
d'échange entre ¡jai (et similaires) sont mentionnés Ved. Val'. 2
p. 320 et passim, tantót explicables comme variations phoniques,
tantot par souci de gradation.
Lorsqu'on rencontre bhawna (thématique) ce terre)) XV. 14, 3
(1) Srai$thyafama VII. 6, 5 est donblement erroné pour 8I'e$tilatama. Cf. encore la
vrddhi de Sall11rfü VIII. 11, 7 et les formes de S. telles c¡u'asarait, pl'ai(lilna, \Vacker-
nagel-Debrunner 1
2
p. 105 ligues 14 et 15 : ce mouvemeut, c¡ui se poursuit jusc¡ue dans
l'AB. (type aqmilai$a71l, Bohtliugk ZDl\IG. 51 p. 510) a son origine daus des habitudes
protl'actées de prononciation de certains mflntl'fl. Le ppp. utteste encore il prai(Je I. 96,
,[ (1\:S. 0pl'Í0).
- 117-
et passim (le dérivé adj. ele meme forme ce terrestre)) est connu
clepuis la VS.), d'ou sablwwna V. 15,4, on se elemanelera s'il s'agit
el'une simple variation inorganique en partant de bhilman, ou d'un
réel elérivé a valeur atténuée. On peut en elire autant ele blzüma(n)
(masc.) ce abondance )) VI. 15,1 X. 5, 4 XI. 6, 7 et passim ; et surtout
de pctll1'U?a ce homme )), qui semble constant (I. 59, 3 II. 12, 3 ;
32, 4 nI. 32, 5 XVI. 59-61 et passim ; sal'vapaw'u?a XVI. 12, 1
sahao XIX. 9, 13 balwo VnI. 18, 6 XIX. 48, 1 etc.) : c'est un
substitut de S. (et RV.) pií1'U?a (Ved. Val'. 2 p. 266), en face ele
pÚ1'U?a avec u bref qui semble demeurer intacto
Pareillement, on a aupasa I. 64, 4 (S. mais cf. le YV.
hésitant entre svopasa et svaupasá), daurblnlti V. 26, 3 et la
lourde séquence smwlrya, smwal'cas, sautejas, sausukl'a
n. 47, ou il n'y a pas place pour une vrddhi morphologiquement
justifiable. Enfin aikahüyana ce une seule année)) elans la formule
IX. 22, 4 = XVI. 130, 1, plausible en soi, mais qui répond a éka
o
de TS.
Inversement le ppp. restaure en suo, comme le RV., le saupl'a-
jiistuá de S. n. 29, 3.
Le reste de la dérivation présente encore quelques traits dispersés,
comme la forme jínas (e< misery)) Barret) VnI. 15, 4 (au plm.), ou
bien yopsin (ce hurtful )), épithéte ele yak?ma) V. 16, 4, ou enfin
XnI. 12, 12 (normalisation du theme fém. ú?as? Le mot est
connu eles lexiques class. et au?ast est attesté elans le SB. comme
un elédoublement el'u?ás).
Les composés en °devalya, si typiques de la prose véelique, sont
illustrés par pitl'deuatya XVI. 120, 2, passage en prose : toutefois
il semble que S. atteste eléja Debrunner Suffixe p. 807.
Les particularités marquant la composition nominale sont
d'abord l'accroissement des types a désinence Loc. elu membre
antériem : udakegu (m8. udakCll!1gu) XV. 18, 10, tres incertain ;
XIX. 28, 14 et (ms. -ya-) XX. 26,1, agl'e?thcl (ms. agl'o-)
XX. 43, 4 et (ins. agne-) 53, 7, éisyeja (ms. asye-) IX. 11, 4, bandlza-
ne?tha IV. 20, 6, bhümane?thcl (ms. -mina-) V. 2, 1 en variante
de S. bhuUCllWo, rle?tha (ms. -rce-) ibiel. 6 (S. rlao, mais cf. RV.
rtejd) , pal'epal'Cl IV. 24, 1 ép. ele takman, équivalent d'anyedyuJ:¿ ou
plutot de pal'edyuJ:¿, en fin pl'astal'e?thcl XX. 34, 2. n y a, comme
on sait, une tradition bien établie de finales en -e?tha dans les
mantra.
A ces semi-composés s'ajoutent aso?IJCdi (ms. aso?y-) I. 6, 2
(la variante uaso?pati de S. est plus vraisemblable) et un groupe
d'Ab!. devant osad,' n. 53,2 (mais le ms. a -J.1üsacl qui
pourrait demeurer, si 54, 1 ne clonnait uital'iilsad 53, 3 et
(ms., ici encore, -I'clsad) 54, 2, antarik?.éiisad (ms. -?éissad) 53, 4 et
-118 -
(ms. 54, 4 : le tout a díl se former a l'image de pascc7lsad
qui figure dans le meme environnement. S. et RV. ont anlal'i!csasád1 •
Enfin (SCl1?lblwva) XV. 6, 10 « sois d'une
fermeté ! )) a un air nettement post-védique, tout comme l'expres-
sion voisine c7hatenc7hato bhava, qui rend la meme valeur sons
forme analytique.
Le plus ancien excmple d'un dvandva trimembre (de teiles
formations n'apparaissent que dans la prose de type brahmm;la,
précisément avec TS. cité Wackernagel II. 1
p. 1(7) est (ms. -nc7vy-) IX. 21, 7. Le type
vcltc7pavamc7nall X. 13, 2 XVII. 26,2 est probablement un archa'isme
(RV., lOe livre, vc7tclpal'janyrl avec un seul accent). Le plur. dans
XVI. 111, 10, répondant au sg. (nt.) de S., n'a
pas de valeur chronologique
2

Quelques termes ne nous sont connus que par les lexiques class. :
outre précité, ce sont par exemple madhyanya « occupant un
rang moyen)) (?) IX. 6, 2, pativaqlsya (ms. -vinsya) VIII. 10, 10
« de la famille du mari )), gomatha XlV. 4, 15 « qui dérobe les
vaches)) a coté de vc7samatha, lequel évoque RV. vastl'amáthi.
Plusieurs mots évoquent quelque exemple ou enseignement des
grammairiens, ainsi VIII. 10, 2 (ms. que garde
Raghu Vira), qui chez les gramm. sert de base a « absence
de sel )) (P. V. 1, 121) et surtout et (ms.
IV. 14, 8, locution alludant a la maturation du riz, le riz « qui
múrit en soixante 'jours (s'appelle) P. V. 1, 90. Cf. encore
cltmanlna (ms. -ena) V. 11, 8 (attesté en skt tardif), llbhayedyuJ:¿
(ms. -bhyas ou -dyas) 1. 32,4 (attesté AB.) en face d'ubhayaO chez
S., c7heya « né du serpent)) 1. 44, 4 IIl. 9, 1-6 (attesté Pañcat.).
D'autres mots ont une allure décidément moderne : samc7dhi
et dambha, formant entre eux un composé, XIX. 52, 10; de meme
cltmaceZa V. 10, 8 (emploi suffixal de °ceZa! Connu des gramm. au
sens de « ayant l'apparence de ... )) Debrunner op. c. p. (47)3.
(1) Cf. encore saplasaplat/(l V. 32, 1 comme épithOte des liens de VarUl;ta. Sans doute
n'est-ce pas plus un véritable compasé r¡ne RV. /leíva ca ... navatÍl¡l ca 1. 32, 14, saptallt¡1
ca saplá ca X. 93, 15, saplá saplallndm VIII. ,16, 26. Au passag'e correspondant, S. a
saptá-sapta comme et le ppp. VIII. 16, 2 atteste sapla ... saplalis ca
(analogues 1 et 3).
(2) Visvadaniyavan (ms.-nl yO) XVII.21, 2, a cóté de pratal'° et süyat¡lgüvan, dOl1l!,
« ([ui marche a tout moment ", repose sur l'adverbe connll en -n1m. La final e en -i-
a été libérée de la situation compositionnelle dans visvaddni TB.
Dgulla (ms. dyutu) X. 12, 1, épithCte d'üyu? est sans doute distillct de S. dljlltla
« entlammé " : le sens doit 6tre « donné par le ciel » et la fonclíon est similaire a devátla
RV.
(3) Cela est attesté, avec son sens propl'e de « vetement ", dans celanasinl (ms.
-siní) VII. 13, 7 XI. 7,2 XVI. 149, 10: mot de Mn. et de l'Épopée.
Parmi los re1atifs modernismes, notons seulement, vu son imporlance, le terme
- 119
Remarquables a divers égards sont :, kcUi (plur., ms. kc7si),
désignation de peuple (connu en ce sens SB.), a cóté de magadha
(au passage parallele, S. a áliga en place) ; dc7l'a « épouse )) IX. 16,3
(douteux) et XIX. 41, 5, au fém. sg., double normalisation qui ne
se retro uve que beaucoup plus tard, dans le Bhag. PUl'. L'expression
(plur.) VIII. 15, 6 (a coté de la mention satal'cinaJ:¿,
nom des auteurs du premier mm).gala d'apres les GS.) se retrouve
dans les GS., ainsi Sankh. n. 7, 21 pour désigner les hymnes brefs
de la fin du lOe mal).g., ou encore - précisément a coté de satCll'-
cinaJ:¿ - ibid. IV. 10, 3 ou Asval. III. 4, 2.
Le Ksudrasükta est aussi le titre d'un certain traité samavé-
dique. ce pourrait viser l' AV. ou plutot les portions de l' AV.
(I-VII) faite s d'hymnes brefs
1

Une autre expression inattendue est 111ahc7bhcll'Clll IX. 1, 9 : a
coté de sal'asvall et en regard de S. mahí bht'Íl'Cltl, qui forment avec
le précédent les noms des trois divinités féminines protectrices des
rites Apri, mahü
o
est évidemment fauti! : mais le tenue ne cacherait-
il pas une allusion voilée a la Grande Epopée
2
?
Cette situation linguistique pose des problemcs difficiles. En
dehors de la détérioration, certainement considérable, due a la
transmission textuelle, il paran clair que l'état du ppp. remonte
en partie a 1'origine memc de la tradition. Les écoles atharvaniques
étaient moins bien protégées que les autres. A coté des mantra
maintenus sous une forme stricte, soit par leur origine rgvédique,
soit par leur alignement, fút-ce indirect, sur quelque formule du
RV., il existait une masse de mantra qui, d'emblée, se trouvaient
dans une condition linguistique déficiente, qui formaient une sorte
de védique approximatif ou «( hyhride )), puisant dans les tendances
modernisantes représentées par la prose didactique, voire, dans le
langage parlé.
nir-vap- au sens teclmique Ol! l'emploio le Rituel : ainsi IX. 21 passim XVI. U9 (aussi
anllllirvap-).
(1) CL la melltioll au plur., dans la « table des maticres» que conticnt la
vulgate XIX. 22 et 23, ,Vhitney-Lanman p. CL VIII et ad. locc.
(2) Akrlapllrva'll karoti XVI. 123, 3 évoque les innombrables composés en °pürva
du skt class., dont l'emploi ne parait pas antérieur au sta de épique, encore que Pál).ini
connaisse aU moins un emploi spécial de ""opurva VI. 2, 22.
La phrase I/1Ü'l' dadasvan manyase (rns. sanyase) III. 16, 6 te tu crois m'avoir mordu »
se développe dans les Br. (É:t. de gr. sIete 1 p. 10) ; toutefois le RV. récent a déja s6111am
manyale papivdn « il croit avoir bu le soma" X. 85, 3.
K?Lldl'iit k?odlyaslXV. 23, 9 (ibid. 10 sivüc chivalarü; analogue VIII. 12,2) ressemble
aux exprossions du type RV. uasáslaro gasásr7m et, plus proc]¡o encore, 117'ór várllja(l
J;:t. véd. et piii.\. 1 p. 55 n. Ce sont des substiLuLs du superlatif, se fonclanL sur les lendan-
cos allitérantes si COIllll1unes aux mantra. I1 est permis d'y avolr l'essai du Lype qui se
fixera en skt bouddl1ic¡ue sons la fOl'me k?udrünlzlc$lldra (pa. lclmddanllkhuddaka).
3. ETUDES PAl'JINEENNES
a) Le Sarasvatikal,lthabhara:r:ta
La grammaire attribuée a Bhoja( deva) (XI8 siede), poreane ce
titre, ee dont nous n'avons connaissance que par l'édition, non
encore achevée, de la Trivandrum Skt Ser. (K. Sambasiva Sastri),
se distingue par des traits assez remarquables de l'ensemble des
traités non-pal;tinéens.
L'auteur suit de plus pres que ceux-ci la teneur de P(a:r:t
ini
).
Non qu'il la reproduise servilement (les sü. identiques sont meme
relativement peu nombreux), mais il en garde la structure générale,
la séquence, l'esprit; il les modifie de maniere souvent a peine
sensible, par cette sorte d'apparente liberté que se permettent les
auteurs tardifs, se bornant par exemple a changer la place ou la
forme d'une particule, a intervertir les éléments d'un composé, etc.
Les amzbandha et autres indices eechniques sont les memes que
chez P.
A d'autres égards, le S(arasvati)K(aIJth).A(bharal;ta) ese beau-
coup plus qu'une édition « revue)) de P. D'abord, il a incorporé
dans la trame des sü. tout l'enseignement positif émané des vieux
v(ar)tt(ika), celui-la me me qui, a peu de choses pres, nous a été
conservé dans la K(asika) : laissant de coté, comme fait cette
derniere, les vtt. de caractere teclmique, scolastique, argumenta-
toire. Une mas se de nouveaux sü(tra) sone ainsi gagnés pour la
grammaire, ee que rien ne différencie des sü. traditionnels.
Ensuite, des additifs nouveaux - semblables aux axiomes
introduits ailleurs par iN vaktavyam, ity llpaSa1?lkhyanam _
prennent rang de sü. et se fondBnt dans la masse ancienne. Il y a
eu la toue un effort pour sortir des limites pal,linéennes, effort
indirect et latéral comme toujours, mais important néanmoins ee
qui fait de ce manuel le plus complet que nous ait légué la tradition
sanskrite. Ajoutons que les g a ~ w sont le plus souvent complétés a
l'intérieul' meme du sü., ce qui dispense dans upe large mesure de
l'énoncé en « üdi')) et contribue aussi a gonfler la théorie.
Le chapitre initial est tout a fait insolite dans l'ensemble de la
122 -
tradition OTammaticale. Alors que la plupart des auteurs non-
piiI;inéens b font peu de cas des définiti?l:S et des
SK1\. s'attache au contraire a grouper 1C1 tous les sar(lJl1a-su. qm
se trouvent dispersés chez P. : il les pose avec des modifications
ele forme plus ou moins légeres. Ce sont les 211 premiers su. ele l.a
théorie, venant juste apres les praiyaMra-su. ; abordant 1'.er:
pe1
-
gnement propremont dit, ils commencent par le mot ausp1c1eux
siclclhih
1

sont les énoncés de provenance non-paJ,ünéenne, ainsi la
eléfinition ele vakya qui émane ele Pat. n. 1, 1 vt. ::
énoncés viennent eles S ilq; a , aJ?1 iiy anusvaraJ:¿ 103 et alL ztl Vlsar-
janlyaZL 104, peut-etre par elu K(a)t(antra) 1, 1,9 et 16.
La fidélité a P. se márque par le fmt que le mot samasa n est pas
eléfini, non plus que les divers types ele samiisa:
rusa clvanclva ce (fui se comprenel mal dans un ensmgnement qm
. , , 1
prétenel ne rien omettre. Il y a quelques en le,
ainsi la définition de l'agama (terme non-pal;meen) au su. 87,
définition qui remonte en substance a Pat. 1. 1, 46. .'
Autre trait : certaines définitions suscitent eles descnptlOns
completes, ainsi pour le kümka (32 et suiv.), OÚ l'auteur
largement sur la théorie des emplois. D'autres aboubssent a
déverser le contenu de entiers : ainsi les nijJata sont cités tout
au long dans les su. Les upasarga (128) donnent lieu a. une énumé-
ratio n de verbes qui déborde les cadres de la grammmre et ouvre,
du moins a l'intérieur du commentaire (du a un certain Dal).Qa-
natha, qui serait un contemporain de Bhoja), un chapitre, d'ailleurs
peu éolairant, mais qui a d'etre " .
L'arrangement est assez mattendu. D ab?rd les
concernant le clhatu, le pratipadika et la prakril, donc les dlfferents
aspects de la « base )) nominale ou verbale. Prakrti entraíne pratyaya.
Suivent les divers types de pmtyaya, y compris (comme chez P.)
les affixes verbaux et les désinences, ces dernieres appelant a leur
tour la notion de sat[!khyü. Ensuite, le pada ou « mot plein )): Les
composés. Les relations casueUes (!ramka). Les termes techmques
relatifs a la phonétique. A la fin, pronoms, invariants et un choix
de termes « fictifs )). L' exposé se termine avec les sürvaclhüiuka et
les ürclhaclMtuka, dont la place normale eut été a la suite des
pmiyaya, mais qui déja chez P. terminaient une section importante
de la grammaire (ceUe des dérivés primaires, nI. 4,113-114)2.
(1) Le SKA. multiplie ces mots de mwigala: le meme pada se termine par
commeles pada 3 et 4 qui suivent, le ze s'acllcvant par para(l (qui signifle d'apres
Pat(aiíjali) 1. 1, 3 vL G; 4, 2 vt. 7).
(2) Ce pada initial contient ¡¡uelques rares oxcmples védiCjucs (naLul'ellement, dans
le commenlaire seul); ils se limitent - comme dans le GaI}aratnamahodadhi - au
-123 -
Non moins intéressant est le second pada, qui condense toutos
les aussi bien celles qui ont trouvé place chez P. que
celles qui, émanant du (sans qu'on puisse prouver qu'elles
aient été présentes ou non a l'auteur de ont été
intégrées dans les listes de qui plus tard ont fait l'objet
de commentaires séparés. Ici encore le SKA. utilise des axiomes
faisant fonction de vtt., ainsi dMior ir (11) = vt. 4 ad 1. 3, 7.
Quelques-unes de ces pbh. ne sont attestées que par Siradeva :
ainsi acaJ:¿ pürvasya (49); ou par Candra( -pbh. nO 69),
(63). De Siradeva aussi émanent al'ihavasad
(71 ; variante plus développée chez Candra),
ainsi que nimittiibMve ... (94), que cOlmalt aussi Kaiyata VI. 4,
22 vt. 9. On y trouve des maximes du qui n'ont pas été
recueillies dans les traités spécialisés, comme siistm-
pmvl'ttiJ:¿ (123) = Pat. VI. 1, 2 vt. 3
1
; quelques-unes paraissent
inédites, comme l'avant-derniere, abhidMnalaksanah krtlaclclhiia-
sanuisaZ¿ (133), qui résume un point de vue exprimé par
les commentateurs. De telles pal'ibhii?ii inédites ne sont d'ailleurs
que des maximes condensant une expérience, ce ne sont pas des
olés d'interprétation comme le sont d'ordinaire les
anciennes. En principe, les pbh.-su. viennent en tete dans la liste
du SKA. Toutefois le pada se termine pqr un pbh.-su. important,
a savoir pl'alyayaJ:¿ pal'aJ:¿, celui meme qui chez P. inaugurait la
théorie d'ensemble des dérivés (In. 1, 1 et 2).
L'ordre des pbh., tel qu'on le trouve dans l'école pal).inéenne, a
été bouleversé ; seules les affinités de détail se sont maintenues :
ainsi les gloses en sthane vont de 28 a 42 et sont suivies du slMnivai
43 sqq. Il y a un groupe en upacam 55-57; le traitement des
« forces )) respectives de tel ou tel type de regle forme naturellement
un groupe cohérent 108-118. Mais la pbh. initiale (dans la liste
commentée par Nagesa) a été, chez Bhoja, renvoyée a la fin (132).
L'arrangement du reste du traité se distingue aussi par des
traits bien marqués. La grammaire proprement dite commence
avec le pada 3 de l'adhyaya 1, lequel traite des krl. Ce sujet se
poursuit avec le pada 4, consacré aux upapadakrl, type
traitement des particules. Ainsi mükir /lO aghasar¡lsa /sala 118; aghainar¡l v¡-kü
l'aúhasüso adyu(z 119; visvakarma vimana ad vihüyü(z ibid.; o/¡l agnim !le purohifam
120 eL que1ques antres. Noter d'ailleurs que cette description des particules est presque
la seule ou figurent des citations emprnntées a des textes littéraires. Le reste de la gram-
mail'e utilise les phrases d'école, les exemples pédagogiques, qu'on rencontre d'un
bout a I'autre de la tradition. Hors de ce pada initial, nous ll'avons rencontré que
pavUro 'gni(z su lila punü(u 1. 4, 266; il Y en a sans douLe quelCjues autres, mais la
proporLioll demeure ¡nfime.
(1) Akrlalcül'i khalv api saSlrm¡l kva cid blzavati (127) = Pat. ad 1. 2, 9 (p. 196 ligue
13).· .
9
- 124-
(qui chez P. commengait aussi une section)l. Le second adhyaya
entier, avec ses quatre pada, concerne les conformémenc a
la tendance englobante de Bhoja, les qui sont ou passés
sous silence (chez les non-pal.linéens en général), ou relégués dans
une maniere d' appendice (chez les Pal.linéens tardifs), ou enfin
mentionnés par voie de prétérition(chez P. meme), se trouveI).L
ici rangés dans le siitmpa¡ha meme, a la suite des l'Tt, et décrits
tout au long.
L'adhyaya nI traite des vibhClkli (pada 1), des SClmasa (pada 2
et 3), des strl-pmtyClya (pada 4), qui chez P. également forment
l'intermédiaire entre la théorie des kl't eL celle des taddhita.
Prenons comme exemple la description des composés (In. 2) :
le début (sup supa sahClikal'thlbhave SamaSCl(¿) résume P. n. 1, 1-4.
Viennent des groupes spéciaux, les comme qualificatifs,
les ka§¡hadi comme adverbes, le type les kalwtalcldi,
le type I'odasl-iva, enfin les bhülapC/l'vadi: donc, des emplois
mineurs, plus ou moins aberrants, qui développent les virtualités
du su. sup supa de P. n. 1,4 : la Bha:;;avrtti, audit su., mentionne
brievement telle ou telle de ces petites formations. En fait, les
vispa§tadi sont enseignés chezP. VI. 2, 24 a propos de faits d'accent,
comme les sont empruntés a un g. de P. Vln. 1, 67
également afférent a l'accent. Les bhütapC/l'va résultent d'un vt.
ad 1. 1, 29, enseignant ÜrJ,hyClpül'va = arJ,hyo bhC!lClpÜI'VCl(¿. SClI'Va-
n'est instruit (concurremment a sarvaO) qu'a propos du
suffixe P. V. 2, 5. Kükatala est cité comme exemple, également au
sujet d'un dérivé en -lya-, P. V. 3, 106. Enfin le type l'oclasl-iva
est fourni K 1. 1, 11. Apres cet ensemble disparate, la description
rejoint les grandes séries : avyaylbhüvCl, tatpllI'U§a, balnwl'lhi,
dvandva.
Un cas assez significatif est le suivant, pris a l'intérieur de la
catégorie du clvanclva. C'est la question de l'ordre des membres,
laquelle chez P. a fait l'objet de trois su., le premier (n. 2, 32)
relatif aux composés OU l'un des membres est « ghi » : un tel membre
est nécessairement antécédent. Le second (33), relatif aux composés
OU l'un des membres commence par une voyelle et se termine par
un -Cl-: ce membre aussi est antécédent. Enfin le troisieme, le
plus important (34), prévoit que se place en tete le mot qui a le
plus petit nombre de syllabes, ceci par préférence meme a l'éven-
tuelle applicabilité de 32 et 33. Sur ce dernier su. se grefIent
plusieurs vtt. prévoyant l' antériorité a) pour le nom de la saison
ou de l'astérisme qui est en tete d'apres la nature des choses
(1) Cette grarnmail'e maintienL la subdivision originale de 4 pacta par adhyaya, c¡ui
dans d'autres OJuvres tardives a été oubliée.
-125 -
(vt. 3) ; b) pour touL terme impliquant respect (ve. 5); e) pour un
moL dont les syllabes sont plus légeres (vt. 6) ; d) pour le nom du
frere alné (vt. 7) ; e) pour le plus faible de deux noms de nombre
(ve. 8). Enfin f) le vt. 9 pose des situations indifférentes, les dha/'-
madi. .
Que devient cet enseignement elans le SKA. ? Le su. initial nI.
3, 61 reproduit .P. n. 2, 32. Mais les su. 62 a 68 instaurent des
exceptions, elont les exemples typiques sont respectivement
cit/'asvall, bhül'yüpCltl, jüyüpatl, putmpasü, ke(;asmasnl, sil'ojünu,
enfin une exception optionnelle sal'pil'macllmnljmCldhllsCll'pi§l.
Le su. suivanL, SKA. 69, équivaut a P. 33. Le 70 formule une
nouvelle exception (Südl'ül'ycm) , tanelis que le 71 reprenel le vt. 9
précité (type dha1'1nc7cli).
Le su. 72 = P. 34. Ici encore apparaissenL une série el' exceptions,
soit audit su., soit aux vtt. afférents : 73 (type LllükhalanwsCllau) ;
74 76 (type sl'addhatapClsl); 77
(salfl'nmütm/11 j I1Hltl'asakrt) ; 79 (/1Clmnal'üyw.1ClU) ; 80 (tClpClssnde j
s1'Lllatapasl); 82 (pLl§yClpllnaI'VClsü); 83 (vClsClntagrl§mauj grl§/11Cl-
vasanlcm); 85 (paJ.1rJ,LldhrtaI'Cl§tmu); 86 (bhlmasenal'juI1ClujCl/'jww-
bld17lClsencm) ; 88 (en cas de plus ele deux castes). Les su. 75, 78,
81,84, 89 reprennent les vLL. 5,4,3, 7, 8. Au vt. 3, Bhoja ajoute
la mention du « mois» (81).
Ceci montre la part assez consídérable de nouveautés qu'apporte
la grammaire de Bhoja. Nouveautés au sens relatif du terme, cal'
il est aisé de voir que la vl'tti de Canelragomin, oeuvre de l'auteur
meme des su. et bien antérieure au SKA., elonnait déja, elans le long
commentaire qu'elle fabrique sur le su. n. 2, 48, la pluparL des
exemples que cite la vl'lti ele Bhoj a ou qui résultent de l' enseigne-
ment eles su.
A moins d'imaginer un intermédiaire non aLLesté, il est done
normal de penser que le SKA. s'est borné a mettre en forme, a
ce suLrifier », des éléments qui chez C. étaient fournis au cours de la
vrlti. Il a réglé, codifié, ce qui chez son prédécesseur se présentaiL
de maniere discursive, quasi nonchalante et sans rigueur. Noter
que cette présentation au moyen d'une vrtti longue (se fonelant
sur un su. tres général, simple tete ele chapitre) ne se rencontre
que pour une minorité de su. chez C., eL presque exclusivement
dans la théorie eles composés.
L'emprunt, si emprunt il y a, n'est d'ailleurs pas littéral.
Plusieurs formes instaurées par Bhoja manquent chez C., qui
inversement ajouLe une exception nouvelle au vt. 8 (précité),
ú savoir, le cas de dvyekayo!z OU le nombre le plus fort esL en tete.
Prenons un autre passage du SKA., en un domaine elifférent.
Le traiLement eles dérivés primaires formé s sur eles themes composés
--------------------.-.----
- 126-
dont le membre ultérieur a pour base la racine han-o P. IIl. 2, 49
enseigne le type dasyuha, en précisant que ce type est valable
« iisi§i )). Puis il cite nommément des couples de mots qui évidem-
ment ne sont pas soumis a la meme restriction : kldiipaha et lamo'-
paha 50 ; kumiiragluitin et Slr§ao 51 ; jiiyiighna et patio 52 (avec
valeur spécifiée). Plus généralement, on forme un composé en
0ghna si l'agent n'est pas un etre humain 53. Suivent de nouveaux
couples, hastighna et kapiitao 54 (avec valeur spécifiée) ;
et taq,agha 55 -- cités sous forme de « mots tout faits )) --, le vt.
afférent donnant riijagha en sus. Enfin, sous le sÜ. 49, la K. repro-
duit des vtt. d'ou résulte le couple diirviighiita et ciirvO (si la valeur
est celle d'un « nom ))), ainsi que le type variant
avec
Passons au SKA. Notre texte commence également par iisi§i
hanaJ:¿ 1. 4, 70, donc la meme teneur que chez P. (ainsi qu'il arrive
souvent au début d'un développement nouveau) ; puis il enseigne,
comme P., klesiipaha et tamo'o (71). Mais ce sÜ. est aussitüt élargi
par les formations darpao jvaraO do§ao duJ:¿khao « et autres)) (le
commentaire cite encore rogaO), qui font l'objet du sÜ. 72 et repré-
sentent une nette nouveauté par rapport a P.-K. Suit le cas de
diirv
o
(73) et ciirvO (74), le type (75), simple mise en sÜ. de
vtt. qui ont été conse)'vés par la K Reprise du schéma pal).inéen
avec le couple en 0ghiitin (76) et en °ghna (77), avec enfin le type
non limité, également en °ghna (79). Le sü. 78 ca) dédou-
ble 77, pour former d'une part jiiyiighno (comme donne
la K), de l'autre jiiyiighno tilakaJ:¿. Viennent s'insérer ici quelques
formes nouvelles : brahmaghna ainsi que kr1ao satmo vrtrao « et
autres)) (le commentaire ajoute biilao) , a entendre évidemment
pour le cas inverse de celui que couvre P. 53 ; haslaghna srughna
salaghnf samaghnf (81) donnés en forme de nipiita; goghna (82) de
meme. Retour a P. avec le sü. 83 qui répond a P. 54, mais le sü. 84
ajoute un supplément : nagaraghna. Le sü. 85 reproduit P. 55.
Enfin riijagha est cité comme mot tout fait (86), ainsi que faisait
déja le vt.
L'élargissement a consisté a agrandir quelques catégories fel'mées.
En ceci Bhoja a suivi l'exemple de C. qui enseignait nagaraghna
1. 2, 41 ; il faut no ter toutefois que la forme pouvait se déduire
d'une remarque de Pat. sur P. 53. Sur les autres points, C. se
bornait selon son habitude a amollir la teneur de P., afin d'en
déduire certaines formes pour obtenir lesquelles, si on acceptait
cette teneur trop rigidement, un vt. deviendrait nécessaire. C. est
un démolisseur de vtt. Ainsi, en posant hanaJ:¿ 37 (sans autre
spécification), il tire pele-mele, outre timiha, klesiipaha et lamo'o,
ainsi que duJ:¿khao (exemple qui, on l'a vu, a été repris par Bhoja) ,
-127 -
en fin pataha. La vrtti de C. rejette le cas de diirvO et analogues en
faisant appel a une racine distincte ghat-, ce qui est d'ailleurs fort
louable. De meme, le sÜ. 39 enseigne sans limitation un élément
« tak )) qui permettra de tirer, outre jiiyiiO et patio cités chez P., les
formes sle§mao, pittao, viitao, krtao et satru-ghna (ces deux dernieres,
reprises SKA.). En outre, la vrtti cite goghna comme SKA. On
constate donc ici moins de dépendance de Bhoja par rapport a C.
que dans le cas' des dvandva, plus d'initiative et a la fois plus de
fidélité a P. : cal' Bhoja maintient les éléments iisi§i, amaml§ya-
lwrlrke, que C. avait laissé tomber ; d'autre part il donne au moins
a titre d'exemples des formes qui constituent de petites innovations.
On voit le profit qu'il y aurait a étudier de plus pres cette
grammaire, le jour surtout ou l'édition, enfin achevée, permettra
d' en prendre une vue complete.
b) Kaccayana et le Katantra
Les relations entre K(accayana) et le K(a)t(antra) ont été
reconnues depuis longtemps, c'est-a-dire au moins depuis E. Kuhn,
auquel renvoie Senart, éd. de K. p. 2, qui lui-meme signale chemin
faisant nombre de concordances. O. Franke en avait fait état
dans son ouvrage sur les Grammairiens palis.
Deux phénomenes de caractere banal frappent d'abord : la
nomenclature et l'arrangement. La séquence de K. : sandhi, niiman,
kiiraka, samiisa, taddhita, iikhyiita, krt (, -- pour la com-
modité des comparaisons, nous restituons les teneurs sanskrites --
est éloignée de ceHe de p(al).ini), mais se rapproche de ceHe du Kt.
C'est ceHe également que (par influence possible du Kt.) adopte-
ront les réarrangeurs de : ainsi la Prakriyakaumudi
place les taddhita avant les krt, contrairement a P., et donne en
guise d'appendice la théorie des Cet ordre est conforme a la
logique rationalisante qui succede, en grammaire comme aiHeurs,
aux mobiles subtils, commandés par le systeme interne, qui
étaient ceux des premiers auteurs. Dans le Kt. comme chez K.,
la description des krt s'étale largement sur plusieurs chapitres,
alors que ceHe des taddhita est resserrée et résumée, voire (du
moins dans le Kt.) confié e a dés versets mnémotechniques : c'est
le contraire de ce qui se passait chez P., et contraire a ce que fait
encore Candragomin. Le début par « siddhiJ:¿)) du chapitre des krt
dans le· Kt. semble indiquer un livre indépendant ou du moins une
tres forte coupure.
Quant a la te.rminologie, il suffira de rappeler que, si K. utilise
des noms techniques de caractere banal, communs a toute la
-128 -
Lradition, il faiL aussi retour a certains termos qui se trouvent d'uno
part chezles auteurs ( védiquos )) - ainsi ákhyrlla « verl10 )), kñl'ita
« causatif)) -, de l'autro chez Pat(afljali), ainsi rlgama « aecrémont )),
vyaí'íjana « consonne )). 01' ces termes sont égaloment dans le Kt.
Le trait le plus remarquable est la série des noms des temps
verbaux, formé s sur des adjeetifs féminins soit clécrivant le terups
(hyastanl, adyatanl) , soit donnant un numéro d'ordre (pCll7caml,
saptaml) , cf. S(adda)N(iti) p. 1110 : ils sont communs a K. ot au
Kt., rep:r:is plus tarcl par Hemacandra' . '
Cf. aussi Uliga (SN. p. 1111) au sens de pl'atipadika, emploi qui
se retrouvera chez Vopadeva et qui ost le procluit cl'idéos para-
grammatieales d'époque védique.
Les tormes de phonétique, assez nombreux au début de K.,
manquaient en partie chez P. qui ne traite de phonétique (hormis
lo sandhi) qu'a l'oceasion de morphologie. lIs remontent aux
voire aux Pratisakhya, mais eertains ont passé dans le Kt.
et e'est par la sans doute qu'ils ont pénétré clans K. Un des rares
noms n'apparaissant que chez K. (et que reprend, comme toujours,
la SN., cf. p. 606 et 1105) est nil'gl'ahlta qui désigne l'amlSvñl'a
(aula nasale suseeptible d'etre affaiblie en a
O
), phoneme dont les
dénominations ont varié pas mal durant l'histoire. Nil'gl'Clhlta
(niggahlta) doit signifier « (juste) perceptible )), cf. nil'gl'iihya dans
les karildi pal).inéennes. C'est la seule innovation que se permotte K.
en matiere de nomenclature
2

Les indices fietifs sont en principo les memos que chez P. ou
dans le Kt., bien que moins nombreux d'ailleurs, et meme si la
présenee d'lln indice cesse d'etre justiflée. Les quelquos innovations
répondent a dos besoins du pali dans lo domaine do la dérivation,
comme = ima. Plus intéressants sont les quelques termes
arbitraires clésignant des catégories, commo ga = Vocatif (SN.
p. 1095; 1116), ou bien ¡ha, la, pa, gha désignant les divers types
de finales vocaliqlles (autres que -a-) au point de vue flexionnol :
termes remplagant les mots (exemplaires) lourds nadl ele P., agni
ou sl'Clddhii de Kt.
3
(1) Certains il est vrai fig'urent déja dans le Bha$ya el les ce, les donnent parfois
comme « propres aux anciens maltres ». On a l'impression de toute une tradilion pa-
rallille a P. et prohablement plus ancienne, cf. Burnell Aindra School passim.
Dans ce groupe, noter que le nom du conditionnel külatipalli chez K. remplace l!riyi/
o
de P. et Kt.
(2) Samiijliii (samwjlic'i), au début, semble une erreur, mal compréhensible du reste,
pour sarnjTia (Senart). ,fldlla(lslllila « final» est a peine un terme de g'l'ammaire. Non
plus ülapana qui remplace amantrita de P., amanll'a(J([ de Kt., ou encoro ava/alsa
(SN. p. 1122) au sens d'adhilcara(w P et Kt. Enfln °adi au sens c!'l1papada VII. 1, 1, etc.
est une simple approximation.
(3) P. n'emploie pas ele ces termes flctifs pour désigner des catégories (antres que
mM
- 129-
N otons en passant que la métrificaLion des sü., systématiquemenL
poussée dans les portions « récenLes» elu Kt., n'esL nullemenL
conservée elans K. Elle vise un enseignement sommaire et global,
oú la maxime a remplacé la regle, le commentaire long livranL
praLiquement tout l'enseignement. Ce sont en partie les memes
chapitres qui, chez Candra aussi, feront l'objet de vrtti longues a
partir d'un sü: (en prose) tres vague. On a la l'amorce d'une dislo-
caLion du systeme eles sü.
Pour examiner d'un peu plus pres les relations entre K. et Kt.,
prenons pour exemple le chapitre des composés nominaux, K. IV =
I<:t. n. 5. Le sÜ. initial est le meme de part et d'autre, namanal?l
samaso yultaitho (aussi, en substance, SN. p. 741 nO 675)jnamnal?1
samaso et se distingue neLLement du pada-
vidhiZz P. n. 1, 1 (ekal'thal1l C. II. 2,1), qui forme une pal'ibha{;á,
non une définition ; P. du reste ne définit guere de termes techn.
qu'au páda initial et seulement pour les cas oú la définition se
justifio fonctionnellemont par rapport a sa théorie.
Do meme le sÜ. qui suit, teSal?l vi bhaitiyo lopa ca = tatsthü lopyü
vibhaktayaZL: sous ceLLe regle, D(urga)s(ü11ha) introduit de maniere
assez gaucho, inspirée d'ailleurs de la IGis(ika), le cas dos dérivés
socondaires et des dénominatifs, ce en quoi l'auteur pali le suiP.
Le 3
e
sÜ. (non pal;tinéen !) est lo meme de part et d'autre, pakati
cassa sm'mliassa (aussi SN. p. 745 na 693)jpl'akrtis ca sval'antasya.
Le assa de K., qui surprend Senart, est rendu clair par la glose
yuldül'thasthasya de Ds.
Mais l'adhésion a Kt. n'ost pas constante. Le sÜ. 4 de K, qui
déflnit l'avyaylbhava, revienL a l'ordonnance de P. (II. 1, 6-15),
alors quo le sÜ. de Kt. portant le meme chiffre, non utilisable en
pali (il s'agit des thémes a flnale consonantique), est suivi du
traitement du kClI'1nadhal'aya, ou plutót de la définition dudit
compasé. Il est vrai que le km'ma
o
avait été défini par anticipation
P. I. 2, 42 OÚ il sera l1'aité, comme do justo, a l'intérieur de la
classe plus extensive du tatpunqw. Notons au passage que K. 9,
l'eprenant la déflnition du IWl'ma
o
, utilise dans lo sÜ. la notion
dvipade (SN. p. 751 nO 702 dve padani) que Ds. pose au sÜ. corres-
pondant de Kt. en vue de gloser le pade de Kt.
K t. 14 résume les caracteres de l' avyaylbháva on un sÜ. versiflé
tres général, pÜI'VCl1?l vácym?1 bhaved yasya ... , alors que K. use d'une
définition plus précise, avec termes techn. : upasagganipatapubbako
les sufJixcs et assimilés), mais cet emploi se généralise plus tard, notammenl chez
Vopadeva. Noter si = siddila Kt. JI. 1,5. - Sans portée sont chez K. des variations
comme (11l= 11(1 ele P. Kt. ; P. lui-meme hésite entre 1JCl et a(1.
(1) Ce n'est pus le seul exemple al! K. se conforme a Ds., ainsi K. IIL 1 et Ds. ad
II. 4, 8. Antres ,exemples cité s ci-apres,
-130 -
(SN. p. 746 nO 695). L'accord reprend entre les deux textes, K 5
(= SN. p. 750 nO 698) so napul?1sakalingojKt. 15 sa napurrlsaka-
lingal?l syiif1.
Suivent, chez K., le dvigu 6, le dvandva 7, sans définitions, mais
avec un domaine précisé, au moins pour le dvandva (d. la note
préc.). Kt. se bornait a énoncer dvandvaikatval1116, tathii dvigu(L 17,·
laissant au c. le soin de spééifier. La définition du dvigu viendra
un peu plus tard (10) chez K, juste apres celle du kal'l11adhiil'aya.
Puis celle du balmvdhi (13). Dans l'intervalle se situe le
(11), non défini - pas davantage chez Kt. 7 - : de part et d'autre
suit un additif afférent aux « verbaux », K. 12 qui resserre
le sü. versifié Kt. 8.
Quant au balmvl'lhi, la définition K 13 (SN. p. 759 nO 708)
aili'íapadatfhesu rappelle la fin du sü. versifié Kt. 9 en anyasya
padasyiil'the: ici c'est le commentaire paji qui renforce la glose assez
breve de Ds., en ajoutant notamment l'indication (qui manque
du coté skt) sur les composés longs (id. dans le c. de la SN.). Cet
enseignement aurait pu tout aussi bien se retrouver a propos des
dvandva, mais les deux traditions étaient liées par la mention
par.lÍnéenne anekal11 II. 2, 24, dont l'équivalent fait défaut dans
la théorie du dvandva.
leí seulement intervient la définition du dvandva, nal11anal?l
sal11uccayo (SN. p. 767 nO 709) K 14jsal11uccayo nal11no(L Kt. 1I.
Suit un cas particulier, relatif au membre antérieur mahao, cas que
K installe ici ex abrupto (sü. 15) et de meme SN. p. 769 nO 710,
alors que, plus rationnellement, Kt. le repoussait apres l'ensei-
gnement relatif au kal'madharaya. Cet enseignement du reste, qui
concerne la masculinisation du membre antérieur K. 16 = Kt. 18
2
,
marque un rapprochement entre les deux textes, puisque P. ne
le donne qu'en un point éloigné de l'Ai?tadhyayi, a savoir VI. 3, 34.
(1) Senart note que le sü. digusseTwllal]l 6 (SN. ekaltaq! digussa SN. p. 750 nO 699),
inspiré de Kt. 17, ne rend pas compte de l'anuvrlfi requise, qu'instituent les cc. de part
et d'autre. L'inconséquence émane de Kt. : seule l'interversion entre dvigu et dvandva
appartient 11 K., ainsi que l'insertion d'une longue information sur le domaine d'emploi
du dvandva, information provenant de P. 11. 4, 2; 8, etc. et qui, vu sa lomdeur, a
dÍ! déterminer le changement dans l'ordre respectif des deux sü. On notera que, ící
comme sur la plupart des points ou Senart est tenté de voír une ínnovation plus ou
moins heureuse de K., quelque ínterprétation aJ'bítraíre da grammaírien pali, la SN.
reproduít fidélement ces memes données.
A propos du dvandva, íl est remarquable que K. abrege d'un coté, élargísse de l'autre
le contenu des dvandw qui sont optionnellement sínguliers : c'est la marque, sur un
poínt précís, d'une certaine autonomie linguistique. i\Iais la mention ¡anapada K. 8
vient de P. Ir. 4, 7 (desa).
(2) Le eontre-ex. du glossateur ad K. 16 (bl'ahmabandhubhal'iya) víent de Ds. ad
Kt. 18 ou il figure correctement, alors qu'il n'est pas a sa place dans K. (Senart). Il
manque dans la vrlfi de la SN.
- 131-
Ajoutons que K 17 ne s'explique bien que chez Kt., OU la formu-
lation sarr1j/1e reprend le SClf!1j/1a
o
de 19; elle demeure en l'air ehez K.
(et SN.).
La fin du ehapitre concerne de menus faits qui sont énoncés
ehez K. dans le meme arrangement que chez Kt. : a(njO privo
K 18 et 19 = Kt. 22 et 23, lazo K 20 et 21 = Kt. 24 et 25. Il existe
toutefois une d.ésharmonie : la description des samasanta K 22
n'est donnée par Kt. qu'au chapitre des taddhita (comme chez P.),
a savoir II. 6, 41
1

Suivent des cas mineurs de substitution, jani pour jaya K 24,
dhanva pour dhanu K 25. Fin des avyayzbhiiva K 26-28, sans
corrélation immédiate ehez Kt. Comme il arrive souvent, les fins
de section ne conservent pas l'équilibre des masses précédentes.
On voit que, dans l'ensemble, le traitement des composés chez K.
est une adaptation assez maladroite de Kt., avee des tentatives
plus ou moins heureuses d'autonomie.
Pour le chapitre des taddhita (K. V = Kt. n. 6), nous avons
déja relevé que K était relativement coneís, a l'instar de Kt.
leí le détail differe sensiblement de l'un a l'autre, ce qui montre
que la théorie des suffixes avait pris plus d'indépendance en pali
que celle des composés. Le début toutefois est analogue. K 1 =
Kt. 1 (patronymiques) et les suiv. : le sü. 5 de K exprimant
mécaniquement le passage de la base upagu a un dérivé opagavo
est un reflet du sü. initial de Kt. OU l'exemple mis en avant était
aupagava.
Parmi les suffixes traités chez K figurent -ika- -a- -ya- -tta-
et -tii- -ta1'a- -vantu- et -mantu- -ma- : íls se trouvent respectivement
chez Kt. aux numéros 8, 7, 13, 14, 40, 15, 16 : l'ordre est done
conservé en partie. La fin du chapitre coneerne, dans les deux
traditions, les dérivés adverbiaux et les modifieations phonétiques,
qui chez P. figuraient a l'état dispersé dans d'autres parties de la
grammaire. Les points de comparaison dans le détail sont réduits:
la glose métrique ad Kt. 15 englobe en effet la majeure portion
des faits
2

Les suffixes krt (kit) sont traités K VII. 1-5 = Kt. IV. 1-6.
K 1,1 expose le type kwnbhakara
3
, donc l'équivalent de Kt. 3,1
entamant les upapadakrt. Il saute d'emblée aux formations a -111-
intérieur (2 et 3), qui répondent a Kt. 29 et suiv. K 4 traitant de
suffixes sal'vata(L - ce qui signifie sa1'vadhiitubhya(L - répond en
(1) K, 23 extraít une portion d'un sü. également éloígné, nadYr1as ca
V. ,1, 153.
(2) Noter que lu K. 55 (quí manque SN. p. 805 no 844) s'explique par Kt. 38.
(3) Suffixe I)a = dI) P. Kt.; ar;¡ est d'aílleurs connu comme variante cl'a(l chez Kt.
et P.
- 132-
gros a Kt. 66 et 67, beaucoup plus loin. Le sÜ. 6 traitant cl'uno
valeur blu/ve = Kt. 5, 3. Mais K. revient en arriere au sü. 7 =
Kt. 3, 68. L'exemple dhammo K. 8 a pour corrélatif clu coté skt
une formation Le tasslléidi K. 9, reconcluctible aux sü.
suivants, équivaut a léicchllye Kt. 76, l'énoncé « ádi» de K. rappelant
le taddharma et tatséidlwkéirin de P. IIl. 2, 134 : ici SN. p. 845 ..
nO 1114 aclhere a P. et se sépare de K. et de Kt. en donnant
taddhamma-tasséidluikarlSll. Sur le terme Sal?1gha enseigné K. 15,
d. Kt. 5, 64 et Senart.
Suivent les adjectifs d'obligation K. 17 = Kt. 2, 9 et suiv. Non
loin de la, le suffixe « yU» (arbitraire) K. 24 = Kt. 2, 49. Mais
« ki» K. 2, 2 ne sera instruit dans le Kt. que beaucoup plus loin,
5,70.
Ti kiccásitthe K. 2, 3 (= SN. p. 849 nO 1139), cf. Kt. 5, 112
(Senart). Les suffixes dits nil}thá K. 2, 6 et les emplois bhávakar-
7 sont comparables a Kt. (IV.) 1, 84 et 5, 93. Les suffixes
employés apres ll}ato (et analogues) K 2, 11 refletent Kt. 5, 102.
Enfin le début de Kt. 6se répercute dans K. 2, 14. De part et
d'autre, la finale se marque, comme dans le chapitre des dérivés
secondaires, par l'examen des changements phonétiques
1

Le chapitre ultime de K. (VIII) est censé traiter des
done d'une matiere qui n'est guere mieux rcprésentée dans le Kt.
que chez P. ou chez les grammairiens skts dans leur ensemble.
Cf. le sü. « fictif» bhate 'pi Kt. IV. 4, 67 (= P. III. 3, 1
et 2) et le bhavil}yaii gamyéidayaJ.¿ 68 (= P. IlI. 3, 1 et 2).
K. parait done, au premier abord, innover sérieusement lorsqu'il
instaure ceUe section, que naturellemént reprendra la SN. Mais,
a y regarder d'un peu plus pres, la section poursuit d'abord le
traitement des kri, dont elle enseigne la valeur générale (sü. 1 =
Kt. 6, 46), sü. auquel succCclent 2 et 3 dans le meme ordre d'iclées,
et qui eút été mieux a sa place au chapitre VII. Les sont
abordés au sü. 4 sans mention préparatoire. Des le sü. 12, K. fait
retour aux lfl'iya (= Kt. 5,110), subdivision des Itrt. De me me dans
les regles qui suivent, jusqu'au 16 qui traite du « kvi » = Kt. IV. 3,
68 et 4, 59. Laissons de coté K. 18 = Kt. 6, 54, consacré a une
modification technique.
Le traitement des chez K.) ne reprend qu' au sü.
27 = SN. p. 869 nO 1288 = TU. 4, 67 (précité) et 28 = Kt. 4, 68
(1) Noter le cas de plll'C dadá K. 3 (= SN. p. 844 na 1108), sÜ. d'ou résulte la forme
plll'indado: pour aberrante qu'elle soH, l'analyse ressemble plus a P. III. 2, 41 (pO!l. ..
dári
O
) qll'au nipáta posé par le Kt. IV. 1, 29 ; toutefois l'auteur a en aussi le souvenil'
dudit .nipáia.
(2) Cf. déjaK. VII. 2,17 a 19 ou sont tl'aités des sllffixes qui dans la tradition sI¡te
seraient considérés comme des lllJádi.
- 133-
(précité). Il se poursuit jusqu'a la fin de l'ouvrage, c'est-a-cliro
jusqu'au sü. 50, clans un ol'cll'e qui no réponcl guero ú celui clu
corpus eles traclitions piü:lÍnéennes. En fait, il s'agit moills
véritables que de suffixes plus ou moins particuliers au pali, c¡ui
n'avaient pas ele répondants directs dans la théorie des krt,' le
caractere fournissait un cadre commoele, rien ele plus.
On y trouve par: exemple le sü. 29, qui éc¡uivaut a Kt. 4, 69 (théorie
des kri) : ceUe éc¡uivalence montre qu'il ne s'agit pas la d'un
que la regle a été aUirée dans ce cadre par la simple
récurrence du « bhavil}yaii». Il en est de meme pour la petite
séquence K. 30-32 = Kt. 4, 70-72. C'est seulement a partir clu
sü. 33 qu'on a eles échappant ala classe eles krt et aptes a
figurer dans le recueil que commente U jjvalaelaUa.
Tout ceci montre l'effort de K .. pour elemeurer elans le caclre
général ele la théorie skte, tout en procédant aux ajusLements et
innovations requis( es) l.
(1) Faits de détail : au premier abord, K. IlI, 1, 6 el 7 ressemlJle plus a P. I. 4, 32-
41 (et 11. 3, 12-17) -la" dation» el l'emploi du datif - qu'it Kt. II. 4,10 el 24-28.
Toulefois K. 6 reproduit Kt. 10.
Noter le type d'accord entre K. 11. 3, 4-7 (Senarl) el [{lo 11. 1, 30-36; SN. p. 659
nOS 347-351 qui donne le meme enseignement (sur la flexion des adjectifs prono mi-
nallx) va jllsqu'a reprendre Kt. 34 qui manquait dans K.
Inl1uence mécanique de Kt. sur K. : K. VI, 2. 6 (cité Senart) repris SN. p. 823 na 013
(sur le dénominatif a valeur de désil'), émanant de Kt. III. 2, 5.
a
TABLE DES MATIERES
1. Les hymnes a l'Aurore du fl-gveda. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Introduction ..... , .................................. " ..
I. 48.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I. 49 ... " ....................................... ," . . . . . 28
I. 92 ................ , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
I. 113 ... , ............................. , ........ , . . . . . . 42
I. 123 ..... ,.,.......................................... 54
I. 124................................................... 61
III. 61.................................................. 67
IV. 51.... .. . . . . .. . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
IV. 52................................................ 76
V .. 79 ....................................... .......... 78
V. 80 ...................... ,.......................... 81
VI. 64................................................ 83
VI. 65 .... ; . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
VII. 75............................................... 88
VII. 76....... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
VII. 77................ . .... .... ....... ... ............ 95
VII. 78 .............................................. , 97
VII. 79.............. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
VII. 80............................................... 101
VII. 81 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 102
2. Faits de langue propres au Paippaliida-Alhal'vaveda.... 105
3. Études paI.Jinéennes...... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
a) Le Sal'asuatíkalJthiibhara\!a........................... 121
b) Kaccayana et le Hiitanlra........................... 127
Index des mots (voir en fin du tome IV).
14

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