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Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Plan Campus
du plateau de Saclay
Tome I
Février 2009

DIFFUSION RESTREINTE
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DIFFUSION RESTREINTE
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Un projet
Malgré tout, le plateau de Saclay est un ensemble immense et les bud-
gets sont à sa mesure. Enclencher de manière irréversible ce mouve-
ment vers le futur demande prés de 2 000 M€ d’investissements, dont
620 M€ seraient demandés dans le cadre du plan Campus, c’est-à-dire

contemporain un capital de 1 450 M€. De quoi réaliser une moitié du déménagement


de l’Université Paris-Sud 11, inciter les établissements arrivants à mu-
tualiser leurs locaux et aussi lancer un très petit nombre d’opérations
mais à très fortes valeur ajoutée.
C’est un projet contemporain car il n’ignore rien de ce qui compte
dans la réussite d’un tel projet: la qualité de la conception urbanistique,
C’est maintenant. Maintenant qu’il faut construire les conditions qui l’efficacité et la diversité des systèmes de transport, la relation avec la
vont faire émerger la société du futur, avec ses technologies, son écono- nature, la diversité des activités de loisirs, l’accessibilité aux services et
mie, ses relations sociales, son rapport à l’environnement. Cet espoir, se à des lieux de vie attractifs.
matérialise aussi sous la forme d’une compétition entre une poignée de C’est un projet contemporain parce qu’il respecte le territoire où il
hauts lieux académiques et de recherche dans le monde, compétition s’inscrit ainsi que ses habitants et ses élus. Le projet intègre ainsi un
dans laquelle le Campus du plateau de Saclay peut jouer un rôle de tout juste retour de ses activités au profit des popu-
premier plan avec les 12 000 chercheurs publics et les 34 000 étudiants lations riveraines. Il intègre aussi ses différentes
qui y travaillent déjà (ou à ses abords immédiats). Et il entend jouer ce
rôle en présentant aujourd’hui un Plan Campus qu’il veut contempo-
rain, ce qui est encore la meilleure manière d’être moderne.
21 acteurs, sensibilités : hydrologiques, agricoles, forestiè-
res… La présence d’un pôle d’enseignement et
très différents les uns de recherche dans le domaine des sciences du
C’est un projet contemporain qui met en relation étroite les trois per- des autres, ont su créer vivant renforce cet engagement. C’est un projet
sonnages clés qui font avancer ensemble la connaissance : l’enseignant, la dynamique qui porte qui est également co-construit avec les collec-
le chercheur, l’entrepreneur. Unité de lieu, unité d’action, unité de per- aujourd’hui le projet. tivités locales : le dialogue est engagé. L’écoute
sonnage. Cela peut marcher. Cela doit marcher. est mutuelle.
C’est un projet contemporain car c’est un projet académique et de re- L’engagement ! Pour cette raison aussi, ce projet
cherche qui mêle les acteurs de douze grands domaines de recherche, est contemporain : vingt-et-un acteurs, très dif-
tous stratégiques : des nanosciences aux sciences du vivant, de la phy- férents les uns des autres, ont su partager une
sique des deux infinis aux technologies de l’information, des énergies vision et créer la dynamique qui porte aujourd’hui le projet. Ils signent
à bas carbone à la finance et à la gestion… aujourd’hui ce projet, exprimant leur désir de continuer ensemble.
C’est un projet contemporain car il réunit des gens qui ne se parlent C’est un projet du temps du Grenelle de l’environnement : covoiturage,
guère d’habitude : les ingénieurs et les chercheurs. Or, ils ont beaucoup modes doux, transports collectifs, marche, accessibilité…
à apprendre les uns des autres. C’est un projet contemporain car c’est un projet social : logements
C’est un projet contemporain, car les acteurs prennent acte de leur pour étudiants et pour salariés, logements sociaux ou en accession à
responsabilité vis-à-vis d’une ressource publique rare en cherchant la propriété, qualité du cadre de vie… Les étudiants, les chercheurs,
partout des synergies, en optimisant leur demande. C’est ainsi qu’ils les salariés, les habitants sont considérés dans ce projet pour ce qu’ils
ont gagné près de 100 M€ sur les estimations initiales. De même, ils sont : des acteurs.
ont associés des financements de sources variées pour bâtir un projet Ce projet est contemporain parce qu’il essaye de ne rien oublier des
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que le plan Campus ne finance qu’à 30%. leçons du passé.
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• La première, l’opération d’intérêt national (OIN) ciblant le sud

LA GENÈSE
de l’Île-de-France, a été lancée par une lettre du Premier ministre
au préfet de région, le 18 novembre 2005. Une mission de préfigu-
ration a été installée en mars 2006 par le gouvernement.

D’UN PROJET
• La deuxième, le plan Campus du plateau de Saclay, a été annon-
cée en janvier 2008 par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche. Une enveloppe de cinq milliards €
a été réservée pour accompagner la montée en puissance des cam-
pus français les plus prometteurs. Douze projets ont été labellisés
en 2008 en trois vagues, mai, juillet et décembre.

Le Plan campus du plateau de Saclay a été retenu par le ministère


de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lors de la deuxième
vague. Dans un courrier du 31 juillet 2008, la ministre a enjoint les
acteurs à parfaire le dossier en répondant aux remarques du comité
Le système de recherche et d’innovation mondial évolue rapide- d’évaluation de l’opération campus. Celles-ci concernaient :
ment. Les années à venir verront se confi rmer la domination de • l’organisation de la gouvernance du projet de campus, impliquant
quelques dizaines de zones de recherche et d’innovation de pre- 21 institutions signataires et deux institutions associées
mier plan. Producteurs de l’essentiel de la science de rupture, ces • la recherche de synergies et d’économies d’échelles, en particulier
clusters seront également les principaux pôles d’attraction des à l’occasion de nouvelles implantations
meilleurs chercheurs et des entreprises innovantes. Le plateau de • le développement de relations avec le monde économique
Saclay bénéficie des atouts qui en font un candidat naturel pour • le développement des capacités de transport, notamment publics
figurer dans ce cercle restreint : nombre et talent des chercheurs • la confirmation de sources de financement complémentaires à l’opé-
et des étudiants, volume et qualité des publications scientifiques, ration Campus.
infrastructures scientifiques et techniques… Une stratégie claire
et concertée, associant acteurs publics et privés, peut donner à ce Un fait nouveau et majeur s’est produit fin 2008, avec la décision
territoire la performance et l’attractivité dont il a besoin pour tenir de l’université de Paris-Sud 11 de déménager sur le plateau de
toutes ses promesses. Saclay.
Divers rapports ont identifié les actions prioritaires à mener en vue
de l’aménagement du cluster scientifique et technologique de Saclay, Deux chefs de projets ont été conjointement nommés en novem-
tels le rapport au Premier ministre de Christian Blanc ou celui de bre 2008, par le secrétaire d’État en charge du développement de la
Philippe Lagayette. Par deux fois, en juin 2007 puis en janvier 2008, région capitale et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la
le président de la République a affirmé la priorité qu’il accordait à Recherche. Ils ont notamment pour fonction de coordonner les de-
ce projet. Actuellement, deux initiatives de l’État convergent en ce mandes des acteurs et d’appuyer la fondation de coopération scien-
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sens. tifique, porteuse du projet collectif, dans la rédaction du dossier.
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SIX VERBES
D’ACTION
Le tome 1 de ce rapport comporte six chapitres,
tous titrés par un verbe d’action.
L’action, les acteurs du projet y sont prêts.

S’engager Vivre
les 21 signataires du Plan Multiplier Dessiner c’est habiter, se déplacer, Devenir
campus du plateau de Sa- Piloter pour multiplier, il faut op- Ecocité, lieu d’enseigne- se détendre, se distraire, ce document ne parle pas
clay l’ont fait, le font, le fe- comme toutes les équipes timiser et mutualiser des ment, de recherche de nourrir son corps et son d’un projet «fini» mais
ront. Ils ont créé une dy- qui s’investissent dans un locaux, des équipements, travail et lieu de vie, le esprit. Le campus n’est d’un projet évolutif, dont
namique en réunissant des projet, celle-ci a du carac- des moyens… et c’est du campus est tout cela : une pas un lieu abstrait, hors la vie a déjà commencé
forces dont l’union parais- tère. Elle a mis en place un bon sens. Mais c’est aussi organisation spatiale qui du monde. Le Plan cam- mais qui est encore loin
sait improbable. Cet enga- système de gouvernance imaginer des connexions soit à la fois un dessin et pus du plateau de Saclay de l’âge adulte. Devenir,
gement est communicatif : qui fait du tout un ensem- et des rencontres nouvel- un dessein. Avec un re- est un projet de sociabilité évoluer, phaser, voire cor-
de nombreuses entreprises ble supérieur à la somme les. C’est créer de nou- gard sur le campus et un et de service au sein du- riger, adapter sont les mots
répondent «présent !». Les de ses parties. Et cette veaux lieux, de nouveaux regard sur la nature, avec quel il fait bon vivre, pour d’ordre de ce projet. Deve-
collectivités expriment équipe a envie de prolon- ser v ices, de nouvel les ses modes doux, le projet les étudiants comme pour nir, c’est aussi aborder les
toutes leur intérêt pour le ger cette dynamique pour idées. C ’est a i nsi que «urbanistique» veut être, les salariés des établisse- moyens financiers dont le
projet… dans un esprit de créer un haut lieu de l’in- d’économe, la mutualisa- lui aussi, innovant, et une ments et entreprises et les Plan campus du plateau de
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co-construction. novation mondiale… tion devient créatrice… référence pour l’avenir riverains. Saclay a besoin…
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Plan Campus du plateau de Saclay


S’ENGAGER PILOTER MULTIPLIER
DES ACTEURS À LA HAUTEUR LA CRÉATION UNE MUTUALISATION
DES ENJEUX D’UNEIDENTITÉ POUR CRÉER DE NOUVELLES
Page 8 Page 14 DYNAMIQUES
Page 18
Aujourd’hui vingt-et-un acteurs s’engagent L’action de la Fondation de coopération Le Plan Campus du plateau de Saclay va mo-
à se regrouper et à unir leurs forces sur le scientifique (FCS) réunissant l’ensemble difier de manière importante l’organisation
plateau de Saclaypour apporter des ré- des acteurs a créé une dynamique et une des trois activités enseignement, recherche,
ponses scientifiques et entrepreneuriales préfiguration des mutualisations à venir. innovation sur le plateau. La mutualisa-
à l’économie du futur. Ces acteurs ne sont Forts de cette organisation, les établisse- tion sera l’instrument de ce changement.
pas seuls : les collectivités, les entreprises, ments impliqués dans le Plan Campus du Mutualisation « économe » et aussi « créa-
les acteurs du transport s’impliquent éga- plateau de Saclay ont élaboré leur projet tive » pour inventer des relations nouvel-
lement dans ce projet. collectivement. les.

AUJOURD’HUI 10 % DES EFFECTIFS UNE ORGANISATION ENSEIGNEMENT : UNE STRATÉGIE


DE LA RECHERCHE EN FRANCE, POUR L’AVENIR EN QUATRE POINTS
DEMAIN PRÈS DE 20 % 15 19
9 LE CAMPUS, SON IMAGE ET SA NOTORIÉTÉ RECHERCHE : DES SCIENCES
UN FUTUR CERCLE DES ENTREPRISES 17 AUX ENJEUX DE SOCIÉTÉ
PARTENAIRES DU CAMPUS 22
10 VALORISATION-INNOVATION :
UN INTERÊT MANIFESTE PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEURE
DES COLLECTIVITÉS ET DES ÉLUS 26
11
UNE SOLUTION CRÉDIBLE
À COURT TERME EN MATIÈRE
SOMMAIRE

DE TRANSPORT COLLECTIFS
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Tome I | Février 2009


DESSINER VIVRE DEVENIR
DES POLARITÉS AUTOUR LES DÉPLACEMENTS, UN PROJET GLOBAL,
DE LIEUX DE VIE LA VIE SOCIALE UNE DÉMARCHE
ET D’ESPACES MUTUALISÉS & LA SOCIÉTÉ LOCALE PROGRESSIVE
Page 30 Page 40 Page 52
Les acteurs du campus de Saclay voient le Le Plan campus du plateau de Saclay veut Les acteurs du campus de Saclay pré-
projet comme une éco-cité de la Science être un projet « à vivre », en mouvement, sentent un projet global, dont la mise en
et de l’Innovation. C’est donc un projet qui ouvert sur son environnement et sur les œuvre sera nécessairement progressive.
s’appuie sur l’écologie, l’hydrologie et les populations environnantes. Son ambition : Avant 2015 ou au-delà, il faudra conser-
mobilités qui est présenté ici, alternant faire du plateau un lieu où il fait bon tra- ver une forte volonté collective et tenir le
lieux de vie, lieux de recherche, d’enseigne- vailler, habiter, faire du sport, se distraire, cap.... Préserver un équilibre entre la rigu-
ment et d’innovation. se déplacer et où le contact avec la vie lo- eur des principes et la souplesse de leur
cale est possible… application.
LES GRANDS PRINCIPES
D’IMPLANTATION TRANSPORTS : UNE ARDENTE LES OPÉRATIONS PRÉVUES
31 ET URGENTE NÉCESSITÉ 53
UNE ORGANISATION SPATIALE 41 LA DÉCLINAISON
EN TROIS ZONES, AUTOUR DÉPLACEMENTS : DES ÉLÉMENTS PAR OPÉRATION
DE PÔLES ACADÉMIQUES DE SOLUTION À COURT TERME 55
34 42 UN RÉSEAU
LES GRANDES RÉPARTITIONS LA QUALITÉ DE L’ACCUEIL ET LA VIE DE PARTENAIRES
SPATIALES QUOTIDIENNE :UNE MIXITÉ DE FONCTION 59
36 ET DES LIEUX PARTAGÉS LE DEVENIR DES TRANSPORTS :
DENSITÉ ET MUTUALISATION : 49 TC ET/OU AUTOMOBILE…
UNE GESTION RAISONNÉE L’OUVERTURE VERS LES HABITANTS 60
DE L’ESPACE ET LES RIVERAINS : LES BESOINS EN FINANCEMENT,

SOMMAIRE
37 UNE VIE LOCALE ET SCIENTIFIQUE DU COURT AU LONG TERME
UNE AMBITION ARCHITECTURALE 50 63
38 EN GUISE DE CONCLUSION
LA MISE EN VALEUR DES ÉCOSYSTÈMES 64
NATURELS ET AGRICOLES
ET DE LA BIODIVERSITÉ VÉGÉTALE
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S’ENGAGER
DES ACTEURS À LA HAUTEUR
DES ENJEUX
S’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX

Aujourd’hui vingt-et-un acteurs s’engagent à se regrouper et à unir leurs


forces sur le plateau de Saclay, certains venant de la vallée, d’autres
de plus loin, quelques-uns enfin, y sont déjà. La « hauteur » est ici à la fois
altimétrique et métaphorique puisqu’il s’agit de « monter » sur le plateau,
mais aussi de participer à la structuration de la région capitale et d’apporter
des réponses scientifiques et entrepreneuriales à l’économie du futur.
Ces acteurs ne sont pas seuls : les collectivités, les entreprises, les acteurs
du transport s’impliquent également dans ce projet.
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S’engager, lancer dans le projet toutes ses forces réunies : le présent dos- AUJOURD’HUI 10 % DES EFFECTIFS DE LA RECHERCHE EN
sier est porté par 21 institutions signataires et 2 institutions associées. FRANCE, DEMAIN PRÈS DE 20 %
Pour 7 d’entre elles, non encore présentes sur le site, le Plan Campus du
plateau de Saclay se traduira par un déplacement partiel ou total. Le projet, en ne considérant que le plateau de Saclay proprement dit,
• Deux universités et une école normale : l’université Paris-Sud 11, représente près de 60 000 personnes. Au-delà de la quantité, il y a la
l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, l’ENS Cachan1 1 École Normale qualité. Comme la plupart des grands pôles mondiaux, le Campus du
• Neuf écoles d’ingénieurs et une école de management : l’École Supérieure De plateau de Saclay se distingue également par ses chercheurs les plus
Polytechnique, Supelec2, l’IOGS3, AgroParisTech, l’École Centrale de Cachan
réputés, dont certains titulaires de prix internationaux : les prix Nobel
2 École Supérieure
Paris, l’ENSAE4 ParisTech, l’ENSTA5 ParisTech, Institut TELECOM, de physique d’Albert Fert en 2007 (chercheur au CNRS et professeur à
d’Electricité
Mines ParisTech et HEC6 Paris 3 Institut Paris-Sud 11) et de Pierre-Gilles de Gennes en 1991 (professeur à Pa-
• Six organismes de recherche : le CEA7, le CNRS8, l’INRA9, l’IN- d’Optique ris-Sud 11), ainsi que les médailles Fields de Wendelin Werner en 2006
RIA10, l’ONERA11, l’IHES12 Graduate School (professeur à Paris-Sud 11 et à l’École Normale Supérieure), Laurent
• Une fondation hébergeant deux réseaux thématiques de recher- 4 École Lafforgue en 2002 (professeur à l’IHES), Jean-Christophe Yoccoz en
Nationale de la
che avancée (Digiteo-Triangle de la physique) et un pôle de compé- 1994 (professeur à Paris-Sud 11), Pierre-Louis Lions, également en 1994
Statistique et de
titivité (System@tic Paris Région) L’Administration
(professeur à l’École Polytechnique) ou encore Maxime Kontsevitch en
• En tant qu’institutions associées au projet de campus, les Pôles Economique 1998 (professeur à l’IHES).
de recherche et d’enseignement supérieur ParisTech (dont 7 des 5 Ecole Nationale

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11 établissements sont impliqués) et UniverSud Paris (dont 5 des 6 Supérieure des Le potentiel de recherche et de formation envisagé sur le plateau de
Techniques
membres fondateurs et 5 des 15 membres associés sont impliqués). Saclay représente une part très significative de l’effort national dans
Avancées
de nombreux domaines. L’effectif des chercheurs et enseignants-cher-
6 Hautes Etudes
Ils précisent, dans le tome II du présent rapport, leur stratégie Commerciales cheurs dans le secteur public en France est de l’ordre de 100 000, c’est-
propre et les perspectives de collaborations entre eux et les ac- 7 Commissariat à-dire que Saclay, avec ses 9 500 chercheurs et enseignants-chercheurs
teurs du campus. à L’énergie représente d’ores et déjà environ 10 %. Une analyse des publications
Atomique 2005 dans la base Web of science confirme cet ordre de grandeur avec
8 Centre National
Ce même tome II consacre à chaque institution signatai- 5 991 publications répertoriées à Saclay (70 488 au niveau national).
de la Recherche
re une fiche dans laquelle sont exposées sa stratégie et ses Scientifique
attentes en termes de plus value apportée par le Plan Campus. 9 Institut National La proportion de 10 % se retrouve notamment dans les domaines des
de la Recherche mathématiques, des sciences de l’ingénieur, de la chimie et de la biolo-
Qu’attendent-elles de cette opération ? Cinq raisons reviennent le Agronomique gie. En physique et dans le domaine de l’énergie, cette part s’élève plutôt
plus souvent : 10 Institut à 20 %.
National de
• tirer partie des synergies recherche, valorisation, enseigne-
Recherche en
ment, de la dynamique lancée et l’accès à des infrastructures Informatique et en Un ensemble d’une telle ampleur, porteur au meilleur niveau de tant de
• le surcroit de visibilité que va apporter à l’établissement l’ap- Automatique. thématiques, se doit de porter une am bition majeure :
partenance à un ensemble aussi important et prestigieux 11 Office national • dans le système national de recherche et d’innovation (SNRI) tel
• leur situation présente peu satisfaisante voire critique d’études et de qu’il est en train de se mettre en place, avec ce qu’il implique en parti-
recherches
(locaux vétustes, dispersion sur plusieurs site) qu’un déménage- culier de mise en perspective des enjeux sociétaux
aérospatiales
ment « en bloc » améliorera significativement 12 Institut des
• dans l’espace européen de la recherche, en tant que l’un des gros
• l’interdisciplinarité du campus Hautes Etudes clusters de recherche, d’enseignement et d’innovation. En particulier le
9
• une amélioration de l’accueil des étudiants et du personnel. Scientifiques Campus de Saclay a vocation à jouer son rôle dans le cadre de l’Institut
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européen de technologie qui vise à fédérer les gros acteurs au travers de compétitivité - leur démontrent que la valorisation des résultats de la re-
communautés pour le savoir et l’innovation (les KIC, pour Knowledge cherche n’est pas considérée ici comme une ultime (et facultative) étape
and Innovation Communities). d’un processus mais qu’elle est « dans la boucle » vertueuse qui unit de
Conscients de ces enjeux, les acteurs souhaitent œuvrer ensemble en ce façon dynamique formation, recherche et innovation. Les entreprises
sens : des exemples sont donnés au chapitre 3. savent que l’important travail déjà accompli sera poursuivi et amplifié.

UN FUTUR CERCLE DES ENTREPRISES Pour les entreprises, la disponibilité de ressources humaines de qualité
PARTENAIRES DU CAMPUS et la disponibilité de sources de savoir pertinentes sont deux facteurs
essentiels de leur compétitivité. Les entreprises soumises à la pression
L’envie de « monter » sur le plateau est communicative. Le projet séduit, de la compétition mondiale sont amenées à reconsidérer la localisation
l’engagement des vingt-et-un signataires, les principaux acteurs du Plan de leurs activités à haute valeur ajoutée : direction, marketing, recherche
Campus et les manifestations d’intérêt des collectivités locales (lire ci- et développement. Le critère habituel de nationalité tend à s’estomper
après) rassurent. La dynamique créée va attirer de nouveaux acteurs. au profit des critères de qualité et de coût de la main d’œuvre de haut
Même si le développement des nouvelles technologies n’impose plus niveau, de qualité, de réactivité et d’ouverture des centres de recherche.
nécessairement une proximité physique pour se sentir proche, les en- Dans ce contexte, les entreprises et les établissements d’enseignement
treprises savent désormais que le Campus du plateau de Saclay offre des supérieur et de recherche doivent entrer dans une relation partenariale
opportunités exceptionnelles de collaboration. « L’esprit » du projet, la pour être dans le peloton de tête de la compétition mondiale chacun
façon dont il est porté et exprimé par les acteurs, le travail de coopéra- dans leur domaine. C’est la promesse du Campus du plateau de Saclay.
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tion déjà engagé - près de quatre ans de travail intégré avec les pôles de
Tous les établissements d’enseignement du Campus ont déjà à leur actif
une longue tradition d’interaction avec le monde économique et en
Recherche : un potentiel particulier avec les entreprises. Ces relations se sont en général renfor-
de niveau européen et mondial cées et structurées avec notamment les forums d’entreprise, les stages,
Le Plan Campus du plateau de Saclay s’inscrit dans l’esprit de « l’espace européen de la recherche » les programmes de docteurs (exemples du programme Docteurs pour
et dans la consolidation de celui-ci. Il apporte à l’Europe un potentiel de recherche et d’enseignement l’Entreprise de ParisTech, recours aux thèses Cifre) et les programmes
supérieur de tout premier plan mondial, comme en témoignent quelques-uns des critères comparatifs de recherche mis en place au niveau national ou Européen (RRIT13,
indiqués dans le tableau ci-dessous. ANR14, EUREKA15, OSEO16…). Plus récemment de nombreuses chaires
d’enseignement et de recherche financées par des entreprises ont été
MIT Stanford Cambridge Saclay 2009 lancées avec succès sur de nouveaux thèmes d’intérêt commun. Dans
Surface 0,7 km 2
33,1 km 2
16 km 2
9 km2 les dernières années, pratiquement tous ces établissements ont mis en
13 Réseau de
place des fondations destinées à porter ces actions.
Etudiants (LMD) 10 220 19 800 18 500 22 000 recherche et
d’innovation
Doctorats délivrés par an 599 720 997 1 300 Des entreprises ont cherché à pousser plus loin la coopération avec les technologique
Chercheurs et enseignants 4 500 5 500 9 500 partenaires académiques en créant avec certains d’entre eux des labo- 14 Agence
Publications 4 530 6 503 9 610 5 991 ratoires communs de recherche ou en mettant en place des coopéra- Nationale de la
Recherche
Brevets déposés par an 314 400 650 tions structurées et relativement pérennes. Certaines entreprises (EDF,
15 Programme
Horiba) envisagent de se déplacer sur le plateau pour bénéficier de cet
Citations moyennes 14,46 11,30 11,44 9,14 européen
environnement à fort potentiel. Le développement de plates formes 16 Agence dédiée
par article
technologiques qui leurs sont ouvertes pourrait en attirer d’autres, ceci à l’innovation
10
Source : données publiques 2005 disponibles sur Internet. Traitements et estimations : FCS d’autant plus que l’offre de transport et les services disponibles sur le industrielle
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Vers un cercle des entreprises partenaires plateau évolueront pour mieux répondre à leurs besoins.
Ces premières manifestations d’intérêt sont encourageantes. Les acteurs du plateau de Saclay Des instituts techniques manifestent également leur intérêt. Le Cen-
sont néanmoins conscients qu’ils ont encore une importante marge de progression en ce qui tre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains (CE-
18 Schéma
concerne leurs relations avec le monde industriel. L’un des facteurs de cette progression sera la TIOM) a déjà déclaré son intention de rejoindre AgroParisTech. directeur de la
création d’un cercle d’entreprises partenaires qui s’engageront à leurs côtés pour tisser des re- région d’Ile-de-
lations plus serrées que naguère et créer de la valeur à partir de résultats scientifique. Chacun UN INTERÊT MANIFESTE France
dans son secteur a en vue un certain nombre d’entreprises, qu’il souhaite solliciter. DES COLLECTIVITÉS ET DES ÉLUS 19 Syndicat des
Transports d’Ile-
de-France
• Energie, ingénierie, sidérurgie : les membres de trois pôles de compétitivité (Tennerdis, Les collectivités territoriales et les parlementaires manifestent leur 20 Dans sa
Advancity Capenergies), au moins six grandes entreprises (Arcelor, Areva, Colas, EDF, GDF intérêt pour le projet à toutes les échelles de territoires que le projet contribution au
Suez, Total), au moins treize PME (par exemple CeramHyd, Caspeo, Ligeron, Robobat, So- « influence ». Cet intérêt ne tient pas seulement aux enjeux du projet projet, le conseil
lems) académique et scientifique : il s’explique aussi par le fait que le projet général de l’Essonne

respecte les différentes échelles de territoire dans lequel il s’inscrit. Le écrit: « Le plateau
de Saclay est à
• Agriculture, agro-alimentaire, bioprocédés, environnement : au moins neuf grandes Plan Campus du plateau de Saclay est un projet ouvert sur le monde
l’évidence le phare
entreprises (Air liquide, Bongrain, Danone, Nestlé, L’Oréal, Saint-Gobain, Suez Environne- qui l’entoure. C’est pourquoi, il doit être « co-construit » avec les de l’ensemble
ment, Unilever, Veolia) et des PME17 (par exemple ARECO, CESBRON, Eurofins, JuvaSanté, acteurs politiques et économiques du territoire. sud-francilien et
Maguin, Novasep, SNC Lavalain-AgroBio sucres) un moteur pour le
La Région manifeste son intérêt en raison de la création d’un pôle développement de

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l’économie de la
• Pharmacie, biologie-santé, chimie : les membres de deux pôles de compétitivité : puissant de recherche, d’enseignement et d’innovation dans le sud-
connaissance en
(MEDICEN, Cosmetic Valley), au moins onze grandes entreprises (Bayer, BioMérieux, En- ouest francilien. C’est à son échelle que se manifestent les consé- région-capitale », le
dotis, Essilor, Dupont, l’Oreal, Pharma, Sanofi-Aventis, Servier, Rhodia, Unilever), des PME quences qu’il aura sur l’aménagement du territoire et sur la politique Conseil général de
(par exemple Alchimedics, BioSpace Lab, GenOptics, Genewave, NanoE, Quidd, Spi-bio) des transports dans cette zone. Cette réalité explique pourquoi le dis- l’Essonne souligne
positif de transport à mettre en œuvre pour absorber l’accroissement la dynamique

• Transports : trois pôles de compétitivitié (AStech, Mov’éo, System@tic), au moins huit des déplacements dès la première phase du projet (jusqu’en 2015) créée par un « arc
de l’innovation »
grandes entreprises (Alstom, EADS, Michelin, PSA, RATP, Renault, Snecma, Valéo), s’inscrit dans une double logique « SDRIF18 et STIF19-compatible ».
qui réunit les
des PME pôles d’Evry - et
Les conseils généraux de l’Essonne20 et des Yvelines sont directement son potentiel de
• Technologies de l’information et de la communication : un pôle de compétitivité concernés puisque le plateau de Saclay dans son ensemble est par- recherche - d’Orly
(System@tic), au moins sept grandes entreprises (Alcatel Lucent, BASF France Telecom, tagé entre les deux départements et que le Plan Campus du plateau et du plateau de
Saclay. Dans cette
Orange, Samsung, ST Microelectronics, Thales), et de très nombreuses PME (par exemple de Saclay, situé dans l’Essonne, se construit aux portes des Yvelines.
même contribution,
Adcis, Exalead, Géomath, Mediamobile, SDTools, 3S Photonics…) Les conséquences en termes de transport, de flux, d’échanges (par le Département
exemple, avec les pôles de compétitivité des Yvelines) sont consi- manifeste
• Instrumentation : des sociétés comme Amplitude technologies, Cryoconcept/Cryoma- dérables. De même il existe de forts échanges avec des partenaires un véritable
gnetics, Fastlite, Imagine Optics, Horiba, Inel, Ivea, Kaluti System, Leosphere, Quantel, 17 L’assemblée comme l’INRA de Versailles et l’Université d’Evry Val-d’Essonne. engagement

Scientec permanente Quant au futur dispositif de transport collectif étudié dans le cadre en faveur de ce
des Chambres projet, en raison
du projet, il concerne aussi bien Evry, Les Ulis et Massy (en Essonne)
d’Agriculture de son caractère
• Services et biens de consommation : le pôle de compétitivité (Finance Innovation), que Saint-Quentin-en-Yvelines et Vélizy (dans les Yvelines). structurant pour
(APCA) a envoyé
des grandes entreprises comme AGF, Axa, Covéa, Société Générale et d’autres comme une lettre La communauté d’agglomérations du plateau de Saclay (CAPS) et l’ensemble du sud
Formatel, Preventeo. de soutien les communes du plateau ou riveraines figurent également parmi et du sud-ouest
francilien. 11
vigoureuse. les partenaires actifs et engagés, dont la coopération est essentielle
S’ENGAGER PILOTER | MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

Le Campus du plateau de Saclay et ses 6 zones

Zone
Jouy-en-Josas
HEC/INRA

Les trois zones sur lesquelles


S’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX

sont prévues les opérations immobilières


Zone éligibles au Plan Campus
Orme-Saclay
CEA

Zone Zone Zone


Moulon de la Martinière Palaiseau
SUPÉLEC PARIS-SUD 11 POLYTECHNIQUE
Zone
Gif-sur-Yvette
CNRS

12
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

pour l’application du droit des sols et pour toutes les démarches de • pour valoriser les modes doux, comme la marche et le vélo
planification territoriale. • pour contribuer, grâce à une mutualisation des équipements
Dans le cadre de la réflexion urbanistique menée pour proposer une et à une densité raisonnable du bâti, à réduire globalement l’em-
implantations des équipements et des lieux de vie, des bâtiments de preinte écologique due à l’augmentation du nombre de dépla-
recherche et d’enseignement, des entreprises et des infrastructures, cements. Q
le souci de respecter le territoire a été constant. C’est pourquoi les
propositions d’implantations s’efforcent d’être « PLU-compatibles »
et respectent les spécificités du territoire, notamment sa sensibilité
particulière dans les domaines hydrologique et environnemental.
Dans le domaine des transports et de l’urbanisme, les communes ont
fait connaître leurs préoccupations et les conditions dans lesquel-
les le projet pouvait, selon elles, contribuer à consolider les lignes
de force des territoires et contribuer à améliorer la qualité de vie
des habitants, par l’amélioration de l’offre de services, qu’il s’agisse
d’animation, de nouveaux lieux de vie ou de transports. Le dialogue
étroit initié dans la phase d’études explique également l’interêt porté
au projet par ces acteurs.

S’ENGAGER DES ACTEURS À LA HAUTEUR DES ENJEUX


UNE SOLUTION CRÉDIBLE À COURT TERME EN MATIÈRE
DE TRANSPORT COLLECTIFS

L’avis le plus largement partagé par l’ensemble des acteurs (collecti-


vités, Etat, signataires du projet, entreprises, mais aussi riverains ou
usagers) concerne l’insuffisance de qualité des transports collectifs,
même si celle-ci s’explique en partie par la faible densité de l’ur-
banisation actuelle. C’est pourquoi, dans le souci de présenter un
projet complet et crédible, les acteurs du projet se sont préoccupés
de vérifier que, dans l’hypothèse du lancement d’une première phase
du projet avant 2015, des solutions pouvaient être mises en œuvre
à très court terme. Elles sont détaillées dans le chapitre Vivre (lire
page 40).
L’engagement des signataires ne peut porter sur le développement de
nouvelles infrastructures de transports : cela n’entre pas dans leurs
compétences. En revanche, les signataires s’engagent à tout faire :
• pour promouvoir des solutions de renforcement ou d’améliora-
tion de l’offre existante en matière de transports collectifs
• pour développer une politique ambitieuse du logement, bien
sûr pour les étudiants, mais aussi pour accueillir les personnels
des établissements qui rejoindront le site en lien avec les collec-
13
tivités locales
S’ENGAGER PILOTER MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

PILOTER
LA CRÉATION
D’UNE IDENTITÉ

L’action de la Fondation de coopération scientifique (FCS)


PILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉ

réunissant l’ensemble des acteurs a créé une dynamique et une


préfiguration des mutualisations à venir. Forts de cette organisation,
les établissements impliqués dans le Plan Campus du plateau de
Saclay ont élaboré leur projet collectivement. Celui-ci témoigne
de l’envie de réussir ensemble une exemplaire aventure scientifique,
pédagogique, industrielle, urbanistique. La démarche collaborative
qui justifie le projet porte désormais cette primo-coopération dans
son ADN. Le système de gouvernance mis en place pour porter cette
vision collective a fait ses preuves.

14
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Le Plan Campus du plateau de Saclay s’insère dans l’ambition L’organisation des acteurs pour construire le projet
plus large portée par l’opération d’intérêt national (OIN). Celle-ci
concerne 49 communes dans deux départements et associe deux C’est en mars 2007 que le CEA, le CNRS, l’ENSTA ParisTech, l’INRIA, l’Institut d’optique
grands ensembles territoriaux reliés entre eux : le « Triangle Sud » - Graduate School, l’Onera, l’École polytechnique, Supelec et l’Université Paris-Sud 11 créent
siège du présent projet - et la partie « Satory-la-Minière ». Une mis- une fondation de coopération scientifique - Digiteo-Triangle de la physique - afin d’héberger
sion de préfiguration de cette OIN a été mise en place en 2005 avec les deux réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) dont la fondation porte le nom.
laquelle les porteurs du projet de campus ont étroitement collaboré.
La création d’un établissement public porteur du développement La FCS est sollicitée pour en coordonner la préparation conjointe. La décision d’étendre
de ce territoire a été annoncée en novembre 2008. Sa mise en place son objet social et de revoir sa structure interne afin de préfigurer un dispositif de
aura naturellement des implications sur l’évolution de la gouver- gouvernance du Campus du plateau de Saclay est proposée fin juillet 2008 et adoptée
nance du Campus du plateau de Saclay proprement dite. par les signataires le 13 novembre 2008.
Les lignes qui suivent traduisent la volonté des acteurs impliqués
dans cette perspective future sans naturellement pouvoir préjuger La FCS porte la candidature du plateau de Saclay pour l’opération Campus. Elle assiste
du cadre précis que l’Etat retiendra. notamment les deux chefs de projet mandatés par le gouvernement dans le cadre de
Par ailleurs, les acteurs du campus sont, pour une partie impor- leur lettre de mission - Jacques Glowinski et Vincent Pourquery de Boisserin.
tante d’entre eux, organisés selon deux pôles de recherche et d’en- L’organisation qui a été mise en place, ainsi que la dynamique « projet » associée à
seignement supérieur (PRES) constitués début 2007. Ces PRES ex- l’élaboration de ce dossier collectif ont permis d’établir un fonctionnement collectif
priment, dans le tome II de ce document, leur volonté de coopérer des acteurs sans précédent sur le plateau. L’organisation mise en place repose sur :
tant dans le cadre de l’animation du campus que pour favoriser le • un « bureau de transition », composé de six membres issus des institutions de
développement des relations de celui-ci avec Paris, l’Ile-de-France recherche et d’enseignement auquel est associé un représentant industriel1 instance
et au-delà. exécutive du dispositif de coordination générale des 21 signataires
Ces deux PRES - ParisTech et Universud Paris - ont été associés aux • un cercle de coordination constitué des représentants des établissements
travaux d’élaboration du présent projet, en ont paraphé le texte et concernés, pour intégrer les dimensions transversales du projet
• un cercle de responsables « thématiques » pilotant la déclinaison « thématique »

PILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉ


ont vocation à prolonger leur participation à la dynamique future
du campus. du triangle de a connaissance » et élaborant collectivement le projet scientifique
et académique.
UNE ORGANISATION POUR L’AVENIR

UNE GOUVERNANCE QUI A FAIT SES PREUVES, • porteur de synergies nouvelles entre les domaines de la re-
PORTÉE PAR UNE VISION COLLECTIVE cherche, de l’enseignement et de l’innovation (formant ainsi un
efficace « triangle de la connaissance »), entre les grandes écoles,
Une fondation et deux chefs de projet : le système de gouvernance l’université et les instituts de recherche, entre ces institutions et
du projet de Campus de Saclay s’est révélé être un atout considéra- l’entreprise
ble pour donner un contenu scientifique, académique, économi- • porteur d’interactions originales et puissantes entre les dif-
que et social au projet. En se réunissant au sein d’une fondation férentes thématiques scientifiques dont ils ont déterminé les 1 CEA, université
de coopération scientifique (FCS), les principaux acteurs du projet contours et les acteurs principaux Paris XI, École
- ceux déjà présent sur le plateau et ceux qui vont le rejoindre - ont • porteur enfi n d’une vision partagée quant aux implanta- Polytechnique,
créé les conditions d’un dialogue permanent. tions, aux mutualisations et aux liaisons fonctionnelles au AgroParisTech,
Ce dialogue entre eux a permis de construire un projet innovant, service de ce développement collectif intégré. Ils se sont ainsi CNRS, Supelec
15
durable, économe en espace, mutualisé : donné les moyens de proposer un projet complet, intégrant l’ur- et Thales
S’ENGAGER PILOTER MULTIPLIER | DESSINER | VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

banisme, les transports, le logement, l’innovation sociale, tout


en ayant conscience des prérogatives des autres acteurs impli- Si les propositions présentées dans le présent document reçoivent l’ap-
qués par ce projet, Etat et collectivités locales en particulier. probation du jury et des autorités ministérielles - tout particulièrement,
le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le mi-
UNE GOUVERNANCE GARANTE DE LA COHÉRENCE DU PROJET nistère d’État de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire - la question du cadre pour porter
Le projet proposé par les acteurs forme un système complexe dans le projet va se poser selon deux termes :
lequel les stratégies d’établissement d’enseignement supérieur et de • dans l’immédiat et pour une période de transition, afin de pour-
recherche se conjuguent pour former des quartiers scientifiquement suivre, sans rupture de gouvernance, la dynamique engagée et met-
cohérents qui sont eux-mêmes agencés et positionnés pour interagir tre en œuvre les premières réalisations retenues
et créer de la transversalité académique et de la valeur économique. • ensuite, dans le cadre de l’organisation globale qui aura été rete-
Dans une vision sur le long terme, on attend d’une gouvernance nue par l’Etat.
d’ensemble qu’elle se préoccupe des trois aspects suivants :
Pour cette période transitoire, la FCS peut continuer à accomplir ce
• La qualité de l’environnement offert aux chercheurs, aux en- qu’elle a accompli jusqu’à présent en maintenant un dispositif qui a
seignants et aux étudiants. Ce potentiel scientifique a besoin d’un fait ses preuves et qui assure une pleine mobilisation des acteurs. Dotée
environnement approprié en transports et lieux de vie qui contri- de la personnalité morale, la FCS possède la capacité de gérer les fonds
buent à la vitalité de l’écosystème ainsi constitué, aussi bien dans publics qui pourraient lui être confiés et de collaborer avec le ministère
son fonctionnement interne que dans ses échanges avec les collec- de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour définir les mo-
tivités locales, le monde économique et ses partenaires nationaux dalités d’ingénierie financière des crédits du Plan Campus. Dans cette
et internationaux. La gouvernance doit donc être à la fois porteuse perspective, la fondation aménagerait ses statuts de manière à pérenniser
de la cohérence du système, dans le temps long de sa réalisation, et le cercle de coordination des 21 signataires (en associant les deux PRES)
ouverte à son intégration dans les schémas de développement des sous la forme de deux conseils, l’un à vocation scientifique, ouvert à l’in-
PILOTER LA CRÉATION D’UNE IDENTITÉ

territoires. ternational, et l’autre pour la vie de campus et les infrastructures mutua-


lisées. Un bureau restreint continuerait à exercer les missions exécutives.
• La cohérence des actions au quotidien des acteurs présents sur Un cadre conventionnel avec les autorités ministérielles concernées, au
le campus. Les acteurs présents sur le campus ont l’intention d’in- premier rang desquelles le ministère de l’Enseignement supérieur et de
tensifier leur concertation sur des sujets variés, de réaliser des études la Recherche, est proposé par la FCS.
d’intérêt collectif, de mettre en œuvre des procédures communes
lorsque cela s’avère nécessaire. A très court terme, devront continuer à être traitées avec les différentes
parties prenantes et notamment l’OIN, des questions très concrètes.
• L’anticipation. La réponse aux enjeux de notre temps (santé, éner- Sans viser à l’exhaustivité, ces sujets concernent en priorité :
gie, alimentation, biodiversité) nécessite la rencontre de chercheurs
issus d’horizons variés. De même, les découvertes scientifiques et • la poursuite d’études d’intérêt collectif (mutualisation d’équipe-
l’innovation, de nos jours, résultent souvent de la fertilisation croisée ment, infrastructures partagées, réseaux)
entre disciplines, voire de rencontres inattendues. Valoriser l’im- • la détermination des conditions pratiques (attributions des ter-
mense potentiel du campus (en termes de masse critique, mais aussi rains, en particulier) de mise en œuvre des premières opérations,
de diversité des domaines de recherche) demande une animation notamment les opérations mutualisées et leur gouvernance
visionnaire qui ne se cantonne pas aux cadres « conventionnels ». • en lien avec les PRES, la poursuite de la dynamique de structu-
16
UNE GOUVERNANCE ÉVOLUTIVE ration dans les domaines de la recherche, de l’enseignement et de
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

la valorisation du campus lui-même. L’enjeu sous-jacent est de taille. Les ressources


• la réflexion collective sur les conditions d’accueil des nouveaux cruciales pour l’avenir seront non seulement celles qui sont aujourd’hui
établissements mises en commun mais aussi – surtout ! – celles que le nouveau campus
• la promotion nationale et internationale du campus saura attirer, développer et se procurer dans l’environnement interna-
• et de manière générale, la coordination des réponses aux attentes tional : talents nouveaux, fonds d’investissement, entreprises de pointe
des institutions publiques voulant rejoindre un campus d’excellence…

A terme, les acteurs du campus souhaitent que soient préservés les Or, le processus de décision qui amène un jeune chercheur, un capital-
principes d’organisation qui les ont fédérés et ont donné au projet sa risqueur, une entreprise de haute technologie à rejoindre tel ou tel cam-
force et son unité : pus intègre certes des éléments tangibles mais aussi la représentation
• une association étroite et quotidienne de l’ensemble des acteurs qu’il s’en fait : ce qu’offre un cluster de rang mondial, c’est un potentiel
(la FCS a d’ailleurs naturellement vocation à intégrer de nouveaux d’échanges, d’innovations et de débouchés qui dépasse le cadre d’un
acteurs) domaine d’activité spécialisé. Ce potentiel est en outre généralement
• une capacité à déterminer entre eux des propositions intégrant les difficile à évaluer de l’extérieur. Au-delà du factuel et du prévisible,
aspects scientifiques, académiques et fonctionnels. il faut proposer un concept valorisant, qui porte une image d’excel-
lence. Il faut créer une image forte, valorisante, immédiatement
La FCS souhaite donc intégrer ces missions de manière pérenne et les reconnaissable, dotée d’une forte notoriété internationale spontanée
conduire dans le cadre plus global qui sera déterminé par l’Etat pour auprès des publics pertinents (chercheurs, financeurs, industriels,
le développement du territoire dans lequel le campus est inséré. Dans etc.). En bref, une marque.
le respect des compétences propres des établissements et des PRES
auxquels ils sont liés, la FCS souhaite jouer un rôle reconnu permettant L’hypothèse la plus pertinente aux yeux des acteurs est la création
de mettre en œuvre pleinement toutes les synergies de proximité pré- d’une « marque ombrelle » pour l’ensemble nouvellement constitué,
citées entre les établissements du campus, en animer la vie en liaison porteur de l’identité globale du campus en valorisant ses différentes
étroite avec les partenaires locaux et contribuer à son rayonnement composantes. De nombreux exemples prouvent qu’il est possible d’ar-
international. Etre l’interlocuteur reconnu à ce titre dans le cadre de ticuler les deux niveaux sans courir un risque de cannibalisation des
l’établissement public annoncé. marques entre elles.

LE CAMPUS, SON IMAGE ET SA NOTORIÉTÉ Plusieurs raisons militent en faveur de la mise en œuvre rapide d’une
stratégie de marque et d’un plan de communication du campus du
Dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur, la plateau de Saclay.
visibilité et la notoriété s’acquièrent, collectivement, dans le cadre de • d’une part, le Campus du plateau de Saclay sera un « nouvel en-
chaque thématique, par une reconnaissance par les pairs. Cela impli- trant » avec les faiblesses attachées à ce statut : malgré la notoriété
que des processus d’évaluation structurés, aux plans national et inter- de telle ou telle de ses composantes, le nouveau Campus aura un
national, et dont la confirmation dans la durée est essentielle. déficit d’image et de notoriété face aux campus les plus attractifs
De ce point de vue, les équipes et les institutions qui œuvrent dans les aujourd’hui (MIT, Stanford, Cambridge…)

PILOTER
douze thématiques identifiées sur le campus de Saclay bénéficient déjà • d’autre part, une stratégie de création d’une marque internationa-
d’une reconnaissance internationale forte, la majorité d’entre elles se le ne porte ses fruits qu’après plusieurs années (5 à 10 ans a minima)
situant au meilleur niveau mondial. Au-delà de cette notoriété scienti- et suppose un investissement lourd et constant. Il importe donc de
fique des individus et des équipes, une autre est tout autant nécessaire : ne pas perdre de temps pour la mettre en place. Q
17
celle des institutions présentes sur le campus et plus généralement celle
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

MULTIPLIER
UNE MUTUALISATION
MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES

POUR CRÉER DE NOUVELLES


DYNAMIQUES
Le Plan Campus du plateau de Saclay va modifier de manière importante
l’organisation des trois activités enseignement, recherche,
innovation sur le plateau. La mutualisation sera l’instrument de ce
changement. Mutualisation « économe » parce que pour la première fois
l’ensemble est pensé globalement, donnant lieu à des mises en commun
qu’il s’agisse de locaux, d’infrastructures, de savoirs ou de bonnes
pratiques. Mutualisation « créative » aussi parce que,
au-delà des économies qu’elles génèrent, ces mutualisations vont
rapprocher des communautés : ingénieurs et chercheurs, grandes écoles
et universités, chercheurs et entrepreneurs. En suscitant des rencontres,
germes potentiels pour des idées nouvelles, les mutualisations seront
18 doublement bénéfiques.
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Sur le plateau de Saclay, tous les ingrédients seront réunis pour faire de • son excellence, en fort appui sur des équipes de recherche du meilleur
ce lieu un Campus de classe mondiale. niveau, un accès à des laboratoires reconnus et des équipements de
• tout d’abord, les trois sommets du triangle de la connaissance pointe
- enseignement, recherche, innovation - seront plus que jamais pré- • des innovations pédagogiques, utilisant une approche de pointe à
sents : concentration sans précédent d’écoles d’ingénieurs, une grande base de TICE1, systémique et transdisciplinaire, utilisant largement la
université rénovée et une autre à proximité, un nombre impressionnant modélisation.
de chercheurs largement visibles au niveau mondial, des liens recher-
che-industrie déjà initiés notamment avec la montée en puissance des Les enjeux sont :

MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES


pôles de compétitivité • l’inscription de l’enseignement du plateau sur la scène mondiale : en
• le spectre de thématiques sera encore élargi, avec l’arrivée de la facul- attirant des élèves et des enseignants du meilleur niveau, en particulier à
té de pharmacie, des sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture, l’international, en développant des partenariats avec des établissements
l’alimentation et l’environnement, la forte montée en puissance des STIC d’enseignement supérieur étrangers
et des sciences de l’ingénierie, l’implantation de Nano-Innov. • la reconnaissance par les entreprises, qui doivent en être des parte-
Pour que la science et la technique contribuent à apporter des réponses naires complets et engagés. En s’engageant aux côtés des établissements
aux questions actuelles (énergie, climat, santé, environnement, alimen- du plateau, elles doivent valoriser ainsi les formations. On peut évoquer
tation, création de nouveaux produit), c’est à chaque fois une appro- par exemple, la création du master international « Nuclear Energy », les
che globale qui est nécessaire. Ceci se trouve réalisé sur le Campus : chaires d’excellences
connaissance de l’environnement ou du vivant, technologie, aspects • l’attractivité pour les jeunes de carrières d’ingénieur ou de scientifi-
économiques, usages… que, et les perspectives qui leurs sont offertes.

Conscients de ces atouts, mais aussi de leur responsabilité pour les faire Cette stratégie de création d’offre pédagogique mutualisée se décline en
fructifier, les acteurs du plateau de Saclay ont entrepris une démarche quatre points.
globale d’optimisation de leur dispositif. Les mots-clés de cette démar-
che : mutualisation, mélange, synergie, ouverture, se déclinent sur cha- POINT 1. RATIONALISER L’OFFRE PÉDAGOGIQUE
que volet. ET L’ACCÈS AUX ÉQUIPEMENTS ASSOCIÉS

ENSEIGNEMENT : UNE STRATÉGIE EN QUATRE POINTS Le regroupement des acteurs sur un campus unique permet d’envi-
sager une rationalisation de l’offre d’enseignement, notamment au
Deux universités, une école normale et dix grandes écoles (dont sept niveau master. Il s’agit d’atteindre une masse critique pour ouvrir
qui s’y installeront d’ici 2015) sont impliquées dans le Plan Campus des unités d’enseignement originales de manière plus rentable, et
du plateau de Saclay. Le pôle ainsi constitué représentera à terme plus pour ouvrir et partager des équipements (plateforme, bibliothè-
de 27 000 étudiants et 7 000 doctorants. Le développement coordonné ques, grands instruments…). C’est le début d’un cercle vertueux.
des acteurs de l’enseignement fera du campus un ensemble de visibilité En effet, l’augmentation des effectifs étudiants par formation per-
mondiale pour l’enseignement supérieur. Il s’agit en particulier d’offrir met d’organiser des formations plus ambitieuses, éléments qui à
une formation qui se caractérise par : leur tour accroissent l’attractivité du campus notamment à l’inter-
• son actualité, à la pointe des progrès de la science et de la technique, national, donc les effectifs. En plus des cours proprement dits, le 1 Technologies de
en perpétuelle évolution pour suivre et anticiper la demande des entre- rapprochement des institutions permettra : l’information et de
la communication
prises et la demande sociale, intégrée dans les réseaux d’institution ras- • la mutualisation des principaux centres de documentation,
pour 19
semblant les compétences R&D et formation (pôles de compétitivité) notamment en vue de proposer aux étudiants de grandes plages l’enseignement
S’ENGAGER | PILOTER MULTIPLIER DESSINER | VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

horaires d’ouverture des bibliothèques Rationaliser : l’exemple d’AgroParisTech…


• le recours aux équipements numériques à grande échelle :
accès aux cours sur serveur, accès aux revues scientifiques AgroParisTech va passer de quatre sites à un seul. Le regroupement va
• une gestion harmonisée des accès aux laboratoires et aux pouvoir se faire en réduisant de près d’un quart les surfaces d’enseigne-
grands instruments ment (malgré une hausse significative du nombre d’étudiants) et les surfa-
• des opérations de communication vers le secondaire pour ces d’administration par rapport aux quatre sites actuels. Au-delà du gain
susciter des carrières. de surface et de l’intérêt intrinsèque du projet scientifique et technique,
cette rationalisation va générer d’importantes économies de fonctionne-
POINT 2. MÊLER LES POPULATIONS, ÉTABLIR DES PASSERELLES ment et d’émissions de CO2 et de gaz à effet de serre (GES) grâce à une ré-
MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES

duction des coûts et des temps de transports et à un meilleur rendement


Tant les réflexions que les pratiques ont, ces dernières années, mis énergétique des futurs bâtiments. L’INRA, autre acteur proche d’AgroPa-
en avant deux constats essentiels. D’une part, nombreux sont les risTech va, de son côté, concentrer 2/3 de ses effectifs franciliens sur le
défis de la connaissance qui doivent être traités en faisant appel campus, en incluant le site de Jouy-en-Josas.
à des savoirs aux interfaces entre disciplines. On peut présager
que c’est de rapprochements interdisciplinaires que naîtront bon
nombre de découvertes et d’innovations majeures des années à
venir. D’autre part, les spécificités des différents types de formation universités et grandes écoles, entreprises et établissements
offerts par les acteurs du Campus du plateau de Saclay (cycles L, d’enseignement secondaires.
M et D ; formations universitaire, d’ingénieur ou commerciale), Forts de ce constat, les acteurs ont initié conjointement de nom-
peuvent être combinées pour doter les étudiants de profils forte- breux projets de masters offrant des enseignements variés. Il s’agit
ment valorisés dans une économie du savoir. En d’autres termes, de tirer parti de deux atouts que va offrir le campus. Tout d’abord,
les « fertilisations croisées » entre filières étudiantes sont un enjeu le campus de Saclay sera propice au renforcement du couplage
majeur de la formation supérieure dans les années à venir. entre disciplines : pharmacie, biologie et chimie, énergie et en-
La volonté des acteurs est d’en tirer les conséquences, en facilitant vironnement, technologie et gestion, sciences de l’ingénieur et
le brassage des populations, et ceci sous plusieurs angles : biologie, nanosciences et conception, etc. Différentes approches
• la mixité école-université (passage université-formation d’in- sont d’ores et déjà envisagées par les institutions partenaires : en-
génieur, liens entre master et formation d’ingénieur, augmenta- seignements communs à plusieurs filières de formation, modules
tion de la fréquence des doctorats chez les ingénieurs…) d’enseignement spécifiques… D’autre part, l’organisation en un
• les échanges entre enseignement et recherche (appels aux campus facilitera les rencontres et brassages entre étudiants is-
chercheurs pour des activités d’enseignement, accueil de sta- sus de formations variées. Cela peut concerner la vie extrascolaire
giaires, de travaux pratiques dans les laboratoires) (équipements sportifs, lieux de vie, logements, etc.) comme l’offre
• l’ouverture à la transversalité : fertilisation croisée entre fi- d’enseignements communs.
lières, entre établissements, ouverture à d’autres disciplines, Au-delà de ce brassage entre disciplines ou filières, il s’agit d’élargir
ouverture au monde industriel. On cherchera à travailler en la question à divers enjeux de société, auxquels l’enseignement
réseau à partir d’équipements mutualisés autour des commu- contribue à répondre, en liaison avec des partenaires extérieurs.
nautés scientifiques et industrielles (pôles de compétitivité par Ainsi, les programmes de formation devront s’appuyer sur l’envi-
exemple). ronnement proche, sur les collectivités territoriales et l’enseigne-
ment secondaire, notamment pour : l’ouverture sociale, la parité,
Cette mixité et cette ouverture doivent se faire avec le souci de le handicap et l’attractivité de la science et de la technique pour
20
favoriser la diversité sociale par des actions conjointes entre les lycéens
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

POINT 3. ACCROÎTRE LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL POINT 4 : FAVORISER LE LIEN AVEC LE MONDE DE L’ENTREPRISE

Tenir sa place parmi les grands campus mondiaux suppose d’attirer Le développement de liens plus forts entre le monde de la recher-
les meilleurs talents étrangers (enseignants, chercheurs, étudiants, che et celui de l’entreprise constitue un enjeu crucial du projet.
doctorants et post-doctorants). La création d’une image forte ne La compétitivité des entreprises, donc l’attractivité du territoire, et
suffit pas : il convient d’off rir des éléments tangibles. Trois types l’employabilité des jeunes reposent en effet sur la prise en compte,
d’action sont prévus. lors de leur formation des nouvelles attentes des entreprises : ca-
pacité à travailler en équipe multidisciplinaire et multiculturelle,
Développer l’attractivité de l’offre de formation, de l’étu- à être effi cace dans un environnement complexe, à comprendre

MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES


diant au chercheur les enjeux de l’entreprise internationale. Il s’agit de satisfaire les
• Pour les étudiants (cycles L, M), les formations « transversa- besoins en compétences d’avenir comme l’ingénierie des systèmes
les » et les mélanges de population déjà discutés sont de nature (maîtrise de la complexité), l’énergie, les sciences du vivant…
à rendre le campus particulièrement attractif, ceci d’autant plus Ces liens entreprise-formation doivent se développer à tous les
que des cours seront délivrés en anglais. stades de la carrière, et concernent étudiants et professionnels
• Pour les chercheurs, doctorants et post-doctorants, il s’agit confirmés. La mutualisation d’actions au sein du Campus et la
également d’offrir l’accès à des savoirs variés, la possibilité de se concertation accrue entre acteurs permet de lancer de manière
ressourcer. Par exemple, des écoles post-doctorales2 seront mises plus systématique un certain nombre d’actions dans le secteur de
en place. C’est d’autant plus important que la pluridisciplinarité l’enseignement.
et l’ouverture aux préoccupations exogènes sont deux enjeux
majeurs, tant pour l’enseignement que pour la recherche. Développer des échanges
• Mutualiser les actions de formation liées à l’innovation qui
Mettre en place des outils favorisant les échanges pourraient s’adresser à des chercheurs ou des industriels. Elles fa-
On pense en particulier à deux actions à généraliser sur le cam- voriseraient les échanges entre étudiants et le tissu des grandes en-
pus : treprises et des PME.
• Des chaires d’excellences, dont la constitution sera facilitée • Rationaliser les accès aux stages en entreprise pour les étudiants
par le regroupement en un campus de Saclay. Il s’agit d’inviter (master, apprentissage, thèse de doctorat en entreprise, doctorant
des chercheurs renommés durant quelques années, afin qu’ils conseil). Ainsi, les stages des étudiants de master ou de cursus in-
mènent une double activité de recherche et d’enseignement de génieur pourraient faire l’objet d’un portail unique.
haut niveau sur leurs sujets de travail. • Développer une politique d’échange plus volontariste au ni-
• Les échanges sabbatiques proposeront à des enseignants et veau des enseignants-chercheurs. A l’université, les enseignants-
chercheurs de Saclay des séjours dans des laboratoires étrangers. 2 C’est-à-dire chercheurs peuvent bénéficier tous les 6 ou 7 ans d’un congé pour
La constitution d’un campus offre l’opportunité d’ajouter un des modules recherche ou conversion thématique (de six mois ou un an). Des ac-
financement spécifique aux mécanismes existants au sein de d’enseignement tions d’informations pourraient faire grossir le nombre de ceux qui
certains organismes ou via les outils européens. à destination de font cette expérience dans le monde de la recherche industrielle.
jeunes chercheurs
• Renforcer les partenariats publics-privés en formation. Cela
désirant
Construire des procédures et moyens d’accueil des étrangers approfondir leurs
pourra concerner tant les étudiants, par exemple au niveau master,
La mutualisation trouve ici aussi une expression à travers la création connaissances sur que les professionnels. Par exemple, le regroupement d’acteurs pu-
d’un guichet unique d’accueil pour les étudiants étrangers. Il s’agit un sujet donné blics et privés offrira l’occasion d’initier de nouvelles formations en
de traiter des questions comme l’aide pour divers problèmes de la ou élargir leurs partenariat avec des secteurs industriels (énergie, environnement,
compétences. 21
vie quotidienne, le logement, des enseignement en Français. systèmes…).
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RECHERCHE : DES SCIENCES


Animer une maison de la formation de l’entreprise AUX ENJEUX DE SOCIÉTÉ
Il est prévu de créer une maison de la formation de l’entreprise, dans
le but de faciliter des actions de professionnalisation et de formation A l’aune des grands campus mondiaux, une communauté scientifique
tout au long de la vie. Cet espace, dédié à toutes les formes de parte- rassemblée sur un même site peut prétendre faire « masse critique »
nariat avec les acteurs socio-économiques (entreprises, collectivités quand elle dépasse le cap du millier de chercheurs. C’est le cas sur le
territoriales…) accueillera les services suivants : plateforme d’insertion Campus du plateau de Saclay qui, fort de 25 000 employés d’organis-
professionnelle, écoles doctorales, prise en charge des adultes en reprise mes de recherche ou d’établissements d’enseignement supérieur et
d’études, incitation à l’entreprenariat, formation par apprentissage… Elle de 30 000 étudiants, hébergera en 2015 une douzaine de domaines
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sera aussi un lieu favorisant le développement des actions de tutorat dépassant ce seuil (lire ci-dessous et le tome II).
et de parrainage et plus généralement de promotion de la diversité
sociale dans le cadre de programmes conjointement mis en œuvre Pour tous, on annonce entre 5 000 et 3 000 chercheurs ou enseignants-
par les universités, les grandes écoles et les entreprises. chercheurs en 2015, et bon nombre de ces communautés représente-
ront de 10 à 20 % des forces nationales en recherche publique.

Cependant, plus que la visibilité forte de chacun des domaines, l’atout


Les projets d’enseignement déjà lancés essentiel du plateau de Saclay, tel qu’il est perçu par les acteurs, est
son caractère pluridisciplinaire. Ce Campus rassemble douze com-
La dynamique qui s’instaure sur le plateau de Saclay a des répercussions fortes sur l’ensei- munautés scientifiques de taille imposante qui s’insèrent localement
gnement. De nombreuses actions visant à rendre l’offre d’enseignement plus lisible sont dans un environnement où elles sont fortement imbriquées. Ceci est
d’ores et déjà en cours. Souvent, elles associent universités et écoles d’ingénieurs. Pour ne également particulièrement illustré par la présence du CNRS dans
citer que quelques exemples : tous les groupes thématiques. Habituées à se combiner, elles sont à
Quelques exemples de masters coordonnés entre établissements 3 Master Parisien même de contribuer à répondre à des enjeux scientifiques multidisci-
• Quatre masters coordonnés3 en STIC4 de Recherche en plinaires cruciaux pour les années à venir. Ainsi, le Campus du plateau
• Master nanosciences commun à 7 établissements Informatique, de Saclay est particulièrement bien gréé pour traiter des questions liées
5 Information,
• Master international nucléaire (ParisTech, Centrale, Supélec, Paris-Sud 11, CEA/INSTN ) à de grands enjeux de sociétés tels que le développement durable et la
Systèmes et
dans le cadre de l’Institut international de l’énergie de Paris.
Technologie,
compétitivité économique. Deux thèmes qui se déclinent en matière
• Master ingénierie système (École Polytechnique, Paris-Sud 11, INSTN, École Centrale Bioinformatique d’énergie, de climat, d’environnement, de santé, de transport, d’ali-
de Paris, Supélec) et Biostatistiques, mentation, d’économie ou de finance. Ces démarches sont de même
• Master systèmes avancés de radiocommunications (Supélec, Paris-Sud 11, École Nor- Conception et nature et concernent :
Management
male Supérieure de Cachan)
des Systèmes
• Master QEF (Quantitative Economics and Finance - enseignement en anglais - HEC, • La compréhension des systèmes complexes (les systèmes vi-
Industriels
ENSAE, École Polytechnique) Complexes vants, les écosystèmes, les systèmes climatiques…) qui ne peut se
• Master sciences et technologies du vivant et de l’environnement (AgroParisTech, pôle 4 Sciences et faire autrement qu’en mobilisant différentes disciplines : biologie,
STVE, et selon spécialités, Paris-Sud 11, ECP, École PolytechniqueUniversité de Versailles Technologies de chimie, énergie, simulation, imagerie, etc.
Saint-Quentin-en-Yvelines, Université d’Evry, autres établissements de ParisTech ) l’Information et de • La conception d’objets techniques pour mesurer ou agir, qui
la Communication
Quelques exemples de rationalisation d’écoles doctorales font appel aux sciences de l’ingénieur, aux sciences des systèmes,
5 Institut National
• École doctorale unique du Collège des Sciences de l’Ingénierie et des Systèmes
des Sciences
aux sciences et technologies de l’information et de la communi-
• École doctorale unique « Innovation Thérapeutique ». et Techniques cation aux nanotechnologies mais souvent aussi aux savoirs asso-
22
• École doctorale ABIES (agriculture, alimentation , biologie, environnement, santé). Nucléaires ciés à l’objet que l’on mesure ou sur lequel on veut agir (environne-
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

12 domaines de recherche conjointement structurés • S’inscrire comme lieu d’accueil d’un calculateur pétaflopique dans
le cadre de l’infrastructure européenne de calcul PRACE6
• Biologie-santé • Être un campus reconnu dans le domaine des lasers. Il existe déjà
• Chimie dans ce domaine plusieurs infrastructures qui ont un statut de centre
• Climat et environnement européen sur le campus, et la création de l’Institut de la lumière extrême
• Economie-finance-gestion met le plateau de Saclay en position de candidat pour un possible accueil
• Energie à bas carbone de l’infrastructure européenne ELI (Extreme Light Infrastructure).
• Mathématiques L’aménagement du campus se traduit par des opérations de natures
• Nanosciences & Nano-Innov variées. La vision qu’ont les vingt-et-un signataires des recherches sur

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• Sciences de l’ingénieur et des systèmes le campus se traduit ici dans une forme de fonctionnement permettant
• Sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture, à la fois :
l’alimentation et l’environnement • des concentrations d’équipes de recherche pour atteindre des mas-
• Sciences et technologies de l’information et de la communication ses critiques, par exemple en regroupant des laboratoires à l’occasion
• Sciences humaines et sociales des mouvements que va engendrer en particulier le déménagement de
• Sciences physiques Paris-Sud 11
• des mutualisations de laboratoires sans précédent. Au-delà du tradi-
tionnel modèle de l’unité mixte de recherche, il s’agit de rassembler dans
ment, écosystème, système de gestion de l’énergie, le vivant). des laboratoires des chercheurs issus d’organismes variés, et ceci afin de
• La compréhension des interactions entre ces objets et les ac- mutualiser des moyens d’essais et surtout de construire des équipes de
tivités humaines qui fait appel à divers savoirs, sciences des taille largement critique. 6 Acronyme
risques, économie, gestion, sciences humaines et des sociétés. • la création de ponts entre disciplines différentes dans le but de don- anglais pour

ner lieu à des innovations7. « partenariat


pour le calcul de
Au-delà de ces défis scientifiques, ce sont des enjeux de sociétés qui pointe »
sont pris en compte : développement durable, gestion raisonnée des Pour optimiser l’ensemble, deux éléments sont à prendre en compte, l’or- 7 Pour ne donner
écosystèmes, énergie, santé. ganisation spatiale pensée autour de mutualisations et d’affinités identi- qu’un exemple qui
fiées entre disciplines (le « hard ») d’une part et l’animation (le « soft ») illustre ces propos :

Bien évidemment, l’objectif du Campus est de s’ouvrir vers les autres du campus visant à susciter des rencontres d’autre part. l’installation
Neurospin
grandes concentrations d’Ile-de-France avec lesquelles de nombreux
d’imagerie
liens existent, vers d’autres centres régionaux et vers l’Europe. Pour PREMIER ÉLÉMENT : L’ORGANISATION SPATIALE par résonance
ne citer que cette dernière dimension, des actions inter-établisse- magnétique
ment sont d’ores et déjà en cours pour inscrire le Campus parmi les L’ organisation spatiale peut se décrire suivant trois échelles de taille est de classe
acteurs de tout premier plan au niveau Européen : correspondant à des finalités précises. mondiale. Cela a
été possible grâce
• Se mettre en position pour accueillir des bénéficiaires de bourses
au savoir faire
du Conseil de la recherche européeen (European Research Council - L’échelle du bâtiment accumulé par
ERC). Les projets immobiliers traduisent un effort de rapprochement des la communauté
• S’inscrire comme élément-clé dans les communautés de l’inno- équipes travaillant sur des thématiques proches, donc destinées à colla- « physique des
vation et du savoir (Knowledge and Innovation Communities) de borer et à partager des équipements. Ces regroupements peuvent être particules » lors

l’Institut européen de technologie dans le domaine des sciences et structurés. de la réalisation


du grand
technologies de l’information et de la communication et l’ensemble Dans la plupart des cas, il y a une volonté d’accréter des équipes issues
collisionneur à 23
climat-énergie bas carbone. d’établissements variés ou des équipes autrefois séparées pour former hadrons du CERN.
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Les bâtiments hébergeant des projets communs bien plus qu’avant des lieux de collaboration entre personnels de sta-
tuts variés (Le tableau ci-contre donne quelques exemples correspondant
Bâtiment Commentaires Localisation à des bâtiments hébergeant des personnels de divers organismes, dont
Digiteo Rassemble des chercheurs du CNRS, de l’INRIA, Trois sites certains avaient été lancés indépendamment du plan campus).
de Paris-Sud 11, du CEA, de l’École Polytechnique. • Moulon
• Orme Saclay L’échelle du quartier
• Palaiseau Le mot quartier est ici utilisé sciemment pour nommer un sous en-
ENSAE 4e Abriterait le département d’économie Palaiseau semble du campus, assez petit pour que des relations de proximité
étage de l’Ecole Polytechnique mais aussi des laboratoires puissent se nouer, assez grand toutefois pour constituer une force
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ou des chercheurs issus d’autres institutions. de recherche importante. Ces quartiers se sont créés naturellement
lors des réflexions sur l’implantation des nouveaux bâtiments. Il
Halle Halle technologique « procédés, mécanique et matériaux » Palaiseau
s’agissait de maximiser les synergies entre domaines connexes (ou
technologique mutualisée entre AgroParistech, Mines ParisTech, l’ENSTA
entre établissements de même type comme les écoles d’ingénieurs).
et l’École Centrale.
Par exemple, il est prévu de rassembler la formation et la recherche
INRA/ Regroupe la totalité des équipes d'AgroParisTech Palaiseau en sciences de l’ingénieur autour de deux sites concentrés ou enco-
AgroParisTech et une part significative des chercheurs INRA Jouy-en-Josas re de rassembler un ensemble biologie-pharmacie-santé et chimie
en Ile-de-France. après du synchrotron Soleil. La distance réduite (des centaines de
Institut Institut commun entre Supélec et l’Ecole Centrale. Moulon mètres) entre les personnels d’un même quartier sera favorable à
du risque et la création de liens divers, au montage de projets, mais aussi à des
de l’incertain mutualisations de toutes natures :
Maison de la Local destiné à héberger des spécialistes en simulation Orme des • salles de réunions, logistique, bibliothèques…
simulation et numérique et en donnée spatiale ou d’astrophysique. Merisiers • Instruments « mi-lourds » dont l’implantation peut se faire
du spatial à l’échelle du quartier pour les plus répandu (résonance ma-
gnétique, spectroscopie de photo-électrons X, diffractomètre,
Mathématiques Conçu pour héberger des projets de mathématiques me- Palaiseau micro dissection…).
nés par des équipes pluri- organismes, en plus d’activités
plus récurrentes. L’échelle du campus
Nanosciences Rassemblement du LPN9, de l’IEF10, d’équipes du CEA Palaiseau L’échelle au-delà du quartier est celle du Campus lui-même.
& Nano-Innov et apport d’autres acteurs. L’organisation globale doit prendre en compte diverses contraintes
d’aménagement (bâtiments existants, terrains non constructibles).
PCEE Rassemblement des équipes du Laboratoire des Sciences Orme des
Toutefois, les degrés de liberté restants ont permis de faire des
du Climat et de l'Environnement (UMR CNRS, CEA, UVSQ) Merisiers
choix qui ont mené à une organisation globale satisfaisante. On
et d'autres équipes du climat, de l'environnement,
peut les résumer de la manière suivante :
de l'énergie et de l'éco-innovation.
• rapprocher les disciplines suivant des affinités que l’on sait du-
Physique Laboratoires communs de R&D en physique lourde Paris-Sud 11 rable : chimie et pharmacie, nanotechnologies et technologies
lourde qui rassemblent des équipes issues du CEA, du CNRS • Orme Saclay de l’information et de la communication, physique et chimie
et de Paris-Sud 11 dont la Maison des deux infinis. • viser des domaines répartis en deux ou trois pôles (exemple
les deux pôles sciences de l’ingénieur », les deux pôles physi-
que…) pour favoriser les échanges.
24 9 Laboratoire Photonique et Nanostructures actuellement à Marcoussis (CNRS)
10 Institut d’Electronique Fondamentale (CNRS, Paris-Sud 11)
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Infrastructure Nature de l’activité


Des infrastructures
exceptionnelles pour
Antenne de ESTEEM15 à Paris –Sud 11 Microscopie électronique
des projets de dimension
européenne
Centre CLIO Elyse Caractérisation de la matière Interaction
Le plateau de Saclay est riche en infrastructures
rayonnement matière
qui accueillent des projets venant de l’extérieur y
compris d’autres pays de l’union Européenne. Le
ICOS Centre de données sur les gaz à effet de serre

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fonctionnement de certains de ces instruments est
cofinancé par la Commission européenne dans le cadre
du 7e programme cadre pour la recherche (PRCD). La Imagif Plateformes pour les sciences du vivant
plupart de ces infrastructures nouent également des
liens avec l’industrie qu’il s’agisse de service offert ou
de développement conjoint d’instrumentation. Point Lasers (LULI11, LOA12, SLIC13) et projet ILE14 Interaction rayonnement matière, optique,
important, il s’agit d’infrastructures de recherche qui physique attoseconde
nécessitent une grande technicité et ont une activité
de recherche propre. Le tableau ci-contre liste quelques Neurospin Exploration cérébrale du préclinique au clinique par des IRM à haut champ
installations parmi les plus importantes, auxquelles
ont été ajoutés le centre de séquençage d’Evry et
le pôle instrumental et spatial à Guyancourt. Pour Réacteur à neutron Orphée/LLB Caractérisation de la matière inerte ou vivante
compléter cette liste d’infrastructures, il est important à l’échelle nanométrique. Pluridisciplinaire
de mentionner un ensemble de réseaux haut débit
Synchrotron Soleil Caractérisation de la matière inerte ou vivante
(SAPHIR, RUBIS, ROYAL) qui relient déjà presque tous les
à l’échelle nanométrique. Pluridisciplinaire
établissements du plateau.

Centre d’accès sécurisé aux données Accès aux données de l’INSEE pour travaux
socio-économiques (projet) de sociologie, économie, sciences politiques,…

Centre National Jacques Louis Lions Portail d’accès aux principaux moyens
(projet) de calcul (IDRIS16 et CCRT17)

Nano-Innov et nanosciences (projet) Nanofabrication et nanocaractérisation


11 Laboratoire d’Utilisation des lasers intense (CNRS,
Polytechnique, Université Pierre et Marie Curie, CEA,) 12
Laboratoire d’optique appliquée (ENSTA, Polytechnique, CNRS) Centre National de séquençage d’Evry Biologie animale et végétale
13 Saclay Laser-matter Interaction Center du CEA 14 Institut de
la lumière extrême 15 Acronyme anglais signifiant à peu prés
« Science et Technologie à travers la microscopie électronique Pôle instrumental et spatial Intégration et étalonnage d’instrumentation pour l’observation in
européenne » 16 Institut du Développement et des Ressources à Guyancourt situ et spatiale
en Informatique Scientifique (CNRS) 17 Centre de Calcul 25
Recherche et Technologie (CEA)
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Il faut noter que les questionnements scientifiques, les critères de • la stimulation de nouvelles initiatives, de projets sortant
regroupement changent avec l’époque, de telle sorte qu’un Campus des sentiers battus issus par exemple en favorisant des rencon-
jugé idéal à une époque donnée, ne le resterait pas nécessairement. tres, en créant des évènements sur des sujets originaux.
L’essor du campus dépendra des marges de progression et des lieux
favorables à la nucléation d’idées nouvelles dont il aura été doté VALORISATION-INNOVATION :
d’emblée, ceci au détriment d’un ordre trop parfait. PASSER À LA VITESSE SUPÉRIEURE

DEUXIÈME ÉLÉMENT : L’ANIMATION SCIENTIFIQUE DU CAMPUS Le campus de Saclay et de sa périphérie, notamment Versailles, se place
dans un écosystème qui regroupe outre les établissements de recher-
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Toutes les activités ne sauraient être rangées en bâtiments et che et d’enseignement, de nombreux acteurs économiques. Le schéma
quartiers, ce qui mène à la seconde question, celle de l’animation linéaire (et balistique) d’un résultat scientifique transféré à un indus-
scientifique du Campus. Il existe déjà un nombre important de triel a fait long feu. Le système d’innovation a sensiblement évolué ces
structures allant dans ce sens : les PRES, les RTRA, les GIS, le dernières années, vers une innovation ouverte ou l’entreprise (grande
C’Nano Ile-de-France, les Domaines d’Intérêt Majeur de la ré- ou petite) fait son marché d’innovations, qui dépasse la seule notion
gion Ile-de-France, les pôles de compétitivité… et bien sûr les de R&D, à l’échelle mondiale et selon des modes variés et eux mêmes
organismes de recherche (CNRS, CEA, INRA, INRIA, ONERA). innovants. Le marché et la demande n’attendent plus les chercheurs, un
Certaines de ces structures, dépassant largement le cadre géo- grand nombre d’acteurs interviennent et concourent au succès.
graphique du plateau, seront des canaux naturels de dialogue à Beaucoup a été fait sur le plateau de Saclay ces dernières années et
l’intérieur du campus et d’ouverture du campus sur son environ- la mise en place des pôles de compétitivité a eu un rôle très posi-
nement extérieur. tif. L’objectif pour les années qui viennent est de passer à la vitesse
supérieure et de marquer une véritable rupture dans le domaine de
Une animation de la vie scientifique du campus ne saurait se l’innovation sur le plateau de Saclay.
substituer à tous ces réseaux. Là où elle peut avoir une forte plus Il s’agit en particulier de :
value, c’est lorsqu’au moins l’un des éléments suivants est pris en • Renforcer les activités industrielles actuelles par les projets
compte : collaboratifs entre les entreprises et en particulier les pôles de
• un brassage fort de disciplines. Pour ne citer qu’un exemple compétitivité et les laboratoires (PRES, RTRA, Carnot, Fonda-
il peut s’agir de rapprocher autour d’un évènement des ac- tion partenariale) que ce soit dans les domaines des STIC, énergie,
teurs nanoscience, agronomie, énergie, sciences de l’ingénieur santé, transport, agronomie/alimentation, etc).
autour du thème nanotechnologies et développement durable. • Attirer les entreprises innovantes (grandes ou petites) et des
Le but est en effet de créer les germes d’où vont naitre de nou- laboratoires de recherche sur le site en leur offrant des conditions
velles idées associant divers domaines de recherche, suivant de développement privilégiées,
en cela les souhaits exprimés par les acteurs au tome II au • Et enfin de mieux valoriser le potentiel des établissements que
sujet de la plus value du campus ce soit :
• le mélange des acteurs de monde académique et de l’in- > au niveau des compétences (partenariats industriels, exper-
dustrie. Il s’agit de faire cohabiter des acteurs ayant des préoc- tises, ou mobilité de chercheurs)
cupations variées dans le but que des résultats de recherches > au niveau des résultats de recherche (brevets, savoir faire,
soient transformés en proposition de solution à un problème licences et start-up).
industriel, mais dans l’autre sens, que des problématiques L’enjeu pour le campus est donc d’avoir une meilleure perception et
industrielles donnent des idées d’enjeux scientifiques à des compréhension de la demande et du marché ; en particulier par des
26
chercheurs formations à l’entreprise et par une veille technico-économique adap-
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Ce que de grandes entreprises attendent du Campus tée, mais aussi de raccourcir le temps entre la découverte et le produit
par une gestion adaptée des partenariats et par une maturation des
Interrogées par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche sur ce que projets plus efficace.
pourraient être les principaux points d’un « Programme de liaison avec les entreprises »,
voici les réponses d’entreprises comme EDF, Thales et Total… Passer à la vitesse supérieure demande des évolutions en termes d’or-
ganisation et la création de nouveaux outils. Il faut revoir les fonction-
L’information : faire connaître l’ensemble des compétences et activités du Campus et nalités de toute la chaîne de l’innovation avec le souci de cohérence,
faciliter la mise en relation. Organisation des forums entreprise/étudiants. de lisibilité et d’efficacité. Il s’agit à la fois :
La vision commune : faire partager les visions sur les évolutions de la société, de la 1. de mutualiser à bon escient quand cela apporte une réelle va-

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science, de la technologie, et de la demande économique pour anticiper et faire évoluer leur ajoutée et donc de garder la proximité des laboratoires et des
les formations côté enseignement, les recrutements côté industriel. chercheurs quand cela est nécessaire
Les chaires de réputation internationale : mettre en commun des chaires 2. mais aussi de créer ensemble des espaces et des ressources
d’enseignement supérieur et de recherche pour leur donner des ressources d’ampleur communes et partagées qui permettent de changer d’échelle dans
et de durée suffisantes afin d’attirer des personnalités françaises et étrangères de le domaine de l’innovation
réputation mondiale. 3. Enfin, ne pas négliger les compétences à l’échelon national (et
Une seule fondation : mutualiser est indispensable quoique difficile. Mais chaque en particulier l’aspect interrégional), européen et international
membre du Campus a aujourd’hui une fondation dont les moyens sont bien plus faibles des établissements.
que ceux des grands campus de réputation mondiale.
Le soutien au doctorant : faciliter l’identification par les entreprises des candidats et DES STRUCTURES DE VALORISATION PROFESSIONNALISÉES
élargir les possibilités de choix pour les candidats grâce à une double mutualisation ET DES ESPACES « ENTREPRISES » PROCHES DES LABORATOIRES
(côte entreprise et côté campus). Par ailleurs, les bonnes pratiques développées par les
membres du Campus pourraient utilement se généraliser (docteurs pour l’Entreprise de Les établissements garderont au plus près de leurs laboratoires, les struc-
ParisTech par exemple). tures de valorisation pour détecter et accompagner les chercheurs et
Un programme postdoctoral : renforcer la capacité d’attraction du Campus par la mise leurs projets et éventuellement gérer les brevets et les contrats. De plus,
en place de ce programme. des espaces « entreprises » sont un réel besoin pour les laboratoires pour
Les programmes de recherche partenariale, avec deux approches : faire mûrir les projets technologiques, valider des résultats, accueillir
• Identifier des thématiques ou enjeux sur lesquels les acteurs de l’innovation éventuellement des PME, ou faire l’incubation technologique de pro-
sont prêts à travailler en réseau où à partager des moyens communs, plateformes jets de création de start-up. Ces espaces (ou halles techniques) dédiés à
technologiques, moyens d’essais l’accueil des projets d’entreprises doivent être proches des laboratoires
• aider à la définition de projets de recherche ou de laboratoires communs entre un pour des raisons d’environnement technique. L’incubation technique
ou plusieurs industriels et un ou plusieurs membres du Campus. devra être faite en synergie avec l’incubation tertiaire portée par Incu-
La communication : bAlliance (cf. plus bas).
• organiser des cycles thématiques et des séminaires nationaux et internationaux par
grands enjeux ou grandes disciplines DES OUTILS ADAPTÉS MUTUALISÉS POUR STIMULER
• communiquer sur les innovations réalisées ET RENFORCER L’INNOVATION AU NIVEAU DU CAMPUS
• informer et communiquer au bénéfice des habitants du Plateau.
• sensibiliser les jeunes aux métiers de la recherche et de l’innovation Il semble indispensable pour stimuler et renforcer la valorisation, l’in-
Programme de soutien aux jeunes en difficulté : développer l’action sociale et le novation et le développement économique du campus, de mutualiser
renforcement de la diversité dans les enseignements supérieurs. un certain nombre de fonctionnalités. L’écosystème local y gagnera
27
beaucoup en termes d’efficacité, de visibilité et de lisibilité.
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La Maison de l’innovation au cœur du Campus 4. Des pépinières, hôtels pour de jeunes entreprises technologiques
ayant besoin, en phase initiale, de mûrir leurs produits à proximité des
La grande Maison commune du campus pourrait comporter les fonctionnalités suivantes : laboratoires.
• accueil de niveau international avec showrooms 5. L’incubateur IncubAlliance. Il faudra conserver et renforcer le dis-
• un centre de congrès de 1 200 places et des salles de réunions positif d’incubation « tertiaire » de l’actuel IncubAlliance, déjà commun
• des commodités (cafétéria, restauration, agence de voyages, etc.) à la plupart des établissements du Campus et qui permet le coaching
• un hébergement : équipes projets, plateformes technologiques portées par les pôles, et hôtel d’entrepri des porteurs de projets, leurs échanges avec des aides personnalisées
ses en lien avec le projet IPHE, pour la gouvernance, l’ingénierie financière, le renforcement d’équipe,
• un espace d’échanges : l’aide juridique, etc.).
MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES

> pôles de compétitivité (System@tic, Advancity, Moveo…) 6. Enfin la Maison de l’innovation devra être construite pour donner
> les partenariats technologiques (GG/PME, PME/PME) enfin une visibilité et une dimension économique au plateau de Saclay.
> le réseautage dans toutes ses dimensions (Optics Valley, manifestations, etc.) Un grand bénéfice pourrait être tiré d’un lieu emblématique, tant pour
• des accès à différentes compétences : augmenter le rayonnement du Campus, que pour attirer les entreprises
> conseil, marketing de la recherche, juridique, veille et les talents (Lire ci-contre). Une surface de l’ordre de 20 000 m2 per-
> agence de développement économique (financement publique) : (OSEO, collectivités (CAPS, CG 91/78, mettrait de répondre aux besoins et en premier lieu de susciter « l’effet
CRIDF, infos sur le CIR, etc.) cafétéria » chercheurs/entreprises du Campus plateau. Q
> l’accès au financement privé à tous les stades (CCI, Busines angels, VC,
• documentation, accès à des bases de données
• un laboratoire d’usages
• un centre ressources en design industriel.

1. Les actions de formation. Les nombreuses compétences des éta-


blissements devraient être capitalisées dans ce domaine. En synergie
avec les établissements impliqués dans l’enseignement en économie et
gestion et dans les formations entrepreneuriales, il est prévu d’organiser
des formations communes à destination des chercheurs et enseignants
chercheurs sur les questions de valorisation, sur la propriété intellec-
tuelle et aussi sur l’entrepreneuriat.
2. La mise en place de plateformes technologiques comme outils de
démonstration et de validation à une échelle semi-industrielle de pro-
duits et procédés mis au point en laboratoire (mais aussi avec un rôle pé-
dagogique potentiel) comme Nano-Innov, la halle technologique « pro-
cédés, mécanique et matériaux », Neptune pour les communications
très haut débit sans fil lancé par System@tic ou encore Moveotronics
(Versailles-Satory).
3. Un fonds de maturation technico-économique pour les projets
afin d’accélérer le passage de l’idée au transfert avec plus d’efficacité, la
consultation de bases de données, la veille, le soutien marketing seront
utilement accessibles et regroupés par domaine thématique ou au ni-
28
veau des RTRA.
Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

MULTIPLIER UNE MUTUALISATION POUR CRÉER DE NOUVELLES DYNAMIQUES


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DESSINER
DES POLARITÉS
DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS

AUTOUR
DE LIEUX
DE VIE
ET D’ESPACES
MUTUALISÉS
Les acteurs du futur campus de Saclay voient le projet comme une éco-cité de la Science et de
l’Innovation. C’est donc un projet qui s’appuie sur l’écologie, l’hydrologie et les mobilités qui est
présenté ici avec, en écho, deux autres tryptiques. Celui des implantations : lieux de vie, lieux
de recherche et d’enseignement, lieux d’entreprise… Et celui des valeurs du projet urbanistique :
gestion économe des espaces, ouverture sur la nature, services et sociabilité…
30
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Le plateau de Saclay n’est pas une page blanche ou dénuée de signes


sur lesquelles le projet pourrait s’inscrire sans précaution. Le pre-

Trame verte
mier principe de la démarche « d’urbanisme » - les guillemets sont

Trame verte

Trame verte
là pour souligner qu’il ne s’agit pas d’un projet urbain - est donc de

Trame verte
s’inscrire dans la géographie du territoire. Le deuxième principe est CEA
La rigole Espace fore
d’intégrer la mobilité comme un élément structurant du dispositif : de Corbeville stier
les distances, l’échelle, la densité, l’organisation des implantations
Danone

stier
sont construites au « pas » des transports collectifs et des modes
doux, rythmées par des pôles d’intermodalité interne.

DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS


Espace fore
Polytechnique

Soleil
LES GRANDS PRINCIPES
Supélec
D’IMPLANTATION
Espace fore
stier
La réflexion sur l’implantation des établissements, des entreprises,
restier
des lieux de vie et des espaces mutualisés concerne la partie sud du Espace fo Perpendiculaires à la trame bleue,
campus entre l’Ecole polytechnique et le CEA. HEC et le CNRS, les trames vertes forment des barrières
qui font également partie du campus et l’Université de Versailles- d’espaces naturels sur lesquels viendront
Saint-Quentin-en-Yvelines qui est signataire du projet ne sont pas s’accrocher des espaces de vie
concernés par des implantations nouvelles. L’Ecole polytechnique,
en revanche, bien que déjà installée, doit recevoir à l’intérieur de
son périmètre actuel des nouvelles constructions : nouveaux éta- Le site du plateau sud, les espaces
blissements et logements…
naturels et le réseau hydrologique
La représentation « physique » des implantations abordée dans ce
chapitre repose sur une vision cartographique resserrée du campus, Corbeville qui fonctionne avec la franche boisée comme une rive
focalisée de part et d’autre de la RN118, en lisière des forêts qui an- naturelle au nord du projet et par le maintien en l’état de l’étang
noncent la descente vers la vallée au sud et la rigole de Corbeville, de Polytechnique. Elle s’exprime aussi par une intention forte qui
au nord. Cette zone sud du campus dessine une sorte de papillon consisterait à maîtriser le cycle de l’eau par un type de gestion 100 %
dont la stylisation figure en couverture des deux tomes de présen- naturelle, à la fois pour les eaux usées et pour les eaux pluviales. La
tation du projet. trame bleue du projet existe donc bien, au nord, et elle constitue un
élément de lecture spatiale du projet.
L’INSCRIPTION DANS LA GÉOGRAPHIE
A côté, existent des trames vertes, toutes perpendiculaires à cette
La première constante de ce territoire - plateau et vallée unis - ré- trame bleue, et ces « bandes » de territoire forment des barrières
side dans la qualité exceptionnelle de ses paysages et des cadres d’espaces naturels à préserver sur lesquels viendront s’accrocher des
forestiers et agricoles - fermes et cultures. La seconde, particulière espaces de vie, notamment des logements. S’inscrire dans la géo-
au plateau, est la sensibilité hydraulique. Celle-ci impose de pren- graphie signifie enfin que les espaces naturels ne sont pas des vides
dre des précautions aussi bien en matière de protection des nappes à opposer à des pleins (le bâti). Le projet présenté a été éléboré par
qu’en matière d’assainissement. Dans l’implantation proposée, cette l’urbaniste Bernard Reichen à la demande des acteurs. C’est un
31
précaution s’exprime par le respect absolu de la ligne de la rigole de projet où la nature est dessinée comme le bâti.
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Des lieux
d’intermodalités
internes et avec
les réseaux
structurants
DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS

Le campus possèderait avec les


solutions proposées quatre pôles
d’intermodalités internes
( aux abords de l’École Polytechnique,
à la Martinière autour du futur
emplacement de l’Université
Paris-Sud 11, au Christ de Saclay
aux abords du CEA et à Jouy-en-Josas
entre HEC et l’INRA) et trois pôles
d’intermodalités avec les réseaux
structurants régionaux à Massy-
Palaiseau et au Guichet (RER B et C),
et à Jouy-en-Josas (RER C).
Dans une moindre mesure, la gare
d’Orsay offrira également une
connexion au RER B, tandis que, plus
au nord, Vélizy se situera sur la future
ligne du tramway Châtillon-Viroflay.

32
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

LES MOBILITÉS AU CŒUR DU DISPOSITIF La ferme briarde, un modèle de densité vertueuse ?

Le projet d’implantations veut « inverser » le regard que l’on porte Le modèle de la ferme briarde, comme La Martinière, représente, par sa structure et sa surface, une
aujourd’hui sur le plateau. Or, ce regard porte sur les routes, RD entité de 15 000 à 20 000 m2, soit une échelle très proche de celle des collèges d’Oxford. Dans une
306 ou RD 36 notamment, qui structurent l’espace et les dépla- première approche, l’étude confiée au programmiste pour définir une sorte d’unité de surface pour les
cements. Dans le projet, ce ne seront plus les routes qui struc- futures implantations aboutissait à une surface équivalente. Cette « unité » pourrait constituer une
tureront le projet et qui seront le signe unique de la mobilité,
obilité, typologie pour les premières installat
installations sur le campus. Elle deviendrait une sorte d’unité
ce sera le transport collectif en site propre. Les bus et locale destinée à démontrer que la densité recherchée, notamment à travers un coefficient
le site dédié sur lequel ils circuleront, seront la colonne d’occupation
d’occupati des sols (COS) de 1 ne relève pas d’un dogme mais

DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS


vertébrale du campus, le lieu vers lequel chacun pourra sorte de vertu inscrite dans le lieu.
d’une so
ouvrir sa façade. Les véhicules particuliers ne seront pas Le choix
ch d’un COS de 1 serait un principe minimum plutôt
éliminés du dispositif, car ils jouent et joueront un rôle qu’une règle intangible. Ce COS paraît être raisonnable
qu
essentiel dans le dispositif de transport (lire le chapitre dans une relation douce à la nature mais qui prendrait
Vivre, page 40) mais ils seront renvoyés à une circulation en compte l’ambition de construire un projet économe en
en périphérie du campus. espace.
e

Le dispositif de mobilité accompagne les polarisations autour


our des
lieux de vie et des espaces mutualisés par des points d’intermo-
termo-
dalité où des échanges pourront se faire entre les lignes de bus
structurantes est-ouest et nord-sud et entre celles-ci et les trois La ferme briarde d’Orsigny à Saclay et les collèges d’Oxford
lignes de desserte de proximité. Ces points d’intermodalité in-
terne fonctionnent avec les points d’intermodalité avec les réseaux
de transports collectifs régionaux (Massy-Palaiseau, Saint-Quen-
tin-en-Yvlines, Jouy-en-Josas, Vélizy…).

L’EXEMPLARITÉ ENVIRONNEMENTALE

Le projet de campus de Saclay et les ambitions qu’il porte se doit


d’être exemplaire en matière de développement durable. Et c’est
une conception active et positive du développement durable qu’il
incarne à travers la conviction que l’innovation technologique sera
un des éléments majeurs d’un développement économique futur
respectueux de l’environnement. Le projet, dans le cadre actuel du
Grenelle de l’environnement (et de la sensibilisation qu’il favorise)
a aussi valeur emblématique et éducative. L’attention portée aux
équilibres à respecter entre les tissus urbain, agricole et forestier
s’explique par le souci d’insérer l’urbain dans la diversité des mi-
lieux du plateau. C’est pourquoi, le projet d’implantations dessine
les espaces naturels comme il dessine les espaces urbains.
33
S’ENGAGER | PILOTER | MULTIPLIER DESSINER VIVRE | DEVENIR DIFFUSION RESTREINTE

Un COS de 1 à 1,2
Le COS de 1 a été proposé comme une densité de référence permettant d’établir sur une base
commune les relations entre les institutions. Une économie de 20% du sol peut être réalisée
par la mutualisation des équipements généraux et l’optimisation des surfaces programmées
par les écoles. Une seconde économie de 20% du sol peut être obtenue en augmentant
légèrement la densité (COS de 1,2). Les lieux de vie auront une densité supérieure cohérente
avec l’idée d’intensité urbaine compensée par des espaces de sport et de loisirs mutualisés
DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS

COS de 1 pour les bâtiments d’enseignement et COS 1.2 pour le slieux


de recherche soit 1 ha pour 10 000 m² avec de vies soit 1 ha pour
3 niveaux sur le tiers de la surface au sol 12000m² construit

L’inscription dans la géographie, la définition des principess dee


mobilités et l’exemplarité environnementale donneront naissan- an-
ce à ce que sera le mode de vie sur le campus. Ainsi les lieuxx de
vie seront toujours à proximité de la nature, dans un espace temps mps
maîtrisé grâce à la fiabilité du TCSP et grâce à son doublement par
un large chemin vert. Avec un « cadencement » des implantations ons
autour d’une distance pivot de 500 m, le chemin à parcourir d’un lieu
is il
à l’autre est calqué à la fois sur le « pas » du bus en site propre - mais
ne sera pas présent partout - et sur le pas de la marche à pied.
LA ZONE PALAISEAU
UNE ORGANISATION SPATIALE EN TROIS ZONES, UN PÔLE EST AUTOUR DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE
AUTOUR DE PÔLES ACADÉMIQUES
Le site actuel de l’Ecole Polytechnique recevrait de nouveaux arri-
L’organisation spatiale présentée ici concerne les zones où sont vants sans toucher au plan d’eau ni au ring entourant l’Ecole. 28 ha
prévues les opérations immobilières dans le cadre du Plan Campus. nouveaux seraient urbanisés à l’intérieur du ring. Au nord, l’espace
Le Campus comporte d’autres zones géographiques qui n’ont pas boisé assurerait les mêmes fonctions de séparation qu’aujourd’hui.
fait l’objet de projet d’aménagement et qui sont donc peu traitées A l’ouest du ring, serait aménagé un premier lieu de vie, au sud
dans ce chapitre. C’est le cas des zones de Jouy-en-Josas, d’Orme- d’AgroParisTech et à proximité immédiate de Nano-Innov et de la
Saclay et de Gif-sur-Yvette. En outre, les implantations présentées halle technologique «procédés, mécanique, matériaux » au sein de
dans les cartes ci-contre, sont susceptibles de faire encore l’objet l’IPHE . EDF pourrait s’installer au sud du futur transport collectif
34
de légères évolutions. en site propre (TCSP) dans le cadre d’un PLU révisé.
DIFFUSION RESTREINTE Plan
Plan C
Campus
am
mpu
p s du
u plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

LA ZONE LA MARTINIÈRE :
UN PÔLE CENTRAL AUTOUR DE L’UNIVERSITÉ PARIS-SUD 11
Les installations futures de l’Université Paris-Sud 11 viendraient
s’installer de part et d’autres de la RN 118. Autour de la ferme de La
Martinière, lieu emblématique du plateau, serait constitué le pôle de
vie central du plateau sud. C’est aux abords de la ferme que seraient
réalisés d’importants équipements collectifs mutualisés comme le
futur centre des congrès de 1 200 places.

DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS


LA ZONE MOULON :
UN PÔLE EST AUTOUR DE SUPÉLEC
L’urbanisation serait répartie entre la route actuelle et la rigole de
Corbeville tandis que l’entre-deux serait occupé par des alternances
de lieux de vie, avec de nombreux équipements sportifs. Une autre
ferme, celle du Moulon serait le lieu de vie emblématique de cette
zone dont Supélec serait le cœur académique.

35
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LES GRANDES RÉPARTITIONS SPATIALES

L’articulation des activités enseignement recherche, développement


économique et lieux de vie, une fois cartographiée, montre l’alter-
nance des rythmes entre les espaces de travail et d’enseignement et
les espaces de vie. Le mélange des populations explicité au chapitre
précédent, la mise en mouvement de populations différentes, l’al-
ternance des fonctions et les effets de la mutualisation trouvent ici
une traduction spatiale. Enseignement et recherche
DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS

75 ha 760 000 m2 (SHON) COS 1

Pôles de vie

55 ha 600 000 m2 (SHON-) COS 1,1

Développement économique

81 ha 1 000 000 m2 (SHON) COS 1,2

La répartition spatiale
entre les trois grandes
fonctions « urbaines »
Les sites de recherche,
les sites de lieux de vie
et les sites d’accueil des
entreprises. Une mixité
et une alternance de
rythme assumées.

36
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

DENSITÉ ET MUTUALISATION :
UNE GESTION RAISONNÉE DE L’ESPACE

Les principes d’implantations proposés reposent sur un double


mouvement de densification et de mutualisation.

UNE DENSITÉ QUI S’APPUIE SUR UN COS VARIANT


DE 1 À 1,2 EN PREMIÈRE INTENTION

DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS


La densité proposée aboutit à une première approche des surfaces Une économie d’espace de 28 ha
bâties (SHON) autour de 2,36 millions de m2, répartis entre les En ne retenant que les nouveaux terrains devant faire l’objet d’opérations
surfaces consacrées au développement économique (1 000 000 de immobilières futures, le projet ne consommerait que 183 ha nouveaux sur
m2 avec un COS de 1,2), les surfaces consacrées à l’enseignement un total de 211 ha réellement prévus. L’économie d’espace serait obtenue en
et à la recherche (760 000 m2, avec un COS de 1) et les pôles de densifiant l’espace autour de l’Ecole Polytechnique et certains espaces de la
vie (600 000 m2 avec un COS de 1,1). Ces surfaces se traduisent zone du Moulon. Cette carte montre les limites de cette urbanisation nouvelle
par un besoin de 211 ha nouveaux à urbaniser.
Grâce à la densification principalement pro-
grammée sur le site de l’Ecole Polytechnique,
soit 28 ha, ce sont fi nalement 183 ha seulement
de terrains nouveaux qui seront urbanisés.
L’économie d’espace est donc bien réelle et elle
permettra notamment de préserver des espaces
naturels.

LA MUTUALISATION DES ÉQUIPEMENTS


ET SUR LES LIEUX DE VIE

L’économie d’espace et de moyens à mobiliser


est également obtenue par la mutualisation
de nombreux équipements. C’est ainsi que
100 000 m2 sont mutualisés dans les 760 000 m2
de surfaces consacrées à l’enseignement et à la
recherche. Or, cette mutualisation produit elle-
même ses propres économies, indépendamment
des coûts de fonctionnement qui baissent méca-
niquement. C’est ainsi que sur les 100 000 m2
mutualisés, seuls 75 000 sont finalement utilisés,
permettant un gain supplémentaire de 25 % des
surfaces.
37
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UNE AMBITION ARCHITECTURALE de l’Essonne, plusieurs communes - et des associations, qui toutes ont
souligné leur désir de voir pris en compte dans le projet les valeurs
La définition d’un coefficient d’occupation des sols d’au moins 1 agricoles et naturelles des lieux.
comme unité de rythme porte, au-delà du message sur la volonté
d’économiser l’espace, un message architectural. A ce stade du projet, UN CONTEXTE PARTICULIÈREMENT RICHE
la question de l’ambition architecturale du site ne peut s’exprimer
qu’à travers des grandes intentions. Les terres du plateau de Saclay sont connues pour leurs qualités agri-
• L’exemplarité du projet scientifique et son statut européen et mon- coles exceptionnelles, ceci sans irrigation en raison des particularités
dial doit se traduire également dans l’architecture du bâti et dans la hydrologiques du plateau. Dans le secteur du Moulon, un travail de
DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS

conception des espaces publics. Cela passe par la prise en compte des valorisation avait déjà été mené depuis vingt ans, pour le maïs et le
normes de la « haute qualité environnementale » (HQE) et des nor- blé.
mes « basse consommation » , par une architecture « domestique » La forêt des coteaux de la Guyonnerie a déjà fait l’objet d’un projet
appliquée aux lieux de travail ou aux unités résidentielles mais aussi pédagogique sur la gestion forestière depuis plusieurs décennies en
par une architecture « emblématique », construisant ici et là des repè- coopération entre l’université Paris-Sud 11 et l’Office national des
res forts, sans doute aux abords des lieux de vie (ou pour évoquer une forêts (ONF).
thématique scientifique). Le « mouvement » exprimé par l’accent mis Enfin, les collections botaniques et les milieux semi-naturels de la
sur les mobilités et le statut mondial du lieu justifierait la présence vallée, répartis chacun sur 80 ha, comprennent 2 500 taxons de plan-
d’œuvres architecturales sur le campus. tes exotiques et différents milieux naturels. Cet ensemble, situé sur
le domaine de la faculté d’Orsay est valorisé dans le cadre du Parc
LA MISE EN VALEUR DES ÉCOSYSTÈMES NATURELS botanique de Launay (1).
ET AGRICOLES ET DE LA BIODIVERSITÉ VÉGÉTALE Pour toutes ces raisons, les acteurs souhaitent mettre en place plu-
sieurs outils destinés à :
Le projet de campus de Saclay regroupera des acteurs de la recherche • préserver et mettre en valeur des terres agricoles, sur la zone du
et de l’enseignement supérieur en matière d’agro-écosystèmes et de Moulon et aux abords d’AgroParisTech, en coopération avec l’univer-
milieux naturels, créant ainsi l’un des plus grands centres mondiaux sité Paris-Sud 11 et l’INRA, avec un objectif de maintenir au moins
de recherche dans ces domaines. Des acteurs des pôles biologie-santé, 150 ha en exploitation (environ 60 ha aujourd’hui au Moulon)
sciences et ingénierie du vivant pour l’agriculture, s’inscrivent dans • créer un pôle botanique, en valorisant sur le plateau un projet dé-
ce dispositif. Ces acteurs souhaitent donc que la préservation et la veloppé par l’université Paris-Sud 11
valorisation des agro-écosystèmes et des milieux semi-naturels du • préserver et valoriser la forêt pédagogique de la Guyonnerie, en
site soient assurées à des fins pédagogiques, scientifiques et de conser- créant des circuits pédagogiques jouant un rôle de transition paysa-
vation. Cette ambition est motivée par l’exceptionnelle dimension gère entre le plateau et la vallée
paysagère du plateau et parce que cette dimension s’inscrit dans le • préserver et valoriser le parc botanique de Launay dans le secteur
projet urbanistique comme une valeur fondamentale du projet et un de la vallée. Il s’agit de fédérer plusieurs projets aux abords de la fa-
facteur d’intégration de l’ensemble des acteurs. culté d’Orsay, intégrant le réaménagement de la rivière Yvette ou la
Cette mise en valeur consolide l’objectif de respect de l’environnement création d’un réseau structurant de circulation douce.
que le projet de campus se fixe mais elle constitue aussi une démarche • créer un tissu végétal sur le campus afin de renforcer le caractère
originale : en affichant les écosystèmes agricoles et naturels comme identitaire de la trame verte et de l’articulation espaces naturels-
une vitrine de la recherche et de démonstration pédagogique et en espaces construits pour la population du plateau et des environs et
les plaçant comme interface entre les acteurs scientifiques et les ac- pour les visiteurs. Q
38
teurs locaux, notamment des collectivités - Région, Conseil général
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Les lieux de vie du Plan Campus


Ici représenté en 3D, d’est en ouest,
les espaces de vie du Plan Campus
tracent une ligne tout au long du projet de
transport collectif en site propre.

DESSINER DES POLARITÉS AUTOUR DE LIEUX DE VIE ET D’ESPACES MUTUALISÉS


39
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VIVRE
VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

LES DÉPLACEMENTS,
LA VIE SOCIALE
DU CAMPUS
& LES ÉCHANGES
AVEC LA SOCIÉTÉ
LOCALE
Le Plan campus du plateau de Saclay veut être un projet « à vivre »,
en mouvement, ouvert sur son environnement et sur les populations
environnantes. Son ambition : faire du plateau un lieu où il fait
bon travailler, habiter, faire du sport, se distraire, où il est facile
de se déplacer, tout près ou très loin, où le contact avec la vie locale
est possible, où l’utilité sociale des chercheurs, des enseignants,
des entrepreneurs se prouve au quotidien dans un contact naturel
avec la population…
40
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE
De toutes les conditions du « bien vivre » sur le campus, la plus com- • la troisième raison est relative au temps… Construire, de tou-
plexe à remplir est sans doute celle des transports. Trois raisons prin- tes pièces, de nouvelles infrastructures de transport demande du
cipales, de nature très différente, expliquent cette complexité : temps, beaucoup de temps. Pour les études, la concertation, les
• la première raison tient à la répartition modale actuelle : la voi- travaux… Or, de nombreux acteurs occupent déjà le plateau et
ture domine de façon écrasante les autres modes de déplacement, d’autres vont arriver très vite : il faut donc trouver des solutions
entraînant des congestions importantes aux heures de pointe. Sur rapides à mettre en œuvre, réalistes financièrement, conformes
le plateau et pour les dessertes à courte et longue distance, les ¾ des à l’esprit du projet urbanistique et évolutives, pour s’adapter à la
trajets domicile-travail sont effectués en voiture. Une étude réalisée montée en puissance du projet.
par le CEA dans le cadre de son plan de déplacement d’entreprise
(PDE) démontre que 10 % seulement des personnes travaillant TRANSPORTS : UNE ARDENTE ET URGENTE NÉCESSITÉ
sur le site utilisent les transports en commun. Les personnes ha-
bitant aux abords du campus ou à des distances inférieures à 60 Les acteurs du Plan campus du plateau de Saclay sont conscients du
mn en voiture utilisent majoritairement leur voiture. Seules les fait que la question des transports sera une des premières - sinon la
personnes habitant à plus de 60 mn du CEA choisissent - pour première ! - que se poseront les candidats à l’installation sur le plateau,
une part ! - les transports collectifs. De même, les chiffres issus qu’ils soient organismes publics ou entreprises privées.
de l’enquête globale des transports de 2001 montrent que l’usage
des transports collectifs ne dépasse pas 20 % des déplacements UNE QUESTION DE COMPÉTENCES
sur le territoire de la Communauté d’agglomération du plateau de
Saclay (CAPS). Certes, la faible densité urbaine du plateau n’incite La conscience de la situation préoccupante des transports publics ne
pas les opérateurs de transport collectif à développer leur offre : donne pas pour autant compétence aux acteurs du Plan campus pour
faute de la massification obtenue dans les zones urbaines denses, apporter toutes les solutions. Ils n’ont ni le pouvoir ni la légitimité pour
la rentabilité et l’efficacité des transports collectifs chutent. C’est décider de l’organisation des transports dans le sud-ouest francilien.
pourquoi la densification nouvelle attendue sur le plateau modifie C’est le STIF qui exerce ce rôle d’autorité organisatrice des transports à
sensiblement la situation. cette échelle, et qui regroupe les principales collectivités, dont la Région,
• la deuxième raison tient à la géographie. Avec les vallées, le pla- et l’État.
teau forme un ensemble complexe. Il est encore peu urbanisé alors Tout en demeurant dans leur rôle, les 21 acteurs peuvent cependant agir
que les vallées ont naturellement accueilli, au fil de temps, les axes de plusieurs manières, et ils le font :
de transports lourds et l’urbanisation. La coupure plateau-vallée est • en organisant pour leur compte et à leur frais certaines dessertes
particulièrement marquée par des pentes fortes. Cela induit des ac- indispensables pour leurs collaborateurs. C’est le cas notamment
cès routiers sinueux - à l’exception de l’accès qui longe la RN118 au du CEA, de l’Ecole Polytechnique, de Thalès, de l’ONERA… Le CEA,
départ de la gare du Guichet - et des voiries d’accès aux performan- par exemple, a ainsi mis sur pied de nombreuses lignes de bus pour
ces très variables. Un bon fonctionnement des relations entre le pla- assurer le transport de ses salariés. Une navette interne circule la
teau et les vallées constitue donc un enjeu majeur. Le renforcement journée pour assurer les déplacements internes au CEA tandis qu’une
du réseau de bus ne peut ignorer cette question géographique. C’est autre assure la liaison avec la gare du Guichet sur la ligne du RER B.
pourquoi les gares d’Orsay et du Guichet - essentielles en raison de Les grandes écoles, entreprises ou centre de formation organisent
la connexion qu’elles offrent avec le RER B - sont particulièrement également des navettes à partir de la gare du Guichet lors d’événe-
bien placées pour desservir le plateau, avec un avantage au Guichet ments ponctuels (concours, formations, congrès…) tandis que les
qui dispose d’une liaison directe, le long de la RN118. Elles dispo- déplacements ponctuels de visiteurs sont réalisés en grande partie
41
sent, en outre, des réserves de capacité d’accueil. en taxi.
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VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

• en réfléchissant à des solutions qui ne font pas appel à la alternative à l’usage de la voiture, ce projet comporte un volet
création d’infrastructures nouvelles importantes et en inté- environnemental et la création d’une liaison douce pour piétons
grant dans le Plan campus une orientation forte en faveur des et cyclistes. L’opération est financée à hauteur de 14,72 M€ chacun
« nouvelles mobilités ». C’est l’encouragement et l’organisation par l’Etat et la Région, le Conseil général investissant pour sa part
d’un dispositif efficient de covoiturage ou d’autopartage, c’est la 5,33 M€. À terme, le TCSP reliera Saint-Quentin-en-Yvelines, Massy
promotion à plus long terme de location de petits véhicules à et à plus long terme Orly. Le parcours total entre Saint-Quentin-en-
faible rayon d’action, c’est, plus simplement encore, en intégrant Yvelines et Massy est tin-en-Yvelines et Magny-les-Hameaux et les
les modes doux dans la conception urbanistique du projet 6,3 km qui vont s’ouvrir entre Massy et Polytechnique, il restera 12,5
• en développant une ambitieuse politique du logement, coor- km à réaliser dans la partie centrale, notamment entre Polytechni-
donnée entre établissements et avec les collectivités locales : que et le Christ de Saclay.
> logement pour étudiants, avec une offre diversifiée, inté-
grant, par exemple, des logements pour les jeunes couples • Le tramway Châtillon-Viroflay
> logements pour les salariés, là encore avec une offre diver- Ce tramway entrera en service en deux phases : 2011-2012 pour la
sifiée, allant du logement social locatif jusqu’aux logements liaison Vélizy-Châtillon et 2013 pour la liaison Vélizy-Viroflay. C’est
en accession à la propriété, de façon à couvrir l’essentiel d’un toute l’offre de transports au nord du campus de Saclay, et de son
parcours résidentiel pôle HEC-INRA qui sera renforcée.
> hôtellerie pour les visiteurs, les collaborateurs occasionnels…
• en examinant aussi des solutions crédibles, dans le respect En tenant compte de ces améliorations, dans le souci d’apporter sa
des compétences transports des collectivités locales et du STIF, contribution à la réflexion et d’aider à l’émergence de solutions dictées
pouvant être mises en œuvre à court terme. Dans ce cas, les ac- par l’urgence, les signataires du Plan campus du plateau de Saclay ont
teurs veillent à n’apporter au débat que des solutions qui soient lancés une étude, dont voici les éléments.
compatibles avec les documents de planification territoriale :
PLU à l’échelle de la commune, plan de déplacements urbain DÉPLACEMENTS : DES ÉLÉMENTS DE SOLUTION
(PDU) et schéma de cohérence territoriale (SCOT) à l’échelle À COURT TERME
des intercommunalités ou au-delà, SDRIF à l’échelle régionale.
Le cahier des charges de l’étude repose sur des principes simples :
DES AMÉLIORATIONS ATTENDUES DÈS 2009 • réserver pour le moyen-long terme les solutions enterrées (mé-
tro, RER ou extension), dont la lourdeur est incompatible avec des
Le constat souvent négatif énoncé par de nombreux acteurs doit échéances à court terme
être tempéré car de nouvelles liaisons structurantes dans le domaine • s’appuyer sur les réseaux structurants actuels et chercher à
des transports collectifs vont venir améliorer la situation, fin 2009 améliorer à la marge les réseaux est espaces viaires existants afin
d’abord, à l’horizon 2012 ensuite. d’optimiser leur usage
• Le transport collectif en site propre (TCSP) entre la gare • s’appuyer sur les gares assurant une connexion intermodale et
RER de Massy et l’Ecole Polytechnique sur les voieries d’accès au plateau, de façon à fiabiliser les dessertes
Longue de 6,3 km, cette ligne de bus en site propre va ouvrir (Orsay, Le Guichet, Massy-Palaiseau, Saint-Quentin-en-Yvelines,
au premier trimestre 2009 et permettra aux usagers de disposer Jouy-en-Josas, Vélizy…)
d’une liaison fiable et régulière, libérée de la circulation automo- • chercher à répondre aux besoins selon les trois échelles de ter-
bile. La durée du trajet sera divisée par deux, passant de 15 mn à ritoire concernées : la desserte interne du campus, la desserte entre
42
8 mn. Porté par le Conseil général de l’Essonne afin d’offrir une le campus et des partenaires (Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE



Versailles-Rive-Gauche 
Vers Paris

RER C


RER C 

Saint-Quentin-en-Yvelines Tramway

RER B
Châtillon-Viroflay
Ouverture 2012-2013


TCSP Vélizy
Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines
En service depuis 2000

RER
C
Jouy-en-Josas
Magny-les-Hameaux

Section centrale du TCSP RER B


Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines
À l’étude

Les réseaux structurants Christ de Saclay

existants,en travaux ou à l’étude Massy

RN
118
Les réseaux existants : TCSP
• les RER B et C Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines
• la section Saint-Quentin-en-Yvelines/Magny-les-Hameaux Ouverture
du TSCP Massy-Palaiseau/Saint-Quentin-en-Yvelines 1er semestre 2009

Les réseaux en travaux : Gif-sur-Yvette


RER
• la section Massy-Palaiseau/École Polytechnique C
du TSCP Massy-Palaiseau/Saint-Quentin-en-Yvelines
• le tramway Châtillon/Viroflay (début des travaux) vers les Ulis,
RER B Vers Evry
Courtabœuf
Les réseaux à l’étude :
• la section centrale (École Polytechnique/Magny-Le-Hameaux)
43
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DIFFUSION RESTREINTE

Ligne structurante Est-Ouest Liaison interne Est-Ouest Liaison interne Vallée-Plateau


Ligne structurante Nord-Sud Liaison interne Vallée-Plateau directe par Paris 11
VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

Christ de Saclay

vers HEC, l’INRA, le RER C


et le tramway Châtillon-Vélizy
vers
Magny-les-Hameaux, vers Massy-
Saint-Quentin-en-Yvelines, Palaiseau,
le RER C le RER B

RN
118

Le Guichet (gare RER B)


RER B

vers CNRS,
Gif-sur-Yvette
Université
Paris-Sud 11

vers les Ulis,


Courtabœuf
Orsay
(gare RER B)

44
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

ou Evry, par exemple), et enfin la desserte du campus depuis/vers

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE
le réseau structurant régional.

Deux lignes structurantes La solution proposée repose sur cinq lignes de bus maillées : une ligne
structurante est-ouest, une ligne structurante nord-sud et trois lignes
La solution proposée repose sur deux lignes structurantes : de desserte de proximité, avec un tronc commun en site propre dans
la desserte locale du campus par les deux lignes structurantes.
Une ligne structurante est-ouest qui permettrait
• une connexion du plateau avec le réseau structurant UNE LIGNE STRUCTURANTE EST-OUEST, ENTRE MASSY-PALAISEAU
régional, notamment avec les RER B et C d’une part (Massy-Palaiseau) ET SAINT-QUENTIN, CONNECTÉE AUX RER B ET C
et le RER C/Transilien, d’autre part (Saint-Quentin-en-Yvelines)
• une connexion du plateau avec d’autres pôles fortement associés Cette ligne de bus fonctionne aujourd’hui (360 000 voyageurs/an) et c’est
au campus et notamment avec l’Université de Versailles Saint-Quentin-en- elle qui va bénéficier d’un site propre entre Massy-Palaiseau et l’Ecole
Yvelines Polytechnique mi-2009.
• une connexion au pôle national de Massy-Palaiseau : La proposition consiste à :
gare TGV, RER B vers Antony et Orlyval, axe Massy-Orly. • accélérer la poursuite de la mise en site propre entre l’Ecole Poly-
Une ligne structurante nord-sud qui permettrait technique et le Christ de Saclay dans un premier temps. Pour l’heu-
• une connexion du plateau avec Les Ulis (ZA de Courtabœuf), re, cette section n’est pas inscrite au contrat de projet Etat-Région.
Le Guichet, et donc avec le réseau structurant régional du RER B, au sud Le projet est cependant inscrit au SDRIF mais il n’est ni programmé
• une connexion du plateau avec le RER C, à Jouy-en-Josas, ni financé.
au nord (avec un accès à la gare de Versailles-Chantiers) • améliorer le niveau de service actuel (niveau Mobilien de type
• une liaison de qualité avec HEC et l’INRA Paris-petite couronne), avec une fréquence de 10 mn à la pointe,
• dès 2012, une connexion à Vélizy avec le tramway Châtillon-Viroflay. renforcée entre Massy-Palaiseau et Saclay pour atteindre 5 mn, et
20 mn en soirée
• équiper la ligne de bus articulés (100 voyageurs, 4 voyageurs/m2)
Trois lignes de desserte • assurer une amplitude de desserte qui irait de 5 h 30 à 0 h 30, avec
de proximité un service attractif les week-end
• garantir, grâce au site propre une vitesse commerciale de 28 km/h
• La ligne est-ouest reliera l’Ecole polytechnique au CNRS, (ce qui correspond, en théorie, à la vitesse moyenne d’une voiture
à Gif-sur-Yvette, en complément, dans un premier temps, conduite de manière apaisée).
de la ligne structurante
• La ligne d’articulation entre le plateau et la vallée, reliera l’Yvette, UNE LIGNE STRUCTURANTE NORD-SUD, ENTRE LES ULIS
immédiatement au nord de la gare d’Orsay-Ville, au synchrotron Soleil, en ET VÉLIZY, CONNECTÉE AUX RER B ET C
« cabotage » dans l’ensemble des sites de l’université Paris-Sud 11, assurant ET AU FUTUR TRAMWAY CHÂTILLON-VIROFLAY
ainsi le lien entre l’université actuelle et ses futurs locaux sur le plateau
• La ligne directe entre la vallée et le plateau, assurera une liaison entre la Cette liaison est assurée aujourd’hui par deux lignes. L’une ne dessert
gare d’Orsay-Ville, la zone Orme-Saclay et le synchrotron Soleil pas systématiquement le plateau et connaît une très faible fréquentation :
en traversant directement l’université de Paris-Sud 11. elle assure essentiellement une liaison rapides entre les pôles d’habitat
et d’emplois des Ulis et de Vélizy. Elle ne « s’attarde » donc pas sur le
45
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VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

plateau… L’autre ligne est très fréquentée. Avec 400 000 voyageurs/an, Un site de remisage et de maintenance
elle joue aujourd’hui un rôle important de rabattement et de diffusion
depuis/vers le RER B. Un site de remisage et de maintenance des transports collectifs sur le campus,
La proposition consiste à : qui ferait du plateau le « cœur » du réseau, pourquoi pas ? Sur le plan pratique,
• aligner le niveau de service de cette ligne sur celui de la ligne struc- le projet se justifie car le campus sera le lieu central de circulation de trois lignes
turante est-ouest, avec une fréquence de 10 mn à l’heure de pointe de Midibus et le pôle majeur sur les deux axes structurants. Un outil industriel
et 20 mn en soirée et la doter du même matériel roulant de ce type sur le plateau permettrait de limiter le nombre et la longueur des
• assurer une amplitude de desserte qui irait de 5 h 30 à 0 h 30, avec courses réalisées sans voyageurs, entre le site de remisage et le point de départ
un service attractif les week-end des lignes.
• garantir, grâce à une section en site propre commune avec l’autre li- Sur le plan symbolique, installer un centre de maintenance de transport collectif
gne (entre la RN118 et le Christ de Saclay), une vitesse commerciale en un lieu qui se veut une écocité exemplaire en matière de transport
de 20 km/h, soit une vitesse un peu plus lente que la ligne est-ouest éco-responsable se justifie pleinement. Comme le campus est un lieu d’étude
mais qui reste tout à fait compétitive - entre autres domaines - sur les mobilités du futur, le symbole n’en est que
• faire utiliser à cette ligne, dans son passage sur le site du campus renforcé. La forme architecturale d’un tel centre devra s’intégrer dans les
de Saclay, la voie de TSCP de la ligne structurante est-ouest entre la principes architecturaux du campus et ses fonctionnalités pourraient être
RN 118 et le Christ de Saclay mutualisées avec les équipements liés aux services à la mobilité individuelle
• allonger la section en site propre vers le nord, entre le Christ de (autopartage, vélos en libre service…).
Saclay et HEC-INRA. La totalité du campus serait ainsi irriguée
par un TCSP.

TROIS LIGNES DE DESSERTE DE PROXIMITÉ Le système de transport,


comme contribution à l’identité du campus
Trois lignes de desserte fine complètent l’armature des deux li-
gnes structurantes : deux d’entre elles reprennent en les renfor- L’exemple de Montpellier, avec la livrée de ses tramways confiées
çant les lignes de desserte internes de l’Université Paris-Sud 11 et à des artistes, est là pour confirmer qu’un système de transport peut jouer
du Moulon, la troisième est une création. Elles utiliseront des bus un rôle identitaire, pour un lieu et une communauté, et contribue à son
de capacité moyenne, de type Midibus (50 voyageurs, 4 voyageur/ rayonnement. Au-delà de l’identité locale, c’est cette forte personnalité
m2) mais avec un cadencement attractif. Elles seront facilement « graphique » qui a contribué, depuis Montpellier, à faire du tramway
modulables, y compris en terme d’itinéraires, afin de s’adapter une star nationale. Sur le campus, il est important que le système de transport
aux évolutions des besoins, au fur et à mesure que le campus se soit en harmonie avec la vocation d’un espace tourné vers les nouvelles
développera. La vitesse commerciale de ces Midibus serait de 20 technologies. En complément de l’aspect purement quantitatif
km/h (ce qui constitue une vitesse optimisé pour une desserte de renforcement et de maillage du réseau, il serait cohérent que cette terre
fine) et le service devrait être assurée de 5 h 30 à 22 h 30, avec une d’innovation permette l’expérimentation de matériel à haute technologie,
fréquence de 15 mn. Ce dispositif assurera une grande souplesse. proposant un haut niveau de service comme l’information voyageurs
Ces trois lignes ont pour fonctions principales de répondre : dynamique, l’information sur les correspondances, des points d’arrêts
• aux besoins de mobilité interne et d’échanges entre les zo- modernes et confortables proposant des services innovants. Ainsi, la forte
nes de logement, d’enseignement, de services mutualisés, de identité visuelle du matériel roulant « signerait » son appartenance -
restauration, de loisirs et de services et celle de ceux qui l’utilise - à ce territoire d’innovation à vocation
46
• aux besoins d’échanges entre les lieux d’enseignement, de internationale.
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

vers Viroflay vers Châtillon


Le Campus du plateau

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE
de Saclay, Évry et Orly Tramway
Chatillon-Viroflay
Idéalement placé aux abords
Ouverture 2012-2013
immédiats de la future interconnexion sud
des TGV à Massy, le Campus pourrait bénéficier

RER B
en outre d’une liaison privilégiée Versailles
avec Orly via un TCSP et avec Evry grâce
Jouy-en-Josas
à un tram-train aujourd’hui
en phase d’étude. RER C
La solution proposée Saint-Quentin-en-Yvelines
pour répondre aux besoins
de dessertes à court terme Interconnexion Sud des TGV
(phase 1) du Campus

ACL AY
du plateau de Saclay TCSP Massy-Palaiseau
Massy/Saint-Quentin-

PL AN
a fait émerger l’interêt
d’une liaison en site propre en-Yvelines Orly
Projet

S
entre le Christ de Saclay

DE
TCSP

CA
et Jouy-en-Josas (en hachuré rouge) M

U
RER B PU A
S DU PL ATE
THOIRY

MARCQ
DAVRON SAINT-NOM-LA-BRETECHE
L'ETANG-LA-VILLE

LOUVECIENNES
CROISSY-SUR-SEINE

BOUGIVAL
RUEIL-MALMAISON
SURESNES

BAGNOLET

MONTREUIL
ROSNY-SOUS-BOIS

NEUILLY-PLAISANCE
NEUILLY-SUR-MARNE
VAIRES-SUR-MARNE

SAINT-THIBAULT-DES-VIGNES
GN SU N

Projet
de Tram-Train
BEYNES GOURNAY-SUR-MARNE
CONCHES-SUR-GO
MARLY-LE-ROI GOUVERNES

FONTENAY-SOUS-BOIS TORCY
SAULX-MARCHAIS CHAVENAY LA CELLE-SAINT-CLOUD GUERMANTES
VINCENNES CHAMPS-SUR-MARNE
THIVERVAL-GRIGNON VAUCRESSON NOISIEL BUSSY-SAINT-MARTIN
AUTOUILLET
NOISY-LE-ROI BAILLY GARCHES LE PERREUX-SUR-MARNE
AUTEUIL BRY-SUR-MARNE NOISY-LE-GRAND BUSSY-SAINT
SAINT-MANDE NOGENT-SUR-MARNE LOGNES
SAINT-GERMAIN-DE-LA-GRANGE VILLEPREUX ROCQUENCOURT SAINT-CLOUD
BOULOGNE-BILLANCOURT COLLEGIEN
MARNES-LA-COQUETTE
RENNEMOULIN

LE CHESNAY VILLIERS-SUR-MARNE
LES CLAYES-SOUS-BOIS FERRIERES
VICQ VANVES
OISSY-SANS-AVOIR FONTENAY-LE-FLEURY SEVRES ISSY-LES-MOULINEAUX CHARENTON-LE-PONT
VILLIERS-SAINT-FREDERIC VILLE-D'AVRAY JOINVILLE-LE-PONT
SAINT-MAURICE EMERAINVILLE CROISSY-BEAUBOURG
CHAMPIGNY-SUR-MARNE
MALAKOFF
MONTROUGE GENTILLY
NEAUPHLE-LE-CHATEAU IVRY-SUR-SEINE
PLAISIR
NEAUPHLE-LE-VIEUX LE KREMLIN-BICETRE MAISONS-ALFORT
CHAVILLE
GALLUIS SAINT-CYR-L'ECOLE MEUDON CHATILLON ARCUEIL
LE PLESSIS-TREVISE
VERSAILLES VIROFLAY

Les gains
BOIS-D'ARCY CHENNEVIERES-SUR-MARNE
BAGNEUX ALFORTVILLE SAINT-MAUR-DES-FOSSES PONTCARRE
CLAMART
JOUARS-PONTCHARTRAIN VILLEJUIF
MAREIL-LE-GUYON CACHAN VITRY-SUR-SEINE
MERE FONTENAY-AUX-ROSES
ORMESSON-SUR-MARNE ROISSY-EN-BRIE
LE TREMBLAY-SUR-MAULDRE TRAPPES LA QUEUE-EN-BRIE

VELIZY-VILLACOUBLAY LE PLESSIS-ROBINSON BOURG-LA-REINE CRETEIL PONTAULT-COMBAULT


ELANCOURT
SCEAUX L'HAY-LES-ROSES
GUYANCOURT
MONTFORT-L'AMAURY BAZOCHES-SUR-GUYONNE BUC BONNEUIL-SUR-MARNE NOISEAU
MAUREPAS
MONTIGNY-LE-BRETONNEUX SUCY-EN-BRIE
JOUY-EN-JOSAS CHATENAY-MALABRY
CHEVILLY-LARUE
CHOISY-LE-ROI OZOIR-LA-FERRIERE
LES LOGES-EN-JOSAS

de temps grâce
THIAIS
VOISINS-LE-BRETONNEUX
BIEVRES FRESNES VALENTON
LES MESNULS LA VERRIERE LESIGNY
COIGNIERES BOISSY-SAINT-LEGER GRETZ-ARM
TOUSSUS-LE-NOBLE VERRIERES-LE-BUISSON RUNGIS
ANTONY
SAINT-REMY-L'HONORE
MAGNY-LES-HAMEAUX ORLY
VILLENEUVE-SAINT-GEORGES
LE MESNIL-SAINT-DENIS MAROLLES-EN-BRIE
CHATEAUFORT LIMEIL-BREVANNES

SACLAY IGNY
SAINT-LAMBERT VILLIERS-LE-BACLE VILLENEUVE-LE-ROI SANTENY
FEROLLES-ATTILLY
LES BREVIAIRES VAUHALLAN
MILON-LA-CHAPELLE MASSY
LEVIS-SAINT-NOM
WISSOUS ABLON-SUR-SEINE
PARAY-VIEILLE-POSTE CHEVRY-COSSIGNY

à la solution
YERRES
SAINT-FORGET VILLECRESNES
LES ESSARTS-LE-ROI CROSNE SERVON
CHEVREUSE PALAISEAU
SAINT-AUBIN

SAINT-REMY-LES-CHEVREUSE CHILLY-MAZARIN ATHIS-MONS


CHAMPLAN
DAMPIERRE-EN-YVELINES VIGNEUX-SUR-SEINE MANDRES-LES-ROSES

GIF-SUR-YVETTE MORANGIS BRUNOY


ORSAY MONTGERON
BURES-SUR-YVETTE
VILLEBON-SUR-YVETTE EPINAY-SOUS-SENART PERIGNY
AUFFARGIS BRIE-COMTE-ROBERT
LE PERRAY-EN-YVELINES BOUSSY-SAINT-ANTOINE
JUVISY-SUR-ORGE GRISY-SUISNES
SENLISSE
LONGJUMEAU
SAULX-LES-CHARTREUX SAVIGNY-SUR-ORGE

proposée
VARENNES-JARCY
BOULLAY-LES-TROUX
LES ULIS VILLEJUST
BALLAINVILLIERS COUBERT
CHOISEL
GOMETZ-LE-CHATEL EPINAY-SUR-ORGE VIRY-CHATILLON DRAVEIL
VIEILLE-EGLISE-EN-YVELINES CERNAY-LA-VILLE QUINCY-SOUS-SENART
LES MOLIERES GOMETZ-LA-VILLE
SAINT-JEAN-DE-BEAUREGARD
LA VILLE-DU-BOIS VILLEMOISSON-SUR-ORGE
VILLIERS-SUR-ORGE
S
NOZAY GRIGNY COMBS-LA-VILLE
MORSANG-SUR-ORGE ETIOLLES
JANVRY SOISY-SUR-SEINE
LIMOURS
RAMBOUILLET
LONGPONT-SUR-ORGE RIS-ORANGIS
PECQUEUSE MARCOUSSIS TIGERY EVRY-GREGY-SUR-YERRE
MONTLHERY

Evry
LA CELLE-LES-BORDES SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS SOIGNOLLES-EN-

FLEURY-MEROGIS
SAINT-MICHEL-SUR-ORGE MOISSY-CRAMAYEL
BRIIS-SOUS-FORGES

Gain > à 20 mn
LINAS LIEUSAINT LIMOGES-FOURCHES
ZERAN EVRY
FORGES-LES-BAINS SAINT-GERMAIN-LES-CORBEIL
LISSY
COURCOURONNES
BULLION BONNELLES LEUVILLE-SUR-ORGE
CLAIREFONTAINE-EN-YVELINES FONTENAY-LES-BRIIS
BONDOUFLE
CORBEIL-ESSONNES SAINT-PIERRE-DU-PERRAY

Gain de 15 à 19 mn
REAU
BRUYERES-LE-CHATEL BRETIGNY-SUR-ORGE LE PLESSIS-PATE
OLLAINVILLE
ORCEMONT VAUGRIGNEUSE COURSON-MONTELOUP
SAINT-GERMAIN-LES-ARPAJON LISSES
SAVIGNY-LE-TEMPLE
MONTEREAU-SUR-LE-JARD
SAINTRY-SUR-SEINE
ROCHEFORT-EN-YVELINES ANGERVILLIERS
ARPAJON
VERT-LE-GRAND VILLABE SAINT-GERMAIN-LA

Gain de 10 à 14 mn
SONCHAMP

NANDY
SAINT-MAURICE-MONTCOURONNE LA NORVILLE
IN EGLY MORSANG-SUR-SEINE
ECHARCON ORMOY VERT-SAINT-DENIS
SAINT-ARNOULT-EN-YVELINES BREUILLET
LONGVILLIERS LE VAL-SAINT-GERMAIN VOISENON RUBELLES
GUIBEVILLE MAROLLES-EN-HUREPOIX

Gain de 5 à 9 mn
SAINT-CYR-SOUS-DOURDAN
SAINT-YON LEUDEVILLE LE COUDRAY-MONTCEAUX
BREUX-JOUY MENNECY
AVRAINVILLE
CESSON
PONTHEVRARD VERT-LE-PETIT
CHEPTAINVILLE SEINE-PORT MAINCY
FONTENAY-LE-VICOMTE
SAINT-CHERON BOISSY-SOUS-SAINT-YON
DOURDAN MELUN

Gain de 1 à 4 mn
SAINT-SULPICE-DE-FAVIERES SAINT-VRAIN
PRUNAY-EN-YVELINES LE MEE-SUR-SEINE
SAINTE-MESME BOISSISE-LA-BERTRAND

47
CHEVANNES

SERMAISE SOUZY-LA-BRICHE TORFOU SAINT-FARGEAU-PONTHIERRY


AUVERNAUX
LARDY
ABLIS MAUCHAMPS

Zone d’indifférence
ROINVILLE VAUX-LE-PENIL
BOISSETTES
CHAMARANDE BALLANCOURT-SUR-ESSONNE
PRINGY
SAINT-MARTIN-DE-BRETHENCOURT
BOURAY-SUR-JUINE
CHAUFFOUR-LES-ETRECHY DAMMARIE-LES-LYS

ITTEVILLE BOISSISE-LE-ROI LA ROCHETTE


CHAMPCUEIL
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recherche et les entreprises La solution proposée absorbe-t-elle,


VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

• aux besoins d’échanges plateau-vallée. et comment, les besoins nouveaux ?


Le choix d’un TCSP pour faire circuler les bus présente en soi de
nombreux avantages : Les hypothèses retenues pour dimensionner la capacité des bus, leur fréquence
• une lisibilité au système de transport et leur amplitude repose sur un estimation de la population supplémentaire (étu-
• une garantie de fiabilité, de respect des fréquences et des diants et salariés, du secteur public ou privé) qui viendrait étudier, travailler et
amplitudes vivre sur le plateau.
• une souplesse d’adaptation, en synergie avec les lignes de • Les personnes supplémentaires : 42 000 en phase 1, à rapprocher des 18 900
desserte de proximité. actuellement, soit un sensible doublement des « effectifs » à prendre en compte.
Il s’agit donc d’une vraie solution, conforme à l’esprit du lieu et du • Ce chiffre est ensuite réparti entre salariés d’une part (25 %), étudiants et doc-
projet, qui sait ménager l’avenir tout en pouvant s’adapter à des torants d’autre part (75 %), selon les clés de répartition actuelles des grands
évolutions du projet. établissements (Ecole polytechnique, Université Pais-Sud 11, Supelec…).
• Sur ce nombre d’usagers potentiels, des abattements ont été pris en compte
UN INVESTISSEMENT COMPRIS ENTRE 35 pour estimer la part de l’effectif qui induit réellement un déplacement quo-
ET 65 M€ ET UN COÛT D’EXPLOITATION DE 22 M€/AN tidien (non résidents), la part des effectifs présents « jour ouvrable de base »
(mardi ou jeudi), c’est-à-dire la part d’un absentéisme courant, enfin, la part
Le chiff rage de la solution proposée repose sur des budgets d’in- des effectifs se déplaçant le matin.
vestissement pour construire le TCSP et sur des coûts d’exploita- • Pour calculer le nombre d’usagers, deux hypothèses ont été retenues :
tion des lignes renforcées et de la ligne créée. > Hypothèse 1 : les universités et les grandes écoles développeraient la
• Pour la section de TCSP à construire entre l’Ecole Polytech- même politique de logements en se donnant comme objectifs de loger
nique et le Christ de Saclay, le budget d’établit à 35 M€. Il 50 % des effectifs étudiants/doctorants sur place.
convient de noter que cette section fait déjà l’objet de discus- > Hypohèse 2 : les universités et les grandes écoles divergeraient quant
sion dans le cadre du projet Massy-Saint-Quentin-en-Yveli- à leurs politiques de logement. Les premières se fixeraient un objectif de
nes. 33 % de leurs effectifs étudiants/doctorants à loger sur place. Les secon-
• Pour la section de TCSP entre le Christ de Saclay et HEC- des se fixeraient un objectif de 80 %.
l’INRA, le coût de réalisation serait de 30 M€. Cette section Enfin, il reste à définir l’objectif de part modale qui serait assigné aux lignes struc-
ne fait aujourd’hui l’objet d’aucun projet ni d’aucune discus- turantes :
sion. • Un objectif ambitieux mais raisonnable consisterait à faire passer la part
• Enfin, les coûts d’exploitation prévisionnels sont les suivants, 1 Il convient modale des TC sur la campus à 40 % des dépalcements, à comparer aux 18 %
matériels roulants compris : de considérer actuels sur le territoire de la CAPS.
enfin que ces
> la ligne est-ouest (sur la totalité du trajet Massy-Palai-
derniers chiffres
seau-Saint-Quentin-en-Yvelines : 10 M€/an Les deux chiffres1 obtenus sont de 4 200 voyageurs sur les 2 h de pointe du
de capacité
> les trois lignes de desserte de proximité : 4 M€/an. tiennent compte matin dans l’hypothèse 1 et de 5 200 dans l’hypothèse 2.
L’exploitation totale du nouveau dispositif serait de 22 M€/an. d’un remplissage Les capacités disponibles sur la même période pour les deux lignes structurantes
de confort à sont de 4 800 voyageurs et les capacités des Midibus de desserte de proximité
4 passagers/ sont de 400 voyageurs.
m2 alors que
les normes
constructeur
La solution proposée se révèle donc adaptée à un doublement de la part mo-
tiennent compte dale des transports collectifs dans l’hypothèse d’un doublement des effectifs
48
de 8 passagers/m2. en phase 1 de développement du projet de campus.
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

LA QUALITÉ DE L’ACCUEIL ET LA VIE QUOTIDIENNE : « signes » d’espaces naturels ou ruraux.

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE
UNE MIXITÉ DE FONCTION ET DES LIEUX PARTAGÉS Au-delà, les acteurs du projet de campus de Saclay sont attachés
à la préservation et la valorisation des agro-écosystèmes et des
Lieu de vie, le campus doit assurer à ses habitants un séjour agréable. milieux semi-naturels du site à des fins pédagogiques, scientifi-
Cela passe par plusieurs conditions : ques, de conservation, de démonstration, d’accueil. L’Université
• assurer une qualité d’habitat qui incite les étudiants à rester sur Paris-Sud11, AgroParisTech et l’INRA en particulier collaboreront
place (taille « humaine », convivialité, sécurité…) à ces fins avec les acteurs locaux.
• renforcer l’offre de logement étudiant par la construction de lo-
gements étudiants supplémentaires, adaptés à des usages sociaux DES LIEUX COMMUNS MAIS PAS BANALS
modernes (logements individuels ou pour couples)
• prévoir, avec les collectivités territoriales, des logements sociaux, Pour permettre une vie collective, le campus doit offrir des lieux par-
notamment pour l’accueil des personnes des institutions nouvelles. tagés. En complément des pôles d’enseignement et de recherche, il im-
• adapter l’offre, notamment hôtelière, à des usages diversifiés porte que soient favorisés les brassages et les rencontres. La restauration
(courts séjours pour des visiteurs, des conférenciers, des utilisateurs de la mi-journée, qui se tient dans un temps court, sera nécessairement
de grands équipements) locale et donc répartie par quartiers.
• garantir une veille face aux risques et à l’insécurité. En revanche, le lieu de vie central, structuré autour de La Martinière,
abriterait :
DES SERVICES DE VILLE, UNE OUVERTURE SUR LA NATURE • La maison de la Formation et de l’Entreprise qui accueillerait
des services d’insertion professionnelle, déjà organisée en une véri-
En affichant clairement une volonté de ne pas sacrifier les services à table plateforme d’insertion professionnelle, des écoles doctorales,
la sociabilité, ni la sociabilité aux services, le projet urbanistique du de prise en charge des adultes en reprise d’études (formation conti-
campus se donne comme une priorité de faciliter la vie quotidienne nue-validation des acquis de l’expérience), d’incitation à l’entrepre-
de tous. Rien, de ce point de vue, n’est oublié : ni les infrastructures in- nariat, de formations par apprentissage…
formatiques communes, ni les garderies d’enfants (encore un moyen de • La maison de la Santé et du Bien-être qui prendrait en compte
maîtriser l’augmentation du nombre des déplacements…), ni les infras- l’ensemble des aspects sanitaires et sociaux de la vie de l’étudiant.
tructures sportives, ni les services à la personne, ni les commerces de Cet espace proposerait des lieux de prévention et de prise en charge
proximité… Ces espaces mutualisés sont des lieux de vie et d’échanges médicale et sociale , des lieux d’accompagnement du handicap , un
couplés à des points nodaux en matière de desserte locale et d’articu- espace sport et détente et un lieu de restauration bio.
lation avec des modes de transport doux. Bien entendu, l’accessibilité • Well’com qui serait un lieu d’accueil et de documentation dans un
générale pour toutes les formes de handicap sera particulièrement environnement de nouvelles technologies de pointe. Spécialisé dans
étudiée et conforme au cadre fixé par la loi de 2005. les domaines des relations internationales, de l’aide aux projets, de
l’information, l’orientation et le conseil, des services numériques et
Le campus s’inscrit dans l’histoire et la culture européenne. Les quar- des ressources documentaires, ce lieu tiendra son originalité de la
tiers, et en particulier le quartier central présente un caractère à la fois qualité portée à l’accueil individualisé de l’étudiant.
urbain et « naturel » : • Un lieu de vie étudiante qui serait capable d’héberger des associa-
• transport collectif en site propre, densité, largeur des rues, mailla- tions étudiantes et d’accueillir des manifestations (hall de spectacles
ge, mixité logement-commerce-lieux de travail constituent des « si- et de soirées étudiantes)
gnes » urbains • La maison de l’Ouverture sociale et de l’Egalité des chances qui
• cheminements, pistes cyclables, ouverture vers les espaces na- accueillerait des bureaux pour l’organisation des actions, une salle
49
turels, trame verte et bleu, espaces boisés, fermes constituent des informatisée pour le tutorat à distance. Ce lieu, très symbolique,
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VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE

matérialise une ambition du campus qui doit, dans ce domaine, acceptable et accepté, assurer un retour de l’activité du campus - et de
être exemplaire. ses « savoirs » - vers les habitants afin qu’il soit vraiment intégré dans
la vie locale.
L’OUVERTURE VERS LES HABITANTS ET LES RIVERAINS :
UNE VIE LOCALE ET SCIENTIFIQUE DIALOGUER

L’ouverture scientifique, académique, économique, environnementale Pour construire un projet de campus mondialement attractif, il faut
du projet serait incomplète si elle ne s’accompagnait pas d’une ouver- faire en sorte qu’il soit localement acceptable. Même si toute la ques-
ture vers la société. Pour que cela ne reste pas au niveau intentionnel, tion n’est pas là, une condition à remplir est l’information. La sensibilité
les signataires se sont engagés dans une démarche en trois points : des populations et des acteurs publics locaux aux risques de nuisances
• Le premier point consiste à adopter une démarche empathique. diverses que comporte ce grand projet ne doit pas être sous-estimée :
Tout simplement se mettre à la place de l’autre, de celui qui n’est dans ce domaine comme dans d’autres, l’absence d’informations pré-
pas impliqué dans le projet et qui, dans un premier temps, va avoir cises et de dialogue entretient les craintes, et ouvre de ce fait la voie
le sentiment de le subir. « Regardons notre projet avec des yeux ex- à d’éventuelles instrumentalisations.
térieurs, ceux d’un habitant d’Orsay ou de Saclay, d’un agriculteur
du plateau, d’un membre d’association de protection de la nature Cette information locale aura des caractéristiques spécifiques et
ou d’animation culturelle, et que voyons-nous ? » se sont dit les si- devra faire l’objet d’un plan de communication bien différent de
gnataires du projet. Nous voyons certes un beau et grand projet, celui qui sera conçu pour l’international tant au plan des méthodes
mais nous voyons un projet qui perturbe l’environnement, dans et des médias (inserts dans les journaux locaux, actions auprès des
l’acception la plus large du terme… relais d’opinion de proximité, actions directes pour toucher l’opi-
• Le deuxième point consiste à se dire que l’acceptation locale du nion publique locale) que du contenu. En effet, la valorisation du
projet ne s’obtiendra qu’à condition de développer une politique projet en termes de développement scientifique, d’intérêt national ou
d’information rigoureuse, capable de démontrer les avantages de compétitivité internationale aura beaucoup moins d’impact que la
du projet pour les habitants du territoire : nouveaux lieux de vie mise en avant de retombées positives proprement locale. Au-delà de
et d’animation à proximité immédiate, amélioration des desser- cette information, il sera nécessaire de mettre en place un mécanisme
tes locales, interdépartementales et intra-régionales en transports pérenne d’information mutuelle et de dialogue entre le Campus et les
collectifs, recettes supplémentaires pour les projets communaux riverains.
et communautaires, amélioration de l’offre de logement, sensibili-
sation accrue en matière de développement durable en raison du On peut noter que certaines préoccupations sont identifiées et le pré-
volontarisme du projet dans ce domaine, accroissement de l’offre sent dossier essaie de les intégrer. La sensibilité hydraulique du plateau
sportive et de loisirs, meilleure intégration entre le monde de la est une réalité qui est prise en compte dans la conception du projet et
vallée et le monde du plateau, opportunités nouvelles en matière dans l’implantation des équipements et des bâtiments. Il faut le dire
d’éducation pour l’ensemble des habitants du bassin de vie. et il faut le faire savoir. Autre exemple : les transports. Ceux qui vivent
• le troisième point consiste à « connecter » les habitants et les depuis des années la thrombose quotidienne des voies de transport
riverains sur « la raison sociale » du campus, à savoir l’enseigne- du plateau de Saclay sont porteurs de questions légitimes sur ce qui
ment supérieur, la recherche, l’innovation et la modernité. sera fait pour absorber les effets du projet sur les déplacements. Plus
globalement, le projet de campus ne doit pas se comporter de façon
La réussite de l’ouverture sociale du projet vers les habitants repose sur « impériale », comme s’il intervenait sur une page blanche, vidée de
50
l’atteinte de deux objectifs : faire en sorte que le projet soit localement son histoire et de son sens. La recherche d’invariant et le travail réa-
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

VIVRE LES DÉPLACEMENTS, LA VIE SOCIALE DU CAMPUS & LES ÉCHANGES AVEC LA SOCIÉTÉ LOCALE
lisé sur l’unité de la ferme comme unité de calcul des implantations sciences. La zone centrale du campus, autour du futur pôle de
témoignent du respect porté au territoire. Le choix de cette unité de vie de La Martinière, est le lieu idéal pour toutes ces manifes-
sens pour illustrer la couverture du présent rapport rappelle que le lieu tations qu’il s’agisse d’expositions ou de colloques. Le projet de
n’est jamais oublié par les porteurs du projet. création à cet endroit d’un Palais des congrès de 1 200 places en est
un exemple. Colloques, débats, expositions, visites de laboratoires
PARTAGER DES SAVOIRS par le public sont autant de moyens de communication à dévelop-
per. Les acteurs de cette communication ne sont pas seulement les
Trois raisons militent en faveur d’une action concertée des acteurs communicants de tous les établissements travaillant en réseau mais
scientifiques du campus en matière de communication de leurs savoirs aussi les chercheurs eux-mêmes, les enseignants, les entreprises. Il
à l’échelle locale : est important que ces acteurs travaillent en réseau. C’est d’ailleurs
• D’abord, le public - tous âges confondus - désire connaitre les der- ce qu’ont initié les associations Scientipôle « Savoir et Société » et
niers développements de la science. Or, Paris intra muros concentre « Ile de Science ». Q
aujourd’hui l’essentiel des grands équipements, notamment avec
le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences. Ailleurs en Ile-
de-France, force est de constater le déficit. Le projet de campus
compte offrir aux Franciliens et plus particulièrement aux ri-
verains du plateau tout le savoir existant sur le campus, et « en
direct », au contact de chercheurs placés au cœur de l’action.
Le succès des conférences cyclopes du CEA, des journées portes
ouvertes des laboratoires, de la Fête de la science, atteste de cet
engouement du public.
• Ensuite, la relation science société a considérablement évolué. Si
le public est conscient des avantages que lui a apporté la science,
en termes d’espérance de vie par exemple, il est également méfiant
à l’égard de possibles dérives. OGM, nanotechnologies, effet des
rayonnements électromagnétiques, nucléaire : autant de sujets
en débats, dont beaucoup sont traités dans le campus. Au delà
de la diffusion de culture scientifique délivrée par les chercheurs,
il importe également de laisser la place à la discussion, de jouer la
transparence sur les activités de recherche en ouvrant les labora-
toires.
• Enfin - et ce n’est pas le moindre des besoins ! - la communication
scientifique du campus doit faire rêver les jeunes, susciter des
vocations, donner envie d’embrasser des carrières scientifiques.
Cela passe par une animation scientifique : des conférences pour
les jeunes mais aussi le corps enseignant, des visites de lycée par des
chercheurs, des expositions spécifiques…
L’opération Campus et les mutualisations qu’elle engendre of-
51
frent donc une opportunité unique pour communiquer sur les
DIFFUSION RESTREINTE
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DEVENIR
UN PROJET GLOBAL,
UNE DÉMARCHE
PROGRESSIVE
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

Les acteurs du campus de Saclay présentent un projet global, dont la mise en œuvre
sera nécessairement progressive. Deux grandes phases d’implantation sont prévues :
avant 2015 et au-delà de 2015. Concevoir sur une telle durée un projet de campus
de rang mondial, dont la réussite dépendra de l’imbrication de ses dynamiques
scientifique, économique, sociale et environnementale, requiert la prise en compte
de deux fondamentaux. Il faut premièrement que le projet possède en lui-même ses
principes correctifs et que les présentes propositions soient évolutives et réversibles.
Deuxièmement, pour mener ce projet à terme, il faudra conserver une forte volonté
collective, renouveler régulièrement les visions partagées et préserver un équilibre entre
la rigueur des principes et la souplesse de leur application.
52
DIFFUSION RESTREINTE Plan
Plan Campus
Campus du
du plateau
plateau de
de Saclay
Saclay || Tome
Tome III || Février
février 2009

La constitution du Campus du plateau de Saclay ne sera ni inédite prises en charge par des opérateurs privés (logement étudiant,
ni immédiate. Certains établissements, tels l’Ecole Polytech- cabinets de santé, hôtellerie…).
nique ou Supélec, sont implantés depuis longtemps ; les « nou- Une fois celles-ci écartées, reste un peu moins d’un million de
veaux » arriveront quant à eux progressivement. Un évènement mètres carrés d’opérations programmées pour des besoins d’en-
structurant, récemment décidé, sera l’installation progressive seignement, de recherche et de valorisation. Elles relèvent de trois
de l’université Paris-Sud 11 au cœur du campus. C’est à la fois le logiques complémentaires :
mouvement le plus significatif en termes de personnel et le plus • le déménagement de l’Université Paris-Sud 11, d’une École Nor-
réduit par les kilomètres parcourus. male Supérieur et de six écoles d’ingénieur, ainsi que l’implanta-
Le projet de campus, conçu dès à présent dans sa globalité, s’ins- tion de laboratoires d’organismes de recherche comme l’INRIA 1
crira donc dans un temps long. Les principes directeurs doivent et l’INRA 2
être rigoureusement formulés : un objectif de densité sur chaque • des projets de laboratoires mutualisés
quartier, une articulation entre les espaces de vie, d’activité éco- • la mise en commun de fonctions nécessaires au fonctionnement
nomique, d’enseignement et de recherche… Toutefois, la mise en du campus.
œuvre doit rester souple : des zones sont réservées pour absorber

DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE


les implantations non encore prévues et les axes de transports Il faut citer ici l’effort accompli par tous les acteurs pour ratio-
collectifs, qu’ils soient de desserte ou de proximité, sont conçus naliser l’usage des surfaces, au regard des besoins exprimés en
de manière à pouvoir se renforcer progressivement au gré de la juin 2008. A cette date en effet, la simple addition des besoins de
croissance du campus. Enfi n, le dispositif de gouvernance choisi chaque institution aboutissait à un total de 1,55 millions m2.
assure aux acteurs un pilotage conjoint dès la phase initiale du Les institutions ont d’abord optimisé chacune leur projet, per-
projet. mettant une première réduction d’environ 30 % des besoins de
surfaces exprimés.
L’arrivée progressive des acteurs a donc été anticipée et préparée
comme l’exige un projet de cette ambition. Pour la préparation Elles ont ensuite mutualisé leurs projets respectifs, avec l’aide
de ce dossier, les institutions se sont notamment appuyées sur les d’un programmiste unique sur l’ensemble du campus, poursui-
compétences d’un urbaniste, d’un paysagiste et d’un program- vant deux objectifs complémentaires :
miste, ce dernier les aidant à maximiser synergies et économies • optimiser l’organisation spatiale des laboratoires et rappro-
d’échelle sur l’ensemble du campus. cher les équipes dont la coopération est nécessaire à l’exploration
des nouveaux champs de la connaissance
LES OPÉRATIONS PRÉVUES • maximiser les économies d’échelle, tant en investissement
(la mutualisation permet d’ignorer pour partie les « pics » des
Une stratégie d’optimisation et de mutualisation besoins des institutions pour ne retenir que les moyennes) qu’en
Le projet urbanistique du campus, vision de long terme intégrant fonctionnement (la mise en commun des fonctions onéreuses
ses propres capacités d’extension, porte sur près de 2,3 millions permet de substantielles économies dans la durée : hébergement
de mètres carrés construits, auxquels s’ajoutent des aménage- des serveurs, animaleries…). 1 Institut National
ments extérieurs (équipements sportifs, voies vertes…). Sur ce Dans certains cas, comme celui des bibliothèques, la mutualisa- de Recherche en

total, 1,5 million m 2 font l’objet d’opérations aujourd’hui identi- tion est même une garantie de haute qualité de service. Informatique et en
Automatique
fiées et programmées.
2 Institut National
Une partie de ces opérations concernent les extensions et arrivées Les mutualisations ont été étudiées à deux échelles : de la Recherche
53
d’entreprises ainsi que des fonctionnalités connexes qui seront • A l’échelle du « quartier », le cas standard étant des salles de Agronomique
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Situation actuelle Sans mutualisation Avec mutualisation


Effectif Surface Ratio Effectif Surface Ratio Effectif Surface Ratio
total SHON total SHON total SHON

Zone Palaiseau
ENSAE ParisTech 778 833 17 231 20,7 833 15 558 18,7
AgroParisTech 3 005 78 100 26,0 3 420 78 000 22,8 3 420 68 402 20,0
École Polytechnique 4 670 92 885 19,9 5 120 100 685 19,7 5 120 100 685 19,7
Institut TELECOM 1 564 19 388 12,4 1 897 46 662 24,6 1 897 36 128 19,0
ENSTA ParisTech 774 14 874 19,2 941 18 810 20,0 941 18 810 20,0
Mines ParisTech 1 380 35 821 26,0 1 380 34 448 25,0
IOGS 675 14 500 21,5 675 14 500 21,5 675 14 500 21,5
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

ONERA 875 31 200 35,7 875 31 200 35,7


Nanosciences & Nano-Innov 1 255 51 059 40,7 1 255 49 930 39,8
Zone du Moulon
Supélec 1 175 36 094 30,7 1 175 36 094 30,7 1 175 36 094 30,7
ECP 2 050 58 000 28,3 3 447 68 629 19,9 3 447 57 642 16,7
ENS Cachan 2 310 56 000 24,2 2 720 72 594 26,7 2 610 65 400 25
Zone La Martinière (Paris-Sud 11 )
Biologie, santé, pharmacie 5 518 110 000 19,9 5 518 98 802 17,9
Chimie 803 35 100 43,7 803 25 750 32,1
Pôle Physique 3 047 80 000 26,3 3 047 72 124 23,7
Sciences de la terre 370 8 600 23,2 370 7 658 20,7
Droit 1 070 5 000 4,7 1 070 4 452 4,2
STAPS 495 6 000 12,1 495 5 343 10,8
Pôle enseignement 7 650 60 000 7,8 7 650 60 000 7,8
Pôle administration 546 19 000 34,8 546 19 000 34,8
Jouy-en-Josas
HEC 3 927 31800 8,1 3 927 31800 8,1

54
DIFFUSION RESTREINTE
Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

cours ou de réunion pour des établissements proches. premier temps étant d’avoir des données approximatives sur les surfa-
• A l’échelle du campus, pour des équipements plus ambitieux : centre ces globales demandées par les établissements et de discuter collective-
des congrès de 1 200 places, faculty club, bibliothèque centrale, centre ment des mutualisations possibles. Les résultats de la phase 1 de cette
d’archivage… étude permettent déjà d’aboutir à différents types de conclusions :
• en ce qui concerne l’évolution des ratios m2 SHON/occupant actuel
Dans le scénario le plus probable (tableau page 56), le niveau de mutua- et futur (tableau ci-contre), aucune discordance majeure n’apparaît
lisation atteint 8 % pour les fonctions de recherche et d’enseignement • en ce qui concerne les surfaces Enseignement/Recherche, les sur-
et près de 35 % toutes fonctions confondues. Ce même tableau montre faces dont la possibilité de mutualisation est acceptée, et les surfa-
que la mutualisation permet d’éviter la construction de 30 000 m2 en- ces de vie du campus (tableau page 56) : les chiffres montrent bien
viron, soit une économie estimée par le programmiste de 100 M€ en qu’un premier effort d’optimisation a été réalisé et qu’un premier
investissement. potentiel de mutualisation est accepté
• en ce qui concerne les indications sur les coûts relatifs à ces diffé-
Les premiers projets suivent cette logique à travers des mutualisations rentes catégories de surface : il n’y a pas de variations importantes
au niveau du quartier. Pour certains ensembles comme l’université du coût au m2 entre les établissements, et cela malgré la diversité
Paris-Sud 11, cette mutualisation fait nécessairement partie intégrante des disciplines.

DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE


du projet.
En conclusion, ces premiers résultats confortent les acteurs dans leur
Au cours des mois de décembre 2008 et de janvier 2009, le bureau intention d’approfondir l’analyse des données recueillies par Polypro-
d’étude Polyprogramme a été chargée d’entreprendre un travail de gramme et de poursuivre la démarche amorcée de mutualisation par
fond qui a consisté à faire une analyse immobilière comparative éta- quartier.
blissement par établissement et quartier par quartier, l’objectif dans un
LA DÉCLINAISON PAR OPÉRATION

L’évolution des ratios LE DÉMÉNAGEMENT DE PARIS-SUD 11 ET LA CRÉATION


DE NOUVEAUX QUARTIERS
m2/occupant avec
Le choix récemment entériné par le conseil d’administration de
ou sans mutualisation Paris-Sud 11, de déménager une partie significative de l’activité
de cette université sur le plateau a un impact important sur le
Plan Campus. Sont en effet concernés 4 000 employés tous statuts
• Les calculs ont été réalisés à partir des données du cabinet de confondus et 13 400 étudiants, c’est-à-dire un quart des effec-
programmiste Polyprogramme. Pour chaque établissement, les trois tifs. Compte tenu de l’ampleur de la tâche, il est prévu de phaser
ensembles de colonnes indiquent les mètres carrés occupés, les effectifs les opérations sur une période de dix à quinze ans, les priorités
et les mètres carrés par personne : étant déterminées en fonction de l’état de vétusté des locaux. Les
> dans la situation actuelle prévisions d’implantation de l’Université sur le plateau ont un
> dans le cadre du projet avant mutualisation impact fort sur l’organisation spatiale de l’activité de recherche.
> dans le cadre du projet après la mutualisation imaginée par les A chaque fois, elles fournissent l’occasion de regrouper des forces
établissements et calculé par le programmiste. de recherche conséquentes.
• Dans un premier temps déménageraient la biologie ani-
Ces données sont à affiner en 2009. 55
male, la pharmacie et la chimie qui se regrouperaient prés de
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DIFFUSION RESTREINTE

Mutualisés Mutualisé
Enseignement
Zones Effectifs Surfaces globales
Recherche
au niveau
local
au niveau
du Campus

Palaiseau 14 312 Demandées 352 421 247 421 5 000 99 999


Suggérées 339 080 224 244 17 241 97 594
Moulon 9 820 Demandées 290 496 153 685 5 000 131 811
Suggérées 286 559 135 359 21 652 129 548
La Martinière 19 597 Demandées 454 446 323 700 23 200 113 546
(Paris-Sud 11 Plateau) Suggérées 443 882 287 754 26 382 129 746
La Vallée 705 Demandées 13 000 13 000 0 0
(Paris-Sud 11) Suggérées 13 000 13 000 0 0
Orme-Saclay 7 250 Demandées 34 519 32 477 2 042 0
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

Suggérées 33 242 31 200 0 2 042


Jouy-en-Josas 5 277 Demandées 26 576 12 700 13 876 0
Suggérées 26 576 11 200 0 15 376
Gif-sur-Yvette 1 480 Demandées 9 200 8 200 0 1 000
Suggérées 9 200 8 200 0 1 000
Nanosciences & Nano-Innov 1 255 Demandées 51 059 51 059 0 0
Suggérées 49 930 49 930 0 0
Digiteo 1 895 Demandées 45 100 45 100 0 0
Suggérées 45 100 45 100 0 0
Total 61 591 Demandées 1 276 818 887 342 49 118 346 356
Suggérées 1 246 570 805 987 65 276 375 307

La mutualisation de l’espace à l’intérieur des zones


Les calculs ont été réalisés à partir des données du cabinet de programmiste Polyprogramme.
Pour chaque zone, sont indiqués :
> les effectifs tels que prévus
> Les surfaces globales telles que demandées par les établissements et telles que suggérées par le programmiste
> La ventilation de ces surfaces globales en trois catégories : « enseignement recherche » propre aux établissements,
les parties « mutualisées au niveau local » (quartiers), et les parties « mutualisées au niveau du Campus ».
La dernière ligne met en évidence les 30 000 m2 gagnés et les 35 % de surfaces mutualisées.
56
Ces données sont à affiner en 2009.
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Soleil. Proche des laboratoires CNRS de Gif-sur-Yvette et des passer le nombre d’employés (tous statuts confondus) de 2 500 à
laboratoires de biologie du CEA, cet ensemble constituera un 5 000 personnes alors que le nombre d’étudiants passera de 2000
quartier important spécialisé autour de la pharmacie, la à 8 000. Cet ensemble est présent dans les douze domaines définis
biologie et la chimie. Un autre déménagement notable serait au tome II. Il hébergera en particulier un bâtiment associé au
celui de l’institut d’électronique fondamentale qui créerait le projet Digiteo, le bâtiment Nano-Innov et la halle technologique
centre de nanosciences et de nanotechnologies conjointement « procédés, mécanique, matériaux » au sein de l’IPHE. Ce der-
avec le LPN (CNRS). nier regrouperait un millier de chercheurs du CEA, du CNRS, de
• Dans un deuxième temps, la physique déménagerait de ma- l’Université Paris-Sud 11, de l’École Polytechnique aujourd’hui
nière à créer un « quartier des physiciens » dans la zone allant dispersés. Les objectifs sont de faire coexister tous les ingrédients
du CEA au petit plateau. nécessaires à l’innovation « nano » : recherche fondamentale, 3 Sciences et
Techniques
> La physique lourde (Paris-Sud 11/CNRS) irait s’installer moyens de fabrication, méthodes de caractérisation, spécialistes
des Activités
à proximité des installations de l’Institut de Recherches sur de la conception, industrie. Physiques et
les lois Fondamentales de l’Univers du CEA. Sans attendre, Sportives
ces deux ensembles auront mutualisé une partie de leurs La zone Orme-Saclay 4 Pôle de
installations notamment en ce qui concerne la R&D. Cette zone contient le centre du CEA Saclay qui héberge plus de Recherche et
d’enseignement

DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE


> La physique de la matière condensée est déjà située en 7 000 personnes, actives sur quatre thèmes : énergie, sciences du
Supérieure
grande partie sur le plateau proche de laboratoires du CEA vivant, sciences de la matière, recherche technologique. Le CEA
5 Ecole
et du Moulon. participe activement à la mise en réseau de ses activités dans les Nationale de la
> Dans un dernier temps, déménageraient un ensemble qui domaines qui le concerne : énergie-climat, biologie, STIC, nano- Statistique et de
serait situé en zone centrale du plateau : les sciences de la technologies, physique et chimie, spatial (à travers le thème de la l’Administration
terre, l’économie et la gestion, le droit et les STAPS 3. physique des deux infi nis) et simulation. Economique
6 Pour son
• L’institut de mathématiques resterait dans la vallée.
école TELECOM
Un projet important est son pôle Climat-Energie-Environne- ParisTech.
La zone Moulon ment. Il s’agit d’un ensemble immobilier emblématique qui sera L’Institu TELECOM
Sur les terrains autour de l’École Supelec, deux établissements construit sur le site CEA de l’Orme des Merisiers. Il devrait re- appartient
du PRES Universud Paris devraient venir s’installer, l’Ecole Cen- grouper les 330 personnes du Laboratoire des sciences du climat également au
PRES UniversSud
trale de Paris et l’école Normale Supérieure de Cachan. Sur ce et de l’environnement rejointes par d’autres équipes du climat,
Paris pour ses
domaine, le nombre d’employés passera de 600 à 1 500, et les de l’environnement, de l’énergie et de l’éco-innovation, pour un
écoles TELECOM
effectifs étudiants de 1 300 à près de 5 000. Cet ensemble héber- effectif total de l’ordre de 430 personnes. Sud Paris et
gera le quartier de l’ingénierie qui sera l’un des acteurs clé des TELECOM École
thématiques sciences de l’ingénieur et sciences et technologies La zone de Jouy-en-Josas de management
de l’information et de la communication. Compte tenu des for- Ce quartier héberge l’une des trois implantations majeures de dont des équipes
et des formations
mations larges dispensées par ces écoles, sera l’atout potentiel de l’INRA en Ile-de-France et HEC. L’ensemble représentera en
sont incluses dans
ce quartier. 2015 près de 500 chercheurs ou enseignants-chercheurs et plus le projet
de 3 000 étudiants. Ces deux acteurs sont en interaction forte 7 Ecole Nationale
La zone Palaiseau avec le reste du campus, à travers le pôle Sciences et technologies Supérieure des
Proche de l’École Polytechnique viendront cinq écoles appar- du vivant et de l’environnement pour l’INRA et le domaine éco- Techniques

tenant au PRES 4 ParisTech : AgroParisTech, ENSAE 5 ParisTech, nomie-fi nance-gestion pour HEC (projet de bibliothèque, centre avancées
8 Institut National
Mines ParisTech, Institut TELECOM 6 , ENSTA 7 ParisTech et des de l’entrepreneuriat).
de la Recherche 57
laboratoires de l’INRA 8 . Entre 2008 et 2015, cette opération fera Agronomique
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Les principales opérations prévues


Zone Commentaires Équipements mutualisés Fonctions « campus » mises en commun
• École Polytechnique (laboratoires) • Halle technologique
• ENSAE ParisTech • Nanosciences & Nano-Innov
• Centre d’enseignement et de conférence de proximité,
• AgroParisTech • Digitéo
centre de documentation
• Institut TELECOM • Installations sportives
• Fonctions logistiques et techniques
Palaiseau • ENSTA ParisTech • Locaux enseignement
• Centre d’archivage et data center
• Mines ParisTech • Pôle économie-finance-gestion
• Pôle logistique, services de secours et de sûreté
• ONERA (extension) • Hôtel à projets mathématiques
• Gymnases mutualisés
• IOGS (extension) • Restauration
• INRIA Saclay • IRPHE
• Supélec (rénovation)
• École Centrale Paris • Locaux enseignement • Centre d’enseignement et de conférence
• ENS Cachan • Restauration de proximité, centre de documentation
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

• IUT de Cachan • Digitéo • Fonctions logistiques et techniques


Moulon • IUT Orsay (extension) • PCRI • Centre d’archivage et data center
• IFIPS (extension) • Institut des sciences du risque • Pôle logistique, services de secours
• Pôle STIC et de l’incertain (CSO 21) et de sûreté
• IOGS (rénovation 503) • Gymnases mutualisés

• Biologie, santé, pharmacie


• Chimie • Fonctions logistiques et techniques
• Maison des sciences de l’homme
• Physique des deux infinis du pôle biochimie
• Centre de séminaire
La Martinière • Physique état condensé Sciences de la terre • Centre d’archivage et data center
• Maison des étudiants et des doctorants
(Paris–Sud 11) • STAPS • Pôle logistique, services de secours et de sûreté
internationaux
• Droit • Gymnases mutualisés
• Restauration
• Pôle enseignement général (Paris-Sud 11) • Faculty club (InstitutTELECOM, AgroParisTech et ENS)
• Pôle administratif (Paris-Sud 11)
• Digiteo
• Pôle climat-énergie-environnement
Orme-Saclay • Salle de conférence
• Maison de la simulation et du spatial
(CEA) • Restauration
• DOSEO
• Bio-Delta
Jouy-en-Josas • INRA • Extension bibliothèque (HEC)
(HEC/INRA) • Centre de l’entrepreneuriat (HEC)
Orsay • Institut de mathématiques
58 (vallée) • Extension de l’École de mathématiques
DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

Le devenir des implantations La zone de Gif-sur-Yvette (centre du CNRS)


de l’Université Paris-Sud 11 Cette zone héberge un potentiel majeur en biologie-chimie et sera
concernée par la réorganisation en cours. Les projets, réaménage-
La libération des terrains de la faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry ment et extensions, d’ores et déjà identifiés, concernent :
permettra leur aliénation. L’estimation de leur valeur par France-Domaines • les locaux libérés par le départ du laboratoire de sciences du
n’est pas connue à ce jour. Il faut préciser cependant que la vente climat et de l’environnement, qui rejoint le pôle Climat-Energie-
de ces terrains ne pourra être envisagée qu’après la phase de reconstruction Environnement dans la zone Orme-Saclay
des surfaces de la faculté de Pharmacie sur le plateau de Saclay. • l’extention de l’Institut de neurobiologie Alfred-Fessard
Ce financement en ressources propres pourra ainsi contribuer pour partie • la création d’un centre d’accueil et d’hébergement de visiteurs
à la réalisation de la phase 2, ou plus vraisemblablement de la phase 3, (service mutualisé)
de la relocalisation de l’Université Paris-Sud 11 sur le campus du plateau
de Saclay. Digiteo
Par ailleurs, dans la vallée du campus d’Orsay, un certain nombre de A ces opérations associées à des zones, il convient d’ajouter le
bâtiments et de parcelles foncières seront libérés. Plusieurs schémas cas de Digiteo. Digiteo est le premier projet mutualisé du pla-
peuvent être proposés : teau de Saclay et, au-delà de ses fondateurs (CEA, CNRS, Ecole

DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE


Polytechnique, INRIA Paris-Sud 11, Supélec) et de ses partenai-
• transformations de certains bâtiments en logements pour étudiants et/ res associés actuels (ECP Paris, ENS de Cachan, Université de
ou chercheurs, ou logements sociaux ou en accession à la propriété, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), il a vocation à rassembler
• accueil de start-up, les équipes en STIC des nouveaux arrivants (comme l’Institut
• hébergement transitoire d’équipes de recherche actuellement mal TELECOM. Partiellement fi nancées au titre du CPER, les étapes
« logées » en attendant leur déménagement sur le plateau de saclay, 1 et 2 des nouveaux bâtiments doivent au minimum couvrir les
• extension du Centre de protonthérapie d’Orsay (Institut Curie) pour besoins, à l’horizon 2013, des équipes communes et du centre de
adjoindre un centre de radiothérapie, et pour créer des chambres pour recherche INRIA de Saclay. Une troisième étape de construction
les patients et leur famille, est à envisager à cette échéance, qui correspond au Plan Campus
• la cession de certains bâtiments peut être envisagée pour accueillir des phase 2.
entreprises ou un hôtel d’entreprises.
• le parc botanique de Launay (parc botanique classé) doit être pris
en considération pour l’intégration de ces opérations. La création sur UN RÉSEAU DE PARTENAIRES
une partie du campus d’un pôle botanique universitaire permettra
de sauvegarder la richesse des collections, constituera un champ de L’Université de Versailles
recherche et d’expérimentation et d’enseignement sur la biodiversité, et Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
son ouverture au public en fera un lieu de découverte et de vulgarisation. Un des atouts majeurs de cette université est sa pluridisciplinarité
qui lui permet de conduire des actions originales et innovantes,
tant dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée
(notamment au sein des cinq pôles de compétitivité dont elle est
membre) que dans le domaine de l’ingénierie de formations adap-
tées à l’évolution des métiers (LMD, diplômes d’instituts univer-
9 http://www.
sitaires de technologie, fi lières d’ingénieurs, médecine, centre de plantnetparis.fr
formation des apprentis). 10 http://www.
59
pole-stve-idf.fr
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Les autres centres de l’Institut national de la recherche en particulier à Paris et en Ile-de-France. Il en va de même dans
agronomique (INRA) le cadre des relations avec les entreprises, les institutions publi-
Fortement présent sur le territoire du Campus, l’INRA est aussi ques et à l’international.
implanté dans sa périphérie immédiate, avec son site de Versailles
et ses laboratoires d’Evry. Les équipes de ces deux sites sont en LE DEVENIR DES TRANSPORTS :
particulier parties prenantes du réseau PlantNet9 Paris, qui fédère la TC ET/OU AUTOMOBILE…
plupart des acteurs sud-franciliens de recherche et d’enseignement
supérieur en Biologie végétale et constitue le pôle thématique Scien- Le devenir - et le présent - des transports pour et autour du projet
ces et Productions végétales du PRES UniverSud Paris. En outre, les s’inscrit dans la logique du schéma directeur régional d’Ile-de-
laboratoires d’Evry assurent la présence de l’établissement au sein France. Cette logique est claire : l’urbanisation ne pourra se dé-
du Génopole® et le lien avec le Génoscope. velopper que sous condition de densification et de desserte en
transport collectif. La logique du SDRIF et du projet de campus se
En outre AgroParisTech et l’INRA participent au GIS Paris Ile- rencontrent donc parfaitement : le secteur sud du plateau de Saclay
de-France en Sciences et technologies du vivant et de l’environne- a bien vocation à devenir un lieu de densification privilégiée du
ment 10 avec l’AFSSA et l’ENVA, à Maisons-Alfort, le Cemagref, à SDRIF et les solutions transports sont bien intégrées au projet, du
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

Antony, et l’ENSP, à Versailles. moins dans sa première phase. Au-delà de 2015, d’autres solutions,
plus lourdes, nécessitant des études et une concertation entre l’auto-
Le Génopole d’Evry rité organisatrice des transports, les collectivités locales et l’Etat
Le projet biologie-santé du plateau de Saclay présente une re- devront sans doute être étudiées.
marquable synergie avec les projets développés sur le Génopole
d’Evry. Les domaines de recherche se recouvrent peu : systèmes Le court et le long terme
biologiques, pharmacologie et neurosciences, à Saclay ; génétique Pour le court terme, la proposition d’amélioration du réseau de
humaine, génomique végétale, cellules souches à Evry. Le recou- surface pour 2012/2015 n’obère en rien le développement des trans-
vrement apparent en biologie systémique concerne des domaines ports à plus long terme : ce n’était pas le moindre des objectifs qu’el-
bien distincts dans un contexte où ce type d’approche s’étend le cherchait à atteindre. On a vu (lire chapitre 5) que cette solution
très largement dans la communauté. Les acteurs ont la volonté de permettrait de contribuer à la maîtrise de l’usage de la voiture en
fonctionner en réseaux autours de grands équipements ultramo- off rant les moyens d’augmenter significativement la part modale
dernes qui ne seront pas dupliqués (séquençage à très haut débit des transports collectifs.
à Evry, calcul intensif à Saclay), ouverts aux acteurs de chacun A plus long terme, il est sans doute envisageable de proposer un
des deux pôles et dont la banalisation à terme conduira à un mode lourd en transport collectif qui structurera l’espace régional
transfert d’expertise facilité d’un site à l’autre. Enfi n, il existe des en reliant les pôles et en desservant les zones denses. En com-
complémentarités dans le développement de clusters d’entrepri- plément, des transports collectifs de surface pourront optimiser
ses de biotechnologies autour de la pharmacie et de l’imagerie le rabattement sur le mode lourd et desservir plus fi nement les
biomédicale sur le plateau de Saclay, et autour de la génomique bassins de vie.
et des cellules souches à Evry. Ce système doit être décliné en s’adaptant aux territoires et à leur
urbanisation, en particulier dans les secteurs en grande couronne
Les deux PRES où les densités ne sont pas compatibles avec la mise en place de
Les deux PRES, comme mentioné dans leurs contributions figu- transports collectifs « classiques ». Même dans un logique vo-
rant au tome II, apporteront des synergies et des collaborations lontariste, le développement des transports collectifs obéit à des
60
majeures entre acteurs du Campus et d’autres institutions situées logiques économiques. Or, la massification (inséparable de la den-
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Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

sification) est une des conditions de la rentabilité de ces transports Des projets d’importance régionale
collectifs.
En outre, il est difficile de prédire aujourd’hui ce que sera la voi- Au-delà de la réalisation de la première phase du projet de campus,
ture de demain. On peut observer cependant que les progrès enre- deux projets importants sont aujourd’hui en phase d’études opérationnelles
gistrés en matière de moteurs conventionnels ou dans le domaine et verront le jour après 2015.
des véhicules électriques ouvrent une ère nouvelle de progrès • Le tram-train Massy-Palaiseau-Evry
technologiques importants dans ce domaine. Le campus peut, en Prévu pour une ouverture à l’horizon 2017, cette nouvelle ligne régionale
outre, être un des lieux où naîtront ces innovations ! remplace l’ancien projet dit de « Tangentielle-sud ». Ce tram-train
Enfin, le développement de nouvelles pratiques, de type auto- assurera la liaison entre les pôles de Massy et d’Evry. C’est un projet
partage ou covoiturage, seront d’autant plus encouragées sur le fortement porté par le Conseil général de l’Essonne.
campus que : • L’interconnexion sud des TGVà Massy-Palaiseau
1. la concentration des établissements, des entreprises et des Cette interconnexion donnera une réalité à un « branchement »
salariés permet d’organiser un dispositif cohérent et structuré, direct du campus sur les grands réseaux de transport, aérien
à condition d’être organisé, notamment à l’aide des nouvelles (avec Orly et Roissy) et ferroviaire à grande vitesse. Elle donnera
technologies de l’information (création d’un site de réservation également une assise supplémentaire à la communication

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« campus » sur internet…). du campus sur le plan national, européen et international.
2. le campus sera rapidement relié à plusieurs pôles d’intermo- • Une liaison TCSP directe avec Orly
dalité avec les réseaux régionaux (RER B et C, tram Châtillon- A plus long terme, ce projet permettrait un lien direct entre Massy-
Viroflay, TGV…). Palaiseau et l’aéroport.

Une agence des transports et de la mobilité ?


Pour penser les transports de demain, il est important d’avoir
une approche systémique. A côté de la solution proposée pour la dique, technique et scientifique notamment en matière de re-
phase 1 et de la poursuite des projets et des réflexions de l’autorité cherche et d’innovation
organisatrice des transports, des collectivités et de l’Etat, une • encourager l’intégration des différents groupes d’intérêts et
agence des transports et de la mobilité, propre au campus, pour- faciliter le dialogue
rait proposer une off re attrayante de conseil, d’information et de • évaluer les politiques développées en faveur transports et des
vente. Elle se trouverait à l’intersection des transports publics et mobilités durables en matière d’environnement
privés pour répondre aux situations spécifiques du plateau et des • développer les partenariats sur la base des échanges d’ex-
vallées. périences
Afin de mutualiser les espaces et favoriser les synergies, il faudrait • faire la promotion des transports urbains et des mobilités
que cette agence soit située au cœur du campus, en lien avec le durables auprès des populations du bassin de vie et des asso-
site de remisage et de maintenance (lire chapitre 5). Cette agence ciations
aurait vocation à : • constituer un véritable centre de ressources
• afficher et consolider l’intégration des transports urbains et • encourager l’élaboration de plans de déplacements urbains,
des mobilités durables sur le campus pour favoriser le rééquilibrage des déplacements au profit des
• affi rmer le rôle essentiel du plateau et des villes environnan- transports en commun et des modes doux
tes dans la mise en œuvre de cette politique intégrée, enjeu de • promouvoir des solutions innovantes
compétitivité territoriale • organiser les modes de déplacements complémentaires com-
61
• regrouper en un même lieu des fonctions d’expertise juri- me le covoiturage, l’autopartage, prêts de vélos électriques…
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Phase 1 (avant 2015) : la part du Plan Campus dans les budgets


Ressources Ce tableau indique :
• dans les trois premières colonnes, les
Ressources Sommes Plan Total
Opérations CPER ressources prévues (contrat de projet État-
identifiées 11 à trouver Campus
Région, ressources identifiées et autres
Palaiseau et Jouy-en-Josas 18 58312 20013 8914 890 ressources) hors les financements demandés
sans Digiteo dans le cadre du Plan Campus.
Orme- Saclay sans Digiteo 0 5 55 3215 92 • dans l’avant-dernière colonne,
Moulon sans Digiteo 17 198 16
50 96 17
361 les ressources demandées dans le cadre
18 19 du Plan Campus.
Paris-Sud 11 16 x 5 368 389
20
• dans la dernière colonne (total) le coût
Nanosciences 0 15 20 35 70 complet des opérations par quartier.
Nano-Innov / Centre de 46 46
Conception et d'Intégration
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NanoDesign
Nano-Innov Plates formes 37 0 37
Digiteo 14 10 24 0 48
Total phase 1 75 857 391 620 1933
en millions d’euros

Phase 2 (après 2015) : les estimations pour la suite des opérations


Estimation M2 SHON M2 SHON partie Gain en M2 SHON Liste des opérations
Opérations phase 2 avec
du coût hors partie mutualisé mutualisés dûs à la mutualisation
les principaux paramètres
Paris-Sud 11
(coûts, mètres carrés,
- Suite déménagement
parties mutualisées).
• Enseignement
Ce tableau comporte
• Physique,
389 187 700 19 000 4 120 uniquement les trois
• Sciences de la terre,
déménagements
• Economie-gestion droit
d’établissements non
• Staps ,
achevés. Cela n’exclut
• Bâtiments
pas l’émergence
ENS Cachan - d’autres projets
16521 46 500 5 000
Suite déménagement avant 2015.
Zone Palaiseau MINES
7522
ParisTech suite déménagement
62
en millions d’euros
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Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

11 Cessions, tutelle, etc.. acquises ou très probables . • prendre appui sur le syndicat des transports en Ile de France
12 Cette somme est en grande partie issue des fonds propres et les structures futures à venir comme l’établissement public
des établissements, le plan Campus ne finançant que la partie
d’aménagement de l’opération d’intérêt national Massy, Palai-
mutualisation. 13 Cette somme ne prend pas en compte
Digiteo. 14 Sur la zone Palaiseau le financement est affecté aux
seau, Saclay, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines.
opérations mutualisées entre les établissements s’installant sur
Palaiseau (restauration, enseignement, valorisation-innovation, Certaines de ces missions pourraient être mises en place dès la
sport), cette mutualisation ayant réduit les coûts globaux. En ce phase 1 (organisation du covoiturage, de l’autopartage, de la lo-
qui concerne Jouy, il comprend le centre de l’entreprenariat. cation de vélos/vélos électriques ou de véhicules, promotion et
15 Ce financement est affecté en priorité aux opérations Bâtiment
communication de l’ensemble du système de transport).
PCEE, DOSEO… Le dernier projet (Bio-Delta) sera financé hors Plan
Campus. 16 N’inclut pas la vente des locaux de ENS Cachan.
17 Ce financement est affecté en priorité aux opérations LES BESOINS EN FINANCEMENT,
suivantes : Locaux communs (y compris collège de l’ingénierie), DU COURT AU LONG TERME
Centrale Paris, ENS Cachan, Rénovation Supélec.
18 Vente campus de Chatenay Malabry, non encore chiffré.
Les tableaux ci-contre résument les demandes faites pour cette
19 Ce financement est affecté en priorité aux opérations
suivantes : Secteur biologie – santé, déménagement de la chimie
phase 1.

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20 Synergies avec la partie nano-Innov, collectivités territoriales
21 Dont 78 M€ de ressources espérées de la cession des locaux Le montant demandé représente ce qui a été reconnu comme
actuels. 22 Dont 15 M€ de ressources espérées de la cession des nécessaire pour initier le renforcement du campus du plateau de
locaux actuels. Saclay et lancer une dynamique irréversible. La somme demandée
est importante : il s’agit de disposer d’une capacité d’investis-
sement de 620 M€ ce qui, selon les modalités connues du Plan
Campus, demande de disposer d’un capital de 1 450 M€.

Sur ce socle initial d’opérations-clés, le Plan Campus aurait


un eff et de levier presque triple, la capacité d’investissement
demandé représentant 35 % des sommes totales nécessaires.

La comparaison avec la déclaration De ce tableau, ressort un double choix :


• d’une part, donner une forte priorité au déménagement de
d’intention de juin 2008 Paris-Sud 11, élément déterminant de la réussite du campus

Total Dont Plan Surface m2


M€ Campus
Rénovations (annexe 3 de la déclaration d’intention) 894 44 % 906 114
Nouveaux bâtiments (annexe 4 de la déclaration d’intention) 1 924 34 % 666 125
Récapitulatif de la déclaration d’intention de juin 2008 2 818 37 % 1 572 239

63
Récapitulatif de ce dossier (phases 1 et 2) 2 562 31 % 871 000
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• d’autre part, fi nancer préférentiellement EN GUISE DE CONCLUSION


> des bâtiments mutualisés entre acteurs ou répondant
aux besoins les plus urgents du développement du cam- Dans les dernières lignes de ce tome I consacré à l’aventure scien-
pus (salle d’enseignements, halles technologiques, restau- tifique, pédagogique, économique, sociale, urbanistique que re-
rants…). présente le projet de campus du plateau de Saclay, les signatai-
> Un très petit nombre d’opérations jugées à très forte res souhaitent réaffi rmer une conviction : le projet est comme la
valeur ajoutée comme le Centre de nanosciences et nano- trame d’un tissu. Les fi ls de l’enseignement, de la recherche, de
technologies qui concerne le CNRS, l’Université Paris-Sud l’entreprise, des transports, de l’urbanisme sont indissociables les
11, le CEA et d’autres établissements. uns des autres. Il n’a pas seulement été dessiné ici des implanta-
tions. Il a aussi été dessiné des relations, des interactions, des mu-
Un montant de l’ordre de 20% des fi nancements reste à trouver tualisations. Il a été dessiné des laboratoires, des bibliothèques,
pour parfaire cette phase 1, il est important de noter qu’il s’agit des restaurants, des logements, des stations de bus… des objets
de sommes globalisées par zone et que la politique retenue à l’in- en apparence dissemblables, hétérogènes mais qui constituent
térieur de chacune d’entre elle est d’affecter les sommes deman- tous des éléments indispensables à la vie. Seulement voilà, le pro-
dées à l’opérations Campus à des opérations qui ont toutes leurs jet est évolutif. Et avec le temps, va… Alors, à défaut d’une unité
DEVENIR UN PROJET GLOBAL, UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE

chances d’être bouclées fi nancièrement pour ne pas perdre de de temps, demeurent l’unité du lieu et l’unité des personnages.
temps. Au-delà de cette phase, un ensemble d’opérations seront C’est pourquoi la gouvernance et le respect des valeurs urba-
nécessaires pour consolider le plan Campus, en particulier la fi n nistiques du projet tel qu’il est présenté aujourd’hui font partie
du déménagement de Paris-Sud 11, la fi n du déménagement de des engagements forts des acteurs du projet. Un engagement à
l’ENS de Cachan et de Mines ParisTech. les faire respecter par d’autres - dans le temps, cette fois -car la
« marque » du campus ce sera cela, aussi. Q
La différence par rapport à 2008 (Lire tableau page 63) tient :
• à des optimisations, notamment fi nancières, par valorisation
immobilière (ECP, AgroParisTech...).
• à la décision, pour les établissements ne relevant pas du mi-
nistère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de ne
fi nancer, partiellement, que leurs opérations mutualisées. Ces
établissements devront donc trouver d’autres sources de fi nan-
cement pour s’implanter sur le plateau de Saclay.

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DIFFUSION RESTREINTE Plan Campus du plateau de Saclay | Tome I | Février 2009

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Remerciements
Les 21 signataires du Plan Campus et les deux chefs de projet tiennent à remercier :

• Vincent Charlet, de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), Louis Laurent, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physique
et Patrick Wolf, de l’agence Patrick Wolf Consultants (PW2C) pour la rédaction du tome 1 et le secrétariat de rédaction du tome 2
• Jean-Louis Pierrey, de la Fondation Digiteo-Triangle de la physique pour son aide constante et ses conseils lors de ce travail
• Sophie Abénia et Martin Wolf (PW2C) pour la conception graphique et la mise en page des deux documents.

Les éléments concernant l’urbanisme, les projets d’implantations et les transports ont été apportés par :

• Bernard Reichen, de l’agence d’architecture et d’urbanisme Reichen et Robert associés ainsi que ses collaborateurs
et notamment Pierre-Marie Auffret et Antoine Musard
• Vincent Sainte-Marie-Gauthier, du cabinet Polyprogramme, et Emilie Pascal
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• Alain Chonavey et Nathalie Blanot du cabinet Xélis (RATP) pour leur étude sur les transports
Plan Campus du plateau de Saclay Tome I