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CHAPITRE 2 CONTEXTE ET OBJECTIFS DE LA THESE

Le projet doit donc permettre à la fois l’épuration des gaz effluents en respectant les normes d’émission et la récupération de la majorité des matières premières. d’après la Directive Solvants. Exxsol D100) tirés de fractions pétrolières. Pour atteindre ce double objectif.2 Contexte de la recherche Les industries fabriquant des produits revêtus de PVC par enduction (en majorité des tapis muraux et de sol. pour piéger par absorption les COV présents dans les effluents gazeux sortant de ces mêmes unités. En effet. avec compatibilité des débits consommés. sont ajoutés pour diminuer la viscosité de la solution d’enduction et donc faciliter l’opération. 2. Les vapeurs de ces adjuvants constituent l’essentiel des COV émis lors du traitement de gélification des produits enduits dans les fours des installations. nous avons montré qu’il était nécessaire de concentrer au préalable les COV.…) sont tenues.s à la température ambiante. tels que le white spirit ou des produits commerciaux (Viscobyk 4041. Le débit de phtalate dans la boucle ainsi que les nombres d’étages des différents équipements de transfert de matière sont à déterminer en fonction de la concentration des gaz à épurer et de la concentration en sortie à atteindre (imposée par la norme). par lavage avec des solvants visqueux. émis par les unités d’enduction.1 Introduction Le but de ce chapitre est de présenter les objectifs de la thèse en précisant le contexte de la recherche (domaine d’application industrielle). La présente thèse de doctorat en génie des procédés s’inscrit dans le cadre d’un projet FIRSTEUROPE Objectif 3. Les solvants du PVC utilisés dans les procédés d’enduction peuvent être des phtalates. des calculs de nature purement théorique (à l’aide d’un logiciel de simulation de procédés chimiques) ont révélé que l’opération d’absorption pouvait être réalisée avec les quantités de Chapitre 2 . la nature des COV et des solvants de lavage investigués ainsi que le contacteur industriel choisi pour réaliser la captation des COV par absorption avec ces solvants. avec pour but l’étude de faisabilité technique d’un procédé de captation des vapeurs de différents composés organiques.Page 1 . octroyé il y a quatre ans au Service de Génie des Procédés Chimiques de la FPMs par la Région Wallonne. La grande innovation de ce projet FIRST est d’utiliser comme liquides de lavage les solvants mis en œuvre par les unités elles-mêmes. la concentration étant réalisée par une boucle absorption-désorption dans laquelle circule un débit de phtalate plus important que celui consommé par l’unité industrielle. Des adjuvants plus légers.Chapitre 2 : Contexte et objectifs de la thèse 2. des bâches. liquides assez visqueux dont la viscosité dynamique peut atteindre 100 mPa. de réduire leurs émissions de COV avant le 31 octobre de 2007.

la désorption du phtalate. avec une fraction du gaz à épurer.Page 2 . avec le débit de solvant consommé dans le process. à condition de mettre en œuvre un procédé en deux étapes comprenant : • un couplage « absorption à froid .solvants consommées dans les unités d’enduction. C’est l’étude fondamentale des propriétés physico-chimiques et de transfert des systèmes COV-phtalates. Chapitre 2 . en y ajoutant d’ailleurs les divers échangeurs de chaleur nécessaires.désorption à chaud » permettant une augmentation du débit de solvant dans cette boucle afin d’améliorer l’opération d’absorption . UNITE ENDUCTION Gaz pollué Gaz épuré Absorption Appoint = phtalate consommé par le process Boucle de phtalate Désorption Purge Pré-Absorption Figure 2. qui constitue l’objet principal de la thèse de doctorat. La Figure 2. qui sera plus amplement détaillé au Chapitre 7.1: Schéma de principe du procédé d’abattement L’étude de ce procédé innovant de captation de COV est évidemment liée aux propriétés des couples COV-solvants visqueux concernés. • La technique de traitement est donc à la fois récupérative (les COV sont piégés dans les phtalates) et régénérative (les phtalates sont régénérés au sein du process).1 schématise le principe du procédé d’abattement. une absorption à contre-courant des COV ainsi concentrés dans la fraction gaz utilisée pour la désorption. permet sa réutilisation dans la boucle. ainsi que de la manière de les mettre en contact dans les unités d’absorption.

1: Etude des couples COV-solvant visqueux Hiss et Cussler (1973) Poddar et Sirkar (1996).Solvant type η (mPa.Page 3 . Alcools 18 Aromatiques Ethers de glycol 5 → 100 Chlorés 80 Aromatiques 80 Alcène Aromatiques. Poddar et al (1996) Azou (1991) Poddar et Sirkar (1996). 30 Aromatiques.s) 0. Chlorés. 80 Alcanes. Alcools 19 → 96 Chlorés Huile de silicone Cétone. Chlorés. Alcènes Huile minérale Cétone. 50 Aromatiques. Alcènes Phtalates Aromatiques. Tableau 2. 80 Alcanes 56 Chlorés 37 → 120 Aromatiques Adipate 12 Aromatiques Ether 4 Chlorés Paramètres investigués Diffusivité Solubilité/Diffusivité Solubilité Solubilité/Diffusivité Solubilité/Diffusivité Solubilité Solubilité Diffusivité Solubilité Solubilité Solubilité/Diffusivité Solubilité Solubilité Solubilité/Diffusivité Technique d'épuration Perméation Absorption Perméation Absorption Absorption Absorption Absorption Absorption Absorption Réf.5 → 5200 COV Alcanes. Poddar et al (1996) Kuthan et al (1989) Azou (1991) Cotte (1995) Houghton et al (1961) Alessi et al (1975) Weisweiler et Winterbauer (1995) Hadjoudj et al (2004) Heymes et al (2006) Heymes et al (2006) Hadjoudj et al (2004) Chapitre 2 .

le choix des composés.3. afin de réduire les émissions de COV.1 COV Pour choisir les COV.1 Critères de choix des produits mis en oeuvre 2. Pour mener à bien notre recherche. est imposé par le projet. Un bon compromis entre la composition du white spirit. conception du procédé et élaboration d’une méthode de dimensionnement de chaque équipement de transfert de matière. en effet. dont 1/3 de linéaires et 2/3 d’iso-cycliques. les COV sont émis par les adjuvants ajoutés au plastisol afin de baisser la viscosité de ce dernier. mais peu d’entre elles ont réalisé les deux à la fois.3 Produits : COV et solvants Comme nous l’avons déjà mentionné auparavant. certaines ne mentionnent que des données thermodynamiques.1.Le Tableau 2. Nous pouvons remarquer qu’il existe peu d’études complètes . dont la formulation nous a été fournie par FINA (Annexe 2. présentés au § 2. Les solvants sont des liquides capables de dissoudre le PVC pour réaliser la solution d’enduction : des phtalates. et de 27 % de composés aromatiques. Ce produit est composé de 73 % en poids de paraffines. • 2. nous nous sommes basés sur une composition standard d’un white spirit. la disponibilité des produits sur le marché (et leur coût) et la tension de vapeur de ces produits (notion essentielle à prendre en compte car directement liée à la volatilisation du produit) Chapitre 2 .3. liquides assez visqueux (ηL ≈ 80 mPa.1 recense les différents travaux de recherche étudiant des couples COV-solvants visqueux impliqués dans des processus d’épuration de gaz (absorption.s à température ambiante) et très peu volatils (psat ≈ 6 10-5 Pa à température ambiante). Dans les unités d’enduction. la réalisation successive des différentes étapes suivantes est donc nécessaire : • • détermination des équilibres thermodynamiques et des propriétés de transfert relatives aux couples COV-solvants. nettement moins volatils. d’autres uniquement des données de diffusivité.3. 2. en réalisant des essais d’absorption sur un contacteur à faisceau de câbles de taille pilote. qu’il s’agisse des COV ou des solvants.Page 4 . perméation ou autres) ou tout simplement faisant l’objet d’études fondamentales. ces études ne sont pas toujours spécifiques aux couples COV-phtalates. De plus. détermination des caractéristiques hydrodynamiques et de transfert de matière du type de contacteur industriel choisi pour le procédé. Récemment. le white spirit a été remplacé par d’autres adjuvants désaromatisés contenant surtout des composés aliphatiques à haut point d’ébullition (> 200°C). que nous allons investiguer.1). Un des adjuvants classiquement employés au moment de l’introduction du projet FIRST était le white spirit.

présentés dans le Tableau 2.4-triméthylpentane Alcanes linéaires Afin de faciliter la notation des COV. La structure moléculaire commune à tous les phtalates est exposée à la Figure 2.4-triméthylbenzène 1. diiso-heptyl phtalate (DIHP) et di-iso-nonyl phtalate (DINP).2: Structure moléculaire des phtalates Le Tableau 2.2. notés R. nous les nommerons par leur abréviation. Chapitre 2 .2.2: Composés organiques volatils Famille Hydrocarbures aromatiques COV Toluène Ethylbenzène Hexane Abréviation Tol Etbenz n-Hex n-Hep n-Oct n-Déc Cyclohex Me-Cyclohex Iso-oct n° CAS Formule brute C 7H 8 108-88-3 C8H10 100-41-4 95-63-6 110-54-3 142-82-5 111-65-97 124-18-5 110-82-7 108-87-2 540-84-1 C9H12 C6H14 C7H16 C8H18 C10H22 C6H12 C7H14 C8H18 1.1. Tableau 2.2.nous a permis de sélectionner trois hydrocarbures aromatiques et sept paraffines. appelé communément dioctyl phtalate ou DOP).2. O R O O R O Figure 2. 2.2.Page 5 . les trois solvants ne différant que par la structure des radicaux hydrocarbonés.3 présente les caractéristiques structurales relatives à chaque phtalate investigué. particulièrement sur les figures et dans les tableaux.2 Phtalates Les phtalates choisis dans le cadre de cette étude sont les phtalates les plus rencontrés sur le marché : di-2-éthylhexyl phtalate (DEHP.3.4 TMB Heptane Octane Décane Cyclohexane Alcanes iso et/ou cycliques Méthylcyclohexane 2.

la masse volumique ρL à 20°C. Tableau 2.76 14.2 Pureté et coût des composés Le Tableau 2.60 2.6 récapitulent les différentes propriétés des COV et phtalates utilisés dans cette thèse.4 TMB n-Hex n-Hep n-Oct n-Déc Cyclohex Me-Cyclohex Iso-oct DIHP DEHP DINP Fournisseur ChemLab Acros Organics Acros Organics ChemLab ChemLab Acros Organics Acros Organics ChemLab Acros Organics ChemLab Sigma Aldrich Acros Organics Sigma Aldrich Degré de pureté Pour Analyse Pour Analyse Pour Analyse Pour Analyse Pour Analyse Pour Analyse 99% Pour Analyse 99% Pour Analyse Technique 98% Technique Coût (€ (HT)/L) 4. à savoir la masse molaire M. le parachor P à 20°C.24 23.56 11.4 renseigne sur la provenance.3 Propriétés physico-chimiques des composés Après avoir mentionné la nature des produits utilisés.Page 6 . la tension de vapeur psat des COV à 20°C.3. le volume molaire à température Chapitre 2 .30 86.3.Tableau 2.34 16.10 21. le degré de pureté et le coût des produits utilisés.60 14.2.3: Caractéristiques structurales des phtalates Symbole DIHP n° CAS 71888-89-6 Formule brute C22H34O4 Fomule développée de R CH3 O CH2 CH2 CH2 CH2 CH CH3 O DEHP 117-81-7 C24H38O4 CH2 CH CH2 CH2 CH2 CH3 CH2 CH3 CH3 DINP 28553-12-0 C26H42O4 O CH2 CH2 CH2 CH C CH3 CH3 CH3 2.72 28. il nous a semblé pertinent de rassembler également dans ce chapitre toutes les propriétés physico-chimiques qui seront utilisées par la suite.40 26.4: Fabricant.60 7.12 19.5 et 2.20 128. Les Tableaux 2. pureté et coût des composés chimiques Composé Tol Etbenz 1.

6 3 ρL (kg/m ) ηL (mPa.31 270.212 16.23 ρL (kg/m ) 865 867 899 659 680 700 735 780 770 690 3 p (kPa) 2.3.8 185 229.2 140. Exceptionnellement.61 320.3.81 V (cm /mol) 590.1 Masse molaire M Les valeurs des masses molaires sont calculées à partir des tableaux de masses atomiques.14 Etbenz 106.3.013 10.41 242.33 888.21 n-Oct 114. Quant aux phtalates. à l’exception de ηL.39 429.39 616. le logiciel Aspen + nous a permis d’obtenir la variation de la densité du DEHP (rapport de la masse volumique du DEHP sur la masse volumique de l’eau (1000 kg/m3)) en fonction de la température t (°C) : d DEHP = −0.42 310.4 185 eb 3 Tableau 2. les valeurs des propriétés présentées ci-dessous sont exprimées en unités usuelles (CGS).d’ébullition normale Veb et la viscosité ηL des phtalates à 20°C.4 118.56 420.87 983 76 952.05 349.15 Cyclohex 84.00 972 97 1316.825 5.156 sat P (cm g s 244.2. ρL et psat qui sont en unités du système international (SI).61 281.23 n-Déc 142.2 140. 2.0016 (2.1) Chapitre 2 .2 140.400 0.2 Masse volumique ρL Les valeurs des masses volumiques à l’état liquide des COV sont fournies par les fabricants.19 Iso-oct 114.0009 t + 1.16 1.952 0.13 342.Page 7 .16 Me-Cyclohex 98.906 0.19 n-Hex 86.149 4.5 390.s = 1 cP M (g/mol) 362.361 4.600 1. Tableau 2.s)* P (cm3g1/4s-1/2) 990 45 911.4 TMB 120.22 eb 3 L’obtention de chacune de ces propriétés est détaillée ci-après.6: Propriétés physico-chimiques des phtalates (20°C) Phtalate DIHP DEHP DINP * 1 mPa.26 283.3. 2.6 162.19 n-Hep 100.5: Propriétés physico-chimiques des COV COV M (g/mol) Tol 92.53 3 1/4 -1/2 ) V (cm /mol) 118.4 155.

0086 DINP: d DINP = −0.99 0.8-1.001) et un deuxième calibré à 20°C avec une échelle de densité [0.3. sont répertoriés dans le Tableau 2.3.7.91 0. 1.98 DIHP DEHP DINP Données fabricant Données Aspen Points expérimentaux densité 0.2) (2.01 1.97 0.3.0009 t + 1.6.90 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 t (° C) Figure 2.0.3.96 0.93 0.95 0.9-1.001). Les points expérimentaux ainsi que les valeurs obtenues par les corrélations sont présentés sur la Figure 2.3: Densité des phtalates 2.02 1.94 0.0] (précision de +/. certains incréments étant négatifs pour tenir compte de la présence d’un cycle dans la molécule.Page 8 . nous avons effectué des mesures expérimentales de densité avec deux densimètres : un premier calibré à 15°C avec une échelle de densité [0.3 Volume molaire à la température d’ébullition normale Veb Ce paramètre est une caractéristique utilisée fréquemment pour caractériser la taille de la molécule.92 0.2) sur l’échelle de températures [0-100°C].0.00 0. Les déviations étant très faibles.9906 (2. Chapitre 2 .0009 t + 0. Le volume molaire à la température d’ébullition normale est calculé à partir de la méthode additive de Le Bas (Le Bas (1915)) basée sur la somme des incréments relatifs à chaque atome de la molécule. nous avons pu utiliser ces extrapolations pour mesurer les viscosités (voir § 2.0] (précision de +/.3) Dans le but de valider ces deux extrapolations. Les incréments de volume.Nous avons extrapolé l’allure de cette droite à partir de quelques données du fabricant pour estimer la variation des densités du DIHP et du DINP avec la température : DIHP: d DIHP = −0. utilisés dans notre travail.3.

7: Incréments de volume pour le calcul du Veb selon la méthode additive de Le Bas 3 Atome Incrément de volume (cm /mol) C 14.5 Cycle 6 membres -15 2.4 Cycle 5 membres -11. quelle que soit la technique de calcul employée. Chapitre 2 .5 40 si n<12.8.8 • le logiciel de simulation de procédés chimiques PROSIM fournit quelques valeurs de parachor. Tableau 2.3 189.4) Les volumes molaires et tensions de surface sont issus de la base de données du logiciel Aspen + et sont respectivement déterminés par la méthode de Rackett et l’équation DIPPR.Cette méthode peut induire une erreur moyenne de 4 % par rapport aux valeurs mesurées des volumes molaires à température d’ébullition normale (Reid et al (1987)). dont les incréments susceptibles de nous intéresser sont présentés dans le Tableau 2.Page 9 .6 63.3.8: Incréments pour la méthode de contribution de groupes de Quayle (1953) Groupe C H CH3 CH2 dans -(CH2)n C6H5 -COO- Incrément de Parachor 9 15.7 O 7.8 H 3. Nous pouvons remarquer que.3. Tableau 2. • Quayle (1953) propose une méthode de contribution de groupes. à la puissance ¼.9 présente les parachors estimés via ces trois différentes sources.4 Parachor P Trois techniques nous permettent de déterminer le parachor des composés chimiques étudiés : • Macleod (1923) définit le parachor comme le produit du volume molaire et de la tension de surface. mesurés à la même température de 20°C : P =V σ 1 4 (2. Le Tableau 2. les valeurs de parachor sont pratiquement identiques vu les faibles déviations observées. sinon 40.5 55.

99 269.1 285.10: Paramètres relatifs à l’équation de Wagner COV Tol Etbenz 1.035930 0.029146 0.2.4 24.56523 -6.23048 3. C P (cm g s 245.75683 -2.3 30.39 429.97756 1.81 Quayle (1953) Groupements C6H5.02665 -3.023884 0.50941 -3.31328 1.1 27.87 952.75 2.14 0.91211 -8.Page 10 .9: Comparaison des parachors issus de sources différentes (20°C) Composé Tol Etbenz 1.28222 -3.53620 -3.31 270.028513 244.61 281.9 21.3.Tableau 2.5 Tension de vapeur des COV psat Les tensions de vapeur de tous les COV.09615 C -2. CH2.1 271 311 351 431 240.3 568.6 282. CH3 CH2.38 -0.0 36.80435 -5.3. CH3 CH2. C et D) et les pressions et températures critiques.72 0.8 617.50132 -0.7 A -7.78 - 2.98227 1.21 -0.50002 -7.8 617.67468 -7.28 0.37562 Chapitre 2 . sont présentés dans le Tableau 2.2.45 398.28607 -7.46765 -7.51307 -2.81971 -2. propres à chaque COV.04 194.45491 -3.06 137.87 0. CH2 CH3.79168 -2.42 310.01915 B 1.38091 1.7 34.2 649.13 342.54 558.46 -0.26 122.0 32.8 335. considérée comme la plus précise à ce jour : 3 p sat TC  ln = AX + B X 2 +C X 3 + D X 6   PC T  (2.96009 -7.023866 0.018456 0.00 1316.23 127.82 317.2 507.45488 2.030821 283.53 911.20243 -4.032559 0. CH3 C6H5.51 372.37 0.53 -0.48645 -8.5) avec X = 1− T TC (2.44211 1. CH3 Cycle 6. CH3 CH2.28 108.46 3 1/4 -1/2 ) Dév (%) -0.31 -0.29982 -2. excepté celle de l’Iso-oct. Tableau 2.4 TMB n-Hex n-Hep n-Oct n-Déc Cyclohex Me-Cyclohex Iso-oct DIHP DEHP DINP Macleod (1923) 3 3 1/4 -1/2 V (cm /mol) σ (N/m) P (cm g s ) 105. CH3 CH2. CH2.17 164.10.5 572.92 0.7 553.203433 0.4 TMB n-Hex n-Hep n-Oct n-Déc Cyclohex Me-Cyclohex TC (K) 591.37538 -6.99 162. B.2 40.61 320.6) Les paramètres (A.020615 0.05 P (cm g s 244.05 349.5 540.19 130.83433 -3.018795 0.681 959.37068 1.025249 0.38007 1.5 3 1/4 -1/2 PROSIM ) Dév (%) -0.48 0.2 PC (bar) 41.37009 D -2.029715 0.41 242.47 145.34 -0. ont été déterminées par l’équation de Wagner (Jaubert et Schuffenercker (1997)).11 241.

2. Ce type de viscosimètre (Wolff et Dupuis (1944)) a été conçu pour étudier la viscosité de fluides ayant un comportement newtonien. Pour avoir une totale confiance en les valeurs de viscosité utilisées dans ce travail.s. Comme le montrent les résultats du Tableau 2.6 Viscosité des phtalates ηL La connaissance précise de la viscosité des phtalates est essentielle pour l’interprétation des essais cinétiques visant à déterminer les diffusivités des COV (cf.7   p sat = exp  87. au Service de Génie des Procédés Chimiques de la FPMs. Chapitre 2 .77 10 −6 T 2  (2.3.3.3. Pour cela. les valeurs de viscosité disponibles dans la littérature ainsi que celles disponibles dans la base de données du logiciel Aspen + (données DIPPR) peuvent être assez discordantes.868 − − 9.7) T   où psat est en Pa.11. Chapitre 5).s) DEHP 80 74 40 DINP 80-165 300 168 Nous avons aussi tenté d’estimer les viscosités par des méthodes de contribution de groupes (méthode de Orrick et Erbar et méthode de Van Velzen.1 Comportement rhéologique Un fluide est dit newtonien si sa viscosité ηL est indépendante de la contrainte de cisaillement τ et s’il vérifie l’équation suivante : τ = η L γ& sachant que γ& exprime le gradient de vitesse (vitesse de cisaillement). 2. sur une gamme de viscosités s’étendant de 10-3 à 102 Pa.9783 ln T + 7. Cela est dû probablement au fait que plusieurs isomères existent (au moins trois pour le DINP) et qu’il faut bien préciser le n° CAS de ceux qui sont employés.11: Viscosité des phtalates à 20°C Source Bibliographique Encyclopédie Ullmann Base de données Aspen + Molécule reconstruite sur Aspen + DIHP 35 ηL (mPa. Tableau 2.La loi de variation de la pression de vapeur saturante de l’Iso-oct est issue du Perry (Perry et Green (1987)): 6831. La connaissance préalable du comportement rhéologique (newtonien ou non-newtonien) de nos solvants semblait donc indispensable.Page 11 . nous disposons. La structure moléculaire a en effet une forte influence sur la viscosité. mais cette tentative s’est avérée infructueuse en raison de l’imprécision entourant l’utilisation des formules. il nous a paru important de les déterminer nous-mêmes expérimentalement.6. d’un viscosimètre à chute de bille (viscosimètre Haake). Cardozo et Langenkamp (Reid et al (1987)).3.

La viscosité est ensuite calculée par la formule suivante : η phtalate = K bille (d bille − d phtalate )F (2.30 et 2.τ ) pour les trois phtalates cités précédemment. déterminée au moyen de liquides étalons de viscosités connues.Heymes (2005) a étudié le comportement rhéologique avec un viscosimètre de Couette (viscosimètres à cylindres rotatifs) de certains solvants.6.3.4: Comportement rhéologique du DIDP. Un calcul d’erreur montre que l’erreur commise sur la mesure de la viscosité des phtalates en fonction de la température est comprise entre 1. Les résultats expérimentaux sont présentés dans le tableau 2.12.2 Mesures expérimentales Le principe d’un viscosimètre à chute de bille est assez simple et consiste en la mesure du temps de chute F d’une bille (choisie selon la gamme de viscosités) dans un tube incliné contenant le solvant considéré à une température régulée. Nous considérerons qu’il en est de même pour le DINP et le DEHP. on peut en effet observer la colinéarité des points expérimentaux (γ& .Page 12 . et a pu démontrer que les phtalates étaient des fluides newtoniens. du DIHP et du DIBP (20°C) 2. la jaquette extérieure du viscosimètre étant parcourue par un fluide thermostaté.3. Sur la Figure 2.8) où Kbille est la constante caractéristique d’étalonnage du viscosimètre. Les mesures expérimentales de viscosité ont été effectuées entre 10 et 100°C pour chaque phtalate. Chapitre 2 . 180 Contrainte de cisaillement (Pa) 160 140 120 100 80 60 40 20 0 0 500 1000 1500 -1 DIDP DIHP DIBP 2000 2500 Vitesse de cisaillement (s ) Figure 2. di-iso-heptyl phtalate (DIHP) et di-iso-décyl phtalate (DIDP)).4.13 %. dont des phtalates (di-iso-butyl phtalate (DIBP).

96 8.8 6895.27 DEHP ηL (mPa. nous avons déterminé une corrélation permettant d’estimer la viscosité de chaque phtalate. L’écart-type moyen σ (mPa.39 80 6.3 R 0.5.51 95. relatif à la corrélation.9999 1 0.88 η2 1.95 3. est calculé par : 1 n σ= ∑ ηcalt − ηexpt n t =1 ( ) 2 (2.87 50 16.s) +/-0.1 30 40 50 59.59 6.7 4.36 69.s et la température en K.64 30 42.55 147.9999 2 σ (mPa.1 30 39.9 90 99. ils sont reportés dans le tableau 2.20 31.55 60 11.9 60 70 79.20 89.s) t (°C) 10.9 70 79.20 20.5328 10 1. η2 et η3.9) La viscosité ηL est exprimée en mPa.63 11.3 DIHP ηL (mPa.10) Tableau 2.1 955.2 20.97 52.9508 10 6 6 6 η3 5720.66 4.94 t (°C) 10 20.75 L’évolution de la viscosité des solvants en fonction de l’inverse de la température absolue est représentée sur le graphique semi-logarithmique de la Figure 2.44 5. Chapitre 2 .66 7.83 98.Page 13 . Les paramètres η1. η2 et η3 sont propres à chaque phtalate . sur l’échelle de températures investiguée [0100°C] : η L = η1 exp  η 2 η3  −  2 T  T (2.9 49.s) 83.5 3.13: Paramètres η1.69 9.12: Mesures expérimentales de viscosité des phtalates t (°C) 10.13.18 +/-0.85 40 25.28 20.5 75.A partir de ces mesures expérimentales.38 +/-0.01 45.37 27.8 90 99.6 7700.8057 10 1.11 17.6 8.75 3438.s) 198.55 Tableau 2.08 13.00 3.37 5. coefficient de détermination R2 (associé à la courbe de tendance) et écart-type moyen relatifs aux corrélations sur la viscosité des trois phtalates Phtalate DIHP DEHP DINP η1 246.s).5 DINP ηL (mPa.

Développé par le Service de Génie des Procédés Chimiques de la FPMs. sont que la surface d’échange est bien définie et peu sensible au débit liquide et que la surface active d’échange est sans cesse renouvelée grâce à la turbulence créée dans la gaine liquide par la torsion des câbles support. ce contacteur possède comme spécificité un garnissage régulier constitué d’un faisceau de câbles verticaux. il faut s’attendre à ce que les diffusivités des COV dans ces solvants soient assez faibles.7 2.1000 DINP DEHP 100 η (mPa. pour augmenter l’efficacité des échanges et/ou le débit de liquide dans la boucle de circulation. Chapitre 2 .5 3.9 3. Le contacteur à faisceaux de câbles convient dès lors très bien pour l’application étudiée.…). dont les applications actuelles se limitent aux fluides peu visqueux (solutions ou suspensions aqueuses). Dès lors. Ces câbles sont constitués le plus souvent d’un très grand nombre de fils de polymères (polyester.3 -1 3. Les principaux avantages d’un tel contacteur.s) DIHP 10 1 2. breveté en Belgique en 1970 (et dans d’autres pays européens en 1971) sous le nom d’échangeur Amazone® et construit par la société Toussaint-Nyssenne.5 2. En outre.4 Contacteur industriel Etant donné les valeurs relativement élevées des viscosités des phtalates.1 3.Page 14 . poplypropylène.7 1000/T (K ) Figure 2. parrain industriel du projet FIRST. il faudra utiliser des appareils multi-étagés fonctionnant globalement à contre-courant.5: η en fonction de 1/T 2. les contacteurs gaz-liquide que nous préconisons pour l’exploitation industrielle des résultats de la recherche sont des absorbeurs à film mince. La conception de l’appareil permet l’utilisation de liquides visqueux et la réalisation d’un écoulement liquide stable le long des câbles multibrins tendus verticalement. les films minces étant nécessaires pour diminuer les résistances au transfert de matière par diffusion dans les liquides visqueux. le liquide s’écoulant à vitesse constante sous forme d’une gaine plus ou moins cylindrique autour de ses supports.

large gamme de vitesses de liquide sur section vide (10-50 m3/h. Figure 2. Les diverses propriétés physico-chimiques des composés mis en œuvre et d’intérêt pour notre travail ont ensuite été détaillées. Chapitre 2 .5 à 2 m) pouvant être accolés côte à côte et les uns derrière les autres pour réaliser un appareil à un ou plusieurs étages de dimensions désirées. que ces données proviennent des tables ou qu’elles soient mesurées.6) de dimensions standards (0.6 m de large. Enfin. surface d’échange assez élevée (≈ 100 m2/m3).Page 15 . 0.m2). les modules (Figure 2.6: Modules à faisceaux de câbles 2.95).5-3 m/s). différents modes de contact G-L possibles : contre-courant et courants croisés.L’échangeur à faisceaux de câbles présente les caractéristiques suivantes (en présence d’un écoulement de solutions aqueuses) : • • • • • • • faibles pertes de charge dues à la forte fraction de vide du garnissage (ε > 0.5 Conclusion Dans la grande variété de sociétés émettrices de COV et de procédés secondaires de limitation des émissions de COV. le contacteur particulier à faisceaux de câbles qui sera testé dans notre application est présenté succinctement en fin de chapitre. faibles frais d’entretien. ce chapitre a présenté le contexte précis relatif à nos recherches en précisant que le projet s’appliquera aux unités d’enduction. large gamme de vitesses de gaz sur section vide (0.5 m de profondeur et une hauteur de 0. avec l’étude particulière d’un procédé intégré d’absorption-désorption de COV dans les phtalates. fabrication modulaire. récupératif par rapport à ces premiers et régénératif par rapport aux seconds.