CAHIER PRÉPARATOIRE 28 juin 2012

Panorama de l’évolution des PME depuis 10 ans

Edito
Convaincus du rôle central des PME dans l’avenir de notre économie, la CGPME et KPMG s’associent régulièrement pour des réflexions et des actions en leur faveur. Partenaires à Planète PME et pour le Baromètre trimestriel sur le financement et l’accès au crédit des PME, nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui le fruit d’une nouvelle collaboration à l’occasion de la 10 ème édition de Planète PME : une étude consacrée à l’évolution des PME sur les dix dernières années et qui explore des pistes de progrès qui s’offrent à elles. Les PME bénéficient depuis quelques années d’un regain d’intérêt. Des mesures d’accompagnement à l’innovation et à l’exportation ont été mises en place ces dernières années. La campagne présidentielle a vu l’émergence de nouvelles promesses afin de favoriser le développement des PME. L ’étude montre leur rôle majeur dans la création d’emplois, et notamment d’emplois qualifiés ainsi que leur volonté d’innover. Elle rappelle également les efforts à consentir encore en termes d’investissement, de formation et d’exportation. Avec en ligne de mire le trio gagnant de leur développement : innovation, international et croissance externe. Mais nous devons aussi retenir un enseignement de ces indicateurs chiffrés, c’est la transformation de la PME. Depuis toujours reconnue pour ses valeurs humaines, l’entreprise est aujourd’hui attendue sur le terrain du développement durable, de la quête de sens, de l’exigence de qualité, de la Responsabilité Sociétale et Environnementale. Bonne nouvelle, les chefs d’entreprise l’ont compris et ont déjà imaginé un nouveau management réactif et souple pour répondre aux exigences d’un marché hyperconcurrentiel et rapide mais aussi collectif et attentif à ses collaborateurs pour se donner la force durable d’une équipe. Les PME savent qu’elles concentrent les plus grandes attentes de notre pays en termes d’emplois et de croissance. Elles ont le talent et l’énergie pour y répondre. Cependant, un environnement favorable est nécessaire pour relever ce défi. Cette étude donne de nombreux éléments pour alimenter notre réflexion et nous aider à le construire ensemble. Bonne lecture !

Jacky Lintignat Directeur Général de KPMG

Jean-François Roubaud Président de la CGPME

Sommaire
La création d’entreprises 02 Les facteurs de croissance 06 L  ’innovation 10 L  ’international et l’exportation 14 L  ’investissement et le financement 18 L ’emploi 23 La formation 28 Les transmissions-cessions 32 La compétitivité 36 Les tendances d’avenir 40

La création d’entreprises
Indicateurs clés
La création d’entreprises, dynamisée par le statut de l’auto-entrepreneur
Après une stagnation, voire une baisse depuis les années 1990 jusqu’en 2002, le nombre annuel de créations d’entreprises n’a cessé de croître (+187 % entre 2000 et 2010), à l’exception de l’année 2011 (-12 % avec 549 805 créations). Le statut de l’auto-entrepreneur, créé par la Loi de Modernisation de l’Economie (LME) en août 2008, a dynamisé le nombre annuel de créations entre 2008 et 2009). Les auto-entreprises représentent désormais plus de la moitié des créations annuelles Nombre(+75 % annuel de créations d'entreprises (2000-2011) (53 % en 2011 avec 291 721 créations). Nombre annuel de créations d’entreprises (2000-2011)
700 000 622 039 600 000 580 193 800 000

Comparaison des créations d’entreprises et taux de création
Créations d’entreprises 297 391 267 546 580 193 325 139 238 765 Taux de création (nombre de créations d’entreprises sur le total d’entreprises) 8,31 % 7 ,19 % 15,35 % 7 ,22 % 10,09 %

 
500 000 549 805

Allemagne Espagne France

400 000 325 739 300 000 216 056 213 380 214 882 200 000 2000 2001 2002 238 971 268 996 271 217 285 458 331 439

Italie Royaume-Uni
Source : Eurostat - 2009

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Source : Insee

L ’effet de la LME se ressent également dans les comparaisons internationales. La France est l’un des pays d’Europe qui crée le plus d’entreprises, avec un taux de création de 15,35 % en 2009. En 2008, ce taux était comparable à celui de nos voisins (9,70 %).

La moitié des entreprises créées disparaît dans les cinq ans
Le taux de pérennité à trois ans des entreprises créées en 2002 et en 2006 est le même : 66 %. Le taux de pérennité à cinq ans a augmenté progressivement et se situe désormais aux alentours de 50 % (pour les entreprises créées en 2002)1. En revanche, il est encore trop tôt pour véritablement mesurer l’impact des auto-entrepreneurs sur ce taux de pérennité. Il faut noter également que le chiffre d’affaires moyen des auto-entrepreneurs reste faible et s’élève en moyenne à 1 000  euros/mois2.

Des créateurs aux profils variés et de plus en plus diplômés
Les créateurs sont de plus en plus diplômés. Ainsi, la proportion de créateurs détenant un diplôme supérieur au baccalauréat est passée de 30,2 % en 2002 à 43 % en 2010. Les femmes représentent près de 30 % des créateurs, à un niveau stable depuis 2000, de même que la moyenne d’âge qui se situe entre 38 et 39 ans sur la décennie. La part des chômeurs dans le nombre de créateurs varie entre 30 et 40 % entre 2002 et 20103.

1 2 3

Etude SINE - Insee Insee Première - Février 2012 Banque de données macro-économiques de l’Insee

2

3% 45. Part des entreprises ayant recours à l’embauche lors de leur création Part des entreprises ayant recours à l’embauche lors de leur création 2011 94% 6% Si plus d’entreprises ont vu le jour dans les dix dernières années. +7 . en revanche. 94  % des créations ont été réalisées sans l’embauche d’un salarié. cinq ans après. 2000 82% 18% Création totale d’emplois 1994 48% 52% Dont emplois non-salariés 222 000 405 000 Dont emplois salariés 196 000 115 000 2002 2008 100 416 000 520 000 0 0 salarié 20 40 60 80 1 salarié ou plus Source : Insee . Ainsi.5% 30.6  % de créations chaque année.11  % de nouveaux emplois en 2002 contre 22. alors même que 34 % des entreprises ont cessé leur activité entre 2006 et 2009.8% 2005 21% 42% 37% 2002 27 .Enquête de 2009 : la génération 2006 trois ans après ». elles ont. • La construction : en moyenne. la part de l’emploi salarié dans le nombre de nouveaux emplois induits par la création d’une entreprise a diminué depuis 10 ans (47 .8% 41. mais des emplois plus pérennes A plus long terme.1% 2010 2008 21. on constate que 53 000 emplois salariés supplémentaires ont été créés en cinq ans.2% 38% 40. Ainsi. 4 5 « Créations et créateurs d’entreprises . APCE La création d’entreprises génère moins d’emplois salariés. En 2011..6% 35.7 % de créations chaque année. Pour la génération 2006.La création d’entreprises Indicateurs clés Les créations s’orientent de plus en plus vers les services Les activités dites secondaires (industrie.Enquête de 2007 : la génération 2002 cinq ans après ».7 % des créations en 2002. tout comme elles contribuent de moins en moins à la production nationale. 45. Les créations d’entreprises par secteur d’activité Les créations d’entreprises par secteur d’activité 19. en plus des 196 000 créés au démarrage. l’emploi salarié induit par la création d’entreprises est pérenne. Insee « Créations et créateurs d’entreprises .. pour la génération des entreprises créées en 2002. Insee 3 . On peut identifier des sous-secteurs pour lesquels les créations sont nombreuses : • Les activités immobilières  : en moyenne. +7 . l’emploi total en 2009 représente 98 % de l’emploi total de 20065.. construction et industrie agro-alimentaire) représentent une part de moins en moins importante du nombre annuel de créations d’entreprises (27 . l’emploi total de 2007 représente 87 % de l’emploi total de 20024..1 % en 2010).5 % en 2002 contre 19. Le secteur des services connaît un essor relatif (41. 68 800 emplois salariés supplémentaires ont été créés au cours des trois ans.7% 0 20 40 60 80 100 Industrie / Construction / Agro-alimentaire Commerce Services Source : Insee. créé moins d’emplois.11 % en 2008). alors même que 48  % des entreprises ont cessé leur activité entre 2002 et 2007 . notamment grâce au statut d’auto-entrepreneur.6 % en 2010).

on peut citer : • L  e programme ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprises) qui concerne environ un tiers des créations d’entreprises et qui permet une exonération de charges sociales pendant un an sur la partie des revenus ne dépassant pas 120 % du SMIC. la France a connu une augmentation du nombre global de créations de 75 %.2 % en 2002 et 38. L’impact de la création du statut d’auto-entrepreneur La création d’entreprises a été favorisée par la mise en place de plusieurs dispositifs incitatifs. En 2002. Entre 2008 et 2009. 7  % des créations ont nécessité des capitaux supérieurs à 160  000 euros.9 milliards d’euros de prêts bancaires garantis pour la création (sur un total de 9.Février 2010 Insee Base de données macro-économiques de l’Insee « Bilan 2011.2 % des auto-entrepreneurs enregistrés en 2010 se sont lancés sans investir aucun capital. 6 7 8 9 Insee Première N°1388 . L’accompagnement de l’Etat De plus en plus d’entrepreneurs décident de recourir aux différentes aides et exonérations publiques : 27 . • O  SEO Financement & Garantie intervient dans le financement et la garantie des prêts et apports en fonds propres destinés aux PME. les auto-entrepreneurs débutent leur activité avec un apport en capital très faible : 43.5 % en 2010 (48. en particulier la création du statut d’auto-entrepreneur par la Loi de Modernisation de l’Economie en 2008 simplifiant les procédures d’enregistrement de l’entreprise et le paiement des charges et cotisations sociales.Trois auto-entrepreneurs sur quatre n’auraient pas créé d’entreprise si ce statut n’avait pas existé6. En revanche. OSEO a enregistré 52 000 projets de créations d’entreprises financées avec 2. 54.La création d’entreprises Contexte et évolution de l’environnement La simplification des démarches De manière générale.6  % en 2006.7 % si l’on ne prend pas en compte les auto-entrepreneurs)8. Et si la majorité des créateurs démarre son activité avec un capital inférieur à 8 000 euros. contre 44. Loi du 2 août 2005 en faveur des PME…). qui vise à répondre à l’insuffisance de fonds propres ou quasi-fonds propres des entreprises de 0 à 3 ans en finançant essentiellement leur trésorerie ainsi qu’en améliorant l’accès au crédit bancaire. contre 3. Cette démarche de simplification s’accompagne d’actions visant à créer un guichet unique pour répondre aux questions des créateurs. En 2011. Parmi les nombreux programmes et aides fiscales mis en place par l’Etat.3 % en 20107. Engagements 2012 ». cette tendance s’est progressivement réduite au cours de la décennie. les procédures de création d’entreprises ont été allégées grâce à plusieurs lois successives dans les années 2000 (Loi Dutreil pour l’Initiative Economique en 2003. qui comprend un accompagnement personnalisé et un prêt à taux zéro.1 milliards d’euros de prêts garantis)9. • L  e PCE (Prêt à la Création d’Entreprise). • L  e dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création et Reprise d’Entreprise). aux côtés des banques et organismes de fonds propres.Février 2012 4 . OSEO . Il s’adresse aux demandeurs d’emploi ou bénéficiaires des minima sociaux souhaitant créer une entreprise. On constate une augmentation du capital de départ.8 % des créateurs démarraient leur activité avec un capital inférieur à 8 000 euros. Une augmentation du capital de départ En 2010.

371 entreprises ont bénéficié de fonds en provenance des acteurs français du capital-risque en 2011. 10 11 Enquête TMO Régions « Les chiffres-clés des acteurs français du capital investissement ». • Les réseaux de Business Angels : France Angels regroupe 85 réseaux régionaux de Business Angels. 87 % sont toujours en activité et à cinq ans.Rapport 2011 5 . Cela représente seulement 6 % des montants investis au total par le capital investissement en France. à un niveau stable depuis 2006.5 emplois ont été créés par entreprise lauréate sur cinq ans. En moyenne.La création d’entreprises Contexte et évolution de l’environnement Une montée en puissance des associations d’investisseurs en fonds propres. 84 %10. pour un montant de près de 600 millions d’euros. mais encore insuffisante Sur l’ensemble des créations. quelques milliers seulement sont entrées dans un cycle de financement accompagné : • Le réseau Entreprendre. 13. L ’accompagnement a également un impact sur la pérennité des entreprises : à trois ans.3 millions d’euros sous forme de prêts d’honneur en 2011. AFIC . • Les sociétés de capital-risque. composé de 9 500 chefs d’entreprise. Selon l’AFIC11. pour un montant total supérieur à 200 millions d’euros. a accordé 16. les plates-formes d’initiative locale ou encore le mouvement Love Money pour l’emploi œuvrent pour la création d’entreprises. • D’autres initiatives telles que les CIGALE (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative Locale de l’Epargne solidaire). Plus de 1 500 entreprises ont bénéficié de l’accompagnement et du financement des membres de France Angels.

le développement commercial. études sur les 2 000 PME qui génèrent une croissance quatre fois supérieure à la moyenne dans leur secteur d’activité sur cinq ans. avec les réseaux d’entreprises. notamment en matière d’innovation  : partenariats avec les écoles et universités. Que ce soit par l’exportation. Une stratégie de conquêtes à l’international Dans un environnement mondial. Elles conservent menées ainsi une « longueur d’avance ». L’innovation à tous les niveaux de l’entreprise 70 % des dirigeants de PME de croissance interrogés par KPMG considèrent l’innovation et la Recherche et Développement (R&D) comme une stratégie clé du développement de leur entreprise. ou encore les clients ou fournisseurs. plus de la moitié des PME de croissance identifiées dans l’étude de KPMG1 étaient exportatrices. le marketing. « Voyage au cœur des ETI : une stratégie de conquêtes » . le management… L ’innovation leur permet de se différencier par rapport à leurs concurrents. les ressources humaines Aucune 0 72% 61% 57% 52% 48% 7% 10 20 30 40 50 60 70 80 Source : sondage OpinionWay – Mars 2011 1 E  tudes de référence réalisées par KPMG : « Les PME qui grandissent ». L ’innovation n’est pas seulement technologique ou scientifique. Sur la base d’études réalisées par KPMG sur les PME et les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire)1. Les produits ou services La stratégie commerciale.Les facteurs de croissance Le modèle gagnant du développement Pour grandir. les PME s’appuient sur plusieurs leviers de développement. trois dernières années Les actions de développement menées par les ETI au cours des trois dernières années On observe également que les entreprises qui croissent s’orientent vers des politiques de partenariats. le développement à l’international est un véritable levier de croissance des PME. Cela apparaît de manière encore plus marquée dans les entreprises qui sont passées au stade d’Entreprise de Taille Intermédiaire : 80 % d’entre elles ont une activité à l’étranger. les PME doivent désormais chercher des relais de croissance en dehors de nos frontières. le marketing ou la communication Le process d’organisation / de production La recherche & développement Le management. à la manière des ETI qui ont intégré ce levier de développement. pour Les actions de développement par les ETI 90 % d’entre au cours des elles. elle est aussi présente dans plusieurs domaines  : les process. éditions 2008 et 2009/2010. la création d’une filiale ou la mise en place de partenariats ou joint ventures. Ainsi.Mars 2012 6 . font partie de cette stratégie de partenariats. Les pôles de compétitivité. qui comptent plus de 5  000 PME. voici quelques clés du développement des entreprises. qu’elles actionnent au quotidien ou à des moments-clés de la vie de l’entreprise… avec éventuellement en ligne de mire le passage au statut d’ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) ou de grand groupe.

contre quatre sur cinq en 2007 . ETI Les actions de développement menées par les au cours des trois dernières années Evolution de la part des PME indépendantes 100 PME indépendante 79% 80 51% 48% PME d’un petit groupe PME d’un grand groupe En effet. trouvent une nouvelle dynamique grâce à la croissance externe. Les « petits groupes » recouvrent les groupes d’entreprises affichant un effectif total cumulé de moins de 500 salariés.Les facteurs de croissance Le modèle gagnant du développement La croissance externe pour passer au stade d’ETI La part des PME indépendantes dans l’économie française a diminué depuis 10 ans. Il s’agit également d’atteindre une taille critique. en particulier dans le secteur industriel. la croissance externe permet par exemple de se positionner sur de nouveaux produits ou technologies plus rapidement que s’ils avaient été développés en interne. La«motivation des ETI pour mener une opération Les grands groupes » concernent les autres cas s’appliquant au-delà de l’un ou l’autre de ces seuils. l’international et l’innovation. La concentration apparaît comme une réponse adaptée à la globalisation des marchés. ce n’est pas la seule. 2 Sondage OpinionWay . sept ETI sur dix déclarent avoir mené ou s’apprêter à réaliser une opération de croissance externe. de croissance externe Les motivations des ETI pour mener une opération de croissance externe 35% 21% 17% Augmenter le chiffre d’affaires et la part de marché 38% Si l’augmentation du chiffre d’affaires est la première motivation au rachat d’une entreprise. Objectif RH (Acquérir des compétences) Objectif de rentabilité (Atteindre une taille critique) S’implanter sur de nouveaux marchés La dynamique de la croissance externe Innovation Les deux leviers de développement identifiés pour la PME. L ’acquisition de compétences ou de nouveaux talents est également un objectif. Ainsi. celle-ci permet de développer le chiffre d’affaires sur de nouveaux marchés. La croissance externe est au cœur de la stratégie des PME qui se développent et deviennent des ETI. pour atteindre une taille critique sur les nouveaux marchés européens ou mondiaux. les PME sont à la recherche de solutions pour conserver leur avantage.Février 2012 Croissance Externe International 7 . pour représenter moins de la moitié des PME en 2011. Ainsi. 60 40 31% 38% 20 16% 0 5% 1997 18% 2006 14% 2011 Source : base FIBEN – Les entreprises « indépendantes » ne sont ni tête de groupe ni filiale d’un groupe. un chiffre d’affaires consolidé de moins de 50 millions d’euros et un nombre de filiales inférieur à cinq. relais de croissance à un marché français mature. Dans le domaine de l’innovation. Dans les cinq dernières années. 45  % des plus grosses ETI (de 1 000 à 5 000 salariés) ont réalisé des opérations de croissance externe2. ou permet d’améliorer la rentabilité en diminuant les coûts de production.

Elles ont une réticence à ouvrir leur capital et leurs dirigeants peuvent nourrir une certaine méfiance à l’égard d’investisseurs extérieurs. L ’ouverture aux marchés financiers semble également peu répandue. les PME qui grandissent doivent investir massivement.Les facteurs de croissance Le modèle gagnant du développement L’autofinancement. l’innovation… Ces investissements sont assurés essentiellement par l’autofinancement et l’endettement. affichant une marge nette presque deux fois supérieure à celle des PME indépendantes en 2006. 3 Sondage OpinionWay . 139 ETI seulement (sur 3 300 ETI nationales) font l’objet d’une cotation. On retrouve le même phénomène dans les ETI : interrogées en mars 2011. pour la production. 76 % citent l’autofinancement en 1er ou 2ème. Elles ont également une meilleure rentabilité. encore peu répandue Peu de dirigeants ont ouvert leur capital : près des trois-quarts des PME qui grandissent sont restées indépendantes à 100 %. En conséquence. et 40 % le crédit bancaire3. l’expansion à l’international. Ainsi. lorsqu’on interroge les ETI sur leurs principaux moyens de financement sur les trois dernières années. seulement 5 % réfléchissaient à une éventuelle ouverture du capital à des fonds d’investissement et 2 % à une introduction en bourse. Cependant. Ainsi. Pour autant. l’ouverture peut permettre une meilleure rentabilité. quels ont été vos principaux moyens de financement ? En 1er L ’autofinancement L ’emprunt auprès d’établissements financiers La cotation en bourse L ’ouverture de votre capital à des associés ou employés L ’ouverture de votre capital à des investisseurs extérieurs Autre Aucun / NSP En 2nd 13 % En 1er ou 2nd 76 % 40 % 8% 5% 3% 5% 63 % 22 % 4% 4% 1%4% 2 % 1% 4 %1% 4% 18 % L’ouverture du capital. leur ratio d’endettement par rapport aux capitaux propres est assez élevé (environ 60 % pour les PME de croissance et près de 90 % pour les ETI). Les principaux moyens de financement des ETI Lesles principaux moyens de financement desprincipaux ETI3 Sur trois dernières années. à un niveau proche de celui des entreprises du CAC 40 ou du SBF 250. La moitié des PME de croissance qui sont ouvertes ont pu trouver des ressources et des moyens complémentaires pour soutenir leur croissance.Février 2012 8 . quels ont été vos moyens de financement ? Sur les trois dernières années. principale source de financement pour des entreprises déjà endettées Pour financer leur croissance. le durcissement des conditions d’accès au crédit a compliqué cette stratégie.

Le dirigeant insuffle dans son organisation une culture et la passion du développement. Interrogés par KPMG. 80. Bien qu’elles ne soient pas épargnées (84 % des dirigeants interrogés se disent affectés par la crise depuis fin 2008). Pour cela. Au cœur de la crise en 2009. Savoir attirer les talents et les fidéliser Si être une PME est parfois perçu comme un handicap pour attirer et conserver les talents. les périodes difficiles constituent même parfois un levier pour creuser l’écart avec la concurrence et pour trouver de nouvelles opportunités. l’innovation sociale joue un rôle majeur dans le développement des PME pour devenir des ETI : 48 % affirment avoir innové dans le domaine du management et des ressources humaines au cours des trois dernières années. c’est bien souvent sur la qualité de ses ressources humaines qu’elle fonde son développement. notamment en concentrant les efforts sur ce qui est vital. les dirigeants mettent en place de véritables plans de crise. le dirigeant n’est pas isolé et sait s’entourer pour prendre des décisions stratégiques. Ainsi. Elles savent rebondir et s’adaptent à toutes les situations. la prise de risques était toujours plébiscitée par 63 % des PME de croissance et considérée comme le plus sûr moyen d’avancer. c’est-à-dire le marché et les clients. 9 . et 74. Ainsi.5 % se déclaraient prêts à en reprendre à l’avenir.Les facteurs de croissance Le dirigeant et la gouvernance. 60 % des patrons de PME qui grandissent estiment mettre en place une véritable stratégie de conquêtes. Grâce à ce business model « tout terrain ». Il semble que le développement de l’entreprise soit dynamisé par l’attitude volontariste et conquérante de son dirigeant. au cœur du modèle de développement La volonté de croître et le goût du risque Prendre des risques et saisir des opportunités sont les leitmotivs des dirigeants des PME de croissance. un comité de direction ou un conseil de surveillance pour les choix stratégiques et les prises de risque. Partageant l’envie de réussir avec les équipes. le management de proximité. près de huit dirigeants de PME de croissance sur dix s’appuient sur des proches collaborateurs. un arbre de décision court. Il promeut souvent les valeurs héritées de l’entreprise familiale telles que la convivialité. non seulement les PME de croissance résistent. la participation des salariés aux prises de décisions. Quelle que soit l’organisation de son entreprise (avec des fonctions support structurées. mais en plus elles continuent à se développer. le respect… Le chef d’entreprise doit s’interroger régulièrement sur la pertinence de son organisation pour répondre à ses besoins de développement. elles ont la volonté de préserver une croissance rentable. Un business model tout terrain Durant la crise. Un dirigeant qui sait s’entourer Le développement d’une PME s’appuie sur le modèle de gouvernance mis en place.5 % d’entre eux indiquaient avoir pris des risques et saisi des opportunités par le passé. une délégation des prises de décisions…).

Les efforts de R&D sont très différents au sein de l’Europe. Elles sont suivies par le Danemark. Un niveau de Recherche et Développement en-deçà de l’objectif européen Les dépenses de Recherche et Développement (R&D) dans le PIB s’élevaient à 2. La Suède et la Finlande ont une position de leader au niveau mondial. Dépense totale pour la Recherche et le Développement (en % du PIB) 2000 Allemagne Espagne Finlande France Italie Royaume-Uni Suède Source : Eurostat 2010 2.42 2.63 milliards d’euros.48 2006 4. Le montant total des dépenses émises par les PME en R&D a évolué de 35 % entre 2005 et 20092.63 2009 9% 1 000 salariés et plus DIRDE des PME DIRDE totale Source : Rapport OSEO sur l’évolution des PME Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche En 2009.87 2. Elle est présente à tous les niveaux d’une organisation ou d’une entreprise. 1 2 Insee Rapport OSEO sur l’évolution des PME .6 2005 4.21 24.26 1.L ’innovation Indicateurs clés L ’innovation n’est pas seulement limitée à l’innovation technologique ou la recherche scientifique.47 2007 5. Ainsi.81 - Le poids des dépenses de R&D dans le PIB de l’Union européenne (27 pays) s’élève à 2 % en 2010. l’Allemagne et l’Autriche puis la France. les innovations de commercialisation et les innovations d’organisation.35 2. à un niveau inférieur à l’objectif de 3 % fixé par l’Union européenne pour 20201. Cette fiche s’intéresse principalement aux indicateurs facilement mesurables de l’innovation. alors que les dépenses des groupes de plus de 1 000 salariés représentaient 62 % des DIRDE avec un montant de 16 milliards d’euros.47 0.82 1.04 1.39 3.26 % en 2010.93 24.26 1. les innovations de procédé.91 3.77 3. le  Manuel d’Oslo de l’OCDE  définit quatre types d’innovation : les innovations de produit.2011 10 .47 Moins de 250 salariés 250 à 499 salariés 500 à 999 salariés Evolution de la part des PME dans les dépenses intérieures de R&D en entreprise (DIRDE) en Md€ Répartition des dépenses intérieures de R&D en entreprise (2009) Répartition des dépenses intérieures de R&D en entreprise (2009) 21 % 62 % 8% 3. Une augmentation de la Recherche et Développement dans les PME Evolution de la part des PME dans les dépenses intérieures de R&D en entreprise (DIRDE) en milliards d’euros 26.34 22. les PME de moins de 250 salariés représentaient 21 % des dépenses intérieures de R&D en entreprise (DIRDE) avec un montant de 5.15 1.

Plus de 60 % des déposants réguliers envisagent une extension de de leur brevet l’international en 2007 leur brevet enàAsie. En effet.L ’innovation Indicateurs clés Si les grandes entreprises investissent dans les industries lourdes. En trois ans. « PME et brevet » dans « Regards sur les PME ».6 1. Malgré une demande stable de brevets (autour de 20  %) entre 1999 et 2010. Les PME externalisent moins que les grands groupes  : la collaboration avec le monde de la recherche ne se limite pas aux chercheurs en entreprises.5 1. Parmi les déposants. « PME et brevet » dans « Regards sur les PME ». Les entreprises déposant régulièrement un brevet sont plus amenées à envisager une extension de leur brevet à l’international.3 1. Une augmentation des demandes de brevets Les PME françaises ont intégré la propriété intellectuelle dans leur processus d’innovation. Les Taux de déposants de brevets une extension Etats-Unis et l’Europe sont envisageant les principales zones d’extension. les demandes de brevets des PME ont progressé de 18 % et celles des ETI de 112 %. et pour des raisons de réduction des coûts. Observatoire des PME.2009 et 2011 11 . les PME représentent plus de la moitié des demandeurs de brevets parmi les personnes morales françaises. 2009 3 Rapport OSEO sur l’évolution des PME . L ’augmentation du nombre de brevets déposés a plutôt été réalisée par les TPE que les PME. Répartition des demandes de brevets en fonction du nombre de salariés Nombre de demandes publiées 1999 1 à 9 salariés 10 à 49 salariés 50 à 249 salariés Total des PME 621 665 553 1 839 2007 776 785 440 2 010 Variation 25 % 18 % -21 % 9 % Nombre de déposants 1999 529 523 356 1 408 2007 621 535 282 1 438 Variation 17 % 2 % -21 % 2 % Nombre moyen de demandes par déposant 1999 1. 2 371 demandes de brevets ont été publiées par 1 651 PME (et 303 par 754 ETI).4 Source : OSEO. les PME innovent davantage dans le secteur des services.3 2007 1. Observatoire des PME.6 1. 2009 En 2010.2 1. une catégorie de PME émerge progressivement : les petites entreprises pour lesquelles la R&D représente l’activité principale.3 1. les PME tendent davantage à externaliser leurs activités en R&D : 16 % du budget total de R&D des PME en 2009 contre 11 % en 20053. Taux de déposants de brevets envisageant une extension de leur brevet à l’international en 2007 Déposant régulier de brevet 81% Primo-déposant de brevet 48% 0 20 40 60 80 100 Source : OSEO.

Février 2012 CJD. 2008 et 2011.55 4 5 DGCIS/INSEE/DIACT. Le panorama des PME .14 20 4 407 56 445 143 0. puis modifiée par les Lois de Finances 2004.2011 12 . Aujourd’hui. la politique des pôles de compétitivité a pour objectif de renforcer la compétitivité de l’économie française et de développer la croissance et l’emploi. Le panorama des PME .4 %. 67 pôles de compétitivité ont été labellisés en France. Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR). Elle encourage les démarches partenariales entre trois acteurs clés de l’innovation : les entreprises. a pour but d’encourager le développement et la compétitivité des entreprises innovantes en permettant une déduction fiscale de 30  % des dépenses de recherche et développement. le montant moyen perçu par les PME n’a augmenté que de 8 % alors que le montant moyen perçu par les grandes entreprises a augmenté de 277 . avec une augmentation de 62 % entre 2007 et 2008 alors que la croissance annuelle avant 2007 était de seulement 14 %5. il existe 71 pôles de compétitivité. Tableau de bord des pôles de compétitivité 2007 4 611 3 905 85 % 2008 6 307 3 994 63 % 2009 7 104 4 680 66% 795 2010 8 038 5 295 66 % 842 Les PME constituaient la typologie d’entreprises la plus présente dans les pôles de compétitivité en 20074. Le montant total attribué à l’ensemble des PME a augmenté de 120. Les PME sont les plus nombreuses dans les pôles. Cependant. ce chiffre a baissé de 5 % en 2010 avec 33 projets en moins. un outil indispensable dont la montée en puissance se fait à la faveur des grands groupes plutôt que des PME Cette mesure fiscale. Cependant. mais leur part diminue.1 2. montant total et moyen reçu par entreprise 2005 Nombre de bénéficiaires PME (0 à 250 salariés) Grandes entreprises (> 5 000 salariés) Montant total (en millions €) PME (0 à 250 salariés) Grandes entreprises (> 5 000 salariés) Montant moyen (en millions €) PME (0 à 250 salariés) Grandes entreprises (> 5 000 salariés) Source : CJD.L ’innovation L ’évolution de l’environnement en faveur de l’innovation La création et le développement des pôles de compétitivité Mise en place en 2005. les établissements de recherche et les organismes de formation. Evolution du poids des PME dans les pôles de compétitivité   Nombre d’entreprises et d’établissements membres Nombre de PME membres Part des PME parmi les entreprises membres Nombre d’ETI membres Source : DGCIS/INSEE/DIACT. En 2005.3 % entre 2005 et 2009. Tableau de bord des pôles de compétitivité .2011 2009 9 982 75 1 407 1 497 0. ainsi que par les collectivités territoriales. sur une thématique et un territoire donnés. Le nombre de PME bénéficiaires du Crédit Impôt Recherche (CIR) a progressé de 105. dans le cadre d’appels à projets du Fonds Unique Interministériel (FUI). Environ 60  % des projets labellisés impliquent au moins une PME et 31  % des projets labellisés sont portés par une PME. autour d’une stratégie commune.5 % entre 2005 et 2009. Ils ont contribué à l’émergence de plus de 1 000 projets de R&D collaboratifs soutenus financièrement par l’Etat. Evolution du nombre de bénéficiaires du Crédit Impôt Recherche. instaurée en 1983.

La mise en place de dispositifs pour encourager l’innovation dans les PME Le nombre de bénéficiaires du statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) a doublé depuis sa création en 2004. OSEO gère également le programme du Fonds Unique Interministériel (FUI) pour le compte de l’Etat. En 2009. dont voici quelques exemples : • L  es actions des agences régionales de l’innovation et des CRCI qui facilitent l’accès à des financements et conseillent les porteurs de projets innovants.4 milliards 5 milliards OSEO. est l’interlocuteur privilégié des PME. Les différents acteurs le constituant ont contribué au développement de l’innovation dans les PME à travers diverses initiatives. En 2011. • L  es initiatives des réseaux comme l’association Retis. soit une augmentation de 10 points en quatre ans.L ’innovation L ’évolution de l’environnement en faveur de l’innovation Le financement de l’innovation facilité par l’action d’OSEO 2009 Nombre d’entreprises soutenues Fonds totaux collectés (€) Répartition des aides Montant total des aides directes à l’innovation (€) Total de prêts garantis en faveur de l’investissement (€) Montant total de financements mis en partenariats avec les banques et les organismes de fonds propres (€) Source : OSEO 2010 80 000 29 milliards 1. • L  es concours comme Tremplin Entreprises (ESSEC/Sénat) ou le concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes (MESR/OSEO). OSEO a soutenu 84 000 entreprises. En 1999. qui finance les projets des pôles de compétitivité. qui accompagne plus de 13 000 entreprises innovantes ou encore InnoTech. D’autres dispositifs ont permis de soutenir l’innovation dans les PME. 6 Rapport annuel du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur . publics et privés.9 milliard 9. passant de 1 300 à plus de 2 600 en 2010. à travers sa mission de service public pour soutenir l’innovation. Le développement d’un éco-système autour de l’innovation Les dix dernières années ont vu la création d’un véritable écosystème de l’innovation. environ 60 %6 des employeurs de PME en R&D étaient des chercheurs en entreprises. Ces dernières ont obtenu 31 milliards d’euros de financements.Avril 2011 13 . tels que le Fonds national d’amorçage de CDC Entreprises ou le dispositif CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche) qui subventionne toute entreprise qui embauche un doctorant pour le placer au cœur d’une collaboration de recherche avec un laboratoire public. le programme du réseau Entreprendre destiné aux entreprises technologiques. en co-finançant et accompagnant leurs projets d’innovation. la Loi Allègre sur l’innovation et la recherche a encouragé le rapprochement entre enseignants et chercheurs et le monde de l’entreprise.2 milliards 9 milliards 80 000 25 milliards 560 millions 8.

Juin 2011 Part des exportations de marchandises au sein de la zone euro (%) 1999 France Allemagne Espagne Italie 17 .4 5. la part des exportations françaises dans les échanges mondiaux est passée de 5.6 12. Au sein de la zone euro.4 % -11. Données du commerce extérieur 1 Douanes et Eurostat 14 .7 % à 3.2 % des exportations. et 72 % de moins de 20 salariés1.3 Variation de la part de marché .2 11. faisant d’elle le 2ème pays ayant le plus grand déficit commercial des 27 pays de l’Union européenne1. on dénombrait 117  170 entreprises exportatrices dont 95 % sont des PME de moins de 250 salariés. 88 000 152 390 100 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 0 Nombre de PME Ventes des PME en milliards d’euros Nombre total d’entreprises Ventes totales en milliards d’euros Source : Douanes.8 31. Mais leurs ventes représentent seulement 44 % du total des ventes à l’export.8 6.6 29.3 % Source : Eurostat. La compétitivité de la France à l’exportation s’est ainsi fortement dégradée dans les 10 dernières années.3 % 10. Nombre d’entreprises exportatrices 2000 Allemagne Italie 308 900 175 000 2010 364 000 184 000 Evolution (en %) + 17 . contre 67 .7 2011 12.L ’international et l’exportation Indicateurs clés Les PME contribuent peu aux exportations françaises mondiales Évolution du du nombre nombre de PME exportatrices et de ventes Evolution de PME exportatrices etleurs de leurs ventes Nombre 120 000 115 000 110 000 105 000 101 000 100 000 95 000 90 000 155 330 85 000 80 000 95 000 200 108 000 300 Ventes 500 400 Les PME contribuent faiblement aux exportations françaises.27 .3 %.84 % + 5. elle est passée de 16.8 % à 12. chiffres estimés Une baisse constante de la part des exportations françaises dans les échanges mondiaux depuis 10 ans Entre 1999 et 2011.6 %. soit un recul de près de 45 %.2 % 8.9 % en 20021. En 2011. En 2011.14 % Source : Institut Montaigne – « De la naissance à la croissance : comment développer nos PME ? » . les 1 000 premiers exportateurs représentaient 71.

la chimie et la pharmacie.5 8.9 9.7 6.é (ho s. les points faibles de la France à l’exportation résident principalement dans les biens à plus faible valeur ajoutée (textiles. 40  % des entreprises qui n’exportent plus en 2010 ne le faisaient que depuis un an.3 7 . L ’automobile a également fortement reculé dans les exportations. s re nt ue ue uto ms ag ue aci ue tai u tiq f me n niq & u r lliq riq sa rm e e o . Dans le total des exportations. Les produits de haute technologie. du fait de l’internationalisation croissante de la production et du positionnement de gamme.1 8.L ’international et l’exportation Indicateurs clés L’appartenance à un groupe facilite l’exportation La complexité du développement à l’international semble faire peur aux PME.6 9. its Vé ine gro n e e u a h l e e u i i d c t q im em trie ati Ma Pro Tex Ch us uip rm d q o f n E I In 2002 Source : Douanes 2011 15 . fer de lance des exportations de la France Avec la mondialisation. il y a une majorité de PME indépendantes. fromages…).3 % des PME qui n’exportent plus en 2010. l’industrie du luxe.1 6 4 2 0 10. champagnes. t l a a a e a r l l c t d i t n p m u b Ph ro rs éle lec mé -ali s in ha hic Aé ts . Enfin.1 6.4 5 4. meubles) importés des pays tiers. les PME exportatrices liées à un groupe sont de plus en plus nombreuses (+ 1 % de croissance annuelle). et qui ne représentent que 8. du fait notamment d’une forte spécialisation sur les appellations contrôlées en particulier (vins. les exportations de la France se sont renforcées vers les produits de haute technologie. Les PME peinent à rester exportatrices sur le long terme L ’activité des PME à l’export n’est pas constante dans le temps : ainsi.5 8. mais leur part dans le chiffre d’affaires de la France à l’international est inférieure à 18 %.8 9.4 ) e s r.7 4. En dehors de l’énergie. L ’agro-alimentaire permet également de dégager des surplus commerciaux importants et présente un avantage compétitif sur le terrain mondial.3 4. où le marketing joue un rôle important. Part des principaux produits exportés % Part des principaux produits exportés (en pourcentage du total des exportations) (en pourcentage du total des exportations) 12 10 8 10. est très présente à l’export. De 2002 à 2009. Ces entreprises pérennes représentent environ la moitié des ventes à l’exportation. Cette volatilité est moins marquée pour les entreprises qui ont exporté pendant huit années consécutives entre 2002 et 2009.5 7 7 .5 % en moyenne par an). comme l’aéronautique. alors que les PME indépendantes exportatrices sont de plus en plus rares (- 2.3 5.7 6.7 8.

contre 58 % pour le Royaume-Uni et 61 % pour l’Italie.6 7 .2 3.2 3.Résultats du commerce extérieur .7 9 9 6 3 0 em All ag ne 10. L  ’  Asie est aujourd’hui la 2ème zone cliente 3 de la France derrière l’Union européenne et représente 12 % de ses exportations totales . elle s’est dégradée vis-à-vis des autres pays.1% des exportations des PME.2 7 .3 6.8 4.2 % en 2011.5 7 .2 9. et même légèrement améliorée. notamment vers la Chine ont progressé depuis dix ans.9 3. Néanmoins.Février 2006 MINEFE . Les exportations hors Union européenne ont augmenté (notamment Suisse et Russie).6 8. Ainsi. la part de la Chine dans les exportations de la France reste inférieure à la part de la Chine dans les exportations allemandes (5 %).1 .L ’international et l’exportation Evolution de l’environnement L’euro a changé les règles du jeu à l’international Avec l’arrivée de la monnaie unique.Données estimées FAB 2011 La faiblesse relative des marchés émergents Les exportations vers les pays émergents.N° 146 . la France n’a plus eu la possibilité d’utiliser sa monnaie pour jouer sur la compétitivité. l’effet change ayant accentué cette évolution2.1 Su iss e 5.3 7 . L ’Union européenne représente 68. et la France 10 %4. L  ’  Allemagne est le principal pays d’exportation de la France.8 sie 3. si la compétitivité de la France à l’intérieur de la zone euro s’est maintenue.6 Ita lie Es gn pa e lg Be iqu e m yau Ro e-U ni ts Eta -Un is s Ba ysa P Ch ine s Ru 2002 Source : Douanes . Part des pays principaux clients de la France (en % dude total des exportatrices) Part des pays principaux clients la France (en % du total des exportations) % 18 15 12 15.2 16. Le premier marché d’exportation de la France est devenu plus concurrentiel L ’élargissement de l’Europe et du marché unique européen a créé un marché plus concurrentiel pour les exportations de la France. l’Allemagne représente près de la moitié des exportations de l’Union européenne vers la Chine. L’évolution des pays destinataires  La France est assez peu diversifiée géographiquement : 66 % de ses exportateurs ne sont présents que dans un ou deux pays tiers. Le continent asiatique constitue le principal moteur de la croissance des exportations françaises qui y progressent de 14. A partir de 2002.2011 Eurostat 16 0. 2 3 4 Bulletin de la Banque de France .7 1.3 1.

par le biais du contrat de développement international. En conclusion. les conseillers du commerce extérieur de la France. a permis de simplifier les dispositifs d’appui des entreprises à l’international et de créer des synergies entre les différents acteurs de l’exportation : UBIFRANCE. Aussi. 5 6 Cour des comptes . ce pourcentage était de l’ordre de 10 à 15 %5. les clés de l’export » réalisée par TNS Sofres pour UPS et la CGPME .Rapport public annuel 2011 Etude « PME.Mai 2011 17 . • L  a COFACE a développé sa palette d’assurances à destination des PME souhaitant exporter  (garantie du risque exportateur. protection contre les fluctuations des changes…). créée en 2009. Pour les années précédentes. citons notamment : • L  ’équipe de France de l’export. apporte également des garanties pour des projets d’exportations. 74 % d’entre elles sont favorables à la création d’un guichet unique regroupant l’ensemble des organismes compétents en matière d’export6. •  OSEO. En 2009. Parmi les dispositifs qui ont été mis en place. le réseau des chambres de commerce et d’industrie. le Pacte PME International et OSEO. COFACE. • U  BIFRANCE (Agence française pour le développement international des entreprises) a accompagné près de 20 000 entreprises en 2011. couverture du risque commercial et politique. devant la multiplicité d’interlocuteurs potentiels. environ 20 % des entreprises exportatrices ont bénéficié d’un soutien public. dans un contexte de crise financière. Cela permettrait de clarifier et simplifier l’accès aux dispositifs d’aide. 68 % des TPE et PME identifient au moins un organisme officiel pour leurs questions à l’export.L ’international et l’exportation Evolution de l’environnement La structuration des dispositifs publics pour renforcer la présence des PME à l’international De nombreux dispositifs nationaux et européens ont été mis en place sur les dix dernières années pour encourager l’internationalisation et l’exportation des PME.

Les actifs incorporels restent quant à eux inférieurs à 10 % des investissements. 58  % des dirigeants déclaraient avoir effectué un investissement au cours de l’année.2011 Banque de France. base FIBEN . 40 34% 29% 22% 28% 28% 24% 25% 36% 30 20 10 13% 7% 2004 2005 9% 2006 0 5% 2007 7% 2008 10% 2009 11% 2010 8% 2011 Mobiliers Immobiliers Incorporels Source : OSEO 1 2 Rapport OSEO sur l’évolution des PME .Novembre 2011 18 . En 2011. Alors qu’en 2008. informatique.2 % de l’investissement total des entreprises en France. contre 18. on constate des écarts importants. Part des dirigeants de PME ayant déclaré avoir réalisé un Part des dirigeants de PME ayant déclaré avoir réalisé un investissement investissement 75 70% 70 66% 65 61% 60 58% 55% Les grandes entreprises ont une politique d’investissement plus stable que les PME  : ces dernières ont tendance à plus ajuster leur niveau d’investissement en fonction des perspectives de croissance. notamment du fait de la crise. contre 37 . cette proportion a connu une baisse depuis 2004 au profit des investissements immobiliers qui représentent aujourd’hui 36 % des investissements.2 % pour les grandes entreprises2. De plus. Cependant. 49% 45 40 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Source : OSEO Une diminution des investissements mobiliers au profit d’actifs immobiliers Types d’investissements des des PME PME françaises Types d’investissements françaises 70 67% 60 65% 63% 67% 69% 65% 55% 56% 50 Plus de la moitié des investissements concernent des biens mobiliers (machines.7  % pour l’ensemble des entreprises1. voitures). 51% 55 50 Au total. le taux d’investissement de plus de la moitié des PME était inférieur à 4 %. les PME représentent 23.6 % pour les ETI et 39. Il s’agit du taux le plus bas depuis 1996.L ’investissement et le financement Indicateurs clés L’investissement des PME s’est dégradé depuis 2005 En 2010. et pour les trois quarts. cette proportion est descendue à 49 % en 20091. Le nombre de PME qui investissent a diminué depuis 2005. le taux d’investissement (rapport de l’investissement à la valeur ajoutée) des PME était de 13  %. au sein de cette population. il reste inférieur à 11 %.

le besoin en fonds de roulement (BFR) nécessite d’être financé. de 26 jours dans les ETI et était légèrement négatif dans les grandes entreprises.2 . 3% 10 5% 5% 0 Autofinancement des PME Crédit bancaire moyen-terme Crédit bancaire long-terme 6% .12 .10 . Depuis.9 jours depuis 2000).10. la moyenne des délais de paiement des entreprises atteignait 49 jours de chiffres d’affaires pour le crédit clients (.8 %).10 1% 1% Un taux d’endettement en recul mais supérieur aux ETI et grandes entreprises Le taux d’endettement des entreprises est lié à leurs modes de financement. 56 jours d’achats pour le crédit fournisseur (- 12 jours) et le solde commercial s’établissait à 14 jours de chiffre d’affaires. le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE) était de 34 jours de chiffre d’affaires dans les PME. notamment avec la Loi de Modernisation de l’Economie. Novembre 2011 L’autofinancement.8. Il est plus élevé dans les PME (88.7 .5.2. à l’exception d’un léger recul du crédit bail immobilier (20 % en 2004 . le taux d’endettement est inférieur à 52 %. 17% en 2011). les délais clients ont diminué de plus de quatre jours de chiffre d’affaires et les délais fournisseurs de six jours d’achats3. liée à la réduction des délais de paiement Variation des délais de paiement des entreprises de 2000 à 2010 PME 3 0 -3 -6 -9 -12 -15 Variation des délais de paiement des entreprises de 2000 à 2010 ETI 1. Crédit bail mobilier Crédit bail immobilier 2004 2009 2011 Source : OSEO 3 4 Observatoire des délais de paiement .4 . un quart d’entre elles ont un ratio supérieur à 158 %4. Si pour la moitié des PME. En 2010.Observatoire des entreprises .6 % en 2010) que dans les ETI (84 %) ou les grandes entreprises (83.Banque de France 2011 19 .6 Grandes Entreprises Comme les investissements.6 . Base FIBEN.13. En 2010. 20% 18% 17% 20 L ’investissement est autofinancé dans 40 à 45 % des cas. il n’y a pas eu de modification notable dans le mode de financement des investissements des PME françaises. . principale source de financement de l’investissement Les modes de financement de l’investissement des PME 50 46% 40 39% 33% 30 32% 44% Les modes de financement de l’investissement 30% Au cours des dernières années.8 . Le crédit bancaire sert à financer entre 34 et 38 % des investissements.10.Banque de France «   Les entreprises en France en 2010 : une situation en demi-teinte » .6 Délais clients Délais fournisseurs Solde commercial Source : Banque de France.L ’investissement et le financement Indicateurs clés Une baisse du besoin en fonds de roulement. Cette baisse du besoin en fonds de roulement s’explique en particulier par l’évolution des délais de paiement  depuis 10 ans.

La Banque de France a évalué à trois milliards d’euros en 2009 la trésorerie récupérée par les entreprises suite à la baisse des délais de règlement des clients liée à la LME. on observe la montée en puissance de l’affacturage et de l’assurance-crédit depuis 10 ans. par exemple) à trouver une solution adaptée. Les entreprises à l’origine du financement Le crédit commercial reste une source de financement de court terme. 30 28 25 26 26 27 30 30 25 20 23 /20 09 06 /20 09 09 /20 09 /2 01 010 03 /2 010 06 /2 010 09 /2 010 /2 12 010 03 /2 010 05 2 11 11 11 12 20 2/20 3/201 /20 /20 11/ 1 06 0 02 Dans ce contexte de crise. 50 48 43 45 42 40 40 44 44 35 En 2004. En 2008. en 2009. A noter néanmoins un retournement de l’activité d’affacturage en 2009 (- 3. provenant des délais de paiement consentis lors des échanges commerciaux. 48 % des dirigeants de PME déclaraient se restreindre dans leurs investissements ou leurs demandes auprès des banques. selon le baromètre KPMG/CGPME de février 2009. En 2009. le poids médian des fonds propres était de 42 % dans les PME. mesuré par rapport à la taille de leur bilan.Avril 2011 20 . L’évolution des outils de financement L’émergence de nouveaux modes de financement pour l’exploitation Outre les mobilisations de créances via l’escompte et les cessions Dailly. même si la situation reste cependant très hétérogène parmi les PME6. Depuis 2001. les PME représentaient environ 13 % de l’ensemble des capitaux propres des entreprises en France contre 28 % pour les ETI et 59 % pour les grandes entreprises5. l’Etat a mis en place une médiation du crédit aux entreprises fin 2008 pour aider les entreprises confrontées à un problème de trésorerie ou de financement (refus de crédit. près de la moitié des dirigeants (48  %) partageait encore ce sentiment7. près des deux tiers des entreprises qui se sont adressées au médiateur du crédit ont retrouvé un financement9. vous vous PME sont profondément impactées par l’évolution de la restreignez dans investissements vos au demandes auprès de réglementation bancaire et l’application des nouvelles normes L’autolimitation dans vos les investissements et et l’accès crédit votre (vos) banque(s) ? Total réponses oui (en %) prudentielles Bâle II et bientôt Bâle III. leur poids en termes de capitaux reste modeste en comparaison des autres catégories d’entreprises. En revanche.IFOP 9 R  apport sur le financement des PME et ETI en France. seuls 16 % des dirigeants considéraient le coût du crédit comme un obstacle à l’investissement. En 2010. le poids des capitaux propres dans les PME et les ETI apparaît structurellement plus élevé que dans les grandes entreprises. en raison de difficultés d’accès au crédit.L ’investissement et le financement Evolution de l’environnement Un renforcement des fonds propres depuis 10 ans Si les PME constituent la majorité des entreprises en France. On assiste également à une montée de nouveaux outils de financement tels que le « reverse factoring ». le volume de créances faisant l’objet d’affacturage a augmenté de 10 % en moyenne chaque année et atteint 153 milliards d’euros de créances fin 2010. Source : Baromètre CGPME/KPMG sur le financement et l’accès au crédit des PME 5 Observatoire du financement des entreprises .Observatoire des entreprises . Observatoire du financement des entreprises.6 %) face à la dégradation de la conjoncture. Il reste aujourd’hui la principale source de financement de la trésorerie des entreprises en France malgré les évolutions dictées par la Loi de Modernisation de l’Economie (LME). Aussi. La crise a profondément modifié les conditions d’accès au crédit : ainsi. Ministère de l’Economie. Cela concernait encore 30  % des patrons en juin 20128.Banque de France 2011 7 OSEO 8 Baromètre KPMG/CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME . La crise et l’évolution du cadre réglementaire impactent l’accès au crédit L ’autolimitation dans les investissements et l’accès au crédit Les décisions des banques vis-à-vis de l’octroi de crédits aux Est-ce que.Septembre 2011 6  « Les entreprises en France en 2010 : une situation en demi-teinte » . des Finances et de l’Industrie . contre 38 % pour les ETI et 36 % pour les plus grands groupes.Médiation du crédit aux entreprises .

OSEO assure trois missions principales pour les PME : la garantie. technologiques et de l’industrie traditionnelle. En 2011. 6 000 5 304 3 287 3 000 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Source : AFIC 10 11 E  tudes « Les PME qui grandissent » publiées en 2009/2010 Le Livre blanc du capital-investissement. CDC Entreprises a financé plus de 5 000 PME depuis 1994. Depuis 2000. les fonds qu’il a créés et les fonds qu’il contribue à financer ont investi 7 . En lien avec d’autres institutions ou banques. 18 464 entreprises ont été soutenues par l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) à hauteur d’environ 80.Avril 2012 21 .L ’investissement et le financement Evolution de l’environnement La montée en puissance d’OSEO et du FSI L’Etat s’est doté d’un outil d’intervention sur le sujet du financement des PME. Association Française des Investisseurs en Capital . Depuis début 2009. CDC Entreprises. le renforcement des fonds propres et le financement bancaire.1 millions d’euros. l’Etat a lancé fin 2011 le dispositif FSI Régions dans le cadre d’un partenariat entre CDC Entreprises et OSEO. créatrices de valeur et d’emplois. le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) apporte des fonds en tant qu’actionnaire minoritaire. l’actionnariat familial et l’actionnariat industriel11. Afin d’amplifier une action de proximité. Un recours encore faible aux investisseurs extérieurs pour renforcer les fonds Le capital-investissement : montants investis (en milliers d’euros) propres Le capital-investissement : montants investis (en milliers d’euros) Les dirigeants de PME manifestent une certaine réticence à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs. créé fin 2008. OSEO a soutenu 84 000 entreprises qui ont ainsi pu obtenir 31 milliards d’euros de financements publics et privés.1 milliards d’euros dans plus de 1 800 entreprises. Selon une enquête 12 554 de KPMG10. Il s’agit de la quatrième forme d’actionnariat après l’actionnariat boursier. a pour mission de développer et structurer les différents segments du marché français du capital-investissement afin de favoriser l’investissement en fonds propres dans les PME de croissance. près des trois quarts des PME de croissance 12 000 interrogées déclaraient être indépendantes à 100 % de leur 10 164 10 009 9 738 capital. le FSI. filiale de la Caisse des Dépôts. Par ailleurs. 9 000 8 072 5 851 3 643 6 598 5 189 4 100 Un développement récent du capital-investissement La France est le deuxième marché européen du capitalinvestissement derrière le Royaume-Uni. notamment 15 000 par crainte de perdre leur indépendance.

dans des PME. en direct ou via des fonds : FIP (fonds d’investissement de proximité). Par exemple en 2007 . plateforme du NYSE Euronext à destination du financement des petites et moyennes entreprises. L ’investissement de long terme dans le capital des PME a été encouragé via des incitations fiscales sous la forme de réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’ISF . 2008 Montant moyen des souscriptions Montants totaux collectés -FIP -FCPI 7 780 € 1 129 M€ 562 M€ 567 M€ 2009 6 650 € 898 M € 427 M€ 471 M€ 2010 6 700 € 835 M € 389 M€ 446 M€ 2011 8 100 € 736 M € 378 M€ 358 M€ Source : Etude AFIC/AFG : Les levées de capitaux réalisées par les FIP et les FCPI créés en 2011 Les marchés financiers Il existe principalement deux marchés financiers sur lesquels les PME françaises peuvent lever des fonds : •  les compartiments B et C du marché réglementé d’Euronext. Ce dispositif a permis de lever 736 millions d’euros en 201113 pour un montant moyen de souscription de 8 100 euros. CroissancePlus…) et commissions sur la résurgence d’une bourse dédiée aux PME et ETI. la loi TEPA a mis en place un dispositif de réduction de l’ISF pour les contribuables qui investissent. dont 133 sur Alternext. 85 % des investissements réalisés par des Business Angels se font sur la phase d’amorçage. Par ailleurs. le poids des Business Angels est encore faible. pour une capitalisation totale de plus de 83 milliards d’euros. soit 2. sous certaines conditions. 12 13 Note de synthèse sur le financement des PME en France . France Angels estime à 7 000 le nombre de Business Angels en France. •  Alternext. Institut Montaigne. Les contraintes importantes et le manque de liquidités apparaissent comme des obstacles à la cotation des PME.L ’investissement et le financement Evolution de l’environnement Les Business Angels Malgré leur développement depuis 10 ans. FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) ou des holdings.5 fois moins qu’au Royaume-Uni12.Conseillers du Commerce Extérieur . Très peu de PME se tournent vers la bourse pour leur financement : fin 2010. seules 574 PME françaises étaient cotées. Des propositions ont été faites par différents groupes de travail (rapport Rameix-Giami.Mai 2011 Etude AFIC/AFG : Les levées de capitaux réalisées par les FIP et les FCPI créés en 2011 22 .

4 millions d’emplois salariés. l’emploi salarié a reculé de 20. la France se situe dans le peloton de queue de la zone euro.4 %. soit 53.6 %.3 millions l’ont été par des PME. ce sont près de 200 000 emplois salariés qui ont disparu dans cette classe d’effectif. Après un pic à 16. dans la construction.1 68. Les PME. en 2009. été largement créatrices d’emplois en 2011.5 70 60 50 40 30 20 10 0 68.9 Avec un taux d’emploi de 64 % en 2010.9 74. Selon les estimations. la tranche 200-499 a vu ses effectifs se réduire de 1. 15-64 ans) 80 Evolution comparée du taux d’emploi (%.1 53. Il apparaît que c’est la tranche 50-99 qui a le plus embauché au cours de ces dix années.9  % dans la construction et de 11. cela a représenté en moyenne 48 000 emplois par an. leurs charges de personnel n’ont diminué que de 0.1 61. Ainsi. le nombre d’emplois a diminué et s’élevait à 16.4 56. près de 10 000 postes ont été créés en moyenne chaque année avec un pic de 33 000 en 2006. pour laquelle le taux d’emploi est le plus faible (17 .4ème trimestre 2011 Ro ya u Al 2010 Zo le Es Ita U lie 23 .7 à 16.6 56.7 67. Il s’est accru chaque année de 2001 à 2007 .2 %2.9  % contre 28.5 60 58.6 millions d’emplois salariés en 2007 .9 % dans le tertiaire.4 % pour les TPE et 0. Les entreprises entre 20 et 499 salariés ont vu leur effectif croître de 3.1 71 69.7 64 60. Ba s ric he ro de e e e gn pa ne de ni nc qu eu an Pa ys - ag an Fr a e- gi Au t ne Be l m m nl Irl Fi 2000 Source : Eurostat Un recul de l’emploi dans l’industrie au profit du tertiaire Au cours des dix dernières années.2 % en moyenne du total des emplois salariés. Entre 2007 et 2010. les PME ont.9  % en moyenne dans la zone euro).1 65.3 71. toutes tailles d’entreprises confondues.9 71. Ces entreprises représentent 8.7 millions d’emplois en 2010.9 62 64.4 millions en 20101.3  % dans l’industrie. A l’inverse. La part des emplois dans les PME (de 20 à 499 salariés) sur l’emploi total est restée stable sur 10 ans.4 % pour les entreprises de plus de 500 salariés). Cela est d’autant plus marqué pour la tranche d’âge des 60 à 64 ans.L ’emploi Indicateurs clés Les PME de 50 à 99 salariés sont les plus créatrices d’emplois depuis 10 ans L ’emploi salarié (intérim compris) a augmenté de 4 % en 10 ans entre 2001 et 2010. à l’exception de l’année 2003. Sur les 2. si le chiffre d’affaires des PME en France a reculé de 5. soit + 10. Dans les PME. passant de 15.8 % sur la période (contre 5. 2. mais a augmenté de 13. 1 2 Pôle Emploi Bulletin de la Banque de France n°186 . de nouveau. les PME ont démontré une volonté de conserver les emplois.2 61. 15-64 ans) 72. A l’inverse. l’industrie a perdu des emplois chaque année. Sur la période de 2001 à 2010.3 %. Même en plein cœur de la crise.2 64. moteurs de l’emploi en France… mais de manière encore insuffisante Evolution comparée du taux d’emploi (%.8 millions d’emplois créés en France ces 20 dernières années.

leur effectif décroître sont l’édition. 61 % des actifs de 15 à 55 ans ont une spécialité de formation professionnellement ciblée.2 19.2 20.9 16. les activités financières et l’assurance ainsi que la R&D et les autres activités scientifiques et techniques.0 26. de l’hébergement médical et de l’action sociale. à l’opposé des titulaires de baccalauréats professionnels ou technologiques. 16 % des actifs occupés étaient titulaires d’un diplôme supérieur au baccalauréat.0 28. les régions les plus affectées par une baisse de l’emploi sont la Champagne-Ardenne (- 4. à l’inverse. près d’un quart des actifs occupés n’ont.4 %)5.65 % de l’emploi dans les micro-entreprises et les PME.8 40. près de 75  000 emplois salariés ont été créés en moyenne chaque année dans le tertiaire avec un pic de 161  000 en 2010. Après une première expérience dans une PME. Languedoc-Roussillon et Paca. la croissance de l’emploi dans les PME de 20 à 500 salariés est de l’ordre de 14 à 20 % en Midi-Pyrénées. les créations de postes ont été particulièrement dynamiques entre 2001 et 2010 dans les sous-secteurs de la restauration-hébergement.3 23.6 35. Des emplois de plus en plus qualifiés Cette désindustrialisation s’accompagne d’une croissance des emplois les plus qualifiés. bassins des créations d’emplois dans les PME Entre 2001 et 2010. permise par l’arrivée de générations de plus en plus diplômées. que le brevet des collèges. Pour les PME. Emplois en équivalent-temps plein selon la catégorie socio-professionnelle par catégorie d’entreprises en 2009 (%)   Micro entreprises (< 10 salariés) PME ETI Grandes entreprises Ensemble Source : DARES Cadres 12. les plus diplômés. Aquitaine. A l’inverse. Les ouvriers représentent respectivement 36. Parmi eux. seuls 40 % ont un emploi en adéquation avec celle-ci.Insee. En 1990.0 34.L ’emploi Indicateurs clés Egalement. les cas de « fuite » des jeunes diplômés vers une grande entreprise sont fréquents. En ce qui concerne les niveaux de qualification. En 2008.8 18. cette proportion atteignant 36 % parmi les plus de 50 ans3.8 %). la Lorraine (- 4.2 25.5 Employés 38. et de 8 et 12 % en Bretagne. travaillent plus souvent pour une grande entreprise. et surtout les jeunes.7 %) et la Picardie (- 3. On constate des disparités de postes selon la taille de l’entreprise : la part des cadres dans les TPE est près de deux fois moindre que dans les grandes entreprises. l’emploi progresse particulièrement dans les régions littorales de l’ouest et du sud de la France.0 14. édition 2011 Pôle Emploi 24 . Ce sont les titulaires de bac+2 et bac+5 qui sont le plus souvent en adéquation. au mieux. des télécommunications ainsi que des activités informatiques et services d’information. L’ouest et le sud de la France. Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Néanmoins. l’audiovisuel et la diffusion. Sur cette période. Les secteurs qui ont vu.4 21.0 Professions intermédiaires 12.Insee Dossier « Emploi et salaires » . 3 4 5 « Les évolutions de l’emploi et des salaires depuis 1990 » .3 Une faible adéquation entre spécialité de formation et emploi exercé Selon une enquête de l’Insee4.4 25.2 Ouvriers 36.8 23.3 28. cette proportion a quasiment doublé (31  %).8 % et 40.

6 heures à 35. avec une moyenne de 1 730 heures par an.  • L  a mise en place de contrats aidés. la durée hebdomadaire de travail des salariés à temps complet a connu une baisse très marquée entre 1999 et 2002. passant de 38. elle est passée de 39 heures en 2001 à 37 . la durée effective de travail des salariés à plein temps est passée de 1  950 heures/an à 1  679 heures/an en moyenne en France. • Des aides et exonérations pour les embauches sous contrats d’apprentissage. applicables à partir du 1er janvier 2000 dans les entreprises de 20 salariés ou plus et du 1er janvier 2002 dans les entreprises de moins de 20 salariés. soit une diminution de près de trois heures. Les aides à l’embauche De nombreuses aides à l’embauche ont été mises en place pour les PME. •  La réduction des cotisations patronales de sécurité sociale dite réduction « Fillon ».7 heures.L ’emploi Evolution de l’environnement Une baisse de la durée du travail au début des années 2000. Elle est plus élevée dans les entreprises de moins de 10 salariés. 1672 1640 1679 1661 1660 1659 1000 500 0 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : DARES Dans les entreprises de 10 salariés ou plus. comme par exemple : • L ’aide à l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans dans les TPE de moins de 10 salariés (mesure annoncée dans le cadre du sommet social de janvier 2012) via l’abaissement des charges patronales. Durée du travail annuelle moyenne effective Durée du travail annuelle moyenne effective (heures/salarié à temps plein) 2000 (heures / salarié à temps plein) 1950 1500 1864 1870 1842 1711 1707 Entre 1999 et 2010. •  Des avantages fiscaux et sociaux pour les entreprises implantées dans les bassins d’emploi à redynamiser (BER) ou les zones de restructuration de la défense (ZRD). C’est la durée la plus faible de l’Union européenne avec la Finlande et celle qui a le plus diminué en 10 ans. Il vise à faciliter l’insertion professionnelle des personnes rencontrant des difficultés sociales d’accès à l’emploi et permet à l’employeur de bénéficier d’une aide financière en contrepartie de son engagement d’assurer des actions d’accompagnement professionnel (et notamment de formation) en faveur du salarié. contre une moyenne de 1 660 heures pour les entreprises de 10 à 49 salariés et de 1 620 heures pour celles de 50 à 499 salariés6.3 heures en 2002. Dans les TPE. tels que le contrat unique d’insertion (CUI) créé par la loi du 1er décembre 2008 sur le revenu de solidarité active.Février 2006 25 . La durée du travail varie sensiblement selon la taille de l’entreprise. 6 Insee Première . qui s’est stabilisée à partir de 2005 L ’évolution de la durée hebdomadaire de travail a été marquée par les lois de juin 1998 et janvier 2000 fixant la durée légale du travail à 35 heures.

6 % des salariés d’entreprises de 50 à 99 salariés et 8. la proportion de salariés occupant un emploi aidé a régulièrement reculé dans les TPE.9 11.6 37 . cette décrue s’est effectuée au profit essentiellement des contrats à durée déterminée (CDD)7.3  % à 27 .8  %.2 27 .6 28.2 4. Le recul de l’emploi aidé dans les PME. Entre 2000 et 2009.7 Mouvements de main-d’œuvre des établissements de 50 salariés et plus … mais une tendance à la baisse des CDD dans les TPE A l’inverse. passant de 34. Une augmentation des contrats temporaires dans les PME de plus de 10 salariés… La dernière décennie a vu une augmentation des mouvements de main d’œuvre dans les entreprises. passant de 19. à l’exception de l’alternance Entre juin 2000 et juin 2009. Fin décembre 2010. 7 .6 38.8 %. Ce repli affecte également les entreprises de 10 salariés ou plus (y compris apprentis).6 %.INSEE DARES indicateurs .6 Mouvements de main-d’œuvre des établissements de 10 à 49 salariés 2000 2010 2000 2010 Source : DARES 42. contrairement aux entreprises de plus grande taille Le taux de temps partiel s’est stabilisé dans les années 2000 autour de 17 %. Un recul du temps partiel dans les TPE.9 33. Après une décrue continue tout au long des années 1980 et 1990. la part des salariés des TPE employés à temps partiel a également reculé.1 12. De manière générale.1 28.0 29. entre 2000 et 2009.1 19.1 % à 13. En 2011.Qualité des emplois .8 %). Celle-ci est passée de 36 % du total des emplois aidés en juin 2000 à 84 % en juin 2009. tandis qu’elle a régulièrement progressé dans les entreprises de plus de 10 salariés.1 % à 15. Année Taux de rotation Taux d’entrée en CDD Taux d’entrée en CDI Part des CDI dans les embauches 36. la proportion de salariés ayant un emploi aidé reste supérieure dans les TPE essentiellement du fait de l’alternance (apprentissage. le contrat à durée indéterminée (CDI) reste la forme d’emploi salarié la plus répandue (86. cette part fluctue depuis 2001 autour de 87 %.9 % à 2.1 Taux de recours à l’interim 3.1 % des salariés étaient titulaires d’un contrat à durée déterminée (CDD) et 2 % de contrats d’intérim. le recul du poids des contrats courts (hors alternance) dans les petites entreprises est marqué (diminution de 11. Néanmoins.1 45. Puisque ce sont des contrats courts.0 3.3 %).0 %. Cela s’explique notamment par la suppression progressive entre 2003 et 2006 de l’abattement de cotisations lié à l’embauche d’un salarié à temps partiel. la proportion de salariés employés en CDD dans les TPE a reculé de 16. contrats de professionnalisation ou de qualification). même s’il est moins marqué (3. 7 8 Fiches . les CDD restent largement majoritaires dans les mouvements.0 2.9 %).L ’emploi Evolution de l’environnement L’évolution des types de contrats de travail En 2010. la part des CDD varie en fonction de la taille de l’entreprise : 8. de 13.0 45.4 % à 9.0 16.3 % à 7 .4 % des salariés d’entreprises de 10 à 19 salariés sont titulaires de ce type de contrat. Jusqu’en 2000. contre 6.2011 26 .7 8.2 % des salariés d’entreprises de 500 salariés ou plus8.

aussi bien pour les femmes que pour les hommes.L ’emploi Evolution de l’environnement Le dispositif de rupture conventionnelle.Centre d’analyse stratégique .2 % Total 100 % 12.9 % 43 % 18 % Niveau global de la qualité des emplois : un avantage aux PME Selon une enquête d’OSEO10 s’intéressant à la qualité de l’emploi dans les PME à travers plusieurs indices.2 % dans les entreprises de 50 salariés ou plus. Les ruptures conventionnelles par taille d’établissement (1er semestre 2011) 1 à 9 salariés Ventilation des ruptures conventionnelles Part des ruptures conventionnelles dans le total des sorties de CDI (comprenant licenciements et démissions) Source : DARES Indicateurs 10 à 49 salariés 32 % 11. créé en 2008. plus utilisé dans les TPE Parmi les dispositifs de rupture du contrat de travail. la rupture conventionnelle a été plus particulièrement utilisée dans les TPE et les PME9. alors qu’elles emploient la moitié des salariés du privé. et pour tous les secteurs.9 % 50 salariés ou plus 25 % 9. et enfin une plus forte participation aux élections professionnelles. ouvre droit. Ce dispositif.Décembre 2007 27 . 9 Note d’analyse « La rupture conventionnelle du contrat de travail » . le salaire annuel brut moyen par salarié à temps complet est inférieur dans les PME (26 000 euros en moyenne) par rapport aux grandes entreprises (32 000 euros en moyenne).Etude sur les PME et l’emploi en France » . pour le salarié. la part des seniors dans l’emploi et le taux d’accès à l’emploi pour les demandeurs d’emploi. des emplois plus stables. Les thèmes sur lesquels les PME ressortent en position moins favorable sont  : l’accès à la formation. aux allocations chômage au même titre qu’un licenciement. les entreprises de 20 à 499 employés seraient plus favorables que celles de plus de 500 salariés sur les thèmes suivants : perspectives d’ascension salariale plus favorables. De même.« Quels emplois pour les PME . La part des ruptures conventionnelles dans les sorties de CDI s’élève à 18 % dans les TPE de 1 à 9 salariés contre 9. moins de disparités de salaires entre femmes et hommes. une plus grande facilité pour concilier vie professionnelle et vie privée.Octobre 2010 10 Enquête OSEO . 75 % des ruptures conventionnelles émanent d’entreprises de moins de 50 salariés.

La formation Indicateurs clés La formation professionnelle tout au long de la vie constitue une priorité pour le développement des entreprises. Le taux d’accès (nombre de stagiaires/nombre de salariés) à la formation continue en fonction de la taille de l’entreprise 2000 De 10 à 19 salariés De 20 à 49 salariés De 50 à 249 salariés De 250 à 499 salariés De 500 à 1 999 salariés Plus de 2 000 Total Source : Céreq 2009 15.88 % 2.92 % Les entreprises constituent le principal contributeur de la dépense nationale de formation professionnelle. L’accès à la formation dans les PME a connu une légère amélioration depuis 10 ans. Ce taux atteint près de 60 % pour les PME de 20 à 50 salariés.3 en 20014. destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent. En 2009. Aujourd’hui.2 % 47 .97 % de la masse salariale en 20104. En revanche.2 % 28.45 % 3.Annexe au projet de Loi de Finances pour 2012 28 .Janvier 2012 Insee . contre 33.3 % 9.99 % 2.3 %2.8 % par an sur la période 2001-2011.6 % 61.1 % En volume. Ainsi. passant de 17 % à 45. Après une période stable en 2003-2009. ce taux de participation est en hausse. comprenant notamment l’apprentissage.2 milliards d’euros. de 1. Dans les TPE de moins de 10 personnes. ces dépenses obligatoires doivent être de 0. 86 % pour celles de 50 à 250 salariés.a considérablement augmenté.Déclarations fiscales des employeurs n° 2483 « Les financeurs de la formation professionnelle en 2010 » .14 % 3.5 % 54. l’évolution du nombre de stagiaires suit la même tendance.3 % 38. Dans la réalité. le taux d’accès à la formation .55  % de la masse salariale.La formation professionnelle .5 % 45. seules 39 % des PME de 10 à 20 salariés font de la formation. le taux de participation financière des entreprises de 10 salariés et plus à la formation professionnelle s’élève à 2. L ’accès à la formation augmente avec la taille de l’entreprise. On recense en 2011 4. 1 2 3 4 Xerfi .57 millions de stagiaires contre 3.4 % 47 % 50.nombre de salariés ayant suivi une formation rapporté aux effectifs totaux .89 millions en 2001. Elle comporte une formation initiale. et des formations ultérieures.7 % 15.Fiche « La formation tout au long de la vie » Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) .3 % 1.6 % dans celles de plus de 20 salariés. la durée des formations a légèrement diminué sur la période. mais reste en-deçà de celui des grandes entreprises Depuis 10 ans. la durée moyenne des formations est de 29 heures. le nombre total d’heures de stages (incluant l’alternance) passant de 157 millions d’heures en 2001 à 133 millions en 20103. soit 1. tandis qu’il est proche de 100 % pour les grandes entreprises.7 % 23. Le marché français de la formation professionnelle continue est le plus important d’Europe. qui constituent la formation professionnelle continue.7 % du PIB. 41 % de ces dépenses émanaient d’entreprises privées1.1 % 39. Les dépenses de formation professionnelle continue ont augmenté de 3. Cela est lié en grande partie aux entreprises de 500 salariés et plus qui comptent pour 63 % de la dépense de l’ensemble des entreprises de plus de 10 salariés.6 % 36. l’accès à la formation des entreprises s’est amélioré. Entre 1974 et 2010.05  % dans les entreprises de 10 à 19 salariés et de 1. Un budget souvent supérieur à l’obligation légale (entreprises de plus de 10 salariés) Les taux de participation financière en fonction de la taille (dépenses de formation déductibles/ masse salariale) Taux réel (2009) De 10 à 19 salariés De 20 salariés à 49 salariés De 50 à 499 salariés De 500 à 1 999 salariés Plus de 2 000 salariés Ensemble Source : Insee 1. Elle implique environ 60 000 organismes et les dépenses de formation professionnelle continue s’élevaient en 2011 à 34.

surveillance (y compris hygiène et sécurité) Spécialités plurivalentes des échanges et de la gestion (gestion. traitement Dares.1 8. BEP . le financement (31 %) et la complexité des dispositifs de formation (26 %)7. police.Annexe au projet de Loi de Finances pour la formation professionnelle .La formation Indicateurs clés Des formations orientées en priorité sur les formations obligatoires Parmi les formations dispensées par les organismes de formation. Enfin. ressources humaines) Développement des capacités d’orientation. Les trois premières – sécurité. près de 117 000 diplômes ont été . En 2009. au titre de la validation des acquis de l’expérience. du fait de l’évolution des obligations légales. formation Commerce.2 7 6.8 7 . d’obtenir un titre homologué ou une qualification. vient l’organisation du travail (21 % des chefs d’entreprise se déclarant intéressés). A 30 %.2012 Insee . soit 44 % de plus qu’en 19986. 5 6 7 8 DARES . finances. d’insertion sociale et professionnelle – restent les mêmes depuis 2006. Ainsi. citée par 34 % d’entre eux. il s’agit de diplômes de l’enseignement secondaire (CAP brevets professionnels…) et à 70 % de diplômes de l’enseignement supérieur (BTS. formations plurivalentes des échanges et de la gestion et développement des capacités d’orientation. Base TPE-PME de 1 à 500 salariés Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) 29 . Source : Bilans pédagogiques et financiers. dans certains cas.2 59.4 3. diplômes d’universités…). dix spécialités cumulent 60 % des stagiaires.   Sécurité des biens et des personnes. traitement de l’information. manutention. délivrés en formation continue. France entière. Celle du marché arrive en deuxième (23 %). tels que la formation en situation de travail qui constitue une particularité française8. 31 880 titres et diplômes ont été délivrés en 2009.2 6. transport.Fiche « La formation tout au long de la vie » AGEFOS PME .8 Champ : organismes d’enseignement ou de formation continue ayant réalisé des actions de formation continue. Les entreprises sont nettement plus nombreuses à recourir aux cours et stages (71 %) qu’aux autres types de formation (44 %). la première motivation du recours à la formation pour les dirigeants de TPE-PME est l’évolution des métiers. avec une augmentation régulière des thèmes liés à l’hygiène et la sécurité. De plus en plus d’actions de formation continue débouchent sur un diplôme. réseaux de transmission des données Ensemble des 10 premières spécialités En % des stagiaires 11. vente Développement des capacités comportementales et relationnelles Informatique. magasinage Enseignement. Selon une enquête AGEFOS PME. favorisée par le Code du travail (prévention des accidents du travail et maladies professionnelles)5. d’insertion ou de réinsertion sociale et professionnelle Santé Formations générales Transport.2 5. dont 14 823 par l’Education nationale. La formation professionnelle continue peut permettre.7 4 3. Les principaux freins dans la gestion des compétences des salariés sont le manque de temps (64 %).Perspectives 2012. commerce.

les candidats étaient des demandeurs d’emplois9. Il concernait 21. Après une montée en puissance de 2003 à 2006. Il fait bénéficier aux salariés en CDI disposant d’une ancienneté d’au moins un an. • La législation a contribué également à rationaliser le nombre d’acteurs. Le congé individuel de formation (CIF) permet aux salariés de suivre tout ou partie d’une formation de leur choix pendant leur temps de travail. ouverture du CIF (Congé Individuel de Formation) aux formations extérieures au temps de travail.77 2. de 20 heures de formation par an.05 0.40 0. La période de professionnalisation vise à favoriser le maintien dans l’emploi des salariés en CDI par des actions de formation alternant des enseignements théoriques et pratiques.06 0.2 % des salariés en ont bénéficié contre 5.95 2.Annexe au projet de Loi de Finances pour la formation professionnelle . En 2009.07 De 500 à 1 999 5.10 0.47 2.36 3.35 1. Le DIF n’a commencé à prendre de l’essor qu’à partir de 2008.89 0.94 1. son application est mise en difficulté par le manque d’information. 14. la VAE permet d’obtenir un diplôme grâce à son expérience professionnelle. ce taux s’élève à 47 % seulement11. la VAE a peu évolué. même si cette dernière progresse : 84 % des 500 dirigeants ou DRH de PME (10 à 500 salariés) interrogés dans une enquête d’  AGEFOS PME déclarent connaître le DIF . Base TPE-PME de 1 à 500 salariés 30 . il s’agissait de personnes en situation d’emploi et dans près de 30 % des cas. notamment en concentrant les organismes collecteurs et en rationalisant les coûts de formation. 9 DARES .5 % en 20089. contre 10 744 en 2003. Taux d’accès et taux de diffusion par dispositif Nombre de salariés Au titre du DIF Au titre d’une période de professionnalisation Au titre d’une allocation de formation Au titre d’un bilan de compétence Au titre d’une VAE* De 10 à 19 1.62 0.95 0.03 Total 5.9 % des entreprises mobilisent la période de professionnalisation pour une durée moyenne de 72. contre seulement 50 % en 2004.07 De 20 à 49 2.04 0.84 1.10 De 50 à 249 De 250 à 499 3.09 0. 6. en simplifiant les dispositifs : • La loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie complète celle de 2004.11 4.12 0. La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) : instaurée par la Loi de Modernisation Sociale en 2002.07 Source : Céreq 2008 – Exploitation des déclarations fiscales des employeurs n°24-83 * VAE : Validation des Acquis de l’Expérience Le Droit Individuel à la Formation (DIF) a été instauré par la loi sur la «  formation professionnelle tout au long de la vie  » en mai 2004.Perspectives 2012.97 0. Elle renforce la sécurisation des parcours professionnels et simplifie les outils de formation : portabilité du DIF .75 0. Dans 70 % des cas.72 0.La formation Evolution de l’environnement Une simplification des dispositifs de formation pour en faciliter l’accès aux PME Plusieurs initiatives on été prises depuis le milieu des années 2000 pour favoriser l’accès à la formation tout au long de la vie.16 0.31 0. Pour les TPE (1 à 9 salariés). Dans les PME. En 2009.37 1.76 0. près de 31 880 candidats ont obtenu une certification ministérielle par la voie de la VAE.7 heures par stagiaire.05 2 000 et plus 9.08 0.2 % des entreprises en 2008 et 376 833 salariés10. Les modalités d’accès à la formation Les formations peuvent prendre différentes formes.2012 10 Fédération de la Formation Professionnelle 11 AGEFOS PME .52 0.08 0. cumulables sur six ans. En 2009.06 0.

ce qui constitue un succès pour ce dispositif. on compte 10 839 bénéficiaires. 31 . Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans révolus sont rémunérés en pourcentage du SMIC selon leur âge et leur niveau de formation. En avril 2012. La tendance est donc à la hausse. par un titre homologué ou un titre d’ingénieur. dont 32 500 pour les adultes ont été conclus.La formation Evolution de l’environnement Favoriser l’insertion professionnelle par l’alternance : le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage Ces contrats constituent des instruments majeurs d’insertion professionnelle des jeunes au titre de la formation continue. la durée maximale peut être portée à quatre ans lorsque la qualité de travailleur handicapé est reconnue à l’apprenti. L ’inadéquation des compétences par rapport aux postes proposés trouve une réponse adéquate avec la POE. Organisés autour de l’alternance. hôtellerie-restauration. Ils étaient au nombre de 145 950 en 2009 et de 147 990 en 2010. Il s’agit de former un demandeur d’emploi à une offre identifiée déposée par l’entreprise auprès de Pôle Emploi. Le contrat de professionnalisation s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus. comme des exonérations de cotisations sociales ou de crédit d’impôt. Après plus d’un an de mise en place. un premier bilan peut être tiré de la POE individuelle. La durée du contrat peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. agro-alimentaire. Le demandeur pourra alors bénéficier d’une action de formation à titre individuel ou collectif (ne pouvant excéder 400 heures) pour acquérir le socle de compétences professionnelles nécessaire pour occuper le poste proposé. pour certaines embauches et dans certaines limites. à 24 mois pour des publics spécifiques ou quand la nature des qualifications l’exige. sous certaines modalités. à destination notamment des TPE-PME. Au 31 décembre 2011. à l’employeur. Le contrat d’apprentissage s’adresse aux jeunes de 16 ans à moins de 26 ans qui souhaitent acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique. services aux entreprises. 173 185 contrats de professionnalisation. Les employeurs peuvent bénéficier d’un certain nombre d’aides financières. Certaines tendances se dessinent déjà au regard des secteurs ayant le plus mobilisé la POE en 2011 : transport. Après une légère baisse des contrats signés entre 2009 et 2010 – sur cette période ils passent de 288 008 à 287 719 – le nombre de contrats d’apprentissage signés remonte à 295 044 en 2011. à une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale. Ce contrat ouvre droit pour l’employeur. Un dispositif innovant : la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) L ’accord national interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle a créé un dispositif nouveau destiné aux demandeurs d’emploi. L ’innovation de ce dispositif réside dans l’identification préalable du poste à pourvoir et l’adaptation en conséquence de la formation par la POE. sous certains conditions. grande distribution. construction. Il repose sur le principe de l’alternance entre enseignement théorique en centre de formation d’apprentis (CFA) et enseignement professionnel chez l’employeur avec lequel l’apprenti a signé son contrat. les salariés âgés de 26 ans et plus perçoivent une rémunération qui ne peut être ni inférieure au SMIC ni à 85 % du salaire minimum conventionnel. Cette durée peut être adaptée pour tenir compte du niveau initial de compétence de l’apprenti . Ces contrats sont d’une durée de 6 à 12 mois et peuvent être portés. Les taux de sortie positive après une POE sont bons. en moyenne 84. ces dispositifs bénéficient d’aides financières accordées. En 2011. indemnisés ou non. Il s’agissait à l’origine d’une proposition de la CGPME. aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats. Son objectif est de leur permettre d’acquérir une qualification professionnelle et de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle. industrie.4 % des demandeurs d’emploi ayant effectué une POE individuelle ont été embauchés.

Certains dirigeants font le choix d’une réorientation en cours de vie active. • 5  00 transmissions d’entreprises de 50 à 250 salariés. soit une progression de 6 % par rapport à 2006.7 % en 2010. … avec pour conséquence un recul de l’âge des dirigeants de PME Si l’âge des dirigeants au moment de la transmission est moins élevé. et 18 % des 50-54 ans1.2005 2 L ’Observatoire BPCE .4 et 1. passant de 12. en 2005. l’année 2011 a vu une hausse de 2. dans une période marquée par la crise. est moins marqué depuis un an. il semble que ceux qui n’ont pas fait le choix de céder leur entreprise tardent à franchir le cap. 5. • 5  000 transmissions d’entreprises de 10 à 49 salariés.Les transmissions-cessions Indicateurs clés Les transmissions sont en recul. On observe une tendance générale à la diminution du nombre d’entreprises transmises depuis 2002. Cela est lié à une évolution des motivations du dirigeant pour transmettre son entreprise. entraînant un vieillissement des dirigeants. En 2005. Cela concerne surtout les petites structures puisque les trois quarts des 45 105 établissements repris avaient moins de trois salariés. il n’y a plus de données chiffrées disponibles sur le nombre de transmissions-reprises d’entreprises. 1 Etude OSEO . OSEO évaluait à environ 60 000 le nombre total de reprises d’entreprises1 : • 5  0 000 transmissions d’entreprises de moins de 10 salariés. Ainsi. 60 % des cessions sont réalisées par des dirigeants de moins de 55 ans.9 % des PME de plus de 10 salariés et ETI du secteur marchand en France ont connu une opération de cession-transmission. En 2010. Ainsi. 24 % des dirigeants déclaraient avoir l’intention de céder partiellement ou totalement leur entreprise dans les deux ans.2 % des reprises et de 6.8 % en 2004 à 17 .5 million d’emplois2. En conséquence. le départ en retraite n’est plus le critère principal pour la céder ou la transmettre. Selon une enquête d’OSEO en 2010. La part des dirigeants de PME de 60 ans augmente. Un chiffre relativement stable depuis les 10 dernières années. les opérations via des holdings ou un changement d’actionnaires représentent désormais 34 % des cessions/transmissions1. Une évolution du profil des cédants… On constate une évolution de l’âge du dirigeant lorsqu’il transmet son entreprise. qui avait également touché les cessions de fonds de commerce. En effet.2011 32 . Si. Néanmoins. date à laquelle l’Insee a cessé de les comptabiliser. ils ont préféré consolider leurs fonds propres et stabiliser leur entreprise plutôt que de la céder. En effet. Ce phénomène. Près de la moitié des chefs d’entreprise ont plus de 55 ans1. on assiste à une inversion du rapport entre âge et cession effective de l’entreprise. en 2010. 60 % des transmissions étaient le fait de chefs d’entreprise de plus de 60 ans qui partaient à la retraite.BDPME . et de manière plus marquée depuis la crise Depuis 2006. souhaitent valoriser leur capital ou procèdent à une opération technique (création d’une holding par exemple). après une baisse du nombre de cessions des fonds de commerce de 20 % en 2009. Ce souhait est partagé par près de la moitié des dirigeants de plus de 60 ans contre 36 % en 2006.8 % du montant de cession moyen. soit un total de 12 315 entités qui représentent 1. un consensus s’est dégagé autour du chiffre de 60 000 reprises par an.

Ainsi. salariés…)4. tandis que les repreneurs étaient de plus en plus diplômés. Par exemple. Part des acquéreurs étrangers dans les opérations de fusions-acquisitions pour les PME < 50 millions d’euros5 50 de fusions-acquisitions pour les PME < 50M € Provenance des acquéreurs étrangers dans les opérations Provenance despour acquéreurs étrangers dans de fusions-acquisitions les PME < 50M € Zone euro les opérations de fusions-acquisitions pour les PME < 50 millions d’euros5 21% 15% 7% 5% 21% 17% 18% 24% Acquéreurs européens (hors zone euro) Acquéreurs nord-américains Acquéreurs asiatiques Autre 40 41% 35% 35% 34% 34% 34% 25% 27% 3% 22% 30 31% 20% 22% 20 10 34% 34% 35% 0 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2002 2008 2010 3 Etude OSEO . Les européens représentent la moitié des acquéreurs étrangers. En conséquence. la part des sociétés cotées au sein des acquéreurs industriels de PME inférieures à 50 millions d’euros est de 26 % en 2010.Les transmissions-cessions Indicateurs clés La montée en puissance des personnes morales dans les reprises de PME… Le choix des repreneurs s’oriente à 47 % vers une personne physique ou un concurrent. les motivations purement financières se sont développées. à 25 % vers la famille et à 26 % vers les salariés3. Ils représentaient 75 % des repreneurs en 2005 contre deux tiers en 20113. Les acheteurs européens hors zone euro (notamment anglais) sont plus présents en 2010 avec un poids de 18 %. après un retrait massif en 2008/2009. les acquéreurs cotés ne sont toujours pas revenus sur le marché. A partir de 2004. à 37 % vers une personne morale. • L  es personnes morales qui rachètent des entreprises progressent. la part des reprises de TPE/PME par d’autres PME dans les opérations de transmission accompagnées par OSEO est passée de 5  % en 1997 à 25  % en 2003. contre 21 % en 1997 et seulement 14 % appartenaient à un grand groupe. contre 41 % en 2002. en 2010. principalement un groupe de PME. un tiers des repreneurs avait déjà créé ou repris une PME/PMI par le passé. la volonté de développer l’entreprise représente les deux tiers des motivations des repreneurs. Parmi les PME entrant dans un groupe. On distingue ainsi deux types principaux de repreneurs : •  Les personnes physiques (famille. contre 35 % en moyenne pour la période 2002 à 2008. Ce phénomène est concomitant à l’augmentation des reprises par des personnes morales et à un rajeunissement du profil des repreneurs. Confirmant cette tendance. 15 % par des ETI et seulement 9 % par un grand groupe de plus de 2 000 salariés5. 76 % sont absorbées par d’autres PME de moins de 250 salariés.BDPME . Pour plus de la moitié d’entre eux (54 %). En revanche. … avec pour conséquence l’émergence de micro-groupes de PME Les PME indépendantes intègrent de plus en plus les fusions-acquisitions dans leur stratégie de développement. l’objectif était d’assurer leur emploi. En 2011. la part des acquéreurs étrangers dans les opérations de fusions-acquisitions pour les PME de moins de 50 millions d’euros était limitée à 27 %. passant de 25 % en 2005 à un tiers en 2011. En 2002. Ces derniers représentaient 21 % des acquéreurs en moyenne pour la période 2002-2008 contre 17 % en 2010. dont 35  % issus de la zone euro. La conséquence de cela est l’émergence de micro-groupes. Ce phénomène provient principalement d’un désintéressement des acquéreurs asiatiques et américains. personne extérieure) sont les repreneurs privilégiés par les chefs d’entreprise de moins de 50 salariés. … et une évolution des acquéreurs étrangers On assiste à un repli des acquéreurs sur leurs marchés nationaux. 52  % des PME appartenaient à un groupe en 2010.2005 4 L ’Observatoire BPCE .2011 5 Observatoire CNCFA EPSILON de la Transmission de PME . On estime à 25 % le taux de cession interne des PME (famille. salariés. mais leur poids reste très inférieur à celui des années Part des acquéreurs étrangers dans les opérations précédentes (23 % en 2002-2008).2011 33 .

• l’exonération (totale ou partielle) des plus-values en fonction des éléments cédés pour la transmission d’entreprise individuelle ou branche d’activité dont la valeur est inférieure à 500 000 euros. comme par exemple : • l’exonération des plus-values de cession des petites entreprises. dernière année de forte activité avant la crise de mi-2007 à fin 2009. En effet.2011 34 .sous conditions . sous condition de recettes .2012 L ’Observatoire BPCE .5 % en 20117. En outre. Ainsi.Les transmissions-cessions Contexte et évolution de l’environnement La déductibilité des intérêts d’emprunt dans le cadre d’une reprise par holding L ’émergence de micro-groupes de PME est liée au régime fiscal permettant la création de holdings pour déduire des intérêts d’emprunts. Cependant. Des régimes fiscaux spécifiques à la transmission La législation française a évolué ces dernières années afin de faciliter les transmissions d’entreprises. environ la moitié des LBO réalisés en France concernait des entreprises familiales6. il n’existe toujours pas d’aménagement en matière de prélèvements sociaux sur les plus-values.3 % en 2010 à 13. • la diminution de l’impôt sur les sociétés grâce à l’intégration fiscale .Dalloz Finance . • des avantages fiscaux dans le cadre d’une cession d’entreprise à l’occasion du départ à la retraite. Le bénéfice de l’exonération suppose notamment qu’un engagement de conservation des titres soit conclu avant leur transmission par des associés de la société concernée. les dividendes versés à la société holding ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux . D’autres dispositifs prévoient des exonérations d’impôt sur les plus-values dans le cadre de transmissions à titre onéreux et/ou à titre gratuit.aux héritiers et bénéficiaires d’une donation de titres de sociétés de bénéficier d’une exonération partielle des droits de mutation à hauteur de 75 % de la valeur des titres transmis.Vernimmen . malgré la loi Dutreil. Le LBO (Leverage Buy Out / Opération de rachat d’une société avec effet de levier) s’est aussi peu à peu imposé comme une nouvelle technique de financement. la holding permet de réunir les financements nécessaires à l’acquisition. le pacte Dutreil permet . • la réduction d’impôt sur le revenu. qui sont passés de 12. 6 7 Les LBO . accordée aux contribuables qui souscrivent en numéraire au capital d’une société holding ayant pour objet exclusif de détenir des participations dans une société non cotée. En 2007 . le rachat d’une société par le biais d’une holding permet de réaliser des économies d’impôts substantielles : • lorsque le repreneur crée une holding pour procéder à la reprise.

mais 17 179 auraient pu l’être selon l’Observatoire BPCE9. un taux d’échec élevé dans les négociations et un marché inadapté pour que l’offre rencontre efficacement la demande.2011 35 . Selon l’enquête de BPCE. même si elles restent le mode de cession majoritaire9. les repreneurs avaient moins de 30 % du capital initial9. PME < 50 millions d’euros 3000 2500 2000 1500 1000 500 0 500 408 361 332 290 223 249 300 400 200 124 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 100 La crise a fait évoluer les motivations du chef d’entreprise. ce dernier étant également plus attaché à conserver son patrimoine foncier malgré la transmission. malgré un regain en 2010 (12 % en volume et 40 % en valeur). comme en témoigne la baisse Nombre d’opérations de LBO. 12 315 cessions-transmissions de PME de plus de 10 salariés ont été réalisées. 65 % des reprises se faisaient grâce à des prêts bancaires8.Les transmissions-cessions Contexte et évolution de l’environnement L’impact de la crise sur le financement des reprises et les motivations des repreneurs Au fil de la décennie. qui représentaient 70  % des transmissions de PME/PMI en 2002 ont diminué de 10 points en 2010 (60. Nombre d’opérations de LBO. le cédant restant propriétaire des murs) a connu une forte augmentation depuis 2002 (de 16  % à 25. un environnement favorable à la transmission : en 2002. Les acquéreurs se sont également raréfiés.2002 L ’Observatoire BPCE . Valeur des transactions (M€) Nombre d’opérations de LBO Source : Observatoire CNCFA EPSILON de la Transmission de PME Des freins encore nombreux à la transmission On constate un phénomène d’échec des transmissions. 8 9 Etude APCE . dans 70 % des cas. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène d’échec des transmissions : un recul de l’âge du dirigeant. les cessions partielles (cession simple du fonds de commerce. près de la moitié des dirigeants de 60 ans et plus déclare ne pas encore avoir pris des mesures pour faciliter la cessiontransmission de leur entreprise. De plus pour près de 80 % des dirigeants interrogés. On constate également un manque de préparation des cédants à cette étape délicate dans la vie de leur entreprise. En 2005. Ainsi.9 % des cessions). PME < €50M continue des opérations de LBO depuis 2007 . Ce besoin d’informations et de conseils se retrouve également chez les repreneurs. l’organisation et la préparation de la cession de leur entreprise constituent des opérations difficiles à mener. les transmissions et cessions de PME ont connu deux périodes principales : • La période 2002-2007. ainsi que le développement de plates-formes de mise en relation de cédants et repreneurs. Face à la chute des prix de cession. La crise a eu un impact négatif sur le financement des repreneurs. Cette évolution entraîne un rajeunissement des cédants. • Un attentisme lié à la crise. C’est pourquoi on assiste au développement des formations ou dispositifs de tutorat à destination des repreneurs.8 %). En 2010. les chefs d’entreprise ont préféré attendre pour vendre. Les cessions totales (transmission du fonds et des murs).

6 % en 2000 à 91.46 + 166 .5 0.57 -4. Une dégradation continue de la balance commerciale. La balance française des échanges de biens et services de la France s’est dégradée depuis 10 ans : le taux de couverture des exportations par les importations est tombé de 103. notamment en raison de l’affaiblissement du solde du poste « voyages ».3 -64. Solde de la balance commerciale (en milliards d’euros) Solde de la balance commerciale (en milliards d’euros) 10 Evolution du solde des balances commerciales de quelques pays européens entre 1999 et 2009 (milliards de dollars) 1999 2009 .13 . il s’agit de faire face à la concurrence et d’occuper une position forte sur son marché. la compétitivité se définit comme « la mesure dans laquelle un pays peut.7 .La compétitivité Indicateurs clés La compétitivité est une notion large qui regroupe plusieurs définitions. Selon l’OCDE.63 -10. Cela provient essentiellement d’un déficit de plus en plus important de la balance commerciale depuis le milieu des années 2000 pour atteindre environ 64 milliards d’euros en 2010.5 .5 .28 -69..51. dans un contexte de marché libre et loyal.22 France Allemagne Italie Espagne -41 -52. Le creusement du déficit commercial français ces dernières années est lié pour une grande part à la dégradation de la balance industrielle..96 Royaume-Uni Source : OCDE -60 -70 -80 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 -67.79 -53.59 2007 2008 2009 2010 2011 Source : Insee et Ministère des Finances 2011. en pourcentage du PIB. celui de l’Espagne et de l’Italie.11.29 -14. Attention : pour les données 2000-2010 les données sont FAB/CAF . 36 . Pour une entreprise ou une économie. produire des biens et services qui répondent aux normes des marchés internationaux tout en assurant et en augmentant le revenu réel de sa population à long terme ».61 0 -10 -20 -30 -40 -50 -4. voici un état des lieux de l’évolution de la compétitivité de la France à travers le tissu de ses PME.22 -33.7 + 24. pour 2011 elles sont en FAB/FAB (données disponibles à ce jour). On constate également une réduction de l’excédent des services de 46  % depuis 2000. A travers quelques indicateurs-clés. la balance commerciale est à l’inverse excédentaire.2 + 11.49 + 36.6 % en 2010. Ce déficit commercial dépasse. En Allemagne.27 .

En revanche. contre 2. Source : Institut Montaigne – « De la naissance à la croissance : comment développer nos PME ? » . clé de la compétitivité future ? Les PME françaises ont tendance à plus innover que leurs homologues européennes.3 18.5 17 .1% avec 11 384 brevets déposés).CIRAC International Banque de France.6 21.7  % avec 4 031 brevets en 2009. la part de la France s’est réduite de 20 % en 10 ans. En France.9 11.La compétitivité Indicateurs clés … qui s’accompagne d’un fort recul des parts de marché à l’exportation des entreprises françaises Part des exportations dans les exportations totales de la zone euro 1999 France Allemagne 16.6 20.87 % en Finlande. Pour autant.82 % en Allemagne. 1 2 3 Institut Montaigne « De la naissance à la croissance : comment développer nos PME » .52 % 27 .7 11. Les PME allemandes .« Une compétitivité à dimension sociale et humaine » . en % du total des entreprises) 30 26.6 25 20 15 24.Juin 2011 O  SEO 2010.6 % de son PIB aux dépenses de Recherche & Développement.Isabelle Bourgeois et René Lasserre . cette évolution est encore plus marquée en Allemagne (+ 111.48 % 2010 12.3 11.9 22 21. les PME et les ETI représentent respectivement 14 % et 36 % du chiffre d’affaires de la France à l’export3. PME introduisant des produits innovants sur le marché En 2010.Juin 2011 L ’évolution du nombre d’entreprises exportatrices en France au cours des dix dernières années stagne à un peu plus de 110 000 alors qu’il a augmenté en Allemagne (+ 55 000) ou encore en Italie (+ 9 000)1. contre 1 646 au Royaume-Uni ou 348 en Espagne.6 16.13 % 29. base FIBEN .7 9. Entre 2000 et 2009. En Allemagne. ou (2004-2006. PME introduisant des produits innovants sur le marché (2004-2006.Novembre 2011 ne Pa ys -B as U E à 27 Po rtu Ro ga ya l um eU ni Ita lie e ur de èd qu nc an an Irl Al de le m bo Fr a Su Au t nl xe m Lu Be l Fi gi ag 37 . la France consacrait 2.8 10 5 0 g e ric he e La contribution des PME au positionnement de la France en matière d’innovation est importante : près d’un quart des PME françaises ont introduit des produits innovants sur le marché entre 2004 et 2006. les brevets délivrés par l’Office européen des brevets à des Français a connu une hausse de 91. 25  % des PME sont internationalisées et elles réalisent près de 60  % du chiffre d’affaires à l’export de l’économie allemande2.42 % La comparaison de l’évolution des parts de marché française et allemande au sein de la zone euro montre que la part des exportations allemandes dans les exportations de la zone euro a augmenté depuis 2002. Les PME innovantes. en % du total des entreprises) encore 3. représentant maintenant près du tiers de celles-ci.

8 36. UPA.6 10 0 ric he ro e e lie Ba s ne de gn qu Ita ag an eu gi Pa ys - Au t m nl ne le 2000 Source : Eurostat.8 20.La compétitivité Evolution de l’environnement et facteurs explicatifs Une dégradation de la compétitivité du coût du travail Entre 2000 et 2010. contre 1 904 heures pour l’Allemagne. Depuis 2000. En France.8 .3 39. contre 14.8 39.9 35. La France fait partie des pays où la durée effective de travail est la plus faible. En effet la part industrielle du PIB a reculé d’environ un tiers entre 2000 et 2010. les taux de marge des sociétés non financières n’ont pas évolué entre 2000 et 2009.6 31.9 % en Allemagne et 23. 25 % pour la construction)4.2 20 40 Excédent brut d’exploitation des sociétés non financières Excédent brut d’exploitation des sociétés non financières (en % de valeur ajoutée) (en % dela la valeur ajoutée) % 50 46. Les entreprises françaises peuvent être contraintes à des efforts de marge à l’exportation plus importants que d’autres pour préserver leurs parts de marché. avec 1 679 heures en moyenne pour les salariés à temps plein.4 37 .1 26.3 39.1 30. MEDEF .8 37 36.4 38.2 45.1 27.2 points. la diminution des marges a un impact négatif sur la capacité d’investissement des entreprises pour leur croissance future. que l’on considère l’ensemble du secteur marchand non agricole ou la seule industrie manufacturière (13 % pour les services et le commerce. le coût horaire de la main d’œuvre (hors apprentis) a augmenté de 37 . calculs à partir des comptes nationaux Une forte désindustrialisation La perte de compétitivité de la France depuis 10 ans s’est accompagnée d’une désindustrialisation.7 37 .7 39.6 34. Or. le poids de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est passé de 19. la part de la valeur ajoutée industrielle dans le PIB a perdu 5. La France ne représente plus que 12 % des résultats d’exploitation réalisés par l’industrie en Europe contre 18 % à la fin des années 19905.2 33.7 31.2 30 34.3 35.6 39.Juin 2011 La compétitivité française en 2011 .2 % à 15.5 4. CFECGC. la compétitivité du coût salarial en France s’est dégradée par rapport à la moyenne de la zone euro.1 38.4 % entre 2000 et 2010 en France.9 40.9 % dans l’Union européenne.Janvier 2012 38 Al 2009 Zo Es Fi Be l Fr a pa nc e 29.Coe-Rexecode .2 38.7 points de PIB. En conséquence. cette dégradation a été de 20 %. CGPME. Ainsi. Relativement à l’Allemagne.6 3.5 % soit un recul de 3. Coûts horaires de la main d’œuvre en 2011 en euros (estimations Eurostat) 2011 (€) Union européenne (27) Zone euro (17 pays) Belgique Suède Danemark France Luxembourg Pays-Bas Allemagne Italie Espagne Bulgarie Roumanie 23. CFDT) . 4 5 Approche de la compétitivité française (CFTC.

6 %7. contre 57 % des entreprises françaises8. l’impôt sur les sociétés françaises a moins évolué. Cela s’est traduit par une forte diminution du taux d’impôt sur les sociétés sur les dix dernières années. il y a un clivage entre les pays de l’Est. De plus. Ce taux exprime le rapport entre la somme des impôts et charges supportés par les entreprises et le PIB « Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne » . Aujourd’hui.Novembre 2011 39 . Au cours de la même période. Mairesse « Evaluation de l’impact du crédit impôt recherche » pour le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche . et quelques centaines de groupes de taille mondiale. A noter qu’en Allemagne.2011 Rapport Taxation trends in the European Union R  apport de B. L’importance de la fiscalité La France a un niveau de fiscalité élevé. passant de 216 000 en 2000 à plus de 620 000 en 2010.Rapport de la Cour des comptes . cette réduction est légèrement plus importante pour les PME (-48 %) que pour les grandes entreprises (-45 %)10. comportant une part foncière et une part assise sur la valeur ajoutée. La comparaison du niveau d’imposition des entreprises en France et en Allemagne est difficile du fait d’un impôt local en Allemagne (la taxe commerciale) et des exonérations et régimes dérogatoires en France. qui pratiquent des taux variant peu. Il a été remplacé par une contribution économique territoriale (CET).Juin 2011 B  aromètre de l’Observatoire Européen de la Fiscalité des Entreprises. La Cour des comptes. on estime que le CIR a réduit en moyenne le coût de la recherche et développement de plus de 47 %. en moyenne de 10 % (Chypre.53 % en France. telles que : • le Crédit Impôt Recherche (CIR) incitant à maintenir sur le territoire les dépenses de Recherche & Développement. d’une part. et les anciens Etats membres dont les taux varient entre 23 % (Grèce) et 34 % (France et Belgique)9. 83 % des entreprises sont des sociétés de personnes assujetties à l’impôt sur le revenu. la France peine à faire émerger des PME de taille internationale. En 2008.64 % du PIB en Allemagne contre 2. •l a suppression de la taxe professionnelle en 2010. Cet impôt unique en Europe pesait surtout sur les investissements productifs (achat de machines ou d’équipements). dans son rapport de 2011. Au niveau de l’Europe. 6 7 8 9 10 Institut Montaigne « De la naissance à la croissance : comment développer nos PME » .9 % en 2009 contre une moyenne européenne de 12. Bulgarie) à 21 % (Estonie. Le rythme des créations a presque triplé au cours des dix dernières années. d’autre part6.La compétitivité Evolution de l’environnement et facteurs explicatifs Un pays d’entrepreneurs… mais qui peine à faire émerger des PME de dimension internationale La France est l’un des pays avec le plus de créateurs d’entreprises au sein de l’Union européenne. compare un taux allemand à 31 % et un taux français à 34. La création du statut d’autoentrepreneur en 2008 a considérablement dynamisé les créations d’activités. Des mesures fiscales ont été prises en faveur de la compétitivité des entreprises en France. les recettes d’impôts sur les sociétés représentent 0. Le taux de prélèvements obligatoires des entreprises (TPOE) y est de 17 . L  ’  Allemagne a réformé sa politique d’impôt sur les sociétés dans un souci d’amélioration de la compétitivité. Le tissu économique de la France a une base large de petites entreprises.5 %8. comparables à leurs concurrentes allemandes ou britanniques. Cependant. Hongrie).Mulkay et J.

1 2 3 4 5 6 7 C  entre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie . des tendances sociétales émergent.4 % du PIB2. elle a fortement reculé par rapport à 2008 (58 milliards d’euros et 3 % du PIB). lors de leurs achats. à atteindre d’ici 2020.2 % de leur budget5. La traçabilité des aliments est de plus en plus encadrée et de nombreux consommateurs préfèrent aller directement chez le producteur ou privilégient le « fait maison ».Octobre 2008 Insee. le « simply and less » (faire mieux ou bien avec moins). cela représentait 7 .« Le savoir-faire français dans le domaine des énergies renouvelables » . On estime à 3. La facture énergétique de la France s’est élevée à 46. contre 25 % seulement en 20081. 37 % de la population se déclarait disposée à payer plus de taxes qui seraient directement affectées à la protection de l’environnement. si les objectifs du Grenelle de l’environnement sont respectés. • Développer des filières industrielles « vertes » : en France. solaire à concentration. l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables représentent une opportunité pour les entreprises. en étant moins dépendant de l’importation de combustibles fossiles . telles que la « proxilité » (proximité et simplicité).).2010 Rapport Trend Strategy « Les 10 tendances 2012 ».. Cela passera par le développement de nouvelles énergies : éoliennes offshore. 25 % des consommateurs sont à la recherche de simplicité. Cela vise un triple objectif : • Répondre aux enjeux climatiques et environnementaux... les ménages français face à l’efficacité énergétique de leurs logements . Dans ce contexte.3 Environnement.Mai 2011 Le Bilan énergétique de la France . chaque ménage consacrait en moyenne 1 600 euros pour l’énergie domestique et 1 300 euros pour les carburants. le dispositif européen EMAS et français 1. de calme. 40 . la production des éco-activités en général s’élevait en 2009 à 64. • Accroître la sécurité d’approvisionnement.4 milliards d’euros et représentait plus de 427 000 emplois3. Par exemple. La quête de sens impacte les modes de consommation Les modes de consommation reflètent une réelle quête de sens des consommateurs.Les tendances d’avenir Les nouveaux modes de consommation L’environnement et le développement durable La préservation de l’environnement est devenue une préoccupation majeure : début 2011. les TPE et les PME représentaient en 2008 entre 55 et 60 % des éco-activités4. Les préoccupations énergétiques impactent également la consommation des ménages français : en 2010. des engagements que prennent les entreprises en matière de citoyenneté (recours au travail des enfants.Ministère du développement durable . comme le tourisme responsable ou alternatif (tourisme industriel et technique). 44 % des Français tiennent compte. Cette montée en puissance du green business s’est accompagnée d’une règlementation et de la mise en place de certifications pour les entreprises : la norme internationale ISO 14001. fabrication en France. C’est pourquoi on assiste à la naissance de nouvelles niches. en réduisant les émissions des gaz à effet de serre .Mars 2012 Développement économique et environnement : quelle place pour les PME ? .. Depuis 2007 .Juin 2011 Rapport de l’ADEME . Ainsi. soit 2.Octobre 2010 ADEME. les dépenses d’énergie des ménages depuis 20 ans . énergies marines. 40 % des fabricants d’équipements solaires thermiques sont des PME.« Consommation et modes de vie » . de bien-être et de qualité de vie7. Selon une étude de l’assemblée des CCI. écologie. La France s’est fixé un objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie.2 milliards d’euros en 2010. Au total.ACFCI . l’énergie éolienne doit permettre d’atteindre 25 % de l’objectif que s’est fixé la France pour 2020 en matière d’énergies renouvelables2. les bioénergies… A elle seule. Les consommateurs se tournent vers les projets à taille humaine et questionnent le modèle de l’hyper-consommation.2.8 millions le nombre de ménages qui sont en situation de précarité énergétique dans leur logement6. Selon le Crédoc (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie). Malgré une hausse de 20 % sur un an.

4 72. • L’imprimante 3D : dans le secteur médical de l’orthopédie.Les tendances d’avenir Les nouveaux modes de consommation Le low cost sans abandonner la qualité Seuls 33 % des Français estiment que leur situation financière s’est améliorée ces 10 dernières années (contre 44 % en Allemagne)8. un papier peint. qui permettra à terme d’étiqueter et de tracer n’importe quel objet grâce à un marqueur (tag) qu’il conservera tout au long de son cycle de vie. netbooks et tablettes tactiles : en 2011. • La e-santé ou la télémédecine permettant la dématérialisation des prescriptions médicales ou la surveillance médicale à distance. Cette baisse du pouvoir d’achat a donné lieu à la recherche de produits « low cost ». En découlent des courants comme le business participatif permettant de faire participer directement les clients à la création ou la vie du produit. Cependant. Par ailleurs.5 21. les attitudes à l’égard du 3ème âge vont évoluer et les marques notamment devront s’adapter à ces consommateurs.65 10 20 30 40 50 60 70 80 8 L ’Observatoire Cetelem . à la demande et en quelques minutes. les particuliers pourront dessiner leur maison avec leur ordinateur. de la visioconférence… • L’internet des objets. des données informatiques. il y a eu plus d’iphones vendus que de PC.Février 2009 10 BFM : Paris d’avenir « Pas de Business sans son application mobile » 41 . plus de la moitié (56%) ont. La solidarité intergénérationnelle Avec les changements démographiques et les progrès de la médecine. La location permet également de répondre à ce nouveau mode de consommation : 23 % des Français envisagent la location de produits plutôt que l’achat9.2012 9 Ipsos Marketing pour Marketing Magazine . • Les murs intelligents permettant d’afficher la télévision. cette tendance s’accompagne désormais d’un souci de préserver la qualité. Répartition des projets par secteur en millions d’euros Les 52 projets d’avenir financés par le Grand Emprunt Répartition des projets par secteur en millions d’euros Nanotechnologies Biologie . Le marché de l’occasion est également une alternative à des prix trop élevés.23 68. Les grands leviers technologiques Les PME devront créer leur avenir en prenant en compte les évolutions technologiques comme par exemple : • Les technologies numériques. d’une façon générale. • Le smart grid ou réseau électrique intelligent est devenu un vecteur essentiel pour une économie à faible émission de carbone.Santé Energie Environnement Informatique Sciences Humaines 0 79. notamment le développement des smartphones. des prothèses personnalisées.8 56. La solidarité intergénérationnelle couvre déjà un grand nombre d’activités telles les services à la personne pour les personnes âgées ou encore la formation des jeunes par les retraités. Dans le secteur du bâtiment. l’échange et le troc sont de plus en plus dématérialisés grâce au développement de sites internet dédiés à ce mode de consommation. On estime à 900 millions le nombre d’utilisateurs d’applications dans le monde en 201410. les ingénieurs pourront fabriquer.1 42. réduit leurs dépenses en 2011. Enfin.

Sondage OpinionWay pour la CGPME .. Les PME n’ont pas encore intégré les réseaux sociaux dans leur démarche de communication : seules 9 % des PME de moins de 50 salariés les utilisent et 5 % envisagent de le faire. lancement de nouveaux produits ou services. 56 % des salariés français se disaient prêts au télétravail en 201014. La dématerialisation Le cloud computing Le cloud computing consiste à utiliser des serveurs mutualisés et distants pour stocker et traiter l’information plutôt que des serveurs locaux. le développement des systèmes de visio-conférences permettant de réduire les coûts de déplacement. Fin 2008. Selon une enquête réalisée début 201215. alors qu’aujourd’hui les PME ne l’utilisent pas ou peu.Décembre 2010 F  orrester Research .2008 Etude réalisée par InsightExpress en 2010 Etude réalisée par Vanson Bournes auprès de 1 150 dirigeants de PME de moins de 100 salariés (dont un tiers de moins de 25) en Allemagne. Internet et e-learning » . Fin 2011. Autre évolution.). Suisse en 2011 42 . un pourcentage qui s’élève à plus de 30 % aux Etats-Unis et dans les pays scandinaves. Secrétaire d’Etat chargé des PME.Novembre 2011 Rapport Kelkoo/Hopscotch . a lancé un plan pour le développement du télétravail au sein des PME. la présence sur Internet revêt un caractère stratégique pour les PME. un quart des entreprises de moins de 50 salariés disposent d’un site Internet. Frédéric Lefebvre. Grande-Bretagne. des espaces collaboratifs et participatifs sur internet.5 milliards de factures sont éditées en France. La nomadisation et les nouveaux modes de collaboration Des nouveaux modes de collaboration La nomadisation incite les entreprises à mettre en place des outils de travail collaboratifs tels que des réseaux professionnels. selon une autre enquête réalisée fin 201012.Les tendances d’avenir Les PME face à ces nouveaux enjeux Les nouveaux modes de consommation ont un impact sur l’entreprise. cette présence leur a permis d’accroître leur chiffre d’affaires. en permettant aux salariés de rester connectés à leur entreprise depuis leur domicile et dans les transports. il s’élèvera à 2 milliards de dollars en 2014. En France.. Chaque année. Pour 42 % des entreprises présentes sur Internet. Les études montrent qu’une facture sortante a un coût complet de traitement de 8.La présence des TPE et PME sur Internet . France. 21 % ayant créé un site vitrine et 6 % un site marchand. Selon une étude IDC.Enquête sur les logiciels pour PME et grandes entreprises en Amérique du Nord et en Europe . amélioration de la relation clients. seuls 9 % des salariés sont des télétravailleurs. 12 % des petites PME utilisent actuellement du cloud et 23 % ont un projet à trois ans. Une présence encore inégale sur Internet Selon un sondage CGPME11. huit dirigeants de PME sur dix jugent qu’être visible sur Internet permet de bénéficier d’opportunités (développement de l’activité à l’international.5 euros environ.. Belgique.  Hollande.. La dématérialisation des factures Les grandes entreprises sont désormais familières de cette méthode. seulement 12 % des PME européennes de moins de 100 salariés utilisent actuellement le cloud computing. dont 3  % au format électronique. alors que la moyenne communautaire s’élève à 18 %. 70 % des sociétés investissaient dans des solutions de collaboration d’entreprise13. ramené 3 euros avec la dématérialisation. que ce soit dans la conception des produits ou services ou dans la gestion de son organisation et de ses salariés. Selon une étude internationale commanditée par Cisco. Dans un environnement mondialisé. 11 12 13 14 15 « PME. Le développement du télétravail Les nouvelles technologies ont considérablement modifié les modes de travail. environ 2. Le marché du logiciel social d’entreprise pesait déjà 500 millions de dollars en 2010. En France. Pourtant.

notamment dans le cadre de réponses à des appels d’offres ou par leurs fournisseurs et/ou clients (des grandes entreprises en particulier) de se conformer à des critères environnementaux et sociaux. Outre la rémunération (49 %). un équilibre vie professionnelle/vie privée (30 %) et la sécurité de l’emploi (26 %). cela se limite la plupart du temps à quelques actions. Ces nouveaux salariés ont une véritable culture du digital et voient d’un bon œil l’impact des nouveaux outils de communication (Internet. ces jeunes vivent leur relation avec l’entreprise comme un partenaire et attachent beaucoup d’importance à l’épanouissement personnel. Quelle que soit la taille de l’entreprise. les priorités professionnelles de cette génération portent sur des besoins prégnants comme l’intérêt du poste (37 %). Iphone…) sur l’équilibre de leur vie privée/vie professionnelle pour près de 60 % d’entre eux. BlackBerry. une participation aux résultats (35 %) mais également un concours à son épanouissement professionnel (via des formations ou de la mobilité interne). de plus en plus de PME seront contraintes. Ainsi. Cela peut entraîner des surcoûts de recherche ou de production. En retour de son implication et de son travail. cette génération entend recevoir non seulement une rémunération équitable (37 %).Les tendances d’avenir Les PME face à ces nouveaux enjeux La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) Bien que les dirigeants de PME se déclarent de plus en plus prêts à intégrer la RSE dans leur entreprise. notamment dans le domaine environnemental. 16 Observatoire sur la Génération Y face à l’entreprise . les enjeux se situent tant sur le plan stratégique qu’opérationnel. une bonne ambiance de travail (36 %). selon une étude KPMG16. Vers un nouveau management L ’arrivée de la génération Y sur le marché du travail a un impact sur les modes de management.Septembre 2010 43 . Afin de répondre aux exigences du marché.

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nous ne pouvons garantir que ces informations seront toujours exactes à une date ultérieure. Le nom KPMG. 92939 Paris La Défense Cedex.fr CGPME Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises 10 Terrasse Bellini 92806 Puteaux Cedex Tél. une entité de droit suisse. Conception . Bien que nous fassions tout notre possible pour fournir des informations exactes et appropriées. : 01 55 68 68 68 kpmg. Aucun cabinet membre n’a le droit d’engager KPMG International ou les autres cabinets membres vis-à-vis des tiers.Réalisation : Communication Corporate . KPMG S. KPMG S. est membre du réseau KPMG constitué de cabinets indépendants adhérents de KPMG International Cooperative (« KPMG International »). : 01 47 62 73 73 cgpme. une entité de droit suisse. est une société anonyme d’expertise comptable et de commissariat aux comptes à directoire et conseil de surveillance au capital social de 5 497 100 euros.Studio KPMG . Elles ne peuvent ni ne doivent servir de support à des décisions sans validation par les professionnels ad hoc. membre français du réseau KPMG constitué de cabinets indépendants adhérents de KPMG International Cooperative. Tous droits réservés.A. KPMG International ne propose pas de services aux clients. Siège social : Immeuble Le Palatin. le logo et « cutting through complexity » sont des marques déposées ou des marques de KPMG International.A.Juin 2012.. . © 2012 KPMG S. 775 726 417 RCS Nanterre. KPMG International n’a le droit d’engager aucun cabinet membre.Contact KPMG Immeuble le Palatin 3 cours du Triangle 92939 Paris La Défense Tél.A.fr Les informations contenues dans ce document sont d’ordre général et ne sont pas destinées à traiter les particularités d’une personne ou d’une entité. Imprimé en France. société anonyme d’expertise comptable et de commissariat aux comptes. 3 cours du Triangle.