Gouvernement Révolutionnaire Pendant un an (juill. 1793-juill. 1794), la France a été soumise à la dictature des Montagnards.

Cette période est connue sous le nom de gouvernement révolutionnaire. Comité de salut public premier organe du gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention pour faire face aux dangers qui menacent la République au printemps 1793 (invasion et guerre civile) Comité de sûreté générale institution de la première République française, chargé de diriger la police et la justice révolutionnaire. Salut public / Droits de l'homme Les droits de l'homme1 sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité ou la religion. Saint Just homme politique français de la Révolution française, un des plus jeunes élus à la Convention nationale, membre du groupe des Montagnards, soutien indéfectible de Robespierre avec qui il est emporté dans sa chute du 9 thermidor Couthon Avocat, puis président du tribunal de Clermont-Ferrand. Député en 1791 à l'assemblée législative; puis à la Convention nationale. En 1793 devint, avec Robespierre et Saint-Just, membre du Comité de Salut Public. Il joua dans le procès de Louis XVI un rôle important et prit ensuite une part active à la répression de la révolte de Lyon. La Convention avait ordonné la destruction totale de cette ville. Couthon se borna à un simulacre légal; fit nommer un comité de démolition; mais ne voulant point assumer l'odieux de cette mesure, se fit rappeler par la Convention. Sa mission terminée, il revint siéger au Comité de Salut Public jusqu'au 9 Thermidor. Il tomba, entraîné par Robespierre, fidèle jusqu'à la mort à sa politique et à son amitié

La répartition des pouvoirs notamment entre le gouvernement et les assemblées Le rôle et les attributions du Conseil d’État et des ministres Le Conseil d’Etat remplit trois missions principales sous le Consulat et l’Empire. La Constitution de l’an VIII en fixe la base, sans toutefois en exprimer le contenu exact : rôle législatif : préparation des lois et des codes, avis du Conseil ; action juridictionnelle en matière d’affaires contentieuses ; rôle administratif : attributions diverses. En quoi le pouvoir est autoritaire et en quoi il y a une concentration au profit du gouvernement et plus spécifiquement du Premier consul lorsqu’il s’agit du Consulat Le passage à un pouvoir exercé de plus en plus personnellement et de plus en plus autoritairement La réduction corrélative de la place des assemblées législatives Césarisme est un régime politique inspiré du gouvernement de type monarchique que voulait imposer Jules César à Rome, où le pouvoir est concentré entre les mains d’un homme fort, chef militaire charismatique, appuyé par le peuple.

Constitution / Senatus-consulte La Constitution du 22 frimaire an VIII est le texte constitutionnel du Consulat. Elle consacre le désir d'ordre de la bourgeoisie et celui de pouvoir personnel de Napoléon Bonaparte. / Un sénatus-consulte ou senatus consultum (latin pour « décret du sénat », au pluriel senatus consulta) est un texte émanant du sénat : un simple avis du sénat romain durant l’Antiquité ou ayant force de loi sous le consulat et les deux empires napoléoniens

Consulat / Consuls Le Consulat est un régime politique français issu du coup d'État du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), qui renverse le régime du Directoire (1795-1799). La constitution de l'an VIII établit alors un régime politique autoritaire dirigé par trois consuls et en réalité par le seul Premier Consul Napoléon Bonaparte, qui deviendra consul à vie en 1802. Le Consulat a duré jusqu'au 18 mai 1804 (28 floréal an XII), date de la fin de la Première République française et de la proclamation du Premier Empire. Consulat viager Constitution de l'an X, modifiant le Consulat qui devient à vie — on parle aussi de Consulat viager (16 thermidor an x ou 2 août 1802) Empire la France sous le règne de Napoléon 1er Liste de confiance ou de notabilité La "liste de confiance" est établie dans chaque commune. Elle comprend le dixième des électeurs. C'est le retour des notables : la "liste de confiance" devient d'ailleurs très vite une "liste de notabilité" Tribunat était l'une des quatre assemblées, avec le Conseil d'État, le Corps législatif et le Sénat conservateur instituées par la Constitution de l'an VIII. Il a été installé officiellement le 11 nivôse an VIII (1er janvier 1800), en même temps que le Corps législatif. Corps législatif Le Corps législatif est une chambre créée par la Constitution du 22 frimaire an VIII et qui se maintient durant le Consulat et l'Empire. L'assemblée siège au palais Bourbon (dénommé alors palais du Corps Législatif), précédemment occupé par le conseil des Cinq-cents. Sénat Le Sénat conservateur est institué par la Constitution de l'an VIII de la République française (9 novembre 1799) (Consulat). Il constitue, avec le Tribunat et le Corps législatif, une des trois assemblées législatives du Consulat Constitution sénatoriale, Le projet de constitution du 6 avril 1814 est une proposition de constitution faite par le Sénat conservateur, lors de la chute du Premier Empire. Elle fut rejetée par Louis XVIII dans sa « Déclaration de Saint-Ouen » Déclaration de Saint-Ouen, Le 2 mai 1814, à Saint-Ouen, Louis XVIII rejette ce projet: il estime qu’il est « Roi de France par la grâce de Dieu » depuis le 8 juin 1795 – date de la mort de Louis XVII au Temple ; il considère qu’il ne peut revenir sur le trône de France par l’appel du peuple et qu’aucun pouvoir ne peut lui imposer une Constitution. Néanmoins, la Déclaration de Saint-Ouen promet aux Français la rédaction d’une charte qui est enfin promulguée le 4 juin 1814 et que le nouveau souverain date de la dix-neuvième année de son règne. Les Cent-Jours, Les Cent-Jours1 sont la période de l'Histoire de France comprise entre le

1er mars (retour en France de l'empereur) et le 7 juillet 1815 (dissolution de la Commission de gouvernement, chargée du pouvoir exécutif après la seconde abdication de Napoléon Ier, au nom de Napoléon II). Charte constitutionnelle, est le texte qui organise les pouvoirs publics en France entre 1814 et 1830. Elle a été octroyée par le roi Louis XVIII (et non soumise au vote des Français ou de leurs représentants élus). Elle met en place une monarchie constitutionnelle. Le régime n'est ni parlementaire ni totalement démocratique. Le roi est le souverain, dispose de la totalité du pouvoir exécutif et d'une importante partie du pouvoir législatif (le droit d'initiative des lois). Mais les lois et le budget de l'État sont votés par les élus du pays (à l'époque très peu représentatifs de la population). Les libertés acquises pendant la révolution de 1789 sont garanties. Système bicaméral, système d'organisation politique qui divise le Parlement en deux chambres distinctes, une chambre haute et une chambre basse. Ordonnances royales Entre 1814 et 1830, les ordonnances royales sont des règlements édictés par le roi lui-même. Parmi ces dernières, les plus fameuses sont les quatre ordonnances de Charles X (24 juill. 1830), suspendant en particulier la liberté de la presse, qui provoquèrent les journées révolutionnaires, dites les Trois Glorieuses, et la chute des Bourbons. Chambre introuvable Lors de la Seconde Restauration, la nouvelle chambre des députés élue les 14 et 22 août 1815 est restée célèbre sous le nom de « Chambre introuvable », expression attribuée à Louis XVIII pour dire qu’il n’aurait pu en rêver une qui fût plus favorable à son trône. Les Ultras Les Ultraroyalistes, couramment nommés Ultras, forment la force politique prépondérante au cours de la Restauration (1814-1830). Son influence décroît pendant la Monarchie de Juillet (1830-1848), mais subsiste jusqu'en 18791. Ils prônent un retour à l'Ancien Régime, un renforcement de la noblesse, et un pouvoir autoritaire au roi. Les libéraux doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain. Adresse des 221, L'adresse des 221 fut adressée le 18 mars 1830 par la Chambre des députés à l'intention du roi de France, Charles X. À l'occasion de l'ouverture de la session parlementaire de 1830, elle exprime la défiance de la majorité libérale de la Chambre, forte de 221 députés, à l'égard du ministère dirigé par le prince de Polignac. Trois Glorieuses La Révolution de Juillet, révolution française à la faveur de laquelle un nouveau régime, la monarchie de Juillet, succède à la Seconde Restauration, se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites les « Trois Glorieuses ». Monarchie de Juillet Proclamée le 9 août 1830 après les émeutes dites des « Trois Glorieuses », Elle (1830-1848) succède en France à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d’Orléans, accède alors au pouvoir. Louis XVIII n’est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Seconde République. Suffrage universel (masculin)

Ateliers nationaux étaient une organisation destinée à fournir du travail aux chômeurs parisiens après la révolution de février 1848. L'État intervenait directement en fournissant, en organisant et en payant le travail. Cette « expérience » sociale a duré à peine trois mois (mars-juin 1848). Le couple démocratie/république Président de la République exerce la plus haute fonction du pouvoir exécutif de la République française. Prince-président Louis Napoléon Bonaparte décida d’organiser un plébiscite le 21 décembre 1851, invitant le peuple à ratifier la prise de pouvoir du prince-président. Loi du 31 mai 1850 était une loi française qui restreignait le corps électoral en imposant de nouvelles conditions à l'exercice du droit de vote. Malgré l'adoption récente du suffrage universel masculin par la Deuxième République en mars 1848, près d'un tiers des citoyens fut ainsi exclu des listes électorales. Cette loi, votée par l'Assemblée législative, fut abrogée par Louis-Napoléon Bonaparte lors du Coup d'État du 2 décembre 1851. Louis-Napoléon Bonaparte premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 au suffrage universel masculin avec 74,33 % des voix, avant d'être proclamé empereur des Français le 2 décembre 1852 sous le nom de Napoléon III. Alphonse de Lamartine romancier, dramaturge et prosateur en même temps qu'un homme politique français, l'orateur d'exception qui fut l'âme de la révolution de février 1848 et qui proclama la Deuxième République1. Il est l'une des plus grandes figures du romantisme en France. Louis Blanc n journaliste et historien français, qui fut membre du gouvernement provisoire de 1848 et député sous la Troisième République. Initiateur de l'aphorisme communiste De chacun selon ses facultés à chacun selon ses besoins : « L'égalité n'est donc que la proportionnalité, et elle n'existera d'une manière véritable que lorsque chacun [...] produira selon ses facultés et consommera selon ses besoins. » (Organisation du travail, 1839) repris par Étienne Cabet (Voyage en Icarie, 1840) puis plus tard par les communistes libertaires. Socialiste et républicain, il participe à la campagne des Banquets en faveur du suffrage universel et se distingue, après la Révolution de 1848, en proposant la création des Ateliers sociaux afin de rendre effectif le droit au travail Pierre-Joseph Proudhon polémiste, journaliste, économiste, philosophe et sociologue français. Il fut le premier à se qualifier d'anarchiste. Il a rendu célèbre la formule « La propriété, c’est le vol »2 qui figure dans son mémoire Qu'est-ce que la propriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement, son premier ouvrage majeur, publié en 1840.