CULTURE E ' I N D U S T R I E l

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CANNE A SUCRE
AUX ILES HAWAI ET ti. LA R ~ U N I O N

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BIBLIOTIIÈQUI: D'AGRICULTURE COLONIALE
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CANNE A SUCRE
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I L E S HAWAI
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A L A REUNION

PAR I S

A U C ~ U S TC1-IALLAMEC, ~N
17,rue J a o o b , 17

@D~TEUR

Librairie Maritime et Coloniale

$1 903

L'auteur de 1'Bssai sur lu Politique coloniale sous le preniielEmpire (i), un beau livre, qui met en relief le role considérable joué p a r le capi taiiie-génhal Decaen aux Mascareignes et dans l a m e r cles Incles, raconle, avec liuinour, cominent uii colo11 cle la Reunion fut amené cultiver la caiine h sucre. I1 avait cl'abord créé des caféeries, mais sans succès, ses terres Atant situkes A une trop grande altitude. Le blé et le mais ne réussirent pas mieux. Le girofle, introcluit par Poivre, faisait alors Ia fortune d'un grand noinbre de iamilles; le colon, un sieur Roudic, créa des girofleries in~portantes, i1 pouvait lefaire, posséclant cc dix et mille gaulettes de terre et un atelier clc cenl hoinines )L Tout marchai t a souhait. Les girofliers allaient entrer en .rapport; l'avenir semblait assuré. Survint le cyclone cle 1806, un des plus terribles qui aieiit ravagé l'ile. Le pays fut saccage, les plantations clétruites, les arbres Brisés, une partie de la populatioii se trouva réduite h. se nourrir de raches, en attendant les arrivages des riz de l'lnde. Les girofleries cle notre colon n'échappèreiit pas a u desastre. C'était 1a misòre. Un jour, Roudic remarqua cliez un de ses voisins des caiines à sucre qui lui semblèrent de bonne mine, sans doute de ces cannes blaiiches dites du pays, si belles, si touffues et, en inême temps, riches en vesou. Essayons cle la

canne, dit-il, faisons de l'araclr. Et cette fois, d'lieureux résultats couronnèrent ses efforts. Mais l'histoire n'est pas finie. Peu de temps après, Roudic se voyait soumis a une patente, comme guildivier; et c'est le mémoire adressé par lui en cette occurrence à l'lidministration, qui nous conserve le récit plein d'enseignements de ses tentatives et de ses déboires. Avouons qu'il avait quelque raison d'exposer ses doléances a u Gouveriiement qui, sJil n'est pas maitre du temps et des Bvénements, aurait pu encourager les nouvelles cultures et les nouvelles industries, au lieu de les imposer lourdement ... Mais te1 est notre système colonial. M. Prentout raille doucement Houdic - qui semblerai t plutdt a plaindre - et i1 ajoute : (c Cette histoire est sans doute celle cle bien des colons des iles Mascareignes, si prompts clianger de culture. Celui-ci a tente quatre cultures différentes en dix-neuf ans. I1 est clair qu'il ne s'est point enriclii, qu'il a toujours subvenu clifficilement ses dépenses, que sa si tuation, et, partarit, celle de tous ceux qui ont vécu sur sa terre, a toujours été précaire.! >) Ce qui est clair, dest que voilk un nouveakb~psocèsinkent6 aux n,, colons « des Masca~eignes I1 ne sont pas seulemen t paresseux e t incapables d'ini tintive, suivant les formules qui ont cours en certains milieux dits coloniaux. Les voiia qui manquent qncore $e persévbrance! L'agriculteur qui, ayant exphimente qu'ilbe réussit pas dans une culture, l'abandonne pour en chercher une autre plus fructueuse, se livre â des essais successiis lui imposant u n labeur c)\ u n effor t soutenus, celui-18 es t'taxé d'inconstance ! D'autres auteurs, i1 es t vrai, nous révèlent que nos vieilles colonies 'se meurent de la monoculture, et ils encouragent fort les colons à ne pas compter seulement sur cette canne a sucre qui, depuis cent ans, est la principale ressource des iles Mascareignes (( s i promptes a changer de culture !

perte totale du revenune s'est pas bornée une seule année : les cafeeries et les girofleries détruites laissaieiit les propriétaires sans espoir de récolte, penclan t plusieurs annees. Aujourd'liui , le principal reveiiu de la colonie consiste en Sucre, et si les caniies ont beaucoup souflert, ln perte se 11oim sculemenl ;i l'année; vous savez, d'ailleurs, que cles pluies peuvent raniincr ce roseau clont la vég6tatioxi paraít actuelleiilent arrelée. n Oui, i1 nous est arriv6 de regretter la teiiips ou notre íleclérouIait, au souifle cles brises dc la iiier, sa c1ieveliii.e embauiiiee. Partoiil des oileurs floltaicnt dalis l'air : paifuins clu girolle, de ln. muscatlc, clu cafb et cle ces doux orangers donl lo, sentour arrivai t aux navires lmssant nu large. Ce l u t l'kge cl'or, l'lieureusc iiikdiocrité, lu vie pntriarcale, l'eiifnnce et ln poi?sie de l'ile d'Eclen. TTinreiit les vaclies iiiaigres, les cycloiies, ln il16veiite des c( denrées coloniales u, Ia surproduction des autres pnys, Ia coiiourrence, la campagno cles Iiitles, les guerres de l'Einpire, les clurant lesquelles toute lspopulation iut deboutpo~ir coinùats sur la terre et sur la mei., désertant la culture du sol. Quaiid on se remit h l'muvre, le h16 et le riz « no poussaiciit plus N ; et 1'011 a vu ce qu'il advint dii giroflier et cles autres arbres à epices en 1806. Avec les plantatioiis de caimes qui présentaient nioins d'aleao dans les récoltes, la prosperit8 était venue. La population tripla. Le coinmerceS...Les seules iniportations de riz avnient pass0 de 6.078.000 livres i 33.699.800 livres. Pour établir l'importance du mouvemcnt maritime, jl suffira de dire qu'il y avait ti'ente bâtimeiils sur rade aumomeiit clu cyclone clu 27 inars 1830.

Lorsqu'on va de Saint-Denis, la coquette ville coloniale, à Sainte-Marie, clont les verdoyants plateaux off rent A. Ia vue CiJinimensesêtendues de cliainps de cannes, la route fraiiclii t 10s

bras successiis de la rivière cles Pluies. Au fond des gorges, al3paraissenl les ciiiies bleues des Salazes. Plus près, une belle cuve violacóe aux flancs ele Ia moiitagne : le Cl~auclron.Deç cultures vieniient jusclu'à la route, au milieu clesquelles émerge uiic sorte de tour bnsse e1 lrapuc. C'est u n clébris cle l'ancien /Znn.gouidn, le priinitil inoulin à cannes qui l~royail,entre des picrres, le iloseau goiiílk de jus. 011eu1 Liienldt recours au rnoulin liydraulique avec cléfécaleurs, puis à Ia butlerie Giiiiarcl, qui assurait l'épuration des (Jesotzs. l'lus lnrd, Welzel invenlail un procéclé iiouveau. Encouragé linr le goiiveriioiuenl, i1 livrail aux industriels des appareils 5, cuire, lcs basscs lcirili~rnlures,(( dr, grandes cliauclières clemicyliiiclriclues, ouvcrlcs par-clessus, qui reçoivent les jus propres c1 c~uclrnversciil cles luyaux bnignanl dans le liquide et oii ci i*culela vayeui' iléleiiclue, lmilaiit que dcs ngitateurs remuent la massc 6vaporcr D. Des turbines - les premières iurent insLi~lllies 1851 - servciieiit h sóparer le sucre cles sirops. eri 151 1es arnéliorations oiil contiiiué. L'iiidustrie est-clle en prog r h , cn Prance ou i l'étranger? Au prix des plus gros sacriíices on iait venir L ~ C Sniacliincs nouvelles, on aclopte les procdeles nouveaux, on transforme l'outillage. Voici les appareils h, cuiro clans lc vicle, qui ossureiit la supbriorité des travaux des ilcuxibine e1 lroisiènie jets. Voici ceux qui augmentent le renclcinenl eles usiiies au inoyen cle la repression de la hagasse. Mais peiidanl que l'usinier s'in~posait tous ces sacrifices, i1 clevail aussi perieclioniler les métliodes des cultures. La canne phrielile. Le sol senible devenir inibconcl. L'otni'ti et ln diare iie cloiiiienl plus ele repousses. Le BorBre se rue sur les chaiiips et les clétruil. C'esl uii combat corps à corps que le planteur doit entrcprendre en inéme temps contre le sol fatigue, ot l'iiisecte clcslructeur 01, quelquefois, la sécheresse. On renouvelle les soucl-ies, que 1'011 fail venir a grands irais cles pays producteurs. Les terres sont analysees, rnises sous couverture, assolées, irriguées, e t reçoivent l'eiigrais qui leur convient. En un mo t, parlo~it sont eiiiploy6s 10s procbdes ralioniiols et scientifiques.

E t ce ne sont pas lii les seules préoccupations. I1 faut compter avec la main-dJoeuvre,de plus eii plus rare et de plus en plus chère, avec les cycloiies qui, periodiquemen t, ravagent l1?leet portent la desolation partout. I1 faut aussi compter avec l'intolérance d'uii certain piotectionnisme, qui consiste h frapper de droits iniyues nos produits coloniaux, conime si les colonies irançaises n'étaient pas la France. Cette doctrine ii'est pas nou~relle.Le Conseil Colonial protestait coiitre elle c1i.s sa prenii&re rhunioil, le 31 aoíit 1832. E n piésence rles attaques que la liil~une!ajsse tomber et cpe les feuilles périocliclues répòtent, il est naturel de coiicevoir cluelqucs inquiétucles. Les colons, niuets et c l é s ~ i m ~ s devarit la presse ni4tropolitainc, voient tous les jours leur exislence ineiiacée. Nous ne i-ious livrons 6. aucun soupçon injurieux p o u r cette Prnnce, a u nom cle laquelle nos cceurs battent avec u n e s i vive sympatliie. Nous attendoiis beaucoup de sa protaction ... N C'est dans l'adresse nu gouvernemen t que j e trouve ces lignes. J'y lis encore : L a colonie a supporté, avec une admirable r0solution, les calamités qui lJontfrappée. Les positions changées, les foitunes detruites, n'ont point cbranlé lJordre public, et l'action de la loi n e fut, jamais, plus immédiate et plus respeclée que clepuis que le rrialheur des temps a dii l'hteiidre aux situatioris qui paraissnient toujours devoir clemeurer h. l'abri de ses coups. n R i e n n'est changé a l'anci enne ile Bourbon. C'es t toujours le m ê m e dévouement sans bornes $t la Mere Patrie, la mêine passion pour le progrès, le mGme effort pour le renouvelleinent de la fortune publique et Ia défense des int6rêts particuliers. Nulle part l a formule : (c Aide-toi 11, iie fut appliquée avec plus de volonté cl'aboutir et de pe~ievérance. Le eiel, c'es L-à-djre le Gouvernement, nJaidepas toujours. 11 y aurait unlivre très curieux et très instructif à faire, sur les fluctuatioiis e t les inodifications qu'a subies la législation des sucres suivant les évéiiernents politiques. I1 m'a Bté utile et intéressant de faire ce travail, qui ne saurait trouver sa place ici.

Mais on peut affirmer que le Conseil gineral de notre ile et les Chainbres consullatives ne se sont jamais désintéressés, non plus quc la représentalion coloniale au Parlenlent, cl'une question qui est vilale pour la Reunion. Et c'esl: ainsi que, en prévisioii cles dkcisions anticoloniales de la coiivention de Bruxelles, Ia Clianlbre d'hgriculture fut aiilenée 5 resliercher conirnent, daiis cerlaiiles colonies étrangères, le sucre peut &tre produil h meilleur ninrclié que cliez nous, et par quels moyens 10 planteur et l'usinier retircnt de la canne u n renclement plus riclie. I1 s'agjssait, eil uii inot, clc pousser plus avanl l'étucle scientificlue de la planle snccharifère et de son traitcment industriel.

Un quesl;ionnaire tris coinplet iut aclressé aux consuls irançais dos iles Ilawal ol; de Java coiicernaiit lri culkure e t l'jiicluslrie de la canne B sucre. Les clocuments, aboiiclaiil;~et prkcjs, envoyks par le coilsul $1-Ionolulu, furenl; examines par une coii~mission clcla Cliainbre d'hgriculture, coiliposee do MM. Leon Colsoii, présidcn t-rapporteur, J. Adarri de Villiers, A. I-Iugol; el: A. de VillOLe. Personne ii'était mieux qualXi6 que l'lionorable présid.eilt de la Cliainbre cl'Agricullure, ancion hlève de l'lihole poly.techiiique, conseiller du coininerce extérieur de la Prance et conseiller privé clu gouvernenlei~tde 1s Ráuilioii pour rediger u n travnil auquel ses éiucles nnl8rieures el; soil experience l'ont si bien pr6yiai1é. Le rspport cle M. Colson esl; uil livre qui restem et s e r a u n peu le vade-mecunz cle l'agriculleur el; d e l'usinier clans les colonies sucrières. I1 est divisb en quatre parl;ies : loLa culkure de Ia canne i sucre eil Hawai; 20La lkbricatioil du sucre cle canne en fIawa7 ; 3 O La culture de la caime sucre B la Reuiiion ; 40 La iabricaLion du sucre de caiine à la RGunion.

XII

PIIÉFACE

Chacun de ces points est exposé d'une facon niagistrale, et l'ensemùle de cet iinportaiit travail constitue un v0ritable traité de Ia culture et de l'industrie de Ia canne h sucre, traite o6 rien n'est ouùlie : géograpliie, nature du sol, plantation, rejetons, engrais, irrigation, labour, assolement, vari8tés de caiines, renderrient A l'liectare, ferlilisation, inoiadies de Ia canne, maind'oeuvre, frais de coupe, mode de transport, prix de revient, etc. De cette ktude il ressort, notamment, que Ia productioii ùu sucre a u s iles Haivai a atteint en 1901 : Pour les plnntations irriguées, 13.900 Icilog. par hectare; Pour les plantations non irriguees, 7.400 -

Mors que. en 1895, le rentlenient avait 6th seulenient :
8.700 lrilog. par Iiectare; Pour les plnntations irriguées, de Pour les plnntations non irrigukes, de (1.000 Ce résultat est dfiaux ~ier[ectioiiiierneiitsappories dans ics rnètlioiles de culture et de labricntion. Grtice nu concours d'uiic Station expérinientale, très libéraleinent dotée par les planteurs et snvamment dirigée pap d'liabiles oliiniistes, les producleui's de sucre de l'archiliel ont appris ti Iaire un einploi judicieus des cngrais cliiniiques et de I'irrigation; ils ont adopté ies instrunients aratoi res rnodernes, installk des usines puissantes, pourvues rl'un outillage perfectionné. 11s n'oiit point tnrdé h recueillir les fruits des sacrifices qii'ils s18taientiinposés. I( Mnlgré tous ces progrès réalisés, dit M.Coison, lesplanteurs Iiawaiens ont ~lécidé I'envoi de missions lréqiientes h l'étraiiger, pour étudier I'organisation et les métliodes des pays tropicous les p l u s réputés et rapporter, en Hawai, ce qui pourrait y Etre appliqué avec avantoge; on a proposé aussi d'avoir, daiis L'archipel mênie, un iiigénieur qui visiterait, constamnient, les usines et tous les champs, donnerait des conseils i cliacuii, coiitrolerait les causes ùes résultats oùtenus, assisterait 8ux essais de toute nature, noterait tous les perlectionnements et ierait, cliaque unnée, un rapport circonstauci6 sur ce qu'il aurait trouvé de inieux; ou conçoit fncilement tous les avantages procurés p a r cet esprit Iarge apporte dans leur association. n

Les l~roducteursclc sucre clcs iles HamY ont clu tires le ineilleiir parli possible ele la inéthocle scieiltifique, sails laquelle les cullivnteiirs et usiniers ilini'cheilt h thtons ct aboulisseiit S des mécoinp les. I1 a 11éjU.ét6 beaucoup iait, ti Ia Rkuilioil. J<i1 effet, si l'on compare lcs prix cle revient cles caimes reildues & l'usiile, d'uile part, dans ccttc coloilie c t , cle l'autre, nux iles I-Iawai, 011 constatc que la cliffdrence est peu seilsible. Nous nrrivons, clit le rnpport, à cl'aussi bons rbsullnts que ccus oblenus à Ilamni, inalgrk l'ailciennetit cle nos lerres, et ilous réuusirions eilcore niieux si ilous leur empruntions le bon cô té de leurs mklhodes c t si, ayaiil cle la inain-cl'ceuvre en cIuanti td suiíisanle, nous pouvioiis assurer les façons cullui*ales en lenips voulll. 1, I A où les Réuiiioiiilnis sonl inIAricurs aux I-iawaieils, c'esl: h L'iisiile. lCn cl'í'ct, Ics lierles du sucre contenu clails la cniiiic s'Olbcale, vniciil, tl'un cú16, 6 35,t;l pour IUO, tanclis quc, de 1';~ulro ellcs iie sonl que de 15 1)our 100. Ce ii'est pas tout : cl'un c6tO, les -irais ele fnhricatioil propreiiient clits, par 100 Irilogramiiies de sucre emballk, sonl cle O fr. 63; cle l'autre, ces riiêines frais soilt recluits à 4 ir. 7 i . L'outillage, c p i a été prescluc compl6lemeill à rei~ouvclb 1% clelsl3euiiioii, ilyauiinclunrantaiile d'aiiiihes, esl devenu i iripai-init : c( Avec ilotrc 1irochelS 5 clouble pression sechc, Irtit judicieuseineiit reiiiarrper M. Colson, ~ L O U Sn c saurioils, à inoins c1 I? circoilslniices impi'4vues, soutcniriii lcz coilcurrence de 1s Iietterave de Frniice et cl'Alleinagiie, ili celle de la uannc clnils nous alleilcl i hi-ef clálai. Iieaucoup ele coiilrcies, e1 ln dichéni~ue Ave0 unc 1ransPorinalioii cle ilolilc outillnge, nous pourrons eiicore houver avaiilnges et b6nBlices tlaiis ln ciilturc cic la cnnne, n i h e Izvec lcs prix cil poi.speclive. 1) Pciur li: iiionicill c1 sous le rbgiiiic acluel clc la propri616, r i m ln i~c peul, ù Ia Ithuilioii, ~mililaccr cniiric h sucrc. Cerles, les a oiilliircb dites scconrlajws soiil, l)our l'iigricullure, ~ i i 1 p p i n l iliiportaiit. On cilo Lels propri6laircs cpi, iie planlanl; que l a vaiiille ct le iiianioc, vive111 dnns l'aisnnce sur leur berilage el; . en relirciil cles revenus for1 apprdciables, Mais Ia coiisominalion

XIV

PRÉFACE

de la vanille est bornée et, cliaque année, laconcurrence se manifeste, plus considérable et plus ápre. Quant au manioc, s'il est employé utilement pour la nourriture du liétail et rnêrne des bêtes de trait, la fécule que l'on en retire rencontre, sur les marchés métropolitains, les produits de Singapour et du Brésil, à des prix d'autant plus faibles que, dans ces pays, la main-d'euvre est plus abondante et moins coíiteuse. Et c'esl parce que nous sommes voues, forcément, ti la culture de la caiine à Sucre, qu'il faut louer les chambres consultatives et les syndicats de planteurs qui recherchent, avec la plus Bnergique persévérance, le moyen de lui faire rendre le maximum au champ et à l'usine. Comment y parveniil? Par l a concentration du travail et l'emploi d'uii outillage puissant. Depuis trente ans, c'est un fait, on a díi restreinclre les plantations; beaucoup de champs sont incultivés, les récoltes ont diminué de inoitié; le budget c l ~ colonie en patit et tout le la monde en souffre, y compris les industriels ct les commerçants. M. Colson propose de crker des usines centrsles, en y adaptant les plus récents progrès de l a machine. Autrefois, chaque planteur voulait avoir son usine, sous le prétexte que cloiiner ses cannes a manipuler & u n autre coíitait très cher. On comprend aujourd'liui qu'il vaut mieux res treindre le nomlire cles usines et perfectionner l'outillage. La Chambre d'hgriculture et son présiclent ont été cles premiem & proclalner la nécessité d'éta1)lir de vastes fabriques, qui manipuleront, à moins de frais, les cannes de tous les planleurs. A ces mêines coiiclusions es t arrivee la Commission qui, après le violent cyclone des 21-22 mars dernier, a eté nommee par le Gouverneur pour chercher les moyens de remedier a u mal; et ces conclusions, elles les a précisées avec une singuliere force dans le raljyort actuelleinent soumis au Conseil géiiéral. Enfin, le Gouvernement local, entrant dans les vues de la Commission, est d'avis de consentir cles avances aux agriculteurs pour les aider (c iz réparei le déficit cause, à leurs plan tations, par le cyclone et à ameliorer Ie rendement industriel par la création

d'usines centrales n, mesure qui, dit l'exposk des rnotifs, rie saurait étre poursuivie saiis l'interventioii d.u Conseil gdnéral. (( Ce tte iiitervoiition, ajoute le rapport, ne saurai t d'ailleurs engager Ia gmantie pécuniaire de ln colonie. D Ne nous iaisons pes cl'illusions : le Gouverneineilt n1átropolitain, qu'oil se propose cle pressentir, - c'est-à-dire le Parlement, - iie délibbrera que sur un projet ferine, qu'il y a lieu de preparei* au plus tôt. A cet egard le DBpartenlent s'esl; déjà prononch. 0 1 aurait tort de croire que 1'Elat fera des préts a 1 l'agriculture par l'intermédiuire de l n colonie : il demandem Ia colonie cle s'obliger et lui aocorclera peu t-étre alors sa garantie pour la rfialisatioii d'un ernprunt, destine à ces préts, ce qu'il n'a Isit,d'ailleurs, iii pour 1'Indo-Chiiie, ni pour M a d q p c a r , qui possèdent des ressourcos très coiisidérables et ont réussi h contracler leuils einprunts, eii gagean t cles iece ttes de termiii8es. Aiiisi tout le nioiide est cl'accorù, h la Reunion, pour réclamer Ia créalion d'usines centrales, comportant los derniers progrès, et pour proclamer Ia nécessite et l'urgence de prêts d faire h l'agriculture. En tout Btat de cause, i1 faut encourager les c( associa-tions d'usiiiiers et de plunteurs n, preconisées par M.Colson dans la deriiière partie de son livre. Ce serait pour nous, dit l'aulour, le point de départ d'un dcl-iange de nos iilées sur les inesures a prendre, sul*une enteiite pour la créatioii d'usines ceiitrales, sur Ia reclierclie de clkbouclzis iiouveaux, sur l'installation possible d'une raifinerie, sur le ineilleur système Ioilcier, sur l'envoi a l'btranger d'liommes coinp~itenl's, cliargés d'bludicr el de con tr6ler l'utili tB et la valeur des periectionneinen ts apportbs daiis la culture et Ia manipulation de Ia canne k Sucre, sur l'établisseinent des statistiquos de labricatioil, eLc. Cette association ne Ierait pas doulile ernploi avec la Chailibre d'Agriculture, dont le role est plus général et s'applique surtoul aux rapports cle l'agriculture avec 1'Administration et les pouvoirs publics. 1) L'auteur ajoute : (( 1 nous resterait oncore ti exuminer le côté flnancier des 1

XYI

P~EFACE

usines centrales, t m t pour leur création que pour lcur ionctionnement, mais cela sort des limites de la cpestion a traiter ici ; l e jour o-ii une entente s'établira entre les usiniers, ce point sera vite regl4, nous en sommes cnrtain, car les solutions pratiques et iinmediates i-ie manquenl pas; avant tout, ne,comptons que s!ir nous-inémes et agissons nu plus vite. 1) Ces formules sont excellentes. Les usiniers et les planteurs de l a Reunion, qui oilt jusqu'ici fait preuve d'ini tiative, de courage et d'énergie, s'iiispireront, poui3arriver aux solutions définitives, et de leurs propres rechercl-ies et cles enseignements qui résultent cles clocuments publiés a u nom de la Chambre dlAgriculture. 11s se souviendronl aussi que le clernier mot n'est pas clit des progres i réalisei.. N'avons-nous pas vu le Journal des Pah-icants de Sucre (1) coii-ibattre I'application - justement riux iles Hawai - ele la cliffusion, que néanmoins 1'011 préconiseavec ardeur, lorsqu'elle est présentee suus d'aulres aspects, avec l'emploi soit du procedé Naudet, soit du procéclé de diffusion-pression, T70ici en effet ce que dit ce journal :
A Java, comiiie aussi aux iles Hawai, on na í'ait plus d'insttillation iiouvollc de dilTusiou, et dans lcs grandes usines, derni8rement inontbes ou perfectionnèes, on emploie de prèférenc' Ie moulin i neuf cylindres prbcédé d'iin préparateur. Les avantages de Ia diíhsion courante sont : *lo Extraction presque absolue du sucre sous forme chimiquement pliis piire. 20 Moiiidre complication de rn6oanisme ct par suitc moins de cliances d'arrbt. Lcs iiiconvénients : 4 0 Une forte dilution du jus, aussi bieii polir les caiines pauvres que pour les cannes riches. '211 La macliiiie B couper Ies cannes demande beaiicoup d'entretien en ce qui concerne Ies couteaux ; ellc cxige aussi beauooup de vapor. 3" I1 iaut plus d'ouvriers et des ouvriers plus liabiles. 40 L e s y s t h e est trbs g0nant'pour las arrêts. 5011 manque de souplesse si I'on veut augmenter ou diminuer le travail normal.
( I ) Nuinero dii 10 aont 1904. .

60 Eníin, ct par-dessus tout, malgrk un inoulin represseur pour enlever Ia plus grande partie de l'eau intiboduitc dans Ia liagnsse, il ne doiine qu'un mauvais combustilile ct, par suite, occasionno Ia dépense d'un combustible supplPmcntaire La diiiusion aynnt été essayiie, puis alantlonnéc i Maurice, il n'est pas pi.011nlilc q~1'ony revicnnc jamais. 1,'6crascincnl n'cst lias l'id6:iIl mais il a 6th si Iiien perfectionné dans Ia pratiquc et il est si ~ltilcincntconiplétb par I'arrosage, que l'on peut s ' j ' tenir. Nos usinicrs jugcront cux-inbmes de cc qu'il leui- reste encore ? fairc pour I Btre i Ia liauteur der; progrbs rlalisCs nux ilcs Sandwicli, ílans cetto partic premihre et esscntielie de Ia fabrica t'ion,

D ' a u l m parl;, un h o i i o r a b l e coloil d e Ia R e u r i i o n , M. d.e V e i l d e gies, in'a l o u r n i siir le ~iroc6clb Nauciel, Ia note s u i v a i l t e : Coinnic outillngc supl~lCincnlairc,le lii~ocCí1CNaudct n'cnlraine pas u n e inslallation bien co~ltciisolioiii' les sucrcrics dc l~cllcraves,toutes montkcs h Ia clill'usion, sui~toul r:~ison clos r6sullats avantageux qui cn dCcoulont. cn Appliqiiè h Ia cnnne h suorc, Ie pi.ocèrlE est un peu dillerent en ce sens que Ia dilri~sion n'agit alors que coinme LIII coinpl6nicnt d'extraction du sucre i8cs1ant dans Ia brigasse. 1 n? s'agit plus, cn cflel, clc In clilrusion directe dc Ia caiine h sucre, ainsi 1 qu'clle se liratiquc clíins Lrois usincs de Ia Socibtb des sucreries et cle Ia raffinerie ~I'Egyptc;lc mode iiouveau est totalcincnt d i l f h n t . La cannc conlinuc A etre passde au moulio ; une seule prcssion suflit, car I'cxtraclion du vcsou n'a lias bcsoin clc dbpasser 65 pour 100 ; ct Ia hagasse esl envoyiie clans lcs diíi'nscurs rlont Ic noml~rcvarie suivant le trnvnil de I'usina. I,e vcsou cst alors \)ris dans cliaque diçfiiseur isoléinent par unc pompe ceutrifuge qui lc rci'oulc aux rbchauiroui~s, ct do nouvcau clans Ic d i h s e u r , lui liiisnnl parcourir pluuicurs Sois lc cyclc Fei~nib;pour I'envoyer enlin au bac d'attente du triplc clrcl. Cc nouvc'au procbdè su1il)rimo donc ici toul tmitcnicnt de vcsou e1iti.e Ia do dilrusion c1 lcs alqmleils iivaliorcr ; cctte d i r ~ ~ s i o n Ia bagassc est tout h Ia h i s un conipl~mcntcl'extraction, uno décaiitalion ct une clariíication des jus qui sont cl'uno bcaulé rcmarquable. Dans Ia ~iraliquc,soii application cn sticroi-ic de c m i c s orclinairc est assez onércuse. 11 supliosc, en elikt, rlcux inoulins pouvant travailler shparóment, le pr'cmier nssez puissant pour bcraser scul Ia quanlité dc canncs liabituelle au travail quotidien, le second Btant utilisii ali sêcliage d e In bagasse dilliiribc. 11 exige, d'autre p r l , I'installation complL5tc d'une bnttorie de diffusiou avec

XYIII

I.RI~AOI~
I

l'adjonction de# pcr~cctionncincnlsiinagiahs par hl. N:iutli?t, cl qui h 1 I'ohjut de brevcts spdcinux. Enfin, il faut tenir comptr i[u'uiic ccrtiiino qiiniililí! ti'iliiii ost itit~in~itriisnblc, t mbme avec ccltc difrusioti h circulnlion l'orcbc, tiii Ic [ioiir c ~ i i dii tlilulioii cst scnsiblement diminu8. Co serait l i u n bcucil pour noinbro d'usinos dnns uiio colonio coinino Ia RBunion, oil tout un c0t6 tlc l'ila csl poli Iiivoi'is6 floufl 10 iapliort do I'orili, Ces inconvknicnts tlippnraisscnl Bviilcminciil s'il s'ngil dt: In corislruclioii o1 do l'instnllation tl'iisincs nouvellcs, ICn oll'ol, 10 prix do liioiililifl puiaennts, comme ccux utilisds aux ilcs IIawii, cst au moiiis clgnl I\ colui d'uno ililliision pcrfoctionn6e. I1 scrnit i:icile, d'nulro 1 ~ 1 do s'iisuuroi. ~iiiot p i i t i l i i d'onu , suiíisanle polir li? clioix judicicux do i'cinplnccii~cnldo l'iisiiio. Lo procBdi! Naudct iut appliqub pour ln prciriibro his, pondriiil lu cninliagno 1000-1901, nux sucrorics do Vitcy-oii-Arlois ot do Voiiilogios-siir-1i:~aillori. Plusieurs usincs indigbncs I'ont nionlí! d o p i a c1 I'oxp6rionc!o n'trii cal lilun h faire. I1 n'cn n'est pns do iilbmo cii sucror9ics do cnnnofl ; 1ii l i r m i h r o liaino coloniale qui iut 1)ourvuc do cc modo cl'oxli~nalion~ost do M R I , IIiiirilon at collo rils do l'ilc Mntlbrc, cn 10OL-~l!~Od. y ciil, comrno dtiri~~ouliiiiiiiovtiliciii do I1 ce genre, une pkriotlo tlo l~tonricinctil,iiinis loa rbsulkils obtoiiu~piiilniil ln dernicirc caiiil)iigiie oiit ciouivJiinh dc s~iccilslca clliirb do I'invonlaui~ 01 doa usiniers. Toutciois, Ia iniac ai1 poinl [lu pi'oci!tlh ntc?8t piis c!iiooi.o coiiilti~to,iiiilai que I'n dit rbccinmcnt M. Nnutltrt. TI nllcntl aclucllotiionl ICH i ~ l w l l n t stla c~cux nouvclles inslnilrilioiis, I'uno A Porlo-liico, l'nulrc h In Triniiliid, a pour ildlor. minei cl'uno lapon ccrlninc lo pour conlinaximuii~ tl'oxlractioii o1 lo Iiour caiit iniiiimum do dilulion (lu vcsciu D. Malgrb cela, il parnlt corhin, CMR piSicsoi~l, I'on paul coiri])lar a u r uno 11 quu 11 pwle innxiinuin do 112 pour 100 c1 In riclicsso eaccliarino do In ctiiino, c'aat-irdire qu'avcc dos caiines roinmo ccllos rbco116o~ h 1ri Ilduiiion, ot donl In iliclicssc atlcinl g6nbralcmon111/i'pour 100, uno cxtrnclion tlo '13 ii 113 ,I/% ~ o r a i t un minimum. Si l'installation tl'un procbclb contluisnnt h un ni bonu rheiilliit om1 cobloueo, il inut rcconnaltrc, cc~icndnnl,c~u'cllccet nolucllortioril iin dos rriros inoyaiin h omployer pour relcvcr lu cultiiro o1 l'industrie do Ia cnlunio.

Jc scrnis bicii iinpruclanl, si jo croytiiu l ~ ~ u v o l)oi*l.or uii lr jugcmcnt sur da soinblablos quostioiit~,Soulos uiio iiludo um& cluc ct l'oxp8riciioo, ,ioinles t~ux raiisoigne1iiari1i.rpulsi!~ tlans los clivers lieux de produclion, pouveill íixor Ias iiildrass6s. Mais Ih ou Loul 10 iiionila poul so grononcor avoc assurancc;, c'est sur cartains poinls cl6sorinais uccluis :

PI~~I~ACE

XIX

Nécessitd de transformer I'outillage et de réduire le nombre des fabriques, en cenlralisant les cannes dans clivers points du lit toral. Abaissemenl cles tariis clu cheinin de ler et augmentation du nombre cles gares e1 tles haltes. A quoi servirnit ele dhpenser des inillioiis pour doter t'ilc cl'usines ~~erfectioiinées d'aiinéc en année, l'on voynit si, se reslreindre les plaiitntions de cannes e t, par suite, clécroi tre Ia quantité de bannes clesliii6es i la fabricntion du sucre? ln Cclle BvenlualitY n concluit hl. Colsoii {Lal~ordei. queslion ile Ia inain-el'ceuvre. Voici l'blnl de la questioii : L a grande ~uajoritc': Iial~itaiilsele la Réunion ayan t pSticles tioiine pour Ia reprise de l'iinmigrslion hiiidoue, clans de ceililines condi lions, le gouverneinent s'occupe, en ce inoinenl, de clonner une solution lavornble à cette recluète. C'esl ce qui rksulle d'une lellre écritc, le 29 juillet 1904, à. l'un des représei1tants de la Réunion.
Par votre lettrc du 24 de cc inois, voiis nvez bien voulu appeler inon attention sur l'intérht que présentcraient, poui. notre colonie de Ia Réunion, le recriiteinent des travailleiirs I~indousdans 1'Inde hnglaise et l'ouve~tui.e, clans ce but, de nouvellcs nègociations avec le gouvernement Britannique. J'ni l'honneur de vou8 Saire connaitre que, contraircinent aur indications que vous avca rccueillies, M. Ie Ministre des Colonies n'a pns encore deniandb h mon dèliartemenl d'engager des pourparlers avec le cnbinet de Londres afin d'assurer de nouveau h Ia Réunion I'autorisntion de rccrutcr la main-d'muvrr, dans 1'Inde. Lcgouverncmenl Britannique ayant subordonné tout exainen de cette aíTaire(.l) nu maintien de Ia qunlité de sujets anglais aux fils d'imigrants intliens, lorqu'ils sont nès i Ia Réunion, mon collègue m'a entrctcnii seulemcntd'une question préijuclicielle, A savoir d'une interprètation que son administrntion, pour ontrer clans les vues du Cabine1 de Londres, serait dispoeée A tircr de la coinbinaison du 5 6 de I'avlicle 8 du code civil, avec une des dispositions dc I'article 9 dc Ia convention britannique du . I c l , juillct 18GI sur l'jmmigration indienne aux colonies françaises. L'aWire est actuelleinent soumise 5i
(1) C'esl 1 iine nfílrniation ei'ronee, h lnquclle i1 a CtL! i.epoiidii. 9

I'enamen du juriscoi~sultede mon département et j c ric tarcierni pas i fajre i part ii M. D o u m e r g d ~de Ia manière de voir de moii adtninistration ...

íi

Le principe de la reprisc de l'iminigrittion hindoue rencontre la Heunion quclques adversaires, qui redoutent une sorte cle coiicurrence h la inniri-il'suvre locale. Te ne sais pas pourquoi l'on assimile nos coinpatriotes h des 1 Hiiidous, en inellant 10suris cn presence des autres. 1 h u t que nous arrivions, nous nutres créoles, i lravaillcr nohe cliaiiip, 10 lopin cle teri'e hSritê ou pris {i l~ail, à nous faire, au moyen ou cl'uiie ontentc bien rkglke et I-ioiiorable, les vérilables entreprencurs cles travaux agricoles. Ceci est l'avenir, cp'il importe de préparer. Les classes cliles a , dirigeanlcs ne saurnient se soustraire a ce devoir. T rnaind'ceuvre autoclitone, qui a renclu et rend de si grancls services i1 l'agriculture, merite qu'on s'occupe d'elle autreinenl que pour la inettrc en parallSle avec cclle des Asiaticpes. Actuellement, nos piolêtaires, les ouvricrs de la lerre et de l'usine, ile benkficient d'aucun cles avantages que le Pnrlenicn t accorile & leurs fròres de France : cela vient de ce que le procluil iiithgral ilu budget de la colonie n'entre pas dczns les misses cle 1'Etat et sert uniqueinenl h ln colonie elle-mâine. Mais le jour ou les (( journaliers se grouperont, dans chaque localitd, ils seront une force pour l'agriculture, cpi pourrcz compter sur eux, ct auront plus d'autorité pour défendre leurs intérkts. I1 y a donc licu cl'encourager les ceuvres de mutualité et d e favoriser les associations do travailleurs. C'est a u prix de sa clignité et cles' pires souffrances que le prolhtaire, condamné au repos par Ia fièvre ou la morte-saisoii, se voit iorc8 cle frappcr a u bureau de bienfaisance. Qu'il puise dans les associations, soutenues par le Gouvernement, le moyen d'8viter de telles extren~ités. En France, on est toujours dispose & surveiller d'un aril soupçonneux ce qui se passe aux colonies, mkme dans une vieille colonie coinme la Reuiiion, dont lyeducationpolitique et morde vaut bien celle cles départements métropolitains. Et les

clioscs vont quelqueiois si loin qu'un ministre ine disait iiaguère : Les engagements ele trnvail, c'est l'esclavage. 1) I1 jgiiorail les règles salulaires ilc protection qui présiclenl a u x corilrats de Lravail. L'ul iiiiiiislration actucllc clc la Réunion ne percl aucuile occasouffrciil, B s i o n de sc inoiitrer bienveillnntc pour tous ceux c~ui quelc~iie cal6gorie sncinlc qulils apparlieniient. ELle tienclra à honileui. ilc iloiiiier le plein cssor a u mouvemenl inutualisle q u i , tlepuis quelque tcmps, se innnifes te cliez nous. J'ai rciicoiilré avec l~laisir, daiis Ie livre de hi. Colsoii, I'inciicíllion ct, PAUL-élrc,I C gcririe il'uiie rkforine kcorioinique que je ii'ni jamais cessk clc clksirer pour nioii pnys. Les usiiies cenlrnles coi-1slilu6es, c'esl lc iiiblayagc h b l i et praliqu8 en grailil a u inoyen clc lraitbs roulanl sur plusieurs exercices, c1es1l'ind6pcnililiice assurúe aux iliOliiycr~, c'est In rhcolte largeiileiil augiiii:n16e p a r le concours de oeux qui lravnilleront cl0sorniais pour euxiii6iiics, dcsl aiissi lieut-Otibc h brcC dblai, Ia moyenne et la pctite propriété reconsliliiécs et lu mise en culture d e lous les clomaines cullivnbles cle ln. colonie, dont u n e partie est nctuelleiiienl eii Crichc. Daiis ces coiiditioi~s s'iinl~ose,aiilsi que l'n fort bieii esposé la coiniilission nclininistrative, la création ele banques agi,icoles, véliicule clu crédil et ile Ia prospérité pour l'agriculture (i). Ce i'U10, Ia baiiqui: coloiiinle pourrail 1e reniplir, e n assistarit, d a n s les ooiidilions ilormales, Ia pclile proprieté aussi bien que l a graiirle. Ses slaluls ont prévu cette intervention hieniaisaiite. IZlle poiirrait lout incililer ilaiis le pnys, ln inise en culture clu sol, le rccrutemeiil iles travailleurs, la coliésioii e1 l'eriiploi d e s ioroes l)roveiianl de la inain-cl'ceuvre locale, la cróa tion cles usiiies ccnlrales avec, pour y parvenir, l'emploi cle lu lraction aniinale e1 cles inoteurs h vapeur. Qu'clle y songe : l'agriculture Btanl la inèrc nourricière ilu pays, a clroit à une large proteclion pouvanl iaciliter son développernent. Et c'esl pour
( i ) Celle coiiiiiiissiori 6Lail coiiiposeo do RIAI. Diirem de Vaiilcomto, Hieul, IIiigol, Garidarl, A. I)ol&l)srnlx, prcsiilcnt-rapporloiir.

XXII

PR~FACR

cela, c'est avant tout dans l'intérêt de I'agriculture petite et grande - que les banques coloniales ont été crbées. Par l'organisation d u crédit agricole, par l'assistance à I'agriculture, par l'exonération cles prod ui ts coloniaux qui n'ont pas de siinilaires en Prance, - en atteiidant, ce qui serail; rigoureuseinent juste, I'exon8ration gén6rale et coiriplète - par une protectian sage accordée a notre tapioca, la colonie peul recouvrer sa richesse cl'antan. Le Gouvernernent ceutral a le devoir de lui en fttciliter les moyens. Les ministres cles Finances et des Colonies l'ont forinelleinent reconnu, lorsqu'ils ont ecrit eu préseiltant le récenl; projet de loi sur les banques coloniales : (c Aujourd'liui la mise en application de Ia convention de 13ruxelles, clu 5 mars 1902, a eu pour consk~uence derendreplus aigue eiicore la crise qui sévit sur l'industrie sucrière coloniale et qui rnenace soii existente in6rne. >)

-

Lou~sBRUNET.

Dans la séance clu i 4 niai 1902, Ia Cliaiiibre ct'Agricullure de la l2éunion cleciclai t cl'envoyer au coilsul í'ran~ais ilcs Hawai des u n questioilnaire concernailt ln culture e1 l'industrie ele Ia caniie à sucre clans ces régions (i). M. COLSON, Président, avant de passer nu vote ele réparlilion clcs ioncls de réserve, expose les diverses affectations examinées par le Bureau pour l'emploi ele cette r6serve. (c i u Envoi azax consuls français des Zles Ilawai' et Java d'un qzaestionnairs conce~nantlu culture et l'indastrie de lu canne Zl sucr7e. Dcs cliirí'res publiés dernièreinent dans la Reviae Agricole et puisks dt~iisIa li'er~ne iles IIurcmE, ont paru iiivraisemblal>les des h plusieurs collègues; ils ont cru d'nbortl une crreur de tri~clucLion eles cliiffres aiiglnis; mais, ~Uriíicalioiifaite avec M. Aug. ele Villèle, ils ont v u que la. traduolion paraissait cxacte. A u inoinenl de cleinuilder U nos représentants de soutenir le principe cl'une dé taxe cle dislaiice, quaild vieildra au Parleinent ln discussioil de ln Conveiltion cle Bruxelles, i1 ne faut pas qu'oii nous oppose ces rencleiiionls foriiliclables aux cliainps e1 i l'usiiie, clonimnl pises de 50.000 Irilogranimes ele sucre ii l'hectare, ce qui l'erait c l e j i une belle couclie ele sucre répanrlue sur la terre, soit 5 lrilogrammes par mùtre carré, et qu'on se base sur ces chiffres p o u r nous Irailer de rouliniers et cl'arrierés et nous refuser toute concession. I1 esl ulile d'aller contrbler ces cliiffres; en effet,
( I ) Cliainbre d'dgriciilliiro do Ia li~iiriiori.Extrai1 dii lirocbs-verbal ofnr.io1 de s&me iiu I k iriai 4002,

la

1

a p p o r l e ~ ~ les dans daiis u n a r ticle inti tulé : Des anzélioralions colonies f ~ n ~ z ç n i s e s lu czdlzwe de ln canne 21 srrcre, sign6 b Gaston Lancles, et paru dans le suppléineiit (lu Joamnl dgs 1901, l'auteur, iiispiré sam Ir'nbiicants de Szzci-e du 26 dcce~nùre doute par un ralq~ortde M. Vossioil, consul iraiir,ais aux iles Hnmai, dil quelquo par,rl : (( L e s fles IIawnl et J m ~ a poz~i~l~nientp o ~ t e rszzr Ies nzal3chés np (c d'Ezzrope e1 cles Etnts-Unis, le sizcre d I I Lfinizcs les 1 0 0 kilo(c g l m n m e s . 11 Puis cluelrlues lignes erisui te : K Azzx fles Harval cei.lnines habitations orzt une nzq).enne d e 16 tonnes de suwe (c ?Ll'hectni+e l a t o m e de socre i w i e n t i~ I r o J ~ m c s . ct 1) (( Plus loiii : (c I1 f n ~ r t en oiitre &ire r e m a q u e r pze les (c pZanteiws des iles IIosvai clépensent envi~-on 1.700 fraizcs h (c l'heclare, p.ès dzz dorzble de ce que l'on dépense che- nous. ))
(1

Tous ces chiffres soiit coiitradictoircs; s'ils dlaieiit exacts, i1 serai t encore plus iiGcessaire de savoir comineiit CBS sucriers peuvent wriver li prorluire R aussi boii inarcli6 et eii aussi grande quanlitê par liectíire. Le iiieilleuc serail dviileiiiment cl'eilvoyer a u s iles I-Inwai ct Javn u n liaùitaiit cnpaùle, coiinaissarit Ia fois la culture, la inécniiiquc, la fabricalioii du sucre et l'aclministrntion, pouvant uussi &iuclicr los syst8iiies ioiiciers, les rlrieslioils d'iinpbt e1 de inaiti-d'ccuvre. Ces lioinrnos ne manqueiit pas dans no tre colonie, mais iles raisons personiielles peuvent les enipêcher cl'accepter une pareille missioii ; cl'nilleurs le huilgel de la Cl-iambre cl'ilg'riculture iie permcl pas d'allouer une soinme suffisante ; i1 iaudrai t s'ailresser au Coiiscil GBiiéral, de 1à uil grand retarcl, et mSiiie, nvanl cle déldguer quelcju'un, i1 vaut iiiieux s'assurer auparavant ile 1'6tat exnct cles clioses; c'est ce que naus vous proposons de fairc liar l'envoi d'uii cluestioilnaire coniplet k cbacun cles consuls i r a n ~ a i s cles iles Hawai et Java. Nous inettrons à leur clisposi tion une somme suifisanlo pour clu'ils puisseill s'adresser h cles pcrsoiliies teclzniques et conipéteii tes dans chacune des specialités. Nous auroiis rapicleiiient une rkponse et nous serrons ce qu'il faudra iaire.

&I. A. DE YILLÈLE. - « J'estiiiie que la somine de 10.000 irancs proposée par le Bureau est élevie par rapport aux ressources dont nous clisposons. Ne vaudrai t-il pas niieux s'adresser seuleineiit a l'unc de ces deux fies.

M. LE PI<I~SII~EN'P. lil somiiie cst forle par raliporl i, nos - (c Si ressources, l'ulililé qu'on pcul relirer clc ces reiiseigileiiients est si grande, qu'on ne saurnil h4silei1 h voter cette subvention. De plus, ayaiil pris iios i'eiiseigneiiieilts :i ileiix sourccs, nous pourrous les contrDler les uns liar les autres.

M. S ~ P I I A N O N .3e reconnnis aussi l'utilite de clemantler ces - (c renseigueiiients, imis il'csl-i1 pns à craiilclre que les consuls soieiil iunl rcusoignks (:I. iie 14poilclent pas exnctcrneilt ã nos c~ueslions.
M. LE PR~~SIDBNT.--(( ICviileiliriicnt les coiisuls iic sauraieill clre universcls cl. souvcnl, nin1gi.i: Icur bonne voIonle, ils lie rkponclenl pas cxnutcmenl, sui4out ilnns lcs rpeslioiis leclinicps. C'esl. pi.i:cisi:,iiieill 1)our ccltr: rnison quo le Burenu n proposY le i vri1.c cle 5.000 rraiics ; clincriii tles coiisiils. De cetlc façon, jls pourronl nvoir roto uias í ~ u xhl~#ci:ilisltis, Icur cleliiancler uii Lravail s6i'ieux a1 1iil:iiio clcs plaiis ot clevis. 011 liriera, en oulrc, nos relirL;sciltnills r,t 1'Ad iiiiirislrntiou siili6rieure cle iious appuyer p i h clcs coiisuls.

M. STBPIIANON.(( .r0 suis nbsolunxnl linrtisaii clu principe, mais j'ai lenu h laire ccllc olisci'valioil aiin de bien fnirc rsssorlir Ia ilkcessttA clu cr6clil. c( La Cl~ainbiwootc le cr~hiitde i o . o o o ftvancs ct cliarge son 13ureau de rnirc le ~ii.,cessnire,lanl pour le c~ueslioiinaire cluc pouil li1 correspoiiclniice ilvec les coiis~ils.1) A la suile clc co vol.e, M. le Pr6siclciil de la Cliaml~re il'Agriciillurc: sc 1ni1eil i%li~lions nvcc M. Vimavona, consul cle Fraiice ri IIoiioIlil~l. c( Saiiil-Deliis, lc i 0 juin 1902.

« J'ai l'lionneur cle veiiir, au noiil (Ir, l'agriculture de 1a R&unioil, lairo appel à vo Lre I~ienveillaiilcoiicours. Par sui lc, cles coiivontioiis nrrbL0es claiis la Conidreiice Internationale cle Bruxellcs, ilulrc ile sc lrouvc mciiac6c lrès graveinent dans sa principule pi30(luctioil,le sucre clc canne.

Uiverses publications lechiiiques, entre aulres The Plante7-s Hargaian Monlhly et les rapports annuels de la Station Agronomique d'klawai, et l~lusieurs hrochures, dont celle de M. L o a Vosçion, u n de vos préd8cesseurs, nous ont mis a u couranl des rendemeiits obtenus clans ces iles tant aux cliainps qu'k l'usine, et deç bas prix de revient de sucre, inalgré la clierté relutive de la ~iiaiii-cl'ceuvre. Les iles Hawai, par leur constitution volcailirlue, liar la composition dr: leurs terres, par leur climat inaritiil-ie, par leur situation cle latitude, présentenl une analogie frappante avec la Kéunion; tout, a p ~ i o r i ,iious iait espbrer qu'avec les mêiiies procèdés, nous arrivcrions aux inêmes resultats si satisfaisants. (C C'est d a n s cet esprit que le i rnai dernier, Ia Cliambre 4 d'Agriculture de la Réuiiion a décide de s'adresser h vaus pour avoir des renseignemeiits s u i s e t precis; nous avoiis formule un questionnaire relntii ii la culture e L a l'inclustrie cio IR cada$ a sucre aux ilcs Hawai, ct iious venons vous prier de vouloir nous rcndre l'importanl service de nous repondre point par point et séparément pour chaque paragraphe; il pourra vous 6tre utile de vous adresser à des personnes techniques, aussi la Chambre met {i votre clisposilioii u n créclit de 5.000 irancs en un clièquc ci-joinl d'égale soinmc, ? votre ordre, s u r le Cornptoir I National d'Escompte, i Paris. Nous vous serions obligés de joincire quelques devis e1 dessins des principales macliines, telles que n-ioulins, elc., lours ti. bagasse verte, plan sonimaire rl'installatioil cl'une usine modele, et aussi quelques brocliures ou livres relatiis aux questions posées. I1 iious reste, Monsieur le Consul, ?L ilous excuser cl'user ailisi cle votre bienveillance et à vous remercier d'avancc, en vous prianl cle vouloir bien agréer l'assurance de ~ i o t r e consicleration la plus clislingu8e. Léon
(JOLSON.

Culture de la Canne à S u o r e aux iles Hawai

Climatologie.
Saisoiis, tableau deu pluies clans l'mnce, tubleau des teinpératures au borcl cle la iner. Combien tombe-t-i1 cl'eau clans l'année d a n s les enclroits les plus isvorisks, et combien da.iis les eiidroits los moins iavorises ?i Sol. Nature. des Goinl~ositionpl-iysique et cl-iimiclue: lo sols k grancls rendeiiients ; 2. sols a rendeinents inoyens.

Plantation.
Que!les sont leu operalioi-is pour 111 prdparation clu sol nvant la plantation? Mode employe pour la ylantation. Me t-on les cai-ines entibres o u en plusieurs inorceaux? Les placc-t-on en ligne dans le fond cl'ui-i sillon ou dans le foncl d'une petite fosse, coi-iiine a la Réunion ct a Maurice ? nistance enlro les lignes de cannes et cl'une touffe cle cannes A l'nutre sur une méme ligne ? Pro[unileur a laquelle sont p1acBs les plants de caniies d m s le sol 1

Les l~lants cailnes soiit-ils n-iis bout h boul ou les croisc-t-on? de Kiiiploie-t-on les sominites de catines ou tou te Ia caiiiir: ? (2uantite cle C m ier eii~~iloy~': u k l'hectare ? Kature des eilgrais einployés, quanlile h l'liectare, leurs compositions e1 leurs prix vendus aux iles I-ilzwiii? l)e yuelles béteç provieiil lc luniier ? L'eiiiploie-1-011 vert, a nioitié fnit ou coriiplètenient fait l Quniid a lieu Ia n i s e clu [umier! Avant ln plailtatiotl ! Sous ou sur le plnil ? Ou ~ p r è s Ia liousse cles jeuiies lilants ! Coiiiinent se i n i t ccltc misc de iurnier, h liroximi tG du plnnt ou eil épantlnge avcc eniouissonieiit 7 Mêiiies reilseigilcmerits pour Ies engrais : A qiiellr, í4poquc plante-t-on ? Soins donilhs après Ia plantatinn jusc~ii'aunionienl de ln coul,e 2 Epoque de Ia coupc ? Au bout de conil~ien tcrnps ooupe-t-oii les caiiiies viergey%? de

Rejetons.
Soiiis doni-iAs aux rejetoiis? Eiigrais eniploy6s, nalure, coi-i~liosilioii; qusiitite par licctnre? d u bout de combien de tenips coiipe-1-011 les rcjelons? Conibieii de coupes fsit-oii avec les mèiiies souclios clu çailnes ! Dans tous les cl-iamps plantes conserve-t-on toujours iles rcjatons ou airache-t-on les soucl-ies de canncs clnns ccux cpi oilE clonne de iiiauvais resultats h ln coupc ?

ProcédBs génkraux de c u l t u r e .
Si: sert-on cle l'irrigatioii et quels soiit lesprocècl6s d'irrigatioii? Quantité d'eau i l'l-iectare. Après combien cle teiiil~s revient-on irriguer le même clininp 8 Eri~ploie-t-on des instruinents, charrues, graiteuses, etc., attelés ou nnis mecaniquement (vapeui ou é1ectricite)t Détail sur leur einploi. A quelle profondeur laboure-t-o11 : 10 avec les ùêtes; 2. avec les macliines ? Quelle superficie Iai t-on en clix l-ieuies ?

QUESTIONNAIRE

7

Y joint-011 cles fouilleuscs! - A cliielle profonileur les lnit-o11 l i ~ ~ v n i l l? r e Prix clcí rcvieiit par lieclare des clivcr'; iiiocles de lal~ourage; l e i ~ r s v a n t a g e s e1 leurs iiicoiivéiiients conipares. a

Coiiserve-1-on lcs paillcs cle cannes aux clianips ou les briile1-011 r l a m les foyers alirbs la coupe ? Mode ~l'assolementiicloli ti: eii fii!néi.al. Reme 1;- on les 1errai ~ I S cultuce cle cannes aiissi tòt après e11 l ' i ~ r ~ i ~ ~ lclesgancicnnes souclies ; nti~éliore-i-oiile terrain par ln e la ,jai:lièrc ou ia plantation de legumiiicuscs; pratique-t-011 Ia siclbration; comùien tle lemps s'ecoule entre la dernière coupe dcs tiiiciennes soiichcs e1 la preriiièrc., cles nouvellcs souches; i~iicllcss o n l lcs 18gilmiiieuses cliiployées; coiiil~ieli estime-t-on li? poicls eiiioui h l'licctare liour les principales sortes de légumiiieuscs, h c o n ~ b i e nLIAfuniiel' lait et h colnbien de principes iniii8raux ce t eiilouisseiiient corrcsponcl-t-i1 par hectare ?
VariétBs de Cannes.

í)iii:lles sou1 les variétés ele caiines eniploy&es; nvanlages et renclcliieiits coiiiparés ; composition clcs cannee. (liillive-t-on les cnnnes provenant ele graine; y a-t-i1 fisité nl)rhs 1, Lusieurs pousses e1 rotalioiis?
Rendements a l'hectare.

Siir l e s ineilleures propriétds, que1 est le poids n2oyen obtenu U l'lioclnre : ( t o s uaniies vierges ; %I ilcs premiers rejotons ; 31,i l c s tleuxibiries rejetoiis ;
l o

Mi:nies renscigneineiits pour cles prol~riétesa rendenients nrtliiiai r e s .

8

QUESTIONNAIRE

Quels sont les iravailleurs employés à Ia gulture 'i Prix de la journée sans nourriture. Pour ceux qui sont attachés S Ia propriété avec contrat, donner tous les irais : recrutement, engagement, salaires mensuels, iiourri ture, logemen t, vê temen ts, soins médicaux, etc. Renseignements génkraux sur ce cliapi tre. Le régime de contrat des travailleurs é trangers tlvec sanctions spdciales p6nales ou autres existe-t-i1toujours? Dans l'affirmative envoyer un modCle de contrat. Dans quelles contrées recrute-t-oii les travailleurs 1 Dans cl-iaquelaçon culturale (preparation du terrain, trouajson, plantation, mise cle funiier ou d'engrais, sarclages, etc.,) quelle est la superficie travaillée par un liomme dans sa journée? UB coinbien l'heure e t la journée? Frais de coupe. Conibien paie-t-on pour la coupe cle 1.000 kilograinmes de caiines portées au cliemili charretable ? Combien un liomnie peut-i1 couper et porter en dix lleures? Modes de transports. Quels sont les rnodes cle transporls le plus gè~iéraleinent adoptés ; leui prix de revient par tonne kilométrique de cannas? Quelles sont 10s ylus grandes Ciistances des cannes aux uSines où elles sont travaillécs ? Prix de revient. Prix de revient cles 1.000 lrilogrammes de canne à l'usine, détails par clzapitre : Main-d'ceuvre ; Engrais ; Coupe ; Transport ; Frais généraux ; lnterbts du capital.

Renseignements g8nkraux.

Y a-1-i1 un cliaiige'sur la monnaie avec laquelle on p i e les Iravai lleurs ? Prix inoyen cle L'acliat cl'un licctare cle terrain & grands rendeinenls ? Prix rnoyeii de l'acl-iat cl'un hectare de terrain i rendements nioyeils ? Y a-t-i1 des usiiies uiliquemeilt industriellcs, c'est-A-clire ne travaillant que des cannes non cultiyées par h société propridlaire cle l'usine? ou cles usines mixtes? Y a-t-i1 des usines appartenant à des sociétes de plaiiteurs? Donner un modele lppe de contrat d'uile usine avec uil graild planteur pouvant iourair de 3 B 20.000 toiliies de cannes. L n petile propribtk existe-t-elle (c'est-k-dire : y a-t-jl des planteurs fournissaill,à. partir da quatorze â vingt charrettes de cannes et plus) ? Coininenl les règle-t-on ? Tient-ou coinp te de la densité et alors comment ? Si on paje eil sucre, coniùien de lrilograinmes de sucre par , 1000 Ir ilograinines de cannes ? Si cn argent, coriirnent 6tabliL-on L prjx cle la lonne de caniles e par rapporl nu cours (lu sucre 11ord I-Iawai í! Combien le taux des eiiiprunts sur r8colte? Coinbien l'intkré1 legal clcs deltas civiles ? Conibieil le taux des préts s u r premiere liypothiipe foncière ? Y a-t-i1 du ferinage ou clu coloiiage partiaire? Modeles de contr~l. L'expérionce signalèe pai. M. Vossion (page 73) & la ylaiitalion cl'Il:wa, ile dJ0ahu, R-belle r6ussi t Dire les causes cle succès ou rl'insucchs. Rcnseigiiements g6n6raux sur Ia propri8tè foilcière. organisation Bnaiicière et technique cle Ia Station il'Experience, et clu Laboraloire il'Ii.lssais.

-

F a b ~ i o a t i o ndu S u o r e de Cannes aux 110s Haw.aL

1 . ICiitrc 10 l)ieoiriiorc 1 10 il(tiixiiiiiio, (i1 Iii iIniixiiwcr trl; la lilOi1 sièiiio laí t-on de I'nrilosngc! ou d o Iri iiinc:cíilnlioii 7 Par qucls iiioyom I (Doniioi* lous lcs iliilnils,) Combien iiiol,-on t170nii onr 1.000 Itilogrtliiimos &i oaiiiios i! E11 oas d o iiiacbfalion, coii~l)Ien iliiro ln ititi~:Ornlio~i 1 (hniiirent s o u l b ~ - 1 - o n l?. ) ' ~ i i ~ u iuc;oiz aoiiliriuri o u tlItiuonlii~u~Z 1 rluolle dcnsild, O l i i n L cloiirib la doziaitti i i i i l i i h dii.,iiis 1 1 A cluallc lcilili8raliiro e s l L'ciau tl'ari*iimgo uu da ii~ttodrnllc~n ? Densi ti: c t comliasi liou tlujus,ol qiiniili 16 o u li tiBns 1,000 Ir1 la. litli' graiiiiiics do eaniios, LLU lironiirrr, ali doiixiimio, s l nu truisidnie nioriliii, dans Ics divc:rs procOdi'!s. Iiijcclc-1-011 cii i i i D i i ~ o loiiilts d o IR vuy>uu~* c ~ ~ 1Ii o r i i ~ ~ i L GA B Sous quells pressloii d

MOiiles rcnseignemenls pour lesusiiies nioyeiiiienient outillées. ! Eil cluoi clil'Çi:i.en 1 ces usiiies cl'avec lcs preniièi~s

IV. ~iiil<loic-t-o11 cltlíibrcurs ou nutres machiiies p u s priltles
l i a i w la caunc avmt rlii'elle soil eilvoyee aux inoulins? Appliqqc-t-on la ~~ressiori raiilique (ou une au tre pression) ligrl s u r les coiissiiicls rles cyliiiclres dos inoulins ! Prcssiou par ceilliii>èlrecni.1~6 applir~ii8e lespistoiisl-iydrausur liguss, surface clc ceus-ci. 8. Qlwèlre et longueur eles l~ort&+ clcs axcs eles cyliiidres iles inoulins les plus einployt~s. 1Xaini:lre o1 loilgucur c l t x cyliiitlres clcs iiiouliiis corres~ioiiclant niix prcssioils c1 nses ci-dessus. eiz Noinbre tle Lours clc ces t:y li iitli~rs i~iarulie. P~iissniiccrlc lo. iiiaoliiiic iikolrice, tlinirièlre ele soii cy1indi.r: liloleur, 1c)iiguciir ~ l c celiii-c!, luiigucur ilc l'adiriissioii d e 1% va.peur, ou tlt5lieiise c1 LiiiiLrc de vnpcur s'il y a delciite pcrfeclionilbc. Noiiil~roilc lours do ces iiinolii~iesiiiolrices. Jliaiilhlre OA iles cgliilclrcs cnrrrslioiirlaiil. au crcirpis. Jjisiaiice A13 sui3 la ligiie das contrcs ciitre les suriaces clcs cyliilclrcs tl'eiltrck e1u liloi11ii-i; ideni. polir les cyliiiclres de sortie DC ; i d e m tlisl;iiii!o PG. Soli6ma i assoz grniicle ~cliollc la posi Lio;~clr2 la servniitc ou clc glisse ln bagnssc entre le cylinclre bagassi0re MN, sur lac~ucllc 'asso, caimes c1 le oylinilre i ùag ELant doiiii~ mouliii ou uii systòmc cle iiioulins clc tlimeniin sions ilétermiii0es, q~ieiir: la cliiailLit~ide cilniies travaillbcs h csl l'lieure l 'i'olls ces wiiseigncmeiils l)our Ics usiiies les plus perfecLionilbes ct, rl'un aulre cOtE, pour la geiléi1ali16tles usiiies. Uc cpeiles ii?;ines d o constructioii lirovienneiit ces nioulins? Lour prix d'aclial ii l'usiiie d e conr;trucliuii ! IJour prix de revieiil (luai 1-la-cvai. 1)rix d u inonlage avec les fo1ldnlioi1s.

Difjpsion d e la Canne.
Henseignements s u r les coupe-cannes, diffuseurs, construction et fonctionnement. Quantite d'eau employée par 1.000 kilogrammes de caniies. Quantité de jus soutiré par 1.000 Irilogrammes de cannes. Mode de soutirage. Jusqu'A que1 clegre pousse-t-on le chauffage dans chacun des calorisateurs placés entre les diffuseurs? Chaule-t-on clans les diffuseurs ? Quantité de chaux employée. Densi té des j ~ s ~ s o u t i r e s . Emploie-t-on les cossettes au cl-iauffage des générateurs, les passe-t-on a un moulin avant de Ics envoyer au generateur, ou les dessèche-t-oii ? Mode de dessiccation. Si oii n'empboie plus Ia diffusion de la canne, dire pourquoi l'on y a renoncè.

Diffusion de l a Bagasse.

Epuration des Vesous.
Décrire les divers inodes d'épuration employés, ddfdcation simple i la chaux, acide phospliorique, carbonatation, sulfitation, etc. Proportion des rknctifs par hectolitre de vesou. Description des procedes et des appareils employes. Fil tre-t-on ou laisse-t-on decanter ? Appareils de decantation. Quels sont les appareils de filtration employés, détails sur leur emphi et description des appareils. Chauffe-t-onavant la filtration et à quelle température ? Pression sur les filtres,

QUESTIONNAIRE

13

Ecumes.
Renseignements sur la séparation de3 Scurnes cl'avec les jus clairs, Appareils einployés daiis ce but. Lnve-t-on les écumes ? Utilisation des écurnes. Composition cles 8cumes. Leur quanti te par 1.000 lcilograrnrries de cannes.
Concentration.

Emploie-t-on cles triples, quadruples ou cpintuples effets. Met-on de la vapeur a hautc pression dans 1s pretiiikre caisse et quelle pression '2 Prelève-t-on des vapeurs sur une ou deux caisses e1 lesquelles, pour les cliiférenls chauflages de l'usine '2 Détails généraux sur le lonctionnement et I& conslruction de ces apparejls. Teinpérature et tensioii de la vapeur ti. I'entrée et aussi au manomètre de cliacune des caisses. TemliSralure cles eaux clc sortie. i Densile du jus (ramen6 i 15 centigr.) à l2eiitrtI?e. Densilé à, la sortie. Quanti lk d'eau froicle (tenipkrnture do cellc cau) injeclée par 100 litres de jus a I'entrbe. Puissaiice d'bvaporatioil par lleure e1 rilhtre carre de suriace de cliauffe. Dinmhtre des Luyaux ele prisc de vapeur A ln preriiihre caisse, des tuyaux ele sortie (h chticpc cnisse) de la vapeur cl'évaporation de jus. Diametro des luyuux d'8vacualion de la vapeur conclensée l i cliaquo caisse. Cominerit extrai\-on 10s eaux de conclensation cles différeiites caisses 4 A quoi ulilise-1-011 oes eaux l

Quelles opbrations lail-oil subir ,2 ces sirops avant de les eiivoyer LS l'appareil à cuire !

Turbinage.
Quclles prkparalioi~sinil-oii subir aux iiiasses cuites nvant de les eiivoyer aux turbiiies 1 Mocles cle lranspoi'l pour porter les niasses cuiles aux turbilies. Moclcs clr, chçlrgement ct de d8chargerilanl cles turbiiies. Genre cle lurbiiies eii?ploy6cs le plus g6n8raleiiieiit. Ciciirc cle lurbiiies le plus porfecliorink. 'L'riivail ol.>l.eilu par heiire e1 par lurbiiie. i Moclc iIe lraiispurl clu sucre lurhirii? ; l'eiillxilllzge. Travail clu sucrr, ~laiis lui'biiio. la lliiiiploic-1-011 clr, l'eau, ele lu vnpciir pour claircer lcs suores; eles lirocluils pour les colorer? jet. Poicls clu sucre S R C oblciiu par Iicclolilre clc rnasse cuite, lcl' 2 jcl. 3c jet.

Ref onte.
Expi?ilie-1-011 lcs suci'cs cleiixih-i~ee1 lroisibinc jels, ou les ielond-on tlans les vesous, iiprhs clue cem-ci oilt & t M Bpuri?s ou nvsnt Opurntion Reilvoie-t-oii les sirops ~l'dgoutclans les appareils ci cuire le preinier jet e1 cluel iiiomeiil? C)~icllcs opúratioiis Sail-oii clails cc cas subir iiu prkalable aux sirops cl'hgoul e1 h quellr, cleilsil6 les i.cnvoie-1-on ? A que1 degrt: cl'iinpuileli: cessa-1-on (I(? rerivoyer les sii.011~ ~l'bgout m s l1a1)pnreilii cuirc ! d

Rendement en Sucre.
Quels sonl les poicls tla sucre premies jet, deuxième jel et troisièm~e l obleriuç par 1.000 Irilogran~iiiesde cannes clans les j

16

QUESTIONNAIRE

usines les inieux outill&es? (Donner la coinposi tio11 moyeilile du Sucre travaillé correspondant.) Mêmes renseignen~entspour usines inoyennement oulillées. Composition et tirage de chacun de ces sucres.

Quanti té de mélasses par 100 lrilos cle cannes trnvnillées, leur composi tion ; emploi de ces mélasses : 10 Chaufiiige; 2" alimentation ; 30 engrais ; 4° ilistillation. Détails pratiques et résultats obtenus finnncikremenl par les divers emplois. Si on distille, que1 est le rendement en nluool pai1 litrc? cl'une mélasse de composi tion ilonnée en saccharose, glucose, cendres, chaux et divers ? Emploie-t-on les levures puros? Quel systbme? A yuoi ost utilisé l'alcool? Quel est son prix de vente?

Systèmes de gknérateurs employés ; Irilograiliines d'cnu haporée par lrilogramme de houille ùrUlée ou lrilograiiinie de bagasse sèche à 25 pour 100 d'eau ou Irilogramnlc de ùngasse verte; puissance d'évaporntion des générateurs par in&e carrd de surface de chaufie. (luantité nécessaire de inblrcs carrés cle surface de chauffe des générateurs pai tonile de cannes passce ii l'lieure aux inoulins. Surface cle grille corresponilante avec les iliSlBronts combustibles. Section et lmuteur de cheinin6e avec les différents coinbustibles. Einploie-t-on deux séries de générateurs? une mnrolianl: basse pression, l'autre B liaute pression, suivant les usages qu'on veut en faire. Mode de chauffage. Bagnsse sScliée au soloil ou clans les appareils? Appareils einployés pour le séchage.

I)lbcmlro uiic pi~~liriillh uiic usiiir! clcs plus ílririssaiites ; c1 cloiiiii:~'loils los iItllttils gt':ii6raiix ( l u I'ex~iloilaLioii Ia propridté rlc o1 clu Cciiiolioiiiic:iiici~tile I'iisina. Cout iliiliiillê tlc Ia inliricnlioii clcs 100 Irilograiiiiiins d a Sucre, y coiiipris l'eiiil~nllage(sui!rc 1ii'i:l ii sortir clo l'iisiiii1) :

18

QUESTIONNAIRE

Prjx rnoyen de vente, peildailt ces derilières anilées, des sucreç d7Ha$vai,franco borcl Hawni. De q u ~ traiteineilt jouissent les sucres hawaieils à leur entrie 1 aux @tais-Unis; i d e m pour les sucres étrangers ii leur entrée aux h t s - ~ a i s . Y a-t-i1 encore u n trai t6 avcc le Sugar-Trust dos htats-~ilis, comme jusqu'en 1901. A-1-on Atabli une raffiilerii:; clans l'affirmative, quelle est sa puissailce, quels sont ses cléboucl-iés, ii que1 prix vend-elle sol1 Sucre raffiné borcl Hawai'? Saint-Denis, le i 4 juin 1900.

Le 1 Iévrier clernier, aprbs avoir reçu les docunlents de M. Vizzanova, Ia Chambro rl'ilgriculture noiiiinait une conirnission cliargke cl'examiner les poinls les plus intéressnnts et cle prepares un travail, clevanl Otre imprimé e1 clislribu8 à tous les ~neinbres,aíin de pouvoir dans une r8union ullérieure eil discuter les c:oiiclusions eil toute conilaissance de cause. Meinbres cle Ia Commission :

MM. Léon COLSON, ílcn t-rappor teui.; prksi J. h n ~ n DE VILIAEIS l ; A. IIUGOT ; A. DE VILLBLIF.
Pour répondre i ce v a u , nous arons jug6 utilc íle rkdiger d'abord la partie FbpondailL a u queslionnaire; nous nvons intercale, en indiquanl leur origine, cles passages tracluits texluellement, coi;cernant les malières trailbes, et provenant du The Planteils Hawni'an Moi~tiily,cle Z'Eoening Bzzlletin Industrial

d'Honolulu, iluinero spécial cle novembre 1901, clu Iraité rle 1-1.4. IWiisen Geerligs, elc.; iious avoiis aussi annexh B la fi~i i livers extrai ts (lu Joai*na[des Pabllicants d e Szzcre, c1 e G. Durcau, pernieltaiit dY4lablir les prix cle revieiit clu sucrc, tant aux 1 chainps qu'S l'usine, eil Prance, en Alleiiiagne, 2 Java et h Cuba, c'esl-hdire daiis les pays clui nous iilleresscnt le plus. Dans la deriliere partie, nous avons essnye de formuler rluelques conclusioils que ilous vous souiilcttons, esperant cp'une discussioii approfonclie iious l)eilnieltrn de voir ce c p l , dans les conditions particulibres cle Ia Reunioii, p u t @treretenu pour le perfectionilemeilt de nos procédds de culturc et de fabricalion. ATin de facililer Ia leclure clu rapporl, claiis loute la partie relative a u questioimaire, les iiicsures anglaises ont, sans exceplion, 6th tracluiles en mcsui'es frnnçaises; nilisi cloilc daiis cclte partie, Ia tome cst bien Ia lonnc Iraiiçaisc dc 1.000 lrilograinmes; lc lableau qui a servi aux conversioiis esl. celui qui a d.6 indiyuk. par le consul. E n parliculier, le clollar a CLé c014 ri 5 ir. 18, sn valeur est, d'ailleurs peu variable par rnpport à nolre franc eii or. Dans les citalions cle textes, nu coritrnire, nous avons oonscrvé excliisivetrieiit les cliiffres niiglais. Les testes originam de sont dbposés h Ia b i l ~ l i o t l i ~ q u e In Chainbrc íl'Agricullu~cet cpi t18siroslcilt k Ia disposilioii tlr: lous ceux de nos c o l l ~ g u e s reraienl les.consulloi..

Des mesures employ6es aux Ples Hawaf.

-

Mille cari-i! . Acre. . . . Yard oarrG . Piei1 carre . Pouce carre.

............ . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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588
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Pied cube. . . . Gallon americaili Gallon inipérial.

.......... ..........
. . . . . . . . . .

01n"'0'?X3 :i111 785
/Llit,r

*hv)

Dollnr . . . . . . . . . Cent = le 10Ue de ilollar.

......

......

VI. 1 X

O''*. 1x 05

Poids.
Grsin . . . . . . . . . . . . . . . Once . . . . . . . . . . . . . . . . Livre. . . . . . . . . . . . . . . . Cental ou 100 livres. . . . . . . . . Tonne courante ou 2.000 livres ,
01~~~0000(
011u.0!2X:G

U1@45:i>9

..

WL .*359 9071.r.18

CULrrURE DE L A C A N N E
A U X ILES I - 1 ~ 1 ~ 7 ~ 1

CULTURE DE L A C A N N E
AUX ILES

HAWAI

Climatologie

L'arcl-iipel l-iatvaien compreiicl huit iles si tuees clai-is l'l-iémispligre nord, entre les 1805.5 et 220 1 G de latitude, et les 15/to40 et 160030 de longitude h I'ouest de Greiitvicl-i. TABLEAU I Superficie et Population de l'archipel Hawaien

=
AUTEUII

NOEiIS
DES ILES

des

SUCHE PRODUIT

i01111110k ONNES PIlANíjAISES cs plus

POPULATION

n màlrrs

BlcvBs

I1 amn'i
hlaiiai

....... ....... O3 llii. . . . . . . . I<nun i . . . . . . . Rlololtai . . . . . . I.nnai . . . . . . . Niihaii . . . . . . .
Knhoolawc.
'l'01'~\L .

Q.157
11.000 4.206 1 .$&O 1 .h87 1 .o20 240 428

....

Reiinioii.

.,,. .....

Sucre exporte par hectare de la superíicie tokale en 1901 : Hnwai. . . . . . . . . 108 lrilogramiiies. Reui-iion, . . . . . , . IGL

.

.

CULTURE DE LA CANRE

TABLEAU 11

DBcomposition du n o m b r e des Habitants.

Me tis l~a.ivaicns . . Race caucassierinc .
Cbjoois

Japonnis. . . . . . . . . . . . . . . Indighnes des riiers d i ~ sud. . . . .
NBgres.

. . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . .

Divers .

............... ...............

Grâce A son climat 8 lieu près égal, loulc celle coiilrEi: csl i ~ i i das pays les plus iavorisbs de la terre; elle jouil tl'iiil prii~ti!iiilis continuel, avec une chaleur teihperke yar lcs vcnls ilu 1iortI pendant piesque tou te l'anilée. Le therinoii~i?lrcn' y (1 t!sci:lli l jamais nu-dessous de 13"(550 Pnreiiheil). Les tableaux ci-après indiquent las qua~ili clc liluic, t o i l i l h ~ s ths a Iioilolulu, ainsi que la tcmpkralure, d'après les ol~set'valiuiis 1 faites B la résidence d e M. TV.-R. Castle (altituclc c 0 15 iiii11iv:h). D'nprès les renseignemenls iournis par la statiisn iiii~ti!i~~~ologique cl'EIo~~olulu, cpailtiti! d'eau loixbee varie 1)ciaiit:oiqi la suivant les localitês : s u r le bord de la iner, ellc est tlo 800 iiiillimètres par ali; elle atteint jusqu'a 2 mètrcs ct 2 m.90 daiis vallees et s u r les montagnes ; les pluics aux iles Iliiwai hoiil, rarement torrentielles comine clails I'Incle, Jour r8parlili1,ii (,si favorable Ia végetation ; i1 pleut en Loules saisons, iiiiiis (:li quantité plus ou moins grande.
1 1 1 s

Pluies, en millim&tres,tombées a Honolulu. (Altitwlc de i 5 iuhtrcs,)

Moyennes mci~sucllesdes t.empérakures a Honolulu p o w 19CD/B. (,iIli111de 1 i11i:Lr1!5.) ) :

CULTURE DE I A C A N N E AUX 1LES H A W A ~

M o y e n n e s annuelles des tempkratures Z Honolulu t pendant les treize dernihres annbes.

Sol

Toutes les iles 11'1-Iawai sont il'origiile volcaiiquc et les terres se composent entièreinent de laves basaltiques ; suivant leur couleur, leur composition physicpc et chi~ilique,on peut lcs ranger eil trois classes : lo Sols cl'uil rouge loncé, provenailt de la simple dkcoinposition de Ia lave sous l'action du t e m p ; 2°Sols jaunes et rouge clair, cl'une origine marc~uee cl'influcnces pliysiques ct chimiques sphciales et tliíErant iles precéclents, iian ~souleilient par la couleur, mais aussi p a r leur composilion; 3" Sols sédimentaires, résultant de la décomposition de lci lave à une grande altitucle, les mati6res decoinposees ayant C t c ciitrainkcs p a r les pluies et déposées h iles niveaux inoins elévés. Los sols sedimentaires couvreill les ljarties platcs borclant la m e r ; ils lorinent aussi les surlaoes qui repoivent les alluvions ilcs gorges iles montngnes ct des vall8es. Ces sols sont, p r c s c p sans sur esception, très fertiles, et h causc clc leur grmile p r o i o i ~ d e u ~ des éteadues considérables, leur iertilitk sem de grande durée. Les sols rouge ioncé sonl sui~toutcoiifinés ilans les regions plncées immécliateinenl: au-dessus Cies terrains plals, clans Ia yarlie des iles situees Sous le Vcnt. Ces sols, cl'une grande prol'ondeur ct de coinposition uniiorine, sont ausui Iertiles que les terres silubcs plus bas. Li:s terrains plus élevés, de 00 i 150 m è l r e ~ !jusrlu'a 600 inèlres cl'altilucln, sont extrêmernent T cliilbrenls cle natuve e1 d e coiiiposition. P ~ suite rlr, I'entraiilement eles inalibres par les pliiies, ils son t pcu proloncls; ils 0111 pertlu, en grandc partie, les dlemenls soluliles 11écessaires i Ia vdgblation, ce qui les rencl inoins Cerliles e t facilement epuisnbles.

CU T H DE : LU E

LA CAXPI'E ATJX ILES ITAWA'I'

Composition chimique des sols d'Hawaf.

tnbloau VI ~loiiilellz coiiiposilioli iiioyeilne d e s temes ele diffkreiites iles.
IJc,

Composition moyenne des ,temes des q u a t r e iles.

On cultive nux ilrs 1-Iawai li1 riz, Ir? calú e1 Ia b a n a m , m a i s ln seillt! griiiirlc culture cst cellc ile l n canile à Sucre, qui a pris ponclant ces clc1mi6rcs niiiibes un cl6veioppement coiisirlerable, graac a la iertiliti: dii sul, à Ia perfectioti de l'outillage, h l'c,sen~l,tion cles tlroi ts ile tlouailc? clont joiiissenl les sucres a Iiíl\~iiif~ilslcur entrik alix Elnts-1Tilis ct A l'ani~nageiiieiiteles r:aLix pour l'irrigation; la li~oilwlioil, p i e t o i t cle 133.300 t o m e s c en 1801, a. atteiiit 32G.ti00 tonnes c n 1001 e t 322.539 eii I902.

Plantation

L'6porlui: de l a plontntioii iIc 1%c:~iiiievnrii! avec lns loi:iililrk. Dans lc clis1rii:t ilc Ililii (SIa.\wL) oii Ics liliiics sont lc l i l i i h nlmiiclaiitcs, la l~líitilnlioii,siir les lilnlenux Glevi':~,sr! inil ciii Li:vitiec t l'nrri v6c i l ~ g~iliiili!~ s e1 eii iiiars ct s e li:ibiiliiio de Iiiqoii rlii'n~i~ii l)luies, Ia caiiiic liuisse ELre i1cj;i ioi.11: e1 vigoiiri:usc. Ali cniitrdirc, claiis 10s t e r r c s irriguiks nrlificit:Ili~ii~cill, qiti occiipoiil prescpe toujours ln pnrtie ],asse iles iles, oii plaiiln Ia enniii! plus tartl q u e claiis les nutres rhgioiis. E- @n6ral, oii fnit d e u s rUcoltes d'uiic s e d e lilítiitiilioii : lii n - . . --« caniie vierge plaiit crop 11 et les i ' e j e t o ~ ~ sri~tooiicroli I ) . L e s boutures provieiiiient clcs somini t0s tles rclinusses o u 11 11 corps do lacanne vierge; elles soilt c1ivisL;es eil iiiorccnux cl'iiiic longiiour ele 20 k 25 ceilti~ili:tres, syaiit Clliicuii de trois ii c i n i ~milletoiis. Ces inorccsux s o n t iiiis ali foiitl d'uii silloii de O 111. 45 nu-iles5ous clii iiivenu dii s o l prOpaisk, clniis u m Lci.iscc2g'a~tri!qu ilriis coulis ele lnl~oui* croix a l l m l j u s q u ' i ~60 ceiitiiiictres clc l~roí'ciil~lnui~; oii les milleloiis sont placds s u r le cbtd ilcs sixlioiis; oii ri!c:ouvic cl'uiic uouulir! c10 11:r1~ 25 i 50 inilliii~i~tces; (1~: eiisuilo les l ~ o u t u r e s l'ii'rignliciii siiit; iiiiinSilinli:ii~i:iil. clnns 16s ~)lniil;ilioiisi ~ r i g u 6 c s , C'ost ln iiidlliotlr, lii. lilus ailiplo yUc ; quclqiic:iuis, siirlou L tlniis I les ilistricls liluvieux, ( ~ u u ~ ~ cln cniiiie n n1li:iiil iiii c:crlaiii tlirvcJ e loppeineiit ct qu'ellc n'a plus Liesoiii i1'i:lro S ~ ignoi~,oii oi~il)loi le syslkiiie a l ~ p e k(:i1 aiiglsis « Iiilliiig 111) u, qiii l)ouri3aiL se lraduire eii I r i ~ n ( ~ a par Ir: v w b c ninoiicelcr; o11 niiioiicc!llr? li1 is terre qui sc irouve dc clinrlue chlb ilc la I ~ o u l u r e placdr: ilans le silloii e1 niiisi l a csiiiio w o i l s u r irii iiloilliciilc. Dans les plantnlioiis iri'igutlcs, lc itihiie lirocdil& esL eiiipioy6 pour lcs repousscs.
4

i

30

CULTURE DE I A CANNE AUX ILES IIAWA'~

Le tableau suivan t clonne l a diif6rence ele rericlemeilt coilslalé la statioil lia~vai'ennesuivaiit les diverses methodes de plaiitation. TARL@AU v11

1110 611illAlllS
OlS'l'ANCIS EN'rRlC CTCS SILLONS
D E L:\NNPS
~I:II'

SUCRIC
100 k i l o g r d l n i ~ t ~ ~
r)it C ~ N N I E S

KILOGIIAMPIIS
II SIII:III$ IC

pnr Iicclare
1 in. 20 1 111. 80 1 rii. 80 . . . . . . . , , . . . 2 ni. 80

pnr IICCL:LPO 34.724 ri3.8ili

............ ............
............

230.146 301.888 "3k.883 24'3.326

18,OO

1'1,5:1 13,14 11,m

32.177
28.010

On laisse ordiilairemoiil: uil espacc clc . nT 50 ciilrc les ~illoiis, I e1 les plants clc cnnne sonl placbs b a u l à boul dnns 10s sillons on une raligh conliilue. Les inauvaises licrbcs s o n t soigaeusemeill cillcvdos h l'nicle cl'instruments araloires, traiiii:~par eles chevaux ou dcs mulcs, Lels que la (( lielile chsrruc )), le (c cultivntor Horncr N c1 le c< I-Tuller N; l'irrigatioli a lieu tous les hui t ou clix jours; o11 Sai 1 en gdn8ral deux bpaillages; l'eiigrais est iuis eil trais lois pendant la vCg0tation cle la caiinc, qui esl iécollkc nl)ri:s dix-liuit viiigt inois de croissrince, cntre janvier ct juillel.
J

Rejetons

Pour los repousses en terre irriguée, oii les laisse croilre dans un sillon, comme Ia canile vierge; clans les autres terres, on remue h iond le sol autour des souches i l'aiclo cl'i ilstruinents nratoires; puis, avec une cllarrue de labour, oii rejette la lerre ti clroite et a gauchc sur les souches. A Hawai, on classe les rejetoas en deux espùces : quanil la canne vierge est recoltée de bonne lieure et le sol trnvaillé aussitdt après, on coupe quolquei'ois ílCs le mois de janvier ou 1évrier suivant, les repousses sont appelees alors (( sliort ratoons D. Si la canne vierge est récoltke au comineiicement de l'année et si l'on veut produirc de longues repousscs, ces dernihres sont recoupées jusqu'en juin ou juillet, Bpoque a partir cle laquelle on les laisse croitre et murir; ces repousses sont alors appelees (( long ratoons N. Orclinairement, une plantation de crimes clonae cleux rbcoltos. -. -. Les repousses sont détruites peildailt la prkparalioil clu lerrciiil pour une autre plailt~tioii caime vierge. de

CULTURE DE LA CANNE AUX 1LES I I A W A ~

33

La cliaux esl mise sous lorrile de coraux d'Hoiiolulu, de chaux caustique cles Etals-Unis ou d'engr'ais de commerce tels que le phosphczte ele chaux e1 le gypse. Lti potasse, qui entrc généralemenl pour une proportion élevee dans les mklanges (20 pour 100 pwlois) est presque loujours citilisee sous forme cle sullate de po tasse. Dans les rkgions pluvieuses, on n'emploie pas Ie clilorure de potassium parce quc, sous l'olrol des pluies, i1 iorrnerait rlu clilorure de chaux, produit soluùle qui serail vite entrainS, tnnclis qu'au coiltrnirc! le sulí'ate de ehaux résullanl de l'emploi d u sullate ele polnsse csl bieii inoins soluùle. On tend de plus e11 plus R no se servir que i l ' i i ~ i pliosplio~l~ rique soluble clans l'enu ou clnns ic cilrntc d'ainrnoriiaque. On ulilise Ognlcinet~llcs dsiclus d'usine, tels que les ócumes, les pdlassos e t Les ccriclres cles iournenus.

TABLI3XU 1X
Diffkrents pourcentages des Bldments dans le mt5lange d'engrais. Report
o1 1

fwlilization, par M. i. ECICART, page 25. ? 1001,

Formulo In pliis einploy bo h llawai.
I

1ibunloii (ioriniilo dii C. 17. C.) 910 ltilogi'aiiinics pnc Iioclnro.

o,ns

Le prix cles engrais composés, rendus aux iles Hawai', varie de 170 i 340 francs les 1.000 lcilograii~ri~es; en eniploie on O généralement de 340 a S O ltilogrammes par hectare, mais cette quantité est for temeiit clépassée dans certaines plan tations e1 atteint jusqu'U 1.700 lcilogrammes ;enparliculier, tiEwa(i1e Oaliu) où la dépense pour les engrais qui, en 1894, était dc 50 I'rancs par hectare, s'est élevée, en 1900, i 538 iraucs. En somnle, par suite de la grande variété cles sols e1 des diffèrences climal;ologic~ues,i1 est très cliificilc dr, trai ter ln question de fertilisation cl'une maniire ghérale. Lc sol est soigneusement analysé, les conditions n~éthorologic~ues sont attentivement observées et de l'enseinble cle ces etucles, nvec l'airle de la Station clYExpériences, déduit Ia composilioii rlu on mélange le niieux approprié.

Fertilisation des Terres à Cannes

Evening Bulletin induslrial (1'1-Ia~vni, ilovembre 1901, page 29, pai J.-'i'. CIIAWLEY, Direcleur.a~ljoinle1 Chiriiiste de EIawaiari Experiment Station.
« On sai t généraleinent quc les nlelliocles cle fertilisation aux $les Hawai soiit aussi bonnes que celles pratiquees partout ailleurs et iridme qu'elles sont peut-êtrc supkrieures ù celles adoptbes dans tous les autres pays tropicaux sucriers ; aussi semble-t-jl intéressant pour les lecteurs du Looisnnn Planter, de c ~ n a l t r e méthodes et leurs résultats pratiques. ces « ~a disoussion de ces mètliodes ost il'autant plus opportune que nous venons de preiiclre possessioii de noin'hreuses iles tropicales ou l'industrie suerière a une Irbs grande importance. Le prinoipal interét cle Ia queslion iie consiste pas dans l'application cl'un prockclé uiiiclue de iertilisatioii des lerres B cannes, quelles que soient les circoilstances, mais plutôt clans ce fait que, lios terras etant très difl'erentes Ics unes cles autres et les condi tions climatériques très varices cl'uii clistric t & l'au tre, i1 n fallu Btudicr separement tous les cas particuliers, comme au ta11t de problèmes, d'une inanikre scieiilifique. L'industrie des engrais a pris un rapide developpement pemlant ces deriiieres annkes et les inatières employees, ainsi que les niocles d'application, oiit changb dans 1s pratique. « Avant ces dix dernières aiinees, on se servait de grandes quantités d'os pulvbrises et de matihres animales, avec quelques additions de potasse suivant les besoins; ces os pulverises, quoiqu'en beaucoup de cas trop grossiers pour la canne, élaient

36

C U L T U R E DE LA CANNB

n8anmoins e~ilployéssans tenir compte des conditions météorologiques, aussi bien dans les districts ou la pluie donne par an 150 pouces (3 111. 70) que dans d'au tres ou on ne compte pas plus de 20 pouces (500 mm.). On objectait hien que dans plusieurs cle ces localit8s, les os pulvérisés eliricliissaient coiistaiiiment le sol, mais cela n'est rien moins quc certain, car on affirme avoir retrouv8 dans le sol ces os pulvérises intacts après trois annkes et même plus. (( Beaucoup d'analyses d u sol étaient faites suivani les aiiciens procédés, par des chiinistes élrangers a ces iles, et, d'après les rksultats, on recoiiiinnnclait tels ou lels eiigrais qui, eux-mbiiies, étaient riiroment anulysés. On se trouvait donc daiis la n-ibine situation cp'aux Etats-Unis avant la crêation des diverses stations sgronoiniques; naturellement, dans ces coiidilioiis, les planteurs ne se procuraient pas toujours des engrais siirs et appropriés i leurs terres. c< I1 y a six ou sept ans, la Pacific Guano et Pertilizer Co lut lormée $ Honolulu, ayant pour but la fabrication cles engrais à hauts titrages; le rloctaur Averdam, un allemand trBs entenilu dans le commerce cles pliosphates et des engrais, en prit ln clirection. Telle fu t la première phase iinportan te du cléveloppement de l'affaire; le docteur A v e ~ d a m suggérn l'iclée des eiigrais solubles, qui é taient de labrique si courante en Europe et aux Etats-Unis. Des usines d'aciùe furent crbées, puis on irnporla de l'ile Layson cles phospl-iates, qui furent transforinhu en plriosphatcs acitles. Dans beaucoup d'engrais composés vendus par cette compagnie, l'acide phosphorique soluble dans l'eau provieilt cles phosphates dissous, lJazote du sulfate d'aminoniaque et l a potasse du chlorure de potassium et clu sulfate de potasse. E n 1895, fut fonclé le laboratoire d'expériences d'Hawa2, par les soins de lJAssociation des Planteurs sucriers, et sous la direction ilu docteur Maxwell, avec l'auteur de cet article comine directeuradj oin t e t chirniste. Alors con-imença l'exainen méthodique des terres s u r place et dans le laboratoire, en prenant la quanlite des pluies tombées et la température comme bases pour l a recherche clu meilleur fertilisant. Nous n'avons pau 1s prétention

de clire iii ici, i i i ailleurs, que toutes les ~~inéliorations rnatihre en d'engrais, réalisées depuis 1895, sont clues aux recherches du planlations, laboratoire cl'expkriences et 2 ses conscils; c~uelc~ues en effet, ii'ont pas cliangk d'cngrais, alors que beaucoup d'autres oiit n-iodifie leurs procedés sans siinspirei. clu laboratoire; mais c'est surtout grA.ce S nos recl-ierches concernant les conclitions de chaque plantation, que tels engrais employés dans i1n tlistrict difi8rent de ceux utilisés daiis un autre, et qu'il y a m e teiitlance continue i aclopter des engrais a l-iaul titrage, specinlement preparés pour telles proprié tés cloniiées. (( L'usage des eiigrais est bien ancien, mais ccus essaybs tout cl'abord ne clonnèreiit pas les résullats espéres. On cniployait les cngrais d'os bruts ou clissous, les clécl-iets de poissoiis et les engrais contenant une forte quanti to de pliospliates non clissous, sans teuir coinp te iii ilu sol, iii cles condi tioiis cliniatériques. hussi, les r8sullals Curciit-i 1s bons dans les régions liuinicles e t negatifs dans les localit4s sèclies. L& oii ils furent bons, les os pulvdrisbs prirent favour; on en usa largemei-it; Ia formule de ~ beaucoup de ces engrajs étai t l : suivante : Acide phospliorique, 12 à 15 pour 100, clont deux tiers soluble et assiniilable; Potasse 5 pour 100 sans garantie cl'origiiie; (c Azote 4 pour 100 sans garczntie cl'origirie.
(c
(( Peu ele l~lanteurs analysent leurs engrais; de plus, les formules ci-clessus laissent une grande niarge i l'incorporation de matièrcs infkrieures el iinpropres. I1 iie faut donc pas s'étoilner cle trouver beaucoup ele crin et cle sabots pulv8risds, cle iiitrate de soude C1 si bon marche A San-Francisco, daiis les engrais , clestinbs i des propribtk recevanl 150 i, 200 poucos (3 111. 75 B 5 in.) de pluie par an. (c L'oxemple ele plusieurs clistricls, leurs n-iodes actuels de fclrlilisalioii et les raisoiis qui IBS oiit fait aclopter forineronl: le sujet de cct: article,

38

CULTURE DE LA CANWE

u District d'Hilo. - Les pluies y sont abondantes, atteigilailt 200 pouces (5 m.) par an. Les terres, peu proiondes, niesureilt peine 4 pouces (O in. 10) d'épaisseur sur les hauteurs et reposelll s u r u n sous-sol impein~éable, dont la couleur varie d u roUge clair au jaunc. Ce sous-sol est Iroicl et inapte h la vie végétalc, de sorte qu'cn rernuant lesol, i1 faut procéder doucemeni e1 avec soin. LJanalyse suivante est la moyeilne de six écliantillons examines par le laboratoire d'expériences d'Havai. r( Terres du dis trict de Ililo :

Azole . . . . . . . Acirle pliospliorique l'otasse . . . . . . Cliaux . . . . . . .

. . . .

....

. . . . . . . .

0,633 pour i00 0,504 0,257 0,128 -

<c Chaux. - Ces pourcentages, l'exception de Ia cliiiux, sembleraient satisfaisan ts, mais i1 faut se rappeler que ces terres sont anciennes et que les pluies torrei1tielles tenclent a enlrainer les élements solubles et assimilables, et à laisser tous 1es aiililes, ce qui est surtout le cas dela chaux; ordinaireinent la teneur en chaux des terres l-iawaiennes est élevée, mais A Ililo la chaux a e té beaiicoup entrainée. « Moyenne de la teneur en chaux des terres cles iles I-Inwai' ;

District d'Hilo . . . - dlHarnakua. - de Roala . . - deRau. . . - d'0ahu. . . - cleMauai. . - deRauai. .
c(

. . . chaux . . . . . . -

...

-

. . . . . . -.

. . .

-

0,138 pour 100 0,187 0,240 1,090 0,380 0,395 0,418

-

En examinant la chaux utilisable, déterminée cl'une iaçon rationnelle, nous trouvons une rlifférence bien marquée entre

Hilo et les districts plus secs. Les annlyscs suivantes furenl: faites à I'aicle de l'acide aspartique, cl'après les inclicaLioils C ~ U laboratoire d'analyses rl'Hawai', c t oii rléterinina l'aliment ulilisnble pour Ia plante : « Terres cl'Hilo, par acre : Chíiux. . . . . . . Potassc. . . . . . Acide phosphorique

. .

.

174 livres par acre ( 1 % Bg. par licctczre). 78 -( 58 kg. 1. 1. 29 ( 32 kg.

La chaux indique ici les erfets ele Ia culture et tles pluics abondan tes . c( Ln. même i~6thoCie appliquée beaucoup ele Lerres (10s clistricts secs montremi t une teneur en chaux ulilisablo de 2.000 a 5.000 livres par ncre (2.200 a 5.500 Irg. par liectnre). La L W ~ C a besoiil de clinux, c p i , dnns plusieurs cas, est iournie sous f o ~ i l l c de coraux ~ ' ~ o i l o ~ uele , l u cl~nuxcauslique clos E ~ a t s - ~ i i i O U s, d'engrais clc coniiilerce, tels que le pliospl-~aleele cliaux e1 Lo gypse. (( Plusieurs planteurs ont applique Ia cbaux saiis en voir les bons effets; i1 eil est sans doute ainsi parce qu'ils eil all;eiii.lenl un résultat immédiat, comme dans le cas des engrais cle commerce, tniiclis que l'effet ne se fait sentir que graduelleineiil, au bout d'un certain nombre cl'aiioées. Potasse. - Depuis ces deriiiòres czili18es seulcriir,iit, i1 cst établi que tres souvent la potasse inanque clails les lcrrcs d'Hawai e t aujourd'hui i1 y a tcnrlance iL I'eiriployer diivnntagc, particulièrement ílans les clistricts d'I-Iilo e íl'I-Inmalrua tlc l'ile L d'Hawai, où l n potasse atteint 16 pour 100 et m8ine plus clniis los engrais composes. Li oii le chlorure clc potassiuiil esl al~l~ljquci, i . le chlore se mélange ; la chaux, foriiiani u n produil: solublo balayé par les fortes pluies. O11 arriverai t h épuiser touto la chaux cles terres, aussi n'einploie-t-oii pas beaucoup le cl-iloruro de potassiuin d a m les régions pluvjeuses. Le sulfale cle cl-iaux provenant cle L'einploi du sulratc de potnsso n'cst pas niissi soluble, c'est pourcluoi son usage est geiiéral.
((

Azote. - Les nitrates, à cause de leur solubilite et de leur tenclance 6. être entrafilés, ile peuvent évideinment c tre einployés avec súreté. Le sulfate d'ammoniaque nc prhsente pas lcs nlémes risclues, mais beaucoup d e planteurs d'Hilo prefòrenl avec raison tirer des inatières organic~uesle plus d'azote possible. Les poudres d'os ont été beaucoup employhes penclant ces dcrnibres anilees, soit seules, soit avec d'autres engrais. c( L'auteur, avec le docteur Maxwell et certains clirecleurs de plantations, attribue h l'azote et non à l'acide phospl-ioriclue des poudres ci'os les bons résultats obtenus pour la canne. Dans cet ordre d'idées. nous avons recominanclé l'usage das résidus e1 ciéchets d e poissons, c p i contiennent une lorto teileur en azole, à l a place cle pnuclres d'os. La mélliode la plus ralionnelle de fertilisation avec ces déchets se~nble blre la suivnnle : c( On met dans les sillons, en 1116111e temps que la bouture, des déchets contenant 10 p o u r 100 d'azote et .10 pour 100 d'aeide pl-iosplioricpe ou 11 p o u r 100 d'azolo et 8 poiir 100 tl'ncide phospl-iorjc~ue. Quand la canne a grancli, ou ajoule un engrais cle liaut titrage, contenan t un iort pourceiitage de potasse, sous iorrne d e sulfate de potasse et une plus faible clunntité cl'acidc phosphorique et d'azote iminediatemen t assimilal~le de celle ; façon, Ia partie la plus insoluble de lJengrais (les cldchels) s'incorpore dans le sol a u x racines mêmes des planles et peut avoir u n e action efficace. De plus, toutes les parlies d'os clui nc sont p a s absorbées par l e s cannes vierges le sont ensuile par les repousses, 1 y a lk avec les racines dc la canile un coiilact 1 ilc deux ans et plus, peildant lesquels les parlies assimilaliles sont absorbées. L'engrais soluble R hau t ti trage est enll)loye seulement lorsque la canne a poiissé. Cette inethoclo, u n 11cu modifiée, a &te appliquée avec succès sur une propriéte, et dans d'autres, o 1 l'adopte actuellement. 1
c( c( District de Hamakua. - Les pluies n'y sont pas seuleiilanb r a r e s , mais aussi très irrégulières. Certaines ailnbes sonl: lrds seches ; d'autres sont abondammen t pluvieuses au rnoinan t favorable. Quelquefois j l survient des pluies torrentielleç qui,

AUX ILES H A W A ~

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par sui te de la pernièabilité clu terrairi, balayent toutes ies parties solu)-iles que le sol ne peut relenir. La canne est plaiitée prbs clu nivcau cle la mcr, jusqu'i 1.500 et 2.000 piecls (450 A 600 n ~ cl'altitiide; les haules terres sont plus arrosées que las ) hasses Lerres. (( Quatorze échaiitiiloiis des terres d'Hamalcua ont :lonn8 la moyenne suivnnle :
Azo lc . . . . . . . . Aaiil c phosplioricliie . Polnsse . . . . . . . (1lin.u~ . . . . . . .
((

. . . . . 0,572
. . . . .

. . . . . . . . . .

0,566 0,204 0,187

Ln potasse el Ia chnux sont en rnible quaiitité, coinme a I-Iilo ; peu de l~olasse assirriilable, aussi le pourcentage de potasse dails ler; engrais coiri posés a Qli: réceiii ii-iciil augmen te. Le suifate cl'a.mnioniarlue ast prcsqiio oxclusiveinc~itemployé pour fournir l'azo te ; le iii trate cla soucle, ti cause cle I'i rrégulari ti? cles pluies, csl: peu einployd e \ n'est pas teiiu en grande estime. (( Lcs engrais ulilisks clails cc clislrict ont a peu près Ia composition suivanle :
8 pour 100 d'fmote clu sulialo cl'ainrnoiiiac~ue. 8 - cl'acicle pl-iospliori que soluble e t assitiiilahle.
8h1.5

-

cle potasse provenant (lu suliale de potasse.

Quelques plantaliuns 0111 o l h n u cles résultats ~nerveilleus: dnns cloux cas bien c o i m . ~ ,le ronileineilt en siicre, d'une ou doux tonncs aiiglaises par acrc (2.300 à 4.600 lcg. par hectare), a passd à 4 ou 6 loniies par acre (0.200 i1 11.500 kg. par hectare). 11 efit ccrtain quo plusicurs proprièlés cl'Hamalrua ne ieraientpas lours irais sans l'ernploi eii gra~icl des engrais cle conirnerce. (( Un problèliie l~articulier so prdseiite daiis ce district. La plupart des basses lerres bonncs polir la caiine etank occupées, les plaiztations ne peuvenl s'étenclre que du côt6 des hautes terros. Cas cleniiOiles sont recouvertes cl'uiic puissante vógêtation do iougères el: ~l'arbres,et ln teneur du sol en azote est élevée, gluu de 1 pour 100, La première pousse de la canne est verte et

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CULTURE DE LA CANNE

vigoureuse, produisant 4 8 5 toniles de s u c r e p a r acre (9.000 j lF.500 kg. par hectare). Cette production semble épuiser le sol et la seconcle pousse est très faible; i1 f a u t ensuite plusieurs années avant quc ce sol produise une coupe ilormaie. Cette question lut souinise au profesaeur Hilgard (1) par Andi ew Moore, clirccteur iles plantatioiis de Paauhau, avec quelques aiialyses coinpletes cles terres. I1 a coiiclu q u e , nialgré Ia teneur considêrnble en azote, l'sboiidance des matières organiques était préjudiciable en pratique A la plante et q u e l n premi9re rêcolte 1 enlevait au sol tout son mole assiinilable. I a recominsndé l'adjoriction cl'une faiblc quanli tê clc ni trate cle soude pour suppléer A l'aaote assimilable. Ces coilclusions ont êté en partie jus tifiées, croyoiis-nous, par 10s rhsul tats où tenus, quoique les planteurs pr6fèrent encore se servir (lu suliate d'animoniaque à In place du iiitrate clc soude. Le clislricl de Hamalrua il'est pas le seu1 dos districls A graiido teneur en azote c p i nit besoin d'azote assiiiiilable. On peul dire, en rCgle générale, que la teneur en azote des terrcs cl'Hawai est élevêe, comparolivement aux terres cles autres locali tés, mais que cepenclaii t d a n s la plupart cles cas, l'acljonctioii cle coniposês azotes ct do matières orgaiiiques d o m e de ineilleurs et plus prompts résultats q u e tout autre engrais. District de Kohala. - Les pluios, Saibles et plus irrégulibres que clans lc ICainalrua, ne sont cependant p a s assez abolidantes 8 un nioment clonné pour entrainor les eiigrais solubles. (t Les terres de Rohala donnent :
(c

hzo te. . . . . . . . Acide pliosphoriquc . Potasse . . . . . . . Chaux. . . . . . . .

. . . . .

. . . . .

. . . . .

.....

0,415 0,470 0,518 0,240

(( Ces terres sont vieilies et pauvres e n éléments assimilables; Ie tableau suivaiit d o m e la inoyenne probable cl'aliiilents, selon le procédé par l'acide sspartique :

(1) Professeiir h I'iintvcrsit8 de Relrerley (Californie), aiiteiir d'importants travaiix sur 18 con~posiliondes sols.

AUX ILES H A W A ~

43

Chaux . . . . . . . 200 h 300 1. par acre (230 i 310 kg. par Ha.) Potasse. . . . . . 35 h 75 - (40a80 ) Acicle p1iosl)lloriclue. 15 t 20 i - (17i2.2 1

.

(( Cce cliiffrcs, exLrêinenieil1 fnibles, nlontrent le besoiil urgent h d'engrais solul~lcs Iiaul litrage. Chose cxtraorilinaire, certains planleurs emploienl eilcore cles os, aiilsi que dcs engrais A faible Litrage e1 relativeinenl insolubles; ils croieilt obtcnir d'aussi bons résultals qu'avec les engraiu de haut titrnge. (( Les engrais il'oill guere rcussi d Koliala, ii raison surtout des sécheresses, o1 aussi, croyons-nous, par suite cles genres d'engrais employes. S'il est un dislricl ou l n science tlevrait imlioser l'eniploi cl'un eilgrais soluble, c'csl hien B TCohala, o i ~ les pluies i ~ c suffiscnl: pns i ddcoinposcr les engrais d'os et les substaiices mélaiigdcs. Ilepuis ccs clcrnibres anndes, on eiiiploie plus en graild 1% polasse et aussi des engrais plus solubles, au moins sur une propriétd. 011 installe cles poinpes i eau et niil cloute qu'avec une irrigaLion raisoii~iêe,les engrais soient plus gdndralomeilt einployés et avec nvantage pour les plailtalioiis.

ILE D'OAHU

« Presque tou.!;es les plantations de cetl-e ile irrigueiit B l'aide d.e poinpes. Les pluies sont faibles, mais les poiilpes y suppl2.ent. d'l{wn, I'nnalyss orclinnirc tle la tetre Sur la iaineuse pl~mtalion no révClc p i ~ s dcs qunnl:it6s coiisicl6rnùles d'azoie, d'acicle phosphorique, de poLasse et cle chnux ; L sol esl: paillout.irriguê, e 11ieii divish cl; h:& proioild. Le prochdó do Ierlilisation diflere ele celui aclop-té dans cl'autres eildroits. ]?eu après la pousse, on mct une doso cl'engrnis coiuposi?,tle lort iitrsge, suivie cl'abord d'une ou deux doses c10 nilrate de soucle, et enfiii d'une autre dose d'a11grii.i~ coinposi?. (( I1 y u yuelclilu tcmps, I'engrais coinposé contenait :
8 pour i00 ii'acicle pliospb orique assiinilable ; i i / 2 pour 100 de potasse provenant cle sulfate cle po'tasse; l 1/2 pour jOO tl.'azole de Lrois sources : nitraLe cle soucle, sulfate i d'animoniaque o t iniitières organiques.

44

CULTURE DE LA CANNE

« Ensui te on augmenta la potasse et l'azote, tout en réduisant l'acicle phosphorique. Actuellemeilt tout l'azolt: provient de ni trate de soude et du sulfate cl'amrnoniaque, presque tout l'acide phosphorique de phosphates solul~les dans l'eau. L'cngrais eomposé doit être soluble dans l'eau d'irrigatiori. (c L a inain-d'ceuvre sur les plantations est rare et plus cofileuse qu'autrefois et tout systèine cl'éconoinie sur ce point cloit être pratique. Cest ainsi que l'engrais cst appliqué dans les trous et suivi de l'eau d'irrigation qui le dissout et le porle & la r a c h e de la canne ; de cette façon, pas de niain-d'ceuvre pour couvrir l'engrais, comme auparavan t. Les énorines rendemen ts cl'Ewa sont possibles, en raison de la grande proloncleur du sol et des quantités considkrables d'engrais eimployées. Le clanger de perdrt: le nitrate de soutle n'existe pns, en raisoii de l'épaisseur d u sol. (c S u r cl'autres plantations de l'ile, on emploie les nitrates, mais pas dans Ia mênie proportion, et les engrais de liaut tilrage, contenant de l'uote aminoniacal et organique. « Formule moyenne adoptee pour une planlalion irriguée :
7 a 8 pour 100 d'acicle phosphorique soluble et assiinilaliile;
8 B i 0 pour 100 de potasse provenant clu sulfate cle potasse; 7 h 8 pour 100 d'azote provenant par parties Bgales d u nitrate

de soude, du sulfate d'aminoniaque et de substances organiques. (c L'analyse cliimique des sols revele une faible tencui cn azote et ces melanges de diverses inatières azotées donnent de très bons résultats.
'9+

ILE D.E MAU1 La plupart cles plantations de Maui sont situees clalls une vaste plaine qui divise l'ile en deux parties jouissant S pcu près des niêmes conditions clirnatBriques. Conmie pour cl'autres districts, on ne peut clonner une formule qui reprksente tom les sols du pags; cependant pour permettre une comparaison, noiis donnons la moyenne d'uil certain nombre d'analyses ;

A U S 1LES I I A T V A ~

45

« Terres ele Maui, prks de TYailulru :
Acicle pliospliorique Chaux. . . . . . . P o t ~ s s e. . . . . . Azote. . . . . . .

.... . . . . . . . . . . . .

0,270 pour 100 0,295 -

0,357
0,388

-

<( I1 ii'y a r i m cl'extraorclinaire clans ces pourcentages; la quantité il'azole est inihle, e1 aucun autre pourcentage n'est très elevb. Toutes lea plantations de l a plaiiie sont irriguées, les pluies ctant peu abondantes. Ln plupart eles propriktés emploient l'azote provenaiit clc nitrale, de sulfale et de inatihres organicpes. Ici encore, l'acicle ljliosplioriquc! claiis les cngrais a 6tB effective~nent r8dui t, lantlis qu'oii a nuginen te proportionnellemen t la potasse et I'azole. A Spreclrelsville, les clireclaurs ernploynient cl'abord de grandes quantites ilc décliets de poissoiis et iles engrais contenan t ùeaucoup cl'acicle pliospliorique ; inais clepuis que la planlalion ri. changé de propriétaire, on a aclopt8 & peu près les mbmes procédds ele fertilisation yui ont donné ailleurs de si bons rbsultats. (( Chacune de presque toutes ces planlations est sous une seule clireclion, et plus que parloutailleurs les plus intelligents efforts ont Otk iaits pour les fertiliser cl'une iaçon rationnelle. On a fait les niialyses des chninps pour clelerniiiier I'aliment favorable í i 1~ plante. Ces irnmenses cliainps klanl comparativenieiit de composi tioii uniformc, i1 est possible cl'avoir des eclian tillons repcesontaiil u n cerlain nornùre cl'acres. (( Les nnalyses perinetlent de recoriiiiiancler clilf8reiits eiigmis e1 naus rlonnons, avec elIas, les engrnis correspoiidants. u Torres do Maui, i~lêirieiits utilisables par acre :

A Chaux. Potassa . . . Aoitle pllospli.

I3
livres 5.040 1.443

C
livres 5.808

D
livres

E
livres

....

.

Hvros 5,019 2.425 27

894

.

20

136

4.344 2.097 30

6.618 2.193

34

« La chaux est abondante, l'aciùe pliospl-iorique est iaible, la poLasse varie dans de grandes limites. L'azo te, ùien qu'il ne soi t

4 G

CULTURE DE LA CANNE

pas mentionné, est assez constant; les engrais clevraient alors être composés comme suit :
-4 et B 8 pour 100 d'acicle pliosphorique soluble et ~ s s i m i l a h l e ; 8 d'azote (un tiers de nitrate, uii tiers de
a

8

-

sulfate et un tiers de matières orgaiiiques); de po tasse du sulfate de po tasse.

7 pour 100 ct'acide phosphorique soluble et assimilable; 8 - rl'azote comnie ci-dessus ;

i0

-

de potasse du sulfate.

9 pour 100 d'acide 1~1iosphorique soluble ct assimilable; 8 - dJazotecomine ci-dessus ; 8 - de potasse du sulfnle.

8 pour 100 dJacide pliosphorique soluble e1 assiinilaùle; 8 - d'azo te coinme ci-clessus ; 8 - de potasse du sulfate.
« Une plantation voisine, dont le sol est pnuvre en potasse, cmploie un engrais contenant 11pour 100 de potasse; occasioilnellenient on augrneilte l'azote si les ciroonstances l'exigent. On ajoute aussi, a part, des doses de nitrate de soude et quelc~uefois clu ni tra te mblange avec cles coraux p u l v h i s ~ s .

Les plantntions, a peu,~l'exceptions près, n'offrent pas tl'autres problèmes que ceux clèji. examines, Une propri6té emploie cleux sartes dJengrais, une pour la canne virrge et une nutre pour les repousses. Dans le preinier cas, on met c11 grande cpantité de l'engrais ti haut titrage; dans le second, on ulilise un mélange de potasse, de nitrate de soude et de coraux pulvérisés; le sol est pauvre eii chaux, d'ou !'ernploi dii corail; 1e nitrate pour les repousses sert ti stimuler la végetatioii de Ia canne; d'après le clirectour, ce que la canne nJabsorbe pas en une annee est aùsorl-ie I'annee suivante. Thèoriquement, ce
(c

AUX ILES I T A W A ~

47

procédh est éconondque, mais lJScrivain a reooiiiiiinnde l'cniploi d'un engrais de liaut titrage pour les repousses; cl'aulres plantatioiis, où le sol clonne des sigiies cl'&puiseineiit, suiveiit ce procddé.
Remarques ghndrales. Cas spkciaux. - Ge sont les saisons e1 les condi tions ambiantes qui cléteriniiieiit le geiire d'engrais h cillployer. Par exemple, dans un cns, i1 iallait ele l'eiigrais en juillct pour eles cannes destinées A la coupe suivanlé, on klail à une époquo trop tardive pour l'emploi des engrais orclinaises, inais les cannes avaienl besoin d'un stiinulant. Evicleiilinent, 101.11 eiigrais i eniployer alors devait Otre iinii~éclintcinciil assirnilablc, o11 adol~ la ioriiiule ta suivaille :
c(

12 pour 100 cl'acicle phosphorique soluble et assi~nilal~le provenant cle superpliospliates cloubles ; 10 - de potasse clu sullate de polasse; 12 cl'azole (6 pour 100 ele nitrnte, G pour 100 ele

-

sulfate cl'ariimoniac~ue).
(( Quancl l'engrais doit être appliqu6 aux boutures, on peut eniployer une iorniulc conlenant plus cl'iiisolubles cpc yunnd i1 s'agit cle cannes déj8 venues. Les engrais einployés au début de la saison cloivent inêiiie avoir u n peu plus dJinsolublcs que ceux employds plus tard, puisque la c a m a a le temps dc croilre et d'absorber l'aliiiieii t. c( Dos différentes i'oriiies clo polasse, c'est le suliate qui a la préiérence des planteurs. Pourquoi? je ne puis le dire. Esl-ce un prejugé ou un rdsultat de la pratique. I1 y n une Ires petite difference entre le prjx clu sulfate el clu clilorure, mame ce rlernier a un ldger avantage ; pour ma par[, je rccoininande ordjnaireiiienl le sulfnte. Daris plusieurs cas, les pluies abonclnntes i~CcessitenL l'emploi clu sulfate; quelquefois aussi i1 y a abondance de sol marin ou d'autres chlorures, soit dans le sol, soit dans l'eau,

48

CULTUREDE LACANNE

soit dans les deux, i1 est plus sage alors d'utiliser le sulfate; puisqu'il y a tres peu de différence claiis le prix, c'est une bonne et sage mesure cl'adopter la formule 1a moins clangereuse. Terres sablonneuses. - Beaucoup de lerres de cctte nature, clont l~lusieurs,de grande élenclue, denianrlent un traitement spicial. On a souvent présente ce problème kl'écibivaiii, qui s'est livré à des reclicrches chimiques; 1es r6sultats cii oiiléth publjés Plantem M o n t h l y , tle 18vrier 1901. Ce sable se imis lc Har~ai'an compose cle fines particules cle coi'ail, daiis lesquelles sont incorporés plus ou inoiiis de terre et tle clibris organiques; le sol esl très poreux et difficile a irriguei, l'eau passc vile A, Iravers les trous du corail e1 les canaux d'irrigalion cloivenl Gtre très courls. L'investigation avait poui' oùjel de cl6leriniiler ln puissniice de retenue cl'uii te1 sol au point cle vue dc l'eau et des trmliùres chimiques; à cct effel, oil a employé des lerres coiltenanl iles quantitks iliffbrentes de corail. 1 a élé klabli, coinme o11 s ' y 1 attendait, que les terres de 80 pour 100 clc corail sabloimeux onl uilc très faible puissance cle reteilue de l'eau e1 cles sols; lo nitrate ele soucle, le chlorure de potassium, et, cinns une certainc mesure, les sulfates de potasse e1 cl'an~inoniaque,sont eiilraiilks par les eaux d'irrigation. Les phosl~lialessonl retenus par In. cliaux du corail sabloaneux. On recoininanilu cl'employer les pliosphates, le sang, le sulfale cle potasse, et, e n petitc qunnLité, le sulfate cl'ainmoniaque. Cetle recomiiianclalion est observdn sur les plantations de l<aliulru et Kiliei c p i emploienl aujourd'hui deux formules dilféreiltes, l'une pour les temes rouges riches, ct l'autre pour les terres sablonneuses. (( Comme coi~clusion, on peut dire que la tericlance g~hikriilo est cl'eniployer les engrais plus ou moins solubles, benucouli do potasse et cle composés azotés, et moins cl'acide plios~~lioriquc, principalement lorsqu'il est sous forme cl'os et de pl-iosplinle n o n dissous. Le planteur voit que le fr6t d'uae loiine cl'engrais riclic ou pauvre est le ineine, et, comine i1 est loin cles cenlres tle production, i1 y a 4coiiomie i eiiiploycr les cngrais lcs lbliis fortement dosés.
c(

On a suivi ces nouveaux procédés qui ont donné de brillants résultats. I1 est bien avéré que le renclenient du sucre par acre s'est énorméinent accru clepuis ces dernières années. 11 y a six aiis, la inoyenne dc ces Iles é tai t de 6.300 livres de sucre par acre (7.100 kg. par hectare); i1 esl aujourd'liui de 4 tonnes et dcmie par acre (10.200 lrg. par hectare). Certos, la cullure plus soignée et de grands perfectioliileinellts dans les ~ s i i l e s ajouté & ces 0nt sans oublier lu directioii inlelligente e1 active des résultats plantations, qui a donné aux propriét4s sucrikres leur grande valeur et perniis ces augiueillalioiis de rencleinent - mais les ont eiigrais de conin~e~.ce 6th p a y h Inrgement par les resullats obtenus.
(i

-

P r o c é d 6 s d ' a n a l y s e du sol.

L'linalyse agricole orcliiiairc eilcore en usage, avec un coritrôle rigoureux, renseigne sur Ics 11esoins du sol. On e~nploie souvent aussi l'aciclc usparlicpc (lu laboratoire ci'cznalyses cl'Hawai, qui semble clonner cle Lionnes iiiclications sui. la c p n ti té assimilaùla de la polassa e1 cle la chaux. Mais i1 est clouteux que ce procbdé soit applicsble ?L lJaciclephosphorique. D'apròs Ic procede, i1 y a cles cpanlitbs lrbs palitcs d'acide pliosplioric~uc, nssimilable dans loules nos terres, cela t\pguiernit nolre conviction clu'il est enferiiié claiis clu litaniuiii, du ler e1 de l'alu~niniurri. Cepenclaill, I'applicalion do l'aciclc pliosplioric~uen'a pas Até suivic cl'uiia nugmentntion coiisiclérablo de sucre. En vdrité, s comme nous l'avons clil, 1 lcnclance esl de climinuer plutGt que d'augmenter cet bl6ineiit dans les engrais lu cominerce. (( La quaiitilé cl'engrais appliquée par acre varie consid6i1ablement. La moyenne probable est clc 800 à. 1.000 livres par acre (900 à 1.100 lcg. par hectare) et, dans certains cas, elle varie de 500 a 1.500 livres par acre (550 B 1.700 lrg. par hectare). Ceci, i1 . faul le raypeler, est i ajouter au nilrate employé coinme s timulanl. 4
c(

50

CUL'PURE DE LA CANNE

(c Rien n'a &ted i t au sujet des élérnents enleves au sol par les récoltes, et i1 semblerait que nolre procédé de iertilisation n'en tient aucun coinpte. Les agriculteurs oilt longtemps préconisé cette tliéorie qu'il faut rendre a u sol les quanlités exactes cl'élérnents enlev8s par une récolte, et les cliiiriistes ont eu grande peiiie et o11t dépensé beaucoup pour analyser tous les chainps, en vue de composer pour chaque récolte u n engrais conipensari t le drainage des irialikres. Excep ti onnclleinent, cettc théorie peut etre juste, mais elle ne sulqorle pas u n exaincn skrieux; elle ne lient pns compte de ce fait que les dlemenls contenus dans le sol Iie sont pas utilisaùles claiis la niesure exncte de leur alisorption par les plantes et que les roclles, on se clesagrégeant co~ilinuellenien augmen tent l'alirileiit cles t, plantes dans des proportions clifférentes e1 à cles enclroits différ e ~ i l sA l'sppui de cette thkse, on trouve la coinposilioil chimjc~uo . cles laves dlHawaT, d'ou dkrivenl les terres. c( Chaux dans les laves cl'Hawni (voii' Mnxnrell : Larias nnd

Soils) :
Laves non arrosées Laves arrosées. . .

. . . . . . . . . . TU^ . . . . . . . . . . . . .

9,24 pour 100
S,33

-

1,41

--

(r 1 est évidenl que les terres qui provieiment de ces malibros 1

hoivent différer dans leur teneur en chaux, et tou t systèmo d'engrais de cliaux, qui ne tient pas coinpte de ces cliSfei.c?nc?es, ost Iaux. De même, les quantités de potnsse et cl'acicle pliospliorique vnrienl essenliellement dans ces roches el, par conséquent, dans les terres. Encore une fois, les pluies, en s'infiltraiit dans le sol, enlèvenl ces Bléments dans des proportions Ires cliverses. Maxwell (li t dans Lavas nnd Soils,page 104 : (( Dans ln transu formation des laves en terres, 8 tonnes de chaux (80 pour 100) c( sont cléplacbes sur 9 ; une demi-tonne ele potasse (33 pour 300) (( es t déplacée sur une t o m e et cleinic. >i « Aussi le sol, aHilo, par exemple, où i1 y a par an 200 pouoos (5 m.) de pluies filtrant h traver-, le sol et enlportnnt la cliaux et' la potasse, est cljflAren1 de celui d'Ewa, ou i1 y n peu d e pluies o t

oii cliaque injllioi-i de gallons d'eau cl'irrjgations emporte aveo lui 400 livres de chaux, 80 livres de potasse et 14 livres d'acide pl-iospliorique. Dans douze ecliantillons differents de terre préleves par le laboratoire, s u r onze proprietés, 1 cliaux assimis lable a. varie de 105 h 980 livres par acre, la potasse a varie de 30 i 583 livres par acre, I'acicle pliospliorjc~uea varie de 10 h 86 livres par acre. « Si ia somine exactr: cle cllaux, d'acide phospliorique et de potasse qu'une rkcolle enlhve suifit & U sol le plus pauvre, une plus pelile quaiitité sui'firail au sol le plus i'iche. « Les pluios sonl uil plus puissant agent de dhperdition, en einportanl les parlies solubles du sol des clistricts liumides, que la v6gélntion. N6aniiioins u n exsilieii tles k l h e n t s enleves par la végélation indiquem quo nos engrais sont orientes dans la bonne clireclion. « D'nprbs le Bulletin c2u laboratoire de 1900, la cnniie (< Rose Bamboo » absorbc chnque annde par tonne clc sucre pi'odui t (I) : 13Ii'%cl'ncic2e pliospliorique; 114, 2 do polasse; 34, 8 de chaux ; 40, 5 tl'azole ; ou, pour u n e coupe de i 0 tonnes par acre : 136 livres d'acide phospliorique ; 1142 - do polasse; 348 - de cliaux; 405 - i1'~zole.
(( La s o m m e c2e polasse absorbéc esl énorme, et pour Ia remplacer i1 iauclrait plus cl'une t o m e de sullate dc commerce. L'nzote est &alen-iant coiisjd6rablc, tandis qu'il est absorbé coinparativemenl: peu d'ucicle phospliorique. u C'est pourcpoi dans les engrais de commerce on a augmenté la po tasse o1 l'nzole, lout on climinuaiit l'acide phosphorique. ))

(1) En comptant 8 tonnes do cannes pour une tonne de Sucre, ct?tte canne enlbvo ali sol par 1.000 lcilograri~mos cnnnos : O lcg. 880 d'acldo pliosplioric~iie; de 7 kg. 137 do potasso; 2 ky. 178 de cliniix; 2 kg. 831 d'azote.

Irrigation

P a r suite tles conditions topograpliiqueç l~srliculiòrnsdcs iles I-Iawai, cJest seulement dans lcs parlios 10s plus ijlevhs c1 clans celles exposées a u nord (vii~clwaril-side) quJil tonibe dos pluies en quantite sulrisante pour perineltro à la cnnno ù Sucre de croitre et so cl6velopper. Dans les parties basses des iles el: plus spijcialetnent dans celles situécs sous le venl, ioi'ca os1 d'irriguw. 01-1 tire l'cau n8cessaire : i0 Dos cours d'eau B leur etat ilormczl, cle l'exohdoiil eles cruos, des eaux souterraiiies canaliséeç ; 20Des puits artésiens, h l'aide de puissanles poiil1)os i vul)our qui Blhvent l'eau à difiérents niveaux. Lorsque les puits artSsiens iie peuvonl fournir I'onu en yuaiiti t6 sufi3sante o u lorsque l'atlitudc du lerraiii à irriguor renclrail trop dispendieux l'emploi rle iiiachines, on i'otipiil clans elos r6servoirs artificiels ou naturcls le surplus cles pluics lombdes dans les parties Blevées, et, quand les torres en onl besoin, on les irrigue a u iiloyen de longs fossks crcusbs U. inlervallas coiivanables.

L'irrigation est nécessaire & Oaliu, Kauai, Maui, landis que dans Pile Hawai les pluies sont suffistkles pour 10s besoins de la carine. I1 y a cli verses m8 tliodes eii usagc pouinla cotislruclion

CULTURE DE LA CANNE AUX ILES H A \ V A ~

53

des fossBs distribu teurs; elles varient naturellement suivant le sol et la topographie du terrain. L'une des inéthodes principales consiste S planter Ia canne dans des sillons traces i angle droi t avec la pente clu terrain; les fosses latéraux ou distribukeurs sont au contraire parallèles cette pente et par conséqueat a angle droi t avec les silloiis. L'espace entre les sillons étaiit orclinairement de 1 m. 50, Ia distance entre les fosses 1a.léraux ou rlistributeurs! varie de 18 a 30 mètres ; les sillons sont divises eii deux sections par de petites digues. Le rlessin ci-clessous doiine une idee exacte de Ia descrip tion precédente.

Dans certaines plantations, l'irrigation se fait d'un còté seulement. I1 est bien plus avantageux cependaiit clci raccourcir les parties cles sillons, le l o i ~ g desquelles coule I'eau provenant des fossés latersux, car dans les sols perinèables i1 y a iorceinent une perte d'eau considerable, proportionnelle a la longueur parcourue, et la terre absorbe une bien plus grande quantité d'eau avant que le bout d u sillon soit atteint.

Quelquefois les trailchées sont irrégulières et s'élendonl comilic l'indique le tracé suivant.

Cette methode n'est praticable que sur des terrains presque

plats.

AUX ILES 1 l b 1 V ~ ~

55

Les quantitós d'cau employees pour l'irrigation vsrient énorinément suivant 17exposition,la quantité de pluies et Ia nature du sol, elles vont de 35.000 à 50.000 inètres cubes par hectare, depuis Ia plantation jusqu'k Ia récolte, c'est-à-djre peiidant dixliuit a vingt inois, soit ii peu près d e i deini-litre a 1 litre par seconcle e1 par hectare, l'irrigatioii a Iieu habituellenient tom les huil A clix jours.

TABLEAU X
R e n d e m e n t s e n S u c r e a la S t a t i o n e x p d r i m e n t a l e a v e c d i f f é r e n t e s quantites d'eau d ' i r r i g a t i o n .

LITRICS D'IEAU

7
pai' tonne
1113

CANNES

101.800

La quaiiti té cl'enu incl icluee dans le tableau ui-dessus comprencl non seulemeiit l'eau provenant de l'irrigatiori, mais aussi celle provenant des pluies. A u point ele vue do l'iníiuence des pluies sur la co~nposition cles sola, oii a, clnils les districls Ililo et Rau cle l'ile HawaE, un exeinple lypique; l'un, I-Iilo, est situe dti côté pluvieux de la cle iilontagiio ; I'autrc, ~CRLI, llautre cote, A l'abri cles pluies.

CULTURE DE LA CANNE

TABLEAU X I Effet des pluies s u r la composition des sols.
I~*rigation Hawnz, par Walter MAXIVELL, in page 41.
IOYENNE
ANSUEI.1.B

COLIPOSITION CIIIBIIQUE D&S TERRES

dcs pliiies

~zomic

ACIIIIE

pliaqlioriiTiin

POTASSE

(:HAUX

1Cau (sec). I-lilo (Iiurnide)

. . . .. ...

1. '100 niiii. i. iiiiii. 500

0,505 0,8QO

0,606 0,506

0,287

0,128

L a statiou d'experiences continue l'etude approlonclie de celte question si iinportante de l'irrigat.ion.

Irrigation.
Tlze Halr)ni'nnl i l r ~ P a z e .J4onthly' de decembre 1902, page 815, par MM. ~'SHAUGHNESSYM. AM.COD.C. E'S. C. E., Nulle part ailleurs l'irrjgatjoil nJâ ete appliqude avec plus d'énergie et de succès que sur les plantalions d'Hawa1 pcnclaill; ces dix dernières ailnées. Des terres ancienileinent aricles c1 jmproductives, recouvertes de l~roussaillesou cl'un inaigrc páturage, sont devenues, par uiie irrigation cofi teuse et harclie, des terres a caiines plus fertiles que les plus beaux jardins clu continent. c( Chaque propriétaire Btait cependarit si absorbe par Ia création de ses plantations, par la recherche de l'eau pour llirriga.tion et par l'urgence d'autres travaux, c~u'illui restait peu cle temps a consacrer a l'étude de la distribution écoilomique de l'eau; aussi les planteurs m'ont-ils invilé leur exposer mes idées s u r ce sujet et à leur faire part de mes conclusioils.

L'appro~isionnementactue1 tl'enu des iles n deux originrs : lo Les cours d'eau à leur Rtat nurmal, I'escklent ilcs criies. les eaux souterraines canalisbes ; (c 9 L'eau cles liuits artesiens estmite (lu ni\-r~íiii de In riler, au inoyen de poinpes (cliarhon, huilr? ou Blectrivitdi, et coniluite aux différents niveaux irrigu6ç. « Les pronioteurs de l'irrigation furent, A de longs intrmdles. Glaus Sprekels, H.-P. Baldwin et San-i.T. Alesaniler. Le 1,reiiiier fit construire, en 18'79, i ses frais, 1e canal H. C:. et S.. qui abwrbn les eours d'eau d u versant nord de Haleakala en Míaui, B partir d'Honomauu vers l'ouest, pour les transporter au nioyrn d e canaux d e 30 milles de long (48 km.) et d'un debit journnlier de 50.000.000 de gallons (55% lit. par seconde) sur sa plantation. a une altitude de %O piecls (75 111.) au-dessus (lu niveau de la mer. C'est M. H.-P.-A. Scllussler, de Snn-Francisco, flui installa cette irrigation remarquable par les grandes longueurs dc tuyaux a syphon de 40 pouces (1 in.), ~rnploy& pour trarerser les ravines, et par les pentes rapides des conduits d'eau. « Depuis deux a n s ce canal est coupe, h Kailua, par un nouveau canal établi avec une pente de 4 pieds par mille (O inm. 74 par mètre) sur une longueur de 22 milles, et dehitant l'eau a une altitude de 450 1~ieds(13.5 iil.), ce qui dispense d'etablir des pornpes. « Ces deux ennaux sont coniplètement utilises a l'gpoque des crues, et on a l'intention d'augmenter leur capacite en construisant iles réservoirs d'alimentation, pour recevoir les eaus des crues a des endroits convenahles et les débiter dans les canaux à 1'8poque des ùasses eaux. [c MM.Baldwin et hlexander ont construit le canal d'Hamakua, long de 20 milles, parallèle à celui de Spreckels et montant plus haut, B une altitude de 900 pieds ('270 m.). « On n'a pas fait de mesurage exact d e la perte d'eau, par absorption, dans ces canaux, ee qui est regrettaùle ; cependarit des câlculs approximatifs ont accusk l'an dernier 40 pour 100 de perte dans le canal d'Hamakua. Depuis, de nombreux canaux d'irrigation o n t éte construits i Maui, Oahu et Kauai ; le plus
(c

58

CULTURE DE LA CANNE

important est celui d'Hanapepe, avec le coilduit h syplmn insta116 a Icauai, sous la direction de M. Perry C.-E., pour portei. les e a u s de la rivière Hanapepe s u r les plantations de Malraweli. rt Ce travail coinporte 7.040 pieds (2.112 m.) de tuyaux acier rivés, de $0 pouces ( i in.); 1.013 pieds (303 m. 9) de tuimels ; 14.618 pieds (4.385 in.) de conduits eii bois, de 5 piecls (1 m. 50) de large s u r 40 pouces (i m.) cle haut, et i 0 milles ele canaux (16 lrtn .) avec une pente de 7 pieds par mille (1 inm. 3 par mètre). Ce canal, qui a un déBi t de 35.000.000 de gallons par vingt-quatre heures (1.500 lit. par seconcle), iut terminé en 1900, coUtant 250.000 dollars (1.050.000 fr.) « Le canal de Makaweli , actuellemci~tcn constiuc tion sous m a direction, cornprend vingt-neui tunnels d'une longueur d e 5 milles (8 km.), de 7 pieds (2 nl. 10) de large el ele 7 piecls de liaut, creusés dans le roc solide, avec une pente d e 8 pieds par mille (1 mm. 5 par metre), ce qui donilera un débit journalier de plus de 60.000.000 de gallons (2.600 lit. par seconde) rluailcl le niveau des eaux atteindra 4 pieds. « I1 n'y a pas de conduit en bois ou autre rnatière peu durable claiis cet ouvrage, et, par suite de la nature de la construction, il y aura peu de frais d'entretieii. 11 déùi tem l'eau sur ln plantation à une altitude de 1.300 piecls (300 m.), d'où on ktablira une chute de 225 pieds (67 in. 50) clevnnt servir de iorce inotrice; a p r h quoi l'eau sera clistriùuée tlans les champs a partir cle l'altitude de 1.075 pieds (322 m. 50). (( Le courant de l'eau est trbs régulier sur tout le parcours; les bords sont protègés par des arbres, qui rendent le canal inaccessiùle aux animaux. Géographiquement, i1 est a l'ile de Iiauai ce qu'est la rivière Waihu à Maui, et i1 supporte le choc des pluies les plus torrentielles. (( Beaucoup de cours d'eau ont été détournés et heaucoup de rèservoirs etablis penclant ces cinq dernières années sur les plantations Wailulru et Pioneer, a Mauj, celles dlOaliu et de Waialua, à Oahu, et celles de I<oloa,Makee et Mac Brycle, a Kauai. Dans la plus grande ile, Hawai, on n'a utilise qu'une rivière

AUX ILES I I A W A ~

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pour l'irrigalion en deliors des prises d'eau a u moyen de conduits pour les champs de cannes a Olaa, Paala e1 EIutcliinson. 1511 fai t, i1 ii'existe pas I-iatvai de cours tl'eau d'uiie certaiile iniportance sur une etendue cle 200 milles de cates (320lrm .), de Kolisla, vers le sucl, ti I-Iilo. Le terraiii est si periiiéable et de iorrnntion si nouvelle, géologiquement parlant, que les pliiies traversent le sol, comme la ceildre, sans laisser cl'eau t i la surface. Les volcans en activi té, mjourd'hui encore, montreil t bien que Hawai est Ia plus récenle des iles dri groupc. Beaucoup cles dernibres coulèes 0111 donnc des iiiatieres diffè)I, renles et conipreiinent cleux variélks ~ l c lave : Ia (c I)al~oelioc lourcle et compacle, il s u r i ~ c e parfois douce et oiitluléc, et 1' Aa n, plus lég8re coiiime poids spdciliclue; elle flottc i Ia surlace des mntihes e n lusion ct se brise en menus morceaus quand elle se refroiùi t.

Les pluies.
La clistributioi~en est IrCs vnriec. Los rhgioils nord et est clu vent ilec;oivenl cle fortes oilcl8as, allant cle 80 à 200 pouces (1 m. 50 ò 5 in.) par ali; cellas sous le vent ne reçoivenl pas plus de 10 h 15 pouces de pluie (260 11.375 tnin.). (( La iialure tourmenL6e des cliaines de nioiitagne e1 le couvert forestier onl lcur jinporlailce clails la iormation des pluies; mais Ia folia de dètruire les iorOts esl aujourd'liui trop rbpniidue, surtout clans les districts de Koliala e1 d'I-Iamalrua (Haw~ii) ou Ias iiiceixlies de l'an dernicr oiil inflige une cofiteuse ler,on È1 cpelques-uns des clélinyuanls. « No tro Gouvernemeilt devrait preudre &nergicpeineilt eil main cette cpestion de proteclion cles i'oréts; car c'est trop attendre du Gouverilernen t fécl6ral de Wasliiiigton qu'il fasse attention à une aflaire pusement localc. 0 1 n'a exprime que de 1 boiiiles intentions, au sein de cette assemblke, sur la conservation des forbts, et, & nion avis, elles dovrsient elre aypuyées d'une nction vigoureuse, e n vue de r6sullats pratiques,

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CULTURE D E L A CANNE

u Les cours cl'eau et lcs puits artésieils sont alimentés par les pluies ùes montagnes. L'eau souterraine ne vient pas de la mer, n i non plus du conlinenl par un long transport sous-marin, comme le prélendent quelques théories. <r L'approvisionnemen t artésien d'0al-i~ t peut-Etre le plus es remarquable et le plus abondant cp'on puisse voir; dkbitant dans u n espace reslreint 250 S 300 millions cle galloils chaque jour (1.300 m' par seconcle) sans épuiseincnt apparent de Ia source, situee à une profontleui de 400 à 800 piecls (i20 in. à 240 m.) au-dessous du niveau de la mer. Le iiive~iu statique cle l'eau des puits s'élbve a 40 piscls (22 m.) au-clessus d u niveau cle la rner, a Honolulu, et à 22 piecls ( O in. 60) à Ewa, iG milles h. l'oues t (26 lcm.). (( La rclatioii intime entre l'approvisionneinent cl'eau cles montagnes et iíes puits, est établie par la coloration clc l'eau cles puits quelques heures aprks les crues, cnusdes par les pluies dans les montagnes. (( La, profondeur maxima clc l'abaissement clu nivcau statiquc, a été experimentée sur chaque propriété. TJ'élévation rapide du pourcentage du se1 B la suite cl'un poinpage excessif et l'aùaissement du niveau de l'eau sont un irein pour tous les directeurs prudents. Les eaux artésiennes cl'0aliu contiennent de huit h vingt grains de se1 par gallon ( gr. 137 ti O gi.. 342 par litre) et O i1 faut a la canne de l'eau contenant jusqu'h soixante grains de se1 (1 gr. par litre), pour bien venir. (( C'est cependant une grande erreur de conoenlrer dans u n mème endroit les pompes et d'extraire trop d'eau d'une petite superficie; on s'expose alors à drainer l'eau de rner dans les puits si l'on abaisse trop la surface d'epuisement. Le premier puits artésien fut creusé par feu Jaines Campbell à.1-Ionouliuli Ewa en 1879.

R81e e t d i s t r i b u t i o n de l'eau. s'est tant préoccupé de truuver de l'eau et de i>instalIer sur les nouvelles plantations, qu'on a consacrk peu de temps j sa clistribution économiclue. En general, on a accep té qu'un million de gallons d'eau pour 100 acres cultivés en cannes (i iit. 1 par seconde et par hectare) est le chiffre quotidien n6cessair.e à une bonne v8gétalion. Celte quanlitk, si elle Btait appliquée unilormément toute la suriace, formerait une profon~leurde 134 pouces (3 m. 35) par ail, en dehors eles pluies et de 1'8vaporation dont on 6vnlue la part h 50 pouces (im. 20) ilaiis 1s plupart des enclroils irriguhs. Ce serait encore, pour une période d'un an el; demi, l'tlpplicalion ele 22.800 tonnes cl'eau par acre pour produire cle 50 i 80 toniles de cannes (230 0 450 ma d'eau par 1.000 lrg. de cannes), ce qui peut parailre excessif. « I1 est hon de dire que les rhservoirs e1 les canaux non étanches et une distribution iiiegale empkclient d'employer un tiors cle la quantité il'eau ci-clessus, qui iernit le plus granel bieii aux racines. « La perte de l'eau par les luites est clej8 assez clkplorable, mais les frais excessils de combuslible et de machinerie pour poinper l'eau A une certaine altitude sont si iinportants qu'il laudrait s'efforcer de les éviler. Pour Blever journellement 10.000.000 de gallons à 300 piecls (437 lit. par seconde à 90 m.) avec les pompes ordinaires et un coiiihustible moyeii, i1 faut Ia chaque jour 15 tonnes de cliarbon (13.500 Irg.) soit h 8 cloll~rs tonne, 120 dollars de combuslible par jour (621 Ir.). Supposez que celte eau soit concluite clans un canal non Btanche, ee qui occasionne une perle d'un tiers d'eau, i1 faut compter une perte cpotidienne de 40 clollars en dehors ele l'intkrêt et l'amortissement de Ia poinpe, et de la diminution d'eau aux chan~ps.En deux cents jours cette perte se monte a 8.000 clollars et en six ans zi 60.000 clollars au moins. Ne vaut-i1 pas mieux mettre 10.000 clollars de plus clans u n canal ou une
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CULTURE DE LA CANNE

conduite de premier o d r e commc placement, que de supportei constamrrient une telle perte? Sur combieii de plaiitations, muiiies de poinpes, se prhoccupe-1-011 cle la perte de l'eau et eles inogeiis de l'arrêter? Un clirecteur ine clisait, eii 1899, qu'il s'opposait au mesurage de la perle d'eau, parce clu'il l'iiiverse des engrais, cela n'augnieiitait pas la v6g&lalioiide Ia caniie. (( Un nouveau canal de 6 milles de long (9.600 111.) que j'ai moi-même mesurU en 1900, doilnai t a u clepart 3.965.565 gallons et :L l'arrivée 2.241.000 gallons, soit une perte de 1.724.565 gallons en route, ou 43,5 pour 100. A Maui, deux canaux plus anciens ont donne I'St6 cleraier, cliacun une perle de 40 pour 100, lyun sur uii parcours ele 12 inilles (19 lrin.) en bon lerrain, et l'amtre sur un parcours de 4 inilles ((5 lrin. !too), en terrain sablonneux et perinéable. « Dans lJIncle, ou 1'011 pralique l'irrigation depuis cle longues années, et ou l'on se procure l'eau clirectement, les pertes sonl jaugées. Aux ~ t a t s - ~ n ion a mesut-8 soigneusement tous les s, caiiaux d3rrigation depuis deux ans, et les pertes ont 6th coiistatées dans les canaux, dont aucun n'est ciinenté, saui le canal Gage B Riverside. (( Ce canal a une longueur de 20 milles (32 lrm.), 5 a 10 pieds (I m. 50 h 3 m.) de large au foncls, et 4 piecls (1m. 20) de profoncleur, i1 est cimentk a trois quarts cle pouce (19 miii.) cl'epaisseur. Pendant le parcours, sur 50.000.000 ele galloiis par jour, i1 y a une perte de 1 pour 100 seulement. Ce que l'on lait e n Californie pour de l'eau courante peu coateuse, cloit être iai 1 p o u r l'eau de poinpe si chère. Le bas prix clu sucre et Ia raretk de l a main-d'ceuvre suffisent pour qu'on s'ef'orce cl'arrêler ces pertcs. (c J'entends dire de tous cdtés que les conduits e n bois n e conviennent pas, parce qu'ils pourrissent et ont besoin cl'êlre renouvelés tous les six ou liuit ans. Si les canaux ne peuveilt être reiidus etanches, i1 y a plus d'économie & conslruire ele bons conduits en bois et a les renouveler, qu'a perdre l'eau elas ponipes, lorsqu'elle passe dans des canaux perméables. « Une conduite en fer galvanisé cle 3 pie& de cliamèlre (I m. 90) et semi-circulaire, sur une pente de 11 pieds par inille (2 inm.

A U X ILES H A W A ~

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par mètre), débite ssns perle 10.000.000 de galloils (437 lit. par seconde) par jour sur Ia plantatioil Pioneer, h Maui, en teme permeable.

Mesurage de l'eau.
(( C'esl une queslion dont cloit s'occuper tout propriétaire de torres irrigukes; cles trop-pleiils bien coilslruits, iivec cles ùords en biais, constituent le nioyen le plus co~nnlode. Les instrunlents i~ mesurer peuveiit se procurer cliez Leitz ou Sala, h San-Francisco; ce sont cles instrumenls enregislreurs, dont les feuilles peuvent être enlevees cliaque seimine, iildiquaiit la proioncleur de l'eau ii cliaque lieure penclant cette période. Les trop-pleins peuvent varier de largeur selon Ia grandeur du canal et la cluantit8 cl'cau qui y est transportee.

. . , . . . . . . . , . . . . . . . . . . . * .. . . . , . ,
Des taùleaux peuvent étre fai ts pour toule largeur cle tropplein, ùien qu'il soit bon, si cela est possible, d'avoir cles troppleins de m&ne largeur. Si l'on ne peut 8tablir un trop-plein convenable, on eniploie des conduits de inesurage; ceux-ci doivent être longs de 1 2 pieds (3 111. 60) et cleux fois plus larges que le canal, le fond horizontal, et les p o i s verticules. La section mêine d u canal et sa pente cloivent &Ireunilornles depuis 100 pieds (30 ni.) en amont cles conduils. c< Un enregistreur automalique flottant peut Utre employó oomme ùans les trop-pleins, indiquant Ia prolondeur de l'eau courante aux diflérentes lieures clans le conduil; par la incsure de vitesse du courant, on arrive a calculer l'bcoulement aux différentes profondeurs; ou encore on installe ùes conduits semùlables h differents endroits et on se rend compto ainsi par comparaison de la perte cle l'eau, immQdialementet sans calcul. « I1 y a une limite h lJeconoinie possible cle l'eau sur les terrains ordinaires, principalement avec les systèmes cle clist~iùutio11 à travers les champs de cannes; msis i1 faut, comme je l'ai dbinontré, plus de conduits e11 bois et en fer et de meilleurs

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CULTURE DE LI CANNG

canaux. Les travaux entrepris en grand ilornbre sur de tiouvelles plailtations, pendant ces ciny dernières a n n é e s , et claiis des condi tions aussi difíioiles qu'urgentec; clonneiit boi1 e s l m i r par leur excellente confection et Ia confiancc clu'on per1.l a c c o i d e r aux directeurs.

Réservoirs.
u Je ne puis terminer, sans parler de Ia iitkessite de cOils-

truire de bons r6scrvoirs, 1à OU le lerrain esl appropiii: Btanche. Les frais cl'eiidiguement, la capacite clu bnseiil, S O I i étanchéité et le nombre de fois yu'il peut 8l;re r e m p l i p a r (zll sont autant dJ61énieilts à considerer avant de c o n s t r u i r e u l i reservoir pour les crues et autres eaux e n exc6dent. c( On ne doit pas pratiquer l'irrigation ln iluil avec l'cau t l ~ s pompès; i1 est toujours prudent d'avoir, avec chaquc poiilI)(3, un réservoir assez grancl pour contenir l'eau extraite p c n t l a n l le jour. Ce réservoir cloit être étanche; on a bien reussi l'aii (leianier Ia construction de quelques-uns paves et cimeiltbs, sur l a plantation Pioneer, a Laliaina. Tous Ics Liarruges e n terre ~ o i i l : composés de lits d'un pied de lmutcur soigneusement damiss, arroses et roules. « Les parois intérieures de 2 et demi 1 d'incliriaison sonl; faites avec de grosses pierres, et les canaux d e sortic s p a c i c u x seronkaussi en maçonnerie jusqu'assez loin cles b a r r a g c s . (( 11 y a danger h construire des barrages d e plus cle 50 pictls de haut (i5m.); lc sous-sol et la formation géologiclue m81no clu pays sont de nature si permeable e1 si incertaine, que l a f u r l e pression de l'eau peut faciliter les fuites B travem d e s f i s s u r c s de laves. On doit donc examiner soigneuseineiil l e s couclios soutermines avant de se livrer à de grandes coilslructioilr; cle barrages. n

L'irrigation

a Oahu

Evening Uullelin industriul, 11'Hnnoliilu, nciveinl~re IYCII, page 2 .
A Oahu, a& de rendre l'industrie sucrière prospere, permnnente et ramunkatrice, i1 iallut repnnclre I'enu en quantile illimitée paur irriguer les riiilliers d'acres ilestinés à Ia culture avons extrai1 le prèsent article d u rapport de distingues, MM. James U. Schuyler et G.-F. ort intéressant, ainsi que les rdsultats oùtenus, le systèine des piiits íirtisiens sur les plantapetites est pratiquement employé de toutes les ùe nouveau'r puits ne diminue pas le volume et, cl'après ces messieurs, i1 parnitrait exister une relation btroitr. entre les puits et IPS iiours cl'enu venant des rnontagnes.
((

La découverte de Ia possibilité ù'obte~iirun approvisionnent d'eau cournnte au moyen cle puits artésiens tout autour de tB d'une importance inapprirciable pour les intérsts a compens6 dans une cartaine niesure Ia perte causSe ption constante cles eaux qui toiiibent abondarnruent

o

s u r les iiiontagncs e1 qui clisparriisseiil claiis iiiie lcrrc: l~criiiilalile ct ítricle. Le 111Cine sysl61iie coiiilieiisc aussi les enux ljercluos : pendant les oragcs torreiltiels et entraiiiees raliicleinenl tiia iiier. c( Une pareille coml)eiisation iie se rctrouve claiis aucune au trr, ilo clu g r o u p e ; ct inême ici la forination géologiclue esl si clii'h:iBeiitc celle de toute autre région du globe où le fornge arlésien de es t praliqiik, qu'aucun lionime t e c h i q u e n'aurni l risclur! s a rhputation e n prhdisant la possibilite d'assurer des piii ts d'eau c o i i s t s i ~ kp a r le í'orage des couches de cornil e t de malièras volcnniques, si le succès ii'avai 1 &ti: cl61iioiiti.ép a r lc: Cai 1 iriOme. I1 parafl exister uiie relatioil plus ou inoiiis dii%cle ontile l c s puils e t 1es cours il'eau veiisiit iies iiionlagiies, c1 oii iloiis n parli: cl'au riioiiis u n puils qui i'ourilit ele l'eau 1)ouciise l)ciltlaiil quelclues heures, apri:s uii violei11 oi'oge. (( Les soumas qui aliparaissenl ou iiiveau ele 1ti iiier c1 audessus ile ce niveau aulour de l'ilc, c1 les puils nrldsiciis o n t s m s iiul doule uiie seule et ri~êmeorigine el'nliiiieillnlioii d a n s le biissiil intbrieur clui clkl~orclcau nivcnu ou pr&s clu iiiveau i I e Ia iiieil. Cet appro\lisioiinemeiit d'eau cst inniiilenu griice ii l'al~sorptionclirecte cles pluies par les laves p o i w m ? s ; ilc iiiíhie pour les caux cles rivibres. Le iait que l'enu monlc dnns los tuyaux des puits d quelques piecls plus liaul cluc Ir, iiivcnii oil nppnrnit ln source, iiiclique que les luyaux ouverls clcs p u i l s offreril u n e issue plus liùre que les crevasses e1 les ienlus l m r lesquelles l'eau cles sources se dégage e1 periiieltant ainsi ò. l ' w u cl'nltcli~clre.pvcsque son iiiveau stalicliie. Lcs l)robabililtls ~ 0 1 1 1 quc l'ile esl eiilouilée de couches épnisses c1 proContlcs cllni.gile ou de inalieres séclimentaires, accuinul6es pai1 lc c161jirl Icnl, effectué penclant des sii:cles, des nialiùi'es rlrainhes p a r les c o u r s il'eau. Ces couclies aboutisseilt soi 1 à fleur ele t e m ? , soi 1 i1 l n liauleur B laquelle monteiit les enux des puits ; cllcs sui veii t. l'eshaussemeiit gracluel de l'ile au-ciessus du niveau de In riier ot enipéclient l'écoulemei~tcles eaux h la mer nu-ilessous d'clles, L'eqh-ience cl6montre ainsi que l'enu coui>nnte l x u t O l t ~ certaiiicmeiit o11tenue tout autour de l'ile, Ih, o ù Ia siirrace e s l au-clessous cles liiiii tes inclic~u6es plus liau 1. n

Le Inbourage clcs lerres su fait eil g ~ h é ~à. I'nirle ile charrues nl h viilICuil; clnns l'ile I-íiinral ccpei~dniil, se sert eiicore rluelyutioil
iois clc oliarrucs ICgims trafiiecs par cles anirnnux. Suivaiil 1ii tliii.eLé i l i i lerrnii~,on nllelle de lrois B liuit liêles; ia l~roloiicleurclu sillon esl nlors il'orcliiiilirc clo O 111. 25 sul* une lnrgeur ile O 111. 30 h O in. 4 0 ; l a oliarruo légkro In plus eiijplogk as1 In clmrruc h disques ilui periiirl (Ir: Lrrtvniller par jour envii30ri2 l-icclures ot tleiiii. \ ir Los diai'ruos i ~ ~ a p o iulilisbe?; suiil celles til! Jciliii JJowler ct (:oiiipngnic de T,coils ( h i l g ~ ~ l ~ l ' r ( > ) ; I'apparcil sc compose cle cloux liuissaiilt?s 1cicoiiiolivi.ts riiulihi3ns iilunics chacune d'uil à lileuil ot cl'uiic cliar~.iii! I)ascule liolysot:~; oii plnco ces locoinolivos a u s exlrdiiii lés (lu si lloii, tle i'at:oii ii liouvoir lravniller elans les tloiix seiw ; Ia lorw ost il'al~orcllal~ourkeà une profon) eleur tlr, I iii. 50 nvoi: une cliurriic a cluntrc socs, puis labouike ele nouvenu i1 uiic 1)ruiouiluiir (li: O 111, 75 (30 liouces) avec une i1 oliai1ru<? uii hou1 si)i: ; I t ? lravitil ,jour[inlior p u r cliiirlue Inbour X os1 il'o~iviroii lisclacos eu tlis l i i ! u ~ ~ ~ . I,es silloils tlíiiis lescliiolh 011 lilaiili: IR caiirii: soiil crausds à I'nidc tl'~i1111c l l í ~ ~ ~M iiloul~le i t: soe', Iríiiilik pnr liuil niulels; leur ljroiorideuil tlijlioiiil tlo lltil)nisst:iir de li1 terrc iirnble; olle ne i i i . 45 ; l'iiilorvnllt: ixilse Itjs sillons cst ele i. 111. 50. tlBpasso lJi1") C)~iolqueloEs ul)& li1 c l i r ~ r i ~ ite silloiiiior e1 alin de reiiiuer lo i loil~li111silloii ul ilc pi'i:l~i~'(>~' Cavorable à. Ia caime, ori fait uii li1 ciricoi~oilopnsser c l i l l h n l s iiulils, lels cluo ln fouilleusc! sous$01 >,, C( l)olil(!clinri*iit!)I, lu polito lierse ou (( cultivalor JI, etc.

O11 a o b t e m d e iilervsilleus rthultats il\.(:C Ie lal~our grande h L l)roroiidt:ur sur Ia plau tti tiuii E w i (Oaliu) ; 1;i i~iiaiili6 cli: sucrc: procluite sur u n lerrniii d o 59 Ila. 2 , liiboure ti O r i i . 70 ~ l c proiondeur, a éte de 34.012 Itilograiiiiiies par hectare, c.e qui, h rnisoli de 8 loniies ele cannes pour une toiiiie de sucre, cloiine uil renclernen t de 272.096 Irilograiniues de caniies par liec tare.

Assolement

Les récoltes de caiiiies se succi!cleiil snns i nLerruplion. Aiissiliil lcs après la c1eusii:iric coupe, o11I~rCile paillr?s díiiis 113 uliaiill~s, 011 arrache les souçhes, oii prhlmra l u lerraiii e1 011 relil;iiilo, di: telle sorte que Ia iotation s'cli'ecliio c11 clunlre x i s .
ite nnnic? 2% 3=

A

.. .. .. . .

. ..

. . . Filcr.

Deuxibiue coulie et plnin tatioii. Preniiere coupr. b'il~~,

. .. ...

Cependsiil, c~uaud récolte de la cnnue o lieu vers li\ li11 tlc ln l'aulonme ou en liiver, la lerre reslc eii [rialie jusqu'aii 1)i-iiitoinps ou a l'ete suivaiit. La plantatioii clnns les régioiis dlevihs a ticu plus tSt que clails les régioiis basses; Ia caiiiie alleint aiiisi uii cerlain C1Bveloppeiiien t availt l'liiver.

Variétés de oannes. - R e n d e m e n t
a l'heotare

On ne cultive pau les caiines proveilaiit de grniiies.
Les cuniles Lalzai'ila, Hose Bainboo e1 Ycllop Galédoilia solli actuelleinent i peu prhs les trois seulas variktès clc caniies clails l'archipet Hawni; leur renclement varie tlc 68,000 h 227.000 Itilogramines par liectare. La caniie Lalmiiia esl prBCerik poliil les terrains Ims ; les deus autres variétús pour les Lerraiiis élevès; la Yellow Calécloiiia pousse cncorr, bien clails les plus nncieiiiics plnntatioils, coiiiiiii! oelles dlHjlo, ou Ia Lnhai'iia iie vieiit plus, elle coilviaiit lmur les clistricts secs. On einptoie aussi (i)la caiiiie Yellow Bninboo, qui a iloiiile cle bons r9sultats, surtout coiiiiiie repousses, sur 1a propriete de Paliala (Ihu), et uil peu la Bainbou blanclic )I, qui n'est pas encore sortie de la période dJessais. Nous tloni~oils ci-après des tablenus coilcernanl les trois varietes, extraits du rapport de la Statioil Experiii~ontalcpour l'aiiii6e 1902.

Rendements de cannes en kilogrammes obtenus A la Station ExpBrimentale dans des essais comparatifs,

Composition correspondante du jus.

CULTURE DE LA CAPI'KE

Rendements géndraux p o u r tout 1 ' ~ r c l l i p e l .

Plantations irrigubes p o u r tout l'Arcliipe1,

RoiicXurnoilCs dos cannee on kilogrammos par 1iool;arc.

nluivitirs

'I' IG LI Lt A I N S iiiiirnuils

'I'lCllllAINS
NO3 IILIIII;I:~~S

I 8!R
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I'iil

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coiiiptaiit comino plus lmul 8 lnriim tlc de sucre.

oo,iiiic!s

Lioitr u n c ~ tonlio

Mainmd'oeuvre employée

Les iiidigèiles lravaillant peu Ia torre, et Ia surlacc pluiit6c eii oaniles augmciitaill sails cesse, la ques tion de iiiain-cl'ccuvre rcsle loujours uiie tles plus grnves; elle eu1 1s priiicipale prèoccupntioii clcs aiilorili!~locales, cl'aiilonl 111~1sque le rAgime íles eoillrats cles trnvailleurs a. 6tH almli dopuis l'annexiou. Avaiil Ie tritilstt?rl ilc li1 souverainelil: tles ilcs nux Ehls-Unis, le 1 4 juin 1900, les plniileurs liawaiens recrutnioiit eillihrement Ia inaiil-d'icuvrc en Cliine e1 nii Japon; l'engageinezil élait bicn cle ciiiq nns, m a i s crtci bmigr'aills iie lravuillaient geiieraieiiieill c p c ! lc Le~ilps iikccssnire pour rniilnsser uiie carlnine soiljine il'argciit, poiivíiiil leur permetlre il'enlilcprciidro iin pelil comiilerce ou tle poiirvoir ii Ieii r rapntrioinr?ilt, Aussi 1'Associa tion tlcs 1'liiiili:ii i.; klni 1-elle ol~ligihtl'ciitrclenii. e11 TCxtritine-Oricnt [les ngciils periiiniieiils ilc i-ecrulc~iieill, nfiil clYrXablir courant un i:oilliiiii tl'introtluclion ila ti'nvnilleurs. I311 ~ ) a s s n n sniis Ie l~avilloii l ilns Elnls-Uiiis, l'npplicnlioii aux ilcs I-In~vnil i i (c Gl~iiiesc!exclusiori acl 1) arrcla, iii~il~AtlinlemeiiI i cettc iiniiiigrnLioii; ais, les Lrn~~nilleurs blailcs tlnns cr: pays n cullivciil surloiit le ilix, In c:aCi~(!I. In hannnn, e1 l t x l ~ l a n l e u r s e pour 10s Lravnus pouvniit lrouvor IJai'iri i i>ux l'illihcnl i~ticessxii-e de Ia oailiie, iliiroiil cliwcllar nilleurs. 11s s'aclressèreilt 8 l'ile dc Por 10-13i ou , iliii seillblai t seule lirbseil ler cles coiiditi 011s favorables, 01 ils cuvoyijrciil sur les lieux cles ngeiils, nvec mandat ile recriiler le 1 ~ 1 liossible cle trn~~aillaurs, ~s jusqu'h coilcurreiice ilr: lri~~ili!-ctiiiq iiiillo. Plusieiii's cciilniiies cle porto-i>icniiiseiigagt5s i pour trois ;iiis ;lu lii'ix i1c 75 ; 95 i'i~iiics pnr ~ilois,R . V ~ Cle logermn1 e1 10s soi 11s iiii5il ioniis, iurenl ti.ansport(is p a r navi re de

],ti clicrlk elr: la iliaiii-~l'muvru csl cuiiipciisée par le Lravail csigh, aussi les 1)ris ilt: Ia luclic: iiu soiiibleiit-ils pas sul)érieurs i\ ceux 1)raliquiis cliez iious; la cuulic a1 le cliargeiiieiit cl'une toiiiio de caiines su paieiit IA-ùas 1 Ir. 10, i Ia. 13kunioii ele 1ir. 20 h lIr. 40. Aus lioiiiiiies clu conlral coopkratii I), pour la culture penclniit Lreize à clix-huit nlois, l'irrigatioii tous les liuit jours, la coupe et la mise sur cliarrettes ou wagons aux champs, i1 est reg16 de 6 à 7 !r. 50 pai. 1.000 Irilograinnies. Or, h Ia Réunion, un colon partiaire garcle les trois quarts clu produit de ses cannes rcndues i I'usiiie, payées ele 16 20 frai~cs 1.000 kilograiilmes les peiiclanl ces clcrnieres caiiipagiies ; i1 n clonc touclie pour sa part de 1 2 Irancs A 15Iraiics, sur Icsquels i1 iaut d6cluii.e une moyenne ela 3 kailcs de traiisporl (ce cliifTre n'est pas alleiiit quancl 1e colon a. sa propre cliarrette 8 bccul) et 2 Irailcs pour Ia préparatioii du lerrai 11 et sa 1jai.t cl'eau d'irriga tion ; i1 lui serai t reste, avcc Ie (( contrat coopbratil' 11, de G h. 50 h 7 ir. 50, iiloyeiine 7 Craiics, peiiclant que le sucre se venclait ici de 25 à 28 fraiics les 100 kilograinines, e eii Hawai 41 ir. 97 en 1899, 43 [r. 54 en 1900, L 35 ir. Gd en 1901, et 20 fr. 55 eii 1902. Les prix de la main-il'ceuvre s il'I-lawai', k l ~ b l i quancl les sucres y étaien t cotes plus de 40 irancs, ne símziiroiil sans iloute, inalgre tous Ies perii:ctioiliieiiinnts iiiécaS iiicluas, se inaintciiir nvec les ~ R prix tles suores que Ia repercussioil iles cours estirieurs iinliosera aux Etats-Unis, répercussion qui, coiiinie on le voit, a coiniiieiicc clbj8 h SE: Iaire sentir; c'eut 1S uil Ir.& gros souoi pour les Hawaiens, mais ils auronl toujours le gi'aiicl avaiilage el'avoir su prélever une boiine part ur s u r les ùdn6iict:s des aiinées lieureuses l ~ i ~ s'oulillcr aclriiirableineilt a l'usiiie et aux cliainps, Gdnérnlenieiil, l'entretieii des plaiitations de caniies se fai t h l'cnti~q~rise pour des superficics tr8s variaùles, suivanl ce que 1'011 appelle (< le contrat cle travail coopératif ». Eii lirilic i ~ les propriétai i3es s'engagent Ci fouriiir gratui tement ce qui e siiit : 10 I_)osavances reinhoursables sans interêts, jusclu'h concurrencc? d'uiic cerlaine somiiic iiieiisuellc fixée d'avnnce cl'iiprès le de iioiril~ro jourrikes efi'cclives de travail ;

2 ) Uii logurneiil suiAsanL pour le l~iiintour e1 si^ Cnmille, e1 l'enlrelieil (11: cc logariieill; 31) Le coi~ibusliblel~oui.L'usage doiiirsticlue, {L oouper et i preiiilre par Ic plaii teur h cies end170i cl~signtis ts ; /I* Les preniiers outils 116cessnires pour les travaus rl'irrigation, l'enlretieii et la réparntion iiicombant au planteur ; W Dc l'enu ~1'i ri.igcztion dans cles iossP,s nilducleurs, a u mi iieu (1es cl-iaiiips, liour 6tre ile li^ tlistri1)iike Iiiir le plan teur avec soin 01 í ~ c , o ~ ~ o ~ i ~ i ~ : ; 60 I m eiigrais jugCs iidcessaires par lo propriétaii'i: ; 7u Dcs iiioyens tle transport puur les cniiiies h des inlervalles i i i a s i ~ i ~c10 m ~iiblres, ~ 120 Par c o ~ i l r1e,l)laiiluur aucel~te coritlilioiis suivarilcs : ~ les i"3nLrction e1 culture soigili5e de la caiit-ie, irrigatioli consoioncieusc ct iSuonoiiiiquc i.elioiivelé(: aussi souvcnt que possiblc jusqu'h ce cluc lcs cannes soieiit iiiures ; neltoyage (lu terrain, épnillage deux fois répéte clc Ia canne ; entrelien dos routes et 1osr;k ; applicatioii soignée iles cngrnis ; noupa e1 cl-iargenienl. cles cnnacs etetées et iieltoykes sur lcs cl~ariolsou nutres iiioyciis clc transporl; l~aiement frais de loute inaindos d'ccuvre Iournie pai1 le proprié taiic pour cultiver el irriguer, si le plnnleur a néglig8 de le faire; exéculion striclc cles iiistructions clu propriétaire pour la culturc, I1ii.rigatioiie1 la G O U des ~ cnnnes. Dans ces conditions, les caniies sur cliariot sont paybes a u planteur cio (iirancs h 7 Ir. 50 les 1.000 lrilograinines, suivnnt Ir? sol. Bien souvent, alirbs quinze ou clix-liuit niois, i1 reste nu planteur, clécluotioii Caiti: des avances regues, une somme iietlc: 1.200 variant de '700 i~ Lrancs. M.Louis Vossion, ancieu consul cle 1Jr5ancci I-Iami', avail, clans son rnpport de 1900, signalé une experiente intéressanto faite à l h a . On avait cl-ioisi vingt Pamilles dnns Ia vallrio cle Snn-Joaquin (Caliioinie), et o n leur avait iait ii peu prùs les m&mes conditions que celles prevues par le contrat précite; seulenient le pniement, nu lieu cl'btrc fixh & raison cl'uiic soiniiia

lise liar loiinc dc caniics, cli:vail clrc i'iiit ti raisoii (lu sixiitiiie net de la valeur clu suwe pruduil; celte csl)&rieiioea cniillilkteclu iiieiit kçliou6 l)ar suite eles uoiiclitions cliiiialérir~ues lmys, les travailleurs blaiics ne poiivanl travailler nvec le solei1 torricle et l'liunliid i td cles tropirpes.

Rapport sur la main-d'ceuvre.

Noire rnlnin-il'cuuvra nous a doiiné peu tl'eiiniiis soiis le rapport cles grbvcs, mais Lcs travailleurs soiit loiii il'etre rangés. I1 y a der; seninines ou i1 y n abonrlaiice ilc inaiii-d'ccuvrc; B d'autres inomenls, les liomiiies rcstenl clim eux O U visi teu1 leuils amis des iles ; le lravail esL clonc giiiieraleiiien t irr6gulier ou négligk. Les Cliiiiois ne valent pas iiiieux que les Japonais. (( Je suis cepcndaiil salisiail clc conslater que, pour notre iiiajii-cl'ceuvre ele journnliers, nous aurons L nous adresser ~!ventuelleiiieiilaux races jaunes de l'est, iiialgré les clbceptioiis c qu'elles nous ont cloniiées réceinmeni. Jc i ~ vois pas que noiis nyons nvanck cl'un pas clniis ln. solulion tle ce ~ ~ r o b l k m c , bien que nous ayons cloiiiie IR grande pnrlie ou Ia lolrilili! tlr! nos 1 Lerres A tles associations de lrnvaillcuils pour les cultiver. 0 1 continue ciicore ce sgsth~ie, usage depuis vingt nns, mais je en nr: conilais pcrsoniie qui en clise clu Liieii, ou qui, propriétaire ou coiilractant, ait t l é c l ~ 8 avoir été IionnCtetiienl traile, tous çomptes iails; ceei iie s'applique pas aux petits teri.ains de peu clc vnlcur, et que cleux ou trois cliinois cultivcilt pour jouir cl'un peu cl'iiiclépeiitlaiice, pnrce qu'ils sonl surs de veiidre leurs cannes, je 13ai.le plulOt des grantles superficies c~u'on travnille coiniiic ci-clessus. cc TV.-L. 13~ss,dnns sou travail sur Ia canne h sucrc, d i l (pages 4'L-45) : (( Actuellement l'usinier est porte h ncheter les « cnnnes cles fcrmicrs à cles prix fixes ou va~iables, pnynbles eii

suorc ou cil nrgent. G'est uiw iiiauvuisc iiiaiiikrc i l o procEder, I( 11ialgi.G l'uliiiiion g8ndrtilc... Le lirix liilyk lroiir Ia (;iiiliie dii (( ierriiicr a une tenclriiice h Ia linussl: c1 1011 Li: I1ill'L'ilirc L vi l c es I C désorganisbe 1,ar les salaires e1 I'ii~ilegiilari clu travail. 11 y a ti: (c lieu, eil outre, de leiiir coiilpte (lu tlegi& de proprote de la tt canne du ferinier, cliii aHecte le poitls et le reiiclenieiit, e1 seuls ( C ceux qui sont clans ces opêratioiis lieuvent se roililrc comptc de Ia patience qu'il y faut cltiploy~r. c< Qiie les plunteurs se phòtrent de colle jclcc que Ia cullure ilc la cannc 11'w.t pas la partie la plus clispenclieiise ilc leur entreprise ..... Les feriliiers gaspilleiit habiluclleiiiei~lleurs I ( profits i consacrer les uiis lilus qiie les aulrcs aux l'rnis de I ( main-d'ceuvre, ct le proprihlairo ou l'usiilier se troiive i u n I C mornent donni: claiis l'iinpossibilite de coiiliiluer les avances I < en journees cl'lioiiliiii:~ ou en argeilt; Ia111clue les oirconslances sont lavornliles, le prix [lu sucri: ~$lcvi! Ia iiiaili-cl'rieuvre à et bon marche, Ia prosperitb est apparciite pour Lous, ii~ais qu'une baisse se proiliiise ou que Ics salaires augi~ientent, I < non seulement le Ceriuier cst ruiiié, iii;~is aussi l'ilsiiiicis ou 1e i propriétaire eprouve un déficit sensibie 5 l m f (lklai tlnns sn ( i < fabrication totale du sucre. Se ne puis rksi~ter I)e.;oin cle citcr cii grancl Ia ooiiclusiiia au ile Bass : K Quand une société clonnc à un I-iomme nclil et econome u n terrain i culliver, avec l'argent et les oulils nécessaires, etç., le fermier prosperera jusqu'a ce qu'il se demancle cominent les uns sont olilig'es de travailler pour vivibe, tanilis quc I( d'autres se contentent d'etrt: propriétaires; une Cois nu courant i( de ses affaires,i1 prencl jusque sur soii sommeil pour clbcouI vrir tous ses droits; s'il n'y parvient pas, i1 consulte orcliilai( I rement u n avocat ou un parasite des tribuiiaux, et s'éloigne ( « de plus en plus des propriétaires; de là, un il8saccorcl prolond, (c beaucoup de dépenses pour les palrons et Ia ruinc pour le K fermier. Combien de directeurs, en lisant ces ligues, verront I< qu'il ne s'agit pas de légendes, inais de rbalités de cliaque « cliaque jour. Si le feriiiier est uii kli?gilnt 5 tlikorie, aux ongles
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Modble da coritral de travail coopdratif adopt6 par l e ~ ipropridtafres dans l'lle d'Oahu,

& l'adinettre comme colon partiaire e1 travailleur agricole sur les plantations d'Honolulu, A Aiea et daiis la région toucliaiit à E ~ v aile de Oalm, et, pour reinplir entièrenient ses engagements, , consen t : 10A autoriser leclit planteur à occuper, pour Ia culture de canne à Sucre, en prenant comme base Ia. participation aux

bénéfices, ninsi qu'il est stipulé plus bas e1 ce, en cominun avec d'autres planleurs admis claiis les in8nies conditions par ln Cornpagnia ..... ce 101 de terrain, clésignd clans les plans des propribtés dlHonolulu sous le nuinéso.. .. , occupaiit une superficie tolale d'environ ..... acres, actuelleineiit planlés en cannes par la Cotnpagiiie, e1 clébiteur cl'une d6peilse de main-cl'cmvre de ..... dollars, inscrite sur les livres ele la Coiiipagnie ; sur laclite soinnle le planteur accepte cle payer son proraln. La Cotnpagiiie coiisent aussi à lui preler et avanccr jusrlu'h concurseilce ele .,... dollars par rnois de viiigt-six jours de travnil réelleinenl exéculds, s'il remplit les conditioiis du préseiil coiilrnl, en ce qui le concerne, et ce, pour les besoins de son existeiice, laquelle soinme sera renlbours8e par le planteur sans inlérêt, coiniiie i1 es t spéoifie oi-clessous.
2° La Coinpagnie accepte en outre de iournir sans aucune oliarge :

Un logenient suifisant pour l'usage clu planleur e1 l'enlretien de ce logement, A cliarge pour le planleur ele l'occuper convenablement; le combustible nécessaire ti l'usage clonieslique, i couper et à. prendre par le planteur aux endroits clésignés par i la Coinpagnie; les outils nécessaires, a u clbbul, pouil les lravaux cl'irrigation, outils qui serotit entrctenus et réparés par le plailtbur, & ses frais; de l'eau en fosses au milieu cles plaiitations, destinée A l'irrigation, après quoi elle sera coiiduite par le planteur et & ses frais aux champs de cannes, pour une irrigatiori soignée et Boonomique ; les eiigrais qui seroilt jug6s nécessaires pour la culture du terrain et, lorsquc le inoment sera venu d e couper les cannes, la Compagnie posem cles voies portalives ù. travers les cliamys W 400 pieds (120 in.) d'intervalle, et amknera

AUX ILES H A W A ~

83

des fourgons pour conduire des cannes ii l'usirie, ou elle fournira tout autre moyen de transport siiffisant, dans le même but; ( I Et le planteur par réciprocité accepte, après avis de 1a Compagnie, de se rendre sur les propriétes d'Honolulu, ou i1 s'engage i remplir ficlèlcnicnt et enlièrement les conveiltioils suivantes : 30 Avec les autres planteurs que la Conipagnie peut désigner, cultiver complètement et soigneusement, irrjguer convenablement Ia canne en végétatioii et celle nouvellement plantke, pendant Ia clurée clu présenl contrat, sur la portion cle terrain mentionnée dans l'article premier, jusclii'ti. ce que lesdites caniies soient iiiíires e1 que Ia Compagnie orclonne de les couper ; Inire transportei- et einployer l'cau fournie pour irriguer avec soin et économie ; nettoycr e1 dépouiller la canne deux fois pendant sa croissance; tciiir propres e1 libres les routes et iossés; al.ipliquer soigiieusemeiit ou payer pour faire appliquer les cngrais que la Coinpagnie peut fournir pour le terrajn ; couper et charger les cannes dans les fourgons ou aulres inoyeiis cle transpor t; ne pas y nieltre les cannes feimentees, mortes ou sans valeur ; couper les cannes tout ti fai t à leur base, près de ln Lerre, e t enlever les tktes proprement, a u niomenl de Ia coupe; payer en deliors cle Ia pari d u plan teur si la Cornpagnie fournit la main-d'auvre pour aiclcr a couper et clmrger les caiines,.... par tonne de cannes; pnyer tous frais encourus pour séparer à l'usine les cannes mortes, fermentées ou sans valeur, qui auraienl pu élre cliargées ; rembourser à la Compagnic sur sa par1 cle profit, Loutes avances a lui faites eii verlu de l'article premier, ainsi que son irais proratn de inain-d'ceuvre ou LIC: donl le cliarnp esl débil6 ; suivant le même article, payer Bgalemenl lesfrais cle toule inaiiid'ceuv~~e fournie par 1s Compagnio pour cultiver e1 irriguei, si 10 plaiileur a negligé de le faire; se conformei rigoureuseinenl aux instructions cle la Compagnie pour la culture, I'irrigation et la coupe dos cannes. 40 I1 est égalerneiit coiivenu que tout travail cle servicc ou de main-cl'ceuvre a exéculer par le planteur, cl'agres le contrat, sera controlh et fait a Ia satisiactioii de Ia Compagnie, daiis loutes les

84

CULTURE DE LA CANNE

circonstai~ces si la Conipagnie juge nécessaire il'eniployer u n e ; inain-d'ceuvre supplémentaire pour faire exeeuter ccinveoalilen~ent travail, soit de culture, de coupe ou de chargement d e le cannes, la Compagnie peut le faire, et le cofit en sera déduit de la part du planteur avec un -interBt de 9 pour 100 par an, p o u r toute main-d'ceuvre ainsi employee à. la culture. Leplanteur sei-a toujours soumis au controle et sous les ordrcs de ln Compagnie, i et lc volume cl'eau an'ectd i l'irrigalio~i, coiiirnc la manikrc d e l'employer, seroiit à la iliscretion et à. I'appréciation de la Coinpagnie.
((

5" Pour les cannes récoliies et livrbes aux cliariots cle la.

Conil,agnie, d'après l'accord, laclite Conipagiiie pili~rít, p o u r chaque tonne de 2.000 livres, la so[iitiie de ..... dollars e1..... cenls et ledi t planteur recevra coimne part, pour tous ses services, u n e par1 proportionnelle S son travail sur l'enseirible de ln niaind'ceuvre et des services renclus de concerl avec les aulres planteurs prirticipaiit à la culture dudit lerrain.
<( 6" Cet accord peut prendre fin a ii'iinporte que1 morriont, pour la Conipagnie et pour le planteur, s u r nvis d o m 6 rleux mois d'avance. Dans ce cas, le planteur aura droit ti u n règlement lui accordant des gages B raison de.. dollars par inois d e travail accompli, les avances a deduire, comme i1 est clit ù l'article premier.

...

« 7" Le planteur n'aura pas le droit de transiérer ou de cldldguer sa part, sans le consentement écrit de Ia Compagnie. T o u t autre transfert ne sera pas reconnu ei les règlements seront [ai ts avec le planteur en nom, ou ses héritieis ou ayants droit légaux en cns de décès.

Le planteur et ses cotravailleurs auront le droit de contròler en tous temps la peshe des cannes.
c< 8° c( 90 La Coinliagnie iie sera en aucunc façon responsaùle iles dommages eprouvés par la récolte, en totalité ou en partie, i la . suite du feu, des coups de vent, des retards de Jcirce majeure à l'usíne, ou des grèves sur les propriétés d'Ho~iolulu, et de t o u s accidents et arr&tsechappant au contrule de l'employeur.

K 100 Dans le cas de décès du planteur au cours de cet accord, Ia succession pourra être reglee irnmédiatement h raison ile..... dollars par rnois, loutes avances dkiiuites, ou encore le règlement pourra être ajourné B l a fin de 1a récolte pour être fait, suivant les terines de cc contrat, proportionnellement au temps iourni par le planteur. (( Si u n accident ou une maladie empêchait le planteur d'exécuter le travail prevu par le contrat et si le planteur nc pouvait se faire remplacer, la Conipagnic sera libre de le faire, et une somme proportionnelle sera, à cet effet, clkduite de Ia part à u planteiir, p o u r le temps 1)erclu. c( 110Cet accord, en ce qui conceriie Ia c~rlture la rkcolte, et prendra fin lorsque les dernikres cannes aux charnps clésignés paibl'accorrl, auroiit ktk pl8cées sur les iourgnns e1 p(:sées, et le règleiiit-nt e n sera lai1 daris un dklni de Li'ois inois nu 1)liis. De plus. i1 est coriveiiii que pendant ce1l.c période clo lrois inois le lilanteur restera s u r Ia proliriele et exkcutera lout trnvail ilonl la Compagnie aura besoin. 120 11 est conveiiu, o 1 ious cas, que ln Coiriliagnie est rqir61 sentde par s o n directeiir, clui scra reconnu et traile conime te1 par le planteur. E n foi d e quoi, lndite Coinpagnie, pnr son clirecteur, ct letlit planteur 0111 s u r le prksent ct un autre exernplaire de m6mc teneur et niêrne date, apposé leurs signatures, ce jour o1 niliiée susdits. n
((

Par soii ílirrcleiir

Frais d e Coupe

(luand la coupe n'est pas coinl~risedails 1111 coiilral, oii ]mie i [r. 20 pour 1.000 lrilograinmes de cannes; on a essayé tlepuis quelque temps de su]jsli tuer iles iiiachilles l a iliain-d7rx?iivrc humaine, cles prix ont eté votes par le syiidical iles labricnnls de sucrc pour les appareils qui auront donné loute sali~faclioii; uii concours a été institui, donl nous n'avoils 11as triicore Ics rBsultats, cependant nous snvons que deux nlacliiiles nln6ricaiilcs, cellesHerbert,Paul e t J.-A. Sliiilli, essayies au Quecnsland,soroiil B présentées; on cite aussi lcs inoisson~~cusoscanilos do Coclci~ell et ile Fald t.

Moissonneuses pour canne B sucre.

c( Jusqu'a present, la recolte ~ l e caimo s'est loujours lailo à, ln Ia main, tige par tige, au nioyeri d'unc sorlr: ilc snbiw tl'tibalia h forte lame, solideineilt emmanch[$ilans uii inaiiolie nssez courl. (c Ce niode de récolte étant, eii raison iuCine ile I'iilslilurnoiil employe, assez lent et par conséclueiil couteux, o11 a songU tlopuis longtemps le remplacer par u n 1~rocédé mecailique. (c I1 ne faut pas cepeildaill que le mot cr iiioissoiinousu 1) Bvucluo l'idke d'une de ces iilachines nssez coinlilexcu iisilhes lmur

( I )Jol~tmld'Ag&wlturc h v p i c a l c , pulili8 par J. Vilboiialiovllli, ropi.r)diill pur

Ia Reuue Agl'icok dc l Rétcniote, f ~ v r i c r1003, liage OLO. u

CXJLTURE DE LA CANNE AUX ILES H A W A ~

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cl'autres plantes, ct en particulier pour le mais; cette dernière graminée n'a en efLel aucuil rapport avcc Ia canne 6 Sucre a u point de vuc de la facilite de Ia récoltc. Oulre que clans les régions a se ou la ~ n o i s s o i ~ ~ ~ e umais est einployhe, les plantes sont en lignes espacées de O m. 75 B 1 inètre, Ia tigc est verte e1 tendre A la maturi té ; avec la canne, au c011trair?, on se trouve en prèsence d'une lige ligneuse, très dure. Les clifferents appareils construits et proposes juscp'à présent sont donc tous des outils portatifs, d'un faible poitls, et agissailt sur une seule lige 6 la fois: au inoyen d'unr, scie, d'un disque ou cl'un coutcau inus inécanicpen~eilt. (( Le premier dont noiis parlerons est absolument portatif ; c'est celui cle M. Hei'berl, Paul, expérimenté au Queensland, et dont Ia construction se iai t aux l h a t s - ~ n i s . c( 1 se compose cle cleux parties; l'oulil coupeur propreilient 1 clit, ct l'appareil proclucteur cle force motrice. Ici c'est l'air coinpriinè qui est employé. Aprbs quelques essais, notamrnent celui cl'un coutcau denté e1 celui cl'une scie circulaire, l'inventeur se ticnl au couteau simple, anime d'un inouveiiient alternatii. E n effet, dans les cleux premiem cas, la force néccssaire pour maintenir l'outil contre la tige h couper étai t l~caucouptrop consiclerable, ainsi que Ia puissancc exigée pour imprinier le iilouveinent à l'outil, enfin l'affutage des dents des scies était trop frérpent, les scies s'émoussanl rapidement au conlact de la terrc. La vitesse d u couteau orclinaire adopté est de cinq cents a inille coups par ininute; S. cette allure, i1 faut deux seconcles pour couper une tige. L'ouvrier appuie simplement l'outil contrc le piecl de le caniie et embraie; l'effort nécessaire est très faible, l'outil ne pesant que G livres (2 kg. 750). c( La force motrice est fournie par un puissant compresseur d'air, très rarnassé, qui suit le ou les opérateurs. Ce compresseur l'eut en efiet être attelè sur deux oulils, dont l'un peut servir à couper IR canne et i'autre B l'ét8tei3, l'etétage pouvant être fait avec le même instrument avant ou après la coupe de la tige. 1 1 est difficile rl'évaluer l'avantage économique de cette moissonneuse, rnais on compte qu'il faut environ quatre fois moins de

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temps qu'au sabre d'abatis. De plus, ce travail esl:moins pénible, et pourrait être plus facileinent accepté pa.r les eiiropéens. Cet appareil, dAja expérirnen te au Queensland, doi t y Iaire l'objel: de nouvelles expériences. (( Cekte machine se trouve au Quaensla.nd en préserice de celle de M. J.-,4. Sniitli, de Rundaberg, qui semble également avoir eu un c e r t a i ~ isuccès. Celle-ci ne se porte lias a Ia rnairi ; rlle doit être montée s u r u n léges hâti, trainé par un cheval. Nous n'avons s u r cet appareil que très peu de delails; nous pouvoiis seulement dire que la force motrice peut htre i vo1onl:b la vapeur ou l18lectricité, ce qui laisse à supposer que I'ayiparoil esl: me par courroie, et que la machine peut &tre montbe avec un, deux, trois ou cpatre outils coupeurs; enfin, que clans uli essai public fait s u r Ia plantation Qunaba, R Ruiidiberg, Ia vitesse du travail iut de vingt-deiix tiges en dix çecondos, noit cnviron 15 tonnes trois quarts l'lieure. Cette inncliine geriTiel (I(?couper avec une egale facili té les tiqes dressées ou coiicli8es, nussi près du sol que l'on peut, et a u bcsoin mOine nu-clessous de In surface du sol. (c Nous mentionnerons enfin cleux instruni.ents qui onl; pris rang recenirnent parmi les moissonneuses de cnnnes, e.l: qui nous sont révélés par les brevets de James-Augus tus 15clvvartl~, de Mackay ( ~ u e e n s l a n d )et cle Soren-Ronot-LoreiiIsnii Palil L, ile Bundaberg (Queensland). Le premier de ces appareils est l'ceuvre d'un plnnteur de canne a Sucre. Ici encore c'est un couteau qui agit; i1 ost placa horizontalement s u r un disque forrnnnl: con'Lre-plaqiic, el: suspenùu u n léger bâti mobile. Le résumé clu brevotsigiiale tileux a. roues e t deux poignées, ce qui porte à croire que l'eiise~n.l)le l'aspect d'une brouette a deux roues. LR contre-plaque est reliée à un levier . i portee de l'opérateur. Celui-ci polisse l'appnreil contre la tige à couper e.tagit sur le lcvier en provoqunnl; 18 diitenle d'un ressort qui pousse vigoureusemont le coul;ea.uen avanl:, K Un dispositif accessoire permet l'adaptation d'une c a n ~ c polir ramener le couteau en arribre lorsqu'on veul: actionnor l'instrument au moteur.

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IIJemploid'un ressort simplifie évidemment Ia machine en n e renclant pas necessaire Ia production separée de la force inotrice, commc dans les moissonneuses ci-dessus mentionnees; mais i L semble que I'effort a vaincre pour bander ce ressort, qui cloit être très puissant, soit considérable. Aucun résul ta t cl'cxpérieiices n'ayan t encore etB publ !é, au moins a notre connaissance, i1 importe de reserver toute apprécintion jusquJa nouvel ordre. L'autre machine, celle de S.-R.-L. Faldt, est plus d i r e c t e m ~ n t inspire0 par les moissonneuses & cer8ales. Elle est moniee sur deux roues et poussde par deux chevaux. Sur le báti se fixe 1e nioteur proprement dit, qui peiit être quelconque. E n nvanl se trouve une large fourchette qiii ainène les tiges i cles couteaiix robustea, recourbés, qui tournerit aiitour cl'un axe vertical, tlwrihre des doigts fixes. Les tigw coup6es sont r e p r i s ~ s des lmr chaines et entrainees Iiorizontalement au-~lessus Ia machiile, de vers uil couteau ktêteur a axe lxirizontal, qui ooupe Ia partie supérieure de Ia caime. Avant d'être niises eii gerbes par i ~ n collecteur rotatif, les tiges ~ ~ a s s e devant un cleuxienie couteau nt à axe horizontal clui enleve les tétes des cannes les plus courlas qui ont échappe ti l'action du pretilier coiiteau. Lorsque le berceau contient uil certain nombre de tiges, i1 s'abnisse sous leur poicls et les dépose i terre. Nous n'avons inalheureusemerit pas pu nous procurer da clessins d'aucune de ces quatre iiiachi nes; cl'ailleurs i1 est possible que les deux dernières n'existent eiicore que sur le pnpier. Les deux premières, au contraire, ont eté cunstruites et fonctionnent. « I1 est a remarquer que lireyue toiites les recherches réceiltes faites dtins ce sens, l'oiit etí! en Australie et aux iles Huwai, et que les Etats-Uiiis seniblent plutôt en retard dansoettevoie. C'est que Ia cpeslion des ouvriers a infiniment plus dJimportancedans les tleui premiers pays, où cles causes politiques et économiques renclerit la niai~i-d'ceuvreextrêinement rare, chère, et surtout irrégulière. 1)

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La M o i s s o n n e u s e de la canne Cockrell.

Les lecteurs assicius clu Plnnter ont saiis doute reinarclué rlernièreinent, clans nos colonnes, u n rapport spécial sur Ia macliine destinée par M. Coclrrell G i . à lacoupe, au dépouille~nenl et a l't%etement de la canne à. Sucre. t( I1 y a environ six mois, M. Cocltrell arrivn à ln NouvcllcOrlbans avec cles plans de l'appareil qu'il proposail pour le problème, jusqu'ici nori résolu, de moissonncr la canne, c1 les soumit à un grancl nombre dc nos proclucteurs ele sucrc ct ilc notables; ses explicntions et sa coiitiance, oepcnclaiil iiioilC~.kc, l'cxposé de ce qu'il pei~saitêtre les inciites ele son íil)pareil, amenèrent bieii iles personncs souscrire les ioiiils i18ccssaires h 1~ coiistruction d'une macl-iine et une sociele se iorina sous ln raison tr Tlie Coclrrell Cane Hawestor Company n, c'ast-à-clire : Moissonneuse de cannes Cocltroll, ayant pour ùut l'exp loi t a 1' 1011 du brevet en Louisiane. K La construction de Ia première machine iut poussee aussi activeinent que possiùle; mais i1 y eut i vaincre un cartaiii nombre cle difficultes presqiie insurmontables, et on na pu 1 nvanl janvier envo yer la machitle s u r une plnn tation sucriàrc, e1 l'essayerréellemeiitclans cles co~iditions praliques. La Compngiiir! anonyinc ele tc Plantation Jolm T. Moore 11, les propriélaires dcs plantatioils Waubun, Saint-Georges et Julien, dans lc dislricl de Terre-Bonne, donnèient à M. Coclrrell l'autorisation d'experimenter sa moissoniieuse sur leurs temes, et lui réservèrenl à cel effetu n terrain plante en cannes. (t La inachine fut trouvee déiectueuse sur quelques poinls, clans sa iorme premiP:re. Cependant, de l'avis de l'invcnlaur, tous les déiauts pouvaient ilisparailre ; i1 iallail cl'aillcurs s'attenclre à ce qu'un appareil si nouveau comme cons truc tion eL destiné h accomplir un travail tiouveau, ne put ionclioniier
(r

A U X ILES HAWAY

nI

Pratiquenlent d$s le premier essai. Ceux qui patronnaient l'affaire et M. Coclrrell lui-même n'avaient jamais compté réussir du premier coup k construire une machine qui devait inarcl-ier dans les terres, couper, clépouiller et étêter les cannes ; mais i 1s espéraieil t arriver à un resul tat rapprochk, quittes ensuite ti modifier l'appareil jusqu'k réalisation d'un travail 1)arfait. (( 0 1 a ílonc perdu beaucoup de teinps h chaiiger les organes 1 après la premiere épreuve ; presque toutes ces rnodifications ont éte confiées A deux excellents mecaniciens de 1aNouvelle-Orléans: MM. C.-P. Alyea et .To1111 Gracia, Jr. cc Nous diroils en deux mots que la inachine actuelle a, sur la proprieté cle M. Moore, accompli le travail de coupe, depouilleiilent e1 életement cles cailiies, mais pas encore de façon a donner cntihre satisiaction S M. Coclrrell, quoique ce dernier puisse être fier d'être arrive i une solution beaucoup 11111s rapprochée du 5 problème qu'aucun autre de ses prédecesseurs. « La inoissonneuse est conduite par un inoteur qui fait marclier aussi tous les autros inécai-iisines servant au dépouillement ct ii 1'6t6teinent. Le inoteur fait avancer la inoisçonneuse le long íie la rangée de cannes et le couteau, qui est très bas h I'avant, I coupe la canne :. fleur de teme ou legerement au-dessous ; cette simple. I1 n'y partie de Ia coupe de caime est con~parativen-ient a aucuae difficulté spéciale en ce qui regarde cette coupe. h1. Jules Gaussiran aussi l'a faite avec facilité, comme nos lecteurs s'en souviei-inenl, mais i1 n'a procede à aucun essai pour clépouiller oii Btêter. Les caimes coupees sont saisies par une cl-iaine sans fin, ti mclillons (ling-belt chain) qui, nous pouvons l'ajouter, les saisit réellement avant que le coiiteau les atleigne et les inaintient dans une position verticale, de sorte que l'actioil du couteau est plus efficace ; puis la chaine porte les caiines coupees, en haut et en arriere, les saisissant par les tetes et les tenant debout. Arrivées à la partie supérieure, elles sont prises par cles brosses rnétalliclues qui épluchent et raclent les Ceuilles et elles sont alors rejetées, par un mouvement rapide coii-imandé à l'aide d'une roue A engrenages, sur une plate-forme

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mobile, a l'extréniité de laquelle se trouve un couteau tournant automatiqiiement; les tètes auxquelles les feuilles adhòrent naturellement sont abatlues d'un coup. Un Izomme (on en met deux si c'e-tnécessaire) se tieilt debout sur la plate-forme et écarte les tCtes de cannes, les repoussant en arrière, ou 11,srainenant en avant suivant les besoins, de laçon que le couteau puisse les trancher a u point convenable, c'est-b-clire nu dernier nceud rouge. Cette partie du travail est siml)le, et i1 seinble qu'uil homrne puisse faire lace a la provisioil de cannes sortant cle la machine. Du transporteui., les cannes sonl déposees automatiqiiement en tas sur la terre, pour être ensui te rainassees et inises dans les wagons, soi t a la main, soit a l'aide des cllargeurs méoaniques ~ctuellement usage. en « La macl-iine Coclzrell, te1 le qu'elle es t aiijoiird'hui, esl coriduite par u n inoteur gaz peu convenable pour lc lravail; o11 doit le reinplacer par un moteur a vapeur tlv plus ~ I ' R I I ~ puissance, s a n s augmentation de poids et même, espère-L-011, avec une réduction. I1 est aussi question de placer deux rangées de brosses mbtalliques au lieu d'une seule pour le depouil lemeilt de la canne, et deux systèmes de cliaines porteuses )I, de fapon 6, enipêcher les cannes courtes, en tombant, de rester engagees ; cela arrive peut-étre avec la machine actuelle, par suile de Ia hauteur de Ia chaine de transmission. Une aulro inodification apporter est l'adaptation de roues ayant une 11ande de 12 pouces (O m. 30) de largeur, pour empécher I'enIonceineiit dane la terre. La nouvelle machine, en construction, s e m probabieinent prête les derniers jours de juillet; on pourra l'essayer sur la presente récolte de cannes et voir s'il iie iaudra pas encore apporter d'iiutres modifications qui seraient terminées pour la. recolte suivante. c( M. Cockrell a tout le tempérament voulu pour exécuter u n travail aussi délicat ; i1 est convaincu du succès de sn machine depuis qu'il i'a lancée, et i1 a poursuivi ses essais, sans clecouragement, malgré cluelques incidents Mcheux qui auraient SUE A décourager m8me l'inventeur le plus hardi, Quoique d'une modestie remarquable a l'egard de son projet, i1 a le plus vif

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desir d'amener son appareil au plus liaut degré de períection; i1 est súr de pouvoir, a brel delai, presenter une iiiaciiine qui coupers, depouillera et ktêtera Ia canne a sucre très facilement et avec une notable kconornie sur les niethodes coiiteuses actiielles. (r A11rbs ce que nous avons vu clc l'appareil. iious ii'hésitoris pas a le recommancler A nos lecteurs et B appeler leur sttentioii sur les chances certaines de reussile; les augrrieiiter de lout son , pouvoir, lel est le devoir quc M. Coclcrell s'iriipoue ri lui-tnêliie. ,

Modes d e Transport

Les tr<ziispo~ts ln canne se font par cliarrettes, par cl-ieinins de de fer à. voie fixo ou porlalive, donl ln tibactions'eflectue B l'aicle de locoinotives ou de mules, par tles rigoles (flurnes) ou canaux fixes ou portatiis, et cles cables nhriens ou c( tvire-rope D. rAescliarrettes sont employées dans les petiles exploitations. Leç rigoles, sortes de couloltes ílans lesc~uell~s cannes sont les entrainées par I'enu, sont uliliskes quand l'eau est en abondance; elles sonl co~~sliluees avcc cles plandies cle pin d'une kpaisseur ~ l 25 milliiilktres sur une largeur de O m . 35, servnnt h iaçonner e des sections porlatives clc 4 in8lres de long, de iaçoii qu'un holnme puisse lcs transporter iaciienicnt. Ccs canaux peuvenl atteinclre jiisqu'à unc clistance rlc 1% à 13 lriloiiiktres. Lc coul de la manutention, ílu clitirgcmcnt, d u lransporl, y coniliris lous les Prais d'aniinaux, de traiiieaux, dont i1 sora queslioiz plus loin, de gardiciinage, cl'enlretien e1 de mise eii plnce, peul klre évalué, d'après M. Moir, R environ 3 ir. 30par 1,000ltilogrnmiiies ele cannes renclucs à l'usine. Le système de clmnins ele Cer s u r voie fixe et iiiobile est surtout ernployk dans les tcrrains plals ou U 1)entc douce; son prix de revienl, toul compris, moins le chnrgemeiit des camies sur le wagon, esl cl'environ dc 2 h. 50 par 1.000 lcilogramri~esde cannes sur une voie fixe de loiigueur moyenne de 10 Irilombtres, suivant les cl-iiffres donnés par M. Ewarl ele ln 1~lantnlio1iele Rilauea (ile de Ihui); le plus long parcours sur voic inobile est dc 3 lrilom6tres. La lraction sur voie fixe se iail géii4ralemeizl l'aide d'uile locomotive et sur voie mobile à l'aide d'aniinaux. I1 y aurait U ajouter le prix de 1 ir. 05 par tonno de cannes puur le

C U L T U n E DE LA CANNE AUX ILES ~IAIVA'L'

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char@ment, ce qui ferait somme toule 3 fr. 55 par 1.000 ]tilogramines de cax-ines. Ces chibres sont confirmés par ceux obtenus sur la plantation cl'llonolulu, ou le cofit par 1.000 Irilogrammes de cannes arrive à 3 f r . 59, tous Irais conipris : manutention, chargement, transport, enlretien et réparation cles voies et cles inachines, pose des voics portatives, liuile, conibustible, etc., etc. Erifin, pour leç localités très acciclentees, on emploie lo syslèiiie des c8bles adriens ou (c wire-rope D; Ia canne est transportée par paquet ou dans des bei-ines spSciales portt!es par ces ciibles; les cliarges sont ele 100 jusqu'a 150 ltilogramnies. Le prix ele revienl pour pacluetage, mnnuteiition et transport par cClble iiiClalliclue serait, cl'après M. Jolii1 Oriler, dc 2 francs i c!ilviron par loniie, mais i1 y a { ajouter Ie cout de l'usure et de l'enlrelien clu systbme sur lesquels nous ii'avons pas de données pr&cisas. 1311 scliiieltant inBme u n cout plus elevk, le systèine de ciiblo esl prbcieux, paroe qu'il exige beaucoup moins de niaind'ccuvrc qu'aucun des aukes. l'our apporter ln canne des endroits les plus éloignks des cliainps jusque pr8s des ckhles, rles voies ferrées ou dos rigoles, on se sert clo traiileaux tirés par des aniinaux à travem les rangkes ele cannes; chaque traineau a son élingue qu'oil óleiicl claiis le ioncl et sur laquelle on empile les canncs. On arnene ensuite le trnineau a u point voulu et l h , on le clècliarge ii l'aide d'un Slevateur ou d'une grue munic d'une Courcliette, coinine celles employées pour le foi11 et se clivisant au milieu liar le jeu cl'une clétente, quand la palanquke doit étre rejetée s u r le wagoii. Un trafileau, cleux clievaux et un conducteur transporlent au c&ble ou B la voie, autant de cannes que quatome hoinmes; on emploic quelquefois aussi h la place de traiiienux dos peti ts cl-iaiiots à roues basses. Les distances parcourues par leu lrafneaux ou cliariots ne doivent pas, pour être Sconoiiliques, dépasser 250 5, 300 mètres. L'élevnteur est actionné soit p a r uii cheval, soit par un inoteur à gazoline. résumé, on peut dire que clans toutes les iles Hawai, le o çur i es diffhrentes proprietbs pour la manutention, cafit ]il y e ~ i

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Rapport sur la m a n u t e n t i o n et le t r a n s p o r t de la canne.
i'he liacuni'an Plnnteps A l o n t f ~ l y IJar Janies-A. Low, decembre , l901, page 536 :

Comme President du Conii té de la nianutention et du transport de Ia canne, j'ai I'lioiiiieur de vous iiiformer que j'ai eu le concours cle M. Jol-in-T. Moir, de Ia compagnie sucrière cl'0nomea; de M. .Tolin-M. Horner, rle Ia pliintation de ICuBaiau (ile cl'Hawnia), et cle M. George-R. Ewart, cles plan tations ICilauea (ile d e ICauai), tous inernbres clu Comité. J'entreprendrai de citer c~uelques-uns des faits et des cliirfres que in'ont fournis MM. Moir et Ewart. Je donne eri entier Ia cominunication de M. I-lormer, si coinpetenl en cetle rnatière, sur les cábles aériens (( wire-rope D, qui sorit actuellernent pour beaucoup de nous clJun intérêt particulier. c( La question d u transpor1 de Ia caiine a éte l'objet de beaucoup d'bcri 1s et de discussioils, de la part des différents mernbres de I'hssociation, et i1 reste peu ti ajouter. On a fait des progrès rlepuis longtenips, et les rapports ilémontrent que pratiquement 1Jeu ou pas ii'ami;,liorations n'ont été réalisées s u r les anciens procédés; les méthodes employées i1 y a dix-huit ans dans les plus grandes proprietés, sont toujours en usage. Le c013 moyen liar tonne de sucre labriquée, pour i~ianutention,chargement, lraiisport cle Ia canne, tout compris, varie s u r les différentes proprietes de 3 d. 50 à 5 d. 50 par tonne pour les hui t i dix dern i k e s campagnes, le ooiit maximuni étant de 8 dollars et le minimuin de 3 par tonne de sucre de 2.000 livres. La question de transport et de inanutentiori de Ia canne a pris, aujourd'hui, une importante considérable. Beaucoup dJusines pourraient absorber des quailtités de caniies plus fortes que celles fournies actuetlement, par suite des dures conditions de la main-d'mvre. 7

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De Ià, aux yeux des planteurs, l'importance actuelle de cette partie d u travail, en raison des frais supporlés saiis pouvoir mal@ ccla, approvisionner suffisainiilent l'usine. c( Devant l'élevation du prix et les dures condi Lions de lravail, les propriétés, qui jusqu'ici n'assuraieiit économiqueme~itln inanutention et le lransport de la caniie qu'avec une inain-d'auvre ?L 11on marche, clevront maintenanl reclierclier d'au tws rnoyeiis. « On a pu apprècier les avantages cle quelques planlalioiis, dont les terres plates ou en pentes douces ont perinis le systkine des chemins de fer et des voies trunsportal~les pour cliargement; on a pu les comparcr avec cl'autres plniilations dont les terrains sont plus nccideiilès, r1 on a vu c~u'íiujoui'd'liui loul le monde est inis forcément en présence clu p r o b l ( h e de Ia inain-d'ceuvre. « On ne s'en occupait gukre qunnd le travnil cntiòreilieiit effectué ii brns pouvait soutenir la Uoiicurreiice avec les prockles exigeant moins d'lioinriles, pnr suite de l'ulilisatioii plus ou moins grande de niacliines. (c I1 a sernblb I'an dernier i, I'écrivitin qu'une boiine parlie du trtivail manuel pouvait être remplacee par le travail animal, en se servnnt des procédés en usage s u r les propriklés h colliiies. « I1 s'agit douc d'uiie des braiiclies les plus jinportantcs de notre inclustrie, non seulement A cause clu prixùelaiiiajil-d'muvre, mais aussi de la r6pugnance des travailleurs U i'airo u n e inanutention généralernent connue sous la déiiomiiialioii de (c I-Iapai Ro 1). A cela r i m d'étoniiaiit, si l'on songe à lu puissaiice de transport qiie développe un travailleur pour eiiipaqueler et soulever Ia caiine, soit en chariots, soit e11 nTdgons, coiniiie le démontre si Iiien h l . Horrner. a Les iiiodes de transport de la canne soiil les suivnnls : cheinins de fer fixes ou portatik, dont les wagons sonl tirés liar Ia vapeur ou cles mules, des rigoles fixes et portatives, charretles et c( wire-rope D. i La ou l'on peut se procurer de l'eau e n quaiililh sulfisaii te ( rigoles Pour le t r a n s ~ o r t par rigoles S l'usine, on instnlle ~ l e s fixes et portatives. Ou les lcrres sont plates ou en pentes clouces,

Sur. Iw l,ilnril.n.tion~i tlJ0iiorrir:;~ I-t;r.\vai', l e pr(sc~?ili> c o i i ii 111:s loltes (;:+I; g~;n~~~rcii.Ic:~xi(:~~it Lcs m r . ~ n e sw n t w ~ i s c!::I) (3111ploy-0. ~ p ~ ~ ~ [ ~ (I(: ! l s h 80 I ~ v I - eI'uI.:L .u W ? r:\, porl.kes siir UI.LC dsluict.; dc ~ l O C ile tríiiuneaus poitr' Lf:s ii :l.N picxl:; h. urir: ccii.~l»l.to.O u si: si.iiot.
((

oi~idroil,i: i:loigilés di:.:s r:lii~nil:i~, riivilit.!~, estr6niit1h,et í i 1 . 1 ~ Iris, I(:.; al.~c,ri.ls dc?; [,i?n.los iniilns. Ce-i trairii:;riix soril. nruployes par-ce qi,~'ilsSncilitcnt Corl; Ir: olia.r:gei-riernl. r!l; li: cléckinr~gcirienatd e lu
l';l111111.

crnploie Ii~earic~ciup rnain-il'cxiivrt? A [ai re les tas dil clc t;n,r~rlu!s, pr& ( I w c o u l ~ ~ l , l ~ ;o i ~ r1.f: !.r:tvail d u sc~ir. IIOI-I~, p s, Url 11c
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CULTURE DE LA CANNE

pin de 1 sur 14 pouces sert à faire des seciions portatives de rigole de 12 pieds de long, de sorte qu'uil liominc puisse Cncilement et promptement démonter et porter une section. Les cnnnos sontainsi transpor.tées, hl'aide de ces coulottes fixes ou portatives, sur une distance de 7 milles. Le cofit d o ln inanutcnlion, du chargement, du transport par le syslèiiie cles rigoles, tout compris, méine les animaux dcs traineaux e t ùes cliarroltes, le gardiennage des rigoles, leur coiistr.uctioil et leur mise en plnce est, d'après M. Moir, d'environ 60 cents par t o m e de 2.000 livres de cannes ou 4 d. 80 par.toiine de sucre sur cliariot, B l'usine. <( Sur la plantation de Kukaiau, o11 eiiililoie un systhilr, ile cáble ~nétallique la canne est chargée duns des beniies syéciales où qui fonctionnent sur ce cáble. M. John-M. Iloriiier iie ilonnr, pns de chiffres pr6cis pour le coi& mais i1 traite entiòremeill ia question (objet et méthode) dans son nrticle. I1 renvoie B M. Albcrl Horner pour les details, et je tieils iiidireclemeiit de lui lc renseignetnent suivant : le cofit sur la plnntalion clc Rulcaiau d e la coupe et de la mise en payiiets de Ia canne varie de 30 ti 35 cents par tonne, la inanuteiition ultérieure e1 le traiisport s'elèvent k27cents par tonne, ce qui ferait une depenso lolale d e 60 cents environ, y conipris la coupe. M preiiant poui* cofil; n moyen de la coupe, dans toute l'ile, pendant Ia dernière saison, le prix cle 22 cents par tonne, i l iaut coinpter 38 cenls par Lonno pour mise en paquets, nianutention et transpor1 par le c&blc metallique. Ce cliiffre de 38 cents par t o m e (8 loiinos d e caniic faisant une tonne de sucre) équivaudrait à 3 ù. 04 par lonne i10 sucre. Ces chiffres sont cepenùaiit approxiinalifs et ne coinlirennent probablement pas le cofit d e l'usure et 'do l'eiitretien (lu systeine. Si l'on envisage le côté éconoiiiique, bien quo Ia8 chiffres ci-dessus soient un peu exagérés, on se rend ooinpte de l'avantage intbressanl et essentiel presentb par le système, celui de reduire le travail manuel 5 son iniiiimuin pour la récoltc. Se d a i pu me procurer une base precise sur ce poini, mais e n général, on assure que le transport par c$ble exige moins de main-d'aeuvre, par tonne ùe cannes, que tous les autres systèmes en usage sur les plus grandes propriétés, cela ressori d u travclil

d(: M. - I o m ~ rqili n expbriiilenté leç divers proc&dés;il trouve 1 , q l l l ~ ltrtl.jll(XLu, ( I ~ ~ u llluies et deux hoirimes remplacellt quatorze l x aiissi plus loiil qu'on a pu faire cltautres l l ~ i i l l i i ~ i1 l l l ~ l i ~ r e s r i k ~ r i ~ ~ i ~ a iliaili-il'U3uvi.e. Ainsi, grâce llemploi actue1 de tl(? \ l i ~ i i i i i l ( ' ~i t i i i:haI'~i3lll~ll~, peut enoore rclnplacer clouze holnines; oil sitl1~ ~ ' 0 li: (:tili! i i i ~ h ~ ( ~ ~siglialè par l'auteur., qui (léinontre ,qu'e1l ~1 l l i ~ ~ i l ~ ~ l lili: í 20l lh3ilr 100 le liavai1 1)ar les i~iules, ~ L l~ on r&-Juit.de XO lmiir L00 le Lravnil irianuel. (( h l W f i l (li: li1 l i l í i i i ~ k n ~ ~ ~ i l lransport ele et [lu canne clans i, l'ilo tio l < ~ l l i ~SUL' l a plí~illalioiide Icilauea, cl'après M. Ewart, i:Onil)r~:iitlh! (:1i~rg~lili!iil ia canne, la pose eles voieç portade livos, Ia lrnclioii cles carines c1 des wagons sur les voies fixes et nioliilos, lo coiilbuslil)lc, l'huile, le dechel, lcs reparations et l'oiiI,i3i!1ioii(Ir! la ligiici, o1 s'hlhve i 56 cenls par toniie de cannes Le oii (1. /LX liar loilne (h: SL~(:IW. plus long parcours sur la voie Ls i:sltIc!(i liiillos; I n 1)liis long parcoui-s sur voie mobile est cl'un io iiii lli3 l r o i ~ ijiiarls; lo ~)al'cours inoyen sur voie mobile est de \,ruis (jiiilrl~ ~iiillo,(!L s u r rnils, ai1 nioyen de locomotive, de h! : iiiilles. I,[! t:liilrg~,nionliles cniincs a 616 fait par contrat, au ! lli'ix lot.1~1 irioyc!ii tio 19 çoiils par tonne, graiification coinprise; M. Il:we,rl iiioiilrr?, l)nr sos cliii'Lres, qu'on a pu tenir la main aux olilrc:lirc?iioiirn e1 ol)l(:iiir tl'eux u n bon lravail de chargemeilt siiiis iiiotlilior lJiill.nrvallt~ acl»plA cl'après de vieilles règles pour li^ 1)11so 1 v ~ i w iliol~iles. I1 í'ail r m a r q u e r que sur presque ( o loiilos 1iis ~ l ~ ~ i i l a l i o i l l'ile ou le chargeinenl clc la canne a lieu tlo s i1 l'iiii lilopriw-?,la iiioyt?nix? r1 ii tonilngc ohargé sur wagoils est Iiitin i ii Ii\ric!uro ;L collo riZ,Iciiii« auparavant. l,il (:o111tlo Ia izini~riioi~l.ion clu lransporl de la canne au (!L ii,Oy(lii ,111 syslbliia de vaies lixus (!L portalives sur Ia plantation , ~ l luutcs les plaiilatioils de cette ile, a t l ~ ~ ~ i l01, ~ ~ hli t~ s u r ~ , i oiz &\,ti 1~raliqilc3i1lnillcclui intliquti par M. Ewart. Le système orrigloy(i nxç~cteineilt seinbln,blo à celui de la plantation l<ilaiioa, 1Catini ; (0 1rilut;l)orl i1 lieu par h c l i o l l anilnale sur vaio l,orliLtivo nh par val)eur sur les ligiles priil~il~ales fixes ; et 10 allni.gn,nont sn inil 21. l'onlrel~i'iseilioYeline de 26 cents Par lotiile <l(jc ~ ~ l i i i o tiwtlis que M.Ewaíl W'le de 19 cents Seules,

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CULTUREDE LA CANNF;

ment. J'ai pu, d'après les chiffres du travail exécuté sur cette plailtatioii et les plaiitations voisiiles, laire la moyenne clu coíit de la irianutention et du transport de la canne cles clinnips des hautes terres accidentées; on arrire a G5 cents par tonrie de cannes ou 5 cl. 20 par tonne de Sucre. Ces soinmes oomprennent non seulei-nent la manutention, le chargemen't et le transport, mais aussi l'eiitretien e t les r8paratioiis des voies fixes et portatives, avec tous aiitres frais connexes, I'liuile, dkchet, çonilrius tible, e tc. c( Comme M. I-Iormer, je suispartisilii dela réduction clu travail manuel et de l'augmentatiori du travail animal. Tenus cii kveil par la necessite d'économiser les bras daiis Ia recolte sur les hautes terres accicIeiit8es, ilous avoiis eiilploy8 1ine grue poilr extraire la oarine, au inoyen de traiiieaux, des mclroiis les pius difficiles, economisant ainsi plus de 80 pour 100 de pose de voie portative, avoc une réduotion de niain-d'auvre ile 40 p0W $00, grâce a une augmentatioii d u travail par 10. mule cle 25 pour 100; finalement le cofit actue1 clu cl-iargeiilent et du tra.ilsporL de h canne depuis ces endroits accidentés, a éte réduit h l'aicle de c C procddé & 50-54 cents par tonne, touies clépeiises cle vapeur, cl'entreiien, etc., coinprises. Nous avons imagine u u pnlan a u b matique, afin d'éviter l'ennui des oordages et les retarils cle I& mise e n paquets, ce qui a encore ainéliore le systèine. Chaque traineau a soii élingue, et derrière cbaque grue, plusieurs attelages s e tienneiit prets, afin de ne pns retenir les mules trop longteilips. L'élingue est éteildue dans la Imite clu Lraineau et les cannes empilées clessus. A la grue, u11 homme, u n aide et une mule suffisent. Cette grue ionctionne comme les grues h fourchettes employées pour le Poiii; elle se sépare a u niilieu par la jeu d'une ilétente, lorsque la palanquée est rejetée s u r 1~ wagon par le bras de la grue. Nous avons expériinente ce Lravail, pour connaitre 1'8tendue du parcours convenable, e t nous avons trouve qu'il ne fallait pas dépasser 800 a 1.000 piecls. Lorsque lc -1:iragc se fait s u r une plus grande étendue, les Irais augmen.l;ent, i1 iauL plus d'attelages de mules ou alors les cliargeurs de traiiiaaux attendent; si, de cette façoil, on réalise une Bconoinie d e 20 &

A U X ILES H A T V A ~

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26 pour 200 en terrnin accidenté, nous ne pensons pas que le

i i l h e ben8fice se produise en tcrrain plat; car nous utilisions la lIesanleuil en plaçiint la grue de inanière B tircr en descendant. Eii soinirie, le point intercssant pour nous est l'economie cle 50 pour 100 cle niniii-c1'muvi.c; si le coiit final n'est pss diminue cri torrnin l)lat, o11 aura réiluit c~uaiid niêine lc travail manuel. (( L'i~utcur est cepentlnnt il'avis qu'oi-i devra trouver une autre riiacliilie que la grue, pour éconoiniser la nlain-cl'ceuvre tlans 1es l)laii-ies. Noas avons vu u n avanlage ti charger lcs cannes s u i (10s lrnii-ieaux a caissons, anienés ei-itre les rangées de cannes cili])il8es par les coupcurs; travail si facile que tout le monde y íi 6th employé, nlêiiie les lemn-ies; on payait h la journee ei on oblciinil un boi1 Lravail, ce qui n'était pas possible h l'enlreprise, i ? n raison dcs dures c o ~ ~ d i l i o n s la n-iain-d'ceuvrc. de (( Noiis ii'8vons pns BtL; satisfaits de notre grue, lorsqu'il a 1íi11i1 l'inst~illerdans tles eiidroils a Corte penle ; son déplacement i!aiisi\il tlcs eiinuis et clcs retards. Nous avons do11c con-iiiiande 61ii1zFow1r.r et Cic, ;L I,eeds (Londres), une grue portative ct i c01 (Ir, cygne ~ioiivanl êlre mise s u r iin wagon a cani-ies : poids e lole.l, avoc L wrigoii, 3 a 4.000 livres. L'arii-iature est en ler, avec iles 1)nrres clc cl-iaque côté, agissant cornnie ètais et p s s a n t sur Ins 1)oiilies. LG brns de Ia grue decrit un cercle complet d'un rayoli do 10 l)iecls, c1 sou1P:ve 1.000 livres à une l-iauteur coi-iveiiable. Un 1)oicls o n fonli: sc meu1 sur les barres arrière clc la gruc h c01 d e cygnc el coiltre-balance la grue et son bras. Lagrue i:sl ;~iissi 1)ourviie d'un niâl de cl-iarge a friction automatique, il'uii frcin ii-idèporiclai-itei de tout I'oulillage le plus perfeclionné pour m3nler ou descendre cles chargcs. Cette grue peut être tlbplacóe s a n s aucun préparalil. Les coi-iditjons clans lesc~uelles trnvaille depuis ces deux o11 tlcrllii:res annècs onl ameni lc dèsir d'améliorer les procédés mnnuleillion a t de cl-inrgeinent de la canne, sur moitié dos planla\ionç ces iles penàanl la dernièrc clin-ipngne. h c u n planleur ne doit nègiigor une source d'information, une idée qui jell(+ra plus luinièrc sur la question de manutention et de cllnrgemenl ou q u i la fera avancer. Les réconlpenses et gratifi-

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CULTUREDE LA CANNE

cations offertes par I'Association ont engage pas mal do geiis inventer et construire avec beaucoup cle teinps et de soin cliverses machines a charger; quelques-uns deu inodèles ne répoilclerlL pas aux besoins. Beaucoup d'autres sont Ia r8pélitioil cl'ancienli~s, et peu de nouvelles idées sc sont I'tlit jour. 11 y a deux Uls, on a beaucoup ecrit et par16 de machincs a recoller, corillrinkos pour la coupe et le chargement, mais jusqu'ici aucun de ces nlil)ailoils n'a doilné satisfaction et les efiorls se sont concentres sul' 18 macliine de chargement. Celles-ci, à la connaissance do l'dcrivain, ressernblent a des grues ou transporteurs de cannes tl'flprès leurs dessins ou leurs nioclèles. Tou tes on t Imoiii que ia cnnlie soi t levée a bras et inise sur des portcurs ou cls~isdes beiiiias ou des I~oftes,sur des tables qu'on Cait i~ionterO U descenclro; tuutes necessitent l'intervention du travail manuel clans 1 s manutention de la canne, et presque toujours olles sonL Lrop lourdes et trop massives. « La plupart des macl-iiiles cn queslion sont actionnees pnr 18 vapeur ou la gazoline, ce qui est très grave à cause des risgues d'incendie aux champs. « Presque tous les fabricants perdent clc vue le c6td prntique à réaliser, c'est-à-dire l'economie de la iiinin-cl'ceuvro. 11s paraissent jusqu'ici n'avoir envisagh que l a conslruclion de machines capables de lever des caimes et de Ics jeler dails u n cvagon, sans beaucoup se preoccuper de trouyer une machine qui enleve la canne de teme sans le secours de I'lioiliinc. E n général, les machines destinees à la inanutentioii o1 le chargement, sont d'une action liinitee par les conditious clu terrain, et aucune propriété ne réunit toutes les coiiditions nécessaires pour le fonctionnement pariait de celles que nous connaissons. c( Le principe est d'hviter la manutention de la cnnne p a r bras ; si Ia canne doit etre manutentioxlnée, eilipaciuat6e o1 e n b é e de t e m , surtout clans les endroits acciùeiltés, o n trouvera rien de mieux que le systèrne des trafneaux qui transportent h canne aux wagons des voies portatives, ou aux câbles aériens, et des grueu.

AUX ILES H A W A ~

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(( La macliine icleale est celle qui (( rniiiassera )i la canne elle-~nême. (( Beaucoup de inoclèles de machines pour manutention, présenlés & l'auteur, sont dignes cl'bire pris en considération; ct les inventeurs profiteront de toutes les critiques et suggestions qui pourront. faire aboutir la question. J'ai donc demande l'exposition des moclèles et clessins de ces rnachines.

DBchargement de la canne A l'usine.

l'hs IZaronian Pbnriters Monlhly, par James SCOTT, clecem-

brc 1002, page 570.
(( 1 y a queli~uos 1 aiinees, un aliparei1 breveti! de W . 4 . Gregg, inslallc à. l'usine ù'Ewa, tlonila. da si bons resultats, qu'il fut atloptk dnns beaucoup de nos usines. Cette nlacliine, depuis son inlroiluclion ti Ewa e1 ailleurs, était Ia seule einployde lorsque l a ~oilipagiiie sucrjere d'0laa prit l'initiative d'adopter le tli~cliargourBodley ai Mallon, qui procura aussi toute satisfaclion. Un uulrc clócliargeur tlu iiiêine type a etb insta116 A, Waialcen au co~nmeiicemant cottr: annee. Comme nous avons de iiiai~ilo~ii~nt, 10s deux usines clernièreinent coustruites, un dans tlkchíwgnur Boclley QL Mallon Olaa, e1 un cléchwgeur Gregg i I'uuiieile, il RGI'U interuesanl de i'nire des ooinparaisons entre ces iluux appnioils. A I . J.-N.-S. Willistns, le direcleur cle Puunene, rlo ni'dcri t : (( La nit~nutentioil la canne par le dechargeur Gregg, c( qui se coniposu do dcux jeux de quatre triangles chacun, a c( tloriné cnlihre s~i tisraclion pendant ces hui t derniers rnois; les (( rdparations onl cotite lort peu ct i1 n'y a pas eu, pendant oette (c periode, tlJacoitlenlç s ~ r i e u x N . (( La quanlité 11ií~xiniade caiines inanutentionnée par une inachine, OIL u11 inois, dtsil de 30.000 ioniles (27.210.000 lrg.) et 10 C O U par t o m e n 816 de 2 o. 52 (O fr. 13 par 1.000 kg.) ; oe prix ~

Renseignements généraux

Suivant l'ancieiine lei hawaienne, la pro\)ri~li? ioncibrfi h h i 1 entre les mains d u chef ou du roi de chaquc ile, al3i.i:~ 13 conquête de l'archipel par Kamehan~elia elle se IroLlYI'tl 81)li(!I"', rement sous la dépendaiice de ce souverain, qui tlistrihíl dns terrains, sous forme de fiefs, S seç plus fidèles giieri'ioss. l)lll!5 tard, les terres Curent divisees en trais catégories : les Lcrcos do h Couronne, ies terres du Gouvernement ((ioilt ~ H S roV(?liils 6 taient consacres aux besoins de l'aclniinjstratiori roynlii iI08 iles), et les teri-es cedees aux particuliers soil par (I Royal Grnnt )' ou (I Royal Patent n, soit par Governinent Palenl )L GOYtwis divisions existent encore aujourd'l-iui, mais avec cetli! (li CCi:~(>il(!t! que les terres de Ia Couronne, qui étaieilt cnnsid6rhes coiliiiici inaliénables et, par conséquent, ne pouvaient être cluilnéas r p ' i l i i location et avec des baux de iongue durde, sont tlevoilues tlalniis le translert de la souveraineté de ces iles aux Etats-Unis, 1)i'opriétes dii Gouvernement Metropolitain. Ces terres, dont la rente annuelle est de 13 t i 8!1 irancs par hectare, se trouvent entre les mains des planteurs qui cullivonl I la canne ? Sucre, le riz, le café, ou qui s'occupen t de l'kl(tvagt: d u bétail; uue grande partie dos terres de la deuxième cntbgorio a éte vendue k des planteurs; le reste a été cédé par 101s h tlw familles sous le regime de la loi « Hoimstead i ) ; sur cliaciiil tlo ces lots, I'acquéreur doit batir une maison et rèsitlar pour qtic! l'acquisition devienoe definitive. I1 y avait clans les iles I - I ~ w t ~ i , e n 1899, une superficie totale cultivee de 30.740 hectarcs oilviroii, dont plus de 75 pour 100 étaient occupées par la canne h sucrtr ;

(:ULTURE 1115 r,A CANNE

nux rLirs rr~wni

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la culture de ln uanrio se h i t clnns cent quatri-vingt-quatre fernies, dont cent soixunte-ilix se livrent presque exclusiven~ent ù la culture rle la caime d sucre. Les iles I-Inwni (i)possbdaient, eri f900, yuarniitc-huit usinas à sucra dont tronle ne lmvaillaient que leurs propres canncs, soizo trnvaillaioril eii outro rles cannes achctbes et ileux travaillnimt axclusiveiric.nt dos caiioes acha tkos; Ia cluautitd rnoynnnc r4coltBs par ferino sur lrs conl; .irente-huil: formos veiuianl: leurs cmrins a btd, en 1800, clo 1.133 tonnes contro 40.753 tomes do imoyonnc pour 10s quarante-six nutros lormes. I"a prot1ucl;ioli riiayunile (lu sucre pour toutas 10s usiiies cles 1 flos I-Inwal n bl;k pckr uuino pour 1902, c 0 6.700 torinos, ve,riant de 500 toniies A I'usirie d e Wt~liii.oa (Knui) jusqu'h 35,000 Loiines à Dwa. I?rc?sque toutos Ias usines apparliennont ii dos soaibtbs; Iti. pfltito l)ml~ribtN 11'0xisI;opour ainsi dira pas nux flos Hnwai: ; lo formago ou lo oo'loiingu n'ust point praticluh tlans 1'Arcliipel ; o n Cail; l'usage soulsmant dos (( contrats coopárn1;iis i),coiiiriio colui c:i16 plus liaut. Cependanl: Ia Cornpagnie sucrihre c.1'1-Iilo n esmyh do ilonnoil à ba.il des torres h dos oultivataurs Librus liour plnritor do la cimne; las prix (1.0 location onl; BtU jusqii'it 100 lrancs 'llliul:tara, suivant Iti, valou'r o[: 1'6Poigneinenl;(.leuohairips. :La prix tl'acl.int do 1 lieotaro de tnrrain nppnrtannnl A dos particuliers va.cio da 1.000 (1. 1.500 l'rçiiics p u r .lea tarrniris à. randonientu inayuns ot h graiitls rontloniaixts; i1 s'agit, l.)inri ontondu, d.o 1.aplaitie oaiiipagrie, car le professeur Stubb rnconl.~ qu'Btniit à lu rocliorcl~od'una yotika suparlicio pour l'htablisserizonl; do la sl;ation ollicidla d'essais, on lui c1oil:innda d'un terrain situt', i). 8 kl1oiiiòl;rns cl'Horiolulu dos prix vai?iniik d o 31.000 t 3'7.000 í'rancs I'h.octniw, i :L[L saulo rrioiinaio 16galri et usitdo ~1st ~riorinniaairi6iticuii~o. lit :lias oanims sout acbot6os nux plniileurs, on argent, h. des prix variublos clJapi:8s uno Bcliollo btahlio, suivant los looalit8s, la
( I ) Volr Jon%nl d o s Fabrlcnnlu dc Sturs, c10 O. Dwii~au, iiiirnhro [lu 3 nep~oniùre.iW.

11O

CULTURE DE LA CANNE nux ILES I - I A W A ~

qualité de la canne et les cours sur la lilace de New-Yorlr; quelquefois aussi, on reinei au planteiir u n tant pour cent d u Sucre brut obteiiu, pourcentage variable suivant la quantité et la qualité ùes oannes apportées. L'intérêt legal des dettes oiviles est de G pour 100 par nn; Ie Laux des grêts siir première hypothèque foncikre et celui des einprunts sur récolte varient de 8 h 10 pour 100.

S t a t i o n Agronomique e t Laboratoire

d'Essais à Honolulu.

La culture tlc Ia canne i Sucre a é t é clepuis plusieurs ann6es I'oùjet de perfectioiineinents iiicessants, grâce h ln criation h frais comniuns, par lous les planteurs, cl'une station agronomique et d'un laboraloire d'essais, clii'igés actuelleinent par M. Eclrart, clief-cùirniste, avec l'aiile d'un ngronome et deiix chimistes. c( 11 est 8quitable (i)cl'ajouter que les planleurs d'Hawai n'ont ~ R clii uniqueinent leur succès aux circonstnnces heureiises que S je viens de inentionner; ils oilt certaincment rnontrk plus dJinitiative et d'esprit cle suite, que les planteurs ele Demarara, de la JaninTquc e1 cles autres Antilles. 11s ont été droit L la source en s'adr~ssanth la science; ils ont cr68 cles laboratoires cl'expericnces tres reinarquables. Vouloir être son propre savant )) no rapporte 1x1s plus que dc vouloir être son propre avocat; combien cle millions onl' Bté gaspillbs cil Ainériclue par l'emploi inconsicleré cles engrais, avant que le bureau d'agriculture de Washington ne vint lout rerrietlre a u point, avec une vigilance adinirublel Ccs plnnteurs savaienl que le prix clu colon dans le SUL] étnil loinbé s i baa, quc ce n'avait Bté que par l'application de in6tl-iodcs scieiitifiques, cliknent conlrdlees par les stations expérirnentnles, que ce giland article d'exportation avait pu conlinuer B Btre une des sourcas de Ia richesse clans les états de
( i ) Les i l ~ rHnwai o u S m d a v i c l ~ ,pnr Loiiis

Vossio~,consul de France k Hono-

lulii, pago 63.

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C U L T U R E DE L A C A N N E A U X ILES H A \ \ ' A ~

la zone cotonnière amdricaine. De meme pour Ia bellerave, en Allemagne, en France et en Autriche. Les planteum d'Hawai, diriges par l'éniinent professeur Walter Maxwell, sont allés drojt au but, et le succès a répondu i leurs efforts. 1 n'esl que 1 juste de leur en tenir compte. 11s ont 4th dignes, ti ce point de vue, de la bonne fortuile que leur valait la situation politique du pays, choyé par les h t s - ~ n i s coinme un eiifant adoptif, clestiné. à étre, u n jour, toul B fait de la fanlille, cc qui n'a pas manqué. « Les travaux du Laboratoire et de la S tation coiisistent A analyser les divers engrais, les sucres, les inélasses et les terrains, à répondre aux clemaildrs de renseigiiements qui leur soiit adressées par tous les planteurs de ces ilcs, a leur faire connaitre la quantité et 1a qualité d'engrais i einployer, en tenaiit comp te de tous les éléments pouvant influencer la production de la canne dans chaque cas particulier, et à leur communiquer les résoltats cles études scientifiques, susceptibles de contribuer au developpement de la production de la caniie h Sucre eii Hawai. Toutes les expériences de culture, d'irrigation et de fertilisation, auxyuelles i1 a été procgdé pendant I'année, font l'ohjet cl'un rapport général publié regulièrement par The Hawai'nn Plantem Monthly. Les dépenses qu'entrainent le Laboratoire d'essais et la Station agronomique, y conipris le traitemenl du directeur et des trois adjoints, s'élèvent a 75.000 francs par an.

Association das Planteurs suoriers

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CULTURE DE LA CANNE

iiinis lss administrateurs ~ ~ e u v e n A, lour vol01116, iicliiiollru l d'au tres soci6 t6s de ~ ~ l u u t i ~ l iet ncles 1)ersoiines ndotinues ii o d'autres travaux agricoles. Les iioiiis dcs nouveaux iilemlires, apiès adinission par le Bureau des administrnteurs, et aprks paiement de la cotisation d'une année, seront njoutês la liste des membres. La cotisation aniluelle pour chiiclue plantalioii sucr.ii:iSe,usinn ou socikté, sera de 125 irancs, et, pour les iiiembres in~lividiic?Is, de 25 irancs. Les iniposi tions pour déi'rayer les depenses íle cette Associiitiori seroiit votées à l'assemblée annuelle, et pour le inoiiieiit seront prklevées'sur les plantations sucrièrcs ou les uoii~píigliies cl'usine.
:\RTICLF:

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Reunion annuelle. I1 y aura une réunion annuelle íles inembres d e celle Assuciiili011 au mois d'octobre ou do noveinbre, d te1 jour o1 t i 4 lieu, ($11 In ville d'Horiolulu, que le pr6sident de 1'Association cl9sigiiern; le secrétaire donnera avis de Ia réunion, par bcrit, h tous les rneinbres, en temps opportun; mais d'autres reuiiions l i 1thieu i'es pourront être lenues toutes les fois que le président jugo ri^ coiivenable ou, sur l'appel du secrêtaire, à la rec~uèle d'un quarl des membres.

Vote.

A une réunion cles inembres d e cette Association, ln inoitií: clu nornbre cles membres doit Gire représeiltée pour fairo uii cporum iikcessaire à la délibération des aí'faires. Le votn piir procuration est aílrnis, mais avis doi t eri Btre clonn6 a u secretnirBe par kcrit. Une majorité cle tous les votes, dépouill(5s U iirio réunion, déciclera de toutes les questions, exceptk de celles p r h u e s dans l'article 9 Chaque inemhre indivi(lue1 nu1.n clroi 1 h u n vote, et chaque plantation ou societd d'usine A u n vole po11i1

l',o (loiisail tl'ailiiiiiiislralion l m l se rhunir toutes les fojs et h toiza Ias lioux quci li3 prósidont cl~signara,ou sur l'appal clu sno14liiiiv!, II lit r.oquí!l:ci do Lrois i~ioilibrosou plus clu Conseil. IJW iiiliiiiiiislilnleurs d\i1igi!ront loulm les afí'airos ile l'hssocinlion

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CULTURE DE L A CANh'E

et nommeront les agents et autres employés nécessaires a u x affaires concernant 1'Association. 11s peuvent nomnier des comités ou désigner u n ou plusieurs des l e u r s comnie représentants ou autres délégués pour.l'exécution d e ce qu'ils jugeront nécessaire; les actes de ces adrninistrateurs, représentants ou délégués, seront valables e t engageront 1'Association.

Fonctionnaires.
Président. - I sera du devoir du Président cle présicler toutes 1 les reunioiis des niembres et clu Coiiseil d'adniiiiistratioil, d e signer tous les contrats ou autres actes liant llAssociation et, e11 général, de surveiller les affaires et les interêts de l'hssocialion. Vice-président. - I1 sera du devoir d u Vice-PrBsitl~iil reinde plir l e s devoirs du Presiderit si ce dernier est absent ou einpéché, et les actes ainsi esécutés seront aussi valahles et lieront autant lJAssociation que s'ils étaient executes par le Prksiclent lui-mêine. Trésorier. - Le Trésorier sera tenu de contresigner tous l e s contrats ou autres actes liant 1'Associatioii ; de recevoir pour e n prendre charge toutes les recettes de l'Association, de garcler en sureté l'argent, les actes de valeur et les lettres de propriéte appartenant à l'hssociation. I1 gardera les rapports de toutes l c s transactions financières, et lera des compte rendus niiiiuels clc: ces inênies transactions pour être gardés dans le Burenu o u l e siège principal de l'hssuciation, pour le service e1 l'nvantage d e s membres. I1 niontrera ses livres, ses rapports, les docunients et les titres de propriété si on le lui demande à la réunion cles meirihres o u du Bureau d'administration. Contrdleur. - Le Controleur exaiilinera annuellemeiit l e s titres ou les rapports duTrésorier, et à lJaide des clocunients qui lui seront fournis, après sYGtrerendu compte des balances, e t

conslath les ti tres de propriétb, i1 pourra donner au Trésorier son certificat d'approbation, qui sera inscrit sur le livre cl'enregistrement clu secrbtaire. Sec~+tnire.- Le Secretaire sera tenu de garrler les minutes dos procbverbaux du Conseil cl'administration et des réunions des rrieinbres e1 de les inscrire sur son regislre ; i1 rédigera les cornpte rendus des réunions rinnuelles et aussi de toutes les autres réunions des i~ieinbresainsi que du Conseil cl'adminisLration. I1 signeru tous les acles requérant sa signature officielle e1 (lirigera la correspondance de llAssociation; i1 remplira tous autres devoirs qui lui seront désignés par le Conseil d'administration ou 18s menlbres de 1'Association ti toute réunion spéciale ou régulière.

Amendements. Ces statuts peuvent htre chnngés ou aniendds 3, tou te réunion cles inembres, comme i1 l'a Bté prévu, par deux tiers des votes de tous les inembres votnnt à une assemblée, pourvu qu'avis par Bcri t cle ces ameiiclemen ts ou changeinents ait 6th clonné au secretaire nu rrioins un mois avnilt lii date de la réunion.

Prix de revient

Le pris cle revient ile siicre B l'usiiie par 100 lrilogi'niniiics os1 de 20 a 21 francs sur les 11on1icspropri6tGs (I). D'après le census aiii8ricain LI(?1900, 10 COUL I I I O ~ ~ Igéildral I de fabrication pour la culture e1 la iuanipulatioil de 1.000 lrilogrammes ilc cannes, en 1809, se serait devi? A 31 Cr. 18 @), la rendenient moyen ayaiit ete 12,17 polir 100, le prix ilc revioiil de des 100 Irilograi~~mes Sucre aurait 618 de 25 Ir. íi2. Le tableau su ivan t, Courni par nollSr,consul, M. Vi zzailo\~ii, donne le dktail par article, eil francs, pour les bonilcs l~ropriiilcs :

PrBparation du t e r r a i n e t Plantation.
D6lrii;liage . . . . . . Labour i Ia vapeur . . Labour avec des mulets Prèpnration clu terrain. Coupage des boutures . Charroi des l~outures. Rigoles . . . . . . . . Plantation cle la caime.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

...........

(f j

Voir armexes, page 171. (2) Lc dollar comptb à j: fr. 18.

Culture,

Ii1~~1i~iiilliiii~r!ii111ii Iit i4riiiiici.

.,.. .

, ,

.

,

O 2lii -

H r m

Transport & l'usino,

Fabrication,

-----

130

CULTURE DE ~ . CANNE AUX ILES I I A W A ~ 4

Assuranee . . . . . . . . . . . . . . . . . Dépenses occasionnées pour l'introduction des travailleurs japonais. . . . . . . . . . . . Ecoles (ICindergarten) . . . . . . . . . . . . Frais de juçtice . . . . . . . . . . . . . . . - médicaux. . . . . . . . . . . . . . . - de quarantaine . . . . . . . . . . . . Loyer. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Entretien des lititiilieiits . . . . . . . . . . . Entretien des dbtureç . . . . . . . . . . . . des routes et ponts. . . . . . . . . Papeterie . . . . . . . . . . . . . . . . . . Posséç pour l'ecoulement des pluies . . . . . Arpentage . . . . . . . . . . . . . . . . . Taxes. . . . . . . . . . .

Nous verrons plus loin que la fabrication de 100 lrilogramines de sucre revient à 5 ir. 39, i1 reste donc 15 ir. 52 pour la matière premjère, ou. en admettailt u n rendement de 8 tonnes d o caniles pour une tonne de sucre, 19 fr. 40 pour les 1.000 Irilogramines de cannes. Ce prix de revient est celui des bonnes propriét6s ; pour avoir une moyenne, nous nous en rapporterons au eeilsus arnéricaiii de 1900 cpi donne, liour la carnpagne 1899, unc dépense de 9.580.495 dollars pour 2.228.307 tonnes anglaises de cannes, soit 24 fr. 56 les 1.000 kilogrammes rendus R l'usine (le dollar compte à 5 fr. 18).

I?ABl~ICATION D U SUCRE
AUX ILES 1-IAWAI

Fabrication d u S u c r e a u x iles H a w a i

Moulins.
Une seulc usine eniploie Ia diffusion clirecte clc la caiirie; toutcs les autres se scrvent pour I'exlrizclion du jus cl'un double ou triple iiioulin pr8cec18 cl'un préparateur (broyeur, cléfil~rcur, couleaux) avec Ia niacésalioii. L'appareil l~royeur plus perfecle tioiiiié se compose cl'un clkfibrcur R deux cylindres de ICrajewslci et cle trois mouliiis ordinaires trois cyliiiclres comniandés par une seule rnachine motrice qui, souveiit nussi, conduit le defiI~reui.;il sei~iblocepeilduiit qu'il vaut inieux avoir pour ce clernier une iiiacliiiic inotrice speciale, on augiiiente ainsi la cnpacit0 de lravílil ; iiiais les avis li-dessus sont partagés. Les caiinos arrivnnt h l'usinc sont cl&cliargtksm6canicpement s u r un traiispoiLteurnutoniatique qui les conduit au dkfibreur; ele 18 elles l m s e i i l successiveinent clans les trois n~ouliiis, la bagasse parcourant en tleux rninutcs environ le trajet d'uri iiioulin à I'aulre h l'riicle cle transporleurs. L'eau d'arrossge esl irijcclke sous pressi oii par gravi ti? ou avec 16 moyon d'uiie poinpe, A la sortie precise d u preniier et clu t l e u x i h e niouliii; cependaiit aujourd'liui liec~ucouppreliireiit injecler I'eaii après le deuxikiiie iiiouliii seulenieiit et repreiidre la jus dilue ilu troisième mouliii Imur l'injecter sui. la bngasse sorlanl d u premiei1. L'eau iiijectee h Lravers les trous d'un tuyau pcriore clc menie longueur que les cyliiiclres provieiit en géi~éral concleiisatioiis cles appareils des à cuire et atteint une Lemperature ele 71"; quelc~uefois aussi, elle est Iroicle; on n'iiljecte pas d e vepeur.

coiisisla g~iikrnleiilen c11 ilous cylindres de t O 111, 80 X 1 111. 05 ou de O in. 65 x 1 111. 80, ilont IPS suriaces sont creusées de raiilures cn zigxags de O nl. 015 ~ l l~roi'ondeur e ; 011 applique S L I 10 cylinclre supèsieur une pressioii d'environ ~ 22.5 tonnes. La vitesse R Ia surface est de 5 h G iiibtres liw nli~iult: quan~li1 y a une nlacliiile iiiotrice sl)dcinie; son cyliiiilri? h vnpeui sst (le 0 i11. 40 % O 111. 90, et sa vitesse de rulalioil, ilc 55 h 60 tours k Ia ininute.
~ t ? defi breur

8gaux cl; h liiùces iiilerLes trois moulins soiit d c y l i i i ~ l ~ c s chaiigeahles ; ils ont les dimmsioiis suivantes :
Diainètre des cylindres . . . Longueur , , . Diaiii6tre des porties des axes Loilgiieur Diametre des pistoils hydrauliques . . . . . . . . . . Pression totalr: nppliqu6e sur les cgliildres supérieurs. . Noiilbrede tours des cylind res

Quarid I'eilseinble cles iiioulins et du dbfil~reuresf conrluit p a r une saule iilacliine, celle-ci, clu type Corliss, a une puissauce de tmis cent ciilrluailte cllevaux et marche 5. trente-cleux tours ; ie cyiiildl'c vãl~eur un rliainètre de 0 in. 75 et une longueur d e a 1111. 50. íJuailci le defibreur a un iiiolcui. slkoial, lc2 macliiilc qui ouilcluit les lruis iiiuulins a son diaiiiètre tlc O 111. 70 ct sa longucilr cle 1111. 0 a l 111. 50. 2

1 liressioil de In vnpcur R snn cirrivbe datn liis ~ i l o u l i ~es1 , n ls de 8 lrilogrammes par centiiilhtre carré; & l'iull~pl~eiilciit, iln O kg. 380. C:omme ciltróes et sorties, les moulins sont disposbs eoniiilc I'iilcLicpe le croquis ci-dessous.

Si l'on suppose une rlensite ini tinle de ,077 (19 hrix), nvec Les pressioils liydrauliques iiiilicpées ci-dessus e t une injection de

124

(:ULTURE DE LA CANNE

45 à 50 li tres d'eau par 100 Itilogrammes de cannes, on arrive aux résultats suivan ts :
JUS
ler ~IIOULIN
JUS IUS FINAL

esultsnt d i
X~I,AN~;E

20 arourm

TOTA L

Ueiisit~ i r . . . . . . i Uegres Ilrix. . . . . . . Polarisation. . . . . . . Puibi!le . . . . . . . . . Glucose. . . . . . . . . Glucose polir i U 0 da saccliarose . . . . . . . . Acidite . . . . . . . . .

1.077,li 19 17 89,s
1,O3

G
0,06

La quantité totale de jus dilui! a 1.051,7es t d'environ 1.140 litres correspondant EL environ 761 li tres de jus normal, soit 840 ltilogramnies, Ia diffkrence entre les 1.140 litres et les 76.3 représente l'eau de clilution ; daiis le cas particulier, elle est de 37 lit. 8 par 100 ltilogramnies de cannes. I1 est intéressant de comparer ces résultats avec ceux que donne M. I'rinsen Geerligs dans le tableau ci-dessous pour une triple pression shche. (On Cane Suga12 in Jnva, page 29) :

Demite . . . . . . . . . . . . B ~ i x .. . . . . . . . . . . . . Sucrose . . . . . . . . . . . . GIucose . . . . . . . . . . . . Gommes et Pecliiie . . . . . . Alliurnine . . . . . . . . . . . Sucre . . . . . . . . . . . . . Proportion de gliicose . . . . .

Le Plantem Hawai'an Monthly, de décembre 1899, donne une statistique des résultats oùtenus en 1899 dans quatorze usines,

AUX ILES I I A W A ~

125

1mr l e systònic: cl~i broynge comliosê cl'uii défibreur e t d'uri triple n i o u l i n B neuf cylindres avec I'adjoiictioii de l'arrosage :

De ces expkrii?ilces, oii peut d ê d u i r e les v a r i a t i o n s et les i n o y m i e s suivaliles :
TABLEAU XIX

-

-

--

-

-

I'urelP. dii jiis iioiwnl. Diliilioii . . . . . . .

........... ...........

Purclc 1111 jiis iii61:iiigo . . . . . . . . . . . ICilograiiiirios de siici30secxlrnil nii inoiiliri [isr 100 tlii sucriisc lolnl . . . . . . . . . liilogrsiiiriie:s de siicre pci'tlii d:ms JUO Itilo. griliii iiies de I~c~gasse . . . . . . . . . . . ICiIogrniiiiries de sucro ~ i o r c l i ii I ; i i i \ li10 kilu grai~irnes d'tcuuies . . . . . . . . . . . . Purcte de lil rrielasse . . . . . . . . . . . . I~crlclolnle daris Ia fiibricalion p u l(O Mo grsiniiios d c siicic de l n caiiric . . . . . .

(<

Clti s'est (I)sou\yiit ilciii;ini16 ; quelle es1i'ai:tiiiii i

( ~ i liouv;iil i

czrrivcr a\-ec. ies nouvc1;iu.u l l l i ~ l 1 ~ iR l ni!iif oylinilres 1irkcii~lf:s i ~ oii ii noii d e ~IGfiLrauro u d'iililiii~eil~coutaaiix. I1 esl imliossililo de reponclre catégoriqueiiieiit h uetle ilueslion , lellemeiit cela depenci cle la coiistrrietioii ilu iiloulin, ~ l e clispositioa i-les ln cylindres, d e 1a quantitk tl'eau il'arrosage, ele IR pressioil hyclraul i q u e nppliquke, d u pourceiitage de filireç claiis Ia caiiiie, pl enfin, ce q u i n'est pcis le 1110ins iinporlni-it, (lu iiinclc de cnluuler l'extraction. Les auteurs iont vai3ier In vitesse cles cgliiiilres ile 5 111. 40 i 8 ni. 40 p a r miriute, et Ia pressioii liyclrnulique de 258.000 385.000 lrilogrniiiiues pour clcs cyliiulms de O 111. 8 5 x 1 iii. 95, e1 o n a eles h r n i u l e s ~Iií'fiSrentes[iour cn1culr.r l'extraotion clii suci'e, c e qui uoiicluit forc6inciit ii des r&x~ltatsdifí'érents. Aussi ii'est-i1 p a s juste cle critiquer le rnecanicien el le iiiocle de coiistruclioii deu divers inoulins s u r rle simples rapports jouriialiers, coiilii~c? si Ieur travail ktai t souinis à uil contrõle rigoureux de dliiiiisles. Uii iiiouliii peu t cloniier de plus laibles i&ullats que: le voisin, mais il peut nussi eftkctiveiiieiit e n clonnor de hieii suliYiieurs si les conditions dc hon loilctioniieinent sont obscrv4es. Aliii ilc li1011 trer s u r quels lriiicipes reposent nos nouvenux inouliiis, nous ilonnoiis les rèsultats suivaiits flui poui~oiit1)ri:scnter quelque int6rêt. 13strnctioii avec le ilioulin k neuf cyliiitlres : Rksultats do deux experiencos cli? liroyngc! clans des cuiiili tions tlifféren tes, avec u11 rnoulin ii rieu C cylindres rle O m. 85 x 1 m. 95, soliilaire d'un cléfibreur 111: O 11-1. 8 0 x 1 ni. 95, constriiit p a i l a iiiaisoil Fulton, de Sainl-1,ouis ( ~ j t a t s - ~ i i i sUne seule iiliichine de O rn. 75 x 1 in. 50 (cliaiiii!ti-c ). e t Iongueur clu cglindre à vapeur) conclui1 les niouliiis et li! clSIibreiir.
/

« Uçine de Walalua.

-

128

C ~ L T U R E LA CANNE DE

-

U S I N E D'OA I1U (suile)
1 .

1Ci 81 Ricliesse de la canne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1/1 O6 Siicre extrait a u x mouliiis par 101 Itilograrrirries de carines. . . . 14 3 7 Mumidite (polir 401) d'eau) de In h a p s s e . . . . . . . . . . . . . Pression liydraiilique sur le premiei' mouliii (en Itilogi+ainiiles). . 201j.000 330.000 deiixième troisiènie . 377.000 i.iP2 Total des toriiies (1.000 kg.) de carines kcrasees. '23 Dii14e de l'exp6rience en Iieiires. . . . . . . . . . . . . . . . 10 6 Tonnes (1.000 kg.) de caiines pai' Iieilre . . . . . . . . . . . . .

-

-

.. . .........

« Moyenne cl'extraction Ciu inoulin à neui cyliiiclres, hasec sur le rapport annuel d e Ia canipagne 1900, clans les sepl usiiles

Ewa, Oahu, Pioneer, Waialiea, Pqmilrou, I-Ialralau et Rekalin :
illoyenne d u sucre extrait. par 100 kilogr. de sucrc, lolal Kilogr. de jus nornial extrait par 100 liilogr. cle cannes Maxirnuni du premier pourcentage . . . . . . . . . . - du rleuxieine . . . . . . . . . . Minimurn du premiei. du deuxiènle
c( 11 ii'est ,

.

93,70
K1r,'20

-

. . . . . . . . . . . . .

!)'i,83
8.5,OL

. . . . . . . . . . .

92,íB 8%GR

point absolument prouvé qu'uii appareil preparatcur quelconque de la caniie, écraseur, dkfibreur ou coupeur, doime une extraction de sucre notablement supérieure à cellc rles rnoulins seuls quancl leur aliriientntion esl bien surveillee, mais i1 augmente Ia quailtite de cannes 6crasdes d'eilviroil 25 h 30 pour 100, sans récluction, clails le pourccntage tl'extraclion. (c Avec les inoulins ci-dessus, o11 considere coninie une bonne estraction, celle de 93 pour 100 du sucre total de Ia canns. Aíin cle pouvoir apprecier l'influence de la Iibre et d u sucre conleniis dans Ia canne sur l'extraction, supposons qu'on épuise toujours l n bngasse rle façon a Inisser cleclans seulement 5 pour 100 d e sucre et que la bagasse contieilne alors 46 pour 100 clc íihre, on arrive au tableau suivant (i):

AIJS LLES I I A I V A ' ~

131

Comparaison entre l'extraction par les moulins et l'extraction par la diffusion.
A Java, cl'après I-I.-C. Prinscn Geerligs, comme aussi nux iles IIawai, on ne !ai t plus cl'ins tallation nouvelle de diflusion, soit dirccte de la canne, soit de la bagasse, et clans les grandes usines dernibren~entmonti5es ou perfectionnees, on einploie de pré1érence le nloulin à neuf cylinclres précéclh d'un préparateur.

Lcs avantages de la cliflusioii directe sonl : Une extraction presclue absolue clu sucre sous l o m c cliiniiquement plus pur ;
10

20Unc nioinclre complication clc iii&conismcet par suite moins clc chances cl'arrêt. Les inconvénients : 1" Une forte clilutioil (lu jus, nussi hien 'pour lcs cnnnes' pauvres que pour les canncs riclies; 2 La macl-iine h couper 1 ~ 'crtnncs clcn~ancle O s beaucoup d'enlrclien en ce qui concerne les coutcaux; elle exige aussi beaucoup ele vapeur ;
30 I1 fnut plus d'ouvriers et cles ouvriers plus liabilcs;
40 Lc sys tèmc esl LrCs gbnant pour les arrêts ;

5. I1 manque ele souplesse si l'on veut auginenler ou diminuer le travail normal;
Cio Eniin et par-dessus lout, malgrb u n mo~ilin i'é11i~csseurpour cnlever la plus grande pcirlie dc l'eau inlrotluile clans la bagnsse, i1 nc clonnc cp'un mauvais combuslible ct, par' sui Le, occasionne ln clCpcnse cl'un coinbuslible suppl~inenlairc.

Au-clcssus c cléíibrcur c1 cles moulins, se Lrouvent des nppau ! rcils ele lcvage et clcs l~oritsroulanls qui peiinettent une visite faciIe c t une réparalion ou u n remplncemcnt rapide cles organes.

132

CULTURE DE LA CANNE

Evolution du moulin 5i canne aux iles Hawai.
Extrait du Planters MonthZy, par C. HEDEMANN, Honolulu, décembre 1901. L'article qui va suivre n'est pas écrit pour Ies planteurs, auxquels i1 n'apprendrait rien de nouveau; I'nuteur a simplement pour but, en répoilse ti une demande qui lui a étb faite, de mettrc en lumière, pour c e m qui ne s'adoilnent pas ti l'industrie sucrière, les immenses avantages que la preniière induslric de ce pays a retirés de l'introduction dans les usines du nouveau moulin & canne periectionné. « Les travaux rlc l'usinc se répartissent en cleux bruiiches priilcipales : « 10 L'extraction du jus de la canne ; « 20 La íabrication du sucre avcc ce jus. ( c Le mode d'extraction en usage dans toutes les usines de ce pays d'Hawai, sauf une seule ou la diffusion est employée, e s l l'écrasernent plir le nioulin. C'est certainement cle beaucoup l'opération Ia plus import~7ntede tout le travail clans l'usine, pour Ia raison bien simple que toute parcelle de sucre reslée dans la bagasse au sortir rlu moulin s'en va aux foyers, ce qui constitue une perte absolue. ~ a n toutes les phases de ln Inbris cation, au contraire, une perte appsreilte peut être rdcupGrbr: sous une autre forme. ( c L'liistoire des moulins i cnnnes i1 Hawai peut 8tre pnrlagbe eii trois epoques : « 10L'emploi d'un seul moulin a trois cylindres, en usnge jusqu'en 1885 et même après ; « 20L'addition d'un seul ou de deux moulins U deux cyliilrlres; (( 3 O L'introduction, en 1895, clu moulin h neul cylindres. c( Par le fait du manque d e contrdle cliiGicIue, ces liuit ou clis dernières nniikes, nous ii'avons que peu de données sur lesquelles établir une comparaison exacte entre l'extraction oblenue par les moulins a trois cylincll-es de diíK'Srents types. I1 ilous iaut

134

C U L T U R E DE L A CAMNE

moulin ancien systeme í i trois cylindres, broyailt 1.000 toniles de cannes par jouriiée cle vingt-cluatre heures. Mais le sucre perdu dails 1a bagasse n'dtait pas la seule , perte. Bn szzs dzz S I Z C ~ la bagasse contenai t 57 pour 100 de son poids, soit 199 tonnes d'eau, el, pour éunporer ce Ziqnicle avant que la bagasse fCit susceplible de brfiler, i1 fallnit clu cl-iarbon de livre pour une livre e1 demie ou 3 livres terre h proportion ~ l ' u n e de sucre faùriqué. c L'auteur de ces ligiles a v u lui-m&me vingt ou trente ouvriers repaiidant cette l~agassesur le sol, a la sorlie cl'un moulin de petite diiileilsion, la ianaiit avec les mains pour la faire stcbcr au solei1 avant de la. railiasser et de la porler ~laiis cles hangars, ou elle mettait encore deux ou trois jours à séclier avant ele pouvoir y êtrc brfilée. « C'est à M. AlexanclreYouilg que revieiit l'hoiincur de l'introduction, rlans les usines cl'EIawai, iles moulins suppliiiilentaircs 4 ileux cylindres. De l'emploi de l'un ou de deux de ces inoulins clisposés pour achever clc ùroyer la canne dejh écrasbe pai le , preinier mouliil i trois cylindres, les planteurs ont reliri cles avantages d'uile importante bien plus grande que ceus oblenus par tous les perfectioiincments apporlés jusqu'alora. (( Ces avantages furent de trois sortes : <( l o L adouble pression produisit une extrac tion bien ineillcurc ; 2" L'liuiiiidi te de la bagasse fut réduite à uii degré lel que cetlc bagasse put étre envoyée clirectement aux fourneaux à 1a soilie des moulins et bruler sans Ie sccours d'aucun comlustiùlc, cl'oil Bconomie enorme de conlbus tible ; c( 30 L'inibibitien, ou application à la canne écrasée cl'un courant rl'eau chaude au moment de son passage entre lcs tnoulins, ~rint en aide a l'extraction mécanique clu jus, cn enlrainant par lessivage le sucre contenu dans les cellulcs ouvertes dc la canne, et donna pour résultat une plus Iorlc extraction de sucre, d6passanl de heaucoup fout ce qu'on avuit pu obtenir jusque-li. Les limites forcées de cet article ile nous permettent cgu'un court exposé de l'extraction obtenue par ce jeu ile moulins, aussi

AUX ILEY H A W A ~

135

nous contenterons-nous d'indiquer rapidement les nieilleurs résultats obtenus, h la connaissance de l'auteur. Avec un jeu de inoulins coinprenant un de trois cylindres et deux de cleux cylindres, munis de régulaleurs de pression liydraulique, actioniiant un sys tbiiie da couteaux qui prépareii t, en coupant 1a canne, un aliment a u premier inoulin, avec une large imùibition d'eau chaude entre les inoulins, et tous les moulins par ailleurs donnant leur maxinium de travail, on a obteiiu dans une série d'épreuves d'écrasemeiit, une extraction mnxima de 88,s pour 100 du sucre contenu dails la caniie. Si, par comparaison, nous supposons que les cannes servant à ccs épreuves avaient cu la niême compositioii que celles ecrasées par lc moulin h trois cylincltes dont nous avoiis parli! au clebut, l'emploi des sept cylindres nous aura clonc clonne un gain cle suc3re supplenientaire de 14,3 pour 100 du sucre total conteiiu dans la caniie. . e rèsumd : avec une série de moulins de sept T cylindres, O rn. 85 x 1 111. 95, écrcisant 1.000 Loiiiies de cannes eii vingt-quatre lieures, 011 oùleiiait une extraction cle 132 t. 75 cle sucre contenu dans le vesou et 17 t. 25 de sucre seulenient Btaienl emportés daiis la bagasse. Supposant que ces L tonnes de sucre 7 fusscnt rêcupérées, elles donneraient 14.053 Bilograiiiii~esde sucro inarchand qui, venclu h raisoii de 34 ir. 43 les 100 lrilos, vaudrait 4.835 francs. (c Comme l'emploi cl'un seu1 moulin h trois cylindres, cliicrit plus liaut, donnait chaque jour unc perte de 10.920 irancs, nous voyons qu'eii ajoutant les (( deux cylindres n, nous avons en réalité gagné Ia dirférence, soit 6.085 irancs, valeur du sucre récupèré en plus. (( La capacité d'un moulin dépeiid surtout de Ia longueur de ses cylindres, mais l'extraction sera aussi boiliie dans un inoulin de petite dimension, dans des limites raisonnables, si la force de ses arbres et de ses engrenages lui permet de supporter la pressiùn voulue. Une pression de 65 toniies h 70 Lonnes par piecl de longueur du cyliiidre (200.000 210.000 lrilogramiiies par inètre) est la limite génèralement oùservhe pour tous les mouliiis, sans égarcl à leur di mension.

Un moulin ancieii système de O 111. 75 X 1 m -50, construit comnie le jeu de moulin sept cylindres cit6 plus liau t, écraserait a peu près 400 tonnes de cannes par vingt-qualre heures e1 produirai t 50 tonnes de sucre dans le niéme tenips. Nous pouvons donc déduire de ce clui prircède qu'uii te1 iilouliii gaglierait 1.934 francs de sucrc par jour sus un siiiiple inoulin à trois cylindres de rnêiile dimension et écrnsant Ia inBme sorle de cannes, et le bénéfice total h la fin de Ia récolle, sur 5.000 lonnes de sucre procluit en ceiit jours cle manipulatioii, serail de 193.440 francs. Mais, coiiiine nous l'avons dit cl6,jii, c'est l&un cns c x l r h e ; des moulins de cinq et sept cylinclres, O In. 75 X 1 111. 50, nc ùonnaient pas généralernent une extractioii aussi élev6e ct pcu de moulins travaillaient cbaque jour vingt-quatre licures cluraiil. Cependaiit, même en iéduisant de beaucoup le gaiii calculé plus linut, ces exemples approxiiiiatifs foi11 ressorlir ce lail bieii Stabli que le prix d'un inouliii supl-~léiiieniaireest couvcrl, clès la preniière canipagiie: par le surplus de sucre clu'il init rEcuphrer, saiis parler de la grande écoiiomie ele c o i i ~ ù u s t i ù l ~ . r( Ce n'est donc pas étoiinant que toutes les usines cllI-Iawai sa soicnt munies de ces moulins à deux cylinclres, cle l'aiinée 1885 A l'annee 1893. (( La troisièiiie et grande époque de l'évolulion ilu inouliii aux iles Hawai lut inaugurée par 1'Eva Plnntation Coinpagnie clunnil, s u r la reconimandation de M. P. Balclmiii, ces iiidustries lircnl venir des ateliers de Ia Pulton Iron TYorlis Co, i Saiill-Louis, le premier niouliil k neuf cylindres. Le trai t caractéristique de ce plan de iiloulin esl que 10s lrois cylindres reposent sur un mhne niveau et sonl coriduils par un engrenage commun qui clonne k cliacun d'eux une vitesse légbrement supérieure à celle du mouliii pr6cédent; les trois inoulins ont iin motezzr unique, du type Corliss, genéraleii~entiliuni cl'un régulateur autonlatique assurant une vitesse régulièra; chnque m o u h est pourvu d'une presse hydrauliquc indópendanie, agissant s u r le cylindre supérieur et variant entre 300 et 150 tonnes de ~ u i s s a n c e .Ce qui donne surtout i ce type cle lnouliil ~ ~ i l e
(c

sup6riorité si grande sur les iiioulins S ciiiq et sept cylindres préc6dents, c'est que l n d e s s e est nbsolnnzent et oniformérnenl pr~po?~tionnelle, par consequent, son alimentation égalemcnt, et, condition ind isl~ensal~le cl'uiie hoiiiie exlractioii. En eí'fet, lorsque les nioulins sont coininandés par des niotcurs séparés, i1 est, en pratique, presque iinpossil~lecle régler leur vitesse d'une faço11 constante, les uns par rapport aux nutres. Si uii amas cle caiines

se l ~ i ~ b e nau premicr iiioulin par esciiiple, ce iiiouliii est obligé le de ralciitir sa iiiarclie peiiclant le passage clu bourrelel eii cluestioli, tanclis que les aulrcs conlinueiit à rouler avec leur vitcssc normale, e1 i1 eii résulle une grande inégalilk daiis l'alimonlalion et, par suite, danq la pression, tsnt que le preniier inoulin ii'a pns repris sa marclie liabituelle. Ce cas se pr6sente chaqup, jour avec lcs n-ioulins séparés et l'extraclion s'en ressent iorcriment; coinnisiiclBs par im seu1 motcur, les rnoulins ralcnlironl tous eii mêine .leinps e t repreiidroiit Ieur course siniul tanément sans que l'aliiiientalioii ait 816 interrompuc. c( En analyaaiit les jus cle cliaquemoulin, en doiinant la pression

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CULTURE DE L A CANNE

hydraulique voulue et des distances convenables entre les cylindres, l'ingénieur peut obtenir les meilleurs résultats des differentes espèces de cannes portées au moulin. c( Dans tous les grands inoulins B neuf cylindres de O n . . 85 x I m. 95, et dans quelques-uns de O m.80 x 1m. 50, u n difibreur de cannes est maintenant adjoint, cominanclé par le preinier moulin. C'est tantôt un accouplemeilt de deux cylinclres rainks ou caimelés, tels que les fabrique Pulton Iron TYorlrs Co, tantól u n accouplement de deux cylindres n-iunis de fortes saillies e n zigzags, s'ei-icl-ievêtrailt les unes dans les autres, tels c~u'eil construit la Iirajenslri-Pesant Conv., tantót encore ce sonl deux tambours, animes d'un mouvement de rotation tr8s rapidc et munis de jantes coniques hacl-iant la cai-ine par inorceaux dans s a longueur; les macl-iines ont toutes le i-ilêine but, priparer Ia canne avant qu'elle n'entre au premies inoiilin, en Ia coupant par petites rondelles ou en Ia dechiquetant, reinplissanl aussi con-ipleteii-ient l'espace entre les cylindres e1 l1r6venant loute irrégularité dans l'aliinentation. Lc rksultat ob tenu no se lraduil pas tant par un progrès, dans l'extraction, que par un accroissement de capacite de 20 a 30 pour 100 et par une extrgine sécuri té pour la régularite dans l'alimentation, point principal pour l'écrasenient de la canne. (( Le moulin moderne se compose donc cle onze cylindres a travers lesquels passe la canne pour subir sept écrasemenls. Ln bagasse sort finalement extrêmement divisée et portée aulomatiquement aux foyers; elle ne contient plus alors que 43 pour 100 de son poids d'eau et brule librement, en f o u ~ n i s s a n ttanl cle vnpeur 6, tous les travaux de l'usine qu'elle évapore encore les 17 S 18 pour i00 d'eau chaude dont on imbibe l a canne, penclant l'ecrasement, pour perlectionner l'extraction. (( Grlice a u contrc4le chinaiqne nbsolument parfait établi n-~nintennnt dnns toates Ies zrsines a sucre modernes, i-ious pouvons preciser esacten-ient les resullats obtenus par l'emploi de ccs mouliils. Le tableau suivant represente Ia inoyeillle des résultats obtenus dans quelques-unes des plantations cvOallu, ofj l'irrigation artificielle est pratiquée et oii les cannes onl la compositioll

A U X ILES ~ I A J Y A ~

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suivante : 11'22 pour 100 de ligneux, 15 pour 100 de sucre, 73,78 pour 100 d'eau et inlpuretés.
EXTRACTION

93,086 pour 100 du sucre total contenu dans Ia canne; - en jus du poids de la canne; 82,4.7 i3,97 en s u m du poids de la canne.
BAGASSE

23'46 pour 100 clu poids de Ia canne ;

1,033
44,293

-

cn sucre pur clu poiils de la canne ; eil eau du poicls de la ùagasse.

c( Voyons ce cpe signifie ce tableau : 13,07 pour 100 en sucre ct 1,033 de sucre perclu ilnns la bagasse representcnt 15 pour 100 de sucro pur contonu clans la canne. Supposons conmle dans le cas pr6cédent, que nous ùroyons 1.000 t o m e s clc cnnnes en vingt-yuatre heures, nous iaisons passer 150 tounes de sucre pur clans les cannes qui vont au moulin. Nous en recupérons 139 t o m e s dans le vesou, et 10 t. 33 de sucre pur, resté dans 1% bagasse, va aux ioyers et se trouve lierdu. Ges lO,t.-33de Sucre, si on pouvait les récupérer, +nneraient, 9 t. de gui, A raison de 34 ir. 43 les i00 lcilo---- 3 - sucro inarchan&lgrainrnes, représenteraient une perte quo ticlierine de 2.901 fr. 06 sur i00 tonnes clc canne. Comme la perte journalière clans les sept cylinclres était cle 4.836 irancs, clans les meilleures conditions de travail possibles et clans les mêizies circonstances, nous avons d o m gagnb 1.934 francs par l'introcluction d u inoulin ti. à neuf cylindres. (c Cela élonnera peut-être le lecleur s'intéressant A la production du sucre de penser que clans une usjne où 1'011 fait 20.000 tonnes de sucre dans une campagne, 449.748 irailcs de sucre restent encore perdus clans Ia bagasse et les ioyers, mais qu'il s'en console en pensant que si la récolle élait operee avec les ancicns moulins a sept oyliildres, l'on nurait eilcore perdu en plus 200.832 irancs.

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Certains planteurs, en Louisians et a Cuba, ont souvent prdtendu i I'azalear qne I'emploi d'un tr.oisidnze nzoizlin ne donnnit que fa1.t pezz cle bénk$ces, et qzz'npec deu.% ntoalins de trois cylindres on obtei~ait,, leur avis, l'extraction de tout ce que les i moiilins pouvaient retirer de sucre de la canne. I1 sera inl;éressant alors de noter le cas suivailt, qui prourrera cle c~uelle utilité est le troisième moulin. -tiloiSur le clomaine d'Ewa, l'arbre d'un des cyliilclres C ~ U sième moulin étant venu h se briser, on ne travailla pendant dix-neuf jours qu'avec deux rnoulins, en attendant i1arriv8e du nouveau cylindre. Or, lorsque 1'011 travaillail; avec trois ~noulins, la bagasse ne contenait que 1,053 pour 1.00 en sucre clu poicls de la canne; et pendant que l'on travaillail: avec cleux mouliils seulement, la bagasse contenait 1,565 pour 100 en sucre du poids de la canne. La perte fut clonc de 1,665 - 1,053 = 0,612 pour 100 du poids de la canne, et coinme on écrasa 1.5.000Loilnes de cannes pendant ces clix-neuf jours, la perte fut cle 91 Loiines cle sucre pur, qui aurajent dnnné 95.108 kilos de sucre inarchnncl, soit a 34 fr. 43 les 100 kilos, 32.776 frailcs, soinme représeilLant la perte occasionnée par l'arret du troisième moulin. (c Des moulins A neuf cylindres, dans le clistrict de I-Iilo, broyant des cannes nalurellement arroshes, et d'un liaut clegré de richesse saccl-iarine, avec une grande pureté de jus, ont doi1116 une extraction moyenne de 94,72 pour 100 clu sucre I;otal contenu dans la canne, ce qui est encore le résu1l:at le plus élevé cle tous ceux ci tés plus hau t. c( En terminant cet nrticle, nous rép6tons que tous les calculs et tous les tableaux que nous avons cites ne sont que des termes de coinparaison pour l'etucle de divers I;ypes de moulins et ne sauraient servir h un autre but. Nous avons pris les résultnts obtenus par les moulins d e neui cylindres clans les ra.pporl;s annuels des plantations h90al-iu. (( Conline 011 pourra le remarquer, en dépit des depenses énormes de machineries nouvelles et periectioilnées iaites à Hamai ces quinze derniòres années, et en dkpi l: cle l'liabileté el: de l'industrie déployées par les experts et les ingbnieurs, dont

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le seu1 bul &ai t de supprinier Ia perte (lu sucre dans la bagasse, encore subsiste-t-i1 un manque à, gagner iminense qui donnera matière b. des problèmes plus dilficiles i~ résoudre encore que ceux qu'il a provoqués déjh, parce qu'il s'agira maintenant d'extraire les dernières traces de sucre contem dans la canne.

Formules et tableau pour le montage des Bagassières dans l e s triples Moulins, ayant des cylindres de 26 21 32 pouces de diamètre.

On Cane Sztgar in Jnon, par H.-C. PR~NSEN GEERLIGS, page 99.
Quand on a choisi la positioii des cylinclres ccjrrespontlanl; d la ciuantitii! de cannes a passer, la position des bagassières est exactement clé teriiiinée par une spirale logari tliniique qui peut Btre renipIacée en pratique par un arc de cercle, i cause de In
c(

iaible longueiir de la courbe. La construction de cct arc se fait aiséinent a l'aide de la tafile suivante, où : R = le rayon de l'arc cle ln bagassière ; S = clistance entre les cylinclres supérieurs et A cnnnes ; D = ilianiètre des cylindres; A = angls constant de la spisalc = HAB.

POUR LlCS YALEURS DE S COUIIRISES ENTRE 2 ET 4 IIOUCIZS D

D
H
E POUCES V .

les cyiindres jes cy lindres en poiices :n rnillimètre!

D I A ~ I ~ ~ R ED S ~ \ I È T H E S IA

La construclion graphique est la suivante : Dessiner les cplindres suivant leur posi tion, joindre lcs cen ires des cylindres supkrieur et li cailiies, traces les còtés cle l'anglc h généralement 830, HAB = 830, tracer AC perpeiidiculaire A AB, puis HC perpendiculaire i AC, et enfin a u point C coniiiie cen tre, avec AC comme rayoii, clécrire l'arc de cercle yui doiiiicrn Ia courhe et Ia posi tion de la Liagassièrc.

Epuration des Vesous

On emploie presque pai'tout unic~ueriier~t cliaus; cles nioulins, la le jus dilué, aprks avoir pnssé dans plusicurs taiiiis automatiques, est concluit par une pornpe sur une balance automatique situ& au plus liaut point clu bitiinent et directernent au-dessus sulfiçant et d'une capacite iles rkservoirs h chauler, en ~ioriibre tl'environ chacuri 1.500 li tres ; on prSpare un lai t de cliaux i une densi td tlonnêe dans des bacs spkciaus à. estinction e t on l'ajuutc rissez pour que le jus ilevicnne Egèreilieiit alcalin ; gknératemeri t 5 ln proportion est ile .O h 7.5 granimes par 100 litres d e jus. Lc jus cliaulé esl envoyh par une pompe dirccte ri doublc iiction sousunepression de7kilogrammes, dans un appnreil5 d&ldcation i Deiiiing D, G travers les tuùcs duque1 i1 pasçe i une vitesse de 1 111. 75 par seconde. La iiié thode de Deniing i1.t consiste en une delécation h liau t degré suivie d'un relroiclissement métliodique; le jus chaulS passe successivement dans trois caisses : i1 est portk d'abord sous pression nu-dessus dc 110, puis relroidi h environ 100); iiinsi Ie jus entrS dans l'appareil i Ia température ambiante est chauffb peiidant environ 45 secondes 5 1100- lioo, puis Ificlie à 9-3- 100"; ces trois caisses consislent en trois solides cylindrcs en ler contenaiit des tubes de O ni. O5 de diamètre, en conimunicntion entre eux par des cliarnbres si tukes B l'avant et i l'arrière ; le jus est envoyg par une pornpe afin de passer avec une grande vi tesse ; d e u de ces cylinilres sont des absorbeurs de 7-apeur, le Lroisiènie, de grande diinension, cst appelt! le cligtkeur
(1.1 0 1 i C m e Stignr, par

11.-C.Pnisses (;EERLII;S,3.7. page

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digestor i).Le jus froid passe dans le premier absorbeur Li l'ex térieur des tubes, puis dans le second absorbeur A I'inlerieur s des tubes, autour desquels on envoie de 1 vapeui. d'Cchappcmen t. Ensuite le jus coule dans les tubes du digéreur, oil i1 esl: porte avec de la vapeur directe h une ternprhture clc 100 -- 1150, nécessaire dans ce mode de défécation ; fiilalement, i1 passe clans les tubes du premier absorbeur, d'où i1 va aux bacs i cldcantation. On utilise ainsi le surplus de clialeur rkcha~iffer jus le froid qui entoure ces tubes et on porte ce dernier i 40 - 50a. Grace h ln vitesse du jus ilans ces tubes, i1 n'y a pas 4 craindro d'entartrage h l'intérieur, cp~ireste eiltièreineil t propre api-ès quelques mois de fonctionnetnent. L'appareil elemande seulcment de temps en temps un ileltoyage i fone1 avec une solution cliaucle cl'acide clilorhyclric~ue, pour enlever les salelds provenanl du jus de cannes et encrassant lJext8rieur des tubes du lireiuier absorbeur. Les avantages de cette cléfécation i liaut clegré sonl : les les écorioinies de vapeur, de inain-cl'ceuvre et ile placc occupke ; de plus, le jus silrchauffé se coiiserve mieux quc lc jus porlé iL une inoindre tmpérature. On n'a pu lrouver auounc ciifrérence au point de vue chiinique dans les jus clarifi8spar les clibérenles nléthodes utilisant la chaleur, comme le dén~onlrcnlles tableaux suivants ;ces ailalyses ont eté faites avec du jus de cannes provenant du m6me champ, clariíié dans la in6me usiilc, allcrilntiveinent un jour avec Ia n~btlioclecle íléfécalion or~linairc lc c1 jour suivant avec l'appareil Demiilg.

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DBcantation e t Filtrage.
De l'appareil a deféquer Derning, le jus tombe ilans des d6caiiteurs, récipients cylindrjques, verticaux, à ciel ouvcr.1, de 2.000 & 4.000 litres chacun de capacite et munis clc robinets à d i W rents niveaux. On emploie aussi des décanleurs conliilus (( Deming n, ti fonds coniques et à tubes intérieiirs. Le jus clair va, en général, directement aux bacs d'atleille ùes évaporateurs; dans quelques usines i1 passe, ilans 17inLervalle, à travers cles fillres à sable dont la descriplion cst tlorin&e ci-dessous :

Filtres à sables. - 7'he Hawai'an Plantem Munthly, pai' C. HEDEMANN, déce~nbre 1901, page 582. (< Toutes les sucreries réclameiit de bons appareils do Bltralioil. O La décantation du jus, après l'ancieniie d6I6c~lio11 U aprùu le procede Derning, ne doniie pas toute salisfaclion, et la jus atteint rarenient cet etat de pureté si reclierclié, p t ~ rsuile deu depôts qui ne sont pas éliminés. Dans quelques usiries les 1ill;res à poches sont encore employés, et le prix 61evé de leur enlreiticn est bien connu de tous les directeurs; ces ilása~anln~ges soiit comniuns a presque tous les filtres en tissus. (c I1 y a quelques aniiées on a adoptd a Ewa, ainsi qu'à Kaliu, 1 un système complique de filtres à sable. 1 consisle en un grailcl nombre de bacs rectangulaires et découverts, munis $une plaque perforée B. quelque distance du Iond. Sur cello plaqut+ est placée une coualie épaisse de sable, à lravers lailuelle le jufi passe jusqu'au f o ~ i dd'ou i1 est conduit à Ia cuve lillror sui, vante, au-dessous de la première. Ainsi de suite, les goliiinus a1 autres impuretes du jus obstruent bieiilôt la partie sul~6rieuro de la couche de sable, ce qui eii necessite le nettoyage afin de permettre le passage du jus. Cette opéralion exige du lravail e1 de l'attention ; on l'a abandonnbe i Ewa. « Pendant la dernière campagne, le directeur d'0aliu a irilroduit d'hllemagne une batterie de huit fil tres a sahle (( 3tandai.d

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construits sur u n principe entièrement different ; ils ont donné satisfaction. Chaque filtre consiste en un cylindre fermé, d'environ 28 pouces ( m. 70) de diainètre, et de 6 pieds (1 ni. 80) de O hauteur, à fond conique; dazzs l'axe de ce cylindre est fixe u n O tube perfore de 8 pouces ( m. 20) de diamètre, i fond conique, en cornnzunication avec le tuyau de vidange. Entre le cy1indi.e et le tube perioré, est installe u n systèine de bagues coniques, reposant l'une s u r l'autre, avec, a u fond, une grande bague. Ces anneaux touclzent le cylindre extérieur, mais laissent suflisamment de place a u jus pour circuler. Le sable se trouve dans l'intervalle du tuyau perforé et de la paroi du cylindre et forme une surface filtrarite entre les bagues. Le jus à filtrer penèlre daris le filtre par un tuyau au fond, remplit le filtre jusqu'au l robinet t air, passe sous une légère pression & travers le sable pour aller au tube intérieur perfore, puis sort filtre par le tuyau ile vid~rige iond. La grosseur du sable varie selon le liquide au ; riltrerB,pour u n jus peu dense i1 faut un grain plus petit que i pour un jus concentré. En lous cas, Ia perforation du tube central est regl6e de iaçon que le snlile ne puisse passer; s'il s'agit du jus dilue ordiiiaire, les trous clu tube interieur sont d'environ quatre cents par pouce carré (soixante-cinq par centiinètre carre), corrime dans leu turbines. Quand le sable est satur8 tl'inipureles, on laisse entrer l'eau pour renvoyer le jus & filtrer contenu; puis, dès qu'il n'en reste plus, on ouvre le trou de clecharge a u foncl, par ou le sable est 1 entraine au dehors a l'aide d'une clzasse d'eau. 0 1 lave alors IA sable a l'aide tle l'eau courante et d'un injecteur qui ionl partir rapidement loute l'écume, et le sable as1 prêl pour un nouvel emploi, B l'état hum ide. (( Le sable d nettoyer est envoye dans une cuve, munie d'un tuyau a va.peur perioré et pouvant recevoir de l'eau courante, par exemple l'eau de, ilécharge des condenseurs. La vapeur agite le sable et le dhbarrasse des dépâts qui sont rejetks ; le sable propre est enleve jusqu'à une treinie au-dessus des filtres et employé de nouveau. L'effioacite de ce filtre est demontrée par

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ce fait que les dépôts des jus se lrouvent non seuleinent dans Ia partie extérieure, mais dans toute la masse du snble. c( Les données suivailtes, relatives au travail acluel de ces filtres, ont été fournies par le chimiste dJOahu : c( Nos huit filtres à sable ont une capacité sufíisa~ite pour travajller le jus de 1.200 tonnes de cailiies en vingt-quatre lieures (5.100 lrg. de cannes eiiviron par lieure ct par Iilli'e), ils soiit lavés toutes les douze lieures, par deux A la b i s . Deux lioiiimes les manieilt; s'il laut un aide, un honime des liltres-presses les seconde. Les suriaces de cliauffe de l'évaporaleur e1 cles vides soiit rkellement plus propres et le travail dcs tucbiiies cst nolablement facilité, surtout pour la cuite des seconils jels. I1 y n. lieu il'ajouter qu'il faut eilviron Irelite iiiinutes 1,our nettoyer le sable a Oaliu, clix pour vider et reinplir u n Bllre, e1 environ trente minutes pour remplir à nouveau ct le laivo fonctionner. (( Plus de cinquante fillres de ce genre sorit e11 roule, venanl d'illlemagne, pour les diverses sucrcries. Les ateliers ~1'1-Ionolulu eii constriiisent dix-huit. La miicliine U. laver le sable consiste en u n tambour incliné à rolation. Le snble sala eiitrc par le liaut et s'en va par le ùas, tanilis qu'un cournnl d'enu i passe i travers le tainbour, dans la direclioii opposke. ))

On laisse le jus déposer pendant cnviron une ileiiii-licure dniis les décanteurs dont i1 c? eté pnrlé ci-dessus, puis oii ouvro li: r o b i ~ i e tplacé cle 15 4 20 centiinètres au-dessus du fond clu décanteur, on laisse couler le jus clair e t , quand apparail l'écume, on ferme ce robinet et oii ouvre u n a~ztre, h c é loul l i fajt au fond, par leque1 les écumes et les clép81s sc renclent dans u n récipient placé en-dessous; de Ià, ce m6lang.e lrouble est envoyé, à l'aide d'une pompe autbmaliclue, iles filtrespresses clu type ordinaire et bien connu; les filtros-presses las plus usi tés ont 18 m P6, 46 ins 5 ou 93 mètres carrbs de surface

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íiltrante; R llusine cl'olaa, i1 y a clix fillres-presses avec uiie surpour un travail de 50 tonnes face filtrante de 4G ma 5 cl~acun, 1 cle cannes 5 l'lieure. Souvent o 1 ajoute de l'eau aux écumes et aus c16p6ts avant leur passage aux filtres-presses, afin d e reduire les pertes. Apres lc fillrage, les gateaux presses toinbent dans un inalaxour, oii. ils sont delnyes avec de l'eau et envoyk par un canal incliné dans les eaux d'irrigation. On a en ghnéral par 100 1ciIogramines de caniies 2 lcilograinmes iI1écuine ùrutc, ùoiil la composition moyenne en poids est la suivailte : ICau.. . . . . . . . 65 13agiissr. . . . . . . 10 r l errc. . . . . . . . 16
7

Concentration.

On emploie ordinairement des quadruples-effets, mais i1 existe aussi uii grand nombre de triples-effets. Dans les quadruples-effets, la première caisse regoil de la vapeur à une pression d'environ 360 gramines par centiirièlre carré; i1 est rarement nécessaire d'aller jusqu'i une pression de 720 grammes; on ne prélève aucune vapeur sur les caisses dos évaporateurs pour les différents chauffages de l'usine; 011 lle leur adjoint aucun réchauffeur. La vapeur de la première caisse ser1 uniquement a chaul'fcr Ia deuxièrne et ainsi de suite; la vapeur de lã quatrième caisse est condensée avec de l'eau froide a environ 22- 25" et elle passe dans les eaux d'irrigation. Les appareils à bvaporation les plus répaixlus sont les évaporateurs Lilie, dans lesquels Ie jus passe d'une caisse a l'autre a l'aiùe d'une pompe; on a soin de les prenùre ù'une puissance largement suffisante au travail a effectuer. Le jus qui, a l'entrée, pese environ 7 8 Baumé sort i une densité d'environ 29 a 32 Baumé; ces densités sont données pour le jus ramené a 15 centigrades. Diamètres des différents tuyaux. Tuyaux de prise et de sorti0 de vapeur de chaque caisse . . . . . . . . . . . . . . Om90 Tuyaux d'injection d'eau . . . . . . . . . . . . . . Oin10 Tuyaux d'évacuation de Ia vapeur condensée à chaque caisse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OmO75 Les eaux de condensation sont extraites avec une pompe spéciale i chaque caisse; on les utilise pour les générateurs et

-

CULTURE DE LA CANNE AUX ILES ITAWA~

151

pour l'arrosage aux moulins; le surplus se dèverse dans les eaux d'irrigation. On compte orilinaircment (1) que dans un quadruple effet, i kilogramme de vapeur evapore 3 kg. 80 d'eau; le Yaryari d e Malcavhli atteint seulement 60 pour 100 de ce chiffre; o11 compte encore 30 & 35 lrilograinrnes d'eau èvaporès par heure et par in8Li.e carré de surface cle chauffe, tandis que Yaryan prècité clonnr! seulement 20 kilogramines.

TABLEAU XXII

R6sultats constat8s dans 118vaporation.

(IPLE-EPPB1
KOLOA

RIBlres c m d s rlo siirlace do c l i a ~ ~ . .. . . 1.071 e Lilres do jus trniles par lieure . . . . . . . 97.240 ICil ograrninos c1'o;~ii Gvaporbs par 400 It ilograinrnes do j u s . . . . . . . . . . . . . 67,7 Litrns cl'oaii Gvaporbs par riihlrc de siirlace 17,2 rle clisiiflo ot par Iieiire Norriliro rle l ilres il'eaii qiio devraien t BvaIinror par heiire des appnreils, ù'aprhs Ia lori~iulo Dossin, et qiii fisl Bgal : mhtre do carre do surfaco de cliniiITc?x cliule do 33.32'1 rlogres cenligcndos x 9 , s 011par inB1i.o carrè de suriace dc cliaullb o1 par Iieiirc. . . . . . . . . . . . . . . . 31,1

395 2I.606

67,8

.........

&2,4

.........

16.7-29

42,3

Le netloyage des inulliples el'í'els liorizontaux est beaucoup plus difficile que celui des appareils verticaux. On se sert de pompes X air sec, avec condensalion barometrique, dans les nouvelles usines, comme a Puunene, construites
( I ) Voir l'kc fInzua%w P1nnlo.s Monthlll, de ùeceiiilire 1888. Rapport H. Norrisson, pago 668.

152

CULTURE DE LA C A N N E

en 1901 par Ia Hãwaian Comrnercial el Sugar Cu, et Olaa, de la Olaa Sugar Co, mais on einploic géiiérãlement les poii-ipes R air humides mues par la vapeur. c( 011 a essayé (i) de prevenir les clépòts tlans les caisses quand les tubes sont verticaux, eii p l a ~ a n t clans l'intérieur de ceux-ci des baguettes en bois de 8 niilliinetres de tliaiiibtrc; lcs baguettes possèdeiit le clouble avanlage cle iliniinuer le voluiiie clu jus passant le long d'une surface de chauffe d o n n é ~ e1 par , leur rugosité de mieux arrêter les incruslations quc les parois lisses des tubes en lailon; cela n'exclul c~peiiclaiit pas la neccssité de nettoyer de temps cn temps les caisses en faisanl bouillir d e la soucle caustique, et, après l'extractioii de celle-ci, de bicn laver l a caisse avec une solutioii étenclue e1 chaufiée d'ncidc chlorhyilrique : apres quoi, on peul gcatter efíicacernent lcs tubes.

TABLEAU SXIII
Analyses du tartre des differentes caisses d'un quadruple effet. - Composition e n poids.

Phosphste de cliaux. Sul ta te Carbonate Silicate .. Oxalate - .. Oxyde de Eer . . . . . Silices. . . . . . . . . Jlatibres cornliustibles.

......... .......... ..........
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Un quadruple effet Lilie, pouvanl coiiceiitrer 39.000 litws c10 jus h l'heure, coete environ 170.000irancs, acheti: i,l~liilaclelpliii: chez The Sugar Apparatus Manufactureng e1 C o .

AUX ILES I I A W A ~

153

u L'apliareil cl'evaporation & quadruple effet de Lilic (1) est e n usage dans ùeaucoup cl'usiiies inodernes. I1 preseti te dos avaiitagcs et des d6savantagcs sur l'aiicien type d o iiiultiple effet. Sans doute, le iiouvel évaporateur iI ruisselleineiit c o m titue u n graild progrès et cerlaiiienient i1 ii'y n rieii B dire contre ce syslème et sol1 ioiictionilen~cntautomatique. La prétention de l'inventeur ccpeildant, sur la questioii de l'entraiiiement, est à coup siw exagérée. A certaiiis inoments l'entrainement est lrès sérieux et l'apparcil, te1 qu'iI est iristallt$, exige sous ce rapport une ntteiition coiis tante. Nous nvons pu obterii r lc rnaxiinun~de rencleinent, lorsque le jus était d'une grande pureté et bien reposB. Te crois néannioins qu'oil peut remedier k toutes ces clifficultés, et iious projeloiis d'agranclir dans notre usine les tuynux A vapeur et d'ajouter eii plus une ou deux autr'es plaques ele chicanes, spécialeineiit clans les deus premiers corps. L'entrninemenl moyeii cle l'nppareil, lorsqu'il iiiarclie ZL une pi~esçion de vapeur de 3 i 4 livres (217 gr. h 289 gr. par clii2) dails Ic l)i'emicr corp.; ktait cle 0,00001 a 0,0001; avec une pression de 5 livres (3G2 gr.) clans Ie preiiiier corps, ceci étanl 1s coiiclition exigée de Ia sociélk Lilic, l'entrainement est irioiité cle 0,00025 ii 0,003 dsiis les eaiix percliies; iiotre inoyeilne a ete ci'environ 0,0003. 11 y a ilonihre de pelits cliangements ilui pourraient htre lacileinent Cai ts claiis l'appareil et qui le rendraienl. beaucoup 1)lus pi3atic[u~. principale inorlificntion rlevrnit porter sur ln Ln facilite pour lt: déinoiilage des tuùes de cllauí'fe; ln disposition actuellc comporle une plnclue de têtc d a n s Incluello les tubes soiit mniidi5iies, cn qui occasionne un contacl lwrmanent et renrl presque iinpo?.:sible l'enl8veiiieiil l1'~iiltube saizs le ilétruire. Eii changeant le nioile de fixatioli cle ces tulios claiis Ia plaque de têle, on pourilnit leu remplncer facileiirciil pai' un autrc jeu de lubes en cas cl'eiilnrlragc, cc qui csl; le priiicilinl inconvéilienl e1 Ia cause dluii rnlentisseiiieiit de 1'8vnlioi'íltion sans que les solulioiis de soude o1 cl'iicicle puissent les aettoyer convenablelilent. ],e cliangemeil t des tubes clonnerait to11t le tenips
(1) ~ h Hazoula~~ c @laritobs nfo)~tltlu, dticombro 1001,

par ,rJnrimA . Imv, page Til!).

15G

CULTURE D . LA CANNE I:

voulu pour le nettoyage de ceux qu'on a enlevés; ce cl-iangement peut être fait facilement en vingt-quatre heures. Très souvenl, une partie des tubes sont en bon état, tandis que certaines rangkes sont très entartrées. Nous avons constate que pour le nettoyage, les âcides étaient très iluisibles et nous avons (15 en abandonner l'usage pendant la deriiière campagne. On lmurrait encore faire d'autres légères moclilications, par exeilil~lc, l'installation a I'avant de portes à bascules, comnie a l'arrière, et le remplacement de la macl-iine Westingl-iouse par une machine verticale a grande vitesse, type marin. La rnacliinc Weslinghouse qui a étB fournie avec l'apparejl a causé bicn cles ennuis. La vapeur passait entre le piston et les seginents, entraii-iai-it l'huile daris l'échappement. Quand nous avons conslalé ces inconvénients dans la machine, nous avons enleve ia porlc (lu preinier corps, pensant que peut-@tre luhes etaiciil salis par les l'huile; mais n'ayaiit rien trouve, la liorle iut remise cii place ct le travail continua jusc~u'a la fiii cle la canipagne. Pendanl le nettoyage nous constat81nes que l'huile, au lieu de resler ~lails le premier corps, avait passé au del&pour aller clans le secoiiil et le troisieme, principalement dans ce clernier, sur tous leu tubes. Pour cette raison, nous avons l'inlention tl'envoyer l'échappement au dehors; les fuites de vapeur onl. cl-iaut'le les huiles et le vilebrecluin occasionnant des ennuis 1)ar Ic n-ielangc avec le c( babbitt (the babbitt), et causant une grande perlo d'huile et de vapeur. Une machine destinbe h ce travail davrail avoir tous ses organes à découvert, permettant ainsi des réparations promptes sans grand arrêt, comme c'es t n6cessoire avec notre niachine actuelle, par suite de l'échaufiement ile toules sos parties. Nous avons trouve que M. Lilie a eu tort de signaler I'avantage de pouvoir conserver les tubes propres on renversanl le travail de son appareil; i1 n'y a aucun avantago quelcont~ue, parce que l'évaporation est retardke et que les jus les plus lbgors dans lesquels devrait se produire la plus grande Ovaporatiotl, se trouvent dans le corps Ie plus froicl. Nous esp6rons cepondant obtenir un meilleur travail pour Ia campagne procliainc, en ajoutant des filtres a sable à i1otre:usine pour:ne pas forcer

nobre appareil, comme nous l'avons fait, la saison dernière, avec nos jus impurs. L'appareil de Lilie, en tant qu'evaporateur, est en somme satisfaisant. Nous croyons qu'un echange de vues et une uornparaison des résultats obtenus, entre diverses usines, pourront aboutir a un type d'évaporateur supérieur. Le fonctionnement de I'appareil, pendant Ia derniere saison, doi t e tre uonsidéré comme un essai; l'inventeur devrait iinaginer un appareil repondant aux conditions precitees et ne pas perdre de vue qu'il Iaut alors une rnarge de surface de chauffe pour garantir le travail, ce qui n'existe pas aujourd'hui. 1)

Clarification.
Les jus, apies leur sortie du triple effet, ne subissent aucun Lraiteinent; i 1s voilt directement au bac d'attente des apparei 1s à cuire.

Cuite.

Le temps d'uiie cuite de pre~nier depuis le momeilt ou 1'011 jet, comnlence i introduire la clairce jusqu'au moment ou l'on comnlence la viciaiige, est de trois cpatre heures pour les jus ordinaires; avec du jus inlérieur, i1 faut jusqu'i six heures; en pratique, on compte trois cuites en vingt-yuatre lieures. Beaucoup d'appareils a cuire en usage ont leurs serpentins de chauffe trop longs, ce qui condense la vapeur avant qu'elle ait atteint leur extréniité, et ils sont trop rapproches, ce yui fait perclre du temps a lavidaiige; les portes de viciange sont aussi souvent trop etroites; i1 est prélérable de les avoir a coulisses et non à bascules, surtoul: quancl o11 veut couper les cuites. 1,es appareils à cuire sont nlunis d'un grancl noinbre de serpentins eri cuivre (de huit i yuatorze) avec u n dianiètre variant de O m. 055 h O 1x1. 10; leur capacité, dans les usines puissantes, est de 25 h 35 t o m e s de sucre par cui te; on comp te dc 3 à 4 mètres carrés de surface de chauffe par loiine de sucre et par cuite. La vapeur est introduite une pression de 3 lcg. 25. On cuit les premiem jets de deux fuçons, suivaiit que l'on emploie ou non la cristallisation en mouvement. Quant aux sirops ci'égouts, on les cuit au filet, puis on les Inisse cristalliser dans des récipients spéciaux.

158

CULTURE DE L A CAKNE

Onne prend pas note des quantités de iiiasse cuite des dilférents jets obtenus. On recuit habituellement quatre fois les sirops, sans leur faire subir de traitement, ii moins qu'ils ne soient acides ; dans ce dernier cas, on les cliaule de façoii i les randre légerement alcaliils et on les fait barboter dans une cuve au moyen d'une injection de vnpeuil provenatit d'un serpenlin perré cle trous et place au fond, jusqu'a ce qu'ils atlcignent 42 B de densité.

La Cristallisation en mouvement (Plantation dlOahu)
The Hawazan Plantem Monthb-, par L'.-A.4. MUSSCIIAERT, decen~bre i901, page 590.
Faites le plus possible de sucre de preniier jel; si vous ptirvenez R obtenir un type unique, ce sera pour le mieux. C< Tel devrait etre IH but de tout fabricanl; cle sucre, te1 ful: le nôtre clès le début de la Coiripagnie sucrièro dlOaliu, et c'es.t nous qui nous en sommes rapprocl-iés le plus en Flawai. Dans Ia darnière saison, nous avons obtenu 95,2 pour 100 de proiiiier jet, liolarisant 98037 au départ de I'usine. « L'usine de Ia Coiripagnie sucrière cl'0a'hu étíii t une dos plus belles parmi les clernières construites ùans ce pays, el: on t l obtenu des résultats satisfaisants par le procedb de cristallis~ition du sucre on mouveinent. (c Les cristalliseurs introduits ici, bien queprovennnt de clivors constructeurs, sont tous de mêine forme et bast:s sulu lo mbine principe. En Europe et a Java, i1 y n presclue une cluuzaine de systènies differents de cristalliseurs, el: je ne surais pas surpris d'en voir encore ùientôt prhoniser de nouvoaux. Jo crois doric qu'il est nécessaire cl'appeler l'alterition sur ln coilstruclion tlo ces appareils. Toutes les parties de Ia masse cuite cloiverit htre tenues en mouvement ou tout au moins le moins possible en repos, a f h d'empêcher tout dép0t sur la paroi int6rieui.e do l'appareil et afin d'égaliser le refroidissement clans Loute la
(c

m

CULTURE DE LA CANNE

rapide B certains moments, i1 est nécessaire que cel te eilveloppe puisse resister i une prcssion donnée. L e refroidisseinent doit 8tre stricteinent surveillé, no11 seulement pour les raisoils q u e nous allons iniliquer, mais afin aussi que Ia transinission ele la chaleur ne soit p s interceptée par l'incrustalion, l'accuiliulalion cle saletés, eto. c( On utilise aussi l'enveloppe i r?au pour cliaufí'cr ln 11iciSse cuite i l'eau chaude ou nvec de la vnpeur, alin de tlissouclre 1~ menu grain r p i pourroits'ktreforinépenilan t le reiroicliss<:iiieilt ; mais cela ne r6ussit que lorsque la inassc cuile est ti'uiie purcli~ relativenieiit grande et quc ie menu grain csl pcu uboilclnill; avec cles iiiélasses de faible puiete, i1 esl iinpossible rleclissoutlre le menu grain, inéme en augmentant forlement l a cliolcur, c@ qui demanderait plusisrirs heures. Nous l'avoils essayh uno iois saiis grand résultat. Le menu grain ne se Iormera pas, s i l'on o des vides et cles cristalliseurs bien construils, ct si 011 surveillc attentjvenlent la cuite. « Lorsqu'on ne peut réduire la cluanlité ele prciii ibrc masse cuite qui doit composer chaque cuite, d e iaçon d lui ajoulcr u n e quanti té suffisante de sirops, sans dérangcr le lravail rbgulier de l'usine, i1 faut agrandir l'installation. (( La pureté de la claike et cles sirops cl'égoul varinill cotistanment, i1 en est de m h n c de lours inélanges, les siropil d'egout entrent pour 30 i 50 pour 100 clms le mélange lolal. I1 est entendu que ces sirops sont ajoutks quantl la cuite i1 (516 1 convenablemant serree. 0 1 coiiçoi 1 cloiic lacilemenl quc ias vicles, qui etaient suffisants avec les anciennes inélliotlos tlc fal-iricatiori, ne puissent fourriir un plus grailcl lravail, iiloins de inodifications; i l ne iaut yas employer cles appareils n e per~riettantqu'une circulation lente de la masse à cuire pnr suile des serpentins mal compris; car alors la inassc cuito u c . peut être anienée j une concentration convenable, parco cluc les sirops introcluits ile se mélangent pas biell, ou si le 11lElaiigr: cst bon en apparence, i1 faut beaucoup cle teiiips, et cilcoi'e i1 1 1 ~ ser& jamais possiùle d'obtenir une masse i i o ~ ~ ~ o 1g y ~ ~10s 1èa ~~. renlèdes Pour améliorer une circulation inlparfai te, p a r exemple

e n ilitroduisant un serpenlin lierforé juste au-dessus du fond ilu vide, par leque1 de ln vapeur seclie puisse être soultlée directement d a n s Ia masse cui te (ùrevet Claassen). (c A u x Hawai, AI. FroLirxse a pris un breve1 pour une invention r8alisant u n progrks dans cc sens; nous l'avons adopte, ce qui naus a fait gagner 10 pour 100 sur le tenips de la cuissori. (c U n tuyau sernblable B celui de Claassen, rirais avec des trous plus grnnds, e n comrnunication avec le tuyau d'aspiration des S~~OPS, arrieliorera la distribution de ceux-ci d m s la rriasse cuite. 11 f a u t juste autant de tenlps pour Iaire unc cuite dans un g r a n d appareil que dans un petit de niarile construction; un cuiseur d e sucre peut donc iaire, avec les grancls, lmucoup plus de sucre avec moins de travail et il'effort, et, en conséquence, porter toute son attention sul1 un point. CJest pourquoi nous avolis installe un grand appareil de 50 tonnes. cc . e vais incliquer ies avnntages de ce vide et expliquer sn T forine. « Son grancl diami.tre, I4 pieds 3 pouces (4 111.27), compnrS ii s a liauteur de ilG pie~ls pouces (5 in.), étonne tout d'aùor~l;rien 9 n e sert de bátir haut pour avojr une grande capacith; plus haut est le liquide au-dessus de ce qui Iait ùouillir, plus i1 est diificile pour l e s bulles de vapeur de se forrner et de s'élever A, travers le liquide. C'est ce qui se passe surtout avec les inasses cuites d c ùasse puretk. Je liuis renvoyer ceux qui veulent etudier ce n sujet à Der Dampf i der Zuckerfaórili, ùu docteur liarl S l a m m e r . Cc: n'est pas u n progrès de rapproclier les serpentins à vapeur nGme dans iin vicle Stroit et SlevS; comrne les serpent i a s supdrieurs fourniront naturellement la vapeur plus facilement que leç serpentins jiiiérieurs, la partie supérieure dc la m a s s e sera e n hùullition landis que le ùas restem en reyos. L96crivsiii sai t que si diaque serpentin est pourvu de valves djentr&e et de sortie, la pression de vapeur peul être rSglde dans chacun d'eux; i1 sait, en outre, que si le cuiseur peut le laire en quatre o u c i ~ i q touclies de la iiiain, i1 peut doiiner plus d'attention l a ùonne cuisson, que s'il avait k faire les InknlCs 1nanipulatioris s u r grand nonibre de soupapes distriùuées hors de li

163

CULTURE DE LA CANNE

portee. Les neris du pauvre homme seraient, d a m ce derniercns, ùient6t surmenés s'jl ooulait psnser B lui-inêmc h sol1 travail* <( Le corps de chauffe, dans le gros vide de la GompWnie d'oaliu, est parta& en trois sectíons, une dans la ~ a r t i e co~licluo les deux nutres dans la partic cylindrique ; chacuna dc ccs sectiolis est aliinentée par de la vapeur clirecte ou d e l a val)eur cll&happement et réglée au moyen d'uile s e u k SoUPaPe- Cliacune d'elles a une issue pour l'eau condensée, qui passe chlls un ~Sparateurspbcial pour cliaque section, d'06 elle s ' h o ~ l o libre~nentdans le réservoir ti eau chaude. Tous les sei'pelliins sont en cuivre et disposés en rangées liorizonlales, l'unc nudessus de l'au tre ; ceux des deux sec tions s u p h i c u r e s o11L 2 pouces (O m. 05) de diamètre et sont distants d e 6 pOUCCS ( m. 15) l-iorizontalen~entde ceiitrc en centile, vcrticslcnieill à O 2 pouces et demi (O 111.082). I1 existe clonc u n cspace de 4 poilccs entre les serpentins, perrnettant h la masse cuile de se mouvoir verticalement; i1 y a seulernent une ouverture de u n d e m i - ~ U C U entre ces tubes inesurés verticalement. La partie coiliquc? 11~1 corps de cl~auffeest construite clans une forinc clirfbrenlo, l n olil: mnsse cuite y circulant differernment. L&, les s e r p e i l l i i ~ u i i diainètre de 2 pouces et demi ( ni. OG25), et ils son t disLanLs tlct O 6 pouces (O m. 15), coinme les tubes supkrieurs, mais inosurant; 3 pouces de ccntre 3 ceiitre, rlans la clirection verlicale, laissnnl: ; 1 une ouverture entre eux de : P O U C ~ S ,ce qui permel la iilussc: i cui te de se mouvoir plus libremen t vers le cen tre, a u ~iioinc!i 1 de la vidange. Pour le inème inotif, les serpentins sonl a11 moiris íi pouces ( ni. 02) des parois clans l a parlic coniiliiu O et â 4 pouces e t demi (O m. 112) clans la par tie cylinclrique. Ila ont cllncun de 23 à 30 pieds (9 in.) de long et o n t u n e illclillaison sur c e h b W u r dc i $ pouces, qui perme t l'eau concleilsljo de s'en aller librement ; de plus, iis sont relihs enlro e u x a t s~utenus pour éviler leur affaisse~nent. La porta de décharge a 3 pieds 7 pouces de diamhtre (1 111.17) et le s e ~ e n t i n plus Blevé est i 9 pieds G pouccs (2 ln. 85) du le fond du vide- Celui de 25 tonnes, que nous posseduilS, cst construit différeinment, mais d'après le niême principe.

i

AUX ILES IIA \'Ai

lci3

L e corps chauffe est p h c é le plus bas possible (lu s o l ~ ~ ~ ~ ~ e t , 8 Pouces (1 m. 70) [lu foncl de l'apparei], le 5 lJieds ~ 6 1 est h u t de 4 piecls 2 pouces (I m. 25), et Ia partie cylin1~ 9 pi& cll'ic~uea 11 13ieds 2 1JouccS (3 111. 35) sur uil cliamètre (i Pouces ( 3 85). La surlace de chauffe est de 750 piecls carrés - 111. (60 111'. 750) ( ~ ~ L W Y le 1)etit appareil, et de 1.500 pi& carrés (130 iiiP. 500) d n m le grnnd. La, iilasse cuile tombc cl'une coulolte qui la conduil clans lcs cristalliseurs. c( 11 nc faul jamais couper et lhcher que la quantité juste iiúoossaire c1 suilisnnto pour remplir un cristalliseur, ou 1'011 iie doi1 jamais iliblanger difC4rentes cuites, sans quoi 1'011 est sfir lu r10 fnirt: clu ~ i ~ c i grain (frise grain), parce que Ia prcniikre aura 016 rclroiilie nvaill que le reste n c soit l-iien mélangé avec elle. I1 f a u l niissi clrauflcr nupnravant le cristalliseur 1 m h i c s t e i l i l ~ e ~ a l u r e l a rnasse cuite cp'il rloit recevoir, pour h i t e r que l n foriiiatioii clu menu grain, par suite du contact de la masse cuilc, avcc lcs pnrois clu cristalliseur. Nous avoiis rkussi, surtout p ele p-licc, [LIa co~istruction a ~ f a i t e nos appareils d cuire; Ic grús ilu travail a ULO inil pai1 cux e1 i 1 ile reslnit pliis qu'une faible l>ciillio,mais Ia plus clblicnle pour lcs cristalliscurs. Le iliélangc elo la iilnsso cui le, prcmier jel, rlails l'appareil cuire, avec des sirops ile faible purclh, se iail cle façon h conserver Ia masse s o u s uno Coriiie liquitle et h permettrc au sucre de nourrir le plus possiblc lc pi'ciriier grnin formé. Si ces n~klasses con1ic:ilnclll clu sucrc cristallisable, uilc parlic ele ce dernier se ili:poscrn s u r lcs crislaux exista111 cléjà et pourra être extrait nvcc ccs crislnux. La irnasse cuitc, e11 quiltant l'appareil, doit Olre asser: lluiclc lloiir Ctrc y e n ~ u é r8gulièreineilt par le nlahxeur e apr& sol1 rcfroiclisseir~eilt elle s e turbinera alors facilement. ; Les quanlilbs ele sirop à mettre dans l'apl~areilclépelideilt principalcmcilt (]e l a viscosité de l a masse cuitc lnélangée; elles (loivenl êlre clélerirliilécs prt~tiqueinentpar cliaque fabricant de Sucre, Notrc clairce est conceiitr6c ellviI'0n 61 brix (32baulllé). T~~~ sirops h lnélsilger avec 1~1. première masse cuite sollt (lilués iL (i50 ]jrix (340 B 9) cllauf[és i euviron 155 k ' e n h e i t (68'). Une

164

CULTURE DE LA CANSE

ajoutée aux égouts petite quantité de soude caustique doit avant leur dilution, de inçori à avoir un nlélange convel1able. La soude prend la place de la chaux clans d i f h h n t s seis orgalliques, dégage la cllaux et enlève la viscosité des sirolls dails une certaine mesure. On doit aclmettre des égouts dans l'al313aieil jusqu'j. ce que le mélange ait environ 70 pour 100 Purelb. C'est un chiflre que naus avons ~ilaintonu asse2 lollgteli11~s penclant la dernière canipagne ; si la viscositi: des jus, clui dépencl entikrement de ! qualité de la caniie, perniet clc ~iletlre a plus d'égout clans l'appareil et cl'abaisser clavantage la puiletc'?, nous le faisons. Pendant cleux inois de la cainpagne dernière et seulenmnt un mois de celle-ci, nous avons aineiie la purelh cle 1-11 100; nos sirops d'égout preinier jet aussi bas que 1 21 1 ~ J O U ~ ' pendnnt ln saison, en général, nous l'avons fait desceiidrc à 52-55 psiir 100. Le travail aux turbines et la qualité rechcrclih pour le sucre, établissent le travail cles vicles. I1 n'y a aucuna règle; lapratique seule guide l&coinine cn Loute chose. Les expériences de Claassen au moyen de solutions conlcnant clu sucre ont montré que la viscosité cles masses cuileu sursaturées augrneiitait rapidement apiès le rcfroiclissemciiL, e1 que les conditions pour la cristallisalioil clu sucie clevoimionl beaucoup plus dèfavorables, par suite de cette viscosilrl:; o n n constate de plus qu'en poussailt riloiils loin la conceiilralion, oii obtenait plus de sucre de ineilleure qualité daiis cles condilioiis égales de pureté; la grosseur du graiii n nussi une graiicla influente sur la quantité de sucre obtenu. Les crisliiux tlc grosseur iiloyenne donnent les meilleurs résultuls. S'ils soiil cuits gros, i1 y a plus d'espace entre eux, ct les inoliJculcs d o sucre peuvent fornier un grain nouveau qui s'cn ira nvcc lcs égouts penclant le turbinage. (( LorsWe la Capacité et le iiombre rles cristnlliçeurs soiit assca grancls, i1 est préférable de lficl-ier les cuitos ; une lempki>a~urc L ~ 1 ~ s et n10illS ~Wrée, parce qu'il se produit un relroicljssement ~ l u régulier et qu'on obtieilt uiie ineilleuri: crislallisns par lea tioli une llal'tie du travail du vide est alors all+$e cristalliseurs. Toutefois, c'est dans les vicies que se filiL

rnajcure partio clu travail ; lorsque ia niasse cuile tolllbe dalls le cristalliscur, les ég0uts entre ies cristaux ont cléjk une pureté si hasw et sont si èpais, quc le sucre qu'iis colltiennent encare en solutioll, Se cristallisera tr8s lentement. La crjstallisation en liiouvelnent et un refroiclissenicn t méthodicp peuvent seulç niiiéliorer et actiwr l'extrnction de ce sucre. Plus les kqouts sont visc~ucux,plus lenlc est la cristsllisation. Plus puissnnte est l'installation des cristalliseurs, pIus la masse cuite a de teinps pour se rcfroidir el; ineillcurs sont les résultats. Nous refroidissoiis notre preniière rnasse cuite penclant six lieures, parce que ilous ne pouvons utiliser pour iiotre premier jet que 45 pour i00 ilc Ia capacité Lolale de nos cristalliseurs. Nous projetons ele construire un lransporteur coilveiiahle qui iious permettra cl'eniployer lous lios cristalliseurs 8 la fabrjcation il'un seul jet ; ccpenclant, nous nc pourrons arriver a un seul jet que si les vasous 0111 uiic purele mediocre, cnr pour cela i1 faut faire clcsccilclro d (i7 pour 100 la purelk ele la iunssc cuite cpittnnt l'appareil. Si 10 mélange a une purete supérieure d G7 pour 100, je no crois pas que les ilerniers sirops atteindront 40 pour 100, cliiflre que nous nous soiiimes fixé comrne limite. (( La capaci Lé ele nos vicles ne nous permet pas ele prendre plus dc 45 pour 100 clc sirops, lorsque le moulin rend son maxirnurn, ct comme les sirops quc nous mettons clans les appareils k cuire sonl supposés avoir une pureté de 43 pour 100, celle de la clairce ne dbpassera pas 86,B pour 100; si la puretê était plus grande, nous aurions & adopter la inèthode suivante : La inasso cuite de clairce seule ayant une pureté de 86,6 ?L 95 pour 100, donne, quand elle est turbinée cliauile, des égouts d'uile pureté de 70 h 80 pour 100, qui peuvent ètre facilenient crislnllisés dans le vjdo et traitês comrne c i - ~ ~ S S U S . 1)enilanL Ia yrenlihro saison, nous avoris travaill8 avec nos cristalliseurs de catte laçon et nous avons pariajtement r h s s i . Idacolllmunication entre le petit vicle et les cristailjseurs consiste cl-, un tuyau ele G pouces (O 111. 15) cpi conduit bien les masses cuiles failes a u filet, mais qui est insuffisant pOur des Inasses cuiles e11 graiils; nous avons eu ùeaucou~ d'ennuis ~ ~ u a n d ,

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CG'LTUHE DE I,A CANSE

pariois, nous avons 6th forcés cl'envoyer dc ccs clci*nic'!rcspar lo tuyau en question aux cristalliseurs. Le sucre de cleuxiCme jol iiiélangé était d'uil bon grain et polarisait 93 pour 100, c'csl le titrage inoyen de no tre premier jet actuolleiilent, Iorsqu'i 1 il'csl; i pas claircé. Nous einployoils un excellent apljarcil i claircer clui dissout la quantité minimum de sucre eil turbine. DOS~ ~ Y C I I V C S coinparées prises entre les ègouts, séparés au labosnloirc, d o l a masse cuite avant le turbinage, et les kgouts aux lurIAiics, oill, montré une auginentatioil clc 112 pour 100 de pureli5, e1 jniiiriis axislíiuis plus de 2 pour 100. La tlimiilution dc pureté cles sii.01)~ cntre les cristaux et la première niasse cuite claiiri 11,s crislnlliseurs ne dépassait pas 4 clegriis cn six lieurcs, iiiais louli: la quaiititè clu sucre qui crislallisait alors se clkpi~snil:s u r 10s cristaux de preinier jet qui étaient cl'uil voluiiic coii~reiii~lilr~; si la mssse cuite avait eté turbiiiée iiiiii~cclinleilieilI., ln iliiiililili\ cristallisablc peildant le reiroidissemeiit, sc sorail; ]iorcliio tlniis les égouts et, de inBilie, si la massc cuile avait c16 rciroiilio nu repos, cetto quantitd cristallisablc so serait eiicoro pimlur? lJnr sui te des iaibles diiileilsions cles cristaux ioriii6s. L'avíiiitiigo SI10cial de Ia cristallisatioil eii iiiouveineill ost de permcltrii nu s iioino cle nourrir, peildailt le reiroiclissemcill, les graiils dSjh csislnil 1s. (c Ci-dessous quelques cl-iiffreseiiilwuiltès au iilanucl do l'ri~isuii Geerligs sur la iabrication clu sucre Java : TABLEAU XXVII

Composition de masses cuites et de sirops.

A O S ILES I I A W A ~

i67

(( Uans ce tableau, les cliiffres ne conceriieiit pas les bgouts ol~tcnusau turbinage, mais les sirops interposés entre les cristaux, la masse cuite relroidie. En comparant les analyses clc ces sirops ct de la rnasse cuile, on ddtcrrnine le sucre cristallisé, ainsi quc i a c~uantité rlc cristaux obtenus clans les turbiiles. Lcs quantilés de sucre cristallisk ne sont pas trbs diffkrentes; l ' m d y s e chiinique ele Ia niasse cuitc e1 clcs sirops interposés n'a pas donne no11 plus dc grandes diffkrences, iiiais les quanlitis de sucre pcrdu par les toiles de la turbinc clonnent d'autres Du cliiTCi3es. sucre cristallisé en inouvemciit i1 a 6tB obtenu tous lcs cristaux, taildis que dans los autres cas ou Ia cristallisation sc, iaisail au q ~ o s o11 n'a pas perdu inoins de 13 & 50 pour 100 , clnils les lurbines, 1)arce que ce sucre se crislallisait h part et foriileil cle si l ~ e t i l sgrains, qu'ils pnssaieiit avec lcs égouts à lriivers Ics toiles des turbiiics; le principal est que le sucrc se crislnllise i une grosseur vouluo. (Voir la dernière colonne clu 1al)lcau .) c( Notre surplus tlc sirop, kgouls prcinier jet, avec uiic pureté tle 45-52, a ét&cui t ciu filet, envoyci: dnns uil eles clouze cristalliseurs cn2ployés pour nos seconds produits et turbiné après u n reiroiclissemenl de huit A, neui jours. La 1,ureié du sirop cl'kgout rleuxibme jcl est descendue i 35-42 pour i00 e le sucre obtenu L a polarise 8 V , s a proporlion a étd de 4,8 pour 100 rle Ia quantite tolale ele sucre; iious l'avoils reiondu. L'iiltroduclion de la cristallisation en mouvemenl demande aussi qu'on augiiientc l'inslallalioil dos lurbines parce que : (( i 0 011 à turbiner unc plus grande c1uantitd de masse cuite, n proporlionnelle S Ia quantith d'égouts rentrés dans le vide ; (( 20 Le turbinago rle ces cuiles mélangées lirend plus cle teinps par suite de la plus grande viscosité des parties non sucrées de Ia masse cuilo. Un aulrc point iniportant esl la c p a l i t ~ conservation du de sucre obtenu par ce prochdé. (( Cette queçlion ele Ia climinution de la polarisation du Sucre a e11 transit a &t&trai lhe A T rhnioii de I'an dernier des sucriers

168

CULTURE D E L A CANNE

de Java, .et j'extrais ce qui suit du rapporl clc ccttc assciiiblée :
((

Plusieurs cliiiilistes oiit Iait des expérieiices sbrieuscs c1 soiit

« arrivés à des résultats différents, cliacun cl'eux a cléclnré cluo
(( ((

((

la présence d'une humidité est indispeiisable à cc déoliet elo titrage; elle est iluisible soit par elle-iiihie, soit par sol1 actioii sur d'autres éléments qui, saiis elle, resleraicnl iiidiSlérents ; les causes seraient doiic, en adiiiet tant uno liuiiiicl i 16 existante : c( h-L'influence de l'buiniclité etle-iiiême (Serruricr). (( I3 - Un acide (TVinter). c( C -1Ies micro-organisines (Rlax~vell, Sliorcy).
((

I1 n'est pns évident que l'eau seule ai1 u n effct si iiuisil~li:, car i1 a étC prouvé que les solutioiis ele sucre s18rilisBcs pouvaiil se coilserver cles années, sans clétérioralion; si dcs soliilioiis - diluées se conservent, pourvu qu'elles nc conliciliicnl píis tlr: iiiicro organisnies, n fortiori le sucre qui a sculciiiciil iiilc faiillo dose cl'l~umiclitédevra conserver sa clualild. « L'acidité seule ne peut non plus être la cause uiiicluc ; Priiiscil qu'un lot cle sucru de canno ralfiiiti vcnniit Geerligs a o b s e ~ é de Hong-Kong, eiiiballé en iiattes et conservb dsns u1l ilingnsiii hiimide, avai t perdu 5 pour 100 cle polarisation en rlunlro iiiois. L'liu~njditéétait de 2,25 pour 100 et la quantite clc glucoso, (lui a I'origine devait êlre très petito, etait de 2,35 pour 100. Copenclant le sucre donnait une réaclion ncutre : iii l'acidc, rii los composants des cendres, ni les clérives de glucose n'auraicnl liu causer l'inversion. (( Ainsi, pour savoir si pratiqueinent l'eau seule ou avec l'aide d'acides ou de micro-organismes, amenait la cli~ninulion a l ~ i d o r de la qualité du sucre, Prinsen Geerligs et cl'autres ont fnil 1,111sieurs expériences. Sans en parler cl'uiie façoli coinplblc, jo donnerai cependant les conclusions clc ses reclicrclics. « Prjnsen Geerljgs a trouvé que le sucre sec se coiiservc l)ic.!il en magasin, lnê~nc contient cles ferinents, i~lais s'il que 10 sucra noli stérilisé s'inverti t tr6s vi te 10rsqu'il est huinida, o t iic

AUX ILES HAWA~'

169

devieilt pas acide dès le debut de l'inversioil. Le Sucre, dans lequel les microbes sont tués autant qu'il est possihle techniquemellt de iaire, diminue aussi eii qualité, mais beaucoup liloins que Sucre qui contient plus de ferments. L'alcalinité (lu Sucre llulnicle n'est pas du tout un prhventif suffisant contre l'inversio~ *ussi longtemps que la réaction est forte (alcalinité 0,2 Pour 100 de soude) l'inversion se fait lenteinent, mais si l'akalinitb eSt llcutraiisée, fut-ce lnême par des acides formés par des ferments ou provenant du glucose, il n'y a plus de dilf'ferenceapparente encre le sucre alcalinish et le sucre neutre. Bien que lJessai iie soit pas décisif, parce qu'on ne pelit guhre oblenir un sucre parlaitenient dkbarrassé de tout germe, le rbsultnt moiltre que l'inversion en magasin est causée par cles Icr'nleills clont le cleveloppement est rendu possible par la présonce cle l'liuiilidite. M. Sax n remarque que le sucre perdait posilivciiicnl ses qualités de conservation, depuis que la cristallisation cn inouvemeilt a éle introdui te clans la faùrication dii sucre. (( Du muscovaclo sec de 9 7 de polarisation, provenant d'égouts ~ (L ùasse pureté (35 pour 100) perdaib en transit 2 degrés et plus. Ccltc p r t e rapicle ne peut étre causée par cles ferments pour la raisari suivante : (( Lorsque le sucre quitte le séchoir (appareils de Hersey ou de Coolr) i1 est pra tiquement stérilisé, comme l'amontre hI. Prinsen Gacrligs. Lorsqu'un sucre séche de même façon et provenant de très pauvres sirops polarise environ 97 pour 100, cc sucre ne coiiliciiclra oerlainement pas, a l'état sec, plus d'eau qu'un autre fniL ave0 des sirops liaute pureté, parce que les cendres et les composbs noil sucrés du pren~ier sont en plus graiide quantite. Pour le d~veloppement des ferments, l'humidité neceSSaire fait dbfaul;clans de tels sucres secs, sans compter que l'on se gare dc lJliumidité llendant l'emballage. M. Sax conclut que dans des tas scln],]ables 071 une diiniriutionrapide a lieu au dkbut, d'autres ngonL$ que ( 1 ~ s ferments doivent exjster et i1 croil que ce sont lcs cl inatières oiganiques non sucres que le Sucre conlcs Lielll en l,lus forte quantité, quand i1 est traité avec des s i r o ~ s tl'AgouL pauvres

« Ce n'est pas seulement une plus grniide quaiitil6 de scls,

niais aussi leur qualité qui peut nvoir une inlluoncc, ct o'cst leur presente sous une forme concentrée qui peut cnuser Uno inversion. Quand les cristaux sont petits, ce qui est Bvidemmcnt l e cas, avec ùes jus mauvais et des Bgouts pauvres, le sucro scra p l u s locilement affectB par les causes qni Ie détruiscnt. Lcs icriilents existaient duns le sucre autant anciennoinent quo luailienant. Les conclusions de ces messieurs sont des pllls iniliortantes, selo11 moi, et je pense que si le sucre est stérilis6 ot claircé dans les turùines aussi ùien quc possiùle, i1 supliol'tcra mieux le voyage & San-Francisco ou & New-York. u 0 1comprend facileinent qu'une usine qui empioic io W i ~ l a l 1 lisation en mouvement doit augmenter et aniBliorcr sol1 inslollation de vide; mon expérience personnelle, ici ct eii ISuurope, prouve que iacristallisation en inouveinent est autant sup6riaurc nu procéd6 Iiabituel que celui-ci i l'ancienno coriccnlrntion h l'air libre. Nous réduisons l'inversion penùant Ia Iabricnlion, écollomisons Ia inain-á'aeuvre et translorinons en nisgonl nos produits bruts en moiiis de teinps, et le temps o'est de I'argeiit. 1)

Turbinage

13es appareils h cuire, les iiiasses cuites de lmniier et cleusibme jels toiiibeiit soit clans un réservoir placP: au-dessous et tout le Loi~g turbiilos, soit tlans cles cristalliseurs en mouven~ent. cles Dans le réservoir soiit percées des ouvertures d'aplomb avec clinrpo iur1)iric liour cloiiner passage h Ia masse cuite pendant qu'clle est clinucle, dc telle sorte qu'elle n'a pas liesoin rl'être iiialaxêc. I1 cn est de rnêiilc pour Ia masse cuite cle deuxièine jet. Cclle ilc troisibme jel toinbc clans des caissons en fer places sur roucs; o11 la conserve ainsi pendaiit trois seniaines clans uiic chaimbre chaude et ensuite on fait rouler les charriots jus(111% cles cuves placées au-dessus des turùines. La masse cuite clc quatrièrnc jet passe aussi cles nppareils dans des wagonnets ; puis elle esl: d8versée clans cle grandes cuves en bois o6 elle sbjourne cle six h huit mois, de la elle est envoyée dans les cuves au-clessus tles turbines, ti I'aicle cl'une pompe spéoiale. Les turbines en usage sont gén6raleinent du systeme centriiuge de Weslon, i~iuespar des courroies ou par l'eau, chnque lurbine de O in. 75 peut doiiner par heure environ 900 kilogramines de sucrc premier jet; une turbine d'uii mètre cloniie 1.350 Irilogramiiies. O1 ii'ajoute ni eau, iii autre cliose dans les 1 lurliiiies pour lu massc cuite de premier jet; pour celle de deuxibine jet, on ajoute un lilre cl'eau par charge; on n'emploie pas cl'eau pour les masses cui tes troisi&meet quatrième jets. Le .lurbinage clorine environ 60 lrilograinnies de sucre prernier jel par 100lrilograinmes de inasse cuite premier jet. Des turbines, cc sucre csl; transpor té, reiroidi, divjsé et inimédiatement inis en sacs h I'aide cl'installzltions mécaniques, dont l'une des plus

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ÇUL~CURE 1.A CAKNE DE

rècentes et des mieux comprises est Celk do ~ ' u u ~ G ~ F (i10 , d'Hawai). « Tout le long des turbines se trouve un tral1sporhJP h ilóh3, eii forme de pétrin, dans lequcl le sucrc tombo directomciit, p o u r Btre èlevi ousuite dans uiie cliainc n godcts jiisrju'h un vciitilateur rotatif yui le projette coiitre une pnroi e11 brisnnt les gazons, ie mélange at le refroidit ; le sucre va ensuito dmis 1111 g r a n d rdcipient avco fonds en hiais muui de quatro ouvorturcs, 3 proximiti! clesquelles se troiivent les appareils h w s o r ct 3 emùaller. Tout le Ier qui est on contact avcc le Sucre ost gaivnnisé ainsi que les talos des parois intériourcs du récipioiil. Actucllement, il y a un appareil o iiidlangeur ct rcIroiclisseur )I, par jeu ileliuit turhiiies. Le magasin h sucre, plaoé o11 dessous ù e s turliines et dcs rêcipieiits i sucre peut oontciiir vingt iiiillo sacs d e sucre (uu sac contient 120 livres anglaises); Ia protliionouf iiiillo tion inaxinia nioycune par jour cst de liuit srics; u n hoiime peul emùnller 40 tonncs cn doum licures. L a locomotive entre dans ce magasin doiit 10 Ianclier os1 h niveau de cclui des wagons, d e sorte ([u'on peut en une soulc b i s charger une longueur do 60 mètres do mngons, b I'abri du bitiment (i).II T r a v a i l des T u r b i n e s ,

The Hatr~alanPlanterw Monthll., par C . I-IEDEMAXN, ùbcoiiiùre
1901, page b84.
c< h v e c Ies quelques donnees que nous nvons sur le turiiinago, il est actuellernent impossible d e savoir si Ies turùiiies nctlonn6es par I'eau sont supêrieures i cellcs actioniides par dcs oourroies, et si les rnachiiies de 42 3 40 pouces (i iii. 05 11n0trc) s o n t P u n e plus grande puissance proportionnclle que oolles do 30 pouces (O ln. 75). 1 est oependant certain que 10s 1111'1ii1ic~ 1 h e m o n l I'avantage, sur ceiles i oourroies, d'8trc nioiiis coiiipli-

-

quées dans leur construction, de prendre moins de place, de n'avoir pas d'entretien de courroies, d'ètre libres dans leur mouvement, etc. (( Quand & l'économie de vapeur, le temps qui rn'a été accorcié pour faire ce rapport, ne m'a pas permis de procéder h des expériences convenables pour nl'assurer de Ia force en clievauxv a ~ e u rdéveloppée par les macliines et les pompes dans les diverses inslallations de turbines; mais naus crogons qu'unc pompe inécanique bien proportionnée, de préi8rence du type à volant et à vilebrequin, clonneraautant d'économie en conduisnnt eles turbines h courroies. L'eificncite des diverses installations peul être appréciée par les resultats suivants ob tenus ici pcnclailt la dernière campagne; mais nucune coilclusion ne doit etre tirée cle la comparaison de ces rSsul tats entre eux, puiscluc Ia quanti té de sucre sec turbinée dépend S clmque instant surtout de la qualité des egouts mélangés i Ia masse cuite. Dans quelques usines, l'installation des turbines es t si ample qu'on dispose de beaucoup cle temps pour le turbinage parfait du sucre, tandis que daiis cl'autres, l'ins tallation est si hsuifisaiite, qu'il arrive que le sucre est retire de la turbine avant d'être L enti8rement sec, cle faqon à céder la place : une nouvelle cliarge. E n comparant l'cllicacilk dJune lurbint: de $0 pouces arec ccl te cl'uiie turljine cle 30 pouces, M. J.-N.3. Williains trai te théoriquement comme suit cette queslion : (( Une turbiiie Weston de 30 pouces ( O m. 7 5 ) , faisant clouzc ceilts tours par ininute, donnera environ 150 livres (67 lrg. 9) de sucre iluméro 1par charge e1 preiidra une moyenne de clouze cbarges par heure (815 lrg. par heure). La force centrifuge créée dans cette charge dc sucre, lorsque la rnachine est 5 son maxiiiiuni de vi lesse = 0,00034 x 150 x 1,125 X 1200 = 82.620 livres (37.426 lrg.). (c Une turbine Weslon à eau cle 40 pouces, faisant hui t centciilquante tours par ininute sécàera environ 400 livres ele sucre (181 lrg. 2) iiumdro 1 par charge, et prendra par lieure une inoyeilne de liuit charges (1.430 lrg.).

<c La force centrifuge cr84e dans cette cliarge de sucre, nu rniiximum de vitesse de Ia turbine, égale :

0,00034

x 400 x 1,5 x &%'=147.390

livres ((iG.767kg.)

a Mais o11 doit oonsidérer noii pas In force cciitriiugc crdda

d a n s le sucre, m a i s cello cr88e dnns ies égouls qui quitteiit le sucre. i(Poui' coinparer les deux turùines, prenez uiic livre d e mélasse c t déterminez Ia f o ~ m centrirugc h Ia périplierio d u panier comine suit : ( Ilans ia nincliine de 30 pouces, on a : i
0,00034

xLX

1,125 x ~ ' = 6 1 2livres, pour Ia Corco ceiltri-

Cuge cré& dans u n e livre d'égout, à Ia surlace do i'eornn rotalil.
« Daiis Ia macliirio de 40 pouces, o11 a :
0,00034

x 1 X 1,GG X

-3

850

-

408 livres.

« h i n s i Ia puissaiice de purge des turùiiies do 30 po~iocs pai'ait dtre de 40 poiir -100, supéricuie ii cclle dos niacliinas dc 40 lioucos. Si Ia inncliine ~ l 40 pouces devait développe~ ~ O I - n o c Ia puissance ilc purgo, il iui fa~iilraitCnirc

o u niille (luarante-uii tours p a r iniiiute.

0,00034X i X 1 , W

i Deus cxp6i+mces ont 6tB faites h Waialua (Onliu) avec i105 i turliincs n enu ainéricniiies d e 40 X 24 poucos, POUP t u ~ l ~ i n d u er suoro riuinéro i.

10 l'ression s u r eau, 140- 145 livres pnr poucc cnri.6 (i0 kg. ii 10,5 par cms). Deux r o ~ l ~ i e t(l'cau ouverts 30 sccontles 116s s le début. Alasse cuite traitbe dons les cristnlliseurs qualre Iieuros avaiit le turùinage. Un qunrt d'eau (I lit. 23) eniployé ilaiis ciiaqiin turbine. Durée cle I'expkrience : une Iicurc. Nonibre de cliarges : six.

Total du sucre sec : 2.517 livres (1.440 lcg.). Poicls moyen d'uiie cliarge : 419 livres et clemie (L90 kg.). Polarisation clu sucre : 97,8. Temps moyen par cliarge : 10 minutes.
2" Pression s u r eau, i70 - 180 livres par pouce casré (12,0h i 3 lrg. pai cinx).

Un robinet cl'eau ouvert. Alasse cuite traitée clans les cristnlliseurs yucitre lieures avarit lc turbinage. Une pinte d'eau (O lit. 57) einployée clans cliaque turbiiie. Duree de l'expérience : uno l~eure. No~nlire charges : dix. ele Tola1 clu sucrc sec : 4.303 livres (1.949 kg.). Poids nioyen cl'une charge : 430 liv. 3 (194 lcg. 9). Polarisation clu sucre : 97,G. Temps moyen par charge : 5' 9".

Dcux autres essais ont 6tb fails avcc clcs turbines i eau construites en Ain8rique, 40x24 pouces, pour du sucrc nuii16ro i , ri Sprcckelsville (Maui).
10 Duréc ele l'exp6ricnce : une lieure, Nombre de charges : sept. Poicls cl'une charge moyennc : 411 liv. 7. Tol;al clu sucre sec : 2#880liv. 25 (1.305 lrg.). Temps iiloyen par charge : 8'2". 2" DurBe ele l'épreuve : une lieure. Nombrc de cliarges : six. lloicls cl'une charge moyenne : 403 liv. 2. Total du sucre sec : 2.420 liv. 25 (1.096 lrg.). Temps moyen par ciiarge : 8'8".

Trsvail centriiuge B Oaliu avec des turliines à eau de Watson e1 Laiclla~v C0 ele 4 2 x 2 0 pouces. et
(c

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CULTURE DE L A ÇAKKE

Pression sur eau, 160- 180 livres par pouce carre (11,5 à 13 lrg. par cm9). Nombre de cl-iarges en une heure : cinq. Temps moyen p a r cliarge : 20 ininutes. Poids moyen d'une cliarge : 330 livres. Sucre total par l-ieure : 1.650 livres (747 lrg.). Masse cuite : 71 pour 100 de pureté. Sucre : 800de polarisation. Epreuve faite avec des turbines h eau cle Watson, Laidlaiv et Co, 4 2 x 2 0 pouces, pour sucre numéro I , Waiaiine (Oaliu), juin 1901. U n jeu de huit turbines est actionne par une ponipe W01.thington d l-iaute prcssion, diinensioii : 16 x 8 112 x 20, cloilnont de q u a r a k e il soixante coups par i-i-iinute çous une pression de vapeur de 75 livres (5 kg. 4). Pression : 145-150 livres (10,5 h 10 kg. 8 par cn-iz). Un j e t d'eau de 3 h 8 pouces (0,095 à O m. 20). " ~ i t e s s c panier : 850 tours = 9.341 pieds et demi par niinute du il la circonférence (4G m . 7) pnr seconde). Charge moyenne par lieurc et par turhiiie : l-iuit. Temps moyen par cliarge : 7 minutes et demie. Livres moyennes cle sucre par cliarge : 411. Sucre total par heure et par turbine : 3.288 livres (1.489 kg.). Polnrisation : 960,s. Jus=Brix 18,63-Sucrose 15,63-Puretd 83,S9. Cloirce=Brix 53,56-Sucrose 45,93-PurotB SE>,S5. Epreuve faite avec cles turbines cousroies, de 30 pouces (de 1'Américnn Too1 et Macli Co, Ewa), s u r sucre numéro i. DurBe de l'epreuve : une lieure. Kombre de cliarges : dix-neuf. Tenips ii-ioyeii pour une ol-iarge : 3 minutea un tiers. Poids moyen d'une charge : i75 liv. 63. Poids total du sucre turbiné : 3.337 livres (1.511 lrg.).

l k w l t i tlu jus : 8 4 4 . I)iii.ctlti tla la i:lnirt:c : 8Ci,2.

Nota. - C Lrnvnil cxccplioiiilcl tlo lurbinagc s'explique par h
ln qunlilti cixool)lioiiiicllo ilos iiiosscs t:uilos qui se purgeaient t.rùs ais01iiciiil.

178

CULTURE D$ L A CAN& AUX ILES

HAWAY

turùines avec un gobelet, en la lançant ~ 0 i l t ri a masse en ~ rnouvement. X Oaliu, on ernploie depuis deux cainpagnes un système de tuyaux à. pulveriser construits spécialemeilt nd hoc. L'eau entre dans le tuyau 3 une pression d'environ 150 livres llar pouce carré (10 kg. 80 par cm2), e1 i l'extréi~iili!clu tuyau est un ùec qui projette I'eau en éventa,il sous forme cle poussièile blanche. Le tuyau à bec est abaissé dans la cocbeille d e h turbine, et l'embrun pénètre eiltièrerneilt la masso cuite e1 le sucre d'une façon unifornie, ~mpêcl-iant iormntion de gazoils la de sucre et donnant une uoloration égale. Aprhs l'applicalion de l'eau, on eilvoie de l'air comprime contre la paroi inlérieure du sucre pour faciliter le degageinenl de l'eau. (( Comme conclusion : on peut clire que c'est surlout le turbinage coilvenable et complet qui doime 3 110s sucres les clunlites de bonne conservation pour de longues travcrsécs ; le sécliage dans des chaufferies ou par ventilateur ile peut que compléter lc travail, clans le cas ou on ne l'aurajt pas terrriiné au turbinnge. Une ùonne installation de turùines est le meilleur placernent dans une sucrerie. 1)

Refonte.

On expédie seulement les sucres de premier et deuxième jets; ceux de troisième et quatrièrne sont reiondus d a n s le vesou avant la détècatiun; 011 s'arrange de façon d faire l a rcfonte au fur et mesure de 1a fabrication de ces sucres et peti t i+ pelit. Chaque sirop d'égout est cuit séparément, excepté dsns les usines oii l'on emploie la cristallisation en inouveiiienl; alors on injecte une certaine quantité de sirop d'égout de premicr jet, quand l a cristallisation du sirop vierge a déjd cominence clans les cristalliseurs, auxquels on imprime un inouvemenl de rolation; la masse cuite se refroidit ainsi lentement. Les sirops d'égout de premier jet, remis en travail, ne subissenl pas d'autre traitement que celui déja indiqué plus haut. On ne recuit pas les sirops d'égouts ayant une purele inférieure a 350.

R e n d e m e n t s e n suore 0)

Toutes les usines employant les appareils récents, qu'ellcs aient ou non une grosse production, donnent i peu près le même renclement proportionnel & la richesse de la canne. Cidessous le rapport de l a campagne 1899 pour la grande usine d'Ewa, qui en 1902 a produit 35.168 tonnes de sucre; ce rapport peut être consideié comine type.
USINE U'EWA (2), CAMPAGNE 1899

Richesse de la canne. . . . . . . . . . . . . . . . . Dcnsi tB clu jus normal i 150. . . . . . . . . . . . . . 3 ....................... Baum6 Brix. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Vibres daiis la canne. . . . . . . . . . . . . . . . . Poids clu jus tol;al de la canne. . . . . . . . . . . . . Nombre dt! lilres de jus . . . . . . . . . . . . . . . Sucre pnr 100 kilogrammes de jus normal. . . . . . . Purelb (lu jus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Moulins.

ICilogrammes de sucre extrait par 100 lrilogrammes de sucre total. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

9429

- - - 7);16.

(1) Voir Slatisliqt~e 1902, page 171. de (2) 1 ' 1 ~ 1IatoaInn Pla?zters Yo?ithly, ddcembre ,1800, page 880, J.-C. PERIIY,

cliiiniste.

ICilograinmes cle jus normal extraitpar 100 lcilogrtimmes de cannes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Litres . . . Rilogrammes de sucre . . . Dilution e n plus clu jus normal. . . . . . . . . . . . Total litres de jus mélangé par 100 lcilogramines de cannes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Densité d u jus final . . . . . . . . . . . . . . . . . Bris . . . . . . . . . . . . . . . . . Polarisation ................. Purete . . . . . . . . . . . . . . . . .

Pression h?draulique totnle en t o m e s de I . o o o kilogmnznzcs.
Sur le cléfibreur . . . . Sur le premier inoulin. Sur le deuxième mouliii Sur le troisième moulin

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

............... ...............
Bagnsse.

225 321 348 370

ILilogrammes de bagasse par 100I i lograinmes de cann es c ICilogramines de sucre par 100 lcilogrammes de bagasse. ITilogramines de sucre perdu dails Ia bagasse par 100 lrilogramines d e cannes . . . . . . . . . . . . . . ICilogrammes cl'eau par 100 lrilogrammes de bagasse (humi d i te). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ecumes.
Rilogrammes d'ecume par 100 lcilogrammes de caimes. ITilograinrnes de sucre par 100 lrilogrammes d'écume . ICilogrammes de sucre perdu dans les Bcumes par 100 lrilogrammes de cannes . . . . . . . . . . . . . .

Clairce.
Densi té BaumC. Brix. . . . . . Polarisation . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

186 Jours de manipulation . . . . . . . . . . . . . . . 850 Tonnes cle cannes brassées par jour. . . . . . . . . . . . . . . . . 108.622 ICilograinn~esde Sucre bru t 12,82 Sucre brut par 100 ltilogrammes de cannes . . . . . 7,82 Tonnes de cannes par tonnes de sucre brut . . . . . Proportion du sucre preili ier jet par 100 ltilograiilmes du sucre total . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76, 9 La ilensité du jus normal varie aux iles Hawai de 18 A 200Brix (1073 11 1082) selon les époques et les plantations; dans les terrains irrigues, la inoyenne de pure te du jus normal varie de 86 a 88, tandis qu'elle atteint jusqu'h 93 dans les terrains li011 irrigues; eil géiiéral, le pourcentage des clif'érents sucres daiis le rendement total est le suivant, pour la pluparl des usines : Sucre premier jet., . - deusièmejet. - troisieme jet . - quatrieme jet.

... ...
...

...100

22 5 3

70 titran t clc 97 h 98,s - 02 a 96 86 A 90

-

))

95 R 96

Dans son ral~port 1902 au Syndicat des Fabricants de Sucre de Hawaiens, la Commission technique (MM. T V . Goodale, P.-B.-M. Stuclrer, E.-I<. Bull, Jas Renton et C.-C. Keilnedy) d o m e comme perte moyenne, dans les bonnes usines, un total de 15 pour 100 du sucre pur contenu dans la canne, suivant le détail ci-dessous : Dans la bagasse . . Dans les ècuiues. . Dails les mélasses. Indèterminées. . .

......

6,5 pour 100.
:I 5

......

......

......

-

2,s i5

-

cela sans coinbustible supplèmen taire.

Si o11 part d'une canne conteiiant 1.5,s pour 100 de sucre, l'estraction serait donc de 13 lrg. i 7 de sucre pur par 100 ltilogrammes de cannes, ou de 13 lrg. 72 de sucre polarisant 9@.

0 n comple gènèraleinent par t o m e de caniles de 15 h 25 kilograil-inles de rndlasse, pesant de 40 i 46 B, avec une pureté variailt ilc 29 A 10 pour 100. La plu])arL ilu temps elle esl eiivoyée dans les eaux dJirrigation poiir lertiliser 1a Lerre ; cluailil cela ii'est pas possible, on i'ulilise soil coirirne coml~ustible,en ln inélangeant avec de la bagasse, soit comine nourri ture pour les animaux en la inélangcanl: avec Ies soininités tenclres de la canne, coupées au hachcpaille; oii no ilistille pas en I-Iawai. Pour la fertilisatioii, les melasses doivent etre diluées clans n u moins cinrluaiite fois leur volume cl'eau, sans yuoi, par leur acidité ou leur iermeiltatioil, elles peuveilt dctruire les plantes ; oornrne o11 n'est jamais siir de Ia grande quantité ilJei-igrais tq)l)liqués par liectare & l'aiile de ce procèclé, on ne les fait pas eiilror en lignc ile coinple ~ l a n sle total des engrais qu'on a l'liaùiluilc tl'ciliployer, mais leur effet utile n'en est pas inoins apprècib. Pour 10s utiliser comme combustible, on arrose de mélasse la bagasse sorlanl du dernier inoulin ou on l'injecte d lJaide de luyaux p r i o r é s dans le loyer i bagasse verte, comme on fait pour l'liuilc coiriùuslible; on estime qu'il ne faut pas clépasser 1 Irilogramino de rntilasse pour 2 lrilogramrnes de bagasse et (lu'une lonne ile inélasse vau t , cl'après iles essais sérieux, une lonne de Isagnsse ù 45 pour 100 il'hun~iclite,soit un tiers de loimc cle cliczrbon. Gepenilant on n'est pas très satisfait de ces deus inodes de combustion de la mélasse, parce que si 1'011 conserve clatis 10s foycrs une température uii peu basse, i1 se

184

CULTURE DE LA CANNE AUX ILES IIAWA~'

forme d'énormes inAchefers, e t, avec une forte t e n i p e r a t u r c , l a cliaux et la potasse de la mélusse se combinent avec la silice de la bagasse, formant une galette vitreuse qui c o u v r e touto l a grille et ferme tout accès d i'air. Le Syndicat Hawaien a clen~anclb ùes renseignements sur un foiir special, donnant de b o n s résultats pour Ia combustion de 1a mélasse au Q u e e n s l a n d ; dnus co four i1 n'y a pas de grilles; à leur place, une sole porcbe de Lrous pour laisser passer lJair i tirage forcé ; & l'avant d u four, u n o plaque en fonte cllauffee pour sécher la mélasse, qui de lh osl: poussée clans le foyer. En del-iors de la boilile comliuslion, o11 obtient cles cendres fines contenant jusqu'i 35 pour 100 (lu potasse et ayant, par suite, une grande vaieur ~ n a r c l i a n d o . 100 kilogrammes de melasse donnent environ 12 Irg. 50 de cendres, soi t 4 kg. 37 de potasse.

Générateurs

Parini les nouveaux générnteurs, les plus employés sont les génerateurs aquatubulaires Babcoclc et Wilcock, dont les tubes ont un diainètre intérieur de O m. i0, et les générateurs aquatubulaires Heinc qui, d'après des essais dans l'usine des (( Planlntioris (1'1-Ionolulu n, bvaporeraient, avec dos fours bien conclitionnés, jusqu'à 3 lrg. 34 cl'eau par lcilograinme de bagasse contenant de 35 B 40 pour 100 d'hurnidité, et de 3 112 a 4 pour 100 de sucrose ; en gèiièral, o11 coinpte, comme équivalant h une tonne de charbon, 3 t. 38 de bagasse i 42,5 pour 100 d'humirlile, ou 4 t. 20 de bagnsse h 51 pour 100 d'humiclité. On enlploie deux séries cle géi18rateursl l'uile produisant de la vapeur à liaute pression (9 lcg.), pour les moulins, et l'aufre de ln vapeur 5, basse pression (4 kg.), pour l'interieur de l'usine. Beaucoup cl'usines ont conserve les ailciens ghnerateurs i tubcs à iuriike. La bagasse v s clirccteineilt du troisieme moulin aux géndrae teurs, d l'aide d'un transporteur mecanique, el1e constitue L seu1 cornbustible eiiiployé pour la marche rle toute l'usine, saiis aucun coinbustible supplémeiitaire, sauf dans des cas tout h iait exceptioiliiels; la paille elle-m&mereste aux chainps. Les caractéristiques rles lours h bagasse verte comprennent une voute supérieure horizontale et une grille L graclins a w c cles barreaux liorizonlau~; clans les ancicns générateurs, la flamme chaufie d'abord Ia inoiliè iniérieiire de l'extérieur de la chaudière, eii allant d'svant en arrière, puis elle revient travers des tubes de O m, 10, e t de la, se rend directement & la cbeminée. Le

186

C U L T U R E DE LA CANNE

cliargement de la bagasse se fait par le liaul: du foyer, B l'aidc d'urie trérnie placée dans la voute. Les dimensions de ces chauclières sont géneralemeilt : dia-

270 lnètre, 2 li]. 10; longueur, 6 inètres; suriace clc c h a u f f ~ , mhtrcs carrés. Da~is l~lusieursusines recentes, on a iiistallé, enlre les gén8rnteurç et les cheiiliiiées, des économiseurs de ~lialeur Grecn n, (( i travers les tul3es desquels passent les gaz de la coiiibuslion; Les résultats seriiblent Btre satisiaisants. La quantité de mètres carrés de surface de chauffe necessaire aux générateurs pour suffire a un travail de calines doniié est variaùle suivant la quantité d'eau de clilution, I'liumiditb dc 1 s bagasse, le type du générateur, le tiragc, la forme du foyor, l'emploi ou non d'un écononiiseur ou récupérateur dc clialcur, elc. A Puunene (Hawaian Coiiiniercial et Sugar Co)pour 3.270 loniies de cannes en vingl-quatre heures, soit 135 tomes A l'l-ieure, o11 utilise cleux bntleries de cl-iacune dix chaudières i lul~esde fumée, ayant 21n. 10 de diainètre, 6 mblres cle long ct 270 inblres carrés de surface de cliauffe, ce qui donne 40 niblres cnrr6s clc surface de cliauffepar tonnede cannes e1 par heure; pour un travai1 de 4.5 toniies i l'heure, l'usine cl'0laa (Olaa Sugar C'>)eniploie sept chaudières du mênie type que Puunene e1 de niêmes climeiisions, soit 42 mètres carrés cle surface de cl-iaufk par t o m e e1 par heure ; enfin Piiako (ile Hawai), qui manipule 145 loniics cn vingt-quatre lieures ou 6 tonnes A l'heure, emploie dcux cllaudières du mêine type que les precédentes, mais de 1 m. 80 de ùianlètre, 5 m. 4 cle long et 158 mètres carres de surface de

chaufle chacune, soit 52 metres cnrrés par tome et par Iieurc. Dans ces trois sucrerics, le rapport de Ia surlace de griile Ia surface de chauffe est de i ic 60. L'angle d'inclinaison d e l a gdlle est d'cnviron 470 avec I'liorizontal; on compte aussi que i inètre carré de gisille peut sulfire h Ia combustion par heure de 350 b 420 Icilogrammes de bagasse 45 POUP 100 d'humidité ; et par suits Ia quantit8 de 1)agassc par Iieurc, correspondant & i nibtre carrb de surface de chauffe, cst de G L 7 Icilogrammes; Ia quanli ti: de cendres dépenù beaucoup de Ia naturc de l'écorce de Ia canne; elle varie de 1,25 b 3pour 100 de laùagasse. Sur ies 280 5 300 ltilogram~nesde bagasse, qu'on retire d'une tonne de cannes, 250 i 260 kilogramnies su[fisent poiir alinienter les g é n h t e u r s de teile sorle que, avcc un système orùinaire ti neul cyiindres et h défibreur, ùroyant 1.000 tcnnes e n vingt-quatrs lieurcs, on a une ieoiiornie de bagasse jourrlaliore de 30 i 40 tonnes, on conserve un certain apl>rovisionnen~ent, cas d'arrèt des iiioulins et on se ser1 du en surplus pour les iiiachiiies iiiotrices en dehors c i ~ L'usine. Le Lirage iIa base ùes cheininées esl de 15 niillirii8lres dc sido et les gaa dans les ùoites R Iuu~éeont une temperalure de 230 à 280'; Ia teniperature daiis ies Iours hagasse verte est estiniée A environ 1.200". I'uunene a deus clieriiinées cii tOle se supportant par leur p'opre poicls, sans Iiaubans, de 3 ni. 75 deiliainètre et de 51 rniitres de hauteur ; l'interieur cst bord8 de liriques; l'uako a une clieminée de 1 ni. 50 de diametre et 33 inètres de hauteur. L a tonne d e cIiaitùon se vend, bord Hawai, de 40 a 50 francs, suivant les looalités.

/%e Hnítininn P1nnle1.s AforilhSi.',

par Jnnies A. Low, déceinbre

1001, page 546. Notre chauilerie se compose de six chaudières aquatuhulaires de I-Ieine de deux oent cinquante chevaux-vapeur; chacuna

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CULTURE DE LA CANNE

de 1.804 pieds carres (167 inP) de surfaoe de c h u f f e et 40 llieds carrés (3 111' 72) de surface de grille, pression de ValJeur de 125 livres (9 lrg.). L'installation se coniposait d'un fourneau iormé d'une grande voute en briques allant au-dessous das tubes inférieurs des chaudières jusqu'i 36 pouces (0 m. 90) de la Iame d'eau arrière. Un gènérateur chauffé au charùon ii'a pas besoin de cette voute, mais on la reniplace par des chicanes en briques entre la preiiiière et la dernière rangée inlérieure des tubes. Nous avons i la fois des générateurs aquatubulaires da I-Ieinc e1 ceux cle Babcock et Wilcox, dans nos stations de poinpage. Nous ile voyons pas de raison pour que les fourneaux cliauffes avec dc la bagasse ne soient pas disposes cornine les iourneaux A cliarbon. Nous avons été forces cl'étudier Ia question rles iours en même temps que celle de l'installatioil des généraleurs, parce que nous étions obligés cle bruler d u coniliuslible supplémeiltaire dans deux foyers, pour fourilir assez de vapeur h l'usine. Les essais furent faits avec de la bagasse sortanl clu nioulin e1 presentant uiie hunlidité inoyenne de 38 pour 100 avec 3 112 A 4 1/2 de sucrose. c( Ln preinière installation de gknérateur iut essayBc, e1 celto épreuve est mentionnee au numéro 2 du tableau suivant, inontrant une evaporation d'eau B 2120 Parheneit (lOOn) cle 1 liv. 78 par livre de ùagasse. Bien cp'il y ait une seule coloilnc ùc rt5sultats dans ce tableau pour la preiniòre installalioil, nous avons cependant, avant de nous décider A dos changeiiienls, lai t cl'autres essais qui ont donné des r h l l a t s peu ou pas différenls. On remarque que les résultats ile Ia colonnc nuniéro 1 provimnent de Ia première inodificatioil. Le résultat compare avec ceux de l'ancienne installation, colonne nuinéro 2, montre un gain do plus de 80 pour 100. (( C'était si encourageant, que nous oontinuâilzes ~l'aulrcs épreuws, afin de vérifier la surface ele grille convcllable par ~~~~~~~~~t k l a surface de chauffe, et de yérifier aussi la llnuteur clc l'autel clails h ohambre A coinbustion. Naus avonç ù'abord r(?duit la suriace de la grille, puis nous l'avons augnlentée; et finalement nous avons adopte la première largeur, mais en p0rtan.t

AUX ILES H A W A ~

189

30 pouces ( m. 75) l'espace entre l'autel et Ia rangée iniérieure O cles tubes. Cela eut pour résultat une évaporation d'eau à 2120 Parlieneit de 3 liv. 34 d'eau par livre de con-ibustible ou une augmentation de 87 pour 100 sur la première espérieiice.

Ci-dessous les résultats d'épreuves faites avec soin et qui peuvent être vèiliAées. Nous avons immediatement réinstallè toute notre batlerie de géndrateurs ; et depuis nous avons pu marcher, sans le secours cle coinbustiblc supplémentaire, avec cinq chaudières seulcment, en laissant une cliauclière en reserve, tout eli accuniulanl: du combustible :

TABLEAU XXVIII

Essais de fours

bagasse verte.

Livres do comliustiùle ( ùngasso ) oiiiployees daiis l'cpreuvc . . . . 2.00í Livros d'cau evnporee 5.37; pentlant l'cpreuve. Teinpernlure d'enu e11 76 degrbs Falirorilieil. ToriipBralure en degrbs Farlienoit des gaz & la sorlie. . . . . . . . . 500 Pression de valieiir e11 livres. . . . . . . . . 1% Evapornlion tl'eaii de 01 <r 212Tl;ulirenlieit. 3,12 DurOo de l'épreillrc e11 ~njliules... . . . . . '

.. ..

'Lorsque b u t e l'iiistallation fonctioniie, Ia température monte (L eiiviron 7000 Palirenheit dans les canaux de sortie, ce qui dhnloiitre 1'4coiiomie possible par l'addition de surcliauffeurs.
((

Epreuves d'dvaporation des chaudieres.
La première installation de briques Porrnait une voute sur le foger et la chambre & combustion, s'étenclailt du devant de la cliaudière & 36 pouces ( m. 90) de l'arrière de la cliaudière. O L'autel laissait une ouverture de 20 pouces (O ni. 50) de liauteur; le foyer priinitif avait une largeur de 60 pouces (1 ni. 50). (L On n'a pas placé de chicanes en bric~ues au bas des tiibes. L'ouverture au-dessus des chicanes supkrieures pour aller à la cheiniiiSe avait 36 pouces (O m. 90) de long.
((

G Epreuve no 4. - 26' inai Igor. - Nous avons nlodiíi6 l'installation des briques coinme suit : la voute sur foyer et chambre A combustion enlevée, chicanes inises sur la rangbe inférieure des tubes, avec une ouverture i l'extréinité des chicailes de 36 pouces de long (0 m. 90). L'ouverture l'extrérniti: des chicanes de Ia rangék supérieure est reduite à 30 pouces de long. (( Le mur de l'autel est réduit t i 24 pouces cle distance des tubes. (( La largeur primitive du foyer 60 pouces ( i m. 50) est maintenue.
(( Epreuve no 2. - 26 mai 1901.- Cette épreuve a 8Lé iaite avec le four arrang8 comme suit, ce qui etait I'installation primitive. (( On laisse en place la premibre voúte du foyer et de Ia chambre i combustion. L'autel n'a pas BtB changé de ses 20 pouces e n dessous de la voúte; l'ouverture à l'extreini tê des cliicanes supérieures a 36 pouces de long. « Le foyer a été laissé avec sa première largeur, 60 pouces. c( Aucune chicane h la rangée inférieure cles tubes.

(c Epreuve no 3. - 2,jizin 1901. - Faite sans voiite au-desaus du foyer et de la chambre combustioii.

Chicanes sur Ia rangée inféricure des tuhes avec ouverturr, de 36 l~oucesde longueur. Chicanes sur Ia raiigde siiperieurc? avec ouverture de 24 pouces de longueur. Autel (i %Ipoucps au-dessous des tubes. (c O n a laisse a u foyer sa premikre largeur de GO pouctls.
((

. Epreuve no 4. - 2 juin ~ g I o - Faite sans voiite au-dessiij ùu f o y e r e t de l a chambre & coiiil~ustion. (C Chicanes sur les tubes et autel coiliine clíiris I'tipreiive n u r n é r o 3. (C F o y e r rédui t 55 pouces ile largeur, c'est-Mire S 1,3pour 100.
(I Epreuve no 5. - 2 jiiin r g o I . - Sans vocte au-ilessus du foyer et de la cliamhre de coinùustion. Chicanes sur lês tubes et autel comme pour l'épreuvc numéro 3. F'oyer rkcluit ii ZU pouces de l a r g e u r , c'est-h-dire de 16 2/3 pour 100.

Epreuve no 6 . - 2 I jizillet I g O I . - Sans voiite au-dessui; du foyer et de la clianlbre de conibustion. Cliicanes sur les tubes c o m m e pour l'epreuve numhro 3. Autel R 30 pouces au-dessous ùes t u b e s . Foyer porté a 7%pouces de large.
c(

g o I . - Sans voute au-dessus du foyer et de la cliamhre a combustion. Chicanes sur tubes comrne Bpreuve nuriléro 3. Autel a 30 pouces au-dessous des tubes. F o y e r avec sa largeur priinitive de 60 pouces.
I

« Epreuve no 7. - 2 I juillet

au-dessus ùu Epreuve no 8. - z I jzzillet 1901. - Sans ~ o U t e f o y e r et de Ia chambre a coinkiustion. Chicanes sur tubes coriirile d a n s l'kpreuve numéro 3. hutel â 24 pouces de haut en dessous des t u b e s . Foyer primitif, 60 pouces de large.
c( Epreuve no 9. - 28 jni21et r g o I . - Sans voiite au-dessus ilu f o y e r et de la chambre â coinbustion. Chicanes s u r tubes comme d a n s l'epreuve nunléro 3. Autel de 30 pouces de liaut aud e s s o u s des tubes. Foyer avec 67 pouces de large, soit une augnlentation de 7 pouces sur la largeur primitive.
IJ

Rapport sur la Machinerie. The Hawnian P1a1lter.s Monthly, par JAMES SCOTT, cléceiribre 1902, page 573.
c(

On emploie avec succès de l'huile combustible dans les

générateurs d'une des stations de pompes de la plantalion rle Iíihei, depuis le commencement d'octobre. Quatre générateurs Babcoclr et Wilcox y sont installés, et comme probablement ce combustible sera adopte bientôt partout à Ia place du charbon, j'ai pensé qu'il serait intéressant de comparcr le travail moyen à l'liuile pendaiit une semaine avec le travail au cliarùon pendant le rnême temps. En sept jours de vingt-quatre lieures, au mois d'oclobre dernier, nous avons consommé 23.953 gallons américains (90.542 lit.) qui divisés par 42, nous d o m e 570,3 11arils et 798d40 570,3X 1d. 40 (coút d u baril livré, soit 4 fr. 56 l'hectol.) (c 19 tonnes (17.233 g.) de charboii par vingt-quaire 1.197 heures, a 9 dollars la ionne (51 fr. 40 les 1.000 lrg.)

..

Différence eii dollarç.
OU

...... ..

398 60 (2.060 fr. 78)

398,GOX 100 = 33,3 pour 100 d'économie. 1.197 « L'économie de main-d'ceuvre par I'introduction de l'huile a Rihei est un peu au-dessous de 30 pour 100, et permet de, nettoyer les quatre générateurs toutes les cleux semaines, tandis que le charbon ne permet le iiettoyage que toutes les quatre seniaines. 1) Un litre d'huile vaut, cl'après cet essai, comme combustible 1 lrg. 33 de charbon.

Prix de revient de fabrication

Iriterets dii capilal . . . . . . . . . . . . . . . . . Frais gen6raiix (conibustiùle, huiles, snii'. e:c.j . . . Employes et main-d'mvre . . . . . . . . . . . . . Installations nouvelles . . . . . . . . . . . . . . . Entretien coiirant dii material. . . . . . . . . . . . Emhallage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Les chiffres doniiés par le Consul français cl'Hawai son t controles et présentés sous une autre forme clans le rapport du Gouverneur amhricain, clu l e r juin 1900, duque1 nous extrayons le tableau suivant se rapportant Zi toutes les usines des iles Hawai penclant 1s canipagne 1899.

Carnpagne 1899.
Gensz~s anzericain du
1 0 ~

juin 1 9 0 0 .

Total tonnes cle cannes brasshes en Hawai . . . 2.019.260 Rendemeiit moyen en sucre. . . . . . . . . . 12,17
13

194

CULTURE DE LA CANNE AUX ILES I I A W A ~

Appointements et sakires . . . . . . . . . . . Comhustible. . . . . . . . . . . . . . . . . . hlatières consoinniées . . . . . . . . . . . . . Frais de transport . . . . . . . . . . . . . . . ImpOts, assiirances, etc. . . . . . . . . . . . . RBparations, entretien . . . . . . . . . . . . . Divers. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Dans ce dhcompte, n'entre pas l'iiltki78t clu capital; si on le porte i O fr. 82? la dépeiise totale moyenne pour I-Iawal serail 7 fr. 43 par tonne de cannes et G fr.20 par 200 lrilogruiiimes de sucre; le cliiffre de 5 fr. 39 se rapportaiit aux meilleures usines peut être consideré comnie exact.

Renseignements généraux

On trouvern clans les annexes jointes des descriptions des l~ropriétéslcs plus florissrll-it~s les mieux organisées, avec et tous les clétails généraux idstiis à l'exploitation des cl-iampç et de l'usine. Ln i l l ~ l - i i l ~ i ~ circulation e n Hdwai est exclusiveclr, s i-i-ient1 inonnaie aiuéricaine, le change n-ioyen en papier h vuc, cours sur Paris, a éte penclant ces deux dernières années de 5 fr. 18 pour u n dollar. Le prix nioyen de vente des sucres d'Ilanlai, franco bord H ~ v a i LZ 6th : ,
Tonne de 2.000 livres anglaises

1898. 1890. 1900. 1901. 1902.

.... ....
. . . . . . ..

....

Dollars 67 1) . . - 73,50. . 76,25 . . - 64,20 . 51,75 . .

.

. .. ... ... . .. . ..

Par 100 kilognriiriies

Francs 3S,26 - 41,97 - 43,54 - 36,66 - 29,55

Les sucres hswaiens ne sont soumis à aucun droit leur sortie des iles, ni h leur entree aux Etats-Unis; dans ce dernier pays les sucres étrangers non supérieurs en couleur au type l-iollandais nuniéro 16, les vesous, les sirops de cannes, les mélasses conceiitrées ne ti trant pas plus de $50 au polarimètre, O sont tarilés A raison de 10 ir. 86 les 100 lriiogramnles ( d. 0095 par livre anglaise) et de 4 irancs (0,35 de cent par livre) par degré en sus avec les iractions de degré en proportion. Le contrat passé eiitrc les planteurs et le (c Sugar Trust 1) des EtatsUnis expire le 31 clecembre 1903; actuellernent, i1 n'existe aucune raffincrie de Sucre dans l'arcl-iipel, mais i1 est probable quJon en étnblira une a la fin de ce contrat.

196

CULTURE DE LA CANNE AUX

ILES H A W A ~

L'impôt sur la propri&é foncière est de 1 pour 100 de sa valeur; I'industrie sucrière propremeiit dite n'esl: pas iinpos8e.

TABLEAU XXIX

D e s exportations de Sucre des iles Hawai
(Tonnes anglaises de 907 Irilogrammes.)

-

A N N ~ ~ S 1893

189L

189;

1896

.
I

1897

1898

1899

1!)00

4801

-

1902

h ~ a 57.078 72.409 61.653 100.299 126.736 91.006 117.239 liS.226 13i,.M8431.205 i Naui . 32.670 33.886 47.738 39.007 41.087 Qti.033 5b.389 137.3i.7 1 . 3 ' 1 9 G6.720
Oahu. 19.86i 18.813 17.433 2:,781 38.928 3'1.181 85.820 133.625 00.Ei3B107.870 I f a ~ i . 43.009 Ql.704 42.816 51.650 55.Q16 58.594 Gii.358 G3.3i.8 67.537 68.720
_ . _ _ _ -

TOTAL432.6% 466.434 119,627 223.828 251.136 229,ki.k 484.807 289.8'1.5 860.038 35U.Gll

Annexes

Census des iles Hawai au lerjuin 1900.
Extrnit clu J o a m a l cles Pabvicants cle Sucre, de G. UUREAU, iium6ro (lu 3 sepletnbre 1902 :
(c Voici 1s saison des voyages. Peut-être plairait-il nos lecieurs ele laire en iinagiilatioil un tour aux iles Sandivich? On s'cst souvenl extasié dans le moncle cles labricants de sucre sur ]C liierveilleux déveluppciiient de l'jndustrje sucrière dans l'archipel polyilésicn. Cettc achniration est, disons-le tout de suile, entierement justifiée. Arrivons aux iaits sans plus tarder. juin 1900, qui va nous servir b'npr8s le census américain du ler ~le guide, sur une superficie totale cultivée de 86.854 arpents (I arpent = 40 a. 47) aux iles Sandwicl-i, Ia culture de Ia canrie ri'occupc pris inoins de 65.687 arpmts, c'est-kdire 75,6 pour 100 L~PS lerres mises en culture. Comme valeur, les produits de la canne h sucrc atteignent 87,G pour 100 de Ia valeur totale des protluits agricoles, laquelle se chiffre h 24.417.516 dollars ou pliis ele 122 millions cle Irancs. (c Ln culture de ln canne est assez inégalement répartie entre le,s diverses iles : Hawai posskde 152 fermes produisant 983.052 loiines ele cannes à sucre .(une tome courte =%O00 livres = 907 kg.); Kauai, 13 fermes produisant 487.898 tonnes de cannes; Maui, 10 lerincs, avec 398.383 toniles de caniles; Oahu, 8 fernles, avec 366.742 toimes clc cannes; Lauai, une ferme produisant enviroll 4.0012 t o m e s ele cannes par an. C'est aU total une Procluction annuelie de 2.210.000 tonnes de cannes POur 184 kmnes. Sui ces 184 ferineç, 170 se livrent presque e x c l ~ ~ i ~ e mae n t

198

CULTURE DE LA CANNE

la culturc de 18 canne sucre,, 1 4 ne consacrent qu'une faible partie de leurs terres cette branche de productjon. 42 grands propriétaires de fermes possèdent des usines & sucre; parmi eux, 30 ne travaill~,ntque ieurs propres cannes, 12 travaillent e n outre des cannes achetées; de p h s , i1 existe aux iles Hawai q u a t r e grandes plantations avec des usines à sucre en vaie dlinstallation. Celles-ci n'ayant pas encore ionctjonné lors du censuç, nsont pas été comprises dans cette opération. A cela i1 f a u t ajouter deux fabriques de sucre ile ,travaillant que des cannes achetées. (r Les 138 ferines qui venclent leurs cannes ont, tlans I'anllée du census, récoltk 172.544 tonnes de cannes, soit 1.250 toililes d e cannes par ferme; les 4G autres fernles ont récoltd 2.066.832 tonnes de cannes, soit 44.931 tonnes par [ermes. L'iinportance d e s fermes est donc très variable. u Dans les i70 ferrnes qui ne cultiveilt g u h ? que de Ia cannc sucre, ia superficie totale rles propriélès est dc: 1.043.117 arpents. La valeur totale de ces 170 fermes avec leurs dépendances, usines i sucre, etc., est évaluée à 63.708.629 dollars, soit plus de 318 millions de irancs. La valeur totale brute do l e u r s produits, sucre compris, sauf ceux provenant des cannes achetées, est de 19262.031 dollars ou 30,2 pour 100 de la valeur totale des fermes. Dans les 46 fermes se livrant à l'extraction d u sucre, le capital d'installation s'élève a 63.223.458 dollars. Le cout cles 2.226.307 tonnes de cannes qui ont été travaillées en sucre dans l'année du census est de 9.580.495 dollars, soit 4 d. 30 la tonnc rendue à l'usine (21 fr. 50 (1) environ la t o m e de 907 lcg.). C'est l&u n prix relativement Blevé. i D m s les 48 fabriques de sucre en activité, les frais de iabrj( cation, les impôts et autres charges, non compris le coíit de la de i c a n n e ~ & 2.581.790 dollars, soit 1 d. 16 (5 Ir. 80 environ) ont P a r tonne de canne (2). Si on ajoute cette clépense le prix de revient de la canne, soi t 4 d. 30, on voit que le eout ele la tranç(I) Lc dollar a ele compte ici ,2 5 francs en chiffres ronds.

AUX ILES H A W A ~

199

foriliation cl'un lonne (907 lrg.) de canne en sucre est de 5 d. 46 (27 Ir. 30 environ). « D't~prèsle census, l a valeur moyenne du sucre fabrique aux iles Hâwai est de 8 cl. 60 par tonne de cannes : i1 y aurait donc u n excédent de recetles sur les clepenses cle 3 d. 14 par tonne de caniles pour couvrir I'intéret d u capital et l'amortissement du inatériel. Eii admettant pour ces derniers postes un taux aussi eleve que possihle, i1 resterait encore, d'après la remarque du rédacleur du census, un benefice ilel cc hors de comparaison svec celui de la, plupart des industries J ) . Mais i cette observation du docuinent officiel, i1 iaut ajouter que les sucres des iles I-Iawai étant aclinis e11 i r a n d l i s e ~ d e droit aux k t a t s - ~ n i s bénéficienl de ce cheQde Lous les ~vatitag'es tarii. Et ceus-ci sont du loin d'être miniines. c( Les 40 ierrnes clui se livrent ?L l'extraction du sucre ont, clans l'annee d u ccnsus, cultivé 60.168 arpents en cannes a suorc, sojt 35.282 nrpents de cannes de preinière annee, 24.746 de deuxièmc nnnée ou rejetons, et 140 arpents seulement de troisjèine annee. A u bout de cleux coupes, le planteur hatvaien trouve plus avanlageux de renouveler le plant. (( Ln récolle totale de l'annee d u census s'est elevée B 2.066.832 I.onnes8clec a m e s , dont 1.389.152 tonnes de cannes de première annéo, 675.595 lonnes de cleuxième année, et 2.085 lonnes de troisième annbe. (( Pour la reprocluction, on se sert comme boutures des têtes
( 3 ) Ces d6penses lolales se d~coniposent ainsi, en dollars :

Appoinlerrieiits e1 salaires Cornhisti1)le. . . . . . . Oh,jets de consornmation. Irais de transport. . . . Irnpdls, assurances, etc. . . RGparalions, enl~etien . I)ivcrs.. . . . . . . .

........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... TOTAL.. . . . . . . . .

1 .111.776

57.5?& 181.690 58.983 79.655 561.878 552.851 3.581.790

soit 1 (I. 16 ou 5 fr. 80 eriviron par tonne de cannes. On remarquera le chitrre dlev8 des appointemenls et salaires; i1 n'atteiot pas moins de O d. 40 ou 9 Ir. 40 oiiviron par tonrie de cannes de 007 kilo,ararnmes.

200

CULTURE DE Lh CANNE

de cannes. Le rendement moyen de la canne aux iles Ha~vay ressort. & 34 t. 4 par arpent (77.400 kg. par Iiectare). A Hawai, la moyenne nJest que de 28 tonnes par arpent, tandis qu'h Oahu elle atteint 53 toiines (118.720 lrg. à l'hectare). Cela tienl h co V e dans cette dernirire Ile, à l'encontre cle celle de I-Iawai, l'irr'igation est appliquée d'une façon genérale. « La production totale de sucre des iles Hawai a 614% clans IJannée du census, de 271.049 tonnes contre 225.548 l01iile~ l'annéeprec6dente. I1 aété obtenu en outre $98,661 galloils (1gallon = 3 lit. 78) de mélasse, dont 285.661 gallous seulemeiit ollt 61.4 réalisés a u prix de 8.000 doliars e1 la plus grande parlio utilisèe comme engrais ou comme fourrage pour le ùêtail. (( Aupoint de vue du rendement quantitatif e1 qualilalif, lcs I iles Sandwich sont sensibleinent plus favorisees q u e Cuùa ct Java : en première coupe, i1 nJest pas rare, eil effel, cl'y r0collcr 60 70 tonnes de cannes par arpent (132.000 h 156.000 Irilogrammes par hectare), et en seconrle coupe de 30 i 50 loiiiles. Quant $ la richesse saccharine i1 a suffi, dans l'année clu census, de 8,21 de cannes pour obtenir une toime de Sucre (12,17 pour 100 de rendement). Le rendement en sucre par arpcnt n cte eii moyenne de 4 t. 13 (9.250 kilogrammes par hectare), inais cn maint endroit on a estrait bien davantage, soit 8 i. 10 et mBnie 14 tonnes de sucre par arpent, soit 31.360 k i l o g r a w m ~ spar hectare. Ce ehiffre est véritablement fabuleux et i1 faut l'izvoir vu imprirné dans un document officiel sérieux poiir y croiro. 11 implique des rendements culturaux d'au moins 250.000 lrilogrammes de cannes par hectare. On voit par l i ce qiic poul donner, sons un cliniat favorable, uiie cul ture iiliensive rationnelle jointe à une fabricatioli perfectionnde. (( AU reste, SOUS ce rapport, l'outillage des plantntions ot &s usines à sucre cles iles Hawai est a la hauteur des derilicrs progrès de notre industrie. (c Dans les champs, la culture se fait a la vapeur, l'êtendue eles propriétés se prêtant d'ailleurs adn~jrablement l)omllloj a ocl agent. Dans les usines, la canne est traitee de la [açon la plus rationnelle en vue du rendement inaximulll en Sucre, 1~4~0-

nomie du con~bustible,de la réduction de la main-d'ceuvre, etc. (( Une cles conditions de succès de Ia culture de la canne aux iles I-Iawai est l'irrjgation. Eil effet, les pluies y sont inégales et irrégulières : Ilawai reçoit 120 pouces d'eau par an, et Oahu 42 pouces seulement. De l i , la nécessité pour cette dernière cl.'irriguer ses cullures. Dans 42,1 pour 100 de la totalité cles ierines cles iles, i1 existe cles installations d'irrigatioii. h Hawai, l a proportion ii'est que de 3,8 pour 100; a Hauai, elle atteint au conlraire 85,7 pour 100; A Lauai, 50 pour 100; a Maui, 37,l pour 100 ; à Oaliu, 83,4 pour 100. Sur 65.687 arpents en culture dans les ierines a sucre, 28.488 arpents ou 4 3 4 pour 100 soilt irrigués. Les h v a u x d'instal1nl;ion exécutés à cet eUet oilt été souvent c o i h u x ; A Oahu, i1 existe uil réseau de canaux dont I'établisseirient a entrafile une clépense de 1million trois yuarts U de dollnrs, X Maui, une caiialisation ele 2.2 milles anglais a d btre Mtablio 110~ir amener dans une des plantatioils l'eau d'irrigation nécessajre. « Grhce k ccs grands travaux, Ia culture ele la canne et la prorluction du sucre ont pu se clévelopper au delà des limites tracées par Ia nature, En 1875, clans l'année qui pr6cédale traité de réciprocitb nvec les Etats-Unis, les iles Sanclwich n'avaient procluit que 25.080.182 livres de sucre. Pour ilonner une iclee des progrès de l'industrie clu sucre aux iles Hawai sous l'empire du traitéprBci tG, clisoils que laprocluction cle sucre de ces ilesqui n'était encore, eil 1882, que de 114.177.000 livres, cl'une valeur de 6.320.891 dollars, atteignait eii 1892 le cliibre de 273.656.7.15 livres, d'une vczleur cle 7.276.549 dollars, et s'élevait en 1901i 690.882.132livres, d'une valeur de 27.094.155 c2ollars. Ces cliiffres se passent de com meiitaires, Quan t au développement futur de l'industrie sucrière riux Ilawai, i1 semble limi t par la question de l'irrigaB tion et aussi par oelle de la main-d'ocuvre. Eil 1900-1901, le nonil~re tal clcs I;ravajIleurs Btai t de 39.587, clont5.470 Hawaiens, to 2.417 Portugais, 27.537,Tapoiiais, 4.976 Chinois, 3.187 de nationalit0s autres. L'eléineiit japonais joue, on le vojt, le principal rôle. Mais la taux iles salnires a beaucoup augmenté et i1 y aura la, sans ci.outc, dons l'avenir une source cle sGrieuses tlifficult8s. »

Ewa l a Plantation modèle

Eoening Bulleiin Indizsttiai, cl'Honolulu, 9 novernbre NO.1, page 2.
(c Uans toutcs les iles H a ~ v a i ,il n'y a sans cloutr, pas d'autres plantntions qui se soient si rapi~leineilt cleveloppées e1 c p i aient obtcnii par hectare une procluction aussi rorte eu sucre que Ia i SociBté des Plantatioiis d'Ewa, Cetle prol~rible,silu6e i environ (I) 18 ii~illes cl'Honolulu, est reli& nvec ellc par 1e c l m i i i i de ler O. H. L., s a superficic totale eht de 7.000 acres ('2.800 lieclai'es) cle teires louées L . bnil et yrollres { la culture de 1 ~ ciinnc; actuellcmenl, i1 y a 1.500 acres cultives el coilsncsés h li1 canne de l'espbce Laliaina. r( Les preinieres cannes furent plantées par la SocielB e11 1890, s u r 40 acrcs, afin de fournir des Lioutures; depuis, Ia plnnlalion s'esl cléveloppde liar Lioncls, non seuleineilt comme superíicie cul tiv6e en cannes, mais aussi comme renclemenl e n sucre par 1 hectare. 0 1 ne clbpasse pas pour Ia caime 1'a.ltitude de 200 pieds (60 rnètres), tandis q u e s u r les hauts plaleaux, In lcrre esl il'un rouge léger, elle i~essemble une glnise noire dails lcs terres basses, et Ir, sol peut être classé commc hon e1 extra bon ; on 1 fai L rP:g.ulièrement une analyse complète cles terres c 6 chaque charnp, afin cle connaitre Loujours exactcnienl Ia quantiti: cl'engrais necessaire. Un init rcrntirqualile de cette plantation est Ir? rendeineilt nioyeii élevé cles repousses longucs 6t courtes (long nnd short

(I) Toutes les mesures dans 18s texles tratluits sont des mesiires nm6ricaiiies donl; les valeirrs eii mesures Irnupises ont éI;6 tlonn6es page 20.

CULTURE DE LA CAEFNE AUX ILES IIAWAY

203

rattoons) cornpafe a celui des cannes vierges; cela prouve clairemeat que le rendement cle 10 à 12 tonnes de sucre par acre n'est pas dfi seulemenl la qualile du terrain, mais aussi au mode de culture et de ferlilisation, h Ia honne irrigation et au labourage profond. Ce laùourage profoncl ct l'abondance des engrais sont les cleux principaux lacleurs des résultats obteiius. En 1894, on a dépense par acre 3 cl. 75 d'engrais; en 1900, cette dépense était portée 5 41 d. 37. (( Pour l'exécution des labours très profonds, la Société acheta i John Fowler et Cio (Leeds) Limited London, une charrue (( Oliver D, qui donna toute satisfaction; aussi uil autre ordre fut passé pour Ia plantation cle Waialua, dont MM. Castle et Cooke, d'Hoilolulu, son t aussi les ageilts. A l'aide de Ia charrue ((Olivern, O le sol peut être retourn8 h une profoncleur de 2 pieds ( m. 60) pleins ; c'es t u n e charrue siinple, dont les parties sont pesantes et construiles soiiclemeilt, en vue de supporler l'efforl considérable quj Iui est demanclé. Dans les cliamy~s oil le terriùie (( Lantaila n a pris racine, les charrues Oliver l'arrachent par Ia racine méme e1 le clétruisent.

Cannes vierges.
« Les renclements moyens du sucre en tonnes (de 2.000 livres) par acre de cailnes plantées, depuis 1893, ont Ate les suivants : 1894, 8,Ol ; 1895, 6,40; 1896, 8,40; 1897, 9,@2; 1898, 11,26 : 1899, 10,24; 1900, 10,15 (23.000 Irg. cle sucre a l'liectarej. (( La récolte des cannes vierges pour 1901 sem un peu pllls importante que celle de I'annee dernière.

Repousses.
Reildemeilt inoyen du sucre par acre : 1894, 2,72; 1895, 6,19; 1896, 7,16 ; 1897, 5,45; 1898, 8,08; 1899, 10,67; 1900, 11,46 (26.000 lrg. de sucre a l'l-iectare). juin accusait 12 tonnes Le relevé de tous les champs ali ler de sucre par acre, ou, d'après la moyenne de 8 tonnes de cannes

204

CULTURE DE LA CANNE

pour une toiiiie de sucre, une inoyenile de 96 toililes cle cailnes par acre (217.680 kg. de cailnes à l'hectare). (< Actuellement, la plantation occupe tleux inille deux ceilts Lravailleurs, dont sept cents sont reinunéri.,~sur la base du système de béiléfice i la part ou systèine cooperatif, o11 vertu duque1 Ia Conlpagnie laboure, plante et clonile Ia première irrigation $I la canne, tandis que le travailleur preilcl Charge de la terre, la cultive, la nettoie et l'irrigue jusqu'à rnaturite de ia canne, h raison cle tant par toilile de caililes. « Pour le labourage rlu terrain, clui est surtout la caracterisi tique de cette plantation, ori einploie cluatre paires d'appareils ? vapeur Fowler (Fowler's Stea~iiTackle). On estiine la coupc procl-iaine de 1901, íi 30.000 tomes (1) de sucre brul, a1 toul iait prévoir u n rendeniant plus graild; cepenclaill, aAi1 clc. ne pas avoir ele cl&ceptioii,on coilserve l'évaluation incliquht:. l h 1902, s u r plus ele 3.000 acrcs, i1 y aura une plus forte proportiuil de repousses, mais coinnie suivant toute probabilile çes rcpousses se comporteroilt aussi bieii que les caiines vjerges de 1901, on a u r a ainsi un total égal à celrii ele cette a n d e . A p p r o v i s i o n n e m e n t d'eau.
u On a étutlie avec soin la questioil clu developpernent de

L'approvisionnenieiit de I'eau pour I'irrigation, et aujourd'hui la Societé a de l'eau en abondance pour tous ses ùesoins; iL y a six stations ele pompes, eloignées entre elles d'un mille et derili; elles puisent leur eau dans des nappes souterraiiies. La description suivante sur ce sujet paraitra interess.ailte : Systèmes d e pompes.
(r La Statioii numero 1 conlpreiid une pompe Reidler ele 10.000.000 cle gallons par vingt-quatro lieures, et une Blalrc

(L) La campsgne 1901 n d o m 6 A Rwa 39.036 toiiiies a n g i a i s ~ s (49.963 68'3 kg.)

-

1902

-

38.775

-

(315.i08 925 kg.)

AUX ILES HAWA1'

205

Colnpouncl ele 5.000.000 de gallons ; Ia vapeur est fournie par un générateur aquatubulaire de Babcock et Wilcox. La SLation numero 3 comprend d e u x pornpes de Blake, l'une d'une grande puissance, l'autre pluu Iaiùle, pouvant élever en tout 17.000.000(1) de gallons en vingt-quatre lieures; la vapeur est lournie par deux gbnérateurs aquatubulaires Clinlax. La Station numéro 2 compreiid une ponlpe cle Blalre d'une puissance de 3.000.000 de gallons par jour, la v a p a u r esl fournie par cles générateurs avec B tubes i lu~nhe.La Station numéro 7 corltient une ~nachine rlouble action et i triple expansion de Reicller, d'une puissance norniale de 10.000.000 cle gallons; la vspeur est lournie par des générateurs aquatubulaires cle Babcock et Wilcox. La Station numcro 5 possècle des ponipes Reidler ayant une puissance iiorinale de 10.000.000 de gallons et des générateurs aquatubuIaires de Babcoclr et JY i1 cox. (( T2eau de ces puits coiltient environ vingt-trois grains de se1 par galloii imperial de 10 livres ( gr. 33 par litre); toutes CeJ O poii-ipes, Ionctionnant ensemble, peuvent donner 67.000.000 de gallons en vingt-quatre lieures (2.934 lit. a la seconde).

Transport de Cannes.
(c P o u r le Iransport d e s cannes à l'usine, on utilise 31 milles d e voie fixe et G à 7 m i l l e s de voie portalive, ainsi que six cents wagons d'une capacité moyenne de 6 à 7 tonnes cliacuii, depasSalil:de 2 picds en l o n g u e u i les wagons en usage aux fles Hawai.

L a traction se fait & l'aide de six macliines Baldwin, pesant chacune environ 25 tonnes ; la pente de la voie est faible, souvent iiulie ; on n'a pas besoiii de fortes inachines et on réalise par lh u n e economie de charbon. (( L'eau d'irrigation est transportée dans des tuyaux dont le noinbra est eonsiderable : pour les usages journalieis, on einploie cent soixante $ cent soixante-dix chevaux et mules. On
(i) i.OOO.OOO de gallons americains en vingt-quatre lleures correspond 83 lit. 8 par seconde.

environ

206

CULTURE DE LA CANNE

entretient plusieurs milles de route cliarretable sur 1a plantation; l'an dernier, on R construit soixante maisons pour les employés, ninsi qu'un magniíique liópi tal. Un vaste magasin en acier de 150 s u r 75 pieds peul i'ecevoir de grandes quantites de inai'chanclises et aussi I'excéclent de sucre, si cela est n6cessaire; cette construction a étk exécutée par Millilten Bros, de New-Yorlr. (< La Societé a dernièrenieilt installi., un second inoulin t neuf i cylinclres, de 78 s u r 34 pouces. Le mouliii et le brogeur Fulton ont éti: fournis par les etablissements m é t a l l ~ ~ g i q u de Fulton, es A Saint-Louis. Avec l'autre iiioulin à iieuf cylinclres, déjà en niarclie clepuis longteinps, i1 pourra clonner uii travail journalier de 300 tonnes de sucre brut par vingt-qiiatre lieures quancl son fonctionnement sera assuré. Cette installation cl'un seconcl iiioulin, jointe a u n iiiatériel cl'usine entièreinent nouveau ct à jour, constitue la plus recente application des proceclés inécaniques pour la production d'iine tonne de sucre brul. La caniie, en arrivant des cliaiiips, est enlevee des Eourgons l'aide de l'appnreil automatique (( Gregg Gane Carrier Feeder I ) , qui consiste en une lourcle cliaine sans fin, munie cle cleiits et pouvant marcher dans les deux sem, grâcc B un mécailisine convenable, selon la l-iauteur rles cannes dans les fourgoils&e s p o r t e u r conduit Ia cannc clans le déribreur Fulton, dont le cylindre supérieur subit une pression de 250 toniies (226.700 lg.) ;

-

-

s, s, répartie comine suit : premier moulin, 320 tonnes; cJeuxième ~ n o u l i n 370 tonnes; troisièine inoulin, 400 lonnes. On arrive à ,

A l'origine, le iiioulin & neuf cyliiiclres 6tait muni de tamis h jus autoiilatic~ue le defibreur Fulton etai t actionnc par une ; machine Corliss, indépendante, cle sorte que lc rnoulin h u f cyliiidres avait sa force prop_. Daiis le iiouveau moulin a neuf cylindres, le broyeur et le moulin sont actionilés par une inême - -- -.-. rnaclijnáag. L'usine est pourvue de deux appareils surcliaufIeurs ,-Deniing, vingt-cluatre bacs L clécaiitation il'une capacite cle 1.000 gallons cliacun , cleux quadruples efIets clont l'un , de
a

-

I -

y .

AUX ILES

HAWAE

"7

Swenson, c l F (39.000 li tres ele jus à l'lioure), ot l'autre de 350.000 gallons (54.000 litres A l'lieure), de cleux appareils h vicle Killiy de 25 toiines de capaci té cliacun, de cleux vicles des iorges cl'Honolulu, respectivement de 10 et 25 Lonnos de capacit4, d e Irente-cleux turbines ile 30 pouces et* treizo cle 40 pouces, sortant cles ateliers ainéricains Too1 et Macliines Coinpagnie, de Rostoii,elcle Lieaucoup cl'autres macliines cmploybes clnns les usiiies itioclernes, cles filtres-presses clont la sallo de 50 sur 125 piecls cst rnunie cl'un parquct en bélon, les rksidus loinùeiil clans un dêsagr4geuta (Disiiitcgrntor) il'une grande capacité, place sur un parque1 cn bctoii; 14, les kcunics s o i ~inaluxhes avec de l'env, puis cniporthes en solutioli le long l cl'une rigole qui rejoint les cniinux principaux tl'irrigatioii; e & sont ainsi ilApnnclues sur ln terre coinine engrais en m h i e temps que l'eau d'irrigalion, - ---c( Aulrc particulnritb clc ces rnoulins h neuC cylinùres; tout Ic ii~i~canisino t disposb elo telle sorte, que lc tnecanicieii peut on os contrôler le Conctionneinent onlier d'un seu1 coup d'coil. De i n h e le cliel usinier peut d'un seu1 endroit surveiller le reste cles rnacliines penclant Ia labricalion clu sucre. L'installation du inoulin a 6t6 iaite sur les plails clu Uirecleur de la Socielê e1 monlee par lui, avec l'aide cles employbs orclinaires ele l'usine. 11 y n un grantl espace rêservé ù l'enimagasinage du sucre (75 X 250 piecls) ilans lo cas oii cela devienclrait 118cessaire penclant c~uelc~ue temps. (c Pour les niblasses cles bas procluits, i1 y a huit réservoirs de 50.000 gallons (189.000 lit.) chacuii dans u n bátiment séparb. (c L'eau pour l'usine c1 les appareils provicnt dc puils arthsiens ele 500 pieds elo prolonclcur, creusés dans l'usine nibmc; elle arrive en abondance, g r h c [ cleux doubles poiiipes liejcller et L cl'une de Rhke, d'une puissance chacune de 2.000.000 de gallons; en plus de loule cette installntion, on coinpte c~uatrecent cinquanle cliariots reiroidisseurs nionl8s sur roues et reinplnçaiit les cristalliseurs orclinaires. Contre les bktimenls de l'usine sont plac6s les ateliers avec les derniers perfeclionnemeilts pour la Iabrication ot la rhparation cles pibces. I1 y a 1à une machine

-

-

I

C__--C____+-

208

CULTURE DE LA CANNE

spéciale dont Ia vapeur est fournie par l'usille prjiicipale. Pour cette dernière, ;oute la vapeur est fournie pa_~.l~u~.,~gé~lésateurs à tube à fumée et deux Babcock el; Wilcox; touies les eaux de -.___ 17usine sont seunies et drainées dans un iossi: en béton de 3 piecls. La cliarpente en acier de l'usine a cite faite par M. Millilcen Brothers, de New-York, et les travaux dirigés par J.-TV. Hawlce, q u i avait deja monte la magnificpe usine cl'Oaliu. u.
_ _ . . . A -

Rendements et Statistiques (I) de la Socidté des Plantations d'Ewa pour la campagne 1902.
Actions : 5.ooo.000 d e d0lln7~s. 06ngnlions : 5oo.000 dolla7~s h 6 pourl r o o .

Rendement general des champs.
KILOGILAPIBS ) a SUCIII par hectare

TONNES
DB S U C R E

Cannes vierges . . . . . . . . . . . . Premières repousses l o n g u e ~. . . . . lleuxi8rnes repousses longuos. . . . . Repousses courtes . . . . . . . . . . Plantations d'Ewa . . . . . . . . . . Plantations de la Cornpagnie siicrière d'Apokaa. . . . . . . . . . . . . .

1.76,96 720,136 39,81 112,6!~
13ii0,30

3i ,2%

1381,01 Pour iaciliter la lecture des résultats, i1 nous aparu intéressant d'établir le rendernent des cannes par hectare, eil partant ílu resultat genéral obtenu à l'usine, soit 7 t. 85 de cannes pour une tonne de Sucre ; on arrive alors au tableau suivant :
(1) Toutes les mesures ont ét6 converties en rnesures françaises, suivant le tableau plac4 en tête de l'ouvrage.

IiILOGIIAUJIES 1% EUNES
PAR HECTARE

Caniies vierges . . . . . . . Premikres repoiisses longiies. Dcuxibines repousses loiigues Repousses courtcs. . . . . . Plantations d'Ews. Plantalions d'Apolcaa.

........ ........ ........ ........ .............
.............

208.613 170.016 85U.060 135.73k 183.156
20 "i012

1

Rloyenne generale.

.....

183.6S8

Certains cl-iamps ont cloiii-ié cles rhsultats remarquaJ11es; sul1 u n ensemùle cles cl-iamps 'iiuméros 4, 6, 7, 8, comprenant 282 hectares, la inoyenne a été de 30.632 lcilogrammes de sucre par hectare :
~uii&iOS
UES

IíILOGRARIRIES DE SUCHE KILOGRANNES DE CARNE
PAR HECTARE

CIIAMPS

II

PAR HECTARE

Tous ces cl-ianips avaient étó labourés h une profondeur de 75 centin-iètres.

Fabrication.
Ricl-iesse de la canse . . . . . . . . . . . . . . . . . Brix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fibres dans la canne . . . . . . . . . . . . . . . . . Polarjsation clu jus riormal . . . . . . . . . . . . . . Glucose par 100 Itilograi-iirnes de jus normnl . . . . . . Pureté clu- . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . jus. y -14.27
1 ~ , 3 s / .d y 6 3

n

11,iS 1G,%
0,96

88,Sl

14

210

CULTURE DE LA CANNE

Rilogrammes de jus normal extrait par 100 kilogramme_s .____- -de cannes. . . . . . . . . . . . . . . . de Sucre extrait par 100 lrilograinmes . . de sucre extrait par i00 lrilogrammes clu sucre total . . . . . . . i , . . Dilution en plus du jus normal . . . . . . . . . . . . Brix du jus mèlangé . . . . . . . . . . . . . . . . . Polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . Gliicose . . . . . . . . . . . . . . . . . Pureté . . . . . . . . . . . . . . . . .
---e
I-

h!83,55 x y & 6 13,44 94,iS 2418

__C_

14,76 13,Ol 0,81 S8,14

Pression hydraulique totale : Sur le défibreui. . . . . . . . . . . . Sur le promier ~noulin. . . . . . . . Sur le cleuxième moulin. . . . . . . . Sur le troisième nloulin. . . . . . . .
134.000 kilograinmes. 342.000 355.000 376.000 -

Cinirce.* )[ e
Brix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G5,15 Polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57,71 Glucose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2,77 Pureté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . S8,58

Brix. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8'2 n Polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60,78 Glucose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7,80 Pureté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74,12

Mêlnsses f i n d e s .
Brjx. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 >) Polarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 ,SO Glucose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2d n Pureté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 D

Eiitt16 h l'usine : 253.932.Sl4 liilogran~mes cannes h 14,27 pour 100 de de suorose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3G.838.074 344.735 liilogrammes ele Sucre a 80 pour 100 de sucrose, provenant ele Ia canlpagne 1901 . . . . . 306.815 ICilogrnilimes de sucrose cntrk.

. . . . . .

36.514.889

a"

'cFI(

23.944.902 liilogramnies de sucre i 07,30 de sucrose.

7.691..702 2- u , 1.038.714 l'tisiac (cl'après estirnatioi-i) .

06,12 80 >) restant à.

23298.398 k a i 0 b 7.303.264 I, 024.482 31.Gi6.144
li

. . . . . . . . . . . . . . .

I~ilog'rammes sucrose obtenu. ele

Detail des pertos.
Par 100 MoPar i00 kilograii,nies grarnriies du sucre total de$?nes de ia canoe Bngnsse . . . ICciiiiies . . . EiIBlassc . . . Inùèlerininees TOTAL en kilogramines
(1L I

siicre perdu
3.111.063 i7i.456 1 .76f3.Ol3 891.395 6.928.7bLi

.......

.......

. . . . . . .

.......

D u cléùut de la imanipulation au 19 avril, on a travaillé avec u n sgstème de moulins; à partir de cette époque jusqu'd la fin
clc 1a cainpagile, le 10 septembre 1902, on ri utilisé un deuxième systèine cle moulins en plus clu premier et on a augmenté Ia clilu tion ; les xnoyennes génkrales iildiquées ci-clessus se répartissent ainsi pendant les deux périocles :

212

CULTURE DE L A CANNE

Dilulion . . . . . . . . . Pertes daris Ia bagasse. . . les Bciimes . . les mélasses. . indkterminées.

-

Iiertes Lotales.

....... ....... ....... ........

.......

.......

13,85 7,31 0.46 5,23 2,75 18,76

Noinbre de jours de nmnipulation . . . . # . . . . . 197,76 Tonnes de cannes écrasées par jour. . . . . . . . . . 1284 1) Iíilogrnnimes de sucre biut obtenu llar 100 l r i l o g r a m ~ 12 decannes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p."- 73 7,85 Tonnes de cannes pour une tonne cle sucre brul;. . . .
i -

Dèpeiises en francs pour la campagiie 11902.

Préparation et Plantatioii. Defrichenient Labouragel vapeur. Labonrage A mules. Preparation Coupe íles plniits. Transport des plants Plants de cannes. Plnntation. . . . .
TOTAL..

...

.... . .
...
285.413 74

80.819 77

365.233 51

Culture. Irrigation . . . . . 912.002 01 Snrclage et binnge 2i7.340 46 Fertilisatioii. . . . 117.857 71 Epaillage . . . . . 117.953 85 Ponipes B1evntoires. 130.516 87 Reservoirsrlcanaiix 89.406 91

-F' j

- 11 270 39
G80 78 18%08 li11 88 86 76 483 82 30 G9 29 11 7 Si 26 2 37 20 7,

.

7.266 46 77% 85 708.373 03
u u

813.331 27 12.178 0k

919.2'18 67 218.013 11 826.330 78 117.253 85 653.888 16 41.5.80 95

TOTAL..

. . . 1.563.377

GI 1.241 .897 65 2.805.278 26 8.077 18

- i :1 -

-80 O!

AUX ILES I I A W A ~

213

Coupe des canncs Çliargenient . . . Cliarroi . . . . .

. . .

I(

TOTAL. .

...

Fabrioation.

Frais d'usino . . . Eritretien rlel'usiric Emballages . , , .

BAtirnerits. . . . . CIOtiires. . . . . . Routes et ponts . . Tblepliories . . . . Fosses poiir l'6coiilemen t des pluie: TOTAL.. Divers. DBpenses mbdicalcs Frais de l'lidpital Propreté des carnps Bois A Teu. Bor&ts. . . . . . . Assiirances. Locations Taxes . . . . . . . Surveillauce. . . . Intcrets. . . . . . Cliarroi . . . . . . Quaranlaines . . . Imprevus . . . . . Ecoles d'enfants . .

...

.

.... .... .....

TOTAL.. Dépréciation.

..

..

214

CULTURE D E L A CANNE

Pour vois ce que coutent la culture et la inailipulation de 1,000 kilogrammes de cannes, nous nous bascrons sur les cbiffres donnes comme sendement h l'usine, soit une tonne d e sucre par 17 t. 85 de cannes : Prépatation et plantation Culture . . . . . . . . Livraison h l'usine . . . Fabrication . . . . . . Taxcs . . . . . . . . . Locations . . . . . . . Divers. . . . . . . . . DBpréciation. . . . . . Total.

. . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

1'47 1 34 1 3 87
3 '16 2 50 1 52 O 93 O $9
25 98

. . . . . . . . . . . . . .

Comptes de l'exercice 1902.

Coilt de la prodiiction du sucro . . . A déduire les frais déjaportes en 1901.

6,829.698 36 186.283 62

6.2k3.896 99 Frais de timsport sur les marcliés A 6 fr. 58 les 100kilogrammes de siicre. . . . . . . . . . . . . 2.01i.606 33 8.268.001 26

Recettes.
Vente locale i 38 fr. 30 les i00 liilo1'10.3V2 77 grammes de sucre . . . . . . . . YcnLe à I'exportation à 38 fr. 32 les 100 kilogramrnes de sucrc. 1i.932.77L 89

....

Adediiirerecettesdcj~porLées en1901
Solde de inélnsse

. . . . . . . . 3i0 .02i 66 11.732.192 7% . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1.032 37
09 83

12.073.117 36

TOTAL RECBTTES DES

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11.733.215 REVENU HRUT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3.873.163

AUX ILES IIAWA!

Compte profits et pertes.
Uiil'erence s u r Bvaluatioris de sucres cio 1901. . . . . . . . 70.983 GG Iri16rbts des oùligatioiis iGpollr100. . . . . 155.hOO n IiitOri-ts ùes cornptes couraiils. . . . . . . . . 168.611.L 27 I iicome-'hx. . . . . . . 77.499 69 Ari~orlisseiiiciilde la Socicle. . . . . . . . . 363.u00 u Not prodllit . . . . . . 2.778.303 78 Ihlaiice 3.M5.iG3 83 Revenu ùrut du siicre Profits dirers . . . . . 103.719 88 fienericcs sur r6colle d'dpoltaa. . . . . . . 34.557 75

.

......

3.613.431 60

Le revenu brut par 1.000 kilogrammes de caniies a ktd d e 13 ir. (i8 et le revenu net de i 0 Ir. 94.

Compagnie d e s P l a n t a t i o n s d'Honolulu

Evening Bulletin Industrial, d'EIoiiolulu, noveinbro 1901, page 5.
c( La Societé des Plailtxtions d'Honolulu ayanl; &li:iondbe cl; emegistrée clans 1'Etat de Caliiornie, est lkgalemeiil: une sociéltl csliiornienne, bien que beaucoup cl'acLions soieill: ilnns les Etats de 1'Est ; par contre, il y en a eu peu dans les iles I-Iawai. Les terres se trouvent principalement dans le dislricl: cl'Ewa (ile d'0aliu) et s'étend.ent aux confins de la ville d.'Honolulu. rr IA'liistoricpe de ce domaine est le iiiêinc que celui de 18, plupart cles autres grandes propriétés; sur ces terres avail: CIO crbée une cles premières plantations sucrjères des iles, clc 1850 ZL 1860 ; les localites d'Halawa et cle Waiinalu btaient culLiv8es eii caiines et coiii-iues sous le noin de Plan talioiis Sucriims de J.-R. Williams 11. La sucrerie se coinposait de grands l-iangars et d'un hitimeilt B &age en bois, oii se trouvaiei-il:un broyeur A cleux cylindres, actio~iiie la vnpeur, et cles :rEcipients cl6coupar verts pour la cuissoil des sirops. Cette usine donnail: alors uil bel bchãntillon des procéclés primitifs pour IEL iabrication [lu sucre. Cependaiit les terres produisaient beaucoup de caniies, les transports à l'usine se faisaient par charretkes h b a u i s ; on planlait les hasses terres et les vallhes. Trois fois l'usine brfila, et finalenient la culture de l a canne sucre iut abancloiinbe. (C Après avoir servi de paturages penclant vingGciiic1 ails, la propriéte iut plaiitée de nouveau en cailnes. Le succès des

clomaines cl'Ewa et cl'oahu, les progrès et les améliorations en inatière cl'irrigalion au moyeii des pompes à vapeur A triple expailsioil cpi permcttaient d'arroser suffisainment les hautes terres pour cultiver Ia canne, encouragèrent la forrnation de la Société rles Plantations cl'Hoiiolulu. Le domaine de cette Compagnie a uilc loilgueur de plus cle 12 inilles, forinant une bande Ckoi te e t longue ; si luées clans les par ties inférieures des montagiies, les lerres sont acciclentées et ne sc développent pas eil clianips larges, une partie de la 11ropriét8 est fortement ravinée; i~éanmoiiis sol est de même nature et aussi fertile qu'à Ewa le ct B Oaliu. De lk, Lieaucoup de cliflicultés pour organiser et développer les travaux k Ia macl-iiile, mais ce qui a été iait est solicle e1 cluraljle. La Socièté n'a pas emore atteint toute son extension, car elle comptait trois annees seuleineilt d'existence en septembre deinier. TouteCois les amélioratioiis sont pratiquement terminees, el, en ])arliculier, tout le réseau ferré ; les inachines prévues pour le plein dévcloppeiiieilt oilt éte rnises en place; l'irrigatioil et les poinpes, telles qu'elles lorictionnent, peuventaliinenter 5.000acres cle [erres en caiiiles.

Les terres.
(( La l~roprihk, d'eilviron 9.000 acres (3.600 Ha.) de terre, est située entre uiic ligne a 650 piecls (195 ni.) d'altitude et de 1a iner; une grandc partie se trouve de l'autre cote clu clieinin de fcr cl' c( Oahu et Laiid Compagily's n, qui longe la ligne d'eau du por1 de Pearl; en oiitre, 1.800 acres enviroil, en cleça du cliemin ilc ler cl'Oahu, iorrnent une bancle de 25 pieds, qu'oil irrigue écoiioinic~ueineiit.Près de 6.500 acres de cette superficie totale pouvanl recevoir la caiine se trouvent ldacées ea dessous de la ligne, 480 pieds (144 m.), Ia plus grande hauteur que Ia Compagnie se propose cl'atteiildre avec les poinpes. L'élévation rnoyeilne cles ponipes est de 190 piecls pour les 6.500 acres de terres en cannes repr6senlailt ce que la Société irrigue ou projette d'irriguer; i1 reste 1.500 acres de terre B travailler entre les lignes de 280 & 500 pieds, les terrains cultivés actuellernent se trouvant

2 18

C;ULTURE DE LA CANNE

Les cannes.
(( Ln variei6 dite c( Laliaina n est presque uiliquemeilt la scule cultivbe, bien que la (( Yellorv Calé~loilia fasse l'objet tl'cxpé)) riences dnns les rdgioils élevées, plus sp8cialcmeill clails les terres des hautes vallbes OU l'on espère que cetle vnriélé lJourra venir sans irrigation, eii raisoil de l'liumiclild plus ou inoiils ahondante, et de sa résistaiicc A la séclieresse plus grande que celle de la (( Laliaina N. 11 y a 3.000 acres cle cannes vierges et de lireiiiièrcs repousses filées, et 2.000 acres venaiil d'btre plonlkcs. LU.p~-opriétes'étend surtout autour ele la baie-esl clu port ele Péarl. La canne atteint sa inaturitd en quinzc à viiig'l-uii niois, selon l'altitucle des terres; les liautes terres ilemailcleill plus ele temps que les basseç, la températurc et les autres condilions variant considérableiiient. Les rendenleiils, cepenclanl', iie sont pas moindres dans les rbgioiis élevées, i1 faut seulcmenl quatre inois au moiiis de plus que clans les régions iilférieures pour Ia récolte de la canne.

Culture.
Sur ce point, les niétl-iodes resseinblent beaucoup h celles des propriétes voisines, ti part pour le labo~w;car la lerre étailt vierge, on ne renrerse pas le sol la profondeur usitle SLW lcs plaiitations anciennes. Le sol est laboure au woyen cies charrues i vapeur de Fowler et fenclu par un instrument semùlable au couteau d u (( cultivateur 1) ; cliaque coup le couteau s'enfonce dans le sol a une profondeur de 36 pouces (O m. 90) e t reniue ainsi le sous-sol; le terraiii est ensuite laboure et renversé a une profondeur de 20 a 22 pouces (O m. 50 à O 111. 55) ; la profondeur du sol s u r le domaine varje de 3 & 10 piecls (O m. 90 à 3 nl.).

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Le cailactère clu sol sur les l-iauts plateaux diffère de celui des bas, qui esl noirktre, tandis que celui des terres élevées et des collines esl rouge; ce dernier, ldus ricl-ie et conteilant plus ci'alluvion, est plus facile affeimer et ti cultiver avec moins de travail que les lerres noires cles bas. (( La Coml~agnie einploie, pour le labourage, la vapeur et les mules ; les charrues S iin-des servent i faire les sillons dans les lerres labourées préalableilienl à la vapeur. Aussi faut-i1 un grancl ilombrecle inules, environ cent quatre-vingt, plus cparante clievaux pour les travaux ele culture en général, de récolte et de transport. Le mocle ele culture est celui clc toutes les plantations irrigu6es. J,a cannc, cultivée entièrement au inoyen de l'irrigatioil, ne dépeiicl 1 1 cles pluies ; toutes les terres sont irriguées xs par uri sy s t h e ele caiialisation compronant de vastes iossés et clcs acpeclucs, des rigoles e1 cles conduits en acier clégageanl loulcs lcs ponipes et faisant franchir i l'eau les ravins les plus profoiicls sous pression par des syplions renversés. Dans les 011 endroi L ou la pressioii es L la plus fail~le, einploie les tuyaux s fretles eil bois rougc clc Californie. Le réseau total des fosses, rigoles et tuyaux coinprend 373 milles solicleinent installés d&&f..~~ (5961ciloin.). \,qqzL((d L ! : ! ~ F I ~ & : I I I !

Voie ferrke.
c( La Coilipagnie a u n systèine de voie ferrée construit sérieuseiilenl et coiilportant beaucoup de ponts sur piliers, destinés a rclier Ies cliverscs parties de la propriété. Ce travail vaut tout ce qui a 816 fait de inieux clans les "ies; l'installation a presenté benucoup ele clifficullés ; à maiiltes reprises on a disposé la voie d c Sagon à pouvoir cléposer cle gros cllargements de charbon prhs clcs poinpes, et ameiler (le longs traiiis cle canne dans l'usiile ; i1 y a en tout 31 inilles (49.600 in.) de voie. Le matériel roulant se compose ele quatre locomotives Baldwin pesant 20 a 26 tonnes, de cinq cents fourgons à cannes pesant de une h une tonne et demie et pouvant porter en inoyenne 6 tonnes 5 l'un ; de plus, enviroi~ inilles de voie transportable en rails de

20 livres (9 Itilom.) et 1 6 piecls (4 in. 80).

0 1 utilise cette voie 1 pour la plantation et la récolte; elle esl; placée sur le sol telle queIle, a travers cliamps, et les iiiules tirent ces -traiils jusqu'nux voies principales; tout 'transl~ort iait par voie ferrèe. est

Personnel.
(( La main-il'ccuvre sur la. plai.l:atioi.esl: compos~h ele Ja.poniiis, (:hiiiois, Portugais, Porto-Ricains, Espagnols et ItaIieim Le lmrsoiiiiol spdcial (Skillecl labor) eil ilehors clu clirectcur et du coinl~'table,s'élbve à cent viiigt-liuit hommos, .toiicliaiit en inoyenne si d. 75 pa1- mois et lIar hoinine. (( La maia-cl'ocuvre comprend mi lle bois cent clustre-vjiigtclix-scpt'hommes; la paie inoyenne est ele 20 clollurs par mois ct par hoinii~e.Le personilel suliérieur, eii 11111sclu traiteinont, jouit clu logeinent, clu coiilbustiblo el: cplquciois de l'ea,ii. I',(: pcrsoilnel de ln inniii-d'ccuvre, en outro cles guges moyeiis tle 20 dollars par mois de viiigt-six jours cle travail, jouit clii logoment, clu combustible, de l'eau, iles inCdicamenls, du inédeciu pour lui et sa famille, c t souvent du clroil: cle cultiver quclques acres de terre, afin d'avoir cles léguines et dlelever uii porc al; (10 lavolaillc ; en resume, le huitibine de tout le persoimel coiripreiid. cles einployès spéciaux dontles salaires moyens soill; trbs 6lcvi.i~.

Contrats coopdratifs. Comme lou tes les aulres, l a Socièlé cultivc les lcrros par la sysl8me des (( contrats coopératiis n avcc les diflérentes sortcs do journaliers cmployés; ces conlrats soiil parliculiùrcincnl connus comme donnant une part clans les bénóiices. Lcs lorros, une iois labourées et plantbes, soilt divisées en sections c10 50 h i00 acres e t confiées h de petites associalioils de Iravnillours, qui les soigneiil jusqu'à la inaturitb dos cannes. Ces contrals soiil coopératifs, et le travailleur profite cles plnnlalions par lcs
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2.11

rendeinents que lui assurent une culture et une irrigntion conveiiable. On donne aux travailleurs un petit terrain et une inaison h proximite de leurs champs, avec eau et conibustible. 11s s'engagcnt a irriguer et a cultiver Ia canne, 5 Ia couper et à la charger sur wagons; i1 leur est cornpti: 1 tl. 25 & 1d. 40 (6 ir. 47 a 7 fr. 23) par tonne de cannes, selon le sol, et des avances mensuelles leur sont Inites, pour leur existence, à raison de 13 clollars par mois de vingt-six jours de travail. A la rnaturité de la caiine, dans u n délai de quinze i dix-liuit moiç, i1 leur revient souvent des somrnes variant de 150 a 250 dollars (750 & 1.250 Ir.), les avances étant retenues. Cest u n genre cl'engagement que lc travailleur recherche, parce qu'il lui perinel de faire cles econoniies. K 11 esiste cpelques petites entreprises iermières, créées par la Compagnie, mais ce genre de travailler la terre n'est pas aussi général que le contrat h la part. Ces entreprises fermières consistent en ce que la Compagnie loue i hail des terres à certaines iamilles ti courte échdaiice, ces dernières y cultivenl la canne, et la Compagnie la leur achète à la maturitk, ii tant Ia tonne, selon la pureté et la polarisation.

Récoltes.
Cette plantation vient de terminer sa premiere couye : 10.800 toililes de sucre. On estime la recolte de 1902 de 14.000 L 15.000 tonnes de sucre; celle de 1903 doublera facilement celle de 1902. La terre qui doit produire cette recolte se conipose de 3.300 acres de cannes vierges et premières repousses. La plantation d'Honolulu continuera & se maintenir annuellement S 30.000 tonnes de Sucre. « La culture est celle des plantations voisines; i1 est bien reconnu que les terres nouvelles et vierges deviennent plus prouve que productives par le travail du sol ; I'espérience dYEwa le travail continu des terras et leur fertilisation par les engrais permettent de doubler presclue les premiers rendements obtenus.
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C U L T U R E D E L A CAR'NE

Réservoirs.
(( Ln Compagilie a un rescrvoir cl'eau d'une cnpiicilé ele 290.000.000 ile gallons (1.0915.200 m"; cles losstls aclclucteurs partent aussi des bassiils naturels clans lesquels vienilenl lcs eaux des montagnes au nloment cles crues ; on Btuclic los nioyens de developper l'irrigation et d'ameiler l'eau sur les terres llautcs a l'aide de tunnels et de lranchées clans les inonlagnos. Rien il'a encore ét6 fait, mais on pense avoir ainsi B clisposer de grandes qunnti tés cl'oau.

L'usine.
(( L'usine, des plus modernes, situie à Aiea, a sa sLructure cn ler; les bâtiments sont en betoil, en pierres el: cil lcr, toutes i mati&resnon intlammables, exceptk clans le magasiil ,. sucrc, oii quelques parquets sont en bois. Un réservoir de 15.000.000 clc gallons est situé sur le vorsailt d'une colline, au-clessus de l'usine, et approvisionné d'eaupar une poinpe plache ii uii rilillo; c'esl: de ce réservoir que vieilt toute l'eau nécessaire à ln fabrication clu sucre. En communicalion avec ce rbservoir, sc trouvcnl: cles bouches d'incendie pour protdger l'usine, les al;eliers, 10s liâtin-ients voisins, les magasins, les écuries, ln maison ilu directeur et celles cles employés spéciaux. (( L'usine est 1s plus récente des iles Hawai, peul-8tre du montlo par les entier. Les bktiments el: le nioulin ont 6th construil:~ (c Riscloil Iron Worlrs Compaily D, cle San-Francisco. Le moulin est garanti pour fournir 150 tonnes de sucre par jour ele vingtquatre heures. Cette quailtité a été cependanl: d6pass&e, et 1e .- . moulin peut fournir aujourd'hui eiiviron 180 tonnes de sucrc o u /500 vingt-quatre heures. Les plans et l'installation cle ln ri-iacliineric fl('l/l+ifq3 ont été disposés en vue d'un agrailclisseinent ullilrieur. 11 scilfirait de qiielques addihons l'usine pour pioduire 200 tonnes cle Sucre par vingt-quatre heures. Le moulin propremenl: clil: sc coinpose c k trois jeux de.trois cylindres chacun de 31X 7811ouces
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( 111.85 x I m. 95)' e€ù'une paire de cylindres forinant le broyeur O O de 32 r: 78 pouces ( ni. 80 X 1 m. 95), le tout actionné par une seule macliine siinple de Corliss, avec l'engrenage nécessaire. Le système cles générateurs se compose de chaudières tubulaires Heine, B eau et économiseurs ainéricains. Les résultats de ce système de cliauùière ont dépassé de beaucoup les prévisions cles ingénieurs qui firent le plan de l'usine ; des nombreux essais pratiqués pour garantir leur travail, i1 ressort que Ia chaudihe tubulajre Heine est de 25 pour 100 supérieure à l'ancienne chaudiere a tubes ti fumée ; en ù'autres terrim, d'après les expériences faites, i1 ressort que 3 liv. 4 d'eau sont évqorées 8 212 Falirenliei t (1000) par livre d e bagasse, contenaiit 35 à 40 pour i00 d'eau et 3 112 d 4 pour i00 de sucrose. (< La force prevue pour une usine de cette importance étant cents chevaux, i1 y a six générateurs chacun comptee ti c~uiilze de deux cont cinquante clievaux. Le travail est cepeiiclant limite à cinq et inême cluatre chaudières. Elles sont pourvues d'alimentateurs automatic~uesde la Compagiiie (( Riston Iron Worlrs )) et de fours ordiiiaires h bagasse verte avec une grille à gradiils et barreaux liorizoritaux. Les cailiies anienées sur des wagoils sont il8charg8es par l'appareil de Gregg directemeiit sur les transporleurs. c( La bagasse est portée des niouliiis aux générateurs qui sont aliinentés autoiiiatiqueiiieiit; lc surplus de bagasse ramassé sur le pla~icheren dessous est inis en sacs pour les pompes; on a rkservb de la place pour l'installation cl'autres chaudières. L a partie cle l'usine, consacrée aux geiiérateurs ti Ia fabricatioii clu sucre, est syacieuse, aérée et élevée, avec un appartement ccillral, eii forino de tour, entouré cle galerjes; c'est l'iilstallatioii la plus niocleriie, coinine usine. I1 y a cle I'ospace pour doubler s a puissance saiis toucher aux bátin~ents; ceux-ci cliffèrent beaucoup de ceux cles autres usines par leur disposition gbnerale, qui a eu surtout pour but de faire entrer l a luiniAre, ct d e perinettre au clieE d'usine le cpntrôle immecliat et conslsnt de toules les inacbines. L'usine conlprencl un quaclruple effet (c Lillie I), des appareils h vide de la (c ICilby

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Pompes.
(( 11 existe trais installatjons de pompes en activité, ùollt (leux llurllbro . se compoje djune I d a n s l a vallée Cl'Walnwa. La pori~pe maohine Riscloil, ilouveau type, & triple expansion, avec pompes à soupape de Corliss, clebitant 20.000.000 de gallons par vingtcluatre l-ieures (875 lil'. par seconcle) ti une hauteur de 65 pouces (19 ln. 50). TA& staLioi1 numero 3, k 500 yardj (475 nl.) ele la poinpes à grande puissance, staLioil nuin6l.o i, conq~rend~ l e u x sysL6nle triple de Coriiss, h soupapes, élevailt l'eau à 300 pieds (90 in.) el; uiie auLre ti 190 pietls; la liremière debite 9.000.000 de gallons (393 1i.L. 8 L la seconde) par viilgt-quatre lieures, et la secoiicle 7.000.000 de gallons par vingt-quatre lieures (306 lit. p a r seconcle). Ainsj donc celte seule vallée fournit journellelnen-L, par lc. sysLème artésien, 36.000.000 de gallons d'eau (1.580 li t. ar secontle). A u n e distance de 3 inilles de ces poinpes (4.800 m.), dans Ia vallhe de SVaimalu se trouve Ia station de poinpage ilunihro 2, clui consiste eii cleux inscliines triples de Corliss, l'iinc d e iL500.000 gallons, l'autre cle 7.500.000 gallons; les d.eux sonl: installees h 40 picds (12 111.) au-dessous clu niveau clu sol, les générateurs étant S la surface. Ces inachines ont été aussi construiLes par 1 (( Riscloii Iron WorBs C0 D, de Sans Pranciscso; cc sont des poinpes liorizo~~tales Corliss à grande puissance, triple expansion, a clistribution à soupapes, avec tous les moycns cl'économie clc vapeur. Dans les stations 2 et 3, 0 1 einploie des cliaudières I-Ieine, el dans les numeros i , cles 1 13iil>coclrot JVilci~ir. (h1'iiisLnlle une autre staLion ílans la vallée tlc Wairnalu, R une clistaiice de 250 yarcls et la Compagnie doit y 111e.l;tre 50 pieds au-clessous du l l i ~ e a u sol deux ponlpes clu Ilorieonkales I;rjplc expai~sioilde 7.500.000 gallons cllacu% avec d,es cllauclières EIeiile i la surface. Ces st.ations de pompage clans l a vallée ele Waiinalu, ressemblen~beaucoup aux i*~tallatioiis lllinières, cause des gros travaux souterrains et des Lunnels ll&cessairespour atteindre les puits artésiens. On Y a 15

conduit par la nécessité cl'installer les poinpes clans les vallhes de façon B reduire autant que possible les coilduits. Les poinpes sont ainsi placées dans des puits en dessous du iliveau (lu sol, de telle sorte c1u7elles communiquent avec les puits artésiens en dessous du niveau s tatique de ces puits, soit B une nloyeilne de 20 pieds (6 in.) au-dessus du niveau de la mer. Les inoteurs des propriétés de la Compagnie d'Roilolulu oiil: donc 6th concentres en trois endroits : l'usine sucri&roe.t les ateliers à Aiea, et les poinpes dans la vnll0e cl'Hnluwa e dai18 L celle'ile Waimalu. De ces deux vallees sortei~t etiux d'irrignles tioli. Les poiiipes en coilstruclioil iouriliroill: cliiicime 7,500.000 galloris d'eau, ce qui, à 17aclièveinent, foi'iiiera un .tol;nl dc 70.000.000 de galloils par vingt-quatre lieures @O62 lit. part seconde). Actuelleineilt, on dispose de 55.000.000 de galloils par viiigt-quatre lieures. Les terres de la Compagilie sont ù bail oilhreux pour quaraiite-deux aiis; les installatioils d'irrigatioil, des innchines el; d'usine sans reclevance (in fee simple holdings). c( L'eau de pluie, coinine sur les plai~tatioiis voisines, donnu 50 pouces par an (i in. 25), mais elle s76coule plus vito par suite des pentes des inontagnes. Pour la commodite des travailleurs et autrcs einploybs du lã plantation, la Compagnie tient un inagasiil gbn6ra1, d'uno valeur de 20.000 dollars environ. Les inarchanilisos sont ci?dBes aux prix cle fac'ture, plus le .ir&, la innnuteiltion c l 10s u.utras: frais. Le règleinent n'einpêclie pas les coininerçants du clehors de pénétrer dnns les camps et les i~iaisonspour placar leurs marchandises. « Une très grancle propreté est inainteilue clans les inaisoils ot les camps, qui ont Bté établis suivant les règles les plus striotes de l'liygiène. c( Le directeur de cette Lielle propriété, depuis son origino remontant 5i. trois ans, est M. Jaines-A. Low qui, clepuis dix ails, a appl'is & foilcl l'industrie sucrière aux iles Hamray.

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Description générale d'une usine à s u o r e
installée e n 1 0 91

Y'hc Iinualan Planlew Monlhb-, 1)arCli. HEDEJIAN, clécenilire 1901, pago 556.

Piiissance maxima = eiiviron 3.600 toiines (3.Y55.000 kg.) caiiiles pnr viiigt-quatre heures.

tlti

Bâtiments.

Les b&tinieilts son t lous en acier; les parois et la toiture en l6lc gnlvaniske oiidul8e. Le rez-de-chaussee en beton, les parcluuls clc l'eitage en l ~ o i s G. sur poutres en acier; celui des T. Luibines c11 bdloii s u r voiites eii cinient armé, celui de la cliriiiibre do cliaulle a bagasse en placlues d'acier rivees S des l.ioul,ras il'ncior4 cii 1 l'uuiile os1 eii fait a l'abri de l'incendie. , 'l'ous les bbtimeixts soiil réuiiis et occupeilt une surface d'environ 108.000pieds carrks (i hectare) ou près de 2acres et demie. Los dimeiisjons genèrales sont les suivantes :
(34 Ir). 20

Trois bAtimenls poui les moulins, en tout 1 1 4 183 pieds ~ x 54 m. 90) e1 30 piecls (9 m.) de haut aux travées. Trois h a n g a r s chacuii de 36 x 120 pieds (10 m. 80 X 36 nl.) et 2O p i d s ((5 m.) ELLIXtravbes.

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CULTURE DE LA CANNE

Batiments de chauffe, 133 x 183 pieds (39 m. 90 x 5 4 nl. 90) et 30 pieds (9 m.) aux travées.

. BAtiments de Ia défecation et de l'évaporation 6 cleux btages, 111. 30 x 62 m. 70) et 70 pierls (81 m.) aux travées. Bâtiments des turbines, cristalliseurs et vides, A trois b t a g e ~ , 75 X 209 pierls (22 m. 5 0 x 62 in. 70) et 70 pie& (Li in.) aux travées. Batiments des filtres-pr,?sses u n Blage, 5 5 X 123 pieds (1G m. 50 x 36 m 90) e t 28 pieils (8 in. 40) nux trnvées. Magasin d'emballage, 30 x 208 pi eds (9 m. x 64 11-1 .) e1 36 pied s (10 m. 80) aux travées. Bangar d'embarqueineiil pour chcinin de ler, 21 X 208 piecls ( m.30 x 62 m. 40) et 20 pieds (6 111.) aux Iravées. G Poste d'observatioil, 18 x 18 pieds (5 in. 4 x 5 m . 4) c1 i10 pieds de haut (33 m.). (( L'usine est si tuée à une altitude suffisari te pour permetlre i l'eau des condenseurs, S leur sortie, d'irriguer les terres basses plantkes en cannes; cette eau clonne de 6 S 12 millions de galloiis américainspar vingt-quatre lieures (262 li t. a 524 li t. par secoude), et emporte avec elle tous les résidus de l'usine.
75 % 209 piecls (22

Machines.
(< Moulins. - Il y aura trois jeux de broyeurs, se composant chacun d'un neuf-cylindres, avec des cylinclres de 34x78 poiices ( m. 85 x 1m. 95), et d'un défibreur Rrajewski-Pesant av0c cles O cylindres de 2f3x 72 pouces (O 111. 65 x 1 iii. 80); daris l'un deu jeux, le neuf-cylinrlres et le ddfibreur seroiil actionilés par deux inachines iiidépendailtes, et daiis le deuxidme, par une seule machine Corliss de 30 x 60 pouces (O iii. 75 x 1 nl. 50), au moyon d'engrenages solitlaires. 0 1 ne sait encore celui des deux 1 systèmes qu'on acloptera pour le troisieine jeu de b m y c u r s , Tous Ies engrenages sont des engrenages a rouets, avec jantes et pigiions en acier, et les niachines inotrices, type Corliss, onl

ull cylindre de 30 pouces de diamètre avec une course de 60 Pouces. Chaque inoulin est muni d'un rkgulateur hydrau1 lique k pistons, de 1 pouces (O m. ZJ75), et d'un accumulateur jndkpendant avec une pompe puissante. La pression appliquhe variern de 370 a 385 tonnes (335.000 3 350.000 kg.) sur le premier llloulin, et de 4i0 h 425 tonnes (372.000 385.000 kg.) sur le koisième, a cliaque moiilin est adapte u n filtre à jus automatique clui conduit le jus filtre à une pompe indépendante. Une grue mobile en acier, de 15 tonnes, au-dessus de chaque jeu de moulins, peut se déplacer tout le long du htdiiilent de l'usine, desservsnt loute la inachinerie. (( Chaque transporteur cle canoes est muni d'un dêchargeur automaticpe, qui prend la canne des magons pour ia mettre sur les transporteurs, des deux côtés; tous les wagons chargés passent sur une balance avant leur entrée dans l'usine et aussi une fois vides A leur sortie. Le système de voies, dans l a cour, est parfait ; i1 y a place pour 2.000 tonnes de cannes sur voies pczrallèles, Iégèrement jnclinées d u c6tb de l'usine.
(c Génkrateurs. Uans Ia chaufferie çont jnstallées deux batteries, chacune de dix chaudières, entre lescpelles se trouve une platc-forme h bagasse de 80 pieds de large et 133 pieds de long (18 m. x 39 m. 90), contre les rnoulins et au inême niveau que leurs planchars. Le type de génerateur est celui ordinaire, a tubc a luinbe, d'un diamètre de 7 pieds et de 20 pieds de long (D.=2 m. 10, L. =6 m.); cliaque chauclière a environ 2.900 pieds carres de surface de chauffe (270 ni9). La g i l l e est ÈL gradins avec cles barreaux horizontaux, et la proportion de la grille à Ia surface de chauffe est d'environ u n A soixante; le tirage n'est pas force, les foyers sont construits assez loin de la iaçade pour permettre a la flamme bien claire d'atteindre toule la moitié inférieure des chaudières ; Ia flamnie revient ensuite a travers cles tuùes de 4 pouces ( nl. 10) clans une boite (uptalíe), rivée O à llavant et pourvue d'un registre; ces boites ont leur extremite supéyjeure riv& a la partie inferieure d'un canal en ler ordinaire, pla& le long de l'avant des chaudières, pour conduire le

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CULTURE DE L A cANNE

gaz de combustion cle cllacune des batteries de dix chaudikres aux cheminees. (c I1 y a deux cheminiies, une pour chaque batterie cle chaudières; elles sont faites en plaques d'acier e1 borcl6es de briques à l'intérieur; le diainètre est de 12 piecls 6 pouces (3 m . 7 9 , et leur hauteur de 180 piecls (54 m.) au-dessus de Ia surface de Ia grille; elles se souliennent sans câblcs. (c On a laissé de la place entre la dernière chauclière el Ia cheminée pour installer, dans la suite, un éconoiniseur si cela etait nécessaire. Chaque chaudjcre peut être isolée sails illterO roinpre le travail des autres ; les tubes de 4 pouces ( 111. 10) peuvent étre nettoyés par devant et par derrière. La bagasse va des moulins aux chaudières sur cleux transporteurs liorizontaux mécaniques, clesservant chacuil une des rangees d e foyers ; h bagasse est partagée automntiquement cntre les deux transporteurs, elle lieut aussi Btre c.,nvoyéc toulc A une seule britterie, qu'elle provienne d'un jeu de moulins ou cles t r o i , ~s,~ i v a i l t les besoins ; ces transporteurs et les mécanismes acljoints sonl actionnés par deux petites inacl-iines speciales. (c Les transporteurs ont, au-dossus des ioyers, des trapyes par lesquelles passe la bagasse ; cle là, celle-ci tombe soit clans les alimentateurs automatiques des foyers ou, si l'on n'e11 a pns besoin, sur la plate-forme S bagasse, plus tarcl on inslallera un élévateur pour enlever automatiqueinent le surplus ile bagcissc e t la déposer sur un transporteur horizontal supérieur, qui passera une seconde fois au-dessus des loyers afin cl'être bríilee avec de la bagasse fraiclie ou briiler seule penclanl les arrêls momentanés des moulins, eii économisant toute inanutenlioii bras d'homme. (c Chaque foyer est pourvu d'un alimeiitateur autoinaliqur: avec une trappe qui, s'ouvrant et se reierniant a iiltervalles égaux, assure une alimentation convenable ; o11 a inenagé aussi une Porte de chauffe au niveau cle Ia plate-formr! h bagasse, afin de Permettre de chauffer a la nlain si, par accicleilt, des Lrans~ o r t e u r de bagas= sont arrêtés. Deux hoinmes peuvont cllnufier s facilement les dix chaudières d'une batterie,

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(( DBfhteurs. Lo jus rnélangé et dilue des moulins sera l l o r n ~ éPar trais llon1llos a jus cloubles, & action directe (une p o u r chaque inoulin), ct versé dans une des tr0i.q petites cuves nd hoc placees RU point le pius P:ievé du bâtiment de dé[écation, ; L U - ~ ~ ~ S S U e trois balances h jus, & enregistremont autonlatique; dS aut~matiquelllentaussi les balances prélèvent des échantillons p d e jus, a l'ai~ollde S ~ X a r minute. De 18, le jus tombe dans une des quatre CUveS a cllaulcr, dont la cal~acité calculée pour lui est permettre d'y rester enviroil vingt ininutes après avojr 6th traite a u lait d e cliaux. De l'air sous prassion ai.rive par un tuyau perioró, placé 5 l a partie ini'8rieure de chaque cuve, et agite t co~istan-iincil le jus. T~escuves nécessaires pour Ia. dilution, le inelaiige et le Bltrage d u lait de chaux sont placdes dans une cliambre c l o ~ eau-dessus cles cuves h charbon, afin de perrnettre , a u lail de cliaiix clc toinber e n quantités clélerminées ilans ces cleriiièves cuves, juste ali-dessous; uii élbvateur hydraulique enleve cle terre les barils d e clzaux. Le jus chaulé arrive clans u n ou deux résorroirs, d'ou i1 est exlrait p a r une des trois pompes doulsles i action directe, placées p l u s bas. S u r le même plancl-iei. que les cuves h chauler sont les trois appareils cornplets de défécation i haut clegré Demjng, connus s o u s le numero '7, se coinposant cliacun d'un corps absorbeur (absorber) el de d e u s digéreurs (digestors). Le jus cl-iaule est forcé par les ponipes ci-clessus, une pour chaque nppareil, h travers les absorbeurs et les cligéreurs, d'après le proc8dé ordinnire, h Ia vitesse de 70 pouces environ par seconde (1 111. 751, afin cle inaintenir les tubes propres. Et après avoir été souiilis A uile cl-ialeur convenable, 230 à 260 Pahrenheit (115 a 127 c.) et yefroidi d e nouveau à 300 F. (93 c.), le jus entre dans les décailteurs conliiius Domiilg. I1 y a trois jeux de ces d h n l; tcurs, ~ 1 p1a r a l ~ l ~ a r e icliacuil comprend trois grandes cuves a iol1d conjcpc, avec des eôiies intérieurs perrnettant au jus de slkcouler doucemenl e t ti'une fac;on continue. Ces d h ~ ~ n t e u r s peuveilt ionctioilner e n série ou séparément; on a insta118 ces tip~areilç Dem iiig cle iaçon qu7un,deux ou trais de ces a ~ ~ a r e i i s lieuvent [ollctioilner suivant la quantité de jus 8 traiter.

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Filtrage du jus. - Sur le parquet, au-clessous cle I'appareil Deming, est install8e une batterie de íiltres à sable irikcaniqiics, eil deux rangées de dix Iiltres l'uile. Ces filtres consisteiit eil dcs cylindres verticaux, contenant chacuii environ 20 piecls çubes (566 lit.) de sable et munis d'uil tube central eil acier li11 pcriore; un certain noinbre d'anneaux plac8s près cle I'enveloppc (lu I;iil.)o einpêchent les accumulations de sable conLre les pakois. Le jus, en partie decanté, provenanl: d'une cuve d'aliinentiitioi~ sitiihc 12 pieds (3 111. 60) plus haut, entre au foiid. et remplil: l'aspnce entre les ailneaux, se irayant uil clieiniil à .travers le sal.il(-! jusqu'au tugau intérieur, dans leque1 i]. se précipite ele tous cOtRs ; jusqu'à ce que le sable soi I saturc ele sale.Lé et einpl:che le pissage du jus. Le jus part des filtres limpide et clair, o.L vn par uii tuyaii aux quatre bacs d'aliilieiltation placds h eiiviroil 20 pictls alidessus du plancher des Bvaporateurs. (c On lave cl'aborcl le siible sali jusqu'i ce que I'eau tle Iavagu n'inclique plus de sucre, puis on ouvre la portc iiilél9eure ct l'cau précipi te le sable clans une inacl-iine a nettoyer, coilstruita sous forme d'un tambour incline B rotatiori ; le snble est i~iitomatiquement enleve cle la partie inierieure dii taiil11c.iur jusqu'li un r8cipimt au-clessus cles filtres, d'où iles wagons ciloulanl: au-dessus cles filtres clistribuen t du sable propre ld OU u'c!i;t nécessaire. Toute cette opératioil pourra ktre faite par trois manceuvres.
(( Evaporateurs. - 11 y a d.eux Bvaporateurs chncun pouvaiit r8duire en vingt-quatre lleures 500.000 gallons ninericnins clc jus (78.700 lit. l'heure) de 15 brix h 54 11rix (8 B. 3 ii 29 13. 3), (:li employant seulement Ia vapeur cl'echapperileiit L 5 l i v w s ('I(: pression (362 gr. par cni') dans les preinikres caisses. Css bvnporateurs, clu type a soupapes automatiques (c Lillie D, soiit Cios quadruples effets pouvailt Ponctioniler avec cinq, six, sopt iíI: même huit caisses, toujours d l'aide de Ia vapeur d'éc'h~gpiii~i(!iiI; dans la preniière caisse, si on y irouve avanttige. Cl-incluo quadruple effet a un conclensateur et une pompr? A, vicle cloiil~le, ti manivelle et volant, travaillant d'al~rès1e systb~sle(( soc )) ; 1 ~ s

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foncls des condensateurs sont à cnviron 34 pietls (10 ri]. 20) audessus de I'eau cles dernières caisses. - A chaque appareil est adapté u n régulateur de densité automatique, qui assure Ia densité constanle du sirop; lorsqu'il quitte l'a~ipareil,le sirop de chaque appareil est envoyé a I'aide d'une poriipe sphcials double h action directe, dans un conduit principal plac6 audessus des cuves d'attente des vides. Appareils a vides. - Ils sont places sur le niême niveau que l'appareil Deming. On installera six vides, pouvant faire chacun trois fois 30 tonnes de Sucre en vingt-quatre heures. Cliaque vide est pourvu de quatorze serpentins de 2pouces et demi de diainètre (O m. 062) dans lesquels peut entrer soit d e la vapeur directe de 42 livres (2 kg. 9 p a r cm') de pression, soit de lavnpeur d'échappeinent. Les portes de décharge ont 30 poiices d e diainètre (O m. 75), et il ). a entre elIes un intervalle Iranc d e 5 pouces. Les condensateurs sont tres grands, et chaque aliparei1 a u n reservoir d'eau indkpendant, sem blable i celui des éval~orateurs, ce qui lui permet de fonctionner d'après le systèrne (c sec 1). - A chaque appareil et sur son plancher corresponù une poinpe a vide indépendante du type siiiiple a action directe sous le controle immediat ilu cuiseur. Tous Ies-vides sont reunis a leur partie inferieure par u n tuyau de 6 pouces (O ru. 15), avec une soupape a chaque appareil, ce qui perrnet, a I'aide d'une ùisposition speciale, d'envoyer dans un autre quelconqua des vides une partie de Ia cuite travaillée.
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Cristal1iseurs.- Onemploiera seulement douze ci.istalliseurs, mais pour les bas produits; cependant i1 y a place pour une installation maxiina de trente cristalliseurs semblables; ils sont du type fermé a eilveloppe, avecun agitateur intérieur à spirales, laisant un tour et demi par minute. La capacité de chaque cristalliseur est d'environ 1.500 pieds cubes (42.400 1%) ou 20 pour 100 de plus que la capacité d'un vide, de sorte qu'une cui te complete remplj t à peine un crjstalliseur. La masse cuite entre dans un iles cristalliseurs au moyen d'un système de gros

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tuyaux, et vient dans ùes malaxeurs au-dcssus des turliines, au moyen d'air comprimé introduit daiis le cristalliseur forme et agissant sur la masse cuite. Une machine Compound A tiroir actionne, par des contre-tiges, les agitateurs et suffira pour toutes les installations de cristalliseurs à venir. Ces oristalliseurs sont installes avec uii systèine complet cle tuyautage pour vapeur, eau, mklasse et air, et ils sont très bien construits, avec intérieuipariaitement circulaire muni de rivets affleures qui permettenl: a un racleur B spirales de toucher toutes les parois interieures, empêchant ainsi Ia formation de clépôts et de crofites de sucre.
(( Turbines. - On installera trois Liatteries de h u i l turbincs et chaque batterie sera aliinentbe par un nialaxeur de diinensions suifisantes polir lenir la cuite entiere d'un des vicles. Ces lrois malaseurs sont séparés par une cloison munie cl'une porte, qiii permet da travailler trois sortes cliverses de sucro eii inhnc temps, ou, s'il en est besoin, une seule sorte avec tous les malaxeurs. L'installation coinplòte consislera donc en viilgtquatre turbiiies, chacune cle 40 1)ouces ( i in. x O rn. 60) cle tliamêtre et 24 pouces de proiondeui., actionnées par des moleum ti eau de Pelton, avec deux becs fixtk au soinmel des axes. C11acpe jeu de liuit turbines sera commande par une pompe speciale h pression, munie de cylindres ayant 22 pouces (O 111. 55) pour lii. vapeur, 12 pouces (O i11. 30) pour l'eau e t 24 pouces ( rn. 60) de O course, clu type double à action directe. Cllaque poinpe l~relid l'eau cl'une cuve, oii elle retourne après avoir servi au iiiolour des turbines, pour être utilisée à iiouveau. Lu pression ulilo de l'eau sera de 160 180 livres ( l i kg. 5 à 13 kg. par cmP)par pouct: carr6, et chaque turbiiie séchera environ 3.000 livres de sucre (1.360 kg.) par heure. Les égouts iront dans quatre grandes cuves, ohacune pourvue de serpeiitins perforés, a travers lesquels l'eau ou Ia vapeur peut être iiijectée dans les égouls. Deux poiiipes séparées enlèveiit ensernble les égouts clilués de ces cuvos et les font passer clans un des bacs d7aLtenle cles vides placés s u i le inême parquet qu'eux, de l i on peut les conduire dans un cles vides ou un des cristalliseurs.

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(í Malaxage et Refroidissement du sucre. - Le sucre sorti des turbines tombe s u r u n transporteur Iiorizontal A hélice qui le transmet a un élévateur a godets pour être port8 H une hauteur coiivenal~le. l'élévateur, le sucre tombe sur un ventilateur A De grande vitesse de rotation, qui le jetle contre un écran en brisant tous les gazons, mklangeant et relroidissant !e sucre avant qu'il se ramasse dans u n récipient à eniballer; muni d'uii lond en biais avec quatre ouvertures, à prmimi te desquelles les machines à emballer et à peser sont plzcées. Tout le ler en contact avec le sucre est galvanisé, et 1e récipient à emballer est bordi de leuilles n d e tôle galvanisée. O est e n train ù'installer iin mélangeur et . relroiclisseur par jeu de liuit turbines. (( L'appartemeiit pour recevoir le sucre, en-dessous des turbines et des récipients 6, emùsller, est d'une contenance de 20.000 sacs de Sucre ou 1.900 tonnes environ ; laproduction niaxima moyenne par jour est de 8 i 9.000 sacs. La locoinotive passe dans la chaiiibre a sucre, dont le plancher esl a u niveau du fond des wagons, et on peut charger en une seule iois une surface de 200 piecls de wagons, sous l'abri des hangars.

Filtres-presses. - Les filtres-presses se trouvent avec ia délécation tlaiis un bâtiment separe. Les cuves d'attente des écumes sont situées RU-clessousdes bacs décanteurs, de telle sorte que les residus et les e a u s de lavage contenant du sucre y tombent naturellement. Deux pompes doubles à plongeurs en extraient les rksidus clilués et traités h Ia chaux de ces cuves et leu font passer par tleux rangées rle tuyaux à deux rangées de filtrespresses. « L a place est reservée pour une installation totale de vingtquatre filtres-presses cl-iacun cle 1.000 pieds carrés (93 ma), et pour la première camliagne, on cn a installé hui t de ce genre. 11s sont construits h cleux issues a u centre et munis d'accessoires à laver. (í Les gkteaux d'ecuine solides tombent du fond cle ces presses, en traversanl le parquet, dans deux transporteurs à hélice, un par rangée de presses; les écumes sont rejetées a u dehors (lu
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batiment, dans ùes wagons étanches, qui les coiiduisent aux champs comme engrais. Les toiles a presse sales vont par uii glissoir au rez-de-cliaussée, ou elles sont nettoyees et lavkes dans cleux cenlrifuges en metal. Une fois propres, un élévateur hydraulique lcs rainène aux filtres.

Approvisionnement d'eau. - Çet approvisioiinenicnt es t évalue de 13 h 12 rnillions de gallons americains par vingt-quatre heurcs (262 à 524 lit. par seconde), selon la productioii journalière. On n'a pas l'iiitention d'employer les eaux refroidies. L'approvisionneiiient sera pris dansun canal d'irrigation, eloigné de 2.000 pieds (600 m.) de l'usine, o t à 15 pieds (4 m. 50) nu-clessus du niveau clu rez-de-cliaussée; on installera uii grancl rkservoir ciiiientk pour eau chaude, dans leque1 se reuniroiit toutes les caux cle conclensatioii des coiidenseurs des vidcs et des evapoi*ateurs. Comme on n'a pu abaisser ce réservoir, afin cle pouvoir recueillii les eaux, i1 a iallu placer le I ~ a sdes coiiclenseurs a 34 piecls (L0 111. 3313) au-dessus de l'eau de ce bassin, pour assurer Ia hauteur barométrique iiécessairc: au travail A sec des vicles. Çes eaux perdues de condensation, avec toutes celles drainées dans l'usine, se videront d'elles-mênies dans un canal principal q u i les conduira à l'irrigation des champs situés au-dcssous da l'usi ne. Pour parer aux cas ou les champs supericurs ont besoin d'irrigation, on a installk, sur le réservoir, une grande pompe centrifuge actioniiée par une inacliine Compound à actioii directe et qui, par un tuyau spécial, élève l'eau a uii canal cl'irrigation situé un peu plus bas que le canal d'approvisionnemen t et a une nioinclre distaiice de l'usiiie ; aiiisi, toute l'eau employbe par l'usine retourne à l'irrigation.
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c( Tuyautage. - On a dii reniarcper, dans la description cidessus, que les installatioiis de rnachiiies ont ete faites, autaiil: que possible, eu trois unites, chacune d'une capacite cle 1.200 tonnes environ cle cannes, ou 150 a 170 tonnes de Sucre eri vingt-quatre lieures. Lcs systèmes de tuyaux correspoiideiil B

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Ce principe fondamental, c'est-à-dire qu'une des unjtkç, nu les deux autres, Ou toutes, peuvent travailler erisemble, Pour la Wocllaine cainpagne, COmnlen~ant janvier 1902, on installera en deux unités avec lesquelles on travaillera; la troisième sera ajoutée plus tard, lorsqu'oii en aura besoin. Les tuyaux princip a u x des chaudihes auront une pression de 110 livres (8 1cg.j et communiqueront avec tous les moteurs, l'appareil Deming ,) e t les serpenlins des vides. La vapeur d'écliappenieiit de toutes les inacliiiies sera coiidui te aux multiples-eflets, l'appareil J h n i n g e t aux vides. L'eau cle condensatiori de la vapeur directe sera pompde vers les chaudihres, et celle de Ia vapeur d'écliappem e n l vers un bassin d'eau chaucle, ou une cuve a plusieurs cornparliments, que l'eau traversera douceiiieiit, en separnnt l'huile qu'elle contient, avant d'enlrer clans les cliaudières par les pompes d'alimentatioii. « Combustible. - 0 1espère qu'avec I'emploi de l'eau de nlace1 ralion portée A environ 15 & 20 pour 100 du jus normal, la quaiitité de lriagasse des niouli~is suffirn anipleriient à procluire la vapeur pour la marche de l'usiiie entière pendant toute Ia coupe, sans irilci'ruption, y conipris le po111pag.epour I'irrigation d e L'eau de condensation abaiidonnke. Néannioins, les deux générateurs de chacune des batleries ont eté pousvus de fopers proml~ ten~eilt transforinables, le cas ecliéanl, en foyers hcharboii, avec cles barreaux horizon taux.

(( Le systeme cl'dclairagc se coiiipose de cinquante lainpes incandescentes rle soixante-quatre bougies chacune, munies de rkflecteurs et altachées à des poteaux, près des voies de garage, ainsi que de quatre cents lanlpes de seize ùougies dans les batimciits. L a machiile est a grande vilesse, & régulation automalique, e n coniiexioil directe avec la dynamo, h potentiel constant. Tous les nccessoires, fils, conducteurs, etc., sont du dernier

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Ateliers.
(C Les inacl-iines-ou tils à fer et a bois, clans un I~âtiment séparé, sont mus par la vapeur ; l'installation comporte cles toiirs, clcs raboteuses, des étaux iirneurs, clcs machines ù percer, à en-iboutir, j couljer les tuyaux, etc., de façon h faire toutes les réliaralions évei-ituelles, sauf celles des cglindres des moulins ct de ln fonderie. Le plan de cettc grande usine h Sucre a été étudié e1 i.,tabli par la Société Honolulu IronWorlrs Co, constructeurs et conseils de la Hawaian Commercial et Sugar Co, ct le travail cl'installation est aujourd'l-iui à peu près termine d'après le plan. La promièrc réunion a été tenue en avril 1900 entre M. H.-P. Balwin et M. J.-B. Castle, representant des propriétaires, M. J. Lowic, le directeur général, et M. C. Hecleman, directeur cle la Compagnie Honolulu IilonWorks. Les travaux de fondations iurent acliveinent commencés e n janvier 1901, sous la direction dc J.-N.-S. Williams, qui avait eu auparavant i surveiller le travail cles ateliers d'Honolulu, et tout fait prévoir que l'on pourra rouler dès janvier 1902. Les cl-ieininées, les grues mobiles et les b6,limenls onl 6th conçus, construits et installbs par MM. Mililren Bros, clc NewYorlr; le premier moulin h neuf cyliiidres, par ln Coinpngnie Fulton Iron Worlrs, de Saint-Louis, le seconcl, par ln Coinpognie Honolulu Iron Worlrs ; les cleux défibreurs, par ICrajcwslriPesant Co, de New-Yorlr ; tous les générnteurs, par la Compagnie Deming Honolulu Iroi-iWorlrs ; les appai'eils Deming, par I<.-W. New-Orléans; les balances automatiques jus, par ln Compagnie Honolulu Iron W o r k s , comme aussi les filtres i sable ; 1'8vnporateur Lilie, par la Compagnie Sugar Apparatus Manufacluring Philadelphie; les appareils ti cuire et les crislnlliseurs, par la Compagnie Icilby Manufacturing Clevelancl; les turbines, par Ia Compagnie hmerican Too1 e1 Macliine, de Boston ; les filtrespresses, par la 8ocié té 8tilwell-Bierce e t Smi tl-i-Vnile,de Dayton;

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les bacs, la tuyauterie et leur agencenlent, par la Compagnie les ; Honolulu Iron W O ~ ~ S pompes des genérateurs, par la Société Gáo, I?. Blalte Manufacturing New-Yorlr; les yonipes d'extraclion des eaux condensées des évaporateurs et les pompes jpression pour les turbines, par Guild et Garrison, de Broocklyn; leç ponlpes cl'extraction des appareils à cuire, par l a SociétB Geo F. Blake, de New-York ; tous les transporteurs et élévateurs de bagassi: et de Sucre, par ia Sociélk Linlr Belt Machinery, de Chicago.

U s i n e d'Olaa

The Hatuulnn Plantei-s M o n t h b , deceinbrc 1901, pnge 564.

Capacite.
Cette usine est destinée B manipuler, Ia première e t la seconde année, de 1.200 a 1.300 tonnes anglaises de caniles e11 vingt-quatre heures, avec une production quo1;idienne d e 160 h 180 tonnes de Sucre. Touteiois, les bâtiinents sont coiistruits avec I'espace et les dimensions utiles pour permettrc, dès qu'il en sera besoin, l'installation cl'uii surplus de inachines, doublant la capacité journalière dont nous venons cle parler.
c(

Bâtiments.
« Ces batimen ts consistent en une construclion, coinprennn t Ia salle des moulins e t Ia salle des générateurs, u n b â t i i n e n l pour la défkcation, un autre pour la cuite et l'évaporation dans le vide, la cristallisation et le turbirrage, uil troisième pour I a mise en sacs des sucres, et uil llangar pour la voje l e r r b e . Toutes ces constructions sont réunies et lorment une u s i n e d o 51.550 pieds carres de surface couverte, 1 acre 3/10 (4.640 inY.). Les dimensions générales sont les suivantes :

Lurigueur

Largeiir

Ilniiteiir sr~iist r a ~ ees

Salle des moulins . . . . . Salle des genérateurs. . . . Butiment de la cleiécatioi~ . . id. de l'evaporation. . Magasin i sucres. . . , . . Hangar de la voie f e d e . . id. d e transporteur. . . T o u r de surveillance . . . .

i00 pieds 8'7 -

126 140 143 140 119 -

'i0 pieds 40 91 91 40 -

20 3!1 10-

-

26 piecls 2G 36 'i0 34 14 20 iO0-

c( La charpente de tous ces bktiilients est en acier; les toitures et les c6tés sont en t81e ondulée et galvanisée; le sol est eii Iséton ; le plancher, pour la bagasse, en plaques d'acier sur arnlatures de poutres de mêrne métal en forme dJI; le parquet cles filtres-presses et des cristallisoirs, en ciment arme; celui des turbines des appareils h cuire'et de la salle des macliines, en lames de bois s u r lambourdes d'acier. Tous les escaliers, Loutes les balustracles, les porles, les ventilateurs si tués au sominet des toits sont en fer. On peut donc dire que I'usine est pratiquernent à l'épreuve du feu. Sa situation est telle que Ia canne y arrive spi t par rigoles a eau, soi t liar voie ferrée, et que l e s trains clc la Hjlo R . R. C:o peuvent traverser le hangar d'embaiqueinent, permettant ainsi de cliai'ger, à couvert et en m & m etemps, les sucres sur une file de wagons de 140 pieds, ces wagolis agant leur plate-forme au niveau du inagasin h Sucre.

Machinerie (pour la capacité actuelle).
Moulins. - Les appareils dJestraclion coiisistent en un inouljn B n e u i cylindres cle 34 x i8 pouces. Ces trois tricylinclres sont comilianilés par une transrnission comniune, dont les roues d'engrenage sont en jantes d'acier et les pignons et les couronnes e n acier plein. Un moteur unique du type Corliss D, d e 28 pouces cle diametre x 60 pouces de long ( O in. 70 x l in. tio), conduit le jeu de iiioulins entier. Un
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défibreur de cannes du syslèine Iírajewslri, cloi-it les cylindres mesurent 2 6 x 7 2 pouces (O m. 65 x 1n-i. 80), précède le preinier tri-cylindre ; i1 reçoi t le inouveiileut d'une macliine speciale qui conduit un autrc moteur (( Corliss n de 18 X 42 pouces (O m. 45 x 1 r .05). Les ii-ioulins sont inunis de régulateurs h n pression hydraulique avec pistoils de 1 pouces. Chaque mouliii 1 possède un íiccumulateur indépendant c t une pon-ipe d o pression. La pression sur les deux premiers moulins est de 370 h 380 tonnes et de 410 à k25 sur le dernier. Les jus, i leur soplie des nloulins, passeront dans uii tarnis autolilatique e1 de h, après avoir été mélangés et purifiés dans un hac silué eii soussol, seroiit refoulés par une poi-i-ipe clouble 3 aclion directe jusqu'au point le plus eleve de la salle de dciécatioti. Un pont roulant, porteur d'une grue cl'acier de 15 tonnes et i-i~aiiccuvré d'en bas, peut circule^ dsns toute la longueur de la. salle des moulins, au-dessus des macl-iines. Le transporteur de cannes est pourvu d'un décliargcur automatiquc, fonctionnant des deux cbtés L ~ U transporteur. C)uand Ia canne n'arrive pas par la voic ferrée, mais par voic d'eau, elle glisse de l'extrémi té inférieure clu caiial sur le traiispo~teur, tandis que l'eau, sans atteindre ce dernier, s'écl-iappe par uil treillis de fer et se rend, en traversant une séric de tainis, dni-is un réservoir placé tout près de la pompe d'alirn~nlalion clolit nous donnerons plus loin la description.
(c GBnérateurs. - I1 existe dans cettc usine une batlerie cle sept générateuis à tubes ci fuinée, de 7 pieds de cliain;3Lre s u r 20 pieds de long, mesurant chacuii 2.900 piecls de sui~iaccdo chauffe. Leurs sept fourneaux ont chacun 5 pieds 9 pouccs tlo large, et la grille est clu modèle ordinaire A gradins, lerminée en bas par un plaii assez restreint de grillos horizonlales. Le rapport de la surlace de grille ti 1s suriace de cliauUc esl: environ de un à soixante. I1 n'y a pas de tirage arlificic?l. Les iourneanx sont construils un peu en avant des cl-iaudières, pour permettre à tout le fond et aux flancs des généraleurs clc recevoir une flamme claire, qui revieilt sur le devanl par des tubns

de 4 Pouces de diametre clans une Doite i Iuii~Cc,rln I ~ I -cr:ll,?-,!i i ; adaptke a 1%partie antelbieure,recueille les g i z de conibu.;tion et les dirige dans un couloir égalenient en fer, coiiiiiiun i tilui, les générateurs, et aboutissant ti Ia clieminee. (;liaque baile i, Iuniée est munie d'un registre perniettant 1'isoli:iilerit ~l'linoii de plusieurs genérateurs sans entrnrcr le Ionctioniienient des autres. 011 a laisse de la place entre la derniGri? c1iaiidiL;re et ln clieminee pour u n econorniseui. de coriibustil~le,si une tctlle installation ilevenait nkessaire. 1)ni.r~lc iriur ilu l~atiiiieiit, clerrière chaque g h h t e u r , un a m6n;igk un vo2et eIi Ier {i roulenient qui licrmet de riettoyer les tubeç aussi rapicleine~itliar clerrière que par devnnt. La clieminae iiiesure 10 pie~lsde diamètre et 150 pieds de liaut; elle est en acier, duulilt!e de briiliies et se tient sans le secours d'aucun cbble. c( La bagasse, h sa sortie du dernier rnoulin, est portke jusqu'ii u n transporteur horizontal, placé au-dessus ties fourneaus. Sur chacun de ces lourneaux, une trappe est pratiqu8e dans le traristombe en quanli te voulue pai ces t ~ a ~ ~ l i e s , porteur e t Ia l~agasse qu'on manceuvre dlen bas, s u r une plaque riiobile qui l'enroie soit dans les alirnentateurs auton~atiques, soit, çi on ii'en a pas besoin, sur la plate-tornie ad hoc en face des gknerateurs. Cette pla te-forme est dc niveau avec 10 dcgrd supkrieur tles grilles h gradins, et une porte spkciale, izzénagee dans les luurneaux, , pernlet de cliauffer i main d'lioniriie en cas ü'al.ret teiiiporaire des moulins. L'alimentation automatique coilsiste en tl'61liie~de fer munies chacune de « portes-trappes » fonctionnant automntiquement, qui s'ouvrent et se relerment a des intervalles ré@liers ou qui reçtent ouvertes tout le temps, h volontk. r n n10kur indépendant conduit tous les transporteurs.
c( Défécation. Le jus nu vesou, dilue et rnélangt2, est reIoul& à la sortie des moulins dans un petit rkservoir plack au-dessus de la balance automatique. Celle-ci enregistre le poids deç jus qui 1~ traversent, rejetaiit par intervalles reguliers des echnritillons pour l'analyse. Le vesou entre ensuite dans l'un des trois recipients circulaires de cliaulage, d'une contenance de

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CZILTUI1E DE L.4 CANNE

5.700 gallons chaque. Un tuyau cl'alimentation coiitenant du lait de chaux à une densité delerminée, verse par doses reglées le lait de chaux dans les jus, tandis que d'un tuyau perioré, place a u lond de cl-iaclue bnc, s'écliappe cle l'air comprimé qui niaintient les jus en une agitation coiistantc. Praliqueiileill, dans un des bacs s'ecoule le lait de cliaux, tanclis que le seconcl récipient s'emplit et que le troisième est eil pleine operalion, le lait de chaux, pon-iph des recipients où s'éteinl la chaux e t où se fait son melangc, est lance dans les tuyaux qui le conduisent aux 11acs et le ramènent sa source, en un courant constant, dont le but est dc prevenir toul dkpôt de la tiiyautcrie. (r Le jus cliaiile entre alors tlans le bac cl'uile pompe de circulation qui l'envoie k l'appareil de clarification Deining. Celte pompe est double, i action directe, clle reioulc les jus dans l'absorbeur et le digéreur d'un apljareil Deming nunibro 7, avcc une vi tesse de 70 pouces par scconile pour prevenir lout tlél)6t dans les tubes. Après rtvoir eté porle dans le digéreui. C1 la température de230 S260F., le jus est ramen6 clans 1'al)sorbeur i 200I"., puis dcchargé dans le coinpartiment exteime cl'un ùac à d6cantation contenue ilu syst6me Deining. Aprhs avoir Lraversé le compartiment interne, le jus, alors en parlie reposé, pénètre par u n tuyau d'alin-ieiitation c*ommun,clnns l'un cles seize bacs de décantation air libre, inesuran t cl-iacun 7 pieds do diainè tre et 1.200 gallons de capacite. Le jus peut êtce aussi envoyé directement dans ces récipients h sa sortie de l'absorhur sans passer clans le bac à décantation continue, si on y voynit cpdque availtage, no tammen t s'il avait cessé de bouillir. Aprhs repos, le jus clair est soutiré sous le cl-izipeau 1) au moyen d'un luyau en cuivre attaché à un flotteur de inême mklal dont esl niuiii cl-iaque bac, et i1 slécoule par pesanteur dans le rêcipient d'attente du quadruple effet, cl'une contenance cle 4.000 galloiis, placé au-dessous de l'étage des dhcanteurs, et 15 pieds 8 pouces eii eharge sur le quadruple-efiet. On n'a 1x3s encore mis de filtres mkcaniques, la place leur est réservéc, pour le cas OU ils deviendraient necessaires, direclement au-dessous des bacs décanteurs. Tout l'appareil de chaulage, de clarification

et de décaiilage d u jus se trouw plac6 sur un pnlier, reli6 direi:tement à celui des appareils i cuire par u n pont et quclques; degrés.

Évaporation.- 0 1 emploie dans cette usineun quarlriiplc cifet 1 de Lillie, pouvant porter en vingt-quatre heures 350.000 galloiis américains de 15 brix 50 brix et ne recevant que iJe la vapeur. d'échappement a 5 livres de pression. Cet nppareil est muni d'un vaste collecteur d'liuiles place dans sa cunduite de vapeur, ainsi que d'un rSgulateur de derisilé auton~ntiquene livrarit du sir~ip qu'a une densite fixe et constniite. L'élévntion ilu coritlenseur perme t 5 Ia colonne d'eau barometrique d'assurer Ia marche de Ia poinpe a air sec. Cette pornpe est du type double i manivelle et B volant. La clairce est ponlpée par une pompe double h action directe et lancke clans un tuyau principal d'alimentation placé s u r les bacs d'attente des appareils i cuire, situ8 sur le palieiq même de ces appareils. Appareils à cuire. - Les chaudières sont disposées B uno hauteur telle que leur masçe cuite peut tumber dane les cristalliseurs, de ceux-ci dans les malaxeurs plilcés au-dessus des turhines, par le siinple effet de ia pesmteur, et encore le sucre des turhines dans les sncs reposant sur le sol des niagasins h sucre. (( De la plate-forme des appareils, o 1 a donc une vue alisolu1 ment degagée sur tout le bhtinient de dBfécation, sur le quadruple effet et Ies nppareils à cuire, sur les turbines et jusquc sur le sol ou l'on ensaclie les sucres. n 11 existe pour le rnoment trois clinuclikres & cuire, mais on a laissé de la place pour leur en adjoindre deux autres, ces cliauclières sont toutes serilblnbles ; chacune renferme ilouze serpentins de 2 pouces et demi qui fournisserit 5 peu prGs 1.000 piecls carrés de çurfnce de cliauffe. Chacune d'elles peut doniier en vingt-quatre heureç, en cas de besoin, jusquYi trois cuites directes de 25 tonnes de sucrr! sec. Les serpentins en~ploientde la vapeur directe h 40 livl.es, ou simplement de
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la vapeur d'écbappeinent a 5 livres. La valve de décliargenient dos cha~idièrcs 30 pouces de diamètre. (Iuaill aux conclenseurs, a ils sont h o r i n e s et placés assez haut pour assurer Ia colonne d'eau baromélrique suffisante, entre leur base et les récipicnts fermés, placés à l'étage inférieur. Les poinpes à air sont à action directe, cl-iaque chauclière eri est pourvue d'une, placCe au iiiBinc niveau que l'appareil et par conséquent sous le conlr0le dirccl du cuiscur. Ces pompes travaillen t tou tes & sec. u Les coi~densations des serpcnlins qui reçoivent de lavapcui. directe sonl recueillies h l'elage inférieur clans u n recipieill fermé, tl'oil la vapeur va rejoinclre Ia conduite principale des vnpeurs cl'échappement, tandis que les eaux cl-iaudes en sont aspirées directement par le tuyau cl'aliinentation des gendrateurs. Les condensatioils des serpentins, recevant de la vapeur de retour, sont conduites direclemeilt clans le puits h cau cbaude cl'ou les pompes d'nliinentation les envoient aux géilérateurs. La distance verlicale que parcourent les condeilsalions pour se rendre a u récipient d'alimentalion est de 40 pieds, et celte chute assure le dégageinent parfait cles serpentins.
(( Cristalliseiirs. 011a installê pour le moirient, et selon la capacite actuelle cles moulins, quatorze crislalliseurs, sur cleux rangs, qui peuoent recevoir chacun Ia cuite entihre d'uilo chauclière plus une adclition de sirop d'6gou1, cl'eau ou ele clairce. I1 reste de l'espace pour porter i vingt-quatro le nombre tola1 des cristalliseurs, s'il en est 11esoin plus tarcl. Par u n systòme de gros tuyaux, Ia inasse cuite de faible richesse est cléchargée cles chaudières i cuire dans les cristalliseurs. Après avoir 6th travaillee, elle tombe de ceux-ci, par une ouverture inénagée a u fond du récipient, dani des conduites c~uiIa clirigenl; h. volonlb dans l'un des deux casiers du malaxeur placé au-dessus clcs turbines. De l'air compriiné, injecte dans les cristallisoirs, e n expulse Ia masse cuite avec une grande vilesse. Une inachiile Corliss de 14 pouces sur 36, placée sur le même parcpel, d o ~ i n c le mouvement aux agitateurs places clans les cristallisoirs. (( Le racloir intérieur, en forme de spirale, touche presque li:s

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parois parfaiteinent cyliilclriques et rivées, sans aucune saillie Uri systèrm d e tuyauterie conqlet et de Ia dernière yerfection dessert ces cristalliseurs, y injectant h volonté, a l'interieur coinme dans l'enveloppe externe, de l'eau, de Ia vapeur, de Ia mélasse, du sirop ou cle I'air coinprimé.
(( Turbines. - 11 y a douze turbines h transri~ission de 40 pouces sur 24. Une machine Rollins cle i8 pouces sur 42, placéc s u r le sol, conduit toutes ces turhines, mais elle est capable d'en coiiduire encoi-e douze autres, qui seront ajoutées suivant les besoins. Le malaxeur est partagé en deux coinpartiments séparés, avec une porte dans la cloison de séparation. Chacun de ccs coilipartiments peut recevoir lu cuite entière d'un des ~ppareils. Cette disposition a pour but de permettre de turbiner en mème temps des sucres de mêine jet ou des sucres de jet différent, les lurbines étant placées sept cl'un c0té et cinq de l'autre. Les nielasses s'écoulent par deux augets en fer dans quatre récipients a11 hoc de 2.500 gallons chnque, les récipients sont muiiis d e tuyaux perfores qui incorporent a u x mélasses d u lai t cle cllaux, de l'eau ou de Ia vapeur A volonte. Une pompe a piston plongeur, du type double h action directe, epuise les mclasses après traitement, et les rerivoie daris des bacs d'attente en clinrge s u r les appareils a cuire.

Bacs d'attente. - Ces ùncs, d'une capacitk actuelle de 43.100 gallons, sont divisés en douze compartiments de 96 pieds de long eil tout. On a laissé de la place pour de nouveaux comparliments. Des tuyaux cl'aliinentation surplomùent ces bacs et y cléversent soit le sirop livré par le quaclruple effet, soit l a mélasse venant des barboteurs. Le fond cles bacs d'attente est i 3 pieds au-dessus du fond des chaudières & cuire, ce c p i facilite Ia décharge cles récipienls et permet de remplir partielleinent les cliauilières availt que le vide se produise.
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Mise en sacs. - Le sucre tombe directement du fond des turbines dans les sacs au moyen de trémies en fer, qui reçoir(

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CULTURE DE LA CANNE

vent les sucres de deux turbines la iois; le sac est présenté clebout sur uil petit cl-iariot, qui le véhicule ensuite au mngasin de sucre pour at tendre l'expedition .
(r Filtres-presses. - Dans Ia salle cle deiécation, les appareils de chaulage, cle défécation et cle dkcaiitatioil des jus occupent une galerie qui court sur toute la longueur du bdtiment, du cd.té droit de la salle des moulins. Une autre galerie toute se~nlslable coiirt d u cole gauche, a u même niveau que le palier cles appareils cuire a.uquel la relie un passage situ0 í i l'extrémité d u bâtiment. On y a plack cles filtres-presses au ilombre de dix pour le moment et dont la surface de filtration, par uilit6, est de 500 pieds carrés. 1 reste de Ia place pour y ajou.ter c p t r e axtres. 1 Ces presses sont munies d'éjecteur pour le neLtoya.ge, ot sont clesservies par une tuyauterie considdrablo qiii 11orte les écumes, la vapeur et l'eau. Elles sont assez elevées Ilour que le jus clair tombe, 11~1~ l'effet de la pesanteur, des augets dans Ie récipient c1'atl;enLe du quadruple effet. Les dép13Ls provenant de tous 10s Lincs cle clécailtation sont recueillis clans uii rbcipient, plaué sous Ia galerie des décanteurs, et reioiilés dans les .luyaux cl'alimentation des filtres-presses par une ponipe iloublo ii plongeur et & action directe, placée sur le sol. Uno ouvcrluro t~ htb menagee sous oliaque presse, dans le parquet et A l'ravcrs le mur; par cette ouverture et sur uii plan inclinh, leu gâteaux ~l'écumesdesséehés torribeilt h l'exthrieur de l'usine 0'1'1 10s roçoiveiil; des wa.gonnets circulnnt parallèlesuoilt aux oxtrhni.tbs du plan inclii~é.Les toiles des presses, au f ~ i et h inesure qu'ellos r sont sales, sont eilvoyUes, par un .troii pratiqué dans lo paicluet, sur le sol cle l'usine oii elles s0n.t rapiclerrient iiettoy6os par uri ceiitrifuge à grnncla vitesse, place sur un récipient oii Loi1 p u profoncl. Une iois propres, ces toiles soiit~reinonthcs mSciiiliquc!inenl; jusqu'aux presses et reiuises on placc. ' (( Sur le sol de l'usine, au-clessous des bacs il'attentc? das appareils cl'évaporation, sont plac0s qilatre bacs c10 4.000 gnllons chaque. 11s sont destinis contenir do l'enu alcnlina p i i r h;: nettoyage cles parlies do l'appareil en con tnct nvcc Ia vnpoui8,01.1

A U S ILES H A W A ~

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de la mélasse de bas clegré pour Ie cas ou i1 serait accidentelle111eilt nicessaire d'en garder une provision inaccoutuiliée.

Reservoirs d'eaii. - Un canal de 15 milles de long conduit travers les chainps de cannes l'eau provenant de divers endroits i une altitude considéraùle sur la propriété. Ce canal vient finir B I'usine ou i1 se deverse en tête du transporteur de cannes. Quand les circoilstances s'y prêtent, la canne est confiée au courant qui lu conduit au moulin, et l'eau, après avoir traversé plusieurs tainis, vient s'mgouffrer dans un réservoir placé près de la salle des moulins. Sur le sol de la salle cles appareils B cuire se trouve une pompe Compouncl clouble, i action directe, capnble d'élever en vingt-qualre heures 8 100 pieds de hauteur 0.000.000 de gallons d'eau. Cette pompe puise l'eau du réservoir et ia reloule clans une colonne verticale de 4 pieds de diainètre, placée tout prCs, mais i l'exterieur cle l'usine. Le sommet de cette coloiine esl ouvert et se trouve au-clessus du niveau des loi tures du ùhtinlent cles appareils. A l a base de la colonne prend naissnnce une tuyauterie inultiple, qui se subdivise en ramifications fourilissant I'eau cl'injoetion aux condenseurs et l'eau nkcessaire à tous les besoins cle l'usine. Un tuyau de trop plein rle 12 pouces recuei110 au sommet de la colonne l'excès d'eau qui fait retour au réservoir, prévenant ainsi tout débordement. Un llotleur aulomatique agissant s u r la valve d'admission de vapeur dans le moleur de la poinpe, en régularise ln vitesse, proportioilnelleinenl aux demandes cl'eau, et un manomètre intlique s conslainiuenl au conductcur cle la pompe 1 pression de l'eau claiis la coloilne. c( D'ores eldéjh o11 a tléciclé de construire sur les llauts plateaux de Ia propriét6 u p iinmense ri4servoir alimente par le canal et oii 1'011 prenrlra l'eau necessajrs aux besoiils cle I'usine, ce qui Oconomiseraik la pompe il'élévation que ilous venons de décrire.
((

(( Drains. - Un sys tème d'égouts pariai t desserl l'usine et tou tes les eaux proveilanl des condenseurs, ainsi que l'excès d'eau du canal, se précipi tent clans un canal en maçonnerie et se perden t

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CULTURE DE LA CANNE

au loin avec les iiiipuretés cle l'usine. Coinmc la. plaiitation dlO!aa esl arrosec p a i les pluics, on n'y pralique aucune irrigatioli artificielle, et toute l'eau iisagko esl ensuitc abailclonnee.
(i Tnyauterie. - La tuyauleria principale de vapeur clirecle el celle cl'ecliaplmncill commc la canalisation cles jus, de l'eau, des ii~elassese t eles ddp6ls e t ócutnes, es t suifisanle pour desservir une macliiiierie suppléincntsjrc doublailt la capncitd ele l'usine. 0 1 n'a en~ploye aucun luyau de iontc, mais sculenieut cles 1 luyaux en lei iorge sails soudure et cl'epaisseur variaùle suivanl les pressions cleinanclèes. Toutcs les ùricles ont ete ajoulées e1 t rapportêcs eu collier s u r IGSluyaux. Tous les luyaux coilduisai~ Ia vapeur soill recouverls cl'aúesta (iiiczti8re isolante) sur 1 p. 1 . 12 ou 2 p. 1/2, suivaul ln tuyauterie de 1%vapeur. Tous les inoteurs sont munis ele valves clans la tuyauterie d'ecliappemeiil el loules lcs précaulions onl é16 prises pour empèclier qu'un acciclenl clans les pctits rnotours ou les pompes voisines arréte Ia iilarohe cle l'usine enlière.

LumiBre Blectrique.
c( Dans 1s salle cles nmcl-iiiles esl: installée une clynan~o Wes-

tiilghouse coilduite par un moleur automaiique Atlas. O11 va posei huit lampes B arc, sous le liangar du .transporteur, dans la salle cles moulins, celle cles inachines et g6nkrateurs, cluatre cenis lampes 5 incandescence clo seize hougies seront distribu8es dans Ie resta de l'usine. Tout ce systkmn cl'bclairage electrique est du ,I;ypele plus modeine et du plus periectioilnk. Ateliers. Alteaanl A ln salle des niouliiis est construi1 u n atelier donl la cliarpeiite esl toute cl'acier. 11 renferme plusieiirs Lours, unc raboteuse, une machine h cliviser, une machine h iorer, m e inacl-iine h coupw les tuyaux et 1cs boulons, une forge, en u n 111ot tout cs qu'il iaut pour iaire les réparations usuclle~.
((

(c Le plan de cette usine a 6te fourni par la Honolulu Iron W o r k s CO,qui livrera l'usiric coniplfite sous tous les rapliorts, érigée et cons truite dans un ordre de travail sntisfaisíint, suivant contrai passe avec l'Qlaa S. Co; le contrcit a fti: si@ en octo1)re 1899; les kitimerits ont kt6 comniaiides en novcnibrc l8!i8, les fondations commencées en aoút 1900, la construction tles bitiments, ainsi quelamise enrilnce tles riiachines, enftkieri901. On peut rnisonnablement espérer que l'usine commencera. U travailler l a canne en décembre 1901 ; c'est 11. Jariies Scott qui a rlirigé les travaux pour Ia Honolulu Iron ITorks C". Les constructions ont ete clessinées en dktail, nianuincturkes et niises en place p a r hIhI. Miliilmn frères, de Xew-York, qui ont également fourni Ia cheminêe e t la grue roulan te. c( La Honolulu Iron Worlís a lourni les moulins. -LaHooven, La ICrajewskiOwons et Rentschler CO,les moteurs Corliss. Pesant CO, de New-Torli, le défibreur de canncs. - Ls Bodley hlallon CO, de Nouvelle-Orleans, le déchargeur de cannes. - La Hanolulu Iron Worlrs, les générateurs. - La Link Belt-Machinery CO,de Cl-iicago, les élévateurs et transporteurs de bagasse. - M. Balclwin, de Nouvelte-Orléans, la bascule automatique de jus. - hl. E.-\V. Deming, de Nouvelle-Orléans, les nppnreils de defécation et de décantation. - La Honolulu Iron Works, l'apparei1 Lilie. - Les chaudières A cuire, les cristallisoirs et les Bllre-presses ont &tefournis par la Killiy Manufacturing C.', de Cleveland. - Les turbines, par l'bmérican Too1 and Machin Co, de Boston. Tous les bacs, tous les tuyaux, par IaHonolulu Iron Works. - Les pompes d'alimentation et toutes les pompes de la salle de faùrication, ainsi que celles des appareils h cuire et clu quadruple effet, p a r Guild and Garreson, de Brookhyn. L'éclairage électrique, fourni et mis en place par 1'Hawaiun élec tric C0 Honolulu.

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Relation du voyage du p r o f e s s e u r S t u b b s à Hawai

Dans une inLerview avec un reporter du Times Deiizoci*at de la Nouvelle-Orlénns, M. le professeur W.4. Stubbs a bien voulu donner les renscigiiements suivanls sur Ia visite aux iles I-Iawai:
(( Soutes les terres de l'urchipel étaient ?L I'origine tléteiiues par Ia couronne; iilais peu cle temps après l'arrivée clcs inissionnaires, le roi lu1 ainené a les divisei en trois parties cgales; une pour lui-meme, une pour les cliefs, e1 la clerniere pour 10s paysans. Sous l'ancien régime qui ressemblait l~eaucoupau régirne feodal européen, le roi divisa ensui te scs propres lerres l entre les chefs de la noblesse, qui les louaient à. l ~ i aux paysans, par superficies en rapport avec leurs moyens ele culture. Lorsque la teme iut partagée, les titres ele propriété furent enregistrés cians le livre TvIal-iele qui est le registre de cadastre (Doorns day) d'Hawai. Ce livre Maliele est clc clroil: la base de tous les titres de propriété dans ces iles. 11 s'y houve environ soixante domaines; cluatre seulement des lles : ICauai, I-Iawai, Maui et Oahu, son t cul tivees, en cannes principnlement. Les autres produisent clu belail et clu riz. Mololrai est volcailique et le manque cl'eau ile perinel: pas Ia vegétation de la canne; dans les parties cle ces iles ou la canne ne peut venir avec profit, o n rencontre de. noinbreuses caferies, et plus lmut encore, des fermes i bétail dans lcs montagnes. AuYent, i1 y a assez cle pluies, mais Sous le Ven t i1 ne pleul: pas et 011 a recours aux puits artésiens pour l'irrigation,

CULTURE DE L A CANNE AUX ILES IIAWA'~

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r( Le sol de Ia partie skclie Sous le Vent est plus riclie, pour la h n n e raison que la terre n'y a pas été lavée par la pluie et conservé toute sa première iertilité. A l'oiiest de l'archipel, le mtid.einent eii Sucre est de 6 a 9 toniies par acre (13.600 h 20.000 kg. par lieclare), taiiilis que les terres irriguées de la partie aride de Sous le Veiit doiineiit de 8 ti 15 tonnes (18.000 h 34.000 lrg. par hectare). Cependant ce rendemenl: n'est pas annuel, Ia canne demandant deux ans pour arriver à. maturitii. :Lc cofil, d e l'irrigatioii est klevé ailisi que l'jnstalliltion des poii-ipes, le cliarl~on vaut de 7 à 12 piastres la tonne (35 à GO Ir.). Toules les usines soilt modernes, avec les deriiiers perfectionnements; sur les planLatioiis où l'irrjgation est pratiquée, on se i sert de charrues h vapeur, et le sol est iendu i une proioiiùeur O de 3 pieils ( in. 90), la plantatioii se faisant tres bas. (( La canne a Sucre occupe presque toutes les terres coiivenables pour sa culLure dans ces iles; le manque d'eau et la inain-cl'ceuvre sont les cleux gros obstacles. Si quelques plantaLions peuveilt être augineiitées légèremeiit, aucune iiouvelle iie peut être crbée, et la superficie actuelle en cannes doit être coiisiderée coiriiile étaiit la plus grande possible. I1 ii'y a pas plliii teu1.s sucriers aux iles Hawai, dans le sens propre clu mot (( planteur 1). Les plantatioiis sont la propriété de coinpagnies par actions, clirigées par u n ageiit gbnéral qui emploie les bras, cultive Ia -/;erre,vencl les procluits el: lait un rapport aniiuel aux uctionnair'es. Les actioiis de ces plantatioiis sont vendues chaque jour à la bourse d'IIonolulu, coiiiilie iious veiidons les ac tions cle cliemins de ler. Le sol, ati.tre lcs terres eii cannes el; la côte, est cultivé par d.es C:liiiiois cpi, oii le suppose bien, s'occupent a pluntei' clu rjz; ils le soignent 1e~ procecl& Ies 191~s l~rirnitiis;le sol est labourk lorsqu'il est sous i'eaii, au moyen d'une cliarrue c~ui figui;erail; bieil dails uil muske, et la récolk Se fait à la nlaill. Né.alimoiils le Cliiilois peut payer 50 dollars de loyer Par acre (647 Ir. par llectare). 11 fait deux récoites par an, la ~relnière paie le loyer annuel, la seconde reste au Chiiiois. plantations sucrières, ti 4 et 5.000 pieas (1.200 h o Au dela

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cULTURE DE LA CANNE

1.500 m.) dans leç niontagnes, vient 1 ~cale tl'ull usagc c x t r h e : iilent po1lulaji.e siir ]a cote du Pacifique, i1 se ~ e n cvite e1 bien; l y trouve auçsi deç pkturages, qui ~ 0 1 l ~ t i t u e n t (1ueSti011 Une de grande importante locale, parce qu'on les lient responsablcs de [a destructjon des forêts, qui clisparaisselit g ~ a i l ~ e l ~ ~ l let e l l t i amèneiit l a disparition cles piuies. C Les cultures secondaires cles iles sorit l'ananas et Ia banane, ( que 1'011 produit en (pantité sulfisante pour exporler; o11 produit aussi une \lari6té de pomiiie (< rnayapple )I, l'avocal, le iruit a pain et d'autres iruits pour Ia consommation locale; les iilcligènes cultivent le (< taro 11 qui c o n s t j t u ~ ieuc principai aliinent, et q u i sert conicclionner le inets imtioilal c( le pol n. Le taro, le poi et le poisson forment le fonds de la iiourriture des indigènes. (( Le grantl desideratum cles iles est, je le rkpète, cl'avoir plus d'eau. L'absence d'humidité se fait sentir i n h e au Veili clcs iles oii i1 tombe annuellement cle 20 a 300 pouces d'eau. Cela est d Ú à ce q u e le sol poreux absorbe l'eau aussi \ ~ i l eclu'cllc ionibe; par sui te elle ne peut alimeliter des cours cl'cau, ili resler dails cles réservoirs naturels coiiiine dans beaucoup dc pays. 11 n'y a même presque pas de rosee, les bestiaux se sonl liali tu& i cel etat d e clioses en mangeant sans boirc cle l'eilu. Quancl la llluie d u m a t i n tombe, ils vont sur l'herbe qui a mleiiu uri peu clu liquide précieux, et mangent oette herbe ; les bes tiaux originaires cle l'archipel s'y font facileinent, mais noil ccux qu'on i m p o r te. ( L e climat des iles est clélicieux, le lhermomiilre ne dépasse c jamais 85 degres F. (20 c.) et ne tlescend pas au-clessous clc (30 I". ( i 5 c . 5); peu de diffbrenco dans les saisons; la vdg9lalion dure toute l'année et les arbres iruitiers portent trbs souvcnl lc iruit et les fleurs en niêilie temps. Un entoinologisle avail reinarque qu'un a b r e du pays donnait des fruits m u r s en mai; peu de t e n ~ p saprès, i1 désira avoir que!ques graincs d u iruit, nfin de les planter, ayant déduit naturellement que iiiai était li: boi1 niois poui' les ramasser; mais lorsqu'il rctourna A l'arbre, eil mai suivant, i1 constata que l'arbre etait e n retard de deux niois;

i1 avait fleuri et etait couvert de fruits verts; ,I,..; ~ o i . t ~ , . l i ~ t c . u r 5 de progrks ont profit6 de celte ;ilisence de s;ii>oii I,olii. rivs,ii. ,li:, f r u i l s frais pendailt toute l'année. C'est sur.t,-,llt lc raiiiri rlrii bénéficie de cet ktat de c ~ I o s ~ e11 ,irriguaiit b i ~ r uiie yigKrrir;, !~ i ailc p e u t pi20duire lorsque le jardinier le &>ire, ct Iras jnrtJiriit.r. portugais ont des saisins frais i Honolulu. toui lrc juinr.. « Il y a maintenant dans les iles deus tr0i.s etilI,lis.piiient5 d e fermiers anléricains, qui essaient de cultivrr tes Ii:Curiic~s p o u r les nlarclles métropolitains. Mais ces essais -ei.ont l,rol,n1 lilen~ent abandonnes, comme les pr6ctklentu. - poín(. lc: pla~iteur a-t-i1 préparé son terrain pour une culture qu'il s'alieqúit q u e l a canne lui rapportera plus d'argeiit; dans ces roritlitions, i1 est très peu probnùle que les cultures soie~it janiíiis 11cniii.riiilt vnriees aux Hawai, celle de la canne absorùant ies autres: 1,. prix du suçre devra baisser bien sensililement encore, avnrit q u ' o n s'adonne í i autre cliose. Xctuellement, les Chiiiojs riiltiv e n t des legumes en quantité insuffisante poiir l'esportatinri. cr Les iles sont entourées de récifs de corail; les ernbarcatioiis ne peuvent approcher la terre. Le Sucre et les autres ~iiarcliand i s e s sont mis 5 bord a u nloyeii de càbles partant tlc terw. Le trafic entre les iles est assez dur, et comme c'est un nioiiopole, les tarifs sont excessifs. cc Les lerres de premjer ordre pour canne ont une tr2s grande v a l e u r ; elles sont louées h bail, fort cher. Le professeiir voulut acheter des terrains près d'Honolulu pour la Station d'Exp6r.imentatiori du Gouvernenlent, mais à 5 milles de la ville (8 kni.1 les terres valaient de 2.500 a 3.000 dollars i'acrf: (31 b 37.UCHJ fr. l'hectare). Les ifidigènes ne s'occupent guère de la culture du sol. 11s s o n t prjncipalelnent employés h chnrger les navires: bons l ~ i a r i n i e r s , s'en~ploientùeaucoup A la manutention d a n ~ ils 1c.s petites embarcations. 11s sont très ainateurs de chevaux et les emploiç qui pernlettent de s'en occuper ~ 0 nred1eI'dlès par W X : t s fleurz, d'un l'indigène est paresseux, smaleur de musique et n a t u r e l exceptioilnellement pacifique. Retire dans un a r c h i ~ e l ~ d&pourvu de gibier, éloign6 de t0ute population hostile, le

Hawaien n'a jamais, dans toute soii histoire, coniiu l'emploi cles armes; i1 ne cominet donc presque jainais de crime c o n t r ~ les personr~es;son ainour des fleurs toucl-ie à Ia passioii; i1 porte habituellenient une (( lei J) ou guirlande de fleurs autour d u cou ou autour de son chapeau et ces guirlandes se vendeiit sur les places, comme cliez nous on vend iles fleurs pour boutonnières. (C C'est la niain-d'ceuvre cliiiloise qui est la meilleure. Le Cl~inoiscst uiiiversellement ernplupé comme domestiqiie et cultivateur, lorsqu'on peut se procurer ses services. 1 est estimé 1 lionnête, de confiante, paisible et souple comme l'indigkne. I1 est í i remarquer qu'un banquier d'Honolulu prêtera de l'argent h un Chinois, sur son siniple reçu, et ne prêtera pas de inênle à un Américain. L'irrigation des terres à caiines est iaite par les (C Chinks N, â tant par trou de canne. Les Japonais sont rnoiils en faveur, comme domestiques et cultivateurs, moins propres que les Chinois, plus disposés íi se quereller, a se mettre en grève et â mentir; ils sont principalement engagés dails la culture du caféier. Les Portugais qui se marient aux incligenes sont habituellement employés aux vignes et aux vergers. D'une façon générale les indigènes ne font rien. « 11s disparaissent graduellenient au contact de 1s civilisalion, etant prédisposés i contracter les iualadies introcluites par les btrangers, de plus la natali te est très faible chez eux; pas u n roi ou une reine des iles n'a euun enfant depuis 100 ans; les Lrôiies sont tombés entre les mains cles collateraux de Ia famille royale. Ne pouvant acheter un terrain pour une somme raisonnable, le l~rofesseur Stubbs a finalement loue un terrain du Gouvernenient destiné à la Station olficielle. Le sol n'a pas été exploité et la Statioii y sera construite en entier; uii directeur qui va bientôt etre noinnié arrivera le l e r janvier sur les lieux pour la constructioii cles batinients nbcessaires, et l a mise en plaoe cles macliines, etc. Comme les planteurs sucriers ont déj& uii laboratoire, le nouveau s'occupera d'autres cultures que de celles de la canne. Quaiid les batiments seront construits, o n fera venir un chimiste, u n ùactériologiste, un horticulteur, uii

AUX ILES H A W A ~

257

directeur de Cerme et u n métayer, et vers avril, le laboratoire fonctionnera. (c M. Maxwell, qui a quitté Honolulu, dirigeait la Station Expérinientiile des Planteurs Sucriers d'Hawai, qui a tant fait pour l'aniélioration de l'industrie sucrière des iles, i1 a acceptd une position a u Queensland, et c'est M. Blouin, un des aides de M. Stubbs, qui lui succéclera aux appointements de 6.000 dollars (30.000 Ir.) par an; i 1 part dans quelques jours pour Hawai. (c RI. Blouin est un diplòmk de 1'Université de Louisiane et u n ancien adjoint de M. Stubbs au laboratoire de ce pays; M. Stubbs le tient pour l'lioiiiine le plus coinpétent du monde entier, en niatière cl'industrie sucrière. I1 est originaire de BBton-Houge. Le sol des iles I-Iawai' pour la cullure de la canne h sucre est 10 nieilleur d u globe, supérieur à celui de Cuba. Le iendement i des terres irriguées dans les régions sCches est de 8 i 15 tonnes de sucre à l'acre (18 à 35.000 kg. a l'hectare), en Louisiane i1 est d e une tonne et demie à l'acre (3.400 kg. i l'hectare). Toutes les terres uti!isabies dtant c n csnnes, i1 nJest guère possible dJaugmenter la production actuelle. La valeur totale des produits agricoles des iles est d'environ 20.000.000 de dollars dont 17.500.000 en sucre. On voit donc que les iles ont atteint presque le maximum de leur production. Les grands frais de la culture de la canne dans ces iles privilégiées sont le charbon, dont le prix élevé atteint jusqu'a 12 piastres la tonne, l'irrigation et les inachines. Néanmoins, les profits sont assez grands pour qu'oii n e cultive que la canne. 1)
,

CULrlIJRES DIVERSES
A U X ILXS HAJ~'AI

Liindustrie du Caf6 aux Hawai

Euening Bidletin Inditstlinl, novenlbre 1901, page 27.
Exportation clu icr juiii 1000 au 1"' juin 1901 : 1.186.936 Itilrigrainmes ; valeur, 1.615.627 iraiics.
(( L'incluslric du cale au E-Iawai ne peut guere actuelleinent provoquer le cl8veloppeineiil de la culture de cette cerise, h cause de l'él6vation des salaires ct cles cours réduits qui ne juslifient p s sa pocluctioil, except6 clans certaiiles régions des iles, coiime claix les clistricts clu Nord-Hilo, d'Hanialrua et ele T<oiia, et 1& seuleiiienl, en raisoii des conditioiis d u sol, du oliinal et de l'doignerrieiit. (c Le calê ele ces locnlités a déj&ob tenu une répbtation Gtablie par son aroiile pénétraiil et une saveur toute speciale. A l'aronie dkliuat s'ajoute un cerlain veloutb qu'oii ne trouve pas clans beauooul~de iilarques usuelles ele la place. Bien que l'inclustrie clu cafh n i l secu1B aux I'lawai pendant ces clernières annkes, i1 se trouve des persorines cngagées clans sa culture sur une grande &$1elle qui réussisseiit à iaire ralipor ter uil intkrêt nu capital nlis

260

CULTURES DIVBHSES

deliors, et qui arriveraient certaineinenl ii faire cles bénélices si le prix d u caie pouvait moliter u n peu. (( A Laupahcehce, claus la partie du Vcnl de l'ile 1-Iamai, d 30 inilles d'Hiln, se trouve Ia calerie prosl~ère du juge E.-TV. Barnal-cl, c p i proùuit une sorte de café difficile A surpasser coniine grosseur e1 coiiiiiie qualite clnils les régioiis h café les plus iavorisdes clu monde. (( La plaiitation coinmence juste uii pcu plus liczul quc le village de Laupalmlioe et s'étenù sur une longueur cle 5 inilles au-dessus du ii~agiiiiicpecirque cle Laupalioelice, prbsciilnnl le l ~ e a uspecíncle cl'arbres ali ieiiillage vert sonibre, a vcc cles brancl~eschargées h roiiipre. Les ailbres varient cninme âge cle trois à clix ans et, 5 l'esception cle quelques pieds de Libkria, se cornposent de la variété cl'ilrabie, qui a toujours ljieii i'aiiclu. Depuis janvier, i1 a été exp&dié rle Laupalimlm h l'usinc 88.720 livres (39.700 lig.) de cara iion pilk, y coiiipris l'ap]-iorL d'un certain nombre de planteurs. La propriktb clc Laupalicclice rinurait 11oui. 51.151 livres (23.171 kg.) et i1 restai t eiicore ljeauuoup de baies à ciieillir. A uii deini-inille, claiis le Iiaul cle In vallee, se trouvent les biiliinents affectès au lraiteinenl clu criib nvant soii erribarclueinent pour l'usinc. Le cale csl livrU par Ies cueilleurs, pes8 et jcte claiis une graiide Iréiiiie qui le coiicluit :L l a inacliinc A decortiquer; de 18, i1 passe claiis plusicurs grnncles cuves qui soilt situbes eii dessous et où i1 Ccrriienle pciitianl vingt-quatre heuites pour iaire disparaitre la goriinie; al)ri?s quoi, i1 est Iavi e1 espose au solei1 sur ùes l-ilatcaux pour seclier. Si le tenips ii'est pas favorable au séclmge iinlurel, lo cafè est répaiidu dans une chaiiilire-etuve iuuiiie de parqucls protecteui's, sous lesquels esiste u ~ ifoyer avec des canriux distributeurs qui chauffent et sèchent une grancle surface. Les résidus clu decortiquage sont mis en piles pour icririeiiter et être dèposés dans les terres coinnw engrais. (( Depuis le iiioiiient ou les arbus tes 0111 éte plantes j~isyu'tiIa cueillelte ùes ùaies, le propriétaire cie cette caierie ilioclèlc a 111.al~uisse tique la plus grancle économie afin que son iri~lusti~ie tenir jusqii'A ce que la liausse clu cnG arrive, pour le r&liiuii&rcr

de sn lieine et de son capital. Le juge, pour le dkboucli6 de son cal& s'cst assiiré le concours ele plusieurs maisons ele confiailce q u i mnnutentionilen t aujourd'liui ses produi ts. Le calé de la h prol~riéti: celui cles planleurs sont ii~anutentionnés Laupaet liwlice, et, h l'exceptioil de la quantité nécessnire a u s besoins ele l'ile Iinwa'i, lout 10 rcste est expedié h J.-G. Waril et Clc, h SanFrailcisco, seuls agenls sur la cote. D'iinportantes maisoiis íle clépôt eil Califoriiie, celles elo I-Iade Rros, h Sacramento, et 1'Uilion des Feimiers, à Snii-Josd, ont la spécialité du café Lnupalicelicc, qui est nclielé ;i l'agcilt de la cote & 1'6tat vert pour Btre torrefik et moulu clinq~icjour. Les agents, MM. J.-G. W a r d et ClC, 0111 présenté un ètalage splenclide des cafés Barnard à l'exposition ele 1'Et;lt ele Galiiurnie, eii 1000, et ont olitenu, en rècornpei~se,le r u l m i bleii ct un dipl6iiie pour Ia qiialité excellente des pTndui ts. (( A Lnupalicehcc cxislc unc iiiaison ou le calé est lrié, assorti, torrLifi6 c1 cmballé, pour la coiisoiiiination locale. I1 y a cleux sorles ele cniés : le (( Uest Pnmily )i et le (( Barnard's Best 11, ce rleriiicr est le caie prcinier clioix clc Ia propriété; l'opkration est dirigée par M. 1"-R. Wilts, uii piéparnteur coiisomrrid. (( Eil plus cles plaillntioiis ele caiéiers, le cirque de Laupalidice coiilirnl uii inngi~ifiqiio jarclin ; de la vérandali de la résideiice d u jilge Barnard, on a une vue superbe; dans le loiiitaiii, le graiul ocbnii Pacifiq~ieo1 lc village de Laupal~celim,flanque sur 10s Clruils clBíil~%, recouvci.1 cl'unc verclure tropicale ; a ses piecls, cles liaiiariiers e1 cles arbres ti paiii luxuriants; les uns lirès cles nut.res pousseiil des figuiers, cles svocaliers, tles pruniers (lu Jal)ori, ilcs cilroiiiiiers, cles oliviers, cles inaiiguiers, cles orangers, c1 les voriét& iiinrchniitles de 1 caniielle et ciu cainplirier. s 1 cxislc aussi uilc pctilc plaiilíitiou ele tlie qui vient bieii et qui 1 s c r l ails Japoiinis einployes nus cnioic?rs de la liro[iriéti<. Niille pntql, (laiis l'ile cl'Ha~va'i,oii ne lieu1 nvoir une plus 11elle variéth Ll.'a~-l)rcs ilc Iruits Lculiicnux el iiilcrtroliicaux; c'est l'eiiclroil et que J< t ~ l c l~'ieli1, A soii voynçe cii I-Iawai, accoinpnguc': clu jugc 13ariiarc1, daiis le cirquo de Laulialicclicc, n appelé le K liarailis dcs iles I-Ianrni n.

2P 4
((

CULTURES D ~ Y E R S E S

lhi mênie tenips qu'elle cultive la cniine, la Compagnie des cles plantatioris d u Kulrainii a l ~ l a n t é caiéiers sur une superficie de 160 acres (G4 hect.), par cliamps cle 15 h 50 acres; les nrhres sont Rgés d e quatrc à clix aiis et se coiilporteiil hieii. Les clcux priiicipales vaiiétés s o n t : le Guatenisln et l'espècc d u pays; i1 y a aussi uii peu de Java. Lcs terres consacrées a la cullure du cnféier sonl situecs i 2 niilles d u centre de la Conipagnie de Rulcaiaii, U une altitucle de 1.500 I? 2.000 pieds, et aliritées contre les venls généraux. L a rbcolte de caié cle celte annee altci~iclra une nioyenne de 1.000 livres de caié vert par acre (1.132 kg. par liecta~e); actucllernent les pieds sont cliargés de fruits iiaissaiits clui scront nifiils l'aniiée procliaine. Beaucpup clc Iiaies de cctte campagne ~ ~ l a ericore s u r les picds sonl cueillies au fur et Il n t mesure de Ieur inaturité. (( A u n inille et ilemi des Liureaux cle ln plniilalion sont les niagasins A ùkcortiquer et i sécher, oii benucoup tl'l-ion~iiicslravnillciit a u décorlicage, au lavage, pour eiilever Ia goiiiriic après fermentation, au sécliage et A l'einliallagc cles produils, clui sont expédiés non piles k Honolulu; lh, oii lcs dépouille e1 oii les prêpare pour lil vente. La récolte entière de caie clu doi~iainedo Kulcaiaii est consigiiée h H. Haclrlelcl ct Cio, qiii l'expiiclie dans toutes les parties d u monde. c( 0 1 ii'a jainais ni is eii doute Ia finesse cle l'art~iiie, l~ureli': 1 la et les qualites toniques d u breuvagc f n i t avec lc cai'& tle ccllc propriété, pas plus quc les qualités géiiérales qui lacililent sa circulation entre importateurs et dhlaillaiils. Une clireclion intelligente se décèle depuis le défricliemenl cle la \erre jusqu'à la vente d u café cle cette plantation, adniiiiistrée exclusive~nent por M. J.-M. Horiier. Une ciiiquantaine de persoiines sonl employ8es aux soins des caféiers, a l'usine et au séchage. L a question d u sol et ses conditions cliniatéricp=s, avec la valeur inarchancle d u café, soiit les premiers facteurs qui cléteri i ~ i n e ~ o ifinnlement les clistricts respectils aplcs i la cullurc. it L a culturc d u caieier d Hawai n'est pas destiiiée 5 faire iiiiprcssion dans le monde par la superficie qui peut lui être consacrée ou l'iinportance des expéditions, par rapport i la produolioii

il'aiilres pays; mais les prix deja obtenus pour le caf6 de Ia l~lnntalionclu ICulrczian juslifient l'espoir d'atteindre une position unique; h, où la qualile et non le prix est la première préoccupation clu coilsomnlateur. r( En 1885, la Coinpagnie de ln. plcintalion de Iiulra'iail prit l'initialive (le ln. icrme coilnue sous Ia dénoinination de (( Paturagcs cl'I-Ioriler n, clont Ir: principal 6tablisseinent est B 5 m i l l ~ s de ICultaiail et ou, coninle point de ildparl, 011 rnit une centaine dc vczclies import8es et plusieurs taureaux, ainsi qu'une grande clunntite cle vnclies du pays; clepuis, Ia Compagnic a eilcore irnporte beaucoup clc genisses et les ineilleurs taureaux, et elle peul sc! vnnter cl'avoir ilu bklail auçsi bon, sinon meilIeur, que dnns 10111le reste cles phlurages des ires Hawai. (c La Go~npagnienourri t cinq cenls chevaux, tous importes ; e n oulre, i1 y a plusieurs etalons et juments pur sang pour Ia 1) i.el)~-otluction.

Compagnie pour la production d u caf6 d e Makaha, Oahu

Eoening Bulletin Indzzstrial, novembre 1901, page 28.
Un esemple rernarquable d'initiative, avec perspective cl'un développeinent rapide et d'un succks final, sc renconlre dans les opérations de la Rilakaha Coffee Coinpany, fondée le 5 juin 1896. r( Le capital était a l'origine de 30,000 dollars (150.000 ir.), divis4 en trois cents actions de 100 dollars (500 fr.). Depuis la fondation eii 1896, le capital n Fté porté à 40.000 dollars; Ia Sociéte se proposait de reprendre la propribté et l'industric créées par Jas. A. Low, a TVaianae, dans l'ile cl'Oahu, et connues sous le noin de (( Makahn Corlee Plantation n, e1 de iaire cle la culture, notamrnent celle clu café, cles fruits et autres produits. « Les terres comprenant 500 acres (200 liecl.) sont situ6es s u r l a propriété Holt, dans la vallke de Malcalia, U 6 milles (9.600 m.) environ du chemin de fer; avec u n bail de ti-ente ans, c'est une localité très fertile, en haut de la vallbe de Rlalraha, a une altitude de 1.400 à 2.000 pieds (4'20 à 600 m ). « S u r ces terres, on trouve le café, les citrons, oranges, iruits pain, avocats, bananes, qui viennent à inerveille; la iertilitd d u sol est telle, que tous les fruits tropicaus et beaucoup de varietés senii-tropicales viennent avec succès. c( L a ricbesse du sol et Ia ternpéralurc de Malralia onl L'ail 1eul.s preuves par les variétés et la qualité supérieuro dcs l~roduils; l~ientdt verra les fruits sur tous les marchés cl'Honolulu et on mbme ailleurs.
c(

CULTURES DIVERSES AUX ILES I J A W A ~
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E n 1895 011 fit les prerniers cléfricl-ieinents, puis e11 aofit 1896 les P'ellli6res 13lallkations de caieiers ; en 1897, o n planta d'autres espècos d'arbres. Actuellenlent, Ia société clispose ile 125 acres ('O liect.) de cai8ier.s de quntre B six ans en rapport, et divisds eil cincl champs entre i.100 (330 ni .) et 2.000 pieds (600 iri .) d'altitucle. ICn 1900, le ~leriliergerant fit une petite récolte, qui s'est sensiblellien t nugriientée cette année. Les caiéiers ont éth plantks C1 raison de 1.000 pieds B l'acre (2.500 a l'hectare); en coinptant une moyeme d e deux 1ivre.ç de cai6 par piecl en plein rapport, on peut prévoir u n rendeinent de 2.000 livres A I'ncre (2.265 lcg. B l'hectare), ou 1.25 .tomes ele cai6 pour toute ln superficie plantée. Ce résulknl; ne sera pas atteinL svant d e u s nns a u moiiis, inalgré l'importailce ele Ia récol te de 1902. De tuute la superficie cultivée, 20 acres environ sont cn (( Guateinala B, et le reste e n cace d'Hawai de grains inipLsrtes.Le prix nioyen ob tenu du caí% des terres de Malraha, s u r les iilarcliès clu contiilent Ainéricain, esl; de 1 G cents par livre (i ir. 75 le lrg.). (c Coinine ce prix dépasse sensiblement les cours actuels, i1 iaul; l'explicluer psr Ia propreté du grain, sa qualité et les conditioiis avantageusos dans lesquelles i1 a été mis s u r le marche. c( i311 passant: il'uil~cl.iampk un autre, on est tout de sui te frappe Cle I'apl~areilce robuste des caléiers avec leur feuillage vert soiid~re, leurs charges de l~aies tous les clegrés de maturite. et h (( Sur li1 plaritation a é16 conslruit un prniid batiirient poui. le decorticluage et le séchage, qui contient uri granel décortiqueur ele Marcus Masson, eles cuves ti fermentation, une machine a lavor, uil séoheur Eurelra, il'une capacite ele 5 toniies par vingtrliiatre llelires, avec cl-iaufierie et ventilateur, u n (c huller N et 1111 assortissoui. in.il: dans 16 pays, le tout actionnd par une traiismissinn priricipale. (( 11 y ;L en 0uli.o un grantl a.ppartemcnt A séoùer, avec des plsteaux. T O U ~10 cace passe de la Lrhiie aux plateaux, a I'aicle d'uil moyen ni&canic~ue, clont ia force est Eournie par 1111 nloteur et une c],laudi$)re viilgt-cinq o l l e v a ~ ~ - ~ ~ l X L~ rrésidus des L l s.

b a i S ~ ~lenievés de l'usiile et transportes s u r les lerres, coiliini: ~ l t eilgrais. c( A côté clu cafSicr, la Compagnie a critrepris ri1 graiiil Ia culture des citronniers et anallas. cc I1 y a cpatre ans, i1 lut plante dix mille cilroniiicrs, ilont Ia majeure partie vient vigoureusenlent, e1 sera 1)robablcmeiit cn rapport l'aiinée prochaine. tr I1 y a quatre à cinq niois, i1 lu1 l)lanli: viiigl-six iiiille lêtes cl'alianas, dont les fruits iiombreux seront coupbs eii 1'302. Unc particulari tP, iniportante est qu'en raison de l'alti tuile, lcs annnas n e rniirissent pas avant novernbre et décembre, r$)orliie oii i1 ii'y a plus cl'aiianas s u r le inarclié, ce qui assure u n nio~iopolc;L la Compagnie. (c I1 existe une pépinibre sur la plantalio11, oii eles e ~ s a i s pratiques sont faits pour cléterniiner les varidlks tle iiwits c1 lkguiiies les plus réiiiunératrices. (( Du ler janvier a u lciseptembre ele cette aniibc, Ia pluio n accusé 79 11. 13 (1 iii. '34), avec une rkparlition tolalc favorablc s u r tous les niois. c( La variété des teinpdratures c1 elos altilucles tlo Malrnlin permeltra des cultures variées; Ics facilil(!s ile transliorl. y aideront en jeta1i1 sur le iriarclid les pi~ocluilsilc, Ia ~)lantalioii, clans les meilleures conclilions. cc La Société, pour faire ra.pporter le domnine, a con~1ruit 1ine route de 4 milles jusqu'au clieinin de ler O. R. et TA. I1 reste ti la Compagnie u n champ immcnsc pour 10s iwuvclles cultures et les nouvelles industries h adopler. 1)

CANNE

Situation gdographique de la Rdunion.
L'ile de Ia I-teuiiion, aulrefois noinniée Bourboii, qui fait parlie d c 1'ai.cliiliel des Mascnreigiies, est située daiis la iner et des h d e eiilre 52055 et 53040 de longitude E. de Paris 00~50 ~ 2jU58ele lalilucle S. {L 33 lieues marines au S. O. ele l'ile Maui.ico, & 140 lieucs t'i L'E. de Marlogascar et 1.770 lieuos cle Marseille, en passaiit par le canal tle Suez (viiigt-quatre jours par paquebot eles Messiigeries Marili~iies). (( Ln Héunion coinple cleux nrroiiclisseiiiei~1s, ncui cniilms, viilgt e1 uiie communes e 173,315 linbitiliits. L M L'ile afleole l a f o r m tl'uii conoide ò. base elliptic~uecloiit lc granel axe clirigk clu S. E. au N. O. cle la Pointe des Galets à la l'oiillc Ango, iilesurc 71 lciii. 200, le petit axe nllaiit d e SniiileSuzanne à Sniiit-Pierre iiiesure 50 lcin. 600; ses ch tes sc ilSrelop11"" s u r 207 lcni. 300 et sa surl'ace couvrc 251.160 lieclares. (( L'ilc os1 coiiiposéa de deux groupes de inontagiies r6uiiies par u l i c01 ou plateau appelé (( Plaiiie des Cnires )I elevé de 1.600 iilèlres au-tlessus clu iiivoau c10 ln nier; le groupe 0. N. O. a pour poin t cu1niii;anl le (c PiLoii cles Neiges >i b a u l de 3.069 inètres o1 celui E, S. I<. le Grand Crathre 11 ou (( Piton Bory N qui

a 2.625 mètres. A quelques ceritaines de mòtrcs et en contre11as de celui-ci s'ouvre le Cratère Brfilant (3.528 mètrcs d'alti tude) clc 150 ci 300 mùtres de cliainètre, qui a donné ses premiers signes cl'bruption le 17 juillet 1791 ; c'est uii des rares V O ~ basulliques eii activil6, i1 est cle plus chlorhyclrique ; les Amana-

~

S

A LA R ~ U N T O N

271
e11

E11 1853, ln surince totnle dAiricl-iée Btait de 97.800 hectares,
i860 a u nloins ele 100.000; cl'aprhs des renseignemeilts pris

la Direction de l'htérieur, par M. Dupeyrat, ancien iilghieur, l'etenclue des terres cultivhes en cannes se serait developpée ainsi clu'il suit, par rapport h la population et h la quantité

=
IIBCTI\IIBS orisacr0si
Z A CANNIE

LENDENENT MOYECI
EN SUCRE

,,
11 11 11 11

n
1 ,

4,,200
u.õo0 8.200
11

- o'i .m .

-

3.100 2, i00 .I .o00 1.i00 4 * i00 1.350 4 :J;O 2. '100 12.100 2:1.100 'IO I00 tio. 200 83.200 00.803 6'1.700

.

11,500 1.4,UOO 15.100 tíi.000 25.000 2%.100 26.300 20.000 27.000 50 .õ00 ti8.000 59.0~JO Cio. 500 61 .WO
oi

.onn

7

Ccs cliil'frcs iio coiiiprcnnent pas Ia consominatioi~locale ; les slalisliques ngricoles, pourlaill n8cessaircs et indispensaùles purtoul., nianclueiil nctucllement ~ l a m pays et nous ri'avons le pour nous guicler que lcs renscigneiileilts do 1s clouane et des ~ o i ~ l r i b u l i oiin ~ l i r ~ c l eC'esl uiic lacui~eà. comlilcr et i1 serait ~s s. 11011 que la C1iainbi.e d'Agricullure prit l'initialive et cllargekt une coriiinission d'btudier les iilesures b provoquer clans ce sens piii' l'hclminislralion.

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I~~:I:I:I.~.~~II~I~I~~! l , ~1/~!,s I L i x v ~ ~ i11' s

f ~ r112 i,f!gir~t.f! (10r11~111kil ~

i~ f'?le I l o u r , b i ) r ~c71 I , I l r I \ I I I : I I I I ~ ~ : ~ I I I ~iiii : I I~ Inljltt;iii do Ia 1~<:pi%i~Liliuii iictticli<: i I u sol ilriiis Ics Irei.; aiii:i<:iiiic:!i
i:~:~Iiiiiii;~ % i ~ i , z i~oii ssc y iLv011s i l j ~ ~ u l18 ~ ~ r i ~ i I i i c l , OII i SIICIYI ~r~ i i ~; í: iot
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Iioctirr!! d e li1 s u ~ i t v l i c l i ! kititk! i:lli: IIO~TI~II~I! i l ' l ~ t ~ l ~ i l i pihr l s ~n I<iloiii~lre ciii.i.6 :

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C l i m a t o l o g i e et M é t é r é o l o g i e

P a r suite d e s s positioii g6ogralhirliic, cle sn corifigiirntion, dr: ses inassiis riiontngneus, ln Réiinioii ofí're les conditioils cliina~ 0 1 0 g i q ~ e st métkréologiques les pius iliverses ; i1 S. a deiix e saisoiis : l'une de novenibre h nvril, nppelb,e liiveriinge ou saison cliaucle à cause des ohnleurs, tles grandes pluies, cles veiit': vnriables ct des cyclones; l'aulre, relntivemeilt iraiche, clc n3ni octobrc, peiidnn t laquellc soufflent les veii ts g h h u s ou n1isC.i t l i i S. E. ; les pluies sont alors plus rares. Ln partir: de I'jle cspos6e nu preinier d l o c des vents généraux entre Saint-Joselili et Saint-Anclr6 e s l nhonclamnient ai'rosée par les pluies, avel: uii inasiinuni vers lc Grand-Brulé; l'autre cutb, de Snint-Pierre a Sninte-Suzannr, est moins filvorisê, surtout veiasSnint-Paul, et i1 y a souvent des sécl-ieresses s u r ces points. 011ndmet que Ia temperature s'abaisse de 1 degre pai. 250 niBtres d'élévation; cependant, dans bien des locnlites, on n constatk des décroissaiices plus rnpidcs, dépassant i n h e 1 degrí: par 100 mhtiw. '' Dans les vallkes et s u r leç montagncs, ù partir il'une alti / rle 5 h 600 metres, les pliiies sont frkquentes un peu on n'a plus gukre de séclieresse & reclouter. Malheureusenlent, Incolonie est encorevisi t&epar des cyclones, surtout penclant les mois de dêcemùre, janvier, f h i e r et mars; o n e n a observe quarante-huit d e 1800 A lBO1. Bien que celui ile fevrier 1898 ait passé en plein s u r l'ile, on constate clu'en genirnl Ia Lrajectoire parabolique ducentre des cycloiles tend, depuis une quiiizainc d'snn&es, àpasser pliis au ilord et plus à l'est de l'ile; Ies cgclones sont e n gknérnl accornpagnés de pluies torrentielles. i\l. le c o m m a n d m t Jean Bertho, chef du service des portç et rades, a bien r o u l u nous comrnuniquer toutes les observntions rn6t6réologiques relatires h Saint-Pierre, Le Port, Saint-Paul et Saint-Denis, et h1. Dolabaratz, directeur du Crkdit foncier coloilial à Ia Reunion, celles d e Saint-Beiioit et d e Saint-Philippe.

7?A.I3LlCAT IV J Pluies tomb6es en millimhtres (1900-1901-1902).

Pluies tombdes en millimhtres (1900-1901-1902).

1

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1002

-L1 W
495 <L 15 h36 200
900

365 ,li0 232 ,180
85 IJO 55 280

280 ,I 06

70 175
4 10 80 H0 3 Ori 200

350

276

CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

Du 10. janvier au 30 juin 1903, le piuviomètre de M. G. de Lépervanche, sur la proprietk Les Vacoas, au lrilometre 87 de ]a route nationale entre Saint-Philippe et le Grnnd-Briilé, altitude 50 melres, a accusé 2.619 millimètres d'eau avec cenl un jours de pluies sur cent quatre-vingt-trois.
TABLEAU V
Moyennes annuelles des pluies en millim8tres dans les differentes localités Q diverses époques.

I'liiios eri riilliiii~tres
Sai nt-Doriis . Sainte-Alarie. Sainte-Suzanrie Saint-Andre. . Ssin t-Benolt. . Saint-Pliilippe. Sai~it-Josoph. Snint-Pierre. Ssint-Paul.

. . ... . ...... ..... ..... ..... ..... . ..... ....., . . . . . .,

Direction des vents et moyenne de 1897-1901. Nornbre de jours.

rllAl~l~l~A~J VI1
Tsrnp8rritiires et pressiona baromdtriques

278

C I ' L ' i ' u í t ~I ~ E

CASNE

A SUCRE A L.4 REUNION

SABLEAL! 1'111 Cilaos (1.214 metres d'altitude) 1901.

Géologie

Les études géologiques de Ia coloiiie, puùliées par Bory cle Saint-Vincenl clans son ouvrage Voyages clans les qzzatre iles de ln nzw d1Afriqzle, celles de Charles Velain, clans ses livres Uescription g*éologiqizede Pile de lu Rénnion e t les Trolcans (i), c1Bmontren t que l'ile tout enlihre est de formation volcanique ; Maillaril ( 2 ) ajoute qu'elle est d'tige gkologique probablcinent rkcent, l i a m que ses plus anciennes roclies erup tives son t des tracliy tcs ou des basal tes et qu'oil n'y clécouvre aucune trace ile diluvium. La nature fissurée, cléchiree, niouvernentée des montagnes et des circpes, les spectacles grandioses de cliaos et de i16solalion cle l'jn térieur íle l'ile, les pentes &rup tes des encaisseincnts cles ravines et riviòres, airisi que les falaises accores sur quelcpes points de la cote, qui laissent apercevoir plusieurs couclies de matibres érup tives (li fférentes d'époque, de compositio11 et cl'épaisseur, clepuis Ia roche grailitoide, la bosalte si pittoresque, en coioiines et prismes verticaux, jusqu18 la lave propreinent dite, les traces de feu ancien retrouvées partout, les crateres éteints et le volcan toujours en activité sont nutant de preuves irrécusables des affirmations cles cleux éniinen ts savnnts. Nous ne retien~l~ons tout cela que ce qui intéresse l'agride cul ture, c'est-h-clire la nature cles sols et le rêgiine des eaux. Le sol de la Réunion est clonc composéuniqueinent de matières érul3tives a clivers clegrés cle composition et de désagr8gation : roclies et cenilres volcailiques, pouzzolanes, scories, etc. ; i1
(I) Mémoires ct doc~iinentsvclatifs ci l'observalion d u pnssage de V ~ ~ ZTome. 11, LS
20 pnrtie, page 171. (2) Notes szw 1'818

de ln Rdimiot~,page 119.

t:oliti~:!iI. ?1111,.si ri!r, c\!! WII~I,~:, si:ls )x,Lossi~[iic:s ct 11l~lgll~dir il,!s s i ! . i ~ i i v i ! i i i i ~!'i;i:i;i!i: . i;i ( ~ r i r f i ~ iiii;iis t1.i:~ s, i.;i!~oilli!ii~, l l i ~ l i . l l i ~ ~ r plntbt i ; ~ , ~ ~ i ~ i I l ~ ; ~ i s h1, ~ l l ! i . ~ r l F ~ l1'111t (\t:i!t , lll, 0i:Oris l::i!c,t~iri!s i.?t:iix ,!iii i:i,ii~iiiisst:iii li? iiiii.iix l;i gi:iili:;ii: 1113 I'ili:, 11 r!xp!iqub l'oiigiiii: iliiiis si,ir riiivi.;igi! l n I"oi~(/(ilioi! (/C iSili~~l-l>ierlV.

I ~ k 11otrc1 sol <!%L 5th L ) ~ , I I ! (Jimi q i l ' i l c11 soii, I ~ ~~ai.~lt:l~:i.isLii~~.ii: vwti: i!ii o l i i ~ i i s ,id ;i!issi c11 scl.: idassii[!ic!s q u i c:xisluicrit, n u iIi!liiit, irriiis i i a i o i i t t l i i i!li,i! i:!ili.aiiii:s t!t litvdu p r I c s ~ h i i ~ s ; r:! si:Iuri:iil i i est i:oitvwl iii! grossos r o i ~ l i i ~ s ili: giiiijls r:t [ircs~~uio t o i i j u u i v i l ost
t1.k

~ii:i~iiii:iiliia.

Composition dos terres de la RBunion, d'apr8a les analysos do MM. Grandeau, Boname et Pagnoul, ut comparaison avec les terres d'HawaY.

284
"

CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

I i. - Bonnes terres a 250 mètres au-dessus clu niveau de la P

i i
k
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a

mer, à pentes tres fortes. N' 2 et 3. - Terres i la m&mealtitude, mais bien inlbrieures i en qudité. No' 4 et 4 B. - Dans la plaine h. 30 mètres d'altitucle, rhhdiocres (tuf). Nm 6 et 5 B. - A 15 rnètres d'altitucle, bonnes terres. Noa ti et 7. - Temes saùlonneuses et marécageuses, conquises sur un étang, altitude 5 a 6 mètres, assez bonnes. No 8. - Bonnes terres moyeiines B 20 niètres.

Plantation

La piantation a lieu de juillat en mars, suivant les localités et les habiludes; elle se fait encore dans des mortaises ou trous rectangulaires, suivant Ia métliode iinportée par M. J11. Desbassayns, le lerrain ayant 6th prbparé à la charrue ou à la inain; l'écarlement des rangkes est de 1 in.66 (5 pieds), la profondeur des trous, de O m. 33 (1 pied); la longueur, de O m. 50 B. O in. 60; la largeur, de O m. 12 a O m. 22 ; Ia distance, dans une inême r m g e e de centre a centre, est de 1 rnètre (3 pieds), de telle sorte qu'on coinpte six mille fosses à l'hectare. Les bouturcs proviennent généralernent des soinmités de Ia tjge de canne, présentant trois oeilletoiis bien formes; souvent aussi on ciiiploie le corps, surtout quaild on craint de mailquer d e plants ou quand l'on opère dans l'entre-coupe; on place dans la fosse deux boutures on les croisant un peu. M. Boname, directeur de la Station agronomique de Maurice, dans son rapport annuel de 1897, ilonne cles résultats comparatifs obteilus par des plantalions de boutures a deux ou trois ceilletons, provenanl soil. dos sornmites, soit des corps des mêmes cannes; la plnntation, iaitc le 20 janvier 1894, a été coupée le 19 décembre 1895; puis les mêiries cannes ont étB de nouveau coupées le 6 decembre 1896.

286

C U L T U R E DI1 LA C A N N E A SUCRE

TABLEAU XII

Comparaison entre les plantations de boutures proven a n t des sommitks ou des corps de la canne. Coupe du i9 dkcembre 1895 (Boname).

ICi logrniiiiiies dc canries i I'licrl:irc . 1 30.500 DensitB dii jus A iE0. . . . . . 1.082
G,ucosc!. Pour 100 Itilograrii- Siicre. . riies clc cnriiies.. . (:liiçose . Coelficierit glucosiqiie . . . . .

Pour 103 cc. de jiis

I .

"1C".

' 1I

1

,l;;l;
2,0

15,112 0,31

Piirele.

. . . . . . . . . . .

90,O

Coupe des mêmes cannes en premières repousses le 6 ddcembre 1896 (Boname).

-CANNES LOU%IIEI1

1 -- IIE IIOIIT-IACIi\Y (IANNLS
T@lcs

Te Les

Corps

Rendemeiit h l'hectare DeiisilB dii jus L 150 . Polir 400 cc. de jus.

.....

j

Poiir 400 Irilogr. de mnnes. Coeilicient glucosique. Pwete . . . . . . . .

.....

I .....

Siicre . , (iiucoae . Sucre . . Clucose .

.....

.....

E n inême temps, o11 avai t replanté d'aprks 10 même proc6c16, en déceinbre 1895, des boutures de Ia récolix cles cnnnes vierges Port-Maclray préc8Cientes, les tgtes de 1s parcelle provenanl; cléjh

lloiii' ,100 VI!.

i10

jiis

.. . . . . . . . . I ~:llll!l)sc~.
Sl1i:i.i'.
,

.IX,'ik 0,4!)

~ ) r ~ ! ~ l ~ ~ i ~ ~l! l l ~ c ! ~ l!~~ l &i l,p, ~ !h ~ ) l i ~ ~ l ~ i1)fil'i16h!~sL 011 j i L ~ s~ s ! ~ l \ ~ ~ ~ l l(: Ioiii iI'tllilo i iil'iii1ii!iirr! $1 l'nulro ol, i 1 nllril~uol'ox~i~tlc!iil roiitl(!tisi iiii!iiI i iiiio viigii1nlioi.i ljliis 1wliido c!l 1,111s i vigourciisci ilnç 1)oiii'i10 IiL : 110s ppiiis s~ll)i!f~iotii~~ li#! RIi uli(! (11issiol~ lxjt?ls ili!s l& iiiisc! 011 lni*i'i?.

F a g o n s oulturales

La plantation en mortaises entraine le dévidage, répéte de deux it cinq fois; M. J. Desbassayns recommande (( de retirer la terre des trous chaque fois qu'il en tombe plus de G lignes (14 rnm.) sur les plants et de repeter l'opération jusqu'a ce que les trous soient reniplis de jets et les touffes assez épaisses 1 pour ne plus permetti e de passer la mnin ( )n. Les sarclages se font 1a inain ou, dans quelques propriétés, avec des charrues vigneronnes attelées d'un bceuf ou d'une mule, aussi frequemment qu'il le faut pour entretenir la plus grande propreté dans les champs; on fait en géneral un ou deux épaillages, et quelquefois pas clu tout dans les localites sèches. La récolte de la canne a lieu au bout de quatorze à vingt mois, de juillet k decembre compris; Ia coupe est pratiquée a l'aide d'une hache i manche court tout à fait au ras de la terre et l'etêtage ainsi que le dépouillemeiit à l'aide du classique sabre à cannes. Les cannes préparkes pour l'usine sonl portées a u chemin par les coupeurs et cliargees sur 1es charrettes par leurs soins avac l'aide du charretier ; Les pailles sèches sont envoyées h l'usine pour servir de coinbustible ou relevées entre les sillons; les somnlités sont utilisées à Ia nourrituve des bêtes; souvent aussi au moment de la préparation du terrain, on enfouit la paille ou on la brule sur place. Nous extrayons encore du rapport annuel, 1897, de M. Boname, le résultat de plusieurs expériences comparatives h ce sujet :

Un carreau planté en Port-Makay et coupe unepremière
fois en novembre 1395 a Bté divise en trois parties égales : dans
(1) hlsh'uctions de N. J. Desbassayns, publiées par N. Pierre Motais en 1893.

lu. l)iwilikci:, ln pnille n 616 lnisske sur le sol et rhunie eiit~x c:liitcpc lignc! ( l u ciiniics ; daiis la scconrle, elle a 6td enlevée e1 LrniisporLh liors (lu Lcrrniii; dans Ia troisihme, elle a dtO enfouie, oiilro olinquo ligiio ilc souclies; ces divcrs travaux ayant eu lioii 1311 janvioi* 1896, lcs cniiiies ont 816 coupées en d k e m b r e ISOO c1 I13 rimdr:iiionl i I'licclarc eii preiuibres repousses n élé i do :
I" I'rircollo (rclovdo)

Z8Pnrcolle
(onlovil o)

3' Pnrcella (oiifouie)

1 ! s i 1 jus

L 1

,

.

l'ac 100 clo (:ILI111(:S

1

$lucro

.

:L .08ii
15,90 O, 59

1.086
15,98 O, 58

:L. 085
15,84

G~UOOSO

O, G9

(t Li1 iiidiilii op6rrilioi1 a 6th rbpbl8a pour les secondes repousses oii c~iii, ~;oul~ijos ili:ooiiiI~ra1807, onl donnh :

(( (Jii I L U ~ L Y I ossni sul' dos ropoussos Louzier a cloniid les rásullals suivniils :

Assolements

Les assolemenls varient de six i dix ans suivant la qualilé des terres, leur altitude, les conditions de pluies, les cullures secondaircs adjointes, les couvertures, etc., etc. ; i1 eil est de inênle de laclurée de lavégé tation des cannes avant il'8tre coupées. Ci-dessous cleux exemples de rotations n(lopl8as sur uno grande propriété de l a partie Sous le Venl. Assolement.
Tevres ùes bas de I h 30 rnQlrcs d'nltiluùc (ivrigiiBes) ; ilurde : 6 nns.
Tcrrcs dos linuls dc 250 i1 000 mhtrcs d'nlLiluda (rion Irrlgubos); d~irdc: 8 piis.

ire année

. .

Couver ture ; plan tation en juillet et aout. coupe en octobre. 2 e coupe e n déceinbre. B filer. 3ncoupe en juillet, dessouchage e t couverture. Couverture. ire

2 e annee.
3 année.

.
.
. . .

40 année.

année.

Couverture; plari tation eil octobrc et novembre. à filer. ire coupe. h filer. 2"oupe.

Ge année. 7. année. '

80 année.

.

ii liler. 3c coupe en juillet, dcssouchnge el: oouverture. Couverture.

Quaiid on complète l'assolement par une récolte de nial's ou u n e d e n-iailioc ou successivement par les cleux, ori augmente l a durée de u n à deux ans; on acrive ainsi jusqut& dix ans.

Varihtés de Cannes

1 oxisle, h ln Riiunioii, un g r m d iionibre de varietés rkpon1 ilniil 1mur l n plupnrt h iles conùilions pnrliculi$res; les trois 1)li~s eiiip10yCi~ssont 1n Louzicr, ln Guinglian ou Batavia et 1s Port-Muckay ; Ia oulture ilc l u 13ig-Talilia iiitioduite de Maurice iIi:puis 1803 sonible 1irenilre uiic grande exleiisioii. la l'arilii les nulrcs, on con~pte Migiionne rayée, la Bambou jnuiio, ln 13aiiibou rosBc, In Caiine íllEgypto, la Pouilre i1'Or b l n i i c h , In I'ouclrc il'Or grise, ln Diarcl, laPiiiang, ln Bois-Rouge, Ia Miipou, la Itnt-gros-ventro, olc.; o11 essnie aussi, au Jarclin de h I'rovitleilca e1 oliea clivers p~oliriélaires,plusieurs varikles voiiuos da graiiies; jusqu'ici, on n'oii a pas encoie reiioontre aynnl uno suporiorilc bicn mai1qu6e. M. Boufllol, alors cliiiliislo tle la SociBté Agricole et Sucriike, (L doiiiib un 1880 la coinposilion des lrois priiicipales variétés :

'J'ABLEAU XIV Composition, par 100 kilogrammes, des trois vari8t.8~ de cannes les plus cultivdes h la RBunion, d'aprks M. Boufflet.

292

CiJLTURE DE LA CANNE A SUCRE A LA R ~ U N I O N

Delteil iiirlique comnic co~iiposition iiioyenne des sept variéths les plus cultiv15es eii 1884, la suivaiite : Crjstallisable. . . . Glucose . . . . . . Sels . . . . . . . . Matihres orgailiques

. . . . . . . . .

19,01

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Eau . . . . . . . . . . . . . . . . . Ligneux. . . . . . . . . . . . . . .

0,34 0,60 0,75 R9,35
9,95

En juiil 1892, M. Dolobaratz, directeur clu Créclit Poiicier Colonial i 1%Réunion, a publié les resultals cl'expéricnces fniles sur un cliamp de la proprieté Bemlieu et perme ttant de c o i n p a ~ w les reiidements aux cliamps de la Louzier et dc la Porl-Maltay. Ce cliamp avait été divisi! eii huit carreaux cl'une superficie cl'uii hectare chacun et chaque carreau avait 616 parlagé eii deux parcelles, l'une plantée en Louzier et l'aulre en Port-RiIaclcay.

Moyenne dans les huit carreaux.
Loiixior
Port-hlncltsy

Cristallisable. . . . . . . . . . . . 15,81 Glucose . . . . . . . . . . . . . . 0,211 Sels. . . . . . . . . . . . . . . . 0,265 Densite du vesou h 250 . . . . . . . 1.074,8 ICilogrammes de vesou extrait aux inoulins par t o m e cie cannes . . . 697 Rilogrammes de cannes h l'liectare 44.005

15,51 0,281 0,384 1,075,G 663 37.1345

.

RI. 11;. Iliwt li~gi!, ( l i riic:Li!iir ilii M i i s i j i i i i i do l l ~ Hiiunion, n grdsi~111'1 s i x i ~ ~ i ~ i i ~ ( ~i ~ l i !~7g l ~t 1 i ~ i~i iil'f~grii;ulli~ro,l~~~ilis, &i1 i o i i [ ~ i sl i 1900, l l l l i ~ ~ U ( 1 0 ~ O l l l ~ l l ~ ~ ~ l l i i1~ s ~ ll ~ i 1 l ~ ; i ~ i : ~ U h ~ l , l ~ l l K t i 1 ~ h l SllL' 0 i ~ ~ 1Kll'Wi ~ i l (31 viigid i i i i x , i l o I ~ L i:i111110 ii, SU~:I*O iiI1X i l i ~ i ~ ~ ~ i ~ i ' t > i g ~~l C! S M ; ( s liarasi l t i ~& l l i l l l i l l l ~ O l l ~ I ! SI ~ ~ L ' V O S (10 ( ~ t i t l h 'Lí!lritl~l)lim~ ~ l ~ 110t:li\fnes ;i11l)iiltii!s i : i i 1 i i i i i i i i i i ~ i i 1 i r i i 1I$oi*i!rs, (lu1 oroiisc!iit; ili?s g í i l o r i o s dnns Iii ligo ($1i l i i i i ~Iii c:ir!iiL3 i10 l i i o i i ~ i t i <: siii:rc!, c1 ili.;s I-lijiiiilili:res, i ! ~ ! I I ~ i ~ l r l i ~ ~ 1 i \i 1i i ! iii ~ i ~ c c l l t ~ r i . ~ 13ori3rs o111 11our cliiu?iiiis l ~ l ~ S 1 i ~ iiiiliiri!Is cli!iis iisliiii!i!~ tl'lIyiiitiiii\~)I.i~ros t u i i s s i iinc lmli lo ij I'oiii1iiii ( S o l i ~ i i c i l ~ ~ i si i i i i i i ~ l (lil'oii r o i ~ c : o i i l r o surloiil t l t ~ i i 810s o í~) Iiiis i10 S i i i ~ l l - l ~ i o l w , I ~ L ~ S I I U ~ ~ ~ [ ( i! ~ I~I * ~ i/(> 109t dbL~>uii*~ II l(j ~ ~ ~ WL i I'i'!c!lioiiillap+~ i~ Iii i i i i i i i l ; o11 oiiliivi1 iiil rns tlii sol In o i ~ i i i l oiillai[iiOi!, (111 I J I ~ri!I,iiw 10s I i i W i ! ~ili1,'()11 i l i ~ l ~ wonsuilo 011 111s l o i l il p ~ i i i l l i lil;iilS 110 I'OiLll ~ l O l l i ~ [ i l l l0 1t 011 l)l'l'lIt! 10st3i1111188 t!011~(11illi~~!~. , ~ ! I,<rsliiiriinilos v í ~ ~ i i l n i s o i i b L'lJsliliigo Siic:olinri, lo Coi'ucisliorn ix v i i g i ~ i t ~ \li! , ( l , H i l v , i : I i ~ \ ~ ~ i , ( :, I<u?~)lcoi, ( ~ o i ~ i ~ l l ~ ym l ~ í i r~ i ~ , 10 10 Si i l i Siit:i:lluri. (!I, 10 ' l 1 i ~ i t : l i ~ i s ~ ~ 1 i ~ ~ ~ ~ ~ i i i r\ Iii I \ i i i i i i i o i i i ~ s i s b ! i i l (!iii:or(~ In iiialtulii! i i o i i i i i ~ i o(( H o i ~ l i i1 ,Iiivli ir1 l i i iiiiiliitliii < l u Iii íhi1i1~110.
~ i i i l v i ! l l1111 1iLi~Si: ~ i i 3 l i i ~ i \ ~l ~ , l ~ ~ r i i l l ~ i ! -t ~ llll~ Y~ ~ ~ ) O U h l l ' l ~ S ~ i l h ? li : li# I,iyriiil,i!ib I ~ ~ L I ~ Stlo i : l i u i i s ; o i i ri, i ~ c i y bi u s s i (103 s o l i ~ l i c i i i silo I'i~nii i siilfii,li! i l i i i : t ~ i v r c i , 111: I i i i i i i l l i o p,iiiv(t,(:'i:ç[

~ ~

l~oi3tlrili~iw, (li!

10

lio1v:i3i[iii t ! i i i I i ~ ~ i i r i i ; ~ li:i : p1us g

I i i d i l u i u i l t - ! tlo ikloiqIi!s ~ l i i ~ i i i01i lii'CS(lili! l ~

l)lii'ltiiil I ' i ! i : l i c i i i i l l ~ ~ g OL;L i~

i i ~ ~ l i s ~ 1 1 ! i i s i ~ 1 1 l t O O ~ ~ I I I I ~ : ~ ~ (11: ~I R ~ I C ! K I ~ i111 : ~: I

vr'igtllrklioii t l t i ~ i ! i i i l i ! ~~ i i i i i i i ! S , j

Fertilisation

Beaucoup de cultivaleurs se contentent de iileltre une dose insuffisante de fumier dès la première plantation, cpelquefois aussi en plus clans les interlignes des repousses; ensuite, après la troisième coupe, ils mettent une couverture rlont presque toujours ils récoltent les fruits, heureux encore quand ils no vendent pas aux usiniers les pailles sèclies n p r h chaque coupe et qu'ils n7utilisenlpas la couverture verte pour donner à uianger aux aniinaux. Sur les proprietes soignées on enfoiiil la couverlure au inoment cle la floraison, & la main ou, quand c'est possiblc, 17aide de Ia charrua; oii donne un second coup de labour en croix et on fait passer la herse deux ou trois inois avanl ia trouaison; celle-ci est faite a la main, le fumier est plack au fond de la fosse h raison de 5 a 7 lrilogrammes par mortaiue, suivant sa qualite et tassé fortement avec le pied en agissant: de tout le poids d u corps ; les plants doiveni adhérer Iortement au fumier et même s'y incruster; on les recouvre ensuite légèren~entde teme ramassee autour de la fosse et tamisee à la main; on place sur le tout u n peu de paillc. On njoute aussi au inoment de la plantation de la chnux éteiiite i 50 pour 100 d'aau environ, h raison de 200-250 granlmes par fosse. Quancl la jeuile canne a atteint de O m. 40 i O m. 50 de hauteur, on rnet duns lcs trous de l'engrais cornpose laveille avec cles matières premières, a raison cle 161 grammes par [osse, soit 970 lrilogrammes par hectare, ou tout autre engrais de coinmerce. Pour les premières repousses, on detourne les souches, 011

CULTURE DE L A CANNE h SUCRE A LA RÉUNION

295

crousc une rigole circulaire dans laquelle on placo uiie mêiiie rluail-til8 cl'engrais que pour In caniie vierge, nprbs l'avoir niêlé nvcc u n peu de torre tainisee h Ia main et 011 recouvre le tout RVBC 1~ teme voisiiie. Quelquefois dans les bons aols el: rluaiicl. o11 laissa Iiler les cleuxibmes repousses, on 11'emploie p ~ s d'ailgrais p o u i celles-ci et: 011 se contente de bien buter les socichcs avec la terro voisine raiiiassée à la suriace. Aibr8s 1a I r o i s i h e ooupe, on dessouche et o11 plante Ia cousont (1) : vertiire ; ler; li?gumiiieuses les plus en~ployees :L1' Le pois mascatc (~iiuiiuca utilis, Wall); 2' Le pois ailleil (pliaseolus luilatus, Sp.); 3"L'aiitaclue (doliclios lablab, 1. var. albida); 4" L'riin118rique (pliaseolus I'ielvolus); 5'' L'arliuste (( iiitligo blaiic )i (teplirosia cantliila, D. C.). On n'cniploic piescIuc plus les pois cochon ou pois innnioc, ni l o crolalnire, i i 1'ainbi1evnl;te; qiielcpelois, quaiicl lu couverture n'cst pns bieii iLhussieou r~uandles terras soiit inrerieures, on 1)lnril.e diiiis Ies in terligiies do 1~ cailne l'am bérique, qu'on eiifouil: ti la iimiii ; l'ilidigo esl: utilisé quand on veut conserver li), couverture pei~ilaiil: plusieurs aiinées ; l'antaquo vient surtout duiis loa r8gioiw un p u sèches de la partie Sous le Veill;, les liois mascaLo ot les pois ainers presque partout. (111a esaayi! lo snrragin, 10 sulla at cliflhrentes sortes de .lupiiis (rL ilo vcscos, y ui ont In propribL0 d'atteindre leur ddveloppeirieiit eii I r ~ i O U qu&tremois, inais on y a à peu près renonch, surtout s parco yu'il faul; iiiti:oduire ~113ltt sétneizce tous les ans, ce yui 11'03t lias dconoinique e.\: encoro parce qu'oli obtient a u rnoiils (:L1aussi .bons rbsultats avec nos 18guniiiieusss tropicales. Le cloctour Jsau1;ie.r a cullivít avec succhs, coinme iourrage, la vesce de Nnrboniia at celle cla priilLumps. IIii gi:izbral, i la 130unio11, on omploie seulemonl: doux forinules il'i:iigibnis ot: cola c~uollasque soieilt lri compouitioil clu sol, les c:»iitlitioiis cliiiiiitbviyuos, la liature tles caliiles, etc. ; elles sont ooililua,s, l'une soiis le noin de formule d'Aim8 Girarù ou d u

296

CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

Crédit foncier, et l'autre d'eilgrais saccharifère ou ,clc Jules Gérard. For~mizled'AimS Girwcl (par hectar.c).
430 Irilogrammes de nitrale de soucle; 500 de superpl-iospl-iate dc chaux, avec 16 pour 100 cle soluble dans l'eaii
40 -

-

; ou le citrate d'aminoniac~uc de cl-ilorure de potassiuni.

970 kilogrammes.

Le cleuxième engrais se met A raisori cle 800 lrilograi~irnes S l'hectare.

TABLEAU XV
E 1 6 m e n t s u t i l i s a b l e s d a n s les d e u x f o r m u l e s d ' e n g r a i s .

Par 400 lig. d,oIlgrais Par Iieclnrc

d'eiigrnia

l'iir Iioclnr

Acide pùosphorique.

.

Potassa.

.......

Les experiences poursuivies mét1~iod.iqueiileriLsiir les torlw du Crédit Foncier Colonial, par M. Dolabarab (1) qui eii 1)ublin les résultats, furent gour tous lcs propriBli~irou,lo poinl ilc départ d'une ferlilisation plus, ralioimello ; depuis loilglcmps on employait presque au liasard du giiano du l%rou, dos gunnos dissous et des engrais divers. Aujourcl'hui elicorc, l>cmucoul), sans vouloir reinarquer que leurs lerres n'onl pas ln infiriic composition que celles du Créclit Foilcier C:oloiii;tl ou nldinct
(4)

Voir, page 300.

~liffèrenl entre elles, ernploieill n6anmoiiis la n l h e qualité et la inênie quanlité d'engrais, nlalgri aussi dcs coiiditioiis differentes rl'alli luilc e t cle pluies ; or, d'après la série d'analyses faites par MM. Grandeau, Uoiiaiim ct Pagnoul dnnt nous avoiis parlé ci-dcssus, les terres cle la Réunion 11r6senteilt des variations assaz grancles :

TABLEAU M J l

Compositions des terres dans les régions pluvieuses ou seches.

HQGION AIIROS~~E

R ~ G I O NS ~ ~ C L I E

Acitlo pliosplioriqiii? . . . . . . . 0,0 10 L Polasso . . . . . . . . . . . . . 0,030 A Clinus. . . . . . . . . . . . . . Traces L! Alagriósio. . . . . . . . . . . . . Traces L

Azolc

..............

0,.120 R

0,233

0,430
0,08i

0,132 8 0,392 0,07i i0,gQe 0,OIi 8 0,180

0,300
.1,6&9

1

Traces 9 0,993 Traces b 8,310

On voil p i r ccs seules diLféreilces de compositions e t sans consiilijrcr Ics aulres ooiidilions qu'une forinule uiiiclue ile snurail, con.crciiir. La teiiclailco actuelle clicz lcs propriétaires qui lic?iiizeillcomple cies facteurs clivers serait de forcer Ia proporlioii de polasse en cliiniiiuaiit celle d e I'acide pliospliorique, cl'eiiijiloyer cclui-ci lc plus possiblo soiis la forme soluble et cl'nugiricnter la cluniili t6 tolale d'engrais par hectare. lhms les engrais coiiiposés, on utilise aussi B la HBunion le sulialr, il'anliuoiiiacluc, Ic iiitratc de polasse, IR poudrette, les gunrios pliosplialbs rles Scyclielles ou autres iles, le sulfate de po lassc!. Quclques grandes propriétes seiilement peuvent entretenir uii cliiiiiisle spic?ial, lcs nutrcs vont un peu ù l'aventure, i1 y a 18 beniicoup de teilips perdu et de sacrifices inutiles ; c'est pourquoi i1 sorpil inclispeixable d'avoir ici une Station et un Laboratoire rl'Essnis cpi cloiiileraienl cles indications très précises sur Ia

298

CULTURE DE LA CAKNE A SUCRE

qualitk et la quantite des engrais i employer dans cl-iaque cas l~articulieret permettraient de cl-ioisir entre clivers engrais le a meilleur ~iiarcl-ié, effet egal; comme le dit M. Vossion, dans son livre sur I-Iawai' : (( Vouloir être son propre savant iie rapporte pas plus que vouloir élre son propre avocat. 011 acliète les engrais s u r place ou en France, qiielc~uefois aussi dans leur pays d'origine; leurs prix de revient varient eiiorniénient sous l'influence de causes diverses, telles que les cours de Frunce, le nombre des intermédiaires, les c~uan tés ti coi-i-imandées, le fret, le change, l'approvisionnement de la place, etc. L i aussi, un syndicat bien organisé permettrait 6 tous les proprietaires grands et petits cl'agir en commun et de rkduire au minimun-i les frais d'accpisition en allant cliercher directenient les engrais i leurs sources e t en faisant ele fortes commandes. L'expérience a déji étè tentèe pour les i-ii trates clu Cl-iili, elle a pariaitement réussi ; pourcpoi ne continuerai t-on pas, cliacun y trouverai t son compte. Dans ces dernières annees, les prix cles engrais renclus h l'usine ont varie par tonne aiiisi c~u'ilsuit (argei-it d u pays) : Nitrnte de soude (15-16 pour 100). . . . . Sulfate d'ainmoiliaque (20-21 poui. 100). , Superbpliosphntede cl-iaux (12h ld pour 100 de soluble) . . . . . . . . . . . . . . Guano des Seyclielles (10 a 1 4 pour 100 cle soluble, 8-11 d'insoluble) . . . . . . . Chlorure de potassiuin (48-52 pour 100 de po tasse) . . . . . . . . . . . . . . Sulfate cle potasse. . . . . . . . . . . . Nitrate de potasse. . . . . . . . . . . . Eugrais saccl-iarifère . . . . . . . . . . On uoit par ces prix, comparés a ceux des pays d'origine, les éconoiiiies c~ii'on pourrai trealiser clans l'accpisi tion cles eilgrais. Les cultivateurs de la Réunion devraient s'attacl-ier h ne payer leurs engrais que d'après les matikres iertilisniltes contenues, et contre facture garantissnnt les closagcs, de iaçon à pouvoir, Ir:

ciis ~ d l i ~ i l ilil'OVOiliiOi. lili0 nllalyso coiilratlictojye ; jl çernit boi, l~, dc tloiiiniiilcw h l'htliiiiiiislrnlioii i ' l i ~ i i ~ o l ~ g a l i(olim s Coloiiie l (10 la li\i tlri 4 iiwicir I888 siilbla vonlc clcs oiigrais. Nous li~iiliiis ii iaiiv! cil~st!rvt:r cluo iious 1 1 ~ parlage~ilr;pas 1'ol)iiiioi1 iitliii isu j ilsqli1ic:i tlaiis 10s ilos 1[awni, que sniis I'uii-iier, S I ~ S t:~~~vt:rLi~l'(!, ! ~ ~ C ~ ~ I ~ S S L ! I ~ I ( ! I I au vorl, avcc les paillcs li ( ~ I)~-(LI~\(!S iLLIX O\lf1~1111)$ ~ I Y ~ h tlc!~~xihil~c CL )S (>oupe,ils ob~ieili1~011[ loiijoiills los 1iiiiiiies rt'isiillnls si roiirarqiltlbles, grbcc aux seuls omt!k i10 h i r s oiigibciis t:liiiiiiqiics ol LI(: ~ C U iayons cullurales; ~ S lciirs lt:rihiis sou1 iioiivcs, cllas ooiiliniiiiciil cricorc bcaucoup t l ' l l i ~ ~ ~ i i i s tiavoo(!os oiwmtiiils (lispa~~a!Lrail qlii l)i(mL~X, m i s ~ les l l l i ~ i i i t i i isuii 1 gi!ils pi%tiqilos 01 g1~ioo{L 1cui Sltilion il'ExpB~ rioriitt!~ ils s'cilitii'i:i~vriilII,vilo (lu tltirigor e1 iiioclificronl leurs l ~ r o t h l i j s ; l i i j i ~ lus loriwi iiii poii 1)Iunniicic!iinciiioiilculliv8es t siir iIi! I'iiir ]rriyil'oi~iotit l i l u tI'JTi~w~ii, siglinlo cliiclqucs loi~lalives ( on tlo iwiivoiUliiri:~ m i 11:s li>guiiiiiiousi!s. ' I)niis iiiio lolbro tlo 31, J . tlo Max61.ioux ali I'r0siilcnl cle IIL (;liniiiIi~~! d'Apiouilutv oii 1870 c1 tiussi dtms lu Carme ?L S i w o , tlo Ihilloil, iioiis I.roiivoiis l o ~ ooiicluuioiis niixí~li~lles nrrivh os1 M, ( i~'&ilil(!{~\i : « 1,ii u i ~ l r i l i c ~ ~ l i~li~ii!i*i\l~ 110s v(igOI~,ux se I'ai L quo ~ R l'inlcri1e Y r i i h l i i ~ i l wt l o ~ ~ ~ i ~ l . otypiiiq~ios ~ ~ i ~ c r i daiis : ~ sol, ~ ilm)s r i ~ r ' le ~ c( tIll IA^ iiii~lii!rtiorl;i~iiicliio,loiil oii 6lniit 10 vBliiculc tlos subsLaiiotis iiii lri llvcis iiii1i0i1ri1os dos vi:g61aiix, n'osl poiiil par ollci i i h i i i , iiii altiiioiit, ii'ijtuiil lms cd~sorbBcpai1 10s raciiics ; ollo ile l)ro(l( l i 1 ( L U ' L Id'l't!lil~ ~~ 11~~hst~iico i l patl ~ l i ~ l ~ i i A la longue,c 01 h ~'~~?l~ par llol'ToI,i l ' i i i i t i loiilo c:oiiil~usliori. N :)!I 011 1mrl tliil.i.itiile li^ ioi'lilith tl'uiio Lerie on lui eillcvaiil soii IIIIIIIUS 01 H& ~t~oLii~i*t~ c1 s d ~ i p r o ~ ~ i ~ c ~ri~iidrcierliles 11oir0 nonl, (103 sol3 s l i i ~ ' i l uitialic~ i~ii~tiòros ~, oii iiiiii6rales eii leiir apporlaiil li~s ri~i~liO~*os oiyyiiicpms qiii laitr riiniiquaii t. (r 41 I)oi~t:, 1riiil.o cxilliirn uoliliiuio, h i l o à Iraide (lu seu1 ornploi t~ij~j (jq.plni~ i~llíjyiiix,( I ~ i í ,w i ~ d u i r ei 1~ slOrili 16 (10 ln torim ir1 1 1)Os tluo ln iiiitliitiw orgriiliqilr, a ilispai-u, lcs engrais iiiin6raux ~ o s t o 1 s m s idh.cii0. n (( 50 l ) i ~ i ~ ruii nulro seils, 10 fu~ilicr no couI.~nanlque des i

300

(:ULTURE DE L A OANNE A SITCI{I<

proportions insuifisnnles 1k 901s iniilOraux, ot 10s ii-inliUros «rgiiiliques qui le composeill blailC par cllcs-iii0iiics iiiicrlilos, i1 cn résulte qii'uiie cullurc cotiliiiuo, iiiile avcc lo sou1 sacours (111 fuinier, aboulirnil B 1'0puiseineiil lirogressii (10s iiiiilihns iiiinOrnlcs tlii sol. (( (io Toiite culiure raisoiin0o clevrn tloiic s'nppuynr s u r In ooiii hi~iaisoiidu iuiilier avo0 Ias angrais oliiiiiiqiics tlitiis 10 1,111 tio perinellrc la forrrialioii 110 ln iiiatibrc iioiro, l'ouil 1n c:ulliiim (li! tlos la caime qui dure plilsieiirs aiiii6es, l'apl)rovisioiiiio~i~onl ii~alières orgaiiiques dovrii blrc i i ~ i au itioynii rl'iiii apporl suilil sniil de fuinier polir ooiisliliioi' ln r6sorvo tl'liiiiixus iibocissniro pour les Lrois r0coltes. 1) A par1 celle criliquo, iioiis nvoiis siir loiil li: rc!sbo l)Oiiii<Niili h apprciidre tles liliinleurs lliiwiii'oiis.

Communications faites au Syndicat central agricolo de Ia Rdunion, le 17 septembra 1897 et le 24 décembre 1898, par M. Dolabaratz, président.

A LA ~~<:UNION
í(

301

Voici c p o l l o hlnil ln ooiiipositioli de c e l eiigrnis :

3W2

C U L T V I ~ E LA CANNE A SUCIIE DE

r!trit lt! \-Gritable o h b c l e au développcment de nos récoltes. L)e lU, l'iùke d'e~iiployerdes engrais contencint tout I'azote à l'élat ni trique t:t les experientes eflectuées sous le contrUle de M. Aimb Ciirard, et que j'ai publikes précedemment. (( Vous vous souvenez quc ces expériences nous ont condui ts i rejeter entièrement l'azote rimmoniacal pour ne plus employer l'azote qii'U 1't;itat nitrique. Elles ont eu encore pour conséquence (16 nous amener i ne plus laire venir que des inatières premières, i cnr Ie niblnnge d'azote nitrique et de superphosphate provoque une déconiposi tion du ni trate de soude ou du ni tra te de po Lasse, cii raison rnkiiie de la quantite ù'acide sulfurique libre contenue C'est d'ailleurs un avantagc que de faire dans le su~ierpliosphate. v m i r les rnatikres premières, car on evite le transport des matières inertes qui nccompagnent souvent les engrais tout coniposes. (< Depuis 1858, notre Socibtti a donc poursuivi ses expériences avec persev4rance, dans l'ordre d'idées que je viens cl'indiquer, et les resultats obtenus ont ùien répondu à son attente, comme vous le montreront nos rendements moyens a l'hectare, de tou tes cannes depuis 1888 :

Eii 1889 1890 i891 1892 1893 1894 1895
((

. . . . . .

.........

. . . . . .

. . . . . .

. . . . . .

..... ..... ..... ..... ..... .....

50.596 kilogrammes. 50.649 49.263 45.719 51.382 56.927 60.937 -

E n 1895, les cannes vierges ont fourni un rendement moyen à l'hectare de 83.913 kilograiniiies, les premiers rejetons u n rendement de 49,8.22 kilogrammes e t les deuxièmes reje tons u n rendement de 45.327 kilogrammes. En vous reportant aux chiffres du début, vous vous rendrez cornpte de l'importance des progrès réalisbs. c< Je n e reviens pas sur la formule d'engrais employée; j'ai déji indique à plusieurs reprises les proportions dans lesquelles nous

304

CULTURE DE L A CANNE A SUCRE

c( Je rappellerai cepenclailt que iloUS aVOllS collstalb, lors (le nos p r e m i e r ~essais $ Reaulieu, qu'iiii granel ~ X C ~ S 1)ohsse dc conduiçajt $ une maturation ires rapide des CnllWS. h véghhtion s'arrétant plus vite, i1 est naturel que Ia richessa sacclinrine soit plus élevée. Mais i1 ne suifit pas ele hAter h végklntioil clails la plante, i1 faut encore que le rendement cull~iraln'ait pns à souffrir de I'espèce de iorcement qu'on lui impose. Or, clnns I'essai que je vieils de rappeler, un grand excès de polasse a provoque une climiiiution assez çensiblc clans lc rendemenl a l'hectare. C'est ainsi que le carreau cl'essai avec fuiriui~cabondante de potasse a donné 115.390 Irilogramiiies de cnilnes hl'llectare, alors qu'avec d'autres coinposilions cl'eilgrnis conteilaiil ùeaucoup nioins de cette substance (de 1,36-3'68) oii a oblenu de 141.206 a 148.842 ldograinines, « 1 faudrait donc voir dsns quellcs liiniles i1 conviendrail, 1 pour les cannes vierges, de moclifier les proportions dc polasse, pour arriver, sans nuire au rcncleilient i l'liectnrc, R hâler la maturation des cannes. (( 11 n'est pas certain cependant que des essais conduils dans cette voie, puissent fournir les résultats désirhs, si ce n'esl peutêtre nux dépens des repousses : cnr, si la potasse n'cst pas enlièrement utilisee, elle peut, restant d m s le sol, conlribuer L provoquer une maturité préinaturée des rejetons, ce clui aurait de grands inconvenients en raison de l'ordre clans lequcl Ia coupc des caniies doi t s'eff ec tuer. (( Un cultivateiir qui se troiiverait avoir loutes ses caniies mures en même teinps, se trouverai t fort embarrassé pour enlever sa récolte et les cannes coupées tardiveinenl auraienl alors perdu une grande quanti te ele leur Sucre. « Je crois qu'il y aurait aussi i1 cliriger des essais clans u n autre sens avec peut-être plus de cliances cle succès. Ce serait, cornme on le fait pour la ùetterave, d'ailleurs, d'employer le f u m h de ierine, non pas s u r les cannes vierges, mais sur l a sole précédente. E n ayant u n fumicr mieux décompos6 e1 par conséquent plus vi te assimilnble, la vegétalion se poursuivrait 1 moins longtemps dans les cannes vierges. 0 1 trouverait peul-

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CULTURE Dli! LA CANNE A SUCRIG

1892. . 45.719 1rilogramines de cnnncs (i I'liechrB. 1893. . 51.382 1894. . 56.927 1893, . 60.937 1896. 60.495 1897. . 54.329 (( Nous attirons votre atteriliori aur la progressioii pi'c!scliii! r&ulière cpi a eu lieu dans 110s récoltes deljuis l'aiili60 1892; nous attribuons cet accroissement d o rcncleiiient nus ciigrnis employés. Nous devons ajouter pour méinoire, clu'eil delior's dos 970 I;i logrammes cl'engrais, toiites nos cannes vicrgcs 0111 reçii iiii coiiiplémen( de fumure, sous forme cle fumier de fernle iL rilisoii (li! ' 30.000 lcilogramines environ par lieclare e1 de 2.000 Itil0g 1'~111111C!S de chaux. (( Nous retiendrons un momcnt votre stleiitioii s u r lc ri;siilli~L obtenu eil 1897. On sait qu'au cours de celte aiiiibe ln st5clici.esu~: a été très forte et clu'il eil est rdsulté une rétluclioii iiiiporlniilo dana la récolte gdnérale de 1%; c'esl aiilsi que les exlmrlnlioiis cle sucre qui s'étaient élevées r 44.747.972 Icilograinmes da suci'cir i en 1895 et iL 48.447.091 lcilogran~mes sucrc en 1806, sniit toiiide bées en 1897 B 35.220.058 ltilograrnnies. .La réduolion tlc ln récolte sur l'annde 1896 a clonc Até de 13.227.033 kilogrnniiiit?s de sucre soit 27,30 pour 100 landis que sur les propri0Lés 1111 Crédit Foricier, comnie on l'a vu par les reiideiiwuls h l'licclnrc? donnks prÁcéclemnicnt, la réduclion n'a Bté que de 10 p u r 100, On peut doilc conclure de l i aux bons eifels cle la foriiiula tl'eiigrais que nous avons adoptée. K Nous avons poursuivi nos expériences ilans uii auli'c oi'dro d'idées. On se souvieiit que M. Aimé Girarcl avail coiiseilli? d'augmenter la cluanti té d'engrais i l'l-iectare, pcrsuntlh cluo l'augmentation de reiidement qui en résullernil payarait largoment l'excédent de dépeiise clu i la plus iorle p r o p o r l i o i ~ il'czzgrais employé. (( Nous avons donc procédé aux essais suivants. Nous nvoils applique & un certain nombre de champs ele preiiliòres ot cle

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l'ii~ig~ii~~il(~I h i i (Ioy (~iiwlitos (l'r:~igi~iii~ (!iill)l~yl'!l), ( I r ~ ~ i i ( l (Io~iiio M. ( ~ i 1 10s clií Vlw~suivtwls I)OIII> 100 l c i l o ~ ~ ~ a i110 uilrtilo do soiule soil, t~~i~w i 5 I C ~ 5 ( l 1 ~ ~ t nlI( 'iI ~ O O L I ~ ~ Y ~ , . l
{i

A l ) ~ v p o(10 l ' i ~ ~ ~ g i ~ i o i i l ~ i l ~o!~ i% l ldiiw s i ~ os

1111;. . , , . , , . , Avoiiio. . , . i i l i r ., Iioltoriivos ioiiribtigiwa.r. IMluruvci~ iiiii!i*o, ii. i r i , , . ,

.

.

.. . . .. ...

458 Irilogrniriilios (li, graiiw.

(i63 3.570

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-. -

20,000
5.600
3,SOO

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do graiiis, do luboruulos, de racinos. do rnciiios. c10 Ioin,

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CULTURE D E L A CANNã A SUCRE

(< Au Parc des Princes, sur ciiiq nns, en sol b i e n pourvu rl'acide phosphorique et de potasse, M.Grandeau a obleiiu :

Blé . . . . . . . Avoine . . . . . Pommes de terre.

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464 Itilogranlnies de graiils. l.166 de tuborculcs. 3.508

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11 n'y a guère, conclut M. Grancleau, de l~lacerneilt ljlus r h u -

nérateur que celui qui ~iermetele iaire au sol una nlionclanla avance d'aliinents pour nos récoites. M, Gran&au 110~s aussi que les végélaux résislollt d'nudit tnn t mieux aux af'fectioils parasitaires et $ l'aclion tlcs iiiscclcs, qu'ils sont nlieux ilourris, clicz les planles, coiiiiiio clicx 10s n~iimaux, l'état particulier qu'on clijsigne sous 10 iiom tlc! misère physiologique )) est une cles condilions les plus propices au développement du parasitisine. Un czpprovision11eiilaii1 convenable du sol en potasse, eii azole et en acide pliosplioriqiia est un des meilleurs inoyens opposer au dèp6rissciiieiil dcs végé taux. (t Actuelleinent, nous poursuivons cles essais c l m s un au1i.a orclre d'idées. Nous constatons que si nos canilcs viergos i'ournissent des renclements culturaux salisfaisaiils, ellas sonl loiii d'ctre aussi riches en sucre que les rejelons. Ainsi, nouu avons constaté que Ie vesou provenaii t cles repousses avai t WIC richessa 1 eii sucre cle 2 ti 3 pour 100 supérieure ; cellc des vesous provonant des cannes vierges. Les canncs vierges h n l ; coupkes les preinieres, on peul conclure qu'elles ne sonl pas oncoro iiltiro~ lorsqu'on les inanipule. D'uu au tre c6 16, lors eles cxl)bricncos faites a Beaulieu en 1891, nous avons constat0 qua, 1h oir ilous avions employé des engrais B 15 pour iOOdepolassa, 1s inaluri10 s'était prononcde de Irès bonne lieure, mais par coillro, lereildement cultural avait kté des plus laiblcs. <( Dans ces conditions, i1 nous a psru ulile cle l~oursuivro l e ~ c recherches eri inodifiant pour les caiines vierges Ias blbinoi~ts de leur fumure ; en augmentant, par exemple, clans nos I'orinulou d'engrais, la proportion de potasse sans louchcr aux aulres élémellts; e 1 diminuant la quanlile d'azole toul 011 a u gnleiilanl: 1

In plloporLioii (Ir, polassc ; eii iiugnientanl la quanti td d'ncide pliospliorir~uc, sans louchcr aux 6l%iiienlspolasse eL azote, etc. N Noiis 0 s ~ ~ 6 ~que s rdsullnl dc ces essais nous periricltrs, o n le loiil o 1 inainloiiaill u n renclcnieiit cullural nujourcl'liui lrèssatis1 iilisaill, cl'nugincnler ln rioliosso saccliarinc, de la planle. n (24 cl3ocnll)rc 1808.)

Irrigation

L'irrigation i Ia Réunioii n'a pas lait beaucoup de progrès depuis longtemps, si nous en jugeons par un rapport dc M. Jh. de Mazérieux, présente a Ia Chambre d'Agriculture en 1868 et que nous reproduisons ci-dessous in extenso; a u conlraire, quelques-uns des canaux n'on t peut-ê tre pas é te entre tenus avec tous les soiils voulus, d'oii une grande d6perdi tion tles eaux par fuites et filtrations. Pour bien apprécier le regime des eaux h Ia Réunion, i1 esL bon de se reporter b ce que nous avons dit plus llaul s u r Ia conslitu tion géologique de l'ile ct i ce propos iious ci terons deux passages bien iiiteressants du rapport de M. J. I-Ierinann ti la Cliambre d'bgriculture en 1001, sur la Question donanniale, l'un de M. Hermann lui-inême, l'autre citant une coininunication tle M. Dolabaratz, ainsi qu'un extrait de PAnnuaiw officiel, intitiild Effondremenls.
Eff ondrements.

Annnaire of$ciel de 1903, page 80. I1 est évident que l'issue ali dehors de tan L de matibres expulsees de l'intérieur du glohe n'a pu s'effectuer sans que dcs vides considérahles se produisissent sous la crofite solicliíi8c. Des affaissements de terrains, des éboulemeiils devaicnt se produire. Telle fut l'origine de ces vallées cl'ebondreinent qui s'ouvrjreu t au tour du Piton des Neiges et du Gros-Morne. Les cirques de Cilaos, de Salazie, de Mafatte, prirent ninsi naissance. « Toute la portion sud-est de l'ile, comprise entre les rivièrcs
(c

de 1 ' h t et de Lailgevin d'un cÔt& la nler de l'autre, s'affaissa, hissallt Un abrupt escarpeineilt qui traverse l'ile de part en part. AU pied de cct escarpeinent apparurent les deux cours d'eau ClUc llous veilons cle ilominer. (c Nous l'iivoiis clit clkjh, l'l~~ilclos, Plaine cles Palmistes soiit la clcs cirques tl'alfaisse~ilenl;. (( La ialaise qui s'étend cle Sainte-Suzaiim i Saink-Marie, celle clu cap Bcrnarcl. i ln Possessioil, celle de la Petite-Ile L Sain t13ierre, de Lacnbaiie A Saiilt-Benoit ont perclu une partie de leur masse 8croulée el: disparue dails la iner. « Les trois granclos excavations ouvertes antour du Piton des Neiges, deveiiant ùassins de réceplioil, s'erriplirent cl'eaux pluviales qui se irbyhrenl; une issue vers la iiler. (( Airisi i~scpirenl; trois grands cours cl'eau : la rivière Dumas qui clraine les eaux clo Salazie, ln rivière Saiiit-Etienue qui porte h ln liter les eaux de Cilaos, du Granel-Bassin et en partie celles clc la I'laiilc tles Cafres; enfin, la rivière cles Galets qui déùite i:i.lles de Maintte. (( Une qiintribi-iie grande rivière recueillo ses preinières eaux, iion plus h. ln Base, mais sul1 le versarit ~néinedu Pitoii cles Nciges, h savoir sur l'uniyue coiltrelort resté intact et qui l~orte ln I'laiiie elos Salazcs. (( Souterl~niiie peiiclant une parLie cle soii cours, cette rivière linil: par jnillir eil plusieurs cascades d a m cles bras diférents. I:'osl la plus longue cles rivières de l'ile, celles des Mai'souins. (( Les rivières du Remliart, de Langevin, ilo 1'Est onl; trouve leili. origine dans cles eUoiiilrements analogues. (( Ces eaux cl'aùorcl sauvages se tracèrent plus taril, 6-11 COITOi.lanl; et alroiiillanl; le sol, des lits ièguliers. Ce so11l; les bmrnncas nii fotid. tilesquels coulent aujourd'hui les ravines peiidaut la sais011 cles pluies et: qu'oii voit silloniier en rayoris les flancs cles ~iioiitag~ies. Leurs eaux suiveiit souvent un cours souteri'nin ;tu-tlcssous clu Concl de ces hailrnricas el: sourdent à peii d e rlistnnce d u ilivage+ (( On les voit quelcluefois y fornzer cles iiappes souterraiiles dJeau.frn'i(:Iie ct pure commo à I'Kermitage.

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CULTURE DE IA CANNE A SUCRE

Emportant et roulant daas leurs Cours i l l l ~ l ~ t u c u x d6c0lillcs bres deç montagnes, les graviers, ie sable, le liiilon, les inati':riaux de toutes sortes arracllés au sol affouillé, ccs torrei1l;s onl; constitué par leurs dépôl;s le sol arable sur Ir, pourtour cio l'ilo et le flanc des rnon tagnes. (c Les trois grands cours d'eau clui sortent d u iilassif 11ol'douest ont fornlé cfiacun u n vaste clell;a, la riv,ière Dumas, celiri qui porte les noms de Bras-Panon el; cle Cliamp-Boriie; la rivi01-o Saint-Etienne, les vastes alluvions do Pierre1ond.s el; (lu Gol; 1 i ~ rivihre des Galets, le territoire connu soiis le iloin dc Pointa des Galets. La rivière cle 1'FsI; a formb aussi, s u r une Biloriiie épaisseur, u n vaste de1l;a de blocs roulés et de graviers dans leque1 elle s'est entaillé e l l e - i n h e un lil; nouveau. C'esl: ollo aussi qui iournil; une parLie des galets roulds, arrondis p a r le ressac des vagues, qui encombrent .touto la plagc coiilpriso entra son emboucliure et le cap Rernard. n

Citation de M. Dolabaratz, par M. Hermann, dans sol? rapport sur Ia (( Question Domaniale 11, page 8.
Si l'on vewt bieil réfléciiir u n instant A ia conformatioii d o l'ile, qui est basalticlue et par cons8quenl; :fissureio dans toiiks ses parties, on se fera une prernière idéo des innornb~'nl.11es canaux qui s'offrent, A l'intérieur d u sol, pour l'bcouleinenl; cles eaux. La plus grande partie de ces eaux 0s.t clonc soustrailq par une Bpaisseur cle roc souvent coilsiclérable, S l'nclion de 1'8vaporation. c( Mais cette évaporation elle-rnême, qu'ost-elle pour les onux qui coulent i ciel ouvert? Dans quelle mesure influe-L-ello aiir le débit de l'eau ; conment peut-on la mesurer 4' Autant do questions que 1'011 pourrait poser au Domaino et auxquellos i1 serait bien enlbarrassé de répondre. (c I1 suppose, simplement, que si les raviilos n'6t~ieill; pns boisées de largeur, s u r chaque rive, l'eau n'y couleiait plus. On ne peut, sur une supposi.tion - erronée en l'ospèco -

1~~iilLcllir scrvilutle clui est une gEne de teus les iilstailts ullc I'oilr 1e.s l)ropriétaires, qui rcnd leur exploilatiori souveiit PrCsrluG i i l l l m ~ i b l ~ , grnncl clétriment tle la p r o s l ~ ~ r i t(lu nu & paYS et de Icuils propiles int8rhts. (( 1 os1 ndinis, par Lous les nutcurs sphciaux, que ll&vapora1 I.iun r10 l'cau tlnns Ics canaux d'irrigation csl absoluinent ilègli. gcnl)le, i plus forte raison dans 10s lils cles ravines toujours rorlaiiieill inclinkos, où ln vilessc cle I'eau efit souveiit considéral)lc e1 oii, par suile, oelle cau resle iorl peu de Lemps exposée i1 llacl.ioil tlii solcjl c1 clu venl, (( Qua si, en outra, 011 prencl Ia peiile de tracer sur une carte do 1'Elo t i unc sussi grande écl-ielle clu'on le voudra, la réserve de 10 ii1i:lres sur cliacpe rive il'une raviiie, on s'apercevra très vile de l'iii-ipossibiliti. cla distínguer cettc zone du tracé inême d o la rnviiic (31, (16s lors, i1 esl facile de coiliprendre l'jnutili t8 til>r;oliio c10 co boiseincnt aii poiilt tle vue clu ~nairitien dos de soiirçes ou d o I1~coulcinent l'eau. (311 l'n Sai1 remarrper plus liaul, le sol cle l'ile est érniiiemiu(1i11 fissuri.,, dos1 nu poinl quc 10s sources existant clans les raviilcs sorleril toujours d'un poiiit iorl iiiGrieur i la ilaissance clc ccs raviiics 01, In plupart clu temps, ces eaux reilcontrant plus 1x1s zlilc iisaiiro, clispnrnisseilt bien availt l7embouchure. 'FrtSs pcu n o i n 1 ~ i . c ~ ~ leç cours d'eau de la colonie qui saiil li"\saiilc!iit tles sources í'oumissaill un clE11it d'eau assez considédOra11le poiir qiilil en arrive une portion jusqu'h leur einboucliiiro. (( Qui i1i3 coilnnEl la raviile Sainl-Gilles cpi cst une de oelles oii so iiioi~ltwlllc, iiiicux ces apparitioiis e1 clispari\ions successivos tlns oniix. Au-dessiis (lu Bnssin Rleu, situe à 400 màtres oliviron, on iie Lrouve pas íl'oczii daiis la ravine; cependant, clans (:o llt~ssino1 A iliveau, i1 existe une source fort abonclante. Peu al,i-hs Ias oniix so perilont, on les voit reljnrailrs plus bas, au ],asi;in (lu Corrnorau, e1 en bien plus grande abondance qu'au (lu ]jnssizi-nleu, c1 ici elles ii'apparaissent pas au i l i v e a ~ bassin, iilais ollos sorlp,ilt à peu près & ini-liauleur d'ulle pai'oi r o c l l e ~ ~ e d'onviron 40 inbtres dc hauleur quj surplombe C bassin. e

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CULTURE DE LA C ~ A N N E SUCRE A

11 cri est de iiiêiiie de la source de la raviiie du Gap qui, dit l'ari-êt ele la Cour, d u 29 avril 1871 : (( sort cles íissures d'uii « roclier abrupt placé en travers du lit et formaiil: cascarle. n On pourrait inultiplier ces exemples : K 11 suiiit de jeter les yeux sur l'ile, soil: du largo, soil: (lu ~ l~ l littoral, pour voir qu'il y a une zÒne p ~ l l i i l ~ i ide i~ 0 i~ ~ l 0 i l ~ a tion dos iiuages; c'est vers 1.200 ò, 1.400 iiihtres d'alLilude que coi-iimence cette zòne et - en cleliors cles pluies qui peuvonl tomber partout accidentellemeiit i1 nJy a pour aiilsi dire pas se de jour où cles iiuages épais i-~e rasscnibleiit sur les soininets et ne s'y conclenseiit. (r 011peut donc aifiriner que ce sont les liaiiteurs clc l'ile el: noii les bords cles ravines qu'il importe de irininteilir boiskes. 0 1 pourrait souliaiter que ce soit cil se 11asaiit sur ccs coilsiclb1 rations que, procédaiit à une dkliirii tatioii nrbi l:ra.irc,10 lkmailu~ se soit eniparé des hriuteurs de la colonie; oil ii'aiirnil: lias trop O. lui reproclier si le but htail: alteiiit. I1 faul: ceii-inrqucx c'lc;jil (lu(! ces liauLeurs, avant la delimitatioii, restaiciit h pcu 1)i'bshois8es par Ia force inéine cles choses ; 10s cliilicu1l:ds tl'exp1oital:ioii ktaient eii effe-t assez considéral~les; mais I'iiiipossibilitii cl'exploiter celte réserve Coresiière ri'est cepeililaiit pas i~l.,soliio, i1 est boi1 cle le faire reinarquer des niniirleii~iit. c( On c o n ~ o i t iort bien que si dans cette zone rbservBe l)albla Domaine, on ne coupe jamais uii arlire, qiie, seulei~iciil par dos ilettoyages juclicieux, on aide ia culture, oii i181:ablirapeir B l m les forêts cyui existaient s u r le sominet cle l'ile avant l'esploitntion déraisoniiable qui eii a éLé faite autreiois. Les Cauilles qui tombent, les arbres ou simplement les branelies rl1i.i nieurcnl:, ou sont renversées par les graiids veiits, ioririeiit peii ii. pau, o i i pourrissaiit s u r le sol, une couclie d'huin.us c 0 pliis eli plus 1 epaisse. (c Cette couclie pilodui t cleux efí'ets ilistiiicls; elle roticiit I m i i coup cl'enu, elle iorme éponge et par le iait mime rlil'olla c?st composèe d'humus, elle absorbe cetk eau eii grande cluniiiitti ; biant 'toujours humido, elle ne rayoniie pas cle clinleur nt, ai1 contraire, ein abaissant la température du sol, elli, provoquo la

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i:oiidcilsntion clcs nuages qui, k ces hauteurs, conime on l'a inoiilrh prdcdiloniiliciii, viciinenl en coiltact avec ellc. c( Voilh tlunc ln zdne oii se ioriiient lcs sources, ou elles s'aliiiioiilenl. Ccllo zdne i l iaul la reboiscr lh ou une exploitation iiiil)~~~i~li!iilo 1';i d6iiiont0e ; i1 n'y iaut toucber quc pour facili ter li). poussa dos nrbres; i1 n e inul, sous aucuii prétexte, rieii en onlcvcr. ))

Rapport de M. J. Hermann sur la c( Queation Domaniale 11, page 70.
(c h h ~ r b o l i 0ii 10, gQoIogie ile rclève que dos couches yolca, (L s nicluos a ~ ~ ~ l l i u l 8 c travem les si6cles et presclue toujours ~ i ~ ~ i ilcs h ~ , doscendonk clu sonninel; des nioiitaglles ou la r oaux contlaiisalioii tlcs iliitiges se iollliie, s'iníiltrnrit, par les lois de la posnliii.iiir, i'~ Lri~v~i.i; cnuclics, cl; glissant ensuito a trnvers Ir,s l o lits do ~~ivibros ~ iossiles que ilss coulkes volcaniques ont plus tiir'1'1 rcc:oii.viii:tt:s. C'ost ai.n~i que.sur tout le pourtour de l'ile, cliitmil cos c?niix so lieiirtonl: nux couches bumecL8es de Ia iiler, 0110s sc? ra1i:vonl; 01: iorineiil: Ics sources iiinoinbrables que nous avoiis siir 10s riviqps. C'csl; aiiisi que tlans les ],asses rhgions de 1hiiirl)oii I'lioiniiic n 11u ilklriclier U lJaise foutes 10s surlaces c:iillivnI)lns, 10s oaux n'on circuient pas inoins dans le sous-sol, iliiil iiiiihas ci!~ltainoiiianl:d e l'lium iilite coiisl'anix que leur don:iiisioiil; 10s g r m d c s ioil6ts d'uutreiois quand elles reposaient I W - ~ [ ( ! S R I ~ S ,ii~nisooiiservnnl; aussi toujours iiitact leiir cours iiitiiriour polir rouler jnsqu'ii. ln inor. I'reno'ris ooiiirrio exemplo toute IR pnrtic de Snint-Gilles dont i1 i~ 6th l)arblijplus liaut; cllo apparail; aujourd'hui d'une aridite ri.flTrc?iiçc!,tl~lioiiillt!o cle son aiwiari couvcrt forestier, couverte 6. pc:irio ('10 iiit~igrosgrn'iniric!es, rougies par le solei1 et les vents q i i i 10s tli?ssi:clisii L. I'eiit-011 t~d.ii.ietl;~~ ces herbes si ireles que inililíi.litkirit au sous-sol uno liuiiiidii6 cluelconque? On iie peut riior, ai.1 c:oilstal;íiiit los sources et les onscacles qui jaillissent qa ul; 1A tlnris 10 cournnt de l a ponte de la inontngne, qu'uile importniil;o riviijru iw circulo clms cc sous-sol P

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CULTURE DE LA CANNE A S U C R E

D'üù viennent toutes ces eaux qui se maniiestent d'aborrl dans l'axe principal de la montagne, puis rc toinben t de chaquc cbt8 clu mole gigantesque, aux cascades de Saint-Paul e1 a Ia groltc de la Saline? Elles nc peuvent s'elever perpendiculnirciilent cles profondeurs clii sol, puisqu'elles se contenteraieiil alors de se repanclre a u boucan Canot, ti Siralr e1 à d'autrcs jaillissetnents clu littoral, sans avoir B rcmontcr aux granils bassins supérieurs qui s'etageilt clans la raviiie ; elles ne pcurent iion plus se foruler s u r le littoral puisqu'il n'y a 18 ni pluies, ni vents portant les vapeurs dc Ia mer, n i co~ivcrl forestier, puisqu'elles sont douces et non sauinhtres. 1 osl 1 évident qu'elles glissent des Iiauteurs clu Bknarc et du Brfilé-deSaint-Paul i travers les anciens lits des ravines recouvcrtes par des laves postérieures, en suivant Ia pente nalurelle de la montagne, car l i , dans ces hauts sommets, noiis voyons jour e t niiil une résolution incessante de nuages ct de brouillard s c produire. En d'autres mots, clans ce mole giganlesque que l)resenli! aujourd'liui la inontagne cle Saint-Gilles, i1 y a unc grande ravinc? aujourd'liui co~iiblee, dans laquellc s'ouvraien t cles sources coil-sidérables. Le mêine phenoinòne se reproduirai t aujourcl'liui si une coulée de volcan veilait combler et couvrir la rivièrc ilc, Langevin, celle des Remparts, celle de Saiut-Etienne, etc. Lcs eaux trouveraient encore l'issue dans les galels recoiiverts. c( En vain, vous couvririez toute la basse rbgion d c Sninl.Gilles de forêts de filaos aussi drus que ceux d e 1'Etang-SalB, ce couvert forestier ne servirczit tout ai1 plus qu'h emp6clici1 l'évaporation cle l'humidité d u sol, mais ne pouriait en r i m produire la concle~isationiles nuages puisque les nuages ne s'y maniiestent pas ; ils iie procureraient en u n inot, aucune pluic, ila pas plus d'ailleurs que le grand boisement clcs sables de 1'EtangSal6 n'a doilné la moindre goutte d'eau a cette localité ilopuia plus de vjngt ans qu'il a été effectué. (c Sur les liauts sommets, dans les altitudes élevees, c'est 11icii ilifférent ! Là, le moindre brouillarcl, que du littoral vous voyex paraitre en Corme de nuage, clépose ou i1 passe d'autant plus d'eau qu'il se lieurte a une végètation d'autant pliis grande. Si

la sui'race du sol esl llue, ie ùrouillard en courant, eillporte avec lui loutc I'lii~ii~idité i1 cst fornib, i1 ile se rbsout que parsoll cloiit . lloint ele coiilact avec ie sol iiu. Opposez au contraire, j ce lmuillard des a i l ~ r e s ,uiie Sorkl i chaque IJranclie, cliaque feuille sonl autant ile raisoiis tle resolution pour l u i . Je me Irouvais un jour sur le Pitoii IIyaciiitlic, duns le Haut Saiiitl'jerl'e, l'ail' k h i l visill~eiiieiiliniprégilk (l'liumiclilé, bien qu'il passail e1 repassait en iiievariaiit eu1 aucuiie liluie ; un l~rouillard lc priysage. Soul-h-coup, en ili'npprocliant cl'un taiiiariii isolk, j'eillo~itlisle brui t d'iiiie cascade. Etoiiné, sachant bieii qu'il ii'y ilvail l i aucui1e sounx, je iii'arrêtai pour 1118 renclre coinpte d u bruil. Je vis eflecliveiiieiil un véri taùle ruisseau qui ilescenilai t le loiig clu lroiic. Je conipris de ce jour tout Ie ùien qu'aurnit pu naus Sairc uii rel~oiseinentsysthatique de nos hauts plateaux, e1 lout 1e iria1 que pourrail nous faire le complet cl6Sricliement de ccs graiicles allilucles. 3e dis coinplel, car il faut aussi un peu ele sol tléoouvcrl liour Ia forinalion ele la rosde, ainsi clu'il en sara qucslion lilus loiii ... D Nous avons clonc iles nappes d'eau e1 dos rivières souterraities, 1111 peu parloul, dos raviiies ti barrages, des excedents 1)anclaiiL utie boiiiie partie de l'aiiiiee, ctc.. . et iious pouvons apl~liquerloutcs Ies rrii Lliocles d'irrigation employees en Hawai : cilerncs, r0sc!i3voiibs, caplages tl'eau couraiite e1 ele sources i cliSférenLes ollilucles, caiinux perinniients clP,rivés cri trancliée ou on luiiiiol, lioiiil~agoà ciel ouvert ou clms iles puits ; autant de proùleriies yui tleriiaiitlenl uiie étucle claiis cliaque cas parliculier, uu poiill dc vue de l'ulilité dc I'irrigalion e l l e - m h e par rapport ( l a iinlurc e1 à la pcrii;kabilith L ~ L L sol, Ia quantité et Ia réparL titioli ~los~1~1uios. 11 faut aussi que les supplSments culturaux h relireil l'oinporloiil on coinparaison avec lcs frais de preinier élnl~lisscineiit, ~1'onLrelieiiet de Soilclioiliieiiieiit, c'est-i-ilire, suivaiil l'exprcssioii consacrbe, que les trnvaux paient. J - Y ~ ~ ) ~ 'llal)port de M. O'SLiaughiiessy C. E. reproiluit plus (,s'~~ haul, lcs eaux soulerraines ~l'Oahu~ ~ i i t i e l i i l ~ n t gr. 137 de O O gr. 342 elo sei iriarin par lilre ; i1 pré temi r n ê m clue la iileilleure your uaillie devrail conleilir soixan L graills de e

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C U L T U ~ EDF,LA CANNE A

sucnfi:

se1 par gallon ai-i~éricain, cnviron 1 gramirie par litrc. Nous sojt avons pris le 20 juin clernier de l'eau dans la nappe soulerraine ~ l 1'Hermitnge a l'ouverture pr8s de la route nalionale et nous c avons prié M. E. Seymour, directeur clu Laboratoire Colonial de vouloir bien l'analyser ; i1 a tsouv6 la corilposilion suivante par litre : Densi te. . . . . . . . . . 1.001,2 à 2U0. Matières orgariiques . . . . . . . . . O gr. 380 Chlorure de sodium . . . . . . . . . O '156 Magnésie . . . . . . . . . . . . . . O 070 Cliaux. . . . . . . . . . . . . . . . O 0% M. O'Sliaugl-inessy cornpte que pour elever 437 litres par seconde i 90 inètres 8 l'aide des pompes usitees en Ilawai, oii dépcnse cl-iaque jour 13.500 ltilogrammes de cl-iarlsoil ; ce cliiffre est norinal, car sans coinp ter les fro t teineilts clans les condui ts, le travail exige demande seu1 cinq ceilt vingt-cluatre chevaux, or avec les machines Corliss on adaiet une dbpense de 1lrilogramine de charbon ordinaire par cheval effectif, ce qui eil viiigt-quatre l-ieures clonne une consoiilmation de 12.570 Itilogiai~iineu; la diflérence entre ce chiifre et le prec~idenlrepresente le coinbustiblc nécessairepour coiilpei-iser le frottement dans 10sconduits. Nous avons .vu qu'il iaut compter en rnoyonne de 1 litre i ilitre et demi cl'eau par hectare pour l'irrigation ; h raisoil de 1 litre la surface irrigable serail: de 437 Iiectares clont au plus 210 i couper tous les ans, si comme eil Havai: on lajssait les cannes croitre pendant dix-huit a vingt inois. Le noiiibra do jours de pompage étant au moins egal à deux cents par nnilée la ilí?pense pour le uoinbustil~le nvec clu cliarbon GO frnncs la tome serait dc 1G2.000 frai-ics tous les ans et à cela, i1 laudrait ajouterl'amortisseinent et l'intêrêt du capital de premier Btal~lisseinentdes stations de pompage et des concluits, leiir ei-itrctieri et lo, rnaind'ceuvre pour l'irrigation. l'laqons-nous d.aiis lo cas le plus iavorable ; supposons qu'on veuille irriguer un lson terraiil inutilise jusqu'àprdsent par suite de la sbcheresse et auquel o11 arriverai t, grâce l'irrigation, à faire doililei un rendemeilt inoyoil de 80.000 I~ilograll-ime~ cannes en preinière et en deuxihino coupes de

fih?W,(111 (:l)illl~lilill lcs i1i;peiises (]e .Ií72.00() [rnncs pour 1~ ilric! ( ; « i i l l ~ ~ s l i ~ l G ?l lcs riiy íirlissnnl çur uiio r&jol[e aiil1uclle (i L7.(iX loili~!s(10 cniiniis, clinqiic Loiiiie de ce seu] cl-ici s0 trouve10 i'iti1 gl'nvd(?(10 l)llis de !I i'rancs, co rlui esl irnl~ossibleavec ljrix íit:liii!l d o 110ssuorss. Ih1-cO h dir0 clii'il ii'y :i rioli i fail-e itii sujet ele 1'irrigal;ion 1,n i o i ' i : ~iiioli~ictc! fi~i:iloiiic~ill trniisportnblc pin-l'dlcctrici tC pourrai t filra oiiilii'iiiilih aiis cliulcs il'onu si iioinbrauses U la Iti4unioii el. Ln t~lors grossc tliil)oiisr! tlc coiiibusliblc prosque suppriinóo; suis ~ ) ~ ! i i i i ~110 i l ) ~ i liriiiils dii liltornl, la li<~uteur iidccssnire d'bkv,atio~i iio l'oiui sl!l'tii 1 hioii iiioiLitlre quo colle pour Incpello ilous a v i m ; pourraioiit 61rc [ai les Sili1 li) t:i~l(:iil 10s piiisi!s (l'cnu iI'ii1rigítlio~i :iu$~i lios i11Liliitlo~ (L ~urfis:iniilienl( 5 1 0 ~ 6soil dirccloiiieill, soi 1 ~s h l'niilo ( 1 0 l)oiiilir!s iiiiios tliicclcriieiil; par des lurbiiles, soit par (10s I)hlic!rs liyiliaiiliquos ; d h j i i l oxislc c10 pctiles iiistiillslions tlo (!i! griiir(i closliiihis il cloimei1 ciaiis corlaiiios lo~alitésl'cnu dos iiiji:oss~~iiv! I)cisniiis l~crsoiinols linbilaiils. iiiix iiiarnPclibrc (lu lillornl, lc ponipge U l'aiile cles I)oiiil Iii. c:iillii~~o I J I ~ I ~ ~L I w 1 i L osl. loi~k ; IS intliqi~h. l'liinioiii*~iiigí:iiiaiirs so sonl ili,jii o c c i i l ~ !110 colle queslion ~ oiil~~o aiilron M. i10 l'orriitlil (!L M , Jncrliiicr dont le rapporl sur Ics b n r w c p s ulllcs ( ~ L nos C O I Z I ~ Sd'cnrr, en ( w e cZss fucilil&s S 1eiw t l ' i r y i ~ l i o t t ~t porrlo I I L ( L I ~ I ~ S C I ~ tmdnnce i~ s'e'lnler n1w a ti L! crnI)or~cho~~c,s, i l)iil)li0 iiii Jozzrrinb Oj'icieb, cii avri 1 1880. 1Jiio c:c~iiiiiiitinioiiooiril)oshc do MIM. I,ascrvc, . Jncol) de : C ( ~ I ~ ( I O I I I O[)L J , i10 Mi~zbrioux,~ ~ í i ~ ~ p o r li11~iio~il~ubci ' la ~ lc ir, p (;llu~lil,l-o (1'Agrii:i~llul.ocii 1869 ; son rqiporl L h 3 ooliil7let cl I rhs iILiuliii r!nt rcipi'oiliiil plu3 loin i n exlenso. 1511 lollii ons ~ ) O U I 'I ~ Lm m o , si 1'011 voiil irriguai. clc LLLPOII h tib [oilir lfi ill:lxii~lil~li ~wi(lciiiciit,il inuE ar: 80uVol.iir que tlo ds (l'fil,ri:s 10s ~xli~rioncati Ir\, stillion clllTnwni' Ia. onmc (loil ~S ~l ~~ l ~ o ( : ~ >[nusl 10s11uil R (Ijx ~ O U L dc 1'011.11 011 ~ b ~ l l d i Will par , ~~ )i~~ Ia l)liilo,HoiL l)nt' l1ii-l>jgnlioii Lcllo sorte c~iro clunnliLili LoMc de la tlc, l-bl>í~rlia íLinr;i i~llaig~lo 30 50.000 iilblres cubos par lieclare l)oii(lt~ril, viigi\[nlioiiilo qiiinxo h viiigl iriois S U ~ la liermèaV ~ 1.1ililij(lu tanliiiii,

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CULTUliE Dl? LA CANNE A SUCRE

Rapport sur l'irrigation prksenté Ala Chambre d1Agriculture, par M. J . de Mazkrieux. (Session de 1869.)
(c La création des premiers cnnaux de cl6rivalioii ilaris le bul cl'utiliser les eaux de nos rivieres à l'nrwsagc ilos Lcrres reiiioiite ti une cinc~uantaine d'nnnées. Nous croyoix irit6i1essaritl dkl)ut au de cette Btude, cl'en laire uii exposé rapiile. (r En l'annke MiG, M. Frappier clc Moiibeiloil ailia dhriva une partie cles eaux cle la rivière Saint-Etie~iile (bras de Gilaos) pour l'irrigation cles plateaux de la propriélh clu Gol, appnrleilant alors i M. Deheaulme, e t aussi pour les besoins cl'unc sucrerie qil'il lut i cl-iarge cl'y coilstruire. Ce preii-iier lravail, acl.iev0 en 1818, a prbparé la prospérité de la plus belle exploilatioil agricole de nolro

l'ays. A peu près a la n l h e époque, de coilcert avec ses aluis MM. Augustin Motais et Joscpli I-Ioareaii cles Ruisseaux, M. Frappier coilçut le projet de clériver au proíit ele Sainl-Piorre, sa cornrnuile natale, la to tali t6 du bras de 1s Plaine. 11s fireilt ensemble les preinieres études qui c l h o n l r b r c i ~la possibililb l de ce travail gigantcscpe pour I'époque. ArrClés un moineilt par l'incredulite et aussi par le inauvais vouloir d'lioinmes nlors puissants par leur forlunc et leur iilflueilce, ils clureilt o i l ajouriier l'exéculion. Pcrsé~~erailt ilénilinoii-is clans lour idée féconde, ils obtinrent eil 1819, sur la requête des haliilaiits qu'ils avaieilt pu rainener, un arrêté de M, le Gouverileur baroillllilius qui ordonnait l'exécution de leur projel. Les premiers lravaux du cailal Saint-Elienne ne purcnt être cominencés que vers 18.21, interrompus par l'invasion du choléra clans l'ile, ils lurcnl repris ti la fin da l'épidéinie, et achevés le 12 décei-i-ilirei825 jusclu'à Ia rivibre dJAbori1. Plus tard, ce dernier poinl i u t irailchi, à l'aide d'un sipl-ioil, et le canal s'éteilclil: jusqu'a la raviile des Caires, sur iin développemcilt total de iG.OOO ini?tres. Cclle clernière section, toutefois, ile put servir qu'à alimenter 10s usines et A abreuver les animaux. (( Le canal Saint-Etienne propreinent dil; iournil un clhbil

lliOye11 ( 1 ~111s (10 3 inùlres cubes cl'eau à la çeconde ; ses 1, i:kiix, ilivisdos nn ciii(~iii~i11c-liiiil prises dc 54 litres chaculle, sollt l : O l i d i i k h ? ~ lm' li1 l l ~ i l l l l ~ l i l l O Saiill-Pieire, moyennant ulle faible ilo lY?i~OvOAO(~,(livOI'~propriijtaires ; elles permeltelll d'irriguer h (li! iiiio siil)w3li(:io 2.500 lioclnres. h 1 . k ltliigii iliqiic! ortinlioii lait lionneul*aux llommes pel-shvé01 olle i-rii~ls 1'0iil~)iii;iií~ ~~8ciil0i1, es1, clepuis lors, ricliesse cpii (10 tlii i:iilh ~m'liii I'ilii niilroEois frnpp6c cio stérilité par la shc]ieT~:SSO. Allssi, (111 1831 , Ia coiiimuno do Sainl-Pierrc a-t-elle j+ail S111' '~ iloliis g.l'ilV(!L' 1111 l l i t i i ' l ) ~~01niii6~iioi~;lliClcs ileMM. Frappierde Moiill)oiio?l,hiigiisliii Mulnis clI-lonrei~u Riiisseaux, juste Lridos ailvers I)iildosi1 i'i?c~otiiinissn~~i:~! ces Iioiniiies utiles e1 bicnfaisailts. i( I)ri lios ~ U I I L ' H , h . do iCCr~6gueil aussi cl6rivé une partie des í u oniix (lu 1 ) i . n ~i10 Cilaos liouib I'iwigalion de sn propribté de UI'S, ~ l l i l i ~ - ] ~ ~ ~(:il~id, CO l i A , (1'11111ong ~ I ~ ~ C Oa reiicontré de grandes i1 i í'licxillh tl'oxiioii1,iuii (!I: iikcossi li! do grailds travaux, (< Dali# 1 1 uninrnunt! do Sninl-Paul, dhs 1814, plusieurs proprié 1 l~iircssiir 111 rivo gnuolio de ln riviòre des Gdels oblinrent ilivoiw?s i:oiii:i!~i~iiims (I'O~LUX I'irrigalion de vastes domaines po11r jll~rp'i~l~r~ illl:llll~s. Mais les Lravaux de d~rivatioilcxéculés I)ciiiiii:oiil) lrop lxia, no paririel~aioillqu'une irrigation partielle 01, i i i ~ ~ i l l i ~ i t l l t(10 . lu1 c11 1829 sculeinenl que M. Ollive Le o Mniv:li(iiitl, tl'nccocil aveo los pibincipauxconcessionnaires de Ia c!nI;rqri[: Ia conslruction du cniial qui a coni.ivii!rc! dos ('lt~lols, atirv(, sol1 110111, Idos oaux L ~ Cla riviòrc dos Galets, dérivées l~cit~uccitil) 1)luu Linul, au cnp TAopin, lraversent Ia sucrerie de hl. ])li. rl'~lotissail 0110s ioiiE iiiouvoir tine rouc liydraulique ; OU cillos sonl ollsi~iloilivisihs, P I ~ F un liassiii de parlage, entro les rliialro l)rol)ilidli',s Pilon, clu (.irand-Pourpier, de Ia Plaine de (lu Hiivaliiirili, 06 ullos fhcoiicloiil uno superíicie de 500 lieclares de lorrcis aulivi'oi,~ imliroiluclivcs. c( (:'c131 Ogal0~101lt 1814 i p c L 1 c01lstr~it, e11 u sul' Ia rive droite ilo 111rivibro 1 1 Gnlols, 10 cailal ltivibra. I1 arrose sur sol1 pas~ ~ s a ([a ili)lli])raux jardins, o1 se dirige vers 1aPossessjon OU ses ~ ~ caux soril; ulilisbos h l'irrignlioil dc la propri616 ~ppartellant aoluollotriet~l M. do Ponllevoyo. h 21

32.2

CULTURE DE I,A CANNE A S ~ I C R ~ G

Eiicouragé par l'exemple de M. Le Marchaild, M. Lafion Troussail deriva, peu dc teinps aprcs, une partie des eaux de ln h ravi~le Saiilt-Gilles. Ce travail cojisidérable lui ~ 0 t Sa iortllne et i1 clut abailcloilner ses droils ti Ia coininuile de Saint-Paul. Cette ~lernière,ile jugeant lias à. propos il'utiliser ces enux nu profit de Ia ville, céda, L son tour, le mnrch6 ailisi que le teri%iii clu Grand-Fond h MM. Diguet et Clinndciiierle. (< De nos jours, enfin, RI. Joseph Lelievre a ex6cuti sur Ia vive gaucl-ie de l a nlême raviile le beau travail que cliacun connait, et qui lui a perinis dc rnetlre en culture las plaincs jusqu'nlors nricles des bas de Saint-Gill~s. (< Dans la partie du Voiit, cles travaux clu i i i i h e genro oiil 616 exécutés, mais dans un but diff6renl. Eii 1827, plusieurs propri6taires, sur la rive gauche cle la rivibre ilu M&t, sur l'iniliative de 14. de Lépervanche ain6, ohtiilrent ln coiicession de 13 moitic des enux de cette rivihre h l'etiage. Les travaus d e clérivalion, souvent interroinpus, ne purei-it être acl-ievés clu'en 18112. C'esl ce canal qui dessert aujourd'hui les propriétés [lu Cliarrip-Bornc et le Liourg de Saint-Andre. Sur la rive rlroile de Ia m6me rivikre furent successiven~eilt constriiits : les canaux Joseph Lory, André Féry, et de nos jours le canal plus iml>ortanlcle M. Adrjen Bellier. A Saint-Benoit, les eaux de la riviere des Marsouins ont aussi eté dérivées par les frères Delisle, sur l a rive gauclie, et par M. de Guigné ainé, s u r Ia rive clroile, pour les ùesoins d o leurs établissemeilts de sucrerie. 011 connail, Saint-Rose, les deux caimux de dérivalioii de Ia rivière de 1'Est au profil cle MM. Pite1 et Décotte et des frCrcs Lory. « Malheureusement, tous ces travnux, clont cluelclues-uns sont très remarquables, n'avaient été exéculés qu'cn vue de iournir cle l'eau pour les I-iesoins domesliques et comine puissance inotrice & des roues l-iydrauliques. Les propriétaires de cette partie de l'ile, Iiabitués & despluies réguliòres, ne songèrent pas i l'utiliser pour l'arrosage. i « E n 1837, sous le gouvcrileiilent de M. Cuvillier, iul exècut6 le canal de dérivation de 1%rivibre Saint-Denis clesliné j iourliir l'eau a la ville. Ce travail inall-ieureusen~entmal conçu, mal

cxi:crllti, Inisse ~ O U laO ~ parlie I i ~ l de ilotre cit&privée dleau, et e (!xig(? (h C ~ l i ~ ~ a ll'bparfdioil~.11 iaudra doiic, danç l'ayenir, lt(?~ soiigcr I' Ir! iiiotli lior. (( 1'8~1- 0 i ' í ? l'ijniin~liralioii ~1 de tous ces travau.ux, ilous cilcrons ciiíiii lcs tleiis oaiinux tlo tlbrivntion de ln rivibre deu Pluies. (( 1511 J W R , 103 lirol~rii':laircsh h l i s sur Ia rive gauclie de cette t rivii:iac!, ~ o y ~ laiirs rdcoltes irir~uciilmeiilconlpromises par i l I7nl'b!1 1 ~ssd d i e r o ~ r ;~ongbrelit, l'iililiative de M.Eù. Lory, ( ~~, sur ; iilolLro L ~xLj~:iilion arrol0 (lu Coiiseil du Contentieux en 1 : u11 data tlii 23 jaiivior 1844, e1 porlniil rùglcrnenl d'eau ciitre tous les (h: 1mvai1 a rm(fionlt4dc grandes diificultés, nécessi té ~.iv(?rr~iii~/. tles ouvrilgits cl'nrl coilsitliirribles e1 ii'a 6th aclievé coinpli.,tement (1U'Cll ING, (( I A riviim (ICE l'lui(!s 110 fouilnit, ù 1% Liage, que 450 li tres d'eau h IIL H ( ! c o I ~ ~ ~ D , doiil. 10s ~ B U X ci~ir~uiùmcs altribués aux coiisont oossioiiiinircs tlc lu viva gaiiehe, e1 les trois cinquièmes à ceux do ~ I Lrive tli1oilo. l ~ l l e ssonl exclusiveiilent consacrées B l'irrignlioii (10 jour 01 de nuil. (( 140 voyngour rcislo iiiijourtl'liui frapph de la beauth cles cannes cpii s'6lOvonl tlails 10s plaines de la Maro e1 du Cl-iaudron, l& où iingiiitrci soiii1)laieiil s'Glrc3 localis6es Ia sécheresse e1 la inalaclie. ( :a1 licuroiix cbsullat, i1 l'irrigalioii, a encouragb plusieurs liiil)il,ni~ls la parlie (lu Vent à. souiilellre leurs plantations A de i i i i tlrrosiigo i'c!giilier ; l'oxpbrience a pariaiteinent réussi, u l h g l i 0 do ccs rhsullt~ls,ali niilieu clcs 118aux qui clésolent iioli*o agricultiii.o, volro Cliarribro, Messicurs, a confib ti une t:oiuii~issiaii lo soin (lc lui lirhscnlor un truvail sur l'irrigation, ilniis lo 1)ut t l ~ vulgnrisor Ics iiolioiis i~idispeiisablespour son iipplic~ilioii, aux cullurcs ~oloiiialcs. 1l:il \wiiaiil voiis ~ouniotlro les ri:sultats de ses recherclies, volro (:oiiiiiiissioil ii'n pns cru ilevolr iloiiiier 6, l'6tude de la queslioii lous 10s tl6valoppoinciils qii'cllc comporte au point de vue tli! l n soi~iicno1 do l'nrt; elle a voiilu rester dane Ies limitas c 0 sa coiiilíitonco, e11 ii'en liluilnnl que le c61é pratique. Toute1 ~ o j s 110~s , [0p3114 c p ~ q u e cilalioiis empruntbes aux ~naitres s les plus aulorjshs sur oallo malière, pour iaire comprendia

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CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

l'importance des pliénomènes chin~iques qui accoml~agnent l'jrriga tion. (( La tliéorie de l'irrigation sc lie intimement B Ia tliéorie du drainage. Car, si I'eau conveiiablernent réparlie dans le 'sol est une conditiori essentielle pour développer la végétatioii, soii séjour trop prolongé, sa stagiiation, devient nuisible à Ia plante et peut entrainer sa mort. Mais lc sol de notre ilc se trouvant naturellemeiit drainé en raisoii de sa constitulion pliysique et de son iiiclinaison, nous laissoiis de côté cette secondc qucstioii pour ne nous occuper que de la première. (t La. circulation de l'eau tlnns les lerres cultivt~esn'n pas seulement poui- résiiltat d'activer Ia vigétalion par l'nclioii di: l'liuiiliclilé, elle contribue aussi à améliorei. les sols, ti augmeiitcr leur íertilité en les modifiant h la longue. (( La divisioii (i) du t( sol e n particules entre lesquelles l'air pcul circuler, et donl les pores peuveiit s'imbiber d'air et ù'eau, telle est la coildic( tioii essentielle pour que les pliénoinèiies de la végétalion (t puissent s'accomplir, et, on peut ajouter, pour que la iiourc( riture des plantes se prepare pai. les réactions de l'oxygbiie cle cc l'air s u r les matières organiques du terrain. Dans les elTels (( chimiques qui peuvent se produire dans les draiiiages et les i rrigations, l'air agit sur les niatkriaux divers con teiius dans (c Ic sol, et notaminent, son oxygène brfilaiit les matières orga(( niques, doit produire de l'acide carbonique, et a la suite désa(c gréger et dissoudre les calcaires, décoinposer les pliospliates, peroxyder le fer, etc., etc.; de 1à nécessairenient cette consé(r quence, que le terrain s'émiette et acquiert la porosi té néces(c saire h une bonne v6gétatioii. Quaiid de nouvelles pluies surviendront, ou qu'on irriguera, l'eau cliassera l'air introduit d'abord, air altéré, ayant perdu soii oxygène, et qui, par (c conséquent, sem renouvelé au grand profit de la vcgétation ... (c Enfin, l'eaua la propriétk de dissoudre les deux élémeiits prin« cipaux de l'air atmosphérique, l'oxygène et l'azote, inais de c( telle sorte qu'il a proportionnellemeiit plus d'oxygèiie cle dis(I) B a ~ ~ a rThéavie dic drainagc et de l'iwigatiorl, .,

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d ' a ~ o t e ;cet oxygène produit un effet éminemlllent utile à la vegétation. Le fait F?S[ ici d'accord avec la théorie. (( La qualitd des eaUX exerce aussi une grande influente sur la végétation. (c L'em Eilfernle toujours eil dissolutioil h çon &at natlii.e], ( 1 (16 l'oxygène, de l'acicle carbonique, de l'ammoniaque, ele (( l'acicle n i t r i c p , dcs coiiiposés orgailiques et cles sels miné(( raux, qui exercciit sur ia végélation une action énergique, (( en fouriiissant aux plantes les alimeiits clorit elle a besoiri (i). 1) (( Nous avons voulu nnus reiidre conlpte de la compositioii cles enux de nos rivières, celles que nous pouvons glus génkraleineiit uliliser h l'irrigatioii. Dans ce but, nous avoiis soumis h l'iiiialyse le rl6pbL sbilimeiilaire des eciux de la riviere des Pluies, rccucilli clans nos cliauilières à vapeur. Le résultat a été celui-ci : o Quailtilé notaùle il'acide carbonique combine avec cle ia clinux e1 d c 1% iiiagiidsie - Cer en nolable pi.oportioii (cela doi toI.re, iiolie sol eii ktniit aboilclanlinent pourvu. I1 y a A tenir comple ccyenclaill, d u ler jiltroduit iiécessairement dans l e compose soiiiiiis à l'analyse, par son adhérence contre la tòle clu gbn6raleur) -- quaiitités iiotables cle silice, d'alumine et cle soucle. (( Eii résuink, le dépôt analysé peut Btre représente par les corps suivnnts : silice, alumine, chaux, magnésie, soude, fer, clilorc, aciclc carl~oiiique, oxygene et hydrogène. (r Le pau ele inati6re rnis 5i. la clisposition du chimiste ne lui n inallicureiisoilienl pas perinis cle doser ces divers produits. Mais, d'aprhs Ics r8aclions obseivées, la chaux, le fer et Ia liiagiiésir: eiitrenl pour une partie notal~leciaiis sa composition. (( Celtc nnalyse, oii peut le dire, représente 5i peu de cliosc pr&s cornpoçitioii cles eaux clc loutcs nos ri~bk"k',Car elles prenileilt Ieurs sources h 1111 ceii ire commun. Dans ces condil j ~ n s C ~ ~ O S \r& iavoid~les l'ii'rigahon. La pibsence com, sont à I;atbc ia cl~auxsurtout, clevient pricieuse pOUr nos terras ]-iasse$ qui li'cii conliennent peu OU point. L'irrigation, a

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longue, doit donc les enrichir d'une matière dont elles semblent dépourvues. Cette derilière considératjon et celles qui précèdent nous expliquent, dès lors, coniment dans certaines localités de notre ile, des terrains soumis à l'irrigation oilt pu être cultivés sans repos, pendant de longues années, donnant toujours de beaux produits, sans perdre d'une maniere apprdciable cle leur fertilité. i< Nous avons inaintenant a traiter le côté pratique de la question. Nous diviserons ainsi notre travail : (( 10 Provenance des eaux. - Des différents moyeils de se Ia procurer ; « 20 Du volume d'eau nécessaire pour l'irrjgation cl'uno superficie donnke ; (( 30 Des études préalables des terrains que 1'011 veut soumettre a l'irrigation ; c( 40 Des travaux d'installation pour la distri bution cles eaux. )I

Provenance des eaux, etc. - I m eaux que l'on pcut employer ii l'arrosage proviennent des rivières, cles ruisseaux ou ravines, des sources naturelles ou artificielles et eilfin des puits. c( Nos rivières débitent en général peu d'eau après l'époque des grandes pluies d'hivernage. Dans la saison sèclie, le iilonmit ou le besoin de l'irrigation se fait le plus sentir, l'eau iait défaut. Les lits de nos torrents semblent coinplè temen t desséches. Mais sous la couche perméable de sable et de galels qui compose leur lit, coule un voluine cl'eau souvent consiclerable qui ne tarit jamais ; arrêtées par les couches inférieures, elles filtrent lenteinent etvont sourclre sur le littoral, clans les laiws de la mer. Ces eaux pourraient être ulilisees : en ouvranl une tranchée dans la masse de sable et de galets, aux endroits les plus favoraùles de nos rivières, mais dans toute leur largeur, e t en reinplissant cette tranchée avcc uii reinblai jmperinéable assis sur le fond solide, les eaux ne trouva~~tplus cl'issue s'élèveraicnt ii la surface et pourraient être dérivees dans cles ciinaux. Le remblai en question pourrait, suivant l'importance des travaux, être fait avec de la terre glaise inélangée de galels et soigiieu(c

sclnclll ililoniide, ou bicn eii béloii liyclraulique lait avec de 13 1)~iizzolalle (le h clinux ijiic Ie pays fournit e11 abolldallce. Ce wi v i m 1 d'btrc clil s'ap1)iiquc principaleilieill j 110s ruisseaux. et h 110s llnvilios, ~ S r i l n b l c storrenls clans la sais011 dos grandes 1)liiios (:L tloill le li1 seinblc cnticrcineiil &çsécll& pelldant ll,jté. (( 11 m i s l , ~ eilcorc iiii aulrc inoyeii cl'augiiienter le volume d'i!i~iiiIi!l)i16 à i'oliage par lios rivières. 1 coiisisterait h établir, 1 riiix í!ililroils los pliis r c s s e ~ r b sol les plus eilciiissés de leur lil, tltrs tlig~ios p i s s ; u i l e s formaiit nu-dessus cl'elles d ' i i n n ~ ~ n s e s i'tisoi.voitls, (lili ciiliii,zgnsiiieraielil au proíit de la saison sòche Ia suríi.lioiitltiiic:c clcs t?nux qui lombeill pendant l'élé. Mais ces lríivnux coiisiil8rnl1lcs so~ilkvciil grailds probl6mes qu'il faude clriiil: prhbloiiioiil iabsoutlre, e1 bclinppeiit ,Z iiotre compétence. 1'311 rnisoii i:cpciiilailt elo soii iinporlancc, volre Cominission oxlii'iint: lc vmii (liir, oulle queslioii soit nlise h l'étude par les s o i ~ i (10 l'~~1111iiiiisL~~~lio~~. s (( 1 ~ ' O i (10s O L I ~ C C ~ I C L L ~ i~ M S nussi or'rir uii sccours precieux pour 10s irrigiilioiis, Nous ii'oiilcridoiis pas parlcr ici seulaiiieiit eles s i ~ i ~ i w s c:ouloiil i~1% surincc eles leires, mais aussi c18 celles cliii clii'oii poiirrnil í'tliro iiailrc au moycii dc travaux fnciles 6 oxhciller. L1i!nu iliii scniblo raro à Ia suriacc tle iiotrc solcoule en aboiitlíiiiço sotis lios l~iecls.I1 suifil ela jeler un coup cl'mil sur Ia t:oilligurtilioil tlo iiolrc "Ie, pour se fnire une idée des mnsses c:ciii?ii(lt\rci l)los d'tiíiu qu'clle 1)eut ilecevoir e t eminagasiner. Ahl11t:tii't!1is(:i1io111,ccs ciiiix lrí~vcrsml rapitleiiient lcs coiiclics periiidiihl(:s tlt: iiolrc sol, suivoiil B des proloiideurs variables, les lJoau des rivieres, sourdre c!oiir:liiis i~irOrit?i~~*~?s, ~0111111~ e1 vonl, siir lo lillu~~iil sai^ nvoir pu Olre iililisées au profit de nos (:ullurt!s, Avao ~ i n e iIluclo nllenlivo clcs lerrniiis, des 1)lis de nos i.;iviiis, oii l)ibiiliiliiniit dos soiitiagcs tluo le nouveau systhine tlris 1,ilils tiiliiililires roiitl fnciles, on ai'riverait h rccollnaitre 10s l l i l t i l i ~ tl'onu soiilorr:iiiics, K i i ouvranl nloi's eles t r a l l c l l b !~ l)orl,clitljculairciiif!ilt pciilos, jusrp'i reiicontrer les veilles aux s (I'enli, i 1 tlcviarirlrai t facile de 1 ~ ailleuer 13 s u r h c e du sol, I ) ~ L I ~ IR C ~ U C O U ~ l localilés ele notre ile, partout ou les i ~ ~ r a i n s J ~ e

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s'abaissent et forment des plaines sur le littoral, les nappes d'eau se rencontrent à de faibles profondeurs, i quelques mètres ii peine. Des puits creusés & peu de frais et reliés enlre eux, fourniraient de grands volumes d'eau qu'on pourrait élever au moyen de manèges, de inoulins h vent écheloilnBs, ou bien eilcore par de puissantes rnacliines R vapeur. Les avantages de l'irrigation appliquée a la culture de li1 canne sont tels, surtoul dans les régions sèches, que nous avons cru devoir indiquer ce dernier moyen de se procurer de l'eau, quelque dispendieux qu'il puisse paraitre (i).
u Du volume d'eau nkcessaire pour l'irrigation d'uiie superficie donnée. - La quantite d'eau nécessaire pour l'çzrrosage cl'une superficie donnée, doit nécessaireinent varier suivant le climat, la ilature ou la composition des sols, et, enfin, les cultures soumises à l'irrjgation. I1 serait impossible, à cel égard, clc donner une regle absolue. Le inode d'iiistallation influc aussi d'une maniere assez sensible sur la quantité d'eau absorbbe par chaque arrosage. Nous en parlerons plus loin. Touteiois, acloptant pour nos cultures le système d'irrigation par deverscment,
du procès-verhal de la Chamlire, seance clu 3 juin 1860. hl. Ch. LEGRAS. A propos du rapport de notre president, dans les doniibes generales et les avantages de l'irrigation, j'aurais voulu voir noler un fait porsonnel B la proprieté de la rivière des Pluies. .Te crois vous avoir enlcndu dire, Monsieur le Presidenl, que dhs la premihre annee, Ia ùbpense de votre inslnllation vous avait 6th reirihoursee par l'excbs de rendemenl. Ce serail imporlnnt A laire connaltre. LE PRÉSIDBNT. C'est Ia veritê. Dbs 1a preiniUre annbe, aprbs I'aclibveiiienl' des travaux, j'ai irrigub 10.000 gaiilettes de terre ; dans les Leinps ordinairos, ces terres rendaient environ ?O livres, elles ont alors donne 50 livros, soit 1111 exchdent de 300 milIiers de Sucre, qui n'a rien cotite eri siis poiir la cultiire, en comptant 33 pour 100 pour les frais de fabrication, ce qui serait exager6, i1 rede encore iin erc4dent de 50.000 Irancs, tandis que ma part dans les frais de cniialisetion de Ia rive gauclie de la rivière eles Pluies ne m'en nvail cofik que 35.000. C'esl l&un fait qiie je n'avais pas cite, parce qii'il y aureit clanger B le gbnbraliser et que j'ai ci'aint d'olivrir Ia porte L des esperances exagerees dans ce sem, innis on pourrait l'ajouter en note dans mon rapport, si Ia Cliambre le clesire. M. Cli. LEORAS. Le fait est assez important polir être cite, même avoc cetle reserve.
(1) Extrait

rioi-i?;e3iroils qiie lo voluino cl'cau iiécessaire pour l'irrigation de 1ii cniiiit! varie eiitre 1 ei 3 litres h ln seconcle et par liectare. Ilniis ccs liixiitss, iious ncliiietLroiis, pour la iilesure usitee dans le pnys, qu'uii dtibit ile 3 1. 75 par secoiidc peut sulfire B l'arrosngo d ' i i i ~auperficio cio 1.000 gauleites, soi t, clans la pratique, :I. piotl i:iil)o tl.'cnu p i l r 10.000 gauleltes. Dnns ces conclitioiis, 10s l~liiriiíi.l;ioris pouilroiil:btrc irriguim eiiviron tous les quinze jours. l . h i i s les 1ocaliti.s si!clies, lorsque le volume d'eau dont on tlisposo esk irisiifrisnnt, i1 peul: M e avaiitageux cle iio consiclercr 1,'irrigntioii quo coiniiic u n moyeii cle conserver 1a plante, saiis 1ti. paussoil i~ci.ivcinl?nL v0g6ta.l:ioil. Daiis ce cas, les airosages cli ~ i o i i ~ ~ r n i i t lilus espaces, ol: Ia auperficie irriguie plus étenclue, Nro nvec: lo iiibiilo volurnr: il'enu. Viciiiienl les pluies ile l'été, ces p1i~ntii:Liiiiis];)rorrilroiit uii essor riipido o t cloiineroiil: encore des i~Asiilti~ts sniisfnisniits. I k inodc cllirrigntion est praticpd sur les 1)riil1i'.iiitBsilii I:liniic'li.oii cl: do Iti Riviòre tles Pluies. tr Poiir LRR (:II~I;II~CS swondaires, lelles que mais, tabacs, etc., la ryi.~aiitilhtl'e!nii iibi:cssnire poiir l'arrosage cclesceiid h 1 Íitre . puibsiit:oliilo ot piir 1.000 gnule1l;os.
(i

Des átiides pr6alaùles des terraiiis. - Qiiancl oil clisgosera il'ul?

11r6alablcirieiit prockcler h une voliiiiic! tl'ciiiii siil'lisíiiil, i1 inuilri~ Oliitln ilcs Loimiiis cliio 1'011 sc? pro1)osci.a d'irriguer. Ce poiiit esl 1i.h i iiil)o~*lniil: 1iiii1 iii biiagcr l'enu, la reilclre accessible i1 lmrloiil, iil)riigo~~ l)ni8ooursíiulnnl qii'oii le pourra, faciliter soii ~011 i!oouloii~ont~1110 C O ~ S (11i'i:llc ii scrvi, kviler les clègraclatioiis (111sol, oulitl 1101i11cw ilux Lrnvilux une ilircclio~iqui en rende l'cixc'l,aiil.iciii iiiissl fnci lo at niisui i:ooiioiiiiclue que possible. v I)ciiis Ias lircqwii:'lil.s tl'iiiio grande ~ t c n d u c , dont le sol acciiloirli3 lii.i!saiilo tlos piili!s varihcs, tles cl6pressions ilc lerrains, (:(!H iilililns iIo\~i-oiiL hlrr: Cailrs ali iiioycn d'un plaii clc iiivellciiii!iil coii11iIi!l, 01. rii:cossilcroill, prescllie loujours, l'interveution i l ' i i i i lioiiiiiic: ila I'iirl. I l ~ i ~ s iiolrc, piiys, eii vur, ducluel nous ('!(!~*\V(~II?J co li-tivnil, lii tlbclivilcl nnlurelle e t presque toujours aoii~lntilc larrus rim1 cos Bturlcs faciles. I1 suffira dos indica12es lioiia que ~louuallons cloliilcr poui lmrinellro aux agriculteurs

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de faire eux-inèmcs le tracé de leurs inslallations, pour peu c~u'ils aien t l'liaùitude de se servir d'un niveau d'eau. La superficie h irriguer scra rléteriiiinée par le parcours clu canal priiicipal ou d'arrivée. On s'assurera donc s'il exisle sur ces terrains des crètes, cles iiiontiaules l~récéclés clépressions de qui ne per~iieltraientpas à l'eau cl'arriver partout. On relèvera lous ces points au iiiveau et on les fera disparaitre au iiioyeii de terrassemeiils ou de berges. Ces orivrages peuvent ètre construits de difierentes rna~iières, suivant leur importante. Quand ils ne devront pas avoir beaucoul, d'étendue, ni une grande êlevntion, les terrassements suffisent. On aura seulenienl soin de les gazoiiner pour eviter les clégradations. Uaiis le cas conIraire, on fera des einpierrements eii talus nvec des roches brutes el; sans iiiortier, et on y piacera uii canal en inortier de bétoii, ioiiil e1 coles. Cette iiiçtallation offre une grande solidité; uiic fois Ctablie, oii ii'a. plus à y revenir. Dans les cas pressaiits, on peut einployer cles bhches ou canaux cii bois, supportés par de simples potenux bieii assujettis d m s le sol.

Des travaux d'installatiou pour la distribution des eanx. A p r h ces trnvaux pr6liminaires, on 1)rocedera au tracé cles
tr

caiiaux pour ia concluite et la distributioii iles eaux. Le canal princil)al ou cl'arrivbe, lorsclue sa prise cl'eau sera faite dans une riviore ou uii ruisseau, aura son entrée coiislruite eii niagonnerie solide avec enclave eii p i ~ r r e tnille; ori aura soiu de cl'y prati quer, de chaque có té, des rainures l)erpeiidiculai res poui le placenient d'une vaiine clestinée à régulariser I'entrde de I'eau el, au besoin, h intercepter son pessage au inoinent cles grandes crues. La vniiiie peut étre construite eri bois ou en tdle et iiiuuie d'un levjer ou d'un cric pour en iacililer le manieiiienl. c( Le iiivolleinent du canal sera fait h i ou 3 iililliinètres par iiihtrc; eii restant claiis ces limites on assurera sa coiiservation, et on laissera eii iiessous de son parcours une plus grande superficie d irriguer. c( Lorsqu'on aura a fraiicliir iles obstacles sérieux qui nécessiteronl des ouvrages importaiits, oii ljourra clioisir suivant les

ciis, ellh'(1 11)s R ~ u ~ ! c ~ L ~ c s i l i ~ ~ o ~ i ~ l e s i sjplions e11 fonte, les C11 18s e , 1s L~]julliir(X, k . NOUS~ o i l ~ e i i i e r o ne11 parei1 tas, de cone s, s i i l h r 10s llolilliies c0111lidhiiki 01 dc preliclre lcurs coaseils. On S ~ ~ L t h i h r n c~illsi Li1o1111t31iieii1sO U ~ C erreur,q ~ O U V B enlralller (10 gl.lllltl(:s ( l ~ l ~ u i i ~ ~ ~ , suris allciridrc le bu1 proposé. (( 1110dfl (10 ~ 0 1 1 ~ ~ 1 ' 1 1 ~i111 0 1 1 prilicipal, les matérjaux ~ ~ cannl clu'oll lieul Y oiiipioycr, varienl suivaiil I n iialure des sols qu'il Ihiis los tcilrairls co[~ipacts, sous-sols ar@j f i i ~ d l ' ih'iL~Or~(?l'. ~ loiis, uli siriiliio t:i~oiiso~lioiil sullire. On m r a soin, alors, de pcnl tluniinr lirix 1)tii1ciis(lu canal uno incliiiaison suifisaiite, et d'en gtwíiiliicir li1 par110 supdriouro pour hviler les ddgradations. La l)oiilc i~dollli(x n i i liiliis scra cl'aÜlanl plus graiide que le lerrain cil'irisci iiioins tLo corisislaiico. La barge iniérieure clu cmal devra Dlllo iiivolh i10 iiicz~iibrr,h oí'l'rir u n passnge cominode pour la survoil1iiiii:o clu caiiul c1 son eiilrclieii. Di~iis sols sablonneux les oii ~iii!rroiis,iloiil. lo soiis-sol esl l)eriiidablc, oii devra recourir a tii!s Lri~vriiixplus tlisl~oiiilieux,si l'on ile veut s'exposer A des i liorlos i I J i ~ u ior~lisiiliisablosl)ar 10s iiifillralions. E n général, les co~~i!lios d'iwigiiio vnlcnniqua qui coinposenl le sol de nolre Ile ii i.ciiif~rriiio~iLr i 1ioiii1)rouscs w~vilCs,iies fissures par lesc~uelles lJonii i'iiil. wiis clu'oii sJonril~arc:oivo. Toules les fois yu'on reiicoiitiwa iii~o o i ~ ~ o 1 rciclioiiw, ou fosiiihe do 1uC lenilrc, inélaiig6e de ~)arlicis 1,liiii ou nioiiis 11 uros, iioiis eiigagerons L com truire ele foi111 o1 cfilús, 011 inortior ile 11élon hyclraulique. ~ u i l o10 ~1~11111, ],a iiiiir;oiiilorici ortliiic~ii~o, que ln coiislruiselit les ouvriers lcllt~ i 1 ii ~ J I L Y H , Ittisso, ILVLIC 1c ~ O I L I ~ S , i10 giwicles quanli 18s rl'eau. lillrcc 11 Iinil rilui3s 011vri1' 1)i1~~Coi1i16~1i(!1iL joiiits iles moollons, eii 10s ~y!Lji.oll 103 gi~riiilii, otc., r»,joinloyc!r Sortcinaril avec du inorlier (10 1)01011 ~ y ~ l r i ~ i iíJwi11d ~ i 1)0101iesl bieii h i l , i1 prc~~cl, I I i ~ ~ 10 ~ ~ . rtwc !(i loriil~s, ~:~~iiaiciliiiici? l)ic!rrc, sa ílurbr: esl indefinie, Nous In tlo la 11oilll,qiii OSL tilÒs iliil~ortanl, économies Ias iilsiçti,lis ~ L I(:OL ~ t; 1)nr coiiler f014 cller. fi\il(ls011 l,~~p(jilt ~~iiiissonl J,op,ilii~10 <!u~litl tlbrivation iicvrn Blrc co~islruil ilo ilnns des l,iilllos (l'uri a(;t:(:s iliClioiIc pour 10 Iraiisporlco~iiiiie pour l'enlllloi ilos illriti;piaux, iious ii'Ii6siloiis pns h conseillcr l'eiiiploi de la l;)io, oull~Lrujl caiiaus tlo ce geme i eles pris iiioderbfi ; (les

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l'épaisseur du niétal varie entre 3 et 5 milliniètres, suivant Ia section du canal; on lui cloilne toute la stabilite et toute la rigidité nécessaires au iiioyen de fers cornières; ces ouvrages durent très longtemps en les entretenant, de loin en loiil, ilvec une couclie de peinture ou de black. I h n s le c& indique, i1 cofite moins cher que la iiiáçonnerie c( Le canal principal ele clérivatioii cloit traverser les berres & irriguer dans toute leur étendue. L'eau rendue, i1 iaut ln repartir et la clistrilriuer dans les cliamps ; plusieurs sortes de canaux sont nécessaires pour cela : c( i 0 Les canaux el'alimentation qui orit leur tete cle prise dans le canal cl'arrivee. 11s ne servent pas direcLemeilL h l'irrigation; c( 2 Les rigoles qui s'einb~anclient 0 sur les cailaux d'nlii~ieill;ntion et qui cleversent l'eau dans lcs silloiis; (( 30 E n h , les cailaux de colaLure dnns lesc~iieluvieiinei~L aùoutir les rigoles et qui repoivent l'escécleiit cles enux e laciL l i lent leur BcoulemeiiL. c( Pour donner une idee ~ l e l'enseinble de oes Lravnus, nous avons cru devoir joindre ce rapport un plan cle 1'iilsLnllat.ioii Saiis le conimencée sur la propriété de la Rivière cles Pliiies (i), recoinmailder comme un modèle h suivre, i1 pourra aidei. i ooinprendre les explica-tions qui vont suivre. Les canaux d'alinientation peuveiit suivre '10s plus grandes pentes. Dans les clépressioi~sde terrain seulerneill., ils devrciiit etre ilivelés de illanière B nssurer le libre écouleiilent de l'eau. Leurs tracés offrent quelquei'ois cles diliicul tés ; il n'est pas toiijours lacile de clétermiiier leurs clireclions et leurs c?inl)raricl~emeiits. Dans ce cas, on tracera dniis Loute 1'8teilclue ilu clianip des lignes écpidistailtes et d'égal niveau, elles clevrorit Btre cl'niitant plus rapproclibes que la pente du terrain sera plus coiisidei rable. Ces ligiies liorizontales ii~clic~ueront, peu près, Ia direction des rigoles cl'irrigalion et leurs perpendiculnires, celles cles canaux d'a!imentation. On tracera doiic ces cleriliers ilalls ç e t l o
( I ) Ce plan est dbpose Denis.

au Secretariat de Ia Chambre, à. l'kIBlol dcVille de Sainl-

directioll, e11 les espaçant, eux ou lcurs e n ~ I ~ ~ a nù ~ ~ ~ e ~ ~ ~ + ~ ~ 200 lnètres au lllaximuln. Cependaiit, quand 12 chanil, h irriguer est coupé p a r d s s clieinins, il est pi.8Pkralile multiplier canaux d'alimentation et d'en pltlcer Oans cliaque poi.tioii divisionnaire d u terroin. (( On évitera ainsi de couper Ia route par le pr~~loiigelliel~t . ~ ~lt i'igoles. Les c h e m i i ~ s seront alors Irancliisque par le pasçuge iie des connux íl'alimcntation. Ces cannus exigent u n esliace libre de 2 iilètres a u moins pour iaciliter. les travaus qli'un aura U y iaire et aussi le passage des jrrigateurs. u Les c a n a u s tl'alin~eritationclkterniinés, lf: triic; tles rigoles n'ofire plus clc clifficultés. Nous engageoiis inc? riieltre en trc clles qu'un intervalle de 10 i 15 iiiètres a u lilus; oii inknagei-a ainsi l'eau e1 o n accdkrern les nrrosages. Sur ln ligne descanaus cl'alimenhtioii, des piquels plant6s t i 1n distaiice qui rient d'6tr.e inclicjuke, iiiarclueront le point de départ des rigoles qui s'y embranclieront B droite ct h gauclie; on proc8clera ensuite B leur iiivellernent et h leur trace. La pente clonner peut varier entre O et 5 milliniktres par metre, suivant la. plus ou nioins grantle permkabili ti. des terrains. I1 peut arriver, durant cette o p h tion, que par suite des pentes variées d u terrain, les rigoles s'écarlent entre elles 6, de grandes distances, ou bien se rripproclient de inaniere à se coniondre. Dans le preniier cas, on procédera p a r tâtonnement en diminunnt I'ecarteinent de 10 ou 15 mètres a u point de dbpart; dons le second cas, on sera obligê d'arrêler le tracé cles rigales h d'assez courtes distances, B un intervalle convenable. I1 sera alors nécessaire d e relier leur extrémit& à 1s rigole iiilérieurc, afin de leur cloriner une issue d s ~ i le canal cle colature dont naus allons parler. s (( ~ o u a\,olls dit que les canaux d'alimentation devaient 8i.e s espaces h 200 nlètres au maximum ; les rigoles qui s'y embranchelit a u même point, des deux côtés, n'auront donc portée maximuin de 100 niètrcs. A cette distance, et pareillemellt aux canaux d'alinientation, on marquera le canal de ~ colafure o ù vieildront aboutir ~ O U lesSrigoles. Les canaux d'alinientation. et de colature doivent toujours

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CULTURE DE L A CANNE A SUCRE

avoir une issue libre qui permette aux eaux perclues ou en exc8delit de s'écouler eii dehors du cliaixp. Les rigoles qui aboulissenl- aux chemins devront aussi cloiiner librement clans leurs 1 cuvetl,es qui leur tiendront lieu de colateur. 0 1 en coinprenclrri. l'u tilité : les eaux s'écoulant eil trop grande aboridarice et mal [Iirigde~, peuvent occasionner de grancls dkgrlts clnns les terraiiis culliv9s; en laissant les issues libres, h l'kpoqiie cles granrles pluies, Jes eaux qui ii'airront pas Até absorbées par le sol seront recueillies par les canaux e t déversées nu deliors. K T A creusemeiit de ces cnnaux clans les terres parfaitemeiit lrailcl-ies, pourront se laire au moyen cl'iiistruments attelCs ct al~propriesa ce genre de travail, mais 1e cx sc présenterí). rnrcment et on c1cvr.a l'ef'fectuei. au moyen clu pic ou de Ia piocl-ie. Ce creusement n'offre rieii de particulier pour 10s cnnnux cl'aliint?nLation ; on leur cloiinera une seclion proportioilnelle h. la cluantité cl'eau quJils clevront recevoir. Les caiiaux de colature, cl'abord de faible dimension, clevront aller c11 s'8largissaiit un peu, le volume dJeau qu'ils sont appelés à reccvoir devant aller en augmentant. Dans les fortes pentes, on pourra placer clrins ces canaux, de distance en distance, do petits seuils pour retenir les terres qui seraient entrainbes par lcs eaux. c( La confection des rigoles exige plus de précautions; leur nivelIemcii1 doit être maintenu avec ùeaucoup cle soin pour assurer uii ecoulement régulier de l'eau; leur 1wofondeur iie devra pas excéder 20 a 25 cei~tirnèt~es, inoitié cleblai, inoilid reinblai, lcs cates en talus; leur largeur sera de 40 centimèlres h la partie supérieure. En établissant ces caiiaux presque la surface du sol et en relief, nous avons rleux buis : éviter les iníiltratioiis et dominer le terrain pour faciliter Ie cléverseinenl de l'cau dans les sillonç. Quand les rigoles traverseront des terras perméables et qui absorbenl une trop grande quantite d'eau, oii essaiera de les étaiicher en rapportant de 1s terre glaise hien piloiitiée dont oii forinera le lond et les cates. Si les iilfiltrations ne soiil pas trop considéraùles, on peut les arrhter plus écoiiomiquernent en délayant dans l'eau du sable fin et des

ierres nrgileuses. Ces matières entrainées par l'eau pénbtren t daris les Assures et finisseiit par les bouclier. ( c L'inslallatioii, cziiisi faite, peut imniédiatemeiit fonctioiiner, mais, aprbs quelclues mois, i1 sera nécessaire d'y revenir. Lcs canaux d'nliincntation, nvec leurspentes souvent rapides, auront 6th affouillWs par les enux. Oii les pnvera en roclies brutes relikes Ii iiilervnllcs par dos pczrpniilgs; les c6tbs seront foriilés de Ia iiibiiie maiiibre, les roclies bien appuyées avec de Ia terre pilhe. Cc trilvnil se inil rnpiclemeiit pai. de simples iilanceuvres et offre iilir: grancle solidi te. Nous recomniandons seulement, sux poiiits cl'iiilerseclion cles rigolos c t cles caiiaux cl'alimeiilalion, ele formei. lcs c1unli.c angles nvec rles pierres assez fortes, doi11 on aura t~biitlucleux cotbs A angle droit, pour iorrner les têtes iles iigoles. On en coriiprendra lJulilit4 c p m l iious iiidiquerons Ir: inocle de proc8der pour l'einploi cles eaux. (( Les rigoles devroiit &tre eiitretenues avec soin pendanl les premieri; lernps, jusqu'à ce que leur sol soit bien affermi et que lJllerbr:y ait poussé. Cet entretien devra btre confi8 aux irrigueurs el rester clniis leurs attributions. Au inoinent des grattes, les honimes ele la baiicle clevi.ont s'abstenir ele touclier aux canaux les o u h leurs abords ; ils y osrnclieront sjmpleme~it liautes herbes h la niain. (( Avec iiotre ins tallnlion, les clieniins ne sont franchiç que par les canaux d'aliineiilation; le genre il'ouvrage qui nous a le 1 n~ieuxréussi pour cela esl ln siinple cuvette ou radier. 0 1 les pave soliclemenl en iuocllons étbtés et ploces debout, et on lui doniie uiie courùc assez clouce pour èviler les chocs au lmsoge eles cliarrelles. Pour traverser les clien-iilis publics, ti peu ele proioiideur, les ouvrages en inaçonnerie offrent peu de solicliti:; i1 Saul avoir recours h des tubes en fonte sirnplenie~it enterres et recouverts de riiacadain.
(( Emploi des eaux. - Quand oii voudra irriguei1, de petites plniicheltcs de 15 i 20 ccnlimètres de largeur (suivant que les rigoles auront de 20 & 25 centirnètres de profondcur), seront placdcs en travers clu caiial d'aliinentation et appuyées contre les

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CULTUIIE DE L i C A N N E A SUCRE

iwclics iiifericures formant l8tes de rigoles. Cette clisposition prise, o11 cnlkvera la vanne de prise d'enu clu cailal d'alimoiitalioil. I3n dcseendant, I'eau reiicolitraiit 1t:s planclieltes qui forinent obslacle à son passage, s'eiigngera h droile e1 B gauclie clans lcs rigoles. Son niveau s'elevan t rapicleiiionl, clle iraiicliirn In preniihre plnnchellc, e1 ira. rencoiitrer I R secoiide oii les lni'incs cfkls se procluironl, e1 ainsi de suito jusqu'8 ~puiseineiit. A 1a dei.ilii;,re planclielle o11 8lnnchera le caiial cl'í~liiiieiil;~Liriii, ilo iiln.nii:i-e A. ne pas laisscr liasser cl'enu. Uii lioiniiiu plnci: dans oliaque rigole la lnissera rcmplir jusrp'nu boul. A ce monienl, i l Ia lor.iiií?rn, c1 nu inoyen cle peliles eiilnillcs prnliqukcs (IUIIS sí:s Imrils eu iace des sillons, i1 y clhersein l'enu. Ln quanlitii 1!iig&g:.6c, tlnns elinc~uesillon cloil êlrc cnlculi:e de mnniixo ;:l iiioui ller coiiveilablei~~ciil sans enlrniiier les lerres ; l'esu l)ozitlnilt l'arrosnge ne doi t pns Otre sonsiblciiienl lroubl6e. De l't?xlri!iiiil0 ele sa rigole, el au iur c1 à iilesure de In saluralion tles lerres, l'irrigueur reinonler~. vers lc canal il'aliineiilatiori, rocoiilaiil l'enu par ele peli ts barrages qu'il clovra successivcineiil cli:lruirc, snuf le clcrnier, rlesliné à ierrner l'eillréc~clc sa rigole, c l h qu'clle a. ccss8 ele Conclionner. I1 l i w alors sn ylaiiclielle e1 vn lri. plncer plus bas. c( Dans l'iilslallntioii que nous nvons clijcsilc, o11 ncoinpris que ln silloiineiiiciil iles cliamys clevait Otre [ait ii peu pri%perpencliuuliiirt~i~ienl rigoles. Cette rhgle n'a rien d'nbsolu. Dans les nux lorraiils lrop iiicliiies o11 pourra iloilner nux sillons uiic clirectioii obliquc pour cliiiiinuer leur penle. 011 pourra aussi sdopler le iiiodc de lroiinisoii en travem, pratirpé t Saiiil-Paul et qui iious i scm11lC pri?[értzble nu mocle usilb dane lc pnys. Ln inorlilise {iiiisi placric, coiiiiiiuiliclue plus clirocteinciil l'liuinidili! nu silloii, l'eau, trouvnnl nussi un passage dar@, sa rc'?pnncle1 iiiouille en n a p p ininoe une 121~s grande suflace h Ia [ois, saiis ilbgracler le sol. Cc que nous vous cliroiis, eil tarininanl, cles avaiilagcs ele l'irrigalioii appliquée L nos eullurcs, n e rencontrera cliee vcus, Messieurs, qu'une coilvicli oii cl$jh failc : iacullb clc plaiiler c1 de rbaliser les r8uollcs aux inoments les plus Cavorables; kmililés

polir

apPllter en tout ternps, aux terrains, les funiures qu'ils h l a m e n t ; enfin ècononiie nolahle dans Ia riinin-d'ceuvre pour l'entrelien de nos cullures. Conime conséquence imm&liate, le rendement de nos recoltes doit se ressentir de ces arii8liorations; mais l'accroissen-ient iles produits ne pourrait êlre chiiTre. 11 rloit naturellement varier avec les différences de cliniats, de sols et de cultures. Si, dans les régioils sèohes, OU faute de pluies, aucune culture n'est possible, tous les procluits du sol doivent Gtre attribués a I'irrigcztioii, on peut clire aussi que son application n'est pas sans iilfluence s u r le rendement iles recoltes dans les loctilit&s pluvieuses. Comrne nous l'avons dkja explique, l'arrosage phiodiquc iie favorise pas seuleiiient lavégetation en entretenant les plantes d a n s le degre d'humidite nécessaire ?L leiir dkveloppement, i1 agit encore cliiniiquement s u r le sol en lui apportârit des priricipes nouveaus et en fnvorisan t Ia transformation de ses élkments constitutifs. Signalons, en terminant, ce fait digne de remarque, que les seules localitas cle l'lle, soumises L I'irrigation, ont pu, durant ces dernières années, lutter avec avantage conlre tous les fleaux clont l'influence a ete si fatale a l'agriculture coloniale. (c Des jours nieilleurs semblent se lever sur notre paqs si rudement éprouvé ; mais ne nous le dissimulons pas, notre sol a perl'du de s a fertilité première, clierchons desormais 5 réparer les lautes de notre imprévoyance. C'est en obeissant i la grande lui de restitution, eii ameliorant nos cultures, en un mot, en niettant e11 pratique les leçons de la science et de I'espérience que naus al'riverons à reconquérir notre prosperite perdue.

Labour

Une bonne partie cles lerres de la Réunion ne saurail être travaillée h l'aide d'instruments aratoires, A cause des grosses roches et des pierres qui s'y trouvent; i1 existe cependant plus de terres arables qu'on ne le pense généralement. La charrue n'est pas assez ernployée et dans beaucoup d'endroils les labours pourraient être plus profonds ; les charrues sont en général du type Brabant numéro 4 bis doublo ou 4 spécial; on les ottelle de six d huit bceufs et on travaille jusqu'a 15 et 30 centimètres de profondeur. Dans les premiers labours a 20 centirnàlres en terre ordinaire, on conipte environ quatre journées de dix heures par hectare pour une charrue; le deuxièine coup de labour a O m. 30 demande environ trois journées. Ues essais de silloilnage A 33 cen timà tres ont étè fai ts pour la plantation de la canne, mais nous ne pensons pas qu'on ait continué et nous ignoroils quels sont les motifs de l'abandon de cette inéthode de planlation. Nous savons que la charrue a dom6 quelques cléceptions clans le début, mais c'est sans doute parce que lcs laùours ont été mal compris et mal executes ; on a reproclié au labouiage de ne pas laisser aux cannes plantees assez de résistance contre les cyclones, toujours a redouter dans nos parages, e t cle perine Ltre aux terres de couler 1) sous l'actioii des pluies ; Ics exemplos que nous avons sous les yeux dans les propriét8s einployailt Ia charrue depuis de longnes annees, ainsi que les reilseignements fournis par Hawai répondeiit victorieuseinent a ce reprochc; il y a lieu, auparavant, de se rendre compte cle l'épaisseur du sol proprement dil et de la prendre comme limite supérieure pour la profondeur du labourage, dc façon i ne pas mélanger aveo la

Ilonne teme cles é l h e n t s du sous-sol souvent d~fectueus; ce clernier peut ètre travaillé pai. les fouilleuses qui l'niut-!uhlissent et le divisent sans le rainener plus haut, en outre les labourii cloivent ritre entrepris deux ou trois mais nu rnoins avant Ia glantaticin, et i1 est peut-etre bon pour les sols vierges de n'en augmenter Ia proiondeur que grailuellement. Le travail de labourage pourrait souvent se fnire m&xniquement soit & l'aicle de inoteurs a vnpeur ou à alcoul, ou niieus encore à. l'aide d'une force nmtrice captke dans nos chutes d'eau et transportee par l'klectricite ; on arriverait ailisi, dans plusieurs localites, h augmenter les profondeurs actuelles de 0 nl. C5 et O m. 30. Pourquoi n'y aurait-i1 pas des entrepreneurs de labourage, mécanique ou autre C Là encore de petites associations ou syndicats entre propriétaires-voisinç, rendraient de grantls services. Sur quelques doinaines, les sarclages et les binages sont faits a l'aide cl'un bceuf attelé une charrue vigneronne et coilduit par u n homine ; dans les champs ou on laisse les pailles, on arrive h faire avec un attelage 80 h 90 gsulettes, ou 20 aYes environ par jour. I1 serait h clésirer de voir ces méthodes de travaux de Ia terre A l'aicle d'animaus, plus repandues qu'eiles ne le sont actuelleiilent, tant à cause de la réduction de la rnniii-d'cxuvre que de l'augnlentation de rendement qu'elles procurent dans les recoltes.

T r a n s p o r t s de la canne

De grandes exploitations à la Réunion onf déji inoiitré toul le parti que 1'011 pouvait tirer des transports inécaniques. La Rivière du Mât, h Saint-Anclré, utilise pour ses terres accident6es cinq embranchements de c( wire-rope N ayant un développement de 12 Itiloniètres environ et desservanf Ia presque totalité de Ia propriété, avec, en plus, le doiriaine d u Desert et les Planteurs rlu Bras-des-Clievrelles; ils transportent environ par a n 20.000 tonnes dc cannes, plus les ei~grais poiir Ia culture, ainsi que les fagots et les G00 h 700 cordes de bois nécessaires 5 la distillerie et & l'usine; son action s'etend sur une superficie de 1.200 a 1.500 hectares; l'une des brancl-ies traverse la prolonde trarichee de la Rivière du Mât. Une autre propri&é, le Gol, ti Saint-Louis, a iilstallé sur sol1 plateteau une voie ferrée Decauville de O m , 60, avec deux lriloinètres environ de voie fixe e1 deux de voie trailsportable, la traction se fait l'aide de bceufs; cinq de ces animaux trainent u n relai se composant de deux grancls wagons à boggies portant cliacuil 3 tonnes de cannes, et a l'avant un petil wagon muni de frein, porlant 1 tome. La canne est déchargée direclement cles wagons sur la table du inoulin de première pression; on compte 50 tonnes de moyenne par jourriée de dix heures, avec trois petits wagons, six grancls wagons, cinq bceuis et cinq lionimes; ce Decauville clessert une suriace d'environ 400 bectares, et en plus de la canne, transporte l o fuinier, les engrais, le fourrage. 0 1 trouve encore quelques ckbles traversant des ravines, 1 aomine celui de Mahavel au-dessus du Bras de la Plaine,

celui de Maisoii -Rouge a u - dessus du Mouclloil>-Gris ; i1 a existe, l~araft-il, u h d o i s à Sainte-Rose des plans dits automoa leurs; dans sy~tblllI3 cktrrettes glissaient s u r deç bandes les de I-iois ou de h fixécs a u plan, ia charrelte plejne descenclante enlrail-iail, liar l'iiitarin6diaire d'uii cjble, la cllarrette vide ~elllollktiit~ ; c'èlnit, en einbryon, le systènie des funiculaires 6 coii trepoicls. 01 voil coiiibien, en ghiiéral, esL peu perfectioniié le traiisport 1 clc lii. caiiiie, e1 cepenclant notrc pays est favorisè par sa conforizialioii ; coiiiiiie iious le inoil lrerons plus loin, lacréation cl'usines c:onlrales Ir& piiissaiilas est inévitable; elles devront 6tre autant que possible plnci!cs contre le clieniin de ler cle 1'Etat (C. P. R.) qui dessert presque LouL le lillornl ou reliees avec lui par une voia fixe. Uc diulailce en dislaiice, la C. P. 13. aurait des voies de garngo pouvnnl conleiiir iin iionibre determine de wagoiis, clans lasc~iiih vit?ntlriiicnl loinbor les liaquets tle caiines aineiiés des 11ttuls pnr 10s nyise-ropcI), les wagoiis reinorques par dcs locoiiiolives, culrcraieiil clirccleiiient daiis l'usiiie et saraient lk clechnrg8s nuloiiialicluemeiit sur la cliaine d'aliinentation des iiiouliiis, p l n c h en ooiilrc-bas; les emplaceinents des voies cle gnragu soraiaiil cldleriiiinds par les liesoiiis e.t la topograpliie dcs lioux, c+l lcs (( wire-rope 1) monleraient a toutes les hauteurs lililos, ayuiit cux-inbn-ies cles statioiis iiitermkdiaires e t des (?inl~rniiclzeirionls. l'resque Lous ces câ1)les pourraient marclier sous l'oclinii sculc de Ia grnvilé; i1 est admis liar les construclaliru cp'il silllit, pour cela, cl'uiie pente genèrale iiioyciine de [ O p u r ~ O O , 1)niis lc cas OU lcs terrains avoisiilant ['usina sornieiil IruvcrsGs liar cles roules relativemeilt plates ou en pentti clouce, uIie voic forrbe cle O 111. 60, nvec tractioll lllécaniVe, s ~ r a1i iiid iqu& sur l'accoleiiieii L de ces routes ; en u n nlo6 Loules 10s clisl)()sitionr; seraienl prises pour r k h i r e h lnaind'muvre ali. iiijnimum. [l (;s[ i l ~ l ~ r ~ s ç de isuivre ies essak cllli Se l~oursuivent ce ai t eil Llioliir:rilb i\S&liri(;c,dprouvée liar lc surrali, col~cer1lWl traction la l'liitlc dlautomobilcs, de camioris (i. VapeUr et de locolnotives roiilières ; cn i900, ]a RBunion, la peste bovine a detruit tous

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CULTURE DE LA CANNE A SUCRE A LA R ~ U N I O N

les bceufs de charroi dans une moi tié cle l'ile, et i1 faut prmdre ses précautions contre le retour cl'un semblable fleau, sans comptar la necessite de climinuer le plus possiùle la maind'ceuvre; le prjx d'achat des bceufs et rles mules croit sans cesse et, actuellernent, on voit des petits planteurs obligés de recourir h u n cliarroi étranger, payer jusqu'g 6 francs les 1.000 lcjlogrammes, pour une clistance de 10 h 12 lrilomètres ; en 1884-1885, on avai t dfi offrir, rlans une localite de la partie Sous le Vent, 50 pour 100 de la valeur cle la canne pour son transpori j. l'usine. Le prix moyeri pour 5 A 10 kjloinètres varie de 2 Ir. 50 6. 4 fr. 50 la tonne. Suivant les difficultés des chemins et cles lieux, une cliarrette a deux bceuis ou S trois inules porte cle 1.000 à 1.500 kilogranlmes. Dèji le Crédit Foncier Colonial utilise la C. P. H. pour transporter la Rivière des Ruches les inaniocs de ses propriétés de Sainte-Marie et de Sainte-Suzanrie, soi tun parcours maximum de 26 lrilomètres (le inanioc cornme matière preinière vaut de 20 k 25 francs). Lc iarif spécial P. V. auinéro 1 compte, par ~vagoil de 5 a 6 tonnes utiles, 8 francs pour un parcours de O B 12 lrilomètres, avec O fr. 60 par wagon et par kiloinètre au clel8 de i2; i1 y aurait peut-être lieu de demander sa rwision, soit pour une diminution de prix, soit pour une augmenlation de la premiòre distance fixée, avec suppression clu droit de 1franc par einlmnchement quancl ce clernier consisterait en une simple voie de garage; la C. P. R. gagnerait certainement k favoriser ce transport de n~archandiselourde. Même avec le prix actuel, le traiisport, par tonne de cannes, varierait de 1fr. 50 a 1 ir. 80, suivaiit le chargement clu tvagon, jusqu'a une clis tance de 12 lcilomètres. Une autre solution consisterait pour la C. P. R. à laisser le même tarif avec des wagons plus forls comme, croyons-nous, les derniers reçus et pouvant porter de 7 B 8 tonnes; l'auginental.ion d u poids cle ses rails actuels permettrait i la voie de supporter facilement cette charge. De toutes ces considératioils, i1 nous semble ressortir que le problème de transport B longue distance est assaz facile a rhsoudre a l a Réunion, au point de vue technique et économique.

La inain-dJceuvre est fournie par des travailleurs du pays, au inois ou i la journée, et par des travailleur9 venant de lJextérieur, li& par un contrat d'engagement de un S trois ans. Les difficiil tés de recrutcment au dehors, l'exode des t ravailleurs créoles vers Madagascar, le recrutement militaire, la décroissance rapide du nombre d'engagés, par suite cles decès de vieillards, cles rapatriements et des ilaturalisatioils (décret du 30 mars 1881); l'irrégulari té des journaliers font h la Réunion de la main-dyceuvre u n pro blème nutreinen t grave qu'en Hawai. Nous ne nous éteildrons pas sur ce point, si connu de tous; 1s solution eil est urgenle et elle est extrêmement simple, si le r*ouvp,rnemen t nletropolitainveut seulement enlever les entraves mises dans le recrutement aux Comores par les clauses presque prohiùitives rlu cl8crct du l e r iévrier 1902 et autoriser B nouvcau l e recruteinent dans les Indes Aiiglaises. Le nomùre cles iniinigrnnts de toutes les nations, cafres, malgaches, indiens, etc., qui était en 1859 de 64.733, n'etait plus que de 41.045 travailleurs effeclifs eil 1881 e1 cle 13.578 en 1902, se décomposant ainsi :

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CULTURE DE L A ÇANNE A SUCRE A L A R ~ U N I O N

Tableau c o m p a r a t i f des e f f e c t i f s d'immigrants au 31 décembre 1881 et au 31 decembre 1902,dJapr8s les statistiques o f f i c i e l l e s .

INIIIBNS

Bomities . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Femmcs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Garqons au-rlessous de I 0 nris . . . . . . . . . Fillcs au-dessoiis dc I 0 arls. . . . . . . . . . .
A déduire : leiiiiiies el. enfaiils qui iie sonl par ciigages poui Ia ciilliire . . . . . . . . . . .

27.034 6.281 1.. 222 3.6!)7

li. 366 :),o111 770

8111

A V ~ I I : \ I S S (I:.~FRES1~1,AIAI,(:AI:III;S)

I-Iori~iiles .

Feiniiics

................... .................... darcons ali-dessous de I0 nns . . . . . . . . . Filles ali-dessoiis de I0 ans. . . . . . . . . . .

13.518 i .:I60 1.801 1.11Xl 41.16!) 7.671 13.018

; il3'1 i

.

l.311Ij
:1!M '1111
H . 1% 2.101 li. %li
I

A dcduirc : feninies o1 ciiinnts.

........

C,tiIPIOIS

Homiues. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pemmes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . tiarcons aii-dessous de i 0 aiis . . . . . . . . . Filles aii-dessoiis de 10 ans. . . . . . . . . . .
A derl'iiire : Iernines et enlaiits.

........

I~I~APITULATION

Indiens . Africains. Chinois .

................... ................... ...................

" Ce chiare de 13.878 compretid un grarid noinhro do vieillards 01 de doiiicstiques, i1 est, eii outre, appelé B subir une clbcroissaiico l i & rapide, par suilo d o l'apppliwlion dii dbcret dii 30 ma1's 1881.

Extrait du d i s c o u r s de M . Léon Colson
le 17 juin, dans la réunion plénière des Chambres dfAgriculture et de Commerce et du Syndicat de Recrutement des Travailleurs libres, en prbsence de M. le sénateur Drouhet.

((

Que1 s e m l'avenir iles sucres avec la nouvelle legislation?

011 110 peul gubro 1~prevoir, mais quoi quJil arrive, i1 naus i'aut absol~linentet 5 href clélai diininuer nos p r i s de rcvieilt.
C (

Des clocuiiienls clemaildès au consul Erailr,ais d'l-Iawai e1 qui vont Clre publihs hientôt, i1 semble r6sulter qu'eil ameliorant 110s ]~rocécles tle culture et de iabricatioil, e11 coilceiltrant 110s iuuyens cl'action, clu nioiils quant aux usines, nous pnurroils lorle nrriver i ce but surtout par une extractioil beaucouli l ~ l u s clu sucre contenu dans la cannc, mais pour cela, nous avons l~esoin iorls cnpitaux, doiit i'aiilortissemeut deniandera plutle sicurs aimées. Comineiit nous lancer dans ces clépenses si nous ile sommes pas sfirs tl'avoir la inaiil-~l'czuvrenécossaire à ces cléveloppon~eiltsct i~ces translorniations? Nous ne pouvons plus assurer l'entretioil coilvenable cles torres en ciillure clont Ia quailli te diinjilue cependaiil cliaque année.
cc ParSois cornine ~lnilsla dernierc campagne, ilous sommes

iorcés de laisser seclier sur piecl rles récoltes, faute d e travaillcurs, malgrk dos auginentations de salaires, Croit-on vraiment qu'en pareillc occurcilce, s'il y avilit suffisainment de bras crbolas, on sc laisserait acculcr & une telle cxtrémite? Que puis-je vous clire sur cette question si grave qui il'ait déjà éte

346

CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

repeti: ceilt fois et mieux que je ne saurais le faire, en particulier par notre digne président, M. Dolabaratz.
tr Bieil du mal a deja Bté cause par le retarcl apporté dans sa solution, réductioil de la surface des terres cultivées, réductioii des rendeinents aux champs et dans la fabrication, par suite de lYex8cutiontardive ou superficiellc des travaux et de l'irrégularité des journaliers, et coinme conséquence diminution de plus en plus rapide de la fortune publique et privee de la Héunion. Nous avons cependant tout essayé pour encourager la régularité des travailleurs creoles. Quelques-uns de nous ont voulu les associer aux benéfices de l'entreprise, soit coznme M. Garsault au ((Moulin Joli )i, par des boils de participation et proportionnellemenl a leurs journees de présenceavec un miniinum acquis, soit avec iles bases cleteriniilées d'avance conmc dans une cles grandes propriétés qui, une année, en fin ele caiilliagne, a clislribué aux travailleurs plus de 35 pour 100 de leurs salaircs lixes comme part seulemen t dans les bénéfices, soit eiicore autreinent. Ni l'augmentation cles salaires fixes, ni l'espoir de trouver i1 la fin de la campagne uno rémunération supl~lén~entaire, le ili droit d'nvoir quelque terre a cultiver pour eux, sans aucune redevance, n'ont pu faire obteilir, d e leur part, une plus grande régulari té, c'est u n fait clevnnt leque1 i1 fau t s'iilclincr, et les causes en son t bien connues ; chez beaucoul] l'espri t cl'épargne et d'éconoinie n'a pas encore penetré et comme, grace au clinint, leurs besoins sont très limités, ils sr, reposent clès qu'ils ont gagné la peli te somine d'argcnt nécessai re pour Ia semaine. Souvent aussi ils ont cles terres en fer~iiageou en coloiiage et naturellenieilt quand le temps est favorable ils cultivent pour eux avant de cultiver pour les autres, abaiidoiiiiant i1 chaque instant et brusqueinent Ie travail ~les propriétbs qui les emploien t.

On nous a dit d e chercher a faire aiiner le travail dc la terre. La Chambre cl'ilgriculture a lait dans ce sens tout ce qui dépendai t d'elle ; dernièrement encore no Ire syinpathique gouvcrneur, M. Samnsy, a nommé une Coininission olficielle
<(

d'enseigneinent agricole qui a trace u n prograinme complet étudie dans tous ses détitils au point de vue technique et admillistratif : leçons élémentaires théoriques et pratiques d'enseignement agricole, avec de petits jardins cultivés par les élèves eux-mèines dans ~ R S écoles p-iinaires, note spéciale au certifi&t cl'etudes priinaires, courç d9agriculture plus approfondi aUX &leves du cours iiormal primaire avec coefficient plus é k v é pour la no te spéciale la sortie, eonférenees agricoles facultatives a tous les granas &leves d u Lyeée avec si possible, une anilée complémentaire consacrée uniquemeilt aux cultures et aux inclustries de la colonie, c r é a t i ~ i ld'une Ferme-Ecole la Providente avec une vingtaine d e pensionnaires, coilférences agricoles publiques préparées p a r des spécialisies et faites mbthodiquement dans une dizaine de centres ruraux pai. les insliluteurs pulAics les plus aptes. Ce programme executé peut dails l'avenir doniier un éIan aux tentatives d'arnélioration de culture, préparer des agriculteurs Bclairés et intelligents, provoquer chez beaucoup le desir de s'instruire, arréter peut-être u n p e u l'exode íles campagnes vers les vjlles, mais i1 faut bien reconnaitre que tout cela ne saurait avoir sucune répercussion chez le journalier qui n'a pas cle m8tier, qui ne posskde r i e n et qui va chez les autres uniquement pour subvenir & ses hesoins et h eeux de sa famille; irait-i1 d'ailleurs davantage, s'il aim ai t l a terre ;inéme en ce cas, nous aurions toujours h assurer le travajl des usines.
((
(( I1 est inutile de nous étendre davantage, tout le monde est d'accord sur la nécessité d'un compl.41nent cle main-cl'oeuvrc: les tableaux qui ont accompagné l a d e r n i h e péti tion établissent la présence de 41.045 travailleurs effectifs en 1881 et de 13.578 seulement en 1901, comprenant u n grand nomhre de domestiques et de vieillards et appelé eii outre h decroitre trks rapiclemont par suite de l'application d u décret du 30 mars 1881; e n 1882 la surface employée h la culture de la canne etait estimée par Mnillard h 62.000 hectares, elle est à peine aujourdJhui de 25 i 28.000. Usez de plus cl'appareils mécaniques, nous

348

CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

clit-on encore, rnaiç il fâut quancl nlêine du monde pour les faire inarcher, tout a une ljiliite et ce n'est pas une mesure suffisante. A u x ileç Hawai, citées partout coinme ayaot réulisé des cboses surprenantes dans cet ordre cl'idées, on patit cepend a n t du inanque eles bras depuis 1'abroga.tioil des contrats des travailleurs étrangers, en juin 1000, date de laprise cle possession p a r les Etats-Unis, au point que le gouverneur Américain, dcvau t le vote unani lile d u Parleinent local et les réolamalions cles planteurs, n'a pas llesité a de~nander la Métropole le rétui Illisseinent des contrats.

I1 ilous í'aut donc des liras, a rnoins d'abaildoiiiler gratluelIoinent n o s champs et nosusines ousontenfouis tant de capi taux et tant cl'épargnes. Mais ou les rencontrerl
Nous avoils í'rappé h toutes les portes, nous avons chei'cli6 h Java, d a n s I'ltido-Chiiie, c11 Cliiiic, clans les possessioils Portugaisas d e I'hfrique orieiitale, à Djibouti, clails lios possessiolis d e 1'APricliie occideiltale, a Madagascar, aux Comoves, parlout n o u s avons fait des teiitatives guiclées par le présideill de no tre Syildica t, Ril. Dolabnratz, et souteuues liar MM. les g o u v e m e u r s Danel, Beauchamp et Saiiiary, nous n'avoiis r e d e tlevant aucuo sacrifice cl'argent, et pourtailt nous ii'svons pas iilêixe réussi cornbler les vides caus8s par les rapa trieinen ts, lcs clCcès e t les naturalisations. Oui, h un iiioment donué, nous nvions e u l'espoir de pouvoir trouver Ia. main-cl'auvre iilrlispr,tisabIe, unicluemen t dans les colonies ou pro teclorals Français, e n particulier A Madagascar et aux C:oinores, vous coiinaissez nos d8silhsions; B RiIadagasciir, le general Galliini nous n opposé k maintes raprises des refus catégoriques ; aux Coinores, seu1 enclroi t qiii nous ai1 fourni quelclues ho~nmes, inalgrO leu obstacles de toute iiature, iious somines ni1i%t8s aujourd.l'l-iui par les clauses presque prohiliitives du clecrel du lcr fevrier 1902 ; nous n'nùancloniions pas cependanl ce clernier centi'e d e recrulernent et daiis une de ses rhceriles reunions le Syndicat vient de voter de nouvelles mesures qui aboutironl proùablement A un resultat partiel favorable. Toutelois les

Comores avec leur population restreinte, dejh dimiiiuée par le départ d'liornrries pour toutes destinations, ne sauraient nous fournir qu'une faible partie du contingent qui nous est necessaire. En outre coinbien de temps clurera la possibilité de ce recrutement. Ces iles ainsi que Mayotte, ne seront-eiles pas bientôt sous la dépeiiclance du Gouvernement general de Madagascar qui gardera pour lui tous les travailleurs, et si cette éventualité ne se produi t pas, n'aurons-nous pas toujours un concurrent sérieux tlans notre grande volsine, ioreil?e elle-mênie d'aller au tlehors chercher Ia maiii-d'ccuvrc utile R ses travaux.
« Reste iloiic seule I'I~irleaiiglaise oii la population est surabondantc, ou le recruteineiit est facile et l~oii; nous connaissons la résistance à notre cliiiiat et les aptitucles des travailleurs d e cette contrke, nous en avoiis dans nos ateliers e1 ils nous donn e n t sntisfaction. O11 craiilt les pr6tciitions ct les ingerences des représentants, des puissnnces Btrangères ; si parfois, cles incon vrhients de cetle nature se sont proclui ts, cela n'a été qu'un incident passager, ùlhn~i? cl'ailleurs par ces puissances étrangères elles-mêmes.

I1 y a certaineinent quelques clauses dures dans la convention intervenue entre les gouvernements français et anglais, mais nous avons tout lieu de croire que nous arriverons assez facilement à les Iaire modifier, particuli$rement eii ce qui com cerne le maroniiage e1 Ia durée des ciigagements et des réengagements.
i(

Vous avez pu, M. le Sdiiateur, depuis votre arrivée, appréla situation de la Colonie et vous renclre coinpte par s-même d e sos aspirations, vous avez vu la presse entière, distinction, se niettre Ia thte du mouvement, ce dont nous es heureux de Ia feliciter et de la remercier publiquement ; constatez aujourd'hui l'unanimi t8 des représeiltants de ulture et LIUcomrnerce; nous vous deinaudons en consee faire connailre lout oela B vos collegues de notre

représentation et au Gouvernernent, afin de provoquer cles mesures urgentes pour le rétablissement de l'immigration inclienne, la seule qui puisse réponclre entièrement et rapidement h nos besoins. I1 n'a pas dependu de vous cp'elle ne nous soit renduc depuis Longtemps, ;lussi est-ce avcc confiante que nous vous prions de nous continuer votre prbcieux concours. Une fois de plus vous aurez rendu un service signalé à. la RBunion. 1)

Enseignement agrioole

Le document ci-clessus retraoe le programme srrbtè par la Commission oificielle de l'ihseigneiment agricole; i1 est i souhaiter que malgré la crise que traverse le pays, ou plutôl: précisément à cause d'elle, le Conseil général prenne en consiclération les vceux exprimes h maintes reprises par la Chambre d'hgriculture et f a s e étudier A fond les mesures propos6es.

Rendement aux ohamps
Comme nous l'avoiis dit plus haut, les statistiques agicoles faisant défaut, nous n'avoils pour nous rexiseigner que quelques ùliifl'res publies par cies directeurs ou propriétairos de progrès. Nous ciorixions ci-clessous un tableau inciiquant Ia production moyeniia de quinze propritiies situées dans diverses parties de l'ile et prises parmi les mieux cultivées.
Rendements c u l t u r a u x d'un ensemble de quinze

AniiEo de cyclono.

AnnEe d e cycloric.

82.985

(124 lcg, h 1s

gnulette.)

N. B.

- On

constatera

350

CULTUKE DE L A C A N N E A SUCRE

m n l s culturaux en cannes vierges, due h ce que les plantatioils Sc faisant maintenaut tarclivemeilt par suite cle Ia péilurie cles bras, la plante il'a pas une durée de végetaLioil suifisanle pour preildre tout son dheloppenient. Les plantatioiis doivent se faire en ilecembre et jailvier, elles s e i o n t aujourcl'hui jusqu'eil avril. Ces quinze proprietés lournissent environ le sixiklile de la production totale de la coloilie. Avant cl'aller plus loiii, nous fdrons observes que pour bieii comparer les rendeinenls cul turaux de la Béunion à ceux cl'l-Iamai, il iaul se reporler aux assolements q u e nous avons exposes plus haul e reinarquer que L beauco-cip de coupes ici sont faites k uii a n ; nous doiinons les rendeinents niojrens, clepuis 2897, d'une des propriélds bieri entreteimes de la partie du Veilt, aynilt de bonnes terres, suffisainment arrosèes e cornportaiit enriron 140.000 gaulettes L (332 l-iect.) cri rotatioli; loutes les cannes ont dtC fertilisées avec la ior~iiiile C. P. C. ; Les première e1 dcuxième repousses du sont coupées a cluatorze mois, les caniies vierges í i clix-huit.

Rendements culturaux.

-par gaulette (1)

par 1iectni.e

Annb de cgclone

(1) L'hectare compt8 pour 4.21 gaulettes ; Ia gaiiletle vaul exacteiiicut 23 centlares ?h, telle qu'elle a Bte nrloptee p:w ortlonnance dii Conseil Provincial

du %L fevrier 1715.

A

L A RHUNION

353

Pour appr6cier Ia diifêreiice de reiiilement cpi peut exisler s u r les caiiiics d'un méine terraiii, clu'oii Inisse filcr ou clu'oii coupe a un ali, i1 suffit d e considérer les resultats ci-dessous, ob tenus s u r cles cliaiiips irriguih cl'êgale valeur et d'une étendue d e 15 .O00 gaulettes cliacuii et ayan t reçu Ies mêmes engrais

Comparaison des rendernents entre des cannes de 1 4 et 22 mois.
11ENDELIIENTS EN KILOGHANNES

AGE DES CANNIB

,1889

PAI1 GAULFTTB

WJO

,1891

I 69

I892

PronllBrc coupc, i4 niois 29 mois

-

-

.

, . . ....

,165 248

IG9 229

IG7 2! G)

2 I G ,121
75

Doiixibriie coiipo, .I/l inois.

-

--

20

IIIO~S.

...

...

i29
*lOZ

135
216
101 203

11 11
170

TroislBme coiipe, ,1 an. 2011iois.

..... ...

11
11

1 1

O

4 07 4 50

Rendements par hectare.
INCNDEMENTS EN 1IILOGRA;UhlES

AGK DlCS CANNES

_--,1889

Premibre conpe, 44 nioiu - 22 rnois .

....
. . ..
,

69.365
101.700 54.300

--

Deiixihno coupe, 24 mois.

-

-

...
,

20 m o i .

G0.435
a
)i

.-

Troisibino coiipe, 12 mois.

-

-

20

mois.

... ...

Nous le repétons pour qu'il n'y ait pas de confusion ; i1 s'agit, dans les exemples cites, de terres comptant parmi les nieilleuiles et les mieux travailldes; le rendement gén6ral moyen est loin cl'atteindre ces chiffres, soit par suite d'une qualité ilu sol inférieure aux prbcédents, soit par suite d'une culture moins soignée, soit par suite d'absence d'engrais, soit pour toute autre cause; le colonage partiaire te1 qu'il existe dome, ri quelques exceptions près, des rendeinents trAs médiocres et nous pensons, il'après notre pratique personnelle, que Ia moyeiine générale par hectare ne clbpasse pas pour l'ile entière 40.000 Irilogrammes par hectare en toutes cannes.

P r i x d e revient des 1.000 kilogrammes de cannes

La difficultè s'accentue encore là, faute de clocuments; les seuls B l h e n t s publibs sont ceux de M.Dolabaratz, dans unte eornmunicatioi~faite le 10 janvier 1895, au Sy.ndicat central Agricole, ou i1 clonne comme prix de revient moyen pour la culture des 1.000 Irilogrammes de cannes au C. I?. C., penilant les ciily exercices anterieurs, 2 Ir. 20 en francs au pair de la G Réunion; i1 iait remarquer que les esploitations reprises en inanvnis etat sont grevées cle Irais d'aniortissement e1 d'impenses, eiiviroii 2 irnncs par tonne, qui rloiveiit clisparaftre Liientôt et niême que, à l'aide de progrks culturaux h rkaliser, i1 espère abaisser le prix de revieiit A 20 francs la tonne; sur l'une iles proprietés entièremcnt laliouralile ílu C. P. C., on n pu esceptionnellemeilt, en certaines annees, olitenir la canne 8 12 Irnncs les 1.000 lcilogrammes. Dans de boimes terres irriguèes de la partie Sous le Vent, avec le laliourage, l'irrigation et le transport par voie Ierree, les cannes reildues A l'usine ressortent de 12 Li 15 frailcs; sur le inême domaine, pour les terrilins rles hauts noii irrigues et dans une iégion relat iveinen t sèclie, l e transport s'effec tuan t liar cliarrette, le prix varie suivant les pluies tomhées dans l'année, de 14 S 19 francs. Tout cela ne peut sans chance de gros ecarts etre génèralisé par suite des conditions si diverses de clirilat, d'arrosage, de main-d'ceuvre, de distance, d'assolement, de fertilisation, de qualit6 de terre, etc., etc. Les cannes ont étè payées pendant ces derniSres années, en argent du pays, de 15 A 18 francs ou, eii nature, de 56 A 6.2 lrg. 500

de sucre de premier jet; les sucres premier jet se sont veiiùu~ sur place en gare ou en marine 28 Ir. 50 de inoyenne en 1901 li1 27 francs en 1902 en argent du pays, le change inoyen ayant O16 de G 5 8 poui 100. Les planteurs no gagnaient pas beaucoup nvoc ces prix, mais ils faisaient encoi'e cepeiidant un peu de 11énéIico; nous pouvons dom admettre sous les réserves ci-dessus, quci 1ii prix de revient des cannes i'eildues & l'usine varie sur les propriétés recourant h la main-d'ceuvre d'autrui, de 12 a 22 fraiiw, et pour les petits planteurs, de 12 i 15 Irancs en conlptant loui9n journées a u taux orclinaire; ceux-ci, en cffet, n'oat pas de Iib~Lis genéraux, ils peuvent clonner à la caime tous les soins en tciiilis voulu, 1s Iertiliser converiablement avec le lumier de leurs íiiiimaux, fairc des composls, avoir un peti t chnrroi personnel l)i!ii onéreux et servant a d'autres transports au retour et d a i i ~l i 1 saison morte, etc. Ces prix diniiilueraieilt eilcore avec l'elnploi de la charr.uo iiii cela os1 possihle et la fcrtilisation par rles engrais appropriíw, Le prix de revienl des iles Hawai, d'après le ceilsus aiiléricniii de 1900 est de 24 Cr. 86 les i.000 Irilogramiiies renclus h l'usiiii,, pour tout l'arcl-iipel ; le Consul indique de 29 a 2 0 francs pour 1(w meilleures propriétes. On voit ùonc que, même dans les coritlitions actuelles au point de vue strict cles prix des 1.000 Iriliigramnies de cannes rmdues a l'usine, nous arrivons à. d'aiiwi bons resultats que ceux obtenus à Hamai, malgré l'anciennelti t l i i nos temes, et nous réussirioils encore mieux si nous leur empriiiitions le bon côté de lcurs méthodes et si, ayant de la m n i t i cl'ceuvre en quantité suffisante, nous pouvioils assurer les iac)uri~ culturales eil temps voulu. Là OU nous somines bien iiiférioiii0..i, c'esl a l'usine, majs avant de passer a cette seconde parlie, i 1 OHL boi1 de dire un inot du Crkdit Agricole a la Réunion e1 (10 li1 Station Experiinentale d'Hawei.

C r Q d i t Agricole

Le crhclit agricolc est bien prévu tlans les stattits de la Banque Oificielle de la Réuiiioli, qui lui conckdent un privilège pour les prêts sur récol te, iiiais, cn prslirlue, les proprietés d'iine certaine iinportance peuvent seules en profiter par suite des demarches et des Pormali tés n8cessaires, des frais généraux e t d'expertise ; eixore les prêls soiit-ils trop courls ; celjendant la pe ti te culture a besoin clc crC~litd bon iriarclié, elle a encore plus ùesoiii que le bailleur nc, se imoiitre pas trop rigoureux h IJecliéance. 011 avait peiisé résoudre celte cluestion en cleiiiandarit & l'Etat cl'ètendre, pour Ia Rdunion, le privilege de Ia Banque a tous les prêteurs sur récolte, mais on n'a pas obtem satisfaction; i1 faut cloiic se retourner vers 1e.Crérlit Mutuel Agricole Loncle sur le principe fecond dc la inutualité, instituant entre les associés une garantie reciproclue e1 laisant beneficies les enipruiiteurs d'uiie source de créclit assurá; c'est dans ces conditioiis que s'est Coiiclé cn :L884 le Synclicat agricole de l'arronclissement de Poligny clui a clonné de si brillanls résultats (L). I1 serait bon aussi de montror aux cultivateurs les avaiitages des associations coopéves de consom~iialioil et d'alimentation, et cle réyaiidre i eux cles id6es d'él-iargiic, de prévoynnçe, ~l'assistariceet surance iiiutucllc. La Chambre d'Agriculture, clans sa s6ance i4 mai 1902,u éinis le vceu cluc : O Les Coinices agricoles iavoriscn t de tous leurs pouvoirs la tion de Syndicats ngricoles locnus cle credit mutuel et soliire, dans le genre tle celui de Poligily (Jura).
(4) Yoir las Suq?rlicnlsAgricolss, par le conito nn
~~OCQUIGNY

358

CULTUIIE DE L A CANNE A SUCRE A L A RÉUNION

20 Que l a Banque cle la Réunion soit tenue d'escoinpter à 5 pour 100 les billets sur les seules signatures d'uil Syndiqué et

du délégue du Syndicat reconnu légal conformément à la loi du
21 mars 1854.

30 Que ces billels puisseiit être reiiouvelés saiis entraves et sails ainoitissemeiit penclant uii an, sur l'avis favorable clu Syilclical. 4" (Proposition de M. A. de Villèle.) Que la Métropole ~nette a la disposition des Syndicats agricoles locaux de Créclit Mutuel, afin d'nicler i?i l'extension du Créclit Agricole A la RBunion, une part de Ia subvention accordke par une loi aux Syndicats Irançais eil gènèral à la suite du ienouvelleinent du privilkge de la Raiicpe de France. Celte subvention serait versée a u Trésor Colonial qui ne délivrerait, i titre de prkt, des sommes aux Symlicats locaux, que d'aprks cles conclitioi~sréglées par un arrêté special clu Gouverilcur.

Station Expérimentale

TA& Statjon Expérimentale d'Essais et d'hiislyses d'iiawai coiite
70.000 francs par an; elle est clirigée par un ingénieur clii~niste,

genéralement un savant comnie NM. \J7alter Maxwel, Blouin et, acluellement, M. Cb. Eelrart (payi: 30.000 francs), avec uri ingknieur agronome et deux chimistes. LR Station d'Essais de Maurice, eritretenue par le Gouvernement, est dirigée par un de nos compatriotes, 31. Bonanie, i n g h i e u r agronoine bien connu pour sa grande coiiipétence dans les cultures tropicales; les frais d'entretien de cette Statiori ont été de :

... ... .. 1897. . .

1893 . 1894 1895 -1896 .

. . . . . . . . . . .

Roupies 40.550

Fraiics (1)

. . . .

. . . .

. . . .

. . . .

..... ..... ..... .....

30.081 31.151 20.590 -19.350

64.880 1) 32.081 60 33.841 60 32,944 1 ) 30.960
H

soit, en laissant de cate la première annèe, une dépense de 20.500 roupies ou 32.800 francs. M. Boname a avec lui un chimiste adjoin t ; ses rapports annuels sont très document6s, intéressants et pratiques. Tout en ne perdaiit pas de vue Ia diffkrence de production totale de l'ai'cliipel Hau-ai et de l'ile Maurice avec la nôtre, ne pourrions-nous dans la limite de nos inoyens, avec, au besoin, une subvention de la Colonie, trouver dans un Syndicat de plantcurs et d'uçiniers l'argent nkcessaire pour les frais de premier etablissenient et l'eiltretien d'urie Station analogue, & la tête de laquelle serait uii specialiste ayant dejk rempli ces fonctions dans d'autres pays trapicaux; i l aurait
( I ) La roiipic elaril comptee B 1 ri'. 60.

360

CIJLTURE DE LA CANNE A SUCRE

iacilemeiit sur place les auxiliaires nécessaiiles. LO surplus des randeiiieilts obtenus compeiiscrait vitc les clépcnses; la moyeiinc d'exportation de nos sucres a été de 37.657 Loiiiies de 1891 i 1901, ce clui h O ir. 10 par 100 lrilogra~niiies ele sucre, cloiiiierait 37.657 Iimcs, sans coiiipter les autres clciirées agricoles; cléjh la Cliainhre cl'Agriculture, daiis son projel d'iitnblisseinenl d G Jarclin de Ia 13rovicleiice avait proposE cle prclever uiic légitre taxe additioiincllc sur le sucrc B l a sorlie. La Stalion serait cliargbe cles mêmes travaux que ceus tle Ia SLíilioii d'Essais cl'Hoiiolulu, cletaillés au cliapilrc correslmildaiil. i l u iliorrient cle l'aliiicxi 011, le gouveriieur Ami?ricaiii avai t prol~osi.nux plmiteurs cl'l-Iawai le raclinl rlc lour Slalioii et l'eiitretieii de celle-ci a ses frais, iilais sous s a dircctioii; lcs planteiirs, prCfiirant rcsler les maitres, 011.1 rcí'ush ct h cbl6 cle leur Station, le Gouv~rrieiiieiil s'cst déciclé k cn c r i k uno officielle qui s'occupesa cles cjucslioiis lniss8es uii pcu cn cloliors liar l a première, tclles que lcs cullures sccoilclairos, lcs cullures maraícliòres, l ' l i o r t i ~ u l t u ~ c , vignc, l'dlevnge, elc., ces deus ln insti tutioiis se coriiplktcnt clonc l'uiie ct l'nulro cn1ii:rciiieill. hlalgré tous les progrès séatisks, les ~ ~ l n i i l c u r s liuwaleiis 0111 dkcidé l'envoi cle inissioils Irécpmitcs i l'étraiiger pour élurlicr l'organisation et les inélliodes des lmys tropioaus Ics plus reputks avec avaiiet rapporter en Hawai' ce qui pourraily Blrc ulil~licluil: tage ; ninsi, devant l'urgeilcc de la qucstion ele iilniii-cl'ccuvre, lc professeur Walter iicíaxvell a kA cliasgG cl'iiller nu Qucciislaiirl 1 r e c l ~ e ~ c h pourcluoi le systòme rles petiles leriiics s cloiiii6 de s i er bons resultats daris ce pays tandis qu'il n'a pas réussi à I-Iamai'; on a propos6 aussi cl'avoir clalis l'arcliipcl iiiêii~euil iilg6iiieur qui visiterait coiistamrnenl les usiiies et lous les cllamlm, doniierait cles conseils h cliacun, coiitrblernit les cnuscs cles rUsullals oùtenus, assisterait aux essais cle toulc ilature, riolcrail lous lcs perfectioniie~i~ents Cerait cliacpc aiiiibe uii raplmrl circo~iset taiicié sur cc cju'il aurait trouvé cle mieux ; oii concoit lacileiliciil tous les avnntages procures pav ccl espril largo apporlh dails leur associatioii. E n 1881, M. Sérullas, chargé. de mission sciciilifique par 1s

MétW'ole, disai t dans une con[i.rencr, Cni to h Sain t-Denis, le 10 lllai : (c TTousavez i ~ s é trop Iargement cic: h IScondi te de vo tre sol et, periilettez-moi de vour 10 dire puisque je suis assurénient cie en cela le plus désiiit6ress~ teus, Stntion agronoiniyue seule peul vaus L rendi% te1 rlu'il Etait: oui, nmis une Station largee r m l t dotée et non pas une inçtitutiori a larluelle vous niarchanderiez son budget ; sinon le sacrifice rlue vous vous seriez inlpose a ne pourrait aboutir c~u'iides esliériences tronclutic~, des recherches illusoires, s a i u cesse nouvelles et toujours abandonnées, inrlispensables et trop faute d'appareils et de produits ~:liiniiclues coíiteux. (( A cÔté de vos champs de cannes, n'avez-vous pos d'autres végétaux B utiliser? Sans parler de quelques plantes aromatiques ne possédez-vous pas une flore niétlicinale d'une variété incomparable et ri'line richesse peut-6trr: uniclue a u monde ? Que1 parti tirez-?oiis rlc cette flore ; srivez-\-ous quels ririneipes immédials, 011 a@jlsjis, en pourrai t isoler ? Que1 vasle cl-iamp d'iiives tigation, ceperidan t, pour vo tre Station Agronomique, dont l'attention serait constamment tenue en eveil par 1% Charnùre dl,lgriculture ! Quelle niine Iéconde pour vous, messieurs ! (( Toutefois, prcnez-y garde, Ia science marche vite; elle nous pousse sans cesse ct malgrk nous. Elle est comme le Juif erraiit, elle ne s'arrête jamais. (( De l'autre còt8 de i'ùcénn, les syntlièses urganiques s e succèdent avec rapidit6 et ces syntlikses sont inipi toyables. Qui sai1 si la chiiliie, qui peut faire tout en votre faveur aujourd'liui, ne le lera pas contre vous clans un a w n i r procIiain. Ne cledaigiiez pas la chirnie ; i1 me semble, en effet, que c'est elle c~ui fait de l'industrie (lu siicre de betterave ce qu'elle est a nujourcl'liui. Et ce doit être pour vous cl'unliaut et précieux enseigiieinent;méconnaitre cet enseigileinent serait vous exposer a u s plus cruelles deccptions, peut-Ctre meme alioutir & u n naidrage. (( La Statioil Agronomique ùùit être pour vous la boussole gr&ce B laquelle vous n'irez pas Ala dérive, et la chimie sera le pllare qui vaus emp2cliera de vaus briser s u i l'écueil ! I)
3 ,

Conolusions

~ous rhsuilions les cIií'Greiltes ainiIiornLio11s possiblcs clails ilotre culture en &ux categoilies, Ias uiics direcle~ i111lil~cliates : 10 Tntroduction h brel ilelai de tixvaillcui.s, de i a ~ o i l pouvoir faji-e 110s trayaus de culiure convcila1,iemcrit e1 1'11 k111p5 u ~ I c . 2 Meilleurs seios npporlés A ln piépnralioil e1 h h CoilSel'Viltioii cles fumiers et cles coii~posts. 30 Béterinii~utionries eiigrais approgrids ilans cliaque cas particulier à la coinpositioii du sol e1 aux co~iclitionsclimatériques et autres, et augmentatioii des quanlilós jusqu'au niaxirnum utile. 40 Selection cles meilleures variétés de camies; allernaiice ilc ces variktés dans les assolements successiis. 50 Amélioration des façons culturales par clos lsliours profonds, partout où cela sera possible, et par I'einploi géiiérnlisil: des instruiiients aratoires. G0 Extension de l'irrigatioii OU cela sem éconoiniyue. 7. Amélioration cles transports a l'aidc dos (( wire-rope ou des voies ierrkes, ou cle toul autre moyen inêcaiiiclue ; Les autres inclirectes, mais aussi in~portantes : So Etablissement de statistiques agricoles. 9 O Greation d'une Station c1'Essais et d'hiialyses l~ouvant êlre subventioiincie par les communes et Ia colonie, mais créée e1 entreteiiue a frais coiiiiiiuns entre les plantcurs ai. usiiiiers syndiques et sous leur directioii, Ciaiis les conclilioiis indiclueos ci-dessus avec, a la téte, un chiniistc agronome nyanl ddji êtuclid les cultures tropicales dans cl'autres pays.

100 Envoi dans les pays les plus perlectionntL nu puint de

vue économique et organique, cl'liommes compt2ents pour &tudier toutes les questions utiles a u s cultures et a u s indiistrips tiopicales. 11"Organisation du crédit mutuel agricole ; losmntion de s y i dicats, de soci8tés coopératives il'alinientation ou d'acliat cn commun (outils , engrai s , animaux reproducteurs ou de cliarroi, etc.), de societés coopératives de pruùuctiori, d'assiirances rnutuelles contre la nlortnlitê des aniniaus, etc., etc. i20 Díffusion de l'enseignement agricole, surtout dans les kcoles primaires, avec pratique h l'appui.

QUATRISME PAKTIE

FABRICATION D U SUCRE
A LA RÉUNION

a;iiis siiivtii-11,s o i i l i:tO i ~ t a l i i i s~l';i[iri:!; li!s

i:l s l1 i c~vicr? de.; I : ) c ~ ~ i i i n ~ <i(! 1;~1111111i~si011
qilolr'o
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LY!)I-I~!VI, o i i

;i

368

FABRICATION D U SUCnE

exporté ailnuellement une moyeiiiie de 35.333 toililes de sucre valant 13,127.461 francs et de 1898-1901 une nioyeime de 34.010 tonnes estimee 9.880.006 francs.

TABLEAU I Exportation de sucre en tonnes.

Commerce général (en francs).
IAIPOHTATION EXPORTATION
TOTAL
UU COAIAIERCE

ProohdBs g 6 n é r a u x . - Fabrication

]-elldallt la campagne 1902, treilte-quatre usilles ont trsrailli, nvec une production moyenne d'environ 1.100 lonnes variant de 300 i1 3.000 tomes de Sucre. Presque partoul, Ia canne est soumise a la double pression shcl-ie avec deux mouliils B trois cylinilres, nmnis de regulaleurs Iiydrauliques et doilt les cliniensioiis sont très variables ; le jus ou vesou est dêfequi: a ia chaux dans des dèiècateurs ordinaires a double iond cle 1.500 i 1.800 litres, à raison de 60 ? 80 gramines I de cliaux par 100 li ties, jusqu'd ce qu'on ait obtenu une réaction A peu près neutre au papier tournesol; le jus clair va ensuite gbndralement dans des bacs clecanteurs, puis A u n triple-eflet vertical, le jus trouble est reioulé dans des filtres-presses ti .Tapeui, S l'aide de pompes automatiques ou de monte-jus, et de 18, fillrè, i1 rejoint le jus clair dans le bac d'attente du tripleeffet. Los jus concentres A environ 25 B. apparents, sous le noin de clairce, passent aux appareils à cuire daiis le vide, Ia masse cuite tombe soit directeiiient, soit à l'aide d'une coulotte, soit h l'aide de charriots roulant sur rails, dans des récipients en tole ou bacs d'empli, cl'une contenance de 30 & 80 hectolilres, ou elle se rof'oidit; lo, masse cuite de premier jet séjourne environ quarante-huit heures, 1s inasse cuite de deusième jet, de huit à dix jours, celle de troisième jet, u n ininimum de quatre semaines et enfin celle de quatrième jet, au moins tr0is m0is et souventpenclant toute l'eiltrecoupe; les premiei* et deuxième jets sont cuits e n cristaux, les troisième et quatrième jets, au filé. Des bacs d>empli,les masses cuites vont daus un malaxeur et 24

370

FABRICATION DU SUCRE

ensuite aux turbines soit par un transporteur avec des ouvertures au-dessus de chaque centrifuge, soit a l'aide de charriots ou d'autres moyens. On clairce A la vapeur les premier, deuxième et troisième jets ; on met u n peu d'eau dans le quatrièrne. On vend genéralement tous les sucres de jets différents, cependaiit quelques usines refondent leurs sucres de troisièrne et quatrièrne jets dans le vesou ou dans Ia clairce.

Densités.
L a densite des jus est naturellement très variable, suivanl les localitbs, les espèces de cannes, leur degré de inaluri té a l'époque de leur coupe, les conditions dans lesquelles se soiit effectuées leurs végétationç, etc.; la manipulation va des premiem jours de juillet a u 31 décembre et quelquefois eil janvier, les inois les plus favorables étant septeinbre, octobre et novernùre; la purelé d u vesou est très affectée par les cyclones. Dans les rapports d'une usine a Saint-Louis ~nanipulantdes cannes des régionç liautes et des régions basses environ pai. moitid, nous relevons les moyennes annuelles suivantes de densité à 25 c. : 1891. 1892. 1893. 1894. 1895. 1896.

....
.. .. .. .. ..
. .

.. .. .. ..

1.076,1 1.073,3 1.075,G 1.078,6 1.076,6 1.080,3

1897. 1898. 1899. 1900. 1901. 1902.

... ... ... ... . . . ...

. .
.

.
.

.

1.078,7 1.077,2 1.075,1 1.079,7 1.075,5 1.074,G

Cette moyenne annuelle varie dans d'assez fortes proportions avec son minimum de 4.068-1.072 dans les régions pluvieuses du cate de Saint-Benoit et de Sainte-Rose et son inaximurn de 1.080-1.084 dans les usines des hauts de Saint-Paul. M. Dolabaratz a bien voulu nous communiquer les densiléç moyennes oùtenues à Beaulieu (Saint-Benoit) et à Vue-Belle (Saint-Paul), d e 1894 à 1897, ainsj que les polarisalions correspondanteç.

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, Hlb 1 I: IH!HI
-.^n,ax..l<-*r--,

4H!17

I

I , 1i ! , I .~;8,:) *l,OW,Y)
, L.

17.18 15,28
I:\,H~

W,X
HX,P H:)$ Hli, I

44,:)[1

--

Varfations moiisuellos de la densitd aux moulins Ci 25 c

Extraction aux moulins.

w ~ ~ ~ i i l i011 i~~4 1 t d r t ~ 1 Ici l o g r ~ i i i ~ l ~ lJ (O ~ I ~ I1111Or m c l ~ l i l e l l ~ ir 70 I :~ ~ ~ i ~ l l e ~ i i i ~I,tr~ ioliif'i'ro i10 72 Itilugi~aiiiiriesost t~tleintilails les i il. luonlilbs I~uaiitlue Ltk onnuci n wilctilieril L0 liour 100 de fibres, ou ou i n o i i i ~ cpaiil,ilij q u i iiioill.ii qiii~lyuufois .L3pour 100daiis les , S ~!6@011~ BBUI~IM, U O P ~ O~ U lO~ x L r w l i o ~ l ~lí9 ' acliiollo uux inoulins UU vari~i 70 (L8U l ~ u :Lr clu siwl'i! lolul di: l u uuliiie.
or1

372

FABRICATION DU SUCRE

Dans ce qui va suivre, nous prendrons comme nioyenne d'extraction aux nioulins 78 pour 100 qui correspond h GR kilogramines de jus obleilu avec une canne ayant 11,G pour 100 de fibres, cctte proportion de fibres est celle résultant cles nnalyses citées'plus liaut de M. Boufflet sur les trois variétds de cniines les plus cultivées & 1s Réunion, Loiizier, Guiiiglian ou Batavia et Port-Mackay. La moyenne de pureté de nos jus aux mouli~is est au inoins kgale h celle cl'Hawai', elle varie de 88 à 96.

Aiialyses de fabrication. -Nous doniions ci-dessous les niinlyses fai tes penclant toute une canipagne dans une usiiie de la partie Sous le Vent, manjpulant moiti6 de c.nnnes irrigukes, une parlie cle Ia proprikté a cté conquise par des travaux de clrainage sur des terrains marécageux.
TABLEAU IV
Composition de masses cuites par 100 kilogrammes.

VESOU
-

Densild B 1õ..

Urix..

Glucose.. . . . . . Cendres. . . . . . . Ean . . . . . . . .
Coollicitiit filucas~iluo .

...... Cristallisalile. . . .
..

. . . 4.077,G
19
,17,4( 0,51 O,%
D

Pnrete..

.....

Nombre d';tiislgse;;

.

2,9i 91,9 225

Resultats gkn6raux.

En supposaiit qu'on travaille des canncs ayant 11,G pour 100 de fibres, u i ~ normal aux moulins de 1.075,5 5i. 150 avec un jus coefficieiit cle pureth de 92, on considérera comme bons a la Réunion les résultats suivants, clans les conditions norinales.

Caiines.

- Riclicsse 15,O-i. - Fibres 11,G pour 100.

Jus normal. - 1.075,5 h 15" (10 l3. 2). - Brix 1R,5. - Pureté 02. - Poln~isalion17,02. jus. Extractioii aux moulins. - (i9 Icilogra~iimesde -78 pour 100 clu sucro lolal ilc Ia canilo.

- 31 lcilog~~aiiiiiios bczgasse par 100 lcilogran~mesde -

Bagasse. - 3 Irg, 29 tlo sucre par 100 Icilogrum~ncsde caniles.

cannes. 10,Cil. i10 sucro par 100 Irilogrni~iincsde bagassc. - 51 pour 100 d'cnu. Ecumes. 7 Icg. 5 tlc sucre pour 100 d'kcuines. - 1 Lg. G dcuirios pour 100 do aniltics. - O lrg. 1 de sucre pour 100 de 8 Lcs 1.000 Irilograi~i~nos crimes donneron t environ : rlc (i90 lcilogrniritii~s norrrinl. jus -masse cuile preniicr jct, 125 - cleiixièiile jet. 48 Lroisibmc jet. 28
24 ii18losse ti 38 B. 76 Ir@, B suuro prciriior j o l polarisanl 1)8,5 cn sucre p u r : 74,36 10 - 3 ~leuxihile 0G 18,552 3 - 0 troisichnc 90 3,5 L

-

--

-

? r

-

98 kg. 7
8 L. 8 rhuli~ 54 GL, b

9G,39

TABLEAU V

Pertos de sucre en fabrication.

374

FABRICATION DU SUCRE

M. Dolabaratz a communiqui? au Syndicat Central Agricole les moyennes annuelles de renclement cles sept usirios du Crédit Foncier Colonial, usines situees dans toutes les regions de l'ile et comptant parmi les inieux outillies.
Kilogrammes de sucre obtenus pour 400 kilogrammes de cannes.

a a D'autre part nous relevons dans b Cnnne a Sacrv ti E Réunion par Deleil, le tableau suivant VI, donnant la quailtité de sucre cl'un vesou, e11 poids et en voluine cori.esponclant a cliaque densité; nous y ajoutuns le reildeiiieril en sucre brul! en admettant que Ia clouble pression d o m e 6 4 I . 2 de jus soit 69 ltilograrniiies a 1.075,5 tt 150; nous rninenons aussi 150 les degres a é r o m ~ t r e s exprirnés par Delteil a25 c. et.le sucre bi'ut eu sucre pur avec u n coeflicient de 97.

TABLEAU VI
R e n d e m e n t s i n d u s t r i e l s A I a RBunion, d ' a p r è s Delteil.

376

FABRICAT~ON DU SUCRE

Syndicat des Usiiliers de cepays a chargé en 1902 son comité de manufacture de recherclier , malgré leur exlraction cle 93,5 poiir 100, A obtenir encore inieux en rtugmentant l'eau de dilution, yui tte & brfilcr d u coinbustible supplémeillaire c'est-A-dire du charbon revennnt de 40 A 50 irancs Ia tonne. A Malca~veli, cliffusioil directe cloiine une extraction inoyenne la aux nioulins de 96,SO pour ,100 et dans l'einballage un rcildement clefinilif de 88 pour 100 de sucre pur par 100 kilograinmes clu sucrc total con tenu dans la cailile ; avec une caime de 15 pour 100 de ricl-iesse, on aurait en plus que par le systeme cles broyeurs einployes a I-Iavc7ai une rlifférence de 4 kg. 5 par toilile de canilcs eii brfilant de 18 k 20 lrilograinmes cle charbon. Nous tenons A faire remarquer que dans l'exeinple cil6 pour les rendements cl'usiile a Ia Réuilion, nous nous solnines placés dans clc bonnes conclitions et que Ia moyeime géiléiale obtenue ici est loin cl'être aussi élevée ; ilous pensons qu'nvcc cles cannes pesant 1.078 a 150, sai1 1.075.5 ou 10 B. 2 à 25 GL, on arrive probablement dans toute la colonie a une inoyenile au plus égale A 9,4 en sucre ùrut, c'est-a-dire 9,1S eil sucre pur corresponclanl A une extractioii finale de 60 pour 100 rlu sucre total. cle la canne. Cependant nousadopterons le chiffre de 64 pour 100 en chiflres ronds, de façon que nos conclusio~~s puisscnt s'appliquer fortiori aux rendements généraux.

Rendements industriels en Hawai et A la RBunion avec différentes richesses de la canne. Kilogrammes de sucre ernballé pour 100 kilogrammes de cannes.
R I C B E S S E DE L A C A N N E
EN KIIAOGRADIBIBS DE SUCHE

43

Irk

.I5

16

poiir I00 ltilogratnmes de csnncs

Hawai (exl. 65 poiir ,100) . . Relinioii (ext. 6%polir ,100) . Difference en Sucre piir. . . Difference en sncre brut . .

..
. . .

.11,03
6,32
2,73

.11,90
8,96 2,9i 3,03

12,75 9,UO

.

"16L

3;15 3,24

*13,60 ,10,2/1 3,36 3,h6

Les géneratcuw les plus usitks B la Réunion sonl ies gé,;,,.. urs semi-lubulaires h bouilleurs de Cai1 et de Fives-Liiie, mx tubes B luinec avec ou sans rctoiir de flamnies et aussi ~elquesaqua- tubulaircs, sysl&nw cle Nseyer et sys teme dc sbcoclr et Wilcox. Le tabloau cj-clessous dome, pour l'usine du Gol, les poids :coinbusliblc supplkmenlairo, briilé avoc des anciens genéraurs simples D bouilleurs cliauffés a la hsgasse séchée au e ~leil, 1 avec deux cliaudières de Naeyer chauffées a la bagasse : d e . Ces derilières ont chacuile 317 inètrw carrks de surlace : cbauffe, un seu1 four comloun esl placi! entre les deux; celte prcssion scclie avec une extraction aux ;ine pratique Ia doul~le loulins d e 67 6 70 kilograninios de vesou, elle travaille de 10 b 3 tonncs de caiines l'lleur'e avec uil rendement iooyen de 9,(iB. Dqpuis 1899, on ne Irirfile plus de paille de cannes; les totaux )rnprennent le coinbustible consoiiimci! pour le turbinage des as produils penclant l'eiilre-&upe.

'oids en kilogrammes de combustible suppl6mentaire ligneux par tonne de cannes.
BAGASSIC ~ l k t 1 1 hAU SOLEIL

V

de Rlvdguen o, installé en 1901 au Quartiei Français Gnies généialcurs de Naeyer avec un four Babcocli h

378

FABRICATION DD SUCRE

ùagasse verte devant chacun; i1 est arrivé A n'avoir plus besoin de combus tible supplemen taire. 011 conipte en général a Ia Réunion, par tonne de cannes et heure de 40 a 50 mètres carres de surface de chauffe, de O mP20 - O m' 30 d e section d e cheminée d'une hauteur de 30 mètres et O m 9 60 - O m' 70 de surface de grille; on ne donne genéralement pas plus da hauteur aux clieminées a cause des cyclones et cslles en tdle sont toujours maintenues par quatre ou même huit haubans. Dans un travail t r è s documenté présenté par M. Patureau, i n g h i e u r E. C. P., à 1'Association des Chimisles de France (i), l'auteur examine le travail de seize usines a l'ile Maurice, ayant ernployé des métl-iodes différentes d'extraction pendant la campagne de 1896 e t i1 en discute les résuliats, particulièrement au point de vue clu combustible nécessaire en plus de la bagmse. TABLEAU IX P o i d s e n k i l o g r a m m e s de combustible supplkment a i r e avec differents proc8des d'extraction CI l'ile Maurice, c a m p a g n e 1896.
PROCÉDJ?D'EXTRACTION

BOIS

PAILLE
47,G 78

. .. . .. ... Triple pression sòclie . . . . . . . . . Triple pression avec macération . . . .
Uoublc pression sbche.

.

..

Doiiùlo prossion avec niaceration.

..

25,G

. . ..

8,x
I,

68,Q
55,7

*13,7

Diffusion de Ia Bagasse. Avant de passer aux prix de revient, nous teiions a doimer communioatioii d e rbsultats procures par u n de nos amis, ingénieur E. G. I'., s u r la diffusion de la bagasse en Espagne; i1 s'agit d'une usine travaillant 300 tonnes en vingt-quatre heures;
( i ) Voir les bullotjns d'octobre et novembre 1897.

Ia canne passe d'abord dans deux moulins B troiscylindres, puisa ia suite, ilans une hatterie de diffusi?urs au nombre de dix nyant chacun une cnpacité de 30 Iiectolitres.

Campagne 4899
Caime. - Richesse 1 , 65. 1

- Fiùres 10 pour 100.

Jus des mouliiis. Densité 1.065,8. - Polarisation i3,25. Glucose O,98. - PuretB 80,5. - Extraction aux moulins 68 1. 6 de jus iioriuol pour i00 lcilogruniii~r,s cannes. de

-

-

Densité 1.032,7. Polarisation 5,85. Jus de diffusian. - Glucose, O?' -Puretb, 69,s. -291iIres pour 100I~ilogi~amines ,?. de cnnnes. Bagasse. - O kg. 55 de sucre pour 100 Iiitograriiines de úagasse. bagasse pour 100 kilogranintes de cannes , O kg. 15 ilc sucre pour i00 lcilogiamrnes de cannes. Eiitrbo en Cabricntion : 95 I. G de jus mélange à 1.055,S. i1 kg. 15 de sucre pour 100 itilogramrnes de cani1es.-'95,Spour i00 du sucre total.

-

-

- 29 kilogrammes de

Suore emhallb.

- 8 6 3 ùu sucre total.

Prcmier jel. Dcuxièine jet Troisieine jet. Quatriènie jet.

...

... . . ..

7,790 1,408 1,041 0,500
10,419

h à

ir
h

98" . 9G" 90" . 86'.

......
.....
.....

. . . . . 737
i,35
O,%

025
i0,ii

La Imgasse cst jetbe oprès son passnge aux difiussurs; on se ser1 uniqueinenl de oharbon de terre pour leciiauffagedesgAn8riiteurs de I>usino. C)i~olqildois lieu Ù R doux moulins avanties difluseurson se nu sni.1 il'iii~scul flprbs avoir d6coup6 ia caniie en cossetles ; les cossetlns prcssdcs ili ffuseiit Lrès ùieii, mais le residu est encore : plus i n a u ~ a i s pour servir de cornbustible, rnème quand on I lait passer dans un mouiin Qpongeur.

Maurioe

A Mnurice, dans u n cliscours prononci! a la Chaiiibre d'hgricullure, eii 1898, M. Léclézio a compare les résultats obtenus pai3 ileux usines eii 1897, travaillant l'une avec 1s double pressioii seche, l'autre avec triple piession et niacération, toutes ileux de premier orclre ct controlees par un ingénieur cliiiiiiste. Carnpagne 1897.
Tripla prrsion aiec niacirblion 2 3 . 8 9 3 Ianaia de Eaonia i 14,46 da iehsaa.

PerLes clans Ia b a g a s s . . . . - dans les ecuines . . . . . indélorminées avant la cuilo après la cuite - clans les melasses . . . .

.

. .

2,G79

.

1

0,116 0,423 1,172 4,690
9,05

PerLes totales. . . Eiul~alle sucrc brut par 100 Icilocii graliiiiies de caiines. . . . lCmballé en sucro piir . . . . . Eml>allb.en Sucre pur par 100 lrilogrammes dusucreto tal de lacanne Coefficicnt cl'extraction auxmoulins

.

. .

. . .

8,74 65,13 80

FABRICATIOS UU SUCRE A L A R ~ U M I O S

RR L

De sol1 cbté, M. (360. Mayer, ingknieur chimiste, ilnns une Btude s u r les differents modes d'estraction du jus de I cannt: B a Maurice donne les resultnts suivants en rameiiarit les cannes L: une même richesse de 13 pour i00.

Pour calculer la ricl-iesse de la canne à Maurice, on emploie en gbneral la formule suivante de M. L. Riard:
R=1,70 (B-2,30)

o u B represente la densite Baumé d u vesou à 150;cetle formule correspoiid L u n coefficient de 0,83 pour le jus total par rapport a u poids de la canne; ce coefficient nous parait un peu faible et, par suite, les coefricients d'extraction aux nioulins et de l'eiiilirillage de Sucre seraient légèrement forts. Le docteur E. Icwg, qui s'est beaucoup occupk de ces questions a Maurice, d o m e (1)pour l a composition inoyenne des cannes de ce pays une teneur en ligneux de 10 i1,5.

(1) Reche~chessiw le jus de la c ~ ~ m siuve a I'ile díaztr'ice, par le doçleiir li e E. ICERY.

Cuba

U n e des caractéristiques des usines cle Cuba est d'avoir uii matériel capaùle d'assurer i a manipulation pentlant les trois ou quatre mois d e lil demite inaxiinum de Ia canne. Le Jorzrnal des Pabrican2s de Sucre (I), [kvrier 1902, ilonne les résultats cl'une des grandes u s i n e s ayant travaille en 1901, 6, tlouhle pressioii sèche, 164.86k tonnes de cannes h raison de 1.500 tonnes par jour.

Cannes. - Ricliesse 13,60.
J u s aux moulins. - Densi te 1.072,4 A 150. - Brix 17,7. - Polarisation 15,45. - Purete 87,2.

Extraction aux moulins. - 71 lrg. 64 de jus iiortiiul. - 11,07 de sucre par 100 lrilograrrimes d e cannes. - 81,3 pour 100 clu sucre lotal.
Emballé. - 9 lrg. 28 sucre premier jet polarisant environ 950, soit 8,75 ali sucre p u r par 100 lrilogramrnes de cannes, 64,3 pour 100 d u sucre total d e la caiine, 78,8 d u sucre entré en faùrication. Cetle usine a u n tirage assez bas pour son sucre de premier jet; elle vend aux Etats-Unis le sirop de premierégoulau titrage environ 5 Ir. 40 l'hectolitre s u r la base des 500 de sucre. I í n ingenieur chimiste a bien voulu nous iaire connaitre les renclements d e la carnpagne de 1903 pour une usine ayanl travaillé pendant les ineilleurs mois de l'année, janvier, février, mnrs, a ruison d e 300 tonnes par jour avec la double pression sèch e.

Cannes. - Richesse 16,43. - Fibres 11 pour 100.
( I ) Voir ariiicxe, page 35'3.

FABRTCATION DU SUCRE A LA RÉUNION

383

Jus normal. - Densite 1.085 & 150. Puret6 89.

- Polarisation

18,4G. -

MBlasse pour distillerie. - PuretQ58,3.
Extraction aux moulins. - 66 kg. G de jus. - 74,B pour 100 d u Sucre tol;al. - 12,29 sucre par 100 Icilogrammes de cannes.

Bagasse. - 3 3 4 de bagaçse. - 4 lcg. 14 d e sucre par 100 lcilogramines de cannes. - 12 lcg. 39 de Sucre p a r 100 kilogran~mes d e bagasso.
Emballé,.,- TCilograrnmes de sucrme 100 de cannes. par
U+i iil
Prir

10,63

9,G7 a 950 O,9G à 910

9,18

10,OCi

0,87

Emballb.

- 61 lcg. 1 sucre pur pour 100 d u sucre total.

Prix de revient de la manipulation d'une tonne de
cannes.
Dans une intbcessante communication au Syndicat central Agrioolo lo 10 janvier 1895, M. Dolabaratz indiquait comrne ptix de revient pour la inanipulation des 1.000 lcilogrammes de cannes rlans les sept usinos de cette societé, pendant les cinq exeri:iccs 1889-1893, le chiffre de G fr. 63 ùans leque1 n'entraient ni I'intkrêl du capital, ni son nmortissement, ni le change, ni 1s valeur de la mdlasse produilc, le rendement moyeii ayant 6th de 9,(iO. Naus donnons ci-dessous 10 détail des frais de fakirication pend a n t les sept exercites de 18944900 dans u n e usine ayant obtem un randement moyen de 9,66; pour lacili ter la coinparaison nous mettuns en face les chiffres correspondants des iles Havai :

384

FADRIC.4TION

DU SUCRE

TABLEAU X' Frais de fabrication par tonne de canneç (sms inté~+t, a7i~ortissen~enl. capilal). ni CZU

IIAWAJ

Frais gérieraux

................

I '

(Admiriistration, rnnli&res, etu.). hlnin-rl'~uvre. . . . . . . . . . . . . . . . . (Eiiiploy6s, Iioiiiiiiess[~èciaiix, jouriialiers, ric.) Installations nouvelles . . . . . . . . . . . . JSatreticn dii iiiateriel. . . . . . . . . . . . . Coriib~istilile( I ) . . . . . . . . . . . . . . . . Ein1i:~llages. . . . . . . . . . . . . . . . . . Tolal

Par 100 liilogranimes de sucre .

.......... ......

G,03

4,78
R Lonnes de

nes pour ,l tonni de sucra.

cnn

Le cliiffre de G Cr. 41 par t o m e de cannes esl très sensil>leiilent approché de celui atteint a u C. P. C., aussi nous adoplerons dans nos calculs celui correspondanl de G fr. 60 par 100 lrilogrnmmes de sucre. Le cl-iiffre clc 4 fr. 74 esl celui doniié par le consul français; celui decoulant clu ceiisus ainericain cle 1900 pour la campagiie de 1899 en Hawai esl cle 5 Ir. 44 (G fr. 61 liar tonne de canncs), n o u s prenclrons cloiic 5 ir. 40. Lcs frais d'entretieil et d'iiislallalions nouvellcs en Hawai sont très iaibles, parce que les usiiies encore toutes récenles ont 6té meées clès l'origine avec les clernicrs perfeclioililemeiiIs et aussi avec une grande capacite de Iravail; innlgré un nonllire moinclre cl'ho~ninesspéciaux et de journaliers, l'article inaind'ceuvre est plus élev6 que chez nous et i1 esl a présuiner que s i n o u s adoptions leurs procédés de fabricatioli, vu la diflerence cles salaires, cet article nous reviendrail encore a meilleur mar(,I) Le bois coinpte B raison de 13 francs
108

1.000 Icilograiiimes.

ché ; enfin, on n'userai t pas de comliustiùle supplémeiltaire. L'intérêt clu capital conlpté en Hawai & O ir. 82 revieiit A la RBunion i environ Iiranc par tonne de cannes manipulées, l'intdrêt étant compté h G pour 100 l'an.

Prix de revient total des 300 kilogrammes de sucre r e n d u s e n France.
I1 y a lieu toul d'abord de dBcluire, à raison de 10 francs la barrique de 225 litres, la valeur des 18 a 20 litres de mélasse produits par tonile de cannes, soit cnviron O Ir. 80, ce qui Eaisse pour les frais de fabrication par i00 lrilogra~nmes sucre de 5 fr. 80. De l'usine jusqu'à ia livraison les frais peuvent se clécomposer ainsi, le cours des numéros 3 Blant à, 25 frczncs :

10 Frais A la Rdunion.
10

Transport en gare

. . . . . . . . . . . . . . . . . 0'100
. . . . . . . . . . . . . . 1 530
. . . . .
O 076 O 570 2 f2%

20 Chemin de Ier, droits de quai, insnutention, magasi-

nage, embarquement .

30 Transi t et courtage d'afl'r6lemenl; . . . . . 40 ImpBt foncier perçu h la sortie et statistique

.....

50 Fr&tdes messageries maritiines.

.........
. . . . . . . . . . . . . . . .

60 Assurances mnritiines . . . . . . 70 Courtages dc vente e t de livrnison.

3f331 O 282 O 278

8 Commission et ducroire d nos coinmissionnaires, 0 2 pour 100 sur la vente brute . . . . . . . . . . O 768 90 Frais divers (débarquement, droits de quai, assurances sur quai, manutention, magasinage,pesage, etc.). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . O750
5 409

Soit en chilfres ronds 2 fr. 25 et 5 fr. 40, en tout 7 ir. 65. 25

386

FABRICATION DU SUCRE

D'autre part, les primes qui nous restei-it peuvei-it se d6coii-iposer ainsi, avec les ilouveaux droits de 24 irancs. iD Détaxe de distance nette. . . . . . . . . . . . . . 2'35 20 6 degrés eii plus des 88 à O ir. 25 . . . . . . . . . 1 50 3" Boni de tare net . . . . . . . . . . . . . . . . . O 35 1 20 De sorte qu'eri clehors du prix de l'acquisition de la matihe prcmiere les primes e1 les frais par 100 lrilogrammes d e sucrc so décomposent ainsi : FaIiricstion. . . . O f G O Transport e1 cinlr>ai~rlueinei-ilhIaRBuiiioii 4 25 P r ê t e t v e i i l c eii Prance . . . . . . . 5 40
14 25
Frais
Rcccllcs

Mklassc Primcs

. . . . . . . C 'XO

. . . . . . .4
5

20
))

N

Différencc : 9 Ir. 25. Soit un rendeinent ii-ioyen de 9,6 pour 100 (lu poids clc la canne, avec les cl-iiffres iildiqués ci-clessus oii arrive ali lableau suivan t : TABLEAU XII

Prix de revient des 100 kilogrammes de Sucre par rapport a u x p r i x de revient de Ia canne avec nos usines actuelles.
--

PR1X DE REVtENT DE> 100 I~ILOGRAIIhIESDIE SUCRE
h

RratiBre

AUsortir tle l'usine

Franco Iiord Reunion

Eriit
pret A livror

Nct I livrer
o11

en Prance

France

A 1,A R ~ U N I O N

387

Dans tous ces calculs, afin de ize pas les compliquep, nous ii'uvons tenu compte ni des cl&cl-ictsen cours cle route, ni du
change très vnrial~lequi s'applique ù lous les frais faits it la Itéunion, mais sur lescluels nous tir, pouvons tabler, Qtant donnl, le les ingérences cle l'hdministration pour le n-~aintenir plus bas possible. Nous alloils voir mainleiiaiit ce que devienclraient leç frais ci-clessus en supposant cliez nous des usines perfectionnées comme en Hawai avec u n rencleinerit g8néral de une toiine de Sucre pour 8 Loni-ies de caiines et une valeur proportionnelle Qgalodc la cleinihre rnólasse, soil O Ir. GII au licu de O fr. 80.

TAl3LEAU XIII P r i x de revient des 100 kilogrammes de sucre par rapport au prix de revient de la canne avec des usines perfectionnbes comme en Hawai.

Ne t a livrou
cn France

õ

011s maiiitenant quelles seraieul; les pertes ou bénéfices i innrch6 au pnir sur les 880 roux h 25 frniics dans les e as ; nous me ttrons en parallèle aussi le cas OU L coefficient re p u r emballe serait de 85 pour 100 comme l'in~liquele 6 de manufacture de 1'Union cles Usiniers d'Hawai' dans ort de d8cembrc 1902, soit 7 t. 63, avec des cannes d'une 1 de 15, pour 1 t o m e c 6 sucre brut (1) et nous prenno

- incliquo 10s pertas et le signe 4- les bbnóíices.

388

FAI3nICATION DU

SUCRE

dions le prix de revient cles irieilleures usines 5 fr. 93 par tonne de cannes (sans intérêt n i amortissement du capital) ou 4 ir. 52 p a r 100 lrilogrczmmes de sucre (a déduire O fr. 64 de melasse).
TABLEAU XIV

Pertes ou bdndfices avec les roux à 8S0 A 25 francs.
I'RIX DES CANNES

en fraiics
1)" '1 .O00 kilognniiiica

HOiinion

..... . Hawai' . . . . . . . (8 lonncs poiir 1 loiiiic siicrc) Ilalvai . . . . . . .
(9,G pour ,100)

(7,G'J poiir .I Lonno surro)

rriciIlcureç iisines Nous n'avons coinpris n i ainortissement, ni intérêts du capital; l'ecarl serait encore plus grand si nous les comptions a cause de l a capacite des usines; reste en notre i'aveui. le change possiblc et uii n ~ e i l l e u ~ a tirer de nos inélasses coinme renclernent k parti l a dislilleris et comrne venle; en outre, beaucoup de contrats pour la vente de nos sucres en France ont été jusqu'ici plus avantsgeux que le inarcbé au pair sur la cote cles 88" comme celui pris comine exemple. EnRn, nous clevons essayer de trouver d'autres clébouchés pour parer aux eventualités d'une légiulation un peu instable, tels quc les rnarchés de l'lnde, cle lYIndo-Chiile, Ia Chine et surtout de l1Afriquedu Sud. de J1 est intéressant de recliercl-ier les prix de revient du sucre dans les pays sucriers les plus iinporlants.

Hawai.
D'abord, en Hawai, le décompte envoyé par le coiisul français donne 20 ir. 90 pour les 100 lrilogrammes a u sortir cle l'usine dans les ineilleures plantations avec variation cle 19 B 21 francs;

le census américaiil indique conime rnoyenne gtnkrale ilans les quarante-huit fabriques en activitk 5 d. íG par tume niigli\ise de cannes, culture et fabricatioii comprises, ce qui, h 12,17 pour 100 de rendement, remet h 25 Ir. C les i00 liilogríii~iri~es Sucre, 0 de sans intérêts et sans amortissernent du capital.

Cuba.
A Cuba, on donne aux planteurs de 5 ii 6 pour i00 du Sucre o b t e m ; le prix de fabrication est d'environ 6 fr. 50 pour iOr3 lcilogrammes de sucre ( i ) avec uri renùeinen t mogen de 10 pour 100 eii premier et deuxièine jets sans l'intérét du capital; or Ir; sucre de Cuba en janvier 100-2, valait sur place iti fr. 30 les i00 Icilograinmes; les 40 Iíilogrammes i'estant h l'usinier lui cuiltnient 6 Ir. 50, i1 les revendait 6 Ir. 52, c'esf-à-clire sans bkidficr. (Juant a u planleur, ses (i0 ltilogrammes de sucre reiidu i~ I'usilie! lui remettaieilt la canne S 9 ir. 78 Ia tonne. I1 est certnin qu'b ce pris les planteurs ne pourront continuer í i cultiver 1a canne. Remarquons que les frais d'usine ã Cuba sont encore sensiblernent les amémes cp'à la Rkunion, mais les usines se perfectionnent 1' 1xis de jour en jour et, grâce A la nouvelle situalion politique ct Cconomique de Cuba vis-a-visles Etats-Unis, ce niouvenlent s'accentuera fortement; ces sucres agant des debouchbs naturels eloignés des nôtres ne nous intéresserit qu'au point de vue techilique; le droit d'entree pour eux aux Etats-Gnis cst le inènle que pour les sucres étrangers.
Java.
Dans le Journal des Fabricants de Si~cre, 30 juitlet 1902, du d'apiès un article trnduit du Archief T'oor* d e Jaua-Srilter Indastrie, i 0 juin i902 (S), on obtiei~drait B Java les rentleiuents suivants :
(1)
(9,)

Voir Jownal des Fabricunts de Sucre, i6vrier 1902. Voir annnxe, page 345.

TABLICAU XV

Rendements A Java.
IcILOGIIAIIRIES

KILOGRAllRII~S
DlC SUCHB

IULOGRAi\lRIES
n E sucnir par Iiectaro

nn~itics

D E CANNES

par 1icc.laro

par 400 hilngrainmts de cannes

M. Vnii clen Derg, Directeur de lr7. Banque Ni:erlanclaise h Ainslertlntii, doiiiiait coiiiine prix cle revienl cles 100 lcilod gr~iiniiics o Sucre a u sorlir de l'usiiie a Java (le floriii i 2 fr. 10) :

R4. Vau tlen Bcrg rijoulait qu'avec un amortisseniciit eli vingt a n s , s u lnux d o 6 pour 100, i1 lallait eii 1890 preiiclre comme prix do iwiciil inoyen 6, Java '25 fr. 50; cl'aprds M. E.-C.-TV. Jkgelberts, sms coinlilor les depenses pour les nouvelles machines, pour l'ngraiirlissemenl de l'blablissemeiit, pour I'achnt de inn tbriaux de Lransporl de Ia caiine par trainway, sâns l'iiitérêt ilu capital ou cles dolles, o n tiouve comine prix de revieiit dans cent onze inbriqucs, en 1900, 19 Ir. 17, e avec tous les frais rhuiiidrés L e ci-dcssus, 22 h. 10; s u r ces cent onze fabriques, c~uarante t une travaillaient h u n piix ile 20 fr. 40, l e reste de 20 fr. 40 A 23 fr. 30. l ~ inain-cl'auvre est abondaiite et a très bon marclié tL Javâ; a en 1900, les sucres élaienl payés sur place 20 fr. 40 les 100 Bilogrammes environ.

Franoe

Rcndements en France.

Allemagne

I h n s son nuil-16ro d u 11 mars 1903, le même journal, s'appuyaiil pour 1'ALlemagne s u r les données d e I?.-O. Licùt et Ics slalistiques oificielles, et pour la France en partie sur les stutisliquos d u Ministère des Finances, car i1 n'existe rien d'oiliciel e n ce c p i coilcerne les irais de fabrication, nrrive au résultat suivant :
Alleriiagae

Francc

Belterave .

. . . . . . . . .

23'6'2.5

2.5 f 45

~5 4 francs les 1.O00 1rilograniines . . . . . 1'76

M è l n s s c 300 k i l o grainiries i 5 Cr. 26

1 575 407 lcilograini~ies

34'550

Hentlcrrienl- eli sucre bru t . . . . . . . 13 63 010 l'rix d a revieiil cles 100 lrilogrammcs de sucre brut 25 40

...

FABRIÇATION DU SUCRE A LA R ~ U N I O N

39.5

L'auteur de l'arlicle reconnait que dans non~bred'usines en France, conime probablemenl aussi en Allemagne, le coiit de fahrication, y compris l'interêt et l'amortissement, rie s'klèvepas Aplus de 10 francs ;prenons cesderniers chiffres,pournousplaeer dans 10s meilleures conditions existant en France, et, comnie pour Ia Iteunion nous n'avoiis compté ni intkréts ni aniortisseinent, retranclions, afin de iious permettre une coinparaisoii, ces mêmes frais pour la France et pour 1'Allemagne en les estimant 8 2 francs ; on arriverait alors & un prix de revient de 26 ir. 34 pour la France et de 32 fr. O4 pour I'Allemagne. Nous avons donc, en résumé, trouvc pour prix de rerieiit des 100 kilogramnies de Sucre en France à l'usine les trais prix suivanls :
27'94
2 20 G 26 34

Si 011 prencl le cliirfre de 26 Iraiics, l'ecart entre la Fraiice et 1'Allemngne est d'environ 4 fraiics, e.t le droit de douane seuleinent de G Erancs ; suffira-t-il, ti cause des cartels en usage cliez nos conourrents, B empbcher leurs sucres de pen6trer sur les marchés de notre Mbkopole ? I1 y aurait a ajouter coiiiiiie rocette les clegrés en plus des 88O, mais comn-ie nous n'avonç pas ooinpris les frais de transport de l'usine nux lieux de vente, ilous adrnettrons qu'il y aura conipensatioo.

Prix de revient h atteindre h la R6unior)

I1 serait peut-être prudent aussi de ne pas conipter sur une prime de distance soumise au bon vouloir des Cliainbres qui ne sembleiil précisénient pas bien disposées pour les vieilles colonies, d'autant plus que ces primes comprises dails la loi de finances devront revenir cliaque aiinke devant le Parlement. Quoi qu'il en soit, h cause de l'Alleinagne, e1 pour 8tre sur de travailler avec quelque bknéfice, i1 faul liouvoir arriver a produire le sucre à 22 francs franco bord Rkunioil ce qui, aveu notre système actuel, remettrai t les caniles à environ 13fr, 30, et avec la fabrication de Hawal d environ 19 fr. 50 h21 francs. I1 est d'ailleurs facile par les tableaux precédents de voir les prix de caiines correspondant i cliaque prix de sucrc. Nous répétons que dans nos calcills, à la RBunion, nous nous soinines placbs dans les meilleures conditions actuelles de rendement & I'usine, car pour presque toutes les usines (1) le prix de revient à bord varie de 24 à 27 francs, sans compter les albas des cyclones et des séclieresses si fréquentes clepuis quelques a n d e s . Répétons aussi que ces prix ne cornportent aucun béneflce pour I'Allemagne, en laissant de grosses pertes aux iabricants de sucre en Prance. En admettant que les rendements aux chanlps restent stationilaires à Ia Réunion, ceux d l'usine passant de 9 d 13 pour 100 l'exportation annuelle locale des sucres s'dèverait cle 37.600 tonnes d 54.700 tonnes ; nous n'avons pas besoin d'iilsistec sur la répercussion qu'aurai t cette augmentatioii sur le buclge t public e1 les intkrêts généraux du pays.
(1)

Rlaiiipulant siirtout leurs propres carines.

Planteurs

Le planteur est payé à la Réunion en argent ou en riniiirii í~ raison de 56 ti G 2 kg. 500 de sucre par tonne de cnnnes, buiva~it les localités; avec les prix e n persliective, la qunntitk d e sucrc li lui attriùuée, ne saurait le rémunérer convenatle~iient.pris plus que celle restant h l'usinier ne laisserait de benkfice ce cieriiier. Au contraire, avec les proc&iés J'Hawai tout le rrionde s'en tirerait; en effet, supposons toujours la canne A 15 pour iíKl de richesse avec u n rendement de 83 pour 100 a u lieu de 85 pour ioO . pour avoir des chiffres nioins limités; une t o m e de cannps donnera 124 kg. 5 de sucre pur, soit 129 kilograrnriies en siicrt! b r u t ; portons, par exemple, i TO kilogrammes de sucre la pai't des planteurs par tonne de cannes rendues i l'usine, il resteiao pour l'usinier 59 lcilograrnmes de sucre qui l u i coiiterorit 5 fr. 93 de manipulation, inoins O fr. 65 de mélasse, plus C fr. 23 jusqu'a bord, soit en tout 7 Ir. 53 ; si les premiers jeis sorit 6 22 francs les i00 kilogrammes franco bord, les 59 kilopranirnes vaudront environ 12 fr. 98, soit une difference d'erivircin Ti ir. -15 sans l'intérêt e 1 l'amortissement ciu capital qui, aiis iles Hnwai, est estimd comme naus l'avons vu i O fr. 8.2 et que il011s porrvoiis compter ici pour des usines neuves i environ 1 Ir. SO avee un i amortissement de quinze i vingt ans.

Change

Restent encore pour les plnnleurs aussi 11ien que p o u r les usiniers les cliaiices d'une élevation du cl-iange ; les ache teurs s u r place par ordre tiennent toujours compte de son cours, h cause de 1a concurrence, et par 1à le change profite nux petits ct aux grat~ds proprié taircs, les planteurs restant toujours lilircs d e se faire payer lcurs cannes eil sucre, si le prix affiché d a a s l'usine ne leur convieilt pns. hvec un cl-iailge de 10 pour 100 et u n prix de sucre B 23 francs, le planteur obtienclrait 1 fr. 43 de plus p a r t o m e de cannes k rnison de 62 kg. 500 et 1fr. G 1 A raison de 70 lrilogrammes.

Variations du change A vue.

ANN~ES

1

D E S ANKISIIS

h l ~ y E*~#l:m ~y
3 8 9 10 JG 12 180G 4807 1898 1890 1900 1904 190%

M Y ENNCs o
DES

ANNISES
3 110 3
2 4/52

1889 i890
1891

i893 1893 189L 1895

4 1/4 4,3
638

10

926
e11 1883.

Avec des extremos de O en 1898 iiisrlii'h 25

U s i n e s centrales

Cornine nous I'avons vu plus liaut, l'exportntion de Ia Frnnce ; es t tròs compro~nise i1 y aura lutle sur son marche intérieur en raison du gros stoclr actuel; ùeaucoup d'usincs, malgré leur prix derevient trop 8lev6, essaieront clecozitinuei'leur fabrication esperant cles jours iiieilleurs, ct ne lerrneront qu'k liout de ressources, les habitucles prises par les cultivateurs d u Norcl dans leur assolement ne cl-iangeront pas brusquement; par contre les tentatives Iaites du côté de l'alcool iiidustriel absorl-ieront pcut-être 1)caucoup de betteraves qui constituent une cles matièires premières les plus iinporlanles pour ce produi t. Quoiqu'il en soit, u n tasseinent est inévitable et les mieux outillés seuls résisteront; i1 faut donc être parini ceux-lk et ne pas attendre l'agonie pour appliquer le remècle. Ue toutes les consicl6rations précéclentes, i1 résulte : vec notre procèdé k ln ~loublepression sèche, nous ne circonstances imprevues, soutenir rii la ence de la betterave de Prance et d'blleii-iagne, ni celle la canne clans beaucoup de contrées, et que la déchéance nous attend 0. h e i délai ;

, ii nloins de

20 Qu'avec une transiormation cle ilotre outillage, nous pouvons encare Irouver avantages et b6ni?ficcs dans la. culture de ln canne, même avec les bas prix en perspective. Ouellc doit être cctte Iransforiiiatioii? Elle depend des conditions particulières de cliacun et avant d'abordei cette cluestion,

400

FABRICATION DU SUCRE

nous resumerons en u n tableau Ies différentes donn6es que nous avons exposéeç dans le courant du rapport :
TABLEAU XVIII

Coefficient d e fabrication avec les differents systkmes d'extraction.

Difiision directe de Ia canne. . . . . . L' Diffusion do la bag a s. . .. . . ~ Ia 1~8lllircnr, triplo prcssion avec arrosage. . . . . io DBflbrenr, double prcssion avec m o sage. . , . . . . . ia T r i p l o p r e s s i o i i sE.cl1c . . . . . . Douùle p r e s s i o i i avec macbrdion. . 10 Double p r o s s i o i i sRrlic . . . . .
.O

.

.

.. .

.

. .

Nous w o n s déjh traité les questions de combustible supplbinentajre et de cout de fabrication; nous avons clit aussi clu'il étail relativeinent facile d'arriver a éviter les pertes indéterrnindes dans l'usine et de les réduire au coefficient de 5 -3 pour 100 du sucre total comme en HawaT et en Espagne a u lieu de 5 - 7 pour 100 comme Maurice et la KBunion. Toutes les usines receinment construites ou inodifiees à Java et en Hawai ont insta116 le système de broyage et non cle diffusion de la canne; Ies raisons en onl 6té exposí4es. La difl'usioii de la bagasse serait plus tentante au premier aborcl, maia.l~lJer 2) '

partage les inconvbnicnts de 1:~prbcédente et 1,: conibuçtillr: résultant es t encore ~ ~ l mauvais et presque iiiutilissble, nu us point c~u'en Espagne, où le uhnrbon ne coute paç trop clier, 13 @lupartdes usines, ainsi installées, n'essaient nlGnie l,nç ,]c brfiler et consoininent uniquenient du cliarbon, cr: que noiis saurions faire ici h cause de son pris de revient, 50 ii (;O francç la tonne. Hcstent donc les solutioiis 3 et 4 ; 13 solution 4 tloiine uii relidement inoindre, tout en exigeniit une clilution plus élevke; ces résultats oiit 6té obteilus nvec des iiioulins identiques h ceus du numero 3 et pouvant supporter Ies ni@mtls fortes riressions hydrauliques sur le cylinrlre supérieur, le troisiknie niouiin seu1 inanquanl; l'4conomie du iiiateriel, c'est-A-dire d'un ruouliri sans niacliine, n'est donc pas jus tifiée en face d'une e s traction int6rieui.e de 3,3 pour 100 ile sucre, constituant une perte sup& rieuie de 5 kg. 10 de sucre brut ernballe par 1.000 Irilograninieç de cannes d'une richesse de 15, et cela nvec au moins autant de depenses. Les autres solutions peuveiit s'appiiquer i certains cas particulieis, mais, d'une façoli générale, le nieilleur proc6dk nous semble étre celui nuniero 3 pratique en Hawai, c'est-i-dire le defibreur a cleux cylindres suivi d'un triple nioulin h neuf cylindres, avec u n arrosage pousse aussi loin que le perniet la vapeur fournie par la liagasse seule, sans combustible supplimentaire. Seulement l'installation cofite clier, ct pour la réduire h ùes frais proportionnels convenables de premier établissenient. d'intérêts et dJamortissemeiit, i1 faut compter srrr un fort niinimum de cannes travailler ; dans ces conllitionç aussi, 011 réduira heaucoup la nmin-d'ceuvre nécessnire h la fabricntion et pentretien du matériel ; on est donc amené aus usines centrales puissantes, qui, en dehors de leurs avantages techniques et ~~~o,Qomiques, permettront aussi aux proprietaires d0barrasséç + f f i s p ~ c continue1 de l'usine, de consacrer toutes leurs forces i & la culture, qu'ils sont forces d'abandonner h peu près btement penditnt la coupe.
2 G

402

FABRICATION D U SUCRE

De plus, i1 serait désirable cp'on intéressât le planteur, actuellement non usinier, A l a boniie marche de l'usine, au prorala de Ia quantité, et mgme si possible, de la qualité cles cannes apportées par lui, soit en lui laissant la facultb d'aclieter cles actions ou obligations, soit par une part d m s les bénéfices après le prelèvement cles intérêts et de l'amortissement clu capital, soit par une part eii Sucre proportionnelle (au lieu d'être fixe) au reilclement oùtenu, soi t par tout autre moyen k étudier. De cette iaçon, 1a cullure et I'usine, bien distinctes coinine travail et direction, seraient néanmoins associées clans Ie résullat final. Nous avions, dans notre qiiestionnaire, ílemancle tous les prix utiles afin de pouvoir établir cles devis au inoiiis approximatifs, mais nous n'avons eu aucune donnee precise. Cepeilclanl, e1 sous toutes réserves, i1 nous parait, après renscignements pris, qulun te1 système de broyage pris a la principale inaison de construclion (r Pulton Iron Worlrs N, Snint-Louis, clans les MtataUnis, reviendrait tous frais coinpris : acquisition, irêts, lransbordements, droits d'entrée & Ia Réunion coinme inacl~ines étrangères, débarquement, chemin de ler, fondations, moritage, A environ 470.000 francs; nous allons nous adresser aux difí'erents constructeurs sp6cialistes pour cl-iaque appareil afin tle pouvoir donner des indicalions precises R ce sujet (i). Cet appareil dc liroyage peut êcraser de 40 B50 tonnes h l'lieure soit, si l'on coinpte vingt-deux heures dans unc journee, à cause des arrêts jmprévus, 900 ti 1.100 tonnes par jour suivaiil la
(4) I,e triple nlouliri a Cora D h nau1 cylindres (10 O 111. 85 de diamètre sur 1 m. 85 de longueur, avec l e defilircur corresponílant, les engrenagcs iililcs, la
O m.

~ilacliine Corliss pouvant faire moiivoir lo lout (dianlblro dii cylindro vapeur 78, longueui de course 1 ni. 50) cobtc 66 000 clollnrs, en~balie,(pai SainlLouis; l'encomhrernent total est de 540 tonneaux. Un systbme seml~lalile avec des cylindres broyeurs de O 111. 80 x 1 in. 50 et une Coiliss h cylindre moteur de O m. 66 x l in. 35 cohterail 50.000 clollai~sdans 10s mdmes conditions. La meison Krajewslci-Perant a cede A Ia SocietB de Pives-Lillc le brcvet de sori L deíibreur pour Ia Reunion; iiu dknbreiir ! cylindros do O in. Gõ x l m. 80, avoc r8gulateur de pression, transinission douliie intei'inbdiaire cornpl&te,macliine h cylindre moteur de O m. 40 de dlarnhtre x O in. 70 de longueur, distriliulion et r8gulateur ICienast, le tout emùallb sur wagoits [luai Ilavre conlo i53.600 francs.

vilessc que L'oil tlonne aux cylindres; i1 peut donc, rlnns une carnpagne, Ccraser les quantites ci-dessous :

Tonnes de cannes manipulées.

L e systkme peul; donc en s i s mois assurer 165.000 Eraiics, mais cl'uiie part i1 vaudrait inieux iie pns trop forcer Ia vitesse cles cylintlres, et de l'autre marclier se~ilementquiind Ia canne est datis les rneilleures coiiditions de maturité, c'est-i-dire (lu 1' aoilt a u 15 décernbre, ou inieux encore du 15 aoilt au " 15 décernbre; le travail coiilinu de jour et de nuit est aussi tout iiidjqué, de sorle qu'en tenant compte de toutes ces considérations el; de celles clu plus grancl rericlement de travaii cornnie quantilh aniluelie, la meiiieure coml~inaisoii serait [le niarcher penndanl eilviron cenl clix B cent quinze jours en manipulant un lotnl cle 110 j 125.000 tonnes de caiines; on se trouvera nlors à . tous poiilts de vue daiis Cl'excellentes condi ti3ns econoniiques. Est-i1 cloilc possible d'avoir des usines reoevant autant de cnniies; 1s inoyenne de production de 1881-1901 a et6 de 37.657 toniies rlc sucre, sans la consomination locale, ce qui h 9 pour 100 corresl~onclB environ 418.000 tonnes de cannes; iious pensons que cleux usines centrales clans la partie du Vent et une dans la partie Sous 10 Vent peuvent être iiistallees coiitre le chemiii de fer et avoir facilenieat la c p n t i t i ! utile de cannes. L e s cpelc~ues usines actuelles qui ne sauraient par suite de leur dloignement ou cl'autres conditions particulieres être i rbunies aux iroiç preinières, pourraient mettre ~ i ddfibreur

404

FABRICATION DU SUCRE

devant leurs deux moulins, le toul muni cle presses liydrauliques, e t einployer la maceration ; cependan L avec nos moulins en géiiéral relativement iaibles comine cliamètre et longueur ctes porthes d'axes, i1 ne faut pas songer à atteindre un coefficienl aussi Blevé que celui obtenu h Ewa et cité clails les donnkes clc la solulion iiuniéro 4. E11 ctéfinilif, les r8sultats des usines cl'Hawai viennent surtout clu système du broyeur einployh et nous pourrions dans nos usines centrales utiliser clùs l'origine, nos défecateurs, iios filtres-presses, nos triples effets, nos appareils A. cuire, nos Lurbines, voire rn&ine iiag géileraleurs seinituùulaires bouillcurs, nos tuhulaires et iios aqua-tubulaires de Naeycr et Babcock; l'installation cles appareils continus Deining, cles crislalliseurs eii niouvenienl, des lurùines Westoil B eau, etc., se fersit seule~nent fui1 et h n-icsure cles amortisnu sements, si on le jugeait convenaùle.

Mélasses

La concentration du travail Jes cannes Jans quelques grnntlc~ usines entrainerait Ia création de grandes distilleries corre..l J O I I -

-

dantes; la production du rhuril serait ulors w s r z fostepour y w mettre cl'avoir u n ingénieur sp6cialiste qui tirernit le riieilleur parti des rnélasses, pour la faúrication soit des eaux-de-vir: et rhurns destin6s.A l a consommation, soit dei alcools industriels appelés dans notre pays i remplacer un juur le petrole, pruduit étranger, et peut-Etre le bois, qui devient de plus en plus rnre: on pourrait aussi ètudier le problènie cilcore pcu ~ ~ n de ua n I fermentatioli clirecte d u jus de la crime.

Rhums.

Jii.ib7
i.I?!t.111 1 .;I31 . i 6 1 i.GiG.218 2.U3?.91X 1 .GSG.OX 1 . H Y ,878
1.903.330 i . . 4 .íiM.Wti

2.t173. i~ !? 2.G77.7fiI ?.b!lj.CI:
:j.JG!i.'rX

3.2d.!t1> 3 .?IkJ. C' 6

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3.:>1?.1131 3. i B l . S 4 ;l.%Y9.;ik 2.3B.iW 3.12J.X

I.Xil).WJd 3 . W . 2 3 1

I .?Od.lLJ i .6CiO.OlO

TABLEAU XXI

Ddtail de la consommation locale.

CONSOMMIPION C LITRES N d'alcool pur

par tète l'liabilant

TABLEAU XXII

Pdtroles import6s (en kilogrammes).

On compte en gbnéral de 16 B 20 litres de inélasse i 38 B. par konne de caiines, et oomme rendement salislaisanl, pour toute une campagne cle diskillaLion, 50 litres cle rhum A. 54O par 100 litres de melasse orcliilaire B 38 B. soi t enviroll i20 litres cle rliuin à 50° par barrique de 225 litres de rnblnsse. La coinposiLioii moyenne des mélasses de laRBunion ost 11al;u-

rellenlent très variable suivant Ies moùes de travail des usines d'ou elle provient. Delteil donne cornine moyenne d'analyses faites s u r les mélasses de la Réunion les chiffres suivants :

Eau et nlatieres étcangères Sucre cristallisable . . . . Sucre jncristallisaùle . . . Cendres. . . . . . . . .

. . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . .

36'28 49,73 6'40 7,.59 100

Ci-dessous les iaoyennes de deux campagnes pour la nlélasse de l'usine d u Gol et celle communiquée par A I . Dolaùaratz pour les usines d u Crédi t Poncier Colonial.

TABLEAU XXILI

Compositions moyennes de rn6lasses (en poids).

Haiime.

Polarisstion . Glucose . . .

............ .........
.......... ...........

Cendros . I'urotb. .

...........

Nous ùaserons nos calculs sur les melasses numero 1,represei1 tant 9 peu près les moyennes gériikales d u Gol et nouç cherclierons le rendeinent théorique en alcool B 1000. On a : Sucre crislallisable transforn~éenglucose X,kíxi,O5 38,965 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10,030 Glucose fiw Tolai. . . . . . . . . . . . . . . . 48,995 ~46, . soil, en cbiffres roncls, 49 lrilogranliiies de sucre fermentesciùle total par 100 lrilogrammes de melasse, ou 49 x 1,38=67 kg. 62 par 100 litres de mélasse. Ce poicls, multiplié par 0,61, donilera ie nombre de litres
L -

,k'%J.

:

408

FABRICATION DU SUCRE

d'alcool à 1000 qui théoriqaenzent doiveilt être fournis par la fermentation complète de ce sucre : 67,62x O,G1=41 lil;. 25 d'alcool 1000; en pratique, ilous avons 50 litres cl'alcool U 540, soit 27 litres cl'alcool pur a 1000; notre perte, rapportee a u rendement theorique, est donc .14,25 x 100 =3454 pour 100. 41,35-27=14 lit. 25 41,Z5

A la Martinique, l a perte déterminee cle la même iaçon variait entre 25 et 30 pour 100 d u rendernenl tl16oric~uc, c'est-h-clire qu'on obtenait 53 lit. 2 ti 56 litres de rl-iuin h 540 par 100 litres de mblasse, avant la missioil de M. Pnirault, pl-iarmacien principal da l'armée coloniale; M. Pairault fut cliargé par le Miilistre d'etiidier, au Laboratoire de 1'Institut Pasteur, à Lille, sous Ia clirectioii et les conseils cle M. le docteur A. Calrnelle, si coii1petent en fermentalions ii~clustriellcs, iiii!tliotlcs les plus coiiveles nables et de sélectioiiner les levures les plus aples pour les mélosses cle la Martinique; i1 revinl ensuite tlaiis la oolonie et, la grâce C ses recl-ierches, i1 put a b a i s s e ~ perte de 25-30 pour 100 h 15-16 pour 100 (64 liL.65 lil. à 5iL1) ensenlcnçanl les cuves eu 1 nvec - de lcvain produit daiis uil appareil comlruil s u r place; 3 quand i1 a opéré eil levures pures et eil inilicu absoluinent aseplique, i1 a i18cluit Ia perle à 6-8 pour 100 au plus, ce qui ilonnerai t pour des m6lasses analogues aux nolres 157 iz 162 li tres de rhum i 54. par barrique de 225 lilres de inélassc. 2ih',(2.% h --- I L I U - , , ~ ~ Nous avons vu cp'avec la mnc8ralion on pouvail i'otiroy do Ia canne 96 pour 100 du sucre total; si la canile coiitieill15 pour 100 de sucre cristallisable et 0,45 de glucose, eil appliquanl: 1e iiiodç: de calcul ci-dessus le rendemenl; 1l.ieorique la clislilleric est de 94 lit. 867 cl'alcoo1 à 1000 ou 175 lil. O B 540 par tonile d e cannes; si, comme M. Pairliult, 011 arrivait en praliquo A i ~ c pas dépasser une perte cle 8 pour 100, i1 resterait i G 1 lil. (3 à 540. Des essais d'ensemencenlent avec lcvures purcs onl d6jii 616 faits à la RBunion, mais ils ont 816 abanclonnds pour divers motiis, clont le principal senlble Âtre la iléiectuosilB des levures
d ~ e 4

1

mères qui, envoyées de Prance, avaient & supporter un long parcours et aussi la traversee de la mer Rouge, i1 nous faudrait sans doute avoir uii sp6cialiste bien au courant des méthodes bactériologiques, pouvant produire sur place des levures Dures et surveiller leur cléveloppement et le niaintien de leur pureté.

Association d'usiniers e t planteurs

La colonie possècle eiicore actuellenient de grandes ressources, n l a k le teinps presse; au lieu de iious laisser clevancer par les circonstnilces, i1 vaut mieux les prevenir et nous souvenir du vieiiaxiome: (c En industrie, stationner, c'est reculer H; siins cela cl'aubes viendront prendre notre place et úéiidficier de tous nos efforts a n t e ~ i e u r s . Tout cl'abord, ne serait-i1 pas bon clc Cormer imiiiécliatement une associaliori entre usiniers et planteurs cle cannes h sucrr, analogue h cellescles iles Hawai, de la Louisiane, du Queenslancl. de Jsva. Çe serait pour nous le point cle depart d'un échaiige de nos idées s u r les niesures à prendre, sur une entente pour Ia création d'usiiies centrales, sur la reclierche de deùoucli6s nouveaus, sur L'installation possible Zune rnffinerie, sur le meilleur syst0me loncier, s u r l'eiivoi i I'étraiiger d'honimes coiapétents clisrgés cl'étudier et de contrôler l'utjljte ec Ia valeur des perfectioniieinents apportes clans Ia cultiire et la ma~iipulatioii de la canne S sucre, sur I'établissemeiit de statistiques cle faùrication, etc. Cette association ne ferait pas ùouùle emploi arec la Cliarnbre cl'Agriculture, ùonlle role est plus gkneral et s'applique surtout aux rapports de l'agriculture avec lJBùiniiiistralion et 10s Pouvoirs pu1)lics blW,

410

IJABRICATION DU SUCRE

I1 nous resterait encore examiner le cóté financier cles usines centrales, tant pour leur création que pour leur fonctionnement, mais cela sort des limites de Ia question à traiter ici; le jour ou une entente s'établira entre les usiniers ce point sera vile réglé, nous en sommes certains, car les solutions pratiques et iminediates ne iilanquent pas ; avant tout, ne cornp tons que sur nousinêines et sgissons au plus vite. Nous avons, dans ce rapport, surtout cherche B cites des chiffres et cles documents prese~itantdes garanties sérieuses; nous avons indique leur origine et nous avons, en nous aidant de nos clouze années de pratique, coordonné ces elérnents, cle façon i permettre a chacun de recommencer les calculs sur d'autres bases, s'il le juge convennble, ou de lcs aclapter cl-iaque cas particulier; nous avons ecrit les lignes précedeiltes sous l'einpire d'une proioncle conviction e1 dans le désir d'être utile i notre pays d'adoplion; puisse ce modeste travail susciter quelques iuitiatives et cpelques resolutioils; c'est iiotre dksir le plus siiicère et notre vaw le plus cher.

Les frais de production du suore à Java en 1900
Par E.-C;-MT. EIVGELBERTS (I)

Dans le premier numero cle l'aniiée 1890 d u journal hebùoN.-P. Van den Berg, docteur madaire le iiiler.cure des Indes, M, oil droit, présideill iIc L Banque iiéerlanclaise à X~nsterclarn a et autreiois pr6sidenl de Ia Banque d c Java, a Batavis, publiait la dernière partie d'une étucle sur les Irais de production du sucre de Java. Le preinior cle ces articles, pnru dans le Algenzeen Dagblnd cmn Ned-Indie des 23 et 24 septembre 1886, avait eu coinmo sujet le prix d e revient riu sucre provenant de la récolte de l'aiinée 1885, clails le Baiaoiaasch Nieuwblnd du 30 septembre 1887; l'auteur avait fait le calcul clu prix de revient du çucre de la recoltc de 1886, et clails le ilumkro du 28 novernbre 1888 du mbme journal,celui de Ia recolte cio 1887. K Le dernicr de ces articles contenait le tableau comparatif des récoltes 1885, 1886, 1887 a t 1888 :
(c

412

FABRICATION DU SUCRE

M. Vali clen Berg njoutait aux cliiffres ci-dessus, entre aulres la remarque suivante : (( En ne teiiant pas compte, ainsi que (( nous avons toujours fait, du maxiiiiurn e l d u ininiinum des rc chiffres, e n prenant par conséquent une nloyeniie, coiniiie par excmljle Tegal nvec 8,i5 íiorins, e1 Baiijoenlas nvec (( 5,02 íioriiis, nous arrivons aux cl-iiffres suivants :
Arinie de Ia rbcnllo
Oiiariti tc

Prix nioyen

1885

1880 1887 1888

4.02G.821 pilrles 3.989.430 3.053.179 3.598.675

-

8,OG florins 7,78 6'63 6,tiO

-

Et plus loin : Dans ce cl~iilrc,loulefois, on n'a pas coinpris l'inL6rBt et cc l'arnortissernent <lu capital, qui dans loute eiitceprise, sc trouve inlinobilisê. Eii tenant compte de cet BlBinent, Ia siluation se pr8sente sous u n autre aspect. Pour u m fabrique iiistallée suivant les cxigences de l'etat (( actue1 de l'iiidustrie et pouvant livrer 50.000 pilrles (i) de (( sucre, i1 laul, en inoyeiine, un capital de 600.000 florins (2), (( repi18sentant, au ttiux de G pour 100, une solnine annuelle de (( 36.000 florins (3) d'iiiter&ls, ou bien 0'72 florins (4) par pilcle. E n outre, une soinme d'environ 14.000 floriils (5) ou 0,88 floc( rins (6) par pilcle, cloil être affectée h l'arnorlisseineiit de la (c moitié IIu capital après vingt ans, ce qu'on ne peut pas qualiu lier d'excessii. )) (i On s'approcliera doiic plutòi: de la vérité en prenaiit le cliiffre de 7,50 florins (25 i'r. 50) comnie prix cle revient moyen riu sucre de Java clans les condi tions ac tuelles. (c Autani: que je sache, oii n'a, dcpuis cette époque, fait paraitre aucuiie puI~licaLion, traitant, con-imel'avait faít M. Vnn rlen Berg,
a
(1) 3.088 toiinos. (2) 1.260.000 fraiics. (3) 7õ.600 Irnncs. (k) 1 rr. 812.
(8) 92.400 francs. (6) i fr. 88.

4d4

FARRICATION DU SUCRE

des Crais de productioii de sucre de Java. De teinps eii teinps on

a, clans quelques jourilaux et revues, cité des chifl'res (i),mais
ceux-'ci ile paraissent pas basés sur u n exameri sbrieux de la questioii et n e irihiteiit donc pas qu'on y attache de L'importance. (c L'incluslrie sucrière de Java traversant actuelleinent une cilise, i1 esl; interessant de se rendre compte à que1 prix le sucre peul; Gtre procluil;. Grâce nux doimées procurees tant par les rapporls aniiuels ( 2 ) c p e par la bienveillance des proprietaires, aciiiiinislrnteurs et prêteurs (3), jJai reussi a étnblir le prix de ri.:vient;. Mon cnlcul concerne Ia rÇcolt~de 1900. (c lCn 1900, J a v a coinptait cent quatre-vingt-cinq fabriques en cxp1oit;atioii. L a proiluction to tale se iiiontai t à 12.060.544piltlcs(4) (7i4.859 L. siicre) r6coll;és s u r u n e surface ciltivée de 125,264 (5) (85.937 liect.) c( Bouws 11 bruts. Lcs doniidos s u r lesquelles mon calcul du prjx de revient (lu succo cle la rUcolte 1900 ss t Isnsé embrasseizt un to tal cle : (( Cent onze fabriques = 60 pour L00 de celles en exploitation periilnnt la campagnc d e 1900. (( 7.835.705 pikles cte sucre = 65 pour 100 de la quantite produi te cii 1900.
{ I ) AI. llorilari Van dor Iloyde, daiis iiii do scs ouvrages, arrive h la conclusion qiio lo prix tlo rovioiil sorait eii moyenne de 4,GY ílorins le pilclc. RI. A. Van de Snnrlo I~alcliiiyzonlo flxe à 4.38 tlorins. (Voyez illercuve des Azdos, numero 4, flii 38 jimvior 10ú8, o1 rlans la Deutsclw Zuclza?~lr~dz~stric, riuinero 10, (lu 7 inai's 1902, o u [inrlo do h,23 Iloriris par piltle.) (2) Savoir Ies rítpports d e la Socielb de culture Indo-NBerlandaise, do la Ilimqiic colonialo, do Ia SociétC? cornrnerciale Ainsterdam, de la Socible pour l'oxploilatioii dcs plantnlions Sorilanau, Lar, Dranglcal e1 Dinogo, de la Societe poiir l'oxploitutioii do 1;~fabrique Djoinal, de Ia Socidte poiir 1'cxploit:rlion des iaùriques Walo!loolis o1 Soppoli ot de Ia Societe pour l'exploitatioii de la fabrique í;~iIli~u11ie 11. (:I) G'csl-h-diro l a iaclororio de Ia Conipaguie cornrnerciale Indo-Néerlaridaiso,Ia SooiOtd iiiloriislioiiale poiir l e Creclil el Ir: Commerm Roltordam, Ia Societé IndoNóorlaridaiso pour l'JEscoinple, Ia Maisori Rlirandolle et Cio, Ia Sociéle de cul ture dos priiicipautbs, In àlaison Anerriaot et Cio, Ia Societe polir I'exploitatio~ideu inùrlqiios cio Kandal. (4.) Voycz : Arakives d e I'Iudustric S i w - i e r e de J m a , 1001, page 8Pi. (6) Voyoz : A?vlcivcs dc 1'Brdustrie Szccvièw de Jnva, 1808, page 1003.

76.656 (c bouws 1) ùruts = 6 i pour 100 de la surface sur laquelle oii a fait la récolte en 1900. c( La production de la canne des cent onze iabriques en question se montait 80.8Xi.l44 piltles, ce cpi revient i l.055 pilrles par « bouw 1) (91.770 kg. par hectare) ùrut enrnoyenne. Le rendement d e Ia caiine était cle 9,69 pour 100 de sucre. La prorluctio~l de sucre par u houw )», de 102,75piltles (8.937 sucre par hectare). u Les ceiit quatre-vingt-cinq fabriques, eu exploitation h Java en 1900, obtiiirent en inoyeilile:
G

979 piltles de caiines, par (( bouw )I 11rut (85.076 ltg. caiines par hectare). - de Sucre par c< houw )) I-irut (8.350 lrg. Sucre par 96 hectare) et 9.57 pour i00 de rendement.

Les cliiffres clu'on in'a indiques ou que j'ai pris dans les rapports concernent c~uatre-vii-igt-quatre fabric~ues, tukes daiis si les résiderices et viiigt-sept fabriques eii exploitation daiis les principautés (i). (<Dans les chiffres d u prix de revient obtenu de cette façori, sont coinpris tous les lrais pour l'administration, la plantation, la production, le transport dans les ports, l'entretien de l'usine, des inachines, cles bátinients, l'iiitérêt pour le capital flottant e t la cominissioii pour la vente. N'y sont par conséquent pas coinpris : les dêpenses iaites pour les iiouvelles iiiacl-iines, pour l'agrandissemeiil de l'btablisseinent, pour I'achat de matériaux de lransport de la canne par tramway, ni pour l'intérêt du capital ou cles deltes. (c Les clèpeiises eii question se montaient : pour lcs quatre35.209.391 fl. vingt-qualre fabriques daiis les r8sidences a . pour les vingt-sept fabriques clans les princi., . . . . . 8.678.141 pau L% U. . I ,

.

.. . pour les cent onze fabriques ensenible, h . . . .

.

.....

.

43.887.532 fi.

(I)Note d u l'rnclucteut*: Principaiilhs : le Sultaiiat de Djolrdjolmta e1 ccliii da Sarakartcl, silues dans I'inlerieur de Jsva et jouissaiit sous le goiivernement des sullarts berhditaires d'une autouoinie relative.

446

FABRICATION DU SUCRE

Les quatro-vingl-quatre fabriques situkes dans les résiclences ont procluit 6.277.951 pilrles cle sucre. Pour celles-ci le prix ele revient par piltle en moyenne était donc cle 5,60 4/5 florins (19 Ir. 04 pour 100 líilograinrnes de sucre). Les vingt-sept fabriques dcs principautés oilt produit 1.557.7541) ilrles cle sucre, ce qui d o m e le chitfre de 5,57 ílorins par piltle. c< En ce qui coiicerile le dernier chifí're, ln rcinai'que suivanle s'inlpose. c( Ainsi que 1'011 sai t, on paye dans les principautés pour Ia signature eles bnux de clix, vingt ou treiite ans ou pour le renouvelleineiil un clroi t, appelk c( 11oeltli > i , di3 nu ti tulaice de (( 1'al~a.iiage 11 et u n clroit d e timbre c16 au Sullan. M. Van deli Rerg, qui, eii fixant le prix ele revient pour les années i885 à 1888, n tenu compte cle ces obligations, estiriie, clans son article des 23 e1 21 septeinbre 1886, que le fabricant augnlente le prix de revient 1 de sol1 sucrc de 0,50 Ilorins par pilrle, s'il anlortit penclant Ia durée de soii bail les sommes dues piir lui pour 1)celrli et clroits de timbre, eii y ajoutaiit les intérêts à un taux normal. (c Depuis cctte époque, touterois, la siluation a cliangó: la production par (( bouw » a augmelité, les conditinns des baux ou de leup reilouvellemeiit ont été réglfes d'une façoii plus Bquitable. Pour cette raison, j'6value le clliGre dont i1 faut augmenler le prix clu sucre des principautés i cause clu payement du boekti et du droit cle timbre, a 0,25 florins par pilrle. Par consbquent, le prix de revient pour les vingt-sept fabriques des principautes doit être fixe h 5'82 florins. c( Les trente lal~riyuesen exploitation dans les principautés ont produit (I) u n total ele 1.709.636 pilrles de sucre. La production totale de Java(voyez ci-dessus) se montait a 12.050.544pilrles et les fabriques si tuées dans les résidences ont par consbquent livré 10.340.908 pilrles de sucre. (( En aclmettant que les soixante-onze fabriques des résidences et les trois fabriques des principautés cluiit les resultats me font
(1) Yoym : Arclcives de I'Industris Sucdve de dava,n n n h 1001, pago 438.

~lbiaut travaill6 au mkrnf?liris que i:f:lles tlont je possi:cle Ir?s oilt résultats, j'nrrive h la conclusioii qut? les 10.3iU.508 pilíles livres par les fabriques si tuées dans les résiclences h 5,60 S/Dflorins le pi kle ont coUtk . . . . . . . . . . . . . . . . 57,991.812 fl. et les 1.709.636 pikles procluits par les principautés a 5,82 florins le l~iklc. . . . . . . . . . 9.951.75L de sorte que le produit de Java de 1900 a nécessité une depense de . . . . . . . . . . . . . . . . 67.943.604 f1. ou 5,Gk florins par pikle. (( Les circonstances dnns lesquelles on a travaillk en 1900 n'btaient pas favorables en ce qui concerne Ie produit. Jusqu'a fin septembre enviroii, i1 a plus plu que d'ordinaire. La conséquence en etait que le rendement de la canne iut de beaucoup inférieur à celui cles annees precedentes et que les frais de combuslibles et de transport de la canne ont atteint uil chiffre anormal dans pIns d'une fabrique. « Evideniment, ce fait doit être pris en considération, si on veut juger le chiffre precité. Dans cles coiiditioiis plus normales qu'en 1900 (et, malheureuseiiient aussi qu'en 1901) le prix de revient sem plus favorable. « Ainsi que je I'ai dit, j'ai négligk dans rnon calcul l'interét du capital ou des clettes. En fixant, comme M. Van den Berg (voyez la ci tation au cominencement) l'aunuité pour l'intérèt et I'amortissement 5 0,88 florin parpilde de sucre, on arrive, en chiffres ronds et tou t cornpris, 5 6,50 florins (22 ir. 15 par 100 kilogrammes de sucre) cornme prix de revient du sucre de Java pour 1900. N M. Van den Berg a obtenu en 1888, le chiffre de 7 1 % 1 florins, 1 tout compyis (1). 1 émit l'opinion qu'on ne pouvait aller plus loin dans la voie des économies et des kpargiies. (( Par consikluent, pour lui, la coilclusion s'imposait que les chiffres inoyens obtenus pour 1887 et l888, constituaient le minimuin du pris cle revient du sucre h Java (( B rnoins que, dit-il, k moins que Ia science ue trouve les moyens d'augrnenter
(i) fr. r0 les 100 kilogramnies. Pã

2;

418

PAB~ICATIOX nu

sucah

la r h o l l e des plantations de canne íl sucie par l'amélior&tion, soit cles iiistallations, soit des méthodes de culture. (( En effet, on a réussj à augmenter peu h peu la production des cl~amps, faire moiiter le chiffre clu reiidernent de la fabrii oation par cles installations anieliorées e t a réduire d'uzie iaçon importante les frais généraus par l'extensioii de la planlation et de Ia capacite de la iabrication, jointe k la productioil plus consid6rable qui e n résultait. (( Le lahleau suivmt donne une iclée de Ia iaçon clont, depuis 1894, la produclioii de la csnne et celie clu sucre oiit progressivernent augmenté et comiiient, dans des conditions norinales (lcs anrihes 1895 et 1900 étaieiit trks anorinales au poiiit tle vue des ~rocluits),ln caniie proclui t une plus grande quaiiti t8 rlc

Ln production de Ia canne de 1898, comparativeineiit h celle de i894, n donc augmenté de 230 pilrles ; la production d u sucre eii 1809 coinparat;ivement a celle de iSW, de 21 pilrles e.t le rendeiiient de 1899 compa~Ci celui de :L8g4, de presque 0,íiO pour 100. (( 11 s'eiisui t qu'an peut estimer que le pris de lxoductioii, par pilrle, clu sucre est de 1 fiorin ini6rieur a celui cle 1888. Ce rbsulta-t, si iavorable qu'il soit, n7a 'toutefois p u être atteiiit; qu'eii iiiimobilisant a nouveau de forts capitaux. En considérant clue de i884 B 1888, la pioduction du sucre cle Java se
(r

420

FABRI C.4TION DU SUCRE

« Volontiers, j'aurais snisi cette occasion pour 6lucider tant soit peu Ia question, si souveilt posee : quclle par1 d u p r i s de production clu Sucre de Java revient aux Javanais? Mais je 11% pas encorc les clonnées iiecessaires pour la Lraiter. Les chiffrcs que j e possèdc ne coilcernent que trente-cinq fabriques. C'est u n nombre qui ne suifit pas pour cles conclusions ~ilotivées. (c Je m e reserve la tâche de revenir S ce sujet clans u n arlicle

suivanl.

Journal des Fabrioants d e S u c r e
D c M. G.
~ ) U I W A U (LCvi'i~~b r!)oa)

Nouvelles de Cuba.

K Les usines ; ma proximité ont toutes le tort de coinmeiicer L de trop t6 t la roulaison (comrne~iccrne~it déceinùre) alors que 1s caniie ii'est pas mure. Vous savez sans iloul;e qu'nux cours nctuels, quelcpes usines seulemenl; peuvent joinilre les cleux bouts, n'etant pas oul;ill8es pour procluire le sucre {i cos cours. b u s s i serait-ce une ruiiie pour la plupart sans l'espoir que les Ainhicaiiis vonl; faire abandoii cl'~iiiil, partio iles clroits de clouaiic?. Ce serait alors le salut. c( Le mal qui est conliiiun h la pl~ipart des sucrerics ost I1ini:apacité teclinique el; coiilmerciale cles propriel;niros, c p i se Iont une guerre acharilee pour la canne, Ia plupart des usines iiJayn.iit pas leur quanti te. II en résulte qu'ils soiit amenés la surpayer; et, aux prix actuels, le seu1 qui gagne est le colon lournisseur ele caiines, à qui, la plupart du teinps, oii [ai t cles avances. .Eiiliii, cntre une clizaiiie de gros producteurs, c'est iiiie luttc ii qui fora le plus de l'ile ! Ce sera cette année Terry, ele Caracas, q ~~nonte ~ i %a sa cleuxième batterie cle cliffusio~i. grande usiiie ele Cliapara (socibte aiiléricaiile) va iiiarcller pour la preiiiièrc fois, elle est fai te pour ecraser 3.200 Loiines par jour. Cette u.siiie est sil;uei: près de Puerto-Padre, sur le côte iiord dc l'ile.

Le salut, pour la plupart, est daiis Ia inise en valeur des terrains que possèdenl les sucreries, qui devront liroduire leurs cannes a u lieu de les ncheter. La cailne revienl, eii la laisailt B faire par cles petits C O ~ O I ~ S , 5 pour 100 de sucre, seu1 grix qui perinette cle gngner quelque cliose avec les prix actuels. Exemple : le p r i s actue1 est 3 réaux forls l'arrobe, soil trois iois 12 centavos et clemi or, ou trois fois O fr. (5.25 les 11 lcg. 5, soil enfin 16 Ir. 30 les 100 kilogrn~nmes. ct Les irnis tle faùricnlion, loul coinpris, sauf l'inter6l clu capilczl, sont de 1piasLile et clemi pour 100 arrobes, soil G Ir. 50 1s tonne; 1 enfin le renilement, 10 pour 100 de siicre à 969. 0 1 a alors : (t Recntix par 100 lrilogramnies dc sucrc!=lG ir. 30.

Frais de ia1~ricalioi-i..

..

6 50

6 50

c( Soil: un l)i?iiéíice de :I ir. 65 clails le premiei1 cas et rle O clans le secoiul, qui est celui clc Ia. liliipait tles usiiies. Quelques fabricants cepeildant font des efiorls, trois ou quatre usines einploieill la triplo pression, qiialre ont tles cristallisoirs eil rnouveiileiit, e1 uil vient de montes huit appareils i mouvement claiis le vide, syslèine I-Iucl-i, soit quali*c dc 400 hectolilws el: cpatre tle 300, pour bpuiser coiilplètenient les egouts et iie iaire qu'uil jet; le même vienl de inonter uii quadiuple effel et une poinpe í i air Wegeliilet Hubuer, donl: le cylindre ti air a 1 mètre tle cliainetre les et 1mètre de course. Sauf CG ~lernjer, autres usines syant de ces malaxeurs dnns le vide, iiyoiitpas de cliiiiiiste, ili de c011 tróle. La chimiste, dans l'ile, esl: assez inal v u clu fabricant de sucre e L lrès mal vu clu iiiaitre de sucre. Uii de nos cliiiilisles connus a, cli t-on, fail: beaucoup de lort h ses conlrères, car on lui altribue presque pnrtout ici une boilile part clans la ruine des propr1i6taires de la grmcle usiile X... Ce doi t être très exagérd, mais voilà ce que 1'011 croit. (( Voici, 8 tilre de documeilt, la inoyenne géiierale d'uiie grande sucrerie des eiivirons, cl-iiffres releves par m o i - i n h e sur le

regis tre des analyses : cannes inoulues l'an dernier : 164.864.000 ltilograrnmes ; sacs produits : 102.000 (de 150 lcg.), soit 153.000 des nótres ou 9,3 e11premier jet (i950);sucre dans la caime : 13'60; densi te : 1.072,48; clans le jus en poids : 15,45; extractioii (double pressioii sans imbibition) : 71,6S; pureté : 87,2; sucre eiitré dans l'usine dans le jus : 11,07; sucre A 10O0 extrait : 8,75, soit 6 i pour 100 c u sucre de la canne, ou 78,8 du sucre enlré daiis Z l'usine i la délécation. (( L'usine cloiit i1 s'agit Sai1 1.500 toniles par jour. Cette usine, coirinie beaucoup cl'autres, iie lait pas de cleuxi&iile ; elle vend jet aux Etats-Unis l'bgout de preinier jet; cela entre coinmc nièlasse et introcluit ainsi clu sucre saiis payei. le droi t qui est de 1 c. 685 par livre (19 fr. 50 les 100 lcilograrniiles). Aussi a-t-on bénéfice à agir ainsi : onvend cet egout 7 dollars les 175 gallons, soit 5 i'r.40 l'liectolitre, sur lil base 50(1de sucre. Cette aiinée, Cuba va iaire 800.000 loiilies de sucre environ ; mais certaines usines perdront trop d'argeiit et iie pourront certainemeilt pas termines la cainpagne. o

CULTURE D E LA CANNE A SUCRE EN H A W A I

Sol. Différciits sols : leiir coinposilion pliysiqoe o1 cliiniiqiie. granrls et A rnoyens renden~ents.. . . . . . . . . . . . .

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-

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Sols A

27

Plantation. - Epoques. - Pi16paratioii dcs lerrniris. hlodes dc planlntion. - Rondements olitonus svec les dilT6rcnts procèù6s. Paçons ciilturales. Rejetons.

..........................

20

- Paçons culturnles. - Dlffei'enls rejetons . . . . . . . . . . Engrais. - Fertilisation des tcrros. - Bhtières preinibres einplog8cs. - Lcurs provennnces ct leiirs prix. - Cornposition rles fectilisanls pnt rapporl; & Ia cornliosilion des terrcs et anx loçalitós. - Procedes
d'analyse du sol

31

...........................

3%

Irrigation. - DilTBronles origines dos cnux rl'irrigatioii. - ProcOdés d o clist~lbution. Quantito cYoau n6cessairc h i ticctarc. - Pifet des pliiies sur Ia coinposilion des sols. - Trnvaiix clc captaliori ot cle canai\lesiirage de l'oau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . lisation.

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56

427
DiEusion dirccle de la mnne. - Ilesiiltats ohtenus i hlaliav&li . . . . Conlpaisaisoil entre les rleux procedes. - Arantages et inconvcnierils . tlistoriqiic eles inoulins eri Bawai, pai. C. I-ledernan lieglage dos inouliris par Prinsen Gcerligs . . . . . . . . . . . . . . . .
Épuration des vesous. - neMcalion. - Syslime Ueniiiig. - Cuniposition (lu jus avanl et n p r h Ia défécation. - Decantatiori. - Filtres IIillres-presses. - Kciimes. . . . . . . . . . . . . . . . . . sable.
Pages

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Concentration. Miilliples oKets. - Uiiiiensions des rlirers tuyaus. Apparcils Lilie et Yaryan. - Leiir coinp:iraison avec le triple offel ordinaire. - Analyses dii tartre dans les differcntes misses d'iiri qnadrnplc eifct. - Pompes à air. - Clariflcation. . . . . . . . .

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Cuite. Al~pni'eilsli. ciiirc. Coiiiposilion inoycnne r1 es iiinsses ciiiles et des sirops de differeiils jels. - Siirlace de dianfic des nppareils. Cristallisation oii iiiouveinerit. - Conservation des sncres; dechet eii ~iolarisatioiirles siicres cinli&llbs; ses causes, nloyens rlc I'èviter. . . .

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ines. - Trnnsliort de la inasso cuile aux liirliines. - hlalaxage. systàmes de turliines R eaii et R courroie; avsntages et inconvdnients. Leurs reiideriierits. Trsrisport dii siicre des tiirliines a n magasin. - Sechage. - Emhallago. - Nise sur wngons. - Essais &vccdivers sgstbnies de turliiries. - ReIonte . . . . . . . . . . . . .

- DilTbrenls

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Rendements en Sucre. - Cninpagiie 4803 B I h i t . - IJroporlion iuoyennc et titrane des sucres de diriercnts jets. - RBsnltats oblenus dnns Ies lionnes usincs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . : . . . MBlasaea. - Coniposition. - Leiir utilisalioii coriiriio eiignis, noiirritiire et comliiisti1)le. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . GBnBrateurs. - Dili'brciits byslèi~ics eiiipluyiis; Iu1)iilaires i rrtciiir rle Ilninmes, Ileiiio, Balicoclí ot Wilccix. Experierices de AI, l-ledetiiaii sul. Ia combuslioii cle Ia liagasse verte avec differeiits fouiss. - Diruerisions dos giilles et des clieiiiinces. - Surface de cliaufk iiécessairc pour un travail dorinb. - Compu'aison do I'huile coniliustilile avec le cliarùon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Prix de revient A l'usine. - CoRt inoyeri de fabricslioii des 100 kilogramnles de suci9epour 1898,- Cofit dans Ics riieilleiires usines

....

Renseignements gbneraux. - Prix des siicres de 1838 i 1903. Droils d'eiilrée a u x Elats-Unis pour les sucres etrangers. liiip6t loiicicr. - Taùlenu rles cxporlalioiis des siicres d ~ Iles tlawai. . . . s

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DESCRIPTIONS D E PLANTATIONS ET U S I N E S MODÈLES AUX ILES H A W A I
Cansils airiciricairis des iles Hawiii nu 4.r juiil 1900, p r G. Durcaii I~lnnfi~llc~iis ot iisjncs i1'IE~a . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tnlrlcniix sl:~lisliqiiescl'lLwn en 1003, i.enilcri~eiits cleponses . et LTsiilo (Je IJiiiinenc, piw C. lladoiriaii. Ilsino d'Ol~ia,pnr C. llcdemaii. lIi!I:~liiiii ilu ~irol'css~iir Sliibli. I,'iiidiislrio
i111

.., .

,

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. . . . . .

I'l:mtniioiis a1 usiiias de la Coni[iagnie iles L'lanlatioiis d'llni~oliilii.

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cQnlb :urx ilus lla\di

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I'li~iil:~liciiis cale ilo i\lali:ilia (Oaliu). do

CULTURE D E LA CANNE A SUCRE A LA RÉUNION
Gbographie. Silu~ilioil gBograpliiquo. - Rept~rtitiori apricolo i divorses ópotliics. Coiiiparaisoii uvec la I;ii:deloupa, Ia i\larliniqiie, Rli~lirlco 10s Ilos tI:~wai.- Cliiii:~tolngio iiieteorologio. - Geologie, e1 e1 coinposilioii des sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

-

-

40!i

Plantation. - hletliotlc eii iiiort:~ises, ùoiilurngc provciiaiil des corps ou dos soiriinil&i 110s cimrios ; comparsisoii ilos rosiiltsls cri preini0res, tleiixlhn~so1 l~olsibrrics coupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 485 Façons culturales. - DBvitlage. - Epaillagc. Eiitreficri.- KBcolle. - (:oiiil)ar;~iso~i rendcinoiils nl~lenusavec la, paille sèclie enloiiie, (10s laissbo h ln siiriacc ou cnlcvBo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 288 Assolement.

-

VariBtBs tlcs Irois vai.i1:16s los pliis eiiiployccs. - Coiiiposilion inoycrino dc scpl v:uielás, par Dolloil. - Coiii~if~~nison reiidoiiicrils cnlre Ia Loiixior tlc (21 Ia lJiirl-,llncki~y. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 491

- Exomplos ~l'nssoleiiieiils. . . . . . . . . . . . . . . . de cannes. - 1)if't'brcnlos\~iwiBtús. Cùiii pusiliori iiioyeii~i(! -

200

81riiiiii1~ici~lioi1 l o [iai' RI. 1)olnliilrills ini Syiiilicat Corilral hl dos ossais i10 I'ortlllsiilliiii

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 300
Uotnnitialc dc Ia
iicllipc

A#ricolo

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Irrigation, ~i~ii~lo~lri ri~iiililblo oiill'o In ~ o ~ ~ s l i t i i l gBoIogiquo i~ii dou Ilos Ilnwiii ri1 i:ollii (10 lu lliniiiliiii. - lÇn<~iidroiiiorils. Clfntioiis uxlrililos ilii siqi1ioi4t(10

-

81, ,i. ~ ~ ( I I ' I I siirI Ia I ~ I ~ I I !&rslioa

...

310

Rlbllintlos piisai1)los il'ir~iguliciii. (:ciiiilicisiliciti Lorraliio do 1'iloriiilli~go Si~iiil-liillrs i1

-

.................
.....

tio

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315

Ri1ppoi~1tln

1 . ilo hliwiiriaiis h ia 1

Cliaiiiiii-[i tl'&,viciilliiro

ori IFci!).

320

Prfx de revient de la tonno do cannos. - (:o~iiiiiiiiiici\liiiii~ do h[, 1~iilillini.rilenii 8yrirlIi.iil I:t!iitrnl Ayiblrtilo. IJrix i10 rcvioiit rniiyen 11o111* 10s ~ ~ ~ I I I I (\I H O po1110s o ~ p l i i i l n l i o ~ i- i:niiili:ri~ni~tiri s. ILI~OC pl2ix ics ilri i'ovloii( roi'iwliiiiitlniil%il:iiis Irs ili~sIl;i~:i'i, . . . . . . . . . . . . 9tiG

-

Pugcç

étaùlisscnienl et d'enlretieri; rnoyeris d'y faiise lace. - Stntion oí'ficielle dii Goiiverneiiient ainkricdiii en Ilawa'i. - Exliait d'uiin conierence de M. Sérullas k Ia Heuriiori en 1881 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

359 302

Conclusions. - Resuiiie des arnéliorations possililes

..........

Q U A T R I ~ M EPPARTIE

FABRICATION D U SUCRE D E C A N N E S A LA RBUNION
Commerce gbnbral. - liiipor1:ilioris ct expoi~talioiis; esporliilioii dii ~iici'i? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . :l(ii . Fabrication. - Piwedbs p4iikiS:iiix.- lkrisilk, ~iol;iris:~tion piirele r1 tles vesoiis. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Extractioii nus iiioiiliiis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ailnlyses des dill'ererils prodiiils k I'usirie. . . . . . . . . . . . . . . . Tableau de liquitlntioii irioyeniie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Renileinents h l'usine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Leur compnrdson avec ceux d'Ilnwa'i. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3<i!l
371 372 372 37.4 370

Espagne. Maurice. Cuba.

- DilTiision de In bagassc . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- Dill'kreilts proc&les cl'exlraclioil; leiirs renileineiils .
. . . .

378
380

- Doiilile pression skclie, reiiileincnls B l'usiiie . . . . . . . . . .

38s

Prix de revient des 100 kilogrammes de sucre. - DOlail ilcs

Irais de fi~bricatiori, Leur coinpnrnison n \ r c cciix il'llawl. . . . . . 386 DBlail rles frais d'expeilitioil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . :18G l'rix de revienl iles 400 Icilogramincs rlc siicrc rriitlus eii liriirice pnr rapporl ai1 prix de revieiit de ia canne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 385 Leur coinparaison avec ce qii'ils rleviciidraieril avcc lcs rciitleiiierils d'Ilawni. :I87 I'erles ou 1)dnblices ilniis les tlill'6rontcs coiiililioiis : i ~ w Icb 88 (IegrOs k 25 í'rihrics ;I88

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Prix de revient actue1 des 100 kilogrammes de suore dans les principaux pays produoteurs d e Sucre.- Ilnmai : prlx de
revicnl
C i i l i i ~: prix

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
de rcvierit.

388 380