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CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE

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CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRES EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE
I. INTRODUCTION

Nous abordons dans cette deuxième partie d’électrocinétique l’étude des circuits entretenus, alimentés par des générateurs fournissant des signaux sinusoïdaux. De tels signaux ont une grande importance en électronique, la plupart des générateurs électriques fournissant une tension sinusoïdale. Nous verrons de plus en deuxième année que l’on peut ramener un signal quelconque à une superposition de signaux sinusoïdaux si les équations concernées sont linéaires (décomposition de Fourier du signal). Le régime de fonctionnement correspondant est qualifié de forcé car, comme nous le verrons, le courant dans le circuit ainsi que les tensions aux bornes de ses dipôles, après une certaine période transitoire, varient à la fréquence imposée par le générateur. Notre étude sera grandement simplifiée en représentant les grandeurs physiques par des nombres complexes. Cette méthode sera utilisée en physique à chaque fois que l’on sait qu’une grandeur évolue de manière sinusoïdale. II. GRANDEURS SINUSOÏDALES 1) Caractéristiques d’une grandeur sinusoïdale L’évolution temporelle d’une grandeur X ( t ) est sinusoïdale si elle peut s’écrire sous la forme :
X ( t ) = X 0 cos (ωt + φ )

Une telle évolution est représentée graphiquement en figure 10.1.
X X0 T

X 0 cos ϕ

t

Figure 10.1. : Evolution sinusoïdale

• • • •

X 0 est l’amplitude de la grandeur X exprimée dans l’unité de X et positive par convention, i.e. X 0 est la valeur maximale atteinte par X au cours de son évolution. Le terme ωt + ϕ dans la fonction cosinus est la phase de la grandeur X . La constante φ est donc la phase à l’origine de X, exprimée en radians, et choisie généralement dans l’intervalle ]−π , π ] .

ω est la pulsation de la grandeur X, exprimée en radians par seconde. La pulsation et liée aux période T (exprimée en seconde) et fréquence f (exprimée en Hertz ou s-1, i.e. en nombre de périodes par seconde) de X par les relations :

. puis renommons t ′ en t. qui peut être fait arbitrairement. : Déphasage entre deux grandeurs physiques (unités arbitraires) Dans l’exemple de la figure 10. Elle n’a donc aucune signification physique. La différence de phase entre deux grandeurs physiques a donc une signification physique claire : elle indique le décalage entre les maxima de X et de Y. ω= 2) Différence de phase : déphasage Considérons maintenant deux grandeurs X ( t ) et Y ( t ) qui évoluent de manière sinusoïdale avec la même pulsation ω (ces deux grandeurs sont alors synchrones) : ⎧ ⎪ X ( t ) = X 0 cos (ωt + φ1 ) ⎨ ⎪ ⎩Y ( t ) = Y0 cos (ωt + φ2 ) Nous avons la liberté de changer arbitrairement l’origine des temps de manière à ce que X prenne une valeur particulière à cette origine.3.e. Y est en avance par rapport à X. Faisons le changement de « coordonnée temporelle » t ′ = t − φ1 ω . X atteindra son maximum avec un retard ∆t tel que ω∆t = φ donc ∆t = φ ω . Les expressions ci-dessus deviennent : ⎧ ⎪ X ( t ) = X 0 cos (ωt ) ⎨ ⎪ ⎩Y ( t ) = Y0 cos (ωt + φ2 − φ1 ) = Y0 cos (ωt + φ ) où φ ≡ φ2 − φ1 est le déphasage de la grandeur Y par rapport à la grandeur X (figure 10. π ] .) . Deux situations particulières de déphasage sont représentées en figures 10. Le déphasage est donc positif 1.2. ωt + φ = 2π avec n entier positif). . lorsque Y atteint un maximum ( Y = Y0 . X augmente entre − X 0 et X0 et n’a donc pas encore atteint un maximum (i. − π 2 < ωt < π ). Y = Y0 cos ( ωt + φ ) X = X 0 cos ( ωt ) ∆t X augmente encore lorsque Y atteint un maximum : Y est en avance par rapport à X Figure 10.e. : 1 Si on a choisi de l’exprimer dans l’intervalle ]−π . En effet.2.2. i. Remarquons que la phase à l’origine ne dépend que de notre choix de l’origine des temps.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 2/17 2π = 2π f T La phase s’écrit donc en fonction de la période : 2π t T + φ .

donc si φ = π . : X et Y en opposition de phase ( φ = π ) Figure 10.3. : X et Y en quadrature ( φ = ± π 2 ) (ici Y est en retard. X et Y sont en quadrature si Y = 0 lorsque X = X 0 et inversement.3. X Y X Y t t Figure 10. La loi de la maille s’écrit : Ri + u = E0 cos (ωt ) On obtient une équation différentielle du premier ordre pour la charge aux bornes du condensateur en utilisant les relations i = q et q = Cu : q E q + = 0 cos (ωt ) τ R où τ ≡ RC est la constante de temps du circuit.C série alimenté par un générateur délivrant une tension sinusoïdale (figure 10. donc si φ = ± π 2 .b. CIRCUIT R.4. donc φ = − π 2 ) III.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 3/17 • • X et Y sont en opposition de phase si à tout instant Y = − X .4.C EN REGIME SINUSOÏDAL 1) Equation différentielle On s’intéresse au circuit R.a. : Circuit RC alimenté par une tension sinusoïdale On ferme l’interrupteur K à la date t = 0.) (on a choisi l’origine des temps de manière à annuler la phase à l’origine du terme source e ( t ) ) : e ( t ) = E0 cos (ωt ) K i (t ) C + e (t ) u (t ) R Figure 10. . 2) Régime transitoire La solution générale de l’équation sans second membre est : q = Ae −t τ (chapitre 6).

la constante de temps aussi appelée durée de relaxation étant très brève (voir chapitre 6). Nous ne nous intéresserons dans la suite qu’au régime forcé des circuits. le régime transitoire durant lequel le terme exponentiel a de l’importance ne dure que pendant quelques τ . NOTATION COMPLEXE 1) Notation complexe d’une grandeur sinusoïdale a. La valeur définitive de l’argument se trouve donc avec les signes de a et b : . où a.). r et θ sont réels. On voit immédiatement sur cette figure les correspondances : r = a ² + b² et tan θ = b a Attention toutefois : la fonction arctangente associe à un nombre réel un nombre compris entre − π 2 et π 2 . La solution générale avec second membre pour la charge est donc : q = Ae −t τ + a cos (ωt ) + b sin (ωt ) dans laquelle la constante d’intégration A s’obtient d’après les conditions initiales. Le circuit fonctionne après cela en régime établi.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 4/17 Une solution particulière de l’équation avec second membre est : q = a cos (ωt ) + b sin (ωt ) (solution particulière pour laquelle l’évolution de la charge est sinusoïdale et synchrone avec la tension appliquée par le générateur). Rappels sur les nombres complexes α− Ecritures d’un nombre complexe Les nombres complexes s’obtiennent en introduisant le nombre j tel que j 2 = −1 et j = −1 (on utilise en mathématique la lettre i mais on change ces conventions en électronique pour qu’il n’y ait pas de confusion avec le courant). dans lequel les conditions initiales ne jouent aucun rôle. Notons au passage l’identité due au mathématicien Leonhard Euler : cos θ + j sin θ = e jθ β− Représentation dans le plan complexe On peut représenter un nombre complexe par un vecteur z dans le plan complexe ( e x . Comme nous le savons. b. IV. et les constantes a et b s’obtiennent par identification (nous reviendrons sur ce point plus bas). e y ) : l’axe des abscisses est l’axe réel et l’axe des ordonnées l’axe imaginaire (figure 10.5. Afin de faciliter leur étude. ou forcé. L’extrémité du vecteur est l’image de z dans le plan complexe. nous consacrerons la prochaine section à l’introduction de la notation complexe. Rappelons les différentes manières d’écrire un nombre complexe z: ∀z ∈ : z = a + jb = r ( cos θ + j sin θ ) = re jθ Module de z r= z Partie réelle de z Partie imaginaire a = Re ( z ) de z : b = Im ( z ) Argument de z θ = arg ( z ) Remarquons qu’il en découle les relations : cos θ = ( e jθ + e − jθ ) 2 et sinθ = ( e jθ − e− jθ ) 2 j . alors que l’argument d’un nombre complexe est compris entre −π et π .

φ = arg ( E 0 ) (à π près. en utilisant les propriétés de la fonction exponentielle : . voir remarque du §1. la grandeur réelle correspondante s’en déduisant par projection sur l’axe réel. b > 0 a > 0.6. zz * = r 2 . z z =r θ Re ( z ) = a ⊕ O x Figure 10.6. : Grandeur sinusoïdale et vecteur tournant dans le plan complexe Le grand intérêt de la notation complexe est de simplifier notablement les dérivations et les intégrations des grandeurs physiques. que l’on soulignera pour la distinguer : j ωt +φ e = E0 cos (ωt + ϕ ) → e = E0 e ( ) = E 0 e jωt où E 0 ≡ E0 e jφ est l’amplitude complexe de la tension délivrée par le générateur.5.). En effet. y e (t ) ⊕ ωt + φ φ e(0) x e (t ) Figure 10. Utilisation et intérêt des nombres complexes en régime sinusoïdal Lorsqu’on étudie une équation différentielle linéaire et qu’on sait que la grandeur physique d’intérêt évolue temporellement comme une fonction sinusoïdale à une fréquence ω connue. on remplacera la grandeur sinusoïdale « tension délivrée par le générateur » de la section III par la grandeur complexe associée.a) L’évolution de e peut alors se représenter par un vecteur e tournant dans le plan complexe (figure 10.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 5/17 a. b < 0 a < 0. b < 0 ⇒ θ = arctan ( b a ) ⇒ θ = arctan ( b a ) ⇒ θ = π − arctan ( b a ) ⇒ θ = −π + arctan ( b a ) y Im ( z ) = b d’après la figure 10. L’amplitude et la phase à l’origine de e peuvent se retrouver par les relations : E0 = E 0 . Enfin. Par exemple. Un nombre réel a la propriété z = z * et un nombre imaginaire vérifie z * = − z .5. on étudiera à la place l’équation complexe correspondante. : Représentation d’un nombre complexe dans le plan complexe γ− Nombre complexe conjugué On appelle nombre complexe conjugué de z le nombre z * = a − jb = re − jθ dont la représentation dans le plan complexe est symétrique de celle de z par rapport à l’axe des abscisses. b. b > 0 a.

La dérivée e d’une grandeur sinusoïdale e est donc en quadrature avance par rapport à e (figure 10.7. aux équations différentielles linéaires à coefficients constants pilotées par un deuxième membre (un terme source) dont l’évolution temporelle est sinusoïdale. ∫ e dt = 1 e jω Développons la dérivée e en notant e = E0 ⎡ ⎣cos (ωt + φ ) + j sin (ωt + φ ) ⎤ ⎦ : e = jω e = ω E0 ⎡ ⎣ j cos (ωt + φ ) − sin (ωt + φ ) ⎤ ⎦ ( ) = ω E0 ⎡ ⎣cos (ωt + φ + π 2 ) + j sin (ωt + φ + π 2 ) ⎤ ⎦ = ω E0 e où on a utilisé les relations cos θ = sin (θ + π 2 ) et − sin θ = cos (θ + π 2 ) (qui se voient j ωt +φ +π 2 immédiatement sur un cercle trigonométrique). Remplaçons les grandeurs physiques par des grandeurs complexes : u + au = A0 e jωt et injectons une solution sinusoïdale u = u 0 e jωt : . e (t ) y ⊕ ω t + φ + π 2 e (t ) ωt + φ ωt + φ − π 2 x ∫ e(t )dt Figure 10.).PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 6/17 e = jω e . Equation différentielle du premier ordre Soit l’équation différentielle suivante portant sur la grandeur u ( t ) (on a choisi l’origine des temps de manière à annuler la phase à l’origine du terme source) : u + au = A0 cos (ωt ) avec A0 > 0 Nous cherchons une solution pour la grandeur u de la forme : u = u0 cos (ωt + φ ) où u0 est l’amplitude de u et φ son déphasage par rapport au terme source.7. e = −ω 2 e . développons la primitive ∫ e dt : E0 E0 ⎡ ⎣ − j cos (ωt + φ ) + sin (ωt + φ ) ⎤ ⎦ ∫ e dt = ω = E j ωt +φ −π 2) cos (ωt + φ − π 2 ) + j sin (ωt + φ − π 2 ) ⎤ ⎡ =− 0 e ( ⎣ ⎦ ω ω où on a utilisé les relations sin θ = cos (θ − π 2 ) et − cos θ = sin (θ − π 2 ) . De même. La primitive d’une grandeur sinusoïdale e est donc en quadrature retard par rapport à e (figure 10.). i.e.7. : Déphasage entre une grandeur sinusoïdale et ses dérivée et primitive 2) Résolution d’équation différentielles en notation complexe Nous nous intéresserons ici aux régimes sinusoïdaux forcés. a.

e. • Lorsque la fréquence est grande (i. i.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 7/17 jω u + au = A0 e jωt ⇒ u0 = 1 a − jω A0 = 2 A ( a + jω ) (a + ω2 ) 0 où on a simplifié par e jωt et fait passé j au numérateur. i → 0 : on retrouve bien que le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert. qu’on peut avoir : 2π c L −9 -1 ω 1τ. il vient l’équation algébrique : q0 = τ E0 R 1 + jωτ 1 + ω 2τ 2 R On en déduit l’amplitude complexe du courant traversant le circuit : ωτ + j ωτ E0 1 + ω 2τ 2 R Le module et l’argument de cette amplitude complexe s’écrivent : = 1 − jωτ τ E0 I = q ⇒ I 0 = jω q 0 = ωτ E0 R 1+ ω τ 2 I0 = I 0 = soit : 2 et φ = arg ( I 0 ) = arctan ⎜ ⎛ 1 ⎞ ⎟ ⎝ ωτ ⎠ 1 + ω 2τ 2 L’obtention des constantes est donc immédiate en notation complexe. Etudions les comportements asymptotiques du courant dans ce circuit (figures 10. L’équation différentielle E 1 q E q + = 0 cos ( ωt ) devient q + q = 0 e jωt R τ τ R j ω t +φ en notation complexe.8. ωτ 1 ) : I (t ) i ( t ) = I 0 cos (ωt + arg ( I 0 ) ) = ωτ E0 R cos ⎜ ωt + arctan ⎜ ⎛ ⎝ ⎛ 1 ⎞⎞ ⎟⎟ ⎝ ωτ ⎠ ⎠ ωτ E0 R cos ⎜ ωt + ⎛ ⎝ π⎞ ⎟ 2⎠ Le courant traversant le circuit est donc proportionnel à la fréquence et en quadrature avance par rapport à la tension excitatrice. ωτ 1 ) 2: i (t ) E0 cos ( ωt ) R 2 Il faut toutefois vérifier que cette condition est compatible avec l’ARQS. A la limite où ω → 0 (i.e.e. Faisons apparaître le module et l’argument de l’amplitude complexe solution de l’équation différentielle : A0 2 2 ⎧ ⎪ u 0 = Re ( u 0 ) + Im ( u 0 ) = 2 a + ω2 ⎪ ⎨ ⎪arg ( u ) = arctan ⎛ Im ( u 0 ) ⎞ = − arctan (ω a ) ⎜ ⎟ 0 ⎪ ⎝ Re ( u 0 ) ⎠ ⎩ On obtient les grandeurs physiques réelles par identification : ⎧ − arctan (ω a ) (si a > 0) A0 ⎪ u0 = u0 = et φ = ⎨ a2 + ω 2 ⎪ ⎩ − arctan (ω a ) − π (si a < 0) la solution réelle du problème est alors : u ( t ) = u0 cos (ωt + φ ) Exemple : Revenons sur le circuit RC série vue dans la section III. . En cherchant une solution sinusoïdale du type q = q0 e ( ) = q 0 e jωt . en régime continu).e. la durée de relaxation du circuit est de l’ordre de la milliseconde et L c ∼ 10 s . ce régime existe donc dans un circuit RC. En pratique.) : • Lorsque la fréquence est très faible (i.

PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 8/17 A haute fréquence.b. il vient : b − ω 2 − jω a ) ( A0 u0 = =A ( −ω 2 + b + jω a ) 0 ( b − ω 2 )2 + (ω a )2 Le module et l’argument de cette amplitude complexe sont : A0 ⎛ ωa ⎞ u0 = .C série de la figure 10. APPLICATION AU CIRCUIT R.8.C SERIE 1) Loi de la maille en notation complexe On étudie en régime sinusoïdal forcé le circuit R. l’évolution du système est en effet forcée par l’évolution du terme source.C série en régime forcé.8. l’amplitude du courant est donc indépendant de la pulsation et en phase par rapport à la tension excitatrice. Plusieurs concepts nouveaux s’introduisent naturellement lors de la résolution d’une telle équation différentielle. .8.L. Equation différentielle du second ordre Soit l’équation différentielle suivante portant sur la grandeur u ( t ) : u + au + bu = A0 cos (ωt ) avec A0 > 0 Remplaçons les grandeurs physiques par des grandeurs complexes : u + au + bu = A0 e jωt En cherchant des solutions de la forme u = u 0 e jωt . où la phase à l’origine se détermine exactement d’après les signes de ω a et ω 2 − b .L. : Courant en fonction de la fréquence dans un circuit RC ( τ = 1ms ) ωτ Figure 10. finalement : (à π près) u ( t ) = u0 cos (ωt + φ ) . Remarque : On voit bien dans ces résultats que le circuit « oublie » ses conditions initiales : il n’apparaît aucune constante d’intégration à ajuster. V.a.L. I 0 (mA) φ ωτ Figure 10. : Déphasage du courant par rapport à la tension excitatrice dans un circuit RC ( τ = 1ms ) b. Ce phénomène est caractéristique des oscillateurs entretenus. arg ( u 0 ) = arctan ⎜ 2 ⎟ 2 ⎝ω −b ⎠ ( b − ω 2 ) + (ω a )2 On en déduit les grandeurs physiques d’intérêt : u0 = u0 et φ = arg ( u 0 ) d’où. nous consacrerons donc la prochaine section à l’étude d’un exemple : le circuit R.

: Circuit R.L. on QE0 χω02 L ωω ω02 − ω 2 + j 0 L Q 1 E0 en posant la pulsation réduite χ ≡ ω ω0 Finalement : ⎛1 ⎞ Q⎜ − χ ⎟ + j ⎝χ ⎠ et en factorisant le dénominateur par χω02 Q . En simplifiant par e jωt . On en déduit l’amplitude complexe du courant traversant le circuit : ⎛1 ⎞ 1+ Q ⎜ − χ ⎟ ⎝χ ⎠ E0 i = q = jω q ⇒ I 0 = 2 ⎞ R 2⎛ 1 1+ Q ⎜ − χ ⎟ ⎝χ ⎠ L’homogénéité du résultat est ici clairement visible.8. . et Q ≡ ω0τ son facteur de qualité (sans dimension).C en régime forcé La loi de la maille s’écrit. Remarquons l’égalité : Q = ω0τ = Passons maintenant en notation complexe : q+ 1 L 1 = LC R ω0 RC E0 jωt e L j (ωt +φ ) ω0 Q q + ω02 q = Cherchons une solution sinusoïdale de la forme q = q 0 e jωt = q0 e obtient l’équation algébrique : q0 = . ⇒ q0 = 1 ⎛1 ⎞ Q⎜ − χ ⎟ − j χ E0 E0 1 ⎠ q0 = = ⎝ 2 χω0 R χω0 R ⎛1 ⎞ ⎛1 ⎞ Q⎜ − χ ⎟ + j Q2 ⎜ − χ ⎟ + 1 ⎝χ ⎠ ⎝χ ⎠ puisque Q = ω0τ et τ = L R .PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 9/17 uR R i L u + C uL e(t) Figure 10. τ ≡ L R sa constante de temps liée à la bobine. avec les notations habituelles : di Ri + L + u = E0 cos (ωt ) dt Nous cherchons comme dans le cas du circuit R.C l’équation différentielle qui régit la charge accumulée sur une armature du condensateur : ω E q 2 Rq + Lq + = E0 cos (ωt ) soit q + 0 q + ω0 q = 0 cos (ωt ) C Q L où on a utilisé les relations i = q et q = u C puis posé ω0 ≡ 1 LC la pulsation propre du circuit.

9. est appelé résonance (ici résonance en courant du circuit R. Importance de la résonance On caractérise l’importance de la résonance par la finesse de la courbe I 0 = f (ω ) .L.9. A la résonance. On représente en général par la lettre ϕ la différence entre la phase à l’origine de la tension et celle du courant. arg ( I 0 ) = − arctan ⎜ Q ⎜ − χ ⎟ ⎟ I 0 = ⎢Q ⎜ − χ ⎟ + 1⎥ ⎠⎠ ⎠ ⎢ ⎥ ⎝ ⎝χ ⎣ ⎝χ ⎦ R L’amplitude du courant est maximale lorsque : 1 − χ = 0 ⇒ χ = 1 i. lorsqu’une grandeur physique d’un système en régime forcé passe par un maximum lorsque la fréquence d’excitation est égale à une fréquence caractéristique du système.C série sont : 2 ⎡ 2⎛ 1 ⎤ E ⎛ ⎛1 ⎞⎞ ⎞ 0 . l’amplitude du courant est égale à E0 R et le courant est en phase avec la tension excitatrice : E ir ( t ) = 0 cos (ω0t ) R Les graphes représentant l’évolution de l’amplitude et du déphasage du courant en fonction de la fréquence de la tension excitatrice sont donnés en figures 10.b.a. Calculons cette largeur : 1 E0 1 1 1 1 χ I0 = ⇒ = ⇒ −χ =± ⇒ χ 2 ± −1 = 0 2 Q Q χ 2 R 2 ⎛1 ⎞ Q2 ⎜ − χ ⎟ + 1 ⎝χ ⎠ On garde les solutions positives : .L. mesurée par convention à l’ordonnée I 0 = I 0 r 2 .C série).9.e. : Variation de l’amplitude du courant Figure 10. pour ωr = ω0 −1 2 χ Ce phénomène. I0 E0 R π 2 φ = −ϕ 1 2 largeur de la courbe de résonance χ= ω ω0 χ= ω ω0 − π 2 Figure 10. L’indice r figurant dans l’expression veut donc dire « à la résonance ».PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 10/17 2) Résonance en courant a. Phénomène de résonance Les modules et arguments de l’amplitude complexe du courant dans le circuit R. : Variation du déphasage du courant b.

i. χ2 = + +1 2 2Q 4Q 2Q 4Q 2 d’où ω1 = ω0 χ1 .e. : Allure de la courbe de résonance en intensité pour différentes valeurs du facteur de qualité c.35 ω0 1 Q=2 Q = 10 Q = 30 χ = ω ω0 Figure 10. en régime continu) : on retrouve le rôle d’interrupteur ouvert joué par le condensateur en régime continu.10. ω2 = ω0 χ 2 . ∆ω1 2 = = = I0 E0 R Q = 0. La largeur ∆ω1 2 ≡ ω2 − ω1 de la courbe est donc égale à : χ1 = − R Q τ L La résonance est donc d’autant plus fine (plus sélective en fréquence) que le facteur de qualité Q du circuit est élevé (figures 10.e. Comportement asymptotique Etudions le comportement asymptotique de l’expression du courant dans les deux cas limites : • ω ω0 ⇔ χ 1 On a alors : χ E0 I0 → 0 et arg ( I 0 ) arctan ( Q χ ) → + π 2 χ →0 Q R χ →0 L’amplitude du courant est donc proportionnelle à la fréquence aux basses fréquences. 3) Résonance en tension aux borne du condensateur On obtient facilement l’amplitude complexe de la tension aux bornes du condensateur à partir de l’expression de la charge emmagasinée sur ses armatures : 3 Il faut toutefois rester dans le domaine de validité de l’ARQS.10. Elle tend vers zéro aux très basses fréquences (i.).PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 11/17 1 1 1 1 + + 1 . Elle tend aussi vers zéro aux très hautes fréquences : cela est du au rôle d’interrupteur ouvert joué par la bobine en régime rapidement variable (résultat que nous démontrerons en deuxième année). • ω ω0 ⇔ χ 1 3 On a alors : 1 E0 I0 = → 0 et arg ( I 0 ) = arctan ( − χ Q ) → − π 2 χ →+∞ Q χ R χ →0 L’amplitude du courant est donc inversement proportionnelle à la fréquence aux hautes fréquences. avoir ω 2π c L .

l’amplitude de la tension tend donc vers l’infini dans le cas limite Q → ∞ ⇔ R → 0 (i. on a donc : 2 2 2 U0 = ⎡ Q 1 χ − ( ) + χ2⎤ ⎢ ⎥ ⎣ ⎦ 2 −1 ⎧ ⎡ ⎛ ⎛1 ⎞ ⎞⎤ ( χ ≤ 1) ⎪arctan ⎢ − 1 ⎜ Q ⎜ − χ ⎟ ⎟ ⎥ χ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠⎦ ⎪ ⎣ φ=⎨ ⎡ ⎛ ⎛1 ⎞ ⎞⎤ ⎪ χ − − arctan 1 Q ⎢ ⎜ ⎜ ⎟ ⎟ ⎥ − π ( χ ≥ 1) ⎪ ⎠ ⎠⎦ ⎝ ⎝χ ⎣ ⎩ Le déphasage entre la tension aux bornes du condensateur et la tension excitatrice varie donc entre 0 et −π lorsque χ varie entre 0 et +∞ : elle est toujours en retard. On retrouve les rôles d’interrupteurs ouvert joués par le condensateur à très basse fréquence et par la bobine à très haute fréquence. L’amplitude de la tension est alors égale à : U 0 r = QE0 (ω = ωr = ω0 ) A la résonance en courant. et Re (U 0 ) > 0 lorsque χ > 1 . u est en quadrature retard par rapport à e à la résonance en courant ( χ = 1 ) (figure 10. il existe un phénomène de résonance en (Q >1 (Q <1 2) 2) ω s = ω0 1 − 1 2Q 2 pas de surtension Si la surtension existe. De plus.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 12/17 ⎛1 ⎞ ⎛1 ⎞ Q⎜ − χ ⎟ − j Q⎜ − χ ⎟ − j q q χ χ 1 E0 1 ⎠ ⎠ ⇒ U0 = 0 = ⎝ = ⎝ u= QE0 2 2 C C RC ω χ χ ⎛ ⎞ ⎛ ⎞ 1 1 0 Q2 ⎜ − χ ⎟ + 1 Q2 ⎜ − χ ⎟ + 1 χ ⎝ ⎠ ⎝χ ⎠ −1 puisque Q = ω0τ = (ω0 RC ) . On peut de plus vérifier que cet extremum est un maximum de U 0 en montrant que la dérivée seconde est positive et donc que l’extremum du dénominateur est un minimum. à la condition que Q > 1 tension aux bornes du condensateur. Quant aux comportements asymptotiques.b. arg (U 0 ) = arctan ⎢ − 1 ⎜ Q ⎜ − χ ⎟ ⎟ ⎥ ⎠ ⎠⎦ ⎝ ⎝χ ⎣ Remarquons de plus que Re (U 0 ) > 0 lorsque χ < 1 . on voit que : ⎡ ⎛ 1 ⎞ ⎤ χ 1 ⇔ ω ω0 : U 0 E0 ⎢1 − ⎜ 2 − 1⎟ χ 2 ⎥ → E0 ⎠ ⎦ χ →0 ⎣ ⎝ 2Q E0 χ 1 ⇔ ω ω0 : U 0 → 0 2 χ χ →∞ à l’ordre le plus faible en χ . pas d’amortissement) et en quadrature retard par rapport à la tension excitatrice. Calculons maintenant la pulsation ωs pour laquelle l’amplitude de la tension aux bornes du condensateur est extrémale : d ⎡ 2 d 2 2 ⎡Q 2 χ 4 + (1 − 2Q 2 ) χ 2 + Q 2 ⎤ = 0 Q 1 χ − + χ2⎤ =0 ⇒ ( ) ⎦ ⎢ ⎥ ⎣ ⎦ dχ dχ ⎣ 1 soit χ 2 = 1 − 2Q 2 ce qui n’est possible que si Q > 1 2 . On en déduit : ⎡ ⎛ ⎛1 ⎞ ⎞⎤ QE0 .11. ou surtension : 2 .e.). Ainsi. la valeur prise par le module de U 0 est : .

si le facteur de qualité du circuit est grand : ωs ω0 et U 0 s QE0 U 0s = U 0s = χ 2 1/ 2 − π 2 0. En régime sinusoïdal forcé.11.L. les impédance et admittance complexes se déduisent immédiatement des relations courant-tension : • Résistance Les relations i = Gu et u = Ri deviennent simplement en notation complexe : i = Gu et u = Ri d’où : Z R = R et Y R = G ( R = 1 G ) Les impédances et admittances d’une résistance sont donc des nombres réels. est en quadrature retard par rapport à la tension aux bornes de la bobine. Le courant et la tension sont en phase dans une résistance.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 13/17 La figure 10. par des ( ) relations de proportionnalité entre i et u.a.11. ou S-1) d’un dipôle passif soumis à une tension ou un courant sinusoïdal de fréquence ω : i = Y u et u = Zi avec Z = 1 Y Pour les dipôles R.C. • Bobine idéale La relation u = L di dt devient en notation complexe : 1 u = jω Li d’où Z L = jω L et Y L = jω L Les impédances et admittances d’une bobine sont donc des nombres imaginaires. 35 χ Figure 10. montre l’allure de la courbe u = f ( χ ) pour différentes valeurs du facteur de qualité.b. u . • Condensateur La relation i = Cu devient en notation complexe : . : Allure de la courbe φ = f ( χ ) pour Q=2 VI. on introduit les admittance complexe Y (en Siemens S ) et impédance complexe Z (en Ohm Ω . en régime forcé et en notation complexe.11. U0 E0 QE0 ( ω = ωs ) 1 1− 4Q 2 Remarquons de plus que.a. : Allure de la courbe u = f ( χ ) pour différentes valeurs de Q φ Figure 10. Elles se traduisent donc. LOIS DES CIRCUITS LINEAIRES EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 1) Admittance et impédance complexe d’un dipôle passif Les relations courant-tension des dipôles passifs obtenues au chapitre 5 sont du type i = f ∫ udt . Le courant dans une bobine idéale. u. s’exprimant comme la primitive de la tension.

: le nœud K. l’ensemble de la lois des nœuds et de la loi des mailles) se généralisent trivialement aux notations complexes : • Loi des nœuds : ∑ε k =1 n k k i =0 où i k est l’intensité complexe circulant dans la branche k et : ε k = +1 si le courant i k est orienté vers l’intérieur du nœud ε k = −1 si le courant i k est orienté vers l’extérieur du nœud • Loi des mailles ∑ε u i =1 i m i =0 où u i est la tension complexe aux bornes du i-ème dipôle et : ε i = +1 si la tension u i est mesurée dans le sens d’orientation de la maille ε i = −1 si la tension u i est mesurée dans le sens opposé au sens d’orientation de la maille 3) Théorème de Millman Le théorème de Millman est une reformulation de la loi des nœuds en termes de potentiels qui peut s’avérer utile. est en quadrature avance par rapport à la tension aux bornes du condensateur.e. Considérons la situation de la figure 10. Le courant dans un condensateur. est commun à n branches.12. i = jωCu d’où ZC = 2) Lois de Kirchhoff en régime forcé Les lois de Kirchhoff (i. s’exprimant comme la dérivée temporelle de la tension.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 14/17 1 et Y C = jωC jωC Les impédances et admittances d’un condensateurs sont donc aussi des nombres imaginaires.12. V2 η2 Vp ηp Yp Y2 Y1 η1 V1 VK Yn ηn Vn Figure 10. :Notations pour établir le théorème de Millman au nœud K On peut alors écrire que la somme des courants arrivant au nœud est nulle (loi des nœuds) : . et on oriente tous les courants vers le nœud K. de potentiel V K inconnu par rapport à la ligne de masse du circuit.

14. En orientant tous les courants vers le nœud K et en appliquant le théorème de Millman. Association en série Etant donnée la proportionnalité entre les tension et courant complexe aux bornes d’un dipôle passif en régime forcé.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 15/17 ∑i p =1 n k =0 ⇔ ∑ (Y (V n p p =1 p −V K ) +η p = 0 ) avec V p − V K = u p la différence de potentiel aux bornes de la branche considérée. Y p l’admittance de cette branche et η p le courant débité vers le nœud par les sources idéales de courant présentes dans cette branche. Exemple : V2 η K R C V1 uC Vm=0 Figure 10. Considérons la situation de la figure 10. il vient : η + Y RV 1 + 0 η + V 1 R = u C = V K − Vm = V K = YR +YC 1 R + jcω Le courant circulant dans le condensateur est alors : η +V1 R i C = Y C u C = jcω × 1 R + jcω 4) Association de dipôles a.a.13. L’additivité des tensions permet d’écrire la tension u aux bornes d’un groupement de n dipôles en série (figure 10. leurs association se traitent comme les associations de résistances en vues au chapitre 5.) comme : u = ∑ u p = ∑ Z p i = Zi p =1 p =1 n n où Z ≡ ∑ i =1 Z p est l’impédance équivalente du groupement de dipôles.13. On en déduit l’expression du potentiel au nœud K en fonction des potentiels aux extrémités des n branches : VK = ∑ (Y n p =1 p n V p +η p p ) ∑Y p =1 Le potentiel au nœud K s’écrit donc comme le barycentre des potentiels aux n extrémités des branches affectés d’un « poids » égal à l’admittance de la branche. n . Notons que l’admittance Y p de la branche p doit figurer au dénominateur même si le potentiel V p est nul.

On considère le circuit de la figure 10.14. L’impédance équivalente n Z vérifie quant à elle la relation : 1 Z = ∑ p =11 Z p .a. on cherche la tension u aux bornes de la résistance R1. elle est la somme des tensions u1 et u2 calculées dans les circuits des figures 10. Association en parallèle La loi des nœuds permet d’écrire dans le cas d’un groupement de n dipôles en parallèle (figure 10. .16. D’après le théorème de superposition. : Association de dipôles en parallèle 5) Théorème de superposition La somme de deux solutions d’une équation linéaire est encore solution de cette équation.) : i = ∑ i p = ∑Y p u = Y u p =1 p =1 n n où Y ≡ ∑ i =1 Y p est l’admittance équivalente du groupement de dipôles.b. où l’on a éteint l’un des générateurs : .b. Exemple : R2 η L u R1 C e Figure 10. n i Zn un Zk uk u Z1 u1 Yn in Yk ik i Y1 u i1 Figure 10.14. : Association de dipôles en série Figure 10.a.14. on peut réaliser l’étude d’un circuit linéaire comportant plusieurs générateurs en résolvant tour à tour les équations différentielles correspondant aux différents circuits à un seul générateur (les autres étant éteints : court-circuit pour un générateur de tension et interrupteur ouvert pour un générateur de courant).b. et 10. Ainsi.16.PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE 16/17 b.15.15.

PCSI CHAPITRE 10 : CIRCUITS LINEAIRE EN REGIME SINUSOÏDAL FORCE R2 R1 R2 17/17 u1 L η L u2 R1 C e C Figure 10.a.b. .16. La tension aux bornes de ce dipôle équivalent est : u2 = Z 2η = u = u1 + u2 = 1 jLR1ω2 η jLω2 + R1 e+ La tension mesurée aux bornes de la résistance R1 s’écrit donc : 1 + jω1 L R1 jLR1ω2 η jLω2 + R1 .16. Dans le cas b. Figure 10. Dans le cas a. . l’impédance équivalente de l’association R1/L en dérivation est : Z2 = 1 1 1 + R1 jLω2 = jLR1ω2 jLω2 + R1 où ω2 est la pulsation du signal délivré par le générateur de courant. l’impédance équivalente du circuit est : Z1 = R1 + jω1 L ⇒ u1 = R1 i = R1 e 1 = e Z1 1 + jω1 L R1 où ω1 est la pulsation du signal délivré par le générateur de tension.