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Philosophie

Jeudi 16-17 B141 Collège Mercier Dictionnaire des philosophes (2 vol) D. Huisman Buffle

Introduction
Critique : faire la part des choses avant de porter un jugement. Philosophie = réflexion intellectuelle >< regard spontané  prise de distance.  Sur le tout et le rien : veut comprendre le tout = l’être. Globale et globalisante mais science basée sur des faits. Chemin vers la vérité >< vérité absolue. Logique = étude du raisonnement (fondée par Aristote). Epistémologie = théorie de la connaissance Ethique = philosphie morale Esthétique : beau / laid. Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ?  Dichotomie fondamentale : valide ou non. Dichotomie fondamentale : vrai ou faux. Dichotomie fondamentale : bien ou mal. (non liés) Sartre : l’être et le néant.

Question fondamentale de la philosophie : Qu’est ce que l’homme ? Quelle est sa situation dans le tout. Le tout : moi, autrui et le monde. Essence = ce qui est essentiel >< accessoire. Connaitre véritablement = connaitre l’essence. Universel = valable pour tout le monde en tout temps, en tout lieu. Université : faire des universitaires des hommes entiers >< spécialisés.  Les amener au niveau de compétence requis pour comprendre les hommes et les choses.  Philosophoi = amis de la sagesse, choisir son chemin. CCL : La philosophie vise une compréhension globale et globalisante de l’existence humaine, donc du tout.

La naissance de la philosophie.
(Pensée occidentale) Née 6eme siècle ACN en Grèce : océan de religion. Période primitive. Période mythique. Période philosophique : passage plutôt que rupture, naissance sur sol mythique. Naissance en Ionie (actuelle Turquie), élargissement géographique, échanges commerciaux (aisance) et scientifiques.  Eclosion de la bourgeoisie d’où sont issues les premiers philosophes (contraste avec inertie propriétaires terriens). Période mythique (environ 8ème siècle ACN):

Homère (Illiade et Odyssée) : mise par écrit.  Changement transmission des connaissances : signe d’un changement d’époque, ex imprimerie).  Demi-dieux : début d’un mouvement d’émancipation de la religion. Divinités décrites >< dieux vénérés.  Aristote : Homère = premier philosophe, pas de distinction claire à l’époque, hommes universels. Hésiode (Théogonie (genèse des dieux) et Les Travaux Et Les Jours).  Aristote : Hésiode et auteurs de théogonies = théologiens, précurseurs philosophie.  Leurs réflexions débouchent sur la cosmogonie : origine du monde et découverte d’une loi universelle. 7 sages (dont Solon et Thalès de Milet) : apophtègmes (maximes)  Connais-toi toi-même. (pas pêcher par orgueil)  Rien de trop. (pas abuser des bonnes choses).  Responsables du passage du mythique au philosophique.

Les présocratiques : Dénomination chronologique >< école. Importance de la question de l’origine et du devenir du monde. On passe d’une explication mythique à une explication physique/naturelle (Phusis = essence de la nature (stable)).  Importance de la raison. – – – Source : étonnement (d’après Platon et Aristote) >< tout va de soi. Explications des opinions émises. Concentré autrefois sur le futur, on pense maintenant aussi à l’origine.  Recherche de ce qui reste stable derrière les changements, compréhension du Tout et de son fondement.  Quelle est l’état véritable ? Comment les choses peuvent-elles changer tout en restant les même ?  Ils se limitent au matériau (pas abstrait) originel de la Phusis = arche de la Phusis.  Arche = principe unique, immuable, d’où provient tout, qui sous-tend tout (substratum), et où tout retourne.  Tâche des 3 premiers philosophes (de Milet).

Thalès : Il fut le premier à substituer à l’explication mythique une explication physique (archegos). Son principe physique unique = eau. Le premier pas vers la connaissance est l’observation .  Thalès se base sur les « apparences sensibles » pour désigner l’eau. On lui attribue « tout est plein de divinités » (créatrices de l’eau). Aniximandre :

Le plus grand (ne nomme pas un élément), premier à utiliser le terme arche. Son arche est l’apeiron (principe physique) = l’illimité, l’infini, l’indéterminé, l’indéterminable. Formation* du monde : l’apeiron existe et contient tous les contraires qui rentrent en guerre : naissance du cosmos** (*) != création (**) chaos  cosmos (monde structuré) Il pense que l’apeiron est divin. Anaximène : Son arche est l’air. L’air est capable de former les autres éléments en se condensant ou en se dilatant (observation). L’air d’Axaximène est moins « physique » que l’eau de Thalès. Il lui donne le qualitif d’apeiron (même propriétés). Il s’agit donc aussi d’un principe. Il croit aussi à la divinité de son principe. Question : Le passage de l’ère mythique au questionnement philosphique constitue-t-il une rupture ? Ou se situe cette rupture ? Explicitez votre réponse ? Thalès | Aniximandre | Aniximède (Héraclite) : Nous ne descendons jamais deux fois dans le même fleuve : le devenir et le permanent. Tout s’écoule. La guerre est le père de toute chose. Parménide >< passage de être au non-être impossible. Les sophistes : Pdv connaissance : période scepticiste. Pdv agir : période relativiste. Protagoras : l’homme est la mesure de toutes choses. Enseignaient l’art de la persuasion. Sophisme = résonnement trompeur.

II. L ’époque classique de la philosphie grecque (V – siècle de Périclès – et VI siècles ACN )
Déplacement philosophie d’Asie Mineure à Athènes. Essor à tous les niveaux. Démocratie (Périclès, factice ?)  expression à l’agora  favorise les sophistes. Socrate (469 – 399) : N’a rien écrit, appliquait la philosophie (dialogue). Sources discordantes : Aristote (idéalisé) >< sophiste, inexistant, ... Philosophie de la connaissance liée à une philosophie de vie (aspect le plus important). Idéal de sagesse. Il va à la rencontre des gens : ecole de la rue, philosophie du questionnement, discours inductif : Socrate lève son bâton, et dit : « Arrête-toi, mon ami, et causons un peu. Non d'une vérité que je détiendrais, non de l'essence cachée du monde ; mais de ce que tu allais faire quand je t'ai rencontré. Tu croyais cela juste, ou beau, ou bon, puisque tu allais le faire ; explique-moi donc ce que c'est que justice, beauté, bonté. » Ainsi naît le dialogue.

But : faire apparaitre la vérité, mission divine. Sens aigu de la justice, grand respect des lois. la cigue. Refuse de fuir.

Accusé à tort (dérange) et condamné à boire

Changement de sujet du cosmologique, physique à l’homme. Explication du tout passe de la phusis à l’homme (capable de la connaitre). La méthode de Socrate : Hodos = en chemin. Sa méthode = dialogue = chemin de la vérité.

Induction  du cas particulier (vie quotidienne) au concept général (choses communes). Arriver à l’essentiel (objectif) en éliminant à nos raisonnements ce qui leur est subjectif, propres (cas particuliers). Interlocuteurs = sophistes, combat l’utilisation du language des sophistes avec le language. Fins différentes : essentiel, objectif >< intérêt personnel, subjectif. 1) Ironie socratique ou l’art d’enseigner par interrogations. Chérépron et l’oracle : pas d’homme plus sage que Socrate  Il réfute par questionnements des « sages » : Questions sur ce qu’est le vrai, la vertu, le bien, le beau, la justice et l’homme. CCL : La sagesse des autres est apparente, il est sage car humble, ce qu’il ne sait pas, il ne prétend pas le savoir. 2) Maïeutique ou l’art d’accoucher les esprits. Tirer au jour les vérités (concepts généraux) cachés en nous. Parralèle avec sa mère sagefemme. Trouver le commun dénominateur, ce qui fonde toutes les opinions. // Connais toi toimême.(*) Pour Socrate, connaitre véritablement, c’est connnaitre l’essence (se trouve en nous). (Examen) (*) Religieux (ne défie pas les dieux)  philosophie. 3) La pensée de Socrate. Recherche du concept sur la vie pratique de l’homme (étique >< phusis). But : ammener l’homme à la vertu. Pour cela il doit connaitre ce qu’est le bien. On pèche par ignorance, le véritable mal est le refus de connaitre. (Intellectualisme moral, il suffit de connaitre.) Exception : daimonion, voix intérieur qui nous met en garde (conscience) . // Dieu Quel était l’objectif principal de la pensée de Socrate, quel chemin a-t-il emprunté pour l’atteindre ? Est-ce légitime de l’accuser d’intellectualisme moral ? (Examen) Platon (427 - 347) : Philosophe / scientifique, génie verbal, connaissance présocratique, disciple Socrate, homme d’action, intérêt pour la polis (idéal de justice), désapprouve régimes dont démocratie (mort Socrate), voyage 20 ans puis fonde Académie.

But : former des gens capable de diriger la cité par l’enseignement de la droite philosophie. Tente de former son état parfait mais échoue à 2 reprises. Ecrits p.44 Problèmes : ampleur et évolution, forme thétrale, recours au mythe pour pallier aux manques de la raison. La théorie des Idées : Niveaux métaphysique (tout ce qui est) et épistémologique (théorie de la connaissance). Souvent remaniée. Sur base de la recherche ds concepts de Socrate : clivage de toute chose : monde perceptible et monde des idées. (visible vs intelligible) La perfection/vérité existe, si pas ici (perceptions et opinions) dans le monde des idées. Idée = Réalité immatérielle (clivage méthaphysique) , substrat objectif (essence). Opposition à Platon : la vérité n’est plus en nous mais dans un autre monde. Connaissance véritable = conaissance des essences via concepts. C’est une science : un clivage épistémologique. Les perceptions ne sont que des occasions grâce auxquelles nos âmes se rapelle des idées. >< Socrate qui cristallise juste les concepts généraux à partir des opinions et perceptions. Toute connaissance est une réminescence d’un état antérieur (avant que l’âme ne joigne le corps (tombeau)) ou l’âme possédait une connaissance des idées (anamnèse). Eros = amour des idées nous pousse à nous remémorer. Q : Peut-on selon Platon accéder à la connaissance véritable ? Si oui, par quel cheminement.  Oui (réminescence). Formation des idées par intuition mémorative (idées = seules réalités véritables : idéalisme outré) >< Socrate : concepts généraux par induction. L’idée est un modèle pour les choses du monde sensible, la perfection lui est réservée. Idée = cause / essence / modèle des objets. Ceux-ci participent à l’idée (raison d’être, d’où la cause). Dépendance. Il n’y a pas une idée pour toutes les choses mais Platon n’établit pas de critère. Monde des idées structuré : au sommet Idée du Bien = Idée de Beauté (de l’âme, morale, bonté) et Idée de la Proportion (beauté esthétique) et Idée de Vérité. Explication par l’allégorie de la caverne. La Psychologie de Platon (basée sur sa métaphysique) Dualisme platonicien de l’âme : ce qui se meut soi-même et meut autre chose + ce qui percoit et ce qui veut. Ce qui se meut soi-même est immortel et inengendré (donc l’âme l’est, mais pas le corps mu par l’âme). C’est pourquoi l’âme peut voir les idées avant d’être attachée à un corps, ce qui provoque l’oubli et le ressouvenir via les perceptions du monde sensible maintenant accessible.

Position intermédiaire de l’âme : 2 volet : raison (monde des idées) et déraisonnable (monde sensible). Cette dernière : force noble = courage (tend vers la raison) et force vile = convoitise. 3 état/partie de l’âme. Seule la raison est immortelle. Ame (monde des idées)  tentée par convoitise attachée à un corps existence ultérieure dépend des efforts pour se détacher de la convoitise  [pas d’effort : résidence qui lui convient (pas monde des idées, pas survivance individuelle)]  [effort mais pas assez : réincarnation = métempsycose]  détachement réussi  âme rejoint résidence qui lui convient individuellement (monde des idées). Toute l’âme est-elle immortelle ou une partie ? Problèmes du dualisme. Ethique Platonicienne Idéal de sagesse = le plus grand retrait du monde sensible (idéalisation). + ouverture vers le sensible : Idée du Bien (Idée du Beau + Idée du Vrai) peut être partiellement réalisé dans le monde sensible : biens terrestres prennent part au Bien suprême.µ Chacun des trois états de l’âme doit réaliser la plus haute perfection et ainsi participier au mieux au Bien suprême. Raison  sagesse, courage  bravoure, convoitise  maitrise de soi.  Droiture. Il les envisage non seulement pour l’homme (microcosme) mai aussi pour la cité (macrocosme). Etat chez Platon Platon veut édifier l’état idéal pour réaliser la perfection de l’humanité et ensuite réaliser les vertus des citoyens (= bonheur). 3 classes : gens qui délibèrent. auxiliaires. gens qui font du profit. // raison philosophes // courage militaires et fonctionnaires // convoitise commerçants

Quand chaque classe réalise sa vertu  justice. Danger de dérive : dictature militaire au service d’une idéologie. Question : Comment Platon concevait-il l’âme humaine ? Peut-on faire un rapprochement entre sa théorie à ce sujet, son éthique et sa philosophie politique. Résumé : Métaphysique Participation Monde des Idées qui délibèrent. Monde Sensible (*) l’agir , vertus Vers une métaphysique téléologique. Psychologie (âme) Raison Ethique * Politique Gens

Sagesse

Déraison Courage Bravoure Auxiliaires. Convoitise Modération Gens qui font du profit. Droiture Justice

Téléologie : Monde des idées (Idée du Bien) = télos = but/fin et non plus cause = cause finale. En effet, comment qqchose d’invariable peut être la cause de qqchose de variable ?  Monde des Idées /Idée du Bien= modèle/but vers quoi tend notre existence (participation, agir) et pour lequel se produit le changement. Plus pâle copie : doit tout mettre en oeuvre (régie vie et agir) pour atteindre le telos. Question : Peut-on constater une évolution dans la pensée de Platon ? Dieu chez Platon Idée du Bien > Idée du Beau = Dieu Monde polythéiste. Philosophie de la religion = onto-théologie ???

Platon : Dieu est la mesure de toute chose >< Sophistes : c’est l’homme. Dieu = Démiurge = Architecte du monde = insuffle matière déjà existante dans principe de mouvement (âme du monde) et le façonne avec les idées (dans Timée). Aristote (384 – 322) Forme systématique et logique de l’oeuvre d’Aristote : observations, démonstrations. Né à Stagire. Elève de l’académie, précepteur d’Alexandre le Grand, fonde le Lycée à Athenes (ambitions universitaires) et le dirige pendant 11 ans, la fuit et meurt l’année suivante. 1) Logique : Organon | 2) Philosophie théorique : physique, métaphysique, sciences naturelles | 3) Philosophie pratique : ethique, politique, poétique et réthorique. Aristote : étudie le monde, ne veut pas le changer >< Platon Philosophie réaliste >< Platon. sur terre. La Logique Aristote fait précéder l’élaboration et l’exposé de la philosophie d’une logique = enseignement sur formes et lois de la pensée scientifique. Règles à respecter pour opérer des démonstrations valides. Logique = propédeutique (eneignement préparatoire) = oraganon (instrument) pour trouver la vérité (épistémologie). = Platon : la connaissance (via concept) vise l’universel, mais >< Platon : le singulier découle de l’universel Démonstration = déduction (explication) du singulier à partir de l’universel. Les véritables causes de nos affirmations résident dans l’universel auquel le singulier est soumis. La déduction peut être ramenée au syllogisme (base de toutes les règles que notre pensée doit respecter) : Majeure : Tout homme est mortel. mineure : Socrate est un homme. Conclusion : Socrate est mortel. Prémisse Prémisse Idéal de sagesse  savoir.

Aristote a ramené les Idées de Platon

Sujet : Socrate, prédicat : mortel, moyen terme : homme. De deux propositions on déduit une troisième en se basant sur le rapport qu’il existe entre un concept universel et un concept singulier avec un moyen terme. But de la théorie du syllogisme : connaitre les formes de la pensée qui permettent de décider s’il y a lieu de subordonner un concept singulier à un concept universel. 2 prémisses affirmatives ne peuvent donner une conclusion négative. 1 prémisse affirmatif et 1 prémisse négatif ne peuvent donner un conclusion positive. 2 prémisses négatives ne peuvent donner une conclusion négative. Un syllogisme ne parvient jamais à une conclusion d’un degré d’universalité plus élévé (<=) que ceux de sprémisses.  La science déductive doit partir de principes premiers absolument indémontrables (ex : principe de contradiction) Philosophie d’Aristote Métaphysique 1) Hylémorphisme Même question que les premiers philosophes : comment un être peut-il rester le même tout en changeant. Comment Aristote conçoit-il le changement ? Pour Aristote l’étant véritable est l’essence qui se déploye elle-même dans les phénomènes. >< Cause extérieure des phénomènes : L’être des choses ne possède aucune autre réalité que la totalité des phénomènes ou il se réalise. Rapport entre une forme « morphe » et une matière « hylè » : théorie hylémorphique. Matière = substrat corporel, forme = figure dont le contenu déterminé par l’essence. Celle-ci ne devient réelle que grâce à la forme que prend une matière. Tout objet est une matière formée. La matière est informe. Lorsque qu’elle prend une forme elle devient un objet informé. La forme qu’elle a pris représente la possibilité de ce qui est devenu réel dans l’objet (grâce à elle). La forme est donc l’essence de la chose sensible. Celle-ci est une forme incarnée qui correspond à nos idées. L’essence est dans l’ensemble de phénomènes qui réalise sa propre possibilité : entéléchie. L’universel n’est réel que dans le singulier et el singulier n’est que dans la mesure en lui se réalise l’universel. 2) Causes Expliquer = connaitre les causes : matérielle, formelle, finale (en vue de quoi l’objet est produit) et efficiente. La matière est facteur d’imperfection. Dieu est parfait car immatériel. 3) Réponse à la question du changement.

Pour Aristote le seul étant véritablement réel (substance) est la chose singulière (individuelle). C’est la substance qui reste la même tout en changeant. >< essence qui se réalise en chacune d’elles. Si on la considère en dehors des substances individuelles, c’est que nous l’avons « extraite ». Le procédé d’extraction est appelé abstraction. La substance conserve son identitité à travers les changements. Le changement est un passage d’un état de privation de la forme à la possession de cette forme. Le changement n’est possible que pour les substances qui possède un principe d’indétermination (constitué de la matière = ce qui peut changer). Puissance (potentialité) : ce qui peut être. Le tronc d’arbre peut être un chaise, il est donc une chaise en puissance. Une substance ne peut changer qu’à concurrence de ses potentialités qui ne sont pas illimitées. Le changement est le passage de la puissance à l’acte : ce qui n’était que potentiel devient actuel. L ’homme Matière = corps, forme = âme (pour les être vivants, immatérielle). 3 couches d’âmes :âme végétative : nutrition et reproduction (seul couche des plantes). âme animale : mouvement spatial autonome, sensation et mémoire (animaux). âme intellective (raison) : l’instinct se mue en volonté et la représentation en connaissance (^h). Pour les 3, connaitre véritablement c’est connaitre les essences. Le point de départ de toute connaissance est l’observation (5 sens). Puisque on ne peut observer l’essence avec les 5 sens, il faut utiliser l’abstraction. Division entre intellect actif (abstraction) et intellect passif (recoit essences ce que l’intellect actif a abstrait*). L’intellect actif est détachable du corps, inengendrée et indestructible mais sa survie individuelle n’est pas envisagée comme chez Platon. Le reste meurt avec le corps. (*) Comme la cire reçoit l’empreinte du cachet. Ethique d’Aristote La fin ultime de l’agir humain est le bonheur de l’homme. Comme cela dépend partiellement du destin, l’éthique n’a pour objet que le bonheur que l’hommme acquiert par son propre agir. Ce bonheur réside de la déploiement de la raison (essence propre du bonheur). La vertu (but à atteindre) de l’homme consiste dans l’agir raisonnable qui se développe à partir des dispositions naturelles et dont l’exercice s’accompagne de la satisfaction et du plaisir.  Agir selon la « droite raison ». On reprochait à Socrate son intellectualisme moral (il suffit de connaitre le bien pour le faire, le mal résulte de l’ignorance). Aristote : l’homme doit s’entrainer à faire ce que la droite raison nous indique comme bon. – Disposition naturelle : l’homme a naturellement tendance à faire le bien.

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Saisie rationelle du bien : comprendre ce qui est bien selon la droite raison. Accoutumance : il faut s’entrainer à faire le bien et l’on s’y habitue.  Essence de la vertu éthique, qui grâce à la raison trouvera partout le juste milieu entre extrème non raisonnables auxquels nous pousse la vie instinctive (le désir s’oppoose à la raison).

Question : Comment Aristote conçoit-il l’homme (plus particulièrement l’homme qui connait et l’homme qui agit) ? Dieu chez Aristote Dieu est une substance qui n’est melée à aucune matière (>< autres, substance hylémorphiques). Il cherche à démontrer rationnellement l’existence de Dieu. Tout ce qui est mu est mu par quelquechose. Tout mouvement à un moteur, lui-même mu par un autre moteur. On ne peut continuer la régression à l’infini. Il faut donc admettre un premier moteur qui communique le mouvement sans être mu = Dieu = éternel, immatériel, absolument parfait, acte pur, pure forme. Il a insufflé le mouvement au monde. Il est objet d’amour et de désir. Il est le télos (cause finale) de tout l’agir humain. Il ne peut aimer lui-même car l’objet de son amour ne saurait être quelque chose d’imparfait. Il est pur amour de soi. Aimant (attire l’amour) mais pas aimant. Raison voulant se suffit à elle même : va même jusqu’à prouver l’existence de Dieu. Note : on peut penser qu’il est impossible de prouver l’existence ou la non-existence de Dieu. Question : Pourquoi Dieu n’a-t-il pas de matière ? Car il ne serait pas parfait (matière facteur d’imperfection). Question : (toujours comparaison) Aristote et Descartes admettent l’existence de Dieu, y sont-ils arrivés par le même chemin ? Dieu joue-t-il le même rôle dans leur philosophie respective ? Dieu est-il aimant au même sens.