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NO

"

ANCIEN JAPON
par
G. Professeur à la Faculté de droit de Tokio

APPERT

Aa'ec la Collaboration de

M'

H.

KINOSHITA
du Japon

Bibliothécaire en chef de l'Université Impériale

TÔ KIO
1888.

PREFACE.
Le présent
travail s'adresse à ceux qui veulent se pro-

curer sur les institutions de l'ancien Japon, ses mœurs,
ses arts, sa littérature, sa noblesse et les

principaux

faits

de son histoire des renseignements précis.

Nous ne prétendons
relative, la seule qu'
l'histoire

toutefois qu' à

une exactitude

on puisse encore ambitionner. Si

n'est-elle

du Japon n'est pas une terre vierge, du moins que superficiellement défrichée. Les méthodes
sont encore lettre morte, ou peu s'en

historiques qui, en Europe, ont permis de renouveler
l'histoire,
les
fartt,

pour

Japonais(^). Les documents abondent, mais

la cri-

tique exégétique n'en est pas faite. Les annales enreo-istrent de

nombreux

faits particuliers:

mais

le

vrai s'j

mêle au faux, parfois à l'invraisemblable.

Ce sont pourtant
peut

ces faits et ces

documents que nous
ils

avons voulu faire connaître.
les

Tels qu'
l'on veut

sont,

on ne
les

ignorer, surtout

si

comprendre

œuvres

artistiques
est

ou

littéraires qu' ils ont inspirées.

Cet ouvrage
les

donc surtout un répertoire de ce que

Japonais savent ou croient savoir de leur passé, un

instrument commode de travail mis aux mains des chercheurs, un Dictionnaire offert aux collectionneurs de

(')

Nous entendons
ils

laisser

en dehors de nos appréciations

les

trop

rares travaux publiés par les érndits Européens.

Quelque

soit leur

valeur,

n'ont pu faire encore ce

<pii

doit être l'œuvre de plusieurs

o-énérations.

ii016929

Il

curiosités Japonaises.

A

Texception de quelques traChruituJofjical Tables

vaux
lossa

sptSciaux

comme

les

de M.

Brainscn et les publications de

M. M.

Afidcrson et Fetie-

sur la peinture, les sources auxquelles nous avons

puise sont exclusivement indigènes.

Pour

écrire les

mots Japonais, nous avons adopté
liai.

Tortliograplie aujourd'hui usuelle de la lloma-ji

Je crois acquitter une simple dette de reconnaissance
en signalant
11
ici

ce que je dois à

mon savant
fin

collaborateur.

m'iiit été impossible, sans les patientes l'cclierclies

qu'il a bien

voulu

faire,

de mener à

mon

entreprise.

Je

sîâi>is

l'occasion d'exprimer également à

M' Iwasaki

Naoliide

ma

gratitude pour l'utile concours qu'il m'a

souvent prêté.
G.

AWERT.

INDICATIONS SUR LA LECTURE

DATES JAPONAISES.

Les procédés employés par
varié, et, aujourd'hui

les

Japonais pour écrire

les

dates ont

même,
la

l'uniformité n'existe pas encore sur

ce point.

Toutefois les indications qui suivent permettront aux
lire,

Européens de
imprimée.
difficile et

dans

presque totalité des cas, une
manuscrites
est

date

(La

lecture des dates

parfois plus

demande une

certaine habitude des caractères cursifs).
le

Ecartons tout d'abord, pour n'y plus revenir,
consiste à

système

([ui

compter les aimées depuis l'avénementdc Jiinmu-Tennô

comme

les

Romains comptaient depuis

la fondation

de Rome.

(L'année actuelle 1888 devient dans cette chronologie l'an 2518).
Cette innovation est demeurée sans application pratique,

môme

dans

les

documents

officiels.

Presque toujours une date
occupe dans un règne

est désignée soit

par

le

rang qu'elle

— soit par sa place dans

une des ères (nenj")

soit

par

la

combinaison de l'an de ces deux systèmes avec celui du

cycle sexagénaire.

Le premier procédé, généralement

usité

quand

le fait

à relater

date des premiers siècles, ne laisse place à aucune difficulté.
doiuions i)lus bas la liste des

Nous
pour

Empereurs avec

la
Il

date de leur
suffit,

avènement
lire

et les caractères de leur
écrite,

nom

respectif.

une date ainsi

de retrouver daJis la
et

liste

ci-dessous le,
les (.'hiffrcs

caractères

du nom de l'Empereur désigné

de connaître

Japonais.

LECTURE DES DATES.
Exemple:
soit:

^"^^1^+^^
J. C.

se lira:

Suiko Tennd 12^ année,

an 604 ap.
reniai

On

qnera qu'une
le

même année

(du calendrier) ne figure
Ainsi

jamais à la fois dans

règne de deux Empereurs.

l'Emle

pereur Ich'jo abdique en 1011 et son successeur Savjo monte sur
trône en 1012,
Go-IcJiijo

Sairjo-Tennd abdique en 1016 et son successeur
le

prend

pouvoir

en

1017.

La

raison

de

cette

particularité est que les chronologistes Japonais ne font pas

comIls

mencer un règne au jour vrai de l'avènement du souverain.
prennent pour point de départ
calendrier Japonais.
le

1^^ jour de l'année suivante

du

On

sait

par exemple que l'Empereur Ichijo

abdi(juc le 6"^ mois de l'année lOll(^).

Cependant

le

règne de son

successeur, dans les chronologies, ne date que de l'aimée 1012.

On

ne devra donc pas s'étonner de
la

lire

qu'un Empereur est encore

dans

première année de son règne 15 on 18 mois après son avène-

ment.

Pour

les

années postérieures au VI II®

siècle, les
c. a. d.

Japonais pré-

fèrent généi alcment se référer au nengo

indiquer l'ordre

de l'année en question dans

l'ère

à laquelle elle appartient,
soit

tc^
lire les

-ppg^
J.

se

lira:

14"

année de Genroka,
lire

l'.m

1701 après

C.

11 suffit,

pour

une date ainsi écrite, de pouvoir
de connaître
la
l*'

caractères

du nengo
la

et les chiffres et

année dudit

nengo dans

chronologie Européenne.
loin.

On

trouvera tous ces

renseignements plus

On
était

a vu ci-dessus que l'année de l'avènement d'un Empereur

comptée toute entière au règne de son prédécesseur.

Au

contraire,

quand

le

nengo

était

changé, l'année dans laquelle
entière au nengo nouveau.

s'opérait le

changement comptait toute

Si chaque nouvel

Empereur
l'a

avait choisi
dit

un nouveau nengo ^ dès son
la
1*"

avènement, comme on

par erreur,

année de

l'ère

(1)

Par suite de

la

différence

du calendrier Japonais

et

du calendrier

Grégorien, cette abdication se place en réalité au mois de juillet de notre année
1011.

LECTURE DES DATES.

3

nouvelle eût figuré au règne de son prédécesseur dans les chronologies.
]1 est facile

cependant de constater
le

le contraire.

C'est que
deuil

l'Empereur ne changeait
e. a.

nengo qu'à l'expiration de son

d.

dans l'année qui suivait son avènement.

Toutefois de la

rétroactivité

du nengo

il

résulte

qu'un acte

est parfois date
Aiîisi

d'une

année qu'on ne trouve pas dans
des actes datés de la 9® année de
logies font
fait

les chronologies.

on trouve

Encho

(931), alors que les chrono-

durer cette ère 8 ans seulement.
le

C'est que l'acte fut

avant

choix du nengo suivant.
serait,

La recherche d'une date

en somme, assez simple,

si la

place de chaque année dans un règne ou une ère était indiquée par

un chiffre, comme nous l'avons supposé

jusqu'ici.

Par malheur,

les

Japonais avaient empruiité aux Chinois et employaient générale-

ment
était

ce que

j'ai

appelé

le

système du cycle sexagénaire.
séries

Ce

cycle

formé

de-

60 combinaisons des 2

de signes appelés res-

pectivemeut Ju-nl-shi et JiJckan.

La
la

P série

comprenait 12 signes {Ju-ni-shi) dont nous donnons

prononciation et la traduction.

^

LECTURE DES DATES.
Les mots
la
Ki., Ili,

Tsuchi,
:

Ka

et Mizti désignent les 5 éléments de

cosmogonie Chinoise

Le

bois, le feu, la terre, le métal et l'eau.

En rapprochant
1

et répétant indéfiniment les Ju-ni-shl et les

JikJcan, on obtenait les 60 combinaisons suivantes:

¥?

LECTURE DES DATES.
Aucune
ère Japonaise n'ayant duré

60 ans,

la

même

combinai-

son des Juni-shi et JikJcan n'a pu se reproduii*e 2 fois dan^ la
ère.

même
Japoen est

Aucune confusion n'est donc
:

possible

quand
du

l'écrivain
cycle.
Il

nais nous donne

1*^

le

nengo, 2°

les 2 signes
le

de

même quand

le

nen-go est remplacé par
le

qui a régné moins de 60 ans (ce qui est

nom d'un Empereur cas poar tous les EmMais comme
ils

pereurs postérieurs au IV® Siècle) (').

Pour ceux qui ont régné
ap-

plus de 60 ans, une confusion est possible.

partiennent à des époques

ji

demi-fabuleuses, l'inconvénient est

minime.

Le système que nous venons d'exposer,
Malbeureusement, en datant
les

s'il

est

compliqué,
parfaite.
livres,
les

permet du moins d'arriver à une précision presque

documents ou

les

auteurs omettent parfois l'un ou l'autre de ces signes, tous indispensables cependant (*).

Tantôt

ils

indiquent

le

nengo
(').

et l'un

des ji(-ni-shi seulement, t;intôt le nengo est oublié

Ainsi la

même

date 1701 s'écrira

:

De

pareilles indications,

suffisantes

pour

les

contemporains, ne
Ainsi la com-

laissent p:is

que d'être embarrassantes pour nous.

la 1^ année de chaque ère ne correspond pas combinaison du cycle sexagénaire (Ep^)? Ce sont 2 procédés de supputation des années indépendants l'un de l'autre, qui se suivent pour On ne recommence la série des 60 signes que quand ainsi dire parallèlement. (1) Est-il

besoin d'ajouter que

du tout à

la 1^

la

précédente est épuisée.
(2)

Nous mêmes datons

parfois nos lettres

dune

façon

analogue;

{

15

2Iii>

88; ou: Mardi 15 Ifui.)
(3)

Rien de plus fréquent dans

les

documents,

même officiels,

de l'époque
ea.s

des Tokugawa.
là.

Toutefois l'indication du mois existe toujours dans ces

6

LECTURE DES DATES.
-^2
^^ l'eprésentant tous les

binaisoii

60 ans, ou peut
,

hésiter, si
11 est

ou

la trouve seule, entre les

années 164]

1701, 1761

etc.

^uste

U'îijouter

que presque toujours une étude

attentif e
les

du document
doutes.
l'an-

permettra de suppléer à ce qui manque, et lèvera

Nous n'avons
née

jusqu'ici reclierclié

que
et

le

moNcn de trouver

d'une date.
:

Quant aux mois

aus jours, on

les désignait,

par un chiffre

Ex

:

3iHE9

4^

j<5"i'

du 5^ mois

(*)

;

on ainsi:
c, a. d.

^^jt^^^^^
P année,
et

Ere de Tai-kày

3® mois, Ka-no-e Miima{^).

Nous renvoyons ceux
la supputation

qui désireraient de plus amples détails sur

des mois

jours à l'excellent travail
tahlea),

de

M.

Bramsen [Japanese chronological

nous bornant à quel-

ques remarques strictement indispensables.

Les Japonais, en empruntant aux Chinois
d'où la nécessité, pour rétablir

leur

calendrier,
:

avaient adopté pour l'année civile le mois lunaire de 29 ou 30 jours
la

correspondance des mois aux

saisons, d'intercaler tous les 33 mois

un mois supplémentaire.
le

Ce

mois, de 29 ou 30 jours lui-même, prenait

nom

(')

du mois prés'il

cédent avec
2" mois).

le

préfixe

:

Uruo (Ex

:

Urno

ni gafsu,

suivait le

Le premier jour de l'année Japonaise ne correspond jamais au 1" Janvier de l'année Européenne. C'est ainsi que le premier
(1)

Quelquefois encore l'écrivain Japonais détermine

le

mois au moyen de

la saison.

Ex

;

^r^

Il suffit

l'été le

mois du printemps. que le printemps commençait le 1*' jour du 1" du 4e, l'automne le le du 7e' et l'hiver le 1" du IQe.
alors de savoir

2e

1er

mois;

(2) Quoique les mois aient leur place daus le cycle, jamais on ne s'en sert dans l'indication des dates. Pour les jours même, ce mode de désignation est hors d'usage depuis plusieurs siècles. (3)

L'usage de désigner
guère que pour

les

mois,

comme

chez nous, par des

noms

distincts

n'existait

le 1*', le 11® et le 12**.

par leur numéro d'ordre.
plus bas.)

Les autres étaient indiqués Cependant chaque mois avait son nom. (Voir

LECTURE DES DATES.
jour de la 14° annnée de GenroJcu correspond au 8 Février 1701;
le

1" jour de l'année suivante, au 28 Janvier 1702
que
tel fait,

etc.

Il

en

résulte
telle

rapporté dans les chronologies Japonaises à
chrétienne,

année de
(

l'ère

appartient eu réalité à l'année
tai'd

suivante

l'année Japonaise

commence toujours un peu plus
(^).

que l'année Eui'opéeune correspondante)

Devions-nous tenir

compte de ces
exacts,
il

petites erreurs

?

A

vrai dire, pour être absolument

nous eut fallu.

1° Replacer l'avéuement de

chaque Empereur à sa date véritable;
nengo;
ci-dessus,
la date

En

faire autant

pour

les

3" Corriger, conformément à l'observation

d'une partie des

faits

qui eurent lieu dans les deux derniers mois

de chaque année Japonaise,

Ces corrections, à leur place dans

une histoire du Japon, eussent présenté pour nous moins d'avantages que d'inconvénients.
Elles auraient été tout à-fait contraires à

notre but, qui est de faciliter l'étude des historiens et la lecture des

documents Japonais.

Nous avons donc préféré Chacun

suivre le système

des chronologies Japonaises.

d'ailleurs peut, à l'aide des

indications ci-dessus données, remédier en partie à leurs incorrections.

Caractères utiles à connaître pour

lire les dates.

Nen
Gafsu

année

•^^^3Iinazuki

Juin
Juillet

Gioan-n€7i 1® année

"^^

FumizuJci
HaziiJci

Mois

Sho-gafsu Janvier

^^ ^^
jji^

Août
Septembre
iJci

liagazuJcl

Kisa ragi Fé v r ier

t^

^ Kaminashi
ShimofsnJci
Shiivasu

Octobi'e

Yayol
VzuJci
SntsiiJci

Mars
Avril
^tai

fj^ i^^

Novembre
Décembre

(1)

D'après

les calculs

de M. Bramsen

(loc. cit.) le

retard est exactement de

17 à séjours.

R

LISTE DES EMPEREURS.
Ankan

10

LISTE DES EMPEREURS.
Go-Nara

LISTE DES EMPEREURS.
Kimmei

11

12

LISTE

LISTE DES SHOGUN
Yomel,

13

586- 587

f Yôzei
Yûriakii

877- 881 457- 479

>o^:-:*0'

LISTE DES SHOaUN DEPUIS YORITOMO

PAR ORDRE ALPHABETIQUE. (^)
T. Hidetada.
Hideyori.
S,
'J\

1605-1622

S.
S.

Morinaga ou
Moriyoshi.

1333-1335
1252-1265

1600-1602
1289-1307
V. Keiki.

Hisa-akira.

S.

Munetaka.

Hitotsubashi.

M. Sauetomo.
A. Takanji.
T, Tsnnayosbi.

1203-1219
1337-1357

T. lycyasu. T. lyeharu.
J'.

1603-1601 1762-1786 1623-1649

1681-1708
1192-1199

lyeinitsu.

M.

Yoritouio.

T. lyeniochi.

1858-1866
1787-1837

F. Yoritsngn.

1244-1251

T. lycnari.
T. lyeuobu.

F. Yoritsuuc.

1220-1243
1199-1203 1568-1573 1358-1367

1709-1712 1838-1852

M.
A.

Yoriiye.

T. Tyeiiori. T. lyesada.
T. lycshige.

A. Yoslii-aki.
Y'^os.bi-akira.

1853-1858
1745-176L
V. lyeiiori.

A. Y'osbibarn.
A.
Y'oshiliisa.

1521-1515
1472-1489
V.

T. lyetoshi.
']'.

lyetsuna.

1649-1680
1713-1715

T. Y'osbihisa.

Keiki.

T, lyetsngn. T. Keiki.
S.

A. Yosbikatsn.

1441-1448
1423-1425
1449-1471

1866-1867
1266-1289

A. Yosbikazn.
A. Y'^osbimasa.

Koreyasu.

S. Morikuni.

1308-1333

A. Yosbimitsu.

1368-1393

(1) La lettre M. placée devant le nom indique un descendant de Yoritomo (Les A><hikaga et les Tokugawu descendaient des Miuamoto, mais non de Yoritomo) ; La lettre F. un Fujiwara, la lettre S. un Prince impérial, la lettre A.

un Ashikaga

et la lettre

T. un Tokvgau-u.

,

14

LISTE DES N E N-G 0.
1394-1422
A. Yoshitanc. 1490-1493(1)

A. Yoshimochi.
T. Yoshiuiuue.

1716-1744
Yoshi-akira.

A. Y'oshiteni. A, Yoshizumi.

1546-1567
1494-1507

A. yoshiuori. A. Yobhiuori.

1428-1440

LISTE DES NEN-aO (ERES)
PAR ORDHE ALPHABETIQUE.
(De 1332 à 1392
les

(^)

nengo sont suivis d'un N. ou d'un S. selon

qu'ils appartiennent à la

Cour du Nord ou à

celle

du Sud).

An-ei(')

An-gcn
An-k\va(*)

$^ %%
}^ÎP

1772-1780

Bnn-ki

1501-1504
1861-1863

11751176
968- 969
1854-1859

Bun-kiu

Bun-na N.

1352-1355
1804-1817
1260
1231

An-na
An-sei

Bun-kwa
Bun-ô
Bun-reki

Au-tei

1227-1228
V.

Anwa
Biô-ji

An-k\va

Bun-riaku

V. Hei-ji

Bun-roku
Bun-sei
Bun-sliô

1592-1595

Bum-mei
Bura-pô

1469-1486

1818-1829
1466
V.

1317-1318
1444-1448

Bun-an
Bun-chû. S.
Bun-ei

Buu-wa
Chô-gen
Chô-liô

Bun-na

^4*

1372-1374 1264-1274
1185-1189
il

1028-1036

^^
^îô
1493,
les

999-1003
1101-1105

Bun-ji
(1)

Chô

ji

Renversé en

reprit le pouvoir de 1508 à 1520.

(2) Plus
(3)

lom on

trouvera dans l'ordre chronologique.
et

Beaucoup de Japonais prononcent " Anyei "

plupart des mots que nous avons écrit par un

E

de

même

pour

la

placé

au commencement du

mot ou de

la syllabe (Teiiki,

Yen-yu etc.)

(4) Vulgairement on prononce " An-ka " et de même dans les mots analogues: "Cho-kan, Tai-ka, Kam-hiin " pour "Cho-kwaii, Tai-kwa, Ktca-hun"

LISTE DES NEN-GO.
Cliô-jô

15

16

LISTE DES NEN-GO.

Gen-kô

LISTE DES NEX-G(X
K;i-sli5

18

LISTE DES N EX-GO.
Shc3-tai

19

CHEONOLOGIE.

Epoque Légendaire.
Av.J. C.

Soumission du Japon nnéridional
Ennpereurs.

et central

aux

Av.

J.

C.

Les Coréens introduisent au Japon
Chinoise.

23
la civilisation

Ap.

J.

C.

24

Fréquentes interventions des Japonais en Corée.

Ap.

J.

C.

25

Débuts de la propagation du Bouddhisme au Japon. Propagation de la civilisation Chinoise au Japon.

Ap.J.C.

26

Le Japon emprunte a

la

Chine ses

institutions.

Ap
J.C.

Le Japon emprunte à

la

Chine ses

institutions.

Ap.
J.C.

28
Brillante période de réfornies politiques et

administratives.

,^g;

Reformes administratives

et législatives.

Triomphe du Bouddnisme sur l'ancienne

religion.

f8:

30

Triomphe du Bouddhisine sur l'ancienne religion.

tè:

31

Décadence de

pviissanee des Empereurs. fluence des Fujiwara.
la

In-

."g:

32

Toute-puissance des

Fuinnirn

dans

le

Gouvernement.

."S:

33

Grands progrès de

la

peinture

(Kanaoka) et

de

la

littérature chinoise.

Ap.jAn. du
J. C.!

cycle.

Eres.

Faits Principaux.
du Buntoku Jiisu Eokit

879

a^
Xit

Rétbiction
(hist.)

884 885 888

Destitution de Yozei Tennô,

Avènement de Kôkô-Texxô.
Avènement d'UDA-TENXÔ. Création
des fonctions de

Kivamhaka pour Mo-

iotsune Fujiioara.

889

e @

Kicampei

Emission d'un nouvelle monnaie de
cuivre.(')

8921

^

9^

Michizane rédige
shi (hist.)

le

Hui-Ju

koka

897

T B
Shofai

Abdication à^Uda-Tennô.

898
901

Avènement de

I)AiGO--Tt:xy5.

Engi

]XéA'Ac\\o\\à\\San-dai j itsu-rokit{\\\fi,i.)

905

Rédaction du Kokin
poésies.)

s/^w

(Recueil de

907

T
9

JHJ

Rédaction de V Engi-kaka

(lêgisl.)

Emission d'une nouvelle moimaie de
cuivre.(^)

914

,«$

Myoslii Kyotsura adresse à l'Empereur
célèbre.)

un

mémoire

politique

(resté

923
927

51

*

'Encho

Rédaction de Y Engihikii^é^^û.')
Légende: Kwumpei Tai-hô

(1)

g

"jp

(2)

Légende

Eiigi Txu-ho

S

â-.
Mit

34

Mauvaise administration

def5

FHjîrrrt7'n!.

Déf5ordres,.

brigandages

etc.

A p.
.1.

An. du

C. cycle.

L'autorité des

Empereurs
plus

nnent de

la

35 est méconnue— Commenoebrillante époque de la littérature

Japonaise.

A p.
J.C.

Formation du réginie

féodal..

Commencement de la
Ap.
J.C.

puissance

rhilitaire

des bonzes.

Rivalité des

deux familles Taira <ou Minamoto (ou Gejiji}.

37

HeikO et

Ap.lAn. du J.C cycle

Eres.

Faits principaux.

Abdication de Toha-Tennd,

Tenji
Taiji

Avéïieuieut de

Sutoku-Tlxnô.

Tenshd
Chnjô

Hô-en
Eiji
Abdication de Sidokn-TennG,

Kôji
Ten-yô
Kiii-an

Avènement de Koxok-Texxô.

Nimpel
Kiu-ju
L'ey -Empereur
reprendre
gen.
le

Hô-gen

Sutoîcic

cherche à

pouvoir.
est

Guerre de H'^-

Sutoku

vaincu par Taira no

Kiijômori.

Avènement de Go-Shiea-

kawa-Texxô.
Abdication

de

GoShirakawa-

Tcnnd.
Heljb
Révolte

de

Yoshitomo

Mbmmoto

contre l'Kmpereur.

Guerre de Eeiji,

Avènement de Nijô-Texxô.
Eireki
ri

Victoire

du

parti Impérial.

Kigômoles

Taira massacre ou bannit tous
et
les

membres

principaux partisans

de la famille Minamoto.
2i^

G

0-ho

Toute-puJssanee

et

chute des

Taira.

Ap.
J.C

39

Régime

féodal. Brillante période artistiqvie (.Nobuzanc, Tamchisa Tosa Tsunetaka etc.) et littéraire.

Ap. An. du
J.C. cycle.

40

Toute-puissanee des IIôjô dans le Gouvernement. Commencement de la décadence littéraire.

A p.
J.C

41

Faiblesse des Empereurs et des shogun Bonne administration des Hôjô. Prospérité du pays. Eclat de l'école de Tnsa. (.peinture')

A p.
J.C.

42

Ap.
J.C

43

Ap
J.C.

44

Ap. An. du Eres
J.C. cycle.

Eres.

Sud

Nord.

Faits Principaux.

pare de KamaTcura et niassïicre
les

Hôjô. Déposition de Kôgon-

Tennô.
devient

Le

Piùiicc

Morinriga

shdgun{^).

Première

émission de papier-monnaie.

1331

;^

Emission d'une nouvelle
naie de cni\
re^^^).

mondu

liédaction
(légis.)

Kemmu-shiki-moku
1335

t.^

AshiJcaga Taka-i/ji, envoyé

b.

Kamakura^ pour réprimer une
insurrection, se proclame shogun
et

commence

les hostilitt's

contre

Go-Daigo-Tennd.
Mïdera{^).
1336

Guerre de

nïf^

Engen

Kemmu

Défaite des troupes Impériales

à Minato-gatoa.

Ketraite de

Go-D(iigo à Yoshino. Tuka-uji
'proclame

Empereur

Kô.Miô-

Tkxno(*).
1337

T

21

Kdmin-Tennn donne
.shôgnn

le titre

de

à Taka-vji

(^)

1338
(l)Dès
(2)

Re^l-o

Mort de Go~Daiqo-Tennn.

lors les shogun habitèrent Kyoto.

Légende

:

Kcii-ko„ Tsu-hô

g

l$

(3) L'Empereur était soutenu par les bonzes de M'ulcra. (I) Depuis lors, jusqu'en 1892, le Japon eut deux Empereurs, cnnstam-

mcnt en guerre
tenait à Kyoto.

l'un contre

lautrc.

La Cour dts T->npcrours du Nord

se

(5) Ainsi

commence

la

dynastie des bhbquit d'Ashikaga.

45

46

Affaiblissement de l'nutorité des «t/fôçHw. Indépendance croissante des rfrtîHifjyo. Guerres civiles — Débuts de l'école

Chinoise de peint\ire

(.Meiehûy.

Ap.
J.C.

47

Renaissance artistique. Perfection des laques. Progrès de l'école Chinoise iJosetsu, Shubun, Scuskiu}. Guerres civiles. Ruine du pouvoir des shôgtuu

Ay.
J.C.

48

Guerres

civiles.

Misère des populations. Décadence

littéraire.— Suite

du mouvement
Kano').

artistique.

(Ecole de

Ap.

Nobujiaga rétablit l'ordre et l'unité politique.

49

An. du
cycle.

ig
m^

50
Hideyoshi

continue l'œuvre de pacification de Propagation du christianisme.

Nohunaga.

Ap.
J.C.

5t

A p.
J.C.

52

Fin des guerres civilO). Concentration des pouvoirs entre les mains des ro^H^fiwrt.— Renaissance de la
littérature Chinoise.

A p.
J.C.

53

Reformes politiques et législatives. Pouvoir absolu des Tokugawa. — Renaissance des laques.

Ap
1637

An. du
I

J.C cycle.

Eres.

Faits Principaux.

r

5a

Soulèvement des chrétiens à Shimabara.

1638

Défaite et massacre des chrétiens insurgés.

1639

Les

Hollandais(*) sont

relégués à

Deshima. Expulsion des Portugais
1612
lléglemcnt

shogunal obligeant

les

Baimip à
et leiu-s

liabiter alternativement l'ecZo

domaines.

1644

Shn-hô

Avènement de Go Kômei Tennô.

1618

1^^

Kei-an
Jyetsiina
Ti/emitsu.

1650

remplace

comme

shàgati

Fabrication des premières

porcelaines de Kutani.

1652

Jà-à

Rédaction du
(hist.)

Nippon v dai

ichl

ran

par Shunsai Hai/ashi

{^).

1653

Construction de l'acqueduc amenant

à Yedo l'eau du Tamagaiva,

1655 1657 1658
1659

Meireki

Avènement de GosAi Tennô.

Tn
Manji

Grand incendie de Yedo.

B^
le

Construction

du pont de Rià-goku,

{Yedo) sur

le

Sumida-gawa.

(1) Dès lors eux seuls eurent
les Chinois.

privilège

tic

commercer avec

le

Japon comme

(2) Cet ouvrage a été traduit eu Français, bou&

le titre

;

Amudcis des Duiris

(Londres) par Khniruth.

54

Renaissance delà littérature Japonaise.— Progrès
de
la

gravure

(Moronobu, Masanobu etc.)

Ecole des

Ukiyo-c.

tt

55

An. du

56

Naissance de réeole de peinture naturaliste iOhiO. L'école des Uhiyo-e et la gravure atteignent à leur

apogée

iUtamaro, Eishi, Hohusai etc.)
CKioden, Baliin etc.)

Apparition des prieipaux romanciers

Ap.
J.C.

57

tZ:

ss

Entente des grands

Dahnyô pour s'affranchir l'autorité du Shôr/ioi,

de

Ap
J.C.

59

Restauration du pouvoir impérial sur ses anciennes bases.

An. du
cycle.

Eres.

Faits Principaux.
Avènement de l'Empereur MutsfHITO.

T

iJH

— Arrivée à Yedo d'une mission
^'ictoires
les

militaire Française.

jz

m

MpijI

Abolition du shôgunat.

des

Impéiianx sur

partisans

dos

ToJciigaioa
etc.)

{Fushimi,

Yedo,
les

Aizuj
traités

L'Kmpei-enr
les

ratifie

avec

puissances
sont

étrangères.

Kobe,

OsaJcaj

ouverts

aux

étrangers.

EB

Ouverture de

Niigata et Yedo au
Fixation de la

commerce étranger.

résidence Imjiéiiale à Yedo.
la résistance des partisans des
toa {HaJcodafe).

Fin de

Tohuga-

^*

Abolition du régime féodal par suite

de la suppression des

fiefs

(han).
officielle

Premiers essais de colonisation
à Yezo.

Emission des monnaies de
Rédaction d'un noukô-o-ei).

type Européen

veau Code Pénal (skin-rifsu

i* m m

Adoption du calendrier Grégorien.
Ouverture du chemin de fer de Yedo
à YoJcohama.

Incendie du
do.

palai.^

Impérial à

Ye-

Correction du Code Pénal {Kai-

fei-Ritsii-rei),

60

Réorganisation administrative.

Revolutioi

économique.

Ap.
J.C.

LISTE DES DAIMYO
RANGES DANS L'ORDRE ALPHABETIQUE
DES FAMILLES.
3i*:c

Les abréviations par nous adoptées nécessitent quelques brèves
explications.

Le nom de chaque famille ou maison
des lettres suivantes: F, T, S, K.

se trouve suivi de l'une

Fudai Daimyô c'est-à-dire ceux qui éi^aient consicomme vassaux de la famille ToTcagatoa (^). T désigne les Tozama Daimyô c'est à-dire ceux qui étaient considérés plutôt comme égaux que comme vassaux de la famille

F

désigne les

dérés

Tohugaii'a,

S désigne

les

San-ke (ou Go-san-Jce, en usant de

la particule

honorifique,) c'est à dire les 3 branches de la famille

Tokugawa qui

pouvaient, à défaut d'héritier dans la branche à'Yedo, fournir des
shogitn.

K

désigne les

Kamon

c. a. d.

toutes les autres branches de la

famille ToJciigaiva.

Mats,

est

pour Mntsadairay nom qu'un certain nombre de
le

familles nobles étaient autorisées à porter.

Les nombres placés en caractères gras sous
correspondent aux numéros placés sous les
celle-ci.

nom de la famille mon (armoiries) de

Dans
tive,

la la

seconde colonne se trouve l'origine, au moins approximamaison.

de

Au
riz,
litres.

dessous nous donnons
versl850.

la

quantité de ses

revenus par koku de
était d'environ

Le

Jcoku (prononcez: Jcokou)

180

(1) Sur le mot Fudai, eomnu' sur quelques autres qui peuvent embarrasser, on trouvera de plus amples renseignements dans le dictionnaire qui terminera l'ouvrage.

LISTE DES DAIMYO
Enfin dans
fainille, vers
la 3*

colonne on trouvera le lieu de résidence de la

1850, avec la date à laquelle remonte cette résidence.

Les noms en italiques désignent des familles disparues ou d'anciennes résidences.

Un exemple
Abe
:

suffira.

Pour

la l^ famille

on

lira

:

Maison de fudai-daimyô. Voir pour les mon les Nos 144 et 174. Le chef de cette maison fut créé daimyb vers 1600 (par con-

séquent par les Tokuganm).

Kn 1850

Revenus annuels: 100,000 koJcu de riz. la famille ^ie habitait FuJcayama{^vo\\ncQ de Bingo),
Dickson (Japan)
et

ce depuis 1710.

MM. W.

Van

de Polder {la Patrie Japoutiles,

naise) ont publié sur la noblesse

du Japon des travaux fort

mais en se plaçant,

le

second surtout, à un point de vue d'actualité

qui n'est pas le nôtre.

Malgré notre dé^ir d'être complets,
liste

même

pour

le

passé, nous devions nous restreindre.

Aussi n'avons nous
disparues qui

donné place dans notre

qu'à

celles des familles

ont joué dans l'histoire un rôle important.

LISTE DES DAIMYO.

63

Familles
Abr. (Fj 144. 174.
(F) 148. 173.

Origine

et

fortune

Résidence
Dep. 1710Fuku-

Annobl. v. 1600. 100,000 k.
Br. cad. annobl. v. 1624.

yama

(Bingo).

Abe

Dep. 1823 Shira-

—100,000

k.

kawa (Mutsu).
Dep. 1710 Sanukî (Kazusa).

Abe. (F)
144. 172.

Br. cad. annobl. v. 1651.

—16,000
en 1455.

k.

AJcantatsu.

Appar. au
Annobl. 60 000 k.
v.

Xir

S^; dispar.

Sat/ô

{Harima).

Akimoto. (F)
122. 277.

1604.

Dep. 1845 Tatebayasbi (Kôzuke).
Dep. 1645 Miharu (Mutsu).

Ak'ITA. (T)
35. 271.

Appai'. an commenceni. du

XV'

b^— 50,000 k.
S^. k.

Akizuki.(T)
3. 81.

Appar. au Xl^
27,000

284.

Dep. 1600 Takanabe (Hiuga).
{Izumo)
Dep. 17050kabe (Musasbi)

Amago.
Ambe. (F)
188. 236.

Du XV^ S^
Annobl. 20,000 k.
V.

à 1566.
1649..

Andô. (F)
42. 247.

Annobl. 50,000 k.

V.

1607.

Dep. 1756 Taira
(^)
p.

(Mutsu).

AoKi. (T)
138. 307.

Annobl. (1588) tomi.— 10,000 k.
Annobl. 60,000 k.
18,000 k.
des
V.

Toyo-

Dep. 1624 env. Asada (Settsu).

AOYAMA. (F) 48. 108. 186.
AOTAMA. (F)
48. 108. 155.

l602.

Dep. 1748 Sasa-

yama (Tamba).
en 1619.

Br. cad. annobl.

Dep. 1758 Haîhiman (Mino).

Aeima. (T)
3. 94. 192.

201.

Fam. issue au XIV' S' Akamatsu de Hariuia.
Br. cad. annobl. en 1841.

Dep. 1621

Ku-

rume (Cbikugo).
Fukiage('')(Sbi-

210,000 k.

Aeima. (T)
94. 19:i. 201.

10,000 k.
de

mozuke).

Aeima. (F)
110. 122.

Appar. au XII® S® prov. mzen{^).— 50, 000 k.

Dep. 1695 Maruoka (Ecbizen).

(1) Taira ou Iwakidaira. (2) Ti'absenee de date indique (^ue, depuis son annoblissement, eette famille a toujours résidé au même endroit, Fukiage. (3) Bien entendu c'est une famille tout à fait distincte des deux préi^édentes, puisque nous en mettons pas " Br. cad."

64

LISTE DES DAIMYO.

Familles

,

LISTE DES DAIMYO.

65

Familles
JJashiba.

Origine et fortune

Résidence

Nom
1585.

de

Hideyoshi

av.

Haiakeyama,

Appar.

auxXIPetXIirSe^
S%

Kepar. du XI V« au XVI"'

Musashi. Takaya {Varnashiro).

Hayashi. (F)
3.

195. 219.

Anuobl. 10,000 k. Anuobl.

p.

les

Tokugawa
Tovotonii

Kaibuclu
zusa).

(Ka-

HlJIKATA.(T)
152. 192.

p.

Dep. 1600 Ko-

(1583).— 10,000 k.
Descend d'un frère
d'Iyeyasu
utérin.

mono

(Ise).

H ISA MATS U
Matsud. (F)
64. 161.

I)ep.

1661 Tako

anuobl. (1583) p. 'royotomi.— 10,000 k.

(Shiuiosa).

HiSAMATSU Matsud. (F)
162. 249.

Br. cad. issue des Matsu dairade Matsuyama, anuobl. en 1635.-30,000 k.

luiaharu (lyo).

Hitotsu-YaXAGI. (T)
191. 211.

Anuobl. (1585) p. Tovoto-

Dep.

1636 Ono

mi.— 10.000

k.

(Hariuia).

Hitotsu-Yanagi. (T)
191. 211.

Br. cad. anuobl. en 1636.

Komatsu

(lyo).

10,000

k.

Hôjô.

Shikken de 1205 à 1333.

Kamakura.

Hôjô. (Tj
29. 215.

Dep. 1600 env. Pend, le XVl" S" résid. à (JdawaraiSagamC). 10,000k, Sayania(Ka\vachi).

HOXDA. (F)
8. 85.

Ainiobl. V. 1588.

Dep. 1769 Okazaki (Mikawa).

252.

50,000
lir.

k.

Honda. (F)
8. 85.

cad. anuobl. en 1639.
k.

Dep.

1679

Ya-

10,000

niazaki (Hariuia).

HON-DA. (F)
8. 252.

Br. cad. anuobl. eu 1626.

Dep. 1746 Izumi

20,000 k.
(F)
Ainiobl. en 1590.

(M ut su).
Dep. 1730 Tauaka (Surug-a).

Honda.
8. 251.

10,000 k.

Honda. (F)
8.

252.

Anuobl. eu 1601. 60,000 k.
Br. cad. de la i)récéd. fain.

Dep. 1651 Zeze
(Omi).

Honda. (F)
8.

Dep. 1732 Kanibc(Ise).

251.

auuoU. eu 1679.-15,000 k.

66

LISTE DES DAIYMO.

Familles
Honda. (F)
8.

Origine
Anuobl. 20,000 k.

et

fortune

Résidence
iiyania nauo,^
(Shi-

V.

1717.

251 300.

HoNJô Mats.
(F) 207. 269. 296.

Anuobl. en 1688. 70,000 k.
Br.
c;ul.

Dep.

1758 Mi(Mi-

yatsu (Tango).

Ho>'JÔ(F)
207. 269. 296.

anuobl. eu 1705.

Takatomi
no).

10,000 k.

HoEi. (T)
51.60. 102.184.

Anuobl.

V.

1568. p.
k.

Ota

Dep.

1673 Ida

Nob.— 17,000

(Sbinauo).

HoRi. (T)
119. 201.

Anuobl. V. 159S p. Toyotoini.— 30,000 k.
Br. Cad. anuobl. v. 1610. 10,000. k.

Dep. 1644 Murauiatsu (Ecbigo).

H OBI. (T) 119. 229.
HoRi. (F)
119. 201.
llorio.

Dep. 1615 Susaka (Sbinauo).
Dep.
1698 Shiiya (Kcbigo).

Antre

br.

cad. anuobl. v.
k.

1633.-10,000

De

15 S6 euvir. à 1626.

Mat sue {Iziimo).
Dept. 1746 Sakura (Sbiuiosa).

Horita(i)(F)
121. 222.

Anuobl. en 1625. 110,000 k.
Br. cad. anuobl. en 1682.

Horiïa(^)(F)
121.

Dep. 1698 Mya-

10,000 k.

gawa
,

(Onii^\

Horita(^)(F)
95. 121.

Autre

br. cad.

anuobl. en

Dep. J826 Sauo
(Sl)iuiozuke).

1684.— 16, 000

k.

HosmxA. (K)
82. 156.

Appar. V. la fin du XV r S" à ShincDio.— 20,000 k.

Dep.

1618 lino

(Kazusa).

HoshinaMats
5.

10.

(F)

Issue d'un fils cadet de Dep. 1643 Ai/u Hidetada. Anuobl. eu 1631.— (Mntsu). 230,000 k.

Bosokc

XIU* S" du XIV*
HOSOKAWA.
4.98.150.234.(T)

du XI T et au Kafsu-ura Mikaim-, (Awa). S* à 1552 occupe Shikoku et Tamha.
V.
la
fin

réside à

Br. cad

;

appar.

v.

la fin

Dep.

1632 Ku-

du

XIV S^—

51O,CO0k.

raauioto (Higo).

HOSOKAWA.
4. 150.

Br. cad. anuol)l. eu 1646.

Uto (Higo).

(T)

30,000 k.

(1)

On

pnjiujiKi' liabitmllemeiit

:

Rotta.

LISTE DES DAIMYO.

67

Familles
HOSOKAWA.
151. 184. (ï)

Origine et fortune
Autre
br. cad.

Résidence
Dep.

aimobl. en

1617

Ya-

1609.-16,000
Anuobl.
p.

k.

tabe (Hitaclii).
v.

ICHIHASHI.
86. 172. 216. (T)
II. (F) 141. 197. II. (F) 141. 197.

Ota Xob.
k.
le

Dep. 1620 Niashôji (Omi).

1568.-18,000
Appar.
V.

milieu
k.

du

xvr s^— 350,000
Bi-.

Dep. 1604 Hikone (Onii).

cad. annobl. en 1615.

Dep. 1706 Yoita
(Ecbigo).

20,000 k.
Annobl. p. Ota 315,000 k.
v.

Ikeda. (T)
20. 93. 289.

1568.

Dep. 1603 Oka-

yama
;

(Bizen).

Ikkda. (T)
5. 10. 22.

Br. cad. annobl. en 1603
alliée

Tottori (Inaba).

aux Tokug. p. une d'Iyeyasu.— 325,000 k.
Annobl. p. par. eu 1640.

fille

Ile orna.

Toyotomi

;

dis-

Prov. (VI110.
FacJiu {Sartiga).

Imaga icu

.

Appar. au XI V"
par. en 1568.

S^

dis-

Inaba. (F)
242. 301.

Annobl.
50,000 k.

p.

Ota (1564).
ki
v.

Dep. 160O Usu(Bungo).

IXABA. (F)
95. 242.

Br. cad. annobl.

1588.

100,000 k.
Br. cad. annobl. v. 1781.

Dep. 1723 Yodo (Yamasbiro).

Inaba. (F)
95. 242.

Dep. 1789 Tate-

10,000 k.

yama (Awa).
Dep. 1725 Toba (Sbima).

IXAGAKI. (F)
52. 64.

Annobl. en 1615. 30,000 k.
Br. cad. annobl. en 1684. 13,000 k.

Inagaki. (F)
52
64.

Dep.l698Y"amanoue (Omi).

IXOT-H. (F) 198. 282.

Annobl en 1615.
60,000 k.
Br. cad, annobl. en 1640.

Dep. 1845 Hamamatsu (Totomi).
Dep. 1676 Takaoka (Sbimosa).

Inoue. (F)
198. 282.

10,000 k.
Br. cad. annobl. en 1713.

ÏNOUE. (F)
198. 282.
Ishi.du.

Dep. 1789 Sbimotsuma(Hitaclii).

10,000 k.

Annobl.
(1583-1600).

p.

Toyotomi

Sdwayama
{Omi).

LISTE DES DAIMYO.

Familles
ISHIKAWA (K)
91. 96. 184.

Origine
60,000 k.

et

fortune

Résidence
Uep. 1744 Ka-

Aniiobl. en 1590.

meyama
aunobl. en 1651.

(Lse).

ISHIKAWA.
92. 181.

(F)

Br. cîid 20,000 k.

Dep. Dep.
(Hinga).

1732 Shi1588 Obi
(Bicliu).

modate (Hitacbi).
<au

ITÔ. (T)

127. 149.
ITÔ. (T) 127. 152. 285.

Appar. 50,000 k.
10,000 k.

XIV S^

Annobl. en 1615.
Annohl. 50,000 k.
1609.

Okada

Itakuea. (F) 153. 193. 213.
Itakura. (F)
153,
192.

v.

Dep. 1744 Matsnyama (Hichu).

Br. Cad. annobl. en 1624.

30,000 k.

Dep. 1702 Fuknsliima (Mutsu),

Ftakuea. (F)
153. 192.

Autre

br. cad. annobl.

en

1661.— 30,000

k.

Dep. 1749 Annaka (Kôzuke). Dep. 1699 Niwase (Bicbu).

Itakura. (F)
153. 192.

Antre br. cad. annobl. en

1683.-20,000 k.
Kenionteau XIl"
20,000 k.
S*.

Iwaki.
3.

Ivameda(Dewa),
Dep. 1617 Tsu.
\yauo (Iwanii).

179.

Ka:mei. (T) 200. 204.

Annobl.

p.

Toyotomi
k.

v.

1583.-43,000

Kan5. (F)
72. 278.

Annobl. eu 1726. 10,000 k.

Dep. 1801 env. Ichinomiya (Kazusa).

Katagiri. (T)
119. 225.

Annobl.
Annobl.

p.

Toyotomi en
k.

Dep. 1600 Koizunii (Yaniato).

1595.-10,000
p.

Katô. (T)
41. 184. 224.

Toyotomi '
k.

v.

Dep. 1617 Ôsu
(lyo).

1682.— 60,ai0

Katô. (F)
184.

Br. cad. annobl. eu 1623. 10,000 k.

Nîya ou Sbinya
Dep. 1712 Minakucbi (Onii).

Katô. (F)
41. 184.

Annobl.

p.

Toyotomi

v.

1586. 25,000 k.

Katô.

Appar.
1632.

V.

1586; dispar.

v.

Kumamoto
{Higo).

Kikkawa
(l)

(^).

Iwakuui (Suwo).

La

iiublcssc de cette famille est contestée.

LISTE DES DAIMYO.

Familles

70

LISTE DES DAIMYO.

Familles
Makino. (F)
1. 3. 74.

Origine
Annobl.

et

fortune
Toyotonii
v.

Résidence
Dep. 1618 Nagaoka (Ecbigo).

p.

297.

1588.-70,000

k.

Makixo. (F)
74. 297.

Dep. 1747 KaBr. cad. annobl. en 1680. sama (Hitachi). 80,000 k.
Annobl. en 1633. 35,000 k.
Annobl. en 1631. 15,000 k.

Makixo. (F)
1.

73. 152.

Dep. 1668 Tanabe (Tango).

Makino. (F)
74. 152.

Dep. 1702 Ko-

muro (Sbiuano).
v.

Maeda.
160.

(T)

Annobl.

p.

Ota Nob.
k.

Dep. 1583 Kana-

1570.— 1027,000
(T)

/awa

(Kagii).

Maeda.
160.

Br. cad. annobl. en 1639. 100,000 k.

Toyaîna(Ktcliu).

Makda. (T)
160.

Autre br. cad. annobl. en

Daisbo3i(Kaga).

1639.-100,000
(T)

k.

Maeda.
162.

Annol)l. en 1616.

Nanukaiclii(Kôzuke).

10,000 k.

Manabe. (F)
239. 286.

Annobl. en 1706. 50,000 k.
Annobl. en 1617. 20,000 k.

Dep.

1720 Sa-

bae (Ecliizon).

Masuyama.
254. 293.
(K)

Dep. 1702 Nagaslnnia (Ise).

5.10.

Dep. 1699 TsuIssue du second fils d'IyeMatsudaika. yania (Mimasaka). annobl. en 1600. (^)(K) yasu
;

100,000 k.

Matsudaika.
5. 12.

Br. cad. annobl. eu 1616.

Dep.

1623 Fu-

(K)

320,000 k.

kui (Kchizen).

Matsudaiea.
5. 11.

Autre br. cad. annobl. en

Dep. 163S
tsue (Izunio).

Ma-

(K)

1623.-186,000 1633.-170,000
Autre br. cad

k.

Matsudaiea.
5.

Autre br. cad. annobl. en
k.

12.

(K)
(K)

Dep. 1767 Kawagoe (Musasbi).
Dep. 16 S2 Aka(Harima).
Hirose (Izunio).

Matsudaiea.
5. 10.

annobl. en
k.

1644.-100,000

slii

5. 11.

Autre br. cad. Matsudaiea. (K) 1666.-30,000 k„
Cotte maison formait avec h-s
7

annobl. eu

(1)

brauelas cadettes

«lui

eu étaient

ibsue.-.

ec (la'on appelait lafaMille d'Eckizen.

LISTE DES DAIMYO.

71

Familles
Matsfdaira.
4. 5. 11.

Origine
Autre

et

fortune

Résidence
Mori (Izumo).

br. cad. annobl. en

(K)

1666.-10,000

k.

4. 5. 12.

Matsudaira. (K)
(K)

Autre br. cad. aunobl. en

Dep. 1717

Itoi.

1673.-10,000

k.

gawa (Kcbigo).
Dep. 1700 Takasu (Miuo)

Matsudaira.
7. 11.

Maison issue des Tokug.i-

wa

— 30,000 k.
Maison

d'Owari; annobl. en 1681.

Matsudaira.
5. 10.

issue des Toku,^a-

(K)

\va

de Mito, annobl. en 1639. 120,000 k.

Dep. 1612 Takamatsu (Sanuki).
Dep. 1700 Fuchu (Hitacbi).

Matsudaira.
6. 11.

(K)
(K)

Br. cad. issue de la préoéd.;, annobl. en 1661.-20,000 k.

Matsudaira.
6. 11.

Autre br. cad. annobl. en

Dep. 1700 Mori-

1661.-20,000
1681.

k.

yama (Mutsu).
Sbisliido
cbi).

Matsudaira.
6. 11.

Autre br. cad. annobl. en
10,000 k.

(Hita-

(K)

Matsudaira.
H. 11.

Maison issue des Tokuga\va

Saij5 (lyo).

(K)

de Kii ; annobl. en 1670. 30,000 k.

Matsudaira.
5. 12.

Maison

issue

d'un frère

Dep. 1635 Matsuyania (lyo)

(K)

utérin d'Iyeyasu(Hisamatsu); annobl. en 1601.-150,000 k.

Matsudaira.
162. 173.

(K)
(F)

Br. cad. issue de bi pvécéd., annobl. en 1624.— 100,000k.

Dep.

1823 Ki£.

wana
sliiwo

(Ise).

Matsudaira.
9. 78. 259.

Maison (Ogiu)

issue des

Tokugawa

à la tin du

XV S^,

Dep. 1764 Ni(Mikawa).

annobl. en 1587.-60,000 k,

Matsudaira.
77. 2:i7.

(F)

Br. cad. annobl. en 1635. 16,000 k.

Dep. 1703 Okudouo (Mikawa).
Dep. 1702 Iwaniura (Mino).

Matsudaira.
9. 76. 97.

(F)

Autre br. cad. annobl. en 1679.-30,000 k.

Matsudaira.
4. 99. 131.

Brandie
annobl. en

des

Tokuirawa
k.

(F)

1600.— 30,000

Dep. 1697 Kamiyauia (Dewa).

Matsudaira,
4.

100.

(F)

Br. cad. issue de la précéd. annobl. en 1642.-53,000 k.

Dep. 1706 Ueda
(Sbinauo).

Matsudaira.

m.

255.

(F)

Autre br .des Tokngaw; annobl. en 1618.-50,000 k.

Dep. 1748 Kanieyama ('ramba).

72

LISTE DES DAIMYO.

Familles
Matsudaiba.
139. 263.

Origine
nobl. en

et

fortune

Résidence

(F)

Dep. 1774 SbiAutre br. des Tolcuçr. aw 1580.— 70,000 k. mabara (Hizen).

Matsudaiea.
90. 157.

Autre
nobl. eu

br. des

Toku?. ank.

Dep. 16 r>
tsuki (Bungo).

Ki-

(F)

1616.— 32,000

Matsudaiea.
77. 107.

(F)

Autre br. des Tok. annobl. en 1689.-10,000 k.

Dep. 1704 Oshi-

ma

(Suruya).

Matsudaiba.
5. 10.

Maison
60,000 k.

issue

du shogun

Dep. 1836

Ha-

(F)

Ivemitsu, annobl. en 1706.

mada

(Iwanii).

Matsudaiea.
5. 12.

Maison (Okudaira)
d'un
petit-fils

issue
k.

Dep. 1823 Oshi
(Musasbi).

152.

(F)

d'Iyevasu, an-

nobl. en

1602.— 100,000

Matsudaiea.
80. 152. 273. (F)

Br. cad. issue des préoéd., annobl. en 7688.-20,000 k.

Dep. 1767 Obata (Kûzuke). Dep. 1836 Tanakura (Mutsu).

Matsudaiea.
77. 101.

Maison (Matsui) issue des
Toktior.
,

(F)

annobl. v. 1582.

60,000 k.

Matsudaiea.
30. 265.

Br. issue des Tokug.
nobl. en

,

an

Dep. 1703 Otaki
(Kazusa).

(F)

1625.-20,000
Takatsukasa

k.

Matsudaiea.
36. 111.

Maison
nobl. en

ank.

Yada (Kôzukc).
Wakaniatsu
(Mutsu).

(K)
(F)

1709.— 10,000

Matsudaiea.

Voy. Hosbina.

Matsumae.
116. 214.

Appar.

V.

1588.

Matsumae(Yezo),

(T)
(T)

Matsuea.
83. 166. 234.

Remonte au
60,000 k.

XIF S^

Hirato (Hizen).

Matsuea. (T)
83. 118.

Br, cad. annobl. en 16*J9.

Katsunioto
Iki).

(ile

MiYAKE. (F) 158. 257. 279.
Miura.

Annobl. en 1604. 12,000 k.

Dep. 1664 Tawara (Mikawa).

Appar. du XI F S'a 1247.
Annobl. en 1630. 23,000 k.

Miura{ Saga m i),
Dep.
tsuyania saka).
1761.

Miuea. (F)
67. 238.

Ka-

(Mima-

LISTE DES DAIMYO.

73

Familles
Miyosh i.

Origine
Appar. à

et
la

fortune
du XIV^

Résidence
{Aim).

fin

S^; dispar. eu 1577.

MiZOGUCHI.
208. 218.
(T)

Annobl.

p.

Ota Nob.
k.

v.

Dep. 1598 Slubata (Echigo).

15S0.— 50,000
(XI V«
S''):

Mizoxo. (F)
59. 185.

Appar. d'abord à MiTcaica
famille luatern.
k.

Dep. 1703 Yuki
(Shiuiosa).

d'Yeyasu.— 18,000

Mizrxo.
fi5.

(F)

Br. Cad. antiobl. en 1635.

187.

50,000 k.
Br. cad. annobl. en 1602.

Dep. 1845 Yamagata (Dewa). Dep. 1777 Xuniazu (Suruga).

Mizrxo. (F)
61. 187.

50,000 k.
Br. cad. annobl, en 1711. 15,000 k.

Mizuxo. (F)
62. 106. 187.

Dep. 1827 Tsurumaki ( Kazusa).
Y'amagata
wa).

Mogami.

De 1356
Appar. au XI ir

à 1622.

(De-

Mo RI.

(T)

d.

la prov.

d'.iK
k.

Dep. 1600 Hagi
(Nagato).

1. 3. 57. 167.

^^— 369,000
.

M5BI. (T)
57. 178.

Br. cad. annobl. v. 1634.

Tokuyania
wo).

(

u-

40,000 k.
50,000 k.

MôEi. (T)
3. 57. 68. 167.

Autre br. cad.

Dep. 1718 Fuchu (Nagato).
Kiyosue
gato).

MôRi. (T)
3. 57. 167.

Autre

br. cad.

(Na-

10,000 k.

MoEi. (T)
4. 15. 89.

Maison aiuiobl. p. Ota Nob. V. 1574.-20,000 k.
Br. cad. annobl. en 1676. 15,0<X) k.

Dep. 1706 Akao (Harima).

MoEi. (T)
4. 14.

Dep. 1697 Mikazuki (Hariuia).
Saiki (Bungo).

MôEi. (T)
4. 14. 148.

Maison annobl. p.Tovotomi en 1601.— 20,000 k.'
Annobl. en 1627. 10,000 k.

MOEIKAWA.
135. 196.260. (F)

Oinii (Shimosa).

Nabkshima.
3. 50. 54.

(I

)

du

Kern on te au comniencem. \\V S'.— 357,000 k.
v.

Dep. 1584 Saga
(Hizen).

Nauksjitma.
54. 79.

(T)

Br. cad. annobl. 20,000 k.

1610

Kasliima
zen).

(Hi-

74

LISTE DES DAIMYO.

Familles
Nabeshima.
55. 203.

Origine

et

fortune

Residence
Ogi (Hizen).
Hasuike(Hizen).

(T)

Autre br. cad. annobl. en 1614.-73,000 k.

Nabeshima.
54. 281.

(T)
(L^)

Autre br. cad. annobl. en 1635.-52,000 k.
Annobl. 10,000 k.
v.

Nagai.

1600.

Dep. 1680 Sbinjô (Yamato).
v.

109. 167. 295.

Nagai. (F)
103. 169.

Br, cad. annobl. 36,000 k.

1633.

Dep. 1619 Takatsuki (Settsn).

Nagai. (F) 109. 167. 294.
Naito. (F)
2. 44.

Br. cad. annobl. en 1658.

Dep. 1756 Kanô
(Mino).

32,000 k.

Annobl. en 1590. 70,000 k.
Br. cad. annobl. en 1590.

Dep. 1747 Nobeoka (Hiuga).

Naito. (F) 44. 45. 274.

Dep. 1720 Mnrakanii (Eebigo).

50.000 k.

Naito. (F)
2.

44. 221.

Autre br. cad. annobl. 1590.-33,000 k.

v.

Dep,

1691 Ta-

katô (Shinano),

Naito. (F)
2. 44.

Autre, br. cad. annobl. en

Unagaya
tsu).

(Mu-

1633.-15,000 1634.-20,000

k.

Naito. (F)
2. 44.

Autre, br. cad. annobl. en
k.

Dep. 1749 Koro-

mo

(Mikavva).

Naito. (F)
44. 258.

Auti-e br. cad. annobl, en 1693.-15,000 k.

Dep. 1703 Iwamurata (Sbinano).

Nakagawa.
70. 230.

(T)
(T)

Appar. au 70,000 k.

XVr

S^

Dep. 1593 Oka
(Bungo).

Nambu.

17. 114.152.209.

Appar. auXll"' S* (Mutsu). Dep. 1597 Mo200,000 k. rioka (Mutsu).
Br. cad. annobl. en 1664.

NA^rBU. (T)
17. 152. 209.

Hachinohe Mu(^

20,000 k.

tsu),

Naruse.

(*)

Inuyama (Owari).

Nisnio. (F)
133. 306.

Annobl. en 1602. 35,000 k.

Dep. 1682 Vokosnka (Totomi).
{Kôznke).

Niffa.

Du xir
viron.

S**

à 1370 en-

(1)

Les

titres

de poblesse de cette famille sont contestés.

LISTE DES DAIMYO.

75

Familles

76

LISTE DES DAIMYO.

Familles
OOKA. (F)
283. 298.

Origine

et

fortune

Résidence
Dep. 1756 Iwatsuki (Musasbi).

Br. Cad. aunobl. en 1751. 23,000 k

OSEKI. (T)
63. 69. 178.

Appar. 18,000 k.
(T)

V.

1590.

Kurohane (Shimoz-uke).

Ota.(ouOda)
2. 122.

Appar. au
20,000 k.

XV®

S®; réside à

Dep. 1767 Tendo

Ono {Echizen) {})\. 1600.— (Dewa).
Br. Cad. aunobl.
v.

OTA.(OdaXT)
4. 122.

1569.

Dep. 1695 Kaslii\vabara(Tamba).

20,000 k.

Ota.(Oda)(T)
21. 122.

Autre br. cad. annobl. en 1600.-10,000 k.

Shibamui'a (Yamato).

Ota.(OdaX'I)
21. 122.

Autre

br. cad. annobl.

en

Yagimoto
mato).

(Ya-

1615.— 10 000
sashi).

k.
S*.

Ôta. (T) 107. 226.

Appar. au 50,000 k.
V.

XV

{Mu-

Dep. 1746 Kake-

gawa (Totomi).
Otawara(Sliiniozuke).

Ôtawaba.
178. 190.

(T)

Appar. 10,000 k.

1590.

Ouchi,

Appar.
;

V.

la fin

du

XIV

Yamaguchi (Nagato).

dispar. en 1551.

Riuzoji,

xvp

s^

Saga {Hlzen).

HOKUGÔ. (T) 77. 159. 305.
Sagara. (T)
125. 16^.

Appar. au 20,000 k.

XV®

S®.

Dep. 1623 Honjû (Dewa).

Appar. dès

la fin

du

XIP

Hitoyoshi
go).

(Hi-

S'.— 22,000

k.

Sakat. (F)
58. 134.

Appar. au XI 140,000 k.

V S®

(«).

Dep. 1622 Tsurugaoka( ' )( Dewa).
Matsuyania (Dewa).

Sakai. (F)
58. 136.

Br. cad. annobl. en 16 i7 25,000 k.

Sakai. (F)
130. 233.

Maison annobl. en 1590.
150,000 k.
Br. cad. annobl. en 1609.

Dep. 1749
meji (Hariiua).

Hi-

Sakai. (F)
133. 199.

ma

Dep. 1633 Oba(Wakasa).

C'est cette famille qni, vers 1570, acquit avec Nobunaga la grande puis( ) sance (jue l'on sait. i2) C'est de cette famille que sortirent les Tokugawa.
I

<3)

On

dit plus .'ouvent

Shô»ai,

nom du

kori.

1

78

LISTE DES DAIMYO.

Familles
SuwA.
14..

Origine et fortune
Appar. au 30,000 k.

Résidence
Dep. 1601 Takashima(Shiuauo).

(F)

XV® S^

87.

Tachibana.
53. 267. 287. (T)

XiV"

Appar. au coninienceni. du S^— 119,000 k.

Dep. 1620 Yaua-

gawa

(Cliiku^ïo).

Tachibana.
56. 287.

(T)

Rr. c:k1. aniiobl. v. 1617. 10,000 k.
Aiinobl. eu 1605.

Dep. 1820 Sbiinotedo (Mutsu).

Takaki. (F)
144. 2:i7.

Dep. 1623

'l'au-

10 000 k.

uauii (Kawacbi).
1'

Talceda.

Du X
(T)

S' à 1582.

Kofii{Kai).

Tamura.
2.

49.

237.

Br. cail. de la faui. Date, anuobl. eu 1660.-30,000 k.

Dep. 1682

Icbî-

uoseki (Mutsu).

Tani. (T)
4.

AnuoM.
10,000 k.
(F)

p.

Tovotouii(158S)

21. 172.

uiaiye

Dep. 1600 Ya(Tamba).

Tanuma.
157. 231.

Amuil)]. ou 1758.

10,000 k.

Dep. 1823 Sagara (Totouii).

Tatebe. (T)
27. 290.

Auuobl. en 1615. 10,000 k.

Dep. 1617 Hayashida (Harima).
Dep. 1725 Matsumoto (Sbiuauo).
Dep. 1774 Utsu(Shimouomiya
zuke).

ToDA. (Mats.)
77. 163. 288. (F)

Appnr. au 60,000 k.

XV S^

TODA. (F)
163. 184. 288.

Br. cad. auuobl. eu 1600,

77,000 k.

ToDA. (F)
163. 181. 288.

Autre br. cad. auuobl. eu

1704.— 10,000
ToDA. (F)
152. 184.

k.

Ashikaga mozuke).
ki (Miuo).

(^lli-

Maisou auuobl. eu 1600. 100,000 k.
Auuobl.
p.

Dep. 1635 ÔgaDep.
(Ise).

TÔDÔ. (T)
77. 135.

Toyotomi
k.

v.

1608 Tsu

1586.— 323,000
50,000 k.

loDÔ. (T)
76. 135.
ToTc!.

Br. cad. auuoV)!, eu 1632.

Hisai (Ise).

Du XIl^auXVl«S^
Auuobl. p.Tokn-.
3.5,000.
V.

{Mino).
1592.

ToKi. (F)
47. 104. .105.

Dep. 1742 Numata (Kôzuke).

LISTE DES DAIMYO.

79

Familles
TOKUGAWA.
5. 10.

Origine et fortune
Du XPau XIV
Aux
Br.
9^fils

Résidence
Kôzitke.
Afi'kaîca.

S"

XV et XVP Ses.
(1603) du

Sliogun de 1608 à 1868.

Yedo (Musashi).
Dep. 1607 Nagoya (Owari).

ToKUGAWA.
5. 10.

cad. issue

(S)

d'Iyeyasu.- 619,000 k.

TOKI'GAWA.
5. 10.

Autre. Br. cad. issue(l603)

Dep. 1619

Wa-

(S)

du 10*

fils

d'Iveyasu.—

kayama

(Kii).

555,000 k.

TOKFGAWA.
5. 10.

(S)

du 11*

Autre, br. cad. issue(1606) fils d'iyeyasu.--

Dep. 1609 Mito
(Hitachi).

350,000 k.
ToRii. (F) 14. 39. 302.

Aunobl. 30,000 k.
Aunobl. 10,000 k.

V.

1590.

Dep. 1712
(Sbiniozukf).

i\lil)u

TOYAMA. (T) 41. 284. 299.
TOZAWA.
(T)
14. 152.155.248.

p.

Ota Nob.
S*.

Dep. 1573 ouv. Naeki (Mino).
Shinjô (Dewa).

Rem. au 68,000 k.
',95,000 k.

XlP

T.srcHiTA.(F)
152. 217.

Aunobl. en 1600.
Annobl. p. Toyotomi en 100,000 k.
Br. cad. annobl. v. 1814.

Dep. 1692 suchiura (Hitaclii).
'

TST-GARU. (T)
32. 33. 2>7.

Dep.

1610 Hi-

1590.

rosaki (Mutsu).

TSUGARF. (T)
32.

Kuroishi
tsu).

(Mu-

10,000 k.

UCHIDA. (F)
128. 280.

Annobl. en 1639. 10,000 k.
Annobl. en 1640. 25,000 k.
le XIV* S* d. prov. à'EchiffOj XozuTce, Sagaml ; au XVI* S* d. celle

Dep. 1724 Omigawa (Shimosa).
Takatori mato).

Uemi-ra. (F)
3. 104.

(Ya-

232.

TJksugi. (T)
1. 3. 19.

Appar. dès

les

Dep. 160 L Yonezawa (Dewa).

d'Echigo seule.— 150.000

k.
T>^\^.

Wakrbe.
235. 243.

(T)

Appar. an milieu du

XVP

1619 Oini-

b^— 20,000

k.

zo (Omi).

Wataxabk.
170.180.264. (F)

Annobl. en 1013. 13,000 k.
Aunobl. 50,000 k.
p.

Dep. 1627 Hakata (Izuuii).

Wakizaka.
4. 101. 175.

Tovotomi(l 585)

Dep.

163-5

Ta-

(F)

tsuno (Harima).

,

80

LISTE DES DAIMYO.

Familles
Yagiu. (F)
38. 291.

Origine

et

fortune

Résidence
Dep. 16 JO giu (Yaniato).

Annobl. en 1636. 10,000 k.

Ya-

Yamana.

DuXir

S*

à 1340.

De 1340 à 1581.

Knzuke. Tajima, Inaha
HoTci etc.

YAMAOrCHI.
40. 212.

(F)
UT.

Annobl. en 1601. 10,000 k.

Dep. 1632 Ushi-

ku (Hitacbi).
v.

YaMANOTC
75. 244.

(T)

1583.

Annobl. p. Toyotomi 242,000 k."

Dep. 1600
cin (Tosa).
Dei>.

K ri-

Yaxaqtsawa.
113. 211.
115.

210. (F)

Annobl. en 1701. 150,000 k.
Br. Cad. annobl. en 1709. 10,000 k.

1724 Kôri-

yania (Yaniato).

Yanagisawa.
113. 211.

(F)

Dep. 1724 Knrokawa (Ecbigo).

Yanagisawa.
211.

(F)

1709.

Autre br. cad. annobl. en 10,000 k.
Annobl. en 1696.

Dep. 1724 Mikkaicbi(Ecliigo).

YONEKUEA.
112. 117.
(F)

Kanazavva (Musasbi).

12,000 k.

YONEZU. (F)
165. 276.

Annobl. en 1663. 10,000 k.

Dep. 1698 Nagase (Dewa).
Yulci [Kôziikfi).

DuXir

au XVi" S^

LISTE ALPHABETIQUE

CHATEAUX DE DAIMYO EN
Villes

1867.

82

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

83

84

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

85

86

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

87

88

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

89

90

CHATEAUX DE DAIMYO.
Villes

Ariiloirics des Daiiuyô.

91

Arnio'u'los

(/es

Ddinii/o.

93

Armnin'rs

dr^.

Da)))}i/n

!)5

Armoiries des Daimyô.

97

Armoiries des Daimf/ô.

99

Armoiricfi doR Baimyô.

101

ArmoirirR

rirfi

Bainu/d.

103

Armoiries des DaimyÔ.

105

Armoiries

-des

Daimyo.

107

Armoiries

rA'.v

Daimf/o.

109

Armoiries des Baimyô.

111

Annoiries

de-);

Diùmyo.

113

Armoiries des Dainvjo.

115

A)'}}ioin'c.9

des

Daimyô,

117

Armoiries des Daimiô

119

Armoiries des Daimiio.

121

Armoiries des Daimyô.

123

Arnwiric^ des Dainiyd.

125

Armoîrio>i des JDa/jnf/ô.

127

Armoiries des Dahni/o.

129

Armoiries des Dainv/o.

131

,

TABLE DES MON
Perniettant, lorsqu'on connaît
à
le

nui-néro correspondant
il

un mon de

trouvei"

t"

quelle fanaille

appartient.

Famille impériale; AsliiKioooku ( 7 nyooka); Mak'no (^Sagaok ty Tunabe); Uesugij Sô.
ka<.'a;

Matsudaii-a

(Iimmura

y

Xi ski o)

Tokngawa; Matsudaira
(AXi^ashi^
nintsii^

Bamada,

Talco-

2,3

Tovotomi ; Asliikafra Ota ( Teiidô) Ki(^i;..ku
;

Tsugama); Hosbina

;

(Aizit); Ikeda (Totiori).

[Tot/ooJca^ 7hdotsi(); Môrij

Shimazn

(

Kagoshima

)

;

Akiziiki; kv'ww'Ai^Kurnme); Hayaslii; Iwaki; Kinnshi-

chii^

Matsudaira (Hirose, FuMafsiœ, Mori, Mori,

ga ma ,

Ashimori ) Makiiio {Xagaola); Naitô; Nabesbima (Saga); Niwa (31/kifsa) Ogasawara (Jns/n, Kafsiigavia, Kokura); ISô; Taninra; Uemnra; Uesngi,
ta
(
;
;

Saijô Takasu).

Shishido,

Matsudaira (Fiik/d, Itoi-

gava, Kawagoe, MafsKgama, Oshi).
Sbiiijô.

Hosokawa {Kt(mamoto, Kiogoku (Marugame, Minegamn) Knki
Uto)
; ;

Tozawa Suwa Torii; Mori ( Mikuzulci ) ; Mûri
; ;

(Saiki).

ÇSatida); Kucbiki; Matsudaira (Bi'rose, Ifoigatca-,

Mori (Akao).
Sekî.

Kaminoyama^ Mori, Ueda); Mori,

Mo ri

(Sai'ki);

Nambu.
Date (Uîvashiina),
Uesugi.

Ogasawara (Knratsii); Ota {K(ishnoaba)'a); Seki;Sengoku;
Taiii;

VA'al>izaka.

Tokugawa; Matsiulairaj Hosbiiia (Aizn); Ikeda
(Tottori); Hacbisiika.

Ikeda

(

Okngama

)

;

famille Taira.
Seki; Ota (Shihamura Yanagimoio) Tani fa;

Matsudaira (FucJiâ Jforigama, Saijd, Shishido).
,

n\ille

Taira.
(7o?'/'or/).

Matsudaira

(

Talyifni).

Ikeda
Ikeda.

Honda.

134
24.

TABLE DES MON.

TABLE DES MON,

135

136

TABLE DES MON.

130

TABLE DES MON.
177

137

138
228

TABLE DES MON.

TABLE DES MON.
285

13)

LISTE DES PEINTRES JAPONAIS"' CLASSÉS PAR ÉCOLES.
Tonte
classification, en matière d'art, peut être plus ou

moins
par

taxée d'arbitraire.

D'une part certains
alors

artistes sont réclamés

deux ou
rattachés

trois écoles,

que d'autres semblent ne pouvoir être
le

à aucune.

D'autre part, ou peut, selon
les peintres

point de vue

qu'on adopte, grouper

en deux ou

trois catégories

ou

multiplier à l'infini les subdivisions (^).

Nous avons préféré nous en
généralement connues.

tenir à

peu près aux distinctions

A
les

la suite de la classification des peintres

par écoles, ou trouvera

cachets et les signatures les plus utiles à connaître, dans la re-

cherche des kakémono.

Enfin notre Dictionnaire fournira, quelles artistes les plus célèbres.

ques détails biographiques sur

Nous avons
rite réel.

fait,

aux peintres de

l'école vulgaire,

une place à

part, que les Japonais jugeraient hors de proportion avec leur

mé-

La

raison en est que leurs œuvres sont à la fois les mieux
les plus faciles

connues des Européens,

à se procurer, popularisées

qu'elles sont par la gravure, enfin les plus intéressantes, grâce à la

nature des sujets traités.

Primitifs
Si(gawaraMichizane[*)lX^ S^

(')
v.

''Kintada(^)

950

Kose KanaoJca

vers

880

Kiramochi

v.

980

(1 ) Pour les sculpteurs, graveurs sur métaux, architectes etc. nous renvoyons à VAi-t Japonais de Gonse et au Ficforial Arta à'Anderson. <2) Kohitm Riochu, dans un ouvrage récent et d'ailleurs fort soigneusement fait, le Fu-ro qwa jiti ilen, découvre plus de 100 écoles. (3) Ce sont généralement des peintres de Butm-e (peintures religieuses). (4) Les noms en italiques sont ceux des peintres qui font, dans le Dictionnaire, l'objet d'un article. (5) Nous avons du, faute de renseignements, nous borner à indiquer, pour

beaucoup

d'aitistts, l'épcque

a

ers Icquelle ils ont vécu.

142

LISTE DES PEINTRES.

Birotaha

LISTE DES PEINTRES.

143

144
Tobai

LISTE D K 8 PEINTRES.

LÎSTK DES PEINTRES.
Vulii

145

146

LISTE DES PEINTRES.

ECOLES REALISTES OU VULGAIRES
(

Ukiyo-e

).

3lÇ:^;5<ii;Ci^

LISTKDES PEINTRES.

147

^H«w

SPECIMENS DE VOLUMES ILLUSTRES.

(1)

MODELES DE
E
TJ

DESSIN. COLLECTIONS.

hon kokan (1688), par Hasegawa Toux.
shi

Gwa

kwai yo (1707),
p.

p.

OoKA Shunboku,

hon Yamaio zumi,

Hishikawa Moeo-

XOBU. 3

vol.

Kummd

ziii,

p. le

même.
(

E

hon

koji

dan

1714

),

p.

Tacuibaxa

MORIKUNI.

E

hon
10

sh'c vol.

ho buJcaro (1720), p.

le

même.

Gioa ten tsu ko, p.

le

même

:

10

vol.

(Hèglcs

du

dessin).
seJci

Torii/ama

en

gwa fu

(1774).

Dcss. en

COnl. p.

ToEIi"AMA TOYOFUSA.
(1779), p.

Itchô gioi

ei

Hanabusa
p.

Itcuô.

Sa gwa ichiran (1790),

Hokusai.
le

Hokusal

sa

gwa

(1820), p.

même. Dess. en

conl.

amplement informés, en général, sur leurs grands ou peu s'en faut, de collectionner et d'étudier leurs gravures. Aussi le choix que nous nous proposions de faire n'allait il pas sans de grandes difficultés. Cependant, quoique nos'indications manquent parfois, non d'exactitude, mais de précision, nous avons pensé qu'une liste de cette nature pourrait rendre service aux collectionneurs. Ils y trouveront assuré(1) Les Japonais,
si

peintres, ont négligé,

ment bon nombre de volumes précieux soit par leur perfection pour l'étude du Japon et dei mœurs Japonaises.

artistique, suit

SPECIMENS DE VOLUMES ILLUSTRES.
1

14'J

if ISIS

Ippitsu gwa fu (1823), p

le

même.
même. 3
vol.

Mokusai giva shiki (1828),
Konzatsu Yamato gusa
3 vol.

p. le
e,

p.

Ko-Kiû-SAI.

Ukiyo gwa fa,-^. Keisai Eisex. 10
Kintai giva so,
HokJcei
p. le

vol.

même.
HoKKEl.
1 vol. vol.

mangwa,

p.
p.

Hokasxi manguM,
uLud
tdm

HoKUSAi. 13

Toshidama fude
HôitsH
skoniii

y

p.

Utagawa Toyokuxi.
kagami (1820),
p.

shinsei

HôiTsu. Dess. en coul.

Bokickiku hatsumo (1831).

m^^-^

E

koii nishiki

no fukuro, p. Keisai Eisex.
(1

^n ICO gwa fu
2 vol.

837)

:

choix de dessins d'ÔKio.

bkio gioafu (1850)

:

1 vol.

Biaku chn gwa fa

(1882), 5 vol. p. Bairki.

S

hon shitori keiko, (Méthode pour apprendre
seul le dessin), p.

Hokusai. 4

vol.

Shokii'.tdd

gwx-jo (1801) (Dessins de Sito-

KUADÔ).

HISTOIRE,
^Ifr^^Si
I-^e

MŒURS, ROMANS2
vol.

inonogatari (1608).

Grjiv.

hors

texte, papier teinté. {')
(1)

A

notre connaissance, c'est

le

plus ancien livre

ilUi^itré

dont

la

date

soit certaine.

On possède

toutefois des gravures soit isolées soit eu

makimono

(rouleaux) beaucoup plus anciemies.

150
^lK^:^ili
)^â5#iïiS

SPKCIMENS DE VOLUMES ILLUSTEhS.

Rogen monogatari
Jieiji

(1626).

monogatari (1626).
p.

^^•"•h-R"'

Koi no mina kami (1685),

Hishikawa

MORONOBU.
^fi^^ifê!•^
TsuJci

1 vol.

nami no asohi

(1691),

p.

le

même.

(Plaisirs

de chaque mois). 3 vol.
(1695), p. le

^^Kn*]5!\
Kn«<#(-]5f\

Wakoku hiaku jo
Hiaku nin
hljo

même. 3

vol.

(vers 1720), p.

NisiHKAWA

SUKEXOBU.

HiSH®
mi-^-]^|^3g{H;^

^^^

'^^

^^ ^^^)

P* ^®

même. 3

vol.

HiaJcu ninjôrô shina sadame,

p. le p.

même.

j^-fiH^^^-]^^

Skin Yoshiwara sembon zaJciwa,

Okumuea

Masaxobu.

Endo Fujibakama{l769), p. ToEYi Kyotsune.
•]!ÎE^^«^'(ll

Seirô

bijin

atoase

(1776),

p.

Katsukawa

Shuxshô. Grav. eu
•HUiÊiJ^-frstMt"

coul.

Yoshiwara

neii-ja
vol.

gioji, p.

Kitagawa Uta-

MAEO. 2
KnH-ffllj^lg<2

Momo

chidori

kidki atoase (1800),

p.

le

même.

^

-jailli!!

M "^i^

-E"

kon kotobci no hana.
p.

*^'(rH
^5^.^

Onna iinagawa,

HoKUîiAi. 1

vol.
le

Azuma

asobi, (plaisirs

de Yedo), p.

même.

^:^^^4^
>^:^'^H^|^

Skibai kembikyo (Le
p.

tliêùtre

vu à la lorgnette),

Utagawa Kunisada.
p.

Onm

fàzok x ta)mkig'im!,
vol.

Nishikawa

SUKENOBU. 2

;|p^^Si
Ui-fi-st^"Ki§

Soga monogatari,

p,

Kitao Masayoshi. 2

vol.

Neiijti giôji d'iisei,]).

SuUNKiôdAi. (1807).

SPECIMENS DE VOLUMES ILLUSTRES.

151

S^"Hip!

ZenJceii

Jco jitsii

(1832], p.

Kikuchi Yôsai.

20

vol.

VOYAGES, ENDROITS CELEBRES
(MEISHO)
Wi^^'^'M.
teste.
.td'iHs^
{'].

KwaraJca s^iken zu (1703).

Dessins dans le

Vedo

siizume, p.
me'isho e

Hishikawa Moeoxobu.
hon zukusht,
p. le

îiS^.êi^'l^ff^

iamato

même.

^S;^

Miakû

zoski,

p.

NlSlIIKAWA

SUEE^OBU.

3 vol.

S^^îê^
]3^^^!^-p.5

^"^anfo

meisho zu,

p.

Tachibaxa Moeieuxi.

1 vol.

^^

ffo^'^

meisho
5 vol.

ski,

p.

Tsukioka Settei.

(1762).
-.Q^'N-^
.^-lils+l^^

Kiô no

Jiiizu, p.

Shimokabe Kiusui.

i^edo miyage, p.

Nishimuea Shigexaga
3 vol.

et

Suzuki Haeunobu.

w^!^â^
•Kvë^!^^^

Miako meisho zn e (1787), p. Takasaba ShunCHOSAI.
ifimato meisho zu e (1791)
^zuini meisho
zit

p. le

même.

^^^^^^^ ^^^I^M^
Jd^^fS

e

(1793) p. le
le

même.
même.

Settsu meisho zu e (1793) p.
i'edo meisho (1790), p.

Utaga\va Toyokuxi.

Dess. encoul.

(1)

Bon nombre

d'(uuvres i-itécs

ici

sont des siùtes de yraoure», sans texte,

plutôt que des volumes illustrés.

153

SPECIMEXS DK VOLUMES ILLUSTRES.

E

hoii

Sumida gaxva riôgan

ichiran

(1802), p. le

même. Dess. en oui.

2 vol.

Yama mata

//ama, p.

le

même.

Tôfo shbkel ichiran^

p. le

même.

Aznma

melsho, p.

le

même.
p. le

Fuji no hiahu kei (1836),
3
vol.
roJcii

même.

Sanju

Fuji, p.

le

même.

Dess.

en coul.

Tôkaidô go ju san

tsugi, p. le
e

même.

Morokoshi meisho zu
la

(Description de

Chine), p.

IsuiDA Giokuzan.

5 vol.
^fatsii

no Fuji (1827), p. Kuxisada.

Dess. en coul. 3 vol.

Meizan zu

e

(1810), p.
p.

Tani Buncho.
vol.

Suruga mai,

K. Utamako. 3
p,

Mono migaoka,
3 vol.

ToRYi Kyonaga.

Yedo meisho zu
Settan.

e (1837), p.

Hasegawa

Yedo meisho,

p.

Hokkei. 2
e,

vol.

Kishiu meisho zu

p.

Hôkio Chuwa.
e, p. le

Kiso kaidô meisho zu

même.
KlUSAI

Yedo meisho hiaku

kei, p. Icni

HiEOSTiiGE. Dess, en cjnl.

Tôkaidô go ja san
Dess. en coul.

isugi, p. le \nênic.

SPECIMENS DE VOLUMES ILLUSTEÉS.

153
coul.

^^lê
i^JfKEl'^

^J^f^^o tneisho, p. le
^''"*

même. Dess. en

^'"^"

'^'^'

'

P' ^^ ï«ême.

Dess. en conl.
eoul.

:i^tCJ(^lê^#

Fii-'io

meisho

zii e,

p. le
e

même. Dess. en
(1859),
p.

^^^îê^il

KwaraJcu meisho zu

Haxzax

Yasunobu.

VARIA.
CJiiiie Tcn garni

(1660).
iftshin

•¥^U<

l

^

Inu hinJcH nin

(1669).

Toëmes

travestis.
p.

Kokon hushi dô

ezu

Jcvshi

(1685),

H.

MoRONOBU

(guerriers célèbres).
le

YusU

chihara gusa (1685) p.

même.

Yul'ei sennin (1710) p. O.

MASANOBr.
sur les (Vinses),

Yô kioku gwa shi (Dessins p. T. MoRiKUXi. 10 vol.

Bui/u nishiki no tamofo (1767), p. SuzFKi

Haeunobu.
Kio
gioa

en (1776).

Dess. attrib. à

Tanyû
ToRYi

(Caricatures).

Kaerihana

et

yu

taihei

Jci

(1779), p.

Ktonaga.
Shichifukii monogafari {1809), p. Ut. Toyo-

KUNI.

Shin hina gâta (1836) (charpentes
tions de maisons). 2 vol. p.

et

décora-

Hokusai.

Kn<I:iîni

mahu
p.

nin isshiu (100 poésies avec portraits),

Katsukawa SHrXSHÔ.
célèbres),

Buyu sakigake zu e (1835), (guerriers
p.

Keisai Eisen.

154

SPECIMENS DE VOLUMES ILLUSTRÉS.

^"I^M^
^*N^<(lI

^

^^'"'

^<^^L'«

kagami
KiôsAi

(Traité de fauconnerie
et

illustré) p.

K. YosAi. 3

vol.

Sàokic nin via moase (Poésies sur
métiers, illustrées).
1 vol.
sujet).

les divers

^-^^
,y\IL^^f|<P

ShoJcu nin Jcagami

(même

1 vol.

Yedo

shoJcn nin uta atcase. 2 vol.

CARACTERES CniXOIS.

155

QUELQUES CARACTERES CHINOIS UTILES À CONNAÎTRE. (1)

156

CARACTERES CniNO

m

C A R A C T K R E s

CHINOIS

157

^^

DICTIONNAIRE
Des
institutions,

des coutumes

et

des personnages célèbres de l'ancien Japon.

N(.u.s

avons

fait eiilrer

dans notre Dictionnaire

:

Les peisonnages on

les familles les pins célèbres,

Les divinités on êtres niytliologiqnesj

qui

ont fonrni

anx

artistes (peintres, sculpteurs etc.) les plus

nombreux motifs;

Les institutions

politif^^ues et les

coutumes privées qui carac-

térisent l'ancien

Japon;
paru
se rattacher à quelque

4° les objets qui nous ont
larité des

pardcudans

mœurs Japonaises

et ceux qui figurent le plus souvent

les collections Eui*opéennes.

On y

trouvera surtout ceux qui, n'ayant

pas d'analogues en Europe, ne sont jamais désignés que sous leur

nom

Japonais(

'

),

Quant à ceux qui peuvent
les

être traduits par

un

seul

mot Français, nous

avons volontairement laissés de coté, quand

nous n'avions pas à signaler quelque renseignement curieux^*).
les

Ou

trouvera d'ailleurs aisément dans

le

Dictionnaire d'Iïepburn ou

tout antre.

Notre dictionnaire
perfections.

offre

assurément bien des lacunes et des im-

Ceux

qui viendront après nous feront aisément mieux.

Nous avons

d'ailleurs renvoyé

toutes les fois que nous l'avons pu,

aux travaux déjà publiés en Français ou en Anglais.
mots; hanr' fafami,
,

(1)
(2)

Tels sont

Ips

tansit, inro, etc.

mot Jtipoiuns qu'ils expliquent. commodité des amateurs tout à fait ignorants de la langue Japonaise, nous avons donné place à quelques mots français avec renvoi aux mots Japonais dont ils sont la traduction. Voy. par exemple: Armes, Vêtements.
artic'c's

Nos

figurent toujours sous le

Cependant,

pi.u:- la

T) 1

C T

I

O

^'

N AI

E

.

150
S^,

Abe

— Nom d'une famille puissante du
Uu
bois.
et

XV

Sou chef. Vori-

foki, se révoLa contre

rKnipereur eu 1052 {Guerre d' Oshiu ou de
des
tils

9 ans), et fut tué eu 1057.

de Yoritoki, Sada/o, périt
pris et

peu de temps après dans un combat

;

un autre, Muneto^ fut

enfermé dans une cage de

Abe xo Naka^nfaro

— Poëte

ambassadeur du
il

V'III"

S*".

Knvoyé
le re-

eu Chine par l'Impératrice Kàkeu,
])résentent contemplant la lune.

s'y

t^^;a.

Les peintres

Abumi

— Etriers.
Ils
11

Ils étaient

de fer, parfois incrusté d'argent,

et très lourds.

avaient la forme d'uiie semelle fortement re'evée
le

à son extrémité antérieure, de façon à protéger
Hè.-lies.

pied contre
)n.

les

s'en trouve encore

un stock considérable au Jap
Quelipies

AiKUCHi

— Sorte de dague ou poignard.
par
les

daimip

le

por-

laient dans les cérémonies.

Aïxo
Yezo.

— Nom donné, surtout
Ils
11

Européens, aux indigènes de

sont désignés dans les histoires du Japon sons le
est certain

nom
la

d'Ebisu (barbares).
partie septentrionale
(pi'elle s'étendait

que leur race a peuplé jadis
!1

du Nippon.

semble

même

assez probible

primitivement sur l'archipel Japonais tout entier,

et ((u'elle fut refoulée vers le

Nord par une autre
Soc. 1881.

race vem;e du

Sud {Milne. Journal of

the Authrop.

Chamberlain.

Memoir on

the language

of Japan.)

Akashito (Yamabe xo)

— Fameux poëte du VIIT S®, adoré comcé'èbre qui vécut à la
fin

me
et

dieu de la poésie.

Akazome no Kmox

— Femme

du

X*^

an commencement du Xl^. C'est l'autenr du Ei-gwa monogatari,
les

ouvrage plein de renseignements précieux sur
que.

mœurs de

l'épo-

Ama — Prêtresse
treintes

de Bouddha ou noime.

Les

ama

étaient as-

an

célibat.

A^rA-SHÔGUX

Amaterasu Nom .Japonais de la déesse du Soleil. encore le nom de Ten-sho-Jco Daijin, lequel dérive du

— Surnom de Masago. —

Elle porte

Chinois.

160

DICTIONNAIRE
Japonais du Bouddha.

Amida — Nom Amida Butsu.

On

l'appelle également

:

AoTo FujiTSUXA

—Conseiller
il

des Hnjd fameux par son désinté-

ressement et son impai-tialité.
ques pièces de monnaie,

Ayant perdu

d.ins

une rivière quel-

dépensa pour

les faire

rechercher, beau-

coup plus qu'elles ne valaient, sous prétexte que cette dépense, du
moins, profiterait au monde.

Ce

trait

souvent

cité

nous laisse des

doutes sur la valeur de ses conceptions économiques.

Abichika
MiJcaioa.

— Descendant des
y fonda
la

Minamoto,

qui? prui'suivi

au XIV®

S* par Ashikaga^ quitta la province de KèzuTce pour s'étnblir à
11

branche des Tokugaioa de 3Iikaiva, d'où

devait descendre lyeyasu.

Armes — Voy. Aikuchi,
sashij ^saginata, Tachl
Zeiro-, UcJiimono,
,

'Ehira-,

Katana, Ken,

KoztiJca,

Mete-

Tantô^ Tate, Tsiiba^ Tsiihvko^ Tsuzumi-

Wakizashi, Yari et Yiimi.

Armoiries

— Voy.

Mon.
et

Armure — Voy. Bô, Gusokuy Kahufo, Eoro,
dans
les

un

article

paru

Trans. ofAsiat. Soc. (1881).

AsASHiNA
de, dans

— Guerrier
de KiJcai.
se

célèbre par sa force et son courage.
il

Sa

famille ayant été exterminée parles Hôjô^
l'ile

s'enfuit, selon la légen-

Là,

il

émerveilla
lui.

si

bien les oni par sa

vi-

gueur que ceux-ci

soumirent à
:

AsHi-ARAi
les

(liittér

lavement des pieds).

Somme

que payaient

hi-nin pour devenir heimin.

AsHiGARU
AsHiKAGA
pèrent
le

— Soldat de condition inférieure, qui
grand personnage.
(

se tenait

aux der-

niers rangs de l'escorte d'un

— Famille issue des Minamoto, dont
'est

les

membres
la

occu-

shogunat de 133S à 1573.
l'hi.stoire

la

période
:

plus

troublée de

Japonaise.

V. pour

les détails

TaJcatiji et

Yoshimitsu.

Asox

—A

r.» igiue c'était_le

nom d'un
le

des 8 clans (Jcahane) qui

se partageaient le p >uvoir

avant

Vlll'

S%

Plus tard ce

nom

de-

torCTIONNAiEE.

161

vint une sorte de titre que portaient certains fonctionnaires de la

Cour Impériale.

Atsumoei Taie a
no Taiii (1184),
il

11

n'avait que 16 ans, quand, au siège d'Ichi-

fut provoqué par un des guerriers les plus

fameux

de l'armée ennemie, Naozane.

Celui-ci, touché de sa jeunesse et

de sa beauté,
son.
il

allait l'épargner,

quand

il

s'entendit accuser de trahipris ensuite de remords,

Naozane tua sou jeune ennemi; mais
fit

se

bonze.

Les peintres

et les poètes ont à l'envi célébré cet

épisode.

Atsutaxe
faute.

Ayamaei-jomox

—Voy. Hirata. — Ecrit par
tantôt à

lequel ou demandait pardon d'une

Certains tribunaux l'exigeaient

du coupable, quand sa

culpabilité avait été étiblie.

Entre particuliers c'était l'usage.

Azuma — Nom donné
tes
les

Yeio

et

aux environs, tantôt à touC'est la contraction des

province Orientales du Japon.

mots: Aga-tsmna (O

ma femme)

prononcés par Yainato Dake,
(Voy. ce mot).

en souvenir de Tachibana-hiine.

Baishix
direct.

— Vassal

indirect, par opposition

au Jiklsan on vassal

Les hatamoto étaient Jikisan du shogun et Baishin de
Les vassaux directs d'un daimyô étaient Baishin du

l'Empereur.
shbgun.

Bakin — Komancier
nombreuses.
no
7c lira

célèbre (1767-1848).

Ses œuvres sont très;

Citons seulement :1e Yiimi hari zuki

le

Shichiga

et le

Hakhen

den.
Il

Bakufu

— Gouverncmciit shogunal.

se

composait du shâgun^
de Wakadoshiyovi.

d'un iairà^ de cinq

ou six Rôjâ et autant

L'origine de cette organisation remonte à Yoritomo.

Bax

— Gardien. Ce mot s'emploie toujours en composition: Moni'
tsiiji

ban, gardien de la porte; hi-no-b.xn, garde d'incendie;

ban,

gardien de la voie publique, (qui se plaçait au carrefour de deux rues).

Benkei
11 s'était

— Personnage semi-légendaire, que
rendu très-populaire.
réiiuir

sa force physique et
il

ses exploits ont

Tout d'abord
il

était

bonze.

proposé de

Wdd

sabrci et déjà

eu avait pris UDD,

162

DICTIONNAIRE.
le

quand arriva Yoshitsune sur
BenJcei. fut

pont de Gojô à Kyoto.

CcLte fois

vaincu

et, plein

d'admiration pour son vainqueur, de-

vint le plus fidèle de

ses partisans.

Los peintres

représenleut
lisant

volontiers BenJcei avec 7

armes ou machines de guerre) ou
letti'e

aux

gardes du seki (VAtaka une
fin

(Kan-jin-cho) imaginaire, ou en-

luttant contre Yoshitsune, lequel saute par dessus sa tête avec
ffeta.

de hauts

Bkxtkn

— Déesse

Indienne, rangée parmi

les

Shichi.-fukti-jin,

Elle est spécialement adorée par les artistes.

On

la représente,

tantôt jouant du hhca, tantôt avec 4 bras de ch-vpie côté.

Bksso

— Maison que
Syiion
:

les

daiwyd ou

les

gens riches possédaient aux
C'est là qu'ils se

environs ou dans les faubourgs de la capitale.

retiraient pour se distraire et qu'ils entretenaient le plus souvent

une meJcake.

Kakae-yashiki.
la guerre, d'origine Indienne, rangé
le

lîiSHAMOX
les

— Dieu de

parmi

Shlchi fiikujin.

On

représente tenant dans sa main gauche

une lance appuyée sur
lîi\VA
utilisé

le sol et

de sa droite une petite pagode.
11

— Luth

à 4 cordes accordées deux à deux.
les concerts

n'est guère

que dans

ou pour accompagner certains chants
(la tradition

héroïques.
été importé

Quoique d'origine Chinoise,
par Kihi- Daijùi).
le

veut qu'il ait

Bnva Japonais

diffère sensiblement article

du Biioa Chinois.

Le Chrysanthemum (I88I) a publié un

sur l'histoire de cet instrument.

Box
objets.

— riateau — Fê.e

de bois sur lequel on place des tasses ou autres
petit

Le tahako-hon estwn plateau ou un

meuble à l'usage

des fumeurs.

Bon

des ancêtres qui se place du 14 au 16
les

juillet.

Les

Japonais pensent qu'à cette éprque
et ils les

ancêtres reviennent sur terre
et

honorent par des offrandes aux temples

des visites aux

cimetières.

Synon

:

Uran-bon.
administrative du Taihn-rio,
(jui

Bo-El

— Circonscription
liCs

comt"il,

prenait 50 familles.

deux mots ho

et r< étaient,

semble
:

dans

le

môme

rapport que sont aujourd'hui ^m et ^e»

W était

le

DICTIONNAIRE.
terme général, ho
le

163

terme

l'éservé

aux capitales,
Sauf dans
la secte
coii-

Bozu

— Bonze,

c.a.d.

prêtre Bouddhiste.

d'Ikkoshiu, les bonzes étaient astreints au célibat et vivaient en

mun

dans des couvents

{fera).

Bu — Unité
carrés, 305.
.bâtis.

de superficie égale au fsubo, c.a.d. valant 3 mètres

Le hu
le

est
S*"

usité
le

dans l'évaluation des terrains non
officiel était

Avant

A'IU*

bu

de 4 mètres carrés, 40.

Bu — Mesure
BuGAKU
Cour.

de longueur valant 3 millimètres. de caractère symbolique, autrefois usitée à la

— Danse

Bfgtô
pour
les

— Chef d'une administration.
finances, les
les

Tels étaient
la

le

lavjo hugyô

machi hugi/n pour
les

gestion des affaires
citons

d'Yedo,

jisha hugyô pour

temples.

Ceux que nous

étaient investis à la fuis de pouvoirs

admi listratif s

et judiciaires.

D'autres,

comme

le sakuji. hugi/ô (chef

du bureau des réparations)
présidé par le hugyô

n'étaient qu'administrateurs.

Le bureau

s'appelait hugyô-sho.

BUNJIXGA

(Liit.

:

Dessins des

lettrés).
!'<

On
rigii.e

appelle ainsi des

dessins d'un genre tout particulier, qui, à

du moins, étaient

l'œuvre des lettrés plutôt que celle des peintres de profession.
Cette école procèle des pei:.tres Chinois de la dynastie des Ming.

On

y place

le

mérite dans la virtuosité du pinceau et

les idées

sug-

gérées par l'artiste-prëtc bien plus
tion des objets.

que dans

la vraie représenta-

Aujouid'hni d'ailleurs on enseigne cette sorte de
toutes les autres.
la noblesse féodale

peinture

comme

BuKAN
y

— Sorte d'armorial de
nom
le

Japonaise,

On
^iré-

trouvait le

les

armoiries, la résidence et les revenus de

chaque daimyô,

nom

de ses principaux ^era/, la
offi'ir

liste

des

sents qu'il devait annuellement

au shogun

et

en recevoir,

etc.

BiJEE ou BusHi

— Gens de

la classe militaire.

Voy. Saniurai.
senéralemcnt

BUKE-JIDAI
tout le

— Période

militaire.

Ou y comprend

temps qui s'écoule depuis Yoiitoino jusqu'à lyeyasu c.a.d.

de

la

du du

XU"

S' à celle

du

XV iF.

Ifii

DICTIONNAIllE
lïiAKU KAJO

BuKK

— (Litt.
Jap.

:

100 règles pour par

les huJce).
Jl

C'est-,

une

sorte de testament politique laissé

It/ei/asii.

a é!é traduit;

en Anglais par M. Loicder et M. Dickson (Japan), en Français

dans

la Soc, des J£tud,

BuNCiiô
est

— Plusieurs peintres ont
On
a

porté ce nom.

Le plus célèbre

Tant Bunchb (1764-1841), qui, d'abord élève de Kano, se conà l'école Chinoises en se créiint toutefois un style propre et
publié

vertit

original.
JS'Ijjpon

maintes fois ses dessins, par ex

:

dans

le

Mei-Z^n zu

e (1810) et

dans

le

Tani Bunchô givx fa (1862).
i^'

— Citons encore Ippifsusai Bunchà, peintre
BuEETSU— Empereur
Nihon-sho-ki raconte
yeux des femmes grosses,
qu'il prenait plaisir qu'il forçait des

iikigo-e.

(199-506) célèbre par sa cruauté.

Le

à faire é»'entrer sous ses

malheureux à creuser

la

terre de leurs mains, après leur avoir fait arracher les ongles,
qu'il s'amusait à en faire

grimper dans

les arbres,

pour ensuite
ordre.

les

percer de flèches, et à d'autres récréations du

même

BcsoN— Pcëte

et

peintre (1716-1783) très-original.

Ses disil

tractions sont célèbres.

Un

soir,

pour contempler

la lune,

ima-

gina de faire un trou au

toit

de sa maison avec nue chandelle et
la moitié

alluma ainsi un incendie qui détruisit

de Ki/ôto.

Cachkt

—Voy. In In-kagami, Cita xo yu — Cérémonies destinées
et

à donner de

1 1

dignité et de

la
fin

grâce à la préparation et à la dégust.ition di thé.

C'est vers la
les

du XV® S^

qu'elles ont été réglées aussi

minutieusement que

rites

d'une re'igion.

L'inventeur,
le

Murata Shinko,

eut la chance

heureuse de trouver, dans

shogun Yoshimasa

et le peintre

Sûamij

des adeptes dont l'influence contribua fort à faire adopter ces céré-

monies dans
vogue.
les

la

haute société.

Hideyoslù acheva de leur d)nner

la

Des

sociétés de

Cha-jln se fondèrent pour
(

les pratiquer et

hommes

savants en cet art

Cha-sei) furent tenus en haute estime.

11 est

certain que ce fut une école de politesse et de délicatesse, qui

influa

sur les

mœurs

des classes élevées et sur les arts plasticjues.

Elle donna le ijoùt d'une simplicité un peu étudiée et développa

DICTIONNAIRE.
l'amoui'

165

du bibelot

et des antiquités.

Par contre, l'attachemeiit
les

des

Cha-jin any modèles anciens a pu retarder

progrès de la

céramique.

On

a décrit dans plusieurs recueils les riles du cha-no
:

y II'

Voy. par ex

J.

iHxon {Japanese

étiquette)
le tliè et,

Chaia
chaque

— Maison

dans laquelle on prend

par extension,

restaurant.

Les clients y sont répartis dans de
ayant
la

petites

chambres,

société

sienne.

Pas de

salle

commune comme
et

dans nos cafés.
tes à tous vents,

On

appelle kaJce-jaia^ les petites échoppes ouverse reposent

un instant

les

promeneurs

voya-

geurs.

Les machi ai chaia sont des chaia spécialement affectées

aux rendez-vous.
Chateatt

Chigtô

—Voy. Shiro, Jim/a. — Terres ou rente en argent
(;u

ou en denrées que donnait

l'Etat à des nobles

à des temples.
ri

Chô — Subdivision du
appelle

valant aujourd'hui 109 mètres.

On

encore chô l'unité de superficie valaiît aujourd'hui 1)915

mètres carrés.
carrés.

An Vil F
du

S^ le chô valait environ 11, 100 mètres S^
il

A

la fin

XVT

était réduit

à peu près de moitié.

Chô-Dexsu
l'école

— Peintre-bon/.e
Il est

(135L-1131), qui, d'abord élève de
Chinois et fat des premiers

de Takiimu^ étudia

les peintres

à

les imiter.

assez connu sous le

nom de Meichô.

On
ainsi

n'a

guère conservé de

lui

que des peintures religieuses.
Impérial.

Choku-shi — Envoyé

Par ex: on appelait

la

personne que l'Kmpereur envoyait au shogun.

Chônai

—Quartier d'une
:

ville.

La

division en c/^ô, sans être la

division officielle de l'administration, avait, dans les

mœurs, une im-

portance pratique assez grande.

Chaque chô

avait en effet ses

charges propres, par ex

dans

les fêtes.
soit

CiiôNix

— Bourgeois, —

par opposition

aux gens de

la

cam-

pagne,

soit

aux samurai.

ChÛGKn Domestique inférieur d'un sxmurai. Chûgosho — Samurai de condition moyenne, qui
l'escorte

faisait pirtie

de

d'un daimyô.

1^6

DICTIOXNAI
du VIIT S" à
la

Chuko— Moyen- ûge:
Chûx^'join
après
le

la fin

du Xll".

— Conseiller de

Cour Impériale, qui prenait rang

Dainagon.

Chii.siio
militaire.

— Général placé au
11

dessous du Jh/^Z/o, dans la hiéraichie

comme deux iaisho. CoiFFUEE— Voy. Eboshi, Kammuri, Kanzashi, Kasa
y avait deux ckusho^
le

etc., et

pour plus de détails un article de M, Conder sur
nais {Asiaf. Soc. 1880).

costume Japo-

D AI- jix— Ministre
peu varié.

de l'Empereur.

Le nombre des Ministres a
S*",

Dès

le

milieu du

VIV

le conseil

des ministres,

avait à sa tête, au dessous de l'Empereur, un DaJô-dai-Jin (Pre-

mier Ministre), un U-dai-jin (Ministre de gauche) et un Sa-daiJin (Ministre de droite).

Daikax

— Gouverneur d'un

domaine du shogun.
)ire,

Les Daikan^

chargés d'administrer un vaste tcrrit

étaient, en fait, assimilés

aux dalmt/ô.

Telle était la situation

du DaiJcan de Tahayama^ qui

administrait, pour le compte des Tokugaioa^ la province de

Hida.

Daikoku
fuJcu jin,

— Divinité Bouddhiste,
il

(pii

a pris place parmi les Sk/chi11

comme Dieu de
un sac

la richesse.

porte à la

m.-iin \\n

mar-

teau (kozHchi) dont
sors, et, sur le dos,

frappe

la terre,

pour en faire

sortir des tré-

plein d'objets précieux.

Le plus sou-

vent,

il

est envirouîié de rits

Daimyû

— (Litt: grand nom
XVir
S^ les

c. a.

d.

grande famille).

On

appelait

ainsi les plus puissants des

vassaux militaires qui relevaient directe-

ment de l'Kmpereur.
Jns(pi'au

Cette dénomination apparaît dès Yoritomo.

daimyb
Mais
les

jcjuirent

dans leurs domaines d'une

large indépendance.
et ces

guerres civiles étaient continuelles

domaines passaient fré(iuem\neiit d'une famille à une autre.
Tokttgatva la noblesse féodale perdit en indépendance ce

Sous

les

qu'elle

gagna en

stabilité.

lyemiisu déclara formellement qu'il

considérerait tous les daimiyd

comme

ses vassaux.

Dès

lors, le

critérium servant à distinguer les daimiyb des Jiatamoto se trouve

dans

le chiffre

des revenus.

Pour

être daiinyô,
riz.

il

fallait avoir

un

reveuu d'au moins 10 000 koku de

DICTION
DaixaG'OX

y

AIR K.
la

167

— Grand conseiller
le

de

Cour Impérisile, qui venait

iuiniédiatement en rang après

Sai-Dai-jin.

Daiei

— Palais Impérial par extension, l'Empereur lui-mrnno. Daisjii — Titre honorifique ajouté au nom des bonzes savants; ex:
et,

Koho Daishi.
Dajô-Iexxô
tion.

— Titre que portait un Empereur, après son

abdica-

Syn: Da-jû-kà.

Da-Jô-kwax

— Conseil supérieur

de Gouvernement, qui se com-

posait des trois grands Daijin (V. ce mot) et

du Uai~nagon.

Dakyî;

— Jen de balles qu'on jouait à cheval.
Bitgaku, Kagura, Nô.

On

s'exerçait ainsi

à ramasser la tête d'un ennemi.

Dansk

— Voy.

Danzaimox

— Exécuteur
d'un
roi
Il

en chef des hautes oeuvres.
les efa.

C'est lui

qui était chiigé de surveiller

DaRUMA— Fils
le

Indien, adoré au Japon et en Chine

connue un demi dieu.

arriva en Chine vers 530 pour y prêcher
vraie morale.

Bouddhisme

et surtout la
il

Afin

de donner un

exemple d'austérité,
une tradition
(lue

voulut vivre dai.s les montagnes.
s'usèie:it
il

Suivant

ses

jambes

de fatigue.

Suivant une autre,
et les vit se

rapp' rte

Kaempfer,

se les

coupa lui-même

méta-

morphoser en

feuilles de thé.

Aussi lui attribue t'on la découverte
le

du

thé.

Kien de plus répandu dans

peuple que

les

poupées repré-

sentant

Daruma

sans jambes.
(l'usage a persisté) dans

Dashi
les

— Grands chars qu'on promenait
Sur
les

rues aux jours de fêtes religieuses, à grand renfort de cris et de

sons discordants.

uns on exhibe des armes et de grossières

images figurant des dieux ou demi-dieux.

Sur d'autres ont

lieu

en

musique certaines danses spéciales
sont traînés par des bœufs ou des

orfort

.yaf(7?'.

Tantôt ces chars
ils

hommes;

tantôt

sont portés

sur les épaules.

Dazaifu
<>70 ap. J.
tiûiis les

— Ancienne capitale de Tsiikushi {Ki u- Si
C. Le Gouverneur de
les
/>^/^rt/y)<.

a),

îonàée vers

avait dans ses attribu-

rapports avec

étrangers.

168

DICTIONNAIRE
Suivant leur nature juridique et l'origine de leur

Den — Rizière.

possession, les rizières portaient des
signait les rizières affectées

noms

différents:

Bki den

dé-

aux

frais des transports officiels; hari'
celles
le

den, kiihun den

ou kobnn-den,

qui avaient été partagées

entre les familles d'un village suivant

nombre des bouches {ku)
payaient l'impôt;

de chacune; hon-den

celles qui étaient cultivées et

i-den celles que le Gouvernement avait attribuées aux possesseurs

de kura-i; kon-den ou shin-den celles qui avaient été récemment
défrichées; shoku-den ou shokabun-den, celles qu'on recevait

du

Gouvernement en

qualité

de traitement, ko-den

celles. qu'il ac-

cordait pour services rendus; ^O-cZe.-î aussi celles qui étaient consacrées à subvenir

aux dépenses du D.i-jO-kan,
comprise dans un palais.

etc.

Den — Construction
Shi-shni-den).

Ce mot

était sur:

tout usité en comp:)sition, pour désigner

un palai* décerminé (Ex

Parfois pourtant on l'employait seul, en le fai-

sant alors précé'ler de la particule honorifique go [Go-ten).

Deshima

lie

voisine de

Nag.isuki^ où furont relégués les né-

gociants Hollandais et Chinois de 163S à 1851.
éclaire aussi c-implètement
était faite.

Kaempfer nous

que pos-ible sur

la situation ([ui leur

— Voy. Fuku-jln, Gongen^ Uoloke, Kami. Divorce — Voy. Mlkudari-han. Dô — La partie de l'armure qui protège tronc. Dû — Grande circonscription qui comprenait plusieurs provinces.
Dieux
le

Outi'e

le

go-kinai, on comptait 7 dô. (V.

)iotre carte

du Japon

féodal).

Cette division, empruntée des Coréens, doit remonter à

l'épotpie des premières expéditions Japonaises en Corée.

— Esclave. Voy. DoKiO — Bonze qui avait su, par
Do-ni
'Su-'hi.

ses

intrigues,

dominer

l'esprit

de rimpêratiice Kôken.

11

la détei'inina,

en 761, à déposer Jun-

nln Tennn^ en faveur de qui elle avait abdiqué et à reprendre le
pouvoir.
11

csâtiya

do faire croire à l'Impératrice que

le

dieu

Hn'

DICTIONNAIRE.
chiman ordonnait de
Mais
le choisir

169
et

lui-même pour époux

Empereur.
il

la supercherie fut découverte.

A

la

mort de l'impératrice,

fut exilé.

DoRA-TATAKi
marchant,

— Bouzc-voyageur.
un

Les

dora

fataJci

formaient

une sorte de corporation
ils

et étaient ainsi

appelés, parce qu'en

faisaient sonner

petit

gong [dora).
chacune portait un
enfermées,

DôsHix
Ebira

— Agent de police inférieur.
1!

— Cai'quois.
Tantôt

variait de

formes

et

nom

spécial.

les

flèches s'y trouvaient
elles

comme

dans une boîte; tantôt

n'y étaient que maintenues aux ex-

trémités, de façon à demeurer visibles.

Ebisu

— Ti-oisième
7

fils

d'Izanagi no MiJcoto^ qui a pris place

parmi

les

fnku

jin,

comme

personnifiant la probité.

C'est

le

seul des fuku-jin qui soit d'f rigine Japonaise.
le dieu

On en

fait parfois

du commerce

et c'est peut-être à ce titre qu'il doit

de figurer

sur le papier- monnaie.

Presque toujours on

le
fils

représente avec des

instruments de pêche et un poisson.
plutôt le

Comme
nom que

d'Izanagi,

il

porte

nom

de Hiruko.
C'est sous ce
les historiens

Ebisu

— Barbare.

Japonais

désignent les Aino.

Kfiosni—^Coiffure faite de papier laqué, que portaient dans
circonstances ordinaires, les Jcuge (nobles) et les
Shintoïstes).

les

Kanmishi
la tête.

(prê'.res

Elle était fixée
fi

par des cordons sur

D'ail-

leurs elle variait de
priétaire.

rnie suivant la condition sociale de son pro-

E-FUMi

— (Litt

:

marcher sur V image).

Obligation qu'on imposa
crucifix,

aux gens de

Km

Siu de fouler aux pieds un
interdit la propagation

quand

le

Gouvernement eût

du Christianisme.

Cette

cérémonie devint un moyen de recensement.

Les étrangers s'y

trouvaient soumis, lorsqu'ils débarquaient au Japon.

Empereur Voy. Dairi, Hnico, Mikado^ Tennô, Tenshi. Enryo Peine consistant à consigner une personne chez

elle,

sans qu'elle pût recevoir aucune
légères infractions, par ex
:

visite.

On

l'infligeait

pour de

en cas d'incendie causé par négligence.

170

DTCTIONNAI

Epoquks

— Voy.

Jàko, ChnJco^BnJce-jidai,

Kinsei-, Inshin-igo.

Eta — (Littér:
villages,

irès-sale).

On

désignait par ce

mot nue

classe

tout à fait inférieure de l'ancienne sociéié.

Les eta habitaient des
le

ou du uioins des quartiers à part, et l'on évitait
Ils vivaient

plus

possible tous rapports avec eux.

de métiers considérés
\'"oy.
,

comme

impurs,

tels

que

l.i

préparation du cuir.

sur ces

par /as du Japon, Mifford [Taies ofold Japan).
EvKNTAiL
EziJ-CHô
rains d'une

— Voy.

Ogl, Uchiica.
qui renfermait
Il se tenait
le

— Registre
commune.

plan de chacun des

ter-

à la mairie.

Fktes
KrcHT
ou

— Voy. Bon, Matsuri^ SekJcu.
— Ration de riz allouée à certaines personnes par le sji'^gnn
\]n fuchi{^) donnait droit à 15 shô

les daiini/n,

par mois.

C'était la paie des soldats.

Les médecins recevaient des Juchi de

plusieurs côtés

à

la fois.

FcDAi

— Serviteur

ou vassal depuis plusieurs générations.

Le
dater

CkdsoJcabe hiaku Jcajo déclare que 10 ans de ser\ i^es dans une maison suffisaient pour qu'on fût considéré

comme Fudai.
les

A

du

XVIP

on distingua soigneusement

fudai-daim^ô, par

opposi'ion aux

tozama-daimyû.

Les

premiers étaient ceux qui

descendaient d'anciens vassaux des ToJcugaiva. Ces daimyd avaient

souteim lyei/asu dans sa lutte ontre le parti de Hideyori.

Aussi

dans

le

Buhe hiaha kajô

déclare

t'il

que

les

fudai daiinyô sont ceux

qui ont reconnu sa suprématie avant le siège d'Osaka (1600). C'est

à eux qu'étaient réservés tous les postes importants du Gouverne-

ment shogunal. Quoiipie
aux Tokugawa,
classait les

tous les

duimyd

aient

fini

par se soumettre
(*)

la distinction

garda donc son importance.
leur

On
qu'ils

fudai daimyd, d'après
Kikunoma.
:

rang

et la

chambre

occupaient, au palais du shogun, en Tamarizume, Teikannoma,

Gannovin
(1)

et

On

(lisaii

îchi nin fuehi,

ni

tiiii

fnchi. oa.d. la nation d'une, deux per-

sonnes.

(0

C'est

pourquoi nous avons, dans notre rangée parmi

liste

des

rfu'mj/ô, in

li

que pour
tozama.

chaque

famille, si elle se trouvait

les/î<rfat

ou parmi

Iqs

1

DICTIONNAIRE.
FuE

17

— Flûte.

C'est un

bambcu

percé de 7 à 8 trous, sans clefs.

Il existe

quelques flûtes eu ivuire.
les

Les mélodies que tirent des

unes et des autres

musiciens Japonais ne sont pas pour donner

une haute idée de l'inslrument.

Fuji

— Nom Japonais de la montagne que nos géographes appelKUe
doit ce

lent le i^«5/:j/am«.

nom {Fuji

veut dire

:

sans égal)

tant

à

sa

hatiteur qu'à

son

élégance

majestueuse.

Tous

les
si

poëtes et les artistes s'inspirent d'elle et l'on ne peut trouver

pauvre cabane

([ui

ne possède, en kaJcemono ou autrement, une
lui

image du Fuji. Holznsai
cueils; (l'un

a consacré deux de ses meilleurs re-

d'eux a été réédité en Angleterre).

Eiroshige a publié
milliers

aussi une collection do 3G vues du Fuji.

Chaque aimée des

de pèlerins font l'ascension de

la

montagne

sacrée. (Voy. d.ins le

Chrysanthemum de 18821a traduc
usage).

i)n d'un catéchisme écrit à leur

FujiWAEA

— Famille

(|ui,

du VIlT au

XlT S%
le

fut toute puissante

à la cour Impériale et gouv^erna réellement

Japon,

Plus tard
les

même

ses

membres continuèrent

à occuper près de l'Empereur
étaient issus.

postes les plus élevéi.

La plupart des kage en

Le

grand nombre de pein'reâ, poëtes, savants, historiens,

etc., qu'elle

adonnés au Jap)n, mérite
{l'Empire du Japon,
p.

d'i

nm)rtaliser son nom. Mefchnikoff
liste

383) dresse une

de ses principaux

membres.

FÛko
Après

— Prérogative que donnait l'Empereur de percevoir tout ou
un
village

partie des redevances imposées à
le

ou à quelques familles.

XIT

S^ les

//7/ro

furent réservés aux princes Impériaux et

aux temples,

FuKU — Bonheur,
divinités qui

richesse.

Ou

appelle Shichi

faku jin

les

7

ouvrent aux

hommes

les sources

du bonheur {Jurojin,
de Teakii, qui, à

Daikokti, Fakuroha, Ihisn-, Benten^ Hofei et Tiishamon). D'aprèi

une légende, ce serait un grand prêtre
de uande de
leurs adorés

d'i

nom

la

Ii/eyasii, aur.iit fixé les attributions

de ces dieux d'ailaur.iit personnifié

à une époque bien antérieure.
:

11

en eux

les

7 éléraeuts du bonheur

la longévité, la richesse^

la po-

172

T) I

C T

I

NNAIEE
Cette éiiuinéra-

pularité, la probité, la grâce, la bonté et la force.
tioii

ne laisse pas que d'étonner.

11

n'en est pas moins certain que

ces.

personnages sont, au Japon, l'objet d'un culte aussi universel
Il

qu'original.

suffit

de parcourir

les

albums de caricatures pour
:

voir que les artistes en prennent fort à l'aise avec eux

ce dont

personne d'ailleurs ne songe à s'offenser.

La

répartition de Icufs

attributions respectives est généralement assez

mal connue

et l'on

confond volontiers

leur

rôle.

Des

savants
:

voient en eux des

espèces de Dieux Lares (Voy. DicJcins

Asiat. Soc. Trans. 1880).

FuKTJEOKU

—Celui
et

des 7 fuJcu

ji.n

qui pi rsonnifie la popularité.

Ce

serait l'incarnation

d'un astre. (^)
élevé.
J\

On

le

représente avec un

crâne clianve

démesurément

porte à la

main un bâton
une grue.

sur lequel se trouve un livre de prières. Près de

lui se tient

FuKUSA
broderies.

— Petit
On

carré d'étofPe de soie parfois orné de dessins ou

s'en sert, dans les cérémonies du cha no i/u, pour

essuyer la poussière déposée sur les tisses ou pour envelopper des
objets de prix.
couvrir
le Tcoioa

Mais

les plus riches fuTcusa

«ont employés à re-

meshi qu'on offre au dehors.

Voy. Meshi.

FuMi-E

FuxDOSHi

— Crucitix qu'on foulait aux pieds. — Pièce d'étoffe qui,j5assée entre
les lois

Voy E-fumi.
:

les

jambes

et

nouée

autour des reins, permet au vent de prendre avec la robe Japonaise
quelques libertés, sans enfreindre

de la pudeur.
avoir, de toute antiquité,

FuxE — Bateau. Les Japonais semblent
navigué sur leurs lacs et sur mer.

On

a]>pelle

JVatashi-hune

les

bacs; yane bune, ijaJcata buneetyHsan btineles gondoles recouvertes

d'un

toit,

dans lesquelles

les

bonnes gens d'Yedo

et

d'Osaka aiment

à faire la fête.

FuEEi

— Ordre

(

émané du shogun ou d'un daimyô.

Ce mot ne

devint en u^age que depuis l'avéneuient des Tokugawa.

CtAXKU
cipes

17 19 1838) S'iuspirant à la fois des Chinois et des prin-

d'C/t'/'o,

GanJcu fonda

inie

école de peinture qui porte son

nom.

Lui-même

excellait surtout à peii;dre les tigres.
le

(I) La plupart du temps ou
dieu de
la

confond avec Jnrojin, pour en

luire

un autre

longévité.

DICTIONNAIRE.
Gkkkix
deux à

173

— Instrument
et

Chinois, composé de 4 cordes accordées

deu.v

montées sur une caisse de bois ronde.

Dans

l'iiir

térieur est une longue tige métallique, libre à une de ses extrémités.

Gembuku — Cérémonie
à
l'âge de 15 ans.

destinée

à constater

l'arrivée

d'un

homme

Primitivement on

le coiffait alors

du kammiiri.
antérieure du

Plus tard l'habitude se répandit de
crâne.

lui raser la partie

Geisha

— Danseuse

et chaîiteuse.

Il

ne se donne guère de fêtes

publiques ou privées, sans qu'on y fasse figurer un certain nombre de geisha. Elles accompagnent généralement leur chant du shamisen.

Les plus jeunes, appelées odori-Jco à Yedo et maiko à Kyoto y
Voir pour plus amples déimpressions de voyage des

ont pour fonction spéciale de danser.
tails

sur cette aimable corporation

les

divers gJob-lrotters.
.

Gexji

— Voy.

Minamoto.

Genin
forme

— Terme général applicable aux divers serviteurs. maison. portent hors de qui Geta—Socques de
bois
se
la
:

La

et la beauté des geta varieat avec le rang, le sexe, l'âge, les

provinces et les cire instances.

Autrefois l'inférieur ne pouvait
c'eût été l'ou-

garder aux pieds ses geta devant son supérieur
trager.

Le samurai

inférieur (^kachi) qui rencontrait un
les ôter.

samurai

d'un rang plus élevé s'empressait de
n'en portaient pas.

Les hommes d'escorte

GiDAYU

—Sorte de chant dramatique inventé au XV

11^ S^

par un

homme

de ce nom.

GiMMiYAKU

— Fonctionnaire placé immédiatement sous
est

les ordres

du kanjo-bugyd.

Go — Jeu
Japon.
pesante.

quelque peu analogue a,njeu de dames, fort répandu au

Le damier

généralement tracé sur une petite table

très-

La

tradition veut que ce jeu ait été importé de

Chine par

Kibi Daijin.

Go

— Préfixe honorifique placé devant
:

le

nom

de certiines choses

[go- huit

repas, go-kanjo

:

compte) ou

le tiire

de certaines per-

sonnes.

Dans

le

langage populaire

surt<iut ce préfixe est

devenu

174

DICTIOXNAIRE,
:

inséparable de certaîns mots [go-xho
il

palais etc.).

Le plus
{Go-kanai

s

uvcnt

est

employé par

politesse

pour

la

personne à qui l'on parle et alors
^^

il

correspond presque à Fadjecâf

votre."

:

votre

femme).

Go — (Postérienr).
tains

Paiticule qui se ])lace devant le
le

nom

de cer-

Empereurs pour indiquer

deuxième du nom.
Désireux

Go-r>AiGO—{Dalgo II).
de secouer
la

Empereur de 1318 à 1339.
il

tyrannie des Knjô,

réunit autour de lui

tms ceux
Mais
cette

qu'avait indisposés leur org-ueil et surtout les bonzes.

première tentative échoua:
{1331) et fut exilé dans
lités et réussit
l'ile

il

s'enfuit
11

dans

la

province d'Omi
les hosti-

d'OK.

s'échappa, reprit
il

à

les

chasser (1331).

Mais

vit bientôt s'insurger
:

contre son autorité un des chefs qui l'avalent aidé dans cette lutte

Ashikaga TdJcauji {\^Z^).

Vaincu,

il

dut transporter sa cour à
isi

Yoshi.no, cédant la place au nouvel

Kmpereurch.

par Ashikaga»

Ses malheurs et ses amours sont restés populaire s.

GoFU
livres

— Petit

pa])ier sur lequel se trouve

une sentence

tirée des

Bouddhistes.

On

le

fait avaler

aux malades en guise de

médecine.

Go-KENIX
Tokiigawa
le

Samurai^ serviteur direct du
sens de ce

shogun.

Avant
lors,
il

les

mot

était général.

Depuis

fut

réservé aux s(rviteurs qui ne pouvaient assister aux cérémonies
pahiis, par opposition

du

aux hâta moto.
là les cinq céi-éales considérées

Go-KOKU
principales

— Ou désigne par
("Shirai)

comme

:

le riz, le blé, le millet, les

fèves et le soicho.

GoMPACHi

— Persannage

légendnire célèbre

par sa
Ses

bravoure, ses crimes et ses amours avec

Ko-Marasaki,

aventures ont fourni une mine inépuisable à l'imagerie populaire.

(Voy. par ex:

les
les

nish'ki-e d'Ltanun-0,

Ezuu

etc.) Mitforcl

{Taies

ofold Japon)

a résumées.
:

GoyGKN--(Littér

Manifestation teni'poraire).

C'est un

titre

d

)niié

par

les

Bouddhistes aux dieux du Shinto, qu'ils considèrent
temporaires des
diviiiités

comme

des

manifestîitions

Indieimes.

DICTION NAIHE.
Spécialement c'est
le

175

titre

sons lequel, à

Hikko par exemple, ou
vis

adore lyeyasu.

Go Kix-GFMI

— Gnuipe

de 5 familles, qui, vis à

de

l'adles

ministration, répondaient pécuniaii-ement et

même pénalement
n'était pas

unes des autres. Ces familles habitaient
coutigues ou très rapprochées.
strictement indispensable.

le

plus souvent des maisons

Le nombre 5

toujours

Chaque Tcumi

avait à sa tête

un Icumi-

gathira,

Go-ON
livres

— Prononciation primitive des caractères Chinois. Elle n'est
la

plus guère en usage (sauf parmi les bonzes) que pour la lecture des

Bouddhiques ou

désignation de certains nengo. Aujourd'hui

on use de la prononciation dite Kan-on.

Go-Eix

— On

désigtie ainsi

les

5 relations essentielles dans la
:

société (et par suite les 5 vertus sociales)

entre enfants et parents,

entre époux, entre frèns, entre amis, entre maître et serviteur.

Go-EÔJU
parmi
les

—Conseil des Ministres du
fudai-daimyô
,

shôgv.n.

Les
5,

Jt'^jày choisis

au nombre de 4 ou

siégeaient et

administraient presque toujours alternativement.
les occîisions graves,
ils

Pourtant, dans

se réunissaient

pour tenir conseil.
,

GoEODAYU Shonzui
Arita
Il est

— Potier

d'/se, qui

en 1510, introduisit à

la fabrication

de la porcelaine, jusque là inconnue au Japon.
l'inventeur de la porcelaine à fond blanc
la glaçure.

considéré

comme

avec dessins bleus sous

Go-SAN-KE

Go-SEKKE
G5-SHI

—Voy. San-Jce. — Voy. Sekke.
riche,
le

Go-SHTJ-IN-CHI

— Paysan qui avait droit de porter des armes. —Terrain donné par shogun. Le mot venait
le la

de ce que

donation était revêtue d'un cachet (in) rouge

(shit).

GoTEN-TAMA Colline située d-aus le faubourg méridional d' Yedo, La foule s'y portait en masse au moment de la floraison des cerisiers.
Lorsqu'en 1861
res,
il

le BaJciifu

céda cette colline aux Légations étrangè-

en résulta une sorte d'émeute et des troubles assez graves.
lors elle a é;é rasée.

Depuis

GoTÔ Yujô (1135-1513)— Artiste

qui passe pour avoir créé au

176

DICTION NAIER
l'art

Japon
en

de ciseler les mét-inx.

Il

e<t

donc

le

chef de cete école
Suto7r,

de ciseleurs qui s'est perpétuée jns(pi'à
tête

la révolution i^l86S).

de son Guide^ donne

la liste

dos plus connus.
le

GozKN

— Ternie

lionoritîque

que jadis on ajoutait après

nom
ébiit

d'une femme {Tomoe Gozen, Tokiwa Gozen).

Gux — Division
sous sa direction
gttn shi.
guîiy

de la

province {kuni).

Au
i

début

le

gun

administré par un gun-cho, que nommait l'Empereur, et qui avait

un certain nombre de fonction
le

aires formajit le

Plus tard

mot de gtin-shi

servit à désigner le chef

du

qu'on appelait aussi gun-bng//ô on gun-dai (sous

les Tokiiga-

wa).

A

partir de la fin du Xll'^ S" les ^««-*Ay perdirent leur

pouvoir, ne gardant qu'une autorité nominale.

— Syn

:

knri.

GuNKEN
lion

— Système
{Asi.at.
:

de gouvernement centralisateur, par oppo.si(

au système féodal

Hokeu).
et l'étude publiée

GrsoKU— Armure.
par M. Couder

Voy. Z>^, HorOy KahutOy
Soc. 1881).

GwA-MYÔ— (Littér Nom
signent leurs œuvres.

de dessin)

Nom

sous lequel les peintres

Haciîiman

— Dieu de

la guerre.

Voy. ûjin,

Haikai
œuvres.

— Poésie composée de

17 syllabes.
les

Hai-mtô

— Nom

de plume sous lequel

poètes signent leurs

Hakama — Large
satnurai.
velop])ée par le

panbilon de soie ou coton que portaient

les

Daiis les cérémonies, la jauibe était complètement en-

naga-bakama

^

le(iuel traînait

à terre de 20 à 30
les

centimètres et gênait la

marche.
les

Le

sJiit

i-iakama (pour

h )mmes), uchi-hakama (pour

femmes)

étaient des espèces de

naga-hakama.

Hakase

— Savant

et

professeur.

Ce

tilrc

é:ait

conféré par

l'Empereur

et assurait de sérieux avantages.

Hakuchô
nos jours
il

— Vêrement que portaient
est réservé

les serviteurs

des ktige.

De

au personnel inférieur du culte Shintoïste

(serviteurs de kannushi^ (;mployés des

pompes funèbres
des
jjIus

etc.)

Hakuskki (Arai)

— (1656-1725)

Un

remarquables his-

DICTION- NAIRE.
torieiis

177

du Japon. Ou're

ses

prands onvniges historiques,

comme
il

le

Toku~ski-i/oronj npeyqii
et
le

gé\iér-A\

de l'histoire ancienne du Japon,
familles

Hankampu
de l'Europe),

(Histoire des

de Daimt/n)^

h laissé

plusieurs ouvraorps de géographie, tels que le Sei-ki-bun, (Description
le

Sai ran igen (mœurs des pays étrangers),

le

Nanio
shi, le
(le

shi (Hist. des îles du Sud), le Riu-Kiu-Jiriakn, le Yezo

Yezo dan hikki
f-

etc.;

une œuvre de philosophie naturaliste,
divei's sujets,

Kohitsu), et une
:

ule

de monographies sur
les

par

ex

le

JJon-cki gitn kl ko (Kssai sur

armes Japonaises).
Il

Han —Territoire
un instant une
loin

gouverné par un daimyô.

suffit

d'examiner

carte

du Japon

féodiil,
les

pour voir que
{kuni).

les

han ébiient
le

de

se

confondre avec
Impéii.il

i)rovinces

En 1871

Gouvernement
ti"ation

supprima

ces fiefs et reprit l'adminis-

directe

du pays tout

entier.

Sous

le

régime
:

fé(Klil, les
le

daimyô gouvernaient à peu
au sh'^gun
était très-inre.

près à leur gré leurs sujets

recours

Haniwa
était

— Dans

les siècles antérieurs

à l'ère chrétienne, l'usnge
et des

de

sacrifier, sur la

tombe des Empereurs

grands per-

sonnages, des personnes et des chevaux.

Un

décret de l'p]mpcretir

Suinin
stituer

{V

an. av. J. C.) interdit ces sacrifices et ordonna de subfigurines de terre.

aux viclimes des

Ce

sont les haniwa.

Ou

en retrouve encore dans l'intérieur ou autour des tombes.
le

Le

premier qui en fabriqua s'appelait Hashi, d'où

nom de

Ilashi-be

donné à

ses successeurs.

Han-tuztjei

—(Littér:

Ce^sAon

rf« c^rc^e^)

Succession. L'héritier

recueille le cachet de la maison.

Le

fait

peut d'ailleurs se produire

du vivant de son auteur.

Voy

:

inki/o.

Haoei

— Manteau
il

de suie ou coton, porté par dessus la ceinture.

Autrefois

était généralemeiit

orné de 5 mon.

En

hiver

le

haori

est ouaté et doublé,

l'our les incendie-;, on se couvrait d'un haori

de cuir ou d'étoffe très-épaisse.

Haea-kiei

—(Littér:
les

Ouverture du
le

ventre)

M(.de
le

de

suicide

propre au Japon.

Primitivement

p itient s'ouvrait
il

ventre lui-

même.

Dans

derniers siècles,

se bjruait à se faire très-

178

DICTIONNAIRK.

solennellement une légère incision; un ami on un serviteur, placé derrière lui, terminait la cérémonie en lui ti-anchant la tête. Les détails

de la scène étaient minutieusement réglés par
leurs

l'étiquette.

Voy.
:

d'ail-

Mltford {Taies ofolcl Japan.V

appeiid.).

Synon

Seppukv,

Haeai
les

— Cérémonie

qui avait pour but de purifier les criminels,

malades

etc., en exorcisant les

mauvais
Palais

esprits qui habitaient

en

eux.

Elle se pratique encore au

impérial.

— On

appelle

aussi o harai une petite boîte de papier, que chaque famille place

dans

le

Jcami-dana,

Elle renferme

un morceau de

bois consacré
les

dans un temple d'/se, lequel morceau doit être renouvelé tous
ans.

Voy.

Satotv {Transoct. ofAsi'at. Soc.
:

t. II.).

Haei-ban

Hasami-bako
en voyage.

— Sentinelle, garde. Synon Mi-hari-han. — Boîte de laque noire que grands personnages
les

faisaient porter devant eux, lorsqu'ils sortaient en

promenade ou

On y

plaçait des vêtements et tout ce qu'on jugeait

pouvoir ê're utile sur la route.

Hashi

— Bâtonnets dont
le

les

peuples de l'Extrême-Orient se sersurtout pour manger.

vent pour appréhender

les objets et

Entre

leurs mains les hashi remplacent tant bien que

mal

la

cuiller, la

fourchette et

couteau de table.

Pour

saisir les

charbons, on

emploie des tiges de fer ou de cuivre {hi-hashi).

Hatako — (Littér enfant des champs). Enfant du hasard. Hatamoto Vassaux directs du sh&gun, qui pouvaient assister
:

aux cérémonies du

palais.

Tous recevaient du shogun une pension

plus élevée que celle de la plupart des auires samurai.

Le terme
Mitford

de hatamoto ne remonte pas au delà des Tokugatoa.
{Taies ofold Japon.
téressants détails.
J.

p. 77,

95) donne sur cette classe d'in-

Hki-an-jô
la

— Ancien nom de Kiiôto, encore employé parfois dans
population qui comprenait
les agriculteurs,

langue poétique.

H tiMiN — Classe de la
les

conunerçants et les artisans.

Au dessus d'elle étaient les samu-

rai j jouissant vis-à vis d'elle de privilèges exorbitants.
les eta et les

Au

dessous^

himn, qu'on comptait pour

rien.

DICTIONNAIRE.
Heishi ou Heike
Heya-zu31I

179
Taira.

— Autre nom de

la famille

Fils, qui,

devenu adulte, continue à vivre chez ses

parents, saiis ê;re chef de famille.
le

Dans

les

relations extérieures,

chef de famille représentait seul la famille.

HiBACHi

— Brasero en bronze ou porcelaine.
tiroirs.
le

Parfois

il

se

com-

pose d'un récipient en cuivre, lequel est placé dans une caisse de
lx>is,

garnie ou non de

On
la

peut dire que

c'est,

par excel-

lence, le

meuble national,
en hiver

premier qu'on apporte au visiteur,
conversation et
le

l'accessoire

indispensable de
iédir

seul

moyen

connu d'at

l'air glacé des

appartemeii's.
il

HiDEYOSiii
heure à
la

— ^1536-1598)
celui-ci,

Fils

de paysan,
qti'il

s'attacha de bonne

fortune de Nchunaga^

servit d'ailleurs fidèlement.

Après

la

mort de

il

réussit à picifier et, sous le titre de

JctvampaJcuy à gouverner en maître le Japon, que, depuis
désolait la guerre civile.
Il

un

siècle,

cédi.

en 1591 ses fonctions à Hidetsugu,

mais en conservant la
Japonais lettrés
le

réalisé

du pouvoir jusqu'à
le

sa mort.

Les

désignent volontiei's sous
de Taikh.
lui).

nom de Toyotomij
Transac. ofAsUit.

le vulgaire sous celui

(V(tir

dans

les

Soc, plusieurs études sur
titre,

Les Japonais le considèrent, ajuste

comme un de leurs plus grands politiques. HiME lerme honorifi([ue usité pour les femmes


:

de très-haut

ra'ig

(Ex

Tachihana no Hime).
poupées, représentant des personnages de
la

HiNA

— Petites

Cour Impériale,

qu'il est d'usage d'exposer le 3

Mars {Hinn-sekku).

Cette coutume, essentiellement Japonaise, remonte à la plus haute
antiquité.

Hixix

—(Littér:

Qui

n'esf

pas une personne): classe
C'est à
t rt

très-

inférieure de rarcieinie société.

que parfois on

les

confund avec

les eta.

Cette classe se recrutait sur;;out parmi les

mendiants. (Beaucoup d'eta étaient riches ou dans l'aisance J.

HiitATA Atsutane
Japonais.
aatiqui'é-i

— (1776-1843)
Motoori,
et

Un
il

des plus savants écrivains
se

A

la

suite de

lança dans l'étude des à
la

iiationalcs

contribua

si

l)iL'n

renaissance du

Shintoïsmc, qu'aujourd'hui les Shistoi-tcs l'ad-reut

comme undieu.

180

DICTIONNAIltE.
ouvrage qu'il écrivit en 1836 sur rKinpereur porta ombrage au
et

Un

shogun

fut supprimé.

Il

a laissé de nombreux traités sur
les

l'histoire

des premiers siècles,

étymologies, les alphabets pré-

historiques, la Poétique et la Médecine.

HiBû
])liiiuait

— Publicité
Après

résultant d'une
le

cérémonie.

Ce terme s'apla

surtout à celle qui suivait
le niariagr,

mariage ou
la

naissance d'un

enfant.
voisins
;

on conduisait
les

jeune

femme chez

les

dans certaines provinces,

deux familles donnaient un
hirô^.
et

grand banquet (qu'on appelait aussi
nouveau né,
il

Quant à l'enfant

était exhibé
:

aux parents

aux membres du go-niti-

gumi,

Synon

lli.rome.
(Iciii

HiRcsHiGK
entra assez
oelle

KiosAi)
l'éc )le

— (1787-1858)
vulgaire,

D'abord pompier,
lihisai.,

il

tsird

dans

de dessin de

Kano

puis dans
le

de 7 oj/05ÀiVo.

C'est sans conlredi<^, avec /^o^»*^*,
l'école

plus

grand paysagiste de
gtcènes populaires.

et le

meilleur ])eintre des

Doué d'une

fantaisie et d'une fécondité inépuisa-

bles,

il

a laissé, sans parler de ses kakémono, de nombreux albums

de gravures.

HiEOTAKA (Kosk)
lui-même.

— Grand

peintre du

X'' S*".

On

prétend qu'il

composa de l'Enfer un tableau

d'ailleurs perdu qui l'épouvanta

HiKUKO

HiTATARK

— Voy. Ebisu. — Vêtenjent que portaient surtout

les

kuge.

Hito-barai(kittk)

— Congé en forme (pi'octroyait le maire d'un
une famille d'un autre
poëte du Vil'"

village à celui qui entrait par adoption dans
village,

HiTOMARO

— Fiimenx
On

S'',

adoré

comme un

des

dieux de la poésie.

Tappelle encore Kaki.no-moto.

HiTOTSUBASHi — Fils du fameux NarUiki, dutmyô de Mito et chef
du parti hostile aux étrangers,
il

entra d'abord dans ce parti, devint
j)uis

tuteur du shogun {taira) en 1862,

shngiin lui-même en 1866,
il

sous le

nom

de ^e/^< ou Yoshinobu.

Mais

résignale pouvoir en

Janvier 1868 et n'eut pas do successeur.

Le

rôle qu'il joua dans les

grands événements de cette époque est, en somme, assez insignitiant.

DICTIONNAIEK.
Hôjô

181
titre

— Famille,
le

dont

les

chefs,

sons

le

de shikJcen^ ad-

niiiiistrèreut

Japon de 1205 à 1332.

C'est une des périodeg

prospères de l'histoire Japonaise.

HÔJÔ
qu'elle

— Famille,
eût-

qni, fondée,

vers la

fin

des Ashikaga, par un

chevalier errant, devint très pnissaiite dans le Kuanto, jusqu'à ce
été ruinée

par Hideyoshi.

Elle résidait à

Odawara.

— Système de HoKUSAi — 1760-18
HoKKN
(

prouvernement militaire ou féodal.

J9)

Le plus célèbre des peintres d'ukf/o-e
Elè/e de

et

l'un des artistes les plus originaux.
il

Kafsukawa Shanshô^
n' wào^tA

prit

d'abord

le

nom

àe

Katsuk iwct Shiinro et

qu'en 1799

celui de

Katsushika Hokttsai.

On

n'a de lui quef. ru peu de peintures

bien authentiiiues, parce qu'il a surtout travaillé pour la gravure.

Mais
le

il

a laissé une foule d'albums et illustré quantité de livres dont

catalogue du British
((^n

Muséum donne

la nomeiiclature

à peu près

complète

en peut trouver une autre dans V Art Japonais de
critiijues

Gonse, avec un fac-simile de ses diverses signatures). Les

étrangers ont épuisé pour ce grand artiste les formules d'admiration.
11

est certain

que

ses compatriiftes,

du moins dans

les classes

élevées, le tiennent eu moins haute estime.

HoNCHÔ — Mot dont

les

Japonais se servent parfois pour désigner

leur pays, par opposition aux pays étrangers.

HôNEN Shônin
ans, on
le

—(1133-1212)

Fondateur de

la secte

Bouddhis'e

de Jôdo. Des prodiges accompagnèrent sa naissance. Dès l'âge de 13

comparait aux sages de l'antiquité.

détails sur sa vie et sa doctrine

dans

le

On trouvera quehjues Hand-Book de Satoto,

HoxEE — Famille souche
est détachée).

(par opposition à la brandie qui s'en

HoKA-GAi

— Conque

qui

servait à donner, en guerre, le signal
soufflaient aussi

d'une attaque.

Les yama-hushi
devant
le

dans ces conques,

lorsqu'ils arrivaient

Bouddha.
en guerre
les cavaliers

Hoiio

— Sac de soie

([uc portaient
11

pour se

préserver des flèches.
ture de bambou.

ébiit gontlé d'air et

tendu par une arma-

L'oriaine en est Chinoise.
X'' S^,

HoTKi

— Prêtre Chinois du

qui doit à son afEoclion pour les

182
enfants d'avoir
uifiaiitla bonté.
i)i'is

DICTIONyA
raiifç

I li

E

parmi
le

]c>^

Sa ic/n Fa kii j in,

en

y^Qi-sori'

Les peintres

représentent nvec nn venire énorme
toile

et velu, l'air

jovial,

un sac de

sur

le

dos, et, près do lui, des
persoi^nc.
les

bambins fort peu respectueux de son auguste

HoTOKE
tes.

—Terme général servant à désigner — Maîtresse
Quand
elle

dieux Bouddhis-

HoTOKE GozEX

de Taira K/yomori., célèbre par sa
apprit que
les

beauté et ses aventures.

maîtresses anelle

térieures de celui-ci s'étiiieJit retirées dans

un couvent,

alla

spontanément

les

y rejoindre,
sous lequel on désignait l'Empereur, qui, après

Hôwô — Titre
IX*

son abdication, se rasait la tête et devenait bonze.
Siècle, ce fait devint fréquent.

A

partir

du

Hyakushô — Paysan.

Les paysans formaient une classe de

la

population supérieure à celle des marcha nr" s.

Hyô — Mesure
Htg-jô-siio

de capacité valant environ 72
!

litres.

ribunnl ciiminel su])érieur, créé sous les
les pr< ces

Tolax-

gawa, pour juger
11 se

particulièrement

difficiles et

importants.
,

composait, d'un

Rnju d'un C-MetsuJce, du Kavjo-hugijô des
et de

deux Machi-hugyo d'iec^o, des Jishu-hugyà^ du Gimmiyaku

deux

YoriJci.

1-iiAi

— Planchette de bois sur laquelle on écrit
<

le

nom posthume

d'un mort et la date du décès.
le petit

Klle est censée le représenter dans
la place.

temple domestique

ù on

C'est donc à,elle qu'on

vient offrir chaque jour le riz, les fleurs etc.

Imagawa Kiôshux
traité

— Successivement gneirior
les

et

bonze,

il

occupa
lui

de hautes fonctions sous

Ashikaga (X1V°
par prendre

S*^).

On

a de

un

de morale (Kakun).

Jmi

—Deuil.
Après

Le mot a
la

fini

le sens général

d'im-

pureté.

naissance d'un enfant, les parents, en état de

chi-imif s'enfermaient chez eux.

La durée et

toutes les conséquen-

ces du deuil étaient officiellement déterminées daiis les anciennes
lois.

Voy. par ex

:

VEngi-shiki.
la

In

— Cachet.

L'empreinte du cachet remplaçant au Japon

DICTIONNAIRE.
conçoit toute rimportanee qu'il prend dans la vie Japonaise.

183

signature, sur les contrats et toute pièce tiuelqne pen officielle, on

Un

Japonais ne se sépare guère de son cachet, lequel est fait de bois,
cuivre, ivoire, corne ou argent et enfermé dans

un

étui plus ou

moins

élégant. L'empreinte doit eu être pi-éalnblement déposée à la mairie

{In-kagami).

La

collection de ces empreintes

forme

le registre dit

In-ban-cho.

li'liéritier

d'une personne échange ordinairement son
L'origine des in est

pr.)pre cachet contre celui de son auteur.

Chinoise.

L'usage en

était,

au moyen-âge, beaucoup moins général

qu'aujourd'hui.

On

signait de son

nom.

Peu à peu on substitua
Puis on usa de

à

la signature

un cachet de

même

dimension.

caractères spéciaux {TensA^) et la dimension diminua.

Les artistes

apposent sur leurs œuvi-es un cachet
mî/fl

spéciîjl,

à côté de leur

^?m-

signé à la main.

Les très-anciens kakémono portent souvent

un simple cachet, sans signature.
Inaei

— Nom

sous lequel on adore le personnage plus ou moins

légendaire qui auraic introduit au Japon la culture du riz.

Ses

temples, fort nombreux
renards de pierre.

à

la

campagne, sont

g-ardés

par deux

Inkyo

— Lorsqu'un

chef de famille, par suite de l'âge, de la

malidie, ou de ses ])rodigali;és, se montre incapable de gérer les
affaires de la

maison,

il

fait,

spontanément ou contraint par un
Il

conseil

de famille, une
ai.isi inki/o.
si

s()rte

de cession de biens à un héritier.

devient

Quelquefois Vinkj/o reprend l'administration

desdits biens,

l'héritier se conduit

mal ou tombe malade.
avait jadis le sien, dans

Ineô
lequel

— Chapelet

de

2, 3,

ou 4 petites boîtes reliées les unes aux

autres par un cordon de soie.
il

Chacun

renfermait quelques médicaments. Les inrô étaient le plus

souvent en fort belle laque,

Inshin-igo— Période contemporaine,
1868.

c'est-à-dire

postérieure

à

ISHA
et les

— Médecin.

Jadis on distinguait les Maehi-isha ou médecins
le

particuliers, les

o-ishaow médecins employés par
les

Gouverneuîcnt

oku-isha (ou okti-ishi) c'cst-à diie

médecins attachés à la

famille du shogun.

184-

DICTIONNA

T

H

K

.

Itchô (Hanabusa)
la

— (1652-1724).
il

l'eintre

trè.s-origiii:il,

dont

manière

i)rei:d

place entre les wA:/?/o-e et la peinture
se signala par des carie;itnres
l'ile

Cliiiioise.
si

D'abord élève de Kano,
qu'elles le
firent exiler

hardies

dans

de Uachi-jo.

Ses œuvres n'ont

été gravées que 40 ans environ après sa mort.

1y Ka:mon no
Miiiistre

Kami

— lJoim//n de Hikone, qui, nommé Premier
lutta éncrgiqueuient contre le p:irli
traités et fut>

du shogun en 1858,

hostile

aux étrangers, conclut avec ceux-ci des

pour

ce motif, assassiné (23
Il est u)oins

Mars 1868)
le

près de la porte de

Sakurada,

connu sous

nom de
D'al)Ord

NaosuJce.
partisan Adèle

Iykyasu

— (1542-1616)
il

de ISohitnaga^

puis de Hideyoshi1

s'fmjnira du pouvoir après la mort de ce

dernier, devint shogun en 1603, et a bdiqua le titre en 1605 sans

renoncer à la réalité du pouvoir.

Il

acheva l'œuvrede pacification
dota
le

commencée par JSohunaga

et

Hidei;oshi,

Japon d'une

orgaui.sati<>n j-olitique nouvelle et

fonda cette toute-puissance des

Tokugawa^
IzANAGi

qui devait durer près de trois siècles.
la
le

— Dieu, qui, dans
comme

cosmogonie purement Japonaise du
créateur de la Terie et
le

Kojiki,, est considéré
divinités terrestres.

père des

IzANAMi

— Déesse,

qui, avec Izanagiy créa la Terre et engendra

les divinités terrestres.

Jeu

— Voy.
S*^,

Go^, Kentari,

Ken, Shôgi, Sugoroku.
XII*^

JiDAl-MOXO

— (Li^tér: Chose ancieime) Ilsemhleque, du
aux laques.

au

XVI 1^
dont

cette expression ait été réservée

Ou

ajoutait

d'aillenrs,

pour préciser,

le

nom du

principal personnage de l'époqiie

elles dataient

{Go-Toha jidai no mono, Nobunaga jidai no

mono).

A

partir

du

XVIT S'' le mot prit

une accep'ion plus générale.
Les hata-

JiKisAN

— Vassal direct, par opposidon aux haishhi.
:

moto, par ex

étxûewijiJci.san

du shogun.

Jimmu-Tennô

— Descendant
et

du

Soleil

au

degré,

])ronuer
11

Empereur du Japon

fondateur
officielle

de

la

dynastie

actuelle.
le

régna, selon la tradition

(660-582 av. J. C), sur
les tribus

Jai)ou
Jl

tout entier, apr(s avoir soumis toutes

ennemies.

est

DICTIONNAIRE.
aiijouvd'lmi l'objet d'un culte et la célébrée le
11

185
est

mémoire de sou avènement
Lorscin'on
si

février [fLi(fe>i-Sefft/t).

laisse

de côté

IMiistoire officielle,

on est con«luit à penser que,
est à

Jimmu-Tennô a

jamais exis

é,

(il

remarquer que
le

les

annales de la Cliine ne

mentiotment pas son nom), ce fut

chef d'un peiite peuplade, qui,
le

venue de Corée ou des

iles

du Sud, refoula peu à peu vers

Nord

du Japon
en
lui

les

populations- indigènes.

Peut ê^re aussi faut-il voir
les

une sorte de Clovis, qui réunit sous son autorité
s'êtf-e

diverses

tribus Japonaises, après

débarrassé de leurs chefs.
Artiste

JiNGORO HiDARi
en outre

— 1575
(

1634)

auquel

on duit, entre
11

autres chefs d' œuvre, les plus belles sculptures de Ntkkô,
la gloire

eut

de fonder l'école d'où sont

sortis

leis

plus grands

sculpteurs Japonais.

JiNGô KôGô

— Impératrice,
le

qui, après la
le titre

mort de l'Empereiir
de régente (201-269)

Juai-Te»nô, gouverna
c'est-à-dire

Japon sous
lils.

au nom de son

KUe

pacitia le

Sud du Japon,
un
tribut les rois
elle sut,

entretint des relations avec la Chine et soumit à

de Corée.

Enceinte au début de son expédition en Corée,

au moyen d'une pierre placée dans sa ceinture, refcirder l'accouchenient jusqii'à la
fin

des hostilités.

On

l'adore aujourd'hui sous le
figure

nom

de Kashi Bai-Minjin.

Son image

sur le

papier-

monnaie émis eu 188 i.

JiNTA
c.à.d.

—(Littér:

camp

militaire).
t,
il

Pour construire un
fallait

sJiiro

un

véritable château-foi

une autorisati
ils

m

du

shOgiin.

Aussi beaucoup de daimyà n'avaient

qu'un simple
Sankio,
qui

yinya c.à.d. une résidence un

peu

fortifiée.

Les

habitaient toujours Yeclo n'avaient pas de shiro.

Abusivement on
des kerai

donnait ce

titre

de jinya à la résidence des

Daikan ou

que certains grands Daimyà chargeaient d'administrer des domaines
éloignés.

JiRô
autres.

— Prénom
les

attribué au deuxième

fils,

pour

le

distinguer des

JisiiA-BUGYÔ
compris

— Fonctioimaires

qui avaient sur les temjjles, j

prêtres, les paysans et les biens qui en dépendaient,

186
lies

DICTIONNAIRE
pouvoirs non-seulement de liante adiniinstratîon, mais encore
civile et criniiuelle

de justice

Leur compétence toutefois ne piit

cette extension que sons les Tokttgatoa,

JiTô

Iui])éi-atrice

(687-696) qui signala son règne par de grandes
Elle a laissé quelques poésies

réformes agraires et administratives.
célèbres.

JiTô

—(Littéralem
'Awx.

:

Seigneur du

sol).

Il

est certain

qu'au

XIP

S® on désignait par ce

mot l'administrateur d'un skôen (Voy.
le

Shôen)y et qu'eu 1185 Yorlfomo confia aux jitô
jtisqne là

pouvoir attribué

gunshi, ne laissant à ceux-ci qu'une autorité nominale

(Voy.

Gun).

On

est parfois

embarrassé pour distinguer
Les deux

les jitô

et shugo des

daimyô

et sTiômyô.

premiers termes se

réfèrent à des fonctions, tandis que les deux autres, au
l'origine,

moins à

n'étaient

que des dénominations de

fait,

appliquées

aux grands propriétaires.

JiTTOKU

—(Littér:
le

Dix

usages).

Vêtement

fort

commode que
de chan\Te.

portaient presque exclusivement les médecins et les savants pensionnés par

Gouvernement.

Primitivement

il

était

On
vie,

substitua plus tard au chanvre une soie légère.

JiTSU-MTô

— Nom

officiel

que portait une personne pendant sa
Yoshitsune^ par

par opposition au Zolcu-myà et Kai-myô.

exemple, est un Jiisu-myb.

JoDAi

— Mesure de longueur valant 10 shaku. (Voy. —Gouverneur militaire, qui commandait
Sous
les

Shaku).
le shiro,

en

l'a-

bsence du seigneur.

Tokugatva,

il

y en avait toujours

un au château à'Ôsaka,

JoFUKU

— Médecin Chinois, qui,

suivant la tradition, vint (221

av. J. C.) au Japon, et noua les premières relations entre ce pays
et la Chine.

JôKO

— Epoque
— Terme

ancienne, dans laquelle on comprend toute la

portion de l'histoire Japonaise qui va jusqu'au Vlll^ S®.

JôEUEi

général qui comprend les diverses espèces de
tels

chants dramatiques,
etc.

que

le

Gidayfi, le Skinnai, le

Kiomoto

DTCT
JosKTSU

I

OXNA

I

R E

,

187

— Peintre Cliinols, naturalisé Japonais, qu'on peut conOn
sait qu'il vécut vers
i

sidérer co nine ayant introduit le style Chinois dans la peinture

Japonaise.
les

1410 et qu'il eut poixr élèves
:

chefs des trois grandes écoles d

uioyen-age

Shûbun^ Sesshiû
dernier).
la longévité.

et

Kano

(sauf quelques doutes eepeiidmt pour

le

JUEÔJIN

— Celui des 7 Fuku-jin qui personnifie
d'un
vieillard à
lui.

On

le représente sous les traits

longue barbe, un bâton

à

la

main; un cerf se tient près de

Jurôjin est l'incarnation de

l'Etoile Polaire

du Sud.
de clan, analogue à
Vlll''
S*'.
\?i

Kabane
Murajl

— Sorte
au

gens des Romains, qui

existait encore
etc.)

On

en comptait huit {Ason^ Omi,

Kabuki
tliéfitre.

— On

ap]>elait ainsi

jadis les

femmes qui

figuraient au

les

KUes y portaient des costumes d'hommes, tandis que hommes y étaient déguisés en femmes. Sous les premiers Tw-

k'<goiwa, les
le

femmes

cessèrent de paraître sur la scène.

Aujourd'hui

mot
:

JcabaJci s'emploie,

dans

le style écrit,

avec

le

sens de théâtre

{y.\

Kahuki Shimpn Revue Théâtrale). Kabuto — Casijue. Les sumurai seuls en
que d'un chapeau plat ou

por' aient, (les (u^higani
Icasa).

n'étiiient coiffés
le

Le

Jcabuto était

plus souvent de fer, très-lourd, et surmmité parfois de cornes
di-agoii.

ou d'un

La nuque

et le cou étaient protégés

par un pro-

longement

articulé,

Kachi
cortait

— (Littér:

Qui marche à pied).

Petit

srj;m?<r(7i

qui es-

un daim//ô.

Kadotsuke

— Ménestrels

qui vont de porte en porte chanter et

jouer du shimisen. Ce sont le plus souvent des

femmes Voy.
la

Tori-oi.

Kadoya

— Baraque

ou loge placée près de
le

grand-porte d'une

ferme. Par extension, on désignait ainsi
qui habitait une

paysan non-propriétaire

k idoi/a.
général

Kagekiô
avait
pris

— Célèbre
et
soif.

du parti des Taira que Yoritomo
il

épargné.

Suivant une tradinon,

feignit d'être

aveugle, pour assassiner Yoritomo, qui cette fois

le

condamma à
il

mourir de

Suivant une autre, que rapporte Kaempfer^

188

DICTIONNAIRE.
d'abuser de sa clémence.

s'arracha lai-même les yeux, pour n'être tenté ni de servir Yorl-

fomo, rennemi de son parti,
représente parfois atti mut à
lui

ni

On

le

un ennemi parla partie postérieure

de son casque.

Kago

— Palanquin,
b..is

porté par deux ou quatre
lixee

hommes

à l'aide

d'une pièce de

à sa partie supérieure.

Autrefois des

règlements déterminaient strictement l'espèce de hrffo que chacun
pouvait emplnyer, suivant sa condition, et, lorsqu'on allait au palais,
le lieu

les

porteurs {higo-i/a) devaient s'arrêter.

(Voir

le

Ao

biôsht).

Aujourd'hui \\m ne se sert plus gnèie que des i/ama-kaffOj

chaises en rotin, que les

Kurojéens preinieat, non sans quelque

raison, pour des instruments de tirture

— Synon

:

Norimono,

Kaguea Sorte de danse religieuse. Kahô — (Littér: Règlement d'une maison).
la loi

On

appelait ainsi

imposée par un daimyb dans ses domaines.
L'chi-kake.

Kai-DOEI— Voy.

Kai-myô
Kajin

— Nom

posthume

attribué

à tout adepte du culte
Vieux mot qui dé-

Bouddhiste.

— (Littér:

Personne d'une maison).

signait les serviteurs attachés à une maison.

Le kajin

était

un peu

supérieur aux nu-hi.

Synon

:

Fudai.
S*,

Kajiwara Kagesuk

— Guerrier duXIF
le dos,

qu'on représente avec

une branche de prunier derrière

parce qu'il avait eu l'idée

plus gracieuse que pratique d'aller dans cet accoutrement combattre
les

Taira.
:

Kakémono — (Littér

Chose suspendue).

On

appelle ainsi

les

aquarelles ou les aut graphes remarquables destinés à être sus-

pendus comme nous suspendons nos cartes géographiques.
la

C'est

forme économique

et

commode, sous
le

laquelle

chaque

maison

Japonaise s'offre ordinaiiement
tures.

luxe d'une ou plusieurs pein-

Lorsqu'un Japonais
maison

de

distinction
il

cède

à un nouveau
la

locataire la

qu'il habitait,

laisse

un Icakemono dans

pièce principale, afin que son successeur
recevoir ses hôtes,
s'il

puisse immédiatement

s'en présente, dans une pièce meublée.

Les

DICTIONNAIRE.
Japonais ont etiiprimté à la Chine l'usage
clés

189

kakémono.

M.

Anderson {Pictorial Arts of Japan) a
Kakeji.

miiiulieusenieiit décrit les

diverses façons dont peuvent être montées ces peintures.

— Synon

:

Kamakura — Dès
la

la fin

du Xl^ S^ Kamakitra
,

était le siège

de

famille Minomoio.

Quand

celle-ci

triompha avec Yorltonio,
Les Ashiknga
s'ét:int
S"^,

Kamaîcura devint
fixés

la résidence

des shogun.

à Ki/àto, elle demeura encore, jusqu'au milieu du XN'"

la

capitale
civiles

du Kuanto.

Mais incendiée deux
elle

fois,

dans
Bnj')

les

rruerres

de cette époque,

tomba au pouvoir des

d'Odaimra.

Lorsqn'en 1590,

li/pj/asii s'établit

à Yedo, KnmaJctira avnit déjà

peidu toute imjiorlance.

Kamakura Gongoro — Guerrier fameux du
dans
la guerre d'
il

parti de Minaniofo,

Oskiû

(XP

S®).

Jj'œil

percé d'une flèche, dans

une

bataille,

poursv.ivit son

ennemi

et n'enleva la flèche

qu'après

l'avoir tué.

Ka:mi
t<

— Ce
il

mot

(lui

littéralement signifie:

*'

En haut," implique
Tout

njours, dans ses diverses acceptions, l'idée d'une supériorité.
l'oi'igine

à

s'applique aux dieux et aux Innombrables génies du

Shinto, par suite aux Empereurs, descendants directs du Soleil.

Au
titre

VIII" S^,

le

mot

^a?«« désigne le chef d'un département Ministériel

ou d'une province.

Plus tard les Empereurs conférèrent ce

avec une fonction, d'ailleurs toute nominale.

(Ex

:

Kamon

no

Kami:
les

Surveillant en chef des Cours Impériales).

Le shogun

portait

aussi le titre de

Kami, (qu'on prononçait encore Ue-Sama).
lui ce

Enfin

daimyô recevaient de daimyô de Kigo

même

titre,

ajouté au

nom d'une

province, presque toujours
(Ainsi le

autre

que

celle qu'ils

gouvernaient.

était

appelé Tltchn no kami). {^)

Kami-dana
l'endroit

— (Littér

Flanche des dieux).

On nomme

ainsi

se trouve le

temple que chaque famille consacre aux

ancêtres et aux dieux domestiques.

Chaque

jour, on allume quel-

Chinois

(1)1 hacune des diverses acceptions du mot kami correspond à un caractère difl'érent. Ainsi ± veut dire "En haut"; î^fp'rf se lira Etchn no kami, tandis qu'une divinité est indiquée par le caractère Jïi.

100

DICTIONNAIRE.
riz,

qnes lumières devant ce temple et on offre aux Tcami un peu de

de

sol

et autres aliments,

que d'ailleurs on leur reprend ensuite

pour

les

manger.

IvAMT-sni^ro
civiles.

— Vêtement sans mauflies, usilé pour
palais

les

cérémonies

Celui qu'on por(ait dans le

du sJiùgun devait être

fait de chanvre.

Kammuri — Chapeau,
assez bas derrièie la tête.

qui, durant les derniers siècles? était fait

d'une sorte d'étoffe noire vernie et raide, avec une bande retombant

A

l'origine, toutes les classes le portaient,

sauf différence» de formes et de couleurs.
c'était

Sous

les
,

ToJcugaiva

^

une

coiffure de cérémonie réservée

aux K'annusJii aux dalmjid

et à quelques

samnrai.

Kamox — Dannyb
Kanaoka (Kosk)
IX®
S®).

appartenant à

la

famille

ToJcitpmva.

On
du

distinguait parmi eux les San-Jciô, San-Jce et 'Ecliizen-Tce.

— Le

plus célèbre des peintres primitifs
si

(fin

C'est à peine

on connaît de

lui

5 à 6 œuvres bien

authentiques.

Kanjo-bugyô

— Fonctionnaire,
lui

qui, sous les ToTcugaiva avait la

haute direction des finances du shogun, par suite, autorité sur
tous les dailcan^ et druit de justice civile et cinmijielle sur leurs
administrés.
les

C'est à

que

les

daimyn du Kuantô renvoyaient

procès qu'ils ne pouvaient juger.

Kaxko — Tambour
était,

posé sur un pied et surmonté d'un coq.
le palais

Il

dans l'antiquité, placé devant

Impérial

:

toute per-

sonne qui désirait présenter à

l'Empereur des réclamations ou

même

des avis demandait audience par quelques coups frappés
L'histoire ne nous apprend pas
d'or,
si

sur ce tambour.

ce règlement,

qui rappelle, sinon l'âge
lieu

au

m<jins

l'âge d'argent,

donna

à d'utiles réformes.

Le

IcanJco

figure encore dans les fêtes

religieuses.

Kannushi — Piètre d'un temple
ment,
le

Shintoïste.

A

parler rigoureuse-

mot

îcanmishi. ne désigne

que

le

grand-prêtre du temple.

Cette charge

ét;iit

héréditaire.

La

plujiMrt des Jcannushi descendai-

ent de héros ou de saints divinisés.

DICTIONNAIRE.

191

Kano — Nom d'une école de peinture, que fonda, an XV* S®, Kano Masanobu. Elle procède des Chinois et a donné naissance à une série de grands artistes, qui font précéder leur nom propre du nom de l'école. Les Japonais donnent le premier rang à Motonolu^ petit-fils de Masanobu (1475-1559). Voy. aussi Tanyû (1601-1675). Kan-on Pr.)nonciation des caractères Chinois, qui, importée

au Japon sous
la

la dynastie Chinoise des

Kan, a peu à peu remplicé
do con-

prononciaiion Gô-on.

Kansatsushi

— Inspecteur

qui était chargé, au IX*

S*^,

trôler l'administration locale.

Kanzashi
simples.

— Kpiiigles

de bois, de métal ou

d'écaillé, q-ie

les

femmes placent dms

leurs chereux.

Les anciennes étaioit

fort

L'usage des Jcanzashi de luxe, communs anjourd'lmi, ne
siècles.

remonte guère qu'à deux

On

peut, à peu près, d'apro-; le

nombre

et la nature des Jcanzashi 'çorté^

par une femme, déterminer

son âge et sa condition.
placées horizontalement.

Chez

les

feimmes mariées, ces épingles sont
filles,
il

Chez

les jeunes

y en a toujours
])nbli-

une qui

se dresse à

peu près verticalement. Celles des femmes

ques,i)lus nombreuses et plus longues, rayonnent aut

mr du

front.

Kappa

Kappa

— Manteau de coton — Démon qui habite
—Châssis
Il

et plus

souvent de papier contre hi pluie.

les rivières et attire les

hommes dans
paravent,

Teau pour dévorer

leurs intestins.

Kaeakami

analogues

aux

feuilles

d'un

glissant sur des rainures et servant à séparer les différentes

chambres

d'une maison.

n'est pas rare, dans les temples et les riches palais,

de

les trouver

ornés de peintures inestimables.

En

revaiiche, ces

séparations par trop conventionnelles, dont les Japonais s'accom-

modent à

mei'veille,

donnent à leur maison un

air de phalanstère,

qui explique plus d'un détail de la vie ou de l'histoire Japonaise.

Kabi-ginu
Syn

— Vêtement de chasse court

et léger.

Ou

pouvait à
flolta';tes.

volonté en ôter les manches et en relever les extrémités
:

HoL

Karo

Si rte

d'intendant ou Ministre d'un daimi/n, chargé de

gérer ses domaines,

La

fonction était généralement héréditaire.

192

DICTIONNAIRE.

Kasa

— Large chapeau de
la fin

i)aille (pie

pcrtaieut surtout les gens de

condition inférieure et les samurai lorsqu'ils suivaient leur seigneur.

Le cliapcau de fer ou de cuir laqué des ashigaru s 'ap pelait j/'n-^«5a(*)
Jusqu'à

dn XVII P

S°, les

femmes conservèrent

l'habitude de

porter, pour sortir, des chapeaux de jonc tressé

(Amagasa, Sugegasa).
la con-

Kasa

— Parapluie.

11 était fait

de papier et variait avec

dition de son propriétaire.

Le tate-gasa, par exemple,

était

un
les

long parapluie qu't n portait verticalement et fermé devant

daimyb.
était

Le nagai-gasa, autre grand parapluie de
obliquement.

cérémonie,

tenu

Le tsuma-ori-gasa

présentait quelque

analogie avec nos anciennes marquises.
l'origine ctningère

Eu
du

province, pour spécifier
disait

du kasa, (importé de Luçon en 1591), on
fin

plus volontiers

:

Jcara-Jcasa. C'est à la
se servir

XVIIP S^ que
les

les

fem-

mes commencèrent à

du parasol {Higasa).

Kasane
les

— Tunique large en soie, que portaient
Très-courte par-devant,
elle

Empereurs

et

kuge.

se

prolongeait, dans sa

partie postérieure, par une bande qui traînait plus ou moins sur le
sol

suivant

le

rang de son possesseur.

Kashiea
position.

—Chef.
:

Ce mot

est

généralement employé en com-

Ex

0-Jcago-Jcashira (chef des porteurs de Jcago);

chûgen-gashlra (chef des douiestiques).

Kata-gixu
ou dans

(Littér

:

Soie des éjjaules). Vêtement de soie forte,

sans manches,
les

(|ui

n'était porté

que par

les

hauts fonctionnaires,

cérémonies

Katana
que deux,

— Sabre.
qu'ils
le

En temps

de paix, les samurai n'en portaient
:

passaient à gauche dans la ceinture

le

^a^awa

proprement
ils

dit et le ioakizashi

ou petit sabre.

En

cas de guerre,

y ajoutaient

tanto, grand

couteau placé à droite.

Par

opposition au tachi (Voy. ce mot;, le sabre passé dans la ceinture
s'appelait Jcoshi-gatana.

On

s'explique aisément la haute con-

sidération en biquelle étaient tenus les fabricants de sabre dans une
société milibiiro,

comme

l'ancienne

s;

cié^è

Japonaise.

Voy. sur ce
de paix, dans

(I) Le kabtdo était rfiservî pour les jours de bataille.
les

En temps

manœuvres, ou pour jouer au daiku,

les

daimyô mêmes usaient ûwjin-gasa.

DICTION NAIÈE.
point M'dford dans les Taies ofolcl

193
revenge).

Japan [Kazuma's
qui

Sur

l'histoire des divers accessoii-es

ornaient le sabre, voy.

Gonse {L'Art Japonais).
interdit de porter les

C'est eu 1876 que le Gouvernement

deux sabres.
de voile de soie eu de chauvre que portaient ou dans
la

Katsvgi
les

— Espèce

femmes, pour

sortir,

cérémonie du mariage.

11

couvrait la tête et retombait derrière le dos.

Kebiishi

Keichiu
Keiki

— Chef de police. — ',1610-1701) Erudit
la

qui

contribua

des premiers à

remettre en honneur l'étude de la littérature Japonaise.

— Voy. Hitotsitbashi.
— Jeu
qui consistait à lancer une balle avec les pieds.
Jcu.ge.

Kemari

C'était le passe-temps favori des

Kex — Subdivision du chd, valant Ken — Epée droite, très-large, à

aujourd'hui

1"",

82 environ.
Elle semble

deux tranchants.

avoir été, dans l'usage, remplacée de bonne heure par le sabre.

Les peintres ou sculpteurs représentent
l'antiquité Chinoise ou Japonaise

les

Jcami et les héros de

un

Jcen

à la m;vin.

Ken

— Jeu

de mains.

Il

existe

une assez grande variété de ces

jeux, tous fort prisés et pratiqués dans les fêtes de geisha (le io-

hachij \ejanken, le honken, la chonJcina^ etc.)

Kenchi-Cho

— Registre, tenu
la

dans

les mairies, qui contenait le

tableau des terrains de

commune,

classés d'après leur nature,

avec la superficie de chacun.

Kenjo-mono
diquement
Ils

— Présent d'un inférieur à un supérieur.
ainsi les présents

Spécialepério-

ment on appelait
ofErir

que

les

daimyb devaient

au shogun des produits propres à leurs provinces.

étaient rigoureusement déterminés et

même

indiqués dans les

Bukan

(Voy. ce mot).

L'un
tel

était

tenu d'ofPrir de la glace, un

autre des prunes sèches,

autre des soieries, etc.
S", auteur
,

Kenko Hosht — Savant du XlIT
KENsniN (Uesugi)
t-icticicns

du Tsvre-zure gusa.

— 'Daimyb

iV Echigo

un des plus fameux

du XVl"

S",

C'était le rival

du non moins fameux

Shingen.

194

DICTIONNAIBE

Kkrai
Kioi

— Vassal d'un daimyô ou serviteur attaché

à une famille.
celle

Sa condition, au moins à l'origine, ressemblait assez à

du

serf.

— AncieniiC déiiomiMation
— Savant
du

appliquée à la contrée qui com-

prenait MimasaJca, Bichu, Blzen et Bingo.

KiEl Daijix

VHP

S®, qui,
la

envoyé

comme am-

bassadeur en Chine, en rapporta l'art de
le

broderie, le jeu de go,

biwa

etc.

11 est,

d'après la trad'tion, l'inven'eur des kata kana

(un des alphabets Japonais).

Ki>.:o-iBi-XANUSHi
aiitoriié

— Sorte de Maire en
Dans
les

chef, qui avait sous son
jjrovinces,

plusieurs nannshi.

certaines

kimo-iri

était .•«iiuplemeJit

synonyme de nanushi.
deux sexes,
se cnjisant

Ivi.voNO

— Longue tunique portée par
le

par devant,

côté gauche sur le côté droit.

Une longue

ceinture
ce

la maintient fermée,

du moins au milieu.

Par cx'ension,

mot

dé.^igne tous les vêtements.

KiN

— Unité

de poids usitée surtout dans

le

commerce

et valant

601 grammes.

KixAi

— Trovinces
que quatre
on

centrales
:

du Japon.

A

l'origine,
et

on

n'en

C( nijitait

Setisu,

Yamato, Yamashiro

Kawachi,

De

cette dcniièrc

tira la

province ô.'Izumij d'où l'expression de

Go-KiiMt, (Go voulant

dire 5).

KiNJU

Hafamoto

qui se tenait près

du shngun.
auquel on doit
le recueil dit

KiNO TsuKAYUKi
Kokin-shu.
KixsKi

— Tijëtc du X" S^,
moderne
c.à.d.

— Epoque
(XVir

datant

de l'avènement

des

lokugcnca

S'=^.

KiNSHix
lui.

— Peine qui contraignait
en

le

condamné

à se clausti*er chez

KiôsAi

— Né

1832,

le

plus fécond et le

plus

original

des

carîcatui'istes

et peut-ê re

même

des peintres vivants.
Ji'a

Elève de
imiter.
Il

Kano,

il

s'est fait

un genre propre que persoime

pu
les

a b aucoup travaillé pour la gravure, et chaque année
A.'uchiwa ou de lanternes se disputent ses modèles.
s'est

fabricants
ce genre
il

En
la

même

créé une sjyéLialité remarquable

par

peinture des

,

DIC-TIONN AIEE
corbeaux.

.

195
fait assez

Son surnom de Shôjô

(le

grand buveur)

connaître son mignon défaut.

KiSAKi

— Impératrice.

KiSAXDA

—(Dit

0-uma-ya)

l'alefrenier de Yoskitsune , qui se

rendit célèbre en défendant seul, pendant quelques instants, le

château de Kyoto cjntre

les

envoyés de Yoritomo, lesquels voulaient
Celui-ci eut le temps de

y surprendi'e son maître (Yos/iilsune).

rassembler ses partisans et put repousser l'attaque.

Kiso-KAIDÔ
ffawa.
elle

— Koute
à
le

de Ki/ôto à Yedo, par
le

la

vallée

du Kiso-

Moins fréquentée que
plusieurs
sujet

Tàkaidàj mais plus accidentée,
(par ex:

a fourni

peintres,

à

Kuniyoshi

et

à

Bl.roshige)

d'une

collection

de

gravures.

Synon:

Nakasendà

KiSERU
tuyau de

— Pipe.
:

C'est un des accessoires indispensables de la
et

convt'rsation

hommes

femmes en usent preque également.
un bambou;
les

Le

la pipe d'intérieur est

deux extrémités

sont faites de métal.

Pour

sortir,

on use parfois d'une pipe plus

courte et entièrement métallique.
croire en

La

petitesse

du fourneau a

fait

P^urope que les Japonais fumaient l'opium.

C'est une

erreur:
se

ils

y introduisent une petite b)uleLte de tabac, qui d'ailleurs

consume en moins d'une minute.

KiTABATAKK
demeura

— Famille de kage.
et

Le plus

illustre

de ses membres
lui

fut Chikafasa,^ qui,
fidèle

Uai-nagon sous l'Kmpereur Go-Daiyot
11

dans sa mauvaise fortune.

a composé une histoire

du Japon [Jinno Seitoki)
ka-gen-sho).

un ouvrage sur l'administration {ShoTaira no Tadamori

KiYOMOEi
ce dernier,

— (11L8-1I81)
il

Fils naturel de

et

d'une cincubiue do VKwx^qvqwv Shirakawa,.

Grâce à l'appui de

succéda aux charges de Tadamori.

En 1156

il

assura la couronne aux mains de Go-Shirakatca Tentw, qu'une
intrigue de palais allait renverser.

Depuis

lors, tout puissant

à la

Cour, on

le vit faire et défaire

à son gré les empereurs.
il

VaiiKpieur

du parti de Miuamuio en
massicrer
t)U.s le.i

115'J,

s'appliqua consciencieusement à
siut'

moiubrcs de cette famille,

quelquci enfants

196
qu'il

DICTIONNAIRE.
épargna à contre-cœur.
et prévoir la
11

put, avant de mourir, regretter sa

clémence
les

revanche décisive qu'ils allaient prendre sur

Taira.

KoBiTO

Ko:o-1)aishi

— Petit agent de police placé qui composa —
B')i.ze

sous les

(

r

res

du wetsuke.

une doctrine mélangée de
Les dieux du Shinto n'é-

Bouddhisme

et

de l'ancienne religion.

taient, snivai;t lui,
tes.
1

qre des transmigrations des divinités Bouddhisil

n

réalité,
11

absorbait ainsi l'ancienne
le

religion

dans

la

nouvelle.
ali)h;ibets

passe en outre pour avoir inventé

hirakana (un des

Japonais), eu 809.

Knfin on lui attribue de fort belles
il

scul]itures

du temple de Toji à Kyoto. De son vivant,

s'appelait

Kûkui.

KôGAi
zuka.
Parfois

— Instrument,
poiivait être
é;ait

analogue de forme à un coupe-papier très
le

étroit, qui ^r plaçait,
Il
il

dans

fourreau du sabre, à l'opposé du

Jco-

lancé à la façon des couteaux Catalans.

en deux pièces, qui servaient en guise de bâtonnets à
l'aiis

appréhender

les objets,

une

bataille, le guerrier les lançait

succpssivomei.t.

KôGl

— Terme ordinairement employé,
le

sous les Tohagatoa^ pour

désigner

Gouvernement Shogunal.

IvôGô

KoJiKi

— Impératrice. — Onvrape rédigé
il

en 712,

le

plus ancien qu'on ait con-

servé concorn:int les origines et la religion de l'Antiquité Japonaise.

Comme

n'a que très

)

eu subi les effets de l'influence Chinoise,

il

constitue un docnme:.t de la plus haute importaJice quant à la

langue et aux idées do cette époque.
il

Suivant

le récit

des annales,

aurait é'é écrit sous la dictée d'une vieille
la

femme, Hit/eda no Are,
l'objet d'un long

dont

mémoire mer

.

eillcnse avait fidèlement conservé les antiques

traditions.

Le Kojiki ou Ftiru-koto-humi fut

commentaire de Motoori. M. Chamberlain en a donné une savante
tr.\duction Anglaise avec notes et introduction.

KoJlMA TakanorI
une part active à
des
IJôjd,

— Partisan de l'Kmpereur Go~Daiffo,qu\ prit
du i)OUvoir impérial
et

la restauration

à la chute
représente,

Le papier-monnaie émis vers 1877

le

DICTION N A IBE.
écrivant sur un arbre, pour soutei:ir
les
le

197

courage de Go-Daigoj que

Hôjd emmenaient en

captivité.
les

KÔKAI

— Ce mot, qui aujourd'hui embrasse tous
les réserves
les

établissements

publics, désignait, dans les anciennes lois, les greniers où. se con-

senaient
pelait

de

riz

de l'Ktat.

— Synon

:

Kansha.

On apS",

kbkai-den

rizières

que

le

Gouvernement, au VIIF

attribuait à certains fonctionnaires, tels que les kokushi, probiible-

mcnt pour
sabili*^

les

indemmiser des pertes que leur causait leur respon-

on matière d'impôts.

KÔKE — (Litter:
de
la

Uaide famille)

— Sous
celle-ci

les

ToJcugaivay on dé-

signait par là de grandes familles qui avaient été jadis les égales

famille

ToJcugaioa, et que
ce

traitait

comme

hôtes.

Spécialement

mot

s'apiiliqnait

aux descendants de daimj/ô

tombés dans

la misère.
I

KÔKEN
le

égent nonn^ié au cas de minorité du shogun.
toujours un Tokitgawa.

Depuis

XVII''

S**, c'étîiit

KÔEKN

— Imi)ératrice de 7J9 à 758.
Mais sous
elle
elle aval', dit-on, fait

Elle avait abdiqué en faveur
la toute-puissante influence
le

d'un cousin, Junnin-Tennô.

du bonze Dôkio,
Très dévote,

détrôna Junnin et reprit
fabriquer

trône, (765-769).
million de petites

un

pagodes, dont chacune renfermait une

prière

imprimée.

Si

la

légende est viaie, c'est une date pour les débuts de l'imprimerie.

KÔEEN-xix
du

— 'Inteur.
vie

\é^

nchi-gôken nin avait soin de la persoiuic
étîiit

pupille; le soto-gôken-nin

chargé d'administrer ses biens.

KoKiU

— Sorte de

Ion, dont

on joue avec un long archet, en
la cuisse.

appuyant l'extrémité de l'instrument sur

KoKU
KoKL"
environ.

— l'rovince,

pays.

— Synon.

:

Kuni.
équivalente à 180
litres

— Mesure employée pour

les grains,
le

Les revenus des daivii/ô,

traitement des fonctionnaires,
riz.

etc. étaient jadis évalués

en koku de

Sous

les

Tokugatva,

le

titre

de daimyô exigeait un revenu d'au moins 10,000 koku.

Koxu-SHi

— Au

Vil''

on

désignait

par

l'ensemble
Ils

des

fonclionnaires chargés d'administrer

une province.
le

avaient

pour chef un koka-shu.

Tcu-à-peu

terme de koka-shi devint

198
.svnoiivnie
fil

DICTIONKAIllE
de JioJcu-sha.
D'M'llcurs ce
coi'iis

aclministnilif , hatUi

bièclic ^lar le pouvoir uiilitiiire, à partir

du X^

et surtout

du

Xir b%

d sparut tout-à-fait vers

le

XV!'.
(Voy.
ce

KoKU-siiu

— Clicf

d'un

Jcoku-sJii

mut).

Sous

les

ToJcugaioa, on donnait ce titre aux 18
toute une province.
Ils jouissaient,

daanifô qui possédaient
les

dans

cérémonies, de quel-

ques prérogatives honorifiques.

KoKUZo

—Nom sous lequel
fini

on désignait

les

seigneurs ou possesmi/aisiiko.
et

seurs de terres avant le VIll" S".

— Synon

:

Kuni no

Ko-MACHi (0x0 xo) Son nom a poétique.

— Femme célèbre par sa beauté
par devenir synonyme de

son talent

belle

femme,

(par e.\emj)le dans les légendes des nishiki-e).
et les artistes la représentent souvent arrivée

Elle vécut longtemps

à

la décrépitude.

Ko-MUSO

— Membre d'un

ordre religieux qui se recrutait surtout

de gens coupables d'un crime politique ou ordinaire.

Une ordon-

nance de
pojtont
le

Ti/eifasii

enjoint à la police de les respecter, lorsqu'ils
l'ordre.
Ils

costume de

parcouraient

le

pays jouant de

la Hûle, vi/ant

d'aumônes

et le visage

masqué par une espèce de

panier.

Les gens qui méditaient une vengeance revêtaient parfois
pour n'être pas reconnus.

ce costume,

KoMPiiiA
en 1165.

—Nom sous lequel on
— (1640-1716).
fonda

adore l'Empereur SidoJcu,

déifié

KôKiN (Ogata)
teur (pi'alt eu

Le

plus grand peintre décoraétait l'élève
11

peut-être le Japon.

Il

de Sumii/oshi

Hirozumi, de Kano Yasunobu
pour
les latines et
lui,

et de Sntatsu.

travailla surtout

l'école nouvelle d'arL décoratif.
appréi;iatio7i

M. Gonse

a donné de

dans VArt Japonais^ une
Udiisii
lit

remarquable

et remar(|uée.

publier une collection de ses meilleurs

dessins {Kôrin hiakii zu).

KÔRO
les

— Hiûle-parfums.
les

Généralement

fait

en bronze?

il

affecte
est en

formes

plus variées et parfois les plus originales.

11

usage surtout dans les tevnples ou dans
Parfois aussi les gens riches brûlent

les céi'émonies religieuses.

des

parfums, pour faire

honneur à leurs

visiteurs.

DICTIONNAIBE.
KosE

199
le

—Nom

d'une famille de peintres dont
ce mot).

plus célèbre est

Kanaoka (Voy.
différents.

C'est à tort qu'on en a fait le
ces artistes ont

nom d'une

école de peinture, car

adopté des genres assez

KôsHi

KoSHl

—Nom Japonais de Confucius. — Dénomination appliquée jadis à
Kaga

la pari ie

du Japon qui

embrassait Echizen, 'Echigo., Tlichu^

et

Xoto.

Kosiiô

— Page, attaché au service d'un

noble.

KôTAIKÔGÛ

— hupératricc-mère.
Hatamoto
et
(\\\\

KôTAi-TOKi-Ai
dans ses domaines

passait altcniativeu eut un

au

un an à Yedo.

KoTO
uta.

— Harpe
le sul.

à 13 cordes rattachées à une caisse sonore qui
Elle sert surtout à

repose sur

l'accompagnement des nagaJ. C.

Suivîint la tradition, c'est en l'an 300 ap.
:

que fut

fabricjué le i)reu)ier Jioto Japonais

mais on coimaissait déjà à ce

moment le KÔTOKU

koto importé de Chine.

— Empereur
le

de 615 à 654, célèbre par les excellentes
Jl

réformes qu'il apporta dans l'administration.
placer devant
Palais Impérial
i

avait ordonné de

une caisse

et

une cloche.

Qui-

con<pie avait à souffrir d'un de;

de justice pouvait frapper la

cloche et déposer sa plainte dan:s la caisse.

KowAiiESiii

— Voy.
il

Meshi.
le

KozuKA Petit Kn temps normal

couteau qui se glissait dans

fourreau du sabre.
11

servait surtout de coupe-papier.
le

n'est pas

rare de trouver dans
ciseluie merveilleux.

manche des kozuJca des chefs-d'œuvre de
shogun
depuis

KuEO
XlV^

—Titre
Dans

que

l'Empereur donnait au
des Jésuites,
lo

le

S®.

les écrits

shogun

est le plus souvent

désigné du

nom de Kubo-sama.
Cour Impériale.
Ils

KuGi-:--Nol)les de la
familles Fujiicara.,

appartenaient tous aux
^

Sngawara^ Taira, Minamoto Kiowaraf Abe,
Tous ou presque tous avaient dans

OnaJcadoniij Urabe et Tamba.
les

veines

du sang

i\npérial,

Le Wakan

sati sai

zu e

<\ô'àn\t\<is
il

kuge.

Fonctionnaires du

(jîûuvernement Impérial.

Mais

est

200
ccrfîiiii

dictionnaieé
1° (jno ce titre n'aiipMi'ciiait

pas aux petits fonctionnaires,

2° qu'il était liéréditaii'B

dans

les

familles (conune aussi les liantes

fonctions).

Cette noblesse était tout-à-fait distincte de la noblesse

nnlitaire {daimt/ô), qu'elle primait d'ailleurs à la Cour.

En

fait,

afPublés de fonctions de parade, la plupart des ^Uffe vivaient dans

une

oisiveté

voisine

de la misère.

M. Dixon

{Japan.

p. 55)

a

donné une
revenus.

liste

des kuge vers 1860 en indiquant leur origine et leurs

ges.

KuGYO — Titre honorifique qu'on donnait à de grands persoiniaLe Ao Bioshi recommande de ne l'attribuer qu'aux ni-i et
troisièuie

sam-iy c.à.d. aux hommes placés au deuxième ou
Jcnra-i.

rang de

— Souvent ce mot KuJiKi — Ouvrage sur

est
les

emplové comme synonyme de kuge. origines du Japon, composé en 620 par
il

Shdtoku Taishi.

Suivant une tradition,

aurait é'é en ])artic

sauvé de l'incendie par Fane no Fuhito.

Ce fragment échappé
la littérature

aux flammes
Japonaise.

serait alors le plus ancien

monument de

Mais bien des savants,

parmi lesquels

Motoori^

contestent absolument son authenticitéj et y voient l'œuvie trèopostéi'ieure

d'un faussaire.

KUMI-GASHIRA
de
s

— Chef

d'iui groupe.

Ainsi

le

chef d'un groupe
titre.

imurai appartenant au

même daimyô
Nous avons
:

portait ce

Plus

spécialement on api

elait ainsi le
)viiice.

chef d'un go-n'ui- garni.
];ris

KUNI

l'ays,

pr

pour base de

noti'B

carte la division en kuni.

— Synon

Koha.

KuRA — elle. Elle était faite de bois hniué. KuKA — Magasin construit avec des murs très-épais.
pour pouvoir être
clos herinétiquement,
il

Disjiosé

sert à remiser les oI)jets
l'onl

qu'on veut mettre à l'abri du feu.

Les Japonais

emprunté

aux Chinois.

On nomme

ana-gura des caves assez étroites qu'on

trouve chez quelques marchands.

KuRA-i

— Marque de distinction
(jui,

ti

ès-aricienne, qui subsiste encore,
la

sans d'ailleurs se confondre avec

knnaho (décoration).

C'est

rhnpératrice Saiko
^«/'rt-t

an Vil"

S*^,

créa 12 langs de hara-i.

Les

conféraient à leurs titulaires, outre l'honneur, des bjuétices

BICTIONNAIEE.

201

matériels, tels que des concessions de terres. Ils n'étaient donnés

qu'aux sujets directs de VKu\\^ci'eur, daimi/ô on ^uge, j.imahiiwx

sanmrai.

Auj

)urd'lini

on compte 8 rangs de

Jcurcii^

chacun com-

prenant 2 degrés (Ju

et

shô^

KrsAZôsHi

— Petits volumes (romans ou pièces de théâtre), grosparfois à
Ils

sièrement imprimés, avec illustrations dans le texte,

chaque page.

remontent au milieu du

siècle

dernier.

La

plupart des graveurs iVuki/o-e y travaillèrent.

KUSUXOKI Masastiige
guerre de 3Iîdera,
shikaga-, mais
et se tua
il

— Daimi/ô

de Kaivac/ii,

il

aida puissamT^ans la

ment l'Empereur Go-Daigo
il

à chasser les

Bnjô (1333).

réussit à chasser de Ki/ôfo les troupes iV A-

fut défait par colles-ci (l33G) près du
Il

Minaio-gnwa
le

peu de temps après.

est consi.léré

comme

type de

la fidélité politique et

du désintéressement.

KwAMME — Poids égal à 1000 momme ou 3756 gr. KwAMPAKU — Sorte de Vice- Empereur ou Maire du
Cette fonction fut créée, à la
lin

Palais.

du IX*
le

S*,

pour

les

fujlwara, qui

purent ainsi gouverner réellement
1868; luais, depuis
la

Japon.

Elle fut abolie en
elle avait poi-du

toute-puissance des sh^g/m,

de son importance.

KwAN — Ancienne

moiniaie, qui valait 10 sen.

KwANXix — Fonctionnaire du Gouvernement Impérial. KwANNON Déesse de la pitié. Elle est d'origine Indienne On figure souvent parmi les personnages qui entourent Shaka.

et
la

représente soit assise sur un éléphant blanc, soit dans une posture
hiératique, avec plusieurs visages ou une infinité de mains.

KwAXRYô — Titre
du sJiôgun
et

donné, sous

les

Ashikaga, au premier Ministre
I.c

au Gouverneur du Kuanto.
trois familles

premier était choisi

dans une des

Shiha^ Hosokaioa et Hatalei/ama,

La

seconde fonction était héréditaire dans une branche de la famille

Ashikaga.

Kyôka
Kyôtô

— Sorte de poésie comique. — Résidence des Empereurs de 794 à 1868.
du XIV' à
la
fin

Les shngun

l'habitèrent aussi

du

XVP

S^

Cette ville fut

,

202
incendiée
civiles.
11

DICTIONNAIRE
plusieurs fois, presque toujours à la suite des guerres
est probuble qu'elle

oniptiit autrefois près de 500,000

liabit:ints,

sinon plus.

Laque Machi

— Voy. Urushi, Jidai-mono. — Ville ou quartier. Le Maehi-hugyô
villes,

était

une

sor'.e

do

gouverneur propre aux grandes
ministratives et judiciaires.

avec des fonctions adils

On

eu créa deux à Yedo en 1719;

administraient à tour de rôle, pendint un mois chacun.
hiigi/h avait

Le machi'

sous ses ordres des yorllci et des dôshiiij pour rechercher
arrêter les coupables et instruire les procô>.
était

les infractions,

— Le

machi- gicai-shô

une façon d'hôtel de
de
soie

ville.

Mae-dare
Synon
:

—Tablier — Tetite

ou coton porté

par

les

femmes.

Mae-JcaJce.
pierre polie, que les anciens Japonais por-

Magatama
la

taient au cou en guise d'ornement.

Kl le affectait le plus souvent

forme d'un anneau ou

celle

d'un haricot.

Maire V'oy. Kimoiriy ^anushi, Shoya. Makimoxo Peinture ou écritui-e fixée sur un

rouleau et qu'on

déroule horizontalement.

Maku — Tentures
à l'abri de
la foule.

dont on entourait

le

camp à

la guerre.

On

s'en servait encore dans bien des occasions, pour mettre un terrain

Mandokoro

— On appelait ainsi, du XII T au XVP S®, l'adminisdu Gouvernement Impérial ou Shogunal.
iri'hnn, MuJco, Rn/enjn, San-san-Jcu-do

ti'ation centrale

Mari Voy. Kemari. Mariage — Voy. Miknd
Skima-dai, Yome.
{le

Tour plus de détails, voy. Kaempfer, Bousquet
et

Jayon de nos jours)

un

article de

M. KUchler

{Asiat. Soc

1885).

Masago
Après
la

Fille
s(

de

lJ<^j'^

ToJciinasx

et

femme de Yorifomo.
preuve d'une

mort de

n mari, elle s'empara du pouvoir avec son père

et dirig a les affaires

jusqu'à sa

m

rt (1225), faisant

énergie parfois cruelle.
s'était faite

On

rajipelle s:)uvent

Ama

shogun (Elle

nonne, ou Ama).

DICTIONNAIRE.
^Fasakado (Taira)
l'Empereur (939)
Il

203
se

— Fameux
,

guerrier

qui

révolta
îe

contre

et

voulut se rei;dre indépendant dans

Kuanfo.

fut vaincu par un autre Taira

Sadamori.

On

l'adorait à Yp,do

sous le

nom

de

Kandu
T-e

Mif^'jin.

MASA?.rrXK

]ilns

célèbre des
Il

altistes

forgerons qui aient
S^.

fnbriqué des lames de sabre.
jVTasu

vivait

au XIV^
S^,

— Mesure
si

de capacité.

Au
Aux

VHP
XP
et

(n distinguait:

le

0-Masit qui valait à peu près 75
valait environ 25 centilitres.

centilitres

et le

Ko-Masu
était

qui

XVT

S® leur capacité

s'accrut,

bien qu'au

XVIP

S^ celle

du 0-^fasu

d'un

litre

85

centilitres.
litre,

Aujourd'lmi on recoiniaît un

Masu
le

de 18

lilrcsi
:

un

autre do 1

80

et

un troisièue de 18
considé'é

ccntili'res.

— Synon
W'F
la

Shô.

Matahei
coiTipte.

(I^vasa)

— Fein.tre

comme

créateur do la

peinture vulgaire [n7ci;o-e).

Rien dos obscuri'é- subsis ont sur son
'il

On

sait toutefois (pi

vivait à latin

du

S*^

et

au

commencement du XVIP.
à'UJciijOy

Des historiens

lui attribuent le

surnom
croient

d'où

la

dénominatioTi à'uJciyo-e.

D'autres

postérieure de plus d'un siècle.

Kohitsu Biochu pense qu'outie ce
le

premier

artiste,

(d'aucuns prononcent Mafahe^ pour
exisf^é

distingur),
serait l'in-

un autre Matahel aurait

vers 1640.

Ce dernier
le

venteur des grossières caricatures connues sous
(c'est surtout à Oisii

nom

d'O/.s^'-e;

que se fabriquent ces dessins).
la province

Matsfdaira
qu'habi^ait,

—Nom d'un'petit village de
et

de MiJcau'a

aux XV®

XVI®
fils

S©',

une branche de

la famille

Tokn-

gaica.

Un
et le

des petits

i}C AricTiiJca

ToTcugaiva
le

(V( y.

le

mot

Tb^?/^«îrrt), adopté par le

maire de ce village, prit
fils,

nom de

Alafsu-

daira

transmit à Kobiihiro, l'un de ses
le

tandis que l'autro,

I^ohumiisu, conservait
celle-ci parvint

ncm

de sa famille.
elle

Quai.d, plus tard,

au shogunat,
le

autorisa

un certain nombre do

daiwyô à porter
jiou),

nom de Maisudaira à
leur

la place de leur propre

les

rattachant ainsi fictivement à

elle.

Les descendants de

ces

daimyô ne reprirent

nom

originaire qu'après 1868,
la

Matsuea Sato Hime

— Jeune femme, que

douleur do voir partir

son amant pour l'expédition de Corée (III® S®) changea en pierre.

204

DICTIONNAIHK.
la

Cette pierre est encore visible dans

province de Chikuzen.

Matsuri
de
la
ville

— Fête Shintoïste,
En
delif^rs

célébréi.-

du

reste par tontes les classes

population.

des fêtes locales, propres à chaque
le

ou village, on ne fêtait jadis dans
la

peuple que 5 matsurL

Depuis 1868

population en

célèbi*e d'autres,

que d'ailleurs on
(on trouvera

fêtait autrefois
les 5 antres
le

au palais Impérial.

Ces fêtes

officielles

au mot SekJcu)

se célèbrent: le

1*"'

-janvier ('S'/^/-/^ô-Art/);
setsit c.à.d.

3 janvier {Genshi sai); le 11 févi-icr {Kigen
J<;«m?<-J'e««6'); le 21
le le

avène-

ment de

Mars {ShunJci

Jcûrei sai

c.KA. Yo\e

du Printemps);

3 Avril {Jimmti-Tennô Sai c.à.d,
22 Septembre {ShuJci
k'frei sai c.à.d.

Mort de
Fête do

Jimvm-Tennn);
l'automne);
le
le

miers

riz);

(Kaminame sai c.à.d. offrande des pre23 Novembre [Niiname sai: jour où. l'Empereur
17 Octobre
riz

mange

les

premiers

de l'année).

On

peut y ajouter, pour

le

moment
celle

actuel, la fête de

l'Empereur régnant (3 Novembre)

et

de Kômei-Tennû son prédécesseur (30 janvier).

Mei-butsu
et

— Produits naturels ou industriels propres à une
Avant que
la
le

ville

ou à une province.

multiplication des routes, canaux
Japoji, lorsque chaque région

chemins de fer eut uniformisé

conservait son caractère oiiginal, les voyageurs prenaient bonne
note de ces melhutsu.
rê\)^n([\i^

D'ailleurs des Guides très-pratiques et ires-

{Dûchâ-Jci) les indi([uaient soigneusement.

Un

père de

famille, revenant à

Yedo par

le

Tôkaidô,

se fut fait scrupule

de ne

pas rapporter à ses petits enfants des images (VOtsu (Otsu-e), à
SOS jeunes filles

du blanc

{oshiroi) et

du rouge

[béni) de

Kyoto

etc.

Mei-ctuô
MksiïI
fant
et

— Voy.

Chô-Densu.
Après un mariage, ou
les

— Kiz
i

cuit.

la naissance

d'un en-

généralement dans toutes
cadeaux,
il

circonstances qui appellent des

félicitations et des

est d'usage
riz cuit

d'envoyer aux donateurs,

comme
iiieshi).

f

i

iialise,

une sorte de

avec des haricots rouges (^oeoa-

Celui qu'on
([ui

mange

alors dans la maison, au lieu de riz

ordinaire, et

diffère

un peu du koiva-meshi s'appelle Aka-meshi.
Càô, JJyn, Jô^ Ken, Kin, KoJcu, Ri, Se,

Mksurks

— Voy. Su,

Sàôj 2 an, Tawara, Toj Tsubo,

DICTIONNAIRE.
Metezashi
droit.

205

— Poignard qu'on portait en

temps de guerre du coté

Metsuke

— Sorte d'inspecteur du gouvernement Shogunal, chargé
Le chef des
]\fet.si(Jce

de surveiller l'application des règlements.

[U-metsuJce) siégeait au Biib-jô-shô quand l'accusé était un dttimyb

ou un haiamoio.

MiCHizANE (Sugawara)— Savant du
kokii-shi.

I.X°

S%

auteur du Rul-jule

D'abord simple professeur,
Uta.

il

devint

conseiller intime

de l'Empereur

Mais, api'ès la mort de

celui-ci (898), les
le faire

Fujiioara, rivaux de la famille Sugaioara, réassirent à

envoyer à Kiu-Siu, peut-être

comme gouverneur de Bazalfu.

Toutefois une tradition plus populaire veut qu'il y ait été exilé et y On l'adore aujourd'hui (les étudiants surtout) soit mort de misère.

nom de Tenjin ou Temmangu^ comme dieu de la calligraphie. On lui attribue de fort belles peintures. Mikado — Empereur. Ce ternie est moins usité des Japonais que
sous le

ceux de Tenshi

et

Tennû.

MiKOTO

— Titre ajouté au nom des demi-dieux, des Empereurs et
des

des princes

premiers

siècles.

Aujourd'hui

même

les princes

Impériaux reçoivent ce

titre
:

après leur mort.

MiKUDARi-HAN
lignes J.

— (Littér
le

Trois lignes
la

et
:

demie).
il

Acte de

ré-

pudiation envoyé par

mari à

femme

devait avoir juste 3

MiNAMOTO

— Famille

dont

l'histoire

détaillée

se
le

presque avec l'histoire politique du Japon depuis
fut fondée par un petit
fils

W

confondrait
S®.
S*^,

Elle

de l'Empereur Seiwa, au X®
elle réussit
les

D'a-

bord rivale des Fujiivara, puis des Taira,

à annuler à

peu près l'influence des premiers
1185.

et

à exterminer

seconds en
le titre

Son chef
il

,

Yoritomo, s'empara du pouvoir sous
lui.

de

shogun. Mais
familles

ne laissa pas de descendants dignes de
et

Les deux

Ashikaga
Genji.

Tohugawa

étaient issues des

Minamoto.

Synen

:

(Voy. pour

les détails:

Tsiinemoto,
,

Yorii/oshi,

Yoshii/e, Yosihimitsiif

Yorimasa, Yoritomo

Yoshitsune et notre

chronologie).

206

DICTIONNAIRE

Mita

—Temple

Shintoïste ou

Palais Impérial.
la famille

C'est aussi

uu

titre honorifique

donné aux princes de

Impériale.
dé.signait la ville

MiYAKO

— Capitale.

Employé

seul,

ce

mot

habitée par les

Empereurs.

On

l'employait aussi parfois pour

indiquer la capitable des shogun, mais alors en y ajoutant une sorte

de qualificatif, (par ex:
jVIojiei

Azuma

no Miyako).

— Lance terminée par des pointes multiples.

Les gardiens

des i)orles s'en servaient pour arrêter les ennemis ou les voleurs.

MoKKiN

— Srrte

d'harmor.ica ou

xylophone, dont

les

planches

sonores sont en bois, la caisse sonore afPectant la forme d'un bateau.

Cet instrunient d'origine Chinoise

est encore usité en Chine.

MoMME — Unité
Mille

de poids valant à peu piès 376 centigrammes.

momme

f(jnt

un kaminme.
collant des
elles

MoMOHiKi — Pantalon
campagnes,
aux champs.
les

hommes de

peine.

Dans

les

femmes

mêmes

s'en affublent pour travailler

MoMOTAEO — Personnage
traduite en Français

d'une conte enfantin, que

les artistes

représentent constamment sortant d'une pêche.

Sa légende a é:é

par M. l'abbé Everard.

Mon — Armoiries.
les

On

aimait à en décorer
les lanternes,
le

les

objets précieux,

vêtements de luxe(^),
etc.

la

porte principale
officiel, qu'il
11

du

yashiki

Chacun adoptait, outie
jjlusieurs

mon

tenait de

sa fa\nille,

un ou
des

mon

de fantaisie.

existait d'ailleurs,

à ce

sujet,

règlements
les

minutieux qu'on trouve dans VAo-

Bioshi.

Nous avons donné
les

mon

des dalmyô, parce qu'ils avaient

jadis une importance capitale. D'ailleurs ce sont ceux qu'on trouvera

généralement sur
et

anciens bibelots.

Mais

les

kuge, les snmiirai

même les heimin avaient également leurs armoiries. MoNGAKU — Fameux bonze du XI PS®. D'abord soldat,
bonze dèî 18 ans, à
la suite
fit

il

s'était

fait

d'un amour malheureux.

(Ui e

jeune femme
qui décida

qu'il aimait se

tuer pour lui échapper).
les an\ies et

C'est lui

Yorilomo à pretidre
(1

à relever la fortune
i

(!) L'ujiî'

p

).-LiT

dei han'i oraéi

du

i

ou cinq mo

ne remonte qu'au

XVIP

Sièfle.

DICTION y AIRE.
des Minamoto.
il

207
une cascaile,

Etant resté 3 jours en

prié" es, sous

mourut, mais fut ressuscité par Bouddha.

Mo>:zEKi
se

— Titre

que prenaient

les Princes
le

Impériaux quand
é'ait d';inié

ils

faisaient bonzes.

Par extension,

titre

aux su-

périeurs des monastères les plus importants.

MoEONoBU (Hishikawa)— Néen
(pli

1616, mort vers 1715,
i^rcbablement

Movonohn
le

est l'un des meilleurs peintresjr«Â;j/o-É' et

jjremier
ait

se

fit

une

spécialité

de

l'illustration

des livres.

Quoicin'il

beaucoup travaillé pourja gravure,
rares.

ses

œuvres sont devenues
Kichihei.

très-

Ou

l'appelle assez

communément

MoTOMiTSU
la plus

— Peintre,
par

élève de iTo.ye, fonda l'école de Ka.nign,

ancienne du genre Yamafo.
Il

1000,

est considéré

les

amateurs

On sait qu'il vivait vers l'aîi comme un des 3 plus grands

artistes [sampitsu) de ce genre {Yamato-rùi).

MoTOORi MoRiNAGA
dèrent

—(1730-1801) Ecrivain que beaucoup consiétait de

comme

le

véritable fondateur de la littéiature Japonaise

moderne.

Sans jamais perdre de vue son but constant, qui

réagir en faveur des idées et des traditions nationales contre l'invasion

des choses Chinoises,

il

aborda
la

les sujets les plus variés

:

la p(jlitique

(dans

le

Tamakushige),

critique historique (commentaire

du

Manyoshîi , du KoHn-shu
et

et

du Genji Monogaiari)^ l'archéologie
Il

surtout l'histoire des traditions religituses [Kojiki-den).
la résurrection

contribua ainsi plus que personne à préparer

du

Shintoïsme.

(Voy. Satoiv. Asiat. Soc.

\\V Vol.)

M.

Chainher-

lain a traduit de lui une curieuse notice sur l'art Japonais {Asiaf.

Soc. XI r Vol.).

MuKo — Gendre. A
lieu

proprement parler, on appelle muko l'homme
fille,

qui entre dans une famille étrangère pour en épouser une

au

d'amener, selon l'usage, sa

femme dans
quand
le
Il

sa famille à lui (i/ome).

Le

cas se présente, par exemple,

beau-père, n'ayant qu'une
la fois

fille,

veut la garder avec

lui.

prend à

un gendre

et

un

héritier {rnvJco-yoshi).

La

condition du
:

mnko

est considérée

comme
go de

digne de
son
(le

pitié.

D'.cù le dicton

" Tant que vous aurez

trcis

go vaut 18

centilitres), ne

vous faites pas mnko^\

,

208

DICTIONNAIRE.
aristocratique

MuKOJiMA— Faubourg
le

du Nord de Yedo. du

Ses

coquettes ckaia, ses jardins et surtout l'allée de cerisiers qui borde

Sumida eu

faisaient à certaines époques le rendez-vous
ville

lilgh

life.

Aujourd'hui encore, toute la
le

s'y

porte

eu niasse,

lorsqu'apparaît ce que

poëte appelle la neige odorante des fleurs.

C'est un pietexte à des beuveries dignes de Kabelais.

MuEASAKi SiiiKEBU

vécut

— Femme-auteur du Genjlmonogatari, dans
Siècle).

lequel on trouve les renseignements les plus précieux sur l'époque
elle
(fin

du X®

MuRA-YAKUNix
tels

— Maire et administrateurs inférieurs du village,
Ils obtenaient parfois

que

les

kumi-gashira.

du daimyb

le

droit de porter

deux sabres

et d'avoir

un nom de famille {mynjt)

connue

les huke.

MusHA-SHUGYO
et

— Chevaliers errants, à
charmes de
la

la recherche d'avejitures

de beaux

faits d'armes.

Musique
paraît-il
dilettante

— Les

musique Japonaise, sensibles,
ont échappé jusqu'à présent aux
outre, les airs

aux

oreilles indigènes,

Européens.

Comme, en

ne sont pas

notés, (les artistes jouant tout de mémoire), cette
fait jusqu'à présent, à noti*e connaissance

musique n'a pas
l'objet d'études

du moins,

sérieuses.

Mr. Ch. Leroux a

recueilli,

harmonisé et publié [Airs

Japonais

et Chinois) les plus jolies des

mélodies populaires en leur
artiste
la

consei'vaut leur saveur propre.

Le même

a écrit et publiera
et les instru-

prochainement une étude approfondie sur

musique

ments Chinois, de loute antiquité connus au Japon.
GeJckin, GeisJut, KoJciu, Koto,

V^oy.

Fue,

Mohkin, Shamisen^ ShaJcuhachi

Shô, TaiJco, Tsuzumi, YôJcin.

Mtôji
Sous
les

— Nom
Ce

de famille, qui se transmettait de père en
,

fils.

Tokugawa

les

samurai

seuls avaient le droit de porter

un
les

mynji.

n'est que par exception et à titre de

récompense que

heimin l'obtenaient.

Na — Prénom
uns
(les

qui sert à distinguer les

membres d'une famille
s'en servir

les

autres.

Fréquemment, mais abusivement, on donne à ce
pour
le

mot une acception plus générale, au point de

D

I

C T

I

O N NA

ï

R K

.

200

nom

de famille.

Le nom qu'une personne

reçoit après sa

mort

est

dit imi-na. (^)

Nagixata

— Hallebarde.

11

eu existait plusieurs variétés

:

la

hallebarde légèrement recourbée {Jcozori naginata)^ la hallebarde

à manche blanc {shira-e naginatà)j

la

hallebarde en feuille de

glaïeul {shdhu gâta naginata) et la hallebarde avec

anneau de fer

{hirumakl naginata).
propre.

Chacune

avait, bien euteudu, sa destiuation

Nakôdo

ou

Naka-udo

— Personne
les

seivant d'intermédiaire dans

un mariage.

On

peut dire que

usages rendaient obligatoire

l'intervention d'au moins

un nakôdo.

Souvent

même deux

inter-

venaient
les

:

V\x\\{shifa nakôdo), dont la mission éUiit de rapprocher
la

deux familles; l'autre (kon nakôdo nia), qui présidait à

cérémonie.

(Coutume

locale).

Namida KIX
abandonner

— (Littér:

Prix des larmes),

l^etite

st

\nuio que le
lui

débiteur recevait du créancier hypothécaire, quand
le bien grevé.

il

fallait

Naniwa— Ancien nom
qui porte au3')ard'hui le
encore).

d'abord doiuié à

la région, puis à la ville

nom

à'

Osaka.

(Les poètes l'emploieiit

Cette

ville, constraite

au IV^ S^ par l'Kmpereur Xintukn,

portait primitivement le titre de kiô (capitale).

KUe

se

développa

surtout à partir du
et

moment

(vers 1584)

où Hidegoshi
les restes

s'y f Cit établi

y eût

fait élever le

château fort, dont

frappent encore

d'admiration.

Nanushi
une petite

— Maire d'une
qu'on

c

omm me. — Synon
pour ses temples

:

Sh'>ga.

Nara — Résidence
ville,

Impériale de 709 à 784.
visite

Aujourd'hui c'est

et la colossale statue

de Butsu qu'ils renferment.
disparu.

Les palais Impériaux ont totalement

NAElAKi-^Dauw^ô de Mito,

qui,

bien

qu'appartenant à

la

famille Tokiigava se mit à la tête du parti hostile au shogun, vers

(1) Souvent

k-

im était rtniplacé par uiif surto de uiiiiu'io d'onlic,

k

pii

micr ué

s'

appelant Tara,

k

secaïul Jirô, k' troisièuiu

•Si'jhi-ô

etc.

210
le milieu

DICTIONNAIEE
de ce
siècle.

Enfermé en 1841,

il

fut délivré eu 1854 et
Il

chargé de diriger

la

défense contre les étrangers.
le

résigna ces

fonctions en 1857, intrigua contre fut exilé à

Ministre

Ii)

Kamon

no kami,

Mito en 1858

et

mourut en 1861.

beauté.

Narihiea (AEi\yAEA ^o)— Poëte du IX^ S% célèbre par sa Fréquemment on le représente au bas du FkJI^ clicvuu-

chîint avec ses serviteurs derrière lui.

Nasu no Yoichi— Pendant

la lutte entre les

Taira

et les

Mina-

moto, une princesse du camp des Taira défia l'armée eimemie de
percer J'une flèche son éventail, qu'elle avait placé au loin sur un
bateau.
C'est Nasii no Yoichi qui fut choisi par les
le défi,

Minamoto

pour relever

(Sujet de kakémono).

Nawa Nagatoshi — Partisan
celui-ci

de l'Empereur

Go Daigo

(pii

aida

à

s'évader de

l'ile

Oki.

On

le

le

représente port^mt

l'Kvnpereur sur ses èpanles.

Nengo — Ere,
tion était

Les Japonais empruntèi'ent à la Chine

(VIP

S^)

l'usage de donner une dênonaination aux années.

Cette dénomina-

changée, non-seulement à l'avènement d'un Empereur,
fait important.

mais souvent aussi à l'occasion d'un

Netsukk
Les anciens
sculpture.

— Bouton

de métal,

de

bois, d'ivoire
la

etc.,

dont

les

Japonais se servent pour retenir à
artistes s'ingéniaient à

ceinture la blague à tabic.

en faire de véritables bijoux de

Par extension,

les

Européens appellent souvent netsuke

tous les ivoires sculptés.

NiCHiEKN— Bonze du XIIT S%
la violence

qui fonda l'une des sectes les

plus populaires {TTokke shiu) du Bouddhisme.

Son fanatisme
le
fit

et

de ses attaques contre

les
:

aufa-es

seces
et

enf rmer

puis exiler.

Les peintres (par ex

Uokusai

Kuni-yoshi) ont

reproduit les principaux épisodes de sa vie, pour laquelle d'ailleurs
la légende s'est
l'air le

donné

carrière.

C'est ainsi qu'on voit se briser en
le tuer.

sabre d'un soldat qui était venu pour

Ni.\rBETSU

— Etat

civil

d'une personne.

Le nimhetsu-chà
la

y

dé-

posé à la mairie du domicile, cjustate l'âge, la [.imiUe,

r.'ligijii.

DICTION
etc.

N

AIR

K.

211

du

titulaire.

Quaucl celui-ci change de domicile (un changesuffirait pas),

ment de résidence ne

son nimhetsu-chô
le

le suit.

XiNTOKU
le vit

— Empereur (311-399), dont
Pour
la soulager et

règne,

s'il

faut en croire

la traditioii, fut

nu des plus heureux de l'antiquité Japonaise.

Ou
il

pleurer, un jour qu'il contemplait la

campagne, sur

la

misère

des paysans.

rendre la prospérité au peuple,
fit

abolit, dit l'histoire, les impôts

pendant plusieurs années,

élever

des digues, creuser des canaux, bâtir des magasins pour les réserves

de

riz, etc. et

sut en

même temps

faire respecter le

Japon par

les

pays voisins.

Peu d'Empereurs sont
:

restés aussi populaires.

Nippon

— (Littér
ils

Source de la lumière).
le

Les

Japonais dé-

signent par ce

mot

Japon tout

entier et
iles

non pas seulement,

comme

ncs géographes, la principale des
écrivent, avec
cette

de l'archipel Japonais.

Plus souvent

modestie

commune du

l'cste

à

toutes les naticns:

Dai Sippon
tissée

(Graiid Japon}.

NiSHiKi

— Etoffe

de soies de plusieurs couleurs; brocart

d'or ou d'argent.

NiSHiKi-E
n'est
laire

— (Littér:
s'est

Dessin de diverses couleurs).
les

Ce terme

employé que pour
au Japon
etc.

gravures coloriées.
les

L'imagerie ];opu-

montrée, avec

HoJcusji, les Utamnro, les
Elle ne

Hiroshige

bien supérieure à l'imagerie Européenne.

remonte guère du reste qu'à 150 ans environ.

NiTTA YosHisADA

Daimi/o de Kàzuke^ qui aida (1333) l'em:

pereur Go-Daigo à chasser les Hôjà

c'es

lui

qui leur prit
il

Kama-

kura. Lors delà révolte iV Ashiknga cont e Go-Daigo,
les

fut, avec

troupes impériales, vaincu à TaJceno-shita.
l'a représenté sur le

Il

m:)urut en 1338.
les

On

papier-monnaie, jetant son sabre dans

vagues, en sacrifice aux dieux.

NiWAKA — Fête
Nô — Sorte
la seule

à l'occasion de laquelle avaient

lieu,

dans

la rue,

des danses et des représentations théâtrales.

d'opéra n.êlé de danse et de musique.

On

connaissait

déjà les nô sous les Ashikaga et c'était, à la Cour des Tokugaica.,

danse admise. Les acteurs qui figuraient dans
les fonctionnaires.

les

comp-

taient

parmi

212
Noi'OKi

UICïIONNAlHE.

— Drapeau exposé aux jours de

fêtxî.

Plus spécialement

ou apjielle ainsi certains objets hissés au soniuict d'une perche, dans
les

premiers jours de Mai, par chaque famille qui s'est accrue

d'un garçon pendant l'année.

Généralement

le

nobori se compose

d'une ou plusieurs immenses carpes de papier qui ondulent au
souffle

du vent,

et

d'une boule faite de bambous tressés et d)rés.

Parfois ce
se nble

sont des

drapeaux, des armes
S^.

etc.

Cette coutume

remonter au

VHP

^NouuNAGA (1533-1582)
d'Owari
trépidité.
lui

— Issu
il

d'une famille de petits daimyn

(famille

Ota),

il

se signala de

bonne heure par son in-

Progressivement
dirigée

agrandit ses domaines, soulève contre
les

une

coalition,

par

bonzes du Mij/ei-zan, brûle leur
et

monastère, dissout la coalition (1573)
de la famille AshiTcaga.
l'Etat sous le titre de

dépose
le

le

dernier shdgnn

Dès

lors,
il

devenu

véritable chef de
le
lui

Dainagon,

put commencer

travail de

réorganisation politique que devaient achever après
et liieyasu.

Hideyoshi

Cependant
les

il

dut encore lutter contre une coalition
11

nouvelle formée par
périt victime

bonzes de ^on-(/tm?î-J/ (1575-1580).

d'une trahison.

Par haine des bonzes,
les Jésuites.

il

avait en-

couragé

la

propagande que faisaient

Nom xo

SuKUXE

— Personnage du P' Siècle de notre ère, fameux
C'est de lui que date, suivant la tradi-

par sa force corporelle.
tion, l'origine des luttes de

sumo.

Noms — Voy. Mynj!^ Ka^ Sei. NoRiMOXo— Palanquin. Voy. Kago. Nu-Hi Sorte de serf ou esclave. Le mot est composé (homme) et i7i (femme). On a dit à tort, croyons-iious,

de

Nu
le

que

Japon n'avait pas connu l'esclavage.
prouvent qu'au
les

Des

documents

posiiifs
titre

VHP

S^

on achetait des nu-hi, au

même

que

animaux domestiques.

Ce

qui est vrai, c'est que la douceur et

la politesse générale dos
loi et

maîtres devait corriger les rigueurs de la

rendre cette condition très-supportable

On

prononce encore

JS^uhi.

NuiMONO— Etoffe

de soie brodée.

DICTIONNAIRE.
O — Préfixe ajouté
tains
il

213
titres

en signe dé respect, à certains
choses.

ou à cer-

noms de personnes ou de
Tenta

Dans
du

le

langage populaire,
le préfixe

est

devenu inséparable d'une foule de mots, comme

Go.

(Ex:

Sama
la

:

le Soleil;

o

cha

:

thé, etc.).

On

ne l'em-

ploie jamais pour soi-même.

O Kami
autre,

san-, o

fade indiquent qu'on
autre.

entend parler de

femme d'un

du pinceau d'un

Obi

— Longue
milieu

ceinture,

généralement

de soie, qui,

enronlêe

plusieurs fois sur le kimono, sert à le maintenir iermé, du moins

vers

le

du corps.
la

Les extrémités de Vohi sont rattachées
et la

par un nœud dnit
l'âge, le

forme

dimension varient suivant

le

sexe,

rang

et la province.
il

Aujourd'hui

le

nœud
:

se place der-

rière le dos.

Autrefois

se faisait sur le

devant
les

depuis un siècle
publiques.

environ cette coutume n'existe plus que pour

femmes

Ogi
Jl

— Eventail susceptible d'être

plié,

(par opposion à VacJiiwa).

est

presque toujours de papier monté sur des lames de bambou.

Le

hi-ogi, jadis porté parles

dames nobles,

était fait de

lamelles

de hi-no-Jci. Suivant la tradition, Vogi fut inventé par JingôKôgô,
qui en aurait emprunté la forme à la
chauve-souris.

Synon:

Ogo-sho

— Titre

qu'on donnait, sous

les

ToJcagaica au shogun

qui avait abdiqué.

Ojin-Tenxô

—(211-310)

Fils

de ,Tingô-Kôg5 , qui n'occupa
C'est à
lui toutefois

réelle-

ment

le

trône que de 270 à 310.

que la tradi-

tion r.ipporte les conquêtes faites
tion.

par sa mère pendant sa concepsous
le

Aussi

les militaires l'adorent-ils

nom

de Hachiman,

C'était le dieu spécial des

Minamoto,
les pèlerins portaient sur le

Oi
d
)S.

— Boite rectangulaire à pieds, que
Ils

y enfermaient des livres sacrés et

les effets

dont

ils

avaient

besoin pour la route.

Ôkio (Matiuta"Ma)

— Fondateur de l'école de peinture naturaliste
Il fut,

(Voy. SJdjo) (1732-1785).

semble

t'il, le

premier qui conçut
de
il

nettement

l'idée

de prendre,

pour fondement

son

art,

la

représentati(jn sincère
pers})ective, les

de la nature.

Cependant

ignore la vraie
11

ombres portéod

et l'anutomic

du corps humain.

214

DICTIONNAIEE.
animaux
Ajoutons que son influence sur

excella surtout daus le dessin des fleurs, des poissons et des

domestiques.

le

XIX*

S**

a été pré-

pondérante.

On

a recueilli et gravé quelques uns de ses dessins
les

(Ûkio gica fu). C'est par milliers qu'il faut compter

faux kaké-

mono vendus
la porte

sous son nom.
:

Okuei-bi— (Littér

Feu qui accompagne). Feu qu'on allumait à
la

de la maison que quittait

jeune mariée,

lorstjti'elle allnit

trouver sou mari {Coutume locale), ou à la porte de la maison

mortuaire, en cas de funérailles.

0-Meïsuke
Oyctii

— Vojez Metsake. — Terrain donné par shôgnn.
le

La

vente de ces terrains
suite.

fut défendue au

XIV®

S®,

mais autorisée ou tolérée par la

Oni

— Sortes de diables ou

gnomes, représentés avec 3 doigts à
Ils

chaque extrémité

et des cornes sur la tête.
:

figurent dans
etc).

une

foule de légendes (Voj. par ex

Asahina, liaïko,

Le premier

jour du printemps [Seftsu-b/oi), a lieu la cérémonie dite: oni-garai. Elle cous^iste à jeter des pois cuits dans toutes les chambres de la
maisoii, soi- disant pour en chasser les oni, et à prononcer la for-

mule

''' :

Tuku wa
e:.trent
!

uchi, oni toa soto
les

"

c.à.d.

:

que

les

dieux du

bonheur

que

oni sortent
po'éte et savant

0x0 NO TAKAMrEA
lui

— Fam.cux

du IX®

S®.

C'est

qui fonda la célèbre école d'Askikaga.

placent sur

Ono ko Tofu Calligraphe duX^S®, que les le même rang que les plus grands

lettrés

Japonais

peintres.

On

le

représente examinant une grenouille qui monte sur un saule.

OsAKA
ment

Otoko-date

—Voy. Naniwa. — Homme

chevaleresque.

ainsi des associations,

formées entre gens de

On nommait spécialela même classe

{rdnin, artisans, paysans, etc.), pour se soutenir les uns les autres
et défendx'c les opprimés.

Mitford a consacré aux otoko-date
ofold Japan).
Cette dénomination, usitée dans

l'un de ses plus jolis contes {Taies

Ottona
les

— Chef

d'un quartier.

provinces méridionales, était inconnue à Y'edo (Voy. Kaempfer).

I'alanc^uin

— Voy. Kago.

DICTIONNAIRE.
Pipe

215

— Voy. Kiseru, Jôruri, Renga, Uta. —Voy. Gidaiiû, ouvrages traitant de PoTEEiE — Voy. Setomono, Yaki, Outre
PoËsiE
TTaiJcai,
les

l'art

Japonais en général,

comme

celui de

M.

Gonse, on consultera
le

avec fruit un article de

M.

BriyiJcIei/

dans

Chri/santhemum

;

The ceramie art of Japan de M. M. Audsle^ et Botces j eutin, pour les procédés techniques, le Japon à l'E:cpositioti UniverseUe.

PeÉtee

Kaean

— Voy. Bdzuj Hoivo, Kantiushi, Monzeki, Snjô. — Mot sanscrit par lequel on désigne 500 disciples
les

immédiats de ShaJca.

Vu

la
les

dlfticnlté

d'en figurer un

si

grand
les

nombre (Voy. cependant
artistes se

belles

sculptures
les

de

JS'arita),

bornent généralement à représeiiter
l'introduction au

16 plus célèbres.

(V. leurs

noms dans

Guide de

Satoïc).

Kaiko
dans
tails

— Personnage légendiire qui, sous un déguisement, pénétra
les

la

caverne des ont,
joli

enivra et

les

massacra.

(Voy.

les dé-

do ce

onte dans

le 3Tiîcado's

Empire de
le

Grijffis).

Kenga
et

— Poë^ie,
la fin.

dont une persojine compose

commencement

une autre

Kenshi
ment par
Kl

— Branche
ce

cadette d'une famille.

On

désigne spéciale-

mot

les SanJcio.
les

— Mesure

de longueur, qui, jadis, variait avec vaut 36 cho ou 3927 mètres.
et

province:.

Aujourd'hui

le ri

Kix-Shiu
représenter
lieu de

— Bonze
le

peintre du

XF

S^
le

Il

avait entrepris do
lui.

Fudô,

dieu du feu,
il

quand
se

feu prit chez
les

Au

chercher à l'éteindre,

mit à étudier

jeux de la

Ha m me.

RiTSUÔ
11 excelle

— (1662-1747)
dans

Kiral de Kôrin

comme
Il

artiste laqueur.

les laques incrustés

de nacre.

appartient,

comme

peintre, à l'école des nkii/o-e.

KiYENJô

—Acte que

le

mari remettait à

la

femme

après

le

divorce,

afin qu'elle put se remarier.

La ruptuie du mariage

n'étant pas

mieux publiée que sa formai i(m,
indispensable.

llizikRE

— Voy.

Den.

216

DICTIONNAIRE.

KÔJÛ

— Voy.

Go-RùJH.

KoKUSHAKU
le

— (Littér

:

Six

jyieds)

On

appelait

;iiiisi,

à cause de

leur taille, les serviteurs qui porttiieiit les lances, les hallebardes ou

norimon d'un daimyb.

Vêtus de noir

et les

jambes nues,

ils

affectaient

une allure spéciale.
qui, volontairement ou non, quittait le service
le

^h^iis—Samurai
du seigneur.

Les samurai vivant de leur paie ou pension,

rhnin

se trouvait sans ressources et vivait le plus

souvent de brigandage.

Les ronin

s'offraient d'ailleui's

à tout individu qui avait besoin

d'hommes déterminés pour
les détails

tenter

un coup d'audace.

(Voy. pour

Mifford

loc. cit).

M. Dousdebès
o rusui)

a donné une version

Française de la fameuse histoire des 47 Rônin.
Rvsi'i

— (Ordinairement
absent.

:

Personne de confiance qui, eu

l'absence du daimr/ô, veillait sur sa famille et administrait ses biens.

On

appelait aussi de ce

nom un

officier qui était

chargé de remplacer

le sJingi(n

Kyô — Domaine.

On

appelait: Go-o-ijô-shô

le

domaine Impérial,

KoTcu-rjio celui d'une iirovince, Hyo-ro-ryô-sho le
enfin Sho-rijb ou Hyô-chii^) le

domaine

militaire,

domaine d'an daimyb.
S*"

SABrRô
Sat-hai
Il était

— Prénom souvent donné au
— Bâton
— Guerrier poëte
du

fils

d'une maison.
les

de commandeme)it que portaient

généraux.

garni de bandelettes de papier.

Saigio Hoshi

XIP

S^ qui se

fit

bonze.
prit

Saigo Takamori

— Kerai
se

du prince de Satsnma, qui

une
la

part active au renversement du shôgnn (186S).

Ministre de

guerre en 1870,

il

mit, en 1877, à la

t(';te

de l'insurrection de

Satsum^i, fut vaincu et se tua (1878).
pcpulaire.

Sa méaioire est restée très-

Saikiô
officielle

—(Littér:

Capitale de V Ouest).

Nouvelle dénomination

de Kybto.

Saito Sanemori

—Guerrier du

XII'' S*^, oui, bien

que très-vieux,

(I) Ryô-chi vise surtout les terres possédées par le daimyô.
limite

Haa

(littér:

ou

clôture')

exprime plutôt l'euscmble

dc-i

habitants soumis

à

sju

autorité.

DICTION NAIEE.
voulut prendre part à
la barbe,
la

217
fit

guerre contre Yoshinaka et se
lui.
Il

noircir

pour trouver des adversaires dignes de

fat tué et

sa tête fut portée à YoshinaJca^ qui le reconnut.

Sakazuki

— Petite

coupe, généralement de très-fine porcelaine,

dans laquelle

se b(;it XQ'jake (srrte de bière extraite

du

riz).

Sama

—Terme

de gi-and respect, placé après

le

nom ou

le titre

d'une personne. Le peuple et surtout les femmes du peuple abusent

de cette expression, qui est devenue l'inévitable appendice do
certains

noms (par

ex

:

Kubo Sama,
Garde).

TaiJco

Sama

etc.).
le

Elle date

de l'époque dos Ashikaga. Anjiaravant on employait

mot JJono,
Avant

Samueai
ToJxKgazca,

— (Littér:
il

Dès avant Yorifomo, ce mot int
les

employé comme synonyme de Btike (homme d'armes).
comprenait

même
le

le

shogun

et

les daim//ô.

Aula-

jourd'hui

il

est

remplacé par
classe

titre

de Shizoka.

Les samurai

constituaient la

guerrière,

par opposition aux classes

borieuses (heimïn).

Leurs plus importants privilèges consistaient

à recevoir une pension, à porter deux sabres et à pouvoir se faire
justice

eux-mêmes sur
samurai

la classe inférieure.

(Le port des deux sabres

subsista jusqu'en 1876).
qualité de
ritier seul

Les samurai se mariaient entre eux.

La

se transmettait à tous les enfants^ bien

que l'bé-

reçut une pension.

Un

daimi/ô pouvait élever un heimin

au rang de samtirai.
classes hiérarchisées.

Les samurai se partageaient en phisieurs
Ainsi dans certaines provinces on
et
les distin-

guait en

:

Uma-matoari) Te-mnicari^ Shivihan

Kachi.
qui étaient char-

Saxgi

— Membre du Conseil de Gouvernement,

gés do délibérer sur les affaires politiques, la décision devant être
prise par les Sanko.

Sanee ou Go Sanke— Dénomination
les

sous laquelle on comprenait
et Kii, lesquelles

trois

familles des

daimyô de Mito, Owari
à'Iyei/asu.

des-cendaient de trois

fils

C'est dans l'une d'elles que

devait être pris le successeur du shogun qui mourait sans héritier.

Saxkix

— Loi

qui obligeait les Daimifô à habiter alternative-

ment Yedo

et leurs

domaines.

Edictée en 1635, elle fut abrogée en

1862, après avoir assuré pendant plus de deux siècles la toute-

218
puissance des

DICTIONNAIRE.
ToJcugaim.
laissât

Dès 163i,
otages

le

shogun avait exigé que

chaque daimyô
eiifanfs.

comme

à Yedo sa

femme

et ses

Saxkiô ou Go-Sankiô

— On désignait sons ce nom

les trois famille.^

Tai/cisu^ II}fofsiihaski et S/iimizu, lesqueWe^ étaient issues des tr..is
fil'^

du shogun Yoshimune.

Bien que possédant des revenus ter-

ritoriaux considérables, elles n'avaient pas, à proprement parler,

de domaines seigneuriaux,
résidaient

ni

par conséquent de

fthiro.

Les SanJci'ô

constamment à Yedo

et leurs terres étaient administrées

par nn Daihan.

Sanko

— Terme servant à désigner

les trois

grands Daî-jin (Da-

jo Daijin, U-Dai~jin, Sa-Dai-jin).

San-SAX-ku-do— (Littér:

Trois fois trois neuf).

Ces mots

désignent la cérémonie du mariage, dans laqnelle chacun des époux
vide ou fait le simulacre de vider

9 petites coupes.

En

l'absence

d'autres formalités destinées à manifester le conseiitement, celle- ci

prend une importance capitale.

San-sex-jix— Un des dieux de
trois têtes et six

la

Guerre, qu'on représente avec

mains, monté sur une sorte de sanglier.

Sashi-hikaye
Sashi-^fata
était,

—Voy. Tlnryo.
de fourche à deux dents dont
pointes.
le

— Sorte

manche

à son extrémité, garni de

Les gardiens des portes

s'en servaient pour accrocher et arrêter au passage les ennemis et
les

malfaiteurs.

Sato Tsugixobu

— Soldat, qui, dans une bataille (XU^ S^) couvrit
la fin

Yoshitsune de son corps et mourut victime de son dévouem'iit.

Se

— Mesure de superficie, employée depuis
de culture. 10 se valent un
le
tati.

du XVl^

S",

pour

les terrains

Sei

— Vulgiirement
mi/âjl.

mot.

sei

est

souvent emjjloyé

comme
prenait

synonyme de
un
groupe

Mais jadis
assez

c'était le

nom commuji que
à
la
le

de

familles

analogue

gens

liomaine.

C'est ainsi ([ue lyeyasu,

par exemple, signait

plus souvent de

son ^ei {Minamoio) et non de son myhji {ToTcugawà).

DICTIONNAIRE.
Seikwa — Familles de
jin et
^?^^e

219
pris les

parmi lesquelles étaient
aux Dai-jin.
les

Dai-

les fonctiu:iiiairos inférieurs

Seieô
vures

— Terme

employé en poësie on dans
les

légendes des graet les

pour désigner

maisons

pullique;-:.

Les scènes

héroïnes de Seirô tiennent, dans les uhlyo-e^ une place énorme,

dont on a droit de s'étonner.

Vers 1848, un règlement du gouver-

neur ^L^Yedo avait interdit ces sujets aux peintres.

Seki-sho

— Barrières
les
à.'

établies

à

la limite

de certaines provinces
jilus

pour arrêter
celle

gens suspects.

L'une des

importantes étnit

de la passe

HaJcone. Les Japoi.ais empruntèrent ce système
le

aux Chiiiois vers

VIP

Siècle.

Les

.ve-ï-i-s^o

jouèrent dans les
C'est là

épisodes dramatiques de- l'histoire un rôle considérable.

que

le

gouvernement
reste,

faisait guetter les conspirateurs, qui, générale-

ment du

s'échappaient par des chemins détournés ou pas-

saient sous

un déguisement.

Sekke ou Go-Sekke
famille

— On

appelait ainsi 5 familles, issues de la
y

Fujmara

{Ichijô,

^{jô

Kiijô,

Konoe
,

et TakafsuJcasa),

])armi lesquelles é'aient pris le

KtcamjmkK

le

régent {sesshn) et

rimpératrica.

Seeku ou Go sekkf
JapoHj que célébrait
jour du
j(

— Noiii donné aux 5 fêtes traditionnelles du
et célèbre encoie toute la population
:

(le 7*
le 7"

1*'

mois, le 3® jour du 3* mois, le 5* j(ur du 5® mois,
le

ur du 7^ mois,

9® jour

du

9^ mois).

Sennin

— Sorte

d'ermites

qui sont adorés

comme

demi-dieux.

Quelques uns sont devenus des t}pes légendaires, sans cesse reproduits par les artistes.
Citons, par exemple
:

Gama-Sennin

(le

sennùi au crapaud);

Koi Sennin, qu'on représente à cheval sur une carpe; Kore-jin, accompagné d'un tigre; KoJcnJcu Sennin, qu'emporte

une grue dans

les

airs;

Tsugen senaei, qui

fait sortir

un

cheval d'une goux'de,

etc.

Sensu
Sentô
ce

— Eventail. — Résidence

Voj. Ogi.
d'uii

Empereur api es son

abdication.

Parfois

mot désigne l'Ex-Emperenr lui-même, ou

l'abdication.

Seppuku

—Voy. Harakiri.

220

DICTION y AIRE.

Sesshiû
sidèrent

— Peintre
le

que nombre d'amateurs

et de critiques con-

comme

plus grand artiste de l'antiquité.

Voy. par ex

:

Fenollosa. Review ofthe chapter on painting etc. p. 14).

vers

1420 d'une famille noble (Ofa),
vocation décidée pour la peinture.

il

montra, dès son enfance, une
il

Passé en Chine (1460),

étudia

d'abord
fixer

les

Chinois, mais bientôt les émerveilla et revint (1460) se
Il

au temple d'Unkoku-Ji.

mourut en 1506,

laissant pour
et

élèves des artistes de premier ordre.

Le grand Kano lui-même

son père durent beaucoup à son l'influence et à ses leçons.
Sessiiô

— Régent
Ce

chargé de gouverner pendant
porté pour la

la

minorité de

l'Empereur.

titre fut

première fois par Jingô

Setomoxo
(Oîvari).

— Porcelaine.

Ce nom

vient de

ce qu'autrefois la

plupart des porcelaines se fabriquaient autour du village de Seto

On

trouvera, dans la notice publiée (1878) sur le

Japon

à l'Exposition, l'indication des procédés de fabrication des diverses
espèces de porcelaines, avec

un

historique.

Setsubux
.Tour

— (Littéralem:
le
officiel.

Passage d'une saison à une aufre).
Il était,

où commence
le

printemps.

chaque année, déterminé

par

calendrier

Ce jour

là avait lieu la cérémonie de

Voni->/arai {Voy. le

mot

Oni).

Shaka (NiOEAi)
Mouni,
le

—Nom sous lequel on désigne au
la

Japon Cdki/a-

fondateur du Bouddhisme.

Satow, dans V Introduction
biographie de Shaka,

à son Hand'BooJc for Japan a résumé

d'après un ouvrage Japonais [Shaka Jitsu-roka).

Des

milliers de

peintres ont représenté, dans le style spécial des Biitsu-e, la mort de

Shaka, pleurée par toute

la création.

Shaku
{Kane

—Unité

de longueur, qui

forme
:

la

base de toutes les

autres mesures.
sh,ika ou

On

distingue aujourd'hui
leqiiel

1" le

shaku ordinaire
et 2° le

magari shaku),

vaut 30 centimètres,

kujira shaku, employé surtout à la mesure des étoffes et valant près

de 39 centimètres.
le

L'un

et l'autre se subdivisent

en 10 sun.

Dans
par

cours des siècles, la longueur du shaku a varié.
le

On

sait,

exemple, qu'avant

WilV S%

le

shaku de Corée {Koma-shaku)

DICTIONNAIRE.
était

221
sTialcu

de 35 centimètres

et

qu'on se servait en outre d'un pe'it

{sho-shaku) de 29 centimètres.

En 713

l'usage du Koma-shaJeti
centi-

avait disparu; en revanclie, on trouve

un shaJcu de 2i à 25

mètres.

Shakudô
100.

—Alliage
belle

de cuivre, d'or et quelquefois d'argent

:

la

proportion d'or, d'ailleurs variable, pouvait aller jusqu'à

4 pour

D'une

couleur

bleue,
les

il

était,

sous

les

ToJcugaivay
(fsiiba,

employé surtout à fabriquer
JcozuTca etc.).

pièces accessoires

du sabre

Shakuhachi
Shamisen

— Flûte verticale à 5 trous, sans anche ni —Sorte do guitare à 3 cordes. Sur caisse sonore
clefs.

la

est

tendue une peau do chat, d'où

le

sobriquet de nelco (chat, appliqué
est le plus

aux niusiclennes {geisha).
le

Le shamisen

répanda

et le

plus redoutable des instruments de musique Japonais.
fut inventé

On pense
la

qu'il

par un aveugle d'Izumi, qui ajouta une corde

au Jamisen des

iles

Liu-Kiu

et

remplaça par une peau de chat

peau de serpent du jamisen.

SniBAi

Shi-bu-ichi
d'argent.

—Voy. Théâtre. — Alliage composé, pour
On
du sabre
{Jcoz^iki^

les |

de cuivre,

et,

pour \

l'employait surtout, depuis le

XVIP
etc.).

S^, à fabriquer

les pièces accessoiies

hbgii

— Voy. Fukii-jin. Shigemori (Taira) — Fils de Kiyomori^
Shichi-fuku-jin
filial

célèbre par son

amour

et

sa

fidïïi^,é

à TRuiper-'ur,

t[>i'il

protégea parfois

même
fils.

contre son père.

On

représente Kii/omori dissimulant son armure

sous une robe do moine, po-ir é.i-er le^ objurgatioiis de son

SuiJô

—Nom d'une école de peinture, née vers
piemière qui se
soit

la fin

du XVllF

S®,

Européens (Voy. par ex: Anderson. Pictorial et que C'est arts) ont assez justement dénommée " école naturaliste. "
les critiques

en

effet la

attachée à reproduire fidèlement la

nature.

Si les antres s'en inspirent, c'est

avec une extrême latitude

d'interprétation.

Le

vrai fondateur de cette école est Ûkio. largo, on y
f.iit

Dans

l'acception

la

pins

entrer tons ceux qui se sont

inspirés de ses principes.

Mais

les luaime-,

di métier distinguent

222

DICTIONNAIRE
tandis qu'une autre aurait pris plus spéciale-

plusieurs sectes parmi les élèves û'Okio: l'une aurait gardé son

nom de MarKi/ama,
ment où
dans
le

no\n de Shijà (lequel est

emprunté au quartier de Ktfôto^

se trouvait l'école).
la vie

Bien que prenant de préférence leurs sujets
les

Japonaise,

peintres de Skijô ont laissé aux uJcIijo-e

les scènes populaires (Voir,

pour compléter,

l'article

Ukio).
situation

Shikkkn — Premier
qu'occupèrent
les

Ministre du

shogun.

C'est la

Eôjô aux XU^

et Xlll^ Siècles.

Shimadai
du mariaare,
félicité
:

— Petite
les

table sur laquelle figurent, dans la cérémonie
et

emblèmes d'une parfaite union
le

d'une longue
si

la

grue, la tortue et

vieux couple qui rappelle
le

bien

Philémon

et Baiicis.

Le plus souvent,

tout est obtenu par
(le

un

ingénieux arrangement de branches d'arbres symboliques
le

sapin,

prunier et

le

bambou).

Cette coutume semble remonter à une

antiquité reculée.

Shimbax
Shin

—Voy. — Divinité

Saitiîirai.

Sliintoïste,
:

par opposition aux Dieux Bouddhis-

tes {HotoJcé).

Synon

Kami.
Z>rt^/;?^/ôdela province de Kai,(\\\\ fut, ditle

Shingen (Takeda)
Shixxô

on, avec Kenshin, son rival,

plus habile tacticien du XV!*^

iSiècle.

— Prince Impérial.
le

Ce

titie,

qui implit^uait la possibilité

de monter un jour sur

troue, était conféré aux Princes Impérile titre

aux par un Décret.
Shinnd.

Les princesses recevaiejit

de iVa^-

SiiiNRAN SiiôxiN


'J

173-1262) Fondateur de

la secte d'/A-^à-

Shift (ou Shin-ShlFi,

ou secte de lion-gwan-ii), qui est encore
}»1ms le

aujourd'hui l'une des

importantes, sinon la plus importante
Satoiv l'histoire et les

de toutes.

Voir dans

Hand-hook de

doctrines de cette secte.

Shinto

— (Li^tér:

Voie des Krtmi, par opposition à Bnfsii dô ou

Voie de Bouddha. D'apièi une opinion, que semble partager M.

Satow, ce mot

signifierait originairement

:

Coutumes du temps des

hami

c.à.d.

coutumes nationales de l'antiquité).

On

désigne ainsi

la religion priiiiiii\ c

du Japon,

la bcule (]ui fut pratiquée

jusqu'à

DICTION NAIEK.
l'invasion des idées Chinoises et

223
consiste sur-

du Bouddhisme. Elle

tout dans

le culte

des ancêtres. Négligée pendant plus de 10 siècles,
zélés),

même

par

les

Empereurs, (plusieurs furent des Bouddhistes
la

elle est

redevenue, depuis 1868,

religion officielle.

Le mouve-

ment qui

aboutit à cette restauration date

du

siècle dernier.

Kada

Azuma-maro (1669-1736) en
(Voy. ces mots)
plusieurs
les

fut l'initiateur; J/ofoor* et
11

Hirai a

partisans actifs.
plus

existe, outre le

pur Shinto,

doctrines

ou

moins

mélangées de

Bouddhisme
publié sur

{Hyohu Shintn, Yuiisa Shinto
l'histoire

etc.).

M.

Satoio a

du Shintoïsme

d'excellentes études (Asiat Soc. 1879), qu'il

a résumées en tête du

Hand-Book for Japan.
usitée

Shieo

— Mesure de superficie,
t'il,

aux Vil®

et

Vlir

Siècles.

Elle valait, semble

environ 22 mètres carrés.

Shibo

— Château-fort, composé d'un certain nombre de bâtiments
Les Japonais emils

dans une enceinte entourée de larges fossés.
pruntèrent aux Chinois ces constructions, mais

les modifièrent

au

XVF

S^, surtout

dans

la tour centrale {Tenshu).

Les Daimt/ô,
le

pour élever un shiro devaient y être autorisés par
défaut d'autorisation,
ils

shogun.

A
Peu
les

ne pouvaient posséder qu'un Jinya.
:

à peu

les vieux shiro disparaissent

les

uns tombent en ruines,

autres sont rasés pour faire place à^des casernes ou à des bureaux

de sous-préfecture.

Shishi

— Lion.

Peu familiers avec
lion,

cet

animal,

les

artistes

Japonais ont adopté, pour type du
enragé, qui rappelle quelque peu

une manière de caniche
héraldiques.

les lions

Shi-shin-dex

— Partie

princirale du palais Impérial, dans la-

quelle se tenait le Conseil des Ministres.

Shi-shinxo

— Terme servant à désigner
,

les

quatre branches de la
et

famille Impériale [Fushimi, Arisugaica
Siiô

Katsnra

Kanin).
:

— Mesure de capacité valant 80. Synon Masu. Shô — Instrument de musique. C'est une sorte d'orgue portative,
l litre,

dont

les

tuyaux sont de petits bambous.

11 est originaire

de Chine

et n'est usité

aujourd'hui que dans les cérémonies Shintoïstes, pour
l'

la tetc de

Kôshi (Confucius), ou en présence do

empereur.

234

DICTIONNAIEE

Shô

— Ministère.
(le

Le mot

n'est

employé qu'en composition.
:

On

comptait

nombre

n'a guère varié) 8 Ministères
le

Le Nakaisu-

kasa no shô (Intérieur); 2°
monies); 3°
le

ShiJci hu shô (Ministère des céréles rites

Jibu shô (Ministère chargé de déterminer

des

funérailles ou des mariages, les généalogies etc.); 4° le Minihu shô

(cnmmercc

et ngriculture); 5° le

Byôhii-shô (Guerre); 6°
et
le

le

Giohii

shô (Justice);
Impériale).

V Okiira shô (Finances)
Sur leurs attributions

Knnai-shô (Maison

et organisation, voy.

Dickson

{Japan).

Shocho
Shoex
fiefs.

ou Siiosni

— Gardien d'un shoen.
)a

— Nom

donné, à partir du X® Siècle, aux domaines des

grands fojictionnaires de
Ils

Cour Impériale.

C'est l'origine des

se mnltiplièi-ent et devinrent des divisions administra-

tives recoimues,
les

quand Yoritomo eut (1185) nommé des jito pour

administrer.

Shogi

Shogun

— Sorte de jeu d'échecs. fut — Général. Ce
titre
.1.

créé

par l'Empereur Saijin
divisions

{V

S® av.

C),

qui avait partagé le

Japon en quatre

militaires,

commandées par quatre shogun. Avec Yor'/omo, nommé

Sel. -i-t ai- shô

g un (généralissime

coiitre les barbîircs), le

shogun se
Toutefois

trouva en fait à peu près indépendant de l'Empereur.
ses

successeurs, les shrgun de
laisi-èi-ent

Kamakura {Minamoio,

Fujitvara,

Shimvo)

tonte l'autorité à leurs Ministres (1205-1333).
les

Les premiers Ashikaga montrèrent plus de fermeté, mais
civiles des X\^^ et

guerres

\W
Ils

Siècles annulèrent le pouvoir de ceux qui

suivirent.

Aux mains

des

Tokugatca,
le

le

shogunat devint une

véritable royauté.

gouvernèrent

pays, de 1603 à 1868, avec

une toute-puissance
eue.
Sii-ljô

(pie les

Empereurs peut-être n'avaient jamais
qui habitent le fond de la mer, por-

— Etres imaginaires,

tent les cheveux rouges et prisent tout par'.iculièrement le sake.

(Légende

d'origine Chinoise, à laquelle pourrait bien avoir

d

inié

lieu l'apparition des

premiers Anglo-Saxons dans les mers de Chine\
souvent dansant autour d'un
Viiste

On

les représente le plus

pot

de

DICTIONNAIEE.
saJce.

225

— On appelle aussi Shb)ô une
— Petit
seigneur

petite

mouche, qui parait friande

de cette liqueur.

Shômyô

féodal.

C'est surtout à l'époque des

A§hiJcaga qu'on employait ce terme, par opposition au mot daimyôy
lequel indiquait les possesseurs de grands fiefs.

Shônagon

— Fonction

naii-e

de

l'administration

Impériale,

qui

venait au dessous des Sangi.

Shoshidai

— Représentant
\\\\

du shogun à

la cour

Impériale

et
le

gouverneur de Kyoto,

Cette fonction, d'autant plus délicate que
ir

Shoshidai ne communiquait avec l'Empereur que p
médiaires, était confiée à
était

des inter-

fudai-daimyô.

Sa mission principale

de survoillor

les

i

trignes de la C(nir,

pour eu donner avis au

Shngnn.

Shôtoku
que sa mère

Taisiii
vit

— '^572-621)

Le Genkô ShaJcu sho{^) raconte
lui

en songe apparaître un ange {Bosatsu)^ lequel

annonça
inonde.

qu'elle accoucherait

d'un enfant qui serait

le

Sauveur du
tel

Elle répondit qu'elle n'était
lui

pas digne d'un
elle.

honneur.

Mais

il

sembla que

le

bosatsu s'absorbait en
le sein

Huit mois plus

tard on entendit l'enfant murmurer dans

de sa mère, qui, après

12 mois de grossesse, accoucha sans douleur près d'une écurie, d'où
le

nom de Umaya-do donné

à l'enfant.
le

A

ce

moment une lumière
L'enfant

dorée venue de l'Occident illumina

palais Impérial.

émerveilla bientôt ceux qui l'entouraient par sa piété.

A

14-

ans

il

remportait une victoire décisive sur

les

adversaires du Bouddhisme.

En

593,

il

refusa le trône impérial qui lui était offert, mais gouverna
le

réellement sous

nom

de l'Impératrice Suiko.

Il

s'appliqua sur-

tout à propager la religion nouvelle.

On

lui attribue

un Code en

17 articles {Kempô), qui sont plutôt des conseils de moi aie et de
politique que des règles de droit;

un ouvrage historique

pi'obable-

ment perdu en

entier (le Kttjiki)^ et l'introduction

du premier

calendrier au Japon.
(1) Cet ouvrage fut composé,
l'arrivée des premiers
TofulcHJi, appelé Shiren.

en 1322, e.à.d. plus de deux Siècles avant Européens au Japon, par un bonze de la secte de

226

DICTIONNAIRE.

Shûbux

— Deux

grauds peintres du XV®

Siècle semblent avoir

porté ce nom.

L'un, Soga Shuhun. serait un Chinois naturalisé
de
Jôsefsu,
Jôsetsit.

Japonais, contemporain
aurait
été

L'autre,

YeJcJcei

Skûbun,
les

bonze et élève de

Beaucoup d'auteurs

coiifondent à tort et personne ne sait bien exactement ce qu'il faut
attribuer à chacun d'eux.
sortirejit
Il

semble probable que l'école d'où
et

JasoJcu,

Ogiiri

Sôtan

Nôami

fut

fondée

par

le

bonze.

Shudkndôji

—Voy.

T,<iu}ia

et Toriviitsu.
la police, placé

Shûgo ou Shûgozushi
les

— Espèce de chef de
Ils

sons

ordres directs du shogun.
ninistrer
les

Les shûgo furent créés en 1185 pour
puis à
la

ad

provinces d'abord à côté,

place des

kohushij que nommait l'Empereur.
\esjito.

avaient au dessous d'eux

Shunkei

— Issu des Fujiwara par son père et des
la

Taira par sa
les

mère, Shunkei rapporta d'un voyage en Chine (1229)

procédés

pour fabri([uer

poterie, et

s'établit

à Seto [Owari).
est

On

l'y

adore aujourd'hui

comme un

dieu.

Son vrai nom

Kato Shiro-

zaemon, ShunJcei n'étant que son nom d'artiste.

Snuxsui
siècle.

— Liventeur du roman réaliste, qui vécut au début de ce
connaît de lui surtout
le

On

I-ro-ha hunko
les

et le

Mume gO'
et

yomiy dans lequel sont racontées
goro.

amours de Ko-san

Kin-

SoBA-TÔNix
shogun,

— Conseiller

intime.

Il

s'en trouvait

un près du

comme

aussi près de chaque daimyb.

SoBA-3!HT

Soga

— Fonctionnaire placé sous les ordres du soh'iyônin. — Deux frères de ce nom s'illustrèrent au XIP S", en venla

geant la mort de leur père, par
Sukefsune, partisans de Yoritomo.
le théâtre

mort de son meurtrier Kudo
les

Les peintres,

romanciers et

ont propularisé leurs aventures.

SÔGOEô

— Maire
la

et riche

paysan d'un

villaj<e

de Shimosa, im-

mortali.é par son courage.

Chargé par

ses compatriotes de réil

clamer contre
direcle\nent

tyrannie du daimgô de Satura,

osa s'adresser
et ses

au shogun, et fut mis à mort avec sa femme

DICTIONNAIEE.
enfants (1645).
la scène.

227

Ce drame

est encore

fréquemment représenté sur
Sôgdro du reste est au-

Mitjord

l'a conté

en

détail.

jourd'hui l'objet d'un culte.

Sôjô
de

— Grand-Bonze.

On

distinguait
le

le

Dai-Sôjà, au sommet
lui

la hiérarchie

Bouddhiste,

Shô Sôjô, qui venait après

stle

Gon-Sôjô, ou Vice- Sôjô.

SoKU

— Mesure de capacité
Un

usitée

au VII 1^

et

au IX^

Siècles.

MWq

valait alors 5 shô.

décret de 812 déclare que -lOO sokti de riz

équivalent à un cheval.

SoEOBAX
Orient.

— Abaque

ou boîte à compter, usitée dans l'Kxtiême-

Les Japonais l'ont empruntée aux Chinois.

SoTOBA

— Tablette

de bois sur laquelle est inscrite

oti

caradères

Sanscrits une sentence Bouddhiste.
facilite l'entrée

Placée près d'une tombe, elle

du défunt en paradis.

SoTO-ORi-ni>rE

— Belle-sœur

et

maîtresse de l'Empereur LiJciô
et ses poésies.

(412-453), fameuse par sa beauté

Elle est adorée

comme

déesse de la poësie sous le

nom

de Tamatsu-hima Miojin.

SoTSU
SozKi

— Soldat de condition inférieure. — Impôt. Dans l'ancien Japon, on
strict

ne connaissait d'autre
Il

impôt, au sens

du mot, que

l'

impôt foncier.

dut, selon les

époques, varier de 3 pour 100

(VIP Siècle) à 50 pour 100 en moyenne
60 pour 100.
il

(X VHP

Siècle); certaines terres payaient jusqu'à

On
était

l'acquittait très-généralement

en nature.

Privnitivement,

perçu tout entier pour
1186,
le

le

compte de l'Empereur. A
fut
attribuée

partir de l'année

Gouvernement Impérial n'en reçut plus qu'un quart.
la

Plus tard enfin

totalité

au

daimyô ou
.

au

samurai qui avait reçu des terres de son seigneur
pôt proprement
dit, les

Outre l'im-

populations avaient régulièrement à fournir
àe?,

certaines prestations (entretien des routes, transport
etc.)

yaJcunin,

(Voy. le mot^o).

Enfin, trop souvent, l'autorité prélevait des

sommes

plus ou moins fortes, sous couleur d'emprunts forcés, que

d'ailleurs elle ne remboursait pas (Jcari-age, yohin) (^).
(1)

Le shogun

k's

imposait aux âaimyô

;

ceux-ci aux plus riches paysans ou

marchands.

22S
Sô-Tsui-Iiosni

DICTIONNAIRE,

— Voy.

Tsui-hoshi.

SuBERAGi ou SuMEEAGi OU SuMEE A-^JIKOTO
taient les

— Titre

(jne

por-

Empereurs de

l'antiquit^î.

SuGAWAEA Puissante famille du IX^ Siècle, dont le plus illustre membre est Michizane. Klle é^ait originaire de Kawachi. Un moment elle balança l'influence des Fujiivara. liCS daimt/f) de Kaga en étaient issus. SuGoEOKU Jeu de dés, fort à la mode autrefois.
Suicide

— — \'oyez Hara-Jciri.

SuKE

— ^Mce-gouverneur
le

d'une

province,

qni,

avant

le

Siècle, était placé sous les ordres

du gouverneur {Kami). Le

XIP Kami

résidant

plus souvent à Kyoto, le

Suke

se trouvait être le véri-

table administrateur.

SuEi:\roxo
Siècle

— (Littér
fait

:

Chose imprimée).

Des documents du X®

parlant de

suo-i

hon, on peut conjecturer que l'imprimerie
S®.

au moyen de planclies de bois gravées date du Vlll® ou du IX®

La

tradi'.ion

remonter au

XIIP

S''

l'usage des caractères
les

mobiles.

Pourtant M. Satoio {Âsiaf, Soc. 1882) estime que

Japonais l'ont emprunté aux Coréens après l'expédition de Hideyushi (1592).

Aujourd'hui

le

nom

de surimono s'appli>iue à de
faire
et

petites cartes qu'on avait

coutume de

circuler, :iux environs

du nouvel an, en manière de compliment
cartes étaient imprimées une poésie et

de félicitations. Sur ces

une gravure d'une facture

toute particulière et fort curieuse.
la

Telle était,

du moins à YedOf
Hokitsai, Utamaro,

coutume, depuis

la fin

du

siècle dernier.

Hanzan
d'œuvre.

et bien d'autres

ont laissé en ce genre de petits chefs-

Ajoutons que

les poètes faisaient

pour eux
le

et leurs

amis

composer des surimono. Ceux-ci n'étaient pas dans

commerce.

A

Kyoto

y

les

peintres étaient bien plus
lieu

nombreux, on

se servait

du pinceau, au

d'imprimer.
les

SusANô

— Lieu Shintoïste, que
sorte de

antiques tradi.ions représeiitent

comme une
sur terre

Mars

vinlen*, brutal et querelleur.
il

Après avoir
le

reçu l'Océan en partage, de son père Tzanagi,
et,

mit

désordre

montant au

ciel,

effraya

si

bien sa sœur ^4»2a/era5«/j

DICTIONNAIEE.
la déesse

229
Il

an

Soleil, qu'elle se

cacha dans une caverne.

fallut
finit

toute la diplomatie des r'ieux pour l'en faire sortir.

Susanô

par se marier

et s'établir

à Izumo.
(1124-114;1) célèbre surtout

SuTOKU ou SHrxoKU — Empereur
par ses malheurs.
Il

dut abdip-er, très- jeune encore, en faveur
suite des intrigues

d'un enfant de 3 ans, Konoe Tennô, par

de Bi-

fiiku-Mon-in, conciibine de l'ex-Kuipereur Tola,

A

la

mort de

Konoe Tennô
dans
la

^

il

voulut remonter snr

le trône,

a^^c l'aide des Minail

moto (guerre de Hngen).

Mais, défait par iTî^/ôwjoW,

fut exilé

province de SanaJcl et
le

mourut dans

le

désespoir.

Les

marins l'adoient sous

nom

de Kompira.
soie et

Suwo — Vêtement
SuzFRi

de chanvre ou de

chanvre, qu'on atta-

chait par-devant avec des cordelettes.

— Pierre

sur laquelle ou délaie l'encre de Chine.

Elle

est parfois contenue, avec les pinceaux,
hnJco.

dans une boîte» dite suznri-

L'usage des sxzuri fut importé de Chine.

Tabi

— Chaussettes. — (Jrand

Elles sont généralement faites de

coton,

bleues ou blanches.
Il était interdit

Le pouce

seul

y est séparé des autres doigts.
le palais

de porter des tahi dans
sabre qu'on
portait

du shogun.

Tachi

avec l'armure.
le

Au

lieu

d'être passé dans la ceinture,

comme
les

katami,
^

il

était

suspendu

par des cordons de

sfie.

Le fourreau du tachi
Pour

très-solide, pouvait

à la rigueur, servir d'arme.
de cordelettes de
soie.

cérémonies, ou l'enveloppait

Tachibana— Famille
aux Fiijiwara.
d'Etat, frrma
le recueil

qui,
ses

au

VHP
dit

Siècle,

disputa
poë!^e

le

pouvoir

L'un de

membres, Moroe,

et

homme
flotte

de poésies

Manyo

shu.

TAcniBA?fA

HiME — Femme
se jetn

de

Yaynato-DaJce.
allait périr

La

de

celui-ci, assaillie

par une tempête,
dans
la

dans la baie à'YedOj
la colère céleste.

quand Tachihana

mer pour apaiser
la regretta

La légende ajoute que Yamato Dalce
Azunui),

plus tard (V'oy.

Tadamori (Taie a)

—Courtisan

célèbre par son courage et sou

230
adresse.
Il

DICTIONNAIRE.
avait
si

bien conquis les bonnes gijices de ShiraJcawa

Tennôj que

celui-ci

ne se fâcba point, quand sa principle mekake
Il

devint grosse des œuvres de Tadamori.
si

fut

même convenu que
Ce

l'enfant à naître était une

fille,

l'Empereur s'en chargerait.

fut

un

fils,

Kùfomori.

(Voy. ce mot).
célèbres.

Plusieurs épisodes de la
ses

vie de
le

Tadamori sont

Prévenu un jour que
il

ennemis
de

voulaient faire périr au pillais, où
il

était interdit, sous peine

mort, de porter une arme,
le repi'ésente

s'y présenta avec
le soir,

une épée de

bois.

On

encore allant seul,

à la rencontre d'un bonze,

que

ses

compagnons

effrayés prenaient pour

un oni

(diable).
le

Taiko
une

—Tambour.

Celui qui servait à donner

signal, dans

bataille, s'appelait

Jindaiko.

Les

geisJui,

dans leurs concerts,

frappent, à l'aide de deux baguettes, un petit tambrur, dit shlme"
daiJcOy lequel est fort

employé aussi dans

les

nô.

—Voy.

en outre

TsHzumi.

Taikô

— Titre que
— Titre,

recevait le hioampaJcu en retraite.

Spéciale-

ment on appelle

aiiisi

Hideyoshi.
sous lequel les
lui

Taikfn
les

d'origine Chinoise,
le shoguyi.
Il

Européens

ont longtemps désigné
Japonais.

ne

a jamais été donné par

Taika

— (Prononc.

Chin

:

Heishi) Famille issue de l'Empereur
Siècle,

Knrnnmu,
les

qui, dès la fin

du X®

commença à occuper d'imle

portantes fonctions militaires.

Pendant
pays.

XIF
F.

S®, sa rivalité avec
elle finit

Minamoto ensanglanta
histoire

le

D'abord victorieuse,

par succomber complètement (1185).

M.

Turetiini a publié

une

des

Taira.

Voy. en outre Kiyomori, Masakado,

Shigemori , Tadamori.

Tairô
daimyô.

— Premier Ministre du Shogun.

C'était toujours

nnfudai-

Taishi

— Prince héritier présomptif du trône Impérial.

Taishô

— Général en chef.
On
distinguait le

Ce

titre

fut créé au

commencement
V-konye no
(Général

du IX*
iaishô
;

S*.

Sa-konge no taishô
par abréviation,

et le

titres qiri devinrent,

-S'«-^rtr/5^ô

j

DICTIONNAIRE.
de gauche) et U-taishô (Général de droite). (^)

231

Tais nu

— Primitivement
ti'ois

on appelait ainsi

les

Princes Impériaux

qui gouvernaient les

provinces de Hitachi,

Kazusa
par un

et

Knzuke.

(En

réalité,

du

reste, elles étiient administrées

suJce).

Ce

mot

n'est plus

employé qu'en poésie.

Takara-bun'e
richesses et

— Peinture
par
les

représentant

un

bateau

chargé

de

mon'é

Shichi-faki-j in.

(Voy. FuJcu-jin),
le soleil se

Dans
lèi-e

le ciel vole

une grue; dans l'eau nage une tortue;

à l'horizon.

Cette peinture, placée sous l'oreiller, le premier

Janvier, donne des songes heureux, qui doivent se réaliser dans
l'année.
liC?

agences de transports

maritimes font distribuer
ces images.
la

comme

étrennes, un graîid

nombre de

Takauji (Ashikaga)

— Fondateur de
il

puissance des AshiTcaga.

Eu

trahissant la cause des Hôjô,

aida

Go-Daigo à
le

les

renverser

(1333).

Chargé de

rétablir la paix

dans

Kuanto,

il

se

proclama

shogun (1335).
tion,
il

Go-Daigo ayant
le

refusé de ratifier cette nomina-

plaça sur

trône Impérial
Ainsi

Kômid Tennd
Takauji

(1336) et força

Go-Daigo à
du Nord
et

s'enfuir.

commença

la rivalité des

F^mpereurs

des Empereurs du Sud.

avait, disent les
e.

historiens, quelque habileté

comme

peinti'C
et

de Butsu

Takexouchi no Sukune
toire fait vivre plus

— Général

homme
les

d'état,

que

l'his-

de 300 ans.

C'est

lui qui,

sous Keikô-Tennô^

dont
Il

il

était le Ministre,

parcourut toutes

pi'ovinces

du Japon.

conseilla à

l'Empereur de soumettre
Ini

les

Ebisu (Aino)

(V

Siècle

ap. J.C.).

Grâce à

l'Impératrice

Jingd-Kôgô put mener à

bien l'expédiùon de

Corée (200) et réprimer les tentatives faites

pour

la renverser.

Il

mourut vers l'an 390.
guerrier du

Tametomo
Hercule,

— Fameux

XI T

S^.

Les exploits de cet
la

surtout pendant la guerre de

Sdgen, ont fourni à
Tantôt on
la

légende et aux arts une mine inépuisable.
(1)

le voit

Au

Japon, à linvefse de nos idées Européennes,

place à gauche

entraîne une supériorité de ran».
Daij'ui.

Le SaDatJin

était supérieur

en rang à

l'

U-

DICTIONKAIEE.
coulant un bateau d'niie flèche, tantôt transperçant deux hoiiimes
à la fois, tantôt bandant un arc formidable devant les oni.
serait, dit-on, l'ancêtre des rois de
Il

Liu-Kiu,
Il

ÏAMiCHi— Général du IV^
à payer
tué,
le tribut qu'ils

S^ ap. J.C.

contraignit les Coréens
11

avaient d'abord promis, puis refusé.
les Ehisii.

fut

en 367} dans une expédition contre
le

Suivant la lé-

gende, son âme passa dans

corps d'un grand serpent {ja,^ qu'on

représente dévorant des Ilhisn. Cette naïveté fait songer à cer.aine
fable de

La

Fontaine

(

Livre III. Fahie

X).
mètres carrés.

TaN

—Subdivision du cho, qui équivaut à 991

Tan

— Longueur
Ux
et

d'étoffe nécessaire

pour un vêtement Japonais

(kimono).

tan {ittan) équivaut à 9™, 83.
les

Tandai
Kiu-Siu

— litre donné, sous
Nagato.
il

Bôjô, aux gouverneurs de KijôtOy

Tanehiko
pour lequel

— Auteur d'un célèbre roman satirique {Inaka
perdit son titre de hatamoto.

Genji),

Les aventures de son
nishiJci-e,
les pro-

héros ferment un des sujets les plus

communs de

Taniwa Ajicien nom du vinces de Tamha et Tango.
Taxsu

pays, qui, divisé (713), forma

— Sorte de commode portative.

Presque toujours

les

tansu
petite

sont accouplés deux à deux et superposés.

Le cha-dansu,

étagère de bois ou de bambou, généralement fort élégante, sert à

remiser le service à thé et ses accessoires.

Tantô

— Petit sabre qui, en cas de guerre,
Le fourreau
:

se portait
le

à

droite.

Il

n'avait pas de garde.

affectait

plus souvent la

forme d'une

crevette.

TanyÇ^ ou MoEiNOBU
nohn.

— Synon Metezashi. — (1601-1675) Descendant
considérer

de

Kano MofO'

C'est, après celui-ci, le plus illustre représentant de l'ecole

des Kano.

On peut le
Siècle,

comme

le

plus original des peintres
se rattachent

du XVll®

parmi ceux, du moins, qui

aux
un

écoles Chinoises.

Tabo
autre.

— Prénom

qu'on donne parfois au

fils

aîné, jamais à

DICTIONNÀIEE.
Taeo

233

— Voy.
couvre

Urashima.
de tapis de paille de
riz,

Tatami— Sorte
jonc, épais de

recouvert d'une natte de
l"",

5 centivnètres, large de 0", 90 et long de
le

80.

On en
et c'est

plancher de toutes

les

chambres Japonaises
la

par

le

nombre de tatami, qu'on évalue

superficie de

celles-ci (^).

Le tatami.
de
lit,

qui sert à la fois de pi .ncher, de table,
la

de siège

et

donne à

maison Japonaise un cachet tout
a beaucoup influé
sur les
etc.
les

à fait à part,

]1
le

est certain qu'il

mœurs du

pays,

genre de vie, la forme des vêtements

Taxe— Grand
le posait

Bouclier de bos, parfois gtirni de cuir, que

Japonais empruntèrent aux Coréens ou aux Chinois. devant
lui

L'archer

avant de

tirer.

Le

te-tate était porté à la main.

Tatsu— Dragon.
le

On

le

considère

comme

le roi

des animaux et

symbole du pouvoir. (Voy.
représentent fré.pu mment.

la inonnaie actuelle).

Les peintres
(littér
:

le

— Syn:

Byu; d où llyu-gan
litres.

figure de dragon), pour désigner l'Empereur.

Tawaea
Tedai
ojjposition

— iMesure de capacité, valant environ 72 — Sorte de secrétaire, factotum, ou serviteur supérieur par
aux chàgen (domestiques
inférieurs). (^)
:

Tejù— Menottes. L'application des tejb constituait une peine. Te-mawaei— [Litlér Qui tourne autour de la main) — Voy.
Sa murai. Temple Voy. Mii/a, Tera, Kami-dana. Texchi ou TENjr-TEXXô— Alors qu'il n'était encore que prince Impérial, sous le nom de SaTcano-be, il réprima un complot formé Quand celle-ci abdiqua, contre sa mère, l'Impératrice Zô^^'/o^w.

en 615,

il

refusa la couronne.
le

Lorsqa'enfin sa mère, qui était
Saimei)-,

remontée sur

trône (sous le

nom de

mourut,

il

garda

le

deuil 6 ans et ne prit officiellement le pouvoir qu'en 668.

11

semble

bien avoir été l'un des plus lemarquables souverains de l'antiquité

(2) Le
nieree.
miitiurai.

(1)2 tatami valent mot laitto

i

tsubo.

est réservé

Tedai est plus général et s'applique

aux premiers commis d'une maison de eoramême mieux au domestique de

234
Japoimise.
le

DICTIONNAIKE.
11 travailla

efficacement à la défense du pays et

fit,

sur

modèle des

lois
il

Chinoises, composer nu Code {Omi-rio), en 22
n'est

volumes, dont
gué,
il

malheureusement rien

resté,

l'oëte distin-

favorisa beaucoup la culture des lettres Chinoises.

Tengu
^ikJco.

— Etre
On

fabultiux, avec

un long
le

)iez et les ailes

d'un oiseau,

habitant les montagnes, surtout

Miogi san

et les environs de

conte sur les tengu maintes histoires merveilleuses.

C'est un iengu, qui enseigna l'escrime à Yoshitsune.

Les tengu

sont servis par d'autres génies ailés ayant à peu près la tête d'un

corbeau.

Texîîin
les traits

— Espèces d'anges, que
C'est le

les

Bouddhistes représentent sous
le ciel et

de belles jeunes-filles, voltigeant dans

y faisant

de

la

musique.

Tenxô

— Empereur.

titi-e

qu'on accoUe au

nom posthume

des Empereurs.

Teneyô

— Domaine propre du shdgun.

C'est à lui que les popula-

tions payaient l'impôt. Partout ailleurs l'impôt appartenait entière-

ment au daimijn (quelquefois à un samurai), dont
revenu.

il

constituait le

Ten-siiô-kô Daijix

Tenugui

—Voy. Amatemsu. — Petite serviette en coton, qui sert
etc. etc.

à la fois d'essuie-

mains, de torchon, de coiffure,

Teea

— Temple —

ou

monastère

Bouddhiste.

Généralement

les

bonzes vivent en communauté autour du temple.

ThÊ Voy. Chdia, Cha no yu. Théâtre 11 paraît probable qu'avant
commencement du XVII®
(marionnettes).
théâtres.
Siècle, les

le

XVlT
et

S''

les .Japonais

n'eurent d'autres pièces de théâtre que les 'Sb.

On
les

inventa, an

Jdruri

Singyà-isuhti
les

Peu

de

temps après apparurent

premiers

D'il bord

ce furent des baraques provisoires, faites de

planches

et

couvertes de chaume.

Peu à peu

elles

s'améliorèrent.
les

En 1692

on y établit des galeries supérieures; vers 1760,

plaques
œil ce

tournantes.

Le Gouverncnjent semble avoir vu de mauvais
11

genre de distraction.

supprima

les

premiers théâtres. Puis, quand

BICTIONNAIEE.
il

235

eut levé cette prohibition ,
les rôles

il

défendit anx
ils

femmes d'y

paraître.

Aussi
des

de feunues y sont

encore aujourd'hui teiuis par
fleurs, lorsqu'ils
le

hommes.

On

offrait jadis

aux acteurs des
:

traversaient la salle pour gagner la scène

d'où

nom de Haiia

michi donné au chemin qu'ils prenaient.
détails

On

trouvera d'intéressants

dans

ie

curieux chapitre que

M. Bousquet (Je Japoyi Moderne)

a consacré à cette matière.

Voy. aussi Mitfard {Taies of old

Japan.

Note on Asakusa).
litres.

To

— Multiple du shô^ valant environ 18

ToBA so SÔJÔ ou Gakuyu
tures religieuses.)
le substantif, qui

— Peintre
ait

du

XIT

Siècle, immortalisé

par ses caricatures, (quoiqu'il

également

laissé

de belles pein-

Le mot tohae
exprime

(littér:

dessin de Toha) est devenu

l'idée de caricature.

ToBUHi— Feu
soit

qui servait de signal en cas de gaerie.

C'était
tour.

une fusée,
:

soit

nu feu qu'on allumait en haut d'une

Synon

Noi-oshi.

TôDOEi
par
les

— Chef de quartier
nemhan

(sous les Toîcugaica),
et

H

était choisi

hatamoto, administrait gratuitement,
et tsuJciban.
:

avait

sous ses

ordres les

ToJiME

— (Littéi-alem

Ce qui ferme).

Peine qui consistait à

tenir fermées les portes d'une maison.

TÔKAiDô

— Route Orientale de K>/Qto à
le

Yedo,

On

y avait établi

53 relais de porteurs {tsugi) pour
des
bagages.
Bolcusai,
pris

transport des voyageurs et
ToifoJcuni
et

J£isen,

HirosJiige,

bien
col-

d'autres les ont
lection se

pour

sujet de leurs albums. (^)
dessins).

(La

compose presque tonjours de 56

TôJcaidô

désigne aussi une des gi'andes circonscriptions {dà)
(Voir la carte

du

Japon.

du Japon féodal).

ToKiMASA HÔJÔ
réel

— Beau-pèi-e
XIIP
et

de Yorifomo,

qui,

pendant
le

les

premières années du

Siècle, fut, avec sa

fille

Masago,

chef

du Gouvernement,
Nous avons

fonda

la

puissance de la famille Edjè.
^^•«y^

(I)

plus haut douué la liste do Les 53

avec

les

caractère!:;

Chiuoiti eorrespuudaut.s.

23fi

DICTIONNAIRE.
ShikJcen de 126L à 1283; c'est
et 1281).
lui (jui

ToKiMUNE Hôjô
l'invasiou

repoussa

Mongole (1274
Après

ToKiWA GozEN
Yoshitsioi".
s'enfuit.

— Femme de
la
lui, et,

Yoshitomo Minamoto

et

mère de
elle

grande défaite des Minamoto (1159),

Mais Kii/omori ayant menacé de tuer sa mère, Tohiwa
devant

se présenta

pour sauver ses enfants, consentit à de-

venir sa concubine.
la

La

fuite de ToJciuia et de ses 3 enfants, dans

campagne couverte de
ToKlYOEi HÔJÔ

neige, est restée, pour les artistes,

un sujet

de prédilection.

— Homme

d'état, qui,

pour étudier

les

mcnurs et
)stume

les

besoins des populations, parcourut le

Japon sous
il

le c

de bonze- pèlerin.

ShiJcken de 1246 à 1261,

se si^niala

par son

excellente administration.

Entre temps,

il

peignait, dit-on, avec

quelque

hiibileîé {Bu1su-e).

ToKUGAWA— Branche
TolcngaiiHi fut pris

de

la

famille

Minamoto.

Ce nom de

au XII" Siècle par Yoshisue, arrière-petit-fils Les Tokugatoa, qui
liabit ient la

du fameux YosJiiye.

province

de KâzuTce, eu furent, au
Ils se

XIV^

Siècle, chassés

par

les

Ashikaga,

réfugièrent dans celle de Mikatca.
Siècle, l'un d'eux, Ti/e^/asu,

(Voy. Maisudaira).

Au

W\^

s'empara du shogunal.
et,

Les To-

kugnnia gardèrent ce poste 265 ans (1603- 186S),

dur.mt cette

longue péiiode, procurèrent au pays une tranquillité, dont l'histoire

du monde offre peu d'exemples.

Eu

revanche, leur desp itisme

jaloux dut singulièrement abaisser les caractères et affaiblir l'initiative individufillc; l'isolement,

dans lequel

ils

enfermèrent

le

Japon,

devait fatalcmoit enrayer ses progrès; enfin cette trup longue paix

ne pouvait manquer de faire disparaître les vertus guerrières et
chevaleresqTies des siècles passé=!.

ToKUSET

— Acte

par lequel

le

Gouvernement

libérait

tous les

débiteurs vis-à-vis de leurs créanciers et leur faisait restituer ce
qu'ils

avaient donné en gage.
ils

Des décrets de ce genre apparaisdevinrent plus fréquents sous les

sent dès le XTIl^ Siècle; mais

Aalilkaga.
fortunes.

Le

prétexte inva^ué était d'arriver à l'égalité dos
le

Toutefois on peut penser que

Gouvernement croyait

DICTIONNAIRE.
trouver là im

237
Il est

moyen d'assurer

le

recouvrement des impôts.

probable que cet usage disparut au XVI® Siècle.

ToMO

— Gantelet

de cuir, que

les

archers portaient

fixé

près du

coude pour garantir leur main et leur avant-bras.

ToMOE GozEN
rest<^e

— Maîtresse

de

Kiso YoshinaJca (XII®

Siècle),

célèbre par

sa force physique.

(On

dit

d'une

femme

très-

robuste que c'est une

Tomoe Gozen).

On

la représente à cheval,

déracinant un arbre et s'en faisant une massue. Elle fut cependant

vaincue par Kajhcara, qui l'épousa et en eut pour

fils

le

fameux

AsasMna.

ToxoE
ToEii
devant

— Garde

du palais Impérial.

Le Tonoe-bukuro (Manuel
régime.
bois ou bronze,
i)liicé

du garde)

était classique, sous l'ancien

— Espèce de grand portail de pierre,
temples Shintc/istes.
Il se

les

compose de deux montants

verticaux et de deux pièces horizontales; (la pièce supérieure toutefois est souvent relevée

aux deux extrémités).
siècles

L'origine des forii

remonte probablement aux premiers

de l'antiquité Japonaise.

(Voy. Satoio, Asiat. Soc. II. p. 116).

ToEi-oi

— Femmes,

qui,

au mois de Janvier, vont, de porte en
Elles cachent leur

porte, jouer et chanter certains airs sr^éciaux

visage sous de

longs chapeaux et passent pour s'habiller avec une

distinction inimitable.

Les tori-oi appartenaient autrefois à

la

classe des eta.

TôEô
mètres.

— Lanterne de pierre on de bronze, placée
La hauteur
Ces lanternes sont
le

sur un piédestal

analogue.

des iàrô varie d'un à deux ou

même

trois

plus souvent disposées dans les

jardins ou devant les temples, parfois formant

comme une

allée

d'un

effet très-original.

TosA-Eiu

— Nom

d'une école de peinture, fondée vers le XI II®
no Tsunetaka, qui habitait la province de
Elle paraît

Siècle par Fujitoara

Tosa.

C'est la branche principale du genre Yamaio.

avoir, plus que toute autre école,

échappé à

l'influence Chinoise, et

conservé fidèlement les traditions des peintres primitifs, avec leurs
conventions naïves.
Elle ne représente d'ailleurs jamais c|ue des

238
scènes

DI.CTIONNAIHE.
de l'histoire on de la légende nationale et des paj'sages
Klle était

Japonais, offrant ainsi un intérêt spécial aux érudits.

en honneur jadis à Kyoto plutôt qu'à Tedo.

TosHi-KOSHi
aniiée à
1*'

{\i\\X.êv

:

Séfaraiion de Vannée).
le

Passage d'une

une autre. Le dernier jour de l'année,

14" du 1"' mois et le

jour du printemps (^e/^^^Jem), on pratiquait certaines cérémonies.
sansliô (sorte de poivre

Par exemple on buvait du thé aromatisé de
très-parfumé).
Oni-iiarai.

Pour

les

cérémonies

si-)éciales

au setsuirm, voy.

TosHixARi Taira— Guerrier poëte du Xir
défaite des Taira-,
il

Siècle.

Après

la

alla

lui-même, avant de rejoindre
l'officier

les débris

de l'armée vaincue, présenter ses poësies à

que l'Empele

reur avait chargé de composer un recueil, qui fut

Senzai-shii

(Sujet de TcaTcemono).

TosHiYORi

— (Littér

:

vieillard).

Conseiller du maire [nanushi)

On

appelait également Toshit/ori ou Rôjû les

hommes

qui cons-

tituaient le conseil privé

du STiôgun.

Ils

avaient au dessous d'eux

les WaJca-toshii/ori, sortes

de sous-seci*étîiires d'Etat.
la

ToTO Ancien nom de Bûngo et Binen.
ToYOKUNi (Utagawa)
les plus popul.'iires.

contrée qui forma les

provinces de

— (1769-1825)
dans
Il

Un
a,

des peintres à'uJciyoe

Il était

goûté surtout
le

Tedo, peut-être parce
théâtres.
Il

qu'il choissait volontiers ses sujets

monde des

était élève

de
les

Toi/oharii.

permit à Kunisada de signer de sou

nom; mais
par

œuvres de chacun d'eux se distinguent aisément.
que porta Hideiioshi quand Voy. Hidet/oshi.
le
il

ToYOTOiil

— Nom

eut été adopté

la famille

Fujiwara.
dans

TozA:NrA

Ii;eiiasn,

BuJce

A/rtr^'2*

^^jo, appelle ainsi les

daimi/ô qui ne reconnurent son autoritié qu'après 1600.

Ce mot

désigne éîymologiquement ceux qui ne sont pas vassaux du shogun,

par opposition aux Fudai daimyb.

La
la

distinction subsista,

même
le

quand tous

les

daimyb eurent reconnu
les

suprématie des Tokiigaiva.

Moins favorisés que

fudai^

les

tozama formèrent en majorité
gouvernement shogunal.

parti de la Révolution qui renversa le

DICTIONNAIRE.
TsuBA

239
Pre^^que toujours
et

— Garde

du sabre, plate
elle

et

ronde.
les

finement ciselée,
différents

était

de fer dans

armes de guerre

de

métaux précieux

(or, argent, cuivre, shihuichi^

shakudo)

dans

les

armes d'apparat.

TsTJEO

— Mesure de superficie équivalente à 2 tatami on 3 urètres
Elle est usitée dans l'évaluation des terrains habités.

carrés, 305.

Tsui-HOSHI

— (Liitér
:

:

Commis pour
de

saisir).

On
:

apiielait ainsi

très-anciennement un

officier

police

assez

élevé.

YorHomo,

avant de devenir skngun en chef de
la police

était Sô-tsui hoshi c.à.d

Comuiai:datit

fonction considérable.
iiiots

TsuiNA

Oni-yarai. — Synoii. des TsuiTATE — Panneau encadré, monté sur un pied massif et souvent
Parfois le cadre eu est
isuitate ser^ à

décoré de peintures sur ses deux faces.

laqué et garni de beaux cuivres dorés.
l'entrée d'une cliambre,

Le

masquer

un bureau ou un

objet quelconque: c'est le
les

paravent à une

feuille.

Ou

le

trouve surtout dans

temples et

dans

les

maisons aristocratiques.

Tsuji-BAN

— Agent

chargé

de

la

surveillance

des

rues.

On

trouvait un tsuji-han-sho c.à.d. un bureau de police, au carrefour

des principales rues et devant

le i/ashiJcl

de chaque daimyô.

TsUKFSHi

— Primitivement^
les

c'était

l'ancien

nom de Kin-Slu.

Puis on désigna ainsi le pays qui, divisé, forma les deux provinces

de ChiJcugo et Chikuzen.

TsUKUBO

—Arme que
les

gardes des portes tenaient à leur portée
Elle avait la

pour arrêter

malfaiteurs.

forme d'un

T

dont

l'extrémité serait garnie de pointes.

Ttuna (Watanabe no)
Garde du Palais à Kyoto,

— Personnage
coupa

légendaire (Xl°

Siècle).

il

le bi-as

du féroce Shndendoji,

espèce d'ogre qui cherchait à l'enlever.

L'ogre réussit, par ruse, à

reprendre ensuite son bras.

TsuNEMOTO

— Ancêlre des Minamoto et célèbre général du X®
du XIII*
S*,

S*.

On

le

représente souvent perçant un cerf d'une flèche dans

le palais

Impérial.

Tsunrtaka

— Peintre

desceiulant des

Fiijiwara.

240

DICTIONNAIRE
il

Elève de l'école de Kasngay
le

alla, vers 1230, se fixer à Tosa, prit

nom de

cette province et le transmit à son école, qui le garda.

Celle-ci le compte, avec

Motomiisu

et

Mitsiwki, parmi

les

trois

peintres {Sampifsu), qui font sa gloire.

TsuEi-ZEiEO

— Machine de guerre.

Elle se composait essentielle-

ment d'une

boite de cuir très-épais, qu'on pouvait, au

moyen d'une

poulie, élever ou abaisser à volonté.

On y

plaçait

un homme qui

d'en haut observait l'ennemi.

— Longue épée à deux tranchants, plus que ken, TsuzUMi — Petit tambour, en forme de sablier, qu'on frappe avec
TsuEUGi
étroite
le

la

main.

11 figure

aujourd'hui dans

les concerts

de geisha et dans

les iVo.

UcHiKAKE
la

— Longue robe de
femmes
les

soie,

que portaeint

jadis,

par dessus

ceinture, les

nobles et les jeunes-filles de toute con-

dition

à l'occasion du mai'iage.

Aujourd'hui

elle li'est

plus en

usage que dans

maisons publiques.
chose forgée).

Synon

:

Kaidori.

UcHiMONO
un daimyb.

—(Littér:
La lame

Spécialement on désigne
les soldats qui escortaient

par ce mot la hallebarde que portaient
était couverte

d'un fourreau de bois laqué,
d'un sac de
soie.

lequel était souvent enveloppé lui

même
et

UCHIWA— Eventail

de bambou

de papier, qui passe générale-

ment en Europe pour un

écran. Les chefs d'armée avaient,

comme

bâton de commandement, un uchiwa de forme spéciale {gumhai
nchiica), qu'on fait encore figurer dans les luttes de stimo.

Ukiyo-e

— Dessin
Iivasa (^)

de l'école dite

vulgaire
le

ou

réaliste.

Cette

école fut fondée vers la fin

du XVI® Siècle ou

commencement du

XVir, par
par
le choix

Matahei (ou Matahe).

Elle se distingue de

toutes les autres, non seulement par

une facture spéciale, mais aussi
elle les traite.

de ses sujets et la manière réaliste dont
elle

Le plus souvent

s'attache

à

peindre les scènes de la vie

courante, ou les traits des acteurs célèbres et des courtisanes à la
(]) Nous avons dit plus haut que le nom A' ukiyo-e venait du surnom <Z' Ukiyo Des historiens pensent que ce surnom donné à Nishikuwa Snkenobii. appartenait à Mafahei lui-même. Voy. par ex le Fusoku kagami ga ike.
:

DICTIONNAIRE.
mode.
tiJciijo-e

241

Géuéralemeut reproduits

et popularisés

par

la

gravure, les

sont beaucoup plus appréciés en Europe qu'au Japon.

Les classes aristocratiques de ce pays ont toujours refusé de voir, dans
les peintres et
ci u'avaien't

graveurs àUiJciyo-e, autre chose que des ouvriers.
efEet, ni l'instruction

Ceux

en

générale ni l'élégance ou
Ils

la virtuosité laissé des

de pinceau des autres

artistes.

n'en ont pas moins

chefs-d'œuvre de fantaisie et d'observation vraie.

Les

anciens uhiyo-e sont devenus presque introuvables au Japon

même,

ou atteignent des prix fort élevés.

Uma-mawaei — Garde du corps d'un daimyb, Une-me — Servante du palais Lnpérial. Les
l'obligation d'offrir à
jolies et

Voy. S-imurai,
provinces avaient
à' une-me,

l'Empereur un certain nomla-e

de haute extraction. Elles seules approchaient

la

personne

du souverain.

Ue AN-BON — Voy. Bon.
Ueashima Taro —Personnage d'une légende
exploitée par les artistes.
C'était

populaire, souvent
la

un pêcheur, qu'une déesse de

mer emmena dans
il

les palais

sous-marins qu'elle habitait.

Quand
11

revint sur terre, ses parents étaient morts depuis un siècle.

vieillit

subitement, après avoir ouvert, malgré la défense de la
L'histoire est contée au

déesse, une boîte qu'elle lui avait remise.

long par Griffis{MiJcado's Empire],

Uetjshi

— Laque.
il

Suivant une tradition, l'arbre à laque aurait
Siècle

été découvert par

Yamato Dake, au commencement du IV
était

après J.C. Mais
plusieurs
les

probablement connu,

même

au Japon,

siècles

auparavant.
(les

On

appelle

spécialement makie

laques sur fond d'or
les

premiers

remontent au
des

W

S");
et

tsui-shu

laques ronges

sculptés,
les

imités

Chinois,

nashi-jl (littér:

fond poire)

laques poudrés d'or ou argent.

(Pour plus de
et

détails, consulter le

Japon « l'Exposition Universelle

une étude publiée dans

les Trans.

Uta— Poésie
que qu'à

ou chant.

A proprement

of Asiat. Soc. 1880). parler, ce mot De
écrit,

s'appli-

la poésie

purement Japonaise, qu'on
termes de
la

autant qu'il se

peut, eu kana, et avec des

langue Yamato, par

242

DICTIONNAIKE.
Cette poésie se co\niX)se

opposition aux shi ou poVsies Chinoises.

de 31 s>llabes.

Le naga-uta

est

une sorte de poëine lyrique.

La

chanson vulgaire s'appelle hayari-vta.

Utamaeo (Kitagawa)
vulgaire.
Il

—Un des plus ainiables
fin

artistes

de

l'école

a vécu vers la

du

XVIIP

Siècle et le

commence-

ment de

celui-ci.

On

connaît de lui surtout des suites de nishiJci-e.
il

A

l'inverse

de ses confrères,

jugea indigne de

lui

de consacrer
Aussi

son pinceau à reproduire les traits des acteurs célèbres.
ét-iit-il
il

beaucoup moins goûté à Yedo qu'en province.

En

revanche

se plntsait à représenter les types et les

mœurs

des courtisanes.
ait attribué
l'a fait

Vktkmekts
Chine
matière
et

— Peut-être
Japon.

n'est-il

aucun pays, où l'on

aux minuties du costume autant d'importance qu'on

en
la

au

La forme,
par

la

coupe,

la
soit

couleur,

etc. étaient jadis

sévèrement déterminés,
soit

parles règlel'âge,

ments

(Voy. V Ao Bioshi),

les

mœurs, suivant

le sexe, le

rang de chacun

et les circonstances.

A ne prendre que

le strict nécessaire, le

costume des hommes

se

composait essentielle-

ment d'uu ou plusieurs kimono
i\\\\\

(selon la saison), d'une ceinture et

fundoshi.

Les femmes y ajoutaient une chemise ^JtJa») et
c )urt (yMmo^'i).

une sorte de jup.)n

Pour

les

détails

voir:

Geta,
j

Haorlf Hakama, B(iku-c7iOf Hitatare,

JittoJcu^

Kamishimo Ka-

sane, Kafaginu, Ki.nono, Maedarej Ohi^ Smvo, Tahi^ Tjchi-lcaTce^

Waraj', Yukata, Zori.
Japonais publiée
vons ajouter
(jiie

Consulter en outre V histoire du costume
(Asiat. Soc. 1880
s.).

jvir

M. Conder

Nous

de-

les

Japonais, séduits par la grâce et

le co/ifort

des vê'.ements Européens, abandonnent chaque jour un peu de leur

costume national.

Waka-dosiiiyoei

Wakizashi

— Voy. Toshiyori. — Petit sabre qui se portait à gauche, avec
Coréen, qui, selon
la tradition, vint et

le

katana^

en tout temps.

Wani — Savant

à la Cour de
les

l'Empereur du Japon (285 av. J.C.)

importa dans ce pays

premiers éléments de la civilisation Chinoise.

WarAJI

— Sandales de paille

fixées

au pied par dus cordelettes de

DICTIO^^NAIRE.
luême matière.
C'était jadis la chaussure de guerre.
Si elle a l'in cou veulent de

243
Aujourd'hui

ou n'eu use qu'en voyage.
le

mal protéger

pied contre les pierres de la route, elle offre, par contre, l'ale

vantage de ne point

déformer

et;

de pouvoir, grâce à

la

modicité

de sou prix, être renouvelée très -souvent et partout.

Yadoeibi
et le

— Congé qu'on accorde
joui-s

aux domestiques

le

16 Janvier
visiter leur

16 Juillet, soi-disant pour leur permettre de

famille.

Ces

là,

paraît-il; les

oni de l'enfer eux-mêmes

quittent leurs marmites et laissent reposer les damnés,

Ya jibushi
merce
et

— Signes

servant d'enseignes aux maisons de comle

remplaçant même, dans certaines provinces,
Ils se

nom comexemple,)
a publié

mercial.

composent,

le

plus souvent, de ciiractères Chinois,
p-ir

encadrés dans une figure, (un cercle ou un triangle,

ou de signes idéographiques spéciaux.

M, Chamherlain

sur ce sujet une curieuse étude, avec reproduction des enseignes les plus ordinaires.
{Asiat. Soc. 1887).

Yaki ou Yaki-moxo

—(Littér:

Chose eu Ue)

Tenue

général serle

vant à désigner toute espèce de poterie.

Voj. dans

Japon à

l'Exposition UniterseUe (1871) de minutieux détails sur
variétés de poteries, leur origine et leur

les diverses

mode de

fabrication.

Emdire
:

ployé en composition {Aivata-yalciy Imari-i/aki) ce
procédé, genre de fabrication.

mot veut

Yakeo

— Sorte

de servitude appliquée jadis

comme
était

peine aux

joueurs ou aux

femmes coupables de
Jadis

prostitution clandestine.

Yakunin

— Fonctionnaire. — Branche
de

ce

terme

propre

aux

fonctionnaires du

Gouvernement shogunal.
la

Yaaiabushi

secte

Bouddhiste

de

Shingon.
adeptes

Fondée, au IX^ Siècle, par Bigen Baishi,

elle recrute ses

parmi

les

fanatiques de bas étage.

Adonnés à

la divination et

aux

plus grossières

superstitions, ceux-ci

parcoureut

les

montagnes

sacrées pour imiter ShaJca.

Y"Ai[ATO

— Province centrale

du Japon.
:

Autrefois ce mot s'ap-

pliquait à tout l'Empire Japonais

cette large acception lui est

encore djuuée eu poésie.

— On appelle langue

Vain do

celle qui est

244

DICTIONNAIBK
Cette langue n'est plus guère usitée
et le style des
les tda.

pure de tout élément Chinois.

que dans

Le langage

s'en rapproche quelque peu, tandis que les

femmes instruites hommes lettrés affectent
et les

de n'employer que

les

mots d'origine Chinoise pour parler

caractères Chinois pour écrire.

— On

appelle

Yamaio

rift

une école
Si

de peinture fondée au XI® Siècle par Fajiwara Motomitsu,
elle a

emprunté quelque chose à

la Chine, elle est

cependant restée

par sa méthode
toutes.

et les sujets (ju'elle

préfère la plus nationale de

Ses dessins rappellent souvent nos enlumiiuiresdu moyen:

âge.
le

L'école de Tosa (Voy. Tosa) n'en est qu'une branche
n'est usité

mais
Elle
les

nom de Yamato
rendu
le
les

que pour

les peintres primitifs.

a

grand service de faire connaîa-e à

la

postérité

costumes,

mœurs

et les cérémonies de l'ancien

Japon.
Fil»

Yamato-Dak;:
de l'Empereur
puis le

— Le plus célèbre héros des temps fabuleux.
(71-130),
il

iTei-î-ô

soumit

les

Kumaso de Tsu^ushi,
artistes le représen-

Kuanfo

et le massif

de Shinano,

Les

tent tantôt déguisé en

fille (il

s'appelait alors

Usu)

et

massacrant

deux chefs Kumaso, tantôt
travers les
génies.

se

frayant de son épée un passage à
tantôt

herbes en

flammes,

combattant
tort, la

les

n.auvais

On

lui at ribue,

probablement à

découverte de

l'arbre à la^jue.

Yaui

— l^ance.

Les Japonais en avaient de toutes sortes

et, bien

entendu, l'emploi de chacune était minutieusement déterminé.
j/ari

Te-

on Ko-yari désignait une petite lance, Saga-yari une grande

lance, jâmonji-yari une lance en croix, hagi-yari ou

kama-yari

une lance à crochet,

etc.

Yashiki

— Terrain

sur

lec^uel

est

bâtie

une

maison.

Jadis

chaque fonctionnaire ou samurai relevant du shogun en recevait un
yashiki, dont l'étendue était en proportion de son rang. Les daimyà
possédaient deux et parfois trois yashiki
:

un kami-yashiki^

dans

le

shiro ou près du shiro
3° enfin

;

un shimo-yashiki, espèce de
,

maison de campagne;
les

un naka-yashiki intermédiaire entre

deux précédents.

A

d'autres points de vue, on distinguait le
le

kakae-chi) on yashiki sans cunstrucLions ni palissades, et

kakae-

DICTIONNAIEE.
étaient placés sous la surveillance

245

yashiki, ou terrain bâti et entouré de palissades. Les machi-yashiki

du machi-hugyô.

Le Ao Bioshiy of Asiat.

classique en la matière, contient les règlements sévères qui s'y
référaient.
Ils

ont été résumés dans un article des Trans.

Soc. (1878).
les

Avant l'époque

militaire c.à.d. avant le Xll® Siècle,
différentes des yashiki

demeures des grands devaient être fort

féodaux et surtout présenter un aspect moins sombre et moins
rébarbatif.

Yashieo

— Temple du culte Shintoïste.
se dressent

Il

se distingue des tera,

ou temples Bouddhistes, surtout par ou moins grand,

les iorii^ qui,
lui;

en nombre plus

devant

par

les bandelettes

de

papier suspendues à son seuil et par l'absence d'images figurant la
divinité.
les

La

construction elle-même a ses règles spéciales, mais

temples de style Shintoïste pur sont rares.

Pour plus de

détails, voy. le

Iland-Book de

Safoiv.

Yasumasa— Persoimage
imit par

mi-légendaire du X' S®.
qu'il jouait

Attaqué

la

un brigand fameux, tandis
il

de

la flûte

dans

la

campagne,
cet

le terrifia si bien,

par

l'éclat seul

de son regard, que

homme

consentit à

le suivre.

Yasutoei Hôjô

— Le

j.lus

remarquable
il

des
le

Bôjô.

Ministre

tout-puissant {shikken) du shogun,

gouverna

Japon de 1225 à
les sciences et les

1243, réprima les désordres des bonzes, protégea
arts et
fit

rédiger un Crde, le Jo-ei-shiki-moku (1232).

Yatoi
le

— Employé auxiliaire d'une administi-ation publique.
sait

C'est

titre

sous lequel sont désignés, par exemple, les Européens en-

gagés au service du Gouvernement Japonais.

Yedo
ges.

— On

qu'au

XV®

il

n'existait

sur l'emplacement

actuel de Yedo, qu'une forteresse fondée en 1456 et quelques villa-

Successivement prise et reprise par
S®), cette forteresse finit

les TJesugi et les

Hôjô

d'Odawara (XVI*

par tomber aux mains

à'Iyeyasu, qui, en 1590, choisit ce lieu pour y établir sa capitale.

Les s^ô^MW continuèrent à y résider jusqu'en 1868.

Depuis

lors,

Yedo (aujourd'hui Tàkiô),
périale et

est

devenue

le siège

de la résidence Im-

du Gouvernement Japonais.

Voir, pour plus de détails,

246

IJICTIONNAIEE
et les cartes géolooiqnes et historiques qu'a

Safow {Hand-Book),

publiées avec notes un érudit Japonais,

M.

Otori,

Parmi

les in-

nombrables volumes de gravures

se référant à

Yedo^ ceux d'JIokti-

sai et de Hiroshige tieinient le premier i-ang.

Yezo

— Les anciens historiens entendaient,
les

par ce mot,

la partie

du Japon septentrional habitée par

Barbares insoumis
siècle.

{Ehisii).

Cette partie alla en diminuant de siècle en

Aujourd'hui

on

iippelle de ce
Il

nom

la

grande

ile (^) bi'.uée

au Nord du détroit de

Tsugaru.

est difficile

de savoir exactement à quelle époque la
:

découvrirent les Japonais

mais on ne
ils

i)ent douter qu'ils l'aient

connue au Xll*

S®.

Cependant

ne l'occupèrent qu'au milieu
l'administrait, jouissait

du XV®.

Le daimijô de Matsumae, qui

d'une indépendance à peu près absolue.
que des côtes méridionales de
l'ile.

11 n'était

maître d'ailleurs

M. Appert^

dans

la carte

du

Japon féodal
les

qu'il a publiée, indique, d'après

une carte Japonaise,
les établissemcjit

bureaux de perception des impôts c.à.d.
qui existaient à Yezo en 1850.

of-

ficiels,

On

trouvera, dans un

Méla

moire de
liste

M.

Chamberlain, publié par l'Université Impériale,

des livres, articles et manuscrits Japonais ou étrangers qui se
ile.

réfèi-ent à cette


le

— Prestation

personnelle, due à l'autorité par les habitants.

Probablement

c'est à la

Chine que

les

Empereurs empruntèrent, vers
Le Taiho-riô {yWV^
Siècle)

VIP

Siècle, l'organisation des ^o.

permet d'exiger de chaque
an.

homme

valide 40 jours de service par

Le contribuable pouvait
lieu

d'ailleurs se libérer en fournissant»

au

de son travail personnel, une quantité d'étoffes déterminée.
daimi/ô qui iniposait
les
t/ô

Sous

la féodalité; c'était le

(transport

des yakunin ou des riz de l'impôt, entretien ou construction des
routes ou des bâtiments seigneuriaux etc.).
prestations

Au XVllP

Siècle ces

personnelles

étaient

presque partout converties

en

redevances obligatoires de denrées ou d'argent.

Yôjo

Fille

adoptée, sans que cette adoption implique l'idée d'un

mariage avec

le

maître ou

le fils

de

la

maison.

(1) Ufficielkmeut

elle s'appelle

HokkaiJô.

DICTION NAIEE.
YoKix

247
Tcoto.

YoME
ou du
mariée.

— Sorte de harpe Chinoise, à 13 cordes, analogue au — qui entre dans une famille, comme femme du maître
Fille

flls

de la maison.
Elle quitte
sa

C'est la condition ordinaire de la fennne
famille propre et les parents de son mari
elle.

deviennent ses parents à

Ce
le

n'est qu'exceptionnellement

que

l'inverse se produit, c.à.d.
la famille

que

mari entre, comme

miiJco^

dans

de sa femme. (Voy. Kuchler. Asiat. Soc. 1885).

VOMITSU-KUNI
lune,

— (Littér:

le

pa/is de la retraite des âmefi).

l^a

se trouvent à la fois le

Paradis et l'Knfer Japonais.
11 était

YOEIKI

Samurai qui

faisait foncticm d'agent de police.

un peu supérieur au dàshin.

YoEiMASA (MiNAMOTo)— C'est
que Kii/omori avait
contre les Taira.
infligée

lui

qui, après la
prit les

grande défaite
le

aux Minamoto,
le

armes

premier

La légende
le toit

représente perçant d'une flèche un

monstre perché sur

du palais Impérial.
la

YoEiMiTsu

— Officier

de

garde Impériale, que l'Empereur

Ichijà chargea de tuer un ogre terrible, Shutendôji, lequel enlevait
et dévorait les plus belles filles de

Kyoto.

Parti avec quatre

com-

pagnons, Yorimitsn découvrit
de Tamha, l'enivra et
lui

la

caverne de l'ogre dans
la tête.

la pi'ovince
cit.

coupa

(Voy. Mitford. loc.

Note on Asakusa).

YoEiTOMO (MixA:vroTo)— (1116-1199).
inoto, chef

Quoi(iue

fils

de Yoshi-

du parti de Mïnamoto,
la défaii,e

il

fut épargné dans le grand

massacre qui suivit
réussit

de ce parti (1159^.

Exilé à Izuy

il

à tromper
et,

la

vigilance de ses gardes, prit les armes (vers
finit

1180)

après une alternative de revers et de succès,

par

écraser absolument les

Taira (1185).

Nommé
il

d'abord So-tsid-

hoshi (1186), puis Sei-i-tai-shàguti (1192),

gouverna en maître

absolu le Japon.

C'est lui qui organisa méthodiquement le régime
11

de la féodalité militaire.
son gouvernement.

fonda KamaJcura et en

fit

le siège

de

YoEiYOSHi (MiXAMOTo)— Général qui fut chargé de réprimer
révolte

la

à'Ahe no Yoritoki

(XT

Siècle).

On

le

représente parfois

faisant^ de la pointe de son art, jaillir une source.

248

DICTIONNAIBE.

YoEoi

— Partie de l'armure, qui protégeait — (1783-1878).
,

le torse

:

c'était tantôt

une cuirasse, tantôt une cotte de mailles.
YôsAl (KiKUCHi)

D'abord élève de Kano,

il

emprunta quelque peu à toutes
pour
se

les écoles et

même aux Européens,
Généralement
le

composer une manière
dans ses Jcakemono
il

très-originale.
s'est

inij)res-

sioiiiste

montré, dans

Zenken kojitsu
Pour comil

(Galerie dos

hommes

célèbres), dessinateur hors ligne.

poser cet ouvi-age, qui l'a fait connaître en
toutes les provincesdu Japon, s'y livrant

Europe,

parcourut

à de patientes recherches.
plus modeste

YosE

— Café-concert du Japon.

Pour

la

somme,

les

pauvres gens, peuvent, pendant des soirées entières, y voir figurer
des danseurs, des musiciens, des escamoteurs et surtout d'intarissables conteurs, quelquefois amusants.

YosHiMiTSU (MiXAMOTo)
révolte

Il

réprima avec son frère Yoshij/e, la

cVOshiâ (1088-1091).

On
les

le

représente transmettant à
les

un

élève,

au milieu de la nuit, sur

montagnes,

secrets de la

musique.

YosiiiMiTSU (Ashikaga)

— Le
il

plus remarquable des Ashikaga,

Amateur
estimées.
et

éclairé des beaux-arts,

a laissé lui-même des

peint ui-es

C'est lui qui réconcilia (1392) les deux Cours du
il

Nord

du Sud. Shogun depuis 1338,
le

abdiqua en 1333, mais continua

à exercer
la Chine.

pouvoir, pacifia le pays et rétablit les relations avec
lui

On

reproche toutefois de s'être reconnu
lui

le vassal

de
Il

l'Empereur de Chine, qui

envoya

le titre

de

roi

du Japon.

mourut en 1408, dans

!e joli

palais de Kin~kaJcuji, qu'il s'était

fiiit

construire près de Kyô!o.

Y'osniMUNE

Shogun
ses

(1616-174.4) resté populaire, sous le

nom de
e.-

Kome-shdgun, par
l'industrie.
Il

mesui-es en faveur de l'agriculture
({\XQ le

de
les

se

montra aussi favorable

lui

permirent

préjuoés du temps aux sciences

Européennes.

Il révisa les lois

promulguées depuis Tye'jasu,

et

en

fit

composer deux

recueils

:

le

Hatto gaki

et le

Kuj i-Jcata-sadame-gaîci.

YosHiTSUNE (MiNAMOTo)
Fils de

— Le plus populaire des héros Japonais.
il

Yoshitomo

et

de Tokiwa Gozen,

fut sauvé par sa mère

du

DICTIONNAIRE.
désatre de sa famille (1159;.
l'escrime et, de bonne heure,

2^
lui

Un
il

tenffu

(Voy. ce mot)

enseigna
à' Vshiprit les

illustra son

premier

nom
il

WaJca (Voy.
armes contre

BenJcei).
les

Avec son frère
et c'est lui qui

aîné, Yoritomo,

Taira

remporta

la victoire décisive
,

de Dan-no-ui'a (1185).
(1189).

Devenu suspect à Yoritovio
vivre à Yezo,
le

il

dut s'enfuir

La légende

le fait

parmi

les

Aïno.

On

a

soutenu qu'il n'était autre que
tures de
d'artistes.
(

fameux Gengis-han.

Les aven-

Yoshitsune ne pouvaient manquer d'inspirer une foule
Citons seulement une suite de gravures de HirosMge
ki).

Yoshitsune ichi dai

YosHiWAEA

— Faubourg

relié

au côté Nord à^Yedo par une
C'est là que, depuis 1657,

longue digue qui traverse des

ri/.ières.

se trouvent groupées les principales liiaisons publiques.
tres
à'uTcii/o-e

Les pein-

(par ex: Masanobii, Eishi,
les

Utamaro, Kyomasa,

Eizan,

etc.)

ont pris soin d'en révéler

détours à leurs contem-

porains.

(Un

arrêté rendu vers 1848 interdit ces publications).
et les

Les romanciers

auteurs dramatiques y placent volontiers

quelques scènes de leurs œuvres.
foule s'y porte eu masse.

A

l'époque de certaines fêtes, la

YosHiTE MiNAMOTO
réprima (1188-1191)
qui fonda
resté le
j

Fils

de Yoriyoshi (voy. plus haut).

I

la révolte des
le

Kioimra

à Oshifi.
:

C'est lui
lui est

à KamaJcnra^

temple dédié à Hachiman d'où

nom

de

Hachiman Taro.
dans

On

raconte qu'un jour

il

devina,

en voyant des

oies s'envoler

la plaine, la

présence de l'ennemi.

(Sujet de kakémono).

YuKATA
au
sortir

— Robe de coton, sans doublure,
C'était,

qui se porte en été, on

du bain.
au moyen-âge, l'arme ordinaire.
S®.

YuMi— Arc.

L'usage

en devint de plus en plus rare à partir du XVI*

Les arcs

qu'on trouve aujourd'hui dans

les

collections

Européennes n'ont

jamais été que des armes d'exercice ou de parade.

— On appelait

0-yicmi ou tono-ijumi l'arquebuse importée par les Coréens au

vir

S*.

Zen

— Petite table

laquée et généralement carrée, sur laquelle

250

BICTIONNAIBE.
un
service.

sont disposés les différents mets dont se compose

Chaque

convive a la sienne.

Zenji (Iso no)
venté
le théâtre.

— Femme
11 est

du XII®

Siècle qui passe

pour avoir

in-

probable que son jeu se boi'nait à une sorte

de ballet-pantomime.

ZoKr-MYô

—Nom qu'on doimait à une personne vivante, dans
toute nominale que l'Phnpereur
les

la

conversation.

Yoshitsnne, par exemp'e, avait pour zoJcn-myb le

nom

de Knro.

ZôKWAî»

— Fonction

conférait,

après leur mort, aux fonctionnaires

plus élevés.

C'est ainsi

que

M.

OkiihOy sangi, fut élevé, après avoir ét^ assassiné, aux

fonctions d' U-daijin,

ZôKi

— Sandales

de paille, qu'on porte généralement sur

les

vérandahs de la maison, pour passer d'une pièce à une autre.
Autrefois les samurai qui escortaient
le

shogun ou un daimyô, ne

pouvant avoir de geta, portaient des
Zui-JIN

zôri.
ai'c

— Gardes

du corps, armés d'un

et

d'un sabre, que

quelques fonctionnaires très-élevés étaient, par une faveur exceptionnelle, autorisés à prendre

pour

les escorter

au dehors.

Quand

ceux

ci

entraient au Palais, les Zui-jin restaient à la porte.

On

appelle aussi Zui-jin des dieux inférieurs qui ont pour mission de

garder

les divinités supérieures.

Leurs statues se placent de chaque

côté de la porte principale

du

mit/a.

ADDITIONS AU DICTIONNAIRE

ChaFSSUBES— Vny.
CoUTTJMtS
Gofii,

Geta^ Tnhi, Wrn'aji, Zori.
surtout:

— Voy.

Cha no

i/u,

FuJcitsa

,

GemltiJcii,

Haniwa^ Hnra-kiri\ Harai, Hina, Hirô, Ihni, In,
MnJcnjima,
SaJcndo^

InktfO,

Mei-hutsu,

Xobor/,
,

N((-k),

OtoJco-âafe,

Shima-daij TaJcara-hnne'j Toshi-Jcoshi Yadorihi.

FoxCTioxs

—Voy.

surtout: Bugt^'i, Daijin, DaUcan, KoJcHshi,
ShiJcJceriy

KoJcHshuj MetsuJce^

Tsui-hoshi, YaJciinin^ Yatoi.

FkodalitÉ

— Voy.
,

surtout:

Baiahin,

Daimyn

^

Fudai, Jlnn^
Snn'.in,

Hatamoto, Jinya

Jito,

Kenjo-mono^ Snnin, Samicrai,

Shiro, Shoen^ Tozama.

GoUYEENEMEXT

— Voy. surtout:
surtout
:

Bahif/', Da-Jô-]cica7ij Sh^gio},

Shoshidai, TaiJcun.

Geayuee
Pour

— Voy.

Knsazoshi^

NishlJci-e,

Surimono.

les détails consulter

Anderson {Fictorial Arts of Japon).
à anche double.

HiCHiRiKi— Petit hautbois Japonais
Impôt

— Voy. Sozei, Yo. lYEMiTsr — Troisième shogun
le
les

de la famille ToTcagmca (1623C'est lui

1650);

plus remarquable des successeurs (Vlgei/asu.

qui soumit définitivement les

daimyô à

l'autorilé shogunale, (Voy.

Sankin), acheva d'extirper
le

Christianisme du Japon et ferma
siècles.
11

pays aux étrangers pour deux

édicta toute une" série

d'excellentes mesures écouomiiiues ou administratives.
initiative

C'est à son
liiJcJco,

qne

les

Japonais doivent
Il

les

temples de

le

triomphe de leur architecture.
peintre estimable.

était

lui-même élève de

TaniiFi et

252

ADDITIONS AU DICTIONNAIRE.

LÉGENDES

— Voy.

sui'tout

:

Daruma, Kappa^ Matsura, MomoSusanô, Tamefomo, Tenffn,

taro, Ont, Sennin, Shôjô, Shofoku)

Urashima, Tsuna, Yamato-DaJce.

Oeganisation administrative Organisation sociale

— Voy.
surtout:

sur'

ont: Den, Go-nin~

gumif Gun, Kàkaif Machi^ Hinthetsuj Seki-shô, Shô.

— Voy.

Eta, Beimin, Hinin,

Komuso,

Peinture
Ukit/O'e,

— Voy.

surtout: Bunjlnga,

Kakémono, Kano,
détails
:

Shijd,

Yamato.

Consul er pour

les

Gonse, [L'Art
(Sevieiv

Japonais), la critique de cet ouvrage par

M. FenoUosa

ofthe chapier on painting hy Gonse)

et

knderson {Ticforial Arts

ofJapan).

TABLE DES MATIERES
Peéface
Lecture des dates
...

...

1

Liste alphabétique des Empereurs

8 13
14;

Liste alphabétique des

iSAo_92<>»

Liste alphabétique des «ew^o
Chronolog-ie
Liste alphabétique des rfaj'wyô

21

61 81
>;

Liste alphabétique des châte.aux

Armoiries des fZaiwyô Table des
'/?^o«

v*.

91

133
'

Liste des peintres

141

Spécimens de Volumes

illustrés

148
155
158
...

Quelques caractères Chinois
Dictionnaire des institutions etc

Additions au dictionnaire...

25.1

Errata

253

IMPRIMERIE KOKUBUNSHA, TOKIO.

ERRATA.