livres

Comprendre l’art moderne
Sam Phillips (Eyrolles)

bandes dessinées
Pinkerton
Rémi Guerin & Sébastien Damour (Glénat)

Impressionnisme, modernisme, fauvisme... L’art moderne et contemporain regorge de mot en « ismes ». Autant de courants artistiques qu’il est parfois difficle à comprendre. Dans ce guide de poche, de 150 pages illustrées, Sam Phillips retrace les différents courants artistiques apparus dès les années 1850 jusqu’à nos jours. Une segmentation par courant, avec définition, description du contexte historique et bien sûr, présentation des principaux artistes représentatifs du mouvement. Pour (re)découvrir ou mieux comprendre l’histoire artistique récente. De quoi faire sensation lors de vos prochaines visites de musées. | J.L.

Allan Pinkerton est un peu l’anti-Lucky Luke. Déjà parce qu’il ne tire pas plus vite que son ombre, malgré une certaine facilité à jouer de la gâchette. Mais surtout parce qu’il a réellement existé, fondant une agence de détectives pourchassant le malfrat dans l’Ouest sauvage.  Une sorte de FBI avant l’heure - aux méthodes expéditives. Revisitant sa traque de Jesse James, Pinkerton est un western ambivalent aux formes sèches : l’affrontement de deux clans (père et fils pour l’un, fratrie pour l’autre) dont, au final, la seule véritable différence est le côté de la légalité où ils se situent. | B.O.

Un Blanc

Mika Biermann (Anacharsis)

The Crow

James O’Barr (Delcourt)

Pour fêter l’an 2000, une expédition scientifique prévoit un super feu d’artifice sur l’Antarctique. Mais dès le début, le chef dérape sur un iceberg et son second met les voiles avec les pétards. Ce récit, raconté par les différents protagonistes, prend une tournure complètement givrée dès la page 32 quand Hog, le cuisinier nain, regrette la compagnie de sa poupée gonflable. Avec Un Blanc, Mika Biermann réinvente la littérature d’aventure du XIXe siècle, tout en lui insufflant une forte dose d’humour. Ce germano-marseillais affirme avoir reconstitué le récit grâce à des carnets trouvés dans un grenier suisse et à une séance de médium. On y croirait presque. | M. J-P.

Mis à mal par une adaptation télé édulcorée, The Crow se paye un retour en bonne et due forme avec une version intégrale du comic-book de James O’Barr. Agrémentée de plusieurs parties inédites jusqu’alors (dont tout un chapitre final), cette réédition rend justice à l’ultra-violence désespérée d’Eric Draven. En préambule, l’auteur resitue cette tragique symphonie d’une vengeance d’outre-tombe dans son contexte : le décès de sa fiancée dans un accident de voiture au début des années 80. Touchante et émouvante, cette introduction rend la lecture de cette œuvre phare du romantique goth encore plus viscérale. | B.O.

L’île aux chimpanzés

Marija Nielsen (Le Carnoplaste)

Le Concierge

Tarek & Seb Casez (Le moule-à-gaufres)

Une rouquine aux formes appétissantes attaquée par un singe aux crocs saillants. Signée Olivier Fertel, la couverture de cette nouvelle donne le ton : 44 pages sous forme de fascicule à l’ancienne (marque de fabrique de l’éditeur Le Carnoplaste) au ton pulp rafraîchissant. Également scénariste de films de genre (voir Clutch#2), Marija Nielsen place sur une petite île un groupe de scientifiques à la merci de chimpanzés plus amateurs de chair que de cacahuètes. Mêlant survival et aventure, le récit mené sans temps mort revisite les Chasses du comte Zaroff façon Contes de la Crypte. On en redemande. | B.O.

Un soir de Noël, le concierge d’une petite bourgade, déguisé en Père Noël, se saoule et paume tous les cadeaux de la mairie destinés aux enfants. Ce qui commence comme une anecdote vacharde va très vite prendre un tour inattendu : la bataille entre le concierge ivrogne et son frère, maire au passé caché de collabo dans la France de l’après Vichy. L’art du mouvement de Seb Cazes (les cases s’animent pratiquement sous nos yeux) au service d’un scénario de Tarek (ParisTonkar) : malin dans sa façon de mettre en scène une page d’Histoire, que la France n’ose jamais réellement regarder dans les yeux. | B.O.

Le guide du promeneur de Toulouse Hélène Kemplaire & Patrick Daubert (Les Beaux Jours)
En préambule, les auteurs de ce guide rappellent une évidence : Toulouse se parcourt à pieds. On ne va pas les contredire, tant la concentration du centre-ville donne tout le loisir de découvrir ou redécouvrir la ville. Alors certes, les Toulousains se poseront peut-être la question de l’utilité d’un tel guide. Pourtant, impossible de ne pas remarquer au fil des pages qu’à force d’y vivre, il arrive parfois de perdre de vue l’histoire ou tout simplement la spécificité de certains coins de la ville. Une petite piqûre de rappel, construite autour de 17 itinéraires avec de nombreux plans et photos. | B.O. 38 •

La bibite à bon Dieu

Guillaume Bouzard (Les Requins Marteaux)

Malgré lui, un curé de campagne va devoir honorer la gente féminine de sa nouvelle paroisse. C’est Jésus himself qui l’incite à donner à ces femmes ce qu’elles veulent. Du plaisir ! Dieu ne serait-il pas amour ? Bon serviteur, le père Guillaume ne rechigne pas à la tâche et lors de scènes torrides. Bouzard, trublion de la BD indépendante, délaisse ses traits volontairement approximatifs au profit d’un sens du détail de l’anatomie humaine assez poussé. C’est cru, plutôt joli et franchement poilant. Bien sûr, à ne pas laisser traîner n’importe où en cas de présence enfantine. | N.M. • 39

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