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Symbolique martiniste Temple Le temple est constitué par l’assemblée des adelphes (frères et sœurs) du « groupe » avec un initiateur

et un collège d’officiers. Une bible Une épée. Un flambeau & le luminaire. Une charte. Un sol orné. Trois nappes & plus. Une étoile & un Nom. Etc. Le temple particulier devient temple véritable à l’instant où il correspond à sa destination première : lieu d’accueil du Grand Architecte, l’homme accepte enfin de prendre la place d’invité qui lui est réservée. L’initiateur/e transforme tout lieu ou local en Templum comme le faisaient les augures romains, et comme eux, il oriente le temple. La forme du temple est en relation avec le lieu ou le local et la volonté de l’initiateur. Les dimensions sont déterminées par l’ouverture - fermeture de portes situées aux 4 points cardinaux, mais aussi, les portes du zénith-nadir. Ses véritables dimensions rappellent : Voir, écouter, toucher, trois points qui permettent la présence de la charitas ! Trois sphères : proche par les sens, proximité par la perception, organisé par l’intellect du cœur ! Le temple est éclairé par la Force, la Sagesse et la Beauté. Le travail consiste à transformer cette lumière matérielle en lumière spirituelle qui rayonne par la Paix, la Joie et la Charité. La Sagesse conçoit, la Force soutient, la Beauté orne pourtant elles n’apportent que des satisfactions matérielles si les adelphes n’y trouvent pas la Paix, ne manifestent pas la Joie, et n’exercent pas la Charité. Pour le travail matériel, il est possible d’envisager le temple comme un lieu alchimique. Pour le travail spirituel l’ouverture est faite vers la Terre et vers le Ciel est nécessaire. La première étoile s’appelle la foi, la seconde l’espérance. Le rayonnement qui permet la vie existe par la Charitas ! Elle ouvre le royaume du Père, elle fait descendre le Fils sur Terre, elle rend l’illumination possible. L’étoile est enfermée dans un hexagone, l’hexagone est enfermé dans un cercle, la croix détermine des axes et le point central. Le point central à la croisée des axes représente l’adelphe qui s’enferme dans l’attente. Il n’est plus enfermé. La relation de l’adelphe avec Dieu, avec les hommes et avec les mondes spirituels et matériels est indiqué par ce tracé nommé pantacle. La relation entre la croix, l’hexagone, l’étoile et le cercle se nomme solidarité. Le travail sur soi permet le travail avec autrui, le travail en compagnie ou en groupe affine les résultats du travail sur soi. Le travail de Jésus sur Terre a rendu les hommes égaux vis-à-vis de Dieu. Le Christianisme efface la différence entre les exclus et les élus. Le Père est prêt à accueillir toute personne qui le cherche. Les élus se conciliaient un Dieu arbitraire, les exclus étaient contraints aux sacrifices pour se réconcilier. La rédemption efface les jougs qui reposent sur l’humanité, les hommes sont appelés à travailler sous les auspices de Saint-Jean. Jean nous encourage à pénétrer dans le royaume. L’œuvre de Jésus implique la justification, et cette justification exige que nous abandonnions notre paresse, notre égoïsme. Si nous acceptons de nous transformer pour prendre notre place dans le royaume du Père nous accédons à une nouvelle naissance, nous dépouillons le vieil homme pour atteindre au nouvel homme. Et, nous reprenons les activités qui permettent d’exercer le ministère de l’homme-esprit.

Cyvard MARIETTE

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