Thème 17 : la région / thème 19 : les espaces productifs

BILAN 1 : les espaces à dominante industrielle en France objectifs : - je passe de l'échelle locale à l'échelle régionale et nationale - je décris et j'explique les permanences et les dynamiques des espaces industriels - je décris et j'explique les facteurs de localisation de l'industrie Doc. 1 : L'industrie en Basse-Normandie « L’industrie bas-normande a perdu près de 10 000 emplois entre le début de l’année 2000 et la fin de l’année 2006. La BasseNormandie est à mi-chemin entre les régions d’industrialisation ancienne du Nord de la France et les régions du Sud, plus tournées vers les services. L’industrie agroalimentaire est le secteur industriel phare de la Basse-Normandie. Cette industrie s’appuie sur les filières du lait (avec La Compagnie des fromages, Elvir, les Maîtres Laitiers du Cotentin...) et des viandes. L’industrie des produits de la mer se développe rapidement (Cuisimer notamment, à Carentan). La Basse-Normandie est d’abord une région fromagère réputée, notamment pour ses pâtes molles (Camembert, Pont-L’Evêque, Livarot). Ces fleurons gastronomiques sont fabriqués dans les bassins de collecte laitière du Pays-d'Auge au Bocage virois. Le dynamisme de l’agroalimentaire bas-normand est le résultat d’une stratégie de croissance à l’exportation et du développement de l’innovation. la Basse-Normandie se positionne au quatrième rang des régions françaises pour la part de la branche automobile dans le total des emplois. Un seul constructeur de taille se distingue en région, Renault Trucks à Blainville-sur-Orne, alors que 60 % des emplois de l’automobile sont concentrés chez les équipementiers. Elle a été frappée par des plans de suppression d'emplois depuis 2006. La récession de 2008 change la donne et toute la filière en sortira bouleversée. Renvois d’intérimaires et chômage partiel touchent la plupart des entreprises. Le secteur de l’énergie est la troisième spécificité forte de la Basse-Normandie. Surtout implanté dans la Manche, il repose sur la production d’électricité d’origine nucléaire et sur le retraitement des déchets nucléaires. Le secteur a continué d’embaucher dans les années 2000. La construction d’un nouveau réacteur renforce encore sa position. Avec près de 20 000 salariés en 2000, le secteur des équipements du foyer, des équipements et des composants électriques et électroniques était à la fin des années quatre-vingt-dix un pilier de l’industrie régionale, quasiment à égalité avec l’agroalimentaire. Mais depuis dix ans, ce secteur connaît une série de déconvenues. La crise de Moulinex en 2001a porté un coup dur au secteur. Un nouvel élan a été donné à la filière microélectronique-monétique bas-normande avec la reconnaissance en 2005 du pôle de compétitivité "transactions électroniques sécurisées", regroupant des entreprises (NXP, anciennement Philips Semi Conducteurs) et des laboratoires de recherche de Caen développant depuis plusieurs années des produits de haute technologie. Les déboires de NXP, qui s’est partiellement désengagé à Caen, ont toutefois constitué une nouvelle déception pour le développement industriel régional. D’autres secteurs, moins représentés, concourent cependant à la diversité de l’industrie bas-normande. C’est notamment le cas du secteur relativement récent en Basse-Normandie de la chimie, du caoutchouc, des plastiques et de la pharmacie, où travaillent 7 400 salariés fin 2007 et qui est concentré autour du pôle de plasturgie d’Alençon d’une part, et dans des entreprises de pharmacie de la couronne caennaise d’autre part. Les industries traditionnelles ont subi de plein fouet le retournement de conjoncture. Présente surtout dans l'Orne et le Calvados, son déclin s’est accéléré à partir de 2000 (-13 % en huit ans), avec la fermeture de plusieurs entreprises. Il ne reste plus que 3 100 salariés dans la construction navale en Basse-Normandie, une activité emblématique du Cotentin, avec la DNC et les CMN, mais qui semble en déclin irrémédiable. La greffe de la filière nautique, soutenue par de nombreux acteurs publics, a du mal à prendre et, en tout état de cause, ne peut envisager de compenser le recul de l’activité dans le secteur militaire. Pour mieux résister à la concurrence internationale, des entreprises des secteurs de la mécanique et de la métallurgie se sont regroupées en Systèmes productifs locaux (SPL). Le département de l’Orne en compte deux : un à Tinchebray pour la quincaillerie et un à Flers pour la mécanique. Enfin, un SPL "travail des métaux" s’est organisé dans le triangle Vire - Sourdeval - Villedieu-les-Poêles (la Vallée des Alliages). Le secteur de l’habillement, du textile et du cuir, autrefois solidement implanté en Basse-Normandie, a connu, sous la pression de la concurrence internationale, Son maintien est dû au créneau du luxe et à la forte notoriété d’une poignée d’entreprises (Saint-James, Louis Vuitton). » Source : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=15264&page=dossiers/industrie/generalite/gen_2.htm

Activité 1 : 1- Faire une lecture active du document : surlignez d'une couleur les secteurs industriels dynamiques dans la région bas-normande et identifiez (quand c'est possible) leur localisation ; surlignez d'une autre couleur les secteurs industriels en difficulté ou en crise et leur localisation. 2- Relevez des éléments explicatifs ou des points communs concernant Les secteurs en difficulté Les secteurs industriels dynamiques

Thème 17 : la région / thème 19 : les espaces productifs

Ce qu'il faut retenir / Doc. de référence (carte de l'espace industriel français p. 290)