Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau

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Stendhal (1783-1842). Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau. 1927.

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LE

LIVRE

DU

DIVAN

STENDHAL

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

REVISION

DU TEXTE

ET PRÉFACE

PAR

HENRI

MARTINEAU

PARIS LE 37, MCMXXVII Rue DIVAN Bonaparte, 37

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME.

1

.

SOUVENIRS D'ÉGOTISME .

000 SUR VERGÉ LAFUMA.000 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A 3. EXEMPLAIRE Nº 2 771 .CETTE ÉDITION A ÉTÉ TIRÉE A 3025 EXEMPLAIRES 25 EXEM- PLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A XXV SUR PAPIER DE RIVES BLEU ET3.

MCMXXVII 37 .STENDHAL SOUVENIRS D'EGOTISME D PARIS LE 37. Rue DIVAN Bonaparte.

.

Il bâille les comment heures des soirées el l'idée lui vient.PRÉFACE DE L'ÉDITEUR Révolution de 1830 d'llenri fait un consul. ressources. Il avail d'un cruel souffert il avait bien des au amour fois songé suicide. si on ne l'avait était l'auteur pas lu. durant les dernières années de la Restauration. On savait même partout. qu'il de petits livres sur la peinture. excursions à Venise ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer. Son court à Trieste Beyle séjour se passe en attente. fort mordants sur la musique. Il y avait été malheureux. Ses ses démarches. L'attention des sur l'Italie. Mais sitôt installé à Givita-Vecchia. cénacles lui devait encore se porter sur on le vit charger à fond davantage quand comme un dans la chevau-léger querelle La . et sans certes. sait tuer le temps. dans ce port il ne vétuste. Du moins les charmes y goûtait-il de la conversation. longues se de raconter sa vie à Paris pour distraire.

» lequel Bien s'en avait lu qu'il défendît. ferlile époque particulièrement était était alors vraiment Il quelqu'un. Bayle (sic). bien Sainte-Beuve qui que c'est a pressenti le premier la vérité dans une article de 1854 « Steindal note de son lieu est une ville de la Saxe prussienne. divers Frédéric Slyndall. d'Angers dans la série de ses médaille faire figurer les illustrations d'une lons toutes parmi en talents. de Stendhal. natal de Winckelman. Naples élablir Florence. Si l'on veut à toute force eût un rapport entre les deux noms. Il est probable que en prenant le nom sous Beyle y aura songé il devint un guide de l'art en Ilalie. ouvrages signés de assez curieuse avec le roman Confusion Frédéric ou la Fatale Kératry Styndall Année. Beyle le volé Je crois . D'où lui t'enait ce nom ? un ont avancé criliques peu Quelques l'avail à un perlégèrement qu'il emprunté Il est vrai sa de Kéralry. sonnage qu'à le annoncèrent mort plusieurs journaux auteur de décès à Paris de M. Mais les volumes de cet ouvrage cinq n'avaient 1827-1828. Beyle été et non le voleur. Beyle paru qu'en n'avait donc en tirer son nom littéraire pu avait la première en fois qui figuré pour et 1817 sur la couverlure de Rome.II PRÉFACE allait el Dat'id du Romantisme. il M.

il est cependant fort uraisemblable c'est en l'étudiant que qu'il a rencontré ce mot sonore et qu'il en a été Je sais bien d'ttrt frappé. de Beyle. il f allait bien que M. de la Peinture en Italie.DE L'ÉDITEUR III Winckelmann. il ne dînail avec quand pas ses amis Aux Frères Provençaux ou au Café il les retrouvait le mardi Anglais. de Quoi qu'il Stendhal ail en son d'un temps joui petit assidûment les renom. désinvolture de celle ne note contredit en rien de Sainte-Beuve. le vendredi chez le samedi chez Slapfer. Il le citait dans la déjà de Haydn. qu'en marge des Promenades dans exemplaire Rome. Viollet-le-Duc ou chez le baron Gérard. Vie . M. Et si tout ce n'est assurément point par sympathie lui que Beyle a choisi pour pour pseudonyme son lieu de naissance. » Mais la fief. Au conl'hypothèse elle le moins la fr'aire. el il le nommail encore. D. en soit. Arbelet a bien établi au juste ce qu'il lui doit. ou trois pages de ce bavard de Winckelmann né dans mon dit M. puisqu'il fréquentait salons littéraires de Paris. pour le combattre le plus dans l'Histoire souvent. prouve que pour similitude des noms n'avait pas échappé à l'attention. chez Madame le mercredi chez Ancetol. principaux Tous les soirs. on a déchiffré celle tracée de la remarque main même de Beyle « Citer aussi deux.

Le pouvons-nous il Mais son lancée. de Haurànne. Janin de Bury laisse entendre que Jules admettre ? le rabrouait. trouvera dans en plus du sien propre qu'on Blaze ses divers Souvenirs. chez Delécluze et le dimanche comte de Tracy. Delacroix. Il reconnaît qu' « habituellement tenait le dé el faisait le Beyle el diable à quatre. tout ce que l'époque Jacquemont. Et ces amis Ampère. Custine. témoignages. à Nous accordons davantage confiance les deux mais Sainte-Beuve. en un mot de plus brillant. Mérimée. là-dessus. de Mareste. comptait après-midi soir chez le s'appelaient Rémusat. Il a a retranchements des vieilles doctrines assez loin de ce portrail à celui de Blaze.IV PRÉFACE le grand le dimanche Cuvier. tenait têle d Courier un chacun dans les derniers relançait jusque ». Benjamin Paul-Louis Koreff. Duvergier Constant. peut-être à hommes n'ont-ils Stendhal rencontré pas On . le baron Courier. impertinence en devait une sur ses talons faire pirouette Sainleinterlocuteur quête d'un plus piquant. comment Stendhal se demander' peul ces hommes se comportait au milieu de Nous avons élincelants et illustres. souvent. Beuve l'a vu el entendu.

Jacques égard. en quête d'arguments pour doxes. son suivirent années Les qui premières était retour songeur il d'Italie. Beyle se mit à avoir de Il ne causait l'esprit peu.DE L'ÉDITEUR V la même sociélé. homme « homme gros d'esprit el qui devait partir pour l'Italie. « un peu gêné. avec tant de feu dans musical tour à tour critique littéraire. notre Poursuivons enquête auprès de ses cet N'est-ce point Beyle contemporains. 12-17). de beaucoup et gras. pp. par un peu sur ses gardes. original que mais la conversation. ni dans la même époque. se sentait au lorsqu'il que et de froinuance d'hostilité A la moindre el c'est comme paralysé deur. au StendhalCandidature Boulenger Le Divan. Club. aux collaboration sa alimenter de quoi le plus C'était alors divers périodiques. . à son de la disposition. d Delécluze ? Il nous en appeler Faut-il et de parad'idées montre Beyle passionné ses articles. sa verve de toute et en même possession milieu d'amis. Ce n'était pour pas se jetait cel esprit en effet. d'un s'étourdir vers 1826 chagrin pour que vraiment luidu reste Il n'était d'amour. que. critique il lui fallait et crilique pécher partout d'art. clair de ses revenus. il demeurait Sainte-Beuve bien ainsi ailleurs. seulement s'étourdir. un peu préoccupé de ses interlocuteurs. l'a vu. » (Cf.

qu'il fait bâtir presque vis-à-vis Saint-Germain-des-Prés. quand il . y que ce soit là le vrai Stendhal de celle époque. avait rue Bonaparte. étaient cachées sous les et plaisanteries. Elle a tracé de lui un portrait et il a des chances fort coloré. moqueur.VI PRÉFACE des fonclions où l'appelaient diplomatiques ». l'église Madame Ancelot rencontra y également Slendhal la el pour première fois ful frappée de sa désinvolture en face des hommes et des femmes. raconte une histoire encore qui plus grasse et que nous montre que sa personne Balzac dans ses Contes bruns ? Les deux rivaux de gloire s'étaient croisés dans un salon était « le dernier asile où se soit réfugié qui avec sa prol'esprit français d'autrefois. ne semblait aussi les jamais il gai que où il de vives contrariétés. polilesse ». Rien ne lui échappait et rien ne le laissait de mais ses émotions trisles sang-froid. el caustique recherché. ses mille sa fondeur cachée. jours éprouvait Alors verve de el de sagesse quelle folie Le calme insouciant de M. Il convient de reconnaître exquise le salon du baron dans la maison Gérard. plein d'aperçus et de grosses boutades ingénieux « Beyle était ému de tout el il éprouvait mille sensations émues en quelques minutes. Mérimée le troublait bien un peu et le rappelait quelqueà s'étail fois lui-même mais. détours.

venait de publier une brochure « Beyle ainsi Ni M. perpétuel. afin or. ajouta Beyle. vous ne pouvez « — Et. je recevais BaourLacretelle. Auger.DE L'ÉDITEUR VII son de nouveau contenu. me moi et j'hésitais quoiqu'il et que sa convercherchât avec empressement salion me fût extrêmement mais agréable observer était contraj'avais déjà pu qu'il nature el et je ne riant calcul. Campenon. plus de Girardin. plus énergique Puis Madame Ancelot. parmi de la belle lard Madame mère Delphine. secrétaire etc. pas moi « m'inviter avec écris contre eux. Lormian. il pas Beyle ci l'inviter. Montey. en à rappeler comment elle l'invita chez vient il y f ul étourdissant de elle et comment verve et de drôlerie « Dans les premiers où je voyais temps ne venait chez chez Gérard. esprit jaillissait et plus » original. Auger ni commençait qui . qui « eux. que « des académiciens alors MM. el relevé autres traits quelques de caractère de l'auleur de L'Amour. par par ce désir de le voulais lui pas témoigner de ne pas lui ôter l'envie de recevoir. il me dit un jour venir vous ne m'invibien pourquoi « — Je sais c'est vous avez « lez pas d vos mardis. Roger. Le « En effet. ayant signalé de Madame les anlipalilies Beyle Gay.

se annoncer sous à la condition qu'il ferait lui conviendrail ce celui de ses noms qui jour-là. confectionnées l'armée le fournisseur de « savez. Beyle. C'est « Madame. je me je heures du « lève à cinq malin. je suis et les bonnets de coton.VIII PRÉFACE el celle moi ne sommes connus du public. plus joufflu qu'à et disant tôt. continuelle brochure était une épigramme ne s'en contre l'Académie. beaucoup pas M. j'ai a des artistes et des écrivains « dire qu'il y . je reçus une vie de Haydn volume contenait qui écrite sous le nom de César Bombay (sic). je visite voir si mes fournitures «les casernes pour vous le « sont bien car. occupé. Ah les bas «pour de coton bien les bonnels je fais «que ma partie et je puis dire que j'y ai « C'est et « mordu dès ma tendre jeunesse. inquiétait qui à ce ei qui est habituée enfonce guère qu'on avec celle ses portes artillerie-là aussi. César el on annonça Bombay. comme « Le soir de bonne heure. je encore de n'avais monde. j'arrive trop que suis un homme « moi. je nullement celle brochure n'avais regardé titre comme un d'exclusion il accepta. de lui son « Ce mardi malin. plus distrait de celle honorable el « rien ne m'a Oh bien entendu « lucrative occupation. je vis entrer l'ordinaire.

Ancelot qui pzèce retenir son envie à côlé. mais rien. mais il y avait alors grand monde. de cerveau. ne pouvant plus aurais bien voulu en de rire. que se sauva dans une M.DE L'ÉDITEUR IX de la gloriole à des tableaux. qui mettent à des livres Bah cela que qu'est-ce de chausser en comparaison de la gloire de manière et de coiffer toute une armée. et de la à éviter les rhumes « façon dont je fais avec quatre fils de colon de deux pouces au moins. sur gagnait chaque bonnet parlant qu'il des bonnets des bonnets envieux rivaux. et nul ne se fâcha » . et dénigrants lui faire concurqui voulaient Personne ne le connaissait rence. qu'il Mais il n'arriva allait arriver de cela. el moi qui mais mon autant sangfaire je gardais curieuse de voir ce avec froid courage. il ne connaissait de main de tableaux. foule d'épigrammes qu'une ce que chacun de livres. qu'il arrangeait avec ses bonnels de maître. médiocrement les atténuaient colon. faisait pièces « « « « « vers. disait-il. sur tout rien. auxquels. des personnes « Plus tard arrivèrent qui le connaissaient. thédlre. qui traits et fort décochait aigus qu'il affilés à qui de droit. La conversation n'était plus générale de la mystification. » «et une houppe cela une « Il en dit comme pendant entrant dans les détails de ce demi-heure.

le dix heures et demie. « il faisait ses durant comme il les regrette Aussi. suivant le diable à quatre ». Tous soirs. chez M. Cuvier. sur les matin. » qui se dit à Paris Stendhal salon oit devait durant ses souvenirs. qu'on laissait aller à sa gens d'esprit. de fréquenter exislence et se donner l'illusion encore Le Palais-Royal. Beyle s'y le mot de Sainte-Beuve. parlait timorés étaient les minuit. Ses vivre de dix correspondants près ne lui envoient rarement trop quelques que nouvelles. ces soirées vides de Civita-Vecchia. parce les mardis librement. trois semaine au M. Il s'en sans cesse.x PRÉFACE souvent dans ce revenir il se ses séjours à Paris Il l'aimait qu'on y plut toujours. il . verve. longues les hommes salons où il pouvait connaître « Le mardi chez Madame le merAncelot. que traitement lui permet l'achat de livres son il va retracer son el de bons fauteuils. après lorsque entre el entre demeurait soi. Mais tandis remâche qu'il du monde où il vient de il ne sait plus rien ans. qu'il mange faim. et. soupers par et je suis au courant de ce Café Anglais. le samedi chez credi Gérard. partis. maigres plaint à sa maintenant et.

Il y emploie loisir lui laisse son travail que consulaire. et le retracer temps lui devient regretté. Beyle jette hâtivement sur le papier durant plusieurs heures tout ce qui lui passe. Rotonde du Palais-Royal. qui s'enchaînent Malil s'arrête heureusement. Car la pauvreté alors à ne se mettre l'obligeait à table El quand. il devait son écot faire pour payer tout le mois des prodiges d'économie. 2 . le heureux. après quinze jours. Koreff. il partageait avec quelque souper fin Mérimée.DE L'ÉDITEUR XI son café au lail au Café de Rouen prenait ou au Café Lemblin et attendait au Louvre ou dans le jardin des Tuileries l'heure du dîner d la table d'hôte de cinq heures. Pourquoi Il ne nous le dit Eut-il ? pas. Sharpe el VielCastel. gination tandis qu'il peut dérouler des souplus facilement venirs d'eux-mêmes. Du 20 juin au 4 juillet 1832. Delacroix. Mareste. Il se rend ses ne lui compte que fonctions d'écrire un permettraient pas d'irnaouvrage comme Le Rouge et le Noir. qu'une d la fois par jour. c'était le temps N'importe. tête. ou chaque jour à la tout le par peu près. Mussel. net. soudain une recrudescence de besogne administrative ? Fut-ce de la chal'effet grande leur ? N'est-il las plutôt de nous entrepas tenir sans cesse de lui el n'a-t-il pas encore son de tant de pris ? parti je et de moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME. un bonheur nouveau.

sur son factotum si durs en termes primer des Souvenirs de Maresle Lussinge (le encore de l'enIl esi curieux d'Egotisme). au moi que les place d'aude ce temps hommes plus que ceux horreur des avaient confidences jourd'hui uns des autres les et vivaient à côté du cœur d'ArL'auteur en continuelle représentation. qu'il et sur ses amis sa pensée crue sur graphe de la Correspondance lui-même. . familiers de cœur. el sa Notice. Les lecteurs c'est de le voir s'exseront certain. un document trouve seulemenl On n'y pas et sur les relations à Paris sur son existence à chaque on relève paras'y était faites. surpris. il faut el l'on én assez le connaissait mal. ni l'autre n'auait que ni l'un jugé si paradoxal Reconnaissons plutôt pour du chez les tenants paraître que cela doive telle une el chez ceux qui firenl romantisme. les deux Quoi qu'il d'une écriture a noircies dix pages que Beyle demeurent lâche el rapide nous précieuses. L'a-1-il bien Mérimée.XII PRÉFACE cenl soixanleen soit. ne fa compris voyait le dépeint il nous comme en réalité Beyle avouer dans son H. tendre apprécier certes el mieux que Mérimée compris ? Autant Si Mérimée lui-même. B. el à l'égotisme. qu'il ne se si ces intimes à se demander arrive la comédie sont toujours joué un peu pas son son égoïsme et Beyle Mérimée affichait souvent ont Leurs détachement.

que l'égotisme. ne D'où venait le mot égolisme ? C'est dans . sœur Beyle parle dévoile sous un un Pauline. Il que « l'égotisme est « ajoute aussitôt. époque persanes. confesse-t-il. Un de la omis passage présente édition. façon cœur humain dans la connaissance duquel nous avons des de fait pas géant depuis des Lettres » 1721. Cela l'aurait de nous pas chagriné sous les traits d'un vieil égotiste. mance. Il y affiche. mais est celle de peindre le sincère. il vrai. passablement garçon. préféra roué sentimental. avec son horreur de la responsabilité.DE L'ÉDITEUR XIII comme celui de Colomba. jour peu nouveau ses sentiments fraternels. avouons-le. Casimir qu'il Lorsque le la Vie d'Henri Stryienski premier publia les Souvenirs el des Brulard. pas chose de abominable ». apparaître ce livre n'est autre C ar. qu'avait et où de sa Stryienski. on s'afragmenls importants n'en l'auteur perçut qu'il fallait pas juger sur la foi seule de ses contemporains. combien il élait el farouchement indépendant sans vieux doute. toujours paraître que Il a fallu la mise au jour des grimoires dans la solitude Stendhal écrivit sur que lui-même nous commencions à pour que le voir tel étail. d'Egotisme du Journal.

à Il est curieux découvrir pourtant d'y Poucôté de l'égotiste un rêveur passionné. p. » ? Fantasio a été ce Monsieur qui passe en dans la Revue des Deux-Mondes publié 1834. a Par ailleurs on égotiste que dans une note manuscrite de 1829 Stendhal. que être la employé pour première suite des lignes où à Florence du souvenir de Danle « J'ai dit-il. il s'enivre . 97. Rome. » rien trouvé de si puant d'égolisme. Le Divan. Rome. Naples et Florence. tome II. Stendhal et Naples l'a peulA la fois. sans nous aussitôt le Fantasio d'Alfred rappeler « être de Musset lui aurait voulu aussi. la lecture de l'Itinéraire à Jérusalem après écrivait « Je n'ai jamais de Chaleaubriand. mon récit me de pour qui fera passer a relevé 1. jours parlé s'amusaient des mêmes el proimaginations 1. près el qui ont tousi dissemblables cependant avec sympathie l'un de l'autre. lui Sans doute est-ce crainte par qu'on a adressât le même reproche que Stendhal laissé ses Souvenirs inlerrompus. Florence. honte.XIV PRÉFACE la troisième édition de en 1826. vons-nous au début du chapitre V l'entendre avouer « souverain serait plaisir que son en un allemand blond et de se changer long ainsi dans Paris de se promener ». Il est curieux de voir qu'à peu janvier au même moment Musset et Stendhal. qui.

ainsi lotit au des Nous découvrons long un homme Souvenirs d'Egotisme singuet le lièrement le charme complexe plus c'est livre. à novembre 1830. il plus « tiré se pose ces déjà questions Ai-je tout le parti mon bonheur des pour possible m'a où le hasard placé ?. Il écrit nons à y bien mais el surtout. l'appuyant auprès valu sa nomination de lui avait Molé.» PalaisPalais-Royal. j'écris « Quand je suis à de l'histoire de mon dernier voyage Paris. Ai-je positions comme un esprit ?. aussi.DE L'ÉDITEUR XV les chères Mille clamaient le même gotzl pour et Une Nuits. pour juste pour s'examiner à fond. exilé consul ici. pour savoir au ce qu'il est. trois ans Là. d'y répondre ingénuité. » Ecoutons remarquable il essaie avec avec franchise. se désennuyer. fort de ce petit que nous appreconnaître Stendhal. commence la rédacoù il l'époqtie cet Stendhal mande à Di ouvrage. comme dans la Vie d'Henri tard Brulard. qui. Vers tion de . l'ami du comte Fiori. Je m'amuse à 1821 juin décrire toutes les faiblesses de l'animal je ne cela sera drôle nullement l'épargne le verra dans les montres du on quand alors en 1860.

Henri consul de France à CivitaBeyle Vecchia. parul après morl. changer .. Abraham Constantin à de Genève. etc. Abraham lègue Conslanlin célèbre avec de le peintre peine donner à quelque non bigol. M. ces mois sur le premier du manuscrit feuillet « Souvenirs « Je cel examen à M. Beyle lègue le prémanuscrit sent contenant des bavardages sur vie privée ma M.XVI PRÉFACE Pour si peu homme de lelires soit. Ou de le f aire déposer dans si ne veut quelque bibliothèque personne Cellini 150 ans sa l'imprimer. Je prie de ne rien seulement on pourra les changer. chevalier de la peintre célèbre. Je prie Constantin de faire ce manuscrit imprimer dix ans après mon déccès. Stendhal estime donc que ses Souvenirs d'Egotisme seront un jour cet il trace publiés. dix imprimeur ans après moi. « Moi soussigné. m. qu'il au sens que nous donnons à ce mol. A. » Et « sur la deuxième page Codicille au testament de olographe M. A effet. etc. Légion d'Honneur. h.

journaux.DE L'ÉDITEUR XVII noms ceux Mme Mme et substituer que j'ai Durand Doligny à imaginaires mis. « Civita-Vicchia. exhumés qu'en Stryienski par Casimir à encore mode n'était La beaucoup pas de des fautes énormes Slendhal et. psychologie Les . une eurent Les Souvenirs fort presse les dans censeurs diverse. ans après quanle ne Souvenirs d'Egotisme furenl 1892. Bourget de son caractère de l'écrivain. de tout ce à Stryienski reconnaissants être tant et qui depuis alors porta entreprit qu'il de fruits. en dépit nous devons el de leurs ses éditions lacunes. assez qu'on « J'aimerais changeât tous les si par remettre ceux-ci On pourrait noms. imprimer par exemple au lieu de ou Mme Delpierre Berthois. de ce livre nauséabond. BEYLE. cinces bavardages hasard on réimprimait » ma mort. Quelques insisun lenaient porte-plume. 1832. qui. Paul ». Plus toutes les bassesses justement de la finesse de à côté dégagea. sur la fatuité tèrent de « un homme leur parut L'auteur capable M. ou de Mme des noms le 24 juin « H.

El Maurice Barrès grand s'écria « Pour moi je remercie Stendhal de ce que lu en méme l'ayant temps que trente-six romanciers au milieu la desquels mode il me au de l'admet. en surcharge. en 1892. » L'édition donne ici est la seconde que je en date de cet ouvrage et la première comCasimir en effet quand il plète. Le manuscrit des Souvenirs d'Egotisme est conservé d la bibliothèque de Grenoble dans le carton R. Strgienski chez el Fasquelle. Mais le feuillet de départ du deuxième cahier seulement titre porte pour Life. rappela respect notre XVIIIe siècle el me rendil de capable » goûter Montesquie. 300. Et. Le litre Souvenirs a élé d'Egotisme. avait supprimé un le passage importanl pour transposer . La liasse première contient 150 feuillets et la seconde est paginée de 151 à 270.XVIII PRÉFACE honnéle homme. Colomb a porté cette mention Suite de la Vie de Henri Brulard. la main de Stendhal. le publia Charpentier le anniversaire pour de la cinquantième mort de Slendhal. Il est formé de deux liasses de papier écolier écrites au format recto toutes deux entièrement de seulement. tracé l'auteur en tête du par chapitre premier.

Bien comme dans mon entendu. de Delécluze. ou tresprê nobles ou pour Rome. en le manuscrit des Sourenferme. Mais il faut bien dire que de Lussinge cache le baron de la comtesse Mareste comtesse Doligny. venirs nous l'avons d'Egotisme. lecteur trouvera en appendice les principaux mots et les phrases changés supprimées par le premier éditeur et que j'ai dû légitimement rétablir. la Beugnot Maisonnette. outre. J'ai cru des ouvrage dans omis . monstre.DE L'ÉDITEUR XIX la Vie de Henri Brulard. Joseph Lingay l'Etang. déjà dit. édition d'Henri conservé les Brulard. et j'ai gardé suivre cet pouvoir faire Notices nécrologiques que avait écrites sur luipar anticipation Beyle même. prêtres. blesno. La première de ces notices fut composée enfin deux remarques. je n'ai pas lrouvanl était sans raison anagrammes. el un cahier contenant trois de la chapitres Vie de Henri Brulard. qu'il de laisser aujourd'hui Mero. Colomb a d'ailleurs au sur indiqué crayon le manuscrit la clé de la plupart des noms en note toutes ses supposés. On les trouve à la bibliolhèque de dans ce même carton R. 300 qui Grenoble. Stremon. Il en avait encore autres et mon travail plusieurs du sien à Le diffère presque chaque ligne.

1837 el couvre Paris le 30 avril de la un En tête de ces pages.XX PRÉFACE en 1820 el comà Milan probablement est datée de la seconde 9 feuillets. en paru Henri MARTINEAU. omiserreurs el de leurs de leurs En dépit intéressont en effet fort ces notices sions. » chose à prendre. aux utile un el forment santes complémenl très Souvenirs ont déjà du Journal qu'elles Signalons à l'édilion appendice MM. Casimir par publiée chez Charde Nyon el François Stryienski ici le ai reconstitué en 1888. papillon celle indiColomb main de Romain porte les dans « Il y a peu d'exactitude cation mais les f aits dans et même quelque dates. correcl texte d'Egotisme. . prend 7 feuillets. J'en pentier et intégral.

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

SOUVENIRS D'ÉGOTISME 1

CHAPITRE

PREMIER

Rome, ouR

20 juin

1832.

mes loisirs dans cette employer terre envie d'écrire étrangère, j'ai P un petit mémoire de ce qui m'est arrivé mon dernier à pendant voyage du 21 juin 1821 au .novembre Paris, 1830. C'est un espace de neuf ans et demi. Je me moi-même deux gronde depuis mois, la nouvelleté de ma depuis que j'ai digéré un position travail pour entreprendre Sans le vaisseau quelconque. de travail, la vie humaine n'a de lest. point J'avoue le d'écrire me manque courage si je n'avais querait pas l'idée qu'un jour
1. deux A

par délicatesse
tiers

n'imprimer sont

pour les personnes
mortes dès aujourd'hui.

que

dix

ans

au

moins

nommées. Cependant

après

mon

départ,

les

4

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

et seront ces feuilles imprimées paraîtront un âme lues par que j'aime, quelque par le ou M. Gros, Mme Roland être tel que liront ceci les yeux Mais qui géomètre. à la lumière, s'ouvrent à peine je suppute ont dix ou douze lecteurs futurs que mes
ans.

le parti tout pour possible Ai-je tiré où le hasard des bonheur mon positions neuf ans que je viens les m'a placé pendant homme à Paris ? Quel suis-je ? de passer avec bon sens du du bon sens ? Ai-je Ai-je profondeur ? un remarquable ? En vérité, esprit Ai-je Encore par ce qui m'arrive je n'en sais rien. rarement à ces le jour, au jour je pense et alors mes fondamentales, questions mon humeur. varient comme jugements ne sont Mes jugements que des aperçus. de mon examen si, en faisant Voyons à la main, la plume j'arriverai conscience, reste et de positif a quelque chose qui moi. vrai Que penserai-je pour lontemps en à écrire sens me de ce que disposé je si je vis ? Sera-ce vers le relisant 1835, mes comme ouvrages imprimés ? pour tristesse de sentiment un J'ai profond livre d'autre faute je les relis. quand un mois Je sens, pense, que j'y depuis à écrire réelle une répugnance uniquement nombre de mes du de moi, parler pour

décrivant. j'ai 49 ans tant il est de après d'aventures. Je vite. mais les petits devoirs de ma place m'inassez mieux terrompent souvent. les anatomisant. c'est ce que Or. . côté. Un livre qu'il y a à écrire sur un tel sujet est comme tous les autres on l'oublie bien s'il est ennuyeux. A quoi un homme sage faut se vaincre soi-même. lu tous les livres amuj'ai sants ont en ce Toute qui pénétré pays. dans une maison voisine de la mienne. petite éteint net chez moi. je sauterai 1. temps à achever la vie le moins mal songer possible. la disposition de mon coeur était d'écrire un livre sur une d'imagination intrigue d'amour arrivée à Dresde. ou. en août 1813. de déflorer les moments heureux craignais en les en que j'ai rencontrés. je ne ferai le bonheur. je dégoûté ce que je pensais.QUARANTE-NEUF ANS 5 de mes accidents d'amourchemises. je me trouve de la France1. pour en prenant mon dire. Ma principale n'était la objection pas vanité sa vie. Il était alors et résidait consul de France dans les Etats à Civita-Vecchia romains et Rome. répondra qu'il Je répliquerai il est trop tard. je ne puis jamais être sûr de passer une heure sans papier être Cette contrariété interrompu. l'imagination Quand ma suis de je reprends fiction. point. D'un autre loin propre.

quand j'y me désole. génie poétique monde. je je ne crois pas crois ne me eux. Si humeur. des hasards au milieu m'a desquels jeté et de Napoléon toula toute-puissance (que en 1810. préfaces les malheurs de mon ambition. le comte Beugnot. une parfaite de raconter les le Aurai-je courage sans les sauver des choses humiliantes par infinies ? Je l'espère. la nuit c'est ce qui quelquefois. par par la vanité toutes les passions. et la chute que nous jours j'adorai) la boue en et notre effort fîmes dans 1814. Malgré les hommes méchants. y comprise. point persécuté par je des machines les regarde comme poussées. ministre En 1814. et Je ne me connais point moi-même. j'ai agi par conseil sur m'avait demandé quelqu'un aurais souvent ma propre position. Je que l'auteur c'est les éternels sincérité. Suis-je pense. compliment là-dessus. en 1830 ? Je crains bien que en sortir pour au hasard. j'en donné un d'une des amis. Le . M. non.. un bon bête? su tirer Ai-je parti spirituel. grande portée m'ont fait rivaux d'esprit. méchant.6 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mais le génie est mort. Je suis du soupçon est venu au anticonvaincu que le seul profondément au lecteur faire oublier dote qui puisse va écrire. vanité et ailleurs la en France. bon.

j'étais position pour de façon à ne pas accepter. mépris que les Bourbons c'était j'avais pour pour une boue fétide me moi. 3 de la . tard. de Paris. Beugnot et voyais dix ans plus a eu une grande qui. pas aimable. qui s'en est retiré au bout de quatre ou place las de gagner de l'argent. dans ma vie. Beugnot. de avec intimité Quel plaisir parler à un être de cette portée Cette est bien préface longue. je le sens trois pages mais je dois commencer depuis SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Je ne sollicitais provisionnement en admirable rien. que je tous les jours chez M. Alors elle me distinpart non comme mais guait. et. voyait d'une femme fort laide et d'un grand Mme la comtesse Je caractère. sans voler. me suis toujours de ne pas l'avoir repenti aimée. cinq ans.PRÉFACE 7 m'offrit la direction de l'appolice. je répondis M. Paris de jours n'avoir quitter peu après de pas accepté 1 obligeante proposition M. comme Elle me l'ami singulier. Beugnot. que par peu d'amour à que je commençais éprouver Mme la comtesse pour Dulong. Le cœur navré par le triomphe de tout ce que je méprisais et ne pouvais n'était rafraîchi un haïr. homme a de encourager qui la vanité comme deux il dut Français être fort eut L'homme cette choqué. L'extrême dit-on. Beugnot. fit alors.

jour. à de peine En 1821. ni manœuvrer jamais Peut-être un ni le mépriser. j'avais beaucoup de me brûler la résister à la tentation un pistolet à la marge Je dessinais cervelle. bonheur comme unique regardant je crois. eu cependant jamais qu'un la bonne mais les femmes de amant de sa de Milan se vengeaient compagnie La Métilde ne sut pauvre supériorité. j'ai presque paresse moment la plume.500 francs. conduite. juin pour somme de avec une 3. de jeter Mais. 1821. mauvais drame d'amour d'un que je barIl me alors casa bouillais (logé Acerbi). glacé. après les à deviner Elle était hautement tant d'années motifs de sa d'intervalle. des de solitude. J'en suis encore. elle n'avait déshonorée. aurai-je je serai des années le courage de parler 1818. quand bien bien vieux. j'aurais le Milan Je quittai Paris. 1820. contre cet ennemi. Je serait après quittais. que j'adorais. au premier remords. cette somme la cervelle me brûler de quand ans trois finie.8 SOUVENIRS D'ÉGOTISME la et si difficile un sujet si triste que par envie me saisit déjà. 1819. 1821. ce fut la curiosité semble politique que d'en sans finir peut-être. à ne s'est donnée m'aimait et qui jamais moi. une femme qui d'intimité. qui m'empêcha .

Jamais. Milan à à instant craignant et chaque même rebrousserais que je chemin. la conversation avec les et postillons sérieusement aux répondant réflexions de ces gens-là sur le prix du vin. Bellinzona.DÉPART DE MILAN 9 fut-ce aussi la peur que je m'en doute. que dis-je. je pris congé Quand me dit-elle ? reviendrez-vous. vie en 1825. croyant Cette demeurer ter sans semblait qu'en soupirant (Shelley). Je pesais avec eux les raisons devaient le faire qui d'un ce qu'il augmenter sou de y avait c'était de plus dans affreux. pas bien Cette pour âme longtemps. . imaginer Come. de me faire mal. respirais Enfin. Enfin de Métilde. cachée dans un si beau a quitté la corps. Il y eut là une dernière heure de tergiversations et de vaines une seule paroles eût ma vie pu changer hélas future. Bientôt comme je fus faisant stupide. dans l'état je partis qu'on peut le J'allais de juin. moiregarder même. j'espère. angélique. la vie qu'était-ce d'elle que auprès (de à Métilde) ? J'expirais chaque pas que je faisais m'en Je ne pour éloigner. Je passai à à à Airolo. je pus la quitme sentir arracher il me l'âme laissais la que j'y vie. ville où ne je croyais pouvoir sans ne mourir.

— Hé quoi la V. n'avez-vous ? lui dis-je. stupides les de Guillaume Tell. à cheval. sur des chutes horreur ber de cheval. ne voudrait et que personne plus son profit. maudissant ce courrier avec J'arrivai des yeux J'ouvrais Altorf. je crois. pas du cheval. encore même aujourd'hui aboalors au Saint-Gothard. J'arrivai les montagnes comme minable (exactement de l'Anglele nord dans du Cumberland Je voudes précipices). Quoique ma vie à tomet quoique j'aie passé lerie. finit avec par j'étais Le courrier lequel lui me dire imporet par m'arrêter que peu mais ma je diminuerais tait de que vie. quoique rateur les de tous ministériels pays écrivains A existé. j'ai les sous et cédant des pierres roulantes. son sort jusqu'à admiJe suis un grand sur tout. en y ajoutant terre. n'a jamais qu'il prétendent de mauvaise statue une Altorf. espéle Saint-Gothard lus passer chute une qui un peu rant que je ferais discela me et que à fond. deviné pas pas je ne puis que j'ai marcher. m'écorcherait de cavaofficier ancien trairait. . de on saurait lui quand qu'un avec venir le précidans roulé avait ses voyageurs pice.10 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fait frémir de ces noms Lugano (le son — 20 juin 1832).

de Bâle à Belfort et quittant si ce n'est les belles montagnes suisses. Sophie méchant.VOYAGE Tell avec un 11 me toucha de pierre jupon mauvaise. ce qui prouve m'ont Paris. femmes sont laides à village Lucerne. Vous en bien Le lendemain. pages . de la Chaml'affreuse et misère pour plate pagne. statue m'adoucit La vue de cette la chapelle Je m'informai du lieu où était de Tell. au milieu du salon un peu. de descriptions pages du moral. la verrez demain. Ici les quatre Bâle. plus Cuvier. pour ce que fois à un désespoir donc sec. donc. toujours déplu. partie rendaient à Paris 1. ans m'ennuie. Que 1. Paris occupé Belfort. du Il y a deux que physique douze comme ceci. belle-fille à fait en allant tout Mon coeur se serra les hautes. un mauvais et un Français que je suis Mlle disait tard. la première succédant mélancolie. de Mme Traversi. était qu'elle précisément parce avec une douce Voilà me disais-je. de M. la description n'ai écrit je de Altorf à Gersau. Métilde. qui se et surtout les environs de La France. voilà aux yeux les plus belles choses deviennent Telle tu es. des hommes grossiers. Langres. je m'embarquai officiers suisses des mauvaise compagnie de Louis faisant de la garde XVIII.

dans ma contre hardis guerre on sait. que laid. quel leur conversation villageoise justice était située comme Volterre.12 où je sabots. juin 1832. litesse. idée n'être une seule pas Mais. songeai le Falaliste. que Voyage des et cent estimés Etudes. Milan en 1818 quand j'aimais J'entrai dans Paris. de affabilité. Le pire des malheurs serait. de a été dans le fait le principe dirigeant là que ma vie pendant dix ans. je vais desquels femme ma et pour une que je passion. pire que je trouvai ma avec douleur. ceci. m'écriai-je. Je pensai fils. n'ai eue pas et je vois en Je me dis cela en juin 1821. insultant pour deviné. pour fois vant mille répétée. quelle dans . en écrila première fois. amis. bouquins pédants. le seul de ses ouvrages Jacques mais je l'estime beaucoup plus que j'estime. mes au ces hommes si secs. Langres elle avait été le ville qu'alors j'adorais. les SOUVENIRS vis en bas D'ÉGOTISME bleus je me et avec dis quelle sentiment des poplus tard. chose qui je suis à de mes était le bloc. la butte mépris Métilde. que cette peur. comme à Je d'un coutelier de Langres. à Diderot. C'est par venu à avoir de l'espril. que devinassent milieu vivre. les théâtre d'un de mes plus exploits Métilde. Traité des le le d'Anacharsis.

tenu un M. son souvenir vif pour des jouissances de vanité avaient trente qui ans de son honneur en date. de ce M. son l'à-propos absence de tout son horreur sentiment. mon aller en Angleje repris argent pour terre où me poussa le mortel dégoût que à Paris. Petit. tout mouvement de l'âme pour qui avait de la profondeur. ce le contraria qui beaucoup lorsque. mois ou quelques quelques après semaines.MÉTILDE 13 Au bout de huit en voyant l'abjours sence dis de ma politique je me profiter douleur pour. de Damas. j'éprouvais J'ai bien de ces temps peu de souvenirs les sur moi passionnés. Je vécus là-dessus mois plusieurs dont je ne me souviens J'accablais de lettres guère. objets glissaient . Je lui confiai bien vite les 3000 francs qui me il m'en remit moi restaient malgré un bout de reçu que je me hâtai de perdre. le modèle de l'ancien parfait Français. Petit. Je me logeais à Paris. mes amis de Milan en obtenir indirecpour un tement demi mot sur Métilde. ancien valet de chambre par de l'un des MM. parfait matière en faisaient à mes yeux d'argent. la grâce. n° 47. rue de Richelieu. La politesse. dans un Hôtel de Bruxelles. Ceux ma sottise qui désapprouvaient jamais n'en parlaient.

. Je vais me recueillir Belgiojoso tâcher de me les maisons pour rappeler où j'allais.14 inaperçus entrevus. SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou méprisés ils étaient quand Ma sur était la place pensée à Milan.

estime. le baron de jamais Lussinge a été le compagnon de ma vie de 1821 à né vers il avait 1831 trente-six ans 1785. trapu. petit. le bonheur de VOICI . la gloire. Dans mes illusions romaet comme nesques brillantes. je voyais tandis ce n'était trente. Il ne commença à se détacher de moi et à être dans le discours impoli que la me vint. râblé. M. une rare sagacité. n'y à trois mal mis voyant pas pas. M. toujours et employant nos promenades par avarice à faire des budgets de dépense personnelle un vivant seul à avait pour garçon Paris. Il pendant y avait mais non amitié. ressemblant à la dur.CHAPITRE 2 le portrait d'un homme de mérite avec toutes mes qui j'ai passé matinées huit ans. de Lussinge. plus Rancune Roman (du Comique) que j'aie rencontré. J'étais descendu à l'hôtel de Bruxelles. le génie. là logeait le Piémontais le plus parce que le le plus sec. la bonté. lorsque réputation d'esprit après l'affreux malheur du 15 septembre 1826. que que quinze. en 1821.

d'une famille Il est. âgé le cœur et la tête avait ans. en effet. du sort et des la méfiance que à Rome traits J'en retrouve plusieurs le marché mais. . à Turin à la avait été élevé Lussinge il y avait même académie pris qu'Alfiéri méchanceté cette piémontaise. elle un rang élevé en 1500 qui y tenait les ducs de Savoie. qu'une Lussinge la haute naissance. trente-sept ans. d'un bout cherchions alors de trente-six ou Lussinge. au monde cependant qui n'est hommes. plus et. il y a des par-dessus étant le théâtre vaste. que comme ce de nos converVoilà qui a fait le fond huit nous nous sations ans pendant de Paris à l'autre.16 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui ne les voyant homme qui passait. profonde sans pareille. six ou sept. le but constant ironie. l'estime pour religion du Bugey. n'avait c'était l'émotion. ici. devenus a suivi à Turin rois de Sardaigne. de son A cela près. passions tel moins de petitesses bourgeoises. fou. Il de d'un homme cinquante-cinq ému des événen'était que profondément il devenait alors ments à lui personnels au moment de son comme mariage.

ce prêtres. Le hasard m'avait Je . il épousa une sotte et assez parfaite. janvier II avait une mère avare mais surtout et donner tout son bien folle. serait une occasion sa mère de se lier pour des actes de donner par qui l'empêcheraient son bien à son confesseur. peureux désagréable ses et malhonnête en propos presque 1830. Mme femme d'un depuis Douin. allait à la pendant qu'il chasse d'une m'amusèrent beaufemme. crois. et enfin dans avare. il évita une grand hasard. depuis Enfin. Lussinge une fille charmante à lui le qui eût donné bonheur et l'éternité à notre amitié je veux de la fille du parler général Gilly. dans le salon archevêque duquel elle allait se confesser. d'épouser Mme Varambon. avoué. grande si elle eût eu un nez. noble mère de Lussinge. Mais le avait été condamné je général a mort cela eût effarouché la après 1815. les démarches. à Mgr de Paris. Les intrigues. qui pouvait aux Il songea à se marier. Cette sotte se belle. fut sur le point de demander coup. n'en ai moins aimé pas Lussinge ce soit devenu jusqu'à ensuite qu'il riche. Par un baronne. confessait directement de Quélen. coquette.LUSSINGE 17 21 juin.

au ministère chef de bureau réunit. (Note au crayon de Colomb. du fameux maîtresse avant. s'écria-t-elle. fois jour pendant par et à cette revenir tard il faudrait grande de a près cinq florissante baronne. silence — Ma cousine. (Note de Colomb. qui peut-être de d'honneur dame Mme de Podinas.) 2. et.) . depuis Mme la duchesse duc de Raguse. de sa mère. pieds de ses sa Avec dot. coquetterie bien un long dans épisode embarqué deux vu car Lussinge j'ai je continue. Lussinge 1. A la préfecture. appointements de la Police 2. c'est moi Un jour. la peur le domina. pas Méprisant 1. Lussinge les donations de mille livres trois ou vingt vingt-deux un seul De ce moment.18 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de sur les amours données donné quelques avait alors cet archevêque. ou de Berry. si je ne me trompe. D'Argout. Mme de un défauts peu je plaisantai sur l'archevêque. Beyle. sentiment autant non les Bourbons. imposez furieuse. de perdre. mon a été elle ce moment Depuis de des retours avec ennemie. et plus huit ans. rente. d'Avelles C'était chez Mme la comtesse à M. qui six pouces. indiscrètement pour un de mes nombreux là. quoique me voilà Mais bien étrange. vers 1828.

— Vous.SACRIFICE 19 mais la vertu politique. comme le strict nécessaire. fait il me nia je ne sais quel 1830. je me déterminai sacrifice de changer de café sans le lui dire. jour il y en avait quelque Chaque les on le voir dans comme journaux peut allait au spec1826 à 1830. d'Etat. nous traversâmes le fort silence long Louvre sans Je n'avais alors que parler. je crois. prendre depuis Dans ton de à mon un supériorité.) danger pour nouvelle. était un peu humilié au nous réunissions nous café. plaisantions veille Le 3 janvier sur nos différences de partis. au très pénible Enfin. lui. ce la que j'avais appris je lui racontais nous ordinairement. égard il me disait nos discussions politiques. sans un vif à ne pouvoir plus supporter malal'énoncé de leurs accès d'humeur et à l'improvivement dresses. que moi qui ai de il arriva comme les méprisant maladroits. chez antibourbonien j'avais appris que conseiller fort alors M. francs. matins. (Il voyait ses viste un propriétés. neuf ans que j'allais tous les jours Il y avait demie au café de et à dix heures Rouen. vous n'avez pas de fortune. . on sait. fut suivie d'un Cette sottise ministériel. de Lussinge dans le monde il et jamais tacle le soir Tous les de sa place. Cuvier. Je croyais mille m'apervingt-deux voulait un an. qu'il cevoir.

gaîté. pour terrains mais toute neutres. Mais de trop enfin. fameux café libéral situé au également Je ne Palais-Royal.20 SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. mais elle n'en a eu la force. a trouvé les je crois qu'il appointements considérables. bourgeois. cinq l'un. obtenait. 1821 à 1828. longuement . la musique ou la peinture. je crois. je des rendez-vous à cents francs crois. voyais plus Lussinge tous les notre quinze que jours depuis. tenu bon et par Pique. l'impolitesse de ses revenait avec dès façons âpreté nous et qu'il avait que parlions politique ses 22. Mme Pique. où il était étaient nous des instruit. un de nos amis communs. Son bon sens pas moyen de m'égarer loin dans m'empêchait trop illusions mes Ma car je poétiques. dans une petite Quand je suis entré place en 1830. Plujamais sieurs fois après.000 il avait peur pour francs. deux. Maisonnette. intimité devenue un besoin tous les pour a voulu souvent se renouer. Je me retirai au café le Lemblin. devins ou plutôt l'art de le gai j'acquis le de son humeur paraître. littéraires il ne compreprojets auxquels nait nous avons bavardé rien. j'ai vu Lussinge deux fois par et à l'exception de l'amour et des jour. alors dont jolie. n'y de continuer. distrayait sombre et méchante et de la terrible peur de perdre.

façon. Petit. par femme de chambre à grande femme. j'inoculai d'une manière si mon plaisante amour Mme Azur 1 dont il frénétique pour est deux ans l'amant fidèle depuis et. mémoires. toujours je le vois à ses amis. le suivant à cinq à la heures et table d'hôte excellente bien tenue par le des M. qui est plus comique. Lussinge de Bruxelles.) chagrins Voilà . De onze heures à midi nous étions très et souvent il parveensemble. de me craint. mais Là. aux Tuileries et sur le quai du Louvre conduisait qui à son bureau. ne put pas s'empêcher présenter de me faire connaître 1° Un aimable et excellent beau garçon. que j'aie Mais rien n'est n'anticipons point plus difficile dans cette histoire de grave que à l'ordre garder respect chronologique.HOTEL DE BRUXELLES 21 sur chacune de mes actions. Alberte de Rubempré. enfin ce long mais il épisode fini. C'est une des Françaises les moins poupées rencontrées. qui a en 1832. Lussinge toujours piquée. nait à me distraire de mes complètement qu'il ignorait. 1. (Note au crayon de Colomb. et sa plus joli Français. du de ces s'agissait premier personnage de celui à qui. plus tard. Nous en sommes donc au mois d'août moi logeant avec à l'hôtel 1821. ce il l'a rendue fidèle.

22 SOUVENIRS D'ÉGOTISME nul esprit. Je verrai à acquitter cette dette à mon premier 1. possible. Le Lancier. M. d'imagination et eu tant de d'un ton ayant parfait. le conversation de Poitevin. La . gination. banquier à une forLunéville. que je en eu ce que je n'ai tenté. Avec cela. mis à Paris. (Note de R. était devenu sincère sur leur femmes qu'il M. plus s'il est mais sot. jamais quoi j'ai tort. alors occupé gagner francs de 2° un tune de 80. Elle me pardonnait ma laideur et je lui devais bien d'être son amant. (Note de Colomb. sur la toilette m'ont été fort utiles. Lolo.000 rente 2 décoré à Waterloo. Colomb.) compte. passade. avait eu deux mois. je crois. Barot de et sans 1. marquise eu tant à laquelle tard plus j'ai d'obligame suis dix fois tions. promis d'avoir. son bon sens absolument de spectacle causée pur de toute exagération par l'imales ses idées sur ses femmes. officier à la demi-solde. encore absolument privé d'esprit. pendant la comme des Raine. ration de deux Enfin.) 2. conseils ce pauvre Poitevin avait Je crois que francs de rente et une de 1200 place c'était l'un des 1500 francs. Il est les mieux gens jeunes sans ne sortait une prépavrai qu'il jamais il heures et demie.

abandonné Mme Dar. qui sa cousine et lui avait jalousait persuadé. Le progrès du temps n'est moi marqué pour que par les dimanches. J'ai vécu et je vis toujours encore au jour le jour et sans songer nullement à ce que je ferai demain. qui passait ces plus particulièrement chez journées-là Madame Tral'opulente versi. si majestueux à cette de à époque l'année. dix mais selon sage depuis ans. plus Ce n'est réfléchissant être qu'en pour en état d'écrire ceci à que je débrouille mes ce se dans mon yeux qui passait cœur en 1821. Paris. qu'elle norerait si elle me parfaitement prenait amant. moi. Au me vante reste. où ordinairement je m'ennuie et je prends tout mal. je elle est fort peut-être. par tant laquelle la je devais compter. les dimanches étaient réellement horribles moi.MON CŒUR EN 1821 23 à Paris elle sera d'auvoyage peut-être tant sensible à mon attention la plus que nous a quittés tous jeunesse deux. 1821. 4 . pour dans une sombre Plongé rêverie tout le SOUVENIRS D'ÉGOTISME. je dois vive reconnaissance à la marquise. elle et ses se déshopar par amis. sur Enfin. je pensais Métilde. Cette funeste amie me haïssait. par force. Perdu sous les grands marronpour niers des Tuileries. Je n'ai jamais deviner En pu à pourquoi.

Je vois. je Lussinge. ceci. Quand l'un de ces messieurs me soupçonnait d'être et il triste. portées. Poitevin au faisait la de ces mots-là porter peine temps amis. malgré âge. qu'on en écrivant mement affecté. d'avoir laissé une affection à reproche ce qui Milan et d'être triste cela. je êtres d'imagination. de dire les plus grandes m'arrivait sottises. parce qu'elles piquent me vanité de l'interlocuteur. faut surtout et de ces choses qu'il ne jamais la dire en France. J'ai années su. leur société distraction. m'avait fait chercher la société des femmes. J'ai hasard .. M. j'y aurais trouvé des succès et peut-être des toujours et sans centuple. si le ou un de que hasard. pour aurait amené sur ma maîtresse prétendue des plaisanteries que je n'aurais pas supdevais à ces trois réellement. quelques plus paraître m'avait cru un homme extrêtard. un instant une douleur soulager que pour surtout à éviter le songeant poignante. infiniment au trop parlé ne parlant alors prudence. je parlais beaucoup.24 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mes trois avec que je n'étais pas Barot et Poitevin. parfaitement purs fou. peu prudence. que par n'acceptais un instant de ma Le plaisir d'être distrait distrait ou la répugnance à en être douleur dictaient toutes mes démarches. etc. mon ma laideur.

il m'avait comme bien Enfin. Alors seulement fut déchirant. fallu serrer la main des amis que je rencontrais dans la rue. où l'on instruisait le procès d'une de pauvres sots imprudents quantité et sans On appelait. impitoyable. première pas. justes. travailleur d'Etat. profondément et son me dispotriste. plus comme un fantôme tendre. nous étions auditeurs au Conseil quand très brave. Là. mais sans nul esprit. Métilde ne moi pour bonnes. leur logique. indulgentes.LA SALLE DES PAIRS 25 consolations. Je différais. Colomb. que pour fois dans les maisons où l'on avait eu des bontés moi à la cour de pour quand j'étais 1. par apparition. There Militaire. trois le souvenir de Elle devint maîtresse ans après. de retourner la première 1821. sait souverainement aux idées tendres.) . n'ai eu une en 1824. détail de (Note ces de sociétés. Je que par hasard. qui. je crois. affaire. sans Napoléon je renvoyais cesse. 2. Le comte mon camarade d'Argout. Ce fut moi une rude en pour corvée. était de France pair en 1821 il me donna un billet la pour salle des pairs. 2 la conspiration du 19 ou 29 août. Ce fut bien hasard leur tête ne par que tomba vis fois la. on sut ma présence à Paris on se plaignait de la négligence. je pour 1.

d'Ambray. petit un de comme avocat.) beaucoup cette lier avec me de ne pas J'eus tort ma folie avait de M. d'Ambray maîtresse à ses yeux. femme grosse de tournure la et l'aisance elle avait années. je fis l'éloge Là se trouMme la comtesse Doligny. Petit. Barot M. Damas. le ton et les manières C'était ancien de Bruxelles. celier ces tous conduisait sembla Il me qu'il un d'honnêteté assez pour avec débats noble 1. la maîtresse vait de trente-six ans. moins les manières avait bray honnêteté de son lendemain. une distinction moi été pour ou un des l'amant d'ailleurs me crut Elle 1. bleue. Odilon chandu le fauteuil derrière d'ordinaire ou deux. chez une de M. d'Amdifférence cette avec que mais Le nobles. Ici description de b Chambre des Pairs. . suivie je crois. dernières ses dans Contat Mlle actrice inimitable je l'avais (Ce fut une en 1803. à un pas M.26 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à barbe homme M. Je me tenais me frappa. Odilon Barot. de chambre de valet M. faut du pour qu'il courage trois quarts de La logique action cette saugrenue. très fraîche. de M. de l'hôtel le maître de MM. Il défendait. d'Ambray. de consse mêlent niais ces pauvres qui tiers ou les les deux que n'ayant pirer.

un jour. Quelques mois après. voir ces excellents parents que six ou huit ans Et la tard. Je rencontrai en sortant de la des pairs. le remède mais j'étais aveugle. à force de insignifiant breuvages aphroau sujet eu deux ou disiaques desquels j'ai trois scènes avec lui.MARTIAL DARU 27 amants de Mme Doligny. J'ai brûlé les portraits. plus toujours avait de mieux dans le lieu où il se trouy vait. le peu que je sais dans l'art de me conduire avec les femmes. aise de vous voir. à Milan. Chambre M. ce qu'il jolies. lettres. depuis . en 1800. cheveux. Là j'aurais trouvé à mes maux. Comment vous êtes à Paris. mon cousin. l'aimable Martial devenu lourd et Daru. en 1807. de n'avoir plus vergogne chez mes bienfaiteurs a fait pas paru que suis allé dix fois leur je n'y pas jusqu'à mort Vers mourut prématurée. fut ma réponse à l'accueil le plus Quelle le plus amical ? Je ne suis allé aimable. d'ailtitre leurs le meilleur homme du monde. mon le maître m'avait bienfaiteur. etc. et quand ? trois jours. Depuis Venez mon frère sera bien demain. le baron Il tenait à son Martial Daru. et à Brunswick. restai immobile dans mon café de je Rouen. Il en a eu vingt-deux en et des sa vie. 1829. qui appris.

pour mon départ je serais je crois j'avançai sa maison. et la larme dans un cabriolet. Je me trouvais à chaudes larmes. Mme Je dînais souvent chez Doligny. Je sautai la mort de M. de eut avocat il me vit. Là encore je près de la bouche d'une car la raison entendue tout autre sur femme eût eu un empire moi que celui que je me faisais. Je réussis M. dîner elle m'inAu deuxième ou troisième maîtresse de à déjeuner avec la vita alors chancelier. mort de douleur en entrant dans de la folie Lu aussi il y avait eu un peu si baroque en 1821. grand sais pourquoi pas de l'admije ne profitais accueil lui rable de son pour obligeance lui conmes chagrins et demander conter fus bien du bonheur seil. 81 de la rue de Grenelle. qui me rendait fils plaidait aussi un M. en alors au coin de la rue l'annonce de dans mon trouvant journal Daru. pleurai à mon ingramis le comble bien je ingrat le soir même titude en partant l'Italie. le comte à l'œil. d'Ambray . c'était une femme je ne caractère. il n'y pas moyen un Elle avait ne pas aller voir sa mère. courus au numéro et je Je trouvai un laquais qui pleurait. Doligny pour voulu des malheureux nigauds qui avaient comme De la place qu'il occupait conspirer.28 SOUVENIRS D'ÉGOTISME du Rempart.

Mais alors. Je n'ai détaillés de ces souvenirs et de passion. de conscience. d'Ambray Doligny. sur cette Mes idées sont si vagues époque si c'est en 1821 ne sais en vérité pas que je ou en 1814 la maîtresse que l'ai rencontré chez Mme de M. un eusse peu j'y et cherchais je partout par dans de exemple longues promenades solitaires à Montmartre et au bois de ai été si malheureux Boulogne. parlé qu'un n'a-t-il eu Comment aucun de ces niais-là l'idée d'imiter L. Doet encore son château de Corbeil ligny qu'à à y aller déterminais qu'après je ne me deux ou trois invitations. temps d'orage La vue journalière de mes conspirateurs à la Chambre des pairs me frappait profondément de cette idée à qui on quelqu'un n'a jamais n'est duel ordinaire. Ce que j'écris si cela continue mais un examen de presque pas me semble bien ennuyeux. J'y que lieux aimables en ces depuis j'ai pris horreur.AVEUGLEMENT et j'eus la dans cette ou éconduit d'oubli que sottise société de ne me pas amant trouvé 29 plonger heureux amie. . 1821 Il me semble qu'en je ne vis M. ceci ne sera pas un livre. Ce ne j'étais aveugle fut qu'en 1824 lorsque le hasard me donna une maîtresse à mes que je vis le remède chagrins.

.

Nous devions avoir Alexandrine six mois entretenue les Anglais les après par riches débutante alors deux plus depuis . comique mes efforts. Poitevin. en une vertu donna. Une femme n'est femme lui pour fois c'est la première. premiers de Paris ce genre de assez pour plaisir difficile. trouvant une délisoucieux. au moins mille en filles. de la rue au quatrième. de à ce que j'ai partie Barot. il venait de prêter de je crois. 1821. francs. arrangèrent cieuse filles. en août Malgré 1821. un est des talents reconnu depuis. vingt Barot donc une soirée avec arrangea Mme Petit. une de ses anciennes maîtresses à laquelle. un établissement l'argent pour prendre raise a rue du au coin (lo brolhel). Cadran. MM. et. Montmartre. la chasteté.CHAPITRE 3 21 L'AMOUR bien me juin 1832. Il dépense qu'une trente mille francs de ses quatre-vingts mille de ces trente-mille francs. Barot et me Lussinge.

par le Titien. nous qu'elle-même admiElle avait un est plus jolie. décente. quoique du vin de Champagne quatrième étage. des chede Florence. gaie. charmant. formée. s'écria-t-on. trouvâmes. autorité cette ce fût une que que grande de la partie car je vis sur le compte femme. devinrent comme à cette égarés lui offre un verre de champagne Lussinge avec elle. Alexandrine Honneur sur à l'arrivant un lit. pâle. A la couleur galerie son portrait. refuse et qu'elle disparaît deux autres Mme Petit nous présente lui disons filles pas mal. Je trouve Beyle. Elle veux Titien a fait près. punch frappé Alexandrine conduite par une femme parut charde la surveiller de chambre chargée fallait Mais il gée par qui ? je l'ai oublié. A vous. chaud. yeux déjà le portrait dans j'ai retrouvés que. Enfin de du glace. depuis. Poitevin l'enleva. francs. Les de mes collègues yeux vue.32 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Nous sur les huit heures mois. un interAprès tout valle revient Lussinge effroyable. Alexanlui avait donné vingt qu'on et surpassa toutes les attentes. drine parut de dix-sept à dixC'était une fille élancée. un peu . pied rable. un salon au du soir. était assez saine. timide. avec des noirs huit ans. la de la duchesse d'Urbin. douce.

je n'ai peut-être rien vu d'aussi Il avait n'y trop joli. plein peu de si l'on veut. trop que voulus revenir à ce de main faire. position. qu'elle parut je lui ma dis mots assez quelques jolis pour et je sortis. A peine Barot m'eut-il succédé que nous de rire traverentendîmes des éclats qui trois arriver saient pièces pour jusqu'à Mme Petit donna nous. de à redevinrent folie. Bientôt. et. Tout à coup. peu. elle s'y prêta. peu je retrouverai le feu de la jeunesse. d' Urbin. point dans les de libertinage. Beyle. nous aux autres filles et Barot congé amena Alexandrine dans le simple appareil D'une beauté Mon éclatant qu'on vient d'arracher pour va faire au sommeil. Ne sachant ment. passion. la Je parfaitement. un bavardons. fiasco manquai à un J'eus recours dédommagecomplet. presque dans la position de la duchesse précisément du Titien. . excepté yeux qui. que je dit-il l'imi- en admiration de rire. esprit. Elle étonnée. jeu je refusa. Elle était adorable. — Causons seulement dix pendant me dit-elle avec Je suis minutes.ALEXANDRINE 33 dans le costume et fatiguée. fatiguée.

pour J'ai rencontré dix fois Alexandrine dans le brillant eut un qu'elle équipage mois et toujours eu un regard. Babillan je passais pour des trois de vie auprès compagnons que le hasard m'avait donnés. Cette belle se répandit dans le monde. étant lors au désespoir. cinq ans. pour la pauvre fille était manquée. réputation et. après. 1826. L'étonétait imd'Alexandrine exagéré c'était la première fois que payable. Et la pas fois après la charmante Alexanpremière ce fut en octobre ou en novembre drine. Poitevin nement . jusqu'à que Mme Azur ait rendu de mes faits compte et gestes. ou duré m'a ce peu beaucoup. dix Enfin. J'étais étonné et rien de plus. pendant je ne suis allé trois fois chez les filles. rades. Ces messieurs voulaient me persuader mourais de honte et c'était là que je que le moment le plus malheureux de ma vie. De ce moment. Je ne sais l'idée de Métilde m'avait saisi pourquoi en entrant dans cette chambre dont Alexandrine faisait un si joli ornement. j'ai au bout de à six Enfin.34 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fortifier je viens par du chamL'éclat de rire dura dix minutes se roulait sur le tapis. elle a pris une comme ses camafigure grossière. années. Cette soirée augmenta beaucoup terai pagne.

Toute que femme lui devient qui a eu des bontés pour comme un homme. sort chaque de chez elle. cœur le plus franc. sans à la Bourse. l'homme le moins et le moins spirituel instruit connaisse. Un de conta fort Mme Bid'elle- ma et liaison connue. et celui de jamais jouer lier connaissance avec une femme qu'il voit à la promenade ou au spectacle. chaque Métilde chez à laquelle d'être présenté. son amie.AVERTISSEMENT MORAL 35 avec encore Barot. refusé j'avais finir j'allais . amant. le caractère le plus net. C'est le seul qui peut-être dans le château Français duquel je vais avec C'est le passer quinze jours plaisir. quand j'eus quitté Milan. Métilde me parlait soir. Elle me gnami. égal. » Or. avoir après sa cousine. Mais dans ses que je deux talents celui de gagner de l'argent. gauchement soirée. En effet. C'est c'est une nécessité. mais était un avertissement moral à mon usage. que j'aime m'aime. accompagné Mme Traversi. allait chez une fille. même une histoire d'amour « Jugez de son puis ajouta son en sortant soir. je compris cette morale que phrase n'appartenait nullement à l'histoire Mme de Bignami. il est sans dans le dernier surtout.

la .36 la soirée SOUVENIRS chez D'ÉGOTISME comcharmante et divine tesse Kassera. étroites de dans une de ces rues quand. tisans était cet homme le comte d'esprit. Et une autre sottise. esprit toute sa cour. un jour. avec le même et pour le même la célèbre motif. Voilà trois sottises grandes jamais ne me la comtesse Kassera je pardonnerai c'est la femme la plus (aujourd'hui. Milan. jeune tout aimable connue. main. peut-être que j'aie cela pour aux de Dieu. mériter. je l'amant de cette la plus femme. répondis-je sans même lui baiser la grand sang-froid. par cousine de celle germaine que je fis avec refusai une fois d'être Alexandrine. n'avait de la tête. m'a valu une que qui Elle ne me saluait haine plus implacable. Je refusai. les courdescendait et parmi l'escalier. yeux que Métilde m'aimât. laissa passer me dire pour on dit que vous êtes amoureux Beyle. comme Vigano qui. sage et la plus du réputée pays). tout le monde de Saurau. femme Cette action chez cette indigne. nous nous rencontrions tête-à-tête. de moi ? On se d'un trompe.

pair membre de était un l'Académie. le comte moi.CHAPITRE 4 une autre contraste avec société. l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits. le seul qui ait fait révolution chez M. Jamais moins par je n'ai à avoir de l'esprit ou à être songé agréable. En 1817. Destutt de Tracy. D'ailleurs. de l'Histoire de la Peinture en Ilalie. petit vieillard bien fait et à remarquablement Voici y . vint me voir à l'hôtel d'Italie. Jamais n'ai été aussi place je J'adorais douze ans l'Idéosurpris. ne savais encore avoir de l'esprit. quille qu'en M. je pas Cette d'un tranimprovisation esprit ne m'est venue 1827. de France. depuis de cet homme sera logie célèbre un qui On avait mis à sa porte un exemplaire jour. Il passa une heure avec moi. celle du chapitre précédent. demandais étonné je des lumières. en ce temps-là. de Tracy. lui je la contemplais. Favart. Je l'admirais tant que probablement je fis fiasco excès d'amour. de cette vaste J'approchais intelligence.

Il habituellement de les la Moskowa. me disais-je. voyant à quelques pas de la deux ou trois restes de généraux « Ce sont des de dire il m'échappa garde. de la garde impériale—c'est plusstupides l'accent dire. je voyais que les était un des sabreurs comtesse Daru. à l'Académie recevoir par au nom du despoqui lui dit des sottises en 1811. de Tracy n'a jamais permettre trouve son Je fît qu'il qu'on portrait. Il avait provençal beaucoup les surtout de sabrer et brûlait Français la l'homme lui donnait de ennemis qui bête est devenu ma Ce caractère pâture. Je n'ai . Je qu'il prétexte M. perdre voulu M.38 SOUVENIRS D'ÉGOTISME porte visière verte sous une l'avais vu est aveugle. le soir de la bataille tellement noire. la belle dans chapelle il sont Ses manières parfaites. nous allons devenir la barbarie militaire. que tournure élégante et singulière. quand une abominable n'est dominé par pas deviné ce caractère humeur noire. me insolents de moins » propos qui faillit et eut l'air inhumain. Clément tel Corsini ressemble au pape à le voit Sainte-Marie-Majeure. chez Mme la Ce général. de Ségur. des général Grosse. attaché je fus profonQuoique Nous allons tomber dans dément dégoûté. qu'on à gauche en entrant. impérial à la cour. c'était tisme je crois.

5 1822. prend Par exemple. faveur de Louis XVIII. n'ont pas et apprécié la l'Idéologie M. a écrit qui nos malheurs de Russie avoir un pour cordon de Louis Cet infâme PhiXVIII). le ministre Casimir Périer les Débats. etc. de La salon. qu'en ce Philippe a joué envers Dernièrement.). de Ségur me servira lippe d'exemple pour le caractère le plus à Paris que j'abhorre le ministériel fidèle à l'honneur en tout. fils père encore plus plat (M. quelque Peut-être l'ami de Favras attendit la nouvelle qui de sa pendaison dire à un de ses gentilshommes pour SOUVENIRS D'ÉGOTISME. qui se complaisait dans ce de gens bas. de l'humeur de tout.PHILIPPE DE SÉGUR 39 C'est un vieux don Juan de Mozart. était Fayette un peu plus homme lui (même grand que en 1821). Philippe. de Logique. n'a été appelé à l'Académie Tracy ces par rhéteurs petits comme musqués auteur que d'une bonne et encore grammaire duement ce injuriée par d'un plat Ségur. Il comprenait genre parfaitement leur la rappelait bassesse. (voir mai le rôle 1832) lui avait valu qui la faveur de ce Napoléon déserta si qu'il et ensuite la lâchement. dans son M. des par mots fins au moment où ils faisaient chose de noble. les Français Ensuite. (Voir l'opéra Il Molière. les démarches décisives excepté dans une vie. .

(rue n° 14. mener chez frère. dîné J'avais de France). le comte grand en 1811. de la camde l'historien refusé à cause de Russie. à comprendre mence me n° 12) voulaient nett Duphot. et noire. est brave. Il serait on comEn France. le ou 26. suis ce à quoi toujours je me je crois. un à faire était bon occupé Philippe avait millionnaire à une veuve enfant qu'il séduite veuve et qui a dû l'épouser (Mme Grefulhe. M. c'était malheur. de son et à rire était un infâme qu'il infamie. à s'avouer homme bien Il était caractère. J'estime bête a été ma Ségur un simple fois mieux cent galérien. 1828 En faim habituellement. pagne maître des de Ségur. duc. ces dans un héros en Russie. faiblesse qui. est mal infâme Je sens bien que le terme bassesse à la Philippe mais cette appliqué. A ses yeux pis qu'un . du pair de avec le général Philippe quelquefois de l'empereur. à Saint-Cloud cérémonies quand de n'être de mourait pas chagrin j'y étais. à la table de service Ségur de ses ne parlait le Philippe que Alors. à demi-civilisés. leur son voisin.40 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ce se sentait-il servir « Faites-nous ». pays Mmes Garsa bassesse. j'aime de un moment a eu assassin un simple qui de mourait et d'ailleurs. car l'animal treize blessures.

Si j'avais ici mes papiers de Paris je joindrais ce programme aux baliprésentes vernes sur ma vie. il s'en moqua avec me le dit. Je Duroc. pour la première entrevue. Je ne l'ai plus vu la chute de ce depuis grand dont homme. Même les Dangeau de la cour de l'Empeet il en avait reur. de Ségur. chez les ministres de Napoléon. blait avoir affaire à un Lilliputien. le comte par de le mariage Ségur de Napoléon pour avec Marie-Louise et surtout d'Autriche. Toutes ses idées étaient mais il en avait uaines.LABYRINTHE c'était DE PETITESSES 41 inconuenance. C'est admirable à paron croit lire une courir. une . partout mais avec quelle grâce ses sentin'exprimait-il pas ments ? J'aimais chez ce pauvre homme l'amour sa femme passionné avait que lui. beaucoup et sur tout. infatué Quelque que fût de son nouvel Napoléon uniforme de roi. y beaucoup. ne purent gens-là de rire du s'empêcher cérémonial inventé M. Je rencontrais M. il lut une des faiblesses et un des malheurs. par exemple mon ami le baron Martial même ces Daru. Il voyait chez tout le monde et de la grossièreté. crois qui que rien ne fut exécuté de ce labyrinthe de petitesses. pour Du reste. lui il me quand je semparlais. mystification. maître grand des cérémonies de 1810 à 1814. il n'y put pas tenir.

par exemple en d'honneur rapporpetits M. ceci est mal écrit au sublime était surtout M. de Ségur. étais-je ?. folie. de Ségur je ne quelquefois. . je crois ou (de la maladie du vigoureux Regnault Saint-Jean-d'Angély). Excepté Conseil dans son avait réuni. des la levée gardes un des dont fus je le parfait l'élégant. table pas. Ce Conseil Conseil respecun assemen n'était ce 1810. de Ségur était d'Etat. avec ses ennemis les gros. Quelquefois de la guerre la section apprenti (où j'étais de Gouvion l'admirable sous Saint-Cyr) l'Intérieur de à la section avait affaire que M.42 Je SOUVENIRS D'ÉGOTISME « Voilà en 1832 en me disant soupire vanité la petite parijusqu'où cependant Italien un fait tomber sienne avait Napoléon » comme Mon Où en Dieu. et encore (1832). présidait l'absence durant sais comment. de cuistres. teurs. blage obscurs autres de plus minot. Napoléon les moins les Français d'Etat. Dans celle de Piémont. bêtes. les affaires difficiles. cinquante Il y avait des sections. de Jacquede Cousin. 23 juin.

la Lichtenau pour laquelle Benjamin Constant se battait). avoir ri de son Après impuissance. avançait mais c'était un mouvement fauteuil par de en le saisissant incroyable comique. Du au comte de reste.IMAGINATION ne trouvant 43 aucune son idée. pu tous les procédés délicats et même dans le femme à l'hégenre s'avançant jusques roisme. vola auprès qui sa à l'ambassadeur plume d'Angleterre. je me disais « Mais n'est-ce moi point qui ai tort ? C'est là le célèbre ambassadeur de la Grande-Catherine. II avait aussi des mots délicats et charmants. J'ai eu le plus grand tort de ne pas cultiver cet aimable vieillard de 1821 à 1830 je . entre les cuisses écartées. je stupide lui ses j'adorais défauts. » J'étais dans ma sujet à trop respecter mon jeunesse. à ce qu'il Napoléon paraît. Mais le ridicule de M. grand maître des cérémonies bien diffé(en cela rent de on eût demander Philippe). C'est l'historien de Guillaume II ou III ne me l'amant de (je rappelle plus lequel. trop fort pour ma gallibility. de Ségur guidant se trouva. mais il ne fallait pas qu'ils s'élevassent au-dessus de la taille lilliputienne de ses idées. Ségur. Quand imagination s'emparait d'un restais devant homme.

le comte de Ségur m'avait fait faire des en à mon retour compliments 1817. sous le rapport moral. que j'avais Au fond du cœur. plu. M. Rome. Pour lui j'ai toujours méprisé plaire. Mais j'étais fou. crois . je l'avais horreur comme n'ayant pas de montagnes autour de lui. mon horreur le vil allait la pour jusqu'à au lieu de m'en comme passion amuser.44 SOUVENIRS D'ÉGOTISME s'est éteint en même qu'il temps que sa respectable femme. ments de mon passionnés cœur. pas encore pardonné. Mme la baronne ne me l'ont Lacuée. Sous le rapport Paris ne m'a physique. fais des actions de la cour je aujourd'hui de. m'ont donné là-dessus un bias terme (pli. Les de mon montagnes témoins des mouvepays (le Dauphiné). de Ségur. Même vers en jamais 1803. sur et Florence. maître. le grand être. je du courage des Parisiens et de la moquais résistance attendait chez qu'on d'eux. Naples brochure fait mettre à sa porte. dont ne revenir. pendant les seize années de ma premières vie. Je crois que cet homme si gai et son héroïque fille. anglais) jamais je pus Je n'ai commencé à estimer Paris que le 28 juillet 1830. Paris. d'Angleterre. M. il fallait comme M. le comte Réal. Encore le jour des Ordonnances à onze heures du me soir.

goût chapeau comme MM. seulement à l'apattentifs des êtres étiolés. imposé je me suis comme souvenirs à vingt pages par séance on imprimon une lettre. ou même grossier que le tour Pour finir ici ce chapitre. Toutes idées. davantage pour pas dans sa de la comédie qu'il y a toujours de pères vertu. j'estime au le courage il doit être pour placé que comme la cuisine. Peut-être mera sur le manuscrit original. . Les jeunes gens nés à Paris et à la mâle énergie. de homme sans un peu de mâle énergie. premier rang. Je ne conçois pas Viollet-le-Duc. les et de dans constance profondeur choses aussi rares à Paris etc. nure de leur cravate. parence tourà la bonne de leur gris. Il me semble cela. Féburier. un etc. J'avoue Aujourd'hui. pour Mais il ne m'en séduit comme pour l'esprit. qui ont provinciaux leur me semblent eu celle de faire fortune.PARIS 45 Paris. mais aussi ainsi parviendrai-je il faudra le lecteur (peutje supplie que dans la maison être né ce matin voisine) de me pardonner de terribles digressions. à la véracité. Après départ. au bon extérieure de leurs habits. Mais il faut tâcher de ne pas mentir et de ne pas cacher ces d'écrire mes fautes. dur.

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ma philosophie est du jour où j'écris. Par hasard. le maître de l'hôtel Ségur. Saint-JeanRegnault et les un d'Angély grâces peu lillipuun peu étroites (le M. Petit. ou littéraire. . — bien loin en 1821 j'en étais je vois donc été un mezzo-termine que j'ai entre la grossièreté du général énergique du comte de Grosse. Bruxelles. Delécluze). en 1832 en m'aperçois général. le comte tiennes. des Débats titut. Je 23 juin 1832. ou six j'ai occasions de la manqué cinq fortune plus grande financière politique. Par la bassesse seule été j'ai étranger aux extrêmes me donne. de de M. rêverie tendre en 1821 et plus tard philoet vanité sophique mélancolique (toute à exactement comme celle de part. d'industrie.CHAPITRE 5 Rome. (M. de etc.. de mes livres et disait. de l'Insà propos M. D. Faute de que je savoir faute comme me faire. tout cela est venu successivement à ma Une frapper porte.

vois un me contrarie. etc. qui est peu sensible et elle a tort. Cuvier.48 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un de As you like il) est devenue M. vanité de cet homme. chez le mardi etc.. de nom plaisir. caster. à commence ce bonheur années quelques de mer le mal Sans j'irais me manquer. dans m'aborde je la m'adressât ne pas pour qu'il paule seule de quelqu'un La vue que je parole. l'avance. J'adore. je changerais et une nuits occupent Les mille que j'adore Souvent de ma tête. Jacques un ami si grand plaisir pour moi. connais je Quand à le faut et qu'il de loin. chez le samedi le soir en société. rencontrer au contraire. à me bonheur De là mon promener une ville fièrement. etc. songer tel être cela me contrarie pas à cinquante saluer. sur et où je suis une heure arrivé depuis de Depuis de n'être connu personne. tact de doué d'un homme Un peu me contrarie facilement qu'il s'aperçoit un homme la rue. Voilà dans en me parlant se dit la à mon mérite. des amis M. je du quart plus soumon à l'anneau d'Angélique pense . chez le baron Gérard. le mercredi Mme Ancelot. Me en avec Amérique. dans étrangère (Lanoù Torre del je suis Greco. plaisir voyager avec un masque Je porterais croira-t-on? avec délices. que quand un donnerais la rue. de Tracy.). chez le dimanche M.

feuilletant. Son hôtel était rue de Tracy. vers 1765 avec trois cent mille francs de rente. . sa cheminée tantôt sur un pied. tantôt sur avait une manière l'autre. près la rue Saint-Martin. J'avais guère d'énormes favoris noirs dont Mme Doligny ne me fit honte an plus tard. Il fit le négociant sans le savoir. comme une foule de gens riches de 1780. de Tracy. de La campagne. verain DE TRACY 49 serait de me changer en un plaisir Allemand blond et de me promener long ainsi dans Paris. M. Ce vieillard j'en si bien vêtu fait. de Tracy. Je viens de en voir. que étais à M. de noir. de fit sa rue et y perdit 2 ou 300. de parler qui était de ses écrits. élégants il avait horreur d'un mot énergique comme d'un et il écrit comme un maire jurement.000 fr. Cette qu'un tête de boucher italien ne parut pas trop convenir à l'ancien colonel du règne de Louis XVI. Tracy et ainsi de suite. avec son toujours immense se tenant devant pardessus vert. fils d'une est né veuve. M.M. simplicité énergique me semble dans ce tempsqu'il que j'avais là ne dut lui convenir. De façon bien que je crois cet homme qu'aujourd'hui aimable (si vers il était l'amant de quand. 1790. Sa converl'antipode sation était toute en aperçus fins.

cent mille livres de rente. joli avec trois tout à fait de la cour. en trente. pas philosophe peut-être. vingtet colonel d'un ce fils fut colonel deux ans. images signes ce qu'il a senti. fond un cachait admirables. un philosophe ayant appris qu'il y avait c'était en à Strasbourg (et remarquez. ayant Voltaire. si avait des mouvements Mme de Tracy. les capitaines où il trouva parmi régiment aussi un Tracy. d'un rare bon Sa femme sens. à était tout à fait de la cour aussi. noble. cependant femme de bon sens. Cette rare. mère. Mme de comme Diderot. apparemment il ne vint jamais noble et auquel lui. mère. les un qui analysait pensées philosophe tout ce ou de de l'homme. ses trois cent mille livres de rente changé tout au plus. un non 1780.50 SOUVENIRS D'ÉGOTISME raisonneur a ce profond Praslin). son cousin. a vu. que lui donnerait une son fils l'apprenait. qu'il appris. commander tard me disait Cette plus poupée qui. de tout comprit qu'il si remuer ces la science de images. bonne avoir tête devait Figurez-vous quelle fort en 1785 un fort jeune homme. . tête. que de voir cette dans l'idée d'être choqué ans venir de vingt-deux petite poupée le régiment où il servait. Raynal) avait à Strasbourg y dis-je.

un ancien misanthrope. cheveux à d'une perruque . de M. de et en haut taille. corps. qui plus plus mérite.M. de fit placer Tracy ce qui. tableau de en bosse mal courts. Si demanderai je quel célèbre philosophe là. deux ans à Strasbourg. le conduisit de suite. DE TRACY 51 Mme la marquise son fils dans l'artillerie. les citrons. me semble. l'Allemand était vers 1780. de Tracy Deux ans je crois. de m'a dit Tracy grand la d'anecdotes sur beaucoup première armée de la France M. ce grand froide. figure imperturbable. et. qui. M. était de dragons. Mais M. Congé Une et haute une duel. était avec son régiment ce à Rethel. de réformante. jamais j'y passe. comme un vieux insignifiante cette tête couverte famille. Jacquemont. homme du est. moine. ne m'a de ces Tracy jamais parlé su leur histoire un autre citrons j'ai par M. commandait en chef. après. chose à vérifier sur l'almanach du Royal temps. Lafayette y lieutenant-colonel voulait enlever Son et le faire le régiment émigrer.

de Tracy. de pas que eût été bien avec sa Lafayette femme. uniquement occupé . avertît. comme la grande faisant. de M. Epaminondas. Ce cher Monsieur de Mme de Tracy.. En son attendant. je crois. de ce genre de c'est tout malheur. le malheur faisait. en malgré âge (né comme son camarade du 1757. sans trop d'esprit. et dit de ce ton. dans le salon de Mme de Tracy mon cher qui l'appelait avec un son de voix Monsieur. de pour Lafayette constituait évidemment celui-ci le trop du salon. à son âge. premier personnage neuf fusse en 1821 Quelque que je vécu dans les (j'avais illusions toujours de l'enthousiasme et des passions) je cela tout seul. ou qu'il se souciât. et tel nous l'a montré le Gascon Scheffer dans son portrait fort ressemblant. que Lafayette un héros de Il simplement Plutarque. et s'appuyant sur son bâton. action qui se présentait. était le général de Lafayette en 1821. Ce n'est M. X).Paume. simplement que l'admiration sincère et jamais ou jouée exagérée de Mme de Tracy M. enchanteur. de jeu Charles . de était tout. vivait au jour le jour.52 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cet homme vêtu de quelque habit faite et entrant. m'en que personne M. en boîtant un peu gris mal fait. distinguai Je sentis sans aussi.

Ainsi la chose n'est arrangée. et Paris sera-t-il surtout. tout ce qui a voulu faire de Il m'a moins bien l'emphase. j'ajouterai Brougham. Il faut avouer d'un tel qu'il y a loin homme à M. l'égalité assez une monnaie au juste éclairé. trop En attendant les grandes actions qui ne se présentent les jours et l'occapas tous sion de serrer les jupons des jeunes femmes ne se trouve minuit et demi. je reconnus la chez M. Ce gouvernement est et celui-là seul bon. de sortent. et un juge route. de DE LAFAYETTE 53 serrer derrière le jupon de quelque par fille le et cela jolie (vulgo prendre cul) souvent et sans se gêner. à Rossini. tous les sots. à Lord Lord Byron. des routes une passables. de sur-le-champ grandeur et j'en suis resté là. quand Lafayette sans le lieu d'élégance expliquait trop commun de la garde nationale.M. juste protection a l'étranger. de Ségur. titre. pas reconnu Pour accoutumé à Napoléon et à moi. exécrable chez la postérité n'avoir pour le grand homme. guère qui qu'à elles M. à Canova. qui au citoyen la sûreté sur la grande garantit devant le juge. Je l'ai vu Lafayette dans les journées de Juillet avec la chemise il a accueilli tous les trouée intrigants. accueilli. pas . trop compliquée. à Monti. le grand maître aussi la France.

autre femme. l'élégance leur foncière de ses discours. européenne. Mme la marquise viennent dans et autres Mme de Perret qui Tout cela ne conçoit ce salon. une moi. secrétaire. Benjamin scintillantes extrêmement est M. ans. petites-filles. de Lafayette. le salon Mlles Georges deses Lafayette. Sa gloire se figurer. il se figure. soleil lorsqu'il dans cet tendre M. y a de qu'à il a raison de c'est que souvent plaisant. Il ne M. Il se passionne jeune pour que ans arrive dans dix-huit de qui Portugaise où elle est l'amie de Mme de Tracy. tout et pour cette jeune portugaise pour le distingue. pas que l'on les petits autrement aimable soit qu'avec ou les réflexions mots fins de M. de Lafayette poli . Levasseur).54 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un ma dépouille il a demandé (pour moi. gaiement passer des femmes de trente-cinq scandale grand de Marmier (Choiseul). à un d'une se trouvent dès pied qu'ils à lui faire tout concourt jolie poitrine. qu'elle jeune et ce qu'il il ne songe elle. de Maubourg de Lasteyrie. âge a le même défaut de soixante-quinze ans. grossier de me dans l'idée venu m'est pas plus me le vénérer ou de moins fâcher qu'il contre le de blasphémer dans l'idée vient se couvre d'un nuage. malgré appas'animent ses rente yeux qui simplicité. au ses dernières années. de Ségur Constant. de M.

pouvait. qui il scandalisait ma nouvelle amie. jeune qui Ces pauvres hommes vertueux ( tous vendus comme des. libéral. « Il y a une élincelle en lui ». depuis faisaient des mines dans 1832) plaisantes leur abandon et je m'en ce moquais. aller et avec des près. par C'était un brave exemple. héroïque peut-être le plus bête des écrivains libéraux. à leur les plantait là pour grand scandale. SOUVENIRSD'ÉGOTISME. L'admiration beaucoup gobemouche de M. Qu'on m'en moi suis de leur croie. dit-elle un jour à une dame. de celles faites pour admirer les petits mots à la lilliputiens et qui se plaignait à elle de la simpliSégur. c'est dire. fauteuil du général dès qu'il qui. DUNOYER 55 et même affectueux tout le monde. qui parti. C'est ce que je dis poli un à Mme de se fâcha jour Tracy. au ministre Périer. qui autant incarnée que la grâce peut se fâcher. jolies épaules de quelque femme venait d'entrer. mais elle dès ce jour comprit peut-être de mes discours que la simplicité énergique n'était la bêtise de pas Dunoyer. aujourd'hui moral de le mieux Moulins. du censeur et celle de deux ou trois autres de même environnait sans cesse le force. Mais était convenu avait un faible qu'elle pour moi.M. les yeux qui s'enflammaient. admirer de fort. préfet le plus et intentionné. du Dunoyer. rédacteur. pour mais comme un roi. 6 .

génération qui Au renouveler le salon vers 1828. est vraid'un. nouvelle vint Ternaux. Il aura cette habitude en 1789. Dunoyer et consorts 1. ce mécanisme C'est. 1. ce en quoi il est admirable. je pense. Dunoyer. artiL'intérêt ficiel et pressant d'un chef de parti éloigne chez M. pas l'ennui de M. troisième jour de travail. vérité dite aux de la moindre Américains. dont assez d'ailleurs. d'un d'un. pris L'essentiel est de ne mécontenter peret de se rappeler tous les sonne noms. au de c'est ment delà toute croyance. comprendre que la lenteur. Le 23 juin de[s pages] 60 à 90. fait . Tracy milieu de tout cela M. incapables deux et deux font quatre. de La Fayette était et est sans doute encore un chef de parti. par qu'il ne sentait toute la tout lourdeur. comme l'absence d'idées autres que communes d'un Ludovic d'un Mortimer Vitet. de La Fayette toute idée littéraire. je le crois incapable.56 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cité sévère et franche avec laquelle je lui étaient disais tous ces ultra-libéraux que bien leur haute vertu respectables par sans mais du reste de doute. 1832. la vertu. s'alarmant La lourdeur.

J'ai Sir Walter commencé description m'empêche La porte d'entrée A donne accès à un salon de forme au fond se longue duquel trouve une grande porte ouverte toujours à deux battants. eussent Scott. L'ennui de les faire de faire des romans.PEINTURE DU SALON 57 24 juin 1832. j'abhorre matérielle. petite pendule. On arrive à un salon carré assez avec une belle grand en lampe forme de lustre. mais la par moi. en entrant dans ce grand il y a un beau salon. divan bleu sur sont assises lequel quinze . là. et ses imitateurs. et sur la cheminée une abominable A droite. oublié de peindre ce salon.

A côté se M. de Corcelles acteur François Fleury et la rudesse la franchise répuqui a. de Rémusat ont des fort et. 1827). il publiait 1831 déjà une brochure malheur d'être louée avait le par qui avéré et de moi M. de La Fayette. de La Fayette. . des petites filles le fils aîné de M. important Mlle Virde mes compatriotes. Augusa épousé qui depuis et le plus tin le plus Périer. empesé de Mme de était la favorite ginie. épousé distingués A côté de M. que je avait dans le temps On m'assura qu'il l'aînée à la céleste fait la cour [Virginie]. je crois. peintre. le comte de Tracy. de l'élégant de jésuites au regard deux figures voyaient étaient frères faux et oblique. Charles de leurs Rémusat. toute il s'est vendu en blicaines. Ces gens-là des heures et avaient le privilège de parler Je les entières à M. paraissait me le menteur le C'est ce semble. et de Corcelles étaient MM.58 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à dix-huit ans et filles de douze jeunes M. la effronté et la figure ignoble plus plus connaisse. l'avocat Dupin (fripon En comme tel dès connu 1821. copie M. petites-filles un Gascon froid. de Rémusat. Scheffer. Tracy. depuis. M. prétendants et encore a beaucoup d'esprit plus qui une du fameux c'est d'affectation. Probablement en 1820. et de M.

Thierry autres fantômes des de premiers temps notre histoire. Tracy L'aîné de ces frères a publié une histoire sentimentaliste de la conquête de l'Angleterre Guillaume.VICTOR JACQUEMONT 59 adorai avec toute la vivacité de mon âge en 1821 et un ans (j'avais vingt à peine la duperie du cœur). en était Sous conséquence. Dunoyer. misanthrope. avait prétexte qu'il beaucoup d'esprit. le musqué Victor a voyagé Jacquemont. Les ayant bienpour tôt devinés. mon enthousiasme M. Il a publié un volume moins sentimental sur des l'organisation communes de France en 1200. là. bien collège plus le cœur et la jésuite (pour conduite) quoique ultra libéral comme devint l'autre. Jacquemont pas . tempsla moindre et. Victor était alors fort maigre. Son frère. il a près de six pieds. dans ce et. Chilpéric. ne voulait se donner M. qui depuis dans l'Inde. de pour souffrit un notable déchet. Un vice de l'a fait aveugle. M. de par Thierry l'Académie des II a eu le Inscriptions. avec c'était le jeune Rémusat. préfet de Vesoul en 1830 et probablement s'est vendu à ses comme son appointements. il n'avait pas logique. patron Un contraste avec ces deux parfait frères avec le lourd jésuites. mérite de rendre leur véritable orthoaux et graphe Clovis. C'est M. Guizot.

la homme de distinction. de Kachemyr. une lettre m'écrit qu'il (1832) j'ai reçu l'Inde. de Tayllerand aux offerte par lapins consul alors depuis premier Napoléon. et le grand le vieux métaphysicien que l'anecdote de la chasse Victor contaient à M. et ce matin engorgées. je un Victor me semble me trompe peut-être. qui espion la francs de rente et avait 40. dans une cœur n'avait Son défaut.60 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de raisonner.000 qui des aux Tuileries de rendre compte charge la 1. Ce vrai Français peine à raisonner à la lettre l'invitation regardait était une insolence. Du laissât ouverte reste. Les lapins logne. du reste envie était Cette l'unique passion M. avait le défaut d'aimer Victor beaucoup a femme d'un Mme Lavenelle. qu'un basse et subalterne envie pour Napoléon. à trancher six semaines. Le comme voyage la seule la vanité réellement porte que à la vérité. de tonneau et les cochons au bois de Bou- . grande plus ce comme un connaisseur (pardonnez-moi un beau cheval dans un poulain voit mot) a encore les jambes mois de quatre qui Il devint mon ami. le comte de vue chez jamais que j'ai indicibles avec des plaisirs C'était Tracy. et songeant déjà du Louis XIV 1.

de marcher au châne parlait jamais que Bourbons. et Mme Aresi. En un à Milan. Mme Ruga horreur les libertins en mot. crispe mon oreille. Brignon ce min prenaient confident de monsieur de Lavenelle pour libérales. propos c est le Le comique. un couteau offense est La description morale de ce salon . possiles bilité d'être émue autrement que par de grenabelles cuisses d'une compagnie défilant dans le jardin des Tuileries diers de casimir blanc.LES PROPOS LIBRES 61 actions et du général Lafayette. BenjaConstant et M. Cette Mme Lavenelle est sèche capitaine. que je connus Mme Beugnot. si amoureuse Sa femme acheva de de l'homme physique. la femme du bouche de Mme Henriette. Telles n'étaient chez pas. de conversation en italien J'adore ce genre sous-lieutenant dès ma première jeunesse. d'avance. Comme on le toutes leurs idées terroriste en voit cet espion. massacrer tous les teau pour était si libertine. qu'elle me dégoûter des propos libres en français. un et d'ailleurs sans nul comme parchemin sans sans et surtout esprit. j'ai propos à l'émotion le de mélange l'esprit français. il m'a fait horreur dans la au 6e dragons. en culottes d'Hilliers Telle n'était pas Mme Baraguey du même bientôt genre. mon comme le liège que coupe âme. 93. passion. que général.

plusieurs fois blessé en Espagne sous il Napoléon. Victor de Newton. alors Tracy. Louise fille du Letort. Nous de fer. il a été petiteparler ment de Napoléon. devenue si belle depuis et a si d'affectation qui. la charmante Sarah M. souvent et a le malheur d'être trop poli à la tribune. ai J'y vu la joie causée sa mort. On dirait n'ose qu'il pas net. 1809. Victor nationale. des de la garde. Il y a huit jours (juin 1832) que le roi a le dissous d'artilLouis-Philippe régiment lerie de la garde dont M. jusqu'ici. épousa fils du pair de France. Actuellement jaloux est bien mort. général Letort. Brave. major d'infanterie. que le héros mais le héros vivait encore quand je débutai dans le salon de la rue d'Anjou. a eu le malheur de voir en toutes choses le mal. de Tracy était colonel. dragons connu à Vienne en que j'avais beaucoup Mlle Louise. Les par regards voulaient dire Nous avions bien dit qu'un un bien peut-être ou trois que deux La charmante .62 SOUVENIRS D'ÉGOTISME il n'y a plus peu longue. il parle Député. la barre C'est l'appelions définition son de caractère. Comme son père. Sa mère. figures. peu dans le caractère et en même tant temps est née la veille ou le lended'élévation. main de Waterloo. il revient un peu.

excepté défauts de mon caractère. l'hameçon fatigue Cependant en 1814. J'oubliais un drôle de caractère de de lui plaire. avec mes amis. C'est là un des lié. je veux servir. je une estime ou mais bientôt pêche deux. bien ce le convenu. malgré que général Duroc m'a dit deux ou trois fois de mes talents le content pour militaire. C'est ce défaut fait aux qui que je ne m'en prends pas hommes de mon d'avancement. reçu mais tous les jours poliment. moins estimé. donc si l'ennui J'espère que. On ne leur faveur un certain prend qu'avec m'en Quand hameçon. n'empêche lise ce on n'y trouvera pas qu'on livre. je suis dans une inférieure. peu Cela.UN CERTAIN roi ne HAMEÇON pouvait pas 63 faire ans dans ce salon. Admirableposition ment content surtout quand je suis à deux cents lieues de mon comme chef. pas de la rancune contre les hommes. au moment où Napoléon m'endans la 7e division. Mme la Comtesse voya femme d'un me dit Daru. je négligeai devenu bourgeois une bonne fin. ma main. » J'eus préfet grande quelque lieu de croire de Touqu'il s'agissait louse. Sans ministre. aujourd'hui. elle se femme. cette maudite vous alliez être invasion. de ville. J'ai vécu dix .

mon 1. (Note de Colomb. par l'autre la ville. l'un amants deux pour l'un aussi la campagne. presque que j'étais fort soufaisait le thé. le colonel. fort timide. en sont convaincues. effroyable peur une chose et comme Mais je la regardais en Elle se vengea un être. de toute je ne lui parlais vent. grande avait tout à fait dominée l'habitude.) . général aujourd'hui du du corps fait garde bonnel. paresseuse. dangepas car elle n'aurais reux réussi. Cet je arrangement que crois Je d'années. non pas comme semaine fois par trois ou quatre répétant Elle fou. ne sais combien que l'amant Scheffer le peintre c'était qui était était de ville l'amant la campagne de CarM. la soirée. elles de chambre. disgracieux pour a duré l'autre. un être léger. fois les femmes et. qui s'était Lafayette. je jamais et avait hommes deux s'en tenait à ses de devenir une grosse.64 SOUVENIRS D'ÉGOTISME fit Montcertin Mme de 1. et bien faite. et il est très vrai que. quand » on les chasse. Laubépin. de le galant faire J'aurais dû auprès n'était cela Mme Montcertin. ennemie. général de Mme de ou dix nièces les huit Un jour ce que c'était lui demandèrent Montcertin une « C'est elle répondit l'amour que dont on accuse vilaine chose quelque sale.

60 ans le général Lafayette. presque toutes blondes au teint éclatant et à la commune (il est vrai figure que j'arrivais étaient en bataille d'Italie) qui rangées sur le divan il fallait saluer bleu. ans M. de Lafayette ou leurs amies. (Vrai citoyen Unis de d'Amérique. Victor de né vers 1785 Tracy. Entre les quinze ou vingt petites-filles de M. par Je Mme de pris longtemps Georges une religieuse Lafayette pour que Madame de Tracy avait retirée chez elle par charité. et son fils Georges Washington des EtatsLafayette. un moine avec auteur. Il fallait saluer aussi le grand M. mon un fils. parfaitement pur toute idée nobiliaire. Georges de Laubépin. Sarah de sa (Madame femme. sent. trop maigre) deux Mmes de Lafayette et filles. et un modèle de la beauté jeune brillante. M. Avec cette elle a des idées arrêtournure. Mme la comtesse de 63 Tracy. de Laubépin. du Mémorial. nourrit. . avait amie.) Mme de Tracy.LE DIVAN BLEU 65 où elle moment m'offrait du thé. qu'au La quantité de personnes il auxquelles fallait demander de leurs nouvelles en entrant dans ce salon me décourageait tout à fait. le comte de Tracy. Tracy. qu'il Toujours préil dit huit ou dix mots soirée. délicate un peu et anglaise.

(J'ai et à Brunswick. haute Madame six et cela fort aimable. assez sur ce défaut Je n'insistais pas de chez le feu me chassa physique .66 tées avec SOUVENIRS D'ÉGOTISME si elle était comme aspérité ou cinq elle avait Or. du el du dont le livre Rapporl physique ma bible à seize ans. debout. des anciennement à l'adorable simplicité à été intendant bonnes Allemandes. fille de filles au moins Mme de Maubourg. au fus chassé la diable par leries. de Tracy paraissaient me mena chez rue des Vieilles-Tuielle. Lafayette. célèbre le père Cabanis. Une la délicatesse de nerfs et dedans dix chambre fermée personnes me un assises suffisaient donner pour tommalaise et presque me faire affreux. M. j'en toute chaleur. parfaitement à dormir accoutumé moi. M. quatre janséniste. de Tracy avait du matérialisme. avait été moral. de Cabanis et sa fille. en avait ou six.) Sagan (Silésie) du été l'ami intime M. malgré pieds dans ce salon. j'avais italienne. fermée ber. pour aux yeux et au caracque j'étais parlants et plus tère décidé des belles Milanaises. bien Qu'on juge de la chambre avec un feu d'enfer. Il m'a cinq ans pour les unes des fallu dix distinguer toutes ces blondes disant autres figures mais des choses convenables. Dans ce temps-là.

Mlle ses six Cabanis. prétendu sculpteur. Dupaty. M. voulait se marier elle un épousa petit danseur avec une bien perruque soignée. de M. cheval se morfondait dans un coin pauvre de l'atelier. plus plus vide de chaleur. du Louis XIII de la place à cheval Royale. sur une de mulet. petite politique ménage. auteur Dupaty. d'élan. malgré pieds. de Tracy ne me l'a J'aurais un mot pu dire de Tracy. Il était difficile d'être et convenable. professeur était d'être membre de l'Académie des InsPar une contradiction criptions. mais en ce à et même gauche plaisir . bien méticuleux dans toute sa de Le but. M. homme. M.M. si proprets. Le dernier des métiers que ce brave ces Parisiens si soignés. bourgeois. d'imprévu. était de plus très il aurait dû rester militaire. DUPATY 67 Madame jamais à Mme Cabanis. pour si convenables. effroyable. etc. j'étais un peu en ce temps-ci. espèce Ce mulet est un cheval arabe que je chez M.. de grec. brave Je connus chez Mme Cabanis un honnête mais bien bien étroit homme. si poli. M. la comtesse temps-là. dans ses idées. unique Thurot. Ce voyais beaucoup Dupaty. pardonné. Dupaty me faisait grand accueil comme écrivain sur l'Italie et auteur d'une histoire de la Peinture. c'est la sculpture.

quarts pas dans les déparsont morts. . de Tracy et M. Cela nous à bientôt sa femme. M. je jamais que par parlais trouva imprudent.68 cet SOUVENIRS D'ÉGOTISME sans homme. au moins six mois queraient. Tout de là serait émigré qui sortirait impifusillé. Ils pourraient choisir un par dans les pays Mais s'ils étrangers. je les exilerais ou trois tements des et deux Pyrénées ou cinq voisins. qui. je réimdéclarant les livres des émigrés primerais un pouvoir a usurpé qu'il que Napoléon Les trois n'avait en les rayant. toyablement « Leurs biens rendus par Napoléon. mais ultra libéral. séjour couraient le monde de intriguer. armées. supérieurs deux Les de émigrés jouiraient arpents. pour de l'année. Thurot me Un jour. pour plus » pardon. était sur sa lia d'abord. pensions francs an. deux mille et trois mille de mille. vendus en non à morceaux. me les demandèrent ma je politique. laquelle bourgeoise me ne force. pas qui ne se mouchait vanité à ménager quelque qui songer distance influer à mille lieues de pouvait nomination à l'Académie. Je ferai cerner ces quatre deux ou trois départements par petites bivoual'effet moral. ma aliénai tous deux par réponse « Dès que je serais au pouvoir.

un baiser sur la bouche. Le fait est que je ne l'aimais oublier pas assez pour Elle l'avait oublié. avant d'en venir nous nous Mais. elle me dit au milieu de son salon « J'ai un mot à vous dans un condire. jamais Elle était extrêmement extrêmecoquette. passage qui duisait à une antichambre heureuseoù. L'extrême bienveillance de cette jeune femme m'a consolé de bien des irréussites. je semblais étiolées la politesse de Paris. parlant toujours de beaux liée avec tout ce qu'il hommes. de (roman Voltaire). Je partis le lendemain et tout finit là. de brillant dans les loges de l'Opéra y avait Buffa. là. Si eu la prudence de point j'eusse lui faire elle comprendre que je l'aimais. Une par femme admira mes jeune présente idées. en eût probablement été bien aise.CONSOLATION 69 de MM. un peu ne soit J'arrange pour qu'elle reconnue. ment de occupée parure. » et. Je n'ai été son amant tout à fait. Les . A l'un de mes départs de Paris. que je ne suis pas beau. et surtout l'excès avec d'imprudence lequel elle vit en moi le Huron je me livrais. Thurot et de Tracy figures de ce s'allongèrent pendant l'explication atroce à ces petites âmes plan. ment il n'y avait elle me donna personne. je le lui rendis avec ardeur.

Ennuyé pas soufort contrarié de m'ouvrir du portier. loger . si froides. disait de moi. l'espion M. Hôtel des Lillois. d'ailleurs des propos atroces On n'a que pas idée elle dit Un jour l'on apprend. chez M. de Tracy bêtise Cette plut liaison cette publique pas pardonnait cette actrice avec (autant qu'innocente) célèbre. plusieurs parlâmes fidèleracontait Elle me en Champagne. Police est ce que ici un ministre de la Avoir doux dans les amours. tout le mal à ma demande. Je logeais à cent n° 63). au n° 47. elle avait un ton Elle avait charmant. heures du matin. de a dit M. à trois vent je finis par hôtel le même dans que Mme Pasta. j'allais de la Bibliothèque. assiduité ailleurs heure A quelque que mes soirées chez Mme Pasta se terminassent. de plus je trouve de Paris. qu'on ment. l'air désapprouver. d'avoir ne me M. ni de ni d'approuver.70 SOUVENIRS D'ÉGOTISME on dit comme années. de la colère de là. que » un bénéfice. c'est Céline de la chose Le piquant que de l'espion. vis-à-vis (rue Richelieu. Beyle a un voilà « Ah qui Tracy vient Mme Pasta habit on voit neuf. me le propos qui rapportait de mon elle-même était jalouse peut-être chez Mme Pasta.

ravi d'entendre et respiparler milanais. les larmes troisième. parfaitement aveugle Pendant tout un été. Y travailler à Paris me faisait voulu l'arranmal. qu'une caprices. Le salon de Mme Pasta était le rendez-vous de tous les Milanais venaient à Paris. quarante mille francs de rente. yeux. à Milan. conduite. je serais parvenu à me perdre. j'entendais prononcer le nom de Métilde. J'eus le plus tort de ne pas consulter grand mon amie Mme de Ma Tracy. J'étais à tout cela. au et je corrigeais. de uniquement Cimarosa et de Mozart. jusqu'au silencieux. C'est un livre écrit au crayon à Milan. colonel.DE L'AMOUR 71 Quinze jours diminué après je me trouvai de 70 dans le salon de Mme de Tracy. par hasard. J'aimais non la passionnément pas mais la musique musique. avec Marquis. j'ai joué au pharaon jour. Les hommes de lettres disent « Dans SOUVENIRS D'ÉGOTISME 7 . par Je môntais dans ma charmante chambre. chez Mme Pasta. apprit que je passais ma vie chez une actrice. Cette idée finit de la peut-être guérir. aux les épreuves de l'Amour. dans mes intervalles lucides. Par eux qui quelquefois. rant l'idée de Métilde tous les sens. Métilde. je n'ai jamais ger. à cette n'est suite de époque.

j'admire de M. de Saint-Jean-d'Angély. je veux Or. être vrai. Quel tout. un certain sans succès de degré grand de charlatanisme même et d'impudeur . ce miracle des les trois dont une société dans quarts effrontés aussi des charlatans sont acteurs M. nuance donner quelque bonne n'est que pour La règle française l'Hisloire exemple un livre d'histoire. un livre on ne sait faire sées ingénieuses. je fais ressemblanl. La préface chez M. vraiment le style académique. la de Régence. le comte connu beaucoup j'ai modèle un pour passer Beugnot). si le seul but d'un qu'en non une idée de est comprendre faire faire sentir. livre France. en même temps s'il espère d'émotion. Gérard de la Révodu siècle Un des caractères ait point c'est tion n'y qu'il (1789-1832).72 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avoir des penon peut les pays étrangers. Lemontey que (avare. Magendie le baron où M. à mon séance. » Oui. quelques une ceci comme écrivant Mais peut-être. Je plairais presque ainsi la d'arranger si je peine prenais du présent morceaux bavardage. avant de ce siècle serait dans comédie. à trente par lettre. de Lemontey. par dont M. aux sûrement sots. le comte ou Regnault que M. peut de ce style académique. pages insu.

Je fus scandalisé et prétendis faire l'article un seul pour Bientôt exemplaire. M. C'était une Anglaise de l'esprit. Aussi M. Fauriel n'a-t-il aucune réputation. Fauriel. beaucoup petite pieà demi-bossue. le faire insérer dans ne sais je quel journal où alors (pour en quinze jours) j'étais faveur. le seul exemple à moi connu de non-charlatanisme les se mêlent parmi gens qui d écrire.M. grièche Mlle Clarke. seulement faire un bel article mais encore d'annonce. Mais ceci se en 1826 ou 27. M. le libraire me Bossanges fit offrir d'un cinquante de ses exemplaires si ouvrages non je voulais. FAURIEL 73 décidé. Mérimée dorcet). ne fut (ce femme qu'une à plaisir phyallait chez une sique). J'avais connu chez Mme Cabanis un homme n'est qui. M. qui avait . de Lafayette seul est au-dessus du charlatanisme ne faut qu'il conpoint fondre ici avec l'accueil arme obligeant. Fauriel amant de Mme Con(l'ancien avec M. le dégoût de faire ma cour à des faquins sales me fit cesser de voir ces journalistes et j'ai à me reprocher de ne pas avoir fait l'article. Un jour. C'est. pas charlatan. certes. traité avec Mme mépris à sa par mort Condorcet. passait Revenons à 1821. nécessaire d'un chef de parti. et moi.

de laquelle je cessai son parti. de Mme Belloc de la superbe (femme figure étonnamment ressemblait du peintre) qui à Lord beaucoup. que j'arrivais parce vous « Ne voyez-vous que pas avec Mme Belloc ? votre temps perdrez Mlle avec Elle fait l'amour Montgolfier avec de beaux horrible monstre (petit » yeux). alors M. beaucoup goûtait qui vite chez mena bien mon me mérite. de Guillaume. s'élèvent et Victor Jacquemont MM. Mlle Clarke an Au bout d'un à la suite d'Allemand me lit une querelle et Monsieur de la voir. prenait pour qui Machiavel. dont bien me fâche. était au moins Tracy . qu'alors un me homme Un fin. Je étourdi. j'aimais Byron. mois connaissances de ces mes premiers de Mme la comtesse à Paris. j'y de l'histoire auteur ami Augustin Thierry. mais on ne saurait dur et tortu. prit Fauriel. Peut-être en est-il quelque ou deux. fus et de mon machiavélisme.74 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un esprit comme le nier. de cette dame. de mon retour à la même hauteur. amour et de mon prétendu pour Mme Belloc.Fauriel de toutes au-dessus à une immense hauteur. de l'amour et encore plus chose. me dit d'Italie. de la conquête qui. mon retrouvai Mademoiselle Clarke. là. Fauriel. du chamois les cornes sec. faisait Je fus frappé et le beau la pluie temps.

Le lecteur sait à quoi s'en tenir allé fois chez les filles. moiselle Clarke croit fermement je que suis un monstre un monstre d'immoralité surtout. les conséquences à tirer de chaque anecdote nouvelle et bien forment de prouvée. 24 juin Voici ma vie à cette 1832. je surprenais toutes mes connaissances. d'enfance. Alexandrine. J'étais un monstre ou un Dieu. bien loin la conversation la plus intéres- . époque Levé à dix heures trouvais à je me dix et demie heures au café de Rouen. mon ami juste. où je rencontrais le baron de Lussinge et mon cousin Colomb ( homme intègre. raisonnable. Le raisonpar la littérature nement à perte de vue sur cette matière. Encore toute la société de madeaujourd'hui. St-Jean. c'est ces deux êtres ne comque absolument rien à la théorie du prenaient cœur humain ou à la peinture de ce cœur et la musique.) Le mal.MA VIE 75 Au ou scandalisais fond. je n'étais qu'une et l'on se souvient de mes succès peut-être de cette fille d'une céleste auprès beauté.

grands Puisque ne ne je puis l'oublier. à force seux. j'accompagnais bureau. encore. jalouse Quel être supérieur M. Nous prenions et par les quais. tasse au café de Rouen. Mon ami l'excellent Crozet d'enfance. à charge. de café et deux à son Lussinge les Tuileries par arrêtant à chaque brioches. l'ombre et un sous de fraîcheur les peu marronniers des Tuileries. en chef du de (ingénieur département excelle dans ce genre. Mais sa l'Isère). pénible impossible. de conde ce genre pas non plus le goût versation. d'années. devient l'esprit pareset le mouvement du cerveau. ferais-je pas mieux de me tuer ? me Tout m'était disais-je. me l'a enlevé nombre femme. surtout la province vieillissent étonnamment un homme. nous marchand Quand d'estampes. d'être devient et bientôt rare. je quittais le moment affreux de la journée Lussinge moi. la commençait J'allais. J'avais en les restes de 1821. avoir Après notre excellente savouré. que j'estime tant. depuis de notre amitié.76 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sante moi. Par la suite il's'est trouvé pour n'avait que Mérimée. Le mariage et zet. pour par chaleur de cette chercher grande année. Crodommage Quel que s'il eût habité Paris. .

cinq je volais à la table d'hôte de l'hôtel Bruxelles. yeux de bœuf. les lisais aux Tuileries et souvent je je baissais le livre à Métilde. Libéral plaît trouvais les libéraux outramoi-même. je vois que j'ai conservé un souvenir triste et offensant moi de tout ce que alors. VIE cette 77 la d'Italie passion pour peinture fait écrire sur ce sujet en 1816 qui m'avait et 17. pour je voyais Le Louis avec ses gros XVIII. sombre. J'allais au musée avec un billet que m'avait La vue de ces Lussinge procuré. plus Quand rencontrais le nom français je correspondant dans un livre. traîné lentement ses six par gros rencontrais sans chevaux. le brave gué. pour songer L'intérieur de ma chambre solitaire était affreux moi. Enfin. je que cesse. je Lussinge. particulièrement J'achetai de Shakesquelques pièces édition à 30 sols la peare. chefs-d'œuvre ne faisait me que rappeler vivement Brera et Métilde. anglaise. cinq originaux cotoie le chevalier d'hôte. je changeais J'ai bien de souvenirs de ces jours. ennuyé.MA. de retrouvais fatiLà. de couleur. je niais. pour heures arrivaient. geusement Enfin. peu tous se ressemblaient. espèce qui . Tout ce qui qui à Paris me faisait horreur. l'élégant ou six de table Poitevin. Barot. me faisait horreur. pièce.

ministériel et maire de Strasriche. LusCourvoisier. singe le dîner. première des leurs bourgeoises rivales. avait la tournure. célèbre. . excellent d'un avare garçon qui. Barrai. Je ne parlai pas son homme assez Un beau-père. Alpy aide de camp autrefois je reconnus du général Michaud et qui allait chercher les bottes du général. plus M. garde l'avait connu à Besançon. des sceaux.78 SOUVENIRS D'ÉGOTISME d'industrie subalterne de d'un côté et le conspirateur A cette table d'hôte M. élégantes était un supplice moi. élégants des filles de la classe et garde. maigre. gendre Kensinger. Il y et bavard me grand. le café était encore un Après bon moment tout au contraire moi. Etre dans ce lieu-là. pour de la promenade au boulevard de Gand. commençait l'autre. avait un peu du feu sacré de Jean-Jacques ses phrases en faveur des Rousseau dans Bourbons la table trouvait plates que toute et ridicules. pour un rencontrais de mes amis Là. jaune frappa. bête. Cet homme officier autride la grâce. Etonné. à ce colonel ni a bourg. d'un antipode il devint c'est tard chien. rendez-vous des des officiers de la subalternes. je le revis là colonel et de M. petit-fils à trente ans à rescélèbre. fort à la mode et rempli de poussière. je le comte de bon et d'enfance.

M.

DE

BARRAL

79

triste passion. M. de semble, Barral, ce avait au ayant qu'il jeu, lui et le je prêtai quelque argent je forçai à partir Son fort pour Naples. père, lui faisait une de homme, galant pension 6.000 francs. Au bout de quelques de années, Barral, retour de Naples, me trouva vivant avec une actrice charmante, qui, chaque soir, à onze heures et demie, venait s'établir dans mon lit. Je rentrais à une heure, et nous avec une froide et du soupions perdrix vin de Champagne. Cette liaison a duré deux ou trois ans. Mlle Bayreter avait une fille du célèbre le marchand amie, Rose, de culottes de peau. le célèbre acteur Molé, avait séduit les trois filles charsoeurs, mantes. L'une d'elles est aujourd'hui Mme la marquise de D. de chute Annette, en chute, vivait alors avec un homme de la Bourse. Je la vantai tant à Barral qu'il en devint amoureux. Je à la persuadai Annette de son vilain jolie quitter agioteur. Barrai n'avait exactement francs pas cinq le 2 du mois. Le ler, en revenant de chez son avec cents il francs, banquier cinq allait sa était en gage montre, dégager qui et jouer les cents francs lui quatre qui restaient. Je de la peine, pris je donnai deux dîners aux parties belligérantes,

sentir En

des atteintes ce me 1810, tout perdu

de

cette

80

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

chez aux et enfin Véry, Tuileries, je perà Annette faire suadai de se l'économe du comte et de vivre avec lui des sagement cents francs donnés le cinq par père. il dix a ans ce Aujourd'hui que (1832), y dure. Barrai Malheureusement, ménage est devenu riche il a 20.000 francs de rente au et avec la richesse est moins, venue une avarice atroce. En été très amoureux 1817, j'avais d' Annette jours pendant quinze après lui avais trouvé les idées étroites quoi, je el parisiennes. moi le plus C'est pour grand à l'amour. remède Le soir, au milieu de la du boulevard de Gand, poussière je trouvais cet ami d'enfance et cette bonne Annette. Je ne savais leur dire. Je que d'ennui et de tristesse les filles périssais ne m'égayaient point. vers dix les heures et Enfin, demie, Mme chez Pasta le pharaon, et j'allai pour le d'arriver le et j'avais chagrin premier d'être réduit à la conversation toute de de la Rachel, cuisine mère de la Giuditta. Mais elle me parlait milanais; quelquefois avec elle quelque nouje trouvais nigaud, vellement arrivé de elle Milan, auquel avait donné à dîner. Je demandais timidement à ces niais des nouvelles de toutes les jolies femmes de Milan. mort de Je serais plutôt que

LE

PHARAON

81

d'euxquelquefois, Ces soirées mêmes, parlaient. faisaient dans ma vie. Enfin le époque dans pharaon commençait. Là, plongé ou gagnais une rêverie je perdais profonde, trente francs en heures. J'avais quatre tellement tout soin de mon abandonné honneur que, quand je perdais plus que ma disais i n'avais dans je poche, je qui Voulez-vous monte chez gagnait que je moi ? On répondait si figuiri Non, ? Et je le Cette ne payais lendemain. bêtise, que me la souvent donna réputation répétée, dans d'un Je m'en la pauvre. aperçus, l'excelaux lamentations suite, que faisait il lent le mari de la Judith, Pasta, quand ou me trente trente-cinq voyait perdre les yeux francs. Même avoir ouvert après sur ce détail, je ne changeai pas de conduite. nommer Métilde ils m'en

mais

que que vont annoncer vous vous journaux que êtes brûlé la cervelle. chancelier et bientôt sera d'Angleterre. je Ma première idée de Londres me vint ainsi en 1821. de suicide avec le célèbre je parlais lord Brougham (aujourd'hui Brougham. Cela est à dégoûter de se tuer. et ensuite entrer dans votre vie chercher les privée pour motifs ?. à Milan. lettre de crédit de mille écus sur Londres. il me n'avait à moi répondit qu'il plus cent francs. je crois. le fis venir et je partis. . qui mort à force de travail. Peut-être dates dans trouverai-je quelques mes livres. Un jour. mon banquier. J'avais de que vingt-six l'argent je ne sais où. vers 1816. M.) de me dit — Quoi plus désagréable. à Grenoble peut-être.CHAPITRE 6 une date sur j'écrivais QUELQUEFOIS un livre et l'indicaque j'achetais tion du sentiment qui me dominait. de me donner une M. Je ne sais comment trop j'eus l'idée d'aller en J'écrivis à Angleterre. l'idée tous les Brougham.

par Cette idée de me promener en mer me séduisit. à mon premier kespeare voyage en Angleterre. que de prendre l'habitude d'aller se promener sur avec les bateaux mer. Je n'avais rien vu de Shaen 1817. répondis-je. envie de mettre cela j'avais à cette ma tombe. accident. . Mozart et Shakespeare.84 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de plus Quoi simple. Le seul écrivain lisible moi pour était me faisais une fête Shakespeare. pêcheurs ? Un de gros on tombe à la mer jour temps. je de le voir jouer. Je n'ai aimé en ma vie que avec passion A Milan. Cimarosa. Je tranquillité que voulais une tablette de marbre de la forme d'une carte à jouer. de dans la tombe. sur en 1820. Je pensais chaque jour bien croyant que je n'aurais inscription.

anima amo Adorava Cimaroza. mai 1800. graver en caractères majuscules. Là j'ai trouvé et les plus plaisirs grandes tout ce qui fait la patrie. trouvé les j'ai désire ma passer sur une barque .INSCRIPTION 85 ERRICO MILANESE BEYLE Visse. 18. de balancé Que fois. Quest' scrisse. Shakespeare aucun N'ajouter signe ment faire plat. suis arrivé à Milan en je cette ville. vieillesse et mourir. j'aime les plus grands là surpeines. Mori il Mozart de è anni. Là je premiers plaisirs. aucun ornesale. cette inscription Je hais Grenoble.

rais bien français plus L'esprit dans les théâtres de Paris trouvais que je faire m'écrier me allait presque jusqu'à Canaille! haut Canaille Canaille tout acte. je laisse la dans le cimetière qu'on place je prie au Montmorency. Campenon. le premier Je sortais Quand après était à la musique française jointe l'esprit allait me faire l'horreur jusqu'à français. et faisant vœu de des grimaces ridicules de deux ans ne pas rentrer à Feydeau ce serment. je caplabis frigus opacum faire cette de quoi tablette. Longueville Par au théâtre sa loge Feydeau. Mais surtout je pas rien de rien de d'autre monument. la Treneuil. je n'y faisant fuis au bout d'un quart d'heure. en 1821. me donner en faire des grimaces et specdonna un Mme de me tacle. même Si . m'inspirait horreur. à la poésie de Legouvé. ce genre. Mme de Genlis. près exposée désire n'avoir levant. d'Andilly. j'ai tenu aux romans de Tout ce ressemble qui MM. personne. Je l'abhorj'abhorre vaudevillique. parisien.86 solitaire me disais Hic SOUVENIRS les ondes par avec délices D'ÉGOTISME du lac de Côme. jour menai Je m'enbonheur. Jouy.

Je n'avais que je partis pour que du Paris. tout plat le monde ainsi. mais sans aucune idée d'amour terrestre. II en concluait doute M. J'avais son amitié mon de conrepoussé par peu fiance. femme. avait alors soixante-trois ans. je vois sur le bord de aujourd'hui que j'étais l'intime amitié. Un s'est critique qui moqué de moi un tout autre sentim'inspire ment. fois Je rejuge. J'étais dégoût pour aveugle. Ce fut. à chaque que je relis sa critique. S . a raison de lui ou de qui moi. dû demander des conseils à j'aurais Madame le comtesse de Tracy. en septembre 1821. J'aurais dû être l'ami. Campenon avait fait une Jouy de de sanglante critique quelques-uns mes écrits. profondément dégoûté SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Lussinge se moquait de mon insupportable orgueil ma haine convulquand je lui montrais sive. Je ne sais si j'aurais réussi alors comme mais clairement amant. ce me semble. Cette femme adorable et de moi aimée comme une mais comme une ex-jolie mère. Londres. J'aurais dû ne pas repousser le renouvellement de connaissance avec Mme la comtesse Berthois. non. J'étais au désespoir. En pense 1821. de que sans ou M.DEGOUT 87 Rien de plus à écrire en 1832. ou pour mieux dire de la vie de Paris. non l'amant de Céline.

commencement du second volume de l'Histoire de la Peinlure. guère Parmi les deux me complimenteurs. défauts. cinquante ans. Les pièces de Shakespeare et l'acteur Kean furent (prononcer Kîne) cet événement. Je regarde et mes comme j'ai toujours regardé ouvrages des billets à la loterie. grand et fort bel ressemblait étonnamhomme. Je n'estime que d'être en 1900. Jupiler encore fou du sentiment j'étais qui m'avait fait ans le écrire. flattèrent. réponse me trouver bien et bien gauche peut-être Je suis accoutumé orgueilleux. de L'un. répondu. Et le fait et peu compliment nous ne savions dire. des gens venaient me faire qui compliment sur un de mes avais fait ouvrages j'en bien alors. . réimprimé Pétrarque sur son latin de comptait poème l'A frica et ne songeait à ses sonnets. Il fallait spleen mettre une colline entre moi et la vue du dôme de Milan. que nous Ces complimenteurs s'attendant parisiens. ment à Mansuetus.88 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de Je trouvais tous les me voulu un être autre. quatre auparavant. j'aurais J'allais à Londres chercher un remède au et je l'y trouvais assez. je trouvais. Ce complimenteur si moi surtout. à quelque de devaient vaudeville. Assez souvent dans la société. En 1821. à paraître le contraire de ce que je suis.

et sans la retenue française. ne parlait de sa bravoure. travaillant les pour journaux. jamais Je trouvai M. tortillage Le second avait des complimenteur cheveux blonds anglais bouclés. Le pauvre Edouard Edwards avait une autre il était naturellequalité ment et brave. dans l'armée je crois. Se trouvant avec un auteur franil se crut de çais. s'il est possible. suite. Il s'appelait di Fiori et se trouve le aujourd'hui cher de mes amis. superbes. qui tout avec une vanité pius que française. vais sur le pavé de Londres sujet et commissaire dés guerres. J'avais sur le paysage compté .ÉDOUARD EDWARDS 89 bel homme avec l'afféterie des parlait lettres de Voltaire il avait été condamné à mort à Naples en 1800 ou 1799. bien qu'il ne fut pas chevalier je m'étonnai d'industrie. commandée le duc d'occupation de par Dans la Wellington. et fit mon obligé parler bonheur. visant à faire calembour quelque célèbre. Il pouvait avoir environ trente ans et Edouard ancien s'appelait mauEdwards. quand j'appris avait été mauvais sur le pavé qu'il sujet de Londres. Edouard dans la diligence de Calais. parfaitement Tellement naturellement se vantait de que lui. Nous plus avons été dix ans sans nous alors comprendre je ne savais comment à son répondre petit à la Voltaire.

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SOUVENIRS

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a rien de si plat m'amuser. Il n'y pour la route moi du par moins) que (pour etc. Ces Montreuil-sur-Mer, Abbeville, au blanches se dessinant routes longues ondulé un terrain loin sur platement mon malheur sans le bavarauraient [été] d'Edwards. dage de Montreuil et la les murs Cependant à me rappelèrent tout faïence du déjeuner fait l'Angleterre. un nommé Nous avec Smidl, voyagions intridu plus ancien secrétaire petitement d'Etat M. le conseiller des hommes, gant connu chez Mme NarFréville, que j'avais 4. Ce pauvre rue des Ménars, Smidt, dot, avait fini être d'abord assez honnête, par M. Decazes l'envoyait espion politique. d'Aix-laaux eaux dans les congrès, et à la fin, intriguant Toujours Chapelle. de facteur changeant je crois, volant, Smidt me rentous les six mois, un jour de et me dit que, comme contra mariage il allait convenance et non d'inclination, duc la fille du maréchal Oudinot, épouser a un régiment de Reggio, à la vérité, qui, à l'aumône de et demandait filles, tous les six mois. Louis XVIII cher lui mon ce soir, ami, Epousez tout dis-je surpris. Mais jours j'appris, quinze M. le duc Decazes, apprenant que après, malheureu-

CALAIS

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la fortune de ce pauvre Smidt, cru obligé d'écrire un mot au beauMais Smidt était assez bon diable père. bon et assez compagnon. A Calais, fis une sottise. Je grosse je à table d'hôte comme un homme parlai un an. Je fus très qui n'a pas parlé depuis de bière gai. Je m'enivrai presque anglaise. au Un demi-manant, capitaine anglais à fit petit cabotage, objections quelques mes contes, et en je lui répondis gaiement bon enfant. La nuit, une j'eus indigestion la de ma vie. terrible, première Quelques Edwards me avec mesure, dit, jours après Calais chose très rare chez lui, qu'à j'aurais dû vertement et non gaiement répondre au capitaine anglais. l'ai commise Cette faute horrible, je envers une autre fois en 1813, à Dresde, M. fou. Je ne de depuis manque point une telle chose ne m'arriverait bravoure, dans ma jeunesse, Mais, plus aujourd'hui. Toute fou. quand j'improvisais, j'étais mon intention était à la beauté des images de rendre. L'avertissement que j'essayais moi comme le de M. Edwards fut pour chant du coq Saint-Pierre. Pendant pour le deux nous cherchâmes capitaine jours tavernes dans toutes les infâmes anglais ces sortes de gens de près que fréquentent ce me semble. la Tour,

sement s'était

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Le second Edwards me dit jour, je crois, avec et même mesure, politesse élégance met de « Chaque nation, voyez-vous, certaines à se notre manière façons battre à nous, est etc. » Anglais, baroque, etc., Enfin le résultat de toute cette philoétait de me de le laisser sophie prier parler au capitaine il y avait dix à parier qui, contre cent, national malgré l'éloignement les disait n'avait pour Français, qu'il nullement eu l'intention de m'offenser, etc. Mais si l'on se battait, Edwards me enfin, de se battît à suppliait permettre qu'il ma Est-ce vous vous f.z place. que de moi ? lui dis-je. Il y eut des paroles mais enfin il dures, me convainquit avait de sa part qu'il n'y de zèle et nous nous remîmes à qu'excès chercher le capitaine. Deux ou trois fois, sentis tous les de mes bras se hérisje poils ser sur reconnaître le capimoi, croyant taine. J'ai m'eût pensé depuis que la chose été difficile sans ivre Edwards, j'étais de de et de bière à gaieté, bavardage Calais. Ce fut la première infidélité au souvenir de Milan. Londres me toucha à cause beaucoup des promenades le long de la Tamise vers Little Chelsea là de (little chelsy). Il y avait maisons de rosiers petites garnies qui furent moi la véritable Ce fut la pour élégie.

HYDROPHOBIE

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1. fois que ce genre fade me toucha première mon Je comprends aujourd'hui que malade. J'avais âme bien était toujours à une horreur hydrophobique presque La conversade tout être grossier. l'aspect tion d'un de province grosgros marchand sier m'hébétait et me rendait malheureux la tout le reste de pour journée, par Durand le Charles riche exemple, banquier avec amitié. de Grenoble, me parlait qui donné Cette d'enfance, qui m'a disposition tant noirs de quinze à vingtde moments si revenait avec force. J'étais cinq ans, conmalheureux les figures j'aimais que l'état dans nues. Toute nouvelle,qui figure de santé alors m'amuse, m'importunait. à Tavistock Le hasard me conduisit l'hôtel des C'est Covent-Garden. Hôtel, viennent à aisés de la province, qui, gens ouverte Londres. Ma chambre, toujours avait dans ce pays du vol avec impunité, huit de large et dix de long. Mais, pieds un en revanche, on allait dans déjeuner avoir cent pieds de long, salon qui pouvait haut. on trente de large et vingt de Là, et tant voulait tout ce qu'on mangeait sous voulait (deux qu'on pour cinquante
1. En 148e Reçu cinq page. hier 20-24 juin 1832, jours, 1832. juin Rome, de une lettre Cachemyr, j'en juin suis ici, 1831 id ,de est Vicà

la

tor

Jacquemont.

tard. beaucoup l'air malheureux. je n'ai eu de malheurs. Il n'y avait ni affectani fatuité et bruyantes. . l'angle à Tavistock. qui. nom aussi à quelque disgracieux. Le déjeuner me faisait tounon une heure ou deux jours passer pas comme une mais une bonne diversion. à lire machinalement les jourJ'appris naux au fond ne m'intéresanglais. ou l'on devant vous un l'infini. j'ai bien malheureux sur cette même de place Covent-Garden au Ouakum ou Hôtel. plaçait morceau de bœuf rôti de quarante livres avec un couteau bien tranchant. 25 juin.94 SOUVENIRS D'ÉGOTISME On nous faisait des beefsteaks à shillings). moins malheureux j'étais dans ce salon. Lion. 1826. pas On ne donnait encore point Shakespeare le jour de mon arrivée à Londres j'allai à Haymarket ce me était semble. françaises Cela me convint. qui saient Plus en été point. Je trouvais là tous les matins une trentaine de bons Anglais marchant avec et avec gravité. Ensuite venait le thé pour cuire toutes ces viandes. Ce salon s'ouvrait en arcades sur la place de Covent-Garden. heure. De 1826 à opposé 1832.

RICHMOND

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l'air malheureux de la salle, assez. je m'y She Io comédie de sloops conquer, m'amusa infiniment [Goldsmith], à cause du jeu des joues de l'acteur faisait le qui mari de miss s'abaissait [Richland], qui c'est un le des pour conquérir peu sujet de [Fausses Marivaux. Une Confidences] fille à marier se déguise en femme jeune de chambre; [ce] beau stratagème m'amusa fort. Le jour, dans les environs de j'errais souvent à Richmond. Londres, j'allais Cette fameuse terrasse offre le même mouvement de terrain que Saint-GermainMais la vue de moins en-Laye. plonge haut sur des d'une charpeut-être, prés mante verdure de grands arbres parsemée vénérables leur On n'aperpar antiquité. au du haut de la terrasse çoit, contraire, de du. sec et du Saint-Germain, que rocailleux. Rien n'est à cette fraîcheur égal du vert en Angleterre et à la beauté de ces arbres les couper serait un crime et un tandis besoin déshonneur, qu'au plus petit le d'argent, vend propriétaire français les cinq ou six grands chênes qui sont dans son domaine. La vue de Richmond, celle de me ma Windsor, chère rappelaient les monts de Brianza, Lombardie, Desio, la le sanctuaire Como, de Cadenabbia, Malgré amusai

ouvert.

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où se sont mes beaux Varèse, pays placés beaux jours. ces moments de J'étais si fou dans aucun bonheur souvenir que je n'ai presque tout au date distinct quelque pour plus sur un livre nouvellement acheté, marquer, où l'avais lu. La moindre l'endroit je fait si je relis remarque marginale que le fil de mes ce livre, jamais je reprends Si je ne trouve aucun et vais en avant. idées un le travail est souvenir en relisant livre, à recommencer. assis sur le pont Un soir, qui est au bas les de Richmond, de la terrasse je lisais c'est l'une Mémoires de Mme Hutrhinson
de mes

en dit un homme Bell moi. s'arrêtant droit devant vu en C'était M. B. que j'avais à Milan. chez Italie, Jersey, Milady cinM. B. homme très fin, de quelque de la être sans ans, précisément quante était admis bonne ( en compagnie y les classes sont marquées, Angleterre, des comme aux au Indes, parias pays la Chaumière Indienne). voyez Avez-vous vu lady Jersey ? à la connaissais Non trop peu je dit que vous et l'on Milan autres, voyaun à êtes perdre geurs anglais, peu sujets la Manche. la mémoire en repassant Mister

passions.

DÉGOUT idée Quelle Etre reçu reconnu me ferait ne que pourrait réception la plus Vous n'avez Allez-y. froidement, beaucoup me faire empressée. pas vu

97

n'être de plus de MM.

pas peine la plaisir

Hobhouse, Brougham ? Même réponse. M. B. avait toute l'activité d'un qui me demanda de diplomate, beaucoup nouvelles de France. Les de jeunes gens la petite bien élevés et ne bourgeoisie, sachant où se placer, trouvant partout devant eux les protégés de la Congrégarenverseront la Congrégation tion, et, par les Bourbons. l'air occasion, (Ceci ayant d'une au lecteur bénéprédiction, je laisse vole toute liberté de n'y pas croire.) J'ai cette placé phrase pour ajouter mon extrême tout ce dont que de dégoût me donna cet air je parlais apparemment malheureux sans on n'est lequel pas considéré en Angleterre. M. B. Quand comprit que je connaissais M. de La Fayette, M. de Tracy Eh me dit-il avec l'air du plus profond vous n'avez donné étonnement, pas à votre Il plus d'ampleur voyage dépendait de vous de dîner deux fois la semaine chez lord chez A. chez Holland, lady lady.

98 — Je

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

n'ai dit à Paris pas même que je venais à Londres. Je n'ai qu'un objet voir les de jouer pièces Shakespeare. M. B. m'eut bien il Quand compris, crut devenu fou. que j'étais La fois au bal j'allai première que mon d'Almack, mon banquier, voyant billet me dit avec un soupir d'admission, — Il ans, monsieur, y a vingt-deux que travaille aller à ce où vous bal, je pour serez dans une heure La étant divisée bandes société, par un bambou, la grande d'un comme affaire la classe homme est de monter dans supéet tout l'effort rieure à la sienne, de cette classe est de l'empêcher de monter. mœurs Je n'ai trouvé ces en France fois c'est les généraux de qu'une quand l'ancienne armée de Napoléon, qui s'étaient vendus à Louis à force XVIII, essayaient de bassesses de se faire admettre dans le salon de Mme de Talaru et autres du fauSaint-Germain. Les humiliations bourg vils ces êtres que empochaient. chaque Le jour rempliraient cinquante pages. Amédée de s'il écrivait Pastoret, pauvre ses en aurait de belles souvenirs, jamais a raconter. Hé bien je ne crois pas que les jeunes leur droit en 1832 gens qui firent aient en eux de supporter de telles humiliations. Ils feront une bassesse, une scélé-

J'eus une obligation à M. qui hors de nature pour qui n'est pas né dans les salons de 1780. mais si l'on se faire 99 commise en un jour. ressuscités de 1804 à 1830. on afficha Olhello Enfin. veut. 1821. fabrique que qui ne me pardonna de n'avoir jamais pas donné à mon Je ne me plus d'ampleur voyage. Je faillis être écrasé avant par d'atteindre mon billet de Les parterre. ne paraîtra les jeunes plus que parmi gens nés à Paris. Angleterre. Et Louis-Philippe prend trop peu de consistance pour que de tels salons se reforment de longtemps à Paris. le. Probablement le bill de réforme (juin va faire en la 1832) cesser. il m'apprit à revenir de Richmond à Londres par eau. Kean. moments d'attente de la queue me rappelèrent vivement les beaux de ma jours nous nous faisions écraser jeunesse quand . B. qui supporte femme d'un cordon bleu (Mme de Talaru). abjection que à mon de 1826 les j'ai comprise voyage dîners et les bals de l'aristocratie coûtent un argent fou et le plus mal du dépensé monde. d'une pas. assassiner ainsi à coups le c'est ce est d'épingles.OTHELLO ratesse. c'est un voyage délicieux. Cette tout de la bassesse. de gens tels M. doutais en 1821. par mépris. B.

Je l'excusais facilement: s'il fût né riche ou dans une famille de bon il ton. quelque froid. à peine les avec fait le coup gens qui j'avais me avec l'air bon d'épaule regardèrent et ouvert. Le malheureux veut un billet à qui Covent-Garden est dans des engagé pasde trois et sages tortueux. La tête d'idées ce remplie littéraires. ne serait mais fat bien pas Kean. dans ces affreux n'est qu'engagé passages la colère m'eût donné une force et quand à celle de mes voisins supérieure que je me dis Tout est ce soir plaisir impossible moi. Heureusement. à mon admiraplus je fus tout tion pour Kean. larges pieds. de mauvais ton. de planches le frottement des garnis que des patients a rendues habits parfaitement lisses. Il voyage paraît que Kean est un héros un crâne d'estaminet. La politesse des hautes classes de et France. . Nous nous dîmes mots quelques bienveillants sur les peines n'étant passées en colère. que je ne connaissais que les de mon de par hyperboles compagnon Edouard Edwards. probablement d'Angleterre. sottise de ne acheter pour Quelle pas d'avance un billet de loge dans le parterre.100 SOUVENIRS D'ÊGOTISME 1800 en voir la pour première représentation de Pinto an (germinal VIII).

KEAN 101 toute énergie. M. vient chez qui le général est allé en Lafayette. Le baron de et l'excellent Lussinge . que je m'attends on annonce quand chez M. Parfaitement par et parfaitepoli ment de toute tel pur est l'être énergie. de beaucoup d'étonnement.) Mon en voyant plaisir fut mêlé Kean. pendant en étudiant ces Alors leur jeunes gens. Améqui à sa rique doit être suite. et l'use si elle existait proscrit hasard. je crois. de Syon. M. de Syon ou tout autre homme du jeune Saint-Germain. affaire était grande la peur leurs cheveux que de arrangés à former un bourrelet façon d'un côté du front à l'autre ne vinssent à tomber. faubourg Et encore n'étais je en 1821 pas bien placé de toute pour de ces juger l'insignifiance êtres étiolés. un monstre dans le salon de Mme de d'énergie la Trémoille. me Je suis un peu (For découragé par le manque absolu de dates. Grand Dieu Comment est-il possible d'être aussi comment insignifiant peindre de telles gens Questions me faisais que je l'hiver de 1830. L'imagination se perd à courir les dates au lieu de après se figurer les objets. à voir. de Tracy. Les Anglais. ont des gestes peuple fort fâché. différents des nôtres les mêmes pour mouexprimer vements de l'âme.

ou. comme raison. ce qui est bien pis. et fait les choses avec Barot règle qui nous un négociant. Je les méprise plus que petit chez eux n'est les autres la mode pas un il mais un devoir sérieux. engagea C'était un à prendre un valet de place. déguenillé. plissés de Grenoble). j'ai de l'ami rendu ma maîtresse amoureuse réellement. J'ai vu ses bas aucun elle. je dus amoureux. plus près de faire Il a le du bonheur. à tout ce qui n'avait rapport pas pour certains sur-le-champ souvenirs. désespoir pendant quatre MériLe désespoir diminuant. j'allai prier ma douleur mée d'épargner pendant quinze me Quinze mois. répondit-il. sens J'avais du bon ne faut pas manquer.102 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Barot vinrent me Lussinge peut-être moi. l'amour. J'en arrivé pour fus au jours. n'ai goût pour sur sa français jambe (en garaude. auquel plaisir. est bien tout Italien. fat anglais. commuJ'ai un talent malheureux pour en mes souvent. temps ou cent il se livre jours par quatre-vingts rejoindre y était-il à Londres avec venu . C'est ce qui m'est que j'aimais Mme Azur et Mérimée. je sentis heures de des le ridicule quarante-huit Le travail de l'ouvrier pauvre anglais. je jours. parlant goûts niquer les ai rende mes maîtresses à mes amis.

Dieu! Qu'était-ce. nous sommes malheureux nous n'avons de connaissances plus agréables. en 1821.PARADOXE 103 amusante plus qu'elle etc. nos survivants sont heureux les plus que Toute leur Anglais. à Londres. Dix ans à leur après. 9 an à une religion lui fait un d'autant . Mon paradoxe devint vérité à vue d'œil. je cherche faire honte Vous pensez comme aujourd'hui moi. Mon cousin Colomb m'a cru réellement longtemps envieux. enterré nos et morts. de ce Qu'on juge m'arrivait qui le malheur quand j'avais de parler littérature. grand quand les j'abordais généraux principes Un jour de travail que Je parlais anglais. Villemain était à dormir ennuyeux debout. Ils le nient. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. parce le que je lui disais Lascaris de que M. vie Barot et Lussinge me croiront une mauvaise tête. dis-je. Mes me trouvaient compagnons fou tout à fait quand Le travail j'ajoutais exorbitant et accablant de l'ouvrier nous anglais de Waterloo venge et de quatre coalitions. peu peur. et sera bien commun en 1840. Vous avez lui mais raison. Mes se moquèrent compagnons rudement de moi. nous avons Nous. le petit fat nous servait de valet qui de son place honneur prétendit national offensé. et la réputation de mauvaise tête me reste.

dans vous nous me . pas me moquer Mes amis riaient. on vous à d'autres. je ferai votre adressez Ne vous moi-même. pour du fat. rançonnerait. avait longuement Le fat qu'il ajoutait du thé nous faire donner marchandé pour filles ne Les levant. nous en le matin bonnes leurs grâces voulaient pas accorder et un shillings (vingtet leur thé pour vingt elles Mais enfin francs sous). montrant en nous le lendemain habitaient filles nos D'abord. le marché etc. ? de Londres à une lieue mènera nous entre convenu que Il fut bien Barot Le soir n'irions venu. jeunes Westminster Road. de plus une dans partie du les détails et maussade que repoussant fit essuyer nous homme marché que notre Londres. un quartier perdu. cinq cinq ou trois Deux Anglais consenti.104 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Je ferai affaire. — Monsieur. Je le compris. je me trouvais engagé de l'honneur Rien de filles. quatre que admirablement pour disposé rosser des souteneurs matelots puissent à un en parlâmes nous Quand Français. regarda. avaient nous dirent ne donnerait un Anglais Jamais Savez-vous un tel qu'on piège. pas. ami anglais de ce guet-apens bien Gardez-vous nous dit-il. Ainsi.

jour-là. trois tout avoir étages entière. prîmes nous le pont de Westminster. n'allez-vous que pas faire ici ? J'avais un dégoût sans l'ennui profond de l'après-dînée à Londres il n'y a quand de spectacle. de haut. comme c'était le cas ce pas et sans la petite de danger. après sur le point de verser dans de prétendues rues sans ce me le fiacre. je n'ai vingt-cinq pieds vu quelque chose de si petit. passâmes le fiacre Ensuite nous dans des engagea rues sans maisons. trois avec de beaux cheveux petites filles. Barot et moi. avons armes. menues. Les meubles étaient de la petitesse la . un peu timides. fort pâles. Lussinge jamais Nous un fiacre. pointe Westminster Road ne m'aurait vu. pouvait qui. sans l'idée du danger. Si vous avez été si brillant avec Alexandrine dans une maison charmante.WESTMINSTER Nous des ROAD 105 sommes lui dis-je. nous arrêta devant une maison à jurant. entre des jardins. étaient. Barot riait. nous forts. semble. n'osa venir. Certainement. jamais avoir été deux ou trois fois Enfin. je ne serais m'attendais à voir pas entré je trois infâmes Elles salopes. pavé. très châtains. au centre de Paris. empressées. De la vie.

106 plus moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME ridicule. le voir il avec des chandelles pour jardin et dix de avait de long vingt-cinq pieds Barot et moi. savions dire absolument. pas de l'orgueil. lui dis-je. filles. à nous nous ne trouvions pas gros. si les choses se passent ici comme amants. tique pour et Barot Il me Je fus touché dégoûté. ces d'économie de domestique pauvres leur cuvier faire la lessive. Nous ne que Barot eut l'idée de parler Heureusement du jardin. — Oh nous avons un jardin. Leur sur misère. petits . France. pour de les écraser. étaient Là. appareil ellippetite brasser elles-mêmes leur bière. et Barot est gros grand. et dit en français payons-les décampons. d'un éclat partîmes large. pratiques. exactement les meubles asseoir. Nos avions peur petites notre le leur s'accrut. pour petit avec un leur cuve. filles virent embarras. l'air faits des Nous avaient poupées. tous les instruments de rire. direntmais enfin avec non elles. être si humiliées. de un peu de joie d'avoir quelque objet au Nous descendîmes luxe à montrer. en ne firent aucune Ces vérités impression tous ces moi. Elles vont 1 vous les connaissez Bah humiliées chercher d'autres Elles enverront bien s'il n'est ou leurs pas trop tard. parlant.

petites séparations maison. me cria Si l'on vous assassine. sujet porte nous allâmes nous de soupçons quand des coucher.WESTMINSTER ROAD 107 et bien vieux meubles bien propres fini n'avions m'avaient touché. ajoutai-je. après voyage ne autre Aucune fermait. placée opposé bien Elle était charmante. . tendait dans cette Barot. que tout vous raconte cela. pâle. Alors Nous le fat. que nous vous rendons c'est je justice. porte. quand la de mes pistolets et poignard sur table nuit du côté du à la lit. anglais les déconcerta Cela beaucoup. Elle eut un mouvement me vit étaler bien elle marqué. qui était aula chambre monté au second dans dessus de la mienne. je fus renvoyâmes comme avec des amis tendres je que reverrais un d'un an. Nous pas avec intime de prendre le thé que j'étais elles au point de leur confier en mauvais notre crainte d'être assassinés. faite. la preuve Mais enfin. n'y jamais de peur consentir. Mais à quoi eussent servi bonnes serrures ? Partout et de portes on eût enfoncé les avec un coup de poing Tout s'enen briques. appelez-moi la Je voulus de la lumière garder d'ailleurs si de ma nouvelle amie. pudeur voulut soumise et si bonne. petite.

part Je ne sortirais pas. Nous leur laissâmes du vin et des viandes froides dont la beauté avait l'air de ces surprendre pauvres filles. Elles crurent nous nous que moquions nous leur dîmes nous d'elles. quittes thé. amie. Il parut bien vite escorté d'un excellent et tout étonné de notre enthoudéjeuner. Mais notre maison est des trop pauvre pour gens comme vous. froides. Les deux sceurs chercher envoyèrent une de leurs amies. lurent voir toutes les demoiselles effrontées alors le foyer de Coventqui remplissaient . Je ne pensai. toute la journée. douce.108 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Personne ne nous assassina. la qu'à soirée bonne. si je pouvais espérer que vous reviendrez ce soir. nous chercher le envoyâmes Lussinge par valet de en lui recommandant place d'arriver avec des viandes du vin. qui me Barot et Lussinge vouparut long. tranquille ( f ull of m'attendait. Le spectacle snugness). 26 juin. siasme. mon me dit à Miss. Le lendenous les tînmes de leur main. quand que reviendrions.

malheumon en Angleterre. heuelles furent sauta parfaitement tranleurs étaient mais reuses. nous arriGarden. déjà véritable. déjà Ce qu'il c'est que pendant y a de plaisant. que je n'avais que vingt avais eu trente-huit. que . j'étais séjour finir mes reux quand je ne pouvais pas maison. que cela. pauvres s'étaient Je croirais assez ne qu'elles vis-à-vis une bouteille trouvées jamais real non entamée de champaign. vâmes dans notre Quand petite virent déballer des bouces demoiselles les et de teilles de claret champagne. transports Rien de décent et décents. champagne le bouchon du nôtre Heureusement.CHAMPAGNE VÉRITABLE 109 et moi. Barot Enfin. maison. Paris qui me marquaient Je doute quelquefois que j'eusse cependant air du grand Ce qui s'appelle pu y réussir. Si en 1821. de grands filles ouvrirent yeux. fait Mme de Marmier ce qui monde. prouver trouver cette conde j'aurais pu essayer honnêtes de des femmes solation auprès de la sympathie. soirées dans cette réelle et fut la consolation Ce première au malheur intime qui empoisonnait On voit bien tous mes moments de solitude. ans. comme semblait j'en mon extrait de le baptême. plus quilles Nous savions toute leur conduite.

comme moi ? Je suis l'éprouvez-vous mortellement des choqué plus petites nuances. l'excessive irrilabililé nerveuse. autre doute. j'ai toujours traité avec plaisir comme étant un monstre. excepté même « Je suis tout bien loin de croire » ajouterait un homme du connaître. me donne tomber de ce côté.110 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à l'air différent de Mme Edwards me semble souvent damnable affectation et un instant ferme mon pour hermétiquement cœur. poli noble attentif toutes faubourg à garder les avenues contre le ridicule. Mais c'est de l'égotisme abominable tous ces détails! que Sans et qu'est ce livre. . Une pour une fenêtre ouverte dans la chambre fois. On connaître soipeut tout. Voilà un de mes grands malheurs. Mes médecins. été m'ont quand malade. Un peu plus ou un peu moins des façons du grand monde fait intéque je m'écrie rieurement ou du Bourgeoise poupée boulevard Saint-Germain! et à l'instant du dégoût ou de l'ironie je n'ai plus que au service du prochain. La moindre odeur (excepté les mauvaises) affaiblit mon bras et ma et envie de jambe gauche. voisine dont la porte était fermée me faisait froid.

d'achoppement Les Anglais 1. appelé par ses affaires de Bacarat et de appelé par Cardes. Villemain dans un article d'hier sur l'arrestation de M. son et Barot. reprendre cachetées un aisément sans autre officiel trois heures d 'Imaplan ouvrage peine . deux ans il enveloppera le beurre chez s'il on verra n'ennuie l'épicier pas. que Je occupé tjnin lettres me suis heureux en écrivant en facon quelque Je ne pourrais 1832). que je laissai repartir pour le baron.ÉGOTISME SINCÈRE 111 A quoi chose abominable qu'un égotisme bon étaler de la grâce de comme pédant M. Paris anglais. Leur société m'était cependant fort Nous ne beauxagréable. m'a jours mes gination. que mais est une de l'égotisme. sincère. de Chateaubriand ? Si ce livre est au bout de ennuyeux. géant depuis époque de ce grand homme tant persanes que j'ai étudié Montesquieu. parlions pas ce qui a toujours été ma arts. Le progrès est si étonnant quelquefois en 1. et Le nuit à travail depuis quatre et aux ministres Je fais ceci souvenir. bureau. pierre avec mes amis. façon ce cœur humain dans la connaispeindre sance nous fait des pas de avons duquel des Lettres 1721. jour ceci. que Montesquieu grossier paraît Je me trouvais si bien de mon à séjour Londres toute la soirée depuis que je en être mauvais pouvais bonhomme.

la l'honnêteté de fus seul. vailler. fois. Cela obtus. je crois. démoralisation qui. de Sainteles infamies que je leur pardonne Hélène. Ils ne les sentaient Certainement. (qui pour francs livre d'acier valant douze une change de de ressorts en trois de livres quarts nous mille valant dix montres. martyre figuré Ces honnêtes sans cesse Anglais. faire du comme à leur temps. pas. et la moi pour la rêverie A nous trois connaissance de Say et de Smith (Adam). Allemand un un en le voyant. le mauvais côté le baron de Lussinge pour le travail à voir Barot en tout. du danger de mourir l'abîme côtoyés par oublient un instant de trade faim s'ils l'idée de chassaient Sainte-Hélène.112 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le plus le peuple du monde sont. plus anglais absurbe à écouter. perdre propre et voilà tout. assez formions un voyageur complet. Quand je de francs famille a dix mille anglaise qui la cœur avec se battit dans mon rente de l'Anglais. complète des s'est que chers. à la l'être le est pour moi. Italien. vil et le plus . Napoléon. francs). de se serait le même. est au point le plus barbare. pour Le de Ségur Philippe gouvernement. aperçu ayant goûts vendre au les il faut se satisfaire. l'idée de comme ils chassent Raphaël.

me J'ai été de me brouiller obligé pour délivrer de cette huître ennuyeusement et attachée à la carène de mon vaisseau. simple. à tout de la responsachargeant jamais bilité avait toutes de son sort. Terreur nettoierait l'étable qui d'Augias en Angleterre. tation m'étant tellement antipathique. parfaitement avec une femme française. l'affecPour mon malheur. Mme Périer les vertus et assez de raison et d'amabilité. d'un J'aurais évité bien des moments noir diabolique. en un mot Allemand bon. Chose effroyable Ce fut cette idée qui m'empêeffrayante cha d'emmener Miss Appleby à Paris. de ces deux s'il fallait désirer une idées. en 1816.MADAME PÉRIER 113 Je partis sans à cause du combat savoir. il m'est fort difficile d'être sincère. La fille pauvre chez je passais laquelle les soirées m'assurait mangerait qu'elle rien si des et ne me coûterait pommes l'emmener en France. Mme Périer je crois. je voulais J'ai été sévèrement d'avoir donné puni à une sœur de venir le conseil que j'avais s'est à Milan. retrouverai mes quand je pièces . me attachée à moi une comme huître. bon mal me rendait qui gré gré responsable de tout son bonheur à venir. cet article de Londres (J'augmenterai en 1821.

peut-être on un lieu commun lira mes bavarquand dages.114 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avec les dates des jours où je les anglaises avais vu jouer. qui une victime à sa sûreté. Cette scélérat. pleuvait me forcer était si pénible. quand pauvres un ou un assassin en on voleur pend c'est l'aristocratie immole Angleterre. . A mes yeux. pendait huit diables.) Un on annonça qu'on jour. laquelle je voulais encore du combat. Je que je me souviens ne vis point ce spectacle atroce. vérité. on m'éveilla. à huit Le lendemain. chose à La heures. quand il à verse. Je passai la nuit à me dire c'est le que devoir du voyageur de voir ces spectacles et l'effet sur le peuple qu'ils produisent de son pays qui est resté (who has raciness). si paradoxale sera aujourd'hui. car c'est elle qui l'a forcé à être etc.

guidait toujours Par exemple Il y avait une fois un ministre de la à Naples guerre Michevaux. de Liège. que je prenais un peu d'intérêt aux hommes plus et aux choses. Le chevalier Alexandre Michevaux dînait à la table d'hôte du n° 47. je pouvais trouver un peu de bonheur ou du moins d'amusement autre Cet autre part. II laissa à ses deux fils des pensions de la cour à Naples. vers le mois de il se trouva décembre. on compte sur les grâces du roi comme sur un patrimoine.CHAPITRE 7 à Paris. part était la petite maison de miss Appleby. rue de Richelieu. II était flegmatique consumé de chagrins. C'est un beau a l'apparence garçon qui d'un Hollandais. Je vois aujourd'hui que c'est savais parce que je qu'indépendamment de ce que j'avais laissé à Milan. je pense. A MON retour . Mais n'eus assez de bon je sens pas pour ma vie. Lors de la Révolution. arranger systématiquement Le hasard mes relations. qui s'appelait Ce pauvre officier de fortune était.

il n'avait le de déplaire comme courage pas hérédiet à un prince à une altesse royale Bientôt Francesco il alla à Dresde. SOUVENIRS il était D'ÉGOTISME tranquille à Naples et royaliste. effroyables. prince royal depuis et des était Kings. métaphypeintre.116 en 1820. vaux. du moins ou Sans aucun pour esprit disposition a été un bourreau le chevalier pour rien. huit heures par jour. que sais-je faire pièce à la logique. pas dupe pour . goût tout à fait de n'être voudra. le et Francesco. l'apathique nullement. vaux ne se souciait Cependant. l'exila. II le fit appeler la place de ministre d'accepter tutoyant. travaillé dixil a longtemps lui-même comme un Anglais. comme pour dirigée d'une travaux sais ses étonnants Je de sa fenêtre. devenir musicien. qui de homme travailler ce beau jeune voyait du soir du matin à cinq heures heures cinq toute la et ensuite. régent méprisé plus de Michedu chevalier spécial protecteur en le et le pria. il était De ces travaux soirée. pour était Cette éducation ? sicien. l'art chevalier resté au d'accompagner au et assez de bon piano supérieurement on comme ou de bon sens musical. je crois. lire à la peinture. taire. ou le condamna à mort. lui confisqua ses pensions. actrice de mes amies. Michede laquelle à Dresde.

cet et triste doublé esprit flegmatique s'était mis à considérer toutes les misères. Nous le trouvâmes évanoui de douleur. Huit nous nous jours après. venir au café de Foy. Michevaux monta après dîner. où l'un de nous point avait le café le payait. qui. . rien connu de plus je n'ai jamais et de plus absurbe que le libéral poétique italien ou carbonaro de 1821 à 1830. réveillé. En il était curieux. science. froid. cependant plus malheureux moi. II avait le scolozisme la douleur locale avait reaprès dîner. La douleur y compris l'avait accablé. 117 fouettée et des fanfaronnades de Dès voulait cet qu'il raisonner.MICHEVAUX la crème Rossini. Un autre se serait tué à il se serait de mourir contenté quant lui. nous qui perdu montâmes chez lui. les salons libéraux de Paris. si à grand'peine nous ne l'eussions évanoui. aperçûmes était l'ami Rien de plus qu'il préféré. Deux heures ne le voyant après. la misère de l'argent. cinq qui ou moi le présentâmes lendemain. un peu par peut-être la réflexion voilà un être. Lussinge à Mme Pasta. Au reste. remplissait Un soir. Barot lui que prêta cents ont été rendus. accablé de fausse esprit faible. surtout. chez lui. politique. Le francs. tombait dans les sottises les plus comiques. Ce sort me toucha.

trois heures à nous soir ennuyer. Je n'aurais d'imagination. 30 juin Dans 1832. que qui musique. passer C'est ce d'elle sur son assis à côté canapé. me donnant tout ce temps. je n'aurais pas été étonné. pages dans un bout de . ou du le rôle d'Apollon qui jouait général aux ballets de la délivré bel Espagnol vu la reine Caroline J'ai cour impériale. me mît à même la faculté d'être invisible. la divine Murat et Borghèse princesse avec lui. où on lui présenta Michele temps venait le beau Lagrange chaque vaux. Je les l'un vis-à-vis de êtres ou tous les jours ai vus quatre pendant après cinq ans. simplement parlaient Mme sûr Je suis Pasta. paa 30 juin 1832.118 SOUVENIRS D'ÉGOTISME deux ces rien de raisonnable que plus l'autre. y a été à la mode n'a eu trois de ce temps. soirée. l'amour ne faisaient de voir pas qu'ils mais ensemble. de sauvage danser en costume les plus vides de la un des êtres C'est 1. qu'un magicien. a ans non seulement huit ou dix pendant les habité mais Paris. jamais quarts d'amant français1. avoir ainsi Ecrit à une douze œuvre après travaillé fait ma besogne officielle.

Les gagné de Michevaux façons me lièrent élégantes avec lui. postérité. admirer tel morappris la première ceau.ÊTRE EXPRESSIF 119 c'est beaucompagnie assurément. moins pas d'idée de l'insipidité de la bonne compagnie. parfaitement Il avait la musique comme appris un savant de l'Académie des inscriptions ou fait semblant apprend le d'apprendre Il avait à persan. probablement moins ne se fera niaise. Le chevalier Michevaux avait des manières distinguées. était qualité toujours dans un son d'être dans une juste. pouvoir dire avec Boileau EL mon vers. SOUVENIRS bonne bien ou mal. phrase d'être correcte. hasard a des par millions. expressif. A cet c'était un contraste égard. qui bon et brave qu'un de province garçon qui. A mes la première yeux. quelque chose. dit toujours D'ÉGOTISME. La première tout qualité. coup Comme tomber dans une inconvenance de parole est beaucoup funeste à un plus homme ne lui est jeune qu'il avantageux de dire un joli la mot. Je m'aperçus bientôt c'était que une âme froide. de qualité. dire. presque élégantes. parfait et même n'est avee'Lussinge Barot. 10 . pour moi. dans ce qui est noir sur du est de blanc. bien est d'être loin.

premier sans sans a été. justement part la mieux Il est donc fût brouillée. été Ce n'aurait continuer. simple. trop trop assez caressante. pas assez été si elle eût d'amour. m'affume craignant Michevaux. juste. Je vois aujourd'hui qu'elle ration pour raisonnable. bla de deux attention. l'hôtel des de étage femme aimable occupa le et second étage. à mes yeux. que pour folle. elle. pas était froide. tant d'admide l'amour moi. a eu des hauts un peu. je suppose Mais cela n'a pas se disait Mme Pasta que le sens commun chose Mais il en reste quelque toujours et Mme Pasta au troisième loger cette dont Lillois. dévouée amitié. faisant en n'y pas que j'usai Au bout de six ou huit mois. jamais j'aie que homme de jeune habitude Par (on se en ans vingt que je n'avais rappelle que eût voulu d'abord qu'elle j'aurais 1821). vices. qui avais pour elle. passade qu'une se de ma indignée. défauts. Elle natucaractère uni. mais de même à un sentiment nature. que et plus sainte à la plus chose se soit bornée et de la sienne de ma part. qui et des bas.120 La se SOUVENIRS D'ÉGOTISME liaison avec Michevaux j'allai renforçant. connu. talent le plus et avec tragique grand rel. bonnes ou trois calomnies. le successivement . pût notre liaison.

avait raison de ne plus vouloir phie me voir elle sut ma chaque soir. prêtait sommes le garantir quelques petites pour des pointes les plus dures de cette pauvreté. M. pas . jamais moment de colère contre Michevaux. pourtant des jaloux. ans. mais Mme Séraalors. sut mes pion liaisons d'amitié avec Mme Pasta ces savent tout leurs gens-là camarades. je suppose comme que en lui l'appelions italien. de Tracy. qui au fond ma société la plus même respectable. Je n'avais pas graifd esprit alors. depuis Barkoff). l'esj'avais de la société de M.LIAISON AVEC UNE ACTRICE 121 au bout de six ou huit mais. pardonne pas l'idée avec une actrice. Cela arrivé m'était déjà à Marseille en 1805. le si royal de François. il Après procédé dire comme pouvait alors. Dans la rue était d'Anjou. l'esprit toute idée de liaison est le plus laquelle ne de liaison étrangère. quand liaison avec Mlle Louason femme de (cette tant Mme de d'esprit. je ne sais quel héros de Voltaire Une Et nous pauvreté noble est tout ce qui me reste. de Perret. par Il l'arrangea de la façon la plus odieuse aux des dames de la rue yeux d'Anjou. La femme la plus à de honnête. la Giuditta. ces calomnies ont fait notre amitié est devenue que fort Je n'ai eu un tranquille. T.

d'œil. qui en la consensu se calma pur.) J'allais mon dans . amour amitié et en l'excès en jusqu'au la folie de seize de froid. nuance je revenais Cependant une ouverture elle. Lady Angelica. de froid. que je de n'avoir amèrement me pas reproche ne me marqua aimée pas cette davantage. de Tracy. with ver ces jours-ci 1832. compasalles de dans les se sont raison. tout le reste du Les En Italie. 1830. pardonna à sincère Je suis fou. comtesse de L'excellente Tracy. de m'arrivient encore froid (Cela parfait. avec pour d'Angleterre ami sincère un besoin d'être de cœur. liaison ma ce qu'il tout y a d'amitié à la société Tracy. que les Je vois encore prudent. vif. passionné. passés donner cœur mai. de huit vélisme de cinquante et. avec une actrice. le vieux M. au bout il n'y a plus rien que glace fondante. parfaitement amitiés de qui plusieurs tiges rompues la rue dans allaient commencer d'Anjou. quand de d'une gelée superficie je m'aperçus à De 1821 blanche. Alors. prenant par calculateur avec froid et résolution d'être salon. je n'y ai plus été c'est-à-dire froid et machiavélique. jours. premier au machiaen un clin ans je passe.122 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne me le philosophe. plus j'adorais ma sans moments de doux vie. l'opéra.

me venait qu'il me faisaient Les sons que je produisais horreur à la différence de tant d'exécutants ordre ne doivent leur du quatrième qui le soir. Hermann. Une grande passion pour deux m'entraîna ans. sait ? des cantilènes tendres. matiques pendant ne elles. ce grand les mathérévélé. qui avait de la religion et de l'aristocratie. à la de talent peu qui toutefois fait campagne. successivement à sique. Scala de Milan). (10 novembre voulu étudier la Depuis. mon tous les père. Je je pensai qu'à partis pour 18 où le lendemain du bruParis. devenu une (salle j'étais de connaisseur. espèce A dix ans. nommé me faisait Allemand. faides sons me j'arrivai produire qui saient Mon un beau et bel maître. j'arrivai maire 99). plaisir qu'à l'intrépidité avec le matin ils s'écorchent les laquelle . Qui jouer en il connaissait Mozart ? c'était peut-être Mozart venait de mourir. j'ai qu'il trop à ce signe ma passion diminuait à mesure un peu de connaissance.LA MUSIQUE 123 heureux à la A force d'être spectacle. préjugés violemment d'étudier la mum'empêcha A seize. jouer clarinette. quand j'ai était tard reconnu musique. plaisir. j'appris à chanter et à jouer de la du violon. 1797. De cette dernière façon seule. nom ne me fut point Mais alors.

cette pas. et par grâce. Les le les exécutants.124 oreilles écorchent à SOUVENIRS D'ÉGOTISME eux-mêmes. avec les jeune Paccini. marquis Caraffa. De 1814 à 1821. Est-il disait l'Académicien possible en levant les yeux au cet enfant ciel comme une ignorant carpe . à cause ouvrage de de l'édition. En Italie discuter je pouvais avec le vieux avec le musique Mayer. dit le libraire. Italie. Mais ils ne se les car. compositeurs. j'ai bonheur de à 1806 plus grand pour moi. en 1810. était que je pusse écrire une page à quelqu'un. quarante monsieur le comte. et vous ferez au marchand en ne le plaisir à ce prenant pas prix. métaphyne finirait sique jamais. Son étonnement fut à quarante mourir de rire. véritable homme de lettres de la tête aux de l'hébétement de l'Académie pieds. francs Comment. en Allemagne. trouvaient au contraire commun. Oui. adoré la musique et avec le Enfin. digne des Inscriptions de 1828. il acheta de Delaunay. Vicontini de Milan. se vendait l'épuisement francs. me qui l'a dit. qui fît plaisir Un jour. C'est que je n'avais pas le sens comme si je parlais aujourd'hui politique à un sous-préfet. un petit de moi qui. Un des étonnements du comte Daru.

fort Et il les avait beaux. opposés. Daru. associé de l'Académie de l'homme. le comte est la lune pleine presque membre de l'Académie française. des sciences. peu avait.. frapper l'auteur. Les de bonne parfaitement la lune regardant gens antipodes. honnête une femme Je suis comme qui Il était des . étage êtres eût des c'est qui Lillois. incapable sur un diminuée un accord de septième ouvrir de lui faisait voilà ce qui piano. de décrire Cet étonnement. que je viens ou trouvé au un petit long. etc.etc. que j'eusse de fusse moi. M. mais mais que j'en pu l'écrire. de des admirations Michevaux. par quand y d'expression. grands un il hasard. je l'ai peu mes interlocuteurs chez tous jusqu'à grand mis à avoir où me suis je (1827) l'époque de l'esprit.etc.. yeux.LES GENS DES ANTIPODES 125 foi.. le livre disait-il trop métaphysique. le cœur et moi. nous regardions de côtés la nature. Une voisine de la chambre était dont la jolie de l'hôtel des au second mienne. pas fait une moi avait il sut c'était qui que assez Il approuvait sur brochure Haydn. croissant n'a pour petit lorsqu'elle qu'un clarté! se admirable disent Quelle nous. qu'il y mum'écouter je parlais quand pussent Il ne revint de sa surprise quand sique.

Je ne prévoyais cet pas accident. Mme Pasta y jouait Tancrède. mais jamais qui n'avait certainement été jamais prévue de ces opéras. Ce qui parler livre n'est fait d'autre chose pas cependant. Par une malheureuse disposition phym'a fait sique qui passer menteur. souviens de tout comme l'esprit je me d'hier. Roméo el Juliette. par les compositeurs la postérité élèvera Talma. seulement n'a été égalée. pour bizarre et surtout mauvais pour pour Français. peutêtre il me fera tout abandonner. d'une façon non qui. Otello. mon malheur me força à avoir de Alors. Je ne d'autre difficulté le prévoyais que d'avoir de dire la vérité sur tout. n'en était moins pas l'o péra buffa. C'est la courage moindre chose.126 SOUVENIRS D'ÉGOTISME besoin de vaincre à fille j'ai instant cette d'honnête chaque pudeur homme a horreur de de soi. je ne [puis] que très difficilement avoir du plaisir de la musique chantée pour dans une salle française. mes amis en 1821. Les détails me manquent un peu sur ces moins sec époques reculées. Ma grande comme celle de tous affaire. que peut- se ferait . je deviendrai et moins verbeux à mesure que je m'approcherai de l'intervalle de 1826 à 1830.

flatteur.TALMA 127 si haut. M. était si bête Lombait dans les affectaqu'il tions les plus ridicules. le prince de l'art dit.. avait l'âme il mais tragique. Je soupçonne que. seul des soit étonnant en courages qui France. Talma donc fut servile. peut-être. commenqui à devenir et à sa çait général perdre par durée le caractère de peu respectable mode. pour de raisons et sans cesse renaispalpables santes. succès Talleyrand. etc. Mme de Staël. outre il avait encore d'esprit. de Chéamplification être . admirable) besoin. à Paris. l'éclipse totale cette sensibilité enseindispensable pour mencer les succès. Le succès de Talma commença par de la il eut le le hardiesse courage d'innover. avait admirablement qui comme un de ses amants. probablement bas. et que retrouvée j'ai avec tant de peine chez l'admijusque rable et aimable Béranger. Il fut neuf dans le Brutus de Voltaire et bientôt dans cette après pauvre Charles IX de M. de sa laideur occupée (si un tel mot que bête s'écrire de cette femme peut propos avait être rassurée. comprit aurait tout à à donner son qu'elle gagner cachet au succès de Talma. rampant. chose de Mme de Staël envers quelque plus continuellement et bêtement aussi qui. et.

d'esprit parlant s'amusât à au public l'abbé Geoffroy). été dans les convenances de Mme de Staël élonues. l'ennuyeux royaliste j'ai connu. du si du innovateur fut choqué génie le Talma. par exemple. je pris connu bien au-dessous de cela. et à un point Il avait l'âme tragique un caractère étonnant. qu'un pour souvent homme et écrivain. à être ému avait de la disposition par les du troisième beaux sentiments tragiques ou les belles acte de l'Hamlet de Ducis actes scènes des derniers d'Andromaque de voir n'avait d'autre ressource que Talma. (M. simple être aller bien il eût pu loin. où Talma fois en duel. S'il y eût joint et le courage de demander conseil. l'ai sa grosse voix factice et l'affectaMalgré aussi de ses poition ennuyeuse presque l'être en France qui gnets disloqués. vues ou du moins fort en vues et bien j'ai amateur du été passionné détail. jeune qu'il plusieurs provoqua Je ne sais. avant Heureusement Talma. Cette femme de le porter aux . avait l'idée et le courage d'innover. il avait vouloir détruire sa réputation. ayant Théâtre-Français. Monvel dans aussi sublime Auguste que ici de toutes choses Je que parle (Cinna). en vérité. Un SOUVENIRS vieil et très D'ÉGOTISME mauvais acteur que et Naudet.128 nier.

. Œdipe. et le succès m'étonne et me rend stupide (Cinna). un plaisir affectée d'avoir m'empêchaient de suite Talma. On peut ne l'emphase penser que fût pas épargnée. lis. Je ne suis ce mouton. alors la tête tue l'imagination. Dans Mand'acteur comparable il était bien Romain lius. Le nom de Talma devint européen. ou plutôt occupation pour l'imagination. et Connais-tu la main de Rulile ? étaient divins. Le chant la grosse le voix. 1805. M'en arrivera-t-il autant avec la ti. Prends. choisir. la La mélancolie et donnée vague par comme dans n'aura fatalité. C'est avait de qu'il n'y pas moyen mettre là l'abominable chant du vers hardiesse il me fallait alexandrin. Quelle frémis cela en 1805? Je pour penser presque d'écrire de 'tels blasphèmes aujourd'hui les deux idoles sont tombées.BLASPHÈMES 129 se chargea aux sots quente d'apprendre en termes ils devaient de quels parler Talma. jamais à Talma. (1832) que en Cependant. en voyant pur cinq minutes A chaque il fallait vilaine instant. gent moutonnière. pas qui fait que je ne suis rien. je prédisais 1832. continu. Son abominable affectation devint de aux en plus invisible plus Français. la démarche tremblement des poignets.

à propos des Madones de de et de mademoiselle Raphaël Virginie Périer). devant yeux moi.130 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Il n'y dans avait de parfait Talma que et son regard reviendrai sa tête vague. Tracy. moi il est le plus touchant. était. et mon cœur. Cela a-t-il été une facilitation ou un obstacle de plus à vaincre ? J'y ai souvent rêvé. dans la même position. En deux heures elle pendant elle passait deux heures sur son rentrant. Je vois encore là. Mme Pasta restait longtemps. silencieuse Le soir elle était et impassible. Je trouvai le tragique qui me convenait Il remplit mes dans Kean et je l'adorai. Mais le tragique dans une où femme. je ne l'ai pour trouvé chez Mme Pasta et là. Lafayette (Mme Adolphe qui avait cette beauté en un degré et dont suprême Mme la comtesse de sa bonne grand'mère. pur. à pleurer et à avoir des accès de canapé nerfs. tragique avec le talent de chanter. Richard III et Othello. parfait. par exemple deux secondes ou trois. il était que sans Chez mélange. Je sur ce grand mot. à croire Je penche circonsque cette tance de rester forcément dans longtemps la même ne donne ni facilité ni position . elle. l'oreille achevait l'émotion et commencée les par yeux. ce talent étant mêlé Toutefois. était bien fière.

que avait Grétry qu'il appris. tuel maître c'est une d'école. C'est l'histoire de la musique en France. lecteur bénévole. et Fiori.ANERIES difficulté nouvelles. 1822. Geofjournalistes On a réuni les feuilletons de ce spirifroy. tellement inférieurs à M. réunis notre admiration la gran par pour nous avions un donna. des âneries Qu'on en juge que disaient. Le chevalier Michevaux. l'âme pour de donner 131 de son di Lussinge. réunion. semaine. Sutton-Sharp quelques autres. dans les sottises à cette occaque disaient sion ces pauvres de lettres gens français. d'avoir un avis sur une obligés chose si au caractère antipathique la français musique. éternel de sujet discussion dans la manière dont elle avait Roméo à la dernière joué représentation. spirituel plus sans Mozart un faiseur de appelait façon il était de bonne charivari foi et ne sentait et Monsigny. Reste Mme Pasta la difficulté attention à bien chanter. toute la tourbe des gens de lettres. et le savant des journalistes. servis deux fois la et mille impromptu. fois aux lourds articles d'un supérieurs . dit-on. et. L'abbé de bien loin le plus Geoffroy. De grâce. comprenez bien ce mot. Ils étaient plate en divins.

un mari économe raison. Féletz M. ou si l'on Par elle était avare. un café de la Basdes écoliers dans près ceux-ci de la tille bière. à la avec de délicieux à la mode. meilleure font figure que les délipeut-être de Dans leur feuilletons cieux Geoffroy. latins de ses écoliers thèmes entrer Un jour. à sa vue basse Talma C'était aussi que et qui montre ce beau devait regard vague une demi-concentratant d'âme (comme chose dès tion intérieure. tant il avait au bout papier vue basse. la lecture des Il les faisait en entendant à la pension. exemple.132 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou d'un M. veut. n'y feuilleton de Geoffroy. rognons où il avait Eh bien les jours brochette. prodigue. ce que faisait leur apprit qu'ils en le souvent écrire portant voyaient la de son nez. pour prendre un journal la joie de trouver eurent qui leur maître. Elle n'avait Madame grand'pas âme à naturellement la grande peine jouer elle l'avait ainsi. . je déjeunais pas mal. par ayant il lui Hé bien. réunis. que quelque l'attenne tire pas forcément d'intéressant tion dehors.) de au talent Je trouve une diminution Pasta. je déjeunais temps. au café alors Hardy. en un seul mois. faisant où il était maître. Hoffmann qui.

après. faits de la pour dégoûter bienfaisance. . à Naples en se de distribuer 1799. M. Lui seul le savait et me l'a dit longtemps en confidence. La reine de France. a fait enrede un secours soixante-dix francs gistrer à une vieille femme envoyé (juin 1832). damné à mort. chargeait judicieusement les secours de Madame Pasta. di Fiori. dans le journal de ce jour. le ciel absolve. le poète de par exemple. Gianonne. que Quel regard il avait M. Et il réfugiés de bien de bien y en avait peu gracieux. comme deux qui ressemble d'eau au Jupiter congouttes Mansuétus. à vingt-trois ans.BIENFAISANCE DE Mme PASTA 133 est arrivé de faire distribuer deux cents francs à de pauvres italiens. Modène.

.

y a du plaisir du général de Mme de lord Foy. Pasta. qu'il peu de ces grands hommes tant aimés que j'ai m'ont deviné. apprécié SOUVENIRSD'EGOTISME. exagéré C'est la pire espèce en effet. Je crois même me qu'ils trouvaient autre plus ennuyeux qu'un ils ne en moi peut-être voyaient qu'un sentimental. pour peu que ciel m'accorde une vie un peu honnête de ou quatre-vingts quatre-vingt-dix D'un autre il la parler côté.CHAPITRE 8 de de soi l'impudence parler ce travail offre continuellement. contemporains. hommes ou du moins ces êtres distingués mon bonheur a été de connaître et que ont avec moi qui daigné parler Du reste. 11 OUTRE . si le lecteur est envieux comme mes se console. un autre de découragement que choses hardies et que je n'avance qu'en tremblant seront de plats lieux communs dix ans ma le après mort. Ce n'est que eu de l'esprit été depuis que j'ai que j'ai et bien au delà de mon mérite. de Napoléon et de tous les grands Byron.

aimé le plus (il réalisait que j'ai bête a dit je ne sais quelle comme emphaanAndréa de c'est Corner. lui C'est qui disait si naïvement à quatre . qui ne m'a En Widmann contraire. général Foy. croix de la main il a eu les deux bravoure. Venise.connaître Véronèse. à Milan. de Paul belle comme une figure Corner a mangé Le comte millions. et. mon idéal. au caractère la plus rare et les plus opposées à la de l'homme du monde Quant français. de fer et la légion de (croix Napoléon d'honneur). sur en moi n'ont (j'ai Canova. uniment tout où il me demanda Moscou. aimé. pas deviné une âme remsot: ce mot le cœur deviné) la bosse ai d'une rare bonté. tique). le alors favori de On me croyait mon cousin. sénateur de le faire M. Un des hommes qui ne m'a pas compris celui de tous à tout prendre. qui frappa fit. j'en plie un enflammé de Gall) et esprit (système et capable de les comprendre. capitaine de sa l'amant de Venise (j'étais gardes à l'aimable Widmann Je revis maîtresse). peut-être. cinq actions de la générosité Il a des dit-on. des de la compagnie Widmann. comte jamais Daru. Mme Pasta. du royaume d'Italie.136 Le SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. et au 1811. de Tracy. me me Corner. du prince cien aide de camp Eugène intime du comte en ami J'étais 1811.

le soir il se promenait quelquefois seul. C'est la fin de sombre. du Palais-Royal. un au milieu du jardin. (La mative. mais cette comme pour qualité pour l'esprit il était bien loin d'Andréa Corner. le le par exemple général Caulaincourt. mais si Aucun affectés connus à l'armée que j'ai alors. cette E. alors peu ivre. des Français si braves. commençant TouL lui à trente-huit à manquait ans. Cet homme aimable était alors à Paris sans argent. M. secretary. et c'est le Aussi. etc. tous les illustres malheureux les princes M. Pitt les succès de détrônés. quand désabusé. de D. n'aurait osé général dire Monbrun. and of Lamb who as sweeter de Pastoret. 1er juillet 1832. Mme Malibran. commence à poindre. cependant naturel bien rare dans le caractère. CORNER 137 heures du soir le jour de la bataille de la Moskova « Mais cette (7 septembre 1812): diable de bataille ne finira donc » jamais Widmann ou me le dirent le Miglissini lendemain. — seul défaut ai jamais que je lui vu.) note They Bourdonnays. Yesterday mal écrite n'est fort qu'approxispeak of La .. lecture N. à devenir chauve. le duc de Frioul pas même Il avait un (Michel Duroc). on est l'ennui l'âge où. amusant. L. 1. voyant et la bataille d'AusNapoléon apprenant terlitz 1. un tel mot.ANDRÉA.

connu. j'aie promeneur répugnance grande plus connaissances. j'aie que il en a un comme fort Espagnol. de Martignac. aimable. de M. soir. des à me donner . ensuite. successivement Il a. maigre. autres écrivains croit Maisonnette c'est que l'increvable. de MaiIl me mena cependant les plus des êtres l'un singuliers sonnette. Au de M. Lussinge. je crois. de M. été écrit. de la Trésorerie. ce qu'il à sacrifier sa amoureux mais amoureux. était moins celui-ci deviner de fois Bien des essayé j'ai totale voir une J'ai cru Maisonnette. vus noir. absence de logique et quelquefois une l'homme voulant tous pour le prudent que plus s'assurer un cola avait les matins. Decazes. ensuite vie. Le curieux. Il est à Paris. les avec a de commun Vitet. petit irritable.138 SOUVENIRS D'ÉGOTISME 2 juillet 1832. de Villèle. sonnette et les Saint-Marc-Girardin les Léon Pillet. chez M. vif et la bravoure l'œil soirée trente en une écrire Qu'il puisse et verbeuses pour prouver élégantes pages sur un mot d'indication une thèse politique du lui expédie à six heures Ministre le que ce que Maic'est d'aller avant dîner.

que je Maisonnette n'a aucune idée des devoirs il regarde cela de comme je citoyen l'homme les de regarde. il se lève et va chercher dans un de ses . le successeur de Voltaire. Ancillon. négligé par après six mois de suite. actuel connu en à Berlin bien étrangères (de moi 1806 et 7). Maisonnette a peur des devoirs du citoyen comme de ceux de Dominique. serait allé pour un sous le pôle. en écrivant si mot honneur et il lui souvent le loyauté. Si ses j'avais chevaleresque pour l'avoir ennui voulu. il vient un s'en petit remords. sage. rapports croit si fermement avec les anges que ministre des affaires M. pour douté de son honneur homme qui aurait comme homme de société. la religion. de Jouy. alors teur à la mode. Si quelquefois. pour Gazul faits Un soir. les Ne perdant son dans jamais esprit de constitution de bonheur public. utopies il était savoir les admirable. moi. F.MAISONNETTE 139 de conscience. Tout cela fondé le grand axiome II faut vive. fait pendant je l'aurais à heures du matin aller lever cinq pour Il chercher solliciter moi. particuliers. se battre avec lui. un étourdissecapitulation à ment d'un remords petit qui demandait sur naître. Lussinge. acquitte son dévouement dans le for intérieur par amis. l'auet moi parlions de M.

des rédacteurs du Journal des aux on était scandalisé Aussi. pour appeler de Etienne de Jouy. la lettre de nous eûmes admiré Quand de Jouy. s'appellent à Jouy. près il fit aller aux Indes. Les gens de la rue des Prêtres le regarun ses daient comme niais. II devint réellement Jouy M. Doué de cette Allemands ne les française que pauvres ans le à quatorze concevoir. se Là. de nommé . de Jouy. donnait Villèle. des Débais. petit quitta Jouy. qui jurait avec la vertu farouche du libéral plaisante M. pas peuvent Etienne Versailles. Maisonnette l'adjudant général deux dit « Il est singulier coryque les du libéralisme de la littérature et phées » actuels tous les deux Etienne. d'un bourgeois Jouy naquit effronterie Etienne. Maisonnette. cependant de dormir les empêchaient appointements comme les lauriers de Miltiade. n'avait la coquinerie Maisonnette pas lâche et le parfait jésuitisme profonde. Débats. E. et enfin tout court. de Jouy.140 SOUVENIRS D'ÉGOTISME volumineux recueils la lettre autographe M. à trouver Il ne fut deux minutes pas manière si cette d'une pièce. de demandait aux Jouy par laquelle Bourbons la croix de Saint-Louis. de ou vingt mille francs quinze que à cet homme si positif. M.

ils Entre M. et galope cheval son M. camarade cier. homme. préfet. l'Inde. coupèrent deux l'offien scièrent la tête à la vestale. pays Belgique. même de son sur l'autel Brahma accoururent s'en aperçurent. talent l'intrigue pour de de la Préfecture secrétaire était général il était 1810. de Jouy table esprit. qui supprimèrent en et plus qu'ailleurs. de Jouy A la chute les de Saint-Louis la croix demanda la lui ayant refusée. peu Quoique crois. monter à son de la mort ami. M. a il le fit colonel. de Jouy la prêtresse. éviter un temple dans entrèrent pour amis Ils y trouvèrent une chaleur épouvantable. vers Bruxelles Là. je pense. immense partout éminemment catholique. du grand homme. brave. de vestale.M. put après encore. de lettres gens . espèce à infidèle la rendre de trouva plaisant Dieu. est Ce la mendicité. imbéciles qui régnaient la littérad'eux par il se mit à se moquer de mal que tous les a fait plus ture et leur si grassement des Débats. de et le factotum l'amant de la préfète vérid'un homme Pontécoulan. M. de M. de Jouy Avant appliquât que il à la littérature. ou point joli deux ou trois lui et dans Un jour. plus tard capitaine. de Sylla l'auteur de qui. Les Indiens et ensuite les poignets en armes. fort Il était servi. et lui. DE JOUY 141 un je représentant.

la fureur des Débats contre 1820. M. par gloire extravagante Il la dictature partageait littéraire. qui pas d'esprit M. Il avait d'un l'esprit ivre. de la Chauspar son Ermite sée d'Antin. vu celui-ci chez Mme Cuvier. pour donné l'avais . lesse est rendue malheureuse (amaregiata) la de son âge mûr. ou six ans. la Minerve. Il l'exil. de le font le que Jouy. les littérateurs romanDepuis 1829. Voir. Arnault. en payés. livre si bien à l'esprit adapté des bourgeois de France et à la curiosité bête de l'Allemand.-V. le successeur de pendant cinq Voltaire à cause de il avait le dont.142 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne leur ont fait de bien. de amant de Mme Brac. de Jouy. cela. les fit la veille de son départ Le malheur avait personnel vie à cette âme de Je quelque liège. Il a fait ces portier cependant jolis vers Où va la feuille de chêne ? Je vais où le vent me mène. grossier. bien autrement M. n'ont même autant tiques. beaucoup sœur de sa maîtresse. buste dans son de la maison des jardin Trois Frères. A. J'ai l'Institut. passer pour Collin de l'époque et sa vieil(Boileau). en avec un autre sot quand j'arrivai 1821. s'est vu et s'est cru.

fortune — Je vous à faire par apprendrai casserez vous vous Tout vos talents. des pas connaissances. son esprit. ces deux avait encore bras les qu'elle regardais me dit superbes. bien bien connu rampant. le comte reçut chez qu'il de M. de noter les l'art de mais dans opérations confondent Les nigauds de l'Etat. c'est que de autant avait que d'esprit M. quante-sept Je né sais les gens amants d'esprit. bas. coquettes ennuyeuse bien est encore ou elle était plus Elle la comtesse Mme Baragueyridicule que tendre de cindans d'Hilliers l'âge qui.L'ART D'AVANCER 143 vers 1811. la patience l'art d'avancer conduite. par des couleuvres. d'ailleurs. sa mâle beauté de les restes vendait gentil. française. chez et comme des requêtes) de Manon (maître lui disait de mes amies « Quoi 1 une femme » un être si laid dit-elle. de des l'époque. et. seul. et la plus vieille la plus à Mme Davillier. beaucoup plus démie Jouy. des encore recrutait ans. et en avalant en non finances. Beugnot de lui refuser On ne peut l'esprit beauté. Je l'ai pris pour de secrétaire le triste Le bon. finances dont Mme d'Hilliers je choses. parmi de la fuir à ce titre si c'est que je fus obligé ce lourdaud Elle prit Mme Dubignon. le nez. à l'AcaDaru M. .

Jadis. souvent regardais cette vieille comtesse à cause des charmantes robes de Victorine qu'elle portait. Ce fut. Voilà ce que je n'ai mais jamais aussi fait. me donna ce goût. -J'aime à la folie une robe bien c'est faite. Je n'avais . je n'ai fait Le roi d' Yvetot.-C. lié aux souvenirs délicieux de Cideville. La Grand'mère. de content d'avoir Béranger. Mme N.-D. Mme Baraguey-d'Hilliers je crois. pas Le Sénateur. le titre de grand poète si mérité) a dédaigné (d'ailleurs de flatter le gouvernement de Louis-Philippe tant de libéraux auquel se sont vendus.144 SOUVENIRS D'ÉGOTISME assez pas la d'esprit pour Je comprendre. de Jouy vieux singes et Arnault et de l'effroyable Mme Davilliers. acquis en flattant ces magots. M. moi pour la volupté. des de petites vers pièces les jours de naissance pour de ces deux MM. qui l'auteur m'apprit d'une que chanson délicieuse et avais que j'adorais dans ma faisait poche.

était seul. par une grande Mme Romanée. cet été-là.CHAPITRE 9 il faut revenir à un petit jardin de la rue Caumartin. parlait la science. homme de six boulevard. rencontrions. Maisonnette. nous versée et belle femme. fripon l'avait dudit deux ou qui achetée. pieds. chaque soir en nous attendaient de été. voir sa mère rue nous Caumartin pour débarrasser de nous entrions chez lui. à renaître un de ce monde. Lussinge moi. Je parvenais à peu aux idées ne plus à Milan ou penser cinq pendant six heures de suite le réveil. mari. Le nous sur le soir. notre ami mais bien d'enfance. femme d'un séparée imprimeur et maîtresse de Maisonnette. Je commençais. Il nous du cours de ennuyeux. Gebelin et voulait avancer par Il a été heureux d'une autre plus façon. MAIS . M. Là. trois mille francs. est ministre Il allait puisqu'il aujourd'hui. Là nous allions et souvent. Darbelles. bonnes bouteilles de bière bien à fraîche.

que ce mot Le Roi de rhétoétait Maisonnette professeur il donna en spontanément 1811. M. dont le pouvoir. de cartes tous les dessous les petits faits. phlet et le fit écrivain le lut. je les douze sont 1° quelles plus jolies jours douze hommes les sont 2° quels femmes est l'homme 3° quel qui les plus riches me faire pendre. politique l'appela Maimille francs. sûrement.146 SOUVENIRS D'ÉGOTISME moi. 1815. à broyer mon lit. distribué alors. peut bien à mes assez Maisonnette répondait c'est L'étonnement moi. Decazes en faveur des Bourbons. à Paris de 1815 de des intrigues politiques 1832. occupé tais dans de Maidans la bouche donc J'écoutais la manière de la sonnette description était seule chose réelle. avec six Aujourd'hui. un precommode sonnette est bien pour et il sait mier ministre. toudemande dans une vant ville. pour questions. parfaitement tous un comme dictionnaire. amour son foi dans fût de bonne qu'il un mot de Roi. rique de la naissance le jour à ses élèves congé il fit un pamEn du roi de Rome. le mot pour Quel pour avec enthousiasme me disait-il Français se levant et noirs et ses petits égarés yeux au ciel. à Paris. amer je resencore Quelquefois pour du noir. arriEn en 1821. .

Je interroger pour n'apercevais cette manière de raisonner.LE COMTE GAZUL 147 ce mérite faut voyais pas qu'il le voir. mais suis sûr de ses talents je c'est M. toujours cet air était méchant. ce me semble. Je n'aurais pas comme Je ne Le Rouge et Le Noir. d'imagination . Je ans. que de nos toute beaucoup mères. le comte Gazul. aujourd'hui si connu. Buffon. petits expresavaient un air le même et sion. Sa mère a beaucoup d'eset une raison prit français supérieure. plaisanterie à part sur l'incertitude incerpaternelle. 1. Telle fut la première vue du meilleur de mes amis actuels. et dont une lettre la reçue semaine m'a rendu heureux passée pendant deux 1. Cette théorie me semble confirmée par le comte Gazul. que incroyable Je me disais De qui se moque-t-on ici ? Est-ce de moi ? Mais bon ? Est-ce à quoi de Lussinge de ce pauvre ? Est-ce jeune homme en redingote et si laid avec grise son nez retroussé ? Ce jeune homme avait chose d'effronté et d'extrêmement quelque Ses yeux. croirais avec nous tenons assez. pu Made travailler 14 pages ainsi le à 2 juillet de un ouvrage 5 à 7. Je ne suis sûr pas trop de son cœur. II devait avoir dix-huit jours étant en 1804. et sans déplaisant. né. titude est bien rare le premier qui pour enfant.

un provincial moment billait. dire un orgueil voulez Vous supérieur.esprit supérieur. tout. rencontré de dire le grand service rendit me que j'aurais un . me Martial dit en riant Daru. mais de des Gazul. an. de Maisonneuve. abominable du plus rhétorique de se est bien étonné abominable Le mot le de au nom voir accolé Maisonnette. les arts dans tout. meilleur le le brillant. presque la alors chez il me menait Clotilde. croyait qui lui Mais je pardonnais stupide. bois et de la gentillesse . le faux. sur j'escompte de la le temps du joli petit Dans jardin était l'élève de Gazul rue Caumartin. maître. Luce élève de Il était ma première connu dans jeunesse que j'ai M. et se déshaelle s'habillait quatrième. tel était son goût Mais des êtres. une fois d'attendrissement tible par la pludu sec dans la sensation Je trouve M. de l'Opéra. danseuse Quelquefois première moi — je me troupour quels jours et devant sa loge à l'Opéra vais dans moi. chez qui n'imprimait eussent ses quoiqu'elles tragédies. ouvrages part l'avenir. avant vandevillique de Lancival M. pas homme Ce brave le succès. Quel pour de avait une Luce de Lancival jambe il eût du reste.148 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me semble elle son Comme suscepfils.

qu'après trois ces dames visites. Maisonnette avait été l'élève de Luce. mangeait avoir écrit Après douze quelquefois heures de suite. Je me c'est ainsi figure Dorat que que devait dans les arts. une charEnsuite. avait une autre me il qualité qui recevait plaît vingtdeux mille francs du ministre pour prouver aux les Bourbons Français étaient que et il en adorables.MAISONNETTE 149 mis un calembour dans une tragédie. petit. trente. il avait un feu tellement espagnol. . les Franpour persuader Maisonnette allait voir çais. une femme honnête du à laquelle il offrait peuple cents francs. C'est ainsi Carrache qu'Annibal est élève du flamand Calcar. Il était cinq mais laid. penser Je trouve le mot c'est un de juste. oubliaient sa ne plus singulière voir la figure pour que sublimité du billet de cinq cents francs. Outre sa passion autant prodigieuse que sincère le ministre et pour sa régnant Maisonnette bravoure. Boucher. et Gazul est l'élève de Maisonnette. encore 1860. un tel oeil s'arrête sur jamais ces pages D'abord cents francs en cinq c'est 1822. Il faut que j'ajoute chose quelque pour l'œil d'une femme honnête et si sage. berger en Peut-être. des y aura-t-il tableaux de Boucher au Musée. comme mille en 1872.

le duc Decazes depuis Voyez l'action de sa chute en 1820. compagnon celui voulait se battre qui. pour la vie de M. mon de voyage en Angleterre. Fiori.150 SOUVENIRS D'ÉGOTISME marchande de cachets m'avoua francs de le billet de cinq cents qu'avant elle n'avait eu à elle Maisonnette. singe. chez Mme Pasta avec Lusheures. passant à l'Opéra-Bouffe et soirées semaine par rue Cauune ou deux chez Maisonnette. Louvel. Les de minuit à deux jours d'Opéra. à avoir un duel avec un homme Je faillis fort gai et fort brave qui voulait que je le chez Mme Pasta. pour moi. jamais un double napoléon. à Londres. Voyez effroyables pour se bassesses et les dix ans de soins qu'ils donnent à la cour un portefeuille. après ce jour. la soirée martin. le seul de sa Edwards. jusqu'à trois Me voici donc en 1822. C'est l'aimable présentasse Edouard cet Anglais. Quand j'ai a toujours été le moment difficile de ma vie. Les gens riches sont et bien bien injustes dédaise font juges comiques lorsqu'ils commis de tous les péchés et crimes gneux de les l'argent. race qui eût l'habitude de faire de la gaieté. Vous n'avez oublié m'avait qu'il pas vilaine averti d'une faute de n'avoir pas mante . Michevaux. j'étais etc. eu du chagrin.

que au sortir du bal. indifférente. l'homme du plus matin. je lui demandais le lendemain ou le surlendemain au de me plus tard. une étourderie bien de digne moi. heures du n'était soir. ne tiendrait SOUVENIRS D'ÉGOTISME. tue chaque à Paris. Savez-vous. Cela alla fort tire fort loin je bien. à neuf Edouard. cher B. mon cher Savez-vous. capitaine d'un bateau à Calais.) Edwards tirait bien un aussi. peut-être moins bien. Il tuait beaucoup mille mois et grenouilles par allait. dont Edwards. me dit-il. Prosper Mérimée l'a vu au tir du Luxembourg. 12 mon . poupées (M. Vous savez jolies le froid. qu'il moi d'être qu'à offensé. J'ai vu le jeunes chiffre officiel.NEUF POUPÉES SUR DOUZE 151 assez à une pris garde insinuation offensante d'une de espèce paysan. que autant j'ai et que votre d'orgueil que vous franchise m'est fort etc. on en parlait 1822. je casse neuf sur douze. C'était le soir et déjà ce pauvre alors. peu Enfin cette querelle notre augmenta amitié. onze cents femmes. Je m'en souviens avec parce que. dit-on. Je déclinai de le présenter. Edwards. au présenter fameux docteur son frère. année. découvrir comment nous et un respirons remède les maladies de poitrine pour des femmes.

se venger noblement. Et masses. sujet amour pour passionné gai et de son trop ne mauvaise qu'il la plaisanterie. les et jolis plus beaux divagues yeux cette Sans vus. les teur ne verra que plus ces jeux dans les masses sont où diable à examiune chose de ma plume ? C'est ner. Or le savant. Je crois il avait . le lecnuances de la vie seront changées. plus si elle lui venait. voulait perdre pas laisser chez le mener voulu pas je n'avais que de une tête. frère son de les amis recommandation avait seize le docteur D'abord Edouard.152 SOUVENIRS D'ÉGOTISME appliqué. blonds cheveux j'ai que autant avoir de vouloir manie de diable fort été il eût Français. tranquille. comme en parlant je le dirai si est encore que peutelle jeune mais ce bavardans d'en être il est mal parler dix ans après être imprimé dage qui peut les toutes Si je mets ma mort. d'esprit qu'un lui d'avoir tenu et il n'eût qu'à aimable. mauvais était le plus ami et mon frères ton de son à cause C'est de tous. des femmes succès beaux les plus auprès d'Eugeny. Il avait grosse Mme Pasta. sage. vingt. fort en avait petite docteur Edwards. pour [que] elle n'était l'âme noble car quand verres d'eaupar cinquante pas offusquée travailla pour Edwards beaucoup de-vie.

je pas comme.SALON ARCHI-BOURGEOIS 153 obtenir la permission de me présenter au docteur. (rue 12). Tous les cette mois. c'était de connaître les hommes. Cette a fait mon phrase orgueil pendant dix ans. Je me disais ne suis alors. j'inspirais On me un Don Juan prenait pour (voir . reçut diable d'idée de m'y faire Quelle présenter Ce fut un une caprice imprévu. les courtes folies ma qui remplissaient laissassent la surface de vie. si je désirais quelque chose. mais il fallait les les que goûts. On n'y voyait pas dans ce salon du n° On m'y Helder. Je prends au hasard ce que le sort place sur ma route. passions. folie. peut-être je retrouvais idée. Au fond. Je trouvai un salon archi-bourpetit une femme du mérite geois plus grand morale et que je pris une qui parlait pour et enfin dans le docteur un quakeress homme du plus rare mérite caché dans un la vie avait petit corps malingre duquel l'air de s'échapper. naissance. fraîchement. Je ne choisis pas mes amis. tranquille l'eau cette pour que image pût y apparaître. des fats de ma concomme. II m'a fallu trois années de soins pour vaincre la répugnance et la frayeur que dans le salon de Mme Edwards.

) salon de lady Holye. salon (Je en 1832. Eddu docteur au salon Je fus fidèle comme n'était aimable. couramadmettait tout Mme de Brogliequi ou de Mme Guizot ment des bourgeois. il ne m'en pas coûté salon de dans le me faire supporter pour ou de ou de Mme de Duras. à tort mépriser ses livres. plus Il va si l'on avait été répondu Qu'eût-ce de de Duras chez Mme (Mlle beaucoup où je sais même aujourd'hui. dans elle accorde esprit quelque elle n'est a peur. pas compris Mais. mier. en 1822. à cause de de ces réponses. parce que Kersaint). ou à raison. Elle juge impartial. qui maîtresse à une on l'est laide. Mme de Talaru. Hé bien . pour Certaineinfernal. l'importance laisserais le cette même. point wards.154 Mozart séduction et SOUVENIRS D'ÉGOTISME monstre de un Molière). l'homme à qui. je importance le de déserter viens à la mode. et d'esprit eût davantage ment. que MeuPauline de de Mlle j'aimais (je parle le salon de Mme Récadans ou même lan). je n'avais à cette de la toute l'importance réponse un un homme sur imprime qui question est-ce ? lit livre Quel homme qu'on cette du été sauvé J'ai mépris par chez Mme de Il va beaucoup réponse a besoin de 1829 La société de Tracy.

le jour (c'était Je me soumettrais à tout par le caprice la veille du si l'on me dit moment à tel Demain il faudra vous soumettre en fait moment mon d'ennui. je jetterais par fenêtre de me laisser mener plutôt que un dans salon ennuyeux. M. Chez Mme Edwards. Stritch. pas de logique peu. parfaite je passai près Birmingham (chez qui Ce caractère en août quelque temps 1826). partie les semés et cultivés honneur. anglaises par cette absurdité J'ai retrouvé singulière haute la mêlée avec la plus honnêteté. plus délicatesse. que l'Anglais manque autant Allemand. Rogers. Pour les est fort commun en Angleterre. préjugés dans les têtes l'aristocratie. était Irlandais et et avocat. tout ce qui tient à un art finance et dans de l'argent à la fin de chaque qui produit s'élève devient confuse dès qu'on semaine. parfaitement anglais impassible il car victime de honnête. je connus et triste. dire. l'Amirauté. semées et cultivées l'intérêt de idées par on peut ce qui n'est l'aristocratie. à des sujets un peu abstraits et qui direcje . cependant de son comme faisant défendant. imagination la un et me monstre.SINGULIÈRE ABSURDITÉ 155 le laisser mercredi chaque pouvais de Mme Edwards). chez M. qu'un presque si admirable en La logique de l'Anglais.

16 avril est marchand de 1616. départ je ne après à m'esquiver volonsongeais que rarement tairement de ce monde. II faut chercher la valeur là où s'est formé M.. Il est fils d'un (vendu d'Aix en Provence. quand il est filé. mais enfin de choses quelconques qui s'inentre moi et le dernier bonterposaient fait l'objet de mon culte. etc. Ils pas sont devenus imbéciles dans les raisonneà la haute ments relatifs littérature par le même mécanisme des imbéciles qui donne à la diplomatie of the King of French. petit bourgeois Arrivé à l'été de 1822. raisonner pour sur le génie de Shakespeare et de Cervantes hommes morts le même (grands jour. etc. un an ou à peu mon de près Milan. fil de coton à Manchester. Ma vie se remplissait peu à peu.on ne choisit dans un fort nombre que petit Tel homme fait d'hommes.156 SOUVENIRS D'ÉGOTISME tement ne produisent de l'argent. et à son en exportation Allemagne. je crois).Thiers en 1830). non pas de choses agréables. heur qui avait J'avais deux fort innocents plaisirs 1° Bavarder en promenant après déjeuner . Il se reprocherait comme de temps d'ouvrir un perte livre non directement relatif au coton. De même le King of French ne choisit ses diplomates les jeunes que parmi gens de grande ou de haute naissance fortune.

je crois) (Old moi les souvenirs si vifs pour me rappelait souvent ouvert de Volterre. tous. Le premier.WALTER SCOTT 157 ou quelque homme de ma avec Lussinge huit ou dix. hasard. il le de Galidans anglais jardin journaux ou Là relus avec délices je quatre gliani. avec J'eus de longues Lussinge. une de cinquante Fox lui donna place il est de là mille francs et ou cent parti . donnés comme par le hasard faisait aller lire les 2° quand chaud. et j'ai Moi j'ai en horreur sa personne fois refusé de le voir (à Paris. Je l'avais par Métilde à attendant Florence. de à en 1832. cœur postérité le jugement des t-elle contemporains qui le Baronnet immédiatement Ultra place après Shakespeare. Mirbel. Je le de paysage faible en trouvais comme je le trouve. disputes tiers du mérite Je soutenais qu'un grand était dû à un secréde sir Walter Scott taire lui ébauchait les descriptions qui en présence de la nature. cinq Morton et le celui où se trouvent Henry Boswell sergent Mortality. en connaissance du de passion. Naples par Rome (idem). Je le lus comme souvenir de 1818. plusieurs à M. de sur dans le cabinet littéraire Molini l'Arno. romans de Walter Scott. avais connaissance j'en à l'ordinaire. peinture La confirmerahumain.

Pour a goûté de la qui profonde occupation d'écrire. et de faire sa prison de soie. C'était la main violemtrop passer ment sur une blessure à peine cicatrisée. Le 29 mal 1823 (Note de Colomb. je regardais pendule six heures et demie. grimper Tel est l'animal nommé écrivain. Voilà ma seule excuse avoir noirci tant de papier. un ver à soie qui a mangé assez de feuille de mûrier ? La n'est comparaison pas mais elle est si Cette laide noble. un grand Songer peu profondément à ces sortes de choses me rendait triste. juste bête ne veut elle a besoin de plus manger. à faire un je songeais imprimer livre intitulé au écrit l'Amour. de cette haute qui profita leçon d'hypocrisie voir la lettre lord que Byron m'écrivit en 18231. Je transcrivis à l'encre ce qui était encore au crayon.158 SOUVENIRS D'ÉGOTISME calomnier adroitement lord pour Byron. Avez-vous lecteur vu. pour La santé morale me revenant. jamais bénévole.) . lire n'est seconplus qu'un plaisir daire. dans l'été de 1822. 1. crayon à Milan en me promenant et songeant à Métilde. Je comptais le refaire à Paris et il en a besoin. Tant de fois je croyais à deux être ma il était heures.

grand poète été destitué les Bourbons de sa place par de 1800 francs au ministère de l'Intérieur. je crois. Il a qui formulé le mépris des gaiement Français ce trône C'est ainsi pour pourri. n'eussent pas ment destitué ce pauvre commis une pour chanson bien ce gaie plus que méchante. intrigues Hugo (voir Gazette des Tribunaux de 1831. l'amie du prince de La Paix. Je ne me doutais de pas tout le mécanisme de la basse littérature. n'eût cultivé son grand talent poète pas et ne fût pas devenu un des plus puissants leviers a chassé les Bourbons. des lettres de libraires je reçois à moi inconnus de M. de Monti. sont Ce avait justifiables. que les la reine morte à appelait d'Espagne. de ChateauPlacan). son avec la librairie Bossan ou procès les manœuvres de M. Rome. les courses de mais elles briand. Thievoz. Cela m'a fait horreur et m'eût dégoûté d'écrire.INTRIGUES Mon ami ET MANŒUVRES 159 Edwards me trouva un libraire rien de mon (M. Béranger.) (3 vers La bêtise des Bourbons dans paraît tout son S'ils bassejour. de payer je crois) qui m'offrent comptant des manuscrits. le hasard m'a donné Aujourd'hui que des galons. jamais y en avait. . Les de M. Mongie) qui ne me donna manuscrit et me promit la moitié du bénési il fice. (juin 1832.

une du donner contre-intrigue poison. du écrire chose mais que l'analyse hasard Si le humain m'ennuie. dit avons bien assez Nous l'avocat du diable. cœur été donné un secrétaire. Le hasard SOUVENIRS D'ÉGOTISME cette fit connaître Cour. pauvre honte de ces accidents avait fréquents le Je trouvai se faire bien guérir.) (Je le sus à Rome si mal suite de une guéries galanteries casser tomber sans se ne pouvait qu'elle étant os. VII Ferdinand dire enfin de que vivent) IV de Charles tel et non était le fils d'un de la vieille c'était là un des grands péchés Un espion sut le était morte. Espagnol ne de dire eut (ici je puis l'imprudence les des détails donner masques plaisants. une autre espèce de celle-ci. à Rome un vieux pagne du la belle-fille entretenait confesseur Cet France. d'Esavait amené vieille reine Cette Ce confesseur. reine. la maladie de était dire qu'elle Oserai-je sens ? reine de bon vieille cette remplie C'était en 1817 ou 1824. Elle l'a fait enlever Ferdinand du prêtre.160. propos de lui faire au lieu à Rome et cependant. m'avait j'aurais d'auteur. et n'osait me autre . aux ce vieillard a fait jeter j'ignore que Présides. femme. l'Académie de cuisinier de vieux et encore vert fort galant. La un reine.

cour. Il me dit' deux jours après qu'elles avaient la fièvre de la vergogne et (effet non de la maladie). Ce parfaitement galant homme ne leva les les jamais yeux pour heureux la race des pour débarrassée d'un monstre VII. le duc de Laval. coup (l'oncle. après Les mémoires lisait chez d'alors. Il est toujours Bourbons d'être comme Ferdinand .UN GALANT HOMME 161 même à la Cour de Napode malheur genre léon en 1811. bandai les de desquelles je yeux (rue l'Odéon n° 26). Je connaissais hélas beaul'excellent Cuillerier le père. M. honnête mais noble parfaitement homme. qu'on Mme Cardon. Mme Campan nous racontait cela chez Mme Cardon au coin de la rue (rue de Lille. fou). de le 18 Brumaire. le vieux en un mot le jeune m'a l'air d'un Je lui menai trois à deux dames. Ce prince trouva une manière vraiment de bourbonnique se venger il ut peindre la figure du vénérable vieillard au fond d'un pot de chambre de porcelaine. Bellechasse). Cela la haine de rappelle profonde Louis XVI pour Franklin. Et cependant il avait été trois ans ambassadeur à sa. étaient bien à la opposés regarder. et duc (ce qui fait deux maladies mentales) s'honorait en me de l'amitié de parlant Ferdinand VII.

attendrit qui plus distinguées a (ce qui à mes faibles les du désenyeux.162 SOUVENIRS D'ÉGOTISME larmoyante rapsodie les femmes jeunes Saint-Honoré faubourg d'elles chanté l'une vers 1827). .

imprimé sur du mauvais M. Firmin qu'à Didot. Mongie faisait des gorges chaudes de mon imbécillité. de plus Que dirai-je mon M. auteurs de métier. Ah celui-là n'esl pas ficelle disait-il en de rire et en me pâmant comparant aux aux aux. Je n'avais pas jamais eu affaire M. Hè bien découvert j'ai par la suite que M. Vitet. Corriger les pendant de l'Amour épreuves in-12. jeune avocat. auquel tout son tarif.CHAPITRE 10 donc avec une occupation l'été de 1822. je payais papier d'après M. mon ami. riche. et autres Ancelot. Mongie était de bien loin le libraire le honnête homme. et qui lui nom noble de ce genre quelque E voilà . ami avant ne fut libraire ? qu'il Mais le pauvre diable s'est tué de chade se voir délaissé une veuve grin par nommée Mme Bonnet ou Bourdet. me papier. ne connaissais Je les libraires en 1822. Sautelet. Mongie avec indignation l'avait jura qu'on trompé sur la qualité du papier.

ne sais comment je fis pour ne de la La force qui fait qu'on passion tout souseule ôte chose. de la rue Saintheures la diligence par à gauche des bois. amie. que de tant de nuances livre qui me rappelait Italie. de la Sablonnière je corrigeais fou. que j'avais étonnante. à Milan. bien une chose dangereuse pour d'un de les corriger épreuves moi. je C'était . (en préférait un crois). Les folles idées de retourner me si souvent repoussées. la vallée de MontmoCe qu'on appelle n'est qui s'avance qu'un promontoire rency de la Seine et directement vers la vallée des Invalides. qui Pérignon. regarde qu'une de ces à la distance où je me trouve venir Je ne me rappelle distinctement temps-là. Au milieu en montant. je crois. du des arbres de cette partie que la forme bois de Montmorency. faillis devenir mes Je épreuves. sur le dôme une Lanfranc coupole Quand peignait 1820.164 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de France (cela jeune pair un son bien séduisant à être commençait Cet heureux en 1828). Je avec une force revenaient résister. était. surtout Denis. en sentiments éprouvés que j'avais une chambre à la faiblesse de prendre J'eus le soir en deux allais J'y Montmorency. pair eu mon avait M. homme la fille du grand Mlle Vigano.

Mais ce serait être j'y résiste. il outrait cinquante pieds traits. des nobles et des prêdétrompé tres vers 1870 qu'aujourd'hui. infidèle Infidèle à sa couche. à la vérité. L'aria se depinge (l'air de peindre).MONTMORENCY 165 à cent certains charge De de hauteur. il me vient la tentation d'outrer certains traits contre cette vermine de l'espèce humaine. même comme on sera bien plus des Kings. disait-il. Cymbeline .

Fanny Nous Bertois. Je l'aimai en 1824. par m'eût fait femme une seule disais parla comtesse donner à ce pays-là. . pensions l'avais vue les l'un à l'autre depuis que je la de nus en le lendemain 1814. ans que j'ai passés les six ou sept revoir sali bien ne jamais Paris.166 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Seulement pour pouvoir et non pas trois choses. des demander la M. pour J'allais nouvelles de l'affaire. je pouvais Doligny. des anecdotes sur ces raisonnements écrit vingt-sept ayant suis fatigué je trop anecdotes qui assiègent 4 juillet. Mme Là. les assez souvent corriger de l'Amour dans le de parc épreuves à Corbeil. que dicter des Mais aujourd'hui. mon rêveries à les éviter tristes peine au salon. pieds ou de Champaubataille de Montmirail chez sa six heures du matin entrant à bert. En pensant à Milan. terminé travail je rentrais le bonheur Je fus bien près de rencontrer à la France durant de 1824. mère. pages détailler les pour ma mémoire. de N. les je me Bourbons. espérant ni la France. un secrétaire n'ai-je des faits..

» mélancolie exact. maussaderie ne Elle a attendu. je Mme stupidité. Ma n'était pas si beaux les yeux avec plaisir regardait ma Dans Bertois. de loin. Mme Doligny.STUPIDITE Eh bien chez 167 à la camétait Mme Bertois son amie. la avait Mme Bertois ou 22. 13 . qui Cela SOUVENIRS D'ÉGOTISME. que elle En une 1814. avaient portée. Quand pagne ma à produire déterminais enfin je me elle me dit chez Mme Doligny. 1823 En Mme Doligny un de m'aimer bonté peu. Je ne disais pas n'allais pas plus me femme cette regardejeune pourquoi excelà fait les tout J'oubliais t-elle ? m'avait d'amour jadis lentes que leçons et et mon ami oncle mon données Gagnon Daru. une de ses charmantes aussi femme bouche d'une la Dans ces Mme paroles sensée Doligny. Martial protecteur vers né à Grenoble Mon oncle Gagnon charun homme réellement était 1765 les était Sa conversation pour mant. grande ce que sent tout dit Mme Bertois m'avait vous valez. sur s'arrêtent « Vos yeux lui dit un jour il la taille élancée. vous dit qu'il vous aurait a longtemps qu'il aime. y s'il avait plus Beyle. vous Mme Bertois d'un à cause m'a qu'avant-hier quittée vient de perdre elle affreux événement filles.

léger. pour fort comme toute ma ultra. que j'étais Mon oncle donc il me vit partir quand . apprenant de Grenoble. le trouvaient Ce mot suffit Grenoble. etc. villes Le célèbre plus agréables Laclos vieux d'argénéral que je connus.. poussé Les l'enviaient sans jeunes gens pouvoir l'imiter. toujours plaisant.168 SOUVENIRS D'ÉGOTISME comme un roman hommes emphatique les femmes. de Grenoble vers faisaient l'une des 1788. de province. rempli tout dire si l'on de ces phrases veulent qui Il veut. etc. tuer une Mon oncle réputation. s'aftendrii.. et de gens se vantaient de n'avoir qui lu l'abominable Code civil de la jamais En révolution. pas fortune du côté des loin sa hommes. n'avait cette point gaieté qui fait mon lot. revanche mon oncle a eu exactement toutes les jolies femmes qui. même vers ayant émigré sous XVIII n'a Louis 1792. jamais pu à la cour royale être conseiller de Grenoble et cela quand on remplissait cette cour de comme coquins Faure. et élégant était délicieuse pour Il était délicat. Il était diffiqui est devenue peur cile d'être et moins raisonnable plus joli oncle Aussi n'a-t-il que mon Gagnon. Les comme on dit à gens mûrs. dans la loge de à tillerie. le notaire. l'état-major Milan et auquel à cause des je fis la cour Liaisons de moi dangereuses. quoique famille en 1815.

rempli orgueil à cause de tes succès dans insupportable les écoles de mais tout mathématiques. de chambre. appartements un air Après quoi prenant qui paterne car il avait des admim'attendrit yeux de ces louchent rables. car il avait deux ou toujours en ville et peu d'argent. un homme n'est Après quoi plus chiens aux bon à donner aux des yeux autres femmes du Dans les pays. bonne tu es d'un tête. rappelle-toi le moment où l'on ceci dans est quitté rien de facile d'accrocher un que plus ridicule. à une une déclaration faute de femme fais une déclaration à une femme mieux. Tes que parce te quitteront maîtresses or.TU AS DE LA PHYSIONOMIE 169 en novembre polytechnique à part me donner deux pour ce qui lui fit plaisir que je refusai. grands yeux qui un peu à la moindre émotion Mon me dit-il. cela n'est rien. et je montai Sur il m'embrassa quoi dans le courrier de Lyon. doute. Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce grand de succès tacticien Que manqués Que pour 1799 louis sans trois l'école me prit . Or tu es laid. vingtoù l'on t'aura fais heures quatre quitté. On n'avance dans le les femmes. monde que par on ne ta laideur mais te reprochera jamais tu as de la physionomie. tu te crois une ami.

de une traite l'action de tirer trait par des dépenses francs sur M. dégoûtés secs. de choses une foule encore je vois de quoi occuper J'ai des travaux possibles. dix vies. dans Au lieu de cela. la cervelle par dégoût par jamais littéraire la carrière Dans ennui de la vie. par qu'à mes deux comme et de la peinture musique et la Rosière MM.170 d'humiliations SOUVENIRS D'ÉGOTISME Mais si j'eusse été reçues! femmes des serais jusdégoûté habile. eu le aux ce qui touche tout femmes. du Ils sont Perrochin. j'ai à vingt-cinq comme d'être bonheur dupe ans. La difficulté disà n'être est de m'habituer pas 1832. C'est ce qui fait je ne me brûlerai que de tout. dans ce moment-ci. de contemporains. je la de et la conséquent nausée. le caissier 20. philosophes. du Trésor centrales . à faire. monde.000 à Paris.

de me mena ce s'était fait donner. Globe. le Globe avait le ton un eux-mêmes. l'Etang.CHAPITRE 11 4 juillet JE ne sais qui Il 1832. un de d'un compte créés ces journaux éphémères qu'avait Review. chez M. Je me suis fait huit ou dix ennemis avoir dit aux rédacteurs du mortels pour et parlant à en forme de conseil. me semble. méprise les lettres. impossible pour habitant Paris de dire la vérité Français habitant sur les ouvrages d'autres Français Paris. sous prétexte rendu dans le Lycée. que et peu trop puritain manquait peut-être un peu d'esprit. En l'aristocratie Angleterre. un de l'Hisexemplaire loire de la peinture en Italie. Un littéraire et consciencieux journal comme le fut n'est l'Edinburgh Review . à Paris le succès de l'Edinburgh Il désira me connaître. c'est une chose trop Il est des importante. A Paris.

. que je regardais A était la côté. devant un petit mauvais car ce fut. de quatre petites qu'habitait étaient ornées de et l'Etang gravures d'art curieux et agréables. de l'Etang. Je trouvai chez M. voyait qu'une cheminées en plâtre noirâtre. Il choisirait. d'objets Il y avait un superbe du carportrait dinal de Richelieu souvent. ce me feu. De ses sœurs. niaise de Racine. petites on ne forêt de fenêtres. C'est pour moi une des vues les plus mais les laides. C'était avant pesante. grosse figure lourde. chambres M. et recevrait à Genève les articles le pour du mois. Le directeur négociant capable ferait tous les ans un voyage à Paris. Il fallait qu'il monter car marches.172 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sera à possible qu'autant qu'il imprimé et une tête de Genève. jamais On me mena donc chez M. C'est à cette heure incommode recevait. quatre-vingt-quinze il tenait son académie au sixième étage d'une maison lui à lui et qui appartenait à ses rue Gaillon. de l'Etang. par de secret. journal payerait bien francs feuille (200 par d'impression) et ne nommerait ses rédacteurs. d'être aussi avait gras que ce grand poète les sentiments dont le souvenir éprouvé est indispensable faire pour Andromaque et Phèdre. un dimanche à deux heures. dirigé là-bas.

autre. ne pourrait la fournir. leur esprit. Je fus de leur bon de frappé sens. trop Les Italiens auraient chacun disserté. et surtout du tact fin du maître de la maison sans diriqui. Je ne saurais d'estime exprimer trop cette société. Elle est impossible en Angleterre. rencontré. qu'on m'y mena. y eût gardé la parole minutes pendant vingt . de Molière. Je n'ai rien pour jamais dirai de supérieur. huit ou dix de personnes qui parlaient tout. je ne pas mais même de comparable. de Courier.CHEZ M. Je fus frappé le premier et fois jour. d'un duc comme d un autre. Ancillon). on L'Allemagne accoutumé à croire avec enthouy est trop siasme la niaiserie à la philosophique mode de M. D'ail(les Anges hors de leur leurs. de on se serait moqué l'Etang. Allemands sont bêtes. qu'il la discussion de façon à ce qu'on geait ne trois à la fois ou que parlât jamais l'on n'arrivât à de tristes moments de pas silence. le même surpris je acte d admiration. y parût. Une telle société n'est possible que dans la patrie de Voltaire. chez M. et plus que d'un s'il eût été ridicule. car. vingt peut-être les trois ou ans a pendant quatre qu'elle me suis à faire duré. les enthousiasme. DE L'ÉTANT 173 en février 1822 semble.

174 et fût SOUVENIRS D'ÉGOTISME resté l'ennemi mortel de son antadans la discussion. les Car la discussion ferme et franche y était tous. Ampère. A la troisième goniste on eût fait des sonnets séance. achète trente-six francs une S'il pour chez le marchand douzaine de mouchoirs il croit du coin. le front et bas. Sautelet. MM. deux heures après que ses et que mouchoirs sont une rareté. imprudents une une idée avaient avancé nouvelle. chose rare ignoble il est bien fait et assez grand. On était chez sur tout et avec poli mais à de lui. genre toutes en donner une idée. pour de Goldsmith ou d'Addiles demi-teintes son. de LusStapfer. Albert J. singe.-J. pour de aucun on ne en trouver prix pourrait semblables à Paris. Il était M. Il a toutes les petitesses d'un bourgeois. cause la souvent nécessaire qu'il protégeât retraite des cherchant qui. de l'Etang. absurdité trop marquante. D'abord il est fort il a surtout. de l'Etang est un caractère dans Il du bon vicaire de Wakefield. faudrait. . satiriques uns contre les autres. laid à Paris. Je trouvai là M. de l'Etang. le M.

NOTICES SUR H. BEYLE .

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ministre de parent Daru. avoir suivi à Marseille une actrice Après allait les premiers rôles traqui y remplir il rentra dans les affaires en 1806. 1820). il fut officier dans le 6e régiment quelque temps des Il y eut dragons (1800-1801-1802). une courte il suivit à Paris une paix. le frappa qui beaucoup. femme aimait et donna sa qu'il démission. ce qui irrita ses beaucoup protecteurs. comme aux commissaires 'des adjoint Il vit en cette guerres. qualité. l'Allemagne. il assista à l'entrée de triomphante Napoléon à Berlin. les mathématiques. octobre (le. giques. BEYLE LUI-MÊME né à Grenoble en 1783. vient de mourir avoir étudié Après . Étant de M. à. l'armée et la troisième personne après Henri Beyle.NOTICES PAR SUR M.

de Champagny. et c'est qui a entre Orcha et Bobr. En il Il connut lé duc de Frioul. etc. fit un court en Italie. Il fut en chargé du Bau la Hollande à l'admioutre de nistration de la liste civile de l'Empereur. procurer quelque lui donné à l'armée au retour. 1811. Il fut employé grande en 1806. passés jeunesse. savants et fit la M. B.178 Napoléon vit de SOUVENIRS et D'ÉGOTISME le prince de Neufchâtel. intendant de la maison de l'EmCadore.. de difficultés de il obtint. revint à Paris en 1809. après beaucoup duc de la part de M. le seul morceau de . 1807 et 1808 et s'y distinwick ville la langue Il étudia dans cette gua. pereur. Kant. de cette près plusieurs rouages à Brunsmachine. voyage pays qu'il aimait les trois ans qu'il toujours depuis avait dans sa En y 1812. pour hommes n'ont fait de supérieurs qui que châteaux de cartes. B. Il rejoignit le quartier près d'Orcha général Il entra à Moscou le le 14 août 1812. et en partit 14 septembre avec Napoléon mission. de faire la campagne de Russie. Il devait le 16 octobre avec une à subsistance l'armée. philosophie conçut de mépris assez Fichte. et la en allemande. M. et 1810. d'État et inspecteur du Conseil général mobilier de la Couronne. de Vienne en 1809 campagne au Au il fut nommé auditeur retour.

guerres (rue du n° Comme on n'avouait Doyenné. Daru reconnut pain qu'elle reçu. BEYLE 179 ait M. M. le Chier commissaire des Marchant. même fût en retraite à cette pas qu'on il s'arrêta armée à Slangaud impériale. Un mois de bonne nourà riture ou de nourriture suffisante plutôt remirent.NOTICES SUR M. En huit il fut réduit à une faiblesse jours. malade d'une de fièvre espèce pernicieuse. Il sur permit quitta le champ Paris et trouva la santé sur le lac de Côme. le marquis. il en prit horreur et il arriva à Paris. avait beaucoup de part cet état. la glace se rompit sous son traîneau. Il fut intendant à Sagan avec le plus honnête et le plus des généraux. Près du Kœnigsberg. A mesure du qu'il s'éloignait danger. Il était avec M. ne crut dans cette retraite jamais eut de qu'il y quoi pleurer. B. comme il se sauvait des en passant le Frische cosaques Haff sur la glace. borné alors de Latour-Maubourg. ce service au nom de l'empereur à Bobr. 5). Il y tomba comte. extrême et il fallut cela lui pour qu'on de revenir en France. M. le Son le força à protecteur faire la campagne de 1813. à Berlin vit se détacher de la puis qu'il France. navré Le physique de douleur. A peine de retour l'Empeen mission dans la reur 7e divil'envoya .

de revenir à Paris. qu'il comme cordon de la employer grand et étant du On d'honneur. Certains traits de M. Il se de ce postes convainquit il se doutait. Il vit l'entrée du roi. de Blacas lut bientôt le firent qu'il aux Stuarts. Paris être témoin de la bataille de pour Montmartre et de l'imbécillité des ministres de Napoléon. dont avait rien qu'il n'y de si facile de Genève. villages M. ne tira des admirables pas parti dispositions de Vizille d'autres et de beaucoup du Dauphiné. Légion pays. Beyle demanda à aller voir les avantà Genève. que prendre cette idée et craiVoyant qu'on repoussait la il obtint la permission gnant trahison. y Dessaix du homme général digne grand dont il portait le nom et aussi presque libéral lui. On était las de l'insolence des préfets et autres de Il arriva à agents Napoléon. Mais le talent et l'ardent que du Dessaix furent patriotisme général et la médiocrité paralysés par l'égoïsme incurable du général fallut Marchant. Ce fut là qu'il de la désespéra ou exactement patrie pour parler qu'il vit avait la que l'empire éclipsé patrie. Il refusa une penser place sion ment .180 SOUVENIRS D'ÉGOTISME militaire avec un sénateur absolusans Il trouva le brave énergie. Il trouva les cosaques à Orléans.

qu'il pas lui avaient des Italiens ceté et la méfiance aux secrets fait la participation repousser sur moi disant à ses amis dans comptez l'occasion. en de trois cents pages petit voyage Italie. quoiLa méchanne fut carbonaro. honoù il donne sa voix au plus Grenoble au seul nête homme de France. de Haydn. lorsqu'il jugea de noir. en et un l'histoire de la peinture Italie.NOTICES SUR M. père . Pour il eut deux ou trois jours un et lui il prit le faire copiste passer de la vie traduction dicta une corrigée et Métastase. parussent qu'après En 1819. BEYLE 181 de avait la bonté M. Bologne. les Bourbons. En 1814. suide Milan. Henri Gréencore sauver la religion. Il se retira en Italie. Son la police devait. Mozart d'après 1814. Beugnot que superbe Il y mena lui offrir. heureuse une vie 1821 puis jusqu'en des carbonari une l'arrestation par police le à imbécile l'obligea quitter pays. un volume un ouvrage in-8°. deux volumes de En il imprima 1817. juillet passant par Il vint à il apprit la mort de son père. qui pût à M. mal avec Cela le mit encore plus goire. il de succès La Peinlure n'ayant pas les trois derniers enferma dans une caisse ne et volumes s'arrangea pour qu'ils sa mort. italien.

Beyle chercha Dès lors. 500 sur l'Amour qu'il n'imprima pages mortellement de En 1821 pas. timents vrais mais peut-être Pauline et aima tendrement sa sœur . s'ennuyant il alla la comédie des manières françaises. francs de rente. Il adora la musique notice sur de senpetite Rossini. Les lieux qu'il le lac de Côme mieux sur la terre étaient et fit une et Naples. autres fit entre plusieurs ouvrages. pas la moitié.000 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui laisser 5 ou la voix commune. Souvent triste il du moment allaient mal. qu'un ce fut Tr. Quoiqu'il que de fut aimé Gina quelquefois. campagne Il lui laissa de nerfs. pleine Il ridicules.182 vant 6. Il à diminuer ses besoins et y réussit. L'acte additionnel à cause de ses ses regrets. de violents maux une adorait et avait répuShakespeare Voltaire et insurmontable gnance pour aimait le Mme de Staël. Il pouvait s'en d'une venger il résista ne manière atroce. six semaines en passer Angleterre. L'amour le bonheur et le malheur a fait Gina et Léode sa vie. pour pas La de Russie fâcher Léonore. Il n'eut ennemi. il ne lui en laissa M. Thérèse. il ne fût rien moins beau. l'empêcha sut revenir au retour de Napoléon qu'il lui ôta tous le 6 mars. passions qui adorait la gaieté. l'ont nore sont les noms qui occupé. Mélanie.

valier Louis des Ponts et Ingénieur Crozet. E. D. Chaussées. Grenoble. Il était amoureux de sa mère. (Life N. qu'il perdit sept 1. à Grenoble if dead. 14 . BEYLE 183 où il avait abhorra sa patrie. Il n'aima d'une aucun de ses parents. verso du dernier une lettre M. Voici la de ce sur le 'suscription premier article. de (Isère) hôtel de or. le checomme feuillet. Bruxelles n° 45. to M. Mareste. L. rue de Richelieu. à ansl. été élevé manière atroce. of Dominique. SOUVENIRS D'ÉGOTISME.NOTICES SUR M.) Paris.

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j'ai fantaisie de faire moi-même cet article. ami d'esprit. parents avaient de l'aisance et à appartenaient la haute Son père. ou du moins adorateur de Voltaire. Favard).) . prenait de noble dans les actes. Paris 30 (hôtel avril 1837. Parlement du le titre Dauphiné. Il pleut à verse. le. 1. 1. Paris. Je me souviens Jules Janin que me disait: Ah bel article quel nons ferions sur vous si vous étiez mort 1 Afin aux d'échapper la phrases. (Note de Colomb. Ses 1783.II Dimanche. vier mort à. Son grand-père était un homme médecin. le 28 mats 1842. Ne lisez ceci qu'après la mort de né à Grenoble le 23 janBeyle (Henri). avocat au bourgeoisie.

Gagnon. Beyle dans la Révolution versé le premier sang des la fameuse lors de journée Française.186 SOUVENIRS D'ÉGOTISME était le plus son nom. Gagnon. qui de la perte inconsolable de M. vit couler Le jeune d'amélioration.). ville dans cette Le Beyle prit jeune sa mort dura une horreur jusqu'à qui les a appris à connaître là c'est qu'il bassesses. Il désirait leurs hommes et aller à Paris et y vivre passionnément Son des livres et des comédies. c'était Gagnon. au jeune sentir d'argent. de son seul cation exaet de fierté d'honneur des sentiments de cette elle façon communiqua gérés. patriote mourut fort lisait le jeune. toits haut des et du le gouvernement. en faisant voulait la ne lui déclara pas qu'il père en . bassesse. homme galant les projets de tous et à la tête à Grenoble. fort considéré du monde. Parler homme. de l'éduse fille cette chérie. Les les soldats. 1789. femme Sa mère. étaient dévots du jeune parents et lui des aristocrates devinrent ardents. d'esprit exagéré. ce qui livres de 8 à 9 mille avoir rente. chargea La famille avait fils. Dante. à Grenoble homme riche un constituait M. une même ce métal nommer pour passait chez qui pouvait M. tuiles sur des lançait et B. contre se révoltait Le peuple Tuiles (17.

NOTICES SUR M. Beyle ministre de (depuis de . Daru Marengo. Tous ces jeunes gens partirent pour Paris afin de subir leur examen à l'école arriva à Paris le 10 nomême Beyle vembre le lendemain du 18 bru1799. ils s'écriaient perte Paris De O Rus. l'expédition et M. qu'à 1796 à 1799. Napoléon était recommandé à pouvoir. On fit y fut. En 1799 il remporta le premier de à l'école centrale prix mathématiques les 8 élèves (M. Paris. ancien secrétaire de Daru. Dupuy. BEYLE 187 ses mœurs et ne verrait qu'il 30 ans. professeur) qui le second furent admis remportèrent prix à l'Ecole deux mois polytechnique après. Le parti aristocrate attendait les Russes à Grenoble. l'Intendance homme grave et très ferme. singulière pour ne voulait à l'École qu'il pas entrer polytechnique. quando ego te aspiciam de L'examinateur Louis ne vint Monge pas cette année. Beyle M. général du Languedoc. entrer à l'Ecole et voir polytechnique. venait de s'emparer du maire. Tout allait à la à diable Paris. lui déclara avec une Beyle force de caractère son âge. le jeune ne s'ocBeyle de il espérait cupa que mathématiques.

ce qui le brouilla avec M. étudier un devenir homme. Il fut du aide-de-camp il se distinMichaud lieutenant-général il un a beau certificat de ce général gua. musique. aimait. en mai 1800. donna sa démission. Il fut blessé au pied d'un de pointe coup dans un duel. sans rien dire au suivit à Paris et.) Il passait son à Milan. Il était le plus heureux et probadudit). simple Il devint amoureux de Mme A. vint à Grenoble. Mlle V. plus que jamais. Le ministre se fâcha. ami intime (entre Colomb. blement le plus fou des hommes. à la paix. . Ce fut temps beau le plus de sa vie. qu'il B. les mains de M. ministre. Beyle rejoignit le 6e régiment à Savigliano en Piémont. il adorait la temps la gloire et estimait littéraire. pour grand Il voyait une fois tous les quinze jours Mme A. Il servit comme quelque temps.188 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le fit nommer sous-lieutenant l'empereur) au 6e régiment de dragons. Il fut malade obtint d'ennui. le ministre de la guerre ordonna les aides de camp sous-lieutenants que tous à leur rentreraient corps. fort l'art de donner un bon coup de sabre. puis un congé. par fou se mit à B. (Angela Pietragrua. dragon. lorsque. blessé. Son père voulut le prendre la famine. fut amoureux. Daru. du temps. le reste il vivait seul.

pourquoi les littérateurs en et méprisait célèbres. une sorte de de dans Beyle. Beyle Mlle Mélanie Guilbert de Baskoff) (Mme et la suivit à Marseille. de La Fontaine. trêmement contrarié vit la Le 14 ou 15 octobre 1806. fut à M. qu'il entrevoyait l'abbé Delille. Beyle Beyle et quitta les études. fut une vraie passion. chez M. Mante. qu'il depuis. ayant revint de le théâtre Marseille. en et écrivait le qu'il quieu. qui il adorait les fables la blague sérieuse Corneille et Montesquieu. M. Beyle quitté à se ruiner à Paris son père commençait Martial et lui envoyait fort peu d'argent. Beyle par Montesil lisait Montaigne. conspiration heures travaillait douze jour. aux Revues. BEYLE 189 ne à 1806. Beyle présenté Voltaire trouvait Beyle méprisait qu'il lui semblait Mme de Staël qui puéril. de devint amoureux En 1804. qui ami ancien élève de l'École polytechnique. volait la liberté à la France. Daru. Shakespeare. s'être brouillé après a tant aimée Ce avec Mad. 1804. Bossuet lui semblait de emphatique. Beyle . jugement Je ne sais il détestait portait. Sa vie se passa ainsi de 1803 de ses profaisant confidence à personne et détestant la tyrannie de l'empereur jets. Daru. G. Mlle M. l'engagea en faveur de Moreau (1804). engagea sous-inspecteur exà le suivre à fut l'armée.NOTICES SUR M.

pagne. alla à Brunswick. élève commiscomme Vienne. qualité toire de la guerre de la succession en EsEn il fit la campagne de 1809. sur le Bobr. ce fallait longuement qu'il . ou plutôt excellente. B. toujours une maladie saire des il guerres. lui donna une fièvre L'excès de la fatigue finir le drame et que Gall guérit qui faillit très bien à Paris. fit la campagne de Lutzen intendant à Sagan en Silésie. en qualité Beyle En 1808 d'élève commissaire des guerres. peut-être vingt-cinq et fut B. de Richemonl il commença au petit palais habi10 minutes de (à Brunswick) qu'il histait en sa une d'intendant. fut envoyé dans la septième division militaire avec un sénateur imbécile. à Berlin. fut nommé auditeur d'Etat et inspecteur du mobilier de la couDaru. avec il avait eu des relations laquelle autrefois. mille hommes Cinq cent cinquante le Niemen mille. Il ronne la faveur du comte par fit la campagne de Russie et se distingua son il au retour par sang-froid apprit cette retraite avait été une chose que terrible. au Conseil B. y eut d'une femme et y devint fort amoureux aimable et bonne. B. passèrent cinquante mille le repassèrent. En 1813.190 SOUVENIRS D'ÉGOTISME entrer bataille le 26 il vit Napoléon d'Iéna. Napoléon expliqua à faire.

Le . et Florence Rome. eut de Paris. avait fait 1815. B. imprimer Vie de Haydn. En il perdit son avait 1821. il qui alla voir Londres et revint à Milan. En 1817 il revint à Paris lui fit horreur. L'horpour reur avait les Bourbons l'emqu'il pour sur l'amour il crut entrevoir portant de la hauteur à son dans Mme A.000 francs de heur. Par bonB. pour qui Mme lui offrit la place de direcBeugnot teur de 1 approvisionnement de Paris. En M. Italiens. malheureux de toutes revint façons. qu'il dut à cette Il fit la passion. 1790. Il refusa aller s'établir à Milan. B. égard Il serait ridicule de raconter toutes les comme disent les péripéties. lui en laissa 3. A Milan. rente. avait 1. de la dot de sa mère provenant (Mlle Henriette à Grenoble morte vers Gagnon. BEYLE 191 où les Bourbons rentrèrent à jour B. l'esprit comprendre qu'il avait en France de l'humin'y plus que liation avait été à Moscou.000 francs de il rente. et qu'il a toujours adorée et regrettée). avait écrit au crayon l'Amour. Félix Faure) qu'il lui laisserait 10. B.NOTICES SUR M. dire à son fils (par M. père qui ses affaires faire négligé pour (à Claix) celles des Bourbons (en qualité d'adjoint au maire de et s'était entièGrenoble) rement ruiné. enfin l'Histoire de la Peinlure.000 de capital. Naples en 1817.

il y perdait son temps. il songeait voir sement à en finir crut lorsqu'il que ne de C. les et Shakespeare. Rome. chez la le 29 juillet. elle. Pendant était en Angleterre (en qu'il il fut abandonné de cette septembre 1826). la Vie de Rosszni. Il passait la moitié de l'année à Rome. la nuit En il aima G. Il fut fort malheureux et retourna deux en Italie. et Florence. pendant six elle l'avait aimé mois.192 SOUVENIRS D'ÉGOTISME en juillet sérieuà Paris 1821. Racine Il fit deux Promenades dans etc. de Metternich était en colère il à cause de Rome. pour garder. y vert et rassembla des nouvelles telles que . M. à Civita-Vecchia. en Italie. fut nommé consul l'exequatur. avait des lui. alla un peu en Espagne voyages Barcelone. La d'Esjusqu'à campagne ne permettait de passer pas plus pagne loin. littérairement il fit le Chasseur parlant. les Il vit la révolution de 1830 de dessous Suisses colonnes du Théâtre-Français. et passa 1829. Naples refusa B. pendant ans. Il Mme yeux pour mer sur cette voulait se rembarquer pas dans la il se jeta à corps orageuse. Les étaient au-dessous du Moizan. aimait dernière maîtresse elle C. à Trieste. perdu des il fit imprimer querelle romantiques. chapelier En septembre il fut nommé consul 1830.

scrisse. à l'hôtel abominable. feuillet) Beyle. Favart. En mai 1836 il revint à Paris un par de M. 8 ou 10 volumes in-folio. A. à lire après Notice mort. quoiqu'il fut rien il fut aimé moins beauque beau. pluie place des Italiens à Paris. verso du sur non dernier Henry avant. passionnément M. la Vie de Napoléon. Beyle amo Visse. Il aima V. de quatre ou cinq de ces lettres inicoup tiales. Fin ne pas (Au sa de cette notice non relue (afin de Il aima Vittoria mentir). Thiers les boutades congé qui imite de B. Se n'andiede di anni. C.. M. a fait son en 1821. Mozart. Nap. BEYLE 193 Beairix Accoramboni. épitaphe Qui giace Arrigo Milanese. n'ai (Je pas relu les pages qui précèdent. 1836. Nell 18.) B. et ne Ange. Il respecta un seul homme NAPOLÉON. Cenci. arrangea du 9 novembre à juin 1837.NOTICES SUR M. . etc. écrites de 4 à 6 le dimanche 30 avril. Le Corrège. Cimarosa. Shakespeare.

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toutes les virgules.APPENDICE La présente édition du Divan. rendre de toutes les de tous compte variantes. de sens. On trouvera non seulement mais encore peu de pages. prépositions. une veroffre sion sur de points beaucoup fort différente de celle qui l'a précédée était due aux et qui soins de Casimir Pour bien se Slryienski. assez longue pour que l'on puisse affirmer la version du Divan est bien dans une que cerlaine mesure une version nouvelle. E. les mots ou passages de toutes les ajoutés. D. ajoute celui de Stryienski. établie sur les manuscrits de Grenoble. ci beaucoup plus souvent. peu d'alinéas absolument Je ne pouvais identiques. Le lecleur curieux trouvera cependant ci-dessous la liste des chanles Elle est encore gements plus importants. a qu'd collamodifications il n'y tionner les deux textes. . complet. N. adverbes ou adjectifs mon texte retranche que ou bien. L. négations. ici d'en dresser le toutefois entreprendre relevé et mentionner minutieux.

bon. déjà. me quand j'y pense. j'ai envie de envie de j'ai presque jepresque la la quitter plume. point eux.196 ÉDITION P.je suppute mes futurs lecque teurs. me point et c'est ce qui même.j'ai livres amusants ont en ce pénétré P. SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI ÉDITION DU DIVAN 2 . quand désole. bête ? P. 3 malheurs bition. 6 les Malgré malheurs de mon ambition je ne crois pas les hommes méchants. 5 lu tous . persécuté par 6 Je ne me moi- P. 5 commencer si sujet difficile me gesse dois P. . Suis-je méchant. spirituel. que teurs. désole. crois je ne me point eux. la nuit quelquefois. dois 8 . 3 et 4 Je connais point et c'est ce même. la quelquefois. P. ter plume. les qui pays. ne me P. j'y pense. Malgré de mon je ne me persécuté les amcrois par P. 4: . P. 2: j'ai lu tous les livres ont péqui nétré dans ce pays.je . moiconnais qui.je suppose mes futurs lec- P. nuit.je un un commencer par par triste et si sujet si triste et si la sadifficile que que la paresse saisit me saisit déjà.

sous val.pour cher de me rappeler les maisons où j'allais. P. grand ta. sous val. salon.occupé descripphysique P.de humeur sombre méchante et de la rible peur. son et ter- . » P. Métilde salon. 11 la 10 les DU .APPENDICE ÉDITION P. tâcher aux mai- P. du . moral. 9 (fragment P. . 14 tâ. Par un il évi- P. Métilde. P. physique 7 6 le STRYIENSKI et poids cédant du cheÉDITION P.de humeur sombre la terrible peur.et pas 197 DIVAN cédant du che- 7 Telle au milieu était du 11 Telle tu au milieu es. grand ta. P. 9 . 14 . tion du m'ennuie. 12 bonheur. 20 .occupé la description m'ennuie. 17 hasard. Par il un évi- P. de du moral. P. omis). 13 Depuis « Au bout de huit » jours. jusqu'à « Je me logeais à Paris. P.pour de penser sons où j'allais. et son de P.

était Elle timide. 26 C'était le ton manières et les de M. 28 M. douce. 27 Vers 1829. 19 mourut Martial Vers 1829. de Saurin. P. de Damas. mourut l'aimable devenu Martial Daru. Petit. P. et 29: depuis: P. chambre de MM. 36 d'esprit.cet homle comte 32 saine. DU DIVAN 21 1° un aiel excellent gar- C'était ton manières le maître M. l'hôtel de Bruxelles. mable 15 STRYIENSKI 1° garçon. . un ai- ÉDITION P. P. . homme comte 25 d'esprit. fils Doligny » jusqu'à du chapitre. lourd et insignifiant à force de breuvages au suaphrodisiaques eu jel desquels j'ai deux ou trois scènes lui.198 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P.cet le me de P. le maître de l'hôtel de Bruvalet de ancien xelles. avec P. la fin P. 20 (fragment « plaidait. P. 18 et les le de de P. mable çon. P. . Petit. Saurau. était Elle timide. l'aimable Daru. 22 donc formée. omis).

) a arrivé.je boulet pourqu'ilnem'adressât la pas parole. avait 30 fait la petite parisienne toucher un Napoléon! parisienne fait tomber Napoléon 42 ses 30 réuni. vanité vait i italien P. STRYIENSKI ÉDITION P. ville v SOUVENIRS D'ÉGOTISME. P.voyant restes quelques pas les de deux ou trois généraux de la Garde. où co. pour ne m'adressât la parole. avait folie. P. de « Ce dire sont des insolents de (mot 1 propos illisible) qui faillit me perdre. s seil les cind'Etat. 48 . arrivé. 42 .dans del une (LanGresuis je 15 P. P. .voyant à les quelques pas tentes de deux ou trois de la généraux il m'échappa Garde. P. n nerais qu'il p pas don48 :je un paule. etc. à . Napoléon r dans son Conréuni.dans où une je étrangère. ville suis 35 . français. étrangère Torre caster.APPENDICE ÉDITION P. vanité avait italien P. 34 donnerais et 35 un . quante q français.la petite aun 1 P. 38 DU 199 DIVAN 27 . les Conseil. Napoléon dans son cinquante les Excepté ennemis avec gros. il m'échappa de dire « Ce sont des insolents de moins » faillit me propos qui et eut perdre l'air inhumain.

il le se dis- P.beaucoup sur armée de réformante. P. est 39 l'aînée .où ses tête bosse . 54 est l'amie e t tes-filles. Je plaisir Je un porterais un masque. P. P. 54 . de M.cette d'une tête per- P. 51 . le distingue. porterais que. qu'elle . 39 qu'elle . y commanchef. Lafayette dait en 37 beaucoup sur la réFrance P. P. 51 . 48 Sans le mal de mer j'irais j'irais voyavoyager avec en Amériger en Amérique.200 ÉDITION P.il se figure cette pour jeune poret toute tugaise pour autre jeune femme. 37 couverte ruque. . la la M. figure tingue. de ] La fayette y comman< dait en chef. Son lieutenant-colonel voulait enlever le régiment et le faire émigrer. de avec je changerais plaisir. 35 de mer SOUVENIRS STRYIENSKI Sans le mal D'ÉGOTISME ÉDITION DU DIVAN P. masque nom. nom. P. de je changerais P. 37 d'anecdotes première formante. 51 d'anecdotes première France P.cette c couverte en c d'une perruque.où de elle ses elle peti- de petites-filles.

avec le P. le . P. j'avais délicatesse 50 Ils pourséchoisir un dans les pays . 64 . 68 Ils pourséraient choisir un dans les jour pays Mais s'ils étrangers. Un vice de collège l'a fait aveugle. 59 lourd avec Dunoyer. souvent. 42 . artificiel d'un chef II a publié P. P. est très fort souque de toute la soivent. de pardon. 48 la toute italienne. je ne lui parlais moment qu'au où eUe m'offrait le est fort thé. ÉDITION P.j'avais toute la délicatesse de nerfs italienne. 66 . ne lui rée.avec comte Dunoyer. 42 un livre moins sentisur mental l'organisation des communes en France en douze volumes. d'un 41 chef STRYIENSKI L'intérêt de parti. raient jour étrangers.il P. plus P. m'offrait vrai P.APPENDICE ÉDITION P. P. couraient le monde pour intriguer. Rémusat. P. je parlais moment où elle qu'au du thé. très 46-47 vrai . P. 56 et de DU 201 DIVAN L'intérêt pressant parti.il avec que. le musqué Rémusat. 59 Il a publié un volume moins sentimental sur l'organisation des communes de France en 1200.

fatigué. pages à mon inpar séance.écrivant comme une insu. 54 monstre de beaux P. « A » le fatigué. P. 57 (fragment P. 52 . P. omis). 72 . 57 . et le beau Je temps. tel- P. P. 74 retrou. P.Lussinge.écrivant ceci comme une letà trente tre. P. 78 depuis d'hôte.petit. qui. cette table « jusqu'à: Après » dîner.202 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P.petit monstre horrible avec de beaux yeux. sufus de la frappé perbe figure. la pluie là. 74 . ceci tre. 53-54 . 77 sombre. T. faisait qui. 59 J'avais . la et le beau pluie Je fus temps. . pas let- P. auteur de l'histoire de la Conde quête Guillaume. à mon passionnément la musique. faisait là. su. 71 DU DIVAN J'aimais non passionnément musique. singe. 51 STRYIENSKI J'aimais la ÉDITION P. frappé de la figure. P. avec affreux yeux. Lus- P.j'y retrouvai mon ami A.j'y vai mon ami Augustin Thierry.

vions P. ne trouvions pas. P. 106: . rent cet 96 . P. cuvier 77 pour .quand ma montrais convulsive. 88 Il fallait colline mettre une entre moi et la vue dôme de Milan.le faire petit la pour .leur faire petit la Elles trois P.quand ma je hai- abandonné de mon 87 . P. du de ShakesLes pièces et l'acteur Kean peare fuKtne) (prononcer événement. trois 77 Elles étaient filles. je hai- Il fallait P. lui ne DU 203 DIVAN abandonné lement de mon tout souci honneur. filles. 63 lui montrais ne. teur P.beaux où se sont plapays beaux cés mes jours. .APPENDICE ÉDITION STRYIENSKI ÉDITION lement soin tout honneur. étaient petites 105 menues. Barot 106 et grand. beaux 69 sont où se paspays sés mes beaux jours. cuvier est moi trou- P. P. petites Barot est 77 et nous gros grand. nous ne pas. P. P. 63 et entre moi mettre dôme de la vue du les de Milan pièces et l'acShakespeare Kean. P. gros gros.

monstre. figuré le martyre de Napoléon. ment. 84 sement était maison. le maitre de figuré Napoléon. « J'aurais évité qu'à: » bien des moments. ue avec elliptique. se serait même.204 ÉDITION SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI un appa- ÉDITION lessive. Cet la amupetite . un l'excesner- 81 Certaineen le payant. 110 Bah vous bien! . les 78 Bah connaissez vous bien P. pour sive irritabilité veuse. P. mand se serait même. P. P. 112: Certainele un en voyant. 106 miliées connaissez P. reil elliptique. annonça. 113 depuis été sévère« J'ai » jusment puni. un Allemand Italien. un un AlleItalien. ment. P. part maison. omis). « Un » jusqu'à on » jour. et depuis « J'augmenterai cet article. monstre. 82 (fragments P.étant hules P. P. DU leur un DIVAN cupetite appareil avec lessive. 115 était Cet la autrc petite P. tabilité 80 étant un l'irripour nerveuse.

un besoin P. < dait francs. besinpar pur.j'étais une espèce (sic). peut-êlre culte que abandonner.qui. . . 92 . rante P. . lui. 86 tâmes avait. chez n montâmes le trouvâmes Nous de douleur. 123 deune c de devenu de connaisseur.un ami calma ce P. P.tout. Il P. C'est dre chose. quafrancs.nous chez monIl lui.APPENDICE 205 ÉDITION P. venu crana. qu'il c dans P. ÉDITION DU DIVAN .tout d'amitié cœur. 89 y a . . difficulté que d'ade le voir courage vérité sur dire la la mointout.j'étais espèce P. é évanoui 1 avait. cause ment. tre la moindre chose.qui.nous 117 P. P. 90 . qu'il cœur. dans ce mon . 122 y mon 122 d'être se a . tout de dire la fera courage d'aut Je ne c'est vérité prévoyais sur tout. quarante Je ne P. à 124: à P. 126 Je ne préaccet diffid'autre pas prévoyais voyais il me d'avoir le cident. cause de del'épuisement l'épuisése vende se vendait l'édition. 90 d'être ami sincère qui bon se calma par sens pur. STRYIENSKI . 91 soin s c cère qui c consensu.

qui menpasser pour bizarre et teur. Corner. gauds deux 139 .M. P. P. plus aux Giade .Andrea Venise. nonne. Modène. camp. 100 97 le . Venise.après l'anégligé pendant mois. ami et aide de camp. nices . m'a . l'avoir ennui mois. P. Giade poète . fait P. P. P. mords.Andrea . fait vais q2 STRYIENSKI qui m'a mau- ÉDITION P. petit P. pour surtout mauvais pour français. prêtre P. 139: . voir six 102: 102 un . P. en plus Français. en P. capitulation science. de Corner.M..une capitulation de conscience. 126 DU DIVAN passer pour français.une conrepetit de P.après négligé par six pendant . Modène. brices 143 Les confondent choses.206 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. nonne. gands deux 105 Les confondent choses. un étourdissement d'un remords. P. ancien 136 de aide de 133 le 129 .de invisible plus aux 94:de nuisible plus Français.

. 149 de berger P. 150 .se levan ÉDITION DU DIVAN 207 P.crimes de l'ar- P. 110 avoir écrit fois deux suite.c'est Boucher.Maisonbien comun mipour 146 .les cour- 113 . P. 111 pour Après quelqueheures de P. un P.c'est Boucher. P. nette mode mier 146 ciel. P.APPENDICE ÉDITION P. STRYIENSK . P.Maisonest bien comun pour preministre. régent 108 est .de beaux 'eux et les divagues plus jolis cheveux. fort P. Cela alla . P. commis gent. 111 bien. ort 151 loin. nette mode nistre.les autres .se que ce levant mot P. P. Voyez efbassesses froyables et les dix ans de soins se donnent qu'ils à la Cour un pour portefeuille. Cela alla 112 :de beaux et les plus jolis P. un 110 de . yeux cheveux. au 108: ciel.crimes commis de l'arpour les gent. 149: Après avoir écrit quelquefois douze heures de suite. 152: . Roi . 153 . au Le P.

t 158 P. omis).j'aurais . fallu pour P. gaiement des Français. 153 trois pour 153-154 m'a Il de années vaincre. D'ÉGOTISME É ÉDITION les folies DU DIVAN pl plissaient P. P. fa fallu S( soins P.pour adroitement c calomnier lord Byron. » jusqu'à: me remorale santé » venant. prenait Juan. 159 Il a forle mé- 117 P. 153 hasard place remqui ma vie. Je prends se ce qui ma route. depuis « Avez-vous jamais « La vu. P.208 ÉDITION folies salent P. 160 . 113 trois vaincre. calomnier ron. qui ma SOUVENIRS STRYIENSKI remplisvie. 158 P. 113 I1 m'a années P. .pour lord By- (fragment P. a formé mulé mépris pris j'aurais is P. tre. 118 gaiement des Français. Je prends ce que le ma sur 113 au hasard sur trouve P. au sort rc route. On me un dqn pour un monspour On me un don pour prenait p et Mozart J Juan (voir un pour Molière). n monstre. 118 Il le P. 117 .

123: si Heureux me fusse souvenu je de ce tactigrand cien serais . 123 . et de la musique peinture mes deux comme MM. jusqu'à: « Heureux si je me fusse souvenu. le vieux cle. lent 163 . Monbien loin honnête 123 (fragment P. jusqu'à de la par conséquent. 161 :l'excelCuillerier (l'onle père. gie le plus homme. P.M. 167 depuis Mon oncle Ga» gnon. MM. et P. P. « P. omis). P. p.APPENDICE 209 ÉDITION DU autre DIVAN espèce ÉDITION été une STRYIENSKI autre (mol illisible). en un mot le jeune m'a l'air d'un fou). de La R. . 120: était de M. lent 119 Cuillerier. ». Monde bien loin gie était le libraire le plus honnête homme. P. 169 Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce tacticien grand serais des "femmes dégoûté et la nausée. contemporains. 169. de jusqu'à la et de la musique comme mes peinture deux contemporains. P.l'excel- été une d'auteur. 170:je P. P.je des femmes dégoûté la nausée.

. H. 174 cussion y et franche Car était sur la dis- P. che la disfran- ferme tout. 126 Car cussion y était sur tout. . du monde. monde.ÉDITION P. goûtés STRYIENSKI sont du secs. dé- ÉDITION de la rochin. dégoûtés P. DU DIVAN Rosière et Persont Ils secs.

BEYLE NOTICES SUR 175 195 .TABLE PRÉFACE SOUVENIRS DEUX APPENDICE DE L'ÉDITEUR D'ÉGOTISME 1 3 H.

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ACHEVE D'IMPRIMER SUR DE F. 11. L'IMPRIMERIE GRISARD. (ORNE) II . RUE DES ALENÇON LES LE 10 DÉCEMBRE 1927 PRESSES ALENÇONNAISE Administrateur MAROHERIES.

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