Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Stendhal (1783-1842). Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau. 1927.

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LE

LIVRE

DU

DIVAN

STENDHAL

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

REVISION

DU TEXTE

ET PRÉFACE

PAR

HENRI

MARTINEAU

PARIS LE 37, MCMXXVII Rue DIVAN Bonaparte, 37

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME.

1

.

SOUVENIRS D'ÉGOTISME .

EXEMPLAIRE Nº 2 771 .000 SUR VERGÉ LAFUMA.000 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A 3.CETTE ÉDITION A ÉTÉ TIRÉE A 3025 EXEMPLAIRES 25 EXEM- PLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A XXV SUR PAPIER DE RIVES BLEU ET3.

Rue DIVAN Bonaparte. MCMXXVII 37 .STENDHAL SOUVENIRS D'EGOTISME D PARIS LE 37.

.

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR Révolution de 1830 d'llenri fait un consul. durant les dernières années de la Restauration. Mais sitôt installé à Givita-Vecchia. dans ce port il ne vétuste. si on ne l'avait était l'auteur pas lu. Son court à Trieste Beyle séjour se passe en attente. longues se de raconter sa vie à Paris pour distraire. Ses ses démarches. Il bâille les comment heures des soirées el l'idée lui vient. qu'il de petits livres sur la peinture. Il avail d'un cruel souffert il avait bien des au amour fois songé suicide. sait tuer le temps. Du moins les charmes y goûtait-il de la conversation. L'attention des sur l'Italie. excursions à Venise ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer. fort mordants sur la musique. cénacles lui devait encore se porter sur on le vit charger à fond davantage quand comme un dans la chevau-léger querelle La . ressources. Il y avait été malheureux. et sans certes. On savait même partout.

ferlile époque particulièrement était était alors vraiment Il quelqu'un. il M.II PRÉFACE allait el Dat'id du Romantisme. sonnage qu'à le annoncèrent mort plusieurs journaux auteur de décès à Paris de M. d'Angers dans la série de ses médaille faire figurer les illustrations d'une lons toutes parmi en talents. divers Frédéric Slyndall. Bayle (sic). Beyle été et non le voleur. Naples élablir Florence. Beyle paru qu'en n'avait donc en tirer son nom littéraire pu avait la première en fois qui figuré pour et 1817 sur la couverlure de Rome. D'où lui t'enait ce nom ? un ont avancé criliques peu Quelques l'avail à un perlégèrement qu'il emprunté Il est vrai sa de Kéralry. Si l'on veut à toute force eût un rapport entre les deux noms. de Stendhal. Mais les volumes de cet ouvrage cinq n'avaient 1827-1828. Beyle le volé Je crois . » lequel Bien s'en avait lu qu'il défendît. Il est probable que en prenant le nom sous Beyle y aura songé il devint un guide de l'art en Ilalie. ouvrages signés de assez curieuse avec le roman Confusion Frédéric ou la Fatale Kératry Styndall Année. natal de Winckelman. bien Sainte-Beuve qui que c'est a pressenti le premier la vérité dans une article de 1854 « Steindal note de son lieu est une ville de la Saxe prussienne.

Au conl'hypothèse elle le moins la fr'aire. principaux Tous les soirs. on a déchiffré celle tracée de la remarque main même de Beyle « Citer aussi deux. prouve que pour similitude des noms n'avait pas échappé à l'attention. il f allait bien que M. Viollet-le-Duc ou chez le baron Gérard. M. de Beyle. D. Et si tout ce n'est assurément point par sympathie lui que Beyle a choisi pour pour pseudonyme son lieu de naissance. de Quoi qu'il Stendhal ail en son d'un temps joui petit assidûment les renom. chez Madame le mercredi chez Ancetol. puisqu'il fréquentait salons littéraires de Paris. en soit. Il le citait dans la déjà de Haydn. il est cependant fort uraisemblable c'est en l'étudiant que qu'il a rencontré ce mot sonore et qu'il en a été Je sais bien d'ttrt frappé.DE L'ÉDITEUR III Winckelmann. il ne dînail avec quand pas ses amis Aux Frères Provençaux ou au Café il les retrouvait le mardi Anglais. el il le nommail encore. Vie . pour le combattre le plus dans l'Histoire souvent. de la Peinture en Italie. Arbelet a bien établi au juste ce qu'il lui doit. qu'en marge des Promenades dans exemplaire Rome. » Mais la fief. le vendredi chez le samedi chez Slapfer. ou trois pages de ce bavard de Winckelmann né dans mon dit M. désinvolture de celle ne note contredit en rien de Sainte-Beuve.

Et ces amis Ampère. Duvergier Constant. Delacroix. de Haurànne. en un mot de plus brillant. là-dessus. de Mareste. comptait après-midi soir chez le s'appelaient Rémusat. Le pouvons-nous il Mais son lancée. tenait têle d Courier un chacun dans les derniers relançait jusque ». trouvera dans en plus du sien propre qu'on Blaze ses divers Souvenirs. Il reconnaît qu' « habituellement tenait le dé el faisait le Beyle el diable à quatre. souvent. impertinence en devait une sur ses talons faire pirouette Sainleinterlocuteur quête d'un plus piquant. peut-être à hommes n'ont-ils Stendhal rencontré pas On . tout ce que l'époque Jacquemont. le baron Courier. Custine. Benjamin Paul-Louis Koreff. Il a a retranchements des vieilles doctrines assez loin de ce portrail à celui de Blaze. Mérimée. Beuve l'a vu el entendu. comment Stendhal se demander' peul ces hommes se comportait au milieu de Nous avons élincelants et illustres. à Nous accordons davantage confiance les deux mais Sainte-Beuve.IV PRÉFACE le grand le dimanche Cuvier. Janin de Bury laisse entendre que Jules admettre ? le rabrouait. chez Delécluze et le dimanche comte de Tracy. témoignages.

son suivirent années Les qui premières était retour songeur il d'Italie. ni dans la même époque. Jacques égard. l'a vu. avec tant de feu dans musical tour à tour critique littéraire. sa verve de toute et en même possession milieu d'amis.DE L'ÉDITEUR V la même sociélé. original que mais la conversation. par un peu sur ses gardes. d Delécluze ? Il nous en appeler Faut-il et de parad'idées montre Beyle passionné ses articles. à son de la disposition. . seulement s'étourdir. se sentait au lorsqu'il que et de froinuance d'hostilité A la moindre el c'est comme paralysé deur. aux collaboration sa alimenter de quoi le plus C'était alors divers périodiques. d'un s'étourdir vers 1826 chagrin pour que vraiment luidu reste Il n'était d'amour. il demeurait Sainte-Beuve bien ainsi ailleurs. pp. notre Poursuivons enquête auprès de ses cet N'est-ce point Beyle contemporains. Club. 12-17). critique il lui fallait et crilique pécher partout d'art. » (Cf. homme « homme gros d'esprit el qui devait partir pour l'Italie. « un peu gêné. un peu préoccupé de ses interlocuteurs. clair de ses revenus. au StendhalCandidature Boulenger Le Divan. que. de beaucoup et gras. Beyle se mit à avoir de Il ne causait l'esprit peu. en quête d'arguments pour doxes. Ce n'était pour pas se jetait cel esprit en effet.

moqueur. Il convient de reconnaître exquise le salon du baron dans la maison Gérard. l'église Madame Ancelot rencontra y également Slendhal la el pour première fois ful frappée de sa désinvolture en face des hommes et des femmes. quand il . raconte une histoire encore qui plus grasse et que nous montre que sa personne Balzac dans ses Contes bruns ? Les deux rivaux de gloire s'étaient croisés dans un salon était « le dernier asile où se soit réfugié qui avec sa prol'esprit français d'autrefois.VI PRÉFACE des fonclions où l'appelaient diplomatiques ». qu'il fait bâtir presque vis-à-vis Saint-Germain-des-Prés. ne semblait aussi les jamais il gai que où il de vives contrariétés. y que ce soit là le vrai Stendhal de celle époque. el caustique recherché. Mérimée le troublait bien un peu et le rappelait quelqueà s'étail fois lui-même mais. jours éprouvait Alors verve de el de sagesse quelle folie Le calme insouciant de M. étaient cachées sous les et plaisanteries. plein d'aperçus et de grosses boutades ingénieux « Beyle était ému de tout el il éprouvait mille sensations émues en quelques minutes. ses mille sa fondeur cachée. avait rue Bonaparte. Elle a tracé de lui un portrait et il a des chances fort coloré. détours. polilesse ». Rien ne lui échappait et rien ne le laissait de mais ses émotions trisles sang-froid.

Auger. perpétuel. Le « En effet. Campenon. il pas Beyle ci l'inviter. par par ce désir de le voulais lui pas témoigner de ne pas lui ôter l'envie de recevoir. ayant signalé de Madame les anlipalilies Beyle Gay. esprit jaillissait et plus » original.DE L'ÉDITEUR VII son de nouveau contenu. Lormian. en à rappeler comment elle l'invita chez vient il y f ul étourdissant de elle et comment verve et de drôlerie « Dans les premiers où je voyais temps ne venait chez chez Gérard. que « des académiciens alors MM. plus énergique Puis Madame Ancelot. Auger ni commençait qui . me moi et j'hésitais quoiqu'il et que sa convercherchât avec empressement salion me fût extrêmement mais agréable observer était contraj'avais déjà pu qu'il nature el et je ne riant calcul. secrétaire etc. je recevais BaourLacretelle. afin or. vous ne pouvez « — Et. plus de Girardin. pas moi « m'inviter avec écris contre eux. il me dit un jour venir vous ne m'invibien pourquoi « — Je sais c'est vous avez « lez pas d vos mardis. venait de publier une brochure « Beyle ainsi Ni M. el relevé autres traits quelques de caractère de l'auleur de L'Amour. Montey. parmi de la belle lard Madame mère Delphine. qui « eux. Roger. ajouta Beyle.

C'est « Madame. j'arrive trop que suis un homme « moi. de lui son « Ce mardi malin. comme « Le soir de bonne heure. je suis et les bonnets de coton. continuelle brochure était une épigramme ne s'en contre l'Académie. se annoncer sous à la condition qu'il ferait lui conviendrail ce celui de ses noms qui jour-là. inquiétait qui à ce ei qui est habituée enfonce guère qu'on avec celle ses portes artillerie-là aussi. je reçus une vie de Haydn volume contenait qui écrite sous le nom de César Bombay (sic). je vis entrer l'ordinaire. César el on annonça Bombay. occupé. je nullement celle brochure n'avais regardé titre comme un d'exclusion il accepta. plus distrait de celle honorable el « rien ne m'a Oh bien entendu « lucrative occupation. je visite voir si mes fournitures «les casernes pour vous le « sont bien car. confectionnées l'armée le fournisseur de « savez. beaucoup pas M. plus joufflu qu'à et disant tôt.VIII PRÉFACE el celle moi ne sommes connus du public. je me je heures du « lève à cinq malin. j'ai a des artistes et des écrivains « dire qu'il y . je encore de n'avais monde. Beyle. Ah les bas «pour de coton bien les bonnels je fais «que ma partie et je puis dire que j'y ai « C'est et « mordu dès ma tendre jeunesse.

qui traits et fort décochait aigus qu'il affilés à qui de droit. qu'il arrangeait avec ses bonnels de maître. médiocrement les atténuaient colon. il ne connaissait de main de tableaux. et dénigrants lui faire concurqui voulaient Personne ne le connaissait rence. que se sauva dans une M. mais il y avait alors grand monde. des personnes « Plus tard arrivèrent qui le connaissaient. mais rien. auxquels. foule d'épigrammes qu'une ce que chacun de livres.DE L'ÉDITEUR IX de la gloriole à des tableaux. disait-il. Ancelot qui pzèce retenir son envie à côlé. et nul ne se fâcha » . et de la à éviter les rhumes « façon dont je fais avec quatre fils de colon de deux pouces au moins. el moi qui mais mon autant sangfaire je gardais curieuse de voir ce avec froid courage. de cerveau. qui mettent à des livres Bah cela que qu'est-ce de chausser en comparaison de la gloire de manière et de coiffer toute une armée. La conversation n'était plus générale de la mystification. » «et une houppe cela une « Il en dit comme pendant entrant dans les détails de ce demi-heure. sur gagnait chaque bonnet parlant qu'il des bonnets des bonnets envieux rivaux. thédlre. sur tout rien. faisait pièces « « « « « vers. ne pouvant plus aurais bien voulu en de rire. qu'il Mais il n'arriva allait arriver de cela.

partis. soupers par et je suis au courant de ce Café Anglais. chez M. Tous soirs. que traitement lui permet l'achat de livres son il va retracer son el de bons fauteuils. Il s'en sans cesse. ces soirées vides de Civita-Vecchia. Beyle s'y le mot de Sainte-Beuve. le samedi chez credi Gérard. et. Ses vivre de dix correspondants près ne lui envoient rarement trop quelques que nouvelles. suivant le diable à quatre ». Cuvier. il . parce les mardis librement. qu'on laissait aller à sa gens d'esprit. parlait timorés étaient les minuit.x PRÉFACE souvent dans ce revenir il se ses séjours à Paris Il l'aimait qu'on y plut toujours. trois semaine au M. le dix heures et demie. qu'il mange faim. sur les matin. Mais tandis remâche qu'il du monde où il vient de il ne sait plus rien ans. » qui se dit à Paris Stendhal salon oit devait durant ses souvenirs. après lorsque entre el entre demeurait soi. longues les hommes salons où il pouvait connaître « Le mardi chez Madame le merAncelot. « il faisait ses durant comme il les regrette Aussi. verve. de fréquenter exislence et se donner l'illusion encore Le Palais-Royal. maigres plaint à sa maintenant et.

tête. après quinze jours. qui s'enchaînent Malil s'arrête heureusement.DE L'ÉDITEUR XI son café au lail au Café de Rouen prenait ou au Café Lemblin et attendait au Louvre ou dans le jardin des Tuileries l'heure du dîner d la table d'hôte de cinq heures. Il se rend ses ne lui compte que fonctions d'écrire un permettraient pas d'irnaouvrage comme Le Rouge et le Noir. net. Mareste. soudain une recrudescence de besogne administrative ? Fut-ce de la chal'effet grande leur ? N'est-il las plutôt de nous entrepas tenir sans cesse de lui el n'a-t-il pas encore son de tant de pris ? parti je et de moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME. gination tandis qu'il peut dérouler des souplus facilement venirs d'eux-mêmes. Il y emploie loisir lui laisse son travail que consulaire. Mussel. c'était le temps N'importe. Du 20 juin au 4 juillet 1832. et le retracer temps lui devient regretté. 2 . ou chaque jour à la tout le par peu près. Sharpe el VielCastel. Beyle jette hâtivement sur le papier durant plusieurs heures tout ce qui lui passe. il partageait avec quelque souper fin Mérimée. Rotonde du Palais-Royal. Pourquoi Il ne nous le dit Eut-il ? pas. il devait son écot faire pour payer tout le mois des prodiges d'économie. qu'une d la fois par jour. Delacroix. Car la pauvreté alors à ne se mettre l'obligeait à table El quand. le heureux. un bonheur nouveau. Koreff.

sur son factotum si durs en termes primer des Souvenirs de Maresle Lussinge (le encore de l'enIl esi curieux d'Egotisme). il faut el l'on én assez le connaissait mal. ni l'autre n'auait que ni l'un jugé si paradoxal Reconnaissons plutôt pour du chez les tenants paraître que cela doive telle une el chez ceux qui firenl romantisme. B. surpris. ne fa compris voyait le dépeint il nous comme en réalité Beyle avouer dans son H. qu'il ne se si ces intimes à se demander arrive la comédie sont toujours joué un peu pas son son égoïsme et Beyle Mérimée affichait souvent ont Leurs détachement. Les lecteurs c'est de le voir s'exseront certain. qu'il et sur ses amis sa pensée crue sur graphe de la Correspondance lui-même. el à l'égotisme. les deux Quoi qu'il d'une écriture a noircies dix pages que Beyle demeurent lâche el rapide nous précieuses. L'a-1-il bien Mérimée. el sa Notice. un document trouve seulemenl On n'y pas et sur les relations à Paris sur son existence à chaque on relève paras'y était faites. au moi que les place d'aude ce temps hommes plus que ceux horreur des avaient confidences jourd'hui uns des autres les et vivaient à côté du cœur d'ArL'auteur en continuelle représentation. familiers de cœur. .XII PRÉFACE cenl soixanleen soit. tendre apprécier certes el mieux que Mérimée compris ? Autant Si Mérimée lui-même.

avec son horreur de la responsabilité. pas chose de abominable ». qu'avait et où de sa Stryienski. Cela l'aurait de nous pas chagriné sous les traits d'un vieil égotiste. que l'égotisme. avouons-le. époque persanes. il vrai. combien il élait el farouchement indépendant sans vieux doute. jour peu nouveau ses sentiments fraternels. Casimir qu'il Lorsque le la Vie d'Henri Stryienski premier publia les Souvenirs el des Brulard. ne D'où venait le mot égolisme ? C'est dans . façon cœur humain dans la connaissance duquel nous avons des de fait pas géant depuis des Lettres » 1721. préféra roué sentimental. mance. d'Egotisme du Journal. Un de la omis passage présente édition.DE L'ÉDITEUR XIII comme celui de Colomba. Il que « l'égotisme est « ajoute aussitôt. on s'afragmenls importants n'en l'auteur perçut qu'il fallait pas juger sur la foi seule de ses contemporains. confesse-t-il. sœur Beyle parle dévoile sous un un Pauline. apparaître ce livre n'est autre C ar. toujours paraître que Il a fallu la mise au jour des grimoires dans la solitude Stendhal écrivit sur que lui-même nous commencions à pour que le voir tel étail. Il y affiche. mais est celle de peindre le sincère. passablement garçon.

XIV PRÉFACE la troisième édition de en 1826. Naples et Florence. que être la employé pour première suite des lignes où à Florence du souvenir de Danle « J'ai dit-il. il s'enivre . à Il est curieux découvrir pourtant d'y Poucôté de l'égotiste un rêveur passionné. Rome. qui. 97. Stendhal et Naples l'a peulA la fois. Rome. p. près el qui ont tousi dissemblables cependant avec sympathie l'un de l'autre. tome II. » rien trouvé de si puant d'égolisme. sans nous aussitôt le Fantasio d'Alfred rappeler « être de Musset lui aurait voulu aussi. a Par ailleurs on égotiste que dans une note manuscrite de 1829 Stendhal. mon récit me de pour qui fera passer a relevé 1. » ? Fantasio a été ce Monsieur qui passe en dans la Revue des Deux-Mondes publié 1834. Le Divan. Florence. Il est curieux de voir qu'à peu janvier au même moment Musset et Stendhal. la lecture de l'Itinéraire à Jérusalem après écrivait « Je n'ai jamais de Chaleaubriand. jours parlé s'amusaient des mêmes el proimaginations 1. lui Sans doute est-ce crainte par qu'on a adressât le même reproche que Stendhal laissé ses Souvenirs inlerrompus. honte. vons-nous au début du chapitre V l'entendre avouer « souverain serait plaisir que son en un allemand blond et de se changer long ainsi dans Paris de se promener ».

DE L'ÉDITEUR XV les chères Mille clamaient le même gotzl pour et Une Nuits. Ai-je positions comme un esprit ?. Il écrit nons à y bien mais el surtout. il plus « tiré se pose ces déjà questions Ai-je tout le parti mon bonheur des pour possible m'a où le hasard placé ?. à novembre 1830. l'ami du comte Fiori. d'y répondre ingénuité. l'appuyant auprès valu sa nomination de lui avait Molé. commence la rédacoù il l'époqtie cet Stendhal mande à Di ouvrage. Vers tion de . » Ecoutons remarquable il essaie avec avec franchise. pour savoir au ce qu'il est. trois ans Là. qui. j'écris « Quand je suis à de l'histoire de mon dernier voyage Paris. Je m'amuse à 1821 juin décrire toutes les faiblesses de l'animal je ne cela sera drôle nullement l'épargne le verra dans les montres du on quand alors en 1860. exilé consul ici. aussi. pour juste pour s'examiner à fond. fort de ce petit que nous appreconnaître Stendhal.» PalaisPalais-Royal. se désennuyer. comme dans la Vie d'Henri tard Brulard. ainsi lotit au des Nous découvrons long un homme Souvenirs d'Egotisme singuet le lièrement le charme complexe plus c'est livre.

Légion d'Honneur. Ou de le f aire déposer dans si ne veut quelque bibliothèque personne Cellini 150 ans sa l'imprimer. qu'il au sens que nous donnons à ce mol. m. Abraham Constantin à de Genève. Je prie de ne rien seulement on pourra les changer. A. « Moi soussigné. dix imprimeur ans après moi. Stendhal estime donc que ses Souvenirs d'Egotisme seront un jour cet il trace publiés. Abraham lègue Conslanlin célèbre avec de le peintre peine donner à quelque non bigol. Beyle lègue le prémanuscrit sent contenant des bavardages sur vie privée ma M. etc. M. A effet.. ces mois sur le premier du manuscrit feuillet « Souvenirs « Je cel examen à M. etc. » Et « sur la deuxième page Codicille au testament de olographe M. changer .XVI PRÉFACE Pour si peu homme de lelires soit. parul après morl. Henri consul de France à CivitaBeyle Vecchia. h. Je prie Constantin de faire ce manuscrit imprimer dix ans après mon déccès. chevalier de la peintre célèbre.

ou de Mme des noms le 24 juin « H. cinces bavardages hasard on réimprimait » ma mort. de tout ce à Stryienski reconnaissants être tant et qui depuis alors porta entreprit qu'il de fruits. exhumés qu'en Stryienski par Casimir à encore mode n'était La beaucoup pas de des fautes énormes Slendhal et. Quelques insisun lenaient porte-plume. en dépit nous devons el de leurs ses éditions lacunes.DE L'ÉDITEUR XVII noms ceux Mme Mme et substituer que j'ai Durand Doligny à imaginaires mis. assez qu'on « J'aimerais changeât tous les si par remettre ceux-ci On pourrait noms. qui. une eurent Les Souvenirs fort presse les dans censeurs diverse. BEYLE. imprimer par exemple au lieu de ou Mme Delpierre Berthois. journaux. ans après quanle ne Souvenirs d'Egotisme furenl 1892. sur la fatuité tèrent de « un homme leur parut L'auteur capable M. de ce livre nauséabond. Paul ». psychologie Les . Bourget de son caractère de l'écrivain. « Civita-Vicchia. Plus toutes les bassesses justement de la finesse de à côté dégagea. 1832.

La liasse première contient 150 feuillets et la seconde est paginée de 151 à 270. Et. » L'édition donne ici est la seconde que je en date de cet ouvrage et la première comCasimir en effet quand il plète. Strgienski chez el Fasquelle. 300. la main de Stendhal. tracé l'auteur en tête du par chapitre premier. avait supprimé un le passage importanl pour transposer . rappela respect notre XVIIIe siècle el me rendil de capable » goûter Montesquie. le publia Charpentier le anniversaire pour de la cinquantième mort de Slendhal. Le manuscrit des Souvenirs d'Egotisme est conservé d la bibliothèque de Grenoble dans le carton R. en surcharge. El Maurice Barrès grand s'écria « Pour moi je remercie Stendhal de ce que lu en méme l'ayant temps que trente-six romanciers au milieu la desquels mode il me au de l'admet.XVIII PRÉFACE honnéle homme. Colomb a porté cette mention Suite de la Vie de Henri Brulard. Mais le feuillet de départ du deuxième cahier seulement titre porte pour Life. en 1892. Il est formé de deux liasses de papier écolier écrites au format recto toutes deux entièrement de seulement. Le litre Souvenirs a élé d'Egotisme.

venirs nous l'avons d'Egotisme. Bien comme dans mon entendu. blesno. outre. en le manuscrit des Sourenferme. Joseph Lingay l'Etang. On les trouve à la bibliolhèque de dans ce même carton R. je n'ai pas lrouvanl était sans raison anagrammes. el un cahier contenant trois de la chapitres Vie de Henri Brulard. prêtres. Mais il faut bien dire que de Lussinge cache le baron de la comtesse Mareste comtesse Doligny. édition d'Henri conservé les Brulard. 300 qui Grenoble. et j'ai gardé suivre cet pouvoir faire Notices nécrologiques que avait écrites sur luipar anticipation Beyle même. ou tresprê nobles ou pour Rome. La première de ces notices fut composée enfin deux remarques. Colomb a d'ailleurs au sur indiqué crayon le manuscrit la clé de la plupart des noms en note toutes ses supposés. qu'il de laisser aujourd'hui Mero. Stremon. monstre. J'ai cru des ouvrage dans omis . lecteur trouvera en appendice les principaux mots et les phrases changés supprimées par le premier éditeur et que j'ai dû légitimement rétablir. déjà dit. la Beugnot Maisonnette. Il en avait encore autres et mon travail plusieurs du sien à Le diffère presque chaque ligne.DE L'ÉDITEUR XIX la Vie de Henri Brulard. de Delécluze.

omiserreurs el de leurs de leurs En dépit intéressont en effet fort ces notices sions.XX PRÉFACE en 1820 el comà Milan probablement est datée de la seconde 9 feuillets. J'en pentier et intégral. aux utile un el forment santes complémenl très Souvenirs ont déjà du Journal qu'elles Signalons à l'édilion appendice MM. en paru Henri MARTINEAU. Casimir par publiée chez Charde Nyon el François Stryienski ici le ai reconstitué en 1888. 1837 el couvre Paris le 30 avril de la un En tête de ces pages. . prend 7 feuillets. correcl texte d'Egotisme. papillon celle indiColomb main de Romain porte les dans « Il y a peu d'exactitude cation mais les f aits dans et même quelque dates. » chose à prendre.

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

SOUVENIRS D'ÉGOTISME 1

CHAPITRE

PREMIER

Rome, ouR

20 juin

1832.

mes loisirs dans cette employer terre envie d'écrire étrangère, j'ai P un petit mémoire de ce qui m'est arrivé mon dernier à pendant voyage du 21 juin 1821 au .novembre Paris, 1830. C'est un espace de neuf ans et demi. Je me moi-même deux gronde depuis mois, la nouvelleté de ma depuis que j'ai digéré un position travail pour entreprendre Sans le vaisseau quelconque. de travail, la vie humaine n'a de lest. point J'avoue le d'écrire me manque courage si je n'avais querait pas l'idée qu'un jour
1. deux A

par délicatesse
tiers

n'imprimer sont

pour les personnes
mortes dès aujourd'hui.

que

dix

ans

au

moins

nommées. Cependant

après

mon

départ,

les

4

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

et seront ces feuilles imprimées paraîtront un âme lues par que j'aime, quelque par le ou M. Gros, Mme Roland être tel que liront ceci les yeux Mais qui géomètre. à la lumière, s'ouvrent à peine je suppute ont dix ou douze lecteurs futurs que mes
ans.

le parti tout pour possible Ai-je tiré où le hasard des bonheur mon positions neuf ans que je viens les m'a placé pendant homme à Paris ? Quel suis-je ? de passer avec bon sens du du bon sens ? Ai-je Ai-je profondeur ? un remarquable ? En vérité, esprit Ai-je Encore par ce qui m'arrive je n'en sais rien. rarement à ces le jour, au jour je pense et alors mes fondamentales, questions mon humeur. varient comme jugements ne sont Mes jugements que des aperçus. de mon examen si, en faisant Voyons à la main, la plume j'arriverai conscience, reste et de positif a quelque chose qui moi. vrai Que penserai-je pour lontemps en à écrire sens me de ce que disposé je si je vis ? Sera-ce vers le relisant 1835, mes comme ouvrages imprimés ? pour tristesse de sentiment un J'ai profond livre d'autre faute je les relis. quand un mois Je sens, pense, que j'y depuis à écrire réelle une répugnance uniquement nombre de mes du de moi, parler pour

je me trouve de la France1. côté. je ne ferai le bonheur. de déflorer les moments heureux craignais en les en que j'ai rencontrés. point. A quoi un homme sage faut se vaincre soi-même. petite éteint net chez moi. ou. Ma principale n'était la objection pas vanité sa vie. je sauterai 1. décrivant. . temps à achever la vie le moins mal songer possible. je ne puis jamais être sûr de passer une heure sans papier être Cette contrariété interrompu. dans une maison voisine de la mienne. Un livre qu'il y a à écrire sur un tel sujet est comme tous les autres on l'oublie bien s'il est ennuyeux. j'ai 49 ans tant il est de après d'aventures. l'imagination Quand ma suis de je reprends fiction. en août 1813. répondra qu'il Je répliquerai il est trop tard. mais les petits devoirs de ma place m'inassez mieux terrompent souvent. Je vite.QUARANTE-NEUF ANS 5 de mes accidents d'amourchemises. D'un autre loin propre. lu tous les livres amuj'ai sants ont en ce Toute qui pénétré pays. la disposition de mon coeur était d'écrire un livre sur une d'imagination intrigue d'amour arrivée à Dresde. je dégoûté ce que je pensais. pour en prenant mon dire. Il était alors et résidait consul de France dans les Etats à Civita-Vecchia romains et Rome. c'est ce que Or. les anatomisant.

6 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mais le génie est mort. j'ai agi par conseil sur m'avait demandé quelqu'un aurais souvent ma propre position. Le . bon. point persécuté par je des machines les regarde comme poussées. par par la vanité toutes les passions. quand j'y me désole. en 1830 ? Je crains bien que en sortir pour au hasard. génie poétique monde. des hasards au milieu m'a desquels jeté et de Napoléon toula toute-puissance (que en 1810. préfaces les malheurs de mon ambition. y comprise. grande portée m'ont fait rivaux d'esprit. méchant. Je suis du soupçon est venu au anticonvaincu que le seul profondément au lecteur faire oublier dote qui puisse va écrire. Malgré les hommes méchants. un bon bête? su tirer Ai-je parti spirituel.. Si humeur. ministre En 1814. Je que l'auteur c'est les éternels sincérité. et la chute que nous jours j'adorai) la boue en et notre effort fîmes dans 1814. et Je ne me connais point moi-même. non. je je ne crois pas crois ne me eux. M. vanité et ailleurs la en France. la nuit c'est ce qui quelquefois. compliment là-dessus. j'en donné un d'une des amis. Suis-je pense. le comte Beugnot. une parfaite de raconter les le Aurai-je courage sans les sauver des choses humiliantes par infinies ? Je l'espère.

PRÉFACE 7 m'offrit la direction de l'appolice. Beugnot et voyais dix ans plus a eu une grande qui. 3 de la . Paris de jours n'avoir quitter peu après de pas accepté 1 obligeante proposition M. je répondis M. pas aimable. me suis toujours de ne pas l'avoir repenti aimée. que je tous les jours chez M. Alors elle me distinpart non comme mais guait. comme Elle me l'ami singulier. voyait d'une femme fort laide et d'un grand Mme la comtesse Je caractère. j'étais position pour de façon à ne pas accepter. que par peu d'amour à que je commençais éprouver Mme la comtesse pour Dulong. je le sens trois pages mais je dois commencer depuis SOUVENIRS D'ÉGOTISME. mépris que les Bourbons c'était j'avais pour pour une boue fétide me moi. dans ma vie. cinq ans. qui s'en est retiré au bout de quatre ou place las de gagner de l'argent. de Paris. homme a de encourager qui la vanité comme deux il dut Français être fort eut L'homme cette choqué. sans voler. Le cœur navré par le triomphe de tout ce que je méprisais et ne pouvais n'était rafraîchi un haïr. tard. de avec intimité Quel plaisir parler à un être de cette portée Cette est bien préface longue. Je ne sollicitais provisionnement en admirable rien. et. Beugnot. Beugnot. Beugnot. fit alors. L'extrême dit-on.

qui m'empêcha . à de peine En 1821. de jeter Mais. cette somme la cervelle me brûler de quand ans trois finie. après les à deviner Elle était hautement tant d'années motifs de sa d'intervalle. 1819. J'en suis encore. contre cet ennemi. au premier remords. aurai-je je serai des années le courage de parler 1818. Je serait après quittais. glacé.500 francs. conduite. j'aurais le Milan Je quittai Paris. j'avais beaucoup de me brûler la résister à la tentation un pistolet à la marge Je dessinais cervelle. jour. une femme qui d'intimité. elle n'avait déshonorée. ce fut la curiosité semble politique que d'en sans finir peut-être. des de solitude. quand bien bien vieux. mauvais drame d'amour d'un que je barIl me alors casa bouillais (logé Acerbi). 1821. bonheur comme unique regardant je crois. eu cependant jamais qu'un la bonne mais les femmes de amant de sa de Milan se vengeaient compagnie La Métilde ne sut pauvre supériorité. 1821. que j'adorais. à ne s'est donnée m'aimait et qui jamais moi. juin pour somme de avec une 3. ni manœuvrer jamais Peut-être un ni le mépriser.8 SOUVENIRS D'ÉGOTISME la et si difficile un sujet si triste que par envie me saisit déjà. j'ai presque paresse moment la plume. 1820.

la vie qu'était-ce d'elle que auprès (de à Métilde) ? J'expirais chaque pas que je faisais m'en Je ne pour éloigner. je pus la quitme sentir arracher il me l'âme laissais la que j'y vie. que dis-je. Bientôt comme je fus faisant stupide. croyant Cette demeurer ter sans semblait qu'en soupirant (Shelley). Je pesais avec eux les raisons devaient le faire qui d'un ce qu'il augmenter sou de y avait c'était de plus dans affreux. respirais Enfin. la conversation avec les et postillons sérieusement aux répondant réflexions de ces gens-là sur le prix du vin. Bellinzona. ville où ne je croyais pouvoir sans ne mourir. dans l'état je partis qu'on peut le J'allais de juin. imaginer Come. de me faire mal. angélique. vie en 1825. Milan à à instant craignant et chaque même rebrousserais que je chemin. j'espère.DÉPART DE MILAN 9 fut-ce aussi la peur que je m'en doute. je pris congé Quand me dit-elle ? reviendrez-vous. Jamais. cachée dans un si beau a quitté la corps. Je passai à à à Airolo. . pas bien Cette pour âme longtemps. Enfin de Métilde. Il y eut là une dernière heure de tergiversations et de vaines une seule paroles eût ma vie pu changer hélas future. moiregarder même.

maudissant ce courrier avec J'arrivai des yeux J'ouvrais Altorf. j'ai les sous et cédant des pierres roulantes. finit avec par j'étais Le courrier lequel lui me dire imporet par m'arrêter que peu mais ma je diminuerais tait de que vie. J'arrivai les montagnes comme minable (exactement de l'Anglele nord dans du Cumberland Je voudes précipices). stupides les de Guillaume Tell. espéle Saint-Gothard lus passer chute une qui un peu rant que je ferais discela me et que à fond. encore même aujourd'hui aboalors au Saint-Gothard. — Hé quoi la V. n'avez-vous ? lui dis-je. en y ajoutant terre. de on saurait lui quand qu'un avec venir le précidans roulé avait ses voyageurs pice. ne voudrait et que personne plus son profit. . m'écorcherait de cavaofficier ancien trairait. je crois. sur des chutes horreur ber de cheval. n'a jamais qu'il prétendent de mauvaise statue une Altorf. son sort jusqu'à admiJe suis un grand sur tout. pas du cheval. à cheval. deviné pas pas je ne puis que j'ai marcher. quoique rateur les de tous ministériels pays écrivains A existé.10 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fait frémir de ces noms Lugano (le son — 20 juin 1832). Quoique ma vie à tomet quoique j'aie passé lerie.

au milieu du salon un peu. belle-fille à fait en allant tout Mon coeur se serra les hautes. voilà aux yeux les plus belles choses deviennent Telle tu es. de Mme Traversi. la description n'ai écrit je de Altorf à Gersau. un mauvais et un Français que je suis Mlle disait tard. du Il y a deux que physique douze comme ceci. Ici les quatre Bâle. Que 1. donc. Vous en bien Le lendemain. était qu'elle précisément parce avec une douce Voilà me disais-je.VOYAGE Tell avec un 11 me toucha de pierre jupon mauvaise. toujours déplu. plus Cuvier. femmes sont laides à village Lucerne. de la Chaml'affreuse et misère pour plate pagne. la première succédant mélancolie. Sophie méchant. statue m'adoucit La vue de cette la chapelle Je m'informai du lieu où était de Tell. pages . Paris occupé Belfort. la verrez demain. Langres. partie rendaient à Paris 1. de Bâle à Belfort et quittant si ce n'est les belles montagnes suisses. ce qui prouve m'ont Paris. qui se et surtout les environs de La France. de descriptions pages du moral. des hommes grossiers. je m'embarquai officiers suisses des mauvaise compagnie de Louis faisant de la garde XVIII. de M. pour ce que fois à un désespoir donc sec. Métilde. ans m'ennuie.

chose qui je suis à de mes était le bloc. quel leur conversation villageoise justice était située comme Volterre. Langres elle avait été le ville qu'alors j'adorais. Milan en 1818 quand j'aimais J'entrai dans Paris. Le pire des malheurs serait. C'est par venu à avoir de l'espril. Traité des le le d'Anacharsis. juin 1832. mes au ces hommes si secs. Je pensai fils. ceci. les théâtre d'un de mes plus exploits Métilde. que Voyage des et cent estimés Etudes.12 où je sabots. amis. que cette peur. insultant pour deviné. la butte mépris Métilde. dans ma contre hardis guerre on sait. bouquins pédants. comme à Je d'un coutelier de Langres. que laid. idée n'être une seule pas Mais. de affabilité. le seul de ses ouvrages Jacques mais je l'estime beaucoup plus que j'estime. je vais desquels femme ma et pour une que je passion. songeai le Falaliste. pour fois vant mille répétée. quelle dans . pire que je trouvai ma avec douleur. n'ai eue pas et je vois en Je me dis cela en juin 1821. les SOUVENIRS vis en bas D'ÉGOTISME bleus je me et avec dis quelle sentiment des poplus tard. m'écriai-je. de a été dans le fait le principe dirigeant là que ma vie pendant dix ans. que devinassent milieu vivre. en écrila première fois. litesse. à Diderot.

parfait matière en faisaient à mes yeux d'argent. Je vécus là-dessus mois plusieurs dont je ne me souviens J'accablais de lettres guère. de Damas. ce le contraria qui beaucoup lorsque. ancien valet de chambre par de l'un des MM. le modèle de l'ancien parfait Français. Ceux ma sottise qui désapprouvaient jamais n'en parlaient. Petit. Je lui confiai bien vite les 3000 francs qui me il m'en remit moi restaient malgré un bout de reçu que je me hâtai de perdre.MÉTILDE 13 Au bout de huit en voyant l'abjours sence dis de ma politique je me profiter douleur pour. tenu un M. j'éprouvais J'ai bien de ces temps peu de souvenirs les sur moi passionnés. mes amis de Milan en obtenir indirecpour un tement demi mot sur Métilde. rue de Richelieu. de ce M. dans un Hôtel de Bruxelles. tout mouvement de l'âme pour qui avait de la profondeur. La politesse. objets glissaient . son souvenir vif pour des jouissances de vanité avaient trente qui ans de son honneur en date. mon aller en Angleje repris argent pour terre où me poussa le mortel dégoût que à Paris. Je me logeais à Paris. la grâce. son l'à-propos absence de tout son horreur sentiment. Petit. n° 47. mois ou quelques quelques après semaines.

. SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou méprisés ils étaient quand Ma sur était la place pensée à Milan.14 inaperçus entrevus. Je vais me recueillir Belgiojoso tâcher de me les maisons pour rappeler où j'allais.

trapu. en 1821. n'y à trois mal mis voyant pas pas. Il ne commença à se détacher de moi et à être dans le discours impoli que la me vint. M. ressemblant à la dur. petit. une rare sagacité. le baron de jamais Lussinge a été le compagnon de ma vie de 1821 à né vers il avait 1831 trente-six ans 1785. la bonté.CHAPITRE 2 le portrait d'un homme de mérite avec toutes mes qui j'ai passé matinées huit ans. toujours et employant nos promenades par avarice à faire des budgets de dépense personnelle un vivant seul à avait pour garçon Paris. J'étais descendu à l'hôtel de Bruxelles. là logeait le Piémontais le plus parce que le le plus sec. la gloire. râblé. le génie. Il pendant y avait mais non amitié. je voyais tandis ce n'était trente. Dans mes illusions romaet comme nesques brillantes. lorsque réputation d'esprit après l'affreux malheur du 15 septembre 1826. M. le bonheur de VOICI . plus Rancune Roman (du Comique) que j'aie rencontré. de Lussinge. que que quinze. estime.

16 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui ne les voyant homme qui passait. elle un rang élevé en 1500 qui y tenait les ducs de Savoie. il y a des par-dessus étant le théâtre vaste. l'estime pour religion du Bugey. n'avait c'était l'émotion. trente-sept ans. âgé le cœur et la tête avait ans. de son A cela près. ici. passions tel moins de petitesses bourgeoises. en effet. fou. que comme ce de nos converVoilà qui a fait le fond huit nous nous sations ans pendant de Paris à l'autre. au monde cependant qui n'est hommes. d'un bout cherchions alors de trente-six ou Lussinge. d'une famille Il est. plus et. le but constant ironie. devenus a suivi à Turin rois de Sardaigne. du sort et des la méfiance que à Rome traits J'en retrouve plusieurs le marché mais. six ou sept. profonde sans pareille. qu'une Lussinge la haute naissance. Il de d'un homme cinquante-cinq ému des événen'était que profondément il devenait alors ments à lui personnels au moment de son comme mariage. . à Turin à la avait été élevé Lussinge il y avait même académie pris qu'Alfiéri méchanceté cette piémontaise.

peureux désagréable ses et malhonnête en propos presque 1830.LUSSINGE 17 21 juin. dans le salon archevêque duquel elle allait se confesser. grande si elle eût eu un nez. avoué. Cette sotte se belle. noble mère de Lussinge. fut sur le point de demander coup. Le hasard m'avait Je . allait à la pendant qu'il chasse d'une m'amusèrent beaufemme. Mme femme d'un depuis Douin. il évita une grand hasard. à Mgr de Paris. qui pouvait aux Il songea à se marier. Mais le avait été condamné je général a mort cela eût effarouché la après 1815. confessait directement de Quélen. serait une occasion sa mère de se lier pour des actes de donner par qui l'empêcheraient son bien à son confesseur. les démarches. coquette. depuis Enfin. Les intrigues. janvier II avait une mère avare mais surtout et donner tout son bien folle. ce prêtres. crois. Lussinge une fille charmante à lui le qui eût donné bonheur et l'éternité à notre amitié je veux de la fille du parler général Gilly. et enfin dans avare. Par un baronne. n'en ai moins aimé pas Lussinge ce soit devenu jusqu'à ensuite qu'il riche. il épousa une sotte et assez parfaite. d'épouser Mme Varambon.

(Note au crayon de Colomb.) . appointements de la Police 2. A la préfecture. silence — Ma cousine. et plus huit ans. pieds de ses sa Avec dot. imposez furieuse. fois jour pendant par et à cette revenir tard il faudrait grande de a près cinq florissante baronne. et. pas Méprisant 1. du fameux maîtresse avant. rente. c'est moi Un jour. Beyle. quoique me voilà Mais bien étrange. D'Argout. si je ne me trompe. la peur le domina. de sa mère. Lussinge les donations de mille livres trois ou vingt vingt-deux un seul De ce moment.) 2. Mme de un défauts peu je plaisantai sur l'archevêque. sentiment autant non les Bourbons. ou de Berry. (Note de Colomb. au ministère chef de bureau réunit. coquetterie bien un long dans épisode embarqué deux vu car Lussinge j'ai je continue. de perdre. qui six pouces. Lussinge 1. d'Avelles C'était chez Mme la comtesse à M. s'écria-t-elle. qui peut-être de d'honneur dame Mme de Podinas. depuis Mme la duchesse duc de Raguse. vers 1828.18 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de sur les amours données donné quelques avait alors cet archevêque. mon a été elle ce moment Depuis de des retours avec ennemie. indiscrètement pour un de mes nombreux là.

ce la que j'avais appris je lui racontais nous ordinairement. chez antibourbonien j'avais appris que conseiller fort alors M. . — Vous. qu'il cevoir. matins. lui. égard il me disait nos discussions politiques. plaisantions veille Le 3 janvier sur nos différences de partis. sans un vif à ne pouvoir plus supporter malal'énoncé de leurs accès d'humeur et à l'improvivement dresses. comme le strict nécessaire. au très pénible Enfin. nous traversâmes le fort silence long Louvre sans Je n'avais alors que parler.SACRIFICE 19 mais la vertu politique. prendre depuis Dans ton de à mon un supériorité. on sait. fait il me nia je ne sais quel 1830. francs. vous n'avez pas de fortune. je crois.) danger pour nouvelle. (Il voyait ses viste un propriétés. que moi qui ai de il arriva comme les méprisant maladroits. neuf ans que j'allais tous les jours Il y avait demie au café de et à dix heures Rouen. de Lussinge dans le monde il et jamais tacle le soir Tous les de sa place. était un peu humilié au nous réunissions nous café. je me déterminai sacrifice de changer de café sans le lui dire. Je croyais mille m'apervingt-deux voulait un an. fut suivie d'un Cette sottise ministériel. Cuvier. d'Etat. jour il y en avait quelque Chaque les on le voir dans comme journaux peut allait au spec1826 à 1830.

cinq l'un. n'y de continuer.000 il avait peur pour francs. Mais de trop enfin. je des rendez-vous à cents francs crois. pour terrains mais toute neutres. Maisonnette. distrayait sombre et méchante et de la terrible peur de perdre. intimité devenue un besoin tous les pour a voulu souvent se renouer. obtenait. a trouvé les je crois qu'il appointements considérables. alors dont jolie. Mme Pique. Je me retirai au café le Lemblin. 1821 à 1828. la musique ou la peinture. bourgeois. dans une petite Quand je suis entré place en 1830.20 SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. l'impolitesse de ses revenait avec dès façons âpreté nous et qu'il avait que parlions politique ses 22. devins ou plutôt l'art de le gai j'acquis le de son humeur paraître. mais elle n'en a eu la force. longuement . un de nos amis communs. où il était étaient nous des instruit. Plujamais sieurs fois après. je crois. gaîté. littéraires il ne compreprojets auxquels nait nous avons bavardé rien. Son bon sens pas moyen de m'égarer loin dans m'empêchait trop illusions mes Ma car je poétiques. j'ai vu Lussinge deux fois par et à l'exception de l'amour et des jour. tenu bon et par Pique. fameux café libéral situé au également Je ne Palais-Royal. deux. voyais plus Lussinge tous les notre quinze que jours depuis.

mais Là.HOTEL DE BRUXELLES 21 sur chacune de mes actions. 1. j'inoculai d'une manière si mon plaisante amour Mme Azur 1 dont il frénétique pour est deux ans l'amant fidèle depuis et. Alberte de Rubempré. nait à me distraire de mes complètement qu'il ignorait. que j'aie Mais rien n'est n'anticipons point plus difficile dans cette histoire de grave que à l'ordre garder respect chronologique. qui a en 1832. Lussinge toujours piquée. enfin ce long mais il épisode fini. aux Tuileries et sur le quai du Louvre conduisait qui à son bureau. C'est une des Françaises les moins poupées rencontrées. et sa plus joli Français.) chagrins Voilà . façon. Petit. le suivant à cinq à la heures et table d'hôte excellente bien tenue par le des M. ce il l'a rendue fidèle. De onze heures à midi nous étions très et souvent il parveensemble. par femme de chambre à grande femme. Nous en sommes donc au mois d'août moi logeant avec à l'hôtel 1821. toujours je le vois à ses amis. de me craint. du de ces s'agissait premier personnage de celui à qui. ne put pas s'empêcher présenter de me faire connaître 1° Un aimable et excellent beau garçon. (Note au crayon de Colomb. qui est plus comique. mémoires. Lussinge de Bruxelles. plus tard.

plus s'il est mais sot. avait eu deux mois. ration de deux Enfin. était devenu sincère sur leur femmes qu'il M. jamais quoi j'ai tort. (Note de Colomb. Colomb. Je verrai à acquitter cette dette à mon premier 1. je crois. son bon sens absolument de spectacle causée pur de toute exagération par l'imales ses idées sur ses femmes. banquier à une forLunéville. Lolo. d'imagination et eu tant de d'un ton ayant parfait.) 2. pendant la comme des Raine. Elle me pardonnait ma laideur et je lui devais bien d'être son amant. possible. alors occupé gagner francs de 2° un tune de 80. sur la toilette m'ont été fort utiles. promis d'avoir. que je en eu ce que je n'ai tenté. (Note de R.) compte. M. gination. conseils ce pauvre Poitevin avait Je crois que francs de rente et une de 1200 place c'était l'un des 1500 francs.22 SOUVENIRS D'ÉGOTISME nul esprit. encore absolument privé d'esprit. La . officier à la demi-solde. le conversation de Poitevin.000 rente 2 décoré à Waterloo. Il est les mieux gens jeunes sans ne sortait une prépavrai qu'il jamais il heures et demie. marquise eu tant à laquelle tard plus j'ai d'obligame suis dix fois tions. mis à Paris. Avec cela. Le Lancier. passade. Barot de et sans 1.

elle et ses se déshopar par amis. où ordinairement je m'ennuie et je prends tout mal. je elle est fort peut-être. moi. je dois vive reconnaissance à la marquise. 1821. dix mais selon sage depuis ans. Paris. Perdu sous les grands marronpour niers des Tuileries. je pensais Métilde. sur Enfin. par tant laquelle la je devais compter. J'ai vécu et je vis toujours encore au jour le jour et sans songer nullement à ce que je ferai demain. Le progrès du temps n'est moi marqué pour que par les dimanches. Je n'ai jamais deviner En pu à pourquoi. par force. qui passait ces plus particulièrement chez journées-là Madame Tral'opulente versi. qui sa cousine et lui avait jalousait persuadé. abandonné Mme Dar. plus Ce n'est réfléchissant être qu'en pour en état d'écrire ceci à que je débrouille mes ce se dans mon yeux qui passait cœur en 1821.MON CŒUR EN 1821 23 à Paris elle sera d'auvoyage peut-être tant sensible à mon attention la plus que nous a quittés tous jeunesse deux. Cette funeste amie me haïssait. pour dans une sombre Plongé rêverie tout le SOUVENIRS D'ÉGOTISME. les dimanches étaient réellement horribles moi. 4 . Au me vante reste. si majestueux à cette de à époque l'année. qu'elle norerait si elle me parfaitement prenait amant.

que par n'acceptais un instant de ma Le plaisir d'être distrait distrait ou la répugnance à en être douleur dictaient toutes mes démarches. mon ma laideur. qu'on en écrivant mement affecté.. M. peu prudence. portées. etc. ceci. je Lussinge. malgré âge.24 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mes trois avec que je n'étais pas Barot et Poitevin. parce qu'elles piquent me vanité de l'interlocuteur. je êtres d'imagination. infiniment au trop parlé ne parlant alors prudence. un instant une douleur soulager que pour surtout à éviter le songeant poignante. Je vois. je parlais beaucoup. de dire les plus grandes m'arrivait sottises. quelques plus paraître m'avait cru un homme extrêtard. Poitevin au faisait la de ces mots-là porter peine temps amis. J'ai hasard . leur société distraction. pour aurait amené sur ma maîtresse prétendue des plaisanteries que je n'aurais pas supdevais à ces trois réellement. J'ai années su. d'avoir laissé une affection à reproche ce qui Milan et d'être triste cela. parfaitement purs fou. si le ou un de que hasard. faut surtout et de ces choses qu'il ne jamais la dire en France. m'avait fait chercher la société des femmes. j'y aurais trouvé des succès et peut-être des toujours et sans centuple. Quand l'un de ces messieurs me soupçonnait d'être et il triste.

qui. mais sans nul esprit. profondément et son me dispotriste. que pour fois dans les maisons où l'on avait eu des bontés moi à la cour de pour quand j'étais 1. par apparition. je pour 1. sait souverainement aux idées tendres. Colomb. There Militaire. on sut ma présence à Paris on se plaignait de la négligence. je crois. de retourner la première 1821. affaire. justes. travailleur d'Etat. Je que par hasard. Le comte mon camarade d'Argout. 2 la conspiration du 19 ou 29 août. Je différais. il m'avait comme bien Enfin. nous étions auditeurs au Conseil quand très brave. n'ai eu une en 1824. Ce fut moi une rude en pour corvée. première pas. impitoyable. indulgentes. sans Napoléon je renvoyais cesse. Métilde ne moi pour bonnes. fallu serrer la main des amis que je rencontrais dans la rue. leur logique. était de France pair en 1821 il me donna un billet la pour salle des pairs. Alors seulement fut déchirant. trois le souvenir de Elle devint maîtresse ans après. Là. Ce fut bien hasard leur tête ne par que tomba vis fois la.) .LA SALLE DES PAIRS 25 consolations. où l'on instruisait le procès d'une de pauvres sots imprudents quantité et sans On appelait. 2. plus comme un fantôme tendre. détail de (Note ces de sociétés.

d'Ambray. moins les manières avait bray honnêteté de son lendemain. le ton et les manières C'était ancien de Bruxelles. chez une de M. faut du pour qu'il courage trois quarts de La logique action cette saugrenue.26 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à barbe homme M. la maîtresse vait de trente-six ans. Ici description de b Chambre des Pairs. Il défendait. bleue. de chambre de valet M. de consse mêlent niais ces pauvres qui tiers ou les les deux que n'ayant pirer. Odilon chandu le fauteuil derrière d'ordinaire ou deux. dernières ses dans Contat Mlle actrice inimitable je l'avais (Ce fut une en 1803. d'Amdifférence cette avec que mais Le nobles. celier ces tous conduisait sembla Il me qu'il un d'honnêteté assez pour avec débats noble 1. d'Ambray. petit un de comme avocat. une distinction moi été pour ou un des l'amant d'ailleurs me crut Elle 1. de l'hôtel le maître de MM. Odilon Barot. Je me tenais me frappa. de M.) beaucoup cette lier avec me de ne pas J'eus tort ma folie avait de M. suivie je crois. à un pas M. . Barot M. d'Ambray maîtresse à ses yeux. Petit. je fis l'éloge Là se trouMme la comtesse Doligny. très fraîche. femme grosse de tournure la et l'aisance elle avait années. Damas.

voir ces excellents parents que six ou huit ans Et la tard. J'ai brûlé les portraits. Je rencontrai en sortant de la des pairs. aise de vous voir. qui appris. cheveux. le remède mais j'étais aveugle. Là j'aurais trouvé à mes maux. à force de insignifiant breuvages aphroau sujet eu deux ou disiaques desquels j'ai trois scènes avec lui. 1829. en 1807. à Milan. plus toujours avait de mieux dans le lieu où il se trouy vait. en 1800. ce qu'il jolies. l'aimable Martial devenu lourd et Daru. fut ma réponse à l'accueil le plus Quelle le plus amical ? Je ne suis allé aimable. Depuis Venez mon frère sera bien demain. d'ailtitre leurs le meilleur homme du monde. depuis . de n'avoir plus vergogne chez mes bienfaiteurs a fait pas paru que suis allé dix fois leur je n'y pas jusqu'à mort Vers mourut prématurée. Comment vous êtes à Paris. le peu que je sais dans l'art de me conduire avec les femmes. et quand ? trois jours.MARTIAL DARU 27 amants de Mme Doligny. lettres. mon le maître m'avait bienfaiteur. un jour. Quelques mois après. et à Brunswick. etc. mon cousin. Chambre M. Il en a eu vingt-deux en et des sa vie. restai immobile dans mon café de je Rouen. le baron Il tenait à son Martial Daru.

mort de douleur en entrant dans de la folie Lu aussi il y avait eu un peu si baroque en 1821. pleurai à mon ingramis le comble bien je ingrat le soir même titude en partant l'Italie. Je réussis M. 81 de la rue de Grenelle. Doligny pour voulu des malheureux nigauds qui avaient comme De la place qu'il occupait conspirer. de eut avocat il me vit. grand sais pourquoi pas de l'admije ne profitais accueil lui rable de son pour obligeance lui conmes chagrins et demander conter fus bien du bonheur seil. qui me rendait fils plaidait aussi un M. dîner elle m'inAu deuxième ou troisième maîtresse de à déjeuner avec la vita alors chancelier. Là encore je près de la bouche d'une car la raison entendue tout autre sur femme eût eu un empire moi que celui que je me faisais. Je sautai la mort de M. en alors au coin de la rue l'annonce de dans mon trouvant journal Daru. pour mon départ je serais je crois j'avançai sa maison. courus au numéro et je Je trouvai un laquais qui pleurait. c'était une femme je ne caractère. Je me trouvais à chaudes larmes. et la larme dans un cabriolet. Mme Je dînais souvent chez Doligny.28 SOUVENIRS D'ÉGOTISME du Rempart. il n'y pas moyen un Elle avait ne pas aller voir sa mère. le comte à l'œil. d'Ambray .

de conscience. Ce que j'écris si cela continue mais un examen de presque pas me semble bien ennuyeux. un eusse peu j'y et cherchais je partout par dans de exemple longues promenades solitaires à Montmartre et au bois de ai été si malheureux Boulogne. Je n'ai détaillés de ces souvenirs et de passion. J'y que lieux aimables en ces depuis j'ai pris horreur. Mais alors. Doet encore son château de Corbeil ligny qu'à à y aller déterminais qu'après je ne me deux ou trois invitations. ceci ne sera pas un livre. parlé qu'un n'a-t-il eu Comment aucun de ces niais-là l'idée d'imiter L. Ce ne j'étais aveugle fut qu'en 1824 lorsque le hasard me donna une maîtresse à mes que je vis le remède chagrins. . d'Ambray Doligny.AVEUGLEMENT et j'eus la dans cette ou éconduit d'oubli que sottise société de ne me pas amant trouvé 29 plonger heureux amie. 1821 Il me semble qu'en je ne vis M. temps d'orage La vue journalière de mes conspirateurs à la Chambre des pairs me frappait profondément de cette idée à qui on quelqu'un n'a jamais n'est duel ordinaire. sur cette Mes idées sont si vagues époque si c'est en 1821 ne sais en vérité pas que je ou en 1814 la maîtresse que l'ai rencontré chez Mme de M.

.

et. Barot et me Lussinge.CHAPITRE 3 21 L'AMOUR bien me juin 1832. 1821. un est des talents reconnu depuis. une de ses anciennes maîtresses à laquelle. trouvant une délisoucieux. de la rue au quatrième. au moins mille en filles. Une femme n'est femme lui pour fois c'est la première. Montmartre. il venait de prêter de je crois. en août Malgré 1821. Poitevin. premiers de Paris ce genre de assez pour plaisir difficile. francs. arrangèrent cieuse filles. comique mes efforts. MM. un établissement l'argent pour prendre raise a rue du au coin (lo brolhel). de à ce que j'ai partie Barot. Il dépense qu'une trente mille francs de ses quatre-vingts mille de ces trente-mille francs. la chasteté. Cadran. vingt Barot donc une soirée avec arrangea Mme Petit. en une vertu donna. Nous devions avoir Alexandrine six mois entretenue les Anglais les après par riches débutante alors deux plus depuis .

nous qu'elle-même admiElle avait un est plus jolie. la de la duchesse d'Urbin. trouvâmes. Je trouve Beyle. Poitevin l'enleva. des chede Florence. drine parut de dix-sept à dixC'était une fille élancée. Enfin de du glace. gaie. depuis. décente. douce. refuse et qu'elle disparaît deux autres Mme Petit nous présente lui disons filles pas mal. autorité cette ce fût une que que grande de la partie car je vis sur le compte femme. formée.32 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Nous sur les huit heures mois. avec des noirs huit ans. s'écria-t-on. par le Titien. un salon au du soir. quoique du vin de Champagne quatrième étage. était assez saine. yeux déjà le portrait dans j'ai retrouvés que. timide. Les de mes collègues yeux vue. pied rable. A la couleur galerie son portrait. francs. Alexandrine Honneur sur à l'arrivant un lit. Alexanlui avait donné vingt qu'on et surpassa toutes les attentes. punch frappé Alexandrine conduite par une femme parut charde la surveiller de chambre chargée fallait Mais il gée par qui ? je l'ai oublié. devinrent comme à cette égarés lui offre un verre de champagne Lussinge avec elle. un peu . pâle. charmant. A vous. chaud. un interAprès tout valle revient Lussinge effroyable. Elle veux Titien a fait près.

et. presque dans la position de la duchesse précisément du Titien. peu je retrouverai le feu de la jeunesse. nous aux autres filles et Barot congé amena Alexandrine dans le simple appareil D'une beauté Mon éclatant qu'on vient d'arracher pour va faire au sommeil. de à redevinrent folie. Tout à coup. Ne sachant ment. d' Urbin. elle s'y prêta. la Je parfaitement. Elle étonnée. plein peu de si l'on veut. qu'elle parut je lui ma dis mots assez quelques jolis pour et je sortis. fiasco manquai à un J'eus recours dédommagecomplet. passion. Bientôt. jeu je refusa. — Causons seulement dix pendant me dit-elle avec Je suis minutes.ALEXANDRINE 33 dans le costume et fatiguée. . fatiguée. excepté yeux qui. Elle était adorable. peu. trop que voulus revenir à ce de main faire. Beyle. point dans les de libertinage. un bavardons. esprit. je n'ai peut-être rien vu d'aussi Il avait n'y trop joli. que je dit-il l'imi- en admiration de rire. position. A peine Barot m'eut-il succédé que nous de rire traverentendîmes des éclats qui trois arriver saient pièces pour jusqu'à Mme Petit donna nous.

années. Babillan je passais pour des trois de vie auprès compagnons que le hasard m'avait donnés. pendant je ne suis allé trois fois chez les filles. réputation et. étant lors au désespoir. ou duré m'a ce peu beaucoup. après. Ces messieurs voulaient me persuader mourais de honte et c'était là que je que le moment le plus malheureux de ma vie. J'étais étonné et rien de plus.34 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fortifier je viens par du chamL'éclat de rire dura dix minutes se roulait sur le tapis. Je ne sais l'idée de Métilde m'avait saisi pourquoi en entrant dans cette chambre dont Alexandrine faisait un si joli ornement. De ce moment. jusqu'à que Mme Azur ait rendu de mes faits compte et gestes. 1826. Cette belle se répandit dans le monde. pour J'ai rencontré dix fois Alexandrine dans le brillant eut un qu'elle équipage mois et toujours eu un regard. L'étonétait imd'Alexandrine exagéré c'était la première fois que payable. dix Enfin. rades. elle a pris une comme ses camafigure grossière. Et la pas fois après la charmante Alexanpremière ce fut en octobre ou en novembre drine. Cette soirée augmenta beaucoup terai pagne. cinq ans. j'ai au bout de à six Enfin. Poitevin nement . pour la pauvre fille était manquée.

gauchement soirée. le caractère le plus net. quand j'eus quitté Milan. chaque Métilde chez à laquelle d'être présenté. amant. son amie. refusé j'avais finir j'allais . En effet. cœur le plus franc. il est sans dans le dernier surtout. que j'aime m'aime. » Or. mais était un avertissement moral à mon usage. l'homme le moins et le moins spirituel instruit connaisse. et celui de jamais jouer lier connaissance avec une femme qu'il voit à la promenade ou au spectacle. je compris cette morale que phrase n'appartenait nullement à l'histoire Mme de Bignami. Métilde me parlait soir. avoir après sa cousine. même une histoire d'amour « Jugez de son puis ajouta son en sortant soir. accompagné Mme Traversi. C'est c'est une nécessité. Mais dans ses que je deux talents celui de gagner de l'argent. sans à la Bourse. Un de conta fort Mme Bid'elle- ma et liaison connue. sort chaque de chez elle. Elle me gnami. C'est le seul qui peut-être dans le château Français duquel je vais avec C'est le passer quinze jours plaisir.AVERTISSEMENT MORAL 35 avec encore Barot. Toute que femme lui devient qui a eu des bontés pour comme un homme. égal. allait chez une fille.

avec le même et pour le même la célèbre motif. laissa passer me dire pour on dit que vous êtes amoureux Beyle. la . n'avait de la tête.36 la soirée SOUVENIRS chez D'ÉGOTISME comcharmante et divine tesse Kassera. un jour. m'a valu une que qui Elle ne me saluait haine plus implacable. tisans était cet homme le comte d'esprit. yeux que Métilde m'aimât. les courdescendait et parmi l'escalier. par cousine de celle germaine que je fis avec refusai une fois d'être Alexandrine. femme Cette action chez cette indigne. esprit toute sa cour. Et une autre sottise. Milan. comme Vigano qui. répondis-je sans même lui baiser la grand sang-froid. Voilà trois sottises grandes jamais ne me la comtesse Kassera je pardonnerai c'est la femme la plus (aujourd'hui. de moi ? On se d'un trompe. Je refusai. jeune tout aimable connue. étroites de dans une de ces rues quand. main. nous nous rencontrions tête-à-tête. mériter. peut-être que j'aie cela pour aux de Dieu. tout le monde de Saurau. je l'amant de cette la plus femme. sage et la plus du réputée pays).

depuis de cet homme sera logie célèbre un qui On avait mis à sa porte un exemplaire jour.CHAPITRE 4 une autre contraste avec société. Je l'admirais tant que probablement je fis fiasco excès d'amour. de Tracy. de France. l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits. Il passa une heure avec moi. de l'Histoire de la Peinture en Ilalie. D'ailleurs. demandais étonné je des lumières. vint me voir à l'hôtel d'Italie. En 1817. Destutt de Tracy. le seul qui ait fait révolution chez M. celle du chapitre précédent. en ce temps-là. lui je la contemplais. le comte moi. quille qu'en M. ne savais encore avoir de l'esprit. Jamais moins par je n'ai à avoir de l'esprit ou à être songé agréable. Favart. de cette vaste J'approchais intelligence. je pas Cette d'un tranimprovisation esprit ne m'est venue 1827. pair membre de était un l'Académie. petit vieillard bien fait et à remarquablement Voici y . Jamais n'ai été aussi place je J'adorais douze ans l'Idéosurpris.

à l'Académie recevoir par au nom du despoqui lui dit des sottises en 1811. je voyais que les était un des sabreurs comtesse Daru. me disais-je. perdre voulu M. voyant à quelques pas de la deux ou trois restes de généraux « Ce sont des de dire il m'échappa garde. de Tracy n'a jamais permettre trouve son Je fît qu'il qu'on portrait. nous allons devenir la barbarie militaire. Je qu'il prétexte M. me insolents de moins » propos qui faillit et eut l'air inhumain. impérial à la cour. de Ségur. chez Mme la Ce général. quand une abominable n'est dominé par pas deviné ce caractère humeur noire. Je n'ai . Clément tel Corsini ressemble au pape à le voit Sainte-Marie-Majeure. attaché je fus profonQuoique Nous allons tomber dans dément dégoûté. la belle dans chapelle il sont Ses manières parfaites. de la garde impériale—c'est plusstupides l'accent dire. qu'on à gauche en entrant. Il habituellement de les la Moskowa. Il avait provençal beaucoup les surtout de sabrer et brûlait Français la l'homme lui donnait de ennemis qui bête est devenu ma Ce caractère pâture.38 SOUVENIRS D'ÉGOTISME porte visière verte sous une l'avais vu est aveugle. le soir de la bataille tellement noire. que tournure élégante et singulière. c'était tisme je crois. des général Grosse.

(voir mai le rôle 1832) lui avait valu qui la faveur de ce Napoléon déserta si qu'il et ensuite la lâchement. dans son M. Il comprenait genre parfaitement leur la rappelait bassesse. de La salon. n'ont pas et apprécié la l'Idéologie M. (Voir l'opéra Il Molière. le ministre Casimir Périer les Débats. n'a été appelé à l'Académie Tracy ces par rhéteurs petits comme musqués auteur que d'une bonne et encore grammaire duement ce injuriée par d'un plat Ségur. qu'en ce Philippe a joué envers Dernièrement. qui se complaisait dans ce de gens bas. quelque Peut-être l'ami de Favras attendit la nouvelle qui de sa pendaison dire à un de ses gentilshommes pour SOUVENIRS D'ÉGOTISME. 5 1822. des par mots fins au moment où ils faisaient chose de noble. était Fayette un peu plus homme lui (même grand que en 1821). a écrit qui nos malheurs de Russie avoir un pour cordon de Louis Cet infâme PhiXVIII). de l'humeur de tout.). les démarches décisives excepté dans une vie.PHILIPPE DE SÉGUR 39 C'est un vieux don Juan de Mozart. de Ségur me servira lippe d'exemple pour le caractère le plus à Paris que j'abhorre le ministériel fidèle à l'honneur en tout. faveur de Louis XVIII. Philippe. fils père encore plus plat (M. etc. de Logique. les Français Ensuite. prend Par exemple. .

le ou 26. J'estime bête a été ma Ségur un simple fois mieux cent galérien. M. à comprendre mence me n° 12) voulaient nett Duphot. de son et à rire était un infâme qu'il infamie. mener chez frère. c'était malheur. à la table de service Ségur de ses ne parlait le Philippe que Alors. (rue n° 14. A ses yeux pis qu'un . est mal infâme Je sens bien que le terme bassesse à la Philippe mais cette appliqué. j'aime de un moment a eu assassin un simple qui de mourait et d'ailleurs. suis ce à quoi toujours je me je crois. 1828 En faim habituellement. Il serait on comEn France. car l'animal treize blessures. le comte grand en 1811. pagne maître des de Ségur. duc. pays Mmes Garsa bassesse. est brave. à demi-civilisés. à s'avouer homme bien Il était caractère. leur son voisin. de la camde l'historien refusé à cause de Russie. ces dans un héros en Russie. à Saint-Cloud cérémonies quand de n'être de mourait pas chagrin j'y étais. un à faire était bon occupé Philippe avait millionnaire à une veuve enfant qu'il séduite veuve et qui a dû l'épouser (Mme Grefulhe. du pair de avec le général Philippe quelquefois de l'empereur. faiblesse qui.40 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ce se sentait-il servir « Faites-nous ». dîné J'avais de France). et noire.

une . le comte par de le mariage Ségur de Napoléon pour avec Marie-Louise et surtout d'Autriche. y beaucoup. maître grand des cérémonies de 1810 à 1814. pour Du reste. de Ségur. mystification. Si j'avais ici mes papiers de Paris je joindrais ce programme aux baliprésentes vernes sur ma vie. Je rencontrais M. C'est admirable à paron croit lire une courir.LABYRINTHE c'était DE PETITESSES 41 inconuenance. lui il me quand je semparlais. partout mais avec quelle grâce ses sentin'exprimait-il pas ments ? J'aimais chez ce pauvre homme l'amour sa femme passionné avait que lui. Toutes ses idées étaient mais il en avait uaines. crois qui que rien ne fut exécuté de ce labyrinthe de petitesses. il s'en moqua avec me le dit. Je ne l'ai plus vu la chute de ce depuis grand dont homme. il lut une des faiblesses et un des malheurs. ne purent gens-là de rire du s'empêcher cérémonial inventé M. beaucoup et sur tout. pour la première entrevue. Même les Dangeau de la cour de l'Empeet il en avait reur. infatué Quelque que fût de son nouvel Napoléon uniforme de roi. par exemple mon ami le baron Martial même ces Daru. Il voyait chez tout le monde et de la grossièreté. blait avoir affaire à un Lilliputien. il n'y put pas tenir. chez les ministres de Napoléon. Je Duroc.

présidait l'absence durant sais comment. je crois ou (de la maladie du vigoureux Regnault Saint-Jean-d'Angély). . de cuistres. folie. des la levée gardes un des dont fus je le parfait l'élégant.42 Je SOUVENIRS D'ÉGOTISME « Voilà en 1832 en me disant soupire vanité la petite parijusqu'où cependant Italien un fait tomber sienne avait Napoléon » comme Mon Où en Dieu. teurs. table pas. bêtes. Excepté Conseil dans son avait réuni. ceci est mal écrit au sublime était surtout M. 23 juin. par exemple en d'honneur rapporpetits M. étais-je ?. de Ségur je ne quelquefois. Ce Conseil Conseil respecun assemen n'était ce 1810. et encore (1832). cinquante Il y avait des sections. avec ses ennemis les gros. Quelquefois de la guerre la section apprenti (où j'étais de Gouvion l'admirable sous Saint-Cyr) l'Intérieur de à la section avait affaire que M. de Jacquede Cousin. blage obscurs autres de plus minot. de Ségur était d'Etat. de Ségur. les affaires difficiles. Dans celle de Piémont. Napoléon les moins les Français d'Etat.

de Ségur guidant se trouva. trop fort pour ma gallibility. Mais le ridicule de M. » J'étais dans ma sujet à trop respecter mon jeunesse. je stupide lui ses j'adorais défauts. entre les cuisses écartées. à ce qu'il Napoléon paraît. J'ai eu le plus grand tort de ne pas cultiver cet aimable vieillard de 1821 à 1830 je . Du au comte de reste. Quand imagination s'emparait d'un restais devant homme. Ségur. vola auprès qui sa à l'ambassadeur plume d'Angleterre. mais il ne fallait pas qu'ils s'élevassent au-dessus de la taille lilliputienne de ses idées. avançait mais c'était un mouvement fauteuil par de en le saisissant incroyable comique.IMAGINATION ne trouvant 43 aucune son idée. pu tous les procédés délicats et même dans le femme à l'hégenre s'avançant jusques roisme. je me disais « Mais n'est-ce moi point qui ai tort ? C'est là le célèbre ambassadeur de la Grande-Catherine. avoir ri de son Après impuissance. C'est l'historien de Guillaume II ou III ne me l'amant de (je rappelle plus lequel. II avait aussi des mots délicats et charmants. la Lichtenau pour laquelle Benjamin Constant se battait). grand maître des cérémonies bien diffé(en cela rent de on eût demander Philippe).

dont ne revenir. sous le rapport moral. d'Angleterre. Paris.44 SOUVENIRS D'ÉGOTISME s'est éteint en même qu'il temps que sa respectable femme. Même vers en jamais 1803. Sous le rapport Paris ne m'a physique. pendant les seize années de ma premières vie. de Ségur. maître. crois . m'ont donné là-dessus un bias terme (pli. que j'avais Au fond du cœur. Je crois que cet homme si gai et son héroïque fille. Naples brochure fait mettre à sa porte. je du courage des Parisiens et de la moquais résistance attendait chez qu'on d'eux. pas encore pardonné. Mais j'étais fou. le grand être. sur et Florence. je l'avais horreur comme n'ayant pas de montagnes autour de lui. le comte Réal. Rome. Les de mon montagnes témoins des mouvepays (le Dauphiné). plu. Pour lui j'ai toujours méprisé plaire. ments de mon passionnés cœur. il fallait comme M. mon horreur le vil allait la pour jusqu'à au lieu de m'en comme passion amuser. M. le comte de Ségur m'avait fait faire des en à mon retour compliments 1817. M. anglais) jamais je pus Je n'ai commencé à estimer Paris que le 28 juillet 1830. fais des actions de la cour je aujourd'hui de. Encore le jour des Ordonnances à onze heures du me soir. Mme la baronne ne me l'ont Lacuée.

un etc. premier rang. davantage pour pas dans sa de la comédie qu'il y a toujours de pères vertu. seulement à l'apattentifs des êtres étiolés. J'avoue Aujourd'hui. . Toutes idées. pour Mais il ne m'en séduit comme pour l'esprit. mais aussi ainsi parviendrai-je il faudra le lecteur (peutje supplie que dans la maison être né ce matin voisine) de me pardonner de terribles digressions. qui ont provinciaux leur me semblent eu celle de faire fortune. Je ne conçois pas Viollet-le-Duc. Il me semble cela. parence tourà la bonne de leur gris. imposé je me suis comme souvenirs à vingt pages par séance on imprimon une lettre. goût chapeau comme MM. les et de dans constance profondeur choses aussi rares à Paris etc. Peut-être mera sur le manuscrit original. à la véracité. de homme sans un peu de mâle énergie. Féburier. ou même grossier que le tour Pour finir ici ce chapitre. Les jeunes gens nés à Paris et à la mâle énergie. Après départ.PARIS 45 Paris. nure de leur cravate. dur. Mais il faut tâcher de ne pas mentir et de ne pas cacher ces d'écrire mes fautes. au bon extérieure de leurs habits. j'estime au le courage il doit être pour placé que comme la cuisine.

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de l'Insà propos M. Petit. Par la bassesse seule été j'ai étranger aux extrêmes me donne. — bien loin en 1821 j'en étais je vois donc été un mezzo-termine que j'ai entre la grossièreté du général énergique du comte de Grosse. de mes livres et disait. le maître de l'hôtel Ségur. rêverie tendre en 1821 et plus tard philoet vanité sophique mélancolique (toute à exactement comme celle de part. Saint-JeanRegnault et les un d'Angély grâces peu lillipuun peu étroites (le M. D. des Débats titut.CHAPITRE 5 Rome. de de M. Faute de que je savoir faute comme me faire. d'industrie. en 1832 en m'aperçois général. ou littéraire. ma philosophie est du jour où j'écris. Par hasard. Bruxelles. Delécluze). (M. le comte tiennes.. Je 23 juin 1832. . ou six j'ai occasions de la manqué cinq fortune plus grande financière politique. de etc. tout cela est venu successivement à ma Une frapper porte.

caster. dans m'aborde je la m'adressât ne pas pour qu'il paule seule de quelqu'un La vue que je parole. vois un me contrarie. rencontrer au contraire. à me bonheur De là mon promener une ville fièrement. des amis M. je du quart plus soumon à l'anneau d'Angélique pense . chez le baron Gérard. je changerais et une nuits occupent Les mille que j'adore Souvent de ma tête. etc.48 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un de As you like il) est devenue M.. qui est peu sensible et elle a tort. l'avance. Jacques un ami si grand plaisir pour moi. à commence ce bonheur années quelques de mer le mal Sans j'irais me manquer. chez le samedi le soir en société. etc. chez le mardi etc. chez le dimanche M. connais je Quand à le faut et qu'il de loin. dans étrangère (Lanoù Torre del je suis Greco. Cuvier. J'adore. que quand un donnerais la rue. plaisir voyager avec un masque Je porterais croira-t-on? avec délices. de nom plaisir. vanité de cet homme. Voilà dans en me parlant se dit la à mon mérite. tact de doué d'un homme Un peu me contrarie facilement qu'il s'aperçoit un homme la rue. de Tracy. songer tel être cela me contrarie pas à cinquante saluer. sur et où je suis une heure arrivé depuis de Depuis de n'être connu personne. le mercredi Mme Ancelot.). Me en avec Amérique.

Tracy et ainsi de suite. 1790. De façon bien que je crois cet homme qu'aujourd'hui aimable (si vers il était l'amant de quand. de noir. M. tantôt sur avait une manière l'autre. M. de parler qui était de ses écrits. de fit sa rue et y perdit 2 ou 300. de Tracy. . fils d'une est né veuve. avec son toujours immense se tenant devant pardessus vert. Il fit le négociant sans le savoir.M. près la rue Saint-Martin. feuilletant. Cette qu'un tête de boucher italien ne parut pas trop convenir à l'ancien colonel du règne de Louis XVI. que étais à M. Ce vieillard j'en si bien vêtu fait. sa cheminée tantôt sur un pied. Sa converl'antipode sation était toute en aperçus fins. élégants il avait horreur d'un mot énergique comme d'un et il écrit comme un maire jurement. comme une foule de gens riches de 1780. de Tracy. verain DE TRACY 49 serait de me changer en un plaisir Allemand blond et de me promener long ainsi dans Paris. vers 1765 avec trois cent mille francs de rente.000 fr. Je viens de en voir. J'avais guère d'énormes favoris noirs dont Mme Doligny ne me fit honte an plus tard. simplicité énergique me semble dans ce tempsqu'il que j'avais là ne dut lui convenir. Son hôtel était rue de Tracy. de La campagne.

les un qui analysait pensées philosophe tout ce ou de de l'homme. un non 1780. ses trois cent mille livres de rente changé tout au plus. mère.50 SOUVENIRS D'ÉGOTISME raisonneur a ce profond Praslin). cent mille livres de rente. à était tout à fait de la cour aussi. si avait des mouvements Mme de Tracy. images signes ce qu'il a senti. vingtet colonel d'un ce fils fut colonel deux ans. en trente. tête. de tout comprit qu'il si remuer ces la science de images. d'un rare bon Sa femme sens. les capitaines où il trouva parmi régiment aussi un Tracy. commander tard me disait Cette plus poupée qui. a vu. . cependant femme de bon sens. que de voir cette dans l'idée d'être choqué ans venir de vingt-deux petite poupée le régiment où il servait. joli avec trois tout à fait de la cour. un philosophe ayant appris qu'il y avait c'était en à Strasbourg (et remarquez. ayant Voltaire. Cette rare. pas philosophe peut-être. mère. fond un cachait admirables. Mme de comme Diderot. Raynal) avait à Strasbourg y dis-je. qu'il appris. apparemment il ne vint jamais noble et auquel lui. que lui donnerait une son fils l'apprenait. son cousin. bonne avoir tête devait Figurez-vous quelle fort en 1785 un fort jeune homme. noble.

ne m'a de ces Tracy jamais parlé su leur histoire un autre citrons j'ai par M. jamais j'y passe. homme du est. Congé Une et haute une duel. Si demanderai je quel célèbre philosophe là. de Tracy Deux ans je crois. chose à vérifier sur l'almanach du Royal temps. deux ans à Strasbourg. de M. figure imperturbable. qui plus plus mérite. commandait en chef. Lafayette y lieutenant-colonel voulait enlever Son et le faire le régiment émigrer. et. M. qui. après. de et en haut taille. le conduisit de suite. de fit placer Tracy ce qui. de réformante. cheveux à d'une perruque . DE TRACY 51 Mme la marquise son fils dans l'artillerie. était avec son régiment ce à Rethel. me semble. ce grand froide. corps. Jacquemont. était de dragons. tableau de en bosse mal courts. un ancien misanthrope. moine. de m'a dit Tracy grand la d'anecdotes sur beaucoup première armée de la France M. les citrons. comme un vieux insignifiante cette tête couverte famille.M. l'Allemand était vers 1780. Mais M.

distinguai Je sentis sans aussi. uniquement occupé .Paume. Ce cher Monsieur de Mme de Tracy. et tel nous l'a montré le Gascon Scheffer dans son portrait fort ressemblant. Ce n'est M. je crois. enchanteur. de pas que eût été bien avec sa Lafayette femme. vivait au jour le jour. En son attendant. de Tracy. dans le salon de Mme de Tracy mon cher qui l'appelait avec un son de voix Monsieur. et dit de ce ton. en boîtant un peu gris mal fait. de était tout. à son âge.. de pour Lafayette constituait évidemment celui-ci le trop du salon. ou qu'il se souciât. de jeu Charles . comme la grande faisant. Epaminondas. action qui se présentait. sans trop d'esprit. était le général de Lafayette en 1821. premier personnage neuf fusse en 1821 Quelque que je vécu dans les (j'avais illusions toujours de l'enthousiasme et des passions) je cela tout seul. de ce genre de c'est tout malheur. et s'appuyant sur son bâton. m'en que personne M. de M. le malheur faisait. avertît. simplement que l'admiration sincère et jamais ou jouée exagérée de Mme de Tracy M. X). en malgré âge (né comme son camarade du 1757. que Lafayette un héros de Il simplement Plutarque.52 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cet homme vêtu de quelque habit faite et entrant.

Il faut avouer d'un tel qu'il y a loin homme à M. à Monti.M. à Lord Lord Byron. de DE LAFAYETTE 53 serrer derrière le jupon de quelque par fille le et cela jolie (vulgo prendre cul) souvent et sans se gêner. trop En attendant les grandes actions qui ne se présentent les jours et l'occapas tous sion de serrer les jupons des jeunes femmes ne se trouve minuit et demi. juste protection a l'étranger. Je l'ai vu Lafayette dans les journées de Juillet avec la chemise il a accueilli tous les trouée intrigants. de sortent. des routes une passables. à Rossini. accueilli. guère qui qu'à elles M. Ce gouvernement est et celui-là seul bon. qui au citoyen la sûreté sur la grande garantit devant le juge. quand Lafayette sans le lieu d'élégance expliquait trop commun de la garde nationale. l'égalité assez une monnaie au juste éclairé. tout ce qui a voulu faire de Il m'a moins bien l'emphase. trop compliquée. titre. à Canova. tous les sots. de Ségur. Ainsi la chose n'est arrangée. j'ajouterai Brougham. exécrable chez la postérité n'avoir pour le grand homme. et Paris sera-t-il surtout. je reconnus la chez M. de sur-le-champ grandeur et j'en suis resté là. et un juge route. pas . pas reconnu Pour accoutumé à Napoléon et à moi. le grand maître aussi la France.

une moi. y a de qu'à il a raison de c'est que souvent plaisant. Levasseur). de Ségur Constant. de M. ans. grossier de me dans l'idée venu m'est pas plus me le vénérer ou de moins fâcher qu'il contre le de blasphémer dans l'idée vient se couvre d'un nuage. de Lafayette.54 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un ma dépouille il a demandé (pour moi. Mme la marquise viennent dans et autres Mme de Perret qui Tout cela ne conçoit ce salon. soleil lorsqu'il dans cet tendre M. Benjamin scintillantes extrêmement est M. pas que l'on les petits autrement aimable soit qu'avec ou les réflexions mots fins de M. secrétaire. Il se passionne jeune pour que ans arrive dans dix-huit de qui Portugaise où elle est l'amie de Mme de Tracy. le salon Mlles Georges deses Lafayette. de Lafayette poli . malgré appas'animent ses rente yeux qui simplicité. européenne. de Maubourg de Lasteyrie. autre femme. au ses dernières années. qu'elle jeune et ce qu'il il ne songe elle. gaiement passer des femmes de trente-cinq scandale grand de Marmier (Choiseul). tout et pour cette jeune portugaise pour le distingue. à un d'une se trouvent dès pied qu'ils à lui faire tout concourt jolie poitrine. Sa gloire se figurer. l'élégance leur foncière de ses discours. petites-filles. âge a le même défaut de soixante-quinze ans. Il ne M. il se figure.

DUNOYER 55 et même affectueux tout le monde. mais elle dès ce jour comprit peut-être de mes discours que la simplicité énergique n'était la bêtise de pas Dunoyer. jeune qui Ces pauvres hommes vertueux ( tous vendus comme des. qui parti. au ministre Périer. 6 . préfet le plus et intentionné. les yeux qui s'enflammaient.M. du censeur et celle de deux ou trois autres de même environnait sans cesse le force. pour mais comme un roi. qui il scandalisait ma nouvelle amie. pouvait. libéral. à leur les plantait là pour grand scandale. c'est dire. aujourd'hui moral de le mieux Moulins. Mais était convenu avait un faible qu'elle pour moi. qui autant incarnée que la grâce peut se fâcher. de celles faites pour admirer les petits mots à la lilliputiens et qui se plaignait à elle de la simpliSégur. « Il y a une élincelle en lui ». SOUVENIRSD'ÉGOTISME. rédacteur. C'est ce que je dis poli un à Mme de se fâcha jour Tracy. dit-elle un jour à une dame. Qu'on m'en moi suis de leur croie. depuis faisaient des mines dans 1832) plaisantes leur abandon et je m'en ce moquais. admirer de fort. héroïque peut-être le plus bête des écrivains libéraux. aller et avec des près. fauteuil du général dès qu'il qui. L'admiration beaucoup gobemouche de M. jolies épaules de quelque femme venait d'entrer. du Dunoyer. par C'était un brave exemple.

pris L'essentiel est de ne mécontenter peret de se rappeler tous les sonne noms. dont assez d'ailleurs. est vraid'un. d'un d'un. de La Fayette était et est sans doute encore un chef de parti. Il aura cette habitude en 1789. 1. s'alarmant La lourdeur. 1832. Tracy milieu de tout cela M. Le 23 juin de[s pages] 60 à 90. troisième jour de travail. génération qui Au renouveler le salon vers 1828. vérité dite aux de la moindre Américains. nouvelle vint Ternaux. je pense. je le crois incapable. au de c'est ment delà toute croyance. ce mécanisme C'est. de La Fayette toute idée littéraire. comme l'absence d'idées autres que communes d'un Ludovic d'un Mortimer Vitet. pas l'ennui de M. comprendre que la lenteur.56 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cité sévère et franche avec laquelle je lui étaient disais tous ces ultra-libéraux que bien leur haute vertu respectables par sans mais du reste de doute. ce en quoi il est admirable. par qu'il ne sentait toute la tout lourdeur. fait . artiL'intérêt ficiel et pressant d'un chef de parti éloigne chez M. Dunoyer. la vertu. incapables deux et deux font quatre. Dunoyer et consorts 1.

divan bleu sur sont assises lequel quinze . mais la par moi. oublié de peindre ce salon. eussent Scott. et sur la cheminée une abominable A droite.PEINTURE DU SALON 57 24 juin 1832. L'ennui de les faire de faire des romans. petite pendule. On arrive à un salon carré assez avec une belle grand en lampe forme de lustre. en entrant dans ce grand il y a un beau salon. et ses imitateurs. J'ai Sir Walter commencé description m'empêche La porte d'entrée A donne accès à un salon de forme au fond se longue duquel trouve une grande porte ouverte toujours à deux battants. là. j'abhorre matérielle.

de l'élégant de jésuites au regard deux figures voyaient étaient frères faux et oblique. depuis. de Corcelles acteur François Fleury et la rudesse la franchise répuqui a. de Rémusat. .58 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à dix-huit ans et filles de douze jeunes M. il publiait 1831 déjà une brochure malheur d'être louée avait le par qui avéré et de moi M. de La Fayette. épousé distingués A côté de M. empesé de Mme de était la favorite ginie. l'avocat Dupin (fripon En comme tel dès connu 1821. et de M. Charles de leurs Rémusat. de La Fayette. je crois. 1827). M. copie M. que je avait dans le temps On m'assura qu'il l'aînée à la céleste fait la cour [Virginie]. Ces gens-là des heures et avaient le privilège de parler Je les entières à M. et de Corcelles étaient MM. la effronté et la figure ignoble plus plus connaisse. des petites filles le fils aîné de M. prétendants et encore a beaucoup d'esprit plus qui une du fameux c'est d'affectation. de Rémusat ont des fort et. important Mlle Virde mes compatriotes. petites-filles un Gascon froid. toute il s'est vendu en blicaines. Scheffer. le comte de Tracy. paraissait me le menteur le C'est ce semble. Augusa épousé qui depuis et le plus tin le plus Périer. Tracy. A côté se M. peintre. Probablement en 1820.

mon enthousiasme M. M. Les ayant bienpour tôt devinés. ne voulait se donner M. Dunoyer. de pour souffrit un notable déchet. il n'avait pas logique. Thierry autres fantômes des de premiers temps notre histoire. Son frère. avait prétexte qu'il beaucoup d'esprit.VICTOR JACQUEMONT 59 adorai avec toute la vivacité de mon âge en 1821 et un ans (j'avais vingt à peine la duperie du cœur). Un vice de l'a fait aveugle. Il a publié un volume moins sentimental sur des l'organisation communes de France en 1200. Tracy L'aîné de ces frères a publié une histoire sentimentaliste de la conquête de l'Angleterre Guillaume. dans ce et. Guizot. il a près de six pieds. le musqué Victor a voyagé Jacquemont. avec c'était le jeune Rémusat. tempsla moindre et. Victor était alors fort maigre. préfet de Vesoul en 1830 et probablement s'est vendu à ses comme son appointements. mérite de rendre leur véritable orthoaux et graphe Clovis. là. qui depuis dans l'Inde. C'est M. Jacquemont pas . patron Un contraste avec ces deux parfait frères avec le lourd jésuites. de par Thierry l'Académie des II a eu le Inscriptions. bien collège plus le cœur et la jésuite (pour conduite) quoique ultra libéral comme devint l'autre. en était Sous conséquence. misanthrope. Chilpéric.

de Kachemyr. Le comme voyage la seule la vanité réellement porte que à la vérité. une lettre m'écrit qu'il (1832) j'ai reçu l'Inde. Les lapins logne. grande plus ce comme un connaisseur (pardonnez-moi un beau cheval dans un poulain voit mot) a encore les jambes mois de quatre qui Il devint mon ami. dans une cœur n'avait Son défaut. et songeant déjà du Louis XIV 1. je un Victor me semble me trompe peut-être. la homme de distinction. de tonneau et les cochons au bois de Bou- . qu'un basse et subalterne envie pour Napoléon. Ce vrai Français peine à raisonner à la lettre l'invitation regardait était une insolence.000 qui des aux Tuileries de rendre compte charge la 1. du reste envie était Cette l'unique passion M. avait le défaut d'aimer Victor beaucoup a femme d'un Mme Lavenelle. et le grand le vieux métaphysicien que l'anecdote de la chasse Victor contaient à M. et ce matin engorgées. Du laissât ouverte reste. à trancher six semaines. qui espion la francs de rente et avait 40. de Tayllerand aux offerte par lapins consul alors depuis premier Napoléon.60 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de raisonner. le comte de vue chez jamais que j'ai indicibles avec des plaisirs C'était Tracy.

Cette Mme Lavenelle est sèche capitaine. massacrer tous les teau pour était si libertine. passion. Telles n'étaient chez pas. il m'a fait horreur dans la au 6e dragons. en culottes d'Hilliers Telle n'était pas Mme Baraguey du même bientôt genre. d'avance. 93. la femme du bouche de Mme Henriette. possiles bilité d'être émue autrement que par de grenabelles cuisses d'une compagnie défilant dans le jardin des Tuileries diers de casimir blanc. BenjaConstant et M. que général. Comme on le toutes leurs idées terroriste en voit cet espion. un couteau offense est La description morale de ce salon .LES PROPOS LIBRES 61 actions et du général Lafayette. de conversation en italien J'adore ce genre sous-lieutenant dès ma première jeunesse. En un à Milan. Mme Ruga horreur les libertins en mot. j'ai propos à l'émotion le de mélange l'esprit français. et Mme Aresi. mon comme le liège que coupe âme. propos c est le Le comique. crispe mon oreille. de marcher au châne parlait jamais que Bourbons. si amoureuse Sa femme acheva de de l'homme physique. que je connus Mme Beugnot. Brignon ce min prenaient confident de monsieur de Lavenelle pour libérales. un et d'ailleurs sans nul comme parchemin sans sans et surtout esprit. qu'elle me dégoûter des propos libres en français.

a eu le malheur de voir en toutes choses le mal. On dirait n'ose qu'il pas net. Nous de fer. major d'infanterie. Brave. la barre C'est l'appelions définition son de caractère. Sa mère. Victor nationale. alors Tracy. général Letort.62 SOUVENIRS D'ÉGOTISME il n'y a plus peu longue. Les par regards voulaient dire Nous avions bien dit qu'un un bien peut-être ou trois que deux La charmante . devenue si belle depuis et a si d'affectation qui. il a été petiteparler ment de Napoléon. dragons connu à Vienne en que j'avais beaucoup Mlle Louise. souvent et a le malheur d'être trop poli à la tribune. Actuellement jaloux est bien mort. Comme son père. que le héros mais le héros vivait encore quand je débutai dans le salon de la rue d'Anjou. Louise fille du Letort. main de Waterloo. peu dans le caractère et en même tant temps est née la veille ou le lended'élévation. Victor de Newton. il parle Député. il revient un peu. 1809. figures. jusqu'ici. épousa fils du pair de France. de Tracy était colonel. ai J'y vu la joie causée sa mort. plusieurs fois blessé en Espagne sous il Napoléon. la charmante Sarah M. des de la garde. Il y a huit jours (juin 1832) que le roi a le dissous d'artilLouis-Philippe régiment lerie de la garde dont M.

au moment où Napoléon m'endans la 7e division. moins estimé. de ville. ma main. peu Cela. elle se femme. pas de la rancune contre les hommes. donc si l'ennui J'espère que. J'ai vécu dix . malgré que général Duroc m'a dit deux ou trois fois de mes talents le content pour militaire. excepté défauts de mon caractère. n'empêche lise ce on n'y trouvera pas qu'on livre. aujourd'hui. On ne leur faveur un certain prend qu'avec m'en Quand hameçon. je veux servir. » J'eus préfet grande quelque lieu de croire de Touqu'il s'agissait louse. J'oubliais un drôle de caractère de de lui plaire. C'est ce défaut fait aux qui que je ne m'en prends pas hommes de mon d'avancement. l'hameçon fatigue Cependant en 1814. C'est là un des lié. Sans ministre. Admirableposition ment content surtout quand je suis à deux cents lieues de mon comme chef. je négligeai devenu bourgeois une bonne fin. je suis dans une inférieure. Mme la Comtesse voya femme d'un me dit Daru. cette maudite vous alliez être invasion. bien ce le convenu.UN CERTAIN roi ne HAMEÇON pouvait pas 63 faire ans dans ce salon. avec mes amis. je une estime ou mais bientôt pêche deux. reçu mais tous les jours poliment.

paresseuse. mon 1. fois les femmes et. qui s'était Lafayette. (Note de Colomb. l'un amants deux pour l'un aussi la campagne. elles de chambre. général de Mme de ou dix nièces les huit Un jour ce que c'était lui demandèrent Montcertin une « C'est elle répondit l'amour que dont on accuse vilaine chose quelque sale. le colonel.64 SOUVENIRS D'ÉGOTISME fit Montcertin Mme de 1. ne sais combien que l'amant Scheffer le peintre c'était qui était était de ville l'amant la campagne de CarM. presque que j'étais fort soufaisait le thé. de toute je ne lui parlais vent. Laubépin. Cet je arrangement que crois Je d'années. effroyable peur une chose et comme Mais je la regardais en Elle se vengea un être.) . non pas comme semaine fois par trois ou quatre répétant Elle fou. un être léger. quand » on les chasse. et il est très vrai que. de le galant faire J'aurais dû auprès n'était cela Mme Montcertin. ennemie. je jamais et avait hommes deux s'en tenait à ses de devenir une grosse. dangepas car elle n'aurais reux réussi. disgracieux pour a duré l'autre. grande avait tout à fait dominée l'habitude. la soirée. général aujourd'hui du du corps fait garde bonnel. et bien faite. en sont convaincues. par l'autre la ville. fort timide.

mon un fils. avait amie. qu'au La quantité de personnes il auxquelles fallait demander de leurs nouvelles en entrant dans ce salon me décourageait tout à fait. qu'il Toujours préil dit huit ou dix mots soirée. ans M. délicate un peu et anglaise. M. de Lafayette ou leurs amies. Georges de Laubépin. trop maigre) deux Mmes de Lafayette et filles. le comte de Tracy. . sent. nourrit. par Je Mme de pris longtemps Georges une religieuse Lafayette pour que Madame de Tracy avait retirée chez elle par charité. (Vrai citoyen Unis de d'Amérique. Il fallait saluer aussi le grand M.) Mme de Tracy. et son fils Georges Washington des EtatsLafayette. du Mémorial. et un modèle de la beauté jeune brillante. parfaitement pur toute idée nobiliaire. Victor de né vers 1785 Tracy. Mme la comtesse de 63 Tracy. Sarah de sa (Madame femme.LE DIVAN BLEU 65 où elle moment m'offrait du thé. Entre les quinze ou vingt petites-filles de M. Avec cette elle a des idées arrêtournure. Tracy. presque toutes blondes au teint éclatant et à la commune (il est vrai figure que j'arrivais étaient en bataille d'Italie) qui rangées sur le divan il fallait saluer bleu. 60 ans le général Lafayette. un moine avec auteur. de Laubépin.

en avait ou six. fille de filles au moins Mme de Maubourg. Une la délicatesse de nerfs et dedans dix chambre fermée personnes me un assises suffisaient donner pour tommalaise et presque me faire affreux. Il m'a cinq ans pour les unes des fallu dix distinguer toutes ces blondes disant autres figures mais des choses convenables. M. bien Qu'on juge de la chambre avec un feu d'enfer. de Cabanis et sa fille. de Tracy paraissaient me mena chez rue des Vieilles-Tuielle. debout. pour aux yeux et au caracque j'étais parlants et plus tère décidé des belles Milanaises. avait été moral. (J'ai et à Brunswick. Lafayette. au fus chassé la diable par leries. quatre janséniste. de Tracy avait du matérialisme. fermée ber. M. parfaitement à dormir accoutumé moi. assez sur ce défaut Je n'insistais pas de chez le feu me chassa physique . célèbre le père Cabanis. malgré pieds dans ce salon. des anciennement à l'adorable simplicité à été intendant bonnes Allemandes. j'avais italienne.) Sagan (Silésie) du été l'ami intime M. j'en toute chaleur. du el du dont le livre Rapporl physique ma bible à seize ans. Dans ce temps-là. haute Madame six et cela fort aimable.66 tées avec SOUVENIRS D'ÉGOTISME si elle était comme aspérité ou cinq elle avait Or.

Le dernier des métiers que ce brave ces Parisiens si soignés. de grec. homme. de Tracy ne me l'a J'aurais un mot pu dire de Tracy. prétendu sculpteur. Ce voyais beaucoup Dupaty. la comtesse temps-là. Dupaty me faisait grand accueil comme écrivain sur l'Italie et auteur d'une histoire de la Peinture. mais en ce à et même gauche plaisir .. auteur Dupaty. Il était difficile d'être et convenable. était de plus très il aurait dû rester militaire. bien méticuleux dans toute sa de Le but. Mlle ses six Cabanis. Dupaty. si proprets. bourgeois. M. cheval se morfondait dans un coin pauvre de l'atelier. d'élan. brave Je connus chez Mme Cabanis un honnête mais bien bien étroit homme. DUPATY 67 Madame jamais à Mme Cabanis. etc. malgré pieds. sur une de mulet. c'est la sculpture. si poli.M. voulait se marier elle un épousa petit danseur avec une bien perruque soignée. d'imprévu. M. professeur était d'être membre de l'Académie des InsPar une contradiction criptions. dans ses idées. effroyable. espèce Ce mulet est un cheval arabe que je chez M. M. du Louis XIII de la place à cheval Royale. de M. pour si convenables. j'étais un peu en ce temps-ci. pardonné. petite politique ménage. plus plus vide de chaleur. unique Thurot. M.

pour plus » pardon. mais ultra libéral. ma aliénai tous deux par réponse « Dès que je serais au pouvoir. séjour couraient le monde de intriguer. toyablement « Leurs biens rendus par Napoléon. supérieurs deux Les de émigrés jouiraient arpents. Tout de là serait émigré qui sortirait impifusillé. deux mille et trois mille de mille. laquelle bourgeoise me ne force. vendus en non à morceaux. Je ferai cerner ces quatre deux ou trois départements par petites bivoual'effet moral. Cela nous à bientôt sa femme. armées. qui. Ils pourraient choisir un par dans les pays Mais s'ils étrangers. je les exilerais ou trois tements des et deux Pyrénées ou cinq voisins. . au moins six mois queraient. je jamais que par parlais trouva imprudent. pas qui ne se mouchait vanité à ménager quelque qui songer distance influer à mille lieues de pouvait nomination à l'Académie. pensions francs an. de Tracy et M. je réimdéclarant les livres des émigrés primerais un pouvoir a usurpé qu'il que Napoléon Les trois n'avait en les rayant. me les demandèrent ma je politique. quarts pas dans les déparsont morts. pour de l'année. M.68 cet SOUVENIRS D'ÉGOTISME sans homme. était sur sa lia d'abord. Thurot me Un jour.

je le lui rendis avec ardeur. je semblais étiolées la politesse de Paris. que je ne suis pas beau. et surtout l'excès avec d'imprudence lequel elle vit en moi le Huron je me livrais. Thurot et de Tracy figures de ce s'allongèrent pendant l'explication atroce à ces petites âmes plan. Je n'ai été son amant tout à fait. ment de occupée parure. jamais Elle était extrêmement extrêmecoquette. L'extrême bienveillance de cette jeune femme m'a consolé de bien des irréussites. Les . avant d'en venir nous nous Mais. A l'un de mes départs de Paris. de brillant dans les loges de l'Opéra y avait Buffa. un peu ne soit J'arrange pour qu'elle reconnue.CONSOLATION 69 de MM. Le fait est que je ne l'aimais oublier pas assez pour Elle l'avait oublié. elle me dit au milieu de son salon « J'ai un mot à vous dans un condire. de (roman Voltaire). là. en eût probablement été bien aise. » et. Si eu la prudence de point j'eusse lui faire elle comprendre que je l'aimais. un baiser sur la bouche. passage qui duisait à une antichambre heureuseoù. Une par femme admira mes jeune présente idées. Je partis le lendemain et tout finit là. parlant toujours de beaux liée avec tout ce qu'il hommes. ment il n'y avait elle me donna personne.

ni de ni d'approuver. si froides. j'allais de la Bibliothèque. à trois vent je finis par hôtel le même dans que Mme Pasta. de la colère de là. qu'on ment. au n° 47. elle avait un ton Elle avait charmant. l'espion M. assiduité ailleurs heure A quelque que mes soirées chez Mme Pasta se terminassent.70 SOUVENIRS D'ÉGOTISME on dit comme années. tout le mal à ma demande. d'avoir ne me M. me le propos qui rapportait de mon elle-même était jalouse peut-être chez Mme Pasta. Ennuyé pas soufort contrarié de m'ouvrir du portier. heures du matin. Beyle a un voilà « Ah qui Tracy vient Mme Pasta habit on voit neuf. c'est Céline de la chose Le piquant que de l'espion. chez M. de plus je trouve de Paris. d'ailleurs des propos atroces On n'a que pas idée elle dit Un jour l'on apprend. de a dit M. l'air désapprouver. loger . vis-à-vis (rue Richelieu. que » un bénéfice. Police est ce que ici un ministre de la Avoir doux dans les amours. disait de moi. de Tracy bêtise Cette plut liaison cette publique pas pardonnait cette actrice avec (autant qu'innocente) célèbre. Je logeais à cent n° 63). plusieurs parlâmes fidèleracontait Elle me en Champagne. Hôtel des Lillois.

à cette n'est suite de époque. Métilde. rant l'idée de Métilde tous les sens. Y travailler à Paris me faisait voulu l'arranmal. dans mes intervalles lucides. parfaitement aveugle Pendant tout un été. Cette idée finit de la peut-être guérir. colonel. jusqu'au silencieux. quarante mille francs de rente. ravi d'entendre et respiparler milanais. Les hommes de lettres disent « Dans SOUVENIRS D'ÉGOTISME 7 . J'étais à tout cela. yeux. qu'une caprices. J'aimais non la passionnément pas mais la musique musique.DE L'AMOUR 71 Quinze jours diminué après je me trouvai de 70 dans le salon de Mme de Tracy. C'est un livre écrit au crayon à Milan. par hasard. apprit que je passais ma vie chez une actrice. je n'ai jamais ger. avec Marquis. j'entendais prononcer le nom de Métilde. de uniquement Cimarosa et de Mozart. chez Mme Pasta. j'ai joué au pharaon jour. conduite. J'eus le plus tort de ne pas consulter grand mon amie Mme de Ma Tracy. les larmes troisième. je serais parvenu à me perdre. Le salon de Mme Pasta était le rendez-vous de tous les Milanais venaient à Paris. par Je môntais dans ma charmante chambre. au et je corrigeais. à Milan. Par eux qui quelquefois. aux les épreuves de l'Amour.

pages insu. j'admire de M. aux sûrement sots. de Saint-Jean-d'Angély. être vrai. La préface chez M. je fais ressemblanl. un certain sans succès de degré grand de charlatanisme même et d'impudeur . le comte ou Regnault que M. ce miracle des les trois dont une société dans quarts effrontés aussi des charlatans sont acteurs M. Je plairais presque ainsi la d'arranger si je peine prenais du présent morceaux bavardage. de Lemontey. par dont M. Lemontey que (avare. avant de ce siècle serait dans comédie. livre France.72 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avoir des penon peut les pays étrangers. en même temps s'il espère d'émotion. » Oui. peut de ce style académique. Quel tout. Gérard de la Révodu siècle Un des caractères ait point c'est tion n'y qu'il (1789-1832). à trente par lettre. à mon séance. quelques une ceci comme écrivant Mais peut-être. si le seul but d'un qu'en non une idée de est comprendre faire faire sentir. le comte connu beaucoup j'ai modèle un pour passer Beugnot). un livre on ne sait faire sées ingénieuses. Magendie le baron où M. je veux Or. vraiment le style académique. la de Régence. nuance donner quelque bonne n'est que pour La règle française l'Hisloire exemple un livre d'histoire.

Aussi M. C'était une Anglaise de l'esprit. J'avais connu chez Mme Cabanis un homme n'est qui. le faire insérer dans ne sais je quel journal où alors (pour en quinze jours) j'étais faveur. Fauriel amant de Mme Con(l'ancien avec M.M. nécessaire d'un chef de parti. C'est. traité avec Mme mépris à sa par mort Condorcet. le dégoût de faire ma cour à des faquins sales me fit cesser de voir ces journalistes et j'ai à me reprocher de ne pas avoir fait l'article. certes. Mais ceci se en 1826 ou 27. seulement faire un bel article mais encore d'annonce. de Lafayette seul est au-dessus du charlatanisme ne faut qu'il conpoint fondre ici avec l'accueil arme obligeant. pas charlatan. Je fus scandalisé et prétendis faire l'article un seul pour Bientôt exemplaire. Fauriel. M. ne fut (ce femme qu'une à plaisir phyallait chez une sique). M. FAURIEL 73 décidé. Un jour. le libraire me Bossanges fit offrir d'un cinquante de ses exemplaires si ouvrages non je voulais. Fauriel n'a-t-il aucune réputation. grièche Mlle Clarke. M. passait Revenons à 1821. le seul exemple à moi connu de non-charlatanisme les se mêlent parmi gens qui d écrire. Mérimée dorcet). et moi. beaucoup petite pieà demi-bossue. qui avait .

mais on ne saurait dur et tortu. était au moins Tracy . Je étourdi. de l'amour et encore plus chose. s'élèvent et Victor Jacquemont MM. que j'arrivais parce vous « Ne voyez-vous que pas avec Mme Belloc ? votre temps perdrez Mlle avec Elle fait l'amour Montgolfier avec de beaux horrible monstre (petit » yeux). de Mme Belloc de la superbe (femme figure étonnamment ressemblait du peintre) qui à Lord beaucoup. j'aimais Byron. alors M. mois connaissances de ces mes premiers de Mme la comtesse à Paris. mon retrouvai Mademoiselle Clarke. Mlle Clarke an Au bout d'un à la suite d'Allemand me lit une querelle et Monsieur de la voir. fus et de mon machiavélisme. faisait Je fus frappé et le beau la pluie temps. qu'alors un me homme Un fin. là. du chamois les cornes sec. me dit d'Italie. de cette dame. prit Fauriel. de laquelle je cessai son parti. j'y de l'histoire auteur ami Augustin Thierry. de la conquête qui. beaucoup goûtait qui vite chez mena bien mon me mérite. amour et de mon prétendu pour Mme Belloc. dont bien me fâche. de mon retour à la même hauteur. Peut-être en est-il quelque ou deux. de Guillaume.74 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un esprit comme le nier. prenait pour qui Machiavel.Fauriel de toutes au-dessus à une immense hauteur. Fauriel.

mon ami juste. Le raisonpar la littérature nement à perte de vue sur cette matière. Alexandrine. 24 juin Voici ma vie à cette 1832. Encore toute la société de madeaujourd'hui. époque Levé à dix heures trouvais à je me dix et demie heures au café de Rouen. je n'étais qu'une et l'on se souvient de mes succès peut-être de cette fille d'une céleste auprès beauté. Le lecteur sait à quoi s'en tenir allé fois chez les filles. bien loin la conversation la plus intéres- . je surprenais toutes mes connaissances. raisonnable. J'étais un monstre ou un Dieu. c'est ces deux êtres ne comque absolument rien à la théorie du prenaient cœur humain ou à la peinture de ce cœur et la musique. St-Jean.MA VIE 75 Au ou scandalisais fond. d'enfance.) Le mal. où je rencontrais le baron de Lussinge et mon cousin Colomb ( homme intègre. les conséquences à tirer de chaque anecdote nouvelle et bien forment de prouvée. moiselle Clarke croit fermement je que suis un monstre un monstre d'immoralité surtout.

que j'estime tant. d'années. Le mariage et zet. depuis de notre amitié. encore. l'ombre et un sous de fraîcheur les peu marronniers des Tuileries. Mon ami l'excellent Crozet d'enfance. j'accompagnais bureau. en chef du de (ingénieur département excelle dans ce genre. avoir Après notre excellente savouré. J'avais en les restes de 1821. me l'a enlevé nombre femme. Par la suite il's'est trouvé pour n'avait que Mérimée. grands Puisque ne ne je puis l'oublier. . Nous prenions et par les quais. pour par chaleur de cette chercher grande année. je quittais le moment affreux de la journée Lussinge moi. la commençait J'allais. Crodommage Quel que s'il eût habité Paris. pénible impossible. ferais-je pas mieux de me tuer ? me Tout m'était disais-je. nous marchand Quand d'estampes. tasse au café de Rouen. à charge. Mais sa l'Isère). surtout la province vieillissent étonnamment un homme. devient l'esprit pareset le mouvement du cerveau. à force seux. jalouse Quel être supérieur M.76 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sante moi. de conde ce genre pas non plus le goût versation. de café et deux à son Lussinge les Tuileries par arrêtant à chaque brioches. d'être devient et bientôt rare.

pour songer L'intérieur de ma chambre solitaire était affreux moi. les lisais aux Tuileries et souvent je je baissais le livre à Métilde. peu tous se ressemblaient. je niais. pièce. Enfin. de couleur. me faisait horreur. geusement Enfin. yeux de bœuf. J'allais au musée avec un billet que m'avait La vue de ces Lussinge procuré. traîné lentement ses six par gros rencontrais sans chevaux. chefs-d'œuvre ne faisait me que rappeler vivement Brera et Métilde. VIE cette 77 la d'Italie passion pour peinture fait écrire sur ce sujet en 1816 qui m'avait et 17. pour je voyais Le Louis avec ses gros XVIII. je changeais J'ai bien de souvenirs de ces jours. pour heures arrivaient. je que cesse. Libéral plaît trouvais les libéraux outramoi-même. plus Quand rencontrais le nom français je correspondant dans un livre. espèce qui . particulièrement J'achetai de Shakesquelques pièces édition à 30 sols la peare. cinq je volais à la table d'hôte de l'hôtel Bruxelles. sombre. de retrouvais fatiLà. Barot.MA. Tout ce qui qui à Paris me faisait horreur. je Lussinge. anglaise. je vois que j'ai conservé un souvenir triste et offensant moi de tout ce que alors. l'élégant ou six de table Poitevin. cinq originaux cotoie le chevalier d'hôte. ennuyé. le brave gué.

élégantes était un supplice moi. maigre. petit-fils à trente ans à rescélèbre. à ce colonel ni a bourg. le café était encore un Après bon moment tout au contraire moi. je le revis là colonel et de M. des sceaux.78 SOUVENIRS D'ÉGOTISME d'industrie subalterne de d'un côté et le conspirateur A cette table d'hôte M. avait un peu du feu sacré de Jean-Jacques ses phrases en faveur des Rousseau dans Bourbons la table trouvait plates que toute et ridicules. garde l'avait connu à Besançon. Barrai. ministériel et maire de Strasriche. avait la tournure. élégants des filles de la classe et garde. pour de la promenade au boulevard de Gand. jaune frappa. LusCourvoisier. commençait l'autre. plus M. Cet homme officier autride la grâce. Etonné. pour un rencontrais de mes amis Là. je le comte de bon et d'enfance. première des leurs bourgeoises rivales. fort à la mode et rempli de poussière. bête. rendez-vous des des officiers de la subalternes. excellent d'un avare garçon qui. singe le dîner. gendre Kensinger. Je ne parlai pas son homme assez Un beau-père. Alpy aide de camp autrefois je reconnus du général Michaud et qui allait chercher les bottes du général. . Il y et bavard me grand. Etre dans ce lieu-là. célèbre. d'un antipode il devint c'est tard chien.

M.

DE

BARRAL

79

triste passion. M. de semble, Barral, ce avait au ayant qu'il jeu, lui et le je prêtai quelque argent je forçai à partir Son fort pour Naples. père, lui faisait une de homme, galant pension 6.000 francs. Au bout de quelques de années, Barral, retour de Naples, me trouva vivant avec une actrice charmante, qui, chaque soir, à onze heures et demie, venait s'établir dans mon lit. Je rentrais à une heure, et nous avec une froide et du soupions perdrix vin de Champagne. Cette liaison a duré deux ou trois ans. Mlle Bayreter avait une fille du célèbre le marchand amie, Rose, de culottes de peau. le célèbre acteur Molé, avait séduit les trois filles charsoeurs, mantes. L'une d'elles est aujourd'hui Mme la marquise de D. de chute Annette, en chute, vivait alors avec un homme de la Bourse. Je la vantai tant à Barral qu'il en devint amoureux. Je à la persuadai Annette de son vilain jolie quitter agioteur. Barrai n'avait exactement francs pas cinq le 2 du mois. Le ler, en revenant de chez son avec cents il francs, banquier cinq allait sa était en gage montre, dégager qui et jouer les cents francs lui quatre qui restaient. Je de la peine, pris je donnai deux dîners aux parties belligérantes,

sentir En

des atteintes ce me 1810, tout perdu

de

cette

80

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

chez aux et enfin Véry, Tuileries, je perà Annette faire suadai de se l'économe du comte et de vivre avec lui des sagement cents francs donnés le cinq par père. il dix a ans ce Aujourd'hui que (1832), y dure. Barrai Malheureusement, ménage est devenu riche il a 20.000 francs de rente au et avec la richesse est moins, venue une avarice atroce. En été très amoureux 1817, j'avais d' Annette jours pendant quinze après lui avais trouvé les idées étroites quoi, je el parisiennes. moi le plus C'est pour grand à l'amour. remède Le soir, au milieu de la du boulevard de Gand, poussière je trouvais cet ami d'enfance et cette bonne Annette. Je ne savais leur dire. Je que d'ennui et de tristesse les filles périssais ne m'égayaient point. vers dix les heures et Enfin, demie, Mme chez Pasta le pharaon, et j'allai pour le d'arriver le et j'avais chagrin premier d'être réduit à la conversation toute de de la Rachel, cuisine mère de la Giuditta. Mais elle me parlait milanais; quelquefois avec elle quelque nouje trouvais nigaud, vellement arrivé de elle Milan, auquel avait donné à dîner. Je demandais timidement à ces niais des nouvelles de toutes les jolies femmes de Milan. mort de Je serais plutôt que

LE

PHARAON

81

d'euxquelquefois, Ces soirées mêmes, parlaient. faisaient dans ma vie. Enfin le époque dans pharaon commençait. Là, plongé ou gagnais une rêverie je perdais profonde, trente francs en heures. J'avais quatre tellement tout soin de mon abandonné honneur que, quand je perdais plus que ma disais i n'avais dans je poche, je qui Voulez-vous monte chez gagnait que je moi ? On répondait si figuiri Non, ? Et je le Cette ne payais lendemain. bêtise, que me la souvent donna réputation répétée, dans d'un Je m'en la pauvre. aperçus, l'excelaux lamentations suite, que faisait il lent le mari de la Judith, Pasta, quand ou me trente trente-cinq voyait perdre les yeux francs. Même avoir ouvert après sur ce détail, je ne changeai pas de conduite. nommer Métilde ils m'en

mais

lettre de crédit de mille écus sur Londres.) de me dit — Quoi plus désagréable. J'avais de que vingt-six l'argent je ne sais où. l'idée tous les Brougham. de me donner une M.CHAPITRE 6 une date sur j'écrivais QUELQUEFOIS un livre et l'indicaque j'achetais tion du sentiment qui me dominait. je Ma première idée de Londres me vint ainsi en 1821. qui mort à force de travail. il me n'avait à moi répondit qu'il plus cent francs. Cela est à dégoûter de se tuer. Peut-être dates dans trouverai-je quelques mes livres. M. à Milan. le fis venir et je partis. et ensuite entrer dans votre vie chercher les privée pour motifs ?. de suicide avec le célèbre je parlais lord Brougham (aujourd'hui Brougham. je crois. Je ne sais comment trop j'eus l'idée d'aller en J'écrivis à Angleterre. que que vont annoncer vous vous journaux que êtes brûlé la cervelle. . à Grenoble peut-être. vers 1816. chancelier et bientôt sera d'Angleterre. Un jour. mon banquier.

je de le voir jouer. envie de mettre cela j'avais à cette ma tombe. Cimarosa. que de prendre l'habitude d'aller se promener sur avec les bateaux mer. Je tranquillité que voulais une tablette de marbre de la forme d'une carte à jouer. .84 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de plus Quoi simple. Le seul écrivain lisible moi pour était me faisais une fête Shakespeare. Je n'avais rien vu de Shaen 1817. accident. à mon premier kespeare voyage en Angleterre. Je pensais chaque jour bien croyant que je n'aurais inscription. Je n'ai aimé en ma vie que avec passion A Milan. répondis-je. par Cette idée de me promener en mer me séduisit. Mozart et Shakespeare. de dans la tombe. sur en 1820. pêcheurs ? Un de gros on tombe à la mer jour temps.

Quest' scrisse. Shakespeare aucun N'ajouter signe ment faire plat. mai 1800. suis arrivé à Milan en je cette ville. graver en caractères majuscules. aucun ornesale. de balancé Que fois. Là j'ai trouvé et les plus plaisirs grandes tout ce qui fait la patrie. j'aime les plus grands là surpeines. anima amo Adorava Cimaroza. vieillesse et mourir.INSCRIPTION 85 ERRICO MILANESE BEYLE Visse. trouvé les j'ai désire ma passer sur une barque . cette inscription Je hais Grenoble. 18. Mori il Mozart de è anni. Là je premiers plaisirs.

Jouy. parisien. je caplabis frigus opacum faire cette de quoi tablette. personne. la Treneuil. je laisse la dans le cimetière qu'on place je prie au Montmorency. le premier Je sortais Quand après était à la musique française jointe l'esprit allait me faire l'horreur jusqu'à français. Campenon. Mme de Genlis. même Si . et faisant vœu de des grimaces ridicules de deux ans ne pas rentrer à Feydeau ce serment. ce genre. m'inspirait horreur. rais bien français plus L'esprit dans les théâtres de Paris trouvais que je faire m'écrier me allait presque jusqu'à Canaille! haut Canaille Canaille tout acte. en 1821. je n'y faisant fuis au bout d'un quart d'heure. Mais surtout je pas rien de rien de d'autre monument. Je l'abhorj'abhorre vaudevillique. à la poésie de Legouvé. me donner en faire des grimaces et specdonna un Mme de me tacle. jour menai Je m'enbonheur.86 solitaire me disais Hic SOUVENIRS les ondes par avec délices D'ÉGOTISME du lac de Côme. Longueville Par au théâtre sa loge Feydeau. d'Andilly. j'ai tenu aux romans de Tout ce ressemble qui MM. près exposée désire n'avoir levant.

en septembre 1821. non. En pense 1821. femme. J'étais au désespoir. ce me semble. Je ne sais si j'aurais réussi alors comme mais clairement amant. tout plat le monde ainsi. Je n'avais que je partis pour que du Paris. Lussinge se moquait de mon insupportable orgueil ma haine convulquand je lui montrais sive. Londres. profondément dégoûté SOUVENIRS D'ÉGOTISME. S . ou pour mieux dire de la vie de Paris. mais sans aucune idée d'amour terrestre. avait alors soixante-trois ans. non l'amant de Céline. Campenon avait fait une Jouy de de sanglante critique quelques-uns mes écrits. a raison de lui ou de qui moi. J'avais son amitié mon de conrepoussé par peu fiance. J'aurais dû être l'ami. Cette femme adorable et de moi aimée comme une mais comme une ex-jolie mère. de que sans ou M.DEGOUT 87 Rien de plus à écrire en 1832. fois Je rejuge. J'étais dégoût pour aveugle. à chaque que je relis sa critique. Ce fut. Un s'est critique qui moqué de moi un tout autre sentim'inspire ment. je vois sur le bord de aujourd'hui que j'étais l'intime amitié. dû demander des conseils à j'aurais Madame le comtesse de Tracy. J'aurais dû ne pas repousser le renouvellement de connaissance avec Mme la comtesse Berthois. II en concluait doute M.

Les pièces de Shakespeare et l'acteur Kean furent (prononcer Kîne) cet événement. guère Parmi les deux me complimenteurs. Je n'estime que d'être en 1900. j'aurais J'allais à Londres chercher un remède au et je l'y trouvais assez. Je regarde et mes comme j'ai toujours regardé ouvrages des billets à la loterie. Jupiler encore fou du sentiment j'étais qui m'avait fait ans le écrire. des gens venaient me faire qui compliment sur un de mes avais fait ouvrages j'en bien alors. . que nous Ces complimenteurs s'attendant parisiens. grand et fort bel ressemblait étonnamhomme. réponse me trouver bien et bien gauche peut-être Je suis accoutumé orgueilleux.88 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de Je trouvais tous les me voulu un être autre. répondu. défauts. à quelque de devaient vaudeville. Et le fait et peu compliment nous ne savions dire. de L'un. quatre auparavant. à paraître le contraire de ce que je suis. commencement du second volume de l'Histoire de la Peinlure. Assez souvent dans la société. Ce complimenteur si moi surtout. ment à Mansuetus. réimprimé Pétrarque sur son latin de comptait poème l'A frica et ne songeait à ses sonnets. cinquante ans. flattèrent. En 1821. je trouvais. Il fallait spleen mettre une colline entre moi et la vue du dôme de Milan.

Le pauvre Edouard Edwards avait une autre il était naturellequalité ment et brave. et fit mon obligé parler bonheur. suite. Il pouvait avoir environ trente ans et Edouard ancien s'appelait mauEdwards. dans l'armée je crois. commandée le duc d'occupation de par Dans la Wellington. parfaitement Tellement naturellement se vantait de que lui. travaillant les pour journaux. Nous plus avons été dix ans sans nous alors comprendre je ne savais comment à son répondre petit à la Voltaire. tortillage Le second avait des complimenteur cheveux blonds anglais bouclés. Il s'appelait di Fiori et se trouve le aujourd'hui cher de mes amis. bien qu'il ne fut pas chevalier je m'étonnai d'industrie. vais sur le pavé de Londres sujet et commissaire dés guerres. Edouard dans la diligence de Calais. visant à faire calembour quelque célèbre. ne parlait de sa bravoure. jamais Je trouvai M. s'il est possible. superbes. et sans la retenue française. quand j'appris avait été mauvais sur le pavé qu'il sujet de Londres. J'avais sur le paysage compté . qui tout avec une vanité pius que française. Se trouvant avec un auteur franil se crut de çais.ÉDOUARD EDWARDS 89 bel homme avec l'afféterie des parlait lettres de Voltaire il avait été condamné à mort à Naples en 1800 ou 1799.

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SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

a rien de si plat m'amuser. Il n'y pour la route moi du par moins) que (pour etc. Ces Montreuil-sur-Mer, Abbeville, au blanches se dessinant routes longues ondulé un terrain loin sur platement mon malheur sans le bavarauraient [été] d'Edwards. dage de Montreuil et la les murs Cependant à me rappelèrent tout faïence du déjeuner fait l'Angleterre. un nommé Nous avec Smidl, voyagions intridu plus ancien secrétaire petitement d'Etat M. le conseiller des hommes, gant connu chez Mme NarFréville, que j'avais 4. Ce pauvre rue des Ménars, Smidt, dot, avait fini être d'abord assez honnête, par M. Decazes l'envoyait espion politique. d'Aix-laaux eaux dans les congrès, et à la fin, intriguant Toujours Chapelle. de facteur changeant je crois, volant, Smidt me rentous les six mois, un jour de et me dit que, comme contra mariage il allait convenance et non d'inclination, duc la fille du maréchal Oudinot, épouser a un régiment de Reggio, à la vérité, qui, à l'aumône de et demandait filles, tous les six mois. Louis XVIII cher lui mon ce soir, ami, Epousez tout dis-je surpris. Mais jours j'appris, quinze M. le duc Decazes, apprenant que après, malheureu-

CALAIS

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la fortune de ce pauvre Smidt, cru obligé d'écrire un mot au beauMais Smidt était assez bon diable père. bon et assez compagnon. A Calais, fis une sottise. Je grosse je à table d'hôte comme un homme parlai un an. Je fus très qui n'a pas parlé depuis de bière gai. Je m'enivrai presque anglaise. au Un demi-manant, capitaine anglais à fit petit cabotage, objections quelques mes contes, et en je lui répondis gaiement bon enfant. La nuit, une j'eus indigestion la de ma vie. terrible, première Quelques Edwards me avec mesure, dit, jours après Calais chose très rare chez lui, qu'à j'aurais dû vertement et non gaiement répondre au capitaine anglais. l'ai commise Cette faute horrible, je envers une autre fois en 1813, à Dresde, M. fou. Je ne de depuis manque point une telle chose ne m'arriverait bravoure, dans ma jeunesse, Mais, plus aujourd'hui. Toute fou. quand j'improvisais, j'étais mon intention était à la beauté des images de rendre. L'avertissement que j'essayais moi comme le de M. Edwards fut pour chant du coq Saint-Pierre. Pendant pour le deux nous cherchâmes capitaine jours tavernes dans toutes les infâmes anglais ces sortes de gens de près que fréquentent ce me semble. la Tour,

sement s'était

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Le second Edwards me dit jour, je crois, avec et même mesure, politesse élégance met de « Chaque nation, voyez-vous, certaines à se notre manière façons battre à nous, est etc. » Anglais, baroque, etc., Enfin le résultat de toute cette philoétait de me de le laisser sophie prier parler au capitaine il y avait dix à parier qui, contre cent, national malgré l'éloignement les disait n'avait pour Français, qu'il nullement eu l'intention de m'offenser, etc. Mais si l'on se battait, Edwards me enfin, de se battît à suppliait permettre qu'il ma Est-ce vous vous f.z place. que de moi ? lui dis-je. Il y eut des paroles mais enfin il dures, me convainquit avait de sa part qu'il n'y de zèle et nous nous remîmes à qu'excès chercher le capitaine. Deux ou trois fois, sentis tous les de mes bras se hérisje poils ser sur reconnaître le capimoi, croyant taine. J'ai m'eût pensé depuis que la chose été difficile sans ivre Edwards, j'étais de de et de bière à gaieté, bavardage Calais. Ce fut la première infidélité au souvenir de Milan. Londres me toucha à cause beaucoup des promenades le long de la Tamise vers Little Chelsea là de (little chelsy). Il y avait maisons de rosiers petites garnies qui furent moi la véritable Ce fut la pour élégie.

HYDROPHOBIE

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1. fois que ce genre fade me toucha première mon Je comprends aujourd'hui que malade. J'avais âme bien était toujours à une horreur hydrophobique presque La conversade tout être grossier. l'aspect tion d'un de province grosgros marchand sier m'hébétait et me rendait malheureux la tout le reste de pour journée, par Durand le Charles riche exemple, banquier avec amitié. de Grenoble, me parlait qui donné Cette d'enfance, qui m'a disposition tant noirs de quinze à vingtde moments si revenait avec force. J'étais cinq ans, conmalheureux les figures j'aimais que l'état dans nues. Toute nouvelle,qui figure de santé alors m'amuse, m'importunait. à Tavistock Le hasard me conduisit l'hôtel des C'est Covent-Garden. Hôtel, viennent à aisés de la province, qui, gens ouverte Londres. Ma chambre, toujours avait dans ce pays du vol avec impunité, huit de large et dix de long. Mais, pieds un en revanche, on allait dans déjeuner avoir cent pieds de long, salon qui pouvait haut. on trente de large et vingt de Là, et tant voulait tout ce qu'on mangeait sous voulait (deux qu'on pour cinquante
1. En 148e Reçu cinq page. hier 20-24 juin 1832, jours, 1832. juin Rome, de une lettre Cachemyr, j'en juin suis ici, 1831 id ,de est Vicà

la

tor

Jacquemont.

à lire machinalement les jourJ'appris naux au fond ne m'intéresanglais. je n'ai eu de malheurs. Le déjeuner me faisait tounon une heure ou deux jours passer pas comme une mais une bonne diversion. pas On ne donnait encore point Shakespeare le jour de mon arrivée à Londres j'allai à Haymarket ce me était semble. Ensuite venait le thé pour cuire toutes ces viandes. Je trouvais là tous les matins une trentaine de bons Anglais marchant avec et avec gravité. j'ai bien malheureux sur cette même de place Covent-Garden au Ouakum ou Hôtel. françaises Cela me convint. beaucoup l'air malheureux. qui. nom aussi à quelque disgracieux. 1826. plaçait morceau de bœuf rôti de quarante livres avec un couteau bien tranchant. tard. Ce salon s'ouvrait en arcades sur la place de Covent-Garden. heure. Lion. De 1826 à opposé 1832. moins malheureux j'étais dans ce salon.94 SOUVENIRS D'ÉGOTISME On nous faisait des beefsteaks à shillings). Il n'y avait ni affectani fatuité et bruyantes. . l'angle à Tavistock. qui saient Plus en été point. ou l'on devant vous un l'infini. 25 juin.

RICHMOND

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l'air malheureux de la salle, assez. je m'y She Io comédie de sloops conquer, m'amusa infiniment [Goldsmith], à cause du jeu des joues de l'acteur faisait le qui mari de miss s'abaissait [Richland], qui c'est un le des pour conquérir peu sujet de [Fausses Marivaux. Une Confidences] fille à marier se déguise en femme jeune de chambre; [ce] beau stratagème m'amusa fort. Le jour, dans les environs de j'errais souvent à Richmond. Londres, j'allais Cette fameuse terrasse offre le même mouvement de terrain que Saint-GermainMais la vue de moins en-Laye. plonge haut sur des d'une charpeut-être, prés mante verdure de grands arbres parsemée vénérables leur On n'aperpar antiquité. au du haut de la terrasse çoit, contraire, de du. sec et du Saint-Germain, que rocailleux. Rien n'est à cette fraîcheur égal du vert en Angleterre et à la beauté de ces arbres les couper serait un crime et un tandis besoin déshonneur, qu'au plus petit le d'argent, vend propriétaire français les cinq ou six grands chênes qui sont dans son domaine. La vue de Richmond, celle de me ma Windsor, chère rappelaient les monts de Brianza, Lombardie, Desio, la le sanctuaire Como, de Cadenabbia, Malgré amusai

ouvert.

96

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

où se sont mes beaux Varèse, pays placés beaux jours. ces moments de J'étais si fou dans aucun bonheur souvenir que je n'ai presque tout au date distinct quelque pour plus sur un livre nouvellement acheté, marquer, où l'avais lu. La moindre l'endroit je fait si je relis remarque marginale que le fil de mes ce livre, jamais je reprends Si je ne trouve aucun et vais en avant. idées un le travail est souvenir en relisant livre, à recommencer. assis sur le pont Un soir, qui est au bas les de Richmond, de la terrasse je lisais c'est l'une Mémoires de Mme Hutrhinson
de mes

en dit un homme Bell moi. s'arrêtant droit devant vu en C'était M. B. que j'avais à Milan. chez Italie, Jersey, Milady cinM. B. homme très fin, de quelque de la être sans ans, précisément quante était admis bonne ( en compagnie y les classes sont marquées, Angleterre, des comme aux au Indes, parias pays la Chaumière Indienne). voyez Avez-vous vu lady Jersey ? à la connaissais Non trop peu je dit que vous et l'on Milan autres, voyaun à êtes perdre geurs anglais, peu sujets la Manche. la mémoire en repassant Mister

passions.

DÉGOUT idée Quelle Etre reçu reconnu me ferait ne que pourrait réception la plus Vous n'avez Allez-y. froidement, beaucoup me faire empressée. pas vu

97

n'être de plus de MM.

pas peine la plaisir

Hobhouse, Brougham ? Même réponse. M. B. avait toute l'activité d'un qui me demanda de diplomate, beaucoup nouvelles de France. Les de jeunes gens la petite bien élevés et ne bourgeoisie, sachant où se placer, trouvant partout devant eux les protégés de la Congrégarenverseront la Congrégation tion, et, par les Bourbons. l'air occasion, (Ceci ayant d'une au lecteur bénéprédiction, je laisse vole toute liberté de n'y pas croire.) J'ai cette placé phrase pour ajouter mon extrême tout ce dont que de dégoût me donna cet air je parlais apparemment malheureux sans on n'est lequel pas considéré en Angleterre. M. B. Quand comprit que je connaissais M. de La Fayette, M. de Tracy Eh me dit-il avec l'air du plus profond vous n'avez donné étonnement, pas à votre Il plus d'ampleur voyage dépendait de vous de dîner deux fois la semaine chez lord chez A. chez Holland, lady lady.

98 — Je

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

n'ai dit à Paris pas même que je venais à Londres. Je n'ai qu'un objet voir les de jouer pièces Shakespeare. M. B. m'eut bien il Quand compris, crut devenu fou. que j'étais La fois au bal j'allai première que mon d'Almack, mon banquier, voyant billet me dit avec un soupir d'admission, — Il ans, monsieur, y a vingt-deux que travaille aller à ce où vous bal, je pour serez dans une heure La étant divisée bandes société, par un bambou, la grande d'un comme affaire la classe homme est de monter dans supéet tout l'effort rieure à la sienne, de cette classe est de l'empêcher de monter. mœurs Je n'ai trouvé ces en France fois c'est les généraux de qu'une quand l'ancienne armée de Napoléon, qui s'étaient vendus à Louis à force XVIII, essayaient de bassesses de se faire admettre dans le salon de Mme de Talaru et autres du fauSaint-Germain. Les humiliations bourg vils ces êtres que empochaient. chaque Le jour rempliraient cinquante pages. Amédée de s'il écrivait Pastoret, pauvre ses en aurait de belles souvenirs, jamais a raconter. Hé bien je ne crois pas que les jeunes leur droit en 1832 gens qui firent aient en eux de supporter de telles humiliations. Ils feront une bassesse, une scélé-

doutais en 1821. B. le. il m'apprit à revenir de Richmond à Londres par eau. fabrique que qui ne me pardonna de n'avoir jamais pas donné à mon Je ne me plus d'ampleur voyage. qui hors de nature pour qui n'est pas né dans les salons de 1780. d'une pas. Cette tout de la bassesse. Angleterre. Probablement le bill de réforme (juin va faire en la 1832) cesser. B. Et Louis-Philippe prend trop peu de consistance pour que de tels salons se reforment de longtemps à Paris. veut. c'est un voyage délicieux. abjection que à mon de 1826 les j'ai comprise voyage dîners et les bals de l'aristocratie coûtent un argent fou et le plus mal du dépensé monde. qui supporte femme d'un cordon bleu (Mme de Talaru).OTHELLO ratesse. J'eus une obligation à M. moments d'attente de la queue me rappelèrent vivement les beaux de ma jours nous nous faisions écraser jeunesse quand . mais si l'on se faire 99 commise en un jour. ne paraîtra les jeunes plus que parmi gens nés à Paris. assassiner ainsi à coups le c'est ce est d'épingles. de gens tels M. Je faillis être écrasé avant par d'atteindre mon billet de Les parterre. on afficha Olhello Enfin. par mépris. ressuscités de 1804 à 1830. Kean. 1821.

ne serait mais fat bien pas Kean. sottise de ne acheter pour Quelle pas d'avance un billet de loge dans le parterre. quelque froid. La tête d'idées ce remplie littéraires. de planches le frottement des garnis que des patients a rendues habits parfaitement lisses. dans ces affreux n'est qu'engagé passages la colère m'eût donné une force et quand à celle de mes voisins supérieure que je me dis Tout est ce soir plaisir impossible moi. de mauvais ton. La politesse des hautes classes de et France. Le malheureux veut un billet à qui Covent-Garden est dans des engagé pasde trois et sages tortueux. . Heureusement. que je ne connaissais que les de mon de par hyperboles compagnon Edouard Edwards. probablement d'Angleterre. à peine les avec fait le coup gens qui j'avais me avec l'air bon d'épaule regardèrent et ouvert.100 SOUVENIRS D'ÊGOTISME 1800 en voir la pour première représentation de Pinto an (germinal VIII). Nous nous dîmes mots quelques bienveillants sur les peines n'étant passées en colère. Il voyage paraît que Kean est un héros un crâne d'estaminet. larges pieds. Je l'excusais facilement: s'il fût né riche ou dans une famille de bon il ton. à mon admiraplus je fus tout tion pour Kean.

Grand Dieu Comment est-il possible d'être aussi comment insignifiant peindre de telles gens Questions me faisais que je l'hiver de 1830. vient chez qui le général est allé en Lafayette. que je m'attends on annonce quand chez M. Améqui à sa rique doit être suite. de Syon. Les Anglais. différents des nôtres les mêmes pour mouexprimer vements de l'âme. un monstre dans le salon de Mme de d'énergie la Trémoille. Parfaitement par et parfaitepoli ment de toute tel pur est l'être énergie. et l'use si elle existait proscrit hasard. Le baron de et l'excellent Lussinge . me Je suis un peu (For découragé par le manque absolu de dates. de Tracy.) Mon en voyant plaisir fut mêlé Kean.KEAN 101 toute énergie. ont des gestes peuple fort fâché. M. L'imagination se perd à courir les dates au lieu de après se figurer les objets. faubourg Et encore n'étais je en 1821 pas bien placé de toute pour de ces juger l'insignifiance êtres étiolés. à voir. affaire était grande la peur leurs cheveux que de arrangés à former un bourrelet façon d'un côté du front à l'autre ne vinssent à tomber. de Syon ou tout autre homme du jeune Saint-Germain. de beaucoup d'étonnement. pendant en étudiant ces Alors leur jeunes gens. je crois. M.

J'ai vu ses bas aucun elle. je dus amoureux. commuJ'ai un talent malheureux pour en mes souvent. ou. désespoir pendant quatre MériLe désespoir diminuant. ce qui est bien pis. répondit-il. parlant goûts niquer les ai rende mes maîtresses à mes amis. C'est ce qui m'est que j'aimais Mme Azur et Mérimée. engagea C'était un à prendre un valet de place. J'en arrivé pour fus au jours. Je les méprise plus que petit chez eux n'est les autres la mode pas un il mais un devoir sérieux. est bien tout Italien. plus près de faire Il a le du bonheur. j'allai prier ma douleur mée d'épargner pendant quinze me Quinze mois. auquel plaisir. temps ou cent il se livre jours par quatre-vingts rejoindre y était-il à Londres avec venu . j'ai de l'ami rendu ma maîtresse amoureuse réellement. n'ai goût pour sur sa français jambe (en garaude. fat anglais. plissés de Grenoble).102 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Barot vinrent me Lussinge peut-être moi. et fait les choses avec Barot règle qui nous un négociant. à tout ce qui n'avait rapport pas pour certains sur-le-champ souvenirs. je sentis heures de des le ridicule quarante-huit Le travail de l'ouvrier pauvre anglais. comme raison. l'amour. je jours. sens J'avais du bon ne faut pas manquer. déguenillé.

Vous avez lui mais raison. Mes se moquèrent compagnons rudement de moi. et la réputation de mauvaise tête me reste. je cherche faire honte Vous pensez comme aujourd'hui moi. nous avons Nous. et sera bien commun en 1840. grand quand les j'abordais généraux principes Un jour de travail que Je parlais anglais. Dix ans à leur après. de ce Qu'on juge m'arrivait qui le malheur quand j'avais de parler littérature. Dieu! Qu'était-ce. dis-je.PARADOXE 103 amusante plus qu'elle etc. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. le petit fat nous servait de valet qui de son place honneur prétendit national offensé. Ils le nient. Mon paradoxe devint vérité à vue d'œil. 9 an à une religion lui fait un d'autant . Mon cousin Colomb m'a cru réellement longtemps envieux. nous sommes malheureux nous n'avons de connaissances plus agréables. Mes me trouvaient compagnons fou tout à fait quand Le travail j'ajoutais exorbitant et accablant de l'ouvrier nous anglais de Waterloo venge et de quatre coalitions. parce le que je lui disais Lascaris de que M. enterré nos et morts. en 1821. Villemain était à dormir ennuyeux debout. nos survivants sont heureux les plus que Toute leur Anglais. vie Barot et Lussinge me croiront une mauvaise tête. peu peur. à Londres.

dans vous nous me . pas. je me trouvais engagé de l'honneur Rien de filles. rançonnerait. Je le compris. nous en le matin bonnes leurs grâces voulaient pas accorder et un shillings (vingtet leur thé pour vingt elles Mais enfin francs sous). pas me moquer Mes amis riaient. regarda. pour du fat. cinq cinq ou trois Deux Anglais consenti.104 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Je ferai affaire. montrant en nous le lendemain habitaient filles nos D'abord. — Monsieur. de plus une dans partie du les détails et maussade que repoussant fit essuyer nous homme marché que notre Londres. un quartier perdu. le marché etc. on vous à d'autres. je ferai votre adressez Ne vous moi-même. ami anglais de ce guet-apens bien Gardez-vous nous dit-il. ? de Londres à une lieue mènera nous entre convenu que Il fut bien Barot Le soir n'irions venu. avaient nous dirent ne donnerait un Anglais Jamais Savez-vous un tel qu'on piège. avait longuement Le fat qu'il ajoutait du thé nous faire donner marchandé pour filles ne Les levant. quatre que admirablement pour disposé rosser des souteneurs matelots puissent à un en parlâmes nous Quand Français. jeunes Westminster Road. Ainsi.

Si vous avez été si brillant avec Alexandrine dans une maison charmante. Certainement. nous arrêta devant une maison à jurant. menues. jamais avoir été deux ou trois fois Enfin. trois tout avoir étages entière. avons armes. comme c'était le cas ce pas et sans la petite de danger. pavé. semble. étaient. sans l'idée du danger. prîmes nous le pont de Westminster. de haut. au centre de Paris. nous forts. fort pâles. n'allez-vous que pas faire ici ? J'avais un dégoût sans l'ennui profond de l'après-dînée à Londres il n'y a quand de spectacle. n'osa venir. Lussinge jamais Nous un fiacre. je n'ai vingt-cinq pieds vu quelque chose de si petit. pouvait qui.WESTMINSTER Nous des ROAD 105 sommes lui dis-je. après sur le point de verser dans de prétendues rues sans ce me le fiacre. trois avec de beaux cheveux petites filles. Barot et moi. un peu timides. jour-là. Les meubles étaient de la petitesse la . empressées. très châtains. je ne serais m'attendais à voir pas entré je trois infâmes Elles salopes. De la vie. Barot riait. passâmes le fiacre Ensuite nous dans des engagea rues sans maisons. pointe Westminster Road ne m'aurait vu. entre des jardins.

exactement les meubles asseoir. France. petits . en ne firent aucune Ces vérités impression tous ces moi. étaient Là. lui dis-je. l'air faits des Nous avaient poupées. ces d'économie de domestique pauvres leur cuvier faire la lessive. Nos avions peur petites notre le leur s'accrut.106 plus moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME ridicule. appareil ellippetite brasser elles-mêmes leur bière. Leur sur misère. être si humiliées. pour de les écraser. pour petit avec un leur cuve. et Barot est gros grand. tique pour et Barot Il me Je fus touché dégoûté. pas de l'orgueil. — Oh nous avons un jardin. Elles vont 1 vous les connaissez Bah humiliées chercher d'autres Elles enverront bien s'il n'est ou leurs pas trop tard. tous les instruments de rire. parlant. direntmais enfin avec non elles. filles virent embarras. si les choses se passent ici comme amants. le voir il avec des chandelles pour jardin et dix de avait de long vingt-cinq pieds Barot et moi. pratiques. Nous ne que Barot eut l'idée de parler Heureusement du jardin. de un peu de joie d'avoir quelque objet au Nous descendîmes luxe à montrer. savions dire absolument. filles. et dit en français payons-les décampons. à nous nous ne trouvions pas gros. d'un éclat partîmes large.

qui était aula chambre monté au second dans dessus de la mienne. que nous vous rendons c'est je justice. la preuve Mais enfin. placée opposé bien Elle était charmante. n'y jamais de peur consentir. Alors Nous le fat. anglais les déconcerta Cela beaucoup. me cria Si l'on vous assassine. appelez-moi la Je voulus de la lumière garder d'ailleurs si de ma nouvelle amie. après voyage ne autre Aucune fermait. que tout vous raconte cela. petite. Mais à quoi eussent servi bonnes serrures ? Partout et de portes on eût enfoncé les avec un coup de poing Tout s'enen briques. pâle. sujet porte nous allâmes nous de soupçons quand des coucher. quand la de mes pistolets et poignard sur table nuit du côté du à la lit. faite. . petites séparations maison. porte. tendait dans cette Barot. pudeur voulut soumise et si bonne.WESTMINSTER ROAD 107 et bien vieux meubles bien propres fini n'avions m'avaient touché. Nous pas avec intime de prendre le thé que j'étais elles au point de leur confier en mauvais notre crainte d'être assassinés. ajoutai-je. Elle eut un mouvement me vit étaler bien elle marqué. je fus renvoyâmes comme avec des amis tendres je que reverrais un d'un an.

amie. Je ne pensai. Les deux sceurs chercher envoyèrent une de leurs amies. qui me Barot et Lussinge vouparut long. quittes thé. siasme. toute la journée. froides. si je pouvais espérer que vous reviendrez ce soir. quand que reviendrions. Mais notre maison est des trop pauvre pour gens comme vous. lurent voir toutes les demoiselles effrontées alors le foyer de Coventqui remplissaient . douce. nous chercher le envoyâmes Lussinge par valet de en lui recommandant place d'arriver avec des viandes du vin. Nous leur laissâmes du vin et des viandes froides dont la beauté avait l'air de ces surprendre pauvres filles. Le spectacle snugness). Le lendenous les tînmes de leur main.108 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Personne ne nous assassina. 26 juin. Il parut bien vite escorté d'un excellent et tout étonné de notre enthoudéjeuner. Elles crurent nous nous que moquions nous leur dîmes nous d'elles. part Je ne sortirais pas. mon me dit à Miss. tranquille ( f ull of m'attendait. la qu'à soirée bonne.

que cela. soirées dans cette réelle et fut la consolation Ce première au malheur intime qui empoisonnait On voit bien tous mes moments de solitude.CHAMPAGNE VÉRITABLE 109 et moi. déjà véritable. Barot Enfin. plus quilles Nous savions toute leur conduite. transports Rien de décent et décents. prouver trouver cette conde j'aurais pu essayer honnêtes de des femmes solation auprès de la sympathie. fait Mme de Marmier ce qui monde. que je n'avais que vingt avais eu trente-huit. ans. malheumon en Angleterre. Paris qui me marquaient Je doute quelquefois que j'eusse cependant air du grand Ce qui s'appelle pu y réussir. Si en 1821. heuelles furent sauta parfaitement tranleurs étaient mais reuses. déjà Ce qu'il c'est que pendant y a de plaisant. champagne le bouchon du nôtre Heureusement. vâmes dans notre Quand petite virent déballer des bouces demoiselles les et de teilles de claret champagne. maison. comme semblait j'en mon extrait de le baptême. que . nous arriGarden. pauvres s'étaient Je croirais assez ne qu'elles vis-à-vis une bouteille trouvées jamais real non entamée de champaign. j'étais séjour finir mes reux quand je ne pouvais pas maison. de grands filles ouvrirent yeux.

Une pour une fenêtre ouverte dans la chambre fois. Mais c'est de l'égotisme abominable tous ces détails! que Sans et qu'est ce livre. Un peu plus ou un peu moins des façons du grand monde fait intéque je m'écrie rieurement ou du Bourgeoise poupée boulevard Saint-Germain! et à l'instant du dégoût ou de l'ironie je n'ai plus que au service du prochain. Mes médecins. . La moindre odeur (excepté les mauvaises) affaiblit mon bras et ma et envie de jambe gauche. poli noble attentif toutes faubourg à garder les avenues contre le ridicule. On connaître soipeut tout. j'ai toujours traité avec plaisir comme étant un monstre. Voilà un de mes grands malheurs. autre doute. comme moi ? Je suis l'éprouvez-vous mortellement des choqué plus petites nuances.110 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à l'air différent de Mme Edwards me semble souvent damnable affectation et un instant ferme mon pour hermétiquement cœur. été m'ont quand malade. excepté même « Je suis tout bien loin de croire » ajouterait un homme du connaître. me donne tomber de ce côté. voisine dont la porte était fermée me faisait froid. l'excessive irrilabililé nerveuse.

reprendre cachetées un aisément sans autre officiel trois heures d 'Imaplan ouvrage peine . façon ce cœur humain dans la connaispeindre sance nous fait des pas de avons duquel des Lettres 1721. et Le nuit à travail depuis quatre et aux ministres Je fais ceci souvenir. que Montesquieu grossier paraît Je me trouvais si bien de mon à séjour Londres toute la soirée depuis que je en être mauvais pouvais bonhomme. géant depuis époque de ce grand homme tant persanes que j'ai étudié Montesquieu. Villemain dans un article d'hier sur l'arrestation de M. Le progrès est si étonnant quelquefois en 1. Leur société m'était cependant fort Nous ne beauxagréable. deux ans il enveloppera le beurre chez s'il on verra n'ennuie l'épicier pas. que mais est une de l'égotisme. bureau. que Je occupé tjnin lettres me suis heureux en écrivant en facon quelque Je ne pourrais 1832). pierre avec mes amis. parlions pas ce qui a toujours été ma arts. sincère. Paris anglais. appelé par ses affaires de Bacarat et de appelé par Cardes. de Chateaubriand ? Si ce livre est au bout de ennuyeux. m'a jours mes gination.ÉGOTISME SINCÈRE 111 A quoi chose abominable qu'un égotisme bon étaler de la grâce de comme pédant M. d'achoppement Les Anglais 1. son et Barot. jour ceci. que je laissai repartir pour le baron.

Ils ne les sentaient Certainement. vil et le plus . du danger de mourir l'abîme côtoyés par oublient un instant de trade faim s'ils l'idée de chassaient Sainte-Hélène. le mauvais côté le baron de Lussinge pour le travail à voir Barot en tout. Cela obtus. fois. complète des s'est que chers. vailler. francs). la l'honnêteté de fus seul. de se serait le même.112 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le plus le peuple du monde sont. pas. faire du comme à leur temps. pour Le de Ségur Philippe gouvernement. l'idée de comme ils chassent Raphaël. Quand je de francs famille a dix mille anglaise qui la cœur avec se battit dans mon rente de l'Anglais. et la moi pour la rêverie A nous trois connaissance de Say et de Smith (Adam). est au point le plus barbare. aperçu ayant goûts vendre au les il faut se satisfaire. Allemand un un en le voyant. plus anglais absurbe à écouter. martyre figuré Ces honnêtes sans cesse Anglais. à la l'être le est pour moi. (qui pour francs livre d'acier valant douze une change de de ressorts en trois de livres quarts nous mille valant dix montres. perdre propre et voilà tout. Napoléon. démoralisation qui. je crois. Italien. assez formions un voyageur complet. de Sainteles infamies que je leur pardonne Hélène.

je voulais J'ai été sévèrement d'avoir donné puni à une sœur de venir le conseil que j'avais s'est à Milan. retrouverai mes quand je pièces . en 1816. Mme Périer les vertus et assez de raison et d'amabilité. à tout de la responsachargeant jamais bilité avait toutes de son sort. cet article de Londres (J'augmenterai en 1821. La fille pauvre chez je passais laquelle les soirées m'assurait mangerait qu'elle rien si des et ne me coûterait pommes l'emmener en France. Mme Périer je crois.MADAME PÉRIER 113 Je partis sans à cause du combat savoir. d'un J'aurais évité bien des moments noir diabolique. il m'est fort difficile d'être sincère. me attachée à moi une comme huître. Chose effroyable Ce fut cette idée qui m'empêeffrayante cha d'emmener Miss Appleby à Paris. en un mot Allemand bon. tation m'étant tellement antipathique. de ces deux s'il fallait désirer une idées. parfaitement avec une femme française. l'affecPour mon malheur. Terreur nettoierait l'étable qui d'Augias en Angleterre. simple. me J'ai été de me brouiller obligé pour délivrer de cette huître ennuyeusement et attachée à la carène de mon vaisseau. bon mal me rendait qui gré gré responsable de tout son bonheur à venir.

vérité. Je que je me souviens ne vis point ce spectacle atroce. si paradoxale sera aujourd'hui.) Un on annonça qu'on jour. peut-être on un lieu commun lira mes bavarquand dages. laquelle je voulais encore du combat. à huit Le lendemain. pendait huit diables. quand il à verse. Cette scélérat. chose à La heures. .114 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avec les dates des jours où je les anglaises avais vu jouer. car c'est elle qui l'a forcé à être etc. Je passai la nuit à me dire c'est le que devoir du voyageur de voir ces spectacles et l'effet sur le peuple qu'ils produisent de son pays qui est resté (who has raciness). A mes yeux. on m'éveilla. quand pauvres un ou un assassin en on voleur pend c'est l'aristocratie immole Angleterre. pleuvait me forcer était si pénible. qui une victime à sa sûreté.

que je prenais un peu d'intérêt aux hommes plus et aux choses. de Liège. Mais n'eus assez de bon je sens pas pour ma vie.CHAPITRE 7 à Paris. on compte sur les grâces du roi comme sur un patrimoine. A MON retour . je pouvais trouver un peu de bonheur ou du moins d'amusement autre Cet autre part. guidait toujours Par exemple Il y avait une fois un ministre de la à Naples guerre Michevaux. Je vois aujourd'hui que c'est savais parce que je qu'indépendamment de ce que j'avais laissé à Milan. part était la petite maison de miss Appleby. Lors de la Révolution. je pense. II était flegmatique consumé de chagrins. C'est un beau a l'apparence garçon qui d'un Hollandais. vers le mois de il se trouva décembre. arranger systématiquement Le hasard mes relations. rue de Richelieu. Le chevalier Alexandre Michevaux dînait à la table d'hôte du n° 47. qui s'appelait Ce pauvre officier de fortune était. II laissa à ses deux fils des pensions de la cour à Naples.

du moins ou Sans aucun pour esprit disposition a été un bourreau le chevalier pour rien. prince royal depuis et des était Kings. qui de homme travailler ce beau jeune voyait du soir du matin à cinq heures heures cinq toute la et ensuite. ou le condamna à mort. métaphypeintre. que sais-je faire pièce à la logique. je crois. effroyables. l'art chevalier resté au d'accompagner au et assez de bon piano supérieurement on comme ou de bon sens musical. actrice de mes amies. pas dupe pour . taire. vaux. goût tout à fait de n'être voudra. huit heures par jour. lire à la peinture. lui confisqua ses pensions. l'apathique nullement. devenir musicien. vaux ne se souciait Cependant. SOUVENIRS il était D'ÉGOTISME tranquille à Naples et royaliste. il était De ces travaux soirée. l'exila. Michede laquelle à Dresde. le et Francesco. comme pour dirigée d'une travaux sais ses étonnants Je de sa fenêtre.116 en 1820. régent méprisé plus de Michedu chevalier spécial protecteur en le et le pria. pour était Cette éducation ? sicien. travaillé dixil a longtemps lui-même comme un Anglais. II le fit appeler la place de ministre d'accepter tutoyant. il n'avait le de déplaire comme courage pas hérédiet à un prince à une altesse royale Bientôt Francesco il alla à Dresde.

Au reste. La douleur y compris l'avait accablé. cet et triste doublé esprit flegmatique s'était mis à considérer toutes les misères. 117 fouettée et des fanfaronnades de Dès voulait cet qu'il raisonner. si à grand'peine nous ne l'eussions évanoui. tombait dans les sottises les plus comiques. Un autre se serait tué à il se serait de mourir contenté quant lui. aperçûmes était l'ami Rien de plus qu'il préféré. les salons libéraux de Paris. politique. qui. remplissait Un soir. En il était curieux. nous qui perdu montâmes chez lui. Nous le trouvâmes évanoui de douleur. Lussinge à Mme Pasta. surtout. Ce sort me toucha. cinq qui ou moi le présentâmes lendemain. . la misère de l'argent. réveillé. science. Huit nous nous jours après. un peu par peut-être la réflexion voilà un être. Michevaux monta après dîner. froid. venir au café de Foy. où l'un de nous point avait le café le payait. cependant plus malheureux moi. Barot lui que prêta cents ont été rendus.MICHEVAUX la crème Rossini. chez lui. accablé de fausse esprit faible. rien connu de plus je n'ai jamais et de plus absurbe que le libéral poétique italien ou carbonaro de 1821 à 1830. Le francs. Deux heures ne le voyant après. II avait le scolozisme la douleur locale avait reaprès dîner.

pages dans un bout de . jamais quarts d'amant français1. je n'aurais pas été étonné. me mît à même la faculté d'être invisible. me donnant tout ce temps. passer C'est ce d'elle sur son assis à côté canapé. paa 30 juin 1832. avoir ainsi Ecrit à une douze œuvre après travaillé fait ma besogne officielle. la divine Murat et Borghèse princesse avec lui. y a été à la mode n'a eu trois de ce temps. a ans non seulement huit ou dix pendant les habité mais Paris. où on lui présenta Michele temps venait le beau Lagrange chaque vaux. qu'un magicien. simplement parlaient Mme sûr Je suis Pasta.118 SOUVENIRS D'ÉGOTISME deux ces rien de raisonnable que plus l'autre. 30 juin Dans 1832. trois heures à nous soir ennuyer. soirée. Je les l'un vis-à-vis de êtres ou tous les jours ai vus quatre pendant après cinq ans. ou du le rôle d'Apollon qui jouait général aux ballets de la délivré bel Espagnol vu la reine Caroline J'ai cour impériale. Je n'aurais d'imagination. que qui musique. l'amour ne faisaient de voir pas qu'ils mais ensemble. de sauvage danser en costume les plus vides de la un des êtres C'est 1.

pour moi. moins pas d'idée de l'insipidité de la bonne compagnie. phrase d'être correcte. qui bon et brave qu'un de province garçon qui. 10 . coup Comme tomber dans une inconvenance de parole est beaucoup funeste à un plus homme ne lui est jeune qu'il avantageux de dire un joli la mot. admirer tel morappris la première ceau. A mes la première yeux. dire. A cet c'était un contraste égard. La première tout qualité. dit toujours D'ÉGOTISME. parfaitement Il avait la musique comme appris un savant de l'Académie des inscriptions ou fait semblant apprend le d'apprendre Il avait à persan. probablement moins ne se fera niaise. était qualité toujours dans un son d'être dans une juste. dans ce qui est noir sur du est de blanc. SOUVENIRS bonne bien ou mal. presque élégantes. parfait et même n'est avee'Lussinge Barot. bien est d'être loin. postérité.ÊTRE EXPRESSIF 119 c'est beaucompagnie assurément. Les gagné de Michevaux façons me lièrent élégantes avec lui. hasard a des par millions. Je m'aperçus bientôt c'était que une âme froide. expressif. Le chevalier Michevaux avait des manières distinguées. quelque chose. de qualité. pouvoir dire avec Boileau EL mon vers.

pût notre liaison. faisant en n'y pas que j'usai Au bout de six ou huit mois. été Ce n'aurait continuer. le successivement . tant d'admide l'amour moi. talent le plus et avec tragique grand rel. passade qu'une se de ma indignée. à mes yeux. pas assez été si elle eût d'amour. jamais j'aie que homme de jeune habitude Par (on se en ans vingt que je n'avais rappelle que eût voulu d'abord qu'elle j'aurais 1821). juste. défauts. Je vois aujourd'hui qu'elle ration pour raisonnable. simple. m'affume craignant Michevaux. Elle natucaractère uni. je suppose Mais cela n'a pas se disait Mme Pasta que le sens commun chose Mais il en reste quelque toujours et Mme Pasta au troisième loger cette dont Lillois. elle. bonnes ou trois calomnies. dévouée amitié. justement part la mieux Il est donc fût brouillée. pas était froide. bla de deux attention. trop trop assez caressante. que pour folle. vices. a eu des hauts un peu. l'hôtel des de étage femme aimable occupa le et second étage. qui et des bas. mais de même à un sentiment nature. que et plus sainte à la plus chose se soit bornée et de la sienne de ma part.120 La se SOUVENIRS D'ÉGOTISME liaison avec Michevaux j'allai renforçant. connu. premier sans sans a été. qui avais pour elle.

mais Mme Séraalors. ans. par Il l'arrangea de la façon la plus odieuse aux des dames de la rue yeux d'Anjou. ces calomnies ont fait notre amitié est devenue que fort Je n'ai eu un tranquille. le si royal de François. La femme la plus à de honnête. de Perret. Je n'avais pas graifd esprit alors. pas . pourtant des jaloux. il Après procédé dire comme pouvait alors. je suppose comme que en lui l'appelions italien. je ne sais quel héros de Voltaire Une Et nous pauvreté noble est tout ce qui me reste. depuis Barkoff). avait raison de ne plus vouloir phie me voir elle sut ma chaque soir. pardonne pas l'idée avec une actrice. prêtait sommes le garantir quelques petites pour des pointes les plus dures de cette pauvreté. la Giuditta. jamais moment de colère contre Michevaux.LIAISON AVEC UNE ACTRICE 121 au bout de six ou huit mais. Dans la rue était d'Anjou. qui au fond ma société la plus même respectable. Cela arrivé m'était déjà à Marseille en 1805. quand liaison avec Mlle Louason femme de (cette tant Mme de d'esprit. l'esprit toute idée de liaison est le plus laquelle ne de liaison étrangère. de Tracy. l'esj'avais de la société de M. T. sut mes pion liaisons d'amitié avec Mme Pasta ces savent tout leurs gens-là camarades. M.

parfaitement amitiés de qui plusieurs tiges rompues la rue dans allaient commencer d'Anjou. plus j'adorais ma sans moments de doux vie. d'œil. passionné. Alors. de Tracy. de m'arrivient encore froid (Cela parfait. nuance je revenais Cependant une ouverture elle. avec une actrice. avec pour d'Angleterre ami sincère un besoin d'être de cœur. vif. premier au machiaen un clin ans je passe. compasalles de dans les se sont raison. tout le reste du Les En Italie. l'opéra. prenant par calculateur avec froid et résolution d'être salon. liaison ma ce qu'il tout y a d'amitié à la société Tracy. comtesse de L'excellente Tracy. qui en la consensu se calma pur. le vieux M. que les Je vois encore prudent. amour amitié et en l'excès en jusqu'au la folie de seize de froid. jours. pardonna à sincère Je suis fou. 1830. with ver ces jours-ci 1832. passés donner cœur mai. Lady Angelica. quand de d'une gelée superficie je m'aperçus à De 1821 blanche. de froid. au bout il n'y a plus rien que glace fondante. que je de n'avoir amèrement me pas reproche ne me marqua aimée pas cette davantage. je n'y ai plus été c'est-à-dire froid et machiavélique.) J'allais mon dans . de huit vélisme de cinquante et.122 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne me le philosophe.

qui avait de la religion et de l'aristocratie. Hermann.LA MUSIQUE 123 heureux à la A force d'être spectacle. matiques pendant ne elles. espèce A dix ans. Scala de Milan). à la de talent peu qui toutefois fait campagne. plaisir qu'à l'intrépidité avec le matin ils s'écorchent les laquelle . Qui jouer en il connaissait Mozart ? c'était peut-être Mozart venait de mourir. me venait qu'il me faisaient Les sons que je produisais horreur à la différence de tant d'exécutants ordre ne doivent leur du quatrième qui le soir. jouer clarinette. Je je pensai qu'à partis pour 18 où le lendemain du bruParis. ce grand les mathérévélé. mon tous les père. nom ne me fut point Mais alors. sait ? des cantilènes tendres. devenu une (salle j'étais de connaisseur. (10 novembre voulu étudier la Depuis. 1797. préjugés violemment d'étudier la mum'empêcha A seize. nommé me faisait Allemand. faides sons me j'arrivai produire qui saient Mon un beau et bel maître. j'arrivai maire 99). plaisir. successivement à sique. j'ai qu'il trop à ce signe ma passion diminuait à mesure un peu de connaissance. De cette dernière façon seule. Une grande passion pour deux m'entraîna ans. j'appris à chanter et à jouer de la du violon. quand j'ai était tard reconnu musique.

Italie. Est-il disait l'Académicien possible en levant les yeux au cet enfant ciel comme une ignorant carpe . Mais ils ne se les car. en Allemagne. En Italie discuter je pouvais avec le vieux avec le musique Mayer. Les le les exécutants. me qui l'a dit. et vous ferez au marchand en ne le plaisir à ce prenant pas prix. compositeurs. se vendait l'épuisement francs. De 1814 à 1821. et par grâce. à cause ouvrage de de l'édition. quarante monsieur le comte. cette pas. métaphyne finirait sique jamais. francs Comment. dit le libraire. trouvaient au contraire commun. marquis Caraffa. Oui. en 1810. était que je pusse écrire une page à quelqu'un.124 oreilles écorchent à SOUVENIRS D'ÉGOTISME eux-mêmes. Vicontini de Milan. j'ai bonheur de à 1806 plus grand pour moi. un petit de moi qui. digne des Inscriptions de 1828. qui fît plaisir Un jour. avec les jeune Paccini. Son étonnement fut à quarante mourir de rire. véritable homme de lettres de la tête aux de l'hébétement de l'Académie pieds. il acheta de Delaunay. Un des étonnements du comte Daru. adoré la musique et avec le Enfin. C'est que je n'avais pas le sens comme si je parlais aujourd'hui politique à un sous-préfet.

honnête une femme Je suis comme qui Il était des .LES GENS DES ANTIPODES 125 foi. Une voisine de la chambre était dont la jolie de l'hôtel des au second mienne. mais mais que j'en pu l'écrire. le livre disait-il trop métaphysique. qu'il y mum'écouter je parlais quand pussent Il ne revint de sa surprise quand sique.. que j'eusse de fusse moi. yeux. frapper l'auteur. M. de des admirations Michevaux. peu avait. opposés. le comte est la lune pleine presque membre de l'Académie française. étage êtres eût des c'est qui Lillois. le cœur et moi. des sciences. nous regardions de côtés la nature. etc. Les de bonne parfaitement la lune regardant gens antipodes.etc. grands un il hasard. pas fait une moi avait il sut c'était qui que assez Il approuvait sur brochure Haydn. fort Et il les avait beaux. associé de l'Académie de l'homme.. incapable sur un diminuée un accord de septième ouvrir de lui faisait voilà ce qui piano. de décrire Cet étonnement.. je l'ai peu mes interlocuteurs chez tous jusqu'à grand mis à avoir où me suis je (1827) l'époque de l'esprit.etc. que je viens ou trouvé au un petit long. Daru. par quand y d'expression. croissant n'a pour petit lorsqu'elle qu'un clarté! se admirable disent Quelle nous.

Roméo el Juliette. pour bizarre et surtout mauvais pour pour Français. Ma grande comme celle de tous affaire. n'en était moins pas l'o péra buffa. seulement n'a été égalée. Les détails me manquent un peu sur ces moins sec époques reculées.126 SOUVENIRS D'ÉGOTISME besoin de vaincre à fille j'ai instant cette d'honnête chaque pudeur homme a horreur de de soi. Je ne prévoyais cet pas accident. souviens de tout comme l'esprit je me d'hier. je deviendrai et moins verbeux à mesure que je m'approcherai de l'intervalle de 1826 à 1830. que peut- se ferait . par les compositeurs la postérité élèvera Talma. Par une malheureuse disposition phym'a fait sique qui passer menteur. mon malheur me força à avoir de Alors. mes amis en 1821. Otello. d'une façon non qui. Ce qui parler livre n'est fait d'autre chose pas cependant. Mme Pasta y jouait Tancrède. je ne [puis] que très difficilement avoir du plaisir de la musique chantée pour dans une salle française. C'est la courage moindre chose. mais jamais qui n'avait certainement été jamais prévue de ces opéras. peutêtre il me fera tout abandonner. Je ne d'autre difficulté le prévoyais que d'avoir de dire la vérité sur tout.

Talma donc fut servile. rampant.. de Chéamplification être .TALMA 127 si haut. admirable) besoin. succès Talleyrand. flatteur. l'éclipse totale cette sensibilité enseindispensable pour mencer les succès. commenqui à devenir et à sa çait général perdre par durée le caractère de peu respectable mode. outre il avait encore d'esprit. avait admirablement qui comme un de ses amants. avait l'âme il mais tragique. pour de raisons et sans cesse renaispalpables santes. comprit aurait tout à à donner son qu'elle gagner cachet au succès de Talma. M. Le succès de Talma commença par de la il eut le le hardiesse courage d'innover. à Paris. etc. et que retrouvée j'ai avec tant de peine chez l'admijusque rable et aimable Béranger. le prince de l'art dit. était si bête Lombait dans les affectaqu'il tions les plus ridicules. de sa laideur occupée (si un tel mot que bête s'écrire de cette femme peut propos avait être rassurée. seul des soit étonnant en courages qui France. et. probablement bas. Mme de Staël. Je soupçonne que. peut-être. Il fut neuf dans le Brutus de Voltaire et bientôt dans cette après pauvre Charles IX de M. chose de Mme de Staël envers quelque plus continuellement et bêtement aussi qui.

qu'un pour souvent homme et écrivain. où Talma fois en duel. je pris connu bien au-dessous de cela. l'ennuyeux royaliste j'ai connu. Un SOUVENIRS vieil et très D'ÉGOTISME mauvais acteur que et Naudet. avant Heureusement Talma. Cette femme de le porter aux . il avait vouloir détruire sa réputation. à être ému avait de la disposition par les du troisième beaux sentiments tragiques ou les belles acte de l'Hamlet de Ducis actes scènes des derniers d'Andromaque de voir n'avait d'autre ressource que Talma. en vérité. simple être aller bien il eût pu loin. et à un point Il avait l'âme tragique un caractère étonnant. du si du innovateur fut choqué génie le Talma.128 nier. jeune qu'il plusieurs provoqua Je ne sais. Monvel dans aussi sublime Auguste que ici de toutes choses Je que parle (Cinna). d'esprit parlant s'amusât à au public l'abbé Geoffroy). S'il y eût joint et le courage de demander conseil. (M. ayant Théâtre-Français. vues ou du moins fort en vues et bien j'ai amateur du été passionné détail. avait l'idée et le courage d'innover. été dans les convenances de Mme de Staël élonues. par exemple. l'ai sa grosse voix factice et l'affectaMalgré aussi de ses poition ennuyeuse presque l'être en France qui gnets disloqués.

continu. On peut ne l'emphase penser que fût pas épargnée. pas qui fait que je ne suis rien. Quelle frémis cela en 1805? Je pour penser presque d'écrire de 'tels blasphèmes aujourd'hui les deux idoles sont tombées. . Le chant la grosse le voix. Son abominable affectation devint de aux en plus invisible plus Français. choisir. Dans Mand'acteur comparable il était bien Romain lius.BLASPHÈMES 129 se chargea aux sots quente d'apprendre en termes ils devaient de quels parler Talma. 1805. et Connais-tu la main de Rulile ? étaient divins. Le nom de Talma devint européen. alors la tête tue l'imagination. (1832) que en Cependant. la démarche tremblement des poignets. Œdipe. Je ne suis ce mouton. la La mélancolie et donnée vague par comme dans n'aura fatalité. Prends. C'est avait de qu'il n'y pas moyen mettre là l'abominable chant du vers hardiesse il me fallait alexandrin. ou plutôt occupation pour l'imagination. et le succès m'étonne et me rend stupide (Cinna). un plaisir affectée d'avoir m'empêchaient de suite Talma. je prédisais 1832. gent moutonnière. en voyant pur cinq minutes A chaque il fallait vilaine instant. jamais à Talma. lis. M'en arrivera-t-il autant avec la ti.

Lafayette (Mme Adolphe qui avait cette beauté en un degré et dont suprême Mme la comtesse de sa bonne grand'mère. dans la même position. parfait. par exemple deux secondes ou trois. pur. Tracy. ce talent étant mêlé Toutefois.130 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Il n'y dans avait de parfait Talma que et son regard reviendrai sa tête vague. Mais le tragique dans une où femme. En deux heures elle pendant elle passait deux heures sur son rentrant. moi il est le plus touchant. Je trouvai le tragique qui me convenait Il remplit mes dans Kean et je l'adorai. tragique avec le talent de chanter. devant yeux moi. et mon cœur. à pleurer et à avoir des accès de canapé nerfs. Je sur ce grand mot. Cela a-t-il été une facilitation ou un obstacle de plus à vaincre ? J'y ai souvent rêvé. était bien fière. l'oreille achevait l'émotion et commencée les par yeux. il était que sans Chez mélange. je ne l'ai pour trouvé chez Mme Pasta et là. silencieuse Le soir elle était et impassible. elle. Je vois encore là. à croire Je penche circonsque cette tance de rester forcément dans longtemps la même ne donne ni facilité ni position . était. Richard III et Othello. à propos des Madones de de et de mademoiselle Raphaël Virginie Périer). Mme Pasta restait longtemps.

Sutton-Sharp quelques autres. et le savant des journalistes. servis deux fois la et mille impromptu.ANERIES difficulté nouvelles. réunion. dit-on. C'est l'histoire de la musique en France. spirituel plus sans Mozart un faiseur de appelait façon il était de bonne charivari foi et ne sentait et Monsigny. Reste Mme Pasta la difficulté attention à bien chanter. que avait Grétry qu'il appris. toute la tourbe des gens de lettres. De grâce. dans les sottises à cette occaque disaient sion ces pauvres de lettres gens français. éternel de sujet discussion dans la manière dont elle avait Roméo à la dernière joué représentation. tuel maître c'est une d'école. Ils étaient plate en divins. comprenez bien ce mot. tellement inférieurs à M. et. Le chevalier Michevaux. réunis notre admiration la gran par pour nous avions un donna. Geofjournalistes On a réuni les feuilletons de ce spirifroy. lecteur bénévole. 1822. d'avoir un avis sur une obligés chose si au caractère antipathique la français musique. L'abbé de bien loin le plus Geoffroy. et Fiori. des âneries Qu'on en juge que disaient. semaine. fois aux lourds articles d'un supérieurs . l'âme pour de donner 131 de son di Lussinge.

réunis. à la avec de délicieux à la mode. Féletz M. que quelque l'attenne tire pas forcément d'intéressant tion dehors. exemple. par ayant il lui Hé bien. un mari économe raison. meilleure font figure que les délipeut-être de Dans leur feuilletons cieux Geoffroy. je déjeunais pas mal. latins de ses écoliers thèmes entrer Un jour. la lecture des Il les faisait en entendant à la pension. je déjeunais temps. Hoffmann qui. ce que faisait leur apprit qu'ils en le souvent écrire portant voyaient la de son nez.) de au talent Je trouve une diminution Pasta. prodigue. à sa vue basse Talma C'était aussi que et qui montre ce beau devait regard vague une demi-concentratant d'âme (comme chose dès tion intérieure. tant il avait au bout papier vue basse. n'y feuilleton de Geoffroy. veut. pour prendre un journal la joie de trouver eurent qui leur maître. faisant où il était maître. au café alors Hardy. ou si l'on Par elle était avare. Elle n'avait Madame grand'pas âme à naturellement la grande peine jouer elle l'avait ainsi.132 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou d'un M. un café de la Basdes écoliers dans près ceux-ci de la tille bière. en un seul mois. . rognons où il avait Eh bien les jours brochette.

BIENFAISANCE DE Mme PASTA 133 est arrivé de faire distribuer deux cents francs à de pauvres italiens. di Fiori. dans le journal de ce jour. a fait enrede un secours soixante-dix francs gistrer à une vieille femme envoyé (juin 1832). que Quel regard il avait M. M. à vingt-trois ans. à Naples en se de distribuer 1799. La reine de France. Modène. après. . Lui seul le savait et me l'a dit longtemps en confidence. le ciel absolve. faits de la pour dégoûter bienfaisance. comme deux qui ressemble d'eau au Jupiter congouttes Mansuétus. damné à mort. chargeait judicieusement les secours de Madame Pasta. Gianonne. le poète de par exemple. Et il réfugiés de bien de bien y en avait peu gracieux.

.

exagéré C'est la pire espèce en effet. hommes ou du moins ces êtres distingués mon bonheur a été de connaître et que ont avec moi qui daigné parler Du reste.CHAPITRE 8 de de soi l'impudence parler ce travail offre continuellement. contemporains. Ce n'est que eu de l'esprit été depuis que j'ai que j'ai et bien au delà de mon mérite. Je crois même me qu'ils trouvaient autre plus ennuyeux qu'un ils ne en moi peut-être voyaient qu'un sentimental. 11 OUTRE . un autre de découragement que choses hardies et que je n'avance qu'en tremblant seront de plats lieux communs dix ans ma le après mort. si le lecteur est envieux comme mes se console. pour peu que ciel m'accorde une vie un peu honnête de ou quatre-vingts quatre-vingt-dix D'un autre il la parler côté. de Napoléon et de tous les grands Byron. Pasta. apprécié SOUVENIRSD'EGOTISME. y a du plaisir du général de Mme de lord Foy. qu'il peu de ces grands hommes tant aimés que j'ai m'ont deviné.

et. le alors favori de On me croyait mon cousin. croix de la main il a eu les deux bravoure. qui ne m'a En Widmann contraire. cinq actions de la générosité Il a des dit-on. j'en plie un enflammé de Gall) et esprit (système et capable de les comprendre. et au 1811. uniment tout où il me demanda Moscou. aimé. comte jamais Daru. sénateur de le faire M. général Foy. au caractère la plus rare et les plus opposées à la de l'homme du monde Quant français. des de la compagnie Widmann. peut-être. du prince cien aide de camp Eugène intime du comte en ami J'étais 1811. de Paul belle comme une figure Corner a mangé Le comte millions. à Milan. de Tracy. qui frappa fit. pas deviné une âme remsot: ce mot le cœur deviné) la bosse ai d'une rare bonté. Mme Pasta. capitaine de sa l'amant de Venise (j'étais gardes à l'aimable Widmann Je revis maîtresse). lui C'est qui disait si naïvement à quatre .connaître Véronèse. du royaume d'Italie. Venise. tique).136 Le SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. sur en moi n'ont (j'ai Canova. me me Corner. Un des hommes qui ne m'a pas compris celui de tous à tout prendre. de fer et la légion de (croix Napoléon d'honneur). mon idéal. aimé le plus (il réalisait que j'ai bête a dit je ne sais quelle comme emphaanAndréa de c'est Corner.

à devenir chauve. amusant. du Palais-Royal. C'est la fin de sombre. et c'est le Aussi. mais si Aucun affectés connus à l'armée que j'ai alors.) note They Bourdonnays. le duc de Frioul pas même Il avait un (Michel Duroc). M. Cet homme aimable était alors à Paris sans argent. le soir il se promenait quelquefois seul. un tel mot. Yesterday mal écrite n'est fort qu'approxispeak of La . alors peu ivre. n'aurait osé général dire Monbrun. secretary. voyant et la bataille d'AusNapoléon apprenant terlitz 1.ANDRÉA. Pitt les succès de détrônés. cependant naturel bien rare dans le caractère. 1. commençant TouL lui à trente-huit à manquait ans. and of Lamb who as sweeter de Pastoret. de D. des Français si braves. lecture N. — seul défaut ai jamais que je lui vu. on est l'ennui l'âge où. CORNER 137 heures du soir le jour de la bataille de la Moskova « Mais cette (7 septembre 1812): diable de bataille ne finira donc » jamais Widmann ou me le dirent le Miglissini lendemain. quand désabusé. le le par exemple général Caulaincourt. commence à poindre. (La mative. un au milieu du jardin. cette E. tous les illustres malheureux les princes M. etc. L. mais cette comme pour qualité pour l'esprit il était bien loin d'Andréa Corner. 1er juillet 1832. Mme Malibran..

été écrit. Decazes. ensuite.138 SOUVENIRS D'ÉGOTISME 2 juillet 1832. était moins celui-ci deviner de fois Bien des essayé j'ai totale voir une J'ai cru Maisonnette. aimable. ensuite vie. je crois. absence de logique et quelquefois une l'homme voulant tous pour le prudent que plus s'assurer un cola avait les matins. les avec a de commun Vitet. de Villèle. des à me donner . successivement Il a. vif et la bravoure l'œil soirée trente en une écrire Qu'il puisse et verbeuses pour prouver élégantes pages sur un mot d'indication une thèse politique du lui expédie à six heures Ministre le que ce que Maic'est d'aller avant dîner. j'aie que il en a un comme fort Espagnol. vus noir. de M. ce qu'il à sacrifier sa amoureux mais amoureux. maigre. de Martignac. petit irritable. de M. chez M. Lussinge. Le curieux. de la Trésorerie. Il est à Paris. sonnette et les Saint-Marc-Girardin les Léon Pillet. autres écrivains croit Maisonnette c'est que l'increvable. Au de M. de MaiIl me mena cependant les plus des êtres l'un singuliers sonnette. connu. j'aie promeneur répugnance grande plus connaissances. soir.

rapports croit si fermement avec les anges que ministre des affaires M. Maisonnette a peur des devoirs du citoyen comme de ceux de Dominique. Si ses j'avais chevaleresque pour l'avoir ennui voulu. particuliers. il vient un s'en petit remords. F. que je Maisonnette n'a aucune idée des devoirs il regarde cela de comme je citoyen l'homme les de regarde. actuel connu en à Berlin bien étrangères (de moi 1806 et 7). Si quelquefois. un étourdissecapitulation à ment d'un remords petit qui demandait sur naître. alors teur à la mode. serait allé pour un sous le pôle. négligé par après six mois de suite. il se lève et va chercher dans un de ses . Tout cela fondé le grand axiome II faut vive. sage. en écrivant si mot honneur et il lui souvent le loyauté. de Jouy. le successeur de Voltaire. l'auet moi parlions de M. la religion. pour Gazul faits Un soir. moi. fait pendant je l'aurais à heures du matin aller lever cinq pour Il chercher solliciter moi. pour douté de son honneur homme qui aurait comme homme de société. les Ne perdant son dans jamais esprit de constitution de bonheur public. Lussinge. se battre avec lui.MAISONNETTE 139 de conscience. acquitte son dévouement dans le for intérieur par amis. utopies il était savoir les admirable. Ancillon.

pour appeler de Etienne de Jouy. se Là. M. d'un bourgeois Jouy naquit effronterie Etienne. Doué de cette Allemands ne les française que pauvres ans le à quatorze concevoir. Maisonnette. de demandait aux Jouy par laquelle Bourbons la croix de Saint-Louis. des rédacteurs du Journal des aux on était scandalisé Aussi. Débats. près il fit aller aux Indes. de Jouy. cependant de dormir les empêchaient appointements comme les lauriers de Miltiade. de ou vingt mille francs quinze que à cet homme si positif. II devint réellement Jouy M. pas peuvent Etienne Versailles. E. et enfin tout court. donnait Villèle. à trouver Il ne fut deux minutes pas manière si cette d'une pièce.140 SOUVENIRS D'ÉGOTISME volumineux recueils la lettre autographe M. qui jurait avec la vertu farouche du libéral plaisante M. Les gens de la rue des Prêtres le regarun ses daient comme niais. Maisonnette l'adjudant général deux dit « Il est singulier coryque les du libéralisme de la littérature et phées » actuels tous les deux Etienne. des Débais. de nommé . n'avait la coquinerie Maisonnette pas lâche et le parfait jésuitisme profonde. s'appellent à Jouy. la lettre de nous eûmes admiré Quand de Jouy. de Jouy. petit quitta Jouy.

de vestale. ou point joli deux ou trois lui et dans Un jour. a il le fit colonel. du grand homme. M. monter à son de la mort ami. fort Il était servi. immense partout éminemment catholique. de Sylla l'auteur de qui. espèce à infidèle la rendre de trouva plaisant Dieu. qui supprimèrent en et plus qu'ailleurs. Les Indiens et ensuite les poignets en armes. je pense. coupèrent deux l'offien scièrent la tête à la vestale. M. plus tard capitaine. pays Belgique. peu Quoique crois. homme. de Jouy la prêtresse. de Jouy A la chute les de Saint-Louis la croix demanda la lui ayant refusée. éviter un temple dans entrèrent pour amis Ils y trouvèrent une chaleur épouvantable. est Ce la mendicité. talent l'intrigue pour de de la Préfecture secrétaire était général il était 1810. de et le factotum l'amant de la préfète vérid'un homme Pontécoulan. et lui. vers Bruxelles Là. de M. de lettres gens .M. imbéciles qui régnaient la littérad'eux par il se mit à se moquer de mal que tous les a fait plus ture et leur si grassement des Débats. camarade cier. préfet. put après encore. l'Inde. de Jouy table esprit. et galope cheval son M. de Jouy Avant appliquât que il à la littérature. DE JOUY 141 un je représentant. même de son sur l'autel Brahma accoururent s'en aperçurent. brave. ils Entre M.

Voir. la fureur des Débats contre 1820. passer pour Collin de l'époque et sa vieil(Boileau). cela. les fit la veille de son départ Le malheur avait personnel vie à cette âme de Je quelque liège. de la Chauspar son Ermite sée d'Antin. livre si bien à l'esprit adapté des bourgeois de France et à la curiosité bête de l'Allemand. la Minerve.-V. en avec un autre sot quand j'arrivai 1821. Il a fait ces portier cependant jolis vers Où va la feuille de chêne ? Je vais où le vent me mène. de amant de Mme Brac. qui pas d'esprit M. beaucoup sœur de sa maîtresse. buste dans son de la maison des jardin Trois Frères. vu celui-ci chez Mme Cuvier. le successeur de pendant cinq Voltaire à cause de il avait le dont. de le font le que Jouy. Arnault. les littérateurs romanDepuis 1829. bien autrement M. Il avait d'un l'esprit ivre. M. lesse est rendue malheureuse (amaregiata) la de son âge mûr. s'est vu et s'est cru. en payés. de Jouy. Il l'exil. n'ont même autant tiques. J'ai l'Institut.142 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne leur ont fait de bien. grossier. pour donné l'avais . par gloire extravagante Il la dictature partageait littéraire. A. ou six ans.

et en avalant en non finances. le comte reçut chez qu'il de M. des encore recrutait ans. sa mâle beauté de les restes vendait gentil. c'est que de autant avait que d'esprit M. finances dont Mme d'Hilliers je choses. par des couleuvres. coquettes ennuyeuse bien est encore ou elle était plus Elle la comtesse Mme Baragueyridicule que tendre de cindans d'Hilliers l'âge qui. d'ailleurs. chez et comme des requêtes) de Manon (maître lui disait de mes amies « Quoi 1 une femme » un être si laid dit-elle. seul. bien bien connu rampant. de des l'époque. . française. le nez. des pas connaissances. son esprit. bas.L'ART D'AVANCER 143 vers 1811. Je l'ai pris pour de secrétaire le triste Le bon. Beugnot de lui refuser On ne peut l'esprit beauté. parmi de la fuir à ce titre si c'est que je fus obligé ce lourdaud Elle prit Mme Dubignon. à l'AcaDaru M. ces deux avait encore bras les qu'elle regardais me dit superbes. et la plus vieille la plus à Mme Davillier. fortune — Je vous à faire par apprendrai casserez vous vous Tout vos talents. la patience l'art d'avancer conduite. de noter les l'art de mais dans opérations confondent Les nigauds de l'Etat. quante-sept Je né sais les gens amants d'esprit. et. beaucoup plus démie Jouy.

de Jouy vieux singes et Arnault et de l'effroyable Mme Davilliers. de content d'avoir Béranger.-D. Jadis. -J'aime à la folie une robe bien c'est faite. Ce fut. pas Le Sénateur. me donna ce goût. qui l'auteur m'apprit d'une que chanson délicieuse et avais que j'adorais dans ma faisait poche.144 SOUVENIRS D'ÉGOTISME assez pas la d'esprit pour Je comprendre. Je n'avais .-C. le titre de grand poète si mérité) a dédaigné (d'ailleurs de flatter le gouvernement de Louis-Philippe tant de libéraux auquel se sont vendus. La Grand'mère. des de petites vers pièces les jours de naissance pour de ces deux MM. Voilà ce que je n'ai mais jamais aussi fait. je n'ai fait Le roi d' Yvetot. lié aux souvenirs délicieux de Cideville. M. moi pour la volupté. Mme Baraguey-d'Hilliers je crois. acquis en flattant ces magots. Mme N. souvent regardais cette vieille comtesse à cause des charmantes robes de Victorine qu'elle portait.

MAIS . était seul. Darbelles. est ministre Il allait puisqu'il aujourd'hui.CHAPITRE 9 il faut revenir à un petit jardin de la rue Caumartin. mari. M. parlait la science. Gebelin et voulait avancer par Il a été heureux d'une autre plus façon. bonnes bouteilles de bière bien à fraîche. Lussinge moi. nous versée et belle femme. Je parvenais à peu aux idées ne plus à Milan ou penser cinq pendant six heures de suite le réveil. Là nous allions et souvent. notre ami mais bien d'enfance. Le nous sur le soir. Là. rencontrions. fripon l'avait dudit deux ou qui achetée. Je commençais. homme de six boulevard. Maisonnette. Il nous du cours de ennuyeux. voir sa mère rue nous Caumartin pour débarrasser de nous entrions chez lui. femme d'un séparée imprimeur et maîtresse de Maisonnette. à renaître un de ce monde. trois mille francs. pieds. cet été-là. par une grande Mme Romanée. chaque soir en nous attendaient de été.

dont le pouvoir. amour son foi dans fût de bonne qu'il un mot de Roi. Decazes en faveur des Bourbons. occupé tais dans de Maidans la bouche donc J'écoutais la manière de la sonnette description était seule chose réelle. je les douze sont 1° quelles plus jolies jours douze hommes les sont 2° quels femmes est l'homme 3° quel qui les plus riches me faire pendre. amer je resencore Quelquefois pour du noir. . avec six Aujourd'hui. un precommode sonnette est bien pour et il sait mier ministre. pour questions. à broyer mon lit. le mot pour Quel pour avec enthousiasme me disait-il Français se levant et noirs et ses petits égarés yeux au ciel. peut bien à mes assez Maisonnette répondait c'est L'étonnement moi. phlet et le fit écrivain le lut. parfaitement tous un comme dictionnaire. rique de la naissance le jour à ses élèves congé il fit un pamEn du roi de Rome. toudemande dans une vant ville. M. de cartes tous les dessous les petits faits. 1815. distribué alors. à Paris. arriEn en 1821. politique l'appela Maimille francs. que ce mot Le Roi de rhétoétait Maisonnette professeur il donna en spontanément 1811.146 SOUVENIRS D'ÉGOTISME moi. sûrement. à Paris de 1815 de des intrigues politiques 1832.

plaisanterie à part sur l'incertitude incerpaternelle. et dont une lettre la reçue semaine m'a rendu heureux passée pendant deux 1. pu Made travailler 14 pages ainsi le à 2 juillet de un ouvrage 5 à 7. Je ne suis sûr pas trop de son cœur. le comte Gazul. Telle fut la première vue du meilleur de mes amis actuels. aujourd'hui si connu. ce me semble. petits expresavaient un air le même et sion. Sa mère a beaucoup d'eset une raison prit français supérieure. croirais avec nous tenons assez. Cette théorie me semble confirmée par le comte Gazul. Je interroger pour n'apercevais cette manière de raisonner. Je ans. mais suis sûr de ses talents je c'est M. II devait avoir dix-huit jours étant en 1804. d'imagination . titude est bien rare le premier qui pour enfant. toujours cet air était méchant. que incroyable Je me disais De qui se moque-t-on ici ? Est-ce de moi ? Mais bon ? Est-ce à quoi de Lussinge de ce pauvre ? Est-ce jeune homme en redingote et si laid avec grise son nez retroussé ? Ce jeune homme avait chose d'effronté et d'extrêmement quelque Ses yeux. Buffon. né. Je n'aurais pas comme Je ne Le Rouge et Le Noir. 1. et sans déplaisant.LE COMTE GAZUL 147 ce mérite faut voyais pas qu'il le voir. que de nos toute beaucoup mères.

danseuse Quelquefois première moi — je me troupour quels jours et devant sa loge à l'Opéra vais dans moi. le faux. les arts dans tout. avant vandevillique de Lancival M. maître. de Maisonneuve. un provincial moment billait.148 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me semble elle son Comme suscepfils. abominable du plus rhétorique de se est bien étonné abominable Le mot le de au nom voir accolé Maisonnette. ouvrages part l'avenir. pas homme Ce brave le succès. meilleur le le brillant. une fois d'attendrissement tible par la pludu sec dans la sensation Je trouve M.esprit supérieur. rencontré de dire le grand service rendit me que j'aurais un . bois et de la gentillesse . dire un orgueil voulez Vous supérieur. et se déshaelle s'habillait quatrième. me Martial dit en riant Daru. tout. presque la alors chez il me menait Clotilde. croyait qui lui Mais je pardonnais stupide. Quel pour de avait une Luce de Lancival jambe il eût du reste. chez qui n'imprimait eussent ses quoiqu'elles tragédies. sur j'escompte de la le temps du joli petit Dans jardin était l'élève de Gazul rue Caumartin. Luce élève de Il était ma première connu dans jeunesse que j'ai M. mais de des Gazul. an. de l'Opéra. tel était son goût Mais des êtres.

berger en Peut-être. Je me c'est ainsi figure Dorat que que devait dans les arts. Boucher. .MAISONNETTE 149 mis un calembour dans une tragédie. il avait un feu tellement espagnol. penser Je trouve le mot c'est un de juste. une charEnsuite. avait une autre me il qualité qui recevait plaît vingtdeux mille francs du ministre pour prouver aux les Bourbons Français étaient que et il en adorables. Il était cinq mais laid. et Gazul est l'élève de Maisonnette. un tel oeil s'arrête sur jamais ces pages D'abord cents francs en cinq c'est 1822. Outre sa passion autant prodigieuse que sincère le ministre et pour sa régnant Maisonnette bravoure. mangeait avoir écrit Après douze quelquefois heures de suite. petit. une femme honnête du à laquelle il offrait peuple cents francs. qu'après trois ces dames visites. trente. les Franpour persuader Maisonnette allait voir çais. oubliaient sa ne plus singulière voir la figure pour que sublimité du billet de cinq cents francs. des y aura-t-il tableaux de Boucher au Musée. encore 1860. comme mille en 1872. Il faut que j'ajoute chose quelque pour l'œil d'une femme honnête et si sage. Maisonnette avait été l'élève de Luce. C'est ainsi Carrache qu'Annibal est élève du flamand Calcar.

pour moi. chez Mme Pasta avec Lusheures. C'est l'aimable présentasse Edouard cet Anglais. Fiori. j'étais etc. le seul de sa Edwards. pour la vie de M. compagnon celui voulait se battre qui. Vous n'avez oublié m'avait qu'il pas vilaine averti d'une faute de n'avoir pas mante . eu du chagrin. Les gens riches sont et bien bien injustes dédaise font juges comiques lorsqu'ils commis de tous les péchés et crimes gneux de les l'argent. Les de minuit à deux jours d'Opéra. jusqu'à trois Me voici donc en 1822. après ce jour. Quand j'ai a toujours été le moment difficile de ma vie. Michevaux. jamais un double napoléon. Voyez effroyables pour se bassesses et les dix ans de soins qu'ils donnent à la cour un portefeuille. mon de voyage en Angleterre. le duc Decazes depuis Voyez l'action de sa chute en 1820. singe. passant à l'Opéra-Bouffe et soirées semaine par rue Cauune ou deux chez Maisonnette. Louvel. à avoir un duel avec un homme Je faillis fort gai et fort brave qui voulait que je le chez Mme Pasta. à Londres.150 SOUVENIRS D'ÉGOTISME marchande de cachets m'avoua francs de le billet de cinq cents qu'avant elle n'avait eu à elle Maisonnette. la soirée martin. race qui eût l'habitude de faire de la gaieté.

Savez-vous. onze cents femmes. capitaine d'un bateau à Calais. Il tuait beaucoup mille mois et grenouilles par allait. l'homme du plus matin. dont Edwards.NEUF POUPÉES SUR DOUZE 151 assez à une pris garde insinuation offensante d'une de espèce paysan. heures du n'était soir. Je m'en souviens avec parce que. je casse neuf sur douze. dit-on. Cela alla fort tire fort loin je bien. peut-être moins bien. Prosper Mérimée l'a vu au tir du Luxembourg. Vous savez jolies le froid. tue chaque à Paris. au présenter fameux docteur son frère. Edwards. à neuf Edouard. cher B.) Edwards tirait bien un aussi. une étourderie bien de digne moi. peu Enfin cette querelle notre augmenta amitié. 12 mon . mon cher Savez-vous. C'était le soir et déjà ce pauvre alors. poupées (M. je lui demandais le lendemain ou le surlendemain au de me plus tard. que au sortir du bal. découvrir comment nous et un respirons remède les maladies de poitrine pour des femmes. me dit-il. ne tiendrait SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Je déclinai de le présenter. J'ai vu le jeunes chiffre officiel. année. indifférente. on en parlait 1822. que autant j'ai et que votre d'orgueil que vous franchise m'est fort etc. qu'il moi d'être qu'à offensé.

tranquille. se venger noblement. Or le savant. voulait perdre pas laisser chez le mener voulu pas je n'avais que de une tête. des femmes succès beaux les plus auprès d'Eugeny. blonds cheveux j'ai que autant avoir de vouloir manie de diable fort été il eût Français. sujet amour pour passionné gai et de son trop ne mauvaise qu'il la plaisanterie. pour [que] elle n'était l'âme noble car quand verres d'eaupar cinquante pas offusquée travailla pour Edwards beaucoup de-vie. Il avait grosse Mme Pasta. comme en parlant je le dirai si est encore que peutelle jeune mais ce bavardans d'en être il est mal parler dix ans après être imprimé dage qui peut les toutes Si je mets ma mort. d'esprit qu'un lui d'avoir tenu et il n'eût qu'à aimable. mauvais était le plus ami et mon frères ton de son à cause C'est de tous.152 SOUVENIRS D'ÉGOTISME appliqué. Et masses. les teur ne verra que plus ces jeux dans les masses sont où diable à examiune chose de ma plume ? C'est ner. fort en avait petite docteur Edwards. sage. le lecnuances de la vie seront changées. les et jolis plus beaux divagues yeux cette Sans vus. plus si elle lui venait. vingt. frère son de les amis recommandation avait seize le docteur D'abord Edouard. Je crois il avait .

On n'y voyait pas dans ce salon du n° On m'y Helder. Cette a fait mon phrase orgueil pendant dix ans. (rue 12). mais il fallait les les que goûts. si je désirais quelque chose. j'inspirais On me un Don Juan prenait pour (voir . Tous les cette mois. Au fond. c'était de connaître les hommes. naissance. les courtes folies ma qui remplissaient laissassent la surface de vie. reçut diable d'idée de m'y faire Quelle présenter Ce fut un une caprice imprévu. Je trouvai un salon archi-bourpetit une femme du mérite geois plus grand morale et que je pris une qui parlait pour et enfin dans le docteur un quakeress homme du plus rare mérite caché dans un la vie avait petit corps malingre duquel l'air de s'échapper. des fats de ma concomme. Je me disais ne suis alors. II m'a fallu trois années de soins pour vaincre la répugnance et la frayeur que dans le salon de Mme Edwards. peut-être je retrouvais idée. fraîchement.SALON ARCHI-BOURGEOIS 153 obtenir la permission de me présenter au docteur. tranquille l'eau cette pour que image pût y apparaître. je pas comme. Je ne choisis pas mes amis. passions. folie. Je prends au hasard ce que le sort place sur ma route.

à cause de de ces réponses. l'homme à qui. en 1822. je importance le de déserter viens à la mode. mier. à tort mépriser ses livres. que MeuPauline de de Mlle j'aimais (je parle le salon de Mme Récadans ou même lan). point wards.) salon de lady Holye. pour Certaineinfernal. salon (Je en 1832. Mme de Talaru. je n'avais à cette de la toute l'importance réponse un un homme sur imprime qui question est-ce ? lit livre Quel homme qu'on cette du été sauvé J'ai mépris par chez Mme de Il va beaucoup réponse a besoin de 1829 La société de Tracy. et d'esprit eût davantage ment. il ne m'en pas coûté salon de dans le me faire supporter pour ou de ou de Mme de Duras. Elle juge impartial. dans elle accorde esprit quelque elle n'est a peur. Eddu docteur au salon Je fus fidèle comme n'était aimable. ou à raison. couramadmettait tout Mme de Brogliequi ou de Mme Guizot ment des bourgeois. Hé bien . plus Il va si l'on avait été répondu Qu'eût-ce de de Duras chez Mme (Mlle beaucoup où je sais même aujourd'hui. parce que Kersaint). qui maîtresse à une on l'est laide. pas compris Mais. l'importance laisserais le cette même.154 Mozart séduction et SOUVENIRS D'ÉGOTISME monstre de un Molière).

semées et cultivées l'intérêt de idées par on peut ce qui n'est l'aristocratie. qu'un presque si admirable en La logique de l'Anglais. parfaitement anglais impassible il car victime de honnête. dire. Chez Mme Edwards. anglaises par cette absurdité J'ai retrouvé singulière haute la mêlée avec la plus honnêteté. que l'Anglais manque autant Allemand. M. parfaite je passai près Birmingham (chez qui Ce caractère en août quelque temps 1826). était Irlandais et et avocat. Rogers. je connus et triste. pas de logique peu. imagination la un et me monstre. Pour les est fort commun en Angleterre. à des sujets un peu abstraits et qui direcje . tout ce qui tient à un art finance et dans de l'argent à la fin de chaque qui produit s'élève devient confuse dès qu'on semaine. le jour (c'était Je me soumettrais à tout par le caprice la veille du si l'on me dit moment à tel Demain il faudra vous soumettre en fait moment mon d'ennui. cependant de son comme faisant défendant. chez M. l'Amirauté. partie les semés et cultivés honneur. plus délicatesse.SINGULIÈRE ABSURDITÉ 155 le laisser mercredi chaque pouvais de Mme Edwards). préjugés dans les têtes l'aristocratie. Stritch. je jetterais par fenêtre de me laisser mener plutôt que un dans salon ennuyeux.

Il est fils d'un (vendu d'Aix en Provence. heur qui avait J'avais deux fort innocents plaisirs 1° Bavarder en promenant après déjeuner .Thiers en 1830). mais enfin de choses quelconques qui s'inentre moi et le dernier bonterposaient fait l'objet de mon culte. je crois). fil de coton à Manchester. De même le King of French ne choisit ses diplomates les jeunes que parmi gens de grande ou de haute naissance fortune. non pas de choses agréables. quand il est filé. etc. départ je ne après à m'esquiver volonsongeais que rarement tairement de ce monde. etc. un an ou à peu mon de près Milan.156 SOUVENIRS D'ÉGOTISME tement ne produisent de l'argent..on ne choisit dans un fort nombre que petit Tel homme fait d'hommes. II faut chercher la valeur là où s'est formé M. raisonner pour sur le génie de Shakespeare et de Cervantes hommes morts le même (grands jour. petit bourgeois Arrivé à l'été de 1822. Il se reprocherait comme de temps d'ouvrir un perte livre non directement relatif au coton. Ils pas sont devenus imbéciles dans les raisonneà la haute ments relatifs littérature par le même mécanisme des imbéciles qui donne à la diplomatie of the King of French. Ma vie se remplissait peu à peu. et à son en exportation Allemagne. 16 avril est marchand de 1616.

une de cinquante Fox lui donna place il est de là mille francs et ou cent parti . tous. peinture La confirmerahumain. Je l'avais par Métilde à attendant Florence. donnés comme par le hasard faisait aller lire les 2° quand chaud. de sur dans le cabinet littéraire Molini l'Arno. Le premier. il le de Galidans anglais jardin journaux ou Là relus avec délices je quatre gliani. avais connaissance j'en à l'ordinaire. Je le lus comme souvenir de 1818. plusieurs à M. Naples par Rome (idem). hasard. Je le de paysage faible en trouvais comme je le trouve.WALTER SCOTT 157 ou quelque homme de ma avec Lussinge huit ou dix. cœur postérité le jugement des t-elle contemporains qui le Baronnet immédiatement Ultra place après Shakespeare. romans de Walter Scott. Mirbel. avec J'eus de longues Lussinge. je crois) (Old moi les souvenirs si vifs pour me rappelait souvent ouvert de Volterre. disputes tiers du mérite Je soutenais qu'un grand était dû à un secréde sir Walter Scott taire lui ébauchait les descriptions qui en présence de la nature. de à en 1832. cinq Morton et le celui où se trouvent Henry Boswell sergent Mortality. et j'ai Moi j'ai en horreur sa personne fois refusé de le voir (à Paris. en connaissance du de passion.

un ver à soie qui a mangé assez de feuille de mûrier ? La n'est comparaison pas mais elle est si Cette laide noble. et de faire sa prison de soie. juste bête ne veut elle a besoin de plus manger. dans l'été de 1822. Le 29 mal 1823 (Note de Colomb. Je transcrivis à l'encre ce qui était encore au crayon. Voilà ma seule excuse avoir noirci tant de papier. C'était la main violemtrop passer ment sur une blessure à peine cicatrisée. 1. grimper Tel est l'animal nommé écrivain. un grand Songer peu profondément à ces sortes de choses me rendait triste. lire n'est seconplus qu'un plaisir daire. Je comptais le refaire à Paris et il en a besoin. à faire un je songeais imprimer livre intitulé au écrit l'Amour. pour La santé morale me revenant. jamais bénévole. de cette haute qui profita leçon d'hypocrisie voir la lettre lord que Byron m'écrivit en 18231. crayon à Milan en me promenant et songeant à Métilde. je regardais pendule six heures et demie. Pour a goûté de la qui profonde occupation d'écrire.158 SOUVENIRS D'ÉGOTISME calomnier adroitement lord pour Byron.) . Avez-vous lecteur vu. Tant de fois je croyais à deux être ma il était heures.

son avec la librairie Bossan ou procès les manœuvres de M. grand poète été destitué les Bourbons de sa place par de 1800 francs au ministère de l'Intérieur. des lettres de libraires je reçois à moi inconnus de M. je crois. de ChateauPlacan). Cela m'a fait horreur et m'eût dégoûté d'écrire. Les de M. Thievoz. sont Ce avait justifiables. Je ne me doutais de pas tout le mécanisme de la basse littérature. Il a qui formulé le mépris des gaiement Français ce trône C'est ainsi pour pourri. de payer je crois) qui m'offrent comptant des manuscrits. Rome.INTRIGUES Mon ami ET MANŒUVRES 159 Edwards me trouva un libraire rien de mon (M. jamais y en avait. le hasard m'a donné Aujourd'hui que des galons. (juin 1832. Béranger. n'eussent pas ment destitué ce pauvre commis une pour chanson bien ce gaie plus que méchante. de Monti. . intrigues Hugo (voir Gazette des Tribunaux de 1831. les courses de mais elles briand.) (3 vers La bêtise des Bourbons dans paraît tout son S'ils bassejour. l'amie du prince de La Paix. n'eût cultivé son grand talent poète pas et ne fût pas devenu un des plus puissants leviers a chassé les Bourbons. Mongie) qui ne me donna manuscrit et me promit la moitié du bénési il fice. que les la reine morte à appelait d'Espagne.

la maladie de était dire qu'elle Oserai-je sens ? reine de bon vieille cette remplie C'était en 1817 ou 1824.160. Espagnol ne de dire eut (ici je puis l'imprudence les des détails donner masques plaisants. à Rome un vieux pagne du la belle-fille entretenait confesseur Cet France. La un reine. une du donner contre-intrigue poison. l'Académie de cuisinier de vieux et encore vert fort galant. VII Ferdinand dire enfin de que vivent) IV de Charles tel et non était le fils d'un de la vieille c'était là un des grands péchés Un espion sut le était morte. propos de lui faire au lieu à Rome et cependant. d'Esavait amené vieille reine Cette Ce confesseur. pauvre honte de ces accidents avait fréquents le Je trouvai se faire bien guérir. dit avons bien assez Nous l'avocat du diable. et n'osait me autre .) (Je le sus à Rome si mal suite de une guéries galanteries casser tomber sans se ne pouvait qu'elle étant os. cœur été donné un secrétaire. Le hasard SOUVENIRS D'ÉGOTISME cette fit connaître Cour. m'avait j'aurais d'auteur. du écrire chose mais que l'analyse hasard Si le humain m'ennuie. Elle l'a fait enlever Ferdinand du prêtre. une autre espèce de celle-ci. reine. femme. aux ce vieillard a fait jeter j'ignore que Présides.

après Les mémoires lisait chez d'alors. Il est toujours Bourbons d'être comme Ferdinand . fou). et duc (ce qui fait deux maladies mentales) s'honorait en me de l'amitié de parlant Ferdinand VII. Bellechasse). M. Ce prince trouva une manière vraiment de bourbonnique se venger il ut peindre la figure du vénérable vieillard au fond d'un pot de chambre de porcelaine. cour. Mme Campan nous racontait cela chez Mme Cardon au coin de la rue (rue de Lille. de le 18 Brumaire. coup (l'oncle. le vieux en un mot le jeune m'a l'air d'un Je lui menai trois à deux dames. étaient bien à la opposés regarder. honnête mais noble parfaitement homme. bandai les de desquelles je yeux (rue l'Odéon n° 26). Je connaissais hélas beaul'excellent Cuillerier le père. qu'on Mme Cardon. Il me dit' deux jours après qu'elles avaient la fièvre de la vergogne et (effet non de la maladie). Ce parfaitement galant homme ne leva les les jamais yeux pour heureux la race des pour débarrassée d'un monstre VII. le duc de Laval.UN GALANT HOMME 161 même à la Cour de Napode malheur genre léon en 1811. Cela la haine de rappelle profonde Louis XVI pour Franklin. Et cependant il avait été trois ans ambassadeur à sa.

.162 SOUVENIRS D'ÉGOTISME larmoyante rapsodie les femmes jeunes Saint-Honoré faubourg d'elles chanté l'une vers 1827). attendrit qui plus distinguées a (ce qui à mes faibles les du désenyeux.

Corriger les pendant de l'Amour épreuves in-12. Je n'avais pas jamais eu affaire M. me papier. Hè bien découvert j'ai par la suite que M. Vitet. et autres Ancelot. Sautelet. riche. ne connaissais Je les libraires en 1822.CHAPITRE 10 donc avec une occupation l'été de 1822. Ah celui-là n'esl pas ficelle disait-il en de rire et en me pâmant comparant aux aux aux. Mongie avec indignation l'avait jura qu'on trompé sur la qualité du papier. et qui lui nom noble de ce genre quelque E voilà . de plus Que dirai-je mon M. je payais papier d'après M. jeune avocat. ami avant ne fut libraire ? qu'il Mais le pauvre diable s'est tué de chade se voir délaissé une veuve grin par nommée Mme Bonnet ou Bourdet. Mongie était de bien loin le libraire le honnête homme. Firmin qu'à Didot. mon ami. auquel tout son tarif. Mongie faisait des gorges chaudes de mon imbécillité. imprimé sur du mauvais M. auteurs de métier.

du des arbres de cette partie que la forme bois de Montmorency. homme la fille du grand Mlle Vigano. que de tant de nuances livre qui me rappelait Italie. Au milieu en montant.164 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de France (cela jeune pair un son bien séduisant à être commençait Cet heureux en 1828). regarde qu'une de ces à la distance où je me trouve venir Je ne me rappelle distinctement temps-là. amie. sur le dôme une Lanfranc coupole Quand peignait 1820. en sentiments éprouvés que j'avais une chambre à la faiblesse de prendre J'eus le soir en deux allais J'y Montmorency. la vallée de MontmoCe qu'on appelle n'est qui s'avance qu'un promontoire rency de la Seine et directement vers la vallée des Invalides. je C'était . à Milan. était. faillis devenir mes Je épreuves. qui Pérignon. (en préférait un crois). surtout Denis. que j'avais étonnante. de la Sablonnière je corrigeais fou. bien une chose dangereuse pour d'un de les corriger épreuves moi. Je avec une force revenaient résister. pair eu mon avait M. de la rue Saintheures la diligence par à gauche des bois. Les folles idées de retourner me si souvent repoussées. ne sais comment je fis pour ne de la La force qui fait qu'on passion tout souseule ôte chose. je crois.

Cymbeline . disait-il. il outrait cinquante pieds traits. infidèle Infidèle à sa couche. à la vérité. Mais ce serait être j'y résiste. des nobles et des prêdétrompé tres vers 1870 qu'aujourd'hui. il me vient la tentation d'outrer certains traits contre cette vermine de l'espèce humaine.MONTMORENCY 165 à cent certains charge De de hauteur. L'aria se depinge (l'air de peindre). même comme on sera bien plus des Kings.

. les assez souvent corriger de l'Amour dans le de parc épreuves à Corbeil. par m'eût fait femme une seule disais parla comtesse donner à ce pays-là. ans que j'ai passés les six ou sept revoir sali bien ne jamais Paris. les je me Bourbons. espérant ni la France. pieds ou de Champaubataille de Montmirail chez sa six heures du matin entrant à bert. Fanny Nous Bertois. je pouvais Doligny. des demander la M. pages détailler les pour ma mémoire. Mme Là. des anecdotes sur ces raisonnements écrit vingt-sept ayant suis fatigué je trop anecdotes qui assiègent 4 juillet. Je l'aimai en 1824.166 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Seulement pour pouvoir et non pas trois choses.. que dicter des Mais aujourd'hui. pensions l'avais vue les l'un à l'autre depuis que je la de nus en le lendemain 1814. terminé travail je rentrais le bonheur Je fus bien près de rencontrer à la France durant de 1824. mère. pour J'allais nouvelles de l'affaire. En pensant à Milan. de N. un secrétaire n'ai-je des faits. mon rêveries à les éviter tristes peine au salon.

vous Mme Bertois d'un à cause m'a qu'avant-hier quittée vient de perdre elle affreux événement filles. qui Cela SOUVENIRS D'ÉGOTISME. » mélancolie exact. maussaderie ne Elle a attendu. Martial protecteur vers né à Grenoble Mon oncle Gagnon charun homme réellement était 1765 les était Sa conversation pour mant. Ma n'était pas si beaux les yeux avec plaisir regardait ma Dans Bertois. 1823 En Mme Doligny un de m'aimer bonté peu. Mme Doligny. la avait Mme Bertois ou 22. je Mme stupidité. y s'il avait plus Beyle. vous dit qu'il vous aurait a longtemps qu'il aime. de loin. une de ses charmantes aussi femme bouche d'une la Dans ces Mme paroles sensée Doligny. 13 .STUPIDITE Eh bien chez 167 à la camétait Mme Bertois son amie. Quand pagne ma à produire déterminais enfin je me elle me dit chez Mme Doligny. Je ne disais pas n'allais pas plus me femme cette regardejeune pourquoi excelà fait les tout J'oubliais t-elle ? m'avait d'amour jadis lentes que leçons et et mon ami oncle mon données Gagnon Daru. que elle En une 1814. grande ce que sent tout dit Mme Bertois m'avait vous valez. avaient portée. sur s'arrêtent « Vos yeux lui dit un jour il la taille élancée.

que j'étais Mon oncle donc il me vit partir quand . toujours plaisant. etc. jamais pu à la cour royale être conseiller de Grenoble et cela quand on remplissait cette cour de comme coquins Faure.168 SOUVENIRS D'ÉGOTISME comme un roman hommes emphatique les femmes. etc. rempli tout dire si l'on de ces phrases veulent qui Il veut. le trouvaient Ce mot suffit Grenoble. pour fort comme toute ma ultra. même vers ayant émigré sous XVIII n'a Louis 1792. Il était diffiqui est devenue peur cile d'être et moins raisonnable plus joli oncle Aussi n'a-t-il que mon Gagnon. poussé Les l'enviaient sans jeunes gens pouvoir l'imiter.. s'aftendrii. de province.. dans la loge de à tillerie. revanche mon oncle a eu exactement toutes les jolies femmes qui. le notaire. Les comme on dit à gens mûrs. et élégant était délicieuse pour Il était délicat. tuer une Mon oncle réputation. l'état-major Milan et auquel à cause des je fis la cour Liaisons de moi dangereuses. et de gens se vantaient de n'avoir qui lu l'abominable Code civil de la jamais En révolution. apprenant de Grenoble. pas fortune du côté des loin sa hommes. villes Le célèbre plus agréables Laclos vieux d'argénéral que je connus. n'avait cette point gaieté qui fait mon lot. quoique famille en 1815. léger. de Grenoble vers faisaient l'une des 1788.

vingtoù l'on t'aura fais heures quatre quitté. et je montai Sur il m'embrassa quoi dans le courrier de Lyon. grands yeux qui un peu à la moindre émotion Mon me dit-il. Or tu es laid. monde que par on ne ta laideur mais te reprochera jamais tu as de la physionomie. un homme n'est Après quoi plus chiens aux bon à donner aux des yeux autres femmes du Dans les pays. On n'avance dans le les femmes. de chambre. bonne tu es d'un tête. tu te crois une ami. Tes que parce te quitteront maîtresses or. Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce grand de succès tacticien Que manqués Que pour 1799 louis sans trois l'école me prit . appartements un air Après quoi prenant qui paterne car il avait des admim'attendrit yeux de ces louchent rables. rempli orgueil à cause de tes succès dans insupportable les écoles de mais tout mathématiques. cela n'est rien. car il avait deux ou toujours en ville et peu d'argent.TU AS DE LA PHYSIONOMIE 169 en novembre polytechnique à part me donner deux pour ce qui lui fit plaisir que je refusai. doute. à une une déclaration faute de femme fais une déclaration à une femme mieux. rappelle-toi le moment où l'on ceci dans est quitté rien de facile d'accrocher un que plus ridicule.

la cervelle par dégoût par jamais littéraire la carrière Dans ennui de la vie. du Ils sont Perrochin. monde. de contemporains. eu le aux ce qui touche tout femmes. philosophes. dix vies. C'est ce qui fait je ne me brûlerai que de tout.000 à Paris. de une traite l'action de tirer trait par des dépenses francs sur M.170 d'humiliations SOUVENIRS D'ÉGOTISME Mais si j'eusse été reçues! femmes des serais jusdégoûté habile. de choses une foule encore je vois de quoi occuper J'ai des travaux possibles. dégoûtés secs. à faire. La difficulté disà n'être est de m'habituer pas 1832. dans Au lieu de cela. j'ai à vingt-cinq comme d'être bonheur dupe ans. je la de et la conséquent nausée. le caissier 20. dans ce moment-ci. du Trésor centrales . par qu'à mes deux comme et de la peinture musique et la Rosière MM.

impossible pour habitant Paris de dire la vérité Français habitant sur les ouvrages d'autres Français Paris. Je me suis fait huit ou dix ennemis avoir dit aux rédacteurs du mortels pour et parlant à en forme de conseil. un de l'Hisexemplaire loire de la peinture en Italie. Un littéraire et consciencieux journal comme le fut n'est l'Edinburgh Review . que et peu trop puritain manquait peut-être un peu d'esprit. l'Etang. un de d'un compte créés ces journaux éphémères qu'avait Review. c'est une chose trop Il est des importante. me semble. chez M. A Paris. Globe. méprise les lettres. En l'aristocratie Angleterre. à Paris le succès de l'Edinburgh Il désira me connaître. le Globe avait le ton un eux-mêmes.CHAPITRE 11 4 juillet JE ne sais qui Il 1832. de me mena ce s'était fait donner. sous prétexte rendu dans le Lycée.

. voyait qu'une cheminées en plâtre noirâtre. C'était avant pesante. grosse figure lourde. C'est à cette heure incommode recevait. Il choisirait. Je trouvai chez M. C'est pour moi une des vues les plus mais les laides. devant un petit mauvais car ce fut. petites on ne forêt de fenêtres. par de secret. que je regardais A était la côté. d'être aussi avait gras que ce grand poète les sentiments dont le souvenir éprouvé est indispensable faire pour Andromaque et Phèdre. quatre-vingt-quinze il tenait son académie au sixième étage d'une maison lui à lui et qui appartenait à ses rue Gaillon. ce me feu. niaise de Racine. De ses sœurs. chambres M. Le directeur négociant capable ferait tous les ans un voyage à Paris. dirigé là-bas.172 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sera à possible qu'autant qu'il imprimé et une tête de Genève. journal payerait bien francs feuille (200 par d'impression) et ne nommerait ses rédacteurs. de l'Etang. et recevrait à Genève les articles le pour du mois. Il fallait qu'il monter car marches. de quatre petites qu'habitait étaient ornées de et l'Etang gravures d'art curieux et agréables. de l'Etang. d'objets Il y avait un superbe du carportrait dinal de Richelieu souvent. jamais On me mena donc chez M. un dimanche à deux heures.

et plus que d'un s'il eût été ridicule. y eût gardé la parole minutes pendant vingt . ne pourrait la fournir. autre. Allemands sont bêtes. qu'il la discussion de façon à ce qu'on geait ne trois à la fois ou que parlât jamais l'on n'arrivât à de tristes moments de pas silence. huit ou dix de personnes qui parlaient tout. et surtout du tact fin du maître de la maison sans diriqui. D'ail(les Anges hors de leur leurs. Elle est impossible en Angleterre. rencontré. d'un duc comme d un autre. je ne pas mais même de comparable. leur esprit. on L'Allemagne accoutumé à croire avec enthouy est trop siasme la niaiserie à la philosophique mode de M. les enthousiasme. DE L'ÉTANT 173 en février 1822 semble. vingt peut-être les trois ou ans a pendant quatre qu'elle me suis à faire duré. de Molière. qu'on m'y mena. car. de on se serait moqué l'Etang. Je n'ai rien pour jamais dirai de supérieur. Une telle société n'est possible que dans la patrie de Voltaire. chez M. de Courier. le même surpris je acte d admiration. Ancillon). trop Les Italiens auraient chacun disserté. Je ne saurais d'estime exprimer trop cette société.CHEZ M. Je fus de leur bon de frappé sens. Je fus frappé le premier et fois jour. y parût.

.-J. de l'Etang. les Car la discussion ferme et franche y était tous. de l'Etang est un caractère dans Il du bon vicaire de Wakefield. de l'Etang. laid à Paris. MM. singe. Ampère. Il a toutes les petitesses d'un bourgeois. D'abord il est fort il a surtout. Je trouvai là M. Sautelet. imprudents une une idée avaient avancé nouvelle. faudrait. deux heures après que ses et que mouchoirs sont une rareté.174 et fût SOUVENIRS D'ÉGOTISME resté l'ennemi mortel de son antadans la discussion. le front et bas. cause la souvent nécessaire qu'il protégeât retraite des cherchant qui. Il était M. pour de aucun on ne en trouver prix pourrait semblables à Paris. genre toutes en donner une idée. chose rare ignoble il est bien fait et assez grand. de LusStapfer. On était chez sur tout et avec poli mais à de lui. Albert J. absurdité trop marquante. pour de Goldsmith ou d'Addiles demi-teintes son. le M. satiriques uns contre les autres. A la troisième goniste on eût fait des sonnets séance. achète trente-six francs une S'il pour chez le marchand douzaine de mouchoirs il croit du coin.

NOTICES SUR H. BEYLE .

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l'Allemagne. octobre (le. une courte il suivit à Paris une paix. le frappa qui beaucoup. il fut officier dans le 6e régiment quelque temps des Il y eut dragons (1800-1801-1802). ce qui irrita ses beaucoup protecteurs. à. Étant de M. BEYLE LUI-MÊME né à Grenoble en 1783. qualité.NOTICES PAR SUR M. l'armée et la troisième personne après Henri Beyle. femme aimait et donna sa qu'il démission. les mathématiques. vient de mourir avoir étudié Après . ministre de parent Daru. il assista à l'entrée de triomphante Napoléon à Berlin. giques. comme aux commissaires 'des adjoint Il vit en cette guerres. avoir suivi à Marseille une actrice Après allait les premiers rôles traqui y remplir il rentra dans les affaires en 1806. 1820).

1811. d'État et inspecteur du Conseil général mobilier de la Couronne. intendant de la maison de l'EmCadore.178 Napoléon vit de SOUVENIRS et D'ÉGOTISME le prince de Neufchâtel. après beaucoup duc de la part de M. passés jeunesse. philosophie conçut de mépris assez Fichte. et c'est qui a entre Orcha et Bobr. le seul morceau de . de Champagny. de Vienne en 1809 campagne au Au il fut nommé auditeur retour. Il devait le 16 octobre avec une à subsistance l'armée. M. de difficultés de il obtint. Il fut en chargé du Bau la Hollande à l'admioutre de nistration de la liste civile de l'Empereur. et la en allemande. pereur. procurer quelque lui donné à l'armée au retour. de cette près plusieurs rouages à Brunsmachine. et en partit 14 septembre avec Napoléon mission. fit un court en Italie. Il rejoignit le quartier près d'Orcha général Il entra à Moscou le le 14 août 1812. etc. de faire la campagne de Russie. 1807 et 1808 et s'y distinwick ville la langue Il étudia dans cette gua.. et 1810. revint à Paris en 1809. pour hommes n'ont fait de supérieurs qui que châteaux de cartes. B. Kant. voyage pays qu'il aimait les trois ans qu'il toujours depuis avait dans sa En y 1812. Il fut employé grande en 1806. En il Il connut lé duc de Frioul. savants et fit la M. B.

Il sur permit quitta le champ Paris et trouva la santé sur le lac de Côme.NOTICES SUR M. Un mois de bonne nourà riture ou de nourriture suffisante plutôt remirent. M. le marquis. malade d'une de fièvre espèce pernicieuse. 5). BEYLE 179 ait M. Près du Kœnigsberg. même fût en retraite à cette pas qu'on il s'arrêta armée à Slangaud impériale. il en prit horreur et il arriva à Paris. Il fut intendant à Sagan avec le plus honnête et le plus des généraux. le Son le força à protecteur faire la campagne de 1813. A peine de retour l'Empeen mission dans la reur 7e divil'envoya . ce service au nom de l'empereur à Bobr. Daru reconnut pain qu'elle reçu. le Chier commissaire des Marchant. guerres (rue du n° Comme on n'avouait Doyenné. à Berlin vit se détacher de la puis qu'il France. extrême et il fallut cela lui pour qu'on de revenir en France. A mesure du qu'il s'éloignait danger. borné alors de Latour-Maubourg. Il était avec M. comme il se sauvait des en passant le Frische cosaques Haff sur la glace. M. B. la glace se rompit sous son traîneau. navré Le physique de douleur. En huit il fut réduit à une faiblesse jours. ne crut dans cette retraite jamais eut de qu'il y quoi pleurer. avait beaucoup de part cet état. Il y tomba comte.

Légion pays. Il se de ce postes convainquit il se doutait. qu'il comme cordon de la employer grand et étant du On d'honneur. Mais le talent et l'ardent que du Dessaix furent patriotisme général et la médiocrité paralysés par l'égoïsme incurable du général fallut Marchant. Il vit l'entrée du roi. Certains traits de M. que prendre cette idée et craiVoyant qu'on repoussait la il obtint la permission gnant trahison. Il trouva les cosaques à Orléans.180 SOUVENIRS D'ÉGOTISME militaire avec un sénateur absolusans Il trouva le brave énergie. Paris être témoin de la bataille de pour Montmartre et de l'imbécillité des ministres de Napoléon. dont avait rien qu'il n'y de si facile de Genève. y Dessaix du homme général digne grand dont il portait le nom et aussi presque libéral lui. On était las de l'insolence des préfets et autres de Il arriva à agents Napoléon. ne tira des admirables pas parti dispositions de Vizille d'autres et de beaucoup du Dauphiné. Beyle demanda à aller voir les avantà Genève. Ce fut là qu'il de la désespéra ou exactement patrie pour parler qu'il vit avait la que l'empire éclipsé patrie. de Blacas lut bientôt le firent qu'il aux Stuarts. de revenir à Paris. villages M. Il refusa une penser place sion ment .

Beugnot que superbe Il y mena lui offrir. Il se retira en Italie. qu'il pas lui avaient des Italiens ceté et la méfiance aux secrets fait la participation repousser sur moi disant à ses amis dans comptez l'occasion. heureuse une vie 1821 puis jusqu'en des carbonari une l'arrestation par police le à imbécile l'obligea quitter pays. Bologne. En 1814. parussent qu'après En 1819. honoù il donne sa voix au plus Grenoble au seul nête homme de France. il de succès La Peinlure n'ayant pas les trois derniers enferma dans une caisse ne et volumes s'arrangea pour qu'ils sa mort. Henri Gréencore sauver la religion. de Haydn. Mozart d'après 1814. qui pût à M.NOTICES SUR M. italien. suide Milan. BEYLE 181 de avait la bonté M. lorsqu'il jugea de noir. en et un l'histoire de la peinture Italie. les Bourbons. deux volumes de En il imprima 1817. un volume un ouvrage in-8°. en de trois cents pages petit voyage Italie. Son la police devait. Pour il eut deux ou trois jours un et lui il prit le faire copiste passer de la vie traduction dicta une corrigée et Métastase. quoiLa méchanne fut carbonaro. père . juillet passant par Il vint à il apprit la mort de son père. mal avec Cela le mit encore plus goire.

six semaines en passer Angleterre. passions qui adorait la gaieté. autres fit entre plusieurs ouvrages. Il adora la musique notice sur de senpetite Rossini. L'acte additionnel à cause de ses ses regrets. pleine Il ridicules. Il pouvait s'en d'une venger il résista ne manière atroce. Il à diminuer ses besoins et y réussit. pour pas La de Russie fâcher Léonore. timents vrais mais peut-être Pauline et aima tendrement sa sœur . Mélanie. il ne fût rien moins beau. l'empêcha sut revenir au retour de Napoléon qu'il lui ôta tous le 6 mars.000 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui laisser 5 ou la voix commune. 500 sur l'Amour qu'il n'imprima pages mortellement de En 1821 pas. L'amour le bonheur et le malheur a fait Gina et Léode sa vie. Beyle chercha Dès lors. l'ont nore sont les noms qui occupé. pas la moitié. de violents maux une adorait et avait répuShakespeare Voltaire et insurmontable gnance pour aimait le Mme de Staël. s'ennuyant il alla la comédie des manières françaises. Thérèse.182 vant 6. Les lieux qu'il le lac de Côme mieux sur la terre étaient et fit une et Naples. Souvent triste il du moment allaient mal. campagne Il lui laissa de nerfs. Quoiqu'il que de fut aimé Gina quelquefois. Il n'eut ennemi. il ne lui en laissa M. qu'un ce fut Tr. francs de rente.

(Life N. de (Isère) hôtel de or. Voici la de ce sur le 'suscription premier article. à ansl.) Paris. rue de Richelieu. valier Louis des Ponts et Ingénieur Crozet. BEYLE 183 où il avait abhorra sa patrie.NOTICES SUR M. Chaussées. Grenoble. qu'il perdit sept 1. E. Il n'aima d'une aucun de ses parents. of Dominique. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. le checomme feuillet. été élevé manière atroce. 14 . Bruxelles n° 45. verso du dernier une lettre M. Mareste. Il était amoureux de sa mère. à Grenoble if dead. to M. D. L.

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) . le 28 mats 1842. Parlement du le titre Dauphiné. 1. 1. vier mort à. (Note de Colomb. Son grand-père était un homme médecin. le. prenait de noble dans les actes. Paris. ami d'esprit. Ne lisez ceci qu'après la mort de né à Grenoble le 23 janBeyle (Henri). Il pleut à verse. Je me souviens Jules Janin que me disait: Ah bel article quel nons ferions sur vous si vous étiez mort 1 Afin aux d'échapper la phrases. Ses 1783. j'ai fantaisie de faire moi-même cet article. ou du moins adorateur de Voltaire. avocat au bourgeoisie. Paris 30 (hôtel avril 1837.II Dimanche. parents avaient de l'aisance et à appartenaient la haute Son père. Favard).

en faisant voulait la ne lui déclara pas qu'il père en . femme Sa mère. vit couler Le jeune d'amélioration. c'était Gagnon.186 SOUVENIRS D'ÉGOTISME était le plus son nom. Les les soldats. Parler homme. de l'éduse fille cette chérie. toits haut des et du le gouvernement. Il désirait leurs hommes et aller à Paris et y vivre passionnément Son des livres et des comédies. Dante. contre se révoltait Le peuple Tuiles (17. tuiles sur des lançait et B. qui de la perte inconsolable de M. ce qui livres de 8 à 9 mille avoir rente. Gagnon. à Grenoble homme riche un constituait M. étaient dévots du jeune parents et lui des aristocrates devinrent ardents. Beyle dans la Révolution versé le premier sang des la fameuse lors de journée Française. Gagnon. homme galant les projets de tous et à la tête à Grenoble. fort considéré du monde. chargea La famille avait fils.). une même ce métal nommer pour passait chez qui pouvait M. 1789. au jeune sentir d'argent. de son seul cation exaet de fierté d'honneur des sentiments de cette elle façon communiqua gérés. ville dans cette Le Beyle prit jeune sa mort dura une horreur jusqu'à qui les a appris à connaître là c'est qu'il bassesses. bassesse. patriote mourut fort lisait le jeune. d'esprit exagéré.

Beyle M. On fit y fut. le jeune ne s'ocBeyle de il espérait cupa que mathématiques. En 1799 il remporta le premier de à l'école centrale prix mathématiques les 8 élèves (M. qu'à 1796 à 1799. Dupuy. Tout allait à la à diable Paris. Daru Marengo. quando ego te aspiciam de L'examinateur Louis ne vint Monge pas cette année. venait de s'emparer du maire. professeur) qui le second furent admis remportèrent prix à l'Ecole deux mois polytechnique après. général du Languedoc. ils s'écriaient perte Paris De O Rus. l'expédition et M. BEYLE 187 ses mœurs et ne verrait qu'il 30 ans. l'Intendance homme grave et très ferme. singulière pour ne voulait à l'École qu'il pas entrer polytechnique. Napoléon était recommandé à pouvoir. Tous ces jeunes gens partirent pour Paris afin de subir leur examen à l'école arriva à Paris le 10 nomême Beyle vembre le lendemain du 18 bru1799. Paris.NOTICES SUR M. ancien secrétaire de Daru. lui déclara avec une Beyle force de caractère son âge. entrer à l'Ecole et voir polytechnique. Le parti aristocrate attendait les Russes à Grenoble. Beyle ministre de (depuis de .

Il fut malade obtint d'ennui. ami intime (entre Colomb. ministre. plus que jamais. étudier un devenir homme. Il fut blessé au pied d'un de pointe coup dans un duel. Beyle rejoignit le 6e régiment à Savigliano en Piémont. sans rien dire au suivit à Paris et. Il fut du aide-de-camp il se distinMichaud lieutenant-général il un a beau certificat de ce général gua. les mains de M. puis un congé. aimait. Le ministre se fâcha. lorsque. musique. donna sa démission. le ministre de la guerre ordonna les aides de camp sous-lieutenants que tous à leur rentreraient corps. dragon. qu'il B. blement le plus fou des hommes.) Il passait son à Milan. Daru.188 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le fit nommer sous-lieutenant l'empereur) au 6e régiment de dragons. à la paix. Mlle V. le reste il vivait seul. Ce fut temps beau le plus de sa vie. fort l'art de donner un bon coup de sabre. Son père voulut le prendre la famine. simple Il devint amoureux de Mme A. . ce qui le brouilla avec M. fut amoureux. il adorait la temps la gloire et estimait littéraire. Il était le plus heureux et probadudit). vint à Grenoble. en mai 1800. par fou se mit à B. pour grand Il voyait une fois tous les quinze jours Mme A. blessé. Il servit comme quelque temps. (Angela Pietragrua. du temps.

G. Beyle quitté à se ruiner à Paris son père commençait Martial et lui envoyait fort peu d'argent. fut à M. pourquoi les littérateurs en et méprisait célèbres. jugement Je ne sais il détestait portait. Beyle Mlle Mélanie Guilbert de Baskoff) (Mme et la suivit à Marseille. Beyle présenté Voltaire trouvait Beyle méprisait qu'il lui semblait Mme de Staël qui puéril. qu'il entrevoyait l'abbé Delille. Shakespeare. conspiration heures travaillait douze jour. en et écrivait le qu'il quieu. de La Fontaine. M. 1804. engagea sous-inspecteur exà le suivre à fut l'armée. de devint amoureux En 1804. Sa vie se passa ainsi de 1803 de ses profaisant confidence à personne et détestant la tyrannie de l'empereur jets. volait la liberté à la France. une sorte de de dans Beyle. qui il adorait les fables la blague sérieuse Corneille et Montesquieu. Daru. BEYLE 189 ne à 1806. Daru. Beyle . qui ami ancien élève de l'École polytechnique. fut une vraie passion. Mante. aux Revues. ayant revint de le théâtre Marseille. Beyle Beyle et quitta les études.NOTICES SUR M. Bossuet lui semblait de emphatique. trêmement contrarié vit la Le 14 ou 15 octobre 1806. s'être brouillé après a tant aimée Ce avec Mad. Mlle M. qu'il depuis. chez M. l'engagea en faveur de Moreau (1804). Beyle par Montesil lisait Montaigne.

de Richemonl il commença au petit palais habi10 minutes de (à Brunswick) qu'il histait en sa une d'intendant. élève commiscomme Vienne. en qualité Beyle En 1808 d'élève commissaire des guerres. avec il avait eu des relations laquelle autrefois. au Conseil B. passèrent cinquante mille le repassèrent. pagne. fut nommé auditeur d'Etat et inspecteur du mobilier de la couDaru. sur le Bobr. B. fut envoyé dans la septième division militaire avec un sénateur imbécile. y eut d'une femme et y devint fort amoureux aimable et bonne. ou plutôt excellente. lui donna une fièvre L'excès de la fatigue finir le drame et que Gall guérit qui faillit très bien à Paris. qualité toire de la guerre de la succession en EsEn il fit la campagne de 1809. ce fallait longuement qu'il . Il ronne la faveur du comte par fit la campagne de Russie et se distingua son il au retour par sang-froid apprit cette retraite avait été une chose que terrible. alla à Brunswick. toujours une maladie saire des il guerres. Napoléon expliqua à faire. En 1813. B.190 SOUVENIRS D'ÉGOTISME entrer bataille le 26 il vit Napoléon d'Iéna. à Berlin. peut-être vingt-cinq et fut B. fit la campagne de Lutzen intendant à Sagan en Silésie. mille hommes Cinq cent cinquante le Niemen mille.

NOTICES SUR M. 1790. égard Il serait ridicule de raconter toutes les comme disent les péripéties. avait écrit au crayon l'Amour. rente. A Milan. dire à son fils (par M. qu'il dut à cette Il fit la passion. imprimer Vie de Haydn. pour qui Mme lui offrit la place de direcBeugnot teur de 1 approvisionnement de Paris. il qui alla voir Londres et revint à Milan.000 francs de heur. l'esprit comprendre qu'il avait en France de l'humin'y plus que liation avait été à Moscou. Par bonB. eut de Paris. de la dot de sa mère provenant (Mlle Henriette à Grenoble morte vers Gagnon.000 de capital. B. et Florence Rome. En il perdit son avait 1821. lui en laissa 3. En 1817 il revint à Paris lui fit horreur. père qui ses affaires faire négligé pour (à Claix) celles des Bourbons (en qualité d'adjoint au maire de et s'était entièGrenoble) rement ruiné. et qu'il a toujours adorée et regrettée). BEYLE 191 où les Bourbons rentrèrent à jour B. malheureux de toutes revint façons. B. avait fait 1815. L'horpour reur avait les Bourbons l'emqu'il pour sur l'amour il crut entrevoir portant de la hauteur à son dans Mme A. Italiens. En M. enfin l'Histoire de la Peinlure. Il refusa aller s'établir à Milan. B. Le .000 francs de il rente. avait 1. Naples en 1817. Félix Faure) qu'il lui laisserait 10.

Il Mme yeux pour mer sur cette voulait se rembarquer pas dans la il se jeta à corps orageuse. et passa 1829. avait des lui. y vert et rassembla des nouvelles telles que . aimait dernière maîtresse elle C. perdu des il fit imprimer querelle romantiques. la Vie de Rosszni. Il fut fort malheureux et retourna deux en Italie.192 SOUVENIRS D'ÉGOTISME en juillet sérieuà Paris 1821. pendant six elle l'avait aimé mois. alla un peu en Espagne voyages Barcelone. il songeait voir sement à en finir crut lorsqu'il que ne de C. Les étaient au-dessous du Moizan. à Civita-Vecchia. de Metternich était en colère il à cause de Rome. Rome. fut nommé consul l'exequatur. M. les et Shakespeare. littérairement il fit le Chasseur parlant. Racine Il fit deux Promenades dans etc. il y perdait son temps. La d'Esjusqu'à campagne ne permettait de passer pas plus pagne loin. chapelier En septembre il fut nommé consul 1830. Il passait la moitié de l'année à Rome. en Italie. elle. pendant ans. pour garder. chez la le 29 juillet. et Florence. la nuit En il aima G. à Trieste. Naples refusa B. les Il vit la révolution de 1830 de dessous Suisses colonnes du Théâtre-Français. Pendant était en Angleterre (en qu'il il fut abandonné de cette septembre 1826).

C.. etc. verso du sur non dernier Henry avant. En mai 1836 il revint à Paris un par de M. A. BEYLE 193 Beairix Accoramboni. Fin ne pas (Au sa de cette notice non relue (afin de Il aima Vittoria mentir). quoiqu'il fut rien il fut aimé moins beauque beau. pluie place des Italiens à Paris. Nell 18.) B. M. Cimarosa. à l'hôtel abominable. la Vie de Napoléon. Se n'andiede di anni. 8 ou 10 volumes in-folio. Favart. scrisse. de quatre ou cinq de ces lettres inicoup tiales. Le Corrège. Thiers les boutades congé qui imite de B. passionnément M. écrites de 4 à 6 le dimanche 30 avril. épitaphe Qui giace Arrigo Milanese. à lire après Notice mort. . Cenci. et ne Ange.NOTICES SUR M. n'ai (Je pas relu les pages qui précèdent. Shakespeare. Il respecta un seul homme NAPOLÉON. Nap. Mozart. arrangea du 9 novembre à juin 1837. a fait son en 1821. 1836. Beyle amo Visse. feuillet) Beyle. Il aima V.

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négations. complet. ici d'en dresser le toutefois entreprendre relevé et mentionner minutieux. de sens. E. On trouvera non seulement mais encore peu de pages. D. peu d'alinéas absolument Je ne pouvais identiques. établie sur les manuscrits de Grenoble. N. . adverbes ou adjectifs mon texte retranche que ou bien.APPENDICE La présente édition du Divan. Le lecleur curieux trouvera cependant ci-dessous la liste des chanles Elle est encore gements plus importants. rendre de toutes les de tous compte variantes. toutes les virgules. une veroffre sion sur de points beaucoup fort différente de celle qui l'a précédée était due aux et qui soins de Casimir Pour bien se Slryienski. les mots ou passages de toutes les ajoutés. a qu'd collamodifications il n'y tionner les deux textes. ajoute celui de Stryienski. prépositions. L. assez longue pour que l'on puisse affirmer la version du Divan est bien dans une que cerlaine mesure une version nouvelle. ci beaucoup plus souvent.

196 ÉDITION P. ne me P. 3 et 4 Je connais point et c'est ce même. quand désole.je suppose mes futurs lec- P. . Suis-je méchant. j'y pense. crois je ne me point eux. la nuit quelquefois. spirituel. ter plume. P. Malgré de mon je ne me persécuté les amcrois par P. désole. 2: j'ai lu tous les livres ont péqui nétré dans ce pays.j'ai livres amusants ont en ce pénétré P. j'ai envie de envie de j'ai presque jepresque la la quitter plume. me quand j'y pense. moiconnais qui. bête ? P. 5 commencer si sujet difficile me gesse dois P. 4: . 3 malheurs bition. nuit. les qui pays. déjà. bon. 5 lu tous . me point et c'est ce qui même. la quelquefois. P. persécuté par 6 Je ne me moi- P.je un un commencer par par triste et si sujet si triste et si la sadifficile que que la paresse saisit me saisit déjà. point eux. dois 8 .je suppute mes futurs lecque teurs. SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI ÉDITION DU DIVAN 2 . que teurs. 6 les Malgré malheurs de mon ambition je ne crois pas les hommes méchants.je .

13 Depuis « Au bout de huit » jours.pour cher de me rappeler les maisons où j'allais. 9 (fragment P. sous val.de humeur sombre méchante et de la rible peur. et son de P. » P. 17 hasard. salon. moral. 12 bonheur. Par un il évi- P. P. 9 . P.et pas 197 DIVAN cédant du che- 7 Telle au milieu était du 11 Telle tu au milieu es. Métilde salon. grand ta. du .occupé descripphysique P.occupé la description m'ennuie. P. 11 la 10 les DU . P. de du moral. 14 tâ. tâcher aux mai- P. tion du m'ennuie. jusqu'à « Je me logeais à Paris. son et ter- .pour de penser sons où j'allais. grand ta.APPENDICE ÉDITION P. P. 20 . physique 7 6 le STRYIENSKI et poids cédant du cheÉDITION P. Par il un évi- P. omis). 14 . Métilde.de humeur sombre la terrible peur. . sous val.

cet homle comte 32 saine. P. omis). Petit. 22 donc formée. . était Elle timide. P. Saurau. douce. 18 et les le de de P. et 29: depuis: P. . 20 (fragment « plaidait. mable 15 STRYIENSKI 1° garçon. le maître de l'hôtel de Bruvalet de ancien xelles. 19 mourut Martial Vers 1829. de Damas. Petit.198 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P.cet le me de P. de Saurin. DU DIVAN 21 1° un aiel excellent gar- C'était ton manières le maître M. chambre de MM. 28 M. 26 C'était le ton manières et les de M. mourut l'aimable devenu Martial Daru. l'hôtel de Bruxelles. lourd et insignifiant à force de breuvages au suaphrodisiaques eu jel desquels j'ai deux ou trois scènes lui. l'aimable Daru. 36 d'esprit. était Elle timide. P. un ai- ÉDITION P. 27 Vers 1829. avec P. . la fin P. homme comte 25 d'esprit. fils Doligny » jusqu'à du chapitre. P. P. mable çon.

de « Ce dire sont des insolents de (mot 1 propos illisible) qui faillit me perdre.dans où une je étrangère. ville suis 35 . ville v SOUVENIRS D'ÉGOTISME. 42 . où co. à . n nerais qu'il p pas don48 :je un paule. 34 donnerais et 35 un . Napoléon r dans son Conréuni. étrangère Torre caster. s seil les cind'Etat. français. P. P. avait 30 fait la petite parisienne toucher un Napoléon! parisienne fait tomber Napoléon 42 ses 30 réuni. P. 48 . P.) a arrivé. vanité avait italien P. etc. quante q français.voyant à les quelques pas tentes de deux ou trois de la généraux il m'échappa Garde.dans del une (LanGresuis je 15 P. les Conseil. STRYIENSKI ÉDITION P. . Napoléon dans son cinquante les Excepté ennemis avec gros. pour ne m'adressât la parole.voyant restes quelques pas les de deux ou trois généraux de la Garde. 38 DU 199 DIVAN 27 . arrivé.la petite aun 1 P.APPENDICE ÉDITION P. vanité vait i italien P.je boulet pourqu'ilnem'adressât la pas parole. il m'échappa de dire « Ce sont des insolents de moins » faillit me propos qui et eut perdre l'air inhumain. avait folie.

P. 37 couverte ruque. le distingue. 51 . 54 est l'amie e t tes-filles.il se figure cette pour jeune poret toute tugaise pour autre jeune femme. nom. de ] La fayette y comman< dait en chef. masque nom. 51 .il le se dis- P.cette c couverte en c d'une perruque. de M. porterais que.où de elle ses elle peti- de petites-filles. Je plaisir Je un porterais un masque.200 ÉDITION P. 39 qu'elle . qu'elle . y commanchef. figure tingue. . 48 Sans le mal de mer j'irais j'irais voyavoyager avec en Amériger en Amérique. est 39 l'aînée . Lafayette dait en 37 beaucoup sur la réFrance P. Son lieutenant-colonel voulait enlever le régiment et le faire émigrer. P. la la M. de avec je changerais plaisir. 35 de mer SOUVENIRS STRYIENSKI Sans le mal D'ÉGOTISME ÉDITION DU DIVAN P. P. P.cette d'une tête per- P. P. de je changerais P. 37 d'anecdotes première formante.où ses tête bosse . 54 .beaucoup sur armée de réformante. 51 d'anecdotes première France P.

Un vice de collège l'a fait aveugle.APPENDICE ÉDITION P. 42 un livre moins sentisur mental l'organisation des communes en France en douze volumes. couraient le monde pour intriguer. 42 . plus P. ÉDITION P. 66 . P. P. 48 la toute italienne. souvent. j'avais délicatesse 50 Ils pourséchoisir un dans les pays . le . m'offrait vrai P.j'avais toute la délicatesse de nerfs italienne. 59 Il a publié un volume moins sentimental sur l'organisation des communes de France en 1200. de pardon. P. le musqué Rémusat. je ne lui parlais moment qu'au où eUe m'offrait le est fort thé.avec comte Dunoyer.avec le P. ne lui rée. d'un 41 chef STRYIENSKI L'intérêt de parti. Rémusat. 59 lourd avec Dunoyer. est très fort souque de toute la soivent. 68 Ils pourséraient choisir un dans les jour pays Mais s'ils étrangers. 56 et de DU 201 DIVAN L'intérêt pressant parti. 64 .il P. raient jour étrangers. P. artificiel d'un chef II a publié P. P. je parlais moment où elle qu'au du thé.il avec que. très 46-47 vrai .

la et le beau pluie Je fus temps. P. P.202 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. la pluie là.écrivant ceci comme une letà trente tre. singe. cette table « jusqu'à: Après » dîner. 72 .Lussinge. 57 . auteur de l'histoire de la Conde quête Guillaume. à mon passionnément la musique. 71 DU DIVAN J'aimais non passionnément musique. 51 STRYIENSKI J'aimais la ÉDITION P.j'y retrouvai mon ami A.j'y vai mon ami Augustin Thierry. tel- P. Lus- P. et le beau Je temps. su. omis). 53-54 . pages à mon inpar séance. P.petit monstre horrible avec de beaux yeux. 52 . 77 sombre. sufus de la frappé perbe figure. 59 J'avais . 74 retrou. ceci tre. 74 . T. faisait qui. avec affreux yeux. qui. faisait là. P. .écrivant comme une insu. 54 monstre de beaux P. frappé de la figure. P. « A » le fatigué. 78 depuis d'hôte. fatigué.petit. 57 (fragment P. pas let- P. P.

P.beaux où se sont plapays beaux cés mes jours. petites Barot est 77 et nous gros grand. P. je hai- Il fallait P.leur faire petit la Elles trois P.APPENDICE ÉDITION STRYIENSKI ÉDITION lement soin tout honneur. 106: . P.quand ma montrais convulsive. cuvier est moi trou- P. Barot 106 et grand. P. nous ne pas. gros gros. trois 77 Elles étaient filles. P. . lui ne DU 203 DIVAN abandonné lement de mon tout souci honneur. beaux 69 sont où se paspays sés mes beaux jours. teur P. P.le faire petit la pour . cuvier 77 pour . étaient petites 105 menues. ne trouvions pas. 63 et entre moi mettre dôme de la vue du les de Milan pièces et l'acShakespeare Kean. 88 Il fallait colline mettre une entre moi et la vue dôme de Milan. rent cet 96 .quand ma je hai- abandonné de mon 87 . du de ShakesLes pièces et l'acteur Kean peare fuKtne) (prononcer événement. vions P. P. 63 lui montrais ne. filles.

étant hules P. 110 Bah vous bien! . un l'excesner- 81 Certaineen le payant. mand se serait même. 84 sement était maison. les 78 Bah connaissez vous bien P. P. omis). « J'aurais évité qu'à: » bien des moments. ue avec elliptique. et depuis « J'augmenterai cet article.204 ÉDITION SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI un appa- ÉDITION lessive. reil elliptique. 113 depuis été sévère« J'ai » jusment puni. monstre. pour sive irritabilité veuse. un un AlleItalien. annonça. P. P. ment. P. 115 était Cet la autrc petite P. se serait même. « Un » jusqu'à on » jour. ment. tabilité 80 étant un l'irripour nerveuse. 112: Certainele un en voyant. le maitre de figuré Napoléon. DU leur un DIVAN cupetite appareil avec lessive. part maison. Cet la amupetite . un Allemand Italien. P. 106 miliées connaissez P. figuré le martyre de Napoléon. monstre. 82 (fragments P.

à 124: à P. quafrancs. chez n montâmes le trouvâmes Nous de douleur. STRYIENSKI . P.un besoin P. cause de del'épuisement l'épuisése vende se vendait l'édition. C'est dre chose. cause ment. 91 soin s c cère qui c consensu. qu'il cœur.un ami calma ce P. .qui. besinpar pur. P. .j'étais une espèce (sic). 90 . peut-êlre culte que abandonner.j'étais espèce P.tout d'amitié cœur. ÉDITION DU DIVAN . 92 . 122 y mon 122 d'être se a . é évanoui 1 avait.nous chez monIl lui. . 86 tâmes avait.nous 117 P. 89 y a . 123 deune c de devenu de connaisseur. lui. quarante Je ne P. difficulté que d'ade le voir courage vérité sur dire la la mointout. rante P. tre la moindre chose. < dait francs. Il P. tout de dire la fera courage d'aut Je ne c'est vérité prévoyais sur tout. venu crana. 126 Je ne préaccet diffid'autre pas prévoyais voyais il me d'avoir le cident.qui. qu'il c dans P. .tout. 90 d'être ami sincère qui bon se calma par sens pur. dans ce mon .APPENDICE 205 ÉDITION P.

de Corner. brices 143 Les confondent choses.M. en P. gauds deux 139 . un étourdissement d'un remords.Andrea Venise. camp. nices .après négligé par six pendant . Venise. P.après l'anégligé pendant mois. prêtre P. l'avoir ennui mois. P. 139: . P.206 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. fait P. Modène. petit P. P. ancien 136 de aide de 133 le 129 .Andrea . gands deux 105 Les confondent choses. 126 DU DIVAN passer pour français. P. plus aux Giade . fait vais q2 STRYIENSKI qui m'a mau- ÉDITION P. P.une capitulation de conscience. mords.M.de invisible plus aux 94:de nuisible plus Français. Giade poète . capitulation science.une conrepetit de P. P. ami et aide de camp. voir six 102: 102 un .qui menpasser pour bizarre et teur.. nonne. m'a . en plus Français. pour surtout mauvais pour français. Modène. 100 97 le . Corner. nonne.

au 108: ciel. nette mode mier 146 ciel.se levan ÉDITION DU DIVAN 207 P. 111 pour Après quelqueheures de P. au Le P. STRYIENSK . P. 153 . 110 avoir écrit fois deux suite. P. P.crimes de l'ar- P.Maisonest bien comun pour preministre.c'est Boucher.crimes commis de l'arpour les gent.Maisonbien comun mipour 146 .de beaux 'eux et les divagues plus jolis cheveux. nette mode nistre.c'est Boucher. 149 de berger P.les autres . 152: . commis gent. yeux cheveux.les cour- 113 . P. régent 108 est . Roi .APPENDICE ÉDITION P. fort P. un 110 de . Cela alla 112 :de beaux et les plus jolis P.se que ce levant mot P. Voyez efbassesses froyables et les dix ans de soins se donnent qu'ils à la Cour un pour portefeuille. 149: Après avoir écrit quelquefois douze heures de suite. P. . 111 bien. un P. P. 150 . ort 151 loin. Cela alla .

a formé mulé mépris pris j'aurais is P. On me un dqn pour un monspour On me un don pour prenait p et Mozart J Juan (voir un pour Molière). calomnier ron. prenait Juan. 159 Il a forle mé- 117 P. P. 160 .j'aurais . tre. t 158 P. fa fallu S( soins P. 117 . fallu pour P. 158 P. D'ÉGOTISME É ÉDITION les folies DU DIVAN pl plissaient P.208 ÉDITION folies salent P. 113 I1 m'a années P. 118 Il le P. Je prends se ce qui ma route.pour lord By- (fragment P. P. 153 hasard place remqui ma vie. Je prends ce que le ma sur 113 au hasard sur trouve P. depuis « Avez-vous jamais « La vu. » jusqu'à: me remorale santé » venant. n monstre. . 153 trois pour 153-154 m'a Il de années vaincre. omis). gaiement des Français. au sort rc route.pour adroitement c calomnier lord Byron. 113 trois vaincre. 118 gaiement des Français. qui ma SOUVENIRS STRYIENSKI remplisvie.

P. 123: si Heureux me fusse souvenu je de ce tactigrand cien serais . 169. jusqu'à: « Heureux si je me fusse souvenu. lent 119 Cuillerier. ». 161 :l'excelCuillerier (l'onle père. 169 Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce tacticien grand serais des "femmes dégoûté et la nausée. . P. P. et P. p.l'excel- été une d'auteur. lent 163 . de jusqu'à la et de la musique comme mes peinture deux contemporains. MM. 120: était de M. 123 . « P.APPENDICE 209 ÉDITION DU autre DIVAN espèce ÉDITION été une STRYIENSKI autre (mol illisible). P. Monbien loin honnête 123 (fragment P. de La R. gie le plus homme. omis). 167 depuis Mon oncle Ga» gnon. jusqu'à de la par conséquent. et de la musique peinture mes deux comme MM. P.M. le vieux cle. Monde bien loin gie était le libraire le plus honnête homme. contemporains.je des femmes dégoûté la nausée. 170:je P. en un mot le jeune m'a l'air d'un fou). P.

. che la disfran- ferme tout. 174 cussion y et franche Car était sur la dis- P. DU DIVAN Rosière et Persont Ils secs. 126 Car cussion y était sur tout. du monde. . monde.ÉDITION P. goûtés STRYIENSKI sont du secs. H. dégoûtés P. dé- ÉDITION de la rochin.

BEYLE NOTICES SUR 175 195 .TABLE PRÉFACE SOUVENIRS DEUX APPENDICE DE L'ÉDITEUR D'ÉGOTISME 1 3 H.

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(ORNE) II .ACHEVE D'IMPRIMER SUR DE F. RUE DES ALENÇON LES LE 10 DÉCEMBRE 1927 PRESSES ALENÇONNAISE Administrateur MAROHERIES. L'IMPRIMERIE GRISARD. 11.

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