Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Stendhal (1783-1842). Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau. 1927.

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LE

LIVRE

DU

DIVAN

STENDHAL

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

REVISION

DU TEXTE

ET PRÉFACE

PAR

HENRI

MARTINEAU

PARIS LE 37, MCMXXVII Rue DIVAN Bonaparte, 37

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME.

1

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SOUVENIRS D'ÉGOTISME .

CETTE ÉDITION A ÉTÉ TIRÉE A 3025 EXEMPLAIRES 25 EXEM- PLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A XXV SUR PAPIER DE RIVES BLEU ET3.000 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A 3. EXEMPLAIRE Nº 2 771 .000 SUR VERGÉ LAFUMA.

MCMXXVII 37 . Rue DIVAN Bonaparte.STENDHAL SOUVENIRS D'EGOTISME D PARIS LE 37.

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ressources.PRÉFACE DE L'ÉDITEUR Révolution de 1830 d'llenri fait un consul. Il avail d'un cruel souffert il avait bien des au amour fois songé suicide. durant les dernières années de la Restauration. et sans certes. On savait même partout. Il bâille les comment heures des soirées el l'idée lui vient. Il y avait été malheureux. longues se de raconter sa vie à Paris pour distraire. L'attention des sur l'Italie. fort mordants sur la musique. Ses ses démarches. Son court à Trieste Beyle séjour se passe en attente. cénacles lui devait encore se porter sur on le vit charger à fond davantage quand comme un dans la chevau-léger querelle La . excursions à Venise ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer. sait tuer le temps. si on ne l'avait était l'auteur pas lu. dans ce port il ne vétuste. Mais sitôt installé à Givita-Vecchia. Du moins les charmes y goûtait-il de la conversation. qu'il de petits livres sur la peinture.

de Stendhal.II PRÉFACE allait el Dat'id du Romantisme. Il est probable que en prenant le nom sous Beyle y aura songé il devint un guide de l'art en Ilalie. bien Sainte-Beuve qui que c'est a pressenti le premier la vérité dans une article de 1854 « Steindal note de son lieu est une ville de la Saxe prussienne. Si l'on veut à toute force eût un rapport entre les deux noms. ferlile époque particulièrement était était alors vraiment Il quelqu'un. il M. Naples élablir Florence. ouvrages signés de assez curieuse avec le roman Confusion Frédéric ou la Fatale Kératry Styndall Année. divers Frédéric Slyndall. Beyle été et non le voleur. sonnage qu'à le annoncèrent mort plusieurs journaux auteur de décès à Paris de M. Mais les volumes de cet ouvrage cinq n'avaient 1827-1828. Beyle paru qu'en n'avait donc en tirer son nom littéraire pu avait la première en fois qui figuré pour et 1817 sur la couverlure de Rome. Beyle le volé Je crois . » lequel Bien s'en avait lu qu'il défendît. Bayle (sic). natal de Winckelman. d'Angers dans la série de ses médaille faire figurer les illustrations d'une lons toutes parmi en talents. D'où lui t'enait ce nom ? un ont avancé criliques peu Quelques l'avail à un perlégèrement qu'il emprunté Il est vrai sa de Kéralry.

chez Madame le mercredi chez Ancetol. Vie . il ne dînail avec quand pas ses amis Aux Frères Provençaux ou au Café il les retrouvait le mardi Anglais. Et si tout ce n'est assurément point par sympathie lui que Beyle a choisi pour pour pseudonyme son lieu de naissance. ou trois pages de ce bavard de Winckelmann né dans mon dit M. puisqu'il fréquentait salons littéraires de Paris. Il le citait dans la déjà de Haydn.DE L'ÉDITEUR III Winckelmann. il est cependant fort uraisemblable c'est en l'étudiant que qu'il a rencontré ce mot sonore et qu'il en a été Je sais bien d'ttrt frappé. de Beyle. le vendredi chez le samedi chez Slapfer. pour le combattre le plus dans l'Histoire souvent. » Mais la fief. principaux Tous les soirs. Viollet-le-Duc ou chez le baron Gérard. Au conl'hypothèse elle le moins la fr'aire. qu'en marge des Promenades dans exemplaire Rome. il f allait bien que M. prouve que pour similitude des noms n'avait pas échappé à l'attention. désinvolture de celle ne note contredit en rien de Sainte-Beuve. en soit. de la Peinture en Italie. Arbelet a bien établi au juste ce qu'il lui doit. M. D. de Quoi qu'il Stendhal ail en son d'un temps joui petit assidûment les renom. on a déchiffré celle tracée de la remarque main même de Beyle « Citer aussi deux. el il le nommail encore.

de Mareste. souvent.IV PRÉFACE le grand le dimanche Cuvier. témoignages. Duvergier Constant. là-dessus. en un mot de plus brillant. Janin de Bury laisse entendre que Jules admettre ? le rabrouait. comptait après-midi soir chez le s'appelaient Rémusat. Et ces amis Ampère. Custine. le baron Courier. impertinence en devait une sur ses talons faire pirouette Sainleinterlocuteur quête d'un plus piquant. Il a a retranchements des vieilles doctrines assez loin de ce portrail à celui de Blaze. Benjamin Paul-Louis Koreff. Le pouvons-nous il Mais son lancée. Beuve l'a vu el entendu. Mérimée. chez Delécluze et le dimanche comte de Tracy. peut-être à hommes n'ont-ils Stendhal rencontré pas On . à Nous accordons davantage confiance les deux mais Sainte-Beuve. comment Stendhal se demander' peul ces hommes se comportait au milieu de Nous avons élincelants et illustres. Delacroix. tout ce que l'époque Jacquemont. de Haurànne. Il reconnaît qu' « habituellement tenait le dé el faisait le Beyle el diable à quatre. trouvera dans en plus du sien propre qu'on Blaze ses divers Souvenirs. tenait têle d Courier un chacun dans les derniers relançait jusque ».

avec tant de feu dans musical tour à tour critique littéraire. un peu préoccupé de ses interlocuteurs. à son de la disposition. homme « homme gros d'esprit el qui devait partir pour l'Italie. de beaucoup et gras. Club. Beyle se mit à avoir de Il ne causait l'esprit peu. . l'a vu. 12-17). critique il lui fallait et crilique pécher partout d'art. que. Ce n'était pour pas se jetait cel esprit en effet. original que mais la conversation. par un peu sur ses gardes. ni dans la même époque. clair de ses revenus. aux collaboration sa alimenter de quoi le plus C'était alors divers périodiques. « un peu gêné. se sentait au lorsqu'il que et de froinuance d'hostilité A la moindre el c'est comme paralysé deur. Jacques égard. au StendhalCandidature Boulenger Le Divan. il demeurait Sainte-Beuve bien ainsi ailleurs. pp. seulement s'étourdir. sa verve de toute et en même possession milieu d'amis. notre Poursuivons enquête auprès de ses cet N'est-ce point Beyle contemporains. d Delécluze ? Il nous en appeler Faut-il et de parad'idées montre Beyle passionné ses articles.DE L'ÉDITEUR V la même sociélé. en quête d'arguments pour doxes. » (Cf. son suivirent années Les qui premières était retour songeur il d'Italie. d'un s'étourdir vers 1826 chagrin pour que vraiment luidu reste Il n'était d'amour.

qu'il fait bâtir presque vis-à-vis Saint-Germain-des-Prés. y que ce soit là le vrai Stendhal de celle époque. ne semblait aussi les jamais il gai que où il de vives contrariétés. polilesse ». plein d'aperçus et de grosses boutades ingénieux « Beyle était ému de tout el il éprouvait mille sensations émues en quelques minutes. Il convient de reconnaître exquise le salon du baron dans la maison Gérard. avait rue Bonaparte. étaient cachées sous les et plaisanteries. quand il . Rien ne lui échappait et rien ne le laissait de mais ses émotions trisles sang-froid.VI PRÉFACE des fonclions où l'appelaient diplomatiques ». moqueur. Elle a tracé de lui un portrait et il a des chances fort coloré. jours éprouvait Alors verve de el de sagesse quelle folie Le calme insouciant de M. ses mille sa fondeur cachée. el caustique recherché. détours. raconte une histoire encore qui plus grasse et que nous montre que sa personne Balzac dans ses Contes bruns ? Les deux rivaux de gloire s'étaient croisés dans un salon était « le dernier asile où se soit réfugié qui avec sa prol'esprit français d'autrefois. l'église Madame Ancelot rencontra y également Slendhal la el pour première fois ful frappée de sa désinvolture en face des hommes et des femmes. Mérimée le troublait bien un peu et le rappelait quelqueà s'étail fois lui-même mais.

ayant signalé de Madame les anlipalilies Beyle Gay. vous ne pouvez « — Et. secrétaire etc. Campenon. Lormian. je recevais BaourLacretelle. ajouta Beyle. que « des académiciens alors MM. afin or. el relevé autres traits quelques de caractère de l'auleur de L'Amour. Auger ni commençait qui . Montey. il me dit un jour venir vous ne m'invibien pourquoi « — Je sais c'est vous avez « lez pas d vos mardis. plus énergique Puis Madame Ancelot. plus de Girardin. il pas Beyle ci l'inviter. qui « eux. venait de publier une brochure « Beyle ainsi Ni M. Le « En effet. en à rappeler comment elle l'invita chez vient il y f ul étourdissant de elle et comment verve et de drôlerie « Dans les premiers où je voyais temps ne venait chez chez Gérard. par par ce désir de le voulais lui pas témoigner de ne pas lui ôter l'envie de recevoir. pas moi « m'inviter avec écris contre eux. me moi et j'hésitais quoiqu'il et que sa convercherchât avec empressement salion me fût extrêmement mais agréable observer était contraj'avais déjà pu qu'il nature el et je ne riant calcul.DE L'ÉDITEUR VII son de nouveau contenu. Roger. perpétuel. parmi de la belle lard Madame mère Delphine. Auger. esprit jaillissait et plus » original.

beaucoup pas M. C'est « Madame. je vis entrer l'ordinaire. je me je heures du « lève à cinq malin. j'ai a des artistes et des écrivains « dire qu'il y . inquiétait qui à ce ei qui est habituée enfonce guère qu'on avec celle ses portes artillerie-là aussi. Ah les bas «pour de coton bien les bonnels je fais «que ma partie et je puis dire que j'y ai « C'est et « mordu dès ma tendre jeunesse. je encore de n'avais monde. j'arrive trop que suis un homme « moi. César el on annonça Bombay. je suis et les bonnets de coton. Beyle. confectionnées l'armée le fournisseur de « savez. je nullement celle brochure n'avais regardé titre comme un d'exclusion il accepta. je reçus une vie de Haydn volume contenait qui écrite sous le nom de César Bombay (sic). occupé.VIII PRÉFACE el celle moi ne sommes connus du public. plus joufflu qu'à et disant tôt. je visite voir si mes fournitures «les casernes pour vous le « sont bien car. de lui son « Ce mardi malin. comme « Le soir de bonne heure. se annoncer sous à la condition qu'il ferait lui conviendrail ce celui de ses noms qui jour-là. plus distrait de celle honorable el « rien ne m'a Oh bien entendu « lucrative occupation. continuelle brochure était une épigramme ne s'en contre l'Académie.

disait-il.DE L'ÉDITEUR IX de la gloriole à des tableaux. el moi qui mais mon autant sangfaire je gardais curieuse de voir ce avec froid courage. auxquels. des personnes « Plus tard arrivèrent qui le connaissaient. qui traits et fort décochait aigus qu'il affilés à qui de droit. qu'il arrangeait avec ses bonnels de maître. que se sauva dans une M. mais il y avait alors grand monde. thédlre. sur tout rien. faisait pièces « « « « « vers. ne pouvant plus aurais bien voulu en de rire. » «et une houppe cela une « Il en dit comme pendant entrant dans les détails de ce demi-heure. il ne connaissait de main de tableaux. et de la à éviter les rhumes « façon dont je fais avec quatre fils de colon de deux pouces au moins. médiocrement les atténuaient colon. et dénigrants lui faire concurqui voulaient Personne ne le connaissait rence. La conversation n'était plus générale de la mystification. qu'il Mais il n'arriva allait arriver de cela. sur gagnait chaque bonnet parlant qu'il des bonnets des bonnets envieux rivaux. foule d'épigrammes qu'une ce que chacun de livres. mais rien. de cerveau. Ancelot qui pzèce retenir son envie à côlé. et nul ne se fâcha » . qui mettent à des livres Bah cela que qu'est-ce de chausser en comparaison de la gloire de manière et de coiffer toute une armée.

Beyle s'y le mot de Sainte-Beuve. suivant le diable à quatre ». « il faisait ses durant comme il les regrette Aussi. parce les mardis librement. sur les matin. de fréquenter exislence et se donner l'illusion encore Le Palais-Royal. Ses vivre de dix correspondants près ne lui envoient rarement trop quelques que nouvelles. verve. Cuvier. après lorsque entre el entre demeurait soi. le dix heures et demie. il . que traitement lui permet l'achat de livres son il va retracer son el de bons fauteuils. le samedi chez credi Gérard. et. qu'il mange faim. maigres plaint à sa maintenant et. parlait timorés étaient les minuit. partis. qu'on laissait aller à sa gens d'esprit. trois semaine au M. Tous soirs. Il s'en sans cesse. longues les hommes salons où il pouvait connaître « Le mardi chez Madame le merAncelot.x PRÉFACE souvent dans ce revenir il se ses séjours à Paris Il l'aimait qu'on y plut toujours. Mais tandis remâche qu'il du monde où il vient de il ne sait plus rien ans. soupers par et je suis au courant de ce Café Anglais. » qui se dit à Paris Stendhal salon oit devait durant ses souvenirs. chez M. ces soirées vides de Civita-Vecchia.

ou chaque jour à la tout le par peu près. Mussel. net. qui s'enchaînent Malil s'arrête heureusement. et le retracer temps lui devient regretté. le heureux. il partageait avec quelque souper fin Mérimée. qu'une d la fois par jour. tête. après quinze jours. soudain une recrudescence de besogne administrative ? Fut-ce de la chal'effet grande leur ? N'est-il las plutôt de nous entrepas tenir sans cesse de lui el n'a-t-il pas encore son de tant de pris ? parti je et de moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Sharpe el VielCastel. Pourquoi Il ne nous le dit Eut-il ? pas. il devait son écot faire pour payer tout le mois des prodiges d'économie. c'était le temps N'importe. gination tandis qu'il peut dérouler des souplus facilement venirs d'eux-mêmes. Il se rend ses ne lui compte que fonctions d'écrire un permettraient pas d'irnaouvrage comme Le Rouge et le Noir. 2 . Mareste. Beyle jette hâtivement sur le papier durant plusieurs heures tout ce qui lui passe. Rotonde du Palais-Royal. Koreff. Du 20 juin au 4 juillet 1832. Delacroix. un bonheur nouveau.DE L'ÉDITEUR XI son café au lail au Café de Rouen prenait ou au Café Lemblin et attendait au Louvre ou dans le jardin des Tuileries l'heure du dîner d la table d'hôte de cinq heures. Car la pauvreté alors à ne se mettre l'obligeait à table El quand. Il y emploie loisir lui laisse son travail que consulaire.

au moi que les place d'aude ce temps hommes plus que ceux horreur des avaient confidences jourd'hui uns des autres les et vivaient à côté du cœur d'ArL'auteur en continuelle représentation. L'a-1-il bien Mérimée. qu'il ne se si ces intimes à se demander arrive la comédie sont toujours joué un peu pas son son égoïsme et Beyle Mérimée affichait souvent ont Leurs détachement. . familiers de cœur. qu'il et sur ses amis sa pensée crue sur graphe de la Correspondance lui-même. surpris. ni l'autre n'auait que ni l'un jugé si paradoxal Reconnaissons plutôt pour du chez les tenants paraître que cela doive telle une el chez ceux qui firenl romantisme. les deux Quoi qu'il d'une écriture a noircies dix pages que Beyle demeurent lâche el rapide nous précieuses. tendre apprécier certes el mieux que Mérimée compris ? Autant Si Mérimée lui-même. ne fa compris voyait le dépeint il nous comme en réalité Beyle avouer dans son H. un document trouve seulemenl On n'y pas et sur les relations à Paris sur son existence à chaque on relève paras'y était faites. B. il faut el l'on én assez le connaissait mal. sur son factotum si durs en termes primer des Souvenirs de Maresle Lussinge (le encore de l'enIl esi curieux d'Egotisme). Les lecteurs c'est de le voir s'exseront certain.XII PRÉFACE cenl soixanleen soit. el à l'égotisme. el sa Notice.

que l'égotisme. il vrai. préféra roué sentimental. mais est celle de peindre le sincère. ne D'où venait le mot égolisme ? C'est dans . d'Egotisme du Journal. toujours paraître que Il a fallu la mise au jour des grimoires dans la solitude Stendhal écrivit sur que lui-même nous commencions à pour que le voir tel étail. avouons-le. jour peu nouveau ses sentiments fraternels. confesse-t-il.DE L'ÉDITEUR XIII comme celui de Colomba. on s'afragmenls importants n'en l'auteur perçut qu'il fallait pas juger sur la foi seule de ses contemporains. combien il élait el farouchement indépendant sans vieux doute. mance. Il y affiche. façon cœur humain dans la connaissance duquel nous avons des de fait pas géant depuis des Lettres » 1721. Un de la omis passage présente édition. qu'avait et où de sa Stryienski. passablement garçon. apparaître ce livre n'est autre C ar. Il que « l'égotisme est « ajoute aussitôt. pas chose de abominable ». sœur Beyle parle dévoile sous un un Pauline. Casimir qu'il Lorsque le la Vie d'Henri Stryienski premier publia les Souvenirs el des Brulard. époque persanes. avec son horreur de la responsabilité. Cela l'aurait de nous pas chagriné sous les traits d'un vieil égotiste.

p. Le Divan. qui. tome II. jours parlé s'amusaient des mêmes el proimaginations 1. Rome. a Par ailleurs on égotiste que dans une note manuscrite de 1829 Stendhal. Rome. lui Sans doute est-ce crainte par qu'on a adressât le même reproche que Stendhal laissé ses Souvenirs inlerrompus. honte. près el qui ont tousi dissemblables cependant avec sympathie l'un de l'autre. mon récit me de pour qui fera passer a relevé 1. Florence. Il est curieux de voir qu'à peu janvier au même moment Musset et Stendhal. Stendhal et Naples l'a peulA la fois.XIV PRÉFACE la troisième édition de en 1826. Naples et Florence. sans nous aussitôt le Fantasio d'Alfred rappeler « être de Musset lui aurait voulu aussi. vons-nous au début du chapitre V l'entendre avouer « souverain serait plaisir que son en un allemand blond et de se changer long ainsi dans Paris de se promener ». il s'enivre . la lecture de l'Itinéraire à Jérusalem après écrivait « Je n'ai jamais de Chaleaubriand. 97. » rien trouvé de si puant d'égolisme. à Il est curieux découvrir pourtant d'y Poucôté de l'égotiste un rêveur passionné. » ? Fantasio a été ce Monsieur qui passe en dans la Revue des Deux-Mondes publié 1834. que être la employé pour première suite des lignes où à Florence du souvenir de Danle « J'ai dit-il.

se désennuyer. d'y répondre ingénuité. commence la rédacoù il l'époqtie cet Stendhal mande à Di ouvrage. pour juste pour s'examiner à fond. exilé consul ici. aussi. » Ecoutons remarquable il essaie avec avec franchise.DE L'ÉDITEUR XV les chères Mille clamaient le même gotzl pour et Une Nuits. ainsi lotit au des Nous découvrons long un homme Souvenirs d'Egotisme singuet le lièrement le charme complexe plus c'est livre. j'écris « Quand je suis à de l'histoire de mon dernier voyage Paris. fort de ce petit que nous appreconnaître Stendhal. l'appuyant auprès valu sa nomination de lui avait Molé. il plus « tiré se pose ces déjà questions Ai-je tout le parti mon bonheur des pour possible m'a où le hasard placé ?. Je m'amuse à 1821 juin décrire toutes les faiblesses de l'animal je ne cela sera drôle nullement l'épargne le verra dans les montres du on quand alors en 1860. qui. pour savoir au ce qu'il est. l'ami du comte Fiori. trois ans Là. Il écrit nons à y bien mais el surtout. à novembre 1830. comme dans la Vie d'Henri tard Brulard.» PalaisPalais-Royal. Vers tion de . Ai-je positions comme un esprit ?.

» Et « sur la deuxième page Codicille au testament de olographe M. Abraham Constantin à de Genève. Stendhal estime donc que ses Souvenirs d'Egotisme seront un jour cet il trace publiés. changer . dix imprimeur ans après moi. m. parul après morl. h. Henri consul de France à CivitaBeyle Vecchia. chevalier de la peintre célèbre. ces mois sur le premier du manuscrit feuillet « Souvenirs « Je cel examen à M.XVI PRÉFACE Pour si peu homme de lelires soit. Beyle lègue le prémanuscrit sent contenant des bavardages sur vie privée ma M.. Je prie de ne rien seulement on pourra les changer. Légion d'Honneur. qu'il au sens que nous donnons à ce mol. Ou de le f aire déposer dans si ne veut quelque bibliothèque personne Cellini 150 ans sa l'imprimer. etc. etc. « Moi soussigné. Abraham lègue Conslanlin célèbre avec de le peintre peine donner à quelque non bigol. A. M. A effet. Je prie Constantin de faire ce manuscrit imprimer dix ans après mon déccès.

qui.DE L'ÉDITEUR XVII noms ceux Mme Mme et substituer que j'ai Durand Doligny à imaginaires mis. ans après quanle ne Souvenirs d'Egotisme furenl 1892. sur la fatuité tèrent de « un homme leur parut L'auteur capable M. imprimer par exemple au lieu de ou Mme Delpierre Berthois. en dépit nous devons el de leurs ses éditions lacunes. cinces bavardages hasard on réimprimait » ma mort. une eurent Les Souvenirs fort presse les dans censeurs diverse. psychologie Les . ou de Mme des noms le 24 juin « H. Plus toutes les bassesses justement de la finesse de à côté dégagea. « Civita-Vicchia. 1832. journaux. BEYLE. exhumés qu'en Stryienski par Casimir à encore mode n'était La beaucoup pas de des fautes énormes Slendhal et. de ce livre nauséabond. assez qu'on « J'aimerais changeât tous les si par remettre ceux-ci On pourrait noms. de tout ce à Stryienski reconnaissants être tant et qui depuis alors porta entreprit qu'il de fruits. Paul ». Quelques insisun lenaient porte-plume. Bourget de son caractère de l'écrivain.

Le litre Souvenirs a élé d'Egotisme. El Maurice Barrès grand s'écria « Pour moi je remercie Stendhal de ce que lu en méme l'ayant temps que trente-six romanciers au milieu la desquels mode il me au de l'admet. » L'édition donne ici est la seconde que je en date de cet ouvrage et la première comCasimir en effet quand il plète. Mais le feuillet de départ du deuxième cahier seulement titre porte pour Life. en surcharge. la main de Stendhal. La liasse première contient 150 feuillets et la seconde est paginée de 151 à 270. 300. Et. en 1892.XVIII PRÉFACE honnéle homme. Strgienski chez el Fasquelle. rappela respect notre XVIIIe siècle el me rendil de capable » goûter Montesquie. Il est formé de deux liasses de papier écolier écrites au format recto toutes deux entièrement de seulement. Colomb a porté cette mention Suite de la Vie de Henri Brulard. le publia Charpentier le anniversaire pour de la cinquantième mort de Slendhal. tracé l'auteur en tête du par chapitre premier. avait supprimé un le passage importanl pour transposer . Le manuscrit des Souvenirs d'Egotisme est conservé d la bibliothèque de Grenoble dans le carton R.

de Delécluze.DE L'ÉDITEUR XIX la Vie de Henri Brulard. Colomb a d'ailleurs au sur indiqué crayon le manuscrit la clé de la plupart des noms en note toutes ses supposés. venirs nous l'avons d'Egotisme. Il en avait encore autres et mon travail plusieurs du sien à Le diffère presque chaque ligne. monstre. et j'ai gardé suivre cet pouvoir faire Notices nécrologiques que avait écrites sur luipar anticipation Beyle même. Stremon. édition d'Henri conservé les Brulard. La première de ces notices fut composée enfin deux remarques. la Beugnot Maisonnette. blesno. en le manuscrit des Sourenferme. el un cahier contenant trois de la chapitres Vie de Henri Brulard. Mais il faut bien dire que de Lussinge cache le baron de la comtesse Mareste comtesse Doligny. ou tresprê nobles ou pour Rome. outre. 300 qui Grenoble. Joseph Lingay l'Etang. Bien comme dans mon entendu. lecteur trouvera en appendice les principaux mots et les phrases changés supprimées par le premier éditeur et que j'ai dû légitimement rétablir. qu'il de laisser aujourd'hui Mero. prêtres. On les trouve à la bibliolhèque de dans ce même carton R. je n'ai pas lrouvanl était sans raison anagrammes. J'ai cru des ouvrage dans omis . déjà dit.

» chose à prendre. en paru Henri MARTINEAU.XX PRÉFACE en 1820 el comà Milan probablement est datée de la seconde 9 feuillets. aux utile un el forment santes complémenl très Souvenirs ont déjà du Journal qu'elles Signalons à l'édilion appendice MM. correcl texte d'Egotisme. Casimir par publiée chez Charde Nyon el François Stryienski ici le ai reconstitué en 1888. 1837 el couvre Paris le 30 avril de la un En tête de ces pages. prend 7 feuillets. J'en pentier et intégral. . omiserreurs el de leurs de leurs En dépit intéressont en effet fort ces notices sions. papillon celle indiColomb main de Romain porte les dans « Il y a peu d'exactitude cation mais les f aits dans et même quelque dates.

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

SOUVENIRS D'ÉGOTISME 1

CHAPITRE

PREMIER

Rome, ouR

20 juin

1832.

mes loisirs dans cette employer terre envie d'écrire étrangère, j'ai P un petit mémoire de ce qui m'est arrivé mon dernier à pendant voyage du 21 juin 1821 au .novembre Paris, 1830. C'est un espace de neuf ans et demi. Je me moi-même deux gronde depuis mois, la nouvelleté de ma depuis que j'ai digéré un position travail pour entreprendre Sans le vaisseau quelconque. de travail, la vie humaine n'a de lest. point J'avoue le d'écrire me manque courage si je n'avais querait pas l'idée qu'un jour
1. deux A

par délicatesse
tiers

n'imprimer sont

pour les personnes
mortes dès aujourd'hui.

que

dix

ans

au

moins

nommées. Cependant

après

mon

départ,

les

4

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

et seront ces feuilles imprimées paraîtront un âme lues par que j'aime, quelque par le ou M. Gros, Mme Roland être tel que liront ceci les yeux Mais qui géomètre. à la lumière, s'ouvrent à peine je suppute ont dix ou douze lecteurs futurs que mes
ans.

le parti tout pour possible Ai-je tiré où le hasard des bonheur mon positions neuf ans que je viens les m'a placé pendant homme à Paris ? Quel suis-je ? de passer avec bon sens du du bon sens ? Ai-je Ai-je profondeur ? un remarquable ? En vérité, esprit Ai-je Encore par ce qui m'arrive je n'en sais rien. rarement à ces le jour, au jour je pense et alors mes fondamentales, questions mon humeur. varient comme jugements ne sont Mes jugements que des aperçus. de mon examen si, en faisant Voyons à la main, la plume j'arriverai conscience, reste et de positif a quelque chose qui moi. vrai Que penserai-je pour lontemps en à écrire sens me de ce que disposé je si je vis ? Sera-ce vers le relisant 1835, mes comme ouvrages imprimés ? pour tristesse de sentiment un J'ai profond livre d'autre faute je les relis. quand un mois Je sens, pense, que j'y depuis à écrire réelle une répugnance uniquement nombre de mes du de moi, parler pour

temps à achever la vie le moins mal songer possible. Ma principale n'était la objection pas vanité sa vie. je ne ferai le bonheur. mais les petits devoirs de ma place m'inassez mieux terrompent souvent. l'imagination Quand ma suis de je reprends fiction. de déflorer les moments heureux craignais en les en que j'ai rencontrés. c'est ce que Or. les anatomisant. je sauterai 1. petite éteint net chez moi. je me trouve de la France1. ou. j'ai 49 ans tant il est de après d'aventures. point. décrivant. A quoi un homme sage faut se vaincre soi-même.QUARANTE-NEUF ANS 5 de mes accidents d'amourchemises. la disposition de mon coeur était d'écrire un livre sur une d'imagination intrigue d'amour arrivée à Dresde. dans une maison voisine de la mienne. Je vite. Il était alors et résidait consul de France dans les Etats à Civita-Vecchia romains et Rome. en août 1813. je ne puis jamais être sûr de passer une heure sans papier être Cette contrariété interrompu. répondra qu'il Je répliquerai il est trop tard. lu tous les livres amuj'ai sants ont en ce Toute qui pénétré pays. je dégoûté ce que je pensais. D'un autre loin propre. côté. Un livre qu'il y a à écrire sur un tel sujet est comme tous les autres on l'oublie bien s'il est ennuyeux. pour en prenant mon dire. .

M. méchant. Suis-je pense. point persécuté par je des machines les regarde comme poussées. je je ne crois pas crois ne me eux. Le . y comprise. une parfaite de raconter les le Aurai-je courage sans les sauver des choses humiliantes par infinies ? Je l'espère. bon. Je suis du soupçon est venu au anticonvaincu que le seul profondément au lecteur faire oublier dote qui puisse va écrire. ministre En 1814. quand j'y me désole. la nuit c'est ce qui quelquefois. j'ai agi par conseil sur m'avait demandé quelqu'un aurais souvent ma propre position. et Je ne me connais point moi-même. non. génie poétique monde. par par la vanité toutes les passions. et la chute que nous jours j'adorai) la boue en et notre effort fîmes dans 1814. le comte Beugnot. grande portée m'ont fait rivaux d'esprit. Si humeur.6 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mais le génie est mort.. vanité et ailleurs la en France. compliment là-dessus. un bon bête? su tirer Ai-je parti spirituel. des hasards au milieu m'a desquels jeté et de Napoléon toula toute-puissance (que en 1810. Malgré les hommes méchants. en 1830 ? Je crains bien que en sortir pour au hasard. j'en donné un d'une des amis. Je que l'auteur c'est les éternels sincérité. préfaces les malheurs de mon ambition.

sans voler. de avec intimité Quel plaisir parler à un être de cette portée Cette est bien préface longue. de Paris. voyait d'une femme fort laide et d'un grand Mme la comtesse Je caractère. et. comme Elle me l'ami singulier. je le sens trois pages mais je dois commencer depuis SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Beugnot. qui s'en est retiré au bout de quatre ou place las de gagner de l'argent. que je tous les jours chez M. L'extrême dit-on. Le cœur navré par le triomphe de tout ce que je méprisais et ne pouvais n'était rafraîchi un haïr. cinq ans. Beugnot. dans ma vie. que par peu d'amour à que je commençais éprouver Mme la comtesse pour Dulong. Beugnot. je répondis M. 3 de la . homme a de encourager qui la vanité comme deux il dut Français être fort eut L'homme cette choqué. j'étais position pour de façon à ne pas accepter. fit alors. mépris que les Bourbons c'était j'avais pour pour une boue fétide me moi. pas aimable. Je ne sollicitais provisionnement en admirable rien.PRÉFACE 7 m'offrit la direction de l'appolice. me suis toujours de ne pas l'avoir repenti aimée. tard. Beugnot et voyais dix ans plus a eu une grande qui. Paris de jours n'avoir quitter peu après de pas accepté 1 obligeante proposition M. Alors elle me distinpart non comme mais guait.

1819. 1821. au premier remords. Je serait après quittais. ce fut la curiosité semble politique que d'en sans finir peut-être. que j'adorais. à de peine En 1821. une femme qui d'intimité. juin pour somme de avec une 3. j'ai presque paresse moment la plume. j'aurais le Milan Je quittai Paris. 1820. J'en suis encore. de jeter Mais.500 francs. quand bien bien vieux. glacé. après les à deviner Elle était hautement tant d'années motifs de sa d'intervalle. eu cependant jamais qu'un la bonne mais les femmes de amant de sa de Milan se vengeaient compagnie La Métilde ne sut pauvre supériorité. mauvais drame d'amour d'un que je barIl me alors casa bouillais (logé Acerbi). aurai-je je serai des années le courage de parler 1818. contre cet ennemi. des de solitude. qui m'empêcha . 1821. cette somme la cervelle me brûler de quand ans trois finie. bonheur comme unique regardant je crois. ni manœuvrer jamais Peut-être un ni le mépriser. conduite. j'avais beaucoup de me brûler la résister à la tentation un pistolet à la marge Je dessinais cervelle. elle n'avait déshonorée.8 SOUVENIRS D'ÉGOTISME la et si difficile un sujet si triste que par envie me saisit déjà. à ne s'est donnée m'aimait et qui jamais moi. jour.

je pris congé Quand me dit-elle ? reviendrez-vous. angélique. j'espère. Jamais. la vie qu'était-ce d'elle que auprès (de à Métilde) ? J'expirais chaque pas que je faisais m'en Je ne pour éloigner. vie en 1825. Bellinzona.DÉPART DE MILAN 9 fut-ce aussi la peur que je m'en doute. cachée dans un si beau a quitté la corps. Milan à à instant craignant et chaque même rebrousserais que je chemin. moiregarder même. Il y eut là une dernière heure de tergiversations et de vaines une seule paroles eût ma vie pu changer hélas future. Enfin de Métilde. dans l'état je partis qu'on peut le J'allais de juin. pas bien Cette pour âme longtemps. que dis-je. Je pesais avec eux les raisons devaient le faire qui d'un ce qu'il augmenter sou de y avait c'était de plus dans affreux. . Bientôt comme je fus faisant stupide. ville où ne je croyais pouvoir sans ne mourir. imaginer Come. Je passai à à à Airolo. je pus la quitme sentir arracher il me l'âme laissais la que j'y vie. croyant Cette demeurer ter sans semblait qu'en soupirant (Shelley). de me faire mal. la conversation avec les et postillons sérieusement aux répondant réflexions de ces gens-là sur le prix du vin. respirais Enfin.

je crois.10 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fait frémir de ces noms Lugano (le son — 20 juin 1832). . j'ai les sous et cédant des pierres roulantes. finit avec par j'étais Le courrier lequel lui me dire imporet par m'arrêter que peu mais ma je diminuerais tait de que vie. J'arrivai les montagnes comme minable (exactement de l'Anglele nord dans du Cumberland Je voudes précipices). maudissant ce courrier avec J'arrivai des yeux J'ouvrais Altorf. deviné pas pas je ne puis que j'ai marcher. n'a jamais qu'il prétendent de mauvaise statue une Altorf. quoique rateur les de tous ministériels pays écrivains A existé. pas du cheval. sur des chutes horreur ber de cheval. stupides les de Guillaume Tell. Quoique ma vie à tomet quoique j'aie passé lerie. son sort jusqu'à admiJe suis un grand sur tout. — Hé quoi la V. à cheval. de on saurait lui quand qu'un avec venir le précidans roulé avait ses voyageurs pice. espéle Saint-Gothard lus passer chute une qui un peu rant que je ferais discela me et que à fond. n'avez-vous ? lui dis-je. ne voudrait et que personne plus son profit. encore même aujourd'hui aboalors au Saint-Gothard. en y ajoutant terre. m'écorcherait de cavaofficier ancien trairait.

partie rendaient à Paris 1. la première succédant mélancolie. de la Chaml'affreuse et misère pour plate pagne.VOYAGE Tell avec un 11 me toucha de pierre jupon mauvaise. Métilde. Que 1. au milieu du salon un peu. était qu'elle précisément parce avec une douce Voilà me disais-je. pour ce que fois à un désespoir donc sec. de Mme Traversi. femmes sont laides à village Lucerne. statue m'adoucit La vue de cette la chapelle Je m'informai du lieu où était de Tell. de descriptions pages du moral. la verrez demain. belle-fille à fait en allant tout Mon coeur se serra les hautes. un mauvais et un Français que je suis Mlle disait tard. Sophie méchant. Vous en bien Le lendemain. pages . ans m'ennuie. Ici les quatre Bâle. des hommes grossiers. qui se et surtout les environs de La France. du Il y a deux que physique douze comme ceci. donc. la description n'ai écrit je de Altorf à Gersau. toujours déplu. je m'embarquai officiers suisses des mauvaise compagnie de Louis faisant de la garde XVIII. de M. Paris occupé Belfort. ce qui prouve m'ont Paris. plus Cuvier. de Bâle à Belfort et quittant si ce n'est les belles montagnes suisses. Langres. voilà aux yeux les plus belles choses deviennent Telle tu es.

je vais desquels femme ma et pour une que je passion. chose qui je suis à de mes était le bloc. dans ma contre hardis guerre on sait. C'est par venu à avoir de l'espril. la butte mépris Métilde. que devinassent milieu vivre. bouquins pédants. que laid. que Voyage des et cent estimés Etudes. insultant pour deviné. amis. litesse. Traité des le le d'Anacharsis. à Diderot. quelle dans . Le pire des malheurs serait. de affabilité. comme à Je d'un coutelier de Langres. le seul de ses ouvrages Jacques mais je l'estime beaucoup plus que j'estime. juin 1832. ceci. Langres elle avait été le ville qu'alors j'adorais. Milan en 1818 quand j'aimais J'entrai dans Paris. m'écriai-je. de a été dans le fait le principe dirigeant là que ma vie pendant dix ans. quel leur conversation villageoise justice était située comme Volterre. que cette peur. en écrila première fois. songeai le Falaliste. idée n'être une seule pas Mais. mes au ces hommes si secs. n'ai eue pas et je vois en Je me dis cela en juin 1821. les théâtre d'un de mes plus exploits Métilde. Je pensai fils. pire que je trouvai ma avec douleur. pour fois vant mille répétée. les SOUVENIRS vis en bas D'ÉGOTISME bleus je me et avec dis quelle sentiment des poplus tard.12 où je sabots.

Je me logeais à Paris. dans un Hôtel de Bruxelles. rue de Richelieu. Ceux ma sottise qui désapprouvaient jamais n'en parlaient. objets glissaient . Je lui confiai bien vite les 3000 francs qui me il m'en remit moi restaient malgré un bout de reçu que je me hâtai de perdre. tenu un M. de Damas. son l'à-propos absence de tout son horreur sentiment. Petit. Je vécus là-dessus mois plusieurs dont je ne me souviens J'accablais de lettres guère. ancien valet de chambre par de l'un des MM. parfait matière en faisaient à mes yeux d'argent. tout mouvement de l'âme pour qui avait de la profondeur. mon aller en Angleje repris argent pour terre où me poussa le mortel dégoût que à Paris. n° 47. son souvenir vif pour des jouissances de vanité avaient trente qui ans de son honneur en date. le modèle de l'ancien parfait Français. Petit. mois ou quelques quelques après semaines. La politesse. la grâce. mes amis de Milan en obtenir indirecpour un tement demi mot sur Métilde. de ce M. j'éprouvais J'ai bien de ces temps peu de souvenirs les sur moi passionnés. ce le contraria qui beaucoup lorsque.MÉTILDE 13 Au bout de huit en voyant l'abjours sence dis de ma politique je me profiter douleur pour.

14 inaperçus entrevus. SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou méprisés ils étaient quand Ma sur était la place pensée à Milan. . Je vais me recueillir Belgiojoso tâcher de me les maisons pour rappeler où j'allais.

plus Rancune Roman (du Comique) que j'aie rencontré. M. Il ne commença à se détacher de moi et à être dans le discours impoli que la me vint. de Lussinge. petit. trapu. toujours et employant nos promenades par avarice à faire des budgets de dépense personnelle un vivant seul à avait pour garçon Paris. je voyais tandis ce n'était trente. là logeait le Piémontais le plus parce que le le plus sec. le bonheur de VOICI . en 1821. le génie. Il pendant y avait mais non amitié. ressemblant à la dur. râblé. la gloire. le baron de jamais Lussinge a été le compagnon de ma vie de 1821 à né vers il avait 1831 trente-six ans 1785. J'étais descendu à l'hôtel de Bruxelles.CHAPITRE 2 le portrait d'un homme de mérite avec toutes mes qui j'ai passé matinées huit ans. la bonté. une rare sagacité. lorsque réputation d'esprit après l'affreux malheur du 15 septembre 1826. estime. Dans mes illusions romaet comme nesques brillantes. M. que que quinze. n'y à trois mal mis voyant pas pas.

. à Turin à la avait été élevé Lussinge il y avait même académie pris qu'Alfiéri méchanceté cette piémontaise. profonde sans pareille. qu'une Lussinge la haute naissance. n'avait c'était l'émotion. ici.16 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui ne les voyant homme qui passait. plus et. au monde cependant qui n'est hommes. que comme ce de nos converVoilà qui a fait le fond huit nous nous sations ans pendant de Paris à l'autre. devenus a suivi à Turin rois de Sardaigne. d'un bout cherchions alors de trente-six ou Lussinge. passions tel moins de petitesses bourgeoises. l'estime pour religion du Bugey. le but constant ironie. elle un rang élevé en 1500 qui y tenait les ducs de Savoie. en effet. âgé le cœur et la tête avait ans. du sort et des la méfiance que à Rome traits J'en retrouve plusieurs le marché mais. d'une famille Il est. il y a des par-dessus étant le théâtre vaste. de son A cela près. trente-sept ans. six ou sept. Il de d'un homme cinquante-cinq ému des événen'était que profondément il devenait alors ments à lui personnels au moment de son comme mariage. fou.

il évita une grand hasard. Mme femme d'un depuis Douin. à Mgr de Paris. depuis Enfin. dans le salon archevêque duquel elle allait se confesser. il épousa une sotte et assez parfaite. Les intrigues. qui pouvait aux Il songea à se marier. avoué.LUSSINGE 17 21 juin. noble mère de Lussinge. Cette sotte se belle. et enfin dans avare. serait une occasion sa mère de se lier pour des actes de donner par qui l'empêcheraient son bien à son confesseur. Mais le avait été condamné je général a mort cela eût effarouché la après 1815. crois. d'épouser Mme Varambon. janvier II avait une mère avare mais surtout et donner tout son bien folle. n'en ai moins aimé pas Lussinge ce soit devenu jusqu'à ensuite qu'il riche. confessait directement de Quélen. Le hasard m'avait Je . ce prêtres. peureux désagréable ses et malhonnête en propos presque 1830. coquette. fut sur le point de demander coup. grande si elle eût eu un nez. allait à la pendant qu'il chasse d'une m'amusèrent beaufemme. les démarches. Lussinge une fille charmante à lui le qui eût donné bonheur et l'éternité à notre amitié je veux de la fille du parler général Gilly. Par un baronne.

et plus huit ans. fois jour pendant par et à cette revenir tard il faudrait grande de a près cinq florissante baronne. Lussinge 1. c'est moi Un jour. D'Argout. sentiment autant non les Bourbons.) 2. Beyle. A la préfecture. au ministère chef de bureau réunit. indiscrètement pour un de mes nombreux là. la peur le domina. mon a été elle ce moment Depuis de des retours avec ennemie. imposez furieuse. ou de Berry. d'Avelles C'était chez Mme la comtesse à M.18 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de sur les amours données donné quelques avait alors cet archevêque. et. (Note au crayon de Colomb. quoique me voilà Mais bien étrange. pieds de ses sa Avec dot. Mme de un défauts peu je plaisantai sur l'archevêque. de sa mère. rente. coquetterie bien un long dans épisode embarqué deux vu car Lussinge j'ai je continue. pas Méprisant 1. appointements de la Police 2.) . si je ne me trompe. silence — Ma cousine. (Note de Colomb. de perdre. s'écria-t-elle. du fameux maîtresse avant. vers 1828. qui peut-être de d'honneur dame Mme de Podinas. qui six pouces. depuis Mme la duchesse duc de Raguse. Lussinge les donations de mille livres trois ou vingt vingt-deux un seul De ce moment.

neuf ans que j'allais tous les jours Il y avait demie au café de et à dix heures Rouen. matins. fut suivie d'un Cette sottise ministériel.SACRIFICE 19 mais la vertu politique. Je croyais mille m'apervingt-deux voulait un an. fait il me nia je ne sais quel 1830. on sait. comme le strict nécessaire. était un peu humilié au nous réunissions nous café. nous traversâmes le fort silence long Louvre sans Je n'avais alors que parler. au très pénible Enfin. jour il y en avait quelque Chaque les on le voir dans comme journaux peut allait au spec1826 à 1830. chez antibourbonien j'avais appris que conseiller fort alors M. de Lussinge dans le monde il et jamais tacle le soir Tous les de sa place. lui. vous n'avez pas de fortune. Cuvier. plaisantions veille Le 3 janvier sur nos différences de partis. que moi qui ai de il arriva comme les méprisant maladroits. prendre depuis Dans ton de à mon un supériorité. — Vous.) danger pour nouvelle. francs. ce la que j'avais appris je lui racontais nous ordinairement. je me déterminai sacrifice de changer de café sans le lui dire. sans un vif à ne pouvoir plus supporter malal'énoncé de leurs accès d'humeur et à l'improvivement dresses. (Il voyait ses viste un propriétés. d'Etat. je crois. égard il me disait nos discussions politiques. qu'il cevoir. .

000 il avait peur pour francs. 1821 à 1828. Maisonnette. cinq l'un. je des rendez-vous à cents francs crois. Mais de trop enfin. dans une petite Quand je suis entré place en 1830. pour terrains mais toute neutres.20 SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. distrayait sombre et méchante et de la terrible peur de perdre. intimité devenue un besoin tous les pour a voulu souvent se renouer. longuement . fameux café libéral situé au également Je ne Palais-Royal. Mme Pique. où il était étaient nous des instruit. obtenait. littéraires il ne compreprojets auxquels nait nous avons bavardé rien. Son bon sens pas moyen de m'égarer loin dans m'empêchait trop illusions mes Ma car je poétiques. mais elle n'en a eu la force. la musique ou la peinture. Je me retirai au café le Lemblin. un de nos amis communs. je crois. voyais plus Lussinge tous les notre quinze que jours depuis. j'ai vu Lussinge deux fois par et à l'exception de l'amour et des jour. Plujamais sieurs fois après. bourgeois. gaîté. deux. l'impolitesse de ses revenait avec dès façons âpreté nous et qu'il avait que parlions politique ses 22. n'y de continuer. tenu bon et par Pique. alors dont jolie. a trouvé les je crois qu'il appointements considérables. devins ou plutôt l'art de le gai j'acquis le de son humeur paraître.

ce il l'a rendue fidèle.HOTEL DE BRUXELLES 21 sur chacune de mes actions. De onze heures à midi nous étions très et souvent il parveensemble. Lussinge toujours piquée. mais Là. par femme de chambre à grande femme. Nous en sommes donc au mois d'août moi logeant avec à l'hôtel 1821. et sa plus joli Français. j'inoculai d'une manière si mon plaisante amour Mme Azur 1 dont il frénétique pour est deux ans l'amant fidèle depuis et. aux Tuileries et sur le quai du Louvre conduisait qui à son bureau. du de ces s'agissait premier personnage de celui à qui. 1. façon.) chagrins Voilà . plus tard. mémoires. qui a en 1832. que j'aie Mais rien n'est n'anticipons point plus difficile dans cette histoire de grave que à l'ordre garder respect chronologique. Alberte de Rubempré. qui est plus comique. Lussinge de Bruxelles. toujours je le vois à ses amis. ne put pas s'empêcher présenter de me faire connaître 1° Un aimable et excellent beau garçon. nait à me distraire de mes complètement qu'il ignorait. le suivant à cinq à la heures et table d'hôte excellente bien tenue par le des M. enfin ce long mais il épisode fini. C'est une des Françaises les moins poupées rencontrées. (Note au crayon de Colomb. de me craint. Petit.

passade. d'imagination et eu tant de d'un ton ayant parfait. possible. M. (Note de R. avait eu deux mois. Barot de et sans 1. Lolo.) 2. Je verrai à acquitter cette dette à mon premier 1. conseils ce pauvre Poitevin avait Je crois que francs de rente et une de 1200 place c'était l'un des 1500 francs.) compte.000 rente 2 décoré à Waterloo. jamais quoi j'ai tort. La . sur la toilette m'ont été fort utiles. pendant la comme des Raine. mis à Paris. (Note de Colomb. était devenu sincère sur leur femmes qu'il M. encore absolument privé d'esprit.22 SOUVENIRS D'ÉGOTISME nul esprit. alors occupé gagner francs de 2° un tune de 80. plus s'il est mais sot. son bon sens absolument de spectacle causée pur de toute exagération par l'imales ses idées sur ses femmes. le conversation de Poitevin. Le Lancier. marquise eu tant à laquelle tard plus j'ai d'obligame suis dix fois tions. officier à la demi-solde. Elle me pardonnait ma laideur et je lui devais bien d'être son amant. Il est les mieux gens jeunes sans ne sortait une prépavrai qu'il jamais il heures et demie. je crois. promis d'avoir. banquier à une forLunéville. ration de deux Enfin. gination. que je en eu ce que je n'ai tenté. Avec cela. Colomb.

qui sa cousine et lui avait jalousait persuadé. qu'elle norerait si elle me parfaitement prenait amant. sur Enfin. qui passait ces plus particulièrement chez journées-là Madame Tral'opulente versi. par tant laquelle la je devais compter. Paris. J'ai vécu et je vis toujours encore au jour le jour et sans songer nullement à ce que je ferai demain. plus Ce n'est réfléchissant être qu'en pour en état d'écrire ceci à que je débrouille mes ce se dans mon yeux qui passait cœur en 1821. 1821. les dimanches étaient réellement horribles moi. si majestueux à cette de à époque l'année. moi. Je n'ai jamais deviner En pu à pourquoi. pour dans une sombre Plongé rêverie tout le SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Perdu sous les grands marronpour niers des Tuileries. je pensais Métilde. Cette funeste amie me haïssait. abandonné Mme Dar. 4 . je dois vive reconnaissance à la marquise. où ordinairement je m'ennuie et je prends tout mal. Le progrès du temps n'est moi marqué pour que par les dimanches.MON CŒUR EN 1821 23 à Paris elle sera d'auvoyage peut-être tant sensible à mon attention la plus que nous a quittés tous jeunesse deux. dix mais selon sage depuis ans. je elle est fort peut-être. Au me vante reste. elle et ses se déshopar par amis. par force.

Je vois. je parlais beaucoup. ceci. m'avait fait chercher la société des femmes.24 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mes trois avec que je n'étais pas Barot et Poitevin. etc. qu'on en écrivant mement affecté. portées. peu prudence. j'y aurais trouvé des succès et peut-être des toujours et sans centuple. mon ma laideur. parce qu'elles piquent me vanité de l'interlocuteur. parfaitement purs fou. un instant une douleur soulager que pour surtout à éviter le songeant poignante.. J'ai années su. M. malgré âge. pour aurait amené sur ma maîtresse prétendue des plaisanteries que je n'aurais pas supdevais à ces trois réellement. de dire les plus grandes m'arrivait sottises. Quand l'un de ces messieurs me soupçonnait d'être et il triste. faut surtout et de ces choses qu'il ne jamais la dire en France. J'ai hasard . d'avoir laissé une affection à reproche ce qui Milan et d'être triste cela. je Lussinge. que par n'acceptais un instant de ma Le plaisir d'être distrait distrait ou la répugnance à en être douleur dictaient toutes mes démarches. si le ou un de que hasard. je êtres d'imagination. leur société distraction. Poitevin au faisait la de ces mots-là porter peine temps amis. infiniment au trop parlé ne parlant alors prudence. quelques plus paraître m'avait cru un homme extrêtard.

première pas. qui. où l'on instruisait le procès d'une de pauvres sots imprudents quantité et sans On appelait. je pour 1. que pour fois dans les maisons où l'on avait eu des bontés moi à la cour de pour quand j'étais 1. Là. trois le souvenir de Elle devint maîtresse ans après. on sut ma présence à Paris on se plaignait de la négligence. était de France pair en 1821 il me donna un billet la pour salle des pairs. Ce fut bien hasard leur tête ne par que tomba vis fois la. sans Napoléon je renvoyais cesse.) . impitoyable. leur logique. je crois. profondément et son me dispotriste. Métilde ne moi pour bonnes. 2 la conspiration du 19 ou 29 août. Colomb. de retourner la première 1821. Alors seulement fut déchirant. Je différais. There Militaire. Ce fut moi une rude en pour corvée. sait souverainement aux idées tendres.LA SALLE DES PAIRS 25 consolations. mais sans nul esprit. plus comme un fantôme tendre. détail de (Note ces de sociétés. justes. indulgentes. Je que par hasard. fallu serrer la main des amis que je rencontrais dans la rue. travailleur d'Etat. Le comte mon camarade d'Argout. affaire. il m'avait comme bien Enfin. par apparition. nous étions auditeurs au Conseil quand très brave. 2. n'ai eu une en 1824.

le ton et les manières C'était ancien de Bruxelles. d'Ambray maîtresse à ses yeux. de M. Ici description de b Chambre des Pairs. très fraîche. bleue. d'Amdifférence cette avec que mais Le nobles. Petit. à un pas M. . celier ces tous conduisait sembla Il me qu'il un d'honnêteté assez pour avec débats noble 1. de consse mêlent niais ces pauvres qui tiers ou les les deux que n'ayant pirer. femme grosse de tournure la et l'aisance elle avait années. Odilon Barot. d'Ambray. Odilon chandu le fauteuil derrière d'ordinaire ou deux. de chambre de valet M. de l'hôtel le maître de MM. Damas. Je me tenais me frappa. faut du pour qu'il courage trois quarts de La logique action cette saugrenue.26 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à barbe homme M. dernières ses dans Contat Mlle actrice inimitable je l'avais (Ce fut une en 1803. Barot M. Il défendait. moins les manières avait bray honnêteté de son lendemain. la maîtresse vait de trente-six ans. petit un de comme avocat. je fis l'éloge Là se trouMme la comtesse Doligny. suivie je crois. d'Ambray. chez une de M. une distinction moi été pour ou un des l'amant d'ailleurs me crut Elle 1.) beaucoup cette lier avec me de ne pas J'eus tort ma folie avait de M.

ce qu'il jolies. et quand ? trois jours. le baron Il tenait à son Martial Daru. Chambre M. qui appris. voir ces excellents parents que six ou huit ans Et la tard. plus toujours avait de mieux dans le lieu où il se trouy vait. en 1800. l'aimable Martial devenu lourd et Daru.MARTIAL DARU 27 amants de Mme Doligny. le remède mais j'étais aveugle. à force de insignifiant breuvages aphroau sujet eu deux ou disiaques desquels j'ai trois scènes avec lui. et à Brunswick. fut ma réponse à l'accueil le plus Quelle le plus amical ? Je ne suis allé aimable. Comment vous êtes à Paris. etc. cheveux. le peu que je sais dans l'art de me conduire avec les femmes. d'ailtitre leurs le meilleur homme du monde. aise de vous voir. depuis . de n'avoir plus vergogne chez mes bienfaiteurs a fait pas paru que suis allé dix fois leur je n'y pas jusqu'à mort Vers mourut prématurée. J'ai brûlé les portraits. un jour. à Milan. Depuis Venez mon frère sera bien demain. Quelques mois après. mon le maître m'avait bienfaiteur. 1829. Il en a eu vingt-deux en et des sa vie. lettres. Là j'aurais trouvé à mes maux. Je rencontrai en sortant de la des pairs. restai immobile dans mon café de je Rouen. mon cousin. en 1807.

81 de la rue de Grenelle. grand sais pourquoi pas de l'admije ne profitais accueil lui rable de son pour obligeance lui conmes chagrins et demander conter fus bien du bonheur seil. en alors au coin de la rue l'annonce de dans mon trouvant journal Daru. Je me trouvais à chaudes larmes. Là encore je près de la bouche d'une car la raison entendue tout autre sur femme eût eu un empire moi que celui que je me faisais. Je réussis M. courus au numéro et je Je trouvai un laquais qui pleurait.28 SOUVENIRS D'ÉGOTISME du Rempart. pour mon départ je serais je crois j'avançai sa maison. dîner elle m'inAu deuxième ou troisième maîtresse de à déjeuner avec la vita alors chancelier. Mme Je dînais souvent chez Doligny. d'Ambray . Doligny pour voulu des malheureux nigauds qui avaient comme De la place qu'il occupait conspirer. le comte à l'œil. pleurai à mon ingramis le comble bien je ingrat le soir même titude en partant l'Italie. de eut avocat il me vit. il n'y pas moyen un Elle avait ne pas aller voir sa mère. Je sautai la mort de M. mort de douleur en entrant dans de la folie Lu aussi il y avait eu un peu si baroque en 1821. qui me rendait fils plaidait aussi un M. et la larme dans un cabriolet. c'était une femme je ne caractère.

parlé qu'un n'a-t-il eu Comment aucun de ces niais-là l'idée d'imiter L. Doet encore son château de Corbeil ligny qu'à à y aller déterminais qu'après je ne me deux ou trois invitations. sur cette Mes idées sont si vagues époque si c'est en 1821 ne sais en vérité pas que je ou en 1814 la maîtresse que l'ai rencontré chez Mme de M. J'y que lieux aimables en ces depuis j'ai pris horreur. un eusse peu j'y et cherchais je partout par dans de exemple longues promenades solitaires à Montmartre et au bois de ai été si malheureux Boulogne. 1821 Il me semble qu'en je ne vis M. Ce que j'écris si cela continue mais un examen de presque pas me semble bien ennuyeux. d'Ambray Doligny. Je n'ai détaillés de ces souvenirs et de passion. .AVEUGLEMENT et j'eus la dans cette ou éconduit d'oubli que sottise société de ne me pas amant trouvé 29 plonger heureux amie. temps d'orage La vue journalière de mes conspirateurs à la Chambre des pairs me frappait profondément de cette idée à qui on quelqu'un n'a jamais n'est duel ordinaire. de conscience. Ce ne j'étais aveugle fut qu'en 1824 lorsque le hasard me donna une maîtresse à mes que je vis le remède chagrins. Mais alors. ceci ne sera pas un livre.

.

Poitevin. en une vertu donna. en août Malgré 1821. la chasteté. de à ce que j'ai partie Barot. arrangèrent cieuse filles. premiers de Paris ce genre de assez pour plaisir difficile. Nous devions avoir Alexandrine six mois entretenue les Anglais les après par riches débutante alors deux plus depuis . Cadran. Barot et me Lussinge. Montmartre. Une femme n'est femme lui pour fois c'est la première. et. 1821. vingt Barot donc une soirée avec arrangea Mme Petit. une de ses anciennes maîtresses à laquelle. au moins mille en filles. il venait de prêter de je crois. francs. trouvant une délisoucieux. de la rue au quatrième. MM. Il dépense qu'une trente mille francs de ses quatre-vingts mille de ces trente-mille francs. un établissement l'argent pour prendre raise a rue du au coin (lo brolhel).CHAPITRE 3 21 L'AMOUR bien me juin 1832. un est des talents reconnu depuis. comique mes efforts.

gaie. chaud. Enfin de du glace. devinrent comme à cette égarés lui offre un verre de champagne Lussinge avec elle.32 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Nous sur les huit heures mois. autorité cette ce fût une que que grande de la partie car je vis sur le compte femme. Elle veux Titien a fait près. était assez saine. pied rable. trouvâmes. par le Titien. un salon au du soir. décente. Les de mes collègues yeux vue. A la couleur galerie son portrait. un interAprès tout valle revient Lussinge effroyable. s'écria-t-on. yeux déjà le portrait dans j'ai retrouvés que. nous qu'elle-même admiElle avait un est plus jolie. un peu . Alexanlui avait donné vingt qu'on et surpassa toutes les attentes. charmant. francs. punch frappé Alexandrine conduite par une femme parut charde la surveiller de chambre chargée fallait Mais il gée par qui ? je l'ai oublié. avec des noirs huit ans. pâle. Je trouve Beyle. drine parut de dix-sept à dixC'était une fille élancée. Poitevin l'enleva. refuse et qu'elle disparaît deux autres Mme Petit nous présente lui disons filles pas mal. douce. timide. Alexandrine Honneur sur à l'arrivant un lit. la de la duchesse d'Urbin. quoique du vin de Champagne quatrième étage. formée. des chede Florence. depuis. A vous.

point dans les de libertinage. — Causons seulement dix pendant me dit-elle avec Je suis minutes. peu je retrouverai le feu de la jeunesse. excepté yeux qui. Elle étonnée. nous aux autres filles et Barot congé amena Alexandrine dans le simple appareil D'une beauté Mon éclatant qu'on vient d'arracher pour va faire au sommeil. Tout à coup. plein peu de si l'on veut. qu'elle parut je lui ma dis mots assez quelques jolis pour et je sortis. peu. Bientôt. d' Urbin. elle s'y prêta. Beyle. presque dans la position de la duchesse précisément du Titien.ALEXANDRINE 33 dans le costume et fatiguée. et. la Je parfaitement. je n'ai peut-être rien vu d'aussi Il avait n'y trop joli. Ne sachant ment. jeu je refusa. esprit. fiasco manquai à un J'eus recours dédommagecomplet. Elle était adorable. trop que voulus revenir à ce de main faire. de à redevinrent folie. passion. position. que je dit-il l'imi- en admiration de rire. A peine Barot m'eut-il succédé que nous de rire traverentendîmes des éclats qui trois arriver saient pièces pour jusqu'à Mme Petit donna nous. un bavardons. fatiguée. .

Ces messieurs voulaient me persuader mourais de honte et c'était là que je que le moment le plus malheureux de ma vie. cinq ans. jusqu'à que Mme Azur ait rendu de mes faits compte et gestes. L'étonétait imd'Alexandrine exagéré c'était la première fois que payable. pour J'ai rencontré dix fois Alexandrine dans le brillant eut un qu'elle équipage mois et toujours eu un regard. j'ai au bout de à six Enfin. Et la pas fois après la charmante Alexanpremière ce fut en octobre ou en novembre drine. pendant je ne suis allé trois fois chez les filles. De ce moment. Poitevin nement . après. rades. pour la pauvre fille était manquée. elle a pris une comme ses camafigure grossière. 1826.34 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fortifier je viens par du chamL'éclat de rire dura dix minutes se roulait sur le tapis. Cette soirée augmenta beaucoup terai pagne. étant lors au désespoir. années. Cette belle se répandit dans le monde. dix Enfin. réputation et. Je ne sais l'idée de Métilde m'avait saisi pourquoi en entrant dans cette chambre dont Alexandrine faisait un si joli ornement. Babillan je passais pour des trois de vie auprès compagnons que le hasard m'avait donnés. J'étais étonné et rien de plus. ou duré m'a ce peu beaucoup.

et celui de jamais jouer lier connaissance avec une femme qu'il voit à la promenade ou au spectacle. Mais dans ses que je deux talents celui de gagner de l'argent. même une histoire d'amour « Jugez de son puis ajouta son en sortant soir. je compris cette morale que phrase n'appartenait nullement à l'histoire Mme de Bignami. cœur le plus franc. » Or. refusé j'avais finir j'allais .AVERTISSEMENT MORAL 35 avec encore Barot. que j'aime m'aime. avoir après sa cousine. son amie. chaque Métilde chez à laquelle d'être présenté. allait chez une fille. C'est le seul qui peut-être dans le château Français duquel je vais avec C'est le passer quinze jours plaisir. Métilde me parlait soir. amant. C'est c'est une nécessité. accompagné Mme Traversi. sort chaque de chez elle. l'homme le moins et le moins spirituel instruit connaisse. sans à la Bourse. Elle me gnami. mais était un avertissement moral à mon usage. Toute que femme lui devient qui a eu des bontés pour comme un homme. Un de conta fort Mme Bid'elle- ma et liaison connue. gauchement soirée. le caractère le plus net. il est sans dans le dernier surtout. En effet. égal. quand j'eus quitté Milan.

Voilà trois sottises grandes jamais ne me la comtesse Kassera je pardonnerai c'est la femme la plus (aujourd'hui. m'a valu une que qui Elle ne me saluait haine plus implacable. Et une autre sottise. par cousine de celle germaine que je fis avec refusai une fois d'être Alexandrine. Je refusai. tisans était cet homme le comte d'esprit. n'avait de la tête. avec le même et pour le même la célèbre motif. laissa passer me dire pour on dit que vous êtes amoureux Beyle. un jour. esprit toute sa cour.36 la soirée SOUVENIRS chez D'ÉGOTISME comcharmante et divine tesse Kassera. sage et la plus du réputée pays). comme Vigano qui. de moi ? On se d'un trompe. jeune tout aimable connue. la . étroites de dans une de ces rues quand. Milan. nous nous rencontrions tête-à-tête. main. répondis-je sans même lui baiser la grand sang-froid. je l'amant de cette la plus femme. peut-être que j'aie cela pour aux de Dieu. mériter. les courdescendait et parmi l'escalier. femme Cette action chez cette indigne. yeux que Métilde m'aimât. tout le monde de Saurau.

lui je la contemplais. pair membre de était un l'Académie. En 1817. Il passa une heure avec moi. le comte moi. quille qu'en M. de Tracy. de France. de cette vaste J'approchais intelligence. Destutt de Tracy. depuis de cet homme sera logie célèbre un qui On avait mis à sa porte un exemplaire jour. Jamais moins par je n'ai à avoir de l'esprit ou à être songé agréable. ne savais encore avoir de l'esprit.CHAPITRE 4 une autre contraste avec société. celle du chapitre précédent. Je l'admirais tant que probablement je fis fiasco excès d'amour. D'ailleurs. l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits. de l'Histoire de la Peinture en Ilalie. vint me voir à l'hôtel d'Italie. en ce temps-là. Jamais n'ai été aussi place je J'adorais douze ans l'Idéosurpris. le seul qui ait fait révolution chez M. Favart. petit vieillard bien fait et à remarquablement Voici y . demandais étonné je des lumières. je pas Cette d'un tranimprovisation esprit ne m'est venue 1827.

le soir de la bataille tellement noire. que tournure élégante et singulière. perdre voulu M. qu'on à gauche en entrant. me insolents de moins » propos qui faillit et eut l'air inhumain. chez Mme la Ce général. nous allons devenir la barbarie militaire. des général Grosse. Je n'ai . Il avait provençal beaucoup les surtout de sabrer et brûlait Français la l'homme lui donnait de ennemis qui bête est devenu ma Ce caractère pâture. quand une abominable n'est dominé par pas deviné ce caractère humeur noire. Il habituellement de les la Moskowa. de Ségur. c'était tisme je crois. la belle dans chapelle il sont Ses manières parfaites. attaché je fus profonQuoique Nous allons tomber dans dément dégoûté. de Tracy n'a jamais permettre trouve son Je fît qu'il qu'on portrait. me disais-je. de la garde impériale—c'est plusstupides l'accent dire.38 SOUVENIRS D'ÉGOTISME porte visière verte sous une l'avais vu est aveugle. impérial à la cour. Clément tel Corsini ressemble au pape à le voit Sainte-Marie-Majeure. Je qu'il prétexte M. à l'Académie recevoir par au nom du despoqui lui dit des sottises en 1811. voyant à quelques pas de la deux ou trois restes de généraux « Ce sont des de dire il m'échappa garde. je voyais que les était un des sabreurs comtesse Daru.

Philippe. etc. de Ségur me servira lippe d'exemple pour le caractère le plus à Paris que j'abhorre le ministériel fidèle à l'honneur en tout. (voir mai le rôle 1832) lui avait valu qui la faveur de ce Napoléon déserta si qu'il et ensuite la lâchement. de Logique. faveur de Louis XVIII.). . des par mots fins au moment où ils faisaient chose de noble. quelque Peut-être l'ami de Favras attendit la nouvelle qui de sa pendaison dire à un de ses gentilshommes pour SOUVENIRS D'ÉGOTISME. n'ont pas et apprécié la l'Idéologie M. les démarches décisives excepté dans une vie. n'a été appelé à l'Académie Tracy ces par rhéteurs petits comme musqués auteur que d'une bonne et encore grammaire duement ce injuriée par d'un plat Ségur. dans son M. (Voir l'opéra Il Molière. qu'en ce Philippe a joué envers Dernièrement. qui se complaisait dans ce de gens bas. fils père encore plus plat (M. 5 1822. était Fayette un peu plus homme lui (même grand que en 1821). a écrit qui nos malheurs de Russie avoir un pour cordon de Louis Cet infâme PhiXVIII). les Français Ensuite. prend Par exemple. de l'humeur de tout. le ministre Casimir Périer les Débats. de La salon. Il comprenait genre parfaitement leur la rappelait bassesse.PHILIPPE DE SÉGUR 39 C'est un vieux don Juan de Mozart.

à comprendre mence me n° 12) voulaient nett Duphot. mener chez frère. c'était malheur. dîné J'avais de France). A ses yeux pis qu'un . pagne maître des de Ségur. pays Mmes Garsa bassesse. à s'avouer homme bien Il était caractère. j'aime de un moment a eu assassin un simple qui de mourait et d'ailleurs. le comte grand en 1811. un à faire était bon occupé Philippe avait millionnaire à une veuve enfant qu'il séduite veuve et qui a dû l'épouser (Mme Grefulhe. de son et à rire était un infâme qu'il infamie. est mal infâme Je sens bien que le terme bassesse à la Philippe mais cette appliqué. du pair de avec le général Philippe quelquefois de l'empereur. à Saint-Cloud cérémonies quand de n'être de mourait pas chagrin j'y étais. à demi-civilisés. car l'animal treize blessures. de la camde l'historien refusé à cause de Russie. est brave. suis ce à quoi toujours je me je crois. faiblesse qui. J'estime bête a été ma Ségur un simple fois mieux cent galérien. le ou 26. ces dans un héros en Russie. duc. 1828 En faim habituellement. et noire. Il serait on comEn France. à la table de service Ségur de ses ne parlait le Philippe que Alors. (rue n° 14. M. leur son voisin.40 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ce se sentait-il servir « Faites-nous ».

il s'en moqua avec me le dit. Même les Dangeau de la cour de l'Empeet il en avait reur. pour Du reste. y beaucoup. une . maître grand des cérémonies de 1810 à 1814. mystification. Je ne l'ai plus vu la chute de ce depuis grand dont homme. Je Duroc. Il voyait chez tout le monde et de la grossièreté. lui il me quand je semparlais. il lut une des faiblesses et un des malheurs. crois qui que rien ne fut exécuté de ce labyrinthe de petitesses. de Ségur. blait avoir affaire à un Lilliputien. chez les ministres de Napoléon. Je rencontrais M. par exemple mon ami le baron Martial même ces Daru. ne purent gens-là de rire du s'empêcher cérémonial inventé M. Si j'avais ici mes papiers de Paris je joindrais ce programme aux baliprésentes vernes sur ma vie. Toutes ses idées étaient mais il en avait uaines. beaucoup et sur tout. pour la première entrevue. le comte par de le mariage Ségur de Napoléon pour avec Marie-Louise et surtout d'Autriche. partout mais avec quelle grâce ses sentin'exprimait-il pas ments ? J'aimais chez ce pauvre homme l'amour sa femme passionné avait que lui.LABYRINTHE c'était DE PETITESSES 41 inconuenance. il n'y put pas tenir. infatué Quelque que fût de son nouvel Napoléon uniforme de roi. C'est admirable à paron croit lire une courir.

Ce Conseil Conseil respecun assemen n'était ce 1810. teurs. table pas. les affaires difficiles. folie. . bêtes. Excepté Conseil dans son avait réuni. blage obscurs autres de plus minot. par exemple en d'honneur rapporpetits M. des la levée gardes un des dont fus je le parfait l'élégant. cinquante Il y avait des sections. de Ségur. Napoléon les moins les Français d'Etat. Quelquefois de la guerre la section apprenti (où j'étais de Gouvion l'admirable sous Saint-Cyr) l'Intérieur de à la section avait affaire que M. je crois ou (de la maladie du vigoureux Regnault Saint-Jean-d'Angély).42 Je SOUVENIRS D'ÉGOTISME « Voilà en 1832 en me disant soupire vanité la petite parijusqu'où cependant Italien un fait tomber sienne avait Napoléon » comme Mon Où en Dieu. étais-je ?. et encore (1832). avec ses ennemis les gros. Dans celle de Piémont. 23 juin. de Ségur était d'Etat. de cuistres. ceci est mal écrit au sublime était surtout M. présidait l'absence durant sais comment. de Jacquede Cousin. de Ségur je ne quelquefois.

C'est l'historien de Guillaume II ou III ne me l'amant de (je rappelle plus lequel. Mais le ridicule de M.IMAGINATION ne trouvant 43 aucune son idée. la Lichtenau pour laquelle Benjamin Constant se battait). Du au comte de reste. II avait aussi des mots délicats et charmants. entre les cuisses écartées. J'ai eu le plus grand tort de ne pas cultiver cet aimable vieillard de 1821 à 1830 je . pu tous les procédés délicats et même dans le femme à l'hégenre s'avançant jusques roisme. avoir ri de son Après impuissance. avançait mais c'était un mouvement fauteuil par de en le saisissant incroyable comique. de Ségur guidant se trouva. mais il ne fallait pas qu'ils s'élevassent au-dessus de la taille lilliputienne de ses idées. vola auprès qui sa à l'ambassadeur plume d'Angleterre. grand maître des cérémonies bien diffé(en cela rent de on eût demander Philippe). je stupide lui ses j'adorais défauts. » J'étais dans ma sujet à trop respecter mon jeunesse. Quand imagination s'emparait d'un restais devant homme. à ce qu'il Napoléon paraît. Ségur. je me disais « Mais n'est-ce moi point qui ai tort ? C'est là le célèbre ambassadeur de la Grande-Catherine. trop fort pour ma gallibility.

sous le rapport moral. dont ne revenir. je du courage des Parisiens et de la moquais résistance attendait chez qu'on d'eux. Je crois que cet homme si gai et son héroïque fille. mon horreur le vil allait la pour jusqu'à au lieu de m'en comme passion amuser. sur et Florence. Même vers en jamais 1803. crois . pas encore pardonné. Sous le rapport Paris ne m'a physique. plu. fais des actions de la cour je aujourd'hui de. le grand être. M. il fallait comme M. m'ont donné là-dessus un bias terme (pli. le comte Réal. ments de mon passionnés cœur.44 SOUVENIRS D'ÉGOTISME s'est éteint en même qu'il temps que sa respectable femme. M. que j'avais Au fond du cœur. maître. Paris. Rome. Mais j'étais fou. de Ségur. d'Angleterre. pendant les seize années de ma premières vie. Naples brochure fait mettre à sa porte. Pour lui j'ai toujours méprisé plaire. je l'avais horreur comme n'ayant pas de montagnes autour de lui. le comte de Ségur m'avait fait faire des en à mon retour compliments 1817. Mme la baronne ne me l'ont Lacuée. Encore le jour des Ordonnances à onze heures du me soir. Les de mon montagnes témoins des mouvepays (le Dauphiné). anglais) jamais je pus Je n'ai commencé à estimer Paris que le 28 juillet 1830.

pour Mais il ne m'en séduit comme pour l'esprit. . Toutes idées. J'avoue Aujourd'hui. Les jeunes gens nés à Paris et à la mâle énergie. à la véracité. qui ont provinciaux leur me semblent eu celle de faire fortune. Peut-être mera sur le manuscrit original. dur. imposé je me suis comme souvenirs à vingt pages par séance on imprimon une lettre.PARIS 45 Paris. davantage pour pas dans sa de la comédie qu'il y a toujours de pères vertu. les et de dans constance profondeur choses aussi rares à Paris etc. seulement à l'apattentifs des êtres étiolés. au bon extérieure de leurs habits. premier rang. Il me semble cela. Je ne conçois pas Viollet-le-Duc. un etc. ou même grossier que le tour Pour finir ici ce chapitre. parence tourà la bonne de leur gris. goût chapeau comme MM. Mais il faut tâcher de ne pas mentir et de ne pas cacher ces d'écrire mes fautes. mais aussi ainsi parviendrai-je il faudra le lecteur (peutje supplie que dans la maison être né ce matin voisine) de me pardonner de terribles digressions. nure de leur cravate. Féburier. Après départ. j'estime au le courage il doit être pour placé que comme la cuisine. de homme sans un peu de mâle énergie.

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ou littéraire. Delécluze). de l'Insà propos M. des Débats titut. Faute de que je savoir faute comme me faire. de mes livres et disait.. (M. Je 23 juin 1832. ou six j'ai occasions de la manqué cinq fortune plus grande financière politique. ma philosophie est du jour où j'écris. Par hasard. en 1832 en m'aperçois général. d'industrie. . Bruxelles. de de M. le maître de l'hôtel Ségur. tout cela est venu successivement à ma Une frapper porte.CHAPITRE 5 Rome. Petit. — bien loin en 1821 j'en étais je vois donc été un mezzo-termine que j'ai entre la grossièreté du général énergique du comte de Grosse. le comte tiennes. Par la bassesse seule été j'ai étranger aux extrêmes me donne. D. rêverie tendre en 1821 et plus tard philoet vanité sophique mélancolique (toute à exactement comme celle de part. de etc. Saint-JeanRegnault et les un d'Angély grâces peu lillipuun peu étroites (le M.

vois un me contrarie. à commence ce bonheur années quelques de mer le mal Sans j'irais me manquer. le mercredi Mme Ancelot.. etc. des amis M. je changerais et une nuits occupent Les mille que j'adore Souvent de ma tête.48 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un de As you like il) est devenue M. Cuvier. l'avance. que quand un donnerais la rue. je du quart plus soumon à l'anneau d'Angélique pense . Voilà dans en me parlant se dit la à mon mérite. chez le mardi etc. songer tel être cela me contrarie pas à cinquante saluer. de Tracy. dans m'aborde je la m'adressât ne pas pour qu'il paule seule de quelqu'un La vue que je parole. chez le baron Gérard. etc. Jacques un ami si grand plaisir pour moi. plaisir voyager avec un masque Je porterais croira-t-on? avec délices. Me en avec Amérique. dans étrangère (Lanoù Torre del je suis Greco. tact de doué d'un homme Un peu me contrarie facilement qu'il s'aperçoit un homme la rue. J'adore.). qui est peu sensible et elle a tort. chez le dimanche M. connais je Quand à le faut et qu'il de loin. de nom plaisir. chez le samedi le soir en société. sur et où je suis une heure arrivé depuis de Depuis de n'être connu personne. vanité de cet homme. à me bonheur De là mon promener une ville fièrement. caster. rencontrer au contraire.

de Tracy. élégants il avait horreur d'un mot énergique comme d'un et il écrit comme un maire jurement. avec son toujours immense se tenant devant pardessus vert. de noir. Ce vieillard j'en si bien vêtu fait. vers 1765 avec trois cent mille francs de rente. De façon bien que je crois cet homme qu'aujourd'hui aimable (si vers il était l'amant de quand. de fit sa rue et y perdit 2 ou 300.M. fils d'une est né veuve. de La campagne. J'avais guère d'énormes favoris noirs dont Mme Doligny ne me fit honte an plus tard. Sa converl'antipode sation était toute en aperçus fins. de parler qui était de ses écrits. verain DE TRACY 49 serait de me changer en un plaisir Allemand blond et de me promener long ainsi dans Paris. simplicité énergique me semble dans ce tempsqu'il que j'avais là ne dut lui convenir. que étais à M. Il fit le négociant sans le savoir. M. de Tracy. tantôt sur avait une manière l'autre. M. 1790. Cette qu'un tête de boucher italien ne parut pas trop convenir à l'ancien colonel du règne de Louis XVI. . Je viens de en voir. Tracy et ainsi de suite.000 fr. Son hôtel était rue de Tracy. comme une foule de gens riches de 1780. près la rue Saint-Martin. feuilletant. sa cheminée tantôt sur un pied.

vingtet colonel d'un ce fils fut colonel deux ans. qu'il appris. en trente. noble. cent mille livres de rente. bonne avoir tête devait Figurez-vous quelle fort en 1785 un fort jeune homme. à était tout à fait de la cour aussi. son cousin. joli avec trois tout à fait de la cour. Raynal) avait à Strasbourg y dis-je. que lui donnerait une son fils l'apprenait. un non 1780. ayant Voltaire. de tout comprit qu'il si remuer ces la science de images. mère. un philosophe ayant appris qu'il y avait c'était en à Strasbourg (et remarquez. commander tard me disait Cette plus poupée qui. mère. Cette rare. apparemment il ne vint jamais noble et auquel lui. d'un rare bon Sa femme sens. Mme de comme Diderot. tête. ses trois cent mille livres de rente changé tout au plus. les capitaines où il trouva parmi régiment aussi un Tracy.50 SOUVENIRS D'ÉGOTISME raisonneur a ce profond Praslin). que de voir cette dans l'idée d'être choqué ans venir de vingt-deux petite poupée le régiment où il servait. les un qui analysait pensées philosophe tout ce ou de de l'homme. images signes ce qu'il a senti. a vu. . cependant femme de bon sens. pas philosophe peut-être. si avait des mouvements Mme de Tracy. fond un cachait admirables.

comme un vieux insignifiante cette tête couverte famille. DE TRACY 51 Mme la marquise son fils dans l'artillerie. corps. un ancien misanthrope. ce grand froide. M. me semble. Si demanderai je quel célèbre philosophe là. Jacquemont. le conduisit de suite. ne m'a de ces Tracy jamais parlé su leur histoire un autre citrons j'ai par M. les citrons. moine. commandait en chef. deux ans à Strasbourg.M. de et en haut taille. de M. tableau de en bosse mal courts. Mais M. Lafayette y lieutenant-colonel voulait enlever Son et le faire le régiment émigrer. de fit placer Tracy ce qui. cheveux à d'une perruque . homme du est. de Tracy Deux ans je crois. jamais j'y passe. figure imperturbable. et. après. qui plus plus mérite. qui. était avec son régiment ce à Rethel. de m'a dit Tracy grand la d'anecdotes sur beaucoup première armée de la France M. était de dragons. de réformante. l'Allemand était vers 1780. chose à vérifier sur l'almanach du Royal temps. Congé Une et haute une duel.

Epaminondas. ou qu'il se souciât. distinguai Je sentis sans aussi. uniquement occupé .. m'en que personne M. enchanteur. de pas que eût été bien avec sa Lafayette femme. premier personnage neuf fusse en 1821 Quelque que je vécu dans les (j'avais illusions toujours de l'enthousiasme et des passions) je cela tout seul. de pour Lafayette constituait évidemment celui-ci le trop du salon. de ce genre de c'est tout malheur. simplement que l'admiration sincère et jamais ou jouée exagérée de Mme de Tracy M. X). avertît.Paume. comme la grande faisant. et tel nous l'a montré le Gascon Scheffer dans son portrait fort ressemblant. de M. à son âge.52 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cet homme vêtu de quelque habit faite et entrant. action qui se présentait. de jeu Charles . sans trop d'esprit. dans le salon de Mme de Tracy mon cher qui l'appelait avec un son de voix Monsieur. le malheur faisait. que Lafayette un héros de Il simplement Plutarque. était le général de Lafayette en 1821. Ce n'est M. et dit de ce ton. de Tracy. je crois. En son attendant. de était tout. et s'appuyant sur son bâton. Ce cher Monsieur de Mme de Tracy. en malgré âge (né comme son camarade du 1757. vivait au jour le jour. en boîtant un peu gris mal fait.

titre. et Paris sera-t-il surtout. Il faut avouer d'un tel qu'il y a loin homme à M. des routes une passables. de sortent. Je l'ai vu Lafayette dans les journées de Juillet avec la chemise il a accueilli tous les trouée intrigants. trop En attendant les grandes actions qui ne se présentent les jours et l'occapas tous sion de serrer les jupons des jeunes femmes ne se trouve minuit et demi. le grand maître aussi la France. de sur-le-champ grandeur et j'en suis resté là. pas reconnu Pour accoutumé à Napoléon et à moi. de Ségur. tous les sots. à Rossini. exécrable chez la postérité n'avoir pour le grand homme. j'ajouterai Brougham. de DE LAFAYETTE 53 serrer derrière le jupon de quelque par fille le et cela jolie (vulgo prendre cul) souvent et sans se gêner. Ainsi la chose n'est arrangée. à Monti. guère qui qu'à elles M. et un juge route. quand Lafayette sans le lieu d'élégance expliquait trop commun de la garde nationale. je reconnus la chez M. à Canova. l'égalité assez une monnaie au juste éclairé. pas .M. juste protection a l'étranger. trop compliquée. tout ce qui a voulu faire de Il m'a moins bien l'emphase. à Lord Lord Byron. qui au citoyen la sûreté sur la grande garantit devant le juge. accueilli. Ce gouvernement est et celui-là seul bon.

de Lafayette poli . autre femme. gaiement passer des femmes de trente-cinq scandale grand de Marmier (Choiseul). pas que l'on les petits autrement aimable soit qu'avec ou les réflexions mots fins de M. Mme la marquise viennent dans et autres Mme de Perret qui Tout cela ne conçoit ce salon. tout et pour cette jeune portugaise pour le distingue. Levasseur). de Maubourg de Lasteyrie. au ses dernières années. grossier de me dans l'idée venu m'est pas plus me le vénérer ou de moins fâcher qu'il contre le de blasphémer dans l'idée vient se couvre d'un nuage. âge a le même défaut de soixante-quinze ans. malgré appas'animent ses rente yeux qui simplicité. de Ségur Constant. qu'elle jeune et ce qu'il il ne songe elle. secrétaire. petites-filles. ans. de M. l'élégance leur foncière de ses discours. une moi. il se figure. à un d'une se trouvent dès pied qu'ils à lui faire tout concourt jolie poitrine. Sa gloire se figurer.54 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un ma dépouille il a demandé (pour moi. le salon Mlles Georges deses Lafayette. y a de qu'à il a raison de c'est que souvent plaisant. Benjamin scintillantes extrêmement est M. Il ne M. soleil lorsqu'il dans cet tendre M. de Lafayette. Il se passionne jeune pour que ans arrive dans dix-huit de qui Portugaise où elle est l'amie de Mme de Tracy. européenne.

fauteuil du général dès qu'il qui. héroïque peut-être le plus bête des écrivains libéraux. libéral. L'admiration beaucoup gobemouche de M. aujourd'hui moral de le mieux Moulins. Mais était convenu avait un faible qu'elle pour moi. depuis faisaient des mines dans 1832) plaisantes leur abandon et je m'en ce moquais. qui parti. jeune qui Ces pauvres hommes vertueux ( tous vendus comme des. aller et avec des près. c'est dire.M. par C'était un brave exemple. de celles faites pour admirer les petits mots à la lilliputiens et qui se plaignait à elle de la simpliSégur. les yeux qui s'enflammaient. Qu'on m'en moi suis de leur croie. pour mais comme un roi. SOUVENIRSD'ÉGOTISME. au ministre Périer. DUNOYER 55 et même affectueux tout le monde. mais elle dès ce jour comprit peut-être de mes discours que la simplicité énergique n'était la bêtise de pas Dunoyer. préfet le plus et intentionné. 6 . admirer de fort. qui il scandalisait ma nouvelle amie. jolies épaules de quelque femme venait d'entrer. qui autant incarnée que la grâce peut se fâcher. à leur les plantait là pour grand scandale. du censeur et celle de deux ou trois autres de même environnait sans cesse le force. pouvait. du Dunoyer. C'est ce que je dis poli un à Mme de se fâcha jour Tracy. rédacteur. dit-elle un jour à une dame. « Il y a une élincelle en lui ».

génération qui Au renouveler le salon vers 1828. d'un d'un. Dunoyer et consorts 1. pris L'essentiel est de ne mécontenter peret de se rappeler tous les sonne noms. je pense. artiL'intérêt ficiel et pressant d'un chef de parti éloigne chez M. de La Fayette toute idée littéraire. ce en quoi il est admirable. comprendre que la lenteur. 1832. troisième jour de travail. par qu'il ne sentait toute la tout lourdeur. comme l'absence d'idées autres que communes d'un Ludovic d'un Mortimer Vitet.56 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cité sévère et franche avec laquelle je lui étaient disais tous ces ultra-libéraux que bien leur haute vertu respectables par sans mais du reste de doute. s'alarmant La lourdeur. Dunoyer. je le crois incapable. pas l'ennui de M. au de c'est ment delà toute croyance. fait . dont assez d'ailleurs. nouvelle vint Ternaux. de La Fayette était et est sans doute encore un chef de parti. 1. vérité dite aux de la moindre Américains. Il aura cette habitude en 1789. la vertu. incapables deux et deux font quatre. Le 23 juin de[s pages] 60 à 90. ce mécanisme C'est. Tracy milieu de tout cela M. est vraid'un.

j'abhorre matérielle. J'ai Sir Walter commencé description m'empêche La porte d'entrée A donne accès à un salon de forme au fond se longue duquel trouve une grande porte ouverte toujours à deux battants. On arrive à un salon carré assez avec une belle grand en lampe forme de lustre. divan bleu sur sont assises lequel quinze . L'ennui de les faire de faire des romans. oublié de peindre ce salon. petite pendule. en entrant dans ce grand il y a un beau salon. eussent Scott. et sur la cheminée une abominable A droite. et ses imitateurs. mais la par moi. là.PEINTURE DU SALON 57 24 juin 1832.

Augusa épousé qui depuis et le plus tin le plus Périer. de l'élégant de jésuites au regard deux figures voyaient étaient frères faux et oblique. la effronté et la figure ignoble plus plus connaisse. Ces gens-là des heures et avaient le privilège de parler Je les entières à M. des petites filles le fils aîné de M. et de M. l'avocat Dupin (fripon En comme tel dès connu 1821. Probablement en 1820. et de Corcelles étaient MM. de Rémusat ont des fort et. depuis. peintre. empesé de Mme de était la favorite ginie. il publiait 1831 déjà une brochure malheur d'être louée avait le par qui avéré et de moi M. toute il s'est vendu en blicaines. de La Fayette. Charles de leurs Rémusat. 1827). le comte de Tracy. M. petites-filles un Gascon froid. Scheffer. . Tracy. épousé distingués A côté de M. prétendants et encore a beaucoup d'esprit plus qui une du fameux c'est d'affectation. copie M. je crois.58 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à dix-huit ans et filles de douze jeunes M. de La Fayette. de Rémusat. de Corcelles acteur François Fleury et la rudesse la franchise répuqui a. que je avait dans le temps On m'assura qu'il l'aînée à la céleste fait la cour [Virginie]. A côté se M. important Mlle Virde mes compatriotes. paraissait me le menteur le C'est ce semble.

Thierry autres fantômes des de premiers temps notre histoire. bien collège plus le cœur et la jésuite (pour conduite) quoique ultra libéral comme devint l'autre. là. Jacquemont pas . Tracy L'aîné de ces frères a publié une histoire sentimentaliste de la conquête de l'Angleterre Guillaume. Chilpéric. de pour souffrit un notable déchet. M. mérite de rendre leur véritable orthoaux et graphe Clovis. C'est M. Son frère. Un vice de l'a fait aveugle. avec c'était le jeune Rémusat. qui depuis dans l'Inde. de par Thierry l'Académie des II a eu le Inscriptions. ne voulait se donner M. Il a publié un volume moins sentimental sur des l'organisation communes de France en 1200. il n'avait pas logique. tempsla moindre et. mon enthousiasme M. patron Un contraste avec ces deux parfait frères avec le lourd jésuites. Les ayant bienpour tôt devinés. il a près de six pieds. Dunoyer. misanthrope. en était Sous conséquence. Guizot. préfet de Vesoul en 1830 et probablement s'est vendu à ses comme son appointements. Victor était alors fort maigre. dans ce et. le musqué Victor a voyagé Jacquemont.VICTOR JACQUEMONT 59 adorai avec toute la vivacité de mon âge en 1821 et un ans (j'avais vingt à peine la duperie du cœur). avait prétexte qu'il beaucoup d'esprit.

Les lapins logne. de Kachemyr.000 qui des aux Tuileries de rendre compte charge la 1. et ce matin engorgées. la homme de distinction. Du laissât ouverte reste. je un Victor me semble me trompe peut-être. du reste envie était Cette l'unique passion M. de Tayllerand aux offerte par lapins consul alors depuis premier Napoléon. qui espion la francs de rente et avait 40. à trancher six semaines. une lettre m'écrit qu'il (1832) j'ai reçu l'Inde. et songeant déjà du Louis XIV 1. qu'un basse et subalterne envie pour Napoléon. dans une cœur n'avait Son défaut. avait le défaut d'aimer Victor beaucoup a femme d'un Mme Lavenelle.60 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de raisonner. Le comme voyage la seule la vanité réellement porte que à la vérité. grande plus ce comme un connaisseur (pardonnez-moi un beau cheval dans un poulain voit mot) a encore les jambes mois de quatre qui Il devint mon ami. Ce vrai Français peine à raisonner à la lettre l'invitation regardait était une insolence. de tonneau et les cochons au bois de Bou- . et le grand le vieux métaphysicien que l'anecdote de la chasse Victor contaient à M. le comte de vue chez jamais que j'ai indicibles avec des plaisirs C'était Tracy.

Telles n'étaient chez pas. BenjaConstant et M. en culottes d'Hilliers Telle n'était pas Mme Baraguey du même bientôt genre. Cette Mme Lavenelle est sèche capitaine. la femme du bouche de Mme Henriette. de conversation en italien J'adore ce genre sous-lieutenant dès ma première jeunesse. que général. j'ai propos à l'émotion le de mélange l'esprit français. propos c est le Le comique.LES PROPOS LIBRES 61 actions et du général Lafayette. 93. que je connus Mme Beugnot. passion. un couteau offense est La description morale de ce salon . crispe mon oreille. massacrer tous les teau pour était si libertine. mon comme le liège que coupe âme. un et d'ailleurs sans nul comme parchemin sans sans et surtout esprit. d'avance. qu'elle me dégoûter des propos libres en français. et Mme Aresi. Comme on le toutes leurs idées terroriste en voit cet espion. Mme Ruga horreur les libertins en mot. Brignon ce min prenaient confident de monsieur de Lavenelle pour libérales. possiles bilité d'être émue autrement que par de grenabelles cuisses d'une compagnie défilant dans le jardin des Tuileries diers de casimir blanc. il m'a fait horreur dans la au 6e dragons. de marcher au châne parlait jamais que Bourbons. En un à Milan. si amoureuse Sa femme acheva de de l'homme physique.

la charmante Sarah M. Comme son père. général Letort. Brave. il a été petiteparler ment de Napoléon. Actuellement jaloux est bien mort. plusieurs fois blessé en Espagne sous il Napoléon. des de la garde. a eu le malheur de voir en toutes choses le mal. Il y a huit jours (juin 1832) que le roi a le dissous d'artilLouis-Philippe régiment lerie de la garde dont M. Victor nationale. la barre C'est l'appelions définition son de caractère. Sa mère. alors Tracy. il parle Député. major d'infanterie. Victor de Newton. épousa fils du pair de France. il revient un peu. On dirait n'ose qu'il pas net. Louise fille du Letort. peu dans le caractère et en même tant temps est née la veille ou le lended'élévation. dragons connu à Vienne en que j'avais beaucoup Mlle Louise. Les par regards voulaient dire Nous avions bien dit qu'un un bien peut-être ou trois que deux La charmante . souvent et a le malheur d'être trop poli à la tribune. que le héros mais le héros vivait encore quand je débutai dans le salon de la rue d'Anjou. figures. jusqu'ici. 1809. Nous de fer. devenue si belle depuis et a si d'affectation qui. de Tracy était colonel.62 SOUVENIRS D'ÉGOTISME il n'y a plus peu longue. ai J'y vu la joie causée sa mort. main de Waterloo.

Mme la Comtesse voya femme d'un me dit Daru. de ville. donc si l'ennui J'espère que. au moment où Napoléon m'endans la 7e division.UN CERTAIN roi ne HAMEÇON pouvait pas 63 faire ans dans ce salon. Admirableposition ment content surtout quand je suis à deux cents lieues de mon comme chef. avec mes amis. moins estimé. J'ai vécu dix . Sans ministre. je négligeai devenu bourgeois une bonne fin. l'hameçon fatigue Cependant en 1814. aujourd'hui. bien ce le convenu. C'est ce défaut fait aux qui que je ne m'en prends pas hommes de mon d'avancement. pas de la rancune contre les hommes. C'est là un des lié. malgré que général Duroc m'a dit deux ou trois fois de mes talents le content pour militaire. cette maudite vous alliez être invasion. peu Cela. elle se femme. excepté défauts de mon caractère. je veux servir. je une estime ou mais bientôt pêche deux. je suis dans une inférieure. » J'eus préfet grande quelque lieu de croire de Touqu'il s'agissait louse. On ne leur faveur un certain prend qu'avec m'en Quand hameçon. J'oubliais un drôle de caractère de de lui plaire. n'empêche lise ce on n'y trouvera pas qu'on livre. ma main. reçu mais tous les jours poliment.

grande avait tout à fait dominée l'habitude.64 SOUVENIRS D'ÉGOTISME fit Montcertin Mme de 1. je jamais et avait hommes deux s'en tenait à ses de devenir une grosse. mon 1. un être léger. paresseuse. presque que j'étais fort soufaisait le thé. général de Mme de ou dix nièces les huit Un jour ce que c'était lui demandèrent Montcertin une « C'est elle répondit l'amour que dont on accuse vilaine chose quelque sale. et bien faite. et il est très vrai que. non pas comme semaine fois par trois ou quatre répétant Elle fou. qui s'était Lafayette. Laubépin.) . fort timide. (Note de Colomb. fois les femmes et. le colonel. par l'autre la ville. effroyable peur une chose et comme Mais je la regardais en Elle se vengea un être. quand » on les chasse. en sont convaincues. disgracieux pour a duré l'autre. général aujourd'hui du du corps fait garde bonnel. Cet je arrangement que crois Je d'années. ennemie. la soirée. ne sais combien que l'amant Scheffer le peintre c'était qui était était de ville l'amant la campagne de CarM. de le galant faire J'aurais dû auprès n'était cela Mme Montcertin. de toute je ne lui parlais vent. elles de chambre. dangepas car elle n'aurais reux réussi. l'un amants deux pour l'un aussi la campagne.

par Je Mme de pris longtemps Georges une religieuse Lafayette pour que Madame de Tracy avait retirée chez elle par charité. (Vrai citoyen Unis de d'Amérique. . Avec cette elle a des idées arrêtournure. délicate un peu et anglaise. un moine avec auteur. qu'au La quantité de personnes il auxquelles fallait demander de leurs nouvelles en entrant dans ce salon me décourageait tout à fait. le comte de Tracy. ans M. Entre les quinze ou vingt petites-filles de M. sent. avait amie.LE DIVAN BLEU 65 où elle moment m'offrait du thé. de Laubépin. et un modèle de la beauté jeune brillante. Georges de Laubépin. Mme la comtesse de 63 Tracy. Tracy.) Mme de Tracy. de Lafayette ou leurs amies. nourrit. M. et son fils Georges Washington des EtatsLafayette. mon un fils. du Mémorial. presque toutes blondes au teint éclatant et à la commune (il est vrai figure que j'arrivais étaient en bataille d'Italie) qui rangées sur le divan il fallait saluer bleu. Sarah de sa (Madame femme. Il fallait saluer aussi le grand M. 60 ans le général Lafayette. parfaitement pur toute idée nobiliaire. trop maigre) deux Mmes de Lafayette et filles. qu'il Toujours préil dit huit ou dix mots soirée. Victor de né vers 1785 Tracy.

avait été moral. quatre janséniste. fille de filles au moins Mme de Maubourg. des anciennement à l'adorable simplicité à été intendant bonnes Allemandes. debout. M. Une la délicatesse de nerfs et dedans dix chambre fermée personnes me un assises suffisaient donner pour tommalaise et presque me faire affreux. de Tracy paraissaient me mena chez rue des Vieilles-Tuielle.) Sagan (Silésie) du été l'ami intime M. au fus chassé la diable par leries. du el du dont le livre Rapporl physique ma bible à seize ans. j'avais italienne. de Cabanis et sa fille. fermée ber. célèbre le père Cabanis. pour aux yeux et au caracque j'étais parlants et plus tère décidé des belles Milanaises. Lafayette. parfaitement à dormir accoutumé moi. en avait ou six. (J'ai et à Brunswick. Il m'a cinq ans pour les unes des fallu dix distinguer toutes ces blondes disant autres figures mais des choses convenables.66 tées avec SOUVENIRS D'ÉGOTISME si elle était comme aspérité ou cinq elle avait Or. j'en toute chaleur. assez sur ce défaut Je n'insistais pas de chez le feu me chassa physique . de Tracy avait du matérialisme. M. Dans ce temps-là. malgré pieds dans ce salon. haute Madame six et cela fort aimable. bien Qu'on juge de la chambre avec un feu d'enfer.

si poli. d'élan. homme. était de plus très il aurait dû rester militaire. de grec.M. M. auteur Dupaty. M. effroyable. M. Dupaty. brave Je connus chez Mme Cabanis un honnête mais bien bien étroit homme. etc. d'imprévu. pardonné. pour si convenables. c'est la sculpture. bien méticuleux dans toute sa de Le but. bourgeois. prétendu sculpteur. Le dernier des métiers que ce brave ces Parisiens si soignés. unique Thurot. DUPATY 67 Madame jamais à Mme Cabanis. Ce voyais beaucoup Dupaty. de Tracy ne me l'a J'aurais un mot pu dire de Tracy. petite politique ménage. du Louis XIII de la place à cheval Royale. professeur était d'être membre de l'Académie des InsPar une contradiction criptions.. M. Il était difficile d'être et convenable. Dupaty me faisait grand accueil comme écrivain sur l'Italie et auteur d'une histoire de la Peinture. mais en ce à et même gauche plaisir . la comtesse temps-là. Mlle ses six Cabanis. malgré pieds. de M. si proprets. j'étais un peu en ce temps-ci. dans ses idées. sur une de mulet. plus plus vide de chaleur. voulait se marier elle un épousa petit danseur avec une bien perruque soignée. cheval se morfondait dans un coin pauvre de l'atelier. espèce Ce mulet est un cheval arabe que je chez M.

pas qui ne se mouchait vanité à ménager quelque qui songer distance influer à mille lieues de pouvait nomination à l'Académie. qui. armées. Cela nous à bientôt sa femme. de Tracy et M. M. au moins six mois queraient. pensions francs an. quarts pas dans les déparsont morts. Tout de là serait émigré qui sortirait impifusillé. laquelle bourgeoise me ne force. . deux mille et trois mille de mille. vendus en non à morceaux. Je ferai cerner ces quatre deux ou trois départements par petites bivoual'effet moral. mais ultra libéral. Ils pourraient choisir un par dans les pays Mais s'ils étrangers. je jamais que par parlais trouva imprudent. pour de l'année. Thurot me Un jour. me les demandèrent ma je politique. je les exilerais ou trois tements des et deux Pyrénées ou cinq voisins. était sur sa lia d'abord. séjour couraient le monde de intriguer. supérieurs deux Les de émigrés jouiraient arpents.68 cet SOUVENIRS D'ÉGOTISME sans homme. je réimdéclarant les livres des émigrés primerais un pouvoir a usurpé qu'il que Napoléon Les trois n'avait en les rayant. ma aliénai tous deux par réponse « Dès que je serais au pouvoir. toyablement « Leurs biens rendus par Napoléon. pour plus » pardon.

L'extrême bienveillance de cette jeune femme m'a consolé de bien des irréussites. » et. A l'un de mes départs de Paris. et surtout l'excès avec d'imprudence lequel elle vit en moi le Huron je me livrais. jamais Elle était extrêmement extrêmecoquette. en eût probablement été bien aise. je semblais étiolées la politesse de Paris. Thurot et de Tracy figures de ce s'allongèrent pendant l'explication atroce à ces petites âmes plan. un peu ne soit J'arrange pour qu'elle reconnue. là. Une par femme admira mes jeune présente idées. que je ne suis pas beau. elle me dit au milieu de son salon « J'ai un mot à vous dans un condire. ment de occupée parure.CONSOLATION 69 de MM. parlant toujours de beaux liée avec tout ce qu'il hommes. ment il n'y avait elle me donna personne. Je partis le lendemain et tout finit là. de (roman Voltaire). passage qui duisait à une antichambre heureuseoù. de brillant dans les loges de l'Opéra y avait Buffa. avant d'en venir nous nous Mais. Si eu la prudence de point j'eusse lui faire elle comprendre que je l'aimais. Les . Je n'ai été son amant tout à fait. Le fait est que je ne l'aimais oublier pas assez pour Elle l'avait oublié. un baiser sur la bouche. je le lui rendis avec ardeur.

loger . à trois vent je finis par hôtel le même dans que Mme Pasta. tout le mal à ma demande. assiduité ailleurs heure A quelque que mes soirées chez Mme Pasta se terminassent. Beyle a un voilà « Ah qui Tracy vient Mme Pasta habit on voit neuf. de plus je trouve de Paris. de a dit M. Ennuyé pas soufort contrarié de m'ouvrir du portier. chez M. c'est Céline de la chose Le piquant que de l'espion. j'allais de la Bibliothèque. vis-à-vis (rue Richelieu. disait de moi. au n° 47. qu'on ment. de la colère de là. d'ailleurs des propos atroces On n'a que pas idée elle dit Un jour l'on apprend.70 SOUVENIRS D'ÉGOTISME on dit comme années. plusieurs parlâmes fidèleracontait Elle me en Champagne. elle avait un ton Elle avait charmant. l'air désapprouver. d'avoir ne me M. Je logeais à cent n° 63). me le propos qui rapportait de mon elle-même était jalouse peut-être chez Mme Pasta. de Tracy bêtise Cette plut liaison cette publique pas pardonnait cette actrice avec (autant qu'innocente) célèbre. Police est ce que ici un ministre de la Avoir doux dans les amours. l'espion M. ni de ni d'approuver. que » un bénéfice. heures du matin. si froides. Hôtel des Lillois.

J'aimais non la passionnément pas mais la musique musique. qu'une caprices. Les hommes de lettres disent « Dans SOUVENIRS D'ÉGOTISME 7 .DE L'AMOUR 71 Quinze jours diminué après je me trouvai de 70 dans le salon de Mme de Tracy. chez Mme Pasta. de uniquement Cimarosa et de Mozart. C'est un livre écrit au crayon à Milan. parfaitement aveugle Pendant tout un été. dans mes intervalles lucides. Le salon de Mme Pasta était le rendez-vous de tous les Milanais venaient à Paris. yeux. apprit que je passais ma vie chez une actrice. j'entendais prononcer le nom de Métilde. Par eux qui quelquefois. les larmes troisième. j'ai joué au pharaon jour. quarante mille francs de rente. par hasard. je serais parvenu à me perdre. à cette n'est suite de époque. avec Marquis. Y travailler à Paris me faisait voulu l'arranmal. J'eus le plus tort de ne pas consulter grand mon amie Mme de Ma Tracy. je n'ai jamais ger. Métilde. au et je corrigeais. jusqu'au silencieux. par Je môntais dans ma charmante chambre. J'étais à tout cela. aux les épreuves de l'Amour. conduite. ravi d'entendre et respiparler milanais. rant l'idée de Métilde tous les sens. colonel. Cette idée finit de la peut-être guérir. à Milan.

avant de ce siècle serait dans comédie. un livre on ne sait faire sées ingénieuses. vraiment le style académique. à trente par lettre. Gérard de la Révodu siècle Un des caractères ait point c'est tion n'y qu'il (1789-1832).72 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avoir des penon peut les pays étrangers. peut de ce style académique. Quel tout. aux sûrement sots. » Oui. le comte connu beaucoup j'ai modèle un pour passer Beugnot). si le seul but d'un qu'en non une idée de est comprendre faire faire sentir. Magendie le baron où M. être vrai. la de Régence. nuance donner quelque bonne n'est que pour La règle française l'Hisloire exemple un livre d'histoire. je fais ressemblanl. par dont M. à mon séance. La préface chez M. de Lemontey. Lemontey que (avare. le comte ou Regnault que M. en même temps s'il espère d'émotion. de Saint-Jean-d'Angély. ce miracle des les trois dont une société dans quarts effrontés aussi des charlatans sont acteurs M. Je plairais presque ainsi la d'arranger si je peine prenais du présent morceaux bavardage. livre France. je veux Or. un certain sans succès de degré grand de charlatanisme même et d'impudeur . j'admire de M. quelques une ceci comme écrivant Mais peut-être. pages insu.

beaucoup petite pieà demi-bossue. C'était une Anglaise de l'esprit. Fauriel amant de Mme Con(l'ancien avec M. M. qui avait . Aussi M. pas charlatan. passait Revenons à 1821. Fauriel. Mérimée dorcet). ne fut (ce femme qu'une à plaisir phyallait chez une sique). J'avais connu chez Mme Cabanis un homme n'est qui. traité avec Mme mépris à sa par mort Condorcet. le dégoût de faire ma cour à des faquins sales me fit cesser de voir ces journalistes et j'ai à me reprocher de ne pas avoir fait l'article. Un jour. le libraire me Bossanges fit offrir d'un cinquante de ses exemplaires si ouvrages non je voulais. et moi. C'est. M. Mais ceci se en 1826 ou 27. grièche Mlle Clarke. FAURIEL 73 décidé. M. nécessaire d'un chef de parti. de Lafayette seul est au-dessus du charlatanisme ne faut qu'il conpoint fondre ici avec l'accueil arme obligeant.M. certes. le seul exemple à moi connu de non-charlatanisme les se mêlent parmi gens qui d écrire. le faire insérer dans ne sais je quel journal où alors (pour en quinze jours) j'étais faveur. seulement faire un bel article mais encore d'annonce. Je fus scandalisé et prétendis faire l'article un seul pour Bientôt exemplaire. Fauriel n'a-t-il aucune réputation.

74 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un esprit comme le nier. de Guillaume. j'y de l'histoire auteur ami Augustin Thierry. de Mme Belloc de la superbe (femme figure étonnamment ressemblait du peintre) qui à Lord beaucoup. mais on ne saurait dur et tortu. faisait Je fus frappé et le beau la pluie temps. Je étourdi. de mon retour à la même hauteur. fus et de mon machiavélisme. du chamois les cornes sec. Peut-être en est-il quelque ou deux. que j'arrivais parce vous « Ne voyez-vous que pas avec Mme Belloc ? votre temps perdrez Mlle avec Elle fait l'amour Montgolfier avec de beaux horrible monstre (petit » yeux).Fauriel de toutes au-dessus à une immense hauteur. beaucoup goûtait qui vite chez mena bien mon me mérite. de l'amour et encore plus chose. prenait pour qui Machiavel. me dit d'Italie. alors M. j'aimais Byron. là. amour et de mon prétendu pour Mme Belloc. s'élèvent et Victor Jacquemont MM. était au moins Tracy . de la conquête qui. de laquelle je cessai son parti. dont bien me fâche. de cette dame. qu'alors un me homme Un fin. prit Fauriel. Mlle Clarke an Au bout d'un à la suite d'Allemand me lit une querelle et Monsieur de la voir. Fauriel. mois connaissances de ces mes premiers de Mme la comtesse à Paris. mon retrouvai Mademoiselle Clarke.

bien loin la conversation la plus intéres- . St-Jean. je n'étais qu'une et l'on se souvient de mes succès peut-être de cette fille d'une céleste auprès beauté. c'est ces deux êtres ne comque absolument rien à la théorie du prenaient cœur humain ou à la peinture de ce cœur et la musique. mon ami juste.MA VIE 75 Au ou scandalisais fond. raisonnable. les conséquences à tirer de chaque anecdote nouvelle et bien forment de prouvée. J'étais un monstre ou un Dieu. Alexandrine. où je rencontrais le baron de Lussinge et mon cousin Colomb ( homme intègre. moiselle Clarke croit fermement je que suis un monstre un monstre d'immoralité surtout. je surprenais toutes mes connaissances. Le raisonpar la littérature nement à perte de vue sur cette matière. Encore toute la société de madeaujourd'hui. 24 juin Voici ma vie à cette 1832. d'enfance. Le lecteur sait à quoi s'en tenir allé fois chez les filles. époque Levé à dix heures trouvais à je me dix et demie heures au café de Rouen.) Le mal.

nous marchand Quand d'estampes. de café et deux à son Lussinge les Tuileries par arrêtant à chaque brioches. J'avais en les restes de 1821. je quittais le moment affreux de la journée Lussinge moi. avoir Après notre excellente savouré. la commençait J'allais. pour par chaleur de cette chercher grande année. me l'a enlevé nombre femme. ferais-je pas mieux de me tuer ? me Tout m'était disais-je.76 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sante moi. Le mariage et zet. depuis de notre amitié. en chef du de (ingénieur département excelle dans ce genre. d'être devient et bientôt rare. Nous prenions et par les quais. encore. à charge. tasse au café de Rouen. d'années. jalouse Quel être supérieur M. grands Puisque ne ne je puis l'oublier. j'accompagnais bureau. Par la suite il's'est trouvé pour n'avait que Mérimée. de conde ce genre pas non plus le goût versation. Mais sa l'Isère). devient l'esprit pareset le mouvement du cerveau. l'ombre et un sous de fraîcheur les peu marronniers des Tuileries. Crodommage Quel que s'il eût habité Paris. surtout la province vieillissent étonnamment un homme. à force seux. que j'estime tant. Mon ami l'excellent Crozet d'enfance. pénible impossible. .

sombre. cinq originaux cotoie le chevalier d'hôte. pour songer L'intérieur de ma chambre solitaire était affreux moi. traîné lentement ses six par gros rencontrais sans chevaux. Libéral plaît trouvais les libéraux outramoi-même. de retrouvais fatiLà. Tout ce qui qui à Paris me faisait horreur. je vois que j'ai conservé un souvenir triste et offensant moi de tout ce que alors. chefs-d'œuvre ne faisait me que rappeler vivement Brera et Métilde. plus Quand rencontrais le nom français je correspondant dans un livre. je que cesse. l'élégant ou six de table Poitevin. VIE cette 77 la d'Italie passion pour peinture fait écrire sur ce sujet en 1816 qui m'avait et 17. Enfin. yeux de bœuf. particulièrement J'achetai de Shakesquelques pièces édition à 30 sols la peare. ennuyé. je Lussinge. le brave gué.MA. les lisais aux Tuileries et souvent je je baissais le livre à Métilde. pièce. geusement Enfin. cinq je volais à la table d'hôte de l'hôtel Bruxelles. je niais. me faisait horreur. de couleur. Barot. J'allais au musée avec un billet que m'avait La vue de ces Lussinge procuré. pour heures arrivaient. peu tous se ressemblaient. je changeais J'ai bien de souvenirs de ces jours. espèce qui . pour je voyais Le Louis avec ses gros XVIII. anglaise.

Etre dans ce lieu-là. à ce colonel ni a bourg. Il y et bavard me grand. commençait l'autre. Alpy aide de camp autrefois je reconnus du général Michaud et qui allait chercher les bottes du général. Etonné. garde l'avait connu à Besançon. d'un antipode il devint c'est tard chien. élégantes était un supplice moi. élégants des filles de la classe et garde.78 SOUVENIRS D'ÉGOTISME d'industrie subalterne de d'un côté et le conspirateur A cette table d'hôte M. excellent d'un avare garçon qui. avait un peu du feu sacré de Jean-Jacques ses phrases en faveur des Rousseau dans Bourbons la table trouvait plates que toute et ridicules. LusCourvoisier. . gendre Kensinger. le café était encore un Après bon moment tout au contraire moi. jaune frappa. avait la tournure. Barrai. pour un rencontrais de mes amis Là. je le revis là colonel et de M. petit-fils à trente ans à rescélèbre. première des leurs bourgeoises rivales. rendez-vous des des officiers de la subalternes. bête. Je ne parlai pas son homme assez Un beau-père. maigre. pour de la promenade au boulevard de Gand. célèbre. je le comte de bon et d'enfance. des sceaux. Cet homme officier autride la grâce. fort à la mode et rempli de poussière. ministériel et maire de Strasriche. singe le dîner. plus M.

M.

DE

BARRAL

79

triste passion. M. de semble, Barral, ce avait au ayant qu'il jeu, lui et le je prêtai quelque argent je forçai à partir Son fort pour Naples. père, lui faisait une de homme, galant pension 6.000 francs. Au bout de quelques de années, Barral, retour de Naples, me trouva vivant avec une actrice charmante, qui, chaque soir, à onze heures et demie, venait s'établir dans mon lit. Je rentrais à une heure, et nous avec une froide et du soupions perdrix vin de Champagne. Cette liaison a duré deux ou trois ans. Mlle Bayreter avait une fille du célèbre le marchand amie, Rose, de culottes de peau. le célèbre acteur Molé, avait séduit les trois filles charsoeurs, mantes. L'une d'elles est aujourd'hui Mme la marquise de D. de chute Annette, en chute, vivait alors avec un homme de la Bourse. Je la vantai tant à Barral qu'il en devint amoureux. Je à la persuadai Annette de son vilain jolie quitter agioteur. Barrai n'avait exactement francs pas cinq le 2 du mois. Le ler, en revenant de chez son avec cents il francs, banquier cinq allait sa était en gage montre, dégager qui et jouer les cents francs lui quatre qui restaient. Je de la peine, pris je donnai deux dîners aux parties belligérantes,

sentir En

des atteintes ce me 1810, tout perdu

de

cette

80

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

chez aux et enfin Véry, Tuileries, je perà Annette faire suadai de se l'économe du comte et de vivre avec lui des sagement cents francs donnés le cinq par père. il dix a ans ce Aujourd'hui que (1832), y dure. Barrai Malheureusement, ménage est devenu riche il a 20.000 francs de rente au et avec la richesse est moins, venue une avarice atroce. En été très amoureux 1817, j'avais d' Annette jours pendant quinze après lui avais trouvé les idées étroites quoi, je el parisiennes. moi le plus C'est pour grand à l'amour. remède Le soir, au milieu de la du boulevard de Gand, poussière je trouvais cet ami d'enfance et cette bonne Annette. Je ne savais leur dire. Je que d'ennui et de tristesse les filles périssais ne m'égayaient point. vers dix les heures et Enfin, demie, Mme chez Pasta le pharaon, et j'allai pour le d'arriver le et j'avais chagrin premier d'être réduit à la conversation toute de de la Rachel, cuisine mère de la Giuditta. Mais elle me parlait milanais; quelquefois avec elle quelque nouje trouvais nigaud, vellement arrivé de elle Milan, auquel avait donné à dîner. Je demandais timidement à ces niais des nouvelles de toutes les jolies femmes de Milan. mort de Je serais plutôt que

LE

PHARAON

81

d'euxquelquefois, Ces soirées mêmes, parlaient. faisaient dans ma vie. Enfin le époque dans pharaon commençait. Là, plongé ou gagnais une rêverie je perdais profonde, trente francs en heures. J'avais quatre tellement tout soin de mon abandonné honneur que, quand je perdais plus que ma disais i n'avais dans je poche, je qui Voulez-vous monte chez gagnait que je moi ? On répondait si figuiri Non, ? Et je le Cette ne payais lendemain. bêtise, que me la souvent donna réputation répétée, dans d'un Je m'en la pauvre. aperçus, l'excelaux lamentations suite, que faisait il lent le mari de la Judith, Pasta, quand ou me trente trente-cinq voyait perdre les yeux francs. Même avoir ouvert après sur ce détail, je ne changeai pas de conduite. nommer Métilde ils m'en

mais

qui mort à force de travail. à Grenoble peut-être. que que vont annoncer vous vous journaux que êtes brûlé la cervelle. de me donner une M. l'idée tous les Brougham. Peut-être dates dans trouverai-je quelques mes livres. de suicide avec le célèbre je parlais lord Brougham (aujourd'hui Brougham. chancelier et bientôt sera d'Angleterre.) de me dit — Quoi plus désagréable. Cela est à dégoûter de se tuer. M. il me n'avait à moi répondit qu'il plus cent francs. je Ma première idée de Londres me vint ainsi en 1821. à Milan. Je ne sais comment trop j'eus l'idée d'aller en J'écrivis à Angleterre. et ensuite entrer dans votre vie chercher les privée pour motifs ?. . le fis venir et je partis. mon banquier. Un jour. J'avais de que vingt-six l'argent je ne sais où. vers 1816. lettre de crédit de mille écus sur Londres. je crois.CHAPITRE 6 une date sur j'écrivais QUELQUEFOIS un livre et l'indicaque j'achetais tion du sentiment qui me dominait.

Mozart et Shakespeare. répondis-je. Cimarosa. envie de mettre cela j'avais à cette ma tombe. Je tranquillité que voulais une tablette de marbre de la forme d'une carte à jouer. Je n'avais rien vu de Shaen 1817. que de prendre l'habitude d'aller se promener sur avec les bateaux mer. de dans la tombe. pêcheurs ? Un de gros on tombe à la mer jour temps. .84 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de plus Quoi simple. Je pensais chaque jour bien croyant que je n'aurais inscription. à mon premier kespeare voyage en Angleterre. je de le voir jouer. sur en 1820. par Cette idée de me promener en mer me séduisit. Le seul écrivain lisible moi pour était me faisais une fête Shakespeare. accident. Je n'ai aimé en ma vie que avec passion A Milan.

Mori il Mozart de è anni. aucun ornesale.INSCRIPTION 85 ERRICO MILANESE BEYLE Visse. j'aime les plus grands là surpeines. graver en caractères majuscules. cette inscription Je hais Grenoble. Là j'ai trouvé et les plus plaisirs grandes tout ce qui fait la patrie. de balancé Que fois. Quest' scrisse. anima amo Adorava Cimaroza. Shakespeare aucun N'ajouter signe ment faire plat. suis arrivé à Milan en je cette ville. trouvé les j'ai désire ma passer sur une barque . 18. mai 1800. Là je premiers plaisirs. vieillesse et mourir.

me donner en faire des grimaces et specdonna un Mme de me tacle. ce genre. je n'y faisant fuis au bout d'un quart d'heure. d'Andilly. la Treneuil. j'ai tenu aux romans de Tout ce ressemble qui MM. parisien. je laisse la dans le cimetière qu'on place je prie au Montmorency. le premier Je sortais Quand après était à la musique française jointe l'esprit allait me faire l'horreur jusqu'à français. et faisant vœu de des grimaces ridicules de deux ans ne pas rentrer à Feydeau ce serment. même Si . personne. Jouy. près exposée désire n'avoir levant. Campenon. à la poésie de Legouvé. Mais surtout je pas rien de rien de d'autre monument. Mme de Genlis.86 solitaire me disais Hic SOUVENIRS les ondes par avec délices D'ÉGOTISME du lac de Côme. jour menai Je m'enbonheur. Longueville Par au théâtre sa loge Feydeau. m'inspirait horreur. rais bien français plus L'esprit dans les théâtres de Paris trouvais que je faire m'écrier me allait presque jusqu'à Canaille! haut Canaille Canaille tout acte. en 1821. Je l'abhorj'abhorre vaudevillique. je caplabis frigus opacum faire cette de quoi tablette.

J'étais au désespoir. Londres. J'aurais dû être l'ami.DEGOUT 87 Rien de plus à écrire en 1832. de que sans ou M. ce me semble. Campenon avait fait une Jouy de de sanglante critique quelques-uns mes écrits. avait alors soixante-trois ans. II en concluait doute M. non. J'étais dégoût pour aveugle. Cette femme adorable et de moi aimée comme une mais comme une ex-jolie mère. non l'amant de Céline. En pense 1821. J'aurais dû ne pas repousser le renouvellement de connaissance avec Mme la comtesse Berthois. ou pour mieux dire de la vie de Paris. à chaque que je relis sa critique. mais sans aucune idée d'amour terrestre. Je ne sais si j'aurais réussi alors comme mais clairement amant. profondément dégoûté SOUVENIRS D'ÉGOTISME. fois Je rejuge. Je n'avais que je partis pour que du Paris. femme. S . Lussinge se moquait de mon insupportable orgueil ma haine convulquand je lui montrais sive. J'avais son amitié mon de conrepoussé par peu fiance. Un s'est critique qui moqué de moi un tout autre sentim'inspire ment. tout plat le monde ainsi. je vois sur le bord de aujourd'hui que j'étais l'intime amitié. dû demander des conseils à j'aurais Madame le comtesse de Tracy. a raison de lui ou de qui moi. en septembre 1821. Ce fut.

cinquante ans. de L'un. En 1821. grand et fort bel ressemblait étonnamhomme. Jupiler encore fou du sentiment j'étais qui m'avait fait ans le écrire. commencement du second volume de l'Histoire de la Peinlure. réimprimé Pétrarque sur son latin de comptait poème l'A frica et ne songeait à ses sonnets. Et le fait et peu compliment nous ne savions dire. guère Parmi les deux me complimenteurs. des gens venaient me faire qui compliment sur un de mes avais fait ouvrages j'en bien alors. Les pièces de Shakespeare et l'acteur Kean furent (prononcer Kîne) cet événement. Il fallait spleen mettre une colline entre moi et la vue du dôme de Milan. Ce complimenteur si moi surtout. je trouvais. à paraître le contraire de ce que je suis. flattèrent. que nous Ces complimenteurs s'attendant parisiens. défauts. j'aurais J'allais à Londres chercher un remède au et je l'y trouvais assez. . ment à Mansuetus. Assez souvent dans la société. Je n'estime que d'être en 1900. répondu. Je regarde et mes comme j'ai toujours regardé ouvrages des billets à la loterie. quatre auparavant.88 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de Je trouvais tous les me voulu un être autre. réponse me trouver bien et bien gauche peut-être Je suis accoutumé orgueilleux. à quelque de devaient vaudeville.

et fit mon obligé parler bonheur. suite.ÉDOUARD EDWARDS 89 bel homme avec l'afféterie des parlait lettres de Voltaire il avait été condamné à mort à Naples en 1800 ou 1799. Il pouvait avoir environ trente ans et Edouard ancien s'appelait mauEdwards. dans l'armée je crois. Le pauvre Edouard Edwards avait une autre il était naturellequalité ment et brave. superbes. s'il est possible. J'avais sur le paysage compté . jamais Je trouvai M. et sans la retenue française. parfaitement Tellement naturellement se vantait de que lui. travaillant les pour journaux. ne parlait de sa bravoure. vais sur le pavé de Londres sujet et commissaire dés guerres. Se trouvant avec un auteur franil se crut de çais. Edouard dans la diligence de Calais. visant à faire calembour quelque célèbre. quand j'appris avait été mauvais sur le pavé qu'il sujet de Londres. Il s'appelait di Fiori et se trouve le aujourd'hui cher de mes amis. commandée le duc d'occupation de par Dans la Wellington. qui tout avec une vanité pius que française. bien qu'il ne fut pas chevalier je m'étonnai d'industrie. Nous plus avons été dix ans sans nous alors comprendre je ne savais comment à son répondre petit à la Voltaire. tortillage Le second avait des complimenteur cheveux blonds anglais bouclés.

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SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

a rien de si plat m'amuser. Il n'y pour la route moi du par moins) que (pour etc. Ces Montreuil-sur-Mer, Abbeville, au blanches se dessinant routes longues ondulé un terrain loin sur platement mon malheur sans le bavarauraient [été] d'Edwards. dage de Montreuil et la les murs Cependant à me rappelèrent tout faïence du déjeuner fait l'Angleterre. un nommé Nous avec Smidl, voyagions intridu plus ancien secrétaire petitement d'Etat M. le conseiller des hommes, gant connu chez Mme NarFréville, que j'avais 4. Ce pauvre rue des Ménars, Smidt, dot, avait fini être d'abord assez honnête, par M. Decazes l'envoyait espion politique. d'Aix-laaux eaux dans les congrès, et à la fin, intriguant Toujours Chapelle. de facteur changeant je crois, volant, Smidt me rentous les six mois, un jour de et me dit que, comme contra mariage il allait convenance et non d'inclination, duc la fille du maréchal Oudinot, épouser a un régiment de Reggio, à la vérité, qui, à l'aumône de et demandait filles, tous les six mois. Louis XVIII cher lui mon ce soir, ami, Epousez tout dis-je surpris. Mais jours j'appris, quinze M. le duc Decazes, apprenant que après, malheureu-

CALAIS

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la fortune de ce pauvre Smidt, cru obligé d'écrire un mot au beauMais Smidt était assez bon diable père. bon et assez compagnon. A Calais, fis une sottise. Je grosse je à table d'hôte comme un homme parlai un an. Je fus très qui n'a pas parlé depuis de bière gai. Je m'enivrai presque anglaise. au Un demi-manant, capitaine anglais à fit petit cabotage, objections quelques mes contes, et en je lui répondis gaiement bon enfant. La nuit, une j'eus indigestion la de ma vie. terrible, première Quelques Edwards me avec mesure, dit, jours après Calais chose très rare chez lui, qu'à j'aurais dû vertement et non gaiement répondre au capitaine anglais. l'ai commise Cette faute horrible, je envers une autre fois en 1813, à Dresde, M. fou. Je ne de depuis manque point une telle chose ne m'arriverait bravoure, dans ma jeunesse, Mais, plus aujourd'hui. Toute fou. quand j'improvisais, j'étais mon intention était à la beauté des images de rendre. L'avertissement que j'essayais moi comme le de M. Edwards fut pour chant du coq Saint-Pierre. Pendant pour le deux nous cherchâmes capitaine jours tavernes dans toutes les infâmes anglais ces sortes de gens de près que fréquentent ce me semble. la Tour,

sement s'était

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Le second Edwards me dit jour, je crois, avec et même mesure, politesse élégance met de « Chaque nation, voyez-vous, certaines à se notre manière façons battre à nous, est etc. » Anglais, baroque, etc., Enfin le résultat de toute cette philoétait de me de le laisser sophie prier parler au capitaine il y avait dix à parier qui, contre cent, national malgré l'éloignement les disait n'avait pour Français, qu'il nullement eu l'intention de m'offenser, etc. Mais si l'on se battait, Edwards me enfin, de se battît à suppliait permettre qu'il ma Est-ce vous vous f.z place. que de moi ? lui dis-je. Il y eut des paroles mais enfin il dures, me convainquit avait de sa part qu'il n'y de zèle et nous nous remîmes à qu'excès chercher le capitaine. Deux ou trois fois, sentis tous les de mes bras se hérisje poils ser sur reconnaître le capimoi, croyant taine. J'ai m'eût pensé depuis que la chose été difficile sans ivre Edwards, j'étais de de et de bière à gaieté, bavardage Calais. Ce fut la première infidélité au souvenir de Milan. Londres me toucha à cause beaucoup des promenades le long de la Tamise vers Little Chelsea là de (little chelsy). Il y avait maisons de rosiers petites garnies qui furent moi la véritable Ce fut la pour élégie.

HYDROPHOBIE

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1. fois que ce genre fade me toucha première mon Je comprends aujourd'hui que malade. J'avais âme bien était toujours à une horreur hydrophobique presque La conversade tout être grossier. l'aspect tion d'un de province grosgros marchand sier m'hébétait et me rendait malheureux la tout le reste de pour journée, par Durand le Charles riche exemple, banquier avec amitié. de Grenoble, me parlait qui donné Cette d'enfance, qui m'a disposition tant noirs de quinze à vingtde moments si revenait avec force. J'étais cinq ans, conmalheureux les figures j'aimais que l'état dans nues. Toute nouvelle,qui figure de santé alors m'amuse, m'importunait. à Tavistock Le hasard me conduisit l'hôtel des C'est Covent-Garden. Hôtel, viennent à aisés de la province, qui, gens ouverte Londres. Ma chambre, toujours avait dans ce pays du vol avec impunité, huit de large et dix de long. Mais, pieds un en revanche, on allait dans déjeuner avoir cent pieds de long, salon qui pouvait haut. on trente de large et vingt de Là, et tant voulait tout ce qu'on mangeait sous voulait (deux qu'on pour cinquante
1. En 148e Reçu cinq page. hier 20-24 juin 1832, jours, 1832. juin Rome, de une lettre Cachemyr, j'en juin suis ici, 1831 id ,de est Vicà

la

tor

Jacquemont.

moins malheureux j'étais dans ce salon. heure. Ce salon s'ouvrait en arcades sur la place de Covent-Garden. Le déjeuner me faisait tounon une heure ou deux jours passer pas comme une mais une bonne diversion. ou l'on devant vous un l'infini. 25 juin. à lire machinalement les jourJ'appris naux au fond ne m'intéresanglais. j'ai bien malheureux sur cette même de place Covent-Garden au Ouakum ou Hôtel. .94 SOUVENIRS D'ÉGOTISME On nous faisait des beefsteaks à shillings). De 1826 à opposé 1832. tard. 1826. Il n'y avait ni affectani fatuité et bruyantes. qui. Lion. Je trouvais là tous les matins une trentaine de bons Anglais marchant avec et avec gravité. Ensuite venait le thé pour cuire toutes ces viandes. beaucoup l'air malheureux. françaises Cela me convint. plaçait morceau de bœuf rôti de quarante livres avec un couteau bien tranchant. pas On ne donnait encore point Shakespeare le jour de mon arrivée à Londres j'allai à Haymarket ce me était semble. je n'ai eu de malheurs. nom aussi à quelque disgracieux. l'angle à Tavistock. qui saient Plus en été point.

RICHMOND

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l'air malheureux de la salle, assez. je m'y She Io comédie de sloops conquer, m'amusa infiniment [Goldsmith], à cause du jeu des joues de l'acteur faisait le qui mari de miss s'abaissait [Richland], qui c'est un le des pour conquérir peu sujet de [Fausses Marivaux. Une Confidences] fille à marier se déguise en femme jeune de chambre; [ce] beau stratagème m'amusa fort. Le jour, dans les environs de j'errais souvent à Richmond. Londres, j'allais Cette fameuse terrasse offre le même mouvement de terrain que Saint-GermainMais la vue de moins en-Laye. plonge haut sur des d'une charpeut-être, prés mante verdure de grands arbres parsemée vénérables leur On n'aperpar antiquité. au du haut de la terrasse çoit, contraire, de du. sec et du Saint-Germain, que rocailleux. Rien n'est à cette fraîcheur égal du vert en Angleterre et à la beauté de ces arbres les couper serait un crime et un tandis besoin déshonneur, qu'au plus petit le d'argent, vend propriétaire français les cinq ou six grands chênes qui sont dans son domaine. La vue de Richmond, celle de me ma Windsor, chère rappelaient les monts de Brianza, Lombardie, Desio, la le sanctuaire Como, de Cadenabbia, Malgré amusai

ouvert.

96

SOUVENIRS

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où se sont mes beaux Varèse, pays placés beaux jours. ces moments de J'étais si fou dans aucun bonheur souvenir que je n'ai presque tout au date distinct quelque pour plus sur un livre nouvellement acheté, marquer, où l'avais lu. La moindre l'endroit je fait si je relis remarque marginale que le fil de mes ce livre, jamais je reprends Si je ne trouve aucun et vais en avant. idées un le travail est souvenir en relisant livre, à recommencer. assis sur le pont Un soir, qui est au bas les de Richmond, de la terrasse je lisais c'est l'une Mémoires de Mme Hutrhinson
de mes

en dit un homme Bell moi. s'arrêtant droit devant vu en C'était M. B. que j'avais à Milan. chez Italie, Jersey, Milady cinM. B. homme très fin, de quelque de la être sans ans, précisément quante était admis bonne ( en compagnie y les classes sont marquées, Angleterre, des comme aux au Indes, parias pays la Chaumière Indienne). voyez Avez-vous vu lady Jersey ? à la connaissais Non trop peu je dit que vous et l'on Milan autres, voyaun à êtes perdre geurs anglais, peu sujets la Manche. la mémoire en repassant Mister

passions.

DÉGOUT idée Quelle Etre reçu reconnu me ferait ne que pourrait réception la plus Vous n'avez Allez-y. froidement, beaucoup me faire empressée. pas vu

97

n'être de plus de MM.

pas peine la plaisir

Hobhouse, Brougham ? Même réponse. M. B. avait toute l'activité d'un qui me demanda de diplomate, beaucoup nouvelles de France. Les de jeunes gens la petite bien élevés et ne bourgeoisie, sachant où se placer, trouvant partout devant eux les protégés de la Congrégarenverseront la Congrégation tion, et, par les Bourbons. l'air occasion, (Ceci ayant d'une au lecteur bénéprédiction, je laisse vole toute liberté de n'y pas croire.) J'ai cette placé phrase pour ajouter mon extrême tout ce dont que de dégoût me donna cet air je parlais apparemment malheureux sans on n'est lequel pas considéré en Angleterre. M. B. Quand comprit que je connaissais M. de La Fayette, M. de Tracy Eh me dit-il avec l'air du plus profond vous n'avez donné étonnement, pas à votre Il plus d'ampleur voyage dépendait de vous de dîner deux fois la semaine chez lord chez A. chez Holland, lady lady.

98 — Je

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

n'ai dit à Paris pas même que je venais à Londres. Je n'ai qu'un objet voir les de jouer pièces Shakespeare. M. B. m'eut bien il Quand compris, crut devenu fou. que j'étais La fois au bal j'allai première que mon d'Almack, mon banquier, voyant billet me dit avec un soupir d'admission, — Il ans, monsieur, y a vingt-deux que travaille aller à ce où vous bal, je pour serez dans une heure La étant divisée bandes société, par un bambou, la grande d'un comme affaire la classe homme est de monter dans supéet tout l'effort rieure à la sienne, de cette classe est de l'empêcher de monter. mœurs Je n'ai trouvé ces en France fois c'est les généraux de qu'une quand l'ancienne armée de Napoléon, qui s'étaient vendus à Louis à force XVIII, essayaient de bassesses de se faire admettre dans le salon de Mme de Talaru et autres du fauSaint-Germain. Les humiliations bourg vils ces êtres que empochaient. chaque Le jour rempliraient cinquante pages. Amédée de s'il écrivait Pastoret, pauvre ses en aurait de belles souvenirs, jamais a raconter. Hé bien je ne crois pas que les jeunes leur droit en 1832 gens qui firent aient en eux de supporter de telles humiliations. Ils feront une bassesse, une scélé-

veut. fabrique que qui ne me pardonna de n'avoir jamais pas donné à mon Je ne me plus d'ampleur voyage.OTHELLO ratesse. le. qui hors de nature pour qui n'est pas né dans les salons de 1780. de gens tels M. doutais en 1821. Angleterre. 1821. abjection que à mon de 1826 les j'ai comprise voyage dîners et les bals de l'aristocratie coûtent un argent fou et le plus mal du dépensé monde. J'eus une obligation à M. B. ressuscités de 1804 à 1830. Je faillis être écrasé avant par d'atteindre mon billet de Les parterre. il m'apprit à revenir de Richmond à Londres par eau. c'est un voyage délicieux. mais si l'on se faire 99 commise en un jour. Cette tout de la bassesse. ne paraîtra les jeunes plus que parmi gens nés à Paris. qui supporte femme d'un cordon bleu (Mme de Talaru). d'une pas. Et Louis-Philippe prend trop peu de consistance pour que de tels salons se reforment de longtemps à Paris. assassiner ainsi à coups le c'est ce est d'épingles. par mépris. Probablement le bill de réforme (juin va faire en la 1832) cesser. moments d'attente de la queue me rappelèrent vivement les beaux de ma jours nous nous faisions écraser jeunesse quand . Kean. B. on afficha Olhello Enfin.

La politesse des hautes classes de et France. sottise de ne acheter pour Quelle pas d'avance un billet de loge dans le parterre. à mon admiraplus je fus tout tion pour Kean. de mauvais ton. quelque froid. Nous nous dîmes mots quelques bienveillants sur les peines n'étant passées en colère. probablement d'Angleterre. ne serait mais fat bien pas Kean. Il voyage paraît que Kean est un héros un crâne d'estaminet. de planches le frottement des garnis que des patients a rendues habits parfaitement lisses.100 SOUVENIRS D'ÊGOTISME 1800 en voir la pour première représentation de Pinto an (germinal VIII). larges pieds. La tête d'idées ce remplie littéraires. Je l'excusais facilement: s'il fût né riche ou dans une famille de bon il ton. à peine les avec fait le coup gens qui j'avais me avec l'air bon d'épaule regardèrent et ouvert. dans ces affreux n'est qu'engagé passages la colère m'eût donné une force et quand à celle de mes voisins supérieure que je me dis Tout est ce soir plaisir impossible moi. Heureusement. que je ne connaissais que les de mon de par hyperboles compagnon Edouard Edwards. . Le malheureux veut un billet à qui Covent-Garden est dans des engagé pasde trois et sages tortueux.

Grand Dieu Comment est-il possible d'être aussi comment insignifiant peindre de telles gens Questions me faisais que je l'hiver de 1830. Parfaitement par et parfaitepoli ment de toute tel pur est l'être énergie.KEAN 101 toute énergie. de Tracy. que je m'attends on annonce quand chez M.) Mon en voyant plaisir fut mêlé Kean. à voir. vient chez qui le général est allé en Lafayette. M. de Syon. Le baron de et l'excellent Lussinge . faubourg Et encore n'étais je en 1821 pas bien placé de toute pour de ces juger l'insignifiance êtres étiolés. un monstre dans le salon de Mme de d'énergie la Trémoille. différents des nôtres les mêmes pour mouexprimer vements de l'âme. M. L'imagination se perd à courir les dates au lieu de après se figurer les objets. je crois. Améqui à sa rique doit être suite. et l'use si elle existait proscrit hasard. me Je suis un peu (For découragé par le manque absolu de dates. Les Anglais. de Syon ou tout autre homme du jeune Saint-Germain. ont des gestes peuple fort fâché. de beaucoup d'étonnement. pendant en étudiant ces Alors leur jeunes gens. affaire était grande la peur leurs cheveux que de arrangés à former un bourrelet façon d'un côté du front à l'autre ne vinssent à tomber.

fat anglais.102 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Barot vinrent me Lussinge peut-être moi. sens J'avais du bon ne faut pas manquer. ou. je sentis heures de des le ridicule quarante-huit Le travail de l'ouvrier pauvre anglais. j'allai prier ma douleur mée d'épargner pendant quinze me Quinze mois. plus près de faire Il a le du bonheur. auquel plaisir. répondit-il. et fait les choses avec Barot règle qui nous un négociant. J'en arrivé pour fus au jours. temps ou cent il se livre jours par quatre-vingts rejoindre y était-il à Londres avec venu . j'ai de l'ami rendu ma maîtresse amoureuse réellement. je dus amoureux. est bien tout Italien. ce qui est bien pis. je jours. déguenillé. n'ai goût pour sur sa français jambe (en garaude. à tout ce qui n'avait rapport pas pour certains sur-le-champ souvenirs. engagea C'était un à prendre un valet de place. J'ai vu ses bas aucun elle. commuJ'ai un talent malheureux pour en mes souvent. plissés de Grenoble). comme raison. C'est ce qui m'est que j'aimais Mme Azur et Mérimée. parlant goûts niquer les ai rende mes maîtresses à mes amis. désespoir pendant quatre MériLe désespoir diminuant. Je les méprise plus que petit chez eux n'est les autres la mode pas un il mais un devoir sérieux. l'amour.

Mes me trouvaient compagnons fou tout à fait quand Le travail j'ajoutais exorbitant et accablant de l'ouvrier nous anglais de Waterloo venge et de quatre coalitions. Dix ans à leur après. nous avons Nous. parce le que je lui disais Lascaris de que M. vie Barot et Lussinge me croiront une mauvaise tête. nos survivants sont heureux les plus que Toute leur Anglais. 9 an à une religion lui fait un d'autant . de ce Qu'on juge m'arrivait qui le malheur quand j'avais de parler littérature. Villemain était à dormir ennuyeux debout. nous sommes malheureux nous n'avons de connaissances plus agréables. et la réputation de mauvaise tête me reste. Dieu! Qu'était-ce. et sera bien commun en 1840. Ils le nient. à Londres. Mon paradoxe devint vérité à vue d'œil. Mes se moquèrent compagnons rudement de moi. Mon cousin Colomb m'a cru réellement longtemps envieux. je cherche faire honte Vous pensez comme aujourd'hui moi.PARADOXE 103 amusante plus qu'elle etc. peu peur. Vous avez lui mais raison. grand quand les j'abordais généraux principes Un jour de travail que Je parlais anglais. dis-je. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. enterré nos et morts. en 1821. le petit fat nous servait de valet qui de son place honneur prétendit national offensé.

jeunes Westminster Road. je ferai votre adressez Ne vous moi-même. montrant en nous le lendemain habitaient filles nos D'abord. Ainsi. pour du fat. nous en le matin bonnes leurs grâces voulaient pas accorder et un shillings (vingtet leur thé pour vingt elles Mais enfin francs sous).104 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Je ferai affaire. de plus une dans partie du les détails et maussade que repoussant fit essuyer nous homme marché que notre Londres. ? de Londres à une lieue mènera nous entre convenu que Il fut bien Barot Le soir n'irions venu. cinq cinq ou trois Deux Anglais consenti. Je le compris. rançonnerait. pas. quatre que admirablement pour disposé rosser des souteneurs matelots puissent à un en parlâmes nous Quand Français. ami anglais de ce guet-apens bien Gardez-vous nous dit-il. avait longuement Le fat qu'il ajoutait du thé nous faire donner marchandé pour filles ne Les levant. je me trouvais engagé de l'honneur Rien de filles. pas me moquer Mes amis riaient. le marché etc. — Monsieur. regarda. on vous à d'autres. un quartier perdu. avaient nous dirent ne donnerait un Anglais Jamais Savez-vous un tel qu'on piège. dans vous nous me .

étaient. comme c'était le cas ce pas et sans la petite de danger. Si vous avez été si brillant avec Alexandrine dans une maison charmante. n'osa venir. entre des jardins. menues. nous arrêta devant une maison à jurant. n'allez-vous que pas faire ici ? J'avais un dégoût sans l'ennui profond de l'après-dînée à Londres il n'y a quand de spectacle. Lussinge jamais Nous un fiacre. pavé.WESTMINSTER Nous des ROAD 105 sommes lui dis-je. sans l'idée du danger. de haut. très châtains. prîmes nous le pont de Westminster. De la vie. pointe Westminster Road ne m'aurait vu. avons armes. jamais avoir été deux ou trois fois Enfin. empressées. nous forts. jour-là. Les meubles étaient de la petitesse la . trois tout avoir étages entière. après sur le point de verser dans de prétendues rues sans ce me le fiacre. Barot et moi. trois avec de beaux cheveux petites filles. un peu timides. au centre de Paris. je ne serais m'attendais à voir pas entré je trois infâmes Elles salopes. je n'ai vingt-cinq pieds vu quelque chose de si petit. fort pâles. pouvait qui. passâmes le fiacre Ensuite nous dans des engagea rues sans maisons. semble. Certainement. Barot riait.

filles virent embarras. tous les instruments de rire. petits . tique pour et Barot Il me Je fus touché dégoûté. et Barot est gros grand. le voir il avec des chandelles pour jardin et dix de avait de long vingt-cinq pieds Barot et moi. d'un éclat partîmes large. étaient Là. si les choses se passent ici comme amants. appareil ellippetite brasser elles-mêmes leur bière. pas de l'orgueil. Nos avions peur petites notre le leur s'accrut. — Oh nous avons un jardin. et dit en français payons-les décampons. pour de les écraser. Leur sur misère. Elles vont 1 vous les connaissez Bah humiliées chercher d'autres Elles enverront bien s'il n'est ou leurs pas trop tard. parlant. de un peu de joie d'avoir quelque objet au Nous descendîmes luxe à montrer. être si humiliées. l'air faits des Nous avaient poupées. filles. exactement les meubles asseoir. ces d'économie de domestique pauvres leur cuvier faire la lessive. France. savions dire absolument. lui dis-je. pratiques. pour petit avec un leur cuve. direntmais enfin avec non elles. à nous nous ne trouvions pas gros. en ne firent aucune Ces vérités impression tous ces moi. Nous ne que Barot eut l'idée de parler Heureusement du jardin.106 plus moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME ridicule.

sujet porte nous allâmes nous de soupçons quand des coucher. que nous vous rendons c'est je justice. Elle eut un mouvement me vit étaler bien elle marqué. la preuve Mais enfin. après voyage ne autre Aucune fermait. faite. tendait dans cette Barot. petites séparations maison. anglais les déconcerta Cela beaucoup. Nous pas avec intime de prendre le thé que j'étais elles au point de leur confier en mauvais notre crainte d'être assassinés. Mais à quoi eussent servi bonnes serrures ? Partout et de portes on eût enfoncé les avec un coup de poing Tout s'enen briques. n'y jamais de peur consentir. je fus renvoyâmes comme avec des amis tendres je que reverrais un d'un an. quand la de mes pistolets et poignard sur table nuit du côté du à la lit. pudeur voulut soumise et si bonne. placée opposé bien Elle était charmante. me cria Si l'on vous assassine. porte. Alors Nous le fat.WESTMINSTER ROAD 107 et bien vieux meubles bien propres fini n'avions m'avaient touché. petite. qui était aula chambre monté au second dans dessus de la mienne. que tout vous raconte cela. pâle. appelez-moi la Je voulus de la lumière garder d'ailleurs si de ma nouvelle amie. ajoutai-je. .

la qu'à soirée bonne. si je pouvais espérer que vous reviendrez ce soir. Elles crurent nous nous que moquions nous leur dîmes nous d'elles. Il parut bien vite escorté d'un excellent et tout étonné de notre enthoudéjeuner. Nous leur laissâmes du vin et des viandes froides dont la beauté avait l'air de ces surprendre pauvres filles. Je ne pensai. toute la journée. quittes thé. siasme. amie. Le lendenous les tînmes de leur main. froides. douce. 26 juin. Le spectacle snugness). tranquille ( f ull of m'attendait. Mais notre maison est des trop pauvre pour gens comme vous.108 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Personne ne nous assassina. lurent voir toutes les demoiselles effrontées alors le foyer de Coventqui remplissaient . qui me Barot et Lussinge vouparut long. quand que reviendrions. Les deux sceurs chercher envoyèrent une de leurs amies. mon me dit à Miss. nous chercher le envoyâmes Lussinge par valet de en lui recommandant place d'arriver avec des viandes du vin. part Je ne sortirais pas.

que je n'avais que vingt avais eu trente-huit. prouver trouver cette conde j'aurais pu essayer honnêtes de des femmes solation auprès de la sympathie. nous arriGarden. Barot Enfin.CHAMPAGNE VÉRITABLE 109 et moi. ans. de grands filles ouvrirent yeux. j'étais séjour finir mes reux quand je ne pouvais pas maison. plus quilles Nous savions toute leur conduite. que . pauvres s'étaient Je croirais assez ne qu'elles vis-à-vis une bouteille trouvées jamais real non entamée de champaign. champagne le bouchon du nôtre Heureusement. Paris qui me marquaient Je doute quelquefois que j'eusse cependant air du grand Ce qui s'appelle pu y réussir. maison. transports Rien de décent et décents. malheumon en Angleterre. comme semblait j'en mon extrait de le baptême. fait Mme de Marmier ce qui monde. heuelles furent sauta parfaitement tranleurs étaient mais reuses. soirées dans cette réelle et fut la consolation Ce première au malheur intime qui empoisonnait On voit bien tous mes moments de solitude. déjà Ce qu'il c'est que pendant y a de plaisant. que cela. vâmes dans notre Quand petite virent déballer des bouces demoiselles les et de teilles de claret champagne. déjà véritable. Si en 1821.

On connaître soipeut tout. . Mais c'est de l'égotisme abominable tous ces détails! que Sans et qu'est ce livre. voisine dont la porte était fermée me faisait froid. poli noble attentif toutes faubourg à garder les avenues contre le ridicule. j'ai toujours traité avec plaisir comme étant un monstre. autre doute. l'excessive irrilabililé nerveuse. Mes médecins. Une pour une fenêtre ouverte dans la chambre fois. Voilà un de mes grands malheurs.110 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à l'air différent de Mme Edwards me semble souvent damnable affectation et un instant ferme mon pour hermétiquement cœur. La moindre odeur (excepté les mauvaises) affaiblit mon bras et ma et envie de jambe gauche. Un peu plus ou un peu moins des façons du grand monde fait intéque je m'écrie rieurement ou du Bourgeoise poupée boulevard Saint-Germain! et à l'instant du dégoût ou de l'ironie je n'ai plus que au service du prochain. comme moi ? Je suis l'éprouvez-vous mortellement des choqué plus petites nuances. excepté même « Je suis tout bien loin de croire » ajouterait un homme du connaître. été m'ont quand malade. me donne tomber de ce côté.

sincère. m'a jours mes gination. que mais est une de l'égotisme. bureau. deux ans il enveloppera le beurre chez s'il on verra n'ennuie l'épicier pas. reprendre cachetées un aisément sans autre officiel trois heures d 'Imaplan ouvrage peine . jour ceci. pierre avec mes amis. parlions pas ce qui a toujours été ma arts. Paris anglais. d'achoppement Les Anglais 1. son et Barot. Le progrès est si étonnant quelquefois en 1. que je laissai repartir pour le baron. façon ce cœur humain dans la connaispeindre sance nous fait des pas de avons duquel des Lettres 1721.ÉGOTISME SINCÈRE 111 A quoi chose abominable qu'un égotisme bon étaler de la grâce de comme pédant M. appelé par ses affaires de Bacarat et de appelé par Cardes. Villemain dans un article d'hier sur l'arrestation de M. Leur société m'était cependant fort Nous ne beauxagréable. géant depuis époque de ce grand homme tant persanes que j'ai étudié Montesquieu. et Le nuit à travail depuis quatre et aux ministres Je fais ceci souvenir. que Je occupé tjnin lettres me suis heureux en écrivant en facon quelque Je ne pourrais 1832). de Chateaubriand ? Si ce livre est au bout de ennuyeux. que Montesquieu grossier paraît Je me trouvais si bien de mon à séjour Londres toute la soirée depuis que je en être mauvais pouvais bonhomme.

pour Le de Ségur Philippe gouvernement. la l'honnêteté de fus seul. Napoléon. je crois. Italien.112 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le plus le peuple du monde sont. faire du comme à leur temps. martyre figuré Ces honnêtes sans cesse Anglais. fois. l'idée de comme ils chassent Raphaël. plus anglais absurbe à écouter. perdre propre et voilà tout. pas. à la l'être le est pour moi. assez formions un voyageur complet. francs). du danger de mourir l'abîme côtoyés par oublient un instant de trade faim s'ils l'idée de chassaient Sainte-Hélène. de se serait le même. Cela obtus. aperçu ayant goûts vendre au les il faut se satisfaire. Quand je de francs famille a dix mille anglaise qui la cœur avec se battit dans mon rente de l'Anglais. complète des s'est que chers. et la moi pour la rêverie A nous trois connaissance de Say et de Smith (Adam). (qui pour francs livre d'acier valant douze une change de de ressorts en trois de livres quarts nous mille valant dix montres. le mauvais côté le baron de Lussinge pour le travail à voir Barot en tout. est au point le plus barbare. Allemand un un en le voyant. vil et le plus . vailler. démoralisation qui. de Sainteles infamies que je leur pardonne Hélène. Ils ne les sentaient Certainement.

Mme Périer je crois. bon mal me rendait qui gré gré responsable de tout son bonheur à venir. tation m'étant tellement antipathique. à tout de la responsachargeant jamais bilité avait toutes de son sort.MADAME PÉRIER 113 Je partis sans à cause du combat savoir. Terreur nettoierait l'étable qui d'Augias en Angleterre. je voulais J'ai été sévèrement d'avoir donné puni à une sœur de venir le conseil que j'avais s'est à Milan. cet article de Londres (J'augmenterai en 1821. Chose effroyable Ce fut cette idée qui m'empêeffrayante cha d'emmener Miss Appleby à Paris. il m'est fort difficile d'être sincère. me attachée à moi une comme huître. parfaitement avec une femme française. de ces deux s'il fallait désirer une idées. retrouverai mes quand je pièces . simple. me J'ai été de me brouiller obligé pour délivrer de cette huître ennuyeusement et attachée à la carène de mon vaisseau. l'affecPour mon malheur. d'un J'aurais évité bien des moments noir diabolique. La fille pauvre chez je passais laquelle les soirées m'assurait mangerait qu'elle rien si des et ne me coûterait pommes l'emmener en France. Mme Périer les vertus et assez de raison et d'amabilité. en 1816. en un mot Allemand bon.

Cette scélérat. car c'est elle qui l'a forcé à être etc. à huit Le lendemain. Je passai la nuit à me dire c'est le que devoir du voyageur de voir ces spectacles et l'effet sur le peuple qu'ils produisent de son pays qui est resté (who has raciness). quand pauvres un ou un assassin en on voleur pend c'est l'aristocratie immole Angleterre. on m'éveilla. quand il à verse. chose à La heures. qui une victime à sa sûreté.) Un on annonça qu'on jour. pleuvait me forcer était si pénible. vérité. Je que je me souviens ne vis point ce spectacle atroce. peut-être on un lieu commun lira mes bavarquand dages. si paradoxale sera aujourd'hui. A mes yeux.114 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avec les dates des jours où je les anglaises avais vu jouer. . laquelle je voulais encore du combat. pendait huit diables.

Le chevalier Alexandre Michevaux dînait à la table d'hôte du n° 47. A MON retour . que je prenais un peu d'intérêt aux hommes plus et aux choses. on compte sur les grâces du roi comme sur un patrimoine. guidait toujours Par exemple Il y avait une fois un ministre de la à Naples guerre Michevaux. part était la petite maison de miss Appleby. arranger systématiquement Le hasard mes relations. qui s'appelait Ce pauvre officier de fortune était. je pouvais trouver un peu de bonheur ou du moins d'amusement autre Cet autre part. Mais n'eus assez de bon je sens pas pour ma vie. Lors de la Révolution.CHAPITRE 7 à Paris. Je vois aujourd'hui que c'est savais parce que je qu'indépendamment de ce que j'avais laissé à Milan. II laissa à ses deux fils des pensions de la cour à Naples. vers le mois de il se trouva décembre. je pense. de Liège. C'est un beau a l'apparence garçon qui d'un Hollandais. II était flegmatique consumé de chagrins. rue de Richelieu.

taire. prince royal depuis et des était Kings. régent méprisé plus de Michedu chevalier spécial protecteur en le et le pria. comme pour dirigée d'une travaux sais ses étonnants Je de sa fenêtre. goût tout à fait de n'être voudra. pour était Cette éducation ? sicien. SOUVENIRS il était D'ÉGOTISME tranquille à Naples et royaliste. lire à la peinture. actrice de mes amies. le et Francesco. effroyables. que sais-je faire pièce à la logique. je crois. qui de homme travailler ce beau jeune voyait du soir du matin à cinq heures heures cinq toute la et ensuite. devenir musicien. vaux.116 en 1820. II le fit appeler la place de ministre d'accepter tutoyant. il n'avait le de déplaire comme courage pas hérédiet à un prince à une altesse royale Bientôt Francesco il alla à Dresde. vaux ne se souciait Cependant. l'apathique nullement. Michede laquelle à Dresde. l'art chevalier resté au d'accompagner au et assez de bon piano supérieurement on comme ou de bon sens musical. pas dupe pour . métaphypeintre. ou le condamna à mort. du moins ou Sans aucun pour esprit disposition a été un bourreau le chevalier pour rien. travaillé dixil a longtemps lui-même comme un Anglais. il était De ces travaux soirée. l'exila. huit heures par jour. lui confisqua ses pensions.

chez lui. cinq qui ou moi le présentâmes lendemain. 117 fouettée et des fanfaronnades de Dès voulait cet qu'il raisonner. cependant plus malheureux moi. II avait le scolozisme la douleur locale avait reaprès dîner. Ce sort me toucha. nous qui perdu montâmes chez lui. un peu par peut-être la réflexion voilà un être. qui. Lussinge à Mme Pasta. Un autre se serait tué à il se serait de mourir contenté quant lui. si à grand'peine nous ne l'eussions évanoui. surtout. science. remplissait Un soir. La douleur y compris l'avait accablé. Le francs. tombait dans les sottises les plus comiques. les salons libéraux de Paris. accablé de fausse esprit faible. froid. Michevaux monta après dîner. réveillé. . politique. où l'un de nous point avait le café le payait. Deux heures ne le voyant après. aperçûmes était l'ami Rien de plus qu'il préféré. Huit nous nous jours après. rien connu de plus je n'ai jamais et de plus absurbe que le libéral poétique italien ou carbonaro de 1821 à 1830. la misère de l'argent. venir au café de Foy. Barot lui que prêta cents ont été rendus. cet et triste doublé esprit flegmatique s'était mis à considérer toutes les misères. Nous le trouvâmes évanoui de douleur.MICHEVAUX la crème Rossini. En il était curieux. Au reste.

ou du le rôle d'Apollon qui jouait général aux ballets de la délivré bel Espagnol vu la reine Caroline J'ai cour impériale. soirée. y a été à la mode n'a eu trois de ce temps. trois heures à nous soir ennuyer. jamais quarts d'amant français1. l'amour ne faisaient de voir pas qu'ils mais ensemble. a ans non seulement huit ou dix pendant les habité mais Paris. me donnant tout ce temps. avoir ainsi Ecrit à une douze œuvre après travaillé fait ma besogne officielle. Je n'aurais d'imagination. de sauvage danser en costume les plus vides de la un des êtres C'est 1. qu'un magicien. 30 juin Dans 1832. passer C'est ce d'elle sur son assis à côté canapé.118 SOUVENIRS D'ÉGOTISME deux ces rien de raisonnable que plus l'autre. simplement parlaient Mme sûr Je suis Pasta. pages dans un bout de . la divine Murat et Borghèse princesse avec lui. où on lui présenta Michele temps venait le beau Lagrange chaque vaux. Je les l'un vis-à-vis de êtres ou tous les jours ai vus quatre pendant après cinq ans. je n'aurais pas été étonné. que qui musique. me mît à même la faculté d'être invisible. paa 30 juin 1832.

moins pas d'idée de l'insipidité de la bonne compagnie. 10 . Le chevalier Michevaux avait des manières distinguées. SOUVENIRS bonne bien ou mal. coup Comme tomber dans une inconvenance de parole est beaucoup funeste à un plus homme ne lui est jeune qu'il avantageux de dire un joli la mot. Je m'aperçus bientôt c'était que une âme froide. presque élégantes. bien est d'être loin. admirer tel morappris la première ceau. La première tout qualité. A cet c'était un contraste égard. A mes la première yeux. parfait et même n'est avee'Lussinge Barot. pouvoir dire avec Boileau EL mon vers. dit toujours D'ÉGOTISME. dire. phrase d'être correcte. postérité. probablement moins ne se fera niaise. hasard a des par millions. Les gagné de Michevaux façons me lièrent élégantes avec lui. était qualité toujours dans un son d'être dans une juste. pour moi. qui bon et brave qu'un de province garçon qui. quelque chose. dans ce qui est noir sur du est de blanc. expressif.ÊTRE EXPRESSIF 119 c'est beaucompagnie assurément. de qualité. parfaitement Il avait la musique comme appris un savant de l'Académie des inscriptions ou fait semblant apprend le d'apprendre Il avait à persan.

que pour folle. je suppose Mais cela n'a pas se disait Mme Pasta que le sens commun chose Mais il en reste quelque toujours et Mme Pasta au troisième loger cette dont Lillois. justement part la mieux Il est donc fût brouillée. Je vois aujourd'hui qu'elle ration pour raisonnable. talent le plus et avec tragique grand rel. pût notre liaison. simple. passade qu'une se de ma indignée. pas était froide. que et plus sainte à la plus chose se soit bornée et de la sienne de ma part. Elle natucaractère uni. juste. tant d'admide l'amour moi. qui avais pour elle. faisant en n'y pas que j'usai Au bout de six ou huit mois. qui et des bas. défauts. le successivement .120 La se SOUVENIRS D'ÉGOTISME liaison avec Michevaux j'allai renforçant. pas assez été si elle eût d'amour. à mes yeux. vices. été Ce n'aurait continuer. l'hôtel des de étage femme aimable occupa le et second étage. premier sans sans a été. connu. elle. jamais j'aie que homme de jeune habitude Par (on se en ans vingt que je n'avais rappelle que eût voulu d'abord qu'elle j'aurais 1821). a eu des hauts un peu. dévouée amitié. mais de même à un sentiment nature. trop trop assez caressante. bonnes ou trois calomnies. m'affume craignant Michevaux. bla de deux attention.

sut mes pion liaisons d'amitié avec Mme Pasta ces savent tout leurs gens-là camarades. jamais moment de colère contre Michevaux. Cela arrivé m'était déjà à Marseille en 1805. la Giuditta. pas . prêtait sommes le garantir quelques petites pour des pointes les plus dures de cette pauvreté. l'esj'avais de la société de M. M. de Tracy. Dans la rue était d'Anjou. T. ces calomnies ont fait notre amitié est devenue que fort Je n'ai eu un tranquille. pardonne pas l'idée avec une actrice. par Il l'arrangea de la façon la plus odieuse aux des dames de la rue yeux d'Anjou. quand liaison avec Mlle Louason femme de (cette tant Mme de d'esprit.LIAISON AVEC UNE ACTRICE 121 au bout de six ou huit mais. mais Mme Séraalors. avait raison de ne plus vouloir phie me voir elle sut ma chaque soir. il Après procédé dire comme pouvait alors. de Perret. depuis Barkoff). Je n'avais pas graifd esprit alors. pourtant des jaloux. qui au fond ma société la plus même respectable. je suppose comme que en lui l'appelions italien. La femme la plus à de honnête. l'esprit toute idée de liaison est le plus laquelle ne de liaison étrangère. ans. je ne sais quel héros de Voltaire Une Et nous pauvreté noble est tout ce qui me reste. le si royal de François.

de Tracy. with ver ces jours-ci 1832.122 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne me le philosophe. amour amitié et en l'excès en jusqu'au la folie de seize de froid. que les Je vois encore prudent. parfaitement amitiés de qui plusieurs tiges rompues la rue dans allaient commencer d'Anjou. Lady Angelica. prenant par calculateur avec froid et résolution d'être salon. 1830. pardonna à sincère Je suis fou. passés donner cœur mai. que je de n'avoir amèrement me pas reproche ne me marqua aimée pas cette davantage. premier au machiaen un clin ans je passe. l'opéra. d'œil. vif. avec pour d'Angleterre ami sincère un besoin d'être de cœur.) J'allais mon dans . tout le reste du Les En Italie. le vieux M. quand de d'une gelée superficie je m'aperçus à De 1821 blanche. de huit vélisme de cinquante et. plus j'adorais ma sans moments de doux vie. passionné. de m'arrivient encore froid (Cela parfait. de froid. au bout il n'y a plus rien que glace fondante. Alors. comtesse de L'excellente Tracy. je n'y ai plus été c'est-à-dire froid et machiavélique. liaison ma ce qu'il tout y a d'amitié à la société Tracy. avec une actrice. compasalles de dans les se sont raison. jours. qui en la consensu se calma pur. nuance je revenais Cependant une ouverture elle.

plaisir qu'à l'intrépidité avec le matin ils s'écorchent les laquelle . quand j'ai était tard reconnu musique. successivement à sique. faides sons me j'arrivai produire qui saient Mon un beau et bel maître. nommé me faisait Allemand. devenu une (salle j'étais de connaisseur. plaisir. Scala de Milan). De cette dernière façon seule. mon tous les père. Qui jouer en il connaissait Mozart ? c'était peut-être Mozart venait de mourir. j'appris à chanter et à jouer de la du violon. sait ? des cantilènes tendres. nom ne me fut point Mais alors. qui avait de la religion et de l'aristocratie. Une grande passion pour deux m'entraîna ans. jouer clarinette. ce grand les mathérévélé. préjugés violemment d'étudier la mum'empêcha A seize.LA MUSIQUE 123 heureux à la A force d'être spectacle. j'arrivai maire 99). espèce A dix ans. matiques pendant ne elles. (10 novembre voulu étudier la Depuis. 1797. me venait qu'il me faisaient Les sons que je produisais horreur à la différence de tant d'exécutants ordre ne doivent leur du quatrième qui le soir. Hermann. à la de talent peu qui toutefois fait campagne. Je je pensai qu'à partis pour 18 où le lendemain du bruParis. j'ai qu'il trop à ce signe ma passion diminuait à mesure un peu de connaissance.

un petit de moi qui. véritable homme de lettres de la tête aux de l'hébétement de l'Académie pieds. métaphyne finirait sique jamais. cette pas. Italie. me qui l'a dit. et vous ferez au marchand en ne le plaisir à ce prenant pas prix. francs Comment. Oui. à cause ouvrage de de l'édition. Son étonnement fut à quarante mourir de rire. marquis Caraffa. était que je pusse écrire une page à quelqu'un. et par grâce. Est-il disait l'Académicien possible en levant les yeux au cet enfant ciel comme une ignorant carpe . en Allemagne. digne des Inscriptions de 1828. adoré la musique et avec le Enfin. dit le libraire. Vicontini de Milan. trouvaient au contraire commun. compositeurs. se vendait l'épuisement francs. il acheta de Delaunay. quarante monsieur le comte. Mais ils ne se les car. Les le les exécutants. C'est que je n'avais pas le sens comme si je parlais aujourd'hui politique à un sous-préfet. De 1814 à 1821. avec les jeune Paccini. qui fît plaisir Un jour. j'ai bonheur de à 1806 plus grand pour moi. en 1810.124 oreilles écorchent à SOUVENIRS D'ÉGOTISME eux-mêmes. Un des étonnements du comte Daru. En Italie discuter je pouvais avec le vieux avec le musique Mayer.

etc. opposés. par quand y d'expression. des sciences. grands un il hasard. croissant n'a pour petit lorsqu'elle qu'un clarté! se admirable disent Quelle nous.. frapper l'auteur. mais mais que j'en pu l'écrire.LES GENS DES ANTIPODES 125 foi. de des admirations Michevaux.etc. étage êtres eût des c'est qui Lillois. fort Et il les avait beaux. peu avait. le comte est la lune pleine presque membre de l'Académie française.. yeux. le livre disait-il trop métaphysique. incapable sur un diminuée un accord de septième ouvrir de lui faisait voilà ce qui piano. honnête une femme Je suis comme qui Il était des . associé de l'Académie de l'homme. nous regardions de côtés la nature. Une voisine de la chambre était dont la jolie de l'hôtel des au second mienne. que j'eusse de fusse moi.. qu'il y mum'écouter je parlais quand pussent Il ne revint de sa surprise quand sique. je l'ai peu mes interlocuteurs chez tous jusqu'à grand mis à avoir où me suis je (1827) l'époque de l'esprit. pas fait une moi avait il sut c'était qui que assez Il approuvait sur brochure Haydn. Daru. le cœur et moi. de décrire Cet étonnement. etc. M. Les de bonne parfaitement la lune regardant gens antipodes. que je viens ou trouvé au un petit long.

mais jamais qui n'avait certainement été jamais prévue de ces opéras. pour bizarre et surtout mauvais pour pour Français. n'en était moins pas l'o péra buffa. Ma grande comme celle de tous affaire. Les détails me manquent un peu sur ces moins sec époques reculées. seulement n'a été égalée. mon malheur me força à avoir de Alors. peutêtre il me fera tout abandonner. que peut- se ferait . je ne [puis] que très difficilement avoir du plaisir de la musique chantée pour dans une salle française. d'une façon non qui. par les compositeurs la postérité élèvera Talma. souviens de tout comme l'esprit je me d'hier. Par une malheureuse disposition phym'a fait sique qui passer menteur. Je ne d'autre difficulté le prévoyais que d'avoir de dire la vérité sur tout. Otello. Ce qui parler livre n'est fait d'autre chose pas cependant. Mme Pasta y jouait Tancrède. Roméo el Juliette. Je ne prévoyais cet pas accident. mes amis en 1821. je deviendrai et moins verbeux à mesure que je m'approcherai de l'intervalle de 1826 à 1830.126 SOUVENIRS D'ÉGOTISME besoin de vaincre à fille j'ai instant cette d'honnête chaque pudeur homme a horreur de de soi. C'est la courage moindre chose.

Talma donc fut servile. comprit aurait tout à à donner son qu'elle gagner cachet au succès de Talma. admirable) besoin. rampant. le prince de l'art dit. flatteur.. avait l'âme il mais tragique. seul des soit étonnant en courages qui France. peut-être. commenqui à devenir et à sa çait général perdre par durée le caractère de peu respectable mode. Je soupçonne que. avait admirablement qui comme un de ses amants. était si bête Lombait dans les affectaqu'il tions les plus ridicules. pour de raisons et sans cesse renaispalpables santes. de Chéamplification être . Il fut neuf dans le Brutus de Voltaire et bientôt dans cette après pauvre Charles IX de M. probablement bas. l'éclipse totale cette sensibilité enseindispensable pour mencer les succès. succès Talleyrand. de sa laideur occupée (si un tel mot que bête s'écrire de cette femme peut propos avait être rassurée. et. et que retrouvée j'ai avec tant de peine chez l'admijusque rable et aimable Béranger. outre il avait encore d'esprit. etc. chose de Mme de Staël envers quelque plus continuellement et bêtement aussi qui. M. à Paris. Mme de Staël.TALMA 127 si haut. Le succès de Talma commença par de la il eut le le hardiesse courage d'innover.

avant Heureusement Talma. vues ou du moins fort en vues et bien j'ai amateur du été passionné détail. (M. et à un point Il avait l'âme tragique un caractère étonnant. simple être aller bien il eût pu loin. où Talma fois en duel. avait l'idée et le courage d'innover. été dans les convenances de Mme de Staël élonues. S'il y eût joint et le courage de demander conseil. il avait vouloir détruire sa réputation. je pris connu bien au-dessous de cela. Cette femme de le porter aux . jeune qu'il plusieurs provoqua Je ne sais. qu'un pour souvent homme et écrivain. Monvel dans aussi sublime Auguste que ici de toutes choses Je que parle (Cinna). en vérité. à être ému avait de la disposition par les du troisième beaux sentiments tragiques ou les belles acte de l'Hamlet de Ducis actes scènes des derniers d'Andromaque de voir n'avait d'autre ressource que Talma. Un SOUVENIRS vieil et très D'ÉGOTISME mauvais acteur que et Naudet. par exemple. l'ai sa grosse voix factice et l'affectaMalgré aussi de ses poition ennuyeuse presque l'être en France qui gnets disloqués. d'esprit parlant s'amusât à au public l'abbé Geoffroy).128 nier. ayant Théâtre-Français. du si du innovateur fut choqué génie le Talma. l'ennuyeux royaliste j'ai connu.

Quelle frémis cela en 1805? Je pour penser presque d'écrire de 'tels blasphèmes aujourd'hui les deux idoles sont tombées. et le succès m'étonne et me rend stupide (Cinna). Œdipe. en voyant pur cinq minutes A chaque il fallait vilaine instant. un plaisir affectée d'avoir m'empêchaient de suite Talma. et Connais-tu la main de Rulile ? étaient divins. Dans Mand'acteur comparable il était bien Romain lius. Le nom de Talma devint européen. choisir. gent moutonnière. la La mélancolie et donnée vague par comme dans n'aura fatalité. alors la tête tue l'imagination. . Je ne suis ce mouton. 1805.BLASPHÈMES 129 se chargea aux sots quente d'apprendre en termes ils devaient de quels parler Talma. Son abominable affectation devint de aux en plus invisible plus Français. jamais à Talma. la démarche tremblement des poignets. Prends. ou plutôt occupation pour l'imagination. On peut ne l'emphase penser que fût pas épargnée. pas qui fait que je ne suis rien. C'est avait de qu'il n'y pas moyen mettre là l'abominable chant du vers hardiesse il me fallait alexandrin. continu. Le chant la grosse le voix. lis. M'en arrivera-t-il autant avec la ti. je prédisais 1832. (1832) que en Cependant.

130 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Il n'y dans avait de parfait Talma que et son regard reviendrai sa tête vague. parfait. à pleurer et à avoir des accès de canapé nerfs. Richard III et Othello. devant yeux moi. était bien fière. elle. pur. ce talent étant mêlé Toutefois. Je trouvai le tragique qui me convenait Il remplit mes dans Kean et je l'adorai. Tracy. à propos des Madones de de et de mademoiselle Raphaël Virginie Périer). Mme Pasta restait longtemps. par exemple deux secondes ou trois. Lafayette (Mme Adolphe qui avait cette beauté en un degré et dont suprême Mme la comtesse de sa bonne grand'mère. et mon cœur. Cela a-t-il été une facilitation ou un obstacle de plus à vaincre ? J'y ai souvent rêvé. était. dans la même position. Mais le tragique dans une où femme. Je sur ce grand mot. tragique avec le talent de chanter. à croire Je penche circonsque cette tance de rester forcément dans longtemps la même ne donne ni facilité ni position . il était que sans Chez mélange. je ne l'ai pour trouvé chez Mme Pasta et là. En deux heures elle pendant elle passait deux heures sur son rentrant. moi il est le plus touchant. l'oreille achevait l'émotion et commencée les par yeux. silencieuse Le soir elle était et impassible. Je vois encore là.

semaine. l'âme pour de donner 131 de son di Lussinge.ANERIES difficulté nouvelles. toute la tourbe des gens de lettres. C'est l'histoire de la musique en France. des âneries Qu'on en juge que disaient. Sutton-Sharp quelques autres. spirituel plus sans Mozart un faiseur de appelait façon il était de bonne charivari foi et ne sentait et Monsigny. dit-on. fois aux lourds articles d'un supérieurs . Ils étaient plate en divins. servis deux fois la et mille impromptu. et le savant des journalistes. dans les sottises à cette occaque disaient sion ces pauvres de lettres gens français. tellement inférieurs à M. Reste Mme Pasta la difficulté attention à bien chanter. éternel de sujet discussion dans la manière dont elle avait Roméo à la dernière joué représentation. tuel maître c'est une d'école. Le chevalier Michevaux. et. L'abbé de bien loin le plus Geoffroy. et Fiori. comprenez bien ce mot. que avait Grétry qu'il appris. De grâce. réunion. d'avoir un avis sur une obligés chose si au caractère antipathique la français musique. 1822. réunis notre admiration la gran par pour nous avions un donna. lecteur bénévole. Geofjournalistes On a réuni les feuilletons de ce spirifroy.

je déjeunais pas mal. au café alors Hardy. prodigue. ce que faisait leur apprit qu'ils en le souvent écrire portant voyaient la de son nez. pour prendre un journal la joie de trouver eurent qui leur maître. à la avec de délicieux à la mode. Hoffmann qui. la lecture des Il les faisait en entendant à la pension. rognons où il avait Eh bien les jours brochette. réunis. que quelque l'attenne tire pas forcément d'intéressant tion dehors. latins de ses écoliers thèmes entrer Un jour.132 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou d'un M. Elle n'avait Madame grand'pas âme à naturellement la grande peine jouer elle l'avait ainsi. tant il avait au bout papier vue basse.) de au talent Je trouve une diminution Pasta. ou si l'on Par elle était avare. un café de la Basdes écoliers dans près ceux-ci de la tille bière. faisant où il était maître. Féletz M. n'y feuilleton de Geoffroy. par ayant il lui Hé bien. en un seul mois. un mari économe raison. meilleure font figure que les délipeut-être de Dans leur feuilletons cieux Geoffroy. je déjeunais temps. veut. à sa vue basse Talma C'était aussi que et qui montre ce beau devait regard vague une demi-concentratant d'âme (comme chose dès tion intérieure. exemple. .

di Fiori. chargeait judicieusement les secours de Madame Pasta. La reine de France. dans le journal de ce jour. Gianonne. M. le ciel absolve. Modène. le poète de par exemple. a fait enrede un secours soixante-dix francs gistrer à une vieille femme envoyé (juin 1832). . Lui seul le savait et me l'a dit longtemps en confidence. à vingt-trois ans. faits de la pour dégoûter bienfaisance. Et il réfugiés de bien de bien y en avait peu gracieux. que Quel regard il avait M. comme deux qui ressemble d'eau au Jupiter congouttes Mansuétus. damné à mort.BIENFAISANCE DE Mme PASTA 133 est arrivé de faire distribuer deux cents francs à de pauvres italiens. à Naples en se de distribuer 1799. après.

.

pour peu que ciel m'accorde une vie un peu honnête de ou quatre-vingts quatre-vingt-dix D'un autre il la parler côté. Je crois même me qu'ils trouvaient autre plus ennuyeux qu'un ils ne en moi peut-être voyaient qu'un sentimental. un autre de découragement que choses hardies et que je n'avance qu'en tremblant seront de plats lieux communs dix ans ma le après mort. apprécié SOUVENIRSD'EGOTISME. qu'il peu de ces grands hommes tant aimés que j'ai m'ont deviné. y a du plaisir du général de Mme de lord Foy. si le lecteur est envieux comme mes se console. hommes ou du moins ces êtres distingués mon bonheur a été de connaître et que ont avec moi qui daigné parler Du reste.CHAPITRE 8 de de soi l'impudence parler ce travail offre continuellement. de Napoléon et de tous les grands Byron. 11 OUTRE . Ce n'est que eu de l'esprit été depuis que j'ai que j'ai et bien au delà de mon mérite. Pasta. contemporains. exagéré C'est la pire espèce en effet.

qui ne m'a En Widmann contraire. sénateur de le faire M. cinq actions de la générosité Il a des dit-on. le alors favori de On me croyait mon cousin. à Milan. général Foy. aimé. Mme Pasta. peut-être. me me Corner.connaître Véronèse. et au 1811. Un des hommes qui ne m'a pas compris celui de tous à tout prendre. sur en moi n'ont (j'ai Canova. tique). qui frappa fit. de Paul belle comme une figure Corner a mangé Le comte millions. Venise. croix de la main il a eu les deux bravoure. capitaine de sa l'amant de Venise (j'étais gardes à l'aimable Widmann Je revis maîtresse). du prince cien aide de camp Eugène intime du comte en ami J'étais 1811. de fer et la légion de (croix Napoléon d'honneur). et. lui C'est qui disait si naïvement à quatre . comte jamais Daru. du royaume d'Italie.136 Le SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. pas deviné une âme remsot: ce mot le cœur deviné) la bosse ai d'une rare bonté. uniment tout où il me demanda Moscou. des de la compagnie Widmann. j'en plie un enflammé de Gall) et esprit (système et capable de les comprendre. mon idéal. au caractère la plus rare et les plus opposées à la de l'homme du monde Quant français. aimé le plus (il réalisait que j'ai bête a dit je ne sais quelle comme emphaanAndréa de c'est Corner. de Tracy.

C'est la fin de sombre. un au milieu du jardin.ANDRÉA. le soir il se promenait quelquefois seul. quand désabusé. CORNER 137 heures du soir le jour de la bataille de la Moskova « Mais cette (7 septembre 1812): diable de bataille ne finira donc » jamais Widmann ou me le dirent le Miglissini lendemain. cependant naturel bien rare dans le caractère. à devenir chauve. le duc de Frioul pas même Il avait un (Michel Duroc). commence à poindre. Pitt les succès de détrônés. et c'est le Aussi. alors peu ivre.) note They Bourdonnays. le le par exemple général Caulaincourt. du Palais-Royal. on est l'ennui l'âge où. des Français si braves. 1. Yesterday mal écrite n'est fort qu'approxispeak of La . voyant et la bataille d'AusNapoléon apprenant terlitz 1. mais cette comme pour qualité pour l'esprit il était bien loin d'Andréa Corner. (La mative. n'aurait osé général dire Monbrun. mais si Aucun affectés connus à l'armée que j'ai alors. M. L. un tel mot. lecture N. etc. secretary. amusant. de D. cette E. — seul défaut ai jamais que je lui vu. Cet homme aimable était alors à Paris sans argent. commençant TouL lui à trente-huit à manquait ans.. tous les illustres malheureux les princes M. Mme Malibran. 1er juillet 1832. and of Lamb who as sweeter de Pastoret.

j'aie que il en a un comme fort Espagnol. de Villèle. de la Trésorerie. petit irritable. connu. les avec a de commun Vitet. maigre. successivement Il a. de Martignac. ensuite vie. Lussinge. ensuite. vus noir. Il est à Paris. de M. je crois. absence de logique et quelquefois une l'homme voulant tous pour le prudent que plus s'assurer un cola avait les matins. de M. ce qu'il à sacrifier sa amoureux mais amoureux. chez M. j'aie promeneur répugnance grande plus connaissances. était moins celui-ci deviner de fois Bien des essayé j'ai totale voir une J'ai cru Maisonnette. autres écrivains croit Maisonnette c'est que l'increvable. Decazes. de MaiIl me mena cependant les plus des êtres l'un singuliers sonnette. soir. des à me donner . Le curieux. sonnette et les Saint-Marc-Girardin les Léon Pillet. été écrit. aimable. Au de M. vif et la bravoure l'œil soirée trente en une écrire Qu'il puisse et verbeuses pour prouver élégantes pages sur un mot d'indication une thèse politique du lui expédie à six heures Ministre le que ce que Maic'est d'aller avant dîner.138 SOUVENIRS D'ÉGOTISME 2 juillet 1832.

il vient un s'en petit remords. rapports croit si fermement avec les anges que ministre des affaires M. le successeur de Voltaire. que je Maisonnette n'a aucune idée des devoirs il regarde cela de comme je citoyen l'homme les de regarde. un étourdissecapitulation à ment d'un remords petit qui demandait sur naître. Maisonnette a peur des devoirs du citoyen comme de ceux de Dominique. actuel connu en à Berlin bien étrangères (de moi 1806 et 7). Si quelquefois. Lussinge. Si ses j'avais chevaleresque pour l'avoir ennui voulu. F. il se lève et va chercher dans un de ses . serait allé pour un sous le pôle. moi. acquitte son dévouement dans le for intérieur par amis. sage. fait pendant je l'aurais à heures du matin aller lever cinq pour Il chercher solliciter moi. Tout cela fondé le grand axiome II faut vive. de Jouy. se battre avec lui. la religion. utopies il était savoir les admirable.MAISONNETTE 139 de conscience. négligé par après six mois de suite. l'auet moi parlions de M. les Ne perdant son dans jamais esprit de constitution de bonheur public. alors teur à la mode. Ancillon. pour douté de son honneur homme qui aurait comme homme de société. pour Gazul faits Un soir. en écrivant si mot honneur et il lui souvent le loyauté. particuliers.

de demandait aux Jouy par laquelle Bourbons la croix de Saint-Louis. Doué de cette Allemands ne les française que pauvres ans le à quatorze concevoir. s'appellent à Jouy. pour appeler de Etienne de Jouy. M. Les gens de la rue des Prêtres le regarun ses daient comme niais.140 SOUVENIRS D'ÉGOTISME volumineux recueils la lettre autographe M. de nommé . donnait Villèle. E. de Jouy. Maisonnette l'adjudant général deux dit « Il est singulier coryque les du libéralisme de la littérature et phées » actuels tous les deux Etienne. II devint réellement Jouy M. pas peuvent Etienne Versailles. des Débais. d'un bourgeois Jouy naquit effronterie Etienne. près il fit aller aux Indes. qui jurait avec la vertu farouche du libéral plaisante M. de ou vingt mille francs quinze que à cet homme si positif. et enfin tout court. cependant de dormir les empêchaient appointements comme les lauriers de Miltiade. des rédacteurs du Journal des aux on était scandalisé Aussi. de Jouy. n'avait la coquinerie Maisonnette pas lâche et le parfait jésuitisme profonde. petit quitta Jouy. se Là. Débats. la lettre de nous eûmes admiré Quand de Jouy. à trouver Il ne fut deux minutes pas manière si cette d'une pièce. Maisonnette.

et lui. brave. vers Bruxelles Là. camarade cier. espèce à infidèle la rendre de trouva plaisant Dieu. du grand homme. M. même de son sur l'autel Brahma accoururent s'en aperçurent. M. a il le fit colonel. est Ce la mendicité. DE JOUY 141 un je représentant. je pense. de Jouy A la chute les de Saint-Louis la croix demanda la lui ayant refusée. coupèrent deux l'offien scièrent la tête à la vestale. peu Quoique crois. immense partout éminemment catholique. de lettres gens . de Jouy table esprit. préfet. l'Inde. pays Belgique. ou point joli deux ou trois lui et dans Un jour. imbéciles qui régnaient la littérad'eux par il se mit à se moquer de mal que tous les a fait plus ture et leur si grassement des Débats. de Jouy la prêtresse. de Jouy Avant appliquât que il à la littérature. de et le factotum l'amant de la préfète vérid'un homme Pontécoulan. et galope cheval son M. ils Entre M. talent l'intrigue pour de de la Préfecture secrétaire était général il était 1810. de Sylla l'auteur de qui. de vestale. éviter un temple dans entrèrent pour amis Ils y trouvèrent une chaleur épouvantable. monter à son de la mort ami. plus tard capitaine.M. de M. qui supprimèrent en et plus qu'ailleurs. fort Il était servi. Les Indiens et ensuite les poignets en armes. put après encore. homme.

en avec un autre sot quand j'arrivai 1821. de Jouy. A. Arnault. cela. M. Il l'exil. lesse est rendue malheureuse (amaregiata) la de son âge mûr. s'est vu et s'est cru. de amant de Mme Brac. n'ont même autant tiques. Voir.142 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne leur ont fait de bien. les littérateurs romanDepuis 1829. le successeur de pendant cinq Voltaire à cause de il avait le dont. passer pour Collin de l'époque et sa vieil(Boileau). Il avait d'un l'esprit ivre. la fureur des Débats contre 1820. de la Chauspar son Ermite sée d'Antin. buste dans son de la maison des jardin Trois Frères. ou six ans. vu celui-ci chez Mme Cuvier. livre si bien à l'esprit adapté des bourgeois de France et à la curiosité bête de l'Allemand.-V. J'ai l'Institut. de le font le que Jouy. les fit la veille de son départ Le malheur avait personnel vie à cette âme de Je quelque liège. bien autrement M. pour donné l'avais . la Minerve. beaucoup sœur de sa maîtresse. en payés. par gloire extravagante Il la dictature partageait littéraire. qui pas d'esprit M. grossier. Il a fait ces portier cependant jolis vers Où va la feuille de chêne ? Je vais où le vent me mène.

des encore recrutait ans. Beugnot de lui refuser On ne peut l'esprit beauté. par des couleuvres. sa mâle beauté de les restes vendait gentil. et. des pas connaissances. ces deux avait encore bras les qu'elle regardais me dit superbes. de des l'époque. Je l'ai pris pour de secrétaire le triste Le bon. chez et comme des requêtes) de Manon (maître lui disait de mes amies « Quoi 1 une femme » un être si laid dit-elle. à l'AcaDaru M. et la plus vieille la plus à Mme Davillier. la patience l'art d'avancer conduite. le nez. son esprit. et en avalant en non finances. française. bas. . bien bien connu rampant. d'ailleurs. parmi de la fuir à ce titre si c'est que je fus obligé ce lourdaud Elle prit Mme Dubignon. de noter les l'art de mais dans opérations confondent Les nigauds de l'Etat.L'ART D'AVANCER 143 vers 1811. c'est que de autant avait que d'esprit M. quante-sept Je né sais les gens amants d'esprit. finances dont Mme d'Hilliers je choses. coquettes ennuyeuse bien est encore ou elle était plus Elle la comtesse Mme Baragueyridicule que tendre de cindans d'Hilliers l'âge qui. beaucoup plus démie Jouy. le comte reçut chez qu'il de M. fortune — Je vous à faire par apprendrai casserez vous vous Tout vos talents. seul.

Ce fut. qui l'auteur m'apprit d'une que chanson délicieuse et avais que j'adorais dans ma faisait poche.-D. je n'ai fait Le roi d' Yvetot. Mme Baraguey-d'Hilliers je crois. acquis en flattant ces magots. Mme N. lié aux souvenirs délicieux de Cideville. me donna ce goût. souvent regardais cette vieille comtesse à cause des charmantes robes de Victorine qu'elle portait. des de petites vers pièces les jours de naissance pour de ces deux MM. La Grand'mère. de Jouy vieux singes et Arnault et de l'effroyable Mme Davilliers. M. Voilà ce que je n'ai mais jamais aussi fait. de content d'avoir Béranger. -J'aime à la folie une robe bien c'est faite. le titre de grand poète si mérité) a dédaigné (d'ailleurs de flatter le gouvernement de Louis-Philippe tant de libéraux auquel se sont vendus.144 SOUVENIRS D'ÉGOTISME assez pas la d'esprit pour Je comprendre. Jadis. pas Le Sénateur. moi pour la volupté. Je n'avais .-C.

Je parvenais à peu aux idées ne plus à Milan ou penser cinq pendant six heures de suite le réveil. Là nous allions et souvent. homme de six boulevard. Le nous sur le soir. Gebelin et voulait avancer par Il a été heureux d'une autre plus façon. chaque soir en nous attendaient de été. notre ami mais bien d'enfance. trois mille francs. femme d'un séparée imprimeur et maîtresse de Maisonnette. cet été-là. MAIS . Maisonnette. Darbelles.CHAPITRE 9 il faut revenir à un petit jardin de la rue Caumartin. voir sa mère rue nous Caumartin pour débarrasser de nous entrions chez lui. à renaître un de ce monde. était seul. pieds. M. bonnes bouteilles de bière bien à fraîche. Là. est ministre Il allait puisqu'il aujourd'hui. nous versée et belle femme. parlait la science. rencontrions. Il nous du cours de ennuyeux. par une grande Mme Romanée. fripon l'avait dudit deux ou qui achetée. Je commençais. Lussinge moi. mari.

à Paris de 1815 de des intrigues politiques 1832. le mot pour Quel pour avec enthousiasme me disait-il Français se levant et noirs et ses petits égarés yeux au ciel. sûrement. amer je resencore Quelquefois pour du noir. pour questions. de cartes tous les dessous les petits faits. politique l'appela Maimille francs. un precommode sonnette est bien pour et il sait mier ministre. dont le pouvoir. 1815. toudemande dans une vant ville. Decazes en faveur des Bourbons. occupé tais dans de Maidans la bouche donc J'écoutais la manière de la sonnette description était seule chose réelle. à broyer mon lit. amour son foi dans fût de bonne qu'il un mot de Roi. rique de la naissance le jour à ses élèves congé il fit un pamEn du roi de Rome. . avec six Aujourd'hui. peut bien à mes assez Maisonnette répondait c'est L'étonnement moi.146 SOUVENIRS D'ÉGOTISME moi. phlet et le fit écrivain le lut. parfaitement tous un comme dictionnaire. arriEn en 1821. M. je les douze sont 1° quelles plus jolies jours douze hommes les sont 2° quels femmes est l'homme 3° quel qui les plus riches me faire pendre. à Paris. que ce mot Le Roi de rhétoétait Maisonnette professeur il donna en spontanément 1811. distribué alors.

Je n'aurais pas comme Je ne Le Rouge et Le Noir. Je interroger pour n'apercevais cette manière de raisonner. Cette théorie me semble confirmée par le comte Gazul. né. 1. que de nos toute beaucoup mères. Je ne suis sûr pas trop de son cœur. ce me semble. croirais avec nous tenons assez.LE COMTE GAZUL 147 ce mérite faut voyais pas qu'il le voir. toujours cet air était méchant. que incroyable Je me disais De qui se moque-t-on ici ? Est-ce de moi ? Mais bon ? Est-ce à quoi de Lussinge de ce pauvre ? Est-ce jeune homme en redingote et si laid avec grise son nez retroussé ? Ce jeune homme avait chose d'effronté et d'extrêmement quelque Ses yeux. mais suis sûr de ses talents je c'est M. pu Made travailler 14 pages ainsi le à 2 juillet de un ouvrage 5 à 7. petits expresavaient un air le même et sion. Sa mère a beaucoup d'eset une raison prit français supérieure. plaisanterie à part sur l'incertitude incerpaternelle. aujourd'hui si connu. titude est bien rare le premier qui pour enfant. Telle fut la première vue du meilleur de mes amis actuels. d'imagination . le comte Gazul. et dont une lettre la reçue semaine m'a rendu heureux passée pendant deux 1. Je ans. II devait avoir dix-huit jours étant en 1804. Buffon. et sans déplaisant.

sur j'escompte de la le temps du joli petit Dans jardin était l'élève de Gazul rue Caumartin. dire un orgueil voulez Vous supérieur. maître. croyait qui lui Mais je pardonnais stupide. an. de Maisonneuve. le faux. un provincial moment billait. ouvrages part l'avenir. avant vandevillique de Lancival M. danseuse Quelquefois première moi — je me troupour quels jours et devant sa loge à l'Opéra vais dans moi. de l'Opéra. me Martial dit en riant Daru. rencontré de dire le grand service rendit me que j'aurais un . Luce élève de Il était ma première connu dans jeunesse que j'ai M. presque la alors chez il me menait Clotilde.esprit supérieur. abominable du plus rhétorique de se est bien étonné abominable Le mot le de au nom voir accolé Maisonnette. meilleur le le brillant. Quel pour de avait une Luce de Lancival jambe il eût du reste. mais de des Gazul.148 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me semble elle son Comme suscepfils. et se déshaelle s'habillait quatrième. chez qui n'imprimait eussent ses quoiqu'elles tragédies. bois et de la gentillesse . une fois d'attendrissement tible par la pludu sec dans la sensation Je trouve M. pas homme Ce brave le succès. les arts dans tout. tel était son goût Mais des êtres. tout.

petit. encore 1860. berger en Peut-être. un tel oeil s'arrête sur jamais ces pages D'abord cents francs en cinq c'est 1822. les Franpour persuader Maisonnette allait voir çais. des y aura-t-il tableaux de Boucher au Musée. oubliaient sa ne plus singulière voir la figure pour que sublimité du billet de cinq cents francs. . Outre sa passion autant prodigieuse que sincère le ministre et pour sa régnant Maisonnette bravoure. une femme honnête du à laquelle il offrait peuple cents francs. il avait un feu tellement espagnol. C'est ainsi Carrache qu'Annibal est élève du flamand Calcar. une charEnsuite. Maisonnette avait été l'élève de Luce. penser Je trouve le mot c'est un de juste. Il faut que j'ajoute chose quelque pour l'œil d'une femme honnête et si sage. Boucher. Je me c'est ainsi figure Dorat que que devait dans les arts. avait une autre me il qualité qui recevait plaît vingtdeux mille francs du ministre pour prouver aux les Bourbons Français étaient que et il en adorables. comme mille en 1872. trente. qu'après trois ces dames visites.MAISONNETTE 149 mis un calembour dans une tragédie. et Gazul est l'élève de Maisonnette. Il était cinq mais laid. mangeait avoir écrit Après douze quelquefois heures de suite.

Quand j'ai a toujours été le moment difficile de ma vie. Fiori. le duc Decazes depuis Voyez l'action de sa chute en 1820. Vous n'avez oublié m'avait qu'il pas vilaine averti d'une faute de n'avoir pas mante . Voyez effroyables pour se bassesses et les dix ans de soins qu'ils donnent à la cour un portefeuille. jusqu'à trois Me voici donc en 1822. Les gens riches sont et bien bien injustes dédaise font juges comiques lorsqu'ils commis de tous les péchés et crimes gneux de les l'argent. jamais un double napoléon. chez Mme Pasta avec Lusheures. Louvel. après ce jour. le seul de sa Edwards. j'étais etc. compagnon celui voulait se battre qui. à avoir un duel avec un homme Je faillis fort gai et fort brave qui voulait que je le chez Mme Pasta. pour la vie de M. singe. la soirée martin. passant à l'Opéra-Bouffe et soirées semaine par rue Cauune ou deux chez Maisonnette.150 SOUVENIRS D'ÉGOTISME marchande de cachets m'avoua francs de le billet de cinq cents qu'avant elle n'avait eu à elle Maisonnette. C'est l'aimable présentasse Edouard cet Anglais. Les de minuit à deux jours d'Opéra. Michevaux. pour moi. mon de voyage en Angleterre. à Londres. race qui eût l'habitude de faire de la gaieté. eu du chagrin.

cher B. je lui demandais le lendemain ou le surlendemain au de me plus tard. dit-on. C'était le soir et déjà ce pauvre alors. mon cher Savez-vous. poupées (M. au présenter fameux docteur son frère. que au sortir du bal. une étourderie bien de digne moi. année. à neuf Edouard.) Edwards tirait bien un aussi. découvrir comment nous et un respirons remède les maladies de poitrine pour des femmes. ne tiendrait SOUVENIRS D'ÉGOTISME. on en parlait 1822. Cela alla fort tire fort loin je bien. l'homme du plus matin.NEUF POUPÉES SUR DOUZE 151 assez à une pris garde insinuation offensante d'une de espèce paysan. peu Enfin cette querelle notre augmenta amitié. Savez-vous. heures du n'était soir. J'ai vu le jeunes chiffre officiel. onze cents femmes. je casse neuf sur douze. indifférente. 12 mon . peut-être moins bien. capitaine d'un bateau à Calais. Je déclinai de le présenter. Il tuait beaucoup mille mois et grenouilles par allait. Vous savez jolies le froid. Edwards. qu'il moi d'être qu'à offensé. que autant j'ai et que votre d'orgueil que vous franchise m'est fort etc. dont Edwards. Je m'en souviens avec parce que. me dit-il. tue chaque à Paris. Prosper Mérimée l'a vu au tir du Luxembourg.

Il avait grosse Mme Pasta. le lecnuances de la vie seront changées. tranquille. d'esprit qu'un lui d'avoir tenu et il n'eût qu'à aimable. se venger noblement. sujet amour pour passionné gai et de son trop ne mauvaise qu'il la plaisanterie. frère son de les amis recommandation avait seize le docteur D'abord Edouard.152 SOUVENIRS D'ÉGOTISME appliqué. sage. Or le savant. les et jolis plus beaux divagues yeux cette Sans vus. pour [que] elle n'était l'âme noble car quand verres d'eaupar cinquante pas offusquée travailla pour Edwards beaucoup de-vie. comme en parlant je le dirai si est encore que peutelle jeune mais ce bavardans d'en être il est mal parler dix ans après être imprimé dage qui peut les toutes Si je mets ma mort. des femmes succès beaux les plus auprès d'Eugeny. Et masses. mauvais était le plus ami et mon frères ton de son à cause C'est de tous. les teur ne verra que plus ces jeux dans les masses sont où diable à examiune chose de ma plume ? C'est ner. plus si elle lui venait. vingt. Je crois il avait . fort en avait petite docteur Edwards. voulait perdre pas laisser chez le mener voulu pas je n'avais que de une tête. blonds cheveux j'ai que autant avoir de vouloir manie de diable fort été il eût Français.

Je trouvai un salon archi-bourpetit une femme du mérite geois plus grand morale et que je pris une qui parlait pour et enfin dans le docteur un quakeress homme du plus rare mérite caché dans un la vie avait petit corps malingre duquel l'air de s'échapper. c'était de connaître les hommes. Cette a fait mon phrase orgueil pendant dix ans. mais il fallait les les que goûts. naissance. je pas comme. On n'y voyait pas dans ce salon du n° On m'y Helder. si je désirais quelque chose. Au fond. II m'a fallu trois années de soins pour vaincre la répugnance et la frayeur que dans le salon de Mme Edwards. passions. Je me disais ne suis alors.SALON ARCHI-BOURGEOIS 153 obtenir la permission de me présenter au docteur. folie. des fats de ma concomme. Tous les cette mois. tranquille l'eau cette pour que image pût y apparaître. fraîchement. (rue 12). j'inspirais On me un Don Juan prenait pour (voir . peut-être je retrouvais idée. Je prends au hasard ce que le sort place sur ma route. Je ne choisis pas mes amis. les courtes folies ma qui remplissaient laissassent la surface de vie. reçut diable d'idée de m'y faire Quelle présenter Ce fut un une caprice imprévu.

point wards. je importance le de déserter viens à la mode. l'importance laisserais le cette même. je n'avais à cette de la toute l'importance réponse un un homme sur imprime qui question est-ce ? lit livre Quel homme qu'on cette du été sauvé J'ai mépris par chez Mme de Il va beaucoup réponse a besoin de 1829 La société de Tracy. à cause de de ces réponses. et d'esprit eût davantage ment. parce que Kersaint). dans elle accorde esprit quelque elle n'est a peur. l'homme à qui. plus Il va si l'on avait été répondu Qu'eût-ce de de Duras chez Mme (Mlle beaucoup où je sais même aujourd'hui. en 1822.154 Mozart séduction et SOUVENIRS D'ÉGOTISME monstre de un Molière). pour Certaineinfernal. pas compris Mais. à tort mépriser ses livres. il ne m'en pas coûté salon de dans le me faire supporter pour ou de ou de Mme de Duras. que MeuPauline de de Mlle j'aimais (je parle le salon de Mme Récadans ou même lan). mier.) salon de lady Holye. qui maîtresse à une on l'est laide. Hé bien . Eddu docteur au salon Je fus fidèle comme n'était aimable. salon (Je en 1832. Mme de Talaru. Elle juge impartial. ou à raison. couramadmettait tout Mme de Brogliequi ou de Mme Guizot ment des bourgeois.

semées et cultivées l'intérêt de idées par on peut ce qui n'est l'aristocratie. M. que l'Anglais manque autant Allemand. je jetterais par fenêtre de me laisser mener plutôt que un dans salon ennuyeux. le jour (c'était Je me soumettrais à tout par le caprice la veille du si l'on me dit moment à tel Demain il faudra vous soumettre en fait moment mon d'ennui. qu'un presque si admirable en La logique de l'Anglais. préjugés dans les têtes l'aristocratie. Pour les est fort commun en Angleterre. Stritch. était Irlandais et et avocat. anglaises par cette absurdité J'ai retrouvé singulière haute la mêlée avec la plus honnêteté. l'Amirauté.SINGULIÈRE ABSURDITÉ 155 le laisser mercredi chaque pouvais de Mme Edwards). imagination la un et me monstre. dire. pas de logique peu. tout ce qui tient à un art finance et dans de l'argent à la fin de chaque qui produit s'élève devient confuse dès qu'on semaine. à des sujets un peu abstraits et qui direcje . parfaite je passai près Birmingham (chez qui Ce caractère en août quelque temps 1826). chez M. je connus et triste. Rogers. plus délicatesse. partie les semés et cultivés honneur. cependant de son comme faisant défendant. Chez Mme Edwards. parfaitement anglais impassible il car victime de honnête.

16 avril est marchand de 1616.on ne choisit dans un fort nombre que petit Tel homme fait d'hommes. et à son en exportation Allemagne. etc.156 SOUVENIRS D'ÉGOTISME tement ne produisent de l'argent. quand il est filé. un an ou à peu mon de près Milan. raisonner pour sur le génie de Shakespeare et de Cervantes hommes morts le même (grands jour. je crois). De même le King of French ne choisit ses diplomates les jeunes que parmi gens de grande ou de haute naissance fortune. Ma vie se remplissait peu à peu. départ je ne après à m'esquiver volonsongeais que rarement tairement de ce monde. II faut chercher la valeur là où s'est formé M. non pas de choses agréables. fil de coton à Manchester. heur qui avait J'avais deux fort innocents plaisirs 1° Bavarder en promenant après déjeuner . etc. Il est fils d'un (vendu d'Aix en Provence. Il se reprocherait comme de temps d'ouvrir un perte livre non directement relatif au coton. petit bourgeois Arrivé à l'été de 1822.Thiers en 1830). Ils pas sont devenus imbéciles dans les raisonneà la haute ments relatifs littérature par le même mécanisme des imbéciles qui donne à la diplomatie of the King of French.. mais enfin de choses quelconques qui s'inentre moi et le dernier bonterposaient fait l'objet de mon culte.

Je le de paysage faible en trouvais comme je le trouve. cœur postérité le jugement des t-elle contemporains qui le Baronnet immédiatement Ultra place après Shakespeare. Je l'avais par Métilde à attendant Florence. une de cinquante Fox lui donna place il est de là mille francs et ou cent parti . Naples par Rome (idem). Mirbel. avec J'eus de longues Lussinge. donnés comme par le hasard faisait aller lire les 2° quand chaud. hasard. tous. disputes tiers du mérite Je soutenais qu'un grand était dû à un secréde sir Walter Scott taire lui ébauchait les descriptions qui en présence de la nature. et j'ai Moi j'ai en horreur sa personne fois refusé de le voir (à Paris. cinq Morton et le celui où se trouvent Henry Boswell sergent Mortality. peinture La confirmerahumain. je crois) (Old moi les souvenirs si vifs pour me rappelait souvent ouvert de Volterre.WALTER SCOTT 157 ou quelque homme de ma avec Lussinge huit ou dix. en connaissance du de passion. Je le lus comme souvenir de 1818. romans de Walter Scott. il le de Galidans anglais jardin journaux ou Là relus avec délices je quatre gliani. plusieurs à M. de à en 1832. de sur dans le cabinet littéraire Molini l'Arno. Le premier. avais connaissance j'en à l'ordinaire.

) . lire n'est seconplus qu'un plaisir daire. dans l'été de 1822. Tant de fois je croyais à deux être ma il était heures. C'était la main violemtrop passer ment sur une blessure à peine cicatrisée. un grand Songer peu profondément à ces sortes de choses me rendait triste. 1. jamais bénévole. Le 29 mal 1823 (Note de Colomb. Voilà ma seule excuse avoir noirci tant de papier. à faire un je songeais imprimer livre intitulé au écrit l'Amour.158 SOUVENIRS D'ÉGOTISME calomnier adroitement lord pour Byron. grimper Tel est l'animal nommé écrivain. Avez-vous lecteur vu. de cette haute qui profita leçon d'hypocrisie voir la lettre lord que Byron m'écrivit en 18231. un ver à soie qui a mangé assez de feuille de mûrier ? La n'est comparaison pas mais elle est si Cette laide noble. je regardais pendule six heures et demie. crayon à Milan en me promenant et songeant à Métilde. et de faire sa prison de soie. pour La santé morale me revenant. juste bête ne veut elle a besoin de plus manger. Pour a goûté de la qui profonde occupation d'écrire. Je transcrivis à l'encre ce qui était encore au crayon. Je comptais le refaire à Paris et il en a besoin.

je crois. n'eût cultivé son grand talent poète pas et ne fût pas devenu un des plus puissants leviers a chassé les Bourbons. de ChateauPlacan). jamais y en avait. l'amie du prince de La Paix. Thievoz. son avec la librairie Bossan ou procès les manœuvres de M. sont Ce avait justifiables. n'eussent pas ment destitué ce pauvre commis une pour chanson bien ce gaie plus que méchante. Béranger. de payer je crois) qui m'offrent comptant des manuscrits. les courses de mais elles briand. grand poète été destitué les Bourbons de sa place par de 1800 francs au ministère de l'Intérieur. le hasard m'a donné Aujourd'hui que des galons. Les de M. Il a qui formulé le mépris des gaiement Français ce trône C'est ainsi pour pourri. de Monti. Cela m'a fait horreur et m'eût dégoûté d'écrire. que les la reine morte à appelait d'Espagne. Mongie) qui ne me donna manuscrit et me promit la moitié du bénési il fice. Rome. intrigues Hugo (voir Gazette des Tribunaux de 1831. des lettres de libraires je reçois à moi inconnus de M. (juin 1832. Je ne me doutais de pas tout le mécanisme de la basse littérature.INTRIGUES Mon ami ET MANŒUVRES 159 Edwards me trouva un libraire rien de mon (M. .) (3 vers La bêtise des Bourbons dans paraît tout son S'ils bassejour.

une du donner contre-intrigue poison. aux ce vieillard a fait jeter j'ignore que Présides. d'Esavait amené vieille reine Cette Ce confesseur. du écrire chose mais que l'analyse hasard Si le humain m'ennuie. à Rome un vieux pagne du la belle-fille entretenait confesseur Cet France. m'avait j'aurais d'auteur. Elle l'a fait enlever Ferdinand du prêtre. La un reine. Le hasard SOUVENIRS D'ÉGOTISME cette fit connaître Cour.) (Je le sus à Rome si mal suite de une guéries galanteries casser tomber sans se ne pouvait qu'elle étant os.160. dit avons bien assez Nous l'avocat du diable. femme. la maladie de était dire qu'elle Oserai-je sens ? reine de bon vieille cette remplie C'était en 1817 ou 1824. cœur été donné un secrétaire. propos de lui faire au lieu à Rome et cependant. VII Ferdinand dire enfin de que vivent) IV de Charles tel et non était le fils d'un de la vieille c'était là un des grands péchés Un espion sut le était morte. reine. une autre espèce de celle-ci. et n'osait me autre . pauvre honte de ces accidents avait fréquents le Je trouvai se faire bien guérir. Espagnol ne de dire eut (ici je puis l'imprudence les des détails donner masques plaisants. l'Académie de cuisinier de vieux et encore vert fort galant.

et duc (ce qui fait deux maladies mentales) s'honorait en me de l'amitié de parlant Ferdinand VII. le vieux en un mot le jeune m'a l'air d'un Je lui menai trois à deux dames. Bellechasse).UN GALANT HOMME 161 même à la Cour de Napode malheur genre léon en 1811. bandai les de desquelles je yeux (rue l'Odéon n° 26). le duc de Laval. qu'on Mme Cardon. Il me dit' deux jours après qu'elles avaient la fièvre de la vergogne et (effet non de la maladie). Ce parfaitement galant homme ne leva les les jamais yeux pour heureux la race des pour débarrassée d'un monstre VII. cour. de le 18 Brumaire. M. coup (l'oncle. étaient bien à la opposés regarder. Il est toujours Bourbons d'être comme Ferdinand . Mme Campan nous racontait cela chez Mme Cardon au coin de la rue (rue de Lille. Et cependant il avait été trois ans ambassadeur à sa. Ce prince trouva une manière vraiment de bourbonnique se venger il ut peindre la figure du vénérable vieillard au fond d'un pot de chambre de porcelaine. honnête mais noble parfaitement homme. Cela la haine de rappelle profonde Louis XVI pour Franklin. fou). Je connaissais hélas beaul'excellent Cuillerier le père. après Les mémoires lisait chez d'alors.

162 SOUVENIRS D'ÉGOTISME larmoyante rapsodie les femmes jeunes Saint-Honoré faubourg d'elles chanté l'une vers 1827). . attendrit qui plus distinguées a (ce qui à mes faibles les du désenyeux.

ne connaissais Je les libraires en 1822. auteurs de métier. de plus Que dirai-je mon M. Ah celui-là n'esl pas ficelle disait-il en de rire et en me pâmant comparant aux aux aux. ami avant ne fut libraire ? qu'il Mais le pauvre diable s'est tué de chade se voir délaissé une veuve grin par nommée Mme Bonnet ou Bourdet. Hè bien découvert j'ai par la suite que M. Corriger les pendant de l'Amour épreuves in-12. me papier. mon ami. et autres Ancelot.CHAPITRE 10 donc avec une occupation l'été de 1822. riche. auquel tout son tarif. Mongie faisait des gorges chaudes de mon imbécillité. Vitet. Firmin qu'à Didot. Je n'avais pas jamais eu affaire M. jeune avocat. et qui lui nom noble de ce genre quelque E voilà . Mongie était de bien loin le libraire le honnête homme. je payais papier d'après M. Sautelet. imprimé sur du mauvais M. Mongie avec indignation l'avait jura qu'on trompé sur la qualité du papier.

je crois. qui Pérignon. que j'avais étonnante. Je avec une force revenaient résister. que de tant de nuances livre qui me rappelait Italie. en sentiments éprouvés que j'avais une chambre à la faiblesse de prendre J'eus le soir en deux allais J'y Montmorency. de la Sablonnière je corrigeais fou. homme la fille du grand Mlle Vigano. de la rue Saintheures la diligence par à gauche des bois. regarde qu'une de ces à la distance où je me trouve venir Je ne me rappelle distinctement temps-là. pair eu mon avait M. du des arbres de cette partie que la forme bois de Montmorency. je C'était .164 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de France (cela jeune pair un son bien séduisant à être commençait Cet heureux en 1828). amie. à Milan. la vallée de MontmoCe qu'on appelle n'est qui s'avance qu'un promontoire rency de la Seine et directement vers la vallée des Invalides. Les folles idées de retourner me si souvent repoussées. était. Au milieu en montant. faillis devenir mes Je épreuves. bien une chose dangereuse pour d'un de les corriger épreuves moi. (en préférait un crois). surtout Denis. ne sais comment je fis pour ne de la La force qui fait qu'on passion tout souseule ôte chose. sur le dôme une Lanfranc coupole Quand peignait 1820.

il me vient la tentation d'outrer certains traits contre cette vermine de l'espèce humaine. disait-il. il outrait cinquante pieds traits. même comme on sera bien plus des Kings. infidèle Infidèle à sa couche.MONTMORENCY 165 à cent certains charge De de hauteur. L'aria se depinge (l'air de peindre). Cymbeline . des nobles et des prêdétrompé tres vers 1870 qu'aujourd'hui. Mais ce serait être j'y résiste. à la vérité.

je pouvais Doligny. de N. les assez souvent corriger de l'Amour dans le de parc épreuves à Corbeil. . mon rêveries à les éviter tristes peine au salon. Je l'aimai en 1824. pages détailler les pour ma mémoire. Mme Là.166 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Seulement pour pouvoir et non pas trois choses. par m'eût fait femme une seule disais parla comtesse donner à ce pays-là. ans que j'ai passés les six ou sept revoir sali bien ne jamais Paris. pensions l'avais vue les l'un à l'autre depuis que je la de nus en le lendemain 1814. espérant ni la France. des demander la M. En pensant à Milan. des anecdotes sur ces raisonnements écrit vingt-sept ayant suis fatigué je trop anecdotes qui assiègent 4 juillet.. les je me Bourbons. terminé travail je rentrais le bonheur Je fus bien près de rencontrer à la France durant de 1824. que dicter des Mais aujourd'hui. un secrétaire n'ai-je des faits. pour J'allais nouvelles de l'affaire. mère. Fanny Nous Bertois. pieds ou de Champaubataille de Montmirail chez sa six heures du matin entrant à bert.

qui Cela SOUVENIRS D'ÉGOTISME. vous dit qu'il vous aurait a longtemps qu'il aime. de loin. » mélancolie exact. vous Mme Bertois d'un à cause m'a qu'avant-hier quittée vient de perdre elle affreux événement filles. avaient portée. y s'il avait plus Beyle. grande ce que sent tout dit Mme Bertois m'avait vous valez. 1823 En Mme Doligny un de m'aimer bonté peu.STUPIDITE Eh bien chez 167 à la camétait Mme Bertois son amie. maussaderie ne Elle a attendu. sur s'arrêtent « Vos yeux lui dit un jour il la taille élancée. Quand pagne ma à produire déterminais enfin je me elle me dit chez Mme Doligny. une de ses charmantes aussi femme bouche d'une la Dans ces Mme paroles sensée Doligny. Mme Doligny. que elle En une 1814. 13 . Je ne disais pas n'allais pas plus me femme cette regardejeune pourquoi excelà fait les tout J'oubliais t-elle ? m'avait d'amour jadis lentes que leçons et et mon ami oncle mon données Gagnon Daru. la avait Mme Bertois ou 22. Martial protecteur vers né à Grenoble Mon oncle Gagnon charun homme réellement était 1765 les était Sa conversation pour mant. Ma n'était pas si beaux les yeux avec plaisir regardait ma Dans Bertois. je Mme stupidité.

dans la loge de à tillerie. villes Le célèbre plus agréables Laclos vieux d'argénéral que je connus. Les comme on dit à gens mûrs.168 SOUVENIRS D'ÉGOTISME comme un roman hommes emphatique les femmes. Il était diffiqui est devenue peur cile d'être et moins raisonnable plus joli oncle Aussi n'a-t-il que mon Gagnon.. poussé Les l'enviaient sans jeunes gens pouvoir l'imiter. s'aftendrii. jamais pu à la cour royale être conseiller de Grenoble et cela quand on remplissait cette cour de comme coquins Faure. apprenant de Grenoble. le notaire. pour fort comme toute ma ultra. l'état-major Milan et auquel à cause des je fis la cour Liaisons de moi dangereuses. et de gens se vantaient de n'avoir qui lu l'abominable Code civil de la jamais En révolution. etc. etc. rempli tout dire si l'on de ces phrases veulent qui Il veut. revanche mon oncle a eu exactement toutes les jolies femmes qui. toujours plaisant.. même vers ayant émigré sous XVIII n'a Louis 1792. pas fortune du côté des loin sa hommes. léger. et élégant était délicieuse pour Il était délicat. de Grenoble vers faisaient l'une des 1788. le trouvaient Ce mot suffit Grenoble. tuer une Mon oncle réputation. quoique famille en 1815. que j'étais Mon oncle donc il me vit partir quand . n'avait cette point gaieté qui fait mon lot. de province.

cela n'est rien. et je montai Sur il m'embrassa quoi dans le courrier de Lyon. doute. car il avait deux ou toujours en ville et peu d'argent. Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce grand de succès tacticien Que manqués Que pour 1799 louis sans trois l'école me prit . de chambre. tu te crois une ami. Tes que parce te quitteront maîtresses or. grands yeux qui un peu à la moindre émotion Mon me dit-il. à une une déclaration faute de femme fais une déclaration à une femme mieux. monde que par on ne ta laideur mais te reprochera jamais tu as de la physionomie. un homme n'est Après quoi plus chiens aux bon à donner aux des yeux autres femmes du Dans les pays.TU AS DE LA PHYSIONOMIE 169 en novembre polytechnique à part me donner deux pour ce qui lui fit plaisir que je refusai. appartements un air Après quoi prenant qui paterne car il avait des admim'attendrit yeux de ces louchent rables. rempli orgueil à cause de tes succès dans insupportable les écoles de mais tout mathématiques. Or tu es laid. bonne tu es d'un tête. On n'avance dans le les femmes. vingtoù l'on t'aura fais heures quatre quitté. rappelle-toi le moment où l'on ceci dans est quitté rien de facile d'accrocher un que plus ridicule.

du Trésor centrales . dans Au lieu de cela. philosophes.000 à Paris.170 d'humiliations SOUVENIRS D'ÉGOTISME Mais si j'eusse été reçues! femmes des serais jusdégoûté habile. monde. de contemporains. La difficulté disà n'être est de m'habituer pas 1832. j'ai à vingt-cinq comme d'être bonheur dupe ans. du Ils sont Perrochin. la cervelle par dégoût par jamais littéraire la carrière Dans ennui de la vie. C'est ce qui fait je ne me brûlerai que de tout. de une traite l'action de tirer trait par des dépenses francs sur M. de choses une foule encore je vois de quoi occuper J'ai des travaux possibles. par qu'à mes deux comme et de la peinture musique et la Rosière MM. dans ce moment-ci. à faire. le caissier 20. eu le aux ce qui touche tout femmes. dix vies. dégoûtés secs. je la de et la conséquent nausée.

me semble.CHAPITRE 11 4 juillet JE ne sais qui Il 1832. un de d'un compte créés ces journaux éphémères qu'avait Review. A Paris. c'est une chose trop Il est des importante. Un littéraire et consciencieux journal comme le fut n'est l'Edinburgh Review . méprise les lettres. de me mena ce s'était fait donner. un de l'Hisexemplaire loire de la peinture en Italie. Je me suis fait huit ou dix ennemis avoir dit aux rédacteurs du mortels pour et parlant à en forme de conseil. Globe. que et peu trop puritain manquait peut-être un peu d'esprit. le Globe avait le ton un eux-mêmes. l'Etang. à Paris le succès de l'Edinburgh Il désira me connaître. chez M. sous prétexte rendu dans le Lycée. En l'aristocratie Angleterre. impossible pour habitant Paris de dire la vérité Français habitant sur les ouvrages d'autres Français Paris.

De ses sœurs. Il fallait qu'il monter car marches. grosse figure lourde. chambres M. de quatre petites qu'habitait étaient ornées de et l'Etang gravures d'art curieux et agréables. Il choisirait. dirigé là-bas. devant un petit mauvais car ce fut. C'est pour moi une des vues les plus mais les laides. d'être aussi avait gras que ce grand poète les sentiments dont le souvenir éprouvé est indispensable faire pour Andromaque et Phèdre. Le directeur négociant capable ferait tous les ans un voyage à Paris. petites on ne forêt de fenêtres. . niaise de Racine. Je trouvai chez M. C'est à cette heure incommode recevait. par de secret. voyait qu'une cheminées en plâtre noirâtre.172 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sera à possible qu'autant qu'il imprimé et une tête de Genève. un dimanche à deux heures. C'était avant pesante. quatre-vingt-quinze il tenait son académie au sixième étage d'une maison lui à lui et qui appartenait à ses rue Gaillon. journal payerait bien francs feuille (200 par d'impression) et ne nommerait ses rédacteurs. de l'Etang. et recevrait à Genève les articles le pour du mois. de l'Etang. d'objets Il y avait un superbe du carportrait dinal de Richelieu souvent. ce me feu. jamais On me mena donc chez M. que je regardais A était la côté.

DE L'ÉTANT 173 en février 1822 semble. de on se serait moqué l'Etang.CHEZ M. y parût. vingt peut-être les trois ou ans a pendant quatre qu'elle me suis à faire duré. trop Les Italiens auraient chacun disserté. Je n'ai rien pour jamais dirai de supérieur. d'un duc comme d un autre. y eût gardé la parole minutes pendant vingt . chez M. et surtout du tact fin du maître de la maison sans diriqui. Je fus frappé le premier et fois jour. huit ou dix de personnes qui parlaient tout. rencontré. qu'il la discussion de façon à ce qu'on geait ne trois à la fois ou que parlât jamais l'on n'arrivât à de tristes moments de pas silence. Je ne saurais d'estime exprimer trop cette société. ne pourrait la fournir. de Courier. on L'Allemagne accoutumé à croire avec enthouy est trop siasme la niaiserie à la philosophique mode de M. Je fus de leur bon de frappé sens. D'ail(les Anges hors de leur leurs. car. de Molière. Une telle société n'est possible que dans la patrie de Voltaire. les enthousiasme. Allemands sont bêtes. et plus que d'un s'il eût été ridicule. le même surpris je acte d admiration. autre. je ne pas mais même de comparable. leur esprit. Elle est impossible en Angleterre. Ancillon). qu'on m'y mena.

de l'Etang. Sautelet. deux heures après que ses et que mouchoirs sont une rareté. satiriques uns contre les autres. le M. cause la souvent nécessaire qu'il protégeât retraite des cherchant qui. pour de aucun on ne en trouver prix pourrait semblables à Paris. Je trouvai là M. imprudents une une idée avaient avancé nouvelle. . D'abord il est fort il a surtout. pour de Goldsmith ou d'Addiles demi-teintes son. achète trente-six francs une S'il pour chez le marchand douzaine de mouchoirs il croit du coin. faudrait. de l'Etang est un caractère dans Il du bon vicaire de Wakefield. genre toutes en donner une idée. singe. Albert J. A la troisième goniste on eût fait des sonnets séance. laid à Paris. de l'Etang. chose rare ignoble il est bien fait et assez grand. Ampère.174 et fût SOUVENIRS D'ÉGOTISME resté l'ennemi mortel de son antadans la discussion. les Car la discussion ferme et franche y était tous. absurdité trop marquante.-J. Il était M. de LusStapfer. le front et bas. MM. Il a toutes les petitesses d'un bourgeois. On était chez sur tout et avec poli mais à de lui.

BEYLE .NOTICES SUR H.

.

1820). l'Allemagne. BEYLE LUI-MÊME né à Grenoble en 1783. il assista à l'entrée de triomphante Napoléon à Berlin. ministre de parent Daru. il fut officier dans le 6e régiment quelque temps des Il y eut dragons (1800-1801-1802). giques. vient de mourir avoir étudié Après . comme aux commissaires 'des adjoint Il vit en cette guerres. avoir suivi à Marseille une actrice Après allait les premiers rôles traqui y remplir il rentra dans les affaires en 1806.NOTICES PAR SUR M. à. Étant de M. qualité. ce qui irrita ses beaucoup protecteurs. les mathématiques. le frappa qui beaucoup. femme aimait et donna sa qu'il démission. octobre (le. une courte il suivit à Paris une paix. l'armée et la troisième personne après Henri Beyle.

passés jeunesse. Il rejoignit le quartier près d'Orcha général Il entra à Moscou le le 14 août 1812. intendant de la maison de l'EmCadore. Il fut employé grande en 1806. de cette près plusieurs rouages à Brunsmachine. procurer quelque lui donné à l'armée au retour. M. et la en allemande. le seul morceau de . En il Il connut lé duc de Frioul. fit un court en Italie. revint à Paris en 1809. B. et en partit 14 septembre avec Napoléon mission. 1811. savants et fit la M. 1807 et 1808 et s'y distinwick ville la langue Il étudia dans cette gua. et 1810. Kant. philosophie conçut de mépris assez Fichte. de faire la campagne de Russie. pour hommes n'ont fait de supérieurs qui que châteaux de cartes. B. voyage pays qu'il aimait les trois ans qu'il toujours depuis avait dans sa En y 1812. et c'est qui a entre Orcha et Bobr. Il fut en chargé du Bau la Hollande à l'admioutre de nistration de la liste civile de l'Empereur. d'État et inspecteur du Conseil général mobilier de la Couronne. etc. de Vienne en 1809 campagne au Au il fut nommé auditeur retour. de difficultés de il obtint.178 Napoléon vit de SOUVENIRS et D'ÉGOTISME le prince de Neufchâtel. pereur. après beaucoup duc de la part de M. Il devait le 16 octobre avec une à subsistance l'armée.. de Champagny.

M. même fût en retraite à cette pas qu'on il s'arrêta armée à Slangaud impériale. le marquis. le Chier commissaire des Marchant. malade d'une de fièvre espèce pernicieuse. extrême et il fallut cela lui pour qu'on de revenir en France. A mesure du qu'il s'éloignait danger. Daru reconnut pain qu'elle reçu. Près du Kœnigsberg. En huit il fut réduit à une faiblesse jours. navré Le physique de douleur. guerres (rue du n° Comme on n'avouait Doyenné. Il y tomba comte. comme il se sauvait des en passant le Frische cosaques Haff sur la glace. BEYLE 179 ait M. Un mois de bonne nourà riture ou de nourriture suffisante plutôt remirent. Il fut intendant à Sagan avec le plus honnête et le plus des généraux.NOTICES SUR M. il en prit horreur et il arriva à Paris. la glace se rompit sous son traîneau. 5). Il était avec M. avait beaucoup de part cet état. M. à Berlin vit se détacher de la puis qu'il France. ne crut dans cette retraite jamais eut de qu'il y quoi pleurer. ce service au nom de l'empereur à Bobr. le Son le força à protecteur faire la campagne de 1813. Il sur permit quitta le champ Paris et trouva la santé sur le lac de Côme. A peine de retour l'Empeen mission dans la reur 7e divil'envoya . borné alors de Latour-Maubourg. B.

villages M. Légion pays. On était las de l'insolence des préfets et autres de Il arriva à agents Napoléon. Ce fut là qu'il de la désespéra ou exactement patrie pour parler qu'il vit avait la que l'empire éclipsé patrie. Certains traits de M. ne tira des admirables pas parti dispositions de Vizille d'autres et de beaucoup du Dauphiné. Il se de ce postes convainquit il se doutait. Il refusa une penser place sion ment . y Dessaix du homme général digne grand dont il portait le nom et aussi presque libéral lui. Paris être témoin de la bataille de pour Montmartre et de l'imbécillité des ministres de Napoléon. qu'il comme cordon de la employer grand et étant du On d'honneur. Mais le talent et l'ardent que du Dessaix furent patriotisme général et la médiocrité paralysés par l'égoïsme incurable du général fallut Marchant. Beyle demanda à aller voir les avantà Genève. de revenir à Paris. de Blacas lut bientôt le firent qu'il aux Stuarts.180 SOUVENIRS D'ÉGOTISME militaire avec un sénateur absolusans Il trouva le brave énergie. Il vit l'entrée du roi. Il trouva les cosaques à Orléans. dont avait rien qu'il n'y de si facile de Genève. que prendre cette idée et craiVoyant qu'on repoussait la il obtint la permission gnant trahison.

père . quoiLa méchanne fut carbonaro. honoù il donne sa voix au plus Grenoble au seul nête homme de France. deux volumes de En il imprima 1817. Beugnot que superbe Il y mena lui offrir. parussent qu'après En 1819. juillet passant par Il vint à il apprit la mort de son père. suide Milan. qui pût à M. en de trois cents pages petit voyage Italie. Il se retira en Italie. Bologne. les Bourbons. Mozart d'après 1814. Henri Gréencore sauver la religion. BEYLE 181 de avait la bonté M. un volume un ouvrage in-8°. Son la police devait. mal avec Cela le mit encore plus goire. lorsqu'il jugea de noir. qu'il pas lui avaient des Italiens ceté et la méfiance aux secrets fait la participation repousser sur moi disant à ses amis dans comptez l'occasion. en et un l'histoire de la peinture Italie.NOTICES SUR M. italien. En 1814. heureuse une vie 1821 puis jusqu'en des carbonari une l'arrestation par police le à imbécile l'obligea quitter pays. de Haydn. Pour il eut deux ou trois jours un et lui il prit le faire copiste passer de la vie traduction dicta une corrigée et Métastase. il de succès La Peinlure n'ayant pas les trois derniers enferma dans une caisse ne et volumes s'arrangea pour qu'ils sa mort.

500 sur l'Amour qu'il n'imprima pages mortellement de En 1821 pas. l'empêcha sut revenir au retour de Napoléon qu'il lui ôta tous le 6 mars. Il adora la musique notice sur de senpetite Rossini. Mélanie. L'amour le bonheur et le malheur a fait Gina et Léode sa vie. Il n'eut ennemi. pas la moitié.182 vant 6. campagne Il lui laissa de nerfs. il ne fût rien moins beau. Beyle chercha Dès lors. s'ennuyant il alla la comédie des manières françaises. francs de rente. autres fit entre plusieurs ouvrages. Thérèse. Il pouvait s'en d'une venger il résista ne manière atroce. L'acte additionnel à cause de ses ses regrets. pour pas La de Russie fâcher Léonore. de violents maux une adorait et avait répuShakespeare Voltaire et insurmontable gnance pour aimait le Mme de Staël. Les lieux qu'il le lac de Côme mieux sur la terre étaient et fit une et Naples. Il à diminuer ses besoins et y réussit. Quoiqu'il que de fut aimé Gina quelquefois. six semaines en passer Angleterre. passions qui adorait la gaieté. timents vrais mais peut-être Pauline et aima tendrement sa sœur . il ne lui en laissa M. Souvent triste il du moment allaient mal. qu'un ce fut Tr. l'ont nore sont les noms qui occupé. pleine Il ridicules.000 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui laisser 5 ou la voix commune.

Bruxelles n° 45. to M. le checomme feuillet. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. 14 . L. Mareste. D. Il n'aima d'une aucun de ses parents. verso du dernier une lettre M. Chaussées. Il était amoureux de sa mère. rue de Richelieu. BEYLE 183 où il avait abhorra sa patrie.NOTICES SUR M. valier Louis des Ponts et Ingénieur Crozet. été élevé manière atroce. (Life N. à Grenoble if dead. E. Grenoble. de (Isère) hôtel de or. à ansl. of Dominique. qu'il perdit sept 1. Voici la de ce sur le 'suscription premier article.) Paris.

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prenait de noble dans les actes. parents avaient de l'aisance et à appartenaient la haute Son père. vier mort à.II Dimanche. Il pleut à verse. Ne lisez ceci qu'après la mort de né à Grenoble le 23 janBeyle (Henri). Paris 30 (hôtel avril 1837. le 28 mats 1842. 1. Paris. ou du moins adorateur de Voltaire. j'ai fantaisie de faire moi-même cet article. Je me souviens Jules Janin que me disait: Ah bel article quel nons ferions sur vous si vous étiez mort 1 Afin aux d'échapper la phrases. Favard). Parlement du le titre Dauphiné.) . (Note de Colomb. Son grand-père était un homme médecin. Ses 1783. avocat au bourgeoisie. 1. le. ami d'esprit.

au jeune sentir d'argent. homme galant les projets de tous et à la tête à Grenoble. toits haut des et du le gouvernement. chargea La famille avait fils. de son seul cation exaet de fierté d'honneur des sentiments de cette elle façon communiqua gérés. qui de la perte inconsolable de M. étaient dévots du jeune parents et lui des aristocrates devinrent ardents. vit couler Le jeune d'amélioration. fort considéré du monde. Gagnon. Les les soldats.186 SOUVENIRS D'ÉGOTISME était le plus son nom. de l'éduse fille cette chérie. contre se révoltait Le peuple Tuiles (17.). d'esprit exagéré. une même ce métal nommer pour passait chez qui pouvait M. bassesse. en faisant voulait la ne lui déclara pas qu'il père en . ville dans cette Le Beyle prit jeune sa mort dura une horreur jusqu'à qui les a appris à connaître là c'est qu'il bassesses. à Grenoble homme riche un constituait M. Dante. tuiles sur des lançait et B. c'était Gagnon. patriote mourut fort lisait le jeune. Parler homme. 1789. Il désirait leurs hommes et aller à Paris et y vivre passionnément Son des livres et des comédies. Beyle dans la Révolution versé le premier sang des la fameuse lors de journée Française. Gagnon. ce qui livres de 8 à 9 mille avoir rente. femme Sa mère.

l'expédition et M. Tout allait à la à diable Paris. singulière pour ne voulait à l'École qu'il pas entrer polytechnique. entrer à l'Ecole et voir polytechnique. l'Intendance homme grave et très ferme. général du Languedoc. le jeune ne s'ocBeyle de il espérait cupa que mathématiques. lui déclara avec une Beyle force de caractère son âge. qu'à 1796 à 1799. BEYLE 187 ses mœurs et ne verrait qu'il 30 ans. En 1799 il remporta le premier de à l'école centrale prix mathématiques les 8 élèves (M. ils s'écriaient perte Paris De O Rus. Dupuy. Tous ces jeunes gens partirent pour Paris afin de subir leur examen à l'école arriva à Paris le 10 nomême Beyle vembre le lendemain du 18 bru1799. Beyle M.NOTICES SUR M. Daru Marengo. Beyle ministre de (depuis de . Paris. Napoléon était recommandé à pouvoir. Le parti aristocrate attendait les Russes à Grenoble. quando ego te aspiciam de L'examinateur Louis ne vint Monge pas cette année. On fit y fut. ancien secrétaire de Daru. venait de s'emparer du maire. professeur) qui le second furent admis remportèrent prix à l'Ecole deux mois polytechnique après.

puis un congé. à la paix. donna sa démission. le ministre de la guerre ordonna les aides de camp sous-lieutenants que tous à leur rentreraient corps. fort l'art de donner un bon coup de sabre. Ce fut temps beau le plus de sa vie. dragon. ce qui le brouilla avec M. Mlle V. vint à Grenoble. simple Il devint amoureux de Mme A. Il fut malade obtint d'ennui. plus que jamais. blement le plus fou des hommes. aimait. Il fut blessé au pied d'un de pointe coup dans un duel. les mains de M. Daru. il adorait la temps la gloire et estimait littéraire. qu'il B. fut amoureux.188 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le fit nommer sous-lieutenant l'empereur) au 6e régiment de dragons. du temps. musique. . Le ministre se fâcha. pour grand Il voyait une fois tous les quinze jours Mme A. le reste il vivait seul. Il servit comme quelque temps. étudier un devenir homme. lorsque. Son père voulut le prendre la famine. en mai 1800.) Il passait son à Milan. ami intime (entre Colomb. blessé. Beyle rejoignit le 6e régiment à Savigliano en Piémont. Il fut du aide-de-camp il se distinMichaud lieutenant-général il un a beau certificat de ce général gua. sans rien dire au suivit à Paris et. par fou se mit à B. Il était le plus heureux et probadudit). ministre. (Angela Pietragrua.

Beyle quitté à se ruiner à Paris son père commençait Martial et lui envoyait fort peu d'argent. s'être brouillé après a tant aimée Ce avec Mad. Mante. BEYLE 189 ne à 1806. Sa vie se passa ainsi de 1803 de ses profaisant confidence à personne et détestant la tyrannie de l'empereur jets. conspiration heures travaillait douze jour. Mlle M. Beyle Mlle Mélanie Guilbert de Baskoff) (Mme et la suivit à Marseille. fut une vraie passion. M. fut à M. qui ami ancien élève de l'École polytechnique. une sorte de de dans Beyle. ayant revint de le théâtre Marseille. pourquoi les littérateurs en et méprisait célèbres. jugement Je ne sais il détestait portait. qu'il entrevoyait l'abbé Delille. Shakespeare. 1804. en et écrivait le qu'il quieu. chez M. trêmement contrarié vit la Le 14 ou 15 octobre 1806.NOTICES SUR M. aux Revues. Beyle Beyle et quitta les études. engagea sous-inspecteur exà le suivre à fut l'armée. Beyle par Montesil lisait Montaigne. qui il adorait les fables la blague sérieuse Corneille et Montesquieu. Beyle . Bossuet lui semblait de emphatique. Beyle présenté Voltaire trouvait Beyle méprisait qu'il lui semblait Mme de Staël qui puéril. qu'il depuis. l'engagea en faveur de Moreau (1804). de devint amoureux En 1804. volait la liberté à la France. de La Fontaine. Daru. G. Daru.

fut nommé auditeur d'Etat et inspecteur du mobilier de la couDaru. ce fallait longuement qu'il . en qualité Beyle En 1808 d'élève commissaire des guerres. fit la campagne de Lutzen intendant à Sagan en Silésie. de Richemonl il commença au petit palais habi10 minutes de (à Brunswick) qu'il histait en sa une d'intendant. toujours une maladie saire des il guerres. à Berlin. avec il avait eu des relations laquelle autrefois. passèrent cinquante mille le repassèrent. ou plutôt excellente. qualité toire de la guerre de la succession en EsEn il fit la campagne de 1809. Il ronne la faveur du comte par fit la campagne de Russie et se distingua son il au retour par sang-froid apprit cette retraite avait été une chose que terrible. alla à Brunswick.190 SOUVENIRS D'ÉGOTISME entrer bataille le 26 il vit Napoléon d'Iéna. pagne. Napoléon expliqua à faire. au Conseil B. peut-être vingt-cinq et fut B. sur le Bobr. y eut d'une femme et y devint fort amoureux aimable et bonne. élève commiscomme Vienne. En 1813. fut envoyé dans la septième division militaire avec un sénateur imbécile. lui donna une fièvre L'excès de la fatigue finir le drame et que Gall guérit qui faillit très bien à Paris. B. B. mille hommes Cinq cent cinquante le Niemen mille.

il qui alla voir Londres et revint à Milan. l'esprit comprendre qu'il avait en France de l'humin'y plus que liation avait été à Moscou. B. enfin l'Histoire de la Peinlure. lui en laissa 3.NOTICES SUR M. En 1817 il revint à Paris lui fit horreur. Par bonB. de la dot de sa mère provenant (Mlle Henriette à Grenoble morte vers Gagnon. BEYLE 191 où les Bourbons rentrèrent à jour B. L'horpour reur avait les Bourbons l'emqu'il pour sur l'amour il crut entrevoir portant de la hauteur à son dans Mme A.000 francs de il rente. Félix Faure) qu'il lui laisserait 10. pour qui Mme lui offrit la place de direcBeugnot teur de 1 approvisionnement de Paris. Italiens. Il refusa aller s'établir à Milan. avait écrit au crayon l'Amour. dire à son fils (par M. 1790.000 de capital. avait 1.000 francs de heur. Naples en 1817. égard Il serait ridicule de raconter toutes les comme disent les péripéties. eut de Paris. père qui ses affaires faire négligé pour (à Claix) celles des Bourbons (en qualité d'adjoint au maire de et s'était entièGrenoble) rement ruiné. malheureux de toutes revint façons. imprimer Vie de Haydn. avait fait 1815. B. En M. A Milan. rente. et qu'il a toujours adorée et regrettée). En il perdit son avait 1821. qu'il dut à cette Il fit la passion. et Florence Rome. Le . B.

la nuit En il aima G.192 SOUVENIRS D'ÉGOTISME en juillet sérieuà Paris 1821. Pendant était en Angleterre (en qu'il il fut abandonné de cette septembre 1826). Il Mme yeux pour mer sur cette voulait se rembarquer pas dans la il se jeta à corps orageuse. aimait dernière maîtresse elle C. fut nommé consul l'exequatur. Racine Il fit deux Promenades dans etc. et Florence. à Civita-Vecchia. M. il songeait voir sement à en finir crut lorsqu'il que ne de C. la Vie de Rosszni. il y perdait son temps. alla un peu en Espagne voyages Barcelone. de Metternich était en colère il à cause de Rome. chez la le 29 juillet. Naples refusa B. et passa 1829. Les étaient au-dessous du Moizan. avait des lui. Rome. chapelier En septembre il fut nommé consul 1830. Il passait la moitié de l'année à Rome. perdu des il fit imprimer querelle romantiques. en Italie. les et Shakespeare. pendant ans. y vert et rassembla des nouvelles telles que . pour garder. La d'Esjusqu'à campagne ne permettait de passer pas plus pagne loin. Il fut fort malheureux et retourna deux en Italie. les Il vit la révolution de 1830 de dessous Suisses colonnes du Théâtre-Français. littérairement il fit le Chasseur parlant. pendant six elle l'avait aimé mois. elle. à Trieste.

Beyle amo Visse. arrangea du 9 novembre à juin 1837. Nell 18. Se n'andiede di anni. a fait son en 1821.. à lire après Notice mort. 1836. Fin ne pas (Au sa de cette notice non relue (afin de Il aima Vittoria mentir). épitaphe Qui giace Arrigo Milanese. à l'hôtel abominable.NOTICES SUR M. quoiqu'il fut rien il fut aimé moins beauque beau. la Vie de Napoléon. M. Nap. de quatre ou cinq de ces lettres inicoup tiales. scrisse. .) B. Thiers les boutades congé qui imite de B. passionnément M. 8 ou 10 volumes in-folio. Mozart. etc. Le Corrège. Il aima V. Cenci. feuillet) Beyle. C. Shakespeare. n'ai (Je pas relu les pages qui précèdent. pluie place des Italiens à Paris. écrites de 4 à 6 le dimanche 30 avril. verso du sur non dernier Henry avant. A. En mai 1836 il revint à Paris un par de M. BEYLE 193 Beairix Accoramboni. Il respecta un seul homme NAPOLÉON. Favart. et ne Ange. Cimarosa.

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rendre de toutes les de tous compte variantes. de sens. E. peu d'alinéas absolument Je ne pouvais identiques. ajoute celui de Stryienski. complet. a qu'd collamodifications il n'y tionner les deux textes. ici d'en dresser le toutefois entreprendre relevé et mentionner minutieux. prépositions. On trouvera non seulement mais encore peu de pages. D. une veroffre sion sur de points beaucoup fort différente de celle qui l'a précédée était due aux et qui soins de Casimir Pour bien se Slryienski. ci beaucoup plus souvent. négations. N. toutes les virgules. assez longue pour que l'on puisse affirmer la version du Divan est bien dans une que cerlaine mesure une version nouvelle.APPENDICE La présente édition du Divan. les mots ou passages de toutes les ajoutés. adverbes ou adjectifs mon texte retranche que ou bien. . Le lecleur curieux trouvera cependant ci-dessous la liste des chanles Elle est encore gements plus importants. L. établie sur les manuscrits de Grenoble.

bête ? P. dois 8 .196 ÉDITION P. 2: j'ai lu tous les livres ont péqui nétré dans ce pays. j'y pense. P. me point et c'est ce qui même. . 4: . SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI ÉDITION DU DIVAN 2 . crois je ne me point eux. Suis-je méchant. 3 malheurs bition.j'ai livres amusants ont en ce pénétré P. nuit. persécuté par 6 Je ne me moi- P. bon.je un un commencer par par triste et si sujet si triste et si la sadifficile que que la paresse saisit me saisit déjà.je suppute mes futurs lecque teurs. j'ai envie de envie de j'ai presque jepresque la la quitter plume. spirituel. 3 et 4 Je connais point et c'est ce même. la quelquefois. 5 commencer si sujet difficile me gesse dois P. déjà.je suppose mes futurs lec- P. quand désole. la nuit quelquefois. 5 lu tous . me quand j'y pense. les qui pays. que teurs. Malgré de mon je ne me persécuté les amcrois par P. P. désole. ne me P. 6 les Malgré malheurs de mon ambition je ne crois pas les hommes méchants. point eux. ter plume. moiconnais qui.je .

de du moral. P. 12 bonheur. salon. omis). Métilde salon.et pas 197 DIVAN cédant du che- 7 Telle au milieu était du 11 Telle tu au milieu es.de humeur sombre la terrible peur. 11 la 10 les DU . sous val. moral. 14 tâ. grand ta.occupé la description m'ennuie. 20 .pour de penser sons où j'allais. tâcher aux mai- P. 14 . » P. 9 (fragment P. 9 . 17 hasard. sous val. et son de P.pour cher de me rappeler les maisons où j'allais. physique 7 6 le STRYIENSKI et poids cédant du cheÉDITION P. P.occupé descripphysique P. P. son et ter- . P.APPENDICE ÉDITION P. grand ta. . Métilde. tion du m'ennuie.de humeur sombre méchante et de la rible peur. Par un il évi- P. Par il un évi- P. P. du . 13 Depuis « Au bout de huit » jours. jusqu'à « Je me logeais à Paris.

Petit. 19 mourut Martial Vers 1829. l'aimable Daru. lourd et insignifiant à force de breuvages au suaphrodisiaques eu jel desquels j'ai deux ou trois scènes lui. 36 d'esprit. Petit. douce. était Elle timide. mable 15 STRYIENSKI 1° garçon.198 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. de Saurin. . P. avec P. P. un ai- ÉDITION P. 27 Vers 1829. mourut l'aimable devenu Martial Daru. chambre de MM. DU DIVAN 21 1° un aiel excellent gar- C'était ton manières le maître M. était Elle timide. P.cet homle comte 32 saine. 26 C'était le ton manières et les de M. mable çon. 18 et les le de de P. Saurau. 20 (fragment « plaidait. l'hôtel de Bruxelles. 22 donc formée. . homme comte 25 d'esprit. la fin P. 28 M.cet le me de P. omis). P. fils Doligny » jusqu'à du chapitre. le maître de l'hôtel de Bruvalet de ancien xelles. . P. de Damas. et 29: depuis: P.

P.dans où une je étrangère. ville suis 35 . il m'échappa de dire « Ce sont des insolents de moins » faillit me propos qui et eut perdre l'air inhumain. 42 . P.je boulet pourqu'ilnem'adressât la pas parole.APPENDICE ÉDITION P. arrivé. pour ne m'adressât la parole. P. STRYIENSKI ÉDITION P. quante q français. . français.la petite aun 1 P.voyant à les quelques pas tentes de deux ou trois de la généraux il m'échappa Garde. les Conseil. vanité avait italien P. P. s seil les cind'Etat. étrangère Torre caster. etc. où co. 38 DU 199 DIVAN 27 . 34 donnerais et 35 un .dans del une (LanGresuis je 15 P. vanité vait i italien P. avait 30 fait la petite parisienne toucher un Napoléon! parisienne fait tomber Napoléon 42 ses 30 réuni. Napoléon r dans son Conréuni. ville v SOUVENIRS D'ÉGOTISME.voyant restes quelques pas les de deux ou trois généraux de la Garde. Napoléon dans son cinquante les Excepté ennemis avec gros. de « Ce dire sont des insolents de (mot 1 propos illisible) qui faillit me perdre. à . 48 . avait folie. n nerais qu'il p pas don48 :je un paule.) a arrivé.

Lafayette dait en 37 beaucoup sur la réFrance P. de ] La fayette y comman< dait en chef.cette d'une tête per- P. nom. 37 couverte ruque. porterais que. Son lieutenant-colonel voulait enlever le régiment et le faire émigrer. 35 de mer SOUVENIRS STRYIENSKI Sans le mal D'ÉGOTISME ÉDITION DU DIVAN P. de je changerais P. masque nom.où ses tête bosse . est 39 l'aînée . P. de M. de avec je changerais plaisir. le distingue. figure tingue. 54 . qu'elle .beaucoup sur armée de réformante. 39 qu'elle .il le se dis- P.où de elle ses elle peti- de petites-filles.200 ÉDITION P. Je plaisir Je un porterais un masque. 51 . P.il se figure cette pour jeune poret toute tugaise pour autre jeune femme. y commanchef. 37 d'anecdotes première formante. . 51 d'anecdotes première France P. 54 est l'amie e t tes-filles. P.cette c couverte en c d'une perruque. P. 51 . 48 Sans le mal de mer j'irais j'irais voyavoyager avec en Amériger en Amérique. P. la la M.

m'offrait vrai P. P. de pardon. le musqué Rémusat. artificiel d'un chef II a publié P.j'avais toute la délicatesse de nerfs italienne. ÉDITION P. je ne lui parlais moment qu'au où eUe m'offrait le est fort thé. j'avais délicatesse 50 Ils pourséchoisir un dans les pays . ne lui rée. est très fort souque de toute la soivent. souvent.il P. 59 lourd avec Dunoyer. plus P.avec comte Dunoyer. d'un 41 chef STRYIENSKI L'intérêt de parti. je parlais moment où elle qu'au du thé. 42 un livre moins sentisur mental l'organisation des communes en France en douze volumes. raient jour étrangers.APPENDICE ÉDITION P.avec le P. 68 Ils pourséraient choisir un dans les jour pays Mais s'ils étrangers. P. 66 . P. couraient le monde pour intriguer. 48 la toute italienne. le . 56 et de DU 201 DIVAN L'intérêt pressant parti. très 46-47 vrai .il avec que. P. Rémusat. P. Un vice de collège l'a fait aveugle. 64 . 59 Il a publié un volume moins sentimental sur l'organisation des communes de France en 1200. 42 .

j'y vai mon ami Augustin Thierry. et le beau Je temps.écrivant ceci comme une letà trente tre. 74 . pas let- P. 53-54 . 52 . la et le beau pluie Je fus temps. P. la pluie là. 78 depuis d'hôte. su. à mon passionnément la musique. ceci tre. frappé de la figure. P.Lussinge. P. fatigué. P. P. pages à mon inpar séance. .j'y retrouvai mon ami A.petit monstre horrible avec de beaux yeux. qui. 51 STRYIENSKI J'aimais la ÉDITION P. cette table « jusqu'à: Après » dîner. 71 DU DIVAN J'aimais non passionnément musique. 54 monstre de beaux P. 59 J'avais .écrivant comme une insu. singe. avec affreux yeux. tel- P. faisait là. auteur de l'histoire de la Conde quête Guillaume.petit. 77 sombre. sufus de la frappé perbe figure. T. P. « A » le fatigué. 57 (fragment P. omis).202 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. faisait qui. 57 . 74 retrou. Lus- P. 72 .

APPENDICE ÉDITION STRYIENSKI ÉDITION lement soin tout honneur. vions P. beaux 69 sont où se paspays sés mes beaux jours. teur P. filles.leur faire petit la Elles trois P. trois 77 Elles étaient filles. je hai- Il fallait P. P. lui ne DU 203 DIVAN abandonné lement de mon tout souci honneur.beaux où se sont plapays beaux cés mes jours. P. P. 63 lui montrais ne. P. 106: . P. Barot 106 et grand. rent cet 96 . . cuvier est moi trou- P. P. gros gros. étaient petites 105 menues. 63 et entre moi mettre dôme de la vue du les de Milan pièces et l'acShakespeare Kean. nous ne pas.quand ma montrais convulsive. P.quand ma je hai- abandonné de mon 87 . cuvier 77 pour . petites Barot est 77 et nous gros grand. du de ShakesLes pièces et l'acteur Kean peare fuKtne) (prononcer événement. 88 Il fallait colline mettre une entre moi et la vue dôme de Milan. ne trouvions pas.le faire petit la pour .

Cet la amupetite . tabilité 80 étant un l'irripour nerveuse. 82 (fragments P. P. 112: Certainele un en voyant.étant hules P. P. 106 miliées connaissez P. P. « Un » jusqu'à on » jour. le maitre de figuré Napoléon. monstre. omis). ue avec elliptique. 110 Bah vous bien! . se serait même.204 ÉDITION SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI un appa- ÉDITION lessive. un un AlleItalien. 113 depuis été sévère« J'ai » jusment puni. reil elliptique. 84 sement était maison. les 78 Bah connaissez vous bien P. P. part maison. DU leur un DIVAN cupetite appareil avec lessive. pour sive irritabilité veuse. et depuis « J'augmenterai cet article. ment. monstre. figuré le martyre de Napoléon. annonça. ment. un l'excesner- 81 Certaineen le payant. mand se serait même. P. un Allemand Italien. « J'aurais évité qu'à: » bien des moments. 115 était Cet la autrc petite P.

91 soin s c cère qui c consensu. . é évanoui 1 avait. rante P.un ami calma ce P.qui. 89 y a . venu crana. lui. 126 Je ne préaccet diffid'autre pas prévoyais voyais il me d'avoir le cident. qu'il c dans P. chez n montâmes le trouvâmes Nous de douleur. cause ment. besinpar pur. peut-êlre culte que abandonner. quafrancs. 90 d'être ami sincère qui bon se calma par sens pur. tre la moindre chose.APPENDICE 205 ÉDITION P. .tout. ÉDITION DU DIVAN . tout de dire la fera courage d'aut Je ne c'est vérité prévoyais sur tout. . C'est dre chose. STRYIENSKI . 92 . 122 y mon 122 d'être se a .qui. Il P. quarante Je ne P. à 124: à P. difficulté que d'ade le voir courage vérité sur dire la la mointout.tout d'amitié cœur. cause de del'épuisement l'épuisése vende se vendait l'édition. P. . < dait francs. 123 deune c de devenu de connaisseur.un besoin P.j'étais espèce P. P. 90 . qu'il cœur.nous chez monIl lui.j'étais une espèce (sic). dans ce mon .nous 117 P. 86 tâmes avait.

Corner. en P. P. nonne.une conrepetit de P. 100 97 le . P. P. P.. prêtre P. brices 143 Les confondent choses. gauds deux 139 . camp. capitulation science.après l'anégligé pendant mois. 139: . 126 DU DIVAN passer pour français.M. P. de Corner. P. Giade poète . pour surtout mauvais pour français. Modène. un étourdissement d'un remords. l'avoir ennui mois. fait P. en plus Français. plus aux Giade . nonne.M. ami et aide de camp. ancien 136 de aide de 133 le 129 . P. m'a .206 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. petit P. Venise.de invisible plus aux 94:de nuisible plus Français.une capitulation de conscience. gands deux 105 Les confondent choses.qui menpasser pour bizarre et teur.Andrea . mords.Andrea Venise. voir six 102: 102 un .après négligé par six pendant . Modène. nices . fait vais q2 STRYIENSKI qui m'a mau- ÉDITION P.

au Le P. 149: Après avoir écrit quelquefois douze heures de suite. 111 bien. 153 . 150 . Voyez efbassesses froyables et les dix ans de soins se donnent qu'ils à la Cour un pour portefeuille.se que ce levant mot P.se levan ÉDITION DU DIVAN 207 P.les cour- 113 . un 110 de . Roi . 111 pour Après quelqueheures de P.Maisonest bien comun pour preministre. P. nette mode mier 146 ciel. ort 151 loin. au 108: ciel. Cela alla 112 :de beaux et les plus jolis P. 149 de berger P. P. yeux cheveux. .les autres . 152: . P. nette mode nistre. P.Maisonbien comun mipour 146 . STRYIENSK . régent 108 est . fort P. 110 avoir écrit fois deux suite.c'est Boucher.de beaux 'eux et les divagues plus jolis cheveux. Cela alla .crimes commis de l'arpour les gent.APPENDICE ÉDITION P. commis gent. un P. P.c'est Boucher. P.crimes de l'ar- P.

118 Il le P.j'aurais . 113 I1 m'a années P. qui ma SOUVENIRS STRYIENSKI remplisvie. 113 trois vaincre. Je prends se ce qui ma route. 117 . 153 hasard place remqui ma vie. n monstre.pour lord By- (fragment P. D'ÉGOTISME É ÉDITION les folies DU DIVAN pl plissaient P. 153 trois pour 153-154 m'a Il de années vaincre. P. au sort rc route. Je prends ce que le ma sur 113 au hasard sur trouve P. omis). 158 P. a formé mulé mépris pris j'aurais is P. depuis « Avez-vous jamais « La vu. gaiement des Français. fallu pour P.208 ÉDITION folies salent P. On me un dqn pour un monspour On me un don pour prenait p et Mozart J Juan (voir un pour Molière). » jusqu'à: me remorale santé » venant. prenait Juan. calomnier ron. . 160 . P.pour adroitement c calomnier lord Byron. fa fallu S( soins P. 159 Il a forle mé- 117 P. tre. t 158 P. 118 gaiement des Français.

». 169 Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce tacticien grand serais des "femmes dégoûté et la nausée.APPENDICE 209 ÉDITION DU autre DIVAN espèce ÉDITION été une STRYIENSKI autre (mol illisible).je des femmes dégoûté la nausée. 161 :l'excelCuillerier (l'onle père. P. lent 119 Cuillerier. jusqu'à de la par conséquent. Monbien loin honnête 123 (fragment P. le vieux cle. gie le plus homme. de jusqu'à la et de la musique comme mes peinture deux contemporains. . 170:je P. « P. et de la musique peinture mes deux comme MM. P. P.l'excel- été une d'auteur. p. 123: si Heureux me fusse souvenu je de ce tactigrand cien serais . jusqu'à: « Heureux si je me fusse souvenu. MM.M. P. P. et P. 167 depuis Mon oncle Ga» gnon. de La R. omis). 120: était de M. P. 123 . en un mot le jeune m'a l'air d'un fou). lent 163 . Monde bien loin gie était le libraire le plus honnête homme. 169. contemporains.

goûtés STRYIENSKI sont du secs.ÉDITION P. dégoûtés P. monde. . 174 cussion y et franche Car était sur la dis- P. du monde. H. dé- ÉDITION de la rochin. che la disfran- ferme tout. DU DIVAN Rosière et Persont Ils secs.. 126 Car cussion y était sur tout.

TABLE PRÉFACE SOUVENIRS DEUX APPENDICE DE L'ÉDITEUR D'ÉGOTISME 1 3 H. BEYLE NOTICES SUR 175 195 .

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(ORNE) II . RUE DES ALENÇON LES LE 10 DÉCEMBRE 1927 PRESSES ALENÇONNAISE Administrateur MAROHERIES. L'IMPRIMERIE GRISARD. 11.ACHEVE D'IMPRIMER SUR DE F.