Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Stendhal (1783-1842). Souvenirs d'égotisme / Stendhal ; révision du texte et préface par Henri Martineau. 1927.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.

LE

LIVRE

DU

DIVAN

STENDHAL

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

REVISION

DU TEXTE

ET PRÉFACE

PAR

HENRI

MARTINEAU

PARIS LE 37, MCMXXVII Rue DIVAN Bonaparte, 37

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME.

1

.

SOUVENIRS D'ÉGOTISME .

CETTE ÉDITION A ÉTÉ TIRÉE A 3025 EXEMPLAIRES 25 EXEM- PLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A XXV SUR PAPIER DE RIVES BLEU ET3.000 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 A 3.000 SUR VERGÉ LAFUMA. EXEMPLAIRE Nº 2 771 .

Rue DIVAN Bonaparte.STENDHAL SOUVENIRS D'EGOTISME D PARIS LE 37. MCMXXVII 37 .

.

fort mordants sur la musique. Il bâille les comment heures des soirées el l'idée lui vient. Ses ses démarches. Il avail d'un cruel souffert il avait bien des au amour fois songé suicide. L'attention des sur l'Italie. si on ne l'avait était l'auteur pas lu. ressources.PRÉFACE DE L'ÉDITEUR Révolution de 1830 d'llenri fait un consul. durant les dernières années de la Restauration. Il y avait été malheureux. longues se de raconter sa vie à Paris pour distraire. sait tuer le temps. dans ce port il ne vétuste. On savait même partout. Son court à Trieste Beyle séjour se passe en attente. et sans certes. qu'il de petits livres sur la peinture. Mais sitôt installé à Givita-Vecchia. cénacles lui devait encore se porter sur on le vit charger à fond davantage quand comme un dans la chevau-léger querelle La . Du moins les charmes y goûtait-il de la conversation. excursions à Venise ne lui laissent pas le temps de s'ennuyer.

Beyle été et non le voleur. ferlile époque particulièrement était était alors vraiment Il quelqu'un. Si l'on veut à toute force eût un rapport entre les deux noms. il M. bien Sainte-Beuve qui que c'est a pressenti le premier la vérité dans une article de 1854 « Steindal note de son lieu est une ville de la Saxe prussienne. Beyle paru qu'en n'avait donc en tirer son nom littéraire pu avait la première en fois qui figuré pour et 1817 sur la couverlure de Rome. Naples élablir Florence. » lequel Bien s'en avait lu qu'il défendît. Mais les volumes de cet ouvrage cinq n'avaient 1827-1828. ouvrages signés de assez curieuse avec le roman Confusion Frédéric ou la Fatale Kératry Styndall Année. natal de Winckelman. d'Angers dans la série de ses médaille faire figurer les illustrations d'une lons toutes parmi en talents. divers Frédéric Slyndall. sonnage qu'à le annoncèrent mort plusieurs journaux auteur de décès à Paris de M. Beyle le volé Je crois . de Stendhal. D'où lui t'enait ce nom ? un ont avancé criliques peu Quelques l'avail à un perlégèrement qu'il emprunté Il est vrai sa de Kéralry.II PRÉFACE allait el Dat'id du Romantisme. Bayle (sic). Il est probable que en prenant le nom sous Beyle y aura songé il devint un guide de l'art en Ilalie.

il est cependant fort uraisemblable c'est en l'étudiant que qu'il a rencontré ce mot sonore et qu'il en a été Je sais bien d'ttrt frappé. Viollet-le-Duc ou chez le baron Gérard. il f allait bien que M. Il le citait dans la déjà de Haydn.DE L'ÉDITEUR III Winckelmann. M. el il le nommail encore. en soit. principaux Tous les soirs. chez Madame le mercredi chez Ancetol. Arbelet a bien établi au juste ce qu'il lui doit. de Beyle. puisqu'il fréquentait salons littéraires de Paris. Vie . D. de la Peinture en Italie. » Mais la fief. Au conl'hypothèse elle le moins la fr'aire. de Quoi qu'il Stendhal ail en son d'un temps joui petit assidûment les renom. on a déchiffré celle tracée de la remarque main même de Beyle « Citer aussi deux. pour le combattre le plus dans l'Histoire souvent. qu'en marge des Promenades dans exemplaire Rome. désinvolture de celle ne note contredit en rien de Sainte-Beuve. prouve que pour similitude des noms n'avait pas échappé à l'attention. Et si tout ce n'est assurément point par sympathie lui que Beyle a choisi pour pour pseudonyme son lieu de naissance. ou trois pages de ce bavard de Winckelmann né dans mon dit M. il ne dînail avec quand pas ses amis Aux Frères Provençaux ou au Café il les retrouvait le mardi Anglais. le vendredi chez le samedi chez Slapfer.

Mérimée. tenait têle d Courier un chacun dans les derniers relançait jusque ». Benjamin Paul-Louis Koreff. Delacroix. Custine. Le pouvons-nous il Mais son lancée. Il a a retranchements des vieilles doctrines assez loin de ce portrail à celui de Blaze. impertinence en devait une sur ses talons faire pirouette Sainleinterlocuteur quête d'un plus piquant. de Mareste. comment Stendhal se demander' peul ces hommes se comportait au milieu de Nous avons élincelants et illustres. Beuve l'a vu el entendu. Duvergier Constant. le baron Courier. témoignages. là-dessus.IV PRÉFACE le grand le dimanche Cuvier. à Nous accordons davantage confiance les deux mais Sainte-Beuve. souvent. en un mot de plus brillant. trouvera dans en plus du sien propre qu'on Blaze ses divers Souvenirs. peut-être à hommes n'ont-ils Stendhal rencontré pas On . tout ce que l'époque Jacquemont. Il reconnaît qu' « habituellement tenait le dé el faisait le Beyle el diable à quatre. Et ces amis Ampère. Janin de Bury laisse entendre que Jules admettre ? le rabrouait. comptait après-midi soir chez le s'appelaient Rémusat. de Haurànne. chez Delécluze et le dimanche comte de Tracy.

par un peu sur ses gardes. clair de ses revenus. en quête d'arguments pour doxes. Jacques égard. 12-17). que. d'un s'étourdir vers 1826 chagrin pour que vraiment luidu reste Il n'était d'amour. à son de la disposition.DE L'ÉDITEUR V la même sociélé. sa verve de toute et en même possession milieu d'amis. original que mais la conversation. se sentait au lorsqu'il que et de froinuance d'hostilité A la moindre el c'est comme paralysé deur. » (Cf. Beyle se mit à avoir de Il ne causait l'esprit peu. son suivirent années Les qui premières était retour songeur il d'Italie. avec tant de feu dans musical tour à tour critique littéraire. au StendhalCandidature Boulenger Le Divan. l'a vu. critique il lui fallait et crilique pécher partout d'art. un peu préoccupé de ses interlocuteurs. homme « homme gros d'esprit el qui devait partir pour l'Italie. Club. seulement s'étourdir. pp. ni dans la même époque. de beaucoup et gras. aux collaboration sa alimenter de quoi le plus C'était alors divers périodiques. « un peu gêné. d Delécluze ? Il nous en appeler Faut-il et de parad'idées montre Beyle passionné ses articles. . notre Poursuivons enquête auprès de ses cet N'est-ce point Beyle contemporains. Ce n'était pour pas se jetait cel esprit en effet. il demeurait Sainte-Beuve bien ainsi ailleurs.

étaient cachées sous les et plaisanteries. ses mille sa fondeur cachée. Elle a tracé de lui un portrait et il a des chances fort coloré. raconte une histoire encore qui plus grasse et que nous montre que sa personne Balzac dans ses Contes bruns ? Les deux rivaux de gloire s'étaient croisés dans un salon était « le dernier asile où se soit réfugié qui avec sa prol'esprit français d'autrefois. el caustique recherché. détours. y que ce soit là le vrai Stendhal de celle époque. ne semblait aussi les jamais il gai que où il de vives contrariétés. l'église Madame Ancelot rencontra y également Slendhal la el pour première fois ful frappée de sa désinvolture en face des hommes et des femmes. quand il . Il convient de reconnaître exquise le salon du baron dans la maison Gérard. moqueur. jours éprouvait Alors verve de el de sagesse quelle folie Le calme insouciant de M. Mérimée le troublait bien un peu et le rappelait quelqueà s'étail fois lui-même mais.VI PRÉFACE des fonclions où l'appelaient diplomatiques ». avait rue Bonaparte. plein d'aperçus et de grosses boutades ingénieux « Beyle était ému de tout el il éprouvait mille sensations émues en quelques minutes. polilesse ». qu'il fait bâtir presque vis-à-vis Saint-Germain-des-Prés. Rien ne lui échappait et rien ne le laissait de mais ses émotions trisles sang-froid.

Montey. secrétaire etc. Auger ni commençait qui . il me dit un jour venir vous ne m'invibien pourquoi « — Je sais c'est vous avez « lez pas d vos mardis. el relevé autres traits quelques de caractère de l'auleur de L'Amour. me moi et j'hésitais quoiqu'il et que sa convercherchât avec empressement salion me fût extrêmement mais agréable observer était contraj'avais déjà pu qu'il nature el et je ne riant calcul. esprit jaillissait et plus » original. Campenon.DE L'ÉDITEUR VII son de nouveau contenu. ayant signalé de Madame les anlipalilies Beyle Gay. afin or. plus de Girardin. pas moi « m'inviter avec écris contre eux. Roger. plus énergique Puis Madame Ancelot. Auger. en à rappeler comment elle l'invita chez vient il y f ul étourdissant de elle et comment verve et de drôlerie « Dans les premiers où je voyais temps ne venait chez chez Gérard. je recevais BaourLacretelle. qui « eux. il pas Beyle ci l'inviter. Lormian. ajouta Beyle. par par ce désir de le voulais lui pas témoigner de ne pas lui ôter l'envie de recevoir. que « des académiciens alors MM. Le « En effet. vous ne pouvez « — Et. perpétuel. parmi de la belle lard Madame mère Delphine. venait de publier une brochure « Beyle ainsi Ni M.

Beyle. je vis entrer l'ordinaire. plus joufflu qu'à et disant tôt. confectionnées l'armée le fournisseur de « savez. se annoncer sous à la condition qu'il ferait lui conviendrail ce celui de ses noms qui jour-là. je me je heures du « lève à cinq malin. comme « Le soir de bonne heure. plus distrait de celle honorable el « rien ne m'a Oh bien entendu « lucrative occupation. je encore de n'avais monde. occupé. de lui son « Ce mardi malin. César el on annonça Bombay. je reçus une vie de Haydn volume contenait qui écrite sous le nom de César Bombay (sic). continuelle brochure était une épigramme ne s'en contre l'Académie. je visite voir si mes fournitures «les casernes pour vous le « sont bien car. je nullement celle brochure n'avais regardé titre comme un d'exclusion il accepta. j'ai a des artistes et des écrivains « dire qu'il y . beaucoup pas M. C'est « Madame. Ah les bas «pour de coton bien les bonnels je fais «que ma partie et je puis dire que j'y ai « C'est et « mordu dès ma tendre jeunesse. je suis et les bonnets de coton. inquiétait qui à ce ei qui est habituée enfonce guère qu'on avec celle ses portes artillerie-là aussi.VIII PRÉFACE el celle moi ne sommes connus du public. j'arrive trop que suis un homme « moi.

faisait pièces « « « « « vers. qui mettent à des livres Bah cela que qu'est-ce de chausser en comparaison de la gloire de manière et de coiffer toute une armée. et nul ne se fâcha » . » «et une houppe cela une « Il en dit comme pendant entrant dans les détails de ce demi-heure. thédlre. La conversation n'était plus générale de la mystification. disait-il. mais il y avait alors grand monde. sur tout rien. et de la à éviter les rhumes « façon dont je fais avec quatre fils de colon de deux pouces au moins. el moi qui mais mon autant sangfaire je gardais curieuse de voir ce avec froid courage. Ancelot qui pzèce retenir son envie à côlé. médiocrement les atténuaient colon. que se sauva dans une M. foule d'épigrammes qu'une ce que chacun de livres. mais rien. qu'il Mais il n'arriva allait arriver de cela. ne pouvant plus aurais bien voulu en de rire. de cerveau. il ne connaissait de main de tableaux. et dénigrants lui faire concurqui voulaient Personne ne le connaissait rence. qu'il arrangeait avec ses bonnels de maître. auxquels. qui traits et fort décochait aigus qu'il affilés à qui de droit. des personnes « Plus tard arrivèrent qui le connaissaient.DE L'ÉDITEUR IX de la gloriole à des tableaux. sur gagnait chaque bonnet parlant qu'il des bonnets des bonnets envieux rivaux.

soupers par et je suis au courant de ce Café Anglais. maigres plaint à sa maintenant et. partis. qu'on laissait aller à sa gens d'esprit. » qui se dit à Paris Stendhal salon oit devait durant ses souvenirs. verve. il . « il faisait ses durant comme il les regrette Aussi. qu'il mange faim. parlait timorés étaient les minuit. Ses vivre de dix correspondants près ne lui envoient rarement trop quelques que nouvelles. Il s'en sans cesse. de fréquenter exislence et se donner l'illusion encore Le Palais-Royal. Beyle s'y le mot de Sainte-Beuve. après lorsque entre el entre demeurait soi. Tous soirs. chez M. Mais tandis remâche qu'il du monde où il vient de il ne sait plus rien ans. le samedi chez credi Gérard. ces soirées vides de Civita-Vecchia. suivant le diable à quatre ». Cuvier. parce les mardis librement.x PRÉFACE souvent dans ce revenir il se ses séjours à Paris Il l'aimait qu'on y plut toujours. sur les matin. que traitement lui permet l'achat de livres son il va retracer son el de bons fauteuils. trois semaine au M. et. longues les hommes salons où il pouvait connaître « Le mardi chez Madame le merAncelot. le dix heures et demie.

Sharpe el VielCastel. après quinze jours. Il y emploie loisir lui laisse son travail que consulaire. il partageait avec quelque souper fin Mérimée. et le retracer temps lui devient regretté. Mussel. un bonheur nouveau. Koreff. net. Pourquoi Il ne nous le dit Eut-il ? pas. Delacroix. Il se rend ses ne lui compte que fonctions d'écrire un permettraient pas d'irnaouvrage comme Le Rouge et le Noir. gination tandis qu'il peut dérouler des souplus facilement venirs d'eux-mêmes. 2 . ou chaque jour à la tout le par peu près. soudain une recrudescence de besogne administrative ? Fut-ce de la chal'effet grande leur ? N'est-il las plutôt de nous entrepas tenir sans cesse de lui el n'a-t-il pas encore son de tant de pris ? parti je et de moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME. c'était le temps N'importe. Rotonde du Palais-Royal. Car la pauvreté alors à ne se mettre l'obligeait à table El quand. Mareste. le heureux. Du 20 juin au 4 juillet 1832. Beyle jette hâtivement sur le papier durant plusieurs heures tout ce qui lui passe. qui s'enchaînent Malil s'arrête heureusement. tête. qu'une d la fois par jour.DE L'ÉDITEUR XI son café au lail au Café de Rouen prenait ou au Café Lemblin et attendait au Louvre ou dans le jardin des Tuileries l'heure du dîner d la table d'hôte de cinq heures. il devait son écot faire pour payer tout le mois des prodiges d'économie.

ne fa compris voyait le dépeint il nous comme en réalité Beyle avouer dans son H.XII PRÉFACE cenl soixanleen soit. Les lecteurs c'est de le voir s'exseront certain. un document trouve seulemenl On n'y pas et sur les relations à Paris sur son existence à chaque on relève paras'y était faites. sur son factotum si durs en termes primer des Souvenirs de Maresle Lussinge (le encore de l'enIl esi curieux d'Egotisme). il faut el l'on én assez le connaissait mal. B. L'a-1-il bien Mérimée. au moi que les place d'aude ce temps hommes plus que ceux horreur des avaient confidences jourd'hui uns des autres les et vivaient à côté du cœur d'ArL'auteur en continuelle représentation. ni l'autre n'auait que ni l'un jugé si paradoxal Reconnaissons plutôt pour du chez les tenants paraître que cela doive telle une el chez ceux qui firenl romantisme. surpris. el sa Notice. les deux Quoi qu'il d'une écriture a noircies dix pages que Beyle demeurent lâche el rapide nous précieuses. familiers de cœur. qu'il ne se si ces intimes à se demander arrive la comédie sont toujours joué un peu pas son son égoïsme et Beyle Mérimée affichait souvent ont Leurs détachement. qu'il et sur ses amis sa pensée crue sur graphe de la Correspondance lui-même. . tendre apprécier certes el mieux que Mérimée compris ? Autant Si Mérimée lui-même. el à l'égotisme.

on s'afragmenls importants n'en l'auteur perçut qu'il fallait pas juger sur la foi seule de ses contemporains. il vrai. mance. Il y affiche. pas chose de abominable ». d'Egotisme du Journal. apparaître ce livre n'est autre C ar. mais est celle de peindre le sincère. Casimir qu'il Lorsque le la Vie d'Henri Stryienski premier publia les Souvenirs el des Brulard. Il que « l'égotisme est « ajoute aussitôt. sœur Beyle parle dévoile sous un un Pauline. façon cœur humain dans la connaissance duquel nous avons des de fait pas géant depuis des Lettres » 1721. préféra roué sentimental. passablement garçon. ne D'où venait le mot égolisme ? C'est dans . avec son horreur de la responsabilité. Un de la omis passage présente édition. toujours paraître que Il a fallu la mise au jour des grimoires dans la solitude Stendhal écrivit sur que lui-même nous commencions à pour que le voir tel étail. jour peu nouveau ses sentiments fraternels. Cela l'aurait de nous pas chagriné sous les traits d'un vieil égotiste. époque persanes. qu'avait et où de sa Stryienski. avouons-le. confesse-t-il. combien il élait el farouchement indépendant sans vieux doute.DE L'ÉDITEUR XIII comme celui de Colomba. que l'égotisme.

Florence. sans nous aussitôt le Fantasio d'Alfred rappeler « être de Musset lui aurait voulu aussi. Le Divan. lui Sans doute est-ce crainte par qu'on a adressât le même reproche que Stendhal laissé ses Souvenirs inlerrompus. Il est curieux de voir qu'à peu janvier au même moment Musset et Stendhal. Stendhal et Naples l'a peulA la fois. la lecture de l'Itinéraire à Jérusalem après écrivait « Je n'ai jamais de Chaleaubriand. Naples et Florence.XIV PRÉFACE la troisième édition de en 1826. il s'enivre . 97. à Il est curieux découvrir pourtant d'y Poucôté de l'égotiste un rêveur passionné. près el qui ont tousi dissemblables cependant avec sympathie l'un de l'autre. qui. honte. Rome. tome II. mon récit me de pour qui fera passer a relevé 1. a Par ailleurs on égotiste que dans une note manuscrite de 1829 Stendhal. que être la employé pour première suite des lignes où à Florence du souvenir de Danle « J'ai dit-il. » rien trouvé de si puant d'égolisme. jours parlé s'amusaient des mêmes el proimaginations 1. p. Rome. » ? Fantasio a été ce Monsieur qui passe en dans la Revue des Deux-Mondes publié 1834. vons-nous au début du chapitre V l'entendre avouer « souverain serait plaisir que son en un allemand blond et de se changer long ainsi dans Paris de se promener ».

DE L'ÉDITEUR XV les chères Mille clamaient le même gotzl pour et Une Nuits. ainsi lotit au des Nous découvrons long un homme Souvenirs d'Egotisme singuet le lièrement le charme complexe plus c'est livre. pour juste pour s'examiner à fond. comme dans la Vie d'Henri tard Brulard. qui. se désennuyer. l'appuyant auprès valu sa nomination de lui avait Molé. aussi. fort de ce petit que nous appreconnaître Stendhal. à novembre 1830. j'écris « Quand je suis à de l'histoire de mon dernier voyage Paris. » Ecoutons remarquable il essaie avec avec franchise. pour savoir au ce qu'il est. il plus « tiré se pose ces déjà questions Ai-je tout le parti mon bonheur des pour possible m'a où le hasard placé ?. l'ami du comte Fiori. exilé consul ici. trois ans Là.» PalaisPalais-Royal. Vers tion de . Il écrit nons à y bien mais el surtout. Ai-je positions comme un esprit ?. Je m'amuse à 1821 juin décrire toutes les faiblesses de l'animal je ne cela sera drôle nullement l'épargne le verra dans les montres du on quand alors en 1860. commence la rédacoù il l'époqtie cet Stendhal mande à Di ouvrage. d'y répondre ingénuité.

Ou de le f aire déposer dans si ne veut quelque bibliothèque personne Cellini 150 ans sa l'imprimer. M. dix imprimeur ans après moi. parul après morl. Abraham lègue Conslanlin célèbre avec de le peintre peine donner à quelque non bigol. m. ces mois sur le premier du manuscrit feuillet « Souvenirs « Je cel examen à M. A effet. « Moi soussigné. A. Beyle lègue le prémanuscrit sent contenant des bavardages sur vie privée ma M. Je prie de ne rien seulement on pourra les changer. Je prie Constantin de faire ce manuscrit imprimer dix ans après mon déccès. Abraham Constantin à de Genève. h. chevalier de la peintre célèbre. Henri consul de France à CivitaBeyle Vecchia.XVI PRÉFACE Pour si peu homme de lelires soit. etc. changer . qu'il au sens que nous donnons à ce mol. Stendhal estime donc que ses Souvenirs d'Egotisme seront un jour cet il trace publiés. Légion d'Honneur. » Et « sur la deuxième page Codicille au testament de olographe M. etc..

cinces bavardages hasard on réimprimait » ma mort. Paul ». qui. de tout ce à Stryienski reconnaissants être tant et qui depuis alors porta entreprit qu'il de fruits. psychologie Les . journaux. imprimer par exemple au lieu de ou Mme Delpierre Berthois. en dépit nous devons el de leurs ses éditions lacunes. BEYLE. 1832.DE L'ÉDITEUR XVII noms ceux Mme Mme et substituer que j'ai Durand Doligny à imaginaires mis. une eurent Les Souvenirs fort presse les dans censeurs diverse. exhumés qu'en Stryienski par Casimir à encore mode n'était La beaucoup pas de des fautes énormes Slendhal et. de ce livre nauséabond. Plus toutes les bassesses justement de la finesse de à côté dégagea. Bourget de son caractère de l'écrivain. ou de Mme des noms le 24 juin « H. assez qu'on « J'aimerais changeât tous les si par remettre ceux-ci On pourrait noms. ans après quanle ne Souvenirs d'Egotisme furenl 1892. « Civita-Vicchia. Quelques insisun lenaient porte-plume. sur la fatuité tèrent de « un homme leur parut L'auteur capable M.

Et. 300. avait supprimé un le passage importanl pour transposer . La liasse première contient 150 feuillets et la seconde est paginée de 151 à 270. tracé l'auteur en tête du par chapitre premier. Strgienski chez el Fasquelle. Colomb a porté cette mention Suite de la Vie de Henri Brulard. en 1892. Il est formé de deux liasses de papier écolier écrites au format recto toutes deux entièrement de seulement. en surcharge. Mais le feuillet de départ du deuxième cahier seulement titre porte pour Life. Le manuscrit des Souvenirs d'Egotisme est conservé d la bibliothèque de Grenoble dans le carton R. Le litre Souvenirs a élé d'Egotisme.XVIII PRÉFACE honnéle homme. El Maurice Barrès grand s'écria « Pour moi je remercie Stendhal de ce que lu en méme l'ayant temps que trente-six romanciers au milieu la desquels mode il me au de l'admet. » L'édition donne ici est la seconde que je en date de cet ouvrage et la première comCasimir en effet quand il plète. la main de Stendhal. rappela respect notre XVIIIe siècle el me rendil de capable » goûter Montesquie. le publia Charpentier le anniversaire pour de la cinquantième mort de Slendhal.

Mais il faut bien dire que de Lussinge cache le baron de la comtesse Mareste comtesse Doligny. 300 qui Grenoble.DE L'ÉDITEUR XIX la Vie de Henri Brulard. édition d'Henri conservé les Brulard. On les trouve à la bibliolhèque de dans ce même carton R. outre. Bien comme dans mon entendu. et j'ai gardé suivre cet pouvoir faire Notices nécrologiques que avait écrites sur luipar anticipation Beyle même. La première de ces notices fut composée enfin deux remarques. la Beugnot Maisonnette. déjà dit. de Delécluze. Colomb a d'ailleurs au sur indiqué crayon le manuscrit la clé de la plupart des noms en note toutes ses supposés. monstre. J'ai cru des ouvrage dans omis . qu'il de laisser aujourd'hui Mero. Il en avait encore autres et mon travail plusieurs du sien à Le diffère presque chaque ligne. venirs nous l'avons d'Egotisme. blesno. lecteur trouvera en appendice les principaux mots et les phrases changés supprimées par le premier éditeur et que j'ai dû légitimement rétablir. ou tresprê nobles ou pour Rome. Stremon. el un cahier contenant trois de la chapitres Vie de Henri Brulard. prêtres. je n'ai pas lrouvanl était sans raison anagrammes. Joseph Lingay l'Etang. en le manuscrit des Sourenferme.

correcl texte d'Egotisme. en paru Henri MARTINEAU. papillon celle indiColomb main de Romain porte les dans « Il y a peu d'exactitude cation mais les f aits dans et même quelque dates. omiserreurs el de leurs de leurs En dépit intéressont en effet fort ces notices sions. prend 7 feuillets. J'en pentier et intégral. Casimir par publiée chez Charde Nyon el François Stryienski ici le ai reconstitué en 1888. aux utile un el forment santes complémenl très Souvenirs ont déjà du Journal qu'elles Signalons à l'édilion appendice MM. » chose à prendre.XX PRÉFACE en 1820 el comà Milan probablement est datée de la seconde 9 feuillets. 1837 el couvre Paris le 30 avril de la un En tête de ces pages. .

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

SOUVENIRS D'ÉGOTISME 1

CHAPITRE

PREMIER

Rome, ouR

20 juin

1832.

mes loisirs dans cette employer terre envie d'écrire étrangère, j'ai P un petit mémoire de ce qui m'est arrivé mon dernier à pendant voyage du 21 juin 1821 au .novembre Paris, 1830. C'est un espace de neuf ans et demi. Je me moi-même deux gronde depuis mois, la nouvelleté de ma depuis que j'ai digéré un position travail pour entreprendre Sans le vaisseau quelconque. de travail, la vie humaine n'a de lest. point J'avoue le d'écrire me manque courage si je n'avais querait pas l'idée qu'un jour
1. deux A

par délicatesse
tiers

n'imprimer sont

pour les personnes
mortes dès aujourd'hui.

que

dix

ans

au

moins

nommées. Cependant

après

mon

départ,

les

4

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

et seront ces feuilles imprimées paraîtront un âme lues par que j'aime, quelque par le ou M. Gros, Mme Roland être tel que liront ceci les yeux Mais qui géomètre. à la lumière, s'ouvrent à peine je suppute ont dix ou douze lecteurs futurs que mes
ans.

le parti tout pour possible Ai-je tiré où le hasard des bonheur mon positions neuf ans que je viens les m'a placé pendant homme à Paris ? Quel suis-je ? de passer avec bon sens du du bon sens ? Ai-je Ai-je profondeur ? un remarquable ? En vérité, esprit Ai-je Encore par ce qui m'arrive je n'en sais rien. rarement à ces le jour, au jour je pense et alors mes fondamentales, questions mon humeur. varient comme jugements ne sont Mes jugements que des aperçus. de mon examen si, en faisant Voyons à la main, la plume j'arriverai conscience, reste et de positif a quelque chose qui moi. vrai Que penserai-je pour lontemps en à écrire sens me de ce que disposé je si je vis ? Sera-ce vers le relisant 1835, mes comme ouvrages imprimés ? pour tristesse de sentiment un J'ai profond livre d'autre faute je les relis. quand un mois Je sens, pense, que j'y depuis à écrire réelle une répugnance uniquement nombre de mes du de moi, parler pour

côté. petite éteint net chez moi. l'imagination Quand ma suis de je reprends fiction. décrivant. la disposition de mon coeur était d'écrire un livre sur une d'imagination intrigue d'amour arrivée à Dresde.QUARANTE-NEUF ANS 5 de mes accidents d'amourchemises. Il était alors et résidait consul de France dans les Etats à Civita-Vecchia romains et Rome. je dégoûté ce que je pensais. je ne ferai le bonheur. ou. je ne puis jamais être sûr de passer une heure sans papier être Cette contrariété interrompu. mais les petits devoirs de ma place m'inassez mieux terrompent souvent. lu tous les livres amuj'ai sants ont en ce Toute qui pénétré pays. . Je vite. j'ai 49 ans tant il est de après d'aventures. point. D'un autre loin propre. dans une maison voisine de la mienne. de déflorer les moments heureux craignais en les en que j'ai rencontrés. je me trouve de la France1. Un livre qu'il y a à écrire sur un tel sujet est comme tous les autres on l'oublie bien s'il est ennuyeux. les anatomisant. je sauterai 1. en août 1813. pour en prenant mon dire. A quoi un homme sage faut se vaincre soi-même. répondra qu'il Je répliquerai il est trop tard. c'est ce que Or. Ma principale n'était la objection pas vanité sa vie. temps à achever la vie le moins mal songer possible.

je je ne crois pas crois ne me eux. compliment là-dessus. des hasards au milieu m'a desquels jeté et de Napoléon toula toute-puissance (que en 1810. non. grande portée m'ont fait rivaux d'esprit. le comte Beugnot. Si humeur. en 1830 ? Je crains bien que en sortir pour au hasard. Je suis du soupçon est venu au anticonvaincu que le seul profondément au lecteur faire oublier dote qui puisse va écrire. vanité et ailleurs la en France. y comprise. Suis-je pense. et Je ne me connais point moi-même. Je que l'auteur c'est les éternels sincérité.6 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mais le génie est mort. un bon bête? su tirer Ai-je parti spirituel. M. ministre En 1814. méchant. j'ai agi par conseil sur m'avait demandé quelqu'un aurais souvent ma propre position. par par la vanité toutes les passions. bon. et la chute que nous jours j'adorai) la boue en et notre effort fîmes dans 1814. j'en donné un d'une des amis. Le . la nuit c'est ce qui quelquefois. quand j'y me désole. préfaces les malheurs de mon ambition. Malgré les hommes méchants. génie poétique monde. une parfaite de raconter les le Aurai-je courage sans les sauver des choses humiliantes par infinies ? Je l'espère. point persécuté par je des machines les regarde comme poussées..

dans ma vie. que je tous les jours chez M. mépris que les Bourbons c'était j'avais pour pour une boue fétide me moi. de avec intimité Quel plaisir parler à un être de cette portée Cette est bien préface longue. tard. et. que par peu d'amour à que je commençais éprouver Mme la comtesse pour Dulong. je répondis M. de Paris. je le sens trois pages mais je dois commencer depuis SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Beugnot et voyais dix ans plus a eu une grande qui. voyait d'une femme fort laide et d'un grand Mme la comtesse Je caractère. sans voler. qui s'en est retiré au bout de quatre ou place las de gagner de l'argent. pas aimable. me suis toujours de ne pas l'avoir repenti aimée. Beugnot. Beugnot. homme a de encourager qui la vanité comme deux il dut Français être fort eut L'homme cette choqué. 3 de la . L'extrême dit-on. cinq ans. Le cœur navré par le triomphe de tout ce que je méprisais et ne pouvais n'était rafraîchi un haïr. Beugnot. Paris de jours n'avoir quitter peu après de pas accepté 1 obligeante proposition M. Je ne sollicitais provisionnement en admirable rien. comme Elle me l'ami singulier. fit alors. j'étais position pour de façon à ne pas accepter. Alors elle me distinpart non comme mais guait.PRÉFACE 7 m'offrit la direction de l'appolice.

j'avais beaucoup de me brûler la résister à la tentation un pistolet à la marge Je dessinais cervelle. glacé. jour.500 francs. 1821. 1820. que j'adorais. à de peine En 1821. ni manœuvrer jamais Peut-être un ni le mépriser. eu cependant jamais qu'un la bonne mais les femmes de amant de sa de Milan se vengeaient compagnie La Métilde ne sut pauvre supériorité.8 SOUVENIRS D'ÉGOTISME la et si difficile un sujet si triste que par envie me saisit déjà. 1819. après les à deviner Elle était hautement tant d'années motifs de sa d'intervalle. bonheur comme unique regardant je crois. quand bien bien vieux. de jeter Mais. conduite. elle n'avait déshonorée. j'ai presque paresse moment la plume. qui m'empêcha . j'aurais le Milan Je quittai Paris. mauvais drame d'amour d'un que je barIl me alors casa bouillais (logé Acerbi). une femme qui d'intimité. des de solitude. Je serait après quittais. 1821. juin pour somme de avec une 3. au premier remords. cette somme la cervelle me brûler de quand ans trois finie. aurai-je je serai des années le courage de parler 1818. ce fut la curiosité semble politique que d'en sans finir peut-être. contre cet ennemi. J'en suis encore. à ne s'est donnée m'aimait et qui jamais moi.

Enfin de Métilde. vie en 1825. je pus la quitme sentir arracher il me l'âme laissais la que j'y vie. Je passai à à à Airolo. Jamais. pas bien Cette pour âme longtemps. croyant Cette demeurer ter sans semblait qu'en soupirant (Shelley). imaginer Come. Il y eut là une dernière heure de tergiversations et de vaines une seule paroles eût ma vie pu changer hélas future. . que dis-je. Bientôt comme je fus faisant stupide. la conversation avec les et postillons sérieusement aux répondant réflexions de ces gens-là sur le prix du vin.DÉPART DE MILAN 9 fut-ce aussi la peur que je m'en doute. la vie qu'était-ce d'elle que auprès (de à Métilde) ? J'expirais chaque pas que je faisais m'en Je ne pour éloigner. Bellinzona. dans l'état je partis qu'on peut le J'allais de juin. je pris congé Quand me dit-elle ? reviendrez-vous. j'espère. ville où ne je croyais pouvoir sans ne mourir. angélique. moiregarder même. de me faire mal. respirais Enfin. Milan à à instant craignant et chaque même rebrousserais que je chemin. Je pesais avec eux les raisons devaient le faire qui d'un ce qu'il augmenter sou de y avait c'était de plus dans affreux. cachée dans un si beau a quitté la corps.

pas du cheval. son sort jusqu'à admiJe suis un grand sur tout. m'écorcherait de cavaofficier ancien trairait.10 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fait frémir de ces noms Lugano (le son — 20 juin 1832). ne voudrait et que personne plus son profit. — Hé quoi la V. en y ajoutant terre. finit avec par j'étais Le courrier lequel lui me dire imporet par m'arrêter que peu mais ma je diminuerais tait de que vie. Quoique ma vie à tomet quoique j'aie passé lerie. quoique rateur les de tous ministériels pays écrivains A existé. à cheval. J'arrivai les montagnes comme minable (exactement de l'Anglele nord dans du Cumberland Je voudes précipices). stupides les de Guillaume Tell. deviné pas pas je ne puis que j'ai marcher. n'a jamais qu'il prétendent de mauvaise statue une Altorf. . encore même aujourd'hui aboalors au Saint-Gothard. maudissant ce courrier avec J'arrivai des yeux J'ouvrais Altorf. je crois. sur des chutes horreur ber de cheval. j'ai les sous et cédant des pierres roulantes. de on saurait lui quand qu'un avec venir le précidans roulé avait ses voyageurs pice. n'avez-vous ? lui dis-je. espéle Saint-Gothard lus passer chute une qui un peu rant que je ferais discela me et que à fond.

belle-fille à fait en allant tout Mon coeur se serra les hautes. plus Cuvier. Vous en bien Le lendemain. la description n'ai écrit je de Altorf à Gersau. je m'embarquai officiers suisses des mauvaise compagnie de Louis faisant de la garde XVIII.VOYAGE Tell avec un 11 me toucha de pierre jupon mauvaise. de la Chaml'affreuse et misère pour plate pagne. Métilde. ans m'ennuie. était qu'elle précisément parce avec une douce Voilà me disais-je. toujours déplu. voilà aux yeux les plus belles choses deviennent Telle tu es. Ici les quatre Bâle. partie rendaient à Paris 1. de Bâle à Belfort et quittant si ce n'est les belles montagnes suisses. de M. de Mme Traversi. Que 1. qui se et surtout les environs de La France. Paris occupé Belfort. la verrez demain. des hommes grossiers. donc. statue m'adoucit La vue de cette la chapelle Je m'informai du lieu où était de Tell. pour ce que fois à un désespoir donc sec. Langres. la première succédant mélancolie. femmes sont laides à village Lucerne. de descriptions pages du moral. pages . du Il y a deux que physique douze comme ceci. Sophie méchant. un mauvais et un Français que je suis Mlle disait tard. ce qui prouve m'ont Paris. au milieu du salon un peu.

Je pensai fils. Langres elle avait été le ville qu'alors j'adorais. que devinassent milieu vivre. comme à Je d'un coutelier de Langres. le seul de ses ouvrages Jacques mais je l'estime beaucoup plus que j'estime. de a été dans le fait le principe dirigeant là que ma vie pendant dix ans. juin 1832. je vais desquels femme ma et pour une que je passion. mes au ces hommes si secs. de affabilité. insultant pour deviné. chose qui je suis à de mes était le bloc. la butte mépris Métilde. Traité des le le d'Anacharsis. que cette peur. que Voyage des et cent estimés Etudes. songeai le Falaliste. m'écriai-je.12 où je sabots. en écrila première fois. litesse. idée n'être une seule pas Mais. n'ai eue pas et je vois en Je me dis cela en juin 1821. quelle dans . les SOUVENIRS vis en bas D'ÉGOTISME bleus je me et avec dis quelle sentiment des poplus tard. pire que je trouvai ma avec douleur. amis. que laid. bouquins pédants. Le pire des malheurs serait. quel leur conversation villageoise justice était située comme Volterre. dans ma contre hardis guerre on sait. Milan en 1818 quand j'aimais J'entrai dans Paris. C'est par venu à avoir de l'espril. ceci. pour fois vant mille répétée. à Diderot. les théâtre d'un de mes plus exploits Métilde.

mois ou quelques quelques après semaines. La politesse. tout mouvement de l'âme pour qui avait de la profondeur.MÉTILDE 13 Au bout de huit en voyant l'abjours sence dis de ma politique je me profiter douleur pour. Petit. mon aller en Angleje repris argent pour terre où me poussa le mortel dégoût que à Paris. de ce M. rue de Richelieu. son l'à-propos absence de tout son horreur sentiment. Petit. la grâce. Je vécus là-dessus mois plusieurs dont je ne me souviens J'accablais de lettres guère. dans un Hôtel de Bruxelles. ancien valet de chambre par de l'un des MM. Ceux ma sottise qui désapprouvaient jamais n'en parlaient. son souvenir vif pour des jouissances de vanité avaient trente qui ans de son honneur en date. tenu un M. Je me logeais à Paris. parfait matière en faisaient à mes yeux d'argent. j'éprouvais J'ai bien de ces temps peu de souvenirs les sur moi passionnés. Je lui confiai bien vite les 3000 francs qui me il m'en remit moi restaient malgré un bout de reçu que je me hâtai de perdre. de Damas. mes amis de Milan en obtenir indirecpour un tement demi mot sur Métilde. ce le contraria qui beaucoup lorsque. objets glissaient . le modèle de l'ancien parfait Français. n° 47.

SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou méprisés ils étaient quand Ma sur était la place pensée à Milan. . Je vais me recueillir Belgiojoso tâcher de me les maisons pour rappeler où j'allais.14 inaperçus entrevus.

M. M. estime. là logeait le Piémontais le plus parce que le le plus sec. n'y à trois mal mis voyant pas pas. toujours et employant nos promenades par avarice à faire des budgets de dépense personnelle un vivant seul à avait pour garçon Paris. J'étais descendu à l'hôtel de Bruxelles. lorsque réputation d'esprit après l'affreux malheur du 15 septembre 1826. que que quinze. la gloire. râblé. une rare sagacité. ressemblant à la dur. la bonté. de Lussinge. le génie. Il ne commença à se détacher de moi et à être dans le discours impoli que la me vint. le bonheur de VOICI .CHAPITRE 2 le portrait d'un homme de mérite avec toutes mes qui j'ai passé matinées huit ans. le baron de jamais Lussinge a été le compagnon de ma vie de 1821 à né vers il avait 1831 trente-six ans 1785. je voyais tandis ce n'était trente. en 1821. petit. plus Rancune Roman (du Comique) que j'aie rencontré. Il pendant y avait mais non amitié. trapu. Dans mes illusions romaet comme nesques brillantes.

elle un rang élevé en 1500 qui y tenait les ducs de Savoie. en effet. d'une famille Il est. Il de d'un homme cinquante-cinq ému des événen'était que profondément il devenait alors ments à lui personnels au moment de son comme mariage. . six ou sept.16 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui ne les voyant homme qui passait. d'un bout cherchions alors de trente-six ou Lussinge. fou. l'estime pour religion du Bugey. plus et. devenus a suivi à Turin rois de Sardaigne. que comme ce de nos converVoilà qui a fait le fond huit nous nous sations ans pendant de Paris à l'autre. passions tel moins de petitesses bourgeoises. ici. à Turin à la avait été élevé Lussinge il y avait même académie pris qu'Alfiéri méchanceté cette piémontaise. il y a des par-dessus étant le théâtre vaste. qu'une Lussinge la haute naissance. du sort et des la méfiance que à Rome traits J'en retrouve plusieurs le marché mais. au monde cependant qui n'est hommes. de son A cela près. le but constant ironie. trente-sept ans. profonde sans pareille. âgé le cœur et la tête avait ans. n'avait c'était l'émotion.

les démarches. Mme femme d'un depuis Douin.LUSSINGE 17 21 juin. d'épouser Mme Varambon. il évita une grand hasard. fut sur le point de demander coup. Mais le avait été condamné je général a mort cela eût effarouché la après 1815. il épousa une sotte et assez parfaite. Cette sotte se belle. Lussinge une fille charmante à lui le qui eût donné bonheur et l'éternité à notre amitié je veux de la fille du parler général Gilly. coquette. grande si elle eût eu un nez. et enfin dans avare. peureux désagréable ses et malhonnête en propos presque 1830. janvier II avait une mère avare mais surtout et donner tout son bien folle. serait une occasion sa mère de se lier pour des actes de donner par qui l'empêcheraient son bien à son confesseur. à Mgr de Paris. Par un baronne. dans le salon archevêque duquel elle allait se confesser. confessait directement de Quélen. crois. qui pouvait aux Il songea à se marier. n'en ai moins aimé pas Lussinge ce soit devenu jusqu'à ensuite qu'il riche. Les intrigues. ce prêtres. noble mère de Lussinge. Le hasard m'avait Je . allait à la pendant qu'il chasse d'une m'amusèrent beaufemme. depuis Enfin. avoué.

(Note au crayon de Colomb. Lussinge 1. d'Avelles C'était chez Mme la comtesse à M. du fameux maîtresse avant. s'écria-t-elle. qui six pouces. coquetterie bien un long dans épisode embarqué deux vu car Lussinge j'ai je continue. mon a été elle ce moment Depuis de des retours avec ennemie.18 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de sur les amours données donné quelques avait alors cet archevêque.) . c'est moi Un jour. au ministère chef de bureau réunit. qui peut-être de d'honneur dame Mme de Podinas. Mme de un défauts peu je plaisantai sur l'archevêque. sentiment autant non les Bourbons. A la préfecture. pieds de ses sa Avec dot. depuis Mme la duchesse duc de Raguse. de perdre. si je ne me trompe. de sa mère. Lussinge les donations de mille livres trois ou vingt vingt-deux un seul De ce moment. quoique me voilà Mais bien étrange. Beyle. et plus huit ans. imposez furieuse. fois jour pendant par et à cette revenir tard il faudrait grande de a près cinq florissante baronne. D'Argout. appointements de la Police 2. (Note de Colomb. pas Méprisant 1. rente. la peur le domina. vers 1828. indiscrètement pour un de mes nombreux là. ou de Berry. et. silence — Ma cousine.) 2.

nous traversâmes le fort silence long Louvre sans Je n'avais alors que parler. Je croyais mille m'apervingt-deux voulait un an. au très pénible Enfin. égard il me disait nos discussions politiques. qu'il cevoir. francs. neuf ans que j'allais tous les jours Il y avait demie au café de et à dix heures Rouen. ce la que j'avais appris je lui racontais nous ordinairement.) danger pour nouvelle. chez antibourbonien j'avais appris que conseiller fort alors M. plaisantions veille Le 3 janvier sur nos différences de partis. je crois. était un peu humilié au nous réunissions nous café. matins. fait il me nia je ne sais quel 1830. on sait. d'Etat. je me déterminai sacrifice de changer de café sans le lui dire. fut suivie d'un Cette sottise ministériel. (Il voyait ses viste un propriétés. — Vous. . lui. comme le strict nécessaire. vous n'avez pas de fortune. prendre depuis Dans ton de à mon un supériorité. Cuvier.SACRIFICE 19 mais la vertu politique. que moi qui ai de il arriva comme les méprisant maladroits. jour il y en avait quelque Chaque les on le voir dans comme journaux peut allait au spec1826 à 1830. de Lussinge dans le monde il et jamais tacle le soir Tous les de sa place. sans un vif à ne pouvoir plus supporter malal'énoncé de leurs accès d'humeur et à l'improvivement dresses.

bourgeois. a trouvé les je crois qu'il appointements considérables. 1821 à 1828. voyais plus Lussinge tous les notre quinze que jours depuis. je crois. l'impolitesse de ses revenait avec dès façons âpreté nous et qu'il avait que parlions politique ses 22.20 SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. j'ai vu Lussinge deux fois par et à l'exception de l'amour et des jour.000 il avait peur pour francs. obtenait. je des rendez-vous à cents francs crois. dans une petite Quand je suis entré place en 1830. Mais de trop enfin. distrayait sombre et méchante et de la terrible peur de perdre. intimité devenue un besoin tous les pour a voulu souvent se renouer. Maisonnette. la musique ou la peinture. où il était étaient nous des instruit. fameux café libéral situé au également Je ne Palais-Royal. alors dont jolie. Mme Pique. Plujamais sieurs fois après. mais elle n'en a eu la force. deux. cinq l'un. longuement . un de nos amis communs. devins ou plutôt l'art de le gai j'acquis le de son humeur paraître. littéraires il ne compreprojets auxquels nait nous avons bavardé rien. n'y de continuer. Son bon sens pas moyen de m'égarer loin dans m'empêchait trop illusions mes Ma car je poétiques. tenu bon et par Pique. pour terrains mais toute neutres. gaîté. Je me retirai au café le Lemblin.

j'inoculai d'une manière si mon plaisante amour Mme Azur 1 dont il frénétique pour est deux ans l'amant fidèle depuis et. Lussinge de Bruxelles.) chagrins Voilà . C'est une des Françaises les moins poupées rencontrées. que j'aie Mais rien n'est n'anticipons point plus difficile dans cette histoire de grave que à l'ordre garder respect chronologique. Lussinge toujours piquée.HOTEL DE BRUXELLES 21 sur chacune de mes actions. façon. Nous en sommes donc au mois d'août moi logeant avec à l'hôtel 1821. De onze heures à midi nous étions très et souvent il parveensemble. Alberte de Rubempré. qui a en 1832. le suivant à cinq à la heures et table d'hôte excellente bien tenue par le des M. mais Là. 1. par femme de chambre à grande femme. toujours je le vois à ses amis. plus tard. qui est plus comique. ce il l'a rendue fidèle. (Note au crayon de Colomb. mémoires. de me craint. ne put pas s'empêcher présenter de me faire connaître 1° Un aimable et excellent beau garçon. aux Tuileries et sur le quai du Louvre conduisait qui à son bureau. et sa plus joli Français. du de ces s'agissait premier personnage de celui à qui. nait à me distraire de mes complètement qu'il ignorait. Petit. enfin ce long mais il épisode fini.

Lolo. Il est les mieux gens jeunes sans ne sortait une prépavrai qu'il jamais il heures et demie. d'imagination et eu tant de d'un ton ayant parfait. La . (Note de Colomb. ration de deux Enfin. avait eu deux mois. conseils ce pauvre Poitevin avait Je crois que francs de rente et une de 1200 place c'était l'un des 1500 francs. Je verrai à acquitter cette dette à mon premier 1. que je en eu ce que je n'ai tenté. Avec cela.) compte. M. sur la toilette m'ont été fort utiles. plus s'il est mais sot. mis à Paris. banquier à une forLunéville. alors occupé gagner francs de 2° un tune de 80.22 SOUVENIRS D'ÉGOTISME nul esprit. jamais quoi j'ai tort. (Note de R.000 rente 2 décoré à Waterloo. officier à la demi-solde. promis d'avoir. était devenu sincère sur leur femmes qu'il M. Colomb. son bon sens absolument de spectacle causée pur de toute exagération par l'imales ses idées sur ses femmes. gination. marquise eu tant à laquelle tard plus j'ai d'obligame suis dix fois tions. je crois. Le Lancier. encore absolument privé d'esprit. le conversation de Poitevin. pendant la comme des Raine.) 2. passade. Elle me pardonnait ma laideur et je lui devais bien d'être son amant. possible. Barot de et sans 1.

je dois vive reconnaissance à la marquise. où ordinairement je m'ennuie et je prends tout mal. pour dans une sombre Plongé rêverie tout le SOUVENIRS D'ÉGOTISME. elle et ses se déshopar par amis. moi. si majestueux à cette de à époque l'année. J'ai vécu et je vis toujours encore au jour le jour et sans songer nullement à ce que je ferai demain. par tant laquelle la je devais compter.MON CŒUR EN 1821 23 à Paris elle sera d'auvoyage peut-être tant sensible à mon attention la plus que nous a quittés tous jeunesse deux. Au me vante reste. les dimanches étaient réellement horribles moi. Je n'ai jamais deviner En pu à pourquoi. 4 . Paris. sur Enfin. 1821. abandonné Mme Dar. je elle est fort peut-être. dix mais selon sage depuis ans. par force. plus Ce n'est réfléchissant être qu'en pour en état d'écrire ceci à que je débrouille mes ce se dans mon yeux qui passait cœur en 1821. Le progrès du temps n'est moi marqué pour que par les dimanches. qui passait ces plus particulièrement chez journées-là Madame Tral'opulente versi. qu'elle norerait si elle me parfaitement prenait amant. Cette funeste amie me haïssait. Perdu sous les grands marronpour niers des Tuileries. je pensais Métilde. qui sa cousine et lui avait jalousait persuadé.

de dire les plus grandes m'arrivait sottises. J'ai années su. j'y aurais trouvé des succès et peut-être des toujours et sans centuple. que par n'acceptais un instant de ma Le plaisir d'être distrait distrait ou la répugnance à en être douleur dictaient toutes mes démarches. Poitevin au faisait la de ces mots-là porter peine temps amis. je êtres d'imagination. je Lussinge. d'avoir laissé une affection à reproche ce qui Milan et d'être triste cela. parce qu'elles piquent me vanité de l'interlocuteur. ceci. malgré âge. faut surtout et de ces choses qu'il ne jamais la dire en France. quelques plus paraître m'avait cru un homme extrêtard. etc. qu'on en écrivant mement affecté.24 SOUVENIRS D'ÉGOTISME mes trois avec que je n'étais pas Barot et Poitevin.. infiniment au trop parlé ne parlant alors prudence. portées. pour aurait amené sur ma maîtresse prétendue des plaisanteries que je n'aurais pas supdevais à ces trois réellement. m'avait fait chercher la société des femmes. un instant une douleur soulager que pour surtout à éviter le songeant poignante. parfaitement purs fou. Je vois. mon ma laideur. leur société distraction. si le ou un de que hasard. je parlais beaucoup. J'ai hasard . Quand l'un de ces messieurs me soupçonnait d'être et il triste. M. peu prudence.

affaire. était de France pair en 1821 il me donna un billet la pour salle des pairs. leur logique. nous étions auditeurs au Conseil quand très brave. Alors seulement fut déchirant. Ce fut moi une rude en pour corvée. Là. impitoyable. je pour 1. 2. qui. mais sans nul esprit. n'ai eu une en 1824. 2 la conspiration du 19 ou 29 août. Je que par hasard. Le comte mon camarade d'Argout. profondément et son me dispotriste. sans Napoléon je renvoyais cesse. fallu serrer la main des amis que je rencontrais dans la rue. travailleur d'Etat. je crois. justes. Métilde ne moi pour bonnes.) . There Militaire.LA SALLE DES PAIRS 25 consolations. sait souverainement aux idées tendres. de retourner la première 1821. détail de (Note ces de sociétés. que pour fois dans les maisons où l'on avait eu des bontés moi à la cour de pour quand j'étais 1. il m'avait comme bien Enfin. indulgentes. Je différais. trois le souvenir de Elle devint maîtresse ans après. par apparition. première pas. Colomb. Ce fut bien hasard leur tête ne par que tomba vis fois la. où l'on instruisait le procès d'une de pauvres sots imprudents quantité et sans On appelait. on sut ma présence à Paris on se plaignait de la négligence. plus comme un fantôme tendre.

Barot M. le ton et les manières C'était ancien de Bruxelles. Je me tenais me frappa.26 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à barbe homme M. de l'hôtel le maître de MM. d'Ambray. Odilon chandu le fauteuil derrière d'ordinaire ou deux. très fraîche. . femme grosse de tournure la et l'aisance elle avait années. Ici description de b Chambre des Pairs. d'Amdifférence cette avec que mais Le nobles. chez une de M. petit un de comme avocat. de consse mêlent niais ces pauvres qui tiers ou les les deux que n'ayant pirer. je fis l'éloge Là se trouMme la comtesse Doligny. celier ces tous conduisait sembla Il me qu'il un d'honnêteté assez pour avec débats noble 1. d'Ambray. à un pas M. la maîtresse vait de trente-six ans. Damas. une distinction moi été pour ou un des l'amant d'ailleurs me crut Elle 1. dernières ses dans Contat Mlle actrice inimitable je l'avais (Ce fut une en 1803. de M. Odilon Barot. de chambre de valet M. Il défendait.) beaucoup cette lier avec me de ne pas J'eus tort ma folie avait de M. d'Ambray maîtresse à ses yeux. Petit. bleue. moins les manières avait bray honnêteté de son lendemain. suivie je crois. faut du pour qu'il courage trois quarts de La logique action cette saugrenue.

l'aimable Martial devenu lourd et Daru. mon le maître m'avait bienfaiteur. depuis . etc. fut ma réponse à l'accueil le plus Quelle le plus amical ? Je ne suis allé aimable. qui appris. à force de insignifiant breuvages aphroau sujet eu deux ou disiaques desquels j'ai trois scènes avec lui. cheveux. voir ces excellents parents que six ou huit ans Et la tard. plus toujours avait de mieux dans le lieu où il se trouy vait. Je rencontrai en sortant de la des pairs. lettres. mon cousin. J'ai brûlé les portraits. Quelques mois après. en 1807. et quand ? trois jours. et à Brunswick. restai immobile dans mon café de je Rouen. le peu que je sais dans l'art de me conduire avec les femmes. de n'avoir plus vergogne chez mes bienfaiteurs a fait pas paru que suis allé dix fois leur je n'y pas jusqu'à mort Vers mourut prématurée. Comment vous êtes à Paris. aise de vous voir. en 1800. le remède mais j'étais aveugle. Il en a eu vingt-deux en et des sa vie. un jour. 1829. à Milan. le baron Il tenait à son Martial Daru. Depuis Venez mon frère sera bien demain. d'ailtitre leurs le meilleur homme du monde. Là j'aurais trouvé à mes maux.MARTIAL DARU 27 amants de Mme Doligny. ce qu'il jolies. Chambre M.

28 SOUVENIRS D'ÉGOTISME du Rempart. qui me rendait fils plaidait aussi un M. dîner elle m'inAu deuxième ou troisième maîtresse de à déjeuner avec la vita alors chancelier. Mme Je dînais souvent chez Doligny. c'était une femme je ne caractère. et la larme dans un cabriolet. 81 de la rue de Grenelle. Je sautai la mort de M. mort de douleur en entrant dans de la folie Lu aussi il y avait eu un peu si baroque en 1821. Je me trouvais à chaudes larmes. Doligny pour voulu des malheureux nigauds qui avaient comme De la place qu'il occupait conspirer. Là encore je près de la bouche d'une car la raison entendue tout autre sur femme eût eu un empire moi que celui que je me faisais. il n'y pas moyen un Elle avait ne pas aller voir sa mère. pour mon départ je serais je crois j'avançai sa maison. pleurai à mon ingramis le comble bien je ingrat le soir même titude en partant l'Italie. Je réussis M. d'Ambray . grand sais pourquoi pas de l'admije ne profitais accueil lui rable de son pour obligeance lui conmes chagrins et demander conter fus bien du bonheur seil. en alors au coin de la rue l'annonce de dans mon trouvant journal Daru. courus au numéro et je Je trouvai un laquais qui pleurait. le comte à l'œil. de eut avocat il me vit.

Mais alors. sur cette Mes idées sont si vagues époque si c'est en 1821 ne sais en vérité pas que je ou en 1814 la maîtresse que l'ai rencontré chez Mme de M. Doet encore son château de Corbeil ligny qu'à à y aller déterminais qu'après je ne me deux ou trois invitations. 1821 Il me semble qu'en je ne vis M. de conscience. Je n'ai détaillés de ces souvenirs et de passion. Ce ne j'étais aveugle fut qu'en 1824 lorsque le hasard me donna une maîtresse à mes que je vis le remède chagrins. Ce que j'écris si cela continue mais un examen de presque pas me semble bien ennuyeux. ceci ne sera pas un livre. J'y que lieux aimables en ces depuis j'ai pris horreur. un eusse peu j'y et cherchais je partout par dans de exemple longues promenades solitaires à Montmartre et au bois de ai été si malheureux Boulogne.AVEUGLEMENT et j'eus la dans cette ou éconduit d'oubli que sottise société de ne me pas amant trouvé 29 plonger heureux amie. temps d'orage La vue journalière de mes conspirateurs à la Chambre des pairs me frappait profondément de cette idée à qui on quelqu'un n'a jamais n'est duel ordinaire. d'Ambray Doligny. . parlé qu'un n'a-t-il eu Comment aucun de ces niais-là l'idée d'imiter L.

.

au moins mille en filles. francs. de à ce que j'ai partie Barot. la chasteté. et. vingt Barot donc une soirée avec arrangea Mme Petit. un établissement l'argent pour prendre raise a rue du au coin (lo brolhel). Poitevin. Il dépense qu'une trente mille francs de ses quatre-vingts mille de ces trente-mille francs. premiers de Paris ce genre de assez pour plaisir difficile. arrangèrent cieuse filles. une de ses anciennes maîtresses à laquelle. comique mes efforts.CHAPITRE 3 21 L'AMOUR bien me juin 1832. 1821. trouvant une délisoucieux. un est des talents reconnu depuis. Cadran. il venait de prêter de je crois. de la rue au quatrième. MM. Montmartre. Nous devions avoir Alexandrine six mois entretenue les Anglais les après par riches débutante alors deux plus depuis . Barot et me Lussinge. en août Malgré 1821. en une vertu donna. Une femme n'est femme lui pour fois c'est la première.

des chede Florence. nous qu'elle-même admiElle avait un est plus jolie. un salon au du soir. pied rable. charmant. trouvâmes. par le Titien. devinrent comme à cette égarés lui offre un verre de champagne Lussinge avec elle. yeux déjà le portrait dans j'ai retrouvés que. pâle. quoique du vin de Champagne quatrième étage. était assez saine. Je trouve Beyle. depuis. refuse et qu'elle disparaît deux autres Mme Petit nous présente lui disons filles pas mal. Alexanlui avait donné vingt qu'on et surpassa toutes les attentes. autorité cette ce fût une que que grande de la partie car je vis sur le compte femme. un interAprès tout valle revient Lussinge effroyable. un peu . douce. décente. formée. drine parut de dix-sept à dixC'était une fille élancée. avec des noirs huit ans. chaud. Elle veux Titien a fait près. s'écria-t-on. Alexandrine Honneur sur à l'arrivant un lit. Poitevin l'enleva. francs. A la couleur galerie son portrait. Enfin de du glace. timide. Les de mes collègues yeux vue. punch frappé Alexandrine conduite par une femme parut charde la surveiller de chambre chargée fallait Mais il gée par qui ? je l'ai oublié. gaie. la de la duchesse d'Urbin.32 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Nous sur les huit heures mois. A vous.

un bavardons. Ne sachant ment. Elle étonnée. de à redevinrent folie. Bientôt. nous aux autres filles et Barot congé amena Alexandrine dans le simple appareil D'une beauté Mon éclatant qu'on vient d'arracher pour va faire au sommeil. position. — Causons seulement dix pendant me dit-elle avec Je suis minutes. Elle était adorable. fiasco manquai à un J'eus recours dédommagecomplet. point dans les de libertinage. que je dit-il l'imi- en admiration de rire.ALEXANDRINE 33 dans le costume et fatiguée. excepté yeux qui. Tout à coup. Beyle. qu'elle parut je lui ma dis mots assez quelques jolis pour et je sortis. A peine Barot m'eut-il succédé que nous de rire traverentendîmes des éclats qui trois arriver saient pièces pour jusqu'à Mme Petit donna nous. d' Urbin. plein peu de si l'on veut. peu je retrouverai le feu de la jeunesse. esprit. fatiguée. . presque dans la position de la duchesse précisément du Titien. peu. trop que voulus revenir à ce de main faire. jeu je refusa. elle s'y prêta. je n'ai peut-être rien vu d'aussi Il avait n'y trop joli. et. passion. la Je parfaitement.

Et la pas fois après la charmante Alexanpremière ce fut en octobre ou en novembre drine. 1826. dix Enfin. J'étais étonné et rien de plus. jusqu'à que Mme Azur ait rendu de mes faits compte et gestes. De ce moment. cinq ans. L'étonétait imd'Alexandrine exagéré c'était la première fois que payable. Poitevin nement . Cette belle se répandit dans le monde. elle a pris une comme ses camafigure grossière. pour la pauvre fille était manquée. Je ne sais l'idée de Métilde m'avait saisi pourquoi en entrant dans cette chambre dont Alexandrine faisait un si joli ornement. pendant je ne suis allé trois fois chez les filles. pour J'ai rencontré dix fois Alexandrine dans le brillant eut un qu'elle équipage mois et toujours eu un regard. rades. Ces messieurs voulaient me persuader mourais de honte et c'était là que je que le moment le plus malheureux de ma vie. réputation et.34 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me fortifier je viens par du chamL'éclat de rire dura dix minutes se roulait sur le tapis. j'ai au bout de à six Enfin. Cette soirée augmenta beaucoup terai pagne. années. après. ou duré m'a ce peu beaucoup. Babillan je passais pour des trois de vie auprès compagnons que le hasard m'avait donnés. étant lors au désespoir.

même une histoire d'amour « Jugez de son puis ajouta son en sortant soir. chaque Métilde chez à laquelle d'être présenté. Toute que femme lui devient qui a eu des bontés pour comme un homme.AVERTISSEMENT MORAL 35 avec encore Barot. son amie. sans à la Bourse. C'est c'est une nécessité. amant. » Or. il est sans dans le dernier surtout. accompagné Mme Traversi. En effet. gauchement soirée. Un de conta fort Mme Bid'elle- ma et liaison connue. cœur le plus franc. Elle me gnami. mais était un avertissement moral à mon usage. l'homme le moins et le moins spirituel instruit connaisse. allait chez une fille. que j'aime m'aime. quand j'eus quitté Milan. égal. Métilde me parlait soir. avoir après sa cousine. sort chaque de chez elle. refusé j'avais finir j'allais . le caractère le plus net. Mais dans ses que je deux talents celui de gagner de l'argent. C'est le seul qui peut-être dans le château Français duquel je vais avec C'est le passer quinze jours plaisir. et celui de jamais jouer lier connaissance avec une femme qu'il voit à la promenade ou au spectacle. je compris cette morale que phrase n'appartenait nullement à l'histoire Mme de Bignami.

avec le même et pour le même la célèbre motif. répondis-je sans même lui baiser la grand sang-froid. un jour. n'avait de la tête. peut-être que j'aie cela pour aux de Dieu. femme Cette action chez cette indigne. nous nous rencontrions tête-à-tête. Milan. laissa passer me dire pour on dit que vous êtes amoureux Beyle. de moi ? On se d'un trompe. yeux que Métilde m'aimât. Et une autre sottise. mériter. tisans était cet homme le comte d'esprit. Voilà trois sottises grandes jamais ne me la comtesse Kassera je pardonnerai c'est la femme la plus (aujourd'hui. main. étroites de dans une de ces rues quand. esprit toute sa cour. la . comme Vigano qui. Je refusai. je l'amant de cette la plus femme. jeune tout aimable connue. m'a valu une que qui Elle ne me saluait haine plus implacable. tout le monde de Saurau. sage et la plus du réputée pays).36 la soirée SOUVENIRS chez D'ÉGOTISME comcharmante et divine tesse Kassera. par cousine de celle germaine que je fis avec refusai une fois d'être Alexandrine. les courdescendait et parmi l'escalier.

Jamais n'ai été aussi place je J'adorais douze ans l'Idéosurpris. vint me voir à l'hôtel d'Italie. en ce temps-là. depuis de cet homme sera logie célèbre un qui On avait mis à sa porte un exemplaire jour. l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits. En 1817. Favart. quille qu'en M. pair membre de était un l'Académie. je pas Cette d'un tranimprovisation esprit ne m'est venue 1827. Je l'admirais tant que probablement je fis fiasco excès d'amour. le seul qui ait fait révolution chez M. D'ailleurs. ne savais encore avoir de l'esprit.CHAPITRE 4 une autre contraste avec société. Il passa une heure avec moi. demandais étonné je des lumières. de cette vaste J'approchais intelligence. lui je la contemplais. Destutt de Tracy. de l'Histoire de la Peinture en Ilalie. le comte moi. de France. celle du chapitre précédent. Jamais moins par je n'ai à avoir de l'esprit ou à être songé agréable. petit vieillard bien fait et à remarquablement Voici y . de Tracy.

c'était tisme je crois. Il avait provençal beaucoup les surtout de sabrer et brûlait Français la l'homme lui donnait de ennemis qui bête est devenu ma Ce caractère pâture. attaché je fus profonQuoique Nous allons tomber dans dément dégoûté. qu'on à gauche en entrant. me insolents de moins » propos qui faillit et eut l'air inhumain. de la garde impériale—c'est plusstupides l'accent dire. perdre voulu M. Je n'ai . Je qu'il prétexte M. impérial à la cour. à l'Académie recevoir par au nom du despoqui lui dit des sottises en 1811. nous allons devenir la barbarie militaire.38 SOUVENIRS D'ÉGOTISME porte visière verte sous une l'avais vu est aveugle. de Tracy n'a jamais permettre trouve son Je fît qu'il qu'on portrait. de Ségur. que tournure élégante et singulière. quand une abominable n'est dominé par pas deviné ce caractère humeur noire. le soir de la bataille tellement noire. voyant à quelques pas de la deux ou trois restes de généraux « Ce sont des de dire il m'échappa garde. Il habituellement de les la Moskowa. la belle dans chapelle il sont Ses manières parfaites. je voyais que les était un des sabreurs comtesse Daru. Clément tel Corsini ressemble au pape à le voit Sainte-Marie-Majeure. me disais-je. chez Mme la Ce général. des général Grosse.

le ministre Casimir Périer les Débats. les Français Ensuite. quelque Peut-être l'ami de Favras attendit la nouvelle qui de sa pendaison dire à un de ses gentilshommes pour SOUVENIRS D'ÉGOTISME. etc. dans son M. 5 1822. était Fayette un peu plus homme lui (même grand que en 1821). faveur de Louis XVIII. Philippe. qu'en ce Philippe a joué envers Dernièrement. (voir mai le rôle 1832) lui avait valu qui la faveur de ce Napoléon déserta si qu'il et ensuite la lâchement. prend Par exemple. de Logique. les démarches décisives excepté dans une vie. n'ont pas et apprécié la l'Idéologie M. de Ségur me servira lippe d'exemple pour le caractère le plus à Paris que j'abhorre le ministériel fidèle à l'honneur en tout. de l'humeur de tout. de La salon. a écrit qui nos malheurs de Russie avoir un pour cordon de Louis Cet infâme PhiXVIII). (Voir l'opéra Il Molière. fils père encore plus plat (M.). Il comprenait genre parfaitement leur la rappelait bassesse. qui se complaisait dans ce de gens bas. des par mots fins au moment où ils faisaient chose de noble.PHILIPPE DE SÉGUR 39 C'est un vieux don Juan de Mozart. . n'a été appelé à l'Académie Tracy ces par rhéteurs petits comme musqués auteur que d'une bonne et encore grammaire duement ce injuriée par d'un plat Ségur.

à s'avouer homme bien Il était caractère. A ses yeux pis qu'un . pagne maître des de Ségur. du pair de avec le général Philippe quelquefois de l'empereur. (rue n° 14. dîné J'avais de France). à demi-civilisés. et noire. est mal infâme Je sens bien que le terme bassesse à la Philippe mais cette appliqué. est brave. 1828 En faim habituellement. duc. à la table de service Ségur de ses ne parlait le Philippe que Alors. de son et à rire était un infâme qu'il infamie. un à faire était bon occupé Philippe avait millionnaire à une veuve enfant qu'il séduite veuve et qui a dû l'épouser (Mme Grefulhe. J'estime bête a été ma Ségur un simple fois mieux cent galérien. leur son voisin. suis ce à quoi toujours je me je crois. de la camde l'historien refusé à cause de Russie. M. mener chez frère. pays Mmes Garsa bassesse. Il serait on comEn France. faiblesse qui. j'aime de un moment a eu assassin un simple qui de mourait et d'ailleurs.40 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ce se sentait-il servir « Faites-nous ». le ou 26. à comprendre mence me n° 12) voulaient nett Duphot. c'était malheur. le comte grand en 1811. à Saint-Cloud cérémonies quand de n'être de mourait pas chagrin j'y étais. car l'animal treize blessures. ces dans un héros en Russie.

ne purent gens-là de rire du s'empêcher cérémonial inventé M. pour la première entrevue. par exemple mon ami le baron Martial même ces Daru. Il voyait chez tout le monde et de la grossièreté. lui il me quand je semparlais. Si j'avais ici mes papiers de Paris je joindrais ce programme aux baliprésentes vernes sur ma vie.LABYRINTHE c'était DE PETITESSES 41 inconuenance. pour Du reste. C'est admirable à paron croit lire une courir. une . y beaucoup. maître grand des cérémonies de 1810 à 1814. de Ségur. infatué Quelque que fût de son nouvel Napoléon uniforme de roi. chez les ministres de Napoléon. il s'en moqua avec me le dit. le comte par de le mariage Ségur de Napoléon pour avec Marie-Louise et surtout d'Autriche. Je rencontrais M. mystification. Je ne l'ai plus vu la chute de ce depuis grand dont homme. Même les Dangeau de la cour de l'Empeet il en avait reur. crois qui que rien ne fut exécuté de ce labyrinthe de petitesses. partout mais avec quelle grâce ses sentin'exprimait-il pas ments ? J'aimais chez ce pauvre homme l'amour sa femme passionné avait que lui. il n'y put pas tenir. blait avoir affaire à un Lilliputien. beaucoup et sur tout. il lut une des faiblesses et un des malheurs. Toutes ses idées étaient mais il en avait uaines. Je Duroc.

des la levée gardes un des dont fus je le parfait l'élégant. Napoléon les moins les Français d'Etat.42 Je SOUVENIRS D'ÉGOTISME « Voilà en 1832 en me disant soupire vanité la petite parijusqu'où cependant Italien un fait tomber sienne avait Napoléon » comme Mon Où en Dieu. 23 juin. étais-je ?. Ce Conseil Conseil respecun assemen n'était ce 1810. folie. bêtes. de Ségur. blage obscurs autres de plus minot. les affaires difficiles. . de Ségur était d'Etat. cinquante Il y avait des sections. teurs. Quelquefois de la guerre la section apprenti (où j'étais de Gouvion l'admirable sous Saint-Cyr) l'Intérieur de à la section avait affaire que M. Excepté Conseil dans son avait réuni. avec ses ennemis les gros. présidait l'absence durant sais comment. je crois ou (de la maladie du vigoureux Regnault Saint-Jean-d'Angély). Dans celle de Piémont. par exemple en d'honneur rapporpetits M. de Jacquede Cousin. ceci est mal écrit au sublime était surtout M. et encore (1832). table pas. de Ségur je ne quelquefois. de cuistres.

» J'étais dans ma sujet à trop respecter mon jeunesse. Du au comte de reste. mais il ne fallait pas qu'ils s'élevassent au-dessus de la taille lilliputienne de ses idées. à ce qu'il Napoléon paraît. Mais le ridicule de M. II avait aussi des mots délicats et charmants. je stupide lui ses j'adorais défauts. pu tous les procédés délicats et même dans le femme à l'hégenre s'avançant jusques roisme. Ségur.IMAGINATION ne trouvant 43 aucune son idée. entre les cuisses écartées. de Ségur guidant se trouva. avançait mais c'était un mouvement fauteuil par de en le saisissant incroyable comique. la Lichtenau pour laquelle Benjamin Constant se battait). avoir ri de son Après impuissance. grand maître des cérémonies bien diffé(en cela rent de on eût demander Philippe). J'ai eu le plus grand tort de ne pas cultiver cet aimable vieillard de 1821 à 1830 je . trop fort pour ma gallibility. C'est l'historien de Guillaume II ou III ne me l'amant de (je rappelle plus lequel. vola auprès qui sa à l'ambassadeur plume d'Angleterre. Quand imagination s'emparait d'un restais devant homme. je me disais « Mais n'est-ce moi point qui ai tort ? C'est là le célèbre ambassadeur de la Grande-Catherine.

Les de mon montagnes témoins des mouvepays (le Dauphiné). d'Angleterre. Paris. anglais) jamais je pus Je n'ai commencé à estimer Paris que le 28 juillet 1830. je l'avais horreur comme n'ayant pas de montagnes autour de lui. que j'avais Au fond du cœur. Rome. Sous le rapport Paris ne m'a physique. sous le rapport moral. fais des actions de la cour je aujourd'hui de. dont ne revenir. Encore le jour des Ordonnances à onze heures du me soir. de Ségur. maître. le comte de Ségur m'avait fait faire des en à mon retour compliments 1817. M. Même vers en jamais 1803. Mme la baronne ne me l'ont Lacuée. le grand être. Pour lui j'ai toujours méprisé plaire. M. je du courage des Parisiens et de la moquais résistance attendait chez qu'on d'eux. pas encore pardonné. mon horreur le vil allait la pour jusqu'à au lieu de m'en comme passion amuser.44 SOUVENIRS D'ÉGOTISME s'est éteint en même qu'il temps que sa respectable femme. Naples brochure fait mettre à sa porte. plu. pendant les seize années de ma premières vie. Je crois que cet homme si gai et son héroïque fille. ments de mon passionnés cœur. il fallait comme M. m'ont donné là-dessus un bias terme (pli. sur et Florence. le comte Réal. crois . Mais j'étais fou.

Les jeunes gens nés à Paris et à la mâle énergie. ou même grossier que le tour Pour finir ici ce chapitre. un etc. au bon extérieure de leurs habits. Toutes idées.PARIS 45 Paris. les et de dans constance profondeur choses aussi rares à Paris etc. imposé je me suis comme souvenirs à vingt pages par séance on imprimon une lettre. à la véracité. Peut-être mera sur le manuscrit original. Féburier. dur. parence tourà la bonne de leur gris. pour Mais il ne m'en séduit comme pour l'esprit. Je ne conçois pas Viollet-le-Duc. Après départ. nure de leur cravate. davantage pour pas dans sa de la comédie qu'il y a toujours de pères vertu. j'estime au le courage il doit être pour placé que comme la cuisine. premier rang. qui ont provinciaux leur me semblent eu celle de faire fortune. J'avoue Aujourd'hui. Il me semble cela. Mais il faut tâcher de ne pas mentir et de ne pas cacher ces d'écrire mes fautes. mais aussi ainsi parviendrai-je il faudra le lecteur (peutje supplie que dans la maison être né ce matin voisine) de me pardonner de terribles digressions. goût chapeau comme MM. de homme sans un peu de mâle énergie. . seulement à l'apattentifs des êtres étiolés.

.

rêverie tendre en 1821 et plus tard philoet vanité sophique mélancolique (toute à exactement comme celle de part. Par la bassesse seule été j'ai étranger aux extrêmes me donne. des Débats titut.CHAPITRE 5 Rome. de etc.. ma philosophie est du jour où j'écris. le maître de l'hôtel Ségur. de l'Insà propos M. . de de M. Petit. ou littéraire. de mes livres et disait. Delécluze). en 1832 en m'aperçois général. Par hasard. d'industrie. — bien loin en 1821 j'en étais je vois donc été un mezzo-termine que j'ai entre la grossièreté du général énergique du comte de Grosse. tout cela est venu successivement à ma Une frapper porte. Je 23 juin 1832. D. le comte tiennes. Bruxelles. Faute de que je savoir faute comme me faire. Saint-JeanRegnault et les un d'Angély grâces peu lillipuun peu étroites (le M. (M. ou six j'ai occasions de la manqué cinq fortune plus grande financière politique.

à me bonheur De là mon promener une ville fièrement.48 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un de As you like il) est devenue M. dans étrangère (Lanoù Torre del je suis Greco. de nom plaisir. caster. des amis M. etc. rencontrer au contraire. Voilà dans en me parlant se dit la à mon mérite. que quand un donnerais la rue. l'avance. Cuvier. plaisir voyager avec un masque Je porterais croira-t-on? avec délices. sur et où je suis une heure arrivé depuis de Depuis de n'être connu personne.). à commence ce bonheur années quelques de mer le mal Sans j'irais me manquer. dans m'aborde je la m'adressât ne pas pour qu'il paule seule de quelqu'un La vue que je parole. de Tracy. je du quart plus soumon à l'anneau d'Angélique pense . chez le dimanche M. etc. vois un me contrarie.. Jacques un ami si grand plaisir pour moi. vanité de cet homme. J'adore. chez le samedi le soir en société. Me en avec Amérique. tact de doué d'un homme Un peu me contrarie facilement qu'il s'aperçoit un homme la rue. chez le baron Gérard. je changerais et une nuits occupent Les mille que j'adore Souvent de ma tête. connais je Quand à le faut et qu'il de loin. qui est peu sensible et elle a tort. le mercredi Mme Ancelot. songer tel être cela me contrarie pas à cinquante saluer. chez le mardi etc.

tantôt sur avait une manière l'autre. De façon bien que je crois cet homme qu'aujourd'hui aimable (si vers il était l'amant de quand. sa cheminée tantôt sur un pied. M. Son hôtel était rue de Tracy. 1790. de Tracy.000 fr. Sa converl'antipode sation était toute en aperçus fins.M. simplicité énergique me semble dans ce tempsqu'il que j'avais là ne dut lui convenir. de La campagne. Il fit le négociant sans le savoir. vers 1765 avec trois cent mille francs de rente. comme une foule de gens riches de 1780. élégants il avait horreur d'un mot énergique comme d'un et il écrit comme un maire jurement. avec son toujours immense se tenant devant pardessus vert. M. de noir. que étais à M. Cette qu'un tête de boucher italien ne parut pas trop convenir à l'ancien colonel du règne de Louis XVI. de parler qui était de ses écrits. feuilletant. Je viens de en voir. fils d'une est né veuve. . près la rue Saint-Martin. Tracy et ainsi de suite. J'avais guère d'énormes favoris noirs dont Mme Doligny ne me fit honte an plus tard. verain DE TRACY 49 serait de me changer en un plaisir Allemand blond et de me promener long ainsi dans Paris. de Tracy. Ce vieillard j'en si bien vêtu fait. de fit sa rue et y perdit 2 ou 300.

mère.50 SOUVENIRS D'ÉGOTISME raisonneur a ce profond Praslin). de tout comprit qu'il si remuer ces la science de images. vingtet colonel d'un ce fils fut colonel deux ans. ayant Voltaire. cependant femme de bon sens. cent mille livres de rente. ses trois cent mille livres de rente changé tout au plus. les capitaines où il trouva parmi régiment aussi un Tracy. si avait des mouvements Mme de Tracy. son cousin. à était tout à fait de la cour aussi. fond un cachait admirables. commander tard me disait Cette plus poupée qui. . noble. images signes ce qu'il a senti. un non 1780. Mme de comme Diderot. apparemment il ne vint jamais noble et auquel lui. joli avec trois tout à fait de la cour. mère. que de voir cette dans l'idée d'être choqué ans venir de vingt-deux petite poupée le régiment où il servait. les un qui analysait pensées philosophe tout ce ou de de l'homme. tête. en trente. que lui donnerait une son fils l'apprenait. Cette rare. d'un rare bon Sa femme sens. a vu. un philosophe ayant appris qu'il y avait c'était en à Strasbourg (et remarquez. Raynal) avait à Strasbourg y dis-je. bonne avoir tête devait Figurez-vous quelle fort en 1785 un fort jeune homme. pas philosophe peut-être. qu'il appris.

était de dragons. Si demanderai je quel célèbre philosophe là. tableau de en bosse mal courts. commandait en chef. comme un vieux insignifiante cette tête couverte famille. de réformante. figure imperturbable. de fit placer Tracy ce qui. DE TRACY 51 Mme la marquise son fils dans l'artillerie. après. deux ans à Strasbourg. de M. chose à vérifier sur l'almanach du Royal temps.M. de et en haut taille. Mais M. jamais j'y passe. les citrons. qui. ce grand froide. et. qui plus plus mérite. cheveux à d'une perruque . Congé Une et haute une duel. Jacquemont. était avec son régiment ce à Rethel. homme du est. de m'a dit Tracy grand la d'anecdotes sur beaucoup première armée de la France M. moine. Lafayette y lieutenant-colonel voulait enlever Son et le faire le régiment émigrer. de Tracy Deux ans je crois. M. le conduisit de suite. un ancien misanthrope. l'Allemand était vers 1780. corps. ne m'a de ces Tracy jamais parlé su leur histoire un autre citrons j'ai par M. me semble.

de pas que eût été bien avec sa Lafayette femme. était le général de Lafayette en 1821. Ce n'est M.Paume. le malheur faisait. en boîtant un peu gris mal fait. à son âge. je crois. en malgré âge (né comme son camarade du 1757. En son attendant. uniquement occupé . sans trop d'esprit. comme la grande faisant.52 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cet homme vêtu de quelque habit faite et entrant. avertît. et s'appuyant sur son bâton. de M. action qui se présentait. de ce genre de c'est tout malheur. vivait au jour le jour. de pour Lafayette constituait évidemment celui-ci le trop du salon. X). enchanteur.. que Lafayette un héros de Il simplement Plutarque. premier personnage neuf fusse en 1821 Quelque que je vécu dans les (j'avais illusions toujours de l'enthousiasme et des passions) je cela tout seul. ou qu'il se souciât. distinguai Je sentis sans aussi. simplement que l'admiration sincère et jamais ou jouée exagérée de Mme de Tracy M. m'en que personne M. Epaminondas. de jeu Charles . de était tout. et dit de ce ton. dans le salon de Mme de Tracy mon cher qui l'appelait avec un son de voix Monsieur. et tel nous l'a montré le Gascon Scheffer dans son portrait fort ressemblant. Ce cher Monsieur de Mme de Tracy. de Tracy.

et un juge route. Il faut avouer d'un tel qu'il y a loin homme à M. juste protection a l'étranger. guère qui qu'à elles M.M. tous les sots. de DE LAFAYETTE 53 serrer derrière le jupon de quelque par fille le et cela jolie (vulgo prendre cul) souvent et sans se gêner. titre. j'ajouterai Brougham. trop En attendant les grandes actions qui ne se présentent les jours et l'occapas tous sion de serrer les jupons des jeunes femmes ne se trouve minuit et demi. à Lord Lord Byron. trop compliquée. de Ségur. quand Lafayette sans le lieu d'élégance expliquait trop commun de la garde nationale. Ce gouvernement est et celui-là seul bon. tout ce qui a voulu faire de Il m'a moins bien l'emphase. Ainsi la chose n'est arrangée. des routes une passables. de sortent. pas reconnu Pour accoutumé à Napoléon et à moi. pas . exécrable chez la postérité n'avoir pour le grand homme. Je l'ai vu Lafayette dans les journées de Juillet avec la chemise il a accueilli tous les trouée intrigants. l'égalité assez une monnaie au juste éclairé. à Monti. le grand maître aussi la France. à Rossini. de sur-le-champ grandeur et j'en suis resté là. à Canova. et Paris sera-t-il surtout. je reconnus la chez M. accueilli. qui au citoyen la sûreté sur la grande garantit devant le juge.

petites-filles. Levasseur). de M. Sa gloire se figurer. autre femme.54 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un ma dépouille il a demandé (pour moi. l'élégance leur foncière de ses discours. une moi. de Maubourg de Lasteyrie. le salon Mlles Georges deses Lafayette. Benjamin scintillantes extrêmement est M. qu'elle jeune et ce qu'il il ne songe elle. européenne. Il ne M. ans. malgré appas'animent ses rente yeux qui simplicité. pas que l'on les petits autrement aimable soit qu'avec ou les réflexions mots fins de M. il se figure. secrétaire. au ses dernières années. Il se passionne jeune pour que ans arrive dans dix-huit de qui Portugaise où elle est l'amie de Mme de Tracy. soleil lorsqu'il dans cet tendre M. de Ségur Constant. de Lafayette poli . grossier de me dans l'idée venu m'est pas plus me le vénérer ou de moins fâcher qu'il contre le de blasphémer dans l'idée vient se couvre d'un nuage. gaiement passer des femmes de trente-cinq scandale grand de Marmier (Choiseul). de Lafayette. tout et pour cette jeune portugaise pour le distingue. à un d'une se trouvent dès pied qu'ils à lui faire tout concourt jolie poitrine. y a de qu'à il a raison de c'est que souvent plaisant. âge a le même défaut de soixante-quinze ans. Mme la marquise viennent dans et autres Mme de Perret qui Tout cela ne conçoit ce salon.

par C'était un brave exemple. 6 . SOUVENIRSD'ÉGOTISME. DUNOYER 55 et même affectueux tout le monde. « Il y a une élincelle en lui ». fauteuil du général dès qu'il qui. du Dunoyer. à leur les plantait là pour grand scandale. aujourd'hui moral de le mieux Moulins. les yeux qui s'enflammaient. préfet le plus et intentionné. pour mais comme un roi. depuis faisaient des mines dans 1832) plaisantes leur abandon et je m'en ce moquais.M. libéral. jolies épaules de quelque femme venait d'entrer. au ministre Périer. jeune qui Ces pauvres hommes vertueux ( tous vendus comme des. héroïque peut-être le plus bête des écrivains libéraux. mais elle dès ce jour comprit peut-être de mes discours que la simplicité énergique n'était la bêtise de pas Dunoyer. L'admiration beaucoup gobemouche de M. dit-elle un jour à une dame. C'est ce que je dis poli un à Mme de se fâcha jour Tracy. rédacteur. aller et avec des près. c'est dire. qui autant incarnée que la grâce peut se fâcher. du censeur et celle de deux ou trois autres de même environnait sans cesse le force. Qu'on m'en moi suis de leur croie. pouvait. de celles faites pour admirer les petits mots à la lilliputiens et qui se plaignait à elle de la simpliSégur. qui parti. qui il scandalisait ma nouvelle amie. admirer de fort. Mais était convenu avait un faible qu'elle pour moi.

d'un d'un. Il aura cette habitude en 1789. comprendre que la lenteur. de La Fayette toute idée littéraire. artiL'intérêt ficiel et pressant d'un chef de parti éloigne chez M. dont assez d'ailleurs. ce en quoi il est admirable. incapables deux et deux font quatre. 1832. troisième jour de travail. Dunoyer et consorts 1. par qu'il ne sentait toute la tout lourdeur. de La Fayette était et est sans doute encore un chef de parti. la vertu. je pense. pas l'ennui de M. au de c'est ment delà toute croyance. s'alarmant La lourdeur. Dunoyer.56 SOUVENIRS D'ÉGOTISME cité sévère et franche avec laquelle je lui étaient disais tous ces ultra-libéraux que bien leur haute vertu respectables par sans mais du reste de doute. vérité dite aux de la moindre Américains. je le crois incapable. Tracy milieu de tout cela M. ce mécanisme C'est. est vraid'un. 1. pris L'essentiel est de ne mécontenter peret de se rappeler tous les sonne noms. génération qui Au renouveler le salon vers 1828. comme l'absence d'idées autres que communes d'un Ludovic d'un Mortimer Vitet. Le 23 juin de[s pages] 60 à 90. fait . nouvelle vint Ternaux.

et sur la cheminée une abominable A droite. mais la par moi. en entrant dans ce grand il y a un beau salon. On arrive à un salon carré assez avec une belle grand en lampe forme de lustre. j'abhorre matérielle. divan bleu sur sont assises lequel quinze . eussent Scott. petite pendule. là.PEINTURE DU SALON 57 24 juin 1832. et ses imitateurs. L'ennui de les faire de faire des romans. J'ai Sir Walter commencé description m'empêche La porte d'entrée A donne accès à un salon de forme au fond se longue duquel trouve une grande porte ouverte toujours à deux battants. oublié de peindre ce salon.

copie M. empesé de Mme de était la favorite ginie. de La Fayette. et de M. Scheffer. Augusa épousé qui depuis et le plus tin le plus Périer. de l'élégant de jésuites au regard deux figures voyaient étaient frères faux et oblique. la effronté et la figure ignoble plus plus connaisse. M. de La Fayette. Probablement en 1820. je crois. de Corcelles acteur François Fleury et la rudesse la franchise répuqui a.58 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à dix-huit ans et filles de douze jeunes M. toute il s'est vendu en blicaines. le comte de Tracy. et de Corcelles étaient MM. 1827). que je avait dans le temps On m'assura qu'il l'aînée à la céleste fait la cour [Virginie]. des petites filles le fils aîné de M. depuis. de Rémusat. peintre. Tracy. paraissait me le menteur le C'est ce semble. prétendants et encore a beaucoup d'esprit plus qui une du fameux c'est d'affectation. A côté se M. petites-filles un Gascon froid. l'avocat Dupin (fripon En comme tel dès connu 1821. de Rémusat ont des fort et. épousé distingués A côté de M. Charles de leurs Rémusat. Ces gens-là des heures et avaient le privilège de parler Je les entières à M. important Mlle Virde mes compatriotes. il publiait 1831 déjà une brochure malheur d'être louée avait le par qui avéré et de moi M. .

qui depuis dans l'Inde. patron Un contraste avec ces deux parfait frères avec le lourd jésuites. Dunoyer. tempsla moindre et. Chilpéric. Son frère. mérite de rendre leur véritable orthoaux et graphe Clovis. avec c'était le jeune Rémusat. en était Sous conséquence. là.VICTOR JACQUEMONT 59 adorai avec toute la vivacité de mon âge en 1821 et un ans (j'avais vingt à peine la duperie du cœur). C'est M. Un vice de l'a fait aveugle. Les ayant bienpour tôt devinés. Il a publié un volume moins sentimental sur des l'organisation communes de France en 1200. il n'avait pas logique. de pour souffrit un notable déchet. Jacquemont pas . misanthrope. dans ce et. Guizot. avait prétexte qu'il beaucoup d'esprit. il a près de six pieds. Victor était alors fort maigre. préfet de Vesoul en 1830 et probablement s'est vendu à ses comme son appointements. Tracy L'aîné de ces frères a publié une histoire sentimentaliste de la conquête de l'Angleterre Guillaume. mon enthousiasme M. le musqué Victor a voyagé Jacquemont. M. Thierry autres fantômes des de premiers temps notre histoire. de par Thierry l'Académie des II a eu le Inscriptions. bien collège plus le cœur et la jésuite (pour conduite) quoique ultra libéral comme devint l'autre. ne voulait se donner M.

de Tayllerand aux offerte par lapins consul alors depuis premier Napoléon. avait le défaut d'aimer Victor beaucoup a femme d'un Mme Lavenelle. je un Victor me semble me trompe peut-être. la homme de distinction. et le grand le vieux métaphysicien que l'anecdote de la chasse Victor contaient à M. qui espion la francs de rente et avait 40. dans une cœur n'avait Son défaut. à trancher six semaines. et songeant déjà du Louis XIV 1. grande plus ce comme un connaisseur (pardonnez-moi un beau cheval dans un poulain voit mot) a encore les jambes mois de quatre qui Il devint mon ami. Le comme voyage la seule la vanité réellement porte que à la vérité. qu'un basse et subalterne envie pour Napoléon. une lettre m'écrit qu'il (1832) j'ai reçu l'Inde. du reste envie était Cette l'unique passion M.000 qui des aux Tuileries de rendre compte charge la 1. Du laissât ouverte reste.60 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de raisonner. Ce vrai Français peine à raisonner à la lettre l'invitation regardait était une insolence. de tonneau et les cochons au bois de Bou- . le comte de vue chez jamais que j'ai indicibles avec des plaisirs C'était Tracy. Les lapins logne. et ce matin engorgées. de Kachemyr.

En un à Milan. en culottes d'Hilliers Telle n'était pas Mme Baraguey du même bientôt genre. passion. un et d'ailleurs sans nul comme parchemin sans sans et surtout esprit. et Mme Aresi. crispe mon oreille.LES PROPOS LIBRES 61 actions et du général Lafayette. Brignon ce min prenaient confident de monsieur de Lavenelle pour libérales. Telles n'étaient chez pas. massacrer tous les teau pour était si libertine. il m'a fait horreur dans la au 6e dragons. que je connus Mme Beugnot. de marcher au châne parlait jamais que Bourbons. 93. propos c est le Le comique. j'ai propos à l'émotion le de mélange l'esprit français. si amoureuse Sa femme acheva de de l'homme physique. mon comme le liège que coupe âme. qu'elle me dégoûter des propos libres en français. d'avance. un couteau offense est La description morale de ce salon . que général. possiles bilité d'être émue autrement que par de grenabelles cuisses d'une compagnie défilant dans le jardin des Tuileries diers de casimir blanc. Cette Mme Lavenelle est sèche capitaine. Mme Ruga horreur les libertins en mot. Comme on le toutes leurs idées terroriste en voit cet espion. de conversation en italien J'adore ce genre sous-lieutenant dès ma première jeunesse. la femme du bouche de Mme Henriette. BenjaConstant et M.

major d'infanterie. jusqu'ici. Les par regards voulaient dire Nous avions bien dit qu'un un bien peut-être ou trois que deux La charmante . On dirait n'ose qu'il pas net. la charmante Sarah M. ai J'y vu la joie causée sa mort. figures. souvent et a le malheur d'être trop poli à la tribune. il a été petiteparler ment de Napoléon. plusieurs fois blessé en Espagne sous il Napoléon. que le héros mais le héros vivait encore quand je débutai dans le salon de la rue d'Anjou. alors Tracy. a eu le malheur de voir en toutes choses le mal. de Tracy était colonel. Victor nationale. 1809. devenue si belle depuis et a si d'affectation qui. des de la garde. il parle Député. Comme son père. il revient un peu. dragons connu à Vienne en que j'avais beaucoup Mlle Louise. Louise fille du Letort. Victor de Newton. main de Waterloo. général Letort. Nous de fer. la barre C'est l'appelions définition son de caractère. Actuellement jaloux est bien mort. Sa mère. peu dans le caractère et en même tant temps est née la veille ou le lended'élévation. Brave.62 SOUVENIRS D'ÉGOTISME il n'y a plus peu longue. épousa fils du pair de France. Il y a huit jours (juin 1832) que le roi a le dissous d'artilLouis-Philippe régiment lerie de la garde dont M.

On ne leur faveur un certain prend qu'avec m'en Quand hameçon. cette maudite vous alliez être invasion. Sans ministre. l'hameçon fatigue Cependant en 1814. C'est ce défaut fait aux qui que je ne m'en prends pas hommes de mon d'avancement. excepté défauts de mon caractère. Admirableposition ment content surtout quand je suis à deux cents lieues de mon comme chef. au moment où Napoléon m'endans la 7e division. Mme la Comtesse voya femme d'un me dit Daru.UN CERTAIN roi ne HAMEÇON pouvait pas 63 faire ans dans ce salon. peu Cela. » J'eus préfet grande quelque lieu de croire de Touqu'il s'agissait louse. C'est là un des lié. J'ai vécu dix . je veux servir. aujourd'hui. reçu mais tous les jours poliment. n'empêche lise ce on n'y trouvera pas qu'on livre. J'oubliais un drôle de caractère de de lui plaire. de ville. ma main. je suis dans une inférieure. je négligeai devenu bourgeois une bonne fin. je une estime ou mais bientôt pêche deux. avec mes amis. donc si l'ennui J'espère que. elle se femme. bien ce le convenu. moins estimé. pas de la rancune contre les hommes. malgré que général Duroc m'a dit deux ou trois fois de mes talents le content pour militaire.

Cet je arrangement que crois Je d'années. paresseuse. fort timide. ne sais combien que l'amant Scheffer le peintre c'était qui était était de ville l'amant la campagne de CarM. par l'autre la ville. et bien faite. en sont convaincues. général de Mme de ou dix nièces les huit Un jour ce que c'était lui demandèrent Montcertin une « C'est elle répondit l'amour que dont on accuse vilaine chose quelque sale. de le galant faire J'aurais dû auprès n'était cela Mme Montcertin.64 SOUVENIRS D'ÉGOTISME fit Montcertin Mme de 1. général aujourd'hui du du corps fait garde bonnel. (Note de Colomb. la soirée. effroyable peur une chose et comme Mais je la regardais en Elle se vengea un être. Laubépin. grande avait tout à fait dominée l'habitude. disgracieux pour a duré l'autre. et il est très vrai que. je jamais et avait hommes deux s'en tenait à ses de devenir une grosse. elles de chambre. fois les femmes et. qui s'était Lafayette. ennemie. mon 1.) . dangepas car elle n'aurais reux réussi. le colonel. un être léger. de toute je ne lui parlais vent. quand » on les chasse. non pas comme semaine fois par trois ou quatre répétant Elle fou. l'un amants deux pour l'un aussi la campagne. presque que j'étais fort soufaisait le thé.

) Mme de Tracy. Sarah de sa (Madame femme. un moine avec auteur. Tracy. et son fils Georges Washington des EtatsLafayette. Mme la comtesse de 63 Tracy. le comte de Tracy. mon un fils. du Mémorial. . Il fallait saluer aussi le grand M. 60 ans le général Lafayette. M. Entre les quinze ou vingt petites-filles de M. et un modèle de la beauté jeune brillante. de Lafayette ou leurs amies. avait amie. sent. (Vrai citoyen Unis de d'Amérique.LE DIVAN BLEU 65 où elle moment m'offrait du thé. ans M. parfaitement pur toute idée nobiliaire. qu'au La quantité de personnes il auxquelles fallait demander de leurs nouvelles en entrant dans ce salon me décourageait tout à fait. Victor de né vers 1785 Tracy. Avec cette elle a des idées arrêtournure. délicate un peu et anglaise. nourrit. qu'il Toujours préil dit huit ou dix mots soirée. de Laubépin. par Je Mme de pris longtemps Georges une religieuse Lafayette pour que Madame de Tracy avait retirée chez elle par charité. presque toutes blondes au teint éclatant et à la commune (il est vrai figure que j'arrivais étaient en bataille d'Italie) qui rangées sur le divan il fallait saluer bleu. trop maigre) deux Mmes de Lafayette et filles. Georges de Laubépin.

M. Dans ce temps-là. M. malgré pieds dans ce salon. célèbre le père Cabanis. fille de filles au moins Mme de Maubourg. fermée ber. des anciennement à l'adorable simplicité à été intendant bonnes Allemandes. au fus chassé la diable par leries. de Tracy paraissaient me mena chez rue des Vieilles-Tuielle. en avait ou six. de Cabanis et sa fille. Lafayette. haute Madame six et cela fort aimable. pour aux yeux et au caracque j'étais parlants et plus tère décidé des belles Milanaises. j'avais italienne. debout.) Sagan (Silésie) du été l'ami intime M. bien Qu'on juge de la chambre avec un feu d'enfer.66 tées avec SOUVENIRS D'ÉGOTISME si elle était comme aspérité ou cinq elle avait Or. du el du dont le livre Rapporl physique ma bible à seize ans. assez sur ce défaut Je n'insistais pas de chez le feu me chassa physique . quatre janséniste. de Tracy avait du matérialisme. j'en toute chaleur. (J'ai et à Brunswick. Une la délicatesse de nerfs et dedans dix chambre fermée personnes me un assises suffisaient donner pour tommalaise et presque me faire affreux. avait été moral. parfaitement à dormir accoutumé moi. Il m'a cinq ans pour les unes des fallu dix distinguer toutes ces blondes disant autres figures mais des choses convenables.

si proprets. espèce Ce mulet est un cheval arabe que je chez M. etc. unique Thurot. petite politique ménage. bourgeois. la comtesse temps-là. c'est la sculpture. bien méticuleux dans toute sa de Le but. brave Je connus chez Mme Cabanis un honnête mais bien bien étroit homme. d'élan. auteur Dupaty. prétendu sculpteur. professeur était d'être membre de l'Académie des InsPar une contradiction criptions. j'étais un peu en ce temps-ci. M. M. de Tracy ne me l'a J'aurais un mot pu dire de Tracy. pardonné. pour si convenables. de grec. dans ses idées. voulait se marier elle un épousa petit danseur avec une bien perruque soignée. Le dernier des métiers que ce brave ces Parisiens si soignés. homme. cheval se morfondait dans un coin pauvre de l'atelier. Ce voyais beaucoup Dupaty. Il était difficile d'être et convenable. si poli. Dupaty. malgré pieds. M. plus plus vide de chaleur. M. DUPATY 67 Madame jamais à Mme Cabanis. d'imprévu. sur une de mulet. effroyable. du Louis XIII de la place à cheval Royale. Dupaty me faisait grand accueil comme écrivain sur l'Italie et auteur d'une histoire de la Peinture. de M. mais en ce à et même gauche plaisir .M. était de plus très il aurait dû rester militaire.. Mlle ses six Cabanis.

Tout de là serait émigré qui sortirait impifusillé. Thurot me Un jour. ma aliénai tous deux par réponse « Dès que je serais au pouvoir. mais ultra libéral.68 cet SOUVENIRS D'ÉGOTISME sans homme. armées. . M. Cela nous à bientôt sa femme. quarts pas dans les déparsont morts. pas qui ne se mouchait vanité à ménager quelque qui songer distance influer à mille lieues de pouvait nomination à l'Académie. qui. je les exilerais ou trois tements des et deux Pyrénées ou cinq voisins. pour plus » pardon. de Tracy et M. me les demandèrent ma je politique. je jamais que par parlais trouva imprudent. Ils pourraient choisir un par dans les pays Mais s'ils étrangers. je réimdéclarant les livres des émigrés primerais un pouvoir a usurpé qu'il que Napoléon Les trois n'avait en les rayant. vendus en non à morceaux. pensions francs an. laquelle bourgeoise me ne force. au moins six mois queraient. séjour couraient le monde de intriguer. toyablement « Leurs biens rendus par Napoléon. deux mille et trois mille de mille. supérieurs deux Les de émigrés jouiraient arpents. était sur sa lia d'abord. pour de l'année. Je ferai cerner ces quatre deux ou trois départements par petites bivoual'effet moral.

elle me dit au milieu de son salon « J'ai un mot à vous dans un condire. je semblais étiolées la politesse de Paris. que je ne suis pas beau. et surtout l'excès avec d'imprudence lequel elle vit en moi le Huron je me livrais. là. avant d'en venir nous nous Mais. un baiser sur la bouche. Thurot et de Tracy figures de ce s'allongèrent pendant l'explication atroce à ces petites âmes plan. Les . ment il n'y avait elle me donna personne. L'extrême bienveillance de cette jeune femme m'a consolé de bien des irréussites. parlant toujours de beaux liée avec tout ce qu'il hommes. Une par femme admira mes jeune présente idées. de (roman Voltaire). je le lui rendis avec ardeur.CONSOLATION 69 de MM. Si eu la prudence de point j'eusse lui faire elle comprendre que je l'aimais. ment de occupée parure. Je partis le lendemain et tout finit là. A l'un de mes départs de Paris. passage qui duisait à une antichambre heureuseoù. Le fait est que je ne l'aimais oublier pas assez pour Elle l'avait oublié. » et. jamais Elle était extrêmement extrêmecoquette. Je n'ai été son amant tout à fait. un peu ne soit J'arrange pour qu'elle reconnue. en eût probablement été bien aise. de brillant dans les loges de l'Opéra y avait Buffa.

disait de moi. Je logeais à cent n° 63).70 SOUVENIRS D'ÉGOTISME on dit comme années. Hôtel des Lillois. de la colère de là. tout le mal à ma demande. Police est ce que ici un ministre de la Avoir doux dans les amours. c'est Céline de la chose Le piquant que de l'espion. d'ailleurs des propos atroces On n'a que pas idée elle dit Un jour l'on apprend. l'air désapprouver. ni de ni d'approuver. de plus je trouve de Paris. plusieurs parlâmes fidèleracontait Elle me en Champagne. au n° 47. que » un bénéfice. qu'on ment. de a dit M. Beyle a un voilà « Ah qui Tracy vient Mme Pasta habit on voit neuf. elle avait un ton Elle avait charmant. si froides. de Tracy bêtise Cette plut liaison cette publique pas pardonnait cette actrice avec (autant qu'innocente) célèbre. assiduité ailleurs heure A quelque que mes soirées chez Mme Pasta se terminassent. vis-à-vis (rue Richelieu. me le propos qui rapportait de mon elle-même était jalouse peut-être chez Mme Pasta. l'espion M. Ennuyé pas soufort contrarié de m'ouvrir du portier. chez M. d'avoir ne me M. loger . heures du matin. à trois vent je finis par hôtel le même dans que Mme Pasta. j'allais de la Bibliothèque.

avec Marquis. aux les épreuves de l'Amour. au et je corrigeais. rant l'idée de Métilde tous les sens.DE L'AMOUR 71 Quinze jours diminué après je me trouvai de 70 dans le salon de Mme de Tracy. qu'une caprices. apprit que je passais ma vie chez une actrice. quarante mille francs de rente. à Milan. par hasard. Métilde. conduite. j'entendais prononcer le nom de Métilde. à cette n'est suite de époque. jusqu'au silencieux. C'est un livre écrit au crayon à Milan. dans mes intervalles lucides. parfaitement aveugle Pendant tout un été. j'ai joué au pharaon jour. yeux. par Je môntais dans ma charmante chambre. J'aimais non la passionnément pas mais la musique musique. Le salon de Mme Pasta était le rendez-vous de tous les Milanais venaient à Paris. ravi d'entendre et respiparler milanais. Les hommes de lettres disent « Dans SOUVENIRS D'ÉGOTISME 7 . J'étais à tout cela. Cette idée finit de la peut-être guérir. je n'ai jamais ger. Par eux qui quelquefois. J'eus le plus tort de ne pas consulter grand mon amie Mme de Ma Tracy. Y travailler à Paris me faisait voulu l'arranmal. les larmes troisième. colonel. chez Mme Pasta. de uniquement Cimarosa et de Mozart. je serais parvenu à me perdre.

j'admire de M. si le seul but d'un qu'en non une idée de est comprendre faire faire sentir. être vrai. quelques une ceci comme écrivant Mais peut-être. la de Régence. je fais ressemblanl. aux sûrement sots. Magendie le baron où M. Je plairais presque ainsi la d'arranger si je peine prenais du présent morceaux bavardage. avant de ce siècle serait dans comédie.72 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avoir des penon peut les pays étrangers. peut de ce style académique. Gérard de la Révodu siècle Un des caractères ait point c'est tion n'y qu'il (1789-1832). » Oui. de Saint-Jean-d'Angély. à mon séance. à trente par lettre. pages insu. un certain sans succès de degré grand de charlatanisme même et d'impudeur . un livre on ne sait faire sées ingénieuses. La préface chez M. en même temps s'il espère d'émotion. Lemontey que (avare. ce miracle des les trois dont une société dans quarts effrontés aussi des charlatans sont acteurs M. de Lemontey. je veux Or. par dont M. vraiment le style académique. nuance donner quelque bonne n'est que pour La règle française l'Hisloire exemple un livre d'histoire. le comte connu beaucoup j'ai modèle un pour passer Beugnot). Quel tout. le comte ou Regnault que M. livre France.

M. Un jour. M. beaucoup petite pieà demi-bossue. le seul exemple à moi connu de non-charlatanisme les se mêlent parmi gens qui d écrire. le libraire me Bossanges fit offrir d'un cinquante de ses exemplaires si ouvrages non je voulais. Mais ceci se en 1826 ou 27. pas charlatan. C'est. nécessaire d'un chef de parti. traité avec Mme mépris à sa par mort Condorcet. ne fut (ce femme qu'une à plaisir phyallait chez une sique). Fauriel amant de Mme Con(l'ancien avec M. grièche Mlle Clarke. Mérimée dorcet). J'avais connu chez Mme Cabanis un homme n'est qui. seulement faire un bel article mais encore d'annonce. Je fus scandalisé et prétendis faire l'article un seul pour Bientôt exemplaire. M. et moi. certes. Fauriel n'a-t-il aucune réputation. passait Revenons à 1821.M. Fauriel. Aussi M. le faire insérer dans ne sais je quel journal où alors (pour en quinze jours) j'étais faveur. FAURIEL 73 décidé. de Lafayette seul est au-dessus du charlatanisme ne faut qu'il conpoint fondre ici avec l'accueil arme obligeant. C'était une Anglaise de l'esprit. le dégoût de faire ma cour à des faquins sales me fit cesser de voir ces journalistes et j'ai à me reprocher de ne pas avoir fait l'article. qui avait .

j'aimais Byron. prenait pour qui Machiavel. mois connaissances de ces mes premiers de Mme la comtesse à Paris. de mon retour à la même hauteur. qu'alors un me homme Un fin. alors M. me dit d'Italie. de laquelle je cessai son parti. beaucoup goûtait qui vite chez mena bien mon me mérite. de Guillaume. était au moins Tracy . de cette dame. Je étourdi. que j'arrivais parce vous « Ne voyez-vous que pas avec Mme Belloc ? votre temps perdrez Mlle avec Elle fait l'amour Montgolfier avec de beaux horrible monstre (petit » yeux). de la conquête qui. dont bien me fâche. faisait Je fus frappé et le beau la pluie temps.Fauriel de toutes au-dessus à une immense hauteur. Mlle Clarke an Au bout d'un à la suite d'Allemand me lit une querelle et Monsieur de la voir. de l'amour et encore plus chose. prit Fauriel. mon retrouvai Mademoiselle Clarke. là. Fauriel. fus et de mon machiavélisme. amour et de mon prétendu pour Mme Belloc. du chamois les cornes sec. mais on ne saurait dur et tortu. Peut-être en est-il quelque ou deux.74 SOUVENIRS D'ÉGOTISME un esprit comme le nier. de Mme Belloc de la superbe (femme figure étonnamment ressemblait du peintre) qui à Lord beaucoup. s'élèvent et Victor Jacquemont MM. j'y de l'histoire auteur ami Augustin Thierry.

MA VIE 75 Au ou scandalisais fond. J'étais un monstre ou un Dieu. Alexandrine. Le raisonpar la littérature nement à perte de vue sur cette matière. d'enfance. c'est ces deux êtres ne comque absolument rien à la théorie du prenaient cœur humain ou à la peinture de ce cœur et la musique. mon ami juste. moiselle Clarke croit fermement je que suis un monstre un monstre d'immoralité surtout. époque Levé à dix heures trouvais à je me dix et demie heures au café de Rouen. les conséquences à tirer de chaque anecdote nouvelle et bien forment de prouvée. bien loin la conversation la plus intéres- .) Le mal. Encore toute la société de madeaujourd'hui. je surprenais toutes mes connaissances. St-Jean. Le lecteur sait à quoi s'en tenir allé fois chez les filles. raisonnable. où je rencontrais le baron de Lussinge et mon cousin Colomb ( homme intègre. je n'étais qu'une et l'on se souvient de mes succès peut-être de cette fille d'une céleste auprès beauté. 24 juin Voici ma vie à cette 1832.

je quittais le moment affreux de la journée Lussinge moi. que j'estime tant. me l'a enlevé nombre femme. Nous prenions et par les quais. j'accompagnais bureau. J'avais en les restes de 1821. devient l'esprit pareset le mouvement du cerveau. ferais-je pas mieux de me tuer ? me Tout m'était disais-je. Mais sa l'Isère). Le mariage et zet. pénible impossible. encore. grands Puisque ne ne je puis l'oublier. Mon ami l'excellent Crozet d'enfance. de café et deux à son Lussinge les Tuileries par arrêtant à chaque brioches. nous marchand Quand d'estampes. pour par chaleur de cette chercher grande année. surtout la province vieillissent étonnamment un homme. d'années. d'être devient et bientôt rare. Crodommage Quel que s'il eût habité Paris. de conde ce genre pas non plus le goût versation. la commençait J'allais. depuis de notre amitié. en chef du de (ingénieur département excelle dans ce genre. tasse au café de Rouen. avoir Après notre excellente savouré. jalouse Quel être supérieur M. . Par la suite il's'est trouvé pour n'avait que Mérimée. à force seux.76 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sante moi. l'ombre et un sous de fraîcheur les peu marronniers des Tuileries. à charge.

cinq originaux cotoie le chevalier d'hôte. pour heures arrivaient. sombre. pièce. je niais. yeux de bœuf. peu tous se ressemblaient. plus Quand rencontrais le nom français je correspondant dans un livre. chefs-d'œuvre ne faisait me que rappeler vivement Brera et Métilde. pour je voyais Le Louis avec ses gros XVIII. Enfin. je vois que j'ai conservé un souvenir triste et offensant moi de tout ce que alors. espèce qui . je Lussinge. Libéral plaît trouvais les libéraux outramoi-même. ennuyé. le brave gué. les lisais aux Tuileries et souvent je je baissais le livre à Métilde. Barot. J'allais au musée avec un billet que m'avait La vue de ces Lussinge procuré. geusement Enfin.MA. Tout ce qui qui à Paris me faisait horreur. de couleur. cinq je volais à la table d'hôte de l'hôtel Bruxelles. VIE cette 77 la d'Italie passion pour peinture fait écrire sur ce sujet en 1816 qui m'avait et 17. anglaise. traîné lentement ses six par gros rencontrais sans chevaux. je changeais J'ai bien de souvenirs de ces jours. me faisait horreur. particulièrement J'achetai de Shakesquelques pièces édition à 30 sols la peare. je que cesse. pour songer L'intérieur de ma chambre solitaire était affreux moi. l'élégant ou six de table Poitevin. de retrouvais fatiLà.

petit-fils à trente ans à rescélèbre. fort à la mode et rempli de poussière. excellent d'un avare garçon qui. Je ne parlai pas son homme assez Un beau-père. pour un rencontrais de mes amis Là. commençait l'autre. plus M. gendre Kensinger. jaune frappa. première des leurs bourgeoises rivales. maigre. ministériel et maire de Strasriche. Il y et bavard me grand. élégants des filles de la classe et garde. Alpy aide de camp autrefois je reconnus du général Michaud et qui allait chercher les bottes du général. . d'un antipode il devint c'est tard chien. rendez-vous des des officiers de la subalternes. des sceaux. je le revis là colonel et de M. pour de la promenade au boulevard de Gand. bête. Barrai. avait un peu du feu sacré de Jean-Jacques ses phrases en faveur des Rousseau dans Bourbons la table trouvait plates que toute et ridicules. garde l'avait connu à Besançon. à ce colonel ni a bourg. Etonné. Cet homme officier autride la grâce. LusCourvoisier. je le comte de bon et d'enfance. célèbre. le café était encore un Après bon moment tout au contraire moi. Etre dans ce lieu-là.78 SOUVENIRS D'ÉGOTISME d'industrie subalterne de d'un côté et le conspirateur A cette table d'hôte M. élégantes était un supplice moi. avait la tournure. singe le dîner.

M.

DE

BARRAL

79

triste passion. M. de semble, Barral, ce avait au ayant qu'il jeu, lui et le je prêtai quelque argent je forçai à partir Son fort pour Naples. père, lui faisait une de homme, galant pension 6.000 francs. Au bout de quelques de années, Barral, retour de Naples, me trouva vivant avec une actrice charmante, qui, chaque soir, à onze heures et demie, venait s'établir dans mon lit. Je rentrais à une heure, et nous avec une froide et du soupions perdrix vin de Champagne. Cette liaison a duré deux ou trois ans. Mlle Bayreter avait une fille du célèbre le marchand amie, Rose, de culottes de peau. le célèbre acteur Molé, avait séduit les trois filles charsoeurs, mantes. L'une d'elles est aujourd'hui Mme la marquise de D. de chute Annette, en chute, vivait alors avec un homme de la Bourse. Je la vantai tant à Barral qu'il en devint amoureux. Je à la persuadai Annette de son vilain jolie quitter agioteur. Barrai n'avait exactement francs pas cinq le 2 du mois. Le ler, en revenant de chez son avec cents il francs, banquier cinq allait sa était en gage montre, dégager qui et jouer les cents francs lui quatre qui restaient. Je de la peine, pris je donnai deux dîners aux parties belligérantes,

sentir En

des atteintes ce me 1810, tout perdu

de

cette

80

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

chez aux et enfin Véry, Tuileries, je perà Annette faire suadai de se l'économe du comte et de vivre avec lui des sagement cents francs donnés le cinq par père. il dix a ans ce Aujourd'hui que (1832), y dure. Barrai Malheureusement, ménage est devenu riche il a 20.000 francs de rente au et avec la richesse est moins, venue une avarice atroce. En été très amoureux 1817, j'avais d' Annette jours pendant quinze après lui avais trouvé les idées étroites quoi, je el parisiennes. moi le plus C'est pour grand à l'amour. remède Le soir, au milieu de la du boulevard de Gand, poussière je trouvais cet ami d'enfance et cette bonne Annette. Je ne savais leur dire. Je que d'ennui et de tristesse les filles périssais ne m'égayaient point. vers dix les heures et Enfin, demie, Mme chez Pasta le pharaon, et j'allai pour le d'arriver le et j'avais chagrin premier d'être réduit à la conversation toute de de la Rachel, cuisine mère de la Giuditta. Mais elle me parlait milanais; quelquefois avec elle quelque nouje trouvais nigaud, vellement arrivé de elle Milan, auquel avait donné à dîner. Je demandais timidement à ces niais des nouvelles de toutes les jolies femmes de Milan. mort de Je serais plutôt que

LE

PHARAON

81

d'euxquelquefois, Ces soirées mêmes, parlaient. faisaient dans ma vie. Enfin le époque dans pharaon commençait. Là, plongé ou gagnais une rêverie je perdais profonde, trente francs en heures. J'avais quatre tellement tout soin de mon abandonné honneur que, quand je perdais plus que ma disais i n'avais dans je poche, je qui Voulez-vous monte chez gagnait que je moi ? On répondait si figuiri Non, ? Et je le Cette ne payais lendemain. bêtise, que me la souvent donna réputation répétée, dans d'un Je m'en la pauvre. aperçus, l'excelaux lamentations suite, que faisait il lent le mari de la Judith, Pasta, quand ou me trente trente-cinq voyait perdre les yeux francs. Même avoir ouvert après sur ce détail, je ne changeai pas de conduite. nommer Métilde ils m'en

mais

que que vont annoncer vous vous journaux que êtes brûlé la cervelle. Je ne sais comment trop j'eus l'idée d'aller en J'écrivis à Angleterre.CHAPITRE 6 une date sur j'écrivais QUELQUEFOIS un livre et l'indicaque j'achetais tion du sentiment qui me dominait. il me n'avait à moi répondit qu'il plus cent francs. M. vers 1816. à Milan. je crois. à Grenoble peut-être. je Ma première idée de Londres me vint ainsi en 1821. J'avais de que vingt-six l'argent je ne sais où. le fis venir et je partis. de me donner une M. . Un jour. l'idée tous les Brougham.) de me dit — Quoi plus désagréable. et ensuite entrer dans votre vie chercher les privée pour motifs ?. chancelier et bientôt sera d'Angleterre. mon banquier. Cela est à dégoûter de se tuer. qui mort à force de travail. de suicide avec le célèbre je parlais lord Brougham (aujourd'hui Brougham. lettre de crédit de mille écus sur Londres. Peut-être dates dans trouverai-je quelques mes livres.

. par Cette idée de me promener en mer me séduisit. envie de mettre cela j'avais à cette ma tombe. Je pensais chaque jour bien croyant que je n'aurais inscription. Le seul écrivain lisible moi pour était me faisais une fête Shakespeare. à mon premier kespeare voyage en Angleterre. répondis-je. Je n'avais rien vu de Shaen 1817. je de le voir jouer. Je tranquillité que voulais une tablette de marbre de la forme d'une carte à jouer. Mozart et Shakespeare. que de prendre l'habitude d'aller se promener sur avec les bateaux mer. Je n'ai aimé en ma vie que avec passion A Milan. pêcheurs ? Un de gros on tombe à la mer jour temps. de dans la tombe. accident.84 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de plus Quoi simple. Cimarosa. sur en 1820.

mai 1800. trouvé les j'ai désire ma passer sur une barque . 18. suis arrivé à Milan en je cette ville. j'aime les plus grands là surpeines. Mori il Mozart de è anni. Quest' scrisse. vieillesse et mourir.INSCRIPTION 85 ERRICO MILANESE BEYLE Visse. Là je premiers plaisirs. cette inscription Je hais Grenoble. Shakespeare aucun N'ajouter signe ment faire plat. graver en caractères majuscules. anima amo Adorava Cimaroza. de balancé Que fois. aucun ornesale. Là j'ai trouvé et les plus plaisirs grandes tout ce qui fait la patrie.

à la poésie de Legouvé. jour menai Je m'enbonheur. j'ai tenu aux romans de Tout ce ressemble qui MM. en 1821. même Si . je n'y faisant fuis au bout d'un quart d'heure. ce genre. le premier Je sortais Quand après était à la musique française jointe l'esprit allait me faire l'horreur jusqu'à français.86 solitaire me disais Hic SOUVENIRS les ondes par avec délices D'ÉGOTISME du lac de Côme. personne. Mme de Genlis. je laisse la dans le cimetière qu'on place je prie au Montmorency. Je l'abhorj'abhorre vaudevillique. Longueville Par au théâtre sa loge Feydeau. rais bien français plus L'esprit dans les théâtres de Paris trouvais que je faire m'écrier me allait presque jusqu'à Canaille! haut Canaille Canaille tout acte. Campenon. me donner en faire des grimaces et specdonna un Mme de me tacle. d'Andilly. m'inspirait horreur. Mais surtout je pas rien de rien de d'autre monument. je caplabis frigus opacum faire cette de quoi tablette. près exposée désire n'avoir levant. la Treneuil. parisien. Jouy. et faisant vœu de des grimaces ridicules de deux ans ne pas rentrer à Feydeau ce serment.

tout plat le monde ainsi. mais sans aucune idée d'amour terrestre. fois Je rejuge. J'aurais dû ne pas repousser le renouvellement de connaissance avec Mme la comtesse Berthois. a raison de lui ou de qui moi. je vois sur le bord de aujourd'hui que j'étais l'intime amitié. ce me semble. J'aurais dû être l'ami. En pense 1821. J'avais son amitié mon de conrepoussé par peu fiance. ou pour mieux dire de la vie de Paris. avait alors soixante-trois ans. profondément dégoûté SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Ce fut. S . Cette femme adorable et de moi aimée comme une mais comme une ex-jolie mère. dû demander des conseils à j'aurais Madame le comtesse de Tracy. Londres. II en concluait doute M. Lussinge se moquait de mon insupportable orgueil ma haine convulquand je lui montrais sive. J'étais au désespoir. à chaque que je relis sa critique. femme. Un s'est critique qui moqué de moi un tout autre sentim'inspire ment. Je ne sais si j'aurais réussi alors comme mais clairement amant. de que sans ou M. non. J'étais dégoût pour aveugle. en septembre 1821. non l'amant de Céline. Je n'avais que je partis pour que du Paris.DEGOUT 87 Rien de plus à écrire en 1832. Campenon avait fait une Jouy de de sanglante critique quelques-uns mes écrits.

guère Parmi les deux me complimenteurs. Ce complimenteur si moi surtout. cinquante ans. grand et fort bel ressemblait étonnamhomme. ment à Mansuetus. Je regarde et mes comme j'ai toujours regardé ouvrages des billets à la loterie. Jupiler encore fou du sentiment j'étais qui m'avait fait ans le écrire. répondu. j'aurais J'allais à Londres chercher un remède au et je l'y trouvais assez. réponse me trouver bien et bien gauche peut-être Je suis accoutumé orgueilleux. je trouvais. défauts. Et le fait et peu compliment nous ne savions dire. Assez souvent dans la société. réimprimé Pétrarque sur son latin de comptait poème l'A frica et ne songeait à ses sonnets. des gens venaient me faire qui compliment sur un de mes avais fait ouvrages j'en bien alors.88 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de Je trouvais tous les me voulu un être autre. Les pièces de Shakespeare et l'acteur Kean furent (prononcer Kîne) cet événement. flattèrent. que nous Ces complimenteurs s'attendant parisiens. Je n'estime que d'être en 1900. quatre auparavant. . de L'un. En 1821. Il fallait spleen mettre une colline entre moi et la vue du dôme de Milan. à quelque de devaient vaudeville. à paraître le contraire de ce que je suis. commencement du second volume de l'Histoire de la Peinlure.

et fit mon obligé parler bonheur. Il s'appelait di Fiori et se trouve le aujourd'hui cher de mes amis. commandée le duc d'occupation de par Dans la Wellington. bien qu'il ne fut pas chevalier je m'étonnai d'industrie. Se trouvant avec un auteur franil se crut de çais. ne parlait de sa bravoure. visant à faire calembour quelque célèbre.ÉDOUARD EDWARDS 89 bel homme avec l'afféterie des parlait lettres de Voltaire il avait été condamné à mort à Naples en 1800 ou 1799. Nous plus avons été dix ans sans nous alors comprendre je ne savais comment à son répondre petit à la Voltaire. jamais Je trouvai M. s'il est possible. vais sur le pavé de Londres sujet et commissaire dés guerres. suite. dans l'armée je crois. qui tout avec une vanité pius que française. Il pouvait avoir environ trente ans et Edouard ancien s'appelait mauEdwards. superbes. tortillage Le second avait des complimenteur cheveux blonds anglais bouclés. travaillant les pour journaux. J'avais sur le paysage compté . quand j'appris avait été mauvais sur le pavé qu'il sujet de Londres. Le pauvre Edouard Edwards avait une autre il était naturellequalité ment et brave. et sans la retenue française. parfaitement Tellement naturellement se vantait de que lui. Edouard dans la diligence de Calais.

90

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

a rien de si plat m'amuser. Il n'y pour la route moi du par moins) que (pour etc. Ces Montreuil-sur-Mer, Abbeville, au blanches se dessinant routes longues ondulé un terrain loin sur platement mon malheur sans le bavarauraient [été] d'Edwards. dage de Montreuil et la les murs Cependant à me rappelèrent tout faïence du déjeuner fait l'Angleterre. un nommé Nous avec Smidl, voyagions intridu plus ancien secrétaire petitement d'Etat M. le conseiller des hommes, gant connu chez Mme NarFréville, que j'avais 4. Ce pauvre rue des Ménars, Smidt, dot, avait fini être d'abord assez honnête, par M. Decazes l'envoyait espion politique. d'Aix-laaux eaux dans les congrès, et à la fin, intriguant Toujours Chapelle. de facteur changeant je crois, volant, Smidt me rentous les six mois, un jour de et me dit que, comme contra mariage il allait convenance et non d'inclination, duc la fille du maréchal Oudinot, épouser a un régiment de Reggio, à la vérité, qui, à l'aumône de et demandait filles, tous les six mois. Louis XVIII cher lui mon ce soir, ami, Epousez tout dis-je surpris. Mais jours j'appris, quinze M. le duc Decazes, apprenant que après, malheureu-

CALAIS

91

la fortune de ce pauvre Smidt, cru obligé d'écrire un mot au beauMais Smidt était assez bon diable père. bon et assez compagnon. A Calais, fis une sottise. Je grosse je à table d'hôte comme un homme parlai un an. Je fus très qui n'a pas parlé depuis de bière gai. Je m'enivrai presque anglaise. au Un demi-manant, capitaine anglais à fit petit cabotage, objections quelques mes contes, et en je lui répondis gaiement bon enfant. La nuit, une j'eus indigestion la de ma vie. terrible, première Quelques Edwards me avec mesure, dit, jours après Calais chose très rare chez lui, qu'à j'aurais dû vertement et non gaiement répondre au capitaine anglais. l'ai commise Cette faute horrible, je envers une autre fois en 1813, à Dresde, M. fou. Je ne de depuis manque point une telle chose ne m'arriverait bravoure, dans ma jeunesse, Mais, plus aujourd'hui. Toute fou. quand j'improvisais, j'étais mon intention était à la beauté des images de rendre. L'avertissement que j'essayais moi comme le de M. Edwards fut pour chant du coq Saint-Pierre. Pendant pour le deux nous cherchâmes capitaine jours tavernes dans toutes les infâmes anglais ces sortes de gens de près que fréquentent ce me semble. la Tour,

sement s'était

92

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

Le second Edwards me dit jour, je crois, avec et même mesure, politesse élégance met de « Chaque nation, voyez-vous, certaines à se notre manière façons battre à nous, est etc. » Anglais, baroque, etc., Enfin le résultat de toute cette philoétait de me de le laisser sophie prier parler au capitaine il y avait dix à parier qui, contre cent, national malgré l'éloignement les disait n'avait pour Français, qu'il nullement eu l'intention de m'offenser, etc. Mais si l'on se battait, Edwards me enfin, de se battît à suppliait permettre qu'il ma Est-ce vous vous f.z place. que de moi ? lui dis-je. Il y eut des paroles mais enfin il dures, me convainquit avait de sa part qu'il n'y de zèle et nous nous remîmes à qu'excès chercher le capitaine. Deux ou trois fois, sentis tous les de mes bras se hérisje poils ser sur reconnaître le capimoi, croyant taine. J'ai m'eût pensé depuis que la chose été difficile sans ivre Edwards, j'étais de de et de bière à gaieté, bavardage Calais. Ce fut la première infidélité au souvenir de Milan. Londres me toucha à cause beaucoup des promenades le long de la Tamise vers Little Chelsea là de (little chelsy). Il y avait maisons de rosiers petites garnies qui furent moi la véritable Ce fut la pour élégie.

HYDROPHOBIE

93

1. fois que ce genre fade me toucha première mon Je comprends aujourd'hui que malade. J'avais âme bien était toujours à une horreur hydrophobique presque La conversade tout être grossier. l'aspect tion d'un de province grosgros marchand sier m'hébétait et me rendait malheureux la tout le reste de pour journée, par Durand le Charles riche exemple, banquier avec amitié. de Grenoble, me parlait qui donné Cette d'enfance, qui m'a disposition tant noirs de quinze à vingtde moments si revenait avec force. J'étais cinq ans, conmalheureux les figures j'aimais que l'état dans nues. Toute nouvelle,qui figure de santé alors m'amuse, m'importunait. à Tavistock Le hasard me conduisit l'hôtel des C'est Covent-Garden. Hôtel, viennent à aisés de la province, qui, gens ouverte Londres. Ma chambre, toujours avait dans ce pays du vol avec impunité, huit de large et dix de long. Mais, pieds un en revanche, on allait dans déjeuner avoir cent pieds de long, salon qui pouvait haut. on trente de large et vingt de Là, et tant voulait tout ce qu'on mangeait sous voulait (deux qu'on pour cinquante
1. En 148e Reçu cinq page. hier 20-24 juin 1832, jours, 1832. juin Rome, de une lettre Cachemyr, j'en juin suis ici, 1831 id ,de est Vicà

la

tor

Jacquemont.

nom aussi à quelque disgracieux. Il n'y avait ni affectani fatuité et bruyantes. De 1826 à opposé 1832. 25 juin. à lire machinalement les jourJ'appris naux au fond ne m'intéresanglais. Je trouvais là tous les matins une trentaine de bons Anglais marchant avec et avec gravité. beaucoup l'air malheureux. ou l'on devant vous un l'infini. heure. l'angle à Tavistock.94 SOUVENIRS D'ÉGOTISME On nous faisait des beefsteaks à shillings). . j'ai bien malheureux sur cette même de place Covent-Garden au Ouakum ou Hôtel. 1826. Ensuite venait le thé pour cuire toutes ces viandes. qui saient Plus en été point. je n'ai eu de malheurs. Le déjeuner me faisait tounon une heure ou deux jours passer pas comme une mais une bonne diversion. françaises Cela me convint. qui. tard. pas On ne donnait encore point Shakespeare le jour de mon arrivée à Londres j'allai à Haymarket ce me était semble. Ce salon s'ouvrait en arcades sur la place de Covent-Garden. moins malheureux j'étais dans ce salon. Lion. plaçait morceau de bœuf rôti de quarante livres avec un couteau bien tranchant.

RICHMOND

95

l'air malheureux de la salle, assez. je m'y She Io comédie de sloops conquer, m'amusa infiniment [Goldsmith], à cause du jeu des joues de l'acteur faisait le qui mari de miss s'abaissait [Richland], qui c'est un le des pour conquérir peu sujet de [Fausses Marivaux. Une Confidences] fille à marier se déguise en femme jeune de chambre; [ce] beau stratagème m'amusa fort. Le jour, dans les environs de j'errais souvent à Richmond. Londres, j'allais Cette fameuse terrasse offre le même mouvement de terrain que Saint-GermainMais la vue de moins en-Laye. plonge haut sur des d'une charpeut-être, prés mante verdure de grands arbres parsemée vénérables leur On n'aperpar antiquité. au du haut de la terrasse çoit, contraire, de du. sec et du Saint-Germain, que rocailleux. Rien n'est à cette fraîcheur égal du vert en Angleterre et à la beauté de ces arbres les couper serait un crime et un tandis besoin déshonneur, qu'au plus petit le d'argent, vend propriétaire français les cinq ou six grands chênes qui sont dans son domaine. La vue de Richmond, celle de me ma Windsor, chère rappelaient les monts de Brianza, Lombardie, Desio, la le sanctuaire Como, de Cadenabbia, Malgré amusai

ouvert.

96

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

où se sont mes beaux Varèse, pays placés beaux jours. ces moments de J'étais si fou dans aucun bonheur souvenir que je n'ai presque tout au date distinct quelque pour plus sur un livre nouvellement acheté, marquer, où l'avais lu. La moindre l'endroit je fait si je relis remarque marginale que le fil de mes ce livre, jamais je reprends Si je ne trouve aucun et vais en avant. idées un le travail est souvenir en relisant livre, à recommencer. assis sur le pont Un soir, qui est au bas les de Richmond, de la terrasse je lisais c'est l'une Mémoires de Mme Hutrhinson
de mes

en dit un homme Bell moi. s'arrêtant droit devant vu en C'était M. B. que j'avais à Milan. chez Italie, Jersey, Milady cinM. B. homme très fin, de quelque de la être sans ans, précisément quante était admis bonne ( en compagnie y les classes sont marquées, Angleterre, des comme aux au Indes, parias pays la Chaumière Indienne). voyez Avez-vous vu lady Jersey ? à la connaissais Non trop peu je dit que vous et l'on Milan autres, voyaun à êtes perdre geurs anglais, peu sujets la Manche. la mémoire en repassant Mister

passions.

DÉGOUT idée Quelle Etre reçu reconnu me ferait ne que pourrait réception la plus Vous n'avez Allez-y. froidement, beaucoup me faire empressée. pas vu

97

n'être de plus de MM.

pas peine la plaisir

Hobhouse, Brougham ? Même réponse. M. B. avait toute l'activité d'un qui me demanda de diplomate, beaucoup nouvelles de France. Les de jeunes gens la petite bien élevés et ne bourgeoisie, sachant où se placer, trouvant partout devant eux les protégés de la Congrégarenverseront la Congrégation tion, et, par les Bourbons. l'air occasion, (Ceci ayant d'une au lecteur bénéprédiction, je laisse vole toute liberté de n'y pas croire.) J'ai cette placé phrase pour ajouter mon extrême tout ce dont que de dégoût me donna cet air je parlais apparemment malheureux sans on n'est lequel pas considéré en Angleterre. M. B. Quand comprit que je connaissais M. de La Fayette, M. de Tracy Eh me dit-il avec l'air du plus profond vous n'avez donné étonnement, pas à votre Il plus d'ampleur voyage dépendait de vous de dîner deux fois la semaine chez lord chez A. chez Holland, lady lady.

98 — Je

SOUVENIRS

D'ÉGOTISME

n'ai dit à Paris pas même que je venais à Londres. Je n'ai qu'un objet voir les de jouer pièces Shakespeare. M. B. m'eut bien il Quand compris, crut devenu fou. que j'étais La fois au bal j'allai première que mon d'Almack, mon banquier, voyant billet me dit avec un soupir d'admission, — Il ans, monsieur, y a vingt-deux que travaille aller à ce où vous bal, je pour serez dans une heure La étant divisée bandes société, par un bambou, la grande d'un comme affaire la classe homme est de monter dans supéet tout l'effort rieure à la sienne, de cette classe est de l'empêcher de monter. mœurs Je n'ai trouvé ces en France fois c'est les généraux de qu'une quand l'ancienne armée de Napoléon, qui s'étaient vendus à Louis à force XVIII, essayaient de bassesses de se faire admettre dans le salon de Mme de Talaru et autres du fauSaint-Germain. Les humiliations bourg vils ces êtres que empochaient. chaque Le jour rempliraient cinquante pages. Amédée de s'il écrivait Pastoret, pauvre ses en aurait de belles souvenirs, jamais a raconter. Hé bien je ne crois pas que les jeunes leur droit en 1832 gens qui firent aient en eux de supporter de telles humiliations. Ils feront une bassesse, une scélé-

Kean. ne paraîtra les jeunes plus que parmi gens nés à Paris. Probablement le bill de réforme (juin va faire en la 1832) cesser. J'eus une obligation à M. Cette tout de la bassesse. veut. assassiner ainsi à coups le c'est ce est d'épingles.OTHELLO ratesse. c'est un voyage délicieux. moments d'attente de la queue me rappelèrent vivement les beaux de ma jours nous nous faisions écraser jeunesse quand . il m'apprit à revenir de Richmond à Londres par eau. par mépris. d'une pas. mais si l'on se faire 99 commise en un jour. le. doutais en 1821. qui hors de nature pour qui n'est pas né dans les salons de 1780. fabrique que qui ne me pardonna de n'avoir jamais pas donné à mon Je ne me plus d'ampleur voyage. 1821. Je faillis être écrasé avant par d'atteindre mon billet de Les parterre. Angleterre. B. qui supporte femme d'un cordon bleu (Mme de Talaru). ressuscités de 1804 à 1830. on afficha Olhello Enfin. Et Louis-Philippe prend trop peu de consistance pour que de tels salons se reforment de longtemps à Paris. abjection que à mon de 1826 les j'ai comprise voyage dîners et les bals de l'aristocratie coûtent un argent fou et le plus mal du dépensé monde. de gens tels M. B.

à mon admiraplus je fus tout tion pour Kean. La politesse des hautes classes de et France. que je ne connaissais que les de mon de par hyperboles compagnon Edouard Edwards. larges pieds. dans ces affreux n'est qu'engagé passages la colère m'eût donné une force et quand à celle de mes voisins supérieure que je me dis Tout est ce soir plaisir impossible moi. . ne serait mais fat bien pas Kean. Nous nous dîmes mots quelques bienveillants sur les peines n'étant passées en colère. Je l'excusais facilement: s'il fût né riche ou dans une famille de bon il ton.100 SOUVENIRS D'ÊGOTISME 1800 en voir la pour première représentation de Pinto an (germinal VIII). de mauvais ton. Heureusement. quelque froid. Il voyage paraît que Kean est un héros un crâne d'estaminet. probablement d'Angleterre. à peine les avec fait le coup gens qui j'avais me avec l'air bon d'épaule regardèrent et ouvert. sottise de ne acheter pour Quelle pas d'avance un billet de loge dans le parterre. La tête d'idées ce remplie littéraires. de planches le frottement des garnis que des patients a rendues habits parfaitement lisses. Le malheureux veut un billet à qui Covent-Garden est dans des engagé pasde trois et sages tortueux.

Grand Dieu Comment est-il possible d'être aussi comment insignifiant peindre de telles gens Questions me faisais que je l'hiver de 1830. affaire était grande la peur leurs cheveux que de arrangés à former un bourrelet façon d'un côté du front à l'autre ne vinssent à tomber. à voir. M. me Je suis un peu (For découragé par le manque absolu de dates. Les Anglais. je crois. différents des nôtres les mêmes pour mouexprimer vements de l'âme. que je m'attends on annonce quand chez M. Le baron de et l'excellent Lussinge . M. et l'use si elle existait proscrit hasard. un monstre dans le salon de Mme de d'énergie la Trémoille. L'imagination se perd à courir les dates au lieu de après se figurer les objets. Améqui à sa rique doit être suite. ont des gestes peuple fort fâché. de Syon ou tout autre homme du jeune Saint-Germain.) Mon en voyant plaisir fut mêlé Kean. de Tracy.KEAN 101 toute énergie. faubourg Et encore n'étais je en 1821 pas bien placé de toute pour de ces juger l'insignifiance êtres étiolés. de Syon. de beaucoup d'étonnement. vient chez qui le général est allé en Lafayette. pendant en étudiant ces Alors leur jeunes gens. Parfaitement par et parfaitepoli ment de toute tel pur est l'être énergie.

J'ai vu ses bas aucun elle. déguenillé. comme raison. j'allai prier ma douleur mée d'épargner pendant quinze me Quinze mois. temps ou cent il se livre jours par quatre-vingts rejoindre y était-il à Londres avec venu . n'ai goût pour sur sa français jambe (en garaude. ou. sens J'avais du bon ne faut pas manquer. plus près de faire Il a le du bonheur. Je les méprise plus que petit chez eux n'est les autres la mode pas un il mais un devoir sérieux. C'est ce qui m'est que j'aimais Mme Azur et Mérimée. désespoir pendant quatre MériLe désespoir diminuant. parlant goûts niquer les ai rende mes maîtresses à mes amis. je sentis heures de des le ridicule quarante-huit Le travail de l'ouvrier pauvre anglais. j'ai de l'ami rendu ma maîtresse amoureuse réellement.102 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Barot vinrent me Lussinge peut-être moi. je jours. engagea C'était un à prendre un valet de place. je dus amoureux. l'amour. répondit-il. plissés de Grenoble). et fait les choses avec Barot règle qui nous un négociant. fat anglais. à tout ce qui n'avait rapport pas pour certains sur-le-champ souvenirs. J'en arrivé pour fus au jours. est bien tout Italien. auquel plaisir. commuJ'ai un talent malheureux pour en mes souvent. ce qui est bien pis.

enterré nos et morts. dis-je. de ce Qu'on juge m'arrivait qui le malheur quand j'avais de parler littérature. peu peur.PARADOXE 103 amusante plus qu'elle etc. Ils le nient. je cherche faire honte Vous pensez comme aujourd'hui moi. Mes me trouvaient compagnons fou tout à fait quand Le travail j'ajoutais exorbitant et accablant de l'ouvrier nous anglais de Waterloo venge et de quatre coalitions. en 1821. Mon paradoxe devint vérité à vue d'œil. et la réputation de mauvaise tête me reste. Dix ans à leur après. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. vie Barot et Lussinge me croiront une mauvaise tête. Mon cousin Colomb m'a cru réellement longtemps envieux. nous sommes malheureux nous n'avons de connaissances plus agréables. parce le que je lui disais Lascaris de que M. Dieu! Qu'était-ce. Vous avez lui mais raison. à Londres. Villemain était à dormir ennuyeux debout. nos survivants sont heureux les plus que Toute leur Anglais. Mes se moquèrent compagnons rudement de moi. le petit fat nous servait de valet qui de son place honneur prétendit national offensé. 9 an à une religion lui fait un d'autant . et sera bien commun en 1840. grand quand les j'abordais généraux principes Un jour de travail que Je parlais anglais. nous avons Nous.

dans vous nous me . quatre que admirablement pour disposé rosser des souteneurs matelots puissent à un en parlâmes nous Quand Français. pas.104 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Je ferai affaire. un quartier perdu. rançonnerait. pas me moquer Mes amis riaient. pour du fat. je ferai votre adressez Ne vous moi-même. Je le compris. montrant en nous le lendemain habitaient filles nos D'abord. jeunes Westminster Road. on vous à d'autres. avaient nous dirent ne donnerait un Anglais Jamais Savez-vous un tel qu'on piège. regarda. Ainsi. ? de Londres à une lieue mènera nous entre convenu que Il fut bien Barot Le soir n'irions venu. je me trouvais engagé de l'honneur Rien de filles. nous en le matin bonnes leurs grâces voulaient pas accorder et un shillings (vingtet leur thé pour vingt elles Mais enfin francs sous). ami anglais de ce guet-apens bien Gardez-vous nous dit-il. cinq cinq ou trois Deux Anglais consenti. — Monsieur. le marché etc. avait longuement Le fat qu'il ajoutait du thé nous faire donner marchandé pour filles ne Les levant. de plus une dans partie du les détails et maussade que repoussant fit essuyer nous homme marché que notre Londres.

un peu timides. Certainement. n'allez-vous que pas faire ici ? J'avais un dégoût sans l'ennui profond de l'après-dînée à Londres il n'y a quand de spectacle. avons armes. prîmes nous le pont de Westminster. jour-là. trois tout avoir étages entière. de haut. je ne serais m'attendais à voir pas entré je trois infâmes Elles salopes. très châtains. De la vie. pouvait qui. Lussinge jamais Nous un fiacre. Les meubles étaient de la petitesse la . étaient. menues. pointe Westminster Road ne m'aurait vu. après sur le point de verser dans de prétendues rues sans ce me le fiacre. trois avec de beaux cheveux petites filles. comme c'était le cas ce pas et sans la petite de danger. au centre de Paris. pavé. fort pâles. semble.WESTMINSTER Nous des ROAD 105 sommes lui dis-je. entre des jardins. sans l'idée du danger. n'osa venir. nous forts. Si vous avez été si brillant avec Alexandrine dans une maison charmante. passâmes le fiacre Ensuite nous dans des engagea rues sans maisons. jamais avoir été deux ou trois fois Enfin. je n'ai vingt-cinq pieds vu quelque chose de si petit. nous arrêta devant une maison à jurant. Barot riait. empressées. Barot et moi.

106 plus moi SOUVENIRS D'ÉGOTISME ridicule. exactement les meubles asseoir. tous les instruments de rire. si les choses se passent ici comme amants. pas de l'orgueil. et dit en français payons-les décampons. l'air faits des Nous avaient poupées. d'un éclat partîmes large. petits . de un peu de joie d'avoir quelque objet au Nous descendîmes luxe à montrer. Leur sur misère. être si humiliées. parlant. Nous ne que Barot eut l'idée de parler Heureusement du jardin. pour petit avec un leur cuve. à nous nous ne trouvions pas gros. le voir il avec des chandelles pour jardin et dix de avait de long vingt-cinq pieds Barot et moi. tique pour et Barot Il me Je fus touché dégoûté. étaient Là. et Barot est gros grand. — Oh nous avons un jardin. Elles vont 1 vous les connaissez Bah humiliées chercher d'autres Elles enverront bien s'il n'est ou leurs pas trop tard. France. filles virent embarras. Nos avions peur petites notre le leur s'accrut. filles. en ne firent aucune Ces vérités impression tous ces moi. pratiques. lui dis-je. direntmais enfin avec non elles. ces d'économie de domestique pauvres leur cuvier faire la lessive. savions dire absolument. pour de les écraser. appareil ellippetite brasser elles-mêmes leur bière.

porte. faite. ajoutai-je. Alors Nous le fat. pâle. appelez-moi la Je voulus de la lumière garder d'ailleurs si de ma nouvelle amie. que tout vous raconte cela. que nous vous rendons c'est je justice. pudeur voulut soumise et si bonne. me cria Si l'on vous assassine. Elle eut un mouvement me vit étaler bien elle marqué.WESTMINSTER ROAD 107 et bien vieux meubles bien propres fini n'avions m'avaient touché. n'y jamais de peur consentir. je fus renvoyâmes comme avec des amis tendres je que reverrais un d'un an. . petites séparations maison. sujet porte nous allâmes nous de soupçons quand des coucher. petite. qui était aula chambre monté au second dans dessus de la mienne. quand la de mes pistolets et poignard sur table nuit du côté du à la lit. placée opposé bien Elle était charmante. anglais les déconcerta Cela beaucoup. Nous pas avec intime de prendre le thé que j'étais elles au point de leur confier en mauvais notre crainte d'être assassinés. après voyage ne autre Aucune fermait. la preuve Mais enfin. tendait dans cette Barot. Mais à quoi eussent servi bonnes serrures ? Partout et de portes on eût enfoncé les avec un coup de poing Tout s'enen briques.

Je ne pensai.108 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Personne ne nous assassina. tranquille ( f ull of m'attendait. toute la journée. nous chercher le envoyâmes Lussinge par valet de en lui recommandant place d'arriver avec des viandes du vin. si je pouvais espérer que vous reviendrez ce soir. Les deux sceurs chercher envoyèrent une de leurs amies. qui me Barot et Lussinge vouparut long. Elles crurent nous nous que moquions nous leur dîmes nous d'elles. quand que reviendrions. siasme. quittes thé. amie. douce. lurent voir toutes les demoiselles effrontées alors le foyer de Coventqui remplissaient . Le lendenous les tînmes de leur main. mon me dit à Miss. Le spectacle snugness). froides. 26 juin. Nous leur laissâmes du vin et des viandes froides dont la beauté avait l'air de ces surprendre pauvres filles. Il parut bien vite escorté d'un excellent et tout étonné de notre enthoudéjeuner. la qu'à soirée bonne. part Je ne sortirais pas. Mais notre maison est des trop pauvre pour gens comme vous.

Paris qui me marquaient Je doute quelquefois que j'eusse cependant air du grand Ce qui s'appelle pu y réussir. que je n'avais que vingt avais eu trente-huit. comme semblait j'en mon extrait de le baptême. prouver trouver cette conde j'aurais pu essayer honnêtes de des femmes solation auprès de la sympathie. vâmes dans notre Quand petite virent déballer des bouces demoiselles les et de teilles de claret champagne. plus quilles Nous savions toute leur conduite. nous arriGarden. maison. Si en 1821. déjà véritable. fait Mme de Marmier ce qui monde. pauvres s'étaient Je croirais assez ne qu'elles vis-à-vis une bouteille trouvées jamais real non entamée de champaign. j'étais séjour finir mes reux quand je ne pouvais pas maison. que .CHAMPAGNE VÉRITABLE 109 et moi. déjà Ce qu'il c'est que pendant y a de plaisant. ans. champagne le bouchon du nôtre Heureusement. malheumon en Angleterre. heuelles furent sauta parfaitement tranleurs étaient mais reuses. de grands filles ouvrirent yeux. Barot Enfin. transports Rien de décent et décents. soirées dans cette réelle et fut la consolation Ce première au malheur intime qui empoisonnait On voit bien tous mes moments de solitude. que cela.

Une pour une fenêtre ouverte dans la chambre fois. voisine dont la porte était fermée me faisait froid. comme moi ? Je suis l'éprouvez-vous mortellement des choqué plus petites nuances. On connaître soipeut tout. Un peu plus ou un peu moins des façons du grand monde fait intéque je m'écrie rieurement ou du Bourgeoise poupée boulevard Saint-Germain! et à l'instant du dégoût ou de l'ironie je n'ai plus que au service du prochain. . La moindre odeur (excepté les mauvaises) affaiblit mon bras et ma et envie de jambe gauche. me donne tomber de ce côté. l'excessive irrilabililé nerveuse. j'ai toujours traité avec plaisir comme étant un monstre. autre doute. Mes médecins.110 SOUVENIRS D'ÉGOTISME à l'air différent de Mme Edwards me semble souvent damnable affectation et un instant ferme mon pour hermétiquement cœur. Mais c'est de l'égotisme abominable tous ces détails! que Sans et qu'est ce livre. Voilà un de mes grands malheurs. poli noble attentif toutes faubourg à garder les avenues contre le ridicule. excepté même « Je suis tout bien loin de croire » ajouterait un homme du connaître. été m'ont quand malade.

reprendre cachetées un aisément sans autre officiel trois heures d 'Imaplan ouvrage peine . pierre avec mes amis. que Montesquieu grossier paraît Je me trouvais si bien de mon à séjour Londres toute la soirée depuis que je en être mauvais pouvais bonhomme. que mais est une de l'égotisme. son et Barot. façon ce cœur humain dans la connaispeindre sance nous fait des pas de avons duquel des Lettres 1721. que Je occupé tjnin lettres me suis heureux en écrivant en facon quelque Je ne pourrais 1832). sincère. de Chateaubriand ? Si ce livre est au bout de ennuyeux. m'a jours mes gination. bureau. jour ceci. Villemain dans un article d'hier sur l'arrestation de M. d'achoppement Les Anglais 1. Le progrès est si étonnant quelquefois en 1. géant depuis époque de ce grand homme tant persanes que j'ai étudié Montesquieu.ÉGOTISME SINCÈRE 111 A quoi chose abominable qu'un égotisme bon étaler de la grâce de comme pédant M. appelé par ses affaires de Bacarat et de appelé par Cardes. Leur société m'était cependant fort Nous ne beauxagréable. Paris anglais. que je laissai repartir pour le baron. deux ans il enveloppera le beurre chez s'il on verra n'ennuie l'épicier pas. parlions pas ce qui a toujours été ma arts. et Le nuit à travail depuis quatre et aux ministres Je fais ceci souvenir.

le mauvais côté le baron de Lussinge pour le travail à voir Barot en tout.112 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le plus le peuple du monde sont. Napoléon. assez formions un voyageur complet. Quand je de francs famille a dix mille anglaise qui la cœur avec se battit dans mon rente de l'Anglais. du danger de mourir l'abîme côtoyés par oublient un instant de trade faim s'ils l'idée de chassaient Sainte-Hélène. à la l'être le est pour moi. l'idée de comme ils chassent Raphaël. vil et le plus . perdre propre et voilà tout. de Sainteles infamies que je leur pardonne Hélène. est au point le plus barbare. plus anglais absurbe à écouter. francs). vailler. martyre figuré Ces honnêtes sans cesse Anglais. Italien. Cela obtus. pour Le de Ségur Philippe gouvernement. fois. aperçu ayant goûts vendre au les il faut se satisfaire. la l'honnêteté de fus seul. pas. Ils ne les sentaient Certainement. de se serait le même. Allemand un un en le voyant. faire du comme à leur temps. et la moi pour la rêverie A nous trois connaissance de Say et de Smith (Adam). (qui pour francs livre d'acier valant douze une change de de ressorts en trois de livres quarts nous mille valant dix montres. démoralisation qui. complète des s'est que chers. je crois.

à tout de la responsachargeant jamais bilité avait toutes de son sort. retrouverai mes quand je pièces . parfaitement avec une femme française. en 1816. Chose effroyable Ce fut cette idée qui m'empêeffrayante cha d'emmener Miss Appleby à Paris. Mme Périer je crois. l'affecPour mon malheur. bon mal me rendait qui gré gré responsable de tout son bonheur à venir. Mme Périer les vertus et assez de raison et d'amabilité. en un mot Allemand bon. cet article de Londres (J'augmenterai en 1821. d'un J'aurais évité bien des moments noir diabolique. je voulais J'ai été sévèrement d'avoir donné puni à une sœur de venir le conseil que j'avais s'est à Milan. de ces deux s'il fallait désirer une idées. La fille pauvre chez je passais laquelle les soirées m'assurait mangerait qu'elle rien si des et ne me coûterait pommes l'emmener en France. me J'ai été de me brouiller obligé pour délivrer de cette huître ennuyeusement et attachée à la carène de mon vaisseau. me attachée à moi une comme huître. tation m'étant tellement antipathique. Terreur nettoierait l'étable qui d'Augias en Angleterre.MADAME PÉRIER 113 Je partis sans à cause du combat savoir. il m'est fort difficile d'être sincère. simple.

pleuvait me forcer était si pénible. . peut-être on un lieu commun lira mes bavarquand dages. A mes yeux. Je que je me souviens ne vis point ce spectacle atroce.114 SOUVENIRS D'ÉGOTISME avec les dates des jours où je les anglaises avais vu jouer. laquelle je voulais encore du combat. si paradoxale sera aujourd'hui. on m'éveilla. vérité. à huit Le lendemain. quand pauvres un ou un assassin en on voleur pend c'est l'aristocratie immole Angleterre. pendait huit diables. quand il à verse. chose à La heures. car c'est elle qui l'a forcé à être etc.) Un on annonça qu'on jour. Je passai la nuit à me dire c'est le que devoir du voyageur de voir ces spectacles et l'effet sur le peuple qu'ils produisent de son pays qui est resté (who has raciness). qui une victime à sa sûreté. Cette scélérat.

guidait toujours Par exemple Il y avait une fois un ministre de la à Naples guerre Michevaux. je pouvais trouver un peu de bonheur ou du moins d'amusement autre Cet autre part. A MON retour . vers le mois de il se trouva décembre. Lors de la Révolution. de Liège. C'est un beau a l'apparence garçon qui d'un Hollandais. qui s'appelait Ce pauvre officier de fortune était. arranger systématiquement Le hasard mes relations. II laissa à ses deux fils des pensions de la cour à Naples. rue de Richelieu. Je vois aujourd'hui que c'est savais parce que je qu'indépendamment de ce que j'avais laissé à Milan. je pense. II était flegmatique consumé de chagrins. Le chevalier Alexandre Michevaux dînait à la table d'hôte du n° 47. que je prenais un peu d'intérêt aux hommes plus et aux choses. Mais n'eus assez de bon je sens pas pour ma vie. on compte sur les grâces du roi comme sur un patrimoine. part était la petite maison de miss Appleby.CHAPITRE 7 à Paris.

prince royal depuis et des était Kings. comme pour dirigée d'une travaux sais ses étonnants Je de sa fenêtre. II le fit appeler la place de ministre d'accepter tutoyant. huit heures par jour. taire. le et Francesco. pour était Cette éducation ? sicien. régent méprisé plus de Michedu chevalier spécial protecteur en le et le pria. travaillé dixil a longtemps lui-même comme un Anglais. il n'avait le de déplaire comme courage pas hérédiet à un prince à une altesse royale Bientôt Francesco il alla à Dresde. qui de homme travailler ce beau jeune voyait du soir du matin à cinq heures heures cinq toute la et ensuite. pas dupe pour .116 en 1820. vaux. il était De ces travaux soirée. Michede laquelle à Dresde. goût tout à fait de n'être voudra. métaphypeintre. l'art chevalier resté au d'accompagner au et assez de bon piano supérieurement on comme ou de bon sens musical. effroyables. SOUVENIRS il était D'ÉGOTISME tranquille à Naples et royaliste. lui confisqua ses pensions. actrice de mes amies. que sais-je faire pièce à la logique. devenir musicien. je crois. ou le condamna à mort. vaux ne se souciait Cependant. du moins ou Sans aucun pour esprit disposition a été un bourreau le chevalier pour rien. l'exila. l'apathique nullement. lire à la peinture.

venir au café de Foy. où l'un de nous point avait le café le payait. nous qui perdu montâmes chez lui. 117 fouettée et des fanfaronnades de Dès voulait cet qu'il raisonner. accablé de fausse esprit faible. Le francs. Deux heures ne le voyant après. tombait dans les sottises les plus comiques. science. la misère de l'argent. La douleur y compris l'avait accablé. politique. chez lui. cet et triste doublé esprit flegmatique s'était mis à considérer toutes les misères. cinq qui ou moi le présentâmes lendemain. Un autre se serait tué à il se serait de mourir contenté quant lui. Au reste. II avait le scolozisme la douleur locale avait reaprès dîner. froid. les salons libéraux de Paris. réveillé. si à grand'peine nous ne l'eussions évanoui. En il était curieux. aperçûmes était l'ami Rien de plus qu'il préféré. surtout. Huit nous nous jours après. rien connu de plus je n'ai jamais et de plus absurbe que le libéral poétique italien ou carbonaro de 1821 à 1830.MICHEVAUX la crème Rossini. cependant plus malheureux moi. remplissait Un soir. Ce sort me toucha. Lussinge à Mme Pasta. Nous le trouvâmes évanoui de douleur. qui. Michevaux monta après dîner. . Barot lui que prêta cents ont été rendus. un peu par peut-être la réflexion voilà un être.

Je les l'un vis-à-vis de êtres ou tous les jours ai vus quatre pendant après cinq ans. simplement parlaient Mme sûr Je suis Pasta. avoir ainsi Ecrit à une douze œuvre après travaillé fait ma besogne officielle.118 SOUVENIRS D'ÉGOTISME deux ces rien de raisonnable que plus l'autre. pages dans un bout de . paa 30 juin 1832. 30 juin Dans 1832. soirée. a ans non seulement huit ou dix pendant les habité mais Paris. me donnant tout ce temps. qu'un magicien. je n'aurais pas été étonné. Je n'aurais d'imagination. que qui musique. ou du le rôle d'Apollon qui jouait général aux ballets de la délivré bel Espagnol vu la reine Caroline J'ai cour impériale. trois heures à nous soir ennuyer. la divine Murat et Borghèse princesse avec lui. y a été à la mode n'a eu trois de ce temps. jamais quarts d'amant français1. l'amour ne faisaient de voir pas qu'ils mais ensemble. où on lui présenta Michele temps venait le beau Lagrange chaque vaux. me mît à même la faculté d'être invisible. passer C'est ce d'elle sur son assis à côté canapé. de sauvage danser en costume les plus vides de la un des êtres C'est 1.

admirer tel morappris la première ceau. parfait et même n'est avee'Lussinge Barot.ÊTRE EXPRESSIF 119 c'est beaucompagnie assurément. pour moi. dire. pouvoir dire avec Boileau EL mon vers. de qualité. dit toujours D'ÉGOTISME. Le chevalier Michevaux avait des manières distinguées. probablement moins ne se fera niaise. coup Comme tomber dans une inconvenance de parole est beaucoup funeste à un plus homme ne lui est jeune qu'il avantageux de dire un joli la mot. SOUVENIRS bonne bien ou mal. expressif. presque élégantes. postérité. phrase d'être correcte. Les gagné de Michevaux façons me lièrent élégantes avec lui. La première tout qualité. A mes la première yeux. parfaitement Il avait la musique comme appris un savant de l'Académie des inscriptions ou fait semblant apprend le d'apprendre Il avait à persan. A cet c'était un contraste égard. moins pas d'idée de l'insipidité de la bonne compagnie. dans ce qui est noir sur du est de blanc. 10 . qui bon et brave qu'un de province garçon qui. quelque chose. Je m'aperçus bientôt c'était que une âme froide. hasard a des par millions. bien est d'être loin. était qualité toujours dans un son d'être dans une juste.

passade qu'une se de ma indignée. qui avais pour elle. elle. qui et des bas. mais de même à un sentiment nature. Elle natucaractère uni. premier sans sans a été. tant d'admide l'amour moi. que pour folle. bla de deux attention. pas assez été si elle eût d'amour. trop trop assez caressante. le successivement . vices. pût notre liaison. simple. Je vois aujourd'hui qu'elle ration pour raisonnable. que et plus sainte à la plus chose se soit bornée et de la sienne de ma part. faisant en n'y pas que j'usai Au bout de six ou huit mois. l'hôtel des de étage femme aimable occupa le et second étage. pas était froide. connu. défauts. je suppose Mais cela n'a pas se disait Mme Pasta que le sens commun chose Mais il en reste quelque toujours et Mme Pasta au troisième loger cette dont Lillois. m'affume craignant Michevaux. talent le plus et avec tragique grand rel. été Ce n'aurait continuer. jamais j'aie que homme de jeune habitude Par (on se en ans vingt que je n'avais rappelle que eût voulu d'abord qu'elle j'aurais 1821). justement part la mieux Il est donc fût brouillée. juste. bonnes ou trois calomnies.120 La se SOUVENIRS D'ÉGOTISME liaison avec Michevaux j'allai renforçant. à mes yeux. a eu des hauts un peu. dévouée amitié.

depuis Barkoff). La femme la plus à de honnête. pardonne pas l'idée avec une actrice. prêtait sommes le garantir quelques petites pour des pointes les plus dures de cette pauvreté. Cela arrivé m'était déjà à Marseille en 1805.LIAISON AVEC UNE ACTRICE 121 au bout de six ou huit mais. sut mes pion liaisons d'amitié avec Mme Pasta ces savent tout leurs gens-là camarades. pas . je ne sais quel héros de Voltaire Une Et nous pauvreté noble est tout ce qui me reste. pourtant des jaloux. de Perret. avait raison de ne plus vouloir phie me voir elle sut ma chaque soir. il Après procédé dire comme pouvait alors. la Giuditta. Je n'avais pas graifd esprit alors. T. M. jamais moment de colère contre Michevaux. l'esj'avais de la société de M. de Tracy. mais Mme Séraalors. quand liaison avec Mlle Louason femme de (cette tant Mme de d'esprit. qui au fond ma société la plus même respectable. par Il l'arrangea de la façon la plus odieuse aux des dames de la rue yeux d'Anjou. ans. le si royal de François. Dans la rue était d'Anjou. l'esprit toute idée de liaison est le plus laquelle ne de liaison étrangère. je suppose comme que en lui l'appelions italien. ces calomnies ont fait notre amitié est devenue que fort Je n'ai eu un tranquille.

Alors. quand de d'une gelée superficie je m'aperçus à De 1821 blanche. comtesse de L'excellente Tracy. vif. amour amitié et en l'excès en jusqu'au la folie de seize de froid. prenant par calculateur avec froid et résolution d'être salon. au bout il n'y a plus rien que glace fondante. with ver ces jours-ci 1832. que les Je vois encore prudent. Lady Angelica. d'œil.) J'allais mon dans . passés donner cœur mai. nuance je revenais Cependant une ouverture elle. avec une actrice. pardonna à sincère Je suis fou. de Tracy. 1830. le vieux M. premier au machiaen un clin ans je passe. tout le reste du Les En Italie. de huit vélisme de cinquante et. liaison ma ce qu'il tout y a d'amitié à la société Tracy. plus j'adorais ma sans moments de doux vie. parfaitement amitiés de qui plusieurs tiges rompues la rue dans allaient commencer d'Anjou. l'opéra. de froid. passionné.122 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne me le philosophe. avec pour d'Angleterre ami sincère un besoin d'être de cœur. jours. qui en la consensu se calma pur. je n'y ai plus été c'est-à-dire froid et machiavélique. que je de n'avoir amèrement me pas reproche ne me marqua aimée pas cette davantage. de m'arrivient encore froid (Cela parfait. compasalles de dans les se sont raison.

nom ne me fut point Mais alors. devenu une (salle j'étais de connaisseur. nommé me faisait Allemand. préjugés violemment d'étudier la mum'empêcha A seize. j'appris à chanter et à jouer de la du violon. jouer clarinette. espèce A dix ans. j'arrivai maire 99). j'ai qu'il trop à ce signe ma passion diminuait à mesure un peu de connaissance. faides sons me j'arrivai produire qui saient Mon un beau et bel maître. (10 novembre voulu étudier la Depuis. mon tous les père. Une grande passion pour deux m'entraîna ans. sait ? des cantilènes tendres. Qui jouer en il connaissait Mozart ? c'était peut-être Mozart venait de mourir. plaisir. Hermann. ce grand les mathérévélé. me venait qu'il me faisaient Les sons que je produisais horreur à la différence de tant d'exécutants ordre ne doivent leur du quatrième qui le soir. matiques pendant ne elles. quand j'ai était tard reconnu musique. à la de talent peu qui toutefois fait campagne. Je je pensai qu'à partis pour 18 où le lendemain du bruParis. qui avait de la religion et de l'aristocratie. De cette dernière façon seule.LA MUSIQUE 123 heureux à la A force d'être spectacle. plaisir qu'à l'intrépidité avec le matin ils s'écorchent les laquelle . Scala de Milan). successivement à sique. 1797.

était que je pusse écrire une page à quelqu'un. cette pas. En Italie discuter je pouvais avec le vieux avec le musique Mayer. à cause ouvrage de de l'édition. De 1814 à 1821. Un des étonnements du comte Daru. en Allemagne. en 1810. il acheta de Delaunay. compositeurs. et vous ferez au marchand en ne le plaisir à ce prenant pas prix. Son étonnement fut à quarante mourir de rire. métaphyne finirait sique jamais. trouvaient au contraire commun.124 oreilles écorchent à SOUVENIRS D'ÉGOTISME eux-mêmes. Oui. se vendait l'épuisement francs. Les le les exécutants. un petit de moi qui. et par grâce. avec les jeune Paccini. Mais ils ne se les car. me qui l'a dit. j'ai bonheur de à 1806 plus grand pour moi. Italie. C'est que je n'avais pas le sens comme si je parlais aujourd'hui politique à un sous-préfet. marquis Caraffa. dit le libraire. Est-il disait l'Académicien possible en levant les yeux au cet enfant ciel comme une ignorant carpe . Vicontini de Milan. digne des Inscriptions de 1828. adoré la musique et avec le Enfin. véritable homme de lettres de la tête aux de l'hébétement de l'Académie pieds. quarante monsieur le comte. qui fît plaisir Un jour. francs Comment.

je l'ai peu mes interlocuteurs chez tous jusqu'à grand mis à avoir où me suis je (1827) l'époque de l'esprit. de décrire Cet étonnement. que j'eusse de fusse moi. par quand y d'expression.etc.. honnête une femme Je suis comme qui Il était des . étage êtres eût des c'est qui Lillois. de des admirations Michevaux. le comte est la lune pleine presque membre de l'Académie française. le livre disait-il trop métaphysique. M. opposés. grands un il hasard. le cœur et moi. mais mais que j'en pu l'écrire. Daru. qu'il y mum'écouter je parlais quand pussent Il ne revint de sa surprise quand sique. yeux. incapable sur un diminuée un accord de septième ouvrir de lui faisait voilà ce qui piano.etc. etc. fort Et il les avait beaux. Les de bonne parfaitement la lune regardant gens antipodes.LES GENS DES ANTIPODES 125 foi.. pas fait une moi avait il sut c'était qui que assez Il approuvait sur brochure Haydn. que je viens ou trouvé au un petit long. peu avait. des sciences. nous regardions de côtés la nature.. croissant n'a pour petit lorsqu'elle qu'un clarté! se admirable disent Quelle nous. frapper l'auteur. associé de l'Académie de l'homme. Une voisine de la chambre était dont la jolie de l'hôtel des au second mienne.

mais jamais qui n'avait certainement été jamais prévue de ces opéras. C'est la courage moindre chose. je deviendrai et moins verbeux à mesure que je m'approcherai de l'intervalle de 1826 à 1830. seulement n'a été égalée. d'une façon non qui. souviens de tout comme l'esprit je me d'hier. Ma grande comme celle de tous affaire. je ne [puis] que très difficilement avoir du plaisir de la musique chantée pour dans une salle française.126 SOUVENIRS D'ÉGOTISME besoin de vaincre à fille j'ai instant cette d'honnête chaque pudeur homme a horreur de de soi. peutêtre il me fera tout abandonner. par les compositeurs la postérité élèvera Talma. que peut- se ferait . Je ne d'autre difficulté le prévoyais que d'avoir de dire la vérité sur tout. mon malheur me força à avoir de Alors. mes amis en 1821. Otello. Mme Pasta y jouait Tancrède. pour bizarre et surtout mauvais pour pour Français. Les détails me manquent un peu sur ces moins sec époques reculées. n'en était moins pas l'o péra buffa. Roméo el Juliette. Ce qui parler livre n'est fait d'autre chose pas cependant. Je ne prévoyais cet pas accident. Par une malheureuse disposition phym'a fait sique qui passer menteur.

pour de raisons et sans cesse renaispalpables santes. de Chéamplification être . commenqui à devenir et à sa çait général perdre par durée le caractère de peu respectable mode. Mme de Staël. flatteur. outre il avait encore d'esprit.. Je soupçonne que. et que retrouvée j'ai avec tant de peine chez l'admijusque rable et aimable Béranger. l'éclipse totale cette sensibilité enseindispensable pour mencer les succès.TALMA 127 si haut. probablement bas. Il fut neuf dans le Brutus de Voltaire et bientôt dans cette après pauvre Charles IX de M. etc. Talma donc fut servile. et. Le succès de Talma commença par de la il eut le le hardiesse courage d'innover. succès Talleyrand. de sa laideur occupée (si un tel mot que bête s'écrire de cette femme peut propos avait être rassurée. rampant. chose de Mme de Staël envers quelque plus continuellement et bêtement aussi qui. comprit aurait tout à à donner son qu'elle gagner cachet au succès de Talma. le prince de l'art dit. M. à Paris. avait l'âme il mais tragique. avait admirablement qui comme un de ses amants. peut-être. admirable) besoin. seul des soit étonnant en courages qui France. était si bête Lombait dans les affectaqu'il tions les plus ridicules.

simple être aller bien il eût pu loin. je pris connu bien au-dessous de cela. et à un point Il avait l'âme tragique un caractère étonnant. par exemple. l'ennuyeux royaliste j'ai connu. avant Heureusement Talma. Monvel dans aussi sublime Auguste que ici de toutes choses Je que parle (Cinna). en vérité. jeune qu'il plusieurs provoqua Je ne sais. Cette femme de le porter aux . (M. d'esprit parlant s'amusât à au public l'abbé Geoffroy). l'ai sa grosse voix factice et l'affectaMalgré aussi de ses poition ennuyeuse presque l'être en France qui gnets disloqués.128 nier. S'il y eût joint et le courage de demander conseil. il avait vouloir détruire sa réputation. vues ou du moins fort en vues et bien j'ai amateur du été passionné détail. avait l'idée et le courage d'innover. été dans les convenances de Mme de Staël élonues. où Talma fois en duel. à être ému avait de la disposition par les du troisième beaux sentiments tragiques ou les belles acte de l'Hamlet de Ducis actes scènes des derniers d'Andromaque de voir n'avait d'autre ressource que Talma. Un SOUVENIRS vieil et très D'ÉGOTISME mauvais acteur que et Naudet. ayant Théâtre-Français. qu'un pour souvent homme et écrivain. du si du innovateur fut choqué génie le Talma.

lis. un plaisir affectée d'avoir m'empêchaient de suite Talma. Prends. ou plutôt occupation pour l'imagination. Quelle frémis cela en 1805? Je pour penser presque d'écrire de 'tels blasphèmes aujourd'hui les deux idoles sont tombées. pas qui fait que je ne suis rien. Dans Mand'acteur comparable il était bien Romain lius. . On peut ne l'emphase penser que fût pas épargnée. en voyant pur cinq minutes A chaque il fallait vilaine instant. Le nom de Talma devint européen. gent moutonnière. la démarche tremblement des poignets. Le chant la grosse le voix. C'est avait de qu'il n'y pas moyen mettre là l'abominable chant du vers hardiesse il me fallait alexandrin. et le succès m'étonne et me rend stupide (Cinna). 1805. la La mélancolie et donnée vague par comme dans n'aura fatalité. je prédisais 1832. Je ne suis ce mouton. M'en arrivera-t-il autant avec la ti. alors la tête tue l'imagination. continu. jamais à Talma.BLASPHÈMES 129 se chargea aux sots quente d'apprendre en termes ils devaient de quels parler Talma. et Connais-tu la main de Rulile ? étaient divins. Œdipe. (1832) que en Cependant. Son abominable affectation devint de aux en plus invisible plus Français. choisir.

était bien fière. parfait. à croire Je penche circonsque cette tance de rester forcément dans longtemps la même ne donne ni facilité ni position . ce talent étant mêlé Toutefois. Je vois encore là. silencieuse Le soir elle était et impassible. Richard III et Othello. tragique avec le talent de chanter. En deux heures elle pendant elle passait deux heures sur son rentrant. par exemple deux secondes ou trois. à propos des Madones de de et de mademoiselle Raphaël Virginie Périer). Mme Pasta restait longtemps. Lafayette (Mme Adolphe qui avait cette beauté en un degré et dont suprême Mme la comtesse de sa bonne grand'mère.130 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Il n'y dans avait de parfait Talma que et son regard reviendrai sa tête vague. Mais le tragique dans une où femme. il était que sans Chez mélange. Je sur ce grand mot. elle. était. et mon cœur. l'oreille achevait l'émotion et commencée les par yeux. moi il est le plus touchant. pur. Je trouvai le tragique qui me convenait Il remplit mes dans Kean et je l'adorai. Cela a-t-il été une facilitation ou un obstacle de plus à vaincre ? J'y ai souvent rêvé. à pleurer et à avoir des accès de canapé nerfs. devant yeux moi. Tracy. je ne l'ai pour trouvé chez Mme Pasta et là. dans la même position.

Ils étaient plate en divins. l'âme pour de donner 131 de son di Lussinge. éternel de sujet discussion dans la manière dont elle avait Roméo à la dernière joué représentation. servis deux fois la et mille impromptu. tuel maître c'est une d'école. Reste Mme Pasta la difficulté attention à bien chanter. C'est l'histoire de la musique en France. De grâce. dans les sottises à cette occaque disaient sion ces pauvres de lettres gens français. fois aux lourds articles d'un supérieurs . lecteur bénévole. Le chevalier Michevaux. comprenez bien ce mot. et Fiori. et le savant des journalistes. des âneries Qu'on en juge que disaient. réunis notre admiration la gran par pour nous avions un donna. toute la tourbe des gens de lettres. L'abbé de bien loin le plus Geoffroy. Geofjournalistes On a réuni les feuilletons de ce spirifroy. tellement inférieurs à M. Sutton-Sharp quelques autres. réunion. 1822. semaine. dit-on. spirituel plus sans Mozart un faiseur de appelait façon il était de bonne charivari foi et ne sentait et Monsigny. et.ANERIES difficulté nouvelles. d'avoir un avis sur une obligés chose si au caractère antipathique la français musique. que avait Grétry qu'il appris.

meilleure font figure que les délipeut-être de Dans leur feuilletons cieux Geoffroy. je déjeunais temps. Féletz M. en un seul mois. pour prendre un journal la joie de trouver eurent qui leur maître. exemple. au café alors Hardy. tant il avait au bout papier vue basse. Hoffmann qui. à sa vue basse Talma C'était aussi que et qui montre ce beau devait regard vague une demi-concentratant d'âme (comme chose dès tion intérieure. par ayant il lui Hé bien. Elle n'avait Madame grand'pas âme à naturellement la grande peine jouer elle l'avait ainsi.132 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ou d'un M. je déjeunais pas mal. un mari économe raison. réunis. un café de la Basdes écoliers dans près ceux-ci de la tille bière. veut. faisant où il était maître. rognons où il avait Eh bien les jours brochette. à la avec de délicieux à la mode. ou si l'on Par elle était avare. que quelque l'attenne tire pas forcément d'intéressant tion dehors.) de au talent Je trouve une diminution Pasta. . la lecture des Il les faisait en entendant à la pension. ce que faisait leur apprit qu'ils en le souvent écrire portant voyaient la de son nez. prodigue. latins de ses écoliers thèmes entrer Un jour. n'y feuilleton de Geoffroy.

après. Gianonne. à Naples en se de distribuer 1799. à vingt-trois ans. damné à mort. di Fiori. Lui seul le savait et me l'a dit longtemps en confidence. faits de la pour dégoûter bienfaisance. a fait enrede un secours soixante-dix francs gistrer à une vieille femme envoyé (juin 1832). Modène. chargeait judicieusement les secours de Madame Pasta. comme deux qui ressemble d'eau au Jupiter congouttes Mansuétus. Et il réfugiés de bien de bien y en avait peu gracieux. que Quel regard il avait M. La reine de France.BIENFAISANCE DE Mme PASTA 133 est arrivé de faire distribuer deux cents francs à de pauvres italiens. . M. dans le journal de ce jour. le poète de par exemple. le ciel absolve.

.

apprécié SOUVENIRSD'EGOTISME. y a du plaisir du général de Mme de lord Foy. 11 OUTRE . contemporains. pour peu que ciel m'accorde une vie un peu honnête de ou quatre-vingts quatre-vingt-dix D'un autre il la parler côté. exagéré C'est la pire espèce en effet. hommes ou du moins ces êtres distingués mon bonheur a été de connaître et que ont avec moi qui daigné parler Du reste. Ce n'est que eu de l'esprit été depuis que j'ai que j'ai et bien au delà de mon mérite. un autre de découragement que choses hardies et que je n'avance qu'en tremblant seront de plats lieux communs dix ans ma le après mort. Je crois même me qu'ils trouvaient autre plus ennuyeux qu'un ils ne en moi peut-être voyaient qu'un sentimental. Pasta. de Napoléon et de tous les grands Byron. qu'il peu de ces grands hommes tant aimés que j'ai m'ont deviné.CHAPITRE 8 de de soi l'impudence parler ce travail offre continuellement. si le lecteur est envieux comme mes se console.

des de la compagnie Widmann. cinq actions de la générosité Il a des dit-on. aimé.136 Le SOUVENIRS D'ÉGOTISME M. mon idéal. le alors favori de On me croyait mon cousin. du prince cien aide de camp Eugène intime du comte en ami J'étais 1811. et. peut-être. sur en moi n'ont (j'ai Canova. j'en plie un enflammé de Gall) et esprit (système et capable de les comprendre. tique). lui C'est qui disait si naïvement à quatre .connaître Véronèse. me me Corner. capitaine de sa l'amant de Venise (j'étais gardes à l'aimable Widmann Je revis maîtresse). qui ne m'a En Widmann contraire. comte jamais Daru. à Milan. de fer et la légion de (croix Napoléon d'honneur). et au 1811. Mme Pasta. de Tracy. pas deviné une âme remsot: ce mot le cœur deviné) la bosse ai d'une rare bonté. Un des hommes qui ne m'a pas compris celui de tous à tout prendre. uniment tout où il me demanda Moscou. de Paul belle comme une figure Corner a mangé Le comte millions. général Foy. au caractère la plus rare et les plus opposées à la de l'homme du monde Quant français. croix de la main il a eu les deux bravoure. aimé le plus (il réalisait que j'ai bête a dit je ne sais quelle comme emphaanAndréa de c'est Corner. du royaume d'Italie. sénateur de le faire M. Venise. qui frappa fit.

lecture N. (La mative. and of Lamb who as sweeter de Pastoret. 1. voyant et la bataille d'AusNapoléon apprenant terlitz 1. le duc de Frioul pas même Il avait un (Michel Duroc). mais si Aucun affectés connus à l'armée que j'ai alors. M. secretary. à devenir chauve. Cet homme aimable était alors à Paris sans argent. L. des Français si braves. Pitt les succès de détrônés. n'aurait osé général dire Monbrun. commence à poindre. amusant. quand désabusé.ANDRÉA. le soir il se promenait quelquefois seul. commençant TouL lui à trente-huit à manquait ans.. un tel mot. tous les illustres malheureux les princes M. alors peu ivre. — seul défaut ai jamais que je lui vu.) note They Bourdonnays. cette E. mais cette comme pour qualité pour l'esprit il était bien loin d'Andréa Corner. du Palais-Royal. cependant naturel bien rare dans le caractère. le le par exemple général Caulaincourt. et c'est le Aussi. Yesterday mal écrite n'est fort qu'approxispeak of La . de D. etc. on est l'ennui l'âge où. CORNER 137 heures du soir le jour de la bataille de la Moskova « Mais cette (7 septembre 1812): diable de bataille ne finira donc » jamais Widmann ou me le dirent le Miglissini lendemain. un au milieu du jardin. Mme Malibran. C'est la fin de sombre. 1er juillet 1832.

ce qu'il à sacrifier sa amoureux mais amoureux. ensuite. de la Trésorerie. de M. sonnette et les Saint-Marc-Girardin les Léon Pillet. j'aie promeneur répugnance grande plus connaissances. de M. j'aie que il en a un comme fort Espagnol. successivement Il a. soir. de Martignac. Decazes. de MaiIl me mena cependant les plus des êtres l'un singuliers sonnette. connu. maigre. de Villèle. Au de M. ensuite vie. était moins celui-ci deviner de fois Bien des essayé j'ai totale voir une J'ai cru Maisonnette. je crois.138 SOUVENIRS D'ÉGOTISME 2 juillet 1832. vus noir. Le curieux. absence de logique et quelquefois une l'homme voulant tous pour le prudent que plus s'assurer un cola avait les matins. vif et la bravoure l'œil soirée trente en une écrire Qu'il puisse et verbeuses pour prouver élégantes pages sur un mot d'indication une thèse politique du lui expédie à six heures Ministre le que ce que Maic'est d'aller avant dîner. autres écrivains croit Maisonnette c'est que l'increvable. aimable. petit irritable. Il est à Paris. des à me donner . Lussinge. chez M. les avec a de commun Vitet. été écrit.

en écrivant si mot honneur et il lui souvent le loyauté. particuliers. le successeur de Voltaire. la religion. moi. Si quelquefois. utopies il était savoir les admirable. Tout cela fondé le grand axiome II faut vive. l'auet moi parlions de M. Maisonnette a peur des devoirs du citoyen comme de ceux de Dominique. fait pendant je l'aurais à heures du matin aller lever cinq pour Il chercher solliciter moi. de Jouy. il se lève et va chercher dans un de ses . Si ses j'avais chevaleresque pour l'avoir ennui voulu. F. rapports croit si fermement avec les anges que ministre des affaires M. il vient un s'en petit remords. se battre avec lui. actuel connu en à Berlin bien étrangères (de moi 1806 et 7). pour Gazul faits Un soir. Ancillon. un étourdissecapitulation à ment d'un remords petit qui demandait sur naître. que je Maisonnette n'a aucune idée des devoirs il regarde cela de comme je citoyen l'homme les de regarde. serait allé pour un sous le pôle. les Ne perdant son dans jamais esprit de constitution de bonheur public. Lussinge. alors teur à la mode. négligé par après six mois de suite. sage. acquitte son dévouement dans le for intérieur par amis. pour douté de son honneur homme qui aurait comme homme de société.MAISONNETTE 139 de conscience.

de ou vingt mille francs quinze que à cet homme si positif. d'un bourgeois Jouy naquit effronterie Etienne. des rédacteurs du Journal des aux on était scandalisé Aussi. Débats. se Là. et enfin tout court. pour appeler de Etienne de Jouy. n'avait la coquinerie Maisonnette pas lâche et le parfait jésuitisme profonde. à trouver Il ne fut deux minutes pas manière si cette d'une pièce. la lettre de nous eûmes admiré Quand de Jouy. de Jouy. petit quitta Jouy. pas peuvent Etienne Versailles. Maisonnette. Maisonnette l'adjudant général deux dit « Il est singulier coryque les du libéralisme de la littérature et phées » actuels tous les deux Etienne. cependant de dormir les empêchaient appointements comme les lauriers de Miltiade. donnait Villèle.140 SOUVENIRS D'ÉGOTISME volumineux recueils la lettre autographe M. de nommé . II devint réellement Jouy M. près il fit aller aux Indes. Doué de cette Allemands ne les française que pauvres ans le à quatorze concevoir. des Débais. Les gens de la rue des Prêtres le regarun ses daient comme niais. qui jurait avec la vertu farouche du libéral plaisante M. s'appellent à Jouy. de Jouy. E. de demandait aux Jouy par laquelle Bourbons la croix de Saint-Louis. M.

camarade cier. ils Entre M. de et le factotum l'amant de la préfète vérid'un homme Pontécoulan. préfet. de Jouy table esprit. je pense.M. même de son sur l'autel Brahma accoururent s'en aperçurent. M. plus tard capitaine. qui supprimèrent en et plus qu'ailleurs. homme. fort Il était servi. de lettres gens . de Sylla l'auteur de qui. est Ce la mendicité. Les Indiens et ensuite les poignets en armes. peu Quoique crois. brave. imbéciles qui régnaient la littérad'eux par il se mit à se moquer de mal que tous les a fait plus ture et leur si grassement des Débats. M. espèce à infidèle la rendre de trouva plaisant Dieu. ou point joli deux ou trois lui et dans Un jour. pays Belgique. talent l'intrigue pour de de la Préfecture secrétaire était général il était 1810. a il le fit colonel. de M. de Jouy Avant appliquât que il à la littérature. DE JOUY 141 un je représentant. éviter un temple dans entrèrent pour amis Ils y trouvèrent une chaleur épouvantable. de Jouy A la chute les de Saint-Louis la croix demanda la lui ayant refusée. vers Bruxelles Là. immense partout éminemment catholique. et lui. l'Inde. du grand homme. monter à son de la mort ami. de Jouy la prêtresse. put après encore. de vestale. et galope cheval son M. coupèrent deux l'offien scièrent la tête à la vestale.

lesse est rendue malheureuse (amaregiata) la de son âge mûr. livre si bien à l'esprit adapté des bourgeois de France et à la curiosité bête de l'Allemand.142 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ne leur ont fait de bien. par gloire extravagante Il la dictature partageait littéraire. grossier. vu celui-ci chez Mme Cuvier. Il a fait ces portier cependant jolis vers Où va la feuille de chêne ? Je vais où le vent me mène. M. de le font le que Jouy. pour donné l'avais . J'ai l'Institut. Il l'exil. beaucoup sœur de sa maîtresse. Il avait d'un l'esprit ivre. ou six ans. en payés. s'est vu et s'est cru. qui pas d'esprit M.-V. buste dans son de la maison des jardin Trois Frères. en avec un autre sot quand j'arrivai 1821. bien autrement M. les littérateurs romanDepuis 1829. la fureur des Débats contre 1820. n'ont même autant tiques. cela. A. de Jouy. Voir. le successeur de pendant cinq Voltaire à cause de il avait le dont. les fit la veille de son départ Le malheur avait personnel vie à cette âme de Je quelque liège. passer pour Collin de l'époque et sa vieil(Boileau). de la Chauspar son Ermite sée d'Antin. de amant de Mme Brac. Arnault. la Minerve.

par des couleuvres. beaucoup plus démie Jouy. la patience l'art d'avancer conduite. ces deux avait encore bras les qu'elle regardais me dit superbes. c'est que de autant avait que d'esprit M. quante-sept Je né sais les gens amants d'esprit. seul. . française. et en avalant en non finances. de noter les l'art de mais dans opérations confondent Les nigauds de l'Etat. et la plus vieille la plus à Mme Davillier.L'ART D'AVANCER 143 vers 1811. finances dont Mme d'Hilliers je choses. fortune — Je vous à faire par apprendrai casserez vous vous Tout vos talents. des pas connaissances. à l'AcaDaru M. sa mâle beauté de les restes vendait gentil. de des l'époque. et. bas. le nez. coquettes ennuyeuse bien est encore ou elle était plus Elle la comtesse Mme Baragueyridicule que tendre de cindans d'Hilliers l'âge qui. parmi de la fuir à ce titre si c'est que je fus obligé ce lourdaud Elle prit Mme Dubignon. d'ailleurs. des encore recrutait ans. chez et comme des requêtes) de Manon (maître lui disait de mes amies « Quoi 1 une femme » un être si laid dit-elle. Beugnot de lui refuser On ne peut l'esprit beauté. Je l'ai pris pour de secrétaire le triste Le bon. bien bien connu rampant. le comte reçut chez qu'il de M. son esprit.

des de petites vers pièces les jours de naissance pour de ces deux MM. pas Le Sénateur.144 SOUVENIRS D'ÉGOTISME assez pas la d'esprit pour Je comprendre. acquis en flattant ces magots. moi pour la volupté. je n'ai fait Le roi d' Yvetot. Mme N. Voilà ce que je n'ai mais jamais aussi fait. Je n'avais . souvent regardais cette vieille comtesse à cause des charmantes robes de Victorine qu'elle portait. qui l'auteur m'apprit d'une que chanson délicieuse et avais que j'adorais dans ma faisait poche. -J'aime à la folie une robe bien c'est faite. me donna ce goût.-D. La Grand'mère. le titre de grand poète si mérité) a dédaigné (d'ailleurs de flatter le gouvernement de Louis-Philippe tant de libéraux auquel se sont vendus. de Jouy vieux singes et Arnault et de l'effroyable Mme Davilliers. Jadis. Mme Baraguey-d'Hilliers je crois. de content d'avoir Béranger. M. Ce fut.-C. lié aux souvenirs délicieux de Cideville.

Le nous sur le soir. notre ami mais bien d'enfance. bonnes bouteilles de bière bien à fraîche. chaque soir en nous attendaient de été. nous versée et belle femme. Darbelles. M. pieds. Lussinge moi. rencontrions. Il nous du cours de ennuyeux. Maisonnette. voir sa mère rue nous Caumartin pour débarrasser de nous entrions chez lui. femme d'un séparée imprimeur et maîtresse de Maisonnette. parlait la science. mari. cet été-là. trois mille francs. Je parvenais à peu aux idées ne plus à Milan ou penser cinq pendant six heures de suite le réveil. Gebelin et voulait avancer par Il a été heureux d'une autre plus façon. était seul. Là. Là nous allions et souvent. à renaître un de ce monde. fripon l'avait dudit deux ou qui achetée. est ministre Il allait puisqu'il aujourd'hui. MAIS . homme de six boulevard.CHAPITRE 9 il faut revenir à un petit jardin de la rue Caumartin. Je commençais. par une grande Mme Romanée.

pour questions. je les douze sont 1° quelles plus jolies jours douze hommes les sont 2° quels femmes est l'homme 3° quel qui les plus riches me faire pendre. Decazes en faveur des Bourbons.146 SOUVENIRS D'ÉGOTISME moi. à broyer mon lit. parfaitement tous un comme dictionnaire. un precommode sonnette est bien pour et il sait mier ministre. rique de la naissance le jour à ses élèves congé il fit un pamEn du roi de Rome. à Paris. arriEn en 1821. phlet et le fit écrivain le lut. amour son foi dans fût de bonne qu'il un mot de Roi. sûrement. M. politique l'appela Maimille francs. le mot pour Quel pour avec enthousiasme me disait-il Français se levant et noirs et ses petits égarés yeux au ciel. que ce mot Le Roi de rhétoétait Maisonnette professeur il donna en spontanément 1811. amer je resencore Quelquefois pour du noir. distribué alors. . avec six Aujourd'hui. toudemande dans une vant ville. de cartes tous les dessous les petits faits. à Paris de 1815 de des intrigues politiques 1832. 1815. peut bien à mes assez Maisonnette répondait c'est L'étonnement moi. occupé tais dans de Maidans la bouche donc J'écoutais la manière de la sonnette description était seule chose réelle. dont le pouvoir.

aujourd'hui si connu. petits expresavaient un air le même et sion. Buffon. né. que incroyable Je me disais De qui se moque-t-on ici ? Est-ce de moi ? Mais bon ? Est-ce à quoi de Lussinge de ce pauvre ? Est-ce jeune homme en redingote et si laid avec grise son nez retroussé ? Ce jeune homme avait chose d'effronté et d'extrêmement quelque Ses yeux. Je ne suis sûr pas trop de son cœur. Je n'aurais pas comme Je ne Le Rouge et Le Noir. croirais avec nous tenons assez. Sa mère a beaucoup d'eset une raison prit français supérieure. et dont une lettre la reçue semaine m'a rendu heureux passée pendant deux 1. pu Made travailler 14 pages ainsi le à 2 juillet de un ouvrage 5 à 7.LE COMTE GAZUL 147 ce mérite faut voyais pas qu'il le voir. titude est bien rare le premier qui pour enfant. Cette théorie me semble confirmée par le comte Gazul. que de nos toute beaucoup mères. toujours cet air était méchant. mais suis sûr de ses talents je c'est M. Telle fut la première vue du meilleur de mes amis actuels. ce me semble. II devait avoir dix-huit jours étant en 1804. Je interroger pour n'apercevais cette manière de raisonner. et sans déplaisant. 1. plaisanterie à part sur l'incertitude incerpaternelle. d'imagination . le comte Gazul. Je ans.

maître. une fois d'attendrissement tible par la pludu sec dans la sensation Je trouve M.148 SOUVENIRS D'ÉGOTISME me semble elle son Comme suscepfils.esprit supérieur. presque la alors chez il me menait Clotilde. dire un orgueil voulez Vous supérieur. Quel pour de avait une Luce de Lancival jambe il eût du reste. danseuse Quelquefois première moi — je me troupour quels jours et devant sa loge à l'Opéra vais dans moi. Luce élève de Il était ma première connu dans jeunesse que j'ai M. tel était son goût Mais des êtres. rencontré de dire le grand service rendit me que j'aurais un . le faux. pas homme Ce brave le succès. sur j'escompte de la le temps du joli petit Dans jardin était l'élève de Gazul rue Caumartin. me Martial dit en riant Daru. ouvrages part l'avenir. bois et de la gentillesse . un provincial moment billait. croyait qui lui Mais je pardonnais stupide. abominable du plus rhétorique de se est bien étonné abominable Le mot le de au nom voir accolé Maisonnette. chez qui n'imprimait eussent ses quoiqu'elles tragédies. les arts dans tout. de l'Opéra. avant vandevillique de Lancival M. mais de des Gazul. tout. et se déshaelle s'habillait quatrième. an. meilleur le le brillant. de Maisonneuve.

il avait un feu tellement espagnol. avait une autre me il qualité qui recevait plaît vingtdeux mille francs du ministre pour prouver aux les Bourbons Français étaient que et il en adorables. trente. . Boucher. Maisonnette avait été l'élève de Luce. Il faut que j'ajoute chose quelque pour l'œil d'une femme honnête et si sage. Outre sa passion autant prodigieuse que sincère le ministre et pour sa régnant Maisonnette bravoure. encore 1860. mangeait avoir écrit Après douze quelquefois heures de suite. Je me c'est ainsi figure Dorat que que devait dans les arts. C'est ainsi Carrache qu'Annibal est élève du flamand Calcar. Il était cinq mais laid. les Franpour persuader Maisonnette allait voir çais. petit. penser Je trouve le mot c'est un de juste. une charEnsuite. oubliaient sa ne plus singulière voir la figure pour que sublimité du billet de cinq cents francs. des y aura-t-il tableaux de Boucher au Musée. qu'après trois ces dames visites. et Gazul est l'élève de Maisonnette.MAISONNETTE 149 mis un calembour dans une tragédie. un tel oeil s'arrête sur jamais ces pages D'abord cents francs en cinq c'est 1822. une femme honnête du à laquelle il offrait peuple cents francs. berger en Peut-être. comme mille en 1872.

Vous n'avez oublié m'avait qu'il pas vilaine averti d'une faute de n'avoir pas mante . le duc Decazes depuis Voyez l'action de sa chute en 1820. jusqu'à trois Me voici donc en 1822. eu du chagrin. Fiori. Les de minuit à deux jours d'Opéra.150 SOUVENIRS D'ÉGOTISME marchande de cachets m'avoua francs de le billet de cinq cents qu'avant elle n'avait eu à elle Maisonnette. C'est l'aimable présentasse Edouard cet Anglais. Voyez effroyables pour se bassesses et les dix ans de soins qu'ils donnent à la cour un portefeuille. chez Mme Pasta avec Lusheures. pour moi. le seul de sa Edwards. après ce jour. pour la vie de M. à Londres. Michevaux. j'étais etc. passant à l'Opéra-Bouffe et soirées semaine par rue Cauune ou deux chez Maisonnette. compagnon celui voulait se battre qui. race qui eût l'habitude de faire de la gaieté. mon de voyage en Angleterre. jamais un double napoléon. Louvel. Quand j'ai a toujours été le moment difficile de ma vie. la soirée martin. Les gens riches sont et bien bien injustes dédaise font juges comiques lorsqu'ils commis de tous les péchés et crimes gneux de les l'argent. singe. à avoir un duel avec un homme Je faillis fort gai et fort brave qui voulait que je le chez Mme Pasta.

Edwards.NEUF POUPÉES SUR DOUZE 151 assez à une pris garde insinuation offensante d'une de espèce paysan. année. Je déclinai de le présenter. indifférente. capitaine d'un bateau à Calais. Il tuait beaucoup mille mois et grenouilles par allait. mon cher Savez-vous.) Edwards tirait bien un aussi. découvrir comment nous et un respirons remède les maladies de poitrine pour des femmes. Cela alla fort tire fort loin je bien. Prosper Mérimée l'a vu au tir du Luxembourg. qu'il moi d'être qu'à offensé. l'homme du plus matin. ne tiendrait SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Vous savez jolies le froid. que autant j'ai et que votre d'orgueil que vous franchise m'est fort etc. dont Edwards. je lui demandais le lendemain ou le surlendemain au de me plus tard. Savez-vous. tue chaque à Paris. peu Enfin cette querelle notre augmenta amitié. à neuf Edouard. C'était le soir et déjà ce pauvre alors. heures du n'était soir. on en parlait 1822. me dit-il. Je m'en souviens avec parce que. 12 mon . J'ai vu le jeunes chiffre officiel. onze cents femmes. cher B. je casse neuf sur douze. peut-être moins bien. dit-on. poupées (M. que au sortir du bal. au présenter fameux docteur son frère. une étourderie bien de digne moi.

voulait perdre pas laisser chez le mener voulu pas je n'avais que de une tête. d'esprit qu'un lui d'avoir tenu et il n'eût qu'à aimable.152 SOUVENIRS D'ÉGOTISME appliqué. sage. les teur ne verra que plus ces jeux dans les masses sont où diable à examiune chose de ma plume ? C'est ner. vingt. fort en avait petite docteur Edwards. plus si elle lui venait. Et masses. Je crois il avait . Or le savant. frère son de les amis recommandation avait seize le docteur D'abord Edouard. sujet amour pour passionné gai et de son trop ne mauvaise qu'il la plaisanterie. comme en parlant je le dirai si est encore que peutelle jeune mais ce bavardans d'en être il est mal parler dix ans après être imprimé dage qui peut les toutes Si je mets ma mort. blonds cheveux j'ai que autant avoir de vouloir manie de diable fort été il eût Français. tranquille. mauvais était le plus ami et mon frères ton de son à cause C'est de tous. pour [que] elle n'était l'âme noble car quand verres d'eaupar cinquante pas offusquée travailla pour Edwards beaucoup de-vie. les et jolis plus beaux divagues yeux cette Sans vus. des femmes succès beaux les plus auprès d'Eugeny. se venger noblement. Il avait grosse Mme Pasta. le lecnuances de la vie seront changées.

Je trouvai un salon archi-bourpetit une femme du mérite geois plus grand morale et que je pris une qui parlait pour et enfin dans le docteur un quakeress homme du plus rare mérite caché dans un la vie avait petit corps malingre duquel l'air de s'échapper. passions. fraîchement. les courtes folies ma qui remplissaient laissassent la surface de vie. si je désirais quelque chose. peut-être je retrouvais idée. Tous les cette mois. naissance. Je me disais ne suis alors. folie. Je prends au hasard ce que le sort place sur ma route. c'était de connaître les hommes. j'inspirais On me un Don Juan prenait pour (voir . mais il fallait les les que goûts. reçut diable d'idée de m'y faire Quelle présenter Ce fut un une caprice imprévu. On n'y voyait pas dans ce salon du n° On m'y Helder. je pas comme. tranquille l'eau cette pour que image pût y apparaître. II m'a fallu trois années de soins pour vaincre la répugnance et la frayeur que dans le salon de Mme Edwards. des fats de ma concomme.SALON ARCHI-BOURGEOIS 153 obtenir la permission de me présenter au docteur. Au fond. Cette a fait mon phrase orgueil pendant dix ans. Je ne choisis pas mes amis. (rue 12).

l'importance laisserais le cette même. Mme de Talaru. l'homme à qui. ou à raison. à cause de de ces réponses. je importance le de déserter viens à la mode. Elle juge impartial. et d'esprit eût davantage ment.154 Mozart séduction et SOUVENIRS D'ÉGOTISME monstre de un Molière).) salon de lady Holye. il ne m'en pas coûté salon de dans le me faire supporter pour ou de ou de Mme de Duras. point wards. plus Il va si l'on avait été répondu Qu'eût-ce de de Duras chez Mme (Mlle beaucoup où je sais même aujourd'hui. en 1822. dans elle accorde esprit quelque elle n'est a peur. je n'avais à cette de la toute l'importance réponse un un homme sur imprime qui question est-ce ? lit livre Quel homme qu'on cette du été sauvé J'ai mépris par chez Mme de Il va beaucoup réponse a besoin de 1829 La société de Tracy. qui maîtresse à une on l'est laide. parce que Kersaint). couramadmettait tout Mme de Brogliequi ou de Mme Guizot ment des bourgeois. Eddu docteur au salon Je fus fidèle comme n'était aimable. mier. à tort mépriser ses livres. que MeuPauline de de Mlle j'aimais (je parle le salon de Mme Récadans ou même lan). pour Certaineinfernal. salon (Je en 1832. pas compris Mais. Hé bien .

Chez Mme Edwards. je jetterais par fenêtre de me laisser mener plutôt que un dans salon ennuyeux. plus délicatesse. je connus et triste. était Irlandais et et avocat.SINGULIÈRE ABSURDITÉ 155 le laisser mercredi chaque pouvais de Mme Edwards). Pour les est fort commun en Angleterre. dire. semées et cultivées l'intérêt de idées par on peut ce qui n'est l'aristocratie. pas de logique peu. Stritch. partie les semés et cultivés honneur. cependant de son comme faisant défendant. parfaite je passai près Birmingham (chez qui Ce caractère en août quelque temps 1826). chez M. imagination la un et me monstre. que l'Anglais manque autant Allemand. tout ce qui tient à un art finance et dans de l'argent à la fin de chaque qui produit s'élève devient confuse dès qu'on semaine. anglaises par cette absurdité J'ai retrouvé singulière haute la mêlée avec la plus honnêteté. préjugés dans les têtes l'aristocratie. Rogers. l'Amirauté. parfaitement anglais impassible il car victime de honnête. qu'un presque si admirable en La logique de l'Anglais. le jour (c'était Je me soumettrais à tout par le caprice la veille du si l'on me dit moment à tel Demain il faudra vous soumettre en fait moment mon d'ennui. M. à des sujets un peu abstraits et qui direcje .

non pas de choses agréables. je crois). fil de coton à Manchester. heur qui avait J'avais deux fort innocents plaisirs 1° Bavarder en promenant après déjeuner . De même le King of French ne choisit ses diplomates les jeunes que parmi gens de grande ou de haute naissance fortune. quand il est filé.156 SOUVENIRS D'ÉGOTISME tement ne produisent de l'argent. départ je ne après à m'esquiver volonsongeais que rarement tairement de ce monde. 16 avril est marchand de 1616. Il se reprocherait comme de temps d'ouvrir un perte livre non directement relatif au coton. petit bourgeois Arrivé à l'été de 1822. un an ou à peu mon de près Milan. II faut chercher la valeur là où s'est formé M. raisonner pour sur le génie de Shakespeare et de Cervantes hommes morts le même (grands jour.on ne choisit dans un fort nombre que petit Tel homme fait d'hommes. mais enfin de choses quelconques qui s'inentre moi et le dernier bonterposaient fait l'objet de mon culte.Thiers en 1830). etc. et à son en exportation Allemagne.. etc. Il est fils d'un (vendu d'Aix en Provence. Ils pas sont devenus imbéciles dans les raisonneà la haute ments relatifs littérature par le même mécanisme des imbéciles qui donne à la diplomatie of the King of French. Ma vie se remplissait peu à peu.

hasard. et j'ai Moi j'ai en horreur sa personne fois refusé de le voir (à Paris. plusieurs à M. Naples par Rome (idem). romans de Walter Scott. peinture La confirmerahumain. Mirbel. de sur dans le cabinet littéraire Molini l'Arno. il le de Galidans anglais jardin journaux ou Là relus avec délices je quatre gliani. tous.WALTER SCOTT 157 ou quelque homme de ma avec Lussinge huit ou dix. Je le lus comme souvenir de 1818. en connaissance du de passion. une de cinquante Fox lui donna place il est de là mille francs et ou cent parti . avais connaissance j'en à l'ordinaire. Le premier. Je l'avais par Métilde à attendant Florence. cinq Morton et le celui où se trouvent Henry Boswell sergent Mortality. cœur postérité le jugement des t-elle contemporains qui le Baronnet immédiatement Ultra place après Shakespeare. Je le de paysage faible en trouvais comme je le trouve. de à en 1832. je crois) (Old moi les souvenirs si vifs pour me rappelait souvent ouvert de Volterre. avec J'eus de longues Lussinge. disputes tiers du mérite Je soutenais qu'un grand était dû à un secréde sir Walter Scott taire lui ébauchait les descriptions qui en présence de la nature. donnés comme par le hasard faisait aller lire les 2° quand chaud.

grimper Tel est l'animal nommé écrivain. Voilà ma seule excuse avoir noirci tant de papier. à faire un je songeais imprimer livre intitulé au écrit l'Amour.158 SOUVENIRS D'ÉGOTISME calomnier adroitement lord pour Byron. un grand Songer peu profondément à ces sortes de choses me rendait triste.) . un ver à soie qui a mangé assez de feuille de mûrier ? La n'est comparaison pas mais elle est si Cette laide noble. Pour a goûté de la qui profonde occupation d'écrire. de cette haute qui profita leçon d'hypocrisie voir la lettre lord que Byron m'écrivit en 18231. et de faire sa prison de soie. Je transcrivis à l'encre ce qui était encore au crayon. Tant de fois je croyais à deux être ma il était heures. 1. lire n'est seconplus qu'un plaisir daire. crayon à Milan en me promenant et songeant à Métilde. je regardais pendule six heures et demie. Avez-vous lecteur vu. juste bête ne veut elle a besoin de plus manger. Je comptais le refaire à Paris et il en a besoin. dans l'été de 1822. jamais bénévole. C'était la main violemtrop passer ment sur une blessure à peine cicatrisée. Le 29 mal 1823 (Note de Colomb. pour La santé morale me revenant.

Rome. de ChateauPlacan). . le hasard m'a donné Aujourd'hui que des galons.) (3 vers La bêtise des Bourbons dans paraît tout son S'ils bassejour. les courses de mais elles briand. intrigues Hugo (voir Gazette des Tribunaux de 1831. des lettres de libraires je reçois à moi inconnus de M. Thievoz. grand poète été destitué les Bourbons de sa place par de 1800 francs au ministère de l'Intérieur.INTRIGUES Mon ami ET MANŒUVRES 159 Edwards me trouva un libraire rien de mon (M. (juin 1832. n'eussent pas ment destitué ce pauvre commis une pour chanson bien ce gaie plus que méchante. Je ne me doutais de pas tout le mécanisme de la basse littérature. jamais y en avait. de Monti. que les la reine morte à appelait d'Espagne. de payer je crois) qui m'offrent comptant des manuscrits. je crois. Mongie) qui ne me donna manuscrit et me promit la moitié du bénési il fice. l'amie du prince de La Paix. son avec la librairie Bossan ou procès les manœuvres de M. Cela m'a fait horreur et m'eût dégoûté d'écrire. Béranger. n'eût cultivé son grand talent poète pas et ne fût pas devenu un des plus puissants leviers a chassé les Bourbons. Les de M. sont Ce avait justifiables. Il a qui formulé le mépris des gaiement Français ce trône C'est ainsi pour pourri.

) (Je le sus à Rome si mal suite de une guéries galanteries casser tomber sans se ne pouvait qu'elle étant os. une du donner contre-intrigue poison. propos de lui faire au lieu à Rome et cependant. l'Académie de cuisinier de vieux et encore vert fort galant. Elle l'a fait enlever Ferdinand du prêtre. Espagnol ne de dire eut (ici je puis l'imprudence les des détails donner masques plaisants. m'avait j'aurais d'auteur. et n'osait me autre . à Rome un vieux pagne du la belle-fille entretenait confesseur Cet France. aux ce vieillard a fait jeter j'ignore que Présides. pauvre honte de ces accidents avait fréquents le Je trouvai se faire bien guérir. d'Esavait amené vieille reine Cette Ce confesseur. Le hasard SOUVENIRS D'ÉGOTISME cette fit connaître Cour. La un reine. VII Ferdinand dire enfin de que vivent) IV de Charles tel et non était le fils d'un de la vieille c'était là un des grands péchés Un espion sut le était morte. dit avons bien assez Nous l'avocat du diable. cœur été donné un secrétaire. femme. une autre espèce de celle-ci.160. reine. la maladie de était dire qu'elle Oserai-je sens ? reine de bon vieille cette remplie C'était en 1817 ou 1824. du écrire chose mais que l'analyse hasard Si le humain m'ennuie.

Bellechasse). de le 18 Brumaire. Il me dit' deux jours après qu'elles avaient la fièvre de la vergogne et (effet non de la maladie). Ce prince trouva une manière vraiment de bourbonnique se venger il ut peindre la figure du vénérable vieillard au fond d'un pot de chambre de porcelaine. Il est toujours Bourbons d'être comme Ferdinand . M. coup (l'oncle. le vieux en un mot le jeune m'a l'air d'un Je lui menai trois à deux dames. Ce parfaitement galant homme ne leva les les jamais yeux pour heureux la race des pour débarrassée d'un monstre VII.UN GALANT HOMME 161 même à la Cour de Napode malheur genre léon en 1811. le duc de Laval. Et cependant il avait été trois ans ambassadeur à sa. cour. honnête mais noble parfaitement homme. étaient bien à la opposés regarder. après Les mémoires lisait chez d'alors. Cela la haine de rappelle profonde Louis XVI pour Franklin. Je connaissais hélas beaul'excellent Cuillerier le père. bandai les de desquelles je yeux (rue l'Odéon n° 26). qu'on Mme Cardon. fou). Mme Campan nous racontait cela chez Mme Cardon au coin de la rue (rue de Lille. et duc (ce qui fait deux maladies mentales) s'honorait en me de l'amitié de parlant Ferdinand VII.

attendrit qui plus distinguées a (ce qui à mes faibles les du désenyeux. .162 SOUVENIRS D'ÉGOTISME larmoyante rapsodie les femmes jeunes Saint-Honoré faubourg d'elles chanté l'une vers 1827).

je payais papier d'après M. auteurs de métier. mon ami. jeune avocat. Corriger les pendant de l'Amour épreuves in-12. et autres Ancelot. Vitet. Firmin qu'à Didot. ami avant ne fut libraire ? qu'il Mais le pauvre diable s'est tué de chade se voir délaissé une veuve grin par nommée Mme Bonnet ou Bourdet. auquel tout son tarif. ne connaissais Je les libraires en 1822. me papier. Sautelet.CHAPITRE 10 donc avec une occupation l'été de 1822. Hè bien découvert j'ai par la suite que M. Mongie avec indignation l'avait jura qu'on trompé sur la qualité du papier. Ah celui-là n'esl pas ficelle disait-il en de rire et en me pâmant comparant aux aux aux. Mongie était de bien loin le libraire le honnête homme. de plus Que dirai-je mon M. Mongie faisait des gorges chaudes de mon imbécillité. et qui lui nom noble de ce genre quelque E voilà . imprimé sur du mauvais M. Je n'avais pas jamais eu affaire M. riche.

de la rue Saintheures la diligence par à gauche des bois. la vallée de MontmoCe qu'on appelle n'est qui s'avance qu'un promontoire rency de la Seine et directement vers la vallée des Invalides. était. sur le dôme une Lanfranc coupole Quand peignait 1820. amie. pair eu mon avait M. que de tant de nuances livre qui me rappelait Italie. de la Sablonnière je corrigeais fou. Les folles idées de retourner me si souvent repoussées. en sentiments éprouvés que j'avais une chambre à la faiblesse de prendre J'eus le soir en deux allais J'y Montmorency. je crois. (en préférait un crois). à Milan. que j'avais étonnante. faillis devenir mes Je épreuves. bien une chose dangereuse pour d'un de les corriger épreuves moi. surtout Denis. qui Pérignon. ne sais comment je fis pour ne de la La force qui fait qu'on passion tout souseule ôte chose. je C'était . regarde qu'une de ces à la distance où je me trouve venir Je ne me rappelle distinctement temps-là. Je avec une force revenaient résister.164 SOUVENIRS D'ÉGOTISME de France (cela jeune pair un son bien séduisant à être commençait Cet heureux en 1828). homme la fille du grand Mlle Vigano. Au milieu en montant. du des arbres de cette partie que la forme bois de Montmorency.

MONTMORENCY 165 à cent certains charge De de hauteur. L'aria se depinge (l'air de peindre). il me vient la tentation d'outrer certains traits contre cette vermine de l'espèce humaine. il outrait cinquante pieds traits. Cymbeline . à la vérité. infidèle Infidèle à sa couche. des nobles et des prêdétrompé tres vers 1870 qu'aujourd'hui. Mais ce serait être j'y résiste. même comme on sera bien plus des Kings. disait-il.

terminé travail je rentrais le bonheur Je fus bien près de rencontrer à la France durant de 1824. pensions l'avais vue les l'un à l'autre depuis que je la de nus en le lendemain 1814. pieds ou de Champaubataille de Montmirail chez sa six heures du matin entrant à bert.166 SOUVENIRS D'ÉGOTISME Seulement pour pouvoir et non pas trois choses. les assez souvent corriger de l'Amour dans le de parc épreuves à Corbeil. des anecdotes sur ces raisonnements écrit vingt-sept ayant suis fatigué je trop anecdotes qui assiègent 4 juillet. par m'eût fait femme une seule disais parla comtesse donner à ce pays-là.. de N. un secrétaire n'ai-je des faits. pages détailler les pour ma mémoire. Fanny Nous Bertois. Mme Là. espérant ni la France. des demander la M. les je me Bourbons. . mon rêveries à les éviter tristes peine au salon. ans que j'ai passés les six ou sept revoir sali bien ne jamais Paris. Je l'aimai en 1824. En pensant à Milan. je pouvais Doligny. pour J'allais nouvelles de l'affaire. mère. que dicter des Mais aujourd'hui.

la avait Mme Bertois ou 22. avaient portée. je Mme stupidité. 1823 En Mme Doligny un de m'aimer bonté peu. y s'il avait plus Beyle. grande ce que sent tout dit Mme Bertois m'avait vous valez. qui Cela SOUVENIRS D'ÉGOTISME. Martial protecteur vers né à Grenoble Mon oncle Gagnon charun homme réellement était 1765 les était Sa conversation pour mant. Mme Doligny. sur s'arrêtent « Vos yeux lui dit un jour il la taille élancée. Je ne disais pas n'allais pas plus me femme cette regardejeune pourquoi excelà fait les tout J'oubliais t-elle ? m'avait d'amour jadis lentes que leçons et et mon ami oncle mon données Gagnon Daru. vous Mme Bertois d'un à cause m'a qu'avant-hier quittée vient de perdre elle affreux événement filles. » mélancolie exact. vous dit qu'il vous aurait a longtemps qu'il aime. Ma n'était pas si beaux les yeux avec plaisir regardait ma Dans Bertois. 13 . maussaderie ne Elle a attendu. Quand pagne ma à produire déterminais enfin je me elle me dit chez Mme Doligny. que elle En une 1814. de loin. une de ses charmantes aussi femme bouche d'une la Dans ces Mme paroles sensée Doligny.STUPIDITE Eh bien chez 167 à la camétait Mme Bertois son amie.

pas fortune du côté des loin sa hommes. Il était diffiqui est devenue peur cile d'être et moins raisonnable plus joli oncle Aussi n'a-t-il que mon Gagnon. rempli tout dire si l'on de ces phrases veulent qui Il veut. tuer une Mon oncle réputation. même vers ayant émigré sous XVIII n'a Louis 1792. de province. le trouvaient Ce mot suffit Grenoble.. et élégant était délicieuse pour Il était délicat. et de gens se vantaient de n'avoir qui lu l'abominable Code civil de la jamais En révolution. quoique famille en 1815. pour fort comme toute ma ultra. s'aftendrii. etc. Les comme on dit à gens mûrs.. etc. de Grenoble vers faisaient l'une des 1788. dans la loge de à tillerie. que j'étais Mon oncle donc il me vit partir quand . villes Le célèbre plus agréables Laclos vieux d'argénéral que je connus. revanche mon oncle a eu exactement toutes les jolies femmes qui.168 SOUVENIRS D'ÉGOTISME comme un roman hommes emphatique les femmes. apprenant de Grenoble. l'état-major Milan et auquel à cause des je fis la cour Liaisons de moi dangereuses. jamais pu à la cour royale être conseiller de Grenoble et cela quand on remplissait cette cour de comme coquins Faure. poussé Les l'enviaient sans jeunes gens pouvoir l'imiter. léger. n'avait cette point gaieté qui fait mon lot. toujours plaisant. le notaire.

doute. rappelle-toi le moment où l'on ceci dans est quitté rien de facile d'accrocher un que plus ridicule. rempli orgueil à cause de tes succès dans insupportable les écoles de mais tout mathématiques. cela n'est rien. Or tu es laid. vingtoù l'on t'aura fais heures quatre quitté. bonne tu es d'un tête. grands yeux qui un peu à la moindre émotion Mon me dit-il. un homme n'est Après quoi plus chiens aux bon à donner aux des yeux autres femmes du Dans les pays.TU AS DE LA PHYSIONOMIE 169 en novembre polytechnique à part me donner deux pour ce qui lui fit plaisir que je refusai. de chambre. et je montai Sur il m'embrassa quoi dans le courrier de Lyon. car il avait deux ou toujours en ville et peu d'argent. monde que par on ne ta laideur mais te reprochera jamais tu as de la physionomie. à une une déclaration faute de femme fais une déclaration à une femme mieux. appartements un air Après quoi prenant qui paterne car il avait des admim'attendrit yeux de ces louchent rables. tu te crois une ami. Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce grand de succès tacticien Que manqués Que pour 1799 louis sans trois l'école me prit . On n'avance dans le les femmes. Tes que parce te quitteront maîtresses or.

de contemporains. je la de et la conséquent nausée. du Ils sont Perrochin. philosophes. du Trésor centrales .170 d'humiliations SOUVENIRS D'ÉGOTISME Mais si j'eusse été reçues! femmes des serais jusdégoûté habile. j'ai à vingt-cinq comme d'être bonheur dupe ans. le caissier 20. dans ce moment-ci. monde. de une traite l'action de tirer trait par des dépenses francs sur M. eu le aux ce qui touche tout femmes. dégoûtés secs. dans Au lieu de cela. par qu'à mes deux comme et de la peinture musique et la Rosière MM. la cervelle par dégoût par jamais littéraire la carrière Dans ennui de la vie. de choses une foule encore je vois de quoi occuper J'ai des travaux possibles. dix vies. C'est ce qui fait je ne me brûlerai que de tout.000 à Paris. à faire. La difficulté disà n'être est de m'habituer pas 1832.

c'est une chose trop Il est des importante. En l'aristocratie Angleterre. l'Etang. impossible pour habitant Paris de dire la vérité Français habitant sur les ouvrages d'autres Français Paris. Un littéraire et consciencieux journal comme le fut n'est l'Edinburgh Review . de me mena ce s'était fait donner. Je me suis fait huit ou dix ennemis avoir dit aux rédacteurs du mortels pour et parlant à en forme de conseil. à Paris le succès de l'Edinburgh Il désira me connaître. méprise les lettres. A Paris. Globe. chez M. le Globe avait le ton un eux-mêmes. sous prétexte rendu dans le Lycée. me semble. un de d'un compte créés ces journaux éphémères qu'avait Review. que et peu trop puritain manquait peut-être un peu d'esprit.CHAPITRE 11 4 juillet JE ne sais qui Il 1832. un de l'Hisexemplaire loire de la peinture en Italie.

niaise de Racine. Il fallait qu'il monter car marches. jamais On me mena donc chez M. De ses sœurs. que je regardais A était la côté. devant un petit mauvais car ce fut. C'est pour moi une des vues les plus mais les laides. petites on ne forêt de fenêtres. quatre-vingt-quinze il tenait son académie au sixième étage d'une maison lui à lui et qui appartenait à ses rue Gaillon. C'était avant pesante. dirigé là-bas. grosse figure lourde. d'objets Il y avait un superbe du carportrait dinal de Richelieu souvent. par de secret. d'être aussi avait gras que ce grand poète les sentiments dont le souvenir éprouvé est indispensable faire pour Andromaque et Phèdre. Le directeur négociant capable ferait tous les ans un voyage à Paris. de l'Etang. Je trouvai chez M. C'est à cette heure incommode recevait. voyait qu'une cheminées en plâtre noirâtre.172 SOUVENIRS D'ÉGOTISME sera à possible qu'autant qu'il imprimé et une tête de Genève. un dimanche à deux heures. journal payerait bien francs feuille (200 par d'impression) et ne nommerait ses rédacteurs. Il choisirait. ce me feu. et recevrait à Genève les articles le pour du mois. . de l'Etang. chambres M. de quatre petites qu'habitait étaient ornées de et l'Etang gravures d'art curieux et agréables.

Je fus frappé le premier et fois jour. leur esprit. Je n'ai rien pour jamais dirai de supérieur. qu'il la discussion de façon à ce qu'on geait ne trois à la fois ou que parlât jamais l'on n'arrivât à de tristes moments de pas silence. de on se serait moqué l'Etang. Elle est impossible en Angleterre. rencontré. trop Les Italiens auraient chacun disserté. ne pourrait la fournir. Une telle société n'est possible que dans la patrie de Voltaire. autre. de Molière. DE L'ÉTANT 173 en février 1822 semble. Allemands sont bêtes. de Courier. les enthousiasme. huit ou dix de personnes qui parlaient tout. je ne pas mais même de comparable. et plus que d'un s'il eût été ridicule. Ancillon). y eût gardé la parole minutes pendant vingt . vingt peut-être les trois ou ans a pendant quatre qu'elle me suis à faire duré. chez M. et surtout du tact fin du maître de la maison sans diriqui. car. qu'on m'y mena. D'ail(les Anges hors de leur leurs.CHEZ M. y parût. Je fus de leur bon de frappé sens. le même surpris je acte d admiration. Je ne saurais d'estime exprimer trop cette société. on L'Allemagne accoutumé à croire avec enthouy est trop siasme la niaiserie à la philosophique mode de M. d'un duc comme d un autre.

faudrait. singe. Albert J. cause la souvent nécessaire qu'il protégeât retraite des cherchant qui. absurdité trop marquante. D'abord il est fort il a surtout. achète trente-six francs une S'il pour chez le marchand douzaine de mouchoirs il croit du coin. pour de aucun on ne en trouver prix pourrait semblables à Paris. chose rare ignoble il est bien fait et assez grand. Il était M. . genre toutes en donner une idée. MM. Ampère. pour de Goldsmith ou d'Addiles demi-teintes son. A la troisième goniste on eût fait des sonnets séance. Sautelet. On était chez sur tout et avec poli mais à de lui.174 et fût SOUVENIRS D'ÉGOTISME resté l'ennemi mortel de son antadans la discussion.-J. le M. laid à Paris. de l'Etang est un caractère dans Il du bon vicaire de Wakefield. de LusStapfer. de l'Etang. Il a toutes les petitesses d'un bourgeois. Je trouvai là M. imprudents une une idée avaient avancé nouvelle. de l'Etang. les Car la discussion ferme et franche y était tous. deux heures après que ses et que mouchoirs sont une rareté. le front et bas. satiriques uns contre les autres.

NOTICES SUR H. BEYLE .

.

ministre de parent Daru. le frappa qui beaucoup. giques. une courte il suivit à Paris une paix. qualité. femme aimait et donna sa qu'il démission. 1820). BEYLE LUI-MÊME né à Grenoble en 1783. Étant de M. comme aux commissaires 'des adjoint Il vit en cette guerres. les mathématiques. vient de mourir avoir étudié Après . il fut officier dans le 6e régiment quelque temps des Il y eut dragons (1800-1801-1802). l'armée et la troisième personne après Henri Beyle. il assista à l'entrée de triomphante Napoléon à Berlin. avoir suivi à Marseille une actrice Après allait les premiers rôles traqui y remplir il rentra dans les affaires en 1806. ce qui irrita ses beaucoup protecteurs.NOTICES PAR SUR M. octobre (le. l'Allemagne. à.

et la en allemande. 1807 et 1808 et s'y distinwick ville la langue Il étudia dans cette gua. Kant. de cette près plusieurs rouages à Brunsmachine. B. pour hommes n'ont fait de supérieurs qui que châteaux de cartes. d'État et inspecteur du Conseil général mobilier de la Couronne. M. procurer quelque lui donné à l'armée au retour. fit un court en Italie. etc. et en partit 14 septembre avec Napoléon mission. Il rejoignit le quartier près d'Orcha général Il entra à Moscou le le 14 août 1812. intendant de la maison de l'EmCadore. Il fut en chargé du Bau la Hollande à l'admioutre de nistration de la liste civile de l'Empereur. pereur. Il fut employé grande en 1806.. 1811. le seul morceau de . Il devait le 16 octobre avec une à subsistance l'armée. philosophie conçut de mépris assez Fichte. savants et fit la M. de Champagny. passés jeunesse. après beaucoup duc de la part de M. de difficultés de il obtint. et 1810. voyage pays qu'il aimait les trois ans qu'il toujours depuis avait dans sa En y 1812. revint à Paris en 1809.178 Napoléon vit de SOUVENIRS et D'ÉGOTISME le prince de Neufchâtel. de Vienne en 1809 campagne au Au il fut nommé auditeur retour. et c'est qui a entre Orcha et Bobr. En il Il connut lé duc de Frioul. de faire la campagne de Russie. B.

M. borné alors de Latour-Maubourg. BEYLE 179 ait M. Un mois de bonne nourà riture ou de nourriture suffisante plutôt remirent. il en prit horreur et il arriva à Paris. Il était avec M. même fût en retraite à cette pas qu'on il s'arrêta armée à Slangaud impériale. 5). avait beaucoup de part cet état. ne crut dans cette retraite jamais eut de qu'il y quoi pleurer. Il sur permit quitta le champ Paris et trouva la santé sur le lac de Côme. Près du Kœnigsberg. à Berlin vit se détacher de la puis qu'il France. ce service au nom de l'empereur à Bobr. guerres (rue du n° Comme on n'avouait Doyenné. M. A mesure du qu'il s'éloignait danger. le Chier commissaire des Marchant. navré Le physique de douleur. En huit il fut réduit à une faiblesse jours. Il y tomba comte. Il fut intendant à Sagan avec le plus honnête et le plus des généraux. B. la glace se rompit sous son traîneau. le Son le força à protecteur faire la campagne de 1813. Daru reconnut pain qu'elle reçu.NOTICES SUR M. extrême et il fallut cela lui pour qu'on de revenir en France. malade d'une de fièvre espèce pernicieuse. comme il se sauvait des en passant le Frische cosaques Haff sur la glace. le marquis. A peine de retour l'Empeen mission dans la reur 7e divil'envoya .

Il refusa une penser place sion ment . villages M.180 SOUVENIRS D'ÉGOTISME militaire avec un sénateur absolusans Il trouva le brave énergie. y Dessaix du homme général digne grand dont il portait le nom et aussi presque libéral lui. Il trouva les cosaques à Orléans. que prendre cette idée et craiVoyant qu'on repoussait la il obtint la permission gnant trahison. Ce fut là qu'il de la désespéra ou exactement patrie pour parler qu'il vit avait la que l'empire éclipsé patrie. Paris être témoin de la bataille de pour Montmartre et de l'imbécillité des ministres de Napoléon. de Blacas lut bientôt le firent qu'il aux Stuarts. Certains traits de M. Légion pays. Mais le talent et l'ardent que du Dessaix furent patriotisme général et la médiocrité paralysés par l'égoïsme incurable du général fallut Marchant. de revenir à Paris. Il vit l'entrée du roi. ne tira des admirables pas parti dispositions de Vizille d'autres et de beaucoup du Dauphiné. Il se de ce postes convainquit il se doutait. qu'il comme cordon de la employer grand et étant du On d'honneur. dont avait rien qu'il n'y de si facile de Genève. Beyle demanda à aller voir les avantà Genève. On était las de l'insolence des préfets et autres de Il arriva à agents Napoléon.

en et un l'histoire de la peinture Italie. Il se retira en Italie. de Haydn. qu'il pas lui avaient des Italiens ceté et la méfiance aux secrets fait la participation repousser sur moi disant à ses amis dans comptez l'occasion. italien. lorsqu'il jugea de noir. Henri Gréencore sauver la religion. il de succès La Peinlure n'ayant pas les trois derniers enferma dans une caisse ne et volumes s'arrangea pour qu'ils sa mort. les Bourbons. qui pût à M. mal avec Cela le mit encore plus goire. parussent qu'après En 1819. suide Milan. Bologne. juillet passant par Il vint à il apprit la mort de son père. Son la police devait.NOTICES SUR M. Beugnot que superbe Il y mena lui offrir. En 1814. Pour il eut deux ou trois jours un et lui il prit le faire copiste passer de la vie traduction dicta une corrigée et Métastase. Mozart d'après 1814. deux volumes de En il imprima 1817. quoiLa méchanne fut carbonaro. en de trois cents pages petit voyage Italie. BEYLE 181 de avait la bonté M. honoù il donne sa voix au plus Grenoble au seul nête homme de France. un volume un ouvrage in-8°. père . heureuse une vie 1821 puis jusqu'en des carbonari une l'arrestation par police le à imbécile l'obligea quitter pays.

pleine Il ridicules. s'ennuyant il alla la comédie des manières françaises. l'ont nore sont les noms qui occupé. qu'un ce fut Tr. francs de rente. L'amour le bonheur et le malheur a fait Gina et Léode sa vie. passions qui adorait la gaieté. Beyle chercha Dès lors. Il adora la musique notice sur de senpetite Rossini. timents vrais mais peut-être Pauline et aima tendrement sa sœur .182 vant 6. autres fit entre plusieurs ouvrages. Les lieux qu'il le lac de Côme mieux sur la terre étaient et fit une et Naples. Quoiqu'il que de fut aimé Gina quelquefois. il ne fût rien moins beau. Il pouvait s'en d'une venger il résista ne manière atroce. Il n'eut ennemi. pour pas La de Russie fâcher Léonore. campagne Il lui laissa de nerfs. Mélanie. Thérèse. Souvent triste il du moment allaient mal. 500 sur l'Amour qu'il n'imprima pages mortellement de En 1821 pas. Il à diminuer ses besoins et y réussit. L'acte additionnel à cause de ses ses regrets. il ne lui en laissa M. de violents maux une adorait et avait répuShakespeare Voltaire et insurmontable gnance pour aimait le Mme de Staël. pas la moitié. six semaines en passer Angleterre.000 SOUVENIRS D'ÉGOTISME lui laisser 5 ou la voix commune. l'empêcha sut revenir au retour de Napoléon qu'il lui ôta tous le 6 mars.

) Paris. 14 . Voici la de ce sur le 'suscription premier article. to M. Grenoble. SOUVENIRS D'ÉGOTISME. (Life N. rue de Richelieu. le checomme feuillet. été élevé manière atroce.NOTICES SUR M. verso du dernier une lettre M. BEYLE 183 où il avait abhorra sa patrie. Mareste. D. Bruxelles n° 45. L. à ansl. de (Isère) hôtel de or. à Grenoble if dead. Il était amoureux de sa mère. valier Louis des Ponts et Ingénieur Crozet. Chaussées. Il n'aima d'une aucun de ses parents. E. qu'il perdit sept 1. of Dominique.

.

prenait de noble dans les actes. avocat au bourgeoisie. (Note de Colomb. Paris 30 (hôtel avril 1837. Son grand-père était un homme médecin. Ne lisez ceci qu'après la mort de né à Grenoble le 23 janBeyle (Henri). Je me souviens Jules Janin que me disait: Ah bel article quel nons ferions sur vous si vous étiez mort 1 Afin aux d'échapper la phrases. Parlement du le titre Dauphiné. parents avaient de l'aisance et à appartenaient la haute Son père. ami d'esprit. le 28 mats 1842. Favard). vier mort à.) . le. Paris. 1. ou du moins adorateur de Voltaire. j'ai fantaisie de faire moi-même cet article. Ses 1783. Il pleut à verse.II Dimanche. 1.

Dante. ville dans cette Le Beyle prit jeune sa mort dura une horreur jusqu'à qui les a appris à connaître là c'est qu'il bassesses. c'était Gagnon. homme galant les projets de tous et à la tête à Grenoble. bassesse. Beyle dans la Révolution versé le premier sang des la fameuse lors de journée Française. 1789.). d'esprit exagéré. patriote mourut fort lisait le jeune. Il désirait leurs hommes et aller à Paris et y vivre passionnément Son des livres et des comédies. chargea La famille avait fils. en faisant voulait la ne lui déclara pas qu'il père en . femme Sa mère. ce qui livres de 8 à 9 mille avoir rente. Gagnon. contre se révoltait Le peuple Tuiles (17. une même ce métal nommer pour passait chez qui pouvait M. de son seul cation exaet de fierté d'honneur des sentiments de cette elle façon communiqua gérés. à Grenoble homme riche un constituait M. de l'éduse fille cette chérie. fort considéré du monde. qui de la perte inconsolable de M. au jeune sentir d'argent. Gagnon. vit couler Le jeune d'amélioration. toits haut des et du le gouvernement. Parler homme.186 SOUVENIRS D'ÉGOTISME était le plus son nom. Les les soldats. étaient dévots du jeune parents et lui des aristocrates devinrent ardents. tuiles sur des lançait et B.

l'Intendance homme grave et très ferme. Le parti aristocrate attendait les Russes à Grenoble. Tout allait à la à diable Paris. général du Languedoc. lui déclara avec une Beyle force de caractère son âge. Dupuy. entrer à l'Ecole et voir polytechnique. Beyle ministre de (depuis de . quando ego te aspiciam de L'examinateur Louis ne vint Monge pas cette année. Tous ces jeunes gens partirent pour Paris afin de subir leur examen à l'école arriva à Paris le 10 nomême Beyle vembre le lendemain du 18 bru1799. l'expédition et M. professeur) qui le second furent admis remportèrent prix à l'Ecole deux mois polytechnique après. En 1799 il remporta le premier de à l'école centrale prix mathématiques les 8 élèves (M.NOTICES SUR M. Napoléon était recommandé à pouvoir. Paris. venait de s'emparer du maire. Daru Marengo. Beyle M. On fit y fut. ils s'écriaient perte Paris De O Rus. singulière pour ne voulait à l'École qu'il pas entrer polytechnique. BEYLE 187 ses mœurs et ne verrait qu'il 30 ans. qu'à 1796 à 1799. le jeune ne s'ocBeyle de il espérait cupa que mathématiques. ancien secrétaire de Daru.

ami intime (entre Colomb. Mlle V. dragon. musique. blement le plus fou des hommes. étudier un devenir homme. Il fut blessé au pied d'un de pointe coup dans un duel. du temps. Beyle rejoignit le 6e régiment à Savigliano en Piémont. ministre. fut amoureux. vint à Grenoble. Il servit comme quelque temps. le ministre de la guerre ordonna les aides de camp sous-lieutenants que tous à leur rentreraient corps.) Il passait son à Milan. pour grand Il voyait une fois tous les quinze jours Mme A. Son père voulut le prendre la famine. blessé. Daru. les mains de M. plus que jamais. Il fut malade obtint d'ennui. le reste il vivait seul. simple Il devint amoureux de Mme A. par fou se mit à B. Il était le plus heureux et probadudit). il adorait la temps la gloire et estimait littéraire. fort l'art de donner un bon coup de sabre. (Angela Pietragrua. lorsque. ce qui le brouilla avec M. puis un congé. aimait. Le ministre se fâcha. Il fut du aide-de-camp il se distinMichaud lieutenant-général il un a beau certificat de ce général gua. sans rien dire au suivit à Paris et. à la paix. . donna sa démission. en mai 1800. qu'il B.188 SOUVENIRS D'ÉGOTISME le fit nommer sous-lieutenant l'empereur) au 6e régiment de dragons. Ce fut temps beau le plus de sa vie.

Beyle . Mante. chez M. conspiration heures travaillait douze jour. s'être brouillé après a tant aimée Ce avec Mad. Beyle présenté Voltaire trouvait Beyle méprisait qu'il lui semblait Mme de Staël qui puéril. une sorte de de dans Beyle. pourquoi les littérateurs en et méprisait célèbres. l'engagea en faveur de Moreau (1804). Shakespeare. fut à M. M. 1804. Beyle Beyle et quitta les études. volait la liberté à la France. qui ami ancien élève de l'École polytechnique. trêmement contrarié vit la Le 14 ou 15 octobre 1806. qui il adorait les fables la blague sérieuse Corneille et Montesquieu. engagea sous-inspecteur exà le suivre à fut l'armée. Beyle par Montesil lisait Montaigne. en et écrivait le qu'il quieu. qu'il entrevoyait l'abbé Delille. Beyle quitté à se ruiner à Paris son père commençait Martial et lui envoyait fort peu d'argent. G. de La Fontaine. Daru. de devint amoureux En 1804. Bossuet lui semblait de emphatique. Beyle Mlle Mélanie Guilbert de Baskoff) (Mme et la suivit à Marseille. Sa vie se passa ainsi de 1803 de ses profaisant confidence à personne et détestant la tyrannie de l'empereur jets. jugement Je ne sais il détestait portait. Mlle M. aux Revues. qu'il depuis. fut une vraie passion. ayant revint de le théâtre Marseille. BEYLE 189 ne à 1806.NOTICES SUR M. Daru.

en qualité Beyle En 1808 d'élève commissaire des guerres. fut envoyé dans la septième division militaire avec un sénateur imbécile. y eut d'une femme et y devint fort amoureux aimable et bonne. lui donna une fièvre L'excès de la fatigue finir le drame et que Gall guérit qui faillit très bien à Paris. ce fallait longuement qu'il . à Berlin. fit la campagne de Lutzen intendant à Sagan en Silésie. pagne. peut-être vingt-cinq et fut B. fut nommé auditeur d'Etat et inspecteur du mobilier de la couDaru. Il ronne la faveur du comte par fit la campagne de Russie et se distingua son il au retour par sang-froid apprit cette retraite avait été une chose que terrible. au Conseil B. passèrent cinquante mille le repassèrent. B. B. de Richemonl il commença au petit palais habi10 minutes de (à Brunswick) qu'il histait en sa une d'intendant.190 SOUVENIRS D'ÉGOTISME entrer bataille le 26 il vit Napoléon d'Iéna. toujours une maladie saire des il guerres. sur le Bobr. Napoléon expliqua à faire. mille hommes Cinq cent cinquante le Niemen mille. qualité toire de la guerre de la succession en EsEn il fit la campagne de 1809. ou plutôt excellente. avec il avait eu des relations laquelle autrefois. alla à Brunswick. En 1813. élève commiscomme Vienne.

A Milan. imprimer Vie de Haydn. Italiens. avait fait 1815. Le . et qu'il a toujours adorée et regrettée). avait écrit au crayon l'Amour. En 1817 il revint à Paris lui fit horreur. En il perdit son avait 1821. Par bonB. rente. avait 1. B. enfin l'Histoire de la Peinlure. B.000 francs de heur.000 francs de il rente. il qui alla voir Londres et revint à Milan. père qui ses affaires faire négligé pour (à Claix) celles des Bourbons (en qualité d'adjoint au maire de et s'était entièGrenoble) rement ruiné. et Florence Rome. de la dot de sa mère provenant (Mlle Henriette à Grenoble morte vers Gagnon.NOTICES SUR M. Il refusa aller s'établir à Milan. lui en laissa 3. 1790. égard Il serait ridicule de raconter toutes les comme disent les péripéties. L'horpour reur avait les Bourbons l'emqu'il pour sur l'amour il crut entrevoir portant de la hauteur à son dans Mme A. En M. eut de Paris. malheureux de toutes revint façons. Naples en 1817.000 de capital. pour qui Mme lui offrit la place de direcBeugnot teur de 1 approvisionnement de Paris. dire à son fils (par M. BEYLE 191 où les Bourbons rentrèrent à jour B. B. l'esprit comprendre qu'il avait en France de l'humin'y plus que liation avait été à Moscou. qu'il dut à cette Il fit la passion. Félix Faure) qu'il lui laisserait 10.

en Italie. M. y vert et rassembla des nouvelles telles que . avait des lui. chapelier En septembre il fut nommé consul 1830. Rome. Naples refusa B. Racine Il fit deux Promenades dans etc. littérairement il fit le Chasseur parlant. pendant ans. fut nommé consul l'exequatur. pour garder. les Il vit la révolution de 1830 de dessous Suisses colonnes du Théâtre-Français. pendant six elle l'avait aimé mois. Il passait la moitié de l'année à Rome. elle. de Metternich était en colère il à cause de Rome. aimait dernière maîtresse elle C. perdu des il fit imprimer querelle romantiques. il songeait voir sement à en finir crut lorsqu'il que ne de C. Pendant était en Angleterre (en qu'il il fut abandonné de cette septembre 1826). et passa 1829. la nuit En il aima G. La d'Esjusqu'à campagne ne permettait de passer pas plus pagne loin. chez la le 29 juillet. à Trieste. et Florence. la Vie de Rosszni. à Civita-Vecchia. Il fut fort malheureux et retourna deux en Italie. alla un peu en Espagne voyages Barcelone.192 SOUVENIRS D'ÉGOTISME en juillet sérieuà Paris 1821. Il Mme yeux pour mer sur cette voulait se rembarquer pas dans la il se jeta à corps orageuse. Les étaient au-dessous du Moizan. il y perdait son temps. les et Shakespeare.

En mai 1836 il revint à Paris un par de M. 1836. et ne Ange. à lire après Notice mort. Il respecta un seul homme NAPOLÉON. a fait son en 1821. A. pluie place des Italiens à Paris. Thiers les boutades congé qui imite de B. verso du sur non dernier Henry avant. Fin ne pas (Au sa de cette notice non relue (afin de Il aima Vittoria mentir). scrisse. Mozart. arrangea du 9 novembre à juin 1837.NOTICES SUR M. écrites de 4 à 6 le dimanche 30 avril. épitaphe Qui giace Arrigo Milanese. Nap.) B. Cenci. la Vie de Napoléon. M. Le Corrège. .. BEYLE 193 Beairix Accoramboni. feuillet) Beyle. C. etc. Shakespeare. à l'hôtel abominable. 8 ou 10 volumes in-folio. passionnément M. quoiqu'il fut rien il fut aimé moins beauque beau. Cimarosa. Il aima V. Favart. de quatre ou cinq de ces lettres inicoup tiales. Se n'andiede di anni. Nell 18. Beyle amo Visse. n'ai (Je pas relu les pages qui précèdent.

.

On trouvera non seulement mais encore peu de pages. a qu'd collamodifications il n'y tionner les deux textes. peu d'alinéas absolument Je ne pouvais identiques. Le lecleur curieux trouvera cependant ci-dessous la liste des chanles Elle est encore gements plus importants. prépositions. ici d'en dresser le toutefois entreprendre relevé et mentionner minutieux. ci beaucoup plus souvent. L. N. rendre de toutes les de tous compte variantes. assez longue pour que l'on puisse affirmer la version du Divan est bien dans une que cerlaine mesure une version nouvelle. établie sur les manuscrits de Grenoble. . complet. ajoute celui de Stryienski. adverbes ou adjectifs mon texte retranche que ou bien. D. toutes les virgules. E. négations. une veroffre sion sur de points beaucoup fort différente de celle qui l'a précédée était due aux et qui soins de Casimir Pour bien se Slryienski. les mots ou passages de toutes les ajoutés.APPENDICE La présente édition du Divan. de sens.

j'y pense. 2: j'ai lu tous les livres ont péqui nétré dans ce pays. crois je ne me point eux. moiconnais qui. les qui pays. bête ? P. Malgré de mon je ne me persécuté les amcrois par P. 5 lu tous .je . 3 et 4 Je connais point et c'est ce même. me quand j'y pense. P. 5 commencer si sujet difficile me gesse dois P. P.196 ÉDITION P. nuit.je un un commencer par par triste et si sujet si triste et si la sadifficile que que la paresse saisit me saisit déjà. j'ai envie de envie de j'ai presque jepresque la la quitter plume. désole.je suppute mes futurs lecque teurs. SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI ÉDITION DU DIVAN 2 . point eux. me point et c'est ce qui même. la quelquefois. ter plume. dois 8 . 3 malheurs bition. que teurs.j'ai livres amusants ont en ce pénétré P. bon. Suis-je méchant. . déjà. spirituel.je suppose mes futurs lec- P. 4: . quand désole. persécuté par 6 Je ne me moi- P. la nuit quelquefois. 6 les Malgré malheurs de mon ambition je ne crois pas les hommes méchants. ne me P.

9 (fragment P. physique 7 6 le STRYIENSKI et poids cédant du cheÉDITION P.pour de penser sons où j'allais.de humeur sombre méchante et de la rible peur. 20 .de humeur sombre la terrible peur. et son de P. sous val.et pas 197 DIVAN cédant du che- 7 Telle au milieu était du 11 Telle tu au milieu es. 13 Depuis « Au bout de huit » jours. P. Métilde. grand ta. tâcher aux mai- P. P. 12 bonheur. tion du m'ennuie. 17 hasard. jusqu'à « Je me logeais à Paris. P. » P. Par un il évi- P. . omis). 9 . moral. P. du . P. 14 tâ. grand ta. sous val.pour cher de me rappeler les maisons où j'allais. de du moral. Métilde salon. 11 la 10 les DU .occupé descripphysique P. son et ter- . Par il un évi- P.occupé la description m'ennuie. salon. 14 .APPENDICE ÉDITION P.

de Saurin. P.cet homle comte 32 saine. l'hôtel de Bruxelles. P. homme comte 25 d'esprit. mourut l'aimable devenu Martial Daru. 18 et les le de de P. 36 d'esprit. de Damas. omis). fils Doligny » jusqu'à du chapitre. et 29: depuis: P. mable çon. DU DIVAN 21 1° un aiel excellent gar- C'était ton manières le maître M. 22 donc formée. était Elle timide. la fin P.198 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. l'aimable Daru. Saurau. chambre de MM. le maître de l'hôtel de Bruvalet de ancien xelles. 20 (fragment « plaidait. . . 27 Vers 1829. un ai- ÉDITION P. avec P. 28 M. Petit. P. douce. lourd et insignifiant à force de breuvages au suaphrodisiaques eu jel desquels j'ai deux ou trois scènes lui. P. mable 15 STRYIENSKI 1° garçon. était Elle timide. Petit. 19 mourut Martial Vers 1829. 26 C'était le ton manières et les de M. . P.cet le me de P.

Napoléon dans son cinquante les Excepté ennemis avec gros. P. avait folie. où co. Napoléon r dans son Conréuni. à . de « Ce dire sont des insolents de (mot 1 propos illisible) qui faillit me perdre. il m'échappa de dire « Ce sont des insolents de moins » faillit me propos qui et eut perdre l'air inhumain. ville suis 35 . les Conseil. vanité avait italien P. 42 . 34 donnerais et 35 un . vanité vait i italien P. P. étrangère Torre caster.je boulet pourqu'ilnem'adressât la pas parole. etc. 48 . n nerais qu'il p pas don48 :je un paule.voyant à les quelques pas tentes de deux ou trois de la généraux il m'échappa Garde. STRYIENSKI ÉDITION P.dans del une (LanGresuis je 15 P.) a arrivé. avait 30 fait la petite parisienne toucher un Napoléon! parisienne fait tomber Napoléon 42 ses 30 réuni. pour ne m'adressât la parole. français. s seil les cind'Etat. arrivé. ville v SOUVENIRS D'ÉGOTISME.voyant restes quelques pas les de deux ou trois généraux de la Garde.dans où une je étrangère. 38 DU 199 DIVAN 27 .la petite aun 1 P. P.APPENDICE ÉDITION P. quante q français. P. .

il le se dis- P. P. P. de je changerais P. de ] La fayette y comman< dait en chef. 48 Sans le mal de mer j'irais j'irais voyavoyager avec en Amériger en Amérique.beaucoup sur armée de réformante.cette c couverte en c d'une perruque. 54 est l'amie e t tes-filles. 51 d'anecdotes première France P. Son lieutenant-colonel voulait enlever le régiment et le faire émigrer. . porterais que.200 ÉDITION P. qu'elle . P. 39 qu'elle . 37 couverte ruque. 54 . 51 . le distingue. P.où ses tête bosse .cette d'une tête per- P. de M. y commanchef.où de elle ses elle peti- de petites-filles. 37 d'anecdotes première formante. est 39 l'aînée . de avec je changerais plaisir. nom. Je plaisir Je un porterais un masque. P. Lafayette dait en 37 beaucoup sur la réFrance P. figure tingue. la la M. 51 .il se figure cette pour jeune poret toute tugaise pour autre jeune femme. masque nom. 35 de mer SOUVENIRS STRYIENSKI Sans le mal D'ÉGOTISME ÉDITION DU DIVAN P.

j'avais délicatesse 50 Ils pourséchoisir un dans les pays . 42 un livre moins sentisur mental l'organisation des communes en France en douze volumes. 56 et de DU 201 DIVAN L'intérêt pressant parti. P. 42 . de pardon. d'un 41 chef STRYIENSKI L'intérêt de parti. 59 Il a publié un volume moins sentimental sur l'organisation des communes de France en 1200.il avec que. P. P. est très fort souque de toute la soivent.j'avais toute la délicatesse de nerfs italienne.avec le P. 59 lourd avec Dunoyer. raient jour étrangers.il P. 68 Ils pourséraient choisir un dans les jour pays Mais s'ils étrangers. 64 . artificiel d'un chef II a publié P. Rémusat. ne lui rée. Un vice de collège l'a fait aveugle. le musqué Rémusat. couraient le monde pour intriguer. P. 48 la toute italienne. je ne lui parlais moment qu'au où eUe m'offrait le est fort thé. ÉDITION P. m'offrait vrai P. le . je parlais moment où elle qu'au du thé. plus P. P. souvent.avec comte Dunoyer.APPENDICE ÉDITION P. très 46-47 vrai . 66 .

74 retrou. 74 . et le beau Je temps. pas let- P. 59 J'avais . cette table « jusqu'à: Après » dîner. faisait là. 52 . 72 . P. pages à mon inpar séance.petit monstre horrible avec de beaux yeux. 78 depuis d'hôte. singe. frappé de la figure. 71 DU DIVAN J'aimais non passionnément musique. auteur de l'histoire de la Conde quête Guillaume. la pluie là. P. P. tel- P. T. 54 monstre de beaux P. 57 . faisait qui. 77 sombre. P. fatigué. 51 STRYIENSKI J'aimais la ÉDITION P. la et le beau pluie Je fus temps.202 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P.écrivant ceci comme une letà trente tre.j'y retrouvai mon ami A. omis).écrivant comme une insu. P. su. . à mon passionnément la musique. avec affreux yeux. P. « A » le fatigué. ceci tre. 53-54 .petit. sufus de la frappé perbe figure. qui. Lus- P. 57 (fragment P.j'y vai mon ami Augustin Thierry.Lussinge.

trois 77 Elles étaient filles.leur faire petit la Elles trois P. . lui ne DU 203 DIVAN abandonné lement de mon tout souci honneur. du de ShakesLes pièces et l'acteur Kean peare fuKtne) (prononcer événement. P. filles. je hai- Il fallait P. 63 lui montrais ne. cuvier est moi trou- P. nous ne pas. petites Barot est 77 et nous gros grand. P. gros gros. 88 Il fallait colline mettre une entre moi et la vue dôme de Milan. teur P.quand ma je hai- abandonné de mon 87 .quand ma montrais convulsive. 63 et entre moi mettre dôme de la vue du les de Milan pièces et l'acShakespeare Kean. cuvier 77 pour . P.APPENDICE ÉDITION STRYIENSKI ÉDITION lement soin tout honneur. vions P. 106: . P. Barot 106 et grand. rent cet 96 .le faire petit la pour . P. étaient petites 105 menues. ne trouvions pas. P. beaux 69 sont où se paspays sés mes beaux jours.beaux où se sont plapays beaux cés mes jours. P.

115 était Cet la autrc petite P. se serait même. DU leur un DIVAN cupetite appareil avec lessive. le maitre de figuré Napoléon. part maison. tabilité 80 étant un l'irripour nerveuse. 110 Bah vous bien! . mand se serait même. et depuis « J'augmenterai cet article. omis). « J'aurais évité qu'à: » bien des moments. reil elliptique. P. 106 miliées connaissez P. monstre.étant hules P. 84 sement était maison. 112: Certainele un en voyant. 82 (fragments P. ue avec elliptique. P. P. un l'excesner- 81 Certaineen le payant. un un AlleItalien. les 78 Bah connaissez vous bien P. 113 depuis été sévère« J'ai » jusment puni. « Un » jusqu'à on » jour. Cet la amupetite . P. pour sive irritabilité veuse. un Allemand Italien. annonça. figuré le martyre de Napoléon. ment. monstre. P.204 ÉDITION SOUVENIRS D'ÉGOTISME STRYIENSKI un appa- ÉDITION lessive. ment.

chez n montâmes le trouvâmes Nous de douleur. 122 y mon 122 d'être se a . tre la moindre chose.qui. .j'étais une espèce (sic). venu crana. C'est dre chose. . é évanoui 1 avait.qui. 90 d'être ami sincère qui bon se calma par sens pur. 92 .tout d'amitié cœur. difficulté que d'ade le voir courage vérité sur dire la la mointout. rante P.tout. 86 tâmes avait. cause de del'épuisement l'épuisése vende se vendait l'édition. . 89 y a . 90 .nous chez monIl lui. peut-êlre culte que abandonner. STRYIENSKI .un besoin P. P. cause ment. 123 deune c de devenu de connaisseur. Il P. quafrancs. quarante Je ne P. qu'il cœur.nous 117 P. P. 91 soin s c cère qui c consensu. dans ce mon . qu'il c dans P. besinpar pur. < dait francs. à 124: à P.j'étais espèce P. lui.un ami calma ce P. 126 Je ne préaccet diffid'autre pas prévoyais voyais il me d'avoir le cident. . tout de dire la fera courage d'aut Je ne c'est vérité prévoyais sur tout. ÉDITION DU DIVAN .APPENDICE 205 ÉDITION P.

P. nonne. P. P. m'a . camp.de invisible plus aux 94:de nuisible plus Français. un étourdissement d'un remords. 139: . en plus Français. Modène.Andrea Venise. P. P. gands deux 105 Les confondent choses. P. voir six 102: 102 un . Modène. fait P.206 SOUVENIRS D'ÉGOTISME ÉDITION P. Giade poète .M. ami et aide de camp. nices . en P.qui menpasser pour bizarre et teur. capitulation science. 100 97 le .Andrea . de Corner. ancien 136 de aide de 133 le 129 .après l'anégligé pendant mois. mords.une conrepetit de P. nonne. l'avoir ennui mois. Corner.. 126 DU DIVAN passer pour français. Venise. plus aux Giade . pour surtout mauvais pour français. gauds deux 139 . prêtre P.une capitulation de conscience.après négligé par six pendant . brices 143 Les confondent choses.M. fait vais q2 STRYIENSKI qui m'a mau- ÉDITION P. petit P. P.

110 avoir écrit fois deux suite. P.APPENDICE ÉDITION P. 149 de berger P. 152: .c'est Boucher. fort P. commis gent. régent 108 est . P.c'est Boucher.crimes commis de l'arpour les gent. P.se que ce levant mot P.les cour- 113 . un 110 de . . P.les autres . Cela alla . un P. Voyez efbassesses froyables et les dix ans de soins se donnent qu'ils à la Cour un pour portefeuille. au Le P. yeux cheveux.crimes de l'ar- P. Roi .Maisonest bien comun pour preministre. STRYIENSK . 111 pour Après quelqueheures de P. P. 149: Après avoir écrit quelquefois douze heures de suite. Cela alla 112 :de beaux et les plus jolis P.Maisonbien comun mipour 146 . P. 111 bien. au 108: ciel.de beaux 'eux et les divagues plus jolis cheveux. nette mode nistre. 150 . 153 . nette mode mier 146 ciel. ort 151 loin.se levan ÉDITION DU DIVAN 207 P.

159 Il a forle mé- 117 P. prenait Juan.pour adroitement c calomnier lord Byron. P. gaiement des Français. omis). Je prends se ce qui ma route. au sort rc route.208 ÉDITION folies salent P. calomnier ron. qui ma SOUVENIRS STRYIENSKI remplisvie. » jusqu'à: me remorale santé » venant. fa fallu S( soins P. n monstre. .j'aurais . On me un dqn pour un monspour On me un don pour prenait p et Mozart J Juan (voir un pour Molière). Je prends ce que le ma sur 113 au hasard sur trouve P. 158 P. P. 153 hasard place remqui ma vie. a formé mulé mépris pris j'aurais is P. fallu pour P. 117 . 113 I1 m'a années P. 160 . D'ÉGOTISME É ÉDITION les folies DU DIVAN pl plissaient P.pour lord By- (fragment P. 153 trois pour 153-154 m'a Il de années vaincre. depuis « Avez-vous jamais « La vu. 118 gaiement des Français. 118 Il le P. tre. t 158 P. 113 trois vaincre.

120: était de M. 169 Heureux si je me fusse souvenu des avis de ce tacticien grand serais des "femmes dégoûté et la nausée. 170:je P.je des femmes dégoûté la nausée. P. et P. jusqu'à: « Heureux si je me fusse souvenu. lent 163 .l'excel- été une d'auteur. contemporains. . de La R. ». gie le plus homme. MM. jusqu'à de la par conséquent. 167 depuis Mon oncle Ga» gnon. 123: si Heureux me fusse souvenu je de ce tactigrand cien serais . P. et de la musique peinture mes deux comme MM.APPENDICE 209 ÉDITION DU autre DIVAN espèce ÉDITION été une STRYIENSKI autre (mol illisible). P. « P.M. le vieux cle. P. en un mot le jeune m'a l'air d'un fou). p. Monde bien loin gie était le libraire le plus honnête homme. 161 :l'excelCuillerier (l'onle père. 169. omis). 123 . P. de jusqu'à la et de la musique comme mes peinture deux contemporains. Monbien loin honnête 123 (fragment P. lent 119 Cuillerier. P.

dégoûtés P. dé- ÉDITION de la rochin. . 126 Car cussion y était sur tout.ÉDITION P. DU DIVAN Rosière et Persont Ils secs. 174 cussion y et franche Car était sur la dis- P. che la disfran- ferme tout. monde. du monde. goûtés STRYIENSKI sont du secs. H..

BEYLE NOTICES SUR 175 195 .TABLE PRÉFACE SOUVENIRS DEUX APPENDICE DE L'ÉDITEUR D'ÉGOTISME 1 3 H.

.

(ORNE) II . RUE DES ALENÇON LES LE 10 DÉCEMBRE 1927 PRESSES ALENÇONNAISE Administrateur MAROHERIES.ACHEVE D'IMPRIMER SUR DE F. 11. L'IMPRIMERIE GRISARD.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful