El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mardi 28 avril 2009
N° 5620 - Dix-neuvième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

L’ATTENTE DU CHANGEMENT N’A PAS ÉTÉ EXAUCÉE PAR BOUTEFLIKA

Tous maintenus !

PHOTO : H. LYES

Lire en page 3

COMITÉ OLYMPIQUE

MUSTAPHA BERRAF S’EN VA
Coup de théâtre hier au siège du Comité olympique. M. Berraf annonce le report de l’AGE et son retrait du monde du sport. Plus de 40 fédérations ont signé une pétition contre Berraf. P. 31

PLUS DE 10 TONNES SAISIES EN QUATRE MOIS

GRIPPE PORCINE

BÉCHAR : SUR LES TRACES DES NARCOTRAFIQUANTS
● Pour contourner le dispositif de lutte contre le trafic de stupéfiants mis en place dans le Nord, les narcotrafiquants investissent le sud du pays.
Béchar De notre envoyé spécial a drogue se transporte désormais par tonnes. Le réseau des narcotrafiquants s'organise et mène une offensive sans précédent. Les trafiquants de drogue semblent avoir changé de «stratégie» et d'itinéraire aussi, pour inonder le monde avec leur dangereuse marchandise. Intrépides, ils bravent tous les dangers et traversent toutes les frontières pour arriver à leurs fins. (Suite page 5) Madjid Makedhi

L’ALGÉRIE EN ÉTAT D’ALERTE
tat d'urgence sanitaire aux Etats-Unis, alerte déclenchée en Asie, vigilance en Europe, des mesures restrictives commencent à être mises en place par les Etats dans les aéroports selon les recomman-

E

● grippe porcine a fait 150 morts au Mexique alors que La 40 cas ont été confirmés aux Etats-Unis ● FAO a placé ses La équipes à travers le monde en «état d’alerte maximum».
dations de l'OMS pour faire face à la grippe porcine. Des précautions et des informations à destination des voyageurs revenant des pays où l'épidémie existe sont annoncées. (Suite page 8) Djamila Kourta

CONTRIBUTION

QUEL AVENIR POUR NOS ENFANTS ?
Dans une contribution intervenant après la présidentielle, l’ex-candidat Mohamed Saïd s’interroge sur l’avenir du pays. P. 4

TERRORISME AU SAHEL

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LE GSPC ATTAQUE DES MILITAIRES MALIENS
'attaque aurait fait 5 morts parmi les militaires, mais des sources maliennes démentent ce bilan. Selon elles, les militaires ont arrêté 5 terroristes et récupéré un important lot d'armes. Le GSPC
PHOTO : EL WATAN

L

● patrouille de militaires maliens a fait l'objet d'une Une embuscade tendue dimanche matin par des éléments du GSPC au nord de Kidal, au Mali.
donne la preuve qu'il est bel et bien implanté au Mali. Quelques heures après les déclarations du président malien à El Watan, le GSPC a frappé fort au nord du Mali. (Suite page 8) Salima Tlemçani

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 2

L’ACTUALITÉ LE SECTEUR DE LA SIDÉRURGIE GANGRENÉ PAR LA CORRUPTION COUR DE BOUMERDÈS

Des responsables d'ArcelorMittal et de Fersid auditionnés par le DRS
Annaba De notre bureau

Perpétuité pour deux terroristes en cavale

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D

epuis l'arrestation spectaculaire dimanche par les éléments du CTRI d'El Hadjar de Fellah Hacène, actuel vice-président de l'APW et grand magnat de la ferraille à Annaba, les événements s'accélèrent dans ce dossier complexe. C'est ainsi qu’hier plusieurs hauts cadres, dont une partie a été citée dans l'affaire du Grant Smithy Works (GSW), ont été convoqués et auditionnés par les enquêteurs en charge de dénouer cette affaire complexe. Et parmi les personnalités entendues figurent en premier lieu Lakhdari

Ahmed, l'ex-directeur de la sécurité de la firme et actuellement à la retraite, et son proche collaborateur, Driss Waheb. Deux autres hauts cadres actuellement en exercice à la direction des approvisionnements ont été également interrogés. Ces derniers auraient eu à répondre à des questions précises des enquêteurs sur le système de contrôle prévalant avant et après les livraisons de la ferraille que fournissait le premier mis en cause à l'usine ArcelorMittal El Hadjar. Cité dans l'affaire GSW, Jamal Bara, l'actuel directeur de l'unité Fersid, une filiale de cette dernière chargée de la réception de la ferraille, a été également invité à apporter

des éclaircissements sur la comptabilité des camions qui livraient cette matière première. Exerçant à Fersid dans le service comptabilité et dont la tâche consiste à établir les bons de livraison des camions, Mme Merad, la sœur du vice-président du complexe ArcelorMittal, soupçonnée d'enrichissement illicite, a, quant à elle, été soumise à un long interrogatoire portant essentiellement sur la facturation des livraisons. La juridiction du CTRI d'El Hadjar, une unité qui dépend du DRS (ministère de la Défense), s'active à éplucher les documents administratifs et comptables ayant trait à l'exportation de la ferraille par voie maritime

qui lui sont remis pour évaluer les préjudices subis tant par le complexe ArcelorMittal que par le fisc. En tout état de cause, tous ceux qui ont un lien de près ou de loin avec le monde de la ferraille ont la peur au ventre d’être cités et convoqués dans le cadre de cette grande affaire de corruption qui n'a pas encore révélé tous ses secrets. Tentaculaire, cette dernière promet d'être palpitante et riche en rebondissements. Certes, l'on n'est pas encore au stade des présentations à la justice et les établissements des mandats de dépôt, mais c'est tout comme au regard de la gravité des faits contenus dans ce dossier. M.-F. G.

e tribunal criminel siégeant à la cour de Boumerdès a condamné hier à perpétuité, par contumace, S. Mohamed (50 ans) et H. Djamel (37ans), deux terroristes poursuivis pour «adhésion et soutien à un groupe terroriste armé». Poursuivis pour les mêmes chefs d'inculpation, G. Kamel et L. Samir, âgés respectivement de 27 et 34 ans, ont été acquittés. Selon l'acte d'accusation, la genèse de l'affaire remonte à l'arrestation du dénommé G. Kamel par les services de sécurité, en novembre 2007, dans la région de Sidi Daoud. Celui-ci avait été accusé d'avoir des contacts avec L. Samir, alors considéré par les services de sécurité comme étant un terroriste en fuite. Cependant, après enquête, et en l’absence de preuves matérielles de son adhésion et son implication dans des affaires liées au terrorisme, ce dernier a été libéré par les forces de sécurité. Mais le procureur de la République l'a placé sous mandat dépôt, jusqu'au jour de son jugement, hier. Lors de la plaidoirie, les avocats de la défense ont plaidé l'innocence de leurs clients soutenant que les griefs retenus contre eux n'étaient pas fondés. Le représentant du ministère public a requis une peine de 15 ans de prison à l'encontre de G. Kamel et 15 ans de prison contre L. Samir. R. K.

AÏN DEFLA

Explosion d’une bombe artisanale
lusieurs gardes communaux ont été l’explosion d’une Pd’une source locale.survenuecommandéblessés dansexplosé à quelques bombe artisanale dans la nuit de dimanche à hier, apprendon L’engin à distance a mètres du détachement des gardes communaux chargé de la sécurité du douar Naaimia, distant de 5 km au nord du chef-lieu de commune de Tarik Ibn Ziad (sud-est du chef-lieu de wilaya de Aïn Defla), a encore indiqué la même source. A noter que les victimes, légèrement blessées par la déflagration, ont été admises à l’hôpital de Khemis Miliana et ont toutes regagné leurs domiciles. Aziza L.

LE MONDE DE LA FERRAILLE ÉBRANLÉ
D
epuis le début de l'année 2009, le monde de la ferraille à Annaba est ébranlé quotidiennement par un séisme de forte magnitude, dont l'épicentre est situé à ArcelorMittal. Les auteurs sont des Indiens, des Turcs et même des Israéliens qui, avec la complicité de cadres algériens, ont réussi à refluer la sève du complexe ArcelorMittal El Hadjar. Le souffle qui a enflammé la braise est celui de Smaïn Kouadria, secrétaire général du syndicat des travailleurs d'ArcelorMittal. Après l'échec des négociations avec l'employeur portant sur 11 revendications, dont l'augmentation des salaires, ponctuées du dépôt d'un préavis de grève qui prendra effet le 6 juillet 2009 à 5h, les faits et les méfaits ont pris une vitesse grande V. C'est à partir de là que le dossier de GSW, une entreprise indienne soustraitante à ArcelorMittal dans la récupération de la ferraille, a été mis au jour. Le PDG et le superviseur de cette firme étrangère de droit algérien ont été appréhendés par les éléments du CTRI d'El Hadjar et présentés à la justice. Ils ont été condamnés à 3 ans de prison ferme avec leurs complices, 2 gardiens algériens. En parallèle, c'est le dossier d'une autre entreprise étrangère, également sous-traitante dans le secteur du transport avec ArcelorMittal, qui a été dénoncé. Jouissant de toutes les facilités possibles et imaginables, EFES a balayé toutes les micro-entreprises algériennes qui activent dans le même secteur en s'octroyant, de gré à gré, la totalité du contrat dont l'enveloppe est estimée à 35 milliards de centimes. Aujourd'hui, les micro-entreprises algériennes créées au lendemain de la compression des effectifs de l'ex-Sider par les sidérurgistes chôment. Mieux encore, EFES a nargué les nationaux en créant une autre entreprise – Karamaden – spécialisée dans la maintenance. Son contrat il l'a décroché, toujours chez ArcelorMittal, le lendemain de sa création. Suivront l'opération d'assainissement du comité de participation du complexe, à peine 48 heures après le limogeage de Zediri Malek, l'ex-président de ce dernier, qui gère un portefeuille de 3% de la masse salariale de 7200 travailleurs, et la non-reconduction du contrat de travail de Bouyaya Mohamed, un apparatchik syndicaliste à la retraite depuis 12 ans. Ceci a valu au SG du syndicat de l'entreprise des menaces de mort proférées anonymement par le milieu des magnats de la ferraille. M.-F. Gaïdi

TÉBESSA

Un homme arrêté en possession de munitions
n d'une trentaine d'années a été interpellé avant-hier par Ukmhomme âgéTébessa, en relevant dedelamunitions introduitesZerga, laà Gendarmerie nationale commune de Aïn 36 au nord de possession illégalement de Tunisie vers le territoire algérien, apprend-on de sources concordantes. C'est à la suite d'une perquisition effectuée au domicile du dénommé H.T., qu'une quantité de 3050 cartouches a été découverte, dissimulée dans un coin de la maison. Aussitôt, le mis en cause fut placé sous mandat de dépôt. Par ailleurs, cinq personnes âgées entre 20 et 36 ans ont été écrouées avant-hier par le procureur général près le tribunal de Tébessa pour avoir attaqué au cocktail Molotov le parc des Douanes de la commuLakehal Samir ne de Bekkaria en mars dernier.

Les syndicats maintiennent le cap
L
e spectre d'une année blanche se précise au fil des jours. Les professeurs, docents et maîtres assistants en sciences médicales ont décidé, hier, de maintenir le cap en radicalisant leur mouvement de protestation. Ils ont décidé, lors d'une assemblée générale tenue au CPMC, de boycotter encore une fois les examens et concours reprogrammés par l'administration à partir de samedi prochain. Un bras de fer risque donc d'opposer dans les prochains jours les grévistes à leurs ministères de tutelle, notamment la Santé et l'Enseignement supérieur qui d'ores et déjà ont saisi la justice pour dénoncer une grève qu'ils qualifient d'illicite. De leur côté, les deux syndicats n'envisagent pas de baisser les bras ni de renoncer au débrayage d'autant plus que la justice ne leur a rien notifié. «Nous avons revendiqué la prise en charge de nos revendications et nos ministres nous ont répondu par des menaces. Nous avons appris que les deux ministres, de la Santé et celui de l'Enseignement supérieur nous ont poursuivis en justice», s'est dit, stupéfait, le professeur Djidjli, secrétaire général du syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales. «Nos ministres ignorent-ils que nous avons, en bonne et due forme et dans les délais, déposé auprès des instances concernées un préavis de grève», s'est interrogé notre interlocuteur. Hier, en plus des professeurs, docents et les maîtres assistants, des étudiants en sciences médicales, en pharmacie et en chirurgie dentaire ont assisté à l'assemblée en guise de soutien à leurs enseignants et pour également s'imprégner de l'évolution de la situation. Plusieurs intervenants dans la salle ont demandé le maintien de l'option d'une grève cyclique de trois jours mais de la décaler en milieu de semaine, c'est-à dire à partir de mardi au lieu de samedi. Ceci permettra aux deux syndicats de reformuler leur préavis de grève afin de ne pas pénaliser toujours les mêmes malades dont les consultations sont programmées en début de semaine. «Chaque médecin consacre une journée aux consultations et depuis notre mouvement de débrayage, ce sont toujours les mêmes catégories de malades qui sont sacrifiées, donc déprogrammées. Alors, nous demandons à ce que la grève soit décalée de trois jours», ont proposé les médecins soucieux de leurs patients. «Nous ne pouvons pas tourner le dos à nos malades. Il y a certains patients qui nécessitent un suivi rigoureux, nous ne devons pas les laisser tomber. En somme, nous ne pouvons pas adopter la même attitude que celle prônée par le pouvoir envers ses fonctionnaires», a souligné un praticien. Des intervenants ont fait l'impasse sur cette question en exigeant le recours à la grève illimitée pour mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Cette suggestion n'a pas fait l'unanimité. L'assemblée générale a fini par voter pour une grève de 3 jours les 11,12 et 13 mai prochain et la poursuite de la grève des examens et concours programmée pour samedi prochain. D'autres syndicats de la santé ont également décidé d'une grève illimitée à partir du mois de mai, ce qui risque de perturber ce secteur névralgique si le pouvoir se confine dans son mutisme. Par ailleurs, les deux syndicats avaient un grand espoir de voir un changement à la tête de leur département, de nouveaux ministres aptes à défendre et à plaider la cause des fonctionnaires du corps de la santé auprès du Premier ministre et au niveau de la Fonction publique, mais en vain, puisque les mêmes ministres ont été reconduits. C'est malheureusement la continuité sans le Nabila Amir changement.

GRÈVE DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 3

L’ACTUALITÉ BOUTEFLIKA RECONDUIT LE MÊME GOUVERNEMENT

Entre «la continuité» et le statu quo
● Bouteflika avait pourtant conclu, en août dernier, à «l'échec» des choix économiques imprimés au pays.

Qu’en sera-t-il des promesses ?

L

A

près un vrai faux suspens, la composante du gouvernement est tombée hier. C'est la même. Exception faite du départ du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, qui avait émis le vœu d'être déchargé de ses fonctions ministérielles, et qui, en réalité, n'en occupait aucune, ce fut un ministre sans portefeuille, les autres ont tous été reconduits, à l'instar du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Aucune place donc pour la surprise. Le chef de l'Etat l'avait affirmé à moult occasions : il inscrivait son troisième mandat dans «la continuité». Une continuité qui suppose la poursuite des mêmes politiques, mais pas forcément avec la même composante gouvernementale dont certains membres avaient été publiquement «descendus» par le président Bouteflika avant de décider de les reconduire. Lui-même avait conclu, en août dernier, à «l'échec» des choix économiques imprimés au pays. Les privatisations patinent, on est plus que jamais dépendants de la rente pétrolière, les réformes qui devraient toucher les secteurs bancaires, la justice et l'école n'avancent pas, l'agriculture et la santé sont en jachère. Autant de paramètres, soutiennent les analystes, qui auraient pu provoquer et justifier au moins quelques remaniements. Le constat de l'échec à lui seul

Le couple Bouteflika-Ouyahia, ou le poids des contraintes internes et de l’agenda international

aurait été à même de produire l'électrochoc. Tout compte fait, ce n'est point l'obligation de résultat qui préside à la nomination ou à l'éviction d'un ministre, mais bien le gage de fidélité et d'allégeance qu'il soit capable de donner. Le président Bouteflika – que l'on croyait retiré après la cérémonie d'investiture pour réfléchir à comment donner un sens à son troisième mandat, sévèrement critiqué par l'opposition – a fini par maintenir le statu quo. Dans le gouvernement en place et avec lequel le chef de l'Etat travaille depuis plusieurs années déjà, il y a en

réalité deux pôles. Le noyau dur qui gère la plupart des postes de souveraineté, représentés par le trio Noureddine Zerhouni à l'Intérieur, Chakib Khelil à l'Energie et Abdelhamid Temmar à la charge de la Promotion des investissements. Ces trois ministres ont été ramenés par Abdelaziz Bouteflika à l'entame de son premier mandat en 1999. Ils constituent une sorte de garde prétorienne aux côtés du département de la Justice confié également depuis 2003 à un autre fidèle collaborateur, Tayeb Belaïz en l'occurrence. Le deuxième pôle est composé

essentiellement de loyaux serviteurs, de lieutenants qui ont redressé le Front de libération nationale (FLN) en 2004. Ils sont nombreux. Il s'agit surtout de Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat, de Tayeb Louh, ministre du Travail, de Rachid Harraoubia de l'Enseignement supérieur, de Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, de Saïd Barkat qui a permuté récemment avec son collègue Amar Tou devenu ministre des Transports, et de Mahmoud Koudri placé au poste de ministre chargé des Relations avec le Parlement. Les autres partis de l'Alliance présidentielle gardent aussi leurs portefeuilles. Inutile de revenir sur les bilans de chacun. Mais les raisons du maintien de la même équipe gouvernementale insérées dans le communiqué laconique de la présidence de la République ne résistent à aucune critique. Il est surprenant que l'on justifie «l'immobilisme» par les contraintes d'un calendrier international que l'on sait pas aussi chargé que cela. Il est également difficile de déchiffrer et de donner un sens à la notion «des exigences internes» qui ont amené le président Bouteflika à reconduire la même composante gouvernementale ! Le pays avait bel et bien besoin d'un changement, on lui a imposé la continuité dans l'échec. Les arguments, tous les arguments sont irrecevables. Saïd Rabia

e staff gouvernemental reste inchangé. Est-il possible pour le président d’honorer ses promesses tous azimuts avec la même composante humaine de son gouvernement dont il a pourtant dénoncé l’échec de la conduite du programme à bien des égards ? Une observation : l’Exécutif est toujours dominé par les hommes. Ne serait-ce que sur ce registre, la place de la femme reste minime, voire insignifiante. Cela contrairement au discours de campagne qui mettait en avant la promotion et la consolidation de la place de la femme dans les instances dirigeantes du pays. Trois femmes figurent dans le gouvernement, ce qui représente environ une femme pour dix ministres. Outre d'être minoritaire en nombre, elles semblent être maintenues dans leur statut de «mineures» en refusant de les nommer à des postes ministériels importants. Khalida Toumi conserve son poste de ministre de la Culture. Nouara Saâdia Djaâfar est toujours ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité nationale, chargée de la Famille et de la Condition féminine. Et enfin, Souad Bendjaballah occupe encore le poste de ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, chargée de la Recherche scientifique. Pas donc de femmes à la tête des grands départements ministériels ou à la tête de ministères de souveraineté comme c'est le cas en France dont le ministre de la Défense est une femme ou encore aux Etats-Unis dont les Affaires étrangères ont été confiées à une femme. Peut-être la comparaison entre l'Algérie et ces deux pays n'a pas lieu d'être au vu de l'écart démocratique qui les sépare. Mais il est certain que le président de la République a fait la promesse – une fois réélu – de donner à la femme la place qu'elle mérite, la place qui lui revient de droit. «L'objectif primordial de la révision constitutionnelle est (…) de promouvoir les droits politiques de la femme, en renforçant ses chances d'accéder aux assemblées élues et à tous les niveaux, en vue de lui permettre d'affirmer sa personnalité et de consolider son rôle vital dans l'édification et le progrès de la nation», avait-il déclaré le 12 novembre 2008, à l'occasion de la présentation de son projet de révision de la Constitution. Est-ce donc tout ce que mérite la femme algérienne ? Bien sûr que non. A travers la reconduction de la même équipe, le chef de l'Etat reste sur la même ligne politique suivie au cours de ses deux premiers mandats. Outre le point relatif à la femme, il est difficile de croire en les capacités de cette même équipe gouvernementale, qui a montré ses limites à tout point de vue, à réussir là où elle a bien échoué durant les deux mandats écoulés. Une équipe qui s'est plutôt illustrée par son incapacité à concrétiser dans les délais les différents projets inscrits dans les précédents programmes présidentiels. C'est le cas par exemple de l'autoroute Est-Ouest, des chemins de fer, du métro d'Alger, de la mise à niveau des entreprises, de la promotion de l'investissement, de la résorption du chômage, de la réforme bancaire, de la réforme de l'école, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique, du sport, de l'habitat… Le chef de l'Etat a lui-même reconnu l'échec de sa politique et dit devant la conférence des maires l’été 2008 qu'on l'a induit en erreur. Des ministres qu'il a épinglés, pour leurs insuffisances avérées, sont maintenus. Comment des ministres qui n'ont pas encore terminé des anciens programmes vont-ils concrétiser le futur plan quinquennal de 150 milliards de dollars dans lequel est prévu, entre autres, la création de trois millions d'emplois et un million de logements ? Suffit-il d'injecter des milliards dans les différents secteurs pour parler de progrès et de développement ? M.A. O.

PHOTO : EL WATAN

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA RECONDUIT M. OUYAHIA ET LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT Le canular d’avril
L
a présidence de la République a rendu public hier le communiqué suivant : Conformément à l'article 77-5 de la Constitution, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a reçu, hier , Ahmed Ouyahia, qui lui a présenté sa démission. Monsieur le président de la République a décidé de reconduire Ahmed Ouyahia dans les fonctions de Premier ministre. En outre, et compte tenu du calendrier international ainsi que des exigences internes, le chef de l'Etat a décidé de reconduire le gouvernement dans sa composition actuelle, à l'exception de Soltani Bouguerra qui quitte le gouvernement à sa demande. nistre des Ressources en eau , Abdelhamid Temmar, ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements, El Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs , Mohamed Cherif Abbas, ministre des Moudjahidine, Cherif Rahmani, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, Amar Tou, ministre des Transports, Boubekeur Benbouzid, ministre de l'Education nationale, Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, Saïd Barkat, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Khalida Toumi, ministre de la Culture, Mustapha Benbada, ministre de la Petite et moyenne entreprise et de l'Artisanat, Rachid Harraoubia, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la Communication, Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le Parlement, El Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Nourredine Moussa, ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, Tayeb Louh, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale Djamal Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l'étranger, Smaïl Mimoune, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports Daho Ould Kablia, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, chargé des Collectivités locales, Abdelkader Messahel, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines et africaines, Nouara Saâdia Djaâfar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l'étranger, chargée de la Famille et de la Condition féminine, Souad Bendjaballah, ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Recherche scientifique, Azzedine Mihoubi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Communication. Par ailleurs, et conformément à l'article 78 de la Constitution, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a nommé Ahmed Noui, secrétaire général du gouvernement. (APS)

HUMEUR

VOICI LA LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT : Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat, représentant personnel du chef de l'Etat, Nourredine Zerhouni dit Yazid, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales , Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères , Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux , Karim Djoudi, ministre des Finances, Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines, Abdelmalek Sellal, mi-

Moins cinq et l'on penserait que c'est à cause d'El Watan avec sa une sur les ministres impopulaires ou sa petite «info» en page Epoque dans notre édition d'hier que le président Bouteflika a décidé de reconduire toute l'équipe gouvernementale. Cela flatterait peut-être notre ego de savoir que le président de la République «himself» pourrait décider des grandes affaires de l'Etat en fonction des écrits de notre journal. Arrêtons de nous chatouiller le nombril, la réalité est tout autre. Pour une raison bien simple, le président Bouteflika a toujours affiché un dédain total vis-à-vis de la presse nationale. Aussi, ni El Watan ni aucun confrère de la presse indépendante ne doivent se sentir responsables de ce désastre politique qui risque d'enfoncer l'Algérie dans l'inertie, dans un monde durement touché par la crise économique . A bien voir, cette reconduction de tous les ministres du gouvernement Ouyahia ressemble plus à un... canular. Pour avoir été très critique vis-à-vis du gouvernement sur tous les plans, il aurait été plus logique pour Bouteflika de procéder à de nouvelles nominations, à l'entame de son troisième mandat présidentiel. Les promesses électorales de Bouteflika ont été telles que pour tous les observateurs n'avaient aucun doute sur ses intentions d'opérer un profond remaniement gouvernemental. Certains avaient même avancé l'hypothèse que Ouyahia allait passer à la trappe. De plus, ceux et celles qui nourrissaient de l'espoir dans la réélection de Bouteflika, à l'instar de la majorité des citoyens, ont besoin de voir s'afficher des ambitions claires et surtout réalistes. Hélas, la décision de Bouteflika ne répond pas aux nombreuses attentes. Elle va même passablement décevoir ses plus fervents supporters.D'un autre côté, l'on a l'impression que Bouteflika a carrément reporté la formation du gouvernement du «troisième mandat» à une date ultérieure. Comme s'il voulait lui consacrer plus de temps et plus de réflexion. Si c'est le cas, il fallait le dire. Cela aurait fait plus sérieux. M. T. Messaoudi

El Watan - Mardi 27 avril 2009 - 4

CONTRIBUTION

Quel avenir pour nos enfants ?
●Maintenant que la campagne électorale pour l'élection présidentielle est terminée, que les passions se sont apaisées, notre vie publique aborde une heure de vérité, celle du bilan et des perspectives ● nous faudra beaucoup d'humilité et de courage politique pour nous libérer des Il considérations qui parasitent nos perceptions du réel et évaluer objectivement nos erreurs et limites afin d'en tirer les leçons qui s'imposent ● D'où des constatations, suivies de conclusions.
Par Mohamed Saïd (*) didats». 5) - L'irruption, depuis quelques années, de l'argent en politique a tout dénaturé, excluant l'esprit d'abnégation et de sacrifice, et rendant tout «achetable» : les consciences, les «convictions» les «positions». Ce phénomène, notoire dans un pays voisin, était inconnu en Algérie en 1999. Pour avoir été associé directement à la direction de campagne du candidat à l'élection présidentielle, docteur Ahmed Taleb Ibrahimi, je peux témoigner de l'inexistence, à cette époque, de ce «phénomène d'argent». Les citoyens appelés à faire partie des comités de soutien, ou à être désignés comme observateurs dans les bureaux de vote, l'ont tous fait à titre bénévole et avec une conviction rarement égalée. Certains n'ont même pas cru à l'ordre de retrait qui leur a été donné. Jamais, de mémoire, un intérêt matériel quelconque n'a été déterminant dans le comportement d'un partisan, comme c'est le cas depuis. Si bien que notre société connaît aujourd'hui un nouveau fléau, le «culte de l'argent» dont il faut dès maintenant réfléchir aux conséquences néfastes sur l'avenir du projet démocratique. Car en suivant le nouvel état d'esprit qui anime sur le terrain le milieu électoral, on est tenté de ne plus exclure la prise du pouvoir dans un avenir proche par une dynastie financière qui s'est constituée à l'ombre de la crise nationale. Les signes annonciateurs sont là : les empires financiers se dotent de plus en plus de moyens d'expression propres ou investissent dans les médias pour influencer l'opinion publique. Avec l'argent et les média, le pouvoir est à portée de main. La liste des dirigeants politiques, qui ont utilisé leur fortune dans le monde pour conquérir le pouvoir, est longue. Parmi eux, trois noms méritent d'être cités : l'Italien Berlusconi, le Libanais Hariri et le président Abiola du Nigeria. 6) - La mise à contribution des entreprises privées et des hommes d'affaires dans le financement d'une campagne électorale polarisée sur une personne, les uns sous la menace voilée du recours à l'arme du redressement fiscal, les autres en contrepartie de promesses d'octroi de projets fructueux, s'est faite à ciel ouvert. Dans beaucoup de cas, cette opération a offert un spectacle désolant où le clientélisme le dispute à la boulimie, et le panurgisme à l'arrivisme. 7) - Les cadres dirigeants de l'administration centrale et locale n'ont jamais été acculés à manifester au candidat sortant leur allégeance avec autant de publicité. Beaucoup ont fait volontiers dans la surenchère, de crainte de représailles en cas de «mauvais vote». Il s'agit là d'une dérive grave dont sont responsables ceux qui détiennent le pouvoir de tutelle, car le loyalisme du cadre doit être à l'Etat, et non à ses dirigeants. En impliquant l'Administration dans des compétitions électorales, dans lesquelles elle est censée être neutre, et en soumettant les nominations, les promotions et les mutations aux critères politiques, autrement dit d'allégeance partisane, les auteurs assument la responsabilité du climat d'insécurité et de méfiance, voire de déliquescence qui se développe au sein de cet élément moteur de la vie nationale. 8) - L'opposition a été incapable de s'organiser pour faire entendre sa voix de manière efficace : ni les partis boycotteurs n'ont pu influer sur le cours des événements, (ils auraient pu, par exemple, répondre à l'interdiction injuste qui leur est faite de mener campagne, en organisant une journée de ville morte dans leur zone d'influence respective), ni les personnalités nationales hostiles à l'élection n'ont pu s'entendre sur un texte de compromis appelant au boycott ni la mouvance islamique «non reconnue» n'a été suivie dans son mot d'ordre. Il s'agit là, à l'évidence, de l'un des résultats directs de la fermeture du champ politique qui a paralysé l'opposition, domestiqué nombre de partis, et empêché le renouvellement de la classe politique. Cette forme de violence d'Etat qui ne dit pas son nom pousse vers la radicalisation des positions, et donc inciterait à l'usage de la violence contre l'Etat. Est-ce l'objectif inavoué recherché, et dans ce cas, dans l'intérêt de qui, et de quoi ? En tout cas, cette attitude provoque des discours violents de la part de certains chefs de parti lésés, et semble s'accommoder de la persistance des poches d'insécurité et des troubles sporadiques qui secouent certaines régions du pays. parence de vérité, c'est-à-dire dans le mensonge qui empêche une évolution saine de la société. Quelle honte d'entendre un ministre invoquer un prétexte quelconque pour encourager ses subordonnés à la désobéissance à la loi et au règlement ? Quel honneur peut tirer ce haut fonctionnaire qui se targue d'avoir agi sur «instructions verbales», quand il sait que son action est un acte délibérément délictueux ? Hélas! l'arrogance, l'absence de culture d'Etat, de sens civique et moral font que la mise en sommeil de la mauvaise conscience permet à une action illégale, commencée en mesquinerie, de s'achever en héroïsme! 5) - Les résultats de l'élection présidentielle ont reconduit un président, certes aux prérogatives constitutionnelles étendues depuis le 12 novembre 2008, mais plus vulnérable, depuis le 9 avril car sans contre-pouvoir. Or, seul le contrepouvoir est capable de détecter à temps les dysfonctionnements administratifs et les anomalies qui, à terme, paralysent l'efficacité d'un régime politique. Les artisans de cette «victoire» ont non seulement desservi le candidat réélu, mais approfondi la crise de confiance entre le peuple et ses gouvernants. Rien ne sert de se cacher derrière les apparences, elles sont toujours trompeuses. Désormais, le président de la République sera seul en première ligne, face à une situation d'effervescence sociale et de dégradation du climat sécuritaire favorisée par l'accumulation des rancunes, l'impunité et la marginalisation des élites intellectuelles. L'histoire récente en Afrique est riche en exemples de turbulences sociales qui aiguisent les ambitions politiques et relancent la mode des putchs. Personne ne sait où nous mènera la récession actuelle dans le monde ou quel sera son impact sur notre existence, tributaire des hydrocarbures. Aussi, seules des réformes systémiques, impliquant une restructuration du pouvoir sur la base d'une nouvelle approche de la réalité nationale, l'ouverture du champ politique pour permettre l'émergence d'une nouvelle élite politique mieux cultivée, et sans engagement à géométrie variable, la levée de l'état d'urgence, une meilleure prise en charge des préoccupations de la jeunesse, la réhabilitation du dialogue et de la concertation avec les forces sociales représentatives, permettront au président réélu d'inscrire son nom au panthéon de la démocratie, et au pays d'avancer dans la bonne voie et d'aller vers plus d'Etat de droit. A défaut, ce sont les institutions de l'Etat, au demeurant érodées par l'usure de la longévité et de la rotation de leurs dirigeants, qui s'exposeraient au risque d'effondrement, mettant ainsi sérieusement en danger l'avenir que nous préparons à nos enfants. M. S. (*) Candidat à l’élection présidentielle d’Avril 2009

CONSTATATIONS La participation personnelle à l'élection présidentielle me permet de faire huit constatations qui démontrent que l'esprit démocratique et la culture d'Etat ne sont pas encore entrés dans nos mœurs : 1) - Le taux officiel de participation au scrutin présidentiel est excessif : il passe subitement de 35% en 2007 (élections législatives) à 74,56% en 2009, alors qu'il était de 57,78% à l'élection présidentielle de 2004. Pourtant, la persistance d'un mécontentement social malgré d'importantes réalisations matérielles et le maintien du champ politique fermé n'autorisent guère un si grand écart. Bien au contraire : le taux d'inflation connaît une tendance haussière depuis 2005 et concerne en particulier certains produits alimentaires de première nécessité, les mouvements de grève se sont multipliés, le taux de chômage est resté à deux chiffres, le désespoir ronge une grande partie de la jeunesse qui l'exprime parfois de façon violente, les scandales financiers n'ont pas cessé, la corruption s'est généralisée, les inégalités sociales se sont aggravées par l'extension de la pauvreté et de la misère sociale, les libertés publiques, atteintes notamment par le refus anticonstitutionnel d'agréer de nouveaux partis et le harcèlement de la presse privée, continuent toujours d'être menacées avec le maintien de l'état d'urgence. A cela, s'ajoutent des représentations nationales à faible légitimité et une classe politique incapable de mobiliser. Autant de repoussoirs qui favorisent l'abstention. 2) - La proportion de bulletins nuls est inquiétante : 925 771 bulletins sont déclarés nuls par le Conseil constitutionnel contre 329 075 en 2004. Ce qui représente presque 70% des suffrages obtenus par les cinq candidats perdants. La moindre explication qu'on pourrait retenir ici est qu'aucun des six candidats n'a pu satisfaire près d'un million d'électeurs (6% du nombre de votants) qui ont accompli leur devoir le 9 avril pour signifier qu'ils ne sont pas indifférents au destin de leur pays. 3) - Dans le nombre très réduit de bureaux de vote où j'ai pu désigner des observateurs, l'implication des partis dits de l'Alliance présidentielle et de leurs relais, dans la pratique de la fraude, a été sans précédent par son ampleur. Leur tâche a été rendue plus aisée par l'incapacité financière pour la plupart des candidats à avoir des observateurs partout. Ce qui a facilité la «mission» de l'administration, seul «parti» véritablement structuré à l'échelle nationale. 4) - Les moyens matériels et médiatiques très inégaux entre les différents candidats, la mobilisation des moyens de l'Etat par les partis au pouvoir et leurs relais ont créé une confusion très nette entre les prérogatives de chef de l'Etat et celles de candidat président, entre l'espace public et l'espace privé. Ce faisant, les facilités de propagande accordées à certains candidats, les difficultés et les embûches opposées à d'autres, ont introduit des inégalités considérables dans la conduite de la campagne électorale. Elles nous rappellent l'élection présidentielle de 2004 quand dix personnalités nationales, dont quatre candidats, ont assigné en justice l'actuel ministre de l'Intérieur pour «atteinte au principe d'égalité entre les can-

CONCLUSIONS Cinq conclusions sont à retenir d'une campagne électorale sans enjeu réel, mais dont le battage médiatique lui a donné les apparences d'une forte participation populaire : 1) - La volonté exprimée publiquement par le président-candidat d'être réélu à une «majorité écrasante» a été, à mon sens, interprétée par ses partisans comme le désir d'être reconduit à un score plus élevé que les précédents : 73% en 1999, 85% en 2004. Dès lors que l'objectif était défini, tous les moyens étaient bons pour l'atteindre au point de déclencher une course effrénée à la surenchère, parfois même en violation de la loi et de la morale. L'erreur, précisément, réside ici dans cette déconnexion entre illusions et réalités qui se traduit par une sous-estimation du poids de l'opinion publique, et des tendances lourdes de la société. Ce n'est probablement pas l'objectif du président de la République assuré d'une majorité confortable dans une campagne sans véritable enjeu électoral. 2) - Le taux de succès annoncé aurait pu, à la limite, être plus réaliste, par le jeu du report des voix s'il y avait un deuxième tour comme ce fut le cas pour la réélection du président de la République française en 2002. Ce qui repose de nouveau la question de l'adhésion populaire à toute action d'envergure nationale, et rend difficile la maîtrise de la situation sociale par des dérivatifs à effet sonore ! 3) - Les partis au pouvoir, la plupart des associations religieuses et civiles, les unions professionnelles et le syndicat principal, qui ont contribué à institutionnaliser la fraude comme mode de gouvernement, en pâtiront à l'occasion des prochaines échéances électorales. D'ores et déjà, à moins de changement – pour certains d'entre eux – dans leur direction respective, ils sont disqualifiés pour émettre à l'avenir des contestations, et encore moins distribuer des satisfecit. 4) - La fraude érigée en institution, avec ses serviteurs et ses complices, ses victimes et ses bénéficiaires, ne peut s'accommoder d'un Etat de droit digne de ce nom. On ne peut rêver de vivre dans un Etat de droit que le jour où ce fléau disparaîtra de notre culture, ou tout au moins, ne sera plus cautionné par les pouvoirs publics. Cette triste réalité, nous la vivons depuis des décennies au point d'en faire partie de nos mœurs politiques, et avec elle, le pays s'est installé dans une fausse ap-

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Les trois sociétés de distribution à travers le territoire national du quotidien El Watan mettent à la disposition des lecteurs, des buralistes et des distributeurs des lignes téléphoniques pour faire état des remarques, critiques et suggestions sur la distribution d’El Watan.
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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 5

L’ACTUALITÉ

FAIT DU JOUR

Béchar : sur les traces des narcotrafiquants
CLÉS
Près de 37 tonnes de drogue ont été saisies depuis le début de l'année en cours. Plus de 10 tonnes de cannabis ont été récupérées par les gardes-frontières de Béchar durant les quatre premiers mois de l'année en cours. Personnes impliquées dans le trafic de drogue ont été arrêtées par les GGF depuis le début de l'année. Parmi elles, 23 sont de nationalité marocaine.
D’importantes quantités de stupéfiants sont saisies dans des embuscades tendues par les gardes-frontières
PHOTO : EL WATAN

PLUS DE 10 TONNES DE DROGUE SAISIES DURANT LES QUATRE PREMIERS MOIS DE 2009

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Suite de la page 1
vec les gendarmes gardefrontières (GGF), nous avons suivi leurs traces. Béchar sudouest. Dimanche, 26 avril 2009. Il est 9h30. Accompagnés du commandant du groupement du 9e GGF, Ali Hamadouch, et de son équipe, nous avons pris la route vers la frontière algéro-marocaine (extrême ouest de la wilaya de Béchar). Destination : Oued Kaïbet, à 7 km de la frontière avec le Maroc, où une importante quantité de kif a été récupérée (4,06 t) vendredi dernier, après un violent accrochage avec le groupe des narcotrafiquants. Cette vaste étendue du désert est devenue la destination préférée des trafiquants. Pour contourner le dispositif de lutte contre le trafic de stupéfiants mis en place dans le nord du pays, notamment à Tlemcen, ces derniers descendent vers le Sud. Et là, ils ne font pas dans le détail. Avec de gros moyens, ils se livrent à un véritable jeu de cachecache avec les gardes-frontières. A bord de véhicules rapides, solides et hyperéquipés (Toyota Station), ils guettent le moindre relâchement des éléments des GGF pour faire passer leur marchandise. «Ils (les narcotrafiquants) ont changé leurs comportements. Sachant qu'ils risquent leur vie, les trafiquants tentent le tout pour le tout en transportant de grosses quantités de drogue. Et pour cela, ils se déplacent en groupes et n'hésitent pas à utiliser les armes quand ils sont acculés par nos éléments», déclare le commandant Hamadouch, qui précise que les contrebandiers ont abandonné les cigarettes pour se consacrer exclusivement au trafic de stupéfiants. «Le marché des cigarettes n'est plus porteur, les narcotrafiquants préfèrent alors le commerce de la drogue. Durant le premier trimestre de l'année en cours, nous n'avons saisi que des quantités infimes de cigarettes», ajoute-t-il. Le bilan des saisies enregistrées par les

GGF durant les quatre premiers mois de l'année en cours témoignent de l'ampleur du phénomène : plus de 10 t de drogue récupérées en l'espace de trois mois. Les deux dernières prises – 3,5 t en mars dernier et 4,06 t, le 24 avril dernier – sont les plus importantes.

«C'EST UN RÉSEAU INTERNATIONAL !» Ces chiffres confirment l'intensification de ce trafic en comparaison des deux précédentes années. D'où viennent-ils et vers quelle destination se dirigent-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi choisissent-ils la région de Béchar ? Le point de départ du trafic est le Maroc. Selon les responsables des 9e et 10e groupements des GGF, c'est dans la région marocaine de Kem Kem, située dans le département d'Errachidia, que les marchands de drogue démarrent.

«Nous avons en face de nos frontières la zone de Kem Kem qui est la localité où l’on cultive de la drogue. Etendue sur 40 km le long des frontières, cette zone constitue le point de départ du réseau en question», explique Debar Rassou Kamel, chef d'état-major (10e GGF). «Les trafiquants, explique-t-il, ne sont pas d'une même nationalité.» «C'est un réseau international constitué de Marocains, d'Algériens, de Mauritaniens, de Maliens, de Nigériens, de Libyens et d'Egyptiens. Chaque groupe opère dans son pays d'origine pour faire parvenir la marchandise à destination. Leur itinéraire est bien tracé. Ils partent du Maroc, passent par Béchar et Tindouf et entrent ensuite en Mauritanie. De là, ils traversent les pays du Sahel pour arriver en Egypte en passant, bien sûr, par la Libye», souligne notre interlocu-

teur. Le commandant Hamadouch abonde dans le même sens. Pour lui, «99,99% de la marchandise transitant par les frontières est destinée au marché étranger». «Les quantités énormes saisies ces derniers mois confirment cette hypothèse. La quantité destinée à la consommation interne n'atteint pas 1% de la totalité de la marchandise saisie», estime-t-il.

LES GGF SUR LE PIED DE GUERRE Le choix porté sur les régions de Béchar et de Tindouf pour faire transiter cette marchandise s’expliquer par plusieurs facteurs. Voyant que les voies maritimes se ferment devant eux après les pressions de l'Union européenne sur le Maroc, les narcotrafiquants se tournent vers les voies terrestres. Le relief de la région de Béchar et la longueur

des frontières sont pour eux la voie idéale pour développer encore plus leur trafic. «Les frontières des wilayas de Béchar et de Tindouf avec le Maroc s'étendent sur près de 2000 km. Les narcotrafiquants savent qu'il est difficile de surveiller toute cette bande», soulignent nos interlocuteurs. Sur un terrain nu, les narcotrafiquants choisissent généralement la nuit pour tenter la traversée. Comment freiner leur activité ? Les GGF, en dépit du manque de moyens et d'éléments, ont mis en place leur stratégie. Par groupements, ils tentent de couvrir plusieurs points de passage des trafiquants. «Chaque groupement couvre un couloir. Les éléments des GGF suivent leurs traces et dressent des embuscades», expliquent les gendarmes. C'est ce que nous avons constaté au niveau de Ouaglat Brabar, Oued Kaïbet, des zones très proches des frontières. Mobiles et dynamiques, plusieurs escadrons des GGF se déploient tout au long des frontières et tendent des pièges aux «visiteurs». Bien camouflés, les gardes-frontières tendent des embuscades qui durent parfois plus de deux jours. «Nos éléments sont conscients de la gravité de la situation et ils sont déterminés à lutter contre ce fléau», affirme le commandant régional de la 3e région de la Gendarmerie nationale, Blidi Salah. Selon lui, malgré les difficultés du terrain et l'absence de la population dans la région qui peut leur fournir des informations, les éléments des GGF ont appris à compter sur leurs propres moyens et mettre à profit leur expérience. M. M.

LES TRAFIQUANTS S’INSPIRENT DES CRIMINELS COLOMBIENS
a région de Oued Kaïbet, à l'extrême ouest de la wilaya de Béchar, a été le théâtre, vendredi dernier, d'un violent accrochage entre les éléments du 9e groupement des GGF et un groupe de narcotrafiquants. Bilan : récupération de 4,06 t de cannabis, de trois véhicules Toyota Station, une kalachnikov et un téléphone cellulaire (Thuria). Les trafiquants, quant à eux, ont réussi à s'enfuir à bord d'un quatrième véhicule. Les faits ont eu lieu vers 3h. Les narcotrafiquants sont tombés dans un guet-apens que les GGF leur ont tendu à 7 km de la frontière algéro-marocaine. Un capitaine du 9e groupement, qui a assisté à l'opération, nous raconte les faits.

L

Une scène qui n'a duré, selon lui, qu'un laps de temps. «Nous savions que les trafiquants ont l'habitude d'emprunter ce chemin. Nous avons décidé alors de leur tendre une embuscade. Il était environ 3h, quand nous avons entendu un bruit de véhicules. Le bruit s'approchait rapidement de nous, et c'est là que nous avons décidé d'ouvrir le feu. Plusieurs rafales ont été tirées», dit-il. Paniqués, les chauffeurs de trois engins, ajoute-t-il, foncent droit dans le lit d'un oued et leurs véhicules se sont immobilisés. «Pour échapper, les contrebandiers n'ont pas hésité à riposter en utilisant des FM et des kalachnikovs. Ils ont battu en retraite jusqu'à ce qu'ils aient rejoint

le quatrième véhicule qui les attendait à plusieurs dizaines de mètres du lieu de l'accrochage. Ils se sont enfuis par la suite», explique-t-il, en précisant que certains d'entre eux ont été blessés. En revenant sur les lieux, dimanche dernier, le capitaine nous montre des traces de sang retrouvées dans plusieurs endroits tout au long du lit de Oued Kaïbet. Ce genre d'opérations et d'accrochages est devenu fréquent. Depuis 2006, les narcotrafiquants commencent à utiliser les armes pour se défendre et protéger leur marchandise. En mars dernier, deux gardes-frontières ont été tués dans un accrochage similaire. «La mort de nos deux col-

lègues a eu un impact sur nous. Tous les éléments sont aujourd'hui déterminés à les venger et à lutter inlassablement contre les trafiquants de drogue», expliquent les responsables des GGF. En dépit de la difficulté du terrain et de la longueur des frontières, les GGF multiplient les opérations et leurs efforts ont été récompensés. En mars dernier, 3,500 t de drogue ont été également récupérées par les éléments du 10e groupement des GGF. C'est la deuxième grosse prise de l'année. Depuis le début de l'année en cours, les gardes-frontières ont pu récupérer plus de 10 t de cannabis dans la région. M. M.

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 7

L’ACTUALITÉ TRADUCTION, PLURIDISCIPLINARITÉ ET TRAVERSÉE DES FRONTIÈRES CONSTANTINE

Le monde arabe en exception
S
es travaux du colloque international qui a pour thème «Traduction, pluridisciplinarité et traversée des frontières» ont débuté hier au Palais de la culture (Alger) et se poursuivront jusqu'à demain (29 avril) avec un programme qu'on est tenté de qualifier de trop ambitieux. En effet, les trois plénières et les quatre ateliers prévoient pas moins de 50 communications auxquelles il faut ajouter 11 séances-débat d'environ 15 minutes chacune et un temps finalement assez long consacré à l'ouverture solennelle durant la matinée du premier jour. En plus des Algériens, les communicants, souvent des enseignants chercheurs viennent de tout le pourtour méditerranéen (Tunisie, Liban, Turquie, Italie, France et Espagne) et les interventions sont prévues en arabe, espagnol, français et en anglais). Ce colloque, il faut le relever, fait plaisir aux étudiants de l’université d’Alger, accourus nombreux, pour profiter d'une aubaine dorénavant peu commune en Algérie. Pour ne pas tout gâcher ne voilà-t-il pas qu'une ex-ministre, Mme Boutheina Chériet, présidente du premier panel, se fait apostropher gentiment dès le début des travaux pour un rappel à l'ordre par l'auteur de la première communication. La conversation au téléphone de notre présidente de séance, du haut même de la tribune, était devenue somme toute un tantinet gênante. Qu'à cela ne tienne, notre dame Chériet remettra ça quelques dizaines de minutes plus tard ! Oubliant sans doute qu'elle présidait la première matinée des travaux et se devant par conséquent de veiller au maintien de la discipline pour réussir une bonne écoute, elle se mit à discuter (toujours au haut de la tribune) avec son voisin. Et, une deuxième fois, elle se fait, mais bien vertement, remettre à sa place. Ce banal et bénin incident mis à part et en déplorant le fait que les intervenants ont été contraints de rogner, avec quelques préjudices, leurs communications, il faut reconnaître que les thèmes abordés sont fort intéressants voire passionnants. L'intervention de Paul Balta, présentée par Mme Naïma Lafkir Lafitte, était un délice non pas seulement parce qu'elle parlait de l'évolution des cultures à travers la cuisines de la Méditerranée, mais aussi parce qu'elle mettait en évidence comment ces aires géographiques de la Marenostreum ont procédé à des échanges, se sont interpénétrées pour s'enrichir mutuellement. Erudit, chercheur infatigable, Paul Balta est allé traquer dans l'histoire et les textes sacrés des arguments pour dire que tout ou presque a été traduit afin de passer les différentes frontières et pas uniquement les terrestres. Le relais a été pris par Roland Lafitte qui alla jusqu'à l'ère de la Grèce antique pour retrouver les origines du mot «fantasia» et comment les différents peuples de la Méditerranée se le sont approprié au cours des siècles. Passons sur la communication de Mme Nacira Zellal, de l'université d'Alger et responsable de Labo Slancom trop savante. Elle est passée sur nombre de compréhensions et n'a pas dû laisser des traces dans beaucoup de têtes. L'universitaire tunisien, Abderrazak Bannour, avec le thème «Epistémologie de la traductologie» a tenté de faire la part entre cette dernière et la traduction. Les interventions à venir lors de ce colloque semblent prometteuses mais tout un chacun sait que le monde arabe ne traduit pas ou du moins très peu et, en ce domaine, il fait figure d'exception. Il vrai que les dirigeants arabes sont peu portés sur les sciences, toutes les sciences parce qu'ils appréhendent la traduction comme une discipline subversive. Ahmed Ancer

L'université «prise en otage» par des agents de sécurité
ès l'annonce, hier en fin de matinée, du report du jugement de l'agent de sécurité inculpé et incarcéré mercredi passé pour coups et blessures envers un professeur vacataire de la faculté de droit (avocat de son état), le campus central de l'université Mentouri de Constantine a été investi et pris par un collectif d'agents de sécurité affecté à ce vaste pôle universitaire qui comprend, en sus du bloc des lettres et celui des sciences, la faculté de droit où a eu lieu l'incident à l'origine de cette action. Les faits remontent au lundi 20 avril ; ils ont eu pour cadre la faculté de droit Tidjani Haddam où, pour un simple gobelet de café, une violente altercation est survenue entre les deux belligérants. La victime déposera plainte et Les agents de aura un certificat sécurité semblent d'incapacité de décidés à mener six jours. «C'est leur action de un certificat de protestation complaisance», dira, à ce propos, jusqu'à la un représentant libération de leur patenté du collec- collègue. tif des agents de sécurité. Celui-ci estime, à ce sujet, que l'état du plaignant n'avait rien de sérieux. Cité à comparaître, le mis en cause sera, contre toute attente, incarcéré sur le champ. Ce qui provoquera la colère des agents de sécurité, outrés par le fait que le magistrat instructeur n'ait pas tenu compte des propos injurieux et blessants portés à l'encontre de leur collègue. «Le seul reproche qu'on peut faire à notre collègue, affirme haut et fort un représentant de ce corps, est d'avoir manqué de sang-froid face aux insultes proférées par le plaignant. Nous sommes conscients, d'autre part, que notre mouvement pénalise les étudiants qui sont pris en otages dans cette affaire, mais c'est notre seule arme pour faire entendre notre voix par rapport à une décision que nous estimons profondément injuste.» Hier, tous les étudiants, enseignants et travailleurs du campus de l'université Mentouri ont été priés de quitter les lieux ; quant aux cours, ils ont été suspendus à partir de midi et jusqu'à nouvel ordre. Les agents de sécurité semblent décidés à mener leur action de protestation jusqu'à la libération de leur collègue. Ahmed Boussaïd

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COLLOQUE SUR L'ARCHÉOLOGIE À TÉBESSA

Le début d'une nouvelle ère pour le patrimoine ?
selon le recteur de l'université, Abdelkrim Gouasmia, d'encourager sa sauvegarde et à terme, de développer un tourisme culturel respectueux. L'élite tébessie semble faire preuve d'un sursaut de conscience pour y arriver, en témoigne l'organisation plutôt réussie de cet événement inédit, et surtout la tentative de création d'un institut universitaire abritant des disciplines liées au patrimoine archéologique. Naturellement, les maillons de la chaîne ne sont pas tous réunis pour atteindre un tel objectif, mais force est de constater que des choses se mettent en place. A l'image de la signature d'une convention entre l'université de Tébessa et des université européennes pour un projet de recherches archéologiques et de formation, financé par l'Union européenne à hauteur d'un million d'euros, en attendant l'approbation d'une seconde proposition, émanant de l'université italienne de Trento, par la partie algérienne. Le colloque vise aussi la création d'une banque de données regroupant l'ensemble des connaissances sur les sites de Tébessa, à mettre au service des chercheurs, prêts à pousser les recherches et donner plus d'éclairage à l'histoire de la région. La confrontation des méthodes de

'un des enjeux majeurs auxquels répond le colloque international sur l'archéologie, qui se tient à Tébessa, est de placer les acteurs essentiels sur la ligne de départ en prévision du changement, en 2010, à la tête de l'Unesco, et dont l'Algérie est fortement pressentie pour assurer la présidence. Du moins, c'est ce que pense le docteur Zidane Khoulif, universitaire, occupant plusieurs postes dans des universités étrangères. Il s'agit de classer des sites archéologiques algériens, notamment, Tébessa, qui devrait concourir pour devenir patrimoine universel. Tous ceux qui ont pris part à ce colloque reconnaissent que le site est trop précieux pour souffrir davantage d'indifférence et de dégradation. Tébessa existe depuis la fin du paléolithique moyen avec la culture Atérienne (40 000 ans avant notre ère), et plusieurs civilisations avaient occupé cette aire géographique particulière, notamment celles musulmane et romaine (Théveste), cette dernière ayant laissé des empreintes monumentales. Cette richesse impressionnante, aujourd'hui encore méconnue et saignée par un pillage qui prend de l'ampleur, mérite pourtant une reconnaissance au niveau national et international, qui pourrait permettre,

L

travail et du corpus documentaire, mis en relief lors des travaux du colloque, ont, de l'avis de tous les participants, permis de répondre aux interrogations des uns et des autres et de multiplier les lectures grâce à l'apport des regards pluridisciplinaires croisés à l'occasion des quatre jours du colloque. Les communicants venus d'Allemagne, de France, d'Italie, du Maroc, de Tunisie, de Mauritanie et de nombreuses universités algériennes n'ont pas manqué de témoigner leur satisfaction au sujet du déroulement de la rencontre et affiché leur enthousiasme quant à l'avenir scientifique des sites en question. A défaut d'inventer la «thevestologie», ou l'étude de l'histoire de Tébessa, telle que rêvée par les organisateurs de l'association Minerve, le colloque atteint par là l'un de ses objectifs primordiaux, décisif pour l'avenir de la ville aux mille portes, la ville de l'arc de Caracalla, la muraille de Salomon, le temple de Minerve, la basilique saint Crispin… En dépit de quelques résistances et des malentendus qui semblent avoir été dissipés entre les acteurs du domaine, notamment au niveau des autorités centrales, ce rendez-vous pourrait être un déclic annonçant une ère nouvelle pour le patrimoine historique en Algérie. Nouri Nesrouche

Rectificatif
Dans l'article paru dans notre édition d'hier, sous le titre : Des officiels maliens appellent leurs voisins à se concerter : «Les salafistes n'ont jamais ciblé le Mali», une erreur s'est glissée involontairement. Il fallait lire, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Natie Pleah, et non pas Mamadou Clazie Cissouma, qui était son prédécesseur sous le même gouvernement. Le reste sans changement et toutes nos excuses aux lecteurs et aux concernés.

MARIETTE DEVOS RAAIJMAKERS. Professeur d'archéologie classique, université de Trento, Italie

«Créer un développement durable à travers le tourisme culturel»
Propos recueillis par Nouri N.

Vous êtes venue avec des propositions… Nous avons proposé à l'université de Tébessa une convention pour la formation et la recherche archéologique et topographique, concernant surtout les sites ruraux dans le territoire de la wilaya de Tébessa. Un deuxième projet européen, plus complexe naturellement, vient d'être signé entre, d'un côté l'université de

Leiden en Hollande et le professeur Bintliff, fondateur de l'archéologie du paysage, à l'université de Munich et celle de Trento, et d'un autre côté les universités du sud de la Méditerranée : Alexandrie et Le Caire en Egypte, Annaba et Tébessa en Algérie. Il y a du travail pour trois générations de chercheurs entre architectes, paléontologues, archéologues, géologues, zoologues et botanistes pour recréer l'environnement antique, comprendre les erreurs que nous avons commises et arriver à une ex-

plication sur l'utilisation largement meilleure du sol dans l'Antiquité. Les Berbères et les Romains, par exemple, avaient planté partout des oliviers, surtout sur les pentes, mais aujourd'hui, il ne reste plus rien de tout cela. Quel est l'objectif de ces conventions ? Il s'agit de créer un développement durable à travers le tourisme culturel. L'Europe est un mauvais exemple, les constructions modernes ont pratiquement dévasté

toute l'aire géographique et historique. Ici, la modernité commence à causer des dégâts, c'est pour ça qu'il faut agir vite. Je suis venue une première fois à Tébessa il y a 35 ans, et je trouve qu'elle a beaucoup changé aujourd'hui. Pour l'archéologue, cela veut dire qu'il y a des pertes énormes. Dans la campagne, les dégâts sont moindres, donc il faut se concentrer sur ces aires.Je souhaite vraiment qu'on puisse commencer dès maintenant la prospection. N. N.

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 8

L’ACTUALITÉ LA GRIPPE PORCINE A DÉJÀ FAIT 150 MORTS AU MEXIQUE

L’Algérie en état d’alerte
Suite de la page 1

Le GSPC attaque des militaires maliens

TERRORISME AU SAHEL

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es autorités sanitaires américaines ont indiqué hier que 40 cas de grippe porcine ont été confirmés dans cinq Etats, insistant sur le fait que cette augmentation n'est pas due à une propagation de la maladie, mais à une meilleure détection. Les cinq Etats concernés sont New York (nord-est), l'Ohio (est), le Kansas (centre), le Texas (sud) et la Californie (ouest), a précisé lors d'une conférence de presse le directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Richard Besser. Les 20 nouveaux cas confirmés hier proviennent tous de la même école de New York et sont la conséquence d'un dépistage effectué dans cet établissement, pas d'une propagation du virus, a-t-il souligné. «Sur les 40 cas, nous ne sommes au courant que d'une seule hospitalisation et toutes les personnes qui ont été contaminées sont à présent guéries», a ajouté M. Besser, précisant que les malades étaient âgés de 7 à 54 ans. Deux personnes, hospitalisées dimanche soir en Ecosse après avoir présenté des symptômes de la grippe à leur retour du Mexique, sont les premiers cas confirmés de grippe porcine en Grande-Bretagne, a annoncé hier la ministre écossaise de la Santé. Les Etats-Unis vont distribuer 11 millions de traitements antiviraux contre la grippe porcine issus des stocks fédéraux pour aider les Etats américains touchés, a-t-il annoncé. Washington a déclaré l'état d'urgence sanitaire dimanche et un dépistage des personnes présentant des symptômes grippaux a été instauré aux frontières. Qu'en est-il en Algérie ? Sera-t-elle épargnée par cette grippe porcine comme cela a été le cas pour la grippe aviaire. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge possible que le virus mutant de la grippe porcine devienne «beaucoup plus dangereux». La menace de l'épidémie plane sur la planète, l'heure est à

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elon des sources sécuritaires locales, un groupe composé d'une quinzaine de terroristes a attaqué dimanche dernier, vers 11h30, une patrouille de militaires chargée d'assurer la sécurité du scrutin communal – qui s'est ouvert le même jour – à l'extrême nord de Tessalit, dans la région de Kidal, située à quelques centaines de kilomètres de la frontière sud-ouest avec l'Algérie. Selon nos sources, les assaillants armés de kalachnikovs et dotés de moyens de communication satellitaire étaient à bord de trois véhicules tout-terrain et attendaient le passage de la patrouille, dont ils avaient surveillé les mouvements. L'accrochage aurait duré plus d'une heure avant que les renforts, qui n'étaient pas loin, n'arrivent sur les lieux. Nos interlocuteurs avancent un bilan de 5 morts ainsi que des blessés parmi les militaires, mais des sources officielles maliennes, que nous avons jointes hier, affirment «n'avoir subi aucune perte. L'opération a été réussie». Selon elles, les forces maliennes «ont encerclé le groupe de terroristes et fait prisonniers quatre d'entre eux» alors qu'«un important lot d'armes et de munitions, des véhicules et des équipements divers de communication ont été saisis». Nos sources, faut-il le souligner, ne parlent plus de salafistes, mais de «terroristes que l'armée malienne a neutralisés». Peut-on croire que les autorités maliennes se soient rendu compte de la nuance ? On n'en sait rien. En outre, aucune information sur l'identité des quatre terroristes arrêtés n'a été donnée, sous prétexte que «l'enquête à ce sujet est en cours». Cependant, des sources au fait de cette affaire sont formelles. Il s'agirait d'un groupe composé de terroristes algériens guidés par des Maliens. «Ils voulaient lancer un message aux autorités maliennes : ils peuvent frapper à n'importe quel moment, où et quand ils le veulent. Le choix de l'attaque au moment où se déroulent les élections communales, c'est-à-dire où la région est envahie de militaires, prouve l'assurance avec laquelle le GSPC a pour habitude d'activer au nord du Mali», explique nos interlocuteurs. En fait, quelles que soient les conditions dans lesquelles cette opération a eu lieu, cela démontre au moins que le GSPC semble avoir rompu le «deal» qu'il a passé avec les officiels maliens. Celui de ne jamais commettre d'attentats sur le sol qui lui sert de gîte. C'est également une réponse au président Amadou Toumani Touré, qui déclarait dans l'entretien qu'il nous a accordé à Bamako, que le GSPC «n'a jamais commis d'actes terroristes sur le territoire malien». C'est également un démenti flagrant adressé au chef suprême du Mali, qui ne cesse d'affirmer que le GSPC ne se trouve pas sur son sol, mais sur toute la bande sahélo-saharienne. L'attaque d'hier, même si elle est avortée, montre encore une fois que la région est véritablement sur un volcan. Elle intervient au moment où les négociations avec le groupe de Abou Zeid, émir du GSPC pour la région sahélo-saharienne, se poursuivent pour aboutir à la libération de deux touristes, un Britannique et un Suisse, détenus en otages depuis plus de quatre mois. Mokhtar Belmokhtar, un chef de la même zone, mais en disgrâce avec l'émir national Droukdel, a, après de longues tractations, décidé de libérer les deux diplomates onusiens de nationalité canadienne, qu'il détenait depuis le début de l'année en cours. Les ex-otages avaient été enlevés au Niger par un groupe de contrebandiers qui les a remis au GSPC. Quatre jours après la libération de quatre otages (deux par Belmokhtar et deux autres, des femmes âgées, par Abou Zeid), Abou Zeid menace d'exécuter les deux otages restants (britannique et suisse), si ses revendications ne sont pas acceptées. Officiellement, il s'agit de la libération de salafistes mauritaniens arrêtés au Mali, et Abou Koutada en détention à Londres, mais officieusement, ils auraient exigé une rançon dont le montant n'aurait pas été déterminé. Rappelant étrangement l'épisode de l'enlèvement des touristes autrichiens, libérés après 9 mois de détention, contre le paiement d'une somme que certains estiment à 10 millions d'euros. L'on se rappelle qu'au début de ce rapt, les auteurs avaient exigé la libération de certains terroristes avant de réclamer une rançon. S. T.

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L’OMS tire la sonnette d’alarme devant le potentiel pandémique de la maladie

la prévention. Aucun traitement n'est encore disponible pour prévenir ce virus. Au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, une cellule de crise a été créée et suit de près les événements liés à cette maladie. Une réunion du comité des experts de la grippe saisonnière, aviaire est prévue aujourd'hui au ministère de la Santé pour mettre en place les mesures nécessaires bien que l'Algérie n'ait aucune relation aérienne avec le pays ou le foyer du virus s'est déclenché. Mais cela n'empêche pas que des personnes en provenance d'autres pays puissent être porteurs de la maladie. C'est pourquoi il est important que des mesures de précaution soient mises en place. Le Pr Nafti, pneumologue et membre du comité national de lutte contre la grippe, avoue que la situation est très préoccupante. Il y a lieu de signaler, souligne le Pr Nafti, que l'alerte est mondiale, donc il faut s'adapter à la réalité actuelle pour éviter au maximum la possibilité d'introduction de la grippe porcine dans notre pays, d’autant que le dispositif de prévention existe suite à la menace de la grippe aviaire, donc il suffit de le mobiliser. A la question de savoir si ce type de virus a déjà été iden-

tifié, le Pr Nafti affirme que c'est pour la première fois que l'on voit une souche pareille. «Habituellement, le virus du porc se transmet à l'homme qui constitue une impasse biologique, c'est-à-dire qu'il ne se transmet pas d'homme à homme. Cette nouvelle souche de type A/H1N1, qui serait probablement l'accouplement du virus du porc avec celui de la grippe humaine (saisonnière), a fait qu’elle se transmet d'homme à homme. Et c'est très dangereux et le seul espoir pour nous, c'est la découverte d'un vaccin puisque pour le moment, aucun traitement n'est disponible.» Pour ce faire, l'OMS a déjà pris contact avec les grandes firmes pharmaceutiques mondiales pour le développement d'un vaccin dont le laboratoire suisse Novartis. «Nous sommes en contact avec l'OMS pour le développement d'un vaccin contre le virus de grippe porcine de type A/H1N1», a précisé le porte-parole de Novartis, selon l’AFP, ajoutant toutefois qu'aucune décision n'avait pour l'heure été prise pour lancer le développement ou la production d'un tel médicament. «Nous n'avons pas encore reçu de souche du virus pour débuter la phase de recherche», a-t-il souli-

gné. Une période de trois à six mois avait été établie pour développer un vaccin contre la grippe aviaire, selon ce dernier. Par ailleurs, le producteur de vaccins Sanofi Pasteur, division de Sanofi-Aventis, a indiqué hier que la fabrication d'un premier vaccin contre la forme humaine de la grippe porcine prendrait quatre mois. Sanofi Pasteur, qui a déclaré ne pas avoir encore reçu de demande de fabrication d'un vaccin, a affirmé qu'il se tenait prêt à faire le point sur ses possibilités de soutien aux mesures de santé publique si l'OMS ou d'autres autorités sanitaires devaient le solliciter en la matière. En attendant, l'OMS tire la sonnette d'alarme devant le potentiel pandémique de la maladie qui a fait à ce jour 103 morts au Mexique, foyer de l'épidémie, et qui arrive en Europe avec un cas confirmé en Espagne, après les Etats-Unis et le Canada. A noter qu'une pandémie de grippe porcine inquiète les scientifiques depuis 1976. La pandémie de grippe la plus mortelle de l'histoire moderne a tué environ 40 millions de personnes dans le monde en 1918 et 1919. Deux autres, moins importantes, ont été enregistrées en 1957 et 1968. D. K.

Sit-in des agents de la Protection civile à Constantine
rès de 300 agents de la Protection civile ont organisé, hier matin, un sit-in de protestation devant la direction de la wilaya de Constantine de la Protection civile pour réclamer le départ du directeur. Le mouvement mené par la section syndicale affiliée à l'UGTA est un épisode du bras de fer qui oppose depuis quelques semaines des syndicalistes au premier responsable de la Protection civile dans la wilaya. Des décisions de mutation

ILS RÉCLAMENT LE DÉPART DE LEUR DIRECTEUR
et autres sanctions, ainsi que le refus de dialoguer avec les représentants syndicaux sont les griefs retenus par les manifestants. Les choses ont pris une autre tournure après le dépôt de plainte formulé par le directeur à l'encontre d'un syndicaliste pour atteinte à autorité publique. Le tribunal de Constantine qui a examiné l'affaire lors de son audience d'hier a condamné le syndicaliste à payer une amende de 50 000 DA et 20 000 DA de dé-

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dommagements. Pour rappel, et suite à l'échec de toutes les tentatives de réconciliation menées par les représentants du syndicat national de la Protection civile, la direction générale a dépêché le week-end dernier une commission d'enquête qui a écouté, durant trois jours, toutes les parties. Les détracteurs du directeur affirment qu'ils devront attendre les résultats de cette enquête pour décider de l'action à mener. S.A.

PHOTO : AFP

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 9

ÉCONOMIE BONIFICATION DES TAUX D’INTÉRÊT POUR L'ACQUISITION D’UN LOGEMENT TRAMWAY

Les fonctionnaires restent dans l’expectative
'article 77 de la loi de finances 2008 n'a toujours pas été appliqué. Il (l'article) a institué, rappelons-le, une bonification des taux d'intérêt des prêts accordés par les banques aux fonctionnaires pour l'acquisition d'un logement. Cette catégorie de la société est restée ainsi sur sa faim, faute d'un décret d'application qui tarde à voir le jour. Des banquiers, contactés par nos soins, ont assuré qu'aucune note officielle obligeant les institutions financières à mettre en œuvre ces dispositions n'a été diffusée jusqu'ici. Selon les termes de l'article 77 de la loi de finances 2008, les fonctionnaires peuvent bénéficier d'une bonification du taux d'intérêt à 3% sur les prêts bancaires consentis en leur faveur. L'article en question a institué une autre bonification d'intérêt au profit des victimes des dernières catastrophes naturelles. Il s'agit, plus précisément, d'une bonification des taux d'intérêt (dans la limite de 2%) des prêts bancaires (crédit inférieur ou égal à 2 millions de dinars) consentis pour la reconstruction des habitations, en remplacement des chalets installés suite au séisme de 1980 (Chlef, Aïn Defla, Tissemsilt et Tiaret). La

Présentation d'un projet de montage en Algérie

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Plusieurs catégories sont privées des opportunités offertes par l’article 77 de la loi de finances 2008

même loi, dans son second volet, prévoit une autre bonification des taux d'intérêt (dans la limite de 2%) des prêts bancaires (inférieurs ou égaux à 1 million de dinars) consentis aux propriétaires sinistrés des locaux à usage commercial, industriel ou artisanal dans les wilayas d'Alger et de Boumerdès, détruits suite au séisme de mai 2003. Plus d'une année plus tard, cet article de loi est resté lettre morte dans les tiroirs des services de la chefferie du gouvernement, censés rédiger les textes exécutifs nécessaires pour la mise en application de cet article de loi. Contacté par nos soins, le chargé

de la communication au ministère des Finances a expliqué que les dispositions et les conditions d'application de cette bonification doivent être fixées par des textes exécutifs, dont la publication relève des compétences des services de la chefferie du gouvernement. Introduit afin de mettre fin aux spéculations sur le logement, l’article 77 de la loi de finances 2008 semble ainsi voir son application renvoyée aux calendes grecques. La banque publique de l'immobilier Cnep-banque a gardé ses taux d'intérêt inchangés. Les taux d'intérêt débiteurs de la Cnep-Banque (achat logement

neuf ou ancien, construction, aménagement, extension, achat de terrain) sont fixés à 5,75 % pour les épargnants sur livret «Epargne logement», à 6,25% pour les épargnants sur livret «Epargne populaire» et à 7% pour les non-épargnants. Plusieurs catégories sociales, à l'instar des enseignants et des administrateurs sont privées ainsi de l'opportunité qu'offre l'article 77 de la loi de finances 2008. Les aides accordées par la Caisse nationale du logement (CNL) s'avèrent insuffisantes pour les besoins de l'acquisition d'un logement. D'autant plus que cette aide est conditionnée par un contrat qui doit être conclu avec un promoteur immobilier agréé par le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, avons-nous appris auprès de la CNL. Quant au logement social, l'accès à cette formule est soumis désormais à une série de nouvelles conditions, impliquant, entre autres, l'ancienneté de la demande, le nombre d'enfants à charge et la durée de résidence du postulant dans la commune concernée. Le crédit immobilier assorti d'un taux d'intérêt bonifié aurait donc pu être une solution pour les milliers de demandeurs de logeAli Titouche ments.

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ne étude relative au projet de réalisation d'une unité de montage de tramways en Algérie a été présentée hier, au ministre des Transports, M. Amar Tou, par une délégation de la société française Alstom, indique un communiqué du ministère répercuté par l'APS. Selon cette étude préliminaire, l'assemblage de tramways «Citadis» en Algérie pourrait s'effectuer en deux phases dont «la première consiste à réceptionner des voitures pré-montées et la seconde à réceptionner des sous-ensembles mécaniques des cabines et kits de composants», précise la même source. A la faveur de la seconde phase sera assurée l'intégration des PME/PMI nationales qui prendront en charge la fabrication de certains éléments du tramway. De même, les unités de maintenance de la SNTF qui ont été visitées par les représentants d'Alstom pourront contribuer à cette intégration, ajoute le communiqué. Il a été convenu que les deux phases auront lieu sur un même site, une fois que celui-ci aura été choisi par les autorités algériennes. «Pour ce qui est de l'hypothèse de travail sur le montage juridique de la joint-venture à créer, la question pourra être étudiée ultérieurement par les deux parties qui conviendront d'un commun accord des mécanismes d'actionnariat et de management», a-t-on fait savoir. Le choix des partenaires, le mode constitutif et opérateur de la joint-venture, la signature du pacte d'actionnaires et la finalisation de la création de la société sont des étapes qui devraient être franchies avant la fin de cette année, ajoute encore le communiqué. APS

PHOTO : H. LYES

RÉUNIONS DE L’UGTA

La revalorisation du SNMG au menu
'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) s'est gardé de rouvrir hier le dossier des revalorisations salariales. Cette question fera objet d'une entrevue qui devrait intervenir la semaine prochaine, si l'on tient compte des déclarations de Abdelkader Malki, membre du secrétariat national de la centrale syndicale, appelé hier par nos soins. Notre interlocuteur nous a expliqué qu'un groupe de travail est installé afin de faire l'évaluation de la situation socioéconomique et de confectionner des propositions liées au pouvoir d'achat des travailleurs. C'est une question qui revient avec acuité sur le devant de la scène, notamment depuis le discours de Bouteflika qui évoquait, pendant sa campagne électorale, la nécessité de revoir à la hausse le Salaire national minimum garanti (SNMG). Selon M. Malki, si augmentation il y a, celle-ci devra être négociée dans un cadre de tripartite, impliquant l'UGTA, le gouvernement et les organisations patronales. Cela dit, le groupe de travail s'est également assigné pour mission de préparer la prochaine tripartite prévue, selon différentes sources, avant la prochaine rentrée sociale. Le groupe de travail est chargé aussi de faire l'évaluation du pacte national économique et social signé lors de la 12e tripartite de septembre 2006. La réunion, hier, du secrétariat national de l'UGTA a été consacrée à l'évaluation de la campagne électorale menée pour le compte de la candidature de Bouteflika à la présidentielle du 9 avril dernier. A l'ordre du jour de cette même entrevue, figuraient aussi les festivités du 1er mai, Fête des travailleurs. Les festivités se dérouleront cette année dans la ville de Jijel, explique M. Malki. Ali Titouche

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ACCIDENTS DU TRAVAIL ET MALADIES PROFESSIONNELLES

De nombreuses entreprises ne respectent pas la législation
fois pas indiqué le nombre de personnes victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles. Affirmant que l'Algérie a mis en place un arsenal juridique assez «étoffé», elle note que de nombreuses entreprises ne respectent pas la législation. «Ce qui pose problème, ajoute-t-elle, est le respect du cadre législatif. L'employeur n'est pas censé méconnaître la loi. Il est obligé de respecter cet arsenal juridique afin de réduire le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Tous les employeurs doivent avoir des services de travail, des commissions d'hygiène et de sécurité.» La directrice de l'INPRP soutient que «l'Inspection du travail intervient pour faire respecter la loi». Mme Iles souligne qu'il est encore nécessaire de faire des campagnes d'information et de commu-

es secteurs d'activités où l'on enregistre le plus d’accidents du travail et de maladies professionnelles sont l'interprofessionnel, le bâtiment et les travaux publics et la métallurgie, a indiqué Mme Saïda Iles, directrice de l'Institut national de prévention des risques professionnels (INPRP). Intervenant, hier, sur les ondes de la Chaîne lll de la Radio nationale, Mme Iles a indiqué, citant des chiffres des services de médecine du travail des centres hospitalo-universitaires (CHU), que la prévalence dans la branche interprofessionnelle est de 25% d'accidents du travail et de 35 % de maladies professionnelles, suivie par celle du BTPH et la métallurgie avec 12 % d'accidents du travail et 23 % de maladies professionnelles. Les branches des transports et de la manutention enregistrent elles aussi un grand nombre de victimes. Mme Iles n'a toute-

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nication pour sensibiliser les employeurs. Interrogée sur le marché informel, elle révèle l'existence d'un «gros dossier» qui traite de cette problématique, sans pour autant divulguer le contenu. «Les travailleurs au noir ont compris. Ils pensent à leurs retraites et aux accidents du travail. Ils sont assez conscients», s'est-elle contentée de dire. Par ailleurs, le premier responsable de cet institut regrette que des maladies chroniques comme le diabète ou le stress ne soient pas reconnues comme maladies professionnelles. «La maladie professionnelle répond à des critères pour qu'elle soit indemnisée et reconnue comme telle. C'est la relation de cause à effet qui va déterminer le caractère d'une maladie», estime-t-elle, en révélant l'existence de 85 tableaux indemnisables pour les maladies professionnelles. Hocine Lamriben

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 9

ORAN INFO
RÉALISATION DU CENTRE DE PERFECTIONNEMENT DE SONATRACH ET DE L’INSTITUT ALGÉRIEN DU PÉTROLE
UN RÉSEAU DE TRAFIC NATIONAL DE VÉHICULES DÉMANTELÉ

16 soumissionnaires à l’ouverture des plis
●Le futur Centre de perfectionnement, dont la surface du site est de 18 566 m2, comprendra un hôtel en R+3, un bloc Administration et Pédagogie, un autre bâtiment de Sécurité, un Poste de livraison et un parking extérieur de 55 places.
e siège du Groupe Aval de Sonatrach a abrité, hier, la cérémonie d’ouverture des plis concernant la réalisation de l’Institut Algérien du Pétrole ainsi que celle du Centre de perfectionnement de l’entreprise à Oran. Il s’agit, selon M. Henni Mekki, directeur de la Division des Etudes et de développement, d’importants projets localisés dans la zone Haï USTO. Ainsi, le futur Centre de perfectionnement, dont la surface du site est de 18 566 m 2, comprendra un hôtel en R+3, un bloc Administration et Pédagogie, un autre bâtiment de Sécurité, un Poste de livraison et un parking extérieur de 55 places. L’IAP, dont la surface est de 21 400 m2, comprend, en plus de l’hôtel, les Services administratifs, un Laboratoire et un Atrium. Ces 2 projets structurants ont été confiés à l’Activité Aval, du fait de la maîtrise de cette dernière dans la conduite de grands projets. Il y a eu 16 soumissionnaires dont 3 nationaux qui ont fait part de leurs offres techniques sur les 25 sociétés qui ont retiré le cahier des charges. Tous les dossiers d’appels d’offres ont été considérés recevables par la commission d’ouverture des plis et devront, de ce fait, incessamment, faire l’objet d’une évaluation approfondie dans le

8 personnes écrouées

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L’affaire du 4x4 de luxe, volé en France et récupéré par la police oranaise, a abouti au démantèlement d’un réseau de trafic national de véhicules. Un réseau composé de 8 personnes, dont une femme, qui activait entre la wilaya d’Oran et la wilaya de Batna. Ce réseau est essentiellement composé de repris de justice. Le chef de cette bande, R.S., âgé de 26 ans en est un. Les autres membres sont âgés entre 19 et 43 ans. D’après les services ayant mené l’enquête, chaque membre de cette bande avait un rôle précis : les uns ciblaient les véhicules, certains volaient sous la menace des armes blanches et d’autres encore conduisaient les véhicules à Batna. Dans cette wilaya sont installés R.A., âgé de 29 ans, et la femme M.A., âgée de 26 ans. Ces derniers réceptionnaient les véhicules et s’occupaient de leur revente après falsification du numéro de châssis et des documents. Selon l’enquête, ce réseau a écoulé des véhicules volés à Oran également. La vente se faisait à des prix symboliques. A propos du nombre de véhicules volés, les services de police affirment que ce nombre n’est pas encore déterminé. Les 8 mis en cause ont été présentés, le 22 de ce mois, à la justice pour association de malfaiteurs, vol de véhicules sous la menace des armes blanches, faux et usage de faux et usurpation d’identité. Ils ont tous été écroués. M. B.

PHOTO : ABDELKRIM

TRIBUNAL CRIMINEL

POUR UNE RIXE DE VOISINAGE, L’AGRESSEUR CONDAMNÉ À PERPETUITÉ
nommé H. vivra, à partir L ed’hier, toute saZakaria,leâgé de 21deans,viedeensécurité ouà vie traqué par les services passera perpétuellement restant sa prison, moins d’une opposition au verdict qui a été prononcée par contumace contre lui hier par le tribunal criminel d’Oran. Celui-ci l’a condamné à la prison à vie et a infligé à son frère, présent au box des accusés, six années de réclusion criminelle et a acquitté leur troisième frère H. Amar (19 ans). Les trois frères étaient accusés de tentative de meurtre. Le tribunal n’a retenu que les deux frères comme coupables de coups et blessures graves ayant entraîné une incapacité de travail de leur victime de deux mois. Le troisième frère H. Abderrahmen, qui a été condamné à six années de prison, avait reconnu, devant toutes les juridictions qui l’ont entendu, qu’il avait bel et bien eu un accrochage avec sa victime après une rixe de voisinage et qu’il lui avait asséné des coups de couteau. Alors que l’accusé acquitté avait déclaré qu’il n’avait même pas assisté à la bagarre qui avait opposé ses frères aux victimes (frères aussi). Déclaration qui a été prise en compte par les jurés puisqu’ils ont voté non à toutes les questions relatives à sa culpabilité. La bagarre s’était déroulée juste après le f’tour du mois de ramadhan dernier au quartier El Yasmine. A. Belkedrouci

L’Activité Aval procèdera à la sélection des soumissionnaires qui seront éligibles à la phase commerciale qui permettra la sélection des sociétés appelées à réaliser ces importants ouvrages

cadre de l’alignement de ces offres conformément aux exigences des cahiers des charges. A l’issue de quoi, l’Activité Aval procèdera à la sélection des soumissionnaires qui seront éligibles à la phase commerciale qui per-

mettra la sélection des sociétés appelées à réaliser ces importants ouvrages. Il faut signaler que les délais de réalisation impartis sont de 36 mois pour l’IAP et de 24 mois pour le CPE. Hadj Sahraoui

Des projets pour améliorer le quotidien des habitants
projets d’assainissement seront lancés Q uatre parlelescadre de l’embellissement urbain. Ilincessamment responsables locaux de la commune de Hassi Bounif dans s’agit, selon M. Chaabane, P/APC par intérim de la réhabilitation du Chemin de Wilaya N° 74 réservé reliant le chef-lieu de la commune à la localité de Hassi Ameur, ainsi que quatre autres projets d’entretien comme l’installation des avaloirs pour le curage des eaux usées à Rjal R’hal, Hai Chahid Mahmoud et Bouchouicha. En matière de voirie, l’APC s’attellera à prendre en charge des problèmes de fuite dans les canalisations de l’AEP et du mélange des eaux usées avec l’eau potable signalé notamment au village Mohamed Boudiaf. Identifié comme étant une zone à revaloriser, ce faubourg sera inclus dans le cadre du PPDRI (Projet du Proximité de Développement Rural Intégré). En effet, ce programme qui intervient à titre complémentaire du PNDA (Programme National de Développement Agricole) en vigueur dans certaines zones de la commune aura pour but de doter ce village en nouvelles infrastructures de base, dont les infrastructures scolaires, sanitaires, l’éclairage public, et de rattraper les retards enregistrés dans le PNDA, notamment en matière de PHR (Programme de l’Habitat Rural) et la mise en valeur du secteur de l’agriculture. B. Linda

HASSI BOUNIF

CHUO

PLUS DE 90 TENTATIVES DE SUICIDE DEPUIS LE DÉBUT DU MOIS EN COURS
mois, plus de 90 cas de tentatives de suiE n moins d’unenregistrés par le servicepour plusieurs mécides ont été des urgences médicales du CHUO. Les victimes ont opté thodes pour mettre fin à leur vie, à savoir la consommation de produits détergents toxiques, de produits médicamenteux ainsi que la cou- Le phénomène a pris pure des veines à l’aide de de l’ampleur dans les couteaux, de lames, etc. Depuis le début du mois en zones rurales et les cours, selon une source du quartiers populaires service, le phénomène n’a où les adolescents pas cessé de prendre de sont les premiers l’ampleur, notamment au exposés aux niveau des zones rurales et difficultés de la vie. des quartiers populaires où les adolescents sont les premiers exposés aux problèmes liés aux difficultés de la vie. Ajoutons, par ailleurs, que l’acte suicidaire ne concerne pas que les jeunes, mais il s’est élargi pour toucher la catégorie des personnes âgées, mais, dans la majorité des cas, il s’agit de personnes souffrant de troubles psychiques. Rym S.

EN BREF
ENVIRONNEMENT : LE COMITÉ D’ORGANISATION DU «GROUPE DE TRAVAIL ET DE RÉFLEXION» INSTALLÉ Le Comité d’organisation du Groupe de travail et de réflexion de l’environnement d’Oran (GTREO) a été installé lors d’une réunion regroupant des représentants d’une quinzaine d’associations qui militent pour la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution. Les membres de ce groupe, du Réseau algérien de l’environnement (RAE), sont chargés, en collaboration avec des représentants locaux des associations, d’organiser la prochaine semaine nationale sur l’environnement qu’abritera Oran dans le courant du mois de juin. T. K. MARAVAL : EXPLOSION D’UNE CHAUDIÈRE DANS UN HAMMAM L’explosion de la chaudière d’un hammam, sis rue Soufi Zoubida à Maraval, a provoqué une véritable panique et causé des blessures à des personnes. En effet, les 3 personnes qui prenaient tranquillement leur bain dans la salle chaude ont été surprises par la déflagration. Les services de la Protection civile ont procédé à leur transfert aux UMC. Par ailleurs, un incendie s’est déclaré dans un appartement à Sidi El Bachir. Aucune victime n’a été déplorée, selon la Protection civile qui a réussi à maîtriser l’incendie qui a néanmoins causé quelques dégâts matériels. H. S. 5,6 KG DE KIF SAISIS 5,6 kg de kif traité ont été saisis samedi dernier par la Gendarmerie. La première quantité a été saisie dans la commune d’Aïn El Karma. Lors d’un barrage routier, les gendarmes ont remarqué le comportement douteux de deux individus à bord d’une Golf. Ils ont fouillé le véhicule et ont découvert quatre kilogrammes de kif. Les deux individus ont été arrêtés. La deuxième prise a eu lieu suite à des informations parvenues au groupement de recherche de la Gendarmerie. Les informations annonçaient qu’un individu commercialisait le kif à Benfreha. Ils s’y sont rendus et ont arrêté le mis en cause en possession de 1,6 kg de kif. M. B.

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 10

ALGER INFO
ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT LOCAL À GUÉ DE CONSTANTINE

Les élus sans prérogatives
● élus de l’APC de Gué de Constantine affirment que les prérogatives qui leur sont confiées ne leur Les permettent pas de menerà bien leur travail.
algré l’urbanisation de cette commune issue du découpage administratif de 1984, les citoyens souffrent de l’habitat précaire et du chômage. Quant aux responsables et élus, ils se plaignent de l’absence de prérogatives permettant d’agir dans le sens d’investir le potentiel en assiettes foncières existant sur le sol du territoire communal. D’abord, le site du bidonville, à côté du siège de l’APC recensé en 2007, abrite 48 familles, depuis plus de 15 ans, qui attendent leur relogement. Le P/APC, Arous Moussa, révèle qu’il y a plus de 48 000 familles abritées dans 19 sites de bidonvilles qui ont été recensées dans la même opération. «Nous n’avons aucune prérogative en matière de logement pour atténuer leur calvaire», assure-t-il. Pour étayer ses propos, il estime que les assiettes foncières existant sur le territoire de la commune ne suffisent pas à bâtir des cités permettant de résoudre la crise de logement. Le P/APC affirme qu’il n’a pas été consulté par les instances supérieures quant à la consécration des terrains réservés à des promoteurs de appartenant à des communes avoisinantes. En effet, les 5000 familles de deux grands bidonvilles de Ramli et Melha souffrent de la persistance de leur situation précaire depuis plus de 20 ans sans être rassurés. La réplique des élus locaux est claire : «C’est à la wilaya déléguée ou celle d’Alger de prendre la responsabilité vu les prérogatives qui lui sont confiées.» Un mieux se fait sentir au niveau communal. A titre d’illustration, 5 stades de proximité sont réalisés en plus de l’aménagement de 3 autres situés au niveau de sites de Megnouche, Sonatiba et à la cité des 1614 Logements. Par ailleurs, pour ce qui

CHALETS KOREICHI

14 FAMILLES MENACÉES D’EXPULSION

M

Q uatorzedefamilles quiontoccupent des chalets au site Koreichi Réghaïa été
sommées de quitter les lieux dans un délais n’excédant pas une semaine. Ces citoyens, qui ont été recensés à maintes reprises et à qui les autorités locales ont remis des cartes de votants pour des besoins conjoncturels, déplorent la démarche des responsables locaux qui consiste à les «amadouer» le temps d’une campagne électorale pour ensuite «se dérober de leursengagements». «Les responsables locaux ont abusé de notre confiance en nous utilisant lors des dernières élections», affirme M. Zitouni, un père de famille. Et d’ajouter : «Les responsables de la wilaya déléguée de Rouiba nous ont promis avant les élections de régulariser définitivement notre situation, mais ils n’ont pas tenu parole.» La détresse de ces familles ne semble nullement susciter auprès des fonctionnaires et autres élus, qui ont à charge la responsabilité de les loger, un quelconque intérêt. Pis, sur les 14 familles qui occupent ces chalets, seules 8 ont été poursuivies en justice, ce qui lève le voile sur une situation du deux poids, de mesures avérée. Après cinq années de fausses promesses et de démarches éreintantes, ces citoyens vont se retrouver dehors avec femmes et enfants. «Il est du devoir des pouvoirs publics de nous trouver une solution de rechange ou du moins nous maintenir dans ces chalets. Il est inhumain de livrer des enfants en bas âge aux méandres de la rue», conclut M. Zitouni. K. Saci

Les assiettes foncières existant sur le territoire de la commune ne suffisent plus

est du chômage dont souffre une importante frange de la population, il est utile d’engager par les pouvoirs

publics des projets créateurs d’emploi. A l’exception de 240 postes fournis aux vendeurs, suite à la

LE CALVAIRE DU TRANSPORT À AÏN NAÂDJA
Les citoyens des cités urbaines des 2540, 2248, 1614 et de 720 Logements ainsi que ceux des quartiers El Hayet, Fleuristes estiment qu’ils sont bien servis en matière de transport urbain contrairement aux habitants de Oued Kerma et du site AADL. Suite à la limitation des lignes de l’ex-RSTA, les prestations en ce domaine ont induit des difficultés de déplacements sur les axes cités. «La prérogative revient à la direction des transports qui devait donner de nouveaux agréments aux transporteurs privés afin de renforcer ce service vital pour la relance des activités économiques et sociales de la population», affirme le P/APC de Gué de Constantine. E. Y.

construction de 3 marchés de proximité et 120 postes permanents après la réorganisation des services du siège de l’APC, la situation n’est pas encourageante, surtout que les futurs agrégés de 2 grands centres de CFPA situés à Semmar et Aïn Naâdja auront à courir pour décrocher des contrats de préemploi qui dépendent de la direction du travail et des affaires sociales. Enfin, pour gérer les affaires d’une population avoisinant les 140 000 âmes «il faudrait bien doter les responsables et élus locaux de moyens et de prérogatives en admettant bien entendu l’exercice de contrôle et de suivi de gestion», conclut Arous Moussa. E.Yazid

SUR LE VIF
STÈLE
JARDIN D’ESSAIS DU HAMMA : MORT D’UNE AUTRUCHE
Alors que le Jardin d’essais est inexplicablement toujours fermé au public, la mort des animaux se poursuit au zoo de ce mythique jardin. Après la mort de deux kangourous, d’un ours, d’un cobe, d’un crocodile, c’est au tour d’une autruche qui vient de subir le même sort. A ce rythme, l’hécatombe de la faune n’est pas prête de s’arrêter.

24 HEURES
936 interventions dans le cadre des évacuations sanitaires, ayant concerné 715 personnes blessées et 6 autres décédées. En outre, les éléments de la Protection civile ont sauvé deux personnes asphyxiées au gaz et ont procédé à l’extinction d’un feu de forêt à Draria, 39 feux d’origines divers, 10 autres incendies urbains, 4 feux industriels et effectué 151 interventions pour assistance aux personnes en difficulté et autres opérations diverses. sont heureux de cette action les insérant dans l’ère de la mondialisation. Les élèves aspirent au futur à plus de moyens numériques en mesure de les aider à assimiler le contenu des nouveaux programmes des mathématiques et des sciences. Paradoxalement, d’autres écoles dans la Mitidja n’ont même pas la matière blanche, la craie. Les établissements, situés dans les régions ayant été auparavant des fiefs du terrorisme, tentent d’être à jour. En vain. ils n’ont, par exemple, pas de portes de clôtures ni de cantines scolaires.

PHOTO : M. SALIM

ACCIDENTS DE LA ROUTE : UN DÉCÈS ET 90 BLESSÉS
Selon un bilan de la Protection civile, pour la période du 18 au 24 avril, une personne a trouvé la mort et 90 autres ont été blessées dans des accidents de la circulation routière, qui ont eu lieu dans différentes localités de l’Algérois. Par ailleurs, des sapeurs-pompiers ont mené

OUED SMAR TABLEAUX MAGIQUES !
Les élèves de la commune de Oued Smar ont dépassé l’ère de la craie. Après l’usage dans les classes de tableaux magiques, l’APC a procédé à l’acquisition de connaissances au diapason des nouvelles techniques de communication. Les directeurs de 12 écoles

PHOTO : B. SOUHIL

HORAIRES DES PRIÈRES
El Fedjr Dohr El Asr El Maghreb El Icha 04 h 21 12 h 46 16 h 31 19 h 37 21 h 04

Cette stèle se trouve à Ben Aknoun en face du Lycée français. Elle est dédiée à la fête de la Victoire du 19 Mars 1962. En tout cas, à voir tous les détritus et les immondices, ce n’est une victoire ni contre la saleté ni contre le laisser-aller.

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 10

ANNABA INFO
MINÉES PAR DES DISSENSIONS INTERNES ACTION SOCIALE

Les APC face au spectre de la contestation sociale
● Confrontées à moult difficultés, des municipalités ont du mal à gérer les affaires quotidiennes.

PLUS DE 14 000 HANDICAPÉS RECENSÉS
uit établissements spécialisés sont opérationnels dans le secteur de l’action sociale. Ils sont représentés par le centre de rééducation d'El Hadjar, d'une capacité de 90 places, d’un foyer pour personnes âgées et handicapées, avec 130 pensionnaires, de 3 centres psychopédagogiques d'une capacité de 300 élèves, 2 foyers pour enfance assistée au bénéfice des enfants âgés de 0 à 6 ans, avec une capacité d'accueil de 80 nourrissons, 120 filles, de 6 à 19 ans, et une école pour jeunes sourds et aveugles, avec 200 élèves. Cent dix (110) encadreurs, dont 13 psychologues, 86 pour le personnel pédagogique, 2 inspecteurs technicopédagogiques et 5 conseillers technico-pédagogiques y sont employés. Par ailleurs, le secteur de l’action sociale prend en charge 14 262 handicapés, 6 300 physiques, 5 092 mentaux, 1 643 visuels et 1 137 auditifs. L. Azzouz

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a rencontre entre administration, élus locaux et représentants du mouvement associatif, dimanche dernier, au palais des arts et de la culture Mohamed Boudiaf a été celle des mises en garde. Intervenant au lendemain de l’élection présidentielle du 9 avril, elle a permis au chef de l’exécutif de wilaya d’interpeller les élus des APC sur la nécessité de fournir des efforts concrets pour la prise en charge des multiples préoccupations des citoyens. Pour ce faire, la cohésion au sein des APC est plus que nécessaire dans le but de mieux servir les populations qui, en l’absence de solutions aux problèmes sociaux-économiques auxquelles elles sont confrontées, n’hésitent plus à exprimer leur ras-le-bol en recourant à la fermeture de la voie publique, causant ainsi des désagréments aux usagers de la route. Il est possible d’éviter de tels comportements, lesquels sont parfois le fait de manipulateurs de tous bords, a affirmé le chef de l’exécutif de wilaya qui reconnaît, toutefois, la défaillance des APC dans la conduite des affaires publiques. Il insistera également sur la nécessité de la communication entre les élus et les citoyens dans le but de mieux connaître les contraintes sociales et économiques et d’y prévoir des solutions. Le wali a prévenu que les communes qui continuent à ignorer les préoccupations d’ordre général seront sévèrement sanctionnées par le retrait pur et simple des projets de développement leur ayant été attribués. Ces projets seront réaffectés au profit d’autres communes se distinguant par leur efficacité au service des administrés. Le discours n’est pas nouveau puisqu’il a été développé par les précédents walis. Mais cette fois, n’est-il pas précisé-

LUTTE CONTRE LA DOULEUR

QUELLE PRISE EN CHARGE POUR LES MALADES ?
ment fait pour résorber la tension sociale qui se manifeste un peu partout, surtout depuis un certain temps ? Les APC ont-elles les moyens et les capacités de répondre aux attentes sociales des populations ? Il faut souligner dans ce cadre que certaines d’entre elles, qui ne disposent pas d’un patrimoine conséquent, ont du mal à payer leurs fonctionnaires et à gérer des opérations liées à l’assainissement, l’AEP, l’entretien de la voierie, des routes et des établissements éducatifs. Peut-on exiger d’une commune aux revenus limités de créer de l’emploi ou de satisfaire en même temps une forte demande d’embauche au titre des contrats de travail au nombre limité ? L’autre préoccupation des populations a trait à l’accès au logement social locatif. Les quelques quotas de logements, distribués de temps à autre, sont souvent accompagnés de colère et de protestations. Attribuer un quota de logements socio-locatifs est devenu un exercice difficile pour les pouvoirs publics et les élus, compte tenu du nombre de plus en plus croissant de postulants. Cette rencontre entre administration, élus locaux et représentants du mouvement associatif sera-t-elle un point de départ pour l’amorce d’une gestion participative, ou bien sera-t-elle le prélude à une dissolution des APC en prévision du nouveau code communal ? Tewfiq G. à une C omment ?arriverdes la meilleure5prise en charge de la douleur Telle est problématique fondamentale ayant été au centre travaux du congrès national
ème

PRÉSERVATION DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL

Des ateliers ouverts avec des spécialistes français

’université Badji Mokhtar et l’école d’architecture de Lille organisent, de concert, des ateliers de travail portant sur le patrimoine architectural. Cette formation qui intervient en application de la convention liant les deux institutions vise la perspective de la réhabilitation du capital architectural. Ladite convention ambitionne d’apporter «des réponses scientifiques aux problématiques portant sur la sauvegarde du patrimoine architectural et de la promotion du cadre de vie». Les travaux de cette rencontre ont débuté samedi dernier en ateliers, regroupant, outre les enseignants, les étudiants de la faculté des sciences de l’ingénieur de l’université Badji Mokhtar. En plus des

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aspects pédagogiques, les organisateurs ciblent également la mise en valeur des expériences des deux institutions et la promotion des échanges dans les domaines de la conception et de la gestion des villes. Au menu de cette rencontre scientifique, devant s’étaler sur quatre jours, figurent également des sorties sur les sites les plus significatifs en matière de diversité architecturale. Des projets d’étude seront proposés, et porteront sur la réhabilitation de certains d’entre eux. Les étudiants de la faculté des sciences de l’ingénieur auront également droit à des conférences relatives à des interventions sur des sites architecturaux urbains des villes côtières de France. A. S.

de lutte contre la douleur qui a eu lieu le week-end denier à Annaba. Les médecins se sont attelés, durant deux jours, à approfondir la réflexion sur les différents aspects de la douleur, ses origines et ses manifestations, en articulant leurs travaux sur de grands axes thématiques. Ces derniers portent notamment sur «la douleur postopératoire», «la douleur de l’enfant», «la douleur du diabétiqu» et enfin «la douleur» d’une manière générale. Au cours des débats, comme pendant leurs conférences en plénière, les participants ont relevé la mauvaise prise en charge découlant de l’absence de formation chez nous, sachant que la recrudescence de nombreuses maladies implique une progression de la douleur. C’est principalement pour cette raison qu’à l’ouverture des travaux, M. Griène a beaucoup insisté sur l’impératif de mener un travail de sensibilisation en direction des professionnels de la santé quant aux voies et moyens à mettre en place pour arriver à une meilleure prise en charge du patient qui subit, impuissant, les effets de la douleur. Les participants, quat à eux, ont suggéré l’implantation de structures pour mieux traiter la douleur. A. S.

Moussa Merzoug nouveau directeur territorial
’ex- P/APW de Annaba, Moussa Merzoug, est désormais le directeur territorial d’Algérie Télécom (AT). Il a été installé dans ses nouvelles fonctions avant-hier en présence de Hamdi Belghit, conseiller du PDG de AT. Le nouveau directeur territorial a hérité d’une situation peu reluisante, se traduisant essentiellement par 3 000 lignes téléphoniques en dérangement réparties à travers

ALGÉRIE TÉLÉCOM

DIVERS PROJETS RÉCEPTIONNÉS À BERRAHAL
ivers projets ont été réalisés durant ces deux dernières années, inscrites à l’actif de la commune de Berrahal, troisième grande agglomération de la wilaya. Il s’agit notamment d’une salle de sport, Redha Houhou, d’une superficie de 56, 200 m2, d’une école primaire de 12 classes, avec annexe, réalisée en 15 mois, à compter de septembre 2007, et d’une bibliothèque communale inscrite au titre du programme du fonds commun des collectivités locales (FCCL) de 2007. Cette commune a également bénéficié de 400 logements socio-locatifs dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009, en plus de la réalisation d’un tribunal avec logements de fonction et d’un centre d’enfûtage de gaz de mise en exploitation en 2008. T. G.

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Annaba, Guelma, Tarf, Souk Ahras, Tébessa et Skikda, sur lesquelles rayonne la direction suscitée, mais avec des dettes estimées à 820 MDA (millions). Dans son allocution, le conseillé du PDG a brossé un tableau noir de la situation catastrophique générée par la mafia des câbles. En effet, selon l’orateur, AT est quotidiennement victime de vol sur ses installations, lui ayant valu cet important nombre de lignes en dérangement. Les

pertes se chiffrent à des milliards et portent essentiellement atteinte à son réseau de communication. Cependant, le nouveau directeur territorial, dont l’expérience est grande (ayant déjà occupé plusieurs postes de responsabilité), viendra, l’on espère, à bout de cette situation, notamment pour le recouvrement des dettes auprès des abonnés et l’amélioration des prestations de AT sur le plan territorial. B.A. Ramy

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 10

KABYLIE INFO
CRIMINALITÉ À BOUIRA TIZI OUZOU

95 personnes arrêtées en un mois
●Les chiffres de la criminalité sont en hausse ●Le nombre des accidents de la circulation également.
ans un bilan rendu public avant-hier, les éléments de la Police judicaire de Bouira, ont enregistré pas moins de 196 affaires, dont 102 liées aux atteintes contre des personnes et 94 contre les biens publics. En effet, le bilan de la Police judiciaire fait état de 102 affaires dont 62 sont traitées et 40 autres affaires en cours d’instruction. La police a procédé à l’arrestation de 95 personnes dont deux ont été mises sous mandat de dépôt. Les affaires sont liées à différents délits ; menaces, vol, rixes, coups et blessures volontaires, violation de domicile et incitation de mineurs à la débauche. Les affaires relatives aux délits de coups et blessures volontaires sont au nombre de 20, dont 12 ont été traitées. Les huit restantes sont en cours d’instruction. Ces démarches ont conduit à l’arrestation de 18 personnes, dont une a été placée sous mandant de dépôt. Pour ce qui des affaires inhérentes à l’incitation de mineurs à la débauche, on en dénombre deux où deux personnes ont été arrêtées. S’agissant des affaires liées aux coups et blessures contre un inconnu, les services de la Police judiciaire ont arrêté 24 individus sur les 17 affaires enregistrées, dont 11 traitées. Sans aucun doute, lesdits chiffres confirment une hausse de criminalité au niveau de cette wilaya. D’autre part, 41 affaires concernant les délits de menaces ont conduit lesdits services à l’interpellation de 28 personnes sur les 24

DES VOYAGEURS PROTESTENT
es habitants de nombreuses localités dans la wilaya de Tizi Ouzou ont protesté, avant-hier, contre l’augmentation des tarifs chez les transporteurs privés vers différentes destinations. Une augmentation de 5 DA jugée, par les usagers «unilatérale et abusive», Ainsi, les citoyens du village Tala Yahia, dans la commune de Aït Aïssa Mimoune, ont fermé la route reliant Tikoubaïne à Tizi Ouzou à la circulation durant toute la matinée. Cette action a pénalisé les transporteurs de Ouaguenoun, alors que ceux de Boudjima étaient autorisés à circuler. A l’ouest de la wilaya, les habitants des villages Aït Saâda, Ath Kharcha et Ihidoussen ont boycotté le transport privé après qu’ils aient procédé à la fermeture du CW3, la semaine dernière, avec les villageois de Aïn El Kaci et Ighil Azzougagh, relevant de la commune de Draâ Ben Khedda. La population de Tala Athmane a adressé une lettre aux autorités locales afin d’intervenir et mettre fin à cette anarchie, faute de quoi, ils menacent d’investir la rue. Du côté des transporteurs, on justifie cette majoration des tarifs par la baisse du pouvoir d’achat, le délabrement des routes et la diminution du volume de travail, en raison de le concurrence déloyale des fraudeurs. Saisie également par les habitants d’Iferhounène (Aïn El Hammam), la direction du transport, par la voix de son directeur, M. Rezig, a averti contre toute infraction qui conduira inévitablement au retrait de l’autorisation de transport. Quant aux doléances des professionnels du transport de voyageurs, le responsable propose qu’elles soient soulevées dans un cadre réglementaire et organisé. Nordine Douici

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La police est sur tous les fronts

affaires enregistrées. Par ailleurs, 19 personnes ont été arrêtées pour délit d’insulte. La section de sécurité publique quant à elle, a indiqué dans son bilan du mois dernier que 332 accidents de la circulation ont été enregistrés et ont fait 33 blessés. Sur les 1654 amendes délivrées, 1234 ont été réglées. Sur un autre registre, le bilan de la Police judicaire fait état de quelque 94 affaires relatives à des atteintes aux biens d’autrui. A ce titre, 31 affaires ont été traitées et 63 en cours d’instruction. Les mêmes ser-

vices ont procédé à l’arrestation de 53 personnes, dont quatre sont mises sous mandat de dépôt. Ainsi la police urbaine de proximité et de l’environnement, qui veille à l’application de la loi 04-05 du 14 août 2004, a constaté 53 cas de contravention et a confisqué des marchandises étalées sur la voie publique. Cette dernière a établi 5 PV relatifs à des constructions illicites et a procédé à l’exécution de 3 décisions administratives de démolition de bâtisses illégalement construites. Amar Fedjkhi

PHOTO: D.R.

LARBÂA NATH IRATHEN

DERNIÈRE
CHAÂBET EL AMEUR: AFFAISSEMENT DE LA RN68
Les pluies de ces derniers jours ont provoqué un affaissement de terrain qui a quasiment coupé à la circulation de la RN68 au niveau de l’entrée ouest de Chaâbet El Ameur. Les usagers de cette importante route sont durement touchés par ce problème. Les autorités concernées ont étalé du tuf , mais à chaque fois, l’affaissement s’aggrave. Aussi voit-on presque chaque matin un camion y décharger du tout-venant. Les automobilistes encourent des risques une fois sur les lieux. Ladite route a connu pendant des années plusieurs affaissements et glissements dans différents endroits. Il est à noter qu’une opération d’extension de la RN68 est en cours de réalisation.

FORMATION PROFESSIONNELLE

VISITE GUIDÉE AU MUSÉE ABANE RAMDANE
a direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou a organisé une visite guidée vers la maison natale d’Abane Ramdane , figure emblématique de la Révolution algérienne, située au village d’Azouza (Larbâa Nath Irathen) jeudi dernier dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine. La bâtisse qui subit des travaux de rénovation depuis mai 2007 a été classée monument historique et musée sur proposition de la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou. Le coût du projet est de 13 millions de dinars. On compte aménager une bibliothèque, un espace d’exposition et un responsable sera éventuellement nommé pour la conservation de ce musée. Par ailleurs, signalons dans ce même cadre, d’autres visites guidées au programme à savoir (village historique Ighil Imoula à Tizi n’Tleta le 28 avril, maison du colonel Mohand Oul Hadj à Bouzeguène le 2 mai, la zaouïa Sidi Abderrahmane de Bounouh, Boghni le 7 mai, la maison des Ath Kaci à Tizi Ouzou le 12 mai, et enfin la maison de Lalla Fathma N’soumer à Iferhounène le 18 mai. Hamid Meradji

Le personnel monte au créneau
es personnels pédagogique et administratif du secteur de la formation professionnelle de la wilaya de Bouira ont déposé, en début de cette semaine, un préavis de grève d’une journée prévue pour le lundi 4 mai prochain. L’inspection du travail et la direction de tutelle au niveau de la wilaya qui ont accusé réception dudit préavis n’ont pas réagi jusque-là, apprend-on. Cette action se veut, selon ses initiateurs, une réponse à l’adoption du statut particulier du personnel de la formation professionnelle. Il est à signaler que ledit statut est paru au journal officiel n° 13 du 25 février dernier. C’est suite à une réunion qui s’est tenue le 21 avril, au niveau du siège du Snapap (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique) de Bouira, que la fédération du secteur, affiliée à ce syndicat, a décidé d’une journée de protestation pour amener le ministère de tutelle à retirer ce statut. «Nous rejetons ce statut dans

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le fond et dans la forme», lit-on dans le PV de cette réunion dont nous détenons une copie. Selon le document, les raisons qui ont motivé ce rejet sont, entre autres, le plan de carrière des différents personnels de la formation professionnelle qui va se retrouver bloqué par l’absence de promotion interne comme cela se faisait avant. Un deuxième grief est retenu contre ce texte, c’est le recrutement futur des PEP (Professeurs d’enseignement professionnel) pour lesquels aucune condition d’expérience n’est exigée, alors que selon des syndicalistes, «ils sont appelés à former une main-d’œuvre hautement qualifiée». Enfin, c’est la catégorie 10 dans laquelle sont rangés les enseignants qui provoque l’ire des signataires du document. Ces derniers se demandent «comment un PEP, qui était mieux classé qu’un PEM avant, se retrouve maintenant au bas de l’échelle». Slimane Chabane

COMMUNE D’ATH LAÂZIZ

MAÂTKAS

Alerte à la rubéole
cas ont par les services O nzecentredederubéolede laété recensésBezzit, durant le du santé la localité de mois dernier, à travers campagne de vaccination menée en milieu scolaire, plus précisément dans les écoles primaires de la commune d’Ath Laâziz, située à 10 km au nord de Bouira. Récemment, cette maladie a atteint même des élèves du CEM de Mâala, une autre localité de la même municipalité. Afin de parer à toute éventualité de contamination à grande échelle, ces élèves ont dû être renvoyés par les responsables dudit établissement. Nous apprenons, par ailleurs, d’une source proche du centre de santé d’Ath Laâziz que le nombre de cas pourrait connaître une hausse, d’où la nécessité d’une meilleure prévention et de prise en charge. Pour rappel, nous avons rapporté dans une de nos précédentes éditions, que plusieurs cas ont été signalés à travers les villages et les établissements scolaires. Des campagnes de vaccination et de prévention ont été enclenchées, par la suite, notamment par les deux services de la santé et de la direction de l’éducation à travers toutes les écoles primaires. Selon un spécialiste, la maladie dite infantile ne constitue pas un réel danger pour les enfants, mais demeure un risque pour les femmes enceintes, «notamment au cours de leurs trois premiers mois de grossesse». Amar Fedjkhi

DEUX SUICIDES EN 2 JOURS
daïra de est sous le après l’ande la nouvelle de deux suicides pendaiL anoncevillageMaâtkas N’Tzougart, choc parcommuson. Au de Tizi dans la ne de Mâatkas, c’est une femme âgée de 36 ans qui s’est donné la mort et à Aït Izid, commune de Souk El Tenine, c’est un jeune garçon âgé de 22 ans qui a mis fin à ses jours. Aussitôt, la Protection civile alertée, les corps ont été transférés à l’hôpital Nédir Mohamed de Tizi Ouzou pour les besoins de l’autopsie. Les services de sécurité ont ouvert des enquêtes pour déterminer les causes de ce double drame. Salem Saïd

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 11

BLIDA INFO
CADRE DE VIE À LA CITÉ LAMRI (MOUZAÏA)

La détresse des habitants
● Cadre bâti dans l'anarchie, des fils électriques entremêlés, parfois à même le sol, des accès condamnés, des chemins non goudronnés, des eaux stagnantes... sont autant de carences constatées au sein de la cité Lamri.

LES NORMES D'ACCRÉDITATION EN DÉBAT
rencontre régionale recherche et le U ne du pays, regroupant sur ladirecteurs descientifiquerégion développement technologique au niveau de la centre des laboratoires de recherche et de prestations de service, a été organisée dimanche dernier à l'hôtel militaire de Blida. Le thème de cette journée d'information a porté sur l'accréditation de laboratoires et centres de recherches dans le cadre de la norme ISO 17025 et la finalisation des projets de décrets complétant l'assise juridique du fonctionnement de la recherche scientifique. Ces projets portent sur une dizaine de thématiques dont essentiellement la création du conseil national de l'évaluation de la recherche, la contractualisation de l'activité de recherche... Selon Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au niveau d'une institution publique, les laboratoires locaux, s'ils s'alignent en matière d'organisation de leurs activités sur les standards internationaux, pourront mieux répondre aux besoins socio-économiques du pays, mais aussi s'intégrer dans le concert mondial de la recherche et affronter sans risque l'ère de la mondialisation. En Algérie, le concept de laboratoire de recherche fondamentale n'a commencé réellement à exister qu'à partir des années 2000 où, selon M. Aourag, ces entités ont bénéficié des premières subventions qui étaient assez consistantes. S'engager dans la démarche d'accréditation, c'est entamer, selon notre interlocuteur, un processus assez lent et coûteux, mais rentable à long terme. Dans ce même ordre d'idées, il y a lieu de signaler que la semaine prochaine verra la mise en œuvre effective de la phase de pré-évaluation pour une centaine de laboratoires. Cette étape de pré-diagnostic sera chapeautée par l'Organisme algérien d'accréditation (Algerac). A terme, les entités de recherches éligibles à la certification ISO 17025 seront accompagnées pour la mise à niveau requise dans le cadre de cette norme, aujourd'hui très répandue dans le monde. Interrogé sur la position qu'occupe l'Algérie par rapport à ses voisins quant au processus d'accréditation, M. Sellami, directeur de la programmation de la recherche, de l'évaluation et de la prospective dira : «L'Algérie accuse quand même quelques années de retard par rapport à nos voisins qui disposent pourtant de moins de moyens logistiques et de compétences humaines». La nouvelle conjoncture s'annonce donc rude pour ces établissements de recherche qui, ayant bénéficié de budgets, qualifiés par Baba Ahmed, recteur de l'université de Blida, de «jamais rêvés» devront, selon ce dernier, «participer en contrepartie activement à l'économie du pays et pourquoi pas à l'avenir s'autoressourcer». Aujourd'hui, l'évaluation est le maître mot dans tous les secteurs, en particulier quand il s'agit de la recherche scientifique. Notons enfin que sur les 740 laboratoires de recherche qui existent au niveau national, aucun n'est à l'heure actuelle accrédité. Mohamed Abdelli

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u moment où des travaux de réaménagement et d'embellissement urbains sont en cours depuis quelques mois au niveau de l'artère principale à la cité Lamri, à quelques centaines de mètres, les habitants de ce même quartier vivent dans des conditions intenables. Privés des commodités les plus élémentaires, les citoyens de cette cité de déplorer la malvie et les innombrables problèmes auxquels ils font face quotidiennement. Plusieurs correspondances ont été adressées aux autorités locales et aux instances de wilaya, sans que les requêtes ne trouvent d'échos favorables. Durant l'hiver, les habitants ont dû faire face seuls aux inondations répétées de leurs habitations. Malgré toutes les promesses de relogement, rien n'a pu se réaliser. «Nous attendons toujours que les élus locaux daignent enfin s'enquérir de notre situation et prennent en charge nos préoccupations», souligne un habitant de cette cité rencontré sur place. «Nous vivons dans des maisons composées de deux pièces seulement. Nous ne pouvons plus tolérer cette situation», lance-t-il encore. En effet, la cité Lamri est composée d'habitations où s'entassent quatre à cinq familles de sept personnes en moyenne dans deux pièces exiguës et une cuisine. Le problème de l'eau potable se pose également avec acuité et revient de ce fait très souvent dans les propos des citoyens de cette cité. Ces derniers se plaignent des services en charge de ce secteur qui, malgré les travaux entamés à plusieurs endroits, n'ont toujours pas identifié la faille à l'origine de cette eau au goût suspect qu'ils reçoivent chez eux. Cela oblige les citoyens à s'approvisionner de ce pré-

La cité Lamri est composée d’habitations étroites où s’entassent des familles nombreuses

cieux liquide, du robinet d'un hammam, situé à plus de 300 m de leurs habitations. «Les autorités locales n'ont pas le droit de nous tourner le dos», souligne un sexagénaire de cette cité. «Les laissés-pourcompte de la daïra de Mouzaïa», comme ils aiment eux-mêmes à se qualifier, dénoncent aussi les coupures d’électricité fréquentes ainsi que la défaillance de l'éclairage public. Autre problème évoqué, celui relatif au réseau d'évacuation des eaux usées. Les canalisations sont souvent obstruées, ce qui provoque des débordements des eaux aux alentours des maisons. Cela engendre beaucoup de désagréments du fait que ces eaux usées dégagent des odeurs nauséabondes et sont

à l'origine de la prolifération des moustiques. «Il n'y a pas que les moustiques, nous côtoyons aussi des rats qui sont un véritable danger pour nos enfants», dénonce un père de famille. Cadre bâti dans l'anarchie, des fils électriques entremêlés, parfois à même le sol, des accès condamnés, des chemins non goudronnés, des eaux stagnantes... sont autant de carences constatées en ces lieux. La centaine d'habitants de la cité Lamri se disent profondément déçus de ceux censés prendre en charge leurs préoccupations. «Nous demandons l'intervention du chef de daïra. Il est le seul apte à régler notre problème», conclut un jeune de la cité. Abdelkader L.

PHOTO : EL WATAN

GARDIENS DU TÉLÉPHÉRIQUE

Des salaires impayés

Beaucoup reste à faire
a wilaya de Blida, réputée autrefois pour ses différentes associations artistiques, ses hommes de culture et son riche patrimoine, semble être tragiquement victime du vide culturel. Contrairement à un passé pas très lointain, le printemps aujourd'hui n'est plus fêté à Blida. La fameuse bataille des fleurs, qui était dans le temps une grande manifestation florale, a complètement disparu pour laisser place au printemps blidéen qui n'est autre qu'un étalage de pots de fleurs et de plantes destinés à la vente tout au long du boulevard El Aïchi. Les grandes figures blidéennes de la chanson et du théâtre, telles que Dahmane Benachour, Mohamed Touri ou Abderrahmane Aziz, ne sont devenues que des noms que portent quelques ruelles ou anciennes bâtisses menaçant ruine telles que la salle Mohamed Touri (ex-Capitole), laquelle est d'ailleurs souvent fermée. Pis, la wilaya de Blida est dramatiquement dépourvue de bibliothèque digne de ce nom, de maison de la culture, de conservatoire, de salle de théâtre ou de spectacles. Le projet de la maison de la culture, qui est censé englober tous cela, «dort» depuis plus de 20 ans dans les tiroirs. Même les librairies

SECTEUR DE LA CULTURE

CITÉ DU 1er MAI

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Des gardiens du site du téléphérique de Blida ne savent plus à quelle porte ils doivent frapper pour voir enfin leur dû arriver dans leurs comptes. Recrutés lors du lancement de ce moyen de transport, ces gardiens avaient pourtant continué à exercer leur fonction durant les années de terrorisme pour préserver les biens du téléphérique. Bien qu'affrontant de grands risques au péril de leur vie, ils peinaient à avoir leurs salaires. Ils n'avaient d'autres choix que l'endettement pour faire face aux exigences de la vie quotidienne. Depuis la création de l'Etablissement public de transport urbain de Blida (ETUB) qui gère le téléphérique, ces gardiens perçoivent leurs salaires régulièrement depuis janvier dernier. Toutefois, ils n'ont pas été payés pour le deuxième semestre de 2008. Sans tutelle claire lors de cette période, chaque administration rejetait la balle à une autre (Domaines, direction de transport, ETUB…). Ni leurs nombreux SOS ni encore les doléances adressées au wali de Blida n'avaient eu de suite favorable. Ce dernier avait pourtant promis de trouver une solution à ce «petit» problème… «Nous lançons un ultime appel aux autorités concernées, en implorant Dieu pour qu'on soit enfin écoutés», nous dira un de ces gardiens, l'air impuissant. Mohamed Benzerga

font défaut à Blida et celles qui existent vendent surtout les manuels scolaires. Cela étant, selon Mohamed El Aïd Semmadi, directeur de la culture de la wilaya de Blida, «le projet de la maison de la culture va être ressuscité, la bibliothèque de wilaya est achevée et n'attend que les équipements. Dans chaque commune, il y aura une bibliothèque et nous avons aussi plusieurs projets qui germent tels que la maison de l'artiste, la bibliothèque régionale et une annexe de la bibliothèque de wilaya à Ouled Yaïch. Il y aura aussi la deuxième édition de la Rose d'Or, le festival de la musique aroubi, en hommage cette année à Dahmane Ben Achour, un salon national du livre et un autre consacré aux arts plastiques». Et de préciser encore : «Pour ce qui est du mois du patrimoine, nous avons préféré éviter de travailler sur l'aspect festif et nous avons opté pour la mise en place et le lancement d'une étude sur l'état des quartiers de Douirette et El Djoun puis, en collaboration avec l'université Saâd Dahleb de Blida, classer ces deux sites comme patrimoine en péril et enfin mettre au point un programme de sauvegarde en impliquant la société civile». Asma Bersali

EN ATTENDANT DES TRAVAUX DE RÉAMÉNAGEMENT
cité du (ex-1000 Logements) qui est située à l'enL atrée nord1deMaiville dedégradation trouve depuis plusieurs la Blida, se années dans un état de avancée, avec comme
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conséquence une détérioration du cadre de vie dans ces lieux, jadis très convoités par les cadres et les personnalités de la ville. A l'époque de sa construction, à la fin des années 1970, le wali d'alors, M. Seridi, avait lancé ce grand projet modèle d'habitat pour donner à la ville des Roses un espace convivial et une vitrine d'accueil. Avec le temps, la cité a vieilli par manque d'entretien et d'embellissement. Elle est même devenue une cité défigurée par des transformations inconsidérées. Les habitants n'ont cessé de réclamer aux autorités compétentes une prise en charge urgente de leurs doléances. L'une des rares initiatives prises en ce sens consiste dans les travaux de réaménagement annoncés, mais qui n'ont toujours pas démarré du fait des désistements des entrepreneurs. Cette situation de blocage est des plus préjudiciables quant au cadre de vie des citoyens. Les routes se trouvent dans un état lamentable. Chaque fois qu'il y a des intempéries, la circulation déjà difficile se complique davantage avec la création de fosses, notamment à l'entrée de la cité. Les risques d'accidents sont accrus en raison du «bâclage» des travaux de cette fosse avec une profondeur de plus de deux mètres. A tout cela s'ajoute un manque d'éclairage et d'espaces verts. L'état des immeubles se dégrade continuellement. Pourtant, un projet ambitieux d'embellissement a été lancé en grande pompe puis stoppé net. Les habitants demandent aux responsables de se pencher sur leur cas. Brahim B.

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RÉGION EST PAUPÉRISATION DE LA POPULATION À SOUK AHRAS AMÉLIORATION DU CADRE DE VIE À BATNA

Les petits métiers en vogue
et les douars pour troquer des ustensiles contre des vêtements usagés ont maintenant pignon sur rue.
ignes de paupérisation rampante ou débrouillardise en vogue, qu’importe les raisons invoquées par les uns ou par les autres, plusieurs petits métiers à Souk Ahras font leur apparition ou réapparition. Cette wilaya est affectée par l’absence de l’investissement privé productif, le bradage des entreprises publiques et les compressions des effectifs des travailleurs. Aussi, ses habitants se rabattent, depuis quelques années, sur des activités que l’on croyait révolues et d’autres, naguère étrangères à la société. Les marchands ambulants et vendeurs à la criée qui sillonnaient, autrefois, les quartiers populaires et les douars à forte concentration démographique pour troquer des ustensiles contre des vêtements usagés et/ou usés ou écouler certains produits de fabrication locale, tels que les bols et les cuillères en bois, ont encore pignon sur rue à travers certaines communes de la wilaya. Les guezzanates, totalement disparues, reviennent en force prédire bonheur et prospérité en échange de quelques dinars. Certaines d’entre elles

229 sites en chantier
etardée en raison des élections présidentielles, la première session de l'assemblée populaire de la wilaya de Batna a été tenue, avant-hier, sous la présidence du P/APW, Bedaïda Bouzid, en présence de tous les élus et de l'exécutif de la wilaya, avec pour ordre du jour principal le dossier des aménagements urbains. La préparation de ce dossier a été précédée par des visites sur le terrain à travers les 60 communes, lesquelles ont bénéficié, durant la période 2005/2009, de 8,49 milliards de dinars, tous programmes confondus, et dont la gestion a été confiée à la direction de l'urbanisme et la construction (DUC). Ainsi, l'on recense 229 sites en chantier, englobant l'amélioration du cadre de vie de 596 732 habitants et l'emploi de 30 000 travailleurs chez 210 entrepreneurs et 52 bureaux d'études. Ces sites comptent 510 projets, dont 325 achevés. Dans ce contexte, le rapport de l'APW cite les pôles de la nouvelle ville de Hamla, le pôle de divertissement de la cité Kechida à Batna et celui administratif, établi dans la cité La Verdure, et qui comprend l'édification de plusieurs sièges d'administrations publiques. D'autres sites, non moins importants, ont été visités et les carences recensées et soumises à débat au wali et son exécutif. L'assemblée, après débat, a soumis au chef de l'exécutif les préoccupations recensées à travers ses tournées sur le terrain. Et l'on retient principalement que les aménagements urbains souffrent dans certaines communes de déficit en matière de terrains, mettant ainsi en danger d'inondations certains groupements d'habitations, des constructions illicites et, par-delà, l'insuffisance en matière d'approvisionnement en gaz, électricité et eau. Des chaussées sont crevassées en cause de la mauvaise ou inexistante coordination entre les acteurs de la réalisation des travaux (APC, ADE, Sonelgaz…) D'autres problèmes liés au statut juridique des terrains ont été signalés. Dans son intervention, le wali a réitéré son souhait de voir les élus municipaux coordonner l'avancement des travaux (chaussées, éclairage et aménagement d'espaces verts). Et de citer, à titre d'exemple, les maires qui ont consommé les crédits mis à la disposition de leurs communes et qui viennent de bénéficier dernièrement d’autres crédits supplémentaires. «La ville de Batna, dira-t-il, est en retard, et la wilaya dispose de 20 milliards de dinars dans l'immédiat si les élus devaient présenter des fiches techniques». En dépit de ces fonds et de la mobilisation des autorités locales, élus et commis de l’Etat, la ville de Batna demeure à la traîne du développement et de l'amélioration du cadre de vie. Seraient-ce les problèmes internes au conseil municipal qui en seraient la cause? Houda Hamadouche

● marchands ambulants et vendeurs à la criée qui sillonnaient, autrefois, les quartiers populaires Les

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s’adonnent, en même temps, à la vente d’articles hétéroclites et de fabrication douteuse. Celles qui font le porte-à-porte, munies d’une pièce d’identité, pour vous proposer des ser-

vices multiples en commençant par la vaisselle jusqu’au baby-sitting contre des sommes modiques font surtout partie de cette frange vulnérable de la société. D’autres femmes, on ne peut plus réservées, s’adonnent au ramassage du pain rassis qu’elles écoulent du côté des éleveurs de volaille ou de bovins. Le commerce des produits électroménagers et des meubles n’est plus l’apanage des seuls magasins implantés au centre-ville. Le «retapé» y fait des émules et les acquéreurs sont de plus en plus nombreux. L’exploitation des espaces de stationnement des véhicules par les jeunes oisifs en contrepartie d’une dîme et le gardiennage des cités sont d’autres activités en vogue depuis la dégradation de la situation sociale des Algériens dans les années 1990. Il n’est point de sot métier, sauf dans le cas de jeunes gens nouvellement spécialisés dans les faux témoignages devant la justice, le charlatanisme sous différentes formes et l’escroquerie, et qui sont légion à Souk Ahras. A. Djafri

L’APC de Ouled Driss dans une zone de turbulences
près les APC de Taoura, H’nencha et Souk Ahras, c’est au de la A membres, engagés depuisd’enregistrer ded’interminablestourentre commune de Ouled Driss graves dissensions ses des mois dans rivalités autour d’un pouvoir de décision que chaque partie conteste à l’autre. Une correspondance (n°775/09), signée par six sur les neuf élus que compte la commune, et adressée récemment au P/APC, invite ce dernier à provoquer une session extraordinaire avec comme ordre du jour la révision de la répartition des postes telle que proposée lors de l’investiture du conseil communal, il y a une année. Le texte de la demande, présenté sous forme d’un véritable réquisitoire, ne laisse aucune équivoque quant aux hostilités qui minent encore le conseil. «Le marasme qui caractérise la gestion des affaires de la cité et les nombreuses doléances restées sans écho sont à l’origine d’une crise de confiance entre les élus locaux et les citoyens», lit-on dans la même correspondance. De son côté, Hafsi Belgacem, le P/APC de Ouled Driss, estime que ces rivalités existantes entre membres de l’exécutif communal n’engagent aucunement la personne du maire qui continue à chercher un terrain d’entente entre les uns et les autres. Il a, par ailleurs, argué que le délégué des antennes communales et le deuxième vice-président de l’APC, contestés par l’opposition, ne peuvent faire l’objet d’une quelconque sanction sans preuve de mauvaise gestion que les élus contestataires doivent impérativement fournir dans pareil cas. Programmée, hier dans l’après-midi, la réunion extraordinaire mettra fin aux clivages ou, au contraire, plongera la commune dans d’interminables luttes intestines où les textes et déclarations ne dévoilent pas forcément les intentions des uns et les arrière-pensées des autres. A. D.

JIJEL

La carte Chifa généralisée d’ici la fin de l’année
a carte Chifa, dont le début d’utilisation est prévue pour cette semaine pour les malades chroniques affiliés au centre payeur de Jijel, sera généralisée pour l’ensembles des assurés sociaux d’ici la fin de l’année. Cette information a été confirmée par le directeur le l’agence CNAS de Jijel, en marge de la visite guidée, en compagnie des journalistes, aux différents services de cet organisme, lequel est à pied d’œuvre depuis le lancement de cette opération le 22 février dernier. Les 69 pharmaciens de la ville de Jijel ont déjà été initiés à ce nouveau procédé de remboursement des médicaments, pour lequel tout a été mis en œuvre pour prendre en charge, en premier lieu, les quelque 12 000 assurés sociaux du tierspayant. Cette opération sera élargie aux 12 autres centres payeurs relevant de l’agence CNAS de Jijel, selon l’organigramme établi à cet effet. Se sont, en fait, quelque 150 000 assurés sociaux qui seront concernés par la carte Chifa à l’horizon 2010, selon le directeur. Vingt-six pathologies chroniques, auxquelles il convient d’ajouter la maladie de Crohn, l’hypertension artérielle et l’asthme, seront prises en charge dans le cadre de ce système. Rami Z.

SAISIE DE TENDEURS CONTREFAITS À MILA Les habitants du quartier

La Protection civile tire la sonnette d’alarme

Benflis interpellent les autorités

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occupants des maisons, partielleA pparemment, lesdesises au quartier Benflis près de ment effondrées, Belgacem, en plein centre Batna, ne semblent pas sortir de l’ornière. Depuis l’incident, survenu le 8 de ce mois, ces derniers vivent une situation très difficile: ils se sont retrouvés, du jour au lendemain, chez leurs voisins qui les ont accueillis, ainsi que leurs meubles. Ils sont toujours dans l’attente de la prise en charge de leur problème par les autorités locales, venues constater les dégâts en ayant promis un traitement rapide de leur situation. Selon F.S., l’une des sinistrés, la maison qu’elle occupe avec sa famille «a vu tous ses murs latéraux s’écrouler, ainsi que les plafonds». Et d’ajouter: «Nos maisons sont fragiles; elles sont vieilles et situées au bord d’un oued qui a toujours charrié des crues, mais depuis que Cosider a entamé les travaux de couverture de ce canal, et avec la pluviométrie et les crues continues de cette année, nos maisons n’ont pu résister. Heureusement pour nous, il n’y a eu aucune victime». Abondant dans ce sens, notre interlocutrice dira: «Nous avons en notre possession des P.V de constat, et les autorités communales et de daïra étaient présentes. Elles nous ont même promis un règlement sans délai de notre situation.» Jusqu’à ce jour, les occupants n’ont rien vu venir; ils sollicitent l’intervention rapide des autorités. Noureddine N.

contrefaçon L atout. Après lafait des ravages un peu parpropagation de ce terrible fléau à plusieurs gammes de produits, tels la pièce de rechange, la pneumatique, l’électroménager, l’informatique, voilà que le mal s’étend jusqu’aux appareils et dispositifs de protection contre les accidents dus au gaz butane, au point de devenir une source de danger de mort qui guette les citoyens. Preuve en est que les brigades de la direction du commerce, en collaboration avec les services de la Protection civile, viennent de mettre la main sur une dizaine de spécimens de tendeurs, pur produit de la contrefaçon, et portant l’inscription «made in Italy». La confirmation en a été donnée par le laboratoire régional de contrôle de la qualité de Constantine. Ce qui dénote fort bien que des dizaines, voire des centaines de ces appareils défectueux et non moins «engins de la mort», car conçus à partir d’un alliage douteux favorisant les fuites de gaz et provoquant l’explosion, qui sont écoulés sur la place publique et au ni-

veau des magasins de quincaillerie au prix renversant de 170 DA l’unité. Dans le cadre de la caravane de sensibilisation sur les risques domestiques durant la période hivernale, Abdelmadjid Khemissi, chef de service de la prévention à la direction de la Protection civile, a relevé qu’ «effectivement beaucoup d’accidents, souvent meurtriers, induits par l’usage de ces appareils, ont été enregistrés». Et d’ajouter:«Tout un chacun a le devoir moral d’alerter les siens: parents, voisinage, etc., puisque la sensibilisation et l’information de proximité sur le péril que représente l’utilisation de pareils produits imités restent les seules voies salutaires.» Ce même responsable n’exclut pas, à cet effet, la mise en œuvre d’un programme informatif en milieu scolaire et la diffusion sur les ondes de la radio locale d’une émission de vulgarisation. Pour sa part, la direction du commerce s’ouvre au public afin de lui prodiguer conseils et orientations. M. Boumelih

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KABYLIE INFO
AMÉNAGEMENT DE LA VILLE DE BOUMERDÈS

Les séquelles du séisme de 2003 persistent
●La cité des 1200 Logements se trouve dans un état de dégradation avancé ● commune a pourtant bénéficié d’un budget spécial pour les aménagements urbains. La
ix ans après le séisme, l’aménagement urbain à la cité des 1200 Logements, au centre-ville de Boumerdès, n’est pas encore réalisé. Les autorités ont lancé depuis des années des projets devant rétablir le cadre de vie agréable pour lequel était connue cette cité, mais les travaux s’éternisent. En fait, les différentes artères du quartier sont dans un état déplorable. Certaines d’entre elles se sont dégradées au fil des années en raison des mares d’eau qui s’y forment, en l’absence d’un véritable réseau d’évacuation des eaux pluviales, à la moindre chute de pluie tandis que d’autres ne sont même pas bitumées. «Les artères de la cité sont devenues impraticables, tant en véhicule qu’à pied. Les nids-de-poule et les flaques d’eau ne cessent de s’approfondir au fil des jours. Dès les premières chutes de pluie, notre quartier devient un véritable bourbier. Des fuites d’eau sont à signaler dans plusieurs caves de bâtiments du quartier. Pis encore, des eaux usées se déversent à l’intérieur de certaines caves aussi», déplore un habitant de la cité. Les réseaux publics au niveau du quartier sont, hormis celui du gaz de ville, entachés de plusieurs imper-

LES FILS ÉLECTRIQUES SUR LES BALCONS
au quartier Alléliguia de Boumerdès L ’anarchielesqui règne faites aux normes de l’urbanisme pour sea dépassé entorses caractériser par une mise en danger certaine de toute la population. En effet, les nouvelles constructions érigées de part et d’autre de la route principale «intègrent» les lignes électriques dans leurs corps. Dans de nombreux cas, les fils électriques du réseau passent audessus d’une partie au moins de ces constructions. Dans d’autres cas, elles passent sur les balcons et les terrasses. Le problème est d’autant plus sérieux que «ces constructions et le réseau électrique sont récents», disent les citoyens. La question se pose sur la délivrance des permis de construire. «Ou on a enfreint la loi, en construisant de la sorte, ou les citoyens sont lésés dans leurs droits par le passage de ces lignes électriques suspendues audessus de leurs têtes», ajoute-t-on. Pourtant le wali a lancé une «opération de restauration de l’autorité de l’Etat». Alléliguia est à moins d’un kilomètre du siège de la wilaya. Y. O.

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SOUK EL HAD

LE DOMAINE AGRICOLE CHERFAOUI DÉLAISSÉ
PHOTO: EL WATAN

du barrage de Béni la fin D epuis la construction terres des CherfaouiAmrane vers gratides années 1970, les ont cessé de fier les ménages par les habituelles abondantes récoltes. En effet, les eaux souterraines qui remplissaient les innombrables puits pour l'irrigation de 14 hectares de terres agricoles sont devenues aujourd'hui quasiment rares. Les arbres fruitiers tels que les orangers, les pommiers et les pêchers et les immenses vignobles ont presque disparu. Encouragés par les pluies abondantes pendant l’hiver et le printemps de cette année, les fellahs ont tenté de redonner vie à ces terres restées longtemps abandonnées. Mais, malheureusement les tentatives ont été vouées, presque toutes, à l'échec. La cause en est que le système d'irrigation mis en place par les colons, resté longtemps non opérationnel, s'est détérioré. En effet, les canalisations métalliques qui servaient au pompage d'eau des fonds des puits, entre autres, se sont oxydées et sont devenues inutilisables. Devant la somme colossale que de telles réparations exigent, le manque de soutien financier et l'absence des services d'orientation, ces terres fertiles qui étaient, jadis, généreuses, sont malheureusement condamnées actuellement à l'abandon. A cause de ces entraves, la jeune génération qui habite dans cette localité a été poussée à délaisser le travail de la terre. Le seul Cherfaoui qui lutte encore dans ce domaine est Youcef. Après une longue et riche expérience acquise en travaillant avec un voisin agriculteur et agronome de formation, il a décidé de se lancer tout seul pour redonner vie à cette terre qui ne demande qu'une faveur: être cultivée. Les 16 familles qui y vivent dénoncent l'oubli dont elles se sentent victimes «les responsables ne se rappellent de nous que pour leurs intérêts», nous a dit un père de famille avant d'enchaîner : «Ils n'ont pas oublié de nous envoyer un minibus pour aller voter le 9 avril dernier. Pourquoi n'ont-ils pas mis à la disposition de nos enfants ce même transport pour le ramassage scolaire ?» En effet les enfants sont scolarisés à l'école de Oued El Djenane, à 1 km de là. Ils sont obligés de faire cet itinéraire à pied quatre fois par jour en hiver et en été étant donné que même le morceau de pain et la portion de fromage promis par les services de l’éducation nationale ne sont plus hélas servis. Ce n'est pas uniquement les petits écoliers qui souffrent mais tous les résidants du hameau. Car, la route qui mène aux habitations n'a jamais été goudronnée. Cela affecte la circulation automobile et piétonne. Il n’y a ni réseau d’assainissement, ni éclairage public. Le citoyen recourt par conséquent à la réalisation de fosses septiques. A ce sujet un jeune nous dira : «Après maintes réclamations, des responsables sont venus plusieurs fois effectuer des études pour faire des plans, mais sans jamais revenir concrétiser le projet.» Avant de conclure : «Le téléphone et le gaz de ville restent un luxe pour notre domaine malgré la proximité des canalisations.» H. Dahmani

Des cités sans conditions minimales de vie décente

fections dues essentiellement à la vétusté des conduites. A l’entrée du bâtiment 86, une puanteur nauséabonde se dégage et des essaims de moustiques et de mouches y pullulent. Des rongeurs infestent les sous-sols des bâtiments. Cette situation est due à des ruptures dans le réseau d’assainissement. «Cela représente un danger aussi bien pour les habitants de ces bâtiments que pour les citoyens en général car il y a des commerces comme des cafés, des restaurants et des pizzerias dans le quartier. Les autorités locales sont au courant, nous leur avons

exposé le problème, mais il n’y a pas eu de réactions satisfaisantes», regrette un restaurateur. Sur un autre plan, le peu d’espaces verts existant ne sont pas entretenus et ils sont envahis par les ordures et les déchets ménagers. «Nous n’avons pas cette culture de protection de l’environnement chez nous. Le citoyen a une part de responsabilité, certes, mais la grande part incombe aux pouvoirs publics qui ignorent cet aspect», déplore un membre de l’association du quartier. Ce cadre de vie incommode a poussé plusieurs sinistrés du

séisme à renvoyer leur retour à la cité à une date ultérieure, préférant ainsi prolonger leur séjour dans les chalets. «Le cadre de vie, qui prévaut dans notre site des chalets à Figuier, est meilleur qu’ici. Je viens juste pour voir si tout va bien dans mon appartement et je préfère ne pas revenir y vivre tant que l’aménagement urbain n’est pas achevé», dit un sinistré. A rappeler qu’un budget spécial a pourtant été alloué aux communes touchées par le séisme. Signalons, enfin, que le siège de l’APC se trouve à quelques encablures de la cité en question. Yacine Omar

SI MUSTAPHA

Infrastructures inopérantes
es infrastructures publiques ont été construites et laissées à l’abandon. Voilà ce qui résume la situation dans laquelle se trouve la maison de culture, le bureau de poste, l’annexe de l’APC du village socialiste agricole (VSA) de la commune de Si Mustapha. Un village où rien ne semble fonctionner normalement. Tout le monde s’interroge et se plaint. «Comment se fait-il que des projets réalisés à coups de milliards se retrouvent à l’abandon, sans aucune utilité pour le citoyen ?», s’interroge-t-on. «La maison de la culture est devenue un abri pour les pigeons, à défaut d’être un lieu de rencontre et de lecture pour les habitants, notamment les jeunes du village», disent les habitants. A qui la faute ? Le P/APC l’incombe au «manque d’initiatives de la part des habitants du village», et précise que «personne n’a demandé son ouverture. C’est à la population de s’impliquer et de s’organiser en association pour que nous puissions l’ouvrir», a-t-il dit avant de préciser que «l’APC ne peut pas assurer sa gestion vu l’insuffisance de postes budgétaires qui

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EL WATAN

lui ont été accordés». Notre interlocuteur ajoute au passage que l’infrastructure n’est pas dotée pour l’instant en matériel et en équipements nécessaires pour son ouverture. Mais, il y a d’autres infrastructures non opérationnelles : le bureau de poste et l’annexe de la mairie. La première est dotée d’un logement de fonction mais qui n’est pas habité, tandis que la deuxième a été cédée durant les années 1980 à un privé qui l’a transformée en logement. Les habitants insistent surtout sur l’ouverture de l’annexe de l’APC et se plaignent des déplacements qu’ils effectuent quotidiennement au chef-lieu pour se faire délivrer un simple papier administratif. Ils se plaignent aussi de l’exiguïté de la salle de soins du village qui selon eux ne répond pas à leurs besoins en matière de santé. Sur place nous avons constaté que l’infrastructure n’est pas dotée de logement d’astreinte. Chose qui a poussé l’infirmier qui y travaille à transformer une partie de l’établissement en un logement de fonction, dit le P/APC. R. Koubabi

BUREAU DE

DERNIÈRE
LES PLAGES POLLUÉES
Les résidants de la ville de Boumerdès font le même constat. L’on ne se rappelle du littoral qu’à l’approche de la saison estivale. Le reste de l’année, ce n’est pas seulement l’abandon, mais la profanation de la côte qui est la règle. «Dans peu de temps vous allez voir les autorités s’offrir en spectacle pour lancer la saison estivale. Ils mobiliseront tambours et trompettes pour réussir le show. Mais reconnaissent-ils au moins que durant le reste de l’année, tout le littoral est abandonné. La pollution qui l’envahit est aggravée par le pillage du sable des plages», ajoute-t-il. En effet, en dehors de la période estivale, la côte algérienne d’une manière générale, est oubliée.

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 11

RÉGION OUEST
NOUVELLES DE TISSEMSILT
■ DES CADRES DE LA DSA À DJELFA Dans le cadre de la politique du renouveau rural et agricole, des cadres de la DSA et de la Conservation des forêts de la wilaya de Tissemsilt et des associations pour la promotion de la femme rurale ont pris le départ, samedi 25 avril 2009, à destination de la wilaya de Djelfa, pour participer à la rencontre régionale organisée par l’Institut national d’orientation agricole d’Alger. La rencontre, qui a duré 3 jours (du 25 au 27 avril), en présence de 60 cadres venus de 15 wilayas du Centre, avait pour objectif l’étude, la vulgarisation et la mise en débat de plusieurs thèmes. A savoir, entre autres, les projets de proximité de développement rural intégré, le système national de l’aide à la décision SNADR, les principaux outils d’aide au renouveau rural, le contrat de performance et l’encouragement de l’emploi domestique par le biais de la promotion de la femme rurale. B. E. H. ■ AGRICULTURE : DE BONNES PERSPECTIVES POUR CETTE ANNÉE C’est la première fois depuis 20 ans que la pluviométrie a culminé avec 700 mm, d’autant plus que cette pluviosité a été parfaitement répartie sur les 236 jours à partir du mois de septembre de l’année écoulée. Cette clémence du ciel a suscité un immense optimisme au sein des agriculteurs et annonce une récolte céréalière abondante, surtout qu’aucun signe de la rouille jaune n’a été décelé à travers les 72 000 hectares emblavés. Selon certains agriculteurs, les tiges de blé et d’orge, qui ont atteint jusqu’à présent entre 60 à 85 cm de long, seront capables de donner des épis allant de 6 à 17 cm. Le cheptel ovin est passé de 90 000 à 220 000 têtes et le bovin de 8 000 à 12 000 têtes. 25 vétérinaires itinérants sont en train de sillonner les zones pastorales pour généraliser les vaccins anti clavelée, anti-aphteux et antirabique. B. E. H. S ■SOCIÉTÉ CIVILE : INSTALLATION DU BUREAU COMMUNAL À MAACEM Le bureau de wilaya de l’académie de la société civile algérienne a organisé, le samedi une conférence sur les organisations civiles et le monde juvénile et de son rôle dans le développement local. Lors de cette conférence, qui a eu lieu au centre culturel de la commune de Maacem située à 35 km au sud-ouest du cheflieu de Tissemsilt et en présence des élus locaux et différentes associations, il a été procédé à l’installation du premier bureau communal de cette académie en nommant à sa tête le jeune Boussoir Mouloud. B. E. H.

TOURISME

SIDI SAADA (RELIZANE)

Destination Tindouf
● Dans le cadre de l’opération «Circuit Point Afrique» initiée par l’agence de voyage ONAT, il a été prévu un grand circuit à travers le parc culturel de Tindouf : Plateau d’Oum Touabaa et gravures rupestres, région d’Oum Laachar, Lac Tafagoumet, réserve naturelle de l’Arganier, Falaise de Bouagba...
a destination touristique de Tindouf vient d’être inaugurée cette semaine – «pour la première fois», précise le directeur du Tourisme – par deux touristes étrangers. En effet, les deux «pionniers» ont entamé, dimanche passé, leur court séjour qui devra leur faire découvrir le petit côté pittoresque de la ville et quelques-unes des merveilles de la région. Une région qui, malgré les atouts qu’elle recèle, attend toujours sa promotion au statut de pôle d’attraction touristique. Cette première virée de trois jours, apprend-on, s’inscrit dans le cadre de l’opération «Circuit Point Afrique» initiée par l’agence de voyage ONAT. Il était prévu un grand circuit à travers le parc culturel de Tindouf : Plateau d’Oum Touabaa et gravures rupestres, région d’Oum Laachar, Lac Tafagoumet, réserve naturelle de l’Arganier, Falaise de Bouagba mais, apparemment, ce circuit a été écourté. Cette

Les souscripteurs du LSP en colère

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lors que toutes les procédures administratives et financières concernant le programme de réalisation de 144 logements à caractère socio-participatif à Sidi Saada dans la wilaya de Relizane ont été ficelées et que même les actes de propriété ont été délivrés à leurs propriétaires, les postulants attendent toujours la remise des clés de leurs logements déjà achevés, lit-on sur la correspondance adressée par les intéressés au wali. En effet, le promoteur, l’URBAT de Sidi Bel Abbès, aurait, selon l’écrit, exigé de chaque bénéficiaire une rallonge de 10 millions de centimes, somme supposée constituer les charges ayant porté sur les travaux effectués par l’entreprise dans le cadre de l’embellissement urbain lorsque le site avait été retenu comme point à visiter par le Président de la République. «Nous avons tout sacrifié, nous avons tout vendu pour assurer un toit pour nos enfants mais nous ne pouvons supporter ces charges qu’on trouve importantes», objectera un chef de famille avant d’ajouter : «avec 10 millions chacun, ça fait une bagatelle de 1 milliard 440 millions pour ces travaux». Cela dit, les signataires sollicitent l’intervention du wali pour trouver une issue favorable à leur situation. Issac B.

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PHOTO : DR/ ARCHIVES

SAIDA

Découvrir le petit côté pittoresque des merveilles de la région

première sera-t-elle le déclic pour un tourisme étranger tant espéré ? Le tourisme local, pour sa part, semble déjà avoir fait ses premiers pas, ces derniers mois,

grâce, en partie, aux échanges culturels inter wilayas mais aussi aux diverses manifestations littéraires, théâtrales et traditionnelles propres à la wilaya. M. Milagh

Éducation : regroupement des inspecteurs de français Abdelmoumen a abrité, durant les journées des 25 et L e26lycéemois courant,primaire et auquel ont prisprofit16 institudu un séminaire régional au de 25 inspecteurs de français du part
teurs ciblés à travers la wilaya. Selon M. Chebab Nourredine, inspecteur de l’Education nationale en langue française : «Ce séminaire entre dans le cadre de l’aménagement du programme au niveau du cycle primaire. Deux thèmes ont été retenus pour ces journées d’étude et d’information, à savoir l’évaluation de l’impact de l’application des nouveaux programmes, des manuels scolaires et l’approche par les compétences. Le second thème a trait à l’étude analytique de l’objectif terminal d’intégration. L’objectif est de mettre en place un dispositif de formation au profit des enseignants dont le but est de maîtriser les outils d’enseignement /apprentissage.» Sid Ahmed

La Gendarmerie ouvre ses portes au grand public
l’année s’annonce A pparemment,sur celui 2009 criminalité.«catastrophique» tant sur le plan de la circulation routière que de la Les chiffres faisant état des activités de la Gendarmerie nationale de Tindouf, durant le 1er trimestre de l’année en cours, dépassent, parfois de loin, ceux d’une année entière. Ainsi, comparativement à l’année 2008 où l’on a enregistré 1 seul décès et 4 blessés de la circulation, pour ce début d’année, on a déjà le même nombre de décès mais avec neuf blessés. Concernant les infractions, on en a enregistré 88 contre 80 en 2006 et 67 en 2007. Pour ce qui est de la criminalité, les chiffres sont éloquents et la différence flagrante entre le début 2009 et les années précédentes. Douze atteintes aux personnes et aux biens contre onze en 2006, 112 affaires de contrebande contre 113 pour toute l’année 2008, et cinq saisies de drogue – impliquant 10 personnes – contre 4 en 2008, 4 en 2007 et 2 seulement en 2006. La quantité de drogue (plus de 3 tonnes et demie) saisie au cours de ce premier trimestre n’a rien de comparable avec les quantités saisies durant la période 2006-2008. Ces chiffres mais aussi le rôle de la Gendarmerie nationale ainsi que l’exposition, avec explications, des équipements dont elle dispose ont fait l’objet d’une affluence constante au cours des portes ouvertes organisées en fin de semaine. M. M.

BECHAR

Consommation : les risques des produits alimentaires en débat sont aliments qui présentent les plus grands Q uelsmatièreles au cours de plusieurs conférences tenuesrisquesà en de consommation en Algérie ? Telle est l’une des questions posées hier
l’université de Bechar sur la sécurité sanitaire des aliments et auxquelles ont assisté de nombreux étudiants. La première communication suggestive du Pr. Moussa Boudjemâa de l’université de Tlemcen, intitulée «Il faut plus qu’un Etat pour assurer la sécurité sanitaire des aliments», a particulièrement retenu l’attention de l’assistance estudiantine. Selon l’orateur, le rôle de l’Etat dans l’hygiène alimentaire et la protection du consommateur n’est pas suffisant. Il faut, affirmet-il, l’implication de tout un réseau d’intervenants allant des pouvoirs publics, des professionnels de l’agro-industrie, des experts devant être consultés et des consommateurs devant s’ériger en associations efficaces pour pouvoir assurer la sécurité sanitaire des aliments. Selon lui, l’OMS parle déjà de 2,2 millions de personnes qui décèdent chaque année à travers le monde dont 1,8 million d’enfants à cause des affections, notamment la diarrhée. En Algérie, les chiffres communiqués en matière de mortalité ne sont pas fiables, observe-t-il. L’OMS, rappelle-t-il, a adopté, en 2000, une résolution recommandant que la sécurité alimentaire soit un aspect essentiel de santé publique. L’assurance que les aliments consommés ne causent aucun dommage n’existe pas. Le Pr. Moussa Boudjemâa fait remarquer que l’Etat, dans sa mission de protection du consommateur, ne peut jouer pleinement son rôle sans la coordination des efforts entre intervenants, notamment les principaux acteurs participant à la sensibilisation au problème et qui sont souvent absents. «Paradoxalement, il m’a été donné de constater que, face à la carence, certaines régions visitées ont eu recours à des agents de la direction du Commerce et des prix pour créer des associations de défense des consommateurs.» M. Nadjah

La Justice se modernise
L
e secteur de la justice se modernise à grands pas. Il s’agit, selon notre interlocuteur, de la réalisation de deux nouveaux tribunaux, l’un à Sig et un autre à Tighennif. «Le nouveau tribunal de Sig, à 43 km de Mascara, est en cours d’étude tandis que celui de Tighennif, à 20 km de Mascara, est en voie de réalisation avec un taux d’avancement de plus de 30%», a-t-il précisé. D’autres projets relatifs à des opérations d’aménagement du siège de la cour de justice et de l’ensemble des tribunaux répartis à travers la wilaya sont également au menu. «Les projets en question, rappelons-le, entrent dans le cadre du renouvellement des établissements de la Justice, et ce, dans le but d’améliorer les conditions de travail des magistrats, ceci, d’un côté, et d’offrir un service public de qualité, de l’autre». En outre, à l’intérieur des tribunaux de Bouhanifia, Ghriss et Tighennif, des guichets spéciaux, réservés exclusivement aux personnes handicapées, ont été achevés. D’autres opérations de ce genre sont attendues au niveau des tribunaux de Mascara et Mohammadia. Selon le même magistrat, des guichets uniques au niveau de la cour et les six tribunaux que compte le secteur de la Justice à Mascara ont été également réalisés. Par ailleurs, dans le cadre de l’humanisation des conditions détention des détenus, un nouvel établissement pénitentiaire, d’une capacité de 1 000 places et d’une superficie de plus de 11 ha, est en cours de réalisation. «Les travaux de réalisation de ce nouvel établissement pénitentiaire, sis au niveau de la localité de Sidi Abdelkader Bendjebar, relevant de la commune de Mamounia, ont été confiés à une entreprise chinoise et s’effectuent selon les normes internationales». A. Souag

MASCARA

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 12

KABYLIE INFO
PATRIMOINE FORESTIER DE BÉJAÏA AÏT SMAÏL

Les forêts du littoral se dégradent
● La déforestation est visible dans les montagnes de Boutaher, Chaboune et Takoucht. ● La production du liège qui était de 10 000 stères durant la période coloniale n’est aujourd’hui que de l’ordre de 3 000 stères.

UNE COLLÉGIENNE MORTELLEMENT POIGNARDÉE
collégienne de 14 ans a été tuée à coups de U ne jeunepar proximitédedu22CEMdimanche dernieràdans couteau un jeune ans, l’après-midi, à de Taregragth Ait Smail, dans la wilaya de Béjaïa. Selon des témoignages, la jeune fille, une très bonne élève, a été accostée tout prés de l’établissement où elle suit sa scolarité par son assassin ; Celui-ci, après avoir porté des coups de couteau mortels dans le ventre de l’élève, a pris la fuite chez lui où il aurait tenté de se suicider avant que la gendarmerie nationale ne l’arrête. Il serait actuellement sous observation médicale. La jeune collégienne avait été transférée vers l’hôpital de Kherrata. Après de vaines tentatives de réanimation, elle a rendu l’âme. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les motifs exacts de ce crime, qui repose de manière dramatique la question de la violence et de la sécurité en milieu scolaire. Hakim Kebir

L

a forêt de Boutaher, dans la commune de Tichy, riche en faune et en flore, subit des dégradations. Pour s’accaparer une parcelle de terrain, des personnes n’hésitent pas à couper des arbres pour dégager l’espace tant convoité. Ce phénomène n’est pas sans conséquences néfastes qui se sont d’ailleurs manifestées par les inondations qu’a connues le village de Bacarro durant les dernières intempéries. Du fait des fortes précipitations, les eaux ont charrié des quantités importantes de boue des hauteurs vers le village côtier. Du jamais vu, selon le témoignage des personnes âgées de la région. Le manteau végétal qui permet de stabiliser le sol se rétrécie aujourd’hui. Le même sort est réservé au bois, l’un des plus importants de la région, qui couvre la montagne Chaboune entre la municipalité de Tichy et celle d’Aokas. Il n’a pas échappé, lui aussi, aux convoitises des gens. Si son aspect humide et l’absence de couche herbacée l’ont épargné des incendies ravageurs, la hache et la scie y ont, par contre, faits des dégâts. Par ailleurs, la forêt de cèdre qu’abrite la montagne de Takoucht, dans la commune de Taskeriout, la plus haute dans la wilaya de Béjaïa qui culmi-

EL KSEUR

PHOTO : N. ARBANE

UN NOUVEAU LABORATOIRE POUR LA COMMUNE
a cantine centrale attenante à l’école primaire Hamoumou, à El Kseur, laissée à l’abandon depuis des lustres, a récemment repris du service après avoir bénéficié de travaux de réhabilitation et d’aménagement. «L’opération a été financée par la direction du logement et des équipements publics. Elle a coûté trois millions de dinars», nous a fait savoir le maire d’El Kseur. «113 repas sont à présent servis quotidiennement au niveau de cette cantine. Cela permet de faire bénéficier la totalité des élèves scolarisés au niveau de l’école Hamoumou. Nous comptons, dès la rentrée de septembre prochain, porter le nombre de rations alimentaires à 550 pour toucher l’ensemble des cinq écoles primaires du chef-lieu», a ajouté notre interlocuteur. Cette année, l’APC d’El Kseur a participé, selon l’édile, à hauteur de 400 000 DA pour améliorer les rations alimentaires dans les cantines scolaires de la commune. Cette contribution s’ajoute aux 37 dinars par repas et par élève versés par le ministère de l’éducation et l’APW de Béjaïa. Par ailleurs, l’APC d’El Kseur s’est dotée il y a quelques semaines d’un laboratoire d’analyses des aliments, nous ont appris les responsables de la municipalité. «L’aménagement et l’équipement de cette structure, basée au niveau de l’EPSP de la ville, ont été couverts par une enveloppe issue du budget communal», nous dira le P/APC d’El Kseur. Deux laborantins veillent sur le fonctionnement de ce laboratoire qui a pour missions l’analyse et le contrôle de la qualité des eaux de boissons et des denrées alimentaires sur le territoire de la commune. Amazigh M.

L

Les aires forestières restent exposées à de multiples agressions

ne à plus de 1700 mètres d’altitude, subit elle aussi les affres de la destruction. Unique foyer naturel de bois de cèdre, elle est fragilisée au fur et à mesure que les habitants qui vivent à ses alentours se livrent à des coupes pour utiliser le bois comme combustible pour se chauffer. On y creuse aussi des trous sur les troncs d’arbres pour extraire leur sève qui sert de remède. «Pourtant nous avons effectué plusieurs démarches auprès des services concernés pour

les alerter du phénomène du saccage et du risque d’extinction de cette unique espèce d’arbre de la région» déclare M. Haddad, président de l’association pour la préservation de l’environnement au niveau de la région. La déforestation par le fait de l’homme concerne aussi le patrimoine forestier des autres communes de la côte Est de la wilaya, malgré les efforts des agents des forêts. Outre ses retombées environnementales, elle a aussi un impact négatif

sur le plan économique concernant par exemple l’extraction du liège qui est d’une valeur inestimable. Pour quantifier les pertes économiques engendrées par le phénomène de déboisement, il importe de signaler que la production du liège qui était durant la période coloniale de 10 000 stères n’est aujourd’hui que de l’ordre de 3 000 stères. Une réduction qui illustre parfaitement le rétrécissement de l’espace qu’occupe le chêneliège. Akli Malek

EN BREF
TIMEZRIT : LES TRANSPORTEURS RÉCLAMENT UNE GARE ROUTIÈRE
Les transporteurs de la commune de Timezrit, dans la wilaya de Béjaïa, réclament une gare routière. La commune, avec un parc de plus d’une soixantaine de véhicules de transport de voyageurs (sans compter ceux affectés au ramassage scolaire), desservant les villes de Sidi-Aïch, El-Kseur et Béjaïa, ne dispose d’aucune station de bus. La placette servant de terminus est squattée à longueur d’année par des étals de marchands de fruits et légumes rendant toute manœuvre délicate. Autre réclamation et pas des moindre, les transporteurs dénoncent les attributions « anarchiques» de lignes pour la desserte Timezrit-El-kseur, alors que les trente fourgons déjà existant n’arrivent pas à assurer deux navettes par jours chacun, selon les transporteurs. R. B.

TAMRIDJET

Écoliers en danger
es parents d’élèves de difgrelottent de froid en hiver. férents villages de la com- Des eaux usées se déver- Pour remédier à la situation, mune de Tamridjet se plail’association socioculturelle sent à ciel ouvert à gnent de plusieurs anomalies a proposé «la quelques pas seulement dudit quartierd’un autre étarelevées au niveau des établisconstruction sements scolaires et qui de la porte d'entrée d'un blissement proche de la nouinfluent négativement sur la établissement scolaire. velle cité sur un terrain utilisé scolarité de leurs enfants. comme aire de jeu», nous L’on constate, entre autres, informe son président. Il est à des dégradations avancées au niveau des salles signaler que ladite école, distante de 2 km des de cours comme c’est le cas à l’école du centre ensembles d’habitations, a été construite en de Laâlam. Celle-ci présente des murs fissurés 1965 par des habitants de la région et sur un teret une étanchéité endommagée. Un parent rain privé. d’élève de la région estime qu’une petite Depuis, elle n’a pas été réaménagée, insiste-tsecousse peut y engendrer une catastrophe. À on. À Akach, le mur de soutènement du coté l’extérieur de l’école, les élèves sont exposés à ouest du CEM Boutekrabt Amar a cédé lors des risques certains du fait des eaux usées qui se d’un glissement de terrain qui s’y est produit en déversent à ciel ouvert à quelque pas seulement 2004. Des travaux d’aménagement lancés il y a de la porte d’entrée de l’établissement. «longtemps», nous informe-t-on, sont malheuPar ailleurs, la fragilité d’un mur de soutène- reusement arrêtés pour des raisons que les habiment retenant un talus sur les lieux, présente un tants disent ignorer. danger pour les écoliers qui y jouent pendant la Sur un autre plan, les citoyens réclament la pause déjeuner. L’association sociale du quar- bourse scolaire dont auraient du bénéficier leurs tier affirme avoir interpellé les autorités locales enfants. 240 élèves seraient concernés par cet afin de procéder à l’installation de barreaux «oubli», selon nos interlocuteurs. «Les réclapour la sécurité des enfants, mais en vain. mations ont été faites à maintes fois. Au village Zentout, à 6 km du chef-lieu Nous avons sollicité toutes les autorités concercommunal, les élèves de l’école Abider nées mais rien n’a été fait. On ne sait plus à qui Messaoud, qui est implantée entre deux rivières, s’adresser», déclare l’un d’eux. Mounir O.

L

TICHY

IZOURAN MANQUE DE MOYENS
’association Izouran, du village El Maâden (Tichy), manque de moyens financiers pouvant lui permettre de lancer ses projets. «Nous avons du solliciter la contribution de particuliers et cela nous a permis d’aménager un local et d’acheter un micro-ordinateur qui a profité à beaucoup d’habitants du village. Nous avons d’ailleurs fini par lancer des cours d’initiation en informatique au profit de 80 personnes inscrites dont 30 jeunes filles» nous déclare Zidane Mersel, président de l’association. «Malheureusement, avec le peu de moyens dont nous disposons, nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde. Nous avons sollicité les pouvoirs publics dont la DJS de Béjaïa dans l’espoir de bénéficier d’une subvention et de quelques micro-ordinateurs» ajoute notre interlocuteur qui regrette l’absence des autorités locales sur le plan culturel. Par ailleurs, les jeunes déplorent beaucoup la fermeture de la salle de cinéma. Implanté à quelques encablures du chef lieu communal, en contrebas de la RN09, cet important édifice ayant abrité des activités culturelles et artistiques dans le passé, demeure fermée depuis des années. Pire, le lieu est transformé en un petit coin où l’on se soulage. M. O.

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 12

SKIKDA INFO
IMMEUBLE DU N° 58 RUE DIDOUCHE MOURAD

Une dizaine de familles en danger L
● autorités de la ville sont restées insensibles aux cris de détresse des habitants, Les

MEUTES DE CHIENS À BOULEKROUD

en dépit d’un constat alarmant établi par le CTC en... 1994.

S

amedi dernier, des femmes, dix au total, se sont présentées, à tour de rôle, à nos bureaux. L’une d’entre elles lance: «On ne peut plus se taire maintenant. On a trop patienté, on s’est adressées à tous les responsables, mais aucun n’a accepté de nous recevoir !» Elles sont toutes d’authentiques «Bnet Bled» qui, malheureusement, ne se reconnaissent plus dans cette Skikda qui les a vues naître et grandir mais qui semble les considérer aujourd’hui comme de véritables étrangères. «Il ne nous reste que la presse pour nous exprimer et nous sommes venues vous inviter à venir voir dans quelles conditions nous vivons en plein cœur de Skikda». Rendez-vous pris, direction un immeuble situé au 58, rue Didouche Mourad, l’artère principale de la ville de Skikda, communément appelée les Arcades. La bâtisse continue de s’effriter, progressivement, depuis l’effondrement partiel survenu au mois d’avril 1994. Aucune solution n’a été apportée depuis. Récemment encore, la situation s’est aggravée avec une partie d’un appartement qui s’est effondré, devenant une menace sérieuse pour les nombreux passants empruntant les lieux. Comme solution, l’on est venu placer quelques barrières, laissant une dizaine de familles vivre dans un danger permanent, bien que celui-ci guette également les passants et les commerces situés au rez-de-chaussée. Depuis 1994 donc, et en dépit d’un constat alarmant du CTC, à l’époque, la décrépitude a pris tout son temps pour transformer l’immeuble en ruine. Vu de l’extérieur, l’immeuble n’inspire aucune confiance. En y pénétrant, c’est un véritable voyage dans le temps pour le visiteur, tant les odeurs de moisissure et d’humidité sont omniprésentes. Neuf familles occupent ces lieux, partageant des toilettes collectives. Au

es habitants des lotissements 1 et 2 de la cité Boulekroud, sur les hauteurs de Skikda, vivent depuis plus d’une quinzaine de jours dans la terreur des meutes de chiens errants qui envahissent leur cité. De passage à notre bureau, quelques habitants expliquent: «Nous n’osons même plus sortir le soir, une fois la nuit tombée, tout le monde rentre chez lui. Dans la journée, nous avons plutôt peur pour nos enfants. Ils peuvent facilement se faire mordre sur le chemin de l’école.» En effet, la menace de morsures hante les esprits, surtout que ces habitants sont conscients de ce qui pourrait s’en suivre. Féroces, selon les dires des habitants, ces chiens ont semé la panique au sein de la population qui a pourtant entamé des démarches dans ce sens. «Nous avons déjà alerté les responsables locaux du perpétuel danger auquel nous faisons face sans pour autant avoir d’écho; nous voulons juste éviter que le pire ne se produise», témoignent les riverains. En attendant, et même si aucun incident n’a été signalé, pour le moment, les habitants continuent de subir les nuisances et les aboiements de ces chiens. Ils espèrent que les services techniques de l’APC réagiront enfin. Daoud Dalel

PHOTO: ARCHIVES/EL WATAN

STORA REVIT…
e P/APC de Skikda a déclaré, hier, que «la route de la corniche de Stora sera incessamment opérationnelle de nouveau, après les moult désagréments causés aux habitants de Stora et à tous les Skikdis». Il ajoutera que le tronçon, totalement refait, est en voie d’achèvement. «La route sera réceptionnée au maximum dans quelques jours; une fois ouverte à la circulation, l’APC entamera illico presto la réfection de la route supérieure», a-t-il dit en précisant que la route supérieure, qui devait initialement être partiellement réfectionnée, sera finalement refaite dans sa totalité. «au plus tard à la fin du mois de mai la corniche et la route supérieure seront toutes ouvertes à la circulation», fera-t-il savoir. Voilà une nouvelle qui plaira certainement aux Skikdis et aussi aux milliers d’estivants qui opteront pour l’antique Russicade. K. O.

L

Les locataires vivent dans des conditions inhumaines

premier étage déjà, le ton est vite donné. Un locataire insiste pour nous montrer son «appartement». «Nous sommes quatre personnes à vivre ici», affirmet-il. En réalité, il n’a qu’une seule pièce de 8 m2, sans aucune aération. Le sol est affaissé, et au plafond est accrochée une bâche en plastique. «On l’a installée en 1994 pour éviter que la poussières et les insectes ne nous tombent dessus», explique-t-il. Au deuxième étage, le constat est identique: sol déformé, fissurations aux murs et même des déboîtement des poutrelles en bois. Deux autres locataires se sont installés sur la terrasse et occupent la buanderie dans des conditions inhumaines. Une mère de famille témoigne: «On n’a même pas une place pour mettre la cuisinière. Regardez, nous sommes quatre personnes à dormir dans cet espace (6 m2), mais je cuisine dehors avec tous les risques, hiver comme en été. J’ai grandi dans ces lieux, précisément depuis l’indépendance, mes enfants sont

nés ici et j’espère ne pas mourir dans ce débarras». Pour en revenir à la situation de l’immeuble, déjà en 1994 le rapport du CTC mentionnait ceci : «…de ce fait nous concluons que la structure porteuse de l’immeuble est dans un état de dégradation évolutif (risque d’effondrement partiel ou total), mettant en danger la sécurité des occupants qu’il faut évacuer dans les plus brefs délais.» Une deuxième alerte a été donnée il y a quelques mois seulement suite à un effondrement partiel d’un des appartements. Que faut-il encore attendre ? Dans le voisinage, et même dans les sphères des responsables directs, on laisse entendre que la dégradation des lieux aurait été carrément provoquée par les occupants. Sans polémiquer, il faut juste admettre qu’en ce moment même des familles entières sont en danger, point à la ligne! Il appartiendra à chacun, par la suite, (instances et citoyens) d’assumer pleinement leurs responsabilités. K. O.

L’HÔTEL DE VILLE EN RESTAURATION
l’incendie qui avait ravagé bureaux de l’hôtel de ville, D epuiscauser la perte de plusieurs desmoinsde la collection locale,non sans tableaux les lieux étaient restés dans un état pour le désolant car les traces du sinistre demeurent visibles, enlaidissant l’intérieur de ce joyau architectural. Interrogé à ce sujet, le P/APC dira : «Les travaux ont été entamés il y a quelques jours seulement. On ne voulait pas gaspiller l’argent du contribuable en accordant directement (gré à gré) les travaux, on a préféré faire des consultations pour désigner l’entreprise la plus performante et la moins disante pour restaurer les lieux. Aujourd’hui, tout a été fait et les travaux de maçonnerie, de boiserie et de vitrerie sont en cours. Ils seront achevés dans un délai d’un mois au maximum.» K. O.

SUR LE VIF

Les handicapés réclament leur dû
es handicapés bénéficiant d’une prime mensuelle de 4 000 DA se sont rapprochés de nous pour attirer l’attention des autorités concernées afin qu’il leur soit permis de percevoir leur prime régulièrement. Ils nous feront savoir qu’ils n’ont pas perçu cette allocation depuis décembre 2008. Cela a été confirmé par l’administration qui évoque le cycle semestriel du versement de cette prime, qui dépend du versement du ministère de la Solidarité. Outre le reliquat du mois de décembre 2008, ces personnes devront attendre jusqu’à juillet pour en bénéficier. Ces handicapés dénoncent également le fait qu’après le versement de la totalité des arriérés,

COMMUNE DE COLLO

D

ils ne les perçoivent pas en totalité mais périodiquement. Le responsable de la recette communale de Collo évoque la difficulté pour le régisseur de garder sous la main des sommes importantes, mais néanmoins se dit favorable au versement de la totalité de la somme si les handicapés ouvrent un compte CCP. Cela permettra également à ces derniers de bénéficier de cette prime dans la quiétude, au lieu de faire la chaîne à chaque versement. Durant l’année 2008, 315 handicapés de la commune de Collo ont eu droit à cette prime; pour l’année 2009, le nombre connaîtra une augmentation, indiquera la responsable du bureau social. D. Balta

A quand une opération de démoustication ?
a période propice pour lancer les opérations de démoustication au niveau des cités urbaines est presque clôturée, mais ni les services de l’OPGI ni ceux de l’APC n’ont lancé des opérations pour éradiquer ces insectes. Cette action permettra aux habitants des cités de vivre un été moins agaçant que d’habitude. Mais, la saison chaude risque d’être pire que les précédentes vu que les vides sanitaires sont gorgés d’eaux

L

usées, stagnant depuis des mois, émanant de fuites au niveau des canalisations. En outre, plusieurs autres fuites d’eau du réseau d’AEP, dont une émanant d’une adduction secondaire, inondent les rues de la cité Mohamed Cheïkh, devant les logements EPLF à chaque fois que l’eau potable est servie. Elles durent depuis des mois, et avec un débit important. Tant qu’elles ne sont pas réparées, le risque de cross-

connexion est réel. Les citoyens interpellent les services concernés pour procéder à la réparation des diverses fuites, la vidange des caves et le lancement d’opérations de démoustication et de dératisation, comme cela se faisait au bon vieux temps. Cela ne coûtera certainement pas beaucoup à l’administration, mais par contre permettra aux habitants de ces cités urbaines de vivre les soirées estivales avec moins de désagréments. D. B.

PHOTO: K.OUAHAB

Le temps s’est figé à Skikda, et depuis longtemps déjà, comme en témoigne l’unique horloge publique qui marque toujours 2h 20 ou 14h 20, de jour comme de nuit, été comme hiver …

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 12

TLEMCEN INFO

Sur le chemin de «La rue des écoles»
● «Bien que née dans une famille conservatrice et profondément religieuse, je fus envoyée à l’école à une période où les filles étaient trop rarement scolarisées. Mon père était conservateur…»

PARCOURS ET SOUVENIRS

4 PROJETS VALIDÉS PAR LE COMITÉ TECHNIQUE cadre du programme de proximité D ans lerural intégré, quatre projets validésde développement par le comité technique de wilaya et approuvés par le wali seront réalisés
avant la fin de l’année 2009, apprend-on auprès du responsable des Forêts de la daïra. Ces projets, initiés par la Conservation des forêts, ont été élaborés suite à des enquêtes préliminaires de proximité ayant associé les populations concernées et ce, en vue 4 localités ont d’identifier leurs besoins réels bénéficié du et définir les priorités en ma- programme de tière de développement de leur soutien au localité. Quatre localités ont renouveau rural. Il bénéficié de ce programme de soutien au renouveau rural. Il s’agit de Laaricha, s’agit de Laaricha, une localité de Gunenadeze, située dans la commune de dans la commune Dar Yaghomracen, Gunenade- de Tient, Sidi ze, dans la commune de Tient, Brahim (Souahlia) Sidi Brahim (Souahlia) et Ain el Kolla, une bourgade située à et Ain el Kolla, une environ sept kilomètres du bourgade située à chef-lieu de la daïra. Les ac- environ sept tions collectives retenues, kilomètres du chefayant un impact économique, lieu de la daïra. social et environnemental, s’articulent principalement autour de l’aménagement des pistes pour désenclaver les terres agricoles, l’alimentation en eau potable, l’habitat rural, les travaux sylvicoles, l’électrification rurale, les plantations agricoles, la réalisation d’aires de jeux, l’alphabétisation… Concernant les investissements individuels, plusieurs porteurs de projets ont été inscrits. Les créneaux sollicités dans le cadre des projets individuels concernent l’acquisition du matériel agricole, l’aviculture, l’apiculture, l’équipement de puits, l’acquisition de matériel de pêche, l’acquisition de cheptel... O. E. B.

DÉVELOPPEMENT RURAL

E

lle frise les 79 ans, mais elle est toujours debout, élégante, authentique. Mme Choumissa Boudghène Stambouli, née Chalabi, ancienne institutrice et directrice des écoles, traîne derrière elle mille et un souvenirs…, des réminiscences aussi. Un parcours riche qu’elle raconte avec un style captivant dans «Sur le chemin de la Rue des écoles». Des témoignages émouvants sortis d’une mémoire jamais émoussée. «Il y a un temps pour naître, un temps pour vivre et un temps pour mourir, mais l’éternité est accessible à ceux qui se donnent la peine de se souvenir et de partager», avertit-elle en guise de présentation de son ouvrage. «Bien que née dans une famille conservatrice et profondément religieuse, je fus envoyée à l’école à une

Mme Choumissa Boudghène Stambouli, née Chalabi

période où les filles étaient trop rarement scolarisées. Mon père était conservateur, …» Dans les sujets de rédaction, on nous demandait de décrire les bruits du matin à l’aurore, se remémore-t-elle. «C’est l’aurore, le

ciel humide est tombé sur la terre, le bruit imperceptible des gouttes d’eau sur le feuillage des arbres me berce dans mon profond sommeil. Tout à coup, une voix au lent rythme chantant du haut du minaret appelle le croyant à

la prière de l’aurore ; c’est le muezzin…» Elle rappelle les massacres de Sétif et fait référence à Deschanel qui disait que l’oubli serait une trahison. Elle qui a consacré toute sa vie à l’éducation nationale (1954-1988) narre avec une rare précision un passé, des noms, des dates, des célébrations d’événements…«Tout cela me donne le sentiment d’exister et de remonter le temps vers ce passé glorieux durant lequel j’ai accompli une tâche exaltante…» Mme Boudghène Stambouli parle des œuvres d’art d’Etienne Dinet dont elle possède quelques-unes, des conférences qu’elle anime sur l’historique des Médersas en Algérie, sur la Hidjra, sur le martyr le Dr Benzerdjeb Benaouda… Nous aurons certainement l’occasion d’en reparler. C. Berriah

PHOTO : C. BERRIAH

EXPLORATION MINIÈRE

Législation, hygiène et sécurité du travail
u’est-ce qu’un plan d’hygiène et de sécurité et qui l’établit ? Quand doit-on déclarer un chantier ? Quel est le rôle du service d’hygiène et de sécurité ? C’est quoi un comité interentreprises d’hygiène et de sécurité ? Autant de questions qui ont été posées lors du séminaire de formation sur les risques professionnels, organisé du 18 au 22 avril dernier par l’organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (OPREBATPH). D’emblée, M. Khaled Boumediène, ingénieur délégué de cet organisme, nous explique : «L’objectif de cette rencontre est de permettre aux membres du centre d’hygiène et de sécurité de prendre en charge les problèmes liés à l’hygiène et à la sécurité dans le travail au sein de l’entreprise et de mettre en œuvre une méthode qui permette l’identification des risques professionnels et fixer des priorités pour établir un plan d’actions de prévention à l’entreprise et ses contraintes». Notons, dans le même ordre d’idées, que le dispositif réglementaire en matière de prévention des accidents du travail et

RISQUES PROFESSIONNELS

LA POPULATION DE AÏN FETTAH DÉNONCE n Udegroupe d’habitants du village Taouia, dans
la commune de Aïn Fettah, s’opposent à la réalisation des travaux entrepris par une société pour l’exploration minière. Les plaignants, qui ont interpellé toutes les autorités, estiment que ce chantier a tout détruit, des oliviers, des figuiers, l’unique route de la L’exploration minière décriée par les bourgade, le mur habitants des alentours d’une mosquée et une partie du cimetière. Selon les habitants, qui ont intenté une action en justice, même leurs maisons sont en danger. «Le maître des travaux n’a pas d’autorisation des services techniques, ni de l’APC, ni même de la daïra. En revanche, il s’est appuyé sur un document des services des Mines de Tlemcen qui lui auraient octroyé une superficie de 30 hectares qui relèverait du domaine public. Or, tout le monde sait, ici, que ces terres sont des biens privés appartenant à des terriens de père en fils depuis des siècles. En plus, nous détenons tous des actes officiels attestant cela…» Nous avons tenté de nous rapprocher des responsables locaux pour recueillir leur version, mais il semble que cette affaire d’exploration minière «ne mérite pas d’être dénoncée». Nous y reviendrons… C. B.

Q

des maladies professionnelles a été enrichi par de nouveaux textes. «Cet enrichissement est de nature à freiner les énormes pertes humaines et économiques enregistrées chaque année dans la branche d’activités du bâtiment, notamment». A cet effet, nous avons appris que la CNAS dépense annuellement 10 milliards de dinars pour les indemnisations (conséquences des accidents professionnels). Enfin, vulgarisant la situation, M. Khaled Boumediène nous dira que «l’organisme employeur est tenu de créer un service d’hygiène et de sécurité lorsque le nombre de travailleurs est supérieur à cinquante. Quant au plan d’hygiène et de sécurité, c’est un document qui indique, de manière détaillée, tous les travaux que l’entreprise exécute directement ou qu’elle sous-traite, les mesures prévues au stade de la conception du projet… pour assurer la sécurité des travailleurs…». Un chantier doit être déclaré à la CNAS, dix jours avant son ouverture, par le maître d’ouvrage, quand il emploie plus de neuf travailleurs pendant plus d’une semaine. C. B.

EN BREF
PHILOSOPHIE La maison de la culture AbdelkaderAlloula abrite, depuis dimanche, la deuxième rencontre sur la philosophie et la pensée philosophique. Une rencontre organisée en collaboration avec l’université Abou Bekr-Belkaïd et le laboratoire des recherches philosophiques d’Oran. Le thème essentiel étant les nouvelles méthodes philosophiques. PANIQUE À LA CITÉ BOUHENAK 23 écoliers de l’établissement HaliliDjilali de Bouhenak de Mansourah ont failli être asphyxiés par l’émanation de gaz provenant de l’extérieur. Selon nos informations, une entreprise effectuait des travaux sur la chaussée. Une conduite de gaz de ville a été éventrée, «provoquant des malaises à 23 élèves». 13 d’entre eux ont été soignés au CHU de Tlemcen. SESSION DE LA COUR DE JUSTICE La deuxième session criminelle de la cour de Tlemcen s’ouvrira le 2 mai avec, au menu, 95 affaires dont 10 ayant trait au terrorisme, 18 au trafic de drogue et 18 concernant des homicides volontaires. 203 personnes sont impliquées dans ces affaires dont 100 déjà détenues. 43 d’autres sont en situation de fuite. C. B.

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PHOTO : DR/ ARCHIVES

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Medvedev joue les présidents branchés
RUSSIE
Le président russe Dmitri Medvedev, qui cultive une image de dirigeant jeune et moderne, a inauguré, mercredi, son blogue sur la très populaire version russe du LiveJournal, en concédant qu'il était impossible de réglementer l'internet. Apparaissant en jeans et sans cravate, sur fond d'écrans d'ordinateurs, le chef de l'Etat, 43 ans, semble ainsi vouloir montrer qu'il est ouvert à des médias moins suspects de contrôle étatique que la télévision ou la presse écrite, acquis au pouvoir en place. «Tenter de réglementer l'internet et le faire d'une manière primitive est très difficile», a déclaré M. Medvedev. «Il faut être présent dans l'internet d'après ses lois», a-t-il poursuivi, soulignant qu'il restait «du boulot pour tout le monde» en la matière. «Ce n'est pas un milieu où dominent les règles établies par un pays, même le plus fort. Il faut des normes internationales élaborées en commun. Et le web doit se développer comme il s'est toujours développé comme un milieu ouvert», a-t-il poursuivi. Ces dé-

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 15

MULTIMÉDIA RÉSEAUX DANS LE TIERS-MONDE
samirben@elwatan.com
Page réalisée par

Internet à ses premiers balbutiements
qui n'auraient jamais vu le jour sans lui, il a dopé l'alphabétisation et l'apprentissage et rapproché les gens grâce à des modes de communication moins chers, s'enorgueillissent ses chers parents. «Nous n'avons jamais, jamais dans l'histoire de l'humanité eu accès à tant d'informations, si rapidement et si facilement», relève Vinton Cerf. Avec l'aide d'autres chercheurs du Centre européen de physique des particules (Cern), Berners Lee et Cailliau ont mis en place le web en 1989 pour permettre à des milliers de scientifiques à travers le monde de partager leurs données. La technologie «www» (world wide web) — qui simplifie le processus de recherche d'informations sur la toile — a connu un succès fulgurant à partir du moment où le Cern a décidé, au début des années 90, de ne pas en percevoir de royalties. «Nous n'imaginions pas alors un réseau de personnes, mais un réseau de documents», se rappelle Dale Dougherty, fondateur du Global Network Navigator (GNN), le premier portail web de l'histoire et premier site internet soutenu par la publicité. Le nombre de sites internet a ensuite explosé, passant d'à peine 500 en 1994 à plus de 80 millions actuellement, avec une croissance fulgurante des blogues, ces sites personnels auto-alimentés par des usagers de la Toile. (Avec AFP)

Samir Ben

UN ANCIEN DIRIGEANT DE FACEBOOK PREND LA TÊTE DE MYSPACE

e médias de Rupert a nommé, vendreL ungroupe deMurdoch News Corporation di, ancien du site de socialisation Facebook à la tête de son propre site rival MySpace, en perte de vitesse. Owen Van Natta, 39 ans, a succédé avec effet immédiat aux cofondateurs de MySpace Chris DeWolfe et Tom Anderson, dont l'imminente démission «d'un commun accord» avait été annoncée mercredi. M. Van Natta, ancien directeur des revenus de Facebook, est crédité d'avoir piloté les négociations qui ont conduit Microsoft à investir en 2007 240 millions de dollars dans la jeune société, ce qui la valorisait à une quinzaine de milliards de dollars. Mais selon les sites bien informés de la Silicon Valley , il avait été déçu de ne pas pouvoir prendre les rênes, fermement tenues par le jeune fondateur Mark Zuckerberg, 24 ans. Il avait quitté la société début 2008. Depuis lors, Facebook a connu une expansion accélérée. Son développement à l'international lui a permis de revendiquer plus de 200 millions d'utilisateurs, contre 130 millions à MySpace, pourtant pionnier dans ce secteur. Mais alors que Facebook, créé en 2004 dans une chambre d'étudiant de Harvard, peine à rentabiliser sa popularité, MySpace, lancé en 2003 par des professionnels du marketing, reste selon, M. DeWolfe, 43 ans, «une entreprise très rentable avec plus de 1600 employés». Le groupe News Corp possède des journaux et des chaînes de télévision et est présent dans la production cinématographique comme dans l'édition. Il avait acheté MySpace en 2005 pour 650 millions de dollars. M. Van Natta, qui a également travaillé chez le distributeur Amazon.com, est placé sous l'autorité de Jonathan Miller, un ancien de la filiale internet de TimWarner AOL, chargé depuis le début du mois de chapeauter les activités numériques de News Corp. La probable nomination de M. Van Natta avait déjà été révélée par le Wall Street Journal qui appartient à News Corp.

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n 20 ans d'existence, internet a révolutionné le quotidien de millions de gens dans le monde. Mais la Toile n'en est encore qu'à ses balbutiements, estiment ses principaux créateurs réunis à Madrid. L'accès au web dans le tiers-monde, le développement de ses applications dans la téléphonie mobile et sa croissance tentaculaire inachevée représentent les nouvelles frontières de la Toile, selon ces chercheurs participant au 18e congrès international World Wide Web qui s'achève vendredi. «Le web que j'ai envisagé n'a pas encore vu le jour. L'avenir est encore beaucoup plus vaste que le passé», a déclaré le Britannique Tim Berners-Lee, l'un des fondateurs du

E

web, à un séminaire sur le futur d'internet. A peine 23% de la population mondiale utilisent actuellement internet et son usage est beaucoup plus élevé dans les pays développés, selon l'Union internationale des télécommunications (UIT). En Afrique par exemple, à peine 5% de la population utilisent internet, selon un rapport publié le mois dernier par cet organisme des Nations unies. Mais cette situation change déjà, en particulier dans les pays en développement, où l'accès à internet par téléphone mobile décolle ne rendant plus nécessaire d'utiliser un ordinateur pour surfer, relève l'Américain Vinton Cerf, autre père fondateur d'internet. Dans le futur «nous aurons plus d'internet, plus d'usagers, plus d'ac-

cès via la téléphonie mobile, plus de vitesse, plus de contenus en ligne et plus d'appareils domestiques contrôlables par internet», déclare Vinton Cerf, un des vice-présidents de Google. Le Belge Robert Cailliau, qui a conçu le web avec Berners-Lee en 1989, il y a tout juste 20 ans, estime que l'augmentation future du volume d'informations en ligne et du nombre de personnes y ayant accès aideront à développer de nouvelles technologies et à apporter des solutions à des problèmes globaux. «Quand toutes les données seront en ligne, l'humanité aura franchi un pas formidable pour régler ses nombreux problèmes», estime ce scientifique. L'internet a déjà permis de développer des modes de commerces

clarations ont suscité l'embarras de certains blogueurs qui ont laissé leurs commentaires. «Pourquoi réglementer l'internet ? Il n'a aucune loi et il existe déjà depuis 20 ans», écrit black_rnd. «L'intérêt du président pour l'internet, cela veut dire que l'internet cessera d'être une zone de communication libre», s'interroge Romanovskiy. «Voilà le président d'une superpuissance, mais son blogue est ennuyeux», estime zloy_volshebnik. Plus d'une centaine de commentaires avaient été publiés sur le blogue une heure après son lancement à 11h (3h). Ils détonent avec des médias traditionnels très respectueux du Kremlin. Dans la même veine, M. Medvedev a accordé dernièrement une interview très remarquée à un des journaux les plus critiques à l'égard du pouvoir, le tri-hebdomadaire Novaïa Gazeta.

e géant américain des logiciels Microsoft a annoncé, vendredi, que la dernière version de son système d'exploitation Windows 7 serait disponible à partir de la semaine prochaine. La diffusion de cette version, connue pour l'heure sous le diminutif «RC», signifie que la firme américaine est entrée dans les dernières étapes du développement de son nouveau logiciel, censé remplacé le très impopulaire Windows Vista. La version RC sera disponible dès le 30 avril pour les développeurs et professionnels du secteur qui auront souscrit aux réseaux MDSN et TechNet puis diffusée plus largement à compter du 5 mai. La compagnie n'a en revanche pas donné de date de sortie publique et de disponibilité sur le grand public pour la version finale de Windows 7, mais le directeur financier de Microsoft a laissé entendre, jeudi, que cela

Microsoft va diffuser une version de Windows 7 le 30 avril L

pourrait être dès le mois de juillet. Les systèmes d'exploitation de Microsoft, installés sur la grande majorité des or-

dinateurs dans le monde, demeurent le pilier de l'activité du groupe et comptent pour la moitié de son bénéfice qui s'est élevé à 4,4 milliards de dollars en 2008. Lancé en 2007, le système Vista a fait l'objet de nombreuses critiques, en raison notamment de son incompatibilité avec des machines peu puissantes et de sa complexité. Le rival historique de Microsoft, Apple, s'était saisi de ces problèmes dans une série de publicités où Vista était tourné en dérision. Windows 7 a obtenu des appréciations positives, lors d'une série de tests publics conduits au cours des derniers mois, et devrait proposer une interface plus claire et des fonctions tactiles plus nombreuses. Il serait également, selon Microsoft, plus adapté aux outils de musique et vidéo assistés par ordinateur, considérées comme un des points forts d'Apple.

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Vous n'arrivez pas à vous retrouver dans le help de Windows (et Mac !), des difficultés à naviguer dans les menus de votre téléphone portable, votre connexion est lente même si vous avez l'ADSL… des sujets que vous voulez voir traiter, des sites Web que vous avez lancés ou découverts au gré de votre navigation… Envoyez-nous vos questions et vos propositions à la rubrique Multimédia en précisant votre prénom et votre ville. Des réponses complètes et efficaces vous seront fournies chaque semaine. (samyrben@yahoo.fr).

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 17

AUTOMOBILE CONSIDÉRÉ COMME UN LABEL DE QUALITÉ DE SERVICE
POIDS LOURDS

Nissan Algérie lance le «Nissan Point Rouge»
Nissan, un label de qualité pour une grande marque

Diamal obtient l'enseigne DAF
Importateur exclusif des marques Chevrolet, Opel et Isuzu camion, le groupe Diamal vient d'acquérir les droits de la commercialisation en Algérie de la marque des poids lourds DAF. Selon une source sûre, l'annonce officielle de cet événement aura lieu le 15 mai prochain à Oran, à l'occasion de la tenue d'un salon régional lié aux utilitaires et poids lourds. DAF est considérée comme le leader européen des poids lourds. Il possède une panoplie de modèles de diverses capacités de chargement. La gamme de camion, camion DAF, selon notre source, est adaptée aux besoins particuliers jusqu'aux plus infimes détails. Cela est valable pour le DAF LF, spécialement conçu pour le transport de distribution, le CF pour le transport sur moyenne et

N

LE CONSEIL DE LA SEMAINE

LES JOURNÉES «H» CHEZ HYUNDAI

Les seniors de la route
Même s’ils revendiquent parfois une longue expérience et adoptent souvent une stratégie de «compensation efficace», force est de constater, qu’une partie de ces conducteurs ou conductrices doit malheureusement être considérée comme une catégorie à risques. Certains minimisent singulièrement la situation et se sont plus ou moins accoutumés aux risques qu’ils représentent sur la route. Parfois, ils sont tout simplement inconscients de la gravité de l’enjeu. 90% des informations nécessaires à la conduite sont visuelles. Dès la quarantaine, la vue décline. A partir de la soixantaine, le champ de vision se rétrécit, la sensibilité à la lumière est plus forte et l'on voit très mal de nuit. L'audition, souvent altérée, gêne la perception des signaux sonores. Les temps de réaction sont plus longs, rallongeant d'autant la distance d'arrêt. Les réflexes sont moins vifs et l'on ne réagit plus avec la même souplesse. De très nombreux médicaments perturbent aussi la vigilance et la motricité. Parlez-en avec votre médecin. Faire contrôler sa vue quand on conduit est une question de bon sens, quel que soit l'âge et plus encore pour les seniors. La réglementation évolue ! Quand on a passé le permis il y a plus de quarante ans, il est aussi nécessaire de réviser ses connaissances. Les études montrent que les conducteurs âgés rencontrent des problèmes avec les sens giratoires, certaines règles de priorité et les changements de direction, en particulier vers la gauche. Quelques leçons dans une école de conduite peuvent aider à être plus à l'aise sur la route. info@autoreflex-dz.com

Encore deux jours de promotion

HMA continue de diversifier ses offres pour ses clients

I

l ne reste plus que deux jours pour les journées H, les promotions du printemps du concessionnaire automobile Hyundai Motor Algérie. Lancées au début de cette saison, ces promotions ont reçu un accueil favorable auprès de la clientèle de HMA. Selon Melle Ziani Radia, chargée de communication chez ce concessionnaire, une panoplie de remises ainsi que des cadeaux sont accordés à la clientèle. «Ce sont des offres quasiment à la carte». C’est ainsi que, ajoute notre interlocutrice, des offres allant d’une année de carburant, un kit GPL ou une année d'assurance tous risques (au choix du client) continuent d’être proposées aux clients potentiels sur les modèles Accent.

HMA peut également transformer ces cadeaux en remise financière si le besoin est exprimé. Pour la grande berline Elantra, Hyundai Motor Algérie offre une année de carburant, un kit GPL ou une année d'assurance tous risques. «Il peut même y avoir une remise financière», précise Melle Ziani. En ce qui concerne les Hyundai I10 et l'Atos, des équipements sont offerts aux potentiels acquéreurs. «La I10 Pack Confort + est cédée au prix de la Pack Confort, soit la climatisation offerte alors que le Pack Style est cédé au prix de la version Pack Confort +. Cela voudrait dire que notre client a droit à des équipements gratuits comme : les vitres électriques, les feux antibrouillard, le troisième feu de stop,

etc. », ajoute cette responsable. Pour la Getz, un véhicule destiné à la jeunesse, une remise de 40 000 DA est accordée sur toutes les finitions. Hyundai Motor Algérie rappelle que les jours H prendront fin jeudi prochain, après une prolongation due au succès de la promotion. «Les clients ont encore quelques jours pour en profiter», déclare Melle Ziani. Il est utile de préciser que le représentant du géant coréen de l’automobile et des poids lourds lance actuellement une promotion sur sa gamme poids lourds (camions à benne, camions malaxeurs ainsi que sur sa gamme de bus Univers, un autobus ultramoderne considéré comme l’un des meilleurs bus sur le marché national. N. K.

longue distances ou aussi le XF, destiné au transport international. Actuellement, DAF propose l'une des gammes de produits les plus modernes du marché puisque totalement renouvelée au cours des dernières années. Dans un autre registre, nous apprenons de notre source que la «charte du bon conducteur» vient de dépasser la barre des 10 000 signatures. Lancée fin décembre 2008 au mégashow room Diamal de Bab Ezzouar, cette initiative louable à plus d’un titre vise à «contribuer efficacement à la diminution du nombre d’accidents sur nos routes». Diamal continue de mettre à la disposition de sa clientèle et des visiteurs, au niveau des principaux showrooms, un stand éducatif afin de permettre à ses clients et visiteurs de participer à un jeu ludique de questions-réponses, sous forme de quiz et de gagner des cadeaux symboliques. «Il s’agit pour nous de faire prendre conscience aux citoyens, que le respect du code de la route reste primordial pour lutter contre le ‘’terrorisme’’ routier qui fait en moyenne 10 morts quotidiennement», avait déclaré le chargé de communication du groupe lors de l’opération de lancement de cette initiative. En accompagnant sa communication avec le slogan «Prévenir pour mieux conduire», Diamal souligne son caractère d’entreprise citoyenne en apportant, dans le domaine de la sécurité routière, sa pierre à l’édifice et démontrer son intérêt à la société d’une manière générale. N. K.

PHOTO : H. LYÈS

PHOTO : D. R.

issan Algérie, représentant exclusif du géant nippon de l’automobile, vient de lancer un nouveau concept de service à la clientèle. Il s’agit de «Nissan Point rouge», une nouvelle philosophie de travail issue des origines japonaises de la marque. Selon le communiqué de l’entreprise, Nissan Point Rouge marque «un saut qualitatif dans tous les aspects du contact avec le client : vente, service après-vente, pièces de rechange d'origine et assistance 24h/24 et 7j/7, le tout via des

procédés technologiques, du matériel de qualité et un personnel hautement qualifié». Il s'agit ni plus ni moins, poursuit-on dans ce même communiqué, de «l'instauration d'un label de qualité portant sur la gestion de la relation client au sein de l'ensemble des équipes de Nissan Algérie». «Nissan Point Rouge est inspiré de l'art du service à la japonaise qui unit toute la rigueur, le perfectionnisme, le souci du détail et la qualité d'une prestation parfaite. A travers cette nouvelle philosophie, Nissan Algérie offrira à ses clients,

prospects et futurs acquéreurs, un service irréprochable répondant à des normes et à des standards internationaux ayant fait leurs preuves», peut-on lire sur cette missive. Les véhicules Nissan, tient-on à préciser, sont reconnus pour leur qualité, et le service fait partie intégrante de l'expérience qu'un client vit aux côtés de la marque ; il est donc normal que Nissan Algérie vise toujours plus haut en devançant les attentes de ses clients en termes de qualité de service. «Je suis personnellement très fier de l'adoption du label qualité Nissan Point Rouge par l'ensemble des équipes de Nissan Algérie, car il signale la volonté d'aller plus loin, de finalement prendre réellement en compte les besoins et attentes du client, et éventuellement de les devancer. La qualité de service est une composante cruciale de l'expérience d'achat et de possession d'un véhicule : nous sommes déterminés à la rendre la plus agréable possible pour nos clients», a déclaré Sefiane Hasnaoui, vice-président de Nissan Algérie. Le concept Nissan Point Rouge fera l'objet d'un programme de formation au sein de tout le staff Nissan Algérie en vue d'une amélioration constante de la qualité du service à la clientèle. Il est utile de rappeler que Nissan Algérie vient d’introduire la version diesel (2.0l de 150 ch) de son SUV urbain le Qashqai en version 4x4. Le représentant de la marque japonaise vient également de baisser considérablement les prix de ces berlines Sunny (moins de 200 000 DA). Richement équipées, elles sont proposées actuellement dans les différents showrooms Nissan Algérie à des prix très abordables. Nadir Kerri

PHOTO : M. SALIM

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 19

CULTURE
PANORAMA DU MAGHREB

PARUTION. MAISON D'ÉDITION EL BAYAZIN

CLAP

Boudjemaâ Karèche, invité d'honneur
Boudjemaâ Karèche sera l’invité d'honneur de la 4e édition du Panorama des cinémas du Maghreb qui se déroulera au cinéma l'Ecran de Saint-Denis, en France, du 30 avril au 3 mai 2009. Pour les organisateurs, il s'agit de faire découvrir ces cinématographies mal connues, car trop peu diffusées sur le territoire français, et contribuer du même coup à leur trouver des distributeurs. Figurent, cette année au copieux menu proposé, pas moins de quarante films dont seize longs métrages ; une carte blanche à l'association Kaïna Cinéma, une table ronde, une masterclass, une rencontre-retrouvailles entre jeunes Oranais et Dyonisiens et deux concerts viennent enrichir la programmation. Autant d'éclairages sur des identités plurielles, à la lisière de plusieurs pays, de quatre ou cinq langues et

Premier Guide de Tipasa en trois langues
● Depuis sa création en 1984, la wilaya de Tipasa vient d'éditer son guide en 3 langues : le français, l’arabe et l’anglais ● intéressant ouvrage, qui se trouve sur les étals des Cet librairies de plusieurs wilayas du pays, vient d'être réalisé par la maison d'édition El Bayazin.

Rachid Bouchareb prépare le film Hors la loi à Sétif

C

elle-ci a déjà produit un guide en français sur la wilaya de Sétif, Bordj Bou Arréridj et Annaba. Selon le directeur de la maison d'édition, Seddiki Hocine, un ancien journaliste et moudjahid, «le chef de l'exécutif de la wilaya de Tipasa a finalement compris qu'il faut impérativement élever le niveau de cette publication très riche en informations sur les potentialités de sa wilaya, déclare-t-il, car aujourd'hui, il est opportun d'éditer les publications en d'autres langues. L'Algérie a des partenaires. Les investisseurs s'intéressent aux différentes régions de notre pays. Cette unique et première expérience est intéressante à juste titre, car elle nous fait sortir de l'uniformité. Tipasa a incité Sétif et Bordj Bou Arréridj à éditer leurs guides en trois langues. D'ailleurs, tous les ouvrages édités en français dans le cadre de la collection Guide de wilaya seront traduits en arabe et en anglais, pour faire connaître davantage nos wilayas à nos compatriotes, nos partenaires économiques et touristes du monde entier, d'autant que cette pratique est utilisée sous d'autres cieux pour la promotion des investissements. Après cette étape, je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin, à l'instar des autres pays qui exploitent de nouvelles techniques pour rendre leurs territoires plus attrayants», conclut-il. Le guide de Tipasa s'articule autour de moult données, déclarations et commentaires sur toutes les activités économiques, sociales et culturelles de chacune des 28 communes de la wilaya de Tipasa,

tout en mettant l'accent sur les civilisations et les épopées des tribus qui ont marqué l'histoire de ce bout de territoire du bassin méditerranéen, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale ; mais également sur les principales vocations de la wilaya (pêche, agriculture, tourisme, artisanat) et enfin, sur les traditions (us et coutumes) des populations de cette wilaya. Une foule d'informations ponctuées par 500 excellentes photos en couleur qui font découvrir les paysages et les multiples visages qui rythment le quotidien

de la wilaya de Tipasa. Le lecteur ne risque pas de s'ennuyer en parcourant ce merveilleux ouvrage. La wilaya de Tipasa peut s'enorgueillir de la parution de son guide en 3 langues, un ouvrage qui sera offert aux hôtes de Tipasa. Néanmoins, faut-il le souligner, l'édition de cet ouvrage en 3 langues a coïncidé, malheureusement, avec la perte récente de l'un des piliers de cette équipe qui vient de réaliser ces guides, en l'occurrence Smaïl Benhassir, suite à une grave maladie. M’hamed H.

ÉDITIONS CHIHEB KID’S
de plusieurs traditions culturelles, et de débats qui s'annoncent riches et passionnés grâce à la présence importante de cinéastes, comédiens et artistes. Parmi eux, côté algérien, Tewfiq Farès, Malek Bensmaïl, Agoumi, Hachemi Zertal pour le cinéma ; Origine contrôlée (du groupe Zebda) pour un concert de plein air et Djamel Allam qui clôturera le panorama avec Le Youyou des anges, son dernier spectacle dont la tournée en France a été amorcée au Centre culturel algérien et au Cabaret sauvage à Paris. Et enfin, deux invités d'honneur du Panorama, deux personnalités marquantes du cinéma au Maghreb, Boudjemaâ Karèche, ex-directeur de la Cinémathèque algérienne et le réalisateur marocain Latif Lalou. Sadia Saïghi

Sortie de sept manuels ludiques
ans sa section dédiée à la jeunesse, les éditions Chiheb Kid’s viennent de publier une nouvelle collection intitulée Kitabi Al Awal Fi... La collection en question est constituée de sept manuels ludiques traitant du dessin, du jardinage, de la cuisine, de l’écologie, des expériences en physiquechimie, des expériences en eau et en lumière et de la création des peuples. L’ensemble de ces manuels met l’accent sur le partage des connaissances et la retransmission du savoir en les confrontant à des environnements propices à l’apprentissage individuel ou collectif. Pour les concepteurs, «ces manuels permettent à l’enfant de développer son imagination à travers les créations et de découvrir le monde des adultes à travers les activités qu’il aura à réaliser dans, entre autres, le dessin, le jardinage, la cuisine...». Chaque manuel — agréable au toucher — est constitué de 47 pages colorées. A travers une écriture aérée, les enfants pour-

Le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb, le réalisateur de la non moins célèbre œuvre cinématoghraphique Indigènes, faisant depuis sa sortie en 2006 un tabac, compte réaliser un film sur les massacres du 8 Mai 1945 ayant fait,comme tout le monde sait, plus de 45 000 morts à Sétif, Guelma et Kherrata. Afin de déterminer les différents points du tournage de ce long métrage, prévu pour le mois de juillet de l'année en cours, une équipe technique était attendue, hier lundi, à Sétif. L'on apprend que ce film, qui s'inscrit comme une suite de Indigènes, aura pour titre Hors-la-loi. Nous devons souligner, et sans risque de nous tromper, que cette nouvelle œuvre de Rachid Bouchareb attirera vraisemblablement l'attention des critiques, des historiens, écrivains et des derniers rescapés des deux rives de la Méditerranée. D'autant plus que ces douloureux événements, qui ne sont, 64 ans après, toujours pas divulgués. Tous leurs secrets sont encore et toujours d'actualité. Ils convient de souligner que le cinéaste précité possède à son actif de nombreux travaux primés. Nous citons, à titre d'exemple, Bâton rouge ayant décroché, en 1985, le grand prix du Festival d'Amiens. En 1991, lors du Festival de Cannes, Cheb a valu à Rachid le prix du public avec mention spéciale. Pour les critiques, La Colline de Fanta est l'une des œuvres les plus remarquées de Bouchareb, qui aborde, à travers Hors-la-loi, un sujet ayant de tout temps alimenté la polémique entre Algériens et Français qui refusent toute idée de repentance… Nous y Kamel Beniaïche reviendrons.

PHOTOS : D. R.

ERRATUM
Une erreur technique a altéré l'entretien avec le réalisateur Alexandre Arcady (signé M. Kali), publié hier en page 9. La question «Quel différence y a-t-il entre le pionnier et le contemplatif» fait partie de la réponse d'Arcady qui commence plus haut par «Oui, ce qui m'a plu chez Khadra…» et s'achève à «... de transformer la nature à tout prix.» La question attribuée à Arcady a été incluse dans sa réponse qui commence à : «Oui, cet amour qui va qui vient…» et qui s'achève dans mon texte original à «... Avec Khadra, l'opportunité s'est offerte». Cette question est : «Mais, c'est un autre angle d'attaque. C'est aussi l'histoire vue du côté des indigènes…». «C'est aussi un titre emblématique de ce qui fait la crispation entre l'Algérie et la France par rapport à l'histoire. Il est une réponse à une certaine loi qui a défrayé l'actualité, il n'y a pas longtemps.» Il fallait lire aussi «les mêmes soldats, mais pas le même uniforme». Et «je ne pouvais rester silencieux». Nous nous excusons auprès de l’auteur et de l’interviewé.

D

ront découvrir de nombreuses illustrations qui leur faciliteront l’apprentissage de certaines activités. En outre, chaque manuel inclut des étapes très précises pour une participation naturelles aux activités ainsi qu’une rubrique «Sais-tu» qui apporte un complément d’informations sur l’activité évoquée. A titre d'exemple, dans Le petit manuel de créations, les enfants trouveront des astuces pour fabriquer un château, un collier de fleurs, le pantin Arlequin ou encore un masque. Dans Mon petit manuel de jardinage, les intéressés seront invités à découvrir quelques astuces variées pour embellir leur jardin. Cédée à 350 DA l’unité, Kitabi Al Awal Fi... est la collection appropriée pour occuper nos petits bambins après leur devoirs et pendant les vacances qui approchent à grands pas. N. C.

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 28

JEUX - DETENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Que rien ne vient troubler 2.Courroie de harnachement. Opinion 3.Cœur tendre. Allongeraient 4.Anneaux de cordage. Avant le pas. Leur poids est lourd à porter. Symbole 5.Protecteur de doigt. Dont la hauteur est faible. Sur la rose des vents 6.Renard du Nord. Personnes qui font paraître un texte 7.Pièce de selle. Génisse mythologique. Fait des vers 8.Appuya sur la gâchette. possèderont. Habille 9.Agent de liaison. Plaçait. Patronage 10.Raconté des boniments. Mouvement de la main. Note. 11.Etat-major. Insulaire. Bourreau des rois 12.Personnage joué par un acteur. Répétait continuellement 13.Occupent la place d’honneur. D’intérêt secondaire 14.Vieux do. Nabot. Clair. Article espagnol 15.Défalquent. Situation. Sigle nourricier. Réfléchi.. VERTICALEMENT : 1.Sans plus attendre 2.Ediles. Question de test. Etat de chaleur animale 3.Marque la proximité. Cours suisse. Eructe 4.Copulative. Exérèse 5.Rigoles. Levé (phon.). Partent 6.Explosif. Muscles pairs du dos. Ville d’optique 7.Ville de France. Amas de vapeurs en suspension. Fâcheuse habitude 8.Ce qui fait la cherté. Bagatelles. Refus enfantin 9.Pognon. Stupides. Le sommet de la hiérarchie 10.Ventilation. Ville d’Italie 11.Berge. Cheville de golf. Infante d’Espagne 12.Abandonner. Fenouil 13.Pécheresse. Filai. Contracté 14.Moyens 15.Vin italien. Port en Méditerranée. Monument funéraire.

Quinze sur 15
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8 9 10

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I II III IV V VI VII VIII IX X

Par M. IRATNI

HORIZONTALEMENT
I- Arbre des régions tropicales. II- Avachis. III- Fin de messe - Sa pointe relève - Marque la matière. IV- Ouvre l’épitaphe - Carnivore. V- Etai de navire en construction. VI- Pas très emballé - Huile arabe. VII- Résineux - Raille. VIII- Dont le conjoint est décédé - Sans lui on est raide. IXFin de verbe - nacre. X- Tranquille - refuse d’obtempérer.

VERTICALEMENT
1- Constrictives. 2- Qui secrète du latex. 3- L’impalpable - Démonstratif. 4- Symbole chimique - Normalise. 5- Supporter - Eclat de rire. 6- Fruit - Dieu. 7- Embarcation légère - Dans. 8- Crack - Passer au crible. 9- En plus - L’égal de Platon. 10- Obscure.

SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.DECLENCHEMENT. 2.INTERIEUR. NUAGE. 3.ST. RESPIRATIONS. 4.SEINS. SSE. NET. 5.ERNE. SMART. IE. 6.RAT. PATIENT. OS. 7.EDEN. ENTES. SI. 8.AERER. ARTERES. 9.TREVES. SN. NULS. 10.SE. TUA. NASE. 11.OISIVE. BRETELLE. 12.NEANT. FOI. RE. 13.NETTOYAGE. OBI. 14.ITS. ORE. GLAS. 15.CLE. STARTER. ENE.

VERTICALEMENT : 1.DISSERTATIONS. 2.ENTERA. ER. IE. IL. 3.CT. INTERESSANTE. 4.LERNE. DEVEINES. 5.ERES. PERE. VTT. 6.NIS. TAN. STE. TOT. 7.CEPS. FORA. 8.HUISSIER. ABOYER. 9.ERREMENTS. RIA. 10.ANTENNE. GRE. 11.ENTARTER. ATRE. 12.NUI. SENSEE. 13.TAON. SEUL. OLE. 14.GNEISS. LIBAN. 15.LESTE. ISSUE. ISE.

SOLUTION N° 3191
HORIZONTALEMENT
I- ESCLANDRES. II- SARIGUE. III- TUE - ILLICO. IV- APTES - ISO. V- FI - OBERE. VI- EQUERRE - EN. VII- TULLE - RI. VIII- TETE - AERER. IX- ETRENNE CE. X- ASPE - SUS.

Biffe Tout
E D A C I R R A B E E P E E N C N E G O C I A N T T A I M O S A E S U E T I R F T N R A I F O R M A L H E U R E A E N T I R T I G N L T B X L C T A A T E I H A E I A N R C H O T T

N° 2262
C I R A G T S U P A A E L I I N L C R N N I T O P R N R O S I L S P I A D D E D A U L N E T E U O R E E O E G E R G E H S T N N C T F N E T U B E I R I T A I T F O O A S U R E N F D E M O I L I I E R V E I L T I E L C O R V P R U D E N C E R G E C E A N O I T N E V N I
RÈGLE DU JEU Biffer tous les mots de la liste que vous retrouverez dans la grille, en utilisant tous les sens possibles. Les lettres qui n'auront pas été cochées serviront à former le mot défini ci dessous.

ANTE - APPARENT - AVIATEUR - BARRICADE BEDOUIN - CARITATIVE - COLON - DECIMER DISTINCTIF - EBRANLER - EMANATION FIGURANT - FRITEUSE - GESTE - GLOTTE HARPON - HESITATION - INVENTION LIEVRE - LOTERIE - MALHEUR - MANUSCRIT - NAGEOIRE - NEGOCIANT - OFFICE OREILLETTE - PANACHE - PRUDENCE RACLETTE - RING - SURE - TUBE
modification trompeuse faire revenir au pays gardiens de prison lads sont bien beaux symbole

VERTICALEMENT
1- ESTAFETTES. 2- SAUPIQUET. 3- CRET - ULTRA. 4- LI - EPELEES. 5- AGIS - RE. - NP. 6- NUL - OR - ANE. 7- DELIBERER. 8- ISE - IR. 9- ENCORE - ECU. 10- ENCRES.

Fléchés Express
rouge à londres myriapode

N° 2262
étendue de pays

DEFINITION : roche siliceuse très dure (05 lettres)
Solution Biffe Tout précédent : FLINGUER

liberté d’agir capitale en solo surveillants poète ville allemande procédé d’imprimerie tête blonde pilote de ligne belle puis bête mère dénaturée fin de verbe tranchant enfant turbulent danseur d’opéra pige anneau de cordage avant la matière cours helvétique id est préjudice inflammation de l’oreille étoffe légère laborieux points opposés inventai chaîne de montagnes grecque tracas

Tout Codé

N° 2262 En vous aidant de la définition du mot encadré,

définition du mot encadré
Narine de certains animaux
1 2 10 2 7 10 9 4 7 16 6 10 4 6 12 14 11 2 2 5 2 1 9 14 11 9 14 2 2 2 1 2 7 14 15 18 13 2 3 9 11 4 7 2 1 2 13 15 2 6 13 14 2 5 2

complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous découvrirez le nom d’un personnage

5 7 2 5 4 7 9 17 13 2 14

6 3 1 2

7 2

8

2 3

1 6 9 1 2 11 4 6 15 6 10 2 1 9 19 2 5

2 7 2 2

12 8 13 9 7

1 2 10 2

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2 2 9 1 18 7 2 5 6

7 4
recueil de mots plaisants

1 4 7 10

Q

13

8 1 13

6

P

2

14

14

4

7

SOL. TOUT CODÉ PRECEDENT :

VENAL - SIENNA MILLER

SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRECEDENTS :
HORIZONTALEMENT : EXPLOSIFS / CRINIERE / REIS / ANIS / SES / TATA / ASSENE / SASSEE / IVE / ANS / ENTRAIN / UME / IS / ET / EIRE / AMI / END / ZN / IR / TER / BASE VERTICALEMENT : EXCESSIVEMENT / PRIES / ENEIDE / GLISSES / ON / NARRIEZ / ASIATES / AS / NB / IENA / SAI / EFRIT / ENNEMIS / SESAMES / TIRE

Jeux proposés par

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 29

L’ÉPOQUE
ON VOUS LE DIT LUTTE CONTRE LA LEISHMANIOSE CUTANÉE

Une marche des facteurs pour le 1er Mai
La désormais traditionnelle marche des facteurs aura lieu, vendredi prochain, au niveau de la recette principale de Chéraga. Le coup d’envoi sera donné par le ministre de la Poste et des TIC. Il faut signaler que cette manifestation aura lieu aussi dans les 48 wilayas du pays et la finale nationale est programmée le 5 juillet. Elle permet de regrouper des milliers de postiers dans la joie et la bonne humeur. Lors des précédentes marches, les citoyens ont sillonné les principales artères pour applaudir les postiers. Pour certains facteurs, c’étaient les retrouvailles après tant d’années, pour d’autres, l’occasion de lancer un appel urgent au citoyen pour le sensibiliser sur l’importance de bien entretenir sa boîte à lettres. Le vainqueur sera attendu avec impatience à la ligne d’arrivée.

7784 cas au niveau national, plus de 49% à M’Sila
● fléau est devenu un problème de santé publique et la wilaya ne semble Ce pas prendre ses responsabilités ● ministère de la Santé est interpellé. Le

Citroën Algérie s’affiche sur le web
Entre les marques automobiles et internet, une histoire d’amour commence. En effet, internet est de plus en plus utilisé pour se faire connaître et même lancer des campagnes en ligne. Dernièrement, Citroën Algérie a lancé un site très ergonomique et attirant (www.citroen-algerie.com). Cela renforce la notoriété et a augmenté l’intention d’achat même si l’on tient compte de la place du long terme dans la décision d’achat d’un véhicule. Dans un marché très concurrentiel, le constructeur automobile a fait du web l'un de ses axes majeurs de communication. Un média qui s'impose également comme un canal de vente complémentaire. Internet permet de créer une plus grande proximité avec le public. Au-delà des volumes, le secteur automobile se fait également remarquer par ses efforts de créativité dans ses campagnes. Les marques automobiles ont également été parmi les premières à utiliser le levier des liens promotionnels. Les concessionnaires font en Algérie des petits pas au démarrage pour accroître leur amplitude au fur et à mesure qu’ils avancent. Plus le nombre d’internautes va augmenter dans notre pays, plus les concessionnaires vont être de plus en plus présents. K. B.

Une matinée sans véhicules à Béjaïa
Une matinée sans véhicules aura lieu le premier jour de mai à Béjaïa sous le slogan «L’environnement sain ne peut se concevoir sans l’adhésion de tous». Des itinéraires seront fermés à la circulation routière pour le plus grand bonheur des piétons. Une manière d’exhorter les habitants de la ville de Yemma Gouraya de réduire l’utilisation de leurs voitures au sein de l’agglomération et d’utiliser les moyens de transport en commun, ou encore initier de nouveau ces citadins aux plaisirs de la marche. Cependant, il est important de développer un vrai réseau de transport public pour permettre aux gens de ne pas utiliser leur voiture. Louable initiative de l’Athlétic méditerranéen club de Béjaïa (AMCB), sauf que certains auraient préféré qu’elle soit organisée un jour de semaine car le vendredi le trafic est plus fluide.

1er prix de recherche en médecine vétérinaire
ABS performance, une société de distribution de médicaments à usage vétérinaire, vient d'instituer le premier prix de recherche en médecine vétérinaire. Un prix doté d'une bourse d'un million de dinars. Ce prix «Remède vert» sera octroyé annuellement à un chercheur pour récompenser un travail original contribuant au développement de l'élevage et de ses productions, et à la promotion de la santé animale et par ricochet de la santé publique en Algérie. La première session de ce concours a été lancée en 2008. Le lauréat sera connu au début du 2e trimestre 2009. Le concours est ouvert à tous les étudiants en graduation ou post-graduation, ayant conduit un travail de recherches dans une institution d'enseignement, de recherche ou de terrain. Tout travail doit obligatoirement avoir été mené en intégrité ou en majorité dans des structures algériennes. Car, l'ABS Performance dit aspirer à consolider la filière vétérinaire en Algérie.

a leishmaniose cutanée n’en finit pas de sévir en Algérie, se caractérisant depuis quelque temps par une singulière propagation frappant de plein fouet les populations de 40 wilayas. Cette maladie qui, à défaut de rigueur dans la lutte contre la leishmaniose dans certaines wilayas, notamment M'sila qui demeure un foyer déterminant dans la propagation du fléau, a eu tout le temps d'évoluer et de sévir aussi bien dans les wilayas steppiques que celles du Nord, mettant en péril des populations entières qui ont été, jusque-là, épargnées. Face à cette situation, chacun est en droit de s'interroger sur le rôle que devrait jouer le ministère de la Santé face à ce fléau qui est devenu un problème de santé publique, devant les récurrentes défaillances de cette wilaya qui ne semble pas prendre ses responsabilités dans la recrudescence de la

L

maladie et sa propagation vertigineuse dans toutes les contrées du pays. L'indice révélateur de l'inconscience de la DSP devant ce phénomène réside dans les déclarations erronées des cas enregistrés, notamment pour l'année 2008, déclarations qui faussent toutes les prévisions en matière de lutte contre la maladie. En effet, dans le bilan de 2008 pour la commune de M'sila, selon la DSP, il a été enregistré 368 cas, alors qu'au niveau de l'annexe de M'sila de l'Institut Pasteur d'Algérie, il a été diagnostiqué pour l'année 2008 pas moins de 1900 cas, soit une différence de 1532 cas de leishmaniose non répertoriés et non déclarés. Le nombre de cas de leishmaniose enregistré réellement durant 2008 à l'échelle de la wilaya n'est plus de 2333 cas (chiffre déclaré par la DSP), mais 2333 plus 1532, soit 3865 cas enregistrés durant cette période. Il a été enre-

gistré en 2008, une flambée du nombre de malades de leishmaniose cutanée au niveau de la wilaya de M'sila, passant de 989 en 2007 à 3865 cas en 2008, soit un accroissement de 300,9% par rapport à ceux enregistrés au niveau national durant la même période, dont le nombre déclaré a atteint, selon le ministère de la Santé, les 7784 ; la wilaya de M'sila est frappée par la maladie dans une proportion de 49,65%. Face à cette situation, d'aucuns diront que le ministère de la Santé fait preuve d'une certaine complaisance avec la DSP de M'sila, qui non seulement ne daigne pas s'impliquer vigoureusement dans la lutte contre le phénomène pour la circonscrire et stopper sa propagation, mais également fait des déclarations erronées sur les cas de maladies à déclaration obligatoire, réellement enregistrés, faussant, de fait, toutes les prévisions. S. Ghellab

PHOTO : D.R.

Un vaccin contre la grippe porcine ?
Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a été contacté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le développement d'un vaccin contre le virus de la grippe porcine qui sévit actuellement, a indiqué, hier, un porte-parole. «Nous sommes en contact avec l'OMS pour le développement d'un vaccin contre le virus de la grippe porcine de type A/H1N1», a précisé le porte-parole de Novartis, ajoutant, toutefois, qu'aucune décision n'a pour l'heure été prise pour lancer le développement ou la production d'un tel médicament. «Nous n'avons pas encore reçu de souche du virus pour débuter avec la phase de recherche», a-t-il souligné. Une période de trois à six mois avait été établie pour développer un vaccin contre la grippe aviaire, selon ce dernier. «Lorsque nous recevrons une demande, nous prendrons les dispositions nécessaires», a-t-il indiqué, alors que l'OMS doit se réunir, demain, pour relever éventuellement son niveau d'alerte. Au moins 20 personnes sont décédées au Mexique. Le foyer d'une épidémie, qui semble s'étendre à d'autres pays, pousse l'OMS à tirer la sonnette d'alarme ce weekend devant le «potentiel pandémique» de la maladie.

LE CLUB INNER WHELL DE TIZI OUZOU

Une journée au profit de l’enfance en détresse
● Algérie, certains enfants vivent parfois dans une situation désastreuse En qui nécessite une prise en charge sérieuse de l’Etat.
e projet de création d’un jardin d’enfants au profit de l’enfance en détresse de la pouponnière de Boukhalfa, pour lequel le club Inner Wheel de Tizi Ouzou s’était engagé dès sa création le 1er janvier dernier, commence à prendre forme. Mieux, il est à un stade très avancé puisqu’il en est à 70%. Aussi, comme nous l’avions déjà annoncé dans une de nos éditions, le club Inner Wheel, cette association de femmes de Rotariens, est sur le point de concrétiser son premier grand chantier. Ainsi, pour y mettre la touche finale, le club avec celui d’Alger a eu une belle et heureuse initiative en organisant une sympathique action en direction de ce projet au profit de l’enfance en détresse vendredi dernier. Placée sous le thème «Voilà le printemps ! Avec vous, il n’en sera que plus beau», cette journée caritative a attiré un grand et large public au parc d’attractions Thamaghra de la nouvelle ville de Tizi Ouzou. Cette manifestation a réuni des artisans, des artistes peintres, des couturières qui ont proposé leurs produits à la vente et dont les bénéfices viendront renflouer la cagnotte de ce projet. Cette dernière qui a aussi augmenté avec toutes les ventes de produits du terroir et de la gastronomie locale mis gracieusement à la disposition du club par les membres et amis de ce dernier. Les enfants n’ont pas été en reste, puisqu’ils ont pu disposer, à leur guise, de tous les manèges existants au niveau de parc. Même le Dr Boudarène, spécialiste en psychiatrie et député RCD, s’est mis de la partie en or-

Naissance de l’Association des amis de la course à pied
Les amateurs de la course à pied disposent désormais de leur association à Tizi Ouzou. A l’initiative des amoureux des courses de fond et de demi-fond, cette association se veut un espace où tous les amoureux du footing, du marathon dans toutes ses disciplines, de cross country pourraient se retrouver pour leur simple plaisir ou dans une compétition organisée à l’échelle locale ou nationale, voire même internationale. Présidée par Akli Hadj Boudi, très connu dans le monde du marathon et des courses de fond, cette association qui vient d’obtenir son agrément se lancera dans la création d’écoles des différentes disciplines de courses longues et ambitionne même d’organiser dès l’automne prochain le premier marathon de la ville de Tizi Ouzou.

L

LG Algérie lance un nouveau Netbook
A l’occasion de l’organisation de la 18e édition du Salon de l’informatique, de la bureautique et de la communication (SICOM 2009) qui se tient du 25 avril au 1er mai, au Palais des expositions des Pins Maritimes, LG Algérie marque sa participation à cet événement par le lancement d’un nouveau netbook baptisé LGX110. Ce bijou reflète incontestablement la nouvelle génération de laptops dits miniaturisés. Qu’il soit noir, blanc, ou encore rose spécialement conçu pour la gent féminine, le LG X110 vient satisfaire les besoins d’une clientèle toujours à la recherche de nouvelles technologies susceptibles de rendre leur vie plus facile.

ganisant une vente dédicacée de son dernier ouvrage Le Stress entre bien-être et souffrance et dont la recette ira aussi au profit de ce projet. Un projet qui, en principe, verra le jour à la fin de mai prochain. Ainsi, après les maris du Rotary Club qui l’avaient fait avec les enfants hospitalisés du CHU Nedir Mohamed, les femmes du Inner Wheel ont relevé le défi de donner de la joie et du bonheur aux enfants abandonnés et en détresse de la pouponnière de Boukhalfa. «Fasse que les journées de tous les enfants de cette pouponnière soient aussi belles et gaies que ce vendredi», dira une membre du Inner Wheel. Mohamed Rachid

PHOTOT : D.R.

El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 30

SPORTS HERVÉ RENARD. Entraîneur de la Zambie
LIGUE DES CHAMPIONS

«Notre groupe est très ouvert»
Ancien joueur, ancien entraîneur adjoint de Claude Le Roy, lors de la dernière coupe d'Afrique des nations au Ghana, Hervé Renard est, depuis un an, le sélectionneur en titre de la Zambie. Il a conduit son équipe en tête du groupe 11, au tour précédent devant le Togo et le Swaziland ; il a ensuite emmené sa formation en demi-finale du premier CHAN à Abidjan, avant d'aller obtenir un précieux point sur le terrain de l'Egypte. Même s'il rêve d'une qualification en coupe du Monde, il garde toujours les pieds sur terre.
Le match nul décroché au Caire face à l'Egypte a retenti comme un coup de théâtre en Afrique. Comment avez-vous fait pour tenir en échec les Pharaons ? Je pense que nous n'avions rien à perdre lors de ce déplacement, mais tout à gagner si nous réussissions une belle performance. C'était le discours avant ce match. Prendre du plaisir et croire en nos qualités. Et je pense que nous avons réussi un très bon match, dans une ambiance fantastique. Est-ce à dire que les joueurs égyptiens auraient fait preuve d'un manque d'humilité ? Peut-être. Eux seuls seraient en mesure de répondre à cette question. En ce qui nous concerne, nous n'avions pas peur d'affronter le double champion d'Afrique. La Zambie ne dispose pas d'un fort contingent de joueurs expatriés. Dans des éliminatoires de ce type, considérez-vous qu'il s'agisse d'un avantage ou d'un inconvénient ? Sur les 18 joueurs contre l'Egypte, 5 évoluent en Zambie. Tous les autres jouent en dehors du pays. Mais il me semble être un avantage d'avoir des joueurs locaux. Nous disposons de plus de temps pour travailler avec les joueurs. Vous sentez-vous plus libre pour organiser vos regroupements qu'un sélectionneur dont tous les joueurs sont en Europe ? Certainement. Mais 5 joueurs locaux, ce n'est pas énorme. Quelles sont les qualités des footballeurs zambiens en général ? Des qualités techniques avant tout. Un état d'esprit sur lequel nous nous appuyons pour combler l'écart avec les grandes nations africaines. Vous avez été l’adjoint de Claude Le Roy, le sélectionneur du Ghana, lors de la dernière CAN. Comment avez-vous fait pour être recruté par la Zambie, alors que vous n'aviez jamais dirigé une équipe ? fin juin si vous pouvez aspirer à une place en coupe du Monde... Il ne faut pour l'instant se concentrer que sur la qualification pour la prochaine Coupe d'Afrique des nations. Rien ne sera facile, nous en sommes conscients, même après un excellent résultat en Egypte. Ce groupe sera très ouvert, mais l'Egypte reste quand-même le grand favori. Le président de la Fédération zambienne vous a-t-il fixé un objectif précis ? La qualification pour la Coupe d'Afrique des nations. Mais il ne sera pas contre si nous nous qualifions pour la coupe du Monde. Au contraire ! (rires) Kalusha Bwalya a été joueur professionnel international, entraîneur, sélectionneur, désormais président de la Fédération. N'a-t-il pas la tentation d'être très intervenant dans vos choix ? Nous échangeons, j'écoute ses conseils, mais je décide ! Au contraire, le fait d'avoir été sélectionneur lui permet de savoir qu'on ne peut pas être entraîneur sans décider. Autrement, l'entraîneur n'est plus crédible. Plus qu'ailleurs, un sélectionneur en Afrique se doit d'être fort mentalement. Avez-vous un pronostic sur les cinq équipes qui accompagneront l'Afrique du Sud à la coupe du Monde ? Ghana, Côte-d'ivoire, Cameroun, Tunisie, Egypte ou Zambie. In site CAF (Le titre est de la rédaction)

Barcelone veut gâcher la fête anglaise

Je crois savoir que mon président, Kalusha Bwayla, a écouté les conseils de Claude Le Roy. Lorsque l'on parle de manque d'expérience, je réponds toujours qu'il faut bien démarrer un jour. Je n'avais jamais dirigé une sélection, mais dirigé des équipes, oui. Qu'avez-vous appris au CHAN en Côte-d'Ivoire où l'équipe de Zambie, que vous avez dirigée, a atteint les demi-finales ? Après ce tournoi, je savais que certains joueurs locaux étaient prêts pour jouer contre l'Egypte. Trois d'entre-eux étaient titulaires au Caire, d'autres ne sont plus très loin de l'équipe. Cela permet de garder tous les joueurs en alerte. Plus personne n'est sûr d'être titulaire ! C'est une bonne émulation. Le mois de juin est capital. Vous recevrez deux fois tout à tour le Rwanda et l'Algérie. Vous saurez

arcelone et son trio magique MessiEto'o-Henry tenteront d'éviter une deuxième finale 100% anglaise d'affilée en recevant Chelsea, aujourd'hui, en demifinale aller de la Ligue des champions, Manchester United, le tenant du titre, étant opposé à Arsenal, demain à Old Trafford. Après n'avoir fait qu'une bouchée de Lyon (1-1, 5-2) en 8e de finale et du Bayern Munich (4-0, 1-1) en quart, le Barça passe enfin aux choses sérieuses avec la réception de Chelsea. Les Blues, finalistes de la dernière édition, ont en effet d'autres arguments à faire valoir que les Lyonnais et les Bavarois déjà incapables de faire la loi dans leurs championnats respectifs. Même si le Barça et ses trois attaquants de rêve (Messi-Eto'o-Henry) produisent le jeu le plus spectaculaire d'Europe, ils risquent de souffrir contre Chelsea, redevenu une terrible machine à gagner depuis l'arrivée de Guus Hiddink au poste d'entraîneur en février. Les Londoniens ont d'ailleurs frappé fort en écartant, tour à tour, la Juventus Turin et surtout les Reds de Liverpool au terme d'un match retour légendaire (3-1, 4-4), alors que les Catalans se sont plutôt amusés contre les derniers représentants français et allemands. L'ambition de Chelsea et de son propriétaire milliardaire, Roman Abramovitch, est de toute façon connue : effacer pour de bon la déception de la finale de 2008, perdue aux tirs au but contre Manchester United (1-1 a.p., 6-5 t.a.b), et monter enfin sur le toit du continent. Pour le Barça, c'est peut-être sa saison qui se joue cette semaine, les hommes de Pep Guardiola devant se déplacer sur la pelouse de leur dauphin, le Real Madrid, samedi pour le grand AFP clasico de la Liga.

B

PHOTO : D. TR.

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El Watan - Mardi 28 avril 2009 - 31

SPORTS JSM BÉJAÏA

Destination Bamako
'est aujourd'hui que les Vert et Rouge de la JSM Béjaïa s'envoleront pour Bamako, , en prévision de la manche retour des 8e de finales de la coupe de la CAF. Les Béjaouis se déplaceront avec une délégation forte de 35 personnes dont 24 joueurs . la rencontre, face au Stade Malien, aura lieu samedi prochain à partir de 15h. Selon le staff technique, le groupe se trouve avec un moral au beau fixe, surtout après la victoire arrachée en championnat, face au NA Hussein Dey. A noter que les Béjaouis seront privés des services de pas moins de quatre éléments titulaires pour le match retour. Il s'agit du gardien Saoula et le défenseur Mehaia (blessés), ainsi que les deux attaquants Lahmar et Boulemdais (suspendus). A signaler enfin que la manche aller qui s'est jouée à Béjaïa s'est soldée par la victoire de la JSMB L. Hama sur le score de (1-0).

RC KOUBA 1 - USM ANNABA 1

DII. MOB 1 - MOC 0

Retour à la case départ
Stade Benhaddad (Kouba). Arbitrage : Bouhani, Kerraï, Bechirane. Buts : Oukil (25 e) RCK; Souanga (57e) USMAn. Averts. : Assad, Hmaïda (RCK) ; Maïza (USMAn). RCK : Mokrani, Assad (Dendene 80e), Khelaf, Amokrane, Kaddour, Oukil, Benyahia, Sako (Medahi 67 e), Bassaïd (Dalla 57e), Yahia Cherif. Entr. : Safsafi USMAn : Gaouaoui, Remache, Zazou, Maïza, Boucherit, Boudar (Decouré 67e), Rebih (Fadiga 90e), Aoudia (Chahloul 75e), Souanga, Sebihi. Entr. : Latrèche

Option pour le maintien
Stade de l'Unité maghrébine (Béjaïa) Arbitrage : Benchalouche, Merabtène, Bileche. Buts : Kerraguel (72') MOB. Averts. : Marek (MOB) ; Ferhat, Daïra, Derrahi (MOC). Expuls. : Aït Zeggach (33'), Kerraguel (73') MOB. MOB : Djabaret, Madène, Djabaret S, Djouder, Aouameur, Bentaleb (Hammoum 69'), Marek, Bounab, Lahlouh (Kessassi 86'), Kerraguel, Nasri (Farès El Aouni 8'). Entr. : Mehdaoui. MOC : Babouche, Belmokh, Kerboua, Meftah, Bounekdja, Derrahi, Mani, Ferhat, Diara, Abadli, Deghiche (Bentarbiât 71'). Entr. : Yanakovic.

C

COA

Berraf s’en va
e algérien LsonComité olympiquegravedecrise (COA) traverse la plus de histoire. La crise risque déboucher sur l’éclatement du mouvement sportif national (MSN) fragilisé par les luttes intestines par le pouvoir de cette instance. Moins de 24 heures après la conférence de presse du président sortant et candidat à sa propre succession, Mustapha Berraf, qui a confirmé sa participation à l'échéance électorale (assemblée générale élective) du COA prévue le 30 avril 2009, l'intéressé prend à contre-pied tout le monde et annonce le report de l’AGE ainsi que son retrait définitif du monde du sport. Ceci, quelques heures seulement après le désistement de Sid Ali Lebib, qui avait fait acte de candidature pour l’élection au poste de président du COA et dont la candidature a été rejetée par l’organe chargé d’étudier les candidatures des postulants. Hier en fin de journée, Mustapha Berraf a surpris ses collègues du comité exécutif du COA en leur annonçant sa décision de rentrer chez lui. En dirigeant respectueux de la charte olympique et règlements qui régissent l’activité du comité olympique, il a rédigé un communiqué pour signifier le report de l’AGE et son retrait de toute activité liée au sport. Le comité exécutif du COA s’est rapidement réuni pour se pencher sur ce dossier. Le communiqué de Mustapha Berraf devait être envoyé aux rédactions en début de soirée. Quelques heures plus tôt, 42 représentants de fédérations s’étaient réunis pour débattre de la situation qui prévaut depuis quelques semaines. Cette «assemblée générale des présidents des fédérations sportives», c’est ainsi qu’elle a été nommée par les rédacteurs du communiqué parvenu à la rédaction, a débattu de la situation qui prévaut et a adopté 5 résolutions : «Retrait de confiance au président du COA, rejet des résolutions anti-statutaires adoptées le 9 janvier 2009, mise en place d’une commission de candidature présidée par Mustapha Larfaoui (représentant du CIO en Algérie), dénonciation du mode de désignation des candidats, les fédérations présentes à cette réunion décident à l’unanimité de ne pas prendre part aux travaux de l’AGE (30 avril 2009)», conclut le communiqué. Affaire à suivre. Y. O.

Profitant d'un déséquilibre koubéen dans l'entrejeu, les visiteurs mieux organisés sur le rectangle vert ont longtemps monopolisé le cuir dans le secteur stratégique du terrain et aux abords de la surface du gardien Mokrani avant de se faire surprendre par l'inévitable Yahia Cherif. Ce dernier, héritant d'un bon ballon, est littéralement descendu à l'intérieur de la surface de réparation. Le jeune arbitre Bouhani désigne sans hésitation le point de penalty (25e). Une sentence que le stratège koubéen ratera

Le but de Oukil n’a pas suffi aux Koubéens pour gagner le match

devant le portier international qui part du bon côté, mais qui déviera le cuir dans les pieds de Oukil. Ce dernier, au grand bonheur des Koubéens, prolongera en but. De retour des vestiaires, les visiteurs reprennent de nouveau le monopole du jeu, mais cette fois-ci vite récompensé (57e). Souanga, à l'entrée des 18 mètres, trompe d'un tir appuyé la vigilance du jeune gardien de but Mokrani. Pour Kouba, tout est à refaire.

A la 70e minute, Benyahia, idéalement lancé dans le dos de la défense annabie réussit à tromper le portier Gaouaoui, mais le but est refusé. Dans le dernier quart d'heure de jeu, les Koubéens vont jeter tout leur poids dans la bataille tout en se découvrant dangereusement derrière, en vain. Grosse désillusion dans le camp koubéen qui par ce partage des points est plus que jamais proche du purgatoire. M.Azeb

Les Crabes du MO Béjaïa ont fait un grand pas vers le maintien à la faveur de leur victoire hier devant la formation du MO Constantine sur le score de 1 à 0. En effet, malgré la difficulté de la rencontre, les poulains de Mehdaoui affichent leurs intentions dès l'entame de la partie en exerçant un pressing terrible sur le camp adverse. Bounab a failli ouvrir la marque à la 9' sur une reprise de la tête qui a été arrêtée par le gardien Babouche. De leur côté, les visiteurs ont réagi par des contre-attaques, notamment par Ferhat qui voyait son tir frôler la transversale. Les Crabes rateront ensuite une belle occasion d'ouvrir le score par Marek, mais sa reprise de la tête mal ajustée sera arrêtée facilement par le kepper du MOC. La dernière occasion dans cette première période a été à l'actif des visiteurs et signée Deghiche qui adresse un tir puissant arrêté en deux temps par le gardien de but Djabaret. Au retour des vestiaires, les Béjaouis accentuent la pression et dominent les débats, mais il a fallu attendre la 72' pour voir le virevoltant Kerraguel ouvrir le score, consécutivement à un joli service de Farès El Aouni. Une courte victoire qui s'avérera néanmoins suffisante pour les camarades de Djabaret de lâcher l'OMR à six points derrière et prendre ainsi une sérieuse option pour le maintien. L. Hama

PHOTO : H. LYES

SAM 1 - USMBA 1

Le Sariî a raté le coche
Stade Ouali Mohamed de Mohammadia. Arbitrage : MM. Benamara, Guessoud et de Benmessaoud. Averts : Rezig (15’), Boutlef (38’), Boughrara (57’), Benzineb (59’) USMBA, Douar (44’) SAM Buts : Chenine (45’) USMBA - Demou (75’) SPSAM SAMohammadia : Zaïdi, Mouffok, Douar, Aïssani, Saâdaoui (Cheriet 46’), Demou, Benyettou, Sahraoui (Mébarkia 63’), Radja, Tlemçani (El Hadjari 38’), Elfar. Entraîneur : Benfetta. USMBA : Smahi, Rezig, Bouzar, Djebbar (Abed 63’), Attak, Boutlef, Aïdani (Tahar 88’), Boughrara, Chenine (Benchenet), Derbale, Benzineb. Entraîneur : Bessaoud.

Les Bordjiens déchaînés
Stade du 20 Août (B.B. Arréridj) Arbitres : Amaloui, Laïdi et Boudiba Buts: Rouane (15'), Essamba (60'), Illoul (71') CABBA ; Messaoud (90+2) ASO. Averts. : Bittam, Essamba (CABBA). CABBA : Kial, Hachoud, Mansour, Bakha (Zazoua), Bittam, Dembri (Mahamane), Mokrane, Deffaf, Illoul, Rouane (Essamba), Houari. Entr. : Iaïche ASO : Senouci, Boudaoud, Mekioui, Sellimi, Meziane Cherif, Abbou, Hadji (Babanga), Zaouche, Soudani, Messaoud, Sidibé (Daoud) Entr. : Amrani.

CABBA 3 - ASO 1

Une très belle rencontre entre deux des meilleures formations du championnat cette saison. Les deux équipes défendent sans relâche et animent la partie avec des occasions dont quatre ont été concrétisées aux 15e, 60e et 71e minutes du côté du CABBA et une à la 92' par les visiteurs. Malgré le résultat, les deux équipes ont fait jeu égal. Les visiteurs ont eu pas mal d'occasions, mais le gardien de but Kial a réussi, comme toujours, à sauver sa cage. Cela dit,

les Bordjiens, complètement déchaînés après leur qualification historique en finale, ont eux aussi raté plusieurs occasions nettes en fin de match et le score aurait pu être plus lourd. Le début du match fut à l'avantage des locaux, Rouane ouvre la marque à la 15e minute. Dès lors, la rencontre se résuma à un combat physique au milieu de terrain et malgré les nombreuses occasions pour les deux équipes, le score n'évoluera pas. En deuxième période, les visiteurs étaient seuls face à Kial et Hachoud, le reste des joueurs était hors jeu. Les Bordjiens n'arrivaient pas à marquer. Il a fallu la rentrée d'Essomba qui redonna un souffle nouveau au camp bordjien. Deux minutes après un joli travail individuel dans les 18 mètres, Essamba réussit, entre trois défenseurs, à mettre le ballon dans la cage de Senoussi à la 60’. La machine bordjienne se réveille et à la 71' Illoul perce la défense chélifienne et inscrit le troisième but d'un tir à ras de terre. Dans le temps additionnel, le buteur du championnat, Messaoud, arrive à réduire la marque et porter son compteur à 15 buts d'un tir à hauteur des 18 mètres. Y. B.

Cette rencontre s’est déroulée à huis clos à Mohammadia entre le SAM et l’USMBA dans un derby sans saveur en raison du manque de public. Cette empoignade fut d’un très bon niveau où tous les ingrédients du beau football furent étalés. D’emblée, les deux équipes sont entrées dans le vif du sujet. Les locaux prirent la direction des opérations où ils se sont procuré des occasions de buts mais non conclues en raison d’une précipitation, par le biais d’Elfar (5’+10’+12’) et Sahraoui (19’+36’), en effet sans danger pour le portier adverse. Du côté des visiteurs, les hommes de la Mekerra allèrent inquiéter les bois de Zaïdi à plusieurs reprises et ce qui devait arriver arriva à la dernière minute du premier half lorsque Chenine trouva la faille et inscrit le premier but suite à une bévue défensive. Après la pause-citron et visiblement sermonnés par leurs coach, les poulains de Benfetta vont assiéger le camp des visiteurs, une domination qui a fini par aboutir par un but au prix d’un penalty transformé magistralement par l’excellent Demou à la 75’en remettant les pendules à l’heure. Les visiteurs se sont repliés tous en défense pour garder leur cage, et ce, A. Taoui jusqu’à la fin de la partie sur un score de parité 1 à 1.

APRÈS LES DÉCONVENUES DE L’ES SÉTIF CA BATNA

Aït Djoudi remercié
en coupe qui intervient jours L 'éliminationcoupetrois arabe, après celle en d'Algérie, a été la défaite de trop pour le désormais ex-coach de l'ESS, Aït Djoudi, qui était sur la sellette depuis déjà un certain temps. Le coach a été remercié à l'issue du match de l'Espérance. Mettre les derniers déboires du club sur le dos de l'entraîneur est un non-sens. Tout le monde (joueurs et dirigeants) est responsable des éliminations précitées. Certains pseudos professionnels refusaient non seulement le statut de remplaçants mais trouvaient le moyen, à cause d'étroits intérêts personnels, d’envenimer l'atmosphère au sein du groupe. Le silence du staff dirigeant, qui n'a jamais mis en exécution les sanctions prononcées à l'encontre des fautifs, est pour beaucoup dans ces contre-performances, lourdes de conséquences. Cela dit, la page Aït Djoudi, qui part avec un bon bilan comptable, est tournée. Les commandes de la barre technique sont provisoirement confiées à Zorgane qui sera, nous dit-on, épaulé par Toufik Rouabeh. Ce duo devra assurer l'intérim en attendant le recrutement d'un entraîneur français. L'on parle du côté de Aïn Fouara de Nouzaret ou Alain Michel, l'actuel driver du MCA. L'option Saïb, qui a été officiellement contacté, est, nous diton, en stand-by. A propos du match de Radès, il faut mettre en exergue la bonne réaction des partenaires de Belkaïd qui ont honoré leur contrat. D'ailleurs, les milliers de fidèles ont été unanimes à saluer le courage de leurs protégés ayant, le moins qu'on puisse dire, fait le match d'hommes attendu. L'ESS devra panser ses plaies pour aborder le reste du parcours (championnat et coupe de la CAF) avec un nouveau souffle. Kamel Beniaïche

Un dauphin plus que jamais décidé
I

l semble que les choses tendent de plus en plus à s'éclaircir et que la décantation s'opère progressivement dans ce championnat de D II. Cette journée aura donc profité au CAB qui a réussi à battre un sérieux concurrent, le MCO en l'occurrence, et, du coup, lui coller aux basques ! Pour le boss cabiste, M. Nezar, «aujourd'hui, on peut dire que nous sommes dans nos prévisions, cette victoire méritée contre les Hamraoua nous permet de nous relancer sérieusement dans la course. Nous ferons tout pour terminer dans le trio de tête, il nous est interdit de gâcher cette belle opportunité, car notre place est en DI». A propos du reste à jouer et de l'exempt qui attend son équipe ainsi que leur incidence sur le décompte final, il ajoute : «La victoire précieuse que nous avons remportée nous permet de passer cet exempt sans soucis notables.» Quant à la situation qui prévaut au sein du club, le patron du CAB se montre rassurant et déclare même que beaucoup de problèmes ont été aplanis, à commencer par les arriérés de la première tranche. Le CAB est donc de plus en plus concerné par cette accession qu'il a ratée d'un cheveu l'année dernière! Les fans cabistes, revenus en force, préparent d'ores et déjà la fête. N. N.

El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mardi 28 avril 2009
COMMENTAIRE

LE TROISIÈME ÂGE DANS LA FAMILLE ALGÉRIENNE

Le cri de détresse des personnes âgées
✍ personnes âgées sont les premières victimes de l'ébranlement de la famille algérienne. Les
a vie est une blessure.» La phrase prononcée par la vieille Louisa, dans un documentaire projeté hier au Forum d'El Moudjahid, a valeur de cri. Les récits des personnes âgées des centres de vieillesse se suivent et ne se ressemblent pas. L'association nationale Ihcène SOS 3e âge en détresse, qui a animé les débats d'hier, a adressé aux députés une liste de propositions pour l'amélioration des conditions de vie des vieux en Algérie. Les personnes âgées semblent être les premières victimes de l'ébranlement de la famille algérienne. Le président d'honneur de l'association Ihcène, Ali Haroun, regrette que tous les appels adressés aux pouvoirs publics soient restés lettre morte. «Nous lançons chaque année des appels dans le désert. Il est temps qu'on nous écoute !», lance-t-il. Même si la protection des personnes âgées est censée être garantie par la Constitution, le code pénal, le code de la famille

Dans le style Bouteflika
Par Ali Bahmane
n reconduisant Ouyahia et en gardant l’ensemble des ministres, Bouteflika a forcé sur son trait de caractère le plus accentué : la prudence. L’équipe en poste, il la maîtrise à perfection, ayant eu tout le temps de mesurer sa fidélité politique à son égard. Avec elle, il est sûr d’être préservé de toute surprise. Peu lui importe, le bilan, l’âge, l’état de santé et la longévité au poste de ministre, ce qui compte à ses yeux c’est sa capacité à ne pas faire de vagues et ne pas jouer avec la discipline présidentielle. A maintes reprises, le président de la République a eu à tancer publiquement certains de ses ministres, disant même de quelques-uns qu’ils l’ont dupé. Mais cette colère ne s’est pas traduite par l'éviction du coupable désigné devant les caméras de télévision. En réalité, ce ne fut que du théâtre, épisodiquement Bouteflika devant donner aux citoyens de lui l’image d’un chef d’Etat à poigne, contrôlant tout. Son obsession de la fidélité est davantage prononcée aujourd’hui en raison de son incapacité physique à contrôler chaque décision et chaque nomination opérées par ses ministres. Comme Premier ministre, Bouteflika n’a pu trouver mieux que Ouyahia dont il a fini par saisir toute la psychologie. C’est un parfait gardien du temple, soucieux de tout contrôler, sachant mieux que quiconque traduire en actes la moindre des pensées présidentielles. Il a effacé «les mauvais souvenirs» de Benbitour et de Benflis. A chaque fois qu’il a eu besoin d’Ouyahia, le chef de l’Etat l’a trouvé, ce dernier lui renvoyant l’ascenseur avec un zèle inouï, y compris en s’accommodant de ministres qu’il n’aime pas. Le Premier ministre avait vertement critiqué Temmar, le ministre de l’Industrie, ce qui n'empêche pas ce dernier de se voir reconduire aujourd’hui au même poste. Les liens d’amitié entre Bouteflika et Temmar ont pris le dessus sur la faillite de l’investissement étranger en Algérie. Autre trait de caractère de Bouteflika, la fidélité en amitié. Elle explique également que des ministres au bilan désastreux ou usés par le pouvoir ministériel ont été reconduits dans l'équipe gouvernementale. Cette reconduction totale de l’équipe gouvernementale, le discours officiel va l’expliquer par la nécessité «d’achever le programme présidentiel» et qu’on ne modifie pas une équipe qui gagne. Une pilule difficile à avaler. Même les plus fervents soutiens à Bouteflika auraient aimé qu’un vent de changement souffle au Palais du gouvernement, que de grands managers viennent apporter au pays leur expertise en ces temps de crise économique et sociale, que de jeunes ministres fassent leur apparition en masse, que des femmes, comme fixé par la réforme constitutionnelle, entrent en nombre au sein de l'Exécutif.

M

■ÉVOLUTION DE L'ESPÉRANCE DE VIE
En 1970, l'espérance de vie était de l'ordre de 53,5 ans En 1989, elle était de 66,3 ans En 1990 de 67,3 ans En 1993 de 67,8 ans En 1998 de 68 ans En 2009 elle est passée à 76 ans En mai 2001, les 60 ans et plus représentaient 6,6% de la population En 2025, selon les projections du Cnes, les personnes du troisième âge représenteront 11% de la population algérienne En 2050 ils représenteront 22% de la population.

E

Une frange de la société qui n’est pas suffisamment protégée par les codes de la famille et de la santé

PHOTO : H. LYES

et celui de la santé, cela semble être insuffisant. «Ce ne sont là que des textes. La loi ne vaut que par les personnes qui l'appliquent», nuance M. Haroun. L'ancien ministre des Droits de l'homme estime qu'«il y a encore une certaine solidarité entre les membres de la famille algérienne». «Demain, ce ne sera plus

possible. On s'achemine vers une famille nucléaire à l'occidentale. Nous devons nous inquiéter de ce problème, car nous sommes tous concernés.», déclare M. Haroun. L'association Ihcène propose la mise en place d'une batterie de mesures pour redonner de l'espoir et de la dignité à cette catégorie. Elle demande de revoir à

DISTRIBUTION DE L’EAU POTABLE

L'ALIMENTATION SERA SUSPENDUE PENDANT 72 HEURES DANS DES COMMUNES D'ALGER
☛L'alimentation en eau potable sera suspendue totalement à partir de dimanche prochain (23h), et ce, pour une durée de 72 heures, dans plusieurs communes d'Alger suite à la déviation d'une conduite principale de transfert d'eau, a indiqué hier un communiqué de la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL). Les communes concernées sont : Rouiba, Bordj El Bahri, El Marsa, Bordj El Kiffan, Bab Ezzouar, Dar El Beïda (en partie), El Harrach et Mohammadia, précise la même source, ajoutant, par ailleurs, que la perturbation sera ressentie au niveau des communes de Hraoua et de Aïn Taya. Cette suspension fait suite à la déviation d'une conduite principale de transfert d'eau issue de la station de traitement de Boudouaou et alimentant toute la chaîne est d'Alger, indique-t-on. (APS)

la hausse l'Allocation du filet social (AFS). Au menu de leurs revendications, soumises au députés et aux sénateurs, figurent notamment l'élaboration de listes de bénéficiaires de l'action sociale, la création de relais d'écoute, l'adaptation de l'habitat des personnes âgées, la création de centres spécialisés en gériatrie, le développement des soins à domicile. Pour améliorer les conditions de vie dans les centres de vieillesse, l'association sollicite un effort budgétaire supplémentaire de l'Etat. Les membres de l'association estiment nécessaire de relever la dotation journalière des pensionnaires des centres de vieillesse. L'association Ihcène estime primordial de séparer les personnes âgées des malades mentaux. «Ces deux catégories ne peuvent valablement cohabiter d'autant plus que les malades mentaux nécessitent des soins particuliers et des structures spécialisées.» Amel B.

POINT ZÉRO

Corrompre la lutte contre la corruption

MÉTÉO
ALGER : 22°

AU J O U R D ’ H U I
ORAN : CHLEF : 21° 21°

Par Chawki Amari

C

'est le printemps, la chasse aux corrompus est ouverte, au signal d'un effet d'annonce auquel personne ne croit vraiment, pas plus qu'aux 74% de votants. Mais pourquoi pas. Qu'est-ce que la corruption ? Tout le monde le sait, c'est un dispositif multiforme qui maille toute l'administration et l'Etat par des points nodaux bien répartis sur le filet, avec des têtes de réseaux connus. Qu'est-ce qu'un corrompu ? Il n'est pas forcément gros et moustachu mais a forcément une villa à Dély Ibrahim et adore la viande. Il peut ressembler à tout le monde, à l'exception du petit renflement caractéristique dans sa poche, un entonnoir pour canaliser les marchés ou un tuyau pour siphonner les budgets, qu'il transporte toujours sur lui. En Algérie, la corruption est passée de sport d'élite à sport de masse, ce qui tendrait à démontrer que là où il peut gagner de l'argent en empiétant sur la morale et les règles, l'Algérien le fera. C'est

d'ailleurs l'argument du régime, qui aime à expliquer que lutter contre la corruption n'est pas possible, puisque même le planton de la mairie, le facteur ou le chauffeur de taxi est corrompu. Ce qui par ailleurs est l'argument du corrompu d'en bas, qui aime à expliquer que tout le monde fait ça, même en haut, pourquoi se gênerait-il ? Match nul ? Non. Si la Présidence décide de nettoyer d'abord dans sa cour immédiate, ce qu'elle ne fera pas, l'effet vertical sera immédiat. Plus bas, tout le monde aura peur, ce qui éliminera 50% de la corruption. Reste 50%, à compresser au niveau des juges, des administrations, des services de sécurité et des passeurs de marché pour arriver à 10%. Satisfaisant pour un pays comme l'Algérie. Mais il y a une autre méthode. Il suffit simplement de corrompre un directeur des statistiques pour que les 100% de corruption devienne un petit 10%, largement tolérable. Le tour est joué. Car ce n'est qu'un tour.

CONSTANTINE : 19° SÉTIF : 17°

EL OUED : 28° DJANET : ADRAR : 38° 35°

ANNABA : 22° BÉJAÏA : 22°

SOUS LE HAUT PATRONAGE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SOUS LE PARRAINAGE DE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA SANTE, DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE - SOUS L’EGIDE DE L’ORDRE NATIONAL, L’ORDRE DES PHARMACIENS D’ALGER Organise à l’Hôtel EL AURASSI les 17 et 18 Mai 2009

LES CINQUIEMES RENCONTRES INTERNATIONALES DE PHARMACIE D’ALGER - RIPA V
THEMES :
• Evolution et impact de la politique du médicament en Algérie • Présentation des principales unités de production pharmaceutique • Exercice de la Pharmacie, Ordre et Sécurité Sociale • Promotion pharmaceutique, formation continue et Déontologie • Droit pénal et législation pharmaceutique • Exercice de la pharmacie et protection de l’environnement • Qualité ,produits pharmaceutiques et exercice de la pharmacie Inscriptions auprès des Sections Ordinales Régionales Participation 1 000 DA Incluant : Porte-documents, badge, documentation, repas de midi des 17 et 18 mai 2009. PLACES LIMITEES - ORDRE DES PHARMACIENS D’ALGER 65 Lot les Vergers – Vieux-Kouba - ALGER Ordre.pharmaciens.alger@hotmail.fr - Tél/Fax : 021 68 97 90 - 021 28 59 41
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